Le devoir, 30 avril 1979, lundi 30 avril 1979
( Vol.LXX — No 99 II faut lire le dernier Ajar L’ANGOISSE DU ROI SALOMON Mercure de France Ciel variable.Maximum près de 12.Montréal, lundi 30 avril 1979 Saint Pie V 25 CENTS week-end sportif HP Le Canadien de Montréal détient une avance de 2-0 en demi-finale contre les Bruins de Boston, qui ont été défaits 5-2.samedi soir au Forum.Guy Lafleur a obtenu un but et une passe.Rangers et Islanders à égalité Les J ets éliminent Québec — page 14 Valentine fete son retour „„„ « — page 15 y 0 ¦ .V .-a Les Expos de Montréal ont balayé leur série contre les Giants de San Francisco en l’emportant 7-5.hier, au Stade olympique.Chris Speier s’est signalé avec deux coups sûrs et autant de buts sur balles.iTiliTi ai ¦ Fabien Roy craint que Trudeau veuille passer aux Canadiens un «autre Labrador» ¦ William Davis fait acclamer Joe Clark: l’homme d'un nouveau commencement — page 2 ¦ Un siècle trop tard: un éditorial de Lise Bissonnet- ,e j ¦ Shefford: où la candidature de Gilbert Rondeau vient brouiller les cartes — page 7 ¦ Féminin pluriel: le retour des femmes sur le marché du travail — page 10 ¦ L’Université Queen’s prépare une série de recherches sur les conséquences des diverses options constitutionnelles — page 11 Argenteuil et Jean-Talon: un test pour les trois partis par Rodolphe Morissette Les deux élections partielles qui se tiennent aujourd’hui dans les comtés d’Argenteuil et de Jean-Talon posent trois questions essentielles: ¦ Avec quelle majorité le chef du Parti libéral du Quebec et candidat dans Argenteuil, M.Claude Ryan, disposera-t-il de son adversaire pé-quiste, le Dr Charles Roy?¦ Le Parti québécois saura-t-il enlever, de justesse s’il le fait, le comté libéral de Jean-Talon?¦ Quelles perspectives d’avenir réservent ces deux élections tests à rUnion nationale?Dans la circonscription d’Argenteuil, les observateurs accordaient dès le départ la victoire au chef libéral.Pour deux raisons principales: d’abord, le comté est fortement libéral depuis 1966 et il a échappé (par 1,275 voix) à la vague péquiste de 1976; puis cette élection qui mettait en vedette un chef de parti ne devait pas être comme les autres.Dès les premières semaines d’avril, cependant, les données se modifiaient légèrement.L’Union nationale décidait d’y présenter un candidat, M.André Robert, de même que le Parti du libre choix, qui annonçait la candidature de Vf.Gordon Nesbitt — deux candidats qui pouvaient théoriquement réduire, dans une proportion encore inconnue, le vote libéral, sans affecter sérieusement par ailleurs le vote péquiste, en croissance continue depuis 1970.Autre inconnue de départ, la réputation de M.Ryan dans le comté d’Argenteuil, comme sa crédibilité quant aux problèmes locaux soulevés en début de campagne par les candidats unioniste et pequiste.A mesure que s’écoulait le mois d’avril, toutefois, le chef libéral, qui ne se tenait point indiscutablement pour gagnant, prenait les bouchées triples, visitait pratiquement tous les électeurs un par un, village par village, comme s’il partait de zéro.Insistant au cours des premières semaines de campagne sur les thèmes nationaux surtout (le «pré-référendum», les performances et les perspectives du Parti québécois au pouvoir), M.Ryan aborde carrément et systématiquement les questions plus locales à compter du 20 avril, après avoir consulté tout aussi systématiquement toutes les communautés du comté sur les sujets de l’heure.Un sondage de l’Institut québécois de l’opinion publique révélait le 22 avril que les efforts du candidat libéral avaient porté fruit, puisqu’on le voyait déjà gagnant avec 53.1% du vote, suivi de loin par le p2quiste (20.5%), l’unioniste (5.0%) et le candidat du Libre choix (0.9%j.Le taux d’indécis était relativement peu élevé (20.5%).La redistribution proportionnelle des indécis donnait il y a une semaine une avance de Voir page 6: Argenteuil En serrant la main d’une électrice du comté de Jean-Talon où il faisait campagne samedi, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, semble vouloir barrer la route à un de ses adversaires libéraux, M.Victor Goldbloom, qui lui aussi parcourait le comté représenté jusqu'ici par son collègue Raymond Garneau.(Photolaser CP.par Jacques Nadeau) L’imminence d’un accord SALT a favorisé l’échange des dissidents m Alexandre Guinzbourg NEW YORK (d’après AFP et Reuter) — Deux chefs de file des dissidents soviétiques, Alexandre Soljénitsyne et Alexandre Guinzbourg, vont se retrouver demain dans un village perdu du Vermont.C’est Guinzbourg, échangé, vendredi, avec quatre autres dissidents contre deux espions soviétiques condamnés aux Etats-Unis, qui a confirmé lui-même la nouvelle, hier, à New York après l’avoir annoncé la veille à ses amis.Guinzbourg et Soljénitsyne ne se sont par revus depuis l’expulsion de l’-leur de L’Archipel du Gc vrier 1974.Les cinq dissidents soviétiques estiment qu’ils doivent leur libération à la conclusion imminente d’un nouvel accord sur la limitation des armements stratégiques (SALT-2).Dans leur première déclaration publique, samedi a New York, au lendemain au- oulag, le 13 fé- Georgi Vins de leur arrivée à l’ouest, ils ont souligné que l’URSS avait accompli un «geste tactique» juste avant la signature de SALT-2 et que les soviétiques pourraient, dans un avenir proche, accepter de procéder à «d’autres échanges similaires» si les circonstances politiques le justifiaient à nouveau.Au cours d’une conférence de presse de deux heures, donnée à l’hôtel new-yorkais où ils sont hébergés depuis leur arrivée, M.Guinzbourg et ses quatre compagnons se sont présentés aux journalistes dans les costumes que leur avaient remis les autorités pénitentiaires soviétiques lors de leur libération.Outre M.Guinzbourg (42 ans), le roupe comprend deux militants juifs, 4M.Edouard Kouznetsoy (40 ans) et Mark Dymshits (51 ans), le leader nationaliste ukrainien Valentin Moroz (43 ans) et le pasteur baptiste Georgi Vins Voir page 6: Les dissidents IS1 Israël rétablit la peine de mort pour les terroristes JÉRUSALEM (AFP) — Le gouvernement israélien a approuvé à une forte majorité hier à Jérusalem, la proposition du premier ministre M.Menahem Begin d’application de la peine de mort par les tribunaux militaires, pour des terroristes ayant commis «des meurtres particulièrement odieux».M.Begin avait pris cette décision il y a une semaine, à la suite de la prise d’otages à Mahariva, au cours de laquelle un jeune père de famille et ses deux fil- lettes de deux et quatre ans trouvèrent la mort.Le ministre de l’Agriculture Ariel Sharon, précise-t-on, s’est opposé à cette proposition, expliquant qu’une telle modification de la loi israélienne rendrait plus difficiles les efforts de coexistence avec les Arabes; M.Sharon, général de réserve, qui prit une part active et de premier plan dans la lutte contre les fe-dayine, a préconisé au lieu de la peine de mort, «une guerre sans cessez-le-feu contre le terrorisme».Le vote gu gouvernement a été acquis par neuf voix contre cinq, une abstention et deux absents.On précise à ce sujet qu’en plus du ministre de l’Agriculture Ariel Sharon, les ministres Ezer Heizman (Défense), Zé-voulon Hammer (Éducation), Aharon Abouhatzéira (Cultes) et Israël Katz (Travail) se sont également opposés au projet: Le ministre de l’Habitat David Voir page 6: Peine de mort L’affaire Forest au Manitoba La Cour d’appel s’est largement inspirée du jugement Deschênes par Lise Bissonnette C’est le jugement