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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 5 novembre 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1968-11-05, Collections de BAnQ.

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la météo Temps cia r avec quelques périodes nue geuses Peu de changement Min.la nuit dernière et max aujourd'hui 32 et 50 Fit* * du jour Mint* Barthilla LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LIX - NO 260 Montréal, mardi.5 novembre 1 968 10 CENTS Première journée de la conférence fiscale : les provinces sont unanimes Front commun contre Ottawa qui n'offre rien Wm Ml S 9 SSsIll HH Dès son arrivée â Ottawa pour la conférence fédérale provinciale des ministres des finances, le premier ministre du Québec, M Jean-Jacques Bertrand, a été accueilli par le ministre fédéral des finances, M Edgar Benson (â droite), en présence du ministre des finances du Nouveau Brunswick, M L G Desbrisay (au centre).La conférence porte sur le partage des impôts et les perspectives de réformes fiscales.(Téléphoto PC) , Un dernier sondage Humphrey est en tête WASHINGTON ‘d'après l'AFP et TAP) - Entre 73 et 75 millions d'électeurs américains dont 9 p.e.de Noirs désignent aujourd hui les "grands électeurs" qui désigneront à leur tour le futur président des Etats-Unis Les trois candidats à la présidence.MM Hubert Humphrey.Richard Nixon et George Wallace ont terminé hier soir une campagne électorale exténuante en prenant connaissance du résultat d’un sondage qui donne le candidat démocrate favori pour la première fois de la campagne.Les résultats ne seront connus que tard ce soir; si la lutte est chaudement disputée il faudra attendre les résultats de l'Etat de Californie qui fournit un fort contingent au collège électoral.Ce dernier est composé de 538 grands électeurs et le candidat élu devra être assuré de l'appui de 279 d’entre eux.En cas d’impasse, hypothèse plausible du fait de la présence sur les rangs de trois candidats, l’élection du président et du vice-président se fera respectivement à la Chambre des représentants et au Sénat le 6 janvier prochain.Dans le camp de M.Hubert Humphrey, l’atmosphère est maintenant au beau fixe: vingt-quatre heures avant l’ouverture du scrutin, l'institut de sondage d'opinion publique "Louis Harris" pour la première fois depuis que' le vice-président affronte son rival républicain.lui donnait hier soir un avantage de trois points Cette enquête a été effectuée durant la journée de dimanche et dans la nuit de dimanche à lundi.Selon les spécialistes de l’institut Harris, la soudaine remontée de M Humphrey est due à la décision de la Maison Blanche d’arrêter les boni bardemehts.Le vice-président semble maintenant avoir, contre toute atteinte, des chances de coiffer M.Nixon sur le poteau d’arrivée.Son entourage n’ose encore croire au , miracle, mais les conseillers de M Humphrey brandissent triomphalement les résultats de cette ultime enquête Ils donnent 43 pour cent à M Humphrey, 40 pour cent à M.Nixon et 13 pour cent à M.George Wallace Le nombre des indécis est tombé à 4 pour cent Leur vote sera décisif aujourd’hui A titre de comparaison l'institut Harris, à la fin du mois d’août dernier, accordait 29 pour cent des suffrages au candidat démocrate, 44 à son rival républicain tandis que l'ex-gouverneur de l’Alabama.M.George Wallace, s'adjugeait 20 pour cent des suffrages d’après une enquête portant sur 2.500 personnes.M Humphrey et son coéquipier, le sénateur Edmund Mus-kie.ont parcouru hier les faubourgs de la ville, Hollywood, Beverly Hills, Santa Monica avant d'être accueillis dans le centre de Los Angeles par 50,000 personnes.Cette réception tumultueu- se.parfois délirante, a été marquée par plusieurs incidents sans gravité, provoqués par les contradicteurs du camp de M.Nixon.A quelques centaines de verges du lieu où le cortège est passé.M.Nixon, dans sa chambre d’hôtel, a pu assister à la télévision locale au triomphe de son adversai-ore Sous une pluie de confettis le vice-président et M Muskie.debout dans leur Cadillac, ont reçu l’hommage de cette foule qui les attendait depuis l'aube.En fin de soirée, le candidat démocrate a participé à une émission télévisée de quatre heures dans laquelle il a répondu aux questions que lui posèrent ses concitoyens.Il s'est ensuite rendu en avion à Minneapolis où il attendra les résultats du scrutin.Optimisme dans le camp Nixon Le principal porte-parole de l’état-major Nixon.M Herbert Klein, a réaffirmé hier matin sa certitude d’une victoire décisive du candidat républicain en dépit des derniers sonda- Voir page 2: Humphrey Saigon irait à Paris, tout en refusant de traiter avec le FhL SAIGON (AFP) Le président Nguyen Van Thieu, dans un discours télévisé à la nation vietnamienne a réaffirmé hier soir que son gouvernement "ne parlerait pas au Front national de libération à Paris” et a demandé aux for- ces armées sud-vietnamiennes de "continuer à se battre contre les communistes sur le champ de bataille" "Nous avons déclaré que nous ne parlerons pas au Front national de libération à Paris, a-t-il dit, et per- Madame Nguyen Thi Binh, qui dirige la délégation du Front de libération nationale, est arrivée à la conférence de paix, à Paris, en compagnie du chef de la délégation nord-vietnamienne, Xuan Thuy.(Téléphoto PA par câble de Paris) sonne ne pourra nous obliger à le faire" C'était la deuxième fois qu’il s’adressait à la nation vietnamienne en deux jours Son discours n’avait pas été annoncé à l’avance.Il a lancé un appel à la population pour quelle reste calme et n'organise pas de manifestations “vaines et inutiles" et pour qu elle soutienne le gouvernement du Sud-Vietnam Il a laissé entendre en même temps que le Sud-Vietnam participera éventuellement aux négociations de Paris."Au moment où nous nous battrons contre l’ennemi à la table des négociations, a-t-il dit.nous serons encouragés par des victoires sur le champ de ba- taille et par des progrès réalisés dans le pays.Mais nous devrions toujours garder une attitude modérée, éviter les actions fanatiques et maintenir notre amitié avec' nos alliés qui nous aident dans notre lutte" Le président sud-vietnamien a prononcé ce discours quelques heures avant que ne soit déclenchée à Saigon, une "très importante ” campagne officielle de soutien, à travers le pays, à la position du gouvernement.Selon des sources vietnamiennes dignes de foi.la ceremonie d'ouverture de cette campagne ce matin pourrait être suivie immédiatement Voir paya 7 : Saigon par Michel Roy et Pierre-C.O’Neil OTTAWA A des degrés divers, les provinces sont mécontentes du présent partage fiscal.Elles réclament une part accrue des impôts pour faire face a des obligations plus nombreuses et financièrement plus onéreuses.M Jean-Jacques Bertrand a fait observer â cet égard hier soir qu’il s'agit d’un front commun, d’autant plus fort et significatif qu'il n’a pas été concerté.Mais le ministre fédéral des finances, M.Edgar Benson, n’offre rien aux provinces qu’il renvoie aux grands principes de la responsabilité fiscale énoncés en 196b par son prédécesseur.M.Sharp; si les provinces veulent plus d’argent, qu elles taxent davantage.Le ministre propose cependant une solution, évoquée déjà par son prédécesseur, mais plus perfectionnée cette fois.Le gouvernement central entend se retirer de tous les programmes à frais partagés après l'exercice fiscal 1973-74.En retour, il accordera aux provinces 17 points d'impôt additionnel sur le revenu des particuliers, de même que des ajustements tels que les provinces n'auront pas à assumer un fardeau trop lourd.D’ici 1973-74.les provinces peuvent se retirer des programmes à frais partagés si elles le désirent, à l’instar du Québec qui s'est retiré de presque tous les programmes.Mais il est douteux que les provinces se prévalent dès maintenant de cette formule parce que les coûts des programmes ne sont pas stabilisés et que toute formule de compensation, qu’il est difficile pour l’instant d’établir avec précision, risquerait de jouer contre elles.En réclamant des revenus additionnels, c’est-à-dire un partage de l’impôt qui les favoriserait davantage, les provinces fondent leurs demandes sur les conclusions d'une étude réalisée en 1966 par le Comité permanent du régime fiscal Celui-ci.on s'en souviendra, avait en effet constaté que l’écart entre les recettes fiscales et les dépenses avait tendance à s’accroître plus rapidement dans le cas des provinces que dans le cas du gouvernement central Cet argument, a répondu M Benson, ne tient plus.Il faut désormais tenir compte de "faits nouveaux et de circonstances nouvelles ”.notamment la mise au point d une nouvelle formule de péréquation, un nouveau mode d'abattements fiscaux pour certains programmes dont celui du financement de l'éducation post-secondaire, la rationalisation de l’ensemble du système canadien de bien-être social par la mise au point d’un régime d'assistance publique au Canada.Il faut encore tenir compte du fait, a dit M.Benson, que les dépenses et les recettes des provinces et des municipalités s'écartent largement des prévisions faites par le Comité du régime fiscal.Enfin, on doit considérer l’augmentation particulièrement rapide, depuis 1966.des contributions fédérales aux provinces et aux municipalités.Mais les provinces sont presque unanimes à réclamer sinon le produit de l'impôt nouveau de deux pour cent, dit de "progrès social”, du moins, comme dans le cas du Québec.l’exonération.Cette taxe de deux pour cent, imposée par le ministre fédéral des finances dans son dernier budget, est en réalité une "prime" destinée à financer le programme d'assurance-maladie.estiment les provinces Voir page 7 : Front commun lê=s- _ ‘ ’ , r-f ***-•> Ce n est que désolation à Verceil.Italie où les inondations ont fait près de cent morts, cin quante disoarus, trois cents blessés et des cen taines de milliards de lires de dégâts Les équipes de secours commencent à peine à par venir et I on voit ici un citoyen de Verceil isolé sur son balcon (Télèphoto PA) dans ce numéro Québec étudie la légalité du retour de Ré-millard à la politique municipale.(Page 3) Les municipalités pourront venir en aide aux entreprises de transport en commun.(Page 3) Malgré l’ultimatum des commissaires, "l’autogestion pédagogique” a débuté hier à Saint-Hubert.(Page 3) Bertrand demande que Québec soit exempté de iimpôt de 2 p.c.de notre envoyé spécial, Michel Roy OTTAWA Dans le mémoire qu il a présenté hier à la conférence fédérale-provin-ciale des ministres des finances, le gouvernement du Québec .• demande au gouvernement fédéral que la hausse d’impôt de deux pour cent, dite de "progrès social”, ne soit pas appliquée aux citoyens du Québec parce qu’il ne peut "tolérer que le gouvernement fédéral vienne imposer des taxes supplémentaires (aux citoyens du Québec) dans le but de mettre en oeuvre à l’extérieur du Québec un programme (l’assurance-maladie) que nous considérons à bon droit être de compétence provinciale".• propose de confier au comité permanent des questions économiques et fiscales l’étude de l'ensemble des problèmes que posent les arrangements fiscaux et leurs repercussions économiques et financières, de sorte que les ministres des finances, qui doivent se réunir de nouveau en jan vier.puissent s’entendre sur de nouveaux arrangements fiscaux pour la période allant d’a vril 1969 à avril 1972: • déplore et dénonce une "attitude fédérale à la fois arrogante et impérialiste" qui se manifeste depuis quelques mois par "un désir dînterven-tion accrue" dans le développement régional, l'aménage- Le rapport du comité fiscal est déjà caduc ! OTTAWA (par B O N.) Non content de refuser aux provinces ce qu elles demandent, le ministre des finances du Canada M Edgar Benson leur a clairement indiqué, en les recevant hier matin, que le document sur lequel elles fondent leurs revendications, le rapport du Comité du régime fiscal, est devenu caduc La plupart des provinces, dans les mémoires qu elles ont soumis hier, justifiaient leurs positions fiscales à l'aide des conclusions de ce rapport Outre de tirer ainsi le tapis de sous les pieds des provinces.le ministre des finances a : • réitéré tes principes mis de l'avant par le fédéral en 1966.et déclaré à nouveau son intention de faire en sorte qu’à l'avenir, chaque gouvernement prenne en main ses propres responsabilités fiscales.• avoué que la taxe dite de progrès social est en fait une prime destinée à défrayer l'assurance-maladie et les autres programmes sociaux.• fait mine de décourager les provinces d’imposer de nouvelles taxes, mais leur a quand même indiqué que si elles voulaient le faire, le gouvernement fédéral recueillerait ces impôts additionnels en leur nom même si le préavis habituel n'a pas été donné • renouvelé la détermination du gouvernement fédéral de se retirer, moyennant compensation aux provinces, des programmes d'assurance-hospitalisation.d'assistance publique et de subventions à l'hygiène Il a cependant retardé l é-chéance jusqu’en 1973-74 et il a paru disposé à modifier légèrement l’offre d’un abattement additionnel de 179) de lîmpôt en compensation Plus tard, sortant de la première ronde des discussions hier midi, le ministre des finances continuait de se Voir page 2 : Le rapport L e cardinal L éger à Rome: je ne change pas d orientation CITE DU VATICAN (AFP) "Tout cela est complètement faux On ne peut pas croire que chaque fols que je viens à Rome je change d’idée” a déclare le cardinal Paul-Emile Léger, ancien archevêque de Montréal.au représentant de l'AEP à propos des informations suivant lesquelles il aurait en vue de trouver une autre orientation à son activité missionnaire Le cardinal a tenu à affirmer qu’il n'avait trouvé aucune réticence, ni de la part des autorités religieuses ni de la part des autorités civiles, qui lui ont toutes témoigné leur plus grande considération.Comme tout missionnaire, a-t-il poursuivi en substance, j'avais besoin d’une période d'adaptation et ma situation était plus délicate que celle d’un débutant J'ai fait de mon mieux en me livrant à toutes sortes d’activités, en assistant même l'évêque local à Bafia, où j’ai fixé ma résidence.Ce diocèse, grand comme les trois pays du Benelux.compte 250,000 habitants et ne dispose que d’une vingtaine de prêtres.Les problèmes sont énormes.Pour faire 65 km il faut se frayer soi-même un sentier Voir pag« 2 : Cardinal Léger ment urbain, les valeurs mobilières.la recherche scientifique, ta radio télévision scolaire et les affaires culturelles; • réaffirme su volonté de contribuer à l’établissement d'un "fédéralisme canadien renouvelé”, mais précise que ce fédéralisme "reste à être inventé" et met en garde contre toutes formules rigides qui risqueraient d'enfermer ses participants dans un cadre ri gide qui tue l’esprit d’évolution et d'adaptation qui doit le caractériser"; aussi, faut-il un fédéralisme "inventit et créateur", de sorte que les arrangements fiscaux qui seront discutés en janvier témoignent d’un fédéralisme "reconnaissant la décentralisation que rend nécessaire l’évolution de notre société" (On lira dans une autre page le texte intégral du mémoire du Québec) Interrogé aux Communes par le chef de l'opposition, le premier ministre n'a pas tarde à rejeter les arguments qu'in voque le mémoire du Québec afin de soustraire ses contribuables à I impôt fédéral de deux pour cent Le produit de cet impôt, a dit M Trudeau qui commentait également tes demandes d'autres provinces réclamant pour elles le revenu de cet impôt, ne sera pas affecté uniquement au programme d’assurance-maladie II s’agit plutôt d’une taxe générale destinée à couvrir les frais croissants de plusieurs programmes sociaux.Cette année, estime-t-on dans les milieux de la conférence, le Québec ne se distingue presque plus des autres provinces dont les demandes et, souvent, l’esprit qui anime leurs mémoires s'apparentent singulièrement à celles que fait valoir le premier ministre.M Jean-Jacques Ber trand.dans sa déclaration d'ouverture.Ainsi, le ministre des finances de l’Ontario n’hésite pas à dire dans son document "Nous sommes venus ici pour sauver le fédéralisme canadien, et non le gouvernement fédéral" Le procès qu’intente M Bertrand au fédéralisme d'Ottawa.fédéralisme dont il redoute le caractère “dominateur".les critiques qu’il adresse à l’administration centrale au sujet de ses politiques fiscales et financières, la décentralisation qu'il souhaite, le besoin d’ordre, de méthode et de consultation qu il exprime sont des thèmes qu’on retrouve dans les mémoires des autres provinces.Les temps ont change: le Québec a cessé d'être la province isolée dont les demandes imprévisibles alimentent les amateurs de sensations fortes On note, en deuxième lieu, que le mémoire de M.Bertrand ne contient rien d'essentiellement nouveau 11 défend, en somme, des positions que ses prédécesseurs avaient adoptées déjà Les principes sont les mêmes.Mais une troisième obser- Voir paya 2 Bartrand H 2 • Le Devoir, mardi, 5 novembre 1968 suites de la première page HUMPHREY ges qui ont marqué une montée spectaculaire de M.Hubert Humphrey.M Klein a répété que M Richard Nixon devrait l'emporter avec un minimum de 330 voix au collège électoral, 60 de plus que la majorité requise et qu’il obtiendrait dans l'ensemble du pays au moins 3 millions de voix de plus que son principal concurrent.M Klein a expliqué la remontée de M Humphrey, alors que le pourcentage de M.Nixon n'a guère varié depuis 2 mois, par "l'érosion naturelle" de la popularité de M.George Wallace.Il s’est déclaré convaincu que M.Nixon l'emporterait largement en Californie ainsi que dans les Etats à "gros collèges électoraux" que sont i niinois, le Texas et la Pennsylvanie.Il a concédé que les chances des deux candidats étaient sensiblement égales à New York, dans le Michigan et en Floride Dans un appel de dernière minute, l’ancien président Eisenhower a invité hier soir ses compatriotes à voter en faveur de M.Nixon et de ne pas se laisser impressionner par l'arrêt des bombardements au Nord-Vietnam Le communiqué publié à l'hôpital militaire Walter Reed, où le général Eisenhower est toujours en convalescence depuis sa dernière attaque cardiaque, déclare notamment: "Nixon mérite l'approbation du peuple américain pour la façon remarquablement responsable dont il a parlé du Vietnam au cours de sa campagne électorale Son appui déclaré au président, aux importantes mesures que ce dernier a prises, ont permis à M.Johnson toute liberté d action Même si le geste du président, survenu juste avant les élections, semblait avoir des répercussions politiques contraires pour lui.M.Richard Nixon a résisté à toutes les pressions pour en juger sur le terrain politique.Il lui a fallu dans les circonstances un sang-froid à toute épreuve" Explosion chez Murray Hili (PC) I^i police a déclaré hier soir qu'un engin avait explosé dans un édifice de la Murray HUI Limousine Service Ltd.dans le centre-ville de Montréal.la police a dit ne pas pouvoir fournir les détails de cet incident avani d'avoir complété son enquête dans l'affaire.On se rappelle que plusieurs véhicules de la Murray Hill avaient été endommagés ou brûlés la semaine dernière, quand cette compagnie fut l'objet d'une manifestation hostile de la part des chauffeurs de tavi de la métropole.Outre la désignation des grands électeurs, les Américains devront élire sénateurs, représentants et gouverneurs, dans les proportions suivantes 1) Sénat: 34 sièges à pourvoir détenus par 23 démocrates et 11 républicains.La répartition d’ensemble actuelle du Sénat est de 63 démocrates et 37 républicains Les démocrates depuis 1930 ont perdu seulement deux fois la majorité au Sénat en 1946 et en 1952 21 Chambre des représentants: 435 sièges à pourvoir détenus par 245 démocrates et 187 républicains Les démocrates ont toujours eu la majorité à la Chambre depuis 1930 sauf en 1946 et 1952.3) Gouverneurs: 21 postes à pouvoir détenus actuellement par 13 démocrates et 8 républicains Dans l’ensemble du pays 26 gouverneurs sont actuellement républicains et 24 démocrates CARDINAL LÉGER dans la brousse.Le cardinal va ouvrir un autre dispensaire pour les lépreux qui sont deux mille dans le pays."Mais mon activité ne sera pas limitée à l'assistance aux lépreux, a poursuivi le prélat Je me consacrerai à l'assistance aux handicapés et rayonnerai dans beaucoup d'autres pays.J'ai été invité à prêcher des retraites au Dahomey et au Malawi Je m’enfoncerai dans ce continent mystérieux pour apprendre à mieux le connaître.Mais je n'abandonnerai pas ma résidence de Bafia.Je reviendrai souvent à Rome car j apparuens a i Egfise et suis à Rome chez moi.De plus j'ai à rester en contact avec la congrégation De Propaganda Fide dont relèvent les pays de mission." Le cardinal sera reçu en audience par le pape jeudi et il quittera Rome le 14 novembre pour Yaoundé.BERTRAND vation s'impose aussitôt: si M.Bertrand ne s'écarte pas des politiques traditionnelles du Québec, il se montre plus conciliant quant aux formes, à la manière, au style.Sur ce point, on s’accorde ici à souligner l'insistance, que met le premier ministre du Québec à réitérer la confiance qu'il porte au fédéralisme, si renouvelé soit-il.“Ceux qui me connaissent dit-il au début de son mémoire, savent que je crois en un fédéralisme canadien renouvelé Ils savent quel intérêt je porte à la solution de notre problème constitutionnel.Ils savent aussi quel espoir je mets dans une solidarité canadienne qui respecte les droits du Québec et de la nation canadienne-française." A plusieurs reprises, dans son texte.M Bertrand réitère au nom du Québec son désir de collaborer avec le gouvernement central et les provinces, sa volonté de coopérer avec tous les intéressés pour Exposition d’oeuvres de Napoléon Bourassa A l’occasion du 100e anniversaire de naissance de Henri Bourassa.la Galerie Port-Royal tient ces jours-ci une exposition des oeuvres de Napoléon Bourassa.le père du fondateur du Devoir.Cet artiste canadien, qui fut à la fois peintre, architecte et sculpteur.est malheureusement trop peu connu sa seule oeuvre accessible au grand public est la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.rue Sainte-Catherine.dont la décoration présente un histonque du dogme de ITmmaculée-Conception.Un catalogue, publié à l'occasion de cette exposition par Mlle Anne Bourassa, sa petite-fille.comporte une biographie1 de l'artiste: une nomenclature de ses oeuvres, y compris quelques ouvrages littéraires et des textes sur l'art: un extrait de son testament olographe.ainsi que d'excellentes reproductions de la plupart des peintures et dessins exposés.Henri Bourassa.qui pouvait disposer à son gré des oeuvres de son père, voulait éviter que cette collection fût dispersée, et en avait fait don à la province de Québec; il espérait en retour une exposition de ces oeuvres et la publication d’une biographie de l'artiste afin de le faire connaître.Ces désirs ne furent jamais réalisés, et on a profité du centenaire de Henri Bou- I Napoléon Bourassa rassa pour réaliser son souhait d une exposition consacrée à Napoléon Bourassa.Ainsi que le dit M Charles Maillard, dans la préface de l’ouvrage de Mlle Bourassa.qui conservera le souvenir de cette exposition.Napoléon Bourassa “était particulièrement doué pour le portrait: sa car-rière de portraitiste eût suffi à établir sa réputation." Plusieurs de ces portraits font partie de l'exposition à la Galerie Port-Royal qui dure jusqu’au 12 novembre DEMANDES D'EMPLOI Dame française, parfaite maîtrise de l'anglais et du français oral' et écrit, solide culture générale, graduée université de Cambridge Expérience; 9 ans d'enseignement de l'anglais, niveau secondaire, cherche poste intéressant dans enseignement adultes, traductions ou rod'o Tél 627 3369 (4h P.M.) ou écrire à Case 986 Le Devoir, Montréal, P.Q.J mettre en place un régime fiscal satisfaisant.Le style est plus direct, la phrase plus concise, l'idée souvent plus précise dans ce mémoire que dans ceux de son prédécesseur qui affectionnait les formules spectaculaires et les tournures paradoxales Il faut dire, toutefois, que le premier ministre, à l’exception de sa demande relative à l’impôt de deux pour cent, se borne, en fin de compte, a réclamer des études plus approfondies des problèmes, études qui permettront aux ministres des finances de se prononcer en meilleure connaissance de cause en janvier.Quiconque propose des études passe toujours pour modéré dans de telles réunions.LE RAPPORT montrer intransigeant à l’égard des demandes initiales des provinces, et il a clairement indiqué que l'application de la taxe de progrès social de 2% n est pas négociable Le texte du ministre des finances commence par une longue "défense et illustration" de son budget du 22 octobre et il passe en revue, en les expliquant toutes de son mieux, les différentes mesures économiques et financières qui y sont contenues.Se justifiant d'avoir imposé une nouvelle taxe dont aucunes retombées ne parviendraient aux provinces.M.Benson a dit : "Je sais que certains d’entre vous auraient aimé que j’augmente les taux progressifs de notre impôt de base sur le revenu Cela aurait automatiquement accru la valeur des abattements de cet impôt accordes aux provinces et aussi augmenté les taux réels des impôts provinciaux dans la plupart des cas Sans doute que cela vous aurait été utile.Mais nous ne pensions pas que nous pouvions demander au parlement d'agir ainsi pour procurer des revenus aux provinces.Je doute qu'il y ait un gouvernement qui soit prêt à agir ainsi.Voilà l une des faiblesses du système de rabattement dont nous allons discuter aujourd'hui" Puis M.Benson a procédé à “l'enterrement" des travaux du régime fiscal."Us ont constitué une tentative importante de scruter l’avenir et de nous fournir une orientation à tous C’est le genre de planification que nous devons tous adopter individuellement, et peut-être collectivement de façon permanente Mais si utile que cette expérience ait été.nous n’avons jamais cru que ses résultats seraient un jour tenus comme vérité éternelle.On doit évidemment réexaminer et reconsidérer les conclusions à la lumière des faits nouveaux et des circonstances nouvelles." Ces faits nouveaux, le ministre les énumère: mise au point d une nouvelle formule de péréquation - nouveau mode d'abattements fiscaux pour certains programmes, dont celui du financement de l'éducation postsecondaire.qui a porté à $610 millions cette année l'aide fédéral à l’enseignement supérieur.