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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 11 septembre 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1978-09-11, Collections de BAnQ.

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FAIS CE QUE DOIS ^semaine LA HUIT le livre qu'on glisse dans sa poche mais qu'on garde dans sa bibliothèque c Vol.LXIX - No 210 Nuageux avec éclaircies.Plus chaud Max.26.Montréal, lundi 11 septembre 1978 Férié 25 CENTS Les militants libéraux pressent Claude Ryan de durcir son attitude Claude Ryan par Bernard Descôteaux A la demande même des militants libéraux qui n’ont pas hésité à leur faire la leçon au passage, les dirigeants du Parti libéral du Quebec, M Claude Ryan au premier chef, devront dorénavant se méfier des propositions du gouvernement Lévesque en matière constitutionnelle.Telle est la principale conclusion qui se dégage des travaux du Conseil général du Parti libéral réuni en fin de semaine à Montréal, travaux qui auront marqué un net durcissement de l’attitude de ce parti à l'égard du gouvernement Lévesque.C’était la première fois depuis l’élection de M.Claude Ryan à la tete du Parti libéral que le Conseil général se réunissait.Cette instance qui regroupe les présidents des associations de comté, des associations régionales, des commissions et les membres du Conseil de direction est en fait la plus importante du parti entre les congrès.Cette réunion marquait donc une étape pour le nouveau chef, sinon un premier test.Si Ton fait exception de ce reproche voilé qui fut adressé à M.Ryan de parfois trop appuyer les positions du gouvernement péouiste, c’est avec tous les honneurs de la guerre que le nouveau leader s’est tiré de cette réunion II a montré qu’en cinq mois il avait bien pris en main les rênes de ce parti, lui insuffisant un nouveau souffle et lui donnant un nouveau style comme en témoignent les assises de cette fin de semaine caractérisées par un esprit studieux jusqu'ici inconnu chez les libéraux.L’ordre du jour de cette réunion pouvait se diviser en deux parties, une première concernant la vie interne du parti, et une seconde ayant trait aux grandes questions de l’actualité politique telles le référendum et le débat constitutionnel.C’est sur ces questions justement que le seul véritable débat eut lieu alors qu’une proposition du député de Saint-Laurent, M.Claude Forget, inspirée par M.Ryan, fut rejetée.Pour susciter un débat, devait expliquer le chef libéral par la suite, M.Forget avait présenté samedi une resolution pour offrir au gouvernement du Québec l’appui des libéraux à l’approche des prochaines discussions constitutionneUes.Cette offre était bien évidemment conditionnée au fait que le gouvernement Lévesque devait s’engager à débattre de ses propositions constitutionnelles avec les divers partis politiques québécois avant que de les rendre publiques, et s'engager aussi a rechercher le maintien d’un lien politique fédéral.Voir page 6: Claude Ryan La question sera de portée “fiscale” Le référendum n’aura pas lieu nécessai rement en 79 #¦ m- Les protagonistes des pourparlers de paix de Camp David ont fait relâche hier pour visiter lesite de la célèbre bataille de Gettysburg, histoire de se changer les Idées.De gauche à droite, à travers les rayons dune roue de canon, le président égyptien Anouar Sadate, le président américain Jimmy Carter et le premier ministre israélien Menahem èegin.(Photolaser AP) 2,450 Iraniens seraient morts dans les émeutes par Marie Laurier Le référendum pourrait n’avoir lieu qu’en 1980 et même en 1981 a déclaré hier M.René Lévesque devant plus d’une centaine de militants péquistes de Montréal.Et le contenu de la fameuse question aura certainement une portée fiscale, ont confirmé trois ministres présents au rallye régional du PQ de Montréal-centre: M.Robert Burns, dont c’était la rentrée sur la scène politique active après une convalecence de trois mois-, M, Camille Laurin et M.Bernard Lendry, respectivement ministres d’Etat à la Réforme par- Les années ont passé.Camillien n’est plus ce qu'il était.Maire de Montréal (1930-32, 1934-36, 1938-1940), personnage d’opérette, Houde demeure impuissant face à la crise qui n'achève plus.Il s'éloigne de la rue et installe ses pénates en permanence dans une suite luxueuse d’un grand hôtel, perdant de vue la misère.Il engraisse comme un voleur et possède une garde-robe oui ferait l'envie d’un acteur d’Hollywood.Peu à peu, sa tolérance du gambling et de la prostitution rejoint, dans l’esprit populaire, sa légendaire bonté pour les victimes de la dépression.Ses adversaires vont vous affirmer que son régime est encore plus pourri que l’ancienne clioue de Médéric Martin.Résultat, sa popularité décroît et Camillien doit compenser par un recours continuel à des pitreries qui attirent le touriste.Comme candidat a la mairie, il n'est plus invincible, et il le sait.Fernand Rinfret et Adhemar Raynault le délogent à tour de rôle en 1932 et 1936 S’il surnage, c'est par le pittoresque.Toujours avec les mêmes mots, les mêmes gestes, le même gros rire, les mêmes histoires.On vient de loin pour voir le colorful mayor.Des curieux prennent des portraits du plus ventru des maires.Camillien sait comme pas un offrir le bras à une souveraine de passage ou lancer la Eremière balle lors d'une partie d'étoiles, lais dans son for intérieur, Camillien Houde souffre d’en être réduit à amuser la galerie alors qu'il n’y a pas si long- lementaire, au DéveWppement culturel et au Développement economique.Chose certaine cependant, a fait remarquer le premier ministre, il n’est nullement dans ses intentions de dévoiler une parcelle de la stratégie pré-référendaire dont les principales lignes de force ont fait l'objet d'un conensus à la récente réunion du conseil des ministres à Montebello Pas plus qu’il ne commettra Terreur de livrer en pâture le libellé précis de la question posée lors de cette importante consultation populaire, avant les élections fédérales qui doivent obligatoirement se tenir d’ici le 8 juillet 1979.temps, chef de l'opposition â Quebec, il commandait les troupes conservatrices dans des batailles rangées contre le gouvernement Taschereau.Et il identifie Maurice Duplessis, ce Brutus, comme le seul responsable de sa chute.Phobie qui le ronge, Camillien Houde sachant qu’il aurait pu poursuivre son ascension politi-ue sans les intrigues du politique des rois-Rivières.Le pardon est d'autant plus impossible que Camillien hait Duplessis.Il faut reconnaître que Maurice Duplessis n'a pas perdu son temps.N'ayant jamais vraiment soutenu Houde.il n'a pas hésité à le trahir lors des débats entourant l’adoption de la loi Dillon, à la fin de 1931.Houde battu dans ses deux comtés montréalais, l'autre en a profité pour s'imposer comme seul leader de l’opposition en Chambre.En octobre 1933, a l’instigation du député des Trois-Rivières, les conservateurs provinciaux se réunissent à Sherbrooke pour se donner un nouveau chef.Ce sera la convention Duplessis comme en vingt-neuf ce fut la convention Houde.A Sherbrooke, personne ne proposera le nom de Houde, le grand perdant de 1931; ses amis ne se rendent pas au congrès ou y assistent en silence.Le hou-disme est dorénavant mort en politique rovinciale Les quelques fidèles de T-omme qui n'est même plus maire de Montréal, le chômeur le plus célèbre du Québec, doivent jeter leur dévolu sur Voir page 14: Camillien Houde “M.Trudeau nous donne l’exemple qu’un gouvernement peut combler son mandat de cinq ans, nous pourrons bien faire de même, à souligné M.Lévesque qui peut rester en selle, à moins de circonstances extraordinaires, jusqu’au 15 novembre 1981.