Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 juin 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1966-06-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
fÉTE DU /OUR S.MEOARO METEOROLOGIE F.PILON draeitu*€ti (U SHEARER LUMBER (0.119, MONTREAL S CE DOIS VOL LVII NO 133 MONTRÉAL.MERCREDI 8 JUIN 1966 -—-.y„.j ¦¦ Lesage avec Johnson demain Tout indique qu’il reconnaîtra la victoire de son adversaire et s’emploiera, comme chef de parti, à diriger une vive opposition nâr Marrai Tkiwiarna I• prêmtrr minitfrm RVéit fixé AU 20 iuin l'ouvArturm Ha la Hu iaur fiv^ naifr la ranna rO a c W p a A c a ¦ ¦ r a p a 1 a Ia 10 m «, » ¦ I aA « a I « L* ¦ ¦.a * a - - a ma m ¦¦¦¦¦¦ a aEA.«-iaIIa - - am# par Marcel Thlvierge QUEBEC — Lt pramiAr ministra a déclaré hiAr $oir qu'il communiquer* par téléphona «vac M.Danial Johnson, jaud», après la caucus das députas libéraux.Ca sar* la pramiar antratian entra las daux chefs da parti dapuis las élactions da dimanche dernier.A catta occasion, M Lesage apprendra-t-il à M.Johnson qu'il a décidé da démissionner comme pramiar ministre pour lui remettre la responsabilité du gouvarnamant ?C'est fort possible mais M.Lasaqa n'ast pat allé jusqu'è catta affirmation catégorique.Il s'ast contenté d'ajouter qu'il posait la geste d'une première conversation avec son rival beaucoup plus rapidement qua M.Antonio Barrette, "qui, a-t-il précisé, a attendu 13 jours apres les élections du 22 juin 1960 pour communiquer avec moi pour la première fois, et c'était par téléphone".M.Lesage a nié la rumeur voulant qu'il quitta son posta da chef de parti."Quelle que soit, a-t-il dit, la décision que je prendrai quant à la transmission du pouvoir, je retrousse mes manches et je ma mets au travail avec ardeur.D'ailleurs, j'ai déjà commencé.Je n'ai pas l'air d'un gars abattu." La premier ministre a ajouté : "Quant à ma démission comme chef de gouvernement, je ne la donnerai certainement pas avant la fin du recensement des votes, et l'étude des rapports sur les irrégularités électorales commises par l'Union nationale"."Je vais agir, a-t-il dit, selon I* tradition constitutionnelle"."Qu'on ne s'énerva pas, j'ai obtenu — si on ajoute la cas des candidats libéraux indépendants — S0 pour cent du vota populaire, et ie ne démissionnerai pas comme chef da parti".M Lesage a affirmé qu'aucun de sas ministres ne lui avait fait part da son intention d'abandonner la via politique.LA SESSION : FIN JUILLET La prochaine session de la législature ne pourrait pas avoir lieu avant la 10 juillet prochain.C'est du moins ca que pré tendent, en sa basant sur la loi et la tradition, certains experts en procédures parlementaires.On sait que le 18 avril dernier, en annonçant la dissolution de la législature et la tenue des élections générales, le S juin, le premier ministre avait fixé au 20 juin l'ouverture de la prochaine session.L'article 43 de la loi de la législature stipule: "La durée de chaque assemblée législative est de cinq années, è compter du jour fixé pour le rapport des brefs pour l'élection generale des députés; mais le lieutenant-gouverneur a toujours droit de la dissoudre plus tôt, s'il le juge à propos".Ceci signifie que la vingt-septième législature a été dissoute iÉlÈ M.Lesage, sa femme et sa mère, le soir des élections.le 18 avril, et que la vingt-huitième ne pourra officiellement prendre naissance que le 10 juillet prochain, soit la date qu'a fixée l'arrêté ministériel du 18 avril pour le rapport des brefs.Il ne saurait donc y avoir de session alors que la législature n'existe même pas.La fixation de la session au 20 juin n'etait qu'une procédure "pro forma".Il est évident que si la date du 20 juin avait lié le chef de l'Union nationale, il aurait fallu qu'il fasse des effortt surhumains pour se préparer à l'ouverture de la session.M Johnson prendra donc tout le temos qui lui sera nécessaire avant de convoquer une nouvelle session qui, selon des sources officieuses, ne débuterait pas avant la fin de juillet.D'ici ce temps, les credits n'étant autorisés par la Chambre que jusqu'à la fin de juin, le nouveau gouvernement adminis* trera à l'aide de mandats spéciaux.TACHES URGENTES L'une des tâches urgentes qui attend le nouveau gou' vernement est le règlement de la grève des professionnels du gouvernement.Le président du syndicat, M.André Marcoux, aurait déjà demande un rendei-vous a M.Johnson.Hier matin, un groupe de grévistes se tenait devant le Parlement.La plupart d'entre eux avaient l'air abattu.Un d'entre eux a soutenu que l'Union nationale avait tout intérêt a régler rapidement leurs problèmes."Le nouveau premier ministre, a-t-il dit, devra être au courant de la situation dans tous les ministères.Il ne peut l'être exactement si les professionnels ne sont pas * leurs postes pour lui fournir des informations completes".Certains professionnels craindraient que le nouveau goi> vernement ne profite de leur arrêt de travail pour en remplacer quelques-uns par des partisans en quêta d'un poste dans le fonctionnarisme.Cependant, l'attitude prise jusqu'ici par M Johnson ne justifierait pas une telle crainte.De plus, le syndicalisme dans la fonction publique constitue une barrière au favoritisme Quant à l'Association des membres de la Sûrete provinciale, il est question que M.Johnson, comme premier geste spectaculaire, réinstalle 4e président André Vachon.Voir page 2 : M.Lesage téléphone è M.Johnson Stupéfaits lundi.les libéraux retrouvaient leur contenance hier 1 par Jt»n V.DUFRESNi Cependant que la victoire de l'Union nationale évoque l'image d'une fusa# spatiale lance# inopinément sur l'orbite du pouvoir et gue l'astronaute Daniel Johnson cherche, encore étourdi, les manettes de contrôle, ses adversaires libéraux gui assistèrent stupéfaits à l'opération le S juin retrouvent peu a peu leur contenance Ainsi les meilleurs régiments font-ils froidement le bilan de leurs troupes au lendemain d'une bataille ou la stratégie choisie ne fut pas conforme aux objectifs que l'on voulait atteindre.Certes l'autopsie de la défaite n'est pas terminée et l'on devine l'éclair du bsstouri sur le feutre vert de le table du conseil des ministres, ce matin, à Quebec.Les visages étaient longs, le soi»” du 5 juin.Ils l'eussent été à moins.Pour certains, les journalistes à qui l'on impute une part substantielle de la défaite continueront d'être ce qu'ils ont toujours été dans l'esprit de ceux qui comptaient sur leur complicité pour conserver le pouvoir des vendus, pour reprendre le mot du fils de M.Jean Lesage.Les plus sereins attribuent la défaite de M.Lesage au parti lui-même.Les stratèges avaient proposé que le premier ministre La situation s’aggrave dans les transports : 1 W.H"S ne fit pas campagne teuf, mais en equip*.Ils avaient egalement propose qu'un theme central fût choisi pour "chapeauter" la campagne, celui de l'éducation, par exemple, ce qui était un risque, sans doute, mais beaucoup moins grand que celui que représentait une fuite.Les recommandations du rapport Parent furent publiées, de toutes manières, et M.Lesage reconnaît que ta confusion dont a tiré parti l'Union nationale autour de la confessionnafita et l'abolition des commissions scolaires locales n'est pas étrangère à la déconfiture libérale dans certains comtes.Si M.Georges-Emile Lapalme.le prédécesseur de M.Jean Lesage, pense que M.Lesage devra démissionner, les avis gue nous avons pu recueillir hier è ce sujet laissent croire, eu contraire, qu'une fois l'autopsie achevée, une fois les dures leçons apprises, le parti se ralliera solidement derrière son chef.Il parait évident, en tous cas, qu'une défait* aussi imprévue ne peut être la responsabilité d'un seul homme, et si la volonté populaire éloigne le parti du pouvoir, elle réclame en même temps qu'il puisse jouer dans l'opposition un rôle que l'Union nationale elle même ne sut pas assumer au lendemain de sa propre défaite en 1960.Voir page 2 : Les libéraux aucun règlement en vue dans les ports grève à la Vole maritime dès le 17 grève possible au CN en fin de juin T a situation syndicale devient rie plus en plus menaçante dans l'industrie du transport au Canada.• I.a grève, des débardeurs du Saint-Laurent entre dan; son deuxième mois sans espoir de reglement tandis que ses effets se font sentir de plus en plus tant sur les exportations de blé canadien que sur l'approvisionnement des fermiers de l'est du pays en grain de provende et sur la construction du pavillon russe è IT.x-po.• T’n vote de grève .«'est déroulé hier et lundi ehei le personnel rampant de la société Air Canada: les employes en cause sont les préposés au serviec des voyageurs (vente de billets, réservations, etc).• Les employés de la Voie maritime, membres de la Fraternité canadienne des chemi- nots et autres employes de transport, se sont prononcés a 1.159 voix contre Ifi en faveur d'un arrêt de travail; la date de la sp-ève a été fixes à midi le 17 juin.Le ministre du travail a donne l'assuranc# qu'il nommera un médiateur.• La Fraternité canadienne de» cheminots annonce en même temps dans son organe officiel que scs 20.009 membres à l'emploi du Canadien Xational pourraicn' déclencher une grève vers la fin de iuin ou la mi-juillet, La Fraternité a commence à tenir un vote de grève au scrutin secret avant même le début des séances du conseil fédéral de con ciliatinn.et le résultat de ce vote devrait être connu d'ici une diraine de jours.• Le premier minislre, \I Fearson e' le ministre du travail, M.J.R.Nicholson ont déclare aux le gnuverne-pour fins OTAN : attitude modératrice du Canada BRUXELLES M Couve de Murville, ministre français des affaires étrangères, a accepté en principe l'invitation qui lui a été renouvelée de se rendre en septembre au Canada à l'occasion de la session de TO N U., a déclaré hier soir au roui; d'une conference de presse M Paul Martin.Le ministre rana dien.qui évoquait l'entretien qu’il avait eu lundi avec son homologue français, a précise que la question des échanges commcmaux entre les deux pays avait etc discutée et souligne la nécessité de développer ces échangés L'aide canadienne aux pays africains francophones, la cnn pération spatiale des deux pays — experience de télémesuré des satellites à Terre-Neuve — et les relations culturelles entre la France et le Canada ont egalement été examinées Sur ce dernier point, le ministre a précisé qu’une mission cul- M.Paul Martin, un porte-parole de Paris?par Jean-Pierre TAINTURIER Etranqe situation qu* cell* ds la diplomatie canadienne.Qu'elle soutienne une thèse américaine et on l'accusera d'âtre "vendue" è Washlnjton.Mais qu'alla considéra que car-tains aspects de la politique française méritent réflexion, et on lui fera qrief d'être portt-parola de cette politique.M.Paul Martin a pris è Bruxelles una position d'où la loqt-que et l'esprit de modération n# sont pas absents mais qui n'a pas manqué de provoquer quelques murmures étonnés.Les "14” examinent en ce moment les conséquences du retrait de la France des struc- turas militaires de l'Alliance atlantique; cherchent un nouveau sièqa pour la SHAPE (état major da l'OTAN an Europe),' s'interrogent sur la sagesse de déplacer également hors do France le Conseil atlantique (l'organisme politique de l'Alliance) assuré, lui, da la collaboration continue du président de Gaulle.Pour des raisons 'techniques' d'où le dépit n'qst certes pas absent, Washington et Londres demandent que le Conseil quitte la France.M.Paul Martin, soutanu en cela par plusieurs petites puissances de l'Allian ce, estime au contraira qua les relations politiques avec Paris seront plus actives et positives si on évite l'erreur psychologique d'un tel déménagement.Mais pour avoir déftndu, avec succès pour l’instant catta thèsa, la ministra Canadian ast "accusé" d'êtra la voix du général da Gaulla.Et son antou-raqa a dû multipliar las démarches pour expliquer qu'il n'en est rien et que M.Martin axposait là une position strictement canadienne.La même situation s'était produite il y a 18 mois lorsque le chef de la diplomatie canadienne evait manitesté une réticence prudente pour le projet américain d'une MLF.Un journaliste du New York Times avait écrit an substanca que M.Martin s'était laissé séduire par M.Couva da Murville, affirmation lar-gamant reprisa par plusieurs da sas collègues canadiens d'expression anqleise.En réalité, la propension du Canada à louer Ifs médiateurs sa doubla d’une lucidité certaine dans l'examan des thèses qui s'affrontent au sain da l'Alliance.Et quand Ottawa estime devoir prendre position, il est inévitable que celle-ci soit favorable à l'un ou à l'autre camp; difficilement, en tous cas, aux deux à la fois Ca qui ne veut pas dire, an tout état de cause, qu'OHawa aligne sa diplomatie sur l'une ou l'au-tro capitale.turelle française se rendrait au Canada le 13 juin Les ministres français et ra nadien ont egalement parlé des problèmes de l'OTAN.A ce sujet.M Martin a exprimé .«a satisfaction de voir que l'attitude de son pays avait contribué à faire ajourner une décision au sujet du transfert du Conseil de l’OTAN et à retarder de quelques heures une autre décision sur le statut des 70.000 soldats français en Allemagne M.Martin a estimé que l'attitude canadienne avait sans doute prévenu une réaction française négative.Le ministre a par ailleurs souligné qu'il serait probablement nésavanlagetix de séparer le SHAPE du Conseil de l'OTAN, mais que le départ de France du siège de l'OTAN serait plus désavantageux encore si une telle mesure devait réduire la participation française à l'Alliance.Interrogé sur l'attitude canadienne à l’égard des décisions françaises, M Marlm s'est défendu d'avoir soutenu Voir p»g* 2: OTAN Éducation : l’UN a 6 décisions à prendre sans délai pat Jules UBUHC Avec l'accession de l'Union nationale au pouvoir, plusieurs se demandent, non sans inquiétude ce qu’il adviendra de la réforme scolaire qui a été amorcée au Québec à l’automne 1959 (sous M Paul Sauvé) et qui a été entreprise de façon plus aysté -''que à compter de juin P Quoi qn ,i t soit de l'avenir de la reforme scolaire, il est une chose qui aaule aux yeux : a peine installée au pouvoir, le nouveau mlniatre de l'éducation — les noms de MM.Jean-Jacques Bertrand et Jean-Marie Morin sont ceux que le* observateur» politiques avancent le plus souvent — et le cabinet de M Daniel Johnson auront à prendre plusieurs décisions importantes concernant des mesures très concrètes et urgentes.Ils n auronl pas encore om-ménagé qu'il* devront prendre des décisions concernant au - qu euvent souffnr aucun delai : moins peu les subventions de fonctionnement aux universités,, le projet de lot de 1» Commission de* écoles catholiques de Montréal et le régime des "institutions *Asociées".Au moins trois sutres questions sont également très urgentes : le financement de» Institutions privées, le nouveau régime d'aide aux étudiant» et la loi-cadre «tir les instituts.Si rex trois derniè- res questions n'ont pas un ca raclera d'urgence aussi absolu que les trois precedente», des decision* k leur egard ne sauraient être différées de plus de quelques mois sans provoquer des remous considè rahlea.La» université» On se souvient du tollé de protestations qu’a provoqué l'annonce des subventions de fonctionnement aux universités du Quebec pour l'annec IPtifî 87 Les sommes totale; versees aux universités ont été qualifiées de nettement insuffisantes et l'université de Montréal, pour une.a fait savoir qu'il lui fallait au moins $2.5 millions de plus que prévu.L'université McGill, de son cAté, h attaqué la façon dont le total de l'argent mis à la disposition des universités a été réparti.Notant qu'elle n'obtenait qu'environ $100,000 Voir p«go 2 : Education tous les deux Communes que ment ne songe pas pou tant à solliciter du Parlement des pouvoirs extraordinaires pour mettre fin à la grève des débardeurs des ports du Saint-Laurent.En réponse à une question de M Michael Starr, (PC -Ontario) le ministre du travail a déclaré qu’il continue de croire que le processus ré gulier ries négociations collée lives constitue le meilleur moyen de reglement du conflit qui immobilise depuis quatre semaines les ports de Montréal, Québec et Trois-Rivières.Par ailleurs.M F.ldon Wool-liams (PC - Bnw River) a demandé au premier ministre si le gouvernement ne songeait pas à recourir aux moyens que le gouvernement dirigé par M.Louis Saint-Laurent avait utilisés en 1950 pour mettre fin à une grève des chemins de fer nationaux.En 1950.le gouvernemen! que dirigeait M.St-Laurent avait oh-Irnu du Parlement le pouvoir d'obliger les parties en conflit dans unb grève des chemins de fer a soumettre leur dis pute à l'arbitrage obligatoire M.Pearson a répondu que le gouvernement "espere qu'un règlement interviendra'' pour mettre fin à la grève des débardeurs “par le processus normal des négociations collectives." • De nombreux indices indiquent que le gouvernement fédéral hésite à intervenir radicalement dans la grève des débardeurs du Saint Laurent rie crainte qu'une telle interven tion ne serve de précédent pour les trois autres conflits, où le gouvernement est plus directement en cause Au comité parlementaire permanent des finances, hier, le ministre du commerce M Winters a déclaré que le gouvernement devait se montrer très prudent à Pcgard du conflit portuaire parce que tonte mesure forte pourrait avoir des répercussions considérables sur d'autres situations syndicales Des sources bien informées affirment que pour proposer des mesures législatives susceptibles de mettre fin à la grève des débardeurs (tutelle nu arbitrage obligatoire) le gouvernement devrait pouvoir romp-1er sur.un ‘consensus" des partir, d'opposition, cl notamment sur l'appui du NPP • Le ministère fédéral de l'agriculture a toutefois annon cé l'octroi de subsides nour le transport de grains de pro-vende des ports ontariens de Prescott.Baie Géorgienne et Fort William jusqu'aux silos qui slimentent les cultivateur» du Québec.Ce subside a pour but de supprimer la hausse de» prix subie nar les cultivateur» du Québec à cause de la grève des déhardeu’- Le subside Voir page 2 : Transports ; U E Durcissement des marins britanniques Appel au boycottage des navires anglais à travers le monde LONDRES — Le syndicat des genj de mer a lane* hier soir un appel en vue du boycottage de tous le» navires marchands britanniques à travers le monde.Il a également décidé, au cours d'une réunion extraordinaire de son comité executif, d'inviter le Trade-Unions Congress TUCI, la centrale syndicale anglaise, à décréter un embargo total sur tous les pétroliers battant pavillon étranger qui transportent dans les ports du Royaume-Uni du carburant habituellement achemine par des navires britanniques, ainsi que sur les bâtiments etrangers assurant le cabotage le long des côtes anglaises.Un appel dans ce sens » été lancé aux principaux syndicats dans le monde, ainsi qu'à 1» fédération internationale des ouvriers du transport.Cette série de décisions spectaculaires constitue un net durcissement dans l'attitude des grévistes et intervient, notc-t-on.au moment où le gouverne ment renouvelle ses efforts nour éviter une aggravation de la situation La consigne de boycottage ries navires britanniques hors des eaux territoriales du Royaume-uni vise, cstime-l-on.quelque 1.R0O bâtiments dont plusieurs auraient été déroutés par les armateur» pour cehap per à I» grève Le boycottage des pétroliers battant pavillon anglais risque, d'autre part, de réduire les réserve» de pétrole et de provoquer à U Ion gue une pénurie partielle de carburant."Les marins de eommerce ne reprendront le travail que s'ils obtiennent la semaine de 40 heures", a affirmé hier soir M William Hogarth, secrétaire du syndicat de» gens de mer.“U n’y aura pas de rompro mis possible à ce sujet", a-t-il poursuivi, ajoutant toutefois: "Nous sommes prêts à examiner toutes propositions que les armateurs pourraient nous soumettre " M.Hoggarth a apporté d’autre part les précisions suivantes au sujet de l’embargo sur les navires britanniques dans le monde et sur les pétroliers ci raboteurs desseivant les côtes anglaises sous pavillon étranger : 1) Ces mesures loucheront au premier chef les bateaux belges, néerlandais el allemands qui onl fait du cabotas* depuis le débtll de la grève; 2) Les grévistes s'attendent que les dockers, sur recomman-nation du TUC.refusent de décharger les bateaux visés, même »i res derniers transportent des denrees périssables.3) Les pétroliers etrangers qui desservent en temps normal l'Angleterre ne seront pas affectés: seuls sont visés le» pétroliers étrangers qui se sont substitués aux navires anglais depuis le début de la grève; 4) I-es grévistes feront appel à la "solidarité fraternelle'’ de tous les syndicats du monde pour assurer l'efficacité de la grève Voir p«g* 2 ; Appel 41145 DEUX Education (élut* d# la prrmrrri pngr) d# plus nu en IPfiS-fifi et itta-«juant prestement et énergiquement, elle a obtenu du premier ministre Jean Lesage qu'un comité spécial étudie son cas Le rapport du comité n’a pas encore été rendu publie et on ignore si le gouvernement a pris une decision à ce sujet.On s'attend généralement que McGill recevra des subventions plus élevées que celles qui étaient prévues D'après certains renseignements, les subventions aux universités ont été distribuées cette année, pour la première fois, en fonction de critères qui tiennent compte, non seulement du nombre d'élèves inscrits, mais d'autres critères comme l'âge des institutions, leur degré de développement, leur fonds de dotations privées, etc Tout dollar additionnel versé à McGill fausse ce système, que les fonctionnaires de l'éducation sont apparemment disposés à défendre publiquement.Toujours d’après nos renseignements.pour tout dollar additionnel versé aux universités anglophones, le gouvernement devra verser quatre dollars aux universités françaises, sinon il commettra une injustice.Cette question pose tout le problème du financement de renseignement supérieur et de la création d'un comité rie planification et de coordination de l'enseignement supérieur.Elle pose également le problème aigu de la repartition des fonds de l'Etat entre les universités françaises et anglaises du Québec.L» bill d* la CECM Ta Commission des ecoles catholiques de Montréal pre sentera.pour la troisième année consecutive, un projet de loi concernant la taxe des neutres sur l'ile de Montréal (à l'exception de l'extrémite nord-ouest de l'ile).Ce projet de loi doit absolument être adopté sans délai.Il pose deux problèmes : 1) le taux de la taxe des neutres, c'est-à-dire de la taxe scolaire qui sera imposée aux sociétés industrielles et commerciales: 2) le mode de partage de celle taxe entre les commissions scolaires catholiques et protestantes l'ne loi stipule que le taux de ia taxe neutre a Montreal ne peut pas être supérieur a S2.00 du cent dollars dévaluation.L'ete dernier, le gouvernement a fixé le taux à S2.20 pour l’année 1965-66.mais sans amender la loi eile-nienre : il a insère celte correction dans le bill de la CECM.Cette année, les deux principales commissions scolaires de l’ile tla CECM et le PSBGM i ont pris pour acquis.dans leurs prévisions budgétaires pour 1966-R7, que la taxe neutre serait fixée de nouveau a $2.20.Us ont cependant respecte la loi et fixé ce taux à S2.00, comptant que Quebec apporterait la correction requise.Si le bill de la CECM n'est pas présenté (ou si cette clause n'est pas acceptée t, c'est une somme de l'ordre de $5 millions dont seront privés le Proies tant School Board of Greater Montreal et les 17 commissions scolaires catholiques de.la métropole que ce projet de loi concerne Le bill adopté l'an dernier prévoit que le PSBGM est assuré de toucher 18 pc.des revenus provenant de ia taxe neutre et les catholiques 82 p.c.: les catholiques se partagent cette somme en vertu d'un mode de péréquation qui tient compte de leur nombre d'élèves (nombre pondéré) et de leur richesse relative.Pour la troisième année consécutive.la CECM réclame que ce mode de péréquation s'applique à la fois aux catholiques et aux protestants.Si la péréquation avait été appliquée cette année, c'est 14 9 pc (et non 18 pc.) du produit de la taxe neutre que les protestants auraient touché : cet écart représente une somme de $2.078.-000 Si le hill de la CECM n’est pas présenté, on ignore comment se fera le partage des revenus de la taxe neutre : la loi spéciale adoptée Pété dernier est en vigueur pour un an seulement Sera-ce la loi générale de 1968 oui s'apnlt-nuera ?En vertu de cette loi, protestants ont reçu 24 n e.du produit de la taxe neutre en 190264 Dans le cas de 1a CECM, si son projet de loi n'est pas présenté ou n'est pas adopté tel quel, c'est un déficit de l’ordre de $8 000.000 qu'elle subira en 1900-07 Institutions associées Juste avant l'ajournement du parlement pour les vacances de Pâques, le gouvernement a dépose un projet de loi (bill 35) qui permet aux institutions privées du niveau secondaire de s'associer aux commissions scolaires régionales à condilion qu'elles se coordonnent étroitement avec elles sur les plans pédagogique et administratif et financier.La commission scolaire finan ce alors ces institutions (sur la hase des normes budgétaires qui s’appliquent aux commission» scolaires) et les institutions privées n’imposent aucuns frais de scolarité à leurs élèves.Si le bill 35 n'est pas adopté très rapidement, les ententes qu’implique l’association d'une école privée à une coin mission scolaire ne pourront être conclues au cours de l’été.Le moindre délai pourrait entratneV la disparition de certaines écoles privées et pourrait obliger des milliers de pa rents â payer des frais de scolarité élevés pendant une année de plus.En même temps qu’il annonçait la politique gouvernementale concernant les "institutions associées”, le ministre Paul Gérin-Lajoio a annoncé qu’un nouveau mode de subventions sera établi pour les écoles secondaires privées qui * 4 LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 8 JUIN 1966 ne voudront pas devenir des eeo’.es associée» Le projet de loi qui doit établir ce nouveau regime de subventions n a pas encore ete depose en Chambre, bien que ses modalites aient déjà été annoncées Qu'adviendra-t-il de ce nouveau mode de subvention et du nouveau régime des institutions associées?Le programme de l’Union nationale stipule que s’il prend le pouvoir, i! établira des subventions qui seront reliées aux enfants, de sorte que chaque enfant pourra très librement fréquenter l'école de son choix.Cette promesse nentre pas en contradiction avec le bill 35.mais elle s'accorde mal avec le nouveau mode de subventions aux ecoles privées I-’L'.N.acceptera t-elle de presenter la loi établissant ce nouveau régime de subvention.quitte à expliquer qu'il s'agit d'une mesure provisoire et à promettre de respecter sa promesse dans un delai “X”.Et lorsqu'elle aura pris connaissance de la situation financier» ?u gouvernement, lorsqu'elle saura exactement quelles sont les urge ices à remplir dans le domaine de l'éducation, voudra-t-elle encore tenir sa promesse " Et si oui.que sacrifiera i-elle pour la respecter l'éducation des adultes, le nouveau régime d'aide aux étudiants, le recyclage intensif des maîtres.?Les instituts M Gérin-Lajoie s'est engagé à établir un nouveau régime d'aide aux étudiants qui entrera en vigueur en septembre prochain On ignore ce que sera ce nouveau régime mais la Commission Parent (5e volume' suggère qu'il soit établi comme suit: tous les étudiants qui ont besoin d'argent empruntent une somme d'argent, jusqu'à concurrence d'un montant donné; tout étudiant qui a encore besoin d'argent apres avoir emprunté le maximum autorisé reçoit une bourse non remboursable qui couvre tous ses besoins Le règlement numéro trois du ministère de l'éducation crée un nouveau niveau d'etu-des.le niveau pre universitaire et professionnel debute avec la 13e année d eludes et couvre deux nu trois années, selon l orientation future des élèves; il fait le pont entre le secondaire et l'université d'une part, et débouché directement sur le marche du travail (avec un métien, d'autre part Ce règlement, cependant, n'indique pas si cet enseignement sera dispensé dans des institutions scolaires distinctes tque la Commission Parent appelle des “instituts ’) 2) si ces instituts seront tous des sociétés publiques, constituées de représentants de divers organismes régionaux, comme le demande ia Commission Parent: 3) de quelle façon les institutions prisées pourront s associer aux instituts.4> si des instituts privés pourront exister, contrairement à une recommandation du rapport Parent: 5) si les cours seront dispensés gratuitement dans les instituts, comme le suggère la Commission Parent (5e volume'.Le ministère a mis au point une loi-cadre qui doit fournir la réponse à toutes ces questions Ce projet était à l'étude au cabinet à la fin de mars.L'UN acceptera t elle ce projet’ Dans plusieurs régions, on est prêt a créer un institut Sans loi-cadre, qu'adviendra !-il?Le gouvernement de l’UN laissera-t-il les institutions privées se créer au niveau des instituts, une situation comparable à celle qu elles ont eue dans le passé au niveau secondaire?Au niveau des instituts, la situation est urgente des dizaines de milliers d'étudiants frapperont à la porte de ce niveau d’ici très peu de temps.Si on ne veut pas qu'ils restent à la porte, il faut dès maintenant commencer à construire les locaux qui seront requis.Si l'Etat n'agit pas.on peut prévoir que les institutions privées se verront forcer (bon gré mal gré) de répondre à une partie de cette demande elles construiront des locaux ou agrandiront leurs locaux actuels et accueilleront les meilleurs étudiants.fais étudiants tiennent telle, ment aux instituts que.lors d un récent congrès de l’Union générale des étudiants du Québec.ils ont renoncé à réclamer la gratuité scolaire immédiate pour les obtenir.Arthur Séguin n'appuie pas le parti de l'UN Le député indépendant du nouveau comté de Robert Baldwin.M.Arthur E.Seguin, maire de Pointe-Claire, a coupé court aux rumeurs voulant qu'il donne son appui à l'union nationale.Dans une déclaration faite à Vancouver, où il assiste au congrès de la Fédération canadienne des maires et municipalités, i) rappelle qu'il a été élu comme libéral indépendant, et que rien n'est survenu pour changer son sta tut.Voici le texte de sa déclaration: “11 me semble que certain» journalistes, dont la bonne foi ne peut être mise en douté, ont bonnement additionné 55 et 1 pour arriver à un total de 57 “Pour rétablir les faits: 1) La population du comté de Robert Baldwin m'a élu comme libéral Indépendant.2) Rien n'est survenu depuis 1'élerllon qui ait pu changer ce statut.3) Avant de poser quelque geste que ce soit, je me propose de demander des directives au groupe qui est à l’origine de m» candidature et qui m'a appuyé durant la campagne électorale." M.Lesage téléphone à M.Johnson Transports Johnson à Quebec Le chef rie l'Union nationale devait arriver dans la capitale, hier soir.11 était rumeur qu'il se rende cher le lieutenant-gouverneur.M Hugues Lapointe On parlait dans certains milieux d'une visite de courtoisie tandis que chez d'autres on affirmait que M Johnson en profiterait pour demander au lieutenant gouverneur de l'investir de la responsabilité de former un nouveau gouvernement.I! serait contraire à la tradition du parlementarisme britannique que le lieutenant-gouverneur posât un tel geste avant la démission officielle du gouvernement Lesage M Johnson doit recevoir demain à Québec une délégation de ses députés.Il ne s'agira pas d un caucus, mais d'une .simple reunion d'accueil.Le chef de l'Union nationale devra s'entretenir avec M Lesage afin de régler certains problèmes relatifs a la transmission du pouvoir.On ne croit pas cependant que cette entrevue ait lieu avant