Deschênes sur la nullité de la loi 101 aux chapitres touchant à la langue des tribunaux et du Parlement du Québec, qui a servi d'argument principal à la Cour d’appel du Manitoba qui vient de déclarer «inopérante» la loi de 1890 abrogeant les droits du français dans cette province.Citant de longs passages du jugement rendu par la Cour supérieure du Québec en lanvier 1978, le juge en chef de la Cour a appel du Manitoba.M.Samuel Freedman, affirme que le gouvernement l’article 23 de sa propre constitution, qui garantissait depuis 1870 l’usage du français à la législature provinciale ainsi que devant Tes tribunaux provinciaux et les cours fédérales.La genèse de l’article 23, explique-t-il.est de toute évidence, par la similarité du langage, l’article 133 de la constitution canadienne qui avait garanti en 1867 l’usage de l’anglais au Québec.Ces deux articles, selon le juge Freedman.font bel et bien partie de la constitution canadienne d’autant qu’ils traitent à la fois de cours provinciales et fédérales.Comme le juge Deschênes, il les estime «indivisibles», et hors d'atteinte des pouvoirs législatifs, tant fédéraux que brovinciaux.Le juge Deschênes soutenait que l’intention manifeste des Pères de la Confédération avait été de soustraire les droits linguistiques à l’arbitraire et aux caprices des générations futures.Le juge Freedman estime que cette intention se révèle de façon plus indiscutable encore dans le cas des droits Voir page 6: La Cour d'appel l’humeur de ce pays «Une boule sur le coeur» par Rodolphe Morissette ROXTON FALLS — Le jeudi soir 26 avril, dans un bar de Rox-ton.Ils sont une centaine, dont plus de 60 âgés de moins de 25 ans, à acclamer presque jusqu’à l’hystérie le député sortant du comté fédéral de Shefford, M.Gilbert Rondeau, élu comme créditiste en 1974, répudié par le parti entre-temps, puis devenu candidat indépendant depuis ses démêlés avec la justice.À première vue, voici une assemblée politique comme bien d’autres.En vérité cependant, elle marque un tournant majeur de la campagne électorale dans Shefford, l’un des rares comtés du Québec à surveiller le soir du 22 mai.Jusqu'à ce jeudi matin, tout allait fort paisiblement.Depuis plus d'un an, deux candidats se faisaient la lutte pour succéder à Gilbert Rondeau, député de Shefford depuis 17 ans: Gé-rald Scott, candidat conservateur, homme d’affaires bien implanté à Granby: puis Jean Lapierre.jeune loup de 23 ans, originaire des lles-de-la-Madeleine et qui sort tout droit du personnel politique outaouais de M.André Ouellet, ministre et organisateur en chef du Parti libéral.Au départ, les perspectives étaient comme toute excellentes pour le con- servateur dans ce vaste comté bravement fédéraliste et aux allégeances J plutôt conservatrices, même si le parti de M.Joe Clark n’y a jamais fait de gains importants.Le comté s’étand d’ouest en est, le long de l’autoroute des Cantons de l’Est, de Saint-Césai-re à Rock Forest (près de Magog) et, du nord au sud, de Saint-Valerien, Roxton et Maricourt (au nord de Valcourt) à l’ange-Gardien (près de Farhnam) et Deauville (près de Magog).Jusqu’à la semaine dernière, lutte en douceur entre les deux candidats principaux.Les électeurs restaient lutôt indifférents à la campagne, eu d’enjeux réels et une vaste majorité d’indécis.Certes, Gilbert Rondeau avait annoncé une semaine plus tôt, à l’école Saint-Eugène, dès sa sortie de prison, qu’il serait candidat Mais on n’y croyait pas vraiment.Entre-temps, le chef du Crédit social.M Fabien Roy, n’avait toujours pas désigné de candidat dans Shefford: le caucus des députés cré-ditistes avait indiqué il y a un mois qu’«on n’opposelait pas de créditiste à Gilbert» si ce dernier, qui va en appel, décidait de se présenter comme indépendant.M.Roy en a cependant décidé autrement, qui faisait parvenir la Voir page 6: L’humeur P' mm TIRAGE: 9Q AVRII 1Q7Q | Les détenteurs de billets se terminant par: | PROCHAIN TIRAGE: ¦ l~, i m l 331889 31889 1889 889 lyf 7331889 675825 75825 5825 825 27 mai 1979 5675825 213037 13037 3037 037 6213037 098377 98377 8377 377 Chaque billet ËtlmtnfiîmH t 5098377 711146 11146 1146 146 est valide pour WÈà mÈÊÈÉÊÊ 6711146 GAGNENT $10,000 GAGNENT ÿl ^QQ GAGNENT ^QQ GAGNENT ££5 2 tirages.Tous les billets gagnants, sans exception, sont encaissables aux bureaux de LOTO-QUÉBEC, 2000, rue Berri, Montréal H2L 4N5.Les billets gagnants de $25, $100 et $1,000 sont encais 1 Tou sables à toute succursale de la BCN.| burr s les biHets gagnants, sans exception »ux de LOTO QUÉBEC, 2000, rue Be , sont encaissables aux rri, Montréal H2L 4N5.Vérifier les vôtres V 2 B Le Devoir, lundi 30 avril 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Trudeau veut nous passer «un Labrador», clame Fabien Roy à Ste-Anne-de-Beaupré SAINT&ANNË-DE-BEAUPRE (PC) - Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy, a sommé publiquement hier le premier ministre Trudeau d'expliquer ses propos selon lesquels les frontières du Québec pourraient être modifiées, advenant que les Québécois se prononcent en majorité en faveur de la souveraineté-association prônée par le gouvernement de M.Lévesque.Au cours d’une assemblée électorale groupant environ 150 personnes à Sainte-Anne-de-Beaupré, M.Roy s’en est pris violemment au chef du gouvernement canadien, a qui il a reproché de recourir à la peur», pour tenter de forcer les Québécois à suivre la ligne de pensée du parti libéral.« Je me demande si on n’est pas en train de nous passer un autre Labrador.Je demande publiquement à M.Trudeau de dire clairement à quoi il songeait quand il a indiqué que les frontières du Québec pourraient être changées si le Québec devenait souverain par voie de référendum, a dit M.Roy.« Il y a des limites à faire peur au monde, à brandir le spectre de la peur pour forcer les Québécois à se taire sous A Fabien Roy haranguant ses partisans du comté Montmorency.(Photolaser CP) William Davis se jette dans la mêlée: Joe Clark est l’homme du renouveau par Patricia Dumas TORONTO — Quand Joe Clark a déclaré vendredi soir: « Les séparatistes sont nos ennemis », il a sans doute reçu la plus grande ovation depuis le début de la présente campagne électorale.Plus de 2,000 personnes étaient rassemblées a l’aréna de Stroud, près de Barrie, dans cette région qu’on appelle la « ceinture oragniste ».Mais cette ovation n’était qu’une entre bien d'autres.C’était bien plus une soirée de grande fête tory qu’un rassemblement politique sérieux.Des autobus de cinq circonscriptions environnantes avaient transporté des fervents tories pour du même coup applaudir leur chef provincial, leur chef fédéral et quatre de leurs candidats, dont Sinclair Stevens, défait par M.Clark à la course au leadership.Et c’est à Stroud que M.William Davis, le premier ministre de l’Ontario a choisi de paraître pour la première fois en public avec le chef national du Parti conservateur.Le geste était d’autant plus symbolique que c’est dans ce même comté qu’en 1957 feu le Eremier ministre ontarien M.eslie Frost s’était présenté pour la première fois en public avec l’ancien premier ministre M.John Diefenbaker.M.Davis a d’ailleurs reçu une ovation assourdissante, attestant bien de l’amour qu’on lui porte dans ce coin de pays et if a pu dire: « Chers confrères conservateurs, que le médias regardent bien ce qui se passent ici et se rendent compte de l'allure que prend la campagne tory en Ontario.» Ce bain de foule délirante et aimante purifiait sans doute M.Davis des critiques acerbes qu’il