Le devoir, 24 novembre 1978, vendredi 24 novembre 1978
m-% FAIS CE QUE DOIS Dans les Laurentides sur le chemin de Ste- Adèle à Ste-Marguerite GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de l'autoroute Réservations.1-228-2426 c Vol.LXIX - No 273 Nuageux avec chutes de neige.Maximum 1.Montréal, vendredi 24 novembre 1978 Férié 25 CENTS Le pacte de l’auto Le moment est mal choisi pour renégocier par Patricia Poirier OTTAWA (PC) — Selon une étude commandée par le gouvernement fédéral, le moment est mal choisi pour renégocier le pacte de l’automobile conclu avec les Etats-Unis en 1965.Le Canada devrait plutôt tenter de restructurer son industrie de l’automobile par des interventions unilatérales, en misant davantage sur le secteur où il peut le plus réussir, c’est-à-dire dans le do- maine de la fabrication des pièces.Dans son rapport de quelque 300 pages, rendu public hier à Ottawa, M.Simon Reisman reconnaît que le Pacte de l’automobile a déçu plusieurs, mais, écrit-il les Etats-Unis ont des problèmes plus pressants que la réouverture des négociations du Pacte.M.Reisman précise que les Américains veulent se concentrer sur les négociations multilatérales des tarifs douaniers à Genève.Cette recommandation suivant laquelle le Canada ne devrait pas renégocier à ce stade-ci, va certainement en décevoir plu sieurs, puisqu’il devait y avoir des rencontres préliminaires à cet effet entre les Etats-Unis et le Canada, le mois prochain à Washington, où les Canadiens espéraient pouvoir négocier une meilleure entente afin d’obtenir une meilleure part du marché.« Pour notre pays, l'avenir s'avère plus prometteur dans le domaine des pieces d'origine, dont la production pourrait se faire dans des entreprises nouvelles ou agrandies qui alimenteraient les usines de montage au Canada même, des Etats-Unis et des autres parties du monde », explique l’auteur deJ'étude.C'est pourquoi il recommande que le gouvernement consacre davantage d’argent à son programme d'expansion des entreprises pour aider les fabricants de pièce à mettre au point une nouvelle technologie.« Il faudra utiliser des matériaux plus légers, tels que l'aluminium et le plastique ainsi que des alliages qui n’en sont encore qu’au stade de l’étude », explique M.Reisman.Selon lui, le Canada a avantage à s’efforcer de conquérir une part de ce nouveau marché puisque comme producteur d'aluminium et d autres métaux légers, )ourvu d'une capacité considérable de abrication de matières plastiques et dis-Voir page 6: Pacte de l’auto p; «>r-.Simon Reisman I J Le vérificateur général Ottawa n’a pas réussi à enrayer l’hémorragie par Claude Turcotte OTTAWA — En remettant aux Communes le 100e rapport annuel du vérificateur général du Canada, M.J.J.Macdo-nell, a célébré ce centenaire à sa façon en criant son désarroi devant les dépenses du gouvernement fédéral et de ses agences sans contrôle suffisant et sans vérification solide de l’efficacité des programmes et des projets pour lesquels des millions et meme des milliards de dollars sont dépensés.Cette préoccupation se transforme en désespoir lorsqu'il constate que les efforts réels du Conseil du Trésor ces der- nières années pour endiguer l’hémorragie ne donnent pas les résultats escomptes.M.Macdonell n’accuse pas non plus de façon explicite les fonctionnaires, mais il dénonce un système et une mentalité qui font que « toute tentative d’évaluer l’etfi-cacite dans le milieu gouvernemental est un acte de courage ».Le vérificateur signale que depuis le rapport de la Commission royale d'enquête Glassco sur l’organisation du gouvernement en 1962/1963, les dépenses gouvernementales ont augmenté de 487%, soit de $7.3 milliards a $42.8 milliards.Il rappelle avoir sonné l’alarme en 1976 alors que le contrôle des deniers publics avait dangereusement disparu.Sa recommandation principale et globale résume du reste très bien l'esprit et la substance de ce rapport de plus de 800 pages accompagné d’un « résumé » d’une centaine de pages: « A mon avis, dit-il, le manque de considération pour l'économie et le rendement est très répandu dans les opérations du gouvernement et qn n’accorde pas l'importance nécessaire à déterminer si les programmes qui coûtent plusieurs millions de dollars répondent aux intentions du Parlement.» Il explique ensuite que « depuis le rapport Glassco toute une génération de gestionnaires a accédé à des postes de res- ponsabilité au cours d une période d'optimisme économique général, où l'accent portait principalement sur la conception et l’élaboration de nouveaux programmes, l'expansion de programmes existants particulièrement dans le secteur du bien-etre social et de la livraison de programmes.« Il était probablement inévitable, ajoute-t-il, qu il se développe une échelle de valeurs dans laquelle ces rapports de leurs responsabilités prenaient une importance prépondérante, alors qu’accorder une attention étroite à la gestion économique et rentable des ressources hu-Voirpage2: Le vérificateur Lévesque est prêt à discuter les cégépiens mais il n’a rien avec à offrir Depuis les 15 dernières années, les dépenses gouvernementales ont augmenté de 487% de $7.3 milliards à $42.8 milliards, a signalé hier le vérificateur général du Canada, M.J.J.Macdonell dans son rapport annuel.(Photolaser CP) par Jean-Claude Picard QUEBEC — En dépit de l’accélération du mouvement de contestation et de débrayage dans les cégeps du Québec, le gouvernement Lévesque n’a nullement l’intention de se rendre aux demandes des étudiants relatives à l'abolition du système actuel de prêts-bourses.C’est le premier ministre lui-même, M.René Lévesque, qui l’a réaffirmé hier alors qu’il a opposé un non catégorique aux reclamations étudiantes en expliquant que le Québec n’avait tout simplement pas les moyens de défrayer complètement les frais de subsistance des etu- diants qui doivent quitter leur foyer pour fréquenter les cégeps ou les universités.Selon M.Lévesque, qui s’adressait alors à quelque 3,000 étudiants de l’Université Laval réunis à l’aréna universitaire dans le cadre d’un débat-midi, il en coûterait plus de $150 millions à l’Etat pour satisfaire les demandes des étudiants, somme, a-t-il ajouté, que le Qué-béc ne peut absolument pas se payer compte tenu de sa marge de manoeuvre budgétaire et de ses autres priorités sociales et économiques.Désireux toutefois de dénouer la crise actuelle, qui, selon les dernières informations, menace maintenant de s’étendre à La nouvelle révolution mexicaine par Bertrand de la Grange MEXICO — « Au Mexique, affirmait-on officiellement jusqu’à fa fin de l’été dernier, nous n’avons plus de prisonniers politiques » depuis décembre 1971, date à laquelle furent libérés les derniers mili- FORMIDABLE du nouveau dans Cartierville Uq restaurant français où le chef est patron Ses spécialités: L'omelette Duchesse Anne Le homard sauce corail Permis complet 5393, bout.Gouin ouest face à l’hôpital Sacré-Coeur Réservations 332-1706 tants communistes emprisonnés à l’issue des mouvements de greve et des émeutes de 1959.Alors pourquoi avoir promulgué, le 27 septembre dernier, une loi d’amnistie en faveur des personnes condamnées ou poursuivies pour « sédition ou pour avoir appartenu à des mouvements ayant pour objectif de porter atteinte aux institutions publiques?» La politique mexicaine s’accommode parfaitement de ce genre de contradictions et, en ce qui concerne celle-ci, les partis d’opposition auraient été mal ve-aus de la relever, l’amnistie apparaissant comme la première mesure concrète de l'ouverture politique annoncée à la fin de l'année 1977 par le gouvernement de José Lopez Portillo.La « réforme politique », destinée à moderniser un système qui oblige toutes les tendances idéologiques à s’exprimer dans le cadre d’un parti unique de fait, Ou à recourir au terrorisme, avait déjà connu quelques ébauches au cours de la présidence de Luis Echeverria (1970-1976).A la suite de la répression sanglante d’une manifestation organisée en juin 1971, celui-ci avait déjà parlé d’une « ouverture démocratique », qui ne fut finalement pas réalisée.Les conditions de l’élection de son successeur à la tête de l’Etat allait rendre urgente la modernisation des institutions politiques, inchangées depuis la révolution de 1910.En 1976, la fiction de la consultation populaire qui donne la vic- Pétro-dollars et amnistie politique Journaliste d’origine française, établi au Québec depuis les années soixante-dix, l’auteur accomplit en Amérique latine un voyage d’information.De Mexico, il nous envoie deux articles sur la nouvelle révolution.Voici le premier.toire à Jose Lopez Portillo avec 17,5 millions de voix sur 18,5 millions de suffrages exprimés était devenu trop flagrante en l’absence d’adversaires sérieux, tous découragés par la main-mise du Parti révolutionnaire institutionnel, le PRI, sur toute l'administration, les sociétés nationalisées, les syndicats.Il n'y eut, cette fois-ci, il est vrai, que 30% d'abstentions, contre plus de 35% au cours des consultations précédentes, mais la manipulation du vote n’en avait été que plus importante.L’image de la démocratie mexicaine était atteinte.Au sein du PRI, au pouvoir depuis 1929, des voix se sont élevées pour demander une révision des méthodes politiques afin de remédier au malaise de plus en plus évident dans les milieux ouvrier et paysan, principaux soutiens du régime.Ce malaise s’est exprimé notamment par le développement du terrorisme urbain et la création de foyers de guérilla dans les régions montagneuses des Etats d’Oaxaca et du Guerrero, à quelques dizaines de kilomètres des luxueux hôtels d’Acapulco.Lancée des 1967 par Lucio Cabanas, qui avait créé le Parti des pauvres, la guérilla paysanne, après de nombreux succès, notamment l’enlèvement du gouverneur de l’Etat de Guerrero, perd de son intensité avec la mort de son chef en 1974.Le terrorisme urbain gagne du terrain cependant, surtout avec la « Ligue 23 septembre », créée en 1973 par la Fédération des étudiants révolutionnaires de la paisible ville de Guadalajara, dans le Jalisco.Les groupes terroristes n’hésitent pas à frapper au plus haut niveau, bien qu’ils sachent s’attaquer aussi au menu fretin que constituent les différents corps policiers, symboles répressifs du pouvoir d’Etat.En 1973 et 1977, environ 120 policiers ont été abattus, ce qui n’a pas manqué de provoquer des désertions massives dans les rangs des forces de Tordre.Aujourd’hui, la Ligue ne fait plus parler d’elle.Si le terrorisme semble, pour l’instant.avoir perdu de sa vigueur, de nouvelles formes de contestation ont surgi ou se sont développées, comme l’occupation Voir page 6: Le Mexique certains campus universitaires, le premier a cependant affirmé que son gouvernement était prêt à rencontrer les repré sentants des étudiants et à discuter de certains aménagements possibles à l’intérieur du système actuel.Mais pour ce qui est de l’essentiel des réclamations étudiantes — soit Taboltion du système des prêts en faveur d’une extension de celui des bourses —, M.Lévesque s’est montré inflexible et a prévenu que ce ne sont ni les débrayages ni les occupations des cégeps qui le feraient changer d’idée.h Les occupations, a-t-il dit, c’est une manière un peu forte de négocier mais seulement si vous vous trouvez en face de guenilles, ce qui n’est pas le cas actuellement.» A un étudiant qui lui reprochait les récentes interventions policières pour changer les occupants des lieux de trois ou quatre cégeps de la province, M.Lévesque a répondu que ces maisons d’éducation étaient une propriété publique, payée par les impôts des citoyens et qu’il n’etait pas question d’accepter que les étudiants les transforment en « hôtels ou en caravans rails ».J1 a toutefois promis de voir à ce que l’intervention policière soit moins intempestive s’il est vrai, comme soutenaient les étudiants, que ces occupations n’occasionnent aucun bris des installations et des équipements.Bien acceuillis par la très grande majorité de l’auditoire — plus de 80% des participants à cette rencontre étaient manifestés gagnés à la cause gouvernementale — ces propos n’ont pas eu l’heure de plaire à quelques centaines de cégépiens venus assister au débat armés de pancartes et avec l’appui des habituels groupuscules de gauche de la région de Québec.La parole dure et Toeil un peu mauvais, M.Levesque a rappelé à ces étudiants que ceux qui fréquentent actuellement les cégeps et les universités ne constituent que 18% de tous les jeunes québécois de 18 à 24 ans.Il leur a souligné qu’il les considérait comme des privilégiés et a ajouté qu’ils devraient se rendre compte des énormes sacrifices consentis par toute la société pour leur offrir cette éducation supérieure.Un étudiant, plus brave que les autres, s’est risqué à rappeler au premier ministre le programme du Parti québécois Voir page 6: Les cégépiens ¦ Serge Joyal s'interroge maintenant sur son engagement municipal — page 3 ¦ Un FLQ pure laine: un éditorial de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Une bombe que le gouvernement fédéral avait déjà désamorcée — page 6 ¦ Pour conserver la cote d’amour, Outremont devra s’attaquer au stationnement — page 8 ¦ La Baie dit vouloir empêcher que Simpsons passe souscontrôle étranger — page 24 cflezVITO ^ciidcne 'Itaùcituc -da metTreccie cave à THoaticar ATMOSPHERE.TRADITION EXCELLENCE 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal cALl you need is VE % L’histoire de la musique populaire De la musique noire de la Nouvelle-Orléans jusqu'au rock-and-roll, de San Francisco jusqu’à Liverpool, une série de 17 émissions avec la participation de plus de trois cents artistes.i la télévision de Radio-Québec /^OUUÎrA r mou "A Tous les samedis à 20hOO 15JH7 30 ou le câble 8 RADIO-QUEBEC s> / Le Devoir, vendredi 24 novembre 1978 ¦ 2 ?Le vérificateur marnes et financières était beaucoup moins important.» L'aspect le plus frappant et le plus incisif du rapport de M.Macdonell concorde justement cet esprit général qui existe dans l’administration publique.Contrairement à ce que faisait le vérificateur général par le passé, en dénonçant certaines dépenses folles très spécifiques, qui découlaient bien sûr de pratiques administratives douteuses, M.Macdonnel a choisi de dénoncer le mal à sa racine, plutôt qu'a son résultat final et résultat final et visible dans quelques cas d’exception seulement Ainsi un travail de recherche commencé en 1976 sur l’analyse du coût-efficacité à partir de 35 études dans 23 ministères a révélé « d’importantes faiblesses au niveau de l’élaboration et de l'utilisation des renseignements nécessaires à l’obtention de l’économie, du rendement et de l'efficacité dans l’administration publique fédérale ».Une autre conclusion précise que « le processus d’acquisitions d’immobilisations n’apparaît pas comme répondant à des normes raisonnables de souci d’économie.Le processus présente un certain nombre de lacunes qui portent à croire dans l'ensemble que des ressources de qualité appropriée n'ont pas été acquises à un coût minimal.Sur 13 projets étudiés deux ont démontré un souci d’économie raisonnable.» Sur ce, le vérificateur ajoute ceci: K L’absence de contrôles appropriés met en cause non seulement le coût d immobilisation de $10 milliards des projets en cours, mais également les engagements de fonctionnement et d’entretien qui s’étendent sur des dizaines d'années à venir ».La politique récente de gestion du Conseil du Trésor n'est, selon lui, qu’une réponse partielle aux besoins, mais il faudra avant tout « un changement d'attitude ».M.Macdonell recommande en outre que les demandes de fonds soient appuyées par une documentation précise et complète comprenant une analyse appropriée des besoins, une indication claire des objectifs et des effets escomptés, une évaluation objective des solutions de rechange, une estimation réaliste du coût en capital, une analyse des coûts sur la durée d'utilisation des installations et une surveillance étroite de la mise en oeuvre des projets.Tout en félicitant le Conseil du Trésor pour ses efforts faits concernant « la mesure de la performance », alors que des milliers d heures-hommes de personnel ont été investies dans divers systèmes visant à contrôler la performance, le vérificateur constate que dans l’ensemble ces systèmes ne sont pas utilisés.D ajoute alors ceci: « La direction, semble-t-il, n’esl pas suffisamment intéressée pour assurer les mises à jour et la conception voulue des systèmes selon les changements de circonstances.Lorsqu'on disposait de renseignements utiles, ils n’apportaient généralement aucun apport au processus de ge^ion.Cette situation constitue un énorme gaspillage en argent et en personnel.