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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 octobre 1967
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1967-10-16, Collections de BAnQ.

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VOL.LVIII - NO 238 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, LUNDI, 16 OCTOBRE 1967 MÉTÉOROLOGIE x.Quelques averses SO Max.60 Montréal 9 748-6161 'earer FÊTE DE JOER Saint Léopold F.Pilon inc.Fournitures de bureau Les libéraux: contre le séparatisme et pour Le RN invite Lévesque et Aquin à prendre part au regroupement des indépendantistes du Québec un "statut" à QUEBEC (par Paul Cliche et Michel Roy) - Adoption par 1,500 voix contre sept d'une résolution anti-séparatiste assortie d'une prise de position en faveur d'un statut particulier.dont la formule sera ultérieurement définie; rejet de l'option de René Lévesque et démission de l'ancien ministre qui siégera désormais comme indépendant à l'Assemblée législative; triomphe d’Eric W.Kierans dont le point de vue a prévalu dans le débat constitutionnel; victoire de Jean Lesage et Pierre Laporte dont l'ascendant sur le parti et les militants est maintenant confirmé; recul, enfin, de Paul Gérin-Lajoie dont la synthèse sur le statut particulier a été renvoyée à une commission d’étude et qui.pendant tout le week-end, bien qu'il se soit rallié à la résolution adoptée, a constamment mis les libéraux en garde contre les choix trop simplistes, estimant qu'on ne peut, par un oui ou par un non.résoudre la crise canadienne Telles sont, pour l'essentiel, les conclusions du 13e congrès de la Fédération libérale du Québec qui réunissait plus de Voir page 2: Le point Le député de Laurier, M.René Lévesque Son option étant repoussée Lévesque quitte les libéraux et siégera comme indépendant QUEBEC - tpar Michel Roy) Il était 18 heures, samedi soir, quand René Lévesque, usant de son droit de réplique dans le débat sur la constitution, est remonté à la tribune pour annoncer à l'assemblée.avec calme et assurance.qu'il démissionnait du caucus et du parti libéral.Durant quatre ou cinq secondes, un silence profond s'est abattu sur cette salle surchauffée et enfumée.Puis, comme s'ils obéissaient a un signal de l'histoire, les plus fidèles partisans du démissionnaire se sont levés d'un bond, applaudissant frénétiquement et lançant des bravos' Tandis que M.Lévesque très ému.au bord des larmes, précisent les journalistes qui l'ont observé de près regagnait les siens massés sur les premières rangées de la salle.QUEBEC (DNC) - M.Jean Usage s'esl dit convaincu hier que la démission de M.René Lévesque, loin d’affaiblir le parti libéral, le renforcera en l’unifiant et en permettant à un grand nombre de personnes, qui l'ont quitté à cause de la présence du député de Laurier, de militer de nouveau dans ses cadres.“Le parti libéral va être plus fort qu'il ne l’a jamais été”, s'est exclamé le chef libéral lors d'une interview à la télévision.la veille, quelques heures après la démission du député de Laurier, M.Lesage avait déclaré que M.Lévesque avait agi selon sa conscience.Il avait alors invité les 2â députés de l’Union nationale qui se sont déclarés en faveur de la souveraineté du Québec, de façon anonyme lors d'un récent sondage, à faire preuve du même “courage” que son ancien lieutenant.Par ailleurs, M.Lesage et Eric Kierans ont clôturé hier soir les assises libérales de la même façon qu'ils les avaient inaugurées vendredi soir, c’est-à-dire en se livrant à de violentes sorties contre ce qu’ils appellent le séparatisme.Autres informations sur le congrès de la Fédération libérale du Québec, à la page 2.on a pu voir sur le visage de Jean Lesage, immobile jusque là.éclater l'un des sourires les plus triomphants de toute l'histoire politique du Québec.Entouré d une soixantaine de personnes.René Lévesque a traversé toute la salle: jamais les quelque 1.300 militants qui se trouvaient là ne l’a-vaient-ils regardé avec autant d'intensité.Il a franchi la porte presque en courant C’était sa dernière sortie.Dans le hall, une femme d'un âge avancé lui saute au cou et l'embrasse.Beaucoup se précipitent pour lui serrer la main Même ses adversaires tiennent à le féliciter.Durant cette brève et dernière intervention à la tribune, M.Lévesque a déclaré que personne, au cours de ce long débat, n'avait à son avis démontré l'invalidité de son Le chef de l'Opposition a dit qu’il fallait tout faire pour éviter une catastrophe aux Québécois.Il a ajouté; “En accusant les gens de l'Union nationale d'être des éteignoirs de progrès, j’accuse également tous ces faux prophètes, qu'ils soient membres du RIN ou du RN, qui prônent le règne' d’une liberté utopique en menaçant de faire sauter les navires qui circulent dans la Voie maritime du Saint-Laurent”.M, Lesage a aussi “supplié” la jeunesse québécoise de réfléchir avant de s'engager dans une “atenture qui ne peut-être qu’une voie sans issue, un cul-de-sac”.Pour sa part, M.Kierans a dit que les libéraux refusaient d'être constamment ramenés dans ‘Tornière nationale" parce que la masse ne peut pas se payer ce luxe que les membres de certaines élites se plaisent à lui proposer.“Le parti libéral a opté carrément pour l'option canadienne.le parti libéral refuse qu'une élite minoritaire entraîne la population du Québec dans une aventure séparatiste.Si la population désire le séparatisme, elle le fera savoir par le processus démocratique.A date, les études faites révèlent que l'immense majorité s’oppose au séparatisme et rien n'indique que ceci ait changé Le parti libéral québécois refuse de ser- Voir page 6; Lesage option, ni la validité du statut particulier.Il s'est félicité que le congrès lui ait donné l'occasion d'exprimer son point de vue.Il a remercié le président, le notaire Jean Tétreault.dont il a souligné l'équité au cours des discussions Il a tenu à répondre à quelques-uns des arguments invoqués au cours des heures précédentes contre son option, mais en termes très généraux En somme, a-t-il dit.personne n'a invoqué contre notre choix autre chose que la peur de l'inconnu comme si cette option nous conduisait nécessairement à l'anarchie.L'hypothèse économique est la seule que l'on doive envisager, a-t-il souligné, et le seul argument d'ordre économique que l'assemblée a entendu dans ce débat est venu d'un délégué qui a invoqué le témoignage de Réal Caouette.Or.a-t-il poursuivi, deux grandes lois régissent aujourd'hui l’économique dans le monde actuel.C'est d'abord la transformation rapide de la société, emportée par les sciences et la technologie; c’est ensuite la volonté des hommes qui, ayant reconnu la première loi.entendent construire un Etat efficace.M.Lévesque a ensuite déploré ce qu'il appelle “l'attitude rigide " des dirigeants du parti a regard du débat constitutionnel et "l'endossement docile” que l'assemblée paraît avoir donné à cette attitude.11 fait état du fait que MM Kierans et Lesage ont mis le parti en garde contre son option, donnant aux militants à choisir entre René Lévesque d une part, Jean Lesage et Eric Kierans d'autre part.Or M.Lévesque aurait souhaité que l'on examinât plus sereinement les thèses en présence, sans personnaliser le