avait subies au cours de la semaine de la part de la presse torontoise.On ridiculisait son appui à M.Clark parce que, dans un discours devant l’Association canadienne des radio - télédiffuseurs, M.Davis avait osé comparer sa foi en M.Clark à sa foi aux Argonauts, une équipe de football torontoise éternellement perdante qu'un chroniqueur a d'ailleurs qualifié de Stradivarius des « loosers ».Mais ce vendredi soir M.Davis pouvait déclaré avec un enthousiasme sans frein : « Je suis convaincu que Joe Clark est le genre d'homme que les Canadiens veulent.Le genre d’homme qui pourra les rapprocher.Le genre d’homme qui donnera au Canada un nouveau commencement.» Il pouvait le dire non pas seulement parce qu’il est le premier ministre adoré de ce coin de pays, non pas seulement parce que son image politique est tellement imposante que sa présence écrase celle de Joe Clark, mais parce que l’auditoire auquel il s’adressait vénère un tory, quel que soit le « format » sous lequel on le présente.Même dans ses plus grand moment de gloire, Trudeau n’aurait jamais pu se faire aduler autant que Joe Clark à Stround.La foule, oubliant le superbe Davis qui a eu la galanterie de s'éclipser dès la fin des discours, s'est littéralement ruée sur M.Clark pour le toucher, lui dire son amour, obtenir un autographe.Tous ces fermiers, ces petits hommes d’affaires, jeunes et vieux, femmes ou hommes, qui étouffaient le souriant petit homme avaient la vigueur hystérique des fans de vedettes du rock and roll.Une dame d’un certain âge rejoignait en courant ses amis en disant: « Voulez-vous toucher à la main qui a touché à la main de Joe Clark.» Une mer de mains portant de collants conservateurs s’étendaient vers le chef pour obtenir la signature précieuse qui attesterait de leur présence à cette assemblée mémorable pour les générations à venir.Des sourires, une joie éblouissante transformaient ces gens aux traits marqués par le travail et le climat.Son visage est tout rouge de plaisir et de fatigue alors qu’il se trouve écrase par la foule, mais les yeux de M.Clark deviennent fixes et craintifs quand il entend la question: « Quand vous dites que les séparatistes sont nos ennemis, parlez-vous du gouvernement de M.Lévesque?» Il a presque l’air de vouloir se sauver, il semble attristé enfin.Mais il répond quand même: « M.Levesque vise certainement des buts qui ne sont pas les miens », et se laisse emporter par la foule pour éviter d’autres questions.Il avait donné un bon discours, plein de confiance en l’avenir du peuple canadien, en sa capacité d'utiliser la diversité des races et des cultu- res pour bâtir un pays débordant de confiance en soi et de productivité.Il avait condamné tous ceux qui brandissent les menaces de séparatisme, de sheiks blonds de l’Alberta et de premiers ministres provinciaux égoïstes.Il avait expliqué que le séparatisme n’était qu’une des manifestations de la vidalité du Québec qui se traduit de mille façons positives: par le nombre croissant de jeunes 3ui se dirigent vers les cours ’administration par la fédération des caisses d’entraide qui marque des progrès éclatants dans le domaine des affaires par le nombre des artistes québécois connus sur la scène internationale qui sont la fierté de ce pays.Mais cette vidalité se manifeste également dans d’autres coins du pays.En Alberta, on découv e pour la première fois la signification du « confiance économique » que l’Ontario connaît depuis sa fondation.Et M.Clark a loué longuement les effets bénéfiques de cette confiance en soi que l’Ontario a manifesté dans le développement de son économie et ae celle du Canada.Il a v/1 JOUER DEHORS ÜSKino -Québec Fine Cuisine Familiale (TEté par Henri Bernard 3 Cours Chacun de 3h30 avec livret et repas peut être pris indépendamment BAR B Q CAMPING 30 Avril.1.2 ou 3 Mai BAR B Q GASTRONOMIQUE 7, 8 ou 9 Mai SALADES CHAUDS-FROIDS ET ASPICS 14 ou 15 Mai RENSEIGNEMENTS -MENUS 843-6481 2015 de la Montagne Suite 610.Montréal même souligné que le programme de création d’emplois pour les jeunes annonce quelques heures plus tôt à Peterborough, était ins-iré d’un programme simi- Plr lai aire mis sur pied par le gouvernement ontarien.peine de sanctions.Le premier ministre doit montrer son vrai visage d’ici le 22 mai pour que la population soit en mesure de taire un véritable choix le jour de l’élection.C’est fini les menaces et l’intimidation pour avoir les Québécois », a poursuivi le chef créditiste chaudement piaudi par son auditoire.Roy est venu prêter main-forte à son candidat de Montmorency, M.Conrad Ouellet, qui fait la lutte au député libéral sortant, M.Louis Duelos, dans une circonscription à l’est de Québec, un ancien comté créditiste.La voix queloue peu éraillée, le chef créaitiste a néanmoins livré un de ses meilleurs discours par un splendide après-midi ensoleillé, à deux pas de la célèbre basilique de Sainte-Anne.Il a repris les thèmes de sa campagne, comme le droit du Québec à l’autodétermination, la nécessité d’envoyer à Ottawa un bloc de députés « vraiment quénécois » et la réforme du système monétaire.Son allocution a porté prin-cipalement sur une critique sevère du gouvernement Trudeau, de son administration, et en particulier, de la « piètre performance des députés libéraux québécois qui.une fois rendus à Ottawa servent d’abord les intérêts du parti avant ceux de leur province et de leurs concitoyens », selon le chef créditiste, qui a tenu une autre assemblée publique ai soirée à Saint-Joseph-de-Beauce, dans sa circonscription, où il inaugurait d’ailleurs sa campagne à domicile.M.Roy a repris le collier après .avoir bénéficié de deux jours de repos et être allé au la campagne des chefs HIER Journée de répit pour le premier ministre Trudeau, à Ottawa, à la veille d’une nouvelle semaine de campagne.Samedi, le chef libéral avait fait une incursion à Kitchener, Niagara Falls, et Toronto.Dans la première ville, des chahuteurs l’ont accueilli à l’auditorium où, devant 2,000 personnes, il a ridjculisé son adversaire M.Clark: «L’avenir conservateur, dit-il, est de beaucoup plus sombre que le passé libéral.» M.Joe Clark, lui a quitté Ottawa pour Halifax hier midi.Il prononçait une allocution hier soir à l’hôtel Nova Scotian, à la veille d’une tournée dans les alentours.Le chef néO-démocrate, M.Ed Broadbent, n’a pas fait campagne hier.Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy, a visité Sainte-Anne-de-Beaupré.A portée de voix de la célèbre basilique, le député de Beauce a sommé M.Trudeau de.«montrer son vrai visage d’ici le 22 mai».Venu prêter main-forte à son candidat dans Montmorency, M.Conrad Ouellet, il a aussi tenu une assemblée’à Saint-Joseph de Beauce, son fier.AUJOURD’HUI Le premier ministre Pierre Trudeau quitte Ottawa ce soir pour Winnipeg.Il hébergera à l’hôtel Fort Gary.Le chef conservateur, M.Joe Clark, visitera trois villes: Yarmouth le matin, Digby à midi, Sydney dans l’après-midi.Il rentre ce soir à Toronto.Le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, est invité à une émission radio en matinée, avant de quitter Toronto pour Regina, en Saskatchewan.Après un enregistrement à la télévision, il se rend à Yorton où il participe à une soirée pour le bénéfice du comté de Yorkton-Melville.Le chef du Crédit social, M.Fabien Roy, fait campagne dans la Beauce et rentre à Montréal dans la soirée.Il couche à l’hôtel Méridien.mariage de son frère.Il a entamé hier une longue sonaine de tournée qui le conduira jusqu’en Abitibi, qu’il visitera pour la première fois depuis le début de la cam-pagne électorale.Le chef créditiste voyage automobile et les journa-le suivent dans un autobus confortable, loué d’une ccmpagnie de la Beauce, que les reporters ont baptisé « Le grand Fabien express ».