le caucus libéral de demain.Séance du cabinet Aujourd'hui, les ministres de M.Lesage se réunissent pour la dernière fois, senrble- t-il.Il y sera question bien plus de la dernière aventure électorale que de mesures administratives.Les libéraux (svüe de In première pane) Le ministre de la famille et du bien-être.M René Levesque.a reconnu que si les objectifs du parti ont cto et demeurent valables, le gouvernement a échoué dans sa tentative de les expliquer clairement a la population.Si l'on tient compte de cet échec, il devient extrêmement dangereux dp conclure que l'appui des '40 p.c." à l'Union nationale est lé produit d'une mentalité conservatrice, retardataire.bêtement rurale, réfractaire au progrès Quitte a scandaliser quelques liberaux impénitents, il" est difficile de ne pas conclure que les réflexes du 5 juin ont joué assez sainement dans l'ensemble.1! n'est rien de plus redoutable.d'ailleurs, pour le parti victorieux.Chez un bon nombre de militants libéraux on s’accorde généralement sur l'assurance que la révolution tranquille n'est pas véritablement rom-promise.Un universitaire, sociologue.a fait observer qu’une forte opposition de gauche esl en somme preferable a un fort gouvernement de droite.Un militant qui se disait convaincu que le parti liberal virerait a droite dans l'éventualité d'une victoire limitée, soutient que le parti maintenant dans l'opposition retrouvera la vigueur rie» années soixante.Il signale egalement que les événements du 5 juin contribueroni largement a imprimer un nouvel élan a la moribonde fédération liberale.I) ne fait aucun doute que les politiciens professionnels ne manqueront pas d'imputer la défaite du parti libéral à une certaine pudeur électorale et que les adeptes de l'ancienne manière ne mâcheront pas leurs mots.A ceux-là on répondra que les ministres qui se situent à gauche du centre ont substantiellement accru leur majorité, tandis qu’une foule de députés libéraux défaits se recrutait précisément dans le groupe des usés" ou des “pas montrables”.On peut s’attendre $ une séance agitée ou l’on ne se gêner» pas pour faire Je partage de» resjmnsabilites de la défaite libérale.Après la minute de vérité, ce sera l’heure des vérités.M Lesage qui avait retrouvé.hier, sa bonne forme habit uelte, a expliqué que.dans les circonstances actuelles, le gouvernement ne pouvait que sc contenter d’expedicr les affaires routinières d’urgence.“Selon la coutume que j’ai apprise dans un autre gouvernement il n’y aura aucune nomination ni aucun octroi de contrats à moins que ce soit pour le plus bas soumissionnaire et sur la recommandation urgente d’un sous ministre." M.Lesage a ajouté que les seuls gestes que le gouvernement peut poser sont ceux qui relèvent de l’application des lois, ("est ainsi que le cabinet mettra à leur retraite certains fonctionnaires qui désirent se prévaloir de leur droit a la pension.On parle de M Alexandre Lame, chef du cabinet du premier ministre, de M.Joseph Couture, chef de protocole et de quelques autres.Les contestations Si le cabinet décide aujourd'hui de contester l’élection de quelques députés de l’Union nationale, cette dernière répliquera en contestant celle de quelques députés libéraux.Devant une telle situation, il est possible que les deux chefs, lors de leur prochain entretien, décident de renoncer à de telles poursuites et d'enterrer leurs haches de guerre électorale.Appel rie de la premiere page) variera entre deux et sept dollars la tonne, suivant la distance entre le port ontarien et le point d'arrivée au Québec.Mardi les directeurs de la Bourse des céréales de Montreal avaient affirmé qu'il en coûterait $7 la tonne de plus pour acheminer les grains de provende par rail.• Un porte-parole de la Eédé ration des armateurs a fait savoir hier que le nombre de navires immobilisés dans le fleuve à cause de la greve est passe de 130 à 85; 13 navires sont repartis sans avoir corn piété leur assignation, et 32 ont été dirigés vers d’autres ports En outre.106 navires qui en d’autres temps auraient mouillé dans les ports frappés par la grève se sont rendus directement dans d'autres ports Des 85 navires qui attendent.38 contiennent des cargaisons mixtes, et 47 du grain et autres cargaisons en vrac.• Le chef commissaire de la Commission canadienne rie blé, M.W. ports riravaiuütton.«ta bnu* ai Lier n •a* dan* i'urqvii-aiitan rt dtApoAîWon «ten immeuble» rt n»n» U preparaMon «le rapport* technique* eonnexe* : organisa ecaEerrfm î#» travaux d arpent»*» de* terrain* dirige {*•* rrr her chas dan* nreei*trem*nt et «urveiüe !» prâparatkin de plan» le* candid*'* davont être bLlinguo* po*f«frter de 3 R 4 an* d'experience dan* ia gerwon on augure pour le nouveau régime, et il ne s'agit vraisemblablement pas d’une attitude de commande: car M.Johnson a souvent ‘émoigné de son respect de l'opinion pu-plique et du milieu ; sa promesse réitérée de nommer un "ombudsman’’ indique aussi l'importance non seulement théorique mai?pratique qu'il attache aux libertés civiles On pensera peut-être qu’il a moin-de mérite que d’autres a adopter cette ligne de conduite.Depuis qu'il est chef de l'Union nationale et notamment durant la dernière campagne électorale, «n a répété qu'il n'a pas S'étoffe ni l’envergure d'un premier ministre, l^s prochain» mois lui permettront de donner »a mesure.1* travail d'équipe et la consultation amélioreront ses chance»: meme si tes méthodes représentent chez, lui des convictions solide», la prudence et la circonspection lui sont peut-être inspirées de plus par le sentiment de «e» propres limites.Quoi qu'il en soit, il faut se réjouir de la modération et de la sérénité avec lesquelles M.Johnson veut aborder son nouveau rôle.Il en aura besoin à l’Assemblée législative: durant le» sessions passées, il lui arrivait de piquer un pen fort l'adversaire, sans doute parce qu'il connaissait le tempérament vif de M.Lesage.Les rôles seront renversés, et c'est devant le?assauts d’une opposi- tion redoutable que le futur premier ministre devra faire preuve de r-alme et de sagesse.• Si AI.Johnson a voulu écarter tout soupçon d'arrogance ou de témérité, il a par contre donné l’impression d'un manque de fermeté dans ses réponses aux questions des journalistes.Ainsi, il entend bien garder les grands fonctionnaires au service de la province, à l’exception toutefois de M.Arthur Trembla) dont il a déjà réclamé la démission en Chambre; mais il ajoute que meme dans ce cas.il faudra étudier la question.Doit-on conclure qu’il avait demandé sa démission sans une étude sérieuse ?Sur plusieurs sujets ses réjsmses étaient évasive* ou vagues: il est vrai que le programme de l'Union nationale met entre parenthèses plusieurs problèmes majeurs en le- référant à de futurs organismes consultatifs, notamment pour l’agriculture et la santé.Dans certains cas.les réponses marquaient un net recul sur le programme: par exemple, le "réseau québécois de radio-télévision" que le parti a promis de fonder ( page 36 du programme) n'est plus qu'une sorte de banque ou de service qui offrirait aux stations privée.» des programmes enregistrés ! L'on comprend que le chef du futur gouvernement se montre prudent, par exemple au su.iet ries finances provin claies qu'il veut étudier avant d'annoncer des décisions: de meme ses reticences peuvent s’expliquer par -on souci du travail d’équipe avec ses futurs collègues: il aurait dû tout de même -e montrer plus ferme sur des points oii le parti est déjà engagé: on a eu la fâcheuse impression que le programme le l’opposition d’hier va rétrécir soûle gouvernement de demain.• A propos du vote des anglophones et des Juifs de Alontreal.AI Johnson a explique ses propos ambigus de dimanche soir: ii ne s’agit pas d’un blâme mais d’une constatation: si ces électeurs ont voté à bo' pour le parti libéral • ¦'est.a-t-il dit.parce que nous ne leur avons pas présenté notre me-.-age pjn des intermédiaire* a-sez puissants.Cela implique aussi que ces milieux anglophones de Montréal ne possèdent pas de moyens d'information capable» de le» renseigner convenablement «ur ie» courant» d'opinion politique- et autre», qui se produisent dans le Québec.t e- conferences de presse de AL Johnson étaient donc opportune» pour atténuer de» inquiétude» exagéree-Alaî» si ie personnage a su se montrer rassurant, il devrait a l'avenir dans de telles occasions ne pa» «e soucier principalement d’éluder les questions en passant à côté, en ajournant les réponse- à plus tard, ou en réduisant au minimum les déclarations qui pourraient l'engager.Ses hesitations n'étaient pas entièrement justifiée» lundi soir, même si elles étaient en partie explicables : elles le seront beaucoup moins quand il pariera comme premier ministre.Paul SAUKIOL Heureuse decision: pas d enquete Saivas M.Daniel (ohnson a semble jusqu ici vouloir se montrer asse* magnanime dans la victoire.|e crois, en particulier, qu'il faut le féliciter de s être engage a ne pas tenir une enquête royale sur ( administration de ses prédécesseurs.Certes, aucune administration n’est exempte d er reurs et il peut échapper aux meilleurs intendants des accrocs à la plus stricte honnêteté, mais, dans l’ensemble.personne ne soupçonne sérieusement le gouverne ment libéral d'avoir gaspillé consciemment et de façon systemafique les fonds de la province.Une enquête, en pareille matière, pourrait faire plus de tort à ceux qui la mettraient en branle qu'à ceux qui en seraient l’objet Dan» le cas rie l'enquête Sahas, le problème était bien different.Le précédent gou vernement avait cte au pou voir pendant seize ans et le* nouveaux élus avaient suffi-xannnent de preuves pour constituer un dossier aeca blant.Il s agis-ail de dévoiler l’existence d'un sy-leme rie ristournes et.surtout d’ameuter l'opinion contre un retour toujours possible a de telles pratiques.I.e but ajant été en bonne partie atteint, on \criait difficilement, aujourd'hui la nécessité de récidiver Kn revanche, une enquête ïenre Glasseo.dont le but -e rail d’analyser tout le procès -us administratif de la provin ce en vue d'en corriger les points faibles, parait bien in diquee.I.e gouvernement li boral aurait pu l’entreprendre lui-même.A Ottawa, l'enquête Crlassco a révélé bien des ano malifs : dédoublement de -cr vices, achat» massifs non ju-tifiés.nraiivaiae répartition du personnel, trop forte central! -atton ici.mutile décentralisa lion la etc 11 ne « ajis.-ad pas de blâmer qui que ce soit man d instaure! de nouveaux mécanismes susceptibles de donner au pays une adminis.tration a la fois plus économi que et plu.» efficace Ce qui tut Imiii poin Ottawa devrait être lam pour Québec Apres tout, le gouvernement provincial doit maintenant ad minürtxer un budget de S2 m i 1 I i a r ds.L'amateurisme qu'on a d'ailleurs en bonne partie éliminé depuis quelques années, doit faire place a un véritable professionnalisme • L affaire des faux certificats l’a.contre, il taut reconnaître que M Johnson n aurait pas tout a lait tort de v oulotr rouvrir le fameux do-sier de* faux certificats de lecteurs.Ce prétendu scanda le qui éclaboussa son parti, a quelques jour* du scrutin rie 1962 n'a jamais vraiment été éclairci.Et, tant qu'il ne l au ra pas été.on aura droit de soupçonner que certain* bbc raux importants ont trempe dan» celte affaire louche Comme j'ai (mu-meme rc clamé a diverse* reprises, dan.» le passé, qu'on fasse fou le la lumière possible -ur ce désagréable episode de 1961’ il m c»t bien dillieilo de hlà mei \l Johnson de vouloir procedn de» -or, arrivée au pouvoir J aurai» préfère que les liberaux fassent preuve de largeur de vues en acceptant eux-mêmes de la mener a bien, niais puisqu'ils s'y sont toujours reluses.le mnin» qu’on puisse faire maintenant, c'est de ne pas s'opposer à la décision de» nouveaux élu».Sil importe qu'on connaisse les auteurs d'un tel coin plot, ce n’est pas tellement pour les punir que pour éviter a d’autres la tentation de les imiter, a l'avenir, • Noble attitude de M.Lesage M Lesage a reconnu que son attitude rigide a propos du patronage avait probable ment etc un des tacteurs de -a défaite.Mais, s'est-il cm presse d'ajouter : "J étais t on tre le patronage et j’y demeure tout aussi oppose qu’avant mon ce hcc ' Cette attitude mérite d'être »uuligncp M Lesage n avait pas aboli tout patronage II s’en faisait peut-être trrenie plu.» qu'il ne croyait a son in su.Mais ce patronage n était plus érigé en système comme il l'avait été auparavant Un grand pas avait ete fait dan.» la lain ne voie Il est sur que beaucoup d'e lecteur» n ont pas apprécie cette politique nouvelle.Sur tout, évidemment, le» elec leurs libéraux.Depuis 16 anils avaient attendu ce moment de passer a table, à leur tour, et voilà que.ce moment venu, on ote la table Ce change ment qu’il fallait applaudir de- deux niant,-.auia prnba Hlrment cte trop brusque On n'y était pas suffisamment pre pare Do toute façon, il es! heureux que.même battu M I e-sac ne -en repente point Quand une bonne action en trame e u- détaitc, celle dé faite n’en devient que plu- ho norahle.IMAGES DE LA GUERRE AU VIETNAM 1- Saigon ou le pourrissement pat Robert GUIUAIN J et es r as ces.épaulés ranees jambes immenses, voici pai centaines dan» les rues de Saigon les G i Presque tous en civil, les chemisettes flottant par-dessus le pantalon, ils pro mènent dans la ville l'ennui vaguement inquiet du permissionnaire en bordée Ces grands géants blancs, ou noirs, tout un petit peuple latine de trois pointures au-des-»ous, semble n otre la que pour ’es servir Us se font tirer en elopousse» pai des coolie- rie m-nus II» >e tout cirer !e-uottes pai de mmuscutes sho» »hm» de dix ans Ils se ter remorquer par des filles qui les tiennent par la main Pour eux.elles ont renonce aux grâces de la tunique vietnamienne.à ses pantalons rie -oie et -es voiles flottants, pour ¦ nCnnie, -U-s slacks de teenagers, inen eolianls aux ouisse-Au\ coins (tes rues, ils parle mentent avec les jeunes voyou» et les proxénètes en blue-jeans, qui leur offrent de* fille*, des piastres au marché noir, des adres-e* pour le* jeux ou l’opium Pour eux.les trottoir» du boulevard Chartier débordent d une pacotille d'un goût atroce.vendue en plein air, ou font prime les nus érotique» peints *ur soie et le* préserva tifs camoufle* en dollar* d’argent Le centre de la cité leur appartient La me Catinat.ironiquement rebaptisee en vietnamien rue de la Liberté n a jamais vu passer autant de |s:aux roses et de poils blonds.Les terrasses des café» sont combles, envahies d’hommes, tous du même modèle Les bars il y en a un tous les 15 mètres, portent des noms américains, comme a Chicago ou au Texas, et sont pleins a toute heure du jour et de la nuit.La têt* **t pourri* A l'étranger, on «’imagine volontiers que Saigon vit dan» un climat de guerre La guerre ' Mats qtu donc y pense ici, sinon [lour la detester el la fuir, profiter d’elle par la valse de-dollars.et la bafouer par la course aux plaisirs?On croit encore au loin, que Saigon vit dans la peur, craignant a chaque instant les grenades ou les machine* infernales du Viet-cong.Kh bien’ ce n'est pas du tout cela Saigon ne songe qu a trafiquer et s’amuser quand du moins elle n'a pas la fièvre des démonstrations poli tiques De loin en loin, c’est vrai, le plastic fait des ravages Mats, sauf coup de malchance, chacun se sent en sûreté et Saigon n'a rien d* comparable avec \lger sous la (erreur Pourquoi le Vietcong y seme-rait-il la terreur, quand y est installe un mal qui la ronge bien plus .sûrement du dedans le pourrissement?Un Vietnamien me disait "Oan* c*n* guerre, la tel* est pourrie : c’est Saigon.’' Les journalistes Si M, Lesage n a pa.- manifeste trop d’amertume contre le* journalistes a la suite de -a défaite, il n’en a pa- etc ainsi de certain- personnage» de son entourage immédiat Un membre de sa famille aurait même déclare "Les journaliste-, pour les avoir, il faut le» paver" Il faut ici.certes, faire la part du dépit.Mais, dépit ou pas, de tel» propos doivent être relèves.