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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 juin 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-06-23, Collections de BAnQ.

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Déltnltut d'un permit du OuMwc LES VOYAGES u ^^ 1460 avenue Union 1 Montréal H3A ?B8 Ûné IIFH W 845-8221 Jfee'emùjteJ dt4 CH SWfëO “PS Montréal, samedi 23 juin 1979 25 CENTS No 146 Généralement nuageux Maximum 22 Coeur Immaculé de Marie CULTURE ET SOCIÉTÉ Guy Mauffette Wü '****ZL Après 40 ans de radio, Guy Mauffette n’a pas envie de fermer son micro.Celui qui, comme réalisateur et disc-jockey, inventa en quelque sorte un style de radio qui -parle», à travers le radio-roman ou entre les chansons, raconte à Jacques Marchand comment il voit aujourd’hui son métier, avec la plus grande ferveur.— page 15 f ¦***(.: Fernand Ouellette Parmi les poètes québécois de sa génération, Fernand Ouellette est pratiquement le seul à poursuivre dans le même souffle, l’élaboration d’une oeuvre poétique et d’une oeuvre critique, aussi riches et complexes l’une que l’autre.C’est notre critique Robert Melançon qui fait cette affirmation après avoir lu le dernier livre d’essais du poète: Écrire en notre temps.— page 15 ¦ La session prend fin dans l’harmonie ¦ Les postes de péage perturbés par un débrayage des fonctionnaires — page 3 ¦ Le somozisme sans So-moza: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Le couperet rétroactif de M.Morin: un commentaire de Lise Bissonnette — page 4 ¦ L’OPEP fixera le prix du brut à plus de $18 — page 11 Lundi, 25 luln, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés, i l’exception de la rédaction qui sera accessible i partir de 14 heures.Contestant la constitutionnalité des lois 70 et 121 Asbestos défie Québec en par Bernard Morrier La société Asbestos Limitée s’est adressée hier à la Cour supérieure du Québec pour faire déclarer inconstitutionnelles les lois 70 et 121, la première créant la Société nationale de l’amiante (SNA) et, la deuxième, permettant au gouvernement du Québec d’acquérir, par voie d’expropriation pour le compte de la SNA, les biens de toute nature utiles à la réalisation des objets de la nouvelle société québécoise.De plus, la société Asbestos Limitée demande l’émission d’une injonction interlocutoire, d’une part, jusqu'à ce que le jugement final intervienne sur la constitutionnalité des deux'lois en cause et, d’autre part, pour enjoindre à la SNA et à toutes personnes agissant pour son compte de ne mettre en oeuvre ni d’executer aucun des droits que leur conférerait la loi 121 et, généralement, de ne pas intervenir d’aucune façon ni de s'immiscer ou de s’ingérer d'aucune manière dans les affai- res de Asbestos Limitée, soit directement ou indirectement.Dans sa requête sur l’inconstitution-nalité des deux lois, la société Asbestos Limitée allègue que la compétence provinciale, selon la constitution canadienne, s’arrête aux frontières d’une province et qu’elle ne s’étend pas aux entreprises qui en dépassent les limites, telle l’Asbestos partiellement située au Québec et partiellement en dehors, plus particulièrement en Allemagne de l’Ouest, où se fait une partie Cour supérieure du moulinage du minerai.On ajoute que les activités de la compagnie d’amiante ont toujours été exercees dans un contexte mondial, son seul produit étant écoulé en très grande partie sur le marché international.En plus, affirme-t-on, le commerce interproviciai et international auquel se rattache historiquement Asbestos Limitée échappe à la juridiction du Québec.La requête soutient d’autre part que le but poursuivi par l’Assemblee natio- nale par la nationalisation de la compagnie demanderesse n’en est pas un d’utilité publique et, le serait-il, que le geste posé par la loi 121 ne prévoit aucun paiement préalable d’une indemnité, ce qui viole le droit relatif à la protection des créanciers Puis, comme les projets de lois 70 et 121 n'ont été soumis pour étude à l’Assemblée nationale que dans leur version française et qu'ils n’ont été sanctionnés que dans cette langue, la so-Voir page 6: Asbestos .le 24juin, stdjut Québec l I Le programme des principaux événements du week-end I Le message et les voeux de René Lévesque I Les portraits des Québécois d’aujourd’hui par Phaneuf I Un billet de Jean-V.Dufresne: les fêtes ont bien changé.— page 2 BONNES FETES! Un contingent US bientôt à Managua?MANAGUA (d’après AFP et Reuter) — Alors que son aviation pilonnait les positions rebelles dans la banlieue de Managua, le président Somoza a écarté hier rappel de Washington à la démission.De leur côté, les guérilleros sandinistes ont rejeté le plan américain prévoyant entre autres l’envoi d’une force de maintien de la paix de l’OEApour assurer la transition du pouvoir au Nicaragua.A Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche a laissé planer la possibilité de l’envoi d’un contingent américain au Nicaragua, mais en restant très ambigu sur la forme que prendrait une telle intervention, aussitôt condamnée d’ailleurs par les forces anti-Somoza et plusieurs pays de l’OEA.« Nous sommes en consultations sur ce point avec nos amis de l’Organisation des Etats américains (OEA).Notre décision dépendra de ces consultations et de ce qui sera nécessaire pour faire face à la situation », a déclare, à ce propos, le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Jooy Powell.Une telle action américaine, estime-t- on.pourrait intervenir dans le cas où l’évacuation des ressortissants américains se trouvant toujours au Nicaragua serait rendue nécessaire par l’aggravation des combats.On note toutefois, qu’au département d’Etat, on observe une attitude des plus prudentes.C’est ainsi que le porte-parole, M Hodding Carter, a déclaré.« Nous n’agirons pas de façon unilatérale ».Cependant, un responsable du département d’Etat a catégoriquement rejeté l’éventualité d’une intervention militaire américaine au Nicaragua.Refusant d’être nommé, il a ajouté que les combats y étaient actuellement dans l’impasse.En outre, aucun élément des forces armées américaines n’a été mis en état d’alerte pour être envoyé au Nicaragua, a-t-on indiqué au Pentagone.De même source, on a ajouté que le département de la Défense n’avait pas connaissance que des plans en ce sens aient été envisages.La menace d’une intervention militaire américaine a accru l’opposition à la formule de médiation du secrétaire d’Etat Voir page 6: Contingent Référendum: Flynn reconnaît le leadership de Claude Ryan par Claude Turcotte OTTAWA — M.Jacques Flynn, sénateur et ministre de la Justice dans le gouvernement Clark, se dit très favorable à un front commun des forces fédéralistes pour la bataille du référendum au Québec et il croit même qu’au moins une partie de cette campagne référendaire doit être sous la gouverne de M.Claude Ryan, chef du Parti libéral du Québec.En disant cela au cours d’une entrevue accordée au DEVOIR, M.Flynn a bien présent à l’esprit l’obligation d’un regroupement des divers groupes sous un parapluie fédéraliste ou souverainiste, comme le veut la loi du référendum, mais il pense aussi aux aspects très concrets d’une telle lutte: « Le plus important, dit-il, c’est de faire gagner notre point de vue fédéraliste ».Car les conservateurs comme leurs prédécesseurs libéraux rejettent la thèse de la souveraineté-association dès le départ: « Nous allons demander aux Québécois de voter contre la souveraineté-association, qui est inacceptable au reste du M.Jacques Flynn Canada, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ».À partir de cette position, la campagne référendaire devient alors essentiellement un problème de stratégie.Il s’agit de déterminer comment un gouvernement conservateur fédéral peut inscrire son action sous un parapluie tenue bien en main par le chef libéral d’un parti provincial.Au cours de l’entretien, M.Flynn laisse entendre qu’il y a peut-être possibilité par Michel Nadeau TOKYO — Avec une minutie sans pareil, les policiers japonais intensifient les mesures de sécurité extraordinaires à l’approche du Sommet de Tokyo.Jusqu’à maintenant plutôt discret, le ratissage en règle du pays devient évident à mesure qu’approche la date d’arrivée des dirigeants des principaux pays du monde capitaliste.C'est la première fois que le Japon est l’hôte d’une rencontre de cette envergure.Les autorités craignent des interventions violentes de la part de roupes tant d’extrême-gauche que ’extrême-droite.Une trentaine de factions radicales ont annoncé la tenue de manifestations les 24, 28 et 30 juin.Environ 100,000 policiers ont visité récemment quelque 6,5 millions de foyers dans tous les coins de l’archipelle nip-pone.Toujours épris de statistiques, les autorités policières précisent avoir obtenu « 1,2 million de pièces d’information dont 400,000 concernant des groupuscules radicaux de gauche ».On a vérifié l’état des 737,000 armes à feux enregistrées pour le gouvernement Clark d’interventions C’EST POURQUOI: Le Conseil n’est pas chargé d’informer le public sur les négociations mettant en cause le Comité Patronal de Négociations pour le secteur des Affaires Sociales (CPNAS) et le Cartel des Organismes Professionnels de la Santé (COPS) et la Fédération Québécoise des Infirmières et Infirmiers (FQII), donc'le Conseil d’information ne peut informer le public sur les grèves actuelles dans les hôpitaux.Sont également exclus les négociations à l’Hydro-Québec, à la Société des Alcools et à la Société des traversiers, pour ne nommer que ces quelques organismes gouvernementaux.EN CONSÉQUENCE: Conformément au rôle qui lui est dévolu par la loi, le Conseil s'apprête à faire un rapport au public indiquant l’état au premier juillet, des négociations qui le concernent, c’est-à-dire celles des conventions collectives qui viennent à échéance le ou après le 30 juin 1979.• Un conseil sur le maintien des services de santé et des sen, ces sociaux a été créé à cet effet.\ I LE DEVOIR K J Montréal, samedi 23 juin 1979 Les députés prennent congé dans l’harmonie Grève nouveau genre des fonctionnaires Les postes de péage désertés jusqu’à par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Fait plutôt inusité dans les annales du parlementarisme québécois, l’Assemblée nationale a ajourné tôt hier matin ses travaux dans la plus totale harmonie, les parlementaires se donnant rendez-vous pour une reprise de la session le 9 octobre.Les députés, qui en 48 jours de session depuis le 6 mars, ont adopté 45 projets de loi, ont été unanimes à souligner que pour une fois le sprint de fin de session s’était déroulée sans les habituelles menaces du bâillon ou de la guillotine, sans non plus les habituelles foires qui surviennent au cours de séances de nuit interminables, sans ce climat, selon l’expression de M.Claude Ryan, /4 Abitibi 89345 S19'/a IS’/a 19 + '/4 Abitbi 10 1036 S53 53 53 420 $153/4 15'/4 15Va + '/4 700 72 72 72 291 -24 Acklands Action Trd Adanac M Alton Min Agnico E Agra Ind A AhedC Akaitcho Courvan Craigmt Crain R L Ventes Haut Bas Farm Ch.Crestbrk Bright A 625 $18 17% 173/4 - >/4 Crwn Life Brinco 840 $8'/8 8'/8 S'/b Crown 83/4 BCFP 9040 $22;/s 22'/a 22% .+ Va Crush Intl BC Pack B 100 $71 71 71 Cuvier M BC Phone 8260 $17% 173/a 17% + Va Cyprus BCPh 4% p z 10 $59 59 59 “ - 27 - Va 3034 490 455 485 +30 Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch 632 $26 Va 26 Va 2 6 Va Granduc 10200 165 150 150 -10 Lava Cap 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203/4 203/a - % D Textie 3205 $14 13% 13% - Vb IU Intl 30200 $15% 15% 15% McLghllOp 5130 $16 153/a 16 + % Plysr 840 200 \ 375 $14 Va 14% 14% - % C Perm 6% 400 $26 Va 26% 26 Va Domtar 14642 $28% 28 Va 283/4 - Vb Imasco 2250 $44 433/a 433/a - % McLghl w 1100 $5 Va 5% 5 Va + Va Pominex 7700 .z45 $32 Va 32 Va 32 Va C Safway p z25 $85 85 85 Domtar pr 250 $13 13 13 Imasco A p 200 370 370 370 Melcor 2621 $14% 14% 14 Va Pop Shops 3600 i z35 $38 38 38 CS Pete 59350 $7 63/4 6% - Vb Dr Mc C A 100 $13% 13% 13% Imasco 5 p 100 $43 Va 43 Va 43 Va Mentor 600 325 325 325 +10 PowrCorp 20600 4000 160 160 160 + 5 Can Trust 595 $27 263/4 263/4 - Va Dunde Pal 4000 50 48 48 - 2 lOil A l 130976 $37 Va 36% 37 Va +1% Mercantil 2700 $14% 14 Va 14% + % Prado Exp 2000 700 $5 495 495 + 5 C Trust 7% 1987 $21% 21 21 Du Pont 3000 $23 23 23 Inco 69046 $24 Va 23 Va 2 4 Va + % Merland E 64150 $13% 13% 13% + % PrairieOil 350 8121 $39 Vb 38% 38% + Vb C Trust 73/a z77 $19% 19% 19 Va Dustbane 100 $9 Va 9 Va 9 Va Inco 7.85 3000 $25% 25 Va 25% - Va MetStorsp 150 $16 16 16 Precamb 26150 500 35 35 35 - 5 C Tung 410 $26 26 26 Dylex L A 800 $13 Va 13 Va 13% Indal 3010 $16 153/a 153/a - Vb Met Str 67p 125 $16 16 16 PreCable 200 600 $28 Va 27 28 Va +3 Va CCablesy A 5545 $213/4 21 Va 213/a + Va Dynamar 35355 230 227 230 Indusmin 130 $213/4 21% 21% Midcon 19600 240 230 230 Preston 3486 100 $34% 34% 34% CCablew 1000 145 145 145 - 3 East Mal 3200 180 175 180 Inland Gas 3275 $14% 143/a 143/a - % Minrl Res 4500 244 240 244 + 3 Provigo 775 z 30 $33% 33% 33% CdnCel 1670 $10% 103/a 103/a + % East Sul A 4000 225 210 212 - 13 InlandG p 300 $13 13 13 Moffat A 500 $11 11 11 Prov B Can 1 z25 14575 $18 Va 17% 18% + Va C Formost 800 $8% 8% 8% - Va Estn Prov 2600 $93/4 9 Va 93/a + % Inter-City 24185 $15% 15 Va 15 Va - % Molson A 2015 $25% 25% 25% + Vb QMG Hldg 9000 Ang U Dev Aquitaine Argosy Argus Args 260 p Argus B pr Asamera Asbestos 2525 $45% 44 44 —2Va C Found pr Asoc Pore 546 145 145 145 CGE AtcoA 19276 $21 Va 20% 20% - % CG Invest Haut Bat Ferm.Ch.