“Aussi, a-t-il poursuivi, le référendum pourrait bien n’avoir lieu qu’en 1980 ou en 1981.” Cette échéance reportée le plus tard possible, a expliqué M.Lévesque, permettrait au Parti québécois de faire une campagne pré-référendaire sérieuse et efficace et donnerait à la population le temps de réfléchir en profondeur sur cette conjoncture.Dans cet esprit, il a incité les militants à ne pas perdre de vue l'objectif toujours aussi valable et inéluctable de la souveraineté-association tout en rappelant qu’il s'agit d’un enjeu à caractère national” et non péquiste, le PQ servant de fer de lance à ce projet.Aussi a-t-il invité son auditoire a ne pas s’essoufler outre-mesure, à ne pas brûler prématurément ses munitions mais à “actionner traquillement la campagne préréférendaire avec le maximum de sérénité et de persistance”.Cette rencontre qui se tenait dans le bastion péquiste de la métropole qui compte 17 comtés dont huit sont représentés par des députés-ministres, a voulu marquer de façon spectaculaire la rentrée de septembre et la volonté de Montréal-centre de s’.organiser au mieux, d’établir son programme d'action pour l'avenir immédiat, en cette année du dixième anniversaire de fondation du Parti québécois qui sera célébré au mois d'octobre.Visiblement en grande forme et bien décidé à reprendre le collier après une éclipse de trois mois de la scène politique.M.Robert Burns, ministre d’Etat à la réforme parlementaire, a prononcé l'allocution de la première plénière.Il a manifesté sa double reconnaissance au premier ministre de l’avoir soulagé du poste “harassant” de leader parlementaire tout en lui confiant désormais celui d’être le principal interlocuteur entre le gouvernement et les militants péquistes de Montréal-centre.Plongeant dans le vif de son sujet, le député de Maisonneuve a rassuré les militants quant à Toption souverainiste du PQ qui ne “sera nullement mise en doute d’ici le référendum”.“Au contraire, a-t-il dit, d’ici ce temps, nous allons donner une importante projection de ce que sera l’indépendance et c’est vote par vote que nous devrons le gagner.Les Québécois, constate M Burns et cette idée devait ensuite être reprise avec une grande éloquence par mon collègue, M Bernard Landry, sont de plus en plus acquis à l’idée de l’autodétermination: Voir pag» & La référendum MANAGUA (d’après AFP, Reuter et AP) — L’insurrection contre le gouvernement du président Somoza a redoublé de violence au milieu de la nuit de samedi à dimanche dans tout le Nicaragua Les affrontements ont fait une centaine de morts et de très nombreux blessés, indique la presse.Un nombre important de personnes ont été arrêtées t’es affrontements annoncent “l’offensive finale des sandinistes", estime-t-on dans les milieux diplomatiques de Guaté- TEHERAN (d’après AFP et AP) — Le nombre des personnes tuées au cours des récents incidents en Iran atteindrait 2,450, selon un membre influent de Top-position iranienne, le Dr Bakhtiar.Interrogé hier à Téhéran, le Dr Bankh-tiar a d’autre part estimé tout à fait impossible une quelconque reconciliation avec le gouvernement actuel."11 faut, a-t-il dit, une personnalité neutre, bienveillante, capable d’avoir la confiance de la population pour former provisoirement un gouvernement.’' Après avoir souligné l’importance d'élections libres, le représentant de l'opposition a déclaré: "Le gouvernement de M.mala Dans ces milieux, on rappelle l'ampleur du mouvement d'opposition au régime Somoza qui touché huit grands centres urbains, dont la capitale, et l’appel lancé jeudi par le Front sandiniste de liberation nationale à l’insurrection générale Au Costa Rica, M Eden Pastora, qui a dirigé l’opération de prise d'otages au palais national de Managua, il y a deux semaines, a déclaré que le coup final se préparait."C’est une question de jours ”, a-t-il dit Djaafar Charif-Emani, ou un gouvernement semblable dont le chef lui-même et les membres auraient été mêlés depuis des années à toutes les corruptions, à toutes les exactions, aux lois anticonstitutionnelles et contraires aux droits de Thomme, n’est pas qualifié pour réaliser une union nationale.” D'autre part, huit députés de l’opposition, diriges par M.Monsen Pezeshkpur, chef du parti ultra-nationaliste pan-iranien, ont quitté en colère hier le “Majlis” (Chambre basse) après avoir accusé le premier ministre de "tuer beaucoup de gens".Lin autre leader de l’opposition, M.Ah- dans une interview oubliée samedi par le journal espagnol "Diario 16" A Leon deuxième ville du pays située à 90 km à Touest de la capitale.le quartier de San Felipe, ou se trouvent de nombreux insurgés civils et armés, a été attaque par des avions de l’armée Les troupes sandinistes contrôleraient la ville, si Ton en croit un communiqué du Front sandiniste de liberation nationale (FSNL), diffusé par la radio du Costa Rica Selon le communique, les troupes mad Bani-Ahmad, proche des milieux religieux.n'a pas assisté à la séance.Il fait chez lui la grève de la faim depuis samedi pour protester contre la fusillade de la place Jaleh de vendredi.Le premier ministre Djaafar Sharif-Emami a présenté à la Chambre son programme, cpii fera demain l'objet d’un débat, suivi d un vote sur la question de confiance posée par le gouvernement.Ce programme prévoit la continuation de la politique libérale, et des dispositions spéciales pour l’agriculture, la jeunesse.et la presse.Le premier ministre a souligné également que son gouverne-Voir page &.Lee émeulee du FNSL contrôlent les entrees et sorties de Leon Un communiqué de la Garde nationale a par ailleurs fait état d’attaques contre quatre casernes de police à Managua.D'autres casernes ont été prises d’assaut à Chinandega-où au moins trois gardes ont été tués-et a Masaya Selon Tannée, les anti-somozistes oni subi de lourdes pertes La Garde nationale affirme cependant Voir pag* 6: Lenicaragua 1) Lep’titgars de Sainte-Marie par Robert Lévesque et Robert Migner A l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Camillien Houde, le 11 septembre 1958, LE DEVOIR publie en exclusivité quelques extraits d'un ouvrage à paraître fin octobre, "Camillien et les années 20", par Robert Lévesque, journaliste, et Robert Migner, historien.Les extraits d'aujourd’hui et de demain sont tirés du dernier chapitre de cet ouvrage, intitulé "Camillien au goulag".Pour les fins de cette publication dans le journal, quelques passages ont dû êtreécartés.Le coup de grâce au Nicaragua?mamm » •II ftjfc jàtjÊjr TIRAGE DU: 10 SEPTEMBRE 1978 NUMÉROS GAGNANTS: 2 , 4 , 14 15,21 .28 i U NUMÉRO COMPLÉMENTAIRE RÉSULTATS COMPLETS DEMAIN, MARDI Le traitement des données du tirage du 6/36 D'HIER se fait AUJOURD'HUI LES RÉSULTATS COMPLETS PARAITRONT DÉS DEMAIN dans ce journal et dans tous les quotidiens du Québec.CHAQUE SEMAINE, LES RÉSULTATS COMPLETS DU TIRAGE DU DIMANCHE SERONT DÉSORMAIS PUBLIÉS LE MARDI.N.B.Aucun résultat ne peut être lourni par téléphone ou code-a-phone.