Le devoir, 17 mars 1967, vendredi 17 mars 1967
MÉTÉOROLOGIE Ensoleillé et froid.Mm.: S — Me*.: 25 mm FETE DU JOUR.S PATRICE VOL.LVIII — NO 64 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, VENDREDI, 17 MARS 1967 Gracieuseti de SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTREAL F.PILON INC.FfHirniturrt d* burrta Le gouvernement de l’Union nationale dépose son premier budget : Augmentation de la taxe de vente à 8 pour cent Allégement du fardeau fiscal du petit salarié Régime supplémentaire d’allocations familiales par Paul CLICHE el Jean FRANCOEUR QUEBEC — Le ministre des finances, M.Paul Dozois, a present® hier soir pour l'exercice financier 1967-68 un budget a l'allure progressiste et autonomiste dont les principales caractéristiques consistent dans un réaménagement fiscal qui favorise les contribuables à revenus modestes et dans l'instauration d'un regime gradue d'allocations familiales qui vise a aider les familles nombreuses.Le premier budget du gouvernement de l'union nationale impose toutefois des augmentations d'impôt.Il hausse de deux pour cent (de six a huit) les taux des taxes sur les ventes au détail, sur les repas, sur les chambres d'hôtels et sur les telecommunications.Ces hausses de taxe rapporteront quelque $131 millions.Elles ont été rendues nécessaires par le niveau sans précèdent du budget des dépenses qui se chiffre à $2,695 millions, par le refus du gouvernement Johnson d'envisager un programme d'emprunt supérieur à $450 millions pour l'année qui vient a cause, soutient-il, des contraintes du marché et non d'un choix idéologique.Dans une violente sortie contre Ottawa.M.Dozois a aussi impute la hausse des taxes a l'intransigeance du gouvernement fédéral qui n'a pas voulu opérer un transfert de ressources financières qu'il juge suffisant.Quant au budget des dépen- ses, il garde comme priorités l'éducation, la santé et la sécurité sociale, ces trois secteurs connaissant des augmentations appréciables.Le ministre des finances s'est attache, dans son discours, a mettre en relief les points principaux qui, selon lui, dégagent la philosophie de son budget: 1) L'etablissement de priorités: le développement intellectuel, social et économique; 2) L'assainissement de la situation financière du gouvernement; 3) La réalisation de la premiere étape d'un reamenagement dont l'objectif est d'améliorer le niveau de vie des familles nombreuses et des contribuables a revenus modestes.Ainsi, le budget de l'Education est porté a $736 millions.Si l'on ajoute à cette somme les S300 millions provenant de la taxe foncière par les commissions scolaires, on a une masse monétaire de plus d'un milliard de dollars dans ce secteur.Les principales mesures mentionnées hier sont: — La construction de 131 écoles secondaires; — Le nouveau regime de subventions aux institutions privées; — L'etablissement de la gratuite scolaire dans les colleges d'enseignement general et professionnel qui seront constitues incessamment.— L'augmentation de $44 à $67 millions des subventions ac cordees aux universités pour fins d'administration.— Quant au budget de l'Education permanente il sera dou blé.Il en sera ainsi egalement du budget du ministère des affaires culturelles.Dans le domaine de la sécurité sociale, le point saillant est sans contredit l'ins- tauration d'un régime d'allocations familiales a taux progressif dont les bénéfices s'ajouteront aux prestations fédérales du même genre.Ce programme, qui coûtera $88 millions annuellement, veut aider les familles nom- breuses et est de nature, par le fait meme, a encourager la natalité.REAMENAGEMENT FISCAL Ce régime d'allocations familiales fait partie du rea- ménagement fiscal annoncé hier par le gouvernement Johnson comme d'ailleurs la decision d'exempter de l'impôt provincial les célibataires qui ne gagnent pas plus de $2,000 et les personnes ma- riées qui ne gagnent pas plus de $4,000 par annee.La troisième mesure de ce reamenagement consiste dans la décision de rembourser aux travailleurs autonomes a revenus modestes (moins de $2,000 pour les célibataires et moins de $4,000 pour les gens maries) la moitié de leur contribution au regime de rentes du Quebec.Dans