débat.C’est une responsabilité que M.Lesage et Kierans ont assumée, a dit M.Lévesque qui évoque ensuite une lettre qu'il adressait à M.Lesage le 2 août dernier.Dans cette lettre, le député de Laurier disait à M.Lesage que “c’est au péril de sa vie que le parti redeviendrait un club privé".Il insistait sur la nécessité de débattre au cours du présent congrès la question constitutionnelle, indiquant qu'il y ferait valoir son option.Malgré le contexte qui a précédé le congrès, contexte dont M Lévesque a souvent dit qu'il n'était pas propice à étu- Voir page 6: Uvatqua Lesage: un départ qui laisse le parti libéral plus fort que jamais préciser par Pau) Cliche QUEBEC (DNC) Le parti libéral du Québec a fait en fin de semaine une profession de foi inconditionnelle au fédéralisme canadien et a accordé un appui de principe à une formule de statut particulier pour le Québec qui n'a pas été définie mais qui devrait l'être d'ici le milieu de l'an prochain.C’est de façon pour ainsi dire unanime qu après le départ de M René Lévesque et de son groupe en fin de journée samedi les quelque 1,500 congressistes présents ont adopté la résolution proposée par M Paul-Génn-Lajoie qui s'oppose au "séparatisme sous toutes ses formes” et réclame des pouvoirs accrus pour le Québec Iis se trouvaient par le fait même à endosser une motion de M Pierre Laporte qui.en appuyant la résolution du comité des affaires constitutionnelles de la FLQ avait proposé que le rapport de ce comité, où est défini le statut particulier suggéré, soit renvoyé à la commission politique du parti pour étude ultérieure.Le chef du parti.M Jean Lesage, a précisé que le renvoi du rapport signifiait qu'il servirait de document de base aux journées d’études que le parti doit tenir d'ici quelques mois et au congrès spécial sur la constitution qui doit être convoqué d'ici la fin de juin 1968, selon les termes d’une décision qui a été prise par la commission politique le 15 août dernier puis endossée par le Conseil supérieur de la FLQ le 10 septembre "L’anti-séparatisme”, qui a été la note dominant le congrès de la fin de semaine, s est manifesté de façon encore plus virulente que prévue depuis quelques semaines.Il a reçu sa caution officielle dès l'ouverture des assises vendredi soir dans les discours prononcés par le chef du parti.M.Lesage et le président de la Federation M Kierans.qui ont alors mis les délégués devant une alternative nette mais brutale: vous choisirez demain entre nous eux et M.Lévesque.Si la formule du statut particulier l'emporte, le député de Laurier devra quitter le parti à moins qu'il ne se rallie sans réserve; si au contrai re, la proposition d'un Québec souverain dans une union canadienne, devait rallier les suffrages des liberaux, nous démissionnerons sur le champ.D’ailleurs, la grande majorité des organisateurs libéraux qui se sont rendus à Québec n’avaient pas besoin de cette incitation et ce'n'est pas tellement pour se prononcer contre la proposition .de M.Lévesque que contre la personne du député de Laurier qu’ils se sont déplacés Un groupe de délégués du Nord-ouest québécois ont exprimé l espnt qui animait la plupart des congressistes en disant: "Nous ne venons pas discuter de la thèse de René Lévesque, nous venons discuter de la tête de René Lévesque".• Premier affrontement: la procédure Ce climat d’antipathie personnelle a prévalu dès les premieres minutes des assises lors de l’adoption des règles de procédure qui devaient régir le débat constitutionnel de samedi Cette procédure n'autorisait l'étude que des résolutions Gérin-Lajoie et Lévesque sans permettre d'amendement à l’une ou a l'autre.Elle prévoyait aussi que le vote se ferait à main levée et qu'il ne pourrait être secret.Lorsque des tenants de la formule du député de Laurier se sont prononcés contre cette proposition lors du court débat qui a suivi son" adoption, leur voix a été couverte par des huées et par une série de cris hostiles Immédiatement après l'adoption de la procédure vendredi soir, les tacticiens du groupe Lévesque se sont retirés dans leur quartiers pour ne revenir qu’à la séance de samedi après-midi Démission ou expulsion Puis avec le discours de M.Lesage en fin de soirée vendredi ce fut le délire.Le départ de M.Lévesque apparaissait dès lors inévitable.Tout ce qui était inconnu était la forme (démissionnerait-il ou serait-il expulsé?) et le moment.Peu avant minuit.M.Lévesque fit savoir qu'il songeait à retirer sa résolution et à démissionner Samedi matin le groupe avait pris la décision de profiter du débat de l’après-midi et de se retirer peu avant 18h.mais à ce moment-là, elle était encore gardée secrète Elle le fut d'ailleurs jusqu’au moment de la démission.A la séance de samedi après-midi, les proposeurs des deux résolutions, MM Gérin-Lajoie et Levesque, se virent d’abord accorder chacun 30 minutes pour les présenter.Puis à tour de rôle, les partisans des deux options se virent accorder 10 minutes chacun Le débat se déroula ainsi pendant plus de trois heures.Un peu avant 18 heures, il était prévu que les deux proposeurs auraient un droit de réplique de cinq minutes chacun.C'est ce moment-là que choisit M Lévesque pour démissionner, La séance de l’après-midi s’était déroulée dans un calme relatif La foule laissa les tenants de la formule Lévesque s'exprimer mais elle manifesta sa désapproba- Voir page 6; Las libéraux de notre envoyé, Jeon-V.Dufresne QUEBEC Le Raliiemem national invite les démission naires libéraux René la-ves qu»' et François Aquin à par-ticiper au regroupement des torees indépendantistes du Québec, C'est tout le sens d'une résolution adoptée hier par le congrès du parti.Pour le reste, elle ressemble au document adopté par le Rassemblement pour l'indepenriance nationale aux assises de Trois-Rivières, la semaine dernière, la fusion est écartée, et le RN ne lait aucune “ouverture" précise, ni à M.Lévesque et son collègue, ni au parti de M.Bourgault.M.Grégoire, d'autre part, n'a pas voulu révéler le nom des quatre députés léderaux de la région de Québec qui, prétend-il, s’apprêtent à passer dans le camp de l'indepen dance.Deux de ces hommes sont des libéraux, affirme le député de laipointe.Quant à l'hypothèse d’un regroupement des forces indépendantistes, elle n'est que cela, une hypothèse.M.Grégoire, pour sa part, était convaincu que le RIN l'appuierait à l’unanimité.Au contraire, dans les rangs du parti de M Bourgault la question n’est pas résolue et le document de M D'Allemagne.on se souvient, traduit davantage la nécessité d'un compromis entre deux tac lions survoltées que celle d’une alliance immédiate Ad.Gilles Grégoire Cependant, le Ralliement national déplace peu à peu vers la "gauche” son centre de gravité idéologique, si l’on ose dire la's résolutions adoptées hier sont telles qu'on eut cru un moment s'être trompé de congrès, l’ourlant connu pour un homme de droite, ce en quoi il soutient qu'on l'a tou jours mal interprété, le docteur René .lutras.de Victoria-ville, sest fait le détenseur di-s plus audacieuses.le RN reconnaît maintenanl le pré-salaire et place cette mesure sur le même pied que l’assurancc-santé.le présalaire.dit-il, est un élément constitutif de la sécurité so- ciale.Ce n'est pas un