^ ^ TIRAGE 823 î1 VENDREDI 10 SEPT.78 SERIE NUMÉRO Sénés émises- 90,000 chacune 07 44836 1 GAGNANT DF$50,000.44836 possibilité de $rrw^ GAGNANTS DE 4836 GAGNANTS DE $500.8361 GAGNANTS DC $100.Tous les billets gagnants de $â00.et $100.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BON Le Devoir, lundi 11 septembre 1978 ¦ 2 Mini-sommet sur le tourisme à Sherbrooke le 1er novembre wmm - ,C - 1 Ais - ' ¦* 'W > oss.us a |a mode, le su>ti h I ong John ne s'est pas ilonne un goût plus léger pour etendre son marche.Le Long John n’a dont pas le meme goût que les autres siotehes.Il a le goût d’un vrai si ou h.Si vous n’en ave?pas goûte rei e.’i ment tou jamais), pourquoi ne pas vous offrir la surprise d’un véritable whisky ei o-sais.La prochaine fois, essaye: di'tu un l.ong jnhn Le whisky écossais au y rai gout de whisky euv - .ns.Lorsqu'il s'agit de dénicher la maison rèvee, nombreuses sont les embûches qui guettent l'acheteur.Voilà pourquoi un si grand nombre de gens, à la grandeur du Canada, comptent sur un agent du Trust Royal lorsqu’il s’agit de trouver la propriété qui leur convient.Le Trust Royal vous offre un vaste personnel d’experts, pour qui le domaine de l'immobilier n'a plus de secrets.Ils connaissent les propriétés disponibles et les agréments du quartier.Ils vous diront si le prix de la propriété est raisonnable.Ils vous conseilleront quant à la meilleure formule de financement et se chargeront de régler tous les détails qu'entraîne de nos jours une telle transaction.Ne tardez pas à communiquer avec nous - nous sommes là pour assurer votre quiétude.IMMEUBLE jVi.llJtt f(- JccfLllJ ‘U T 1 1 .Cl ' # A ww uror votre quiétudt IMMEUBLE Trust Royal L’ENSEIGNE OUI TAIT VENDRE SERVICES IM MOBILIERS I •4 .LE DEVOIR Montréal, lundi 11 septembre 1978 Le centre-ville ne veut pas mourir 1 ) Les coûts humains d’un rêve par Françoy Roberge Premier d'une série de cinq articles à paraître les lundis et décrivant les grandeurs et misères du centre-ville de Montréal.1978, la ville de Montréal compte 1,080,000 habitants, soit 140,000 de moins qu’il y a dix ans.Depuis quinze ans, en outre, le nombre de personnes par menage y a diminué radicalement, passant de 4.2 à 1.6 dans un quartier du centre.En moyenne, ce nombre (une famille moyenne comptait, en 1900, à Montréal 11 personnes) a diminué de moitié et le menage moyen joue entre 1.5 et 2 personnes.On peut méditer, accoudé devant le garde-tou de l’autoroute est-ouest sur la signification de ces deux phénomènes qui se recoupent.Signe des temps, les ménages rapetissent comme peau de chagrin, Les familles monoparentales sont en croissance rapide, le mode de vie change, les vieilles bases sociales s'écroulent Mais curieusement, tandis que pour l’ensemble de Montréal, ces tendances se confirment, on trouve une certaine stabilité des ménages en banlieue et les familles nombreuses sont encore plus fréquentes dans les quartiers les plus modestes de Montréal.Ceux qui peuvent payer le prix pour un pavillon de banlieue vont y élever leurs enfants.Ceux qui ont des enfants mais pas d’argent ne peuvent même pas se permettre de gravir peu à peu l’eehelle sociale métropolitaine qui va de Pointe-Saint-Charles ou du centre-sud à Hoche-laga, puis au Plateau Mont-Royal, ensuite à Rosemont, puis à Parc Extension, Outremont, puis vers le West-Island cossu, etc.Au centre des mouvements de population et de classes sociales de Montréal, on trouve le coeur de la ville, ce coeur qui dans sa gangue de béton continue de battre comme celui des amants pétrifiés du film Les visiteurs du soir.Et les démons de l’ambition et de la spéculation n’ont pas eu raison totalement du dynamisme du centre-ville.Le centre-ville de Montréal s'est déplacé avec l’histoire selon un mouvement constant de va-et-vient.Jadis, le centre de l'économie et du prestige culturel oscillait entre deux pôles relies par la petite rivière Saint-Martin.Au début de la colonie montréalaise, cette rivière et la rivière Saint-Pierre, près de la rue du même nom.formaient un estuaire où se développa la première Ville-Marie dont il ne reste à peu près rien, sur l'emplacement actuel du Vieux-Montréal.Là où coulait la rivière Saint-Martin, coule aujourd'hui sur l'autoroute est-ouest le flot irrégulier des voitures, pres- La communauté grecque refuse les classes d’accueil par Paula das Rivièraa Il ne sera pas dit que l'application de la loi 101 se fera sans douleur au Bureau des ecoies pro (BEPGM).En effet, alors qu elle était encore mal informée, mardi dernier, du revirement de politique du bureau, la communauté grecque a depuis clairement indioué son refus d’envoyer ses enfants dans les classes d’accueil françaises.Les autorités scolaires n’entendent évidemment pas revenir sur la décision qu'ils adoptaient le 31 juillet dernier et qui mettait un terme à leur désobéissance civile, mais ils doivent rencontrer les aue 250 parents grecs mécontents i soir, à la demande de ces derniers.Appelé hier à commenter cette pre- !< ¦¦#*>¦«>» : * 'i « > «& % i Î mière difficulté rencontrée dans l'application de la loi 101.le secrétaire général du BEPGM, M.Marcel Fox a déclaré: “la position du bureau a été adoptée par résolution et elle restera la même: nous ne pouvons rien faire d’autre et c'est malheureux qu'ils n’aient pas voulu l'accepter”.La journée d’hier a été marquée de quelques soubresauts aux écoles Carlyle et Guy Drummond, des enfants “inadmissibles” ont été chassés des classes anglaises où les parents les avaient déposés.En fait il y a manifestement eu malentendu, les parents ayant déduit à la suite d’une rencontre houleuse jeudi soir avec la responsable de région Ann Shultz — qu’ils pouvaient placer eux-mémes sans problème leurs enfants dans les classes anglaises, du moins jusqu’à mardi.\ © Le MAS prépare la lutte anti-tabac Le grand projet d’un centre-ville francophone., nés et physiques.coûteux en ressources humai-(Photo Jacques Grenier) sées de se rendre d’une solitude à l'autre de Montréal, de l’est à l’ouest.Tout au long de l’histoire de Montréal, qui a toujours été par rapport à Quebec la ville du commerce et de l’innovation, le centre de prestige s’est balancé entre la Place d Armes et rapidement, le square Dominion, ou un emplacement rapproché.Au moment de l’industrialisation à la fin du 19e siècle surtout la ville a pris peu à peu son visage d’il y a 20 ans.Immigration massive de main-d'oeuvre venue des campagnes, développement d’une bande habitée par les ouvriers à proximité des usines tout au long du Saint-Laurent ont amené graduellement la concentration de la population de Pile.C’est au début du 20e siècle que tous les villages limitrophes de Montreal ont peu à peu été annexés, diluant graduellement le pouvoir et noyant la vie de village et de quartier dans une large mesure dans un fort courant teinté de consmopolitisme.C’est ainsi que peu à peu a cessé