Le devoir, 4 janvier 1978, mercredi 4 janvier 1978
IS j^LALCO N0!1 pour les PRODUITS nfïïURISTES r LA MEILLEURE QUALITE AU QUEBEC J Ennuagement en après-midi.Neige en soirée.Max.-14.Montréal, mercredi 4 janvier 1978 Férié 25 CENTS L’anti-g rêve se poursuit sans anicroche La CUM prépare une offre pour ses policiers par Claude Turcotte ; de deux semaines de nouvel- aux policiers de la CUM En voie de préparation depuis près de les offres globales seront bientôt faites aux po non seulement en ce qui concerne l’horaire de travail mais aussi tous les autres points en litige.Cet après-midi au nom de la partie patronale le maire d’Outremont et porte-parole des négociateurs donnera une conférence de presse qui sera en somme une séance d information pour les journalistes et le public.D parait douteux toutefois que M.Desmarais dévoile à cette occasion les nouvelles offres globales, qui devraient être soumises directement à la Fraternité des policiers au cours des prochains jours.En fait, si les policiers avaient respecté l’injonction prise contre eux jeudi dernier ü est probable que les offres globales auraient été soumises dès vendredi dernier.Mais il semble que la partie patronale ait été prise au sommaire ^ ¦ Québec est prêt à dépenser $6 millions pour sauver la ouananiche — page 2 ¦ La CEQ prône l’adoption d’une stratégie syndicale du référendum ¦ Les municipalités demandent qu’on les exempte de la taxe de vente au détail — page 3 ¦ L’année des minorités francophones: un éditorial de Michel Roy — page 4 ¦ Incidents de rue à Santiago avant le référendum — page 11 ¦ Le prix des camions et des voitures GM augmentera de 2.8% — page 19 King avait pressenti l’engagement en Corée OTTAWA (CP) — Deux ans et demi avant que des militaires canadiens ne soient envoyés combattre en Corée, le premier ministre du Canada de l'époque, M.William Lyon Mackenzie King, craignait que Washington, en pressant le Canada de participer à une mission en Corée, n'entraîne le pays dans une guerre.M.King avait consigné ses appréhensions dans son journal, dont les volumes portant sur Tannée 1947 ont été rendu publics hier par les Archives nationales.La participation du Canada à une commission des Nations unies mise sur pied en novembre 1947 pour surveiller le déroulement d’élections libres en Corée avait d’ailleurs fait Tobjet d’amères discussions au sein du cabinet, au cours desquelles le premier ministre avait menacé de démissionner.M.King s’opposait à ce que le Canada soit membre de cette commission parce que, soutenait-il, le Canada ne devait pas se mêler des affaires d’un pays si lointain, d’autant plus qu’il n’en retirerait aucun intérêt.Il voulait éviter également que le Canada paraisse se ranger du côté des Etats-Unis et contre la Russie dans la guerre froide qui en était à ses débuts.“Le rôle du Canada, devait-il écrire dans son journal n'en est pas un de chevalier servant sauveteur de l’univers, à moins qu’il ne soit capable de le faire”.Les représentants du Canada aux Nations unies avaient accepté, sans consulter le cabinet, que le Canada soit membre de cette commission de surveillance en Corée, M.King tenait plus particulièrement responsable de cette décision le sous-secrétaire d’Etat aux affaires extérieures, M.Lester Pearson, qui devait par la suite devenir premier ministre.-“Je sentais que les Etats-Unis voulaient à tout prix que nous devenions membres de cette commission.Nous serions inévitablement devenus leurs alliés contre la Russie.”, écrivait-il.“En vérité, notre pays n’a pas d’affaires à vouloir jouer un rôle mondial dans les affaires des autres nations, dont notre peuple ne connaît rien ou à peu près”.En 1948, le Canada devait malgré tout participer à cette commission des Nations unies, mais seulement après que M.King eut établi clairement que le Canada n’approuverait rien qui pourrait déplaire à la Russie.Le journal de M.King pour Tannée 1947 a été rendu public hier, 30 ans après Tannée de sa redaction, comme le stipulent des règlements des Archives nationales.Le compte-rendu de cette année, 1,200 pages reliees dans cinq cahiers, couvertes de son écriture, ou écrites à la machine par ses secrétaires, ne représente qu’une bien petite tranche des 25,000 pages du journal en 100 volumes que M.Ring a tenu scrupuleusement pendant 57 ans, depuis Tâge de 18 ans jusqu'à sa mort Voir page S: Mackenzie King au dépourvu par le refus des policiers de respecter la décision du tribunal.Quoiqu’il en soit M.Desmarais a passé toute la journée d’hier en réunion, dont au moins deux séances de travail avec les conseillers juridiques de la CUM.n faut évidemment s’attendre à des procédures de poursuite pour outrage au tribunal, qui pourraient venir aussi bien aujourd’hui que plus tard.D faut noter également que l’injonction accordée par la Cour jeudi dernier sera débattue demain.C’est justement à la préparation de cette cause que se sont occupés hier les dirigeants de la Fraternité des policiers, qui n’ont par ailleurs reçu aucun message encore des négociateurs patronaux.Pour sa part le ministère de la Justice a maintenu sa politique du silence bien qu’il se soit tenu bien au fait de l’évolution de la situation depuis un certain temps.En revanche les deux conciliateurs, qui ont cherché à rapprocher les parties jusqu’à vendredi dernier, sont maintenant complètement à l’écart de ce dossier.Bref, l’application unilatérale par les policiers de la formule 4-3 existe déjà depuis quatre jours et plus le temps passe plus il paraît probable qu’il en sera ainsi jusqu’à la découverte d’une solution négociée.Comme c’est le cas depuis le 1er janvier, les porte-parole des policiers soutiennent toujours que le service à la population continue tout à fait correctement et même mieux qu’en temps normal.Hier, par exemple, sur deux quarts de travail entre minuit et 16 heures, seulement 18 policiers ne se sont pas présentés au travail pour cause de maladie.Habituellement, avant la formule 4-3, on en dénombrait entre 70 et 80 absents pour la même période.La direction du Service de la police est demeurée silencieuse ce qui permet de croire qu’effectivement la population n’a pas à souffrir du remue-ménage actuel.Enfin, le Rassemblement des citoyens de Montréal a fait connaître hier son opinion sur ce conflit en accusant la CUM d’avoir une politique de relations de travail inflexible et hautaine.Il vise en particulier M.Desmarais H: “N’ayant jamais consenti à s’asseoir personnellement à la table des négociations, M.Desmarais qui dans cette situation est avant tout président du Conseil du patronat pour le Québec, a continuellement sapé la bonne foi qui doit se retrouver à la base de toute négociation et pour couronner son oeuvre il n’a rien trouvé d’autre que de recourir à une injonction pour îorçer les travailleurs auxquels il s’opposait à ne pas utiliser le seul moyen de pression qui leur permettait d’amener les négociations a leui*terme sans avoir recours à la grève générale.Par ailleurs le RCM affirme ne pas approuver le geste illégal des policiers bien que d’accord sur les revendications fondamentales.Le RCM souhaite enfin qu’une solution négociée vienne mettre un terme au conflit dans les plus brefs délais.>» V“ 1 V > 'ii tfia ti itf* lit.j y fris U * * î * 4 ( #.* .4 i t ü À * .hs .i tv A i i» ; « H* I î # tt % fa V m é1 y tè » La patinoire géante du Stade olympique semble connaître beaucoup de succès.Près de 2,000 personnes, selon olympiques, s’y sont rendues hier, patiner au son des valses de Strauss.la Régie des installations (Photo Steve Aumand) Sadate n’exigerait pas la création immédiate d’un État palestinien J kv: Le président Carter a rencontré hier à Ryad le roi Khaled d’Arabie séoudite, avec lequel il a surtout abordé les problèmes du Proche-Orient et de la “corne de l’Afrique”.(Téléphoto AP) LE CAIRE (d’après Reuter et AFP) -À vingt-quatre heures de l’arrivée en Égypte du président Carter, le Caire a fait savoir qu’il n’insistait pas sur la création immédiate d’un État palestinien indépendant — solution à laquelle le président Carter avait déclaré il y a quelques jours préférer celle d’une patrie (homeland) Uée à la Jordanie.Dans l’entourage du président Anouar Sadate, on soulignait néanmoins hier que le chef de l’Etat égyptien demeurait ferme sur la nécessité de donner aux Palestiniens le droit à l’autodétermination, soit le droit de choisir entre la création d’un État indépendant ou l’établissement de liens avec la Jordanie.“L’Égypte peut accepter dans un premier temps l’idée d’une patrie qui mènerait finalement, après une certaine période, à un État”, précisait-on de même source.Le quotidien cairote Al Messa ayant assuré lundi que M.Carter considérait l’établissement d’une “patrie” palestinienne comme un premier pas vers la création ultérieure d'un État, on faisait observer au Caire que, si tel est le cas, ce serait “un compromis acceptable”.Une telle solution a été jusqu’à présent repoussée par Israël qui voit dans la créa- Les Kmers rouges auraient lancé une contre-offensive (d’après Reuter et AFP) — Les combats se poursuivraient à la frontière entre le Vietnam et le Cambodge, mais seraient pour l’instant limités à la région du “bec de canard”, où les Khmers rouges auraient lancé une contre-attaque.Pendant ce temps, Hanoi renouvelait son appel » Phnom Penh pour des pour- parlers de paix dans les meilleurs délais.On note que les informations contradictoires qui sont diffusées sur les hostilités entre les troupes du Vietnam et celles du Cambodge à la fois sur la situation militaire à la frontière Khméro-vietna mienne et sur l’importance des troupes engagées de part et d’autre, laissent tout au plus percer la volonté des forces khmères rouges de s’opposer énergiquement à “l’invasion” vietnamienne.C’est ainsi que selon un officiel de l’ambassade khmère dans la capitale chinoise, “l'invasion vietnamienne se pounuit à l’heure actuelle, mais s’est heurtée à une Voir page 6: Le* Kmers Le gouvernement Lyon tente de corriger ‘Tassassinaf du centre franco-manitobain par Rodolphe Morissette Des fonctionnaires du gouvernement conservateur de M.Sterling Lyon, au Manitoba, multiplient cette semaine leurs efforts pour permettre au Centre culturel franco-mamtobain, fermé depuis samedi dernier faute de fonds, de rouvrir ses portes.Samedi, prenait effet la démission du conseil d'administration du Centre culturel qui a pignon sur rue à Saint-Boniface et dont les objectifs essentiels, fixés dans la loi 49 qui Ta créé il y a à peine quatre ans consistent à maintenir et à encourager par tous les moyens les activités culturelles françaises et d’en permettre l’accès à tous les citoyens de la province.Mis en présence de la perspective d’un déficit de $55,000 au 31 mars 1978 en raison de coupures pratiquées dans les subventions venant du secrétariat d’Etat du gouvernement fédéral, d’une part, et, de Tautre, du ministère des Affaires culturelles du Manitoba, le conseil d’administration de cette société d'Etat annonçait, le 16 décembre, sa démission dans les 15 jours ainsi que la mise à pied des 23 em- ployés, dont 19 y travaillaient en permanence et à temps complet.Le gouvernement Lyon, qui a entrepris depuis son élection une vaste campagne de réduction de ses dépenses, a finalement consenti à maintenir dans l'édifice quelques fonctionnaires qui veillent à 1 administration quotidienne en attendant que finisse de mijoter, à l'un et à Tautre palier de gouvernement, une solution aux difficultés du Centre culturel.Les 23 employés du Centre ont été techniquement “suspendus" entre-temps, tandis que continuent à utiliser les locaux de l’édifice les 11 organismes résidents (chorales, clubs de l'Âge d’or, comités de parents, etc.).Si le secrétaire d’État, M.John Roberts, de qui relève, au palier fédéral, la responsabilité du Centre, n’a pas encore décidé de la solution à l’organisme pour poursuivre ses activités, un certain nombre de fonctionnaires du gouvernement manitobain tentent cette semaine des efforts ultimes en ce sens.Ains, le sous-ministre des Affaires culturelles du Manitoba, M.Del Gallagher, a Voir page 6: Contre manitobain tion d’un Etat “extrémiste” à ses frontières un danger pour sa sécurité.Lors du sommet d’Ismaïlia, à Noël, le président du conseil israélien, M.Menahem Begin, s'était borné à proposer une autonomie administrative aux habitants de Cisjordanie et de la bande de Gaza.Selon des sources autorisées américaines, citées par le New York Times, un compromis serait pourtant possible entre Israel et TÊgypte sur le problème palestinien.Il s’agirait, selon ce journal, "de convaincre M.Begin de modifier son plan de façon à accorder aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza l’autonomie interne avec la possibilité ultérieure d’une autodétermination.Puisque ni Israël, ni TÉgypte, ni la Jordanie, ni les États-Unis ne veulent d’un État dirigé par l'OLP, il existe un large consensus qui permettra de trouver la Donne formule ”, ajoute-t-il.“Pour en convaincre Israël, estime-t-on à Ryad, où est arrivé hier le président Carter, comme au Caire, les Etats-Unis devront exercer des pressions”.Le président Carter, qui s’efforce de relancer le processus de paix après la déception produite par la rencontre d’Ismaïlia, affronte une tâche délicate.M.Begin a mis en garde le président Sadate hier, après un conseil des ministres extraordinaire de cinq heures, contre la tentation de demander au chef de la Maison-Blanche d’exercer de telles pressions.“Je n’ai jamais demandé aux Etats-Unis de faire pression sur TÊgypte”, a-t-il rappelé avant de souligner: “Nous sommes engagés dans des négociations sérieuses et cela ne peut se faire sous la pression, que ce soit celle d’Israël ou de TÉ-gypte’ De source proche du gouvernement, on déclare que les propositions de M Begin au sommet d'Ismaïlia représentent des concessions importantes et qu'il appartient désormais aux Égyptiens d’en faire de nouvelles.Cependant, de source diplomatique, on remarque que M.Begin s'est contenté hier de rappeler que son plan était “une base de négociations”.M.Begin a réaffirmé qu’Israël s’en tiendrait a son offre d’autonomie pour les Palestiniens, proposition que, dans une interview au "New York Times”, le roi Hussein considère comme n’apportant “rien de positif”.Le souverain jordanien, qui a regagné Amman après avoir rencontré le président Carter à Téhéran, a estimé qu’Israël devait accorder Tautodé-terminationa au Palestiniens et se retirer des territoires occupés.Dans une autre interview, à un journal iranien, le roi Hussein admet cependant le principe de “rectifications mineures concernant les territoires occupés, particulièrement s’agissant de la nve occidentale du Jourdain".Mais, a-t-il ajouté, “un règlement de paix sans la participation des Palestiniens n’aurait pas de sens".Le president Carter va demander au président Sadate, à Assouan, “jusqu’où il est prêt à aller" et, “quelles sont ses objections aux propositions" de M.Begin pour la Cisjordanie et Gaza.Cette précision a été donnée à Ryad par Voir’page 6: Anouar Sadate 2 • Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 des quatre coins du PAYS_____________________________________ Rail: reprise des négociations Les représentants de 100,000 cheminots groupés dans 17 syndicats doivent reprendre aujourd’hui les négociations avec les sociétés ferroviaires canadiennes pour le renouvellement des conventions collectives.Un porte-parole syndical a déclaré que plusieurs clauses normatives ont déjà été acceptées, mais que l’on a fait peu de progrès sur les clauses salariales.Les cheminots sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre.Les travailleurs saisonniers Le Canada admettra de nouveau cette année des travailleurs agricoles venant des Antilles et du Mexique, sur une base temporaire, à condition qu’il n’y ait pas de main-d'œuvre canadienne disponible.C’est ce qu’a annoncé hier le ministère de l’Emploi et de l’Immigration, en précisant que ce programme saisonnier vise à assurer les besoins de main-d'œuvre agricole aux périodes de pointe.En 1977 , 4,929 travailleurs saisonniers ont ainsi été admis au Canada, au regard de 5,455 en 1976.Le gouvernement canadien a par ailleurs placé en 1977 100,000 Canadiens dans des emplois agricoles et ils ont ainsi œcupé 95 pour cent des emplois saisonniers.Des candidats conservateurs Le président du comité du choix des candidats pour la prochaine campagne électorale, M.Claude Dupras, annonce que le parti progressiste-conservateur a maintenant procédé au choix de neuf candidats en vue des prochaines élections.Ce sont: M.Peter Blaikie, 40 ans, avocat, dans le comté de Lachine; M.Armand Lefebvre, professeur de 41 ans, dans Verchères; M.Léo Vellone, commerçant de 44 ans, dans Rosemont; M.Fernand Giroux, commerçant de 41 ans, dans Berthier; M.David Bernstein, avocat de 37 ans, dans Saint-Denis; M.Carol Saint-Pierre, 33 ans, directeur de polyvalente, dans Montmorency; M.Gerald Scott, ingénieur de 40 ans, dans Shefford; M.Paul-André Busqué, professeur de 35 ans, dans la Beauce; et M.Roland Julien, commerçant de 34 ans, dans Trois-Rivières.Une police politique?Selon l’écrivain lan Adams, auteur d’un roman intitulé “A Portrait of A Spy”, le gouvernement fédéral a tendance à utiliser la GRC pour faire du “sale” travail politique au Québec.Dans une récente interview, M.Adams préconisé la création d’un comité parlementaire, formé de représentants de tous les partis, pour surveiller le service de sécurité de la GRC.Cette surveillance, dit-il, ne devrait pas être laissée au seul parti au pouvoir.Lougheed d’accord avec Trudeau Le premier ministre de l'Alberta pas partisan d’utiliser la force pour garder le Québec Confédération si la population de cette province exprimait de façon claire et démocratique son désir de se séparer.Mais il emploierait les forces de la loi pour maintenir l’ordre si le Québec agissait illégalement.Interrogé au sujet des récentes déclarations du premier ministre Trudeau à ce propos, M.Lougheed a toutefois souligné qu’il s’agissait d’une question très hypothétique et que, pour sa part, il n’aurait pas choisi comme exemple le recours aux mesures de guerre.Gare aux livraisons postales! Certains hommes d’affairer se plaignent de perdre des milliers de dollars par année en utilisant le service postal pour la livraison de leurs produits.Une partie de la marchandise est perdue ou volée, disent-ils.Ainsi, le président d’une fabrique de bijoux nue l’on joux sur les colis Québec est prêt à dépenser $6 millions pour sauver la ouananiche du lac St-Jean par Gilles Provost Pour obtenir que la nouvelle papeterie de la Donohue Saint-Félicien déverse ses eaux usées ailleurs que dans la rivière Chamouchouane et pour permettre ainsi la survie de l’importante population de ouananiches (saumon d’eau douce) du lac Saint-Jean, le gouvernement québécois sera finalement contraint de construire lui-même, aux frais des contribuables, l’immense égout de $4 à 6 millions qui ira porter ces eaux usées jusque dans la rivière Mistassini ou dans le lac Saint-Jean lui-même, a révélé au DEVOIR M.Marcel Léger, ministre québécois de l’Environnement.M.Léger a aussi souligné que ce dossier est le plus compliqué et le plus “dur” auquel il ait jamais eu affaire parce Su’il lui a fallu tenir compte es concessions inacceptables déjà faites à la compagnie par le précédent gouvernement et en même temps de la “mauvaise foi” de certains bailleurs de fonds qui ne cherchent, selon lui, qu’à nuire au gouvernement péquiste par tous les moyens a leur portée.Après des négociations très dures, la compagnie Donohue Saint-Félicien (contrôlée par Donohue, qui est elle-même contrôlée par la Société générale de Financement) avait finalement accepté de modifier son projet originel pour déverser ses eaux traitées dans la Mistassini plutôt que dans la Chamouchouane, moyennant une participation financière importante du gouvernement québécois.M.Léger l’avait d’ailleurs annoncé avec éclat à la population locale, le mois dernier.Par la suite, pourtant, un des plus importants bailleurs de fonds du projet de Saint-Félicien devait regimber devant cet accord, menaçant de remettre en cause sa participation financière si on ne revenait pas au projet tel qu’il avait originellement été prévu et endossé par le gouvernement, c’est-a-dire en déversant les eaux usées dans la Chamouchouane.Selon M.Léger, cet ultimatum était d’autant plus crédible que le projet de Saint-Félicien apparaît maintenant beaucoup moins rentable qu’il ne le semblait au départ.De source digne de foi, Le DEVOIR a appris que l’opposition est surtout venue de la compagnie d’assurance ne-wyorkaise Metropolitan Life, qui a investi $123 millions dans l'entreprise tandis que l’autre prêteur important, la Prudentielle, n’a pas émis d’objection.Dans les milieux gouvernementaux, il est d’ailleurs de commune renommée que la Metropolitan Life utilise tous les moyens à sa portée pour annuler ses investissements y dans la province depuis l’élection du parti québécois.Dans ce contexte très particulier, et considérant que la Donohue Saint-Félicien avait convoqué tous las organismes préteurs à une importante assemblée pour le 28 décembre, le gouvernement a donc décide à la mi-décembre de faire comme s’il cédait aux pressions des prêteurs: il a formellement autorisé la Donohue à déverser ses eaux usées dans la Chamouchouane.De la sorte, le projet originel est intégralement respecté et personne n’a de prétexté pour se retirer.En même temps, le gouvernement décidait aussi de construire lui-même l’égout néces- a: saire pour amener ces déchets toxiques à l’endroit où ils pourront vraiment être déversés sans danger, n a donc averti en douce la compagnie Donohue qu’elle n’avait pas intérêt à construire trop rapidement le diffuseur requis dans la rivière Chamouchouane puisque l’égout gouvernemental serait construit avant le début des opérations, à la fin de l’été.La compagnie n’aurait alors qu’à y brancher son propre tuyau.Ces manœuvres stratégi-iues risquaient évidemment le mettre dans l’eau bouillante le ministre de l’Environnement qui s’était déjà engagé publiquement et qui avait même annoncé officiellement que la Donohue déverserait ses déchets dans la rivière Mistassini.Effectivement, le 20 décembre, le représentant du DEVOIR communiquait avec le bureau de M.Léger pour demander s’il était vrai que le gouvernement avait finalement autorisé la Donohue à déverser ses eaux dans la Chamouchouane.Incapable de nier l’information ou de la confirmer avant que les prêteurs de la Donohue aient eu 1’occasion de se réunir le 28 décembre, M.Léger n’avait donc pas d’autre choix que d’expliquer en détail tous les dessous de l’affaire.En contrepartie, il a demandé un embargo sur la date de publication.Selon M.Léger, cet immense égout collecteur de cinq pieds de diamètre peut ê-tre construit en seulement deux ou trois mois parce que toutes les études sont pratiquement terminées.Les travaux devraient aussi être accélérés puisque l’égout appartiendra à une entreprises publique qui, à ce titre, pourra obtenir un pourvoir d expropriation et acquérir plus facilement les droits de passage requis pour cet égout qui aura au moins huit milles de longueur.Si la compagnie avait dû construire cet ouvrage elle-même, des contestations juridiques auraient pu nécessiter un retard de la mise en service, a expliqué M.Léger.Pour justifier cette subvention spéciale et tout à fait exceptionnelle à la Donohue Saint-Félicien, M.Léger souli- gne que le gouvernement actuel doit payer les pots cassés de l’administration précédente, qui avait forcé les Services de protection de l’environnement à autoriser le déversement dans la Chamouchouane malgré l’opposition initiale de ces fonctionnaires.