« Ni les gesticmaires d’exploitation ni le personnel de mon bureau, poursuit-il, ne connaissent le niveau réel de la productivité ou ne peuvent dire si la productivité s’est améliorée ou détériorée.Ce qui m’inquiète tout autant est le fait que I on a faussé les intentions du Conseil du Trésor.La réponse à ses initiatives, plutôt que d’avoir augmenté la productivité, risque d’avoir entraîné un gaspillage de ressources ».L’examen de 23 programmes dans 18 ministères a démontré que les tentatives d’évaluer l'efficacité de ces programmes ont rarement réussi.Et le vérificateur explique pourquoi il en est ainsi: « J’ai remarqué une espece de mystique qui entoure l'évaluation des résultats des programmes.Plusieurs considèrent cette évaluation comme un processus complexe, isotérique et difficile, sinon impossible.Dans l’ensemble, le gouvernement ne possède pas les renseignements que les gestionnaires devraient avoir à portée de la main.« Il existe une tentation bien compréhensible d’éviter toute démarche visant à évaluer l’efficacité, étant donné que cette évaluation risque de produire des conclusions défavorables au programme.Toute tentative d’évaluer l’efficacité dans le milieu gouvernemental est un acte de courage.Ceux qui en ont fait l’essai méritent des applaudissements ».M.Macdonell va même jusqu’à dire qu’au cours de cette période d’expansion rapide de l’administration fédérale « il semble qu’on ait jugé que les deniers publics étaient pratiquement inépuisables et que Taccès à cet argent était virtuellement sans limites pour les personnes ingénieuses ».Le vérificateur s'empresse ici d’ajouter qu’il ne veut pas accuser les fonctionnaires.» Leur mandat, dit-il, n’était pas clair et leur formation n’était pas suffisante.Si nos constatations sont une forme de condamnation, il s’agit de la condamnation du système qui apparemment attache plus d’importance à l’élaboration d’initiatives de politiques et de nouveaux programmes plutôt qu’aux principes et aux pratiques bien établies pour obtenir une gestion économique, rentable et efficace des ressources ».Il signale par ailleurs que la fonction publique est moins généreuse pour les bons gestionnaires que ne Test le secteur privé.Au lieu de les encourager, le système fait qu’il y a des incitations contraires.Le seul soulagement du vérificateur c’est que le gouvernement a commencé à corriger les lacunes existant dans les systèmes de gestion et de contrôle financier par la création du poste de contrôleur gé- néral.Mais ce n’est pas suffisant, estime M.Macdonell.Au premier ministre Trudeau qui a dit qu’il fallait « obtenir plus à moindre coût », le vérificateur propose plutôt ceci: « Aidons les gestionnaires à assumer leur rôle ».A cette fin, le rapport du vérificateur contient trois éléments en vue d'une meilleure gestion économique: ¦ Une stucture organisationnelle appropriée et de solides équipes dirigées par des contrôleurs dûment qualifiés pour la gestion financière.¦ Des systèmes d’information financière bien conçus, fiables, à jour et souples servant de centre vital à l'ensemble des systèmes d’information de gestion et pouvant fournir des données financières ou pas.¦ Un service de vérification interne complet, intégré, et coordonné, comportant l’évaluation de l’utilisation économique des ressources, du bon rendement et de l’efficacité des programmes, service dirigé dans chaque ministère par un professionnel dûment qualifié.Si le Parlement a le devoir d’exercer un meilleur contrôle des dépenses publiques, c’est par le budget des dépenses qu’il peut y arriver.En ce sens le vérificateur établit les exigences suivantes: ¦ Les ministères doivent informer davantage le Parlement de ce qu’ils ont l'intention de réaliser au cours de l’année, des moyens qu’ils entendent prendre our y arriver, du partage des responsabi-ités et de la manière de mesurer les progrès.¦ Mettre davantage l’accent sur l’exac-üiude des renseignements figurant dans le budget des dépenses et voir à ce que l’information fournie par les comptes publics puisse permettre des comparaisons.¦ Obtenir du Secrétariat du Conseil du Trésor et du Bureau du Contrôleur général, agissant au nom du gouvernement, qu'ils précisent les renseignements à fournir dans le budget des dépenses et dans les comptés publics.¦ Décrire avec plus de précision la nature des dépenses a l egara desquelles des crédits sont affectés de manière à ce que le vérificateur puisse s’acquiter de ses responsabilités.M.Macdonell considère enfin que chaque ministère devrait avoir son service de vérification interne selon des normes bien établies, en plus d’avoir un bon système de gestion et de contrôle financier.P1 h Moi un pollueur?JAMAIS! ACTE HATEZ-VOUS! IL NE VOUS RESTE QUE JOURS • 12 prix de $1 000 000 avec numéros décomposables • 8 prix de $100 000 avec numéros non décomposables • 1 000 prix “Voyage Canada" Sans parler des chèques au porteur allant jusqu’à $1 000, des billets bonis et des prix de $10 à $140 grâce aux mots de passe.C476436 (non decomposable).C’EST FOU TOUT CE QU’IL Y A LÀ-DEDANS! a La loterie nationale Le dimanche 26.novembre A l’école Marie-Anne, rue Sauvé, le Parti québécois des régions Montréal-Centre et Montréal Ville-Marie qui regroupe les 31 comtés de Tile de Montreal organise un colloque sur les aspects politiques et économiques de l'association.n Au grand orgue de la Cathédrale, il y a aura concert à l’occasion de l’Avent, à 15 h.Hélène Dugal sera l’organiste invitée de ce dimanche.¦ A 14 h 30 à l’église Notre-Dame, Place d’armes, la Fête du Christ-Roi sera célébrée.Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal et Mgr Angelo Palmas, prononce apostolique présideront à la cérémonie.¦ A la polyvalente de Nicolet, les huit comtés de la région Mauricie du Parti québécois tiendront un congrès ayant pour thème « Le Québec, c’est faisable ».¦ Les « Petits Chanteurs à la Croix d’E-rable » du Collège Stanislas, sous la direction de M.l’abbé Georges James participeront à la messe de 11 h, à Saint-Germain d’Outremont, à l’occasion de la fête du Christ-Roi.¦ La paroisse de St-Hippolyte annonce « trois jours d’une spiritualité conjugale », trois jours de réflexion et d'échanges sur le thème « A quoi ça sert d'aimer ».L'animateur sera le Père Paul-Emile Pelletier.La rencontre débute à 20 h.Le lundi 27 novembre Dans le cadre des conférences facultai-res, la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal présente la conférende de Dorothy H.Cohen, auteur de Observing and recording the behavior of young children, à 16 h au 90 rue Vincent dTndy.¦ L’Association des hommes d'affaires de Laval inc.présente une conférence de M.Jacques Gagnon, président de la Fédération des caisses d'entraide économique du Québec à 19 h au Restaurant Ste-Rose, boulevard Labelle à Laval.¦ Le cinéaste Arthur Lamothe présentera deux de ses films: Ntesi-Nana-Shepen (4e partie) et Le passage des tentes aux maisons à 20 h au Centre Monchanin.rue St-Urbain.¦ Mme Alice Le Normand, égyptologue donnera une conférence intitulée « Les trésors de TAncienne Egypte » à 13 h 30 à l’église Dominion Douglas, 687 Roslyn.Le mardi 28 novembre Un colloque éducatif organisé par l'Association des directeurs de credit de Montréal se tiendra à 19 h 15 au Salon International de l'édifice du Commerce, 1080, Côte du Beaver Hail.L’assemblée annuelle de la Société protectrice des animaux se tiendra au Parc Angrignon à 19 h 30.Le Conseil municipal de Montréal, récemment élu, se réunira à 20 h afin d e-lire le prochain comité exécutif de la ville.¦ M.Michel Dorais, travailleur social s'entretiendra sur la pédérastie, le sadomasochisme, etc.dans le cadre des conférences de la série » Vivre gai/e: ça vous regarde! » à 19 h 30, 1199 Bleury.¦ Le CLSC Secteur Brandon invite le public à son assemblée annuelle d’information qui se tiendra à l’Ecole Notre-Dame-du-Lac, à Saint-Gabriel à 19 h 30.¦ Un atelier sur les nouvelles prévisions à long terme de Statistique Canada sur la population se tiendra de 14 à 16 h 30 à l’auditorium de la Banque Royale du Canada, Place Ville-Marie.Le mercredi 29 novembre Le Conseil régional de la santé et des services sociaux de la Région Sud de Montréal fait part de son assemblée annuelle qu se tiendra de 19 h 30 à 22 h au Centre communautaire Olympia, rue Dumont à Longueuil.¦ Il y aura mini-colloque traitant du développement industriel à Phôtel-motel Le Baron, Trois-Rivières-Ouest.¦ Le Chapitre Covenant 1207 des Femmes B’nai B’rith tiendra une clinique gratuite d’examen des maladies optométriques en collaboration avec l’Ecole d’optométrie de TUniversité de Montréal de 13 à 20 h à la Clinique de l’Ecole d’optométrie, 3333 chemin Queen Mary.¦ M.Claude Masson, directeur de l'information du journal Le Soleil de Québec s'entretiendra sur « les débats télévisés » lors d'un déjeuner-causerie de la Société pour le progrès de la Rive-sud, à 12 h 30, à la Rôtisserie St-Hubert, rue St-Charles à Longueuil.Le jeudi 30 septembre Le CLSC Centre-ville dévoilera les résultats d'une enquête-santé menée auprès des travailleurs du Complexe Desjardins à 11 h, dans ses locaux situés au Complexe Desjardins (Tour sud,, niveau Promenade).¦ Janine Lefebvre, Denise Bilodeau et Suzanne Lamarre donneront une conférence sur le thème « les femmes, comment sont-elles traitées en thérapies?» à 19 h 30 à l'amphithéâtre H du Pavillon Lionel-Groulx de l’Université de Montréal.¦ L’Association québécoise du Transport et des routes tiendra un colloque sur le transport et la sécurité des écoliers à l'hôtel Régence HyatUde Montréal.¦ A Sainte-Luce-suf'-Mer aura lieu le deu-xieme colloque des Radio-cqmiminautaires du Québec.¦ La Fédération des administrateurs des services de santé et des services sociaux du Québec tient son colloque dont le thème sera « Allocation et utilisation des ressources dans un centre hospitalier » à l'hôtel Constellation, rue Peel, à Montréal.¦ M.Claude Vermette, psychologue et spécialiste en consultation et rééducation familiale donnera une conférence à 20 h à l’Auditorium du Campus Pont-Viau, 777 Bois-de-Boulogne à Laval.¦ Le deuxième congrès annuel des Centres résidentiels communautaires se tiendra à Thôtel Château Champlain, Place du Canada.Le vendredi 1er décembre La Semaine de la sécurité routière se poursuivra jusqu’au 7 décembre.¦ Le programme-couple de Favic invite les jeunes couples qui se préparent à vivre à deux à s’inscrire à une session de préparation à la vie à deux.On s'informe a 648-4963.¦ A Centre Interculture Monchanin, rue Saint-Urbain, les fêtes Bouddhiques à Montréal avec Ding Ngoc Mo et un groupe de bouddhistes se dérouleront à compter de 20 h.Le samedi 2 décembre Le Comité d’organisation de la Soirée culturelle des droits de l’homme en collaboration avec CKRL-FM et Amnistie Internationale (région de Québec) organise un concert bénéfice au profit de cet organisme.à l’occasion du 30e anniversaire de la Déclaration.Cette soirée est placée sous le haut patronage de M.Alfred Rouleau, président du Mouvement des Caisses populaires Desjardins à l’auditorium du Cégep de Ste-Foy, à 20 h 30.¦ L'Institut national canadien pour les aveugles invite le public à se rendre à ses locaux du 1550 Dorchester Nord à Québec entre 13 et 21 h.¦ Le Collège Marie-Victorin invite le public à venir faire sa connaissance de 9 à 16 h.Les membres du personnel et les professeurs seront à la disposition des visiteurs.Achetez en toute quiétude.POUR ACHETER VOS SUPER SACHETS CHANCEUX Prochain tirage: 1er décembre Plus tout ce que vous pouvez gagner si votre billet porte un numéro déjà choisi lors des tirages hebdomadaires du sachet bleu turquoise.Ce qui comprend le numéro du fameux million en lingots d’or qui attend toujours son 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WINNIPEG • TORONTO • MON1REAI Montréal Place Bona venture Tel 866-3894 Il y aurait beaucoup plus à faire pour Montréal à Ottawa Serge Joyal s’interroge sur son engagement municipal par Rodolphe Morissette Le Groupe d'action municipale (GAM) pourrait bientôt perdre son chef, si M.Serge Joyal cède aux raisons qui l’incitent à revenir au printemps sur la scène politique fédérale.Le député libéral de Maisonneuve-Rosemont à Ottawa et chef du GAM défait à la mairie de Montréal le 12 novembre poursuivait manifestement, la semaine dernière et cette semaine, des con- sultations « informelles » au sujet du parti qu’il devrait prendre, au choix, qu’il remet aujourd'hui en question, de rester sur la scène municipale de Montréal (à la tète d’un groupe de pression agissant en première ligne hors de l’hôtel de ville) ou de demander un nouveau mandat aux élections fédérales du printemps.Les informations recueillies de part et d’autre par LE DEVOIR indiquent que maintes personnes lui conseillent de se consacrer plutôt à la politique fédérale.Ces conseils proviennent aussi bien d’amis membres du GAM que d’hommes politiques oeuvrant sur la scène fédérale.En même temps, ni M.Joyal ni quelques-uns de ses proches que nous avons pu contacter hier ne paraissent très enthousiastes à l’idée qu’il continue d'oeuvrer à Montréal.La seule « balise » de ce versant de la décision, non encore prise, du député, il la formulait lui-même hier en ces termes: « Il n’est pas question de faire un geste qui remettrait en cause les acquis et la crédibilité du GAM comme alternative à Montréal ».Outre que la formule est négative, l’enthousiasme transpire davantage quand M.Joyal note qu’il serait « sûrement intéressé » à s'occuper, à titre de député, des Affaires urbaines afin, dit-il d'« aborder les choses (soit les problèmes de Montréal) sous un angle plus large », depuis Ottawa, Il a même rencontré cette semaine le titulaire fédéral des Affaires urbaines, M.André Ouellet.afin de s’enquérir des problèmes qui concernent Montréal.Le seul conseiller du GAM à l'hôtel de ville, M.Nick Auf der Maur, lui a même suggéré fortement cette semaine de se faire à Ottawa « le critique des Affaires urbaines, le critique de Faction de la Société canadienne d’hypothèque et de logement à Montréal », voire d'« aller chercher à Ottawa de l’argent pour Montréal ».« Je me demande quelle Le Salon de l’enfant.i Joy dit, morose, M.Auf der Maur, Et M.Joyal paraît manifestement se chercher d'excellentes raisons de partir, qui réfléchissait tout haut hier: « Quelle est la meilleure tribune?Voilà le problème ».Posé en ces termes, le problème est presque résolu d’avance.Fin d'octobre, le député fédéral de Matane, M.Pierre De Bané, confident de M.Joyal et qui a fait intensément campagne pour lui pendant la campagne de Montreal, nous confiait qu'« évidemment, Joyal retournerait à Ottawa en cas de défaite totale » à Montréal, ce que M.Joval niait formellement quelques jours plus tard, au cours d’une entrevue qu’il accordait au DEVOIR Un conseiller d’un rang beaucoup plus important que celui de M.De Bane a dit récemment à M.Joyal que l’opposition qu’il pourrait faire au maire Jean Drapeau depuis Montréal « serait purement théorique »: qu'il « n’aurait guère accès aux dossiers » ; que « tout serait fermé » ; bref, qu'« il n'y aurait rien là ».M.Joyal lorgne également dans d’autres directions, au gouvernement fédéral, où il estime maintenant qu’il saurait bien défendre la cause de Montréal : au ministère de l’Expansion économique régionale, auprès duquel il pourrait faire la promotion des intérêts de la métropole, voire au Comité des comptes publics, où il siège actuellement.Ce que pourrait faire le GAM à Montréal au cours des quatre prochaines années, disait hier M.Joyal, ce sera, « tout au plus, de picosser un peu ».Il a déclaré enfin qu’il restait « en principe » membre de l’exécutif du GAM jusqu’au Un salon comme tous les autres par Renée Rowan Le 1er salon de l’enfant qui ouvrait ses portes au grand public, hier, est comme tous les autres salons.Il n’échappe pas à la règle: on y retrouve du bon et du moins bon et si on ne peut parler d’une véritable réussite, on ne peut, non plus, crier au fiasco.