$8% 7% 8% + % 20 20 20 $49% 49% 49% 35 35 35 — 4 $30% 30 Va 30% $22% 22% 22% + Va $20 20 20 26 23% 25 $38% 37% 38% + % $12% 11% 11% 193 185 185 — 5 $17% 17% 17% — % $17% 17 Va 17% + % $12 12 12 158 153 158 + 5 $83/4 8% 8% + % $18% 18% 18% + Vb $6% 6% 6% — Vb 189 189 189 — 1 $7 Va 7% 7 Va $193/4 19% 19% + Va $18 17% 17% + % 460 445 450 $63/4 6 Va 6% — Vb 160 156 160 + 3 $583/4 58 583/a + % 195 190 190 r— 5 $5% 5% 5% 245 245 245 — 5 $10 9 Va 10 + % 192 185 192 + 3 $8 8 8 + % $15 Va 15% 15 Va — Vb $39 38% 39 + Va $8Vb 7% 7% — % $133/4 13% 13% — Vb $35 34% 343/a — Va 345 330 340 — 5 $333/a 32 32 Va — 1 $26% 26% 263/a 82 81 81 + 1 360 350 350 — 15 $14 13 Va 13% 55 55 55 + 5 $23 23 23 — 1% 465 445 460 +30 $12% 12% 12% SimcoEri 1600 SlmpsnS A 1747 SlmpsnS B z40 SklarM 6900 Skye Res 87650 Skyline H 1025 Slater Stl 2940 Slater 6 pr z20 Sobey Stor z20 Somvillep 100 Sonor I A p 500 Southm 12359 Spooner 16000 St Brodcst z50 Stelco A 24458 Steep R 900 Steinbg Inc 1105 $28 Strathrn A 1900 215 SudCont 3000 SulpetroB 10200 $14 Sulivan A 1360 “ Sunbrst E 2000 Surpasse z80 Tel Metr B 900 Tex Can 6133 Txsglf 13610 Txglfp .350 ThdCGInv 200 Thom N A 2247 Tombill 14500 Tor Sun Torstar B Haut Bas Farm .Ch.225 215 225 + 10 $12% 12% 12% + % $6% 6% 6% + % $13% 13% 13% $36 Va 35% 36% — % $24% 23% 24% + % $5% 5% 5% + % $11 10% 11 + % $26 26 26 — % 420 400 420 +20 $11% 11% 11% $10% 10% 10% 400 390 390 10 $8% 8% 8% — % $8% 8% 8% 280 272 280 $7% 6% 7% + 1% 287 287 287 $19% 19 19% + % $15% 15% 15% $10 10 10 $35 35 35 475 475 475 $28 27% 27% + % $11% 11 11 — % $22 22 22 76 71 72 — 3 $12 Va 11% 12% $30 Va 29% 29% — % 415 410 415 + 5 $28 28 28 215 215 215 + 5 53 50 50 $14 13% 14 + % 230 225 225 — 5 9 Va 9 Va 9% $10% 10 10% $14% 14 14 $13% 13% 13% + % $20 Va 20 Va 20 Va + % $72% 71% 72 + 1 $29% 28% 29 + % $50 49% 49% + % $17 Va 16% 17% + % $15% 15% 15% 75 70 73 + 1 365 365 365 — 5 $22% 22% 22% — % $12% 12% 12% — % $20 Va 20 20 $30% 29% 29% — % $21% 21% 21 Va — % $17% 17 17% + % $53 53 53 $2i le pétrole et s'est indigné de l’augmentation de leurs bénéfices qui ont presque doublé ou même triplé dans certains cas au premier trimestre.La CEE gèle ses importations de pétrole au niveau de 1978 STRASBOURG (Reuter) -Les dirigeants de la Communauté européenne ont adopté à Strasbourg un plan commun pour faire face à la crise énergétique.Mais son succès dépendra en grande parti de l’attitude qu'adopteront les Etats-Unis, de loin le plus gros consommateur de pétrole du monde, au sommet économique de Tokyo la semaine prochaine.Le communiqué final publié à l’issue du conseil européen de jeudi et vendredi invite instamment les autres pays industrialisés à entreprendre un effort de même ampleur et à développer leurs propres ressources énergétiques.Sinon, dit-il, la contribution de la communauté à l'équilibre énergétique mondial ne pourrait avoir toute sa portée.La décision principale prise par les neuf est de stabiliser pour les six années à venir les importations de pétrole au niveau de 1978, c'est-à-dire 470 millions de tonnes.Il s’agit, a précisé le président Valery Giscard d’Estaing d'un plafond au dessous duquel devront se situer les importations d’ici à 1985.Cette mesure est complétée par un effort pour mieux surveiller le marché libre du pétrole, pour développer les sources d'énergie de rechange et pour entamer un dialogue avec les producteurs.Le conseil européen fait appel à ces derniers pour qu’ils tiennent compte de l’importance de l’équilibre énergétique mondial et d’un développement économique harmonieux.Le conseil européen, déclare le communiqué, considère qu’il est indispensable que soit définie entre pays consommateurs et producteurs une stratégie énergétique mondiale visant à: - Assurer une utilisation plus modérée et rationnelle du pétrole en tant que ressource naturelle non renouvelable.- Permettre la poursuite d une croissance économique ne dépendant plus de l’augmentation de la consommation de pétrole mais fondée sur le développement des autres ressources énergétiques.- Assurer, que les pays en voie de développement disposent aussi de (’énergie nécessaire à leur croissance.« Si une telle stratégie ne peut être mise au point, le monde s’acheminera rapidement vers une crise économique et sociale d'une grande ampleur », avertissent les neuf.Les prix du pétrole ont déjà augmenté de 30% depuis la fin de l’année dernière et la fac- ture pétrolière de la communauté atteint maintenant 54 milliards de dollars par an.M.Roy Jenkins, président de la commission de Bruxelles a déclaré que les décisions prises à Strasbourg permettent à la communauté d’àppprter une solide contribution au sommet de Tokyo où les problèmes a résoudre concernent l'ensemble du monde industrialisé.« Certaines choses .dépassent le cadre des nations prises individuellement, et même celui de la communauté.Les nations industrialisées doivent agir de concert ».a-t-il déclaré.En ce qui concerne les mesures pour enrayer la flambée des prix du pétrole sur le marché libre, la France était prête à aller beaucoup plus loin que certains de ses partenaires, notamment 1 Allemagne fédérale, qui s’approvisionne a environ 30 pour cent sur le marché du spot de Rotterdam.En ce qui concerne les sources d’énergie de rechange, les neuf déclarent que les programmes nucléaires doivent être vigoureusement relancés « sans développement de l’énergie nucléaire au cours des décennies à venir, il n’y aura pas de croissance éco-nomque possible ».Un mode d’épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général • Sécurité du capital et des intérêts • Taux d'intérêt garanti • Taux d'intérêt élevé •'Souplesse dans le paiement des intérêts • Aucun coût Intérêts versés annuellement.Période de 3 ans.Dépôt minimum $500.Autres certificats à autres faux pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.ED TRUST GENERAL DU CANADA mstiijtion rnscnie à la Régie de I assurance dépôts du Québec Membre de io Sooétê d assurance dépôts du Canada Demandez le poste 2000 Sepl-iles 968-1830 Rivière-du-loup Montréal 866-9641 Chicoutimi 862 7286 Outremont 5496490 Québec 688-0630 739-3265 Alma 668 3391 Lévis 833-4450 Hull 771-3227 Rimouski 724 4106 Trois Rivières 379-7230 Ottawa 238-4900 ' - Il «s fg|§ ;:ÿ ••v -.y ^ B:-' i **^*r:": Une vue de l’aciérie de Longueuil, où Sidbec a décidé d’entreprendre la production plus tôt que prévu.Sidbec démarre pl us tôt que prévu l’aciérie de QueSteel à Longueuil tant de demander que chaque actionnaire ait le droit de vote et que la distribution gratuite continue pendant dix ans pour les enfants nés dans la province.Ces amendements n’ont pas été retenus.Le conseil d’administration de la BCRIC doit se réunir la semaine prochaine pour discuter de ce qu'elle fera des fonds quelle vient de recueillir.Les $414 millions obtenus dépassent les prédictions initiales qui n’étaient oue de l’ordre de cent million de dollars.L’une des premières cibles de la BCRIC pourrait être les 33%; d’actions dé Westcoast Transmission détenues par Petro Canada.M.Bennett a d'ailleurs soulevé le sujet lors de ses entretiens avec le premier ministre Clark à Ottawa plus tôt cette semaine.Certains observateurs pensent également que M.Clark pourrait s’inspirer de l’expérience de la BCRIC lorsque viendra le moment de se débarrasser de Petro Canada.En attendant, les milieux boursiers de Vancouver s’inquiètent des retombées du succès de la BCRIC.Selon Beatrice Oliver, de la Vancouver City Savings Credit Union, la plupart des investisseurs qui ont acquis des actions auprès des Caisses populaires représentent des petits épargnants se limitant généralement à un millier de dollars.Mais M.Dean Alexander, directeur des ventes de Pemberton Securities, estime par contre que les spéculateurs constituent, parmi les acheteurs, le groupe principal.Il s'agit de personnes qui ont procédé à des emprunts à court terme et qui espèrent faire un coup d’argent en se débarrassant rapidement de leurs actions, au prix de huit dollars ou huit dollars et demi, lorsque la BCRIC sera coté en bourse, c’est-à-dire après le sept août.Les autres investisseurs se partageraient à égalité entre les habitués de la bourse, attirés par le portefeuille bien équilibré de la BCRIC, et les petits épargnants qui n’avaient jamais osé jusqu'à présent se lancer dans le marché des actions.Ce dernier phénomène répond évidemment aux attentes de M.Bennett qui désire transformer chaque habitant de la Colombie Britannique en « un actionnaire de notre société ».Mais la présence importante de capitaux spéculatifs risque d’entraîner des cours en dent de scie dans les jours qui suivront le sept août.La BCRIC.affirme M.Alexander, connaît un succès presque trop grand.L’expert boursier espère que ia compagnie rachètera une partie de ses actions au cas où le marché s'avérerait trop désordonné.Sidbec a procédé cette semaine à sa première coulée d’acier dans les usines acquises de Québec Steel Products après la faillite de cette entreprise en 1977.La mise en service de cette aciérie dont les activités étaient interrompues depuis deux ans a permis de reembaucher 200 employés, portant le personnel de l’usine de Longueuil à 450, soit près de la moitié des emplois éliminés par la fermeture de ce complexe.Selon le président de Sidbec, M.Jean-Paul Gignac la réouverture de cette aciérie devance l’échéancier prévu lors de la prise en mains de l’usine, il y a deux ans.On avait alors rapidement remis en marche le laminoir à fer marchand mais l’aciérie ne devait rouvrir ses portes qu'entre 1980 et 1984.La phase I du démarrage de l’aciérie comprend la mise en service d’un four électrique de 50 tonnes, d'une capacité an- nuelle de 150,000 tonnes et la coulée continue de billettes à trois brins.Le démarrage du second four devrait avoir lieu vers l’automne 1980, ajoutant ainsi une capacité annuelle de 150,000 tonnes supplémentaires d’acier et l’emoauche de 100 personnes pour porter le nombre d'emplois total à 550.Le démarrage de l’aciérie servira d une part à alimenter les installations de Sidbec, d'autre part à répondre à la La bourse de Toronto a suspendu hier les transactions sur les actions de La Baie et de Simpsons Ltée.Les actions de la Baie se transigeaient alors à $28.50 et celles de Simpsons à $3.25, en hausse de $0.20 sur la semaine-dernière.La Baie, contrôlée par le groupe Thomson de Toronto très forte demande d’acier en billettes sur le marché mondial.Grâce à une entente entre la partie patronale et le syndicat en mars dernier, Sidbec a pu faire appel à des équipes essentiellement composées d’exemployés de Questeel.Lors de son dernier exercice financier, Sidbec avait affiché des pertes de $33 millions principalement causées par des difficultés de financement et de mise en marche des ins- est propriétaire des magasins La Baie, Simpsons, Zellers, Shop Rite et actionnaires 4 30% de Simpsons Sears.La direction de La Baie annonçait la semaine dernière quelle envisageait de fusionner les actions des deux chaînes de magasins pour des rai- tallations minières de la Côte Nord.Le président qui a annoncé son depart prochain il y a quel-ues semaines avait cepen-ant exprimé l’espoir que la reprise du marché mondial de l’acier et le raffermissement des coûts puissent réduire sensiblement le déficit prévu pour 1979.Les ventes de produits finis s’étaient accrûes de 70%, en 1978/1979.sons de gestion administrative.On ignore toujours si la fusion des actions influera sur l’organisation matérielle des chaînes de magasin qui contrôlent ensemble 60% du marché de distribution par magasins à secteurs multiples au Canada.Simpsons et La Baie suspendues Le constat amiable ça simplifie tellement les choses! Conducteurs du Québec! Le Groupement des assureurs automobiles, qui réunit tous les assureurs automobiles privés faisant affaires au Québec, vous a fait parvenir un formulaire et une brochure explicative, pour vous simplifier les choses en cas d'accident.Dorénavant, dans la plupart des cas de collision, ce formulaire, qu'on appelle constat amiable, vous permet de faire vous-mêmes votre rapport d'accident.Vous verrez, dans bien des cas le constat amiable vous permettra d'être payé plus rapidement.Voici comment procéder après l'accident: • Eloignez, si possible, votre véhicule du lieu d'impact pour ne pas gêner la circulation ou risquer d'être encore heurté.• Faites votre constat amiable conjointement, avec le ou les conducteurs impliqués.• Toutefois, s'il y a des blessés, appelez la police.• N'utilisez qu'un seul carnet quand il n'y a que deux véhicules en cause.• Remplissez la déclaration au verso et retournez-la à votre assureur (représentant ou courtier) dans les 5 jours qui suivent.liM v?Le constat amiable.Tout le monde à-dessus.