('est la une accusation ex treniement grave.Si la chose est vraie de certains journalistes.qu'on les nomme, qu’on les montre du doigt.Ils méritent que lout le monde soit ni- au courant de leur vena litr Mais, dr grace »i on ne peut ou ne veut nommri per-onne qu on cesse de porter ainsi de- accusation.- glohale-h'i on ne veut pa- donner de- nom*, qu'on mentionne an moins de- fait» preoi».\utre-menl.et avec r-1 -un.ce -eront b- acett-uleut - el non le- ,n cusc» qui -e rouvrimnl de me priv V.P.Il- -c conduisent pourtant gentiment, ces boy» américain» pas trop querelleurs, pas trop souvent ivres, toujours généreux de leurs dollars Mais quand ils sont de- milliers cha que jour à dépenser leurs economies.a chercher de- tille-, a mener leurs petits trafic», car chaque G.X.fait tout un commerce, quand le flot des hommes, le Niagara des dollars et l'Himalaya du materiel torn bent sur un Sud Vietnam pan vie et sous-deveioppv -ur un peuple sud-vietnamien dont 1s libre dâvance lieu vigoureuse a subi lusure de vingt ans le guerre, comment veut-on que ce pays échappé a la pourri tare'' i.e» premier* jours avant de m’habituer le spectacle de Sa gon me donnait la nausoe force de v ivre depuis un quai de siec-e le drame asiatiqu-suis-je devenu moi-même ira "aiiatMè"?Je suis sûr en tout cas que le* Japonais, les Indiens, le* Chinois qui passent a Saigon doivent ressentir e même dégoût que moi Quai! \pre* leur* vingt-cinq .vn» de lutte* et cfe revolutions -rion-lourett-es pour que 1 Asie soit aux Asiatiques, voila tout a coup réinstallées dan* la capitale d'un pays d' Asie, lui-mèni* au centre dé ! actualité mondia ie.toutes les images périmées, toutes les images haïssables qu’on croyait disparue.» d'une primauté étrangère et blanche.Saigon envahie comme e le ne le fut jamais sous les Kran çais, plus occupée que le Japon après la défaite, plu* immorale que Tokyo pendant la guerre de Corée Les Blancs maître» de la ville Les comprador*» remis en place les hommes d'affaires indigene- qui colla i siren! avec l'occupant Les Vietnamiens qui tendent la main pour mendier Les Vietnamienne* qui -e vendent Mais ne voient-ils donc pas.les Américains, tout ce que ce spectacle, a de choquant" En I an XV ou XX de la decoioni sation, ne craignent-il» pas !e-jugement* du ‘tiers monde" ’ \e savent-Us pas qoeltes armes ils fournissent a leurs ennemis, quand te Vietcong peut dire Regardex, Saigon n'est plu» qu'un lupanar et un bourbier"?Proitituee» e* trafiquant» La plus grande industrie de Saigon, c'est aujourd'hui la prostitution En Corée, pendant l’autre guene.les Américains étaient boycottés par les fieres Coréennes.Ceux du Vietnam -ont bien plus heureux les Saï-gonnaises ne résistent guère a leur jeunesse el à leurs dollars Encore moins ie* réfugiée» de la rixiere.Iæs bars a filles font fortune II s'en ouvre san.» ce>-»e de nouveaux, moyennant paiement, sous le manteau, d'un pot-de-vin uui peut aller jusqif au million de piastre» C'est la que le G L.a la laveur de T ombre, du jazz et du whisky, vient trouver ce qu'il cherche La suite se passe ail leurs, dans le» hôtels, y compris les plus cher* et le- plus connus Ou bien dan» les mil bers de chambres louées a la journée ou a l’heure on ne compte pas les famille- vietna mienne- qui ont transformé a cet usage une partie de leur logis Ou encore, dans les vales camps de paillote* ou de cabanes nés en marge de-camp- américain- et le long de» roule- aux sorties de Sai Son.ver* Tu-Duc.Bien-Hoa.Mytho Travailler avec les Américains, ou vivre seulement près deux, c'est l'idéal de millier» de Vietnamiens Uru-Américain*'' Non, pro dollar» Ce» (I l .l’argent tombe tout »eul de leur* poches.Près d’eux, on a accès a tou- les pruduit* tous les gadget».I.armée aille rtcaine importe tout, jusqu a -e- corbeille» a papier made m U.S A L'approchei * e -ni ov lier le miraculeux f X ou magasin d'armée, et c'est entrer dan* le grand trafic qui entoure le P X Ce trafic a deux forme» D e bord, des centaine* de G.l.re-< endent chaque jour sur le marche nuir toutes -orte» d'achats qu'il» font nu I' X a cette fin D'autre pari, des centaines de tonnes de mar-v handi»e» destinées mi magasin d'armee disparaissent icgu Iteremeni entre le quai du poi t de Saigon et r entrepôt, en vit le, a 2 kilomètres plus loin De.» camions entiers se perdent eu roule comme par enchante ment Et chacun sait que cela n’arrive pas sans un va»te re -eau de complicités qui.par-deia les douaniers, convoyeur», policiers vietnamiens, etc — qui se font arrêter de temps en lemps, — doit remonter jus qu'à des bureaux importants de l'armee américaine.t.e» produit* détourné* repa laissent -ur l'immense marche qui s'étale en plein air sur les trottoir» ou dan* les boutique» de la ville entière On y trouve toute?les marchandises de la création depuis les conserves jusqu'aux produit* rares portant mention "A n* pa» \ vendre dan» le commerce ', ! I ce ne -ont pa» seulement h-pioduit» du P.X qui disparais sent Un certain "marche des voleurs’ en vrlie se spéciali-o dans la vente d'uniformes ame ricams tout neufs.Si von» voulez acheter de* arme* amer; i aine», on pourra voua donner ; adresse ' Racket»" civil» et militaire» Autre grand tutic lucratif eeiui d* la construction et de* loyer* Pour avoir de» mate naux d faut payer toute» sorte* de pots-de-vin.mats les riches Vietnamien* construisent villa sur villa, amortissant la maison en deux ans- 11- deman dent jusqu'à BoO dollars par mois de bail, sachant que leurs locataires américains paieront toujours., quitte a se mettre a quatre pour habiter la villa et partager le loyer Les Chinois de Chofon construisent de grands buildings de huit a dix otages, profitant du "racket du ciment" qui est un de leur» trafics réservés Mais quel- ne -ont pas leur* trafic»; les douille» d'obus la ferraille des champs de bataille, les vieilles boite» de conserve, dont le me tal mis a plat fait de- tôles pour cabanes de réfugié*.Le» Vietnamiens rivalisent trafic des importations d’autos ou de scooter», des produits pharmaceutiques, de- exemptions vie service militaire, etc Vietna miens.Chinois ou Américains, tout le monde se retrou ve avec allégresse dan* un trafic majeur celui du dollar et de la piastre.Il y a au moins trois cours reconnus du doiiar (aux officiel, taux du dollar militaire.de plu* du double et taux du marché noir, de plu* du triple II y a toujours, corn me on - en doute, des gens qui oni accès a plusieurs taux et qui bâtissent ainsi des fortune-sur les oiieratiuns de change clandestines.Beaucoup d'officiels.jus qu'aux plus hauts rangs, prennent leur large part de tous ce-trafic- Dans un régime qui paye ses fonctionnaires de façon dérisoire 1 maximum 50.0UI anciens francs par mois a peu près1, la concussion est une pratique admise; un se paye sur 1 argent de l'Etat."Le mandarin aussi se payait, mai» en une vie, inc (lisait un v iet mimien; le ministre de Tonton Diem en dix an», celui d'aujourd'hui en une année!" Le bakchich” est indispensable en toutes sortes d'occasions, re clame surtout aux Américains Des fonctionnaires font fortune Des douaniers s'achètent une Mercedes.Des colonels se ba tissent des villa» t’ar la concussion «’épargné pa- l'armee sud-vietnamienne, elle en est même une des maladies.a tous les grades.Le soldat gouvernemental pille les villages en opération.L'officier supérieur sert deux repas a se- recrues au lieu de» true qui -ont prévus et empoche le bénéfice Quand tout de même tel ou tel général ou colonel est parfaitement honnête, et beaucoup le sont, c'est trop souvent -a redoutable épouse qui trafique vigoureusement comme celle qui taisait transporter -un ciment par les avinns de aimée pour bâtir «a villa (.'explication première de toutes ce.s pratiques est simple il s agit d'echapper a l'insécurité La guerre dure depuis vingt ans La mort est peut-être pour demain Ou la ruine, ou le communisme Fuir la guéri ( s aci roelier a quelque chose de sûr.v est le réflexe désespéré et la hantise de mil-lier» de Vietnamiens.La secu- La première du scrutin Sur Mit peu *nwn* e> nom breuaes occupation*, il s e*! toujours donné la peine d aide; ces piéton» aveugles a travei ser la rue en les accompagnai*: jusqu'à id chaîne du trottoir fout en leur adressant un moi rue.puui beaucoup d entre eux.c'est la piastre, mieux, te doUai ou le compte en banque suiss* Pour d'autres, ce aéra la cul ture française forme ri evasion, ou la villa sur la Côte d'Azur Ah! partir pour la France, aliei vivre a Paris et ne pkts jamais revenir* PUitôi deserter une patrie devenue inhabitable .sq I on pouvait changer de peau, un le ferait.L'inflation En attendant, les profils me mes de ces douteux trafics sont ronges par l'inflation Son explosion a coincide avec l am* vee massive des troupes américaines.donc des dollars Les prix ont augmente de 55% en 1965 et la montée continue, résultat de l’inondation monétaire et de la disette de marchai) dises.Le Vietcong s'entend très bien a empirer la situation par la guerre economique II coupe tes approvisionnements de Sai* gon en riz.en lait, en porcs, en charbon de bois.etc.Il laul noter, el c'est inipor tant que tout le monde ne souffre pas.loin de la.de l’in flation et des bouleversements économiques.Les travaux ame ricains apportent du travail a beaucoup de petites gens et le* trafics sont fructueux Au fond des taudis dc> bas quartiers on a parfois plus d'argent qu’on n’en a jamais eu: te père s'est experience dominical t hic q /e phtstemr* de/U e eux qui n eprouveuosU aucun interet pour Ut consultation ou qui s'estimaient tmsufivyam-f',ent tufonfe* ont omis de voter Des tor% il serait pour ;« loin, aventureux de coir dar n l institution du role down, .cal la seule o < la principale cause d’une réduction de 3 a 4r'f dans le taux moyen de participation enregistre au Quebec depuis une vingtaine d'au» nees.Les autres causes — les plus importantes auraient joue tout autant si le sentit* s'etait déroulé en semaine comme jadis.Expenenc* Il y a eu certainement der électeurs qui ne sont pas aller roter uniquement parce que la consultation avait heu le dimanche: ils ne représentent très probablement qu'une très faible minorité recrutée essentiellement dans une part de l'élément anglophone 11 court ent de signaler a ce oropor one la grande presse de lanyï e anglaise na pas élevé la moindre objection a ( institution du scrutin dominical.D'ailleurs, ou constate que des circonscriptions a majorité on a forte minorité anglophone sont passées au paru liberal (Argen-teuil.Hungtindon), ou non* accorde qu’une majorité fort réduite a VVnwn nationale ( Pontiac i ou ont accru net le-ft ent la majorité du candidat liberal ( West mount.SlLn-rent.Notre Dame ¦ de Grâce.d'Arcy McGee, etc), alors que d'aucuns prédisaient un vote massif "de protestation contre le parti libéral dans m , ' - -cnptwv* a rau -r d'I vote dominical I ne innovation considerable, un dimanche ensoleille une campagne relativement morve, (‘opposition d’un certain tue heu à I initiative que malgré tout cela, le taux de partiel-potion ait été de pre* de 72" ¦ , nous parait traduire une réaction nettement favorable dm citoyens, en tout cas une franche acceptation Compte tevu de ce résultat et des immense* r.ranlaqe* de tou*, ordres d*i scrutin domtnteni nous esC> mon:-, qu il n'u q pn.t Ueu de rccemr en arriére au contra’-re Le Quebec doit continuer a voter te dimanche ntahie des «veugte* \tni* tenon* A offri.' no* * verr* condoléance* a la famUl# du regreUr cmistahîe D**ft*-yea ainsi qu a ses coUèjgue* du service de la Surete de Montréal.a la perte d un membre estimé du corps policier, qut a eontnbuç dans une large mr sure .tu sentiment de securité éprouvé par un aveugle lors* qu'iî e*t F objet de soins tel* que ceux qœ leur a prodigues te constable Desfosses conduite constitue un exemple frappant de F attitude des policiers en general vis-a-vi* tes aveugles et demeurera xanv doute une source d'inspiration pour ses collègue* l*c Directeur des mm v k o ; é-gtonaux.E*rnand-G.Huncaolt, i‘Institut national canadien pour tes Aveugles.•xé*' ¦’**‘*5 ¦ a fait coolte chez les Américains le go&se shoe shine ci la fill# “respectueuse ’ Ceux qm souffrent le plus • sont les fonctionnaires honnêtes, d y en a.et tes petites gens a revenus fixes, spécialement tes enseignants les intellectuels, les etudiants .quand ils etudiant Beaucoup sont dans une situation trafique.U; fonctionnaire de ministère sa fait vélo-pousse après te bureau je connais deux cas de cett* sorte .le professeur conduit un laxi a ses heures perdues t’cm tout un monde ancien qui s'écroule.Les Etats-Unis, venus défendre l'ordre dans ce pays, y apportent une puissante contribution au désordre general L’Etat est pourri, la famille se défait, les classes sociales sc décomposent.“La société snfucéenn* avait quatre classes, me disait un Viena-mien dont coite des mandarins était ta plus respecte*.Aujourd'hui, une boutade qui a fait fortune dans te peuple enumere ainsi tes quatre classes, par ordre de puissance et de respect: les p.„ les cyclo-pousse, les Chinois et tes generaux!'* Fl il ajoute “Cela change d'ailleurs très vite.Il y a six mois, c'étaient tes generaux qui venaient en tète ." « I.e Monde Prochain article Le Vietcong dans la ville s.ma ».; i MONTREAL MERCREDI 8 |UIN 1966 LE DEVOIR= H»vni P\R tl F SRI BoriMSs* IF 10 JIVTîER 1010 Claniti* R VAN André LAI ItFNnru* inm ieur Réductetn »*n .tjcf itedMi’ieur en < hff l»oui Rtoi rintnrmatloe Michel nnv tresnrler .SrUiyt ILt FBVRf l- pMnij* a»< imprint* «u no 4V« «M.rue Notre-Dame, h 'lonr •roi nar i ImpnmeHr PnpuUirr utnip4«tiir ,» ffstiMn»ah)tne iinuipf qu) en es» l eOnrtre Neule U Pre«»*r < anadienne en autoriser .t employer et I diffuser te» information» puhlIAes dan ‘Le Devoir" \BON\EMENTft edition quotidienne viontrea).Oueber.LèTts et banlieues l?mois f25.O0.