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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 22 décembre 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-12-22, Collections de BAnQ.

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Pour les fêtes divertissez-vous! le THÉÂTRE DU RIVEAU VERT présente CH^A^ £7\L cPOCHcE une pétillante comédie de Feydeau renseignements et réservations: 844-1793 f Vol.LXX —No 299 Ensoleillé et doux.Maximum 2.Montréal, samedi 22 décembre 1979 Férié 25 CENTS culture & société La carte de Noël CROP donne 41% de OUI au mandat de négocier la souveraineté-association par Rodolphe Morissette Il y a quelques semaines, 41% des Québécois auraient accordé au gouvernement du Québec le mandat de négocier la souveraineté-association, tandis que 31% y auraient dit NON.Il faut cependant compter maintenant avec un taux record de 28% d’indécis.C’est ce que révèle le sondage CROP-Radio-Canada dont les résultats ont été dévoilés hier soir.La consultation a été pratiquée auprès de 1,305 Québécois entre le 23 novembre et le 3 décembre (entrevues téléphoniques).Les sondeurs ont testé trois questions référendaires éventuelles.La première — «Êtes-vous pour la souveraineté association?», donne 39% de NON, 237o de OUI et rien de moins que 38% d’indécis.La deuxième question demande un mandat de «réaliser» la souveraineté association par voie de négociations d’égal à égal avec le reste du Canada : 41% répondent OUI, 29% disent NON et 30% restent indécis.La troisième formule, qui se rapproche le plus de la question 3ui sera effectivement posée au référen-um, demande d’accorder au gouvernement québécois «le mandat de négocier (plutôt que de réaliser) la souveraineté- association avec le reste du Canada».Les réponses sont à peu près les mêmes qu’à la deuxième formule: 41% de OUI, 31% de NON et 28% d’indécis.Plus le débat référendaire progresse, plus s’accroît la proportion des indécis au sujet de tout ce qui gravite autour des questions constitutionnelles.Entre novembre 1978 et juin 1979 les indécis quant à l’hypothèse d’accorder à Québec le mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada atteignaient des taux variant entre 16% et 18%.On en compte 28% maintenant.Par ailleurs, 46% des personnes interrogées affirment n’avoir pas encore décidé de la façon de voter au référendum.La proportion de Québécois qui accorderaient au gouvernement un mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada a diminué depuis un an.De 50% qu’elle était en août 1977 elle a baissé a 39% en septembre 1978.pour remonter à 44% deux mois plus tard, à 51% en février dernier, puis à 54% en juin.La proportion des personnes qui diraient NON à cette question est passée de 34% en 1977 à 39% à la fin de 1978; elle plafonne cependant à 30% ou 31% dans les trois sondages de 1979.Le gouvernement Lévesque fut bien avisé de ne point poser la question: «Etes-vous pour ou contre la souveraineté-association?» Car la proportion des réponses affirmatives, à 23%, n'a jamais été aussi basse dans les six sondages précédents et qui s’échelonnent sur les trois dernières années.Il est intéressant de noter les réponses aux questions du sondage qui portent sur des éléments qui se retrouvent dans la Voir page 6: CROP MLe PLQ plus populaire que le PQ — page 6 Elle n’est plus la même, cette carte de voeux de Noël, inventée en 1843 en Angleterre par Henry Cole, le fondateur des écoles de cuisine et de musique dans son pays.Même notre chroniqueur des arts, René Viau, se plaint de ne plus recevoir de cartes de Noël.Aussi est-il allé visiter l'exposition du Musée des Beaux-Arts sur cet objet «artistique» et commercial.— page 15 Emile Nelligan Il y a cent ans, le 24 décembre 1879.naissait Émile Nelligan.Ce poète est aujourd’hui le plus lu ici, en dehors de l’école.Nelligan, le premier poète «moderne» québécois, fascine toutes les générations.On vient de fonder d’ailleurs un prix de poésie qui porte son nom.À l’occasion du centenaire Nelligan.notre chroniqueur littéraire.Robert Mélançon, rend hommage à l'oeuvre.— page 17 ni»mwi ¦ La session de l’Assemblée nationale se termine dans l’harmonie — page 2 ¦ Le gouvernement confie à Pierre Marois la mise en oeuvre de la sécurité au travail page 3 ¦ La confessionnalité en cause: un éditorial de Lise Bissonnette — page 4 ¦ Le Congrès donne son accord définitif au projet Chrysler — page 9 ¦ 90% des fonctionnaires du gouvernement acceptent les dernières offres — page 12 ¦ L’URSS remporte le tournoi des Izvestia — page 13 S Pour imposer des sanctions économique à l’Iran Carter s’adresse d’urgence à l’ONU WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — «J’ai décidé de demander une réunion rapide du Conseil de sécurité des Nations unies en vue d’imposer des sanctions économiques contre l’Iran», a annoncé hier soir le président Carter à la télévision.Les États-Unis ne s’inclineront jamais devant «des tentatives irresponsables de chantage», a-t-il dit.A quatre reprises, la communauté internationale a invité l’Iran à libérer les 50 otages détenus depuis 48 jours.«Et cependant, l’Iran persiste dans son défi arrogant de la communauté mondiale», a déclaré M.Carter.«L’Iran a manifesté son mépris non seulement pour le droit international, mais pour l'ensemble du système international destiné à assurer la résolution pacifique des différends entre peuples», a déclaré M.Carter.«C’est là une tentative irresponsable de chantage devant laquelle les États-Unis ne s’inclineront jamais.Des ravisseurs et terroristes soutenus par des responsables iraniens continuent de garder nos concitoyens dans des conditions inhumaines.Chaque jour qui passe accroît notre préoccupation pour la santé et le bien-être des otages».Le président a déclaré que «le gouvernement de l’Iran doit se rendre compte qu’il ne saurait violer impunénement la volonté express et la loi de la communauté mondiale».M.Carter a lancé un avertissement à l’ONU, en déclarant que son incapacité d’agir détruirait sa crédibilité.«Le Conseil de sécurité doit agir pour faire appliquer sa demande à l'Iran ae libérer les otages.La communauté mondiale doit soutenir le dispositif juridique établi, de sorte que le Conseil de sécurité et le tribunal international de La Haye puissent continuer à avoir un rôle à jouer dans le règlement de conflits sérieux.Voir page 6: Carter SsÉÊ * :• «•» Les représentants du gouvernement de Salisbury (l'évêque Abel Muzorewa et M Sila Mundawarara.à gauche) et du Front patriotique (MM.Robert Mugabe et Joshua Nkomo) ont échangé des poignées de mains hier, à Londres, après la signature des accords qui mettaient fin à sept ans de ®sne“^°j désie.(Nos informations, page 7) Le gouvernement repousse l’échéance référendaire par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Ce n’est que tard au mois de juin que se tiendra le référendum sur l’avenir constitutionnel du Québec, plutôt qu'à la fin du mois de mai ou au tout début de juin comme cela était prévu jusqu’à maintenant.Le gouvernement de M.René Léves-ue a en effet décidé ces derniers jours e décaler de quelaues semaines son échéancier réferenaaire pour tenir compte de deux événements récents, soit le déclenchement précipité d'élections fédérales le 18 février et la tenue à Montréal au début de mars du congrès d’orientation du Parti libéral du Quebec qui devrait définir la thèse constitutionnelle de ce parti.Ce rapport de quelques semaines du référenaum, dont il était question depuis quelques jours, est devenu évident nier lorsque le leader parlementaire du gouvernement, M.Claude Charron, a annoncé que l'Assemblée nationale ajournait ses travaux au 4 mars prochain.D'emblée cette décision signifiait que le débat sur la question référendaire n'aurait lieu qu'au cours du mois de mars plutôt qu'au début février comme prévu dans le calendrier référendaire.Au cours d’une rencontre avec la presse hier à Québec.M.Charron a ap- porte un certain nombre de précisions, qui, même si elles sont générales, permettent d’avoir une idée des grands moments inscrits au nouveau calendrier référendaire du gouvernement.Ainsi il est fort possible que le débat, sur la question ne débute pas le 4 mars, dès la reprise des travaux de l’Assemblée nationale.Il est probable qu’avant de s'engager dans ce débat, on demande aux députés d’adopter quelques nouveaux projets de loi, a-t-il laissé entendre.Si tel était le cas, ce n’est pas avant le 11 mars que débuterait le débat sur la question référendaire.Il faut prévoir qu’il se poursuivrait jusqu'à la veille du congé de Pâques.Selon la loi 92, la durée du débat est de 35 heures, ce qui, selon M.Charron, représente au moins trois semaines.La question adoptée, il ne faut cependant pas croire que la campagne référendaire se mettra en marche immédiatement.La loi 92 sur les consultations populaires prévoit qu’un délai minimum de 20 jours doit s’écouler entre l’adoption de la question et l’émission des brefs du référendum.Le but de ce délai est de permettre aux comités nationaux du OUI et du NON de se constituer.Le gouvernement, quant à lui, aura besoin de ce délai pour voir aux choses de l’État.Il lui faut entre autres choses presenter les crédits pour chacun des ministères, déposer et faire adopter un budget qui doit être débattu pendant un maximum de 25 heures.Ce débat pourra prendre à lui seul presque trois semaines, sinon plus.Soulignons que le règlement de l'Assemblée nationale prévoit que dans le débat sur le budget, les députés peuvent aborder dans leurs discours n’importe quel sujet, ce qui signifie qu’on entendra parler sûrement autant de questions relatives au référendum que de questions strictement budgétaires.Une fois le budget adopte, le gouvernement, à moins qu'il n'ait d'autres lois à soumettre à 1 Assemblée nationale, pourra penser à émettre les brefs référendaires.Cela ne saurait survenir avant le début du mois de mai, nous a confirmé M.Charron.Et comme la loi 92 prévoit que la campagne référendaire doit durer un minimum de 35 jours et un maximum de 60 jours, c’est donc dire que le référendum ne peut avoir lieu avant la première sinon la deuxième semaine de juin.Interrogé quant à savoir si l'engagement du gouvernement de tenir le référendum au printemps était toujours valable, M.Charron a souligné que par Voir page 6: Gouvernement Z La Cour donne le feu vert à la commission Keable par Bernard Morrier La Commission Keable reprendra son travail d’enquête d’ici peu, par suite d une décision que vient de rendre le juge en chef Jules Deschênes, de la Cour supérieure, qui rejette la requête de M.Émile Bisatllon, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, ainsi que celle du directeur de ce corps policier, M.Henri-Paul Vignola, le premier voulant un bref d’évocation contre la commission d’enquête, alors que l’autre réclamait une injonction interlocutoire contre cette même commission.M.Bisaillon avait soutenu que le mandat du commissaire Keable n’était pas valide et que celui-ci outrepassait sa juridiction.Ce même mandat, selon ses procureurs, était donc nul, puisqu’il violait les dispositions de la loi sur les commissions d’enquête Tout en citant abondamment la jurisprudence sur les commissions V___________________________________ d’enquête ayant existé au Québec au cours des dernières années, le juge Deschènes repousse les prétentions du policier, ajoutant que la Cour ne voit pas de différence singificative entre ces précédents et le mandat du commissaire Keable dans son ensemble.Pour ce qui est d'un prétendu excès de juriaiction, le magistrat n’en voit aucun, parce que le commissaire a un mandat qui prévoit qu’il doit enquêter sur «le recrutement d’informateurs par des moyens illégaux ou répréhensibles».Le juge dit aussi noter que prétendre au secret des sources d’information, comme l’a dit le policier, équivaut à contester l’enquête elle-même et à nier au gouvernement québécois son droit d'instituer une commission à cette fin.En soutenant cet avancé, M.Bisaillon voulait y voir l'indépendance du policier vis-à-vis du pouvoir exécutif.Mais pour le juge, c’est déplacer la Voir pag« 6: Keable LES ÉDITIONS LEMÉAC ont le plaisir de souhaiter à leurs auteurs, à leurs lecteurs et à leurs clients un joyeux Noël et une bonne et heureuse année 19S0 2 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 Les travaux ajournés au 4 mars La session d’automne se termine dans l’harmonie par Bernard DescAteaux QUÉBEC — L'Assemblée nationale a clôturé ses travaux en début de soirée hier en adoptant les deux plus importantes mesures législatives de la session d'automne, soit la Loi 57 instituant la réforme de la fiscalité municipale et la Loi 17 sur la santé et la sécurité au travail.Une cinquantaine de projets de loi au total auront été adoptés au cours des 11 dernières semaines, soit depuis le 9 octobre alors que l'Assemblée reprenait ses travaux après les vacances d’été.De toutes ces mesures qui touchent à plusieurs champs d’activités du gouvernement et de l'administration publique, ce sont ces deux projets toutefois dont était le plus fier nier le leader parlementaire du gouvernement alors qu’il faisait le bilan de cette session.Lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que l’Assemblée ajournait ses travaux au 4 mars, M.Charron a souligné l'importance de ces deux projets de loi qui au cours des deux dernières semaines ont mobilisé l’essentiel des énergies des parlementaires.La réforme de la fiscalité municipale était réclamée depuis des décennies par les conseils municipaux mais elle n’avait jamais été accordée en raison de l’opposition des commissions scolaires qui se trouvaient à perdre leurs sources autonomes de financement.C’était un domaine où on ne pouvait ménager à la fois la chèvre et le choux, a dit M.Charron.Ce proiet de loi prévoit donner notamment aux municipalités l’exclusivité de l’impôt foncier normalisé.C’est un projet qui touche à la fois aux commissions scolaires et aux municipalités, qui modifie une série de lois dont la très complexe loi de l'évaluation.Le projet comprend plus de 600 articles qui ont été étudiés en commissions parlementaires jusque durant l’après-midi d’hier.Cette réforme entrera en vigueur le 1er janvier.Soulignons que jusqu’au dernier instant les commissions scolaires se seront opposées à cette réforme, leur opposition étant relayée par le Parti libéral et l'Union nationale qui, en deuxième lecture comme en troisième lecture hier auront voté contre son adoption.La nouvelle loi 17 aura été, elle aussi, discutée jusqu'au dernier moment.Et pour marquer symboliquement l’importance que le gouvernement lui accordait, c’est le dernier projet qui fut vote.Là aussi le Parti libéral et l’Union nationale ont voté contre son adoption en troisième lecture.À cette occasion, le ministre parrain de ce projet qu’il préparait depuis trois ans, M.Pierre Marois, a souligné hier que ce n était pas un cadeau que le gouvernement faisait aux hommes et aux femmes au travail mais simplement un droit qui leur était dû et enfin accordé, celui du droit à la santé, a.la sécurité et à l’intégrité physique dans leurs fonctions.En même temps, le ministre a révéle que le gouvernement lui avait confié la mission de la mise en oeuvre de la loi.Ces deux projets de loi ne sont pas les seuls dont l’importance mérite d’être souligné.Parmi la cinquantaine de mesures adoptées depuis le 9 octobre, il y a eu dans le secteur de la culture et des loisirs trois lois à noter, soit la loi 51 sur l’industrie du livre québécois; la loi 71 sur l’Instruction publique ui apporte des amendements importants aux projets educatifs u ministère de l’Éducation; la Loi 78 sur la sécurité dans les sports.Dans le secteur économique, il y a eu la Loi 73 accordant de nouveaux crédits de l’ordre de $150 millions à Sidbec; la Loi 60 sur les droits miniers, la Loi 72 créant le ministère de l’Énergie et des Ressources; la Loi 43 créant une banque de terres arables; la loi 41 interdisant la vente de terres agricoles à des non-résidents; et la Loi 75 créant la Régie des grains.En matière sociale, il y a eu, bien sûr, la Loi 17, mais également la Loi 77 sur les garderies; la Loi 107 instituant la Régie du logement; et la Loi 76 augmentant les allocations familiales pour les enfants handicapés.Dans le secteur politique et de l’Administration publique, quatre lois sont à signaler.La loi 57 sur la réforme de la fiscalité municipale; la loi 48 modifiant la Loi de la police; et les lois 9 et 10.La première constitue une nouvelle Loi électorale mise à jour et la seconde crée une nouvelle commission qui présidera à la révision de la carte électorale.Les commissaires à la représentation comme on les appelle en vertu de cette loi ont d ailleurs été nommés hier par l’As-semblee nationale.Le président sera M.Jean-Luc Lemieux, et les deux commissaires, MM.Pierre-F.Côté, l’actuel directeur général des élections, et son prédécesseur à ce poste, Me ’rançois Drouin.En mettant fin aux travaux de l’Assemblée nationale vers 19 heures, les chefs de parti ont souligné dans leurs messages de clôture à quel point cette session d automne se terminait dans l'harmonie grâce à la collaboration de tout le monde.Pour le leader du gouvernement, ce fut un atterrissage en douceur puisque tous les projets de loi qu’il voulait voir adopter l'ont été, même les deux lois spéciales en matière de relations de travail comme l'a souligné l’opposition.Pour le premier ministre, cette coopération est sans précédent et elle est à entretenir.Le chef libéral, M.Claude Ryan, s’est dit d’accord.Soulignant qu’il ne faut pas s’offusquer en cette chambre que certains emploient un langage vigoureux, il s’est dit contre cependant les obstructions parlementaires inutiles qui nuisent à la réputation de l’Assemblée nationale maintenant que sont télévisés les débats.Il a déclaré que l'un des premiers responsables de la bonne marche des travaux de la session de l’automne était probablement le leader du gouvernement, à qui il a rendu hommage.Le premier ministre disant de son côté espérer que cette harmonie durera même avec le débat référendaire, M.Ryan a invité le chef du gouvernement à profiter de l’inter-session pour tenter de reformuler la question référendaire de façon à 'aciliter un accord consensuel qui en la matière sera très important, a-t-il dit.les élections du 18 février De Winnipeg à Toronto Trudeau sert un même discours réchauffé par Patricia Poirier TORONTO (PC) - La deuxième journée de campagne électorale du chef du Parti libéral, M.Pierre Trudeau, s'est terminée hier comme la première: par le même discours réchauffé.Prenant la parole devant près de 500 militants libéraux, dans un hôtel du centre-ville à Toronto, hier midi, M.Trudeau a en effet répété, à deux phrases près, le discours prononcé moins de 24 heures plus tôt à Winnipeg.Le chef libéral s’en est pris au gouvernement Clark et à son budget sans oublier de rappeler les questions de Jérusalem et de Pétro-Canada.Les gros canons du Parti libéral en Ontario étaient là pour l’entendre et l’appuyer.M.Donald MacDonald, l'ancien ministre des Finances et l’un des prétendants à la succession de M.Trudeau, a déjeuné aux côté du chef libéral.Ensuite, il a tenu à faire savoir aux militants libéraux qu’il appuie M.Trudeau parce qufil est «le meilleur choix pour mettre en oeuvre les politiques libérales en vue des années 80».Pour sa part, le leader du Parti libéral en Ontario, M.Stuart Smith, s’est livré à une attaque en règle contre les politiques énergétiques du gouvernement Clark et celles de M.Peter Lougheed de l’Alberta.M.Smith, qui a l’intention de travailler activement à la campagne libérale fédérale, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’Alberta qui, selon lui, exagère en réclamant la montée rapide des prix du pétrole.«Il n’y a pas de mal à être riche, très riche ou même super-riche, mais il y a des limites», a expliqué M.Smith, qui a défendu la position de 1 Ontario, du Québec et des Maritimes qui n’ont pas les ressources pétrolières des provinces de l’Ouest.Il s’est attiré des applaudissements nourris lorsqu’il a déclaré: «M.Lougheed doit comprendre qu’il ne peut être membre de l Opep (Organisa- Les cinq actions de Rétro-Canada, selon Broadbent Un pot-de-vin électoral de $1.25 milliard VANCOUVER (PC) - La promesse du premier ministre Joe Clark de distribuer cinq actions de Pétro-Canada à tous les citoyens canadiens ne constitue «rien de moins qu’un pot-de-vin électoral de $1 milliard 250 millions».Selon le chef du nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, qui donnait une conférence de presse hier matin avant de quitter Vancouver pour Ottawa, le chef conservateur a maintenant atteint de nouveaux sommets dans la dilapidation des biens publics.«En six mois de pouvoir, il a réussi à capituler devant l’Alberta sur la politique énergétique, à céder devant les banques américaines sur les taux d’intérêt et mainte- nant il veut se départir d’une société d’Etat qui appartient déjà à tous les Canadiens», a-t-if expliqué.La distribution des actions de Pétro-Canada occasionnera des déboursés de Tordre de $125 millions pour les contribuables et «les grandes banques et les gars des relations publiques seront les seuls à en profiter», selon le chef néo-démocrate, qui a qualifié cette opération de «foncièrement malhonnête».Pour lui, cette manigance ne vise qu’un but: «sauver la peau de Joe Clark».«M.Clark veut acheter la population avec son propre argent», a soutenu le chef du NPD, qui a exprimé la crainte qu’avec la formule de distribution des actions de Pétro-Canada «un petit groupe de person- nes» prendra rapidement le contrôle de la société, qui deviendra alors, comme toute autre compagnie pétrolière, motivée seulement par la recherche du profit et nullement intéressée à l’intérêt public.Cette «proposition malhonnête» vient à l’encontre de deux engagements fondamentaux des conservateurs, selon le chef néo-démocrate.Le gouvernement Clark veut atteindre Tauto-suffisance énergétique avant 1990, explique-t-il, et maintenant il veut se départir du seul outil qui lui permettrait de réussir.De plus, note .M.Broadbent, comme ils ront répété à plusieurs reprises, MM.Clark et Crosbie veulent réduire le déficit budgétaire, mais voilà qu’ils posent des gestes qui Roy ne répondra ni NON à ni OUI a question QUÉBEC (PC) - Ce n'est pas l’intention du chef du Crédit social du Canada, M.Fabien Roy.de répondre OUI ou NON à la question référendaire proposée jeudi par le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.«Nous ne répondrons pas pour éviter que la campagne électorale fédérale ne devienne un référendum canadien, a dit M.Roy hier au cours d’une conférence de presse.Il s’agit d’une décision qui doit être prise par les Québécois seulement».Selon M.Roy, la position constitutionnelle du Crédit social du Canada est claire et n'a pas changé: les créditistes favorisent une «confédération canadienne renouvelée à partir d’une nouvelle constitution faite ici».Le député de Beauce à la Chambre des Communes a signalé qu’il s'était toujours opposé à ce qu’on mêle les niveaux de compétence entre le fédéral et les provinces.Le référendum est une question provinciale qui n'a pas à être réglée pendant une campagne électorale fédérale, croit-il.Le choix du libraire llM* ,.istoikk,.(:ON1 '' Disons-le lout de go: l’ouvrage est un événement.Il répond a une attente, sinon à un besoin manifeste à I université, au eollége.à la maison, au chalet.> i on Immonde.Le Devoir Une histoire nuancée, adulte et cohérente.i.| C'est à très peu de chose prés, un bilan convaincant, mesuré, logique.Laurent /.aftlante.Le Soleil I INTFAl -m ROCHFR-ROBFRT HISTOIRE DV QUÉBEC CONTEMPORAIN de la Confédération à la crise Volume illustré, 664 pages.$19.95 Fn vente dans toutes les librairies Aux éditions du.(BORÉAL EXPRESS) Diffusion Dimédia.5.39 1 ebeau.V.Saint-I aurent H4N 1S2 ne peuvent que l’accroître.M.Broadbent a dénoncé vigoureusement les mesures contenues dans le budget Crosbie affirmant qu’elles oc- casionneront une augmentation du taux de chômage et un accroissement du rythme de l’inflation sans précédent au pays.tion des pays exportateurs de pétrole) et du Canada en même temps.» .Ni lui, ni M.Trudeau n’ont cependant commenté amplement la dernière promesse du premier ministre Clark au sujet de Pétro-Canada.(Jeudi, à Vancouver, M.Clark a expliqué que Pétro-Canada ne sera pas démantelé, mais que son capital sera vendu ou distribué gratuitement à la population.) «La nouvelle idée de M.Clark consiste à donner Pétro-Canada à ceux qui en sont déjà les propriétaires», a déclaré M.Trudeau.Le déjeuner à l’intention des militants libéraux à Toronto, comme celui de Winni- n, jeudi, avait été organisé a dernière minute après que M.Trudeau eut annoncé qu’il demeurerait à la tête du Parti.L’espoir de Clark quant au budget La population est plus réaliste que les partis d’opposition WINNIPEG (PC) - Le premier ministre Joe Clark s’est dit convaincu que la population canadienne est plus réaliste que les partis d’opposition et qu'ainsi, elle approuvera, le 18 février prochain le budget qui a provoqué la chute de son gouvernement.Dans le cadre de sa tournée électorale, M.Clark était de passage hier à Winnipeg, où il a été interviewé sur tes ondes du réseau anglais de Radio-Canada, il a également pris la parole devant les membres de la Society of Financial Analysts.Il a réitéré son intention de déposer à nouveau, s’il est réélu, les mesures prévues au budget, notamment la majoration de 18 cents de «Si je commente la question posée hier par le gouvernement du Québec, j’ouvre une porte et nous serons amenés sur ce terrain au cours de la campagne électorale, a dit M.Roy.Aussi, ce matin, je ferme immédiatement la porte».M.Roy a rappelé qu’il sera toujours temps de se prononcer après le scrutin fédéral du 18 février.Enfin, le chef créditiste s’est réjoui de ce qu’il y aura un deuxième référendum au Québec, advenant la victoire du «oui» le printemps prochain.40 mois de prison pour tentative de vol à main armée par Bernard Morrier Parce qu’il était sous l’influence de drogues, un jeune homme de 22 ans, Ronald Shaver, a complètement échoué dans sa tentative de commettre un vol a main armée, dans le magasin Steinberg, du 6550 est, rue Sherbrooke, et il a pu être arrête sur-le-champ.Shaver s’était présenté au gérant de l’établissement, le 16 novembre dernier, et, sous la menace d’un révolver, il avait fait main basse sur une importante somme d’argent, qu’il avait enfouie dans un sac.Voulant quitter le magasin le plus vite possible, le truand est tombé trois fois en pleine figure, renversant à chaque fois l’argent qu’il transportait.C'est en prenant sojn de déposer son revolver sur le parquet, qu’il s'affairait ensuite à remettre l’argent dans le sac.Son comportement de drogué -était si évident et ses réflexes si lents que ce sont des employés du magasin qui l'ont cueilli pour ensuite le remettre aux policiers.Comparaissant hier devant le juge Dollard Dansereau, Shaver a aussitôt reconnu sa culpabilité et il a été condamné à 40 mois de prison.Son procureur avait demandé que le prévenu soit envoyé à l’Institut Pinel plutôt qu’au pénitencier, à cause de son état de santé! la taxe d’accise sur le gallon d’essence.La population de ce pays est plus réaliste que les hommes politiques et comprend au’il faut prendre ce genre de écision pour ne plus avoir à dépendre de TOPEP ou des ayatollahs de ce monde pour assurer nos approvisionnements énergétiques, a-t-il dit.M.Clark s’est de plus engagé à réinstaurer son programme de crédits d’impôt au titre des intérêts hypothécaires et des taxes foncières.C’est là Tune des mesures sociales les plus fondamentales de notre programme, en ce sens qu’elle contribue à aider les Canadiens à prendre part de façon concrète au développement économique du pays en acquérant une demeure, a affirmé M.Clark.Le premier ministre Sterling Lyon du gouvernement conservateur du Manitoba a par ailleurs donné son appui inconditionnel au premier ministre Clark au cours d’une courte allocution de présenta-tion.____ Fernand Grenier quitte l’Assemblée nationale et sera candidat du PC FLEURIMONT (PC) — Le député unioniste de Mégantic-Cqmpton à l’Assemblée nationale, M.Fernand Grenier, quittera la semaine prochaine son siège pour devenir candidat progressiste-conservateur aux élections fédérales du 18 février.C’est au cours d’une conférence de presse tenue hier après-midi que M.Grenier a annoncé son intention de croiser le fer contre le député libéral sortant, M.Claude Tessier, dans Mégantic-Compton-Stanstead.«En six mois, Joe Clark et son cabinet, John Crosbie en tête, ont témoigné de plus de souplesse et d’ouver- pouyoir», a déclaré M.Grenier pour motiver sa décision de joindre les rangs des conservateurs québécois.Selon M.Grenier, les électeurs canadiens n’ont pas vraiment le choix: «Le 18 février, ils devront ou bien élire un chef politique permanent en Joe Clark ou bien un héros fatigué en Pierre Elliott Trudeau, ou bien une équipe responsable, franche et courageuse ou bien un ramassis de chevaux de retour et de jeune loups frustrés».La victoire écrasante remportée le 22 mai par M.Claude Tessier n’inquiète pas M.Grenier: «Le contexte n’est plus le même car les candidats qui défendront les couleurs du parti libéral en seront réduits à faire croire aux électeurs québécois qu’ils ont réussi à convaincre un des leurs de demeurer à la tête de leur parti et aux électeurs des autres provinces que, dans quelques années, le parti se donnera peut-être un chef qui viendra de leurs rangs.«Lors du scrutin du 18 février, une majorité de 10,000 voix acquises le 22 mai ne signifiera rien et pourra même être facilement renversé lorsque les électeurs auront compris que le budget déposé par le gouvernement conservateur réflétait une préoccupation des problèmes de la classe agricole, de la femme au foyer et des petits et moyens salariés que les budgets déposés depuis dix ans par les libéraux n’avaient jamais eue».Le Parti progressiste-conservateur a annoncé par ailleurs hier deux candidatures dans des comtés de la région de Québec.Le maire de Charlesbourg, M.Henri Casault, sera candidat dans le comté de Charlesbourg, un siège détenu à la Chambre des Communes par le libéral Pierre Bussiè-res.Dans Montmorency, le porte-étendard du parti de M.Joe Clark sera M.Georges Labrecque, un homme d’affaires de Québec.Il fera face au député libéral déjà en poste, M.Louis Duclos.Le service de documentation pastorale inc.toujours dirigé par les Chanoines Réguliers de Tlmmaculée Conception momentanément fermé, a de nouveau ouvert ses portes à sa fifèle clientèle le mercredi 19 décembre 1979 BIENVENUE A TOUS 312 est Sherbrooke, Montréal.H2X 1E6 Tél.: 844-1753 Menu du 31 décembre et du 1" de l’An Feuilleté d'Huîtres au Roquefort ou ^ Fondue de Flomard Consommé au Cherry Lotte à l'Américaine ou Paupiette de Sole Belle Aurore Rable de Lapin Grand’Mère ou Timbale de Ris de Veau à la Dreux Bouquetière de légumes Salade des îles Délice Antillais Café $35.00 9MNIA Pour réservations 5 jours à l'avancé Restaurant romantique 71, rue d’Auteuil, Vieux-Québec Réservations: (418) 694-0232 COLLÈGE DES EUDISTES 3535, boulevard Rosemont (entre 1 le avenue et Pie IX) Externat fondé et dirigé par les Pères Eudistes depuis 1953 Institution privée reconnue d’intérêt public COURS SECONDAIRE COMPLET POUR GARÇONS ET FILLES EXAMEN D’ENTRÉE En secondaire I: Les samedis 12 et 19 janvier 1980, à 9h Les élèves doivent apporter le bulletin final de l’année 1978-79 et le bulletin le plus récent de l’année en cours.On s’inscrit à l’examen d’entrée en composant le numéro suivant: 376-5740 Pour les degrés II, III, IV et V: Examen d’entrée: le samedi 2 février 1980 $ LE DEVOIR ( H» Montréal, samedi 22 décembre 1979 L’opposition vote contre Pierre Marois aura la responsabilité de la mise en oeuvre de la loi 17 par Gilles Provost La réforme globale de la santé-sécurité au travail prévue au projet de loi 17 a été adoptée hier soir par l’Assemblée nationale malgré le vote contraire des deux partis d'opposition.Ces derniers s'inquiètent surtout des «pouvoirs exorbitants» conférés à la nouvelle Commission de santé-sécurité au travail (CSST) qui remplace l’actuelle Commission des accidents du travail.A l’issue d’un suspense qui aura duré jusqu’à la dernière minute, le premier ministre René Lévesque a confie hier la mise en oeuvre de la réforme à celui-là même qui l’avait conçue, M.Pierre Marois’ ministre d’État au Développement social.Le premier ministre a aussi tranché dans le vif en décrétant que tous les services d’inspection maintenant unifiés seront placés sous la gouverne de la nouvelle Commission de santé-sécurité au travail, c’est-à-dire aussi sous la juridiction ultime de M.Marois.Ce dernier devient donc maintenant une sorte de super-ministre chargé de la santé au travail tout en conservant les tâches de coordination interministérielle inhérente à sa fonction de ministre d’État.«Je suis fier parce que cette loi donne aux travailleurs du Québec une protection qui ne craint la comparaison avec aucune autre loi en vigueur dans le monde» a déclaré hier M.Marois à sa sortie de l’assemblée.Avant même que le projet ne soit endossé par l’assemblée nationale, M.Marois s’etait déjà mis à l’oeuvre; il a passé alpin Brink’s: les ex-employés reconnus coupables (par Bernard Morrier) — Un jury de la Cour supérieure n’a délibéré que quelques heures, jeudi et hier, avant de rendre un double verdict de culpabilité à l’endroit de Gilles Lacnapelle et Roland Brunette.Ceux-ci subissaient leur procès depuis quelques semaines, devant le juge Jean-Guy Boilard, sous une accusation de complot dans un vol de près de trois millions de dollars, commis en 1976 aux dépens de la Brink’s, leur ex-employeur, de même que pour un autre complot dans une tentative de vol ratée de $50,000, contre le magasin Cooprix, de la rue Legendre.Le juge Boilard a remis le prononcé de sa sentence en janvier, tout en fixant au 9 du même mois l’audition des représentations sur sentence.D’ici là, les deux prévenus demeureront incarcérés.une partie de la journée d’hier à définir des priorités et un échéancier de mise en oeuvre avec le président de la Commission des accidents du travail, M.Robert Sauvé.«La Loi n’entrera en vigueur que progressivement, sur décision du conseil des ministres mais il y a déjà plusieurs morceaux qui seront applicables dans ces délais très brefs, a-t-il dit hier.Dès mon retour de vacances, je ferai les propositions nécessaires au conseil des ministres et on pourra offrir du concret au monde vers le 9 ou le 16 janvier.» «Il est aussi possible que les inspecteurs du gouvernement deviennent plus efficaces dans des délais très brefs, a-t-il ajouté.Maintenant que tous les morceaux du casse-tête sont sous ma juridiction, il y a moyen de faire bouger bien des choses même si l’unification de toutes ces structures ne peut être instantanée.» Manifestement déçu de constater que l’opposition n’a pas accordé à son projet de loi l’appui unanime qu’il leur avait quémande avec insistance à la suite de leur excellente collaboration en commission parlementaire, M.Marois a émis l’opinion que leur position allait leur retomber sur la tête: «Quand on se promènera usine par usine dans leur comté pour faire appliquer les droits nouveaux que la loi accorde aux travailleurs dont la santé est menacée, on expliquera au monde que leur député a voté contre, dit-il.Ils devront porter l’odieux de leur opposition.» Dans l’esprit de M.Marois, le grand défi de cette législation aura été de miser sur la collaboration des employeurs et des employés pour trouver des solutions aux problèmes de santé au travail.À long terme, dit-il, ce sera peut-être l’aspect le plus important de cette réforme puisque les deux partenaires sociaux devront s’entendre pour régler la situation dans le lieu même de travail.De la même façon ce seront les mêmes partenaires qui devront régler eux-mêmes leurs problèmes au sein de la Commission de santé-sécurité au travail.Avec tous les pouvoirs dévolus à cette commission, ils pourront déplacer des montagnes s’ils s’entendent.Les autres points les plus significatifs, à ses yeux, sont l’instauration d’un système de retrait préventif des travailleurs dès que l’on découvre les signes précurseurs d’une maladie industrielle et le droit de refuser un travail dangereux.Ces deux dispositions, souligne-t-il, sont aussi appuyées par des mécanismes de protection complètement nouveaux ui permettent au travail d'utiliser ses roits sans craindre des sanctions déguisées de l’employeur.3 Aujourd’hui À 15 h, arrivée du Père Noël à la patinoire du Vélodrome, au Parc olympique.¦ Le service habituel du samedi sera offert au Québec par le ministère des Postes.Demain À 11 h, messe en l’église Notre-Dame avec la participation d'une chorale mixte, dirigée par Marcel Laurencelle, et de l’organiste Pierre Grandmaison.¦ À 11 h.messe à l'oratoire Saint-Joseph avec la participation des Petits chanteurs du Mont-Royal, dirigés par Gilbert Patenaude, et de l’organiste Raymond Daveluy.¦ À 14 h, rassemblement de réflexion et de prière en préparation de Noël, chez les soeurs des Saint Noms de Jésus et de Marie, 1420 boul.Mont-Royal.¦ À 15 h.concert de Noël des Petits chanteurs du Mont-Royal, dans la crypte de l’Oratoire Saint-Joseph ¦ À 18 h, souper communautaire organisé par le Carrefour multi-ethnique, au Cofi Alain-Grandbois.4273 rue Drolet.