% O groupement des assureurs automobiles Le Devoir, samedi 23 juin 1979 Publicité Publicité C«tt« pag« publicitaire • été conçut, rédigée et payée per la Société canedo-erabe d'information et de relatione publique!.Créée en 1979, cette eoclété a pour but de promouvoir lea échangea écono-miquaa et culturale canado-arabea ainai qua lea liana d'amitié entre lea peuplaa I canadien et arabe.II.JERUSALEM Une occupation! «banalisée» « Occupation », « forces d’occupation » et» territoires occupés », ces mots et expressions oue l’on croyait à jamais disparus du vocabulaire politique depuis que les « -forces d'occupation hitlériennes » avaient été anéanties, ont refait surface au lendemain de la guerre israélo-arabe de juin 1967 où des territoires arabes (Gaza, Golan, Sinaï, Cisjordanie et Jérusalem-Ksti furent « occupés » par Israël, L'on aurait pu croire que les horribles et traumatisants souvenirs de » l’occupation allemande » allaient rendre intolérable toute autre « occupation » sur notre planète Car, à l’instar des différentes colonisations, toutes les .» occupations » se ressemblent et se valent: Il n’y a pas de » bonnes » et de « mauvaises » « occupations », il n’y a que des occupations toutes aussi condamnables les unes que les autres.Et pourtant, Israël, usant de multiples procédés malhonnêtes, a pu amener l'opinion occidentale à se faire à l’idée que « l’occupation israélienne des territoires arabes » n'est pas si grave qu’on ne le pense.De la sorte, Israël a su » banaliser » son occupation des territoires arabes et l’a rendu presque acceptable dans l’opinion occidentale Beaucoup d'Occidentaux ne I se trouvent-ils pas tentés de considérer comme un moindre mal cette occupation qui ne peut qu’améliorer le niveau de vie‘des indigènes?Pareille argumentation ressemble étrangement à celle des hitlériens qui.il n'y a pas si longtemps, vantaient eux-aussi « les bienfaits de l’occupation » en in-vocant bien sûr le facteur économique.Cette volonté de « justifier » l'occupation en vue de la légitimer est dangereuse car elle ouvre la porte à l'annexion pure et simple C'est ainsi que l’Allemagne hitlérienne a pu procéder à de nombreuses annexions et c’est ainsi qu lsraël a procédé à l'annexion ae Jérusalem-Est.Mais en ce qui concerne Israël, les moyens mis en oeuvre sont encore plus sournois : Ce pays tente d'« utiliser » les pays occidentaux en vue de » légitimer » l'annexion de Jérusalem-Est et ce, en commençant par faire admettre cette » ville trois fois sainte » comme capitale d’Israël.C’est ainsi que profitant de la vulnérabilité et de l'« inexpérience diplomatique » du nouveau gouvernement canadien, les sionistes se sont servi du Canada pour amener les pays occidentaux à se faire à l’idée d'une » légitime annexion » de Jérusalem-Est nar Israël Et en se prêtant à ce » jeu dangereux », le Premier Ministre semble incontestablement avoir fait fi des acquis politiques et économiques du pavs dont il était pourtant censé préserver les intérêts.Son attitude politique consti tue aussi une veritable « agrès sion » contre le peuple palestinien et contre tous les autres peuples arabes ainsi que contre tous les peuples musulmans et toutes les forces démocratiques de par le monde qui sont solidaires des lut- L’occupation de Jérusalem par Israël: Une grave atteinte aux droits de l’homme et aux Lieux Saints de la Chrétienté et de l’Islam Occupation et barbarie tes anti-colonialistes et antiracistes Le régime d'« occupation israélienne dans les territoires arabes » n'est pas plus » doux » que celui de l'ii occupation allemande dans les territoires européens ».Toutes les « forces d'occupation », pour assujettir les « populations occupées ».ont recours aux mêmes moyens de répressions barbares et d'intimidation: les armées allemandes d’occupation en France dynamitaient les maisons des « ¦ terroristes » (résistants) français; les armées israéliennes d’occupation en Cisjordanie (Jérusalem-Est comprise) agissent de même à l'égard des » terroristes » (résistants) palestiniens.La confiscation et l'expropriation des biens des « occupes », qui ont constitué des pratiques courantes sous l’occupation allemande, sont aussi le fait de la politique d'» occupation israélienne dans les territoires arabes » Enfin l’institutionalisation de la torture et de bien d'autres moyens barbares de répression contre les « occupés » sont identiques dans les deux cas.La seule différence réside peut-être dans le fait que les « occupés » dans les zones d'occupation allemande étaient des » occidentaux » (des « Blancs ») alors que dans les » territoires occupés » par Israël les « occupés » sont des « non-occidentaux » (des « non-Blancs »).Et nous ne voulons pas croire le philosophe français Jean-Paul Sartre qui affirmait durant la guerre d'Algérie que « ce qui amena les occidentaux d se révolter contre les forces allemandes d’occupation c'est que l’Allemagne nazie avait adopté d leur égard des pratiques coloniales réservées jusqu'alors qu'aux « non-occidentaux ».qu'aux « non-Hlancs ».» L'humanisme canadien, dans ses principes égalitaires et antiracistes.ne permet pas, nous le savons, une telle attitude de « -deux poids, deux mesures ».Et si une certaine » banalisation » de « l'occupation israélienne » a pu jusqu’ici se manifester dans l’opinion publique canadienne, cela n'est dû.sans nul doute, qu'à la faiblesse de l'information arabe dans ce pays nord-américain.Cette présente page, en espérant combler une telle carence en matière d’information, veut rap- Pîler au public canadien que « occupation des territoires d’autrui » n'est rien d'autre qu’une forme de « colonisation » et que comme le soulignait si bien le philosophe Saint-Just: « On ne colonise pas innocemment ».L’occupation militaire est l’exercice temporaire de la souveraineté sur le territoire d'un État étranger.État de fait, elle ne procure a la puissance occupante que la jouissance et l'exercice temporaire de la souveraineté.Toute occupation est limitée dans le temps: les territoires occupés peuvent être soit libérés soit annexés au pays occupant.C'est ainsi que dans la « zone occupée » de la France les territoires d'Alsace et de Moselle furent annexés à l'Allemagne dès 1940.De plus en France à l’intérieur même de la « zone occupée » fut tracée une limite qui isola plusieurs régions appelées couramment « zone interdite ».où les Allemands empêchèrent le retour des habitants partis lors de l'exode et profitèrent du vide ainsi maintenu dans certaines régions françaises (les Ardennes) pour s’en accaparer et tenter d 'y installer des immigrants, grâce à l’action de l’Ostïand, organisme de colonisation du Reich.Cette limite pouvait faire aussi redouter des annexions ultérieures.Les exigences de l'occupant se traduisirent notamment par des déportations raciales ou politique, surtout à partir de 1942, et par d'autres mesures répressives barbares contre les « occupés » (torture institutionalisée, camps de concentration, etc ).Cela, nul aujourd'hui ne l’ignore surtout après que de nombreux livres et films aient longuement décrit, pendant plus de trente ans, l’occupation et son cortège d'exactions et d’actes barbares En ce qui concerne l’« occupation israélienne des territoires arabes », elle se manifeste selon les mêmes procédés et avec la même barbarie: — Israël a annexé, dès 1967, la zone occupée de Jérusalem-Est ainsi que les territoires avoisinants (201; de la superficie de la Cisjordanie); — Israël a aussi institué, dans les territoires occupés de Cisjordanie, des « zones interdites » où des colons juifs sont installés, grâce à l’action d'un organisme de colonisation israélien ; — Enfin, Israël s’est doté de moyens répressifs barbares destinés à briser toute résistance chez les « occupés » (tortures, camps de détention, etc.).En ce qui concerne l’annexion de Jérusalem-Est par Israël, elle s'e*t produite selon les procédés habituels annexionistes: meurtres, arrestations, pillages, destruction de propriétés et de monuments historiques, expulsion de citoyens.Le rapport de l'ancien maire de Jérusalem-Est, M.Rouhi Al-Khatib.est à cet égard très révélateur.(Voir notre page publicitaire dans LE DEVOIR du 15 juin 1979).Pour ce qui est des « zones interdites » ou des colons juifs s’installent, elles font depuis quelques temps la manchette des journaux.Les mesures répressives mises en oeuvre par Israël dans les terri-toires occupés (Jérusalem d une telle politique.Ces témoignages montrent que l'on applique sans discrimination une politique de sanctions collectives et régionales à l'égard de résidents civils des territoires occupés.Il en ressort également que ces sanctions revêtent, dans la plupart des cas, la forme de représailles visant des actes de sabotage imputés au mouvement de résistance.Des témoignages reçus par le Comité spécial, il ressort que les sanctions collectives et régionales se traduisent par la destruction de maisons, par l’application du couvre-feu et par des arrestations massives Elles ont pour trait commun le fait que la sanction infligée n'a que peu de proportion avec l'acte commis Outre ces éléments de preuve ayant trait à des cas de sanctions collectives, le Comité spécial a pris note de certaines déclarations faites par des dirigeants israéliens De ces déclarations, il ressort que les châtiments collectifs qui ont été infligés dans les territoires occupés ne sont pas simplement des faits isolés sanctionnant des actes de résistance à l'occupation, mais qu’ils relèvent d'une politique délibérément adoptée par le Gouvernement israélien.Ces sanctions collectives contreviennent à l’article 33 de la Convention de Genève relative au traitement des personnes civiles en temps de guerre (12 août 1949), qui stipule notamment: « .Les peines collectives, de même que toute mesure d'intimidation ou de / terrorisme, sont interdites ».Dans le commentaire de la quatrième Convention de Genève publiée par le Comité international de la Croix-Rouge, on relève que les sanctions collectives ainsi interdites sont » les peines de toute nature infligées a des personnes à ou des groupes de personnes, au mépris des principes humanitaires les plus élémentaires, pour des actes que lesdites personnes n'ont pas commis ».Pour ce qui est des cas qui ont été portés à l’attention du Comité spécial, à savoir les faits survenus à Halhul.à Beit Sahhaur et à Gaza, par exemple, rien ne prouve qu'on se soit efforcé d'établir la responsabilité des victimes des sanctions collectives et, en tout état de cause — qu'il s'agisse de destruction de maisons ou d’un couvre-feu de 22 heures, d'arrestations sans discrimination ou d'emprisonnement pour des périodes prolongées — il s'est agi dans tous les cas de sanctions draconiennes et contraires aux principes humanitaires les plus élémentaires Par ailleurs, le Comité spécial est parvenu à la conclusion que ces sanctions collectives avaient été imposées à titre de représailles, ce qui est contraire à la quatrième Convention de Genève.2.Déportations et expulsions Le Comité spécial a entendu un nombre considérable de témoignages faisant état de déportations, allant de l'expulsion de comprise) ont atteint un tel degré de barbarie que les Nations unies ont cru bon d’entreprendre une enquête à ce sujet.Les résultats de cette enquête ont fait l'objet d'une publication intitulée « Rapport du Comité Spécial des Nations Unies chargé d'enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les Droits de l'homme de la population des territoires occupés par Israél ».Ce rapport des Nations-Unies nous révèle que les tristes pratiques hitlérienne de « sanctions collectives » de déportation, de torture, de destruction de maisons, d’expropriation de biens, de pillage, et de mise à sac sont monnaie courante dans les territoires occupés par Israël Voici quelques extraits oe ce rapport des Nations Unies: 1 Sanctions collectives et régionales Par « sanction collective et ré gionale», le Comité spécial entend tout châtiment infligé à plusieurs personnes sans distinction et sans qu'il ait été tenu compte de leurs responsabilités à l’égard de l’acte motivant la sanction Le Comité spécial estime que la responsabilité à l'égard d'un acté est la condition préalable de la peine qui le sanctionne Le Comité spécial a recueilli, au sujet de la politique de sanctions collectives et régionales qui aurait été appliquée, un nombre considerable de témoignages allant des récits de témoins oculaires à des articles de journaux À ces éléments, il convient d’ajouter des déclarations officielles de membres du Gouvernement israélien qui confirment l’existence If Comment s’est déroulée l’occupation de Jérusalem-Est Deux témoignages de religieux français Jérusalem sous l’occupation israélienne (juin 1967) Signification et implication de la«judaïsation» de Jérusalem par le Père Paul Gauthier (L'auteur, prêtre français, est né en 1914.Il a professé la théologie au séminaire de Dijon avant d'aller, en 1955, travailler comme terrassier en (ialilée parmi les Arabes chrétiens et musulmans, puis en kibboutz parmi les juifs.1^ présent témoignage est un extrait de son intervention lors de la 1ère Conférence Mondiale des Chrétiens pour la Palestine qui s’est tenue à Beyrouth le 9 mai 1970.La guerre des 6 jours en 1967 nous apparut comme une bataille de cette guerre mondiale des peuples exploités contre les nations riches, ici du peuple arabe contre Israël et les USA.Le revenu annuel moyen d’un Israélien est de 1,500 dollars, celui d’un Égyptien n’est que de 75 dollars.Dans cette guerre des 6 jours de 1967, la cause profonde du conflit, derrière l'inégalité économique, apparaissait être le racisme religieux d'Israël lié au capitalisme.À peine Jérusalem était-elle tombée aux mains des Israéliens quTsraël déclarait cette ville capitale de l'État juif, et cela au nom de la Bible La foule des Israéliens se précipita au Mur des Lamentations et pour permettre ce pèlerinage l'armée israélienne donna l’ordre aux quelque 400 familles arabes domiciliées au bord de ce mur d'évacuer leurs maisons dans les 24 heures Ces maisons furent rasées et passées au bulldozer.Dans les jours qui suivirent, un bureau fut installé à la porte de Damas où les Arabes de Jérusalem étaient invités à se faire inscrire pour être transportés en autobus ou en camion jusqu'au pont Allenby pour s’exiler vers la Jordanie, Il fallait au plus vite vider Jérusalem de sa population arabe pour la remplacer par des Juifs Un journal humoristique israélien pouvait écrire: » Qui veut un logement gratuit’ qu’il vienne à Jérusalem! » Je me souviens de l'étonnement indigné d’un Juif arrivant dans la vieille ville après le 8 juin et constatant qu’il y avait encore des Arabes: .a Rapport rédigé le 18 juin 1967 à Jérusalem.De l’ensemble des faits constatés, il apparaît que trois vagues se sont succédées entre le 5 juin et le 18 juin 1967 : 1) Les combats, au cours desquels, malgré une attitude très humaine d’un certain nombre de soldats Israéliens, les Israéliens ont, dans plusieurs cas, fait fuir vers l'Est les populations civiles arabes 2) Aussitôt après le cessez-le-feu, une vague de pillages et de brutalités.La réaction de la police a été tardive et sporadique.3) Des évacuations massives de population et des destructions systématiques.Les contre-ordres n’ont été donnés que tardivement (18-6) et n’étaient pas encore exécutés le 20 juin.— Jérusalem Le 17 juin, à 4 heures du matin, l’armée a donné l’ordre aux habitants arabes de l’ancien quartier juif et maisons environnantes de quitter les lieux dans les 24 heures.Cette mesure touche plusieurs centaines de familles qu'on a pu voir toute la journée transportant leurs affaires à travers les ruelles de Jérusalem.Certains ont pu se réfugier auprès de parents et d’amis.La majorité a dû quitter la ville.Auparavant, destruction systématique au bulldozer d’un quartier pauvre autour du mur des Lamentations.