don, mais un échange, et en retour l'étudiant qui le touchera s'engagera, suivant des modaii tés qu’il faudra définir, à consacrer deux ou trois ans de travail au service de la collectivité.le docteur Jutras a expliqué en exemple que l'assuran-ee-santé serait bien illusoire dans les lles-de-laMadeleinc s'il ne s’y trouvait pas de médecin pour traiter la population.le pré-salaire, en outre, p»'rmeflrait à l'Etat de récupérer en quelque sorte une partie de ses investissements avant que le citoyen qu'il a formé n’exprime le désir, fort légitime, d'aller exercer son métier à l'extérieur du pays.Il a cité en exemple les étudiants de McGill.dont un grand nombre étudient aux frais de l'Etat, pour quitter aussitôt le Qué bec.la- Ralliement national pré-conlse également l'établissement d'un régime public d'assurance judiciaire, sans le quel, dit-il, la justice est parfaitement impossible, ne bénéficiant qu à ceux qui ont les moyens de se défendre devant les tribunaux.Cette résolution devra faire l'objet d'un examen approfondi par un comité du parti avant d'être inU'grée au programme.Celui-ci sera précisé davan- Voir page 2: Le RN Le service reste paralysé Les grévistes font échec à la tentative de la CTM par Jules LeBlonc Le réseau de transport en commun de Montréal est toujours paralysé par la grève des 6,000 employés de la Commission de transport de Montréal qui entre aujourd'hui dans sa 26e journée.La tentative d’assurer une reprise partielle du service, vendredi soir, s'est soldée rapidement par un échec et n'a pas été renouvelée de- puis On ne prévoit pas qu'une nouvelle tentative ait lieu aujourd’hui: on doute, même à la CTM.que les chauffeurs d'autobus qui obéiront aux injonctions et retourneront au travail, seront assez nombreux pour justifier un nouvel essai Après un début de week-end particulièrement tumultueux, alors que la colère des grévis- tes s est abattue sur la métropole pendant six heures vendredi soir, les journées de samedi et dimanche ont été des plus calmes sur tous les fronts.Vendredi soir.35 autobus ont été mis en circulation à compter de 17h30; à 22h30, ils étaient tous revenus aux garages et ils ne sont pas sortis depuis.la ligne de métro numéro quatre, qui relie le coeur de Montréal à l’Expo et à Lon-gueuil (sur la rive sud), a de nouveau été ouverte au public samedi matin et on pouvait s'y balader gratuitement; cette ligne avait été rouverte à 21h30 vendredi soir.A 17h samedi, elle a de nouveau été fermée, faute de personnel pour la faire fonctionner Le service n’a pas été repris hier Un caucus ce soir Pour ce qui est de l'Expo-Express, ce service rapide de transport sur les 1,000 acres de l’Exposition universelle a été maintenu durant la fin de semaine, malgré les menaces des grévistes de l'interrompre à compter de samedi matin Les grévistes doivent tenir une réunion générale a 8h ce matin à l’aréna Maurice-Richard.tandis qu’une importante réunion aura lieu à 19h ce soir à l’hôtel de ville de Montréal.Le cabinet du maire Jean Drapeau a annoncé hier que les membres du conseil municipal de Montréal, ainsi que les maires et conseillers des Voir page 6: La CTM Avertissement de Pearson au Canada anglais Reconnaître l'existence de la société canadienne-française OTTAWA ( PAR P.O’N.) Il n'y a pas (( avenir pour le Canada si les Canadiens de langue anglaise ne sont pas prêts à reconnaître l'égalité des Canadiens français à travers tout le pays et si, reconnaissant l’existence d une société canadienne française distincte ils ne comprennent pas “la différence qui existe entre le traitement égal des individus et le traitement égal des sociétés et des peuples.” Tel est l’avertissement qu’a donné hier à ses compatriotes de langue anglaise le premier ministre Pearson dans un discours dans lequel il a rejeté certaines formes de statut par ticulier tout en laissant ta porte ouverte à certaines autres qui seraient le prolongement de la situation spéciale que reconnait à Québec l'acte de 1867.Dans un message particulièrement sérieux et solennel livré au nom du premier ministre à Banff par le député Richard Ea-shin le premier ministre établit clairement qu’il n'y a pas d’avenir pour le Canada si les Canadiens de langue anglaise ne “jugent pas nécessaire de faire les rhangemcnG et les adap- Voir page 2: Pearson Bataille acharnée dans le ciel de Haïphong où de nouveaux objectifs ont été bombardés SAIGON - Deux nouveaux objectifs importants ont été attaqués pour la première fois en fin de semaine par l’aviation américaine à Haiphong.Un chantier naval, qui construit 10% des bateaux en acier du Nord-Vietnam a été bombardé par les "Intruders” à 2 km 500 à l'ouest du centre de Haiphong.Deuxième objectif: des dépôts et stocks à deux kilomètres au sud du centre du grand port, à la limite des quartiers d'habitation.Dix emplacements de DCA ont été neutralisés' autour des deux objectifs attaqués en plein jour.Le pont routier à quatre km au sud ouest de Haiphong a été de nouveau bombardé, ainsi que le centre de radar de Kien An.à treize km au sud de Haïphong.HANOI - Une bataille,.dont les communiqués nord-vietnamiens et américains ne donnent qu'une faible idée se déroule en effet au-dessus de Haiphong où l’intensité des raids et la puissance de la ' défense antiaérienne se conjuguent pour faire de cette bataille un des affrontements les plus violents qui aient jamais eu lieu dans le ciel d'une grande ville nord-vietnamienne; tel est le sentiment des observateurs étrangers à Hanoi qui ont pu recueillir des témoignages de rares personnes revenant de Haïphong.La discrétion des deux adversaires au sujet de ces combats au-dessus du premier port nord-vietnamien a des motifs différents mais aboutit au même résultat: personne ne peut encore avoir une idée exacte de l'acharnement des combats, mais on est certain à Hanoi qu’ils sont "furieux”.Les Nord-Vietnamiens sont •réservés car.estiment les observateurs, ils ne veulent pas donner au pays l'impression que Haïphong est écrasé et pilonné par les bombes et porter ainsi une éventuelle atteinte au moral de la population.Les Américains, eux.ne disent pas grand-chose car ils peuvent ainsi poursuivre les raids sans avoir à faire face à de multiples protestations que susciteraient les récits de raids contre une cité habitée.Quant aux protestations nord-vietnamiennes contre les pertes dans la population civile, elles surviennent au minimum quinze jours après les faits et les témoignages les plus circonstanciés perdent alors de leur puissance émotive.Depuis le 8 octobre, l’aviation américaine a changé de tactique en bombardant Haïphong de nuit, indiquent des témoins dignes de foi A certains moments, la riposte de la DCA a été si intense quïl était impossible d’entendre l'explosion des bombes, même de celles de très forte puissance Des photographies tmon-trent que certains faubourgs et même des quartiers situés à l'ouest de la ville ont été sérieusement atteints. 