“Même si mes fonctionnaires ont eu assez de conscience professionnelle pour formuler cette approbation dans des termes très vagues, nous nous trouvions maintenant dans une situation juridique ambiguë et la compagnie pouvait plaider avec vraisemblance que je ne pouvais plus retirer une autorisation déjà donnée”, explique Marcel Léger.“Par contre, je ne pouvais en conscience permettre ce déversement dans la rivière Chamouchouane.La solution de compromis qui a finalement été trouvée tient compte des erreurs gouvernementales passées, de la rentabilité moins assurée de l’usine, des pressions des milieux financiers et elle atteint quand même l'objectif le plus important, c’est-à-dire la protection du milieu naturel”, a-t-il conclu.M.Peter Lougheed, n’est îbec dans la L’espionnage chez l’opposition: l’enquête policière se poursuit iqu affirme que l’on prend bien garde de préciser qu’il s'agit dé bi- afin d’éviter les vols.Un porte-parole du ministère des Postes a précisé que 21,346 réclamations pour un montant de $1,619,855 ont été reçues pour les sept premiers mois de l’année financière qui prendra fin le 31 mars prochain.OTTAWA (PC) — Au beau milieu du débat entourant toutes les allégations au sujet des activités illégales de la Gendarmerie royale du Canada, est-il vrai que le leader de l’Opposition, Jœ Clark et le député conservateur Elmer Mackay ont fait l’objet d’écoute électronique?Cette question n’a pas encore trouvé de réponses, en dépit des recherches de la Sûreté d’Ottawa qui durent depuis près de deux mois.Le directeur adjoint de la Sûreté d’Ottawa, Thomas Welsh, rejoint hier, n’a pas voulu dire où en sont les recherches de la police, du 'I r Tjt RABAIS GENERAL 0GI1YY patoais dt 10% a Z3>Ç% Sur presqtie tout clans les trois magasins.moins pas avec précision.11 a indiqué que les techniciens du centre d’analyse de Toronto, le Forensic Science Center, se penchent toujours sur la question.Bref, ils tentent encore de déterminer si les dispositifs trouvés dans les deux bureaux du Parlement, le 31 octobre, pouvaient servir à capter et retransmettre des conversations.M.Welsh n’a pas caché que cette enquête revêt un caractère très important.Le fait qu’il s’occupe lui-même de ce dossier, en sa qualité de directeur-adjoint de la Sûreté, en témoigne bien.“Les conclusions de l’étude sont très importantes, d’où la nécessité d’etre le plus juste possible”, a-t-il dit.Le policier a affirmé qu’il attend toujours le rapport technique du centre d’analyse et les conclusions de l’étude détermineront la tournure de l’enquête.Il ignore pour l’instant combien de temps il faudra attendre avant d’avoir ce fameux rapport final.Une chose est certaine, cependant, c’est qu'une fois l’enquête terminée, les résultats seront transmis au président de la Chambre des Communes, M.James Jerome.Depuis la découverte de ces deux dispositifs pouvant, semble-t-il servir à l’écoute électronique, les députés conservateurs n’en ont plus beaucoup parlé.Le premier dispositif avait été découvert dans un fauteuil du bureau du député de Central Nova, Elmer Mackay.Celui-ci avait eu l'occasion de faire “nottoyer” son bureau par un spécialiste torontois, expert dans le repérage des dispositifs d’écoute électronique.Dans la soirée du même jour, soit le 31 octobre, le bureau de M.Clark annonçait que ce spécialiste avait découvert une anomalie dans le téléphone de celui-ci.B s’agissait, avait affirmé cet expert, de la compagnie Uniserv Ltd.de Toronto, d’une diode du téléphone qui avait été transformée afin de pouvoir servir de dispositif d’écoute électronique.Mais les choses n’en sont pas restées là.D’une part, le président de la Chambre des Communes, M.Jérôme demandait aux techniciens de Bell-Canada d’examiner cette diode suspecte.Les techniciens lui remirent un rapport assez confus qui n’étabussait pas clairement si M.Clark avait pu faire l’objet d’écoute électronique.D’autre part, le premier ministre Trudeau laissa entendre que les conservateurs auraient pu eux-mêmes installer “ces machines à cinq cents” dans leurs propres bureaux.Entretemps, M.Jérôme avait demandé à la Sûreté d’Ottawa de faire une enquête.Les dispositifs d’écoute avaient déjà été passés d’une main à l’autre, il n’y avait évidemment plus de traces d’empreintes digitales s’il y en avait déjà eu.Comme l’a indiqué le directeur adjoint Welsh il y a eu un délai de plus d’une semaine, ce qui n'a certainement pas aidé au travail de la police.En dépit de la lenteur des travaux, M.Welsh a tenu à dire que le rapport final de la Sûreté touchera tous les aspects du problème et tentera de répondre aux questions que soulèvent ces allegations.ITALIEN COURS DE LANGUE ET DE CIVILISATION COURS D’ART DU 9 JANVIER 1978 INSTITUT CULTUREL ITALIEN 1200 rue McGregor Tél.849-3473 AGENCE DE VOTABES AGENCE K VOTAGES OU1LVYI Mme Sauvé se loue du progrès accompli Vbcances®’ SkyLark $inn Economisez jusqu'à a\J\J par couple DÉPARTS DE MONTRÉAL Après les fêtes quoi de mieux qu'une détente au soleil.mais une détente à un prix merveilleux.Profitez-en, partez vers Nassau, ou San Juan .les prix SkyLark sont incroyables! Nassau Puerto Rico Miami/Ft.Lauderdale (départ le dimaruhe pai |el 707 de \Adiddu ) OTTAWA (PC) — Le ministre fédéral des Communications, Mme Jeanne Sauvé, a dit au cours d’un entretien qu’elle était fière des progrès qu elle a accomplis l’an dernier pour atténuer les tensions entre le fédéral et les provinces en matière de politique des communications.Elle s’est dit fière aussi que, dans le processus d’adoucissement des relations avec le Québec, elle soit parvenue à remettre à sa place son homologue québécois, M.Louis O’Neill, qui avait préféré des insultes à l’adresse d’Otta «.?.Mme Sauvé a rappelé que, peu après l’élection du gouvernement péquiste, M O’Neill avait déclaré publiquement qu’il n’entrerait jamais en re- lations avec un gouvernement étranger, en l'occurrence celui d’Ottawa.vient rie paraître La Criminologie au Québec, en collaboration Revue "Criminologie’’ petite anthologie de la criminologie au Québec Flagler Inn Les grandes chambres climatisées sont décorées avec goût et s ouvrent sur la mer ou sur les jardins tropicaux L hôtel est situé sur Paradise Island I SEMAINE i 8.I5jan.Prix courant *389 Prix d aubaine $339 Economisez $100 par couple 22 janvier Prix courant *399 Prix d aubaine $349 Economisez $100 par couple 29 janvier Prix courant ^419 Prix d aubaine $369 Economisez $100 par couple 2 SEMAINES 8.I5jan.Prix courant 5589 Prix d aubaine $539 Economisez $100 par couple 22 janvier Prix courant 5599 Prix d aubaine $549 Economisez $100 par couple 29 janvier Pnx courant 5619 Prix d aubaine $569 Economisez $100 par coupie LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL } Emerald Beach Le site de choix et I ambiance de détente font I attrait de cet hôtel.Les chambres standards sont situées dans l aiie principale, elles sont climatisées.2 SEMAINES CONSERVATOIRE LASSALLE AVIS DE DÉMÉNAGEMENT A partir du 1er janvier 78: 3505 rue DuRocher (coin Milton) (Métro Sherbrooke — Autobus 24 ouest) (Métro Place des Arts: sortie Bloury) 288-4034 15 Janvier Pnx courant $449 Prix d aubaine $399 Economisez $100 par couple idcpdrt If samt-di par (H 70/ df U.iidam Condado Beach Hilton Cet hotel allie le style traditionnel de I Espagne et le confort du modernisme Les chambres sont toutes climatisées et possèdent une salle de bain privée I SEMAINE 7 janvier Prix courant 5449 Prix d aubaine $399 Economisez $100 par couple 14 janvier Prix courant 5459 Prix d aubaine $409 Economisez $100 par couple 21.28 jan.Prix courant 5479 Prix d aubaine $429 Economisez $100 par couple 2 SEMAINES 31 déc.7 jan.hi* t ourant 5619 Prix d aubaine $569 Economisez $100 par couple 14 janvier Pnx courant 5639 Prix d aubaine $589 Economisez $100 par couple 21.28 jan.Pnx courant 5669 Prix d aubaine $619 Economisez $100 par couple Les vacances SkyLark comprennent: • Vol aller retour de Montréal à destination par jet 707 de Wardair • Repas et consommations sans frais à bord de l avion • Transferts entre l aéroport et I hôtel et manutention des bagages • Logement pendant 7 ou 14 nuits BONI VOITURE $29 (départs du 1er janvier au ?9 janvier) Offre?vous un séjour d une ou deux semâmes au Waikiki Motel a Miami on au Lauderdale Beach Club à Ft Lauderdale tout en profitant du boni voiture gui rompiend location pendant sept jours avec millage illimité (limite d une voiture par chambre) (séjours de deux semaines boni voiture se limite a sept jours seulement) Non inclus: Taxe d état de A’I essenr e huile et assurance collision obligatoire de *3 par jour (Jn dépôt de $25 ou une carte de c redit reconnue est exigé Freeport BONI GOLF - LUCAYAN HARBOUR INN I.8 et 15 janvier I semaine *342 par personne 22 janvier (occ doubt* I semaine s349 par personne (occ doubt* En plus des avantages réguliers d’un séjour SkyLark à Freeport le boni golf comprend: • Transport aller retour entre I hotel et les parcours • Droit dèntrée et privilèges pour six jours ( 18 trous par |Our) et usage d une voiturette • Entretien et entrepôt».!*?des batons de golf FAITES VOS RESERVATIONS DES MAINTENANT! ixw sort par personne (occupaion douNel ri vaneni seton la dare de départ la Airée du seour H le toqemeni choisi Ces programmes sort suteTs au* termes et condNions de la brochure ShvtarV .*01* / — h) v > L.J Portet-lM * voir, compta Contro-vMo 977 ouest Ste-Catherine tél 842-3241 poste 865 Anfou 7895 Bout Les Gelenes d Aniou tél 353-4360 LAVAL 3045 Bout Le Carrefour tél 6S7-3870 FAMVIEW 6790 Routé Trans-Canadienne tél 697-5280 PLACE VERTU 3075 Côte Vertu tél 333-5340 Montréal, mercredi 4 janvier 1978 UE DEVOIR Page La CEQ prône une stratégie syndicale du référendum par Paule des Rivières Le mouvement syndical québécois doit éviter de se laisser duper par une simplification des débats sur le référendum et doit voir à ne pas donner un appui inconditionnel à l’un ou l’autre des principaux groupes qui appuient ou s’opposent au projet de souveraineté-association.C’est la mise en garde qu’a faite hier le président de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), M.Yvon Charponneau, en annonçant les priorités de ce syndicat en 1978.M.Charbonneau, qui croit que les débats constitutionnels occuperont une place de choix au sein de la CEQ, a exhorté le mouvement syndical à se doter d’objectifs clairs et d’une stratégie articulée, “si nous ne voulons pas que les travailleurs soient les figurants d’un scénario sur lequel ils n’ont pas de prise”.Prévoyant une année de “grandes manoeuvres politiques”, M.Charbonneau a dressé la liste des écueils que le mouvement syndical doit éviter s’il veut répondre à la double question de son “exploitation économique” et de sa “domination nationale”.C’est ainsi que le mouvement syndical doit éviter de “devenir un allié des forces qui vont se liguer contre lé peuple du Québec.et “de se constituer en simple force d’appoint inconditionnelle au projet péquiste de souveraineté-association par référendum intercalé et d’accepter le mirage et les prétextes”, a dit M.Charbonneau lors d’une conférence de presse dans la métropole.De plus, soucieux de ne pas “avoir l’air d'une force d’opposition sans proposition” qui s’éloignerait d’elle-meme de toute crédibilité populaire, M.Charbonneau espère que les syndicats présenteront un programme social original, qui rallierait la majorité des syndicats québécois.Et pour éviter que “les questions politiques ne viennent diviser les travailleurs entre eux.”, le leader de la CEQ a lancé hier l’idée d’une conférence intersyndicale sur les questions économique et nationale qui demeurent, selon lui, étroite^ ment liees.M.Charbonneau a souhaité qu’une telle conférence ait lieu dans les trois prochains mois afin de permettre rapidement à la base de s’exprimer sur ces questions.Pour ce qui est de la CEQ, M.Charbonneau a précisé hier qu’il faudra attendre la tenue du congrès général de la centrale, en juin, avant de connaître la position de ce syndicat, qui groupe 70,000 enseignants.“Quel sorte de mandat les membres donneront-ils à leur exécutif?Je l’ignore et ne veux pas présumer de ce qu’ils décideront, mais chose certaine, nous ne resterons pas à l’écart dans le débat politique”, a dit M.Charbonneau, qui n a pas exclu la possibilité de tenir un référendum sur le référendum au sein de la CEQ.Dans le domaine des préoccupations proprement scolaires, M.Charbonneau a aussi projxjsç la tenue d’une conférence sur la démocratisation de l’école publique, conférence qui réunirait les syndicats, les étudiants, les associations professionnelles ou pédagogiques intéressées.“Cette conference fournirait à tous l’occasion de faire le point sur des questions telles l’enseignement élémentaire-secondaire, la formation professionnelle, l’éducation permanente et l’enseignement collégial”, a-t-il expliqué.M.Charnonneau croit que la tenue d’une réunion de Ce genre serait pertinente à un moment où divers groupes s’apprêtent à étudier les réformes suggérées dans le Livre vert sur l’enseignement primaire et secondaire au Québec.Et s’il s’est réjoui du fait que les Québécois disposaient maintenant d’un outil comme le Livre vert, M Charbonneau a rappelé que la CEQ ajoutera au livre vert ses propres documents sur l’école publique.Le président de la CEQ ne se cache pas pour dire que la CEQ est loin de sous- crire à toutes les réformes proposées dans le Livre vert."Nous n’avons pas attendu le Livre vert pour remettre en question l’école publique, mais ce livre facilitera sans doute la discussion”, a dit M.Charbonneau qui a fait remarquer que la CEQ a déjà publié un document de travail qui analyse le Livre vert et qui doit être oiscuté tors déjà réunion du conseil général de la CEQ, en février.Enfin, M.Charbonneau a rappelé que les premiers préparatifs de la prochaine ronde de négociation étaient en cours et que les syndicats devront mettre en place les structures utiles au soutien de leur ac-tiîm dans ce domaine.M.Charbonneau croit qu’il faudra “reconstruire” le front commun du secteur public, notamment pour venir en aide aux employés de l’Etat qu’il considère durement touchés par le projet de loi 53.“Ce gouvernement n’a pas encore affiché ses couleurs quant à sa politique de relations de travail à titre d'employeur, de même que concernant le degré de prio- Yvon Charbonneau rité qu’il compte accorder à ses politiques et budgets de nature sociale et éducative”, estime M.Charbonneau.M.Charbonneau a d’ailleurs précisé hier que, contrairement à ce que certains pensaient, l’année 1977 n’aura pas été calme pour les syndicats puisqu’ils seront intervenus à maintes reprises auprès de l’Etat et qu’ils auront relancé l’idée de fusion syndicale CEQ-CSN.S k * # \ “Excellente, cette glissade!” semblent dire les petits Montréalais qui y passent leurs vacances.Elle a été installée par la ville de Montréal dans les gradins du parc Jarry et descend jusqu'au terrain de baseball.Fallait y penser.(Photo Steve Aumand) Les municipalités demandent qu’on les exempte de la taxe de vente au détail par Rodolphe Morissette Pour contribuer à relancer l’économie québécoise, le gouvernement devrait exempter les municipalités de la taxe sur la vente au détail.A plus long terme, cependant, c’est le modèle même du financement des municipalités qu’il importe de réformer en profondeur.Telles sont les deux conclusions majeures qui se dégagent d’un mémoire que l’Union des municipalités du Québec présentait le 22 novembre dernier au ministre des Affaires municipales, M.Guy Tra-dif, et dont la presse n’a eu vent que ces jours derniers.L’UMQ fait valoir le caractère urgent et de mesures transitoires susceptibles, du point de vue des municipalités, d’améliorer la situation économique du moment et d'une réforme globale visant à mettre en place un système fiscal municipal vrai- “La hausse du salaire minimum à $3.27 le 1er janvier est une décision purement sociale et politique et ne s’appuie sur aucun fondement économique1’.C’est en ces termes que le Conseil du patronat a commenté la nouvelle hausse du salaire minimum décrétée par le gouvernement québécois.Rappelant que le Québec possède le plus naut taux du salaire minimum en Amérique du Nord, et de 13% plus élevé que celui de l’Ontario, le Conseil du patronat indique que le caractère social de cette mesure est sûrement défendable, mais que le gouvernement continue d’er- ment efficace et capable de répondre à lui seul aux besoins de ses citoyens pour les années à venir.• Après avoir rappelé la demi-douzaine de mesures d’urgence déjà suggérées par elle en rpai 1975 pour limiter les dégâts de la crise éprouvée par les trésoreries municipales depuis plusieurs années, l’UMQ insiste aujourd’hui sur l’exemption, pour les municipalités, de la taxe sur la vente au détail, ce qui, à son gré, représenterait un stimulant décisif pour la mise en marche de travaux relatifs à la construction à l’aménagement, à la réparation, à l’entretien et a l'amélioration d’équipements municipaux.Par ailleurs, les municipalités s’interrogent sur l’avenir du financement des municipalités, notamment dans la perspective de la vaste entreprise de déconcentration administrative que se propose le gouvernement Lévesque et que laisse entre- rer en confondant politiques sociales et politiques économiques et qu’il oublie ainsi certaines données fondamentales de l’économie québécoise.“La situation économique québécoise n’e$tjpas ce qu’il y a de meilleur, signale le CPQ.Nos salaires sont déjà très compétitifs, notamment avec l'Ontario, pour une productivité inférieure «ans le secteur manufacturier des 22%p4iotre taux de chômage dépasse les ll)>%; les investissements privés croissent à un rythme moins accéléré que prévu.Dans un tel contexte, et considérant l’effet automatique d’entraînement de toute hausse du voir, par certains côtés, le Livre vert du ministère de l’Éducation sur l’enseignement primaire et secondaire.À ce chapitre, les municipalités ne veulent pas seulement savoir quels seront les coûts additionnels de pareil réaménagement des responsabilités administratives entre les deux paliers de gouvernement: elles veulent surtout s’assurer qu’elles posséderont des sources de financement autonomes et inconditionnelles, capables de maintenir, sinon d’accroître le caractère démocratique des gouvernements locaux (municipalités et commissions scolaires).Au fait, LUMQ souscrit à l’hypothèse de la décentralisation administrative, mais dans la mesure où les transferts fiscaux envisagés s’accompagnent de transferts de responsabilités nouvelles.Et, de noter le président de l’Union, M.Philippe Bernier, maire de Drummondville, la réforme fiscale doit s’attaquer au problème salaire minimum sur toute la structure salariale, il est loin d’ètre sûr qu’une hausse du salaire minimum soit à ce moment-ci une bonne décision économique, quelle que soit sa valeur sociale”.Le CPQ, par ailleurs, conteste certaines allégations gouvernementales selon lesquelles l’intervention gouvernementale sur le salaire minimum se justifiait plus au Québec qu’en Ontario, en ce que les travailleurs du Québec sont moins syndiqués que ceux de la province voisine et u’il est alors du rôle de l'Etat de jouer avantage son rôle supplétif.Voir page 3: Salaire minimum fondamental du rapport entre les revenus courants (autonomes et de transfert) et les dépenses courantes et l’endettement municipal.Le modèle de financement municipal qui a cours actuellement, signale M.Bernier, s’organise sur la base des dépenses courantes, dont le service de la dette ne forme qu’un chapitre à titre d’élément du budget annuel; en revanche, “le solde des emprunts à long terme ne représente pas une partie intégrante du budget global d’une municipalité”, pareilles dépenses d’investissement n’étant considérées que d’une manière accessoire.De plus, l’UMQ estime que tant que les’ horizons du système fiscal des municipalités ne dépasseront guère celui du traditionnel “budget annuel balancé” et que n’en feront point partie la planification financière et fiscale de la mise en valeur des programmes, entre autres, d’aménagement du territoire, les administrateurs municipaux continueront à faire porter le fardeau des gestes qu’ils posent aujourd’hui par les contribuables et administrateurs de demain.