(.) Dans plusieurs endroits, des hommes ont été ligotés, les yeux bandés, et battus.Les soldats israéliens leur faisaient croire qu’ils seraient abattus.À Jérusalem, une maison a été envahie par les soldats et la famille avec des bébés a été enfermée dans une petite pièce, sans nourriture ni bois- son.Avant leur départ les soldats ont tout pillé.(.) Après le cessez-le-feu, à Jérusalem, des centaines d’hommes ont été sommés de sortir des maisons et des abris, mains levées, face aux murs, ils ont été fouillés et emmenés.Quelques-uns ont été relâchés le lendemain.Le plus grand nombre a été emmené à Tel-Aviv, contraint de défiler dans les rues pour etre relâches deux jours après.Ceux-ci étaient tous des civils des quartiers les plus pauvres de Jérusalem.Très fréquemment, les hommes sont arrêtes.On leur fait mettre les mains sur la tête, contre le mur, parfois accroupis.Ensuite, ils sont emmenés sous menace de la mitraillette.À la » maison d'Abraham » siège du « Secours Catholioue » à Jérusalem, le jeudi 15 juin, les soldats israéliens perquisitionnent la maison: 5 hommes, représentant trois familles nombreuses dont les maisons sont détruites, se présentent avec des bons du Secours Catholique pour être hébergés temporairement.Ils sont arrêtés par les soldats Israéliens, emmenés dans un hôtel voisin, ligotés, questionnés, relâchés ensuite.Terrorisées, ces familles n’ont pas' osé se représenter pour être relogées, (.) Des évêques se voient refuser l’autorisation de circuler pour visiter leurs fidèles; les autorités militaires leur signifient qu’ils n'ont pas à se réunir entre eux pour porter secours à l’ensemble de la population, chacun n’ayant le droit de s'occuper que de sa communauté.Comment dès lors reprocher à Pie XII de n'avoir pas parlé pour les Juifs, si les Juifs interdisent aux évêques de parler pour les Musulmans’!' b.Rapport établi le 6 juillet 1967.Les autorités israéliennes ont, de fait, porté remède à plusieurs des maux signalés dans le premier rapport.Les pillages ont été arrêtés et un bon nombre de voleurs punis.La plupart des autos ont été restituées.Bon nombre d’hommes arrêtés ont été relâchés.La vie reprend dans les campagnes et les villes, moins vite cependant que la radio Israélienne ne le prétend.Les banques arabes ne fonctionnent toujours pas et de ce fait les entreprises ne peuvent travailler ni donner du travail.La situation économique reste inquiétante, d'autant plus qu'en Israël, c’est également le chômage.Les autorités religieuses peuvent se réunir, mais ne peuvent circuler qu'avec beaucoup de restrictions.Un fait demeure inouiétant; l’existence de zones (la plupart interdites) où des quartiers et des villages sont détruits, après expulsion des populations.Il se confirme en plusieurs points que les troupes Israéliennes.dès leur arrivée ou quelque temps après, se sont livrées à ces provocations, expulsions et destructions.— Jérusalem, Nous ne pouvons obtenir un rapport écrit de la municipalité, celle-ci étant étroitement surveillée.Mais nous avons pu recueillir officieusement les renseignements suivants: dans le Quartier juif et magrébin, 400 familles, soit 6,000 personnes sont expulsées, plus des particuliers (employés de maisons religieuses).La municipalité a demandé le relogement de ces familles à de hautes autorités; elle a reçu des promesses sans résultats immédiats.Ce sont des voisins oui ont dépanné les réfugiés en les prenant chez eux On peut penser qu’une trentaine de familles ont été relogées jusqu’à ce jour (4 juillet) dans des maisons vides à Siloé.Ces maisons appartiennent à d’autres réfugiés Beaucoup ont couché dehors durant plusieurs jours.L’exode continue du côté de la muraille du temple.Les permis délivrés par l’armée israélienne à la porte de Damas aux Arabes qui ont dù quitter Jérusalem pour Amman via Allenby ont dépassé le chiffre de 6.441 (!) Témoignage chrétien, 49.rue du Faubourg Poissonnière.Paris Sème, France.Une femme palestinienne qui a perdu son pays, sa maison et ses enfants.toute la population de villages situés sur les hauteurs de Golan à celle de particuliers auxquels il était reproché d'avoir commis des actes que la puissance occupante considérait comme contraires à ses intérêts ou comme simplement gênants Immédiatement après le cessez-le-feu, les autorités israéliennes ont expulsé par la force, à plusieurs reprises, de nombreuses personnes des villages des hauteurs de Golan.Un certain nombre d'habitants des hauteurs de Golan, particulièrement ceux de Quneitra (la localité la plus importante de la region) s’étalent enfuis avant que les trou-is Israéliennes ne pénètrent dans a région et la plus grande partie de ceux qui étaient restés sur place ont été contraints de partir Le Comité spécial relève que, depuis cette epoque, aucun effort véritable n'a été accompli en vue de ramener dans leurs foyers les habitants qui en avaient fui ou qui en avait été expulsés sous la contrainte; au contraire, il ressort de plusieurs rapports, qui ont été confirmés, que le Gouvernement israélien a établi des colonies israéliennes dans ces régions, en vue, semble-t-il, d'empéener le retour de leurs habitants, La déportation massive des habitants d une région et le fait qu'on installe à leur place, dans de nouvelles colonies permanentes, des personnes choisies par la puissance occu-iante constituent une violation de article 49 de la quatrième Convention de Genève On peut se demander si « la sécurité de la population ou des raisons de caractère militaire » justifient le dépeuplement des hauteurs de Golan par le Gouveme- P! ment israélien.Les civils qui habitaient dans la région avant 1967 et qui sont actuellement déplacés ont le droit de regagner leur foyer et devraient être autorisés à le faire.Le Comité spécial tient à souligner que même des considérations relevant de la stratégie ou de la défense ne sauraient servir de prétexte pour qu’on leur refuse ce droit Le Comité spécial a également recueilli des éléments de preuve concernant la déportation de particuliers hors des territoires occupés, notamment de personnes que l’on peut considérer comme dirigeants de la communauté locale ou qui Sont reconnus comme tels par la population civile.Le Comité spécial mentionnera en particulier le cas de M, Ruhi Khatib, maire de Jérusalem et de M.Na-dim Zarou, maire de Ramallah, qui ont été déportés au motif qu’ils compromettaient la sécurité, Le Comité spécial n'a guère de raisons de douter que le Gouvernement israélien espérait ainsi démoraliser la communauté en la privant de chefs intelligents et actifs et en la contraignant ainsi à l'obéissance passive a l'égard de la puissance occupante.3.Mauvais traitements infligés à des prisonniers et à des détenus Le Comité spécial a entendu plusieurs témoins qui ont affirmé qu'ils avaient été traités de façon cruelle et inhumaine pendant leur détention, 11 a été particulièrement impressionné par les récits de plusieurs de ces témoins, notamment ceux de M.Sadaddin Kamal (A'AC.145/RT 11).de M.Ahmed Khalifa (A/AC.145/RT.9), de M Youssef Salahat (A/AC 145/RT.21), de M Ismael Abu Mayaleh et de sa femme, Mme Abla Tahha ( A/AC.145/RT.22).S'il est fait spécialement mention de ces cas, ce n’est pas parce au'ils méritent plus de crédit que autres mais parce que par leur diversité ils permettent, de l’avis du Comité spécial, de se faire une idée d’ensemble des pratiques qui f>révaudraient dans les prisons et es camps de détention israéliens.Le Comité note également que plusieurs témoins, à l’occasion de dépositions distinctes faites dans des pays différents, ont mutuellement corroboré leurs dires en ce qui concerne les diverses sortes de mauvais traitements qui sont appliqués dans telle ou telle prison, Ces observations valent particulièrement pour le camp de Sara-fand, pour certains secteurs de la prison Moscovite à Jérusalem et pour la prison de Gaza.M Sadaddhin Kamal (A/AC.145/RT.11), âge de 31 ans, messager et portier au ministère des Travaux publics, originaire de Beit Gian, qui travaillait à Que-neitra au moment des hostilités de juin 1967.a été entendu par le Comité spécial, devant lequel il a affirmé quïl était devenu aveugle à la suite de tortures qui lui avaient été infligées par les Israéliens; qu’on lui avait prélevé du sang en telle quantité qu’il en avait perdu conscience, qu il avait été frappé sur le crâne et que sa tète avait été soumise à de violentes pressions après avoir été placée dans une ouverture étroite, apparemment le cadre d'une fenêtre.Il a affirmé que sa tète avait été maintenue dans cet étau et qu'il avait été soumis quotidiennement vers midi environ, à ce traitement qui durait une trentaine de minutes chaque fois, et ceci pendant 42 jours.On lui a arrache les ongles avec des pinces et ses paupières et ces cils ont également été arrachés.Ces faits se sont produits dans la zone du Mont Carmel, en Palestine, A la suite de ces traitements, M.Kamal a perdu la vue.Un autre témoin.M Mohamed Kheir Payez Eid (A/AC.145/RT.11), inspecteur du Département des travaux publics de Quneitra, a certifié qu'il connaissait le témoin Sadaddin Kamal.Il a déclaré qu’il l’avait engagé dans les services de la Municipalité de Quneitra, qu'un mois plus tard Sadaddin Kamal avait été transféré au Département des travaux publics et que sa vue était normale Le Dr.Ahmed Aziz (A/AC.145/RT.13) corroborant le témoignage de M, Kamal, a déclaré qu'il l’avait fait admettre à l’hôpital Mushtahid de Damas.Interrogé par le Comité spécial surle point de savoir ce qui avait motivé le traitement dont il avait été victime, Sadaddin Kamal a déclaré que c’était pour le punir d'avoir refusé d’exécuter un travail forcé.Il est peu probable qu’il s'agisse de la véritable raison mais, si le fait est établi, le motif importe peu.Le Comité spécial est convaincu que l'on peut accorder crédit au témoignage de M.Kamal et il ne doute pas qu il est devenu aveuble à la suite des mauvais traitements subis au cours de sa détention.Le cas de M.Abu Rumeile mérite également qu’on s’y arrête II n'a pas comparu devant le Comité spécial et on dit quïl est interné dans un hôpita' psychiatrique en Israël ou en territoire occupé par Israël.Cependant, le Comité spécial a reçu suffisamment de preuves corroborantes pour avoir la quasi certitude que M, Rumeile est devenu fou à la suite des mauvais traitements quïl a reçus des mains de ses geôliers israéliens.M Negib Mustapha el-Ahmed (A/AC.145/RT.19).un Palestinien de Jenin de 50 ans.ancien député au Parlement jordanien, a déclaré quïl avait été détenu en prison une année et 14 Jours sous 1 inculpation d'avoir communiqué des renseignements d’ordre militaire à l’ambassadeur d'Irak et à M.Yasser Arafat, le dirigeant d’El-Fatah.On l'avait battu tous les jours pendant 27 jours.Les personnes responsables de ce traitement étaient toutes des officiers, un certain commandant Yakoubi, un certain commandant Baruch et un certain commandant Ma-nachem, ainsi que le lieutenant Chaim qui semble s'étre spécialisé dans les services consistant à lancer des coups de poings et des coups de pieds Le témoin a souligné expressément quïl n’avait pas été maltraité ou torturé par de simples soldats.Il avait subi des mauvais traitements avant d"être jugé et cela avait duré plus de deux mois.M.Conveir, représentant du Comité Internationa de la Croix-Rouge, lui avait rendu visite en prison le 5 novembre 1968 Des officiers des services de renseignements israéliens étaient présents tout au long de l'entrevue et on l'avait averti quïl y aurait des représailles s’il se plaignait d'avoir été soumis à de mauvais traitements.M.Ahmed a déclaré que le représentant du Comité international, M.Conveir, ainsi que son successeur, lui avaient rendu visite en prison.Toutefois il n’avait pu leur parler qu’en présence d’un officier israélien.M Ahmed a évoqué plus précisément le cas d’Anwar Kamal Mustapha Khamis et de 63 autres personnes qui ont été arrêtées le 21 mars 1968; ils étaient accusés de faire partie des feddayins, et emmenés à la prison de Jeanin.Ils ont été soumis à des tortures et ont pousruivi une grève de la faim qui a duré 5 jours Un docteur juif a été amené sur les lieux afin de-leur faire absorber de la nourriture de force.Les ravisseurs israéliens ont trié 15 d’entre eux, y compris Mustapha Khamis, et les ont battus à coups de bâton.Un policier du nom de Haim — apparemment un garde de la prison — a donné à Khamis des coups de bâton sur le ventre et sur la tète, ce qui a provoqué des saignements abondants.Khamis est décédé 4 heures plus tard.On a demandé à un docteur arabe du nom de Hafix Saddar, qui était fonctionnaire de la Santé publique, de délivrer un certificat de décès pour cause de maladie.Il s’y est refusé.Le cadavre a alors été transporté à la prison de Ramlah pour être ensuite envoyé en Jordanie par l'intermédiaire du représentant du Comité international, M.Conveir.M.Ahmed et plusieurs autres personnes ont instruit M.Conveir des détails de cette affaire ainsi que de beaucoup d'autres.M.Ahmed a également évoqué le cas de Moyyad Osman Bash de Naplouse, âgé de 22 ans, qui a été arrêté vers le milieu de l’année 1967 après le couvre-feu.Ce dernier a été emmené à la prison de Sarafand et torturé.Les tortures ont consisté à le prendre par les pieds le long d'un mur, à le cribler de brûlures de cigarettes et à lui faire subir des lavements au poivre rouge.Il est demeuré pendu pendant 16 heures consécutives et battu au moyen de lanières en caoutchouc qui avaient été renforcées de fil métallique.A la suite de ce traitement, il a eu la main gauche paralysée, paralysie qui a ensuite gagne tout son côté gauche jusqu'à T’épaule.D a été traduit devant un tribunal militaire et acquitté, mais il est toujours en prison.M.Ahmed a egalement évoqué le cas de six soldats égyptiens qui erraient dans le désert du Sinaï depuis le cessez-le-feu.Il les a rencontrés à la prison de Naplouse, où ils furent emmenés apres avoir été torturés dans la prison de Sarafand.Le représentant du Co- mité international, M.Conveir, et d’autres personnalités les ont rencontrés.Ils avaient été fait prisonniers