* moi» SI3.W.3 mots IMmi.lilieurt au < anarta 12 mois 6 mois SM on » mois ss.mi \ l'etranger t * mois Vi.YiN», », mois six ou F.dltlon du samedi r* mois s* on l minisipre des pnstev a autorise I'mMraurhisseim'itt en mime raiir ri renvoi «ornin*- ohjel rie 'V «Usée de la présente puhli eation rn ft h on r aaa 33«i J M L.iz: lettres au Au nom de' aveugle* au v U * desquels nous de r lust it H oui *un8b;r *# tç* f > « « LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 8 |UIN 1966 CINQ L'AVENIR DES GRANDES AGGLOMERATIONS — I Le problème des régions urbaines se pose en termes de justice et d'efficacité par Mc Carl GOIDENBEKG (1) 1,’expansinn urbaine constitue assurément l'un des as pects dominants dans l'évolution recente des villes au Canada comme ailleurs.Chez nous, la proportion de la population urbaine n'a cesse de croitre depuis 1900, où elle était de 37^.I,e chiffre est de 65% aujourd'hui, et on prévoit qu'il sera de 80% en 1980 alors que plus de la moitié de notre population hahi tcra les centres urbains de plus de 100.000 de population.Déjà 40% de notre population habite quinze zones métropolitaines.dont deux — Montréal et Toronto — contiennent un cinquième rie la popula tion totale du Canada Le pro blême qui se pose est celui-ci: comment peut-on reajuster la structure municipale d'une région de façon a permettre aux municipalités de faire face aux conséquences de la ra pide croissance urbaine ?Ce problème, qui existe dans tous les grands centres urbains du monde, est né du fait que dans ces cas les frontières municipales ne cotres pondent plus à la réalité, puisque notre système de gouvernement local a été erre quand la majorité de la population était rurale et les communautés rurales et urbaines formaient des entités distincte'-Chaque ville était une entité nettement reconnaissable et la plupart des régions rurales étaient aussi des régions dis tinctes, chacune ayant des particularités locales très développées.Iji simplicité relative de l’économie conduisait a l'idée d'un gouvernement local distinct pour chaque localité chacune gérait sc- pro pres affaires et les affaires des autre* ne l'interessaient pas beaucoup ou n'influaient pas beaucoup sur les siennes.La roi* d* l’autoinobil* L'equilibre a été renversé par l’avènement de l'automobile et l augmentation consécutive de la mobilité des personnes et des biens L'industrialisation.la complexité accrue de toutes les formes de l'activité economique et la specialisation économique, même par les municipalités, ont aussi fait tomber, a toutes fins pratiques, des frontières municipales qui existaient depuis longtemps ta*» frontières dé terminées par la distance qu'un cheval pouvait parrou nr en un seul jour ne sont plus réaliste* à l'epoque de ! automobile Bonr.on peut attribuer à l'automobile rurbanisation des regions rurales adjacentes a nos grandes villes, puisque cést elle qui a encourage le déplacement des personnes et des industries en dehors de ces villes.la" fron tières des régions urbaines au trefois séparées l'une de l'autre par la pleine campagne, ne sont plus qu artificielles, même si elles existent encore juridiquement, La croissance des rommu nautés urbaines immédiatement voisines du territoire ries grandes villes a donné lieu au problème métropole tain Les frontières Inralcs ne séparent plus des entités mu mcipales distinctes Par suite de la mobilité accrue des per «onnés et des biens, ces corn munes forment, avec la ville centrale, une seule entité géo graphique e i.economique.Comme l a décrit un écono miste : Le territoire métropolitain comprend un groupe de localités du type des communautés spatiales, cestàdire, aux frontières mouvantes.” Les problèmes métropolitains sont apparus davantage depuis la deuxième guerre mondiale, parce que c’est surtout dans la banlieue des zone* métropolitaines qua eu lieu l'explosion démographique.Bans l'ensemble, les problèmes sont les mêmes Alors que les municipalités de la banlieue étaient rurales, elles n avaient pas besoin des ser-vices municipaux urbains.Avec l'urbanisation, certains services de base deviennent nécessaires.tels que la fourniture de l’eau, l'épuration, la construction de roseaux dé gouts, le service de police et la protection contre les in cendies.Mais, comme les vil les de banlieue se sonl déve loppées au hasard, leurs ressources financières sont, en général, inégales et le fardeau du contribuable diffère assez grandement d’une localité à l’autre.Ces inégalités ont pour résulta! d'impnrtanlcs varia lions dans le nombre cl la qua lilé des services de base offerts par les municipalités rtc la rémon, qui.il ne faut pas I’niihlier.consliluc de fait une entité sociale et économique.Droit élémentaire Voila un des problèmes majeurs provenant du partage rigide ne la juridiction polili que et des ressources fiscales dans une communauté métropolitaine .le ne préconise pas une égalité absolue à l’égard de tous les services, sans souci ries besoins différents des municipalités urbanisées et rte celles qui ne sont qu'en voie] d'urbanisation.J’estime, ce pendant, que les citoyens des divers secteurs d’une entitc métropolitaine ont droit à un grand degré d'uniformité dans les standards de quelques-uns des services essentiels, en de pit des différences inévitables dans l’étendue et les ressour ces financières de chacune des administrations locales.Tandis que des villes de ban lieue connaissent souvent des difficulles considérables à pro curer les services nécessaires à leurs habilanls.la ville “mè , re'' connaît également d’épi-1 Les journaux de New York, Paris et Londres ont commenté les résultats des élections du Québec neux problèmes tels que la renovation, l'élimination des taudis, le transport en commun et la modernisation de son ré seau routier.Klle est aussi obligée de fournir certains services à un nombre croissant de banlieusards qui travaillent au centre de la ville mais qui habitent les municipalités adja contes et y paient des taxes.Vu le mouvement considérable et continue! d un endroit a un autre dans la zone métropolitaine et le fait que la popula tion du noyau et celle des banlieues sont économiquement interdépendantes, j'estime que les conditions modernes militent en faveur d'une mesure considérable de coordination de plusieurs compétences administratives entre les municipalités.dans leur propre in térèt Parmi ees compétences se trouvent le développement regional, l'aménagement de routes intermunicipales.de moyens de transports en commun et de services publies plus étendus.Il y a trois principales solutions qu'on a tenté d'appliquer pour effectuer la coordination requise : 1 La fu'ion des municipa lilés ou l'annexion à la ville centrale 2 L’établissement d'une série de services intermunicipaux par des ententes volontaires entre les municipalités.3 La création d’une autori té métropolitaine ayant jurt-diclion sur les questions d’intérêt généra! Sous ce système les municipalités gardent la juridiction sur les questions locales L'annexion des territoires adjacents par des centres urbains était pendant longtemps le seul moyen de pourvoir aux besoins d’une population croissante.Ainsi, par exemple.Montréal a agrandi son territoire cinq fois en annexant en totalité ou en partie, 28 autres municipalités de 1883 à 1919.De la même façon.Toronto a agrandi le sien deux fois et demie en 80 ans.jusqu'en 1914 Les deux villes onl.pourtant, abandonné cette politique du rant la première guerre mon diale parce qu elles ont cons taie que cela coûtait beaucoup trop cher, pour ce qu elles en reliraient en taxes Le rapport Paquette sur tes problèmes métropolitains de Montréal, nous dit "Bans la plupart des cas.ces annexions ont nécessité la prise de possession de services et facilités inférieurs aux nnr mes en usage a Montréal Les dépensés effectuées pour don ner à ces territoires annexes des facilites et services compa rabies a ceux de Montréal ont imposé un lourd fardeau financier aux contribuables de Mont real '.Remarquez bien qu’on parle ici des consequences des annexions qui ont eu lieu au commencement de notre siècle La situation a beaucoup chan gé depuis, aiasi que l'attilude de la ville de Montréal Les deux grandes villes (Toronto et Montréal! ayant aban donné la politique d'annexion — une politique que les deux villes voudraient bien repren dre aujourd'hui — les munici palités adjacentes se multipliaient et se développaient.Riles formaient aver la ville centrale une agglomération urbaine unique et integree.A défaut d’une coordination néees saire de plusieurs services, on tentail.surtout à Toronto, de régler des problèmes particuliers par des ententes intermu nicipales Be 1915 a 1950, les municipalités de Toronto métropolitain ont négocié 163 en tentes de cette nature En revanche.d'autres municipalités en Ontario continuent de s'agrandir par l'annexion Ainsi, en 1950, la ville d’Ottawa a agrandi son terriloire cinq fois par l’annexion de territoires adjacents.L'expérience a démontré que les ententes intermunieipales n’offrent pas de solution permanente Elles sont même des sources de conflits, de compromis et de retards, à cause des différences de population et de richesses, des rivalités et des intérêts particuliers.Bans une agglomération urbaine in tégrée.les ententes et la coopération volontaire n'établiront pas la coordination requise.Te n'affirme pas qu’il y a une seule solution aux problèmes métropolitains ou que la solution appliquée dans une région vaudrai! nécessairement pour une autre.Tandis que les problèmes sonl.en général, le,* mêmes, les zones metrnpo lilaines varient.Quebec n’est pas Toronto nu New York et Montréal n'est pas Londres nu Paris.Bone, il faut chercher une solution d'espèce Aux Etats-Unis, par exemple, la tendance est d’établir des “au tnrités’’ ad hoc pour l'administration de services spécifiques dans les régions métropo lilaines.mais les 18,000 ‘'autorités'’ qui existent aujourd'hui n’onl réglé que des problèmes particuliers de certaines régions.( à suture ) (Il Causerie prononcée devant la Chambre rie commerce du dta-trlet de Queher le 77 avril Les journaua de New York, Périt et Londres poursuivaient hier leur analyse, aux conclusions généralement pessimistes, des résultats du 5 juin au Quebec.Doux observations dominent leurs propos: l'émergence du nationalisme québécois qui met la Confédération en danger et le retour d'un certain conservatisme.La "New York Times" Le "New York Times" écrit dans un éditorial: "La campagne a eu le dessus sur la ville dans la province de Québec, assurant ainsi la défaite du parti libéra! de M.Jean Lesage A moins de renversement des résultats dans de nombreux endroits où un recomptage des voix a été demandé.M Daniel Johnson et son "parti de IT’nion nationale" formeront le nouveau gouvernement .’ 11 est probable que les promesses d'independance" faites par M.Johnson lors de la campagne électorale signifient qu’il tentera d'obtenir une plus grande autonomie pour le Québec et une certaine émancipation de la tutelle fédérale.Quebec peut se comparer, a ce sujet, à Porto-Rico: l'indépendance constitue un idea! séduisant mais il est probable que des considerations d'ordre pratique amèneront la grande majorité des habitants du Quebec a vouloir conserver la protection et les privilèges garantis par l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique.’’ Tl semble que le vote de la campagne ait constitué une protestation contre la "révolu lion tranquille" de M.Lesage.Aux termes de son programme, en effet, les fermiers auraient payé des impôts destines a l'éducation et aux avantages sociaux dont les citadins plus que les campagnards auraient bénéficié.D'autre part, le Québec rural est resté très conservateur.L'Union nationale avec 55 sieges contre 51 aux liberaux ne jouit que d'une très faible majorité Si les libéraux ont obtenu la majorité des voix populaires, les conservateurs ont profité de la distribution des sieges qui favorise les ré gions rurales Cependant, rien ne peut déguiser ce fait les liberaux ont perdu et c'est la une grande surprise.'' A Paris Certains journaux parisiens du matin pour leur part ont fait les commentaires suivants: Sous le titre “La victoire des nationalistes aux elections du Québec: une menace pour le fédéralisme canadien '.le Kt garo (droite modérée) écrit notamment.‘ La défaite de Jean Lesage ne signifie sans doute pas que le Québec va retourner à la période sombre qu'il a connue sous Duplessis.1] est certain en revanche que le retour au pouvoir des conservateurs provinciaux ne facilitera pas la recherche d'un compromis fédéral canadien.Il ne peut en revanche qu'encourager a Qué bec et a Montréal, les extré mUtes du séparatisme et les j adversaires de l'intégration du Canada français au système fédéraliste d'Ottawa Peut-être, à force d'avoir voulu faire les choses trop vite, les champions de la “révolution, tranquille", ont ils endommagé la bonne cause qu'ils se sont efforcés de serv ir depuis six ans." Pour l’Aurore fdroile radica- i le): “Si l'échec des libéraux constitue le résultat essentiel du scrutin, il faut souligner également le désastre subi par les deux partis ouvertement séparatistes le Rassemblement pour l'indépendance nationale et le Ralliement national.(.) Bu coup, les Canadiens anglophones qui redoutaient une scission consécutive au triom plie des extrémistes voient cesser leurs alarmes.Toutefois les autorités fédérales d'Ottawa ne sont point, elles, pleinement rassurées.Le futur pre mier ministre provincial John i son ne réclamera-t-il pas.tôt j ou tard l'autonomie?De bons esprits l'estiment la meilleure solution.En effel.d'un côté, l'indépendance du Québec, transformée en Etat de Lauren-tie.constituerait une lourde î erreur, la nouvelle république j devant fatalement s'agréger I aux U.S.A.De l'autre, le main-| tien du régime actuel où les francophones figurent les parents pauvres des anglophones, ne saurait s'éterniser." "La Croix" P\R1S.— Commentant les élections du Québec, le journal “La Croix” écrit notamment : “C’est M.Daniel Johnson ! qui est chef de l'Union na j tionale.Le succès de son par-1 ti tient à plusieurs choses.Si.! sur lea plans économique et ; social, son programme esl j très proche du programme ; conservateur fédéral, il est très nettement nationaliste i québécois.Or.certains n'ont pas manqué, à tort ou à raison, de trouver M, Lesage trop souple vis-à-vis d’Ottawa I.es réformes de M Lesage sur de nombreux plans : enseignement.équipement, etc.ont coûte cher et ont provoqué une augmentation des im pots".Le journal ajoute : “U est à noter que l’irruption dans l’arène électorale d’un parti ouvertement séparatiste, le Rassemblement pour l'indépen dance nationale (RINl a causé certainerrrent un tort sérieux aux libéraux dans les villes.”.' Le Monde'' Dans un éditorial intitulé : "l-a fin de la révolution tranquille”, le quotidien "Le Monde".de Paris, écrit : "les élections législatives du Québec, en installant au pouvoir M Daniel Johnson, le chef de l'Union nationale, ramènent le pays six ans en arrière.Qu'il le veuille nu non.en effet, celui qui a toutes les chances de devenir le prochain chef du gouvernement québécois reste lié à une mauvaise aventure: le “règne'' pendant près de vingt ans.de Maurice Duplessis sur la province francophone ", Iæ journal poursuit : “Le régime Duplessis, fait d'un cléricalisme dont le moins qu’on puisse dire est qu'il n é-tall pas éclairé, d’hostilité a l égard des syndicats, de moralisme hypocrite et de corruption.ne survécut pas à son chef Un an après sa mort en 1960.les libéraux s'empa raient du pouvoir et entrepre naient de nettoyer lés écu ries", de mettre en marche le développement économique du Québec et de redéfinir les rapports entre Ottawa et Que bec.Ils récupérèrent une grande partie des impôts que recevait jusqu'alors la capitale fédérale, facilitèrent la naissance d une vie syndicale authen-: tique, débarrassèrent la vie publique de ses aspects les plus cléricaux Ce fut un grand mouvement d'idées, de réalisa lions aussi.1-es Québécois ne réclamaient pas une éphémère indépendance.Ils voulaient seu lement être “Maîtres chez eux’’ C’était la “révolution tranquille".Il serait malhonnête d'identifier TUnion nationale d’au jourd'hui avec celle sur qui Maurice Duplessis régnait en maitre absolu.Si certains hom mes ont survécu, tous n'ont pas été compromis ” “Le Monde" ajoute: “Des jeunes encore inexpérimentés ont rallié M Daniel Johnson, soit par hostilité aux pouvoirs accrus que les libéraux enten riaient confier au gouvernement provincial, soit par hostilité à la politique de négociations avec le pouvoir fédé ral suivie par M lisage.C’est dire tjue le séparatisme au moins sous une forme larvee et inexprimée.n'e.st pas étranger au retour de M Johnson Certains éléments du clergé, nostalgiques des beaux jours du régime Duplessis, ont aussi joué leur rôle qüelque* jours avant les élections, un journal de Montréal publiait en effet un important document sur la reforme de l’enseignement au Québec presque entièrement confessionnel encore.Ce texte, dont les principales recommandations avaient toutes les chances d’être retenues par M Le sage et son ministre de l’éduca tion.M.Gérin-Lajoie.prenait position en faveur de la créa lion d'écoles neutres, sans pour cela s'attaquer aux éta blissements catholiques.C’est un argument que M Johnson a su fort bien utiliser auprès des populations rurales affectées nar les réformes de structures indispensables, encore très influencées nar l'Eglise, dont certains renrésentants dénoncent ' ‘lontiers la “corruption" des villes, avantagées enfin par le découpage électoral.Le climat social très agité de ees derniers temps n a pu d'autre part que favoriser un parti tenant de l’ordre prompt à dénoncer la "laïcité” comme le “socialisme'’ qui s’en prend avec vigueur “aux anglophones et aux juifs de Montréal”, mais ignore les risques de ’colonisation économique" par les Etats-Unis.Le journal conclut en formulant l’espoir que M Johnson une fois aux prises avec les réalités du pouvoir, préférera au repli sur soi et à la sclérose le développement rationne! dune communauté viable.Le "Times" de Londres Plusieurs journaux britanniques ont consacré hier des éditoriaux aux résultats des elections au Parlement du Québec en soulignant le "véritable coup de theatre" qui a donné la victoire à l’Union nationale, dirigée par M Daniel Johnson Pour le Times, indépendant, le succès de l’Union nationale promet des ennuis a M L.Pearson II ne fait pas de doute.