le domaine social toujours, Quebec indique de nouveau sa volon*e de creer bientôt la Société d'habitation qui s'occupera de renovation urbaine, d'élimination de taudis et de construction d'habitations a loyers modiques.Dans le domaine économique, de nombreuses mesures sont mentionnées, mais très peu sont complètement nouvelles : office du credit industriel, nouveaux fonds pour la SGF, poursuite de l'etude du projet de sidérurgie, exé cution du plan de BAEQ, programme de transformation de l'industrie laitière, etc.REDUCTION DES EMPRUNTS Au chapitre de "l'assainissement" des finances de la province, M.Doiois a consacre un long passage a la politique d'emprunt.La fixation d'un objectif d'emprunt de $450 millions alors oue le gouvernement aurait besoin d'emprunter $550 millions pour éviter toute augmentation d'impôt* ne procède pas d'une position doctrinale, soutient-il, maie bien des contrainte* du mar* che D un autre côte, M Dozois a exprime son intention de ne pas recourir aux obligations d épargné au cours du prochain exercice.Il a annonce toutefois que des études ont heu actuellement sur la possibilité d emettre, comme en Grande Bretagne, des obligations dites a tirage, c'est-à-dire qui donnent lieu périodique-m*rt a un tirage au sort.OTTAWA, RESPONSABLE DE LA HAUSSE DES TAXES D autre part, le ministre de* finances a impute au gouvernement federal une large part de responsabilité dan» ces hausses de taxes.Si les nouvelles ententes fi*-cales federates - provinciale* avaient entraine des transfert* d'Ottawa aux provinces d# montants voisins de ceux qui avaient ete réclamés, le gouvernement du Québec aurait pu faire face à se* besoin* sans alourdir le fardeau fiscal, soutient le ministre qui qualifie d'insuffisant le montant additionnel de $115 million* qu'Ottawa versera au Quebec au titre de la péréquation et des versements inconditionnels.Voir a la page 6 : La budget Augmentation de la taxe de vente, allégement du fardeau fixai du peut salarié, régime supplémentaire d’allocations familiales, tels sont quelques-uns des points saillants du discours du budget livré hier par le ministre des finances, M.Paul Dozois.a l’Assemblée législative.Le discours comporte : • une augmentation immédiate de la taxe de vente au détail, qui est portée de 6 à 8 pour cent : • me augmentation immédiate de la taxe sur les telecommunication'-.qui est accrue de 2 pour cent ; • une augmentation, a partir du 15 avril, de la taxe sur les repas et sur les chambres d'hôtel, également accrue de 2 pour cent ; • l'institution d'un régime québécois d allocations familiales, s'ajoutant aux prestations que les familles reçoivent déjà d’Ottawa, et grâce auxquelles 800.000 familles se partageront annuellement S88 millions ; • "abolition de l'exemption d’impôt de $300 par enfant admissible aux allocations familiales; • e remboursement de l'impôt payé par les célibataires qui gagnent moins de $2.000 et par les personnes mariées gagnant moins de $4.000.cette mesure s'appliquant dès cette année au profit de 330.000 contribuables ; • le remboursement de la moitié d» > contributions au régime de rentes du Québec versées par des travailleurs autonomes gagnant moins de $2.000 s'ils sont célibataires et moins de $4,000 s'il s agit de personnes mariées ; • au chapitre de- dépenses le choix de troi' objectifs prioritaires pour le Quebec : l’éducation, la sécurité sociale et le développement économique ; • une augmentation de $104 millions du budget de l'éducation dont le montant brut total sera de $736 millions ; • des subventions a la construction de 131 nouvelle écoles secondaires ; • la gratuit» Pilaire dans les coilegr- ii Yninch! >(-1,1; al et professionnel qui seront constitués incessamment ; m la mise a la disposition des uni ersite- du Quebec d< $lu2 millions, soit $67 millions pour fins d’administration et $35 millions pour le financement de leurs investissements : • l'extension de> cüu.ques externes el la mLe en chantier m nouveaux hôpitaux ; 0 j’acceleration de la conversion des orphelii ‘mnnels et de la construction de petits centres pour héberger et soigner les vieillards; • a (Teatcm d une Société -juche e d'habitat .or.