\rous deux Inc.pour rencontrer cette personne avec qui vous serez vraiment bien.Dans notre Nous deux, société moderne une agence qui engendre de rencontres la solitude.légalement les gens évolués constituée.trouvent normal vous accueillera de recourir avec compréhension.aux agences chaleur et discretion.de rencontres.^ êÊ ^ par la PC et l’AP 1900 — Hawaii devient territoire des Etats-Unis.1803 — Les Etats-Unis achètent la Louisiane et la Nouvelle-Orléans à la France.1789 — George Washington devient le premier président des Etats-Unis d’Amérique.1555 — Le pape Marcel II, élu 21 jours plus tôt, meurt.1524 — Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, est tué dans le Milanais et les Français sont chassés de Lombardie.Ils sont nés un 30 avril: la reine d’Angleterre Marie II Stuart (1662-1692): le peintre français David (1748-1825); la reine Juliana des Pays-Bas Les citoyens de Beloeil ont accordé samedi à l’hôtel de ville l’autorisation de céder le réseau d’électricité municipal à l’Hydro-Québec.Conformément à la loi, la transaction, déjà approuvée par le conseil.de ville, devait faire l’objet d’un référendum, et 74% des votants l’ont sanctionnée au terme d'une consultation à laquelle ont participé plus du tiers des contribuables éligibles.Sinon, les clients eussent été con-contraints de subventionner eux-mêmes un réseau qui fonctionne à perte depuis u’il ne jouit plus des tarifs privilégiés e son fournisseur.Ou alors, ils auraient vu leur facture considérablement ma- TORONTO (PC) — Le premier ministre Trudeau s’est employé samedi à ridiculiser les plus récentes promesses du leader de l’Opposition, Joseph Clark.Il a dit notamment que M.Clark promettait des choses qui existent déjà et en promettait d’autres qui constituaient un net recul par rapport à la politique actuelle du gouvernement libéral.Le premier ministre était en tournée dans le sud-ouest de l’Ontario.Il a parlé devant des foules à Kitchener, Niagara Falls et Toronto, et.en règle générale, il a été bien accueilli.A Kitchener, il a fait face à une groupe de protestataires.Vendredi, M.Clark avait promis la création d’un secrétariat de l’emploi pour les jeunes.M.Trudeau a dit que cela existe déjà.Il a précisé qu’il existe déjà le programme Katimavik, pour jeunes travailleurs, qu’il y a un programme pour aider les apprentis et qu’il y a un service qui donne du travail aux jeunes pendant leurs vacances ainsi qu’au terme de leurs études.M.Trudeau a aussi rappelé que M.Clark avait promis de verser une subvention de $1.25 l’heure aux employeurs qui embauchent des étudiants, alors que le gouvernement libéral verse déjà à cette fin aux employeurs une subvention de $1.50 l’heure.M.André Fayette, candidat conservateur dans Montréal-Sainte-Marie, a, lui, aussi, été ridiculisé par M.Trudeau.M.Fayette aurait déclaré à un journal de Fayette aurait déclaré à un journal montréalais que la stratégie du Parti conservateur consistait à brosser un tableau sombre de la situation économique, mais aurait refusé à ce journal de préciser quelle solution pouvait être apportée à cette situation.M.Trudeau a dit qu’il ne trouvait pas cela très sérieux.Sur l’une des pancartes des protestataires à Kitchener, on lisait ceci: «Margaret a laissé tomber ce crétin,- vous devriez en faire autant.» M.Trudeau a vu le message et il ne l’a pas commenté.Le premier ministre a quitté Toronto samedi soir pour Ottawa.Il reprendra sa campagne lundi, alors qu'il se jorés, puisque l’amélioration du réseau nécessitera, ces prochaines années, des investissements additionnels de quelque $2.3 millions.En outre, l’Hydro-Québec, ayant augmenté de $900,000 son offre d'achat initiale, acquiert le r2seau pour une somme de $3.5 millions, assure le transfert des 18 employ2s du r2seau, assume la charge de certains investissements ant2-rieurs, prend possession de (équipement et de l’outillage, et achète en outre une partie des comptes 0 recevoir.Les nouveaux tarifs de l’Hydro-Qué-bec n’entreront en vigueur qu’au 1er janvier prochain.rendra en Saskatchewan.Au cours de ce dîner-bénéfice, qui a rapporté environ $85,000 à la caisse électorale du PC, M.Clark a reçu un appui enthousiaste de la part du premier ministre de la Nouvelle-Écosse, M.John Buchanan.Celui-ci a fait valoir qu’il est important d’avoir à Ottawa un premier ministre sensible aux problèmes des régions et capable de combler le fossé entre les provinces de l’est et les provinces centrales.Quant à M.Clark, il n’a pas manqué de souligner qu’il n’existe plus qu’un seul gouvernement libéral au pays et qu’il est grand temps de le répudier.Rarement ses thèmes habituels, il a prévenu la population de la Nouvelle-Ecosse de voter massivement pour son parti puisqu’un vote pour un tiers parti «est un vote pour Trudeau».DÉCÈS ROULEAU, Charles Orner — À Montréal, le 28 avril 1979 à l'age de 77 ans, est décédé M.l’Abbé Charles Orner Rouleau, vicaire retraité de la paroisse Notre-Dame du Foyer, ciiré fondateur de la paroisse de Haute rive de Baie-Comeau, il laisse dans le deuil, sa soeur Thérèse Rouleau ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu mardi, le 1er mai courant.Exposé au salon Alfred Dallaire Inc., 3254 rue Bellechasse jusqu'à midi, mardi.De midi à 14 heures réexposé à l’église Notre-Dame du Foyer où le service sera célébré à 14 heures et, de là, au cimetière de l’est lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Clark promet des choses déjà réalisées (Trudeau) taux sujet à changement sans préavis certificats de dépôts garantis terme d’un an ¦ intérêts versés annuellement.v H ?bJIü 1405, Boul Henri-Bourassa est.coin Christophe Colomb il Populaire institution inscrite à la régie de l’assurance-dépôts du Québec.rdu lundi aü vendredi: à nos bureaux ou au telephoned (514) 382-2282 frais d'appels de l'extérieur acceptés du matin à du soir. LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Le Devoir, lundi 30 avril 1979 ¦ 7 Shefford:où la candidature de Rondeau brouille les cartes par Rodolphe Morissette GRANBY — Le comté fédéral de Shefford était créditiste depuis 17 ans.Aux candidats libéral et conservateur qui s’y font depuis un an déjà une lutte très serrée pour prendre la succession du député sortant, M.Gilbert Rondeau, viennent s’ajouter deux candidats para-créditistes.Avec le remaniement de la carte électorale libéraux et créditistes partent — si l’on transpose sur la nouvelle carte les résultats de l’élection de 1974 — avec chacun un gâteau de 15,000 voix (le créditiste jouissant d’une légère majorité de 55 votes, comparée à 849 il y a cinq ans), laissant le conservateur loin derrière, comme depuis 1968, avec 5,894 voix.Ce dernier ne l’avait emporté dans aucun des 224 bureaux de scrutin.Essentiellement, la nouvelle carte soustrait de Shefford la région rurale d’Acton Vale, d’emblée créditiste, et lui ajoute celle, majoritairement libérale, de Saint-Elis-d’Orford, Rock-Forest et Deauville.Granby est la ville la plus importante du comté, qui compte plus de 40% des électeurs.Waterloo forme le deuxième centre urbain.Dans ces deux villes, les libéraux obtenaient 1,500 voix de majorité sur le Crédit social, pourtant vainqueur en 1974.En campagne, le Crédit social était en avance pratiquement partout.Enfin, dans