Le devoir, 18 janvier 1978, mercredi 18 janvier 1978
( i^LRLCONoiïHf PRODUITS nmURISTCS l LA MEILLEURE QUALITÉ AU QUÉBEC J Vol.LXIX-No14 Neige, poudrerie et vents de 50km/h.Maximum -15.Montréal, mercredi 18 janvier 1978 Férié 25 CENTS Le coût de la vie aura fait un bond de 9.5% en 1977 OTTAWA (PC) — Le prix des aliments a fait un bond de 1.6 pour cent au cours du mois de décembre ce qui a eu pour effet de porter l’indice du coût de la vie à 9.5 pour cent.Statistique Canada a indiqué, hier à Ottawa, que l'augmentation du prix des légumes frais, du boeuf et du lait frais en Ontario, a le plus contribué à cette hausse de l'indice.La hausse de 1.6 pour cent a fait grimper l’indice de 17.7 pourcent au-dessus de celui de décembre 1976, ce qui représente l’augmentation la plus importante depuis le mois de mai 1974.Le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, a indiqué qu’il était “déçu” de cette augmentation de l’indice.Toutefois il s'est dit convaincu que le taux d’inflation va tomber à 6 pour cent en 1978.Pour sa part, le leader du Nouveau Parti démocratique, Ed Broadbent, a dénoncé le gouvernement fédéral qui refuse toujours de contrôler les prix de l’énergie ou de réduire les taux d'hypothèques.Il n’a pas manqué de souligner que le Pr la rogramme de contrôle des prix et des sa-ires avait été un échec, et qu’en conséquence, le pouvoir d’achat des travailleurs s’en trouvait réduit.Selon lui, une famille moyenne a perdu environ $30 par semaine en pouvoir d’achat à cause de l’inefficacité des politiques du gouvernement Trudeau.M.Broadbent est d’avis que le gouvernement devrait contrôler le prix du pétrole, puisque cette question est de sa juridiction.Le porte-parole du parti conservateur, James Gillies, a déclaré que le gouvernement fédéral n'avait aucune politique pour stimuler l’économie.D’après lui, il faudrait injecter au moins $2 5 milüards dans l'économie par le biais d'importantes réductions fiscales.L'inflation est presque deux fois plus élevé au Canada qu’aux États-Unis, a-t-il dit, en laissant entendre que les experts des Finances devraient démissionner.Pour Joe Morris, du Congrès du travail du Canada, les derniers chiffres publiés par Statistiques Canada confirment bien que le programme anti-inflation n'a rien donné, sinon la réduction du pouvoir d'achat des travailleurs.Selon M.Morris, le gouvernement est en train de se rendre compte que l’économie ne se remettra pas de sitôt.“C’est pourquoi, il s’évertue à renforcer le mythe selon lequel les victimes du problème en seraient en même temps les auteurs", a-t-il expliqué.Statistique Canada a révélé que le prix des légumes frais a augmenté de 10.6 pour cent au cours de la première semaine de Le Québec ne peut transformer guère plus de 7% de son amiante En présence des délégués israéliens, égyptiens, américains et onusiens, le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Moshe Dayan, donne lecture de sa déclaration officielle à l’ouverture, hier à Jérusalem, des travaux de la commission israélo-égyptienne.Voir nos informations en page 17.(Téléphoto AP) Le commissaire Jean Keable aurait-il violé la loi sur les secrets officiels?par Alain Duhamel Le débat sur le pourvoi du solliciteur général du Canada a pris une tournure inattendue hier lorsqu'un juge de la Cour d'appel s'est demandé dans quelle mesure le commissaire Jean Keable a pu contrevenir à la Loi des secrets officiels.En effet, le juge Rodolphe Paré, qui, avec les juges Fred Kaufman et Amédée Monet, examine l'appel du solliciteur général, s'est préoccupé particulièrement de la portée du secret d'Etat et des effets de la loi des secrets officiels non seulement sur les témoins, mais aussi sur le commissaire Jean Keable.Le magistrat s'interrogeait sur le caractère secret des documents rendu publics au cours de l'enquête Même transmis à d’autres personnes, des documents classés secrets ne doivent-ils pas le demeurer et même être retournés à leurs auteurs s’ils parviennent à des personnes non autorisées?Le commissaire Jean Keable dans le cours de ses travaux en audiences publiques a dévoilé plusieurs documents provenant de la Gendarmerie royale du Canada au sujet desquels le solliciteur général a invoqué au nom de la sécurité nationale le secret d'Etat.Le commissaire avait obtenu ces documents de la Surete du Québec et du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Dans une première décision, en octobre 1977, le commissaire Jean Keable a fait droit à une partie seulèment des affidavits du solliciteur général en décrétant oue ceux-ci ne pouvaient avoir un effet rétroactif I-e caractère confidentiel des Voir pag» 2: Secratt officiait par Michel Vaste! Selon un groupe d’experts québécois et américains, ‘‘la plupart des produits d’amiante actuellement sur Te marché sont des produits matures ou en voie de régression”.Les possibilités de transformation de la fibre d’amiante au Québec se limiteraient donc à trois produits.Et d’ici 1982, le Québec ne pourrait espérer mieux que 400 emplois directs et la transformation supplémentaire de 40,000 tonnes de fibres, soit presque autant que les 45,000 tonnes déjà traitées dans la province.Le degré de transformation de la fibre d'amiante passerait ainsi de 3.4% à 6.5%.Il faudrait consentir des investissements de $60 milüons.Ces conclusions sont à rapprocher des objectifs de la politique québécoise de l'amiante qui sont de parvenir à un degré de 20% du 1.3 million de tonnes d'amiante produites par le Québec.Les trois produits sélectionnés — les plaques d'amiante-ciment, les endos à linoléum et les garnitures de freins — faisaient partie d’une liste de cinq produits présélectionnés par les firmes Sorès (filiale de SNC de Montréal) et les consultants américains Arthur D.Little.Un premier rapport des experts Sorès-Arthur D.Little concluait que, sur 14 produits d’amiante actuellement utilisés dans le monde, seulement cinq offrent des possibilités de croissance