Le devoir, 6 août 1977, samedi 6 août 1977
I LES VOYAGES hoae Perm»: 50178 1460 avenue Union Montreal H3A-2B8 Que 845-8221 tit4 tMUfCUftA IK STi^OT^E Vol.LXIX - NO 179 Dégagement progressif.Maximum 27 Montréal, samedi 6 août 1977 La transfiguration de Notre-Seigneur 25 CENTS c-\ Max Yalden succède à Keith Spicer OTTAWA (d’après CP) — C’est un Torontois de 47 ans, bilingue, docteur en philosophie et diplomate de carrière avant de devenir sous-ministre aux Communications en 1973, M.Max Yalden, qui succédera à M.Keith Spicer à la délicate fonction de commissaire aux langues officielles.Le choix du gouvernement Trudeau a déjà été ratifié par le Sénat mais la susceptibilité du député indépendant de Morton, M.Leonard Jones, vétéran des guerres linguistiques, a empêché les Communes d’officialiser la nomination de M.Yalden.M.Jones a en effet refusé le consentement unanime requis pour que la candidature de M.Yalden soit soumise à la Chambre.Contrairement à la rumeur prédisant la nomination d’un francophone au poste de commissaire aux langues, c’est un anglophone de Toronto, ou il a fréquenté l'université avant d’aller décrocher un doctorat en philosophie à l'université du Michigan, qui veillera à l'application de la loi sur les langues officielles du Canada.De 1956 à 1973, M.Yalden a occupé divers postes au ministère des Affaires extérieures, tant au Canada ou’à l'étranger.Il a également, pendant quelques années, agi comme conseiller spécial pour les Affaires fédérales-provinciales au sein du secrétariat d'État.Cette double expérience, de la diplomatie et des relations avec les provinces, lui servira sans doute dans les nouvelles fonctions qu’ils occupe à une heure particulièrement délicate pour les droits linguistiques au Canada.Son prédécesseur, M.Keith Spicer, qui poursuivra ses activités à Vancouver en tant que journaliste et universitaire, s’était donné une marque de commerce bien particulière: l’humour était selon lui la meilleure manière de dédramatiser la question linguistique et de faire passer un message difficile à accepter pour les anglophones.C’est en somme M.Spicer qui a mérité l'importance actuelle de ce poste de Commissaire aux langues officiel-Voir page 6: Yalden Un amendement à la loi sur les langues limitera le recours aux tribunaux par Lise Bissonnette OTTAWA — En guise de tentative pour parer à la guérilla judiciaire qui a fait les manchettes de la dernière année, la nouvelle session du Parlement fédéral à l’automne verra le gouvernement présenter un amendement a la loi sur les langues officielles pour v limiter radicalement le recours aux tribunaux, a appris hier LE DEVOIR.En contrepartie, il est possible et probable que les pouvoirs du Commissaire aux langues officielles deviennent exécutoires.Ses recommandations n’ont actuellement qu’une autorité morale.Ces indications ont été fournies hier au caucus libéral fédéral réuni à Ottawa par le Secrétaire d'Etat, M.John Roberts, qui a présidé au sein du cabinet un comité chargé de formuler les modifications à la politique de bilinguisme du gouvernement fédéral.Le cabinet a désormais approuvé la quarantaine de recommandations de ce comité, dont les plus importantes, outre la limitation des recours aux tribunaux, seraient les suivantes: • diminution d’environ 10,000 postes classés “bilingues” dans la fonction publique fédérale (il y a actuellement 68,000 postes bilingues, dont 52,000 ont effectivement des titulaires; ce dernier nombre passerait à 42,000); • resserrement des exigences pour les postes bilingues: il ne suffirait plus de déclarer sa “volonté” de devenir bilingue par des cours de formation, mais le candidat devrait posséder les connaissances linguistiques requises au moment de sa nomination; • fermeture graduelle de l’école des langues de la fonction publique, et réorientation des larges sommes qui y étaient investies dans des programmes proprement scolaires d'aide à l'enseignement de la langue seconde dans le système scolaire régulier administré par les provinces; • paiement prochain d'une prime au bilinguisme à tout employé qui utilise une deuxième langue pour au moins 5% de sa charge de travail.Mais cette prime n’aurait pas caractère permanent; • l'application de la politique de bilinguisme dans la fonction publique serait la responsabilité directe des sous-ministres et des cadres supérieurs des organismes gouvernementaux, qui seraient comptables de leurs actes et progrès devant le Conseil du Trésor.Il n'est donc plus question de regrouper toute l'action linguistique du gouvernement sous une autorité centralisée, comme certains le souhaitaient; Voir page 6: Langues Le gouvernement interviendra pour empêcher la grève des contrôleurs OTTAWA (CP) — Le gouvernement a intimé les contrôleurs de l’air de revenir avant minuit hier sur leur décision de déclencher des grèves tournantes dès 23 h 59 lundi soir.S'ils ne se plient pas à cette demande, a expliqué le ministre des Transports, M.Otto Lang, ils s'exposeront à une loi d’exception ordonnant leur retour au travail, loi dont les chefs syndicaux connaissent d'ailleurs les grandes lignes.Cette déclaration de M.Lang a été faite après la deuxième réunion du cabinet portant sur cette menace de grève.M.Lang a refusé de préciser la portée de la loi, mais a indiqué que le gouvernement ne se proposait pas d'augmenter ses offres salariales.Lors de la rupture des négociations jeudi, les aiguilleurs réclamaient une hausse de 12.6% tandis que le gouvernement était disposé à leur accorder huit pour cent.M.Lang n'a pas non plus indiqué quand les députes pourraient être rappelés aux Communes pour l’adoption d une loi spéciale.La session a été ajournée hier jusqu'au 17 octobre après un débat spécial de deux jours sur le gazoduc du nord.Le président de la Chambre, M.James Jerome, peut convoquer une session d’urgence si le besoin s’en fait sentir.Depuis qu’il a accordé le droit de grève à la fonction publique, il y a dix ans, le gouvernement a rarement rappelé ses propres employés au travail par une loi spéciale.L'adoption rapide d’une loi d’exception ne sera assurée que si tous les partis consentent à limiter les débats et à passer outre à des règlements de procédure.M.Lang a déclare hier qu’il serait trop optimiste de croire qu’une loi spéciale puisse être adoptée dès lundi, à temps pour empêcher les aiguilleurs de l’air de mettre leur menace de grève à exécution.En attendant, les contrôleurs mettaient la dernière main hier à leur stratégie, tan- dis que le ministère des Transports et les compagnies aériennes mettaient au point des mesures destinées à minimiser les effets des arrêts de travail prévus pour la semaine prochaine.Les compagnies aériennes américaines qui effectuent des liaisons au Canada se préparent à conduire et à prendre leurs passagers à des aéroports voisins de la frontière et à les transporter en autobus vers le Canada.Un porte-parole du ministère des Transports a déclaré que les représentants syndicaux avaient accepté de ne pas paralyser l’aéroport de Gander par leurs grèves tournantes, ce qui permettra à 800 vols à destination de l’Europe et de l’est des Etats-Unis de traverser l’espace aérien de Gander chaque semaine.Le syndicat a annoncé tard jeudi que les négociations étaient rompues et que les grèves tournantes prévues débuteraient lundi soir à 23h59.La pierre d’achoppement demeure la question salariale.Le président de la CATCA, (Association canaaienne des contrôleurs aériens) M.John Livingston, avait promis de donner au gouvernement un avis de six heures avant le déclenchement de toute grève pour permettre aux compagnies d’éviter tout aéroport qui pourrait être visé par les arrêts de travail.Il appert que les contrôleurs ont convenu finalement de donner un préavis plus long dans le cas de certains aéroports pour permettre une réduction du trafic aérien s’y dirigeant.M.Livingston, président de la CATCA, soutient que les contrôleurs qui ne seront pas touchés par les grèves tournantes et qui, par conséçjuant, demeureront en poste devraient etre payés par le gouvernement, si celui-ci ordonnait une cessation du trafic aérien et la fermeture des aéroports.Il a expliqué que le gouvernement.en vertu de la loi des relations de travail dans la fonction publique, ne pouvait décréter un lock-out à rendroit des aiguilleurs de l’air.M.McLeish est d’avis cependant qu’ad-venant la fermeture des aéroports par le gouvernement, tous les contrôleurs seraient mis à pied.Cette menace de grève, si elle se concrétise, constituerait le troisième arrêt de travail des contrôleurs et le second à être déclenché à la suite d'une rupture de négociations.Les contrôleurs avaient débrayé l’an dernier pour protester contre la politique du bilinguisme du gouvernement dans les communications aériennes.Leur premier différend contractuel remonte a 1972.M.Otto Lang, ministre des Transports V ' Six clauses de la convention collective n ont pas encore été paraphées par les né gociateurs, mais les deux parties sont au moins d’accord pour reconnaître que le litige repose sur les salaires.En vertu du dernier contrat de travail, le salaire annuel des contrôleurs varie de $8,200 pour un débutant à environ $25,000 pour un contrôleur de 12 ans d’expérience assigné aux aéroports les plus importants, où le trafic aérien est le plus lourd.Les contrôleurs réclament une hausse de 12.6%, soit une augmentation réelle de 8%' et une hausse additionnelle moyenne de 4.6% versée en vertu d’un nouveau système de classification des tâches.En vertu du nouveau système de classification, environ 60% des contrôleurs seraient versés