écrit le commentateur, que | M Johnson poursuivra une politique de grandeur nettement plus rentrée sur Quebec que celle de son prédécesseur.Le journal estime que la campagne électorale menee par l’Union nationale lui a valu les suffrages des circonscriptions rurales où les réformes envisagées par M.I-esage.notamment en matière d’enseignement.avaient soulevé l'opposition du clergé menacé d’une trop grande sécularisation L'ingratitude traditionnelle de l'électoral s’est jointe, poursuit le quotidien indépendant, au traditionnel manque de mémoire.Les scandales du temps de Duplessis ont été rapidement oubliés M Johnson affirme pouvoir former un gouvernement, mais son enthousiasme risque d'être refroidi par une majorité étroite ou une éventuelle mise en minorité.Le "Daily Telegraph" Pour le "Daily Telegraph ”, conservateur, une perte dans le grande majorité détenue per le parti libéral était escomptée mais la victoire du parti de l’Union nationale repré-aente une ' grande surprise'.Il faut éviter, écrit le chroniqueur du journal d exage-rer le rôle joué par le séparatisme des Canadiens français Plusieurs facteurs ont provoque la défaite liberale, notamment la façon dont a été menée la campagne électorale Les liberaux, écrit le "Daily Telegraph ".ont trop mise sur le prestige personnel de M.Lesage alors que les conservateurs se sont prodigues dans toutes les circonscriptions.Pour le journal conservateur.la défaite de M I-esage est essentiellement regretta ble parce qu'elle l'élimine automatiquement de la liste des successeurs de VI Pearson a la tête du parti liberal fede- ral Sa succession aurait, pour le Daily Telegraph" cimenté le Quebec i la Confédération.11 faut seulement souhaiter, conclut le journal, que M Lesage ne cherche pas à devenir plus séparatiste que Johnson.Le "Guardien" Pi écrit sein ir sa part, le “Guardian" que le changement au du gouvernement transformera la politique canadienne 1-e vent de changement qui avait commence a souffler ne peut que baisser sous un parti qui est au pouvoir grâce à l'appui des régions rurales où l'on respecte beaucoup l'Eglise catholique Toutefois, conclut le journal liberal le résultat des eleetionfi ne signifie pas nécessairement que le Quebec > engage dans une politique militante contre le jwmvoir d'Ottawa concernant les relations entre le Quebec et les autre* provinces.BtWtiiatlitRitlPiW'iitirlt-'cHiBlIi^ijtaïltWStiitftliittWttWÿGtSlSttigiltMMBttlIlQ EDIFICE TERMINAL CENTRE 1060.RUF UNIVERSITE 17,000 pieds carrés Surface disponible pour bureaux modernes (étage complet) Service complet Air conditionné • Voie» souterraine» ! h la station CNR, station de métro et Place Ville-Mari# OCCUPATION POSSIBLE LOCATION — $5.00 DU PIED CARRE Pour renseignements appeler : M.F STANGER ou M.S PEARSON — 878 3731 .il"'-':- X.Ü.-I.YEUX ROUGES 0PTPEX soulager* répidoment te malaise des yeux rougis, endoloris, »a*»çues txar la television, le vent, le soleil m la twmee 0PTPEX apporte wi sooiagement rap'd* ei durable.Aossi COMPtESSES OPTÏEX WWI LES YEW Chez votre pharmacie* OpTrex "le bien-être des yeux" Cuisine et ms de chm 'Dîner à la chandelle a “Ca Vieille d rance” ce soir et tous (es sauf le dimanche t'e restaurant fameux bien connu des inities du midi est désormais ouvert le soir, les jçourmets désireux d»* savourer des spécialité» Kastronomiques, au coeur du vieux Montréal, à 50 ouest, rue St-Jarqurs, sont accueiliis avec une franche cordialité par les patrons de l’établissement.l.’n service attentif est assuré à la Salle Normande ou au Tonnelier.Diner's Club American Exprès» FACILITES DE STATIONNEMENT Pour réservations appelez Gerard 845-1S7S la Vieille jfrance Des cinq sens au bon sens r IMPnRTATRtJft IM 1 IVRE, FRANÇAIS S LIBRAIRIES LIBRAIRIE ONTARIO LIBRAIRIE DOMAINE 4'T,n EST, ONTARIO CENTRE D’ACHAT DOMAINE Pré» P1«-IX DactYlocraphe» Littérature Bénémle Vente* et réparation» HIMolr# — Nouveauté» Article* de bureau Dépositaire mUorlaé de» produtU WATERMAN \ •'L« dernier mot en écriture" L.Dt ROIS.Prop LA S-4333 234 0071 ' .i: ¦ 4- : TOUCHER AU REEL, dans l’industrie des pâtes et papiers, se traduit par le tact et la mesure qu’elle apporte dans ses relations avec son milieu.Très décentralisée, elle est sensibilisée aux problèmes régionaux.Sans doute n a-t-elie pas, à elle seule, leur solution au bout des doigts, mais elle les a touche de près et apporte à leur étude tout le bon sens qu’elle a acquis par 4^ sa longue expérience administrative.Elle met la main aux initiatives d’ordre civique, sachant bien que ses intérêts sont liés à ceux du public.CONSEIL DES PRODUCTEURS DE PÂTES ET PAPIERS DU OUÉBEC P P P 500 est, Grande Allée, Québec Lachetnrt, Int.F.Ph D., Frfudent \ Lt UfcV wik.Mv>N ¦ nt>*L.MtKCKtWi a JUIN IV66 HORIZONS INTERNATIONAUX HORIZONS INTERNATIONAUX HORIZONS INTERNATIONAUX Grièvement blesse.James Meredith git sur le bord d une route du Mississippi, attendant d etre transporte vers un hôpital de Memphis.i ei» Mm Après l’attentat contre Meredith JACKSON Mis*.— Un habitant blanc de Memphis, Mississippi.Aubry James Norvell.a avoue a la police avoir tire sur James Meredith.Norvell a declare s'étre cache en bordure de la route, avoir rampe derrière Meredith et les autres marcheurs et avoir tire trois coups de ieu sur le jeune Noir.James Meredith le jeun* etudiant noir qui symbolise la lutte anti ségrégationniste dans le sud des Etats-Unis, était allonge mardi malin sui tin lit d'hôpital a Memphis blesse par le fanatique qui avait jure de l'empecher de poursuivre sa marche contre la peur dans son Etat natal du Mississipi.A Washington, cinq mani testants intcgrationistes ont tenté en tain hier de pèné lier dans le bureau du minis tre federal de la justice.M Nicholas Katzenbach pour de mander aus autorité?féde raies de protéger efficacement les militants antiracistes Le?cinq jeunes gen?qui snpartenaient au "Comité d* coordination des etudiant?non 'Olents ont été pris a bras I» corps par les gardien* du ministère et mi- a la porte.Cette bruyante manifesta lion at ait été précédée de tant l’immeuble du ministère par une protestation paciti que conduite par 15 etudiant?meme du mouvement L'un d'eux portait une pancart* at et cette inscription 'Sera t il relâche lui aussi tlhi sine aux nombreux assaillants de militant* inlégratiomste?absous par de» jurys sudiste?M Whitney Young, direc leur du Conseil unifié des diri géants des droits civiques, or ganisation groupant la Ligue urbaine, le CORE.Congrès pour légalité raciale, la NAACP.Association national* pour le progrès des gens de couleur, le Smck.Comité de coordination des etudiants non violents et la St"! s Conférence de?dirigeants chrétien?du •Sud a lancé un appel aux dr rigeauts de?droit?civiques en vue de la convocation urgente d'une conference chargee de discuter des mesures imme diates à prendre' à la suite de l attentat commta contre James Meredith."le CORE continuera ia marche entreprise par James Meredith, a déclaré M.Elovd McKissick.directeur du ( ORE quand il a appris l’attentat commis contre le jeune Voir Je vai?immédiatement de mander a 1 000 volontaires du CORE de continuer la marche Us partiront de l’endroit mè me ou Meredith est tombe et se rendront a Jackson.” L ancien directeur du t ORE, M -lame* Farmer, a da a*>ii ebte fait la declaration aui- vante ‘Ot horrible crime continue le fait que nos victoires legales n un! pas encore complètement déraciné le fa iiansme dans le Sud L atten ta* contre James Meredith de montre l impeneuse nécessité d ordonner que de tel?crimes ament considérés comme des crimes fédéraux et de s’assu rer que leur» auteur?seront effectivement condamne?Quant au directeur du NAACP.M Ko> Wilkins il ?est contenu' de declarer que cet attentat allait "faire grave ment empirer la situation M Wilkins a annoncé qu'il ferait plus tard une déclaration a ce sujet BOMBAY - Les ministre?des affaires étrangères de i Inde de la Yougoslavie et de la RAU >e reuniront pour pre parer un petit sommet" des pay?non alignes entre Mme Gandhi, et le?presidents Tito et Nasser, qui »e tiendra pro bsbiemem en octobre a ia Nouvelle Delhi, a annoncé M Dinesh Singh ministre d’Etat indien pour le> affaires étran gérés, a son retour d« Belgr» d* et du Caire AUK OUATHK COIN» OU MONOm PARIE Ijt gouvernement fiançai?a avise .es compagnie?aeriennes doni les vols passent au-dessus du Pacifique sud que ia region situe* a proximité de l'atoll de Mururoa »era suscep tible d être considérée comme zone dangereuse à dater du 30 juin prochain déclare-t-on dan?les milieux bien informes, a la suite d'une information publier a te sujet I n texte plus precis sera publie prochainement cun cernant le survol de cette zone, mdique-l-on dan* les mêmes milieux.* >!• * Ut K BAN I-e sénateur Robert Kennedy a obtenu de?au torités d Afrique du Sud ! auto risation de rencontrer le leader noir Albert Luthuli.prix Nobel de la Paix ancien president de l'African National Congres?qui est assigne à residence a GrotltviUe, a quelque «) kilo mètres de Durban le frere du président Kennedv « est rendu mercredi, de trè?bonne heure, a Grout ville, a bord d'un béli coptère Cn seul journaliste, un Sud-Africain, l'accompagnait * * * CAP KENNEDA t ne t.iseo Atlas .Agena B lancee du ( ap Kennedv mardi matin a pour mission de mettre sur orbite un observatoire géophysique orbital OCO1 qui étudiera le?relations entre le soleil et i* milieu environnant la terre Si tout va bien, il s agira du trois leme véhiculé américain de ce ivpe fl gravitera entre une al üüide de 78.0» mille?et de 17» mille» * * + MOSCOU "Le X\* ion ïre» du parli populaire-revolu liminaire 'communiste! d e Mongolie sest ouveri mardi matin dans la salle des deli deration?du 'Grand Khourai' • assemblée nationale' à Oulati Bator”, annonce l’agence Tas»".Au cour» de It se.-sioti le congres doit examiner le» rap non?de U commission d» contrôle, adoptera le nouveau programme du paru, sanction nera le?directives concernant le quatrième plan quinquennal ei élira les organisme?centraux du parti", ajoute Pagen ce • Tas*".* ia * >I.AJ.>RID Les pave en vm* d* développement n* dorv*ot t>*s '«i»*** pa***r l’o*- casion — exceptionnelle qu: se présente déxporter les produits de leur* forets et les pays européens et nord ameri rains doivent aider le tiers monde a développer aon industrie fore.stière." a notamment declare M B R Sen.directeur général de la EAO.Organisa tion des Nattons unies pour l'alimentation et l'agriculture dans le discours qu’il a prononcé a l’inauguration du sixième congrès forestier mon dial * * + HIROSHIMA Le ( entre d amitié mondial* organisa non pacifiste japonaise — a lancé un appel au président Johnson, lui demandant de changer la date du mariage de sa fille Lucie qui coïncide avec le 21e anniversaire du bombardement atomique de Hiroshima, le 8 août 1945 Ue jour la.fait remarquer le ( entre d amitie mondiale, les Japonais se recueillent en sou venir de dix mille des leurs qui ont pen a la suite de ce bombardement atomique.m ig m LAGOS Soixante Six pei-sonne?ont ete tuee?ei 17 ont etc blessees au cours des de 'Ordres qui se sont produit?à Katisma lundi matin, ap prend on a l-agos.de sourc* bien informé* Six famille* d* ressorti?>anU américain.?, qui avaient été molestee< .pendant ce?troubles, ont pu gagner par avion Kaduna On apprend d autre part qu* pce» d* quatre mille person ne» originaires du Sud.ont quitte, au cours des deux der mer?jour?le nord du pays ou régné une situation ten due II « agit pour la plupart de famille?d hommes d aftai r*a et de fonctionnaires * * «a VXO PAULO M Lun *r b)* Preste?secretaire genera! du parti communiste brésilien a ete condamne mardi par le tribunal militaire de San Pau lo à trente ans de prison par contumace.Une trentaine d* personnes étaient accusée?en même temp?que lui de sub version, mai# une seule était presente M Util Tenorio i i ma qui a ete également eon damne a trente an?l.e pari' < ommumste a été interdit en 1948 mat?se» principaux diri géant?ont toujour* *ch»ppa aux recherche* Ajournement de la conférence du Commonwealth sur la Rhodésie LONDRES - La conference des premiers ministres du Commonwealth, prexue pour juin ou juillet sera reporte* jusqu'au mois de septembre au plu# tôt te! est.apprend-on de source britannique bien in formée, le résultat des eon.»ul tâtions entreprises à ce sujet par le secretariat general du Commonwealth La prochaine conlérence.selon certaines in dications.pourrait se tenir en Inde, a ia demande d'un cet tain nombre de membres On rappelle à ce propos que M Harold Wilson projette de »e rendre dans ce pays en octo bre prochain, a l'invitation de Mme Ghandi.premier ministre de l'Inde Ottawa a fait sa voir hier, qu'il n'avait pa?d'objection à cet ajournement Le secrétariat a reçu la réponse d'une douzaine de pays a la proposition de la Grande Bretagne de reporter la conte rence que les premiers minis ires, réuni» a Lagos en jan vier dernier, avaient decide de tenir le mois prochain au plus tard si d'ici la le regime de M lan Smith n'était pas renverse t oiitiiiunwealth accrédités a Londres en vue de les consu! ter sur la date éventuelle de la conference.Celle-ci ne sera révélée qu après de nouveaux échangé.?de vues avec les gouvernements intéresses Plusieurs membres 1 Au» tralie et la Nouvelle-Zélande cn particulier, se seraient prononcés en faveur de la propo sition anglaise En revanche la Zambie continue d'insistei pour que la conférence se tien ne sans delai en raison, es-tinie-t-elle, de I aggravation de la crise rhodesienne.CETTE ! SEMAINE j SEULEMENT M Arnold Smith, steivîant* ’ du Common wealth, a eu hier après-midi une entrevue avec les hauts commissaires du Destitué, Adhemar Barres aurait clandestinement quitté hier le Brésil i RIO DE .LAN Kl RO !>x gouverneur de Sao Paulo Adhemar de Barro* qui a été destitué de ^on mandat et pn vé de $es droits politiques di manche soir par le president < asteio Branco, serait parti clandestinement vers un pa\ * ?Mranger dans le courant rte ia nuit de lundi a mardi croit-on savoir à Rio de Ja neiro I- ancien gouverneur était arrivé lundi soir a Guanahara, et on avait annoncé qu'il de \ ait prendre l’avion à de>tina tion de Paris Cependant a l'aéroport?il avait déclare qu d n'avait encore pris ai» mine decision a cet egard H:er matin il ne trouvai* plus *iu domicile de Kami qut Va\att heberge a Rio ef vers midi on apprenait dans entourage qu il avait quitte Rio de Janeiro L>* gouverneur étant a* tuellement implique dans dtffe rents prove*?de corruption te procureur de ta république, M Alcino Sala/ar pourra A 1 out moment requérir son emprison neroent préventif {>«• fait.\! Saîa/ar «H parti hier matin pour Brasilia ou il doit *>« t retenir av«r les juge* de îa Cour suprême sur cette affai f Dana cm rooditmni M Adhemar de Barn»' qui a j perdu, par va destitution, tou { tes les immunités qui le proie / geaient de U justice commune.