les agglomérations du nouveau comté de Shefford, amputées du comté de Sherbrooke, les libéraux obtenaient 300 voix de majorité sur les créditistes.Le candidat conservateur cette année, M.Gérald Scott, doit relever tout un défi.Depuis un an et demi qu’il a été choisi candidat, il a travaillé d’abord à remettre sur pied l'association conservatrice, ui était dans un état plutôt élabré.Il a travaillé depuis une douzaine d'années avec Gilbert Rondeau l’ex-maire de Granby, M.Horace Boivin, à l’établissement d’un parc industriel remar-uable.Membre d’un bureau ’ingénieurs-conseils, il dirige maintes entreprises et participe à plusieurs associations d’affaires dans la région.Le PC a toute une pente à remonter dans Shefford: depuis 1968, le pourcentage du vote conservateur (par rapport asx électeurs inscrits) est passé de 14.4% à 12.5% en 1972, puis à 11.9% en 1974.Le vote créditiste est également à la baisse depuis 11 ans: 31.9%, 37.8%, 29.9%.En revanche, le vote libéral reste plutôt stable entre 26% et 30%.En 1972, le Crédit social avait enlevé des votes surtout aux libéraux, puis aux conservateurs; mais si les libéraux les reprenaient intégralement deux ans plus tard, les conservateurs y perdaient aux créditistes, la croissance de l’abstention aidant (+36%).Certes, M.Scott vise la vieille clientèle « bleue » formée à l’Union nationale et qui représente environ 80% de la clientèle créditiste au fédéral.Il a hérité d’un certain nombre d’organisateurs (déçus) de M.Gilbert Rondeau, de même que de quelques organisateurs du Parti québécois local.Au scrutin provincial de 1976, le PQ avait devancé l’UN et les libéraux dans Saint-Césaire, dans Saint-Elie-d’Orford et, largement, dans Rock Forest.Dans les autres villages, c’est l’UN qui dominait en campagne, tandis qu’a Granby même, le Parti libéral était nettement en avance en 1976 (4,104 voix; le PQ: 3,017; l’UN: 2,971).Pour M.Scott, ce n’est point tant le candidat libéral que le parti de ce dernier qu’il considéré son adversaire.Au fait, le candidat libéral, M.Jean Lapierre, a 23 ans.Il vient d’ailleurs, mais il a fait son cégep à Granby, d’où il a travaillé à l’élection provinciale de 1973 et au scrutin fédéral de l’année suivante.Dès après l’élection, on le recrute comme adjoint, à Ottawa, en divers ministères fédéraux, où ij travaille tout en faisant une licence en droit.L’an dernier il se faisait élire candidat libéral dans Shefford, se faisait construire dans Granby et y prenait femme cette année.R circule dans le comté dans un camion sur lequel on lit: « La machine rouge s’en va (sic) vers la victoire.» M.Lapierre a bien compris sa leçon: « Notre seul problème, c’est qu’on est présent partout.On n’a pas d’adversaires.» C’est à voir.Le Crédit social a perdu tout espoir hors Québec OTTAWA (PC) - Le Parü du Crédit social — représenté uniquement par des députés du Québec — semble bien avoir renoncé à tout espoir de faire élire des députes hors des limites du Québec où, depuis plusieurs années, il recrute le plus grand nombre de ses partisans.Aux élections de 1974, les créditistes remportaient 11 sièges, tous en regions rurales du Québec, soit deux de plus qu’ils n’en détenaient à la dissolution.Deux députés créditistes sont devenus indépendants entre les élections de 1974 et celles de 1979: M.René Matte, de Champlain, en désaccord avec ses collègues des Communes sur la question nationale et M.Gilbert Rondeau, de Shefford, qui a été accusé notamment de fraude fiscale et d’incendie volontaire.Actuellement en liberté sous cautionnement, il a annoncé qu'il sollicitait un renouvellement de mandat à titre d’indépendant.Avant le début de la cam- pagne électorale, le député créditiste de M.Richmond, M.Léonel Beaudoin, acceptait du gouvernement le poste de commissaire à l’Office des grains de provende.Quatre semaines plus tard, son fils Denis, âge de 29 ans, devenait candidat du C.S.à sa place.On a régulièrement prédit la mort du Parti du Créait social depuis qu’il surgit en 1935 avec 15 sièges en Alberta et 10 en Saskatchewan.Il a survécu jusqu’en 1958, jusqu’au balayage effectué par M.John Diefenbaker.Mais en 1962, sous la direction au Québec de Réal Caouette, il retournait en force aux Communes avec 30 députés, dont 26 du Québec.Depuis, il y a perdu presque régulièrement des sièges.En 1962.M.Diefenbaker dut former un gouvernement minoritaire, les créditistes détenant ce que l’on appelle la balance du pouvoir.Ils souhaitent cette annee aussi un gouvernement minoritaire, dirigé par M.Joe Clark ou par M.Trudeau, qui serait tenu de leur faire des concessions pour survivre.Selon des chiffres publiés par le président général des elections, si la carte électorale de 1974, avait été celle, revisée, de 1979, le Crédit social aurait eu trois députés de moins.Il aurait enlevé quatre sièges aux libéraux, qui lui en auraient enlevé un.Les circonscriptions de Villeneuve, représentée par M.Armand Caouette, et de Ka-mouraska, représentée par M.Charles-Eugène Dionne, sont remplacées sur la nouvelle carte par des comtés apparemment sûrs pour les uoé-raux.VA JOUER DEHORS es Kino-Québec MONITEURS À TEMPS PLEIN Ce programme expérimental, financé par le Secrétariat d'État, s'adresse aux candidats qui ont complété au moins une année d'études au niveau universitaire.Un maximum de 53 moniteurs exerceront leurs fonctions, 25 heures par semaine, du 191 septembre 1979 au 30 juin 1980.Ils seront rémunérés $5000 au maximum.Ils sont remboursés deux fois par année de leurs frais de déplacement (aller-retour) entre leur province de domicile et leur province d'affectation.Si les participants doivent changer de province, une prime d'installation de $700 au maximum peut leur être remise sur présentation de justificatifs et à la discrétion du coordonnateur provincial.Les dépenses occasionnées par les déplacements au sein de la province d'affectation peuvent être remboursées jusqu'à concurrence de $1000.En 1979-1980, les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, l’île-du-Prince-Edouard et Terre-Neuve accueilleront des moniteurs.Ceux-ci seront dirigés surtout vers les régions rurales et vers les régions semi-urbaines.On prévoit qu’il faudra principalement des moniteurs de français langue seconde, un certain nombre de moniteurs de français langue maternelle en milieu minoritaire et des moniteurs d'anglais langue seconde Pour recevoir une brochure de renseignements et un formulaire de demande, s'adresser au coordonnateur de votre province: Monsieur Maurice Beaulieu Coordonnateur a/s: ANDRÉ GAGNON Bureau des sous-ministres Ministère de l'Éducation 1035, rue de Lachevrotière Québec GIR 5A5 • Remarque: Les demandes de formulaire doivent être envoyées avant le 7 mai 1979 et les formules de demandes dûment remplies, avant le 14 mai 1979.Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation Conseil des ministres de l’Éducation (Canada) Secrétariat d’État L’organisation libérale provinciale lui donne un coup de main.Et depuis qu’il est candidat, on lui fait distribuer des chèques de pension fédéraux et regler certains « problèmes du comté, comme s’il était déjà élu.Les gros canons libéraux viennent l’aider, y mettent le prix.Marc Lalonde y a fait du porte à porte il y a dix jours et MM.Jean Marchana, Jean Chrétien André Ouellet et Mme Monique Bégin l’ont suivi.Le premier ministre y fera son tour également.La semaine dernière, cependant, les cartes se sont brouillées, quand le député sortant, M.Rondeau, s’est présenté officiellement comme candidat indépendant, le même jour que Mme Murielle Audette, militante péquiste et candidate créditiste officielle de M.Fabien Roy.Pour Jean Lapierre, qui se fie à son bloc libéral de 15,000 votes, ces deux para-créditistes (Mme Audette a pris sa carte de membre il y a quelquesjours et M.Rondeau a été expulsé du parti) vont diviser le vote d’opposition, puisant dans la même clientèle créditiste/conservatrice que visait M.Gérald Scott.La situation est loin d'être aussi simple et il est permis de penser qu’à Granby même les conservateurs puissent cette fois-ci rogner sur le vote libéral.Comme le vote créditiste total (env.15,000 votes) sera divisé et, en raison de l’affaire Rondeau, probablement affecté d’absentasme, le conservateur doit, pour l’emporter, s’emparer des 6,000 voix de protestation qui s'étaient élevées en 1972 et qui avaient alors garni l’aire créditiste.L’une des grandes incon- nues reste naturellement la façon dont la population rurale accueillera la candidature de M.Rondeau.Celui-ci invoque un « sondage » (maison) qu’il a fait au sem de la population.A son dire, ce sont les quelques milliers de réponses qu’il a reçues (sur 60,000 électeurs) qui l’auraient incité à se représenter et l'exécutif de l'association créditisté, à l’appuyer unanimement.Mme Audette, comme M.Fabien Roy, semble-t-il, conteste la légitimité de l'association créditiste locale (« Ils ne sont pas des membres en règle », précise la première).M.Rondeau, qui a lancé sa campagne jeudi soir à Roxton Falls devant une centaine de personnes, se présente comme le héros-prisonnier politique qu’on a voulu mettre en prison « pendant la Semaine sainte » parce qu’il a « voulu aider ses concitoyens ».« La haute finance a voulu m'abattre comme elle l’a fait pour Abraham Lincoln »t crie-t-il, lequel prêchait à l’epoque ce que le Crédit social enseigne aujourd’hui » (imprimer del’agent pour faire la guerre au lieu de s’abaisser à laller emprunter a l’étranger).Quant à Mme Audette, elle fera campagne sur « l’autodétermination des Québécois » à décider de leur avenir politique, de même que sur les qualités de leader de son chef, M.Fabien Roy.Elle n’habite le comté que depuis deux ans (à Saint-Césaire) et elle est peu connue des milieux créditistes.Précisons que Shefford n’a rien d’un comté où fleurit la contestation du fédéralisme.Aussi est-il difficile d’évaluer ses chances, puisqu’elle entre à peine Pour l'heure, l’électorat de Shefford est enmajorité formé d'indécis.Dans le comté voisin de Missisquoi, en revanche, les choses sont toutes différentes.Voici un comté conservateur, où la victoire du député sortant, M.Heward Graftey, ne fait pas de doute.Largement plus populaire que son parti, ce dernier a augmenté sa majorité de 3,400 à près de 6,000 voix (toujours sur le libéral) en 1974.La lutte se fera cette année entre lui et la candidate libérale, une dame de Magog, Mme Gisèle Noël.Les libéraux ont eu du mal à se trouver un candidat dans ce comté où le vote libéral est systématiquement à la baisse depuis 11 ans et où le vote conservateur est passé, depuis 1968, de 29% à 32.4%, puis à 38.2% (par rapport aux électeurs inscrits).Le vote créditiste est ici fort r éduit.en campagne.ILSUFFIT D'AIMER Objectif s600,000 1-15 mai John C.McMillan Président général Faites parvenir votre contribution à: L’ARMÉE DU SALUT CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION 1255, rue l niversity, suite 627 Montréal H3B 3V9 Tel.861-6304 .DU SALUT CONTRIBUEZ À LA CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION ANNUELLE •e 'o* ^ ^ '•îÿiÿÿ 1 « 8 ¦ Le Devoir, lundi 30 avril 1979 ANNONCES CUSSÉES RÉGULIÈRES 286-1201 • Chaque parution coûte $3.00, maximum 2$ moto • Tout mot additionnel coûta 0.10 chacun • Minimum: 2 parution* Nous acceptons Par téléphone ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Lm offre* tfompiois son! ouverte* également aux hommes et ata femmes.Avis: Léo annonceurs sont priée de vérifier la première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responsable d’une seule Insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement S.V.f>.téléphoner é 286-1201 Nous acceptons Par 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inamo-ribles et auxquelles, paradoxalement, les événements doivent se plier, de telle sorte que, souvent, la télévision semble en retard ou indifférente à ce qui se passe réellement, je ne puis qu’apolaudir à l’initiative de RadioQuébec de présenter, en émission spéciale, deux heures trente sur le débat nucléaire.La matière était là; en particulier, les incidents de Harrisburg ainsi que le film de Jean Chabot, La Fiction nucléaire.Il reste à espérer que le grand public, malgré les éliminatoires de la coupe Stanley, ont regardé en grand nombre cette emission qui eût pu, plus judicieusement, être diffusée mercredi ou vendredi La forme de ce « spécial » était, d’ailleurs, des plus simples.On avait droit, d’abord, à la projection du film de Jean Chabot.Puis, l’on avait réuni un petit groupe de gens dont Guy Joron, ministre délégué à l’Energie.Face à lui, deux plus jeunes, dévoués à la cause de l’anti nucléaire: Pierre Lacombe de SVP et le rédacteur en chef de l’axcel-lente revue Québec — sciences.Un peu en retrait, un spécialiste atomique, Wla-dimir Paskievici, dont une récente intervention sur les ondes de Radio-Canada, et sur le même sujet, m’avait paru déplorable ; il s’est racheté aujourd’hui! Il n’est guère nécessaire, ici, de commenter longuement le film de Jean Chabot, l’important étant qu’il ait trouvé une place sur les petits écrans, augmentant ainsi notablement sa diffusion.Disons quand même que c’est un film lyrique et généreux, impressio-niste et engagé politiquement, plutôt qu’une oeuvre nous présentant objectivement le pour et le contre du nucléaire.Il a ses moments faibles et il est parfois difficile à suivre dans sa démonstration.Mais il a aussi ses temps forts et un solide bon sens pour le fond.Plus important pour nous était le groupe de discussion qui nous permettait, sinon de faire le tour impossible de toute la question, du moins de faire le point sur un problème passionnant et passioné qui oppose, non pas forcément des Indiens et des cowboys, mais des gens sincères.Transfuge momentané de Radio-Canada, et faisant indifére-mant dans les arts ou la politU aue, Pierre olivier a mené le ébat avec plus d’autorité, ce dont il ne manque jamais, que de compétence.Heureusement, ce détail n’a empêché nullement la qualité du discours des intervenants.Il n’y a pas de palmes à donner à un vainqueur quelconque; tous ont eu leur mot à dire et l’ont dit avec nuance et un discernement louable même si, comme on s’en doute bien, les opinions étaient fort partagées.Un fait semble demeurer: le Québec n’a pas vraiment besoin du nucléaire pour l’instant.Mais, hélas, cela ne ré-soud pas tous les problèmes car les atomes en fission n’ont pas besoin de passeport pour passer la frontière.Nuançant ses opinions, Wladimir Paskievici était le « spécialiste » mais, cette fois, sans jouer le rôle du voyageur de commerce des centrales nucléaires.Il était, avec décence, une voix parmi d’autres et que l’on ne peut pas ne pas entendre.C’est, toutefois, le ministre Guy Joron qui domina le débat avec connaissance et sensibilité.Il souligna avec justesse, et avec l’accord de tous d’ailleurs, qu’il appartient à tout le monde de décider si oui ou non on doit s’engager, ici, sur la voie des centrales nucléaires.Mais c’est moins