de s'exercer le pouvoir purement local au profit d 'administrations plus étendues et moins sensibles aux besoins des quartiers.C'est ainsi que sont nés peu à peu des rêves de grandeur, dont le dernier en lice a irrémédiablement changé le visage du centre-ville de Montréal.En 1960, Bill Zeckendorf.un nabab imaginatif qui a fait carrière dans le commerce des fruits pour se recycler finalement dans l’immobilier donne un premier coup à la rue Saint-Jacques, rue traditionnelle de la finance et des affaires en élevant avec l’appoint de capitaux britanniques la Place ville-Marie, qui transportera le centre économique de Montréal vers l’ouest de la métropole.Ce nouveau centre auquel se greffent d’autres tours et un premier réseau souterrain devient rapidement le fer de lance de Montrés’, ville de services ébranlée par l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent qui lui enlève le titre primordial dans l’nistoire, de port de mer le plus avancé sur le Saint-Laurent.Au même moment le “révolution tranquille" prend son essor et appuie de tout son poids la montée d’une élite francophone soucieuse de venger l’honneur des Québécois en créant de toute pièce un nouveau quartier des affaires qui remplace dans le centre-est de la métropole un ensemble urbain pauvre et laissé a l’abandon, par des propriétaires de ghettos dans la plus pure tradition new-yorkaise.Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau.fera sa part, de même que le compte de taxe de tous les montréalais, à ce reve qui a fait du centre-ville un ensemble étriqué, construit dans un style éclaté, qui constitue un véritable défi pour la planification d'un habitat humain.Radio-Canada s'installe dans l’est, après la Place des Arts.Suivent Place Dupuis.la construction du cégep du Vieux-Montréal.Radio-Québec, Parthenais, l’édifice Fullum du gouvernement du Québec, l'UQAM.le Complexe Desjardins et ses tours qui appartiennent largement à des intérêts internationaux, blanchis au Liechtenstein, à Panama, Andorr, etc.Et finalement pour résoudre une partie des problèmes ae circulation engendrés par ce développement rapide, l'autoroute est-ouest vient doubler le boulevard Dorchester dont l’élargissement a coûté près de 200 logements en 1955.Voir page & Coûts QUEBEC (PC) — La consommation québécoise de tabac prend des proportions inquiétantes et le gouvernement pé-quiste est bien résolu à entreprendre une lutte articulée et de tous les instants contre le tabagisme, Cette priorité est évoquée dans un document de travail préliminaire Politique de lutte contre le tabagisme, produit par la Direction de la planification des services de santé du ministère des Affaires sociales du Québec.Dans ce document, dont le contenu avait déjà été évoqué sur les ondes d’une station privée de radio de la capitale et dont la Presse Canadienne a obtenu copie, se trouvent exposés les cinq grands principes autour (lesquels s’articulerait une éventuelle politique contre le tabagisme: — ‘Ta protection du non-fumeur passe avant la liberté du fumeur”, — “il vaut mieux prévenir les effets de la consommation tabagique que de les guérir”, — “l’effet d'entraînement sur l'économie qu’implique l'industrie tabagique ne constitue pas une justification suffisante pour mettre la santé de la population en danger”.— “il serait souhaitable qu’on fasse disparaître à long terme ce type de consommation", — “le ministère doit viser à mettre en oeuvre les moyens minimaux de lutte contre le tabagisme à l’échelle du Québec".Le document, dans une première partie, après avoir fourni des statistiques inquiétantes sur ce type de consommation, accrédite d'emblée les théories déjà connues sur les dangers du tabac.Le document se préoccupe en outre des embarras que représente 1 usage de tabac en présence de non-fumeurs: pour les enfants, pour les nouveaux-nés, et pour les bébés à naître.Les objectifs poursuivis par une éventuelle politique québécoise anti-tabagiste sont les suivants: — diminuer la virulence du tabac en suggérant la consommation des produits les moins dangereux, — prémunir les Québécois contre les pressions du tabagisme, — établir une barrière empêchant le tabac d'atteindre l'individu.Aussi, le document et ses auteurs proposent une série de mesures propres a assurer la réalisation de ces trois objectifs avant le 1er janvier 1982.D'abord une série de campagnes publi- L’union internationale reconnaît les cartes émises par la tutelle du 144 par Louis-Gilles Francoeur L’Association internationale des compagnons et apprentis de la tuyauterie (AFL-CIO) a décidé de reconnaître la signature de M.René Monette, le coordonnateur du Local 144, qui peut émettre désormais des cartes de déplacement (travel card) autorisant les plombiers à :u L ¦' travailler sans problème sur les chantiers des autres provinces et des Etats-Unis, où cette union détient un monopole d'emploi.En reconnaissant la validité de la signature de M Monette.qui a été nommé agent d’affaires au printemps par les tuteurs gouvernementaux, l'internationale des plombiers indique clairement son intention de vivre avec la loi de tutelle adoptée par l’Assemblée nationale en 1975.A la fin du mois d’août, les tuteurs convoquaient leur première conférence de presse depuis leur mise en place pour s'étonner publiquement du refus de l'internationale d émettre des cartes de déplacement aux plombiers québécois ayant décroché un emploi aux Etats-Unis ou ailleurs au Canada.Ils n'hésitaient pas à qualifier publiquement l’attitude du “UA" (United Association) “d'obstruction déguisée" à leur autorité.Les tuteurs gouvernementaux annonçaient du meme coup qu'ils congé- C'est aujourd'hui que débute la campagne de souacription publique de la Société d arthrite, division du Québec Vous envoyez vos dons à: La Société d'arthrite.2075 University, suite 802, Montréal HSA 2L1 ¦ Le XIX colloque International de médecine nucléaire débute aujourd'hui au Centre des congrès de Québec, à 9 h II se poursuivra Jusqu'au 13 septembre ¦ A 9 h.journées d’études fiscales, organisées par l'Association canadienne d'études fiscales, au grand Salon de l'hôtel Reine-Elizabeth Thème Les changements aux Impôts fédéraux et du Québec en 1978 ¦ A 9 h.débute le 84e congrès de l'Association internationale des régies et commissions des accidents du travail, sous la présidence du luge Robert Sauvé, au Chéteau Frontenac.