2 • LE DEVOIR.LUNDI, 16 OCTOBRE 1967 La FLQ adopte une nouvelle formule de partage des impôts: 75-50-100 QUEBEC (DNCI 13e congrès de la Fédération libérale du Québec a adopté hier une résolution qui réclame pour les provinces une proportion allant jusqu'à 75 pour cent de l’impôt sur le revenu des particuliers.5(1 pour cent de l'impôt sur le revenu des sociétés et 100 pour cent de l’impôt successoral U’était l'une de plusieurs dizaines de résolutions de natu re socio-économique qui ont été adoptées en assembler plénière après les séances de six comités; ceux de la fiscalité, des affaires urbaines et du logement, de l’assurance-maladie, du travail et de la main-d'oeuvre, de la protection du consommateur et du développement économique rural Plusieurs de ces résolutions avaient d’ailleurs été adoptées à plusieurs reprises en congrès depuis la fondation de la FIX).Par ailleurs, l'assemblée pléniere a adopte après discussion une résolution reconnaissant le principe du choix de la langue de travail, de négociation collective et de communication courante dans les entreprises québécoises la question a cependant été renvoyée pour étude ultérieure en ce qui concerne les modalités.Cette résolution devait d’abord être renvoyée complètement pour étude parce qu elle n'avait pu être étudiée en détail par le comité du travail et de la main-d oeuvre, mais apres une intervention énergique du président des étudiants liberaux de l’université de Montréal.VI.Yves Tarc' l, le chef du parti, M la-sage, a insisté pour que le principe en soit adopté Voici maintenant un aperçu de quelques résolutions; Affaires municipales et logement; action énergique du parti pour l’application d'un programme de constitution de logements a lover modique, demande de la constitution d'un comité parle-menlaire sur la question, amendement au code civil pour permettre l’institution d’un régime de co propriété dans les immeubles a logements multiples, c hangement du nom du ministère des altaires municipales en celui des attaires municipales et du logement.création d'une commission de l'urbanisme et d’une commission de l'évaluation foncière au sein de ce dernier ministère, convocation prochaine d'une conférence fédérait-provinciale sur la ( rise de la constitution, et du logement, etc.Assurance-maladie, instauiation le plus tôt possible d'un régime d'assurance-maladie universel et complet, instauraUon d'une assurance-médicaments comprenant les frais d'honoraires des pharmaciens, établissement de rentres hospitaliers régio naux, mise sur pied de structures administratives qui permettraient une négociation continue dans le cadre du regime d’assurance, etc.Développement économique et rural; revalorisation de la politique laitière, encouragement, au moyen de subsides, à la régionalisation des pohtiques agricoles, faciliter au cultivateur l’accès au crédit, création d'une société d'exploitation forestière.création d’un conseil supérieur de la recherche forestière, élaboration d'un code des eaux, élaboration d’une politique globale de drainage des terres, création d'une régie des terres, établissement de gouvernements régionaux, etc.Fiscalité, plus grande taxation de la consommation des biens de luxe au dépens des dépenses essentielles, réduction substantielle de l'impôt scolaire des particuliers, hausse de l'abattement dans le cas de l'impôt successoral et création d'un impôt sur les donations entre vifs, étude de la possibilité d’accorder un traitement fiscal privilégié aux obligations municipales afin de dimimuer le coût des emprunts municipaux et de faciliter l’implantation d'usines, utilisation de l'impôt sur les sociétés afin d'encourager tes industries à devenir plus productives, etc.Protection du consommateur; création d’un office de consommation, création au ministère de la famille et du bien-être social d'un service d'éducation, réglementation de la publicité, instauration d'un système de prêts garantis pour les petits salaries.préparation d'un code d'éthique pour les annonceurs, etc.Travail et main-d’œuvre: création d'une commission de prévention des conflits du travail, création d'un ministère de la main-d'oeuvre et de l'immigration, formation de comités conjoints fédéraux-provinciaux pour la mise en place et le fonctionnement des services de main-d'oeuvre, adoption d’une loi de conge-edui ation pour aider les satanés, avec l'aide de l'Etat et des employeurs, à améliorer leur compétence professionnelle, création de cliniques de ré-orientalion professionnelles spécialisées en fonction de la clientele adulte, augmentation des normes minimales sous la loi du salaire minimum.D'ici 4 ans, prédit René Lévesque, les souverainistes pourront former l'opposition officielle au Québec QUEBEC (Par Michel Roy)-’Did quatre ans au plus, quelque chose qui ressemble a ce que nous représentons sera au moins l’opposition officielle au Québec, et peut-être la majorité." Par cette déclaration, M René Lévesque mettait fin samedi soir à une conférence où la presse avait été invitée.conférence réunissant un grand nombre de jeunes sympathisants a la these de celui qui.deux heures plus tôt.avait quitté le parti libéral La plupart des 250 journalistes présents au congrès libéral s étaient précipites au sous-sol de Ihotel Victoria pour entendre M.Lévesque qui.en deux heures, a fait la genèse de son histoire politique depuis quelques années.Prié de révéler ses projets.M Lévesque a fait savoir qu'il investira toutes ses forces et COURS DE TRADUCTION ET D'INTERPRÉTATION SIMULTANÉE SESSION D'HIVER commençant le 16 octobre 1967 Examen d'admission sur rendez-vous.Pour tous renseignements, appelez: BERLITZ TRADUCTIONS 288-3111 - Postes 70-71-72 - Place Victoria - Montréal.ses énergies dans une campagne d'information afin de diffuser et d'expliquer son option en faveur d'un Québec souverain dans une Union canadienne.Il ne limitera pas son action au Québec 11 ira aussi dans les autres provinces où, dit-il, plusieurs tribunes lui sont offertes.Il travaillera avec ceux qui l'ont appuyé depuis qu’il a fait connaître son option.Mais il demande à réfléchir quant aux modalités de son action politique.C'est en consultant ses amis et tous ceux, espè-re-t-il.qui se joindront à lui qu'il va mettre au point cette action."Je ne suis, dit-il qu'un député indépendant L'Essentiel, ce sont ceux-là." Ceux-là sont MM Briè-ere Brossard.Beaulé et Savoie qui l’entourent MM Yves Michaud et Robert Bourassa qui s’étaient, DUPUIS NOUVEAU POUR '67 T£H£TH L'appareil auditif "Directo crée un cercle de sonoriti NOUVEAU MICROPHONE A L'AVANT Capte le» sons oô vous regardez en plus de les amplifier en avart de vous.CS NOUVELLE OUVERTURE A L'ARRIERE Identifia les sons arrière selon leur importance.le "Director" comprend un circuit Micro-lithic plus fin qu'un bout d'allumette.une réussite de ta technique de l’ère spatiale.Il vous offre un meilleur partage du son pour vous aooorter une nouvelle expérience auditive.Il est le plus oetit appareil auditif derrière l'oreille.et ne pèse que V* d'once.Essayez-le dès - Venez eu téléphonez en composant 842-5151, poste 316 Rendez-vous i domicile sur demand» DUPUIS - TROISIEME, STE-CATHERINE par moments, déclarés solidaires de M.Lévesque, tout au moins sur certains points, ne quitteront pas le parti libéral.s étant tous deux ralliés à la résolution anti-séparatiste votée par le congrès Invité à dire s'il compte militer dans un pan indépendantiste, M Lévesque a répondu qu'il ne compte pas pour l'instant s'engager dans des discussions