sur le pour et le contre scientifique que le débat devrait porter que sur un choix, beaucoup plus fondamental, d’un certain « style de vie ».C’est en déterminant de combien d’énergie la société québécoise veut disposer qu’elle déterminera ses besoins en éner- ECHOS DE LA CAPITALE.Entre le 5 et le 10 mai prochaine, un événement d’importance se déroulera à Québec puisque la Société Radio-Canada (SRC/CBC) sera l’hôte d’une rencontre qui se fera sous la présidence de Jean-Marie Dugas, directeur de la télévision française de la SRC, et qui réunira les responsables des émissions jeunesse des pays européens membres de TUER, des pays membres associés de TUER et des deux Amériques.Près de 80 délégués repré- JOUER DEHORS ËSKino-Québec sentant 40 organismes participeront à ces journées qui se dérouleront au Château Frontenac.La plupart des pays d’Europe y seront présents, ainsi que quelques-uns de l’Amérique latine, du Moyen-Orient de même que le Japon, Israël, les EtatsUnis et le Canada.On espère avec raison que cette réunion créera un rapprochement entre les télévisions européennes et américaines et favorisera sinsi les échanges d’expériences professionnelles, de recherches et éventuellement les échanges d’émission.Un document à l’intention du grand public, sera publié à l’issue de cette rencontre internationale.¦ L’Institut canadien de Québec, en collaboration avec la Ville de Québec, annonce la création du Prix de l’Institut canadien de Québec.Ce prix a pour but de reconnaître l’oeuvre et l’apport de Québécois dans le domaine des lettres, des arts et des ciences.Ce prix, d’une valeur de mille dollars s’adresse à une personne résidant dans la région de Québec (03) et qui a oeuvré, au cours des dix dernières années, dans l’un des domaines retenus pour ce prix.Ces domaines sont au nombre de cinq et feront l’objet du prix, en alternance, selon l’ordre suivant: les lettres (1979), les sciences pures ou les sciences appliquées (1980), les arts de création (autres que littéraires) (1981), les sciences humaines (1982), les «arts d’interprétation (1983) et ainsi de suite.Un jury, nommé annuellement par l’Institut, recommandera, avant le 1er avril de chaque année, une candidature au Conseil d’administration.Le jury, pour cette an- Le Grand Express: Montréal vers Québec 4 fois par jour, 5 jours par semaine.Un voyage tout confort À bord du Grand Express, vous disposerez pour vous détendre ou travailler: d'une table de travail, d’un siège confortable et inclinable, d'un système de son personnel et d’un contrôle individuel d'éclairage.D’un centre-ville à l’autre.Le Grand Express vous mène là où les affaires se brassent.Un service de classe Pendant le trajet, d'une durée de moins de 2 h 30 mn, une hôtesse vous sen/ira un repas chaud et des consommations.Départs Départs Montréal Québec Hôtel Terminus Auberge des Régence Hyatt Berri-de-Montigny Gouverneurs t Ste Foy 6:50 7:10 6:50 7:10 10:50 11:10 10:50 11:10 16:25 16:45 16:25 16:45 20:25 20:45 20:25 20:45 Comme il n'y a que 24 fauteuils à bord du Grand Express, il est indispensable de réserver.Vous pouvez le faire par téléphone de 6:00 à 21:00 du lundi au vendredi (sauf les jours fériés).Vous pouvez, par la même occasion, réserver une chambre à l’hôtel Régence Hyatt, à Montréal ou à l’Auberge des Gouverneurs, Place Hauteville, à Québec.Aller seulement: *29 *58 Aller-retour: Réservations: MOntïécÜ: 849 6311 Québec: Renseignements: Montréal: 842-2281, Ste Foy: 651-7015, Québec: 524-4692 1 (800) 361-7690 (sans frais) née, est constitué de madame Madeleine Ferron et messieurs Fernand Dumont et Clément Moisan.Le prix de l’Institut canadien de Québec 1979 sera remis le lundi, 28 mai 1979, lors de l’assemblée générale annuelle de l’Institut.¦ Une galerie entièrement consacrée à la photographie vient de voir le jour a Place Québec.« Clic Clac » veut sortir des sentiers battus et offre aux amateurs de photos la possibilité d'acquérir ou de louer les oeuvres de plusieurs photographes québécois.« Clic Clac » veut ainsi promouvoir davantage la diffusion de la photographie québécoise: « Celle-ci est à l’image des autres domaines des arts plastiques: pleine de vitalité, d’imagination et diversifiée par ses styles et ses tendances.» — Ginette Stanton gie, donc l’éventuelle mise en oeuvre des centrales nucléaires productrices de cette énergie.Un grand absent de ce débat, I’*Hydro-Québec qui, qu’on le veuille ou non et bien qu’elle ait été un enfant de Factuel premier ministre, semble faire la pluie et le beau temps dans ce domaine et, selon les opinions émises, ne donne que peu d’informations véritables sur ses politiques en tant que productrice majeure d’énergie au Québec.Il aurait été souhaitable qu’un représentant autorisé de cette institution participe au débat.A-ton pensé à f’inviter?Si oui, pourquoi a-t-il refusé.Sinon, pourquoi ne l’a-t-on pas fait?Un avantage marginal de cette omission consistait au couplage du film de Jean Chabot et du débat.En effet, si le débat minimisa l’importance, pourtant évidente, de l’économie.et de- l’interaction des économies dans le monde, plus particulièrement sur le continent nord-américain, le film mettait l’emphase sur cette partie importante du problème.Pour Jean Chabot, de même que les États-Unis ont déjà transformé certains pays en producteurs exclusifs de bananes, ils tentent de faire du Québec leur producteur exclusif en énergie électrique, le tout pour leur bien-être economique.C’est, selon la thèse du cinéaste, le grand capital qui ici veille à ses intérêts, même si, ainsi que le souligna un participant « le problème de fa survie de l’individu est plus important que celui de la survie au capital ».capital ».Curieusement, dans un cas comme dans l’autre, on ne parla guère des dangers que présente le nucléaire pour la santé humaine, directement ou indirectement.Pierre Lacombe et Jean-Pierre Rogel tentèrent de lancer ce débat qui tourna court, interrompu on ne sait pourquoi par Pierre Olivier.* f Plume, Latraverse ou non.Plume à Pigalle, moins conscient de son image par Nathalie Petrowski PARIS — Tandis que Richard et Marie-Claire Sequin s’apprêtent à parcourir la France pendant un mois en compagnie de Catherine Lara, l’affreux Plume joue avec deux musiciens à Paris.On ie retrouve tous les soirs dans un petit théâtre de Pigalle, le Théâtre de dix heures.Il n’y attire pas encore foule, mais là comme ailleurs, les producteurs du spectacle qui l’ont fait vemr jusqu’à la mi-mai, comptent beaucoup sur le principe du téléphone arabe et sur les articles dans les journaux.A ce jour, l’accueil est positif et chaleureux.Les auditoires français un peu gauchisants semblent apprécier l’humour retors du maître de l’ironie québécoise ainsi que son côté tendrement subversif.L’accent que Plume se plaît à tortiller du jouai au français pur et propre de l’Académie n’est pas un problème comme on aurait pu l’imaginer.En fait, sur une scène française, entre ses reels, ses blues, ses envolées poétiques et ses hommages à Charles Trenet, Plume est beaucoup plus à l’aise qu’au Québec.On le sent moins conscient de son image de bière, moins esclave d’un public jeune et rocker.Ici le public de Plume est un public averti, plus âgé, curieux et intéressé à voir ce que la gauche québécoise a de neuf à offrir.Personne, en général, ne part déçu.Le spectacle d’une heure pile est simple et dépouillé.Raymond Boisvert et Gaston Gagnon, deux musiciens particulièrement polyvalents (et il le faut bien pour les besoins de la cause) jouent tout à tout violon, piano, guitare et basse.Plume, lui, s’occupe de la partie verbale.C’est là qu’il réussit à conquérir complètement sa salle.En France, où la technique de son a la réputation d’accuser un certain retard, Plume croit d’ailleurs que la meilleure arme est encore celle de la parole et de la personnalité.Ce sont donc ces deux éléments qu’il exploite, ici, à leur pleine capacité, laissant à ses musiciens le soin de se débrouiller avec les problèmes sonores qui sont quand même réduits à leur plus simple expression.Il va sans dire que l’heure passe trop vite pour le public et pour le chanteur, qui sont oubligés de se séparer parce qu'à 10 h, un autre spectacle commence.La rencontre reste un heureux présage pour tout le monde et le signe que ce bref passage à Pigalle risque quand même de laisser quelques traces.Le Grand Express répond aux besoins des gensd’affaires.O Fiducie du Québec «SSiî v issssssæys ^-x-vS-Sï?