dans des catégories d’emploi supérieures leur permettant de toucher une hausse additionnelle de 4.6%.Les contrôleurs prétendent que cette hausse ne peut être rescindée par la Commission de lutte contre l’inflation, du fait que cette reclassification constitue une promotion pour les contrôleurs en cause.Le gouvernement, quant à lui, offre une hausse de salaire de 7.4%, qu’il prétend être en réalité de 8%, en tenant compte des bénéfices marginaux, et estime que la Commission de lutte contre l’inflation doit être saisie de la demande d’une hausse additonnelle de 4.6%.D'autres clauses non réglées portent sur le nombre minimal d’aiguilleurs qui doivent occuper les tours de contrôle, sur les horaires de travail, les vacances et les clauses de protection pour les contrôleurs perdant leur permis de travail à la suite de problèmes de santé.L'Association des transporteurs aériens du Canada, qui regroupe Air Canada, CP Air de même que cinq transporteurs régionaux et la compagnie Wardair spécialisée dans les affrètements, a révélé pour sa part qu’il n'était pas question, du moins pour le moment, d’interrompre toutes les Voir page 6: Contrôleurs mm kJK y.f K?i 14 A K t wmm De manière non équivoque, un manifestant réclame le rétablissement de la peine de mort devant un salon de massage du centre-ville torontois, non loin de l’endroit où le corps du jeune Manuel Jaques, un cireur de chaussures âgé de 12 ans, a été trouvé la semaine dernière.Quatre hommes, dont trois employés de ce salon de massage, sont détenus à la suite de ce meurtre à caractère sexuel.(Téléphoto CP) Ottawa est résolu à faire approuver le projet du gazoduc avec l’embranchement M.Jim Livingston, président de la CATCA.par Gilles Provost OTTAWA — Après deux jours d’inutile débat spécial aux Communes sur le pipeline de l’arctique, le Gouvernement canadien s'apprête manifestement à donner son accord non seulement au gazoduc américain proposé par Foothills Pipe Line mais aussi à un embranchement — fortement contesté par les écologistes et sur lequel on ne possède aucune etude — ui suivrait l'autoroute de Dempster pour onner accès aux gisements canadiens dans le delta du Mackenzie.En effet, le ministre de l’Energie, des Mines et des Ressources, M.Alastair Gillespie, a déclaré hier que le Canada doit se doter rapidement d un approvisionne- ment à long terme en gaz naturel s’il veut convaincre les utilisateurs de pétrole de se tourner plutôt vers le gaz naturel pour réduire la dépendance nationale à l'égard du pétrole importé.“Nous ne pouvons prendre aucun risque de pénurie, a-t-il expliqué, et c’est pourquoi nous devons obtenir un accès à nos gisements de l’arctique avant 1985, de façon à nous laisser une marge de sécurité." Cette déclaration ministérielle démontre que le gouvernement a déjà décidé de construire un gazoduc et qua travers un projet apparemment destiné à satisfaire les seuls besoins américains, il cherche en réalité un accès aux gisements canadiens.Interrogé à ce sujet par LE DEVOIR à la sortie de la Chambre, M.Gillespie s’est dit confiant que les études prochaines permettront de trouver une solution acceptable pour l'environnement avant 1979, ce qui laisserait le temps de construire avant 1985 l’embranchement proposé par l'Office national de l’Energie le long de l’autoroute de Dempster jusqu'au delta du Mackenzie.Pendant les deux jours du débat spécial.les membres de l'opposition ont souvent fait semblant de croire que l’on ne discutait réellement que d’un projet destiné à satisfaire les seuls besoins américains et ils avaient alors beau jeu de demander au gouvernement d’être extrêmement rigide dans les négociations avec les États-Unis et de défendre fermement toutes sortes d’exigences à l’égard des retombées économiques et sociales d’un tel projet au Canada.“C’est eux qui ont besoin du pipe-line et nous sommes donc en position de force pour maintenir nos exigences”, a dit M.John Crosbie, député conservateur de Saint-Jean.Pourtant, tout le monde savait très bien que le véritable enjeu est l’accès aux réserves canadiennes de l’arctique et c’est vraisemblablement pourquoi absolument personne n’a jugé bon de contester l’utilité de construire un tel gazoduc qui causera au Canada divers problèmes sociaux et environnementaux.À première vue, la liaison future avec les gisements canadiens posera des problèmes environnementaux encore plus graves mais personne ne possède encore les données précises qui permettraient de dire si ces obstacles peuvent être surmontés.La plupart des comités qui ont effleuré ce dossier au cours de l'été ont exprimé des craintes vives à ce sujet.Quoi qu'il en soit, il est bien évident qu'une fois que la partie américaine du projet Foothills aura été mise en marche, il sera pratiquement impossible de revenir en arrière et de rejeter l'embranchement de Dempster sous prétexte que l'impact environnemental serait trop grand.A part cela, la principale idée nouvelle qui a sorti des deux jours de discussions et Voir page 6: Gazoduc En quittant Jérusalem, Vance fera un bref tour des capitales arabes AMMAN (d’après Reuter et AFP) — M.Cyrus Vance va retourner brièvement en Egypte, en Syrie et en Jordanie après son passage en Israël, qui devait être la dernière etape de sa tournée, apprend-on de source autorisée Américaine à Amman.Où se trouve actuellement le secrétaire d’Etat Américain.M.Vance doit s’entretenir mardi et mercredi avec le président du conseil israélien Menachem Begin, et il est attendu jeudi à Londres pour s’entretenir de la question rhodésienne avec le secrétaire d’Etat au Foreign Office, M.David Owen.Il ne disposera donc que de quelques heures pour informer les dirigeants des pays arabes dits du champ de bataille des résultats de ses entretiens avec M.Begin.Sa décision paraît cependant illustrer la détermination du gouvernement américain de maintenir le rythme de ses efforts actuels en vue d’une reprise de la conférence de Genève.Après avoir quitté Tel Aviv, le secréraire d’Etat se rendra donc successivement a Amman, Damas et Alexandrie pour informer personnellement chaque chef d'Etat des propositions et des idées recueillies à chaque étape de son second voyage au Voir page 6: Vance r.au sommaire Fox retient la plupart des recommandations du comité sur la réforme pénitentiaire — page 3 ¦ Un gouvernement, plusieurs visages: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le rendez-vous de Kuala Lumpur: une analyse de Georges Vigny — page 4 ¦ Le Palais des autres: un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ L’IRA veut empêcher la visite de la reine par une série d'attentats — page 7 ¦ Un créancier récalcitrant met Désourdy en faillite virtuelle — page 9 I 2 • Le Devoir, samedi 6 août 1977 René Lévesque se rendra en France du 2 au 4 novembre Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, se rendra en visite officielle en France du 2 au 4 novembre, a appris hier l’Agence France Presse de source proche des milieux gouvernementaux québécois.Cette visite a été préparée lors des voyages officiels qu’ont fait à Paris MM.Claude Morin, ministre québécois des Affaires intergouvemementales en mai dernier, et Bernard Landry, ministre d’État chargé du dévelop- pement industriel au mois de juin.Une soixantaine de journalistes canadiens devraient accompagner le premier ministre québécois au cours de son séjour en France, auquel on attache à Québec une grande importance.M.Lévesque, apprend-on de bonne source, sera accompagné aune vingtaine de personnes, dont des ministres et des hauts fonctionnaires des Affaires intergouvemementales.L’accès à l’école anglaise Les trois thèses s’affrontent une dernière fois en commission Cartel de l’uranium Trudeau invite l’opposition à s’adresser aux tribunaux OTTAWA (CP) - Le premier ministre, M.Trudeau, a indiqué hier aux députés de l'opposition que s’ils désiraient protester de l’illégalité de la conduite du gouvernement dans le cartel de l’uranium, ils pouvaient s’adresser aux tribunaux pour le faire.Mais, lui a fait remarquer le leader de l’opposition, M.Joe Clark, un arrêté en conseil rend illégal toute discussion de cette affaire, et même la possession de documents y ayant trait.Alors, comment pourrions-nous procéder devant les tribunaux?M.Clark a laissé entendre que les conservateurs étudieraient toutes les avenues qui leur sont ouvertes pour forcer le gouvernement à déclencher une enquête sur ce présumé cartel qui, selon lui, a coûté des milliards aux consommateurs canadiens.Le défi de M.Trudeau à l’opposition a été lancé durant un vif débat qui a marqué l’ouverture de la période de questions.M.Truoeau a déclaré de but en blanc que si l’opposition semblait croire qu’elle avait raison de penser que le gouvernement avait agi dans l’illégalité, rien ne l'empêchait d’avoir recours aux tribunaux pour obtenir justice.M.Trudeau a ajouté que le gouvernement attendait avec impatience le débat qui permettrait de déterminer si la participation du Canada à cette affaire allait à l’encontre de la loi sur les monopoles.Le premier ministre n'a toutefois pas indiqué quand pourrait se dérouler ce fameux débat.Pour la deuxième journée consécutive, les conservateurs ont harcelé le gouvernement sur sa participation au cartel.