avec des groupes indépendantistes 11 accueillera volontiers tous ceux qui veulent travailler sur la base de son option 11 ajoute, en réponse à des questions plus insistantes.qu'il n'a pas eu et ne compte pas avoir dans un avenir prévisible des négociations avec le Ralliement national et le RIN.A 45 ans, René Lévesque se déclare en bonne santé ("Je n’éprouve pas le besoin d’aller refaire mes forces à Hawaii") et disposé à briguer les suffrages dans Laurier si des élections avaient lieu bientôt.Il se présenterait comme indépendant en faisant valoir son option pour la souveraineté du Québec dans l’Union canadienne.Pourquoi lut demande-ton, a-t-il démissionné à 18 heures samedi soir?Pourquoi n’a-t-il pas attendu de connaître les résultats du scrutin pour annoncer sa décision?Nous n’aurions pas survécu à la précédure.répond M.Lévesque Devant une machine bien bâtie, au milieu d'une "salle arrangée" et d’une tension épouvantable", nous n’avions aucune chance.Après la défaite de notre résolution, nous aurions dû passer par les étapes difficiles.motion de loyauté, motion d’expulsion."Il fallait que les infâmes y goûtent" Le grief essentiel que fait M Lévesque à l’égard de la direction du parti porte sur la méthode retenue pour étudier les deux principales thèses en présence Avant même de laisser les délégués examiner les options qui leur étaient soumises.MM Kie-rans et Lesage avaient déclaré qu’ils démissionneraient si la résolution de M.Lévesque était votee.Au départ.estime l’ancien ministre.les jeux étaient faits.Il s'élève en outre contre le relus opposé par l'assemblée au scrutin secret.Il déplore encore ce qu'il appelle "l’absence de vérification démocratique des inscriptions au congrès" Il n’accuse pas la direction d'avoir gonflé ou tripoté les listes, mais soutient qu’un mode de contrôle était nécessaire "pour éviter de pacter le congrès au départ" Il cite le cas d’un étudiant qui.sous une fausse identité, a obtenu un statut de délégué au congrès (Présent à la conférence de presse, cet étudiant a confirmé le fait) Il insiste à nouveau sur l'importance d’un vote secret pour ce genre de choses II est parfois gênant pour des militants de voter ouvertement, devant la tribune, contre l’option de ses chefs, surtout quand le leader a dit qu'il fallait se soumettre ou se démettre.Enfin.M.Lévesque a dit que la direction du parti s'apprêtait, dans la soirée de samedi, à transporter l'assemblée générale au manège militaire de la Grande-Allée, la salle de bal du Château étant trop exiguë pour recevoir plus de 2,000 délégués Au manège, a dit M Lévesque.il eût été facile de provoquer des mouvements contre notre option, ou de recruter des délégués en plus grand nombre pour la battre.Les organisateurs du congrès.en particulier M Claude Desrosiers, président du comité des résolutions, ont rejeté les accusations de M Lévesque Tout a été mis en oeuvre, a-t-il dit.pour procurer à M.Lévesque les listes et les renseignements qu’il avait réclamés.Quant à la salle du manège militaire.M Desrosiers a confirmé qu il avait été envisagé de la louer pour la soirée.Mais il a finalement été décidé de tenir la réunion au Château Frontenac par suite des dispositions prises pour accueillir un plus grand nombre de délégués, notamment grâce à la télévision en circuit fermé PEARSON tâtions qui favoriseraient la survie de la société canadienne française dans les centres en dehors du Québec." Partant plus loin de l'avenir de la société canadienne française qu’il a identifiée comme une société distincte.M.Pearson a déclaré: “la question est donc claire et simple; quel prix sommes-nous prêts à payer pour conserver notre identité entière de Canadiens, dans un pays que (’histoire a construit sur une "double tondaüun"."Que sommes-nous prêts à faire, non seulement pour préserver nos deux sociétés culturelles dans une unité politique fédérale, mais aussi pour leur permettre de s'épanouir pleinement?" • "Cette question, nous devons y répondre, sans plus tarder.” “Le problème ne sera résolu que lorsque les Canadiens de langue anglaise comprendront la différence qui existe entre le traitement égal des individus et le traitement égal des sociétés ou des peuples." "Il est lacile de traiter un Canadien français sur un pied d'égalité à un congrès à Band, tout en lui refusant, par une action sociale collective le respect et la reconnaissance de sa eullure, de ses traditions et de sa langue auxquels il a droit en tant que citoyen canadien." “L’aetion sociale est souvent plus difficile que l’action individuelle.” “Et pourtant, c’est un acte social que nous devons poser.” “Four nombre de Canadiens de langue anglaise, il exige un changement d’attitude et un plus grand respect a l’endroit du "fail français" dans notre pays, dans notre confédération." “U signifie que nous devons faire de tout le Canada et non seulement du Québec, la patrie de tous les Canadiens français, et prendre les mesures nécessaires à celle fin," Au cours de l’allocution qu’il avait préparée, le premier ministre a évoqué les conséquences du séparatisme dont la plus sérieuse à son avis serait pour les Québécois "de manquer l'occasion de participer au développement d’une confédération embrassant tout un continent et susceptible de devenir l’un des plus grands pays du monde ’’ Démission de huit militants de la FLQ M.Fearson a assez longuement discuté du statut parficu lier 11 a cité plusieurs domaines de pobtique dans lesquels Québec a un genre de statut parficulier.par exemple dans certains domaines de sécurité sociale, dans l’administration de Radio-Canada et le reste."Je n’ai aucune difficulté, a dit M.Fearson.à accepter ce genre de statut particulier, qui touche avant tout le Québec, mats ne lui est pas exclusif." Si le statut particulier "signifie que la situation spéciale au Canada de la langue, de la culture et des traditons canadiennes-françaises doit être reconnue et protégée officiellement; que les caractéristiques nationales particulières du peuple canadien-trançats doivent etre encouragées a se développer, alors j’accepte avec chaleur et compréhension cette orientation du fédéralisme canadien." Il a par ailleurs rejeté d’emblée le genre de statut particulier qui conduirai! à un F)tat séparé et dont la caractéristique principale serait de réduire l’influence des députés du Québec au parlement fédéral.M.Fearson a discuté ensuite des propositions de M.Daniel Johnson à la conférence fédérale provinciale de I%6 alors que le premier ministre du Québec avait demandé la récupération progressive de l’impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés ainsi que le produit de la taxe sur les successions.Il a parlé des objections que cette politique soulèverait dans les autres provinces.