- rationalisation de tout le système canadien de bien-être social par la mise au point du régime d'assistance publique du Canada.mouvement de dépenses et L'intérêt sur la dette du métro dépasse $11 millions La Corporation de Montréal métropolitain, que préside Me Maurice Ruel, a déterminé hier la quote-part d'un montant de plus de $17.5 millions payable par les municipalités desservies par la commission de transport de Montréal en proportion de leur évaluation imposable Le déficit d’exploitation de la CTM pour l'exercice terminé le 30 avril 1968 s'établit à plus de $2.1 millions, et l’intérêt et l'amortissement de la dette du métro dépassent $15 4 millions.La quote-part payable par Montréal en 1968 sera donc de $11 millions, sans parler de la part de Saint-Michel qui dépasse $414.000.Parmi les 18 autres municipalités desservies, les plus lourdement taxées sont, en proportion de leur richesse immobilière.Saint - Laurent ($923.157), Mont - Royal ($573.413)’ West-Mount ($553.480).LaSalle i$491.613), Lachine ($455.946).Montréal - Nord ($454.352), Saint-Léonard ($409.115).Verdun ($344,506) et Côte-Saint-Luc ($341,279).Les autres municipalités taxées sont Anjou, Hampstead, Jacques-Cartier Longueuil, Montréal-Est.Montréal-Ouest, Outremont, Pointe-aux-Trem-bles.et Saint-Pierre Les intérêts sur la dette du métro représentent pour i968-69 une somme de $11.2 mil-lioas et l’amortissement quelque $4.2 millions.Trudeau et U Thant ont des entretiens sur la situation mondiale de recettes des provinces et des municipalités qui s'écarte largement mais dans le même sens, des prévisions faites par le Comité du régime fiscal.- augmentation particulièrement rapide, depuis les travaux du Comité, des contributions fédérales aux provinces et aux municipalités Ces comparaisons, conclut le ministre, illustrent un point très important "Le jeu a changé de nom Le travail du Comité du régime fiscal a été utile pour le problème qu’il a examiné, et il a conduit à d'importantes réformes dans la répartition du fardeau des dépenses Mais le fait est qu’au-jourd’hui tous les niveaux de gouvernement font face aux toujours aussi difficiles problèmes que pose l’équilibre entre dépenses nécessaires et revenus possibles.” Parlant des accords de perception M.Benson a révélé que des projets de renouvellement ont été élaborés qui prévoient une durée illimitée et qui auraient l'avantage de permettre aux provinces de modifier plus facilement, à l'intérieur de ces accords, les taux de l’impôt perçu pour leur compte.Il note que les provinces ne paraissent pas avoir donné avis de leur intention de lever de nouveaux impôts.Il ne recommande pas aux provinces de lever de nouveaux impôts, bien qu'il note, à un moment donné, que plusieurs provinces imposent le revenu des particuliers ou le revenu des sociétés à des taux supérieurs au niveau de l’abattement fédéral.Mais ayant dit cela, il précise que si les provinces veulent lever de nouveaux impôts.il est prêt à les accommoder pour la perception Le ministre rappelle enfin les propositions faites en 1966 à l'égard du retrait du fédéral des grands programmes conjoints dont il est question plus haut Sur le fond, il reste inflexible Mais comme il entreprendra bientôt une réforme fiscale et comme les gouvernements s’interrogent toujours au sujet de l’évolution des coûts de ces programmes, il fixe l’échéance définitive à 1973-74 II est également disposé à faire tous les ajustements nécessaires pour que les provinces touchent une pleine compensation."En réaffirmant la proposition maintenant, conclut-il.et en invitant toute province qui le veut bien, à opter pour l’arrangement provisoire dans l'avenir immédiat, je désire insister sur le fait que, lors de la discussion des arrangements permanents, nous nous montrerons disposés à négocier une formule qui indemnisera pleinement chaque province à l’égard du coût des programmes dont elle assumera la pleine responsabilité.” Le 24 juin hantait hier le grand salon du centre social de l’U.de M On y lançait en effet simultanément un livre et un film portant sur la fameuse manifestation du soir de la Saint-Jean-Baptiste et sur la non moins fameuse répression qui s'ensuivit, dans l'intimité du poste de police No 4 Le livre s’intitule "Le Lundi de la matraque ", Il contient des extraits de presse, ip pa- OTTAWA (PC) - Le premier ministre Trudeau a fait savoir hier aux Communes qu'il avait rencontré samedi le secrétaire général des Nations unies.U Thant, à New York, et qu'il avait échangé avec lui des points de vue sur la situation mondiale actuelle M.Trudeau et U Thant se sont mis d'accord qu'ils devraient se rencontrer de temps en temps pour échanger des idées.C’était la deuxième fois que MM.Trudeau et Thant avaient des entretiens M.Trudeau avait déjà ren- ges de photos et 61 témoignages assermentés.Témoignages de journalistes, témoignages de spectateurs, témoignages de détenus, soigneusement colligés durant l'été.Et publiés par les Editions Parti-Pris.Quant au film, d’une durée de 25 minutes, il s’intitule “Taire des hommes".Séquences filmées et photos prises sur les lieux, au Parc Lafontaine, s’entremêlent à des témoignages filmés par la suite.contré M Thant à Edmonton en mai.M.Trudeau, faisant rapport à la chambre, a également confirmé que le gouvernement du Nigéria avait consenti à assurer la sécurité des vols de secours effectués de jour, vers le Biafra, depuis la capitale du Nigéria, Lagos, et 1 île de Fernando Poo.Le premier ministre a donc adressé un appel au chef bia-frais, le colonel Ojukwu.pour qu'il permettre ces vols de secours M.Trudeau a fait savoir qu'il avait donné instruction à M.Ivan Head de se rendre à Lagos afin d’avoir des entretiens avec le général Gowon.leader du gouvernement militaire nigérian.M.Head a eu des entretiens avec le général Gowon sur la guerre civile, le secours que le Canada est disposé à fournir à la mission du groupe d’observateurs au Nigeria.Le général Gowon a accepté de garantir la sécurité des vols depuis Lagos et Fernando Poo jusqu’à l'aéroport d’UTi, en territoire biafrais.Les vols n'ont eu lieu que de nuit jusqu'ici à cause de la crainte que l'on avait d une intervention de l'aviation militaire nigériane.Un appareil Hercule canadien s’occupe déjà de transpor- ter des vivres depuis Fernando Poo jusqu'au Biafra et un second appareil se trouve à Lagos depuis le 14 octobre, sans n'avoir effectué aucune mission de ravitaillement M.Trudeau a ajouté que le général n’avait posé qu'une seule condition à l'utilisation de la piste d’Uli: qu’elle ne serve pas à l'envoi d'armements au Biafra.L'opposition a chaleureusement accueilli cette nouvelle du premier ministre, lui rappelant qu elle invoquait depuis longtemps une action gouver-nemantale positive.Les grévistes suspendent l’occupation WINDSOR - Un porte-parole des syndicats des pâles et papiers de Windsor et East Angus déclare que les grévistes de Windsor ont suspendu l'occupation du moulin a papier à 10 heures hier soir, pour transporter leurs protestations aujourd’hui au parlement de Québec ‘où se trouvent les vrais responsables qui peuvent empêcher la fermeture du moulin ".Le porte-parole ajoute que les grévistes d’East Angus, qui devaient occuper leur moulin hier soir, se sont entendus avec leurs confrères de Windsor pour transporter eux aussi leurs protestations à Québec aujourd’hui."Taire des hommes" Le 24 juin revécu et NOIRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS o efe aeee spécialement dans le bu» d ela bhr un lien sensible entre nos lecteurs et tes maisons d affaires Les annonces pubLees sous cette rubrique coûtent 28 la ligne agate (14 lignes agates ou pouce Nous accordons la commission Habituelle au* agences de publicité te ser vite de coses postales et du retour du cour ne est gratuit et strictement confidentiel la dote limite pour reception de ces annonces est fixée a midi, la veille de la parution Jetephooet ou écrivez a LE DEVOIR 434 est.rue Notre Dame Montreal Tel.&44 3361 Competence.Mme Rodrigue r V.COUiCi DU VIEUX MONTRÉAL PROFESSEURS DEMANDES pour enseigner ¦'Electronique Envoyer un curriculum vitae avant le 12 novembre 1968 au Responsable du personnel.Collège du Vieux Montréal, 200 ouest, rue Sherbrooke, MONTRÉAL 129, P.Qué.y DEMANDE GOUVERNENT ENT MINISTERE DES AFFAIRES CULTURELLES — 10 postes à combler à Québec et à Montréal, dans les secteurs culturels sous-mentionnés Traitement: $6.214 à $11.285 selon la compétence.Possibilité de carrière jusqu'à $14.375 — Lettres — Musique - Théâtre — Langue française — Archives — Musées - Diffusion — Coopération avec l'extérieur — Budget - Assister les directeurs des services dans la gestion administrative et dans ('élaboration et la réalisation des projets de leurs services.— Diplôme universitaire de préférence expérience administrative et connaissance de l'un de ces secteurs culturels.- Concours 68SC-211L S'inscrire avant le 11 novembre 1968 en ayant soin d'indiquer le secteur de votre choix AGENTS DE LA GESTION FINANCIERE Traitement initial jusqu'à $11.780 selon la compétence Possibilité de carrière jusqu'à $13,860 POSTES MINISTERE DES FINANCES (Québec) - Travail de comptabilité générale, d'a nalyse.de contrôle budgétaire et d'administration financière MINISTERE DE L’EDUCATION - Travail de comptabilité générale, d’analyse et de contrôle budgétaire.MINISTERE DE LA JUSTICE (Québec) - Travail de vérification et d’enquête comptable dans les cas de fraude.Vérification et contrôle Interne MINISTERE DU REVENU (Québec et Montréal) - Vérification ou cotisation des impôts, taxes et droits fiscaux.MINISTERE DE LA SANTE (Québec) Etude et analyse financière, contrôle des dépenses des institutions ou organismes bénéficiaires de subventions.QUALITES REQUISES — Licence ou maîtrise en sciences commerciales: ou baccalauréat en commerce et au moins 2 années d’expérience professionnelle: ou membre d'une association reconnue de comptables professionnels — Concours 68P 2103 S’inscrire immédiatement en ayant soin d'indiquer le poste qui vous intéresse.ANALYSTES DES PROCEDES ADMINISTRATIFS — Traitement initial jusqu'à $14,500 selon la compétence.Postes à Québec et Montréal.— Relever les renseignements requis à l’identification, à l'analyse et à l'élaboration de solutions alternatives à des problèmes d'organisation et d'administration, et appliquer les techniques spécialisées d'Organisation et d'utilisation optimale des ressources humaines et matérielles — Diplôme universitaire en sciences appliquées ou en sciences de l'administration et expérience pertinente à cette fonction — Concours 68PP-2108.S'inscrire immédiatement.ANALYSTE EN INFORMATIQUE - Traitement initial jusqu'à $14,375 selon la compétence Divers ministères: postes à Québec et Montréal — Etude et analyse de projets à soumettre au traitement par ordinateur.— Diplôme universitaire ou formation secondaire avec expérience pertinente de l'analyse et de la programmation.— Concours 68P-2108.S’inscrire immédiatement.On peut consulter des avis de concours plus complets dans tous les bureaux du Gouvernement du Québec.Les personnes qui désirent prendre part à ces concours doivent «inscrire ai-rectement t la Commission de la fonction publique du Québec en remplissant le questionnaire demande d’emploi” qu'on peut se procurer aux bureaux de la Commission: 710, Place d'Youville, suite 700.Québec 4 1454, rue de la Montagne.Montréal 25 et aux bureaux locaux des ministères dans chaque région.Seules les candidatures accompagnées d’une attestation officielle d'études sont considérées.Prière d'indiquer la fonction qui vous intéresse et le numéro de concours correspondant.Si vous po sez votre candidature à plus d'une fonction, il est essentiel de soumettre une demande d'emploi distincte dans chaque cas.f HOMME D'ENTRETIEN demandé pour une municipalité de l'île - avec expérience dans l'entretien des routes et des égouts.Bon salaire et bénéfices marginaux à la personne désignée.Être bilingue serait un avantage.Faire parvenir curriculum vifae à: CASE 764-LE DEVOIR en mentionnant expérience, degré d'instruction et réfe rences.r \ LIBRAIRE PRINCIPAL (section des ventes) a la Librairie de TUmversite de Montreal Fonctions: assurer le service a la clientele de la Librairie; diriger une équipe de commis-libraires.Qualifications: cours secondaire complet; quelques années d'expérience d des fonctions similaires.Salaire à déterminer selon qualifications et années d'expérience.Programme complet d'avantages sociaux.v; Veuillex communiquer au Service du Personnel au 343-6441.CONTROLEUR Pour l'établissement des prix de revient d'une compagnie de produits pharmaceutiques solidement établie.Doit prendre charge des budgets, de la politique de bureau, des finances de la compagnie, etc.Doit posséder expérience dans ce domaine.Relevera di rectement du Président.Âge: environ 40 ans.Bon salaire et bénéfices marginaux.Écrire curriculum vitae à Case 987, Le Devoir, Montréal, P.Q.J LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE LA CITÉ DE JACQUES CARTIER La Commission Scolaire requiert les services d'un Régisseur (Directeur des Services de l'Équipement) LE POSTE: ' Voit à l'entretien des bâtiments et du mobilier, fait exécuter lestravauxderéparationset d'améliorations dans les bâtiments existants et surveille la construction des nouvelles écoles.LE CANDIDAT: Ingénieur (expérimenté surtout en bâtiments).Expérience dans le domaine scolaire utile mais non indispensable.L'équivalence d'experience acquise par un contremaître général possédant plusieurs années d'expérience dans la construction et dans la rédaction de rapports pourra être considérée.LE TRAITEMENT: Le salaire avantageux, les conditions de travail et les bénéfices marginaux favorisent la candidature d'hommes sérieux et d'âge mûr.(entre 3G et 40 ans).LES CANDIDATURES: Toutes demandes accompagnées de la photo du candidat et de son curriculum vitae seront traitées confidentiellement et adressées au soussigné avec la mention au coin gauche inférieur de l'enveloppe "Poste de Régisseur".Elles devront être transmises le ou avant le 8 novembre 1968.Maurice Y.Laplante, Administrateur général et Secrétaire-trésorier, La Commission des Écoles Catholiques de la Cité de Jacques-Cartier, 1877 rue Brébeuf, Cité Jacques-Cartier.! ‘ \ LE DEVOIR Page Montréal, mardi, 5 novembre 1 968 Jacques-Cartier Québec étudie la légalité de la rentrée de Rémillard Le ministre Robert Lussier a fait savoir hier que le ministère des affaires municipales fera connaître d'ici quelques jours sa décision en ce qui regarde le retour en politique de l'ex-maire de Jacques-Cartier, M J.Léo-Alddo Rémillard.élu échevin dans cette municipalité dimanche dernier, nonobstant l'article 123 de la loi des cités et villes.Le ministre, qui venait de rencontrer le maire de Jacques-Cartier.M.Roland Therrien.lors de la rencontre des maires de la Rive-Sud au sujet du transport en commun, a affirmé n'avoir pas abordé avec lui le cas que pose le retour de M.Rémillard.M.Lussier a confirmé cependant que le ministère des affaires municipales a suivi l'affaire de près depuis la mise en candidature de l'ancien maire au poste de conseiller Le ministre a dit attendre la compilation de divers rapports à ce sujet avant de faire des "commentaires " M Rémillard l'a emporté par une majorité confortable de 247 voix lors de ce scrutin qui s'est déroulé dans le plus grand calme Des 2.975 électeurs inscrits.1.372 se sont prévalus de leur droit de vote M.Rémillard a obtenu 797 voix et son adversaire.M Arthur Cumunel.550.Dès l’annonce du triomphe de l'ancien maire, l'hypothèse fut aussitôt formulée d'une contre-attaque, judiciaire cette fois, pour empêcher d'occuper son poste celui qui avait, malgré lui.donné son nom à un bill amendant la loi des cités et villes de façon à disqualifier pour 20 ans toute personne trouvée coupable d'un acte criminel punissable de cinq ans d'emprisonnement ou plus après deux condamnations antérieures.Le maire actuel Roland Therrien qui a précisé au relèvement de Jacques-Cartier ces dernières années.alors que cette turbulente municipalité avait dû être mise sous tutelle, a fait par de sa déception, mais a nié vouloir lui-même empêcher le retour au conseil municipal de l'ancien maire.Même si M.Rémillard visait la mairie la prochaine fois: "Ce sera à la population d'en décider.".s’est-ü borné à dire L'affaire Saint-Michel vient donc à peine d être réglée définitivement que déjà l'attention se tourne de nouveau vers le ministère des affaires municipales Que fera-t-il dans ce cas-ci.advenant que ses conseillers juridiques en viennent à la conclusion que l'ancien maire n'avait pas le droit de poser sa candidature7 Dans le cas de Saint-Michel, le ministre n'a pas craint de prendre des mesures énergiques, certain, du moins d'après le résultat du référendum que la majorité favorisait l'annexion Dans ce cas-ci.la majorité a favorisé M.Rémillard C'est dans quelques jours qu on verra comment le ministère pourra cette fois-ci agir conformément à la loi et à la volonté populaire' Les viiies pourront subventionner les entreprises de transport en commun par Jean-Claude Leclerc Le ministre des affaires municipales n'a pas l’intention d’intervenir dans la grève de Chambly Transport, mais il proposera ' a la législature un projet de loi permettant aux municipalités de subventionner les entreprises privées de transport en commun M.Robert Lussier l'a lui-même précisé aux journalistes hier après la rencontre qu’il a tenue à son bureau de 1'Hydro - Québec, boulevard Dorchester, avec les représentants de six municipalités de la Rive-Sud: Jacques-Cartier, Brossard.Saint-Hubert, Saint-Lambert.Lemoyne et Greenfield Park Le ministre des affaires municipales a déclaré que la situation avait été étudié en distinguant trois problèmes différents: la grève, la subven- tion au transport, et la situation du transport en commun dans l'ensemble de la Rive-Sud.En ce qui regarde la grève qui oppose de nouveau et depuis bientôt deux mois la Chambly Transport et ses 125 employés.M.Lussier a dit que le conflit devait se régler entre l'employeur et les employés.et qu'il n'était pas du tout du ressort du ministère des affaires municipales.Pour ce qui est des municipalités qui voudraient subventionner des entreprises privées de transport en commun, le ministre a annoncé qu'il présenterait cette demande et qu'un amendement serait proposé à la loi des cités et villes dès cette session, de façon à permettre de telles subventions avec l'autorisation de la commission municipale de Québec.Devenez bilingue, trilingue.rapidement, économiquement.Kl 723-1944 Berlitz dans >• Ouébac CHICOUTIMI 549-7474 • ROUYN 762 0282 • VAL D OR 824 2300 QUÉBEC 529-8101 SHAWINIGAN 537-0416 • TROIS-RIVIÈRES 378-2811 JOLIETTE 756-0438 • REPENTIGNY ST-JÉRÔME 436-1398 • STE THERÉS • OTTAWA 232 5343 VALLEYFIELD 371-301 • VICTORIAVILLE 758-1333 • SOREL 743-4679 • DRUM MONO VILLE 478-7000 • ST-MYACINTHE 773-7022 MONTRÉAL 286-3111 • SHERBROOKE 589-9179 HÀTEAUGUAY # GRANBY 378-8787 • ST-JEAN 346-6100 Cours de conversation anglaise Également: espagnol — français B * .M.allemand — russe — italien japonais — portugais Leçons particulières - cours collectils (Langues vivantes Jour Soir Toute l'année-^ momtrcai CHATf AUfiUAV OQQ OUI nri>iNTIGNY £00*01 II MON T Hf.Al CHAHAUGUAV R(Pf NTIGNY STt IMtNISi: Enfin, le ministre a dit que l'étude sur la situation globale du transport en commun sur la Rive-Sud était commencée et que ses conclusions ne seraient pas connues avant six mois.Il faut notamment étudier les besoins de la popuia tion, connaître de quelle façon le transport en commun devrait être organisé, tout cela en relation avec les municipalités environnantes, surtout Montréal.On sait qu'une étude se poursuit présentement au niveau de la Commission de transport de Montréal à la suite d’une suggestion de feu M.Le conseil d'administration de l'Office franco-québécois se réunit à Québec mercredi QUEBEC (DNC) - U première réunion du conseil d'administration de l'Office franco-québécois pour la jeunesse se tiendra à Québec mercredi et jeudi, sous la présidence du secrétaire d’Etat auprès du premier ministre chargé de la jeunesse et des sports.M.Joseph Comiti.et du ministre d'Etat délégué auprès de l'office, M.Jean-Marie Morin Le conseil se compose de huit membres québécois et de huit membres français nommés respectivement par le gouvernement du Québec et le gouvernement français.Il doit se réunir au moins une fois par an, alternativement à Québec et à Paris Le mandat de la première séance est le suivant: • Arrêter le programme des activités de l'office et don- Les enseignants: les négociations reprendront mercredi matin à Montréal un cadeau original Une oeuvre exclusive d’un artisan du Québec Choisissez parmi les milliers d'articles en montre dans les boutiques de la Centrale d’Artisanat.Prix variés Fjflurin»» sculptée» »ur bois Une oeuvre de P E.Ceron.St-Jean-PoM-loli la centrale d’artisanat du Quebec À MONTRÉAL 1450 rue St-Denis Hôtel Reine Elizabeth 403 est, rue Ste-Catherlne 302 est, rue Craig Ouvert de 9 30 e m à 5 30 p m .samedi Inclus Jeudi el vendredi, Jusqu à 9 00 p m QUEBEC (DNC) Les négociations reprendront mercredi matin, à l’hôtel Reine Elisabeth.à Montréal, entre les représentants des trois corporations d'enseignants du Québec et ceux du gouvernement et des commissions scolaires.Jusqu'ici, les pourparlers s’étaient tenus à Québec, mais ils reprendront à Montréal, à la demande de la partie patronale.Bien que Tordre du jour n’ait pas été dévoilé.Ton présume que la discussion s'engagera sur les chapitres au sujet desquels la partie patronale a soumis ses dernières offres.Les pourparlers ont été suspendus le vendredi 25 octobre, alors que les syndicats mettaient fin à la conciliation du juge Jacques Bousquet.Par la ( "est le temps- de faire installer les GOUTTIÈRES (ho-do) gai vcmiie-cuivre-aluminium Estimation gratuite Les grévistes de Windsor n'occupent plus que le terrain de la Domtar Daniel Johnson lors de la présentation d’un projet de loi privées par les municipalités desservies par la CTM.mécontentes du monopole de Montréal sur ce réseau.De leur colt, les uiOniripa-lités de la Rive-Sud en dépit de leurs divergences, travaillent également un projet de commission de transport en commun pour la Rive-Sud.Bref, rien ne permet de croire qu'un règlement rapide interviendra dans la grève de Chambly Transport, même à Tapproche de la saison froide.ner les directives pour son application ; • Prendre toute mesure utile au bon fonctionnement de l’office: • Voter le budget de l'office et élaborer le règlement financier adéquat assurant la bonne gestion des crédits: a Examiner, s’il y a lieu, les comptes rendus des organismes subventionnés : • Approuver ie rapport annuel des secrétaires généraux portant sur la première année de leur administration Les membres titulaires, côté québécois, du conseil d'administration, sont MM.Raymond Morissette, Guy Frégault.Arthur Tremblay, 'oseph Audet.Yves Bélanger.Jean-Marc Léger.Gérard Barbin, Jean Pelletier.suite, ils ont demandé la nomination d’un médiateur extraordinaire.ce qui fut refusé.La partie patronale demanda alors la reprise des discussions, pour dix jours, ce à quoi les enseignants ne font pas objection, sans toutefois fixer de délai."Tout dépendra du contenu des offres patronales".a expliqué le président de la CEQ.M.Raymond Lali-berté La CEQ tiendra un congrès spécial le 16 novembre.WINDSOR (Le Devoir) Pendant que se poursuit l'occupation des terrains de l'u-sine Domtar de Windsor, il est question qu’une mesure similaire soit prise à East Angus Les quelque 450 employés de cette usine devaient en effet tenir une assemblée générale hier soir afin de décider des mesures à prendre Un représentant syndical a déclaré que si l’occupation ralliait l'opinion de la majorité, il resterait à établir les technicités de l’action.A Windsor, l’occupation a commencé dimanche, mais elle se poursuit suivant des modalités différentes En effet, les grévistes n'occupent plus les locaux de la compagnie comme au début, mais bien le terrain M.Clément Pot-vin.directeur de la grève (CSN), a précisé au Devoir qu’il s'agissait pour les employés de veiller à ce qu'aucune personne "étrangère à la grève " ne franchisse les barrières sans autorisation spéciale A la même occasion.M Potvin a nié que des actes de vandalisme aient eu lieu à ITntérieur de l'usine pendant la journée de dimanche.La police de Windsor avait laissé entendre un peu plus tôt que les grévistes avaient endommagé un certain nombre de tuyaux utilisés dans la production de la pulpe et du papier.ainsi qu'une quantité de papier qui se trouvait dans Tu-sine quand l’occupation a commencé.M Potvin a ajouté que les reporters d’un poste radiophonique de Montréal ont pu visiter les lieux hier et se rendre compte de la fausseté de ces accusations Le directeur de la grève a dit qu'aucun contact n'avait été établi entre les deux parties, et que le syndicat demeurait ouvert à toute suggestion de la compagnie visant à favoriser la reprise des négociations On se rappellera que celles-ci ont été brusquement interrompues vendredi quand la partie patronale s’est plainte de ce que ses contremaîtres aient été "victimes d’actes d'intimidation" Les représentants patronaux ont alors déclaré qu'ils ne reviendraient devant le conciliateur provincial, M Réal Mi-reault, sous-ministre adjoint du travail, que lorsque les syndiqués démontreraient un désir véritable de négocier.La veille, soit jeudi, les syndiqués avaient envoyé un télégramme au premier ministre.M.Jean-Jacques Bertrand.dans lequel ils demandaient des garanties quant à la promesse qu'aurait faite la Domtar à M Bertrand de ne pas fermer les usines de Windsor et East Angus Le président de la compagnie, M A D.Hamilton, a affirmé qu'il n’était pas question de fermer les deux papateries."pourvu que nous puission en faire quelque chose d'économiquement viable." Selon la police, c’est un article paru dans l’hebdomadaire Dernière Heure qui aurait déclenché l'occupation de Tusine de Windsor dimanche.L’article en question citait un officiel de la compagnie Domtar qui aurait déclaré."Nous allons traverser les lignes de piquetage, avec des mitrailleuses s'il le faut.Si les grévistes ne veulent pas entendre raison, le sang va couler à Windsor et à East Angus." La compagnie a nié Tauthen-ticité de cet article en rappelant que depuis le début de la grève, son attitude a été d'éviter la violence à tout prix Les revendications des employés portent principalement sur la question des salaires Ils exigent une augmentation horaire de 35 cents répartie sur une période de deux ans La partie patronale a d'abord offert une augmentation d< 18 cents pour la même période.et le conciliateur, M.Mi-reault.a recommandé une hausse de 30 cents sur une pé- PRÉPAREZ VOTRE AVENIR COURS DE PROGRAMMATION -CONSULTtZ - L’INSTITUT DE PROGRAMMATION MONTREAL QUEBEC 322-4160 872-9244 PRIMEAU METAL INC POUR INFORMATIONS 739-3388 3333.Queen Mary Road, Suite 292 riode de trois ans Les grévistes ont cependant vote contre la ratification de cette offre Un porte-parole patronal a déclaré que la compagnie était prête à accepter Toftre du conciliateur Selon ce même porte-parole, le salaire moyen par heure, à Windsor, est de $2 % alors qu'il est de $2.03 dans les autres industries manufacturières des Cantons de l'est Le représentant patronal a déclaré qu'il comprenait d'autant moins l’attitude du syndicat et des employés qu’elle allait.selon lui.