À sa sortie des Communes, M.Clark a déclaré que son parti se proposait d’obtenir une interprétation juridique sur la légalité de ce cartel.Un adjoint du leader conservateur a précisé par la suite qu’il faudrait, pour obtenir cette interprétation, porter des accusations.Selon M.Clark, deux études d’avocats de Toronto l’ont informé que l’arrêté en conseil du 23 septembre 1976 était libellé de telle façon qu’il leur était impossible de donner des conseils juridiques sur une enquête éventuelle.Le premier ministre, de son côté, a souligné que selon le ministère de la Justice, le cartel était tout ce qu’il y a de plus légal.L’arrête en conseil, a-t-il ajouté, n’a pas été préparé dans le but de camoufler les agissements du gouvernement mais bien pour empêcher les États-Unis d’appliquer ses lois aux citoyens canadiens.Un peu plus tard dans la journée, le ministre des Finances, M.Macdonald, a laissé entendre qu’il était prêt à montrer quelques documents sur le cartel aux conservateurs, si ces derniers voulaient bien indiquer quels documents les interessaient.M.Clark a répondu que son parti prenait bien note de cette suggestion.par Rodolphe Morissette QUÉBEC — Les trois thèses — péquiste, libérale et unioniste, sur la langue d'enseignement s'affrontent depuis hier en commission parlementaire sur la langue française, et pour une dernière fois avant l’adoption définitive de la loi no 101 par le gouvernement.Si le premier article du chapitre sur la langue d’enseignement et qui en sanctionne le principe général a été adopté à l’unanimité hier matin, ce sont les exceptions à ce principe, c’est-à-oire les conditions d’admissibilité à l’école anglaise, qui ferment le noeud gardien de ce débat interminable, entamé hier après-midi et qui se poursuivra la semaine prochaine.Tous les partis acceptent assurément que l’enseignement infra-collégial se donne en français dans les écoles du Quebec, sous réserve de certaines exceptions consacrant l’existence des institutions scolaires anglaises.Quant aux dérogations a cet article et qui touchent l’accès à l’école anglaise, les trois partis principaux de l’Assemblée nationale ne sont guère d’accord.Les unionistes acceptent le critère proposé par le gouvernement, celui de la fréquentation scolaire des parents, mais ils veulent l’élargir à deux égards: d’abord, les enfants dont le père ou la mère à reçu au Québec l’enseignement primaire, “ou secondaire’’ , ajoute l’UN, en anglais pourront fréquenter l’école anglaise.De plus, auront le meme privilège non seulement les enfants dont l’un des parents est domicilié au Québec (c’est la clause “Québec’’ ) et a reçu, hors du Québec, l’enseignement en anglais, mais également tous les enfants “dont le père ou la mère a reçu hors du Québec l’enseignement primaire en anglais” .Bref, il s’agit de remplacer la clause “Québec” par la clause “monde entier” : l’école anglaise est ouverte aux anglophones du monde entier, dans la mesure où un de leurs parents a reçu l’enseignement primaire en anglais quelque part.Quant aux libéraux, qui contestent radicalement le critère préconisé par le gouvernement, ils ont proposé hier de le remplacer par celui de l’appartenance à la communauté anglophone: on appartient à celle-ci si l’on a l’anglais pour langue maternelle ou si l’on parle et utilise l’anglais à la manière de ceux dont c’est la langue maternelle.Voila donc les amendements qui sont sur la table actuellement en commission parlementaire et sur lesquels on ne votera que la semaine prochaine, puisque chacun utilise au maximum son droit de parole, ainsi que de pai le prévoit le Règlement dé la Chambre.Si chacun des membres de la commission peut parler 20 minutes sur chaque article, chacun peut aussi proposer, en sus, des amendements et des sous-amendements, sur lesquels chacun peut encore s'exprimer pendant 20 minutes.Sans compter les nombreux points de reglement qui sont soulevés entre-temps.Le débat sur la langue d’enseignement avait été entamé jeudi soir dans un climat de haute tension.Et il importe de bien situer les acteurs qui rivalisent autour de la table.On en distingue quatre groupes, mis à part le président de la commission, M.Jean-Guy Cardinal, dont les remarques suaves et la patience — “celle de la démocratie", se plaît-il à rappeler — visent à pacifier cette petite assemblée délibérante parfois survoltée.Du côté ministériel, il faut distinguer deux groupes, qui certes ne s'opposent pas, mais qui jouent des rôles tout à fait differents.Comme les quatre libéraux représentés en commission emploient presque tout le temps que leur alloue le Règlement pour mener un mini-filibuster et soulever autant de points de règlement que possible, les sept députés péquistes d arrière-banc qui siègent à la commission se trouvent condamnés au silence le plus complet par la stratégie ministérielle (on veut gagner le plus de temps possible).Mais cette loi du silence souffre bien des exceptions, puisque les jeunes députés péquistes, frustrés de plus en plus de ne pouvoir s'exprimer sur une loi qui leur tient sans doute à coeur, tendent de plus en plus à se défouler par le biais de l’indiscipline, des petites farces et des remarques saugrenues sur ce qui se passe parmi “les des quatre coins du PA YS La loi sur la concurrence Les membres de la commission parlementaire sur les finances ont prié le gouvernement hier d’adoucir son projet de loi sur la concurrence et ont proposé des amendements qui, s'ils étaient acceptés, réduiraient de beaucoup les pouvoirs accordés aux autorités dans la surveillance des opérations économiques courantes.Il faut faire preuve de souplesse devant un projet de loi, ont souligné les membres de la commission parlementaire, et il faut imbriquer au système des méthodes de surveillance pour empêcher justement que ce système ne s’enraye à cause d’une application trop sévère de ses règlements.Les objectifs de ce projet de loi devraient être efficacité et concurrence, mais ces objectifs ne peuvent être soumis constamment à la spirale de l’économie.À propos d’emplois Le gouvernement surveille l’évolution de l’économie de très près, mais ne se propose pas de lancer pour le moment de programme de création d’emplois.Le ministre des Finances, M.Donald Macdonald, a expliqué aux Communes que la meilleure façon de créer des emplois était d’inciter l’industrie privée à étendre ses opérations.Le leader néodémocrate, M.Ed Broadbent, lui a rappelé que les diminutions d’impôt de $1.2 milliard accordées à l’industrie lors du budget de mars n’avaient pas incité ces compagnies à créer des emplois.Le gouvernement devrait donc reprendre un peu de cet argent et en créer, des emplois, a-t-il suggéré.Un nouveau locataire Le ministère fédéral des Travaux Publics vient de trouver un nouveau locataire pour le vaste local qu'occupait autrefois Information Canada rue Sainte-Catherine, à Montréal.Il s’agit des services philatéliques du ministère des Postes, qui étaient jusqu'à présent installés dans un bureau de poste voisin.Le gouvernement paye un loyer annuel de $176,506.24 pour ce local de la rue Sainte-Catherine, qui est inoccupé depuis la fermeture du bureau d’information Canada, le 5 novembre.On les laisse mourir Un neurochirurgien a révélé à Toronto hier que les hôpitaux canadiens laissaient mourir les nouveau-nés atteints de déficiences profondes.Le Dr Harley Smith, âgé de 37 ans, a précisé que cette situation se présentait surtout dans le cas d’enfants mongols, dont l’intestin est bloqué à la naissance.Ces enfants, s’ils ne sont pas opérés immédiatement, ne peuvent rien digérer.On conseille souvent aux parents, dans de pareils cas, de ne rien faire du tout, puisque de toute façon leur enfant ne sera jamais normal.Sur la couchette du bébé, on pose une carte sur laquelle sont écrites les lettres NPO, du latin “nihil per os”, rien par la bouche.Dans certains hôpitaux, poursuit le Dr Smith, on conseille aux infirmières de ne pas prendre ces enfants dans leurs bras, pour éviter qu'elles ne s’y attachent.Et si les malheureux ne sont pas emportés rapidement par une infection, ils peuvent survivre de 16 à 17 jours ainsi.Moins de visiteurs Près de 3.6 millions de visiteurs américains sont entrés au Canada en juin, soit 2.7 pour cent de moins par rapport à la période correspondance de l'an dernier, signalait Statistique Canada vendredi.Au cours du mois visé, le nombre de Canadiens qui ont visité les États-Unis a augmenté de 5.3 pour cent et s’est établi à 3.3 millions.Quant aux visiteurs qui sont entrés au Canada en provenance de pays autres que les États-Unis, leur nombre a diminué de 3:4 pour cent pour tomber à 202,600, tandis qu’on dénombrait 122,800 Canadiens rentrant d’autres pays, ce qui constitue une hausse de 25.1 pour cent.Déraillement en C.-B.Des dirigeants des Chemins de fer nationaux du Canada étaient vendredi sur le lieu où, la veille, s’était produit le déraillement de 15 des 84 wagons d’un train de marchandises, en Colombie-Britannique.Les wagons avaient déraillé sur un pont qui enjambe le Fraser, dans le canyon du même nom.Un des wagons est tombé dans le fleuve.L’accident s’est produit à une centaine de milles à l’ouest de Kamloops.Trois-Rivières sera reliée au service aérien Québec-Montréal QUÉBEC (PC) - La ville de Trois-Rivières sera de nouveau reliée au réseau aérien Québec-Montréal.POUR BIEN DiGÉRER UNE EAU DESAVTE AICAÜNE 6 PÉTILLANTE QUI FACiUTÉ.LE TRAJET DIGESTIF ETUÊUMlNADCN La firme Aérobec, de Québec, a en effet décidé de prendre à son compte, à compter du 15 septembre prochain, cette liaison qui avait été abandonnée par Air Canada, il y a six ans.Aérobec, propriété de trois hommes d'affaires de la région de Québec, reliera également Thetford-Mines à Montréal et Québec.La compagnie privée opé- rera ces deux nouvelles lignes sur la fréquence de trois vols par semaine, dans les deux sens, soit les lundi, mercredi et jeudi.Elle utilisera un appareil Piper Navajo bimoteur, d’une capacité de huit passagers.La liaison complète via Trois-Rivière, comme celle via Thetford-Mines, coûtera $34, aller.La première durera une heure et la seconde, une heure et 25 minutes.NETTOYEUR P.