“La pression créée par un financement déficitaire cumulatif des budgets municipaux globaux, conclut M.Bernier, constitue la menace la plus sérieuse à l’équilibre budgétaire non seulement des municipalités, mais aussi de la province même".Surtout si l’on tient compte du fait qu’une des sources importantes de l’équilibre relatif du revenu du Québec, l’excédent net du fonds de retraite public, est déjà utilisé bien au-delà du plafond autorisé.Enfin, la réforme fiscale à entreprendre devrait, selon l’UMQ, alléger le fardeau du contribuable québécois, lequel est déjà surtaxé.Les mesures préconisées en l'occurrence par l’organisme visent à mieux distribuer les impôts payés par les contribuables, notamment en réexaminant toute la question de l’immunité accordée à maintes institutions quant à la taxe foncière, et à revoir la formule de péréquation qui a cours maintenant.Le Conseil du patronat critique la hausse du salaire minimum les tribunaux Un importateur d’héroïne utilisait le courrier pour mener son trafic C’est en surveillant le courrier que la Gendarmerie royale du Canada a pu appréhender en juin dernier un importateur d’héroïne qui aurait expédié pour $250,000 de cette drogue de Bangkok à Montréal en utilisant des lettres ordinaires.Ces détails ont été révélés hier lors de la comparution, en Cour supérieure, de Richard Blanchet, un citoyen de LaSalie, ui réclamait une revision contre une or-onnance de non-cautionnement qui avait supposément été émise il y a déjà six mois.Selon la GRC, Blanchet aurait placé trois grammes d’héroïne (contenue dans un sachet de plastique) dans 50 enveloppes qu’il aurait adressées à autant de correspondants différents dans la métropole canadienne, alors qu’il se trouvait lui-même à Bangkok, en Thaïlande.On n’aurait pas réussi à intercepter toutes les lettres et à les.ouvrir, mais une bonne moitié auraient été "gelées” aux Postes.Sur chacune, apparaissait la calligraphie particulière au prévenu et l’on préleva même l’une de ses empreintes digitales sur l’un des sachets.Le jeune homme fut finalement appréhende à son retour au pays, dans un ap- partement de la rue Jean-Talon: il était justement en train de récupérer trois des missives qu’il avait expédiées de l’étranger.11 fut subséquemment accusé de conspiration pour importation de 150 grammes de la drogue “forte” la plus en demande au Canada, de possession effective de neuf grammes du même stupéfiant dans le but d’en faire le trafic, de possession simple d’un gramme de haschish et de conspiration pour trafic de cocaïne.Quant à l’ordonnance de non-cautionnement qui aurait été émise il y a six mois, on n’en a retrouvé aucune trace dans le dossier.A la requête de Me Frank Shoofey, le tribunal accepta toutefois hier d’entendre la preuve afin de décider si, effectivement, le prévenu pourrait reprendre sa liberté.Mais, après la présentation de cette preuve par le procureur de la police fédérale, M.Claude Bélanger, le juge Charles Phelan décidait de “continuer" l’incarcération de Blanchet, en dépit de l’offre d’un homme d’affaires de Sept-Iles de verser un cautionnement de $85,000 pour assurer la présence éventuelle de l'accusé devant la Cour.Newyorkais accusé d’avoir fraudé deux Montréalais en usant de cartes truquées Avec ses quelque huit cents articles, le code criminel, c’est évident, couvre entièrement toutes les activités criminelles possibles.La police et la Couronne sont rarement à court pour y trouver l’accusation qui s’appüque à un délit particulier.Certaines de ces accusations, toutefois, ne sont que fort peu fréquemment utilisées.Celle, par exemple, qui touche “la tricherie aux cartes’.Elle est prévue par l’article 192, qui édicte une peine maximale de deux années de pénitencier pour ceux ou celles qui volent leurs compagnons de table de cette façon.Et c’est ainsi qu’un résidant de New York, William Clifford Williams, 46 ans, a comparu devant le juge André Duranleau, hier, j)our avoir frustré deux Montréalais d’une somme de $1,900 en se servant de cartes truquées.C’est dans une maison de la rue Fontaine, à Ville LaSalle, que la partie s’était disputée, avec Williams et un comparse dont on ne sait jusqu’à maintenant que le prénom: Larry.Les deux victimes, deux citoyens de Westmount et de Ville Saint-Laursnt, voyant qu’ils perdaient à une allure folle, mirent un terme au jeu, puis, après avoir quitté les lieux, appelèrent la police.Des agents se rendirent alors à la chambre qu occupait Williams au Château Champlain et, sur place, trouvèrent plusieurs jeux de cartes marqués de telle façon que le joueur.d’en face pouvait très bien lire dans celui d’à côté.On saisit également dans les effets personnels du prévenu un total de $822.En cour, son avocat offrit un dépôt additionnel de $300 pour garantir sa présence.mais la Couronne exigea que cette somme soit versée en monnaie canadienne.Ce oui fit évidemment esclaffer tout le monae, en raison de la faiblesse comparative de notre dollar, par le temps qui court.Le tribunal a par ailleurs ajourné au 26 janvier le procès du.tricheur, décrit par son procureur comme un homme qui, de toute sa vie, n’avait jamais eu recours à la violence.Accusé de délits, à cause de.l’auto Apparemment sans moyen de locomotion, et peut-être aussi sans argent, la veille du Jour de l’An, un jeune homme de 27 ans, Guy Bégin, aurait commis en succession rapide trois délits.Et tous à cause de l’auto.Selon la police, en effet, il aurait tout d’abord volé le véhicule d’une femme, en pleine rue, à la pointe d’un pistolet de plastique.Quelques minutes plus tard, il serait entré sur le terrain d’un poste de service, pour faire le plein, et il en aurait également profité pour faire le plein.de monnaie.Toujours armé de son mini-revolver, il aurait pris $85 dans le tiroir-caisse.Puis, il serait parti en trombe avec son véhicule volé, pour aller l’écrabouiller à quelques milles du point de départ, et s’infliger de multiples blessures.Devant le juge André Duranleau, il ne portait en effet pas moins d’une dizaines de cicatrices au visage, lors de sa comparution pour les deux vols et un déüt de fuite.Car aussi amoché que sa voiture, il n’en avait pas moins quitté la scène de l’accident, quelques secondes plus tard.Devant la cour, il a cependant nié toute culpabiüté et son enquete pour l’obtention d’un cautionnement a été ajournée de 24 heures.Ne pas agacer un chien dangereux ! Un automobiliste qui n’avait pas pris au sérieux les avertissements écrits sur les murs, et ceux que lui avait donnés verbalement la directrice d’un garage, au sujet d’un “chien dangereux”, s’est vu refuser par le juge Pierre Roger, de la Cour provinciale, le dédommagement de $1,825 qu’il avait réclamé pour une fort douloureuse morsure à une cuisse.L’incident s’était produit à la Park Avenue Engine Rebuilding Co.Ltd., alors que M.Steve Szabo s’y était rendu pour obtenir un estimé des réparations necessaires à son véhicule.Il était tout d’abord entré au bureau de la directrice, Mme Loraine Matevetshy, ui lui a demandé de conduire son auto ans le garage même.Après examen de la voiture, elle lui avait demandé de le suivre au bureau et c’est en route de l’atelier vers le bureau que M.Szabo s’était approché du “Doberman” décrit comme dangereux, en'faisant un crochet non nécessaire dans sa direction.Le requérant dit avoir voulu caresser l'animal, cependant que la directrice soutient qu’il l’a agacé avec un gant noir qu’il tenait dans ses mains.L’énorme chien était incidemment attaché par une laisse, fort solide qui n’a aucunement été rompue.En rejetant la poursuite du demandeur, le tribunal soutient que même si ce dernier n’a pas vu les affiches “préventives”, le fait que la bête était enchaînée dans un coin aurait dû suffire pour le convaincre que ce chien était méchant.Dans les circonstances, il a été le seul artisan des dommages qu'il a subis et la propriétaire du garage n’a rien à lui verser.TEST D’APTITUDES I A ® La clé pour un bien-ê,re personnel.I offre une évaluation professionnelle DE VOTRE PERS0NNAUTÉ ET DE VOS APTITUDES VOTRE PERS0NNAUTÉ ET VOS APTITUDES DÉTERMINENT VOTRE FUTUR Connaissez-les.Aucune obligation de votre part.L’ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE 15 ouest, Notre-Dame Montréal, Québec Informations: 844-5468 £ PI.C d'Ann.ouvert 7 Jours per semaine 9h30é 22h30 Copyright (C) 1977 par L.Ron Hubbard.Tous droit* réservé*.En voulez'vous une faible?Médaillon jamon Utaa Douce Aucune n’est plus faible.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage - éviter d’inhaler Moyenne par cigarette goudron" 1 mg nicotine 0 1 mg v ^ * a »««•»;«*) i i iè,* *.itnA •.*/*.+,'frf-f-t* ^*f*J* »^f>- 4 • Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 éditorial lettres au DEVOIR L’année des minorités francophones f Les minorités canadiennes-françaises établies à l’extérieur du Québec, traditionnellement passives et résignées, ont réussi à se faire entendre plus oue jamais en 1977.Elles ont appris à élever la voix, à organiser leur mouvement, à politiser leur action.Si bien que le Secrétariat d’État du Canada, longtemps paternaliste et bienveillant a leur égard, est aujourd’hui assailli de revendications; le ministre titulaire est régulièrement dénoncé; le gouvernement et ses politiques d’aide sont condamnés; les administrations provinciales ne sont pas moins sévèrement critiquées.Rien ni personne ne semble trouver grace aux yeux de la Fédération des francophones hors Québec.L’année écoulée aura marqué en quelque sorte la révolution culturelle des minorités de langue française dont on avait pris l’habitude d’écouter distraitement les prières suppliantes pour les oublier aussitôt.• Trois facteurs expliquent cette transformation.Tout d’abora, les groupes minoritaires, constatant après plusieurs décennies d’insuccès, que leurs doléances et leurs justes demandes ne produisaient guère de résultat, ont un jour pris la décision de créer un instrument de rassemblement, d’étude, d’action et de lutte.Ce fut la fondation il y a deux ans de leur fédération, pourvue des ressources et du personnel nécessaires pour concevoir et mettre en oeuvre des politiques et des stratégies.L’opération s’est révélée efficace au point que la FFHQ, dans ses prises de positions et son programme d’action, est souvent plus avancée, plus radicale que les divers mouvements, >' groupes et centres qu’elle fédère.Contrairement au modèle classique, c’est le sommet qui inspire et stimule la base.En deuxième lieu, le changement de ton est attribuable à la conjoncture poliüque.L’accession au pouvoir du Parti québécois, en ébranlant le pays, offrait aux minorités délaissées l’occasion unique d’exploiter à leur avantage la nervosité et l’incertitude qui régnaient dans les provinces et à Ottawa.Puisque l’unité canadienne était remise en question, les minorités allaient être partie aux débats: enfin, on se pencherait sur leur sort avec sollicitude.Une troisième raison, prioritaire et antérieure aux deux autres, justifiait au plan politique le dynamisme nouveau de la Fédération.Depuis 1968, les minoritaires francophones ont entendu comme tout le monde les hommes politiques fédéraux exalter régulièrement l’égalité des chances, l’égalité linguistique, l’é- !'alité des cultures.Durant toutes ces années, e premier ministre et ses collègues, ceux du Québec en particulier, n’ont pas cessé de réaffirmer leur objectif, à savoir que les citoyens des deux langues officielles doivent vivre et s’épanouir sans contrainte ni limitation dans toutes les régions.Admirable et généreux défi à l’égard duquel tant de Canadiens et de Québécois sont demeurés sceptiques quand ils n’étaient pas hostiles aux moyens mis en oeuvre pour réaliser cet idéal.Or, les porte-parole des îrancophones hors Québec ont estimé que le temps était venu d’interpréter littéralement ces énoncés politiques.Des lors que les autorités fédérales s’engageaient à instaurer un régime de justice culturelle et d’égalité linguisti-ue, “pour que les citoyens se sentent libres e vivre et de s’épanouir dans la langue officielle de leur choix’’, comme le rappelait encore ces jours derniers M.John Roberts, pourquoi la FFHQ n’insisterait-elle pas avec une égalé passion sur ces mêmes objectifs qui sont en définitive les siens.• Telles sont donc les conditions à la faveur desquelles les parlants français, par l’entremise de leur Fédération, se sont engagés depuis plus d’un an dans une véritable offensive de revendications.Ottawa n’est pas demeuré sourd à ces appels.Déjà, depuis 1968, et davantage chaque année, le gouvernement a subventionné les institutions des minorités francophones en même temps qu’il distribuait des fonds aux provinces pour favoriser l’enseignement de la langue seconde, et tout en facilitant l’extension de la radio-télévision française jusqu’au Pacifique.De nombreux programmes d’assistance ont été adoptés afin de soutenir des initiatives régionales lancées par des groupes minoritaires en matière d’éducation et d’activités socio-culturelles.La FFHQ, pour son fonctionnement, est elle-même en partie tributaire de fonds fédéraux, ce qui fait parfois dire aux fonctionnaires et aux ministres qu’Ottawa ne manque pas de générosité envers ceux qui critiquent le plus durement ses politiques.Au cours de l’année 1977, la Fédération des francophones hors Québec a surtout exposé la “problématique” des minorités, ainsi que l’indiquait cette semaine M.Hubert Gauthier, son directeur général, dans une entrevue à la presse.Mais elle a aussi — et c’est le point capital — exigé du secrétariat d’État beaucoup plus que des programmes d’aide et d’assistance, mieux que des politiques de soutien et d’encouragement.La Fédération voudrait désormais participer directement à la conception et à l’application des mesures qui touchent les minorités.Elle voudrait aussi en élargir la portée.À cette fin, elle a recommandé fortement la mise en place d’une structure dite d’accueil au sein du Conseil privé, donc à proximité du pouvoir réel et à quelque distance du Secrétariat d’Etat dont la FFHQ déplore l’incompréhension, la bureaucratie, les lenteurs, le manque de sensibilité.Ces jours derniers, M.Roberts a paru donner suite à cette proposition en annonçant l’éta- blissement prochain d’un “mécanisme permanent d’accueil”, lequel, a-t-il dit, “accentuera la concertation avec les organismes concernés par le bien-être des minorités et accordera des sommes accrues pour le développement socio-culturel des minorités”.Mais le ministère a refusé d’associer les minorités aux processus décisionnels.Ce qui, pour M.Gauthier, équivaut à une rupture du dialogue.A la limite, ce que demande la FFHQ aboutirait à l’institution d’un statut particulier pour les minorités francophones, analogue à celui dont jouissent les Indiens dont les affaires, comme on sait, relèvent d’un ministère.C’est là une voie dans laquelle le gouvernement ne peut et ne veut s’engager.Le débat n’est pas terminé, M.Gauthier ayant annoncé que Fannée 1978 serait celle de “la vérité” et ae l’action politique.Ainsi, la FFHQ se propose d’intervenir dans la prochaine campagne électorale et n’exclut pas la possibilité de présenter des candidats de la francophonie hors Québec.• Autant il serait souhaitable que les minoritaires francophones délèguent leurs députés au Parlement du Canada et dans les législatures des provinces anglophones pour y faire valoir leurs intérêts, autant l’idée drun statut aussi particulier que celui des Indiens est irréaliste et fondamentalement contraire à la notion même d’égalité linguistique et culturelle pour laquelle lutte la FFHQ.Les relations entre le Secrétaire d’Etat et la FFHQ étant détériorées au point de la rupture, la seule manière de sortir de l’impasse actuelle serait de réunir à l’échelon le plus élevé les représentants du gouvernement et ceux des minorités francophones afin de définir des solutions nouvelles.Mais tout indique que M.Roberts, malgré toute la bonne volonté qu’il a voulu déployer ces derniers mois, n’est plus 1’interlocuteur indiqué.Le nouveau ministère de M.Lalonde serait sans doute mieux équipé pour relancer de véritables négociations avec la FFHQ.Mais, quelles que soient les formules qui seront envisagées, il est illusoire de rechercher une égalité totale et complète pour toutes les communautés francophones hors Québec.Les conditions diffèrent sensiblement selon qu’il s’agit du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, d’une part, du Manitoba et de la Saskatchewan, d'autre part.Comment peut-on soutenir que des Canadiens de langue française pourront vivre et s’épanouir librement dans leur culture aussi bien en Alberta qu’au Québec?C’est une illusion qui ne saurait être imputée toutefois à la FFHQ: elle a simplement emprunté le rêve des hommes politiques fédéraux.Michel ROY L’ACTUALITÉ Les écoles publiques françaises à Toronto Monsieur le directeur, J’aimerais taire allusion à l’article paru dans votre journal, le lundi 7 novembre dernier, à la page 2, intitulé: “La seule école publique française ne suffit plus”.Vous ne faites pas justice aux services offerts aux francophones de la région de Toronto.Premièrement, il n’y a pas qu’une école publique de langue française dans la ville de Toronto, mais trois, dont deux sont catholiques et une non confessionnelle.De plus, dans les banlieues de la ville, soit dans les bourgs environnants, on retrouve quatre autres écoles de langue française, dont — une école publique catholique dans Scarborough, — deux écoles publiques catholiques dans North York, — une école publique non confessionnelle dans North York, — et une école secondaire de langue française dans North York qui dessert adéquatement, pour le moment du moins, la population francophone du Grand Toronto et de ses régions environnantes.Puisque je suis affecté au conseil des écoles catholiques et que je suis responsable pour les écoles de langue française, j’aimerais vous fournir quelques renseignements concernant les cinq écoles publiques catholiques de langue française situées dans le Grand Toronto.La première de ces écoles, l’école Sacré-Cœur, a ouvert ses portes en 1891.En 1977, notre conseil a célébré la bénédiction et l’inauguration de deux écoles catholiques de langue française dont l’école Saint-Jean de Lalande en mai dernier et l’école Saint-Noël Chabanel le 13 décembre.Ces écoles desservent une population étudiante de la maternelle à la huitième année d’environ 1,340 élèves émanant d’à peu près 800 familles.Depuis plusieurs années déjà, un réseau d’autobus scolaires serpentent tout le Grand Toronto pour conduire les enfants de langue française à l’école la plus près de leur domicile.Ces cinq écoles publiques catholiques de langue française offrent aux élèves qui les fréquentent une éducation parallèle sinon supérieure à celle offerte dans les écoles de langue anglaise, tomme services spéciaux, chaque école a un enseignant qui fait de la récupération.De plus, nous y trouvons des classes a’éducation spéciale, classes pour enfants qui ont des problèmes d’apprentissage, classes pour la correction du langage et de la lecture.Nous bénéficions aussi des services d’une psychomètre et d’une travailleuse sociale de langue française.Dernièrement, le conseil des écoles catholiques du Grand Toronto accordait aux écoles de langue française des subventions supplémentaires.Par exemple, on donne plus d’argent pour l’achat de manuels scolaires et de livres de bibliothèque.On nous a aussi accordé un budget assez généreux pour les activités culturelles en plus d’avoir baissé le rapport élèves/enseignant pour ne mentionner que les principaux.Comme vous pouvez constater, cher monsieur, les francophones sont bien desservis à Toronto, du moins au palier élémentaire.Il est entendu que nous devrions dou- bler la population de nos écoles, étant donné le nombre de francophones qui habitent la région to-rontoise.Mais malheureusement, plusieurs préfèrent, et ceci est surtout frequent chez ceux qui nous arrivent des provinces voisines, envoyer leurs enfants aux écoles de langue anglaise sous prétexte que “après tout, nous sommes en Ontario”.Si nous, Franco-Ontariens, et si nos parents avaient été de cet avis, la francophonie en Ontario serait disparue depuis longtemps.Grâce à beaucoup de persévérance et de dévouement, nous y sommes encore et nous y serons pour longtemps.Vous serait-il possible de mieux renseigner vos lecteurs au sujet de la situation scolaire pour les francophones du Grand Toronto?Les cinq écoles publiques catholiques de langue française à Toronto sont: — école Georges Étienne Cartier, 250, chemin Gainsborough, Toronto — école Sacré-Cœur, 25 rue Linden, Toronto — école St-Jean de Lalande, 500, cercle Sandhurst, Agincourt — école Ste-Madeleine, 1, promenade Ness, Don Mills — école St-Noël Chabanel, 1300, avenue Wilson, Downsview Dans toutes ces écoles, nous garantissons aux francophones un enseignement de premier ordre.V.J.T.LAPOINTE, Surintendant des écoles de langue française, Conseil des Écoles catholiques du Grand Toronto.Toronto, le 20 décembre 1977.Une veillée de Noël peu typique du Québec Monsieur le directeur.En tant que Québécois vivant actuellement en Valais et ayant comme épouse une Valaisanne, je tiens à souligner ma désapprobation en ce qui a trait à la veillée de Noë’ télévisée entre Grimentz et l’Ile d’Orléans.Premièrement, quelque exceptionnelles que soient les qualités personnelles de Mlle Butler, elle n’est pas Québécoise.Par ses paroles et chansons, elle a transmis au peuple suisse une image qui n’est pas celle du Québec.Deuxiè- mement, la présentation ainsi que le décor de l’émission (provenant de l’Ile d’Orléans) étaient infantiles, superficiels, artificiels, de mauvais goût.C’était le “show” américain.Une telle émission, diffusée par le truchement d’un satellite de télécommunication, était l’occasion de présenter au peuple suisse une veillée de Noël qui aurait révélé nos émotions et sentiments, nos paroles et chansons, notre artisanat et notre cuisine; et ceci dans une ambiance d’intimité qui aurait donné libre cours à la simpli- cité, à la détente, à la chaleur, à la spontanéité, à la joie de vivre.Bref, une image qui aurait permis aux Suisses de faire connaissance avec des femmes, des hommes, des enfants et non pas avec un décor.Les quelques Québécois habitant le valais et moi-même corrigerons auprès de nos amis valai-sans ce qui a été falsifié par cette émission.Nous leur communiquerons le goût du Québec.Jean-Pierre des ROSIERS Sion, Canton du Valais, Suisse, le 27 décembre 1977.Bravo, René Lévesque ! Je suis fier de vous, René Lévesque! On vient d’annoncer que vous avez accordé à la compagnie GM un beau petit contrat de $92 millions pour nous faire des autobus.Je pense que vous venez de faire une savante manoeuvre.Maintenant que vous êtes “bon” avec les multinationales, vous allez pouvoir la faire, votre indépendance.Ça n’avait pas d’allure de faire faire nos autobus par Bombardier! Cette “gang" de crétins de Québécois est absolument incapable de faire quoi que ce soit par elle-même.À plus forte raison des autobus!.Ces gens-là ne sont telle- ment pas fiables.Y a rien qu’à regarder les motoneiges SKI-DOO.C’a pas d’allure de vendre de pareilles affaires au monde.C’est pas sérieux! D’autant plus qu’ils font déjà des métros, des trains, des tracteurs pis toutes sortes de patentes.Faudrait pas tout leur donner, les Anglais pourraient se choquer et vous refuser votre indépendance.Ca serait pas drôle! Ah! oui, j’oubliais.Ne parlez as de cette lettre à personne, urtout pas à mon boss parce que je travaille chez Bombardier et y serait pas content.Vous me direz que ce n’est pas grave.Que je devrais aller faire des autobus chez GM, c’est plus “safe”.Mais, comme disait ma belle-mère, la prudence est la mère de toutes les vertus.Pour être plus sûr que mon boss ne me pognera pas, je vous retourne ma carte du Parti Québécois.De même y pourra pas rien dire.J’aimerais que vous la conserviez parce que si jamais je m'en vais chez GM, j’en aurai besoin.J’en ai parlé à mes chums pis y pensent que c'est plein d’allure.Même qu’ils me disent qu’ils vont faire la même chose.En terminant, mon cher René, je vous redis BRAVO.NE LÂCHEZ PAS.Georges TREMBLAY, ingénieur Le 31 décembre 1977.La publicité télévisée actuelle est condamnée à se transformer par RODOLPHE M0RISSETTE On assistera probablement, au cours des prochaines années, à la fin de la publicité à la télévision sous la forme qu'on lui connaît depuis plus de 20 ans au Canada.Trois faits majeurs paraissent en effet devoir contribuer à ces transformations inévitables.D’abord, le rapport entre les frais de création et de représentation, de production et de mise en ondes d’un message publicitaire télévisé et son efficacité réelle tend à devenir inadéquat.Ensuite, le fait que les marques-maison (Steinberg, Dominion, Pro-vigo, etc.) gagnent de plus en plus la confiance du consommateur, aux dépens de marques indépendantes et traditionnelles est appelé à modifier substantiellement la programmation des annonces à la télévision.Enfin, le degré actuel de morcellement des émissions télévisées par la publicité commence à dépasser le seuil de tolérance du consommateur, phénomène qui risque de jouer contre la publicité elle-meme.C’est parce que ces trois facteurs sont aujourd’hui réunis qu’il n’est plus possible de remédier à la situation en s’efforçant simplement de rendre la publicité plus intéressante et plus humoristique, sinon plus convaincante.• On ose à peine le croire parmi les hommes d’affaires qui sont étroitement reliés à l’administration de la publicité: ce qu’il en coûte pour creer, produire et mettre en ondes un message publicitaire est devenu exorbitant, l'inflation et la compétition grandissantes aidant, par rapport à l’efficacité mesurable d un message ou d’un groupe de messages donné.