-;e.la rénovation urbaine, l'élimination des taudis et la construction d'habitations a loyers modiques ; • dans le but de favoriser la modernisation de «a moyenne et de la petite entreprise, la création d'un Office du crédit industriel avec un budget de $5 millions ; • 'ai:mentation de 4(> pour cent du budget du mim-tere des terres et forêts afin de favoriser l'implantation d’usines de pâte et papier, de scieries et d usines de contreplaqué ; • le début, au eour< de cette année, de la n -ation du Plan de développement de la région du Bas-Saint-Laurent et de la G asp é si e ; • des res>ouiccs financières additionnelles pour ’a So- u n generale de financement ; • compris les contributions du gouvernement fédéral s'élevant a $198 millions et des contributions diverses et remboursements pour une somme additionnelle de $57 millions ; • ^e budget net du Que * s établit a $2.440.000.000; • des emprunts de $450 millions pour le gouvernement et pour l’Hydro-Québec ; 0 la s ispen-ion de l'émision d'obliuati - d'épargne du Que bec et 1 étude, comme solution de rechange, de la possibilité d’établir un système d'obligations dites â tirage.D'autres informations sur le budget - pages 6 et 9 La colère verte se tourne maintenant vers Ottawa : l’UCC lance une offensive sur la politique du lait par Evelyn DUMAS GAGNON I,’Union catholique des cul-tovateurs.de concert avec les 55,000 producteurs de lait industriel du Québec et les as snciations representatives des cultivateurs dans les autres provinces, s’est lancée dans une campagne intense auprès du gouvernement fédéral dont l’ampleur promet d’être com parable a la campagne menée par ruCC au niveau provin cial il y a plus de deux ans.Les marches sur Quebec et les défilés de tracteurs ont permis naguère aux cultivateurs québécois d’obtenir du gouvernement provincial ccr tames concessions quant aux taxes foncières et au prix du lait nature.Maintenant c’est a la politique laitière fédérale qu’ils s en prennent, politique qui.pour la prochaine année, doit être dévoilée avant le ter avril "11 est certain, a dit hier le vice-président de LUCC.M Albert Alain, qu'à moins d'ob tenir ce que nous voulons nous n’abandonnerons t'as la lutte au 1er avril.Le lait industriel est celui qui sert à la fabrication de produits laitiers, comme le beurre, le fromage, le lait en poudre et une centaine d autres produits.Le tait nature est celui qui est vendu à la pinte au consommateur.Le premier relève de la juridiction fédérale et le second, du provincial.Le volume de production du premier est.plus important que celui du second.Les producteurs de lait industriel réclament un prix de S5 le cent livres pour leur lad IL envisagent quatre inovens de l’obtenir t 1) la négociation avec les industriels laitiers, par l’entremise des tout nouveaux “plans conjoints" (.nom bizarre des syndicats dans le domaine agricole).afin nue les usines versent aux cultivateurs Sd.fiO le cent livres; des pressions sur le federal pour obtenir, 2) une hausse des subside.- pour le soutien des prix et 3) des subsides à l'exportation, de manière i permettre aux industriels laiti-rs de verser les prix exiges par les syndicats; 4i un subside direct au producteur de SI 40 le cent livres: ce subside est présentement de 75 cents le cent livres t IUT estime que l'ensemble de ee« demandes colite, raient environ SHO millions de plus par année au trésor fédéral, soit au total te double de ce qu’Ottawa verse présentement T,es milieux agricoles sont inquiets parce que Voir à la pag* 4 : L'UCC Le président de l'UCC, M.Lionel Sorel, (à gauche) discute avec le directeur de l'organisation syndicale, M.jean-Marc Kirouac, avant la conférence de presse où les dirigeants de l'Union ont dévoilé la campagne intensive entreprise par les cultivateurs pour obtenir une aide accrue d’Ottawa.(Photo I,e (Revoir, par Keystone) La CSN laisse tomber son premier affilié torontois ToRONTO.