Le devoir, 26 novembre 1977, samedi 26 novembre 1977
fais ce que dois Détenteur d'un permit du Québec H LES VOYAGES 1460 avenue Union à Mont'êal H3A-2B8 One Si Hi 845-8221 TEMPÉRATURE Au Québec -2 — Si vous étiez é Acapulco 32 Vol.LXIX - NO 273 Neige.Accumulation de 20 à 30 cm.Maximum -6.Montréal, samedi 26 novembre 1977 Férié 25 CENTS Francis Fox débouté • Le juge refuse d’interrompre l’enquête Keable par Alain Duhamel Le juge James K.Hugessen, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté la demande du solliciteur général du Canada pour une ordonnance de sursis en vue d’interrompre les travaux du commissaire Jean Keable jusqu’à ce que le tribunal entende une requête en évocation, le 6 dé: cembre prochain.Concluant, dans un jugement de 18 pa- Morin réplique: débat ridicule par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Battant humblement sa coulpe pour ne pas avoir informé son premier ministre de tous “les détails techniques et historiques” de l’accord-cadre entre l’Italie et le Canada, le ministre des Affaires intergouvemementales du Québec a tout aussi humblement avoué hier que le Québec avait en fait refusé malgré les ippels pressants d’Ottawa d’être partie à cet accord.Cette réserve manifestée par le Québec s’explique, selon M.Claude Morin, par la crainte qu’a toujours eue le Québec, et cela depuis plusieurs années, oue le gouvernement fédéral ne se serve a’ententes internationales pour affirmer sur le plan interne une compétence outrepassant ses droits constitutionnels.Une telle prudence dans le cas de l’accord-cadre avec l’Italie en matière de sécurité sociale a été en tout état de cause bénéfique au Québec puisque devant l’absence du gouvernement québécois dans ce dossier et devant l’insistance de l’Italie, une porte a été laissée grande ouverte au Québec.En effet l’un des articles de l’accord permet aux provinces de conclure toute entente administrative avec l’Italie dans le domaine de ses compétences.Dès que Québec aura complété l’examen de l’accord, M.Morin affirme que le gouvernement québécois n’hésitera pas à profiter de cette porte ouverte pour compléter avec l’Italie l’échange en matière de sécurité sociale.Telle est en substance l’explication qu’a fournie hier matin M.Claude Morin en réponse aux accusations de non-collaboration portées la veille par le ministre d’Etat aux Relations fédérales-provinciales, M.Marc Lalonde.Celui-ci avait relevé une déclaration du premier ministre Lévesque qui avait affirmé que dans ce dossier le Canada n’avait pas consulté le Québec, et profité de cette affirmation pour venir dans la Vieille capitale assurer, preuves en main, que c’est plutôt le Québec qui avait refuse sa collaboration.En fait, le ministre des Affaires intergouvemementales a reconnu que l’affirmation de M.Lalonde était fondée, et admis son “impardonnable erreur” de n’avoir pas informé son premier ministre de tous les détails de ce dossier.Cette toute petite histoire, il trouve cependant que M.Lalonde l’a montée bien inutilement en épingle.“Le ministre des Affaires péquistes”, comme il a appelé M.Lalonde, a donc fait, comme la Sainte Vierge à Lourdes une brève apparition à Québec, la capitale de l’Etat dissident, a-t-il dit avant de soumettre que le manque de communication entre lui et lepremier ministre était tout à Voir page 6: Claude Morin ges, que ni la sécurité de l’Etat ni les droits des témoins ne paraissaient en péril, le juge Hugessen déclare qu’il n’est pas disposé à paralyser, même temporairement, une commission dont l’objet consiste à éclairer le public.“Dans une société démocratique, écrit le magistrat, l'intérêt public exige que le citoyen soit tenu au courant des activités et du fonctionnement de son gouvernement.Seules des raisons sérieuses peu- vent justifier une exception à cette règle; la sécurité de l’Etat peut en être une mais encore faut-il que les exigences de la loi soient respectées.” S’estimant compétent pour entendre la demande en sursis, malgré les prétentions contraires de Me Roger Thibaudeau, re-résentant du procureur général du Qué-ec, le juge Hugessen n’entendra que le 6 décembre sur la requête en évocation elle-même.Cette requête a pour but de E faire déclarer inconstitutionnel et ultra vires le mandat de la commission d’enquête sur la perquisition dans les locaux de l'Agence de presse libre du Québec (APLQ) et sur des actes criminels reprochés à des policiers, et de rendre nulles les décisions du commissaire Jean Keable à l’égard des affidavits du solliciteur général du Canada.Le solliciteur général du Canada n’a pas épuisé les recours à sa disposition avant de présenter une requête à la Cour supérieure.Le juge Hugessen croit que le secret d’Etat, invoque par l’article 41 de la loi de la Cour fédérale, demeure un instrument efficace et légal de protection de la sécurité nationale.“B est du droit élémentaire qu’avant de demander à la Cour supérieure un recours extraordinaire tel le sursis en matière d’évocation, une partie doit faire la démonstration qu’elle a déjà épuisé ou invoqué sans succès ses moyens de droit devant le tribunal inférieur.” Or, le solliciteur général n’a pas encore répondu aux assignations du commissaire Keable et ses avocats ont soutenu que le recours au secret d’Etat demeurait Insuffisant et risquait de faire porter l’odieux de cette démarche sur le solliciteur général."À ceci, je réplique qu’il n’appartient Voir page 6: Francis Fox i r~'i * mm -» , m sa ?Klondike can-can L’atmosphère était au Klondike hier, Place Ville-Marie, où des jeunes filles des Prairies ont dansé un can-can dans le cadre des manifestations sociaux-culturelles de l’Ouest canadien en marge des festivités de la coupe Grey.Le match opposant les Alouettes aux Eskimos, demain, au Stade olympique, sera vraisemblablement disputé par temps froid, et peut-être dans la neige.Nos information pages 17 et 18.Ottawa convoquera une conférence fédérale-provinciale sur l'économie CHARLOTTETOWN, I.P.E.(CP) -Un porte-parole du premier ministre du Canada a révélé hier que M.Trudeau se proposait de convoquer, après avoir rencontré tour à tour les premiers ministres des provinces, une conférence fédérale-provinciale sur l'économie.M.Trudeau tenait justement hier l’une de ces rencontres avec un premier ministre provincial, M.Alex Campbell, de l’Ile-du-Prince-Edouard.Après s être entretenu avec ce dernier, le premier ministre du Canada a laissé entendre qu’à la fin de cette tournée canadienne, il annoncerait non pas une stratégie industrielle pour l’ensemble du Canada, mais une série de stratégies.Il faudra, a expliqué M.Trudeau, apporter des changements structurels à l’économie sans lesquels la situation courante ne pourra être corrigée.Mes entretiens avec les premiers ministres m'ont permis de dégager certains éléments communs, a poursuivi M.Trudeau, qui a donné l’exemple pour les Maritimes de changements fondamentaux qui devront être apportés à l’administration de l’industrie de la pèche.M.Campbell a déclaré par la suite au cours d’une entrevue que la priorité de la conférence fédérale-provinciale dont avait parlé M, Trudeau devrait être le choix d’une option commerciale par le Canada.Il faudra déterminer si le Canada doit favoriser le libre échange ou s’il doit se ranger du côté des nations protectionnistes.Le premier ministre de l’Ile-du-Prince-Edouard a précisé qu'il n’y aurait pas de conférence fédérale-provinciale sur la constitution tant que le Québec n’aura pas tenu son référendum.M.Campbell s’est montré assez amer vis-à-vis cle l’industrie privée, qui ne pourra à elle seule stimuler l’économie.D’ailleurs, a-t-il fait remarquer, l’industrie privée a fait preuve de bien peu de loyauté à l’endroit des provinces maritimes.Si nous devons survivre et être plus qu'un peuple vivant de charité, de souligner M.Campbell, nous devrons mettre au point des politiques et se fixer des objectifs et engager nos citoyens vers un genre de société plus responsable et dé-Voir page 6: Une conférence au sommaire ¦ Le projet anti-scabs devant le conseil national du PQ: la chronique de Pierre O’Neill — page 2 M La GRC n'est pas au-dessus des lois: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ Le chemin d’une paix bonne à prendre?un commentaire de Georges Vigny — page 4 H La construction: l’écart s'élargit entre Montréal et TorOntO —pageis Des abus qu’il faut corriger, dit Pépin QUÉBEC (par Bernard Descoteaux) — Au terme de deux jours d’audiences à Québec, le groupe Pépin-Robarts croit de plus en plus qu’il faut distinguer dans les critiques faites à l’endroit du fédéralisme canadien d’une part le mécontentement des citoyens contre l’institution fédérale même et, d’autre part, l’insatisfaction issue de l’usage qui a été fait de l’institution fédérale.C’est ce qu’a souligné hier après-midi M.Jean-Luc Pépin, co-président du groupe de travail, sur l’unité canadienne, Un “plan de relance” de la recherche universitaire par Jean-Claude Picard QUEBEC — Le ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, a reconnu publiquement hier les multiples problèmes qui ont paralysé le service de la re-chercne universitaire au cours des derniers mois et annoncé un “plan de relance et de redressement” susceptible à ses yeux de rétablir la situation et de parer au plus pressé au moins jusqu’à ce que soit rendu public le livre vert sur la politique tique actuellement en préparation.scientifique Voilà, pour l’essentiel, ce qui ressort d’un long’ débat mais fort civilisé sur la politique québécoise de la recherche scientifique et son application concrète, débat qui a occupe les trois heures d’une seance spéciale de la commission parlementaire de l’Education.Ce débat, le premier suscité en vertu du nouveau règlement sessionnel de l’As- semblée nationale qui prévoit notamment que la journée du vendredi est consacrée à l’étude en profondeur de questions soulevées par les députés de l’opposition, a été provoqué par celui du comté de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, à la suite de quelques articles sur le sujet publiés dans LE DEVOIR.On se souviendra que ces articles faisaient état de plusieurs irrégularités qui ont marqué au cours de la dernière année l’octroi de subventions aux chercheurs québécois ou encore de problèmes reliés aux orientations générales et aux objectifs poursuivis dans certains programmes particuliers du ministère, irrégularités et problèmes qui ont conduit jusqu’à maintenant à la mutation et au “tablettage” de fonctionnaires du service.Or hier, le ministre de l’Education qui, du moins à en juger par son attitude à l’Assemblée nationale, avait semblé pren- dre l’affaire plutôt à la légère, y est allé d’un diagnostic encore plus sévère que celui suggéré dans les nombreux documents dont LE DEVOIR avait fait état.“En arrivant au ministère, j’ai trouvé une situation qu’on pourrait décrire brièvement comme étant une situation de pourrissement sur pied.Dispersion des efforts, rôle imprécis de l’Etat, absence quasi totale de politique scientifique.Voir page 6: La recherche alors qu’il faisait au cours d’une conférence de presse le bilan de ces deux journées d’audiences.Cette première remarque de M.Pépin se rapporte en fait beaucoup plus à la rencontre qu’a eue le groupe jeudi soir au Pa-tro Roc-Amadour où quelque 800 personnes étaient venu discuter avec les commissaires qu’aux échanges avec des “penseurs” de l’Université Laval, ou avec des porte-parole des partis politiques et du gouvernement.Il ressort selon M.Pépin qu’il y a beaucoup d’ennuis, de désagréments et d’impatience qui sont nés de la division des pouvoirs entre les gouvernements fédéral et provinciaux, particulièrement lorsqu’il y a chevauchement de juridiction entre les deux niveaux de gouvernement.R a donné en exemple la frustration des maires de la région de Québec avec qui les commissaires ont pris le déjeuner, et qui ne savent pas toujours à quelle porte frapper.Le co-président de la commission s’est dit d'avis qu’il était douteux, quelles que soient les réformes apportées au fédéra-lisme canadien, qu’on puisse éliminer ce chevauchement de juridiction.Mais selon lui, il faut constater qu’il y a parfois des abus condamnables.Voir page 6: Des abus un superbe album de luxe du nouveau dans l'édition Texte de Guy Robert 165 illustrations, 35 reproductions en couleurs, tirage limité à 3000 exemplaires, tous numérotés.$60 ; 2 • Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 Le projet anti-scabs devant le conseil national du PQ?Les militants du Parti québécois, à l’instar de leurs députés, ont entrepris d’exprimer leur insatisfaction à l’égard des amendements au projet de loi 45 dépensés cette semaine par le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson'.Un groupe de militants de la région de Montréal tentent d’obtenir la convocation d’urgence d’une réunion du conseil national du parti.La question sera par ailleurs débattue en fin de semaine au niveau de l'exécutif national.La plus haute instance du parti entre les congrès, le conseil national est formé notamment des membres de l’exécutif national, de deux délégués de chaque association de comté dont le président, de tous les membres du caucus dont trois seulement avec droit de vote, et des présidents régionaux.Le dernier congrès du PQ a confirmé le droit de regard du conseil national sur les grandes orientations et décisions politiques du gouvernement.La prochaine réunion était prévue pour janvier mais en vertu des statuts du parti, 20 membres peuvent, en énonçant leurs motifs par écrit, réclamer la convocation d une réunion extraordinaire.C’est toutefois à l’occasion du caucus hebdomadaire des députés que s’est manifestée avec le plus de fermeté l’insatisfaction envers les amendements de M.Johnson qui s’est fait vivement reproché sa complaisance avec le patronat.Députés et militants déplorent plus précisément cette proposition d’amendement prévoyant que l’application des articles concernant les briseurs de grèves ne peut avoir pour effet d’empécher un employeur de prendre les moyens nécessaires pour éviter la destruction ou la détérioration de ses biens meubles ou immeubles.Le retour d’Oswald — C’est à faire trembler tous les militants libéraux, surtout les plus soucieux de redonner au PLQ l’image d’un parti progressiste et renouvelé.Après s’etre fait donner une leçon électorale dans le comté de Hull par la frêle et jolie Jocelyne Ouellette, Oswald Parent trouve le courage d’annoncer son retour en force sur la scène politique active.C’est sûrement un autre coup de Paul Desrochers.Vampleur r d’une maison retrouvée dans un appartement >* ’ Le Barat et ses appartements spacieux ont été conçus et fabriqués en prévision de leur vente à titre de condominiums .voilà la preuve de leur supériorité et l’excellence de leurs commodités.Confort et sécurité assurés.Le Barat Angle Sherbrooke et Atwater * • % Une.deux ou trois chambres ainsi que maisonnettes à deux paliers À partir de i5(X) iiÈtift Le jour, de 11 h à 17 h ou sur rendezvous 937-9241 - 288-9235 Rififi chez les libéraux fédéraux —- Avec la refonte de la carte électorale fédérale, plus d’une trentaine de comtés voient leurs limites modifiées tandis que d’autres changent de nom ou disparaissent tout simplement.Ce qui explique que certains députés et ministres sont actuellement à la recherche d’un nouveau com*®.Avec l’aide de l’organisat.’ centrale du parti à Montrée , ils parviennent assez facilement à se caser.Mais cette façon de vaincre sans péril, qui consiste à se faire parachuter dans un nouveau comté, porte en son sein le germe de la discorde.Les militants libéraux demeurent parfois frustrés de se voir imposer un étranger de préférence à un candidat local.C’est précisément ce qui vient de se produire dans le nouveau comté de Chambly.Le député Raymond Dupont représentait le comté de Sainte-Marie qui cesse d’exister avec la nouvelle carte.Le PLC-Québec a donc parachuté M.Dupont à la convention pour le choix du candidat dans Chambly, le 13 novembre.L'organisation centrale avait bien préparé le terrain, de sorte que le nombre de membres de cette association est passé de 188 à 3,800 en deux mois.Deux militants de Chambly, qui recherchaient également l’investiture, MM.Richard Grisé et Jean-Guy Savage, ont allégué que plusieurs dizaines de votants a la convention étaient des non-résidents du comté.Ils ont déposé un protêt auprès de la commission électorale présidée par M.André Ouellet, oui a rejeté leur requête.Le député Dupont s’est fait élire candidat officiel de Chambly par seulement 47 voix de majorité au second tour de scrutin.• De l’intolérance au harcèlement — Après s'être défendu d’avoir menacé des hauts fonctionnaires qui hésitaient à prêter obédience à la cause souverainiste, le gouvernement Lévesque a déclenché le signal de la purge dont les victimes aujourd’hui ne se comptent plus.Tout indique que les péquistes entendent harceler les hérétiques jusque dans leur dernier retranchement.C’est ainsi qu’un membre de l’entourage du premier minis- Pierre O’Neill tre a coasacré une partie de sa semaine à recueillir auprès de ses amis et connaissances des milieux libéraux les noms de fonctionnaires qui auraient pu se trouver au congrès d’orientation du parti en fin de semaine à Montréal.• Lavoie, Malépart et Joyal — Le transfuge conservateur Jacques Lavoie ignore tout de l’avenir que lui prédisent les astres sous un ciel rouge.Avant d’inviter M.Lavoie à joindre les rangs du Parti libéral, M.Marc Lalonde avait omis de consulter les militants du comté qui ne l’ont jamais vraiment accepté.Lors d’une réunion spéciale, lundi dernier, l’exécutif de l’association libérale du comté d’Hochelaga a voté un appui unanime à la candidature de Jean-Claude Malépart en prévision des prochaines élections générales.Pris de panique, M.Lavoie s’est un moment tourné vers le nouveau comté de Maisonneuve mais le député sortant de Maisonneuve-Rosemont, Serge Joyal, est déterminé à solliciter un renouvellement de mandat depuis que les sondages lui ont déconseillé la scene politique municipale.Au congrès d’orientation du PLQ, en fin de semaine dernière, MM.Malépart et Joyal ont été surpris dans un coin à tramer le coup Lavoie.Mais le Père Fouettard n’a pas encore dit son dernier mot.• Jeanne Sauvé aux Affaires extérieures?— Telle est la question que se posent certaines écormfleuses et tricoteuses du caucus libéral fédéral.Ce sont les étonnantes activités de Mme Sauvé qui les intriguent et piquent leur curiosité.En titre Mme Sauvé est ministre des Communications mais elle a passé la semaine à jouer les Affaires extérieures.C’est elle qui at accompagné le premier ministre d’Italie, Giu-uo Andreotti, tout au long de Ayez l’oeil sur nous! raison d’être mardi 29 novembre 21h00 , .L’important face à la mort: trouver sa RAISON D’ÊTRE.Un film de Yves Dion Production O N.F.J* A- .T : ’ */•, r ’ La télévision de Radio Québec Montreal ou le câble sa visite au Québec, pendant que le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, Don Jamieson, se tournait les pouces.C’est encore Mme Sauvé qui représentait le gouvernement canadien au dîner que le Québec donnait samedi dernier dans la vieille capitale en l’honneur du premier ministre italien.La mémoire fraîchement giflée par les incartades de Giscard d’Estaing à Paris, Mme Sauvé a pris soin de prévenir M.Andreotti que M.Lévesque avait tendance à se prendre pour un chef d’État.D’autres indices permettent de croire que Mme Sauvé ne sera plus longtemps obligée de souffrir son homologue québécois des Communications et que M.Trudeau lui réserve une place de choix à sa droite.Ainsi, mercredi soir à Montréal, c’est Mme Sauvé qui recevait à l’hôtel Ritz Carlton en l’honneur de l’ambassadeur du Mexique.Prud’homme se fait réformiste — Depuis son entrée au sein de la députation libérale fédérale, le député de Saint-Denis, Marcel Prud’homme, passe pour un croulant, un inconditionnel soumis aux mots d’ordre de la direction du parti.Il semble toutefois que son élection récente à la présidence du caucus, avec le concours de l’aile contestataire et malgré l’opposition de Marc Lalonde, lui ait redonné le sens de la dignité.Non seulement, il conduit les débats avec une maîtrise qui plaît même à ses adversaires, mais il se dit ouvertement déterminé à redorer le blason du caucus et lui refaire une image plus progressiste, plus liberale.Il est même parvenu en si peu de temps à corriger sensi-olement le problème d’absentéisme.L’autre jour, à titre de président du comité conjoint des Communes et du Sénat sur les Affaires extérieures, M.Prud’homme a publiquement contrecarré les plans de son ministre, Don Jamieson, en refusant aux conservateurs d’interroger le premier ministre d’Italie en rapport avec la compagnie Italimpianti et l’Energie Canada.Ce geste audacieux lui a mérité l'expression de fierté de plusieurs députés.Jadis antipathique à la presse, M.Prud’homme devient maintenant irrité lorsqu’il entend le député de Langelier, Gilles Lamontagne, amorcer les discussions du caucus en suggérant que l’on sévisse contre les députés qui “coulent” des informations aux journalistes.