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 r TRAVAILLEUSE SOCIALE d’expérience, avec maîtrise, disponible, curriculum vitae sur demande.Téléphonez l’avant-midi ou le soir à : 738-6981 ou écrivez au: Denier 441 Le Devoir C.P.6033 Montréal, Qué.H3C 3C9 Un test gratuit pour les fumeurs qui désirent cesser de fumer Ce lest est gratuit! 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il s’agit du chapitre de la loi qui est le plus litigieux au gré de l’opposition, laquelle aurait fait des “sparages” jusqu’en dehors de la province pour sensibiliser l'opinion publique à ses thèses; il s’agit de plus du chapitre de la loi 22 qui en a signé l’échec ainsi que celui du précédent gouvernement tout entier en novembre dernier; la motion de clôture, lors de l’étude de la loi 22, est intervenue avant que la commission parlementaire n’ait eu la chance d’étudier ce même chapitre de la loi, etc.La motion fut finalement adoptée et l'étude du premier article sur la langue d’enseignement, entamée.Celui-ci, qui a finalement été adopté hier midi sans amendement et sans autre opposition qu’une molle resistance de forme, proclame que l'enseignement se donne iiçai lelle maternelles, dans les écoles primaires et secondaires, sous réserve des exceptions prévues dans les articles suivants.Bref, il s’agit d énoncer la loi générale.L'opposition libérale a voté en faveur de cet article, non sans avoir rappelé que les minorités n’accepteront jamais d’être entraînées dans pareil système scolaire unilingue, tel que le décrit en principe l'article 68 et oue les écoles anglaises ont besoin de “protection", sans allusion aux récentes enquêtes de la CECO.De son côté, l’UN a proposé d’inscrire dans cet article de la loi un engagement du gouvernement à améliorer la qualité et à augmenter la fréquence de l’enseignement des deux langues secondes principales dans toutes les écoles.Démarche plus publicitaire que sérieuse à ce stade-ci de la discussion et d’une recevabilité douteuse, puisque l’opposition n ’a guère la possibilité de soumettre des motions qui engagent des fonds publics.De toute manière, a répliqué le ministre de l’Éducation, il s’agit de deux grandes priorités de son ministère et qui ont été souvent annoncées depuis le 12 mars dernier.M.Jacques-Yvan Morin a profité de l’étude du chapitre sur la langue d’enseignement pour présenter, tard jeudi soir, un projet corrigé de règlement sur l’inscription scolaire, lequel comprend des mesures transitoires assouplies pour la rentrée de se; tembre prochain et dont L DEVOIR a fait connaître l’essentiel dans sa livraison d’hier.I Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE VACANCES b ou EUROCAMPER-TOURMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Renault — VY\ — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kiloim (rage illimili NssiiraiHT inli-riialiniialt Permis de conduire international elv .Kesen alions InlUls llaleau - \»ion ITINÉRAIRES routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1 1 76, rue DRUMMOND, MU — 861 -0200 "Touring Club de France” Certificats d’épargne fixes sans dépôt minimum $500 C’est un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÉFARGNE Charte fédérale.Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada.t » LE DEVOIR Page Montréal, samedi 6 août 1977 Francis Fox Tout en s’engageant à réformer les pénitenciers Fox hésite devant des changements majeurs OTTAWA (PC) — Le solliciteur général Francis Fox s’est engagé hier à entreprendre une réforme du système des prisons fédérales, mais il a demandé qu'on lui accorde le temps nécessaire pour étudier les recommandations d’un sous-comité du Parlement destinées à soustraire à la fonction publique le système pénitentiaire fédéral pour en faire un organisme indépendant.M.Fox, qui a fait connaître sa décision hier aux Communes, a déclaré que les hauts fonctionnaires avaient reçu ordre d'examiner les moyens d’appliquer les propositions du sous-comité pour faire du service des pénitenciers un organisme indépendant, à l’instar de la Gendarmerie fédérale.La proposition a été faite en juin dans un rapport rédigé par un groupe spécial du Comité de la justice aux Communes.Ce sous-comité, qui comprend 13 députés, avait été créé en octobre dernier à la suite des émeutes qui avaient ébranlé le système des prisons fédérales.Le sous-comité avait signalé, en juin, l'existence d’une crise au sein du système.Il avait fait 65 recommandations et prié instamment M.Fox d’agir sans tarder afin de réformer le système.Le solliciteur général a accepté 53 recommandations.Il a aussi souscrit à 13 principes énoncés par le sous-comité et sur lesquels le système devrait s’appuyer.Parmi les changements immédiats que M.Fox a annoncés figure la nomination de présidents indépendants pour les comités chargés d’examiner les mesures disciplinaires des prisonniers.Les présidents seraient des juges à la retraite ou des avocats, étrangers a l'administration des prisons: M.Fox a aussi fait savoir que la procédure des griefs recommandée par le sous-comité entrera à l'essai à partir du 15 novembre au pénitencier de la Saskatchewan.Selon le sous-comité, le système actuel est inefficace et crée plus de problèmes qu’il n’en résout.Il propose que deux prisonniers et deux membres du personnel forment un comité chargé d’examiner les griefs.Un membre du personnel administratif siégerait comme président.Un prisonnier qui serait insatisfait de la décision rendue par ce comité aurait le droit de faire appel auprès d’un médiateur de l’extérieur, et en dernier recours auprès du commissaire des pénitenciers.D'autre part, le solliciteur général a annoncé que 24 prisons seront bâties au cours des cinq prochaines années, dans le dessein de remplacer les établissements actuels à sécurité maximale, dont l'aspect de forteresse est jugé dépassé.Il a rejeté la proposition de bâtir une prison spéciale en Colombie-Britannique pour les habitués de la drogue, bien que les programmes de rééducation des victimes, notamment dans les prisons, se soient révélés décevants.Les propositions en faveur de prisons séparées pour les délinquants sexuels sont à l'étude, a-t-il dit, et un rapport sur ce sujet devrait être remis en octobre.Quant aux prisonniers qui doivent être détenus pour leur propre sécurité, des prisons séparées seraient créées au Québec et en Ontario; dans les autres provinces, on aurait recours à des sections séparées dans les prisons existantes.M.Fox s’est dit favorable à une proposition recommandant une prison séparée pour les jeunes délinquants.Il a fait remarquer, cependant, que 40 pour cent des 9,000 prisonniers ont entre 18 et 25 ans et qu’un traitement spécial né conviendrait pas à la plupart d’entre eux.La réforme ne réglerait pas le surpeuplement des prisons parGérald LeBlanc Même si le gouvernement fédéral appli-uait toutes les recommandations des 11 éputés qui ont visité les pénitenciers canadiens, le système carcéral resterait aux prises avec un problème fondamental, le surpeuplement.C'est la réaction formulée hier à Montréal par cinq groupes voués à la défense des intérêts des détenus: l’Office des droits des détenus, le Tremplin, l’Ecole de criminologie de l’université de Montréal, Action travail des femmes et AVEC.Ces organismes ont donné une conférence de presse pour commenter la décision du solliciteur général du Canada, M.Francis Fox, de retenir 53 des 65 recommandations du sous-comité sur le régime d’institutions pénitentiaires du Canada.Mis sur pied pour enquêter sur la situation des penitenciers, qui venaient d’être le théâtre d’émeutes repétées, ce comité de 11 députés fédéraux a remis son rapport à M.Fox au début de juin.“Pour nous, ce rapport constitue à la fois un rayon d’espoir et une immense déception”, a dit hier M.Jean-Claude Bernheim, de l’Office des droits des détenus, et porte-parole des cinq organismes à la conférence de presse.Smoke et Borden sont formellement accusés de meurtre qualifié par Bernard Merrier Le juge Jacques Lessard, de la Cour des se$sions, a fixe au 16 août prochain l’enquête préliminaire de Frank William Smoke et de sa complice, Karen Borden.Tous deux ont été formellement accusés hier de meurtre qualifié pour avoir présumément abattu de coups de feu à la tête un institutrice de Saint-Laurent, Mme Veronica Ambrose-Parent, quelques instants avant un hold-up, le 27 juillet dernier.Mme Ambrose-Parent était morte sur le coup, ayant été tirée à bout portant en voulant s'opposer au vol de son véhicule.Celui-ci a présumément été utilisé lors d'un vol à main armée de $961, quelques minutes plus tard, à la succursale de la Banque provinciale du Canada située au 1110.boulevard Laurentien, de la municipalité voisine.Représentée par Me Steve Goldenberg, Karen Borden a de plus été accusée de possession de 175 grammes de marijuana.Elle est également accusée d'une double accusation de vol d'auto, de conspiration pour commettre un vol à main armée, et de conspiration pour kidnapper et détenir M.Edgar Arana.