¦ Dernière journée du Salon des métiers d'art du Québec, à la Place Bonaventure.P Débrayage spontané de téléphonistes chez Bell par André Tardif Un nombre indéterminé de téléphonistes syndiquées de Bell Canada ont débrayé illégalement, hier après-midi, tant dans la métropole qu’à Toronto, pour protester contre la lenteur des négociations visant à leur procurer une première convention collective en tant que nouveau syndicat.Quelque 7,400 téléphonistes et employes de salles à manger de Bell obtenaient en effet du gouvernement fédéral, le 31 juillet dernier, la désaffiliation à leur ancien syndicat indépendant et leur accréditation en tant que membres du Syndicat des travailleurs en communication du Canada (STCC-FTQ).Commencées en septembre, les négociations achoppent sur plusieurs points, en dépit de la présence dans le dossier d’un commissaire conciliateur du Conseil canadien des relations ouvrières, M.Rolland Tremblay.C’est justement le rapport de ce dernier qui a provoqué le débrayage des téléphonistes hier, environ 200 au 620 rue Belmont vers 15 h 35, et celles en postes à deux bureaux de Toronto une heure plus tard.Elles étaient toutes affectees aux communications téléphoniques interurbaines et d’outremer ou a des services spéciaux.Selon un porte-parole du STCC, les discussions sur le rapport Tremblay, commencées mercredi, piétinaient encore hier, en dépit de son acceptation intégrale par le syndicat.Ce voyant, certaines téléphonistes ont décidé de débrayer spontanément bien que leur droit de greve légale ne sera acquis que le 25 décembre au matin.«Nous leur avons aussitôt rappelé qu’elles n’avaient pas encore le droit de débrayer et les avons incitées à reprendre le travail, a dit M.Robert Bouchard.Par ailleurs, nous demandons aux dirigeants de Bell de cesser leurs tergiversations et de se prononcer ouvertement sur le rapport du commissaire enquêteur.» Confirmant que les débrayages avaient amené les négociateurs patronaux à rompre les négociations, hier dans la métropole, un porte-parole de Bell a recommandé aux usagers de composer directement leurs appels interurbains, là où c’est possible de le faire.Environ la moitié du service interurbain de la métropole était affecté par le débrayage au poste Belmont, a-t-il estime.Les téléphonistes de la Bell n’en étaient pas à leurs premiers débrayages au cours des dernières semaines Bell devait même obtenir leur interdiction de la part du Conseil canadien des relations de travail.Véritable ruée chez les détaillants Esso Un citoyen non identifié de la Pennsylvanie a déboursé le plus haut prix jamais payé pour une photographie, hier lors d’un encan chez Sotheby Parke Benet à New York, offrant $22.000 pour une grande reproduction de cette photo d'Ansel Adams intitulée «Lever de lune.Hernandez, Nouveau-Mexique».Vingt-trois oeuvres d'Adams ont d’ailleurs récolté $188,350 des $292.475 déboursés pour 106 photos à l’encan.(Photolaser AP) Des milliers d’automobilistes ont pris d’assaut les stations service Esso qui offraient un rabais de 4.3 cents le litre, hier et aujourd’hui.La Compagnie Pétrolière Impériale avait choisi ce moyen pour retourner à ses clients les sommes perçues en trop suite à l’annonce de la hausse de la taxe d’accise dans le dernier budget fédéral.Mais la popularité de cette mesure a obligé l’Impériale à émettre un second communiqué disant que l'offre pourrait prendre fin avant ce soir.On rappelait que les agents pouvaient mettre fin à ce solde dès que le montant global de la L’ODD déplore la situation qui prévaut dans les pénitenciers du pays Jusqu’au 4 janvier, le Cepsum de l’Université de Montreal ouvre ses portes gratuitement aux jeunes de moins de 18 ans pour du patinage.de la natation et du ski al[ Qu’un manque de soins médicaux, les balles d’un gardien, l’agression d’un codétenu ou encore le suicide en soient la cause, tous les décès survenant dans les pénitenciers canadiens sont attribuables a la situation déplorable qu’on y retrouve, affirme l’Office des droits des détenus (ODD).Le dernier de ces décès, celui d’Ivan Horvat survenu la semaine dernière à l’institution Archambault, pénitencier à sécurité maximale de Sainte-Anne-des-Plaines, trahit une vague de violence qui y règne depuis bientôt deux ans.Et se Ion M.Jean-Claude Bernheim, porte-parole de l’ODD (un comité de la Ligue des droits et libertés), elle est attribuable à trois facteurs facilement identifiables.Il y aurait d’abord, depuis un changement à la loi, des longues sentences d’au moins 25 ans, qui ne donnent à peu près plus aucun espoir à un grand nombre de détenus, dont plusieurs en sont à leur première expérience en milieu carcéral.Ces derniers, face à la situation, sont souvent pris de panique, mais il n’est personne pour les aider sauf leurs parents et amis.M.Bernheim blâme également l’attitude des autorités pénitentiaires, notamment celle du directeur actuel d’Archambault, M.André Lemarier, et de ses adjoints, qui créerait un climat de tension et d’insécurité à l’intérieur des lieux de détention.Stationnement interdit: $100 NEW YORK (AFP) - La municipalité de New York, plus que jamais décidée à décourager les automobilistes de pénétrer dans la ville, a décidé de porter le montant de l'amende maximum pour stationnement illégal à $100.«M.Lemarier confirmait d'ailleurs, à un journaliste qui l’interviewait sur le sujet, qu’Ivan Horvat n’était pas un délateur.Il avouait, par le fait même, qu’il condamne à mort tous les détenus qu’il force à devenir délateurs par le chantage et des promesses.» À son avis, le climat de confiance actuel entre les détenus et les autorités a été créé par le retrait graduel, sans raisons valables, d’un grand nombre des acquis négociés au cours de la grève pacifique du travail des détenus d’Archambault, en 1976.L'ODD déplore enfin le démantelle-ment systématique des comités de détenus depuis deux ans, surtout par le transfert des membres de ces comités dans d'autres pénitenciers.«Cet arbitraire contrevient à la directive no 231 du commissaire des pénitenciers canadiens, qui stipule qu’il doit y avoir un comité de détenus dans chaque institution fédérale», a ajouté hier M.Bernheim lors d’une conférence de presse.«Ces abus de pouvoir, additionnés aux deux facteurs précédents, font qu’il n’y a plus d’interlocuteur entre les détenus et les autorités du pénitencier.Ce vaccum permet au directeur de diviser les détenus entre eux afin de mieux régner».Face à ces événements, l’ODD demande aux autorités fédérales de mettre sur pied une enquête publique afin de faire la lumière sur la situation à Archambault.De plus, l’organisme lance un appel à la solidarité parmi les détenus, «afin de résister aux provocations du directeur» et créer les conditions nécessaires à un climat de confiance «entre personnes subissant la même répression et la même incarcération».Cet appel à la solidarité est repris par l'épouse de M.Horvat, dans une lettre pathétique qu’elle adresse à tous les détenus d’Archambault et que M.Bernheim a rendue publique hier.Elle y de- mande notamment un terme à «toute cette inhumanité» et met les amis de son époux en garde contre tout geste qui pourrait, dans le contexte actuel, dégénérer en une «Attica canadienne».Par ailleurs, l’ODD dénonce la directive récente qui abolit, pour des raisons d’économie, les services infirmiers de nuit au centre de prévention Parthenais.Depuis trois ans a peine, six suicides et quatre «morts naturelles» sont survenus dans cette prison de juridiction provinciale.La directive prévoit qu’en cas d’urgence la nuit, on transporte la victime à l’hôpital Saint-Luc, ce qui amène l’ODD à se demander s’il faut désormais s’en remettre aux surveillants pour juger d’une situation strictement médicale.L’organisme prie les ministres Marc-André Bédard.a la Justice, et Denis La-zure, aux Affaires sociales, de prendre leurs responsabilités et d’assurer à tous les Québécois incarcérés, comme prévenus ou détenus, les soins médicaux auxquels ils ont légalement droit.taxe aura été remboursé à la clientèle.La compagnie affirmait que l’offre se poursuivait hier toute la journée «même si nous perdons des sommes considérables».LE DEVOIR a fait une enquête auprès d’une vingtaine de stations service pour constater que le mot d’ordre n’était pas toujours suivi.Le prix du litre d’essence régulier variait entre 19.5 cents et 26.3 cents.Cela signifie un écart de $3.00 environ pour un plein d’essence.L’offre était limitée aux «stations participantes».Aussi plusieurs automobilistes étaient déçus en voyant le prix à la pompe de nombre de stations service Esso non participantes.Cependant ailleurs c’était la ruée vers l’or noir.À l'intersection des rues Beau-bien et Hippolyte-Lafontaine, près de 28,000 gallons ont été vendus en quelques heures.Il ne fait aucun doute que certains automobilistes — qui fréquentaient habituellement d’autres stations service — découvraient les mérites de l’enseigne aux couleurs rouge et bleu.Ces malins auront pu obtenir le remboursement offert par certaines compagnies (Texaco.) sur présentation de pièces justificatives.Les victimes seront, dans ce cas, les malheureux automobilistes qui ont l’habitude de payer comptant.n'ayant pas de reçu écrit.Certaines stations Esso poursuivront le solde jusqu'à ce soir à 17 h.La question est de savoir lesquelles?Chose certaine, les automobilistes rouleront heureux durant toute la campagne électorale et le soir du prochain budget, tout le monde saura quoi faire avant 20 h.Le libellé de la question référendaire Les réactions sont généralement négatives au Canada anglais i I Ü*CiL: : Credit Card ED BR0AQBENT mi siw 74 Minority govt.Exp cbtet Never with t A- soon as possible with th.lie N: ¦ Le chef du Nouveau Parti démocratique.M.Ed Broadbent.montre fièrement la carte de crédit de Pétro-Canada qu’un partisan lui a remise, hier à Vancouver, où il tenait une assemblée électorale.On sait que le NPD est fermement opposé au projet du Parti conservateur de démanteler Pétro-Canada.(Photolaser CP) Si elles sont généralement négatives à l'extérieur du Québec, les réactions au libellé de la question référendaire, tel que déposé jeudi à l’Assemblée nationale par le premier ministre René Lévesque, ont néanmoins amené plusieurs appuis nouveaux au Québec meme.En Nouvelle-Ecosse, les trois chefs de partis, y compris le premier ministre conservateur John Buchanan, ont condamné la question du Parti québécois.M.Buchanan a dit qu’elle était impossible parce que M.Lévesque demandait un mandat pour négocier, et que sa province refuserait toute négociation.MM.Jeremy Ackerman, chef des néodémocrates, et Gerald Regan, leader libéral, ont respectivement dit de la question qu'elle était malhonnête et inacceptable.En Alberta, le ministre des Affaires intergouvemementales.M.Dick Johnston, et son homologue de la Saskatchewan, M.Roy Romanow, ont abondé dans le même sens, tout comme le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford, qui la traitée de tout à fait confuse.En Acadie par contre, si elle n’apparaît pas assez claire et directe aux yeux de M.Joseph Daigle, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, elle est plutôt limpide pour M.Michel Bastarache, président du comité politique qui a rédigé le rapport constitutionnel de la Fédération des francophones hors-Québec.«Je suis content que le gouvernement québécois ait fait le préambule (indi- 3uant qu'il y aura un deuxième référen-um), a-t-il noté.Il aurait pu y avoir mauvaise interprétation.Si 1 on répond OUI ce sera un très petit pas vers la souveraineté.Il sera encore possible d’interpréter le résultat du vote comme étant une simple volonté de changement au lieu d’un vote pour l'indépendance.» Selon M.Bastarache, un NON entraînerait par contre «une remise en question très sérieuse du Parti québécois à court terme».M.Jean-Claude LeBlanc, président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick, a déclaré pour sa part que le gouvernement Lévesque a fait preuve d'intelligence sur le plan stratégique.«La question est raisonnable, a-t-il dit.Elle laisse présager une période de négociation plus longue que prévue, une plus grande patience de la part du PQ».M.LeBlanc a souligné que le deuxième ré- férendum était tout à fait souhaitable.«Il est normal, plus démocratique de donner aux Québécois la possibilité d’approuver ou de rejeter le résultat des négociations.C’est une approche réaliste».Pour sa part, le président de la Fédération des francophones hors Québec.M.Paul Comeau, a déclaré que les leaders politiques auraient à faire plus que critiquer la proposition du Parti québécois.«Ils devront avancer d’autres solutions», a-t-il fait remarquer, invitant tous les partis politiques à définir clairement le fédéralisme qu’ils proposeront aux Québécois.Le père Léger Comeau, président de la Fédération des Acadiens de la Nouvelle-Ecosse et de la Société nationale des Acadiens, a dit lui aussi que la question était honnête.«Il fallait qu'elle soit posée comme ça pour voir ce qu’il y a au fond des coeurs québécois, a-t-il signalé.Il y a un courant d’insatisfaction au Québec qui dure depuis la Confédération.Même s’ils pourront changer d’avis lors du deuxième référendum, bon nombre de gens devront s’engager d’un côté ou de l’autre.C’est un début, la première question à poser».M.Donatien Gaudet, président du Parti acadien, a dit que la question était «très correcte» et que les Québécois y répondraient favorablement.Sinon, a-t-il ajouté, il faudra «un bon bout de temps» avant qu’ils aient la chance de se prononcer ainsi sur la question.M.Gaudet a reconnu que la question était «large» mais il a noté qu’elle devait l’être afin que le Parti québécois ait une marge de manoeuvre.Il a cependant sévèrement critiqué le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan.«Parler de fraude, a-t-il dit en se référant à M.Ryan, c'est frôler l’hypocrisie, c’est faire preuve d’opportunisme et de politicaillerie.M.Ryan joue sur la crédi-oilité des gens.» Enfin, M.Jean-Guy Finn, chef du département des sciences politique à l’Université de Moncton, a déclaré que la question était honnête dans la mesure où le préambule précise qu’il y aura un deuxième référendum.Dans la métropole hier, plus d’une vingtaine d’universitaires, d’écrivains, d’artistes et de syndicalistes ont annoncé qu’ils répondront OUI à la question, le jour du référendum.On retrouve: Esther Benaim, Robert Boily, Guy Bour-geault, André Charron, Gabriel Gagnon, Pierre Goldberger.Sheilagh Hedgins, Emile Olivier, Bertrand Rioux, Marcel Rioux et Robert Van Dycke, tous de l’Université de Montréal, de même qu’Ê-mile Boudreau, Michel Brault, Marcelle Ferron, Jacques Godbout, Claude Jasmin, Pauline Julien, Michèle Lalonde, Robert Laplante.Jean-Paul Lebourhis, André L’Heureux, Gaston Miron, Pierre Perreault, Pierre Badeboncoeur et Gilles Vigneault.Au cours d’une conférence de presse hier matin, M.Marcel Rioux, professeur de sociologie à l’U de M, se faisait le porte-parole du groupe pour déclarer: «Par-delà les questions partisanes et nos chicanes de famille, nous disons OUI, à notre peuple et à notre avenir, OUI au peuple des usines et des banlieues, OUI au peuple des mineurs et des bûcherons, OUI au peuple des hommes et des femmes des dures journées d’hiver, OUI au peuple d’espérance à la petite semaine, OUI à notre peuple et sa parole souveraine dans nos cuisines, OUI a notre peuple et à notre prochaine souveraineté politique.» r Heures d ouverture du lun; au aam; da 5h30 à minuit.Farmé la dimancha U.«àU.gastronomie italienne 2040, St-Denis, Montréal réservations: 844-5083 4 B Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints.Directeur de l’information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette La confessionnalité en cause EN sombrant dans l’intolérance et le ridicule dans l’affaire de l’école Notre-Dame-des-Neiges, la Commission des écoles catholiques de Montréal n’aura rendu qu’un service à la collectivité: celui de remettre à l’ordre du jour le problème de la confessionnalité scolaire au Québec, et d’appeler désormais des solutions qui dépassent le cas par cas.Pendant longtemps, et encore tout récemment, on a prêché la patience, l’assouplissement des «attitudes», et espère que des retouches graduelles au système, faites au fur et à mesure de l’appariton des besoins, allaient réussir à accommoder à la fois croyants et non croyants.L’impasse qui se produit à Montréal indique qu’il n’en est rien, et la Commission des droits de la personne vient d’affirmer clairement que des droits fondamentaux sont en danger.Elle presse le législateur de se mettre à la tâche.Mais rien n indique que celui-ci, perdu dans ses tiraillements référendaires, ait d’autre intention que de laisser pourrir encore cette question.¦ Il y a désormais quinze ans que le rapport de la Commission Parent soulignait, dans son étude complète du système scolaire québécois, que le droit de tous à l’enseignement public a priorité sur le droit de certains à une éducation religieuse.Loin de mettre en cause la confessionnalité scolaire qui faisait encore à l'époque l’objet d’un large consensus, la reconnaissance de ce principe obligeait toutefois l’État à trouver des formules pour que ne soient pas imposé à des individus un enseignement religieux dont ils n’auraient pas voulu.Ce n’est qu’en 1967 qu’on adopta une solution boiteuse et difficile d’application, celle de l’exemption de l’enseignement religieux pour ceux qui le désirent.On sait la résistance passive qui suivit, à telle enseigne ue les programmes de «formation morale», roit reconnu aux exemptés, viennent à peine d’être terminés au ministère de l’Éducation, qu’ils ne sont pas disponibles en plusieurs institutions encore, et que maintes ecoles — dont un bon nombre de la CECM — multiplient les obstacles pour empêcher les parents de se prévaloir de ce droit.À telle enseigne aussi qu’en février 1978, la Commission des droits de la personne devait intervenir et rappeler que ce simple droit à l’exemption est de l’ordre des libertés fondamentales.Les «attitudes», on le voit, ont oublié de mûrir.Si la résistance à l’exercice du droit à l’exemption n’avait pas été si farouche, la bonne entente eût pu retarder l’examen qui s’impose aujourd'hui du caractère rigide- ment confessionnel de l’ensemble du système d’enseignement au Québec.Car en théorie, on prévoit partout la possibilité d’un enseignement, et d’écoles «autres» que catholiques ou protestantes.Mais en prati- 3ue, tout cela n’est que voeux pieux et fleurs e littérature.Sauf pressions très fortes, accomplies d’ailleurs en l’absence la plus totale de guides et de règlements, aucun groupe ne peut normalement obtenir ces services pour «autres».On sait qu’en 1971, pour des raisons juridi- 3ues et administratives, le Comité catholique u Conseil supérieur de l’Éducation, qui est en quelque sorte, par une loi de 1964, le gardien et le législateur de la confession catholique scolaire au Québec, décidait de «reconnaître» comme catholiques toutes les écoles établies dans les commissions scolaires établies «pour catholiques» au Québec.Dans le rapport annuel 1978-79 du Conseil supérieur, tout juste p.ublié, le Comité qualifie rétrospectivement son geste de «fécond et audacieux» parce que provoquant une «prise de conscience» dans les milieux concernés, de ce que devrait être leur réalité.Cette analyse mérite des nuances.Le Comité catholique lui-même, comme il l’a démontré en révoquant le statut confessionnel de l’école Notre-Dame-des-Neiges à la demande de son comité d’école, a montré un respect remarquable de l’évolution du milieu.Mais il n’est pas certain que le chaos et la guerre qui ont suivi à la CECM n’ont pas racine dans la tranquille possession de la catholicité, pour toutes les écoles de la Commission, qui avait été accordée sans examen en 1971.11 eût sans doute été plus judicieux de n’accorder cette reconnaissance que temporairement, pour dénouer un imbroglio administratif qui était réel, et d’exiger ensuite des écoles qu’elles réfléchissent activement à leur statut confessionnel avant d’en demander le renouvellement.Cela, il était possible de le faire dès cette année.Dans le projet de loi 71, tout juste adopté à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation ouvre la porte à la création de «conseils d’orientation» pour chaque école auxquels on aurait pu faire un devoir de traiter de cette question et de faire rapport.De même on aurait pu ranger, parmi les objets de consultation obligatoire et annuelle du comité d’école, le statut confessionnel de celle-ci.Mais rien, dans cette loi qui devait concrétiser le plan d'action «L’école québécoise», publié par le ministre au début de l’année, ne vient ajouter le moindre mécanisme facilitant la resolution de cette question.On en reste donc à «l'hypothèse» de création d’écoles non-confessionnelles ou multiconfessionnelles évoquée pour la seule bonne conscience dans le plan d’action.¦ Si ces plus infimes mécanismes de consultation et de réflexion n’ont pas été créés, même après les enseignements de la célèbre affaire de Notre-Dame-des-Neiges, on est donc encore fort loin d'une action plus globale, plus juste, et plus consistante.Le dernier rapport du Conseil supérieur de l’Éducation est profondément décevant à cet égard.Le Conseil lui-même se contente de périphrases où le besoin de «prudence et de souplesse» le dispute à «l’audace et l’imagination».Le Comité catholique souligne la nécessité de «clarification», mais rien de plus.Quant à la Commission de l’enseignement élémentaire du CSE, elle en est encore à inciter au respect du droit à l’exemption et elle esquive le problème de la confessionnalité des structures scolaire par un détour aussi étonnant u inexcusable.C’est la confessionnalité qui evient en cause, reconnaît-elle, «mais ce sujet ne passionne pas la majorité des Québécois à l’heure actuelle, occupés qu’ils sont à d’autres choix».Si la mentalité gouvernementale déteint ainsi sur un comité consultatif mis en place pour réfléchir, prévenir, étudier et aviser, le Conseil supérieur de l'Éducation, qui se bat pour sa survie, ne fera pleurer personne le jour de ses funérailles.Soit, les Québécois sont «occupés à d’autres choix».Faut-il que leurs dirigeants et les esprits éclairés qui les conseillent oublient pour autant de se pencher sur des carences qui mettent en danger des libertés fondamentales?La Commission des droits de la personne, elle, vient d’affirmer que le système «d’exemption» de l’enseignement religieux est une mécanique «négative et insuffisante» et que l’école catholique, quand elle est l’école publique et commune d’une municipalité scolaire, est «porteuse de discrimination» tant dans ses pratiques d’embauche que par son projet global, qui ne peut reconnaître à tous ses élèves, également, leur liberté de religion.Il faut, conclut la Commission, que «les autorités» se mettent à la tâche.Mais elles ont tout l’air, elles aussi, d’être occupées à d’autres choix, et surtout à ne rien toucher qui puisse nuire au choix qu’elles proposent.Rarement, le danger ae la priorité accordée par ce gouvernement à la résolution de la question nationale aura-t-il été aussi crûment mis en évidence.Lise BISSONNETTE iKTailltfllIiai Dynamique de la droite au Portugal La dynamique de droite mise en évidence lors des élections législatives du 2 décembre au Portugal a été largement confirmée à l'occasion des élections municipales qui ont eu lieu le 16 décembre.L’Alliance démocratique, une coalition qui regroupe le parti social-démocrate de M.Sa Carneiro, le Centre démocratique et social de M.Freitas do Amaral, les monarchistes du modeste P P M., les réformateurs dirigés par M.Medeiros Ferreira, ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement Soares, et quelques indépendants, a nettement remporté ce dernier scrutin.Cette coalition obtient près de 47% des suffrages exprimés, un score voisin de celui du 2 décembre, qui lui avait déjà permis de conquérir la majorité absolue des sièges dans la nouvelle Assemblée de la République, dont la première réunion devait avoir lieu avant Noël.Majoritaire au Parlement, assurée d’être chargée par le président de la République de diriger les affaires de la nation jusqu'aux élections législatives d’octobre 1980, l’Alliance renforce d’autre part son emprise au niveau des communautés locales, dont l’importance est très grande dans ce pays morcelé par l’histoire et la géographie.Le parti socialiste de M.Mario Soares est le grand perdant des élections du 16 décembre, comme il l’avait été au soir du 2 décembre: il ne conserve que 59 des 155 conseils municipaux qu’il contrôlait.Il abandonne, au profit des candidats de l’Alliance, les mairies de Lisbonne, de Porto et de Coïmbre.Sa déroute est particulièrement spectaculaire dans la capitale, où il ne conserve que deux districts (fregnesias) sur les quarante-sept où il était majoritaire.Les socialistes, choqués par les résultats du 2 décembre, espéraient redresser quelque peu la situation.Plusieurs petites formations de gauche qui ne se représentaient pas, comme l’U.E.D.S.(Union de la gauche pour la démocratie socialiste, de l’ancien ministre Lopes Cardoso), avaient lancé un appel à la cohésion de toute la gauche face à ce glissement à droite menaçant les conquêtes de la révolution du 25 avril 1974.L’Alliance démocratique ne se présentait pas de son côté en un ordre aussi rigoureux que lors des élections législatives.Enfin, le taux d’abstention devait logiquement favoriser la gauche, et surtout le parti socialiste.Il n’en a rien été.Le scrutin du 16 décembre a prouvé que les Portugais étaient fermement attachés a leur droit de vote en dépit d’une fatigue évidente d’une opinion lassée par les jeux et les promesses d’une classe politique souvent coupée des réalités.C’est la droite qui bénéficie de ce retournement d’opinion, car elle offre, à tort ou à raison, une solu- tion de rechange crédible, et en tout cas une perspective de remise en ordre sans violence.À gauche du parti socialiste, c’est une nouvelle fois le parti communiste de M.Alvaro Cunhal qui ramasse les électeurs déçus par la politique parfois ambiguë de M.Soares, qui avait basé toute sa conduite, en 1974 et en 1975, sur un anticommunisme dont beaucoup de Portugais pensent qu’il a favorisé ce glissement à droite maintenant dénoncé avec virulence par le leader du parti socialiste.Le P.C.P.s’installe solidement dans toute la banlieue ouvrière de la capitale.Il apparaît ainsi en position de force pour négocier demain une éventuelle treve sociale avec le gouvernement de M.Sa Carneiro, sans doute plus soucieux de bien préparer l’échéance d’octobre 1980 que de remettre tout de suite en question toutes les conquêtes d’avril 1974 Le diable sur la muraille par Pierre Billon Spécialiste en matière de communications.l'auteur est fonctionnaire à Ottawa.À l’auberge espagnole des communications, Louis O’Neill apporte, sur le plateau du DEVOIR (12 décembre 1979), un salmigondis qui ne manque pas d'épices, mais dont la sauce est mal liee.Quel est le principal message de l’ancien ministre des Affaires culturelles et des Com- munications?C’est de dire: a) que la télécommunication revêt une importance vitale pour le Québec et b) qu’il serait en conséquence catastrophique de démanteler le ministère québécois des Communications.À qui M.O’Neill adresse-t-il ce plaidoyer?Sans doute à l’opinion publique en général, mais aussi, plus spécifiquement, a ceux qui ont quelque influence sur cette decision appréhendée de démantèlement, au sein du gouvernement québécois ou dans ses antichambres.Or, que fait un ancien ministre péquiste pour convaincre un gouvernement péquiste de la justesse d’un tel point de vue?Il entre en transe et invoque les esprits frappeurs qui, comme chacun sait, trament leurs chaînes du côté d’Ottawa.Il faut conserver un ministère des Communications au Québec pour empêcher le pouvoir fédéral de «s’approprier même les châteaux-forts de résistance qui appartiennent au Québec, par exemple la télévision payante et la télévision éducative».«Derrière l’attitude négative du pouvoir fédéral, écrit encore le député de Chauveau, on distingue les éléments d’une idéologie, d’une sorte de philosophie politique, si tant est qu’on puisse accoler une expression aussi élevée à un réflexe bourbonien, sous-produit d’un complexe impérial hérité d’une autre époque» (sic).Voilà des arguments qui constitueront sans aucun doute une révélation illuminante pour le gouvernement de M.Lévesque et tout permet de croire que les conseillers du pouvoir, après avoir pris connaissance du texte publié dans LE DEVOIR, se frapperont le front en s'exclamant: — Et dire que nous allions supprimer le ministère des Communications! On l’a échappé belle! Mais pour qui se souvient de la tirade des nez de Cyrano de Bergerac, la tentation est forte de répliquer à la diatribe de M.O’Neill: «C’est un peu court, jeune homme! Vous auriez pu dire.» L'ancien ministre aurait pu évo-uer par exemple les conséquences e la révolution informationnelle sur la société nord-américaine, poser la question de la vulnérabilité de la société et de la personne par rapport aux banques de données et à la circulation transnationale d’informations confidentielles, démontrer que les applications de micro-électronique vont entraîner un accroissement dramatique du chômage et ce, même dans les rangs de la main-d'oeuvre la plus quali- fiée, énumérer les effets de la télématique sur les transactions bancaires et sur la nature même du travail de bureau, souligner l’impact prévisible de la télévision à péage sur la reduction cinématographique qué-écoise, parler du role des industries de l’électronique et du logiciel au Québec, dénoncer.Tous ces arguments et d'autres plaident en faveur du maintien et du renforcement du ministère québécois des Communications et on a peine à croire que les rumeurs de démantèlement sont fondées, tant il est aisé de démontrer l’importance de ce secteur sur les destinées des Québécois, comme d’ailleurs sur celles de l’ensemble des Canadiens.Si donc je partage la conclusion de M.O’Neill, je ne puis le suivre dans sa démonstration, qui témoigne.d'un réflexe occitanien, squs-produit d’un complexe colonial hérite d’une autre époque.Oui, les raisons abondent pour que le gouvernement québécois — celui-ci ou le suivant — accorde une priorité au secteur de la télécommunication et se dote des structures gouvernementales les plus appropriées à l’administration de cette priorité.Dans l’état actuel du partage des compétences, le Québec a toute latitude pour prendre des décisions déterminantes dans la plupart des dossiers majeurs cités par Louis O’Neill: le développement de l'industrie de l’informatique, la concertation avec les entreprises de téléphonie en vue d’accélérer le progrès technologique en communications, la télévision éducative, le développement des médias communautaires, sans oublier, cela va de soi, Radio-Québec.Par contre, peindre le diable sur la muraille et mettre de l’avant comme principale raison à cette priorité la nécessité pour le Québec de se défendre contre les vilains fédéralistes qui veulent envahir ce secteur, c’est probablement de l'obsession et c’est certainement de la sottise.MiiisiMi Les enfants de l’Année Les enfants de l'Année, Justin, Sacha et Michel, pendus au « revers » (il faut bien appeler les choses par leur nom) de l’habit de cérémonie 161 243/4 24'% 24%— % 1 149 16% 16 16'% 539 30'% 29% 29%— Va 968 80'% 79*8 79*8— *8 ! 715 28 26% 26 %- l'/e 4 69% 67% 67%-: 23% 81 25% 24% 24 %— *8 1 1209 40*8 40'% 40'%— Va 62 10 10 10 484 54% 53*8 53*8- *8 841 473/4 47 47%— Va 210 303/4 30 30'%— Va 210 49% 49 49% 69 22*8 22*8 22'%- *8 267 17*8 17*8 17*8- % 82 27'% 27 27'%- Va 723 21 203/4 203/4- '% 360 23 22% 22% — *8 7 684 50'% 49'% 49*8— % 157 33 323/4 323/4— '% .2140 24% d24 24 - *8 105 363/4 36 36 -1 1 145 20% 20*8 20*8- Va 471 37'% 37'% 37%- Va 293 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693/4— % NLInd 12 685 353/4 35 35 - Va NatDist 7 689 30'% 29% 30 - Va NatGyp 4 1111 193/4 19'% 19Va— Va Norflk W 5 598 277% 27'% 27%— % Nor Tel 148 447% 44% 44% + Va Norgte g 70 8% 8 8% Northrp 6 113 42% 41 Va 41 Va- 3/4 Nor Sim 7 ' 333 16% 16% 16%+ Va Nucor 7 80 39% 38% 38%— % Occ Pet 5 2473 26% 253/4 25 %— % Out Mar 7 147 13 123/4 13 + Ve PPG In 6 94 29 Ve 283/4 29 PanAm 5 1154 53/4 5 Va 53/4 .Park Dr 14 121 39 38% 383/4 Penney 7 564 27'% 26% 26%- Ve Penzoil 10 1460 u40*8 39% 40'%+ 3/4 PepsiCo 9 606 247% 24’% 243/4- Va Perk Elm 15 307 417% 40% 41 - % Pfizer 12 824 40'% 393/4 39%— Ve PhelpD a 1 250 293/4 29% 29%- Ve Phil Mr 9 1307 35% 35% 35% Pitney B 9 172 32% 32'% 32'%- Ve Pittstn 13 1543 257% 24% 25%+1'% Polaroid 18 1298 28'% 27Va 273/4- Va ProctG 10 474 74% 73% 74% + % Pullmn 7 88 40% 39% 39 Va— Va RCA 6 1250 22% 213/4 21%— % Rais Pur 9 531 11 10% 10%— Va Raym Int 5 145 16% 15% 16'%+ Va RdgBat 16 164 44'% 3% 44 + Va Rein El 15 30 u71*8 71% 71%+ Ve RelGp 5 184 57% 57 57%— % RepStl 3 143 24% 24 24'%— '% Revlon 11 1102 45'% 44% 45'%+ % Rich Mrl 7 221 25'% 24% 24%— Va RiegelT 5 27 19 18'% 18%— % Robins A 8 174 87% 83/4 8% Rockwel 6 442 46% 453% 46 Rosario 16 275 51 50 50 - 1 RoylD 3 184 773/4 77% 773/4+ % SCMCp 4 153 23% 23'% 23 %— % Safeway 6 243 34 d33% 34 + Va StRegP 6 148 30'% 30'% 30'%- % Sanders 15 x57 353/4 35% 35%+ Ve SFelnt 59 267 36 35 35 - 3/4 ScherPI 8 948 30 29 293/4+ % Schlmb 20 979 93 92 92%— Va Scott P 5 835 19% 183/4 183/4 — Va SearleG 12 817 19'% 18% 18% Sears 7 9597 19 18'% 18%— % ShellOil 9 333 55% 54 55 - 1 Singer 828 8% 8'% 8'%+ Va Skyline 7 221 117% 11 Va 113/4- Va SmithA 3 23 17 163/4 17 + Va Sou Pac 5 131 34% 33% 333/4- % Sparton 9 46 26 Va 26'% 26%— '% Sperry R 7 638 50% 493/4 493/4— % Squib 14 1875 37% 363/4 37%— % St Brand 9 68 26% 26 Va 26 Va— Va StOMCI 6 1580 58'% 56 56 Va— 1% StOil In 8 2446 79% 78'% 78%— 1% Steego 6 x75 3% 33/4 33/4 SterDr n 903 21 20% 20%- Va StevenJ 4 160 15% 15% 15% + % StorTech 11 583 17Va 17 17'%- % SunOil 7 286 70'% 69% 69%-' 1 SunsM 14 607 26'% 24% 26%+2'% TaftBrd 10 85 33 32'% 323/4 + % Techcolr 6 96 u20'% 20'% 20'% Technicn 14 425 16 153/4 153/4 Teldyn 5 311 140’% 138 138'%-' 1% Tenneco 7 654 38% 38 38 - % Texaco 5 1305 293/4 29'% 29%— % Tex Inst 12 606 90% 88'% 88'%—' 1% TexGIf 12 171 343/4 34% 34 %— % Textron 6 38 25% 253/4 253/4— Ve Thiokol 7 50 48 47'% 47%— '% Timeln 9 316 46% 46'% 46'%— Va Timkn 5 63 50% 50'% r‘>'%— % TranUn 8 87 35 Va 343% 343/4 TWCorp 10 522 17*6 17Va 17Va - 7 Va 63/a 6*b 16*6 16Ve 16Mb+- Va 17 Va 17 Mb 17Mb— *6 TWCp wt TWCfJf 2 Transm Tranwy I TC Fox UVInd UCamp UnCarb 187 6 5 531 5 7 55 24 Va 23*6 23*4 138 44 42Va 42*b-1Mb 7 547 28*6 28Va 28'/a- % 7 368 42 Va d41 Vé 42 - Va 5 598 42 41 41 %- *4 227 29% 28''a 28'%- % USGyps 4 78 32% 31 Va 31’%- *4 DTex De 15 5 342 1 $13% Total P Ap 30 42 267 24% 24 24'/4 + '% US Steel 4 1070 17*4 17% 173/4 Gulf C Fb 90 P 12 78 90 117 Total P Ap 30 p 3 310 31'% 30% 31'%+ % Un Tech 7 460 u44'/4 43% 44 + % Gulf C Fb 95 1 236 $26’% 117 Total P Ap 32’% 18 1082 24'% 24 24'%+ '% Upjohn 101223 483/4 48'/4 48%— Va Gulf C FblOO 43 824 $21'% 117 Total P Jy 27'% 3 59 18% 18'% 18% Varian 26 200 30'% 293/4 30 + '% Gulf C FblOO P 5 157 $2 117 Total P Jy 30 3 664 283/4 273/4 28 - 1'% WalkHA 8 14 47 46'% 46 Va— '% Gulf C FblIO 235 1353$14'% 117 Total P Jy 32'% 8 434 65% 64 64%+ Va WaltJ 5 37 30% 303/4 303/4- % Gulf C FbllO P 4 86 $5’/4ll7 TrC PL Fb 25 7 85 47'% 47 47 - V4 WarnL 10 1387 193/4 19% 19% Gulf C Fbl20 307 971 $9'% 117 TrC PL My 25 8 29 8 7% 7%+ '% Westg El 5 1037 19 Va 19 19%— '% Gulf C Fbl20 P 1 8 $8'% 117 TrC PL My 27'% 10 199 22% 22 V4 22% + 3/4 Weyerhs 7 661 32'% 31 Va 31 Va— % Gulf C My 65 P 5 17 15 117 Segrm Ap 50 10 11 24% 24% 24%+ '% WhitCn 5 89 23'% 23% 23'% Gulf C My 85 2 3$39 117 Wcoast Mr 12'% 10 430 42% 41% 42'/4 + % Wometc 10 82 23*4 23'% 23'/4 + Va Gulf C My 90 14 29 $34 Va 117 Wcoast Mr 15 60 603 33% 32*4 33 - Wolwth 5 620 26 253/4 25% Gulf C My 95 5 62$31 117 Wcoast Mr 17'% 5 53 59% 58% 58*4- % Xerox Cp 9 862 62% 61'/4 61'%- % Gulf C My 95 P 40 92 $3% 117 Wcoast Jn 15 10 109 56% 56'% 56% Zenith R 9 768 10 93/4 9% + '% Gulf C MylOO 15 119$27 117 Wcoast jjn 17'% 150 917 16 153/4 15*4 Zurn Ind 8 206 20% 20% 20% — '% Gulf C MyllO 70 337$21 117 Wcoast De 12'% 5 («SIIWüH Mois f’rix Vol.C ouv.Ferm.Titre Ab Prc F b 17Va Ab Prc Fb 2 Ab Prc F b 22 Va Ab Prc My 17Va Ab Prc My 20 Ab Prc Ag 15 Ab Prc Ag 17Va Alt GA Fb 25 Alt GA Ag 22Va Alcan Fb 45 Alcan Fb 50 Alcan Fb 55 Alcan My 40 Alcan My 45 Alcan My 50 A.'can My 50 p Alcan My 55 Alcan My 55 p Alcan Ag 55 Aqutin Mr 40 Aqutin Mr 45 Aqutin Jn 45 Aqutin Jn 50 Aqutin De 35 Aqutin De 40 Asama Ja 17Va Asama Ja 20 Asama Ja 20 p Asama Ja 22Va Asama Ap 15 Asama Ap 17Va Asama Ap 20 AKSAMAAp 22Va Asama Ap 25 Asama Ap 25 p Asama Jy 20 Asama J y 22 Va Asama Jy 25 Bell Can Ag 22Va Brscn A Fb 22Va Brscn A Fb 25 Brscn A My 22Va Brscn A My 25 Brscn A My 27Va Brscn A Ag 25 BkMtl F b 22 Va BkMtl F b 22Vap BkMtl Fb 25 Bk Mtl My 22Va BkMtl My 25 BkMtl Ag 25 Bk NS Mr 25 BPCanJa 30 BP Can Ja 35 BPCanJa 40 BP Can Ap 40 Bow Val Ja 35 Bow Val Ja 40 Bow Val Ja 40 p Bow Val Ja 45 Bow Val Ap 35 Bow Val Ap 40 Bow Val Ap 45 CBth A Ap 12Va CBth A Jy 15 C Gas Mr 27Va Jn 22Va £ Gas Jn 25 L Gas Jn 27Va De 22Va De 25 26 643 $2'% $20 Gulf C Myl20 10 147$15'% 117 26 1860 90 $20 Gulf C Myl20 p 1 3 $ 11 Va 117 12 437 40 $20 Gulf C AgIOO 12 58 $32’% 117 16 359 $2% $20 Gulf C AgllO 11 182 $26 117 11 599 155 $20 Gulf C AgllO p 30 32 $9 117 3 16 $53/4 $20 Gulf C Agi 20 18 64 $20'% 117 9 28 $3% $20 Gnstar J a 22'% 5 132 $3Va$26 9 703165 $25% Gnstar Ap 25 2 61 $2% $26 5 12 $5% $25% 1 AC Mr 15 5 95 25 $11'/4 9 382 $8% $54 1 AC Jn 12 Va 10 121130 $11'/4 12 279 $4’% $54 1 AC Jn 15 3 48 50 $11'/4 8 65160 $54 ICil A Fb 35 10 341 $9'% $43% 9 25 $14 Va $54 lOil A Fb 40 24 1334 $5'/4 $43% 15 412$10 $54 (Oil A Fb 40 p 9 157115 $43% 13 292 $6 $54 lOil A Fb 45 67 2463 $2Ve $43% C Gas Gas Gas C Gas C Gas CP Ltd F b 30 CP Ltd F b 32Va CP Ltd Fb 35 CP Ltd My 35 CP Ltd My 35 p CP Ltd My 40 CP Ltd Ag 40 p CP Inv Fb 35 CP Inv My 35 CP Inv Ag 35 Denis Ja 30 Denis Denis Denis Denis Denis Ap 27Va Ap 30 Ap 40 Jy 35 p Jy 40 Dom M Ja 55 Dom M Ap 55 Dom M Ap 60 Dom M Jy 55 30 35 40 DPete Ja DPete Ja DPete Ja DPete Ja 45 DPete J a 45 p DPete J a 50 DPete J a 50 p DPete J a 55 D rete Ap 40 DPete Ap 45 p D Pete Ap 50 D Pete Ap 55 DPete Ap 55 p DPete J y 40 DPete J y 50 DPete Jy 50 p DPete Jy 55 DPete Jy 55 p DTex Mr 15 29 $2*6 S54 20 S3V4S54 25 $4Va $54 18 $4*8 $54 257 $43/4 $40 V4 19 439 $2 $40'/4 4 96 $4 $40'/4 10 35 $23/4 $40'/4 5 1 $6 $40'/4 73 42 25 $40'/4 42 353 $73/4 $25Va 248 1467 $5*6 $25Va 18 67 10 $25 Va 197 720 $3'/8 $25Va 5 3 10 2 3 2 47 $103/4 $25'% l.abat A Ja 22'% 5 584 35 $22 25 125 $8'%$25'% Labat A Ja 25 40 860 10 $22 50 680 $6'% $25'% Labat A Ap 20 2 20 $2% $22 65 490 $4% $25'/ Labat A Ap 22'% 2 286130 $22 307 310 $3 $25'% MB Ltd Fb 20 3 31 $7 $27 8 5165 $25'% MB Ltd F b 22'% 11 242 $4% $27 4 129 $7 $25'% MB Ltd Fb 25 27 510 $2% $27 4 63 $5'% $25'% MB Ltd F b 27'% 45 594 90 $27 44 41 $4 $25'% MB Ltd Fb 30 56 430 50 $27 14 310 90 $20% MB Ltd My 25 10 211 $3 Ve $27 33 790110 $213/4 MB Ltd My 27'% 15 484 160 $27 11 1640 50 $213/4 MB Ltd My 30 31 255100 $27 3 606 $2'/4$21% MB Ltd Ag 27'% 3 107 $2% $27 2 233 110 $213/4 Inco Fb 20 118 244 $7'%$27'/4 5 136 60 $213/4 Inco F b 22'% 105 1403 $4% $27 V4 2 17180 $213/4 Inco F b 22'%p 2 68 20 $27 V4 7 379 $2 $24'/4 Inco F b 25 394 3014 $2 Va $27'/4 3 34 30 $24 Va Inco F b 25 p 126 175 50 $27'/4 4 918 45 $24'/4 5 519 $2'/2$24'/4 25 970 135 $24'/4 10 229 $2 $24'/4 4 10110 $24 Va 1 186$10'/8$40'/4 7 453 $5 $40 V4 18 368 155 $40'/4 5 157 $3Va $40'/4 70 208 $53/4 $39*8 45 874 175 $39*8 10 161 $2 $39*8 2 719 85 $39*8 8 78 $8*8 $39*8 40 257 $53/4 $39*8 4 359 $33/4 $39*8 6 275 $2*8 $14*6 10 97145 $14*6 86 277 195 $26*/4 10 20 $7 $263/4 74 296 $4'/a $263/4 5 128 $3 $263/4 1 16 $4Ve $263/4 21 175 $263/4 67 128 $8'/a$38 30 121 $6 $38 40 367 $3'/4$38 338 $4*6 $38 38 170 $38 452 $2Vb $38 5 $4Va $38 47 175 $353/4 50 $2*6 $353/4 32 $23/4 $353/4 97 $7Va $37*b 37$10'/a $37*8 20 137 $9 $37*8 7 88 $3 $37*8 7 $2 $37*8 25 $4 V4 $37*8 48 $3Va $56 36 $3Va $56 6 $5'/4$56 4 $9C3 hôpitaux de la I™ Province de Québec Vice-.exécutif et Directeur général L’ORGANISME L'Association des hôpitaux de la province de Québec est une association d’établissements regroupant au delà de 200 centres hospitaliers du Québec.En plus d'offrir à ses membres divers services, elle les représente auprès de la population, d’organismes privés et publics, notamment le Gouvernement du Québec LE POSTE Relevant du Président et du Conseil d’administration, le titulaire de ce poste est responsable de l’administration et du fonctionnement de l’Association.Il sera assisté pour ce faire d’une équipe de cadres et de professionnels spécialisés en questions financières et administratives, en gestion des ressources humaines.en organisation des services de santé et en communications.LE CANDIDAT Le candidat choisi devra posséder une formation universitaire et son expérience administrative l’aura sensibilisé aux divers aspects socio-politiques relatifs à la gestion des services de santé.Il devra pouvoir faire preuve de leadership dans ce secteur spécialisé et saura communiquer efficacement les priorités de l’Association.RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES SOCIAUX La rémunération et les avantages sociaux rattachés à ce poste tiendront compte de l’expérience et du potentiel du candidat choisi, ainsi que des conditions prévalant dans le marché en général et dans le réseau des affaires sociales du Québec Les candidats intéressés devront faire parvenir, sous pli confidentiel, leur curriculum vitae au olus tard le 18 janvier 1980 à: ' mi'viei Monsieur Paul Pieau Président du Conseil d administration (Concours du VPE-DG) Association des hôpitaux de la province de Québec 276, rue St-Jacques, suite 310 Montréal, Qué.H2Y1N3 ) i 5994 ^ 1 1 1 Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 ¦ 11 Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes r TRADUCTEUR(RICE) Demandé(e) par l'Association Canadienne de Patinage Artistique pour son bureau d’Ottawa.Fonction: — Traduire divers documents de l'anglais au français.Qualifications: — Diplôme universitaire et 2 ans minimum d'expérience en traduction.Le poste est nouveau et offre des possibilités d'avancement.Le salaire auquel s’ajoute certains avantages intéressants dépend des qualifications du candidat.Faites parvenir votre curriculum vitae au: Directeur administratif Association Canadienne de Patinage Artistique 333 River road Ottawa.Ont.K1L8B9 Date limite: 15 janvier 1980.CONTREMAITRE DE LA MAINTENANCE Nous sommes à la recherche d’un contremaître pour superviser une équipe de machinistes et de mécaniciens monteurs dans nôtre département de la maintenance pour notre usine de produits chimiques divers à Buckingham.Québec (Ville située à une distance de 20 milles de la région Hull-Ottawa).Les candidats doivent avoir démontré leur habileté comme surveillant en plus d’avoir plusieurs années d’expérience pratique de maintenance dans le domaine de la mécanique.Le salaire est compétitif et les avantages sont excellents.Les Industries ERCO Limitée, une importante industrie manufacturière de produits chimiques, compte des usines établies à travers le Canada.Faire demande au: Directeur du Personnel Les Industries ERCO Limitée Buckingham.Qué.J8L 2X2 ERCO LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’ESTRIE EST À LA RECHERCHE D’UN CHEF DU SERVICE DU PERSONNEL POUR OEUVRER DANS LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS Sommaire de ta fonction: — Sous la responsabilité du Directeur des Services Administratifs, le chef de service du personnel planifie, organise, dirige et contrôle les activités de son service.