à l’encontre de leurs intérêts propres ainsi que de ceux des habitants des Cantons de l est et de la compagnie 11 a ajouté que la compagnie Domtar a joué un rôle de pionniers dans le domaine des relations patronales-ou-vrières et qu elle a prouvé à maintes reprises qu’elle tenait à la protection de ses employés, en organisant chaque année, par exemple, des réunions avec les dirigeants de tous les syndicats.D'autre part, un actionnaire de la Domtar et employé à l'usine de Windsor.M Léopold Comveau.a envoyé hier un télégramme à M T N Beaupré, président général de la Domtar.où il demande à ce dernier des précisions sur certaines déclarations de la corn pagnie M Corriveau prétend que la compagnie est dans Terreur lorsqu’elle affirme que les employés des moulins de Windsor et d'East Angus réclament un salaire semblable à celui qui est offert dans les usines où Ton fabrique du papier-journal "Cette affirmation, dit-il.contribue à prolonger la grève, puisqu'elle entretient un ma [entendu entre la direction et les employés" M Corriveau relève également que.dans le dernier bulletin des actionnaires, la com- pagnie affirme que les salaires de Windsor et d East Angus devraient être alignés sur ceux qui sont payés dans les moulins de papier fin Or.selon M Corriveau.les employés sont disposes depuis longtemps à négocier sur cette base "Pourquoi.demande-t-il.est-ce seulement jeudi dernier que les négociateurs de la compagnie ont formellement proposé de négocier sur cette base7 Et pourquoi ont-ils rom pu les négociations le lendemain.alors que pour la première fois depuis le debut de la grève, les deux parties étaient d'accord sur la même base de discussion7" Une copie de ce télégramme a egalement été envoyée au premier ministre.M Bertrand, ainsi qu’au ministre des terres et forêts.M Claude Gosselin, dans le but d'informer le gouvernement sur la situation et de l’inviter à intervenir avant qu’il ne soit trop fard Malgré l’ultimatum L autogestion pédagogique a débuté hier à St-Hubert par Gilles Gariépy Les enseignants de l’école polyvalente André Laurendeau, à Saint-Hubert, ont inauguré hier comme prévu leur régime d’"autogestion pédagogique’ Iis ont dispense leurs cours selon les horaires et les grilles de répartition des tâches qu'ils ont eux-mèmes conçus il y a une dizaine de jours Les autorités de la régionale de Chambly n'ont posé aucun geste pour empêcher les enseignants d'appliquer leurs système.Au contraire, le secrétariat de l’association des enseignants rapportait en fin de journée hier que tout s’était bien passé et que la direction de Técole avait coopéré Un porte-parole de la régionale a déclaré hier soir que la commission scolaire n’avait pas l’intention de réagir pour le moment ' a Tinitiative des enseignants Toutefois, il a indiqué que l’ultimatum lancé par les commissaires tient toujours et que les enseignants devront se conformer à partir du 13 novembre aux conditions de travail édictées par la régionale Faute de quoi ils seront considérés démissionnaires “à toute fin que de droit" La régionale a d'autre part convoqué une réunion d'urgence pour demain soir, à Técole Gérard Filion, au cours de laquelle les commissaires entendent discuter de la situation avec des représentants des enseignants des parents et des corps intermédiaires de la Rive-sud.L’objectif de cette rencontre étudier les "difficultés inhérentes à l’administration des écoles secondaires polyvalentes et les conséquences de la prise de position récente de messieurs les commissaires”.On sait que sitôt la période de conciliation terminée, à la table provinciale de négociations entre enseignants, com- missions scolaires et gouvernement.la régionale de Chambly a décidé de ne plus tenir compte des normes de travail prescrites à l’ancienne conven tion collective des enseignants de la régionale.Elle a averti ses enseignants qu'à compter du 13 novembre, ils devront travailler en vertu des conditions proposées par la partie patronale en négociations En guise de réplique, les enseignants de Técole André Laurendeau ont décidé à l'unanimité la semaine dernière, de travailler à compter de lundi (hier) selon des horaires qu'ils avaient eux-mêmes conçus, et qui avaient été du reste ap- prouvés par le Conseil de l’école.qui réunit la direction et les enseignants Il semble que cette idée soit en train de faire boule de neige, l’exécutif de la section secondaire de l’Association des professeurs de Chambly en a recommandé Cétude aux enseignants des trois autres polyvalentes Hier notamment, les enseignants de Técole de Mor-tagne à Boucherville étaient réunis en assemblée générale.Au moment de mettre sous presse, il n’était pas confirmé qu’ils adopteraient la tactique de leurs collègues de Saint-Hubert.mais cela semblait orobable Récoltez 212 ibis ce que vous avez semé! 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V\ Le Devoir, mardi, 5 novembre 1968 Le premier message constitutionnel de M.Jean-Jacques Bertrand A la fameuse question What does Quebec want?”, il existe, si l’on veut bien s’y arrêter, une réponse simple et fort claire.Si l'on veut connaître la volonté du Québec, on n'a qu’à consulter la série impressionnante des discours et mémoires présentés aux conférences fédérales-provinciales des vingt dernières années par les premiers ministres du Québec.MM.Duplessis, Sauvé.Barrette, Lesage et Johnson étaient des hommes très différents et d’inégale valeur: chacun retrouvait cependant, quand il s’agissait de parler au reste du pays au nom du Québec, une ligne de fond qui est demeurée remarquablement constante depuis au moins un quart de siècle.L'homme, dans ces grandes circonstances que sont les rencontres fédérales-provinciales.s'efface pour ainsi dire: ce nest plus lui seul qui parle, mais sa province et son peuple.Il est le porte-parole d une société distincte: cela se sent dans ses interventions officielles.Cette impression mille fois éprouvée dans le passé, on la ressentait de nouveau, hier, en lisant le discours de M Jean Jacques Bertrand à la séance inaugurale de la conférence fédérale-provinciale sur la fiscalité.On s'était imaginé, dans certains milieux.que le nouveau premier ministre serait plus souple’’, plus accommodant que son prédécesseur.On se faisait illusion.Car M.Bertrand a tenu le même langage qu'eussent tenu, à sa place, M.Johnson ou M.Lesage.Ce langage change de ton ou de style suivant la personnalité des premiers ministres, québécois.Il se fait aussi plus insistant et plus précis à mesure que les années passent et que les refus s’accumulent.Il demeure, quant au fond, le même, c'est-à-dire l'expression d’un peuple dont la liberté n'est pas à vendre.Il ne saurait être question de chercher, dans le texte livré hier par M.Bertrand, une théorie complète sur le renouvellement du fédéralisme canadien.Le nouveau premier rmnistre a affirmé sa préférence pour le principe fédéral.Il faudra attendre la conférence constitutionnelle de décembre pour savoir comment il entend réconcilier cette préférence avec les aspirations précises du Québec.Pour le moment, l’objectif de M.Bertrand était plus modeste.Il voulait porter un jugement sur l’évolution récente de notre fédéralisme.Il voulait aussi aborder le problème concret de la fiscalité.Sur l'un et l’autre points, il a tenu des propos qui constituent un sévère avertissement et une indication très claire de la volonté du Québec.• Il arrivait parfois à feu Daniel Johnson d’employer des expressions fortes qui dé- passaient sa pensée véritable Fin jouteur, le premier ministre défunt savait compléter sa première phrase par une nouvelle phrase qui semblait détruire l’effet de la première mais formait en réalité un tout avec celle-ci.M Bertrand est un tout autre homme II a un langage direct et simple.Il n’est pas un artiste de la phrase ambivalente.Ce qu'il pense, il le dit sans détour; il revient rarement en arrière.Aussi faut-il accueillir avec beaucoup d’attention le jugement sévère que le premier ministre québécois a porté hier sur l’évolution récente de la politique du gouvernement central en matière constitutionnelle.“Depuis les derniers mois, a dit M Bertrand, nous sommes témoins - et je regrette d’avoir à le déplorer — d’une attitude fédérale à la fois arrogante et impérialiste.Le gou\ernement du Canada a en effet entrepris de s’immiscer dans un nombre étendu de secteurs provinciaux, de manière directe ou indirecte”.M.Bertrand énumère ensuite (voir à ce sujet le texte intégral de la déclaration en page cinq) une série de domaines de compétence provinciale qui ont fait l’objet d'incursions récentes d'Ottawa.Et il conclut en ces termes: “Je constate avec stupeur les gestes fédéraux récents.J’espère qu’il s’agit seulement d une inconscience momentanée, mais je crains parfois d’y déceler une politique réfléchie et voulue.Si tel était le cas, j’estime que les conséquences en seraient désastreuses”.De tels propos, employés par un politicien ordinaire auraient saveur de polémique.Venant de M.Bertrand, homme posé qui verse rarement dans la démagogie, ils ont valeur d’avertissement solennel.En matière fiscale, la politique du Québec se résume pour le moment à deux lignes essentielles : 1) rejet catégorique de la taxe fédérale dite de progrès social" et de toute tentative d'Ottawa visant à dicter aux provinces, dans les domaines relevant de l'autorité de celles-ci.une ligne de conduite établie ailleurs que dans leurs législatures; 2) recherche d'un meilleur équilibre, par voie de consultations et d'ententes raisonnables, entre les responsabilités et les ressources des deux ordres de gouvernement.Le rejet de la taxe fédérale dite de “progrès social" va de soi.Ou les provinces sont responsables de l’assurance-mala-die de façon prioritaire, ou elles ne le sont point.Si cette responsabilité incombe au premier chef au Québec (ce qu'Ottawa n'a jamais osé nier au plan des principes), la première décision doit se prendre à Québec, non à Ottawa.Or c’est exactement le contraire qui est en train de se produire Le Québec pouvait-il opposer autre chose qu un refus catégorique à cette attitude dominatrice d’Ottawa?C’eût été contraire à toute sa tradition II est heureux que le Québec ait été rejoint, à ce chapitre, par quelques autres provinces.Mais on ne soulignera jamais trop le caractère plus impérieux des raisons qui motivent, en pareil cas, le Québec.Affirmer ces choses n'est pas.comme certains démagogues voudraient le laisser croire, s’opposer à l'assurance-maladie: c’est insister pour que cette question se règle d’abord là où elle doit premièrement être réglée.Ottawa est revenu, depuis deux ans, à la règle de la jungle en matière fiscale.Ne pouvant plus orienter le jeu à sa guise.M.Sharp décidait, à la fin de 1966, de restaurer en matière fiscale la règle de la jungle qui prévalut pendant les années trente.Cette politique à courte vue.appliquée sur une large échelle, risque de toute évidence d'être désastreuse pour la vie économique du pays, surtout dans les provinces moins riches.Devant un tel danger, il ne saurait y avoir qu'un seul recours: c’est celui qu'a préconisé hier M.Bertrand, à savoir la consultation et une certaine forme d’autodiscipline entre les divers gouvernements.M.Johnson avait déjà formulé, à ce propos, des suggestions constructives en vue de coordonner les programmes d'investissement des corps publics, les politiques salariales, etc.Il est triste de constater, deux ans plus tard, que rien de concret n’a été entrepris pour donner suite à ces suggestions.• Dans cette période difficile de révision constitutionnelle que traverse le Canada, le premier devoir du gouvernement central devrait être de donner l'exemple d'un respect scrupuleux de la lettre et de l’esprit de la constitution existante et de s’appliquer à créer un climat de confiance et de respect mutuel entre les gouvernements qui devront s'affronter bientôt à la table des négociations.Il faut malheureusement constater, avec le premier ministre du Québec, qu'Ottawa suit, depuis quelques mois, une ligne dangereusement contraire à celle-là.Les hommes qui gouvernent à Ottawa s’imaginent peut-être qu'un retour au beau temps de la prédominance fédérale est possible aujourd'hui.M.Bertrand vient de leur rappeler qu'ils nourrissent, si telle est leur pensée, une illusion dangereuse.Il a exprimé, en ce faisant, le sentiment profond des Québécois.Claude RYAN bloc-notes Quarante ans de journalisme D'éminentes personnalités de la politique, du journalisme, du théâtre.du cinéma, de l'hôtellerie et du monde des affaires ont marqué, vendredi soir dernier, les quarante ans de plume de Roger Cham-poux.directeur de l'éditorial au journal La Presse.Pour les trois cents convives, en tête desquels venaient le premier ministre Jean- II n est point de liberté des peuples sans respect de la juste loi internationale Il n est point de loi internationale juste si elle n est inspirée du droit des peuples a l’existence et du droit des hommes à la liberté " Michel Debré, ministre des affaires étrangères de France, decant l'Assemblée générale de l'ONU.le 8 octobre.Bien souvent, dans cette enceinte, des voix éloquentes se sont élevées pour condamner l’action des colonisateurs aux dépens de populations qui revendiquent le droit de se gouverner Ces voix demandaient que le grand mouvement des nationalités qui a chargé le visage de l'Europe put s'étendre à l'ensemble du globe et que la liberté des peuples de déterminer eux-mêmes leur destin ne fût pas le monopole des peuples blancs.Les temps sont venus où il nous faut demander a nos amis africains ce qu'ils comptent faire eux-mêmes de ce principe et leur rappeler ce qu'une longue expérience a enseigné aux Européens: c'est entre frères que peut regner aussi l'intolérance Garder trop longtemps le silence, demeurer dans 1 inaction alors que coule le sang et se répand la famine affaiblissent le prestige neuf de l'Afrique' Michel Debré, taisant allusion à la question du Biafra dans un discours decant l'Assemblée générale des Nations unies, le 8 octobre.Il n’y a pas de procès contre le P.Eduard Schillebeeckz.il n’y en aura pas et l’on ne voit pas pour quelle raison il devrait y en avoir un.Mgr Fausto Vallainr, chef des services de presse du Saint-Siège, 10 octobre."L’Etat soviétique n'est plus un Etat révolutionnaire, une puissance mondiale idéologique ce rôle a été repris par la Chine - mais il est devenu quelque chose de bien plus puissant et de plus dangereux une puissance mondiale conquérante La révolution d'octobre a été finalement éteinte l empire soviétique existe maintenant sur la scène mondiale Jacques Bertrand, et les deux anciens premiers ministres Jean Lesage et Antonio Barrette, ce fut une fête joyeuse, une fête de l’amitié et de la camaraderie Roger Champoux.le héros de la manifestation, a pu constater qu'il avait de nombreux amis dans toutes les sphères de la société québécoise Il n'avait d'ailleurs pas besoin de présentation auprès de ce sympathique auditoire Le directeur de l éditorial à La Presse est.en effet, un nom bien familier du journalisme canadien- L occupation de la Tchécoslovaquie constitue un nouvel aspect de l’agression, tandis que sont tombés en miettes l’ONU et les lois, ainsi que l'ordre international L’expansion de l'Union soviétique ne s'arrêtera pas à moins qu'on ne la stoppe Milov an Djilas.ancien dirigeant du gouvernement yougoslave, dans un article donné au Times de Londres le 10 octobre."La Commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme mérite d'être critiquée à certains égards pxiur avoir pris trop de tempis à accomplir son travail II aurait peut-être mieux valu qu elle s'acquitte seulement d’une partie de sa tâche, mais plus vite et plus facilement Toutefois, à mon avis, le pnn cipal.c’est que la Commission d'enquête a servi une fin extrêmement utile Elle a amorcé pxiur la première fois un dialogue sérieux sur le bilinguisme et le biculturalisme “ (David Lewis, chef parlementaire néo-démocrate, dans un discours à la Chambre des communes le 17 octobre) “Je voudrais faire part de certains aspects d’une profonde conviction personnelle Je pense que le bilinguisme est un des grands rempiarts qui empêchent notre pays d'être complètement avalé par le pays qui se trouve au sud du nôtre II est de mon devoir, bien sûr, d'être amical envers notre aimable voisin, du moins quand il ne s agit pas du Vietnam, mais lorsque j écoute la radio ou que je regarde la télévision de langue anglaise, je me sens un peu déprimé par tout cet "art" que les ondes nous apportent du sud Je tourne le bouton pour écouter une station ou un canal de langue française et je me rends compte alors que ce pays est béni, quand nous avons au moins une langue et une culture que ne peut écraser la puissante voix venant du sud ’ (David Lewis, chef parlementaire néo-démocrate, dans un discours à la Chambre des communes, le 17 octobre i français.Avant d'aborder l’éditorial.il avait accompli toute la gamme des tâches qu’une salle de rédaction peut offrir.Il avait rédigé les faits divers, tenu la critique de cinéma, couvert les conférences de presse, les congrès de toutes sortes, les assemblées politiques, etc Pendant des années, Roger Champoux fut même l'un des reporters-vedette de son journal, celui à qui on assigne les services les plus délicats.C’est lui.par exemple, qui.pour La Presse, "couvrit" le retour de Camillmn Boude du camp de concentration, qui donna le compte rendu des funérailles d'Etat faites à Mackenzie King, qui alla interviewer le premier cardinal montréalais à son arrivée de Rome à New York, et combien d’autres événements de cette importance.Roger Champoux s’est surtout illustré, cependant, comme critique de cinéma et, en ces dernières années, par sa chronique sur la gastronomie II est lui-même un gastronome réputé et tout ce qu'il écrit sur ce sujet témoigne d'un raffinement incontesté.A l'éditorial, il a abordé à peu près tous les sujets qu'apporte l'actualité Il l a toujours fait et continue de le faire dans un style dynamique et coloré qui invite naturellement à la lecture L'homme a la magie du verbe.Il joue avec les mots comme un cuisinier avec ses épices.Un article de Roger Champoux n'est jamais fade.Roger Champoux peut employer, à l’occasion, un mot fort, voire violent.Il s’efforce toujours, cependant, d’en contrebalancer l'effet ou d’en atténuer la portée.Il n’y a pas.chez lui.une seule once de malice.Et c’est, en grande partie, ce qui explique qu’il ne se soit pas fait d'ennemis dans l’exercice de sa profession.Grand voyageur, homme cultivé, notre confrère a encore devant lui au moins quelques années de journalisme actif Nous lui souhaitons quelles soient aussi remplies et fécondes que les quarante premières Et, nous profitons de cette étape qu’il vient de marquer, pour lui dire toute notre amitié confraternelle Justice scolaire et impôts Un ancien Québécois maintenant domicilié à Don Mills, Ontario, ten- te depuis trois ans d'obtenir du fédéral une réduction d impôt correspondant aux dépenses qu'il doit consentir pour défrayer les études de sa fille dans une institution privée.On lui a d'abord répondu que la loi ne permet pas de telles déductions, puis, quand il a suggéré qu'on amende alors la loi.le ministre des Finances s'est contenté de dire qu’il étudierait pareille requête.Cette dernière réponse date de bientôt deux ans.Depuis c’est le silence.En août 1965.ce Québécois s'amenait à Toronto pour y occuper un nouvel emploi dans le domaine de l’éducation.Il chercha vainement une école secondaire publique où sa fille aurait pu recevoir un enseignement français II dut s'adresser à une école privée.Or.l’école privée comportait des frais de scolarité et des déboursés pour l’achat de manuels et de livres.Il se trouvait donc lourdement pénalisé pour vouloir assurer une education française à sa fille.Nous connaissons cet incident parce que la personne concernée nous a fait tenir copie de sa correspondance échangée avec MM.Benson.Sharp et Trudeau.Mais des cas comme celui-là continuent d’exister par centaines à travers le pays.C'est une injustice qu'il faut corriger sans faute.Si l’on proclame l’égalité des deux langues et des deux cultures, tous doivent être égaux devant la loi.Ceux qui paient double taxation ne sont pas vraiment égaux.L’Ontario a déjà beaucoup fait pour redresser de pareilles injustices.D’autres provinces aussi.Et.avec la création prochaine de districts bilingues.de nouveaux progrès seront encore réalisés Il restera toujours pourtant des cas où la densité d’un des groupes minoritaires ne permettra pas d’écoles publiques dans sa langue.Il faudra alors songer à envoyer les enfants dans des écoles privées ou à les diriger vers des institutions plus éloignées.Il y aura là des frais additionnels pour les parents désireux de demeurer fidèles à leur culture C’est une incidence, nous le répétons, dont l’impôt devrait tenir compte.A cet égard, l’affaire de l'ancien Québécois de Don Mills, en banlieue de Toronto, devrait devenir un cas type.Le fédéral, par le biais de son ministère du Revenu, peut ainsi contribuer à assurer dans les faits le respect au moins partiel des deux cultures qu’il vient de proclamer dans sa Loi des langues officielles V.P.¦ propos d'actualité “Sleep-in" de contestation LIBRE OPINION Une solution à la contestation étudiante par Maurice Champagne • Chef du département de frsnçels .au CEGEP Edouard-Montpetit, M.Maurice Champagne proposait, dans le Devoir du 23 octobre, une série de réflexions sur les causes de la contestation étudiante.Dans le présent article.M.Champagne cherche une solution aux problèmes soulevés par cette contestation.A mesure que la crise se développe, - et n’allons pas nous ima giner qu elle a cessé de se développer parce que dans l'ensemble les mouvements éclatants se sont resorbes j ai de plus en plus la conviction que les solutions de fond sont à l'image des causes et relèvent d une mentalité d'abord Mentalité à acquérir de toute urgence et sans laquelle nous ne pourrons pas forger de vraies solutions aux premiers problèmes de notre enseignement et de notre civilisation Mentalité'’ dans cet état d'urgence nationale parlons plutôt d ' attitude".Attitude que je définirai globalement ainsi: ne soyons ni des esclaves, ni des réactionnaires.ni des démissionnaires, soyons des créateurs Au sens où le créateur est celui qui sait dépasser le stade de l'interrogation, de l'analyse, de l’angoisse, pour inventer, renouveler, régénérer, et le plus souvent à partir de i’absur de qu’il éprouve pourtant de manière privilégiée Créer, voilà ce qu’il nous faut faire tous, individuellement et collectivement, si nous ne voulons pas que notre contestation devienne un ghetto pour les individus et la nation canadienne-française Pour devenir des créateurs.je dirai, n'embrassant qu’une partie de la réalité extraordinaire que recouvre ce mol.qu’il nous faut contrôler notre sens critique, acquérir la fierte de nous-mêmes, comme individus et comme nation, et adhérer à l’intelligence créatrice Contrôler notre sens critique Nous avons hérité de nos origines françaises un sens critique aigu.pour ne point dire acerbe, que noas utilisons trop et à tort, sans avoir derrière nous la tradition culturelle de la France Les événements dominants de notre actualité immédiate, la crise étudiante et la “première du rapport de la commission B B., serviront mes propos là-dessus En reliant les deux événements, un collègue faisait la constatation suivante et je b reprends parce qu elle en dit long “S’il y a, remarquait-il, une chose, une seule peut-être, qui nous appartienne en propre, que nous avons vraiment bâtie, de nos mains et de notre esprit, une chose qui est précisément l'instrument indispensable qu'il fallait nous donner pour nous élever à la taille de l'Amérique, c'est bien le Ministère de l’Education (entendu avec toutes les institutions qu’il groupe), et nous le contestons1 “ Est-ce à dire qu’il faille s’abstenir de remettre en question ce ministère et la chose qu'il recouvre’’ Non.certes Mais il s'agit de le faire sans oeillères, avec une ouverture d'ensemble sur le contexte, avec le sens (commun) que ce qui existe n’est pas tant imparfait que perfectible, avec la conviction que dans ce que nous serions tenté de détruire il y a une énergie transformable, un capital utilisable, avec le sentiment que tout ce que nous faisons, comme ce que l'Amérique fait.porte l’audace et l'inachevé de notre jeunesse de nation (Entre les US A et nous il n’y a peut-être, fondamentalement, que la différence du jeune homme riche et du jeune homme pauvre ) Le CEGEP, comme le Ministère de l'Education dans son ensemble, est une oeuvre d’impatience, d'audace, de perfectibilité, qui appelle dîm- menses énergies de remplissage et de transformation C'est un bien collectif que nous venons de nous donner sans mesurer ce qu’il allait exiger de chacun de nous II est axé, dans ses structures et dans sa gestion, sur la collégialité, sur l’association de trois groupes de personnes qui assument des délégations de res ponsabilité et de compétence du milieu: les étudiants, les professeurs et autres techniciens, les administrateurs.Toute autogestion par l'un ou l’autreaie ces trois groupes est anormale et lèse la société tout entière et les individus qui la représentent.Nous de vons faire preuve du meme contrôle de notre sens critique en face des données de la commission B B Ne constatons pas brutalement notre infériorité ou le pouvoir des autres, cela nous amènera à l’assimilation par le défaitisme