aux environs du 1er janvier 1968 M.Ahmed confirme la version selon laquelle ils avaient été contraints à se livrer entre eux à des pratiques homosexuelles.L’un d’enlre eux.Muhamend El Sayid, a eu l'omoplate brisée sous l'effet de la torture.L un d'eux avait essayé de s’immoler en enflammant avec du pétrole quïl avait répandu sur son corps.Ahmed les a rencontrés à l’infirmerie de Naplouse en janvier 1969 L’histoire monstrueuse suivant laquelle ils avaient été contraints de se livrer à des pratiques homosexuelles a été réaffirmée par quatre de ces soldats égyptiens, dont on a retrouvé la trace et qui ont témoigné devant le Comité spécial au Caire (A/AC.145/RT.32 et RT.33/Add.l).M.Abu Ras a déclaré quïl avait été battu quotidiennement pendant une vingtaine de jours.Il a désigné comme responsables le commandant Elia, le commandant Koulsky et le commandant Zaki.Il a été emmené à la prison de Sarafand.Il a également fait une description détaillée des diverses tortures qui lui avaient été infligées: on a déversé sur lui des ordures; on l'a empêché de dormir en le suspendant par une chaîne maintenue autour de la taille; on l'a contraint à absorber une quantité considérable de poisson fortement salé puis on lui a refusé de l’eau pendant quarante-huit heures, après quoi on l’a obligé à boire de l'eau dans son propre seau hygiénique, on lui a arraché les ongles en lui coinçant les doigts dans une porte charnière puis en refermant la porte lentement jusqu'à ce que le sang jaillisse; on lui a ôte ses vêtements, on l'a aspergé d’eau et ensuite battu.Une autre torture a consisté à placer un serpent sur son corps dans une position quïl a jugée trop obscène pour pouvoir la décrire.On l'a solidement attaché sur une chaise en lui maintenant la tête de façon quïl lui fut impossible de ta déplacer.On a &lacé au-dessus de sa tète une oite dont le fond avait été percé d’un trou puis on a versé de l’eau à l'intérieur de la boîte de façon à la laisser s'écouler goutte à goutte sur son crâne; chaque goutte, a-t-il déclaré, lui donnait l'impression de recevoir un coup de marteau.Il a maintenu que tous ces mauvais traitements lui avaient été infligés pour essayer d’obtenir quïl se livre à des accusations contre le Pr.Yakub Obedi.4.Destruction et démolition de maisons et de bâtiments, confiscation et expropriation de biens Le Comité spécial a entendu plusieurs plaintes relatives à la destruction de maisons et de bâtiments et à l'expropriation et à la confiscation de biens.Ces mesures s'inscriraient dans la politique délibérément suivie par les autorités israéliennes et visant à démoraliser les habitants des territoires occupés au point qu’ils finissent par abandonner leur foyer.Cet as- pect des plaintes a été traité dans la partie C du présent chapitre.Le Comité a entendu des témoignages relatifs aux maisons qui avaient été rasées à Jérusalem, pour dégager certaines zones.Auparavant, on avait confisqué ou exproprié les terrains sur lesquels ces maisons étaient situées.Les destructions qui ont eu lieu à Jérusalem sont maintenant bien connues et les preuves présentées au Comité spécial confirment bien qu'elles ont bien eu lieu, qu'elles ont été le fait des autorités israéliennes et que c’est la population civile arabe de Jérusalem qui en a été victime.Le Comité spécial a également entendu des accusations répétées concernant la destruction systématique de certains villages dans la zone des hauteurs de Golan.Dans cette région en général, la population civile a d'abord été rassemblée en un point particulier, puis forcés de quitter le village, lequel était ensuite détruit, habituellement sous les yeux des habitants (A/AC 145/RT 12, M Maatouk, village de Deir El Bteha; M Dawwas, village de Massakieh, M.Nassif, village de Hafar; A/AC.145/RT.16, M.Ibrahim, villages de Derbahiya et Saiyada).La destruction de ces villages a eu lieu après le cessez-le-feu et le Comité spécial pense quïl ressort des témoignages entendus que les opérations d expulsion et de démolition de cette zone faisaient partie d’un plan destiné à vider de façon permanente de sa population civile cette partie des hauteurs de Golan.Dans le rapport présenté au NATIONAL COUNCIL OF CHURCHES OE CHRIST, des États-Unis d’Amérique, par la mission qui s'est rendue au Moyen-Orient du 19 au 31 juillet 1968, il est dit ce qui suit au sujet de valu.Emwas et Bei Nuba: « .il n’existe aucun plan ni pour la reconstruction éventuelle des trois villages ni pour le retour des habitants dans leurs terres On ne connaît aucun autre exemple de tentative aussi radicale pour modifier la géographie et l’histoire jpolitique d'une région » .5.Outrage aux sentiments religieux Le Comité spécial a entendu des témoignages selon lesquels les autorités d’occupation s’ingéreraient dans les questions religieuses et se livreraient à des pratiques outrageantes pour les sentiments religieux des habitants des territoires occupés Le Cheikh Abdul-Hamid Es-Sayeh, mufti de Jérusalem (A/AC 145/RT.17), a informé le Comité spécial que les autorités d'occupation s'ingéraient dans des affaires concernant la religion musulmane.Mgr Simaan, éveque auxiliaire catholique, et vicaire général du patriarcat de Jérusalem et de la rive orientatle.a affirmé quïl y avait eu des cas de profanation des lieux saints y compris de l’église du Saint Sépulcre lia également mentionné un cas de pillage d’images sacrées et montré des photos pour illustrer ces actes israéliens de profanation et de vandalisme « Le Devoir, samedi 23 juin 1979 ¦ 13 Dimanche 24 juin La cérémonie d’ouverture officielle de Terre des Hommes aura lieu à 14 h 30 à la Place des Nations et sera présidée par le maire, M.Jean Drapeau.La Pavillon de L’Unicef sera inauguré après le spectacle.¦ A l’Église Notre-Dame, à la messe de 11 h, la chorale mixte interprétera des oeuvres de R.de Lassus et Vittoria.M.Pierre Grandmaison sera l’organiste.' ¦ L’assemblée trimestrielle du Mutual Advertising Agency Network (M.A.A.N.) se tiendra à Québec les 24, 25 et 26 juin.Lundi 25 juin Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, est l’hôte les 25, 26 et 27 juin de la 7e Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouv.elle-Angleterreet des premiers ministres de l’Est du Canada.¦ Le 79e congrès annuel de l’Association pulmonaire du Canada débute aujourd’hui au Sheraton Centre de Toronto.i juin, au iCc C’est du 25 au 28 Centre municipal des Congrès, que se tiendra le premier congrès national sur l’informatique.À 19 h 30, sur la Colline parlementaire, à Ottawa, a lieu la première cérémonie de relève de la garde.Cette cérémonie marque la journée nationale des Forces armées et l’ouverture de la Fête du Canada.Mardi 26 Juin C’est sous le thème « Modernisation des systèmes de transport rapide en milieux urbains », que queloue 800 personnes, membres ae la division ferroviaire de l’Ameri-can Public Transit Association, se réunissent à Montréal, jusqu’au 28 juin, à l’occasion de leur congrès annuel.Les finissants du Collège LaSalle vous invitent à une présentation de modes à l’Hôtel Quatre Saisons, Salon des Saisons à 13 h et 17 h 30.Dans le cadre des Fêtes du Canada, le 10e concours hippique Terre des Hommes se déroule à ITle Sainte-Hélène, du 26 juin au 1er juiller.Les compétitions ont lieu tous les jours a compter de 8 h 30 et l’entrée est gratuite.¦ L’Assemblée générale annuelle du Cercle Canadien de Montréal a lieu à l’Hôtel Windsor, à 17 h.Mercredi 27 Juin La Ménestrandise, ensemble se consacrant au répertoire de musique baroque, donne un concert au Manoir, Rouville, situé au 125 Chemin des Patriotes, Mont Saint-Hilaire, à 20 h.¦ Une conférence sur le viol a lieu ce soir à 19 h 30 à la salle 200 du YMCA de Pointe-Claire, au 470 avenue Saint-Louis.L'entrée est libre.Les conférenciers invités sont Donna Cherniak, médecin, et Céline Lamontagne, avocate.¦ Le public est invité à assister à la réunion publique du Bureau des écoles protestantes du grand Montreal à 19 h 30 au 6000 avenue Fielding.¦ Le Parc Safari d’Hemming-ford vous invite à une miniexcursion.Le départ a lieu à 11 h de l’hôtel Sheraton Mont-Royal.¦ Une journée au Parc Belmont est organisée aujourd’hui pour les jeunes de Saint-Laurent.Pour renseignements, composez 744-6411, poste 334.Dans le cadre des activités du Congrès international d’éducation physique qui se tient à L’Université du Québec à Trois-Rivières du 26 au 30 juin, un doctorat « honoris causa » sera remis à M.Amadou-Mahtar M’Bow, directeur général de l’UNESCO.¦ A 18 h, a lieu l’inauguration du pavillon « Les enfants du monde » au pavillon de l’Exploration de Terre des Hommes.Jeudi 28 Juin Le CASA organise une rencontre publique à 20 h à la salle paroissiale de Notre-Dame-des-neiges, au 5366 Côte-des-Neiges.M.Jacques Parizeau, ministre des Finances, sera le conférencier invité et on traitera de la souveraineté-association.Notre-Dame-des-Neiges: la vérification de la CECM vise à «embêter» les parents par Paule des Rivières La Commission des écojes catholiques de Montréal (CECM) vient de faire parvenir un « bulletin de consultation » aux parents de l’école Notre-Dame-des-Neiges dans le but de procéder à une « vérification » de la requête de révocation du statut confessionnel de leur école primaire.Cette initiative tardive sur- vient près d’un mois après que le Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation eût annoncé qu’il acceptait la requête des parents de Notre-Dame-des-Neiges.La consultation a été qualifiée d’inopportune et d’inutile par le comité d’école que préside M.Guy Durand.On se souvient que les commissaires décidaient, lors d’une réunion tenue après l’annonce de la décision du Comité catholique, de tenir un sondage maigre le peu d’effet que ses résultats auront.« La CECM a jugé bon, dans le cas de votre ecole qui s’est engagée dans un processus de clarification de son projet éducatif et qui a demandé de réévaluer son statut confessionnel, de procéder elle-même à une vérification de votre enquête », explique le directeur du Service des projets éducatifs de la commission, M.Paul-Yvon Vertefeuille dans la lettre aux parents.Le président du comité d’école de Notre-Dame-desneiges, M.Durand, a recommandé aux parents de répondre « massivement et affirmativement » à la question de la CECM: « Etes-vous d’accord pour que l’école Notre-Dame-des-Neiges ait un statut Le Front patriotique du Zimbabwe demande le soutien des Canadiens Le ministre ne sera pas extradé T Le juge Melvin Rothman, de la Cour supérieure, vient de refuser de se rendre à une requête des autorités britanni- 3ues, qui réclamaient l’extra-ition d’un employé d’hôpital originaire de Hong Kong.Selon la demande, Ngai Kam Fai, qui est également ministre du culte à la United Church, à Oka, était désigné comme un fugitif qui essayait d’échapper à la justice de son pays, pour un vol d’environ $17.000 à une secte religieuse de la colonie britannique.Cependant, une partie de la somme dérobée, soit un montant de $10,000 aurait déjà été amassée par le secrétaire de la United Church, à Montréal, et, selon ce qui a été dit devant le tribunal, les présumés victimes accepteraient cette somme pour clore le dossier.C’est ce qu'ont avancé de part et d'autre la Couronne et la défense, respectivement représentées par Mes Jack Waissman et Milton Klein.Aujourd'hui, mets-toi donc sur ton 6/36! Au 6/36, on peut aussi gagner avec 5 et même 4 bons numéros! ((((CCŒ> bec de l’Institut canadien des affaires internationales est remis à M.Napoléon LeBlanc, o.c.au cours d’un déjeûner-gala au Château-Frontenac à 12 h.Le conférencier invité est M.Amadou Mathar M’Bow, directeur général de l’UNESCO.Vendredi 29 Juin Le Centre de méditation et de yoga Le Lotus vous invite à une seance d’information gratuite à 19 h 30.Le thème de cette rencontre sera : « Le yoga, un moyen pratique pour orienter sa vie d’une façon consciente ».C’est au 7373 La-jeunesse.¦ Bo-In-Lee, le fondateur de l’Académie de Yoga Koréen, donnera une conference sur « L'auto-guérison par le yoga », à 19 h, au 5110 avenue du Parc.Des consultations individuelles ou de couple sont disponibles sur rendez-vous.¦ Une exposition ayant pour thème « L'Ingénieur et l’Energie » se tient jusqu’au 2 juin dans la galerie des boutiques au Mail principal de la Place Bonaventure Samedi 30 Juin Une grande foire publique se tient a l’intérieur et à l’extérieur du Chalet Pauline-Vanier, rue de l’Église, à Saint-Sauveur jusqu’au 8 juillet prochain.