suffisamment fortes pour justifier des investissements au Québec De ces cinq, les tuyaux d’amiante-ciment et les papiers d'amiante, ont dû être également éliminés.L'étude Sorès-Arthur D.Little avait été commandée par l'Association des mines d'amiante du Québec.Envisagée depuis 1973.en collaboration avec le gouvernement du Québec, elle a finalement été financée par la seule association des producteurs d'amiante, au prix de $225,000 Les conseillers retenus par l'Association des mines d'amiante sont convaincus que l'amiante est un produit qui a déjà atteint le maximum de son potentiel d utilisation.Toutes les recherches qui s’effectuent actuellement à propos de l'amiante sont plutôt menées pour trouver des substituts a un produit contesté de toutes parts.De plus, le mandat des conseillers Sorès-Arthur D.Little visait à sélectionner des produits dont le marché au Canada, aux États-Unis ou en Europe, permet d’espérer un niveau de rentabilité à peu prés certain pour un nouveau producteur On se plaçait carrément dans la perspective "de l'investisseur prudent, ayant à prendre des décisions pondérées" Le secteur qui utiliserait le plus d'amiante est celui des composés amiante-ciment.C’est dans ce secteur que passe 70' ; de la production mondiale de fibre Toutefois, pour ce qui est du tuyau damiante-ciment.son potentiel est tel que la création d une usine au Québec ne serait pas justifiée.On souligne d'ailleurs dans le rapport que la consommation de tuyaux d'amiante-ciment, essentiellement pour les acqueducs et les égoûts.se limite a 327c du marché total dans l'est du Ca-Volr page 6: L'amianta Le groupe Pépin-Robarts à Montréal Quasi-consensus sur le statut particulier par Lise Bissonnette Le défilé d'intervenants favorables aux thèses nationalistes sinon à la lettre de l'indépendance du Québec a failli faire oublier jusqu'aux fantômes des absents boycottant la Commission de l’unité canadienne, lors de la deuxième journée de ses audiences dans la métropole Poids lourds de la discussion, une brochette de “constitutionnalistes" ou réputés tels, a témoigné de l'émergence d'un quasi con- sensus autour d'une sorte de statut particulier pour le Québec, accompagné d'une réduction des pouvoirs de l'etat fédéral L'un derrière l'autre, même si les modèles qu'ils se plaisaient à étaler minutieusement pour l'édification des commis- saires différaient beaucoup, les experts ont à quelques exceptions près plaidé pour un nouveau pacte constitutionnel fondé sur la reconnaissance de l égalité des deux "majorités" ou "nations" ou "peuples fondateurs", une certaine réduc- FORMIDABLE du nouveau dane" Cartierville LE RhUYS Un restaurant français ou le chef est patron Ses spécialités: L'omelette Duchesse Anne Le homard sauce corail Permis complet 5393 Blvd Gouin ouest lace t rhfipllel Sacré-Cœur Réservations 332-1706 La commission McDonald accepte d’étudier les plaintes des Indiens OTTAWA (CP) - Le president de la commission d'enquête sur les agissements illégaux de la GRC, le Juge D.C.McDonald a accédé hier à une requête de la Fraternité nationale des Indiens, qui réclamait une enquête sur des vols par effractions qui pourraient avoir été commis par des membres de la GRC dans divers bureaux d'associations d'indiens à Ottawa, Regina.Daskatoon et Yellowknife.Cette requête avait été formulée II v a quelque temps déjà et la réponse de la commission à la Fraternité, a reconnu hier M McDonald, a pu être Interprétée comme signifiant que la commission ne voulait pas se pencher sur cette question Mais, a déclaré hier M McDonald après s'être entretenu avec le président de la Fraternité.M Noel Starblanket.le rôle qu'aurait pu jouer la GRC dans ces cambriolages intéresse la commission, qui s'en préoccupera M Starblanket a précisé que le» cambriolages dans les divers bureaux de mouvements d'indiens du Canada avalent été commis au cours des deux dernières années 11 y a un an environ, des dossiers ont été emportés par des cambrioleurs qui s'étalent introduit» dans les bureaux oe la Fédération des Indiens de la Saskatchewan L'hiver dernier, d'autres dossiers ont disparu des bureaux de la Fraternité des Indiens des Territoires du nord-ouest Voir oat* * iMlndlana lion du rôle du gouvernement central, soit par cession de pouvoirs ou par partage accru, et une participation provinciale et régionale plus importante aux institutions fédérales.Sénat.Cour suprême, ou agences gouvernementales Il est rare que les constitutionnalistes passionnent le peuple mais plusieurs ¦ Autre» Information», an page» 2 et 6, sur la» audlanca» du groupa Pipln-Robart».d'entre eux se sont attirés des applaudissements dans les rangs nationalistes de l'assistance, qui atteignait 300 personnes à certains moments au cours de l'après-midi.et qui reconnaissaient ça et la des formules conformes à ses voeux "Il faut cesser, a-t-il dit aux commissaires assez abruptement.de donner aux minorités des illusions d'éaalité ou de comajorité”.On vivra en français au Québec selon lui.et en anglais dans le reste du Canada La seule province qui pourrait garder un régime de bilinguisme serait le Nouveau-Brunswick et il en irait de Vol» page 2: Péplo-Rehart» décembre et de 5.2 pour cent dans le cas du boeuf au cours de la même période.De plus le prix du lait frais a augmenté en Ontario ainsi que celui des repas pris à l'extérieur de la maison Le prix du café a augmenté de 73.9 pour cent tandis que celui des huiles et corps gras a été majoré de 17.6 pour cent au cours du mois de décembre.L'augmentation de la volaille était de 12.9 pour cent contre 14.5 pour le poisson.Par ailleurs, les Canadiens ont dû payer Voir page 2: Le coût au sommaire La CECM décide d’ignorer la directive du ministre de l’Éducation — page 3 ¦ Le public et l'enquête McDonald: un éditorial de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Les négociations s’annoncent ardues à propos du problème palestinien — page 17 ¦ Les prévisions trimestrielles du Conference Board du Canada: la croissance à 4.5% et le chômage à 11%.