À l'exception de celle ayant trait à la possession de marijuana, Smoke, que Me Gérard Rouleau défend, doit également répondre aux mêmes accusations.Rappelons que le matin même du meurtre de Mme Ambrose-Parent, Smoke et sa complice avaient séquestré M.Arana dans le coffre de sa voiture pour ensuite se diriger vers une banque qu’ils avaient l'intention de dévaliser.Mais l'homme réussit par lui-même à s’échapper et son véhicule devant servir au vol se trouvait donc de ce fait “brûlé”.On décida de l’abandonner sur place.C'est peu après, alors que Mme Ambrose-Parent se dirigeait vers sa voiture stationnée, que Smoke et sa complice auraient décidé de lui prendre son auto avec le tragique résultat que l’on sait.Rappelons que Smoke avait été libéré de prison au debut de juillet, après y avoir purgé une peine de 10 ans pour coups avec blessures, vols avec effraction et évasion.Un nouveau président à l’Office des professions QUÉBEC — Le ministre responsable de l'application des lois professionnelles, M.Jacques-Yvan Morin, a annoncé que Me André Desgagné est entré en fonction en tant que president de l’Office des professions du Québec.Le ministre s'est réjoui que Me Desgagné, dont la formation et l’expérience constituent une remarquable préparation à ses nouvelles fonctions, ait accepté la présidence de l'un des organismes les plus importants de l'État.Il a tenu à rappeler également les années consacrées par le président à l’enseignement et à 1 administration.“Ce sont là, a déclaré le ministre, des atouts indispensables pour celui qui est appelé à prendre la relève de Me Dussault a la tête de l’Office, lequel est situé au coeur même de la réforme des professions.” Ne à Québec, en 1925, Me André Desgagné est licencié en philosophie et en droit de l’Université Laval.Admis au Bar- Grève de camions À la suite des incidents violents qui ont marqué les premières heures de la grève des membres de l’Association de voituriers-remorqueurs du Québec, la police a effectué huit arrestations.L'association nouvellement créée qui compte environ 240 membres chez les compagnies Smith Transport, Speedway Express, Magny Transport, Cabano Transport, Day-Ross et Metro Liquid Carriers, revendique une augmentation moyenne de 10 pour cent des tarifs consentis.Les voituriers-remorqueurs sont propriétaires de leur camion même si le véhicule porte l'identification de la compagnie qui les emploie.Plusieurs de ces compagnies ont aussi des camionneurs à leur service ou d’autres camionneurs indépendants ne faisant pas partie de l’Association.Dès les premières heures de leur grève, les membres de l’Association ont voulu intercepter les camions des compagnies affectees par leur arrêt de travail.Les dommages causés à huit camions sont évalués a $10,000.reau en 1952, il a exercé sa profession jusqu’au moment où, à la demande de l'Université Laval, il se rendit à Paris y poursuivre ses études supérieures en vue de André Desgagné l'enseignement.Après avoir obtenu un doctorat en droit de l'Université de Paris et s’être spécialisé en droit public, il enseigne à compter de 1959 à la faculté de Droit de l’Université Laval, où il inaugura successivement les chaires de droit administratif et de droit public général, il dispensa également son enseignement au niveau du doctorat à l’Université Laval et à l’Université de Montréal.En 1969, il devenait le premier recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi, où il assuma un mandat d'une durée de cinq ans.Parallèlement à sa carrière universi-'taire.Me Desgagné continua d’exercer ses activités professionnelles à titre d 'avocat-conseil ou d 'arbitre et procureur dans les conflits de travail.De 1967 à 1970, il a aussi agi comme membre de la Commission d’etudes sur l'intégrité du territoire (Commission Dorion).Il fut reçu conseil de la Reine en 1968.Le rayon d'espoir provient du diagnostic porte par les députés: il faut reconnaître l’échec complet du système carcéral canadien, qui emprisonne cinq fois trop de citoyens et pour des périodes 3 ou 4 fois trop longues.Ce surpeuplement est mis en lumière par la comparaison avec d’autres pays industrialisés: en Hollande, de 10 à 15 détenus par 100,000 habitants; dans les pays Scandinaves, de 25 à 30 prisonniers par 100,000 habitants; au Canada 100 détenus (90 au Québec) par 100,000 habitants et aux USA, 200 par 100,000 habitants.On reconnaît également l’urgence d’une réforme du Code criminel, comme le prône la Commission de réforme depuis un certain temps, afin de limiter les peines d'emprisonnement.Selon les groupes oeuvrant pour les détenus, on pourrait réserver la prison aux citoyens violents et dangereux, les autres étant pris en charge par divers services de la communauté.En d'autres termes, il faudrait cesser d'investir dans le béton, comme témoigne la décision fédérale de construire 24 nouveaux pénitenciers d’ici cinq ans, et rechercher une solution de rechange à l’emprisonnement.Après avoir fait ce diagnostic lucide et courageux, a dit M.Bernheim, les “députés sont cependant vite redevenus électo-ralistes quand-est venu le temps de faire des recommandations.Ayant constaté le surpeuplement des prisons, le comité recommande en effet assez paradoxalement de continuer le programme de construction du ministère.M.Bernheim a expliqué qu’il ne saurait en être autrement, puisque les députés savent que la population apprécie les mesures sécurisantes comme la construction de pénitenciers et les promesses de sévérité à l’endroit des criminels.Les cinq organismes montréalais mettent par ailleurs en doute la recommandation du comité de modeler le service des pénitenciers sur la Gendarmerie royale du Canada, surtout à la lumière des récentes révélations sur les abus que peut entraîner la liberté de manoeuvre de la force policière fédérale.Ce n'est d'ailleurs pas dans une réforme administrative, encore moins dans l’octroi de plus de pouvoirs aux administrateurs des pénitenciers, mais dans la recherche d'une solution de rechange à l'emprisonnement que réside, selon les organismes montréalais, la solution à la crise du système carcéral canadien.“Enfin, ajoute-t-on, nous ne pouvons que blâmer le sous-comité pour son attitude face aux détenus: il voit dans ces derniers les seuls auteurs de leur réforme personnelle et il ne s’attache qu’à préserver l'ordre et la discipline comme facteur de changement.En ce sens, il est évident que les détenus constituent la dernière préoccupation des auteurs du rapport.” Les organismes québécois blâment donc le sous-comité pour son “opportunisme électoraliste" et signale en particulier le député d'Hochelaga-Maisonneuve, M.Jacques Lavoie, “qui utilise les problèmes inhérents aux institutions pour des fins douteuses".Outre MM.Mark MacGuigan et Yvon Pinard, président et vice-président du comité, on retrouve parmis les 11 députés trois élus du Québec, MM.Lionel Beaudoin, Claude-André Lachance et Jacques Lavoie.Bloom sera' extradé Un Montréalais de 44 ans, Allan Bloom, recherché en Floride pour une série de fraudes ayant trait à la falsification d’odomètres d’autos d'occasion, sera extradé aux Etats-Unis pour répondre aux accusations qu'on désire porter contre lui.En accordant la demande d’extradition, le juge Charles A.Phelan, de la Cour supérieure, a cependant précisé que Bloom ne devrait répondre qu’a 21 accusations au lieu de 32.Au début, on croyait que Bloom devrait être accusé à 56 re-rises, mais son procureur, Me yer Gross, réussit à réduire ce nombre à 32, après avoir fait valoir qu'il n'y avait pas lieu de porter les autres accusations, puisque celles-ci apparaissaient déjà dans 32 autres.Les fraudes, dont la valeur n'a pas été mentionnée, auraient été commises en janvier dernier.C'est après avoir fait forfait à un cautionnement accordé par les tribunaux de Floride que Bloom revint à Montréal, où la police de la Communauté urbaine de Montréal ^Tappréhendait le 9 juin dernier.pri: My tMÆ Il est de ces baisers que l’on n’oublie jamais.Ainsi, la jeune Linda Ferguson de Toronto se souviendra-t-elle toujours de celui que lui a donné Kandu, un épaulard de 2,500 kilos, à la ferme marine de Niagara Falls.Kandu est entraîné à donner de beaux becs mouillés à des spectateurs que lui désigne son entraîneur, Cal Palmster.• (Téléphoto CP) Quatre autres plages sont jugées insalubres à Montréal et Québec Sur les 12 nouvelles plages visitées et contrôlées par les Services de protection de l'environnement cet été dans la région de Montréal, une seule ne correspond pas aux normes établies, soit celle de Windsor à Repentigny.C'est ce qu'a révélé hier le ministre délégué à l'Environnement, M.Marcel Léger qui brossait le tableau complet de la situation des plages fermées et ouvertes dans les régions de Montréal et de Québec.Selon les normes des Services de protection de l'environnement, une plage demeure ouverte lorsque la moyenne logarithmique est inférieure à 200 colis fécaux par 100 ml.Seule la plage Windsor à Repentigny ne correspond pas à ces exigences.Grave incendie à Murdochville Un incendie dans un entrepôt de produits chimiques de la compagnie CIL, dans la région de Murdochville, menaçait de dégénérer en conflagration majeure, hier, 24 heures après la première alerte.En effet, l’entrepôt de produits chimiques, sur lequel il serait impossible de verser de l'eau au risque de provoquer des fuites de gaz toxiques, se trouve à proximité d’un autre bâtiment où se trouvent entreposées 140 tonnes de dynamite.L'incendie aurait débuté en fin de journée jeudi lorsque la foudre a touché un bâtiment ou un camion de dynamite.Depuis la police et les pompiers tentent désespérément de maîtriser l’incendie.En soirée hier, une équipe de spécialistes de la CIL était attendue afin crexaminer la situation et de trouver le moyen d’éteindre l'incendie avant qu’il n’atteigne l'entrepôt de dynamite ou qu'une importante averse ne vienne favoriser la diffusion des gaz toxiques.La police a fait évacuer tout le secteur résidentiel et forestier dans un rayon de