• Entre Parizeau et la base — Au premier plan des principes fondamentaux qui ont donné au Parti québécois l’allure d’un parti hautement démocratique, figurent le mode de financement et la participation de la base militante.Mais la soif du pouvoir a attiré dans les rangs de cette formation politique des conservateurs et de hautains technocrates animés du plus profond mépris’ envers les droits du monde ordinaire.D n’y a pas de meilleur exemple au sein de ce gouvernement que le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau.Devenu député de l’Assomption, il estime ne plus avoir besoin des militants de son association.Pour la première fois depuis la mi-juin, il participait lundi dernier à une réunion de l’exécutif de comté.Le président sortant de l’exécutif, M.Arthur Dubé, lui a sévèrement reproché son absentéisme et son indifférence.M.Parizeau a dû expliquer pourquoi il était le seul député des sept comtés à ne pas parti- ciper le 20 août dernier à la réunion du conseil visant à proposer au gouvernement une ignore 1 extjj-cutif du comté et avoir préféré passer par de vieilles connaissances, lorsqu’il s’est agi d’organiser des séances d’information sur le problème de l’eaü potable de Mascouche.D faut bien dire que M.Parizeau n’est pas le seul député qui affiche ce mépris pour les institutions démocratiques.C’est ainsi que mercredi matin à l’Assemblée natipnale, les péquistes étaient si peu nom-oreux qu’il n’y avait pas quorum et que l’opposition a dû demander l’ajournement des débats.L’appareil radioactif a été retrouvé intact QUEBEC — Les Services de protection de l’environnement du Québec ont annoncé hier que l’appareil radioactif qui avait disparu d’un chantier de construction situé dans la région de Marieville a été retrouvé intact.La découverte du “densimè-tre nucléaire” a été faite par un pêcheur dans un étang isolé situé près de l’écluse Sainte-Catherine, à 20 milles au sud de Montréal.Alerté par la Sûreté du Québec, un spécialiste de la Direction de la qualité de l’hygiène industrielle des Services s’est immédiatement rendu sur les lieux.L’appareil de mesure, retrouve dans un sac de jute, a été formellement identifié.Il a subi des tests de contamination et de radioactivité, démontrant que la source radioactive était toujours dans son boîtier.ENCAN ®/|3| oopm < Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 • 5 * des idées des événements des hommes Après sept années de promotion du bilinguisme Pourquoi les politiques linguistiques fédérales n’ont-elles pas livré tous les fruits espérés?Ayant vécu de l’intérieur les problèmes d'implantation du bilinguisme dans la fonction publique fédérale, j’ai été à même, pendant ces sept années, de discuter avec des centaines de fonctionnaires tant anglophones que francophones, de cotoyer ceux qui subissaient la politique, ceux qui l’appliquaient, et certains de ceux qui l'élaboraient.J’ai eu accès également à de nombreux documents officieux, à de nombreuses ébauches de politiques et procédures.J’ai assisté à bien des réunions où les positions gouvernementales furent analysées en profondeur.De cette expérience, j’ai pu dégager une vision beaucoup plus claire de la rea-üté canadienne en matière de langue et de culture; i’ai pu surtout tirer des conclusions sur les erreurs fondamentales du gouvernement Trudeau ainsi que sur l’orientation qu’il aurait fallu donner (serait-il encore temps?) au bilinguisme et au biculturalisme.1ère erreur: “From coast to coast” Les rapiéçages que le gouvernement effectue périodiquement ne peuvent changer vraiment la situation car c’est toute l’orientation de sa politique qui est fautive.La première grande erreur du gouvernement a été de vouloir changer la réalité selon sa vision des choses plutôt que d’adapter sa vision des choses à la réalité.Et cette réalité, c’est que le français est parlé au Québec, dans certaines parties du Nouveau-Brunswick et dans certaines parties de l’Ontario.Partout ailleurs, il faut avoir le courage de le dire, les groupes francophones ne sont que des minorités moribondes en voie d’assimilation ou déjà assimilées.Face à cette réalité, le projet gouvernemental prônait le bilinguisme “from coast to coast’’, qui permettrait aux francophones de se sentir chez eux partout au Canada.Or cela n’est qu’illusion, cela n’est qu’utopie.Cela n’existe pas et n’existera jamais.H eût été plus réaliste et plus honnête d’appeler les choses par leur nom, de protéger l’acquis et le viable, d’asseoir des bases solides dans ces régions.Plutôt que de vouloir bilinguiser ces services f‘a-cross” Canada, le gouvernement se devait de concentrer ses efforts sur la région de la capitale nationale, la région de Montréal, le nord et l’est du Nouveau-Brunswick, le nord et l’est de l’Ontario.Une telle polarisation des énergies, au lieu de la dispersion qu’on a connue, aurait pu permettre le succès là où on n’a engendre qu’amertume et ressentiment.Je suis convaincu, par tous les témoignages que j’ai reçus, que les anglophones auraient facilement accepté que le bilinguisme soit implanté dans ces régions, si on les avait laissés en paix ailleurs.On aurait dû dire aux francophones et aux anglophones: voilà un pays qui possède deux langues.Dans de grandes régions, c’est l’anglais qui est la langue de travail et la langue de communication.Aussi vous francophones qui voyagez ou habitez dans l’ouest, ou à Toronto ou dans les Maritimes, acceptez ce fait et attendez-vous à ce que tout s’y passe en anglais, y compris les services fédéraux.Dans tout le Québec, ou presque, c’est le français qui est la langue dominante.Aussi vous an-lophones qui voyagez ou habitez à Qué-ec, Chicoutimi, Trois-Rivières, acceptez ce fait et attendez-vous à ce que tout s’y passe en français, y compris les services fédéraux.On aurait dû dire aux citoyens de ce pays; voilà la réalité.Voilà un pays qui possède des régions de langue anglaise et des régions de langue française.Et il existe aussi quatre régions où les deux groupes représentent des proportions considérables.Aussi dans ces régions le gouvernement fera-t-il en sorte que tous les citoyens puissent être servis dans la langue de leur choix.Mais le gouvernement a préféré écouter son idéal possible plutôt que la voix du bon sens.2e erreur: la formation linguistique Le programme de formation linguistique a été basé sur un quiproquo invraisemblable: alors que les anglophones Tont perçu comme favorisant indûment les francophones, c’est l’inverse qui était vrai.En effet en identifiant des postes comme requérant l’usage de deux langues officielles, le gouvernement permettait aux unilingues (à 90% anglophones) d’obtenir ces postes à condition qu’ils suivent des cours de langue aux frais de l’État.On a donc octroyé de véritables congés d’étude de plusieurs mois à des milliers d’anglophones (et à quelques centaines de francophones pour que ça paraisse bien).Et au bout de la ligne, on a des anglophones à peine bilingues qui obtiennent des postes qu’ils n’auraient pas pu obtenir autrement.Ainsi, la majorité des postes bilingues sont occupés par des anglophones, qui continuent évidemment de travailler en anglais, qui ont appris une autre langue sans débourser un sou, et qui en plus recevront une prime! En 1973, lorsque la politique Drury a été votée au parlement, on aurait pu prendre une voie beaucoup plus simple; identifier bien sûr des postes bilingues, moins nombreux cependant.Et fixer un délai de cinq ans pour que les personnes désireuses d’occuper ces postes apprennent la langue seconde.On aurait pu rembourser aux volontaires les faits de ces cours et même leur accorder une demi-journée par semaine pour les suivre.On aurait ainsi stimulé l’entreprise privée dans ce domaine, et surtout cela aurait incité fortement les réseaux scolaires canadiens à inscrire de vrais cours en langue seconde dans les écoles et universités.Les sommes épargnées auraient été considérables, et le fameux ressac anglophone n’aurait peut-être jamais pris naissance.Bien sûr, cela aurait dû être assorti de mesures protégeant les droits des fonctionnaires unilingues, mais on en serait arrivé, après quelques années, à la mise en place d’un principe bien simple, celui du bilinguisme comme critère de compétence, c’est-à-dire que pour occuper un poste bilingue, il faut être déjà bilingue.En plus, une telle mesure aurait vraiment favorisé l’accession de francophones à des postes de direction.Le gouvernement semble avoir enfin compris son erreur puisqu'il vient de fixer à 1983 l’en- trée en vigueur d’une telle politique: c’est quand même cinq ans et des centaines de millions de dollars trop tard.3e erreur: le travail en français La troisième erreur du gouvernement Trudeau est d’avoir fait croire aux fonctionnaires francophones qu’ils pourraient travailler en français.B s’agissait au départ d’une tentative téméraire vouée à l’échec.Bien sûr il y a eu des succès, bien sûr il y a eu amélioration.Dans la presque totalité des ministères, il est maintenant possible de recevoir les services internes (paie, information, personnel) en français.Mais ces services ont également engendré les seuls secteurs où il soit vraiment possible de travailler en français.La Commission de la fonction publique, chargée de l’embauche et des cours de langues, et le Secrétariat d’État, chargé des programmes culturels et de la traduction, sont les seuls organismes de taille raisonnable où on peut travailler en français.Dans les autres ministères, on parle français à la Direction du personnel, parce qu’il le faut bien, et ailleurs c’est l’anglais qui est la langue de travail, la langue des “opérations”, comme on dit dans le milieu.Oh bien sûr, on y va de salutations en français, de quelques phrases polies, but “when it’s time to ta Ik business”, on retourne à l'anglais.On peut bien sûr reprocher aux fonctionnaires francophones de ces ministères de ne pas insister pour s’exprimer en français dans les réunions, de ne pas rédiger leurs mémos et leurs rapports en français.Mais ce serait de l’angélisme que de croire à la force de ces fonctionnaires isolés: ils sont aussi démunis que les minorités francophones de l’ouest.Ils peuvent parler en français entre eux, mais pour faire un travail efficace, ils doivent utiliser l’anglais.Un simple exemple: quand le directeur général demande un rapport, le francophone a le choix de le présenter en anglais, et d’obtenir des résultats rapides, ou de le présenter en français deux mois plus tard après qu’il LIBRE OPINION LE DEVOIR et les minorités francophones ___________________________________________________par_____ USE NOËL ¦ L’auteur de cette libre opinion est professeur d’histoire à Montréal.Monsieur le Directeur, Comme certains autres lecteurs du DEVOIR, je m’interroge sur l’orientation que vous imprimez à la politique éditoriale du journal depuis quelques mois.Pour étayer mon impression, j’ai reparcouru LE DEVOIR d’une traite, particulièrement les éditoriaux et les blocs-notes, sur une période de sept mois allant du 1er avril au 31 octobre, en choisissant comme point de référence la question du traitement des minorités dont vous vous êtes souvent proclamé le défenseur.Dans cette optique, il me semble opportun d’avoir commencé en avril.La Cnarte de la langue française, document majeur impliquant les Anglo-Québécois, parait en effet le 1er de ce mois, suivie le 28 avril de son rejeton naturel le projet de loi I.Le rapport Les Héritiers de Lord Durham est publié le 13 avril par la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) qui représente 900,000 d’entre eux dans les neuf autres provinces: il lance un cri d’alarme qui exige une réponse rapide et marque en même temps un tournant dans l'attitude des minorités francophones misent désormais sur l’audace.Durant cette période de sept mois donc, LE DEVOIR consacre 31 éditoriaux, dont 4 de M.Michel Roy, et 5 blocs-notes, dont 4 du même auteur, au problème de la minorité anglo-québécoise (ces chiffres sont conservateurs car je n’ai retenu que les articles dont le lien me paraissait le plus clair possible avec ce problème).LE DEVOIR pubhe d’autre part 4 éditoriaux, dont 3 de M.Roy, et 5 blocs-notes écrits presque tous par ce dernier (un l’étant par M.Jean-Claude Leclerc), sur le cas des minorités franco-canadiennes; vous ne rédigerez personnellement qu’un seul éditorial là-dessus.Enfin, 8 éditoriaux, dont 3 de M.Roy (en plus d’un bloc-note de lui) porteront sur la double question de la minorité anglo-québécoise et des minorités francophones.Cette approche est trop étroitement quantitative?Alors, abordons la chose sous une autre angle.La Charte, dont tous conviennent de l’importance, se mérite des analyses de contenu à la fois dans son ensemble et dans ses différentes parties.Cela sans compter les nombreux éditoriaux qui en reprennent l’étude critique de même que celle du projet de loi 1, en fonction des occasions les plus variées qui puissent s’offrir: un discours du président de la Banque royale M.E.McLaughlin, une interview télévisée du ministre Laurin, l’éventuel dépôt du projet de loi 1, l’actuel dépôt du projet de loi I; la consultation faite par le ministre Laurin, la réaction de l’Ouest, de Toronto et de M.Pierre Desmarais; l’éventuelle réunion de la commission parlementaire, l’opinion défendue par Bell Canada devant la dite commission, la réaction comparée des 165 personnalités du monde culturel et des 326 porte-parole du domaine des affaires.auxquels vous consacrez un éditorial spécifique le lendemain! Et tout ceci en-dedans des trois mois qui suivent la présentation de la Charte.Sur une période de sept mois, les minorités franco-canadiennes ne bénéficieront pas d’une si diligente attention.’’Les Héritiers de Lord Durham “ que le président de la FFHQ M.Donatien Gaudet qualifie de “bible” des minorités francophones, ne fait l’objet dans LE DEVOIR que d’un éditorial de type général le 15 avril.Ce rapport ne suscitant pas dans les milieux politiques et sociaux autant d’intérêt que la Charte, LE DEVOIR se fait l’écho de leur silence.Et quand, après des mois d’attente, les représentants des minorités francophones rencontrent enfin M.Trudeau le 31 mai, un simple bloc-note y fait référence.le 22 juin.Certes, LE DEVOIR suit d’assez près les tribulations de M.Gérard Filion qui demande un procès en français en Ontario.Mais alors que vous parlez de “recul dangereux et stupide” dans votre éditorial du 6 avril sur la Charte et la langue des tribunaux au Québec, M.Michel Roy se contente de s’étonner le 9 juin, qu’en cette matière, l’Ontario n’ait fait que des “progrès aussi modestes”.Et si, dans votre propre éditorial du 13 juillet, vous faites preuve de fermeté dans le cas Fiüon, vous n'atteignez jamais à la virulence que vous employez pour dénoncer le Parti québécois; vous soulignez même T“Ou-verture” du procureur général de l’Ontario, M.McMurtry, aux propos du bâtonnier du Québec.Quand toutefois le 23 août, il refuse de rencontrer ses collègues d’Ottawa et de Québec et même de poursuivre la discussion sur le cas Filion, vous n’en touchez pas mot.Mais ne cherchons pas la petite bête; bien des omissions sont aussi révélatrices.Les éditorialistes du DEVOIR passent sous silence la nécessité pour le gouvernement ontarien de lancer le 14 avril un ultimatum à la commission scolaire d'Essex pour qu’elle construise une école française réclamée depuis 8 ans par le minorité.Ils ne soulignent pas non plus la publication du rapport La Dernière Jeunesse, lancée par la Fédération des jeunes Canadiens-français qui dit résister de plus en plus difficilement à la tentation de la violence.Il n’y aura pas un mot sur le rapport de 500 pages du professeur Ravalt La Francophonie clandestine, commandé par le gouvernement fédéral et dont LE DEVOIR obtient copie à l'occasion d’une fuite (8 juillet).Pas un mot sur le rapport du 21 juillet émanant de la Régie de la langue française sur la mentalité des anglo-Canadiens vis-à-vis des minorités.Pas davantage de mention du relevé de la Presse canadienne le 1er août sur la façon respective dont les provinces traitent leurs minorités en termes de système d’éducation.Pas d'allusion non plus au conflit scolaire de Prud’homme en Saskatche- wan, dénoncé le 17 août par la FFHQ.Silence encore sur les dépositions des Acadiens devant le Groupe sur l’unité pendant la dernière semaine de septembre.Et rien sur la demande de l’Association culturelle franco-canadienne de la Saskatchewan le 20 octobre d’obtenir le droit à l’enseignement en français pour éviter l’assimilation “alarmante” de la minorité francophone.On pourra discuter de l’importance relative de ces divers événements mais il y a là amplement matière à commentaires: l’effet d’ensemble ne trompe pas.Il reste toujours la possibilité de consulter la série “The Francophone Dilemma” sur les minorités francophones dans The Montreal Star! Quant au ton de vos dénonciations de la Charte et du projet de loi 1, le moins qu’on puisse en dire est qu’il ne pèche pas par excès de douceur: “façon rigide et autoritaire de voir les choses”, “un certain oût de l’absolu”, "une manière raide, ogmatique, jalouse et autoritaire “d’imposer l’usage du français, “une manière détestable et hypocrite de rédiger des programmes sur le dos des minorités” (d’ici vous englobez le gouvernement précédent), un “désir maladif de brûler les étapes”.Ce ton tranche avec l’éditorial de M.Roy sur Les Héritiers de Lord Durham (15 avril).Lui aussi cherche bien à atténuer quelque chose, mais ce serait plutôt les exigences des minorités francopnoncs de faire du français une langue officielle dans toutes les provinces: 'Te prix qu'il faudrait payer (.) fût-il abordable dans la meilleure des hypothèses, ne serait pas réaliste, ni même souhaitable à moins que l’on ne veuille entretenir artificiellement des foyers exsangues qu’un irréversible processus condamne à disparaître”, sauf en Ontario et au Nouveau-Brunswick.Un Franco-Albertain M.Jean Pariseau fera savoir quelques jours plus tard à M.Roy qu'il n’apprécie guère qu’on le.suicide incontinent.Je ne veux pas discuter du bien-fondé de vos allégations sur la Charte et sur les projets de Toi qui s’ensuivirent car même en admettant (ce qui est loin d'être le cas) qu’elles sont fondées, cela ne rend compte en aucune façon de votre quasi silence sur la question des minorités franco-canadiennes.Cela n’explique pas non plus que, tenant rigueur au gouvernement pequiste de ne pas vraiement prêter l’oreille à sa minorité anglo-québécoise, vous n’endossiez pas officiellement le reproche analogue que M.Donatien Gaudet adresse le 18 août aux gouvernements anglophones de ne pas meme consulter leurs minorités.Lorsque, le 22 août, vous tenez le gouvernement Lévesque responsable du piètre résultat de la conference de Saint-Andrews parce qu’il tend à “s’éloigner déplorablement” de l’objectif qui consiste à octroyer à une personne le droit à l’enseignement dans sa langue mater-Voir page 6: Francophones VENTE D’ANTIQUITÉS 10% à 50% de réductions sur toute notre fine collection ARMOIRE DRIVÉE DE RINCEAUX i ARMOIRE ORNEE DE RINCEAUX PIN, FIN XVIIIe SIÈCLE QUÉBEC armoires, commodes, tables, bullets, chaises, berceuses, sculptures sur bois, lampes, chandeliers, poteries Port-Neut, verreries canadiennes.S BREITMAN ANTIQUES LTD.1353 AVENUE GREENE.WESTMOUNT, 937-0275 ETABLI DEPUIS 1924 t : H .par MICHEL BILODEAU ¦ L'auteur de cet article rédigé spécialement pour Le Devoir a travaillé pendant sept ans au Bureau fédéral des Langues.Il dirigeait le plus grand centre de formation linguistique au Canada, situé à Hull (le Centre Asticou).lorsqu’il a quitté ce travail en septembre dernier pour devenir directeur du personnel au Centre Hospitalier v.Universitaire de Laval.- .r soit passé par le Service de Traduction.Erreur ou duperie, cet objectif du gouvernement était et demeure irréalisable.Je crois sincèrement que ce qui a été accompli jusqu’ici est le maximum de ce qui pouvait être fait et que l’anglais demeurera toujours la langue dominante de la Fonction publique fédérale.4e erreur: la confusion entre biculturalisme et multiculturalisme Les politiques du gouvernement Trudeau, ainsi que les recentes (16 novembre) déclarations du gouvernement Blake-ney en matière de multiculturalisme, démontrent que les anglophones n’ont rien compris à la situation du français au Québec, puisqu’ils la jugent selon la situation de l’anglais.En effet, l’anglais est avant tout une langue de communication, qui permet à des gens d’ethnies différentes de travailler et de se comprendre.Partout au Canada, sauf au Québec, on peut se permettre de pratiquer une politique d’unilinguisme et de multiculturalisme.La "mosaïque canadienne”, c’est la possibilité pour les citoyens d’origine polonaise, italienne, chinoise, pakistanaise, française, habitant dans les neuf autres provinces, de parler entre eux leur langue, de conserver leurs coutumes, de publier des journaux dans leur langue, etc.mais tout cela n’exclut pas que l'anglais soit leur dénominateur commun qui leur permet de gagner leur vie et de communiquer.En ce sens, les anglophones ne s'opposent certes pas à ce que les francophones conservent leur culture, mais à condition qu’on ne les force pas à subir le français, pas plus qu’ils n ont envie de subir 1 italien ou le chinois.Et ils considèrent donc à juste titre leurs minorités francophones comme les autres minorités ethniques: unilinguisme et multiculturalisme.La situation des francophones du Québec est toute différente en raison de son caractère beaucoup plus monolithique, nui fait de la langue française le véhicule de la culture.Il n'y a pas de multiculturalisme au Québec.Il y a une langue et une culture.Et cette constatation est encore renforcée par l’adhésion massive des immigrants à la langue anglaise, qui tolère la conservation de leur culture, alors que les francophones voudraient tout assimiler, L’incompréhension chronique qui existe entre les peuples francophone et anglophone me semble résulter en bonne partie de cette confusion qui existe entre la situation réelle des anglophones (une langue, plusieurs cultures) et des franco phones (une langue, une culture).Et tant que ces notions n’auront pas été clari- fiées, on continuera de voguer dans T obscurité.Il peut sembler facile de critiquer ajwè* coup, de dire que le gouvernement s’est trompé plusieurs années après que le mal est fait.Pourtant, je sais pertinemment que toutes ces idées ont été discutées i des échelons élevés de la fonction publique et qu elles ne sont pas inconnues des membres du cabinet fédéral.Je sais aussi.que plusieurs ont défendu une attitude réaliste face à ces questions.Mais l’orientation imposée par la volonté de certains hommes-clés du cabinet était trop empreinte de messianisme pour écouter la voix du bon sens.Et je sais aussi que le gouvernement et la haute fonction publique sont trop engagés pour admettre publiquement leur erreur, même si cela se fait dans les discussions privées.Malheureusement, le gouvernement 3, choisi de faire des modifications minevj-res à ses programmes de bilinguisme.U|l peu comme si on avait pris sa voiture pour se rendre en Europe et que, constatant son erreur, on décidait de monter à bord d’un train.’t w \>;\k/ l’Kom t.K \ i.\ MXISON 1)1 LAITON ili*'* nomlimi*!** aiahaim** offVrlc- à rm‘ca*i«»n i«-rr«.I attira n \.patrrr*.rhrtulrl*.matrla*.a ni iquitr*.'.\rrrr trinlr.ruitraiix rl mtr fouir (1*0111 rr* oitjrl*.• O tH *’•1 LE MOUVEMENT OECUMÉNIQUE Où il est, où il s’en va ?conférenœ suivie d’échanges avec RENÉ BEAUPÈRE, O.P.éminent oecuméniste de Lyon MARDI, 29 novembre, à 20h.Auditorium Saint-Albert-le-Grand 271 S, chemin de la CÔte Ste-Catherine Entrée: $1.00 Pour autres renseignements: 937-9176; 739-3223; 343-7160.Voyez L’HEURE DE LA DÉCISION avec BILLY GRAHAM à15h30 CFTM-TV Canal 10 [ 1*9 ) , : i N sf '% 6 • Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 la météo Priviiioni Ciivironii«Miil Canada l.wrSS»!$*r 'i^nipeg.neige» Oopi Fi Suh lake Cit' FrafHnco pricipitaHoni npciei H haut* prtttion N 0 bon* prattion v ?' y période de repos, la procédure de la période supplémentaire de vingt minutes sera répétée jusqu’à ce qu’un gagnant se fasse connaître.hockey Ligue Nationale Jeudi Montréal 4, Buffalo 1 Boston 6, Washington 0 Los Angeles 5, Pittsburgh 3 Hier Philadelphie 7, Cleveland 2 Chicago à Denver, Colo.Ce soir Rangers NY à Boston Islanders NY à Pittsburgh Los Angeles à Atlanta Detroit à Montréal Washington à Toronto Chicago à Vancouver Colorado à Bloomington, Minn.St.Louis à Cleveland Les meneurs (Parti** d’hiar non compri***) football b D pts Trottier, INY .16 23 39 Bossy, INY .18 13 31 Lafleur, Mtl .16 13 29 Gardner, Col.17 11 28 Association Mondiale Jeudi Birmingham 12, Cincinnati 2 Indianapolis 5, Edmonton 4 Hier Québec c.N.-Angleterre Cincinnati à Houston Ce soir .Cincinnati à Indianapolis, Edmonton c.N.-Angleterre Birmingham à Québec ‘ • Dimanche Birmingham à Winnipeg \.Les meneurs », (Parties d'hier non comprises) ‘ b o pts Tardif, Qué.18 19)37 U.Nilsson, Wpg____ 9 27 ¦ 36 Hull, Wpg.16 18 ;34 Ligue Majeure du Québec Jeudi Cornwall 12, Shawinigan 4 Hull 4, Trois-Rivières 3 Hier Cornwall à Québec Montréal à Shawinigan Chicoutimi à Sherbrooke-Laval à Verdun Dimanche Cornwall à Chicoutimi ‘ Laval à Hull Verdun à Montréal Trois-Rivières à Shawinigan Québec à Sherbrooke Ligue Canadienne Dimanche Match de la coupe Grey Edmonton à Montréal Pas de soccer à Montréal en 1978?Ligue Nationale par Gilles St-Jean Alors qu’il reste cinq jours avant l’adjudication des nouvelles conces-sions de la Ligue nord-américaine de soccer, M.Harry Jakobs, président et porte-parole du groupe montréalais qui tente d'obtenir un club pour 1978 dans la LNAS, a tenu hier une conference de presse au bureau de ses avocats, conférence au cours de laquelle il a déclaré que Montréal risquait fort de ne pas obtenir l'équipe, “à cause de la mauvaise foi de la Régie des installations olympiques”, dit-il.M.Jakobs a livré aux reporters pre- Tobin, s’envolaient vers New York cette semaine-là, et perdaient le contact avec la RIO.De soutenir les associés: “Nous croyions que l’accord verbal exprimé par M.Nelson aurait suffi.Nous n’avons pas signé quelque entente que ce soit, parce que la RiO ne nous 1 a pas demandé." A leur retour, au début de novembre, ils sont retournés à la RIO, où, déclare M.Jakobs, “on m’a dit que seulement six des 18 dates pour lesquelles nous aurions pu passer un bail étaient aise sents les photocopies de lettres échan-:re lui et la gées entre lui et fa Régie des installa- lions olympiques depuis septembre ’ ’t, tel ¦ -— dernier, lettres selon lesquelles la location du stade aurait été possible, a certaines conditions.Selon M.Jakobs (dont LE DEVOIR a abondamment, ces dernières semaines, décrit la campagne pour obtenir sa concession de soccer) M, Robert Nelson, président de la RIO, lui aurait donné l’assurance dès le 26 septembre dernier qu’il pourrait obtenir le stade.Des informations parues à cette époque dans plusieurs organes d’information rapportaient en effet semblable nouvelle, en disant que les deux parties avaient atteint une entente.Une entente verbale, toutefois.Cependant, a rappelé M.Jakobs, lui-même et son principal associé, M.Max maintenant disponibles.Ils auraient au moins pu m’attendre.” La RIO, rappelons-le, a loué une bonne partie des dates qu'aurait choisies M.Jakobs aux promoteurs de diverses activités non sportives.Des rencontres ultérieures ont cependant permis de constater que, en fait, une douzaine de dates pourraient être libérées.“Mais ce sont des dates qui ne se fêtent pas au soccer, estime M.Ja-obs — cette opinion est du reste partagée par les responsables de la Regie — et d’autre part, ils nous demandent le double du prix qu'ils nous demandaient en septembre, pour certains jours où ils devront réaménager le terrain à cause du baseball ou du football canadien.” avaient déclaré les responsables de la RIO.“Ils auraient dû le dire au mois de septembre,” a dit M.Jakobs hier.