¦ Ultime bataille pour reprendre la production à la Wayagamack — page 27 ¦ Pour bien manger le midi à l'école: le panier à provisions — page 29 L’Allier n’est pas candidat par Pierre O’Neill Lex-ministre des Affaires culturelles, M Jean-Paul L'Allier, ne sera pas candidat à la succession de Robert Bourassa.Dans une lettre adressée hier au DEVOIR et dont le texte intégral est reproduit en page 4, M.L'Allier explique que le refus de poser sa candidature au leadership du Parti libéral du Québec lui est apparu Te geste raisonnable, responsable et honnête" à poser dans les circonstances.Après avoir évalué les candidatures déjà annoncées, après avoir inventorié les appuis accessibles, les choix les plus évidents et les ressources disponibles, après avoir consulté son entourage, M.L'Allier en est venu à la conclusion que le moment n'était pas venu pour lui de poser ce geste, cela "malgré le dynamisme et la qualité exceptionnelle de ceux qui m’y invitaient et qui m'offraient, nombreux, leur temps et leurs énergies" Cette analyse exhaustive de la situation politique et de ses chances de succès, a permis à M.L’Allier de réaliser que l’essentiel de ses appuis se retrouvaient davantage au sein de la population plutôt que dans les rangs du parti À cet egard, 1 ex-ministre rappelle qu'une élection à la direction d'un parti politique n'est pas une élection générale Afin d’étre libre de participer pleinement à la campagne référendaire et d ètre disponible pour l'action et la réflexion indispensables à la redéfinition du Québec et du Canada.M L'Allier a déridé en outre de n’appuyer aucun des candidats à la direction du parti C'est en termes fort élogieux que M.L'Allier parle de MM Claude Ryan et Raymond Garneau Puis, il émet l opi-nion que la venue du ministre de Finances, M Jean Chrétien, sur la scène politique québécoise serait pour les fédéraux ‘T erreur politique du siècle".À la tète d une firme de recherchistes analystes et conseillers en affaires publique, M L'Allier entend pour ünstant continuer à vivre les problèmes et défis du monde des affaires II souhaite ainsi compléter et équilibrer son expérience et améliorer sa perception du Québec et de son avenir.QASTOM BRISSON SUPPLEMENT AIRE 8 la» 20-21 -22-27.3I-2» lanvlcr * lOh.10 1 * 2 • Le Devoir, mercredi 18 janvier 1978 suites de la première page PÉPIN-ROBARTS même, évidemment pour les institutions fédérales.M.Décary, et la plupart des autres cops'titutionnalistes avec lui, se rallient autour de propositions devenues désormais courantes: inclusion d’une charte des droits de la personne dans la constitution canadienne, remaniement de la Cour suprême ou création d’un véritable tribunal constitutionnel, adoption d’une formule d’amendement à la constitution, mécanisme de retrait ou d’admission des provinces au pacte fédéral.On est en général d’accord également pour revaloriser le rôle du Sénat, en le rendant électif, ou en le faisant émaner des provinces.M.Pierre Patenaude, de l’Université de Sherbrooke, a plaidé pour la reconnaissance ouverte d’un statut particulier pour lé Québec, avec une diminution radicale des pouvoirs fédéraux dans le domaine de l’éducation, des communications, de l’enseignement universitaire, des arts, du biçn-étre, et du développement urbain.te Choix qui s'impose au Canada, selon luf, ne saurait être entre le statu quo et l'indépendance, mais entre la souveraineté du Québec et une véritable état “confédéral." Même le député de Mont-Royal à l’Assemblée nationale, M.John Ciaccia, rangé pour l’heure sous l’étiquette des constitutionnalistes, réclame une refonte constitutionnelle basée sur la reconnaissance de deux communautés linguistiques égales, et s’il ne veut pas d’une décentralisation qui affaiblirait l’Etat canadien, se dit en faveur d’une beaucoup plus grande participation des provinces.C’est aujourd’hui que les membres de la communauté anglophone montréalaise se feront formellement entendre par la Commission, mais déjà certains d’entre eux ont commencé à attacher le grelot devant les commissaires M.Ciaccia fut de ceux-là, déplorant au passage ce qu’il ressent comme une sorte “d’abandon” du fédéral à l’égard de ce groupe québécois, et de “l’indifférence” chez leurs compatriotes des autres provinces.Dans le dernier atelier, en fin d’après-midi, trois autres anglophones sont venus exposer des griefs qui tenaient souvent d’assez loin au thème de la réforme constitutionnelle.Un étudiant de l’Université Carleton, à Ottawa, est venu proposer à la Commission son analyse du nationalisme du Parti québécois, un travail visiblement exécuté dans le cadre d’un cours de science politique, où il étale ses craintes vis à vis ce qu’il dit être un gouvernement “hégémonique, ethnocentrique, et de droite”, quand il ne laisse pas entendre qu'il flirte dangereusement avec le fascisme.Un “citoyen de deuxième classe”, selon la seule description qu’il donnait de lui; même, M.Gordon Roback, a décrié l’entreprise de génocide culturel des anglophones que serait la loi 101 et proposé, comme seule sauvegarde valable, la création d’une nouvelle province canadienne dans l’ouest du Québec, bilingue et multiculturelle.Seul le professeur Stephen Scott, de McGill, s’en est tenu au sujet, partisan pour sa part de quelques modifications dans la répétition des compétences, et surtout de l’inscription de solides garanties pour les minorités dans la nouvelle constitution.Mais il n’a pu résister lui aussi à vilipender la loi 101 où il voit des “violations fondamentales des libertés civiles.” Seul le représentant de l’Institut politique de Trois-Rivières, M.Marcel Thérrien, qui disait parler au nom de formations politiques fédéralistes de sa région, s’est prononcé vigoureusement, et de façon assez colorée, en faveur d’une formule assez proche du statu quo, affirmant de toute façon que les temps sont trop troublés pour qu’on puisse