“H s’agit là, a-t-il dit, d’un changement vital au fédéralisme canadien que tous les citoyens, qu'ils soient du Québec ou d’ailleurs, voudront examiner avec beaucoup d’attention." Il a parlé des problèmes et des objections que cette politique soulèverait dans les autres provinces et il laissé entendre qu’il faudrait les étudier attentivement "si un genre de statut particulier pour le gouvernement de Québec devait être discute sérieusement et convenablement." Enfin le premier ministre a semblé rejeter une fois pour toutes le terme de deux nations qu’il considère à la fois ambigu et provocant.Dans sons discours il l’a remplacé par l’expression "deux sociétés distinctes, la société d’expression anglaise étant moins homogène et moins cohésive que celle de langue française mais possédant quand même un lien commun".LERN tage à l’occasion des assises qui précèdent 1970.Le RN, cela va sans dire, après l’avoir combattu léroce-ment appuie tout entier l'éta-blissemenl d’un régime universel et public d’assuranee-maladie.comme la gratuite scolaire à tous les degrés d’enseignement.Sur le plan de la défense, "le Québec devra se retirer de tout conflit armé et jouer un rôle diplomatique parifi-cateur sur le plan international'’.Pour le territoire, une milice de paix seulement.Antifédéraliste.le RN préconise néanmoins, dans sa constitution, la création de gouvernements régionaux." “Le gouvernement national demeurera la source de toute l’autorité du pays, mais il pourra déléguer, par législation.les juridictions nécessaires aux gouvernements régionaux.Ce gouvernement aura à sa tête un président régional élu au suffrage universel, une assemblée régionale composée de délégués élus etc Peut-être le père Gustave Lamarche, farouche indépendantiste.a-t-il après tout cueilli les applaudissements les plus chaleureux lorsqu'au terme du congrès, parodiant Léon XIII, a lancé; "De grâce ma Mère l'Eglise, vous avez perdu la classe ouvrière, n’allez pas perdre la classe laurentienne QUEBEC (De nos envoyés! -Huit militants éminents de la Fédération libérale du Quebec ont annoncé hier soir leur démission de ce parti et leur intention d’appuyer dorénavant M.René Lévesque et sa proposition de souveraineté québécoise dans une union canadienne En même temps on a annoncé que samedi soir 167 militant-, libéraux inscrits au congrès s'étaient rangés dans le camp de M lévesquc.Les huit miütants en cause sont: • M.Guy Pelletier, candidat libéral détail dans Témis-couata en 1966, membre des commissions pobtique et de propagande du parti, militant libéra! depuis une quinzaine d’années.Il reproche moins au parti, d’avoir rejeté la thèse de M.Lévesque que de ne pas l’avoir discutée loyalement.• M.Gérard Bélanger, président de l'assoeiaiion libérale du comté de Launer, membre des commissions pobtique, de propagande et d'organisation.Il a dit que l’exécutif et l’organi sation électorale de son comté continueraient de travailler pour M.lévesque.• Mme Monique Marchand, membre pendant de longues années de la commission politi que.“Je refuse le rôle d'otage" qu'auraient les membres de la commission politique après ce 13e congrès.• Me Reginald Lavoie, président du comité d’éducation de la commission pobtique, professeur de droit à l’université de Montréal.I.ui aussi démissionne parce qu'il estime que le parti n'a pas discuté de façon "démocratique et impartiale" l'option Lévesque.• Vie Pothier Ferland, l'ainé des démissionnaires, militant depuis 1954.Il est entré dans le parti pour appuyer les Georges lapalme et les Jean-Marie Nadeau; il estime qu’en I960 le parti était démocratique: "c'étaient les militants qui parlaient".En 1967 lout est changé, il a fallu un événement extérieur, la venue de de Gaulle, pour convaincre la direction du parti de discuter des questions constitutionnelles, les pressions des mibtanls ne suffisaient plus.Il estime que le rapport de M.Gérin-Laioie sur le statut partieuber "mène à un Québec souverain" el regrette que le parti n aît pas voulu annexer ce rapport à la résolution sur la constitution.• M.Jean Roch Boivin, qui a siégé trois ans à la commis sion politique; membre du parti depuis 1962.Dés l’an passé s'est rendu compte que le parti, c’était “de la toutaise".Il a quand même espère que par suite du congrès de 1966 "un changement d’hommes amènerait on cange-ment de structures il m’en a rien été.Il conclut que "certains hommes importants du parti ont choisi irrémédiablement l'ambi gùité à n’en plus finir".• M.Robert Beaulé.vice-président de ia FLQ; membre du parti depuis 1962 et la campa gne pour la nationalisation de l’électricité.Il estime que la séparation des partis, übéral provincial et fédéral, adoptée en prin cipe en 1964, est restée sur le papier; que le parti n'est plus ni québécois, ni démocratique, ni progressiste, mais est devenu un parti d'organisateurs, fl constate que les délégués semblaient être contents de se débarrasser de Lévesque "cet homme qui pour un instant avait bouleversé ce parti d’organisateurs qui veut retourner au monolithisme et au bon patronage d'un parti d'organisateurs".• M.Marc Brière, membre de la commission politique, mi iitant depuis 1955.fl a noté que les traditions démocratiques du parti étaient jeunes, datant de 1955, et que dès son arrivée au pouvoir M.Jean Lesage s'est employé à y mettre la hache.B confie qu'il se rendait compte depuis 1966 que le parti libéral n’existait pas.qu'il y avait deux partis (réformistes et conservateurs) et que les "libéraux conservateurs’’ étaient largement majoritaires.C P A R R O R F I E È S R S E I S O N ET S AIR CANADA ® HÔTESSE DE L'AIR Air Canada recherche présentement des jeunes filles bilingues Cette carrière qui jouit d'un grand prestige offre un nouvel horizon de voyages et de visites intéressantes Soumettez des maintenant votre candidature si vous possédez les qualités suivantes ; 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b) avoir entre 25 et 45 ans; c) posséder une certaine expérience; d) poser sa candidature dans une lettre adressée au secrétaire-administrateur, en expliquant comment son expérience et sa formation le rendent apte à occuper le poste convoité; e) se présenter, sur convocation, devant le jury responsable de I interview et de l'examen des dossiers des candidats.RESPONSABILITÉS a) interpréter et appliquer les politiques de la Commission relatives à la sélection et à l'embauchage du personnel; b) négocier, interpréter et appliquer les conventions collectives de travail; c) régler les différends qui surviennent ; d) appliquer les mesures disciplinaires qui s'imposent dans l'application des contrats de travail; e) représenter la Commission au sein du comité des "Relations Professionnelles" et de "Classifications".SALAIRE Proportionné à la Compétence et l'expérience.Pour une évaluation exacte du dossier, le candidat devra joindre à la lettre toutes les attestations officielles requises N.B.