— Le chef de service du personnel assumera la responsabilité de la réalisation des programmes d'activités prévus pour son service dans le cadre des objectifs du C.S.S.— Il coordonne les activités de recrutement, sélection, embauche du personnel du C.S.S.E.— Il est responsable du comité de négociation.— Il assume un rôle de conseiller auprès des cadres impliqués dans la gestion du personnel et dans l'application de la convention collective et des ententes locales et provinciales.Exigences: — Diplôme de 1er cycle terminal en relations de travail, ou en psychologie industrielle, ou en administration.— Expérience de deux (2) ans plus particulièrement en relations de travail et gestion du personnel.— Une connaissance du secteur des Affaires Sociales serait souhaitable.Rémunération: — Selon les normes du M.A.S.— classe 14, minimum $23,-321.00 et maximum $32,873.00.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 18 janvier 1980 à: DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS C.S.S.de l’ESTRIE 594, boul.Queen nord Sherbrooke (Québec) J1H 3R7 MINES PATINO (QUEBEC) LTÉE , requiert les services d'un GEOLOGUE SENIOR Ayant de 5 à 8 années d'expérience dans l'exploration des environnements à sulfures massifs et ayant pour fonctions la mise au point et la direction de programmes établis pour la recherche de métaux de base et de l'or, dans la région du Nord-Ouest du Québec.Prière d'adresser votre curriculum vitae qui sera traité confidentiellement, au: Géologue de recherche senior-Canada suite 1401 7 King St.East Toronto, Ontario MSC 1A6 Ae conseil scolaire de vancouver'' est à la recherche D’ENSEIGNANTS EN IMMERSION PRÉCOCE — Un poste dans le programme-cadre de français (maternelle à la 3ième, toutes les matières sont enseignées en français).— Un poste en 4ième (immersion précoce) — Un conseiller pédagogique (la moitié du temps comme conseiller et l'autre comme enseignant en immersion).Qualifications exigées pour tous les postes: Tout candidat doit avoir ou pouvoir obtenir son brevet d'enseignement en Colombie Britannique; être bilingue; avoir une formation pour l'élémentaire et pour l'immersion et avoir une connaissance de la méthode dynamique et du sablier; de l'expérience en immersion serait très avantageux.Fonctions de Conseiller Pédagogique: En plus des qualifications indiquées, le Conseille Pédagogique travaillera comme conseiller avec tous les enseignants de l'immersion dans les écoles du Conseil, y compris le développement du programme et les stages de perfectionnement et de recyclage pour ces enseignants.Tout candidat doit avoir de l’expérience en immersion et en développement des programmes.Quoique nous cherchions à remplir ces trois postes vacants tout de suite, nous invitons aussi les candidatures des candidats pour d’autres postes possibles en septembre 1980.Veuillez faire parvenir votre candidature au: Bureau du Personnel Conseil Scolaire de Vancouver 1595 ouest, 10ième avenue Vancouver, B.C.V6J 1Z8 Tél.: (604) 731-1131 ïrll îf, ! V.i il'l î'«i \i i "ii :Y*li ïi COLLEGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL Le Collège Saint-Jean-sur-Richelieu recherche les services de professeurs dans les disciplines suivantes pour la session hiver 1980: Pleine Charge 2 périodes/semaine 8 périodes/semaine Chimie 202-101 202-201 Patinage sur glace 109-360 Sc.du comportement 401-935 Mécanique Pleine charge 281-281 — Elaboration des bruts et traitements thermiques 241-291 — Machines outils II 241-292 — Machines outils II 241-461 — Organisation scientifique du travail Mécanique Pleine charge/Remplacant 2 ans Automatisme et dessin (Fabrication Mécanique) 241-271 — Automatismes II 241- 251 — Dessin et technologie de construction méc.Il 242- 101 — Sc.graphiques I Qualifications requises: Diplôme universitaire pertinent.Début des cours: 21 janvier 1980.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 7 janvier 1980 à l’adresse suivante: Le Service du personnel Collège St-Jean-sur-Richelieu C.P.1018 Saint-Jean-sur-Richelieu, Qué.J3B7B1 HÔPITAL ST-JOSEPH DE RIMOUSKI “Centre hospitalier régional de soins aigus généraux et spécialisés, situé à 180 milles à l'est de Lévis, il opère quelques services de soins sur-spécialisés et un département de santé communautaire.Il compte près de 400 lits.TECHNICIEN EN MÉDECINE NUCLÉAIRE Nature de la fonction: Personne dont les fonctions consistent à travailler avec des substances radioactives utilisées en médecine nucléaire.Exigences: Doit détenir un diplôme de fin d’études collégiales avec spécialisation en médecine nucléaire d'une école reconnue par le ministère de l'Éducation ou un diplôme émis par l'Ordre des techniciens en radiologie médicale du Québec ou par la Société canadienne des techniciens en radiologie ou un diplôme en techniques médicales.N.B.Défi à relever pour le candidat qui désire participer à la formation de ce nouveau service de l’hôpital.2 PSYCHOLOGUES Service: Clinique Externe Psychiatrique Nature de )a fonction: Intervenir auprès de la clientèle adulte, couple et/ou sa famille.Apporter au niveau des équipes multidisciplinaires les éléments psychodynamiques de la personnalité.Il relève de son chef de section pour l’administration clinique.Exigences: Détenir un diplôme universitaire de deuxième cycle en psychologie.TRAITEMENT ET AVANTAGES SOCIAUX En conformité avec les conventions collectives de travail en vigueur.Numéro du concours: 79-10-064 Numéro du concours: 79-12-135, 79-12-136.Les candidats intéressés sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae avant le 7 janvier 1980 en ayant soin de mentionner le numéro du concours au: Directeur du personnel Hôpital St-Joseph de Rîmouski, ibo.Avenue Rouleau, Rirnouski (üuébec) G5L STI Toute correspondance sera traitée de façon confidentielle.Étude à l’extérieur de Laval et de Montréal recherche AVOCAT (E) — ayant 1 à 3 ans d'expérience pour pratique et contentieux civil.Prière d'adresser curriculum vitae à: DOSSIER 3237 Le Devoir C.P.6033, Montréal H3C 3C9 LE CENTRE HOSPITALIER LA GRANDE RIVIÈRE requiert les services d'un DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS Fonctions et responsabilités: Coordonner et surveiller les activités professionnelles et scientifiques qui s’exercent au centre hospitalier La Grande Rivière à LG-2 et dans les autres points de service du territoire de la Baie James.Exigences: — Médecin membre en règle de l'Ordre des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec; - Posséder quelques années d’expérience dans la pratique médicale: — La préférence sera accordée au candidat possédant une bonne expérience en médecine industrielle et en santé communautaire.Rémunération: Selon les normes du M.A.S.et l'expérience du candidat.Conditions de travail: Prime d’éloignement et avantages très intéressants.Les intéressés doivent faire parvenir leur demande et curriculum vitae avant le 1er janvier 1980, au: Directeur Général Centre Hospitalier La Grande Rivière Chantier LG-2, La Grande, Qué.„ JOY 2V0 Voir autres Carrières et Professions, en pages 10 et 12 Université Laval Centre Local de Services Communautaires de la Petite Nation INFIRMIÈRE OU INFIRMIER Statut: Temps plein Tâches: — assumer la responsabilité d'un ensemble des soins infirmiers — collaborer avec les autres membres des CLSC au développement et au bon fonctionnement des activités du CLSC spécialement en matière de santé — planifier et exécuter des techniques de dépistage et de prévention et d’information à la population et surtout chez les jeunes enfants Exigences: — être détenteur d’un diplôme en soins infirmiers — être membre de l'O.I.I.Q, — une expérience pertinente en dépistage et prévention — capacité de se déplacer facilement dans la région.Lieu de travail: Région de la Petite Nation.Salaire: Selon la convention collective N.B.: Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur demande accompagnée de leur curriculum vitae avant le 4 janvier 1980 à: André Dupuis Coordonnateur CLSC de la Petite Nation C.P.120 St-André Avellin, Québec v J0V1W0 y L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL requiert les services d’un DIRECTEUR DU CENTRE DE DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE Sommaire de la fonction: — Direction générale des activités de recherche commanditée effectuées sous la responsabilité des professeurs de l'École pour le compte de plus de 250 entreprises industrielles et de quelque 60 autres clients (divers ministères, etc.), d’une valeur d'environ $2 millions par année.— Liaisons avec l'industrie et promotions des résultats de la recherche universitaire auprès des entreprises.surtout les PME québécoises.Exigences du poste: — Bonne connaissance du milieu industriel québécois.— Expérience du milieu universitaire québécois et du marketing de la recherche-développement dans l’industrie.— Talents d’administrateurs et leadership.— Membre de l'Ordre des Ingénieurs du Québec.Candidatures: Les experts intéressés sont priés de présenter leur candidature accompagnée d'un curriculum vitae sous pli confidentiel à: École Polytechnique de Montréal a/s Directeur du personnel Campus de l'Université de Montréal C.P.6079, Succursale “A” Montréal, Qué.H3C 3A7 Date limite: le 20 janvier 1980.Professeur de traduction Faculté des lettres Département de langues et linguistique Poste de professeur à temps complet.Traitement et conditions d'engagement selon la convention collective.Date d entrée en fonction: 1er juin 1980.Durée du contrat: 3 ans, renouvelable.Description du poste: Enseignement de la traduction dans le cadre du programme de maîtrise en traduction et en terminologie.Enseignement de la traduction spécialisée dans le cadre du Baccalauréat en traduction.Coordination des stages en milieu professionnel.Encadrement d'étudiants et direction d'essais en traduction ou en terminologie au niveau de la maîtrise.Enseignement éventuel de la terminologie.Recherche en traduction.Qualifications: Doctorat en linguistique ou l'équivalent.Expérience de l'enseignement et de la pratique de la traduction, essentielle.Connaissance des éléments de la terminologie appliquée à la traduction.Langue maternelle française; excellente connaissance de l’anglais.Date de clôture du concours: le f 5 février f 980 ou ultérieurement si à cette date le poste n est pas pourvu.Faire parvenir un curriculum vltae complet et i lour de même que le nom ef l'adresse de trots répondants et le cas échéant les publications à: Monsieur André Boudreau Directeur du Département de langues et linguistique Faculté des lettres Université Laval Cité universitaire Québec G1K7P4 Cité universitaire, Québec CEGEP JOHN ABBOTT COLLEGE recherche un: Coordonnateur des services aux étudiants Responsabilités: Le titulaire assistera le directeur des services aux étudiants pour la gérance (planification, organisation, administration, contrôle, évaluation) des divers programmes et activités à l'intérieur du département des services aux étudiants.De plus, il/elle sera responsable de l’utilisation et du contrôle de l'équipement dans un centre multi-fonctionnel (gymnases, courts de squash, salles d’activités, piscine, théâtre, etc.) ceci, en accord avec les priorités du collège et en collaboration avec les usagers de ces départements.Qualifications: Minimum, une maîtrise avec les options appropriées ou l’équivalent et plusieurs années d'expérience pertinente.Bilingue.Rémunération: Selon l'expérience et l'éducation et en accord avec la politique administrative et salariale ($19,848 — $33,-683, présentement sous révision).Les candidats(es) intéressés(es) doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 7 janvier 1980, à: Le Directeur des Services de Personnel CEGEP JOHN ABBOTT C P 2000 Ste-Anne de Bellevue, Québec H9X 3L9 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’ESTRIE EST À LA RECHERCHE D’UNE SECRÉTAIRE DE DIRECTION A LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS Fonctions principales: — Assumer la responsabilité globale du secrétariat de la direction et la supervision du personnel impliqué.— Convoquer les réunions du secteur, assister à ces réunions et en rédiger les procès-verbaux et comptes-rendus.— Garder sous le sceau de la confidentialité tous les documents rattachés au secteur concerné.— Participer à la sélection, à l’embauche et au congédiement du personnel de secrétariat sous sa responsabilité.Exigences: — Habileté acquise et pratique courante de la sténographie.— Habileté acquise dans la rédaction de procès-verbaux.— Excellente maîtrise du français écrit et parlé — Expérience pertinente d'au moins cinq (5) ans — Capacité de synthèse, sens de l'initiative et autonomie devraient être des qualités personnelles acquises en plus du sens de l organisation et d une facilité au niveau des relations interpersonnelles — Intérêt ei habileté à travailler dans une direction des Services Administratifs comportant un service du personnel, de finance et comptabilité, et de perception.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 11 ja- vier 1980: À LA DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS C.S.S.de l'ESTRIE 594, boul.Queen nord Sherbrooke (Québec) J1H3R7 y 12 M Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 90% des fonctionnaires ont accepté les offres finales QUÉBEC (PC) — C'est à plus de 90% que les membres du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ) ont accepté les offres finales du gouvernement.Le président du syndicat des fonctionnaires, M.Jean-Louis Harguindeguy, a dévoilé hier les résultats de la consultation tenue auprès des syndiqués: 13,335 des 14,170 fonctionnaires qui se sont prononcés ont dit oui à l’entente de principe qui avait été re commandée par l’exécutif syndical, soit 90.65%.Chez les occasionnels, le nouveau contrat a été accepté dans une proportion de 91%.Dans le cas des ouvriers, la proportion demeure la même puisqu’elle se situe à 89.48%.Il faut noter que 53 49% des fonctionnaires du gouvernement du Québec ont pris la peine de se prononcer sur le contrat de travail qui établit leurs conditions de travail pour trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 1982 Selon M.Harguindeguy, la grève aura coûté quelque $7 millions au SFPQ èe qui lui laissera un bain d’encre rouge de $2,600,000.Il faudra donc maintenir pendant un certain temps, soit près d’un an, la cotisation spéciale qui avait été décrétée pour se constituer un fonds de grève de $3 millions.La cotisation a été portée à 18% du salaire plutôt qu'à 1.3 à cette fin.Il faut également rappeler que tous les fonctionnaires qui ont débrayé étaient assurés de recevoir leur plein salaire du syndicat ce qui faisait dire a leurs dirigeants que ceux-ci faisaient la grève «en Cadillac».M.Harguindeguy a précisé hier que jamais une convention collective n'a été ratifiée dans une proportion aussi forte, le dernier sommet uatant de 1975 alors que 67% des syndiqués avaient accepté les offres du gouvernement.Sans crier victoire sur tous les toits, le chef syndical a noté que des progrès ont été enregistrés au plan normatif, notamment sur la carrière, les garanties sur la décentralisation et la procédure de grief.Sur le plan salarial, M.Harguindeguy a mentionné que les offres gouvernementales se rapprochent sensiblement des exigences syndicales soit 13.3% la première année, 9% la deuxième et 8% la troisième.Par ailleurs, M.Harguindeguy a souligné qu’il sera sans aucun doute plus difficile lors de la prochaine négociation de s'entendre sur les services essentiels.«Ce sera plus dur de s’entendre sur les services essentiels, le gouvernement a fait des erreurs mais ce n’est pas à nous de le souligner».Corinne Côté en noir sur blanc /'/YS'/Y'J L*t po«ta« «ont offart» égalamant aux hommoa «4 aux tommaa Voir autres Carrières et Professions, en pages 10 et 11 ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL PROFESSEUR CHARGÉ D’ENSEIGNEMENT AU DÉPARTEMENT DE GÉNIE CIVIL SECTION DU GÉNIE DE L’ENVIRONNEMENT NATURE DU TRAVAIL Participer à l'enseignement et aux projets de recherche en cours.EXIGENCES DU POSTE Ingénieur ou autre professionnel formé aux sciences de l'environnement.Détenteur d une maîtrise ou préférablement d'un doctorat.Quelques années d'expérience désirables.DURÉE DE L’EMPLOI 1er janvier 1980 au 31 décembre 1980.FAIRE PARVENIR CURRICULUM VITAE À: Le Directeur Département de Génie civil École Polytechnique de Montréal Case postale 6079, Succursale “A” Montréal (Québec) v H3C 3A7 > INGÉNIEUR DE PROCÉDÉS CHIMIQUES Les Industries ERCO Limitée est à la recherche d’un ingénieur de chimie expérimenté pour son usine de chlorate/phosphates à Buckingham, Québec.Nos ingénieurs des procédés travaillent étroitement avéc le personnel de la production pour enquêter et solutionner les problèmes de procédés de l’usine.Les candidats doivent posséder au moins trois ans d'expérience comme ingénieur de procédés dans l’industrie de produits chimiques.La compagnie Les Industries ERCO Limitée est un important fabricant de produits chimiques qui exploite six usines au Canada.Rémunération intéressante, nombreux avantages.Répondre en toute confiance au: Directeur du Personnel, Les Industries ERCO Limitée.Buckingham, Québec.J8L 2X2 Université Laval Professeur de français Faculté des lettres Département de langues et linguistique Poste de professeur à temps complet.Traitement et conditions d'engagement selon la convention collective.Date d'entrée en fonction: 1er jui n 1980.Durée du contrat: 3 ans, renouvelable.Description du poste: enseignement de la rédaction et de la grammaire françaises dans les programmes de français pour non-francophones et dans le programme de traduction Recherche en syntaxe française et en technique de l'expression écrite.Le ou la candidat(e) pourra éventuellement assurer un enseignement en linguistique aux 1er et 2e cycles.Qualifications: Doctorat en linguistique ou ( equivalent Expérience souhaitable mais non obligatoire Bonne connaissance de l'anglais.Date de clôture du concours: le 15 février 1980 ou ultérieurement si à cette date le poste n'est pas pourvu.Faire parvenir un curriculum vitae complet et à four de même que le nom et l'adresse de trois répondants et le cas échéant les publications à: Monsieur André Boudreau Directeur du Département de langues et linguistique Faculté des lettres Université Laval.Québec G1K 7P4 Cité universitaire, Québec par Clément Trudel La quatorzième émission de Noir sur blanc (samedi, 18 h, à la télé de Radio-Canada) accueille ce soir Maureen McTeer, épouse du premier ministre Joe Clark.Le 29, Corinne Côté, femme du premier ministre René Lévesque, donne une entrevue de 30 minutes à Denise Bombardier qui anime ce magazine d'information télévisée.Par exception, l'émission du samedi, 29 décembre, a été préenregistrée, hier, dans les studios tie Radio-Canada à Montréal.Quatre fillettes et un garçon y parlent de quelques livres qu’ils ont lus et s’entretiennent avec leur invité, Gilles Vigneault.Rassurons-nous.Denise Bombardier ne se recycle pas dans la bibliothèque rose.Elle souligne à sa manière les derniers jours de l’Année de l’enfant., qui ne semble d’ailleurs pas préoccuper outre mesure ces jeunes, hormis la prise de conscience d’un privilège qu’on leur accorde de solliciter leur avis.Au total, il semble que ces jeunes se soient sentis peu concernés par le millésime 1979.Comme l’affirme Julie, fillette qui a le plus profité de la disponibilité du «conteur» Vigneault, on ne pouvait entrer dans l’esprit d’une Année de l’enfant «si l'on a des parents qui nous aiment», car cette année était, selon elle, faite pour les enfants qui voulaient se plaindre de leurs parents,,.Dans ce studio 47, présence discrète de la première dame du Québec, Corinne Côté, exinstitutrice qui, elle, a dit «oui» au premier ministre du Québec.Êlle s’avoue timide, peu gâtée par «l’énergie vitale» qui permet à d'autres femmes de prendre du panache et de l’ascendant.Pour elle, mieux vaut mettre l’accent sur «femme de René Lévesque» que sur une étiquette comme: "femme du premier ministre”.On n ’apprendra rien de sen-1 par ceth i par cette entrevue.Cô sationne Corinne Côté opte pour la modération en tout, ne nie pas que certains sondages puissent la déprimer momentanément, en arrive à penser, sans fixer d’échéance précise, au temps où elle redeviendra «citoyenne ordinaire».Elle s’étonne encore que, dans l’appareil gouvernemental principalement, la perception qu'on avait de Corinne Côté, compagne de René Lévesque, dont elle était secrétaire.ait totalement changé dès quelle s’est mariée.Maintenant, confie-t-elle sans calcul, elle éprouve un peu de honte à prendre plaisir à ne pas travailler, parce qu'elle a toujours aimé «avoir le temps».Au nombre des phénomènes qui inquiètent Corinne Côté: le fait que le gouvernement, avec son ouverture d'esprit, vis-à-vis des syndiqués, n’ait quand même pas su s'entendre à l'amiable dans les dernières négociations du secteur public.Militante des premières heures du Mouvement souveraineté-association et du Parti québécois.Corinne Côté pense que les Québécois se sentent peut-être de coeur avec la souveraineté mais que leur raison met le tout en balance.Elle essaiera, avec les limites qu’elle se connaît, dues surtout à un goût peu prononcé pour les rôles tapageurs, de convaincre les Québécois.«Si ça ne marche pas, tant pis», lance-t-elle avec une moue, nullement inquiétée quant à l'avenir de René Lévesque qui saura se lancer dans une «autre carrière» le moment venu.Denise Bombardier signale, après cet enregistrement, que la n’est pas le ton habituel de Noir sur blanc.Pour elle, l’information à la télévision ne peut informer que ceux qui le sont déjà.Travaillant intensément à partir de dossiers écrits, dévorant plusieurs ouvrages d'analyse politique chaque semaine, Denise Bombardier se dit convaincue que la transmission de la connaissance se fait «par écrit» et que la télévision peut être intelligente, contribuer à semer le goût pour les dossiers fouillés.Il est certaines concessions qu'elle ne fera jamais au côté «spectacle» de la télévision.Denise Bombardier ne pense pas que le médium télévision soit anti-intellectuel par essence.Elle aimerait que ceux qui analysent les cotes d'écoute (celle de Noir sur blanc est encourageante, avec 350,000 téléspectateurs) aillent au-delà d'une simple constatation de «victoire» de telle chaîne, ou d’un type particulier d’émissions.Denise Bombardier serait comblée si ceux qui mettent la main à un dossier d'information, à la télévision, s’y aventurent «comme s’il s'agissait de longs documents pour la presse écrite».177 accusations de publicité trompeuse Deux policiers doivent payer $2,700 à leur ex-directeur par Bernard Morrier Parce qu’ils ont servi d'instruments dans une affaire de corruption et d’intrigue municipale, deux policiers de la municipalité de Laflèche, le sergent Roland Brunette et l’agent Fernand Boucher, devront dédommager leur ex-directeur, M.Georges Beaulne, d’une somme de $2,700, par suite d’une décision que vient de rendre la Cour d’appel du Québec M.Beaulne avait été engagé comme directeur des services de police et d’incendie de cette municipalité de la Rive-sud, en mai 1962, et, en juillet 1963, le maire d’alors et oui est maintenant décédé, M.Alexandre Girard, lui avait remis une lettre de suspension, l’avisant qu’il avait «répandu des rumeurs malveillantes envers certains membres du conseil municipal» et qu'il devait être suspendu.M.Beaulne avait alors été fouillé par ses propres poli- ciers, on lui avait enlevé sa cravate et ses lacets de bottines.pour ensuite le mettre en cellule.En son absence, on avait fouillé un gilet qu’il avait dans son bureau, pour en retirer un document, prouvant que le conseiller Léo Hainault avait reçu un pot-devin pour une affaire de règlement de zonage.C’est en étant remis en liberté, peu après, que le directeur de police devait constater qu’on lui avait volé le document compromettant dans son veston Lors de cette détention, les policiers avaient tolère qu’un dénommé René Manthas, décrit par M.Beaulne comme un «faiseux d’élection, un voyou et gars de la pègre de première qualité», vienne cracher à la figure du directeur de la police.En fait, M.Beaulne s’était fait voler les morceaux du billet à ordre de $3,000 que Hainault s’était fait remettre par un dénommé Jean-Paul Robinson, pour régler les problèmes de zonage et de Revision du régime d’apprentissage du français par les professionnels QUÉBEC (PC) - Le mi nistre d’État au développement culturel, M.Camille Laurin, a révélé hier que le gouvernement révise actuellement tout le processus d’apprentissage du français par les professionnels anglophones.M.Laurin a été amené à faire le point sur toute cette question alors qu’il était interrogé par le député de Mont-Royal, M.John Ciaccia.Celui-ci voulait savoir si le gouvernement entendait prolonger au-delà des délais prévus, l’émission de permis de pratique temporaires pour les professionnels faisant l’apprentissage de la langue française.Le ministre a cependant précisé qu’il y avait maintenant 10 ans que le Québec, que ce soit par le biais du Code des professions ou par les lois 22 ou 101, exigeait des professionnels qu’ils puissent servir la population en français.M.Ciacca s’est toutefois demandé si, compte tenu d’un taux d’échecs de 40% aux examens, les professionnels ne sont pas victimes soit d’un mauvais enseignement soit de standards trop élevés.M.Laurin a répondu que si après toutes ces années, les autorités scolaires n’étaient pas en mesure d'enseigner correctement le français, il ne fallait pas blâmer le gouvernement.Quand aux critères d’examination, le ministre a indiqué que selon l’avis de tous, membres de l’Assemblée nationale ou experts, ils n’étaient pas trop sévères.Depuis plusieurs années.OXFAM-QUÉBEC est présapt dans des divines de pays du Tiers-Monde.AUJOURD’HUI.OXFAM-QUÉBEC vient en aide au CAMBODGE et au NICARAGUA grâce à vos dons ! SOYEZ GÉNÉREUX veuillez faire parvenir votre don à OXFAM-QUÉBEC c.p 4444 Succursale Place d’Armes Montréal.Québec H2Y 3R6 Municipalité Code postal Ci-joint la somme de $ Un reçu sera envoyé pour tous les dons de plus de $10.permis de construction de rhôpital Régina, dirigé par M.Robinson, ainsi qu’une lettre de ce dernier demandant l’arrestation de Hainault.C’est Hainault lui-même qui avait déchiré le billet en morceaux, alors qu’il se voyait sous le coup a’une arrestation effectuée par M.Beaulne, le 9 juiliet 1963.En décembre 1963, Hainault avait d’ailleurs été condamné à un an de prison, par le juge Peter V.Shorteno, apres avoir été reconnu coupable de corruption municipale.M.Beaulne avait réussi à reconstituer les pièces de ce document qu’on lui vola dans son veston.Il ne fait aucun doute pour le tribunal'que toute la mise en scène de l’arrestation de M.Beaulne.en juillet 1963, consistait en une manoeuvre pour casser le directeur policier et lui soutirer les pièces à conviction qu’il avait contre Hainault, l'affidé du maire Girard.M.Beaulne avait donc été démis de ses fonctions, mais après que la municiaplité fut mise en tutelle, la Commission municipale l’installa dans les fonctions de capitaine, sans qu’il eut pratiquement rien à voir dans l’administration du corps de police.M.Beaulne devait être en butte avec toutes sortes d’avanies et, en octobre 1964, la Commission municipale décidait de le congédier définitivement, parce qu’on avait réussi à ce moment à prouver contre lui qu’il faisait de l’obstruction aux agents de police.Le maire Girard était l’un des témoins de la poursuite dans cette affaire et celui-ci devait être condamné à trois mois de prison pour parjure dans l'affaire Hainault.A la suite de cette aventure, M.Beaulne avait réclamé $5,400 de la municipalité et des deux policiers, Plus de 1,000 assassinats à Rio de Janeiro RIO DE JANEIRO IAFP) — 1,084 personnes ont été assassinées à Rio de Janeiro au cours des onze mois derniers, a indiqué hier le secrétariat de la Sécurité publique.Selon cette source, on a enregistré au cours de la même période une augmentation sensible de la criminalité dans les grands centres urbains brésiliens, et notamment à Rio et à Sao Paulo.Dans certaines villes plusieurs auteurs d'assassinats ont ete pris à partie et lynchés par la population.La population brésilienne est très sensibilisée au problème de la criminalité.ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE , ARCHITECTES 1 2 5 3 ave McGill College Suite 800 MONTREAL - 866-862 1 les architectes LONGPRÉ MARCHAND Montréal - 842-1401 DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD M0RISSET DECORA TEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D INTERIEURS 878-3846 288 ni.Sl-Paul.Vieux Montréal pour ies dommages subis et perte de salaire.Ceux-ci sont donc tenus conjointement de payer ce montant avec les intérêts et ies dépens en Cour supérieure.Carambolage tragique à Sainte-Foy QUÉBEC (PC) - Deux hommes ont perdu ia vie et un troisième ?été gravement blessé, hier, dans un carambolage survenu sur le boulevard Henri IV, à Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Les victimes ont été identifiées par la police comme étant François Paient.31 ans, de Bernières, près de Québec, et Jean-Claude Desrochers, 42 ans, de Montréal.Un citoyen de Sâint-Étienne-de-Lauzon, Michel Lambert, 25 ans, repose dans un état grave à i’hopital.Trois automobiles, une camionnette, un camion de livraison et un fardier transportant du bois de pulpe ont été impliqués dans ce carambolage qui a entraîné la fermeture au boulevard pendant près de sept heures Pas moins de 177 accusations pour publicité trompeuse ont été portées hier, en Cour des sessions, contre différentes entreprises, comme les magasin K-Mart, Miracle Mart, LaSalle Factories Limited, Handy Andy et quatre établissements de la chaîne Canadian Tire.Ceux-ci auraient vendu des produits à des prix supérieurs a ceux annonces.Les K-Mart doivent répondre à 30 chefs d’accusation, les Miracle Mart à 63, LaSalle à 17, tout comme Handy Andy d’ailleurs, et Canadien Tire à 29.Les quatre établissements de Canadian Tire ont immédiatement reconnu leur culpabilité, à ces accusations portées par le ministère fédéral de la Consommation et des Corporations, et le juge Maurice Allard les a condamnés à $2,000 d’amende.Quant aux autres, ils ont nié leur culpabilité et leur enquête préliminaire a été fixée en janvier et février prochain, selon le cas.OMITES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES HOULE & LABELLE AVOCATS 388, rue Saint-Jacques, suite 605 Montréal H2Y 1S1 Tél.: (514) 842-3811 Michel Houle Pierre Labelle 721-9630 ENTREPRENEUR ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.enfrefien industriel - commercial résidentiel Plus dt 30 ans d'enpérienct Bureau 6305f 25e Ave*, Rosemont Montréal Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1514, avenue McGregor Montréal H3G 1X5 934-0272 Machine à écrire électronique de TRAITEMENT DE MOTS (word processing) Recommandée pour exécutifs, avocats, notaires, etc.DÉMONSTRATION SUR DEMANDE CANADA 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Moscou.(Photolaser AP) La Tchécoslovaquie s’incline 3-2 en finale L’URSS remporte le tournoi des Izvestia MOSCOU (AFP) -L'URSS, grande' favorite, a remporté comme prévu le tournoi des «Izvestia» à Moscou.Mais sa victoire contre la Tchécoslovaquie hier soir a été extrêmement longue à se dessiner et n’a été acquise que par l’écart le plus mince.Les Soviétiques l’ont emporté 3-2 non sans avoir tremblé jusqu’à la fin devant des Tchécoslovaques discutant avec acharnement dans un match qui apparaissait comme une répétition de la future finale olympique.Les Tchécoslovaques avaient même réussi a prendre l’avantage 1-0, puis 2-1 dans le premier tiers.Deux buts de Kharlamov en fin de première période et un d’Alexandre Golikov en fin de la seconde, alors qu’ils jouaient à quatre contre cinq, ont réduit leur espoir à néant.Mais le succès des soviéti- ques a été extrêmement difficile et les Tchécoslovaques peuvent toujours esperer prendre leur revanche dans deux mois à Lake Placid.Les buts ont été marqués par Balderis, Kharlamov, Alexandre Golikov pour l’URSS, et par Martinec et Anton Stastny pour la Tchécoslovaquie.Dans l’autre match, les Selects du Canada ont enregistré leur premier point en Le GP de Montréal pourrait être présenté le 28 septembre par Guy Robillard La date présentement retenue par l’Association des constructeurs de formule 1 pour la présentation du Grand Prix du Canada à Montréal, le 5 octobre, ne lait pas particulièrement à erre Beaugrand-Champagne, le directeur-général du Grand Prix, à cause des risques plus élevés de mauvaise température.Les organisateurs montréalais espèrent pouvoir présen-l’événement le 28 sep- fi ter tembre, mais l’Association des constructeurs exige un délai de trois semaines entre la dernière course européenne, une épreuve hors-concours à Imola, en Italie, le 14 septembre, et la première course nord-américaine.Les dirigeants d’Imola auraient toutefois réclamé la date du 3 août, dans une période de trois semaines sans course de championnat du monde, à cause des Olympiques, et auraient de bonnes chances de voir leur demande acceptée.Dans ce cas, il n’y aurait plus Pr< Mo la IS[*I«HWf Ligue Nationale Jeudi Philadelphie 1, Pittsburgh 1 Boston 10, Toronto 0 Buffalo 5, Los Angeles 3 Hier St-Louis 5, Atlanta 1 Washington 2, Vancouver 1 Chicago à Winnipeg Buffalo au Colorado Ce soir Philadelphie à Boston Vancouver à Montréal Rangers NV à Pittsburgh Atlanta à St-Louis Buffalo à Hartford Detroit à Toronto Edmonton à Los Angeles Québec au Minnesota Washington à Islanders NY Dimanche Boston à Rangers NY Islanders NY à Chicago Hartford à Philadelphie Toronto à Montréal Québec à Buffalo Les meneurs (Parties d’hier non comprises) b P pis Dionne, LA ?6 39 65 Lafleur, Mil .26 32 58 Simmer, LA .30 26 56 Taylor, LA .20 30 50 Trottier, NYI .19 28 47 Larouche, Mil .24 21 45 Gretzky, Edm .15 30 45 R.Cloutier, Que .22 21 43 MacDonald, Edm .21 20 41 Perreault, Buf .19 20 39 Goring, LA .11 28 39 Ligue Majeure du Québec Jeudi T.