sérieusement Rrocéder à une réforme constitutionnelle, lais M.Therrien n’a guère eu de succès, dans une salle qui était restée jusque là assez calme mais où commençaient alors à entrer, se préparant à une soirée publique un peu plus chaude, de plus bruyants partisans de l’indépendance.SECRETS OFFICIELS documents n’avait plus aucune pertinence puisque plusieurs personnes, en dehors de la GRC, en avaient eu connaissance.Seuls les documents encore en la possession exclusive de la GRC et identifiés par le solliciteur général dans ses affidavits pouvaient demeurer hors de l’enquête, tous les autres étant déjà entre les mains du commissaire.Le juge Rodolphe Paré a étonné les avocats de toutes les parties en cause en s'interrogeant sur cet aspect du débat entre le solliciteur général et le commissaire Jean Keable.Jusqu’à ce jour, aucune des parties en cause n’avait particulièrement souligné cet aspect.Le solliciteur général du Canada a interjeté appel d’un jugement de la Cour supérieure lui refusant l’émission d’un bref d’évocation.Le minsitre fédéral, responsable de la Gendarmerie royale, tente pour la cinquième fois de persuader un tribunal de déclarer ultra vires et inconstitutionnel le mandat de la Commission d'enquête sur des opérations policières en territoire québécois.Selon M Michel Robert, procureur du solliciteur général, la Loi des secrets officiels impose des contraintes aux agents de la couronne provinciale tout autant qu’aux agents de la couronne fédérale.Avant que le ministre fédéral n’invoque le secret d’État, le commissaire Jean Keable a pu avoir une connaissance fortuite de documents secrets.Cet accident de parcours ne le dispense pas, cependant, d’interdire la production des documents et la divulgation de leur contenu.La loi impose en effet au tribunal d’interdire la production de documents secrets avant même de les avoir examinés dès lors qu'un ministre fédéral invoque le secret d’État.L’un des procureurs de la Commission d’enquête, Me Michel Décary, a soutenu que la transmission de documents classés secrets, entre la GRC et d’autres corps de police, compromettait leur caractère confidentiel.Aucune loi ne prévoit des communications privilégiées entre policiers.Seul un ministre de la couronne peut invoquer le secret d’État et il incombe au tribunal, et non aux témoins de respecter ce privilège.Selon Me Décary, le commissaire Keable a fait droit aux affidavits du solliciteur général dans la mesure où ils pouvaient avoir encore un effet.De plus, ni la Loi des secrets officiels ni aucune autre loi au Canad n’exempte une personne de se rendre témoigner devant un tribunal ou une commission d'enquête.Jusqu'à ce jour, aucun témoin n’a été placé devant le commissaire Jean Keable dans une situation où il devrait s'acquitter d’obligations multiples et contradictoires.Me Décary a souligné au tribunal que rien dans la requête du solliciteur général ne pouvait prétendre que des témoins La Salle défend la voie dite “provincialiste” avaient subi un préjudice grave.Le commissaire Jean Keable a rendu une décision en octobre et c’est seulement en décembre que les procureurs ont entrepris de la contester devant les tribunaux.La démarche paraît fondée sur les craintes du solliciteur général et non sur des faits.C’est d’ailleurs ce qui a fait dire à Me Roger Thibaudeau, procureur du commissaire Jean Keable, que la requête en évocation était prématurée.“Toute la contestation est fondée sur des hypothèses et des craintes de M.Francis Fox” a dit Me Thibaudeau.Au contraire, le commissaire Jean Keable a pris toutes les précautions pour que les témoins puissent se présenter en toute sécurité en adoptant des règles de pratique plus conformes à des principes de justice élémentaire et en permettant aux avocats du solliciteur général d’intervenir, même durant les interrogatoires à huis clos, lorsque des questions paraissent compromettre la securité nationale."Personne n’a été brimé dans ses droits et personne n’a senti le besoin de se présenter devant les tribunaux.Personne n’a rouspété.C’es le grand silence.sauf le solliciteur général (.) qui craint que la commission Keable ne bifurque vers une enquête en profondeur sur la GRC”.L'enquête a pour but de connaître tous les faits entourant des actes illégaux perpétrés par des policiers.Le rapport ne liera d’aucune manière le ministre de la Justice du Québec.Aux yeux de Me Thibaudeau, la commission demeure un organisme administratif et ne peut être assimilée à un tribunal.Me Joseph Nuss, au nom du procureur général du Canada, soutient que le mandat même de la Commission d’enquête outrepasse la juridiction provinciale.En effet, dans le dernier arrêté en conseil élargissant le mandat du commissaire Jean Keable, le gouvernement québécois a ajouté aux actes illégaux les actes repré-heiisibles.Ainsi, l’enquête pénètre dans des questions disciplinaires au sein de la GRC, institution fédérale qui ne saurait être assujettie, quant à son fonctionnement, au contrôle des provinces.LES INDIENS En Saskatchewan comme dans les Territoires du nord-ouest, les Indiens poursuivent farouchement une politique d’auto-détermination, a fait remarquer M.Starblanket, ce qui pourrait expliquer l’intérêt de la GRC dans leurs dossiers Le mois dernier, M.Starblanket avait écrit à la commission McDonald la priant de s'intéresser à ces cambriolages.Le secrétaire de la commission, M.H.R.Johnson, avait répondu que le mandat de la commission n'englobait pas ces questions.