à Québec ¦ ' A 11 h 30, conférence du Dr H Laborlt sur les ''phénomènes de la conscience et le problème de l'Inconscient", à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, 110 ave des Pins ¦ A 14 h 30.rencontre de M Jacques Sadoul.spécialiste mondial de la littérature de science-fiction.au foyer des spectateurs.4e etage.Centre sportif de l unlverslté de Montréal.2100 bout Edouard-Montpetit A 19 h 30, début des cours de Bible offerts par le Centre biblique de l archevéché de Montreal.2000 ouest.Sherbrooke, tél 931-7311 ¦ A 20 h.rencontre de confrontation entre les élus de Verdun et les marchands et hommes d'affaires de la rue Wellington, à l'hôtel de ville 4555 ave, Verdun ¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à Buckingham.Salle des Chevaliers de Colomb, rue des Pins, de 14 h à 17 h 50 et de 19 h a 21 h .a Pointe-Claire.General Motors du Canada Liée, 5000 Trans-Canada Highway, Centre de formation, de 9 h 30 à 11 h 30 et de 15 h à 18 h diaient en bloc l’exécutif syndical et qu’ils nommaient M.Monette, jusque là simple agent d’affaires, secrétaire-trésorier du 144.D'après la constitution de cette union, c'est le secrétaire-trésorier qui a seul le droit d émettre les cartes de déplacement.Cette stratégie obligeait l'internationale à prendre carrément position contre la tutelle ou à confirmer l’autorité de M Monette établie un vertu de la constitution syndicale du 144 Dès sa nomination comme secrétaire-trésorier du 144, M Monette a signé une centaine de cartes de déplacement au profit d’autant de plombiers québécois ayant décroché un emploi dans le Michigan (EU).Ce fut le premier test de la signature “syndicale” de l'agent d’affaires nommé par les tuteurs puisque le local américain aurait pu refuser les cartes de déplacement que lui présentaient les plombiers québécois.Entre-temps, la décision des tuteurs avait été discutée à Washington, où on émettait, mercredi dernier, l’ordre à toute les sections locales à travers le monde d'honorer la signature du nouveau coordonnateur du 144 Des cent plombiers québécois qui se sont présentés dans le Michigan, un seul est revenu au Québec et ce retour s'explique par des raisons personnelles, a précisé hier une source syndicale.Depuis, M Monette a signé une dizaine d'autres cartes de déplacement, qui ont toutes été honorées sur les chantiers des autres provinces en dépit des pressions faites par l’ancien clan qui dirigeait autrefois le 144 L'internationale a toutefois donné le mandat à son avocat au Québec, Me Philippe fuller Je c ontester comme il le Jugera à propos la décision des tuteurs de nommer M Monette responsable du placement hors Québec Le problème juridique est pratiquement Insoluble puisque les tuteurs gou- vernementaux ont suivi rigoureusement la constitution du 144.qui reconnaît d’autre part dans un de ces articles importants la validité des lois des pays ou des provinces où cette union s'est implantée.D'autre part, les plombiers de la région de Québec ont décidé hier par un vote de 145 à 102 voix de choisir M Jules Rodrigue comme agent d'affaires.M Rodrigue était en lice contre M Jean-Yves Mo-rency, lui aussi agent d'affaires nommé au printemps par les tuteurs.Depuis leur nomination, les deux agents d'affaires affichaient d'évidentes Voir pago & Union COURS DE POTERIE Initiation-tournage façonnage-technologie • BATIK • PEINTURE SUR SOIE e SÉRIGRAPHIE SUR TISSUS • DESSIN D'OBSERVATION e Début dea coure: 25 septembre CENTRE DE CERAMIQUE POTERIE BONSECOURS 427-433 ru* Notr*-O*m* **t VI*ux-Montréal 844-6165 - M4-6253 Pirmit culture personnelle no 330516 citaires dirigées surtout vers les jeunes, les femmes enceintes, les travailleurs exposés aux poussières, les travailleurs de la santé et de l’enseignement et les personnes malades.Le document propose en outre d’abaisser à 5mg la teneur en goudron et à 3mt la teneur en nicotine dans chaque cigarette.Il est en outre proposé de hausser de 12 pour cent d’ici 1982, le prix du paquet de cigarettes, par le biais de la taxe provinciale dont les revenus devraient être affectés à la lutte contre le tabagisme.Enfin, les auteurs songent à éliminer toute publicité sur la cigarette et surtout à des mesures prohibitives: — interdiction de fumer dans les ascenseurs, les salles de spectacle, les centres sportifs, les autobus et les écoles primaires.— interdiction de fumer en certains locaux dans d’autres établissements publics tels écoles secondaires, colleges, universités, commerces en alimentation.— la réduction des points de vente.Les plaques seront semi-permanentes QUEBEC (PC) — Les plaques d'immatriculation seront semi-permanentes à compter de l’an prochain, au Québec.La nouvelle a été confirmée, jeudi, par un porte parole du Bureau des véhicules-automobiles, qui a précisé que les plaques 1979 serviront pendant une période de quatre ans.Les nouvelles plaques seront en outre réfléchissantes et porteront des chiffres bleus sur un fond blanc-os.Au cours des trois années subséquentes, soit en 1980,1981 et 1982, le ministère des Transports émettra des collants qui seront appliqués sur les plaques pour indiquer 1 année Selon le porte parole, les plaques 1979 seront plus épaisses et plus durables On estime qu'elles résisteront aux rigueurs du climat pendant au moins quatre ans, La période de renouvellement des immatriculations débutera cette année le 4 décembre Si la resolution adoptee par les commissaires à la fin de juillet indique que la force ne serait pas employée pour assurer le respect des dispositions de la loi 101 touchant la langue d’enseignement, comme le rappelait hier M.Fox, il est par contre entendu devait-il ajouter qu'aucun enfant ne sera toléré dans une classe anglaise sans avoir droit à l'enseignement dans cette langue.Rappelons que le BEPGM a récemment évalué à 2,300 le nombre d'enfants inadmissibles, susceptibles de s’inscrire dans une école protestante, soit 1.100 déjà inscrits l’année dernière, 600 nouveaux et 600 dont le statut demeure ambigu.Bien qu'il soit clair que plusieurs de ces enfants ne se soient pas encore présentés dans une école du bureau au cours de la semaine d'inscription, les chiffres officiels ne seront pas connus avant lundi."Nous sommes encore dans les affres des inscriptions, de sorte que nous n’avons pas une image très precise", devait dire M.Fox en ajoutant qu'il était donc difficile d évaluer la situation.Il n'a toutefois pas écarté la possibilité de demander conseil au ministère de l’Education si jamais il était impossible d'en arriver à une entente avec les parents récalcitrants C’est Mme Maria Griffiths, qui est journaliste à la station hellénique CHCR.qui fait le pont entre le bureau et les parents, en agissant comme interprète et en diffusant les messages.A ce titre, elle a tenu à dire hier que les parents ne contestaient ni le gouvernement ni la loi 101 — cela s’est fait l’année dernière — mais bien le BEPGM qui les fait “niaiser” cette année après les avoir encouragés il y a un an à enfreindre la loi.Les parents avaient menacé jeudi d’organiser une démonstration monstre lundi si les commissaires refusaient de les rencontrer.Comme cette rencontre doit avoir lieu mardi, on peut prévoir que la situation sera calme jusqu'à cette date II faut aussi dire que les classes d’accueil ne débutent que ce matin En dernier lieu, soulignons qu’un des parents grecs, M.Costa Meneleos, a reçu deux appels téléphoniques dans la nuit de jeudi à vendredi, le premier à trois heures, le second à six heures, d une personne anonyme le sommant de changer son fusil d’epaule.culture personnelle Cours de Base de Fine Cuisine familiale par Henri Bernard 1° Leçon à litre d’essai avec repas se répétant 11,12,13, sept.PROSPECTUS ET RESERVATIONS 843-6481 • ' ^Institut >uhnair& r/Kl 2015 de le montagne # 610, Montréal ernara rnn i LIBÉREZ CRISTINA ET SEMAN ET TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES EN ARGENTINE Le 24 mars 1976.le General Jorge Rafael