“Aucun investisseur au monde n’accepterait pareilles conditions,” enchaîne M.Tobin.Ce problème résulte en fait — et quelle que soit la responsabilité des deux parties — du choix tardif des dates de soccer.Dans l’hypothèse où l’on aurait pu signer un contrat comprenant les dates requises au mois de septembre, on aurait sans doute pu loger le soccer à de meilleurs moments.& ”À l’heure actuelle, si nous voulons le stade, nous devrons verser un dépôt infiniment plus élevé.Cela sigmfie aussi que nous devrons attirer en moyenne 30,000 spectateurs les jours de tarifs doubles.Cela n’a aucun sens," affirment MM.Jakobs et Tobin.Pourtant, il semble que cela soit la seule solution, étant donné l’imminence de l’adjudication des concessions, qui aura lieu mercredi.“Je peux vous assurer, a déclaré M.Jakobs, que nous allons intenter une poursuite à la RIO si jamais nous n’ob- tenons pas la concession.Il n’y a aucun - - - •’ btie - "Nous n’allons certes pas payer le itaii doute possible: nous ne l’obtiendrons pas si nous ne pouvons faire jouer no- travail en temps supplémentaire de nos employés pour leur faire plaisir,” tre équipe au stade olympique.Selon nous, la RIO a agi avec une très grande mauvaise foi.” Jeudi Chicago 31, Detroit 14 Miami 55, St.Louis 14 Dimanche Minnesota à Green Bay Atlanta à Tampa Bay Los Angeles à Cleveland Giants NY à Cincinnati Philadelphie c.N.-Angleterre Pittsburgh à New York (Jets) Kansas City à Houston Dallas à Washington Baltimore à Denver N.-Orléans à San Francisco San Diego à Seattle LIGUE NATIONALE Section James Norris Pi LIGUE NATIONALE Division Américaine Section est MONTREAL .20 LOS ANGELES.19 DETROIT.18 PITTSBURGH.19 WASHINGTON.20 Section Charles Adams BOSTON.20 11 5 BUFFALO .20 12 6 S 13 9 9 5 2 P 4 6 6 10 14 PP 73 57 57 60 40 pc 40 49 44 81 83 pts 29 22 21 14 8 64 71 49 55 26 26 PI 9 9 8 6 2 2 P 1 3 4 8 8 BALTIMORE.10 MIAMI .11 N.-ANGLETERRE .10 JETS NY .10 BUFFALO .10 Section Centrale CLEVELAND.10 6 4 PITTSBURGH.10 6 4 HOUSTON.10 5 5 CINCINNATI .10 5 5 Section ouest PP 236 255 210 155 119 221 210 211 148 DENVER .10 OAKLAND.10 SAN DIEGO.10 SEATTLE.10 KANSAS CITY .10 200 247 137 180 147 CLEVELAND 18 6 10 C 2 O 1 44 HO 62 14 Section Lester Patrick ISLANDERS 21 10 5 6 80 48 ¦26 pc moy.PHILADELPHIE .18 11 4 3 77 39 25 140 .900 ATLANTA 20 7 7 6 54 68 •20 163 .727 RANGERS 20 8 10 2 69 72 18 161 .600 Section Connie Smythe 223 .200 CHICAGO 19 5 7 7 46 52 17 228 .200 VANCOUVER 19 6 9 4 58 77 .16 COLORADO 17 6 8 3 66 56 15 182 .800 MINNESOTA 19 5 12 2 54 81 12 177 .600 ST.LOUIS 20 4 13 3 50 82 11 155 .500 184 .500 ASSOCIATION MONDIALE Pi 0 p n PP pc pts 98 .900 N.-ANGLETERRE .19 15 2 2 87 63 "32 ib2 .800 WINNIPEG 20 12 7 1 91 62 .25 263 .300 233 .200 Division Nationale QUÉBEC .19 EDMONTON.19 HOUSTON.16 INDIANAPOLIS .18 BIRMINGHAM .18 10 8 6 10 '9 7 11 87 69 63 61 82 -21 78 :u 72 .14 74 .10 8 2 0 251 150 .800 CINCINNATI .17 5 12 0 54 77 .11 .10 7 6 4 4 0 0 238 136 217 141 .636 .600 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC .10 4 6 0 118 199 .400 Section Lebel .10 3 7 0 156 155 .300 Pi g P n PP pc Section Centrale CORNWALL .28 19 8 1 163 103 .10 6 4 0 147 138 .600 MONTREAL .26 15 7 4 148 119 .11 6 5 0 212 234 .545 HULL .30 16 13 1 161 154 .11 5 6 0 140 202 .455 VERDUN .29 14 13 2 171 138 .10 2 8 0 92 162 .222 LAVAL .27 14 12 1 171 144 .10 0 10 0 53 175 .000 Section Dilio Section ouest TROIS-RIVIERES.29 21 7 1 167 113 .10 7 3 0 236 108 .700 SHERBROOKE .28 14 14 0 183 193 .10 5 5 0 110 83 .500 CHICOUTIMI .29 18 17 2 138 172 .10 4 6 0 124 157 .400 QUEBEC .28 18 17 1 122 141 .10 3 7 0 181 232 .300 SHAWINIGAN .28 1 26 1 111 252 ‘15 '12 10 pts 39 34 33 30 29 I V Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 * 19 des quatre coins du MONDE_______________________________________ Imbattable aux échecs PARIS (AFP) — L’ordinateur américain Chess 4-6 de Control * Data a été vaincu jeudi à deux reprises par le grand maître international hollandais Genno Sosonko, prouvant ainsi une fois de plus la supériorité de l’homme sur la machine dans le plus vieux jeu intellectuel du monde.L’ordinateur a été écrasé en deux blitz (parties ou chaque joueur dispose de cinq minutes pour battre l’autre).Le combat s’est déroulé à la Maison de l'Iran à Paris dans le cadre de la manifestation échiquéenne “une machine et des hommes” qui a opposé diverses célébrités parisiennes des arts, des spectacles, de la politique et des sciences, au robot Chess 4-6.Celui-ci, situé à Arden Hills (Minnesota), était relayé par satellite à la Maison de l'Iran et l’Américain David Slate, auteur du programme échiquéen, transmettait et recevait sur consoles les coups des joueurs et de l’ordinateur, lequel devait donner sa réponse toutes les vingt secondes.Le roi des grenouilles DARWIN (AFP) — Les grenouilles, tout au moins celles d’Australie, ont rouvé leur roi.- La police de Darwin a dû intervenir, vendredi, pour mettre un terme aux exploits de M.Ted Stanton, 30 ans, qui les avalait vivantes.Interrompu par la police au nom de la protection des animaux après qu’il eut avalé cinq grasses grenouilles vertes, M.Stanton a déclaré: “Ils m’ont averti que si je continuais, des poursuites seraient engagées contre moi”.M.Stanton, qui a été proclamé champion du monde des ava-leurs de grenouilles vivantes, a expliqué que mon goût pour ces batraciens lui était venu il y a cinq ans alors qu’il était bloqué dans sa voiture par une violente pluie de mousson.“J’avais de la bière pour jusqu'à plus soif, a-t-il raconté, mais rien à manger, alors j’ai attrappé des grenouilles et les ai avalées.Amoureuse de son ange gardien NEW YORK (AFP) — Patricia Hearst, la fille du magnat de la presse américaine Randolph Hearst, qui a été condamnée l’an- Cinq jours après le cyclone: mort, ruines et désolation NEW DELHI (Reuter) -Au moins 20,000 personnes pourraient avoir pén dans le cyclone qui a ravagé samedi dernier PEtat d’Andhra Pradesh, dans le sud-est de l’Inde, a-t-on appris vendredi à New Delhi grâce à des informations de première main.Si ces informations devaient se vérifier, le bilan des victimes serait deux fob plus lourd que le bilan officiel actuel.Journalistes et fonctionnaires locaux ont sillonné la région sinistrée à pied.Dans un secteur la plupart des survivants sont des hommes qui ont eu la force de s’accrocher aux troncs des arbres et de résbter aux vents terriblement violents.Es l’étaient à ce point que des bébés ont été arrachés des bras de leur mère.Non loin de là un formidable raz-de-marée a balayé des familles entières.Dans d’autres secteurs, de nombreux corps et carcasses d’animaux en voie de décomposition ont été arrosés d’essence et brûlés sur les lieux mêmes, ailleurs les Hindous de caste inférieure sont payés quinze roupies par corps pour enlever les cadavres et les faire dbparaître.En dépit de ces mesures, la puanteur de la chair en putréfaction est presque insupportable.Les journalistes ont rap- blement dévastées.D’autres se contentent de coucher à la belle étoile ou entassés sur des quab de gare, dans des wagons, des écoles ou des bâtiments adminbtratifs.Le Dr Subramaniam Swamy, député influent du parti Janata, a demandé vendredi la démission du gouvernement de l’Etat d’Andhra Pradesh, qui est composé de membres au parti du congrès, et l’imposition dans l’Etat de pi V.OC3V.1V.C4H1V.xvunuvsipi* — — w~ - née dernière à sept ans de prbon pour sa participation au cambriolage d’une banque, est maintenant amoureuse de son garde du corps, un policier de San Francisco, affirme vendredi le quotidien new-yorkais Daily News.Selon le journal, la jeune héritière a depuis plusieurs semaines table.Les ic comme garde du corps Bernard Shaw, un athlétique policier de porte qu’il leur a ete impossi- 30 ans.Champion de karaté, Bernard Shaw est marié et père de ble de penetrer dans certains deux enfants, mais vit séparé de sa famille.Patricia avait été relâchée de prison en novembre 1976 sous caution de 1,25 millions de dollars.La jeune fille a toujours oiroié orri cruic la monapp Hp QPQ raviSQPlirS maintenu qu’elle avait agi sous la menace de ses ravisseurs, membres a’un groupuscule extrémbte “l’Armée de libération symbionese”, qui l’avaient enlevée de son domicile de San Francisco le 4 février 1974.Automobilistes Indisciplinés WASHINGTON (AFP) - Environ un automobiliste sur deux ne respecte plus la limitation de vitesse de 55 miles (88 km/heure) en vigueur sur les autoroutes des États-Unis depuis 1973, a révélé jeudi le département des Transports.Cette indiscipline a entraîné, pour la première fob depuis 1975, une augmentation du nombre des accidente morteb qui sont passés de 46,000 à 46,820 en 1976.Le président Jimmy Carter a adressé un télégramme aux gouverneurs des vingt-deux États les plus indisciplinés pour leur demander de faire respecter la limitation de vitesse sur leur territoire.Un fanatique du supersonique PARIS (AFP) — Fanatique du vol supersonique, un octogénaire néerlandais, M.A.Hogenhub, 84 ans, ancien directeur d’une compagnie de pétrole en Indonésie, est arrivé jeudi matin à l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle venant d’Amsterdam pour faire, en Concorde, l’aller-retour Paris - New York dans la journée.Le supersonique franco-britannique qui a décollé à 11 h 10 locales avec 84 passagers sera de retour dès 20 heures locales à l’aéroport Charles-de-Gaulle, M.Hogenhuis regagnera aussitôt Amsterdam.L’octogénaire qui est un récidiviste des aller-retour à vitesse supersonique, s’était rendu en avril de l’année dernière, d’Amsterdam a Rio de Janeiro via Roissy et était revenu à Amsterdam dans la même journée en Concorde.(&Z Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE VACANCES ou EUROCAMPEA-TOUAMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Renault — VW — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.k ihunci ram1 illimité Vssuranee internationale Permis de conduire international etc .-Kesenations billets : Bateau - V'ion ITINÉRAIRES routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBItE 1176, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 "Touring Club de France " ___ COMPTABLES AGREES LUCIEN DAHMÊ.C.A, Comptablos agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIES Comptables agréés ALAIN béLZILE, C A.ROBERT ST-JEAN.C A GILLES SPERANO.C A JACQUES BRANCHAUO.C.A.2345 est, Bélanger Montréal VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viav.C.A.Armand H.Viau.C.A J Serge Gervais.C A Waguih Bouios.C.A.Jacques R Chadtnon .C.A Jacques Joyal.C.A Louis Baril.C.A Farid A Ghalt.C A.4826 ave Verdun, Verdun.H40 1N3 7706 rue Édouerd, LaSetle.HiP 1T8 SSA.BleinvINe Est.Ste-Thérèse J7E 1L4 769-3871 - 425-4691 MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÉCORATEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS DTNTÊRIEURS 878-3846 268ést, St-Paul, Vieu BIBLIOTHÉCAIRE Projetant la création d’une bibliothèque municipale, la Ville de St-Hubert désire obtenir à plein temps, les services d'un ou d’une bibliothécaire diplômé(e), de préférence, membre de la Corporation des Bibliothécaires Professionnels du Québec.La Ville de St-Hubert est une ville de la Rive-Sud qui est en pleine expansion et qui compte environ 50,000 habitants.Les conditions de travail de l’emploi précité seront déterminées lors des entrevues, et toute personne désireuse de poser sa candidature devra au plus tard le 15 décembre prochain faire parvenir son curriculum vitae au : Service du Personnel 3350 Grande Allée Ville de St-Hubert, Qué.J4T 2T1 ERGOTHÉRAPEUTE SOMMAIRE DE L’EMPLOI Personne qui conçoit, définit et met en application des programmes de réadaptation par l'activité thérapeutique; évalue l'évolution des bénéficiaires; rédige des rapports d’observation et enregistre au dossier du bénéficiaire les traitements donnés.QUALIFICATIONS REQUISES • Détenir un premier diplôme universitaire terminal en ergothérapie.• Être membre en règle de la Corporation des Ergothérapeutes de la Province de Québec.RÉMUNÉRATION Le salaire et les avantages sociaux sont déterminés en vertu des conventions collectives.Les personnes intéressées et possédant les qualitications ci-haut mentionnées, doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 3 décembre, à l’adresse suivante: Monsieur Paul-H.Boutin Directeur de la Gestion du personnel Centre Hospitalier Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe 1,800 rue Dessaulles St-Hyacinthe, Qué.J2S 2T2 CORPORATION DU CISC DE CHAPAIS RECHERCHE COORDONNATEUR(TRICE) DU MODULE SANTÉ FONCTIONS: Sous l’autorité du Directeur Général, cette personne a la responsabilité de l'équipe santé (infirmiers(ières) médecins.techniciens(nes) de laboratoire, radiologie, etc.) — Voit à l’élaboration de la programmation du module.— Voit à la définition, à la réalisation et à l'évaluation des objectifs de travail — Coordonne le travail au sein de l’équipe santé.— Voit à l'évaluation du travail et du personnel.— Participe à différents comités.— Représente le module au comité de régie.EXIGENCES: • Diplôme universitaire en sciences de la santé ou expérience équivalente.• Cinq (5) ans d'expériences variées en administration, avec des groupes, en prévention et en gestion du personnel.• Faire preuve d'une réelle capacité à travailler en équipe.• S'intéresser particulièrement au développement de la santé communautaire.SALAIRE: Selon les normes du ministère des Affaires sociales.DATE LIMITE: Faire parvenir votre demande accompagnée de votre curriculum vitae avant le 16 décembre 1977 à 17 heures à l’adresse suivante: C.L.S.C.Chapais, a/s Directeur Général, 32 — 3éme avenue, C.P.1300, Chapais, P.Q.(Sf La Ligue des Droits de l'Homme m Siège social: 3836 St-Hubert 2e étage Montréal H2L4A5 (514) 844 2815 La Ligue des droits de l'homme est un organisme sans but lucratif voué à la promotion et la défense des droits de Thomme et des libertés fondamentales au Québec.À l'intérieur du plan de réorganisation de son équipe de permanents, elle recherche les services à plein temps de trois personnes qui, au sein d'une équipe de travail assumeront les responsabilités suivantes : L'Office des droits des détenus est un groupe de travail de la Ligue des droits de l'homme Depuis 1972, l'ODD intervient de différentes manières en vue de revendiquer les droits des détenus et de meilleures conditions de détention dans les institutions carcérales.Ainsi, l'ODD tente de répondre aux cas invididuels, propose certaines réformes et sensibilise l'opinion publique.Une action intense dans le milieu ainsi que la réflexion qui en découlent ont amené l'ODD à adopter comme objectif ultime fabolition de toute forme d'incarcération.Recherche et documentation QUALIFICATIONS La personne que nous cherchons devra A Travailler au sein cf une équipe.B Avoir une expérience pertinente dans des groupes de promotion et de défense des droits collectifs Travail.Consommation.santé, éducation.femmes C Posséder une bonne connaissance juridique tant du Droit Criminel que Civil.TACHES ET RESPONSABILITtS Coordination générale Finance ment-Administration QUALIFICATIONS La personne que nous cherchons devra A Travailler au sein tf une équipe; B.Avoir une expérience pertinente dans des groupes de promotion et de défense des droits collectifs: Travail.Santé.Consommation,etc.C Avoir un bon senc de l'organisation QUALIFICATIONS La personne que nous cherchons devra A.Travailler au sein cf une équipe; B Avoir manifesté un intérêt pour la promotion et la défense des droits collectifs; C.Avoir une expérience pertinente dans la cueillette de fonds et l'administration quotidienne cfun organisme sans but lucratif.TACHES ET RESPONSABILITtS TACHES ET RESPONSABILITES La personne retenue aura à: A Agir comme "agent de liaison" entre les comités de travail et les différentes instances delà Ligue ; B Sous la responsabilité de l'Exécutif, coordonner les activités et le travail des membres de fEquipe de la permanence; C.Sur détisior.du Conseil d'administration ou de l exécutif.agir comme porte-parole public de la Ligue; La personne retenue aura à: A Sous la responsabilité de rExécutif, concevoir, organiser et exécuter des programmes de financement des activités delà Ligue; B Assurer sur une base quotidienne, fadministration des fonds de la Ligue (Achats, comptabilité, rapports financiers.) C.En tant que membre de l'Équipe delà permanence, collaborer aux activités générales de l'Equipe O.En tant que membre de fEquipe de la permanence, collaborer aux activités générales del Equlpe.CONDITIONS Selon contrat collectif en vigueur CONDITIONS Selon contrat collectif en vigueur La personne retenue aura à.A Agir comme personne-ressource’ auprès des personnes responsables de l'accueil et de l'analyse des problèmes soumis à la Ligue par des individus ou des groupes; B Faciliter l'accès à la documentation et à la recherche aux différents comités de travail de la Ligue.C Sous la responsabilité de l'Exécutif, voir au maintien et au développement d'un centre de documentation et effectuer des recherches pour alimenter les dossiers en cours à la Ligue; D En tant que membre de fEquipe de la permanence, collaborer aux activités générales de l'Équipe CONDITIONS Selon contrat collectif en vigueur Les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande, accompagnée d'un bref curriculum vitae, avant le 5 décembre 1977 à : LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME a/s du Comité de Sélection 3836, rue Saint-Hubert, 2éme étage MONTREAL-H2L 4A5 Adjoint(e) au directeur La personne que nous cherchons devra A Etre polyvalente B Travailler au sein d'une équipe C Avoir manifesté un intérêt pour la promotion et la defense des droits des détenus D Maîtriser la dactylographie."De préférenceex-détenu(e) TACHES ET RESPONSABILITÉS La personne que nous cherchons aura la responsabilité de A La coordination et l'organisation des divers comités B L'étude et le suivi des cas individuels C.L'accueil et l'information auprès des gens intéressés et groupes de citoyens D Du travail général de secrétariat CONDITIONS Débutant(e) accepté)e) Conditions à discuter Les personnes intéressées devront faire parvenir leur demande accompagnée d'un bref curriculum vitae avant le 5 décembre 1977 à l’Office des droite des détenus, 3836, rue Saint-Hubert, 3ème étage, Montréal - H2L 4A5.y».?-A 285534555 Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 • 31 r C A R R I E R E S P R 0 F E S S 1 O N S Directeur général Votre carrière.• Assumer la responsabilité de la commercialisation pour un important fabricant de produits industriels et institutionnels.• Diriger une équipe professionnelle de vendeurs et formuler les politiques et les plans de marketing de la compagnie.• Vour pourrez accéder à un poste d’administration supérieur dans un avenir rapproché.• Joignez-vous à une firme en pleine évolution avec une administration jeune et dynamique.• Bénéficiez d'un salaire au-dessus de la moyenne accompagné d'avantages so-1 ciaux généreux.Au sein d’une entreprise d'envergure nationale dont le chiffre d’affaires atteint pres-qu'un milliard de dollars et reconnue pour ses programmes innovateurs de marketing, vous aurez pleine liberté d’exercer i/os aptitudes.Évrivez ou téléphonez pour discuter en toute confiance de vos projets de carrière avec des conseillers en marketing.RE: Dossier # 2662 Montréal: Té!.: (514) 288-1011 — 1130 ouest.rue Sherbrooke, suite 1111.H3A 2R5 Au soin de M.Paul Breton r CARREFOUR JEUNESSE ROSEMONT Centre pour mésadaptés socio-affectifs, garçons et filles, 6 à 12 ans r LA RÉGION MONTRÉAL CENTRE OU PARTI QUÉRÉCOIS ÉDUCATEUR (TRICE) Qualifications: — technicien en éducation spécialisée ou l’équivalent.— expérience dans un centre d’accueil auprès des mésadaptés socio-affectifs.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 3 décembre 1977 au: Directeur du service de réadaptation Carrefour Jeunesse Rosemont, 4675 est, rue Bélanger, Montréal, Québec.HIT 1C2 recherche un PERMANENT pour assurer le bon fonctionnement de son bureau à Montréal.Le candidat doit posséder une bonne pratique de la dactylographie, des qualités d ordre et d’organisation pour travail de bureau, rédaction de procès-verbaux, classement de documents etc.Conditions de travail: 40 heures par semaines; entre $225 et $255 Poste également ouvert aux hommes et aux femmes.Faire parvenir candidature avant ie 30 novembre à: r P.Q./Montréal Centre, Comité de sélection, 5139 rue St-Denis, Montréal, H2J 2M1 LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL r Courtier ^ Sommes à la recherche de deux (2) vendeurs ayant complété leur C.E.G.E.P ou un minimum de 11 années d’études.Revenus élevés avec participation aux profits de la compagnie.Ambiance agréable.j/r1 x Communiquez avec M.Genest .354-3121 LES IMMEUBLES * OMYSSAJV.( INFIRMIÈRE ^ FONCTIONS: — Dispenser les services de base du Module Santé au siège social du CISC et dans les différents points de chute.— Travailler à l’élaboration et la mise sur pied des programmes de prévention et d’éducation — Dispenser les services de prévention EXIGENCES: — Membre en règle de 10.1.1.Q.— Diplôme en nursing communautaire de préférence.— Minimum de trois années d’expérience pertinente.— Aptitude et intérêt pour le travail en équipe multidisciplinaire.— Intérêt pour la prévention et l’éducation populaire.— Disponibilité heures de travail: horaire flexible.RÉMUNÉRATION: — Selon la convention collective.Faire parvenir curriculum vitae avant le 2 décembre 1977, 5:00 hres P.M.à l’adresse suivante: CLSC Joli-Mont a/s Directeur Général 8161, route 125, C.P.270 CHERTSEY, P.Q.JOK 3K0 École POLYTECHNIQUE de Montréal commission scolaire Régionale de Tilly TECHNICIEN ADMINISTRATION DE LA RÉMUNÉRATION Vous désirez participer à l'élaboration de méthodes informatiques reliées à la paye en général, aux bénéfices marginaux ainsi qu’au développement du nouveau système intégré de rémunération de nos 1.500 employés ?Si vous avez trois (3) ans d’expérience de niveau technique dans une entreprise ou un service qui utilise l’informatique pour la gestion de la rémunération de ses employés; Si vous avez complété un cours collégial ou l’équivalent, en administration, en finance ou en informatique; Si un salaire se situant entre $10,319.et $16,744.vous intéresse; Faites parvenir votre curriculum vitae avant le 2 décembre 1977.16h00, au: SERVICE DU PERSONNEL (Concours 77-81) 945, avenue Wolfe Sainte-Foy, Qué.G1V 4E2 J Service de l’éducation des adultes PROFESSEURS DEMANDÉS Système international d’unités (S.l.) Critères de base: 1- Formation en psycho-pédagogie 2- Expérience dans l’enseignement des sciences et/ou des mathématiques au niveau secondaire.Conditions d’emploi: — Postes à temps partiel le jour: a) Sessions de 3 jours AM/PM b) 6 demi-journées AM ou PM - Participation à un stage de formation de 3 jours.Traitement: Rémunération horaire: $14.00 ou $17.30 selon les termes de la convention des enseignants.Procédure: Téléphonez au 525-6311 postes 556, 559 ou 407.entre 9:00 et 17:00 heures.Date limite: Le 9 décembre 1977 inclusivement.V- PROFESSEURS EN GÉNIE ÉLECTRIQUE (2 POSTES) Le département de Génie électrique recherche des candidats pour combler deux postes de professeurs dans les sections suivantes : ÉLECTRONIQUE (1 POSTE) Le candidat doit pouvoir enseigner les cours d'électronique fondamentale, d’électronique linéaire, de logique, de microprocesseurs.d’électronique de communication et diriger des projets de "design ".ÉLECTROTECHNIQUE (1 POSTE) Le candidat doit pouvoir enseigner les cours en électronique de puissance (statocompensateur, hacheur, onduleur, commande de moteurs, etc.) et les cours de machines électriques.FONCTIONS Outre l’enseignement et la direction de thèses, le candidat aura à participer aux projets de recherche dans l’orientation de sa section et aux activités du département.QUALIFICATIONS Le candidat doit être détenteur d’un doctorat ou être un ingénieur avec une expérience équivalente.Toute candidature, accompagnée d'un curriculum vitae et dèxemplaires de publications, doit être adressée à: Dr J.O’Shea, Directeur Département de Génie électrique École Polytechnique C.P.6079, Suce.