-Rivières 4, Verdun 2 Hull 5, Cornwall 2 Hier Montréal 11, Sherbrooke 4 Québec 7, Trois-Rivières 6 Shawinigan 5, Verdun 1 Dimanche Shawinigan à Chicoutimi Sherbrooke à Hull Laval à Montréal Verdun à Québec Cornwall à T.-Rivières LIGUE NATldNALE Pi 9 P n bp bc pis 1-PHILADELPHIE .30 20 1 9 132 91 49 2—BUFFALO 33 22 8 3 126 83 47 3-BOSTON 31 18 8 5 121 87 41 4—MINNESOTA 30 16 7 7 129 97 39 5—MONTRÉAL 34 15 13 6 121 111 36 6—RANGERS NY .34 15 14 5 130 127 35 7-LOS ANGELES .32 14 12 6 136 129 34 8—PITTSBURGH .31 11 9 11 104 103 33 9—VANCOUVER.34 13 14 7 111 104 33 10—TORONTO 31 14 13 4 111 111 32 11—QUÉBEC 33 13 15 5 107 114 31 12—CHICAGO 32 10 11 11 84 93 31 13—ATLANTA 31 13 14 4 105 110 30 14—ISLANDERS NY.30 11 13 6 108 105 28 15—DÉTROIT 30 10 13 7 101 106 27 16—ST-LOUIS 33 11 17 5 95 115 27 17—HARTFORD 30 9 13 8 103 111 26 18—WINNIPEG 32 11 18 4 92 126 26 19—COLORADO 31 9 19 3 102 121 21 20—EDMONTON 30 7 16 7 103 133 21 21—WASHINGTON .33 7 21 5 93 131 19 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Lebel Pl 9 P n bp bc pis CORNWALL 39 21 17 î 206 191 43 MONTRÉAL 39 19 18 2 195 211 40 HULL 38 12 19 7 180 205 31 VERDUN 38 13 21 4 200 219 30 LAVAL 39 9 26 4 162 260 22 Section Dillo CHICOUTIMI 38 25 11 2 246 180 52 SHERBROOKE 39 24 12 3 229 179 51 TROIS-RIVIÈRES .39 19 15 5 233 182 43 QUÉBEC 38 18 17 3 179 189 39 SHAWINIGAN 39 15 19 5 166 180 35 d’obstacle à Grand Prix de Montréal à fin de septembre.Par ailleurs, un télex parvenu à M.Champagne de la part de Bernie Ecclestone, président de l’Association des constructeurs de F-l, fixe le 13 avril comme’ date du Grand Prix de Watkins Glen.C’est plutôt l’épreuve de Las Vegas, le 2 novembre, qui clôturera la saison.Il ne devait pas v avoir trois Grands Prix dans un même pays (les Américains ont aussi Long Beach), mais il n’y a pas d’arguments qui tiennent face aux dollars, fussent-ils américains et dévalués.M.Champagne a d’autre part révélé les dernières nouvelles apprises au sujet des transferts de pilotes.Ainsi, Elio de Angelis, qui veut quitter Shadow pour Lotus, fait face à une poursuite de 70,000 livres sterling de son ancien employeur, pour bris de contrat.Clay Regazzoni ira chez Ensign tel que prévu, Alain Prost remplacera chez McLaren un Patrick Tambay actuellement en chômage, Keke Rosberg se joindra à Emerson Fittipaldi au sein de la nouvelle équipe Wolf devenu propriété du Brésilien, Hector Rebaque a liquidé son équipe.Patrick Depailler, en plus de souffrir encore de son accident de deltaplane, n’a pas du tout aimé l’Alfa Romeo et affronte un avenir incertain, la nouvelle équipe italienne Osella, promue de la formule 2, misera sur Beppe Gabbiani, qu’on a déjà vu sur Surtees, et un autre pilote italien, et finalement, Vittorio Brambilla courra en Grande-Bretagne dans la série Aurora de formule 1.¦ BUENOS AIRES (AFP) -La piste de l’autodrome municipal sera en parfaite état le 13 janvier, date du Grand Prix d’Argentine de formule un, a assuré ce midi le directeur de l’autodrome, M.Rodriguez, en annonçant que les réparations de la portion défectueuse commenceraient le jour même.IWtillttM» Ligue Nationale Éliminatoires Dimanche Chicago à Philadelphie, 12 h 30 Denver à Houston, 16 h Samedi le 29 Houston ou Miami à San Diego, 16 h Philadelphie ou Los Angeles à Tampa Bay, 12 h 30 Dimanche le 30 Miami ou Denver à Pittsburgh, 12 h 30 Chicago ou Los Angeles à Dallas, 16 h quatre matches en annulant 0-0 avec la Finlande! L’équipe canadienne avait perdu ses trois premiers matches contre la Tchécoslovaquie, la Suède et l’Union soviétique.Les Canadiens, qui ont progressé à chacune de leurs rencontres, et les Finlandais, fatigués par les combats farouches livrés la veille contre les Suédois, eurent à peu près le même nombre d’occasions d’ouvrir la marque.Mais Ricahrd Sainte-Croix et Antero Kivela.devant les filets canadien et finlandais, s’opposèrent à toutes les tentatives et furent de plus aidés chacun deux fois par les poteaux des buts.L’Union soviétique finit en première position avec huit points, quatre victoires et aucun revers, la Tchécoslovaquie est deuxième avec cinq points, deux victoires et un match nul, la Finalnde troisième avec quatre points, une victoire et deux matchs nuis, la Suède quatrième avec deux points, une victoire et le Canada bon dernier avec un seul match nul en quatre parties.Le Canada a compté cinq buts, contre 22 buts par l’adversaire.Les Soviétiques ont marqué 19 buts contre huit, les Tchécoslovaques 22 buts 'contre neuf, la Finlande 11 buts contre 12, la Suède 11 buts contre 17 par l’adversaire.D’autre part, l’équipe canadienne de hockey sur glace qui dit en février prochain, à Lake Placid, ramener le Canada sur le devant de la scène olympique dans une discipline qu’il a depuis longtemps faite sienne chez les professionnels, est un bien curieux cocktail.PHILADELPHIE (AP) -Pat Quinn n'est pas plus enthousiasmé qu’il le faut par le fait que son club a maintenant disputé 28 matchs sans subir la défaite, un record que les Flyers partagent avec le Canadien et qu’ils pourraient bien battre aujourd’hui en rendant visite aux Bruins, à Boston.Un autre match nul suffirait, comme celui de 1-1 devant les Penguins de Pittsburgh, jeudi soir.Neanmoins, Quinn croit que ses Flyers devront mieux jouer pour battre les Bruins, cet après-midi; et ainsi prolonger à 29 parties leur série de matchs sans défaites.Ce faisant, ils relégueraient aux oubliettes la marque de 28 matchs établie par le Canadien, en 1977-78.Quinn va même plus loin en laissant entendre que la série victorieuse des Flyers nuit peut-être à l’équipe, pourtant forte de 20 victoires, et huit matchs nuis dans les 28 dernières parties.«La pression de la série s’est exercée sur notre façon de jouer.Nous avons souvent joué dans l’idée de ne pas perdre, plutôt que triompher, dit-il.” Le vétéran Rick MacLeish partage cette opinion.«Nous avons joué le jeu du Pittsburgh au cours des deux premières périodes et j ’ignore pourquoi.Lors de la visite du St-Louis, nous avons joué le jeu des Blues pendant les deux premières périodes.» Kenny Linseman a déclaré après le match de jeudi: «Je crois que nous avions peur dès le début.Nous ne pouvions pas prendre notre élan.» Les Flyers ont effectué 16 de leurs 35 tirs dans la 3e période, ayant été chanceux de déjouer le gardien Greg Mil-len.D’ailleurs, les Penguins ont protesté le but de Ben Wilson sur la passe de Dennis Ververgaert, passe acceptée dans la zone ues buts.Ils ont soutenu que Wilson avait poussé la rondelle dans le filet avec son patin.Ce but avait été précédé d’une pénalité douteuse, selon le pilote Johnny Wilson, des Penguins.Les Flyers ont annulé 2-2 avec les Bruins dans leur premier match de la saison.Par ailleurs, à Edmonton, les directeurs-gérants des clubs de la Ligue nationale de hockey ont déclaré hier qu’ils allaient surveiller davantage l’état de santé de leurs joueurs blessés à la suite du jugement rendu par la Cour suprême de la Colombie-Britannique dans le cas du joueur des Canucks de Van- Les Canucks cèdent Ron Sedlbauer en retour de Logan et Phillipoff VANCOUVER (PC) - Les Canucks de Vancouver, de la Ligue nationale de hockey, ont échangé l’ailier gauche Ron Sedlbauer aux Black Hawks de Chicago en retour de deux joueurs, le défenseur Dave Logan et l'ailier gauche Harold Phillipoff.Sedlbauer, qui est âgé de 25 ans, a marque 40 buts la saison dernière, mais il en a réussi seulement 10 en 32 parties cette saison.Logan, qui a jouté avec les Selects du Canada dans le tournoi des Izvestia, à Moscou, a marqué deux buts et récolté trois passes en 12 parties avec les Hawks, tandis que Phillipoff, à peine remis a une blessure à une cheville, n’a disputé que neuf matches cette saison.A Uniondale, les Islanders de New York ont annoncé que le jeune Duane Sutter, le premier choix du club au dernier repêchage amateur, a été blessé à un oeil au cours d’une séance d’entraînement.Capitals 2, Canucks 1 Première période 1— WASHINGTON.Rome (10) Scanurra, Svensson 1877 Pénalités—Snepsts Ver, Walter Wash 10:53, Mcllhargey Ver.Vancouver banc (purgée par Delargo).Picard Wash 15:18, Oddleif-son Ver 17:16, Snepsts Ver 18:42 Deuxième période Aucun but Pénalités—Mulvey Wash 3:39, Oddleifson Ver, Green Wash 4:11, Oddleifson Ver 7:27, Picard Wash, Smith Ver 11:19, Fraser Ver, Mulvey Wash 19:06 Troisième période 2— WASHINGTON: Walter (8) Picard.Kaszycky .7:57 3— VANCOUVER Blight (11) Lever, Brasar il 38 Pénalités—Snepsts Ver 7:18 Tir* aux but* VANCOUVER 9 6 14-29 WASHINGTON 11 8 7—26 Gardiens—Hanlon.Vancouver; Boutin.Washington.Assistance—6,742 Un porte-parole du club, Bamey Kremenko, a précisé que Sutter avait été atteint au-dessus de Toeil droit et conduit au Nassau Medical Centre, où il a été admis en observation.Il a ajouté que, sauf complications, il devrait pouvoir quitter l’hôpital au cours de la fin de semaine.Depuis qu’il a été rappelé par les Islanders, le mois dernier, Sutter avait marqué cinq buts et récolté trois mentions de passe.À New York, les Rangers de New York ont annoncé qu’ils avaient cédé le gardien de but Wayne Thomas aux Nighthawks de New Haven, leur filiale de la Ligue américaine de hockey.Thomas avait disputé 12 matches dans l’uniforme des Rangers, accordant 44 buts à l’adversaire.À Saint-Louis les Blues de Saint-Louis ont laissé savoir que leur ancien instructeur Barclay Plager allait demeurer avec le dépisteur.ub en qualité de Emile Francis, président et directeur-gérant des Blues, a dit que Plager concentrera ses efforts sur les ligues centrale et américaine.Plager, qui avait pris la barre des Blues en février 1978, avait remis sa démission au début du mois et avait été remplacé par Red Berenson.À Toronto, le propriétaire des Maple Leafs, Harold Bal-lard, a encore une fois changé d’avis et indiqué qu’il n’autorisera pas son équipe à disputer un match-exhibition contre un club soviétique.Mercredi, Ballard avait donné son accord en échange de celui des joueurs de disputer un match-bénéfice contre l’équipe olympique du Canada.Les joueurs des Leafs, qui s’étaient opposés à ce projet qui leur aurait fait disputer quatre match en six jours, sont revenus sur leur accord en apprenant que le club olympique avait refusé l’échange de joueurs.Ski: Murray, Read et Podborski s’imposent Blues 5, Flames 1 Première période 1— ST-LOUIS Zuke (7) Klassen, Lefley 2— ATLANTA Rautakallio (3) 3— ST-LOUIS Patey (5) Turnbull, Crombeen 4— ST-LOUIS: Simpson (2) Ounlop Pénalité—Aucune Deuxième période 5— ST-LOUIS Zuke (9) Klassen Pénalités—Lapointe Atl 10:36, Atl 16 42 Troisième période 6— ST-LOUIS Lefley (3) 8:39 15:44 16:42 19:32 7:07 Reinhart 10:02 Pénalité—Rautakallio Atl7:15 Tir* aux but* ST-LOUIS 9 6 0-23 ATLANTA 13 11 8-32 Gardiens—Liut.St-Louis; Lemelln, Atlanta A—8,397 SCHLADMING, Autriche (PC) — Les skieurs canadiens ont encore une fois dominé les essais chronométrés en vue de la descente masculine de la Coupe du Monde de ski alpin, qui aura lieu aujourd'hui a Schladming, en Autriche.Dave Murray, d’Abbotsford, C.-B., a dévalé les 3,510 mètres d’une dénivellation de 997 mètres de la piste Plama, en deux minutes une seconde 99.Le Normégien Eric Maa-ker a suivi en deux minutes deux secondes 32 et Ken Read, de Calgary, en deux minutes deux secondes 65.Le Torontois Steve Podborski a réalisé le cinquième temps avec ceux minutes deux secondes 95.Dave Irwin, de Thunder Bay, a réalisé le vingt-quatrième temps; Mike Irwin, de Calgary, le trentième: Robin McLeisn, d’Ottawa, le trente-sixième; Tim Gil-mooly, de Kelowna, C.-B., le trente-huitième; Chris Kent, de Calgary, le quarantième; Craig Podborski, de Toronto, le sobeantième, et Bob Styan, de Vancouver, le soixante-et-unième.¦ LONDRES (AP) - Le service européen des sports de l’Associated Press a décerné le titre d’athlète masculin européen de l’année 1979 au Britannique Sebastion Coe, 3ui a battu trois records moniaux, ceux des 800, 1,500 mètres et du mille, en l’espace de 42 jours.Le titre féminin est allé à l’Allemande de l’Est Marita Koch, détentrice des records mondiaux des 200 et 400 mètres plat.Le Suédois Bjom Borg a fini au deuxième rang, chez les messieurs, devant son compatriote, le skieur Inge-mark S ten mark, le champion du monde des conducteur, le Sud-Africain Jody Scheckter; et l’Italien Pietro Mennea, détenteur du record mondial du 200 mètres.La skieuse autrichienne An-nemarie Moser-Proell a pris le deuxième rang chez les dames, devant la golfeuse américaine Nancy Lopez.couver Mike Robitaille On sait que le juge William Esson lui a accordé $348,000 en dommages et intérêts à la suite d’une blessure subie en 1977.Le Edmonton Journal, qui a contacté plusieurs de ces directeurs-gerants par tê- tes que nuire aux chances de votre équipe».Les autres gérants-généraux insisteront pour qu’un joueur blessé ne joue pas.«Personne ne devrait jouer quand il est blessé, selon Nane, car nous avons pleinement confiance en notre réserve».Un 29e match sans défaite à Boston?léphone, révèle que ceux-ci ont tous déclaré qu’ils ne forceront pas les joueurs à revenir au jeu tant que leur guérison ne sera pas complète.Le Journal a contacté Émile Francis, des Blues de Saint-Louis; Lou Nanne, des North Stars du Minnesota; Larry Gordon, des Oilers d’Edmonton et Don Cherry, des Rockies du Colorado.«Je suis dans la ligue depuis 30 ans et je n’ai jamais vu une chose pareille, a déclaré Francis.Quand je jouais, personne ne m’a obligé à jouer.La décision revient au joueur.Je ne connais aucun club obligeant un joueur à jouer quand il en est incapable physiquement.Dans un tel cas, vous ne fai- Nane a admis que le juge-, ment de Vancouver était inquiétant.«Est-ce là seulement un commencement?Est-ce qu’un joueur dira qu’il ne peut jouer?Nous devrons surveiller davantage nos joueurs blessés».«Nous avons des médecins qualifiés, a assuré Gordon.L’an dernier, nous avons tout à fait, à l’exception d’attacher les joueurs, pour les tenir hors de la patinoire.Nous nous en remettons à ce que les médecins et les joueurs déclarent».«Vous laissez un gars revenir au jeu quand il se croit prêt, a dit Cherry.Le médecin et le joueur prennent ensemble la décision».Canucks et Leafs au Forum Le Canadien tentera de mettre fin à une série de six défaites consécutives, leur plus longue depuis 1940, en recevant ce soir la visite des Canucks de Vancouver, au Forum.Les deux clubs se sont affrontés une fois, à Vancouver, et les Canucks l’avaient alors emporté 5-2 le 18 novembre.Demain, le Canadien recevra les Maple Leafs de Toronto, les mêmes Leafs qui ont perdu 10-0 devant les Bruins de Boston, jeudi.icque sera le r.Et il est fort Michel Larocq gardien, ce soir, possible que Doug Ri-sebrough, qui s’est entraîné hier matin, participe au match.Il est enfin remis d’une blessure au genou qui l’a tenu à l’écart depuis 25 matches.Quant à Brian Engblom, il est toujours blessé à la cheville.Un nouveau record mondial sur 200 m ROSTOCK (RDA) (AFP) — Une meilleure performance mondiale en bassin de 25 mètres par Barbara Krause sur 200 m libre (1:56.80) et deux meilleures performances européennes — Caren Metschuck avec 1:00.79 au 100 m papillon et Petra Schneider avec 2:13.76 au 200 m î nages) — ont marqué, hier soir à Rostock, la première journée des championnats de natation de RDA en petit bassin.Mlle Krause, championne et recordwoman du monde du 100 m libre, a battu de 7/100 l’ancien record de l’américaine Cinthia Woodhead.Caren Metschuck (16 ans) a démontré une nouvelle fois la Diversité de son talent.Elle avait nagé il y a une semaine dans la même piscine le 100 m libre en 55.10 et le 100 m papillon en 1:01.19, ce qui était déjà pour la deuxième distance une meilleure performance européenne.Obtenant cette fois 1:00.79, elle s’est améliorée de 40/100, approchant de 6/100 la meilleure performance mondiale de l’Américaine Jo-hannigman.Quant à Petra Schneider, avec ses 2:13.76 aux 200 m 4 nages, elle a baissé de 74/100 l’ancien temps européen de sa compatriote Ulrike Tauber, se rapprochant à 58/100 de la performance mondiale de la Canadienne Nancy Garapick (2:13.18).Les gros mots sont l'apanage des petits esprits Au 6/36, on peut aussi gagner avec 5 et même 4 bons numéros! («CŒ3 COMPTABLES AGRÉÉS BELZII.E.ST-JEAN SPERAN0 ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BElZlLE C A ROBERT ST JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUES BRANCHAUO C A 2345 «tt, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 samson.BSLair s* associes Comptables agréés MONTRÉAL — QUÉBEC — RIMCU5KI — SHERBROOKE - TROIS RIVIERES OTTAWA — SEPT ILES — SAINT HYACINTHE - COATICOOK — MATANE I 14 M Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 0 Selon la CSN-Construction, tous les travailleurs doivent juger les ententes PEUT-ÊTRE par Louls-Qillas Francoeur La CSN-Construction est d'avis que la totalité des syndiqués de cette industrie doivent se prononcer sur la valeur des ententes négociées avant qu'elles ne soient rati- fiées par les entrepreneurs et le Conseil provincial des métiers de la construction, une filiale des Building Trade américains aujourd’hui désaffiliée de la FTQ et qui détient en exclusivité le pouvoir légal de signer la convention collective dans cette industrie.En se déclarant insatisfaite de ce qui a été négocié jusqu'à present au point qu'elle recommanderait le «rejet» global des ententes négociées, la CSN ajoute sa voix a celles de la CSD et même de la FTQ, qui a décrié les résultats de cette négociation faite Aux États-Uni^, on fait les choses en grand.Un aérostier bien pensant a imaginé de faire prendre l'air au Père Noël et à ses rennes, à la grande joie des enfants du voisinage.(Photolaser AP) *'4 ' t •< Ù Les locataires de Villeray obtiennent gain de cause par son ex-affilié.Essentiellement, la CSN se dit insatisfaite du règlement salarial, qui ne rencontre pas à son avis les augmentations du coût de la vie, et par l’absence de toute sécurité d’emploi sauf un «embryon» de protection chez les monteurs de ligne.Le président de la CSN-Construction, M.Yvon Leclerc, a d’autre part accusé les entrepreneurs de «faire du patronnage avec les négociations» en tenant d'amener les corps de métier les plus faibles à former un bloc divisé par des luttes intestines, à signer une convention au nom de la très vaste majorité des travailleurs de cette industrie.M.Leclerc craint qu’on se retrouve avec une majorité «favorable» de petits syndicats sans que la majorité des syndiqués de cette industrie ait pu faire entendre son verdict.Il ne veut pas toutefois d'une loi spéciale pour forcer un vote sur cette question car il craint que «l’État n’en profite une autre fois pour se Un moteur de Boeing ' Air Canada enfeu LONDRES (AFP) - Un Boeing 747 d’Air Canada a dû atterrir hier soir en catastrophe à l’aéroport d’Heathrow, près de Londres, peu après son décollage, en raison d’un incendie qui s’est déclaré dans l’un des quatre moteurs.Les 409 passagers et les 17 membres de l’equipage ont été évacués sans difficulté et l’incendie a pu être rapidement maîtrise, a indiqué un porte-parole de l’aéroport.Le Boeing devait décoller pour Calgary et Vancouver.Il devrait s'envoler aujourd’hui, quand le moteur détruit aura été remplacé.mettre les doigts dans les affaires des syndicats».Le président de la CSN-Construction est d'avis qu’il faut apporter une «solution syndicale» à ce problème et ue le Conseil provincial ne evrait pas hésiter à entendre la voix de la majorité des travailleurs de toute l'industrie dans cette affaire.Avec les 30,000 membres de la CSN — 20,000 cotisants en regie — les 5,000 membres de la CSD et les 44,000 membres dissidents du Conseil provin-ciai, on ne peut écarter la possibilité qu un tel vote donnerait lieu à un rejet global de ce qui a été négocie jusqu’à présent.«Pour nous, a conclu M.Leclerc, toute signature à la hâte sans consultation de l’ensemble des membres, signature d’ententes par quelque partie que ce soit, est antidémocratique».Dans un autre ordre d’idées, le président de la .CSN-Construction s’est surpris de la récente décision de l’exécutif syndical des permanents de la CSN, qui ont refusé d’admettre dans leurs rangs son prédécesseur, M.Michel Bourdon.«On a dit que M.Bourdon avait lâché la négociation en cours de route pour se présenter à l’investiture péquiste mais nous, qui sommes les premiers intéressés, on ne nous a pas demandé notre avis.» La direction syndicale de la CSN-Construction ainsi que les permanents de cette fédération ont été d'accord pour dire que M.Bourdon était parti après avoir consulté tout le monde et que son départ n’avait posé aucun problème pour le déroulement des négociations puisqu’il avait mis en place une équipé à cette fin bien avant son départ et que le travail s’est poursuivi le plus naturellement du monde.Les permanents et les élus de la CSN-Construction ont été d’autre part unanimes à déclarer que les «pratiques syndicales» de M.Bourdon n'avaient.jamais été remises en question.Ils entendent bien le faire savoir à la CSN.AURAIT-IL CHANGE L’HISTOIRE?Arthur M femps Arthur M.Schlesinger Jr.ROBERT KENNEDY ET SON TEMPS Dans un livre extraordinairement vivant, l'auteur raconte l'histoire du septième des neuf enfants Kennedy, jeune loup timide, étroitement religieux et profondément humain.En même temps, il dresse un panorama saisissant de l'Amérique, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin des années soixante: la chasse aux sorcières, la lutte contre les syndicats du crime, la crise de Cuba et le lent enlisement dans la guerre du Vietnam.Professeur, écrivain, prix Pulitzef, auteur des "Mille Jours de Kennedy" et de “La Présidence impériale", Arthur M Schlésinger Jr.fut conseiller du président John F.Kennedy.Il a eu accès aux documents privés de la famille Kennedy pour la rédaction de cette biographie.OLIVIER ORBAN - $19.95 En vente dans toutes les librairies (par André Tardif) — Après plusieurs mois de démarches, quelque 160 personnes âgées ou quartier Villeray, dont plusieurs sont handicapées, ont finalement obtenu gain de cause auprès de la ville de Montréal, propriétaire de l’édifice à loyer modique qu’elles habitent.Le 19 janvier prochain en effet, sept mois après que le nombre de laveuses et sécheuses eut été coupé de moitié et les appareils convertis à péage, ces locataires pourront de nouveau bénéficier d'un droit acquis depuis 1975, et d'ailleurs promis dans la publicité de location.À quelques jours d'avis seulement, l'Office municipal d’habitation (OMH), le 19 juin dernier, enlevait laveuses et sécheuses à tous les deux étages de l’immeuble de 108 lo- Aménagement d’un avion-ambulance QUÉBEC (PC) - Afin de rendre accessibles les services de santé à la population des centres éloignés, - un avion-ambulance fera bientôt partie de la flotte du service aérien du ministère des Transports.Cet avion, un réacté HS-25 manufacture en 1964, sera aménagé sous conseil médical comme une unité de soins intensifs et sera pourvu des équipements médicaux nécessaires pour traitement d’urgence en cours de vol.L’avion sera disponible en mai 1980, il nécessitera des investissements de l’ordre de $1 million.Les transferts aériens d’urgence sont passés de 47 en 1972 à plus de 500 cette année.gements, augmentant ainsi de 12 à 24 par laverie le nombre de logis y ayant accès.Or, plusieurs locataires, incapables de se déplacer d’un étage en fauteuil roulant ou à l’aide de prothèses, en étaient tout simplement privés.Et les autres devaient dorénavant payer pour s'en servir.Pétitions, manifestations, piquetages, rencontres, rien ne semblait devoir faire bouger l’OHM jusqu'à ce que les locataires, appuyés par plusieurs groupes populaires de la métropole et d’ailleurs, ne décident de déposer une injonction interlocutoire en Cour supérieure du Québec, mercredi au Palais de justice.C’est alors que l’Office se manifesta en promettant, devant un juge, que la situation qui prévalait en* juin dernier serait rétablie le 19 janvier prochain.Cette promesse fut versée au dossier, et advenant sa non réalisation, l'injonction serait alors déposée.MAÎTRISE EN SCIENCES DE L'ATMOSPHÈRE Objectifs du programme Ce programme offert conjointement par l'Université du Québec à Montréal, TUniversité du Québec à Chicoutimi et l'Université du Québec à Rimouski vise à fournir à l'étudiant les connaissances de base en physique de l'atmosphère, communes à divers champs d’application tels que la météorologie dynamique, la micro-météorologie, les prévisions synoptiques, la climatologie, la limnologie et l'océanographie, l'agriculture et la foresterie ainsi que les sciences de l’environnement.Ce programme vise également à initier l'étudiant au travail de recherche via des projets en cours de réalisation dans l'une ou l'autre des unités constituantes.Profil d'accueil Baccalauréat en sciences, sciences appliquées ou en géographie, ou l’équivalent, avec une moyenne cumulative d'au moins 3.0 ou l'équivalent; ou posséder les connaissances requises, une formation appropriée et une expérience jugée pertinente.De plus, des connaissances particulières en mathématiques et en physique sont exigées telles que définies au dossier officiel du programme.DemaniJes d'admission Les demandes d'admission pour la session automne 1980 doivent parvenir avant le 1er mai 1980.Renseignements supplémentaires Université du Québec à Montréal Université du Québec à Chicoutimi Université du Québec à Rimouski Service d'admission Responsable du programme M.Isztar Zawadski Service d'admission Responsable du programme M.René Verreault Service d'admission Responsable du programme M.Jacques Dionne (514) 282-7161 (514) 282-7835 (418) 545-5616 (418) 545-5489 (418) 724;1432 (418) 724-1762 Université du Québec Commission des programme^ d'études avancée^ gérés conjointement % lii§ï I 6 LE DEVOIR CULTURE ET SOCIÉTÉ Montréal, samedi 22 décembre 1979 NOEL AU MUSEE DES BEAUX-ARTS les cartes d'antan! » m rJes*m par René Viau IL ne reste que quelques jours avant Noël et pourtant je n’ai pas reçu une seule carte de voeux.Rien.Pas une! Que des comptes à payer, des factures, des communiqués, des livres de Stanké.Remarquez que je ne me plains pas.Je constate.Simplement.Les cartes de Noël ne s'envoient plus beaucoup.Est-ce une tradition qui se perd?Une tradition qui, m’apprend-t-on remonte au Moyen Âge.Elle a eu ses hauts et ses bas et elle est, peut-être, actuellement dans un creux?Si on s’envoyait des cartes de voeux au Moyen Âge, s’échangeant des images pieuses, si les écoliers un peu plus tard écrivaient de belles lettres à leurs parents le matin de Noël, ce n’est pourtant qu’en 1843 que la carte de Noël moderne est inventée.Par qui?Par un philantrope désintéressé, Sir Henry Cole, le fondateur en Angleterre des écoles de cuisine et de musique.À Noël, il engage un artiste, John Honsley, pour dessiner ses cartes de voeux.Mille cartes qui furent mises en vente à Londres pour ses bonnes oeuvres.Une carte de Noël presque pieuse représentant, au milieu du joyeux repas familial, des scènes de charité.Une façon de montrer que l’on pense aux « pauvres ».Cette première carte de Noël est en montre au Musée des beaux-arts de Montréal.Une parmi tant d’autres.Des cartes surprises, des cartes cadeaux, des cartes « Art nouveau », des cartes « Art déco », des cartes somptueuses faites par des « an- fent» à l’orthographe ingéniue, comme celle-ci, toute mignogne, signée par Rafaël anonyme.(Il s’agit du prénom de ce créateur en herbe.) Des cartes anglaises, américaines, des cartes dessinées par des artistes tels que Dumouchel, Clarence Gagnon, A.Y.Jackson, des cartes imprimées, gravées, des cartes en moussehne, en soie, en velours, en papier doré.Des cartes où le « brillant » de la neige est simulé par de la limaille, du fer, du papier argenté.Des cartes où cette même neige devient dentelles, broderies, tapisseries.Des cartes en estompages et en collages, en entrelacs.Cette histoire de la « modeste » carte de Noël n’a pas oublié les enfants.Un espace spécial leur est réservé.Ils y ont accrochés leurs cartes confectionnées en atelier.Des étudiants en histoire de l’art ainsi que leur professeur, Pierre Desjardins du département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal, ont animé ces ateliers, ont conçu cette exposition.Avec l’amélioration des techniques d’impression et du service postal, les cartes de Noël deviendront de plus en plus populaires en Angleterre.Une mode qui franchit l’Atlantique et rejoint le Canada vers 1870.On y sent l’inspiration victorienne qui fut à la base de la divulgation des premières coutumes de Noël.C’est un monde issu des romans de Dickens qui prend forme.Un monde qui fait tantôt place à ces enfants endimanchés, à ces «amours», de petites filles rosées empreintes d’un sentimentalisme de guimauve.Les scènes romantiques succèdent aux galéjades où toujours le kitsch et l’apothéose du chromo dominent, baienant dans un flot d’eau de rose de vapeurs mièvres et de gauloiseries niaises qui, aujourd’hui font sourire.Cette, imagerie fait place à des visions de bombance, de réjouissances et de profusion alimentaire.On reproduit ailleurs des fleurs, des oiseaux et paysages exotiques.Du rêve et du soleil.Les cartes éditées au pays prennent la forme de cartes postales.Les thèmes sont souvent inspirés par les symboles canadiens: castors, feuilles d’érables, chasseurs d’orignal, raquet-teurs y abondent dans des décors qui vont du Niagara sous la lune et la glace, du hockey et du patinage sur le lac gelé, de la ballade en traîneau, à la maisonnette au fond d’un paysage « revêtu du blanc manteau » qu’est l’hiver.Dans cette imagerie simple, les premières guirlandes évoquant la profusion végétale de l’Art nouveau apparaîtront au tournant du siècle.Le « coup de fouet » soulève les ailes des anges, la fumée des locomotives à travers la neige.Vers 1920, le traitement graphique en masse et le contraste Diane et noir témoignent du goût du jour.Duguay s’en inspire dans ces bois gravés où sous les étoiles, l’habitant en raquettes tire sa besace.Les bois gravés, tout en hachures et en masses foncées font aussi sensation.La mode « déco » se retrouve partout.Dans le lettrage.Sur les costumes reproduits.En remontant le temps, on constate une stylisation qui se fait de plus en plus géométrique.Des artistes pourtant échappent à la règle dictee par le commerce.Il faut voir ici ce magnifique relief de Dumouchel envoyé à ses amis en 1954.Beaucoup ont dû l’encadrer.D’autres artistes ont été mis à contribution.Des plus jeunes dont Jean-François l’Homme et Alex Magrini et son émouvant Noël en «terre» cambodgienne.Disparates, donc ces cartes de Noel, comme probablement celles que l’on recevait et que l’on reçoit encore.Une coutume sommes toutes « plaisante » bien que peut-être un tantinet guindé et conventionnelle.Heureusement pour rafraîchir tout cela, pour égayer ces représentations parfois amusantes, attendrissantes, qui font sourire avec nostalgie ou avec moqueries, quant cela ne nous fait pas carrément rigoler; pour peupler l’exposition de traits colorés, d’humour naïf, d’éclats, de cris visuels.bref, pour ajouter de la vie à ses cartes souvent fanées, on a demander aux enfants d’entrer dans le jeu.Ils se sont mis à quatre pattes au sol, ont pris des crayons, des ciseaux.Ils ont créé des images moins sages.Pour nous tous, nous souhaitant.on! Vous savez quoi! (Jusqu'au 6 janvier) ) LA revue Liberté, fondée il y a vingt ans par la génération de Jean-Guy Pilon, vient de faire peau neuve.Ou plutôt: les fondateurs viennent de confier la rédaction de la revue à une génération plus jeune.C’est un sens de la continuité qui est rare au Québec et qu'il faut certes souligner.Jean-Guy Pilon directeur, André Belleau, Jacques Folch-Ribas, Jacques God-bout, Fernand Ouellette restent membres du comité de direction Liberté.Mais ils en ont confié la rédaction à des écrivains plus jeunes: Réjean Beaudoin, René Lapier-re’ Robert Mélançon, Yvon Rivard, François Hébert et François Ricard (secrétaire de la rédaction).Ces trois derniers sont d’autre part membres du comité de direction de la revue.Depuis quelque temps, Liberté avait besoin d'un deuxième souffle.Tout le monde l’admet.Pilon et cie avaient certes fait leur part.Les nou- Les héritiers de Liberté par Jean Royer veaux venus à la rédaction, les deux François, Ricart et Hébert, travaillaient beaucoup à Liberté.Ils voulaient s’impliquer davantage, disent-ils.La passation dès pouvoirs de rédaction avait lieu au printemps.Depuis, la nouvelle équipe a produit deux numéros, dont le no 126 consacré aux royaumes de Pierre Vade-boncoeur.Qui sont-ils donc, ces héritiers de Liberté?Des jeunes universitaires dans la trentaine, écrivains, professeurs et critiques.Des individus qui cultivent l’amitié comme leurs aînés.François Ricard et François Hébert sont en quelque sorte les dauphins de l’ancienne équipe: ils défendront l’héritage.C’est eux qui ont fait entrer à Liberté Réjean Beaudoin, René Lapierre et Robert Mélançon (le critique du DEVOIR).Quant à Yvon Rivard, le jeune romancier « prometteur » de l’équipe, il fait cavalier seul dans la discussion que nous aurons.Tout ce beau monde m’avait invité à dîner, ces jours-ci dans un restaurant « français » d’Outremont.Comme à une de leur réunion de rédaction.La rencontre se passa de façon amicale et chaleureuse, comme se doit d’être toute réunion de revue.J’ai le goût de vous résumer (non pas transcrire intégralement) les dialoguqes de cette réunion de Liberté où j’ai évidemment posé les questions de la définition de la revue et de la façon de chacun d’investir le lieu.Puis, devant six jeunes écrivains masculins dans la trentaine et devant une chaise vide, je me suis demandé — je leur ai demandé — comment il se fait qu’aucune femme ne fait partie de la rédaction de la revue, surtout par les temps qui courent.La dynamique de groupe fut efficace, croyez-moi! Mais d’abord, comment chacun des rédacteurs voit Liberté?Comme une revue culturelle ou littéraire?— François Ricard: « Liberté est d’abord et avant tout tiÿ# W'?: iügf ¦H s Si fi :V'; ' y ¦ I '' mmmm une revue d’écrivains.Nous nous donnons deux champs d’action: la création littéraire et la critique culturelle.» — François Hébert: « C’est une revue littéraire dans le sens le plus large du terme: celui des rapports du littéraire avec le reste.» — Robert Mélanpon: « Nous ne sommes pas une idéologie de la littérature.Le littéraire est relié au culturel.» — François Ricard: « Rien d'humain ne nous est étranger, mais d’un point de vue littéraire! » — Yvon Rivard: « Aujourd’hui, les écrivains ne sont &lus ceux que Jacques God-out appelait « les sociologues du dimanche »! Il ne faudrait pas que le littéraire devienne culturel.Moi, je voudrais qu’à Liberté se fasse une interrogation de la littérature.Le littéraire n'a jamais été questionné au Québec.Pour plusieurs raisons.Entre autres parce qu’il a été associé à une sorte de mission et qu’il nourrissait une idéologie, un mouvement important.Je pense qu’aujourd’hui les écrivains sont obligés d’être face à eux-mêmes.fi est temps que l’ère du soupçon, qui commence à mourir ailleurs, commence ici du côté de la littérature.Moi, l’impression globale que j’ai du climat intellectuel du Québec, c’est que les gens ont bonne conscience et jamais ne questionnent la littérature.Pas seulement au Québec, d’ailleurs.Cela était évident à la Rencontre des Ecrivains de 1978, sur la littérature et le réel: tout le monde questionnait le réel et personne, la littérature! Moi, je voudrais que Liberté commence à être un lieu où on puisse vraiment s’interroger et remettre même en question le cadre culturel et le cadre littéraire.On ne peut plus accepter la littérature comme planche de sau-lut ou de propagande culturelle.Faire une Donne revue culturelle ou littéraire, ça ne m’intéresse pas!» — François Ricard: « Voilà ce qu’il y a de plus intéressant dans l’equipe: Liberté de- vient pour chacun le moyen de réaliser ses objectifs.Personnellement, je me situerais dans la problématique souvent rappelée par André Belleau: celle de notre rapport général avec la culture, au Québec.» — René Lapierre: « Pour moi, Liberté est une revue en laquelle je crois avant les autres.Parce qu’elle est essentiellement le lieu d'interrogation de la littérature.Et c’est une revue qui a une situation très bien établie, qui a ublié de bons textes.La qua-té de la revue Liberté réside dans ce que Jean-Guy Pilon a souvent défini comme ouverture, accueil, générosité mais c’est aussi comme exi- La rédaction de Liberté: de gauche à droite: René Lapierre, François Hébert, Robert Mélançon, Yvon Rivard, Réjean Beaudoin et François Ricard.