- Hier, M.McDonald a laissé entendre que cette réponse était ambiguë et qu’elle avait été mal interprétée.A la suite d'une rencontre entre le président de la commission et M.Starblanket, ce dernier a laissé entendre qu'il était satisfait de la façon dont la commission allait s’occuper des allégations formulées.En 1975, a-t-il expliqué, la GRC voyait d’un mauvais oeil les revendications territoriales des Indiens du Canada et nous considérait comme des terroristes, ce qui pourrait expliquer les cambriolages dont nous avons été victimes.Seul député fédéral à se présenter hier à Montréal devant la commission sur l’u-nite canadienne, le député conservateur de Joliette, M.Roch La Salle a devancé de quelques coudées les thèses décentralisatrices de son parti, pour se déclarer résolument “provinciahste” en suggérant aux commissaires de trouver dans cette veine leur “troisième voie”.M LaSalle, qui a tenu par la suite à préciser qu'il se présentait à la commission à titre personnel, n’ayant pas consulté son chef, M.Joseph Clark, sur la teneur assez autonomiste de son texte a affirmé sans ambages qu'il était “plus provincialiste que fédéraliste".Il a souhaité que la revision des institutions politiques canadiennes amène à une • édition revue, diminuée et corrigée” d’un fédéralisme qui, a-t-il expliqué, se- rait fondé essentiellement sur des délégations de pouvoirs que les provinces voudraient bien consentir au gouvernement central.M.LaSalle verrait bien, dans ces conditions que soit dévolu exclusivement aux provinces le soin de rédiger une nouvelle constitution.Les propos du député conservateur ont semblé impatienter un peu le coprésident de la Commission, le légendai-rement aimable Jean-Luc Pépin, qui s’est pris à chapitrer un peu son interlocuteur en l’entretenant des différences entre une "fédération" et une "confédération” et en le priant de se brancher.Le mémoire de M.LaSalle aura sans doute été l’élément le plus nouveau de cet atelier dit "politique" où devaient se présenter en debut de journée les formations partisanes.Le leader du Nouveau Parti démocratique, section, Québec, M.Henri-François Gautrin, qui s’est joint dernièrement au Comité fédéraliste pré-référendaire non sans quelque déchirements intimes, s’est présenté lui aussi devant la Commission pour la prier d’accorder d’abord son attention aux problèmes économiques du Canada, aux disparités, aux inégalités et au chômage, tout en convenant en second lieu qu’il y aurait quelque place pour des amendements constitutionnels.Le mémoire de M.Gautrin était en tout point conforme à la position orthodoxe du Parti fédéral, et comportait même en annexe la résoulution adoptée sur le même sujet au congrès de l’été dernier, à Winnipeg.résolution fermement favorable à un gouvernement central non seulement fort mais renforcé.Quelques éléments nationalistes ont ignoré la consigne du MNQ Deux équipes de nationalistes québécois, dont une for-ntée d'octogénaires, se sont succédées hier devant la Commission Pépin-Robarts à Montréal pour critiquer la thèse de la nation canadienne unique et explorer les conséquences de (elle des deux nations, anglaise et française ' La Commission a en effet entendu huit "personnalités nationalistes" recrutées grâces aux bons offices de M.Jean-Marc Brunet, que le comité d’organisation local dirigé par M Pierre Péladeau avait chargé de combler le terrain laissé à découvert en raison du refus des grands mouvements nationalistes québécois, tel le Mouvement national des Québécois, de se présenter devant la Commission de I unité canadienne Comme les organisateurs locaux jugeaient indispensable que les audiences de Montréal comportent un certain nombre d'intervention issues de milieux nationalistes, on a réservé un bloc de trois heures à cette fin hier avant-midi Or voilà qui revêtait par maints côtés l’allure d’un spectacle en huit tableaux, entrecoupés de petites pauses publicitaires offertes par le modérateur même de l'atelier, M Jean-Marc Brunet, lequel faisait en même temps la promotion des personnalités présentes Une première équipe de nationalistes.dans laquelle dominaient les plus jeunes, s’est appliquée à défendre la thèse de la "nation québécoise et celle d’un ensemble canadien constitué par deux nations, sinon délesté de sa partie québécoise.La deuxième équipe était formée de trois membres vénérables de la communauté québécoise, tous âgés de 80 ans ou plus.Il s'agissait de MM.Robert Rumilly, écrivain et historien, d’Adhemar Ray-nault.qui a été maire de Montréal à trois reprises, et du Père Gustave Lamarche, auteur du "Manuel d’histoire du Canada" qui a formé quelques génératins de Québécois et ex-conseiller spirituel et politique du Ralliement national.Les trois vieillards se sont exprimés à bâtons rompus sur leur passé et ont exprimé d une manière souvent touchante leurs convictions politiques.Tous les trois ont souligné 1 urgence, pour le gouvernement canadien, de procéder aux changements qui s’imposent afin de sortir le pays de la crise actuelle Quant aux plus jeunes, ils expriment des voeux divers, M Brunet préconise la création de la "République du Québec", puis d'une “Union républicaine canadienne con- * S ^3 ÎQ ' < IL le temps et io deux FAVIC travaille en collaboration avec la C.E.C.M.et est subventionné par le ministère des Affaires Sociales.Pour le Parti libéral, trois membres de la Commission Jeunesse de Laval-des-Rapides ont relu devant la Commission un mémoire qu’ils avaient déjà remis en décembre au cabinet fédéral réuni à Montréal, dans le même grand hôtel.Cette commission Jeunesse dont leur député fédéral, Mme Jeanne Sauvé, est particulièrement fière, s’aventure parfois dans des eaux plus décentralisatrices que celles du Parti libéral du Canada, et propose une “confédération des souverainetés".elle aussi émanation directe des provinces.Ignoré des commissaires à la période de questions, le représentant du Parti communiste du Quebec.M.Hervé Fuyet, a plaidé pour un Canada uni contre l’impérialisme américain et semoncé les membres de la Commission qu’il accuse de s’intéresser à des questions trop techniques, tout en délaissant, contrairement au conseil du grand Lénine, la question de fond du concept de "nation” en droit international.LE COÛT plus cher pour les frais de logement, les cigarettes, nettoyage à sec, lea tarifs de stationnement et le transport par train.L’indide ces prix à la consommation était