“A” Montréal, Qué.H3C 3A7 -1-) Contrôleur .joignez-vous à une équipe gagnante Ce poste s'adresse au jeune comptable professionnel, désirant assumer l’entière responsabilité d'un service comptable.Si vous recherchez une société bien établie, dirigée par une équipe dynamique dont la stratégie de développement est axée sur la croissance rapide, la voici! Les responsabilités de ce service, auxquelles s’ajoute la gestion du système d’information financière et son personnel, incluent le traitement des données, les relations avec les succursales, les projets spéciaux et le change étranger.Vous vous sentez prêt à relever ce défi.Vous détenez un B.A., R.LA.ou C.G.A.depuis quelques années; vous avez manifesté de solides aptitudes pour la gestion et un potentiel de croissance exceptionnel.L’expérience acquise vous prédispose à travailler efficacement dans un milieu dynamique et exigeant.Le traitement se situe entra $25,000 et $30,000 et les possibilités d'avancement sont excellentes.Ce concours s'adresse également aux hommes et aux femmes.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à Marc Lattoni vous référant au dossier 1000.I GBourbonnais ^ & (^Associés Montréal: 1808 ouest, rue Sherbrooke H3H 1E5(514) 937-9525 Toronto: 20, av.Prince Arthur M5R 1B1 (416) 925-3451 Cabinet-conseil en gestion des ressources humaines Traducteurs — réviseurs (Poste ouvert aux hommes et aux femmes) ALCAN La Société d’électrolyse et de chimie Alcan Liée est à la recherche de traducteurs-réviseurs généralistes et techniques pour son Centre de traduction de Montréal.Le travail du Centre, extrêmement varié, comporte entre autres la traduction de textes administratifs, financiers, scientifiques, techniques et publicitaires.Les personnes intéressées devront posséder, de préférence, un diplôme en traduction et.au moins, trois années d'expérience.Les traducteurs-réviseurs techniques devront, en outre, être à l’aise dans les domaines suivants: métallurgie, chimie, construction mécanique, électricité, bâtiment.Salaire et programme d'avantages sociaux intéressants.Les candidats sont priés d'envoyer leur curriculum vitae, en indiquant la référence 746/AP/MLD.à l’adresse suivante: Société d’électrolyse et de chimie Alcan Ltée Service du Personnel C.P.6090 Montréal (Québec) H3C 3H2 Voir autres Carrières et Professions, en pages 26, 27, 28, 29, 30 40, 41, 42, 43, 54 et 55 .• - REPRÉSENTANT AVEC EXPÉRIENCE DE LA VENTE DES PRODUITS INDUSTRIELS L’EMPLOYEUR: • Important fabricant de transmissions et accouplements ( mécaniques, réducteurs et variateurs de vitesse.LE POSTE e Représentant chargé de la vente à l’industrie et aux distributeurs de l’équipement ci-dessus, dans le Québec et éventuellement, les Maritimes • Bureau à Montréal, mais le titulaire devra voyager de 50 â i 75% du temps.• Salaire intéressant, plus boni.• Voiture fournie, frais payés • Avantages sociaux • Possibilités d’avancement: directeur des ventes pour le j Québec.LE CANDIDAT: • Doit avoir une bonne expérience de la vente des produits industriels, et plus particulièrement des transmissions, a l'industrie des pâtes et papier, de l’acier ou des mines, ou aux industries mécaniques.• De préférence, diplôme en génie, mais ce n’est pas une condition essentielle.Le poste pourrait être confié à un technicien dans le domaine mécanique possédant l’expérience appropriée.• Parle le français et l’anglais couramment.Prière d'adresser le curriculum vitae à.Koppers Products Ltd.1535, boul.Chomedey Laval, Qué.H7V3R2 LE CENTRE DE RÉADAPTATION DU QUÉBEC\ EST A LA RECHERCHE D’UN(E): COORDONNATEUR(TRICE): DES PROGRAMMES DE RÉINSERTION SOCIO-ÉCONOMIQUE Le(la) candidat(e) recherché(e) aura comme mandat de re- : grouper, développer et coordonner des programmes de ré-notre clientèle (ex.: logement, transport, loisirs, formation, j etc.) et devra mettre en marche, en collaboration avec des ressources internes et externes, de nouveaux programmes selon les objectifs visés par notre établissement envers les handicapés physiques de l’Est du Québec.COORDONNATEUR(TRICE) DES PROGRAMMES DE RÉINSERTION AU TRAVAIL * A partir de l'évaluation des capacités résiduelles, des goûts, des aptitudes et de ia motivation de l’Handicapé physique à retourner au travail, le(la) candidat(e) recherchè(e) aura comme mandat de regrouper, développer et coordonner des programmes ayant pour but la réinsertion de l'handicapé physique au marché du travail Le(la) titulaire de chacun de ces postes devra détenir un diplôme de premier cycle dans l'une ou l’autre des discipli- ; nés suivantes: administration, sciences sociales, éducation.sciences de la santé, psycho-orientation, et posséder j une expérience d'au moins deux (2) années à titre de gestionnaire ou de coordonnateur(trice) de projets oü de pro- ; grammes De plus, il(elle) devra démontrer des capacités à faire la syn- , thèse et l'analyse de réalités socio-économiques ll(elle) devra posséder le leadership nécessaire à la coordination d’équipes multidisciplinaires, de la diplomatie, le tact inhérent aux négociations avec des organismes extérieurs.Les personnes intéressées à l’une ou l'autre de ces fonctions devront taire parvenir leur curriculum vitae avant le 15 dé- ¦ cembre 1977 au: Directeur du Personnel Le Centre de Réadaptation du Québec 525 boulevard Hamel Québec, Qué.G1M 2S8 N.B.: Toute demande sera traitée confidentiellement.J /"Ta COMMISSION SCOLAIRE LAC TÉMISCAMINGUeN REQUIERT LES SERVICES D’UN TECHNICIEN EN INFORMATIQUE LIEU DE TRAVAIL Centre administratif.2.rue Maisonneuve, Ville-Marie, P.Q NATURE DU TRAVAIL: Le rôle principal et habituel de l'employé de ce corps consiste à élaborer tout genre de programmes destinés au traitement ,de données par ordinateur à partir de systèmes dont le cadre général est établi par l'analyste en informatique ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: Le technicien en informatique établit et prépare les diagrammes généraux et détaillés des programmes; il codifie des données de façon logique; il prépare les informations pour essais; il teste ef met les programmes à point; il prépare la documentation de programmes tels que les cahiers de procédures.les manuels d’opération et autres normes de documentation requises.H évalue, rectifie et épure les programmes existants pour tenir compte des changements dans les exigences des j systèmes ou dans les structures de l'équipement t Il peut également participer à différentes phases de l ana-lyse de systèmes en effectuant certains travaux de rpanière à en dégager l'analyste en informatique Il peut être appelé à initier des techniciens moins expérimentés de même qu'à coordonner le travail de personnel de soutien dans les tâches accomplies par ce personnel relativement à la réalisation de programmes d’opérations techniques dont il est responsable.Au besoin, il accomplit toute autre tâche connexe.QUALIFICATIONS REQUISES Scolarité et expérience Détenir un diplôme d’études collégiales avec champ de spécialisation approprié, ou détenir un diplôme ou une attestation d'études dont l’équivalence est reconnue par l’autorité’ compétente.TRAITEMENT: Minimum: $221.55 Maximum: $349.30 ENTRÉE EN FONCTION: Le 4 janvier 1978 Les personnes intéressées doivent taire parvenir leur appli- ¦ cation accompagnée de leur curriculum vitae pour ou avant le 2 décembre 1977à 16:00 heures, à l'adresse tuivante: Commission Scolaire Lac Témiscamingue, Service au personnel, C.P.700, Ville-Marie, P.Q.JOZ 3W0: I 32 • Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 chronique des ondes / Jeunes chômeurs et jeunes mélomanes par Gilles Constantineau Demain, 20 h 30, au milieu des Beaux dimanches de Radio-Canada, Adam, Carlo, Catherine, Benoît et des millions d’autres: une heure parmi les multitudes de jeunes chômeurs de plusieurs pays d’Occident, où leur présence, malgré leur nombre, n’est encore vue que comme provisoire, comme phénomène secondaire, alors qu’ils marquent de façon de plus en plus nette certains des vices fondamentaux de la société actuelle.Ce document, ce “dossier” comme on dit dans la Maison, réalisé par Pierre Charlebois et constitué principalement d’entrevues exécutées par le journaliste Daniel Pinard, a des aspects saisissants, je dirais presque lancinants, qui en général sont absents des pièces du genre qu’offre à l’occasion la Société.La jeunesse même des personnes en cause n’y est pas étrangère.Non plus que la qualité intrinsèque des témoignages.Peu en importe l’origine: québécoise, française, italienne ou autre, c’est avec grande clarté que les faits sont partout énoncés, et malgré tout avec une grande variété dans le ton, indispensable au soutien de l’intérêt.Ce qui, serait-on porté à dire, est chose naturelle quand on fait de l’information de façon compétente.Mais il faut lus que simple technique pro-èssionnelle, pour parvenir à faire ce qu’on a fait: soutenir les déclarations de la jeune Parisienne du nom du Catherine, sociologue architecte qui en est à sa 537e demande d’emploi, et qui est en attente depuis un an et demi, par l’observation d’une vieille Française assise dans la rue, qui dira: “Les jeunes d’aujourd’hui sont très g A tés.” Très gâtés?Le ton d’ensemble du document fait que personne ne la croira vraiment.Le taux de mercure est plus élevé chez les Québécois OTTAWA PC - La plus récente étude menee car ,e ministère de '.a Santé et Bien-être social sur le aux de mercure cher les Indiens de-montre que les 12 arv.c-js qui esedaten* : rrenaen: a normale demeuraient tous dans des reserves lu Quebec Ce maussere sfectce recu-lielement tes reieves dans .es réserves nciennes ri Quebec, de rOr_r_i-">: r.Manitoba, de l'Alberta te la Colombie-Britanni-.r et des Territoires du Nord-Ouest Des 1,138 échantillons analyses récemment 792 présentaient des taux variant entre 0 et 19 microgrammes par litre, ce qui est considéré comme normal chez l'être humain.Dans 314, le taux de mercure se situait entre 20 et 99 microgrammes par litre et, dans 32 cas, il dépassait les 100 microgrammes, valeur au-dessus de laquelle une per- icnne est considérée comme tenement exposée.” Ces 32 cas ont été dénom-:res au Québec et le taux le plus elevé a été enregistré par un habitant de Waswanipi avec 350 microgrammes.Parmi les localités où l’on retrouve ces individus fortement exposés notons: Lac Simon, Rupert House, Waswa-nipi.Fort George, Kiniwaki, Mistassini.Le taux de mercure est calculé à l’aide de tests effectués sur le sang et les cheveux.La proportion de mercure peut varier dans un même cheveu; tout dépendant de la quantité absorbée à un moment donné.Le résultat de Wasnapini qui dépasse largement la norme a été obtenu a partir d’un échantillon de cheveu datant de 1974.Des tests réalisés sur des parties plus récentes du même cheveu donnent des taux moins élevés.Banaivias Nassau/Paradise Island • Freeport Lueaya/West End S OUT ISLANDS ties îles familiales) • Cet automne, offrez-vous des vacances au soleil.• Mettez-vous à sa poursuite et vous le retrouverez aux Bahamas où il ne se cache jamais.• Il y a aux Bahamas plus de 20 terrains de golf, 4454 St-Denis 911 Beaubien est Centre Levai 1600 Le Corbusier Dominion Square 845-8225 273-7755 689-5310 687-0880 881-7273 1010 Stc-Cetherine 0.861-7272 150 terrains de tennis, dont plusieurs sont éclairés le soir.Et de magnifiques hôtels au bord de la mer.Des boîtes de nuit, de bons restaurants, de jolies boutiques et une ambiance amicale et accueillante ! 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et rien qui empêche de prendre plaisir à entendre une nième fois, avec une partialité avouée, ce conte auquel tous les enfants du monae prêteront toujours l’oreille avec délectation, même ceux de mon âge.Paul Hébert pour propriétaires: ASSURANCE HABITATION WAWANESA pour locataires: ASSURANCE BIENS' WAWANESA pour automobilistes: ASSURANCE AUTO WAWANESA Pour toutes ces protections des milliers de familles québécoises ont choisi WAWANESA.C’est un choix facile à faire.parce que chez Wawanesa vous disposez de quelque 25 bureaux de service répartis à travers tout le Québec.L’adresse du bureau de service le plus proche de chez vous est au bas de cette annonce.Baie-Comeau, 172A, rue Lasalle, Tél.: 296-5517; Chicoutimi, 210 est, rue Racine, Tél.: 543-7791; Drummond ville, 356, rue Brock, Tél.: 472-6165; Granby, 333, rue Principale, Tél.: 378-7171; Hull, 440, boul.St-Joseph, Tél.771-3241; Joliette, 62, Place Bourget nord, Tél.: 756-8368; Rimouski, 130 ouest, rue St-Germain, Tél.: 723-7873; Rouyn-Noranda, 170, rue Principale, Tél.: 762-6616; St-Jean, Tél.: 347-7144; St-Jérôme, 1002, St-Georges, Tél.: 436-6313; Ste-Agathe, ligne directe St-Jérôme, Tél.: 326-1422; Sept-îles, 897, Avenue Laure, Tél.: 962-5541; Shawinigan, ligne directe Trois-Rivières, Tél.: 539-3430; Sherbrooke, 2343 ouest, rue King, Tél.: 569-9889; Trois-Rivières, 3131, boulevard des Forges, Tél.: 378-4823; Victoriaville, 17B, rue de Coursol, Tél.: 752-9650; Québec, 2070, chemin de la Canardière, Tél.: 661-7741; Ste-Foy, 2900, Des Quatre-Bourgeois, Tél.: 661-7741.À Montréal, un numéro de téléphone vous permet de rejoindre le bureau de service près de chez vous: 342-2211.8585, Décarie; 10548, Lajeunesse; 5688, Verdun; 3326 est, Ontario; 1228 est, Mont-Royal; 6313 est, Sherbrooke; 1280, Curé Labelle, Laval; 1402, Chemin Chambly, Longueuil; Centre d’achats boulevard Pie IX .parce que chez Wawanesa, vous trouvez une équipe d’estimateurs toujours prêts à vous aider — quand vous en avez le plus besoin — après un accident ou un sinistre.Et chez Wawanesa nous sommes fiers de la rapidité avec laquelle nous réglons les réclamations qui nous sont soumises .parce que chez Wawanesa, le service personnel, il existe toujours, de même que les modalités de paiement, sachant que s’il n’est pas toujours facile d’équilibrer son budget, c’est bien réconfortant de se savoir bien protégé.m 0^ m ‘biens meubles seulement.Wawanesa ¦ • ¦ ¦ * à votre service à travers tout le Québec depuis 1935 342-2211 8585, Décarie 3326 est, Ontario 1280, Curé Labelle,-Laval 10548, Lajeunesse 1228 est, Mont-Royal 1402, Chemin Chambly, Longueuil 5688, Verdun 6313 est, Sherbrooke Centre d’achats boulevard Pie IX Bureau principal, 8585 Boul.Décarie ouvert de 8 h 30 à 22 h du lundi au vendredi.Fermé le samedi.Autres bureaux ouverts de 9 h à 17 h tous les jours et fermés le samedi. Samedi 26 novembre 1977 EXCLUSIF _______par.HANSÜYIN ¦ Les bouleversements intérieurs et les implacables rivalités qui marquent l’actualité chinoise continuent de faire l’objet d’articles et de commentaires en Occident.C’est à ce moment privilégié de l’après-Mao que Han Suyin vient d'effectuer son 22e séjour en Chine, séjour dont elle rapporte un livre: “Les Cent fleurs”, qui paraîtra à Paris et à Montréal aux Éditions internationales Alain Stanké au début de 1978.Mme Suyin a déjà publié chez ce même éditeur “Le Premier jour du monde” et “Lhassa, étoile-fleur".Nous présentons ici en exclusivité les explications des événements en cours, livrées par “l’homme fort” de Chine lui-même, Teng Hsiao-ping, vice-premier ministre, au cours du long entretien qu’il a accordé à Han Suyin.¦ Copyright 1977: Han Suyin et Les Éditions internationales Alain Stanké.'¦ pœp æMÇvX s, 'X si.r :¦ 5 ;Mli % v’.S' *%> " ’Vf Le 29 septembre 1977, à dix heures et demie du matin, je fus conduite dans le Grand Hall du Peuple pour y interviewer, sur ma demande, le vice-premier ministre Teng Hsiao-Ping.H était en compagnie de madame Teng Ying-Chao, veuve de Chou En-lai et vice présidente du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire.J’avais eu avec elle de nombreuses rencontres déjà au cours des vingt-et-une dernières années.“Vous vouliez nous voir tous les deux, dit-elle, eh bien, nous voilà.Nous portons le même nom, sommes nés la même année, et nous travaillons ensemble depuis longtemps”.La lecture, ce vice impuni selon Valéry Larbaud, n’a jamais eu tant d’adeptes, je dirais même tant de fanatiques inconditionnels, tant d’esprits superficiels à qui il faut leur dose hebdomadaire de rêves, d'utopies, de fuites hors de la réalité, voire d’intoxication idéologique pour justifier leur statut d’êtres pensants par procuration, pour ne pas dire leur vocation de moutons de Panurge.Mais la question essentielle qu'il faut se poser devant l’inflation invraisemblable de livres sortis des presses parisiennes et autres - près de 5000 titres par mois disent les statisticiens spécialistes du mensonge — la question qu’il faut inévitablement se poser est celle-ci: Qui sait lire?Qui sait que lire est une des plus hautes activités de l’esprit parce qu'un bon lecteur n est pas un être passif qui avale un texte sans réfléchir, sans recul critique mais véritablement un créateur au second degré, voire un créateur authentique qui ajoute une nouvelle dimension au texte et y découvre parfois ce que l'auteur ignorait y avoir mis.Ce lecteur, rare il est vrai, rejette la passivité de la midinette, le Teng Hsiao-ping est un homme solide, de petite taille.Malgré ses soixante-treize ans, il a le cheveu noir et un visage sans rides.Une de ses paupières, toutefois, marque une lé-ère faiblesse.C’est un omme agile qui crache sans arrêt et fume continuellement.Il est si direct, si carré, si dénué de complexes qu'il inspire tout naturellement la sympathie cependant qu’il impressionne son interlocuteur par la franchise sans détour avec laquelle il lui assène des vérités factuelles.Il laisse transparaître une confiance en soi qui témoigne en faveur de son courage tranquille.On lui reconnaît la même égalité d’âme dans la (Paul Valéry) goût maladif du romanesque ressassé, l’admiration béate de la masse, le piège de la représentation, l’adhesion facile des tempéraments go-beurs.Ce lecteur exigeant prétend donner un sens au texte parce que le sens c’est, comme l’affirme Lévi-Strauss “une saveur spécifique, perçue par une conscience quand elle goûte une combinaison d’éléments dont aucun pris en particulier n’offrirait une saveur comparable”.Un auteur ne sait jamais s’il se fera comprendre, à moins qu’il opte pour une écriture à la Guy des Cars ou aux trucs éculés de la Veillée des Chaumières qui le croirait-on, trouve encore près d’un million de lecteurs dans une France où le moindre diplômé universitaire y va qui d’un roman, qui d’un essai, qui d’une encyclique politique, qui d'un traité philosophique destiné à coup sûr à rendre notre monde plus vivable, délivré enfin d’une foi dans un au-delà devenu le refuge des esprits crédules et non avertis.Oui, lire est un acte qui engage tout l’être, qui demande une attention de tous les instants, une analyse exhaustive mais sur- disgrâce ou dans l’adversité qu’au sommet de sa gloire.Cela et son intrépidité quand il lui a fallu, presque seul, affronter “le Gang des Quatre” expliquent sa popularité auprès des masses.“Vous revenez d’une de vos visites au Sechuan, me dit Teng.Vous aviez vu, l’an dernier, ce qu’y avait fait le Gang des Quatre.Mais cela va mieux, maintenant?” Oui, indubitablement, cela allait mieux.En 1976, le Gang des Quatre avait envoyé dans cette province 1,800 jeunes bandits entraînés à Shangai par Wang Hung-wen.Ils avaient été triés sur le volet à l’Université de Tsinghua.On leur avait donné tout la conviction profonde que la littérature est une question de langage, langage qu’il faut goûter, décrypter et considérer comme un sens offert mais non comme un signifié immuable.On sait que Roland Barthes distinguait avec subtilité les oeuvres lisibles des oeuvres scriptibles, les premières qu’il est impossible de réécrire, les secondes qui déroutent à tel point qu’il faut pour les comprendre inventer un code de lecture.À coup sûr une lecture avertie est une entreprise exténuante et l’on comprend que d’aucuns préfèrent écouter Sylvie Vartan ou les vocalises de Diane Dufresne.Avec Barthes, grand amateur du plaisir du texte, nous sommes loin de Cioran, penseur considérable ourtant, qui affirme sans onte qu’il aime lire comme sa concierge, ce qui veut tout simplement dire qu’il accepte comme une donnée fondamentale l’identification à l’auteur et la croyance aveugle à la mimesis, au mythe abhorré de la représentation.Pour lui, le lecteur ne ressemble nullement aux chirurgiens “dépe-ceurs de cadavres" qui sévissent depuis vingt ans et s’appliquent à prouver que l'opacité est un signe de valeur et ue le texte est un champ 'expérience et qu’on peut lui des cartes du parti et on les avait chargés de bastonner, dénoncer, attaquer, supplanter tout l’encadrement régional du Parti.Certains dignitaires avaient dû se cacher pour échapper à la mort.Ces jeunes brigands s’étaient rendus maîtres du Bureau de la Sécurité publique de Chengtu (la capitale du Sechuan) et après avoir distribué 20,000 cartes du Parti à des jeunes, et à des délinquants qu'ils avaient fait sortir de prison, ils les avaient incités à provoquer des querelles factieuses ou des arrêts de travail dans les usines.“En 1976, rappelait Teng, on avait eu faim au Sechuan.La récolte avait été mauvaise, des désordres avaient éclaté.faire dire n’impôrte quoi, de préférence ce qu’il ne dit pas! Le critique a droit à ses obsessions personnelles, à ses phantasmes, à voir confirmee sa Weltanschauung, épulé son choix politique.STI est vrai qu’“il n’y a pas de lecture plus féconde que celle que d'abord on ne comprend pas”, il n’est nullement évident que chercher midi à quatorze heures comme le font les critiques prisonniers d’une grille d explication-linguistique, sémiologique, idéologique, psychanalytique, marxiste, sociologique, symbolique, néoféministe et j’en passe — constitue l’alpha et Tomega de l’acte critique.Il y a la une inflation digne de Trissotin.Rechercher la littérarité, en d’autres termes cerner avec précision ce qui fait qu’une oeuvre est littéraire, tel a été le but du grand linguiste Roman Jakobson.D y a perdu son latin et a ressassé son éternelle tautologie.Son analyse des Chats de Baudelaire est d’une platitude digne d’un élève de quatrième et ne débouche en aucune façon sur le Dans les rues de Chungking des bandes de jeunes —-ouvriers ou étudiants — rodaient, détruisant les transports en commun.La viande manquait, les vêtements aussi”.Or, en 1977, j’avais bien vu toute seule, en me promenant au hasard de ma fantaisie à Chungking et à Chengtu, que l’ordre avait été rétabli, que les biens de consommation avaient réapparu, que les trains et les autobus partaient à l’heure, que les usines tournaient et que la ration de viande avait été augmentée le 1er octobre.La popularité du secrétaire régional du Parti, Chao Tze-yang, était évidente, les campagnes bourdonnaient sens.S’il n’a jamais trouvé la recette infaillible, c’est qu’il a oublié qu’une lecture authentique c’est plus qu’un relevé de procédés poétiques mais une vraie révélation liée au mystère de la subjectivité du lecteur, au tréfonds de sa personne, à la naissance a’un homme que le texte crée, à la naissance d'une conscience en éveil et jamais un exercice de déconstruction purement formelle.Que serait Claudel sans Rimbaud, Bernanos sans Dostoïevski, Mauriac sans Pascal, Alain sans Montaigne, Kierkegaard sans Hegel, Mistral sans Homère, Maurice Clavel sans Socrate, Hertel sans Voltaire, Barthes sans Gide, Jambet sans Platon, Rogier Nimier sans Stendhal?D se fait qu’aujourd’hui la littérature est, parait-il une science (ce qui fait sourire les scientifiques et surtout Lévy-Strauss), et que c’est dans les laboratoires des “dépeceurs de cadavres” qu’on a le plus de chance de passer à côte de la vérité mais de trouver les mécanismes de certains procé- —Suite au dos du cahier d’activité.Pendant que je relatais mes impressions, Teng Hsiao-ping approuvait du chef, ce qui ne l’empêcha pas de remarquer: “Mais tous les complices du Gang des Quatre ne sont pas encore sous les verrous.Il y a des secteurs où l’épuration n’a même pas commencé.” Et de fait, pour ma part, je connais au moins une Université dont les cadres s’opposent à toute normalisation.C’était celle où les Quatre avaient trouvé leurs principaux thuriféraires.Teng décrivit alors “la stratégie" de prise du pouvoir du Gang des Quatre.Ces misérables s’étaient souvenus fort opportunément que sous la direction de Mao, avant 1949 et à son instigation, le Parti avait conduit la révolution démocratique selon la méthode maoïste “pas par pas".Les Quatre avaient trouvé là un prétexte pour qualifier les cadres âgés, parmi lesquels se trouvaient encore des vétérans de “la Longue Marche”, de “démocrates non-révolutionnaires”.Quoi de plus naturel, demandaient alors les Quatre, que ces “démocrates” soient devenus, avec le temps, des compagnons de route du capitalisme, puis des contre-révolutionnaires?Ainsi espéraient-ils arriver à éliminer tous les cadres de plus de quarante-cinq ans, sous le prétexte qu’ils étaient tous — même ceux d’origine paysanne ou ouvrière — des contre-révolutionnaires.