(Photo Jacques Grenier) gence, rigueur, questionnement.» — François Hébert: « Liberté, c’est aussi une tradition: la revue existe depuis vingt ans.Au Québec, on manque d’institution! Nous avons aussi un sens de l'humour, assez subtil et très important.Un humour libre.Qui nous aide et ne camoufle pas les Êroblèmes.L'héritage est là.y a à prendre et à laisser.On n'est pas dupes! C'est difficile de couper au couteau ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas chez les autres! » — Réjean Beaudoin: « Liberté a pour moi une sorte de fonction de la littérature et des courants idéologiques.C’est très précieux! Il faut exercer le point de vue critique de façon très aigue.Moi, je suis d’un grand scepticisme a l’endroit de la littérature.Elle souffre depuis quelques siècles de contamination et d’ouverture à des courants d’idées qui la pénètrent et qui la défont, en quelque sorte.» — Robert Mélançon: « Mais Suite page suivante Possibles: le rêve de l’autogestion par Clément Trudel VIVRE le Québec autrement.Dresser la carte des expériences autogestionnaires.Prendre en compte les espoirs et, aussi, le lent cheminement de ceux qui oeuvrent pour « changer la vie », selon l’invitation de Rimbaud.Telle fut, depuis trois ans, la trajectoire de la revue Possibles.Dès le premier numéro, l’objectif apparaît dans ce qu'il a à la tois de réaliste et de présomptueux: accomplir certaines « tâches indispensables » sans occuper tout le champ des recherches que suppose l’édification d’une société libre et socialiste, « que plusieurs nomment aujourd’hui auto-gestionnaire».On se rend vite compte de contraintes.L’étiquette «réformiste » peut être accolée à une revue ' mais, comme le souligne Gilles Hénault, il ne s’agit pas d’alimenter les « moulins scolastiques tournant à vide ».L’équipe éloigne la tentation du « numéro exhaustif » sur la ville, sur l’éducation, sur la femme: « Des femmes et des luttes » forme le thème majeur du plus récent numéro qui doit être suivi, au printemps, d’une enquête, auprès de 70 intervenants sur le référendum et sur l’idée qu’on se fait du Québec.Plus tard en 1980, et c’est là peut-être que s'amorce la phase proprement combative d’une équipe qui a surtout promené ses micros là où percent les « pratiques novatrices », un numéro spécial fera le bilan des entreprises autogestionnaires au Québec, — ce numéro coïncidera avec la tenue d’un colloque (octobre 1980) sur .l’autogestion.Le secrétaire de la rédaction, Robert Laplante, souligne qu’en un sens, Possibles a pu contribuer à « dé- montréaliser » la perception qu’on se fait de la société, rivée qu'elle fut à certaines réalités dites « marginales », par exemple Tricofil, les conseils de quartiers, le JAL — néologisme tiré des premières lettres de Saint-Just, Auclair, et Lejeune, dans le Témis-couata où l’on s’entête à vivre, même si les augures tendaient à fermer la region dont on aurait déporté les habitants.Robert Carrier, professeur à l’Université du Québec à Ri-mouski, estime notamment que le JAL et les « jallois » par leur percée dans la voie coopérative « connaît certains succès économiques.Il est le plus gros producteur de pommes de terre de semence au Québec, il est le plus gros producteur d’huiles essentielles également, il aura bientôt la plus grosse érablière du Québec » (Vol.3.no 3/4 - 1979).Possibles n’est pas la seule revue à explorer les voies de l’autogestion (voir le dernier numéro de Le temps fou où Christian Lamontagne expose les difficultés du Café-Campus et la portée de la New School for Democratic Management, à San Francisco).Elle est toutefois la seule revue à tenter la mise à jour régulière de ce courant.Comment s’acquitte-t-elle de cette responsabilité que Marcel Rioux et Gabriel Gagnon, avec un noyau de collaborateurs, ont voulu assumer pour pallier une lacune, à la fin du régime Bourassa?De conversations avec Muriel Garon-Audy et Lise Gau-vin, puis avec Marcel Fournier et Robert Laplante, principalement, je cite ces bribes: Notre réflexion tend à résoudre un dilemme, avec toujours cette approche « positi-Suite page suivant» i 16 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 CULTURE ET SOCIETE 9 LIBER TÊ Des rédacteurs de la revue Possibles: Muriel Garon- Audy, Robert Laplante et Lise Gauvin.(Photo Jacques Grenier) POSSIBLES Suite de la page précédente ve » : Comment bâtir ensemble, étant donné tout ce qui nous divise?Même sur Tricofü, où un groupe d’ouvriers refuse de plier l’échine, il est important d’être d’une intransigeance absolue, par lucidité.Le Québec n’est pas trop «déconstruit».Il est gros d’une nouvelle forme de conscience, d’une certaine inquiétude qui émerge.Une parole s’infiltre partout.Possibles s’ouvre généreusement aux poètes mais ne veut pas être entièrement à la remorque de l’écriture.Cette parole s’exprime par acharnation, par tendresse; elle a moins de difficulté à devenir légitime (celle des Amérindiens, des Acadiens, des comités de citoyens etc.) même si elle ne peut décemment pas se passer d’instances de légitimation.Chaque éditorial, anonyme ou signé par quelques-uns des membres de l’équipe, est discuté et endossé par tous.Évitant le ton dogmatique, cet éditorial procède beaucoup plus du révélateur de questions.Il n’entend pas caser les idéologies dans des catégories sans retour, laissant aux chroniques la tache de « remettre en question les pratiques de domination de la petite-bourgeoisie.plutôt que de les dissimuler » (Lome Huston, dans le numéro sur les problèmes urbains où Hénault introduit le charmant néologisme de « campaville »).Si le groupe de Possibles n’entend pas se présenter comme seul « groupe de définisseurs », c’est qu’il veut servir de lien entre des gens qui font de l’autogestion sans toujours se réclamer d’une même inspiration.Une Jalloise, à un ministre désireux de savoir si elle est socialiste, répond cavalièrement: « Mon p’tit gars on a assez les deux pieds dans la friche qu’on a pas le temps de se poser c’est quoi la philosophie tu sais ».Plusieurs émettront de sérieuses réserves, dans la revue, sur l’à-propos de l'intérêt des hommes politiques envers les entreprises autogestionnaires: depuis qu'on mange à la même table qu’eux (les gens qui représentent le pouvoir ?uiste) les problèmes se tiplient, réfléchit un citoyen de la base Gabriel Gagnon lui, attire l’attention nbj sur le danger que ces expériences-symboles soient gâtées « par les subventions des gouvernements et du mouvement coopératif ».Robert Laplante parle d’une géographie bizarre de l’information qui serait cause d’une connaissance plus complète sur les événements qui se pas-sent â l’Ile-du-Prince Edouard que dans le Témisca-mingue ou au Témiscouata! Récemment glisse-t-il, LE DEVOIR a ouvert sa page 5 à une étude sur les régions, comme pour confirmer que les fenetres ne sont pas nombreuses qui ouvrent sur ces régions.Les gens de Rouyn ou de Chicoutimi n’ont pas les mêmes ressources techniques ou humaines mais ils auraient, si on les laissait s’exprimer, un impact plus grand.Comme le rappelle le numéro sur « des femmes et des luttes » cette lutte égalitaire est « plurielle » : « Si le mouvement féministe réactive des interrogations anciennes communes au socialisme et au nationalisme, entre autres celle de la demande d’intervention de l’État, il renouvelle les perspectives quant à une autre série d’interrogations, celle relative en particulier à la création de communautés intermédiaires entre la famille nucléaire et l’État tout autant que celle de la rénovation des noyaux de base ».Dans le numéro double sur l’éducation, le ton était à dominante perplexe.« Nous savions oue nous n’avions pas toutes les réponses » d’où le « s » de Possibles.La réponse à feu l’unanimité, au Québec, ce n’est pas la panique.C’est ce plunel, c'est le pluralisme, repètent les collaborateurs à la revue.Ce qui n’est pas synonyme de désordre, ni de fouillis.Guy Durand, du comité d’école Notre-Dame-des-Neiges, n’a rien du radical mais ses vues sur le pluralisme heurtent souvent les pouvoirs d’inertie; sa contribution ne perd donc pas à être relue, au moment ou la CECM semble vouloir rétrécir les possibles.L’expérience des « Jalois », pas telleir est le signe d’une vie à réin- avec « Autrement », revue française qui reflété ce que l’on pourrait appeler le «mouvement alternatif».À partir d’un projet d’Autrement, l’Express du 15 décembre notait que « certains responsables politiques surmontent l’aversion que leur inspire la marginalité économique ».Dans ces conversations avec les collaborateurs de Possibles, rares sont les mentions d’une quelconque « utopie ».La vision est réaliste, par principe.À ce jour, on a décrit des actions qui fondent une réflexion plutôt que de lancer des théories génératrices de projets plus ou moins déconnectés de la vie quotidienne.C'est autant d’acquis dans un domaine où la tentative est grande de pontifier, surtout si l’on a affaire à un noyau d’universitaires.Paradoxe d’une revue où Claude Beausoleil peut clamer: « New York m’intéresse plus que Drummondville » et « La poésie québécose ne tiendra pas sa place» (en majuscules dans le texte) tandis que la publication s’évertue à répéter que les problématiques importées sont sujettes à caution, Possibles a un parti-pris pour les gens qui refusent d’être broyés par les schémas Préétablis des technocrates.our les régions où s’activent ceux qui sont le plus fortement et le plus sauvagement exposés aux manifestants d’un capitalisme qui provoque ceux-là mêmes qu’il prétend faire prospérer.Sans avoir la réponse, pour l’instant, Possibles se partage entre une certaine aspiration à la continuité et la nécessité de faire éclater les structures.L’option est confirmée de «débattre, bâtir et rêver» en s’adonnant à une présentation favorable à toutes les pierres d’attente d’une autogestion à venir: mouvement écologique, CLSC, comptoirs alimentaires, et tous groupements intéressés à aménager (ou réaménager) la vie selon la vo- Suite de la page précédente il y a quelque chose qui manque à Liberté: autour de cette table, il n’y a que des hommes! » — Jean Royer: « J’allais évidemment vous poser la question: pourquoi n’y a-t-il encore aucune femme dans le comité de rédaction?Depuis Michèle Lalonde.que l’autre génération trouvait « tellement belle » et qui s’en est allée de Liberté, femme seule panni des hommes, « mal à l’aise », a-t-elle dit, pourquoi êtes-vous aujourd’hui six hommes seuls?» — François Ricard: « Notre équipe vient tout juste de commencer à faire Liberté.Et notre génération n’est pas misogyne! » — Robert Mélançon: « Il reste que c’est un problème! » — Yvon Rîvard: « C'est un faux problème! » — François Hébert: « Ça fait partie de l’héritage et c’est une fausse question! » — Robert Mélançon: “C’est une vraie question! » — Yvon Rivard: « Je suis complètement dépassé par cette distribution dbn homme écrivain et d’une femme écrivain »! — René Laplerre: « C’est peut-être en cela que le courant féministe reproduit une sorte de mimétisme du dis- lonté des vivants, non pas en fonction des structures existantes.« Les femmes vivent plus intensément que d'autres le changement, dit Robert Laplante.Elles peuvent être exemplaires de ceux qui, tout en cultivant une certaine fidélité à celles qui les ont précédées, ne s’engagent pas nécessairement à faire comme ces prédécesseurs ».À l’été 1978, au sujet des turbulences que connaissent le mouvement syndical, les coopératives et d’autres secteurs de la société, Gabriel Gagnon pointait une convergence possible: « Une société où travailleurs et usagers posséderaient toutes les entreprises, qu’elles soient coopératives, autogérées ou cogérées avec l’État ou l’entreprise privée.Une société où l’État, définitivement repris en mains, pourrait dépérir au profit des quartiers, des collectivités locales et des régions.Une société où les valeurs d’efficacité capitaliste et de rationalité technologique auraient fait place au primat de la qualité de vie et au respect des différences ».Lise Gauvin pense pour sa part que la polémique, à ce jour, aurait plutôt servi de solution de facilité à une revue qui continue de chercher avec une « approche constructive », en tentant d’éviter la soumission aux idées reçues et aux clichés.C’est le préambule à une ère où les Québécois sê construiront, à leur manière, une nouvelle identité.llement loin de Cabano, signe d venter.Muriel Garon signale que c’est souvent de la périphérie que naissent les possibles.Dans le JAL, on a tenté d’équilibrer les voix accordées aux propriétaires de boisés et à ceux qui y travaillaient, ce n’est plus tellement l’affaire de « x » sociétaires.La majorité des 400 familles et des 2000 citoyens se sentent engagés dans la défense d’un projet de société, dans une voie de micro-développement.« Aucun actionnaire n’a individuellement plus de pouvoir que son voisin ».Pas étonnant qu’une revue comme Esprit ait accueilh avec intérêt certains articles de Possibles et les ait reproduits.Sans la gangue du langage pseudo-régénerateur, des groupes vivent ici des expériences d’autogestion qui font envie, qui sèment l’espoir.Possibles entretient également des relations amicales COURRIER ¦ Chahut chez les poètes Mercredi dernier le 5 décembre, je me suis rendue à la Place aux Poètes (restaurant Noosphère, coin Ontano/Saint-Hubert) où Louky Bersianik devait lire de ses poèmes, encore inédits.La soirée se déroula dans une chaleureuse et vibrante communication surtout suscitée par le langage métaphorique de Louky Bersianik.La salle était pleine à craquer et l’écoute était religieuse.À 22 h 30, pour dix minutes environ, on autorisa le public à poser ses questions à l’auteur invité, sur la tribune.Elle commençait à peine à répondre aux deux premières questions quand surgirent au Café Noosphère deux butors (personnel du Restaurant Noosphère) lesquels arrachè- rent le micro à Louky Bersianik, et dans un langage menaçant invitèrent le public à quitter les lieux « sinon il ne ferait pas beau » dixit.On se serait cm dans une taverne de ' la « Main » de voir ces hommes grossiers s’adressant à l’invite-écrivain, et à nous, dans ce langage ordurier.Ils nous prévinrent ensuite, nous du public (ayant tout à coup réalisé leur bêtise) que des poètes de l’Ontario étaient présents et qu’ils allaient s’exprimer devant la télévision torontoise, aussi étions-nous (par la suite) invités à combler un parterre devenu vide.Tant de mépris d’un public (et des règles de bienséance) et de l’art poétique, via ses écrivains, est révoltant.Il en a fallu de peu pour que ces gens passent aux coups.Quand on sait l’attention de Janou Saint-Denis pour que puisse s’exprimer la poésie via Place aux cours masculin.» — François Ricard: « Personnellement, je suis porté à résister cette mauvaise conscience! Il n’y a pas d’antiféministes à Liberté.En tout cas, pas dans cette équipe.Et il n’est pas dit qu’il n'y aura pas de femme un jour! — François Hébert: « Elle ne serait pas représentative de la littérature féminine pour autant! » — François Ricard: « S’il faut des noms féminins au board, on va aller en chercher! Il y a moyen d’en mettre! » — François Hébert: « De toute façon dans notre numéro sur la nouvelle, il y avait autant de femmes que d’hommes! » — Yvon Rivard: « C’est une forme de ségrégation de penser qu’il y a une pensée feminine et une pensée masculine.» — Robert Mélançon: « Il n’y a que des hommes ici.Il y a donc un problème! » — François Hébert: « À la Nouvelle Barre du Jour aussi, ils ne sont que deux gars, maintenant que Nicole Brassard est partie! » — René Lapierre: « Il est inutile de parler de tout cela.Nous avons défini les objectifs de la revue.» — François Ricard: « La réponse serait la suivante: ce n’est pas idéologique, c’est sociologique.Il s’est trouvé qu’il n’y a pas de femme là! » — Robert Mélançon: « À mon avis, il y a vraiment un malaise.Je parle pour moi.Ce n’est pas normal qu’à notre génération on ait un comité de rédaction exclusivement masculin.Ce n’est pas une question d’écriture féminine mais il y a vraiment un problème’.» — Yvon Rivard: « On est en train d’instituer en norme la présence d’une femme parmi nous comme la présence ou la non-présence d’une thème dans une littérature à une époque donnée! » — R-obert Mélançon: « Ce n’est pas un thème, c’est des personnes! » — François Hébert: « Qu’à cela ne tienne, on fera un numéro sur la question! » — Robert Mélançon: « Ah! Ben, non! Encore moins.On n’est justement pas en mesure.» — François Ricard: « Je pense qu'il n’y a pas lieu de durcir le problème.Aucun principe n’est en cause.Le comité existe depuis six mois seulement.Ni la présence ni l’absence de personne ici n’est étemelle! Je regrette qu’avec cette question, au lieu de regarder Liberté on regarde ce que ce n’est pas! » — Robert Mélançon: « Non.Mais l’absence de femme au comité de rédaction, moi, ça me rend mal à l’aise.Je suis peut-être le seul.» — François Hébert: « Avant ue vous entriez, Mélançon et pierre, on en a parlé.On a cherché des femmes! » — Robert Mélançon: « Mais il y en a » qui La Poètes, moi, je dis qu’une telle attitude est un viol du droit des personnes et que ceci se doit dfêtre dénoncé Jeanne GAGNON ¦ Au sujet du prix Nelligan Que François Charron ait beaucoup d’ardeur au travail, je lui concède.Mais sa poésie n’a rien d’éclatant et la quantité de ses plaquettes chez le même éditeur m’apparaît comme du « M’as-tu vu?» répétitif.Émile Nelligan négligé en son temps et dénonçant d’une façon romanesque son esprit suicidaire fait immédiatement penser aux poèmes récalcitrants de Denis Vanier, qui a écrit « JE » à l’âge de quinze ans à la mode rimbaldienne.Le prix revenait à Vanier.Charron oui, mais l’an prochain.Louis-Dominique LA VIGNE Professeur et comédien Montréal.— François Hébert: on en reparlera.De toute façon c’est une question très marginale que celle d'ajouter des membres à l'équipe! » — Robert Mélançon: « Ah non! Les gestes disent autant que les textes! » — François Ricard: « C’est sociologique.Il y en a quelques-unes.Il s’est trouvé qu'elles ne sont pas disponibles.On aurait pu dire: on va appeler toutes les femmes qui publient.Mais pourquoi?On ne les connaît pas! » — Jean Royer: « Quelles sont les qualités pour entrer à Liberté?» — François Hébert: « Bonne question! » — François Ricard: « Drôle de question! Comme si c’était un aéropage, une académie à laquelle on était élu! C’est peut-être perçu comme ça par certaines personnes mais, objectivement, c’est sociologique! R s’est trouvé que les gens qui se trouvent ici avaient d’avance des relations au plan de l’amitié et au plan intellectuel.» — François Hébert: « Il faut trouver quelqu’un qui a du potentiel littéraire ».— François Ricard: « On n’est pas « promu » à un comité de rédaction.Ça nous prend des gars, des gens qui vont faire la revue, c’est-à-dire fabriquer des textes, corriger des epreuves, faire des maquettes, respecter des échéances, lire des textes au comité de lecture, répondre aux écrivains.Tout cela est très important aussi.» — Yvon Rivard: « Pour être honnête, il faut dire qu’on n’a pas vraiment de réponse On ne s’est oas encore défini, ici Liberté, c’est un lieu de confrontation entre individus pour en arriver à voir ce qu'ils sont dans leur démarche individuelle et créatrice.On n’a pas de pensée définie.Notre risque, a Liberté, c’est justement d’étre un peu brouillon, un peu approximatif, d’interroger, et de ne pas endosser trop rapidement un discours culturel quel qu’il soit.On ne sait pas qui en est.On ne sait pas où on va.On pose des ?uestions.Moi, je veux que .iberté devienne l’anti-ronron.Qu’au moins on prenne le risque de sortir de toutes ces normes plus ou moins factices, comme celle de la féminité, et d’être, pour une première fois, face à face avec nous-mêmes, face à face avec la littérature.» — Robert Mélançon: « On a un héritage sous bénéfice d’inventaire.» — Yvon Rivard: « Notre héritage est très mince! » L’héri tage culturel, au Québec, ça rentre dans me petite poche, ici! » — Robert Mélançon: « Une revue de vingt ans, c’est rare, ici! » — Yvon Rivard: « La revue est un lieu de recherche, d’interrogation.C’est un lieu transitoire et de laboratoire.Quand j’aurai trouvé une réponse personnelle, je ne la divulguerai pas durant cinq ans dans la revue! Je partirai.» — Jean Royer: « Qui colle les timbres de Liberté?» — François Ricard: « C’est Jean-Guy Pilon encore.Mais toute la fabrication des numéros, c’est nous.» Cette voix qui a bouleversé le monde HISTOIRE DE FL\F i'VIÎ MONIQUE LANGE Une biographie de Piaf remarquable par le sérieux de la documentation, par l’abondance des photos, souvent inédites, par une approche délicate et sans complaisance d’une femme qui n’était vraiment heureuse que lorsqu’elle chantait.Éditions Ramsay En vente dans toutes les librairies $22.00 noiï L’ANNEE AUTOMOBILE LA VIE DU CHRIST ANNEE LES SEYCHELLES MOSCOU ET LENINGRAD Deux nouveaux guides, mais surtout deux ouvrages très documentés tout en couleur pour découvrir de nouveaux horizons en voyageant au travers des pages (140 mm x 285 mm) Jmuo» Afrique Un bilan international abondamment illustré: ce qui s'est passé en un an dans l'industrie avec notamment l'électronique automobile, les copies conformes et en compétition avec les résultats, des commentaires (245 mm x 320 mm) coït* Pour les jeunes, la vie de Jésus de Nazareth racontée comme une aventure extraordinaire à partir des Évangiles et de merveilleuses illustrations, toutes en couleur (220 mm x 300 mm) PRIMCCSSC Toutes les compétitions, leurs résultats et les performances de l'année, quelques petits secrets de la technique et surtout des photos comme si on y était (245 mm x 330 mm) i.F.A DE CAILLE eth’s/>ltor(>t;iïip/it’\ L’ANNÉE DU CINÉMA 300 photos pour la plupart en couleurs font le bilan de l'activité cinématographique: 560 films, avec une analyse et une fiche technique, les festivals, les grands disparus, etc.(225 mm x275 mm) CALHAMN-LCVT ^ — BON DE COMMANDE ?MAGIE LUMINEUSE $79 95 ?HONORE DAUMIER $46.95 ?MARC CHAGALL $119 00 ?TOUTANKHAMON $45 00 ?ODYSEE NOIRE $49 95 ?DALI de GALA $99 00 ?MUSIC-HALL $79 95 ?ANN.MOTO .$4995 ?ANN AUTO ?SEYCHELLES $24 95 ?MOSCOU $24 95 ?VIE DU CHRIST $19.95 ?ANN CINEMA $45 00 ?DE GAULLE $4295 DE GAULLE et les photographes Un portrait émouvant et des plus originaux à travers des photographies souvent inédites et les propos de témoins privilégiés.(205 mm x 285) EPA.VILO FRANCE-AMERIQU NOM ADRESSE CI-JOINT $ .[Jchèque ?mandai 170, Benjamin Hudon, Montréal H4N 1H8 Tèl 331-8507 V T T : / Le Devoir, sameai 22 décembre 1979 ¦ 17 CULTURE ET SOCIÉTÉ Nelligan n'a pas cent ans par Robert Mélançon IL y aura cent ans lundi qu’Émile Nelligan est né.Rien, presque rien n’aura marqué rannee du centenaire: un « document » diffusé au réseau FM de Radio-Canada en avril dernier, un colloque Nelligan-Crémazie à l’Université d’Ottawa cet automne, quoi encore?Pourtant la poésie commence ici avec Nelligan; avant lui on ne trouve ici que ces versificateurs appliqués, laborieux, estimables, qu’on peut lire dans l’Anthologie de la poésie québécoise au XIXe siècle publiée récemment par John Hare (Hurtubise HMH, 1979) — cela vaut le détour à la condition de ne pas se faire d’illusion sur ce qu’on y trouvera, peu de poésie, beaucoup d’histoire.Le lecteur commun, qui n’a fias la bêtise que certains ettrés frileux et délicats lui prêtent (il finit toujours par préférer Rimbaud à Théodore de Banville, Giono à Giraudoux, Yves Thériault à Paul Toupin, il a raison), ne s’y trompe guère: le plus lu peut-être des poètes québécois, Nelligan est le premier ici qui existe comme poète, en dehors de l’école, qui soit lu, vraiment lu par les générations successives, pour le plaisir, pour cette nécessité obscure à cause de quoi on lit.Oc-tave Crémazie, Louis Fréchette, Pamphile Le May, on les « lit » durant les années d’études parce qu’ils figurent au programme, et d’habitude on n’y revient plus.Avec Nelligan, par contre, le mécanisme profond de la lecture, l’échange amoureux entre une personne et un texte, s’enclenche fréquemment: Les Poésies, constamment réimprimées, trouvent de nouveaux lecteurs chaque arfiée depuis le début du siècle.Il y a là, au premier abord, sujet de s’étonner.Les poèmes de Nelligan offrent en effet une surface démodée (parce qu’elle fut à la mode en son temps) très précisément datée de la fin du XIXe siècle.Parnassien, symboliste, déca- dent, Nelligan est tout cela à la fois comme s’il avait multiplié les marques du poétique, ces lieux communs qui constituaient en son temps (chaque époque a les siens) le langage poétique (je ne dis pas la poesie).Or qu’avons-nous à faire aujourd’hui de ces clairs de lune, ruines, orages, mélancolies et alanguissements, pianos et frémissements, vases d’Égypte et cimetières?Rien ne vieillit plus vite, et irrémédiablement, que les lieux communs poétique d’un temps: nos « texte », « corps », « cortex », « signe », « écriture » et autres « silences » ou « blancs » seront bientôt aussi inintelligibles, aussi comiquement démodés, aussi attendrissants, que les « coeurs en deuil » à travers « des jardins rouillés de feuilles mortes » de tel poème de Nelligan.De toute évidence le pouvoir d’un poème ne tient pas aux lieux « poétiques » auxquels il cède.Mais il ne faut pas trop médire de la mode, elle sert à quelque chose.J’avancerais qu’elle a pour fonction de rendre le poème possible, de permettre à sa nouveauté de se faire jour en la dérobant à la censure (aussi bien du poète ue du lecteur) sous le couvert ’un poétique de convention.On ne lit plus Nelligan aujourd’hui pour les modes qu’il apprend (nous en avons d’autres qui ne valent guère mieux) mais pour « quelque chose » qui les dépasse parfois, d’un mouvement très brusque par lequel le texte bascule dans l’inconnu, l’incongru, l’inédit: telle « Fantaisie créole », plutôt banale et vaguement mièvre, s’achève superbement: Et dans l’Eden de sa Louisiane, Parmi le silence (.) La créole dort en un hamac rose.Souvent, après un début conventionnel qui lui a permis de démarrer, le poème de Nelligan dérape, une vision s’impose avec la force d’une hallu- cination, sans qu’il soit possible de la maîtriser.« Devant le feu », un sonnet assez banal dans l’ensemble, débouche sur des images excessives qui font brusquement éclater sa surface symboliste, son tissu de réminiscences baudelai-riennes.La poésie de Nelligan est une poésie du désir.C'est celle d’un tout jeune homme, d’un adolescent traversé par le génie et qui cesse d’écrire à vingt ans.Chant d’innocence, elle est toute tendue vers l’avenir; elle ne procède évidemment pas de la maturation ni de l’expérience.Le désir premier de Nelligan, c’est celui d’être poète: « se vouloir poète », dit la « Romance du vin ».Ce que porte ce désir, c’est un immense effort de rassemblement de l'être.Plusieurs textes, ceux où une vision intime, une sorte de dispersion ou de démembrement de l'être: un poème comme « Les Cor-oeaux » est particulièrement clair à cet égard.À cet éclatement du moi, Nelligan oppose la recherche d’un lieu qui lui permettrait de se rassembler, qu’il appelle, d’une expression très fréquente dans ses vers, sa « lande intime ».Les mots sont très précis: il ne s’agit pas d’un lieu clos mais d’un lieu à la fois ouvert et protégé.Il y a bien sûr dans sa poésie, de façon récurrente, une rêverie du lieu clos, du lieu enfermé, de chambres, boudoirs, salons, dont un poème comme « Rêves enclos » résume de façon caractéristique presque toutes les images.Mais cette chambre est une prison.La « lande intime » qui se cherche dans la poésie de Nelligan, est un espace ouvert, un espace libéré qui n’est ni la chambre close ni la dispersion: c'est « l’orgueil serein des grands monts roses », « -des forêts de santal », le « paysage ébloui des soirs » ou s’envolent des « oiseaux de bronze ».Cet Eden où l’être s’éprouverait avec bonheur n’a pas d’autre existence que l’éfidice verbal du poème.Ultimement, il est le poème lui-même, et c’est pour y accéder que Nelligan s’est si passionnément voulu poète.Éprouver, l’instant de quelques mots, l’extase d’être.Atteindre, dans l’espace de quelques mots soigneusement assemblés, le paradis de l’être.Nelligan sans doute y est parvenu quelquefois, et c’est pour y parvenir nous aussi que nous le lisons.Nelligan n’est pas dans une tombe du cimetière de la Côte^les-Neiges, il n’était pas auparavant à l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu; il est, il a toujours été dans ses poèmes.Il a leur âge, il n'a pas cent ans.Il a l'âge de la poésie.Il n’y a pas lieu par conséquent deregretter que le centenaire n’ait pas été célébré comme il aurait pu l’être.Nelligan mérite mieux que les discours dont il aurait fait l’objet.Ce n’est pas sa mémoire qu’il faut honorer’ mais sa présence.La présence de sa poésie.De la poésie.Aussi la création du Prix de poésie Èmile-Nelligan et son attribution à François Charron faisaient-elles là seule célébration qui convenait.l'ne famille à connaître fïA'l* r‘ I a correspondance de la famille Gravel de 1K83 à 1900 Volume illustré, 336 pages — S 12.50 en vente dans toutes les librairies .Aux éditions du.(BORÉAL EXPRESS) Diffusion Dimedia, 539 Lebcau, V.Saint-Laurent H4N 1S2 Contes pour enchanter la vie par Jean Royer Gilles Vlgneault, La Petite Heure, Contes 1959-1979, Nouvelles éditions de l’ARC, Montréal, 1979, 202 pages.Nazim Hlkmet, Sabiha Khemir, Le nuage amoureux, traduit du turc par Munevver Andac, Paris, Editions François Maspero, Coll.Voix, 1979.LA petite heure, celle du conteur qu’est Gilles Vigneault, appartient à la tombée du jour, au repos, « au dedans », comme l’écrit Vigneault.C’est celle où l’enfant revient, où la vie remonte en mots au coin de l’oeil.C’est Gilles Vigneault •¦mïiiliïpr LIBRAIRIE DU BOUQUINEUR SPÉCIAL DES FÊTES RABAIS DE 25% DURANT TOUT DÉCEMBRE * Le mobilier québécois Ord.$15.95 SPÉCIAL $11.95 * Robert Kennedy et son temps Ord.$19.95 SPÉCIAL $14.95 * Montréal et ses environs Ord.$12.95 SPÉCIAL $9.75 * Vers une nouvelle cuisine québécoise Ord.$13.95 SPÉCIAL $10.50 3828 ST-DENIS, près roy 844-8555 celle où l’on rentre sur la pointe des pieds pour ne pas déranger les rêves à venir.La petite heure est de saison, quotidienne, intime, vaste et rêveuse.La Petite Heure réunit, en 200 pages, 20 ans de contes de Gilles Vigneault.De quoi passer 75 petites heures à rêver et à rencontrer son enfance au soleil couchant.Inutile de préciser ici la qualité du conteur.L’amusement précède la morale, chez Vigneault.Et la parole mène l’écriture.De Natashquan à la ville, de la pêche à l’ecole, de la fable à l’aquarelle, ces petits contes veulent enchanter la vie.Nous connaissions les Contes sur la pointe des pieds et les Contes du coin de l’oeil, il y a longtemps publiés.Nous avons déjà entendu Les Entretiens sédentaires, que Vigneault nous a donnés sur la scène.En voici d’autres, inédits pour la plupart: ceux de La petite heure, justement.Ce ne sont pas les moins parfaits ni les moins innocents.Relisez celui de Katak, que Vigneault nous dit aussi sur son dernier microsillon.Si l’art de conter, si familier aux Québécois, atteint l’art de la parole à l’écrit, c’est bien chez Gilles Vigneault.Je ne le vante pas quand je dis qu’il est bon conteur! Nous le savons depuis Jack Monoloy et Jo Montferrand! Mais peut-être le savons-nous moins bien pour ce qui est de ces contes écrits avec tant de joyeux accents et de clins-d’oeil.Quand Vigneault écrit le conte, la page s’anime avec autant de verve que sur la scène le conteur parle.La Petite Heure est un des livres les plus joyeux que je connaise.Ou l’art de raconter de Gilles Vigneault arrive à rejoindre en nous l’enfance: celle d’un peu d’espoir et de beauté où le quotidien cherche son rêve.La petite heure de Gilles Vigneault, c’est bien celle où radulte retrouve enfin une enfance.¦ Cette enfance, ce pourrait être celle qui imagine le merveilleux conte de Nazim Hik-met.Traduit du turc et dessiné par un enfant, Le Nuage amoureux compose un livre irrésistible, d’une beauté rare, dans la remarquable collection Voix de Maspero.Dison d’abord que Sabiha Khemir est un des enfants de Nacer Khemir qui nous donnaient en 1975 chez Maspero le livre des contes illustrés de L’Ogresse.Khemir et sa petite famille avaient, en moins de deux mois, transcrit et dessiné ces contes de la culture orale turque.Quatre ans plus tard, c’est Sabiha qui dessine le conte de Nazim Hikmet avec un talent exceptionnel.Le livre nous présente d’abord le conte traduit en français.Puis c’est, en commençant par la fin, l’histoire calligraphiée en turc et dessinée par Sabiha.On y voit le Derviche qui crée le monde à partir de la musique de son pipeau.Puis naissent Seyfi le Noir, qui veut posséder le monde, la belle Aïché, qui veut aimer le monde et le Nuage amoureux qui protège le jardin de la Belle.Cette histoire est traduite dans des dessins qui ressemblent aux plus belles dentelles orientales et oue vient orner la calligraphie de l’écriture même du conte.Le Nuage amoureux est un livre qui enchantera parente et enfante.Tout comme le livre de L’Ogresse, si jamais vous le retrouvez en librairie (ou chez le diffuseur de Maspero en Amérique, l’Agence du livre français, rue Bernard, Outremont).YOURGENAR, BOURIN, CAGNATI.USES CAGNATI îvtosé lliiiï*.la chambre mtUM G;;;-.* Inès Cagnati: MOSÉ OU LE LÉZARD QUI PLEURAIT Mosé, sur un banc de l'hospice, ressasse sa vie, tourne en rond dans ses souvenirs, petit vieux transplanté là par ses filles à la mort de Mélanie, sa femme.Un livre simple, émouvant et beau.Denoël, $16.75 Jeanne Bourin: LA CHAMBRE DES DAMES Un mère, maîtresse-femme, ses filles folles et ses filles sages: les joies et passions d'une famille au Moyen-Age.La réconciliation du roman et de l'Histoire.Table Ronde, $21.50 Marguerite Yourcenar: LA COURONNE ET LA LYRE Marguerite Yourcenar traduit et commente les poètes grecs anciens.En ce faisant, * ma démarche ne diffère en rien de celle [:.] du compositeur retravaillant de temps à autre un passage de Bach ou de Mozart pour en jouir et s'enrichir de lui.» Gallimard, $28.00 EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES MAGIE LUMINEUSE du théâtre d'ombres à la lanterne magique HONO»É OMIMII K COMMERCES COMMERCANTS IJttl K L’ODYSSEE NOIRE Commerces et commercants HONORÉ DAUMIER LE TRESOR DE TOUTANKHAMON Histoire mondiale du MUSIC-HALL DALI GALA LUMINEUSE MAGIE Présentée par Roger Garaudy, à lire et à voir, la tragique épopée de la traite des noirs, mais aussi l’immense apport culturel dont a bénéficié l’Amérique.155 planches en couleurs qui constituent une exposition permanente des objets découverts dans la tombe du pharaon.Le livre d'art le plus important de l'année (245 mm x 330 mm) PRINCESSE Dali, le créateur, grand peintre de notre époque, mais aussi l’homme dans le couple qu'il forme avec Gala à travers ses tableaux les plus marquants et des photos (265 mm x 305 mm) EDITA.VILO Maîtriser la lumière pour conquérir les âmes, un supercherie qui naquit dans l'antiquité.Toutes les techniques du théâtre d’ombres â la lanterne magique, mais aussi tous les mystères (265 mm x 345 mm) BALLAND MARC CHAGALL Mistinguett.Fred Astair, Liza Minnelli,.voici la première véritable ’’Histoire” du Music-hall avec ses triomphes, ses affiches ses anecdotes et toutes ses vedettes, célèbres dans le monde entier Un des plus beaux livres d art, signé Draeger.qui révèle ce peintre admiré dans le monde entier comme un écrivain-poète possédant le sentiment d'un profond humanisme (285 mm x 310 mm) DRAEQER Au temps de Daumier, à travers 50 caricatures, l’artiste capillaire s'appelait coiffeur, le chef était cuisinier, les épiciers n'ôtaient tous de luxe (255 mm x 320 mm) VILO FRANCE-AMERIQUE (235 mm x 320 mm) J.P.DELARQE V 18 » Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 CULTURE ET SOCIÉTÉ les carnets de Jean Ethier-Blais DANS mon ignorance des ébats juridiques, j’écris ceci avec crainte et tremblement.Avez-vous lu Un bon petit diable?C’est un roman de la comtesse de Ségur, née Rostopchine.Fille du gouverneur de Moscou qui mit le feu à cette bonne ville à l'entrée de Napoléon, la Comtesse de Ségur maniait volontiers le knout.En somme, une sorte de Brejnev de la haute aristocratie.Dans Un bon petit diable, elle s’est dépeinte sous les traits de Madame Mac Miche, vieille Écossaise qui a toujours le fouet à la main.Je n’imagine pas autrement la justice, dans mes rêves.Je la vois, certes, avec la balance et les yeux bandés, mais la main derrière le dos tenant le fouet.Nous, pauvres usagers, sommes soumis à la loi, un point c’est tout.Les juges et les juristes, eux, savants et heureux hommes, s’ils pratiquent la loi, s’ils s'inclinent devant elle, ils l’énoncent aussi.Ils en parcourent les arcanes, comme Diogène, un fanal à la main.Ce qui peut nous rendre la loi aimable, viable, c’est son aspect organique.Le citoyen de bonne foi qui, comme moi, est soumis à d'innombrables codes, vit en paix parce qu’il a l’impression de se mouvoir dans son être juridique, à l’intérieur de structures vivantes qui, sans jamais se nier elles-mêmes, s’adaptent à la réalité en devenir.Voilà l 'un des ressorts les plus riches de la vie en société.Lorsque la sclérose a atteint la fabrication et l’interprétation des lois, c’est la tessiture même de la voix humaine qui est atteinte, telle qu’elle s'exprime pour le bien des peuples.On comprendra que ie veux parler du jugement de la Cour suprême sur la loi 101; je ne suis pas juriste et c’est précisément parce que mes réactions ne reposent en rien sur des stratifications de connaissances que je puis dire en toute simplicité ce que je pense.Je parle pour tous ceux qui, à mon instar, seront les usagers de cette décision, qui en voient les conséquences et dont la conception qu’ils se font de leur être propre sera transformée par elle.Or, la première choqe qui me frappe et que je ne puis pas ne pas déplorer, c’est que ce jugement, tributaire d’un autre, de la Cour supérieure, celui-là, semble vouloir figer une fois pour toutes, l’historicité canadienne-française à l’intérieur du Grand Tout canadien.Je ne cache pas que je ressens cela comme une humiliation.Depuis 1867, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.Il y a eu, au plan linguistique, des luttes terribles au Canada.LE DEVOIR est issu de l’une d'elles.Mes parents, en Ontario, ont vécu les batailles rangées qui ont suivi la publication du Règlement inique qui portait le numéro XVII dont la plupart des Québécois, ignorants et fats, ignorent les péripéties tragiques.Un jour, un employé de la Régie de la langue française me reprochait, à moi, mes origines ontariennes, d’un air affecté: « Vous n’êtes pas Québécois » me disait-il, la bouche en cul de poule.En dépit de cette sorte de personnes, nos ancêtres ont combattu et ont fait avancer l’histoire.Il y a eu solidarité de notre nation.Ce jugement est humiliant pour nous parce que, dans sa sagesse immuable, il fait fi de ces luttes, de ces idéaux, de la douleur transcendentale de la nation française en Amérique.Ce qui me semble pis encore, c’est que cette humiliation est inutile, en ce sens que devant l’avenir, elle est gratuite.Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal faisait remarquer que ce texte ressemblait à celui de telle cour américaine qui, quelques années avant la guerre de Sécession, interdisait la libération des Noirs.L’exemple est mordant, mais il constitue une bonne grille.Il revient à dire que faire oeuvre de juriste, ce n’est pas faire oeuvre d'archéologue.J’ai lu l’article 133 de la Constitution; les parties de cet article sont-elles à ce point indissociables?L’argumentation paléo-légaliste ne réussit pas à me convaincre.J’ai trop l’impression que Madame Mac Miche n’est pas loin et qu’on condamne le Québec au coin, sans dessert.C’est que le droit, comme tout ce qui relève de l’intelligence, est contraint d’épouser les modalités de la vie.Je lis souvent, pour me divertir, saint Jean Climaque.Son univers est celui de la démonolo-gie.Tout s’y tient, tout y est logique, comme était logique avec lui-même ce moine des Frères Karamazov qui fer- mait la porte sur la queue d’un diablotin indiscret.Si on est démonologue, on frémit.On peut même régler sa vie sur les principes de saint Jean Climaque.Satan existe, mais sa présence parmi nous est moins évidente a nos yeux qu’elle ne l’était à ceux des stylistes.Les juges des Bahamas, pays indépendant, ont conservé du système juridique anglais perruques et falbalas.Les nôtres ont peut-être conservé un respect exagéré des rouages interprétatifs, si parfaitement huilés qu’ils finissent par tourner à vide.Des juristes québécois ont soumis récemment à la Chambre un Code civil revu et corrigé.Ils n’ont pas craint de se plier aux contingences.Le mouvement profond de l’histoire est dans nos vies comme celui d’un enfant dans le sein de sa mère.On dira ce qu’on voudra.Les usagers des lois, dans leur ignorance, le savent bien; les jugements des tribunaux sont souvent légiférants et transforment notre vie jusqu’au jour où l’Histoire les renvoie aux oubliettes.Quelles seront les conséquences de ce jugement?D’abord, on notera que sa rigueur s’applique brutalement au Québec et que, dans les faits, il épargne le Manitoba.Peut-il ressusciter les morts?Peut-il refranciser nos compatriotes passés à l’anglais?Il veut récrire l’histoire du Québec avant qu’il ne soit trop tard.Le drame c’est qu’au Manitoba, il est, hélas! il sera désormais toujours trop tard.Ensuite, rien n’est plus dangereux qu’un texte juridique qu’on est obligé d'appliquer sans en reconnaître d’instinct la qualité topique.Ce document aurait paru en 1890, il eût révolutionné notre histoire.Mais le Canada n’était pas prêt.C’est donc qu’il y a un lien entre l’événement et la formulation du droit.À quoi sert ce jugement en 1979 sinon à raviver de vieilles plaies?Il y a là une sorte d’acharnement de la contre-histoire.C’est un signal lumineux dont le cligno- la vie littéraire LES éditions Quinze ont finalement été achetées à rabais par M.Pierre Lespérance.Nous le savons.Mais d’autres soumissionnaires étaient sur la üste.Fides, entre autres, qui offrait même plus d’argent que M.Lespérance, mais avec une restriction: que le prix de vente baisse de $1,000.avec chaque contrat d’écrivain qui refuserait d’aller chez Fides.«Nous par Jean Royer étions intéressés aux écrivains, non au stock de livres, nous ne sommes pas des soldeurs », a déclaré au DEVOIR un porte-parole de Fides.L’important éditeur québécois s’est dit aussi mal traité par la BCN, qui n’a pas eu des services « professionnels » (c'est un euphémisme, dit le représentant de Fides) de la part de la banque et du fiduciaire des Quinze.c ) Les Éditions du Jour Un livre-cadeau.qui saura plaire à tous vos amis Le petit Sommelier par Pierre Petel Le seul livre qui traite exclusivement des accords des vins et des mets d'une façon aussi exhaustive.Vous trouverez dans ce volume un choix de vins appropriés à plus de 500 plats et la reproduction des étiquettes les plus prestigieuses.$6.00 En vente chez tous les libraires et depositaires Les Editions du Jour Inc.1 6765, de Marseille, Montréal H1N 1M4 ^ S* vous desire* obtenir un ou plusieurs exemplaires de < *• volume prière de remplir et de nous retourner la formule c dessous aver votre cheque ou mandat poste NOM ADRESSE VILLE __ Cheque ou mandat ci-|Oint BO - 129d Le petit Sommelier $6.00 ^ dw izryi) D’autre part, on apprend que M.Mario Pelletier, des Quinze, avait refusé une offre de direction littéraire à poursuivre chez M.Lespérance.Quant à M.Jacques Filion, qui dirigeait les Quinze, il a accepté de conseiller le nouveau propriétaire des Quinze, M.Lespérance, pour l’obtention des subventions et autres problèmes de gestion « littéraire ».¦ À l’Union des Écrivains québécois, ce semble plutôt tranquille.Pas de nouvelles des négociations du contrat-type avec les éditeurs.Il faut dire que ça s’éternise! Que fait donc le comité de stratégie de l’Uneq?Sans persécuter cet organisme, on pourrait aussi se demander ce qu'il a fait dans le dossier de la vente des Quinze.¦ PARUTIONS Livres et auteurs québécois 1978, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, 354 pages.Cette revue critique de l’année littéraire est un instrument essentiel pour la connaissance littéraire mais aussi pour une évaluation de la critique au Québec.Le numéro de cette année a été dirigé par André Berthiaume.¦ Lettres québécoises, Numéro 16, Hiver 1979-1980.Cette revue de l’actualité littéraire, dirigée par Adrien Thério, place en page couverture trois femmes écrivains: Marie-Claire Blais, Suzanne Paradis et Antonine Maillet dont elle nous présente des entrevues.Ce numéro fait entre autres une grande critique au dernier roman d’Yvon Rivard: L'Ombre et le double (Stanké).On y parle beaucoup de poésie aussi ¦ France Vézina, L’Hippo-canthrope, Montréal, l’hexagone, 130 pages.Les éditions de L'hexagone viennent d’inaugurer une nouvelle collection en publiant le texte de la pièce de France Vézina jouée le mois dernier au TNM.La maquette est belle.Avec des photos de Le Coz qui nous redonnent certains moments de la pièce.Retirée prématurément de l’affiche au TNM, L’Hippo-canthrope n'a pas eu de suc- tement me fait peur.Enfin, je plains nos parents manito-bains, rayés d’un trait de plume.Près d’un siècle de vie qu'ils n’auront pas vécu! Ils ont disparu peu a peu, emportés par le juridisme anglo-saxon.Il y a ainsi, dans les plaines d’Asie, près des Kal-mouks, des nations entières qui sombrent sans retour.Serons-nous l’une d’elles?Voilà ce qu’avec crainte et tremblement, souvent sans pouvoir l'exprimer, pense l’homme de la rue.Il CINÉMA Léo Bonneville LE CINEMA QUEBECOIS Coll.Communication et mass média #2 * Format: 12,7 x 19,3 cm.- * 784 p.* 200 photographies * S29.95.f pY ^ Qui dit mieux que les cinéastes québécois pouvaient par- : : v/.v.v.v;; 4> 1er d’une façon pertinente du cinéma québécois?C’est à X H \ ^ leur donner la parole que s’emploie ici l’auteur.Mais il a soin d’ajouter, pour chacun des trente réalisateurs, une " ^ ^ f, * notice biographique, la filmographie complète, une biblio- sV ' v**- fjr ?'#?•# graphie ainsi qu’un aperçu critique personnel.L’ensemble :ir: ^ » J ' est illustré de plus de deux cents photographies et consti- |J |T tue un document unique sur le cinéma québécois.' C rk 1T1 n k.1 C En venle cllez votre braire habituel ou bien adresser votre commande à ÜJ tLIlilUNS 3965 est.boul.Henri-Bourassa.Montréal.Qué.H1H 1L1 'f' PAULINES Tél.322-7341 téh mimsrn W msufow* cès de public.Mais cela ne préjuge pas, selon moi, de la qualité ni de la profondeur du texte.Pièce plus « scandaleuse » que Les Fées., L’Hippocanthrope n’aura pas été à la mode mais restera le plus fort texte de théâtre des dernires années.SCRAP, numéro 1, automne 79, publication trimestrielle.J’ai trouvé ce numéro de SCRA P/Plaies dans le train de Toronto-Montréal, il y a quelques jours.Je revenais d’un colloque sur la poésie de L’hexagone.La couverture de SCRAP est rouge comme les banquettes du train.L’intérieur (de la revue) fait penser à une réduction de Hobo-Québec première manière.La revue est coordonnée par Daniel Guimond, Sophie Hébert et Daniel Dion.Ont collaboré à ce premier numéro: Fortner Anderson, Lucien Francoeur, (qui était dans le même train que moi), Jean Frisson, Yolande Villemaire, Daniel Dion, Claude Beausoleil (dans le même train que nous), Michel Dufresne, Jean-Paul Daoust, Michel Lemieux, Philippe Chevalier, Montny Cantsin, Michel G.et Clifford Duffy.En dernière page de la revue, une sorte d'éditorial: « Écrire, c’est vomir culturellement ».Cela s’explique par la définition de SCRAP en page couverture 4: « Pas du tout une revue mais une conspiration, un choc»).& SÉLECT m ES ORIGINES DE L’HOMME, ARTHAUD $60.00 -i-Vi.IE AU BOUT DU MONDE $22.00 r Un roman imbattable.«Cinq cents pages vous tiendront agrippé à un roman prodigieux de rebondissements, aptes à satisfaire les tenants de l’écologie, les passionnés de politique ou d’espionnage, et les mordus de la science.Entre Moscou et Washington, un grand frisson diplomatique va relier toutes les capitales et cent individus, incapables de résoudre un épouvantable problème international.» FREDERICK FORSYTH LALIKRNATIVK 1)1 DJABLK 470 pages - $12 95 Michèle Talbot Dimanche-Malin EDITlUN CANADIENNE $ %»,*.> ’ ., \ ç t l ; i ^ ,4 .M 1 «il- fmm TCI f iWî \'M'i pt ; m/k fJ t .ï'ifirA • | • # IS ï- J w & / £ A Y>Jw i ¦¦ V’t'v ^ .' y# LES MEILLEURS CADEAUX DU JEWPS DES FÊTES nniTJON CANADirNNf CAIL SHEEHY Les crises prévisibles de lâge adulte $7.95 $12.95 ÉDITIONS SÉLECT Ci-joint $.chèque ?mandata 1555 ouest de Louvain (n'oubliez pas d'inclure votre Montréal, Qué.H4N 1G6 paiement) Veuillez m'expédier sans trais ni taxe: ?LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR.$1295 a LES PASSAGES DE LA VIE.$ 7^5 NOM.ADRESSE.VILLE.CODE.TÉL.D IS 12 79 ) \ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 O 19 \ CULTURE ET SOCIÉTÉ L’enfant dans le monde Une «vieille» encyclopédie remise à jour pour les jeunes par Angèle Dagenaïs ‘ÉDITEUR GroUer Liée qui publie depuis 1923 la lèbr célèbre Encyclopédie de la jeunesse a complètement refait ou refondu si l’on veut la collection cette année pour l’adapter davantage aux besoins des lectures des années 80.Tout en gardant son approche par thèmes qui a fait son succès par les années passées — Grolier a vendu plus de 300,000 collections au Canada français depuis 1923 — la collection s’est enrichie d’un grand nombre de photographies, dessins, schémas, illustrations couleurs, d'une couverture attrayante et d’une information complètement remise à jour.L’Encyclopédie de la jeunesse ne procède pas par ordre alphabétique mais bien pas rubriques ou thèmes abordant des questions d’ordre général que se posent les enfants à l’école ou dans leur milieu familial.Ces thèmes, au nombre de 17, sont Les pays, Le ciel et la terre, Contes et poèmes, Les plantes, Les sciences, Les personnages illustres, Les beaux-arts.Jeux et occupations, Histoire et gouvernement, La vie et la santé, Les sports, Littérature, Les animaux, Moyens de transport et de communications, Choses de tous les jours, Le Canada, et enfin, Qui?Pourquoi?Comment?La collection compte 20 volumes dans lesquels on retrouve des articles de chacun de ces thè- mes, (les numéros 1 à 19), le 20e étant index analytique général de 12,000 entrées et des données statistiques.Fernand Seguin qui signe l'avant-propos de la nouvelle édition revisée, compare l’Encyclopédie de la jeunesse à une « Ile au Trésor ».Se remémorant les heures de délicieuse lecture qui ont occupé son enfance, Fernand Séguin se réjouit de l’existence d’encyclopédies pour les jeunes qui « enchantent tion et nourissent connaître ».l’imagina-la joie de La vie défigurée Paule Salnt-Onge, La Vie défigurée, Éditions La Presse.C’EST un témoignage bien touchant que ce dernier livre de Paule par Monique Roy Saint-Onge.Témoignage quotidien, comme peuvent l’etre la vie, l’amour, la souffrance, la solitude, la mort.Ici, l’écriture est un outil fonctionnel qui sert le but premier de l’au- LA GALERIE DES LIVRES INC.CENTRE COMMERCIAL SHERBROOKE 2297 OUEST, RUE KING SHERBROOKE, Qué.J1J 2C2 TEL.: 562-4723 Librairie générale Livres pour enfants Papeterie • Cadeaux Cartes leur, dérouler les instants de deux pôles de sa vie: l’enfance et l’adolescence se terminant à 18 ans par un mariage et, à l’autre bout de ce mariage dissous après 25 années, la décennie d’une passion tumultueuse aboutissant à la solitude.Solitude d’abord viscéralement et farouchement refusée, mal acceptée puis douloureusement domestiquée.Solitude devant l’occasion de faire connaissance avec soi.L’auteur a choisi de présenter deux périodes de sa vie, l’une, pour la fixer à jamais, l’autre, pour l’exorciser, mettre entre elle et cette réalité l ’épaisseur des mots à jamais imprimés.Après cette catharsis, la route qui la mène à elle se dégage, le paysage s’adoucit, plus de soubresauts, plus de pannes.Il fera beau.(.) être pleinement ce que je suis pendant quelque temps encore.» On lit ce livre comme on se met à l’écoute d’une voix amie qui, un soir de cafard, éprouve un incoercible besoin de se débarrasser d’un fardeau devenu trop lourd.Dans le court préambule, Paule Saint-Onge écrit: « (.) la seule indépendance que j’aurai jamais conquise, c’est l’indépendance financière.la femme autonome, ce n’est pas moi qui vais la raconter.» Pourtant, toute sa démarche est une lente et sûre conquête de l’autonomie.Née entre les deux guerres, imprégnée de fortes valeurs sentimentales et romanesques, par goût et par choix, 1 auteur eût préféré « vieillir tout doucement à côté d’un compagnon ».Les circonstances, ce qu’on appelle les choses de la vie, rayant décidé autrement elle décide « en serrant les mâchoires » d’imposer désormais le respect, à défaut d’amour, puni ou utopique, ou de pitié, dégradante.Le pari de cette femme meurtrie qui a refusé de devenir une femme rompue et qui aborde avec une espèce de tranquillité le dernier versant de sa vie semble gagné.« On a tendance de nos jours, écrit-il, à considérer que la télévision rend les enfants passifs et les détourne de la lecture.Des enquêtes récentes démontrent, au contraire, que le goût de la lecture demeure aussi vif mais qu’il entraîne de nouvelles exigences.L’enfant ne se contente plus d’un texte plat, désséché, privé d’images; il demande que ce qu’on lui offre à lire soit aussi séduisant que ce qu’on lui donne à regarder.» L’Encyclopédie de la jeunesse n’avait pas été rééditée depuis 1967.On y a ajouté de multiples illustrations et trois nouveaux thèmes: Moyens de transport et de communications, Sports et Histoire et gouvernement, pour mieux répondre aux interrogations des enfants.Avec références spécifiquement québécoises toutes les fois que la chose est possible, cette collection s’intégre parfaitement à l’éducation des jeunes d’ici et prolonge harmonieusement les connaissances qu’ils peuvent acquérir à l’école.La lecture des rubriques de l’Encyclopédie, de longueur tout à fait accessible aux jeunes lecteurs, est facilitée par une présentation graphique et une typographie agréables.Certains dessins ou illustrations demeurent ternes de couleur et de forme mais dans l’ensemble les photographies sont belles et pertinentes et les rubriques passionnantes à lire.Les enfants curieux semblent en tout cas y trouver beaucoup de plaisir.Cette encyclopédie s’adresse aux jeunes de l’élémentaire et du secondaire.Les 20 volumes sont à prix tout à fait abordable puisque l’on peut se les procurer pour $284.50 (environ $14 le volume).L’éditeur Grolier ne distribue toujours ses volumes que par l’intermédiaire de vendeurs bien qu’il possède maintenant un comptoir postal.Les clients peuvent se procurer la collection dans un délai de 10 à 15 jours, collection qui s’accompagne d’un service (après vente) d’information et d’un bureau de recherche pour ceux qui désirent fouiller davantage certaines rubriques.Le bureau de recherche emet des fascicules que le détenteur de l’encyclopédie peut se procurer gratuitement pour une période de trois ans.Grolier qui est maintenant une corporation canadienne fiublie également d’autres col-ections parmi lesquelles on peut citer A la découverte (12 vol.) pour les enfants d’âge £ réscolaire ou leucteurs débu-mts, Pays et Nations (6 vol.) une encyclopédie des pays pour les jeunes et moins jeunes, et la grande encyclopédie universelle Grolier (15 vol.) appelée maintenant Le livre des Connaissances qui procède par ordre alphabétique de référencé.par Clément Trudel Sauvageot, Claude, Enfants du monde, Éditions j.a.et Édi compo.Le magazine OVO, Les enfants, 1979.MEME à dix ans, ces enfants ne nous laisseront pas dire que c’est là le plus bel âge de la vie.Tout d'abord parce que pour la majorité de ceux qui naissent dans le monde, selon le directeur général de l’Unicef, qui signe le texte de présentation de l’album de Sauvageot, les perspectives ne sont pas enthousiasmantes: « sur cent enfants naissant toutes les minutes dans les pays en voie de développement, quinze mourront dans l’année.Sur les 85 qui survivront, 75 n’auront jamais accès aux soins médicaux modernes.Pour eux les risques de décès seront 30 ou 40 fois plus élevés que s’ils étaient nés en Europe ou en Amérique du Nord.Sauvageot est reporter-photographe.Toute une équipé a participé à cette encyclopédie réaliste de l’enfant dans le monde.Nombreuses pages laissées aux enfants qui s’expriment: traumatismes quotidiens s’exprimant dans leur vision des événements; aspirations parfois nobles; façon brutale de ramener les adultes à plus de raison.Qu’il soit de Hué ou de Bihar, de Paris ou de Cracovie, l’enfant possède sa façon propre de concevoir le monde.Il faut s’y arrêter avec sollicitude, s’attarder sur ces regards d’enfants mal-aimés, d’enfants victimes de préjugés (de racisme anti-jeunesse) ou de calamités dues aux ordinateurs-stratèges.Sauvageot fait remarquer la santé apparente des enfants en Cmne.Il a trop vu de jeunes, même au jeu, qui se sentent à part: visages tristes d’enfants, au festival de Cologne; enfants iraniens dont le jeu-survivance est la chasse, etc.Tout compte fait, rares seraient les enfants insouciants, protégés, aimés, à qui l’on ENFANTS DU MONDE CLAUDE $AUVAG£OT SS: : WS .rnmjM W vm&îSæX - offrirait le plus de chances d’épanouissement.C’est bien ce que cet album richement illustré veut marquer, alors que s’achève l’Annee internationale de l’enfant.Si l’Histoire Îmitait vraiment en elle des eçons, les enfants n’en feraient plus les frais.Mais quand?agaz iblié Le jour, publié des numéro thématiques remarquables: sur les prisons et sur l’immigration, notamment.Le dernier en lice s’intitule Les Enfants.Deux pages de présentation nous préviennent: «les enfants ne sont pas spécialement gentils.spécialement généreux.Ils portent en eux tout ce que la société leur offre ».Soit.Voyons ces enfants atteints de mimétisme: dans les maisons, dans les écoles, sur la rue.Le goût de vivre pleinement, cela s’apprend: cigarette au bec, arme au poing, pooing sur la gueule etc.tendresse sans arrière-pensée.Entre eux, les enfants se montrent souvent plus spontanés, dira-t-on.C’est pourquoi une cinquantaine de photographes ont fait confiance à Ovo et leur ont fait tenir ces clichés de frimousse inquiètes, hilarantes ou documentaires.L’album se ferme sur des yeux très sérieux d’un enfant.Que leur fournit-on, à ces mômes de Harlem ou d’ailleurs, pour qu’ils nous renvoient autres chose que l’angoisse ou des sourires forcés?FREDERICK FORSYTH LALÏÏRNATIVt 1)1 DIABLE On est séduit.«C’est dans ce contexte où tous les grands dossiers de l’heure sont mis à contribution, depuis les accords SALT jusqu’aux techniques de protection de l’environnement depuis les satellites-espions jusqu’aux pirates de l’air, que Frederick Forsyth fait intervenir l’amour, la foi en la parole donnée, le respect de la vie.» Laurent Laplante 470 pages-$12.95 Le Soleil Au Quebec, faut se tenir , .en santé # I è .i U ï *: ' è, t * ; a ¦ -opOOOttX iV 'AXttOaQOa ¦MOOXK^S.y,, DICTIONNAIRE GENEALOGIQUE DES FAMILLES CANADIENNES Publié en sept volumes par Mgr Cy-prien Tanguay durant la deuxième moitié du XIXe siècle.Cet ouvrage colossal et unique en son genre nous donne la généalogie de toutes lesrfamilles canadiennes-françaises depuis l’établissement de la colonie (1608) jusqu'à la fin du Régime français (1760).Ce dictionnaire généalogique et non biographique nous donne la lignée de chaque famille par ordre alphabétique et renferme les principales dates de l'histoire de chaque famille: date et lieu de mariage du père et de la mère, leur lieu d’origine et le métier du père, le nom, la date et le lieu de naissance de chaque enfant ainsi que la date et le lieu de sépulture.BON DE COMMANDE ee ÉDITIONS ÉLYSÉE B.P.188,STATION CÔTE-ST-LUC.MONTREAL.H4V 2Y4 Veuillez me faire parvenir Dictionnaire Généologique ci-joint, la somme de $220.00 chèque ?mandat D POUR UN CADEAU DE NOËL: LES MEILLEURS LIVRES DE LA SAISON À DES PRIX RÉDUITS.À l’occasion de Noël, nous vous proposons un vaste choix de très beaux livres.Et si vous le désirez, nos libraires vous guideront dans votre choix.~ HÏST- mû1 CONTE o U V 4 IPIIK ï» r**» « v i\\ A)\ m PfiLAGIE-LA CHARRETTE PRIX CONCOURT 1979 UN ROMAN DE A NTONINI: MA II.IET PRIX ORD $11.95 SCORPION $ 9 95 HISTOIRE DE l’IAf PRIX ORD 522 00 SCORPION *17 95 LA VII AU BOUT DU MONDI DE JACQUES YVES COUSTEAU PRIX ORD .*22 (K) SCORPION *17.95 HISTOIRE DU QUÉBEC CONTEMPORAIN TUITIONS BOHt.AL EXPKESS PRIX ORD 519 95 SCORPION $15 95 VERS UNE NOUVELLE CUISINE QUÉBÉCOISE TAK I INS TITUT de TOU HISME ci D-HÛTEI.I ERIT du QUÉBEC PRIX ORD $15 95 SCORPION $10 95 Pour certains de i es spéciaux, cette offre pourrait se terminer le 12 décembre.CENTRE LAVAI GALERIES CHOMEDEY D’ANJOU 688-5422 351-4170 CENTRE DOMAINE ANGLE l.ANC.El.1ER ET SHERBROOKE MÉTRO LANGEI 1ER 256-9564 LES TERRASSES NIVEAU DU MÉTRO McGILL 288-3514 MAIL CHAMPLAIN ANGLE TASCHé; REAL) ET LAPINER! BROSSARD 672-9222 CENTRE LANGEI 1ER 254-6402 l ?I 20 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 CULTURE ET SOCIETE La BD enfantine et le plaisir des adultes par Yves Lacroix Willy Lambil, sur un scénario de Raoul Cauvln, Rumberley, Dupuis, 1979, 44 planches.Turk et DeGroot, Plus on est de tous.et Le fond de l’air est béte, éd.du Lombard, 1979, 46 planches.Greg, Achille Talon et la main du serpent, Dargaud, 1979, 44 planches.Franquln, Lagaffe mérite des baffes, Dupuis, 46 planches.J’AI un lecteur assidu.Il s’est aperçu qu’il manquait une colonne à mon texte du 1er décembre.J’y disais le plaisir ou’on pouvait trouver dans le aemier album des Tuniques bleues et dans .ivi \ T; VA'Î> VC'lé ,,, ) 'Trfc'MTIONj i / MAt*4TeNÀNT s les deux premiers titres de la collection Robin Dubois.D’abord, le premier, Rum-berleu, dessiné par Lambil cées, pour reposer sa tête des journée.chez VLB Éditeur Par l’auteur de l’Euguélionne! Louky Bersianik Le Pique-nique sur l'Acropole Cahiers d'Ancylj eaux-fortes et tailles-douces de Jean Letarte sur un scénario de Cauvin.Dans cette histoire, comme dans les précédentes de la série, la cavalerie du Nord des USA affronte celle du Sud, bien que l'argument de la Sécession soit évacué.Ne restent que deux années affrontées, aussi butées l'une que l’autre.En réalité, le combat se livre entre les officiers et le simple soldat, dans un antimiuta-risme qui fait plaisir.Comme il arrive souvent dans ce type de bande, c’est le compagnon du protagoniste qui est le héros, à vrai dire l’anti-héros: tire-au-flanc, pleutre, déserteur, il vide les étriers aussitôt le combat engagé.Dans Rumberley, les troupes ennemies reconstruisent ensemble le village qu’elles ont incendié.Sans véritable prétention.Mais avec suffisamment de trouvailles pour amuser.Même chose avec Plus on est de fous et Le Fond de l'air est béte, deux albums avec lesquels le tandem Turk et De Groot célèbre dix années de gags hebdomadaires dans la revue Tintin.Plus de 80 histoires d'une planche sont reprises ici.Cette fois encore, c’est le deutéragoniste qui prend la vedette, le maladroit shérif de Nottingham, veule, mal marié, jocrisse et lâche.Battu, assommé, pilé, aplati, on lui trouve, au commencement de chaque histoire la même crédulité.Un doux délire s'installe, depuis l’a-nachronie, par le calembour, jusqu'au non-sens le plus total Ça convient aux soirées avan-epo écritures de la Finalement, je m’excusais, dans ce dernier article, de n’avoir pas parlé de Gaston.En fait, je voulais parler d’Achille Talon et de Gaston Lagaffe, de leurs derniers albums, La Main du serpent et Lagaffe mérite des baffes.Ces loustics m’ont toujours parus apparentés.L’un par sa bêtise, Vautre par sa distraction, les deux provoquent irrémédiablement la catastrophe.Depuis des années, ils sont, dans Spirou et Pilote, des facteurs d’anarchie.Quand Achille Talon apparaissait dans de courtes mstoires à chute, il me semblait le plus intéressant des deux, le plus percutant, le plus ambigu, dans sa pléthore verbale, sa méchanceté, sa malhonnêteté occasionnelle, sa suffisance, avec sa bourgeoisie mesquine et célibataire, sous sa défroque clownesque (le crâne piri-forme et chauve, le nez en patate, la veste courte sur la be-dondaine, les gros boutons rouges).Il était pathétique.La scène avait sa démesure, copiait sa grandiloquence ou alors se disloquait, les vignettes ne parvenaient plus à contenir sa prétention.Alors que Gaston.Gaston dormait, parasitaire, fausse victime, l'irréductible décroché.Peut-être ai-je vieilli.Mais mon intérêt pour les derniers albums est inversé.Greg a voulu un autre destin à son personnage.Il en a fait un redresseur de torts.Achille Talon échappe maintenant à l’univers restreint d’un conflit interminable avec son voisin, et accourt sauver les civilisations menacées.« Je vous devine attaché à la justice, à la li-berté, au bonheur des peuples ».Toute démesure ne l’a pas quitté; mais, alors que sa suffisance dénonçait sa mesquinerie, transgressait l’ordre étriqué d'une vie rentière et banlieusarde, il est dorénavant intégré aux grandes quêtes, lui conviennent les exploits des chevaliers errants, ces héros à-vide.Il perd la corrosion qui le distinguait.L’enflure n’est plus que verbale, n’est plus qu’un trait de caractère.Triomphe le bon sentiment.A peine quelques propos en abîme permettent-ils au personnage de discuter la menée du récit.(« Ne contrarions pas l’auteur, je vous prie, on en a encore besoin.») Transgressions exceptionnelles et isolées Pendant ce temps-là, chez Gaston.Le dessin de Franquin m’a déjà paru bâclé, à cause de la profusion et de l’enchevêtrement des lignes parfois, les formes torturées, leur extravagance.Pourtant il y a trop de irécision et d’efficacité dans ’expression, pour maintenir l’hvpo pide.En fait, Franquin n’est pas un cadreur de belles vignettes, les éléments s’y bousculent, les objets, les personnages et leurs ballons.Mais il y a dans cette surcharge un frémissement, dans le déséquilibre de la composition un aynamisme et une vitalité qui contredisent la nonchalance du personnage.Gaston est un maladroit, victime de ses propres bévues.Par contre, Gaston, c’est le plaisir d’inventer, de mettre au point un instrument, de s’exercer à un geste, pour le plaisir de vérifier qu'on peut le faire.Le principe du plaisir.Le rêve sur les formes.La grande amitié, pour Gaston et ses complices Jules et Bertrand.« Faut maintenir les traditions! » dit l’un.« Quand elles sont marrantes! » corrige l’autre.La fonction première des objets n’a aucune importance, leur utilité; l'imagination importe seule.C’est souvent parce qu’il a oublié leur fonctionnalité que les machines de Gaston sont malencontreuses.Mais ce qui les rend catastrophiques, c’est qu’elles ne trouvent pas place dans le monde organisé.Quand les autres veulent pénétrer dans l’univers — le désordre apparent — de Gaston, c’est à leur tour de gaffer.Ou alors ils enragent, iis veulent détruire.Gaston a l’éternelle enfance que je me voudrais, regardez-lui le ventre, le nombril toujours découvert, les pantoufles.Il rêve.Il imagine.La relaxation comme un des beaux-arts.J’avoue que ça me fascine.Je dois vieillir.COURRIER m '• -WJ?M -, ¦ V .\ -1 vlb éditeur Déjà un best-seller ! Le Pique-nique sur T Acropole de Louky Bersianik Partons, la mer est belle En ce matin un peu frisquet d’automne, la mer s’est faite toute calme sur les côtes d’Algérie.« Pas un nuage aux cieux, sur les mers, pas de voile ».Le soleil, à peine levé, brille déjà d’un éclat tout particulier.Tout n’est que silence et sérénité en ce terroir bucolique.Tantôt le chant du coq du paysan, au loin, à peine perceptible.Tantôt le jappage du chacal à l’affût d une proie.Et là, tout à côté, la vague vient, revient et revient encore, inlassablement, se jeter sur la plage; elle ne cesse de chanter sa melopée très douce, d’une langueur monotone; c’est B’un bruissement de L À la villa, en front de mer, la voix grave de l’annonceur de Radio Monte-Carlo nous mitraille de ses informations où tout n’est que pétrole, et inflation, et grèves, et prises d’otages, et espions, et tortures, et meurtres, et révolution, et guerres, et tueries inutiles.Soudain, noyée dans cette mer de cauchemars, enchâssée dans cet écrin d’horreur et de fiel, soudain, une perle, un bijou, un joyau: une nouvelle combien douce à entendre, plus douce que la douce mélodie du « Viens voir mon pays, viens voir l’Acadie, ce pays qui m’enchante », une nouvelle toute brève: un nom, un « poème », un prix: Antonine La vie littéraire NOM:.ADRESSE: 244 pages — $10.95 BON DECOMMANDE CODE POSTAL: Veuillez me faire parvenir l’ouvrage suivant: Mon chèque ?mon mandat postal ?au montant de: $.Envoyez à: VLB Éditeur, 5840 est Gouin, Montréal-Nord, H1G 1B6 La revue « Possibles » fête déjà quatre ans d’existence.Avec un numéro intitulé « Des femmes et des luttes » préparé principalement par Muriel Garon-Audy et Lise Gau-vin.À la revue « Liberté », il y a du nouveau, après 20 ans (une continuité rare dans les institutions littéraires et culturelles au Québec): en effet, l’ancien comité de rédaction devient un comité directeur et a passé les rennes du contenu de la revue à une jeune équipe: François Ricard, François Hébert, René Lapierre, Robert Mélançon, Réfean Beaudoin et Yvon Rivard.Leur premier numéro (le no 126) produit est consacré aux deux royaumes selon Pierre Vadeboncoeur.Quant à la Nouvelle Barre du Jour, elle se retrouve, elle aussi, sans femme au comité de rédaction: Nicole Brossard a quitté Jean Yves Collette et Michel Gay.i poésie, plusieurs person-tout en étant d accord En i nés, tout eh étant d’accord que François Charron méritait le prix Emile-Nelligan, ont déploré l’omission du jury du recueil d’André Roy: Les Passions du samedi.Cet autre auteur des Herbes Rouges aura bientôt 35 ans et ne sera donc plus éligible au prix Emile-Nelligan tandis que François Charron n’a pas 30 ans! Maillet, Pélagie-la-Charrette, Prix Concourt.« Le prix Concourt est très important, moins pour moi que pour l’Acadie », déclarait Antonine Maillet sitôt divul- Siée l’identité du gagnant oncourt.Quel délice! Seul ce mot de l’auteur est déjà tout un poème.Seul ce mot fait surgir de ma mémoire tous ces noms, toutes ces villes, tous ces villages d’Acadie.Tout tourbillonne en moi; même de si loin, sans livres, sans textes, sans rien, ils me reviennent tous ces noms; je les revois tous ces paysages, ces routes, ces chemins, tant parcourus; qui m’ont tant enchanté.Pour moi, c’est la joie, c’est l’allégresse, la jubilation, et, même seul, la liesse.Qu’ils crépitent tous ces feux de joie! Qu’ils claquent au vent tous ces tricolores étoilés! Qu’ils vibrent avec force tous ces « Ave Mari Stella »! Nos cousins d’Acadie sont en fête.Qu'elles sonnent toutes ces cloches de Grand-Pré, de Church Point, de Main de Dieu! L’Acadie est en fête.Qu’ils dansent, qu’ils chantent, qu’ils festoyent tous ces Arsenault, Landry, Cormier, Aucoin, Bastarache! C’est la joie.Qu’elles sonnent toutes ces cloches de ITle Madame, de Cheticamp, du Cap Breton, cette isle royale! L’Acadie est en fête.Qu’ils dansent, qu’ils chantent, qu’ils festoyent tous ces Leblanc, Robichaud, Lelièvre, Samson, Gailand! C’est la joie, c’est l’allégresse.Qu’ils sonnent tous ces clochers madelinots, tous ces clochers de Shediac, de Ship-pegan, de Caraquet, de Carie- NOUVEAUTÉ Le Bas-Canada 1791-1840 Changements structuraux et crise par Fernand Ouellet, M.S.R.C.professeur à l’Université d’Ottawa Ce livre est une histoire socio-politique menée selon une approche globale.L’auteur utilise de nouvelles sources, notamment les Poll Books, les recensements nominatifs et les archives des paroisses.Son analyse, qui tente de faire surgir le visage multiple, complexe et changeant de la société bas-canadienne, est centrée sur l’émergence d’une crise qui peu à peu empoigne toute la société et se dénoue au cours d’une aventure révolutionnaire.Cet ouvrage a mérité à son auteur le prix du Gouverneur général du Canada, attribué par le Conseil des Arts du Canada, et le Prix McDonald attribué par la Société historique du Canada.15,5 x 23,5 cm., 542 pages.— Prix: $15,00 En vente chez votre libraire et aux Éditions de l’Université d’Ottawa.BON DECOMMANDE EDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA 65.avenue Hastey.Ottawa.Ontario.Canada.Kl N 6M5 Veuillez me faire parvenir.exemplaires de Le Bas-Canada, 1791-1840.Nom.Adresse Ci-inclus mon chèque ou mandat de poste.Les chèques ou mandats de poste doivent être faits à l’ordre des ÉDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA .— i i ¦ »mm ill ¦ — —¦¦¦¦¦ i «J ton, de Port-aux-Basques, de Nouvelle-Orléans, de Bâton Rouge! L’Acadie est en fête.Qu’ils dansent, qu’ils chantent, qu’ils festoyent tous ces Chiasson, Mélançon, Gaudet, Petrie! C’est la joie, c’est l’allégresse, c’est la jubilation.Qu’elles sonnent toutes ces cloches de Louisiane, du Poitou, des deux Charentes, de toutes ces villes, villages et hameaux de Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Ile du Prince-Edouard, cette isle Saint-Jean d’hier, du Québec, d’Ontario, de tous ces coins où a survécu et survit encore, avec obstination et détermination, le souffle de l’âme acadienne! Qu’elles sonnent aussi dans ce petit hameau de la Ra-binière, en cette douce contrée du Val de Loire, ce pays de Rabelais! C’est la joie, c’est l’allégresse, c’est la jubilation, c’est la liesse générale.C’est presque l’Assomption, presque le 15 août en novembre.Qu’elles sonnent ces cloches, qu’elles sonnent toutes, qu’elles sonnent toutes, à chavirer.comme au Cap Blo-midon.En ce matin un peu frisquet d’automne, la mer s’est faite toute calme sur les côtes d’Algérie: « Pas un nuage aux cieux, sur les mers, pas de voile ».Le soleil, à peine levé, brille déjà d’un éclat tout particulier.Partons, la mer est belle.Marc ANGERS, architecte Surcouf, Ain Taya, Alger, Algérie Série des Montcorbier L'apprentissage d'Amlié 1910 par Suzanne Martel 368 pages, $13.95 Premières armes 1918 par Suzanne Martel 432 pages, $13.95 Armoiries de la famille des ducs de Montcorbier les éditions fides 235 est.bout Dorchester Montreal H2X IN9 (514) 861-9621 Pour Noël offrez Flammarion un choix attentif de livres abordables Illusions Richard Bach L auteur de Jonathan Livingston le goéland rencontre un messie" qui lui enseigne que l homme peut se libérer des barrières quide limitent elles ne sont qu illusions 168 pages $6.50 ILLUSIONS ou us uienuss uui messc (coiamwn Le temps voulu Yves Navarre L auteur fait uneanalyse neuve et forte de la passion et découvre que le temps voulu, instants, presences et projets constituent le sel de l existence.grain par grain, amertume par amertume 342 pages $12.50 yves navarre NMMRRE wiwvlhmmarlon Rèe Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre Flora Groult Un récit aventureux et tendre le voyage intérieur de plusieurs femmes d aujourd hui autour de Lison.ni tout a fait la même, ni tout à fait une autre 250 pages $14.50 Un instant dans la vie d’autrui Maurice Bèjart Bejart se raconte avec la sincérité de ceux qui sont restés fidèles aux options de leur enfance Une vie aux multiples tableaux, avec de multiples ballets 290 pages $18.25 MAURICE BEJART un instant dans la vie d’autrui Viens la mort, on va danser Patrick Segal "L homme qui marchait dans sa tête'- accepte la mort de ses ïambes et lance un défi il saisit ia vie a bras-le-corps et parcourt le monde à la découverte des autres et de lui-mème 232 pages S10.95 SEGAL .-i * • VIENS LA MORT.ON VA DANSE r Vient de paraître Histoire simple et véritable Annales de l’Hotel-Dieu de Montréal, 1659-1725 par Marie Morin «Bibliothèque des lettres québécoises» Édition critique présentée par Ghislaine Legendre Édition critique de la première oeuvre littéraire de Montréal écrite par Marie Morin, «montréaliste» supérieure à deux reprises et première annaliste de la Communauté des Hospitalières de Saint-Joseph à Montréal.La Fondation et l’établissement de Ville Marie, son développement entrecoupé des guerres iroquoises et des tentatives d’invasion anglaises, se greffent à l’histoire de la Communauté de Montréal et de l’Hôtel-Dieu.oco 352 pages $19,95 BON DE COMMANDE Veuillez m’expédier_____exemplaire(s) de Histoire simple et véritable à $19,95 $ _ ?Paiement ci-joint (chèque ou mandat) A percevoir sur mon crédit Chargex-Visa No J 1 L.J 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Date d'expiration de la carte Nom Adresse .Code postal = LES PRESSES =j DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL C.P 6128, suce.«A» !|mir Montréal, Qué., Canada H3C 3J7 p 1 Tél 343-6321 / 6325 Également en vente dans toute bonne librairie Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 ¦ 21 CULTURE ET SOCIÉTÉ L’archéologie: une panne ou un répit?par Alain Duhamel POUR la première fois depuis une quinzaine d'années, nous dit M.François Picard, archéologue, il n’y a au Québec, en 1979, un net ralentissement des fouilles en.archéologie historique.