« Ce n’est pas extraordinaire, répond une mère de famille à qui nous demandons ses impressions, mais j’ai appris des choses, je me suis familiarisée avec des organismes que je ne connaissais pas.Par contre, j’aurais bien pu me passer de la section des meubles et des vêtements pour enfants.C’est trop commercial et rien n’est prévu pour éclairer le choix des parents.Ce n’est qu’une salle de montre, rien de plus.» L’ambiance du stade olympique, avec toute cette masse de béton, est froide.Il aurait fallu beaucoup plus que quelques tapisseries suspendues, si belles soient-elles, des dessins d’enfants, des ballons au couleurs brillantes et quelques bancs dans des aires de repos pour rendre les lieux plus accueillants, plus chaleureux.Les quelque cent kiosques que comprend le salon semblent perdus dans ce vaste espace.Les enfants trouvent tout naturel de voir dans cette enceinte un gros autobus scolaire grandeur réelle et des voitures de pompiers qui semblent à leur place dans ce décor.Comme nous nous sommes présentés aux premières heures d'ouverture du salon, il y régnait la confusion et le manque de rodage du premier jour.Mais cela sera sans doute corrigé dès aujourd’hui et l’horaire des conferences-causeries mieux respecté.C’est dommage que les participants au panel, hier midi, n'aient pas été plus nombreux car les informations qu'on y donnait sur le Comité de la protection de la jeunesse et les services sociaux étaient pertinantes et les échanges qui ont suivi intéressants.Il faut également souligner, à ce sa- lon de l’enfant, un visible effort d’animation: l’Office national du film et Faroun permettent le visionnement de films couleurs de qualité à toutes les heures; Invention Québec met à la disposition de dix jeunes à la fois des métiers à tisser sectionnels permettant de fabriquer des formes géométriques variées et de constituer son propre canevas; le théâtre Bascule offre un spectacle quotidien pour enfants auquel le public adulte est invité.Il y a aussi les drôleries du clown Culotte.Il fallait voir, hier, dans le coin des pianos et des orgues électriques, les enfants s’en donner à coeur joie sur ces instruments qui leur sont souvent interdits.Si parmi les stands il y en a, trop nombreux, qui n’offrent que de la pacotille ou des produits qui n’ont que faire dans un salon de ce genre (exemple, des bijoux et des cadeaux.pour la maîtresse, peut-être), il y a, par contre, beaucoup de kiosques où on trouve une information très valable.Parmi ceux-ci, mentionnons les stands de jeux éducatifs et de livres, d’autres ou on trouve du matériel de bricolage et de peinture.C’est une occasion pour parents et éducateurs de vérifier la qualité de ce qui est disponible sur le marché.Il y a aussi tout l’éventail des services disponibles aux parents et dont plusieurs mériteraient qu’on s’y attarde davantage: l’Institut Nazareth et Louis-Braille, la Ligue de sécurité du Québec, l’émission de télévision Passe-partout, démonstration et présentation du programme d’éducation physique au primaire, le Comité de la protection de la jeunesse, la mission protection de la jeunesse, la sécurité routière, les Grands frères.Parents-secours, et plusieurs autres.Un bon point en faveur du Salon: on ne trouve ni fudge, ni sucre à la crème, ni aucune de ces sucreries généralement en vente dans les salons et dont se gorgent les enfants.Par contre, pommes, jus ou boissons aux fruits sont disponibles.» Au salon de l’enfant, celui-ci peut réaliser un rêve, jouer au pompier dans un camion grandeur nature, tout en apprenant les règles élémentaires de la prévention contre les incendies.Le salon de l’enfant se déroule jusqu’à dimanche au Stade olympique.(Photo Jacques Grenier) ÎÉlSllaîÇ iiiüiîim M.Serge Joyal congrès du mois de juin M.Joyal indique qu’il n'a toujours pas pris de décision, qu'il a amplement le temps de le faire et qu’il en discutera prochainement avec l'exécutif du GAM.L’hôpital Lafontaine ouvert au public Pour marquer le lOème anniversaire de l'unique département de recherche en psychiatrie en milieu francophone, l'hôpital Louis-H.Lafontaine ouvrira ses portes au grand public le jeudi 30 novembre.C est ce qu’a annoncé hier le directeur du département, le Dr Yves Lamontagne.« Depuis dix ans, a-t-il dit, notre centre de recherche a fait la preuve de son efficacité et de son importance et nous voulons partager avec la population les travaux que nous y faisons.» Ces travaux Pour les soins assurés aux moins de 14 ans Les dentistes haussent leurs honoraires de 15% par Marie Laurier Ce sont plutôt les dentistes qui couperont l’herbe sous le pied au gouvernement qui s’apprête à adopter une loi destinée à les ramener au bercail du régime de l’assurance-maladie.Et ce sont les parents qui devront assumer l’augmentation de 15% sur la note d’honoraires des soins dispensés à leurs enfants de moins de 14 ans.Le Dr Claude Chicoine, président de l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ), n’avait pas encore reçu hier copie du texte du projet de loi et par conséquent ne pouvait le commenter.Il a toutefois dévoilé au DEVOIR le libellé d’une lettre qu’il faisait parvenir le mercredi 22 novembre aux 1,654 dentistes désaffiliés de la RAMQ depuis le 1er novembre.« Cela a assez duré, souligne le Dr Chicoine, en rappelant que les dentistes sont sans contrat depuis trois ans.Nous mettrons immédiatement en application notre demande d’augmentation de 15% pour les soins dentaires assurés aux enfants de moins de 14 ans.» Dans sa lettre, le Dr Chicoine enjoint les dentistes à se conformer à certaines directives qui portent sur la façon de procéder pour permettre aux parents de se faire rembourser.Mais il ne saurait affirmer que la totalité de ces frais seront remis.compte tenu qu’ils comportent la hausse de 15% et que le gouvernement toujours a son offi « Puisque le MAS a promis de rembourser les personnes concernées, nous allons l’aider à réaliser sa promesse », indique le Dr Chicoine à ses correspondants, en les priant d’ûtiliser désormais de nouveaux formulaires en trois copies dont l’une servira aux fins d’un remboursement auprès de la RAMQ.Le Dr Chicoine explique que dès le 14 novembre, des représentants du gouver- nement sont venus dire que notre demande de 15% ne leur était « ni agréable ni acceptable » et qu’ils s’en tenaient toujours à leur offre de 7,8% en plus de toutes les conditions y rattachées.Gérard Bar bin est nommé président de Radio-Québec s'en tient toujours ffre de 7,8%.par Françoy Roberge C’est avec une satisfaction qui frise l’exultation que le ministre des Communications du Québec, M.Louis O’Neill, a accueilli la nomination de M.Gérard Bar-bin au poste de président de l’Office de Radio-télévision du Québec (Radio-Québec).Cette nomination a été entérinée hier Ear le premier ministre du Québec, M.évesque qui en a fait l’annonce formelle.M.O’Neill a aussitôt fait savoir que M.Barbin lui agréait totalement comme répondant à i’ORTQ.Comme il était question précédemment (notamment en août dernier) de divergences de vues entre le bureau du premier ministre et celui du ministre des A l’hotel Loews Le Concorde à Québec, l’Association d éducation du Québec tient son assemblée annuelle et un colloque sur « l'éducation retrousse ses manches ».¦ \ l'hôtel Sheraton Mont-Royal, colloque de la .dération québécoise de cyclotourisme sur les " aménagements cyclables ».¦ A 9 h 30 à l'hôtel Reine Elizabeth, congrès conjoint de LAssociation provinciale des enseignants catholiques et de l’Association provinciale des enseignants protestants ¦ A midi au Collège Ahuntsic, débat-midi des étudiants du collège Invité.M.Claude Forget, député libéral de Saint-Laurent à l’Assemblée nationale ¦ A 12 h 30 a l'hôtel Sheraton Mont-Royal, le professeur Igor Mel'cuk, de l’Université de Montreal, autrefois de l’Institut de linguistique de l'Académie des sciences de l’URSS, est conférencier au déjeuner de la Société des traduc- teurs du Quebec ¦ A 19 h au Château Frontenac à Québec.M.Michel Tatu.correspondant du MONDE à Washington, est conférencier au dîner de l’Institut canadien des affaires internationales.¦ A 19 h 30 au 1072, rue Saint-Laurent, la Société Canada-Chine présente un film tourné en 1978 sur l'expulsion des ressortissants chinois du Vietnam ¦ A 19 h 30 à l'Institut de yoga intégral, conférence sur le yoga prénatal et l'expérience de l'accouchement naturel à l'hôpital.Entrée $2 ¦ A 20 h à l'hôpital Sainte-Justice, 3170.rue El-lendale, conférence de M Duncan Campbell, intitulée » Eveil et compassion: la réalisation de la voie bouddhiste ».¦ A 20 h au Centre Monchanin.rencontre et discussions avec des juifs de la région de Montréal Communications quant à cette importante nomination, il semble bien que M.O'Neill ait voulu, cette fois, tuer dahs l'oeuf toute rumeur.Agé de 50 ans, M.Barbin est originaire de Québec.Il a longtemps travaillé au sein du mouvement Desjardins, notamment comme directeur de l’Institut coopératif et directeur des relations publiques à l’assurance-vie Desjardins.M.Barbin a également occupé diverses fonctions au sein du gouvernement du Québec où il avait été amené par l'ex-ministre des Communications, M.Jean-Paul L'Allier.Entre autres, il a été sous-ministre des Affaires culturelles et président du conseil d'administration de Radio-Québec de 1972 à 1975.C’est cependant sous le règne de M.O’Neill que M.Barbin a quitte son poste aux affaires culturelles.Il était depuis sous-ministre des Institutions financières, compagnies et coopératives.Dans un communiqué émis hier le ministre des Communications précise qu’il a beaucoup discuté avec M.Barbin lors de leur séjour commun aux affaires culturelles et qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes, notamment quant à la régionalisation de Radio-Québec.Nul doute que cette régionalisation sera le principal but du mandat confié à M.Barbin.A la suite du rapport du comité Rocher, le gouvernement a décidé de compléter ses hypothèses de travail sur la régionalisation des équipemenLs, des antennes de diffusion et de la production locale.Les études complémentaires produites pour le ministre des Communications doivent être soumises prochainement au Conseil des ministres et celui-ci pourrait être appelé à prendre des engagements formels avant la fin de 1978 sur cet important dossier.M Barbin prendra donc la tête d’un ORTQ sorti de sa pénible période de lock-out et où le travail reprend peu à peu et ce, avec des lignes directrices précises.Son prédécesseur, M.Yves Labonté, quittait Radio-Québec en août pour occuper une fonction « diplomatique » en Californie pour le compte du gouvernement du Québec.Le gouvernement du Québec affichait alors l’intention de procéder avec diligence au remplacement de M.Labonté, dès que le confht serait réglé.On parlait à ce moment de M.Luc Martin pour lui succéder à la tête de l’ORTQ.Cette nomination aurait même fait l’objet d’un accord de principe au cabinet et devait entrer en vigueur dès que le conflit serait réglé.Depuis lors, la décision tardait et un désenchantement prononcé commençait à se faire sentir à Radio-Québec.La nomination d’un PDG qui connaît bien la « boîte » et qui a déjà aidé par le passé à régler des conflits internes, contribuera sans doute à remettre cet organisme en selle.En 1973, à titre de président du conseil de Radio-Québec M.Barbin avait été appelé à régler un conflit plutôt vif juste avant le scrutin provincial.Du côté syndical, on réserve encore les commentaires pour le moment Mais les membres de l’exécutif syndical semblent se demander si en 1973 M.Barbin était l'artisan de propositions jugées inacceptables ou celui du règlement intervenu par la suite.Quoi qu'il en soit, la seule réaction du syndicat à l’heure actuelle est la surprise à la suite de cette nomination inattendue.La semaine dernière, il semblait que la nomination de M.Martin n’ait plus été envisagée On parlait alors de M.Alain Gourd, président de Radio-Nord.Cependant cette nomination suscitait déjà de vives réactions dans le Nord-Ouest.C'est sans doute la vigueur de ces réactions qui a amené le gouvernement du Québec à se ranger finalement derrière la candidature deM.Barbin.Les dentistes sont aussi invités à utiliser dès maintenant la codification internationale de cinq chiffres, ce qui devait être en vigueur seulement dans trois mois pour les formulaires de la RAMQ, ce qui sera de nature à « embêter le gouvernement » mais au point où en sont les choses, le Dr Chicoine admet qu’il n’en a cure.« Comme ces relevés ne sont faits qu’en vue du remboursement, fait-il remarquer aux membres de l'ACDQ, vous n’avez plus à remplir la case diagnostic ».Ainsi pour l’obturation d'une dent primaire, il en coûtera désormais $11, $15 et $19.50 au lieu de $8, $11 et $13 selon que le travail est fait sur une, deux ou trois surfaces.Par contre les soins de prévention — hygiène buccale, nettoyage des dents, application de fluor — seront diminués de $25 à $20.En ce qui a trait à la portée de la future législation et aux modifications à la Loi de l’assurance-maladie, le Dr Chicoine estime qu’elles concernent non pas seulement les dentistes mais également beaucoup d’autres professionnels.Il souligne que ce sont toutes les personnes concernées qui devront l’étudier et au besoin demander la tenue d’une commission parlementaire pour en débattre.portent principalement dans les domaines de la psychopharmacologie, de la thérapie comportementale et de la retroaction biologique.Le public pourra donc visiter les locaux et voir des demonstrations audio-visuelles sur différentes expériences et méthodes de thérapie, de meme qu’il pourra engager la discussion avec les responsables du département de recherche.Le lendemain.1er décembre, un colloque réunissant 200 spécialistes de la santé mentale aura également lieu au Centre psychiatrique de la rue Hochelaga.Deux psychiatres de Louis-H.Lafontaine ont reçu ces jours derniers les deux prix octroyés par LAssociation des médecins de langue française.Il s'agit des docteurs Guy Çhouinard et Claude de Mon-tigny.Ce dernier fait aussi de la recherche clinique à l’Université de Montréal.Les 25 ans du Carnaval de Québec » ' QUEBEC (PC) — L’organisation du Carnaval de Québec, qui célébrera cette année son 25ème anniversaire, lance une campagne de financement de $150,000 auprès des hommes d'affaires de la région de Québec.Dans une lettre envoyée récemment à ces derniers, le président du Carnaval de Québec, M.Jacques Paradis, indique que « son existence future pourrait être mise en péril » si cette somme n’était pas recueillie.« Plusieurs semblent l’oublier, écrit M.Paradis, mais le Carnaval de Québec a été créé en 1955 par des hommes d’affaires et pour les hommes d’affaires », La lettre souligne que, selon une étude réalisée en 1973 par I Université Laval, le Carnaval créait cette année-là l’équivalent de 250 emplois annuels et générait plus de $32 millions en retombées économiques.Voyage d’études de SOCIOLOGIE Dans un pays SOCIALISTE Du 15 au 30 mars 1979 Nous allons visiter les institutions en HONGRIE.Sur le programme: Village d entants, maison des vieillards, pouponnière d une usine, cour juvénile, maison de correction, etc.Plusieurs excursions touristiques, musique gitane, dîner gastronomique etc.(3ième année) (APEX) DATE LIMITE POUR UN PREMIER DÉPÔT DE $100 LE 19 JANVIER 1979 LE SOIR Avion, hôtel, 3 repas, programme professionnel, interprètes.Avion, hôtel, 2 repas, programme professionnel, interprètes.Coût pour un conjoint sans les visites professionnelles, avec 2 repas.Tél.: 845-3111 2114 bout.St-Laurent Montréal Canada H2X 2T2 Cable: Vacation, coin Sherbrooke fi HENRI KELENY AGENCE DE VOYAGE Détenteur d'un permis du Québec.$1,143.$1,087.