deux milles.Par ailleurs, dans cette même région montréalaise, les deux plages fermées l'année dernière par ordonnance des Services de protection de l'environnement et vérifiées de nouveau cet été devront demeurer fermées, car elles sont toujours aussi polluées.Il s'agit des plages Jacques-Cartier à Laval et Anse-à-TOrme au lac des Deux-Montagnes.En déposant son rapport sur la situation des plages pour 1977, le ministre Lé- Employés stérilisés NEW YORK (AFP) — Les services fédéraux américains de la santé ont entamé une enquête sur des cas de stérilité enregistrés chez des employés d’une usine d'Occidental Chemical Co., filiale d’Occi-dental Petroleum, à Lathrop (Californie).Le département spécialisé dans la fabrication des engrais chimiques a été fermé dans l'attente des résultats des examens médicaux auxquels doivent être soumis tous les ouvriers.La firme a transmis aux autorités médicales la liste de tous les produits chimiques entrant dans la composition des quelque 200 pesticides produits par l’usine.Depuis plusieurs mois, à l'occasion de réunions syndicales, des ouvriers s'étaient mutuellement fait part de leurs difficultés à avoir des enfants, et des tests ont ensuite été faits sur 23 ouvriers.Ces examens semblent bien conclure à l’influence stéidisante de certains produits manipulés dans l'usine.Quatre ouvriers arrivés dans l’établissement depuis moins de trois mois ont un nombre de spermatozoïdes normal (50 millions), un autre qui y travaillait depuis un an n'en a plus que 10 millions et ceux qui y travaillaient depuis au moins quatre ans n ont plus de spermatozoïdes du tout.ger a souligné qu'au cours des années précédentes, 33 plages furent fermées, faute de se conformer aux normes gouvernementales.Dans la région de Québec, sur un total de 47 plages visitées et contrôlées, seulement trois se voient dans l’obligation de cesser leurs activités: Rivière-aux-Hurons à Stoneham, Domaine Notre-Dame à Sainte-Catherine et Plage Jalna à Grondi-nes, toutes deux dans le comté de Port-neuf.Le ministre a déclaré que le contrôle des plages pour l'été 1978 se fera plus tôt et il a recommandé au Conseil du trésor l'engagement d'occasionnels qui pourront commencer et compléter l'échantillonnage.La date limite des premières déterminations se fera désormais pour le 15 juillet de chaque année.Vote favorable à Boucherville Les employés de la ville de Boucherville, en grève depuis le 15 avril, ont accepté hier les recommandations du conciliateur Marcel Boisvert, afin de parvenir à un règlement de ce conflit de travail.Selon ces recommandations, les employés obtiennent une augmentation de 63 cents l'heure, dont 43 cents ayant effet rétroactif au début de Tannée, 11 cents s’ajoutant dès le retour au travail et 9 cents le premier octobre.Si ces recommandations ont paru satisfaire les employés, Tarrêt de travail n’est pas encore terminé puisque les parties en cause doivent s'entendre sur un protocole de retour au travail.On sait que ce long conflit a été entaché d'incidents violents, Les dirigeants municipaux, bien qu’ils aient manifesté beaucoup d'optimisme à la suite des recommandations du conciliateur, n'ont pas encore donné leur accord formel ni manifesté l'intention de passer l'éponge sur les incidents qui ont pu se produire pendant la grève. O 4 • Le Devoir, samedi 6 août 1977 éditorial L’ancien et le nouveau.Un gouvernement, plusieurs visages De tous les problèmes qui affectent la crédibilité et l’autorité du gouvernement actuel du Québec, il n’en est peut-être pas dé plus aigu que celui qui découle de la double image que continue ae projeter l’équipe dont s’est entouré M.René Lévesque.À certains jours, par exemple lorsque c’est M.Lévesque qui traite de ces questions, on a l’impression de faire face à un gouvernement acquis aux valeurs libérales et foncièrement fiable en matière de libertés fondamentales.Quand on se retrouve le lendemain devant un texte émanant du docteur Camille Laurin, on ne comprend toutefois plus rien.Le gouvernement, en matière de langue, est toujours dirigé par René Lévesque.Dans ses projets concrets, on a cependant l’impression qu’il véhicule plus souvent qu’autrement les visions réactionnaires d’une chapelle.En matière économique et sociale, on observe la même dichotomie.L’autre jour, par exemple, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en deuxième lecture le projet de loi 48 visant à stimuler le développement de la petite et moyenne entreprise industrielle.Or, le discours dans lequel le ministre du Commerce et de l’Industrie, M.Rodrigue Tremblay, présentait le 27 juillet l’esprit et les objectifs du projet de loi paraissait empreint d’un souci sincère de venir en aide à l’un des secteurs les plus fortement autochtones de l’économie québécoise.De même, au sommet économique de La Malbaie, M.Lévesque avait réussi à créer chez la plupart des participants la conviction que son gouvernement est résolu à promouvoir le développement économique par le recours systématique à une concertation respectueuse du rôle propre de chaque agent économique.Mais voici que, ces jours derniers, le gouvernement déposait le projet de loi 45 qui, indépendamment de sa valeur intrinsèque, fait soudain fondre l’impression positive qu’avait laissée le sommet économique dans de nombreux milieux patronaux.Et cette déception ne pourra qu’être accentuée si le gouvernement donne suite à son dessein de soustraire le projet de loi à l’examen d’une commission parlementaire.Troisième exemple, plus terre-à-terre.Le gouvernement oblige les députés à siéger sans arrêt pendant la canicule, les menaçant même de les priver de toutes vacances d’ici Noël.Il invite du même coup la population, à grands renforts de publicité coûteuse, à passer cette année ses vacances au Québec.Or, on apprend, coup sur coup, que les ministres, M.Lévesque en tête, profitent de la majorité que détient leur parti en Chambre pour s’offrir des vacances alors même que le travail est censé être si urgent qu’aucunes vacances ne peuvent être accordées aux députés.Et, comble de la cohérence, le chef du gouvernement, oublieux des exhortations de ses agents à ses concitoyens, donne loi-même l’exemple en se faisant griller la couenne sur les plages du Maine.Quatrième exemple: l'attitude ambivalente du gouvernement a l’endroit du fédéralisme actuel.D'une main, M.Lévesque consent à ce que, dans un projet de loi gouvernemental, on enlève aux citoyens anglophones des droits et des privilèges dont ils ont joui pendant des gé- bloc-notes nérations, et agit envers les citoyens des autres provinces susceptibles de venir s’établir au Québec comme s’ils étaient de parfaits étrangers.De l’autre main, il tend aux autres provinces une branche d’olivier, les invitant a conclure avec le Québec des accords de réciprocité dont on se garde d’ailleurs de définir l’ampleur et la portée éventuelles.Que des tendances contraires s’affrontent au sein d’un même gouvernement, cela n’a rien d’étonnant ou d’inquiétant.C’est même au contraire le signe d’une vitalité qui peut être un précieux atout.Notre régime se prête d’ailleurs bien à ce jeu de tensions.Les grands partis qui le sous-tendent sont en effet des regroupements d’éléments fort disparates.Quand un parti est encore marginal, on y adhère par conviction, au nom de principes exigeants, voire intransigeants.A mesure toutefois qu’il se rapproche du pouvoir, on voit entrer dans son sein des éléments qui y adhèrent pour des motifs et des intérêts aussi variés et mouvants que la politique elle-même.Notre système tolère au plus, en pratique, un nombre très peu élevé de partis, soit deux, trois ou quatre au maximum.Chaque parti est en retour moins homogène qu’il ne le voudrait, même quand il prétend s’inspirer d’une orthodoxie très rigoureuse.Pour qu’un gouvernement demeure largement représentatif des diverses régions et des principaux éléments de la population, il est donc souhaitable qu’il compte dans ses rangs des membres de tendances différentes.S’il veut toutefois éviter de créer dans l’opinion publique une impression d’ambiguïté ou encore de domination d’un courant au detriment de l’autre, il doit compter sur une direction forte et souple à la fois, qui soit capable de prendre les virages difficiles mais qui sache aussi faire montre au besoin de patience et de compréhension.Le René Lévesque de la séance de clôture du sommet économique de Pointe-au-Pic avait su s’élever à cette hauteur de perspectives que l’on attend à bon droit d’un chef de gouvernement.Il en avait été de même du René Lévesque qui s’était adressé à la Chambre de Commerce de Montréal et aux étudiants de l’Université de Montréal quelques semaines après la prise du pouvoir, et du René Lévesque du message inaugural de la présente session-fleuve.Mais à part ces trop rares performances, on cherche en vain la marque du leadership que l'on attendait du chef du gouvernement.Dans le débat sur la langue, M.Lévesque va d’une grimace à l’autre, penchant tantôt vers les visions du docteur Laurin et se reprenant ensuite comme si son bon sens naturel lui rappelait que les choses, en vérité, ne sont pas tout à fait ce qu’il a lu dans le dernier discours de son ministre.Mais quatre mois ont maintenant passé depuis le dépôt du Livre blanc sur la langue française.Et l’on n’a pas encore entendu le discours majeur et décisif dans lequel le chef du gouvernement eût livré une fois pour toutes non seulement sa pensée personnelle mais celle de son gouvernement sur les aspects du projet 101 qui demeurent litigieux et le demeureront longtemps s’il est adopté dans sa forme actuelle.Même ceux qui favorisent sans restriction le projet de loi 101 doivent finir par être gênés par cette ambivalence du chef du gouvernement.S’il appuie le projet sans réserve, pourquoi n’a-t-il trouvé aucune occasion de le dire sans ambiguïté?S’il ne l’approuve pas entièrement, comment expliquer qu’il ne réussisse pas à faire prévaloir son point de vue?Une observation semblable s’impose à propos du projet de loi 45.Entre les changements au Code du Travail qu’annonçait le discours de M.Lévesque à Pointe-au-Pic et les amendements contenus dans le projet déposé par M.Pierre-Marc Johnson, on a noté d’importantes différences qui ont fait dire à des porte-parole du patronat qu’on avait induit celui-ci en erreur.Le gouvernement a certes le droit, en cette matière comme en d’autres, de faire son lit comme il l’entend.Mais la question que plusieurs se posent à juste titre est la suivante: avait-on bien compris M.Lévesque quand il faisait l’éloge de la concertation?