À défaut de chantiers importants, ce ne sont pas les lieux où ils seraient necessaires qui nous manquent, un premier bilan des travaux entrepris permet de mesurer l’accompli et d’espérer pour l’avenir.Dans Les Traces du passé, M.François Picard incline à l’optimisme et souhaite que ce répit puisse déboucher bientôt sur des perspectives stimulantes.À ce jour, le ministère des Affaires culturelles du Québec et le ministère des Affaires indiennes et du nord du Canada ont été les seuls à requérir et à soutenir des recherches en archéologie historique.Au parc de l’Artillerie, aux Forges du Saint-Maurice, au Fort Chambly, sur la Côte-Nord et à la Place royale, les archéologues ont été présents et ont fait de leur mieux dans des circonstances parfois difficiles, rarement convenables.Les archéologues y étaient, mais l’archéologie ne comp- tait guère comme l’une des disciplines importantes et essentielles à la réflexion et à la mise en ordre des démarches de sauvegarde et de mise en valeur.L’archéologie a été utilisée comme une technique sophistiquée pour vider des sites ou pour mettre à jour des vestiges.Elle n’a jamais été perçue, ou si rarement, comme une science «de la vie quotidienne» ayant son objet propre, sa méthode et ses instruments.De cela, les archéologues n’en veulent plus, et le public non plus.Il ne nous est pas utile de mettre à jour des vestiges pour leur substituer ensuite un décor de Des femmes et des luttes théâtre en oubliant les enseignements de la découverte.Nos archéologues historiques ont en quelque sorte acquis leur formation sur le tas, ou plutôt dans le trou, puisque les universités n’offrent en ce domaine aucune formation systématique et approfondie.Le colloque du printemps dernier à Québec a souligné cette grave lacune et tous espèrent que nos universités ne mettront pas un siècle à s’y intéresser.Les nouvelles perspectives en aménagement du territoire et en urbanisme laissent entrevoir une demande accrue en professionnels et en chercheurs expérimentés.En dépit des conditions difficiles d'exercice, voire de l’indigence dans laquelle on l’a laissée, l’archéologie historique a tout de même démontrer qu’elle devait désormais trouver sa place parmi les disciplines scientifiques moine.L’ouvrage de M.Pi-auxquelles on a habituelle- card, à notre avis, le démontre ment recours en sauvegarde et clairement et nous en recom-en mise en valeur du patri- mandons la lecture aux per- sonnes en autorité qui en douteraient encore.Nous pourrions croire, et en vérité nous le souhaitons, que l’archéologie historique au Québec jouit d’un temps de répit dont elle profitera pour compléter les recherchés entreprises et approfondir les connaissances acquises.Quelques indications peuvent laisser entrevoir une prochaine reprise: la loi sur la qualité de l’environnement rend désormais obligatoires les études impact sur les ressources archéologiques et historiques; la loi sur l’aménagement et l’urbanisme pourrait donner ouverture à une démarche archéologique dans la préparation des schémas d’aména- diaboliquement programmé.«Ces 470 pages se lisent d’un trait, parce qu’elles sont animées d’un souffle inexorable menées d’un style vif.“L’alternative du diable” est un engin diaboliquement programmé par un professionnel.Mais il a aussi une dimension politique et humaine.Parfait mélange de mélodrame politique et de suspense terroriste, il force la vraisemblance en truffant la fiction de réalité historique.» FREDERICK FORSYTH L’ALTERNA II V K DU DIABLE 470 pages-$12.95 Jacques Cabau Le Point gement; pour la première fois, une administration municipale, la ville de Montréal, aura recours à un archéologue; enfin, bien oue les travaux aient relevé au domaine de l’archéologie préhistorique, une société locale, la Corporation du moulin de la Chevrotière, à Deschambault, a pu commanditer un sondage archéologique.Ce sont la quelques perspectives intéressantes qui pourraient se concrétiser si une volonté politique s'exprime enfin dans ce sens.Aussi longtemps que cette volonté politi- que ne se manifestera pas, il nous faudra conclure que l’archéologie historique est et restera en panne.M.François Picard conclut son bilan en invitant ses collègues à se rapprocher du public et à devenir de meilleurs communicateurs.Fort heureusement pour nous, M.Picard donne l’exemple puisque son ouvrage constitue un effort de vulgarisation longtemps attendu.Il faut espérer qu’il aura une large diffusion car, peut-être pour la première fois, les Québécois, dont l’intérêt pour leur patrimoine ne se dément pas, ont en mains une synthèse valable d’un domaine d’activité et de recherches essentiel à la connaissance de leur passé.Picard, François: Les traces du passé, les dossiers de Québec-Sciences, Sillery, 208 pages, nombreuses illustrations.Prix $9.50, Un livre cadeau pour tous les amateurs de la tille de Québec s, ^ A ( A1‘n:\l.K * * ^ Aïïw f'* • -iS par Monique Roy LA revue Possibles aborde sa quatrième année avec un numéro consacré aux femmes québécoises et à leurs luttes.Divisé en trois parties, l’historique, l’imaginaire et le quotidien, ce tour d’horizon du féminisme québécois veut également établir un bilan, montrer le chemin parcouru depuis près d’un siècle.En éditorial, Lise Gauvin et Muriel Garon-Audy soulignent que ce numéro sur les femmes va de soi, car « les questions posées par elles ont suffisamment ébranlé de constructions bien rodées pour qu’il puisse paraître essentiel de passer par elles en premier (pour une fois!) quand il s’agit ae repenser l’architecture de l’edifi-ce ».Plus question de refaire les sociétés, de rebâtir des mondes d’où elles seront exclues: «.les luttes des femmes ne viennent ni après ni avant la lutte de libération nationale ou l'avènement du socialisme autogestionnaire, les multiples luttes qui s’articulent sur ces trois grands mouvements sociaux s’entrecroisent et posent toutes — chacune à sa manière — le problème que nous avons comme peuple ».La premiere partie — Antécédents — éclairé le contexte sociologique du Québec de la fin du siècle dernier à nos jours.Le texte fouillé et précis de Michèle Jean relate les premières manifestations du féminisme québécois et son évolution subséquente.Des extraits du Droit civil canadien, révélateurs de la mentalité fermée d’une époque pas si lointaine, rappellent — si besoin était — que les femmes d’ici reviennent de loin.Au fur et à mesure de leurs protestations, les textes de loi changent, le paysage se dégage.La communication de Janine Boynard-Frot, lecture féministe des romans du terroir canadien-français de 1860 d 1960, démontre que le ro- man du terroir reflétait cette société autarcique.La deuxième partie — Écritures — regroupe huit courts textes où des voix parmi les plus impliquées et les plus douées dont la démonstration de ce qu’est une écriture en liberté.Du rythme oppressé Anne-Marie Alonzo saisissant l’émotion à l’inquiétude de France Théoret, voulant briser tous les avertissements, en passant par Louky Bersianik, la chantre de la sororité fondamentale, Monique Bosco, criant une angoisse révoltée, Nicole Bros-sard, appréhendant un nouveau reel possible dans des formes toujours nouvelles, de Francine Déry, aux aguets de la dissociation-action-appartenance, à Suzanne Jacob, tournant le dos à l’institutionnalisé, aux merveilleux fragments de Madeleine Gagnon affleurant à la conscience de toute chose et s'appropriant le monde, cette écriture diversifiée s’est échappée des univers clos et débouche, justement, sur tous les possibles.Ressourcée, vitale, dynamique, écriture de désir et de projection, éclatée et lyrique, contestataire et novatrice, écriture d’affirmation du je-elle-elles.La troisième partie — quotidiennetés et mouvements parle des lieux que les femmes se sont donnés et de leurs moyens d’action.Association de femmes, syndicalisme, politique, religion, théâtre, arts plastiques, monde universitaire, sans oublier la lecture et le pain quotidien, les femmes sont partout.En refermant la preuve, une constatation s’impose.En ce moment les forces motrices de la société sont les femmes et si changements il y a, ils viendront d’elles.Un document, l'Acadie terroriste, de Hermégilde Chiasson, complète ce numéro.L'illustrateur de nos traditions populaires Massicotte et son temps Bernard Gcnest M assicotte et son temps Volume abondamment illustré 240 pages, en vente dans toutes les librairies — S12.50 VIENT DE PARAÎTRE “.un livre généreux, vivant et peu orthodoxe autour d'un concept laissé d’habitude aux juristes.Les politiciens tiqueront un peu en le lisant, mais les citoyens ordinaires se féliciteront d’une lecture passionnante.Très érudit, Jean-Pierre Dandurand a de plus l’audace irrespectueuse de ceux qui repoussent les frontières" MONIQUE BÉGIN ".une contribution marquante au débat qui anime tous ceux qui aspirent à un meilleur Canada" FRANCIS FOX LE POINT DE VUE D'UN GOUVERNÉ LES JEUX DU POUVOIR ET LE FEDEROLISI Jcan Pwrte Dandurand bourdoo UNE SÉLECTION DES ÉLÉMENTS LES PLUS IMPORTANTS, ET PARFOIS COCASSES, DE L’ÉVOLUTION POLITIQUE Les Éditions Bourdon 562 pages $6.50 En vente dans toutes les bonnes librairies Distribué par: Distribution Éclair Liée, 353-6060 André Duval La Capitale \ olume abondamment illustré.320 pages —$14.75 Du même auteur: Québec romantique en vente dans toutes les librairies .Aux éditions du BORÉAL EXPRESS) Diffusion Dimedia.539 Lebeau, V.Saint-Laurent H4N IS2 UNE COLLECTION UNIQUE ET PRÉCIEUSE L’histoire vivante d’une paroisse de plus de trois cents ans d’EXISTENCE, raconté par les sieurs: STE-ANNE-DE-LA-PÉRADE • Textes inédits • Mémoires • Récits de voyages • Souvenirs des anciens • Nos vieilles familles • Études généalogiques • Réminiscences • Nombreuses illustrations LA PLUPART INÉDITES.“La vie colorée des pionniers.Un ensemble unique dans les annales de la littérature régionale.” Clément Marchand “Une conception hardie et telle qu’elle n'eut jamais d’exemple de l'histoire locale et de la manière de l’écrire".André Vachon Collection “Notre Passé” Brochures Nos 1 à 25: $2.00 chacun I STE-ANNE-DE-LA-PÉRADE par Albert Tessier Urçjurvol de l'histoire de cette pittoresque paroisse de plus de 300 ans d'existence.2.Souvenirs d une institutrice par Vénérande Douville-Veillet Souvenirs d une petite école de rang au début du 20e siècle Vivants récits.3.FIGURES POLITIQUES DE LA PÉRADE par Raymond Douville Esquisses biographiques des quinze hommes politiques qui sont nés ou ont vécu dans cette paioisse.dont le premier ministre John-J Ross et les frères Dorion.4 MGR LAFLÉCHE.MISSIONNAIRE DANS L'OUEST par Albert Tessier Un aspect peu connu de la vie de cet évêque natif de La Pérade 5.UN GRAND ÉDUCATEUR, MGR IRÉNÉE DOUVILLE par P -H.et Rodolphe Leboeul Une biographie bien documentée d'un ancien supérieur du séminaire de Nicolet.6 et 7 SOUVENIRS DU RAPIDE-NORD par Vénêrande-Douville Veillai Tome I "Au temps de ma jeunesse" Tome II ' Les occupations familiales" Savoureuses évocations d'une nonagénaire sur le passé d'un rang de la paroisse qui conserve encore ses pittoresques traditions 8 LES SOUVENIRS DE M SADOTH par l'abbé Armand S Tessier Ouvrage posthume de I abbé Tessier sur son père pittoresque fermier de la paroisse 9 BEURRERIE ET FROMAGERIES D AUTREFOIS par Daniel Thibault Vivante écovation d’une industrie qui fut prospère II y a un demi-siècle.10.MON ENFANCE AU BAS-DE-SAINTE-ANNE par Mgr Albert Tessier Une enfance ensoleillée qui a préludé â une vie féconde et labo-' rieuse, au service de l'éducation et de l'histoire II LA CATACLYSME DE LA RIVIÈRE SAINTE-ANNE Les ravages de I êboulis de Saint-Alban en 1894 12.UN CANADIEN ERRANT NATIF DE LA PÉRADE par Raymond Douville Une série de lettres d'un jeune émigré à sa lamille a permis à fauteur de reconstituer la vie quotidienne des nôtres dans l'Ouest américain.à l'époque de la ruée vers for.13.PETITE HISTOIRE DE NOTRE "PETIT POISSON DES CHENAUX" par Mgr Albert Tessier Comment s est développée cette industrie au cours des siècles et comment elle est devenue, pour Sainte-Anne, un grand événement touristique 14.NOS PREMIÈRES MÈRES DE FAMILLES par Raymond Douville Vingt-quatre "Filles du Roy" aux origines de la paroisse.15.LES ÉGLISES DE SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE par Albert Giroux Un texte bien documenté sur les origines religieuses de Sainte-Anne.16.FIGURES DU TEMPS DE NOS GRAND’MÉRES Première série Les trois soeurs Rouleau."La grande Dame de la Pérade", et Mlle Vallée.17 MGR ALBERT TESSIER.ÉDUCATEUR par l'abbé Henri Carignan 18 DEUX MÉDECINS NATIFS DE LA PÉRADE André Bigue et Antonio Pelletier Un médecin pionnier de l'Abitibi et un médecin-poète 19.FIGURES DU TEMPS DE NOS GRAND’MÉRES Deuxième série Mmes Édouard Rompré.Cléophas Caron et Arthur Rompré.20.FIGURES DU TEMPS DE NOS GRAND MÈRES Troisième série Mmes Georges Baril el Joseph-Émile Perreault 21.MADELEINE DE VERCHÉRES par André Vachon La jeunesse de cette pittoresque figure paradienne 22 LE PETIT CHENAL, IL Y A 50 ANS par Charles-Ernest Grimard 23 LA VIE MUSICALE A LA PÉRADE (1ère série) par Marcelle Vallée 24.PRÊTRES NATIFS DE LA PÉRADE (1ère série) par l’abbé J.-C Chevalier 25.PRÊTRES NATIFS DE LA PÉRADE (2e série) par l'abbé J.-C Chevalier (Parution en janvier) 26 LE VILLAGE STE-ÉLISABETH par Jean Rompré $3.00 27-28."S'AIMER TOUJOURS par Jean-Marie Tessier $4.00 29 LA VIE MUSICALE A LA PÉRADE (2e série) par Marcelle Vallée 30.COLLÈGE DU SACRÉ-COEUR son personnel de 1882 à 1952, ses élèves de 1902 è 1952 par le Père Ernest Brault $5.00 31 LA SEIGNEURIE STE-MARIE $5.00 par Raymond Douville \ ses premiers seigneurs ses premiers colons (1669 â 1775).A paraître au cours de 1980 32 AVENTURES TRAGIQUES DE LA PÊCHE AUX POISSONS DES CHENAUX 33 UNE VISITE DE PAROISSE EN 1914 par l'abbé Dominique Grenier 34.LES ÉGLISES DE LA PÉRADE.2e série.1714-1775 35.LE PETIT STE-MARIE ses débuts el son mode de vie 36 LERAPIDE-SUD son petit village el ses habitants en collaboration 37.LE VIEUX COUVENT 38 LES MOULINS DE LA RIVIÈRE CHAREST par Jean Rompré 39.LA FANFARE AU COLLÈGE par le Frère Ernest Brault 40 LE BAS DESTE-ANNE sa vie caractéristique 41 LES COUREURS DES BOIS à Ste-Anne — Grondines — Batiscan — Champlain par M el Mme Yvan Rompré 42 HISTOIRE DE LA VIE MUNICIPALE DU VILLAGE par Daniel Thibault 43.HISTOIRE DE LA VIE MUNICIPALE DE LA PAROISSE 44 LÉS VIEILLES MAISONS série 1 — Leur historique par Réiean Trollier (plusieurs autres brochures sont en préparation).Collection “Nos Vieilles Familles” 1.NARCISSE GERVAIS ET SA FAMILLE $2.00 par Joseph Gervais Neuf générations el parmi elles, des fondateurs de paroisse en Mauricie 2.PIERRE MORAN $2.00 par Raymond Douville Ancêtre des families Grimard, Douville, Rompré Dusablon, etc 3.YES PHLEM, dit YVON LE BRETON $2.00 ancêtre des (amitiés Yvon et Hivon par Raymond Douville 4 FRANÇOIS FRIGON $2.00 La vie miséreuse d'un colon des premiers temps par Raymond Douville 5.LES FAMILLES FRIMARD $3.00 â travers l'Amérique par Willrid Grimard 6.LES GOUIN EN AMERIQUE $3.00 par Jacques Qouin A paraître 7 LES ROMPRE SUR LE CONTINENT NORD AMÉRICAIN par Jean Rompré 8 LES RIVARD dits LANGUETTE en collaboration 9 LESNOBERT par Willrid el Allred Noberl 10 LES ST-ARNAUD par le P René Bacon, o I m ________Aux éditions du- (BORÉAL EXPRESS) Diffusion Dimedia, 539 l.ebeau, V.Sainl-I.auront H4N IS2 EN VENTE AUX ENDROITS SUIVANTS: ‘les Amis de l’Histoire de la Pérade’’ Case postale 157, Ste-Anne-de-la-Pérade, P.Q.G0X 2J0 Librairie Poirier 1545, rue Royale Trois-Rivières.P.Q.N.B.Les 21 premiers cahiers de la série Noire passé ont été reliés en trois volumes simili-cuir le quatrième volume renferme les six premie's cahiers de la série "Nos vieilles families qui sont en vente au bureau de la Pérode seulement è $20 00 ch I 22 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 CULTURE ET SOCIETE Deux films, trois vedettes Redfordy Fondtty Hoffman C ’EST parti.Depuis hier une quantité impressionnante de nouveaux films ont p; s l’affiche à l’occasion des Fêtes.Des films de science-fiction: Star Trek, The Black Hole.Des comédies: Going in style, Starting over, 1941, Bête mais discipliné, The Jerk.Des drames de toutes sortes: Kramer vs Kramer, The Electric Horseman, Un Bourgeois tout petit, tout petit, The Rose, Un si joli village.Des films d’aventure: Cuba.Du cinéma disco: Roller Boogie.Sans compter les reprises de films pour enfants et les nombreuses versions françaises.Ces jours-ci, le cinéphile aura donc l’embarras du choix: par où commencer?Les critiques se posent d’ailleurs la même question.Pour ma part, j’ai choisi de traiter aujourd’hui de deux longs métrages: The Electric Horseman, la réalisation de Sidney Pollack mettant en vedette Robert Bedford et Jane Fonda, et Kramer vs Kramer, le film de Robert Ben-ton principalement interprété par Dustin Hoffman.par Richard Gay Dans The Electric Horseman.Robert Bedford joue le rôle de Sonny Steele, un cowboy ex-champion de rodéo qui, pour gagner sa vie, a accepte de faire la promotion de céréales pour une puissante compagnie.Ce cowboy des temps modernes monte donc une Cadillac décapotable et roule sur les routes de l’Amérique pour vendre ses' «Ranch Breakfast» dans des supermarchés, des foires et des expositions plus commerciales les unes que les autres.C’est une fin de carrière qu’il accepte plutôt mal.Il a beau tenter de se convaincre par moments que son boulot a des avantages, il en a plus souvent qu autrement la nausée: une nausée qu’il tente désespérément de noyer dans l’alcool.Plus ça va, pire c’est: il arrive saoul aux séances de promotion, peut tout juste monter sur sa selle, tombe même en bas de sa monture.Il désenchante tout le monde et s’écoeure lui-même.Un jour, alors cju’il s'apprête à participer à une autre foire commerciale, il constate que le superbe cheval qu'il doit monter a été drogué et tranquilisé à fortes doses de stupéfiants.Incapable d’accepter le sort qu’on fait subir à la bête, incapable de supporter un instant de plus son rôle de cowboy-promoteur, Sonny s’enfuie avec le cheval qu’on évalue à douze millions de dollars.Bien sûr, on part à sa recherche.Les gens de la compagnie, la police, la presse, enfin tout le monde le cherche mais personne le trouve.Personne sauf une journaliste de la télévision, Rallie Martin interprétée par Jane Fonda.Celle-ci apprendra à découvrir et aimer ce cowboy qui croit dans la liberté, la nature et qui veut tout simplement permettre à Rising Star de courir librement dans la plaine avec les autres chevaux.Avec The Electric Horseman, on retrouve du Sidney Pollack à son meilleur.Certaines de ses dernières réalisations, The Yakusa, Bobby Deerfield surtout, avaient amèrement déçu.Ici Pollack renoue avec le défi désespéré de They shoot horses, don’t they et plus encore avec le romantisme de Jeremiah Johnson.Il chante la nature, la beauté des grands espaces'jet le bonheur Robert Redford dans «The Electric Horseman» de l’homme et de la bête laissés à eux-mêmes dans les décors sauvages des forêts, des montagnes et des canyons.Ce bonheur, cette liberté, cette beauté s’imposent d’autant qu’ils sont présentés en opposition à l’artifice clinquant et bassement commercial de la ville, artifice que Pollack illustre bien lorsqu’au début du film , il .décrit le séjour de Sonny à Las Vegas.Dans la première partie, l’écran est souvent rempli de lumières scintillantes et ridicules, de lumières qui pavoisent même l’habit de Sonny, alors que dans la deuxième demie la caméra d’Owen Roizman capte dans son éclairage superbement évocateur la géographie majestueuse de la nature.Ce thème romantique de l’indi- vidu simple, libre, indépendant, heureux dans des décors que la civilisation n’a pas encore touché, rattache The Electric Horseman non seulement à Jeremiah Johnson que plusieurs considèrent comme la meilleure réalisation de Pollack mais aussi à toute une tradition du cinéma western américain dont le meilleur représentant est nul autre que John Ford.Redford a participé à plusieurs films de Pollack: This property is condemned, Jeremiah Johnson, The way we were, Three daus of the Condor.Jane Fonda, pour sa part, interprétait un des principaux roles dans They shoot horses, don’t they.Mais c’est la première fois qu’on retrouve ces deux comédiens réunis dans un long métrage de ce cinéaste.Si Redford a un peu de mal au début à imposer son personnage de cowboy soulard et désabusé, il devient plus convaincant lorsque Sonny Steele prend la clé des champs: on sent alors que l’acteur comprend son personnage de l’intérieur, qu’il s’identifie {ileinement à ses désirs et que e comédien et le personnage ne font qu’un.Quant à Jane Fonda, son rôle fait tout de suite penser à celui qu’elle tenait dans The China Syndrome.Elle incarne une journaliste de la télévision avec la confiance, l’énergie nerveuse, le dynamisme ambitieux qui convient parfaitement au personnage.Puis progressivement, le masque tombe et la journaliste cède le pas a l’être humain compréhensif et amoureux.The Electric Horseman n’est pas un grand film, mais ce long métrage réussit à fondre des thèmes importants, une situation de poursuite, une relation amoureuse dans un tout qui fonctionne d’autant plus efficacement qu’il est ponctué d’humour.(Au cinéma Atwater II).Il y a quelques semaines la revue américaine Time consacrait huit pages au film Kramer vs Kramer et à ses principaux artisans.Le sujet de ce long métrage est ef-fectivjment important: un jeune couple s’aime, mais se sépare parce que la femme ne peut plus supporter que son mari ne pense qu’à son travail.Entre le mari et l’l’épouse, un enfant qu’ils aiment tous les deux et qu’ils voudront s’arracher l’un à l’autre.Si ce thème rejoint aujourd’hui le vécu de milliers d’individus, le traitement qu’en a fait le cinéaste Robert Benton ne m’apparaît pas mériter les éloges dithyrambiques qu’on a pu lire dans le Time et les comparaisons qu’on y faisait notamment avec Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman.Ce traitement, on a cherché, autant du côté du scénario que de l’interprétation, à le rendre le plus vrai possible.À certains moments, surtout dans la première partie, cette vérité déchirante s’impose en La violence du petit bourgeois par Francine Laurendeau APRÈS deux mille ans de christianisme, le petit-bourgeois est l’être le plus anti-chrétien qui existe parce qu’il a peur du prochain et s’enferme dans des notions comme la famille.Il enseigne à ses propres enfants à se méfier au prochain, à en avoir peur, à le combattre.De cette conception de la vie naît toute la violence du système occidental.Ce n’est pas seulement la violence du coup de feu, du sang, de l’assassinat, mais la violence beaucoup plus forte et latente qui s’exerce au sein de la famille, entre l’homme et la femme, entre les parents et les enfants, au travail, entre l’employeur et l’employé, dans toutes les hiérarchies existantes.Le petit-bourgeois représente l’essence de ce genre de violence souterraine mais très forte et qui souvent explose sous cette forme concentrée», déclarait le réalisateur Mario Monicelli à propos d’Un bourgeois tout petit petit (à l’Elisée).Le petit-bourgeois du film, en l’occurrence, c’est Giovanni Vivaldi (Alberto Sordi), un fonctionnaire sur le point de prendre sa retraite.Il vit avec sa femme (Shelley Winters) à son avis stupide et ignorante et qu’il écrase de son mépris.Et avec son fils Mario (Vincenzo Crocitti), jeune homme médiocre et tranquille qu’il admire éperdument et veut à tout prix caser dans son ministère.Il fera pour cela une cour assidue à son collège Spaziani (Romolo Valli) qui ne peut pas faire de miracle.Mario devra, comme des milliers d’autres candidats, se soumettre à un concours d’entrée.On pourra l’aider à l’oral mais, à l’écrit, il devra se débrouiller tout seul.À moins que Giovanni se joigne à une toute puissante société Alberto Sordi dans «Un bourgeois tout petit petit» secrète.Pour aider son fils, ce bon catholique se fera donc frano-maçon.C’est jusqu’ici la parfaite comédie de moeurs italienne, avec le père qui explique à son héritier qu’il ne doit pas placer ses économies dans une banque parce qu’une banque peut faire faillite.Qui pour avoir plus vite accès à la retraite, s’invente un passé (certifié) de résistant.Qui fait sa prière avant d’aller se faire initier aux mystère de la franc-maçonnerie.Les mâles qui regardent leur match à la télé pendant que la femme lit ses romans-photos à la cuisine.Le collègue vieillissant qui secoue ses pellicules, lui dont la crinière fut jadis l’orgueil de l’étage.La petite qu’on lorgne dans le métro et dont on rêve pour son fils puisqu’on n’ose plus rêver pour soi.Et voila que nous basculons dans le drame.Au moment le plus inattendu, une balle perdue vient faucher l'espoir de la vie de Giovanni.Son fils meurt sur le coup.C’est alors que notre bourgeois tout petit petit va révéler sa nature profonde.Ce ne sera pas joli.Il va retrouver le meurtrier, un jeune homme TOUS LES JOURS 4 REPRÉSENTATIONS ü 1.00 P.M., 3.45 P.M., 6.30 P.M.9.30 P.M BILLETS EN VENTE AU GUICHET POUR TOUTES LES REPRÉSENTATIONS MARION BRANDO ROBERT DUVAli MARTIN SHEEN » APOCALYPSE NOW EREDERIC TORREST ALBERT HALL SAM BOTTOMS LARRY nSHBURNE«DENN6 HOPPER '«-lo—.FRANaSCOffOU ^ » JOHN MIUUS ™ FRANCIS COPPOU MCHAEL HERR FRED RODS, GRAY FREDERDQON «TOM SIERNBERG »*.««r».V1TTORC STORARO «y»,» DEAN TAFAXJLAHS i«, ROLARD WRKS ¦«« imr » WALTER MURCH »««,CARMNE COPPOLA « FRANCK COPPOIA mionj.«T»g|- an omm axtrope ftooucron United Artists Tl'*""*" 'fCMfCa *• Copynqrw { '«rtOmraiowop» '•«•tvm REPRÉSENTATION SUR RÉSERVATION JUSQU’AU 20 DÉCEMBRE (le guichet ouvre à midi) BILLETS: $5.00 LES LAISSEZ-PASSER NE SONT PAS ACCEPTÉS YORK 1487 STE CATHERINE 0 m 937 8978 lui aussi, qui mourra trop tôt pour qu’il puisse savourer sa vengeance.Même si Monicelli est un vieux routier du cinéma italien, l’auteur de nombreux ^ilms dont Le Pigeon (1958), ritius le connaissons moins bien que Dino Risi ou Ettore Scola qui ont exploré des thèmes voisins.Un bourgeois tout petit petit, qui fut en 1977 éclipse à Cannes par Padre Padrone (des frères Taviani) méritait qu’on y revienne.On retrouve dans cette oeuvre ce même humour cruel qui caractérisait notamment Primo Amore et Je vous ai tant aimé.Alberto Sordi y défend admirablement ce rôle du petit-bourgeois mesquin et pathétique dont le préambule du film aurait pu nous faire deviner toute la méchanceté rentrée, à la pêche, au lieu de l’assommer proprement, il s’acharne à cogner sur un malheureux brochet qui a osé lui résister.Quant à son prétendu passé de résistant, on comprend sans peine qu’il est truqué et que Giovanni a dû être pendant la guerre un fasciste ordinaire.Mais la chaleur et la finesse de l’interprétation de Sordi font ?[u’on s'intéresse du début à la m à cet être vil.Shelley Winters compose un étonnant personnage de femme pathétique, résignée, larvaire, et cependant très présente.L’histoire se déroule dans des quartiers de Rome tristes et laids où les cimetières sont encore plus encombrés que les par- kings.Mario Monicelli mène son film avec une sobre efficacité.Si le comique pur n’est pas ce qu’il réussit le mieux (je pense à la séquence de l'initiation), il est particulièrement à l’aise dans l’humour noir.Comme cette scène stupéfiante dans une voûte où s’entassent les cercueils qui n’ont pu trouver place au cimetière.Ou ce sermon haineux d’un prêtre tellement dégoûté par la nature humaine qu’il lui souhaite un nouveau déluge universel.Pourquoi faut-il que notre plaisir soit gâté par le doublage?Pourquoi n’avons-nous pas droit à la version originale sous-titrée en français?Nous aimerions, dans ces chroniques cinéma, que rien ne nous échappe jamais.Nous voudrions être aussi vigilants qu'Argus, ce géant mythologique aux cent yeux dont cinquante restaient toujours ouverts.Mais l’actualité nous joue parfois des tours.C’est ainsi qu’au moment où j’allais vous suggérer d’aller voir un film britannique aussi drôle que farfelu, il s’avise de quitter l’affiche du Loews.Comme il réapparaît ces jours-ci au Séville, je vous en parlerai donc tout de même brièvement.Il s’agit de The Life of Brian (au Séville, le 22, 23 et 28 décembre), la dernière production du groupe Monty Python.La nuit de Noël, en même temps que Jésus, à Bethléem, naissait Brian, fils de la Juive Mandy.Les Rois Mages s’y trompèrent d'ailleurs et allèrent d’abord déposer leurs offrandes aux pieds de Mandy stupéfaite avant de trouver la vraie Crèche.C’est le prégénérique.Après un générique surréaliste (dessiné par Terry Gilliam), beaucoup trop captivant pour qu’on ait envie de se donner la peine de le lire, on se retrouve trente-trois ans plus tard en Judée, «about tea time».Brian et sa mère sont loin dans la foule qui écoute Jésus égrener ses Béatitudes.Comme ils entendent mal, Mandy suggère une autre distraction.Ils iront donc à une lapidation.La mère se loue uné fausse barbe (on n’admet pas les femmes aux lapidations), puis ils achètent des pierres chez le marchand: des pointues, des plates, du gravier.et se rendent au spectacle où les fausses barbes sont en majorité pour lapider un pauvre bougre coupable d’avoir prononcé en vain le nom de Dieu: après un bon repas, pour féliciter sa femme, il lui a dit que son flétan était digne de Jéhovah.Au retour, Mandy et son fils ont du mal à se défaire des mendiants dont le plus à plaindre est sûrement cet exlépreux qui, depuis qu’on l’a miraculé maigre lui, a perdu son gagne-pain.Et ça continue sur ce ton pendant une heure et demie.Je ne vous raconterai pas comment Brian tombe amoureux de la belle Judith membre d’un groupe terroriste de libération de la Judée, comment il participle à une mission qui a pour but de kidnapper la femme de Ponce-Pilate, ni à la suite de quelles folles péripéties il finit par se faire prendre pour le Messie par une foule en délire.C’est ponctué de blagues dans l’esprit d’Astérix et la façon dont Brian finira par couvrir les murs du palais de Pilate de l’inscription révolutionnaire «Romani, ite domum» (Romans go home) est un petit chef-d’oeuvre du genre.C’est vraiment irrésistiblement drôle et aussi fort agréable à regarder.Tourné en Tunisie, dans les décors de Jésus de Nazareth, de Zefirelli, le film est un pastiche du genre (le film biblique) mais contient aussi une multitude d’allusions à l’actualité et des jeux de mots très british que je suis loin d’avoir tous compris.Il paraît que le film a fait du bruit au Canada anglais, qu’il aurait même soulevé des protestations dans certains milieux bien pensants aussi bien juifs que catholiques.Comme quoi le sens de l’humour n’est pas donné à tous.Cette comédie n'est certes pas exempte de défauts.Si les effets comiques sont subtils, la direction de comédiens adopte résolument le style de la farce.A titre d’exemple, c’est Terry Jones, le réalisateur du film, qui interprète le rôle de la mère de Brian.Les comédiens jouent comme on devait jouer dans les fêtes foraines, c’est-à-dire de façon excessive et carricaturale, trois tons au-dessus de la normale.J’avoue que ce parti pris, justifiable je l’admets, m’a agacée.Mais cet inconvénient mérite d’être bravé, surtout si comme moi vous êtes fatigué de ces épopées bibliques dont on nous accable chaque fois que revient Noël.plein écran, mais progressivement le tout bascule dans un courant mélodramatique qui sans être aussi excessif que celui de The Champ, n’en est pas moins agaçant.En effet Robert Benton n’a pas réussi à éviter totalement le piège du mélo, un piège qu’évitait avec plus de facilité An Unmarried Woman, un autre film américain axé sur les problèmes du couple moderne.Ma déception est d’autant plus grande que Kramer vs Kramer, pourtant filmé par Nestor Almandros, offre très peu d’intérêt sur le plan visuel: du travail bien fait mais une direction de la caméra qui ressemble trop à celle utilisée à la télévision, une photographie froide qui se contente de suivre les personnages, les épier, sans vraiment les aimer.Il reste que Kramer vs Kramer mest pas sans intérêt.En fait l’ensemble fonctionne mieux au niveau d’un de ses thèmes secondaires qu’au niveau de son propos principal.Le récit développe en effet de façon captivante la prise de conscience qui prend place dans l’esprit du mari: ce personnage qui ne vivait que pour son travail se rend compte, maintenant que sa femme l’a quitté et qu’il vit seul avec son jeune fils, que le travail et l’ambition ne pesent pas lourd à côté des relations d’amour qui peuvent nous unir aux autres, surtout à son enfant.Cette prise de conscience s’impose d’autant plus au spectateur qu’elle est intensément rendue par Dustin Hoffman qui réussit à utiliser ses tics aramatiques, son jeu constamment tendu, pour faire part de cette transformation qui lentement prend place en lui.Meryl Streep dans le rôle plus effacé de l’e- Eouse est aussi excellente.ors de la séquence du tribunal, elle rend son malaise ému, ses déchirements insoutenables avec une rare qualité d’interprétation.Il faut espérer que cette actrice continuera d’être de plus en plus employée au cinema.Mais malgré le jeu des comédiens, malgré l’impact de certains thèmes secondaires, malgré une bonne volonté qui se sent, l’ensemble fait trop penser à une recette.De la part d’un cinéaste qui avait si bien innové dans The Late Show, on ne peut être que déçu.(Décarie 2).Clahv itDE Femme YVES MOYIWI) KOMY SCIINKIDKK 16 DAUPHIN BEAUBIEN PRES D IBERVILLE 721 6060 TOUS LES JOURS: 1.30-3.30-5.30-7.30-9.30.D’UNE DROLERIE SANS PAREIL.VOUS VOUS TORDREZ DE RIRE SUR VOTRE SIÈGE! “IRRÉSISTIBLE!”-L'écran UGO TOGNAZZI MICHEL SERRAULT la Cage aux Folles d apres la piaca de JEAN POIRET un film de EDOUARD MOUNARO 14 ANS 10e MOIS o at adaptation da FRANCIS VEBER EDOUARD MOLINARO MARCELLO DANON al JEAN POIRET sc CLAIRE MADRIER REMY LAURENT BENNY LUKE CARMEN SCARPITTA LUISA MANERl •t m p#ri>ofkétion m MICHEL G ALABRU -htm».«• ennio morricone lé Mi MOOuriOMI IM é*t'«M M* Il Le PARISIEN 2 486 SIC CATHERINE O 866 3856 1.10.2.69.4.40, 6.29.8.10, 0.90, SAM.I DERNIER PROQRAMME 11.40.IvCs cirçcrpas prapce-piln) vous souhaitent JoyCUX NocF “ÆMNIE- ¦ B4TRICK* ¦ GIR4RDOT • DEWAERE • attachante catnccUc où ma*HOM tente «le (râ rester JFU/VFi Presque le ciel.Presque l’enfer.Havane véritable! POUR TOUS AN ALEX W1NITSKY-ARLENE SELLERS PROOUCTION SEAN CONNERY BROOKE ADAMS.A RICHARD LESTER FILM "CUBA" JACK WESTON HECTOR EUZONDC DENHOLM ELLIOTT MARTIN BALSAM CHRIS SARANDON ALEJANDRO REY LONETTE McKEE wmtn h CHARLES WOOD rwd », ARLENE SELLERS ^ ALEX W1NITSKY DmtMbv RICHARD LESTER EmutivePrortn» DENISOTDELL «y R4TRICK WILLIAMS Réwwon' IWrlcotor' !- /n mal* 'trwwmianai Umtad Artiste DORVAL: VEN 7 00.9 00.22 DÉC au 6 JAN .12 05.2 20.4 35.7 OO.9 30 LOEWS: 12 05.2 20.4 35.6 50, 9 05.SAM DERNIER PROGRAMME 11 20 LOEWS 3 DORVAL 3 llACLÊ PORTEE 12:15 - 2:05 - 3:55 1590 rue st-denis 8453222* 5:45 - 7 :35 - 9:25 954 STE-CATHflMNfO.Ml-7437 PEEL 260 AVE OORVAL 631 8686 L¦| L'HISTOIRE a D’UN VIOL JaMit ten*.Il'tUMUA f OLUL- ah faouru*.' {6444 7t4U5^T H au M'emt 1444 Ta._____5 JULIE VINCENT ^GERMAIN HOUDE MOURIR A TUE-TETE raaliBC par ANNE-CLAIRE POIRIER Cinéma du COMPLEXE I‘I5 - 3’00 - 5:00 - 7:00 - 9:00 desjardins 4 BASIIAIRF 1 288-3141 Un film exceptionnel.Un récit très fort-dès comédiens admirables.UN SI JOLI VILLAGE.un film d’ËTIENNE PERIER VICTOR LANOUX JEAN CARMET VALERIE MAIRESSE BASILAIRE I 288 3141 12:30 - 2:29 - 4:39 - 6:49 - 8:59 L homme de transition méurt la « première femme » naît REVE re ;r *.s Am.à !M,m- 3ÊRAI7D WPARtHFU L®Pén I 1,1m i*® r*rrnn I I Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 ¦ 23 CULTURE ET SOCIETE Le Festival international du cirque Les plus grands sous un même chapiteau par Angèle Dagenais MONACO — Chaque année depuis six ans la Principauté de Monaco tient au mois de décembre un festival absolument extraordinaire sous un énorme chapiteau bleu et rouge, le Festival international du cirque, réunissant les meilleurs numéros de tous les cirques du monde.C’est un événement qui fait courir tous les Monégasques et un nombre de plus en plus considérable d'étrangers.Pendant cinq jours, les plus grands jongleurs, trapézistes, clowns, voltigeurs, acrobates, dompteurs, écuyers, contorsionnistes, etc, rivalisent d’adresse et de témérité devant le Prince et la Princesse de Monaco qui sont de grands amateurs de cirque.C'est d’ailleurs sur l’initiative du Prince Rainier III qu’existe ce festival auquel personne ne croyait il y a six ans.Rainier a déjà dit «Si je n’étais pas prince, je serais dompteur.Les rapports des hommes et des betes m’ont toujours passionné.Le jour ou l’homme vivra en paix avec le règne animal, il le sera avec lui-même et aura retrouvé le paradis terrestre».Ce Prince, amateur de fauves et philosophe, est le président du jury qui décerne chaque année le Clown d'or du Festival international du cirque et les Clowns d’argent (prix secondaires) car cette manifestation est compétitive.Les gagnants des festivals antérieurs sont le célèbre clown, Charlie Rivel (1974), le dresseur de chevaux et grand écuyer, Alexis Crus, de la Cavalerie Jean Richard de France (1975), le trapéziste Elvin Baie du Cirque Ringling Brothers, Barnum- and Bailey des États-Unis (1976), la fa-mille'Knie de la Grande Cavalerie du Cirque national suisse Knie (1977), ex aequo, la troupe Beljakows, dresseurs d’ours du Cirque d’état de Moscou et les Flying Gaonas, trapézistes volants du cirque Ringling Bros, Barnum and Bailey (1978).Le gagnant de ce dernier festival est le clown français Georges Cari, l’un des plus célèbres comiques excentriques du cabaret qui faisait un retour au cirque cette année.Le cirque européen est très différent du cirque américain auquel nous sommes habitués ici au Québec.Il se déroule la plupart du temps sous le chapiteau et non pas dans un amphithéâtre ou un stade permanents, sur la terre battue, les spectateurs étant assis sur des gradins sous la tente.La Eiste est unique et circulaire.es artistes travaillent sans filet.Le tout est d’un professionnalisme à toute épreuve.L’effet recherché n’est pas habituellement le spectaculaire mais bien l’adresse, la pureté des lignes, la précision, la perfection.Sous le chapiteau, on ne triche pas.L’émerveillement du cirque tient dans son authenticité, sa vérité.Sous les feux colorés des projecteurs, les roulements fébriles des tambours, le danseur de corde oc ' trapéziste dans leurs costun! de lurrcere jouent leur vi ;t des dizaines d’années atient L >eur, l’espace d un instant de pur éclat, pur émerveillement, pur scintillement.Les disciplines du cirque tels les arts de la scène se révélent dans l’instantanéité et ne sont que de fugaces moments d’é- Si le tilm tourne à la torture, au cauchemar, à la violence névrotique et débile, pour finir par le plus scandaleux des homicides, on aurait tort d'accuser Monicelli d'avoir dépassé la mesure: SON INTENTION N'ÉTAIT PAS D'ORCHESTRER L'EPOUVANTE, MAIS DE DÉCLENCHER UNE REFLEXION.