de 167.2 au mois de décembre 1977 contre 152.7 au mois de décembre 1976.Cela signifie que les biens et services que l’on payait $152.70 en décembre 1976 coûtaient $167.20 le mois dernier.Un bon conseil Faites de l’exercice LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR MEUBLES RUSTIQUES ANCIENS importés de France à des prix incroyables meubles, bibelots, bronzes, cuivres table de ferme, tableaux, etc.MAINTENANT OUVERT le* jeudi* et vendredis de 10h à 21h le samedi de 10h à 18h fermé le lundi, mardi et mercredi S.I.A.F.INC.société d’importation d’antiquités françaises 354 rue de l’Inspecteur Montréal, 866-0572 - OUEST- [354] M IINMICUM ?NMlUtlTl ¦IM m» - EST - fédérale, d’emblée binatio-nale.Le chef indépendantiste du Parti pour la libération du Québec M.Réginald Char-trand.a tenu à enregistrer une protestation massue: le Québec a été "volé" aux Québécois; la Confédération n’est qu une "gammique" dirigée par la "clique" d’Ottawa, fl a ensuite fustigé le rôle négatif de M Pierre Elliott Trudeau, qui.depuis 1968.aurait contribué à mettre un frein au progrès de la thèse des deux nations Enfin, le président de la Société nationale populaire.M.Gilles Maillé, et celui du Parti verdunois, M.Gilles Proulx, ont exposé des opinions similaires Quant au candidat défait à la chefferie de l’Union nationale en 1976, M.Jean-Guv lx>boeuf, il préconise une redivision du Canada en cinq régions Savoir dénicher un chez-soi.Ce ne sont pas les moyens qui manquent: vous pouvez soit faire la tournée des quartiers qui vous plaisent, soit fouiller les annonces classées, ou soit miser sur un tuyau.Mais pour trouver cette maison rêvée d’une façon aussi rapide 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d’enseignement de l'anglais langue seconde dès la première annee.C'est ce qu’a précisé hier le président de la CECM, M.Luc Larivée, à l’issue d’une réunion des cinq commissaires formant le conseil exécutif de la CECM.Les commentaires de M.Larivée font suite à l’émission d'une directive gouvernementale qui oblige les commissions à demander l’autorisation du ministre de l’Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, avant de mettre sur pied des programmes d’enseignement de l’anglais langue seconde avant la cinquième année.« Le fameux projet, adopté par les commissaires en août dernier, vise à dispenser 120 minutes par semaine d’enseignement de l'anglais à des élèves de première année.Après étude, il fut décidé qu’un tel enseignement se donnerait dans sept classes reparties dans cinq écoles.Les écoles sontSaint-Eusèbe, région ouest, Saint-Mathias-Apôtre et Louis Dupire, région est.Montcalm, région nord et Madeleine de Verchères, région centre.Le programme sera donc en marche dans toutes ces écoles d’ici la fin de la présente semaine.Bien que le nombre de minutes d’enseignement de l’anglais soit légèrement supérieur au nombre permis par la nouvelle directive — laquelle stipule que les commissions doivent y consacrer 100 minutes par semaine, ni plus, ni moins, la CECM estime que le projet ne doit pas être soumis aux dernières exi- gences du ministre puisqu’il y a plusieurs mois que les commissaires ont voté leur projet.La décision prise hier par le conseil exécutif de la CECM n’a pas fait l'objet d’un vote formel mais sera sans doute discutée à nouveau demain lors d’une réunion de l’ensemble des commissaires.La commission compte toutefois soumettre le projet au ministre de l’Éducation même si elle n’attendra pas la réponse avant d’agir.Selon le president de la CECM, le fait qu’il s’agisse d’une simple directive et non pas d’un règlement implique une certaine souplesse et de plus exclut une application rétroactive.Les commissaires prendront aussi connaissance, demain, de l’étude effectuée par les conseillers pédagogiques de région sur ce projet.On y trouvera les résultats des démarches de l’équipe auprès des parents, comités d’écoles, enseignants et principaux relativement à un enseignement précoce de la langue anglaise.Par ailleurs, la CECM ne demandera pas non plus l’autorisation du ministre de l’Éducation pour un autre de ses programmes de langue seconde qui existe depuis un mois et en vertu duquel des ’’inadmissibles” reçoivent 72 minutes de cours de langue anglaise quotidiennement dès la première année.Cette attitude de la CECM pourrait susciter une escarmouche entre le ministère et la plus grosse commission de la province puisque le ministre faisait savoir vendredi soir que sa nouvelle directive visait directement le projet de 72 minutes de la CECM.“Le ministre de l’Éducation se devait de prendre les mesures requises pour soumettre ce projet à des règles ”, expliquait un communiqué en provenance du ministère de l’Éducation.On y expliquait que le ministre peut, afin de mettre un terme à ce genre de projets “excessifs", établir lui-même le nombre de minutes que ces commissions peuvent consacrer à l’enseignement de l’anglais.C'est l'article 12 du règlement 7, régissant la répartition des enseignements qui permet au ministre de se prévaloir de tels pouvoirs.Par ailleurs, le Regroupement scolaire progressiste (RSP), forme de près d’une vingtaine de personnes intéressées à l’éducation dont la plupart des candidats défaits aux dernières élections scolaires, a tenu à exprimer son incompréhension et sa déception à la suite de l'émission dêiq* directive gouvernementale."11 nous aurait semblé plus normaLdC prévoir une politique à long terme qui-afc-* sure le fait français en même terfips,* qu'une connaissance fonctionnelle,,de,; l anglais à la fin des études secondaires^.,’ explique le RSP.! Le RSP estime que la directive, en.pet-mettant aux commissions scolaire^ mettre sur pied des programmes d'en-,, seignement de l'anglais pourvu quelles^ obtiennent l'autorisation du ministrç/f^i-" cilitera une action des administrateur^ én, ce sens , ‘, -i “Il nous semble beaucoup plus norjjtal,, que toute cette politique sur l’enseigne- ( ment des langues assure d'abord une çoi)-',, naissance solide du français avant d appr.