Videla fit un coup d’état militaire et plaça le peuple argentin sous le coup d’une dictature fasciste.Depuis lors.20,000 patriotes ont été assassinés, 15.000 sont disparus et 15,000 sont torturés en prison.Toutes les libertés civiles sont éliminées.Les militaires persécutent brutalement tous ceux qui sont sur leur chemin.Dans les deux derniers mois, il y a eu une vague d'arrestations et des enlèvements faits par les militaires.Selon la Mission Permanente de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU.quelque 500 personnes ont été arrêtées entre mai et août 1978.Le 17 août.1978.ROBERTO CRISTINA.Secrétaire Général du Parti Communiste (marxiste-léniniste) d Argentine et ELIAS SEMAN, membre du Comité Central du Parti, ainsi que plusieurs autres furent arrêtés ou sont disparus.CRISTINA, 37 ans, marié et père d'un enfant, a été actif dans le mouvement syndical depuis 1965.Le jour même du coup d'état, il a dirigé la grève de 100.000 travailleurs contre la dictature fasciste! SEMAN.44 ans, marié, avec deux enfants, a été actif dans les luttes des travailleurs depuis plus de 25 ans.Nous, les soussignés, en appelons à toutes les organisations des droits humains, politiques, syndicales, internationales, religieuses et gouvernementales pour qu'ils protestent immédiatement pour sauver les vies de Cristina et Seman et les milliers d'autres prisonniers politiques Nous demandons que le Gouvernement Canadien fasse pression sur le Gouvernement argentin pour la libération immédiate des patriotes argentins.Nous demandons à toutes les organisations et tous les individus d'envoyer leurs télégrammes de protestation â: General Jorge Rafael Videla Caaa Rosada Buenos Aires , R.Argentina • A bas la dictature militaire I • Pour un gouvernement argentin tait d* toutes les forces démocratiques I • Pour un* assemblé* constituant* élue démocratiquement I rAssociation dos Étudiants Iranians (Soctlon Montréal), Mombra da CIS l'Association dss Patrlotas Philippins l'Association da Pauplo Indian an Amérlquo du Nord (IPANA) Comité Antl-lmpérlalista das Pouplas du Tlars Monda La Ligua Communlsto (Marxlsto-Lénlnlslo) du Canada La ligua das Droits do l'Hommo L'Organisation da Lutta pour laa Droits Démocratlquas dos Immigrants La Révérand Jamos Endlcott, rédactaur da “Canadian Far Eaatorn Nowslattor* WÊÊ LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur intérimaire et rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeurs de l'Information: Trésorier: Bernard Larocque Jean Francoeur Pierre Loignon Montréal, lundi 11 septembre 1978 ¦ 4 Le conseil général du PLQ M Claude Ryan a lui-mème dégagé devant les militants de son Parti et à Bl’intention de la presse l’une des conclusions des travaux du Conseil général du PLQ, réuni à Montréal samedi et dimanche.Les libéraux invitent en somme leur chef et leurs députés à durcir leurs positions envers le Parti québécois dans la bataille déjà engagée du référendum et, de façon plus générale, dans les débats sur la constitution.Les discussions en ateliers et les résolutions adoptées hier ont en effet démontré que les troupes sont impatientes de monter au combat, qu’il importe par conséquent de combattre et dénoncer le gouvernement sans concession.Le nouveau leader libéral, de même que son collègue Claude Forget, appelé à jouer un rôle important dans ce domaine, ont paru sensibles à cette tendance de l’assemblée.On peut donc prévoir — le ton de certains textes votés l’annonce déjà — une reprise de l’offensive libérale dans les semaines à venir.Alors qu’un projet de résolution de M.Forget offrait au gouvernement péquiste, moyennant certaines conditions, l’appui de l’Opposition officielle dans les discussions constitutionnelles, le Conseil général a rejeté cette perspective et dénoncé plutôt la “malhonnêteté” du PQ dont on dit qu’il participe aux conférences fédérales-provinciates à seule fin “d’empêcher” toute réforme sérieuse.La récente déclaration de M.Claude Charron (qui expliquait que la position de son gouvernement à Regina n’a été dictée que par des impératifs de stratégie) a du reste été invoquée à l’appui de la nouvelle ligne dure du PLQ.C’est un avertissement, tout au moins une requête insistante, qui s’adresse autant à M.Ryan qu’aux députés libéraux à l’Assemblée nationale et aux animateurs des commissions du Parti.Désormais, comme devait le préciser M.Forget devant l’assemblée, les libéraux devront écarter jusqu’à l'hypothèse suivant laquelle le gouvernement péquiste pourrait rechercher des améliorations réelles au régime fédérât Car, en Supposant même que cela fût vraffe PLQ se méfié de l’usage que le PQ pourrait faire ensuite de l'appui limité de l’Opposition.L’affaire de la taxe de vente, au cours de laquelle les Libéraux ont constamment appuyé par convictions et par principes les positions de M.Pariseau, aura permis à l'Opposition de tirer des enseignements stratégiques.Tout au cours de l’été, tandis que le nouveau leader s’employait surtout à amorcer les réformes nécessaires au sein de son Parti, tâche nécessairement discrète, beaucoup de militants auront été frappés par celles des interventions publiques de M.Ryan qui ont été plus percutantes, c'est-à-dire les analyses critiques qu’il a faites des propositions constitutionnelles d’Ottawa.Il n’était pas contraire à l’intérêt politique du PLQ de prendre ainsi ses distances à l’égard du pouvoir fédéral et, surtout, du parti qui l’assure.Mais, dans le même temps, les liberaux du Québec se montraient lutôt discrets envers le gouvernement de M.évesque, ses actions et ses déclarations.Si bien qu’on a pu croire un moment que le PLQ renonçait pour quelque temps à faire opposition au regime péquiste.M.Ryan a même déclaré publiquement que le gouvernement s’était comporté comme il devait à Regina.On ne s'étonne donc pas que le Conseil général, qui est l’instance suprême du parti, éprouve le besoin de rappeler à ses députés et à son chef qu’ils ont un rôle d’opposition à jouer.Toute démarche qui tend à entretenir un dialogue avec l’adversaire est suspecte et dangeureuse.Cette stratégie comporte aussi des pièges que le chef et ses collègues devront éviter.En effet, les libéraux ont lancé des appels répétés au gouvernement péquiste à la suite du dépôt des propositions constitutionnelles d'Ottawa.M.Lévesque et ses ministres, ont-ils dit, ne doivent pas perdre de vue le mandat de "bon gouvernement" que la population leur a confié et.sans égard à leur objectif suprême, participer au processus de discussions constitutionnelles.Agir autrement et saboter les efforts de la révision serait une trahison envers le Québec.Le gouvernement a fait exactement ce que les Libéraux l’appelaient à faire.Il s’est prêté aux rencontres préalables, a repris ses dossiers constitutionnels; il a préparé ses documents dans une perspective fédéraliste; il s’est con- certé avec les autres provinces; il a arrêté des positions communes avec ses dernières, y compris sur la monarchie.M.Claude Morin a reconnu explicitement que le gouvernement accomplissait son devoir en se comportant de la sorte.Mais il ne renonçait pas pour autant à l’article premier de son programme qui est la souveraineté, assortie de l'association.Voici maintenant que le PLQ lui reproche d’avoir agi exactement comme les Libéraux souhaitaient qu’il agisse.Ils condamnent la “malhonnêteté” du gouvernement.Bref, en politique, l’adversaire a toujours tort.