• À propos du projet de loi 48, visant à stimuler le développement de la petite et moyenne industrie, on voit de nouveau apparaître sous un autre jour l’ambivalence qui semble caractériser à ce jour l’action du gouvernement Lévesque.M.Tremblay est, parmi les membres du cabinet, l’un des plus solidement acquis aux valeurs d’initiative et d’entrepreneurship.Il a aussi tenu, dans le discours où il présentait le projet de loi à ses collègues de l’Assemblée nationale, des propos d’un réalisme très sain sur les retards que doit rattraper l’économie du Québec.Mais en même temps qu’il voulait stimuler l’initiative des entreprises, M.Tremblay n’a pas su résister à la tentation de subordonner les projets qu’elles voudront mettre en marche à même un fonds largement constitué à partir de leurs propres surplus antérieurs, à l’approbation et au contrôle du ministre lui-méme.Dans un domaine comme celui-ci, un mécanisme de vérification s’imposait.Mais il eût été préférable et plus sain de concevoir un mécanisme le plus technique possible, et en conséquence le plus autonome possible vis-à-vis du ministre et de ses proches conseillers.M.Tremblay n’a pas su toutefois échapper à une volonté de contrôle et de régence directe qui s’exprime tantôt par la multiplication des règlements minutieusement détaillés, tantôt par la concentration de pouvoirs trop étendus dans les mains du ministre.Ce trait en évoque d’ailleurs un autre, encore plus dangereux.Le gouvernement Lévesque, contrairement aux intentions qu’il professait naguère, se montre souvent très attentif aux orientations politiques des personnes qu’il désigne à des postes de responsabilité publique.Le plus bel exemple en a été fourni par certaines nominations récentes au Conseil scolaire de Tlle de Montréal.Lt gouvernement devait en vertu de la loi désigner trois membres au sein de cet organisme, n n’a pas manqué de choisir trois personnes bien connues pour leur sympathie à la cause péquiste.Claude R Y AN Le rendez-vous de Kuala Lumpur L ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) a tenu ces deux derniers jours à Kuala Lumpur une réunion au “sommet" marquant les dix ans d'existence d’une organisation qui cherche encore sa voie.Les cinq pays membres (à savoir: Indonésie, Philippines, Malaisie, Thaïlande et Singapour) font face à cette situation ambiguë résumée en une belle formule par le premier ministre Lee Kuan Yew de pouvoir s’entendre plus facilement sur des problèmes extérieurs à l'organisation.La priorité des priorités est de mettre en place les structures d une cooperation industrielle et commerciale, mais on imagine que les difficultés d’une cohésion — ne parlons pas d’“unité" — se trouvent également dramatisées par le déséquilibre politique régional.Plutôt que déséquilibre, on devrait peut-être parler de la recherche d’un nouvel équilibre politique, étant entendu que le retrait — relatif — des États-Unis amènera des pays comme le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande à devoir assumer des responsabilités accrues.Tout en se félicitant du chemin parcouru en dix ans.MM, Suharto, Mar-cos, Hussein Onn, Lee Kuan Yew et Thanin Kravichien, ont d’ailleurs reconnu que la coopération était loin d'avoir atteint sa vitesse de croisière.Autant dire qu’il reste encore tout un contenu à donner à cette coopération régionale, ce qui, au demeurant, ne dépend pas seulement des cinq pays concernés.En fait, la partie capitale de ce rendez-vous de Kuala Lumpur se jouera aujourd’hui et demain, avec l’arrivée des premiers ministres du Japon.d’Australie et de Nouvelle-Zélande.On a fait grand cas des négociations tenues à Bruxelles entre l’ASEAN et la CEE et qui ont abouti à des accords commerciaux ainsi qu’à la mise en place d'un groupe dont on attend des projets de coopération à long terme.Mais le canevas européen a aussi valeur de modèle : la coopération régionale doit, selon les cinq de l'ASEAN, s'inspirer de l'accord de Lomé (CEE-Pays africains) qui permettrait aux intéressés d’aller de l'avant dans leur développement tout en redressant leur balance commerciale.Mais Tokyo, Canberra et Wellington peuvent-elles jouer ce rôle?En fait, dans quelle mesure ces trois capitales sont-elles dis- posées à aller au-delà d’une certaine limite?On sait d'avance que M.Fukuda, premier ministre japonais, viendra annoncer que son pays consent un prêt à faible taux d’intérêt d’un milliard de dollars et qu’il contribuera pour 400 millions au Fonds de stabilisation des cours des matières premières lancé par l'ASEAN.On s’étonnera peut-être de l'ampleur de ce cadeau d’anniversaire: mais l’explication est double: d’une part, ces pays sont une source d’approvisionnement de matières premieres pour Tokyo et un vaste débouché; d’autre part, le processus de désengagement amorcé par les Etats-Unis créera nécessairement un vide que le plus apte remplira.Le plus apte financièrement, et le plus intéressé aussi stratégiquement à la consolidation d'une organisation dite non-militaire mais perçue comme un instrument de lutte contre la “subversion ”.Le Japon a beaucoup à faire pour enjoliver son image dans la région, et le fait est que jusqu’au retrait américain d’Indochine — et demain de Corée — il n’en avait pas ressenti le besoin! Ce qui posera tôt ou tard la question de la securité du Japon, assurée par le colossal parapluie américain: l’aviation nipponne tiendrait dix minutes au plus contre les Soviétiques, disait tel expert.Mais c’est une autre affaire.Retenons pour l’heure que c’est le Japon qui est appelé à jouer le "généreux donateur ", l’Australie et Fa Nouvelle-Zélande étant pour leur part invitées à renoncer à une politique protectionniste.Mais M.Fraser, qui fait face à un risque d’élections en Australie avec le handicap d’un chômage accru, pourra-t-il promettre que les tarifs douaniers seront réduits sur le textile et les chaussures en provenance de l’ASEAN ou que son pays importera plus de produits?De meme, M.Muldoon pourra-t-il aller au-delà de quelques promesses alors qu ’il lui est demandé de procéder à une libéralisation majeure en matière d’importation en Nouvelle-Zélande?Les États-Unis ne sont pas oubliés pour autant, mais leur tour viendra en septembre, lors de négociations devant se tenir à Manille.De tout ceci se dégage un climat d’incertitude, même si une sincère volonté de coopération existe.Coopéra- tion qui s'adresse également aux autres pays (communistes) de la région, et en particulier au Vietnam aujourd'hui unifié.Mais on ne peut faire table rase des appréhensions réciproques.En fait, le Vietnam est méfiant et ne veut coopérer que sur base bilatérale avec les pays de l’ASEAN.Ce qui dit les limites de la coopération et pose le défi de l’ASEAN.La bilatéralité est à contre-courant de la cohésion régionale recherchée.Ce n'est pas pécher par excès de scepticisme que de relever, au même titre que cette incertitude politique extérieure à l’ASEAN, le risque que dans un avenir proche l’un des cinq grossisse aux dépens de ses quatre partenaires.Georges VIGNY Le Palais des autres Le ministère du Tourisme préfère donner le nom de Palais plutôt que de Centre des congrès au projet tant réclamé par les milieux montréalais de rhôtellerie.À en juger toutefois par les premiers partenaires à se montrer intéressés à l’affaire, si la devanture sera française, le financement sinon le contrôle sera étranger, conformément au modèle de développement qui domine la métropole (et dont le journaliste Henry Aubin a établi la mosaïque dans son ouvrage magistral disponible maintenant en français sous le titre: “Quels sont les vrais propriétaires de Montréal?’’).Mais puisqu'il s’agit d’un projet au moins partiellement public, car aucun entrepreneur ne veut s’y engager seul, et que les contribuables seront vraisemblablement invités à en payer le déficit d'exploitation — un autre! — on s’étonne que toute l'affaire se trame en privé, d'un ministère à l'autre, d’une compagnie à une autre, comme si la contribution gouvernementale et la philosophie pequiste de la participation n’exigeraient pas qu'un dossier complet de l’affaire soit établi, publié et débattu avant que les citoyens ne soient placés devant un fait accompli.Il est étrange que Québec traite le Palais des congrès derrière des portes closes, ne laissant au public que ce que Sur l’erre d’aller par JEAN MARTUCCI Quand tout va sur l’erre d’aller, c’est le temps de se méfier car l’accoutumance et l'habitude, l’assurance et la routine recèlent toujours quelque chose d’hypocrite qui surgit sans cner gare à l’heure où l’on y pçpse le moins.Quand un couple va sur l’erre d’aller, c’est le temps de se méfier car les querelles domestiques font moins de divorces et de gens malheureux que l’indifférence ou l’abcuca-tion.L’amour s’envole souvent sans qu’on sache ni pourquoi ni comment.Il ne reste que chez ceux qui se tiennent constamment sur le qui-vive.