¦ Le marché du samedi à Sutton est ouvert de 11 h à 16 h 30 j’au 25 août.Empruntez l’autoroute 10, sortie 68, route 139 via Cowansville.par Clément Trudei À l’occasion de la tournée canadienne de deux délégués du Front patriotique du Zimbabwe (Rhodésie), les trois centrales syndicales, CSN, FTQ et CEQ ont émis un com-muniqué demandant le maintien des sanctions économiques contre le régime Smith-Muzorewa, tel que l’avait décidé l’ONÜ en avril.Pour ces syndicats, le Front patriotique représente la seule alternative valable, capable de mener à terme une « lutte de libération et de décolonisation » dans cette partie de l’Afrique qui a déjà été le théâtre d’affrontements qui ont produit 200,000 réfugiés.Mercredi soir, lors d’une réunion d’information sur le « Zimbabwe aujourd’hui » et jeudi, en conférence de presse, MM.Saul Gwakuba Ndlovu, représentant le Front patriotique à Alger, et Dzingai Mutumbuka, secrétaire à l'éducation et à la culture pour le front patriotique, ont exposé leur version des événements en Rhodésie et leurs aspirations quant à un « Zimbabwe libre et véritablement indépendant », ce qui suppose la liquidation du régime Smith-Muzorewa fondé, selon eux, sur la fraude, la répression.Ce régime s’accroche, selon eux, à une constitution rétrograde qui donne à 4% de la population (les 200,000 Blancs) un droit de veto, dans les faits, sur les décisions de 98% des citoyens, les 7 millions d’Africains vivant au Zimbabwe.Pour les deux ailes du Front patriotique, Zanu dirigée par M.Robert Mugabe et la Zapu, dirigée par M.Josuah Nkomo, les deux délégués demandent appui politique et matériel.Le Front serait déjà maître des régions rurales, soit 90% du territoire zimbabwéen.M Ndlovu fait valoir que « notre voix n’est pas souvent entendue » dans les pays occidentaux et que l’on attribue faussement au Front patrioti-que des tactiques de meurtriers.Notre cause est juste, explique-t-il à la faveur d’un cas — celui d’un avion abattu par le Front parce qu’on y avait repéré la présence de très hauts officiers rhodésiens — qui établit, selon lui, le peu de cas que le régime de Salisbury fait des droits de l’aviation civile en faisant servir ces appareils à des missions militaires.Sommes-nous des Pour les Cambodgiens La Communauté khmère du Canada appelle le public à manifester le lundi 25 juin à 13 h, sur la colline parlementaire d’Ottawa, pour que le gouvernement fédéral accepte d’accueillir un plus grano nombre de réfugiés du Cambodge.Cette association rappelle, dans un communiqué diffusé hier, que l’invasion du Cambodge par les troupes vietnamiennes, en février dernier, a poussé près de 100,000 Cambodgiens à chercher refuge en Thaïlande.Ce dernier pays a entrepris récemment d'expulser ces fugitifs.De tous les réfugiés d’Indochine, ce sont les cambodgiens qui ont été, jusqu’à ce jour, les moins admis au Canada.souligne le communiqué.meurtriers de missionnaires’ se demande encore M.Ndlovu.Aucunement, et les expulsions de missionnaires sont fréquentes « parce que les missionnaires vivent avec nous et sont avec nous » et que seul le régime Smith-Muzorewa a intérêt à multiplier les raids meurtriers menés par ses Selous Scouts, tout en faisant croire que les combattants de la liberté ont frappé avec sauvagerie des êtres sans défense.Quant à M.Mutumbuka, il rappelle que jusqu’en 1970, la Zanu et la ZAPU recouraient à des tactiques semblables à celles du Mahatma Ghandi mais « les forces capitalistes » savaient surmonter le sabotage économique amorcé par les forces nationalistes en Rhodésie.Chez nous, dit-il, un enfant sur deux meurt en bas âge, c’est de la violence.On a planté en divers points des « hameaux stratégiques » comme au Vietnam et imposé à la population, déjà affligée par la loi martiale et par l’etat d’urgence, un couvre-feu absurde qui, dans certaines régions, prive les agriculteurs et les éleveurs de toute activité utile (déplacements autorisés de midi a 14 h seulement, sinon, l'armée les passe par les armes).M.Ndlovu a délai lié tes handicaps créés par le régime Smith-Muzorewa à la majorité africaine qui n'obtient aucun rôle digne de mention dans la police, la défense, la justice et la Fonction publique.Les deux délégués du Front patriotique insistent sur le caractère non racial de leur lutte.Ils désignent les forces capitalistes transnationales, avides de chrome et d’autres minerais, désireuses de con- server une main-d'oeuvre docile et bon marché, comme principales responsables d’une situation qui s aggrave pour la population zimbabwéenne et pour les réfugiés.Selon le Front patriotique, il y a eu hypocrisie patente des puissances comme la Grande-Bretagne dans l'application des sanctions économiques décrétées après la déclaration unilatérale d'indépendance du régime Smith, en 1965.Si maintenant les pays occidentaux allaient accréditer l’idée que les élections récemment tenues en Rhodésie ont été « libres et loyales », ce serait là pure fumisterie, pense le Front patriotique qui cite un observateur anglais ayant vu des Noirs rhodésiens forcés, à bout de fusil, de se rendre voter.A Lusaka (Zambie) au mois d’août, la Conférence du Commonwealth doit se prononcer sur la levée des sanctions contre la Rhodésie.Selon le ouvernement britannique de ’me Thatcher, ce pays a fait un pas vers la « majority rule ».Il importe surtout que le Canada n aille pas accorder une respectabilité au régime Smith-Muzorewa en lui accordant la reconnaissance, disent ces délégués qui souhaitent voir le Canada servir de médiateur dans ce débat.On a insisté aussi pour que le dossier de la GRC sur le laboratoire Space Research Centre, à cheval sur le Vermont et sur le Québec, soit rendu public.On se rappelle que des reportages avaient établi que des obus fabriqués à Highwater, dans ce laboratoire, étaient livrés à l'Afrique du Sud, ennemie des Zimbab-wéens, après avoir transité par les Caraïbes.&?, juridique non confessionnel.» M.Durant demeure « stupéfait » devant le caractère « compliqué et touffu » de la lettre de la commission II rappelle que la question du statut de l’école est réglée et.dans une lettre aux parents des 279 enfants, note que la consultation vise à embêter les parents.La requête de révocation de statut professionnel déposée en janvier dernier par le comité d’école à la CECM a donné lieu à de longs débats qui se sont soldés par l'incapacité de la CECM a trancher la question avant la fin de mai.C'est à ce moment que le Comité catholique a pris l’initiative avant que le climat ne se détériore trop dans le quartier Notre-Dame-des-Neiges.Plusieurs commissaires ont plus ou moins bien accepté la décision du Comité catholique et l’Association des parents catholiques n’a pas caché son indignation devant ce qui lui apparaît comme le premier signe officiel de l'érosion de l’çcole catholique.La lettre envoyée par la CECM aux parents précise en outre les droits des parents catholiques qui fréquenteront l'école Notre-Dame-des-Neiges, « cette école d’un autre type ».Ils pourront s’attendre à un enseignement cathéchétique, à des services de pastorale, des programmes respectant les directives du Comité catholique sur le plan des manuels et du corps enseignant et des services ae transport s'ils veulent aller dans une école confessionnelle.La commission demande aux parents de retourner leur bulletin dûment signé avant le 15 juillet mais ne procédera pas au dépouillement avant le 15 août.DÉCÈS FAVREAU, I melds.— A Montréal, le 21 juin 1979 à l'âge de 80 ans, est décédée, Mme Gaston Favreau née Imelda Jolicoeur.Elle laisse ses enfants Gaston, lléléne André.François, Thérèse, Pierre Marc, Denise, Monique, Michel et Colette ainsi que sa soeur Mme El-zéar Balthazar iLaurel Les funé railles auront lieu le mardi 26 juin Le convoi funèbre partira de la rési dence funéraire Magnus Poirier No 10626 rue St-Laurent, pour se rendre à l'église St-Andre Apôtre où le service sera célébré à 10 00 heures Et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation Salon fermé de 5 à 7 heures Bonne fete En ce jour de la Fête Nationale des Québécois, la maison Birks offre à tous ses concitoyens ses hommages et ses bons souhaits. Le Devoir, samedi 23 iuin 1979 Grâce à un 7e gain de suite contre les Phillies, 6-5 Les Expos rapprochent Danny Ozark de chez lui par Richard Milo La femme de Danny Ozark est déjà à Lakeland, en Floride, et il ne faudrait pas être surpris que son mari, le gérant des Phillies de Philadelphie, vienne la rejoindre à la maison au cours des prochains jours.Les Expos de Montréal ont en effet aidé Ozark à faire au moins une de ses valises, hier, remportant le premier match de la série de trois que doit, selon plusieurs gagner Ozark pour garder son poste, en défaisant les Phillies, 6-5, devant 40,729 personnes, au Stade olympique.C’est une erreur de Larry Bowa, un jeu qu’il exécute pourtant 99.9 pour cent du temps, a laissé entendre Ozark, qui a pavé la voie à une remontee de trois points des Expos, en quatrième, pour procurer à Ross Grimsley la septième victoire de la saison.Bowa a bloqué, le pied sur le deuxième but, un roulant de Chris Speier sur un frappe-et-court avec Larry Pamsn sur les buts, à la suite d’un simple, mais n’a pu conserver la balle dans son gant si bien que les deux coureurs ont été saufs Un mauvais jeu du lanceur perdant Randy Lerch à la suite d’un coup"retenu, et s’en était fait des Phillies qui ont ensuite vu Waiten Cromartie produire deux points à l’aide d’un simple, et Tony Perez frapper un dernier simple pro- ductif.André Dawson a ensuite produit deux autres points, en cinquième, pour donner une avance de 6-2 aux Expos.Dawson a poussé trois coureurs au marbre au cours du match.« Vous savez, ce n’est pas le temps idéal d’être congédié en milieu de saison, a dit Ozark.Mais que voulez-vous: le métier de gérant est un job ingrat ».« Ne vous en faites pas quand même, je saurai bien m’occuper au cours des prochaines semaine a-t-il ajouté, fumant calmement une cigarette à son bureau pendant que la majorité des vrais coupables, ses joueurs, se cachaient là où ils le pou- vaient pour ne pas avoir à répondre à des questions emba-rassantes.Entre autres Bowa, le leader des Phillies qui, en plus de commettre une erreur impardonnable, a connu une soirée misérable au bâton en frappant dans deux double-jeux.Quoiqu’il en soit, Ozark, qui dirige les Phillies depuis 1973, ce qui lui valait encore hier d’être le seul gérant de la Nationale à être en posce depuis autant d’années, a répondu comme un seul homme aux Questions, même s’il venait ’être expulsé du match, en huitième, par l’arbitre du match pour avoir trop contesté une décision de l’officiel dont le jugement a permis, se- lon lui,'à Rodney Scott de voler le deuxième-but.« Dawson a fait de l’obstruction au marbre, empêchant Bob Boone de relayer avec précision au deuxième but, a murmuré le gérant des Phillies qui avait travaillé 31 années dans l’organisation des Dodgers avant de piloter les Phillies.Âgé de 55 ans, Ozark n’a cependant pas précisé, hier, de quelle façon il passera le temps en Floride.Il aime bien le golf et la pêche, et son fils, Dwain, est jardinier.Peut-être lui donnera-t-il un coup de main au cours des prochaines semaines pendant que ses Phillies essaieront de combler l’écart qui les sépare de la pre- mière place et des Expos.En faisant la valise d’Osark, hier, les Expos ont en effet remporté leur • septième victoire contre aucun revers face aux Phillies, en 1979, et leur 25e en 30 parties au Stade olympique.Et contrairement aux Phillies, un releveur, Elias Sosa a brillé au monticule, retirant dans l’ordre les six frappeurs à lui faire face en huitième et neuvième après que Gary Maddox eut commencé la huitième avec un simple, le 12e coup sûr du match contre Grimsley.Les Phillies avaient pourtant pratiqué pendant quatre heures, jeudi, a leur arrivée à Montréal, après que le directeur-gérant Paul Owens Watson prend la tête à l’Omnium canadien OAKVILLE, Ontario (CP) — Même s’il a éprouvé des ennuis sur le trou de la rivière, Tom Watson a enregistré hier un compte de 69, deux sous la normale, et il s’est donné une avance de trois coups à l’issue de la deuxième ronae de l’Omnium de golf canadien doté d’une bourse globale de $350,000.Le meneur chez les boursiers de la PGA a pris une sérieuse option sur le premier prix de $63,000 en triomphant d'un vent qui n’atteindra peut-être jamais une telle vélocité au cours de l’épreuve de 72 trous.Watson totalise 135, sept sous la normale du difficile parcours Glen Abbey, d’une longueur de 7,059 verges, ce 3ui le laisse avec une avance e trois coups sur Jack New- ton, le meneur après les 18 premier trous, Leo Trevino et D.A.Weibring.Newton et Watson ont joué en après-midi, soit lorsque des vents atteignant parfois 50 kilomètres/heure ont balayé les allées du parcours.Newton a joué trois coups au-dessus de la normale, terminant avec une fiche de 74.Trevino, déjà deux fois vainqueurs de l’Omnium canadien, a rapporté une carte de 71, un coup de plus de Weibring, qui, jouant en avant-midi, a profité de bonnes conditions météorologiques à l’exception de la fin de sa ronde.Pour éviter l’élimination, un compte de 148 ou mieux était nécessaire, ce qu’ont pu réaliser le Torontois Gar Hamilton et Jim Nelford, de Burnabay, Colombie-Britannique, les Serge Savard mérite le prix Maurice Richard La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a fait connaître hier le premier lauréat au prix Maurice-Richard, dont elle annonçait récemment la création.Il s’agit de Serge Savard, joueur de défense du club de hockey Canadien, « Grand sportif, précise le communiqué de la SSJB-M, dont la performance, depuis quinze ans, l’implication sociale et l'influence méritent d’ètre reconnues, mises en évidence et citées en exemple ».Le jury qui a recommandé à l’unanimité Serge Savard au conseil général de la SSJB-M comme lauréat au prix Maurice-Richard pour l’année 1979 était compose de M.Marcel Henry, vice-président de la SSJB-M.qui agissait comme président, de MM.Yves Lé-tourneau, Gilles Blanchard et Gilles Pételle, trois chroniqueurs sportifs bien connus Le prix Maurice-Richard a pour but de signaler chaque année les mérites d'un compatriote qui s’est particulièrement distingué et fait honneur au Québec dans le domaine des sports ou de l’athlétisme, aussi bien dans le secteur amateur que professionnel.Il comporte une bourse de mille dollars et la grande médaille Bene Merenti de Patria.La date de la remise officielle au prix à Serge Savard n’est pas encore fixee.Serge Savard COMPTABLES AGRÉÉS 8ELZII.E.ST-JEAN SPEAANO ET ASSOCIÉS Comptable» agréé» ALAIN BEIZUE C A ROBERT ST JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUES BRANCMAUO C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN OAHMÉ.C.A.Comptable» agréé» 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 PROVOST.LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptables Agréé* Jean Provost.C.A Jacques Larose.C A Henri Lavoie, C A Raymond Poirier, C A 6000e»t, Métropolitain 254-7559 samson.Bëtair s.associes Comptables agréés deux seuls Canadiens à accéder aux deux dernières rondes de la compétition.Les deux joueurs affichent un compte de 143 après deux rondes.Nelford, un régulier du circuit de la PGA, a joué 73, hier, deux coups de plus que son compatriote, un habitué des tournois internationaux.Watson, qui vise son cinquième titre de l’année, a admis qu’il appréciait être le meneur à ce stade-ci du tournoi.