$ 987.KLM LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa Rédacteur en chef: lefOianvier 1910 Michel Roy Directeurs de l’information: Trésorier: Jean Francoeur Bernard Larocque Pierre Loignon Montréal, vendredi 24 novembre 1978 ¦ 4 Un FLQ pure laine Les membres du Front de libération du Québec de 1970 n’aiment pas qu’on leur pose de questions trop précises sur le déroulement des événements auxquels ils ont été intimement mêlés durant la Crise d’octobre.Ainsi, M.Jacques Lanctôt a réitéré cette semaine sur les ondes de Radio-Canada la thèse officiellement défendue à ce jour par les exilés de 1970 et leurs camarades restés « en dedans ».Avec les accents de la sincérité, il affirme que les membres des çellules ayant pris part à « l’action directe » ont tous été pris par la police.Il repousse en conséquence la théorie de ceux oui pensent que le FLQ a pu avoir été manipulé par les « autorités en place » pour mieux en finir avec le Québec indépendantiste et socialiste.Ce témoignage, partiel de l’aveu même de son auteur, endosse largement la thèse gouvernementale de 1970, y compris son triste chapitre du » gouvernement parallèle ».Trop visible cependant apparaît l'effort de M.Lanctôt de sauvegarder la vertu et la réputation du « Front » pour que son témoignage ferme le dossier de ces événements.Pour que ce témoin, en effet, fasse toute la lumière sur les dessous véritables de cette crise, il ne faudrait pas seulement qu’il se décide à parler, même s’il n’a rien de sensationnel à ajouter.Il faudrait qu’il sache lui-même ce qui s’est passé du côté des ravisseurs de Pierre Laporte.Or, à cet egard, même les felquistes qui parlent haut et fort en ont peut-être encore à apprendre eux-mêmes.Les « patriotes » de 1970 qui ont repris le refrain de leur avocat.Me Robert Lemieux, pour qui cet épisode de notre histoire, « c’est québécois de la tuque aux mitaines », n’ont guère prisé qu’on révélé la participation possible d’un « sixième homme » aux événements d’octobre.Des révélations de cette nature, si elles devaient être prouvées, n’auraient pas seulement pour effet de soulever des doutes sur la participation possible d’agents des services de sécurité aux « opérations » felquistes de l’époque.Elles tendraient à confirmer aussi que nos patriotes ne furent pas que de « généreux amateurs », mais également des dupes.Ce n’est pas ainsi u’on rentre glorieusement dans l’histoire et ans le bercail québécois.Tout comme 1 ex-agent de la GRC, M.Donald McCleery, qui repoussait du revers de la main, le 7 novembre dernier dans trois quotidiens, l’hypothèse d’une pénétration policiere au sein du FLQ, M.Lanctôt ne veut rien savoir d’une pareille possibilité.Malheureusement pour eux, et quel que soit leur zèle à défendre leur cause respective, ni l’ex-enquêteur ni l’ex-felquiste ne sont des témoins compétents en la matière.M.McCleery, qui appartenait à la branche antisubversive de la GRC, la branche « G », ne devait pas en principe être au courant des « sources » que la branche « L ».spécialisée dans le domaine, avait pu « développer » dans les milieux « séparatist/-terrorist », pour reprendre l'expression officielle.De même, les services de renseignement, qu'il ne faut pas confondre avec la police « qui fait honnêtement son travail », n’ont pas l’habitude de prévenir les gens auprès desquels ils s’infiltrent.Soulever l’hypothèse d’une manoeuvre dont le FLQ, à un stade ou à l’autre des événements, serait devenu à son tour la victime et l’instrument, « c’est, déclare M.Lanctôt, vouloir salir les principaux protagonistes des événements d’octobre, vouloir ridiculiser tous ceux^ qui sympathisaient » avec les objectifs du FLQ.Evidemment, il n’est pas glorieux d apprendre que l’on a pu avoir été dupe.M.Jérôme Choquette n’avait pas l’air brillant quand il dut apprendre en même temps que tout le monde que le ministre de la Justice avait été trompé par la police après le saccage de l’APLQ.Les membres de l’Agence de presse libre du Québec n’ont pas été heureux non plus d’apprendre à l’enquête Keable que la GRC rigolait à l’époque de les voir se soupçonner les uns les autres après le cambriolage.Il leur a fallu néanmoins passer par là.Il faudra tôt ou tard aux « héros » du « Front » passer eux aussi par cette minute de vérité, s’ils veulent prétendre jouer un nouveau rôle dans le Québec de demain.Les colporteurs de mythes peuvent bien impressionner leur/an club.Ils doivent désormais s’attendre à une critique plus ferme et plus tenace encore que celle qui, à l’époque, accompagnait avec comprehension les égarements de nos jeunes poseurs de bombes! Crâneur, M.Jacques Rose déclarait, d’après La Presse du 17 octobre dernier, en parlant de la fin de Pierre Laporte: « Le gars est mort.Qu'est-ce que vous voulez?Ce n’est pas la RCMP qui l’a tué.C’est le Front! » Le même Jacques Rose va-t-il maintenant prétendre que les jurés qui l’ont acquitté du meurtre du ministre sont des imbéciles ou des illuminés?Moins compréhensible que l’aveuglement des ex-felquistes de 1970 sur l’importance de la crise d’octobre reste cependant l’hésitation du premier ministre du Québec devant l’ouverture d’une enquête comme celle qu’il réclamait avec vigueur il y a maintenant nuit ans.Au cours d'une entrevue publiée samedi dernier dans La Presse, M.René Lévesque, estimant que ce dossier est « marqué pressé », n’en refusait pas moins d’en faire un objectif « majeur » de son gouvernement.Il déclarait simplement: « Je pense que ça va devenir important de sortir tout ce qu'on a le plus vite possible, en attachant le paquet le mieux possible.» Or n'est-ce pas là un dossier de justice et de politique de la plus haute importance et qui ne souffre guère qu’on en fasse un « paquet » à jeter dans le public avec de la ficelle autour?Ces affaires-là demandent qu'on s’en occupe méthodiquement, qu’on aille jusqu’au bout, qu’on sache contourner les obstacles.Les Américains nous donnent à cet égard un exemple de respect deux-mêmes, de la vérité et de leurs institutions démocratiques qu’on gagnerait à imiter plus souvent.Il est invraisemblable que le gouvernement de Québec n’ait rouvert 1 enquête Keable que pour permettre au commissaire, suivant l’expression du premier ministre, de « boucler ses petits » et d écrire son rapport, la commission n’ayant « plus de budget de toute façon ».Que le gouvernement du PQ prenne les risques qu ’il veut avec son avenir, libre à lui : il n ’a pas le droit d'en prendre large avec les libertés des Québécois.Jean-Claude LECLERC mm \ ¦ Un domaine où le français est absent (Lettre adressée à Monsieur le Commissaire aux langues officielles.) Je me permets de m'adresser à vous pour vous demander de corriger une erreur et une injustice qui se perpétuent malgré les nombreuses plaintes adressées dans le passé au Cercle Canadien de Chenil.Cet organisme, affilié au minsitère de l'Agriculture du Canada a ses bureaux au 2150, Bloor Street West à Toronto, Ontario, M6S 4V7 qui doit dispenser à tous les Canadiens les services de l'enregistrement des chiens de race et régir les expositions et concours.Bien q|e le Québec compte des centaines de francophones membres de clubs de plus en plus nombreux, Club Canin de Québec, Société canine de Québec, Club de la vallée de la Châteauguay, Club canin de l’Estrie, etc.il nous est encore impossible d’obtenir en français ne serait-ce que les règlements généraux qui nous régissent.Il en est de même pour les règlements des concours et expositions ainsi que pour les certificats de Championnats qu’on délivre seulement en anglais.Vous admettrez sans peine avec moi que cette situation est intenable et des plus désavantageuses pour le sport canin d'une part et le bien-être des francophones d’autre part.Il est déjà assez pénible que 99.9% des juges soient unilingues anglais.Connaissant votre souci de l'équité et votre dévouement à la cause du Français je mets toute ma confiance en votre action et vous prie de croire à la gratitude anticipée des Cy-nophiles de langue française.Jacques JUMELLE Pont-Rouge, le 9 novembre 1978 ¦ Une répression révoltante Cinq novembre, théâtre Saint-Denis, 20 h 30.Partis pour voir un concert d’Elvis Costello, nous sommes arrivés devant le théâtre où se déroulait une minimanifestation ayant pour but d'informer les éventuels possesseurs de billet du caractère sexiste du groupe « Battered Wives ».Une cinquantaine de femmes « armées » de tambourins, accordéons, slogans appropriés et distribuant des tracts, réclament le boycottage de cette première partie du concert.Sans toutefois faire montre d’agressivité à l'égard des gens désireux d’assister au show.Puis, subitement, la rue est bloquée, les gardes mobiles demandent aux quelque deux cents badauds pour certains, convaincus pour d’autres, de vider les lieux sous peine de se faire « caresser les côtes ».Devant la marge de choix minime, qui prendrait le risque d’essayer d'argumenter avec l’un de ces mastodontes jouant négligemment avec sa lampe de poche d’acier, les maxillaires serrés et la visière rabattue sur la tête?Les fourgons cellulaires arrivent, l’escouade charge, traitant sans ménagements, au vu et au su de tous, les pourtant peu nombreux soi-disant « fauteurs de trouble »; la matraque s’enfonce dans les côtes, quelques actes envers deux ou trois femmes sont d’une brutalité extrême; en trois minutes, tout est fini.A la suite de ce compte rendu, quelques questions innocentes.Etait-il bien nécessaire de mobiliser de cinquante à soixante policiers pour embarquer des gens dont l’action n’entravait la liberté de personne et même, au surplus, donnait un zeste d’animation à cette rue piétonnière par excellence?(A quand la rue Saint-Denis aux piétons?) Merci M.Drapeau de vos bonnes attentions! Que devons-nous penser du gérant du théâtre Saint-Denis, qui sous couvert de concerts dits progressifs engage une dizaine de « bouncers » pour veiller au bon ordre intérieur de son établissement?Payons-nous $8.50 (ce qui n’est pas donné) pour non seulement nous faire écoeurer par des brutalités policières sans fondement mais encore par celles de gros bras désoeuvrés?Et Donaid K.Donald, le mécène, qu en penser?Joelle MARCHAND Montréal, le 10 novembre 1978 M.Barrett et le problème canadien « Il n'y a pas un seul pouvoir dont les provinces aient besoin qui ne soit déjà dans l’Acte de l'Amerique du Nord britannique » Qui est l’auteur de cette déclaration?Richard Hatfield, premier ministre du Nouveau-Brunswick9 Pierre Trudeau?Allan Blakeney, premier ministre de la Saskatchewan?Ou Camil Samson, chef créditiste qui dirige désormais « Les Démocrates »?Aucun de ces messieurs, Mais à l’un et à l’autre il arriva depuis 10 ans de tenir des propos exactement semblables ou apparentés.C’est plutôt M.David Barrett, ancien premier ministre de la Colombie-Britannique, leader de l’opposition néo-démocrate dans cette province, qui a lancé cette phrase au congrès de la Fédération des travailleurs reuni à Vancouver.C’est une idée beaucoup plus répandue que l’on pense mais qu'il est devenu inopportun d'exprimer publiquement, meme à l'extérieur du Québec.Il existe en effet un très fort courant réformiste en matière constitution- nelle qui ne se manifestait pas il y a quelques années et que l'on voit à l’oeuvre maintenant.11 s’est exprimé cet été lors de la réunion interprovinciale de Regina; on a pu en mesurer l’ampleur au cours de la conférence des premiers ministres sur la constitution à Ottawa: la majorité des premiers ministres demandent aujour-d huides changements profonds dansla répartition des compétences législatives et le fonctionnement du régime fédéral.Non plus pour répondre aux exigences du Quebec; mais pour résoudre des problèmes sociaux, politiques et économiques qui leur sont propres.Il est évident que leurs requêtes, voire leurs réclamations, auprès de celles de M.Lévesque, paraissent encore modestes.Les provinces sont quand même engagées dans un mouvement réformiste qui semble irréversible.On comprend parfaitement que M.Hatfield, cncf d’une province demunie dont l’économie et le bien-être sont tributaires du gouvernement central.ne soit pas enthousiaste à l’idee d’une transformation du régime fédéral actuel.M.Hatfield n’est pas en quête de ouvoirs, mais de sécurité.Il appré-ende terriblement les conséquences qu’entraînerait pour sa province l'accession du Québec à la souveraineté politique parce qu'il sait qu’un Québec indépendant rechercherait bien plus les avantages d’une association avec l’Ontario que les inconvénients d’un marché commun avec les malheureuses provinces de l’Atlantique.A l’autre bout du pays?M.Barrett tient le même langage mais pour des raisons tout à fait différentes.Il est convaincu que les réformes progressistes en matière sociale et les changements profonds dans le secteur économique ne passent presque jamais par des réaménagements constitutionnels.A preuve, il cite les « choses qui ont changé au Québec » depuis l'arrivée de M.Lévesque et que celui-ci a su réaliser sans modification constitutionnelle.Le PQ.dit encore le chef néo-démocrate de la Colombie, a fait un travail de « première classe ».MM.Lévesque et Ryan, qu’ils rangent curieusement dans la même catégorie, réclament un statut distinct simplement pour flatter l’électorat.Il est probable que M.Barrett en dirait autant de M.Bennett, premier ministre créditiste de sa province, et Lougheed, remier ministre conservateur de l'Alerta, deux hommes politiques naguère indifférents et qui reclament maintenant des réformes.M.Barrett, fidèle aux normes conventionnelles d’une gauche dépassée tient pour illusoires et factices les débats sur des révisions de structures, de Pouvoirs ou d’aspirations nationales.es vrais défis sont pour lui sociaux et économiques.On tenait le même langage au début des années soixante.Mais cette thèse n'a pas résisté à l'épreuve de l’histoire.Aujourd’hui les défis sont plus nombreux que ne le pense M.Barrett.Celui-ci n'a pas la solution: il fait partie du problème canadien.Michel ROY La réponse des cégépiens au DEVOIR D'Outremont et de Sillery nous parviennent des réponses d'étudiants à /éditorial que Use Bis-sonnette a signé ici le mercredi 22 novembre sur les débrayages dans les cégeps.¦ «Un éditorial à orientation négative» Dans l'édition du 22 novembre 1978 du journal LE DEVOIR.Lise Bis-sonnette écrivait un éditorial à orientation négative traitant des problèmes étudiants qui sont à la source de l'agitation collégiale de ces derniers temps.Fille analysait entres autres les revendications de l'Association nationale des étudiants du Québec (A.N.E.Q.) et certains aspects de la lutte étudiante, les débrayages spécialement Après avoir fait lecture de ce dit article, nous sommes tombés en profond désaccord avec certains des points que Lise Bissonnette y amenait et c'est pourquoi nous avons entrepris d'apporter des arguments valables contre les idées de cette éditorialiste L'argument suivant lequel une grève nous prive du service éducatif nous étonne particulièrement par sa futilité, car cette privation ne dure qu'un court laps de temps et débouche, si nos revendications sont acceptées, sur une amélioration des conditions d’étude, c’est-à-dire une accessibilité à l’éducation plus facile pour nous et ceux qui nous suivront.Les grèves déclenchées pour une question de gros sous dans nos poches, comme elle s'amuse à le prétendre, n’existent pas.« Ils refusent de contracter des prêts et réclament l aide sous forme de bourses indexées au coût de la vie, independantès du revenu des parents et même, faut-il comprendre, du revenu éventuel lui-même.», écrivait-elle Nous refusons l’endettement, soit! Nous voulons aussi des bourses indexées au coût de la vie car il est indispensable qu'il en soit ainsi et nous désirons aussi des bourses indépendantes du revenu des parents, mais celles-ci ne devant être indépendantes du revenu tutélaire que si et seulement si l étudiantie) est financièrement délaissé(e) par ses parents pour ce qui a trait à ses intérêts académiques Quant à un régime de revenu minimum à l’étudiant, quelle blague! En aucun cas les revendications de l'ANEQ concernant les prêts et bourses ne stipulent quoi que ce soit à ce sujet.Nous admettrons toutefois que les points 8 et 11 de ces revendications, soit » que le calcul de l’allocation de subsistance chez l’étudiant de niveau collégial soit le même qu'au niveau universitaire », et « que tout étudiant soit admissible aux prêts et bourses tout au cours de ses études peu importe la durée de celles-ci », puissent porter à confusion, mais le nombre d'étudiants ayant droit aux allocations de subsistance est minime et la distribution des bourses restera sûrement contrôlée.¦ «Nos revendications sont très claires» Ensuite, Lise Bissonnette mettait de l'avant la théorie que « .la gratuité scolaire est un des facteurs les moins importants dans la démocratisation de l'enseignement ».Elle s’appuie sur 1 exemple de la gratuite scolaire française qui implique une sélection « impitoyable » (impitoyable, peut-être.mais juste et ouverte à toutes les classes de fa société; il peut cependant arriver que le gouvernement triche.), MiiiaiaB Des filles et des jeux Le merveilleux monde des sports, comme on se plaCt d l'appeler, parfois en grinçant des dents quand il nous prive de notre drott d l information en empiétant sur ie bulletin de nouvelles ou nos émissions favorites, vient encore une fois de faire parler de lui.