À ces frais croissants, il faut ajouter ceux de représentation qui couvrent l’activité considérable des multiples “vendeurs" intermédiaires qui pavent la route semée d'obstacles entre le créateur d’un message et le fabricant qui veut le mettre en ondes.L’ensemble de ces frais peut aisément s'élever à quelques dizaines de milliers de dollars pour publier une seule fois par semaine et pendant 13 semaines seulement un petit message de 30 secondes à la télévision.D'autre part, l’efficacité réelle du message reste impondérable.Essentiellement, le problème tient au fait qu'il est pratiquement impossible d’isoler avec précision l’effet de la publicité (télévisée ou autre) sur les ventes d'un produit ou d’un service donné.On peut certes procéder à des sondages d’ordre qualitatif ou quantitatif, pour vérifier l'effet d’une publicité.Mais deux faits limitent en l’occurrence l'intérêt des réponses ainsi obtenues.D’abord, le rapport est loin d’être immédiat entre une publicité très appréciée de l'ensemble des consommateurs et son effet sur les ventes.Ainsi, la campagne publicitaire en faveur de la bière Labatt 50 — “On est 6 millions, faut se parler” — a fait vibrer plus d'un coeur nationaliste au Québec; elle a recueilli les applaudissements de la plupart des directeurs de marketing et de publicité du Québec et obtenu les honneurs du Publicité-Club; mais elle n’a eu pratiquement aucun effet positif sur les ventes du produit.Le deuxième fait à noter est que les résultats d’un sondage reflètent davantage ce que pensent les personnes interrogées que ce qu elles font en réalité.Bien des sondages indiquent en effet un ordre de préférence parmi plusieurs produits qui ne répond en rien à leurs places respectives sur le marché! Outre le fait que la publicité est le plus faible des facteurs qui composent l'effort global de marketing, il faut toujours compter, lorsqu’on met une publicité en ondes, avec des effets négatifs possibles: en raison du médium utilisé et du caractère a priori discutable de la publicité chez les téléspectateurs, un détail insignifiant, une con- f LE DEVOIR Fondé por Henri Bourouo le 10 jonvier 1910 Directeur Claude Ryon Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteur en chef od|omt Georges Vigny Directeurs de l’information Jean Francoeur Pierre Lotgnon Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Soint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $55 par annee.six mois: $30 A (étranger $60 par année, six mois $33.trois mois: $21 Editions du samedi $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) notation culturelle même très secondaire peuvent produire en un rien de temps des effets dévastateurs.Un deuxième groupe de considérations contribuera dans les années à venir à modifier le style ae présence des annonceurs au petit écran.De plus en plus de grandes chaînes produisent, dans maintes catégories de produits, leurs propres marques comme par exemple les petits pois verts Steinberg ou le ketchup Dominion.Et cette pratique dépasse maintenant largement la gamme des produits alimentaires.Or, ces marques-maison coûtent souvent moins cher que les produits équivalents des grandes marques traditionnelles.La différence, faut-il le relever, représente généralement les frais de publicité de l’annonceur! Or, de plus en plus de consommateurs savent à présent qu’ils peuvent trouver dans les marques-maison la même qualité que «celle des marques traditionnelles, puisque, la plupart du temps, il s’agit du même produit mis en marché sous un autre nom! Si la tendance qu’on observe aujourd’hui chez les consommateurs se poursuit — et la hausse constante des prix dans le secteur alimentaire y contribue grandement — les plus grands annonceurs à la télévision, a savoir General Foods, Procter & Gamble, Colgate-Palmolive, etc.seront forcés de réviser leurs pratiques publicitaires.Voilà du reste qui est déjà en cours dans des marchés de petite dimension comme le Québec: le coût de la publicité télévisée tend à avoir un rapport disproportionné avec le volume de vente potentiel.Enfin, le fait que la publicité télévi- la parole du jour “Au vainqueur, je donnerai un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis qui le reçoit” — Apocalypse 2,17.“Malheur à ceux qui ajoutent m?:5Qn à maison et joignent champ à champ, au point de prendre toute la place et de rester les seuls habitants du pays" — Isaïe 5,8.“Tous les fleuves marchent vers la mer, et la mer ne se remplit pas, et pourtant les fleuves continuent a marcher vers leur terme" — Qohélet 1,7."Sans leadership un peuple déchoit" — Proverbes 11,14a.sée morcelle considérablement les émissions favorites contribue de plus en plus à faire réfléchir les annonceurs quant à l’efficacité de leurs pratiques actuelles.Parce qu’elle interrompt continuellement une émission ou un film, la publicité ne devient pas seule; ment irritante: elle tend surtout à faire la preuve qu’elle est incapable de communiquer, ce qui constitue pourtant son objectif primordial! e Le caractère “interruptif” de la publicité télévisée revêt d’ailleurs un trait doublement irritant au Québec francophone parce qu’en plus de couper constamment l’émission, la publicité mise en ondes à la télévision française est aussi culturellement “démobilisante”.En effet, 73% des messages diffusés sur les réseaux français de la télévision (le chiffre date de 1975) sont conçus en milieu anglophone, au Canada anglais ou aux Etats-Unis, et en reflètent le genre d’humour, les scènes de vie quotidienne différente, la terminologie caractéristique, etc., sans compter que les vedettes sont la plupart du temps inconnues des Qué-bocois Qui plus est, ce chiffre de 73% se subdivise en 54% de traductions pures et simples et en 19% d’“adaptations” ou traductions au sens large.Ainsi, les conditions particulières du marché québécois, minoritaire en Amérique du nord et encore largement tributaire de la publicité télévisée anglophone, contribueront singulièrement à accélérer en ce domaine une transformation qui s’annonce de toute manière dans l’ensemble du continent.“L’heure vient - et nous y sommes -où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité" — Jean 4,23.“Malheur à ceux qui changent en poison le droit des gens et jettent à terre la justice" — Amos 5,7."Malheur à ceux qui haïssent le défenseur du droit devant les tribunaux et qui détestent celui qui parle avec sincérité" — Amos 5,10.“Que tous soient un" — Jean 17,21.“H n’y a qu’un seul Dieu et Père de tous, qui est au-aessus de tous, par tous et en tous" — Ephésiens 4,6.Félicitations au ministre du Travail Monsieur Pierre-Marc Johnson ministre du Travail, Québec À sa dernière réunion du 13 décembre dernier, le Comité exécutif du Parti québécois du comté de Bourget a adopté — à l’unanimité de ses membres — une résolution à l’effet de vous féliciter pour l’at- titude que vous avez adoptée en tant que ministre du Travail dans le conflit de la C.T.C.U.M.Le Comité exécutif estime en faitvque le ministre du Travail doit laisser les parties négocier et faire travailler les fonctionnaires de son ministère lorsqu'il y a impasse plutôt que d’intervenir lui-même personnellement.C’est ce que vous avez fait et le résultat en a été heureux; nous nous en réjouissons.Nous nous permettons d’envoyer une copie ae la présente aux media d’information montréalais.Pour le comité exécutif du Parti québécois — Bourget Michel R.DENIS, président Montréal, le 28 décembre 1977.Quand on est heureux, pourquoi aller chercher son nid ailleurs?Monsieur Ryan, Il faut savoir demeurer dans son milieu, n’est-ce pas monsieur Ryan?Quand on est heureux, pourquoi chercher midi à quatorze heures?À Québec qu’ont-ils fait de notre petit journaliste René Léves-ue qu’on aimait tant écouter ans Point de mire?Il avait l’air si heureux dans le temps.Aujourd'hui il n'a plus l’air de ti-Jean qui rit mais de ti-Jean qui pleure.Et notre belle Lise Payette si éblouissante, souriante, dynamique avec des gestes théâtraux, aujourd'hui elle est toute descendue, les cheveux, les joues, le sourire, avec de petits gestes mous de la main.Maintenant elle a des yeux de biche apeurée.Pauvre Lise si heureuse à Radio-Canada, si malheureuse à Québec.Et je pourrais continuer la liste assez longtemps.Cher René, pourquoi aussi s’être entouré d’une troupe d’intellectuels, si culturels qu’il leur a poussé des ailes et ils planent dans les hauteurs de l’atmosphère québécoise, cherchant à s’agripper à quelque flocon nuageux?Peut-être cherchent-ils à compter nos 6,000,000 de Français ima-ginaires’ Ne les cherchez pas, chers amis.Depuis longtemps, ils sont retournés en France, d’autres sont partis aux États-Unis et depuis une douzaine d’années les autres ont pris le bord des poubelles.Quand aurons-nous le courage de protester contre cet état de chose?Mais aidez donc aux petites mamans.Elles sont fatiguées, qu'elles soient mariées ou non.Éncouragez-les donc.Quand je vois de ces petits orphelins qui pleurent parce qu'ils n'ont jamais connu leur mère et ces pauvres mamans qui réclament leur petit qu'elles n ont pas connu! Ce n’est pas juste, quand on pense que 6,000,000 de dollars sont gaspillés pour fêter, c’est révoltant, faut avoir le courage de protester.A.CROUCET Montréal, le 28 décembre 1977 Comment M.Rodrigue voit-il le syndicalisme?C’est sur un ton hargneux, suivant son habitude, que M.Norbert Rodrigue s’adressait (au cours d’une émission télévisée le 16 décembre à Radio-Canada) à l’Honorable (et ce, à juste titre!) ministre du Travail Pierre-Marc Johnson.“Je ne suis ni médecin, ni avocat, moi!”, lançait-il avec acrimonie à son interlocuteur.Cette petite réplique — mais pleine de son sens, — ne me fit pas changer d’idée sur les éventuelles — et toujours réactionnaires — intentions du président de la CSN; il faut que M.Rodrigue reflète, sans le moindrement la déprécier, son image de “pro-proiétaires-pas-pour-les-patrons”.de quoi fasciner royalement la majorité de ses adhérents.Il me semble que M.Rodrigue a la ferme conviction que son rôle de chef syndicaliste consiste à dénigrer toute offre venant des patrons et de stigmatiser sans relâche tout ce que pourrait faire le ouvernement.Quand un tel omme arrive à une table de négociations, il est presque inévitable que toute discussion se termine en queue de poisson, et que trop de gens (sic) y perdent du temps! Je ne voudrais pas dissuader la plupart des ouvriers de leur foi dans l’action syndicale; mais si j’étais à leur place, je sentirais mes (sic) intérêts, pour le moment.assez mal défendus.On a souvent reproché, du côté des chefs syndicaux, au gouvernement de ne pas agir comme un “gouvernement des travailleurs”.Je reprendrais volontiers les mots d’un certain journaliste en répliquant que le nouveau gouvernement n’en est pas un en faveur des syndicats, pas plus qu’il ne l’est — ou ne doit l’être — à l’égard du patronat.“Peu importe les manifestations et les pressions de tout ordre, le gouvernement n’a pas été élu pour tel ou tel groupe, mais plutôt pour tenter de maintenir 1 équilibre et faire en sorte u’on ne charrie pas", avait éclaré le Premier Ministre Lévesque, en commentant la manifestation prévue par la CSN et la CEQ devant le Parlement, à Québec (dans un article de Jean-Claude Picard paru dans LE DEVOIR flu vendredi 16 décembre).Et je crois, en toute sincérité, que, pour l’essentiel de ce qui s'est fait en termes de lois, négociations, sommets au cours de la première année de son mandat, le gouvernement, ijuoi qu’en disent les parties “intéressées” (sic), a agi en faveur de l'équilibre social et en accord avec sa visée sociale-démocrate.M.Norbert Rodrigue voudrait faire amender le projet de loi 45 à bien des niveaux, principalement à l'article visant à éviter la destruction ou la détérioration des biens meubles ou immeubls au cours d’une grève ou d'un lock-out.Protestant contre le fait que ces dispositions de la loi pourraient contourner en quelque sorte les mesures antibriseurs de grève déjà proposées, il néglige d'autres conséquences: ce n'est pas en brûlant les voitures des patrons ou en brutalisant les “scabs" que des ententes sont mieux (sic) réglées! Quoi qu’il en soit, et pour reprendre les paroles — fort sages — du Premier Ministre: “Quand on arrive au pouvoir, on peut garder ses idéaux.mais on perd vite toutes ses illusions!” M.Rodrigue, malgré son tempérament de gauchiste, et tout le négativisme dont il est enclin à démontrer, devrait réfléchir sur cette assertion.Les ouvriers n’ont pas besoin — eux non plus — d'être des médecins ou des avocats pour obtenir leur part de bien-être.Et entre le capitalisme outrancier (!) ou un État prolétarien, il y a de la place pour des réformes, pour la justice sociale au Québec.et au nom de tous les syndiqués! Lucie DUMAIS, étudiante Montréal, décembre 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes, L'adresse et le t numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.t i des idées Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 • 5 des événements des hommes Le bilan économique du fédéralisme canadien Dans de nombreux secteurs, il serait facile d’établir que les politiques fédérales n’ont guère favorisé le Québec Un aspect important de la dimension économique de la crise politique canadienne actuelle est le sentiment diffus, mais largement répandu, parmi les Francophones, que les institutions fédérales ne fonctionnent pas à leur meilleur avantage économique.À bien y penser, et après avoir éliminé toute la gangue des recriminations larmoyantes et superficielles de ceux qui, de toute façon, ne veulent rien entendre de la présence fédérale au Québec, ce sentiment d’inconfort s’appuie tout de même sur un certain nombre de réalités troublantes.J’en passe en revue un certain nombre.En premier lieu, je n’ai pas l’intention de ranimer la querelle somme toute insoluble du solde net des échanges économi- 2ues entre le gouvernement central et le 'uébec, la fameuse querelle des comptes économiques.Le chiffre de gain net ou de perte nette auquel quiconque peut en arriver du point de vue québécois ressort d’un grand nombre d’hypothèses fortement sujettes à caution a cause des lacunes de nos connaissances sur le fonctionnement de l’économie et sur les préférences des citoyens.L’imprécision qui en résulte est de l’ordre de plusieurs centaines de millions de dollars par année dans le solde net québécois (ou ontarien) et cela suffit à faire pencher les uns du côté positif.et les autres du côté négatif, du bilan.On peut cependant tirer trois conclusions fermes sur le débat.Premièrement, il est assez farfelu de régler le débat en arguant, comme je l’ai souvent entendu au Canada anglais, que les paiements de péréquation sont la preuve définitive que le Québec est récipiendaire net de fonds fédéraux, parce qu’il se peut que le solde soit tellement négatif dans les autres types d'échanges que le Québec, en fin de compte, se paie a lui-même sa propre péréquation.Deuxièmement, il se dégage tout de même un certain consensus à partir des méthodes très diverses utilisées dans le calcul du solde net des échanges économiques entre Ottawa et le Québec, à savoir que le solde désavantageait le Québec avant 1965, et que le deficit a diminué progressivement vers la fin des années soixante, pour se transformer en surplus au cours de la présente décennie.Selon la méthode adoptée, le renversement survient plus près de 1965 ou plus près de 1975.Par conséquent, il est clairement établi que le Québec y perdait au change avant 1965 et pendant les années cinquante.Ainsi, les prétentions québécoises en ce sens étaient fondées.Troisièmement, il apparaît incontestable que la cause de la transformation du déficit en surplus à l’époque plus récente dépend de l’explosion des dépenses fédérales dans le domaine des transferts sociaux, dont le Québec a obtenu une part importante, et de la subvention temporaire au prix du pétrole importé.La rentabilité accrue du fédéralisme pour le Québec à cet égard provient de la détermination du gouvernement fédéral à investir massivement dans l’élimination des disparités régionales au début des années soixante-dix, au moyen de ses programmes d’aide sociale, d’allocations familiales, d'assurance-chômage et de sécurité de la vieillesse.Fort bien.Mais la question qui vient alors à l’esprit de nombreux Québécois est la suivante: pourquoi avoir ainsi gavé la population de transferts sociaux, dont l’efficacité redistributive est d’ailleurs souvent fort douteuse, alors que ce qu'elle désirait, c’était des emplois et une croissance économique décente?Pourquoi avoir cherché, au moins implicitement, à faire des Québécois assistés sociaux pendant que la part québécoise dans les dépenses fédérales d’mvestisse-ment et de développement demeurait nettement inférieure à la moyenne canadienne?La question est peut-être un peu .par.PIERRE FORTIN ¦ M.Pierre Fortin, professeur d’économie à l’Université Laval et collaborateur occasionnel de notre journal, avait accepté de comparaître à titre personnel devant la Commission Pépin-Robarts sur l’Unité canadienne à l’occasion des séances publiques que cet organisme a tenues à la fin de novembre dans la Vieille Capitale.M.Fortin avait divisé son exposé en deux parties.Une première partie traitait de la place inférieure des Francophones dans l’économie; elle s’appuyait en général sur des données déjà connues.Une seconde partie traitait de l’impact au Québec des grandes politiques fédérales de lutte au chômage à court terme et de développement économique à long terme.Nous publions le texte presque intégral de la seconde partie de l’exposé deM.Fortin.dure, voire injuste, mais personne ne peut mettre en doute sa pertinence et elle est présente depuis quelque temps dans l’esprit de nombreux Québécois.D ne faut pas être surpris, devant cette orientation fédérale, que le Québec réclame,la primauté constitutionnelle dans les domaines de la politique sociale et du développement économique parce qu’il voudrait établir des priorités différentes sur son territoire: la création d’emplois et le développement économique d'abord, et une sécurité sociale plus efficace ensuite.Les politiques de lutte au chômage à court terme Le deuxième aspect des politiques fédérales qui soulève un sérieux problème du point de vue québécois est la politique de stabilisation, ou, si l’on veut, de lutte au chômage pendant les récessions.Les rapports ue l'Organisation de coopération et de développement économique sont éloquents à ce sujet: de tous les pays industrialisés, le Canada possède le pire dossier de chômage depuis quinze ans, soit un taux moyen de 5,3%, par comparaison à 5,0% aux Etats-Unis et à 3,1% dans l’ensemble des pays industrialisés.(1) Le taux comparable pour le Québec est de 6,4%, et pour l’Ontario, de 4,2%.(2) Deux faits sont particulièrement agaçants du point de vue québécois à cet égard.Tout d’abord, pour toutes sortes de prétextes, en particulier les largesses de l’assurance-chomage qui rendent le chômage plus tolérable et une utopique lutte contre l’inflation, le gouvernement central s’est désengagé de la lutte au chômage conjoncturel, de sorte qu’il y a plus de dix ans que le Canada n’a pas connu le plein-emploi.Il est évident que le Québec est, avec les provinces de l’Atlantique, la région la plus pénalisée par le désintéressement fédéral, puisqu’un niveau moyen élevé de chômage au Canada signifie un niveau de chômage encore plus élevé au Québec et dans les provinces maritimes.En second lieu, la politique de stabilisation au Canada, meme lorsqu’elle a été bien orientée, n’a toujours considéré que des moyennes nationales plutôt que les besoins différenciés des régions du pays.En conséquence, comme le signalait il y a quelques années Yves Rabeau: “En période de haute conjoncture, une politique anti-inflationniste à l’échelon national ira dans la bonne direction pour les régions qui ont un taux d’activité plus élevé que la moyenne nationale mais elle sera probablement trop faible, tandis que cette politique ira généralement dans la mauvaise direction pour les économies ayant un taux d'activité inférieur à la moyenne nationale en ce sens qu'elle freinera leur activité économique soit avant (et parfois bien avant) que ces régions n'aient atteint le plein emploi ou soit au moment où elles sont à peu près au plein emploi et demanderaient ainsi une politique neutre.lettres au DEVOIR La collaboration des media à l’Année du français Monsieur Gilles Constantineau, Le Devoir, Dans votre chronique des ondes du 15 décembre 1977, vous traitiez du problème de la réclame publicitaire gratuite dans les media électroniques.Comme l'Année du français servait d'exemple à votre démonstration, il nous semble important de rétablir certains faits.Nous n'avons pas l’intention de défendre le slogan de l’Année du français, qui est “le français, je le parle par coeur", et non le français par coeur, tel que vous le mentionniez.Ce slogan est déjà fort répandu dans la population québécoise, laquelle a très bien compris la notion implicite d’attachement à la langue et l'incitation à une plus grande maîtrise du français.À moins de croire que “jouai" et français s’équivalent, nul n’interprete ce slogan comme une invitation à parler jouai.L’Année du français est une campagne d’intérêt public conçue et mise sur pied par la Télé-université.Depuis le lancement de cette campagne, plusieurs organismes provenant des milieux économiques, sociaux et culturels ont entrepris, à l'instigation de la Télé-université, un effort particulier de valorisation de l'usage et de la quahté de la langue.C'est dans le cadre de ce mouvement de sensibilisation des grands organismes de la collectivité québécoise que madame Francine McKenzie, responsable de la campagne (et aussi directrice du programme d'enseignement universitaire Connaissance de l'Homme et du milieu), a sollicité l'appui d'un certain nombre de media.En effet, une telle campagne qui se veut populaire ne saurait se mener sans l'appui et la collaboration soutenue des media qui sont d'importants producteurs de langue publique, et qui par le fait même sont en grande partie responsables de la qualité de la langue.Conscients de ce role, les media sollicités ont accepté de faire leur part dans cette campagne.Diverses formes de collaboration furent établies: amélioration de la qualité de la langue diffusée sur les ondes, émissions valorisant une langui du fra le correcte, chroniques d’enrichissement ançais, diffusion des activités des organismes et des groupes de citoyens liées à l’Année et la diffusion des messages de la campagne La transmission de ces messages est une façon parmi d'autres de collaborer à l’Année du français et les grands réseaux de télévision publics et privés, des postes de télévision communautaire ainsi qu'au-delà de 28 stations radiophoniques ont vu là une excellente occasion de contribuer à un effort collectif de valorisation de la langue.Compte tenu du budget fort modeste dont nous déposons pour une campagne d’une telle envergure, l'appel lancé aux organismes producteurs et diffuseurs était fonde sur l'hypothèse que ces organismes ne sont pas à ce point enfermés dans une logique commerciale qu'ils soient privés au départ de toute possibilité d'appuyer une campagne d’intérêt collectif.Qu un réseau réponde a cet appel en nous envoyant uniquement sa carte des tarifs, sans manifester, dans un premier temps, la moindre velléité de contribuer à un autre niveau à l’esprit de cette campagne, c’est un incident de parcours fort plausible.Cet incident fut toutefois exceptionnel, et très conscients de leur rôle dans la production d'un français de qualité, les organismes sollicités ont favorablement accueilli cette campagne.Le problème que pose a certains radiodiffu-seurs l'élaboration des principes et des modalités des services qu’ils veulent rendre à la collectivité n'est pas plus du ressort d’Oxfam, d’Unicef, de la Société du Cancer que de l'An- LC3 Civro v iv.co vjvj tua vv.uiv.uv p v-uvii v.a ta lectivité n'est pas plus du ressort d’Ox d’Unicef, de la Société du Cancer que de 1 née du français.Chaque bataille a avantage à se mener sur son véritable teilrain de lutte et nous apprécierions que celle-ci n'utilise ni l'Année du français, ni les autres campagnes d intérét public comme boucs émissaires.François TANGUAY, Coordonnateur de la promotion de l’Année du français.Sainte-Foy, Québec, le 21 décembre 1977.Par ailleurs, en période de basse conjoncture, une politique expansionniste ira dans la bonne direction pour toutes les régions mais elle sera trop forte pour les régions à taux d’activité supérieur à la moyenne nationale et trop faible pour les autres régions.Dans tous les cas, la politi-’ que fiscale du gouvernement central n’est jamais régionalement adéquate.” (3) Il y a deux façons complémentaires de satisfaire aux besoins conjoncturels particuliers de chaque région: la prise en compte explicite, par le gouvernement fédéral, de l’incidence régionale de ses recettes et dépenses propres et l’implication des gouvernements provinciaux eux-mêmes dans la stabilisation, les orientations d’ensemble étant de préférence coordonnées au niveau de rencontres fédérales-provinciales.Cette double proposition a fait récemment l’objet de suggestions concrètes de la part du Conseil economique du Canada.