ou la violence Retournons-nous un peu sur nous-mêmes, ce qui est à la fois moins brutal et plus difficile En ce domaine il ne peut y avoir de critique sans autocritique.Ce faisant, nous y découvrirons peut-être ce qui nous a fait tant défaut dans la crise étudiante et dont l'absence risque de nous emporter définitivement hors de nous-mêmes, ce qui est essentiel à qui veut créer quelque chose: la fierté de soi Etre enfin fiers de nous-mêmes Nous avons toujours manqué de fierté de nous-mêmes, en tant que Canadiens français L’exemple pour moi le plus chaud encore et le plus frappant concerne notre attitude devant l’Expo: jusqu'à la dernière minute nous n'y avons pas cru.nous en avions peur comme de quelque chose qui nous dépassait Il a fallu qu’un homme, et une poignée d’autres, y croient pour la créer et nous en convaincre.Et cet été encore nous retournions à notre scepticisme en regard d'Expo 68.Et nous ne tomberons pas dans le cliché en nous redemandant combien d’entre nous dans le passé n’ont pas douté de leur capacité à occuper des postes clés dans la gestion nationale Peut être faudrait-il poser la question aux centaines de cerveaux cana diens-français qui dominent aux U.S A et que nous n'avons pas su retenir parmi nous?Et nous ne tomberons pas plus dans le cliché en constatant qu aujourd'hui encore il suffit qu'un seul Canadien anglais se joigne à un groupe de Canadiens français pour que le groupe cherche spontanément ses mots en anglais Et dans un domaine fondamental que je connais bien, il est encore des gens en 1968 pour se demander “Avons-nous une littérature canadienne’’" Peut-être ont-ils raison, quand on considère la place ridicule qui est faite à la littérature canadienne dans nos programmes.Et est-ce par fierté nationale que, dans l'unique université canadienne-fran-çaise que nous possédions à Montréal.nous avons remis à des Français le contrôle de l’enseignement des leUres’ Que d’énergie n’avons-nous pas gaspillée dans la hantise et le mépris de l’Anglais d’une part, dans le rêve et T’idolatire de la France d'autre part?Collectivement nous som mes en fait un merveilleux cas d’Oedipe (Il a toujours fallu que nous accrochions nos valeurs à du maternel, depuis la France, l’Eglise et la Fete des mères et nos malheurs au paternel, depuis l’Anglais, la politique et l’oubli des pères .) Qu’on ne vienne pas nous faire croire que “notre Octobre" n est pas inspiré du “Mai français"; certains propos et comportements des dirigeants de l’U.G.E.Q en particulier des étudiants français Tant que nous n’aurons pas découvert notre identité propre, nous serons des inférieurs, parce que des êtres qui ne s'appartiennent pas.Et cet- te identité, que nous le voulions ou non et à moias que nous changions dé continent, et* rewmmêncïûns ie passé, elle est nord-américaine elle est canadienne, elle est française, elle est québécoise Quel pouvoir ces appartenances ne nous donneraient-elles pas.si au lieu de les dissocier nous les conjuguions! Notre chance de Canadiens français, de Québécois, unique dans le monde, est de pouvoir rassem hier en nous le meilleur de la civilisation anglo-saxonne nord américaine, et le meilleur de la civilisation française Quand en deviendrons-nous conscients’’ Quand serons-nous assez lucides, as* z maîtres de notre sens critique.pour départager ce meilleur'’ Comme les U S A., nous avons à apprendre de la France le culte de la pensée gratuite et d'un certain humanisme, le sens de l'uni verse!, la maîtrise du langage etc Comme la France, nous avons à apprendre des U S A le sens pratique, un certain respect des hommes, le génie de l’organisation.un dynamisme vital exceptionnel, etc.Ceux qui ont lu I.e défi américain sauront ce que je veux dire.Si la France après tant de siècles d'intelli genre et de culture se trouve de plus en plus diminuée dans son économie nationale, devant toutes sortes d'impasses sociales qui s'accentueront dans les années à venir.c'est que dans un siècle technique elle est restee abstraite, thé orique.impuissante à faire tnom pher sa pensée concrètement, refoulée vers son passé.Et ici.pen dant que les Canadiens français préparent des mémoires, les Canadiens anglais agissent Ils agissent avec ce sens des hommes sur lequel je voudrais insister en citant l’exemple suivant Un sociologue réputé remettait récemment à un comité gouvernemental à Ot tawa un rapport fort décevant.Les Canadiens anglais membres du comité, s’empressèrent alors d’essayer de comprendre, évaluant les circorastances.les moyens mis à la disposition du sociologue, etc Bref Us s'organisèrent pour sauver et le rapport et l’homme.En tre Canadiens français on aurait peut-être sauvé le rapport, mais aurait-on épargne l’homme?Car nous n avoas pas de respect pour les hommes, les réduisant tantôt aux caprices de notre idéalisme tantôt à la tyrannie de la fonction Que d'hommes n avons-nous pas élevés à de hauls postes pour être prêts le lendemain à les mettre au poteau Que de fois chez les pro fesseurs on a souhaité voir des nôtres accéder à l'administration, et pourtant, à peine y étaient-ils par venus que nous ne les reconnais sions plus; ils avaient cessé à nos yeux d'être des professeurs, on les avait changes en fonctionnaires.Et notre comportement n'est-i! pas semblable dans notre nationalisme Nous nous battons pour le Québec mais nous ne nous aimons pas vraiment encore C’est là une contradiction qui nous laisse effroyablement divisés en nous-mêmes Ouvrons enfin une parenthèse pour situer la nécessité de cette fierté de nous-mêmes comme individus en regard de la société nouvelle dont nous rêvons avec les étudiants Je crois qu'il en va des rapports sociaux, entre les groupes de per sonnes surtout, comme il en va des rapports de ceux qui s'aiment, ou qui aunent passionnément un méfier Pour adhfrer à l'autre, il faut d'aboni être devenu un peu soi-même FAïur vouloir donner à l'au tre.il faut d'abord avoir quelque chose à donner de so‘.s'être un peu façonné soi-même II y a là toute une dynamique de l'amour et.sur un plan plus général, des relations inter personnelles, qu'on a ignorée et faussée de toutes manié res L'Eglise en particulier, en substituant à la nécessité d une sécurité réelle de l'en-soi le mythe du sacrifice de soi pour l'autre C’est une des raisons majeures qui Suit* à la p«o* 7 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur; Claude Ryan Directeur de l'information Jean Francoeur Trésorier Arthur Lefebvre TÉLÉPHONE 844 3361 LE DEVOIR est publié par I Imprimerie Populaire Limitée société é responsabilité limitée dont le siège social est au no 434 est, rue Notre Darne Montréal II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc , è 91 30 rue Boivtn, Ville LaSalle Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir" ABONNEMENTS édition quotidienne.Montréal, Québec, Lévis et ban lieues 12 mois S28 00 6 mois $15 00, 3 mois $8 00 Ailleurs au Canada, par la poste 12 mo*s $25 00, 6 mois $13 00; 3 mois $8 00 A ( étranger 12 mois $40 00, 6 mois $25 00 Édition du samedi 12 mois $9 00 Le ministère des postes a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi de la présente publication comme objet postal de deuxieme classe Le Devoir, mardi.5 novembre 1968 • 5 CONFÉRENCE DES MINISTRES DES FINANCES Texte intégra! du mémoire de M.Jean-Jacques Bertrand J ai déjà eu maintes fois dans le passé l'occasion de participer à des conférences fédérales-provinciales et interprovinciales.C est cependant la première fois que je le fais comme premier ministre du Québec.L'état de santé actuel de notre ministre des finances ne lui permettant pas de prendre part à la présente réunion, j'ai pensé y venir moi-même.Je l'ai fait, d'abord parce que les questions dont nous traiterons sont extrêmement importantes, et ensuite parce que je crois nécessaire de venir en personne présenter 1 opinion du Québec sur certains des problèmes de l'heure Ceux qui me connaissent savent que je crois en un fédéralisme canadien renouvelé.Ils savent quel intérêt je porte à la solution de notre problème coastitutionnel Ils savent aussi quel espoir je mets dans une solidarité canadienne qui respecte les droits du Québec et de la nation canadienne-française.Je n'ai jamais non plus hésité à aborder de front les questions délicates et difficiles J'ai pris, depuis longtemps, l'habitude de dire clairement ce que je pense J ai 1 intention, en toute amitié pour les représentants des autres provinces et du gouvernement fédéral, d'en faire autant aujourd'hui.1 - Un envahissement fédéral coûteux et dangereux De quel phénomène sommes-nous témoins actuellement.plus particulièrement depuis les derniers mois?Nous sommes témoins - et je regrette d'avoir à le déplorer d une attitude fédérale à la fois arrogante et impérialiste Le gouvernement du Canada a en effet entrepris de s'immiscer dans un nombre étonnant de secteurs provinciaux de façon directe ou indirecte.Qu'on pense seulement a son désir d’intervention accrue dans le développement régional, l’aménagement urbain, les valeurs mobilières, la recherche scientifique, la radiotélévision scolaire et les affaires culturelles.Qu’ pense au dernier discours federal du budget qui.sans qu'il y dit eu consultation préalable, modifie certains aspects de notre structure fiscale, dans des domaines qui touchent de près le Québec.Qu'on pense aussi aux champs d'action dans lesquels le gouvernement fédéral veut s'introduire de peur que les provinces n'y accèdent avant lui.Qu'on pense à l'assurance-santé et à l'imposition, par le gouvernement fédéral, d une taxe curieusement qualifiée de "taxe de progrès social " qui, quoi qu'on dise, doit effectivement servir à mettre en oeuvre un programme de sécurité sociale qui relève clairement de la compétence constitutionnelle des provinces V aurait-;! oF-fin d'autres projets de compétence provinciale où le gouvernement fédéral voudrait s'immiscer?Les gestes passés m'incitent au moins à poser la question.Quel est le résultat, à court et à long terme, de cet envahissement graduel, mais évident à qui s’ouvre les yeux?A court terme, le gouvernement fédéral se crée des obligations financières nouvelles qui lui donnent des excuses pour ne pas libérer des champs de taxation au profit des provinces.A court terme, il provoque des doubles emplois et une mauvaise allocation des ressources dont, en définitive, les contribuables canadiens doivent faire les frais.Mais, à long terme, quelque chose d'encore plus fondamental est en cause: le fédéralisme canadien lui-même.Le gouvernement fédéral actuel semble en être revenu à son vieux rêve politique d’il y a vingt ans.c’est-à-dire à une centralisation que non seulement le Québec, mais aussi les autres provinces ont appris à détester.Il agit présentement comme s'il voulait faire deux choses: en général, réduire les provinces au rang d’administrations régionales dépourvues de pouvoirs réels et.en particulier, négligeant une réalité sociologique fondamentale du Canada, empêcher le Québec d'affirmer sa réalité propre.Mises dans une situation de tutelle, les provinces devront nécessairement réagir avec vigueur et il en résultera un déséquilibre dans la texture même de l’organisation administrative et politique du pays tout entier.Est-ce là vraiment ce que désire le gouvernement central? V I S Le CONSULAT GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE D'HAITI à Montreal, P.Q., Canada, porte a la connaissance des RESSORTISSANTS HAÏTIENS que les nouveaux livrets de passeport en vigueur le premier octobre courant sont disponibles au BUREAU DU GOUVERNEMENT HAÏTIEN sis à la Rue Ste Catherine Ouest au no: 1500 - suite 306, ouvert du lundi au vendredi de dix heures A.M.à quatre heures P.M.Montréal, le 25 octobre 1968.Jean Sassine Consul Général OBLIGATIONS D’ÉPARGNE DU CANADA RENDEMENT ANNUEL MOYEN DE 6.75% ¦ Intérêt échelonné de 5.75f, à 7[, ¦ Encaissables à 100' , en tout temps ¦ Achetables au comptant ou par versements ¦ Montant maximum: $50,000.par souscripteur Si le capital et les intérêts sont conserves jusqu'à l’échéance, dans 14 ans, chaque $100.investi vaudra $250.Pour tout renseignement additionnel, consultez: RENÉ T.LECLERC INCORPORÉE 507 Place d'Armes, Montréal Tel.: 845-1152 i^r^f=^r==Jr=Jt=Jr^r^r^r^P^f=^r==Jr==JF= Je constate avec stupeur les gestes fédéraux récents J'espère qu'il s'agit seulement d une inconscience momentanée.mais je crains parfois d'y déceler une politique réfléchie et voulue Si tel était le cas.j'estime que les conséquences en seraient désastreuses Le Québec désire coopérer.mais il veut qu'on reconnaisse concrètement ses droits Le Québec désire adopter des attitudes positives, mais il ne veut pas passivement assister à l’effritement graduel de ses prérogatives constitutionnelles, quels que soient les prétextes mis de l avant par le gouvernement central A partir du fédéralisme centralisateur d'il y a vingt ans.du ' nouveau fédéralisme'' d il v a dix ans.du "fédéralismç coopératif " d il y a cinq ans.le Québec ne tolérera pas qu'on en vienne maintenant à un fédéralisme dominateur Nous voulons certes travailler à l'amélioration et au renouvellement de notre régime fédéraliste.Il ne faudrait cependant pas qu'au moment même où nous venons de commencer cette tâche difficile mais indispensable pour la survie de notre pays, que le gouvernement fédéral nous fasse redouter ce régime en nous mettant dans une situation financièrement.administrativement et politiquement intenable Dans cette perspective, un problème précis se pose au Québec: celui du programme fédéral d'assurance-maladie et.corollairement.celui de la taxe dite de "progrès social" Nous avons l'intention d'établir un programme québécois d’assurance-maladie, mais nous le ferons quand nous voudrons et comme nous le voudrons.Nous ne pouvons cependant tolérer que le gouvernement fédéral vienne imposer des taxes supplémentaires à nos citoyens, et ce.dans le but de mettre en oeuvre, à l'extérieur du Québec, un programme que nous considérons, à bon droit, être de compétence provinciale.Une telle façon de procéder est inacceptable Le gouvernement du Québec ne peut tolérer de se laisser financièrement et administrativement bousculer pour permettre au gouvernement fédéral de s'acquitter de ses promesses électorales.C’est pourquoi, je veux immé-uiateaverït'dédarer que rwus demandons au gouverner-nt— fédéral que cette hausse de taxe ne soit pas appliquée aux citoyens du Québec, et ce à compter du moment même de son imposition, soit le 1er janvier 1969.Je voudrais maintenant en venir aux arrangements fiscaux conclus il y a deux ans.A l'époque, il apparut évident que plusieurs des gouvernements en cause étaient loin d’être satisfaits de ces arrangements et qu'ils ressentaient beaucoup d’inquiétude sur l’état des finances publiques du pays.On a alors décidé que les modalités de ces arrangements seraient soumises à un nouvel examen après deux ans et qu’on s’efforcerait d’en arriver à un accord.En août dernier.à Waskesiu, les premiers ministres des provinces ont rappelé au gouvernement fédéra! qu'il avait accepté, en 1966 de revoir ces arrangements avant 1969.Nous sommes réunis ici aujourd'hui pour déterminer la meilleure façon de préparer cette revue.2— L’augmentation des dépenses publiques Les travaux du comité du régime fiscal ont servi à très peu de chose Plus précisément, on n’a presque pas tenu compte des prévisions de dépenses et de revenus qui indiquaient une détérioration croissante de la situation financière des provinces.Au lieu de rétablir l'équilibre, de restreindre le plus possible la hausse du coût des programmes le gouvernement fédéral s'est révélé incapable de limiter certaines dépenses et non disposé à annuler quelques-uns des programmes les plus onéreux qu’il se proposait d’instituer.C’est ainsi que tous les secteurs de gouvernement se sont vus forcés d'augmenter les impôts considérablement et qu'ils devront encore le faire si rien ne vient améliorer no tre régime fiscal.On peut comprendre qu’il faille hausser les impôts lorsque les besoins publics augmentent d une façon substantielle.Malheureusement, nous en sommes collectivement rendus au point où nous devons majorer les impôts trop rapidement et à des moments où une telle ligne de conduite ne se prête pas du tout à un sain équilibre économique.En définitive, sans aucune considération pour ce que justifierait l'économique ou le bon sens, nous nous sommes dirigés vers une situation telle que la montée des impôts ne fait que témoigner de l’absence totale de coordination et d'administration dans le secteur public de l'économie canadienne Parce que nous ne nous sommes jamais entendus ou que nous n'avons même pas tenté de nous entendre sur les priorités à respecter, parce que le gouvernement fédéral est entré en concurrence avec les gouverrements des provinces pour instaurer des programmes, nous nous retrouvons dans un état de choses où les plus pessimistes prédictions du Comité du régime fiscal nous apparaissent maintenant comme une faible représentation de la réalité.Les arrangements actuels entre les gouvernements en ce qui concerne les impôts non seulement ne sont pas réalistes, mais ils conduisent à une administration désordonnée des finances publiques.Le regretté premier ministre du Québec, Monsieur Daniel Johnson, avait suggéré qu’un comité examine régulièrement les besoins totaux d'investissements et l'orientation des sociétés de la couronne et des services gouvernementaux qui dépensent une grosse partie des deniers publics.de façon que les investissements gouvernementaux soient mieux adaptés aux besoins courants de l’économie.Rien n'a été fait au sujet de cette proposition.Récemment, le premier ministre du Canada s’en est pris aux provinces pour le coût sans cesse croissant de l'éducation post-secondaire - comme si la commission Bladen n'avait jamais publié son rapport, comme si le taux de cette augmentation n'avait pas alors été prédit par les gouvernements responsables de ce domaine d’action Que devons-nous penser d'une telle attitude?Le gouvernement central devrait-il mettre en doute la ligne de conduite que les provinces adoptent en matière d’éducation’’ Peut-être.Mais alors, les déboursés pour la défense du pays devraient eux aussi être mis en cause.Il est aussi légitime pour les provinces de s'interroger sur la place faite à la défense nationale dans le budget fédéral que pour le gouvernement central de se poser des questions sur la croissance des coûts de l’enseignement supérieur Pour toutes les raisons que je viens d énoncer, je crois que nous devrions tendre à un but bien défini nous doter d’une structure fiscale et financière qui.après un transfert net de ressources aux provinces, permettra à chacun des deux secteurs de gouvernement de remplir ses obligations de façon aussi efficace que possible.De l’avis du gouvernement du Québec, les négociations fiscales devraient être fondées sur quelques principes essentiels 3— Principes fondamentaux a) Les gouvernements devraient déterminer de temps à autre quel doit être le poids total des impôts et se partager au moins quelques domaines fiscaux.b) Les gouvernements qui doivent, en définitive, s'occuper de certains champs d'action bien déterminés, doivent aussi avoir accès à des ressources qu'ils peuvent utiliser comme ils le jugent à propos et pouvoir les affecter de la façon dont ils entendent s'acquitter de leurs responsabilités.Par conséquent, toutes les ressources d'un gouvernement doivent être de nature à pouvoir être dépensées sans conditions Les gouvernements qui se sont succédé au Québec ont souligné ce point et le présent gouvernement se propose de suivre la même ligne de conduite Les subventions.subsides et transferts conditionnels sont tout à fait inacceptables, car ils individualisent les ressources d'une façon qui pourrait aller à l'encontre des politiques que le gouvernement en cause a déterminées Nous avons été témoins dans le pasé d un trop grand nombre de conflits de cette nature et nous n'avons aucunement l'intention d'en voir encore d'autres.Le gouvernement du Québec reconnaît bien sûr que d'autres gouvernements provinciaux puissent trouver commode, pour diverses raisons, de participer à des programmes à frais partagés.Mais il ne veut pas les accepter pour lui-même c) Tous les gouvernements "au Canada devraient examiner périodiquement les priorités qui sont apparues dans leurs budgets.Nous devrions revoir ensemble, de temps à autre, les programmes que nous avons entrepris d) Enfin, il devrait exister une coopération beaucoup plus étroite entre les gouvernements dans certains domai- .nés d'importance stratégique en vite d’une gestion judicieuse de i économie ïî semble étrange, pour ne pas dire peu réaliste, de n’avoir tenté aucun effort de coordination dans certains domaines comme l'investissement des fonds publics ou les traitements dans le secteur publie.Les investissements effectués par les provinces et leurs municipalités représentent maintenant plus de 80’ ; de tous les investissements publics au Canada L'élément formé par les salaires directs ou indirects constitue près de 50% des budgets provinciaux.Dans les municipalités, cet élément atteint par fois 65% alors que dans le budget fédéral le montant des traitements directs ne dépasse pas 18' de toutes les dépense?,.Voilà des facteurs dont il nous faudra tenir • uriptc dans nos discussions.C’est donc en me basant sur les principes que je viens d énoncer que je propose, comme objectif principal de la présente conférence, qu elle demande au comité permanent des questions économiques et fiscales d'étudier les solutions possibles aux problèmes que je viens d'évoquer.4— Mandat proposé pour le comité permanent des questions économiques et fiscales Le mandat à être confié au comité permanent pourrait comprendre les points suivants: a) La situation budgétaire des divers gouvernements devrait être étudiée de façon que nous puissions avoir une idée du coût des engagements actuels en rapport avec les taux d'imposition existants; b) Des prévisions budgétaires devraient être faites pour les trois prochaines années de façon à déterminer le niveau des taxes et des emprunts qui seront nécessaires; et On pourrait alors évaluer la place relative du secteur public à l’intérieur de l'économie et s'interroger sur les conséquences pour le Canada de l'utilisation d'une telle portion de nos ressources dans ce secteur 11 pourrait également s'avérer utile que la conférence demande au Comité permanent de preparer un rapport sur de nouvelles formules de coordination particulièrement dans le domaine des investissements publics et celui des polotiques salariales.Pour ce qui est de la péréquation, le gouvernement du Québec est satisfait de la formule actuelle mais ne s’opposerait pas à ce qu elle soit revisée pour permettre un rattrapage là où il est nécessaire.C'est à la lumière de ces renseignements que les ministres des finances pourraient se réunir en janvier, de façon que nous puissions nous entendre au sujet des nouveaux arrangements fiscaux pour la période allant d'avril 1969 à avril 1972.R ne fait aucun doute que les études entreprises sur la réforme de la structure fiscale auront des répercussions sur les solutions que chaque gouvernement présentera.Néanmoins, le fait que la réforme fiscale n'ait pas en- core eu heu ne devrait pas constituer d'obstacle à nos efforts en vue d'établir de nouveaux arrangements fiscaux Conclusion Pour conclure, je veux faire remarquer, une fois de plus, l'importance des négociations fiscales pour le Québec Depuis deux ans.nous avons été forcés d’auementer les im-xits • considérablement Ces nouveaux impôts ont été prélevés en grande partie sur les particuliers mais nous avons pris des mesures précises jxmr assurer une répartition plus juste du fardeau des impôts Nous avons donc un besoin urgent d’un arrangement fiscal plus équitable Ce n'est ni aujourd'hui ni demain que nous pourrons en arriver à ce résultat Nous croyons que le mandat que nous suggérons de confier au Comité permanent, comme résultat de notre rencontre, est de nature à mieux préparer la conférence de janvier Dans un pays complexe comme le nôtre et dans l'état actuel de l'opinion publique, tout ce qui tend à affaiblir, voire à asservir les provinces, le Québec en particulier, ne peut conduire qu'à des affrontements stériles et à des échecs majeurs Le Québec d’aujourd'hui croit à la coordination des efforts dans un esprit vraiment communautaire.mais non pas à la subordination et à l’unitarisme.Le fédéralisme canadien reste à être inventé Si l'on veut trop chercher à l'identifier à des formules connues, à l apparenter à des systèmes fédéraux étrangers, à le contenir à l interieur de concepts auxquels on a voulu nous habituer, à le rattacher à des notions éprouvées mais dépassées, notre fédéraüsme devient stérile, enfermant ses participants dans un cadre rigide qui tue l’esprit d'évolution et d’adaptation qui doit le caractériser Il faut pour le Canada un fédéralisme inventif, créateur.qui se renouvelle et les arrangements fiscaux que nous discuterons au mois de jan-.”«*~s*w»Hr.