— Ta Confédération des syndicats nationaux a abandonne pour l’instant .sa lutte en vue d etre reconnue comme représentante des 250 ouvriers poseurs de Unie de Toronto, et semble vouloir concentrer désormais scs efforts sur l'organisation des 800 ouvriers des chantiers maritimes de Collingwood, actuellement représentes par le syndical international des métallurgistes unis d’Amerique.La CSN a accepte mercredi soir de renoncer â la campagne qu elle menait pour se faire reconnaître comme le représentant dr plein droit des 250 ouvriers qui étaient membres d’uue section de la Fraternité internationale des charpentiers menuisiers.Le contrat collectif pour ce groupe d emploies expire en 1969.et la CSN ne pouvait faire une requête en accreditation suivant les procédures normales, puisque de telles requêtes doivent être déposées dans les deux mois qui precedent l’expiration d’un contrat.Conséquemment, la CSN avait adopté comme lactique de faire rmmuaitie par lu Commission des relations ouvrières de rOntano (pie le cmiiiat * appartenait” « ta section locale de la Fraternité non à la Fraternité elle même et que ta section avait le droit de cesser sou affiliation a la I raternité et s’affilier a ta csN en cours de contrat.Comme preuve du désir majoritaire des employés de s'affilier à la CSN, on avait recours notamment a une pétition signée par plus de 20 ouvriers du grouep.Il a été révélé mercredi devant la CRU ontarienne qu'au moins trois de ces signatures avaient été forgers M.Mikt Scanlon, représentant de la section et organisateur de la CSN à Toronto, a dit que les trois personnes en cause étaient en dehors de la ville au moment de lu signature de la pétition, et que leur accord avait été obtenu au telephone.Néanmoins la CSN a mis fin a scs procedure’s devant la ( RO et a rendu les livres de la section a la Fraternité des charpentiers menusisiers M William Stclamvitch représentant general dp la Fraternité au Canada, a dit que ers livres sciaient immédiatement soumis à des vérificateurs 11 aflime qtip les membres axaient ordonné â M.Scanlon «le faire faire une telle vérification l’automne dernier, mais qu elle n axait jamais ele faite La decision de la CSN met fin A plus de quatre mois de tiraillements au sein de l’industrie du bâtiment a Toronto.Les poseurs de tuile ont demande leur affiliation à la CSN le 14 novembre M.Scanlon a déclaré que la CSN maintiendra se^ bureaux â Toronto et continuera ses efforts d’organisation.L'affiliation des poseurs de tuile, annoncée » grands renforts de publicité au bureau confédéral de la CSN tenu à la mi-fléecmbre, devait etre la première étape d’une expaiiMon de la centrale dans les provinces anglophone* du pays.Le prochain objectif sera les ouvriers des chantiers maritimes de Colingxvood.M.Scanlon affirme que le .salaire des soudeurs y sont de 26 cents inférieurs aux salaires versés pour la même tâche dans les chantiers maritimes du Québec.La CSN viserait à obtenir la parité des salaires ontariens avec ceux du Québec, ou le» ouvriers de» chantiers maritimes sont tous représenté» par elle.CSN, FTQ, UCC ET UGEQ ATTAQUENT commun Un front syndica au sujet des "instituts” De noire envoyé special, Gilles GARIEPY QUEBEC — Les cinq grandes organisations syndicales du Québec ont fait front commun hier devant le comité parlementaire de T éducation pour réclamer que le projet de loi créant les collèges d’enseignement général et professionnel contienne des garanties plus explicites concernant le libre accès des étudiants a ces nouveaux établissements et le caractère authentiquement polyvalent des futurs collèges.l.a Confédération des s>ndicats nationaux, la Fédération des traxailleurs du Québec.l’Union catholique des cultivateurs, la Corporation des instituteurs catholiques du Québec et l’Cnion générale des etudiants du Québec, organismes groupant au total 600.000 membres, ont en effet lu devant le comité une déclaration conjointe de trois pages qui fait ressortir les enjeux sociaux de la création des “instituts".Kn outre, la CSN et la FTQ ont présenté chacune un mémoire détaillé -iir dixers aspects du bill 21 LT’GFQ, a l’instar de trois ou quatre autres organismes, sera entendu par le comité parlementaire à la fin du mois l’audience d’hier matin, qui s’est déroulée devant une salle comble à l’école normale Laval, n a pas permis â plus de quatre organismes de discuter leur mémoire avec les députés.I>a Fédération des collèges classiques, comme il était généralement prévu, a présenté un mémoire qui endosse en substance la teneur du projet de loi.La FCC a d ailleurs ete étroitement associée depuis deux ans à son élaboration.La FCC est d’accord avec les “ a s s o u p 11 s s apïct Parlant de l'enqna'» judiciaire du procureur Garrison.a la Nouvelle Orleans, je cardinal a dit : ".le crois qu’on devrait la poursulvr» jusqu'au hout." Le représentant de l’Eghst a fait ces remarques lors d’une conférence de pre-.