• pourrait bien pour échapper \ aux poursuites chercher refuge / a l etranger.R semble toutefois * improbable qu’il ait pu prendre ; un avion pour l'Europe étant f donné que tous tes vols a de* } n nation de foutre Atlantique \ ont été étroitement surveillés 1 aussi bien par le* journaliste* J que par le** agents i\v K» • Sûreté On |K‘nse plutôt que ^ I ex-goi)Vern bilinguisme et ie bîcuHu''aii— me par des association- d# tonctionnaires.Dans ces docii* ment*, tm alléguait que le* commis et les autres ionction-naires pouvant s'exprimer en français et en anglais lorsqu’ils s'adressent au public devraient etre mieux rémunérés que lc« unilingues effectuant le meme genre de travail Certains groupements avaient propose que le boni soit accordé à tous les fonctionnaires fédéraux bilingues: mais le cabine! a décide de ne le donner qu'a certains commis el a d< s secrétaires Coût de la vie: nouveau sommet AVIS DE DÉCÈS OTTAWA — L'indice des prix à la consommation «'est! accru d un cinquième de point en mai.atteignant 143 4 11 s agit d un sommet jamais obtenu.mais en meme temps de la plus petite augmentation depuis quatre moi* indique le Bureau federal de la statist! , que Les produit» alimentaires n ont augmenté que d’un dixième de point après une montée rapide l’automne et l’hiver dernier*.Ils marquent présentement 143 8 l-e» vêtements ont connu une baisse fraction naire.mais le coût des diver : tissements et des livres a aug j mente.L'accroissement survenu en < mai se révélé 3 9 pour cent j plus eievé que celui de mai j 1965, par rapport au mois pré ! cèdent.Le bureau de la statis i tique ne dispose malheureuse ment pa* de?echeliex de re venus correspondante* leur sein de 85 * 90 p t de toute la population canadien ne.En 1867.les quaire-cmquie-mes de cette population étaient ruraux et a peine 12 p.c.des Canadiens vivaient dans de?centre?de plus de 5.000 personnes lltsKOSit.KS a Muniret.* * juin 1966 à ! ate üe 51 sus.ne-René Desrusleru, epoux tie Laura Roland demeurum a !6ô4 rue Champlain Lee funérailles auront lieu vendredi le 10 juin.Le convoi funèbre partira du aalon L’rjçel Bourgie Limitée, no 1385 rue Ontario est a 7h.45 pour se rendre a i eg lise du Bacré-Coeur ou le service .sera célèbre a fi heures.Et de la au cimetière de ritei, lieu ac sepulture.Parent* «i am:* sont priés d’y assister «ans autre invitation.m ko< hkk a -Mi.utrèaj « 5 juin 1W6 à l'&ge de 61 an*, est dece-dée.Mme Charlemagne Duroeher, née Jearmeu* Limoges, épouse de Charlemagne Duroeher assis tant-directeur de la police de Montréal, demeurant a 6361 des Ecoree.Mere de Pierrette Jean-Guy.Jacques avocat et Pierre.Les funérailles auront heu jeudi ie 9 Juin Le convoi funèbre partira du salon Urgel Bourgie Limitée no 400 rue Ken ri-Bouraast esr à 9h 45 pour s* rendre à î église Sî-Marc de Rosemont oû le service sera célébré a lû heure* Et de la au cimetière de la Côte-dea-Neigea, heu de sepnhu- : re.Parents et ami» sont, pii^s d'y ! assister sans autre invitation MVhiMD a M-Jeiôïnt î^v -v-Jea» ie 5 juin Î966 est dccedee madame ; E.Haddad épouse de M E.Haddad, outre son epoux la défunte ’•tti&ise deux fille!» F Soeur 8t* Augustin clé Hôtel-Di'm de Tripoli, Liban et Mme Paul Gttnae'i M Pau! Glmael sois gendre aon ftia M -Jos Haddao et son épouse de Bago*-rhie.*a bru Mme Adéiard Hsddad ainsi que piosieurs peuu>-enfanta Les funeraiîle.N ont eu’, lie le 8 juin 1966 en I egliae paroissi&.e l APOIMT A Verdun, r « 1966 à Lage ne 82 ans, wt décédé Napoléon Lapointe, epoux de Candide Proulx.demeurant «u w" 5:erue Avenue.Verdun, pere de Maurice Théodore Henri Rèa! Mue Jacqueline Duroeher, Mme Fernande Turp.ses frere* George* ci E -nest Le « funéraillas auront lieu Jeudi le 9 juin.Le convoi funèbf* partira du salon ürgei Bourgie L.-mitée.No 555i rue Wellington à 9h.45.pour *e rendre a l'église Notre-Dame de Lourdes ou le service sers célèbre a 10 heure* Et de la » 1 cimetière de St-Heun de Mae.ut, che heu de sepulture ou un liber* aer»» chanté.Parent* et ami>» son', priés d’y æ>filter sau* autre invitation ROGER A \L>jure*i.le 5 juin 1966 a : ftgc de 65 ans es* décédé Rosaire Roger, directeur â la Con -mission scolaire de Montré»! fcpou* de Jeannette GérauCHas.demeurant a 38 boulevard Marois Lavai-de.'»-Rapides funérailles auront lied jeudi ie 9 Juin Le convoi funèbre partira du saion Ürgei Bourg!» Limitée, angle Décarie et Notre-Dame de Grace a 9b 30 powj .»?» rendre a TègUse St-Antouin ou a i*errlce t>erH célébré a 10 heures.Et de i» au ; UTietiere de ia Côte-de^-Neige* lieu de sépulture.Parent* et amis «Mît priés «Tv assister sans autre mvituon ROI \ • - .-Hy- * : e ¦*• 20 ans est decédee.acciaenieL*-ment Coust-ance Rom fUJc de V».e?Mme Lucien Roux, soeur rie J»i • q.tefc Philippe Claude i’TinçOise < LUzabeth I>es funermiiiee aurop ’ Heu endretî- ie 16 >uir; Le con'o funebre partira du «lion T F De: iauners Ltee no 5é,V> Chemin Côte-de;-.-Neiges a 8h 3ô pour sc rendre a.l’eglise St-Leon de Westtnount où le servie® aeia célébré a 9 heure?Et de la au ciraetiere de la Côte-des-Nelget.heu de sépulture.Parent.* et a m sont pries d'v assister sans autre 1 •.vtf '.1 t:ç;r.Pr * re tir ;,f* .-.a.*- eu* >.%, Société des enfanta infirmes DIRIGER, C'EST COMMUNIQUER Une pause-café de 9 à 5 ferait-elle votre affaire?! Votre entreprise elle, s en passerait aisément.Pour que chaque employé donne son maximum, il faut que les renseignements circulent de l'un à l'autre.Sinon personne ne sait que faire, parce que personne ne sait ce que font les autres.C'est pourquoi diriger une entreprise.c'est avant tout une affaire de communications.En effet, les communications jouent aujourd hui un rôle vital en affaires diminuez le temps perdu à communiquer, et chacun aura plus de temps pour accomplir le travail pour lequel on ie paie.L'interphone d affaires de la compagnie Bell est un de ces moyens de communication qui sauvent du temps : il met à votre disposition plusieurs lignes intérieures et extérieures.Il vous laisse les mains libres; l'intercom fonctionne à poussoirs ; des voyants vous permettent d'identifier votie interlocuteur.Il vous offre une foule d'autres avantages qui vous permettent de communiquer plus | vite et plus facilement, et ainsi, de ' diriger votre entreprise plu* profitablement.N'est-ce pas l'objectif de tout administrateur ?La compagnie Bell possède tout un choix de services de commua nication : elle peut vous fournir celui qui convient le mieux à votre entreprise.Appelez te bureau d'affaires de la compagnie Bell.Un représentant en communications vous rendra visite.Il connaît les affaires.Il connaît les communications.En somme, les communications, c'est son affaire.MÊn Bell Canada } I mmm Hurf LE DEVOIR.MONTRÉAL.MERCREDI 8 JUIN 1966 théâtre musique cinéma variétés CONFERENCE 350 artistes nationaux sur les deux scènes du Pavillon canadien de PExpo Viva Maria” de Louis Malle au Parisien De nombreux artistes canadiens appartenant aux divers secteurs des arts d'interpreta-tion se produiront dans le cadre du Pavillon canadien de l'Expo 67 à Montréal M H.Leslie Brown, commissaire general du Pavillon du gouvernement canadien, l'annonçait hier après-midi du haut du plateau inachevé du théâtre : "Dans l’histoire des spectacles au Canada c’est la premiere fois qu’un aussi grand nombre d'artistes sera invite pour illustrer.au même endroit et dans le laps de temps, les aspects de la vie musicale et théâtrale du pays”.Plus de 350 musiciens, chanteurs.danseurs et comédiens professionnels participeront aux manifestations.On a pré- Laurence Olivier qu'on est plus habitué à voir dans Shakespeare, se fait lecteur et défenseur du Coran dans la nouvelle production Cinérama.‘ Khartoum" qui prendra bientôt l'affiche au cinéma Imperial.Il aura comme ennemi.Charlon Heston une belle bataille en perspective.THÉÂTRE ïr.RFOOBE — "I ni' Folie*’ — 130 Dim.1.30 — Relâche lundi PLACE DES ARTS — Pauline Julien uala privé), 8-30 Kl DE AL - VEUT — Chat en poche" THE \ IRE DE L.% PLACE — **Soft Voices" 830 — Rel.lundi.L\ POLDRIERfc — “Vu du Pont*’ 8.10 LFS SALTIMBANQUES — “L'Espace du dedans" — Jen.ven.wm.dim.8.45 THEATRE DF Ql AT SOI A — »a Grande Roue" - 8.10 — Relâche le lundi.CREPERIE BRETONNE — Discotheque S te-Thérèse de Blainville De jOh.30 a 2h du malin ; Artute* invités.COMEDIF-t AV ADIFWF — Hier les enfant* dansaient" Mar.et dim.7.10 — Merc jeudi et ven.8 >0 — Sam 0.00 — Relâche lundi.CINEMA AIOIETTF — Doctor Zhivaso” 8.15 — Dim,: 7.30 — Sam,, dim., Uin : 2.00 AS TOR — “Judith 0.15 — Dim 1.38 - 5.20 - H.15 — Boinjc.Bo mg’ 7 30 — Dim.: 3.25 - 7.3# A VENT E — “A Patch of Blue” 1.15 - 3.15 - 5.15 - 7.15 - 9.20 BIJOU — “Les Filles sèment le vent" 12.10 - 3-36 - fi.12 - 10 08 - “Dragées au poivre" 1.4> - 5.11 - g.3 : CANADIEN — “Let rats du trottoir" 1.00 - 4.30 - 7.20 - 10.20 — La reine diabolique" 12 (Kl - 2.55 - 5.50 - 8.45 CAPITOL — “The last of the secret agents” 10 40 .12.55 - 3.05 - 5.15 - 7.25 - 9 40 CHAMPLAIN — “A corps perdu*' 12.25 - 4.13 - 8.01 — “Comment tuer votre femme" 2.15 - 6 03 - 9.51 CHATEAL — “Cet homme dTstam-houl" 1.25 5.20 - 9.20 - “Alibi pour un assassin" 3.30 - 7.38 CINL WEEK-END - *Kc/a4dan” Sam.et dim 8.00 CINEMA FESTIVAL — ‘Onlbaba’ : sem.7.30 9 30; dim.: L30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 CINERAMA IMPERIAL — “Battle of the Bulge" Tous les soirs .H t» Mere, et sam .2.00 — Dim.: 100 - 4 45 - 8 30 CRF.MAZ1E — “La nef des fous” 12.30 - 5.04 - 9.38 — “Cat Ballou" ".05 - 4.50 DMPHIN — “Les Pas perdus" 7.3# - 9 35 — Sim.et dira : 1,25 - 3.30 - 5.30 - 7 30 - 9.35 ELYSEE — “Gertrud" 7 30 - 9.30 — Sam : 1.30 - .3 30 - 5.30 - 7.30 - 10.00 — Dim : 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30 — Elsenstefn : "Sandra” : m ême horaire El FCTR A — “Le seigneur de la guerre" 12.30 - 4.19 - 8.08 — “La îlo.te *e mouille" 2.42 - 6.31 -10.20 EMPIRE — “Au Seuil de la fie" 6.35 - 9.40 — “La maîtresse suédoi- ‘ se” 8.15 FRANÇAIS — “Salut les cousin?” 2.45 - 6.5 - 9.30 — “Le mors aux dents” 1.05 - 4.25 - 7.58 JEAN-TALON — Du lundi au sam ; j "La reine diabolique" 6.00 - 8.45 - "Les rats du trottoir" 7.25 - 10.25 — Dim.“La reine diaboli- j que" 12.00 - 2.55 - 5.50 - 8.45 — j “Le* rat> du trottoir" 1.00 - 4,30 \ - 7.28 - 10.20 GRANADA — “Le* roaitre'.ses du Dr [ Jekyll" 2 55 - 6 20 - 9 45 — "Le ; monstre de Venise" 2 48 - 4.45 - j 8 in KENT — “The Group" 12 46 - 3.15 - ! 5.55 - 8.35 LAVAI — “Casablanca, nid d'espions” 12 00 - 4 45 - 9 55 — ‘ L'Ar- j senai de la peur" 1 1# - fi 23 — J “Le gladiateur magnifique'’ 3-0# * i 8 15 LOEWS — "The Silencers" 18 30 - 1 12.45 - 2.55 - 3.10 - 7.25 - 9.48 , MERCIER — “La Flotte se mouille" 12.30 - 4.19 - 8.08 — “Le Seigneur \ de la guerre" 2.14 - 6.03 - 9.52 MON KL AND •— "Thunderbal!” 1.00 - 4.55 - 9.15 —- “Masquerade" 3.10 OUTrV.MONT — “Thunderhall" 1.00 - 4.55 - 9 15 — “Masquerade* 3.10 - 7.3# PALACE — “Harper" 1® 16 - 12.15 - 2.25 - 4.40 - 6.53 - 9.18 PAPINEAU — Maîtresse Jekjl! ’ 1 25 - 4.50 - 8.15 — ‘ tre de Aentse" 3.05 - 6.15 PARISIEN — “Viva Maria" 12.25 - 2.40 - 4.50 - 7.95 PLAZA — “l-es rats du trottoir” — 1.00 - 4 30 - 7.20 - 10.20 — "La reine diabolique" 12.08 - 2.55 - 5.50 - 8.45 PI ACE VILLE-MARIE — “Tenth Victime" 1.05 - 3.10 - 5.20 - 72Î5 - 9.35 — Petite Salle : “Shop on the Main Street" MO - 3.40 - 6.10 - 8 40 RIALTO — ‘Batman and Rohm" 12.30 - 2.40 - 7.20 RIVOl ! — Salut les cou*m*" 2 50 - fi.io - 9.30 — **L« mors aux î dents” 1.15 - 4.40 - 8.00 SAVOY — “Irma la douce * 12 80 - i 4 40 - 9.20 — “Tom lones" 2.30 -7.10 SAINT.DENTS — “Dragees au poivre" 12.10 - 3 .36 - 6.40 - 10 08 — .“Les fille* sèment le vent" 1.41 - 5.07 - 8 33 SNOWDON — “The Pawnbroker” 1.Ü0 - 3.00 - 5.06 - 7.0» - 905 STRAND — “Batman and Robin" 10.08 - 2.35 - 7.15 V AN HORNE — “Judith” 2.30 - « 10 - 9.30 — “Boeing.Boeing" 12.45 -4 20 - 8 .03 VENDOME ~ Festival du film lapo-nals : “Etrange obsession” 12.45 - 2.50 - 5.00 - 7.15 - 9 .30 VERDI — Vanka * 2.50 .s oo - 7.00 - 9.1» —• Sur.sem.7.On - 9 10.— “Peace to him who enters" 1.20 - 3.20 - 7 30 - 9.40 — Sur *em.5.30 - 7.30 - 9.40 YORK — "Ten Little Indians’* 1.10 - 3.15 - 5.20 - 7.25 - 9 35 WESTMOI NT — “Darling” 12.30 - 2.45 - 5 00 - 7.15 - 9.30 MKRCREDI 8 juin C B F T 0 13 00 Musique 1.25 Téiéiournal 1.30 Long métrag» 'Les femme* damnées” • moeurs -italien 8.00 Long métrage ' Dieu a besom de» hommes” - drame • drame • français 4 10 Bobine 5.00 Thierry la Fronde 5.10 La boîte à surprise 4.00 Jeunesse oblige é.35 Nouvelles du sport 4.JO Télétournal 4.45 Aujourd'hui 7.30 Vive la vie 8.00 Cinéma de Pans Un taxi pour Tofcrouk” guerre français 9 45 l'extravagante Lucie 10.15 Carte» sur table 10.45 Le» affaire» de l'Haf Le parti progressiste conservateur 11 00 Télétournai 11.30 Supplément réqinnal 11.|S Nouvelle* du *p«ri 11.30 La» incorruptibles C F T M CD # 00 Mire Musique 1.15 Bien l'bontour • 00 34 24 34 9.15 TOlé bonbon 9 10 Toast et café 10.30 Ciné matin "Cerqo pour i« réunion” * pollcl*f • français f.00 Super bingo MO ”L éeranel amour” 3 00 Bon après-midi 4 00 Dmms anures 4 30 Zoo du Capitaine Bonhomme 1.30 Arréici le* “Amateur'* 4 00 îeie metre 6.50 Sport-image» 7 00 Dernière heure 7.15 Ciné-roman “Contesse Maritza” 7.10 Escouade criminelle I 30 Une invitation de Yoland Guérard 9.00 Devinez juste 9.30 Réal GiguAre illimité 10 30 variétés Richelieu 10.45 En première page et météo tt.OO La ronde de» sports II 10 Cinéma ’L'Aventure commence demain” -comédie français C B M T O 11.00 Test Pattern and Music D.50 Today on CBMT 11 54 News and Weather H 00 Luncheon Date 13.30 Search for tomorrow 13 45 The Guildinq Light 1.00 Luncheon Date 1 30 As the World Turns 2 00 Pa*sword 7.30 Girl Talk 3 00 To Tell the Truth 3 75 Happening* 3 30 Take Thirty 4 oo Worlds in Contrast 4 31 Raxzte Oanlf I 00 Passport to Adventure 5 36 Munie Mop 4 00 GiMigan s Island 4 30 Aero»* Canada .T OI CBC Evening New» 7.35 Sport» with Doug Smith Mangez du beurre 10 The Nation's Business »S The Peggy Neville Show DO Mickie Finn's 30 Bob Hope Theatre 10 Festival Taient Festival 10 N F B : A Question of Irentity 01 CBC TV New» 15 Viewpoint 17 Night Edition 3T Sport* Final 38 Movie Cavalcade “Fort Massacre” 00 Final Edition C F C F © M The Sound of 13 15 Coffee Break IS The James Beard Show 00 The Liberal Art 30 Romper Room oo I Love Lucy 30 Father Knows Best oo Ed Allen Time IQ Mr.and Mrs 00 Lunchtime Little Theatre 30 Kid is People 45 Dear Chu Hotte 00 Channel 13 Theatre “Lightning Strikes Twice" drama V> People in Conflict on Fractured Phrases if» It * Ymir Move 0ft Surprise Pfrty 30 Famlty Theatre "The Love Lottery” -comedy 00 The Pierre Barton Show «Pulse The Munster» 30 Andy William Show 30 Suntet Theatre ' Hatful of Rain” • drama 30 Sport Hot Seat 00 The National News 00 The National News IS Pulse 35 Paiama Playhouse “Crime Without Passion” • mystery vu.durant chacun des 183 jours de l’Exposition, six heures de spectacles continus dans le théâtre de 500 sièges et cinq heures dans le theatre en plein air de 1.200 places.I.'entree sera gratuite aux deux théâtres.Tous les artistes sont canadiens.Pendant les six mois de l’Expo, le public pourra applaudir nos chanteurs les plus réputés et les meilleurs chansonniers canadiens-franeais, les organistes, les groupes de jazz et les ensembles de musique de chambre.La musique entrainante de la fanfare du Pavillon canadien occupera le théâtre en plein air, les choeurs de chant et instrumentistes amateurs y trouveront place : tous seront en mesure de démontrer aux visiteurs cana- Au Concours international de violon: un Canadien en finale Huit pays sont représentes par le groupe de douze finalistes choisis dimanche soir à la salle du Plateau par le jury' du Concours international de violon qui se tient actuellement dans la métropole.Andrew A Dawes, 26 ans, originaire de l'Alberta, maintenant domicilié à Toronto, compte parmi les lauréats dont les prix d une valeur globale de $23.500 seront repartis au soir de la grande finale, le 18 juin.Trois autres Canadiens par finales commençant le 12 juin i la Grande salle de la Place des arts, les douze violonistes étudieront une oeuvre canadienne qui'ls interpréteront a tour de rôle au cours des six concerts de la semaine prochaine.L'oeuvre a été commandée au compositeur canadien André Prévost, professeur à la Faculté de musique de l'uni-versite de Montréal.Duranl sa carrière de huit ans.M.Prévost.