- Tout» inscription txpédm aprêt It 23 oclobrt ttro rtlutét.Yvon Lanctôt, secrétaire-administrateur, La Commission dos Écoles catholiques de Sherbrooke.895.rue Bowen sud.Sherbrooke.Qué. LE DEVOIR LUNDI, 16 OCTOBRE 1967 L'Expo 67 tire à sa fin Les dernières visites « * d Etat, cette semaine OTTAWA (PC) - La vie sur la colline parlementaire reprendra son cours normal à la tin de la semaine avec l'arrivée des deux derniers des 60 représentants de pays etrangers qui ont combiné des visites d'Etat à l'occasion du centenaire du Canada avec des visites à l'Expo L’Expo se prémunit contre Ses chasseurs de souvenirs Les autorités de l'Exposition universelle de Montréal ont averti les dirigeants des pavillons d'exercer une attention toute particulière sur leurs présentations, à cause de la horde des chasseurs de souvenirs qui pourrait envahir les terrains de l’Expo durant les derniers jours.La fin de l'Expo approche à grands pas et les autorités craignent une recrudescence de pillage.Les dirigeants ont déjà pris certaines mesures en vue de protéger l'Exposition et son contenu.On s'attend que les agents de sécurité prolongent leurs heures de travail d'ici la fin Les véhicules qui quittent l'emplacement sont déjà surveillés d’une façon toute spéciale.Plusieurs pavillons auraient élaboré une stratégie afin de protéger les objets exposés Les gardes' de ces pavillons travailleront des heures supplémentaires.M Pierre de Bellefeuille.directeur du service des exposants, a déclaré hier que l'enlèvement de certains objets de valeur ne serait pas trop remarqué.Les sculptures susceptibles, d'être endommagées par les vandales seront enlevées.Le directeur a ajouté que la police de Montréal viendrait assister les gardes de l'Expo en plus grand nombre.lors des derniers jours de l'Expo.Un porte-parole du pavillon israélien a dit expérer que l'annonce de la permanence de l'Expo faite par le maire Drapeau découragerait les chasseurs de souvenirs.Sécurité maximum Plusieurs pavillons ont entrepris de placer à l’intérieur les objets disposés à l’extérieur.• Selon M J.H.T Poudrette.directeur de la Sécurité à l'Expo, les agents agiront suivant un plan de sécurité maximum pour protéger l'exposition "Tout n'est pas définitif dans l'élaboration de ces mesures, a-t-il dit, mais nous sommes heureux de voir que plusieurs pavillons assumeront leur propre protection” Un porte-parole du pavillon israélien a dit espérer que machine destinee a ( estampillage des passeports avait ete volée à son pavillon récemment.Après enquête, on s’est aperçu qu'un sinistre farceur avait remplacé la machine par celle du pavillon de l'Algérie et vice-versa.Après avoir pris connaissance de la situation, les officiers des deux pavillons se sont rencontrés pour procéder a l'échangé des appareils Les dentistes veulent être régis par une convention collective L'assemblée générale de l'Association professionnelle des chirurgiens-dentistes du Québec a adopté à l'unanimité une résolution demandant au gouvernement de créer une loi qui régirait la négociation collective des chirurgiens-dentistes non salariés L'assemblée qui s'était précédemment déclarée en faveur d'un régime universel d'assurance-maladie avait alors posé comme principe que les conditions d'exercice et de participation des professionnels de la santé à un tel programme devraient être déterminées par la négociation collective.L'assemblée, en accord avec les grandes lignes du rapport Castonguay.demandera cependant au gouvernement que les COURS DE PERFECTIONNEMENT EN CONFIANCE EN SOI ! CE COURS VA VOUS AIDER A CULTIVER : LA VRAIE CONFIANCE EN SOI (Pour mieux réaliser toutes vos ambitions) L'ENTHOUSIASME (pour vivre pleinement votre vie) L'ESPRIT DE DÉCISION (Pour prendre plus d'initiatives, assumer plus de responsabilités et devenir meilleur chef) L ART DES RELATIONS HUMAINES (Pour mieux comprendre les gens et les rendre plus heureux) L ART DE PERSUADER PAR LA PAROLE (Pour mieux vendre vos idées et vos produits, dans une discussion, une vente et même devant un public) VOUS AUSSI Quels que soient votre âge, votre occupation ou votre degré d'instruction, vous pouvez en tirer profit.Ce n ext pat un court théorique mail un court pratique de 1 5 te mai net UN SEUL SOIR PAR SEMAINE Vertex assitter à une DÉMONSTRATION GRATUITE Rendex-vout ou PALAIS DU COMMOCI tuite 219 ou entrez par te 1600 rue Berri et prenez l'otcenteur (Vertex en MÉTRO, detcendex 6 lo station Bern de Montigny et prenez la «ortie Ontario) Ce toit à 8 heuret p.nv ou vendredi 20 octobre à 8 heuret p.m Pour être tûr d'avoir une place, téléphonez à 842-8 186 Ne vout demandez pot «é vaut avez le tempt et let moyens de prendre ce court demandez-vous ti vout avez le tempt et let moyens de vout en patter JEAN -GUY LEBOEUf B A LSC préstd+ni Auteur du vo/umt Ai rétêt d'avoir pour I êf croyez ou «ocrés !" L'INSTITUT DE PERSONNALITÉ Pour devenir plus dynamique en pensée en parole et en action Deux visiteurs venant d'Afrique termineront le flot de dignitaires qui.depuis six mois, a amené des rois, des présidents.des ministres et des chefs militaires à Ottawa La plupart de ces visites se sont passées sans histoire, à l'exception de celle du général de Gaulle, qui a abrégé sa visite au Canada après une tournée du Québec, et est reparti sans s'arrêter à Ottawa Le président français est parti au milieu d'un tumulte qui s est répandu dans le monde entier, après avoir été réprimandé par le premier ministre Lester B Pearson, pour avoir semblé encourager les séparatistes De son côté, le président d'Israël, Zalman Shazar.a également écouté sa visite du mois de mai.a cause de la guerre du Moyen-Orient.Il a quand même visité Ottawa.mais a dû contremander ses voyages à Toronto et à Montréal.Le Chah d’Iran, qui a dû retarder sa visite à cause de la guerre, est venu plus tard au cours de l'été.Derniers visiteurs Le dernier chef d'Etat à venir à Ottawa sera El Hadj Ahmadou.président de la République fédérale du Cameroun.qui doit arriver aujourd'hui Le dernier représentant de gouvernement sera M.Jean Théodore Umba di Lutete, sous-ministre des Affaires étrangères au Congo, qui doit arriver mercredi.employeurs soient appelés à contribuer au financement du programme dès sa mise en application afin de créer dés le début Tuniversalité du régime pour l'ensemble de la population.On sait que le rapport Castonguay prévoit, avant d'atteindre à l'universalité une étape de transition où les employeurs ne participeront pas au financement du programme.On est cependant d’accord pour atteindre par étapes à la couverture complète des soins Tous les membres de l'association.dont le président est le Dr Jean-Claude Durand, se sont enfin déclarés en faveur d'un élargissement de la loi d'assurance-maladie pour les assistés sociaux de manière à inclure les soins dentaires.A l’appui du maire Drapeau Le Conseil du travail de Montréal lance un appel à tous les corps intermédiaires de la région métropolitaine afin d'appuyer le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, dans son projet de conserver et de garder en parmanence la Terre des Hommes, cet inventaire de la civilisation.Nous demandons aux gouvernements provincial et fédéral d’appuyer ce projet.Le président.M.Armand Jolicoeur.a fait remarquer que le CTM a été le premier organisme à appuyer le projet d une exposition universelle a Montréal, et c’est avec fierté qu’il reconnaît qu’avec l’aide de nos gouvernements et la coopération des pays participants, des entreprises privées et des syndicats, l'F,xpo 67 a été une grande réussite, et reconnaît également que les prédictions du maire de Montréal, (70 pays participants et 35.000,000 de visiteurs) se sont pleinement réalisées.La proposition du maire Drapeau répond au souhait de la population de grand Montréal qui a éprouvé l'ambiance chaleureuse des îles, a admiré ce décor incomparable, a puisé à cette source surabondante d’information et de culture.La continuité en parmanenee de cette exposition extraordinaire sera pour