-e pour annoncer une souscription de S50.000.000 pour son diocèse.!,e cardinal Cushing a laissé entendre qu'il existe des portions du rapport Warren qui n'ont pas ete rendues pu-bliquei. « DEUX LE DEVOIR, MONTRÉAL, VENDREDI, 17 MARS 1967 L’enquête préliminaire des 15 accusés dans l'affaire Sicotte est ajournée au mardi 28 mars par Gilles LESAGE Au term* de la vingt deuxif-m* journée d'audience, hier, le juge Henri Masson Ixmanger a ajourné au mardi 28 mars l'enquête préliminaire des quinze policiers et enquêteurs accuses d’avoir molesté Louis Sicotte je soir du 20 octobre 1965.au cours d un long interrogatoire dans les bureaux du quartier général de la PF', a Montréal.Durant toute la journée, l’ex évaluateur en dommages incendie a été interrogé a huis cioi aur une ribambelle d’in cendies survenus clans la province entre 1955 et 196f> ; mais il n'a nullement été question des sévices qu’aurait subis Sicotte Mis en presence des déclarations et témoignages qu'il a faits au cours de son incarcération, le témoin a donne de longues explications sur son travail d’ ajusteur ”.Presque invariablement, il répète qu’on l'a interrogé sur quelque 200 incendies, qu'il ne se souvient pas de tous Ses détail' mais qu’il a donne aux policiers de nombreux faux Le gouvernement britannique veut exclure les reporters des enquêtes préliminaires LONDRES.¦ U Conseil de presse britannique qui comprend 2fi membres et est un organisme d'autocritique nui exerce une surveillance sur les normes et les qualité, morales des journaux, «est vivement oppose a un prnjei de loi gouvernemental visant a empbeher les reportages des enquêtes préliminaires dans les causes criminelles l.c < onsoi! a dil mercredi dans un communique que le bill présentement devant un eomité de la Chambre des communes “serai! une moquerie du principe qu'elle a pour mission de défendre .Cette législation permettrait aux personnes qui assistent k res enquêtes d en parler librement alors qu'elle interdirait aux journaux, sous peine d une amende sévère, d'en publier le enmple rendu Les mêmes peines seraient applicables aux postes de radin.t ne personne qui as-.ist.e a une telle enquête pourrait même la raconter à un auditoire publie sans crainte de repre aailles.a dit le eomité."Cette ambivalence illogique en ce qui a trait a l'acceptation du principe que la mstice sera ad ministrée en publie en restreignant la connaissance aux quel- 3ues personnes qui ont le loisir d'iisdsler a l’enquête fait u principe que la loi se doit de défendre une moquerie”.La seule alternative, selon le Conseil, serait de tenir ces séance» a huis dos Mais l'opinion publique ne voit pas d'un bon oeil cette façon d'administrer la justice é cause du risque inhérent d'erreur qu elle comporte l,e Conseil soutient que le bill, qui a déjà éle adopté en deuxième lecture par la Chambre, serait une cause de difficultés graves dans la diffusion des nouvelles II croit nue les fins de la justice seraient mieux ser vies par une connaissance éclairée de la part du public des actes que pose en son nom la justice .Gilbert: la police a modifié ses relations avec les criminels qui sont en liberté "surveillée" Le directeur du service de la police de Montreal.M .lean Paul Hilbert a décrit le rôle social que les policiers de la métropole devraient jouer au près ne» criminels libérés sur parole S'adressant aux membres de la John Howard Society, organisme voué à la réhabilitation des criminels, le directeur Hilbert a declare que, depuis lui! let ISfifi.la police d» Montreal a transformé «es méthodes d'enquête auprès des criminels en liberté survciller Les policier» font inamle naid rapport sur le criminel plutôt que sur le délit et ils liennenl compte de divers fat leurs pouvant amener sa reh» hilitation Les entrevues se font dorénavant dans un bureau discret, bien aéré, dans une atmosphé 1 V S H V vtBOISf As .14 msn, lap.s 1 Sus fis 57 sus e* I dAcAdA.Ouv l.RÏramdoUr, époux d»* j RAAtoul, rifni' iiHPi »u 6':;.lo$An Pér« d« Jaau P.rrn- l.n »• Tn frAr» J#»n • un» •o*\ir Murgiu*-rtt-A I.