« J’aime bien mieux être dans cette position que d’avoir à rejoindre quelqu’un, a-t-il dit.Au moins, si je fais une erreur, cela ne sera pas bien grave.Et, quand je suis en tête, j’aime joué de façon conservatrice.» Watson a dit qu’il se sentait plus à l’aise lorsqu’il est en tete, affimrant: « il y a eu quelques tournois que j’ai perdu après avoir occupé le premier rang ».Pas beaucoup en 1979 cependant, le jour de 29 ans de Kansas City, Montana, qui a gagné plus de $1.5 million depuis 1971, ayant terminé parmi les cinq premiers quatre fois en plus de ses quatre gains, ce qui lui a valu d’empocher $353,874 jusqu’ici cette saison.Le meilleur compte de la journée, 68, qu’ont inscrit Jay Haas, Morris Hatalsky et Torn Storey, a été réussi en avant-midi.À 140, deux sous la normale et cinq coups derrière le meneur, on retrouve Ben Crenshaw et Bob Gilder, qui ont tous deux totalisé 70 hier, ainsi que Mike Reid (71), Bob Lunn (72) et Johnny Miller (73).Curtis Strange (69), Bruce Devlin (69), Charles Coody (70) et Gil Morgan (72) suivent à un coup.Quant à Jack Nicklaus, il est à dix coups de Watson, ayant joué 74 hier.* tmW i *m %* L c À la veille d effectuer un coup roulé, Tom Watson étudie la configuration du vert où il aura bientôt à jouer.Watson s’est emparé de la tête de l’Omnium canadien, hier, au cours de la deuxième ronde.(Photolaser CP) MONTRÉAL - QUÉBEC - RIMOUSKI - SHERBROOKE - TROIS RIVIÈRES OTTAWA - SEPT ILES - SAINT HYACINTHE - COATICOOK - MATANE SHERBROOKE (PC) -Afin de se conformer aux règlements de la Ligue canadienne de football, les Alouettes de Montréal ont réduit à 45, hier, le nombre de leurs joueurs encore au camp d'entrainement de l’équipe a Sherbrooke.Tel que prévu, aucun vétér an n’a été remercié.Les joueurs congédiés sont le porteur de ballon Woodrow Bennett, de l’Université de Miami; les receveurs de passes Eddy Wright, de Wake Forest, et Bil Arbo, de l’Université du Tenessee; ainsi que Sandy Gray, une demi-défensif de l’Université d'Ottawa.Deux joueurs ont par ailleurs été suspendus, soit le porteur de ballon Phil Col- alors refusé de s’entraîner, well, de Wilfrid Laurier, et prétextant une blessure à un Keith Baker, de l'université pied.Texas Southern.¦ HAMILTON (CP) - Jimmy Edwards, choisi le meilleur joueur de la Ligue canadienne de football en 1977, a laissé entendre qu’il allait signer un contrat d’un an avec les Chiefs de Kansas City, de la Ligue nationale.Edwards avait vu son nom placé sur la liste de repêchage par les Tiger-Cats de Hamilton au début du camp d'entrainement de l’équipe il y a quel- 3ues semaines a la suite d une ispute avec l’entraineur-chef John Payne.Le porteur de ballon avait HERSHEY, Pennsylvanie (AP) — Amy Alcott et Jerilyn Britz ont tourné des rondes de 68, quatre coups sous la normale, hier et elles partagent les devants à l’issue de la première journée de l’Omnium de golf Lady Keystone.Alcott et Britz détiennent une priorité d’un seul coup sur Shelley Hamlin et Kathy Whitworth, qui ont joué 69 au club Hershey.À 70, on retrouve Betsy King, Vicky Fergon, Beth Daniel et Dot Germain.Nancy Lopez, qui domine chez les boursières, tire de l'arrière par quatre coups après avoir joué la normale 72.¦ EASTBOURNE, Angleterre (Reuter) — Martina Navratilova, championne de Wimbledon, et Chris Evert-Lloyd s’affronteront aujourd’hui en finale du tournoi de tennis d’Eastboume, qui se joue traditionnellement la semaine précédant Wimbledon.Hier, l’Américaine, tête de série numéro deux à Wimbledon derrière Navratilova a facilement battu la Britannique Virginia Wade en deux set 6-3 6-2, tandis que la Tchécoslovaque émigree aux Etats-Unis accédait a la finale sans jouer à la suite du forfait de la jeune Tracy Austin qui s’était froissée un muscle la veille en quart de finale.iftViaiiHli Ligue Nationale Cincinnati, Norman (3-6).14 Jaudl h 15 LO, «n*«6.Atlanta a Ti “o^.œ'V Ne£Y”n':',jïr s-m St-Louls 4, New York 2 onnD?.?0n«3‘ii„fo ^0c, A u Atlanta 3, Los Angeles 2 S tnn wmiam.on k^3' Houston 3, San Diego 1 t0^• w lllan^ rire»ur*» O cbft 10 10 Ouverture el horaire 16 IS Kn mouvement 10 .10 nak 10 ts l,es contea de la rive 11 00 Madame eaprew 11.30 Roquet, belles oreille» I! 00 le» trouvaille» de Omence It.30 Sur des roulette» Jeu-quesllonnalre 13 00 Le» trouvaille» de Omence 13 30 Le Téléjournal 13 35 Reflet» d'un pays H 30 Cinéma Le petit monde de Charlotle (Amért-raln 10731 Klim d animation réalisé par Iwao Takamolo el Charles Nirhols 10 00 Anlmaderle 10 30 Plcotme 17 60 Cirque» du monde M 60 Ce soir nalional I» 30 Ce soir réelona! 11 SS Nouvelle» du sport Il 01 Cosmos 1009 , to 00 Le» brtsades du liste Série pollrlére réalisée par Vlrtor Viras 31 00 Les Jordache Drame réalisé par David C.reene d après le roman d'Irwln Shaw tt ll Kntie nous l'n Jeune roupie relate aver humour leur vie quotidienne 33 30 Le télèloumal 33 II Nouvelles du sport 0 RADIO-QUÉBEC 15 30 Studio I 16.30 Visage "Roger Baulu" 17.30 l,a petite Lulu 18 00 laes marmitons 18.30 Les Olympiens "La clôture des jeux olympiques" 19.00 L aube de l’histoire "Le drame d'Alésia" 20.00 L'empire du surnaturel C'est a Ladakh, village situé au Tibet que nous découvrons ces personnages sacrés que sont les lama TOO L'envers du décor "Blanche Bolduc, peintre 21.39 Studio I "Talk show avec Gilles Gougeon C B AA T I A Thought for today » CBC Good Morning i The Friendly Giant I Mr Dressup I Sesame Street I Sesame Street t Hoe Hoe Hoe I Search for Tomorrow t Today from the Atlantic I The Edge of Night I Take Thirty t The Bob McClean Show 1 This is the law ) Stationary ark I The Partridge Family I All in the Family 1 The City at Six I The Mary Tyler Moore Show I The Goodies I The white shadow » MASH I WKRP m Cincinnati î Newsmagazine I This land King of the bush The moose I The National 7 The City Tonight i The Sec-ret army 1 Station closing AIMÉ*.Sem 7 h 15 Sam 7 h 30 Dim 3 h 10 7 h 30 MONtTRIS: Sem 9 h 30 Sam 5 h 15 lOhOO Dim 1 hOO-5h20-9h40 3S MILTON («42-6050 BBSSSSBÊÊÊtm mr.TT,, „ Une femme flic au coeur d’une infernale conspiration ECOUTE VOIR», CATHERINE DENEUVE SAMI EREY ELORENCE DELAY un film de HUGO SANTIAGO Soirde: 7.30 - 9.30 _____________________ Sanv-Dim.ft Lundi: STE CATHERINE BIEURY 866-8057 1.30- 3.30-5.30-7.30-9.30 CARREFOUR "La monstruosité est quotidienne: elle a tout simplement change son allure trop voyante pour des habits de rêve et des apparen ces de respectabilité." Ettore Scoio.Di no r.s.Mono AAonicelli Une comédie étincelante .Wl délicieuse , brillante.A LEROUX/LE DEVOIR Un film à sketches de ETTORE SCOLA/DINO RISI/MARIO MONICELLI T ©CFCF l’mversity of the Air Morning Exercices Canada A M Romper Room What s Cooking Ed Allen Definition Montreal Summer Rocket Rohmhood The Flmtstones Street Talk It * Your Move The Alan Hamel Show Another World The Mad Dash Family Feud The Price is Right Pulse What s my Line Headline Hunters The New Avenger^ < i \ MoRdn Norte "Forever Young.Forever Free (Drame» (TV National News Pulse The Twelve Midnight Movie "Grandpa Goes to Washington ' W'nrvtnt Wnnv>n It JOURNAL DU DlMANCHf On n’a rien vu d'aussi juste sur l'enfance depuis" Les 400 coups." ".une innocence admirable.A voir absolument." nu POUR TOUS i m un film de Jacques Doitlon d'après le roman de Joseph Joffo UN SAC DE BILLES avec Paul Eric Schulmann - Richard Constantini Le PARISIEN 3 486 STt CATHERINE 0 866 3866 12.05.1.55,3.50, 5.40,7.35,9.30.Nino Manfredi, Stefmia Sindrelli, Vittorio Gassman S«m 7 h 15 - 9 h 30 Sam 5h15-7h3010h00 Dim 1h00.3ht0-5h20 7h30.9h40 La comédie de Tannée! 10* moi* POUR TOUS ROBERTet ROBERT un film de CLAUDE LELOUCH I ur ’Wn ite ULIANA CAVAM DI RK BOGARDE CHARLOTTE RAMPLING pcenec '18 ANS Ur 6km Arc LINA WERTMULLER estin insolite un raanu: $«m 9 h 15 sim 5 h 15 - 9 h 15 Oku 1 h 00 5 h 15 9 h 15 BUTIN: Sém 7h15 Sêlh 7h 15 Pim 3h00 7M5 20 ¦ Le Devoir, samedi 23 juin 1979 CULTURE ET SOCIETE ALIEN, film d'épouvante Roek'n roll et chocolat mou Berroyer, connais pas par Francine Laurendeau IL est sans contredit plus difficile de faire peur, au cinéma, que de faire rire ou pleurer Et pourtant c’est bien agréable, confortablement assis dans le noir, bien à l’abri des dangers réels, d’étre envahi par ce délicieux sentiment d’angoisse, d’être parcouru par ce frisson ineffable la plupart du temps suscité par des dangers totalement invraisemblables.Raisonne-t-on un cauchemar’> Malheureusement, il faut admettre qu’il est rare, le grand frisson, et que l’amateur de films d'épouvante reste le plus souvent sur sa faim.Voyons si, après The Duellist, une intéressante première oeuvre oui se déroulait dans l'Europe ae 1800, le réalisateur britannique Ridley Scott réussira, avec Alien, à nous faire peur dans un contexte de science-fiction.Le générique est galactique, l’introduction impressionnante.Un gigantesque vaisseau cosmioue poursuit sa course dans les espaces intersidéraux On s’insinue au coeur de cette inquiétante architecture Cinq hommes et deux femmes sont figés dans un sommeil étrange.L’un deux se lève lentement.et on se retrouve autour de la table où les cosmonautes prennent tout simplement le petit-déjeûner.Tout était donc normal.L'inquiétude du spectateur se dissipe.Nous sommes à bord d’un vaisseau spatial de la flotte commerciale américaine et il s'agit d'un voyage de routine.Jusqu’au moment où l’ordinateur décèle quelque chose d’inhabituel dans le parcours.On se pose aussitôt sur une planète au sol pierreux.Effectivement, dans le fond d'une grotte, de curieux objets semblent doués de vie organi- que.Un cosmonaute, que la curiosité a rendu imprudent, doit être ramené, inconscient.Malgré la consigne qui voudrait que le malade soit d’abord mis en quarantaine, on l’embarque.Collée sur sa figure, une main visqueuse, une sorte de pieuvre.Quand on tente de la sectionner, un jet brûlant s'en échappe, si corrosif qu’il manque de perforer les parois du vaisseau.Abandonnant ce lieu inhospitalier, le cargo reprend sa course dans l’espace.Après un répit illusoire, le malade meurt de la plus horrible façon.La chose tentaculaire est devenue un monstre menaçant qui rôde dans les recoins de-l’aéronef et attaque les membres de l'équipage.Impuissants devant l’inconnu, ceux-ci consultent l'ordinateur qui.s'estimant insuffisamment programmé, refuse de se prononcer.Et la bête répugnante les détruira les uns après les autres, jusqu’à ce que les derniers survivants tentent de fuir le vaisseau.Seuls parviendront à s’échapper une jeune femme (Sigourney Weaver), admirable de sang froid, et léchât, un beau chat énigmatique Dans l'équivalent spatial d’un canot de sauvetage, la cosmonaute respire enfin .elle ne sait pas qu’il lui reste à livrer un combat ultime avec le monstre.À priori, il semble que la science-fiction ne soit pas le cadre rêvé pour un film d’épouvante, plus à l'aise dans le flou des toiles d'araignées, des brouillards anglais, des rayons de lune éclairant un château maléfique.Le décor, l'atmosphère des films futuristes manquent en général de mystère et de poésie.Je ne sais si c’est le succès de Star Wars théâtre ^ du rideau vert Saison 1979/1980 4 octobre - 10 novembre Emile et une nuit qui a inspiré à Ridley Scott cette idée de suspense en plein navire cosmique, mais le résultat, contre toute attente, est convainqdant.La structure du film est classique.Chaque moment d'angoisse est suivi d'une accalmie dont la douceur elle-même est inquiétante puisqu'elle est annonciatrice d’un autre temps fort, chaque fois plus fort que le précédent.Au point que quand, enfin débarassée du monstre, l’héroïne se détend et s’occupe du chat, le chat lui-même devient suspect, menaçant.Va-t-il à son tour se transformer en béte féroce et se jeter sur cette vaillante jeune femme oui aurait tellement mérité ae se reposer9 C'est jouer très habilement avec nos nerfs et je dois admettre que la plupart des scènes de peur marchent.Si on décroche parfois, c’est que l’aspect physique du monstre est discutable, en particulier son incarnation robotisante, plus grotesque qu’horrible.Les décors sont superbes.La planète visitée par les cosmonautes rappelle ces gravures qui illustrèrent les romans de Jules Verne et qu’on réédite aujourd'hui.Formes étranges tapies sur un sol brumeux, immense grotte sculptée à même on ne sait quel roc extra-terrestre.À vrai dire, cela relève davantage du fantastique que de la science-fiction Le navire spatial, dont on ne finit pas d'explorer les entrailles, est également un beau produit (fe l'imagination des auteurs d'Alien.Les comédiens évoluent dans ce décor bizarre, manipulent ces gadgets sophistiqués, effectuent ces complexes opérations techniques avec la même aisance que vous et moi ouvrant un tiroir ou '«.rrnant une porte, comme s'il s'agissait de gestes quotidiens, de détails triviaux.Cela accentue le côté dépaysant et insolite de ce film que les amateurs du genre ne voudront pas rater.Tourné en 70 mm.son stéréo Dolby, il est heureux qu’Alien soit projeté au cinéma York, une des rares salles montréalaises à être pourvues d’un bon système de son et d’un écran géant.IL n’a pas de prénom ou du moins il fait semblant de ne pas en avoir Berroyer tout court.En France, il semble être un héros de la contre-culture (si elle existe encore) tout comme n’importe uel scribe qui a une tribune ans Harakiri ou Charlie Hebdo, les voix de la corosion marginale Dans le numéro 757 du Nouvel observateur, Delfeil de Ton écrit à son sujet: « Berroyer vient de publier chez Henri Veyrier, un livre qui s’appelle Rock and Roll et chocolat blanc.On peut le lire sans aimer le roen N’foll ni le chocolat blanc, il n’y parle que de Berroyer.Il va devenir célèbre.Je ne connais pas Berroyer, je n’ai jamais entendu parler de lui.Vous me direz que c’est parce que ie ne suis pas la lectrice la plus assidue de Har-kiri le scatologique et que je ne connais rien aux délices de l'humour scalpel de Charlie Hebdo.Je vous répondrez que vous avez parfaitement raison.Berroyer donc, ça ne me dit rien.Le chocolat blanc non plus, que Laura Second me pardonne.Le roek’n roll par exemple, c’est une autre paire de manches.Tout nord-américain qui se respecte, y a goûté au moins une fois dans sa vie, sinon toute sa vie.Je ne fais pas exception.Le rock’n roll anglophone et anglophile me suggère une vaste mythologie qui va de l’Amérique à l’Angleterre en passant par Charlebois et le Ville Émard Blues Band d'avant le déluge.Depuis plus de 20 ans, le rock’n roll courtise la culture occidentale, rayonnant partout ou presque, partout sauf peut-être dans le mère patrie.En France, l’explosion rock a été escamotée par Adamo et Mademoiselle Age tendre, par Sheila et Sylvie, par Johnny et Filipachi Edith Piaf a sans doute été la seule grande roc-keuse de la France.Que Dieu ait son âme Les temps changent heureusement En 1979, voilà que notre cousine se découvre à travers le punk et la new wave, une ame de rockeuse, FESTIVAL D’ORFORD 1979 Centre d’Art d’Orford JMC par Nathalie Petrowski qu elle se met au pas, à l’heure américaine Les multinationales du disoue qui pendant longtemps n ont fait que du dumping, deviennent subitement recruteurs de jeune talent local et influençable.Vingt ans plus tard, le rock et surtout son industrie, font leur entrée en France.Pendant que l’Amérique devient disco, la France se branche.Mieux vaut tard que jamais.Si Berroyer avait eu un brin de rigueur historique, s’il avait été moins imbus de lui-même et plus ouvert à la société qui l’entoure, s’il avait pour une fois consenti à nous épargner le récit de ses déboires avec sa concierge et sa caissière de supermarché, il aurait pu retracer le mouvement et nous expliquer, pourquoi la France a longtemps été le parent pauvre, le tiers monde de la révolution rock.Mais non, Berroyer est un paresseux.Il aime écrire des phrases cour- LIVRES REÇUS Le 19 octobre 1977, Bernard Noël, Textes-Flammarion.Marie-Ange ou Auguetine, Marielle Brown-Désy, Parti-prix.Le Rivage.Nairn Kattan, L'arbre HMH.Entre voyeur et voyant, Pierre Cadieu, Parti Pris.Contre-prostitution ou “Les dragons de rastral", Sylvain Campeau.Les Éditions du Pacifique St-Laurent.De sable et de neige.Fouad Saad, Éditions Naaman.Fragments, Guy Ménard, Collection sur parole/Hurtu-bise HMH.Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer?.Claude Roy, Nrf.Légendaire chaque jour, Henri Meschonnic, Gallimard nrf.tes et maîtrise avec beaucoup de virtuosité le style fast food.Il écrit bien mais il écrit aussi en l'air.Ce qui est drôle pendant les dix premières pages commence à se ratatiner au bout de cinquante.S'appuyant mollement sur le prétexte de la tournée française et suisse de Starshooter, Telephone et Higelin, les 3 gros noms du rock français, Berroyer en profite surtout pour verser au coeur des coulisses du rock français dans la plus pure subjectivité.La vision vaguement apocalyptique (et subjective) d’un Hunter.S.Thompson qui halluciné à Las Vegas pendant une convention des forces policières américaines, m'intéresse.J’y sens un esprit subversif qui vit douloureusement un grotesque cauchemar américain.La subjectivité d’un Berroyer qui délire sur la Gibson qu’il a échangée pour une Stratocaster qu’il a par la suite revendue pour une Telecaster me laisse un peu sur ma faim.Je n’y vois pas de pertinence sociale, scientifique, historique ou anthropoligique.Pour etre franche, je m'en fous.Tout comme je me fous du fait que Starshooter se maquille les yeux avant d’entrer en scène et qu’ils ne mangent que végétarien.Tout comme je me fous, éperdument cette fois-ei du journaliste Berroyer qui joue à l’anti-journaliste et qui n’arrête pas de me casser les oreilles (ou les yeux) parce qu’il se sent soi-disant incapable d’écrire son livre.Pendant tout ce temps-là, je me fatigue les doigts a tourner les pages jusqu’au chiffre 180.Là où je m’en fous moins et où en fait, je rage c’est quand je lis: « C’est là qu’on voit l’importance de l’apparition de la langue française dans le rock.De la langue sauvage, non académique.Higelin, Telephone, Starshooter.c’est la première vague de jeunes qui s’expriment en français sur support rock.Que Berroyer n’aime pas De Gaulle, c’est tout à fait son droit, mais qu’il oublie, par inadvertance ou par imbécilité de mentionner qu’au Québec en 68.Charlebois faisait déjà des siennes, qu’Offenbach, Dionysos, Nécessité était sur le point de naître, est absurde.C’est si dire que la francophonie c’est la France il n’y a qu au-delà de la France il n’y a ue les limbes.C’est impar-onnable.tout comme l’est l’orthographe ahurissante de Keith Jarret, John Mac Laughling, Eddie and the hot Roads, Doctor Felgood et j’en passe.Mille excuses Berroyer, mais me faire dire que Miles Davis c’est du James Brown intello ça me donne l’envie subite de me joindre aux charismatiques! L'intention reste malgré tout plutôt pure.Berroyer parle de sa culture, ce n est pas de sa faute si Telephone a vendu trois disques au Québec.que tous les postes ont refusé de le faire tourner.Ce n’est pas de sa faute si Starshooter est un « running gag » dans les coulisses de l'industrie et si Higelin avec son grand talent, nous a tous fait suer avec ses airs de star.Ce n’est pas de sa faute si on en a vu d’autres.Berroyer finalement aime Telephone et Starshooter comme il aime le vin, le camembert, sa concierge et sa mère.Ils les aiment moins pour leur musique qye pour leur nationalité.Comme quoi le chauvinisme existe meme dans le rock.Il a écrit un livre, il a bien le droit.Moi aussi je vais écrire le mien.Je vais l'intituler Hot dogs steamés et rock’n roll pour jeunes colonisés.J’y parlerai de Toaster, Truck et Tomate congelée trois groupes qui n’existent pas encore mais que je vais bientôt inventer.J'espère que mon éditeur n'oubliera pas d'en envoyer une copie à Berroyer.ï DANSE FOLKLORIQUE ISRAÉLIENNE * ï DE RETOUR AU LAC DES CASTORS * * Tous les mardis, 8 à 10 heures P.M.t * du 26 juin au 29 août * * AU LAC DES CASTORS $ ^ COMMANDITÉE PAR £ * HILLEL STUDENTS’SOCIETY CANADIAN ZIONIST FEDERATION £ RÉCITALS D’ORGUE Un été en musique dans un cadre exceptionnel tous les mercredis soir de l'été à compter du 27 juin à 8 h 30 heures venez entendre les plus belles pages du répertoire jouées sur le magnitique orgue von Beckerath 27 juin Raymond Davaluy Montréal 4 juillet Huw Lewis Detroit.Mich 1 août Robert Girard Québec 8 août Karl Hochreiter Berlin En grand spécial tous les jours DINER AU HOMARD COMPLET Comprenant: Soupe aux palourdes de Nouvelle-Ecosse * Homard vivant du Nouveau-Brunswick grillé ou bouilli • Salade Pavillon • Pommes frites ou au four • Choix de nos création de Jean Barbeau Sans hesitation on peut parler de la plus belle piece de Jean Barbeau (avec 'Solange' et Goglu bien sûr) Un texte d'une grande sensibilité 15 novembre - 15 décembre Monsieur Amilcar d Yves Jamiaque Une piece.Imement.drôlement dialoquee.solide ment construite pour un public gui aime le théâtre, l'évasion, l'énigme.20 décembre - 2 février \__^ Chat en poche de Georges Feydeau Feydeau nous entraine dans ùn univers tou et nous fait rire aux larmes durant deux heures Chat en Poche' réussit a grouper les situations et quiproquos les plus cocasses 7 février - 15 mars Butley de Simon Gray adaptation française de Matthieu Galey Butley'’ est a la fois une tragédie ou i on rit et une comédie ou l'on pleure, ou I on gnnee surtout du coeur- Une piece fine, ironique ni amère 20 mars - 26 avril Aléola création de Gaétan Charlebois adaptation de l'auteur en collaboration avec Léna Fitzmorris Barne et Kiloune tètent leur 53eme anniversaire de mariage dans leur nouvelle demeure Airol.t est avant tout leur histoire d'amour Le plus touchant chant d'amour depuis Roméo et JuIimi.- 1er mai - 7 juin Apprends-moi, Céline de Maria Pacôme Une coinét+m ou les répliqués font niourhe et oui met en cévîüëhcene goût de l impromptu du h., sard, un sens du vrai du |uste dans i,, loutoque une exiravagance qui coule de sourçç Profitez des avantages de l’abonnement! Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et dimanche $30.00 au lieu de $36.00.Samedi $38.00 au lieu de $42.00.Étudiants $21.00 les mardi, mercredi jeudi et dimanche.mardi 26 juin à 20 h 30 Cours public “La gravure au Québec'’ mercredi 27 juin à 20 h 30 Jeunes artistes Les jeunes solistes de Montréal — Dir Taras Gabora * vendredi 29 juin à 20 h 30 Concert de taculté: Alicia Mitchenko Landsman, piano samedi 30 juin à 20 h 30 Série internationale Jessye Norman, soprano Dalton Baldwin, piano Rétervaliont: Centre d’Art d’Orford (819) 843-3981, (514) 861-0210.Sortie 118 de l'autoroute des Cantons de l'Est.11 juillet David Hurd New York 18 juillet Keith Sadko Montréal 25 juillet 1er prix de l'académie d'été 15 août Anthony King Montréal 22 août John Grew Montréal 29 août Antoine Reboulot Paris Organia4t par LES CONCERTS SPIRITUELS BHIsta an vanta les son» da récitals à 7:10 é la porta 51.00 — étudiants at éga d'or 51.00.au jubé da l'oroua 55.00 Ranaaignamanta: 711-0111 ORATOIRE ST-JOSEPH succulents desserts • Breuvage U TOUT CIC 1 POUR SEULEMENT Ouvert tous les jours à midi; le dimanche à 5 h p.m.cLe^villon de l'atlantique 1 454A, rue Peel 285-1 En ?ck*' du SH Cf o ton Mon* Royol» LA SOIREE DU 24 JUIN À LA TÉLÉVISION DE RADIO-QUÉBEC Un court métrage qui évoquera les souvenirs du défilé traditionnel de la Saint-Jean-Baptiste.dimanche à 19h00 PARA, MAMAN, LA RARADE ET MOI Matthias Rioux, ses invités et des représentants de l’auditoire, discuteront de la Fête Nationale des Québécois et de son sens.dimanche à19h30 DROIT DE PAROLE Am.Un spectacle coloré mettant en vedette: Edith Butler, Jean-Pierre Ferland, Marie-Claire Séguin, Garolou, Yvon Dufour, Marcel Sabourin, Lorraine Pjntal, Edgar Fruitier et Véronique Le Fiaguais.dimanche à 21h00 SALUT QUÉBEC! RAMO-QUEBEC c'est tout un monde à regarder Le Devoir, samedi 23 juin 1979 ¦ 21 CULTURE ET SOCIETE Aude Nantais et Jean-Joseph Tremblay Le théâtre de Paris à Montréal par Adrien Gruslin L ’OBJECTIF d’Aude Nantais et Jean-Joseph Tremblay était clair et net : faire connaître en France et dans les pays francophones de l’Europe les textes de jeunes auteurs québécois.Ce principe directeur est inscrit dans la charte de leur troupe, le V.G.C.I., sigle abracadabrant qu’il faut traduire par Vieux Gros Chat Inquiétant, peut-être en raison de l’affection particulière que le couple porte aux chats.Pendant six ans, les deux comédiens se sont installés en France.D’abord partis grâce à une bourse (Jean-Joseph au sortir du Conservatoire en 1972 avait obtenu le Prix Jean Valcourt), ils ont travaillé à droite et à gauche.Lui comme éclairagiste afin d’obtenir au plus vite son permis de travail.Lors de l’entrevue, il raconte qu’en France les choses sont terriblement compliquées: « Impossible d’avoir son permis si on n’a pas travaillé d’abord et Impossible de travailler sans permis.Allez savoir! Alors il faut travailler en fraude pour commencer.» Quant à Aude, munie de sa carte de presse, elle se promenait dans les théâtres, prenait connaissance du milieu et collaborait parfois au quotidien « Le Soleil » de Québec, lieu d’origine du couple.Ils n’ont monté un premier spectacle qu’à la toute fin de 1974.Ils ont joué Goglu.Ils faisaient équipe avec Michel Daigle.Ils y ont ajouté Solange du même auteur.Ce furent les débuts de la troupe V.G.C.I.Goglu fut présenté plus de soixante fois au Lucer-naire de Partis.Aude Nantais et Jean-Joseph Tremblay ont eu beaucoup de mal à organiser leurs tournées en France.La concurrence y est si forte et les circuits si hiérarchisés.A leur retour, ils ont été frappés de voir comme il est facile ici de rencontrer des gens du milieu.« En trois ans, explique Jean-Joseph, on a effectué un travail en profondeur, établi des contacts avec les maisons de la culture.Tout cela sans subventions.Cela nous a conduit à Avignon, à l’été 1976, avec Solange, Encore un peu et La duchesse de Lan- fc geais.» Ils ont alors été reconnus, faisant salle comble chaque soir dans un heu de quatre cents sièges, la Salle Benoît XII.Cela leur a valu de bénéficier d’un octroi de vingt-cinq mille dollars des Affaires intergouvemementales pour effectuer la tournée des Maisons de la culture en Europe.La reconnaissance d’Avignon fut certes le moment le plus intense de leur expérience.Ils étaient les premiers québécois à s’y produire.C’est lourquoi ils ont été si affectés orsque le Théâtre populaire du Québec a annoncé, à grands renforts de publicité, l’année suivante que sa production du Temps d’une vie serait la première pièce québécoise présentée au prestigieux festival.« Ils auraient bien dû s'informer au TPQ, intervient Aude Nantais.Qui peut dire s’ils étaient au courant?En tous cas, ils auraient dû l’être.Les journaux en avaient parlé.Peu.mais quand même.On le prenait d'autant moins que si notre présence au Festival 1976 n’avait pas été fructueuse, il est probable qu’il n’y aurait pas eu de théâtre québécois de sitôt à Avignon.» Pourquoi être revenus au moment où le travail de fond était complété et la reconnaissance acquise?« L’anicroche d’Avignon nous a fait prendre conscience du fait qu'on était totalement inconnus à Montréal.C’est Jean-Joseph qui parle.D’ailleurs le Conseil LIVRES REÇUS L'ivre oeil, André Pieyre de Mandiargues, Gallimard nrf.Le buisson ardent, Osiris, Éditions Naaman.La mer écartelée, Henri-Dominique Paratte, Éditions Naaman.Amie Cithare, Safia Ketou, Éditions Naaman.Mon coeur A nu, Ruth Houle Daccache, Éditions Naaman.Alliage.Yves Antoine, Éditions Naaman.Jeunesse mouvementée, André Dumont, Éditions Naaman.i P $ fees onf soil de Denise Boucher Prolongation jusqu’au 7 juillet mise en scène de Jean-Luc Bastien avec Michèle Magny, Sophie Clément, Louisette Dussault Claire Bourbonnais et Claire Tremblay décor et costumes: Marie-Josée Lanoix éclairages: Mario Bourdon musique: Jean-François Garneau réservez maintenant.tnm PRÊTEZ L’OREILLE! Venez entendre 1 unique récital que donnera le Choeur du Collège Saint-Jean de Cambridge le mardi 26 juin, a 20H15, à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, boulevard Dorchester ouest.Prix des billets: $6 Pour réserver vos billets, téléphonez au 288-7590, écrivez ou présentez-vous au bureau de la Cathédrale, situé au 1440, rue Union.Montréal (Québec! HM 2B8. SALLE W1LFR1D-PELLETIER PLACE DES AKTS Montréal (Quétx*c) H2X 1Z9 Ciuk hutv
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