-,; der l'étude de l'anglais ", fait remarquer ; le RSP.I, ' ^ S ' SS ' < : ¦¦¦'' ¦ ’• - , ST- D 0 NAT Québec refuse de dynamiter l’embâcle près de ;.M“.V* r V " M Le niveau de l'eau redescent lentement vers la normale, à Terrebonne, grâce au froid qui a réduit les apports d'eau dans la rivière de Mille-lies partiellement obstruée par un embâcle à la hauteur de Lache-naie.(Photo Jacques Grenier) par Gilles Provost Mécontent d'avoir été tenu responsable des inondations désastreuses survenues l'an dernier à Terrebonne, le gouvernement du Québec refuse maintenant de dynamiter un solide embâcle qui fait planer en permanence la menace d’une inondation hivernale sur cette municipalité établie en bordure de la rivière des Mille-Iles.C’est ce qu’ont appris avec surprise, au cours du week-end, les dirigeants de cette municipalité qui demandaient au ministère des Richesses naturelles de briser immédiatement l’embâcle qui s’est formé à la hauteur de Lachenaie et de maintenir par la suite cette portion de la rivière “ouverte" pendant tout l’hiver.Cette nouvelle a été confirmée au DEVOIR par le responsable du bureau montréalais des Richesses naturelles, M.Laganière: “Nous ne prenons plus la responsabilité du dynamitage des embâcles, a-t-il expliqué.C’est une vieille politique que nous avons renforcée.Dorénavant, nous considérons qu’il revient aux municipalités de prendre les moyens requis pour se mettre à l'abri des inondations en installant des pompes ou en construisant des digues".“Si les municipalités croient nécessaire de dynamiter un embâcle, elles n'ont qu'à embaucher le personnel requis et le gouvernement va leur rembourser les frais", a-t-il ajouté.M.laganière n'a pas caché que cette ri- Le RCM-Notre-Dame-de-Grâce propose le droit à la dissence pour un district par Claud* Turcotta Le conseil exécutif du RCM dans le district de Notre-Dame-de-Grâce propose à ses 240 membres de voter en faveur du droit à la dissidence pour chacun des districts vis-à-vis du programme général du parti, tel qu'accepté par le dernier congrès général en décembre.Des propositions à cet effet seront soumises aux militants de Notre-Dame-de-Grâce au cours d'une assemblée qui aura lieu le 30 janvier.Elles ont été rendues publiques hier par le conseiller Michael Fainstat.dont toutes les modifications qu'il avait suggérées au programme avaient été rejetees par le congrès.En somme, c'est encore le conflit entre modérés et radicaux qui se poursuit, mais cette fois la bataille est portée au niveau d'un district, puisqu'au niveau central les radicaux dominent pratiquement toutes les instances.M Fainstat a dit lors du congrès et répété hier qu'il lui est impossible d'accepter une certaine terminologie et rhétorique à consonnance marxiste du programme C est pourquoi depuis le congrès plusieurs discussions et réunions furent tenus dans Notre-Dame-de-Grâce pour déterminer quelle attitude il fallait adopter désormais vis-à-vis du Rassemblement des citoyens de Montréal.Finalement le conseil exécutif du district en est arrivé — à la majorité et non à l'unanimité — à cette notion du Voyage d'étudea de SOCIOLOGIE SOCIALISTE Du 16 au 30 mars nous allons visiter les institutions en Hongrie.Sur le programme: Village d'enfants.Maison des vieillards, pouponnière d'une usine, cour juvénile, maison de correction.Plusieurs excursions touristiques, musique gitane, dîner gastronomique, etc.DATE LIMITE POUR UN PREMIER DEPOT DE 0100: If 23 JANVIER.LE SOIR.Avion, Mtol, ropot, programma profaaaionnel, Intarprètaa $970.00 CoOt pour un conjoint tant la» vlaltaa prolaaalonnallaa S8 7 0.00 Apanoa da voyagoi HENRI KELENY 3114 bout.St-Lauranl, MONTRÉAL.Tél-1484113 Dttantaur d un parmi» d» Ouébtc droit à la dissidence jjour un district et les candidats qui représentent le parti.Sur le ton de la blague, certains ont parlé de souveraineté-association.Pour M.Fainstat il s’agit en fait de retourner à l'esprit du parti lore de sa fondation, qui était alors un véritable rassemblement dans lequel on pouvait retrouver des tenants d'idéologies différentes.Le différend entre Notre-Dame-de-Grâce et le RCM s’est articulé à partir d’un règlement figurant dans les statuts, spécifiant que "le candidat accepte de défendre et de propager le programme dans son entier".M.Fainstat avait demande lors du congrès que l'on biffe "dans son entier", ce qui a été rejeté par les congressistes.Selon les propositions mises de l’avant maintenant par le district de Notre-Dame-de-Grâce, un candidat pourrait soutenir publiquement toute décision, démarche ou prise de position approuvée par l'assemblée générale du district qu il représente, et ce même si cela devait etre contraire ou différent des positions du parti dans son ensemble Pour que ces propositions du conseil exécutif de NDG deviennent la politique du district, les membres présents lors de l’assemblée du 30 janvier devront voter en faveur dans une proportion des deux-tiers.Si une telle majorité n’était pas obtenue, il est probable, sinon certain, que M.Fainstat et son groupe quitteraient le RCM Mais d'ici là, M.Fainstat a bien l'intention de mener une sérieuse campagne pour attirer suffisamment de membres parmi les 240 militants du district afin d'obtenir cette majorité.Il a été impossible hier de joindre les deux autres conseillers du RCM dans ce district, Mme Ginette Kérouack et Arnold Bennett, mais il semble qu'ils soient solidaires du mouvement qui a pris forme dans le district.On se souvient enfin que dans le district voisin, soit Côte-des-Neiges, les trois conseillers ont quitté le RCM; deux d'entre eux se sont même vu refuser la réintégration qu'ils demandaient et le troisième.M Yves Normandin, a préféré être solidaire de ses deux collègues plutôt que du RCM aujourd'hui À 12 h 30 a l'hôtel RiU-Carlton.Me Jacques Vlau.président de l'Association du barreauca-nadlen.est conférencier au