“C’est surtout dans l’enseignement, dit alors Teng, que le Gang des Quatre a exercé une grande influence.Il y a fomenté l’anti-intellectualisme.Pour les Quatre, ‘‘tout intellectuel pue.” C’est pour cela qu'ils ont incité les jeunes étudiants à rosser et à humilier leurs rofesseurs.Comme aujourd’-ui, probablement la moitié de la population chinoise a moins ae vingt ans, les Quatre avaient bon espoir de liquider tous les cadres importants d'un certain âge en lançant contre eux de jeunes ignorants alléchés par la promesse de belles situations.A ce propos, Teng Hsiao-ping m'explique que dans la révolution chinoise, on peut distinguer “trois étapes”, “trois générations” s"agissant des cadres du Parti: Ceux de la période 1920-1927 (à laquelle appartenaient Chou En-lai, Yeh Chien-yieng, Mao Tsé-tung et Teng Hsiao-ping lui- même); ceux de la période 1927-1937; et enfin ceux de la période 1937-1949.“Le président Hua Kuo-feng appartient à la troisième génération.H avait seize ans au début de cette époque et c’est à cet âge qu’il commença de militer dans le mouvement révolutionnaire.Le Gang des Quatre rêvait de se débarrasser de ces trois générations de révolutionnaires." Je demandai alors à Teng Hsiao-ping de m’éclairer sur un incident qui avait fait grand bruit.Les Quatre, pour s'en prendre à Chou En-lai et à ceux qu’ils appelaient “les ca-pitulards du parti”, prétendaient faire état d’une opinion que Mao aurait exprimée à la lecture d’un roman, Water Margin.(“Au Bord de l'Eau”, célèbre roman-chinois).Mao, m'explique alors Teng, dans les dernières années de sa vie, souffrait des yeux et ne lisait plus guère lui même; il se faisait donc lire à voix haute documents ou livres susceptibles de l’intéresser.Or, un jour qu’un lecteur lui relisait ainsi “Au Bord de l'eau”, Mao avait fait quelques réflexions, remarquant, notamment, que cet ouvrage avait subi des altérations pour masquer le fait que son héros, en réalité, avait été un traître.Ce sont ces propos dont les Quatre s’étaient emparés pour y trouver la preuve que Mao lui-même aurait été d’avis de porter condamnation contre Chou En-lai! Mais c’est dans leur contexte qu’il faut replacer les réflexions de Mao.D ne faut pas les isoler des circonstances — de temps et de lieu — qui les ont inspirées, autrement on ne les comprend pas du tout.Et Teng conclut: “Les Quatre étaient coutumiers de ce genre de distorsion qui n’était que pure métaphysique.” J'eus peu après un autre exemple de la manière de NE PAS interpréter Mao.C’est ainsi, m'apprit un haut fonctionnaire, qu’en 1950 Mao avait accepte de ne pas s’attaquer tout de suite aux cultivateurs riches parce que la première phase de sa réforme agraire devait se traduire par l’expropriation des grands propriétaires terriens.“Il ne serait pas vrai aujourd'hui, d’en tirer la conclusion que Mao avait l'intention d’épargner les propriétaires terriens pourvu qu'ils exploitassent eux-mêmes leurs terres ”, Teng fit alors allusion à la Conférence de septembre 1975 sur la mécanisation de l’agriculture.Hua Kuo-feng y avait joué un rôle de premier plan.Puis, "Chiang Cning est arrivée, avec ses acteurs favoris, dans l’espoir de mettre fin aux travaux sérieux.Elle prononça à cette fin un discours pour qualifier de “révisionniste” la tnèse défendue par Hua.C’est à ce propos qu elle fit allusion au roniau “Au bord de l’eau”, recommandant une étude approfondie de ce roman et invitant les assistants à pourchasser les “capitulards”.Teng, qui l’a entendu de ses propres oreilles, se souvient du mécontentement de Mao qui avait dit le plus grand mal du discours de sa femme, donnant l’ordre de ne pas le diffuser ni de le publier.Il nous faudra au moins vingt ans pour réparer les ravages qu’us ont causés dans notre système d’éducation”.“Mao, en ce domaine, avait toujours privilégié les sciences et la technologie.Il lisait ou se faisait lire les rapports scientifiques Il ne se lassait jamais de souligner l’importance fondamentale de la recherche.Mais le Gang des Quatre n’a eu de cesse qu’il n’ait saboté la recherche et toutes les études scientifiques, moyennant quoi nous avons pris presque cinquante ans de retard”.Le fossé scientifique entre la Chine et les pays industrialisés, qui avait tendance à se combler dans le début des années 1960, s’est de nouveau et dramatiquement approfondi à partir de 1966.C’est alors, en effet, et jusqu’à aujourd’hui, que la science a pris une avance spectaculaire, une avance dont la rapidité dépasse tout ce que rhumanité avait vu antérieurement.“Et c’est pourquoi, ajouta Teng Hsiao-ping, j’ai dit en 1975, ue nous avions cinquante ans e retard”.L'influence des Quatre sur l’agriculture a été moins désastreuse qu’en d'autres domaines.On y a vu des désordres et des sabotages, mais il est facile d’y porter remède.La situation est plus grave dans l’industrie, ou les pertes sont moins faciles à compenser.Les aciéries, notamment, ont pris un retard qui paralyse tout développement.“Mais rien n'est aussi grave que la situation de l'enseignement, de la recherche scientifique, de l’application des sciences et des connaissances générales.Toute une génération a été mentalement mutilée, par le Gang des Quatre.Non seulement les étudiants n’ont rien appris, ou n’ont - Suite au dos du cahier Il faut n'appeler science que l'ensemble des recettes qui réussissent toujours.Tout le reste est littérature.____________par ALBERT LÉONARD 34 • Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 culture et société ! x Peuple .Ui Premtec l 11 .nurse ZZJiS ' ïtpr 4P***- S\ \UiOl J.HMl Oeuvres romanesques de Marcel Aymé, Hlustrées par Roland Topor (six volumes).$335.00.Picasso/1907-1916 — Claude Lorrain — Corrège, collection Les classiques de l'Art.$12.25 chacun.Gallé, collection Académy.$33.50.Mozart.L'homme, le musicien, Éditions Van de Velde.$56.00.La famille des enfants.$16.25.Journal du symbolisme, Skira.$70.00.Magritte — Turner — Courbet, collection des maîtres de la peinture moderne.$11.00 chacun.La peinture chinoise — La peinture japonaise — La peinture persa ne —• La peinture arabe, collection Skira Flammarion.$15.50 chacun.Van Gogh, Skira.$55.00.Le peuple du Premier Homme.$36.50.Mucha.$25.00.En vente dans toute bonne librairie du Québec flammarioni il faut lire et offrir."Un livre de Marguerite Yourcenar est de ceux qui ne se lisent que dans le silence, le temps un moment suspendu: le lire attentivement c'est faire preuve d'une certaine qualité d'âme" Pierre Emmannuel marguerite yourcenar elsa morante il faut lire La Storia " Roman ruisselant de beauté et de générosité", "Chant de tout un peuple", "La même ampleur que le Docteur Jivago", "Livre prodigieux": (l'Express).Il faut lire.Archivesl du Nord.Margueritel Yourcenar explore ses| origines, la lignée paternelle.“Disons-le en | un mot: c’est admirable.” Francois Nouris-| sier, Le point.“Des passages superbes comme des arias| dans une suite où l’écrivain donne la plei-1 ne mesure de sa virtuosité.” Matthieu Galley, L’Express.ÊÀ ÿoJNXAMsM anne philipe h î ¦ \ .'«/¦A $15.00 En vente chez votre libraire.Vou« pouvez reçevoir ce* ouvrages chez vous en adressent ce coupon.Nous assumons tous les Irais d'envoi.1 BON DECOMMANDE ?Chèque û Mandat À Tordre de.ÉDITIONS MONTICULE INC.9347, rue MEAUX MONTRÉAL, P.Qué.C Hommage à Léo Ayotte .C Léo Ayotte .O Mon Québe et ses Moulins à vent C Montreal d hier et d auiourd hui $50.00 $12.95 $15.00 $15.00 NOM .ADRESSE S > O M MMi S f Y | m m le.meilleur dictionnaire, qui puuze./’Offrir.BORDAS DUNOD MONTREAL INC.DISTRIBUTEUR EXCLUSIF POUR LE CANADA 4 culture et société Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 • 35 La hiératique splendeur de la poésie d’Yves Bonnefoy Tel un grand prêtre célébrant un art des plus austères, m’apparut Yves Bonnefoy vient de paraître Marshall McLuhan D'oeil à oreillt éditions !H() .« sl-cintnim* hurtubise hmh monlrral quand je le rencontrai pour la première fois à Paris au début de l’été.Il était néanmoins simple et chaleureux.D nous entretint, mon compagnon et moi, d’un ton à la fois hiératique et lyrique nous parlant entre autres de la naissance de RUE TRAVERSIÊRE, d’abord en poème suivi ensuite d’autres poèmes, puis en recueil d’essais (Mercure de France, hiver 1977).Devant de telles confidences, j’étais transportée dans un état plus proche du silence que de la parole: elle s’était égarée en moi, dans ce chemin de lui à moi.Pourtant je savais ce temps et ce lieu si précieux.Mais j’étais démunie: la grâce de l’instant filait entre mes doigts.Or, mon compagnon était là qui prenait la releve, réparant la brèche, cal- feutrant la lézarde du temps, l’orientant vers sa dimension présente, terrestre, éminemment.La poésie de Bonnefoy est une poésie qui chante l’improbable (1), cette dimension cachée — mais non pas moins réel' : — des êtres et des choses, lesquels sont perçus comme essentiellement finis, éphémères.L’être vrai, c’est l’etre singulier, délivré de l’universel abstrait: c’est l’être du hic et nunc.Chanter l’improbable, c’est vouloir suggérer la présence de l’être.Or, celle-ci est instaurée par cela même qui engendre sa disparition.L’évidence de l’être se confond donc avec l’évidence de la dépossession.La réalité fugace est l’enjeu de la poésie de Bonnefoy; or, elle confine à la mort.Mais cette LE GENERAL ALEXANDRE DUMAS Soldai de tel Ito te Les éditions Quisqueya-Québec 1623, rue Ranvoyzé, Ste-Foy, Québec, G1W 3J8 Canada «Le plus grand des Dumas, c'est le fils de la négresse, c'est le Général Alexandre Dumas de la Pailleterie, le vainqueur du St.Bernard et du Mont Cenis, le héros de Brixen.Il offrit soixante fois sa vie à la France, fut admiré de Bonaparte et mourut pauvre.Une pareille existence est un chef d'oeuvre auquel il n’y a rien à comparer.» Anatole France Le Général Alexandre Dumas Soldat de la Liberté par V.E.Roberto Wilson Un vol.16 x 20 de 290 pages, dessins et photographies noir et couleurs sous jaquette illustrée: $12.00 EN VENTE C HEZ L’ÉDITEUR OU AUX C OMPTOIRS DE librairie Carneau Itrc QUÉBEC- MONTRÉAL - LÉVIS- RIMOUSKI - ALMA - ST-JÉRÛME - CHICOUTIMI - TORONTO iaPm 2à'«i5te _______________par.GHISLAINE PESANT mort qu’il lui faut apprivoiser n’est pas la mort idéalisée, abstraite, philosophique; le poète est ici, d’abord et avant tout, le veilleur vigilant de la mort qui est présente à chaque instant dans l’être: “(.) à chaque instant je te vois naître, Douve,/ A chaque instant mourir.(2)” Cette poésie est ontologique, basée sur le principe d’une théologie négative, principe selon lequel le poète, après avoir connu l’exil du monde des idées, prend le chemin du retour vers le réel concret.Il y a chez lui un acharnement à détruire le monde rationnel (}ui oublie la mort, pour bâtir à neuf sur le tangible mais fugace réel.Conjointement aux choses qui fuient, le poète élabore un art poétique qui a tout d’un rituel sacrificiel: “Il y avait qu’il fallait détruire et détruire et détruire,/ Il y avait que le salut n’est qu’à ce prix./ Ruiner la face nue qui monte dans le marbre, Marteler toute forme toute beauté./ Aimer la perfection parce qu’elle est le seuil.Mais la nier sitôt connue, l’oublier morte,/ L’imperfection est la cime (3)”.Voilà une ambition poétique qui ne manque pas de surprendre mais qui illustre bien cette théologie négative.Affronter la mort par la mort: voilà le fondement de l’entreprise poétique de Bonnefoy.Cela s’actualise d’a-bord, au plan imaginaire, par une vision funèbre de l’être, — qu’il soit imaginé femme, oiseau, vent, pierre, arbre, feu ou eau — par l’illumination de son versant nocturne, déchiré, détruit, fuyant.Et au plan du style, on retrouve “le martèlement de (la) forme” notamment dans les vers s’orchestrant en répétition: “L’espace d’un sol nu sous le feu paraîtra,/ L’étoile d’un sol noir sous le feu s’étendra,/ L’étoile de la mort éclairera nos routes (4)”; et “le martèlement de (la) beauté”, dans les vers d’une splendeur incisive, comme dans les poèmes déchirés par un vers aphoristique: — “Vaguent au loin les morts au désert de l’écume,/ D n’est plus de désert puisque tout est en nous (.) (5)” — tout autant que dans les poèmes-épitaphes du recueil PIERRE ÉCRITE.Le lecteur de Bonnefoy doit se faire lui aussi veilleur vigilant, car c’est dans les tournants du silence que s’érige la “vérité de parole”: “D y avait “Qu’une voix demandait d’être crue, et toujours/Elle se retournait contre soi et tou-jours/Faisait de se tarir sa grandeur et sa preuve 6”.Parallèlement à ses poèmes dont le premier recueil, TRAITÉ DU PIANISTE, remonte à 1946 — suivi de DU MOUVEMENT ET DE L’IMMOBILITÉ DE DOUVE en 1953, d’HIER RÉGNANT DÉSERT en 1958, d’ANTI-PLATON en 1962, de pierre ÉCRITE en 1965, et DANS LE LEURRE DU SEUIL en 1975 — Yves Bonnefoy publie des essais qui traitent autant de la créativité poétique que de la créativité en arts visuels; des récits aussi — PEINTURES MURALES DE LA FRANCE GOTHIQUE, 1954; L’IMPROBABLE, 1959; ARTHUR RIMBAUD, 1961; UN RÊVE FAIT A MANTOUE, 1967; ROME, 1960; L’HORIZON DU PREMIER BAROQUE, 1970; L’ARRIÈRE-PAYS, 1972; L’ORDALIE, 1974; LE NUAGE ROUGE, 1977; RUE TRAVARSIÈRE, 1977 - et enfin des traductions de Shakespeare dans lesquelles il excelle tout autant qu’ailleurs.Devant ce poète, qui réinvente l’universel, qui réinvente aussi l’espoir réinventant la mort, la poésie française trouve en Bonnefoy — après Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Valéry — un nouveau maître à aimer, un nouveau maître à créer.(1) Titre d’un recueil d’essais.(2) Du mouvement et de l'immobilité de Douve, Mercure de France.(3) Hier régnant désert, Mercure de France.(4) Ibid.(5) Pierre écrite, Mercure de France.(6) Hier régnant désert._________________courrier Un couple désuni, hélas, l’auteur et l’éditeur HISTOIRE DES CANADIENS FRANÇAIS De Benjamin Suite présenté par Jacques Lacoursière en 8 volumes reliés, tirage limité.L'œuvre la plus importante de Benjamin Suite demeure encore son Histoire des Canadiens-français, dont la publication s'échelonne de 1882 à 1888.Cette histoire en huil volumes voulait retracer l'évolution des Canadiens français depuis la fondation du Canada jusqu'en 1880.Mais la majeure partie de l'ouvrage est consacrée à la période française de notre histoire.Le titre de l'œuvre est révélateur du but poursuivi par l'auteur.Il est question, non pas d'une histoire du Canada, mais bien d’une histoire des Canadiens français.Dans la préface du premier tome, on peut lire que le but poursuivi est §! le corps a ses raisons I * auto-guérison et anti-gymnastique t 36 • Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 culture et société vient de paraître Nairn Kattan Les fruits arrachés roman éditions y hurtubise hmh Î80 ouest st-antome montrédl "tesimportés”/Témoignage d’un immigrant Curieux amalgame que cet essai-témoignage sur l'immigration au Quebec: “Les Importés", de Roger Alacoque (Éditions Naaman).On pourrait choisir d'y voir un réquisitoire sans quartier contre la médiocrité où les Québécois “pure laine” se complaisent, selon l’auteur.Il s’y trouve aussi des passages sur les écueils qui guettent les forces dominantes au Québec si, comme les centrales syndicales se refuseraient à le faire, il n’est pas mis un frein à la xénophobie dont souffre, selon Alacoque, une société dotée d'une timidité, d’une sensibilité “plus ou moins paranoïaque”.Ainsi, en France, les immigrants sont habitués à compter sur l’appui des centrales syndicales , Alacoque ne perçoit pas au Québec cette même volonté des dirigeants syndicaux de se porter à la défense de travailleurs auxquels on colle plutôt la réputation de “valeurs de jobs”.Le pamphlet, car c’en est un, se termine sur une note optimiste.L’auteur aime trop “Jean-Baptiste” pour ne pas vouloir son bonheur! D’où ce refus de la complaisance qui frise par moments le recours à une littérature quasi-haineuse: “Le Québécois moyen est dépourvu de curiosité” (p.21); “Ce sont des copieurs remar-uables” (p.41, dans un contexte e plagiat, d'utilisation de techniques dévoilées par ‘Timporté" qui, pressé comme citron, serait ensuite vidé par son employeur ou son concurrent “indigène”).A juste titre, M.Alacoque s’insurge contre le “jouai technique” mais comment arrive-t-il à se contredire en stigmatisant d’une part le manque de curiosité du Québécois puis, quelques pages plus loin, à écrire que le Canadien français est toujours à l’affût des “idées intéressantes qu’il n'est pas capable de trouver lui-méme"?Il s’agit bien sûr d’un “essai-témoignage".n faut comprendre qu’il n'est pas agréable pour un gérant de manufacture, en France, de se retrouver vendeur par sollicitation au Québec.A-t-on omis de confier à ce candidat à l’immigration que l’industrie de la chaussure était ici en piètre état, avant qu’il ne risque ainsi le déracinement, avec femme et six enfants à sa charge?Roger Alacoque ne croit pas à l'État-nation dont une part appréciable de Québécois préparent l’avènement.Il trouve au Québec un intéressant bouillon de culture, où se vérifie la “passion pour les expériences de toutes sortes”.Ce qu’il n’accepte pas, c’est le rôle rétrograde que jouent les corporations professionnelles, c’est aussi l’existence de “boîtes à immigrants” (entreprises n’utilisant que du personnel nouvellement arrivé au pays).Il croit, comme beaucoup d’autres, que “l'expa rience canadienne,” l’ancienneté (ou séniorité) servent trop souvent de paravent à un désir de bloquer l’ascension légitime de personnes compétentes ayant le défaut de n’être pas nées ici.C’est à un “ghetto social canadien-français” que s’est heurté cet immigrant qui depuis 10 ans, refait sa vie au Quebec mais voudrait bien éviter à d’autres immigrants ce cheminement pénible.____________par CLÉMENT TRUDEL On manque précisément d’information sur les immigrants qui repartent, souligne M.Alacoque qui suggère des techniques dfin-tégration des immigrants (non pas d’assimilation), tout en se disant d’avis que les Italiens ont souffert à Montréal des “persécutions linguistiques" et que de nombreux milieux québécois sont atteints de maux qui peuvent aller du “sous-développement intellectuel” à “l'ignorance dédaigneuse vis-à-vis de l’humanité”.rêver fautre œnr n 14/or la psychanalyse prise au mot Une nouvelle collection Aubier-Montaigne dirigée par René Major rêver l’autre De René Major, suite d'essais très personnels sur l'expérience analytique dans son sens le plus large.$ Ù.95 comment $16.25 le maternel singulier lise Barande éclaire de façon neuve, par la figure de la Mère, la rencontre entre Freud et Léonard de Vinci.comment l’interprétation vient au psychanalyste Colloque Confrontation 1976.Pour la première fois, des psychanalystes des différentes écoles participent à une rencontre où ils sont invités à confronter leurs points de vue.En vente dans toute bonne librairie du Québec.flammarioni Majeur en études Italiennes Université de Montréal Département d'études anciennes et modernes 'X I Ufp m v •• , • V : Ste , m* , WM Nouveau programme de 60 crédits offert dès le prochain trimestre commençant le 3 janvier 1978.Il comprend des cours de langue, de littérature, de culture et de civilisation italiennes, ainsi que des cours connexes en humanités gréco-latines, en histoire, en histoire de l'art et en linguistique.Associé à un mineur d’une autre discipline ou à un programme hétérogène (30 crédits), il conduit à l'obtention d'un baccalauréat ès arts.Pour tout renseignement additionnel, prière de s’adresser à: Mme Maria Predelli Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département d'études anciennes et modernes C.P.6128, Succursale A Montréal (Québec) H3C 3J7 Tél.: 343-5929 ou 343-6222 Date limite de demande d'admission 1er décembre 1977 GRANDE VENTE SPÉCIALE D’AVANT-SAISON DES FÊTES JUSQU’AU 30 NOVEMBRE 1977 CHOISIR DÈS MAINTENANT LES CADEAUX DE NOËL.C’EST ÉPARGNER! 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c’est lui donner bien des puissances.La police entre dans une librairie, n’importe laquelle, et farfouille.Car, bien sûr, on n’attend pas d’elle qu’elle sache lire; comprendre: moins encore.Elle prend un livre sur une étagère, le parcourt et le saisit comme elle saisirait une bombe.Et voilà qu’une fois de plus, le livre redevient le bouc-émissaire d’on ne sait quel mauvais rêve de justice.Et voilà que l’angoisse souffle à nouveau sur nos héros en uniformes, spécialistes des interdits et des saisies: “Puisque c’est écrit, pensent-ils, c’est vrai; puisque c’est vrai, c’est dangereux.” Pourtant le jeune homme dont il va être question ici, n’est ni poète, ni romancier, ni même philosophe; quel dommage pour lui, il aurait profité de l'indulgence que l’on accorde généralement aux intellectuels pourvu qu’ils se taisent et oublient.Pourtant, ce dont il va être question ici n’est pas le sexe.Ce n’est pas une histoire de pornographie.Il s’agit de drogue.Si je me sens concerné par l’evéne-ment que je vais relater, c’est que depuis des années ce problème me préoccupée.En effet, je ne puis concevoir que, tout soudain, des millions d’individus expérimentent les hallucinogènes sans une raison grave qui touche au collectif sans doute plus qu’à l’individuel.Après tout, on ne côtoie pas le danger, on ne se fait pas cobaye volontaire même si l’involontaire frise ici l’inconscient sans qu’il y ait, au plus profond de la Société et des etres, des signes qu’il nous faut découvrir et lire.D’ailleurs, je ne suis pas le seul et toute une ethnobotanique, de Wasson à Allegro, toute une sociologie s’y emploie depuis quelques années déjà; encore faut-il les connaître et prendre connaissance de leurs écrits.Donc, lors du Salon du livre de Québec, en 1976, un jeune homme, Yan David, publia en français un petit livre américain dont l’onjet est la culture de la marijuana.Le titre en français est Le Livre de poche du cultivateur de marijuana.C’est un bon résumé basé sur des recherches artisanales empiriques et sur des travaux que l’on fit autrefois sur la culture du chanvre, plante herbacée dont on peut tirer des fibres textiles.Ce livre se vend partout en anglais depuis des années, et encore aujourd’hui.Quiconque connaît le sujet le considère comme un livre anodin, charmant.De fait, il ne sert à rien pratiquement et tous ceux qui ont planté des graines de marijuana dans un pot à fleur le savent bien.Yan David est un chrétien, n voyait dans ce livre moins uie “incitation à commettre un acte criminel” que le moyen de faire la bataille à la petite pègre.Les nombreux fumeurs de marijuana, en effet, achètent le produit dans la rue et participent ainsi à un commerce dont les implications sont beaucoup plus graves qu’un délit de possession de marijuana.La pègre, on s’en doute, contrôle tout le marché de la drogue, celui de l’hé-roine, de la cocaine et des autres substances psychotropiques.Une célèbre émission au canal 6 en montrait dernièrement toutes les ramifications, énormes, puissantes.Acheter son “pot”, c’est donc une façon de participer à une criminalité beaucoup plus dommageable pour la Société que de faire pousser un peu de marijuana.Cette opinion, pour contournée qu’elle puisse paraître, est classique de ce que l’on a appelé la Contre-culture.Des visiteurs du Salon du livre de Québec, sourcilleux, se sont plaint que Yan David vende son petit livre.La police est intervenue; elle a saisi ce livre dans les librairies de Québec et a porté plainte.Mentionnons ici que feu le docteur Boudrault (paix à son âme), directeur de l’OPTAT, a servi de soutien à l’accusation.Chose étrange! Yan David a été cité eh procès.Persistant à plaider non coupable car, dans son esprit, son petit livre était non seulement innocent mais nécessaire.Il a choisi un procès devant jury, tous citoyens au-dessus de tous soupçons, en plus grand nombre nommes que femmes, plutôt âgés que jeunes.Le verdict vient donc d’être rendu: Yan David a été condamné à une sentence suspendue de deux ans après avoir été reconnu coupable d’incitation à commettre un acte criminel.Le plus curieux de cette affaire, c’est que l’accusation n’a pu prouver que le livre ait jamais incité quiconque à cultiver de la mari- juana.sauf pour un article Earu dans le Journal de Qué-ec dans lequel un journaliste, plutôt facétieux que sérieux, rendit compte du livre sur le ton “Et maintenant nous pouvons tous le faire”, ce qui prouve son ignorance en horticulture et en botanique.Signalons enfin qu’un simple délit de possession vaut à l’accusé une amende de $150.En réalité, ce n’est pas tellement le livre qui fut condamné (en ce cas, il eût fallu saisir tous les livres en anglais, ce qui ne peut pas se faire), que la préface, éminemment honnête, donc éminemment malhabile, de Yan David.N’écrivait-il pas: “Fini l’ère des pushers malhonnêtes.” C’était là l’incitation attendue, sur laquelle on pouvait le condamner.Faute sans doute de condamner les “pushers.” Sûr de son coup, Yan David ne s’est d’ailleurs pas défendu.