à titre de boursier, a tra- diens et étrangers Fimportan-1 ee et la valeur de la vie musicale au Canada Tet qu'annoncé en décembre dernier, la troupe folklorique des Feux-Follets se produira sur la scène du théâtre de 500 ; places deux fois pendant une \ heure, chaque jour, six jours j par semaine durant les 26 se- j maines que dureront l'Expo 67.Cette troupe de réputa-1 lion internationale inclura: dans son programme des dan- ; ses esquimaudes et indiennes, celles des "cou boys" des Prai 1 ries, les soirées québécoises des rives du Saint-Laurent.| bref, un spectacle spécialement conçu et apprête pour le Pa Villon canadien Au nombre des artistes qui ont déjà donné leur accord dé , finitif à l'organisation, citons, i par ordre alphabétique Pier-i rette Alarie.les Alexandrins, Hélène Baillargeon.le Trio Ba- ; roque.Bouchard et Morisset, | Hyman Bress, The Festival Sin- i gers, Maureen Forrester.Loui- ! se Forestier, le Quintette de; jazz d'Yvan Landry, le Trio I Pierre Leduc, Monique Leyrac.! McGill Chamber Orchestra.: Jean-Guy Moreau.John New'- ; mark.Oscar Peterson.Louis Quilico, Leopold Simoncau.la Famille Soucy, Ronald Turini, j etc.vaillé quelque temps en Euro-ticipaient aux épreuves preli-1 Pe auprès de grands maîtres.minaires.|- La France est représentée par Catherine Courtois, seule femme parmi les finalistes, et Jean-Jacques Kantorow ; l’Union soviétique avec trois concurrents.Andrei Korsakov.Vladimir I.ancman.et Roman Node! : la Bulgarie, avec Gue orgui Badcv et Vesseline Pa-rachkcvov ; ainsi que VAméricain Donald Weilerstein : le Tchécoslovaque Ivan Strauss, l'Allemand LTf Hoelsher, et le Japonais Hidetaro Suzuki.M.le juge Jacques Yadbon-eoeur, président d'un jury de neuf membres, personnalités musicales internationales, a annoncé qu'avant la tenue des 4 DERNIERES REPRESENTATIONS EMPIRE BERGMAN BIBI ANDERSON \ e rmet de re\ ncontrer rage clair" e t pour le < des m .Mien ; lie person mes — chidee de u ter" nuau ce surtout de* femme* à / -j'enseigne Part d'etre belle ce qui signifie dans le langage des femmes.Part d'être heureuses N’est-ce pas pin* extraordinaire que de cons truire des plans sur papier pour de* gens que je ne ver rat jamais.Paul Flaubert nous dit égalé ment adorer les antiquité* Méchant ment, notut lui demon si c est pour cela qu tv te u nent r peaux Quant c maquille te de gr toilette ur et de soir.Ces très de l on choisi Part du est bien celui maquillage qui de camoufle' 'ten ¦tel et de ne tète deme >pter a tu t el 46 4 vis-a-vis OTTAWA La Voix de-Femmes du Canada estime que la diplomatie du gouvernement canadien a l'égard de la guerre au Vietnam est "inefficace La Voix de> Femmes décru pai ailleurs ortie diplomatie tomme etanl silencieuse Ln communique de la sixie me assemblée annuelle de -e mouvement, tenue a Yancou \er en fin de semaine derme re.déclare que les délègues a eetle assembler ont charge leur executif national de faire pression auprès du gouverne ment canadien pour que le t a nada offre aux victimes de la guerre du Vietnaun.sans dis tiuction.une aide efficace, sou» forme de médicaments, personnel médical, accueil des réfugie* el en particulier de» orphelins L assemblée • précise que celte aide pourrait être dis pensee par le Canada par I en tremise de la Croix Rouge in ternationale T a Voix de* femme* de mandera aussi a notre gouver nernent, ajoute le communique qui a éle publie mardi a fit lavva.d'insister auprès du gouvernement américain pour qu'il retire ses troupes du vice nam et qu i! reconnaisse le Front de libération nationale comme interlocuteur valable a la table des négociations En plus le groupement de mande que le gouvernement canadien adopte immediate-ment des mesures "pour arrêter l'exportation de fournitu re* de guerre canadiennes pou vant être utilisé dans la guerre du Vietnam " 1* communiqué Les siamoises toronloises se portent bien I OKONT’O Les soeurs sia moïses nees a Guelph, jeudi dernier, se portent bien et sont maintenant nourries par la bouche, a-t-on rapporté au-iourdhui à l’hôpital des en fants malades, de Toronto.Eea jumelles, filles de M et de Mme Eeonant McGee, ages tous deux de 25 ans, avaient jusqu'ici etc nourries grace a des tubes intravéneux relies a leurs jambes Un porte parole de l’hôpital a révélé que les fillettes re liées de ta poitrine au nombril.reçoivent leur nourriture par un tube dans la bouche plutôt que par des biberons, en raison de leur laible poids.DEUX VINS CAPITEUX corset et qenereut fien Âfnêm Bout 36 0?OAllon Code Coci* BEN AFNAM rouge m p uj.ç BEN AFNAM rose sjn m ui i *Teeuft» ••• ftOiuieroenH KRUGKê NltSOLLI Al««h« Dpu.1 rjrrLIrm* rtn* « sertit 60lT bouteille*, soit en ceraion».F.ftlpment appréciés par 1«*« euifi-nier» et In cordon* bleus pour la confection de plats ans vin* (de ta tOnpr au de**ert ) Contre la %omrn« d« %'• 40 ta Maison au CEé D anjou vou« enverra un • «rmplAire du livre LES PLATS AU VIN par G Oerys (Opuisé an France) contanant T JO ’'•certes de cuisine au vir.47e Avenue Ogiivy — Montreal - 276-1117 le Vietam mentionne que le Canada, comme membre de la commission internationale de contrôle au Vietnam, doit observer une slncte neutralité dan» c* conflit eertahix rieillistement* .Kii’” de plus lan.r que de pieteiidre que 'e maquillage' camoufle quelque chose d doit mettre eu lumière -.i.-e» beauté tuiiurelle.celle que le.-.Américains se plaisent a appe 1 1er the -'french look .Quant aux antiquités, c'est crai que ‘ Ligue de Sécurité de la Province de Québec 5566 Chemin Upper Lachine Montreal 28 N.D.G.Une organisation dynamiqua, tan» but lucratif, vouée é la Prévention de» Accidents depuis 1913 vmi* offre se» Cours de Conduite Automobile destine» aux Jeunes et aux Adulte» corn prenant : 1) 28 heurt» de cour» théorique» en classe dans de» locaux ultra modernes.2) 6 heure» d'in»truction au volant — Tou» le» eleve» a»su res ($200,000) — Automobiles dernier» modèle* équipées de doubles-commandes.3) Documentation abondante : livres — brochure» — dépliant».4) Films choisi» dan* notre cinematheque sécuritair# de 125 films 5) Conference* par représentants de corps de police, compagnies d'assurance, manufacturiers d'automobiles, etc.6) Une équipé d'instructeurs certifiés, patients et possédant une longue experience.Pour plu» de renseignement* appelez : 482-9110 1,4 1 Igur d* Sevurite 4 Td-s Fm A 1505 $10-’» iu» 2 50 pr 25 $44 ’.44 44’4 — 1 '« Transair 400 495 480 lus 2.60 pr 60 $44 44 T 44 7 Tr Car, PL ?!4 1 $34 33 Trans Mt Trans PPL panama 160 150 155 —10 UoAcc 2c *2 300 300 300 Bank M.tl K - 59 » ~ Un Carbid 375 $23s» 23V.23*» Ban* N S 498 $71 71 7! 4- Va Un Gas $34 4 34 34 V* Bathurst Tl5 S23'Mi 23 ^ i 23*» U Corp B 1665 $Î2U 1?12 Bathrst A 50 *555- 55 4 55'4 U Sections 200 470 46S 465 ¦ $283 $53’* 52V* 53 — Ve Venez P ai 100 ¦ 20403 42?385 300 520 175 $15 - Bratil pr 50 $93 93 93 -i f 4 V Dare pr ioo rT 300 B A C onstr 200 $r« 7*.- .! g Watnwr 200 180 175 BA O.' 1290 S3?7» 32*» _ Walk GW 3233 $33’ i4 j;.BC Forest |78 $187.18 4 18'*i‘ d i” %* Weldwod 500 19' • n 91 BC Sugar 50 $18 38 31 - H Well Fin B j-î 400 400 BC Phone 65 $61’» 61 ’'•» 6 r » -t - », « Well Fin fc 2 S0 4 50 450 Br Intl Fin Z35 $7\4 7 *4» Wburrse *00 ¦o Bruck R 100 *10 10 10 West End A 600 435 435 Burns Fd* 575 *147t4 !4r ; 14 7 Westcst 1594 $28 ki 27’ CAF Ind 480 $9', 97« 97.d r V* Westeei 650 $22 22 Calgary P 1509 $26 25r* ?6 W Pacific ’ ! 50 $’7‘ ,4 17' Calgry P p 210 $90 99 98 Wesffalr $.; /* 32’ Calvert D'e 700 165 165 165 d ‘ 5 Weston A 7290 S?t) 20 C ftrew C Ap CB Alum A CB A! A w CB A' B A» Con Can A C Cnam « C Curtiss C Dreog* COn FooO Cn Food Jp cos CGE P' CO invAS* Waston B Asm 41 jp w»m 6pr W«t A a f Whit* Pas Woodwd A Zpile'S Zen-.th Acad Uran Accra r-.?**> 2?0 *?47! > 1 HB O 1 G** •rf $5.'i lmp fee 1155 *I4A% • («0 Accept l.ngiis HXY- '$9 « • 1 nfand Ga» I*’» c tnia-q g w V: f.6 t ?v 1* $365 .365 TOO tm lot Nickel 15i‘ 96’ 1 nt Utl» $29 20’ fnt U(l) pf $31’» Intpr Pipe $b» , 79 lotpr $*eei - $’ $4 Inv Grp A 5950 S17’» ITl Ind 225 $12 |Tl ind pr 25 *?2 Jaoiaïc PS 400 $17 2!5C $2:a, ?5* 5?7' ?15 E4ÔC I?Jowsev Kam Ki>*ia Jockey C ’000 495 480 485 — 5 Kerr Aod Ke’iv D A 700 *5 5 F 5 Kiv Dtd Keisev Co 400 $163*4 léVi 16 K Anacon Liban z3?$17'} K id Coper LOnt Cem 525 $5 4 5 Kqpan LO Cem w 4050 105 105 Lab Min Lake ind w 400 «B 500 500 • D< faifH Laura Sec 2110 $14'4 14'» 15’/* L Head L*u Fin 3456 S7H 7*d ?' y — Vk L Shore Lan F ÎÔh 25 W 71 27 La Lut Lau Fo U0 170 $184* 185k lé'» - *» Langis lau F 63w 700 160 160 160 Lain AM L eland 500 ta leitch 40 Lavvs 1avy A pr Lavy B or Life Invest Lob CO A l ob Co B Lob Co pr Lob G A or I or b M Maclean H MB Ltd Magna El Manor Maher or M Lf Mlllt MasvFer A*,pt Stores Milt Brick Moison A Mpison B Mon Food Monte* Monte* pr Monte* w Mont LOCO Moore Morse A Murphy Mrpnv Pr Nat Drug Neon Noranda Nor Ctl G Nor Ctl G p Nor Cti 65p Nor Phone NW Util D Ocean Cm Ogilvie Ont Store Oshawa A ON Gas pr Pembina Pow Corp Prier Bros ON Gas CNO 5'; pr ON Gs *>3W rank Org l?iichho!d Revelstk Rtwthua Pevenua w Poüann Pomfie'd Pnthman Poval Bnlt Poyal't* p SfL Cern A St Maurice Salada Sayvette Scot York Selkirk A Shell Can Shell Inv p Shell Inv w Shop Save Shopper Ct 200 $'(>•** 345 $20 s* 775 sr-% 2315 $Î0!» !050 I’D : 200 $45 200 $28'j R90 $14 ISO $34 LL Lac Lorado Louvl Macassa Macdon Madsen Malartlc Man Bar Manok MS Marchant W3 15000 fio 415 10000 6500 900 200 A’OO 84600 1510 800 2800 2500 740 4000 1500 40 40 1,3 13 77rM 7f"n $27’» $M in.i4 ’0’i 40 .39 39 , 2R0 2.50 251 $?’ » 72' 7 IT- ¦ 41»» 40 411 : 10"» 10' ; 510 510 185 1*5 220 220 36 36 510 1RS $75 4 25 — ’k Marcon 3000 7 6’.*» 7 320 310 310 —10 Martin 2300 48 48 48 $13 12'» 13 Match 3500 8’2 9'» 8 59-Mi 91» 94» Maltgml 2350 $14' } 1 4'4 14 $15>4 15’» 15’î -F I'k Mavbrun 1300 15 15 15 $34’1 34’» 34 — V’4 Mc Adam 600 84 84 84 $15 15 15 Mc Ken 500 91» 9' » 9' 360 360 360 — 5 McWat 2700 44 43 43 $34'« 34’4 34’4 Merrill 3100 108 106 106 $.14’j 34’» 34’ J Metal Min 400 159 158 ! M 57 7 7 Midri 21000 45'* 43 44 $13*4 13’k 13’ 7 - ’k Min Orf 2500 10 10 10 $137« 137'» ’37k Moneta 10O0 78 78 78 955 955 955 10 Mt Wright 3850 37 36 '5 37 $16’ 15H 16'- T Multi-Mf 7631 262 255 259 AM $84’< 225 S19S» 475 58 34'» $263* {75 $13 5.50 $7"» 2345 $5?1212 S27Sfc 25 $27’ i 100 $47 3779 $10’.' 25 $80 100 $19' ?740 $141» 1200 280 475 $?6tt.366?$11 Vi 200 $9Vk 5070 $11'» 1200 $14 1731 $13' i 50 $98:»4 7?0 620 5750 55't 7.5 526 500 $!0Vi 500 Its* 600 400 100 lll'-j 800 155 975 $?7"Mi 938 $74^.* *18 $23’» 50 $32 1500 41 565 $10 650 385 1400 $9'* 105 $7 1977 $?1 ' i 200 $26’,'» 4350 710 395 $1?»* 300 395 83*4 84’i 19’4 19/v* ette A jy.$5: pyrm 13365 $!3V» 1$ ^ Den ; J.r>r 100 $40 G V.1 TA 23’ 2*; P'Sf »eeo 22% $34 + 34 Ouf Cf'tft 2d00 ; * j 1$ » i?’T — ’T D Bridge 516 *71 » Cue L i*n •; 300 300 300 + $ D Ceai pr 100 475 47< Q.jf Mao Dofasco rd 755 $23Vé IjiSir' • 10 10 1Ç D Glass 400 $’4Sv 14 • fO'T •• C ' •« O S’O'»! 225 $21’4 21' R aflieft 4&X1 68 68-3 Dom ta,' 213* t;.!® •EXT Te* Sel Thom L T orofei II !>4i- * 1*5 14S II 40 ¦ ’* 11 1/0 31Ô 300 ; • ;45 605 6Af, 24 24 U 565 ¦ ‘ 13 85 «3 - 24-i 1 24» ¦ ; 110 ' 10 U*! 668 b 625 ept 2940 tel 535 >00 20'a 20**» - 91 9* - r,f Inter I1*, Group a î'O© Jaroaic t>» MD Leur Fin 1«W LnMaw A *r Loba* B 500 L neb M 1125 Mar T#; MacVîne !{» MecroH'an tlô NnranOa N Of Ct J G NS LP Vesnar Wavroar W Be a y 1400 360 m *15 500 250 ’OC 26: C Homestd 159 211 C Ll Pete ' OûO 2^ Cdn Suo O - *Î87» 18*k ¦ C High Cr 2*5 M 315 ¦ Cent Del 440 $10’» '.0*T C ha ter O 1200 ¦ 38h 385 Chieftan D 625 625 625 Com Pete 3300 - C West P zl 1 135 135 135 Dome P«t» 437 V.4H UH : Dynam 12150 ¦ 380 395 F argo 800 J 2 335 Gr Plains 300 Ill’T 1 l'a 11V Gt CO'isds 450 Sll'î 11V» 11’ Int Hélium 7766 257 250 Mil! Citv 8800 205 200 Nat Pete 500 240 240 240 N Çeet 7350 30 30 30 N Americn 8500 33 •• NC Oils 400 340 335 335 Royal Bk Payante or Seiada F Scott L as Shoe Save Steacd Simpson» S og c mi ne s SS Steel Steel Can S»einbq A T©r Dom Tr C Ccd Tr Can PL Tr Mt PL On Carbide Walk GW Wtn*»! Tr Weston A Zeüers $7'i 7'T riv» 10 $ fl'y iro* $ 4 14 77 4?17 " - 2 ‘ *“4 $?§'% 75 + *24 24 $: ?20*4 $14 , 34 v« » * , $.4 34 $fir .*3 Ni S« » S?4'‘x îé'rt $'¦' - 10’ - $5?r $27!.'« $!2H $’’ $ 4 » '• 4 * S ’ + 111'* %V)i, 30,“ 2' ’ « SU*» $13U 13»4 ?¦' , *24 j 54 X S’V*.1 JS* *27‘-4 27 $?«* 74 S24 24 59 * «’• $;v 15 $•?% î?»4 SSM S-l.$29 29 S 1 )»* $’0-n* 10' : $23 .93’n $23 T* 234a SA T’ .63 .C ?- 7’ ?5 ’7'4 tv* S ‘ 7TT 17= ?$74 24 $33 M» 33’T $?8»a ?« sr 20 S2S*4 25 ?— Can Dry > id '00 24 i.24-4 24J< + F4 Cdr, firew 20U 6»* i-t 6*4 • - CPR 700G Sv ; 56 >6 ¦ Case Jl 1300 24 ’ * 24 24'i — V» Cater Tr 12000 40^4 40! a 40' 4 — ’ Celanese 6000 74 73 W 73*i — V4 Ches Ohio 1700 7 m 70 V.TO3.— ’T Chrysler ÎC8O0 41’T 41 41’» + 1% Cities Sv 6400 45 44 44’.Clark Eq 7*00 29 * 29 « 791» _ !% Clev.te 1100 46 45’» 45’T — ’T Coca Ce a 3500 7TT 77'.ISl.— •» CBS 15400 54’'* 52'6 54 —1 Çn' S Oh 200 36’» 36H 36’» + ’T rom! Siv 10800 4t'-9 46 46’T —1*6 Com Sat 21600 5a 54’A 55 - ’6 Con En • 11900 36*6 34» 36+ + *6 Container 2*00 3914 29la 30’4 Coot Can 1500 637» 43> 63 H — Vf Coot Mof 2100 16 hi 16*4 Wi Coot Oil 4700 éé*+ 66 66'k - M.Cntrl Tara 10600 30 79’T 29’6 — H Coow Stl 500 25*6 24’ r 24’T-1»4 Corn Pd 6600 47U 46’» 46 7ii Crane Co TWO 44' ; 43H 43’» — VT Cr Zefl 3*00 46 461» 46’» Curtiss Wr 1100 20*6 20'» TO’» + ’T Valeur* Ventes Haut Be* Fer.Net Lih M.rNI 2400 m« 11“4 „ 'jg L*nk Belt 9C0 367» 36'» 36 ’* Litton Ind 85ÔO 73 V» 73'*, 73»» Lock Air $300 61V» 61 ’ 4 41'4 Loews 1400 27’» 27’ j 273.Mad S Gar 4900 4' « 4’» 4 « Magvo* 121100 4?* 46 47*» Mallory i500 57 56 56 — :6 Marath Oil 3600 493.49 V4 49' 3 .M.a r 1 ne M i 0 2400 27; r 26’.27'/4 4- 3» Marq Cem 1100 Î71» 17*» Marsh Fid 300 5?V* 51 3 4 52 U + *» Marlin M îï 5C0 24 j 24*» — H McIntyre 300 85 84 , 85 McKee 700 25 .25’» 25 j Merck 7?00 74'» 73'» 74 MOM 5400 49'’* 4F».40 —1 Ma-.s F 9R0Q 33’» 323« 32*6 .\% Minn MM 12800 75’ » 743,» 75',» 4.’ » Mnhescn ’600 22 713.?1’» t a Monsanto 4.500 72 711» 71 ?6 Mont ward *700 lO 34’.34 — 1» V » 2130(1 186'.179’ ?187>T _}S* Nat Ca«h 3fkV! 8?’» 8’ î 81 3 Nat Dry 5$rO 38’-4 37 38'T — v» Na* O'.rt ?9'V3 32t» 3?» 32’T Net Oyot 2300 30*m 30*6 3016 — Ifl NY Cent 8700 493» 6?'.621» —ITT Nor Pac moo 46 3* 457» 46 s4 Outb Mar 5600 207» 70’» 207 • 4- ^ Pac Pete 4300 m* 10U 101» — «6 Pan Am 42700 65"» 63 64*6 Parke Da 6700 31H .?’ ’i Penn RR 9J00 54 H 54 Pepsi Cola ¦.¦ ' ¦ 6flJ* 64 64?.4 Pfiier 7900 591-4 58U 59 4- ’¦« Phe'ps D 134C0 68 66 V» 6rti 4.1» Philip Mor 3000- 31"» 30;.30’ .Pitney Be* 3700 55J* 55*» 55H — INGENIEURS - CONSEILS BEAUCHEMIN - BEATON - LAPOINTE INGENIEURS Génie civ CONSEILS Mécanique.FAectricité Urbanisme travaux municipaux, travaux publics, ponts, voirie, circulation, signalisation, éclairage.6655 Chemin de U Cote-dcs-Neiçes Montréal 26 REgent 1-852! Ï8b0 l4‘ t 4300 46 48400 76'-, 18’nn 68 6*00 190 1?9no 130^ 3600 60 , 100 50’1 4000 19 • 3200 42 2900 23»: 14000 4!’i 18900 47', 4100 32 14700 52'.G Elec xd 12000 105 - 18'.59 41 1 73’* 39S* 403-a — V» 47 47Va — ’* 31H 3ÎJ.» -f ’* 50'.- 50*6 -l1* Gen Fds G Instru Gen Mills GMC G P Cem G Tel El Gen 4600 12100 .33400 2600 18200 10200 T’»* 7244i - 39’ : 39' j - Ga Pac Cp S300 GHdder Goodrich Goodvear Granby Grand Un Gt A P Gt Nor Ry Gulf Oil Heinz 1400 23 V, 6100 63’% 14000 50 100 303».2300 187* 4700 29'* 1600 55>4 12700 517 1ROO Pit Plate 1800 68H 67’.67’.i/i, Polaroid 44300 132’» 128’ » 130'-.—3'4 Pro Gam 8000 65’» 64' 4 65’.-F ’» Pollmen 2900 56 55’» 55' 7 —1 RCA §1700 $0'T 49 'T 50’» — ’T Ralston 2500 45’* 45 45 : — *6 Reoub Stl 4100 38' « 38 18' , — ’» Pa.Drug 9800 34’» 33 ' ' — *6 Rev Tnb moo 17’T 37’T 37H Rich Mr! 26M 71’» 70’T 70’6 —U6 Rnval Out 14000 3736 37 37'» — V» Rubbermd 4flp 2636 7* ?« _ j -, Schenlay 5*00 36’» 35M 36'f —1 SCM 110500 n’6 6*'T 70'é — 4» Scntt eiiB *300 32'T 3U* 3’M Saar» R 117000 58 5736 58 Ï ’» Shell OH 9on 59'6 583» 58H — *» Sheraton 1800 9».9N.604 — it Sinclair 3100 f|*6 58’6 5876 — ’6 South Pae 5900 363x 3536 35*6 — H Sperrv R 40«on 20’.20 70*% — ’.Std Brno 2700 33% 33’T 3^6 ».4 Std O Cat 7300 67*.67’» 671» — 3» Std O Knd 4*00 4?3^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.