« Les filles pourront jouer au hockey avec les garçons », nous apprend rien de moins qu'un tribunal.Du coup, cette nouvelle m'a rendue triste, non pas par son contenu qui m'apparaft plus que naturel mais par son esprit qui dénote, d mon sens, une nette régression dans nos moeurs.Je m'explique issue d'une famille nombreuse qui, d elle seule, pouvait constituer des équipes de hockey, de baseball, de tennis ou autres sports collectifs, jamais il ne serait venu d l’idée de nos camarades de jeux d 'exclure les filles des sports que nous pratiquions « ensemble ».Au contraire, nous étions traitées sur le même pied d'égalité, mieux, nous étions essentielles et bien chauvin aurait été celui qui nous aurait jugées inaptes ou trop faibles au lancer, d la défense ou d la garde des buts au hockey ou ailleurs, Nous n ’avions pas besoin de Ligue des droits de l’homme ni de Commission des libertés de la personne, encore moins d'un tribunal, pour nous dé- fendre.Nous nous en chargions nous-mêmes.Malheur d qui aurait transgressé ce que nous appelions pompeusement « un principe fondamental ».Autrement la guerre aurait éclaré dans le quartier! Il est vrai que nous n’avions pas de loisirs organisés « par les autres », Id encore nous nous en chargions nous-mêmes.En somme, c’est d nous que revenait l'initiative d’établir les régies du jeu, garçons et filles, sans distinction.Et nous nous amusions comme des petits fous, d’une manière que les enfants de 1978 ne savent plus, hélas, inventer.Marie LAURIER et celui des Etats-Unis où l'éducation n’est pas gratuite et où, d’après l'auteur, les institutions post-secondaires ne refusent personne, mais où le critère d’admission, d’après nous, est.la richesse, donc n'est accessible qu'à une classe privilégiée.Cette presque gratuité scolaire entraînerait, toujours d’après l’auteur de l'éditorial, un coût trop élevé pour un « trésor québécois qui a d'autre priorité ».Par exemple, celle d’entre-tenn les entreprises privées, dont trop d’entre elles sont gérées par des capitaux étrangers.Lise Bissonnette déplore en plus le fait que l'imagination éteinte des étudiants a empêché la création de coopératives au sein des campus qui nous aideraient financièrement.Eh bien! Elle se trompe.Au cégep de Saint-Laurent où nous étudions il existe un café étudiant et un bureau d’achat de livres ayant appartenu aux anciens du collège.Nous terminerons en disant que, pour qu'un cégep comme celui de Saint-Laurent, où les étudiants nécessitant une bourse sont peu nombreux et où les coopératives existent, vote un débrayage illimité en guise de solidarité avec la lutte de l’ANEQ, il faut que la clientèle de ce collège considère que les revendications étudiantes, qui ne sont que de vieilles promesses gouvernementales, soient d'une importance considérable.Richard COMEAU Josée RIOPEL Outremont ¦ Propos d’actualité L'un des mythes les plus répandus à l'heure actuelle est que nous sommes submergés par une vague réactionnaire.Personnellement, je n'en crois rien.D’ailleurs, je suis toujours un peu sceptique devant de telles mises en garde.Les gens en cause semblent dire; « Je suis pour ma part tout à fait en faveur d’aller de l'avant, mais il est certains individus mal informés qui ne seront pas contents.» La plupart du temps, ils ne font qu’essayer de vous faire peur pour vous empêcher de progresser.Monique BEGIN, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.(Allocution prononcée d Giffard le 9 novembre 1978) ¦ La victoire de Jean Drapeau Dans un commentaire qu’il faisait à la télévision, le soir de l’élection à la mairie, Michel Roy, du DEVOIR, déclarait que le RCM et le GAM n'avaient pas réussi à faire passer leur message auprès de la population.Nous ne sommes pas de cet avis, les raisons de la victoire de M.Drapeau sont plus profondes et plus psychologiques que le simple fait d’un message incompris.Il faut voir dans la victoire sans équivoque de Jean Drapeau le besoin et le désir des citoyens de s’identifier à un homme qui les valorise par les résultats fantastiques de ses réalisations.depuis 20 ans.Le peuple ne s'arrête pas à quelques dollars de dépensés de plus quand il reçoit des services et du prestige.Ce n’est pas les partis qui font les grands hommes ce sont les grands hommes qui font les partis mais la population ne s'identifie pas à un parti, elle s’identifie a un homme qui incarne à ses yeux et dans la réalité l’idéal à suivre.Nous venons d’en avoir la preuve.Quand bien même le GAM (champignon opportuniste de dernière heure) et le RCM (dont une certaine gauche a terni l’image) auraient eu les meilleurs programmes au monde, tant que leurs chefs n’auront pas le charisme d'un « monstre sacre », ils ne seront même pas considérés par la population.La victoire bien méritée d’un Jean Drapeau prouve que le peuple préfère le chef et le grand homme à tous les programmes faits par des « nains » qui ambitionnent de rendre la place du grand omme.Ce n’est donc pas à notre avis une simple question de programme à faire accepter par la population.Les citoyens aiment mieux s'identifier à quelqu'un qui les a grandis par ses oeuvres que de s’identifier à des « futu-ribles » plus ou moins connus.Guy MILOT Montréal, novembre 1978 ¦ L’égalité chromatique pour tous (Lettre d M.Bernard Lalande, Service de la circulation, Ville de Montréal).A la lecture d’un article imprimé noir sur blanc, dans le magazine qui porte le nom de la ville qui vous emploie (Vol.1 n° 26), nous apprenons ue vous dirigez une équipe environ 50 « p’tits hommes verts ».Conduisant des voitures oranges, ils distribuent généreusement des petits billets jaunes qui en appellent des verts et des bleus.Il est éminemment rassurant pour la population de savoir: qu’ils ont complété une onzième année, sont en bonne santé, ont un permis de conduire, sont souples et patients avec les automobilistes, mais surtout, seul élément négatif de votre description, ne sont pas daltoniens.A la rigueur, nous admettons qu’un daltonien ne puisse travailler chez Sico, mais en circulation, il s’y connaît autant qu’un non-daltonien! Les membres du Mouvement pour l’Intégration des Daltoniens (MID), réunis en congrès au Rainbow les 28 et 29 octobre, ont unanimement résolu de condamner l’attitude désintégrante du service de la circulation de la ville de Montréal.Ce type de règlement d’embauche, qui est loin d'être propre à votre seul secteur d'activités, aliène une partie du droit fondamental au travail des daltoniens et crée, à notre avis, une discrimination injuste à partir d’évaluations qui contiennent une bonne part d’arbitraire.Nous du MID, réclamons: — le retrait de toutes les mesures anti-daltoniennes ; — Légalité chromatique pour tous.André PETIT, président Bernard PETIT, secrétaire Dorion, le 10 novembre 1978 ¦ Réflexions sur les fermes à temps partiel (l-ettre adressée d M.Bernard Vachon, LE DEVOIR du 3 octobre 1978) Je crois que vous avez soulevé un point intéressant lorsque vous avez demandé au ministre de l’Agriculture, dans son futur règlement de zonage, de tenir compte des fermes à temps partiel.En tout cas, vu de Montréal, cela doit absolument paraître logique, et même alléchant.Mais ici.Oh! la! la! Vous savez, des fermes à temps partiel.il y en a des dizaines.Je vous en reparlerai.Il faut d'abord replacer la future loi de protection des terres agricoles dans son contexte: il n'y a presque plus de terres classées excellentes au Québec, parce que les villes, les autoroutes et les spéculateurs les ont engouffrées.C'est cela le problème.Je ne voix pas en quoi une telle loi menacerait les cultivateurs à temps partiel.Revenons à ceux-ci.Un cheval, deux chevaux, peut-être trois tomates.Un vrai jardin?Connais pas, trop dur.Les plantes sauvages?Connais pas.Les gens du village?Connais pas.Et puis, tout soudain, c’est la levée de boucliers des urbains: Joseph veut construire une porcherie, et ça pue! On est fatigué d’attendre qu'Henri ait fait traverser la rue à ses vaches.Après dix heures le soir, le bruit du tracteur de Jacques dérange l’écoute de la partie des Expos.Et hop, de nouveaux règlements municipaux sont adoptés pour empêcher tout ça.Parce que la mentalité urbaine est majoritaire sur le plan des votes.Je pourrais vous citer bien d'autres exemples pris çà et là dans les municipalités.Par exemple, saviez-vous que c’est grâce (!) à un conseiller municipal de Montréal (vous avez bien lu) ue vous n’avez plus le droit ’avoir une poule ou un mouton à St-Charles, du côté du Richelieu.Par contre, il y a affluence des: on veut un aqueduc, on veut des égouts, on veut des trottoirs, on veut un aréna, on veut une piscine, etc.Et ils les obtiennent.Et nous payons.Ah! j’oubliais que chaque petit urbain veut sa grande lumière de rue au cas où des voleurs viendraient.de la ville.Un cultivateur disait que la principale pollution n'était pas apportée par les porcheries mais par les gars de la ville, le gentleman-farmer de roulotte ou de chalet.C’est partiellement vrai.Le long des rangs, on construit de façon effrénée.Mais vous voulez agrandir votre ferme, c’est $1,000 de l'arpent.Vous voulez construire une porcherie, allez à 2,500 pi.de la route (soit G mille).Etc.etc.Vous savez, vues d’ici, toutes ces terres en friches qui n’appartiennent pas seulement à des Allemands, mais aussi à des médecins, à des professeurs (en grande partie), etc.ça fait réfléchir.Eux ont les moyens de s’offrir ce luxe, surtout que cela a réduit les impôts, les frais de sorties de cinéma, pendant que arbustes prennent la re-leve, et que les prix montent.Malheureusement, la terre né doit plus être un jouet, un caprice.Il faut protéger ce qui nous reste de terres agricoles.D’accord pour la ferme à temps partiel, mais qu’elle cultive; sinon taxation au millième de ¦pouce carré.D’accord pour la ferme à temps partiel, mais qu elle s’intégre a la communauté.Sinon, qu’elle se plante sur les coteaux ou dans les boisés pauvres.On n’a pas besoin de 10 arpents-planches le long d’un rang pour faire cent pieds carrés de jardin ou de pot.Le vrai problème, le seul, c’est que la terre doit être remise a ceux qui la cultivent, c'est leur outil de travail.Les carreaux de sable aux enfants, les côtes et roches aux urbains et la terre aux cultivateurs.Pierre CARRIER membre du Conseil régional pour la protection des terres agricoles St-JUDE, le 5 octobre 1978 - Les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Toutefois, l’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR ne peut s’engager d publier toutes les lettres et, en raison des contraintes d’espace, se réserve le droit de les abréger.Les correspondants sont invités d dactylographier leurs textes d double interligne.s___________________________> Le Devoir, vendredi 24 novembre 1978 ¦ 5 11 faut dénoncer les bombardements des civils et le sectarisme de la droite libanaise WiWj DES IDEES DESHOMMES Nadime Lachine D'origine égyptiepne, établi au Canada depuis 1973, fauteur est ingénieur chimiste.Il collabore au MERIP (Middle East Research & Information Project), mensuel spécialisé publié à Washington.M.Joseph Berberry, représentant d'Action Liban, déplore dans LE DEVOIR, dans un amalgame douteux, la mort de Camus, la sénilité de Sartre et le silence du « monde libre » face au « génocide » perpétré au Liban par la Force arabe de dissuasion.La mort de Camus et la prétendue sénilité de Sartre ne justifient en rien l’hypocrisie des propos de M.Berberry.Oui, les bombardements de quartiers résidentiels, la destruction des logements, la mort des civils doivent être condamnés vigoureusement, mais pourquoi l’humanisme prétentieux de la droite libanaise s’exerce-t-il sélectivement?Aurait-elle déjà oublié les atrocités commises par les bandes de Gemayel et de Chamoun, sous la protection de leur ancien allié syrien, contre des milliers de gens sans défense à Tall-el-Zaatar et ailleurs?Aurait-elle oublié l’histoire de ces malheureux à qui on faisait crier « Vive Assad, Vive Gemayel, Vive Chamoun » tout en les alignant contre les murs de Beyrouth pour les exécuter sommairement’ La démagogie de M.Berberry est évidente.Comme tous propos démagogiques, les siens sont falsificateurs et ne peuvent tromper le peuple québécois qui sait à quoi s’en tenir sur ceux qui entonnent à tout propos l’hymne du « monde libre » et de la « civilisation chrétienne occidentale ».Pour M.Berberry et compagnie, il y a massacres et massacres II y a ceux qu’il ne faut pas mentionner, notamment ceux qui se passent « en famille » et qui découlent des rivalités entre les différents clans qui se targuent de défendre la chrétienté, tel l’assassinat sauvage du fils de l’ex-président Frangié.Mais il y a ceux qu’il faut exploiter de manière spectaculaire comme tente de le faire la « petite croisade » en cours à Montréal.Deux forces s’affrontent actuellement au Liban.Le but du gouvernement syrien n’est pas d’écraser les forces de droite ni celles de gauche, mais plutôt de les maintenir à égalité dans la bataille pour mieux exercer son hégémonie.Les leaders de la droite libanaise, qui se sont donné pour mission de défendre un système confessionnel décadent et anachronique établi pour répondre aux intérêts coloniaux ottomans et français, et dans lequel une minorité riche et parasitaire côtoyait une majorité misérable, se sont sentis menacés par la croissance de la gauche et des forces cherchant à démocratiser et à laïciser le système.Ils ont donc précipité la crise de 1975 dans le but de préserver le statu quo, mais sous le prétexte de défendre la souveraineté libanaise contre « l’occupation palestinienne » afin de donner un caractère artificiellement na- tionaliste à une lutte qui est essentiellement sociale: les regimes qui se ré-1 clament de la droite cherchent toujours un ennemi extérieur.Pour la droite maronite, cet ennemi c’étaient les Palestiniens, ce qui a valu à ces derniers d’étre depuis 1968 les victimes d'attaques répétées et injustifiées.La situation a fait aussi ressortir la concordance d’intérêts entre la droite maronite et l'Etat d’Israël, qui professent tous deux une idéologie ségregationiste basée sur des mythes de supériorité ethno-religieuse.Ils ont donc pour volonté commune de s'opposer à toute tentative d'instauration de régimes démocratiques, laïcs et multi-ethniques viables au Moyen-Orient.L'argument répété à satiété par la propagande maronite selon lequel le Liban était la seule démocratie du Moyen-Orient — de fait aucun régime au Moyen-Orient mérite le titre démocratique — s’il est peut-être vrai sur le plan strictement juridique, ne l’est certainement pas dans la réalité.Le Pacte National libanais élaboré par la France, et auquel ont souscrit dans les années quarante l’ensemble des seigneurs féodaux du pays, consistait à conserver à la vie politique son caractère confessionnel.C était un mécanisme qui permettait à un petit nombre de familles tant chrétiennes que musulmanes de dominer les institutions olitiques libanaises.Les Gemayel, Solh.lam, Assiran, Chehab.Helou, Jumblat, Frangié s’échangeaient au fil des années les postes ministériels et les sièges du parlement.Le seul élément de démocratie qui distinguait le Liban des autres pays du monde arabe était l’existence d une presse libre, qui découlait elle-même de l'existence de plusieurs partis politiques.Au demeurant, le dialogue « civilisé » entre partis et journaux débouchait souvent sur des fusillades et des assassinats de journalistes, signes sans équivoque de la fragilité de la « démocratie »!.La position actuelle de la droite maronite est la suivante: se rendant compte que le retour au statu quo n'était plus possible et ne servirait plus ses intérêts, elle a opté pour une politique de division, qui s'oppose donc aux intérêts du régime syrien favorable au rétablissement de 1 ancienne légalité autour du président Sarkis.Les canons syriens ont fait volte-face, car la droite maronite, renforcée et encouragée par son alliance avec Israël, bloque toute tentative de retour à l’ancienne légalité en s’opposant à la formation d'un gouvernement et à la présence des troupes de l’ONU au Sud, et en résistant à la formation et au déploiement d’une armée nationale neutre.Les observateurs notent à ce propos que les récents combats découlent non seulement du refus de la droite d’aider à la consolidation de l'Etat libanais, mais encore des provocations contre l'armée syrienne.(Voir notamment les déclarations du vice-président Walter Mondale, LE DEVOIR, 10 oct.78).Ces provocations sont destinées à faire réagir les Syriens, qui en réponse font effectivement couler du sang chrétien innocent dont les leaders maronites de la droite se serviront par la suite pour se présenter au monde comme les défenseurs de la chrétienté.Dans tout cela, l'Etat d'Israël appuie concrètement les milices de la droite maronite.Il se présente comme le sauveur de la dernière heure de la chrétienté, alors qu’en fait il se sert des milices ma- L’autodétermination n’implique pas la souveraineté politique par Jean-Yves Chouinard A l'emploi d’une commission scolaire de la région de Québec, fauteur a fondé et préside le Comité du droit à l’autodétermination des Québécois.Il défend ici le projet de loi (194) sur l'autodétermination, présenté par M.Fabien Roy, et dont il est l’inspirateur.En tant que Québécois, c'est avec stupéfaction que nous avons appris que le parti libéral a l'intention de s'opposer au projet de loi 194.Comment peut-on expliquer un tel retournement de raison sur le fond du principe du droit à l'autodétermination?Peut-on autrement interpréter sa volte-face, quand on sait que le 22 juin 1978, le projet de loi 194, intitulé: « Loi reconnaissant le droit à la libre disposition du peuple québécois », fut adopté en premiere lecture par l'Assemblée nationale et tous les députés libéraux ont voté en faveur.En toute logique, ils ne peuvent être contre le principe du projet de loi, ils peuvent, tout au plus, s’opposer à la rédaction de certains articles.Le projet de loi étant déposé à l'Assemblée nationale, il appartient à celle-ci de l'étudier article par article.Pour effectuer ce détournement de raison contre le projet de loi reconnaissant le droit à l'autodétermination des Québécois, M.Ryan tient des propos qui ne sont pas clairs' Il prétexte que: « c’est pas parce qu’on est d'accord avec un principe qu’il faut en accepter toutes les formulations ».