“Ca va paraître, disait-il, que l’on a rien fait de mal.” Ca n’a pas paru.Le bruit court même a Québec que ni l’accusation ni le juge n’ont montré beaucoup de jugement.Le bruit court aussi que le ministère public aurait proposé à Yan David de plaider coupable avec l’assurance que sa sentence serait minime.Il a préféré aller selon sa conscience.Il a eu tort.Du moins, est-il important que cette mésaventure ne reste pas parmi les archives inconnues de notre système qui manque trop souvent de discernement et de souplesse quand sa grosse machine se met en marche.Si la pègre peut se réjouir que le système la défende si bien, nous ne pouvons pas, nous, être indifférent à cette condamnation.Que Yan David ait été maladroit, on ne peut qu’en convenir.Il n’en est que plus méritoire.Un fait existe, indéniable.Les psychotropes sont là pour rester, un bon moment encore.Nous sommes une école sensée à prétendre que la loi est mal faite, que les gouvernements font preuve de pusillanimité dans ce domaine.JEAN BASILE L’usager n’est généralement pas un “criminer dans le sens ordinaire du mot.S’il n’est pas criminel, il faut donc le décriminaliser.C’est une question de bon sens autant que de justice.Ou alors, il faut tout simplement déclarer la guerre à tous ceux qui s’intéressent à ces problème.Ce qui ne se peut.Yan David et son petit livre posent un problème qui ne devrait pas laisser indifférent le grand public, et moins encore les instances dont le rôle est de lutter pour une humanisation de notre Justice officielle.Condamné officiellement, Yan David est devenu un criminel.Or, de toute évidence, il n’en est pas un.Il est déplorable qu’un jury se soit préoccupé de la lettre avant de penser à l’esprit.Cela montre, une fois de plus, en quel état de décadence morale est notre Société qui ne sait plus faire la distinction entre une erreur et une faute.Ma rencontre avec Teng/su/fe de l’article de Han Suyin appris que des balivernes, mais le niveau général de l’enseignement a été rabaissé.Dans la tranche d’âge 25-35 ans, nous manquons maintenant de personnel scientifique, de recherche, de méde-pins, d’ingénieurs, de biologistes, de mathématiciens.c est là que l’on rencontre un vide.c’est un gros problème.” dit Teng, le visage tendu.“Il a fallu remédier au plus vite à cette carence.On a Jonc changé les méthodes de recrutement des étudiants.L’enseignement revient “au système des 5-5-4” (cinq ans d’enseignement primaire, cinq ans d’enseignement secondaire et au moins quatre ans d’université, parfois plus).Des unités spéciales de formation vont être créées, avec de meilleurs professeurs et des étudiants sélectionnés; le niveau général des études va être relevé; on va accroître le nombre des écoles de loisirs dans les usines.Il n’est pas question de renoncer à l’enseignement donné a mi-temps (programme mi-études mi-travail de certaines universités); mais on créera en outre des séminaires spécialisés pour répondre à des besoins sectoriels et s’adressant à des étudiants particulièrement doués.Un Comité National de la Science va voir le jour.Son rôle est avant tout de coordination et de stimulation des études et recherches des universités, des académies scientifiques, des instituts, des mines, des usines, de l’agriculture.Mais il aura aussi pour tâche de vulgariser les connaissances scientifiques dans l’ensemble de la population.” Je fis alors remarquer qu’on pourrait traduire et utiliser de nombreux ouvrages de science-fiction qui attireraient l’attention de la jeunesse sur les secteurs de pointe et stimuleraient l’imagination indispensable à toute recherche, à tout développement scientifique."Oui, dit Teng, cela entre dans notre programme de vulgarisation des connaissances scientifiques pour le public.Heureusement, notre peuple est très intelligent et nous disposons d’un noyau scientifique capable et dévoué.Nous ferons appel à tous et tâcherons de bien orienter leurs travaux.ce qui n’a pas été le cas sous le règne des Quatre.“Nous allons ouvrir les portes toutes grandes.Nous allons tout d’abord maîtriser l’é- tat le plus avancé des connaissances actuelles et des méthodes d’enseignement.Nous ne nous arrêterons pas à 1930 ou à 1940.C’est sur la base des travaux les plus modernes que nous apprendrons à innover, à créer.’’ Pour commencer, on a mis en chantier de nouveaux manuels, inspirés des connaissances récentes de sept pays hautement industrialisés, dont le Japon.Toute innovation sera dorénavant disséquée, examinée, étudiée pour voir comment l’appliquer à la Chine.Naturellement, certains travaux devront être réservés à l’examen des Instituts spécialisés.du moins dans un premier temps.Et Teng d’expliquer: “Tout ce que le monde a de plus nouveau doit nous offrir un point de départ.H nous faut rattraper notre retard et dépasser les autres à notre tour.Dans les vingt-trois ans à venir, il faut que nous parvenions à un niveau international d’excellence dans les sciences et la technologie.” Tout en parlant, Teng s’était animé.Il s’interrompit, reprit son calme et fit quelques plaisanteries.Puis il me demanda ce que j’avais pensé de l’Opéra du Sechuan.“Comme vous, je suis un fanatique de l’Opéra du Sechuan”, me dit-il, mais il n’ajoute pas, ce qui est cependant vrai, qu’il est également fanatique de foot-ball (soccer).Il redevint sérieux et ajoute sur un mode plus grave: “Il nous faut cesser de nous mentir à nous-mêmes.” Puis, parlant de la mécanisation de l’agriculture, il dit aussi: “Nous pouvons faire beaucoup dans ce domaine.Avec un peu de méthode, nous pourrions quintupler notre roduction de tracteurs.Un omme d’affaires japonais m’a dit: ‘Donnez-moi une de vos usines et j’en multiplie le rendement par cinq sans acheter un seul outil’.” La Chine, aujourd’hui, sait ce qu’elle veut et où elle va.Ses possibilités sont gigantesques.Quadrupler sa production n’est nullement un objectif chimérique.Mais, comme dit Teng: “Avant cela, il nous faut extirper les derniers îlots d’influence du Gang des Quatre.” C’est alors que Teng Hsiao-ping fit allusion à Tâge du président Hua Kuo-feng, qui est jeune puisqu’il n’a que cinquante-six ans.“C’est excellent pour la Chine et pour .et le lecteur béat — suite de la page couverture dés combinatoires qui font que la littérature n’est qu’un ensemble de recettes dont Du-marsais, Fontanier, le groupe Mu et les grands rhétoriqueurs des temps analytiques dressent une liste impressionnante de trucs infaillibles.Il ne s’agit surtout pas de goûter, encore moins Je se laisser aller au plaisir du texte, de communier avec un auteur dont on reconstitue l’itinéraire spirituel, le message secret.Il s’agit d’écrire dans un jargon illisible pour atteindre la vérité d’un dogme hors duquel il n’y a pas de salut et surtout de faire des schémas.Le graphe et le schéma constituent l’alpha et l’oméga de la scientificité.Les flèches, les triangles, l’upsilon pythagoricien, voire les cercles concentriques sont les instruments indispensables du sérieux critique comme le sont les néologismes absents des dictionnaires.Ces idées — dont beaucoup deviennent périmées depuis que Barthes a jeté par-dessus bord le terrorisme linguistique pour redécouvrir que lire est un plaisir, un orgasme de l’intelligence, une adhésion sensuelle aux ressources du langage déviant, me sont venues en lisant la très savante mais astucieuse Rhétorique de la lecture (1) de Michel Charles, grand maître de la rue d’Ulm.Loin de moi de jeter dans la géhenne ce livre sérieux, informé, convaincant, écrit dans le sillage des restaurateurs de la poétique et de la rhétorique, Paul-han, Todorov, Genette, Raymond Jean, Henri Meschonic.Hélas! il y a les suiveurs qui ne valent pas leurs maîtres et pour qui la littérature n’est pas une activité supérieure mais un simple décodage, le plus souvent arbitraire.Qui ne peut supporter le génie créateur le réduit à un ensemble de procédés poético-rhétoriques.Cela pose son homme et le rend bien sur plus qu’intelligent, singe qui mime le maître, plutôt mal et qui se contente d’évacuer la subjectivité et le contact profond avec le texte conçu comme un dialogue de 1 ame avec râme, comme une invitation à réécrire le texte offert a un nouvel élan créateur, comme une invitation à la communion d’un sujet avec un autre sujet.Michel Charles pose un postulat que tout le monde peut accepter et qu’Armand Hoog avait mis en évidence dans le Temps du lecteur: c’est bien le lecteur qui crée l’oeuvre, qui est le maître de l’oeuvre, qui en révèle le sens, qui lui donne naissance, qui le tire hors de la platitude réaliste alors que le Cratyle de Platon s’égarait dans l’adéquation du mot et de la réalité.Le mythe de la représentation, la mimesis est bel et bien l’enterrement de première classe de l’écriture dont la subversion est le signe de sa qualité.De là à construire des grimoires herméneutiques il y a de la marge, cette marge qu’ont franchie depuis vingt ans les esprits tortueux égares dans les mirages de leur fausse soentifieité, point focal de leurs désirs et de leurs obsessions si ce n’est de leurs instincts destructeurs.Pour Michel Charles, une rhétorique de la lecture est une nécessité mais il semble un peu trop oublier que si la peinture et la musique créent leur propre objet sans rapport sémantique, la littérature utilise des signes qui signifient, un langage dont on trouve un inventaire dans les dictionnaires et que Molière avait raison d’affirmer qu’un chat c’est un chat.Rien ne prévaut sur le langage comme sens offert même si certains auteurs trouvent leur plaisir à nous désorienter en brouillant les pistes avec le désir évident et souvent sadique d’empêcher une lecture naïve.On reconnaît là les grands écrivains dont le but premier n’est pas de communiquer, obsession de tous les psycho-sociologues à la manque, mais bien de nous provoquer en nous invitant à notre tour à devenir créateurs, et pourquoi pas écrivains en puissance.Le texte sera toujours là pour nous dérouter, pour faire de nous des lecteurs éveillés, des donneurs de sens, des libertés en acte.Au XVTIe siècle, la rhétorique nous confinait à l’ennui le plus profond et n’était qu’un ensemble de préceptes destinés aux esprits imitateurs.Michel Charles nous démontre, preuves à l’appui, que la littérature vue sous f’angle de la rhétorique, est une occupation créatrice et que le lecteur est finalement le maître.Ses lectures de Lautréamont, de Rabelais, de Benjamin Constant, de Jean Paulhan et de Baudelaire sont convaincantes parce qu’elles nous prouvent que le lecteur aux aguets a toujours raison et peut enrichir le texte.Mieux que Jakobsson, linguiste impénitent, il nous prouve que ‘la littérature est en effet rhétorique spécifique” et pas du tout un système de communication.ce mot qui me met en boule.La communication, c’est bon pour MacLuhan, pour la pléniture sémantique qu’offre le téléphone, pour les fadaises de la télévision.C’est du vent, du vide organisé, la pire concentration de la banalité du “Comment ça va?” Descendons maintenant des hauteurs alpestres pour patauger dans les marais des plaines monotones.Le lecteur béat existe et attend bouche bée la panade des nourrissons de l’esprit.Jean Dutourd, qui a déjà été mieux inspiré, lui offre Mascareigne ou le Schéma (2), un bien méchant roman, écrit à la hâte en trente jours, et cela se remarque oh combien.Les élections s en viennent, il fallait donc y aller d’un récit prémonitoire.Roman politique, roman de politique-fiction, écrit ironi-ue sans causticité, cette pro-uction hâtive gonfle le lot des écrits qui n’ont aucun rapport avec la littérature parce qu’ici la rhétorique est introuvable, le style sans chaleur, la construction digne d’un ca-cographe.Roman de politique-fiction paru à temps pour nourrir la polémique dont la France se meurt, fable, conte philosophique, fantaisie sans queue ni tête puisqu’un roman ne met pas en scène des personnages réels même si l’intention du romancier est de s'amuser et en même temps de feindre le sérieux.Mascareigne ou le Schéma, c’est Robespierre ressuscité dans la personne d’un obscur politicien communiste qui met Marchais et Mit-terand dans sa poche et reconstitue une France belliqueuse qui reconquiert l’Algérie en dix jours, annexe la Belgique, la Suisse, louche vers le Québec et confine Giscard d’Estaing dans la forteresse de l’ile d’Yeu, crée l’Union des Républiques socialistes françaises, fait trembier Brejnev et Carter.Faut-il en rire ou en pleurer?Ce dit acteur ridicule qui a pris pension dans une famille prolétarienne de la banlieue parisienne se fera tuer en plein Palais Bourbon par une clique de conventionnels et l’URSF s’écroulera.Giscard d’Estaing reviendra engraissé au palais de l’Élysée et la fête recommencera.Droite, gauche, centre, extrême gauche pourront recommencer les jeux de l’insulte dans une republique redevenue démocratique et impuissante.Et tout cela se passe entre 1978 et 1980.Vraiment Jean Dutourd, écrivain plein de suffissance, a écrit là un roman alimentaire qui ne parvient même pas à nous dérider et qui constitue un simple exercice de sous-littérature.Il me faut plus pour me faire vibrer! S'amuser avec des choses sérieuses, cela peut se faire, mais il y faut plus de talent que celui que Dutoud a oublié dans son encrier.Si c’est une démonstration par l’absurde, elle ne convaincra personne mais trouvera à coup sûr des lecteurs dans les salons où l’on cause et sur les terrasses des cafés parisiens où le bouche-à-oreille fait les réputations.Le lecteur béat sera comble mais le lecteur créateur aura la nausée.On ne vit pas sur sa réputation, on la justifie.Jean Dutourd s’est moqué de son lecteur mais se trotte sans doute les mains en rêvant à ses tirages tant il est vrai que tout est bon pour gonfler son portefeuille en un temps où la littérature est le plus souvent une bonne affaire commerciale.(1) Michel CHARLES, Rhétorique de la lecture, Paris, Seuil, 1977.(2) Jean DUTOURD, Mascareigne ou le Schéma, Paris, Juillet 1977.le Parti, dit Teng.Un jeune président reste longtemps à son poste.” Puis, pour conclure et parce que la presse occidentale fait souvent état de rivalités entre lui et Hua, il ajouta: “Je ne suis que l’assistant du prési- dent Hua.Je l’aide.Je ne demande rien d’autre.Je veux faire mon travail et c’est tout.” Et enfin: “Nous ne ferons de progrès que quand nous aurons admis que nous sommes en retard.” Là-dessus, il se leva pour marquer le terme de notre entretien.Il serra au hasard, à la ronde, très vite, les mains tendues vers lui.Et puis il partit vers d’autres rendez-vous.Il marche lentement, du pas des paysans du Sechuan.Cfest un homme qui n’a aucun souci de son apparence.Il ne pense qu’aux problèmes.tous ces roblèmes qu’il a tellement âte de prendre à bras le corps.• Copyright Stanké-Han Suyin télévision m Kmissions en noir et blanc SAMEDI C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Heidi 9.30 Wickie 10.00 La maison de personne 10.30 Monsieur Rosée 11.00 La semaine parlementaire 12.00 Le défilé de la coupe grey 2.30 La vie qui nous entoure 3.00 Es-tu d’accord?3.15 Déclic 4.00 Festivités de la coupe grey 5.00 Bagatelle 6.00 Pourquoi?6.30 Téléjournal 6.35 Ici.ailleurs 7.00 La femme bionique 8.00 La soirée du hockey ’ Détroit à Montréal” 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Politique fédérale Le parti libéral 11.10 Cinéma: "Les révoltés du Bounty” (drame — Américain 1962) 2.15 Ciné-nuit "Sang et lumière" (drame — Fr.Esp 1953) C F T AA (D 8.55 Horaire Bienvenue 9.00 Batman 9.30 Joe 90 10.00 La famille Stone 10.30 Papa a raison 11.00 Tarzan 12.00 Samedi midi 2.00 Ciné-samedi "Ile des dauphins bleus” (aventures — Américain 1964' 4.00 Super-car 4.30 La piste aux étoiles 5.30 Gros plan sur l'actualité 6.00 Et ça tourne 7.30 lies grands spectacles "La vingt-cinquième heure” (drame de guerre — Franco — Italien 1967) 8.00 Les grands spectacles: L'homme le plus dangereux du monde” (drame d’espionnage-Britannique 1969) 10.00 L'aventurier 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 La couleur du temps 11.25 Programme double "Jeff” (drame policier — Français 1968) 1.00 Cinéma: 'Son lit.un champ de bataille’’ (drame — Allemagne 1971) 2.30 Le 10 vous informe RADIO-QUÉBEC 03 18.30 Pas si béte.La chirurgie courante avec les chiens 19.00 F 5.6.19.30 Les olympiens “Gymnastique les femmes ' 20.00 Cinéma O N.F Kid et sentiments.21.30 De concert avec vous Karl Boehm CB aat o 9.30 Parade 10.30 Peanuts and Popcorn 11.55 What's New 12.00 Grey Cup Parade 2.30 Grey Cup 1976 4.00 CBC Curling classic 5.00 Space 1999 6.00 CBC Saturday Evening News 7.00 The Muppets 7.30 On our own CENTAUR: 453 St-François-Xavier 288-1229 “Eve" de L.Fineberg.du mardi au samedi 20 h 00.dim 19 h 00 Matinées mercredi: 13 h 00, samedi 14 h 00.relâche: lundi CENTRE D’ESSAI LE CONVENTUM: 1237 Sanguinet.843-3460 S».medi le groupe de musique: “L'engoulevent 21 h 30 Dimanche “Ste-icitte de demain" avec la troupe la Rallonge 21 h 30.L’ESKABEL: "Fando et lis" d'Anabal Jeudi, vendredi, dimanche 21 h Samedi 20 h 00 et minuit NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 Ste-Catherine 253-8974 “Zone” de Marcel Dubé.samedi 20 h 30 relâche dimanche PATRIOTE: 1474 Ste-Catherine E 523-1131 “Angèle Arsenault semaine et dim 21 h 00.Samedi 20 h et 23 h 00 PATRIOTE EN HAUT: 1474 Ste-Cathenne E 523-1131 "Les fiancés de Rose Latulippc" création du Grand Cirque Ordinaire Semaine et dim 20 h 00.samedi 19 h 30 et 22 h 30.relâche lundi et mardi POUDRIÈRE: île Ste-Hélène 52W1821 Der Hauptmann Von Koepenick de Cari Zuck-mayer Samedi 20 h 30 Relâche dimanche.7.30 Détroit à Montréal" 11.00 The National 11.15 Provincial Affaire 11.22 The City Tonight 11.37 Cine-six: “Nevada Smith” (Western — 19661 1.10 Station Closing CFCF © 6.00 University of the Air 7.00 Let’s Go 7.30 George 8.00 Scooby Doo 8.30 Dynomutt 9.00 Merrie Melodies 9.30 The Pink Panther 10.00 The Flintstones 10.30 Kidstuff 11.30 Rocket Robinhood Max the Mouse 12.00 Grey cup parade 2.00 1976 grey cup parade 4.00 Wide World of Sports 6.00 Feel Like Dancin' 7.00 Bionic Woman 8.00 Academy Performance 10.00 McGowan and Co.10.30 The Editors 11.00 CTV National News 12.00 The Twelve Midnight Movie: "Cromuelli’’ (Drame — 1970) “The sex symbol” (Drame — 1974) 4.00 Sign-off DIMANCHE CBFT 0 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Les aventures de Oui — Oui 9.30 Les contes de la rive 9.45 L'église en papier 10.00 Le jour du Seigneur 11.00 Second regard 12.00 La coupe Grey.quel souvenir! 12.30 Une finale sans lendemain 1.00 La coupe Grey 4.30 Ciné-magazine 5.00 La semaine verte 6.00 Les écrivains français: "Apollinaire en Wallonie”.6.30 Téléjournal 6.35 Télescopie 7.00 Avec le temps 7.30 Les beaux dimanches Special Mireille Mathieu 8.30 Les beaux dimanches “Richard Strauss — Chants de vie à la frontière de la mort” 10.30 Téléjournal 10.45 Sports-dimanche 11.00 Politique provinciale "Le parti québécois”.11.10 Ciné-club: "Le pirate noir” (Variété — Américain 1926) ¦ C F T M © 8.25 Horaire-bienvenue 8.30 Ministère mondial de Rex Humbard 9.30 lies petits bonshommes 10.00 C'était l'bon temps 11.30 2,000 ans après Jésus-Christ 12.00 Bon Dimanche 2.00 S-5 3.00 Les joyeux naufragés 3.30 Papa a raison 4.00 Yogi l'ours 4.30 Cette semaine à l'assemblée nationale SALLE DE CONCERT POLLACK: 555 Sherbrooke O 392-4501 Relâche SALLE WILFRID PELLETIER: Les danseurs et musiciens de Bali.samedi 20 h 30, Gilles Vigneault.Dimanche 20 h 30 THEATRE D’AUJOURD’HUI: 1297 Papineau.523-1211 “Les Faux brillants” de Jean-Claude Germain, tous les soirs 20 h 30 relâche lundi.THÉÂTRE MAISONNEUVE/ Yvon Deschamps 20 h 30.THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O.861-0563 “Pièce à deux” de T.Williams — du mardi au vendredi : 20 h 00.samedi 18 h 00 et 21 h 00.dim et lundi re-làhce.THÉÂTRE PORT ROYAL: “Un jour dans la mort de Joe Egg" de P Nichols.'10 h 30 THEATRE DE QUAT’SOUS: 100 ave des Pins.842-7278 “Damnée Manon, sacré Sandra de Michel Tremblay, tous les soirs 20 h 30 Re-lâchc lundi THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis 844-1793.“Gigi” de Colette, tous les soirs 20 h 00 dim.19 h 00 Relâche: lundi 5.00 Information voyages 5.30 Flipper 6.00 Au royaume des animaux 6.30 L’école du music-hall 7.00 Jardin des étoiles 8.00 Entrée libre “lia Chamade” (Drame psychologique -France - Italien 1968) 10.00 Regards sur le monde "Israël".10.30 Les nouvelles TVA 11.00 Les gens qui font l'événement 12.00 Amicalement vôtre 1.00 Le dix vous informe RADIO-QUÉBEC O 18.30 Documentaires: ’ Toutes voiles dehors en mer Rouge” 19.30 Ciné, plus: Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" (Drame policier de Elio Petri).22.00 Valeurs: C B AA T O 9.30 This week in parliament 10.30 Meeting place 11.30 Grey cup programme 1.00 Grey cup game 4.30 Country Canada 5.00 Hymn sing 5.30 Mr.Chips 6.00 The Wonderful World of Disney: “The Castaway cowboy” ARLEQUIN: 1004 Ste-Catherine Est, 288-2943.Samedi "Cpusin, cousine" 7.30 et "Frankenstein Junior" 9 30, “Smile orange" 12.00 p m., dimanche: “L’Odyssée d’Hindenberg” 1.30, 4.00, "Smile orange" 7.00 et “Love" 9 30 ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 “The heroes" 1.15, 3.20.5.25, 7 30.9.35.ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313."Bilitis" 12.15.2.00,3.50, 5.40,7.30,9.25 AVENUE: 1225 Ave Green Westmount 937-2747 “First love" 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00.BEAVER: 5117 Avenue du Parc 844-1952 "Double exposure of Holly" 12.00, 3.00, 5.50, 8 40 et “Devil made me do it" i.25, 4.15,7.05, 9.55.BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 "Alice, douce AUce” 1.00, 3.00, 5.15, 7.30, 9 35.BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure 261-2725.(Salle I) “Star wars” 1.30, 4 00.6.30, 9.00, (Salle 0) “Hanky panky" et “Shocking" dès 10 30 CARREFOUR: 318 SteCatherine O 86^8057 “Les montagnes russes” 12.45,2 55,5 05,7.20, 9 35 CENTRE D’ESSAI LE CONVENTUM: 1227 Sanguinet 284-9352.“Une semaine dans la vie de camarades” samedi partie 2 et dimanche partie 1 — 7.00 CHAMPLAIN: 1816 Ste-Catherine E.524-1685 (Salle I) “Lancer frappé" 12.00, 2.10, 4.20, 7 00.9.10, (Salle II) "Une étoile est née” 12 45.3.15.6.00.8 45 CINÉMA V: 5560 Sherbrooke O.489-5559 Samedi “Black sunday" 7.00 et "Beauty and the beast" 7.15 "New York, new York” 9.15 "Why shoot the teacher” 9.45 “And now for something completely different" 12.00.Di-manchê “New York, New York" 4.00 “Why shoot the teacher” 7 00 "The sting" 7.15 "O lucky man” 9.15."Black Sunday" 9.45 CINÉMA LONGUEU1L: 1 Place Longueuil 677-7933 "Le casse cou" Samedi 4 25, 8.00.Dimanche 12.40 , 4.15, 8.00."L’exorciste 2" Samedi 6,05 , 9 45 Dimanche 2 30.6.05 , 9.50 CLAREMONT: 538 Sherbrooke E 246-7395 “Looking for Mr Goodbar" 12.30, 2.55 , 5 20, 7.45, 10.10.CINÉMA 7e ART: 3180 Bélanger E.722-0302 "Rocky” sam: 5.15,9 20.Dim: 1 00,5.15,9 20."Si c'était à refaire" sam 7.30 Dim 3.00,7.30.CÔTE-DES-NEIGES: 735-5527 (Salle I) “You light up my life" 1.00, 3.00, 5 00.7.00, 9.00.(Salle O) “Star Wars" 12.15, 2.30, 4 45 , 7 00, 9.15.CRÉMAZIE: 8610 St-Denis 288-4210 “Bilitis" 12.15, 2 00.3.50, 5 40, 9.25 COMPLEXE DESJARDINS: (Salle I) "Pascual Duarte" 12.15, 2 05, 3.55, 5 45 , 7.35 , 9.25 (Salle II) "Picnic à Hanging Rock" 12 10.2 25, 4 40, 6 55 .9.15.(Salle III) "Mon oncle" 12 45, 2.50, 4.55, 7.05, 9.10.(Salle IV) "L’empire des sens” 1.10, 3.10, 5.10, 7.10, 9 15.DAUPHIN: 2396 Beaubien E.721-6060 (Salle Renoir) “La dentelière” 1.30.3.30, 5.30, 7.30, 9.30 (Salle McLaren" "Julie pot de colle 1 30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30.ELYSEE: 35 Milton O 842-6053 'Salle I): -L'ordinateur des pompes funèbres" sam 5.30, 7.30, 10.00 Dim: 1 30.3.30, 5.30, 7.30, 9 30 (Salle II): "L’horloger de St-Paul" sam 5 00, 7.30, 10.00 Dim: 1.00, 3.10, 5.20, 7 30.9 30 IMPÉRIAL: 1430 Bleury 281-7102.(Salle I): "On achève bien les chevaux" sam 7 30 Dim 3.00.7 00 “Le locataire" sam 9 30 Dim.5 00.9 00 Salle H): “Les diables" sam 7 30.Dim 7.00 “Délivrance" sam 9.30.Dim 5.00, 9.0C KENT: 619 Sherbrooke O 489-9707 ’’Frttz'the' cat' 12.50.3 40.6 30, 9.25 "Nine Uves of Fritz The Cat" 2.20.5.10, 8 00 7.00 The Beachcombers 7.30 Rhoda 8.00 The King of Kensington 8.30 All in the family 9.00 Sidestreet 10.00 Market place 10.30 Ombudsman 11.00 The National 11.15 Nation's business 11.21 The City Tonight 11.27 Cinéma: “Mr Magoo's Christmas special” CFCF CD 6.00 The Church 6.30 Crossroads 7.00 The Tree House Club 7.30 Day of Discovery 8.00 Rex Humbard 9.00 Oral Roberts 9.30 Jimmy Swaggart 10.00 Hellenic Programme 10.30 Teledomenica 11.30 Grey cup special 12.30 Grey cup forecast 77 1.00 Grey cup 5.00 Untamed Frontier 5.30 Garner Ted Armstrong 6.00 Dialogue — Québec 6.30 Question period 7.00 Nancy Drew 8.00 Six million dollar man 9 00 Kojak 10.00 CTV reports 11.00 CTV National News 11.21 Pulse 12.00 The Twelve Midnight Movie: "California split" (Comédie dramatique 1974) LOEWS: 954 Ste-Catherine O 861-7437 (Salle I) : “Semi-tough" 12.20, 2.30.4.40, 6 50.9 00 (Salle II): “Sex with a smile” 1.10, 3.10, 5.15, 7.15, 9 20 (Salle III) “Damnation Alley" 1.20, 3.20, 5.15, 7.15, 9.15 (Salle IV) "I never promised you a rose garden” 1.30,3.30, 5 25, 7 25.9.25.