- le quotidien de paris Une comédie italienne qui tourne à la tragédie.De franc, le rire devient jaune, puis noir.CETTE RÉUSSITE TIENT AUSSI A UN ALBERTO SORDI AU MEILLEUR DE SON TALENT.- TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN un film de moi et de risque.Il n’y a pas de miracle au cirque pas plus qu’il n’y a d’illusion.Tout est dans la discipline puisée d’une énergie quotidienne, d’un dressage inlassable des muscles, des nerfs, de l’équilibre, de la volonté et des forces sauvages et rebelles (humaines ou animales).L’éclat du cirque est le triomphe de millions d’heures de gestes interminablement répétés jusqu’à ce qu’ils deviennent seconde nature ou réflexes.La barre du danseur paraît bien sécuritaire et «terre-à-terre» comparée au fil de fer, au trapèze ou à la corde raide.Chacun son métier.On devrait certes parler des artistes du cirque.En France, le ministère de la Culture reconnaît le cirque comme un art.Dans les pays de l’Est, les cirques sont de véritables institutions nationales aussi importantes que la musique, la danse ou la littérature.Des écoles d’Etat, tels des conservatoires, préparent dès leur jeune âge les artistes qui y consacrent leur vie.En Amérique du Nord, tout est dégénéré en divertissement, le cirque compris.La prépondérance du trompe-l’oeil et de l’artifice, du «biggest in the world» et du show-bizz a ravi au cirque un de ses cléments les plus importants: le dépouillement qui donne au geste sa vraie gran- deur.Quand on demande au spectateur de surveiller trois pistes à la fois, on lui enlève toute possibilité de communiquer avec l’artiste et de participer à sa concentration.On ne voit que du mouvement, et des couleurs et non plus des lignes et des formes.À Monaco l’ambiance du festival est extraordinaire.Tout le monde se prépare avec entrain à cet évènement annuel et les places s’envolent comme des petits pains chauds à l’ouverture du guichet.Les organisateurs essaient de lui fournir panache et décorum en invitant des vedettes de cinéma — Cary Grant, Michael York, Alberto Sordi, Marcello Mastroianni, „e cahier 'ulture et Société i i 'ournal Là DEVOIR es: dgé par Jea.loyer ni CIÊTÉ L’ÉVÉNEMENT DU FESTIVAL DE NEW-YORK! MARIO MONICELLI 14 * JL POUR ANS TOUS avec ALBERTO SORDI * SHELLEY WINTERS r ms —Un bourgeois-tout petit petit.écrit et mis en scène par ARIANE MNOUCHKINE produit par CLAUDE LELOUCH VERSION INTEGRALE DE 4 HEURES BOURGEOIS: Jeu .vendredi: 7 h 15.9 h 30; samedi: 5 h 15.7 h 30 9 h 40 dim -mere.: 1 h 00, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30.9 h 40; lun.-mar RELACHE.1 MILTON 842-6053 ( Angle rue Sherbrooke & rue St-Laurent ) Le PARISIEN 5 486 STI CATHERINE 0 866 3856 TOUS LES JOURS A 1.154 7.15 P.M.POUR TOUS un film de Vittorio De Sica LE DERNIER CHEF-D'ŒUVRE de VITTORIO DESICA ?La sensibilité de De Sica face aux émotions féminines est remarquable.| VACANCES: jeu.vendredi 7 6 15, 9 6 30; samedi 5 6 15.7630.9 6 40; dim -mere,: 1 6 00.3 h 10.5 6 20, 7 6 FOU L'art de De Sica est unique et inégale.Il y a beaucoup de fraîcheur et de jeunesse dans ce filmâ la fois prenant parfaitement niait rise, superbement interprété et Découvrez L'ARME DU RIRE (AUX LARMES!) Un gaz qui rend ,oOfOU tout le monde FOU FOUv x^Bitvcs Vacances’ merveilleusement filmé.A 30.9 h 40; lun -mar ACH RELACHE COUREZ VOIR CE JESUS ! -Lut Perreault ( La Presse) un film de FRANCO ZEFFIRELLI ^ IX H 'K avec ROBERT POWELL dans le rôle de JESUS et OLIVIA HUSSEY dans le rôle de MARIE «ENE MALO l-nse-ntr un Mm de CLAUDE ZIDI avec JACQUES VILLERET MICHEL AUMONT MICHEL ROBBE CATHERINE LACHENS LAVAL: VEN 7 10 9 10.2Z DEC au 8 JAN 1 10 3 10, 5 10.7 10.9 10 SAM DERNIER PROGRAMME 11 00 PARISIEN: 1 30.3 25 5 20.7 15.9 10 SAM DERNIER PROGRAMME 11 10 RIVOLI: 1 30.3 25 5 20 7 15 9 10 VERSAILLES: VEN 7 15 9 15.22 DÉC au 6 JAN 1 15 3 15 5 15 7 15 9 15 Le PARISH N 1 LAVAI ?486 STt CATHtRINf 0 RM> 1R h h CINTRI LAVAI 611 7776 JÉSUS: v«n.{•u.: 7 h IS; Mm., dim., mar.RIVOLI 1 VERSAILLES 2 ST OINIS n BtlANGIR ?M 3176 PIACI VINSAIUIS 351 1110 AUSSI: ST HYACINTHE:.TROIS RIVIERES SHERBROOKE m»r.: 3 h 00, 7 6 11; -R* lundi: RELACHE Telly Savalas, Régine — à titre de membres du jury ou invités de marque mais personne ne réussit à voler la vedette aux artistes de la piste qui sont les rois pendant cinq jours.Même le Prince et la Princesse — qui semblent d'ailleurs plutôt modestes et très peu extravagants — s’effacent devant les clowns, acrobates et jongleurs qui viennent les saluer après leur numéro, par courtoisie.La principauté s’empanache et se couvre de décorations pour j evénement; la radio et la télé sont aux premières loges; tout le monde s’endimanche et se régale d’une soirée captivante et bien remplie — les spectacles durent trois heures tous les soirs.Lorsque Rainier III lançait l’idée d’un festival international du cirque il y a six ans, personne n’y croyait.Le cirque en Europe semblait agonisant pour ne pas dire mort, les chapiteaux fermaient les uns apres les autres.Seuls les pays de l’Est et de l’Union soviétique qui gardent une tradition très vivante, la Chine où le cirque est également très populaire et original et les Etats-Unis avec leurs grosses machines de divertissement, semblaient en meilleure posture pour relever le défi.Or, on remarque dans le programme de cette année, des noms d’artistes venant de tous les horizons — 14 pays pour être plus précis qui se partagent 35 numéros.Je pense qu’il n'est pas abusif de croire que le festival de Monaco a collaboré à insuffler un regain de faveur pour le cirque dans les pays de l’ouest qui vont défendre leurs couleurs dans cette arène internationale, et que le cirque est sur la voie de connaître un nouvel âge d’or.La télévision américaine venait filmer l’événement cette année et de plus en plus les jeunes et leurs aînés s'intéressent à ce genre d émission qui traduit pourtant de façon très imcomplète l’émotion et le brio qui se dégagent d’un spectacle «en direct».Le Québec a étâ «colonisé» depuis longtemps par la vision américaine du cirque.Il serait intéressant de développer un cirque national fort et prestigieux — le cirque Gattini est peut-être déjà à l’oeuvre — de former de bons artistes en leur procurant les moyens d’aller dans les grandes écoles internationales de cirque, étudier avant de pouvoir établir une tradition ici.En attendant, les mordus du cirque devront s’offrir un billet pour Monaco au début du mois de décembre de chaque année pour réduire leurs frustrations, ce qui n’est pas désagréable du tout Le phénomène mondial du cinéma est de retour.Un hymne à la vietà l’amour et à la tradition juive.POUR TOUS SPECTACLE DE 3 HEURES UftVfoloft & FIDDLER ON THE ROOF' L'illiMniHfflHIBIIIit CREMAZIE TOUS LES JOURS 2.00 - 5.00 - 8.00 ST DENIS CREMAZIE 388 4210 Passez les limites de monde connu, les frontières de votre imagination et pénétrez avec nous dans le Monde des Ombres.POUR TOUS LSeigoeuR.ôesAnneaux Un Filmde R ALI H R/VKSHI (LE MAÎTRE DE L'ANIMATION ) V.E DAUPHIN: 1 45 4 15 - 7 00 - 9 30 CHAMPLAIN A BROSSARO: 1 00 - 3.00 - 6 00 - 8 30 PARADIS: 1 10-3.50-630 - 9 00 CHAflflPLAin 2 "The Lord of the Rings BEAUBIEN PRES 0 IBERVIUE 721 BOBO , _ BROSSARD 2 le PARADIS 2 I MAIL CHflMPLAin STt DATHtRINE PAPIHLAU 524 1685 8213 RUE HOCHEEAGA 354 3110 BOUE TASCHEREAU 465 5906 24 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 CULTURE ET SOCIÉTÉ SAMEDI Ouverture et horaire Passe-partout Le capitaine Caverne Dessins animés Le club des cinq Les héros du samedi "Nage synchronisée" Albator Science-fiction Téléjeans Magazine jeunesse Vivre et survivre Femme d'aujourd hui "Le Salon des Métiers d Arts du Que bec - Minou Petrowski interviewe M Christian Bernadac.écrivain-historien.reporter de télévision TFI et auteur des "Médecins maudits" Rachel Verdon dirige une table ronde sur le thème suivant Quelle est la perception des femmes juives et allemandes de I exploitation que font le cinéma et la télévision de la persécution des juifs au cours de la derniere guerre9 Bagatelle Dessins animes Ciné-jeunesse ‘ Fondruel".Les aventure- d'Akuriak "Kusèbe.photographe "Bisiraque" "On peut se débrouiller seul Qu'est-ce que ça f-tente de faire9 Défi La course autour du monde Quatre pays participent à cette course la France, le Luxembourg, la Suisse et le Canada Noir et blanc Magazine d'information Le pouls des journaux" avec Pierre Beausoleil.Le livre de la semaine Clémence Desrochers.Clément Richard, prés de l'Assemblée nationale et Pierre Nadeau.journaliste, nous parlent de leurs souvenirs de lecture de leur enfance.I.entretien de la semaine Mme Maureen McTeer.épouse du premier ministre du Canada Les faucheurs de Marguerites Feuilleton de Marcel Camus faisant revivre vingt ans de l'époque héroïque de l'aviation La soirée du hockey Au Forum de Montréal, les Canucks de Vancouver rencontrent les Canadiens Le téléjournal Nouvelles du sport Cinéma "L'homme enfuite" (Américain 1967» Western réalisé par Donald Siegel, avec Henry Fonda.Anne Baxter et Michael Parks Ciné-nuit Le rideau déchiré" (Américain 19691 Drame réalisé par Alfred Hitchcock, avec Paul Newman Julie Andrews et H.Filmy fin des émissions 8.30 9.00 9.30 1000 10 30 11 00 12.00 Sign On University of the Air Untamed World Let's Go Special "The City that Forgot about Christmas" Rocket Robin Hood Battle of the Planet The Flintstones Swiss family Robinson Gilligan's Island The Bionic Woman Saturday at the movies "Ghitty Chitty Bang Bang" avec Dick Van Dyke.Sally Anne Howes et Lionel Jeffries.The Six Million dollar man The Wide World of Sports Feel like dancin' .BJ and the Bear Academy Performance Orphan train" avec Jill Eikenberrv et Kevin Dobson Musiquebec- Tex Lecor and François Leveillée The Editors (TV National news The Twelve Midnight Movie Popi" (Comédie dramatique 1969) avec Alan Arkin.Rita Moreno et Miguel Alejandro Where Were You When the Lights Went Out" (Comédie 1966) avec Doris Day.Patrick O'Neal et Robert Morse Sign off DIMANCHE © C F T M 18.00 7.55 Horaire 19.00 8.(M) Fanfan Dédé 8.30 Fusee XL-15 9 (M) Les cadets de la forêt 19.30 9 30 Poly à Venise 10.00 Yogi (ours 10.30 Clue Club 11.00 D une politique à (autre 12.(K) Samedi midi TM 1000 (course automobiles téléguidées) "Les récits du capitaine" Essais automobiles" "Faits 20.30 taillants du sport" - "L'horticulture" “La cuisine "Meilleurs achats de la semaine" 21.00 14.00 Tarzan 15.00 Votre amie Suzanne 15.30 Janette veut savoir “Si le crédit aide vraiment les jeunes" Les joyeux naufragés L'ange gardien Court métrage Le 10 vous informe Et ça tourne Denise McCann.Jean-Pierre Bélanger.Freddy James.Scum et David Bowie Soirée canadienne Les grands spectacles 'Les feux de la Chandeleur" (Franco- Italien 1972) Drame psychologique réalisé par Serge Korber.avec Annie Girardot.Jean Rochefort.Bernard LeCoq et Claude Jade Point d orgue Les nouvelles TVA Sports au 10 La couleur du temps Programme double "Paulina 1880 (Franco-Italien 1972» Drame psychologique réalisé par Jean-Louis Bertucelli.avec Olga Kar- tatos.Maximilian Schell et Michel 24.45 * 2.15 Programme double Chauds les millions" «Britannique 1968) Comédie réalisée par Eric Till, avec Peter Ustinov.Maggie Smith et Karl Malden Dernière édition 11.30 12.0(1 14 1)0 puis la coulisse un Immense voile de tulle qui couvre tout l’espace scénique, provoquant des vagues qui rappellent les vieilles estampes japonaises.» La distribution comprend Marie Codebecq, Larry Michel Demers, Serge Dupire, Line Lamarche, Monique Leblanc et René Lemieux.«J’avais prévu quelques chansons et un peu de musique, rappelle Roland Lepage, mais Joël Bienvenue a écrit pour le spectacle une véritable partition musicale d’envergure qui comporte des choeurs et une musique d’ambiance absolument merveilleuse».Roland Lepage n'en est pas à ses premieres armes dans l'écriture dramatique pour enfants même s’il s’agit de la première pièce de théâtre de cette nature à laquelle il s’attaque.En fait, il a commencé sa carrière d’abord comme comédien dans des émissions pour enfants, à la télévision de Radio-Canada, puis comme auteur-comédien et auteur, alors qu’il écrivait La Ri-bouldingue de même que des textes pour le Pirate Maboule et cette féérique Fanfreluche si bien rendue par Kim Yaroshevskaia.«J’ai quitté l’écriture pour enfants il y a quelques années pour tenter d'autres aventures mais l’occasion de cette commande me permet d’y revenir avec joie, insiste-t-il.Quant à écrire sur commande, je n’ai jamais fait que ça.Le temps d’une vie était une commande pour l’Ecole Nationale de Théâtre, tout comme La complainte des hivers rouges, qui sera reprise à Montréal en février et mars, avait été écrite à la demande de Michelle Rossignol qui en a assuré la mise en scène à Québec il y a près de trois ans et qui récidivera d’ailleurs à Montréal.Après tout, Bach écrivait sur commande et Haydn n’a jamais fait autre chose, tout comme Haendel.De toute façon, l’écriture dramatique impose toujours des contraintes de personnages et de temps et puis un gars peut toujours refuser s’il se sent bridé.«Pour ma part, j’ai toujours eu de la chance et, pour peu 3ue mes occupations de comé-ien me le permettent (Rossignol a insisté pour que je joue dans La complainte.cet hiver) j'ai plein de projets d'écriture à mener de l avant.Tout ce qu'il me faut c’est du temps pour y consacrer des journées et des semaines entières.m'embarquer dans te tunnel de la rédaction d'une pièce jusqu'à ce que j’aboutisse à la lumière d'un travail complété Je ne puis par ailleurs rien écrire de valable à moins de ressentir un état intérieur qui soit en conformité avec ce que je veux faire.Et il faut que ça vienne naturellement».Contentons nous donc pour le moment d'espérer que le temps permettra à cet excellent auteur de réaliser ses nombreux projets d'écriture parce que rares sont les pièces créées sur nos scènes qui soient du calibre du Temps d une vie et nous ne pouvons douter qu'Icare n'échappera pas à la règle de qualité que s’impose Roland Lepage it* * N W*} ('ü tnm 861'0563 llllll 84 ouest, rue Ste-Catherine h caivumd.Milte de^ de Suzanne Lebeau Théâtre Denise-Pelletier Salle Fred-Barry 4353 est rue Ste-Catherine samedi 22 décembre dimanche 23 décembre à 13h30 et 15h30 réservations: 253 8974 Théâtre pour enfants théâtre rs,^,.v du rideau vert direction: yvette brind’amour mercedes palomino Relâche les 24 et 25 déc ainsi que les 31 déc et 1e janv.Mardi A samedi: 20h — Dimanche: 19h CHcFA’T(eydeau EKcpOCHCE mise en scène daniel roussel pierre thériault denise proulx mirielle lachance edgar fruitier katerine mousseau yvan benoît jean-louis paris claude prégent diicor éclHirages costumes marr.cl dauphinais louis sarraillnn françois harbcati Réservations de 12h à 19h ICI Mèfro I tuner sortie Gilford 844 1793 t I CULTURE ET SOCIETE les expositions QUE représente un espace d'un mètre cube pour Denis Rousseau?Cet artiste qui approche la trentaine et qui a étudié à I’U-niversité d’Ottawa avec Alleyn, Gnass, «meuble» l'espace de ses souvenirs, de ses réminiscences intimes.Comme la mémoire s’ouvre et se «travaille», l’espace de la «boîte» de Denis Rousseau se déploie.De même que dans les livres d’images de l’enfance, des plans-objets s’animent, se chevauchent.Le fond de cour de ses neuf ans surgit grâce à un collage tridimensionnel de photographies jaunies et agrandies.Sur les fils les p’tits oiseaux semblent siffler, les pommiers sont remplis de beaux fruits tentants.Ailleurs ce seront le vieux fauteuil du salon, les plantes, les lampes «kétaines» qui entoureront ces plans où, grâce à la photo, le souvenir s’accroche.Pour visualiser ces «flashes» languissants et pourtant si efficaces dans leur rôle de catalyseur de la mémoire, Rousseau ne s’arrête pas à la vieille notion du cloisonnement des disciplines.Ses tableaux-objets sont à la fois collage, peinture, objets tridimensionnels.11 y a dans ce cérémonial qui accompagne ce retour aux sources de l’enfance, une immense tendresse, de l’humour et surtout une grande voracité pour s’approprier dans ces images du passé de tous les matériaux disponibles.Un détail, un objet, une texture.mettra ces tableaux en marche, déclenchera le souvenir.Une fois refermées, les oeuvres de Rousseau à l’exposition Dix mètres cubes occupent donc une surface d’un metre cube chacune.Deux boîtes.Boîtes à surprise, boîtes de Pandore ou «boîte tout court».L’idée à la base de l’exposition Dix mètres cubes est séduisante.Une exposition qui se tient au Musée centre desants visuels 'St SESSION D’HIVER Débute la semaine du 7 janvier Cours du jour et du soir Céramique façonnage, tournage, gla-çures, sculpture.Textiles batik, courtepointe, dentelle, impression sur tissus.katazome, macramé, tissage fonctionnel, tissage haute lisse Perception visuelle aquarelle, calligraphie, dessin, dessin libre, histoire de l’art, peinture, portrait.Cours pour enfants (3 à 14 ans) jeu et argile, art et argile, dessin, peinture, découverte du Musée des beaux Arts découverte des textiles céramique.Autres bijouterie, décoration intérieure.vitrail.DEMANDEZ NOTRE BROCHURE! 488-9558 3S0 avenue Victoria Montréal H3Z 2N4 Dix mètres cubes par René Viau «Progéniture» de Denis Rousseau des beaux-arts jusqu’au 27 janvier.On connaît le concept de l’exposition.5 artistes exécutent deux sculptures qui occuperont chacune un espace d’un mètre cube.En acceptant de se cadrer dans une certaine mesure à l’intérieur de paramètres et de volumes communs, les artistes acceptaient d’aider le spectateur à prendre part au dialogue proposé par leurs oeuvres et faciliter leur lecture comparative.Le volume donc.En soi.Physiquement.Un volume où se greffent des connotations: descriptives, psychologiques, sociales, perceptuelles.Com- ment chaque artiste approche-t-il le même espace?Dean Eilerston nous conduit à un mètre d’altitude.Ses deux oeuvres se complètent proposant une sorte d'ascension processionnelle.Des plans ascendants reposant sur une structure tubulaire simple.Le spectateur est invité à la gravir, intégrant ainsi ce cheminement au processus d’appréhension de la sculpture.La sculpture ici ne tolère aucun illusionnisme.Il n’y a pas d’artifices.Elle ne cache pas ses moyens.C’est un jeu de plans déployés, de pliage de l’espace que l’on expérimente physiquement et men- talement en recréant toutes les transformations formelles possibles.Les oeuvres: View point et Spiral crescent sont très ricnes et ne vivent que par elles-mêmes.«J ai eu beaucoup de difficulté à m’intégrer a la structure du projet Dix mètres cubes: je me sentai limité, en prison.Comme deuxième pièce, j’ai alors décidé de faire une prison.J’y suis.Nous y sommes tous.» Voila comment, explique Réal Lauzon, sa pièce J’en ai plein le cube a vu le jour.Les oeuvres de Lauzon semblent issues d’un monde à mi-chemin entre celui de la bande dessinée et des «paten-teux» du Québec.Utilisant un langage compris de tous, procédant exclusivement par collage-accumulation et par symbolisme, les oeuvres de Réal Lauzon renferment une poésie lyrique et ingénue qui les rend si attachantes.Comme de petits automates, elles fonctionnent ou.tournent en rond.Il faut voir avec quelle justesse et quelle élo-quence empreinte de fraîcheur, l’artiste associe des éléments et des objets qui concourent à communiquer sa pensée.François Dallegret utilise quant à lui des éléments empruntés à l’environnement quotidien mais sans en faire un amalgame d’images et un La vie de l’artisan-forgeron par Ginette-Julie Stanton (.’Artisan-forgeron par Jean-Claude Dupont.Les Presses de l’université Laval/Éditeur officiel du Québec, 1979.Coll.Format Série Histoire des métiers d’art.POINT besoin de vouloir forger pour devenir forgeron et apprécier le fort beau livre de Jean-Claude Dupont.Il suffit simplement d’avoir envie d’un retour dans le temps, dans le La Petite Galerie 296 ouest, Saint-Paul Vieux-Montréal Tél.: 845-3000 T apisseries haute-lisse émaux sur cuivre récents de LUCE-BRINI SCALABRINI Jusqu’au 28 décembre samedi de 10h é 15h dimanche de midi é 17h du mardi au vendredi de 11 h è 17 h Fermé les 24 25 26 31 décembre et 1er et 2 janvier La Première ûalf.rif Populaire | r * Jou h et i le un ÿoijoiix Hoc/ cl une bonne et neurcu.lc -A 1 r tnnee ù loti J (curi t lien h et ami a ¦Ma temps des boutiques de forge, pour goûter cet ouvrage qui se veut tout à la fois un manifeste, un programme de recherche et la première pierre d’un monument élevé à la technologie traditionnelle du Canada français.«À l’époque où la radio n’existait pas et où les journaux étaient rares, un des meilleurs moyens d’information était la rencontre d’amis.Ces rencontres avaient surtout lieu à la forge, pendant le jour, et au magasin général, le soir.» écrit l’auteur à la 264ième page de son livre.Nous sommes rendus ici au chapitre intitulé «L’Espace social» et près de fermer le volume que nous venons de traverser comme un beau voyage au pays de l’artisan québécois «celui dont l’occupation fut l’artisanat du fer forgé sur enclume».Dans un langage simple et sans fioritures, à l’image même du forgeron, l’auteur nous a d’abord familiarisés avec «la technique traditionnelle».Cette première partie de l’ouvrage nous a fait connaître le lieu de travail de l’artisan-forgeron, les techniques de transformation du fer, la ferronnerie décorative et les autres techniques inhé-rantes au métier.De belles planches viennent illustrer les dires de l’auteur et renseigner visuellement le lecteur sur l’environnement et les habits du forgeron, ses outils et sa technique, ses réalisations.Évidemment, le chapitre consacré au ferrage du cheval proprement dit est peut-être celui qui plaira la plus à celui qui est avide de pressentir les «connaissances sensibles» du forgeron.Il existe, nous dit-on, certains secrets pour ferrer un cheval sans difficulté et chaque forgeron possède les siens.Jean-Claude Dupont a réussi à recueillir quelques PALM James Hunt Bariu.' Galleries Présentent les oeuvres récentes de GILLES E.G INGRAS Ou 29 décembre au 7 Janvier 250 Worth ave.Pair.Beach Florida, U S.— 305-655-1613 «Plein le cube» de Réal Lauzon «conte tridimensionnel» comme dans le cas de Réal Lauzon.Empruntant la démarche du «designer» qui doit a tout prix «régler le problème soulevé», Dallegret le fait d’une façon inattendue, en véritable créateur.Travaillant confidences de certains de ces artisans: «Je considérais le cheval comme une personne.Je lui regardais l’oeil, il me comprenait et c’était facile”.‘‘Pour ne pas avoir de la misère, il faut de l’habileté et de la douceur.» (p.134).Sous l’appellation de'«Vie de relation», la deuxième partie de l’Artisan forgeron nous éclaire sur l’adaptation des métiers français et à la transmission du savoir, nous apprend les liens existant entre gens, des métiers de fer.La description des types d’apprentissage est particulièrement intéressante en ce qu’elle nous amène à pénétrer à l’intérieur de la famille du forgeron et nous fait partager la façon de vivre de l’apprenti avec l’épouse et les enfants du maître.On nous instruit sur les obligations des uns et des autres, sur les différents types de contrats et sur les cycles d’apprentissages.«En traitant du folklore du métier, c’est l'histoire spirituelle de l'homme que nous tentons d'établir telle qu’elle se dégage des dires plus ou moins articulés des artisans eux-mêmes», souligne l’auteur au début de la troisième et dernière tranche de son ouvrage.Et nous voici embarqués dans l’imaginaire! Contes.légendes, chansons et comptines nous dessinent le caractère physique et moral du forgeron et nous présentent des situations de vie de l’artisan qu’ont immortalisées les pratiques populaires et les dictons Rappelons que l'Artisan-forgeron de Jean-Claude Dupont est le quatrième ouvrage de la série Initiation aux métiers d’art appartenant à la collection Formart produite par La Documentation québécoise.Les autres titres sont: la Tapisserie, la Céramique et l’Estampe.s L/4QU/4TINTE LU ® C.Tisari dessins et pastels du 28 novembre au 22 décembre 1320 ouest, Sherbrooke, 271-0584 du mar.au vend, da 12 h A 18 h, la aam.da 10 h à 17 at sur randaz-voua ARTISANAT ET DESIGN Beaucage Doucet Seito Marthe Gilbert Goyer Bonneau Kynia Ishikawa Maurice Savoie et plusieurs autres Arabia Kosta Boda Danesco littala Jansen Lagostina etc.Les Chouettes Bis.333 ouest St-Laurent.Longueuil 463 ¦ 1230 EXPOSITION DE NOËL < Cosgrove Lyman Pfeiffer Dallaire Montpefit Roberts Fitzgerald Noeh Jori Smith Graphiques de HENRY MOORE di airdi il nndrtdi d« 9h à 17li 30 NOUS ACHETONS PEINTURES DE OUALITt GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d art au Canada 1438 ouisl rut Skirtrooki 845-7471 il 845 7833 galerie Freaéno paiarau 1170.rueViCtono St-Lambert Québec Téléphone (514) 465-3337 exposition de PETITS FORMATS Poul-V.Beoulieu Caroline Bussicras Gérord Smdon Geçm Monique Hénout Jean-Poul Jérôme, r.c o.Cdouord Lachapelle Paul Ltvernois Robert Nadon Gérord Tremblay Fernand Toupm, r.c.a.Uriel JOV€US€S Fâ€S lorraine G Polordg Jocques Pc lord v cl Charles lemoire Lun au Mere de9hà18h Jeu et ven de9h é 21h Sam 9hè 18h Dim de 13 à 17h avec des objets, des situations, la contrainte de commande imposée dans le cas de Dix mètres cubes avec ses spécifications et ses limitations bien précises n’avait pour lui rien de bien dérangeant.Dallegret s’amuse et nous amuse.L’humour ici triomphe.Gag de la surprise dans le cas de Light show case, inquisition moqueuse de l’espace et de l’intention de l’exposition dans le cas de Potorose où se glisse une pointe d’irrévérence salutaire.Dallegret a une passion héroïque pour des objets qui semblent à prime abord inutiles alors qu’ils comblent un besoin essentiel, celui de répondre aux questions que personne ne pose.Stimulant.Dans ses deux cubes, Serge Cournqyer tente de fixer une implosion et une explosion par des matériaux stables.Une démarche explicitant davantage toutes les implications du processus de creation.Denis Rousseau, Dean Eilerston, Réal Lauzon, François Dallegret, Serge Cournoyer, cinq artistes, cinq approches d’un même espace.L’expérience de Dix mètres cubes est vivante, inédite.Cernant ainsi et limitant les paramètres, une telle entreprise devrait faciliter le travail de communication de l’artiste envers un public très large.En ce sens, et aussi à cause d’un aspect pratique évident (question de transport), l’exposition, dont le musée est un peu la rampe de lancement puisqu'elle voyagera et sera montrée ailleurs par la suite, est aussi une exposition itinérante presque «ideale».¦ Décomprendre le sourire d’une perle.L'environnement de Robert Racine conçu pour le studio du Musée d’art contemporain restera en place jusqu'au 6 janvier.Nous en reparlerons.Il ne reste qu'une journée pour visiter à la galerie Motivation 5, le Parallèle Montréal/New York dont il s’agit du premier volet.À vrai dire, rien de bien intéressant.Des oeuvres de jeunes artistes doués, finissants des écoles d’art new-yorkaises sont confrontés à une production hétéroclite montréalaise.Il y a pourtant du bpn là-dedans dont cette étonnante sculpture en néon d’André Fournelle.Motivation 5 offre d’autre part aux artistes un passionnant service de Xérox couleur.Renseignez-vous.Peintures récentes N0RVAL M0RRISSEAU BENJAMIN CHEE CHEE ‘'La Qalenie ^Stiayije 5471 avenue Royalmount, Ouest d* Décaria (514) 739-1701 exposition des artistes de la galerie Joyeux Noël et Bonne et heureuse Année à tous nos clients et amis Mar.mer.de 9.30 h.è 17.30 h., jeu.ven.de 9.30 h.à 21 h Sam.de 9.30 h à 17 h, dim.de 13 h è 17 h, fermé le lundi GALERIE ALEXANDRE 1456 ouest Rue Sherbrooke Tél: (514) 844-2593 LA NOUVELLE MAISON DE LA GRAVURE Plus de 1500 gravures originales avec service d’encadrement Certificat cadeau disponible OUVERU AU PUBUC 7 JOURS PAR SEMAINE Lundi au samedi lOh à 18h - Dimanche 13h â 17h 9.rue Saint-Paul ouest.Vieux Montréal - 844-3438 Jacqueline Avril vous présente.le Carrefour des Arts le rendez-vous des amants de l’art tous les samedis sous cette rubrique Publicité 844-3361 «L'ŒIL» 4427 « OMis *282 1756 Gravures originales LEONOR FINI Choix de plus de 50 sujets A partir de $150.00 (•ucadréa) du lundi au ftamedi hi* h hé 17 b ou sur rendez-vous lÀWu * w iAteàek 68 Présente Les toutes dernières gravures de Riopelle LiedàNelligan ! 16 lithos.noir et blanc Le sablier: 6 lithos en couleurs 1024 ouest, ave Laurier, Outramont 279-2188 * ! 26 ¦ Le Devoir, samedi 22 décembre 1979 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Ventes en justice Conditions et Renseignements 1 Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2 L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant.3 II est préférable de téléphoner au bureau de l’officier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation.La Chambre des huissiers du Québec Province de Québec District de Terrebonne.COt;» PROVINCIALE.No 700-02-001110-791 VAÏLLANCOURT ET FILS INC demanderesse -vs- LIMOOKS EXCAVATION INC défenderesse.Le 7 janvier 1980 à 11 heures de l'avant-midi à la place d'affaires de la défenderesse au No 2075 rue Montée St François en la cité de Laval district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de défenderesse saisis en cette cause, consistant en.1 Tracteur usagé de marque Oliver 1855 sous immatriculation apparente de couleur vert 2 tons avec Brune-Neige avant et souffleuse arriére et ace 1 autre camion usagé de marque Dodge de style Militaire libellé Trucks Cargo" N S 91401245 couleur vert et acc Conditions: ARGENT C OMPTANT ANDRE MATHIEU, huissier.284 1007.Montréal, le 20 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE.No 02^49877 79.LE CENTRE DE TRAVAIL DE LAVAL INC demanderesse -vs- LE TRESSAGE DE CHAISE LA CANNE BLANCHE LTÊE défenderesse Le 8 janvier 1980.à 1 heure 30 de l'après midi au lieu d'entreposage des effets de la défenderesse au no 5 Complexe Desjardins.Porte 2015 (sous-sol), en la cité et district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en caisse enregistreuse, équipement de bureau Conditions ARGENT COMPTANT PIERRE-PAUL DUCHARME.huissier.288-0211 Montréal.22 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE.No 50(M)2-018730-767, JACQUES GOSSELIN, demandeur, -vs-R DECARIE et R DECARIE AUTOMOBILE INC., défendeur Le 7 janvier 1980, à 12 heures à la place d'affaires du défendeur au No 11400 rue âième Avenue en la cité Rivière-des-Prairies, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 stéréo cabinet.1 scie électrique sur établis, équipement de garage etc etc etc Conditions: ARGENT COMPTANT ROBERT CHARLES LORTIE, huissier.866-4498 Montréal, le 22 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR SUPERIEURE.No 500^05-009443-787 JACQUES CATY.demandeur, -vs-NICOLE PAGEAU et GUY DURÉ, défendeurs Le 3 janvier 1980.à 10 heures à la place d'affaires du défendeur GUY DUBÉ.au No 9555 rue La jeunesse, en la cité de Montréal, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur GUY DUBÉ.saisis en cette cause, consistant en 1 automobile brune de marque Ford Thunderbird.1 machine à photocopier les plans, équipement et mobilier de bureau Conditions ARGENT COMPTANT RÉJEAN CHAILLÉ.huissier.288-8988 Montréal, ce 19 décembre 1979 Province de Québec District de Montréal COUR PROVINCIALE.No 500-02-026523-790 TYPOGRAPHIE M G M INC demande resse -vs- BENET DAVETIAN défendeur Le 4 janvier 1980.à 12 heures de l’après-midi au domicile du défendeur au No 2285 rue St-Mathieu app.1602 en la cité de Montréal district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 voiture Chrysler New Yorker 1975 8 cylindre no.série CS 41T5C145281 no immatriculation pour 1979 103L180 couleur vert pale intérieur vert foncé extérieur avec toit de vinvl Landau Odométre 7.082 milles Conditons ARGENT COMPTANT PIERRE PAUL HAINAUTL.huissier.284-1007.Montréal, le 20 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE.No 500-02-047225-771.VILLE DE LAVAL, demanderesse -vs-HENRI-RENÉ GRENIER défendeur U 8 janvier 1979.à 10 heures de l'avant-midi au domicile du défendeur au No 1756 rue Bédard en la cité Virnont.Laval district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 téléviseur et acc I système de son complet 1 étagère et 1 lot de bibelots assortis Conditions ARGENT COMPTANT MICHEL LACHANCE, huissier.845-7286 Montréal.19 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR SUPERIEURE.No 12-068426 77 DAME GINETTE LA LIBERTÉ demanderesse -vs- GAÉTAN ST-PIERRE defendeur.NETTOYEUR DES SOURCES INC tierce-saisie Le 4 janvier 1980.à 10 .leures de l'avant-midi à la place d'affaires de la Tierce-Saisie au no 4777 rue Des Sources en la cité Dollard-des-Ormeaux.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la Tierce-Saisie, saisis en cette cause, consistant en: caisse enregistreuse.équipement de nettoyeur Conditions ARGENT COMPTANT JEAN-GUY LACHANCE, huissier, 288-0211.Montréal.22 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE.No 500-02-036848 781, THE BANK OF NOVA SCOTIA, demanderesse -vs-, TIBOR NAGY.défendeur, -vs-NORTH AMERICAN FOUNDRY DESIGN LTD .tierce-saisie Le 8 janvier 1980.à 2 00 heures de l’après-midi à la place d’affaires de la tierce-saisie au No 6550 rue Sherbrooke ouest, suite 803.en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets de la tierce-saisie saisis en cette cause, consistant en 1 Dactylo électrique Royal.1 Table à dessin avec Drafting machine & Acc.1 lot d'équipement de bureau assorti, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT JEAN MARC LACHANCE, huissier.842-9192 Montréal, le 28 décembre 1979 Province de Québec District de Montréal.No 500-02-006386-796 COUR PROVINCIALE A l RENT A TOOL INC demanderesse vs- RICHARD MASSIE (COUVREURS PIERREFONDS ENRG ).défendeur.Le 7 janvier 1980.à 1 heures de l'après-midi à la place d'affaires du défendeur au No 4235 rue Bois Franc en la cité de St-Laurent et district de Montréal seront vendus par autorité dç Justice, les biens et effet du défendeur saisis en cette cause, consistant en: 1 camion Ford pick-up F250 no de série HCCE8253 immatriculé Qué 78 F383-453 1 Maraton Kettle no de sérié DD 7828-1 1 camion GMC immatriculé Qué F311-487.etc Conditions ARGENT COMPTANT ANDRÉ LESSARD, huissier.842-9192 Montréal, le 27 décembre 1979 VILLE DE MONTRÉAL AVIS au propriétaire de l’immeuble portant les nos 1790-1794 Grand Trunk et 1077 rue Shearer AVIS est donné au propriétaire de l’immeuble mentionné ci-dessus (Dame Jean Nadeau (Linda Michaud), dernière propriétaire inscrite au rôle d’évaluation), d’entreprendre les travaux de réparation ou de démolition nécessaires pour enrayer tout danger résultant de l’état de détérioration dudit bâtiment, et qu’à défaut de se conformer, dans les trente (30) jours de la présente publication, la Ville de Montréal pourra ordonner la démolition entière dudit bâtiment à vos frais et dépens, le tout conformément aux articles 2-34 et 2-35 du règlement 1900.Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à monsieur Pierre Léger, ingénieur à la division de la Construction, 872-3400, 810 est, rue Saint-Antoine.Le greffier de la Ville, MARC BOYER Montréal, le 22 décembre 1979 VILLE DE MONTRÉAL AVIS au propriétaire de l’immeuble portant les nos 4718, 4720 rue Resther.AVIS est donné au propriétaire de l'immeuble mentionné ci-dessus (Dame Madeleine Simoneau, dernière propriétaire inscrite au rôle d’évaluation), d’entreprendre les travaux de réparation ou de démolition nécessaires pour enrayer tout danger résultant de l’état de détérioration dudit bâtiment, et qu’à défaut de se conformer, dans les cinq (5) jours de la présente publication, la Ville de Montréal pourra ordonner la démolition entière dudit bâtiment à vos frais et dépens, le tout conformément aux articles 2-34 et 2-35 du règlement 1900.Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à monsieur Pierre Léger, ingénieur à la division de la Construction, 872-3400, 810 est, rue Saint-Antoine.Le greffier de la Ville, MARC BOYER Montréal, le 22 décembre 1979 VILLE DE MONTRÉAL AVIS au propriétaire de l’immeuble portant les nos 4863-4867 ouest, rue Notre-Dame AVIS est donné au propriétaire de l’immeuble mentionné ci-dessus (M.Georges Dubord, dernier propriétaire inscrit au rôle d'évaluation), d’entreprendre les travaux de réparation ou de démolition nécessaires pour enrayer tout danger résultant de l'état de détérioration dudit bâtiment, et qu’à défaut de se conformer, dans les trente (30) jours de la présente publication, la Ville de Montréal pourra ordonner la démolition entière dudit bâtiment à vos frais et dépens, le tout conformément aux articles 2-34 et 2-35 du règlement 1900.Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à monsieur Pierre Léger, ingénieur à la division de la Construction, 872-3400, 810 est, rue Saint-Antoine.Le greffier de la Ville, MARC BOYER Montréal, le 22 décembre 1979 VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPEL D'OFFRES FOURNITURE ET POSE DE CLOISONS GRILLAGÉES AU CENTRE CLAUDE-ROBILLARD INDEX: B-1720-12 La data d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir aux bureaux de la I 23 janvier 1980 I Division Technique architecture Sise au 755 rue Berri.suite 191 (téléphone: 872-2236) I 9 janvier 1980 I Division Technique Améliorations locales Sise au 700 est.rue Saint-Antoine, Suite 262 (lél 872-4406) Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé é l'ordre du Hôtel de Ville Le 22 décembre 1979 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE.No 5
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