«^c;qa u le faut, le signe d'un fédéralisme bien canadien, reconnaissant la décentralisation que rend nécessaire l'évolution de notre société.C’est par des gouvernements forts, libres et égaux, mutuellement respectueux de leur compétence et travaillant en harmonie à la solution de leurs problèmes communs, que nous parviendrons à maintenir et à fortifier la solidarité canadienne JE VOULAIS DEVENIR RICHE.! A 20 ans je m'étais dit: Un jour, je serai riche, A 45 ans j etais devenu riche J’étais propriétaire d'une entreprise de 40 employés.Pourtant, je n étais pas satisfait de moi-même.En certaines circonstances, je n étais pas assez maître de moi.Il m'arrivait de manquer de tact et de diplomatie envers mes principaux employés.Même mes enfants avaient peur de moi.J’avais réalisé que j’étais riche en argent mais pauvre en bonheur Un bon jour, j'ai décide de suivre le cours de Culture humaine et maîtrise de soi de l'Institut de Personnalité.Ce cours m a révélé à moi-même.J'ai appris à mieux comprendre les autres.J'y ai puise des idées nouvelles qui s'appliquent à mon industrie Mes employés m'estiment plus et travaillent mieux Mon épouse et mes enfants sont fiers de moi.J'ai retrouvé le bonheur Cet exemple est typique.Si vous pensez que ce cours s'adresse seulement aux instruits, aux timides, aux jeunes et aux riches vous vous trompez II aide toute personne (homme ou fem me) de 18 à 75 ans La 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STABLES ET BIEN RÉMUNÉRÉS STAGE de FORMATION: 2 à 6 MOIS Pour tous renseignements composez 866-7258 • BERLITZ TRADUCTIONS • SUITE 805 PLACE VICTORIA #11 jU»-* quand il s'agit d'assurance.Les compagnies — industiielles, commerciales, minières, maritimes, d'aviation et de construction — dont les besoins sont spécifiques, sont assurées de trouver chez nous des services spécialisés et des experts pour les aider à bien se couvrir, Lanctôt, Beaudin & Cie Ltée 759 CARRÉ VICTORIA — MONTRÉAL-842-1421 COURTIERS O"ASSURANCES GÉNÉRALES-CONSEILLERS EN BÉNÉFICES COLLECTIFS Bureaux à travers le Canada et representations à travers la monde.I 6 • Le Devoir, mardi, 5 novembre 1968 sur le monde ?regards L'ÉVÉNEMENT Des conversations à deux aux négociations à quatre par Jean-Marc Léger Ce n'est pas la paix, ce n’est même pas un cessez-le-feu mais c'est la mise en place du mécanisme qui peut conduire, qui devrait logiquement conduire à l’un puis à l’autre.Personne ne se fait d'illusions sur les énormes difficultés encore à surmonter et ''tr la complexité du problem*, de fond les interprétations contradictoires données par les intéressés à l’accord officieux entre Hanoi et Washington en sont une première illustration.Il a fallu cinq mois et demi pour que les Etats-Unis acceptent de mettre fin aux actes de guerre contre la République démocratique du Vietnam.ouvrant ainsi la voie aux négociations sur l’ensemble du dossier vietnamien: on a tout lieu de penser qu’il en faudra beaucoup plus pour arriver à quelque chose qui ressemble à un règlement satisfaisant du problème global QsMsL-a«n«Ré.malgré soi, à évoquer la conférence de Genève de 1954.qui mit fin à la première guerre d'Indochine mais en dépit de quelques analogies extérieures, la réalité est profondément différente.Dans les deux cas, le conflit a duré sept à huit ans (1947 à 54.1961 à 68t.a opposé une grande puissance occidentale et ses alliés autochtones à un mouvement nationaliste et marxiste vietnamien, dans les deux cas, il a fini par revêtir une dimension internationale Mais les différences sont beaucoup plus importantes que ces apparentes similitudes.En premier lieu, il s'agissait en 1954 de l’ensemble Indochinois : Cambodge et Laos aussi bien que Vietnam, alors que cette fois ce dernier seul est en cause, du moins directement: en second lieu, le Vietnam de 54 était encore for- mellement un seul Etat où s affrontaient le gouvernement pro-occidental de Saigon et le Vietminh.alors qu’aujourd'hui il faut compter avec deux Etats vietnamiens et.dans le second, avec le gouvernement officiel de Saigon et le Front national de libération, dont chacun prétend parler exclusivement au nom du sud : enfin à Genève en 54 le problème de l’Indochine avait été abordé comme un élément de l’équilibre dans le sud-est asiatique et de la lutte des 'blocs ', avec le résultat que neuf gouvernements y participaient: France.Etats-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, Chine populaire -donc, les "Cinq Grands” - plus le Cambodge, le Laos et deux interlocuteurs vietnamiens, savoir le régime officiel de Saigon et le Vietminh (République démocratique du Vietnam).Le problème de fond C’est dire que la situation est cette fois plus simple et en même temps plus compliquée.Plus simple, parce que.d’une part, seuls les combattants y participent (et on ne voit pas que les U S A.puissent désirer l'entrée des autres "Grands" dans les négociations.ni que ceux-ci le désirent ^ particulièrement! et que le Cambodge et le Laos ne sont pas mêlés aux pourparlers.Plus compliquée parce qu’il y a deux problèmes en un les relations entre les deux Vietnam et l’avenir politique du Vietnam du sud La conférence qui s’ouvrira demain à Paris est dès lors différente de celle qui s’y déroulait depuis le 13 mai.même si celle-ci contenait en germe celle-là Dans le premier temps, il s'agissait pour Hanoi à la fois d’obtenir la cessation de tous actes de guerre contre lui par les Etats-Unis et d’amener ceux-ci à reconnaître officiellement l’intérêt direct de la R D V.N.dans l'avenir du Vietnam du sud Ces deux résultats ont été atteints: certes.Washington prétend n’avoir pas mis fin aux bombardements inconditionnellement mais il est évident qu'Handi n’a pas eu à prendre d’engagement formel et officiel.Désormais, il va s’agir de la question de fond, c’est-à-dire du problème même du Vietnam du sud: conférence nouvelle donc, élargie à la fois quant à son objet (infiniment plus vaste et plus complexe que la simple question des bombardements sur la RDVN) et quant au nombre des participants qui.du coup passe de deux à quatre.Saigon devra ¦vaciinsr.Ou peut-être simplement à trois.ou à deux et demi dans le premier temps.Comme il était à prévoir, le gouvernement de Saigon a refusé d’être partie aux négociations.Washington l'avait prévu d’où la formule (assez cavalière pour un allié) du président Johnson, jeudi dernier, selon laquelle le gouvernement sud-vietnamien était libre de se faire représenter.Cette situation ne peut évidemment durer sans condamner la conférence de Paris à piétiner: on voit mal en effet qu’à moins de badrer le Vietnam du sud ou de se comporter vis-à-vis de celui-ci comme la puissance coloniale, les Etats-Unis estimeraient pouvoir prendre des engagements au nom et à la place de Saigon.On compte visiblement, à Washington, que sous la pression de l’opinion mondiale et de sa propre opinion publique - sans compter les moyens de chantage dont disposent les U.S.A.le gouvernement de Saigon finira par se rendre à Paris, le présent gouvernement ou un autre.Mais il y a aussi le statut du F.N.L : après avoir longtemps exigé que celui-ci ne puisse participer aux débats, s’il y venait, que comme élément d’une délégation du Vietnam du nord.Washington a finalement admis que le F.N L.puisse être représenté distinctement mais en ajoutant que cela ne comportait nullement reconnaissance officielle du Front.C'est la formule classique de l’abdication par étapes en pratique, la délégation du Front participera aux négociations à part entière et on peut dès maintenant parier qu elle sera parmi les signataires officiels de l’éventuel document de paix Et Saigon devra aussi en pas ser par là.lorsque Washington aura décidé qu’il doit en aller ainsi.Certes, cela ne se fera pas du jour au lendemain: ce sera une question au moins de semaines, plus probablement de mois.Au reste, la conférence ne prendra sans doute son véritable départ qu'à compter du moment où le gouvernement de Saigon y sera of-ficieiiement représenlé.L’objectif du F.N.L.L’objet de la conférence qui s’ouvre demain à Paris est l’arrêt des hostilités et le rétablissement de la paix au Vietnam du sud essentiellement On sait que.d’accord sur cet objectif, les interlocuteurs sont très éloignés sinon opposés quant aux moyens d'y parvenir.Pratiquement, les Amé- Washington avait cru à tort vaincre le Vietcong au Sud en portant la guerre au Nord par Jean-Claude Pomonti ricains exigent le retour au statu quo ante, tout en souhaitant que des élections réellement libres permettent de dégager au Vietnam du sud.la paix revenue, un Parlement et un gouvernement représentatifs de toutes les tendances, ce nouveau gouvernement engageant, le moment venu, des pourparlers avec le Vietnam du nord sur les conditions et les étapes de la réunification du pays.C'est une formule que ne sauraient évidemment accepter en aucun cas le FNL ni Hanoi sous peine d’annuler sept ans de luttes, d’efforts et de souffrance Pour ceux-ci, le retour de la paix passe par le strict respect des Accords de Genève de 54 qui ont été constamment violés par Saigon, avec l’appui sinon à l'incitation de Washington.Cela veut donc dire l’évacuation de toutes les troupes étrangères: s’il y a au Vietnam du sud de 60 à 80.000 soldats nord-vietnamiens (d’après Washington), il y a 550,-000 militaires américains dont le retrait total sera exigé.Cela veut dire ensuite la formation d’un gouvernement provisoire représentatif, et.à cet egard, on peut prévoir que faute d'être reconnu comme le seul interlocuteur du peuple sud-vietnamien (ce sur quoi il n entretient pas cïTi'iusions), le Front exigera - et obtiendra probablement de participer à un gouvernement provisoire chargé de préparer les élections.Une fois entré dans le gouvernement, le Front, qui a déjà le contrôle effectif de la moitié environ du pays, engagera le processus qui lui permettra par étapes de devenir maître de la situation.Seul un gouvernement FNL ou dominé par le FNL sera en mesure de préparer avec Hanoi la réunification du Vietnam On peut être assuré en tout cas que ni le Front, ni Hanoi n’accepteront le retour à la situation d’antan dussent-ils consentir des délais considérables et Trois millions de tonnes de bombes sont tombées sur les deux moitiés du pays WASHINGTON (AFP) Sur les 28,285 hommes des forces américaines tués au Vietnam, environ 1.500 Font été au cours d’opérations aériennes contre les deux Vietnams Le nombre des blessés ayant dû être hospitalisés s’est élevé à 94 -981, dont environ 2,600 à la suite d’opérations aériennes.Trois cent vingt-cinq hommes sont officiellement considérés comme "prisonniers”, une cinquantaine d’entre eux.appartenant à l’armée de terre ou au corps des "marines ”, pourraient se trouver entre les mains du F.N.L.ou des forces nord-vietnamiennes au Vietnam du Sud.Les autres, appartenant à l’aviation ou à la marine, sont probablement des membres d’équipages d'avions abattus au-dessus du Nord.De même, sur les 880 hommes portés "disparus ”, 633 appartiennent à l’aviation ou à la marine, et certains d’entre eux peuvent avoir été faits prisonniers au Nord, après que leurs appareils eurent été abattus.Officiellement, a la fin septembre, le nombre des appareils abattus au-dessus du Nord s’élevait à 915 avions et 10 hélicoptères, contre 312 avions et 894 hélicoptères abattus au-dessus du Vietnam du Sud.Durant la même période, 1.184 avions et 1.201 héücoptères ont été perdus au Vietnam pour des raisons diverses non imputables aux tirs de la D.C.A.adverse.Seuls quatre gros bombardiers B-52 ont été perdus.mais pour des raisons mécaniques.La plupart des appareils abattus décollant à partir d’aérodromes situés au Vietnam du Sud et en Thaïlande, ou de porte-avions, sont des chasseurs-bombardiers du type F-4 Phantom.F-105 Thunder-chief, ou Skyraider Le nombre des "sorties ’, c’est-à-dire des appareils qui se sont trouvés engagés en opérations au-dessus du Vietnam du Nord, depuis le 7 février 1965.est difficile à évaluer.En effet, le Pentagone a cessé, pour des raisons de sécurité, de publier des statistiques à ce propos depuis le début de 1966, ne donnant plus que le nombre des "missions ”, avaient été effectuées sur le Nord contre 72,690 sur le Sud.Depuis lors, les attaques aériennes contre le Nord se sont intensifiées d'une façon impressionnante.En 1966.on a compté 23,538 "missions”; en 1967.37.512, et du 1er janvier au 1er août 1968.22.081.Le poids total des bombes déversées depuis le début des opérations aériennes sur les deux Vietnams s’élevait, au 1er octobre 1968.à 2.825.824 tonnes.Le Pentagone ne précise pas quelle proportion a été déversée au nord du 17e parallèle.Le coût de la guerre aérienne au-dessus du Vietnam du Nord est également impossible à chiffrer, le département de la défense ne donnant que des totaux globaux pour l’ensemble des opérations militaires.Ceux-ci ont été en progression constante, passant, pour les années fiscales se termi nant fin juin, de 103 milüons de dollars en 1965 a 5,812 millions de dollars en 1966.20,133 millions de dollars en 1967 et à 24,531 millions ¦ - .'-rV'-'er-de pouvant corityTêffiffrsn’KOTr"^ bre non précisé d'appareils.1969.les prévisions sont En 1965 , 24,750 "sorties” 28,300 millions de dollars prodiguer force assurances aux Américains, lesquels devront surtout désormais sauver la face, "vendre” à Saigon le futur et laborieux compromis et empêcher une levée de boucliers dans leur opinion de droite.Une fois partis, les Etats-Unis ne reviendront plus au Vietnam quoi qu’il arrive: les hommes en poste à Saigon le savent bien qui eussent préféré négocier avec Hanoi; pour eux.la reconnaissance du FNL marque le commencement de la fin.Et de même que Diem jadis dénonçait Paris pour les accords de Genève, demain les Thieu et autres Ky condamneront sans doute Washington pour le règlement de la deuxième guerre du Vietnam.C’est la vieille histoire de l’évolution des relations entre la métropole et ses auxi- liaires autochtones dans une guerre coloniale, catégorie dont a relevé, au moins pour une part, l'aventure américaine au Vietnam.Le prix du réalisme Ce qui va sortir de la conférence de Paris, fût-ce dans un an ou deux, était inscrit depuis longtemps déjà dans l’évolution du problème vietnamien Il est navrant que, pour l’admettre, les Etats-Unis aient attendu jusqu’à maintenant.au prix de centaines de milliers de vies humaines, sinon de millions (30,000 morts dans leurs propres rangs, 150 à 200.000 chez leurs alliés.350 à 400.000 parmi les adversaires, sans compter la masse des victimes civiles du Nord et du Sud.qui excède sans doute le million), au prix de ravages effroyables dans tout le Vietnam, ravages psychologiques et moraux autant que matériels, au prix même du prestige américain dans le monde Demain, sans doute, Washington offrira d’assumer une large part du prix de la reconstruction du Vietnam après avoir englouti quelque $60 milliards (près de 80 avec l'aide militaire fournie au Sud) dans des oeuvres de destruction.Mais pour l’heure, ce qui importe, c’est la perspective enfin ouverte du rétablissement de la paix.Que des motifs de politique intérieure aient joué ou non dans la décision de M.Johnson, dans le moment de cette décision, cela compte assez peu à côté de ceci la fin entrevue du martyre du peuple vietnamien.$200 de moins que les autres machines à dicter, parce que (1) notre nouvelle ’'84'?enregistre sur cassette Philips brevetée et que (2) nos ingénieurs ont éliminé toute complication.PARIS «Le Monde) - Le 7 février 1965.le F.N.L lance une attaque massive contre la base américaine de Pleiku, sur les Hauts-Plateaux du Sud Sept Américains sont tués et cent neuf blessés Quelques heures plus tard, la Maison-Blanche ordonne les premiers raids sur le Nord Il ne s’agit pas seulement de réagir à l’incident de Pleiku.Les Etats-Unis envisagent depuis plusieurs mois œs bombardements Le 28 février, le président Johnson annonce qu’ils vont se pour-suivre jusqu’à ce que le Nord accepte un règlement négocié La thèse de Washington est claire Le Vietnam du Nord, déclare en avril 1965 à Baltimore le président des Etats-Unis, a attaqué une nation indépendante", et "son objectif est de la conquéru- entièrement Telle est la raison officielle des raids sur le Nord Elle paraît d’autant plus valable, aux yeux des dirigeants américains, qu il faut également protéger leurs troupes envoyées dans le Sud pour l’aider à préserver son indépendance En avançant ces arguments, la Maison-Blanche est-elle sincère’’ Des responsables américains ont eux-mêmes mis en cause à plusieurs reprises la thèse de l'agression Les bombardements du Nord ont précédé et non suivi l’envoi du gros du corps expéditionnaire américain au Sud En effet lorsque les premiers raids ont lieu, en février 1965, les Américains ont moins de trente mille hommes au Vietnam II y en avait exactement vingt-trois mille trois cents à la fin de 1964 Le premier débarquement important a eu lieu le 6 mars, soit un mois après le début des bombardements Les Américains seront 184.300 fin 1965 385.300 fin 1966 496.000 fin 1967, et 540.000 aujourd’hui En fait, la décision d’expédier un corps de bataille sur place a été prise pendant l’été 1965 En juillet, les effectifs américains sont portés d’un seul coup à 75.-000 hommes A la fin du mois, le président Johnson annonce l'envoi, “presque immédiat" d’un nouveau contingent de 50.000 soldats Il y a pourtant déjà cinq mois que les raids sur le Nord ont commencé La guerre, portée au Nord, n’en a pas pour autant quitté le Sud.Trois mois après les premiers bombardements, le F N L est aux portes de Saigon, le nombre des déserteurs dans l’armée gouvernementale sud-vietnamienne atteint le chiffre record de six mille (pour le seul mois de mai), et les dirigeants saigonnais.pourtant débarrassés du régime Diem, s’entre-déchirent Constatant non sans amertume que les bombardements ri i m Jllt HANOI : IfeS y tNORD IMAM Pong Hoi- VinKlinH IOUNH ZONE DfNV U TARIS ON TM1 CAP KHE SAN.THAILAIM DE =?/ —v ^^DÔNë HÀ l SUD ?> J ^ONTUM- ^ AMKUft- mpyî ducciHl- PLEIKU*- * «Tv= QWNHON \ 4 TUYHO/f* y \ !M y'"**' PH AN RANG # basa américaine (J)grande base américaine o x tookn, IWPIP._ ___________^Jl •' „ -.*jV .^.y.TVSAIGÔN-T J HH LONG W™\ :VUhq TAÏÏP=A BACH OlA * TBANG VIETNAM du Nord n’avaient pas eu l’effet escompté Hanoi n’a pas demandé grâce et la guerre prend une vilaine tournure dans le Sud, les Etats-Unis sont donc condamnés, s ils tiennent encore à une victoire sur le terrain, à pallier l’échec, au moins partiel, des raids sur le Nord, et celui, beaucoup plus patent, des gouvernementaux dans le Sud C’est à ce moment qu’est prise la décision d’envoyer un corps expen-tionnaire dont l’arrivée consacre la faillite d’une stratégie Au lieu d’engager le conflit sur la voie de la négociation, comme l’espérait la Maison Blanche les premiers raids sur le Nord n’ont constitué u’une nouvelle étape de l’escala-e et, surtout, le début de l’américanisation quasi totale du conflit Ce qui est surprenant, c’est que Washington se lance, à l’époque, dans une telle entreprise alors que de nombreux responsables américains hésitent encore à avaliser la thèse de l’agression Certes, le Livre blanc publié en 1965 par la Maison Blanche pour justifier les bombardements du Nord est catégorique Comme le dira quelques mois plus tard le général Taylor, le Vietnam du Nord est "la source de tous les maux des Sud-Vietnamiens M George Bail, alors sous-secrétaire d’Etat, n’est pas plus nuancé seuls "quelques indigènes du Sud", déclare-t-il en janvier 1966.font partie des Vietcongs, "et si la guerre était seulement ce que les communistes prétendent, une révolte indigène.ce ne serait pas l’affaire des Etats-Unis de prendre partie dans ce conflit et d’aider les uns à défaire les autres par la force des armes" Mais à côté de ces jugements péremptoires, combien de propos qui laissent une large place a l’éventualité d’une insurrection1 Agreulon ou Insurrection?Le 28 janvier 1966.soit près d’un an après le début des raids sur le Nord.M Dean Rusk estime que 80T de ceux que nous appelons des Vietcongs sont ou ont été des gens du Sud ” Autrement dit.le secrétaire d’Etat admet que la plupart des Vietnamiens descendus du Nord sont, un an après le début des raids sur le Nord, originaires du Sud anciens cadres vietminh venus renforcer les rangs du F N L Un an plus tôt, M.Cabot Lodge, l’ancien ambassadeur américain à Saigon, avait été encore plus net en déclarant à des journalistes: "Je ne pense pas que vous pourriez verrouiller les frontières «du Sud) et.si vous le pouviez, je pense que le Vietcong - celui au sud de Saigon certainement est à même de poursuivre son activité pendant un temps très, très long, sans aucun approvisionnement exténeur En novembre 1966, M Lodge estime que sur les 250,000 à 275,000 Vietcongs qui se battent dans le Sud les Nord-Vietnamiens des troupes régulières ne se comptent que 50.000.les unités "sudistes" ide 50,000 à 75.000 hommes) et les "groupes terroristes" (150.000) formant le reste Les terroristes" sont le “véritable cancer", ajoute-il.En trois ans, le F.N.L.s’est emparé de 27.400 armes Les Américains auraient pu décider les bombardements du Nord pour ralentir et peut-être même arrêter les infiltrations de matériel, à défaut d’un flot humain dont Us jugent l’importance secondaire Il ne semble pas que tel fut le cas En juin 1964, M Thomas Hughes, directeur des services de renseignements du département d’Etat admet que "la plus grande partie des forces vietcong sont dans le Vietnam du Sud, et que la plupart de leurs armes ne proviennent pas des pays communistes, mais de prises de guerre, des achats (sur place) et de la fabrication locale”.Les statistiques américaines indiquent qu en trois ans, de 1962 à 1964, les troupes du F.N.L.ont capturé vingt sept mille quatre cents armes et n’en ont perdu que quinze mille cent.Ces quelques exemples montrent que les dirigeants américains ont admis que l’aide fournie par Hanoi au F N L.n’est devenue très substantielle qu’après le début des raids sur le Nord On peut alors se demander si les Etats-Unis, consta- I tant fin 1964.que Saigon, même avec leur aide matérielle imposante et les conseils de leurs spécia- | listes, n’était pas capabl de tenir ! tête au F.N.# n’ont pas cherché à j éluder le problème en portant la ; guerre au Nord - dans des limites compatibles avec leur appréhen- j sion des réactions internationales 1 Ceci, c'est le micro.Pas le haut-parleur.Tous les boutons de réglage de l'appareil ont été placés sur le micro, afin de vous laisser plus de liberté de mouvement.Grâce à ce déclencheur de rebobinage, il vous est impossible d'eff acer par mégarde ce que vous venez d'enregistrer, car la machine le reproduit automatiquement.Déclencheur d'enregistrement et lampe-témoin.(L'appareil enregistre dès que vous levez le micro.) Au fur et à mesure que vous enregistrez, la dictée précédente s'efface.Intérrupteur marche/arrêt.Boutons de réglage de l'indicateur.Un tableau indicateur gradué vous permet de savoir à quel endroit précis commence un enregistrement.Ceci, c'est le haut-parleur.Pas le micro.Pas la peine de vous occuper du volume de l'enregistrement.Il se règle automatiquement.La cassette Philips se met en place automatiquement.COMMUNICATION FONCTIONNELLE 4 1 Le Devoir, mardi, 5 novembre 1 968 • 7 suites de la première page FRONT COMMUN qui rappellent que l'assurance-maladie relève de leur compétence.M Benson a déjà indiqué que l impôt de "progrès social” n’est pas négociable.De son côté, le premier ministre, M.Trudeau, a déclaré aux Communes hier après-midi que l'argument invoqué par les provinces, en particulier le Québec, est irrecevable En effet, a dit le chef du gouvernement, le produit de cet impôt nouveau ne vise pas seulement à payer l assuran-ce-maladie.mais l’ensemble des charges sociales de l’Etat central Ce matin, le ministre des finances répondra quand même aux demandes des provinces au sujet de cet impôt de deux pour cent.Il n'est pas impossible qu i! propose une formule spéciale dont il n'a cependant rien voulu dire hier soir devant les journalistes.Certaines provinces, en particulier la Nouvelle-Ecosse, ayant réclamé des paiements de péréquation plus généreux.M Benson donnera aujourd’hui une réponse aux intéressés A noter sur ce point que le Québec se déclare Satisfait de la formule actuelle de péréquation.M Benson a de plus annoncé hier que les accords de perception - qui intéressent toutes les provinces sauf le Québec - seront renouvelés.Le gouvernement central n’aurait pas encore reçu d’avis des provinces relativement à des changements de taux qu elles compteraient apporter à leurs impôts.Aujourd’hui, la conférence fédérale-provinciale des ministres des finances s’élargira pour faire place aux ministres de la santé des provinces et du gouvernement fédéral, réunis séparément hier Qn examinera en particulier les moyens les plus appropriés pour freiner la hausse des coûts des programmes sociaux, en particulier ceux de l'assu-rance-hospitalisation Quelques provinces, dont le Québec, ont proposé que la prochaine conférence des ministres des finances se réunisse en janvier afin d'examiner les arrangements fiscaux qui, entre-temps, feront l'objet d'une étude attentive au Comité permanent des questions fiscales et économiques.Normalement.cette conférence, prévue pour la fin de décembre.devait porter sur la situation économique et les politiques budgétaires des provinces et du gouvernement central Au cours de la présente conférence, M.Bertrand n’attend ¦ aujourd'hui La conférence annuelle de l’Association des consommateurs du Canada (section Québec) aura lieu aujourd’hui au Club Thémis.910 ouest, rue Sherbrooke, à Montréal.On y discutera du "consommateur au sein d’une société juste ".La séance de la matinée débutera à lOh et celle^ de l apres-midi à 13h30.Le public est invité à venir rencontrer M Max Saltsman.députe membre du comité conjoint du Sénat et des communes sur les prix; M James Grandy.sous-rmnistre au ministère des affaires des consommateurs, le Dr Ross Chapman, directeur du département des aliments et drogues et M Emile Ducharme, directeur adjoint au ministère de l’agriculture du Québec • Aujourd'hui à midi trente, la Chambre de commerce du district de Montréal recevra à sa tribune hebdomadaire le président du conseil du Club de baseball de Mont- PLACE VILLE-MARIE réal, M Charles-R Bronfman.La rencontre aura lieu à la salle Dorée, à l'hôtel Mont-Royal • M.L.Chevrette, de la Bourse de Montréal, sera le conférencier ce soir, à 18h45, au club Richelieu St-I^urent II a intitulé son entretien "Education financière au Québec" La réunion aura lieu comme d’habitude au restaurant Dagwood's.• A l'intérieur de sa série annuelle de conférences.l'Institut supérieur de sciences religieuses de l'université de Montréal présentera en novembre un spécialiste des relations entre la psychanalyse et la foi, le Père Jacques Pohier, o.p.la première d une série de quatre conférences aura lieu ce soir, à 20hl5, dans l’amphithéâtre P-310 de l’université de Montréal II a intitulé sa causerie; “Le croyant en face du psychanalyste".• A 20h30.à l’auditorium de la maison St-Albert-le-Grand.2715 Chemin de la Côte Ste-Catherine, M.Michel Meslin donnera une conférence qui a pour titre “Les sciences de la religion ont-elles encore de l’avenir?”