¦ Mais le durcissement du PLQ envers le gouvernement intervient opportunément.Ce n'est pas sans une certaine stupéfaction que l'on vient d’apprendre en effet l’authenticité d'un projet auquel nul n’avait à ce jour attaché trop d'importance.Le PQ se propose de formuler la question référendaire en termes de fiscalité.Voudrait-on verser tous les impôts, toutes les taxes, au seul gouvernement du Québec?Et voilà.Si c’est oui, le Québec devient souverain.C’est encore une façon de fausser le débat et, sur ce point, il est certain que M.Ryan et ses collaborateurs dénonceront cette recherche délibérée de la confusion trompeuse.Et s’il arrivait qu’une majorité de Québécois répondent oui a 55% ou même 60%, il est évident que le problème de l’avenir politique ne sera pas résolu.Ottawa pourrait à son tour, comme le signalait hier le chef libéral, lancer un référendum à Québec sur une question de même nature et obtenir aussi sa majorité.Le projet de souveraineté politique n'est-il pas assez sérieux et grave pour justifier une question simple, directe, franche?Faire porter sur les impôts une question qui va determiner l’avenir politique d’un peuple, c’est un aveu de faiblesse de la part du gouvernement.C’est reconnaître qu’il n’a pas d’espoir de gagner la bataille à moins de maquiller, de farder les enjeux réels.Voilà un point essentiel sur lequel les libéraux ont une dure et nécessaire bataille à entreprendre.Michel ROY or IŒNCIEUX 1 Faire la toilette de ses opinions, matin et soir, à la pierre “pense”.¦ Publicité; petites violences caressantes, mixture du brûlant et du lénifiant, comme quelqu’un qui, mielleusement, les dents serrées.vous dirait: “Souffrez que je vous fasse du bien.” Des hauts et des bas par Albert Brie On nous a trop fait miroiter la satisfaction du travail, du devoir accompli; quel éducateur se donnera pour mission d'exalter le contentement du loisir, du jeu achevé?Vite et bien vont parfois ensemble Exemple: vite rencontré, bien oublié.a Quelqu'un vous dit: “Je n'ai pas encore eu le temps de peser le pour et le contre de votre proposition." Attention! Il veut se donner le loisir de régler la balance à sa guise.B Un petit enfant, c’est trop beau pour être grand a Le nouveau-né se fait rare.On peut presque en dire: “C’est un réchappé, un trompe-la-mort." Arrière-pensées, passez devant! B “Tel monte dans mon estime; tel autre baisse.” Sentimentalité d’ascenseur, de monte-charge.a Hier, ce qui ne valait pas la peine d’être dit, on le chantait; aujourd’hui, ce qui ne mérite pas qu’on le chante, on le tonitrue.De là, le règne des amplificateurs.Dans les émissions de “lignes ouvertes’’, les plus audacieux ne vont guère plus loin que de dire leur mécontentement.Une fois le morceau lâché, diffusé, ils sont un peu moins désolés, presque satisfaits; et, du même coup, ils ont soulagé une légion d’autres grincheux.L’autorite visée s’en remet avec un avantage: elle passe pour libérale.Elle peut tranquillement continuer de Lire: n'a-t-elle pas laissé braire?Il n’y a plus de péchés, plus aucun des sept péchés capitaux et capiteux.Qu’à cela ne tienne! On en fabrique un, unique, qui les contient tous: la pollution.On reconnaît un péché, le mal, à ce signe: on le voit partout; les dévots, à son nom, se signent.Ils sont contre la bête, pour le “pur”, le “naturel”, concepts brumeux et pseudo-scientifiques, mannipulés par les grands-prêtres de l’environnement, descendants auréolés de nos maniaques de la poussière, du net.du propre, du luisant, du “spic and span”.a - Le méchant, le pollueur, lui servir un savon, mieux: le javelliser.Qui peut se vanter de travailler plus consciencieusement qu’une machine sans conscience?a Il y a de quoi devenir fou à toujours vouloir etre raisonnable.a Nous construisons des maisons qui n’auront pas le temps de vieillir.Quand elles ne seront plus fraîches, elles seront ruines.a Les Anglais doivent être un peu gênés d’avoir à eux ce formidable sommet de la poésie qui s'appelle Shakespeare; il rend trop voyant le désert de leur musique.Planifier, structurer.Mots de notre temps et qui viennent à la bouche de ceux qui ne font rien sans d'infinies précautions préalables.Peur du risque, de l’aventure, du combat, de la vie.L’Argent, c’est toujours trop de temps.B On parle avec abondance de ce que l’on connaît mal; ce qui nous rend, sur le compte des autres, intarissable.L’unique Jean Drapeau Dans un style décontracté, bon enfant et coquin sur les bords, qui ne manque pas de fasciner après tant d’années de pouvoir, le maire de Montréal aura en somme élégamment décliné de répondre aux question du DEVOIR.C’était à vrai dire son privilège de ne point déroger à la tradition qui est la sienne d’éviter les débats et de réserver à son petit peuple” les mises en scènes dont il a le secret et dont la dernière, si ce devait être le cas, culminerait normalement au chef-d’oeuvre: sa sortie.De tous les politiciens canadiens-français, style ancien, il reste le plus grand.Alors qu’il doit à la veille des élections municipales prendre, cette fois, une vraie décision, celle d’être candidat ou de quitter définitivement l’hôtel de ville sinon la politique, il ne manifeste aucune tension, aucun déchirement perceptible, comme s'il avait déjà fait son choix et s’en trouvait soulagé.Mieux que personne, pourtant, il sait que pour la deuxième fois dans sa carrière municipale, il pourrait perdre le pouvoir au conseil, mais alors définitivement.On se doute bien en effet qu'il n’aimerait point rester, comme Cammillien Houde, un maire honorifique affrontant au conseil municipal une majorité hostile.Il n’est plus à un âge où l'on change.Il s'accommode certes des lois prétendant instaurer plus de démocratie dans les institutions municipales; il feint même de n’en point attendre de grands changements, y compris au chapitre tabou de la caisse électorale: la sienne serait claire comme l'eau du bassin olympique, bien qu’il l'ait toujours jalousement gardée secrète.Il réitère imperturbable que son parti n’a pas de membership ouvert aux citoyens, et qu’il ne tiendra pas de convention démocratique pour choisir “ses" candidats au conseil.En somme, c'est en fossile bien vivant qu’il entend faire entrer son régime dans l’histoire politique de Montréal.Mais peut-on lui don- ner tout à fait tort en voyant avec quel succès il vient de recruter un autre fossoyeur de la participation populaire, le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal?Dans son entrevue avec LE DEVOIR, M.Jean Drapeau s’est néanmoins payé, pince-sans-rire, un grand moment de vérité.Commentant les projets entretenus par M.René Lévesque et le gouvernement québécois de “décentraliser ” les institutions politiques locales de la santé, de l’éducation et des affaires municipales, il s'exclame: quelle décentralisation?Il n’y a pas eu centralisation! Le premier magistrat de la métropole ne pouvait mieux dire dans son cas.A