(4) Le gouvernement fédéral, cependant, s’est toujours refusé à régionaliser les effets stabilisateurs de son budget et à laisser participer les provinces à la confection d’une politique vraiment nationale de soutien de l'emploi, qui aürait permis de coordonner les budgets fédéral et provinciaux et aurait réconcilié les objectifs nationaux et régionaux.Il a enfin rejeté sans ambages le plan Raynauld-Bourassa de Caisse d’aide conjoncturelle régionale, un effort pourtant bien modeste de mise à la disposition de crédits financiers additionnels aux provinces en période de basse conjoncture.(5) Il est difficile de sous-estimer l’importance d’une politique de stabilisation appropriée du point de vue régional.Une baisse du taux de chômage de seulement 1/2 unité de pourcentage pendant un an au Québec s’accompagne d’une augmentation de $750 millions du produit intérieur brut annuel du Québec ou de $400 par famille.Si donc les incohérences de la politique nationale de stabilisation au Canada ont valu au pays un taux de chômage plus élevé de 1/2 de 1% par an en moyenne depuis 15 ans — et ce n’est pas exagéré de le prétendre, compte tenu de la performance américaine c’est un revenu total de $45 milliards (en dollars de 1977) que les Canadiens ont gaspillé inutilement, dont plus de $10 milliards perdus par les Québécois.Il va sans dire que l’ordre de grandeur d’une telle perte d’emplois et de revenus peut noyer facilement les sommes impliquées dans la vaine querelle des comptes économiques entre Ottawa et Québec, lesquels n'excèdent pas $4 ou $5 milliards, en plus ou en moins./ Les politiques de développement économique à long terme Un troisième sujet de récriminations fréquentes de la part des Québécois concerne l’incidence des politiques fédérales de développement économique à long terme sur l'économie du Québec.Je me garderai bien de porter des jugements à l'emporte-pièce sur les effets présumés néfastes de plusieurs de ces politiques au niveau régional.D est bien difficile cependant de trouver un seul domaine de compétence fédérale où il soit possible de convenir d’emblée qu’une politique est indiscutablement avantageuse pour le Québec, à l’exception des transferts sociaux, des paiements de péréquation et de la subvention temporaire au prix du pétrole (6) qu'on traite d’agriculture (politique des grains de provende), d’énergie (frontière de l'Outaouais pour le pétrole brut et raffiné), de transport (voie maritime du Saint-Laurent), de recherche (laboratoires et subventions), de croissance indus-1 trielle (Accord de l’automobile), de développement régional (interventions du MEER) ou de commerce international (tarifs et contingents à l’importation), le bénéfice net du Québec est presque toujours négatif ou nul.Au contraire, les effets cumulatifs des exemples que je viens de mentionner semblent avoir renforcé la position relative de l’économie ontarienne parmi les régions canadiennes.Il n’est pas facile, en tout cas, d’y déceler un engagement ferme et persistant du gouvernement fédéral à attribuer un rôle significatif aux ressources québécoises.Il ne faut pas, à mon sens, y voir une intention délibérément discriminatoire à l’endroit du Québec.Mais il faut se rendre compte que la stratégie fédérale de développement industriel a pu créer des distortions sérieuses dans les patterns régionaux de croissance économique et qu'elle a aidé à transformer le Québec en assisté social plutôt qu’en une économie génératrice de son propre développement.Le coût et l’efficacité économique du secteur public ne q t le fc vant le fonctionnement de la structure fé- dérale canadienne — et celle-là est aussi répandue à l’extérieur du Québec — est son haut degré d’inefficacké et les coûts économiques qui en découlent.Ce gaspillage scandaleux de ressources est causé par le très large recouvrement des compétences législatives, d’une part, et par le déséquilibre fiscal canadien, d’autre part.Le recouvrement des juridictions provient, dans une certaine mesure, de l’imprécision de la Constitution canadienne, mais il résulte aussi de l’offensive récente d’Ottawa, annoncée par le Livre blanc fédéral en 1968 sur Le fédéralisme et l’avenir et supportée par le pouvoir fédéral de dépenser, visant a faire du gouvernement du Canada un gouvernement moderne et fort dont les principaux domaines de responsabilité seraient la politique économique, l’égalité des chances, le développement technologique et culturel et les affaires étrangères.Depuis dix ans, la réalisation de cet objectif a entraîné une intervention accrue du gouvernement central dans des domaines qui relevaient carrément de l’autorité provinciale: santé, éducation, sécurité du revenu, affaires urbaines, développement régional, culture et communications, tout y a passé.La lourdeur de l’appareil des relations fédérales-provinciales et les chevauchements et les dédoublements administratifs ont engendré depuis lors des coûts élevés et croissants, sans compter les frustrations du citoyen qui ne comprend strictement plus rien à cette hydre administrative et qui ne sait jamais à quel niveau de gouvernement s’adresser pour résoudre ses problèmes.Au Québec, l’offensive fédérale a pris en plus une connotation politique sur laquelle il est inutile de revenir.Le déséquilibre fiscal C’est cependant le déséquilibre fiscal canadien qui a permis au gouvernement fédéral d’élargir ses champs de juridiction et de dépenses.En soi, la Constitution canadienne n’exige pas du gouvernement du Canada qu’il dépense beaucoup pour la fourniture de biens et de services aux citoyens: la défense nationale, les affaires étrangères, l’immigration, les transports interprovinciaux et le commerce international donnent lieu à des dépenses à croissance lente.En fait, en 1976, seulement 25% de toutes les dépenses en biens et services des divers ordres de gouvernement au Canada étaient effectuées par Ottawa.Par contre, la croissance dçs recettes fiscales fédérales, qui sont surtout fondées sur l’impôt sur le revenu des personnes, est très rapide lorsque l’économie progresse normalement.Ainsi, Ottawa a joui depuis dix ans d’un dividende fiscal énorme qui lui a surtout servi à graver les Canadiens de transferts sociaux (assurance-maladie, assurance-chômage, allocations familiales, aide sociale, pensions de vieillesse et supplément de revenu garanti pour les personnes â-gées) ainsi qu’à réduire les impôts (indexation des tables d’impôt sur le revenu au coût de la vie).La situation des provinces est l’image inverse de celle d’Ottawa.Leurs recettes croissent plus lentement et leurs responsabilités de dépense, plus rapidement, concentrées comme elles le sont dans les secteurs de l’aide sociale, de la santé, de l’éducation et des affaires urbaines.Ainsi, constamment acculées à des déficits budgétaires, les provinces n’ont aucune marge de manoeuvre fiscale.Depuis dix ans, non seulement n’ont-elles pu prendre l’initiative de nouveaux programmes économiques et sociaux, mais elles ont même dû augmenter les impôts.Voilà l’essence de la dynamique fiscale au Canada.Cette totale absence de proportion entre recettes fiscales autonomes et responsabilités juridictionnelles de dépenses rend la gestion économique des fonds publics dangeureusement inefficace au niveau fédéral, tout simplement parce ue lorsque le gouvernement fédéral, qui aétient toute la marge de manoeuvre budgétaire; cherche à dépenser ses revenus dans de nouveaux programmes, il a tout naturellement tendance à mettre au point des programmes qu’il peut contrôler lui-même, plutôt que des programmes qui seraient mieux adaptés aux besoins des citoyens, mais qui exigeraient de mettre les provinces dans le coup.Les exemples les plus récents de cette aberration du système sont ceux de l’assurance-chômage et des pensions de vieillesse.Plutôt que de mettre au point un plan de sécurité du revenu qui aurait aide prioritairement les citoyens à revenus insuffisants et qui aurait évité la dé-sincitation au travail régulier, le gouvernement fédéral a plutôt choisi d’éviter la négociation avec les provinces et d’investir massivement dans l’assurance-chômage et la sécurité de la vieillesse, avec le résultat que les prestations versées par ces deux programmes ont été multipliées par dix et par quatre, respectivement, depuis 1967.La dilapidation des fonds publics dans ces deux programmes est d’autant plus incroyable que les sommes impliquées (près de $9 milliards en 1977) sont astronomiques et que les programmes sont profondément injustes (leur expansion n a pas améhoré la répartition des revenus au Canada) et inefficaces (le design de l’assurance-chômage est fortement désincitatif au travail régulier pour les jeunes et les femmes).Le déséquilibre fiscal canadien devrait aussi faire réfléchir ceux qui prétendent sans nuance que le fédéralisme canadien est décentralisé.En un sens, il Lest, puisque seulement 40% de toutes les dépenses publiques (achats et transferts aux personnes et aux entreprises) sont réalisées au niveau fédéral.?ne faudrait pas cependant exagérer la portée de çes chiffres.Car, premièrement, plus du quart des recettes totales des provinces (plus du tiers dans le cas du Quebec) proviennent de transferts fédéraux; deuxièmement, plus de la moitié des dépenses des provit.- §: ces proviennent de ces transferts fédéraux et de revenus autonomes que les provinces affectent à des programmes d'initiative surtout fédérale; et, enfin, l’existence d’une marge de manoeuvre fiscale au niveau fédéral et l’absence d’un tel espace budgétaire au niveau provincial (en temps normal) assure que toute initiative nouvelle de dépense se situe au niveau fédéral.La nature décentralisée du fédéralisme canadien est donc un mythe et la propagation de ce mythe relève plus de la démagogie que de la réalité.L’administration des programmes de dépenses est souvent décentralisée, mais leur conception et leur mise en oeuvre est fortement centralisée.En somme, le malaise ressenti par les francophones du Québec au sujet de la vraie nature des bénéfices économiques qu’ils retirent de leur participation à la fédération canadienne possède donc un certain fondement dans la réalité.Dans les échanges économiques entre le Québec et l’Etat fédéral, les gains nets ne sont pas apparents et, s’ils existent, ils sont récents et proviennent surtout d’initiatives visant à inonder le Québec de transferts sociaux, plutôt qu’à promouvoir directement l’investissement et l’emploi.Sur le plan de la stabilisation, le désengagement apparent du gouvernement fédéral de la lutte au chômage conjoncturel pénalise surtout les régions comme le Quebec, où le taux de chômage est déjà élevé; et le refus fédéral de partager la tâche de stabilisation avec les provinces exacerbe la situation du chômage régional.Les grandes politiques fédérales de développement économique ne semblent jamais avoir été indiscutablement avantageuses pour le Québec et paraissent plutôt avoir renforcé l’avantage économique de l’Ontario.Enfin, le fonctionnement concret du fédéralisme canadien a rendu très inefficace la gestion des fonds publics, que ce soit à cause du recouvrement considérable des compétentes législatives d’un niveau de gouvernement à l’autre, ou en vertu du déséquilibre fiscal qui avantage le gouvernement fédéral et qui l’incite a se préoccuper d’abord et avant tout de conserver le contrôle des nouveaux programmes de dé- Çenses plutôt que les rendre efficaces.ôute l'initiative fiscale des nouveaux programmes de dépense étant au niveau fédéral, la décentralisation du fédéralisme canadien relève plus du mythe que de la réalité.Ce n’est pas en glissant ces problèmes fondamentaux sous le tapis et en proclamant sur tous les toits par toutes sortes de pirouettes verbales les avantages réels ou imaginaires des Québécois à demeurer dans la fédération canadienne que les fédéralistes “gagneront le coeur” des Francophones, mais d’abord en reconnaissant les erreurs passées exactement pour ce qu’elles sont et en proposant au Québec une nouvelle forme d’arrangement fédératif qui réponde mieux à sa recherche légitime de sécurité collective et de renforcement des insittutions francophones.En ce sens, c’est au moins autant un changement d’attitude de la part du gouvernement central qu’une modification de la Constitution qui est essentiel: il faut passer de l'arrogance à une certaine modestie et de la violence verbale à la compréhension réceptive des doléances Je n’ai pas de compétence constitutionnelle particulière, mais je suis convaincu comme bien d’autres que, pour être acceptable et durable, d’une part, et opérationnelle et efficace, d’autre part, une nouvelle Constitution canadienne devrait comporter une plus grande décentralisation et une clarification (disentanglement) des pouvoirs respectifs des divers ordres de gouvernement.Il faudra donc que le gouvernement central renonce à son pouvoir illimité de dépenser et accepte de replier ses positions nettement en-decà de son Livre blanc de 1968 sur le partage des pouvoirs.Sans qu’il m’apparaisse nécessaire de rechercher un statut constitutionnel particulier pour le Québec, il faudra accepter de répondre aux voeux beaucoup plus marqués de décentralisation de cette province.En d’autres mots, il faudra se faire à l’idée que la décentralisation soit différenciée d'une province à l’autre.Je souhaite personnellement que la primauté législative constitutionnelle soit accordée au Québec dans les domaines de la politique sociale et de la main-d’œuvre (allocations familiales, assurance-chômage, aide sociale, santé, services sociaux, sécurité de la vieillesse et formation professionnelle), de l’éducation, de la culture, des communications interprovinciales, du développement économique régional, de l’habitation et des affaires urbaines.Le Québec devra aussi pouvoir assumer une certaine présence sur la scène internationale et participer, en compagnie des autres provinces et du gouvernement fédéral, à la gestion conjoncturelle de l’économie.Enfin, les ressources fiscales devront être proportionnelles aux responsabilités de chaque ordre de gouvernement, c’est-à-dire fonctionnelles.Daniel Johqson ne demandait pas moins que cela dès 1966 (7) et il n’a jamais passé pour “séparatiste”.Je crois que la majorité des Québécois accepteraient un fédéralisme renouvelé de cette manière.Il est possible#que ce ne soit pas assez pour le gouvernement québécois actuel, mais ce n’est pas ce gouvernement qui décidera de l’avenir du Québec.Ce sera la population elle-même.Il faut lui faire confiance.(1) Organisation de coopération et de développement économique, Perspectives économiques de l’OCDE, juillet 1977, p.33.(2) Ces chiffres sont ajustés à la définition du chômage selon la nouvelle enquête de Statistique Canada, qui date de 1975.(3) Rabeau, Yves, “Un modèle de stabilisation régionale", L’actualité économique, octobre-décembre 1971, p.401.(4) Conseil économique du Canada, Vivre ensemble: une étude des disparités régionales, Ottawa, Ministère des approvisionnements et services, 1977, chap.6.(5) Raynauld, André "Poqr une politique de stabilisation régionale".Administration publique du Canada, automne 1971, pp.344-353.(6) Ce paragraphe réitère la même constatation faite par Raynauld en 1971.Voir Raynauld, André, “Les politiques économiques fédérales dans le contexte québécois", dans Le Québec qui se fait (sous la direction de C.Ryan, Montréal, Hurtubise HMH,'1971), pp.83-84 (7) Johnson, Daniel, “Expose de l'honorable Daniel Johnson", Quatrième réunion du Comité du régime fiscal, Ottawa, 14 septembre 1966 POUR L’EUROPE o&fae ‘fêencudt Sitttca (ZctToeu ACHAT-RACHAT chez le spécialiste de la location BILLETS AVION toutes destinations Tél.: 861-0200/3906 Permis 13868252-0280 placements en OBLIGATIONS avec rendement défiant toute concurrence 8Y2% I 9% I 9'/2% I 9W/o 10% Les intérêts sont payables semi-annuellement LÉVESQUE, BEAUBIEN INC 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans Pour plut d'informations, veuillez communiquer avec nous Montréal 879-2222 St-Hyacinthe 774-5354 Ottawa 232-9681 Victoriaville 758-3131 Sherbrooke 569-5583 Joliette 759-0160 Trois-Rivières 379-0000 Rivière dp Louo 862-9341 Moncton 855-9926 St-Jean 348-4720 Rouyn-Noranda 762-4347 Valleytield 371-0368 Québec 529-1771 Granbv 372-3177 Chicoutimi 549-8BAft Bedford 248-2531 6 • Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 la météo.7" Yettowknilc PLUIE SoH lole City Ftonci»( -Mw JL 'NM , -?* ' i CnuiclulfK:-; -lo * rlmonlon .NEIGE Susltotoori Winnipeg Greol Pollvl IK.P'évisiom tnvironn^mant Coi ' o„.U.Goose Cqnpda \Ur^llzZNn ' ^ piésipitotioMs !-7\ |-| houle pression g bosse pression ?~V masse d oit Irais L masse d'oit t huud 5cJ^,0uebet//'v' ,>"*'amaK .NE/G£ , 'Q 7 .SointJean ^•CHinwo .m ?i0n’0 fNcw York ! ^ Washington I (ûutonî Kansas City hot lésion Nouvelle I Orleans Abitibi, Pontiac-Témiscamingue, Haute-Mauricie, Chibougamau, Saguenay-Lac-Saint-Jean: ciel variable avec quelques flocons de neige.Maximum moins 20.Jeudi: nuageux avec quelques flocons de neige.• Outaouais, Montréal et Laurentides: ensoleillé le matin suivi d’ennuagement en après-midi et neige intermittente en soirée.Maximum moins 10 à moins 14.Jeudi: ciel variable.À midi, aujourd’hui Québec, Trois-Rivières et Cantons de l’Est: ensoleillé le matin suivi d’ennuagement en fin de journée.Vents modères: Maximum moins 15.Jeudi: nuageux.Bate-Comeau, Sept-Iles, Gaspésie et Ri-mouski: ciel variable.Maximum moins 15.Jeudi: nuageux avec neige intermittente.que sa luxueuse cabine à bord du paquebot coûtait $4,000, à peu près la moitié des émoluments d’un depute fédéral de l’époque.Pour éviter le scandale, ses adjoints avaient obtenu de la compagnie qu’on lui offre cette cabine à titre gracieux.Par contre, il raconte dans son journal quelle joie il à éprouvée en prenant livraison de la limous'ne Cadillac à laquelle il avait droit en qualité de premier ministre Son premier geste fut d’inviter ses voisins à y monter en promenade dans les collines’ de la Gatineau.Son journal fait aussi état des discussions au cabinet sur le choix du fourreur qui devait livrer au gouvernement le manteau de vison que le Canada voulait offrir, à la princesse Elizabeth à l’occasion de son mariage.Un fourreur était piét à vendre ce manteau à bon prix au gouvernement pour profiter de ta publicité, mais M.Louis St-Laurent dî* ’t réussir à convaincre le cabinet de se ocurer ce manteau chez Holt Renfrew, dont >a réputation n’était pas à faire.Les dernières pages de son journal sont consacrées à-la partition de la Palestine.Là encore, M.King écrit que le Canada ne doit pas s’impliquer au Moyen-Orient et regrette que son pays soit entraîné dans cette histoire par les Nations unies.Cette affiare, écrit-il, fera perdre à l’Occident le contrôle des puits de pétrole du monde arabe en faveur de la Russie.La artition de la Palestine en deux États, un arabe, l’autre juif, donnera lieu à un conflit qui finira par opposer la Russie à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, prédit-il.Il mettait en doute à cette époque le jugement de M.Lester Pearson, alors sous-secrétaire d’État aux affaires extérieures, qui avait accepté la présidence d’une sous-commission des Nations unies chargée d’étudier l’application du partage de la Palestine.F; suites de la première page \ CENTRE MANIT0BAIN annoncé hier qu'il poursuivait des pourparlers à cette fin avec des représentants du ministère des Travaux publics, tandis que le ministre du Revenu, M.Joe Guay, egalement député de Saint-Boniface, cherche à obtenir du secrétariat d’État une “subvention de crise’’.Dans un mémoire présenté le 8 décembre dernier au titulaire des Affaires culturelles, M.Robert Banman, par le bureau de direction du Centre culturel, le président de ce dernier, le Père Jean-Paul Aubry, faisait état du caractère presque tragique de chaque fin d’année financière du Centre: les octrois obtenus du gouvernement provincial, pour défrayer le maintien et le fonctionnement de l’edi-fice, et du fédéral, pour “répondre aux besoins de la programmation des activités culturelles’1', se révèlent, semble-t-il, chaque année insuffisants.On prévoyait, au premier de ces postes budgétaires, pour l’année 1977-78, des dépenses de $132,000 et au second, les prévisions se chiffraient à $117,722.Or le provincial a accordé $100,000 dans le premier cas, tandis que le fédéral y allait, dans la deuxième, d’une subvention de $80,000.En rognant enfin sur ses frais de programmation culturelle, la corporation a fini par réduire son déficit à $55,000.La Société franco-manitobaine n’a pas cessé, depuis deux semaines, de manifester son émoi.En plus d’entreprendre des démarches auprès des deux gouvernements impliques, elle a prié la Fédération (nationale) des francophones hors Québec de coordonner la diffusion de ce “Dossier scandale”.Elle se considère en l’occurrence comme "une autre victime de 1 assassinat politique et culturel au sein de la communauté franco-manitobaine".Comme le conseil d’administration démissionnaire du Centre culturel, la Société reproche aux deux gouvernements de se livrer à une stérile partie de ping-pong sur le dos des Franco-manitobains.On regrette également que la préoccupation première des conseils d’administration successifs du Centre consiste à parür en quête des fonds nécessaires plutôt que de travailler au progrès de la culture française.Quant à la Fédération des francophones hors Québec, elle n’a pas tardé à dénoncer le “scandale".Elle entend mobiliser la francophonie canadienne tout entière en l’occurrence et encourage tous ses membres à protester par écrit auprès des hommes politiques immédiatement responsables du dossier.MACKENZIE KING en juillet 1950.D’autres documents sur le spiritualisme, doctrine qu’il pratiquait quasi religieusement, ne sont pas du domaine public, à la demande de ses exécuteurs testamentaires, dont un de ses anciens collègues et membre de son cabinet, M.J.W.Pickersgill, qui en a publié des versions abrégées.Le journal rendu public ne portait que sur l’année 1947.On sait évidemment que la commission des Nations unies en Corée n’eut aucun succès et que le 25 juin 1950, moins d’un mois avant la mort de M.Mackenzie King, les troupes de la Corée du nord franchissaient le 38e parallèle, qu'aux Nations unies les Etats-Unis faisaient adopter une résolution rejetant sur la Corée du nord la responsabilité de cette invasion et qu’enfm, près de 23,000 militaires canadiens furent dépêchés en Corée, où les hostilités prirent fin en juillet 1953.De longs passages du journal de M.King sont consacrés à la mort de son chien Pat, un terrier irlandais, mort qui lui fait penser à la crucifixion du Christ et qui lui fait écrire: “C’est comme s’il était mort pour moi et que mes péchés m’avaient été pardonnés”.Il s’étonne dans son journal de l’an-gloisse qu’il connaît devant l’agonie de son chien, agonie qui le préoccupe plus que celle de son ministère de la Pèche, M.Frank Bridges, qui repose entre la vie et la mort dans un hôpital d’Ottawa.