(Salle V) “The spy who loved me" 12.30, 2 45 5 00 7 15 9 30 MAJESTIC: 3166 Henri-Bourassa E.381-6116 "Les rescapés du futur" sam.5.25, 9.10.Dim 1.30, 5 25 , 9 10."Centre terre 7e continent” sam.7.30.Dim.3 40, 7 30 MERGER: 4260 Ste-Catherine E.254-6334.“Alice, douce Alice" 1.00, 3 00, 5.15, 7 30, 9 35 MONKLAND: 5505 Monkland 489-2579 “Piece of the action" 12.30, 4 40, 8 50 “Greased Lightning" 2.55, 7.05 OUTREMONT: 1248 Bernard 277-4145 The Rolling Stones Charbe is my darling” 7.00."Spectacle sur scène Offenbach" 10 00 Dimanche "The Beatles and beyond” 2 00 et "The best of the Rolling Stones" 4 30 “L’ombre des châteaux" 7 00 et "Le petit Marcel ou comment on devient indicateur de pobce" 9.30.PARISIEN: 480 Ste-Catherine O.(Salle I) "Un autre homme ou autre femme" 1.40, 4.10, 6 40, 9 10.(Salle II) "Affreux, sales et méchants" 12.40, 2.45, 4 50, 6.55 .9 00 (Salle III) "L’une chante, l'autre pas" 12.20, 2.35, 4.50, 7 05 , 9.20 (Salle IV) "L'animal" 1 40, 3.40, 5 40.7.40, 9.40.(Salle V) “Madame Claude” 12.50, 3.00, 5.10, 7.20, 9.30.PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 “Outrageous" 1.30, 3.30, 5.30, 7 30, 9.30 PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) "Équus” 12.20, 3.05, 5 50, 8.35.PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma) “Who has seen the wind” 12.45, 2.45,4,45, 6 50,8.50 PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 “Spirit of Seventy Sex” 12.00, 2 50 , 5.40, 8.30 et "Red, White and Blue” 1 00, 4 00, 6 50, 9 30.SALLE BREBEUF.5625 Decelles 731-1297 "L'oiseau bleu" 7.00, 9.15.SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1189 Samedi "Return of the pink panther" 5.00, "The Pawnbroker" 7.15, "Sorcerer" 9 30 et "Ladies and gentlemen the Rolbng Stones" 12 00.dimanche: "Ballerina'' 5 00 et "The Pawnbroker" 7 00 et “Les enfants du paradis" 9 00, SNOWDON: 6225 Décarie 842-1322 "SUrship invasions" 1 00.3 00.5.00, 7.00, 9 00 ST-DENIS: 1594 St-Denis 84^o,a ^ Billets: $8-$7 par concert International Music Store Montreal Trust, P.V.M.wusWue Hôtel Sheraton Mt-Rtmil 1455 Peel, Montréal, Québec H3A 1T5 SUPPLEMENTAIRES 27 et 28 novembre BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT ü fv-.# TRAGI-COMÉDIE FANTASTIQUE | musique originale d andre I ussier et robert racine decors costumes éclairages de claire nadon "une production des danseurs-comédiens pterre charbonneau, mane choumard, gilbert leblanc jean-pierre me donakJ martine nooelle, Sylvie st laurent, Suzanne tetreault au theatre de la bibliothèque nationale du québec 1700 St.Denis à 20:00h 26-27 nov.3-4-5 déc.adms3.oo berri-demontigny rés.366-5997 n Vous allez à la ^ ab PLACE DES ARTS • • Stationnement gratuit • Réduction de 157.sur le prix du menu • Quand vous dînez aux restaurants LE ORiLGaATIN KLSAW-FUl Pour bénéficier de ces avantages, adhérez au CLUBdeslOOO Afin de recevoir, sans frais, votre carte de membre, prière de compléter la demande ci dessous et de l'adresser à Serabec Complexe Desjardins ^ Serabec Nom:_______ Adresse: Profession : Accès à la PLACE DES ARTS par passage souterrain Moins de 25 ans.plus de 60 ans.billets demi-prix en vente 1/2 hre avant le spectacle 84 OUEST, RUE STE-CATHERINE 861 0563 gean-eguy foréau DES LE 16 DECEMBRE une mise en scene de olivier reicheribach cfionnaissez -CVous ^a yjoie lactée ?decors guy neveu costumes gyshlaine ouellet éclairages henri lehousse Jacques de karl wittlinger adaptation dénis choumard musique jean sauvageau cfhisdale BILLETS EN VENTE À CIEL MF La compagnie internationale de papier du Canada est heureuse de s’associer au spectacle des fêtes du TNM HT théâtre du rideau vert MARDI à SAMEDI 20 h.DIMANCHE 19 h.mise en scène danièle j suissa mireille deyglun françoise faucher michel dumont léniescoffié yvon bouchard marthe Choquette décor alistair mac rae costumes françois barbeau de Colette adaptation théâtrale de Colette et anila toos théâtre de la Jeunesse Q> Ky TOUS LES DIMANCHES 14b.MARIONNETTES PINOCCHIO Marionnettes de Pierre Rtgtmbalo at Nicola Lapomta avac Gaétan Gladu Entrée 15b.THÉÂTRE *’50 ANÉMONE ET L’IMPÉRATRICE ChHMtMrta d’André CiWoui ¦v*c Yvonne ladammt - Mortn* Turgton Franano Caron - Jacquot Piporm Entré# $1.50 ® RÉSERVATIONS^ 12h a 19h, 844-1793 Metro laurier, sortie Gilford — 4664, rue Soint-Deni» irv tc?-'V ^0^ > ^ 3$ vN:^ du 23 nov au 18 dec il théâtre national de mime du québec 4459 boul.st-laurent, montréai réservation : 526-9847 à 20.30 heures, relâche les lundis ADMISSION: $4.50 - ÉTUDIANTS: : $3.00 P 19 oct.au 4 déc PLANETARIUM DOW 1000,St.Jacques ouest MARDI et JEUDI 12h15, 21 h30 MERCREDI et VENDREDI I4hl5,21 h 30 SAMEDI 14hl5,16h30 et 21h30 DIMANCHE 13h,15h30,16h30 et 21h30 admission: $1.50 jeunesse:0.75 renseignements 872 3455 te service des sports et kxsirs de mootreal y NOËL CHANTÉ.PAR LES PETITS CHANTEURS du MONT-ROYAL SALLE CLAUDE CHAMPAGNE École Vincent d’Indy (Outremont) DIMANCHE LE 11 DÉCEMBRE À 14h.30 Billets en vente à l’Oratoire (733-8211) Une heure avant le concert, à l’entrée.L'ATLANTIDE ET SON HERITAGE Les 30 NOV.1-2-3 4 DEC.à20h30 AU PLATEAU Lts billets sont en vente à l’ÉZOTÉRIK, 1707 St-Denii Entrée: $3.” Tel:«« -7117 i n ATTTPFMAVIT l24s O»''*- 777-4145 WlRLmm I rue Bernard 277-2001 billete: $5.00, en vente eu cinéma, à CIEL-MF (LongueuO) à la TABAGIE VARIÉTÉS LAVAL (Centre Laval) elauCARROUSEL (St-Jean) culture et société Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 • 51 OCTOBRE et le grand départ vers l’inconnu Lundi dernier, après deux ans d’absence sur le.marché du disque, Octobre lançait son quatrième lone-jeu, oeuvre à tendance symphonique intitulée L’Autoroute des Rêves.La sortie tant attendue du disque coïncide avec le sixième anniversaire du groupe, coincide avec l’instauration de nouvelles directives sous l’égide de CBS, compagnie de disque avec laquelle le groupe vient de signer.Suite à de nombreux problèmes et démêlés légaux avec Transworld oui refusait de céder au groupe les bandes originales des trois premiers disques, Octobre dut attendre deux ans avant de trouver une compagnie qui l’accueillerait à ses propres conditions et exigences.L’Autoroute des Rêves fut enregistré cet été pendant une période de trois mois au Studio Marko.Le coût initial de production ne devait pas dépasser les $25,000, ce qui en soi est déjà plutôt dispendieux, mais à cause de la prolongation des sessions et de la participation d’une trentaine de musiciens de l’Orchestre symphonique, le coût de production augmenta considérablement et atteignit rapidement le chiffre de $40,000.Le groupe devra d’ailleurs rembourser une partie du montant à la compagnie dont le souci premier est avant tout de rentrer dans ses frais.Plusieurs reprochèrent à Octobre d’avoir voulu tenter le même coup qu’Harmonium en se lançant dans cette superproduction alors qu’en fait, le tout s’inscrivait dans une démarche logique entamée depuis quelques années et pouvant enfin se réaliser avec la nouvelle compagnie de disque.’’L’Autoroute des Rêves, dit Pierre Flynn, le leader du groupe, c’est une production ambitieuse que l’on a fait de peine et de misère.C’est quel- 3ue chose que l’on avait envie e tenter depuis longtemps mais qu’on avait été incapable de réaliser pour des raisons a la fois économiques et administratives.Cette fois-ci avec l’aide de CBS, on a senti qu’on pouvait aller jusqu’au bout de nos idées.De toutes façons, la musique, très différente de tout ce qu’on avait fait auparavant, l’exigeait.On ne peut pas dire que c’est un album-concept pour la bonne raison qu’on ne croit pas aux albums-concept.Chaque disque est une rédéfinition de soi, une remise en question.On se regarde tous les quatre ensemble, on se demande où on en est rendu dans nos affaires, on fait le point et puis on part pour le grand voyage.C’est seulement plusieurs mois plus tard, avec le recul, que l’on peut enfin identifier ce que l'on a crée ensemble.Aujourd'hui je serais incapable de définir l’Autoroute des Rêves et je dirais simplement que le fil conducteur est un départ dans l’intérieur humain.” Après six ans d’existence, sans avoir changé de configuration ni de musiciens, Octobre a quand même évolué au niveau de sa musique comme au niveau de sa thématique gé- i WM' ligne d’action n’a jamais été de donner aux gens ce qu’ils veulent mais au contraire de les devancer et de leur donner ce qu’éventuellement ils pourraient vouloir.Au sujet de cette carrière qui en six ans a counnu peu de rebondissements, mais qui a poursuivi sa démarche avec entêtement et fidélité, Flynn explique: “Octobre est un groupe qui vit de sa musique depuis six ans; ce n’est pas tout le monde dans l’industrie qui pourrait affirmer la même chose.Si notre public n’est pas un public aussi vaste qu’on le voudrait, c’est néanmoins un public fidèle qui a fait un bout de chemin avec nous.D faudrait absolument dissiper ce mythe de l’échec qui semble planer autour du groupe.Après six ans de survivance on est encore là, on est encore tous ensemble, on fait de la musique sans faire de compromis, il me semble que c’est plus une réussite qu’autre chose.Cette fois-ci de toutes façons, on a la certitude d’être en de bien meilleures mains et on mise énormément sur le travail que la compagnie va accomplir pour nous.Jusqu’à date le gros problème a’Octobre se situait au niveau de la mise en marché, de la promotion et de la publicité.Aujourd’hui, je nérale.Le côté revendicateur et engagé d’une chanson comme La maudite machine s’est transformé en recherche et en revendication par l’intérieur.La révolte est toujours aussi présente mais c’est une révolte plus subtile, moins évidente, une révolte face au quotidien aliénant et étroitement liée à une quête spirituelle et à un désir constant de dépassement de soi.“H y a en tout six chansons sur le disque et je ne conçois pas ces chansons comme des entités précises qui racontent chacune leur histoire mais comme un immense bloc organique.Je n’avais aucun désir de parler de la vie en général, du quotidien, de notre petit vécu de musiciens, je voulais aller beaucoup plus loin.Je pense qu’on en est rendu à une étape ici au Québec, ou musicalement, créativement, il faut inventer autre chose, ne pas avoir peur de s’en aller dans l’inconnu.Charlebois avait entamé cette démarche ïl y a quelques années mais il s’est perdu en cours de route.Il ne faut plus rester cantonné dans nos stéréotypes et nos clichés, ne pas croire que le Québec se résume aux ceintures fléchées, aux tourtières et aux violonneux.C’est important de puiser à même tes racines mais tu dois aussi puiser à même les racines de la musique en général, d’inspirer de tout ce qui s’est fait dans le monde entier, sur la planète terre.On ne peut pas ignorer ce qui s’est fait avant nous autres tant dans la musique classique que dans le jazz, on ne peut pas nier l’existence de la musique qui vient d’ailleurs.Il s'agit donc de puiser à même ces influences, de les adapter à notre propre personnalité et puis de les transfor- mer.C’est ce qu’on a tenté avec L’Autoroute des Rêves sans en faire une salade mais en assimilant complètement les influences de façon à produire quelque chose d’unifié et de consistant.” Plusieurs auront défini Octobre comme un groupe tourmenté, excessivement sérieux, parfois même un peu rigide.Flynn lui, voit les choses tout autrement: "Un est tourmentés dans la mesure où l’on cherche constamment, on est tous en perpétuel état de départ et a’instabilité.A chaque rois que l’on donne un spectacle, on veut que l’énergie qui se dégage soit encore plus grande et impressionnante que la dernière fois, qu’elle transcende toute une autre dimension de la musique.Souvent les gens méprennent cette énergie, qui n’engendre pas forcement une participation directe de la part du public, comme une forme d’oppression alors que c’est tout le contraire, ôn veut que le monde monte avec nous, qu’il embarque totalement avec sa tête, son coeur, son âme.” Pour Octobre, il semble encore que l’important soit avant tout de fane ce que chaque musicien ressent profon-dément.Leur politique et leur Faculté de musique le dimanche 4 décembre 20h00 L’ATELIER D’OPÉRA DE McGILL direction: Edith et Luciano Della Pergola.extraits des opéras de Mozart, Donizetti, Maurice André •Roi des trompettistes" Alfred Mitterhofer à l'orgue d'accompagnement Église Notre-Dame Demain soir à 7.30 Billets à léntree $8.00-S6.00 $4.00-$3.00 Places non réservées Pro Musica 1270 Sherbrooke O.Tel.: 845-0532 de 1 hà5h LESKABEL ouvre sa 7e saison avec Fando et Lis d’ARRABAL DU 17 NOV.AU 18 DÉC.jeudi, vendredi, dimanche 21h samedi 20h et minuit SUR RÉSERVATIONS SEULEMENT 842-4916 522-5776 Aller à l'Eskabel c est entamer un voya ge imprévisible aux frontières jJu rêve et de la contemplation et en meme temps, retrouver la veritable signification de l experience théâtrale M VAIS - Jeu 5 • Mouvement communicaNon culture œ mont réel Les Ateliers MCCM Session décembre à mars • Atelier de clown • Atelier d'écriture' • Exploration vocale (collectif-théâtre) • Improvisation avec • Formation de l'acteur le masque 9 j ¦ • Exploration rythmique et sonore Inscriptions dès maintenant 4828 St-Denis (Métro Laurier) téc 849-8224 SI NOTRE BUREAU EST FERMÉ.LAISSEZ VOTRE MESSAGE AU RÉPONDEUR TÉLÉPHONIQUE L’art et la diplomatie — suite de la page couverture s’agit de Landscape, Dr.Brichta’s House, Province Town et Untitled.Cette dernière, particulièrement importante dans le cheminement d’Hofmann, rappelle qu’il fut continuellement partagé entre ses attaches au surréalisme européen et son choix d'une expression moderniste.Cette dualité constitue un jalon important dans la formation de la sissibilité des jeunes américains perméables aux influences surréalistes et curieux des techniques automatistes.De Robert Motherwell, né en 1915, sans doute le plus européen des peintres abstraits américains, un passionne d’histoire et de littérature, on connaît les toiles où président l’intensité, la rigueur; dans ses collages, il laisse libre cours à sa fantaisie.Open 120 (1969), une grande toile 72 x 42 pouces, est un champ de bleu à l’infini, sectionné par quatre lignes blanches, légères, verticales.Un trait horizontal agit comme liaison entre la deuxième et la troisième ligne Helen Frankenthaler, née en 1928, a travaillé étroitement pendant quelques années, avec Jackson Pollock.Elle a participé au développement de l’art abstrait dans le New York de 1950.Ocean End (1974) diffère de ses pndes toiles des années 60.L harmonie, ici, se dégage des plans horizontaux et des tons d’une frande douceur.L’évocation 'une heure intense repose sur un tout petit trait bleu, au centre de la toile, fort et discret.Dans le hall de la résidence; c’est Robert Goodnough, ne en 1917, qui accueille avec Co- lours on Pink (1973).Elève de Hans Hofmann et d'Amédée Ozenfant, ses toiles reflètent à la fois le calme et la retenue dans les couleurs de base, la liberté et le mouvement étant assurés par des ensembles de formes qui envahissent la surface.Un tableau de Frank Stella, né en 1936, date de son époque classique.Cinéma de Pepsi: Sketch II (1966) est de beaucoup plus convainquant que ses toiles récentes, vues à Kassel.De Kenneth Noland, Tri-nal (1967), une oeuvre caractéristique de la période où l’artiste utilise comme support le format pointe de diamant allongé et applique en surface des séquences de bandes colorées qui assurent des valeurs constantes opposées à d'autres tons plus nuancés.Vibration et lutte contre la rigidité de la matière.Enfin, une belle toile de Jules Olitzki.Lament of Absolom (1973), marque l’évolution du traitement des surfaces, du lisse vers le rugueux.Les autres artistes qui font partie de l’exposition et qui sont également représentés par d'excellentes oeuvres: Milton Avery, Friedel Dzubas, Adolph Gottlieb, Paul Jenkins, Loren Màclver, Larry Poons, David Smith, Michael Steiner, Jane Wilson.L’exposition a été organisée avec la coopération de la Galerie David Mirvish de Toronto et celle du Musée Hirshorn de Washington.(1) La première exposition était Intitulée l’Art américain contemporain.Les oeuvres étaient prêtées par la fondation Woodward, Washington.Puccini, Verdi.Entrée libre Renseignements: Lundi à vendredi 9h-17h 392-8224 ^ V Pollack concert hall L\ Salle de concert Pollack fRWtwurs LE CLUB DE JAZZ DES CÉLÉBRITÉS CELEBRITY JAZZ CLUB Dir.Roué Doudou Boicel Semaine de Blues avec l'extraordinaire saxophoniste Eddie "Cleanhead" Vinson du 22 au 27 novembre WOODY SHAW Le fameux trompettiste de Jazz du 29nov.au 4 déc.CONCERTS.TOUS LES SOIRS heures d’ouverture 8 P.M.à 3 A.M.Réservez tôt pour le merveilleux réveillon du Jour de i'An avec Bill Evans SOLEIL LEVANT 286 ouett, Ste-Catherin* 861-0657 2 SPECTACLES À NE PAS MANQUER un événement ! ftljwisscunoes avec Beausoleil Broussard Michel Garneau Alain Lamontagne Québreizh Le Rêve Du Diable LE TAMANOIR el CIEL-MF prtsantant uni produdAn SMC Ven.-Sam.2-3 Déc.à8h30 blIItU »n vent*au cinema, I CIEL-MF (Longueuil) « la TABAQIE VARIÉTÉ S LAVAL (Centre Laval) et auCARROUSEL (St-Jean) prix da* billets $5.00 seulement L’ OUTREMONT 1248 Barnard immtv BaaiMtaainitiei moi 277-4145.277-2001 cRB-fm RAOUL DUGUAY avec ses musiciens JEUDI 15 DÉC.à 211)30 $4.50-5.50-6.50 BEAU BEC THCÀTRC , |B ©AINT 1594 St-Denis 849-4211 BNI8 0) Bérrt Démontigny Billet* en vente au guichet du lundi au samedi ________________par NATHALIE PETR0WSKI crois que ces lacunes vont enfin être comblées.” Depuis sa sortie, il va sans dire que L’Autoroute des Rêves suscite certaines controverses.Les gens habitués à considérer Octobre comme un groupe essentiellement pesant et métallique, ne comprennent pas tout à coup ce que vient faire cette pléiade de violons et de grosses orchestrations.“Je pense que c’est impossible de rester indifférent face au disque.On Taime ou on l’aime pas mais on peut difficilement l’écouter sans réagir d’une façon ou d’une autre.Si on perd du monde en cours de route, on va en gagner d’autres pour des raisons complètement différentes.De toutes façons, c’était la seule alternative possible pour le groupe.C’était la seule direction logique que Ton pouvait prendre et le risque en valait la peine”.En ce qui a trait à l’avenir d’Octobre, les projets ne sont pas encore tout à fait précis même si les désirs sont très clairs.“L’histoire se répète mille fois, de groupe en groupe, dit Flynn.Finalement malgré toutes les différences d’approche qu’il peut y avoir entre Octobre, Beau Dommage, Harmonium, Offenbach, on est tous dans le même bateau.On veut tous continuer à faire des disques, on veut jouer le plus souvent ssible, aller faire un tour en ance, rêver aux États-Unis.L'histoire se répète sans tourner en rond, mais toujours en allant de Tavant.” ecoLt De mime, corporél DU —4®04ilS- DIRECTIOn ARTISTIQUE :J€fin AJTELin .début de/ cour/ : lundi 20 nOV€mBR€_ 77 -dt't inSCRIPTIOnS de 12 h.à 10 h.PU THCPTRe D€ QUPT'SOUS lOO e/t ave.D€S PIflAlfTl0 sherbrooke) T€L: 045-6920 CONCEPTION ET GRAPHISME P.THIBAUDEAU.1 CD 'i- ' I.' La Compagnie Jean Duceppe 1975 INC.SPECTACLE .i Tant que durera l’interruption complète du service du métro, la Compagnie Jean Duceppe réduira d’un dollar ($1.00) le prix de tous les billets pour vous permettre de payer le taxi ou le stationnement.!de PETER NICHOLS Mirum ç V Mise en scène de Gaétan Labrèche LA CRITIQUE “C’est un spectacle poignant sans aucun doute qu’a réglé le metteur en scène Gaétan Labrèche.(.); les différents jeux des comédiens permettent une production rigoureuse.” Adrien Gruslin, Le Devoir “Une comédie drôle et déchirante! Avec cette pièce, Jean Duceppe poursuit la mission qu’il s’est fixée: offrir au public des ouvrages de qualité.” André Roche, Télé-Spec “Une pièce qui fera certes époque.” Huguette Proulx, Télé-Spec JUSQU’AU 11 DÉCEMBRE CE SOIR 201(30 $1.00 de réduction sur présentation du LIVRET-THÉÂTRE THEATRE* PORT-ROYAL ' PLACE'DES ARTS Tnii.Mrrdftihl ‘"t'Iiti! I.t^n fcniirlKùs (lu luurir.ui s.imrrii nu lusiv(,inui1)l - h ¦ midi ,t J I I (’.is i lu rusurv allons ldi h >l 6ième étage, 1035, rue de la Chevrotière.Québec.G1A 1H5.Pour de plus amples renseignements: (418) 643-2364 IGouvernement du Québec, Ministère des Affaires intergouvemementales DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE, Direction des Affaires éducatives.Daniel Louise mise en scène JEAN SALVY décor guy neveu costumes gyshlaine ouellet traduction JEAN-LOUIS ROUX de tennessee williams PIÈCE À DEUX blECE V DEUX tnm 861 0563 | Ô4 ouest, rue ste-catherine Moins de 25 ans.plus de 60 ans, billets demi-prix en vente 1/2 hre avant le spectacle Il est encore temps de s’abonner à la série Répertoire — 861-0563.scientifique des textes littéraires et de la littérature qui est proposée dans ce livre met en demeure la traditionnelle critique humaniste et romantique d’expliquer de manière simple et élémentaire (ce que devrait être la vulgarisation) ce qu’elle fait en prétendant “interpreter” les oeuvres littéraires; bien sûr, elle en est bien incapable et elle ne tiendrait pas le coup devant un tel objectif.Ce livre s’adresse donc à ceux que peuvent intéresser les théories de la littérature et, par conséquent, on peut retourner à M.Boucher sa question et sa critique.En effet, quelle conception des études littéraires se détend dans la question suivante: “quelle conception se .fait donc Laflèche de son lecteur?” D nous semble qu’en posant cette question, M.Boucher risque de se faire un “allié objec-tir de tous ceux qui voudraient bien que ce livre n'ait jamais été écrit et surtout pas publié, ceux qui ne commencent pas encore à se poser de questions, mais qui risquent de s’en faire poser bientôt et, à cause de ce livre, un peu plus rapidement qu’ils ne le voudraient.Guy LAFLÈCHE, auteur.Victor-Lévy BEAULIEU, éditeur.La “transparence” pour servir l’art lyrique M.Joseph Rouleau, Président du Mouvement d’art lyrique du Québec (M.A.A.L.Q.) Montréal, Tout d’abord je voudrais1 vous féliciter pour l’énorme travail et l’énergie que vous avez dépensés ainsi que vos collègues pour mettre au point un dossier permettant d’amorcer les discussions en vue de la création d’une nouvelle maison d’Opéra au Québec.