«j» f\méiNl!l«R Auront üeu -a* ruAdl La ‘B oourant I.r (vonvol fuir- ; btA partira du Salon I rgAi N"UJnl*j 1 *«r No d:j av*r Lorn a.S'-I.auior .à 9 heuiA* 15.pour ar rnnl:c à I ¦¦ filiAA paroiauiRiA df flt*l.ambAn.ou | • AArvlra »*ra célébré à 9 fl., .res extérieures du Canada.Ma ; rie.fonctionnaire au ministère j de l'industrie et du commerce a Montreal, et Thérèse infir i mie au service de saute de I Montreal.Outre se« entants, lui surv i ! vent deux frère, et une soeur.; remand, dvi Village des Aul-naies Vntonio.de Quebi'.et Soeur Berthe Dupuis de i Ho tel t)i«u de Levis ,e, tve'ies filles mesdames Pierre Dupuis (Paille Ladmueuri, Bernard Du ruts i Thérèse Dinr.ne’.Gilles Dupuis m armer l ôte , Jaï qm -Duput* i Mire Lavoie , ain't que de nombreux petits enfanta, ne veux et nièces Originaire de St Roch des Aul Ste Anne de i dant soixante »n« Au eours de sa carrière, il fut dépuié de KamourasLa a l’assemnlee legislative du Quebec professeur de droit à la faculté d agiuul-lure de Laval maire de Ste \nne et president de la l'ham bre des notaires, dont il fut membre actif pendant de nom breuses .mm i - Ses funérailles turent lieu a l'eglive de La Poraltèie, niardr le 14 mars, a 11 heurta.naie» il eserea s,( profession a la Poeatièrè.pen renseignements après qu’il» l'eurent ‘ torturé ”.Sicotte e«i dans le box de, témoins depuis douze jours.Durant quatre jour», il a répondu aux questions du procureur spécial du ministère publie.Me Huy Guérin, et depuis lors il subit le "feu” des avocats de ia défense.Hier, il a fait face a Me Harvey Yarosky qui représente trois enquêteurs du FUIE dan» cette af faire L'avocat en a encore pour une journée avec le témoin.Par la suite, la Couronne pourra appeler d'autres témoins.apparemment une quin- zaine.Jusqu’ici plus de trente-cinq personnes ont été appelées a la barre L'enquête durera donc plusieurs semaines encore avant que le magistrat ne décide si les quinze prévenus seront cites a leur examen volontaire LE SECRET Un seul incident a marqué l'audience d'hier, fort calme.Me Jean Bienvenue s'en est pris a ce qu'il a qualifié de litre "torchon'' un article de journal.Tout en souscrivant aux remarques de l'avocat de la défense.Me Guérin a sou-ligm- que d'autres personnes avaient aussi cru bon de fai- re des commentaires et de tirer des conclusions concernant certains juges, ce qui était tout aussi répréhensible qu'un titre malheureux.Le juge Masson-Loranger, pour sa part, fit part d'une idée qu'il "mijote ' depuis des années, selon ses propres mots.Il s est demandé si le fracas qui entoure certaines arrestations et enquêtes préliminaire» servait bien les fins de la justice, et s'il ne serait pas préférable que les procédures judiciaires soient tenues secrètes jusqu'à la mise en accusation definitive l'un prévenu.Le magistrat a rappelé que.depuis quelques années, à la suite de modifications au code criminel, tome confession ou déclaration faite par un inculpé ne peut être dévoilée avant le procès Et il a laisse entendre qu'il devrait en être de même en ce qui concerne toutes les procedures prélimi naires au procès, afin d'assu rer aux accusé» une "défense pleine et ciiiiere''.11 va sans dire qu’il a souscrit aux re marques (tes deux procureurs jugeant à tout le moins “dé placé" que l’on tire des cnn elusions prématurées dans la présente cause.HUILE DOUVE VIERGE une tradition de qualité depuis 1857 Huile d'olive Eau purgative aromatisée au citron, importée de VICHY, FRANCE.PUCET du fruit I* premier let EN VENTE DANS TOUTES LES PHARMACIES.W®, DÎStributAUf J.ALFRED OUIMET INC.84 est, mj« Saint-Paul Montréal Agent général pour le Canada J.Alfrad Ouimtf Inc.Montréal llllltMIHliillHiiliRIftlIM CARRIERES et PROFESSIONS MIPNIHiillMtlHIiriMilîlîiliilW DIRECTION DES VENTES Manufaciuripr d’pnsrignep et d’artirleg connexes desire personne qualifiée pour prendre charge d’une departement (Je vente Excellent salaire de hase plus pourcentage sur résultat obtenu.Qualitéi requises : bilingue et expérience de la vente.Ecrire k Case 539, Le Devoir, MH, en mentionnant ige, experience et référence».lout* demande sera gardée confidentiellement l SECRÉTAIRE sténographie, connaissance Aptitudes requise» : parfaite de l'anglai».Salaire intéressant, avantages sociaux courants.