.Renseigne ments: 739-3223 • A 15h00.dans le salon Viger du Château Champlain, conférence de presse des spécialistes qui dirigent les sessions d’étude au congrès conjoint des industriels laitiers et des fabricants de crème glacée du Québec BEGUES Voici un cours conçu spécialement pour vous ! Exprimez-vous! Affirmez-vous! Détendez-vous'.C'est possible ! Participez a un cours dirige par un ancien begue, Monsieur Gerard Lajoie.Rendez-vous à une DEMONSTRATION GRATUITE au Palais du Commerce (coin Berri-Demontigny) suite 219 (par l'ascenseur) mercredi le 6 novembre o 8h.p.m.Demandez le nouveau dépliant gratuit en composant immédiatement: 842-8 186 4) Pour devenir plu* dynamique «n pensées en paroles et en action» l’INSTITUT Di PtRSONNAlirt pas.quant a lui, de "réponses précises’’ d’Ottawa aux questions et aux demandes des provinces Mais il ne serait pas mécontent si la conférence aboutissait seulement à la mise en place de mécanismes de coordination plus efficaces, si les travaux commencés se poursuivaient au sein du comité permanent, si des priorités étaient rationnellement établies, de telle sorte, a-t-il dit.que les rencontres entre gouvernements “ne soient plus seulement des échanges de mémoires".Aujourd’hui, a-t-il poursuivi.j’ai senti que les provinces veulent davantage exercer leurs droits et remplir leurs obligations.Lorsqu’il est question d’établir des standards nationaux, on se rend compte que ces standards peuvent être établis par les provinces dans leurs juridictions respectives, et non pas par le seul gouvernement central ".Comme on lui demandait pourquoi il n’est plus question dans son mémoire de réclamer pour le Québec la totalité des impôts directs (la formule 100-100 lancée par M.Johnson).M.Bertrand a répondu que son mémoire fait plutôt état de “transfert net des ressources ”, “Nous parlons aussi, a-t-il dit.d’un partage nouveau.Or.aux responsabilités découlant d’un partage nouveau doivent correspondre les revenus nécessaires.Il se pourrait bien que.dans la pratique, (è partage soit égal à 100 pour cent d'un impôt et à 60 pour cent d'un autre.Comme nous sommes engagés dans le processus d'une révision constitutionnelle.c’est d’abord le transfert net des ressources fiscales qu’il faut considérer." SAIGON de manifestations "pacifiques” favorables au gouvernement.Joute autre manifestation a été interdite.Par ailleurs, des sources américaines bien informées ont confirmé, hier, qu’à deux reprises au cours des deux semaines de négociations entre Washington et Saigon qui ont précédé l’annonce par le président Johnson de la cessation des bombardements au Nord-Vietnam, le texte d’un communiqué conjoint avait été accepté par le président Thieu et M.Ellsworth Bunker.ambassadeur des Etats-Unis à Saigon.C'est pour des raisons de procédure et parce que Hanoi a refusé de donner aux Américains les garanties qu'exigeait le Sud-Vietnam sur la représentation anonyme du "Front national de libération” que le président Thieu refusa par deux fois de signer le communiqué conjoint que sollicitait Washington.Ces mêmes sources affirment qu’il n'y a jamais eu de désaccord entre Saigon et Washington sur deux points essentiels de la position vietnamienne.à savoir: son opposition à tout gouvernement de coalition avec les “communistes” et à une reconnaissance du “Front national de libération”.Le fait que les Etats-Unis aient accepté que le “FNL” prenne place à la table des négociations ajoutent ces sources, n'implique absolument pas une reconnaissance du "FNL”.Le différend qui existe actuellement entre le Sud-Vietnam et les Etats-Unis, souli-gne-t-on à Saigon, résiderait dans le fait que les Etats-Unis ont accepté la négociation avec Hanoi après avoir reçu seulement des "assurances" d’Hanoi alors que le Sud-Vietnam exige des "garanties" formelles qui, sem ble-t-il.n’ont pas été obtenues.A Paris, trois inconnues subsistent au sujet de l'ouverture de la nouvelle phase de la conférence de Paris sur le Vietnam au moment où arrive dans la capitale française la délégation du Front national de libération conduite par Mme Nguyen Thi Binh.Ces causes d’incertitude sont: 1- le statut du FNL à la conférence de Paris; 2- la participation de Saigon aux pourparlers; 3- la date d’ouverture des négociations “à quatre”.Le statut de la délégation du FNL demeure en effet impré- JEUNES FUIES! 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DE MONTRÉAL ET LA REGION qui désirez vous foire de l'argent de poche LE DEVOIR a besoin de vous Si vous avez de 10 à 16 ans et si vous résidez dans les secteurs suivants: ILE DE MONTRÉAL - RIVE SUD - VILLE DE LAVAL Communiquez sans tarder avec le: Service du tirage à 844-3361 ’ - .! ., wbaHSw -am- J A Boivin Aimé Laplante Cléophas L éclair Lucien Perron P F Raymond Léon Simard Marcal Vincent Par décrets venant de Rome et portant le sceau officiel de la secrétairerie d'Etat du Vatican, S E le cardinal Eugène Tisserant.doyen du Sacré Collège et grand maître de l'Ordre équestre du saint sépulcre de Jérusalem, dont Sa Sainteté le pape Paul VI est le protecteur, annonce que sont faits chevaliers de cet ordre les dignitaires suivants : J.-Avila Boivin.notaire à Berthierville; Aimé Laplante.maître-imprimeur de Montreal; Cléophas Leclair, mar- chand de fourrures de Saint-Eustache; Lucien Perron.MD.oculiste de Westmount; Paul-F Raymond, marchand de Hull; Léon Simard, industriel de Westmount; Marcel Vincent, président de Bell Canada.Westmount L'investiture présidée par l'archevêque de Montréal.S Exc.Mgr Paul Grégoire, aura lieu le dimanche 8 décembre, é 14h30.en l'église Notre-Dame de Montréal.cis.D’une part, selon Hanoi et le comité central du Front.Mme Nguyen Thi Binh siégera au Centre parisien des conférences internationales au même titre que M.Averell Har-riman.chef de la délégation américaine, ou que le ministre nord-vietnamien Xuan Thuy, donc comme chef d une mission officielle parlant en son nom et “au nom du peuple sud-vietnamien".UNE SOLUTION Suite ds le pege 4 font que les jeunes ne croient plus beaucoup au mariage et se méfient tellement du paternalisme.Le pa temalisme est précisément l'envers de la fierté de soi Est paternaliste celui qui ne croit pas assez en lui même pour se donner une paternité réelle sur les autres et sur lui même; il se sert donc des autres qui peuvent être ses enfants, ses étudiants, ses employés ou ses électeurs, pour exister un peu â ses propres yeux Celui qui au contraire éprouve une patenuté réelle, il se sent assez créateur, assez père de lui-même d’abord et de ses actes, pour considérer les au très à distance et les laisser dans l'autonomie qui libère Ch il me semble que le complexe du social, tel qu'il se répand dans notre société actuellement, va maigre lui dans le sens du paternalisme Par purisme, jiar demission, par réaction à des siècles d’individuaUsme et de rationalisme, dans trois groupes sociaux très typiques par exemple.on voudrait subitement être chacun à tous les étudiants aux ouvriers.les professeurs aux étu diants, les clercs aux laies, et il s'agit précisément de trois groupes sociaux qui ne s’appartiennent a peu prés pas, qui n'ont que très peu de fierté d'être ce qu’ils sont Adhérer à l’intelligence créatrice La meilleure manière de contrôler notre sens critique, d’acquérir la fierté de nous-mêmes, individuelle et nationale, c'est d'amener notre intelligence à exercer sa plus haute fonction qui est de créer Tâche urgente et impérieuse pour les intellectuels et les professeurs d'a bord II y a en effet l’intelligence qui partage, qui catégorise, qui dissocie le réel pour l'analyser, qui dit non à La vie pour l'objectiver à distance Elle fartage le monde en deux camps, elle oppose les stoi ciens aux épicuriens, les classiques aux modernes, les mathématiciens aux poètes, les fédéralistes aux na tionalistes.la droite à la gauche, le masculin au féminin, etc Mais il y en a une autre, plus simple, plus d une pièce, plus paysanne, plus artiste c'est l'intelligence créatrice.Elle vient après l'autre Elle ne dissocie pas.elle rassemble; elle dit oui à la vie pour la transformer Elle ne se demande jjas si la gauche va plus vite que la droite, elle sait que l'homme normal marche des deux jambes Dans les circonstances actuelles, dans notre milieu, au niveau du Ministère de l'Education et plus précisé ment dans les c e g e.p , adherer à l'intelligence créatrice signifie utiliser ce qui est jxmr le transformer Faire des c.e.g.e.p.des collèges laboratoires, des collèges ateliers Ils ont d’ailleurs été conçus comme tels laboratoires pour renouveler les méthodes traditionnelles d'enseignement et de culture et en inventer de nouvelles, qui jvermeUent aux professeurs et aux étudiants de produire en équipes enseignement télévisé, séminaires, etc C'est au sein de ces équipés que nous trouverons les vraies solutions aux problèmes de la forma-tion des maîtres et de la participa turn des étudiants, que nous ferons enfin i'expenence d'un enseignement centré sur l'étudiant et enra ciné dans la vie Les programmes et les structures des c e.g e p laissent aux professeurs et aux étudiants la chance de créer leur culture Pourquoi ne pas en profiter?Et il y a plus, animer des structu res et des programmes ne suffit pas II faut créer un esprit, sans quoi le milieu n existerait jamais Esprit de recherche, d'animation intellectuelle, d'animation sociale, de sensibilisation à une culture renouvelée qui soit aussi profonde que massive, aussi intérieure que spectaculaire Le C E.G.E.P c'est avant tout un défi à notre pouvoir créateur et à notre capacité à bâtir en équipes sur le plan de l’esprit Je me demande si une fois de plus nous n'avons pas peur de ne pas être à la hauteur Avoir le courage de BATIR Ce défi est à limage du défi que nous pose le Québec dans son en semble II nous demande une fois d< plus d'avoir le courage de BATIR Bâtir en esprit cette fois.Et pour bâtir, ce qu'il nous faut, ce ne sont pas des démolisseurs qui contestent pour contester, ni des dissocia-teurs a i intelligence facile.Ce qu'il nous faut, ce sont des Horn mes, qui dépassent les faits et l'analyse.les ruines et Ira idoles Des hommes qui savent que l'histoire n'apjiariieiit finalement qu au) créateurs Pourquoi les ObÜydtionS (l'Épargne du Canada sont une bonne affaire pour tout le monde C3 I .ycompris vous! Ces obligations vous aident à réaliser vos ambitions, vos projets, quand vous le désirez.De plus, elles vous permettent de participer activement et d'une façon personnelle au développement de votre pays.Il n'y a pas de moyen plus simple, plus sûr, plus rentable de faire fructifier vos économies que d'acheter des Obligations d'Épargne du Canada.• À votre portée ! Toute personne (adulte ou enfant), toute compagnie ou association peut en acheter de $50 à $50,000, au comptant ou par versements, au travail, de toute banque, caisse populaire, société de fiducie, ou de tout courtier agréé.Argent instantané ! Vous pouvez les encaisser en tout temps, à toute banque au Canada, à leur pleine valeur nominale plus l'intérêt.• Croissance formidable ! Le rendement moyen à l'échéance est de 6.75% l'an! 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Achetez les vôtres dès maintenant! é 8 • Le Devoir, mardi.5 novembre 1968 Hussein de Jordanie ordonne de mater les commandos palestiniens Nouvel avertissement du Kremlin à Prague AMMAN (PA-AFP) Le gouvernement de la Jordanie a annoncé qu'il avait déjoué hier une tentative d'un groupe de commandos palestiniens de déclencher une guerre civile dans le royaume Au cours d'une émission radiophonique, le roi Hussein a déclaré à son peuple que la guérilla contre Israël se poursuivrait "purifiée de ces éléments perfides de elandestini-té".Violentes échauffourées à Berlin-Ouest BERLIN tAFP) Au cours des bagarres entre étudiants de gauche et environ 400 agents de police qui ont eu lieu hier à Berlin-Ouest, 120 agents ont été blessés dont six ont dû être hospitalisés En outre.46 manifestants ont ete arrêtés.Quant aux manifestants blessés, on n'en connaît pas encore le nombre global.Une doctoresse de premier secours a déclaré qu'elle a soigné 21 jeunes gens dont sept ont été transportés à l'hopita! -.Au cours de ces heurts d u-ne violence inhabituelle, la police berlinoise a utilisé pour la première fois des gaz lacrymogènes et les manifestants ont tenté d'ériger des barricades à l aide de voitures et de pavés arrachés à la chaussée Après plus de deux heures et demie de combat à coups de pavés, bouteilles et pétards d une part, de gaz lacrymogènes, lances à eau et matraques d'autre part, le calme est revenu devant le tribunal de première instance, théâtre des incidents La manifestation était organisée pour protester contre l'intention prêtée à la commission de l'ordre des avocats, réunie au tribunal, de frapper d'interdiction l'avocat Horst Malher, défenseur et vedette des récents procès intentés contre de nombreux étudiants de gauche "Un groupe de traîtres s'est infiltré dans le pays", a déclaré le roi Hussein d'une voix grave et ferme ‘‘Ces hommes cherchent à diviser le pays et à préparer la possibilité pour nos ennemis de noas conquérir" (ce groupe exerce ses activités sur la rive est du Jourdain (Jordanie non occupée) )."Les patriotes à Amman et ailleurs dans le pays ont démasqué leurs agissements a poursuivi le roi Hussein Le gouvernement a été patient Les traîtres ont cru que cette patience était de la faiblesse et de l'impuissance.L'Etat a décidé de mettre un terme à leurs activités.Sans ordre, il n'y a pas d'Etat possible, il n'y a pas de victoire possible " Le roi Hussein a conclu son bref discours six minutes à la population en affirmant avec force: "L’Etat garantit aux citoyens que tout est fait pour sauvegarder l’indépendance du pays" Mais la lutte contre l'ennemi continuera à partir d'aujourd'hui libérée de toute activité traîtresse", a-t-il ajouté.Depuis hier matin donc, la iri>e est ouverte entre le gouvernement du roi Hussein de Jordanie et les mouvements de la résistance palestinienne Elle couvait depuis six mois Les incidents se multipliaient entre la population sédentaire et des feddayins qui exigeaient des secours en vivres, en armes et surtout en argent.Les autorités jordaniennes intervinrent avec vigueur, mais la multiplication des petits groupes armés paralysa le nettoyage de la capitale et de epe environs La pullulation de ces groupes isolés est due au fait qu a-près la guerre de juin Amman a vu sa population passer de 300.000 habitants à près d'un demi-million.L'exode des Arabes refoulés de la Cisjordanie par les Israéliens a gonflé de janvier à mars les camps situés dans le fond de la dépression du Jourdain Les batailles successives de cet été n'ont fait que rejeter de nouvelles vagues de réfugiés vers le haut plateau de Amman où il n’y avait rien pour les recevoir et encore moins pour les nourrir Maigre l’organisation des Nations unies pour les réfugiés et les missions de secours privées on ne put empêcher des constructions de fortune autour de la capitale.véritables cités de tentes et de cabanes qui s'étendaient petit à petit jusqu’aux quartiers résidentiels de Amman Dans ces villages improvisés, les passions politiques eurent beau jeu de se développer et l'on vit surgir un peu partout des hommes en kaki et armes qui se réclamaient de la résistance arabe Leur audace s'accrut de jour en jour on les vit installer des barrages sur les routes, vider des voitures, dépouiller leurs occupants.Parfois ils arrêtaient les véhicules de l'armée jordanienne Les efforts du gouvernement jordanien et des grands mouvements de résistance, comme "Al Fath", pour établir une répartition raisonnable de l’autorité, n'ont pas abouti, si les grands mouvements de résistance étaient disposés à en tendre cet appel à la raison.petits groupes isoles conti nuèrent à agir dans les camps et parmi la population.L'attaque contre l'ambassade américaine a Amman îe 2 novembre n'avait été ordonnée par aucun état-major de la résistance Elle acheva de convaincre le roi Hussein qu'il était temps de nettoyer sa capitale.C’est ce qu'il ordonna à l'aube hier matin à la suite d’un dernier incident: la saisie d'un véhicule et d'armes de l'armée jordanienne par un groupe se réclamant des “Phalanges de la victoire" Nouvelle baisse des réserves anglaises LONDRES lAFPi Le; réserves monétaires de la Grande-Bretagne - or et devises ont diminué de 4 millions de livres en octobre à la suite de remboursements de dettes totalisant 52 millions de livres, a annonce la trésorerie.A la fin du mois elles atteignaient ainsi 1128 millions de livres.Grèce : Panagoulis dénonce les méthodes policières du régime ATHENES (AFP) Le tribunal militaire d'Athènes avant même que le procès sur l'attentat contre le premier ministre ne se soit engagé sur le fond, a condamné le principal accusé, Alekos Panagoulis.a deux ans de prison pour "insultes au tribunal" Panagoulis, après lecture de l’acte d'accusation, avait en effet interpelé le procureur, lui disant "Vous mentez, l'a-te d’accusation est plein de mensonges, et je n'ai jamais signé la déposition que vous m’attribuez ", Panagoulis, se massant les poignets, enfin libérés de ses menottes "après quatre-vingt-deux jours ", a déclaré avoir été torturé II avait nommé ses bourreaux, selon lui deux policiers et un officier."Vous fabriquez non seulement des témoins à charge, mais aussi des accusés" avait-il affirmé Alekos Panagoulis, 30 ans, ancien étudiant de l'Ecole polytechnique et membre des "jeunesses du centre ", est accusé de tentative d'assassinat sur la personne du premier ministre.Arrêté sur les lieux mêmes de l'attentat, i! avait selon l'accusation place deux bombes sur la route de Soumon à Athènes où passait la voiture de M.Papadopoulos.Les principaux complices de Panagoulis sont accusés également avec lui.de menées subversives pour renverser le régime par la force en tant que membres du mouvement de résistance "Résistance grecque".Ce sont: Nicoiaos Leka-nidis, 29 ans, employé, loan-nis Klonizakis.28 ans.ingénieur.Nicoiaos Zambelis, 23 ans.chauffeur de taxi.Eleftherios Veryvakis.33 ans, avocat, et Georges Elef-theriadis, 34 ans.chauffeur de taxi Menottes aux mains.Alekos Panagoulis est arrivé au tribunal dans son uniforme de soldat entouré de quatre policiers Les quatorze autres accusés sont arrivés ensuite, attachés deux par deux par des menottes.MOSCOU (AFP) A quinze jours de la réunion du plénum du comité central du parti communiste tchécoslovaque la ‘ Pravda".dans une violente dénonciation "des organes d'information de masse .adresse une véritable mise en demeure aux dirigeants du parti tchécoslovaque Dans un article de près de trois mille mots, l organe du parti communiste de l’URSS dresse un bilan "négatif" des activités de la presse en Tchécoslovaquie, après la signature des accords de Moscou d’août 1968.et demande implicitement que des mesures concrètes soient prises par le comité central contre les responsables."Dans les conditions présentes.les forces de droite continuent de persécuter les communistes honnêtes.et cherchent à étouffer la saine critique de parti en lui substituant la critique et la diffamation.qui sont utilisées comme attaques contre le parti et comme terreur morale contre les cadres", écrit la "Pravda , Le journal accuse d'autre par! "certaines personnalités du parti communiste de taire preuve d'indulgence envers les forces qui avaient profité de la démocratie au sein du parti pour se livrer à des attaques effrénées contre les principes du parti, contre le centralisme démocratique, et qui avaient mis l’existence du parti en danger, en échafaudant de fait une fraction de droite, et qui cherchent maintenant à accuser de “fractionnisme " les personnes qui défendent vraiment les positions du parti ", Le journal cite des extraits de nombreuses résolutions prises au cours de récentes réunions de vétérans du parti, tenues dans diverses villes tchécoslovaques.Il publie notamment- de longs passages d’une résolution adoptée le 9 octobre dernier par des veterans du parti dans le quartier de Luben.à Prague.Dans le compte rendu de cette réunion, l'agence Tass citait notamment la déclaration d'Anton Kapek, ancien directeur de l'usine “CKD" à Prague et membre du comité central du parti, selon lequel "on avait assisté à un véritable anéantissement du parti au cours de la période qui suivit le plénum de janvier".L'agence Tass avait commencé à diffuser le compte rendu de la réunion le 11 octobre Deux heures après, elle avait demandé à ses abonnés d'annuler l'information, dont elle avait déjà donné une partie.Le soir même.M.Alexandre Dubeek prononçait un discours, le premier après son retour des conversations de Moscou des 3 et 4 octobre.Les observateurs avaient interprété l’annulation de l’information comme un geste de bonne volonté de la part de Moscou.Il semble aujourd’hui, à la lecture de l'article de la "Pravda" que.comme précédemment, les dirigeants soviétiques sont de nouveau résolus à faire preuve d'intransigeance à l'égard de la direc tion du parti tchécoslovaque, notamment contre l’équipe de M.Alexandre Dubeek Tass.dans la même information, révélait également qu'une lettre exigeant des sanctions et des poursuites judiciaires contre les responsables de la télévision, de la presse et de la radio, avait été adressée au procureur général de ïcheeosiovaTfthe.Hier, la "Pravda" semble avoir délibérément omis de citer les paroles de M.Kapek.ainsi que la lettre au procureur Bien que le ton de l’article soit sévère, les observateurs estiment que les Soviétiques auraient adopté une nouvelle tactique vis-à-vis des dirigeants tchécoslovaques, au cours du dernier plénum des 30 et 31 octobre à Moscou.Selon certaines sources.M.Vassili Kouznetsov aurait joué un rôle important dans la mise au point de cette tactique.En fait, estime-t-on a Moscou, l’article de la "Pravda’ permet de constater que pour les dirigeants du Kremlin la "normalisation" en Tchécos- LONDRES (AFP) Le statut constitutionnel futur de l’Irlande du Nord, le problème des droits civils" pour la minorité catholique de cette province et celui des relations entre Belfast et Dublin ont été évoqués hier, au cours d'un long entretien que le premier ministre britannique.M Harold Wilson, a eu avec le chef du gouvernement de 1'Ulster, le capitaine Terence O’Neill, indique-t-on de source informée.Ce dernier avait été convoqué à Londres par M Wilson à la suite des graves incidents de Londonderry qui ont révélé à l'opinion publique britannique l’acuité du conflit persistant a l'origine religieux mais qui se transpose aujourd'hui sur les plans électoral et social entre la majorité protestante favorable à long terme au maintien de l’union avec la Grande-Bretagne et la minorité catholique qui désire la réunification de ITr lande mais qui demande dans l’immédiat, l'abandon de la discrimination dont elle se plaint dans les domaines de l’administration locale, du logement et de remploi Devant le malaise créé au parlement de Westminster par la situation en Irlande du Nord.M.Wilson a indiqué que le statut de cette province, qui jouit d’une autonomie intérieure complète.pourrait être révisé dans le cadre de la commission constitutionnelle qui sera créée pour examiner les relations entre le pouvoir central et les “pays, nations et régions du Royaume-Uni ' lovaquie n est pas encore réalisée selon leurs critères, et qu ils sont décidés comme auparavant à poursuivre leurs pressions sur Prague.Entre-temps, le premier ministre de la République irlandaise.M.John Lynch, avait déclaré, à Tissue d'une entrevue avec M.Wilson, que la Grande-Bretagne ne s’opposerait pas à la réunification de Hie.si les deux parties étaient d'accord.Hier soir, le capitaine O'Neill a déclaré que l’Irlande du nord ne désirait pas une telle union et quelle s'opposerait à toute tentative pour la lui imposer.Autre affaire d'espionnage BRUXELLES (AFP) Un diplomate roumain, M.Marin Tincu, second secrétaire de l’ambassade de Roumanie à Bruxelles, pris en flagrant délit d'espionnage, a été prié de quitter mardi dernier le territoire belge, apprend-on de source sérieuse.Il semble que le diplomate roumain se soit intéressé d'un peu trop près aux activités des fonctionnaires de l’OTAN.Il aurait eu en outre une activité, tendant à favoriser l’implantation en Belgique d’un réseau d'espions.C’est le second cas d'espionnage découvert en Belgique en l’espace de six semaines Le premier cas concernait un fonctionnaire turc de l’OTAN, M Imre Nahit, qui avait été également pris en flagrant délit Celui-ci portait au moment de son arrestation un nombre impressionnant de photographies de documents de l'OTAN classés "top secret ", Le statut de l'Irlande du Nord est réexaminé Don Frasera grandi près de Sudbury.Le contrôle de la pollution était alors le dernier de ses soucis.Ce n’est plus le cas aujourd’hui ! Il a de bonnes raisons: Don Fraser, assistant du gérant général, dirige maintenant le service du contrôle de la pollution à nos chantiers de Copper Cliff dans la région de Sudbury Ce service riest pas nouveau.Nous combattons la pollution depuis à peu prés quarante ans A cette epoque.nous avons construit la première de nos trois cheminees géantes qui repoussent l’acide sulfureux haut dans Tatmosphère et loin des lieux habités avoisinants Avec le temps, nous avons amélioré notre contrôle de la pollution en utilisant de nouvelles méthodes plus efficaces Nous combattons non seulement la pollution de Tair, mais aussi celle de beau Nous luttons pour éviter que se répande la poussière provenant de nos mines Don et le comité du contrôle de la pollution se rencontrent régulièrement pour discuter de nouvelles solutions Ce comité, travaillant en étroite collaboration avec les groupes de recherches de Tlnco et de trois compagnies de produits chimiques, lutte sans relâche contre la pollution.Le problème n est pas encore réglé Un long chemin reste â parcourir Voilà pourquoi Don et son comité continuent a travailler d arrache-pied Us savent quôn compte sur eux.moicamr m L eau que nous utilisons dans nos opérations minières retourne après usage à la source Même si nous faisons tout notre possible pour éliminer toutes les particules de minerais de cette eau, nous analysons des échantillons plutôt que de saisir les thèmes qui font du cinéma québécois un cinéma particulier, reflet d’une culture elle aussi particulière.Si le cinéma québécois est un défi.parler de ce cinéma en est un autre.Ce défi consiste à demeurer objectif afin de ne pas tomber dans les excès nationalistes et partisants.C’est ainsi que "Le Cinéma québécois” tombe dans le piège.On y trouve un net recul devant l'œuvre des cinéastes au profit de leur personnalité propre.D’où nécessairement une très grande complaisance à l’endroit de leurs réalisations et une contradiction flagrante au niveau de Tappréciation globale faite à l’ensemble de ces réalisations.Cette tendance optimiste et souriante sans doute est-elle destinée à rehausser le prestige d'un cinéma qui ne bénéficie guère, il faut bien l’avouer, d’une grande popularité auprès du public?Nous le souhaitons.S'il découvre le cinéma québécois, le "Cahier” s'en tient néanmoins aux réalisations de ces six dernières années et la première moitié de ce “bilan est consacrée à ces trois cinéastes qui opérèrent chacun à leur façon le déblocage cinématographique dans notre province: Pierre Perrault, Jean-Pierre Lefebvre et Don Owen La deuxième partie."Répertoire des cinéastes", se consacre au dossier critique (si Ton peut dire) de 30 cinéastes allant de Denys Ar-cand à Clément Perron.Si.avec cette nomenclature on n'a qu un bref aperçu des "tendances" dont j’ai déjà parlé, on n'a cependant aucune idée de ce que pourraient être ces "prolongements" dont on ne automne vivait «m dernier 7 30 9.30 VÏNCÏÏ-ÆyÂfRÏ HEURES DU UVft mm TÏMME a .i-î ________________ _ ^ ^ c.,,.K.oa ___ m m SMI ^ HMIIM - uimu LC NOUVEAU FUJI OC CLAUDE LELOOCH ViVRMiVRE POUR TOUS "Eblouissant ! Une fois que vous I aurez vu, vous aurez une toute autre conception de Romeo & Juliette" - LIFE Franco Zeffirelli Prix spécial pour les enfants de l A Une histoire d amour ans et moins pas comme les outres.Romeo Quebec School Telecast C II) 00 Canadian Schools t 00 to in Friendly Giant 10 4.» Che/ Helene t.00 Tour à tour Il 00 Mr Dress-up (.1.Telejournal M >» CMC TV News I.’