- Q ••V^ s' ' ^ ' S ' '¦ .Les Dépôts Garantis, un mode d'épargne à rendement élevé et garanti.C Fiducie du Québec Les Dépôts Garantis La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, vous offre un grand choix de modes d'épargne parmi lesquels les Dépôts Garantis.Un mode d'épargne polyvalent La Fiducie du Québec a développé quatre types de Dépôts Garantis; l’un d'entre eux vous convient certainement.De plus, les dépôts garantis peuvent être utilisés comme véhicule de placement dans le cadre d'un Plan enregistré d'épargne-retraite.Si vous voulez de l'intérêt sur vos intérêts, les Dépôts Gsrantis à intérêts composés Si vous êtes prêt à immobiliser une certaine somme pour une période de cinq ans, sans toucher aux intérêts, vous faites l'achat d'un certificat de Dépôts Garantis à intérêts composés.Dépôt initial minimum: $1 000 Si vous voulez utiliser vos intérêts, les Dépôts Garantis à intérêts payés à périodes fixes Vous choisissez la durée de votre certificat (1 à 5 ans) ainsi que la fréquence à laquelle vous voulez toucher vos intérêts: mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle 10'* Intérêts payés annuellement, 4 ans et S ans Dépôt initial minimum : SI 000 {$) desjardins j HlIllilisSliiiîl Si vous avez de l'argent à placer pour quelques jours, les Dépôts Garantis è court terme Vous pouvez déposer des sommes de S 5 000 et plus pour la période de votre choix, de 1 à 364 jours.Les taux d'intérêt sont garantis pour toute la durée de votre placement.Si vous recherchez un bon placement, pour une période indéterminée, les Dépôts Garantis à demande Vous pouvez déposer des sommes de $5 000 ou plus pour aussi peu qu’une journée ou aussi longtemps qu'il vous conviendra.Les intérêts sont calculés quotidiennement.Les Dépôts Garantis ne sont pas encaissables avant terme sauf en cas de décès.La Fiducie du Québec a préparé à votre intention un dépliant sur les Dépôts Garantis.Pour l’obtenir ou pour tout autre renseignement venez, écrivez ou téléphonez-nous.Fiducie du Québec Service à la clientèle.Modes d'épargne 1, Complexe Desjardins C.P 34, Succursale Desjardins Montréal, Québec H5B 1E4 (514) 281-8840 À l'extérieur de cette région, composez sans frais 1-800-361-6840 et demandez le poste 8840 'Institution inscrite à la Régie de I Assurance-dépôt du Quebec La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne I / Le Devoir, lundi 30 avril 1979 ¦ 13 Difficile de juger l’Orchestre de jeunes du Québec Roméo et Juliette en flagrante contradiction par Gilles Potvin Dans la présentation de l’o- Sira Roméo et Juliette de ounod, deuxième ouvrage à —- qu_________ représentations, de jeudi à samedi — il y a une contradiction aussi étonnante que flagrante.Les concepteurs de Cette production, le metteur en scène Pierre Fleta et la décoratrice Marie-Claire Van Vuchelen, adhérant au grand mouvement de rénovation et de rajeunissement de l’art lyrique qui marque notre siècle, surtout à partir de l’après-guerre, ont repensé l’ouvrage dans son ensemble.Délaissant les décors traditionnels en faveur d’un dispositif scénique permettant des changements rapides, ils ont pu ainsi resserrer l’action dramatique en deux grands blocs, éliminant ainsi les nombreux entractes de la version originale.Pratiquant des coupures judicieuses dans la partition, ils en ont gardé cependant les éléments essentiels, lesquels sont mis en valeur par une mise en scène dépouillée, laquelle s’en tient aussi à l’essentiel.De très beaux costumes, d’un bleu sombre pour les Mon-taigu et d’un brun beige pour les Capulet, établissent un contraste saisissant.Ainsi représentés, des scènes grandiloouentes comme le bal des Capulet et celle où l’on croise généreusement le fer, ce qui amene la mort de Mer-cution puis celle de Tybalt, revêtent une certaine allure et demeurent parfaitement acceptables.Il en est ainsi que de celle du mariage de Juliette et de Roméo, dont la solennité sonne toujours un peu faux.Dans un tel contexte, les quatre ducs d’amour prennent un relief exceptionnel tout comme la cavatine de Roméo et, à un degré moindre, la valse de Juliette.La contradiction survient au moment où Juliette tombe endormie grâce à la potion du frère Laurent.Tout est alors prêt pour la scène finale du tombeau alors que les amants seront réunis dans la mort.Le rideau se lève alors sur une scène brillamment éclairée et l’on assiste à un long ballet blanc, avec ses entrées et sorties, guirlandes de fleurs, pas de deux, etc.lequel s’éternise pendant une bonne demi-heure, sans ajouter quoi que ce soit à l’action.La question se pose à savoir pourquoi le metteur en scène a-t-il ainsi renié un moment sa conception moderne et originale de l’oeuvre pour nous ramener en plein XIXe siècle alors que tout opéra devait avoir son ballet, fut-il totalement inutile à la poursuite de l’action.Il faut bien reconnaître, par ailleurs, que la partition de Gounod commence à montrer des signes d’usure.Il est bien possible qu’elle en vienne à subir le sort d oeuvre comme Hamlet et Mignon de Thomas.fort populaires durant de nombreuses décennies mais aujourd'hui à peu près complètement disparues du répertoire.En écrivant Roméo.Gounod n’a pas su oublier son propre Faust et il n’a pas su non plus se soustra re à l’influence du traitement plus original que Berlioz a su donner à ce drame de Shakespeare.Colette Boky s'est jointe à l'effectif du Centre lyrique de Wallonie et a chanté Juliette, vendredi soir, montrant les qualités de chanteuse et de comédienne que nous lui connaissons.Un autre Montréalais, Pierre Duval, avait accepté de chanter Roméo vu la maladie d’un ténor de la troupe.Compte tenu des circonstances, il s’est assez bien défendu mais l’on se demande si l’on doit attribuer à la nervosité certains signes évidents d'une inquiétante détérioration vocale, surtout dans l'aigu.Chose étonnante, d’une faction de l’auditoire lui a même manifesté son hostilité à la fin de son grand air.Samedi soir, le rôle de Juliette était tenu par Andrée François et celui de Roméo par un autre Canadien, William Pirie, membre régulier as chez les jeunes qui ne parent pas le français.h aujourd’hui, touchez vos intérêts demain, choisissez dans votre intérêt Aujourd’hui, les intérêts sont versés dans la plupart des comptes d’épargne.Cest votre argent qui rapporte de l’intérêt, il est donc normal que vous profitiez d’un intérêt bien gagné.Demain, continuez à agir dans votre intérêt.Ouvrez un compte à la Banque de Montréal.Nous vous offrons un 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