“Il est étrange, confie-t-il à son journal, qu’on soit ainsi préoccupé par un petit animal et qu’on ne partage pas les memes émotions pour un ministre de la Couronne.un collègue.J’écris cela pour montrer comment nos vies sont centrées sur des intérêts qui nous sont immédiats .Il relate en détail les dernier jours de son chien Pat, ses menus, son sommeil agité, ses troubles de digestion.D s’inquiète même de savoir s’il dérange son chien quand tire la chasse d’eau des toilettes la nuit, puis décide qu’il doit tirer la chasse d’eau quand même.Après avoir enterré son chien dans un cercueil, enveloppé dans une peau de lion sur laquelle l’animal aimait se coucher, M.King écrit qu’il est heureux que Pat ait été conduit à son dernier repos dans une Cadillac, “dans la plus belle voiture du premier ministre, sur le meilleur fauteuil, son maître assis à sa droite”.Pour lui, l’érable sous lequel repose Pat est une espèce de terre sainte.M.King avait d’autres préoccupations, qui sont encore celles de nos premiers ministres.Il s’inquiétait, par exemple, des frais que devaient occasionner un voyage 3u il avait entrepris en Angleterre à bord u paquebot Queen Elizabeth I et craignait que les journalistes n’apprennent LES KMERS au fil des mots.[ LA ministre: pourquoi pas?par Louis-Paul Béguin Je me dois de féliciter M.Fernand Lalonde d’avoir insisté pour respecter le féminin du titre de ministre.Je sais v que ce n’est pas encore admis mais de -.nombreux linguistes et grammairiens, “ dont Robert Le Bidôis, ont depuu * longtemps formulé le souhait que l’u- * • sage s’établisse de dire Madame LA * ; ministre.“Il faut faire disparaître ce * restant de nos préjugés”, aurait dé- ‘ claré l’ancien ministre.ç • Mais ce que je ne peux accepter, t ¦ cette fois, est qu’on continue à dire r Madame LE President.Et que ce soit î ’ les femmes elles-mêmes à ce qui pa-i ; rait, qui veuillent ainsi abandonner la l marque de leur sexe lorsqu’elles occu-’ pent un poste important dont le titu-f faire, jusqu’à ces derniers temps, était i> un homme.Resterait-il dans l’esprit t de ces dames et un tout petit peu de la [ mentalité de nos grand-mères qui, vic-t times du sexisme, acceptaient de bon * gré (la plupart d’entre elles), la “supé-« riorité" intellectuelle de l’homme?j Mesdames, vous êtes des prési- * dentes, des ambassadatrices, [ comme vous êtes des serialises, des * ménnpére.s Vous devez revendiquer » votre titre au féminin, et cela dans ï presque tous les cas.Je n irai pas aussi [ loin que Paul Léautaud, qui écrivait rt.(et disait aussi sans doute) pein- tresse, authoresse.Mais le terme doctoresse, commise, receveuse, présidente, traductrice, réviseuse, sont parfaitement corrects.L’évolution de fa société, délivrée, dieu merci, du sexisme (masculin) et des préjugés stupides qui l’accompagnent, a pour résultat l’évolution du langage.Qui a permis que meure le féminin doctoresse?M.Fernand Lalonde a parfaitement raison de conclure: "La langue est ou service de la pensée et les linguistes sont au service de la langue”.Cette façon de voir le rôle du linguiste, du chroniqueur de langue, va dans le sens du raisonnement que j’ai toujours tenu dans ce journal : je ne fais pas la langue, je l’observe, j'en donne les lois, les usages.Si la société change, les usages changent.Il faut éviter des “diktats" de linguistes aux vues bornées, quand ils vont à l’encontre de l’évolution de la langue.Un homme qui “fait des ménages” (de l’entretien), est un homme de ménage.Une femme qui a la qualité de ministre, qui préside une assemblée, est (pourquoi pas, je vous le demande) UNE ministre, et naturellement une présidente.Je sais que tout mot oui n’a pas de féminin reste au masculin quand La personne qu’il qualifie est une femme.Et bien c est dommage.Et cela devrait changer.Qu'on se le dise.contre-attaque des forces khmères dans le bec de canard’”.Le même porte-parole a ajouté hier que “les troupes vietnamiennes d’invasion sont dans une position difficile”.A Bangkok, on a indiqué hier de source diplomatique qu’il y aurait “une pause” dans les combats et selon un porte-parole thaïlandais, “Phnom Penh ne serait pas immédiatement menacée”.On dément, dans la capitale thaïlandaise, les informations selon lesquelles les troupes vietnamiennes se trouveraient à 60 kilomètres de Phnom Penh.Enfin, et toujours de source thaïlandaise militaire, les accrochages sur le terrain seraient “légers” et il n’y aurait des combats violents que dans la région du “bec de canard”.Si l’incertitude persiste sur la situation militaire proprement dite, la guerre des communiqués entre Hanoi et Phnom-Penh se poursuit avec violence.C’est ainsi que la “VoLx du Kampuchea” a qualifié dans un communiqué officiel diffusé hier de, “ruse” l’offre de négociations faite par Hanoi le 31 décembre.Selon les Cambodgiens, la véritable intention du Vietnam serait de s’“agrandir aux dépens du Cambodge en installant des troupes sur la terre cambodgienne”.Phnom-Penh a réaffirmé qu’il n’acceptera de négocier que “quand toutes les troupes étrangères auront quitté le Cambodge ”.Enfin, les forces cambodgiennes ont reçu pour consigne “de détruire sans hésitation toutes les forces armées vietnamiennes et de les chasser”.De son côté, Radio-Hanoi a diffusé hier un communiqué accusant le Cambodge d’être responsable de la situation actuelle et affirmant que ce sont les Cambodgiens qui, en avril 1977, avaient déclenche une attaque contre le Vietnam “commettant des actes de barbarie sans nom”.Selon les informations parvenues à Bangkok, les autorités de Phnom-Penh procèdent à une mobilisation révolutionnaire.Un appel a été lancé aux travailleurs leur demandant de “préparer tout ce qui est nécessaire pour le front, afin 3ue les troupes révolutionnaires puissent éfendre la dignité de la nation, la révolution,, l’indépendance, le parti communiste! le pouvoir de l’État et la sécurité des habitants".Selon la presse de Bangkok, le premier ministre cambodgien Pol Pot, qui est aussi secrétaire du parti communiste du Kampuchea (PCK) a adressé des lettres rsonnelles à plusieurs pays amis pour les informer de “l’agression”, dont son pays est victime.Ces lettres reprennent les termes du communiqué du gouvernement cambodgien en date du 31 décembre relative à “l’invasion du Cambodge démocratique par la république socialiste du Vietnam”.L’agence de presse nord-coréenne “KCNA” reçue à Bangkok en donne de larges extraits sans toutefois reprendre les termes les plus violents utilisés par les Cambodgiens et comparant notamment les forces armées vietnamiennes aux “nazis”.La Corée du Nord est représentée à Phnom Penh comme à Hanoi par un ambassadeur.bien que l’accord, signé récemment avec le Cambodge et la lettre adressée par Pol Pot au premier ministre Kim Il Sung fait dire au journal du soir Bangkok World que “les Khmers se tournent vers la Corée du Nord”, les observateurs sont toutefois sceptiques quant à un engagement de Pyong Yang dans un camp plutôt que dans un autre, compte tenu des relations qu’elle entretient avec les deux pays, comme avec l’URSS et la Chine.De son côté, M.Phoun Sipaseuth, ministre laotien des Affaires étrangères, a dit hier au chargé d’affaires vietnamien à Vientiane que le conflit frontalier khméro-vietnamien doit être rapidement réglé, rapporte l’agence de presse du Vietnam.Ce conclit est “très regrettable”, a déclaré le ministre, car “il porte gravement préjudice aux grandes relations amicales que les deux pays ont forgées et fortifiées avec leur chair et leur sang au cours des décennies, dans leur lutte contre les ennemis communs des trois pays frères voisins".Le gouvernement laotien espère que le Cambodge et le Vietnam “se rencontreront rapidement pour trouver une solution pacifique au problème frontalier, sur le principe du respect de la souveraineté territoriale de chacun”.Evitant de faire porter le blâme sur l’un ou sur l’autre, M.Sipaseuth a dit qu’en tant qu ’ ami sincère et camarade des peuples du Vietnam et du Cambodge”, le Laos estime que les deux pays peuvent régler leur différend “dans un esprit d’amitié fraternelle”.pei les AN0UAR SADATE un haut responsable américain à la veille de la rencontre impromptue entre les présidents américain et égyptien, et peu avant les entretiens entre ra.Carter et ses interlocuteurs séoudiens.On indique de même source que le président américain demandera également à M.Sadate ce qu’il attend des reunions des comités politique et militaire israélo-égyptien, et quelles seront .ses positions quand la négociation pléniere commencera.Lundi soir, rappelle-t-on, l’envoyé spécial du président Sadate, M.Ashraf Ma-rouan, avait transmis au roi Khaled d’Arabie séoudite et au prince héritier Fahd, un méssage du chef de l’État égyptien faisant le point de la situation.Le président Carter a fait un exposé hier soir aux dirigeants séoudiens sur “les possibilités de réaliser des progrès vers un règlement d’ensemble” au Proche-Onent, a indiqué le porte-parole de la délégation américaine à Ryad.Le président américain “a réitéré la détermination de son administration de faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la dynamique de paix , a ajouté le porte-parole qui s’est contenté de préciser que l’entretien de M.Carter avec, notamment, l’émir Fahd, prince et “homme fort” du régime, s’était déroulé dans une atmosphère pleine de “cordialité et de compréhension mutuelle”.On note encore à Ryad que du côté américain, on se refuse à entrer dans le détail de ces entretiens après avoir assuré en début de soirée qu’une déclaration serait diffusée a ce sujet.Rien n’a filtré non plus sur l’attitude adoptée par les responsables séoudiens au cours de ce petit “sommet américano-arabe”.Le président Carter, passant en revue l’actuaüté internationale, a évoqué notamment la situation dans la Come de l’Afrique, qui préoccupe particulièrement les deux pays, apprend-on de bonne Dans son journal pour l’année 1947 qui a été rendu public hier par les Archives nationales, le premier ministre William Lyon Mackenzie King note que son chien Pat aurait mérité plus’que lui encore l’Ordre du mérite que lui a décerné en 1947 le roi George VI d’Angleterre.(Téléphoto CP) source.Le séjour du président américain à Ryad semble cepenoant avoir été troublé par les réactions aux propos tenus par un “haut responsable” américain, accompagnant le président Carter.Ce dernier avait déclaré hier aux journalistes, à bord de l’avion du président américain entré New Delhi et Ryad, que les Séoudiens étaient peut-être sur le point de se rapprocher de la position américaine à l’égard du problème Palestinien.C’est précisément cette attitude américaine qui a suscité la semaine dernière la "déception” du président Sadate et sans doute motivé l’escale, du président Carter à Assouan.Enfin, les observateurs soulignent que si Américains et Séoudiens ne paraissent pas avoir une identité de vues sur la forme et le contenu du processus de paix au Proche-Drient, leurs solides relations bilatérales n’en seront pas affectées.4 janvier.par l’AP Principaux anniversaires historiques: 1974 — Le président Richard Nixon rejette l’injonction de la commission sénatoriale sur le Watergate lui demandant de communiquer ses dossiers et enregistrements concernant le scandale.1959 — Des troubles éclatent à Léo-poldville, au Congo belge.1951 — Les forces sino-nord-coréennes s'emparent de Séoul.1948 — La Birmanie devient indépendante.1919 — Les communistes soviétiques s’emparent de Riga.1825 — Mort du roi Ferdinand 1er de Naples.1797 — Bonaparte bat les Autrichiens à Rivoli.1762 — L'Angleterre déclare la guerre à l'Espagne et au royaume de Naples.Ils sont nés un 4 janvier: Jacob Grimm, écrivain allemand (1785-1863); le maréchal Joseph Joffre (1852-1931).Un Québec indépendant aurait sa propre armée L’éventuelle indépendance politique du Québec ira nécessairement de pair avec la création d’une armée québécoise.Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus les stratèges du Parti québécois qui se livrent depuis plusieurs mois à une réflexion approfondie sur la mise en place d’une défense militaire du Québec dans l'hypothèse d’une accession de la province à la souveraineté nationale.Longtemps controversé, ce sujet fait 1 objet pour la première fois d'un exposé officieux dans les colonnes des deux dernières éditions de l’hebdomadaire indépendantiste de Montréal “Le Jour”.Chargé par l’aile conservatrice du Parti québécois d’examiner les possibilités de faire “l’indépendance dans la paix”, un ancien officier des forces canadiennes aéroportées, M.René Marcel Sauvé, 44 ans, géographe, spécialiste en géopolitique et membre de l’Institut d’études stratégiques de Londres, a effectué une série de recherches qui l’on conduit dans divers pays.Dans les conclusions générales de son analyse, M.Sauvé souligne d’emblée que “dans l’éventualité de l’indépendance du Québec, il n’y a aucune illusion à se faire: des conflits tournant en guerre vont surgir entre la province à majorité francophone et le reste du Cana-da .Sans doute, note l’auteur du document, est-il préférable d'éviter l’affrontement armé, mais il convient alors de “décourager à l’avance toute volonté d'intervention militaire contre le Québec” en poussant jusqu!# la limite “l’effort de dissuasion"., Après avoir souligné les avantages du caractère ‘‘péninsulaire et périphérique” de la province, M.Sauvé affirme que la mise en oeuvre d’une politique militaire de dissuasion efficace par le gouvernement québécois devra être fondée ’’sur le principe d’une participation maximale des citoyens^.Il recommande en conséquence un plan en trois points principaux: 1— Un service de la défense armée qui devra pouvoir mobiliser la totalité des effectifs en 36 heures.Cette armée de “défense territoriale”, placée sous un commandement unique, comprendrait quatre groupes opérationnels - terrestre, aérien, côtier et naval -.2— Le service de défense et de protection civile.Il aura pour mission essentielle de “fournir les secours d’ordre matériel et moral à la population en cas de guerre, de calamités naturelles et de troubles internes.” 3— Service de la taxe pour la défense.Cette taxe devrait être imposée, selon l’auteur, "à tous les citoyens et résidents du Québec qui sont inaptes à servir dans l'un des groupes de défense du pays”.Enfin, M.Sauvé préconise la création le plus tôt possible d’un institut québécois des études géopolitiques et stratré giques qui pourra être intégré a l’une des universités dp Qué-bcc ^ M.Sauvé avait déjà soumis en 1975 un exposé détaillé sur le problème de la défense du Québec aux dirigeants du Parti québécois dont M.René Lévesque, l’actuel premier ministre.Le parti n’étant pas alors au pouvoir, il n’avait pas été rendu public.Le fait que le PQ ait à présent rendu la chose publique semble indiquer que le gouvernement de M.Lévesque entend prochainement lancer une campagne d’information sur ce sujet en tentant, parallèlement à la préparation du référendum sur l’indépendance prévu en 1979, de persuader les électeurs québécois du bien-fondé de la thèse d’une défense propre au Québec.Le PQ a d’ailleurs de; mandé à M.Sauvé de publier à l’intention du grand public un livre illustré reprenant son exposé et qui devrait paraître au cours de l’année.V.J SALAIRE MINIMUM Suite de la page 3 “Selon les statistiques fédérales, corrige le CPQ, le Québec compte sur un taux moyen de syndicalisation de plus de 3% supérieur à celui de l’Ontario, et ce depuis des années.Cet argument du gouvernement provincial ne saurait donc etre retenu.” De leur côté, les restaurateurs québécois affirment qu’ils devront relever leurs {irix pour compenser les hausses salaria-es suscitées par l’indexation du salaire minimum.Le salaire horaire minimal est haussé de 10 cents à $2.75, dans les restaurants et les hôtels, alors que le salaire horaire minimal pour les autres travailleurs atteint $3.27.Le directeur de l’Association des restaurateurs du Québec, M.Claude Blondeau, a précisé que les quelque 1,000 cotisants de cet organisme devront augmenter leurs prix ou réduire le personnel.M.Robert Des jardins, restaurateur bien connu de Montréal, a précisé qu’il relèvera ses prix de 3.8 pour cent et il ne prévoit pas une diminution de sa clientèle pour autant.DÉCÈS BAULNE, Laurette Mlle.— ÀMont-éal, le 2 janvier 1978 à l’âge de 68 ans, est décédée, Mlle Laurette Baulne fille, de feu Joseph Napoléon Baulne et de feu Eglantine Benoit, soeur de René (époux de Suzanne Hurtubise).Les funérailles auront lieu le mercredi 4.Le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie, 1415 est, rue Bleury, pour se rendre à l’éghse de la Visitation où le service sera célébré à 10 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.BUSSIERE, Bernadette — A Montréal, le 2 janvier 1978 à l’âge de 91 ans, est décédé, Mme veuve Phillias Bussière née Bernadette Perin.Elle laisse ses enfants Germaine, Liliane, Thérèse, Marcel époux de Colombe Longevin, Fernand, époux tfe Carmel Lalonde, sa belle-fille Mme veuve Roger Bussière (Simone Riopel) ainsi que deux petits-enfants.Les funérailles auront heu le jeudi 9 courant.Le convoi funèbre partira des salons Alfred Dallaire inc.No 1111, ouest rue Laurier, à 10 heures 45, pour se rendre à l’église Saint-Viateur d’Outremont où le service sera célébré à 11 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DIONNE, Clarence.— À Montréal, le 3 janvier 1978 à l’âge de 85 ans, est décédé, M.Clarence Dionne, président des saucisses Dionne Inc., époux de feu Anna Leroux, n laisse dans le deuil un fils Gilles (Helene Twigg), ses filles, Mme Wilbrod Bastien (Lise), Mme Gilles Valois (Claire), Mme Mario Marcil (Odette), Mmè René Martel (Pierrette), Mme Roger Labelle (Louise), ainsi que plusieurs petits-enfants.Les funérailles auront heu le vendredi le 6.Le convoi funèbre partira des Salons Urgel Bourgie Ltée No 4955, rue Adam, pour se rendre à réélise Saint-Clément où le service sera célébré à 11 heures, et de là au cimetière de Bois-des-Filion, heu de la sépulture.Parents et amis sontpriés d’y assister sans autre invitation.S.V.P., pas de fleurs, dons à la Société canadienne au cancer serait appréciés.GONNEVILLE, Blanche.- A Montréal, le 2 janvier 1978 à l’âge de 78 ans, est décédée, Mlle Blanche Gonnevüle, fille de feu Onésime Gon-neville et de feu Paméla Généreux.Elle laisse dans le deuil son frère et sa belle-soeur, docteur et Mme Lucien Gonneville, ses soeurs Adrienne (Mme Albert Constant), Jeanne, Antoinette (Mme Armand Delorme) et Anne-Marie, ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu le jeudi, 5.Le convoi funèbre partira du Salon Bonnier Duclos et Bonnier No 3503, rue Papineau, pour se rendre à l’église Saint-Albert-le-Grand où le service sera célébré à 10 heures, et de là au cimetière de Saint-Ambroise de Kildare, comté Johette, heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MOLLITT, (•aboi (Anna) - A l’hôpital Sainte-Marv’s le 2 janvier 1978, est décodée, Isabelle Bermingham, épouse bien-aimée de feu Robert James Mollitt et mère de J.James.Les funérailles auront heu le vendredi 6.Le convoi funèbre partira du salon funéraire Clark MacGillivray et White no, 5580 ouest, rue Sherbrooke, pour se rendre à l'église Annunciation of Our Lady, Ville Mont-Royal où le service sera célébré à 10 heures 30, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation. Informations internationales Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 • 7 Indira Gandhi exclue du parti du Congrès NEW DELHI (d’après AFP et Reuter) — La fraction du parti du Congrès dirigée par M.Brahmananda Reddi a exclu hier de cette formation Mme Indira Gandhi et tous ses partisans.De nouveaux responsables seront prochainement nommés au comité directeur du parti, en remplacement des membres exclus, a déclaré M.V.B.Raju, secrétaire général du Congrès.Tandis que Mme Indira Gandhi, après avoir provoqué lundi une scission au sein du parti, était proclamée “présidente du Congrès” par ses partisans reunis en convention nationale, M.Y.B.Chavan, reste fidèle à la tendance de M.Reddi, s’adressait aux parlementaires de cette formation pour dénoncer les tentatives “d’usurpation et de subversion” du nom sacré du parti national du Congrès, “dans un but séditieux et à des fins personnelles ”.M.Reddi a également dénoncé officiellement hier le caractère illégal de toute formation qui reprendrait le nom et les emblèmes du parti du Congrès qu’il dirige.Pour la seconde fois en une dizaine d’années, la scission du parti du Congrès, le plus ancien des partis politiques indiens, est donc définitive.Mme Gandhi et sept autres des vingt et un membres de l’exécutif du parti en avaient démissionné le mois dernier.Leux exclusion a été décidée par neuf des treize autres membres.L’un des quatre absents était apparemment malade et les trois autres ne se trouvaient pas à New Delhi.Prié d'expliquer pourquoi seule Mme Gandhi avait été nommément exclue du parti, son secrétaire général, M.V.B.Raju, a déclaré: “Nous ne savons pas qui a rejoint l'autre parti”.Les deux factions rivales en découdront à la fin du mois prochain lors des élections prévues dans trois États du sud du pays, l’Andra Pradesh, le Karnataka et le Maharashtra.Iæ Karnataka est sous le contrôle de New Delhi depuis l’effondrement, la semaine dernière, du gouvernement de M.Devaraj Urs, dont les ministres avaient pris position les uns pour, les autres contre Mme Gandhi.Les gouvernements des deux autres États sont actuellement contrôlés par le parti du Congrès.Mme Gandhi a par la suite déclaré que son exclusion n’avait aucune portée pratique et souligné que les prochains jours diront si c’est elle, ou ses adversaires, qui représentent le parti.La faction officielle du parti du Congrès et la fraction fidèle à Mme Gandhi affirment toutes deux bénéficier du soutien de la majorité des membres du parti au niveau national.Mais, dans une lettre aux adhérents, M.Khsu Brahmanand Reddi, président du comité exécutif, qualifie d’“invraisemblables” les prétentions de Mme Gandhi en affirmant qu’un “petit groupement perturbateur n’a ni le droit, ni l’autorité d’abuser du nom du Congrès national de l’Inde”.