.Nouvelles du sjwtrl 12 ou Andy ( riltnh 12 10 Search fur Tomorrow c 0 l » Aujourd hui 1.00 Luncheon Date 7 10 Cinéma du mardi 1 30 A> the World Turns « Brève rencontre" drame psy- 2 oo Bonnie Prudder Show C chologique (Britannique.1945)i 2 10 ( oronation Street 0 00 Bue des lignons < .( 00 Take 30 oo Frankenstein and the Impossiblf c n ;o Nouvelles du sport 5.to Abbott and Castello «' Il 30 Les élections américaines Julia < I 110 0 U Hour-Glass 7.30 Taylor s Target c X 00 Flection Besults 11 00 CFTM (10) Il 13 Night Overall 2 00 CBC National News 2 19 Final Report 7 15 Mire et musique 7,1» Les p tits bonhommes 7.45 Metro Matin ' N.45 :«> 24 36 ¦ • i' M (0 !» mi Toast et café r H 45 III no Voie de femmes 1 III Ml 1/eçons de beauté c 9 (0 K» L» Coup de de c 10 00 11 0(1 Von de femmes c 1 MU Ciné-rdman i^s 'ortlches i3c> 12.mi Les récits du Capitaine ‘ I2.IMI 12 10 Les manchettes 12 30 12 IS Ciné-roman 1 00 la»* fortiches (3e) 2 30 1230 Ciné-mardi Le cave est piège policier 3 30 (France) 200 La bêle aux sept manteaux 4.30 drame (France) 6 00 3.30 Madame s amuse *' A 30 4.00 l»a cabane à MIDAS c 7.00 4.30 L araignée c 7 30 5 INI la* 5 â 6 c 8 30 h 00 Tele Metro c 9.00 A III Sports Images c 10 00 A 50 Tele Métro r 11 00 7 (HI Dernière heure c Il 18 7.IS Tele Metro C* Il 43 7 30 l^s Champions r CFCF (12) Sound of 12 N ms room 12 University of the Air Bonifier Boom Magic Tom Kd Allen Bewitched Marnage Confidential In Town The Big Spenders The Mike Douglas Show Perry s Probe People in Conflict Doctor's Diary Littlest Hobo Johnny Dark The Pierre Berton Show Pulse The Flying Nun Hollywood Palace Stef The Beautiful Phyllis Diller Show ¦Die Avengers The National News lhil.se Pajama Playhouse "(iirl in his Pocket" condition féminine ¦ Chronique du mardi Pour se consoler de n être pas des savantes par Germaine Bernier Quand on entend, quand on cons tate la confusion qui existe dans le débit de tant de parleurs publics actuellement sur les mots si simples instruction, éducation, culture, on ne s'étonne plus de la confusion qui s'installe dans l'esprit de tant d'adultes qui ne peuvent plus aider les jeunes ou peu vent les aider de moins en moins, comme beaucoup d'ailleurs ne savent plus s'aider eux-mêmes, c’est-à-dire mettre de l'ordre dans leurs pensées (aire l'unité de leur moi.arrêter de mêler les mots et les choses, arrêter de confondre instruction de base, savoir scientifique.éducation, spécialisation, culture et informations uniquement intellectuelles.culture de l'esprit en général basée sur des connaissances réelles, sciences appliquées, science de l'homme et aboutir en plus si souvent à la question de savoir comment ça paye?Et voilà qu’à présent on entortille dans des déclarations ébouriffantes, électronique et ordinatrice.non seulement sur le plan de la science, de la spécialisation, de la statistique etc , mais même sur le plan des pauvres études que les jeunes ont tant de misères à poursuivre.à faire tout simplement Et le cerveau électronique donc! Plus besoin d'apprendre à vivre, à penser, à aimer, à admirer, on peut se reposer avant d’avoir travaillé.Pour apprendre à se connaître et à connaître les autres, il y a même des études de caractères dûment cataloguées que l’on fait bouffer à l'ordinatrice qui va vous dire ensuite quel conjoint fera votre af faire pour le meilleur ou le pire." Et vive la machine et la ma chinerie! Un des derniers conseils donnés par la Société d'hygiène mentale m’est resté en mémoire: “A l'époque du cerveau electron! que.pensons au cerveau humain " La confusion dans les mots et les choses n'est certainement pas un atout en hygiene mentale Et ten-tfer de remplacer dans l'esprit des auditeurs la foi dans le cerveau humain et la foi dans les valeurs religieuses par la foi aveugle dans les laboratoires el la mécanique, ce n’est certainement pas travaillé à l'équilibre et à la sécurité du cerveau humain A voir avec quel intérêt nous avons écoute l’autre soir le professeur Gérald Beaugonin.(si j'ai bien retenu le nom) parler de l'électronique et de l'université de 1980 Très clairement, à la télé, il a expliqué en quelques mots, quels services, comme instrument de travail peut rendre l électrom que dans une partie des matières enseignées pour les spécialistes Carnet mondain Le docteur Anton Vavrus.le nouveau consul général de Tchécoslovaquie à Montréal et Madame Vavrus, ont donné une réception ces jours derniers à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de leur pays.les statistitiens.les historiens etc D a fort bien dit que l'éle< Ironique ne remplacerait jamais le maître et ne pourrait jamais enseigner ni en philosophie ni en éducation (Dans le sens françaisdu terme! D y a donc encore du travail et quel travail! - dans l’enseignement pour tous les cerveaux actifs des maîtres compétents et des élèves qui ont appris à apprendre et qui ont le gout de connaître et d’en savoir toujours davantage De plus, la culture est une affaire personnelle, une chose qu on acquiert par soi-même, avec sa propre substance grise, pas par le déclic de l'ordinatrice qui peut fournir bien sûr des nombres, des dates, des chiffres, des faits, des données scientifiques et des renseignements dans nombre de bran ches du savoir humain, mais n'apprendra jamais à personne à comprendre "l’autre", à comprendre la vie, à l'aimer tout en en supportant le poids Ce qui a bien son importan 4 09 4 47 Associated Investors 5.55 5 go Beau bran Corporation 43 65 47 40 iBoston Fund Ltd 9 47 10 35 iBuliork Fund Ud 17.11 18 75 Canada Growth Fund g 06 8 86 Canada Security Fund 4 83 5 œ Can Gas A Energy Fund Fid 14 00 15 34 Can Investment Fund 4 40 4 83 Can Trusteed Inc Fund 4 89 5 34 Canafund Co Ltd 60 46 63 48 .Champion Mutual Fund of Can 8 14 8 85 C.L Leverage 16 57 18 16 Coll Mutual Fund 7 64 8 34 Commonwealth Inti 12 86 14 09 xDividend Sharts 4 03 4 42 Dreyfus Fund Inc 15 83 17 28 Dynamic Fund 22 12 22 34 European Growth Fund 8 76 9 57 E*ec Fund of Canada Ltd 8 31 8 73 Exec Inti Fund 8 64 9 07 Federated Financial 6 63 7 25 Federated Growth 7 28 7 96 Fidelity Tread 31 62 34 37 Fonds Collectif A 7 75 8 42 Fonds Collectif B 5 J8 5 34 Fonds Collectif C J0 00 10 87 Fonds Desjardins A 5 32 Fonds Desjardins B 435 Fonds Mutuel Adanar 2 74 2 99 The Fraser Fund Ltd 12 34 12 40 GIS Compund 10 98 12 00 GIS Income 473 517 Growth Equity Fund 8 47 9 26 Growth Oil A Gas 22 54 Guardian Growth Fund 10 1/8 10 3 8 Inv Growth 12 05 13 10 Inv Int Mutual 8 89 9 Inv Mutual of Canada 5 68 6 17 Keystone Canada 8 79 9 64 xKeystone Canada k-2 7 67 8 35 xKeystone Custodian s-1 23 26 25 30 (Keystone Custodian s-4 7 17 7 83 I* Fonds PEP 4 20 4 57 Lexington Research 17 61 19 25 xMass Inv Growth Stocks 12 93 14 13 x.Mass Inv Trust 17 50 19 13 Mo Ison M Fund 3 56 6 og Mutual Accumulating Fund 5 % 6 52 Mutual B.l F 5 03 5 26 Mutual Bond 8 71 9 10 Mutual Growth 7 61 8 32 Mutual Income Fund 6 40 7 00 Natural Resources 8 27 8 99 One William Street 18 80 (First Participating 18 33 20 03 Prêt et Revenu Mutuel 7 93 8 72 Prêt et Revenu Mutuel Am 12 04 13 23 Pnnciapl Growth Fund 6 01 6 56 Putnam Growth Fund 14 13 15 44 Radisoon R I 4 38 Regent Fund Ltd ll 49 12 56 Roy fund Ltd 5 87 6 06 Savings Inv Mutual of Can 7 93 8 72 Spec 11 40 12 52 Tauras Fund 8 07 8 87 United Accum Fund 12 34 13 49 Umv Svgs Equity Fund Ltd 7 14 7 80 United American 3 20 3 52 United Venture 5 95 6 54 Wellington Fund Inc 13 76 14 % Cours du dollar Le dollar canadien était en baisse de 1-64 et cotait à 93 7-32 en devises américaines II était à 93 15-64 U y a une semaine La livre sterling était en hausse de 1-64 et cotait à $2.39 1-64.Le dollar américain a progressé de 1-32 et cotait à $1 07 9-32 en valeurs canadiennes.La livre sterling a grimpé de 1-8 et cotait à $2 56 3-8.B O TJ USE DE NEW YOFt Cour» fournit par la PRESSE ASSOCIÉE i J i IWm w Ck.ACF 2 20 117 55'% 55* 55* -f * Aôdres 1 40 341 78 76* 78% -1 Admirl 85 2DV« 19* 19* -f V* AlcanAI 1.10 188 26% 26 26* + * Allege 10e 111 21* 20* 21S + * AilisChai 50 441 32* 31 * 31* — * Amerad 3 44 86 * 85* 85 % -1* AAtrlin 80 2B1 31 * % 31 31* - * Am Can 2.20 72 52’% 52* 52* - * ACyan 1 25 259 30* 30* 30* — * AHome 1 30 235 58* 58* 58 % Am Mot 352 13% 13* 13’% AmSmel 3 102 67* 66 % 67* + 1* Am Std 1 61 42% 41* 41* AT T 2 40 857 53* 53* 53* - * AmTob 1 90 120 34 33* 34 -f * Ampex Cp 306 35* 35 35* Anacond 2 50 214 51* 50* 51 •F * Armco 3 98 56 * 55* 56 + * ArmC I 40a 39 78* 78* 78* AtIRich 1 80 273 102 > 96* 102* - * Avco 1 20 183 44 43* 44 -F * Avon 1.60 39 131* 129* 131* + * Babck 1 36 123 36 35 % 35* Bell H 60 41 67* 66% 66'.- * BenF 1 60 111 49* 48 « 48 2 - * BethStl 1 60 x 389 32* 31* 32* •F * Boing 1 20 291 55* 54% 55* -F * Bordn 120 126 33 32* 32* BorgWa 1 25 58 33* 32% 33 — * BosEd 2 08 125 42* 42% 42* *F * * Brunswh 277 19* 18* 19* ¦F * Bucy 1 20 37 27 26 * 26* Burlln 1 40 58 48 .48* 48* — * Burrghs 1 123 225 223* 225 % — * CmpRL 45a 43 3417 33* 33* - * CmpSoup 1 230 28 * 28 * 28* Cdn Brew 40 11 10* 9* 10* CPR 3 35 78 75* 78 -F * Cantn 80 78 31* 30* 30 * — * Case Jl 62 21% 20* 21 * -F * CatTr 1 ?0 123 48 * 47* 48 Celanese 2 111 73* 72* 73* + 1* Ches Oh 4 20 72* 71* 72* + 1 * ChnsCrft la 36 35* 35 35* Chryslr 2 2174 67* 65 66 % — 1 * CitiesSv 2 325 65* 63* 63* -2* ClarkE 1 20 53 33 * 33 33* + * ClarkO 60 12 65% 64* 64* Clevite 2 10 5 77* 76* 76* - * CocaCoi 1 20 71 72* 71 71 -1* CBS 1 40b 1377 54* 53* 54* CSolv 70e 24 26* 26 % 26* — 1 8 Com Sat 87 53 52 53 -F * ConEds 1 80 191 33 % 33 33* -F * ContCan 2 20 37 62* 61* 62% -F * CtlData 438 137% 13b 137* CopwS 1 20 15 25* 25* 25% — * Corn Pd 1 70 136 41* 40% 40* — * Deere 2 20 57 56* 57 — % DennMf 60 18 50* 49* 49% — ; i Del Stl 60 55 22* 21* 22* Dome M 80 27 64* 63 63* + * DowC 2.40 75 80* 79* 80* + * duPon 3 75e 85 171* 170 171* — * EastK 88 1% 79 77* 79 4-1 * EatnVa 1 40 44 41* 40* 41% -F * EG G 10 151 46 44* 46 -F 1 4 EIPasNG 1 157 20% 19* 20 — * ESB 1.20 22 27* 27 27* — * EssexW 1 20 137 43* 42* 42* 4- * EthylCp 60 78 35* 35 35* 4- * Evershp 436 20* 18* 20* 4 1* ExCel 120 179 36* 35 % 36% 4- % Fairch 50g 143 81* 80* 80 .Firest 1 50 44 63* 62* 63* 4- * FMCcp .85 112 39* 39 39* - * F MC pf2 25 5 60 59* 59* Ford 2 40 283 59* 58* 58* — * Frueh 1 70 121 35 34* 34* Sen Dyn 1 98 43 * 42* 43* -F * 3enEle 2 60 304 94* 93% 94* 4- 1 4 GFds 2 40 56 82* 82 82* — * GenU.l.?0î 240 47 % 46 47* f 1* GMC 2.80e 389 87* 86* 87* 4- * GPCem .80 91 23* 22* 22 % — * GTel pf2.50 1 52* 52* 52* — * GTire 1 82 32* 32 32* — * GaPac 1b 61 87* 86 % 86* — * Goodrh 1 72 181 40* 40 .40 * Gdyr 1 50 79 60* 60 h 60* 4- * GrndU 60b 505 26* 25* 25* Gt AP 1 30a 152 30% 29 * 29* — * Gt No Ry 3 31 57 56* 56* Valeurs minières hors-liste Cours fournis par Bongard, Leslie 61 Co.Ltd.Suite 1522 Royal Bank of Canada Building, Place Ville-Marie Montreal 2.Que.$TOOC Dem OH STOCK Dem Off STOCK Dem Off ABET A 13 16 GAN DA SILVER 6 8 NEW BASRA 5 15 ABITIBI ASB 3 4 GASPE COPPER 43 5 NEW INSCO 15 18 ACON1C 1 3 GASPESIA 30 40 NEW LORIE 8 10 ADVANCE RL 4 6 GOLD STAR 3 6 NEW MILLER C 3 5 ALBATROSS 10 15 Great L N 5* * NEW PASCAUS 40 50 ALSCOPE 1* 2 GREAT L S 100 110 NIPIRON 20 ?5 AMAL MNG 5 Bid HUCAMP 60 80 NORQUE 5 8 AMUR CHIB 2 5 IMP MIN 20 5 NORTH BORD 15 17 AM ERIC 30 40 INDEPENDENT 2 4 NORTH SHORE 65 75 BALD MTN 1 2 JACK WAITE 2 5 NOUVELLE 30 Bid BEACON 20 23 JUBILEE 60 80 OKLEND 1 2 BKAUPORT H 12 17 JUMA 4 6 PRAIX) 5V« * BOMA CH B 12 18 kp:wagama 5 7 QUE URAN 62 5 BORDUN 36 41 KUKATUSH 4 5* QUEJO 4 6 BRACE MAC 9 U LAKE B H 14 16 RADEX 115 25 CAMBRIDGE 15 17 LEEDS MTLS 9 12 RADIO HILL 45 55 CHESBAR 17 20 LUN ECHO 26 31 RAM PETE 300 325 CHIB TOWN 38 43 MADEX 10 20 HAND MAL 1 3 CLEARWATER 30 40 MAIN OKA 2 7 SCANDIA M 45 50 CLERO 15 25 MARTIN BIRD 1 ?SEAWAY 2 4 CRESWELL 75 85 MATT AG AMI EX Off 5 SULLICO 5 6 CUVIER 2 5 MB) NICKEL 73 77 TAGAMi 18 22 DELESSEPS 60 5 MOGAR 70 5 THUNDER BAY 290 310 DORAL 80 100 MOLYBIA 10 15 mi HOPE 4* »4 DU BISSON 3 5 MT (’ARTIER 25 35 WACO PETE 5 8 DUCROS 45 50 naganta 75 85 WATSON LAKE 1 3 FIX TO UNGAVA 57 63 NATL MAL 210 225 WE EG EE 1* * FTIKBFIRT 13 17 NEMROD 50 60 WESTVILLE 7 12 FUNDY 33 7 NEW ASSOC’ DEVP 7 9 YOUNG DAVE 17 20 GulfO 1 50 401 41% 40* 41 % Hem/ 1 50 37 64% 64 • 64* -1% Hewlett 20 35 82* 80* 31* High Volt 64 33% 32* 33* Honywi 1 10 93 115* 114* 114* - * HFC 1 10 143 48 47* 48 HBay 3 40a 4 70* 60* 70* MICent 1 50 30 67 66* 66 % IngRand 2 60 49 » 48% 49% + 1* IntlkSt 1 80 23 32* 32* 32* IBM 2 60 491 317 307 7 315 + 6 IntFF 36b 36 51* 50% 50* -1* IntHar 1 80 186 36% 35* 35* IntMng 20r 47 27* 27 27* - * (Nick 1.20 161 37% 37 37* -F * (Pap 1 35 327 36 » 35* 35* IntTAT 85 136 58 57* 57* - * JnMan 2 20 93 77* 75 ; 75* -1* KaysRo 60 42 33% 32* 32 * — % Kellogg 1 40 83 41 40 40 -1% Kennec 2 400 46* 45* 46 Kresge 34 122 41 40 40* - * Kroehl 45e 43 39* 37* 39* + 2* LibbMcN 93 15* 15 15% Litton 1 89t 210 78* 77* 77* -1* Lock A 2 20 95 53* 52* 52* 1 % Loews 40b 95 125* 122 125* — * MadS Gar 78 10* 10* 10* ¦f * Magvox 1 249 59* 57* 59% + 1 Malry 1 80 10 68* 67* 68 -F * Marathn 1 40 229 54* 53 53* ~1* MarMid 1 50 43 43* 43* 43* MarshFld 2 23 58 56* 56* -1* MartmM 1 352 28 27* 28 -F * Mass F 1 217 20* 19% 20* ¦F * McDonCp 79 57* 55% 57* -F * McDnD 40 283 50 ; 49* 50 — * McGrH 60a 49 41% 40 .41 Mclntyr 2 30 12 81 * 80 80 -2 McKee 1 50 20 34* 33* 33* — \ Merck 1 60a 143 84* 83* 84* - * MGM 1 20 281 45 42* 44* MtdldR 1 40 73 34* 33* 34 + * MMM 1 45 58 108 % 106* 108% -F * Mohasco 1 209 43 42* 42* -F * Msant 1 80 360 55* 55 55% - * Motorola 1 57 136 133* 134% N Cash 1 20 304 118* 117 118 * NDairy 1 60 101 45 44 44* -f * NDtst 1 80 x67 38* 38 38% ¦F * NatGyps 2 101 62 60% 61% - * NLead ?25e 80 71* 70 % 71% + Li NorPac 2 60 27 57 56 56% 4- * Northrop 1 39 47* 46* 47% F * NortonS 158 45 * 43* 44 * OutbMar 1 92 37* 36% 37% Pac Pet 15g 268 20* 19* 20* -F % PanAm 40 240 24* 24 % 24* - % ParkeDa 1 208 26* 26% 26* -F % PenCen 2 40 253 64* 63% 64 — * PepsiCo 90 79 48* 48% 48% Perkin El 67 48 47 * 47* -F * Pfizer 1 20a 115 68% 67* 67% — * PhelD 3 40 22 82* 81* 82 % -F % PhilMr 180 56 56* 55% 55* - * PitBo 1 20 35 69* 68 * 69 .+ % Polrotd 32 252 110* 108 i 109 .— * Proc G 2.40 29 89% 89 89% -F % Pllmn 2 80 103 51% 50* 51% -F % RCA 1 368 46* 45* 46% Ralst P 60 26 23* 23 23* •F % Rep St 2 50 499 48 * 46* 48 •F 1 % Rexal 30b 85 41 * 40% 41* + 1 ReyT 2 20 124 40* 40* 40% - * RichM 1 60 13 100 99 .99% 1 RoyD 1 89r 55 58 56* 57% 1% Rubmd % 6 38 38 38 -F 1 R Schenl 1 30 17 47 46 % 46 Scherg 1 40 47 78* 77 % 78* -F ‘'Z Soentif 88 83 81 % 83 -Fl* SCM 60b 131 39 38 z 38 * Scott Pap 1 474 33* 32* 32* SearsR 1 20 90 68% 67* 68 % •F * ShellO ?30 34 69% 68 * 68 * — % Stnclr 2.80 ] 1046 102* 98* 101% Singer 2 40 138 84% 83* 84% SouPac Î 60 301 43 * 42* 42% — * SperryR 40e 328 42% 41* 42* ¦F * StdCI 2 70 165 70* 68% 69* Stdlnd 2 10 126 61 60* 60 , StdNJ 3 65e 429 79* 78% 79* StudeW 1 94 56 55* 56 + * SunQil lb 14 78* 77* 78 Swift 60 189 30 * 29* 30 -4- * Tel 1 2 79t 292 93* 91* 93* -F * Tenco 1 28 183 28 * 27 * 28* -F * Txco 2 80a 87 86 % 85% 85* TexGS 40 383 32* 31% 32 - * Texlnst 80 91 103* 102* 102* Textr 80 150 44* 43 43* — * Thick 40 79 17 % 17* 17% Time 1 90a 19 109 108% 108* Ttmkn 1 80 33 42* 41* 41 '*.Trnsitrn 59 14% 14 14% -F % TwnfC 1 669 33* 31* 33* — % Un Carb 2 464 44% 44 44% -F * UTank 1 08 23 39* 39* 39% — * UA.r 1 80 78 66* 66% 65* _ % UtdCp 60e 16 13* 13* 13% UFruit 1 40 877 75 68 » 72* 4-3* USFrt 125 224 49% 48% 49% USGyps 3a L77 83% 81 81 3 * US St* 2 40 348 4J* 42* 43% VamtyF 1 119 38% 38 % 38 .Vartan As 80 27* 26% 26% WalkH 1 20a 42 36* 35* 36* F * Woolwth 1 306 31% 30* 31* Xerox 1 60 198 267 260* 267 +5* Zn.th 1 20a 191 57* 56% 57 * -F * STEEL of Canada gagna davantage Dans le rapport tnmestnel pour 1a période terminée le 30 septembre 1968 MM H M Griffith et V W Scully, président et président du conseil de "Hie Steel Company of Canada.Limited respectivement déclarent ce qui suit : Trimestre terminé le Neuf mois terminés le 30 sept.1968 30 sept.1967 30 sept.1968 30 sept 1967 Acier brut produit 1,080 960 967,815 3.329.658 2.961.727 tonnes nettes Ventes $144,982 552 $122,772,820 $451.941,283 $384,637,079 Amortissement 9.300 000 8.200.000 29,100.000 25.500.000 Impôts sur le revenu 7.555.477 4.573,555 26.465,450 18.280 650 Profit net 16.203,890 10,419.642 53.504.871 34.263.494 Profit net par action $ 67 $ 43 $2 20 $142 Les comptes rendus trimestriels sont nécessairement fondés en partie sur des évaluations qui peuvent subir des modifications lorsque les résultats de l'année complète sont déterminés et vérifiés La production, le ventes et les revenus ont atteint des niveaux records tant au cours du trimestre que durant les neuf mois écoulés Cette amélioration sensible des résultats, après plusieurs années de stabilité relative dans les profits, reflète non seulement une recrudes cence de la demande pour de nombreux produits d'acier cette année mais aussi les avantages que procurent actuellement les vastes programmes de mises de fonds entrepris au cours des dernières années pour accroître la capacité de production et hausser les niveaux de rendement.Les nouveaux projets de mises de fonds approuvés durant le trimestre s’élèvent à $13 7 millions et comprennent : * A l’usine Hilton un atelier de démoulage avec pont-roulant pour répondre au débit accru de lingots, et deux puits de réchauffage supplémentaires pour le laminoir à brames De plus, on augmente les secteurs d’entreposage ainsi que l’appareillage de manutention des laminés plats pour maintenir un service irréprochable à la clientèle * A Contrecoeur, Québec perfectionnements au laminoir à barres * A 1 usine Notre-Dame, à Montréal outillage supplémentaire pour la fabneation de boulons à roc Les bureaux principaux de la compagnie, voisins de l’usine Hilton, ne permettent plus de loger convenablement le personnel et les ser vices nécessaires à l’exploitation efficace de l’entreprise Des avantages considérables peuvent résulter de la séparation des hautes fonctions de la direction et de l’administration de celles plus étroitement reliées à la surveillance des opérations de l’usine Hilton, l’usine principale de la compagnie C’est pourquoi, nous sommes à prendre les mesures nécessaires pour déménager, dans un endroit situé dans le centre-ville de Hamilton, les services administratifs qui ne sont pas directement concernés dans l’exploitation de l’usine Hilton De plus, vos administrateurs ont décidé de changer l’endroit du siège social de la compagnie, de la Cité oe Hamilton à la Cité de Toronto.et ils ont approuvé un règlement à cet effet, sujet à l’approbation des actionnaires à leur prochaine assemblée annuelle Le volume c ourant des commandes indiaue que le niveau des affaires à la fin de 1 année sera supérieur à ce qui avait été prévu dans notre dernier Rapport trimestriel Malgré la réduction des marges bénéficiaires consécutive à une hausse du coût de l’emploi en date du 1er août, il semble presque assuré que nous connaîtrons une année record en fait de production, de ventes et de revenus BOURSE DE MONTRE A.L.Cours fou.nis par ia PRESSE CANADIENNE Abftlbl Alcan Alcan 4'* pr Aigoma Alum 4'î pr Asbestos Atl Sug Bank Mont Bank NS Banq CN l?43 ! Bq Depargn 7?0 ! Ba Pr Can 1850 Bell Canad 3961 ' Brazil Q96 1 Br Am Ot! 515 ' Br Col For 450 1 Brmco 5415 CAL Ind 1762 Cal Pow 775 ' Can Cemnt 225 Cn Dm Sugr 325 Cn Stmp L 25 Can Brew Cn Ch wts C Im Bk C Can Ind C Int Urban Pac Inpr 3250 100 2270 2800 300 1070 fora*.Ck ftWft Ck 7* fraser 320 $18% 18% 18* 28 % — * french Pet 1050 760 760 760 -30 34* •F % fulcrum 500 $6 4 6* 6% 21* Giengar 1266 270 270 270 ~5 34 j 2* Gt Lk Papr 1375 $21 11 21 22 .¦F * Hawkr Sid 1200 450 440 440 f 20 6% ¦F % Home A 7160 $31 30* 31 14% •F % Home B 1000 $31 z 31* 31* 22 Home Piît 1700 420 410 410 + 5 12* — * HBay MS 730 $73 % 72 73% 4 * 11% — * HBay Cmp 109 $72 22 22 9% — % Husky Oil 160 $76 % 26 % 26% 44 % — % lmp Oil 544 $76 76 76 19* — * lmp Tob 425 $16* 16* 16* 45% 1 * Ind Act 6002 $77 % 27 27* *¦ 1 « 25 lr»d Acc wts 1740 975 975 975 + 25 5* — % Int Ntck 7477 $40 .40 40'.9 — * Int Util 365 $4Q 48* 48 * - % 25* 4 * Int PL 1990 $71 * 21* 21* *- * 33* -1* Inv Grp 100 $10 10 10 37* - H Inv Grp A 350 $9% 9* 9* 33* * Labatt 350 $19% 19* 19% F * 8* Labatt pr 340 $77% 22* 22* 4 * C Pac In wt 6250 CPR 3865 CPR 3 pr 100 C Tire A 150 Canron 1261 Cent Del R 300 Chemcell 3000 Commco 2370 Con Bldg 3100 C Bath 1955 C Bath wts 500 C Textile 100 C Glass rts 1700 Cluvrette 2250 Denison 1191 Dist Seag 1620 D Bridge 890 Dotasco 157?D Glass 850 D Glass pr 300 Doseo 100 D Stores 945 D Text 7580 Domtar 992 Donohue 800 Donohue pr 290 Du Pont 91 Dupuis A 100 falcon 790 Fam Plyrs 1950 Fin Coilectn 200 .2727', 520 525 55'> 55 .17* 18 11 l7 IPs 31 31 Lament A Lau Fm Levy Ind lohlaw A Loblaw B Loeb M Mac kinn Mac mill n Marche Un M Markbor Mass Ferg Melchers 500 $.5 5 318 $6 • 6 « 2600 *35 .34 .500 S8‘.8si 1700 $9'* 9 1170 %\2H 12', 200 J10 10 940 $26 26' 2150 $11 10N 646 $19' * 19' 400 $10’ .’ 10 5 2430 $20-* 20 610 Macrmün 940 $76 r Marche Un 2150 $11 Mar Tel 646 $19% Markbor 400 $10% Mass ferg 24* $20 .610 $11% Molson A 1755 $27% Molson B 830 $27 ML Wrthgtn 125 $15 Moore Corp 5350 $29 .Morse Rob A 100 $19% Morse 5%Pr 25 $46 MPC Inv 100 $5 i Mussens 100 $8 « Nat Cont 450 $9% NB Tel 30?$13 Ntld Light 328 $8 * Noranda 214?$59% NorCen Gs 7048 $17* NS LP 1687 $9 .Oshawa A 2025 $45 Pac Pete 750 $71% Petr of ma 300 $17% Phillips C 100 $8* Pow Corp 3080 $12% Pow 5 pr 500 $13* Price 5465 $12% Que NGas 635 $16 4 Que Phone 177 $13% Radio Eng 1810 $47% Readrs Dig 150 $9 % Reitman 2150 $17 Reitman A 18?$13* Rio Algom 23350 $33* Rothmans 110 $74 .Royl Bnk 5681 $77% Royl Trust 2112 $7?St La CmA 1325 $76 Saiada F 1000 $17% Shell Can 1178 $3?Shell In P 1150 $34 Shell In W 100 $15* 13S 13H 40 40 12S 12S 31 % 32 30 $100 100 100 345 340 340 F 15 Molson A 1755 $77 76* 27% a % $17 4 17' 17* e * Molson B 830 $77 76* 27 285 285 785 5 ML Wrthgtn 125 $15 15* 15* 1 $14 14 14 - '-4 Moore Corp 5350 $79 28% 29 * f- % 90 85 90 Morse RobA 100 $19' 19* 19 4 1 % $8 7% F- % Morse 5*Pr 25 $46 46 46 4 $73 73 73* — % MPG Inv 100 $5 .5* 5* F % $48% 47 47 % Mussens 100 $8 8* 8 % F % $17 % 17’ 17* Nat Cont 450 $9 v 9% 9% % $74 23* 23% NB Te' 30?$13 13 13 % $14 h 14 14 '• 4 Nfld Light 328 $8 - 8% 8* $17* 171 17% Noranda 714?$59% 58* 59 * -F * $10 10 10 F- % NorCen Gs 7048 $17* 17% 17% % $16 , 16' 16* NS LP 1687 $9 % 9 9 $17 161 16* — % Oshawa A 7075 $45 42* 42* - 2* $11% 11 11 - % Labatt 350 $19% 19* 19* F % $6 ' ! 61 6 * Labatt pr 340 $7?'.22* 22* ?* $18 * 18* 18* Lament A 500 $5 5 5 $38 38 38 Lau F m 318 $6 H 6* 6 * % $6 n 6 6 * F % Levy ind 2600 $35 % 34* 35* + 1 4 $97* 97 97 - * Loblaw A 500 $8* 8% 8% % $64 63 63 Loblaw B 1700 $9% 9 9% $20% 20 20* Loeb M 1170 $17* 12% 12* %.Shop Save 31369 $74 23 23% Simpsons 1880 $36 * 36 % .36* Simp Sears 25 $3?i 3?'.32 % Sogemme 990 $17* 17* 17* Stand Stl 100 $6 % 6* i 6% Steel Can 3125 $78% 27» .28 Stembg A 368 $16 16 16 Texaco 360 $34 34 34 Tor Dom 1575 $18% 18* : 18% Tr Grp A 750 $12* 12% .12% Tr Can PL 7085 $38 37% i 37* 4 Tr Mt PL 1700 $13* 13* 13% 1 nzec 6590 765 260 760 Un Carbide 170 $71 21 21 Union OH 100 $50 50 50 Un Wsburn 400 $1?12% .12* Velcro Ind 766?$46% 43 43 .3 Wajax 75 $30 ; 30 30 1 Walk GW 7600 $39 38* .38 * Warn Her pr 120 $19* 19 % > 19* Webb Knp 1000 78 28 78 1 Weldwood 350 $23 23 23 WCoast Tr 300 $79* 29* 29* 4.' .600 $5% 5* 5! ¦/ Weston 1300 $22% 22% 22 * Zellers 5050 $16% 16 16* F 1 Cours des changes Titres au Comptoir Afrique du Sud Rand 1 50 Allemagne Deutsche Mark 26% Angleterre Livre 2 5648 Argentine Peso 0031 Australie Duliai 1 1969 Autriche Schilling 0417 Belgique Franc 0214 Brésil Cruzeiro Novo 2930 Chili Escudo 1298 Danemark Couronne 1428 Espagne Peseta 0154 France Franc 2157 Hollande Florin 2949 Italie Lire 001722 Japon Yen 002997 Mexique Peso 0859 Etats-Unis Dollar 1 07 9 32 Norvège Couronne 1503 Nouvelle-Zélande Dollar 1 2009 Pérou Sol 0245 Suède (’ouronne 2074 Suisse Franc 2495 Tchécoslovaquie Couronne 1486 Venezuela Bolivar 2392 Indices à Toronto Ind (iold BM WO Hier 179 66 208 85 113 29 225 20 1^ veille 179 81 204 72 113 20 228.82 Sem der 179 53 205 72 114 15 230 34 Mois der 180 58 201 30 113 78 230 90 Année der 158 82 164 61 106 69 199 00 1968 haut 181 24 260 79 115 09 237 80 1968 bas 144 46 170 29 95 09 16571 1967 haut 172 41 205 30 111 40 225 00 1967 bas 147 65 142 30 85 88 130 15 Dividendes Denison Mines Ltd., 35 cents l’action, le 15 décembre: inscription le 29 novembre Guaranty Trust Co of Canada Ltd., 12 cents l’action ordinaire, le 15 janvier: inscription le 31 décembre Haiinor Mines Ltd , 4 cents l’action plus 9 cents supplémentaires, le 2 décembre; inscription le 15 novembre international Business Machines Corp.65 cents l’action, le 10 décembre; inscription le 7 novembre Voir autres nouvelles financières en page1S Adminis & Trust 21 B C Moly Wts 6 7 Cara 16* 17 Central Dynamics 7 7* Charter Crédit 12 12* Crown Life 28 30 Credico * Computel 38 30 Easier n Can Savings 4* 5* Elect Associates 15 16 General Impact 8 9 Grenache 3* 4 Industrial Ufe 22 25 Int Syst corns 10* 11* Jollv Jumper 8* 9 do wts 6 7 La Prevovance 17 I^igh pfd 62 l/mdon life 63 Man got Inv 6* 7* do wts 3 4 Paco 5* 6 Peoples Stores 14* 15* Que Savings Bank 5 5* Rapid Data 5* 6 Stability 4* 5 Spar Aero 4* 4* Steadman 20* 21* Urucan 7* 8* Zodiac- 3* 4 Indices Dow Jones Ou\ Haul Bas Ferni Ch 30 Ind 946 42 952 01 936 54 946 23 2 16 20 Rails 265 14 266 6-) 262 69 265 09 028 15 Utils 13142 132 76 130 66 131 7 0 39 65 Stefa 336 61 338 76 3.13 45 33665 039 l’univêrSïté desGLaui€ntides?Situation idéale: à 50 milles de Montréal, par l’autoroute des Lau-rentides.C'est près, mais suffisamment éloigné pour que ça empêche vos gens d’aller voir ce qui se passe ailleurs et de faire "l'école buissonnière”.Campus: pour 250 "étudiants" ou moins.Quelle que soit leur importance, tous les groupes jouissent de la PRESQUE i t'Esteii»! offre aux kommei d affaire! l'otmoiyhere calme et détendue d un camfu! unixenitaire, qui rend le eonqrei le plu! acharne ou la ceance d'étude! la plu: pouüee fort oqreeble i lulxro.même prévenance de la part de notre personnel.La table: La cuisine française à son ineilteur.Pas trop lourde (car il faut "étudier"), mais abondante et raffinée.Classes modernes: Toutes nos salles de conférences sont dotées de l’équipement audio-visuel le plus moderne.Demandez-nous d’organiser votre prochain congrès.Nous vous parlerons en même temps de notre spécialité "Retour aux études".Ecrivez à Paul Hurtubise, directeur général de l’Hôtel l’Esterel, Ville d’Esterel, Cte Terrebonne, Québec, ou composez 866-8224 (c’est une ligne télé phonique directe de Montréal).