(1) Comment peut-il logiquement être pour un principe et, en même temps, refuser les conséquences de fait qui découleraient de l'application et non de la formulation.On dira que la formulation influence l’application.Ceci n’est vrai que dans une très faible mesure, car I application, dans le cas du projet de loi 194, dépend du choix politique et constitutionnel que fera le peuple.Pour être clair, M.Ryan doit nous dire ce qui lui déplaît: s'agit-il des formulations du principe ou de celles du droit qui en découle.II doit nous dire s'il veut s en tenir à une formulation vague du principe ou à une formulation limitée du droit.Toujours en ce qui concerne la formulation, M.Ryan reproche au projet de loi 194, d’être rédigé comme si le Québec était ,e;.outils de 1.réalisation de ce rêve dont le prix est payé en sang « chrétien » et autre.En ce qui concerne la présence de l'armée syrienne, l'isolement dans lequel s'est trouvée la Syrie du fait d'une part des négociations égypto-israéliennes entamées à Camp David, et d’autre part de l’alliance de la droite maronite avec l’Etat d'Israël, ne justifie ni n'excuse les bombardements de quartiers entiers et la destruction de milliers de logis à Ashra-fieh et à Hadath De plus, ces bombardements sans discernement donnent à la droite maronite un prétexte pour identifier sa propre cause étroite et réactionnaire à celle de l’ensemble des chrétiens libanais et lui confèrent une crédibilité dont elle se serait autrement trouvée pii vée.Les faits mentionnés tout au long de cet article sont essentiels pour la comprehension de la crise libanaise.Plutôt que dans l'existence hypothétique de forces du mal quasi métaphysiques qui seraient déterminées à détruire le Liban chrétien en quelque sorte pour le plaisir, c’est dans des faits de cet ordre qu'il faut chercher les causes de la crise libanaise! Quant à M Berberry, qui se demande pourquoi Topinion mondiale qui a tant rotesté contre la guerre d'Algérie et du ïetnam, garde le silence face a la guerre au Liban, il devrait se rendre compte que le monde entier proteste bien contre les bombardements des civils, mais que le monde entier sait bien aussi que la cause de la droite maronite est précisément cela: une cause de droite, une cause quasi fasciste, complètement antithétique aux luttes des peuples Algérien et Indochi nois Par consequent, l’opinion qui a appuyé ces luttes, loin d'épouser la cause que M.Berberry représente, la combattra.Le livre qu’on attendait! Duplessis 1*0! :: :'b :: .vlb éditeur DUPLESSIS «X La série Duplessis a été l'événement de l'année à la télévision de Radio-Canada.Voici enfin le texte intégral de cette dramatique de Denys Arcand que deux millions de Québécois ont suivie avec passion.Illustré par une soixantaine de photographies de la production télévisée, et suivi d'un important index biographique des noms cités, Duplessis est un document fondamental qui se lit comme un grand roman.500 pages - $12.95 BON DE COMMANDE Faites-moi parvenir ?exemplaire (s) de Duplessis.Voici mon chèque ?mon mandat postal ?au montant de $.NOM: .ADRESSE: .VILLE:.CODE POSTAL .Envo, a ,'f.B f c 3i)4G eho\ neige PLUIE Prévisions Environnement Conodo ^ Quand on fête en Nouvelle-France, on préfère des vins qui ont gardé la mémoire des temps anciens.L’étiquette Colomb-Maréchal, c’est votre garantie d’un vin sélectionné, vieilli et élevé jalousement dans les meilleures caves selon la plus pure tradition des grands vignobles de France.Bourgogne Blanc Cuvée Gabriel Boussion Un bouquet subtil pour Un excellent Beaujolais ili accompagner vos plus vieilles recettes pour le poisson et la viande blanche.No.448-C au goût fruité qui a su conserver l'accent de son terroir.No.435-B Représenté par Gabriel Boussion Inc.Bourgogne Rouge Côtes-du-Rhône Digne représentant Un vin fin pour les des grands bourgognes friands de grillades et rouges de la Côte d Or.de rôtis, gentilshommes No.428-G d'hier et d’aujourd'hui! No.670-C VIA a tous les éléments en maiii! > Edmonton ¦ Æ.Saskatoon Montréal Ottawa Sudbury ^oooooqj Winnipeg Vancouver Toronto Les deux grands trains du Canada roulent maintenant ensemble.Depuis |q 29 octobre, les deux grands trains du Canada, le Super Continental et le Canadien, roulent maintenant ensemble sous la bannière VIA.C'est une autre marque que l'unification du transport voyageurs va pour le mieux.Chaque jour, deux trains transcontinentaux circulent dans les deux sens.LE SUPER CONTINENTAL l e Super Continental de VIA assure la liaison, sur la voie nord, entre Montréal.Ottawa, Winnipeg et Vancouver, en passant par Saskatoon.Edmonton et Jasper.LE CANADIEN Le Canadien de VIA.de son côté, assure la liaison entre Toronto.Winnipeg et Vancouver, en passant par Régina, Calgary.Banff et Lac-Louise, sur la voie sud.Pour le même prix, prenez l'un ou l'autre.ou Lun à l'aller et l'autre au retour.TRACEZ VOTRE ROUTE Que vous partiez de Montréal.d'Ottawa ou de Toronto, a destination de Vancouver, vous bénéficiez d'une liaison directe en voiture-lits, empruntant la voie nord ou sud a l'ouest de Winnipeg.sans bouger de votre place.Il en est de même si vous partez de Vancouver à destination d'une de ces trois villes.La rencontre du Super Continental et du Canadien a Winnipeg permet aux voyageurs en voitures coach et supercontort de changer de train ainsi que le transfert d une voiture-lits d'un train à l'autre.Et le nouvel horaire des services intégrés permet de réduire d'une nuit la durée du voyage en Super Continental.Le Super Continental et le Canadien offrent maintenant les mêmes normes de service et de matériel, y compris les voitures superconfort.Et vous pouvez profiter des tarifs Écono-choix pour toutes les destinations et toutes les combinaisons de trajets.Vous voyez, VIA a tous les éléments en main pour adapter mieux que jamais son service transcontinental à vos planifications-voyage.Alors, prenez donc le train .pour mieux profiter de la vie.Pour plus de renseignements, adressez-vous à un agent de voyages ou au bureau des ventes VIA.Les deux grands trains du Canada, l’invitation au voyage.II///I VIA Rail Canada / Le Devoir, vendredi 24 novembre 1978 8 Pour mériter la cote AAA Outremont devra s’attaquer au stationnement par Rodolphe Morissette Le conseil municipal d'Outremont a fort bonne image auprès de la population, suivant un sondage CROP pratiqué l’été dernier.Mais il devra s'attaquer de toute urgence au problème du stationnement aes voitures dans le nord de la municipalité.Au début de l'année, le conseil de ville décidait de sonder les besoins et sentiments de la population au sujet des questions municipales.La firme de relationnistes qui s’occupe de la Cité d'Outremont et d'en publier le bulletin mensuel recevait depuis un certain temps des plaintes et des critiques.On a décidé d’en avoir le coeur net.Le sondage CROP a coûté environ $6,000 ou $7,000 nous dit-on.Les interviews téléphoniques ont été faites entre le 6 et le 13 juin dernier Dans l'ensemble, la satisfaction à l’égard de l'administration municipale: 78% des personnes interrogées la trouvent très ou assez compétente; 67% des citoyens s estiment très ou assez bien informés par l’administration municipale.Enfin, on parait fort satisfait de la plupart des services: enlèvement des ordures (92%), nombre de parcs et d’espaces verts (90%), enlèvement de la neige (86%), éclairage des rues (83%), facilités de loisirs (69%), le travail de la Patrouille (policière) d'Outremont (67%).Notons que le taux de satisfaction à tous ces chapitres est chaque fois légèrement inférieur dans le quartier sud de la ville.Le taux d’insatisfaction s’accroît cependant quand il est question de taxe municipa- le: 39% des citoyens s’estiment surtaxés.Mais c’est le problème du stationnement qui préoccupe le plus les citoyens, notamment ceux du nord de la ville.Le contraste avec les chiffres élogieux qui précèdent est ici remarquable: 53% des résidants contestent le règlement municipal qui interdit le stationne-men sur rue au-delà de quatre heures consecutives.Le règlement s'applique à l’année longue et pour toutes les rues.Le stationnement est du reste mentionné comme « le problème no 1 » d’Outremont Un colloque sur le salaire de l’écrivain par Jean Royer « On me croit mort depuis cinquante ans.On me prend pour un esprit.On ne pense pas que je dois payer mon huile à chauffage et faire mon marché.Je suis écrivain mais je ne suis jamais payé.» Ce cri d'un auteur dramatique était lancé mercredi soir au beau milieu d’un colloque sur le salaire de l'écrivain.Et le colloque se tenait au milieu de la place, au Salon du Livre de Montréal, Place Bonaventure.En fait, cet écrivain de théâtre avait vu une de ses pièces jouée dans une école et son texte photocopié à 250 exemplaires: c’était gratuit pour tout le monde, même pour l'auteur! Ce problème de la photocopie a d'ailleurs été souvent rappelé à ce colloque organisé par l'Union des écrivains québécois au Salon du Livre.Animé par Wilfrid Lemoyne, le débat réunissait — ou opposait — trois écrivains à autant d'éditeurs: Michèle La-londe, Gary Klang et Raymond Plante contre Jacques Fortin (Québec-Amérique), Jacques Fillon (Quinze) et René Bonenfant (Noiroît).Durant deux bonnes heures, on a ressassé tous les gros problèmes du livre québécois.Avec éloquence ou impatience.Les rapports entre auteurs et éditeurs, les systèmes de subventions, le commerce de la distribution, les difficultés des libraires, le partage du gâteau dont il ne reste qu’une pointe de dix pour cent à l’auteur (que l’éditeur oublie d'ailleurs trop souvent de lui servir).Voilà autant de thèmes connus dont le grand public était de nouveau saisi au Salon du Livre.Quelques interventions mériteraient d’étre reprises.Celle de Michèle La-londe, qui réclame pour l'écrivain autre chose que le mépris de certains éditeurs.Celle de Jacques Fortin, qui demande aux éditeurs de ne plus se comporter en « assistés sociaux » et de préférer la qualité du produit à la quantité de subventions qui entretiennent trop de paresse.Ce colloque sur le salaire de l’écrivain n'a pas manqué d’intéressé un bon public.Mais 1 on pouvait se demander s'il n’aurait pas été intéressant que le débat se tasse à un autre niveau, plus concret, plus engagé.Pourquoi pas un colloque où s’affronteraient pour de vrai le président de l'Association des éditeurs et le président de l’Union des écrivains?En attendant, le Salon du Livre se poursuit jusqu'à dimanche soir, Place Bonaventure.Des centaines d'éditeurs et d'autres accueillent le public montréalais de plus en plus nombreux.Certains événements du Salon sont assez spectaculaires.Hier, Fides a lancé pas moins de vingt-neuf nouveaux livres.Aujourd’hui, c'est Québec-Amérique qui lance officiellement le livre du Premier ministre René Lévesque La Passion du Québec, ainsi que celui de notre confrère Pierre O’Neill du DEVOIR, Les mandarins du pouvoir.Ces auteurs seront présents au Salon du Livre.Rappelons que cette fête culturelle se poursuit tous les jours de 10 heures à 22 heures, Place Bonaventure.Le RAI F revient à la charge .et réclame un réseau de garderies Dénonçant la position du Conseil du statut de la femme face aux garderies et celle du Comité interministériel sur les services d’accueil à la petite enfance, le Réseau d'action et d’information pour les femmes (RAIF) s’élève contre le plan Lazure-Marois et réclame, une fois de plus, un réseau de garderies universel, autonome, viable, payant son personnel décemment, ayant une véritable philosophie de service et d'éducation au lieu de se percevoir comme un bras de l aide sociale Dans un communiqué, le RAIF dit ne pas comprendre que le gouvernement du Québec s'obstine à vouloir privilé- gier les subventions aux parents plutôt qu'aux garderies maigre toutes les pressions, tous les mémoires, toutes les prises de positions de personnes impliqués dans le dossier des garderies demandant des modalités qui ne rendent pas l’existence de ces dernières constamment aléatoires.Dans un rapport commandé par le Conseil des ministres, le Comité interministériel sur les services d'accueil à la petite enfance recommande d'abolir les déductions d’impôt pour frais de garde et de les remplacer par un programme d'allocation de garde qui viendrait s'ajouter aux allocations familiales.Le CSF va plus loin encore en suggérant dans son rapport sur la politique d’ensemble de la condition féminine que soit abolie toute forme de déductions fiscales pour la famille et de les transformer en allocation dite de « disponibilité », allocation qui servirait à payer les services de garde.Manifestant son opposition à ces deux recommandations, le RAIF déclare également son désaccord face au nouveau plan Lazure-Marois qui, à ses yeux, « voudrait se servir des subventions aux garderies et aux parents comme d une sorte d’aide sociale afin de réduire le nombre d 'assistées ».Dans un télégramme adressé ces jours derniers aux deux ministres concernés, le RAIF écrit que « le gouvernement se comporte de plus en mauvais gestionnaire puisqu'il pourrait fort bien réduire la somme des prestations de bien-être social par une méthode beaucoup plus efficace.rentable et juste en instituant enfin un service de perception des pensions alimentaires indexées au coût de la vie.Le rapport du comité interministériel permettant la rédaction d'un tel projet de loi réclamé depuis des années par tous les gens responsables dort depuis des mois sur le bureau du Conseil des ministres, bien que jugé prioritaire.» Salon du livre decTHontréal vive la lulimanie ! ^pJ'' % je.• •'•y-’S?nture " ^ 1978 dTK\ OUVERT AU PUBLIC 22 novembre 1 23 novembre ( 24 novembre de à 22h.25 novembre I 26 novembre de lOh à 18h.par la plupart des personnes interrogées.C’est dans le quartier nord que la situation est la plus aiguë: la densité de la population y est élevée par rapport a la superficie du quartier, les pâtés de maisons sont très rapprochés et les garages sont rares.D’autre part, de plus en plus de gens du quartier possèdent une.sinon deux voitures: il s’y trouve de plus en plus de jeunes couples dont les deux conjoints travaillent.La ville a procédé à des démolitions pour créer quelques mini-parcs de stationnement ici et là.Mais voilà qui paraît insuffisant.Le conseil municipal a réglementé le stationnement afin, dit-il, d'économiser sur les frais de l’enlèvement de la neige, l’hiver et du nettoyage des rues pendant les autres saisons, de même que pour minimiser les inconvénients en cas de sinistres.Les citoyens ne l’entendent cependant pas ainsi, qui se demandent s’il n’y aurait pas des moyens plus souples et plus diversifiés (selon les rues) de résoudre la difficulté que de maintenir un règlement rigide et universel en matière de stationnement.On n’écarte pas la possibilité, dans les milieux proches de l'administration municipale, de consultations systématiques auprès des citoyens résidant sur les rues visées.Rappelons qu’il y aura élec- tion municipale à Outremont dans moins de 12 mois et qu'un groupe d’opposition y est actuellement en formation, qui scrute toutes les données de la loi 44 sur les partis politiques municipaux.Secteurs public et privé OTTAWA (PC) — Deux syndicats de fonctionnaires ont condamné, mercredi, le projet de loi qui lie les salaires de la fonction publique à ceux du secteur privé.Selon l'Alliance de la fonction publique et l'Institut professionnel du service public, cette mesure perpétue les contrôles du gouvernement sur les salaires de ses propres employés, en leur niant le droit a la négociation.M.Bill Doherty, vice-président de l’AFP, a affirmé que cette loi fera une farce des pourparlers en vue de la signature d’une convention collective de travail.M.Chesley Lockart, président de 1TPSP, a soutenu que le projet constituait une dangereuse version d’une législation déposée aux Communes lors de la dernière session et combattue par presque tous les syndicats.Pour M.Lockart, « il est temps que le gouvernement reconnaisse la valeur et la dignité des employés fédéraux et commence à les traiter avec le respect qu’ils méritent ».S.I.A.F.ANTIQUITÉS importation d’antiquité* françaises Meubles rustiques anciens importés de France meubles, bibelots, bronzes, cuivres, table de ferme, tableau, etc.354 rue de l’Inspecteur entre Peel et Université Montréal, 866-0572 ouvert toutes les semaines Jeu.ven.de10hà21h Sam.de10hà17h RESTAURANT SIDI BOU *4 P Spécialités : : Tunisiennes î è : 5496 : * ORDRE DES COMPTABLES AGRÉÉS DU QUÉBEC Corporation professionnelle d’exercice exclusif régie par le Code des professions 680, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3A 2S3 Téléphone: (514) 288-3256 ARTHUR ANDERSEN & CIE Comptables Agréés, 800 Boul.Dorchester ouest, Montréal.H3B 1X9 Bureaux à Montréal.Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary.Vancouver, Société affiliée - Gagné, Vaillancourt 8.Associés.AUOET.GOSSELIN.LAPOINTE.MOREAU & ASSOCIES Comptables Agrées Roma.n Audet l S C C A Micriol H .,|in M s C ; A Rpb»rt Moreau M S C C A Carol Lapomte C A 50 ouest.Boul.Cremazte.Suite 700 Montreal H2P 2T4 382-3080 BERNIER & BISSON Comptables Agrees Georges Bernier C A Marcel Bisson C A 60.St-Jacques, Suite 601 Montreal — 845-0209 BOUCHARD VIAU DUHAMEL S CIE Comptables Agrées Guy Bouchard c a Paul Viau c a Paul Duhamel c a 59 rue St-Jacques.Mtl.284-1117 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés AMoriét-rétidents Monfréal - Québec C C Bismuth C A T R Burpee.C A H M Caron, C A M G Chamberland C A MM Domanski.CA tR Gagné C A Gingras.C A RE Lavoie,CA MA Mackenzie C,A J D Morrison C A J.J Peacock C A W J Smith, CA C W Bissegger C A M Camtrand.C A L.J Carrière C.A J P Delisle.C A G Fréchette,CA R Germain.C,A J P Gravehne.C A G Limoges.C.A R J Messier, C A R K Palmer C A R Pearl, C A G S Wells CA Bureaux A; St-Jean (T N >, Halifax Saint-Jean (N -B ), Québec Montréal Ottawa Scarborough.Toronto, Mississauga, Hamilton Kitchener, Lon don Windsor Thunder Bay Winnipeg Regina, Calgary Edmonton.Vancouver Victoria CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agrees MONTREAL-LAVAL 1320.Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COGAN.LANDORI & DUBE Comptables Agrées 3 l.indori-Hollmann C A .nlfiyM Hopmeyer.c.A -win Tobonttem.C A „uHd F WilkowsM C A 3901 Jean-Talon ouest suite 214 Monlréal, Québec H3R 2G4 Tél.: (514) 731-7851 295 Montreal Road Vanier Cily Ottawa (Ontario) Kll 6B8 TOI.(631) 741-8265 COURTOIS.FREOETTE CHARETTE S CIE Comptables Agrees -uhee Ve»iT.( â leur Pm 1 Bert ( A »V*'fnfll,ro,|h r A 1.Plac# Vill* Marie Suite 2220 (514) 866-9911 Montreal H3B 3M4 DELOITTE.HASKINS S SELLS Comptables Agréés 1, Place Ville-Marie 861-8512 Montreal, Québec H3B 2W3 Bureau» au ( anada **t c.iL nets associes a travers le monde MAHEU.NOISEUX â ASSOCIES Comptables agréés 2, Complexe Desjardins, Bureau 2600,C .0.153 Monlréal H5B 1E8, Tel.: 281-1555 Société nalton.tie Collins Barrow avec bureaux à Vancouver.Calgary, Edmonton, Winnipeg.Toronto et Halifax.Affiliation internationale "FOX, JOSOLYNE, FIDES” DUNWOODY & COMPAGNIE Comptables Agréés 1440.rue Ste-Catherine ouest Suite 810 — 861-9081 Montreal.Québec H3G 1R8 Bureau* dans’ les principales villes du Canada et cabinets associes â havers le monde MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY.ERNST & ERNST Comptables Agréés Sept-llés.Montreal, Ottawa Toronto.Hamilton.Kitchener.London Winnipeg Calgary.Edmonton, Abbotsford.Langley.Vancouver Victoria et dans les principales villes WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Monlréal Toronto Hamilton Bromplon St-Cathannes PortCoibome Listowet Winnipeg Calgary Edmonton Vancouver el autres grandes villes a havers le monde 1155 0.boul.Dorchester Monlréal.Due - H3B 3T9 (514)871-8630 1200.avenue McGill College Suite 1100 Montréal, Québec.H3B 4G7 871-8901 MALLETTE.BENOIT.BOULANGER.RONDEAU & ASSOCIES FINE.BLAH & CIE Comptables Agréés Montréal - Toronto C 8LATT cA E FINE CA J OOLNIK, C A S TARAN, C A 1310 Ave Greene, suite 500 Montréal.Québec H3Z 2B2 (514) 932-1152 Comptables Agréés 1 Complexe Desjardins Montréal Téléphone 281-1850 Bureau* Quebec St-Jéréme Mr.ntmagny Slrf Agathe des Monts Firme nationale: Ward, Mallette *Co.AtMiabon mtemahonaie Binder, Seidman A C o.GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS & ASSOCIÉS Comptables Agrées Roger Gauvm C A Bernard DumaiS C A Roger Fotget C A Claude Boyer C A Gilles Villeneuve C A Jean Real Charette CA Michel Duquette C A MERCURE.BÉLIVEAU & CIE Comptables Agréés 1420.Tour de la Bourse Place Victoria, Montréal, H4Z 1G1 (514) 879-1094 561 est.boul.Crémazte Montreal H2M 1L8 - 384-1430 MESSIER.BOURGEOIS &QE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier L S C C A Jacques Bourgeois L S C C A Robert Monde B A C A Guy Ou>met C A Jacques Desmarais L S C C A Andre Monlgr,un L SC C A YvonMarsolais C A Gilles Biondm C A Réal Mainvillo C A HAREL.OROUIN & ASSOCIES Comptable* agréés 276 ouMt, St-Jacquee suit* 600 Montréal H2Y 1N3 845-9253 Bureaux A: Montréal Repentigny Iles delà Madeleine LALIBERTÉ.LANCTÔT.MORIN & ASSOCIÉS 50.Place Cremazie suite 921 Montreal H2P 2T6 - 384-1020 Affilié é COOPERS & LYBRAND 630.boul.Dorchester ouest Montréal H3B 1W6 (514) 871-9792 NORMANDIN.SÉGUIN & ASSOCIÉS Comptables agrées PIERCE GOULD & CIE Comptables Agréés 914.Édifice Sun Lite Montréal H3B 2V6 514-866-4375 Montreal.Quebec H2Y 1T4 Téléphons (514)844-4442 Bureau* • Montréal Ottawa Hawkesbury Mull Gahneau Grand Mere S’-aw mgan Ville Samt-George* LacEtchemm Baie-Comeau Bureaux affilie* GRIGNON.CAMPBELL & ASSOCIÉS CaxiplMll.Shirp Comptables Agréés lacMeganhc Chcouttmi Ville de'a Baie Robervai Saint Félicien LaMaibme Siege social 1010 Sherbrooke ouest, Suit* 2010 Montrésl.Québec - H3A 2R7 Montreal Ottawa Toronto Ontlia Winnipeg Edmonton Calgary Grande Prairie Peace River Kelowna Langley Vancouver ( New Westminster Pannell Kerr Forster A Company PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx, 0 Orsonnens & Cie Comptables Agrees KENDALL.TRUOEL é CIE Comptables Agréés 666 ouest, me Sherbrooke Suits too Mont Royal.H3P 3C8 Télj 735-4847 Suite 1400 288-0988 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptable Agréé* 1200 McONI College Montréal, Oué.H38 2Q4 - 879-9050 Montréit.Québec.Halifax, Ottawa.Toronto.Mississauga Hamilton.Kitch«ner, London.Windsor.Thundar Bay Winmpag.Saskatoon.Calgary Edmonton.Vancouver Victoria LAVALLEE.BÉDARO & CIE Comptables Agréés Pierre Bedard c a Michel ChamoouK.c a 19 ouast, La Royar — Suita 300 Montréal H2V 1W4 844-1153 ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agrees 7000, Avenue du Parc.Suite 301 Montreal H3N 1X1 - 274-2797 RAYMOND.CHABOT MARTIN.PARE & ASSOCIÉS Comptables Agréés 17éme etage La Tour de la Bourse Place Victoria Montreal H4Z 1G9, Quebec (514) 878-2691 350 est, boul.Charest Québec G1K 3H5.Québec (418) 647-3151 SAMSON.BÉLAIR & ASSOCIÉS Comptables agréés Montreal.Quebec.Rimouski Sherbrooke Trois-Rivieres Oitawa Sept-iles, Coaticook Matane Suite 3100, Tour de la Bourse Montréal, Qué.H4Z 1H8 (514)861-5741 THORNE.RIDDELL &QE Comptables Agrees BUREAUX Tern* Neuve NouvC’in* Ecossr Nouveau Brunswick Quebec Ontario Manitooa Saskatchewan Alberta, Colombie-Britannique Region des Caraïbes Representation dânsie monde entier 2500-630.Boul.Dorchester O.866-7351 TOUCHE.ROSS & CIL Comptables Agréés Sydney Haiila» Samt-Jean Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamtihv' Kdchener London Windsor Wmmprq Regma Saskatoon North Ballielot Calgary Edmonton New Westminster Burhaby Vancouver Victoria Bermuda Nassau et Freeport Bahamas Grand Cayman Etats-Unis Grande Bretagne et autres pays du monde 1.Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU & ASSOCIÉS Comptables Agrees Charles A Gauvreau C A Fernand Rheaull C A VvesCharbonneau C A 210 ouest, boul Cr emazie 388-9251 VIAU.ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés LuctenO Viau C A Armand H Viau C A J Serge Gervais C A Wa^j.h Bomos C A Jacques R Chadiiion C A JacquesJovai C A LOms Baril C A rand A Chah c A 4926.ave Verdun, Verdun H4G 1N3 S5A.Blainville Esl.Sle-Therese J7E 1L4 769-3871 - 435-4691 ZITTRER, SIBLIN.STEIN LEVINE & CIE Comptable* Agréé* MONTRÉAL-TORONTO JMkEZimrC» Herbertt Slblln CA Samuel S Stem, CA Bons G levue C A Marvin B GoWsmrlh CA DavibA Slern C A Atom j Echtnberg.c A steven A Vanne C A MoMn S Soactor C A MwmH Tartar CA BAny» Tuaemiuum CA GArau A Sien C A JaBrey L Payne C A Norman Daltctvnan C BrmmD Lama CA Akmil FogMaum ( LiaeancaM Chevliaf CA AlanM Uverman c a Jac* Altmev C A BonmH ZllHM.C A 4115 Sherbrooke outil Weitmounl, Ou* 933-1112 ' Le Devoir, vendredi 24 novembre 1978 ¦ 9 Le recomptage confirme la majorité du nouveau maire de St-Léonard par Rodolphe Morissette Le recomptage judiciaire qui s’est terminé hier et qui était consécutif à l’élection municipale du 12 novembre, a confirmé la majorité du nouveau maire.Me Michel Bissonnet.Les conseillers élus restent aussi les mêmes dans les trois districts pour lesquels les votes ont été recomptés.Me Bissonnet, chef de l'Equipe du renouveau, avait présumément obtenu sur son plus proche nval-à la mairie, M.André Chrétien du Parti d'alliance municipale (PAM), une majorité de 178 voix.Au terme du recomptage judiciaire auquel il a été procédé depuis deux jours devant le juge Jean-Paul Noël de la Cour provinciale, le maire élu augmentait sa majorité de 26 voix.Recomptage également dans les districts 5,6 et 7.Dans le 5, le colistier de Me Bissonnet, M.Raymond Renaud, a perdu deux des 34 voix de majorité sur son plus proche adversaire, M.Jos Alessi du Parti civique, tan- dis que les deux autres candidats de ce district ont gagné ou perdu quelques voix seulement.Dans le district 6, où le candidat du PAM, M.Eduardo Di Bennardo, avait été déclaré élu avec une majorité de 92 voix sur M.Francesco Orlando du Parti civique, sa majorité reste identique, même si l’un et l’autre candidat gagnent chacun quelques voue.Dans le district 7, enfin, le candidat du PAM, M.Louis Turmel, est toujours l’élu, il n’obtient pas une voix déplus (704), mais celui qui le talonnait de plus près, M.Rémi Boyer, de l'Equipe du renouveau, passe de 681 à 687 voix.Ainsi le nouveau conseil de Saint-Léonard est dirigé par un maire issu de l’Equipe du renouveau.Ce dernier n’a que quatre de ses coéquipiers de l'Equipe au Conseil (sur 12 conseillers), tandis que le PAM y forme la majorité absolue avec sept conseillers.Le Parti civique n’y a fait élire que son chef, M.Joseph Andreoni.Aucun indépendant n'a été élu cette année à Saint-Léonard.Au terme d’une tournée nord-américaine Le MNL réitère son appui au mandat de la Force de dissuasion Centraide regrette la décision “destructive” du Club de Rosemont par Marie Laurier Le président de Centraide, M.André Mailhot, s’est dit « surpris » de la fermeture du Club des garçons et filles de Rosemont, d’autant plus qu'il n’en a pas été prévenu officiellement.Centraide est le principal bayeur de fonds de ce centre de loisirs pour jeunes de 7 à 17 ans dans le quartier Rosemont.A la lumière des déclarations faites par M.Ed Grave-ley président du club et dont LE UEVOIR faisait écho dans son édition d’hier (page 11), M.Mailhot a tenu a faire la mise au point suivante: « Même si Centraide Montréal n’en a pas encore été avisé officiellement, nous avons appris que le Conseil d'administration du Club des garçons de Rosemont a décidé de fermer ses portes.Ce geste nous a pris complètement par surprise.Nous sommes grandement désappointés de voir le Conseil d’administration du club agir de façon aussi destructive.» M.Mailhot poursuit en disant qu’il avait autorisé lui-même le versement d’une tranche de $7,500 du budget de cette année, « La veille même de la fermeture », le 15 novembre.« On m’avait assuré que cette somme, de concours avec les fonds provenant d'autres sources, permettrait au club de poursuivre ses activités jusqu’à la mi-janvier 1979.» Selon le pdg de Centraide, les problèmes du club de Rosemont remontent à 1976 et une analyse de ses activités avaient fait conclure à des spécialistes en loisir qu’elles étaient insuffisantes et que la fréquentation des membres était très faible.De plus, les visiteurs avaient remarqué la détérioration physique aes locaux.« Puisque c’est la responsabilité de Centraide à régard de la communauté du Grand Montréal de voir à ce que les CASTILLON Un cognac dont la qualité en dit plus que le prix! S.A.Q.121-K CASTILLON ry/wu sommes récoltées par sa campagne soient allouées à des services viables, nous avions alors prévenu le Club de Rosemont qu’il devrait rééavaluer ses services, renouer contact avec sa communauté et obtenir des fonds d’investissements qui lui permettent de rénover ses installations.» Centraide avait averti la direction dès octobre 1977 que la subvention annuelle de $72,000 serait ramenée à $40,000 jusqu’à ce que « les services soient améliorés ».L’organisme suggérait des moyens de maintenir les activités du centre tout en mettant l’accent sur la correction des lacunes observées.« Malgré cela, souligne M.Mailhot, la direction du club a passé outre à ces conseils concernant le besoin de renouvellement de sa programmation et a continué ae dépenser au-delà de son budget.» par C lément T rudel Au terme d'une tournée nord-américaine, deux porte-parole du Mouvement national libanais (MNL) ont donné hier, à Montréal, une conférence de presse.MM.Samir Sabbagh, du Mouvement des nassénens indépendants, et Karim Mroué, du Parti communiste du Liban, rappellent que le MNL est la plus importante formation politique au Liban, qu'il rassemble des tenants de toutes les idéologies du monde arabe, depuis les baassistes jusqu'aux marxistes et qu'il apporte un soutien « conditionnel » au président Elias Sarkis.Quant à la prolongation du mandat de la Force arabe de dissuasion (FAD), surtout composée de Syriens, le MNL l'appuie tant que les trois objectifs pour lesquels cette force fut mise en place ne seront pas atteints, soit: ¦ protection complète de la résistance palestinienne au Liban; ¦ protection des chrétiens contre les actes « criminels » du Front national libanais ou des forces de droite comme les milices de Camille Cha-moune et les Kataeb; ¦ protection de l’unité du pays que le MNL souhaite, dans son programme provisoire, arabe et laïc pour contrer les courants droitistes alliés à Israël et à l’« impérialisme ».La délégation qui a fait des séjours dans une douzaine de villes américaines, était composée de cinq membres mais trois ont dû rentrer au Liban précipitamment: MM.Walid Joumblatt, du Parti socialiste progressiste qui a succédé à son père.Kamal, assassiné l'an dernier: Inaam Raad, du Parti national socialiste syrien au Liban, et le Dr Albert Man-sour, indépendant de gauche et membre du Parlement libanais.M.Sabbagh.dans un exposé de trente minutes, a situé la complexité des conflits en cours dans son pays.Il s’inscrit en faux contre « lï-mage » fort répandue qu'il s'agirait là-bas d’une lutte entre musulmans et chrétiens.Le MNL, selon son porte-parole, accueille des gens de toutes les confessions et se refuse de collaborer avec les familles Gemayel et Chamoun et les factions qui « veulent partager le pays » et pactiser dans le but de créer un Etat li-banais confessionnel semblable à ce qu'est l'Etat d'Israël.Le MNL s'oppose à tout projet tendant à liquider la résistance palestinienne, à toute tentative d’hégémonie maronite.M.Mroué dira que le président Sarkis, s’il maintenait son projet d'armée libanaise coiffee par des « dirigeants oui ont combattu du côte de la droite durant la guerre civile », n’aidera en rien le retour à l’unité du pays.Au pis-aller, ajoute M.Sabbagh, le MNL accepterait un « confessionnalisme équilibré » dans cette armée mais ne saurait accepter qu’on en éloigne les officiers d'allégeance musulmane.Mroué fait ensuite au référence à la récente déclaration du secrétaire général de l’ONU, Kurt Waldheim, sur la présence d’Israël dans la partie sud du Liban chaque fois que l'armée légale du Liban tente d’y intervenir contre les menées du général Saad Hab-dad.Pour le MNL, le Front national libanais ne contrôle qu’une enclave où les Maronites sont maitres, ayant expulsé ou intimidé des Libanais qui n'osent plus élever la voix.Dans le reste du pays, « tous vivent en paix »,’ affirme Mroué, dans une société multiconfessionnelle qui n’accepte pas d’exercer des représailles sur la seule foi des cartes dïdentité.Nous engageons des combats contre d'autres groupes armés, même lorsque 400 de nos sympathisants sont fauchés et qu’ils n etaient même pas des combattants, selon M.Mroué.Présence d'Israël soutenant la droite libanaise?Le MNL cite des » experts » présents à Jounieh pour entraîner les milices de droite et la technologie avancée de sabotage et de provocation, telle cette explosion d'un autobus remplie de soldats syriens avec un dispositif de contrôle à distance.Ces indices, ajoutés au fait qu’Israël apporte son aide à la droite libanaise, font que le MNL ne souhaite pas pour l'instant le retrait de la force arabe de dissuasion.Plus de 300,000 Palestiniens vivent présentement au Liban où se trouvent aussi les lea- ders palestiniens.Dans un pays de quelque trois millions d habitants ou la majorité est musulmane — près d'un million de chiites et 670,000 sunnites — il n'est pas question de reconduire un « pacte national » tacite qui ne prévoit qu un sunnite (présidence du conseil) et un chiite (président du Parlement) à des postes-clés, les maronites raflant le gros lot même s'ils ne forment que le sixième de ta population libanaise.Existe-t-il une possibilité de paix au Moyen-Orient tant qu'Israël existe?demande un journaliste.