les visiteurs, tant montréalais, québécois, canadiens qu'étrangers, une source d'éducation populaire et de formation civique, dit M.Joli-coeur.Ce cliché représente le FHE-400 au moment où I on ache rail de le construire aux chantiers de Sore/, en juillet 1966.Or voici que les planificateurs de la défense canadienne laissent entendre que le projet de doter la marine de ce bateau très rapide, pour la chasse aux sous-marins, sera abandonné par le gouvernement.Ce bateau de 200 tonnes, de type "hydrofoil" devait être mis en service en novembre 1969, après avoir coûté la jolie somme de $50,000,000 en recherches et en travail.Telephoto pc L'Expo-Express a besoin de travailleurs spécialisés Qu arriverait-il du système de transport gratuit sur l’emplacement de l'Expo, l'ex-po-express.si les 86 employés de la CTM qui conduisent ces trains quittaient leur travail?Un sondage effectué auprès de gens autorisés indique qu’en dépit du fait que ce système soit automatisé, il ne pourrait néanmoins fonctionner sans l'aide de travailleurs qualifiés.La question s'est posée à la suite du mandat accordé lors de l'assemblée de jeudi par les 6,000 grévistes de la CTM à leurs leaders syndicaux détendre à l'Expo-ex-press la grève actuelle D'autre part.M.Robert Shaw.commissaire général adjoint de l'Expo, a déclaré hier dans une interview que l'Expo restera ouverte jusqu'au 29 octobre, jour prévu pour la fermeture, "peu importe les problèmes pouvant surgir” Il faisait alors allusion à l’arrêt possible de l'ex-po-express.M Gerard Riberdy, un surintendant de l expo-express et employé depuis 22 ans de la CTM, a dit au cours d une interview: Tl est absolument dangereux d'utiliser ce système de transport sans un personnel bien entraîné II pourrait survenir un très grave accident.M.Shaw a ajouté que "si nous avons eu de faibles assistances depuis le début de la grève, cela s'aggraverait encore avec l’arrêt de ce service” d'expo-express."Mais je ne peux croire que les syndicats, qui sont composés d'hommes qui ont le sens de leurs responsabilités.pourraient agir ainsi envers l’Expo ’, a-t-il ajouté."L’accord signé le 4 novembre 1964 au nom de tous les syndicats reliés à l'Expo et par lequel aucune grève ne saurait avoir lieu sur remplacement a été respecté pendant trois années completes et je ne pense pas que cet accord soit brisé maintenant”, a-t-il déclaré.Chez les employés de la CTM Propos violents du directeur de la grève "Si Saulnier essaie encore de faire sortir des autobus de la CTM, il y aura des morts”, a déclaré au représentant du Devoir le directeur de la grève des 6,000 employés de la Commission de transport de Montréal, M.Jacques Dupont, au moment où les 2,000 à 3,000 manifestants réunis au parc Lafontaine commençaient de se disperser, La colère des grévistes venait tout juste de tomber après s’être abattue sur la métropole pendant six heures.C'est la sortie d'un premier autobus de la CTM du garage de la rue Saint-Denis (au coin du boulevard Rosemont), vers 17h30 vendredi, qui avait mis le feu aux poudres.La colère est tombée devant l'auditorium du Plateau peu avant minuit alors que les grévistes, qui devaient se réunir dans l'auditorium à 23h30.se sont butés contre des portes fermées.Ce n'est que lentement que les manifestants ont obéi à l'ordre de leurs dirigeants.Des vies en danger Vers Ih du matin samedi, devant une centaine de grévistes réunis dans le sous-sol de l'église Saint-Sauveur, en face du siège de la Confé- dération des syndicats nationaux, M.Dupont a affirmé qu en faisant sortir des autobus vendredi soir, le président du Comité exécutif de Montréal, M.Lucien Saulnier, "n a pas craint de mettre délibérément des vies en danger et de faire de la ville un champ de bataille pour sauver sa carrière politique et pour obliger les employés de la CTM à retourner au travail cul pardessus tète.” Signalant que Ta CS N, par tous les moyens, a tenté de mener une grève pacifique, une grève sans violence”, M.Dupont a ajouté: "Nous venons de montrer que ce ne sont pas seulement quelques gars qui veulent gagner cette grève, mais bien l'ensemble des employés de la CTM.Saulnier doit maintenant admettre une chose: les autobus rouleront le jour où une convention collective sera signée, pas avant.” Le président des grévistes, M Yvan Blain, a déclaré de son côté: "Ce sont les heures les plus critiques de toute la grève que nous vivons présentement.La CTM fait un test pour connaître notre degré de résistance.D'ici lundi matin, on passe ou on casse ” "Gestes irresponsables" Quelques heures plus tôt, au même endroit, participant à une réunion d'urgence de tous les dirigeants des syndicats de la CSN dans la région de Montréal, le président général de la CSN.M.Marcel Pépin avait accusé la CTM et M Saulnier d’avoir commis des "gestes irresponsables” en mettant des autobus en circulation comme si la grève était finie."Ce qui se passe ce soir à Montréal, a-t-il dit, c’est le fait d'une administration qui a décidé d’essayer de briser un syndicat.Même s'il y en a qui ont perdu la tête de l'autre bord, j'espère que nous resterons très calmes.” Notant que cette grève risque de conduire à une situation anarchique, M.Pepin a ajouté: Tl est temps que ça cesse.Il est temps que les parties se rencontrent et accepteni la négociation véritable Le travail du gouvernement, ce n'est pas de forcer les employés de la CTM à retourner au travail; c'est d'appliquer le code du travail et, en conséquence.de forcer l'administration municipale à négocier.'’ Les quelques 400 dirigeants syndicaux présents ont adopté une résolution (fans laquelle ils exigent de M.Saulnier qu’il négocie et en vienne à une entente avec les employés de la CTM.Evitez les dégâts causes par la pluie Faites installer les GOUTTIERES ’PRIMEAU" Galvanisé • Cuivre • Aluminium Estimation gratuit» MONTREAL 322-4160 • QUEBEC 872-9244 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suggéré aussi que l'Assistance judiciaire soit réorientée et étendue.Parlant a l'ouverture du congrès annuel du Barreau rural, a l'Estérel Mc Beaudel a prédit que.étant donne la "précipitation des ovene ments .la pratique des avocats sera "astreinte dans quel ques mois a un regime d assistance judiciaire svstémali-quement établi1 Le président a noté qu en Ontario l'on prévoit dépenser cette année entre 15 et 20 nui lions de dollars (mur I Assis tance judiciaire.1! taut bien admettre, a dii Me Beaudet.que 1 administra tion de la justice no peut échapper totalement a noire ère de socialisation Puisque l'Etat s'introduit maintenant dans toutes les sphères d'ac tivités.et qu Tl faut accepter sa présence dans le domaine de la justice, pourquoi ne lui pas demander d assumer au moins une partie du iardeau et d'en.: n particulière les Irais de stenographic et moine les taxes des témoins'* De nos jours, a-i-il repris on entre gratuitement a I ho pital il semble que I accès au Palais de justice devrait s'agrémenter dîme certaine lor me de gratuité Avant de faire ces conces sions toutefois, le président du Barreau rural s en « tait (iris énergiquement aux tenants delà socialisation des proies sions Procès de la socialisation Prenant acte «le «
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