déjeuner du Club Saint-Laurent Kiwanis A 18 h au Château Frontenac à Québec.Mme Monique Laithier.de l'Institut international de lecture dynamique, est l'invitée de I Association nationale des secrétaires A 18 h à la Maison du commerce.Côte du Beaver Hall.M R-A Boyd, president de l'Hvdro-Québer.est conférencier au dîner de» Associés du Montreal Board of Trade • A 18 h à l'hôtel Reine EUsabeth Me Alban Garon.sous-ministre adjoint à la JusUce, eat conférencier au diner de TAssociaUon québécoise de planification successorale A 18 h à I hôtel Les Quatre Saisons, diner-rolloque de l'Association des analystes financiers de Montréal Conférenciers: M Martin Leibowiti.associé de la firme Salomon Brothers de New York; et M Alfred Wirth.trésorier adjoint de la Sun Life • A 20 h à l'auditorium Notre-Dame de 1a Merci, 555 ouest, boul Gouln.conférence de M André Lalavqy, présentée par les Services culturels Sophie-Barat • Cliniques de la Croix-Rouge, à Saint-Gabriel de-Brandon.à l'hôtel de ville, de 15 h à 17 h 30 et de 19 h à 21 h; 4 Rosemont, au salon Silhouette.de 14 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h; à Montréal, à l'hôtel Reine Elisabeth, de 9 h à 16 h 30 gidité nouvelle fait suite aux deboires de l'an dernier alors que les citoyens avaient rejeté sur un dynamitage intempestif la responsabilité dé l’inondation qui avait affligé une partie de Terrebonne.“À la demande de deux municipalités, nous étions intervenus d’urgence pour dynamiter et cela s’est retourné contre nous, de dire M.Laganière.Maintenant, on n’y touche plus".Evidemment, on ne voit pas la situation du même oeil à Terrebonne où les citoyens sont déjà aux aguets, ayant été aux prises avec deux menaces d’inondation depuis la mi-décembre.“Le gouvernement du Québec ne cesse de répéter qu'il est propriétaire et responsable des cours d'eau, souligne M.Jean-Jacques Lauzon, secrétaire général de Terrebonne.C’est à lui d’intervenir et à personne d'autre! S'il ne fait rien, l’embâcle va durer jusqu'au printemps et s'épaissir continuellement à cause de l'accumulation continuelle de frazil.A ce moment-là.les inondations seront pires que jamais!" Ce diagnostic, incidemment, est partagé par M.Laganière qui a indiqué que l'embâcle ne peut que se solidifier en raison du froid actuel.La brèche par où l’eau s’écoule peut s’obstruer n'importe quand.Dans l'immédiat, le froid a fait baisser le débit de l’au mais le niveau peut se remettre à monter à tout moment.a-t-il dit.Aux yeux de M.Lauzon, c’est une véritable folie de laisser la gestion des glaces aux municipalités; “présentement, dit-il, l’embâcle est situé en face de Lachenaie mais c'est Terrebonne qui est menacé d’inondation.Qui va intervenir’’ Terrebonne ou Lachenaie?" D'ailleurs, a-t-il ajouté, une municipalité ne peut intervenir vraiment parce qu elle n a pas juridiction sur les rivières Èlle n’a pas non plus les moyens de tenir compte de tous les éléments du problème “Dans le cas present, explique M.Lauzon.il est possin'e que le dynamitage de l'embâcle (le Lachenaie cause plus de tort que de bien si on ne s'assure pas au préalable que la surface est libre en aval et que les glaces libérées pourront s’écouler facilement sans provoquer de nouvel amoncellement un peu plus loin," , "En pratique, dit aussi M.Lauzon, il le conseil municipal de Terrebonne a justement demandé cette semaine au gouvernement de maintenir un chenal ouvert en permanence sur cette partie de la rivière " "C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités et lui seul peut intervenir." a-t-il conclu.La situation actuelle a été provoquée par la température exceptionnellement chaude de la semaine dernière et du froid subit qui a suivi; les coure d’eau ont été gonflés par une crue subite et le froid très vif a rapidement provoqué la formation de frazil, soudant les blocs de glace les uns aux autres Deux embâcles se sont ainsi formés, dans la region de Montréal L’un a obstrué le Richelieu à la hauteur de Chambly.provoquant une crue subite de onze pieds et l’inondation de deux sous-sols à Chambly, près du vieux fort Heureusement.le froid s’est maintenu, de telle sorte que l’apport d’eau dans les rivières a été vite freiné Le niveau du Richelieu a baissé de quatre pieds hier Même si le niveau est encore très élevé, tout danger semble écarté dans l’immédiat et on espère que l’embâcle pourra se démanteler tout seul si le temps s’adoucit.»X' Le scénario est assez semblable à Terré-' bonne où il y aura aussi eu plus de peur que de mal.Au pire, quelques sous-sols, ont été inondés.Là aussi, le niveau dal l’eau a baissé hier.Encore une foss^ IqJ menace demeurera aussi longtemps qUé; le froid très vif qui peut provoquer l'obstruction de la brèche actuelle.Le Jour cesse de publier J “On crève en pleine santé".Tel a été le commentaire des journalistes de l'hebdomadaire Le Jour qui ont appris lundi,.en fin d'après-midi la mort de cette publication née des cendres du quotiaien iLe Jour C'est le président du conseil d’administration oe la société Journal Le aJftür Inc., M Bernard Carisse.qui a annoncé là-mauvaise nouvelle, au grand étonneftiwft de l’équipe de rédaction qui s'interrogeait encore hier sur les raisons de cette fermeture.Le Jour hebdomadaire avait publiai environ 15,000 exemplaires son cinquantième numéro le vendredi 13 dernier.Un des dix employés réguliers de la publication a laisse entendre hier que le conàfejl d'administration n’avait rien laissé dçvi-ner de ses intentions de mettre le poipt final à la publication, d’autant plus qU’il avait été clairement établi au momeiVt dû lancement qu'une pareille entreprise ne pouvait être rentable moins pouvait être rentable avant un an /pu La fermeture du Jour n’est pas plus justifiée maintenant qu elle ne 1 aurait été II y a six mois, a déclaré ce journaliste, dôqj le nom viendra s'ajouter à la longue liste de ses collègues en quête de travail par !
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