Élu l’été dernier à la présidence du parti avec le soutien de Mme Gandhi, M.Reddi, qui fut également ministre dans son dernier gouvernement, vient d’adresser une lettre à la commission électorale pour souligner que, ne représentant plus le parti, Mme Gandhi ne peut, plus se servir de l’emblème du Congrès national indien: une vache et un veau.Cet emblème revêt une grande importance car il permet aux masses des électeurs illé-trés d’identifier le parti.Portugal: la crise ministérielle s’enlise LISBONNE (AFP) - La crise ministérielle déclenchée le 8 décembre dernier par la chute du gouvernement Soares s’enlise.Une semaine exactement après avoir été désigné pour tenter de former un nouveau gouvernement, le leader socialiste parait se heurter à de très sérieuses difficultés et les négociations qu’il a entreprises avec les aqfres partis politiques marquent le pas.Le secrétariat national du parti socialiste s'est réuni hier en fin de matinée sous la présidence de M.Mario Soares pour préparer la réunion que le comité directeur du parti tiendra aujourd’hui.Cette réunion, a indiqué M.Soares, doit être consacrée notamment à “délibérer sur la tactique et la stratégie” que les socialistes vont devoir suivre pour résou- dre la crise.Les démarches entreprises par M.Soares pour tenter de mettre sur pied, en accord avec les autres partis, un gouvernement “à base socialiste” susceptible d’avoir le soutien d une majorité parlementaire “stable et cohérente" paraissent -buter sur des difficultés qui tiennent plus pour l’instant à la composition du prochain gouvernement qu’à son programme.Le PS propose la formation d'un gouvernement constitué de socialistes et de personnalités liées à d’autres partis mais ne représentant pas officiellement ceux-ci.C’est en quelque sorte une coalition déguisée que le PS propose, bien qu’il s'en défende et “la course aux portefeuilles" est désormais engagée entre les partis.LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES ASSOCIÉS IACQUES LAMOTHE O O D MARC COSSETTE B AOOD PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNÉENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES MONTRÉAL • 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE DE MONTRÉAL 12245 rue Crenet(Cartierville) • 5000 Boul.St-Laurent(Boul.St-(oseph) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est Bout de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 CLUBISSIMO SOLDE sa collection automne-hiver "Sonia Rykiel - Christian Aujard Chloé - Jean Muir” 2130 rue Crescent 844-5523 La campagne pour les législatives de mars est déjà lancée en France Le centre démocratique et social (CDS), qui parait disposé à faire quelques concessions aux socialistes, souhaiterait en échange quatre postes ministériels.Quant au parti social-démocrate (PSD), qui accuse les CDS de vouloir arriver au pouvoir à n’importe quel prix, il durcit sa position et fait de la surenchère.Selon M.Sousa Franco, président par intérim du PSD, les sociaux-démocrates n’accepteront d'être des partenaires du PS que s’ils le sont à part entière.Quant au parti communiste, dont l’exigence essentielle était jusqu’à présent d’obtenir l’assurance du maintien du statu quo sur les structures économiques et sociales héritées de la révolution, il craint que si les partis de droite entrent en force dans le gouvernement, ils remettront en cause les “conquêtes révolutionnaires” au profit de l’initiative privée.Hua nommé président ?TOKYO (AFP) - M.Hua Kuo-feng, président du parti communiste chinois et premier ministre, sera très vraisemblablement nommé président de la république, au cinquième congrès national du peuple, à Pekin le mois prochain, a'annoncé hier le correspondant du grand quotidien japonais Asahi Shimbun dans la capitale chinoise.Le correspondant croit savoir que la constitution actuelle sera révisée afin de permettre à M.Hua d'assumer la présidence.Cette décision serait prise afin d’alléger la tâche de M.Hua, qui cependant conserverait son poste de président du parti communiste.PARIS (d’après AFP et Reuter) — Les trois formations de la majorité française, autres que le mouvement gaulliste RPR, ont décidé de présenter un candidat commun aux prochaines élections législatives dans la plupart des circonscriptions ou des primaires ont lieu, au premier tour, entre partis de la majorité.Ces trois formations, le Centre des démocrates sociaux (CDS, centriste), le parti républicain (PR, giscardien) et le parti radical ont fourni cette précision dans un communiqué diffusé hier soir à Paris après que leurs dirigeants, respectivement MM.Jean Leca-nuet, Jean-Pierre Soisson et Jean-Jacques Servan-Schreiber, eurent rencontré le premier ministre, M.Raymond Barré.Aucun membre de la quatrième et plus importante formation de la majorité, le RPR (rassemblement pour la république, gaulliste), que préside l’ancien premier ministre Jacques Chirac, n’a participé à cette réunion.Le secrétaire général du PR, M.Jean-Pierre Soisson, a précisé dans la soirée que les candidatures communes pour les élections de mars prochain entre sa formation, le CDS et le parti radical “ne constituaient pas un front commun à l'égard d’une autre formation de la majorité”.Le PR, rappelle-t-on, avait demandé récemment l’arbitrage de M.Barre pour éviter la multiplicité des candidatures au sein de la majorité, au premier tour.La loi électorale stipule en effet qu’un candidat qui ne recueille pas 12 et demi pour cent des voix des inscrits au premier tour ne peut se présenter au second tour.D’autre part, M.Georges Sarre, membre du bureau exécutif du parti socialiste français, candidat aux élections législatives dans le llème arrondissement de Paris, le 12 mars prochain, a porté plainte contre X pour “manoeuvres électorales frauduleuses ”, en ce qui concerne le vote des Français à l’étranger.M.Georges Sarre, qui est également conseiller de Paris, a déclaré hier au cours d’une conférence de presse qu’il était en possession d’informations sur des “manipulations” visant à “inciter les électeurs résidant en Autriche à s’inscrire de façon groupée dans la 9ème circonscription de Paris (llème arrondissement) détenue par la majorité, de manière à peser sur le résultat”.Le 7 décembre dernier, M.Georges Sarre s’est rendu en Autriche afin de vérifier ces informations et il a pris connaissance des correspondances adressées aux Français d’Autriche par l’ambassadeur de France à Vienne et par l’Union des Français à l’étranger, section Autriche.M.Sarre a précisé que “dans une notice d’information adressée à chaque résidant par cette association, à laquelle était jointe un formulaire de demande d’inscription sur la liste électorale en blanc, il était précisé que les sénateurs représentant les Français d'Autriche et les membres de l’Union des Français à l’étranger, recommandaient de s’inscrire dans la 9ème et la lOème circonscription.La notice faisait état, a ajouté M.Sarre, de la nécessité de ne pas éparpiller les suffrages, de jouer un rôle politique important dans un scrutin et dans des circonscriptions où l’éventail politique serait particulièrement ouvert.La polémique sur le vote des Français de l'étranger lancée la semaine dernière a rebondi en outre avec l’ouverture d'une information judiciaire à Montpellier et également la publication, en première page du journal Le Matin de demandes d'inscription sur la liste électorale provenant de Français du Brésil et sur lesquelles le nom de la circonscription semble bien avoir été inscrit par la même main.Le journal estime que ces documents constituent des “preuves” d’un “racket électoral”.Ainsi, à peine achevées les fêtes de fin d’année, les diri- jeants et hommes politiques tançais se sont remis au travail après la trêve des confiseurs la plus courte de mémoire d’observateur politique.Ainsi se trouve pratiquement ouverte à la campagne, déjà bien amorcée les mois précédents, pour les élections législatives des 12 et 19 mars.M.Giscard d’Estaing a ainsi annoncé qu’il réunirait, sans doute à la mi-janvier, les personnalités et les dirigeants des formations qui ont soutenu son action depuis le début de son septennat.Cette rencontre, a-t-il dit, devrait permettre de dégager l'esprit dans lequel ces personnalités doivent aborder les échéances politiques de 1978.Les “objectifs d’action pour la liberté et la justice” vont ê-tre définitivement mis au point et arrêtés par le gouvernement au cours d’un séminaire présidé par le chef de l'État au château de Rambouillet, vendredi et samedi.Ce même samedi en fin d’après-midi, M.Barre pré- sentera ces objectifs aux Français au cours d’une réunion publique à Blois.Du côté de l’opposition, M.François Mitterrand, premier secrétaire du Parti socialiste, qui sera reçu vendredi matin par le président Carter, exposera aujourd’hui au cours d'une conférence de presse les thèmes et l’enjeu de la bataille électorale de mars.M.Mitterrand présidera samedi et dimanche une convention spéciale du parti socialiste consacrée à la politique de défense nationale, l'un des sujets de désaccord qui ont amené la rupture de l’union de la gauche en septembre dernier.Les communistes réunissent vendredi soir leur comité central en prélude à une conférence nationale, samedi et dimanche, consacrée à la stratégie électorale et à un bilan de la campagne d’explication lancée par le PCF à travers tout le pays après la rupture des négociations pour 1 actualisation du programme commun.Carter et Giscard parleront nucléaire PARIS (Reuter) — La visite en France du président Carter sera l’occasion de discussions franches entre Américains et Français sur le problème nucléaire, dans le domaine militaire comme dans le domaine industriel.Attendu aujourd’hui à Paris, M.Carter aura, au total, quatre heures d'entretiens avec le président de la République, M.Valéry Giscard d’Estaing, pendant les trois jours qu'il passera en France.Les dirigeants français approuvent la volonté de l’administration Carter d’empêcher la prolifération des armes nucléaires et conventionnelles, mais ils sont décidés à protéger les intérêts militaires et economiques de leur pays.M.Giscard d’Estaing, précise-t-on de source française autorisée, ne manquera sans doute pas de souligner que la France, démunie de ressources pétrolières nationales, a fonde son avenir industriel sur le développement de l’énergie nucléaire, mais qu elle est prête, par ailleurs, à éviter toute exportation de matériel et de tecnnologie nucléaire à des fins militaires.Le programme nucléaire français prévoit notamment la construction de surrégéra-teurs.alors que les États-Unis souhaitent que leur production et leur exportation soient interdites en soulignant que le plutonium contenu dans leurs dérivés peut servir à la fabrication de bombes atomiques.Du point de vue militaire, la France est décidée à préserver sa force de frappe et à poursuivre ses essais souterrains, si cela s’avère nécessaire, pour la maintenir à un niveau technique adéquat.La France, précise-t-on de source française autorisée, doit pouvoir préserver la crédibilité de sa force nucléaire, alors que les États-Unis et l’Union soviétique ont une telle avance technique qu’ils peuvent continuer a perfectionner leurs arsenaux atomiques sans avoir recours à de nouveaux essais.De tous les alliés occidentaux des États-Unis, dit-on à Paris, la France est celui qui suit avec le plus d’intérêt les négociations américano-soviétiques sur la limitation et le contrôle des armements.Dans une interview télévisée, diffusée aux États-Unis le 1er janvier, M.Giscard d’Estaing avait évoqué la crainte exprimée par certains Européens de voir les Américains réduire leur présence militaire en Europe à l’issue d’un nouvel accord entre Washington et Moscou sur la limitation des armements stratégiques.Le président français a indiqué qu'il ne partageait pas cette crainte, mais il a suggéré que la visite de M.Carter serait une bonne occasion pour les États-Unis de définir clairement leur intérêt à l'égard de la sécurité européenne.En ce qui concerne la limitation des ventes d’armes, la France veut être sûre que d’éventuels contrôles s’étendront à tous les pays, y compris ceux du bloc communiste.“Nous n'avons aucune raison d'accepter des restrictions si les autres continuent à vendre," a déclaré un haut fonctionnaire français.La France, qui est le troisième exportateur mondial d’armements, après les États-Unis et l'Union soviétique, ne dispose toutefois que de 4 pour cent du marché international.M.Giscard d’Estaing évoquera avec M.Carter les me- Rivière polluée, source d'eau potable en DANGER! sures de désarmement que la France compte proposer à la session spéciale des Nations-Unies en mai prochain consacrée à ce problème.Les propositions françaises, qui ne sont pas encore connues en détail.viseront à la réduction qualitative et quantitative des armements dans tous les pays, assortie d'un contrôle international efficace.Ce problème des ventes d'armes sera également soulevé entre MM.Giscard d'Es-taing et Carter dans leurs dis- cussions sur le Proche-Orient Le président français exposera son point de vue sur le rôle qu’auront à jouer les grandes puissances, y compris l’URSS, pour garantir la securité dans cette région une fois que les pourparlers de paix entre Arabes et Israéliens auront suffisamment progressé.M.Giscard d’Estaing estime que ces garanties devraient inclure l’engagement des grandes puissances à ne pas vendre d’armements sophistiqués aux pays de cette région.La France est elle-même un des principaux fournisseurs d'armes au Proche-Orient.Les initiatives de paix du président Anouar Sadate figureront également à l’ordre du ’ jour des entretiens.En recevant mardi les journalistes venus lui présenter leurs voeux de nouvel an, M.Giscard d’Estaing a lui-même indiqué qu’il évoquerait également avec M.Carter l’inquiétude de la£ France devant l'état de désor-'» ganisation que connaît actuel- î lement l'économie mondiale.' COURS DU SOIR Dactylographie Sténographie Français des Affaires Anglais des Affaires COURS DE BASE DE RECYCLAGE ET AVANCÉS Début des cours: le 16 janvier Inscriptions: les lundis et mercredis, 18h à 21 h.à partir du 4 janvier.Pour de plus amples renseignements n ’hésitez pas à communiquer avec nous au 866-4622 Collège O’Sullivan 1191, rue de la Montagne Montréal Solde de janvier.Pendant tout le mois de janvier, McComber vous offre sa collection de superbes fourrures à des prix très spéciaux.On a même réduit le prix des manteaux de notre collection de créations originales! Offrez-vous ce plaisir.Le solde de janvier de McComber, un début d’année qui promet.IsX McComber 440 ouest, rV de Maisonneuve \ i ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUESDE L'EAU i 8 * Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 465-2145 Chaqu* parution coûta $3.00, maximum 25 mots Tout mot additionnai coûta 0.10 chacun ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR Avis: Las annonceurs sont priés da vérifier la première parution de leurs annonces.Le Devoir te rend responsable d'une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédistement.8.Ÿ.P.téléphoner à 405-3145 ANNONCES CLASSEES ENCADREES 465-2145 e Cheque parution coûte $5.60 le pouce e II n'y s pas de frais pour les Illustrations.APPARTEMENTS A LOUER APPARTEMENTS A LOUER APPARTEMENTS A LOUER La vraie Venez vivre à LaCité, à quelques minutes de la Placedes Arts, du Théâtre ^ du Nouveau Monde et des autres théâtres de renom.Ça c’est vivre à LaCité! De luxueux studios et des appartements de 1 à 4 chambres à coucher sont disponibles maintenant.Visitez nos appartements-témoins.en semaine 9h à 21 h, tin de semaine 9h à19h.350 ouest, Prince Arthur coin avenue du Parc 845-4173 5-1-78 ILE DES SOEURS OFFRE DE LOYER GRATUIT Signez un bail d'un an avant le 28 janvier Emménagez dans l'appartement ou la maison de ville de votre choix.Votre loyer sera gratuit jusqu'au 1er mai 1978 COMPOSEZ 769-8513 De Montréal, empruntez la sortie Ile des Soeurs juste avant le poste de péage du P^nt Champlain.5-1-78 * * WEST ISLAND Bonus spécial] d'avant Noël, déménagez maintenant.Commencez à payer] janvier 1978.Nouveaux appartements de 1-2-3 chambres à coucher.Thermostats indivi-l duels, tapis mur à mur, réfrigérateur, cuisinière.Appelez 620-3333.^ 6-1-78 'H le bridge.Simplicité insoupçonnée par Charles-A.Durand ?V ?4 L’expert se livre à des raisonnements qui dépassent le commun de la pensée mais qui aussi sont d’une extrême simplicité; celui-ci a peut-être le sens des cartes, comme on dit couramment, mais sous ce couvert, il sait explorer le domaine des probabilités quand besoin il y a et sait manier son jeu en conséquence.Donneur: Est Vulnérables: Nord-Sud NORD \ Hh AS 4.1 ARDUS Ot ESI VS 1(19X2 A 10 9 A 10 7 h EST ?74.1 ?R DA 74 ?l>\ X ?92 St I) ?RDI ?6.1 ?R 7 S 2 ?4.1 10 2 1.es enchjrex : ( Est Sud ( )ue*f Nord passe* passe passe* 1 ?1 V 1 ?passe* 2 ?pas*?3 ?passe* 4 ?Entame: le 10 de coeur par Ouest.Selon les statistiques du bridge, lorsque les adversaires possèdent une suite de cartes dont le nombre est pair comme 4 ou 6, les probabilités sont pour une division inégale de ces cartes chez les défenseurs comme 3-1 et 4-2 et si l’expert ne peut pas, par certains indices, connaître la division exacte d’une telle suite il «tuera selon ces probabilités.en est différent d’une suite de 5 ou 7 cartes dont le nombre est impair.Cette suite VACANCES AUX ÎLES^ À L’ANNÉE LONGUE POURQUOI ALLER AUX ILES LORSQUE VOUS Y DEMEUREZ A L'ANNEE LONGUE.LA PECHE, LA VOUE, LE TENNIS, TOUT EST LA A LA PROMENADE DES ILES.VOUS Y TROUVEREZ TOUT POUR ENSOLEILLER VOS HIVERS, UNE PISCINE INTERIEURE, DES SAUNAS, UNE SALLE DE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE.Dut appartxmanta à 1, 2 ou 3 chambrai à couchar avac: a Tapit mur i mur ou marqueterie a contrtle individuel pour la chiuftaee et l'air climatisé a Système d'alarme anti-vol a circuit fermé de télévision sécuritaire au rez-de-chaussOe Tout cola tout près dot écoloa, des égliios, dot contres d'achat at daa faeilltéa da tranaport.APPELEZ 687-1622 Directions: L’autoroute Mirabel jusqu'au boul.Samson E, tournez A droite sur Carletonjus qu'au boul.Lévesque,-tournez i gauche è Promenade des Iles, tournez i droite.(Éi| PkOVDXAÆ DES ILES 2355 HAVRE DES ILES LAVAL, QUEBEC tA''''''*v'&///' ' ' APPARTEMENTS A LOUER OUTREMONT (adjacontauchomin da la C6ta Sto-Catharine) LE 95 McNIDER Luxueux Immeuble neuf.46 appartements Chauffage électrique.Buanderie à chaque étage.Service de concierge.4'/2 • 1 Vz salle bain $450.5Vz - 2 salles de bains $575.et plus OCCUPATION IMMÉDIATE 342-5401 5-1-78 meublé Brossard DUVERNAY VAL-DES-ARBRES 3V4 et 4V4 neufs moquettes, lave-vaisselle, Intercom etc.Tout confort, site champêtre autobus et communication métro.3220-3230 Boulevard St-Marlin Est Prés d’AUTEUIL 661-3413 J.N.O sera généralement divisée également dans les mains adverses comme 3-2 et 4-3.Après avoir examiné l'entame et les cartes du mort, le déclarant prit cette levée de l'As afin que la main ne soit pas chez Est car celui-ci aurait loué la Dame de carreau et 3 levées auraient été gagnées dans cette suite, pour occasionner la chute du contrat.Sud a la possibilité de faire 3 tours d’atouts pour enlever les atouts adverses et ensuite de jouer les trèfles risquant à tout hasard de faire 5 levées en cette suite.Selon le jeu des probabilités si les trèfles ne sont pas divisés également, il ne fera que 3 levées et son contrat sera perdu! Alors pour agir avec plus de sécurité, il fera deux rondes d'atouts seulement et conservera au mort, l'entrée de l’As de pique et alors il jouera l'As et le-Hoi de trèfle.Et c’est ici que son.est subtil; le troisième trèfle qu’il jouera sera un petit, le 5, et il le coupera de sa main avec un gros atout pour jouer un autre atout qui sera pris par l’As du mort enlevant du même coup le dernier atout adverse.Il encaissera sa Dame de trèfle pour écarter un carreau sur lequel Ouest devra placer son Valet et le 8 de trèfle affranchi servira aussi à l’écart d'un deuxième carreau.Et les pertes étant de 2 carreaux et 1 coeur laisseront le déclarant en face d'une partie réalisée avec grande habileté.Ces mains ne sont pas éclatantes à jouer comme le seraient les coups de fin de parties ou encore les squeezes préparés dès la première ou la deuxième carte et qui à chaque carte jouée horripilent de plus en plus les adversaires; non, mais elles se présentent beaucoup plus fréquemment 3ue ceux-ci et le bon Joueur oit savoir les reconnaître, les classer et en faire son succès.chAteau-boulogne 10620 Boit de Bologne 3'y.4'v Avec 2 salles de bain el I 2 balcons Ascenseur Jardin en lace el parc en arrière.2 autobus 163 et 180 Entre centre d a-chats Rockland et Normandie Près du métro.Édifice entiè- | rement en béton armé 334-2069 j n.o gte S2; 1400 Ave.des Pins PRÈS DE CEDAR 3V4, 4V».Choix d'agencement de pièces, toutes commodités, vue panoramique de la ville et de la montagne.Stationnement intérieur.Immeuble impeccable, personnel chaleureux, piscine, sauna, tous les avantages du centre-ville.Loyer: de $265.é $425.Pour rendez-voue: 842-8041.Bureau 937-6134.LAVAL 350-360 Boul.Lévesque y/2, y/i, y/i Appartements impeccables lace à la marina.Toutes commodités, grand terrain à l'arrière pour les enfants, stationnement extérieur gratuit.Personnel chaleureux, excellentes normes de sécurité.Occupation immédiate ou ultérieure.Loyer: da $165.à $225.Pour randaz-voua: M.Dubois: 667-2484, M.Raclcot: 688-2786.Bureau: 937-6134.LES IMMEUBLES TRIANON courtier 5-1-78 ameublements AVENDRE Complet 3 pièces neuf incluant mobilier de chambre moderne, bureau triple 9 tiroirs, bureau monsieur, sofa faisant lit moderne avec chaise, table à café, lampes.Le tout $475.00 termes acceptés.738-4761 J.N.O.! AIDES DOMESTIQUES Boucherville, gouvernante sachant cuisiner pour luxueuse maison de retraite, 9 personnes, logée, nourrie, bon salaire: 729-3226.9-1-78 AIDE-DOMESTIQUE demandée pour demeurer avec jeune famille de West-mount, 2 enfants, chambre et salle de bain privée, référence requise Tél.: 933-5351 9-1-78 ANTIQUITES A VENDRE VILLE MONT-ROYAL 2450ATHLONE 3%, 4Vi, édifice avec ascenseur, lessiveuse et sécheuse à chaque étage.Stationnement intérieur, piscine extérieure avec sauveteur.Facile d'accès, â dix minutes de marche de la gare.Loyer: de $225 à $275.Pour rendez-vous: 738-7024; bureau: 937-6134.2300 ST-MATHIEU PRÈS DE SHERBROOKE 31V, 415, agencements de pièces au choix.Toutes commodités.Occupation immédiate ou ultérieure.Immeuble impeccable, personnel chaleureux, service continuel de portier.Stationnement intérieur, lessiveuse et sécheuse à chaque étage Piscine, sauna, tous les avantages du centre-ville.Loyer: de $250 à $375.Pour rendez-vous: 932-5064; bureau: 937-6134.IMMEUBLES TRIANON courtier 5-1-78 HONDA CIVIC 1975, 45,000 milles, moteur neuf, transmission neuve, 5 michelins, $2,000.ferme 522-4260 9-1-78 GARÇONNIÈRES 21/2,3V2 Meublées avec grand soin.Nouvel immeuble en hauteur du centre-Ville.Offrant salle de récréation, salle d'exercices, courts de squash, sauna et piscine.Restaurant, comptoir de nettoyage à sec, dépanneur.LA CITADELLE, 2125 ST MARC 935-4673.6-1-78 EXCEPTIONNEL I "Penthouse” décoré avec soin.Nouvel immeuble en hauteur du centre-ville.Offrant restaurant, comptoir de nettoyage à sec, et dépanneur.Toutes les commodités LA CITADELLE 2125 ST-MARC, 935-4673 ,5-1-78 ?VENTE DE JANVIER Meubles en pin, Fini et Brut.4670 St-Denis-843-6106 GALERIE DES ANCÊTRES 15-1-78 Colies, Terreneuves, Setters Irlan dais.Ghasasapsos.Pékinois, Epagneuls, Samoyedes, Labrador, Bergers anglais, (enregistrés) Claude Pilon St-Sulpice, (Chargex et Master Charge) 589-3928.20-1-78 Chiots Collies enregistrés Particulier Après 5 hres p.m 0157 9-1-78 0LDSM0BILE Delta 88 Royal.20.000 milles, 1976, 4 portes, gris argent, V8 455.Transmission automatique servo freins, servo direction, tout automatique.air climatisé, vitres teintées.moquette, radio A.M, F M Pneus radiaux flanc blanc, pare choc et enjoliveur de roue de luxe, montre électrique, essuie glace intermitent Un conducteur, gardée au garage, excellente condition, en vente immédiatement 849-9261 9 hres à 5 hres.VOLVO 142 De luxe 1974, 60,000 milles, bon état, peinture neuve, • michelins, 42,000.933-9415 6-1 78 PLYMOUTH Satellite 1974, 8 cyl .doit vendre départ pour Afrique 649-1354 ou 655-1694 6-1-78 BUREAUX A LOUER CENTRE Professionnel, bureau libre 10 x 15, meublé et chauffé avec service réceptioniste $150.par mois.722-6112 5-1-78 BELLE chambre à louer, tout payé, poêle et réfrigérateur fournis, laveuse et sécheuse dans sous-sol $20.par semaine.3270 Barclay apt.3.738-6832 11-1-78 CHALETS A LOUER STE-AGATHE: Vacances, repos, lu xueux bavarois flanc de montagne cheminée pierre, toit cathédrale meubles Thibault, location semaine (aussi période des fêtes + ski).Tél 256-6825 ou 326-5505 JN0.COMMERCES A VENDRE Librairie d'occasion près Université de Montréal Clientèle établie 738-1263 16-1-78 COURS GUITARE classique et musique, professeur ayant expérience d'enseignement conservatoire européen, cours uarticuliers Ahuntsic, 381-2470 16-1-78 LANGUE CHINOISE, par professeur chinois ayant formation linguistique et expérience en Chine et au Canada.M Yu 767-6249 7-1-78 DEMANDES D EMPLOI Dactylo à domicile, travail rapide et soigné, tarif raisonnable.Téléphonez de à h 00 à 22 h 00 P.M.271-3952 9-1-78 Voir autres annonças classées, en page 9 MAISONS A LOUER MAISON DE VILLE.3 chambres à coucher, 2 étages, garage, sous-sol, 2 chambres de bains, près écoles et transport.678-5737.12-1-78 VILLE MONT-ROYAL: bien planifiée, magnifique maison 3 chambres à coucher, salon avec foyer, cuisine et salle à manger séparée, 2'/?salles de bains, sous-sol fini, garage intérieur, air conditionné central, chauffage électrique, disponible pour occupation immédiate, loyer à discuter.Disponible aussi pour location commerciale Tél : 735-2244 ou 937-2569 10-1-78 OFFRES D’EMPLOIS PRENDRAIT important contrat de couture, expérience 20 ans.Ecrire à: Agence Valrain C.P.117, Brossard J4Z3J1 Dossier B-103 9-1-78 JEUNE homme, 20 ans, désireux de travailler à l’heure, à la semaine ou fin de semaine pour petits travaux.273-6963 représentants de vente s'abstenir.7-1-78 ENTRETIEN-RÉPARATIONS Rénovations générales logements, bureaux, sous-sol, Isolation et service de 24 hrs.326-0368 21-1-78 Peinture extérieure, intérieure, estimation gratuite.256-8909, 12-1-78 Concierge temps plein, salaire et appartement 334-2313 et 334-4982 9-1-78 ESPACES COMMERCIAUX À LOUER A LOUER: Espace commercial boulevard Monk, Ville Emard, 4,125 pi.ca.Idéal pour bureaux, centre médical ou légal, affaires, brasserie, chauffage électrique, air climatisé, 550V 600 amps,“long bail.JACQUES NORMANDIN 866-9641 (b) ou 768-2404 (r) Trust General courtier.5-1-78 LOGEMENTS A LOUER Haut de duplex 6V2, près Côte St-Catherine.Libre immédiatement.Tél.soir 342-5329.5-1-78 BELLECHASSE & VIAU 4Vz, bas, tapis, meublé, très propre, $260.667-8850.9-1-78 VOTRE TEMPS VAUT DE L’ARGENT LA CIE ÉLECTRIQUE CERTIFIÉE est à la recherche de personnes réellement intéressées à améliorer leurs revenus Soit è plein temps ou temps partiel Auto essentielle Les personnes choisies auront à visiter les commerces industries etc .de leurs regions pour présenter nos produits tféclairage garantis.Produits de haute qualité, dignes de votre confiance et celle de vos clients.Notre système de rétribution ainsi que nos méthodes de travail sont conçus pour vous encourager à travailler avec minimum de surveillance Il y a un poste vacant dans votre région Pour plus amples renseignements laites parvenir immédiatement votre resume à M.Fernand Bellay C.P.433.Drummondvllle.Qué.5.,.78 SECRÉTAIRE DE FINANCE $11,000.Bureau de courtier du centre-ville recherche secrétaire pour assister un courtier senior Bureau merveilleux et rapide chance d'avancement à la candidate bilingue avec habileté dans la sténo et la dactylo S.V.P.appeler Elizabeth Burgeaa 878-1122.Quantum Management Service* Place du Canada.Suite 750 Montréal.5.,.78 Duplex, Côte-des-Neiges, Dolbeau, 6V2.2e étage, cuisine toute équipée, chauffée, garage, près université Montréal, hôpital, adultes préférés, moderne.Immédiatement ou 1er mai.737-4151 7-1-78 GRAND 4Vt, neuf $150.par mois, près du chemin Chambly, 656-1725.5-1-78 OUTREMONT: Côte Ste-Catherine, extra spécial, bas de duplex, pas chauffé, 3 ou 4 chambres à coucher, grande cuisine, salle de jeu avec foyer, garage.