À I , ON EST D'AFFAIRES Cette annonce n'est pas et ne doit en aucune circonstance être considérée comme une offre de vente de ces valeurs aux Etats-Unis d'Amérique ou dans leurs territoires ou possessions.Ces titres ont déjà été vendus, cette annonce n'apparait que pour information seulement.NOUVELLE SÉRIE $25,000,000 CONSOLIDATED-BATHURST LIMITÉE (Omni i tuée en vertu ties lois tlu Canada) DEBENTURES SERIE C datées du 15 novembre 1968 $10,(MM),(MX) 8*/i% débentures en séries, série C échéant le 15 novembre an montant de $1,250,000 par année de 1971 à 1978 inclusivement $15,000,000 8% débentures à fonds d’amortissement série C échéant le 15 novembre 1993 Avec île» certificats pour achat d’actions 1%8 accompagnant les débentures A fonds d'amortissement [tu .y / PRIX: Débentures en séries — 100% plus l’intérêt couru Débentures à fonds d’amortissement — 99% plus l’intérêt couru Cette annonce n'est pas une offre de t’ente ou une sollicitation d'offre d'achat de ces valeurs.L'offre n'est faite que /mr l'intermédiaire du prospectus, lequel peut être obtenu de chacun des soussignés.Nesbitt Thomson, Valeurs Limitée Wood Gundy Valeurs Limitée A.E.Ames & Co.Limited McLeod, Young, Weir & Company Limited Greenshields Incorporated Harris & Partners Limited Morgan, Ostiguy & Hudon Lté* Dominion Securities Corporation Limited Royal Securities Corporation Limited Midland-Osier Securities Limited J.L Lévesque & L G.Beaubien Ltée« Pemberton Securities Limited Pitfield, Mackay, Ross & Company Limited Burns Bros, and Denton Limited Richardson Securities of Canada René-T.Leclerc, Incorporé* Geoffrion, Robert & Gélinas, Inc.Spancrete vous fera économiser jusqu'à 20% du coût total de votre plancher.Plus d’un million de pieds carrés déjà érigés dans la ville de Montréal et les environs.RÉDUCTION DU COUT DE CONSTRUCTION: Grâce à I utilisation des dalles de béton du type Spancrete.nous avons réduit, comparativement aux méthodes conventionnelles de construction, le coût de revient du plancher d’environ 25< le pied carré, pour plus de 200 projets, incluant celui de l’ile des Soeurs.RAPIDITÉ: Nous pouvons ériger jusqu à 10,000 pieds carrés et ce en toutes saisons, réduisant ainsi de 80% la durée totale de construction des planchers.PRODUIT FINI: La surface lisse des dalles Spancrete est telle qu’on peut la peinturer ou bien encore la recouvrir directement de tuiles, tapis, etc.CONSTRUCTION DE QUALITÉ: Les dalles de béton du type Spancrete pouvant avoir une portée nette de 40' sans appui intermédiaire, ont d’excellentes caractéristiques d’insonorisation, en plus d’avoir une plus grande résistance au feu.Pour de plus amples informations communique! immédiatement avec Messieurs P J.Conway ou J.D.De Grandpré A 677-8956 5i SPANCRETE BOÎTE POSTALE 20, LONGUEUIL, QUÉBEC ¦ LIMITÉE l I 1 14 • Le Devoir, mardi, 5 novembre 1968 rinformation sportive Un besoin pressant en sport amateur : Un organisme centra! fort avec pouvoirs! TORONTO Un organisme central avec pouvoirs, tel est le besoin le plus pressant du sport amateur au Canada, selon les 220 délégués représentant 54 organisations sportives réunies en fin de semaine à Toronto.En deuxième lieu il faudrait améliorer le nombre et la qualité des dirigeants, des en- traîneurs et des administrateurs du sport amateur, selon eux Lors de cette conférence organisée par la division de la jeunesse et des Loisirs du Ministère de l’éducation de l'On-tano.les délégués ont également demandé que les gouvernements fédéral et provincial fournissent des instructeurs à plein temps aux sports amateurs majeurs, et pourvoient à l’entretien des athlètes qui participent aux compétitions nationales et internationales.Parmi les délégués ont a remarqué la présence de Nancy Green, médaille d’or et d’argent aux jeux de Grenoble Le pied d'or de Gelera lui donne le championnat VANCOUVER Cest encore un botteur de précision, mais d’un style tout particulier.celui d’un joueur de soccer.Ted Gerela.des Lions de la Colombie britannique, qui a remporté le championat des compteurs de la Conférence de l’ouest, avec un total de 115 points.Il précède par 18 points, un autre spécialiste des bottés, Larry Robinson, des Stampe-ders de Caigary De plus Gerela.en réussissant 30 placements dans la saison a établi un nouveau record dans le football professionnel.( ancien record était de 28.Dans le domaine des touches, c’est George Reed, des Rough-riders de la Sakatchewan.qui en a réussi le plus, soit 16.Avec les Al's Click ne revient pas MONTREAL Un porte-parole de la direction des Alouettes de Montréal, de la ligue Canadienne de football a annoncé hier matin que Gary Click, instructeur de l’équipe offensive des Alouettes, quitterait l’équipe après avoir effectué une tournée de dépistage aux Etats-Unis Glick a immédiatement entrepris cette tournée apres la dernière partie des Alouettes, samedi.Avant de passer aux Alouettes Glick avait occupé le poste d’instructeur en chef des Nep-tunes de Norfolk, de la ligue Continentale de football L'A.H.A.Q.poursuivie?WINNIPEG Ron Butlin de Calgary, président de l’Association canadienne de hockey, organisme dissident de TÂCHA régissant le hockey junior dans la Ligue de l’ouest, a informé l’Association du hockey amateur du Québec.TAHAQ, qu’il allait intenter des poursuites judiciaires contre la bgue.et la direction des Eperviers de Sorei.si cette derniere équipe continue à utiliser les services de Warren Harrison et John Stewart M Butlin a précisé que ces deux joueurs ont signé leur contrat pour la saison 1968-69 avec l’équipe de Winnipeg.de la Ligue de hockey de Touest du Canada CIGARETTES EXPORT BOUT UNI ou FILTRE La saison régulière a pris fin dans la ligue Canadienne de football et pour les six équipes qui ont pu se classer dans les éliminatoires c’est presqu’une nouvelle saison qui débute.Dans Test les Tiger-CaLs de Hamilton et les Argonauts de Toronto se rencontreront à Toronto samedi prochain en demi-finale de la Conférence de Test.A Ottawa, le 17 novembre, les Roughriders accueilleront les vainqueurs de cette demi-finale lors de la première partie de la finale de Test en deux matches au total des points Le 23 novembre aura lieu le deuxième match de cette finale Dans l’ouest, la demi-finale entre Edmonton et Calgary sera disputée le 10 novembre à Calgary La finale, opposant les Roughriders de la Saskatchewan au vainqueur de la demi-finale.débutera le samedi 16 novembre à Régina.La seconde partie de cette finale deux de trois, aura lieu le mercredi 20 novembre et le troisième match, s’il y a lieu, sera disputé le dimanche 24 novembre.Quant à la partie de la coupe Grey, entre le vainqueur de Test et celui de Touest, elle aura lieu le 30 novembre à Toronto.Nancy Green futurites Série de 10 à compter de ce soir à B.B.La Semaine du Grand Circuit est maintenant chose du passé, mais il reste encore des attractions à l’affiche au programme de Blue Bonnets, d’ici la fin des activités le mois prochain.C’est ainsi qu une série de 10 futurités ou causer pour jeunes trotteurs et ambleurs prendra l’affiche à compter de ce soir Quatre de ces dix épreuves seront présentées sous les auspices de la piste Blue Bonnets et six autres sous les auspices de l’Association des Eleveurs du Québec.La première course aura lieu ce soir, à 7h.15, avant le programme régulier.Il n’y aura donc pas de paris sur cette épreuve II s'agit d’un trot, pour poulains de 2 ans.Il y a huit concurrents et Ten jeu sera de plus de $5.000 Dosüe Mir.portant les couleurs de la Ferme Miron est LE SPORT CHEZ LES JEUNES Que penser de cette manie qu’ont certains '•illuminés” du sport mineur de s'improviser éducateurs physiques et de taire sauter les étapes à certains jeunes athlètes prometteurs?.Aussi talentueux soit-il.un jeune de 14 ans n'a pas sa place parmi des costaux de quatre, cinq et parfois six ans ses aînés.U est peut-être aussi costaud qu'eux, mais n’a certainement pas leur résistance physique, et tôt ou tard, il se produira ce qui doit inévitablement arriver On aura vu ces jous-ci Jacques Locas, 14 ans.des Alouettes de St-Jérôme.le fils d'un ancienne vedette du hockey, prendre le chemin de l’hôpital après avoir subi une blessure sérieuse à un genou.Le jeune Locas comptait des buts à prolusion pour le St-Jérôme.de la Ligue junior métropolitaine, et il constituait évidemment une torte attraction aux guichets.Mais plus il comptait.plus il devenait un joueur "marqué ”.Voilà maintenant que sa carrière est sérieusement compromise, tout simplement parce qu'on aura voulu lui taire brûler les étapes.A qui la faute?Personne en particulier, mais «s accidents continueront à se produi re tant que nos responsables du sport mineur voudront jouer les professionnels.* * * L'Association de ski amateur a plus d'un chat à fouetter, et de par la nature même rte cette discipline soortive.les problèmes ne sont jamais définitivement réglés.Le ski est avant tout un sport de participation; ça ne rapporte pas aux guichets (ou si peut en compétition, ça exige des cadres dépassant parfois le nombre de concurrents.Voilà pourquoi, semble-t-il, l’A.S.A.C.n’a pas encore arrêté son choix sur un endroit où tenir les championnats junior nationaux.Depuis plusieurs années, la maison Pepsi-Cola accordait un octroi substantiel afin de permettre la tenue de cette compétition importante à la relève de notre équipe nationale.Mais justement parce que les revenus d’un tel spectacle sont à peu près nuis et les dépenses énormes, il faut toujours tier le diable par la queue.Il est présentement question que les épreuves soient disputées a Camp-Fortune.Que.en février prochain, là ou elles avaient obtenu un grand succès en 1963.mais rien de certain encore jusqu'ici * • * C’est en natation, comme tous les experts et les amateurs le prévoyaient, que le Canada a réussi à sauver la face aux Jeux Olympiques de Mexico, avec quatre de ses cinq médailles.En plongeon, nos jeunes firent également très bien même si aucune médaille n’est survenue pour couronner leurs efforts.Il v a déjà quelques années que le mouvement aquatique olympique est lancé au Canada, et les résultats ont commencé à se faire sentir.Espérons qu'on n’en restera pas là.et que les autres disciplines olympiques sauront profiter de cette expérience CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion Robic Ai Robic ci devant Morion A Morion 2100 rue DRUMMOND Montréal, 25 288-2152 Entrepreneur-électricien Jean K.Malouf Inc.Entretien - Réparations RA.1-9630 6305.25 ave.Rosemont PEINTRE DÉCORATEÜk Commercial & Industriel Au service des communoutés depuis 30 ans.Peinture vinyl, epoxy, etc.Référença données avant estimation.M.GERMAIN 277-191 1 Bureau ci* 2 a 3 heure» et de 6 o 8 heure» le »o«r MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc.7035 AVE.DU PARC 270-1 141 Tun des concurrents.Il a déjà gagné $9.233 cette année.Il y a aussi Kawartha Dent, vainqueur, lui, de plus de $11.900 Un poulain appartenant à Allan Leblanc fera son début dans cette épreuve.Il s’agit d’Allan's Fhnde.c’est un rejeton de Tie Silk, par Amulet Hanover Plusieurs amateurs se souviendront sans aucun doute de cette jument que pilotait Roger WTiite et qui a connu de très bonnes courses Elle avait pris une marque de 2:03.2.Parmi les autres courses d’importance qui seront présentées dans un avenir rapproché, on peut citer le 2 ans trot de l'Association des Eleveurs.prévu pour le 19 novembre et dont l'enjeu sera de $12,700 II y aura le 20 novembre.un 3 ans trot de $11.400 Il y aura les 2 et 3 décembre des courses pour ambleurs de 3 et 2 ans dotés de bourses de $15,450 et de $17.850.Roger White domine le classement des conducteurs qui se sont produits à Blue Bonnets depuis la reprise du trot et amble à Montréal White a participe a 17 courses.Il a gagné 8 courses, a fini deux fois deuxième et trois fois troisième.Gilles Lachance présente un palmarès de 15-9-11 en 67 courses Benoit Côté est troisième avec 9^-6 en 41 départs.Duncan Macta-vish a gagné 9 courses.Il n’a pas terminé une fois deuxième mais a 8 troisièmes à son actif Dans la neuvième, ce soir Tulip Mir.piloté par Melvin Turcotte est le pré-favori de la cote matinale contre un peloton comprenant Armbro Hazard.Yankee Dancer, Swing Easy.Ben’s Belle.Lynden Aylmer, et Royal Bachelor.Trois des Hawks sont en tête ! TORONTO A l’issue des parties de fin de semaine trois joueurs des Black Hawks di Chicago occupent trois des cinq premières places des pointeurs de la ligue Nationale.Stan Mikita, qui vise un troisième titre consécutif, a rejoint Bob N’evin.des Rangers, au premier rang avec 18 points.Nevin.10 buts et huit pas ses.domine pour les buis tandis que Mikita, cinq buts et 13 passes, domine pour les passes.Bobby Hull, des Hawks, s’est hissé au troisième rang avec 17 points Jim Pappin, des Hawks, suif avec 15 et Jean Béliveau, des Canadiens, sept buts et sept passes, est au cinquième rang avec 11 points.Football Hamilton 21 Alouette* 21 Saskatchewan 12.Vancouver» DIMANCHE Ottawa 3i, Toronto 9 Winnipeg 28 Calgary 24 CLASSEMENT Conférence de TEst PI « P ¦ bp b« pu •Ottawa 14 9 3 2 426 261 20 Toronto 14 9 5 0 281 266 II Hamilton 14 6 7 1 262 292 13 Alouette* 14 3 9 2 234 327 8 Conférence de l’Ouest PJ ft P n bp b» pis •Regina 18 12 3 1 345 22*3 25 Calgary 16 10 6 0 412 24» 20 Kdmonton 16 8 7 1 228 288 17 Vancouver 16 4 11 1 217 317 » Winnipeg 16 3 13 0 210 374 6 Les choix de M.Lee Course 1er 2e 3e 1 5 - 3 - 7 2 3 - 1 - 6 3 7 - 3 - 8 4 6 - 3 - 2 5 8 - 6 - 2 6 2 - 3 - 4 7 8 3 - 7 - 5 9 2 - 4 - 3 10 7 - 6 - 1 3 filiales des Expos Les Expos de Montréal ont ajouté un troisième club à leur système de filiales hier lorsqu’ils se sont assuré la gestion de la franchise du club de West Palm Beach, dans la ligue de l’Etat de Floride, nouvellement structurée en vue de la saison 1969 John McHale.le président des Expos, a annoncé qu'un autre club partagera ” probablement la franchise de West Palm Beach avec les Expos.West Palm Beach était affiliée aux Braves d’Atlanta la saison dernière.La ligue de l’Etat de Floride compterait 12 clubs, divisés en deux sections, en 1969.West Palm Beach serait alors dans la section "est’ , de même que Cocoa.Miami.Miami Beach.Fort Lauderdale, et Key West.Les six équipes membres de la section "ouest” seraient Winter Haven.Lakeland.Tampa, Orlando.Daytona Beach, et Saint-Peterburg La ligue de l’Etat de Floride est de catégorie A.West Palm Beach est donc le troisième membre du groupe de clubs-fermes des Expos En fin de semaine, les Expos et les Pilots de Seattle, de la ligue américaine, ont annoncé la conclusion d'une entente par laquelle les deux clubs seront cocommanditaires de la franchise du club Vancouver, dans la ligue de la Côte du Pacifique.L'équipe de Sarasota, dans la ligue de recrues Gulf Coast de Floride, était devenue une filiale des Expos quelque temps auparavant.McDonald instructeur MINNEAPOLIS Parker McDonald, un vétéran qui jouait depuis 15 saisons dans la ligue nationale de hockey, vient d’être nommé instructeur-joueur des North Stars de Mempuis.de la ligue Centrale.un club ferme des North Stars du Minnesota SOUVENEZ- VOUS.MÊME QUAND VOUS N’ÊTES PAS LÀ.VOUS ÊTES LÀ AVEC AHSA F0NE Le Service d'appels télé- v phoniques, portatif, électronique a vendre.PAS D'INSTALLATION FACILE A MANOEUVRER Un nouvel appareil renversant."Une secrétoire au téléphone électronique durant 24 heures" qui répond automatiquement, enregistre tous les appels téléphoniques des 365 jours, durant une année a votre bureau d'affaires Si vous laissez votre bureau seul vous utilisez Ansa Fone POUR TOUS LES BESOINS COMPOSEZ DES MAINTENANT LE NO DE TELEPHONE 735-5535 ou ècrivsz ùi 5000 rue Buchon.suite 103.Les meilleurs athlètes de Tannée à la Palestre Nationale ont été honorés au cours du Diner d'Estime du Centre Sportif Paul-Sauvé qui a eu lieu dimanche à l'Hôtel Bonaventure en présence de plus de 800 personnes De gauche à droite, Robert Chamberot.récipiendaire du trophée Réal-Lanthier et Madame Sigrid Chatel qui a reçu le trophée Jean-Louis Lévesque COMPTABLES AGRÉÉS MEMBRES DE L INSTITUT DES COMPTABLES AGREES THE INSTITUTE OF CHARTERED DE QUEBEC ACCOUNTANTS OF QUEBEC - Etabli en 1 880 C -D Mellor, C.A., Directeur Administratif Edifice des Comptables Agréés, 630 ouest, rue Lagauchetiere - Tél.86 1 - T 89 1 ARCHAMBAULT, MARCHANU BOIVIN.ARBOUR.LAFLEUR & CIE Comptables agrees Donat Mou hand C A J Her11 Bo.v.n, C A Ge'ald Arbour.C A Paul loflnu» C A Roger Archambault l S C CA Jaca.e- Brunetta.C A 1 59 o.rue Craig 861-1491 ARMAND, FIILION & ASSOCIES Comptables agréés 3785 ouest, Jean-Talon RE 1-7601 Ville Mont-Royal BASTIEN, BARRIERE & ASSOCIES Comptables agrees F J Boshen.CA R Boroere.C A G Borduas.CA B Pellenn, C A J Allard, CA J.Mortel Daousf, C A Yvon Joyol.C A Édifice Banque Canadtenne Nationale 500 Place d Armes Suite 1564 Montreal 1 Que 844-4445 BENOIT, DIRY.BERTRAND.RAQUETTE & CIE Comptables Agrees l H Bencnt CA R Be-trord C A I P D.ry CA A Paquérir C A Édifice Le Cherner 3 500 Parc Lafontaine suite 506 » Montreal 24 Que Telephone 527-9221 LORENZO, BELANGER & ASSOCIES Montreal - Puri* France Chicoutimi.Que En collaboration o»ec SOCIETE O ÉTUOES ECONOMIQUES ET COMPTABLES Société d Expertise Comptable inscrite au tableau de I Ordre de Pans Pons France - Montreal 1 980 ouest, rue Sherbrooke 937-4238 BESNER.TREMBLAY BOURDELAIS & CIE Comptables agrees 426 ouest.Fleury Montreal 1 2 Que Telephone 389-5995 Comptables agrees Gforyex Ber met.C A 60 St-Jacques Montreal Suite 60 1 845-0209 PAUL E.BONNIER Comptable agree Suite 3 100 Place Victoria Montreal 3 Que.861-5741 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables agrees Associés-résidents Montreal - Quebec Halifax Saint-Jean (N B ) Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor Port Arthur Winnipeg Regina Calgary Edmonton Vancouver Victoria CLOUTIER, FONTAINE & ASSOCIES Comptables Agrees 822 Est, rue Mont-Royal Montréal 527-1 314 COURTOIS.FREDETTE, CHARETTE & CIE florrO" Frcdetfe C A Guy Cho'rHè F.A Royer Poupart.C.A Marfin loieunesse.C A Hubert Mercier.C A J Claude Roce’te C a tou v Belief leur.( a Gilles Fausse CA Honore M*r< «et, C A JeOri Peu-1 Br.- ' L ( A 507 Place d Armes Tél 842-8621 OeCARUFEl, DeCAROFEL & l es; France Comptables agréés 50 ouest.Place Crémozie Suite 1010 Tél 384-1890 DENIS, DESMARAIS, HOULE MOONEY ET ASSOCIÉS Comptable» oqn >\ J -P Dent», B A , B 5 A .l'i.C .C A Roger Houle, B A , l.S C , C A Germain Desmorats, C A Duncan J Mooney, C A Olivier Sosteville, B A l S.C., C A 60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 GAUVIN PRENOVOST, OUMAIS ET ASSOCIES Comptables agrees 561 est boul Crémazie Montreal 1 1 384-1430 GlENOINNING.IARRETT GOULD & CIE Comptables Agrees 7 1 5 Carre V.ctorta 844-3 307 Winnipeg, Calgary.Kamloops, Vancouver KENDALL, TRUDEL fc CIE Comptables agréés 1015 Cote Beaver Hal! 866-8563 GERARD LABELLE Comptable agrée 80 est, boul Henri-Bourassa 384-9945 LACHANCE, BROSSEAU, ALLARD & CIE Comptables agréés 1 10 ouest Place Cremazie Suit* 750 - 381-9323 lACOURSE, LAMARRE & CIE.Comptables agréés.2235 est rue Sherbrooke Montreal 24 - 523-3 189 LAVALLEE.BEOARD, LYONNAIS.GASCON, LUSSIER, NOISEUX, SENEGAL Comptables agrees 2 1 5 rue St-Jacques Mtl.Tel 849-7791 LLOYD.COUREY, WHALEN & BRUNEAU Comptables agréés 360 St-Jacques Suite 567 Tél 849-8331 MAHEU, NOËL, ANDERSON, VALIQUETTE & ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée COUINS LOVE EDDIS VAUQUf T TE 4 DO a«ret bureouz o Vancouver.Calgary Winnipeg Toronto Mont'eal et dons d'autres villes au Canada Correspondants en Grande Bretagne et ou» f tots Unis d Amenque 507 Place d Arme» (»utU- 1 100) Montreal ï Que Code 514 842-6651 MALLETTE.NORMANDIN& CIE RENE DE CGTRET & CIE Comptable» agréé» Y Normondin, CA PE Mallette C A G R Normandm, CA A Roussel.C A J i lecovoher C A G lelebv'e C A Associes residents 1440 ouest.Ste-Catherine Montreal - 866-2891 Ottawa - Quebec - Drummondville Nicolet - Trot» Rivrerr » - St Jerome Gatineau - Chicoutimi MCDONALD, CURRIE & CIE COOPERS &LYBRAND Comptable» agree» 630 ouest, boul, Dorchester Montréal 2 875-5140 MERCIER.ROY.D0RAY& CIE Comptable» agree» Gaston N Merrier C A Robert Roy.C A Pierre Ooroy C A 3500 Porc Lafontaine Suite 404 Montréal 24 526-0828 MESSIER.GUY, POIRIER.BOURGEOIS.GUENETTE & ASSOCIES Comptables agrees Pit-i üuy Gutnette C A e Paul Guy I S C ( Raymond A Poir.>.Robert Houde.B A Guy Ouimet.C i 50 Place Cremaiie Montreal 1 1 Suite- 422 387-6422 NADEAU.PAQUETS CIE Comptables agrées in- .9 Nocl.-c 1 A F G M AAji.qnn.C A Gilles Merci Ile, C A 1 420 ouest Sherbrooke Ch 502 842-6812 PRICE WATERHOUSE & CO.Comptables agrees 5 Place Ville Marie 866-9701 PROULX.D ORSONNENS & Cie Comptables agrées 360 ouest.Saint-Jacques Suite 2004 VI 4-3017 RAYMOND CHABOT MARTIN.PARE & CIE RAYMOND CAMPBELL BELANGER WALTON CHABOT 6.WILUET5 comptable» agree» 8 20 Tour de la Bourse Place Victoria Montreal 3 Québec.Montreal Sherbrooke Lac Megonttc Rouyn Toronto London Sarnta Edmonton Vancouver Victoria Penticton RIDDELL, STEAD.GRAHAM & HUTCHISON McLmtock Mam Lafrentz 6 Co Comptable» agree» 6 30 ouest boul Dorchester 866 7351 Calgary Comer Brook Eo'r—•• ROBERT SAINT DENIS & CIE Comptables agrees 7000 Ave du Parc Suite 301 Montreal 15 CR 4-2797 SAMSON.BEIAIR.COTE.LACROIX & ASSOCIES Comptable» agree» Montreal Quebec Rimouski Suite 3100 Place Victoria Montreal 3 861-5741 TOUCHE.ROSS.BAILEY & SMART ET CHABOT, FORTIER & HAWEY Comptables agréés Edifice de la Banque Roya'e Place Ville-Marie 861-85 31 Holifai Sam» Jeon Quebec Cop de la Madeleine.Montreal Oft0*va.Toronto Hamilton londo'i Winnipeg.Regma Soshoto .ri Noith Battleford.Calgary Edmonton Vancouver V.ctona.Na»sau Bahama» Etat» Unr».Grande Br.tagr,,.et autre» poy\ du monde THORNE, GUNN & CIE Comptables agréés Incorporant te» »o» »uivante» W ) T A dorr, son & C© Aime Golorneou et Compagnie Gunn.Robert» 8 Co Middleton Hope 8 Co Thorne Mulhoflond, Haw»on 8 M 17-4 • 350 $20 194 19».Î52C 20b 29e ''95 -10 46635 350 335 340 t 5 ' 760 $5$ 5‘.54 715 $14 14 14 4«09 $27 214 21-'- ziO $9?92 92 1400 85 85 85 2 500 $35 35 35- -r ' 225 $34 ‘.4 34 2895 ;40 210 210 - 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McIntyre Men.•-It' Mid Chib Miro Mistacgc Pleasnt Nat-/e Mir N Form 106000 N Glacier 4000 Nw Mt Cos 5300 Newrich 2500 NA Rare 53300 NW rn\%k 8000 Opem Ex 10200 Pat Silver 16000 Peso Sf'v 1700 f’hoenix 925 Pine Ridge 500 Pitt Gold 1000 P Potash 1000 Que Expior 30ÛC ^e Chib 5500 Que Cobalt 100 ^jeenstn 3500 Richer-1 22000 Ranger 400 Rouyn 2500 RA Petro' 2300 StL Coi 500 St Luc Ex ?»00 Sapawe 5000 Siivr Reg 35100 Silvf Sum «000 Sitvr Town 3000 Sou Dut 2300 Stairs Expi 7600 Stnd Gold 2000 Subeo fiOO Surluga 300 Tache 9100 Tazm 6000 Terrex 500 Tib Expl 1000 Timrnd 500 Titan 5000 Torcan Ex 2166 Uh Obaish.800 West Can M 175 West HHi 3000 Wisconsin 2100C Cours tfe Cor PARI.S (Reuter) - Ije napoleon, ancienne pièce d'or français de 20 {ranci, était inchangé lundi à 260.-70 sur le marché libre de l'or fran çais.L'aiftle.pièce d'or américaine de 120.valait $154 48 comparativement $ $152 40 vendredi UINDRES (PC) - L’once d'or Hn cotait $39.25 US lundi, suie marché euopéen de l'or, comparativement à $38.90 vendredi.^organ e.LA MODE DES NEIGES.DES VRAIES SKIEUSES CHAUDEMENT vêtues \ a reuropéenne Xjs* H Bien certainement, vous aimerez ces modes pleines de coloris et admirablement bien confectionnées qui prennent la vedette sur les pentes des stations de ski européennes.Sur les pentes ou ou chalet, adoptez les couleurs vives, chaudes, qui remportent un succès fou.vous aurez l'emborros du choix ou "Centre de ski" Morgan, à notre étage-mode tout métamorphose.ILLUSTRATION 1 A.CHAPEAU bleu BOULE (de renard $55 B.MOUFLES EN PEAU DE MOU-TON, IMPORTÉES D AUTRICHE En blanc casse, pointes décolorées, pointes orange, pointes rouges, or ou bleues.Pointure moyenne seulement.D.PANTALON SUPER-ELASTIQUE signe Bogner d'Allemagne.Tissu laine./ nylon/Lycro*.Coupe omincic, bra guette à glissière, courroies sous-pied Choix de morine, vert, brun ou fusoin Tailles lOo 18 pour stature ordinoire tailles 12 à 18 pour stature eioncée et menue.$65 $17 F- MUKLUCKS.Bottes en peau d'a gneou et feutre foutes perlees a la main, Variété de dessins.Lo paire $45 (RAYON 15 AU REZ DE-CHAUSSÊE) ILLUSTRATION III C.MOUFUS ET TUQUE D AUTRU CHE.Tricot Q la main, motil de fantaisie.Choix de; rouge, blanc ou or.TUQUE MOUFLES C.ANORAK DE NYLON signe Mos-sant de Fronce.Modèle nouveau, coi cranté, longue glissière devant, col montant et manchettes de fausse four rure, poches fermées de glissière.Marine Ou melon.Toiiles P.M.G.$45 ILLUSTRATION II E.ENSEMBLE KNICKER D AUTRICHE.Un charment duo compose de la culotte "knicker" de loine à bordures rayees et cardigon tricot de fantaisie, encolure ù rayures assorties ou knick-er Détail de pompons.Rouge seule ment.Toiiles P.M.G.4,50 5.00 H.ANORAK DE NYLON signé /v^as sont de France.Modèle nouveou avec boutonnage côté, col montent et poches à glissière.Matelassage carreaux.Choix de vert jade ou bleu coquille d'oeuf.Tailles P.M.et G.‘ Morgue déposée $99 $60 Pas de commandes postales ni téléphoniques CENTRE DE SX/, RAYON 61, AU DEUXIÈME HEURES D'OUVERTURE: Centra-ville et Snowdon, 9 h 30 à 6 h.ieudi et vendredi jutqu'à 9 h.Oorvol, Rockland et Boulevard.9 h 30 à 6 h; ieudi et vendredi jusqu’à 10 h.
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