Étant moi-même membre actif de votre mouvement et désirant comme vous qu’il atteigne ses buts, je me dois de faire cette intervention publique car je pense que pour qu’un tel mouvement soit vraiment efficace pour l’art lyrique il se doit d’être “transparent", de conserver une belle image et de ne pas commettre d’erreur.Avant d’en venir au sujet de cette lettre je voudrais faire une très courte présentation.C’est le Québec qui a, en 1966, orienté ma carrière vers l’art lyrique; c’est aussi des artistes québécois qui en 1970 me suggéraient de retourner en Europe pour me perfectionner.Je dois donc beaucoup au Québec et c’est la raison pour laquelle je suis revenu ici il y a bientôt trois ans.Depuis mon retour, poursuivant une lutte que i’ai commencée en Europe parallèlement à ma carrière je me suis intéressé de nouveau à fond à tous les problèmes rattachés aux domaines de l’art lyrique et de la danse, dépensant mon temps et une partie de mes revenus pour chercher des solutions aux problèmes de formation des chanteurs, à la façon dont ils sont traités dans les institutions musicales, dans les maisons d’opéra, réduits le plus souvent à l’état de nantins./ai nu voir de près la mesquinerie et la méchanceté dont ils sont souvent l’objet, l’isolement dans lequel ils se trouvent et la façon dont ils sont exploités.J’ai pu aussi constater l’apathie dans laquelle les responsables s’efforcent de les garder, renforçant le manque de communication existant dans ce milieu» Ma prise de position dans cette lecture rejoint les buts pour lesquels je lutte depuis plusieurs années et exprimera à maints égards ce que la majorité silencieuse voudrait dire mais ne s’y résout pas, par peur, timidité, manque de confiance ou intérêt.La première assemblée générale du Mouvement d’action pour l’art lyrique du Québec (M.A.A.L.Q.) tenue le 31 octobre dernier à l’Hôtel Reine-Elisabeth, nous a laissé, pour un grand nombre d’entre nous, une impression désagréable comme si nous étions là uniquement "pour la galerie”, tout semblant déjà réglé d’avance sans qu’on n’y puisse rien changer par nos interventions.Je vais enumérer les différentes anomalies que j’ai relevées au cours de cette assemblée: I) Tout d’abord le rapport du Président nous a donne des espoirs très prometteurs sur les négociations en cours en vue de créer une compagnie permanente d’opéra au Québec, mais tout en se cantonnant dans les générah-tés.Les renseignements de fonds que nous attendions ne nous ont pas été divulgués pour des raisons de “stratégie de négociation”, apprenait-on.Que de mystère et de secrets.Je pense que les membres et cotisants du M.A.A.L.Q.auraient eu droit de savoir ce que le comité d’organisation propose véritablement en ce qui concerne par exemple: L’administration et la gestion de la nouvelle compagnie d’Opéra; de quelle manière le M.A.A.L.Q.interviendra dans la nomination des futurs dirigeants de cette maison et si les mêmes personnes siégeront sur les deux conseils d’administration.Les membres actifs du Mouvement seront-ils appelés à ratifier ou éventuellement discuter de telles nominations?Comment le M.A.A.L.Q.envisage-t-il le grave problème des syndicats dans la production Cette question intéressait les membres au premier chef car elle a un impact important quant au coût des productions.La confidentialité du dossier ne peut guère être invoquée lorsqu’il s'agit de répondre à ces questions et il y en aurait bien d'autres.Comme vous l’a fait remarquer très justement un membre, cette “discrétion” de votre part équivaut pour ce qui nous concerne à vous donner un chèque en blanc pour les négociations que vous ferez avec le gouvernement, vous prétendez parler en notre nom mais nous ne savons rien “d'important’’ de ce dossier.Mais "qui représentez-vous do.c?Vous-memes ou l’ensemble des membres qui vous supportent et qui sont la raison d'être de ce mouvement?Depuis 1893, il y a eu de nombreuses compagnies d’opéra à Montréal.Lorsque Ton étudie les raisons qui ont prévalu à leur disparition les unes après ’.es autres, on constate que le plus souvent, ce sont des attitudes secrètes et des cachotteries de-leurs administrateu i — le manque de communication avec les principaux intéressés et une politique de grandeur qui ont précipité le plus souvent leur déclin.Comme vous le mentionnez le I M.A.A.L.Q.n’est pas une compagnie d’opéra mais il s’est fixé comme objectif d’en créer une au Québec.Raison de plus de ne pas recommencer le meme petit jeu alors que les structures ne sont même pas en place.L’usage est plutôt au franc dialogue qu’aux cachotteries en 1977, vos interlocuteurs gouvernementaux vous en diront tant.2) Passons donc maintenant aux présences et aux différentes catégories de membres le soir de cette assemblée.On nous annonce qu’il y avait un total de 81 membres actifs présents ayant droit de vote sur un total de 210.Le mouvement ne prend pas la peine non plus de nous distribuer une liste de ses membres actifs — ma carte de membre porte aussi un numéro: le 267 — si cela est un numéro de membre je doute que le quorum fut atteint le soir du 31 octobre.Une autre constatation: votants et non-votants ne sont pas distingués en cours d’assemblée et tous auraient pu voter allègrement.3) L’élection du conseil d’admi-nistratiop fut bâclée, les membres à élire n’étant même pas présentés comme cela doit se faire.Un membre de l’assemblée se lève et sans se présenter dit: “je nomme Messieurs.Dans toute assemblée normale, on propose, on ne nomme pas.Certes ce ne sont que des mots, mais ils ont été choisis pour une raison précise.Il est triste de ne pas respecter ces règles élémentaires.4) Enfin suprême insulte aux membres du M.A.A.L.Q.venus s’informer et disposés au dialogue avec les dirigeants de ce mouvement: changement de l’ordre du jour reléguant à toute fin utile, la période de questions des membres, au néant puisqu’on la fait passer après le dernier point qui s’intitule “clôture de rassemblée’’.Il n’est donc plus question pour les membres de poser une éventuelle motion avec vote — un membre vous le fait d’ailleurs remarquer et vous lui répondez dans ce sens.Mais enfin, avez-vous la moindre idée, mon cher Monsieur, de ce qu’est une assemblée démocratique, dûment constituée, tenant des assises générales annuelles?Il ne faudrait pas prendre vos membres pour des enfants ou des imbéciles.Puis-je vous rappeler qu’une association comporte des chefs mais aussi des indiens.Tout ceci m’amène à vous demander si le M.A.A.L.Q.recherche vraiment le dialogue, s’il est capable de communiquer ouvertement.Le mouvement est-il prêt à un débat public qui sera nécessaire, à mon humble point de vue, pour expliquer et justifier cette maison d’opéra qui sera formée avec les fonds publics.Même si cette compagnie permanente créera des emplois, tout le monde sait qu’elle coûtera très cher à la collectivité.L’ère des négociations de coulisses est révolue et nous savons tous à quels abus elles ont conduit nos prédécesseurs.Pour réussir ce projet fabuleux qui nous tient tous à coeur, il faut instituer un cümat de confiance et présenter un front commun et uni de ses différents membres.J’espère, Monsieur le président, ue vous comprendrez que le but e ma lettre est de faire prendre conscience au M.A.A.L.Q.qu’il doit agir différemment s’il veut être assuré du plein succès de son entreprise et demeurer, aux yeux des autorités, un organe représentatif du monde lyrique et préserver sa crédibilité en tant qu’inter-locuteur privilégié — s’il en est — auprès des gouvernements.veuillez accepter, Monsieur Le Président, l’expression de mes sincères salutations.Alain NONAT Artiste lyrique-membre actif du M.A.A.L.Q.Montréal, le 6 novembre 1977 La Scouine: une précision Mme Angèle Dagenais Arts, et Lettres Permettez-moi de relever certaines erreurs probablement involontaires de votre critique du 14 novembre dernier, sur les crédits que vous accordez à M.Fernand Nault, chorégraphe du ballet de La Scouine récemment dansé à la Place des Arts.Ayant été celle qui apporta aux Grands Ballets Canadiens le roman de La Scouine, je suis aussi l’auteur du scénario, ce qui veut dire que j’ai tiré moi-même du roman, les scènes que M.Nault modifia et adapta par la suite à la danse, sans parler de la dernière où la Scouine retourne à l’état embryonnaire et que je rajoutai pour terminer le ballet.Si je me permets d’utiliser les colonnes de votre journal pour faire cette mise au point, c’est aussi pour décliner l’honneur du titre d’historienne dont m’avait accablé un journal de langue anglaise ce dont je ne suis pas.Croyez que je suis par ailleurs ravie de votre critique de La Scouine dont je vous remercie au nom de toute l’équipe, j’espère que ce ballet qui fut très difficile à monter, trouvera finalement son chemin dans le coeur de tous les québécois.Odette Le BORGNE Montréal, le 21 novembre 1977 < culture et société Le Devoir, samedi 26 novembre 1977 • 53 classiques PIERRE ROLLAND a écouté pour vous Sur deux pianoforte différents, Malcolm Blnns révèle deux Sonates de piano de Johann Nepomuk Hummel (1778-1837), l’opus 106 en ré majeur et l’opus 81 en fa dièze mineur.Cet enregistrement est des Éditions de l’Oiseau Lyre OSLO 530 dans la collection Florilegium”.À l’endos de la pochette, il est écrit que cette série de disques présente Vexécution d’oeuvres musicales du temps de la Re-; naissance jusqu’à l’époque romantique sur des instruments originaux ou leur copies authentiques, à partir des plus récentes recherches dans les textes originaux, l’instrumentation et les styles d’exécution de chaque période.Des illustrations et notes détaillées sur l’oeuvre et les instruments se trouvent dans l’encart.C’est ainsi que l’on peut savoir que l’instrument utilisé pour la sonate de l’opus 81 est un pianoforte de Georg Haschka, construit aux environs de 1825 et que l’autre sonate, celle de l’opus 106, est jouée sur un instrument construit à Presbourg (maintenant Bratislava) vers 1830 par Cari Schmidt.Réalisés de deux façons différentes, ces instruments n’ont pas le même timbre.On peut même apprendre sur cet encart que Malcolm Binns a vraiment essayé dans la mesure du possible de suivre les principes pianistiques et musicaux de Hummel, tels qu’il les a énoncés dans son traité sur l’art de jouer le piano.Musicalement, ces deux sonates sont très intéressantes.Cette musique composée par un élève de Mozart, de Cle-menti, d’Alorechtberger, de Salieri et de Haydn fait bien le lien entre celle de Mozart et celle de Chopin.C’est à Hummel que l’on doit la découverte de la première manière de composer de Chopin.En tant que compositeur, Hummel eut le malheur de vivre en même temps que Beethoven et Schubert.D fut un très grand virtuose, un excellent musicien et ses deux sonates sur ce disque révèlent un homme d’une grande science et de très bon goût.Hummel ne fait pas de concession à la mode de son époque.Au contraire, et plus on l’écoute, plus on y découvre une rigueur de pensée qui est tout à son honneur.La prise de son est particulièrement bien réussie.La gravure et l’usinage sont de très bonne qualité.En conclusion: Malcolm Binns, très bon pianiste et musicien! Sous le titre de “La Musique de Ballet de Rossini”, Philips 6780 027 présente en une double pochette (2 disques), Antonio de Almeida dirigeant l’Orchestre National de l’opéra de Monte Carlo.L’idée de jouer cette musique de ballet généralement négligée, extraite des opéras Le Siège de Corinthe, Moise, Guillaume Teli et Othello, est intéressante.Elle fait revivre toute cette époque de vie, la mondaine de l’Opéra de Paris du L’émergence d’une association internationale pour la mobilisation du potentiel perceptif :e cette epoque ae vie, la mondaine ae i upera ae 19è siècle, où pour satisfaire aux exigences du patronage de messieurs influents, “La Grande Boutique” comme l’appelait Verdi, se devait de présenter un ballet au deuxième acte de tout opéra.L’intérêt n’était pas tant pour le spectacle de la danse mais plutôt pour les jolies danseuses.De nos jours, on supprime la plupart du temps ces ballets intercalaires, sous prétexte que.généralement, ils ralentissent l’action ou encore qu’ils font monter les coûts de production, autant en spectacle que sur disque.D ne faut pas chercher à découvrir ici de très originales compositions de Rossini.Cette musique de ballet n’a qu’un but fonctionnel.Elle est cependant bien faite sans trop d’imagination, mais elle s’écoute cependant fort agréablement.Antonio de Almeida dirige avec entrain.Malheureusement, les musiciens de cet Orchestre National de l’Opéra de Monte Carlo jouent faux plus souvent que nécessaire et ne s’écoutent pas les uns les autres; ils semblent penser à toute autre chose qu’à ce qu’ils jouent.La prise de son est assez bien réussie bien que l'orchestre sonne mince.La gravure et l’usinage sont bons.En conclusion: beaucoup trop d’erreurs d intonation et de coordination dans le jeu d’ensemble.¦ Pour les nostalgiques de la voix de Jussi Bjoerling, London SR 33254 dans la Série Treasury, nous offre un très beau choix d’extraits d’oeuvres lyriques faisant partie de son répertoire: Cavaleria Rusticana, le Requiem de Verdi, le Pays du Sourire, la Gioconda, La Fanciulla del West, Fedora, l’Arlésiana, Un Ballo in Maschara et Manon Lescaut.L’Orchestre du Maggio Musicale FiorenÜno est dirigé par Alberto Erede.Et pour les trois plages consacrées à f opéra Cavalleria Rusticana, Jussi Bjoerling est entouré de Renata Tebaldi, Lucian Dani, Rita Corsi et les ; Choeurs du Mai Musical Florentin.LTngemisco qui se trouve à la fin du Dies Irae de la Missa du Requiem de Verdi, avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne, dirigé par Fritz Reiner est l’un des dermers enregistrements qu’il réalisa quelque peu avant sa disparition, le 9 septembre 1960, a Stockolm.Le soleil de la voix de ce grand ténor suédois revit magnifiquement sur ce disque.La gravure et l’usinage sont de très bonne qualité.La prise de son, bien que réalisée par différents preneurs de son à différentes époques et à différents endroits est < d’une très bonne qualité.En conclusion: de beaux souvenirs! Samedi dernier avait lieu à l’École Nationale de Théâtre, rue St-Denis, la première réunion régulière de l’association internationale pour la mobilisation de la créativité.Cette curieuse entreprise n’est en réalité qu’un regroupement de gens devenus techniciens de la mobilisation de mécanismes auto-perceptifs, et la plupart, il faut bien le dire, sont demeurés “vissés à leur ombéli-que sensoriel”.Supportés par une intelligentsia médicale, ils appliquent et imposent de plus en plus, comme malgré eux, l’inflexibilité d’une conception neurologique au contenu de certaines expériences, en particulier celles de l’enseignement, comme cela est introduit maintenant à l’Université du Québec à Trois-Rivières, ainsi qu’au domaine de la création proprement dite.La méthode en tout cas est d’inspiration clinique et constitue aujourd’hui le moyen de développement par excellence d’un nombre croissant d’individus qui, lorsqu’isolés dans une chambre close, et armés d’un peu plus d’une demi-douzaine de pinceaux et de couleurs, trouvent dans le délire du tachisme pictural, matière à enrichir leur créativité.Auparavant, on leur aura expliqué la structure des systèmes neuro-encéphaliques qui participent à l’élaboration des apprentissages courants de la perception, dans Tordre du discours et de la pensée rationnelle comme dans celui des conduites intuitives et spontanées.Ensuite, on les invite à suivre une démarche de production rapide sur des feuilles de journaux à raison d’un recouvrement toutes les deux minutes, selon les conditions spéciales d’une installation où il est convenu de noter en cours de route toutes réactions particulières.L’Association comme telle existe seulement depuis quelques mois et se trouve représentée au niveau de la section québécoise par une soixantaine de personnes.Pour le moment, plusieurs sont d’anciens patients, il y a aussi quelques médecins en formation, québécois et étrangers et aussi, bien sûr, des instituteurs (trices) de différentes conditions et niveaux.Il faut parler aussi du comité international, plus sérieux et représenté cette fois par des coordonnateurs de diverses nationalités.Encore ici on retrouve un certain nombre de médecins qui constituent une espèce psychique subtile sous le couvert de leur spécialité en médecine psycho-somatique.Pour expliquer maintenant cette référence à la créativité, disons que Ton observe chez un certain nombre de sujets, parmi ceux et celles qui prennent la méthode au sérieux, un développement relié aux effets souvent positifs du potentiel général de suggestibilité.Il s agit d’induire par une technique particulière, une disponibilité de plus en plus globale de la perception, accordant pour ainsi aire l’individu à lui-même, ce qui en retour, ne peut que favoriser dans ce cas précis, la créativité sous différentes formes.Toutefois, il ne faudrait pas exagérer la portée de ce terme; celui-ci est (.'ompris dans son acceptation commune d’une coloration progressive des initiatives naturelles de l’individu.D’ailleurs dans le seul fait de s’intéresser à la méthode, il y a déjà Les 75 ans de l’OSQ - suite de la page couverture Ainsi, cette saison TOSQ est en mesure de franchir cette étape essentielle à un orchestre que représente une première exécution du redoutable Sacre du printemps de Stavinsky (le 31 janvier prochain) et jouera également la monumentale Symphonie no 2, dite: “Résurrection" de Mahler (le 18 avril prochain).Le fait que TOSQ puisse inscrire ces deux oeuvres à ses programmes indique la maturité à laquelle il est parvenu.À l’occasion de son 75ième anniversaire, TOSQ a donné le 21 octobre dernier un concert au Kennedy Center de Washington sous la baguette de James de Preist avec le concours de la pianiste montréalaise Ja-nina Fialkowska.Le programme comprenait le poème symphonique L'Apocalypse de Jacques Hétu, le Concerto no 3, de Prokofieff, la Symphonie no 2, en la mineur, de Saint-Saëns et la suite Ma mère TOye de Ravel.Les critiques réputés de la capitale américaine que sont Paul Hume (The Washington Post) et Irving Lowens (Was- hington Star) n’ont que des éloges à adresser à l’orchestre québécois, à son chef et à la soliste invitée.Les Montréalais pourront bien penser ce qu’ilsveulent mais la critique américaine à l’endroit de TOSQ a été beaucoup plus favorable que celle accordée à l’Orchestre symphonique de Montréal à son concert de Carnegie Hall sous la direction de Rafael Friihbeck de Burgos au printemps de 1976.Pour marquer ses 75 ans, TOSQ organise un premier concours instrumental, ouvert aux instrumentistes à cordes (violon, alto, violoncelle et contrebasse) de 14 à 20 ans qui résident dans T Est du Québec (Mauricie, Québec, Saguenay-Lac-St-Jean, Bas-du-fleuve).L’inscription et le dossier des candidats doivent parvenir à TOSQ, 116, Côte de la Mon-' tagne, avant le 18 janvier prochain.Des prix en argent sont offerts et le gagnant du premier prix sera invité à se produire en soliste.Au début de février, TOSQ présentera une exposition de documents se rapportant à son histoire, dans les foyers du Grand Théâtre de Québec où il se produit depuis 1971.On pourra voir des programmes, affiches et photographies retraçant l’histoire du plus ancien des orchestres symphoniques canadiens.Lors d’une conférence de presse mercredi, James de Freist, directeur artistique, et François Magnan, directeur administratif, ont présenté le premier disque réalisé par f'OSQ.Enregistré par les soins de Radio Canada International et du réseau français, ce microsillon sous la direction de M.de Preist est consacré au Mouvement symphonique no 1, de Roger Matton, à la Suite provençale de Darius Milhaud et à l’Adagio pour cordes de Guillaume Lekeu.Radio-Canada présentera également une émission télévisée en hommage a l’Orchestre symphonique de Québec, aux Beaux dimanches, le 19 février prochain.La radio présentera aussi un document sur TOSQ à une date à déterminer.un choix de la part des personnes; un indice d’ouverture d’esprit qui n’est pas étranger à un certain sens créateur.C’est plutôt de cet élément dont il est question en réalité lorsqu’on fait allusion à la créativité, c’est-à-dire de ce qui s’empare des personnes aptes à persévérer dans ce qu’elles entreprennent de manière à ce que cela produise certains résultats.Bien sûr, on obtient toujours des résultats quand on persévère dans quelque chose et la production ici relève surtout d’un principe de continuité, d’un changement inhérent à l’expérience elle-même, d’un effort investi dans une démarche inhabituelle, plutôt que dans les modifications extérieures qu’elle entraine, même si certains faits de l’expression peuvent être observés séparément par la suite.Et il faut voir avec quelle vigilante précaution; ces practiciens de la créativité en laboratoire, cherchent à récupérer leurs énergies en regard de ce qui a été bien souvent une troublante catharsis relevant davantage de la biologie que de la culture.Toutefois, même s’il est évident que la signification et la direction de cette démarche de mobilisation relèvent à To-rigine d’une conscience expérimentale de faits neurophysiologiques, ce qu’il faut questionner c’est sa valeur humaine et, surtout, mettre en évidence la question des rapports entre la méthode et le sens concret de l’innovation comme telle.D’abord il ne faut pas oublier que le projet pris globalement est en voie de devenir autre chose qu’une ex-croissance médicale étant représentée de plus en plus par des personnes d’expérience et de formations inégales mais très conscientes d’elles-mêmes dans la relation aux choses extérieures.L’achat de petits cadeaux, la nouvelle disposition des meubles dans la salle à manger, la préparation de mets exquis, sont autant d’indices qui nous révèlent la nature des initiatives considérées ici pertinentes à la compréhension de Chaque vendredi soir LE GROUPE DE LA VEILLÉE organise un ATELIER DE TRAVAIL ouvert à tous Inf.: 761-5707 (le jeudi entre 12 et 17h) “JEUNES CONTEMPORAINS 76” exposition d’oeuvres d'artistes professionnels canadiens de trente ans ou moins 1er décembre — 31 décembre 1977 Vernissage: le jeudi, 1er décembre à 20h30.CENTRE SAIDYE BRONFMAN YM YWHA Si NHS 5170 chemin de la Côte Ste Catherine Entrée libre 739-2301 siE-iciro de René riarcotÎE joué par LR RALLONGE eo-produit par le Cerure D essai nuteur s I UjPWNOV.ffU présenté ru; 1237 satiGui-net TTltl.lies.12-56 Drain at i Td:28^-9352 SMC PRÉSENTE EN COLLABORATION AVEC d^j OFFENBACH Norman Ven.-Sam.25-26 Nov.à lOhOO $4.50 HATEZ-VOUS, bllleta «n venu au Cinéma, CIEL-MF (Longuaull) è la TABACHE VARIÉTÉ S (au Cantra Laval) al au CARROUSEL è St-Jaan AYTTniMWAlIT 1248 ouest 277-4145 UU 1 MiATlUn 1 rue Bernard 277-2001 % de StSauveuf présente LES CARCASSES 24-25 26 novembre A VENIR Le trio Paul et Paul les 1er-2-3 décembre Clémence Desrochers les 8-9-10 décembre TexLecor les 15-16-17 décembre Jeu.st vsn.Ih30, samedi 7H30 «110h30 p.nt.ligne directe S61-6652 local: 227-3747 la créativité.Mais s’il convient d’être critique par rapport à la méthode, il faut quand même valoriser quelque chose de cette mentalité qui relève du respect des personnes ainsi que de la sauvegarde des valeurs moins immédiatement visibles du sentiment et de Tâme individuelle.Pourtant, pour une majorité de plus en plus large, le dénominateur commun des préoccupations semble ressortir davantage d’une conception systémique de l’affectivité que de la vérité de l’expression considérée en elle-même et pour elle-même.Seuls quelques rares sujets plus éclairés, en par-, ticulier chez les femmes, semblent saisir certaines implications avec plus d’engagement et de lucidité.Mais de quelle autorité ces personnes seront-elles capables?Car il s’agit bien là d’un paradoxe qui oppose de plus en plus l’inspiration initiale de récupération et de décloisonnement des conduites à la systématisation de Tentrepriseelle-même qui sépare et réorganise par.SIMON LAFLAMME ce qui dans la vie, doit former un tout.Il y a quelques années, cette question était mieux située en Œtive et certains indivi-le génération bien éduquée et compétents avaient simplement cherché à définir en termes plus appropriés et accessibles au champ de la créativité naturelle Tessence d’une recherche proprement médicale.Loin d’être une intrusion à la liberté véritable, cette disposition voulait surtout offrir à des personnes et diverses conditions toutes les opportunités nécessaires au développement d’un comportement plus créateur parce que plus véridique.De plus, une telle orientation s’accordait au départ d’un climat social beaucoup plus ouvert et serein, d’une invitation quasi-culturelle à expliciter dans des situations réelles, le sens fondamental de souplesse propre à l’intégration interhémisphérique vraie.Avec le temps, cette réalité a pris une certaine tournure et on ne peut l’ignorer; aujourd’hui, l’accent est porté sur une mentalité stratégique technique et passive qui n’est plus que Tombre de ses origines vécues.On se réjouit jusqu’aux extrêmes à la seule idée d’exposer dans des musées quelques barbouillages bien encadrés “sans penser” qu’une dimension importante du message est bien ailleurs que dans l’objet réfléchi sur lui-même.Et les temps sont venus pour une certaine authenticité (rappelant quelque peu la simplicité des enfants), de manifester toute sa richesse de perception, si Ton veut se saisir de ce fumage grotesque et atteindre par delà le simple langage, à cette intégrité plus vitale des relations humaines.N F* À COMPTER dû ^OCTobRE sim.s-wl/li & lilus $6oo.\$9°o ( I* /Sum Fisias 11CIFL-MF 87 S ( îuiàs O, Lcwjif li cft> THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS S|) Montréal (Québec) H2k 1/4 \/p Guichets du lundi ,ui * T- s.imedi inclusivement /TV de midi à 21 heures l’as i V«y reservations léléphonirjue- BS Renseignements: 842-211 ENCORE CETTE ANNÉE À MIAMI BEACH.L’ACTION EST au Motel sites: ROSE OUELLETTE “La Poune” LOUIS ARMEL TEX LECOR LES GRANDES ETOILES QUEBECOISES EN VEDETTE TOUS LES HIVERS FAITES COÏNCIDER VOS VACANCES AVEC VOTRE VEDETTE PRÉFÉRÉE Aucun frais pour 2 entants en-dessous ch 15 ans occupant la mftme chambre que les parents (saut du 20 déc.au 6 janv.) 2 piscines et piscine spéciale pour enfants.Court de tennis sur l'océan.300 pieds de plage privée.Réfrigérateurs dans cha
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