$700.appeler 387-3110.9-1-78 % 'f' PIERREFONDS BONUS SPÉCIAL D'AVANT NOËL Déménagez maintenant.Commencez à payer en janvier 1978 Nouveaux appartements de 1-2-3 chambres à coucher.Thermostats individuels.tapis mur à mur.réfrigérateur, cuisinière.APPELEZ 620-333 : 6-1-78 î|c PIERREFONDS MEUBLÉS Spécial d'avant Noël.Déménagez maintenant.Commencez à payer en janvier 78.Nouveau 1-2-3 chambres à coucher.Therpiostats individuels.Tapis mur à mur.Réfrigérateur et cuisinière.APPELEZ 620-3337.V 6-1-78 V DOMAINE NEW GLASGOW, ski de fond, motonelge, luxueux, chalets "Suisse" 2 et 3 chambres à coucher, foyer, laveuse, sécheuse, 29 milles de Montréal.Benoît Ferras au 655-1324 ou Robert Girard au 1-438-1520 JN0 CHAMBRES A LOUER MOTEL RAPHAEL: Montréal-Ouest Grande chambre meublée, à la journée, semaine et au mois, avec poêle, réfrigérateur.489-4911 16-1-78 sous-louer.Très grand 2Vi, très li, bas de la ville, 11e étage, cine, sona, après 5 hrs.p.m.93V 2956.9-1-7é Belle garçonnière, immeuble presti ieux, piscine, sauna, intercom.25.Tél : 277-4139; 5-1-77 Sous-location place Bellerive Chome-dey 1-1-78 3V* chauffé, eau chaude, appelez le soir 873-6797 ou 688-8197 local 285 JN0 ATTRAYANT 4V?, 2780 Kent, février, raisonnable, 738-4593 et 731-2189 6-1-78 UN MOIS GRATUIT Berri près Métro 2V?, 3V?chautté, service conciergerie, libre immédiatement, eau chaude, 845-2926 et 487-7313 6-1-78 N D G grand 3"?.repeint, chauffé, eau chaude, réfrigérateur, cuisinière, [balcon $195 00.488-9723, 484-1890 7-1-78 4'/?, bel immeuble, prestigieux, sauna, piscine, Intercom, $410.Tél 277-4139.5-J-77 N D.G.Earnscllt, bas de duplex 5V), entièrement rénové, près future station métro, occupation Immédiate Tél : 721-8279 5-1-78 S0US-L0CATI0N, Dollard des Or meaux 1er février, très grand 3V?, chauffé, éclairé, piscine, sauna, poêle, frigidaire, $225 670-3294 6-1-78 AMEUBLEMENTS AVENDRE |Au Busson tapis chinois 18x12 pi.$2.500 Komopistono, salle à manger Louis XIV $2,000 Karjes chambre à coucher Louis XVI $1,000 Bibliothèque Chippendale SI.000 739-8640 après 5 hres 9-1-78 4V?chautté, poêle, frigidaire.$180, frais peinturé, très bonne condition Outremont 274-8850 entre 8 h et 9 h ou après 21 h 5-1-78 {Vente d'entrepôt, lits jumeaux $69.00, lits doubles $99 00, mobilier cuisine 5 morceaux $89 00.grand sofa et fauteuils $189 00.sota Ut $185.00.Aussi ameublements complets pour 3 pièces à partir de $475 00 meubles neufs et garantis 945 Beaumont, Parc ext.274-5519 J.N.O.COTE-DES-NEIGES.3955 St-Keven.nouveaux 1V?, 3V?, meublés et non meublés, chauffé électricité payée, 731 10-1-78 réfrigérateur, cuisinière, garage 6083 - MEUBLES NON PEINTS: vendons et | fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothè ques.mobiliers de cuisine, etc.Avons aussi matelas toutes grandeurs ê prix d'aubaine 207 Beaubien Est.Tél : 276-9067 ou 790 Atwater.935-6716 J N O Belle grande chambre, tout confort, lavabo, frigidaire, poêle, laveuse-sécheuse sur l’étage.Très propre.276-7670,273-7694 .5-1-78 COLLECTIONNEURS LAVAL: Ste-Rose, grand 4V?tout confort, domaine Champs Fleury, dispo-nlble Immédiatement 625-3661.JN0 ASSISTANTE-DENTAIRE, bilingue avec expérience à la chaise, dactylo.Terrebonne.Ecrire à Agence Valrain C.P 117 Brossard dossier no B-102 9-1-78___________________ SECRETAIRE DACTYLO Secrétaire parfaitement bilingue pour se charger de l'administration d'un petit bureau Doit être capable de dactylographier avec précision et de travailler seul avec peu de direction.M.S.Luks, 785 avenue Lajoie, Dorval.Oatanex Limitée 636-9774 7-1-78 OPRYLAND HOTEL NASHVILLE, TENNESSEE SOUS-CHEF ET CUISINIER EXPERIMENTES SEULEMENT Le nouveau Sud-Est.prestigieux et premier dans l'Hôtel prend des applications pour sous-chat et cuisinier expérimentés.Si vous êtes en possession d'une carte d'enregistrement étrangère (carte verte).S V P.faire application en personne ou envoyer votre résumé à: Warner Qlur, Exécutif en Chef 2800 Opryland Drive, Naahvllle, Tennessee 372-14 9-1-78 SECRETAIRE EXÉCUTIVE $12,000.Compagnie établie du centre-ville recherche une secrétaire bilingue avec sténographie française, pour écrire la correspondance dans les deux langues possibilités excellentes d'avancement SVP appeler Nicole Martin 178-1122.Quantum Management Servies Place du Canada Sulla 7S0 Montréal.5-1-78 DACTYLOBRAPHE EXECUTIVE $10,200.Corporation reconnue dans St-Laurenl recherche une dactylographe pour gérant de district Les (onctions comprennent dictaphone bilingue et propre correspondance travail indépendant et bénéfices exceptionnels SVP appeler Francine Martin S7a-1122.Quantum Management Services Plaça du Csnada Suit* 730 Montr*al.5 , ?8 DÊLEGUE(E) informateur(trice) avec ou sans expérience du public de 18 à 25 ans, information de la femme, travail de jour de 9 heures à 4 heures, revenu â discuter, pour information 387-6441 5-1-78 ASSISTANTE-DENTAIRE bilingue avec expérience à la chaise, centre-ville Du lundi au jeudi 849-7771 ou envoyez un curriculum vitae aux Docteurs Durand, Larose, Adams et Roux, 1466 Crescent, Montréal H3G 2B6 7-1-78 TENEUSE DE LIVRE secrétaire, notre client, une compagnie de construction située dans la région de Ville St-Laurent, recherche les services d’une teneuse de livre, bilingue avec expérience pour s’occuper des livres complets.Salaire basé d’après l’expérience.Veuillez appeler 933-7170.Référez au no 1790.5-1-78 » Ij.RÔÈeéx» -Ct» saSû les MOTS CROISÉS du Devoir HAUT duplex très grand 5V?, stationnement privé, près centre d'achat Normandie.Sous-loué $225.Libre immédiatement, 336-2619 6-1-78 WESTM0UNT, près métro, centre d'achat, nouvellement rénové, bas de duplex chauffé, salle de bain complète, powder room, tapis mur à mur, équipée, jardin 935-2341 6-1- 78 MONTREAL-NORD, grand 3V?, tout compris $160 par mois, le jour 669-9314 après 19 hres 324-1623 7-1- 78 TIMBRES-POSTES CANADA — ETATS-UNIS Collectionnez comme les experts le font, sans accumulation inutile.Envoyez $1.00 (remboursable au premier achat) pour recevoir nos listes illustrées et vous procurer seulement les timbres qui vous manquent.(Dépt.D.)C.P.729 station OUTREMONT H2V 4N9 4-1-78 COTE-DES-NEIGES: bas duplex à sous-louer pour le 1er février 78, 6 pièces avec sous-sol, cour et entrée dâuto $273 00 pas chauffé.Tél : 738-7497 5-1-78 CHAUFFE 2V?, 2e étage, 360 rue Sherbrooke E poêle, réfrigérateur $130 par mois, près de St-Denis 684-6957 6-1-78 LOGEMENT 3 pièces, chauffage électrique, après 5 hres seulement 388-8507 5-1-78 MAISONS A LOUHt BROSSARD: Asterville bungalow.3 chambres à coucher, salle de jeu et bar au sous-sol buanderie, grand salon avec loyer, cuisine avec poêle et réfrigérateur, terrain boisé 678 5737 12-1-78 MAISONS A LOUER BK> PLACE BEACONSFIELD MAISONS DE VILLE A LOUER 2-3 CHAMBRES A COUCHER ENTRÉES INDIVIDUELLES COMMODITÉS DE TOUTES SORTES 695-2740 Horizontalement 1— Coureur cycliste spécialisé dans les épreuves sur piste.— Se dit d'un mur sans ouverture.sans porte ni fenêtre.2— Ensemble de choses nécessaires à certains usages et que l'on emporte avec soi.— Atmosphère.3— Clairsemé.— Sorte de portefeuille à compartiments.4— Entourer un fardeau d'une élingue pour le hisser.— Fleuve de France.5— Comm.d'Algérie.— Bois détruit ou endommagé par le feu.— Sans vêtement.6— Céréale.— Préposition.7— Pose des matériaux de construction en longueur et en largeur.— Route rurale.— Transpire.8— Avec les autres.— Divinité féminine.9— Sélénium.— Cinéma.— Terre entourée d’eau, 10— Envoyas loin.11— Durillon.— Tout ce qui sert à lier.— A moi.12— Rocher à fleur d'eau.— Singe.Verticalement 1 —Elle n'ai me pas travailler.2— De l'Italie.— Deux cents.3— Étrille ou raclolr dont les Romains, dans l'Antiquité, se servaient pour trotter et nettoyer leur peau après les bains de vapeur.— Pluie.4— À toi.— Mousseline Imitant la guipure.5— Altesse Royale.— Affection contagieuse de la peau.— Cobalt.6— Trait passé sur ce qu’on a écrit pour l'annuler.— Singe.7— Ce qu'une personne dit (plur.).— En parlant d'un corps, agi à son tour sur un autre corps dont il a éprouvé l'action.8— Relit perroquet d'Océanie.— Caribous.9— Notre-Seigneur.— Recueil de bons mots.10— Coupa très près.— Stable.11— Qui revient tous les deux ans.— Molybdène.12— Époque.— Utilise.— Instrument pour maintenir des objets qu'on veut limer.Solution d’hlgr ^761 Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 • 9 informations internationales ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 465-2145 • Ch*** parution coûte SS.60 le pouce • Il » pat 4» trais pour l«a iliut-tr étions ANNONCES GLASSÉES DU DEVOIR Ama: Let annonceurs sont prie» de verifier U premiiie parution de leurs annonces Le Devoir se rend respcntebte d une seule insertion erronee Toute erreur doit èti* soulignée immedialesnent 9.V.P.téléphoner à ««S-214S ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 465-2145 • Che*» parution coûte 13.00 maximum 25 mois a Tout mot additionnel coûte 0 10 «chacun i Voir autres annonces classées, en page 8 Nucléaire: Carter et Desai veulent réduire les stocks OFFRES D'EMPLOIS OFFRES D'EMPLOIS r JASPER PARK LODGE f Le Jasper Park Lodge, centre de villégiature de grande renommée, est à la recherche de personnes expérimentées pour remplir les postes suivants: Caissiers (réception) Employés du service Gouvernantes adjointes de la comptabilité Chef de parties Employés de buanderie 1 er et 2e commis de cuisine Commis-barmen Commis de cuisine Chefs de rang Ces postes sont ouverts aux hommes et aux femmes.Salaires et bénéfices sociaux intéressants.Le logement et les repas sont disponibles à prix raisonnable, et le transport par train est fourni gratuitement.Les intéressé('es) doivent écrire à: M.Malcolm Maplethorpe Directeur du personnel • Jasper Park Lodge Jasper (Alberta) TOE 1E0 5-1-78 | TEMPORAIRE DACTYLO STATISTIQUES I Nos clients nous réclament pour des périodes d'une semaine à I I quatre mois des personnes d'expérience aux états financiers.Rapidité et précision sont les atouts nécessaires pour remplir ces | postes.DACTYLO ASSURANCE I Expérience dans [assurance, bonne dactylo et bilinguisme sont requis pour ce poste qui vous donnera la possibilité d'utiliser votre esprit d'initiative et votre sens des responsabilités.SECRÉTAIRE JURIDIQUE Nous avons besoin d'une candidate ayant de l'expérience en droit commercial et corporatif.Le milieu de travail, très agréable, est situé près du métro et la can-| didate bénéficiera de nombreux avantages marginaux.SECRÉTAIRE COMMUNICATIONS Notre client recherche une candidate jeune et dynamique ayant le | sens des responsabilités très développé.Cette entreprise oeuvre dans le domaine des communications et l'ambiance de travail est exceptionnelle.RELATIONISTE I La personne que nous recherchons devra faire preuve de beaucoup de dynamisme et saura organiser son travail de façon méthodique et efticace.Le travail consiste à promouvoir notre entreprise auprès de clients nouveaux ainsi qu’à maintenir les relations ! | établies chez nos clients actuels.TEMPORAIRE Sténos, dactylos, dictaphonistes vous êtes tous invitées à venir I nous voir.Avec la nouvelle année et les activités qui reprennent, plusieurs postes sont disponibles vous offrant des possibilités d enrichissement à tous les niveaux.4 K SECRÉTAIRE DE DIRECTION Qualifications: — Expérience d au moins cinq ans à ce'niveau.— Sténographe bilingue.— Capable de rédiger correspondance et textes.— Connaissance des termes légaux (Procès-verbaux de corporations, contrats, conventions.).— Doit posséder initiative, sens des responsabilités.— Aptitudes aux relations extérieures.Traitement: Selon compétence et expérience.S.V.P.taire parvenir curriculum vitae à: INSTITUT TECCART INC.C.P.40, Station M Montréal, HIV 3M1 Les entrevues seront fixées à compter du 12 janvier.6-1-78 POSITION INTENMÉDIAIRE $10,000.Compagnie dans la région de Jean-Talon recherche une secrétaire bilingue pour gérant de district les (onctions comprennent la dactylographie el la sténographie dans les 2 langues variétés et déli excellents bénéfices Sv p appeler Francine Martin 171-1122.Quantum Management Service, Place du Canada Suita 7S0 SECÉTAIRE DACTYLO.DICTAPHONE BILINGUE Élude légale, expérience légale non requise mais préférable, temps plein, bonnes conditions de travail, salaire selon compétence.sàdresser à Mme Daouet: 861-6757.9-1-77 SECRÉTAIRE JURIDIQUE 3 ANS EXPÉRIENCE DROIT CIVIL 527-2101 J N,O.OFFRES D’EMPLOIS FIDUCIE CANADIENNE-ITALIENNE Une institution |eune et dynamique.offrant au public des services bancaires et immobiliers, désire combler le poste suivant CAISSIER/ÉRE: Avec 2 ans d'expérience bancaire pour St-Léonard ou Ville Lasalle.Tél : 937-9387 9-1-78 SECRÉTAIRE JURIDIQUE Étude légale du centre-ville requiert les services d une secrétaire bilingue avec expérience en vue de travailler pour l'un de ses associés.Excellent salaire 875-5210 7-1-78 PHARMACIEN, travail plein temps.Laval 669-3567 16-1-78 COMMIS A LA FACTURATION ayant (acilité en calcul et bonne écriture, un peu de dactylo 9740 Blvd L'acadle 331-7770 5-1-78 SECRETAIRE bilingue, bureau légal centre-ville, expérience nécessaire Mme Renaud 878-9411 poste 231 16-1-68 * PERSONNEL PROPRIÉTÉS A VENDRE PROPRIÉTÉS A VENDRE ETRE DEUX.Pour vraiment apprécier les plaisirs de la vie, il faut être deux.Service de rencontres repute établi à Montreal depuis 1966.pour personnes libres et sérieuses Dépliant gratuit sur demande.Tel 282-0058 ouvert de 1 P.M a 9 P.M lundi au vendredi RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE 1117 ouest, Ste-Catherine suite 108, Montréal J N O Face à Face.Un service de rencontre respectable et efficace pour se faire de nouveaux amis.Pour gens libres seulement.288-5253.1 hà9h._________________________JNO AMASO: Service de rencontres.Sérieux, 822 est, Sherbrooke suite 5, Marthe Gaudette, b.a., b.pédagogie, b.philosophie, licence ès letbes.Tél.: 524-3852, Sherbrooke 777-2865.JNO PENSIONS PENSIONS: Centre d’accueil pour personnes retraitées et luxueux.Service de garde malade et médecin, nourriture impeccable, 376-7689.14-1-78 PRÊTS HYPOTHÉCAIRES SPECIALITE 2e hypothèque pour consolidation, achat autres besoins, maison ou chalet: intérêt seulement si désiré: aussi 1ère hypothèque disponible: société privée: 259-5476.20-1-78 SERVICES DIVERS IMPRESSION de T-Shirt de tous genres, chandails de sport, d'autocollants et d’affiches en sérigraphie.Design souvent gratuit.Appeler André Beaulieu à 484-3479 ou 343-7790.Le T-Shirt fait un cadeau original.J.N.O Skis-Prix, 998 Gouin Ouest, 336-4797.16-1-78 TAILLEURS DROLET: vous avez maigri ou engraissé?Faites réajuster vos vêtements, habits, paletots sur mesure.$149.Tél : 388-2532, 8300 Drolet.5-1-78 PROPRIÉTÉS A VENDRE «sglpSKS s vfsfisVXT r-" -JtMonti Montreal Trust LONGUEUIL Bungalow pour grande famille prés autobus polyvalente Hypothèque 10% Gaston Blgrit 551»M îiiïîir;^ Le dollar des ÊUU-Unls a clôturé 217 523 t2'/6$io'/i hier en baisse de 1-10 et cotait 11.0930 par rappel à U devise canals 133 liÜ î!l^ 20 56 $7'% $18'% gne 3.85 et valait 12.1417.ÎL Wl'l ^ canadien a 6 5* 90 ÜÎh mont* de 4 $0.9149 et la Uvre de 24 175 $2’% 124% 3.55 a 11.9650.8 81 $3'%$24% Cours de l’or Voici, les taux des devises tel qu’ils sont fournis par la Banque de Montréal.Les cotes sont en monnaie canadienne.Afrique du Sud Rand Allemagne Ouest Mark Antilles anglaues Dollar Argentine Australie Autriche Bahamas Belgique Bermudes Brésil ('olombie Danemark Egypte Espagne Etats-Unis Finlande France Grèce Haïti Hollande Hong Kong Inde Israél Italie Jamaïque Japon Mexique Norvège N -Zélande Pakistan Pérou Phiilippines Porto-Rico Portugal Koyaume-Uni Suède Suttse Tchécoslovaquie Turquie URSS Venezuela Peso Dollar Schilling Dollar Franc Dollar N Cruzeiro Peso Couronne Livre Peseta Dollar Mark Franc Drachme Gourde Florin Dollar Roupie bvre Lire Dollar Yen Peso Couronne Dollar Roupie Sol Peso Dollar Escudo tSterling Couronne I-Yinc Couronne Livre Rouble Bolivar 12 49 105 $24% 2 38 $4% $24% 4 78 $3% 141% 5 69 $9% $41% 33 92 IS'/k lilH ).tarif de groupe (10 et 30%), tarif d’excursion (35%), tarif de Nuit (35%), de fin de semaine et de jeunesse qui demeurent inchangés.Le tarif spécial offert aux gens de Tâge d’or qui offre une réduction de 50% au tarif régulier est maintenant offert avec droit de réservations.• Le Trust Royal a présenté hier ses certificats de placement garanti à intérêt composé de cinq ans.Les nouveaux certificats ajoutent un complément aux C.P.G.de cinq ans offrant un intérêt versé mensuellement, semestriellement ou annuellement.Le Trust Royal émet un certificat à intérêt composé contre tout dépôt de 500 dollars ou plus et il en garantit entièrement le capital et l’intérêt pour la durée du dépôt.L’intérêt de chacun des certificats est réinvesti annuellement au taux originel, lequel, en général, est plus avantageux que celui des dépôts à vue.Sur demande, le certificat de placement garanti à intérêt composé peut se convertir en un C.P.G.à intérêt annuel régulier (une seule fois, cependant).L’intérêt composé accumulé jusque là est alors versé au titulaire.Le Trust Royal a lancé ce nouveau certificat pour faire bénéficier ses clients d’un plus grand choix de placements et d’un élargissement du traitement fiscal.Comme pour les obligations d’épargne du Canada, les déposants ont le choix de déclarer leur intérêt couru annuellement ou au moment de le toucher.Pollution des rivières, eau potable en DANGER! ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUES DE L’BAU COMPTABLES AGRÉÉS BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptables agréés ALAIN BfLZlLE C A ROBERT ST-JEAN.C A GILLES SPERANO.C A JACQUES BRANCHA (JO C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptable* agréé* 276 ouéat, rue St-Jacques Suita 110 845-4194 PROVOST.LAVOIE, LAR0SE & POIRIER Comptablee Agréée Jean Provost, C.A.Henri Lavoie, C.A Jacques Larose.C.A.Raymond Poirier.C A 6000eat Métropolitain 254-7559 samson.aetair s* associes comptable* agréé* Montréal — Québec — Rimouaki — Sherbrooke — Troia-Rivièrta — Ottawa — Sept-ile* Suite 3100, lourde la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 l A 20 • Le Devoir, mercredi 4 janvier 1978 1 'J) REPARATIONS ET SERVICE Offre de 10 jours seulement 331/3% de rabais sur les frais de main-d’oeuvre, pour faire recouvrir vos meubles par le Service d’achats à domicile Eaton Téléphonez afin de faire votre choix parmi notre sélection de tissus de 8.95 à 39.95 la verge Çomposez 341-3000, postes 241 ou 242.vos meubles rembourrés, vieux, tristes et usés et vous les retrouverez recouverts de beaux tissus dans un vaste choix de coloris-mode.Si vous déménagez, Eaton viendra chercher vos meubles à domicile et les livrera à votre nouvelle adresse.Vous obtenez: • Le recouvrement de vos meubles sans problèmes ni soucis.• 331/3% de rabais sur les frais de main-d’oeuvre.• Un travail de précision effectué par nos experts.(1070) Utilisez votre carte-comptable Eaton Une vie nouvelle pour votre vieux mobilier EATON msïMMimsHivict 342-2060 Devis Il est possible de rendre à la plupart des meubles leur beauté originale.Offrez à votre vieux mobilier une cure de jeunesse.Téléphonez chez Eaton et obtenez un devis écrit.(1170) * Le coût de ce devis sera réduit du total des frais si vous faites effectuer le travail.Le service Eaton a été conçu pour vous rendre la vie plus agréable.Il vous est ainsi possible de faire réparer tous vos gros appareils Viking Eaton de même que tous les appareils de la plupart des autres marques vendues dans nos magasins.Vous obtiendrez un service rapide par des techniciens-experts, dans un délai variant habituellement de 24 à 48 heures.Que ce soit pour machines à laver-essoreuses, machines à laver et sèche-linge automatiques, réfrigérateurs, congélateurs, lave-vaisselle, cuisinières, télécouleurs ou téléviseurs noir et blanc, stéréo meubles, Eaton répondra à vos appels.Pour de plus amples renseignements au sujet du programme d’entretien prolongé, composez 842-9331, poste 691.Aucun frais de main-d’oeuvre sur l’encadrement des tableaux Offre de 10 jours seulement! Moulure le pied à (verre non compris) Grand choix de cadres répondant à vos besoins.Pour éviter les risques d’erreurs, apportez vous-même vos tableaux.Service supplémentaire: nos experts sont là pour restaurer vos peintures à l’huile.Achat en personne seulement Eaton Centre-ville (6e étage) et Pointe-Claire (276).Composez 342-2060 Utilisez votre carte-comptable Eaton E ATO N > i i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.