voir en effet avec quelle liberté il a fait ce qu’il a voulu à Montréal, usant de l’hôtel de ville pour se lancer dans n'importe quelle aventure nationale ou internationale (il n’a pas osé se lancer encore dans l’interplanétaire), on comprend que le maire Drapeau ne veuille rien arracher de plus aux autres gouvernements! Rien sauf, bien entendu, quelques points de l'impôt sur le revenu afin de colmater les trous béants de ses déficits.Là-dessus, M.Drapeau mériterait sans doute l’appui des Montréalais: depuis le temps que ceux-ci paient les folies dont se glorifient les Québécois du reste de la province, ne serait-il pas temps que les contribuables de l’extérieur paient leur écot des prestiges de la métropole'’ Les Montréalais de Montréal ont assez essuyé de ses grandeurs gratuites, Jean Drapeau leur ferait enfin justice en essayant de taxer cette fois les Montréalais de.Sherbrooke, Québec et Sept-Iles! Trêve d’ironie La situation de la métropole doit être bien grave puisqu'enfin celui qui préside à ses destinées depuis vingt ans vient enfin la déplorer à son tour II n'aurait pas fallu encourager la migration vers la banlieue, mais réserver plutôt l’ile Jésus et les autres terres agricoles de la plaine de Montréal pour le potager, les espaces verts et la poésie.“Il faut freiner le mouvement d’exode et rendre aux citoyens de Montréal des avantages qu’ils ont perdus”, reconnait-il, comme s il venait de prendre sa carte du RCM ou du GAM! Triste découverte et triste bilan en effet.Jean Drapeau découvre sur le tard qu’il a passé à côté d'un projet grandiose, bien supérieur à l’Expo de 1967 ou aux Jeux de 1976.Ce projet, à la fois humble comme la plus modeste des ruelles de la ville et prodigieux comme la survie, la rare survie d’une des grandes métropoles de l'Amérique du nord, voilà que ce projet s'impose à lui, alors que des centaines de milliers de Montréalais désertent leur ville.Du sommet de sa gloire, le maire Drapeau redécouvre la vraie ville de Montréal, celle des quartiers que tant de simples citoyens avant lui et que son propre père ont représentée longtemps au conseil municipal, et qui doit rester non pas seulement une capitale de monuments, mais un milieu de vie et de travail.Pour tout un peuple obscur, besogneux et, authentiquement, porteur de l’avenir de Montréal.Comme Camillien Houde, Jean Drapeau passera à l'histoire, quel que soit le nombre d’élections où il tentera le sort.Néanmoins la ville, elle, demeure, avec son héritage, ses misères et son potentiel caché.Aucun grand nom ne pointe à l’horizon pour succéder à Jean Drapeau.Celui-ci pourra succéder à lui-mème, mais il n'a plus rien de très neuf à annoncer.Il pourra donner avec brio un dernier spectacle.Il n'a guère plus de politique ni de programme substantiels à proposer Aussi, même s'il reste, il n’appartient plus désormais à l’avenir de cette ville.Il fauara plus que la prochaine élection pour lui donner cependant justice.Jean-Claude LECLERC IttMIIMIII L’indépendance des juges par Robert Décary • Le sort aura voulu, avec son ironie habituelle, qu'à l'heure même où le juge en chef Deschénes réclamait que soit enfin reconnue, dans une nouvelle constitution, l'indépendance du pouvoir judiciaire, un ministre du cabinet Trudeau démissionnât à la suite d'une intervention qu’il avait faite auprès d'un magistrat La démission de M John Munro il faut lui savoir gré de n'avoir pas tergiversé — s'inscrit dans le cadre ¦ Propos d'actualité Le Canada sans la présence des francophones est un autre Etat américain En assimilant les caractéristiques originales de la culture française, de la culture anglaise et de la culture américaine, il est encore possible d’envisager la création d’une culture authentiquement canadienne Le Mexique a bien relevé ce défi en incorporant la culture espagnole à la culture amérindienne et à Ta culture américaine Emile COLAS, avocat (Extrait df "La troisième roie", aux Editions de l'Homme).d’une reconnaissance implicite de l’indépendance du pouvoir judiciaire face au pouvoir exécutif, Lorsque le premier ministre Trudeau, le 12 mars 1976, annonçait qu’aucun ministre ne devrait plus communiquer, si ce n’était par l’intermédiaire du ministre de la justice, avec les membres de la magistrature.il reagissait certes à la célébré “affaire des juges", mais il consacrait surtout, de vive voix, le principe sacro-saint de l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire Ce principe était déjà, sans qu’il eût été nécessaire de l’exprimer, ancré dans nos traditions démocratiques, et le premier ministre n’y aurait pas fait référence qu’on eût quand meme été en droit d’exiger la demission de M.Ilrury.à l'époque, et celle de M.Munro, aujourd hui Car.beaucoup plus que d’une règle de conduite imposée aux membres d’un cabinet par un premier ministre et dont la violation entraîne des sanctions au gré de n demtar il i agit d'une obligation imposée par notre propre système politique a tous les memores du pouvoir exécutif le moindre manquement à cette obligation devrait automatiquement entrainer la démission du contrevenant 11 est en ce sens rassurant de constater le chemin fait, en deux ans, par le premier ministre: prompt hier à pardonner à M Drury, il n'hesite pas.aujourd'hui, à accepter la démission de M Munro Cette reconnaissance implicite, et malheureusement acquise à coups de scandales, de l independance du pouvoir judiciaire, est toutefois loin d etre suffisante, et le juge en chef Desché-nes a cent fois raison d’exiger que les prochaines révisions constitutionnelles "reconnaissent expressément et fondamentalement lexistence d’un pouvoir judiciaire indépendant et qu elles assurent à celui-ci l'égalité.I autonomie et la permanence (LE DEVOIR.9 septembre) Il est en effet inacceptable, par exemple, que la Cour suprême n'ait encore d’existence qu’en vertu d une loi federale ordinaire et que le gouver nement fédéral, dans son souci, louable, de l’enchâsser dans une nouvelle constitution, puisse même songer à le faire unilatéralement Il est inacceptable, aussi, que la magistrature n’ait pas encore acquis une autonomie, sur le plan administratif, qui lui permette de planifier ses besoins sans être assujettie au contrôle de bouts de chandelle que lui imposent les gouvernements provinciaux responsables, selon la Constitution actuelle.de l’administration des tribunaux.Il est inacceptable, de plus, que des lois puissent a volonté et systémati- aucment.soustraire de plus en plus activités administratives au contrôle et à la surveillance des tribunaux Le Comité sur la Constitution de l’Association du Barreau canadien proposit.avec raison, l’abolition de ces clauses dites privatives, par lesquelles la population est de plus en plus privée de recours contre une bureaucratie de plus en plus envahissante et source d’injustices Le pouvoir judiciaire sera appelé, au cours des prochaines années, à jouer un rôle de premier plan dans l’évolution paisible et légale des institutions et regimes politiques au Canada Deux siècles après la Déclaration d'indépendance américaine ( 1776) et la Constitution française
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