« Pour ne pas nier l'existence à autrui ».répond M.Sabbagh, disons que nous ne croyons pas possible cette paix tant que le peuple palestinien n'existe pas, tant que l'on n'a pas accordé aux Palestiniens ce que l'on accorde à tout peuple: un territoire, un pouvoir, un Etat.SnjouSpiJÉBEC ô Le pionnier de la boucherie charcuterie française a Montréal.Maison fondée en 1953 Beaucoup de gens connaissent le Couscous très peu en connaissent la vraie saveur.1/lieMvu* SPÉCIALITÉS MAROCAINES AUTHENTIQUES 3464 rue St-Denis Tél.: 282-0359 SPÉCIAUX CHAQUE SEMAINE "BOEUF.CANADA CATÉGORIE A RUBAN BOUGE Rosbif Parisien, steak faux filet, fondue bourguignonne, fondue chinoise."VEAU EXTRA ' Rôti de veau, escalopes, paupiettes de 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et qu'on gagnait $10.000 par année.on était riche.Aujourd'hui.cela ne représente pas beaucoup d'argent, mais dans ce temps-là.c'était plus qu'il n'en fallait pour s'acheter sa première maison.Pcnsez-y.un “bungalow” avec clôture et jardin coûtait moins de $15,000.Autre temps, autres moeurs.Maintenant, la discothèque à éclairage strobos-copique a remplacé les disques 78 tours.Une unifamiliale à trois chambres à coucher coûte dans les $55,000 et plus.Même si votre salaire a rejoint la, hausse du coût de la vie, il faut savoir bien administrer ses gains pour payer le versement initial de la maison que vous voulez acheter.ê C'est ici que le Trust Royal peut vous aider, avec un Régime enregistré d'épargne-logement.Un REEL vous permet d'économiser en vue de l'achat d'une maison, un maximum de $1.000 par année jusqu'à concurrence de $10,000.tout en payant moins d'impôt.Vous avez, jusqu'à 20 ans pour accumuler la somme de $10,000 et vous pouvez retirer vos économies en tout temps, d'ici là.Ce 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La nouvelle date limite pour déposer vos contributions à un REEL pour l’année fiscale 1978 est le 2 janvier 1979.17 bureaux pour mieux vous servir dans la région de Montréal.Pour renseignements appelez 876-2676.7R ^rrrrrrirrrrt-s a nrrg c m g-r-rrrrrrrrTYTWg~B'B'rg~oTn~»TTTTrB~BTB~B'TTTTT % Le Devoir, vendredi 24 novembre 1978 ¦ 10 ¦ Le prix Desjardins 1979 Le prix annuel Desjardins, d’une valeur de $10.000 créé par le Mouvement des Caisses populaires dans le but d apporter un appui à des Québécois engagés dans le développement culturel social ou économique sera décerné pour la quatrième année consécutive.Rappelons que tous es groupes ou organismes privés à but non lucratif, constitues et opérant depuis au moins trois ans et satisfaisant aux normes et exigences requises, peuvent soumettre leur candidature avant le 15 décembre.Les groupes et organismes peuvent obtenir les renseignements sur ce prix à leur Caisse populaire où des feuillets explicatifs sont mis à leur disposition ainsi que des formulaires d'inscription.¦ Nouveau service à Vaudreuil-Boulanges Le Centre d’accueil socio-professionnel Salaberry de Valleyfield, autrefois nomme le Centre d’entrainement socio-professionnel, reçoit depuis plus de dix ans près de cinquante adultes dans plusieurs secteurs et activités de réadaptation: menuiserie, artisanat, plateau de travail, etc.Le but ultime de ce centre est la réintégration tant au niveau social qu’au monde du travail.Au début de janvier 1979, le Centre ouvrira un deuxième point de service au 75, rue Lotbinière à Dorion.Pour plus de renseignements: 373-8444.¦ Cueillette de cadeaux Pour la sixième année consécutive, le centre de l'âge d’or Préfontaine organise une cueillette de cadeaux pour les personnes âgées du secteur Hochelaga-Maisonneuve vivant dans des hôpitaux et centres d’accueil.Les personnes désireuses de participer à cette campagne sont priées d’embaUer leur cadeau et de l’identifier par H ou F selon qu’il est destiné à un homme ou une femme: Un arbre de Noël sera à la disposition des citoyens dans la vitrine de la boutique Aux 4 Soleils, 3339 est, rue Ontario, du 1er au 15 décembre.On’peut également composer 524-7430 ou 525-7939 et l'on vous indiquera l’endroit où déposer votre colis.¦ La Maisonnée Laurendière M.Jacques Pelletier vient d'être nommé directeur général de La Maisonnée Laurendière, après avoir occupé ce même poste à l’Association du Québec pour les déficients mentaux et à l’Institut québécois de la déficience mentale.La Maisonnée Laurendière est une corporation publique financée par le ministère des Affaires sociales chargee du développement et de la gestion du réseau de services communautaires pour personnes déficientes mentales de la région Laurentides-Lanaudière.La Maisonnée existe depuis plus d’un an et s'apprête à développer quatre résidences pour adolescents et jeunes adultes à Saint-Jérôme, Joliette, Carillon et Rosemère.¦ Les cartes de l’UNICEF Puisque 1979 est proclamée l’Année internationale de l'enfant, l’assortiment de cartes de voeux de LUNICEF le met en pleine lumière.Sous l’égide du Fonds des Nations unies pour l'enfance, cet organisme a pour tâche de coordonner et de promouvoir des programmes d’action destinés à aider les enfants de tous les pays en développement.Le produit de la vente à travers le monde de cartes de voeux, de papier à lettres et d'agendas de 1'UNICEF sert grandement à alimenter ce fonds.On évalue à 350 millions le nombre d'enfants à secourir dans plus de 100 pavs.L édition 1979 de l’agenda est illustrée de tableaux et sculptures tirés d’une cinquantaine de pays et représentants des enfânts On y trouve des Rembrandt, des Monet.des Fragunard aussi bien que des oeuvres de la Grèce antique ou de maîtres contemporains.—Marie Laurier Voie maritime: le Canada ne profiterait pas d’une prolongation de la saison L'Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent vient d’en arriver â la conclusion que le Canada ne profiterait aucunement d’une plus longue saison de navigation sur la Voie maritime, ce qui est tout à fait contraire aux études faites par sa partenaire américaine, la St-Lawrence Seaway Corporation, et complètement a l'opposée des vues de la plupart des armateurs dont notamment la Dominion Marine qui plaide depuis longtemps en faveur d’une prolongation de la saison qui commence normalement le 1er avril pour se terminer le 15 décembre.Cette conclusion de l’administration canadienne est le fruit d’une étude préparée par la maison LBA Consulting Partners, et elle contredit les études préparées aux Etats-Unis depuis 1971 au coût de $17 millions notamment par la Winter Navigation Board qui avait établi que la capacité maximale de la Voie maritime sera atteinte d’ici 10 ans et que les coûts d’agrandisse- ment des écluses pour permettre la remontée vers les Grands Lacs de navires à plus fort tonnage seraient nettement prohibitifs.La Dominion Marine, représentée par l’amiral Timbrell suggère que la saison de navigation soit prolongée à 11 mois.L’an dernier des groupes américains de l’Etat de New York s’intéressant à l’environnement ont réussi à faire retarder d'un an le projet de la St.Lawrence Seaway Corporation de faire circuler un navire à titre expérimental durant l'hiver sur la canalisation aux fins de voir les possibilités de garder la voie ouverte dans les glaces.L’Hydro-Québec, l'Hydro-Ontario et la New York Power ont exprimé des craintes de voir des amoncellements de glaces dans leurs prises d’eau le long de la voie mais ce sont les tenants de l’environnement qui ont gagné jusqu’à présent.L’administration canadienne de la voie maritime vient de leur donner raison sur le plan économique à l’encontre de l’administration américaine dont le président, M.David Oberün, a exprimé sa plus profonde déception, hier, bien que le document canadien ne sera publié officiellement que vendredi.« Cette étude canadienne est techniquement erron-née », a-t-il commenté.Il a dit que les économistes américains qui avaient étudié d’urgence le rapport canadien, ont exprimé l’avis que l’argument internationalement admis sur la théorie économique des coûts-bénéfices n’avait pas été retenu par les auteurs et qu’on n’avait pas tenu compte de la saturation prévisible au chapitre de la capacité en tonnes.A Ottawa, M.Paul Normandeau, président de l’Administration de la Voie Maritime, a déclaré que le rapport confirmait l’opinion déjà acquise par son organisme et qu’il serait peut-être bon de simplement prolonger d’environ un mois la saison, ce qui de toute manière, selon lui, aurait pour effet principal de ralentir le mouvement des na- vires en fin de saison.M.Oberlin a émis l'opinion que le rapport canadien constituait en grande partie une redite de l’étude faite par les défenseurs new-yorkais de l’environnement.ANNONCEZ DANS LE DEVOIR, QUELQU’UN VOUS LIRA 1514, «««nu* McGrvgot Montreal H3G 1X5 934-0272 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE * Robic, Robic ET ASSOCIÉS CANADA DACTYLOGRAPHE INC.7035 o» du Parc, Mil 270-1141 Stationnement Ouvert samedi de 9à 12 L’ÉTOILE DES PHOTOCOPIEURS "MITA" Le choix des graphistes! La copie est plus claire que l'original et coûte .04C Une des plus pratiques ! VENTE-LOCATION • LOCATION La réglementation sur le projet de loi 72 sera déposée avant la troisième lecture mnniinv uhuuuim QUEBEC (PC) — Un avant-projet de réglementation pour accompagner le projet de loi 72 sur la protection du consommateur sera publié la semaine prochaine, a annoncé hier le ministre Lise Payette.Cette réglementation sera déposée à la commission parlementaire des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, qui sera chargée d’étudier en détail chacun des 344 articles du projet de loi, avant son adoption en troisième lecture.Il s’agit là d’une procédure peu courante, car les règlements ne sont généralement publiés qu'après l’adoption du projet de loi.Dans ce cas-ci, les projets de règlements, suivant le voeu de Mme Payette, vont aider les groupements de consommateurs et tous les autres organismes intéressés à mieux saisir l’esprit de la future loi.Mme Payette espère ainsi que les groupes concernés continueront, en dehors de la Chambre, de faire valoir leurs représentations avant l’étape finale de la troisième lecture.Au cours des deux dernières semaines, la commission parlementaire a entendu plus de vingt mémoires de divers organismes.Cette consultation a pris fin hier.Au cours de cette dernière journée d’audiences, Mme Payette a reçu un appui de la Coopérative des consommateurs de Montréal.Elle s’est vue présenter 5,564 formules de réponses à la suite d’un « référendum » tenu récemment par la coopérative auprès de ses 11,000 membres.Ces « bouts de papier », qui lu ont été offerts dans un panier à provisions, témoignent du fait que 98% des répondants sont en faveur de la législation actuellement à l’étude.Le mémoire de la Coopérative des consommateurs de Montréal fait d’ailleurs état d’un « appui inconditionnel » au projet de loi 72, tout en proposant certaines modifications dans le but d’offrir aux consommateurs une protection encore plus efficace.L’organisme souligne que le projet de loi aurait avantage à reprendre certaines dispositions plus poussées de l’avant-projet de loi publié antérieurement, notamment en ce qui touche les pouvoirs de l’Office de la protection du consommateur.APPELLATION ENTRE-DEUX-MERS CONTRÔLÉE Ce vin clair et pimpant Irais, sec, parfumé plaira à tout vrai gourmet ?4HA* L’ANCRE VERTE Louis Bert & Cie ClO LES DISTRIBUTIONS CLEMENT INC.Montréal.P.Q: 526-0404 Latin du monde est pour demain PASPEBIAC (PC) — La fin du monde approche à grands pas et devrait se produire dès cet hiver, si l'on en croit les adeptes d’une nouvelle secte VIENT DE PARAÎTRE LA PASSION DU QUEBEC, de René Lévesque Voici un livre qui vient à point, dans le climat social et politique qui règne actuellement au Québec, pour répondre aux questions que tous se posent.LA PASSION DU QUÉBEC retrace le cheminement politique d'un leader dont le magnétisme et l'inspiration sont bien connus.C’est sur le ton de la conversation, parfois même de la confidence, qu'il nous brosse un tableau de la société québécoise, de ses implications dans le monde: il nous révèle la réalité d'aujourd’hui, et les projets pour demain.LA PASSION DU QUÉBEC, c'est plus qu'un ouvrage politique: c'est aussi un document humain.Derrière les paroles du Premier ministre du Québec, on distingue la voix de René Lévesque, J'homme qui a voué sa vie à un but grandiose et qui, sentant l'urgence du moment, sonne le réveil pour tous les Québécois.Le 24 novembre â 18:30 hres M.René Lévesque, tiendra une séance de signature au Kiosque de Québec-Amérique au Salon du Livre de Montréal BON DE COMMANDE Vous pouvez recevoir ce livre chez vous en postant ce coupon.Nous assumons tous les trais d expedition Cl-iomt la somme de sous forme dé ?chèque ?mandat-poste, pour exem-plaire(s) de LA PASSION DU QUEBEC de M Rene Lévesque à l'ordre de ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE 450 est.rue Sherbrooke.Suite 801, MONTRÉAL.P.Q H2L 1J8 Tél.(514) 288-2371 religieuse qui ont fui la civilisation il y a quelques mois pour aller attendre cette échéance en pleine forêt gas-pésienne.De 29 qu'ils étaient au début, ils sont maintenant 16, soit cinq hommes et 11 femmes.âges de 18 à 31 ans, a attendre la fin du monde dans une maison qu’ils ont construite de leurs propres mains, au pied d'une montagne qu’ils ont baptisée ) r^TTltmii rrni »¦ il »E>^ CKOI-FM PRÉSENTE EN SPECTACLE • A QUI APPARTIENT LE BEAU TEMPS- Samedi 25, Dimanche 26 nov.à 20h30 Produit par Alain Simard — André Ménard et Géant Beaupré llliésitre billets $5.50 $6.50 EÜ B»"' KMIciiis en vente au Théâtre St-Denis 159* IT.OINIt.a«9-4211 “AVOIR ABSOLUMENT!" MANON PECLET, Dimanche Matin UN FILM DUR, MAIS UN BON FILM FRANCO NU0V0,Journal de MTL BR AO 0AVIS, EXCELLENT" SERGE DUSSAULT.La Presse P’tit Bonheur.‘¦‘• t -i.- .ws- Thiver est mÆm Jur Un film de ALAN PARKER ,Monr FAubwge du vr Vota n’wret ewteèjfï» li V «n partout«0Jf» 7^n * de ski de foncL* taire d en raquMtw’-UiaHBftVilfcifor -v- sur la patinoire «Pupe.y?En soirée, ce ne sera pas te moment d ; refroidir, avec nos Jeux, Àl^chaneoaa danses endiablées.¦- Vous pourrez, malgré tp^aLvoàs Installer devant un bon feu da.teqm^H avec quelques T^coMb» refaire tr.’ Version Originale sous-titre français â la Place Victoria seulement! Sem.: 5.00 - 7.15 - 9.30.Sam.-Dim.: 12.30 - 2.45 - 5.00 - 7.15 -9.30.PLACE VICTORIA Sem.: 7.15 - 9.30.Sam.-Dim.: 2.45 -5.00 - 7.15 - 9.30.PLACE OU CANADA VIA CHATEAU CHAMPLAIN 86M SQUARE DECARIE 1 DE CARIE SUD DE JEAN TALON 341 3190 PLACE VICTORIA 878 1451 STATIONNEMENT INTÉRIEUR GRATUIT V bonheur! dans ($& Laurentides 4* UTL) ;«* TV»»/ .42$1 - UTl.I Un succès unanime ! “Coline Serreau sait s’approcher de ses personnages avec affection; une affection dont le spectateur s’empare - lr Devoir “Un des films français les plus importants de l’année.” _ Dim.n.h, m.,c„ | “Un authentique talent de cinéaste.” — l.a Presse .Une nouvelle manière plus libre, plus| heureuse de vivre la sexualité • •• Telerama f Du jamais vu, jamais osé: un ménage à| trois dont chaque membre aime les deux autres et en est aimé.N„.,ioh.„v.,.,| Enfin le voilà, le film drôle et tonique quil dit des choses essentielles sans se pren-| dre au sérieux.Parisc Les personnages prônent le fameux: Laissez-moi aimer quelqu'un avant! d'aimer un sexe.| Fernand aime Louis.Fernand aime Alexa Alexa aime Fernand.Alexa aime Louis .Louis aime Alexa .Louis aime Fernand ‘.H LCSBIWiAULT OM'S.’MV pourquoi pas! Un hlm écrit el realise par COLINE SERREAU VOUS VOULEZ RIRE?ALORS NE RATEZ 6* SURTOUT PAS sem.la comédie dont tout le monde parle Gilles Beriault présente II""- riuoi ROGER COGG/O «vf! ROGER CCGGIO ELISABETH HUPPERT __lie mmerdeuse SAMI FREV-CHRISTINE MIIRIEI
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