\ ) Ecrire à : M.Maurice Payette, L* Chambre de Commerce du Canada, 300, rue St-Saerement, Montréal 1.re de detente, de sorte que le criminel n a plus à raconter les détails intimes de sa vie devant « importe qui.au comptoir du poste de police I.e criminel en liberté peut! “se rapporter” au poste de police, condition essentielle de la .liberté sur parole, dans la plus grande discrétion, sans avoir à quitter son travail ou à informer ses employeurs du motif de sa demande de congé l es entrevues portent surtout sur les conditions de vie actuelles du criminel, son travail.ses relations, et on évite de •'remonter” loin en arrière ou de "déterrer” de vieux dé lits I a police soumet ensuite un rapport à la commission de liberté sur parole, rapport qui tient compte de la bonne volonté du criminel .de son milieu et de ses difficultés.Selon M Gilbert, le jour n’est peut-être pas loin où les policiers agiront avec les criminels adultes un peu de la même façon qu'ils le font avec les délinquants juvéniles, en cherchant a éliminer les causes dcx délits plutôt qu'a im poser des sanctions.Projet HARP: aide d'Ottawa à PU.McGill OTTAWA l.o ministre de 1 industrie.M Charles M Dru ry.a fait savoir hier aux Com mimes que le gouvernement fe ferai consacrera des sommes d'argent a certains aspects du programme de recherche sur la haute altitude HARP entrepris par l’universite McGill de Montreal.II a toutefois indiqué que 1e> représentants d e l'université eux mêmes ont fait savoir que le projet HARP v* subwennra a lui même à compter de juin prochain M Drur\ a également dit à M Kric Winkler (PC Grey Bruce) qu’il avait reçu de« ren seignements erronés au sujet de la provenance de fonds d'un autre pays pour aider le programme de recherche.Kierans : M Vanier a incarne tout le pays KPMOYfON I.e président de la Fédération libérale du Québec, M.Kric Kierans, a déclare que s,ms le gûuver neuf général Vanier, la fonc tion de ce poste a subi des transformations substantielles l e poste, a t il dit, est de venu moins important comme lien avec la Couronne britan nique, l.e general Vanier.a t d ajoute.' représentait vraiment la nation elle même la collectivité entière qu’on appelle le Canada'.STAGIAIRES DEMANDES De lere.2eme ou 3eme année Sadresser ou téléphoner à ; Charles Caxelai», comptable agréé, 3737.rue Monselet, Montréal Nord, P.Q Tel.i 321-3832-34 CARRIERES ET PROFESSIONS I-*- «nnonr^i pabllé«»a anna «•Ma nibrfqua cofttrnt 25 ia llfna agate (14 lljnea agate au pouce).Noua accordona la commission habituelle aux •fences de publicité, l e aer-?lce de casa postale est de .35.I • data limite pour réception de ce* annonces est fixée a niidl la fellle de ia parution.Téléphoner à : 844 3361 poste 34 ou écnvei h : LE DEVOIR 434 est, Notre-Dame Montreal LA GENDARMERIE ROYALE DU CANADA a des emploi* Tarants pour célibataires de lit à 31* ans, dont la taille est d’au moins 5'B”.qui onI une onzième année complétée ou plus et remplissent les condition* phvsiquea requises.I.ea Intéressés s'adresseront au bureau de la Gendarmerie, le plus rapproché ou au commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Ottawa 7 Ontario.LA COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DEUX MONIAGNES DEMANDE des professeurs experimenles pour enseigner dan» le» classe» du lecondaira i • annee scolaire 67-68» FRANÇAIS, ANGLAIS, MATHEMATIQUES, SCIENCES HUMAINES PHYSIQUE, CHIMIE, ARTS PLASTIQUES, MUSIQUE SCIENCES COMMERCIALES, ÉDUCATION PHYSIQUE, ARTS MENAGERS ÉLECTRICITÉ, COUTURE Rémunération : Min.: $ 4.500.01) Max.: $11.300,00 Avantage» sociaux i Assurance-salaire Assurance maladie Etudes payee» Ecrita a : M.Raymond Caron, Directeur general de» etudei, C.P 298.St luïtache.P Q cllaamn iPohux Une.
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