“Si le maître de la maison connaissait l'heure où le voleur va venir, il ne laisserait pas forcer sa maison.” Quand une démocratie va sur Terre d’aller, c’est le temps de se méfier car les conflits sociaux font moins de tyrannies et de gens opprimés que le manque d’intérêt et les majorités silencieuses.Les libertés d’un peuple disparaissent souvent sans qu’on y prenne garde.Elles ne subsistent que là où des serviteurs des droits de la personne veillent sans cesse à ce qu’on les respecte.“Heureux les serviteurs que le maître, à son retour, trouvera en train de veiller.” Quand un esprit ne pense plus que sur son erre d’aller, c’est le temps de se méfier car les agrégations de professeurs, les permanences de Fonctionnaires et les sécurités d’emploi engendrent plus de ronds-decuir que le libéralisme économique.La compétence s’amenuise souvent derrière l’assurance, sans qu'on y fasse attention.Elle ne se maintient que chez ceux qui savent se renouveler sans cesse et se recycler sans relâche.“Gardez vos lampes allumées.” Quand une Eglise vit sur son erre d’aller, c’est le temps de se méfier car les coutumes révolues, les attitudes dépassées et les bureaucraties bien assises font plus d’incroyants et de ci-devant chrétiens que les audaces théologiques et le relâchement des moeurs.L’Évangile échappe à une Église au moment même, parfois, où elle se croyait forte.Il ne reste que là où subsistent Tamour et la fraternité, l’entraide et le don de soi.“Restez en tenue de service.” Jésus pour ses contemporains et saint Luc pour des chrétiens qui commencent à s'habituer reprennent, en somme, la définition du prophète donnée à Ezéchiel: “Je t’ai établi, fils d’homme, comme guetteur sur la maison d'Israël." Encore aujourd’hui, qui veut être prophète n’accepte pas qu’on relâche la vigi-Fance et que le bateau file, moteur arrêté ou voiles amenées.des journalistes perspicaces et persévérants peuvent en arracher de bribes, comme s’il s’agissait du France, cet autre palais flottant dont le maire de Montréal négociait secrètement l’achat, et qui coula dans Tabîme du rêve avant que d’atteindre le golfe Saint-Laurent! Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement du Parti québécois s'empressa d’obliger la Ville de Montréal à dévoiler désormais publiquement ses grands projets de dépenses d’immobilisation, de manière à permettre aux contribuables et aux autorités supérieures de n’être pas réduits au privilège douteux de payer de mirobolants déficits.L’hôtel de ville n’a présenté aucun projet de Palais des congrès, même si le maire et le vice-président du comité exécutif, MM.Jean Drapeau et Yvon Lamarre, ne cachent pas leur préférence pour le Vieux-Montréal.Bizarre! D’un côté M.Yves Du-haime et le cabinet ne veulent pas se mettre le nez dans la station de métro Namur sous prétexte qu’il faut respecter l’autonomie municipale.De l’autre, les autorités provinciales tiennent la Ville et tout le conseil municipal pour des imbéciles à peine dignes de faire l'objet d’une furtive consultation.Voilà pourtant un projet dont l'impact sur l'aménagement du territoire et sur la planification du centre-ville exigerait, en saine et démocratique gestion, une participation directe de la part de la métropole.Le député de Saint-Maurice serait le premier à se rebiffer si le gouvernement fédéral lançait un parc ou un gratte-ciel sans plus se soucier des autorités locales qui devraient en subir les conséquences.On se demande en vertu de quelle logique le gouvernement provincial se comporte de la même façon à l'égard des citoyens et des élus de la plus grande ville du Québec.Cet “oubli" des indigènes de la métropole fait peut-être partie des moeurs de ce ministère aussi chargé de la Chasse et de la Pêche.Il n’est pas davantage acceptable.Bref, le gouvernement n’a audùne raison pour ne pas agir publiquement dans cette affaire et pour ignorer les dirigeants municipaux dont c’est la responsabilité de veiller à l’aménagement de leur ville.Le ministère du Tourisme, avant de donner le feu vert Voir page 6: Bloc-Nota* Jean-Claude LECLERC lettres au DEVOIR Francis William Smoke n’était pas en libération conditionnelle Monsieur le directeur, La présente fait suite à la parution Je divers articles dans le cas de Francis William Smoke.Les articles en question relatent l'homicide présumément commis par Frank Smoke et mentionnent que ce dernier jouissait d’une libération conditionnelle.Permettez-moi d’attirer votre attention sur le fait que M.Smoke ne se trouvait pas, a ce moment-là, sous libération conditionnelle, mais plutôt sous surveillance obligatoire.Vous m'obligeriez grandement en transmettant cette information à la population.Pour votre bénéfice et celui de votre public, j’aimerais expliquer la différence entre la libération conditionnelle et la surveillance obligatoire.Ce sera évidemment sommaire mais suffisant, sans doute, pour informer un public profane en la matière.Lorsque le juge condamne quelqu'un à toute sentence d’incarcération (prison ou pénitencier) autre qu'une sentence à vie ou indéfinie.il sait déjà, ainsi que l’accusé et les procureurs, que l’individu en question ne peut passer sous incarcération que les deux tiers du chiffre prononcé par le juge.Par exemple, si le juge con- damne une personne à trois ans, il sait que l'incarcération maximale ne sera que de deux ans environ.C'est pendant ces deux premiers tiers de la peine que peut survenir une libération conditionnelle.Le dernier tiers de la sentence, celui que le condamné ne doit pas purger sous incarcération, est composé de jours de rémissions qui sont prévus dans la loi sur les pénitenciers.Il s'agit donc d'une décision du législateur canadien qui a vu là la façon à la fois la plus juste et la plus efficace de motiver les détenus à se bien conduire ou tout au-moins à ne pas se mal conduire en institution.Car seules de graves inconduites pendant lïn-carcération peuvent supprimer ce droit à une réduction de peine donnée au détenu par le même gouvernement que celui qui définit les crimes et les peines et permet aux pénitenciers d’exister.Revenant au cas de Frank W.Smoke: 1) il était condamné le 12 juin 1970 à huit ans et 3 mois de pénitencier et le 26 février 1971 à 2 ans consécutifs, donc une sentence totale de 10 ans et 3 mois (3/3); 2) il était admissible à la libération conditionnelle après avoir purgé le tiers du chiffre men- tionne par le juge, donc le 12 novembre 1973; 3) il devait obligatoirement sortir après avoir purgé environ les deux tiers du chiffre mentionné par le juge, soit le 3 juillet 1977.À la date d'admissibilité à la libération conditionnelle, la Commission a étudié le cas de M.Smoke et a décidé de différer la libération conditionnelle au 12 novembre 1975.À cette date, une nouvelle étude du cas était effectuée et la Commission des libérations conditionnelles décidait de refuser la libération conditionnelle.M Smoke sortit donc le 3 juillet 1977 en surveillance obligatoire et sous la surveillance du Service national des libérations conditionnelles.Il va sans dire que nous sympathisons avec la famille éprouvée mais nous tenions à vous informer que M.Smoke, qualifié de libéré conditionnel dans différents articles, n'avait pas été libéré par une décision de la Commission des libérations conditionnelles Canada.Jean-Paul GILBERT.Commissaire principal.Commission des libérations conditionnelles Canada Montréal, le 5 août 1977.Mise au point de M.Jean-Noël Tremblay Monsieur le Directeur, Le samedi, 30 juillet, LE DEVOIR a publié sous ma signature un bref hommage à André • Giroux.Je vous suis reconnaissant d’avoir autorisé l’insertion de ce texte.Permettez-moi de vous demander d’apporter un rectificatif à la note qui accompagnait l’article.On y lit: “Aujourd'hui prêtre dans le diocèse de Chicoutimi.”; ce qui est inexact.Je suis d’ordinaire indifférent à ce .qu'on peut rapporter sur mon compte.Toutefois, je n’accepte pas que les lecteurs du DEVOIR soient trompés.Je ne suis pas prêtre; j'ai été institué lecteur le 8 min 1975.J’ai poursuivi après des A propos de réciprocité Si les anglophones du Québec ont pu vivre commodément chez nous en anglais, en “association” tant individuelle que collective avec leurs pairs des autres provinces du pays, ce n'est pas tant parce qu’ils ont eu leurs écoles anglaises au Québec où s’est pratique “le libre choix”, que parce que TÉtat québécois a accueilli l'anglais sur un pied d'égalité qualitatif avec le français dans ses services publics d’Etat, sans égard au nombre d'anglophones susceptibles d'en profiter, de sorte qu’ainsi ils ont été exempts de l’obligation d’apprendre le français.Quoique l’école anglaise ait été utile, voire nécessaire à leur survie, elle n'eût pas été suffisante.Sans l’observance par le Québec de la règle de l’égalité qualitative des deux langues officielles du pays, les anglophones du Québec n’auraient pas mieux résisté à l'assimilation au Québec que les nôtres n’y ont résisté dans le reste du pays.Il en est ainsi avec ou sans l’ambiance du “libre choix”.C’est dire que l'application du principe du libre choix de la langue d'enseignement, que le cabinet fédéral vient de découvrir au Le côté positif du climat actuel Le remous politique dans lequel nous vivons Jepuis quelques mois est en voie de produire les effets souhaités depuis longtemps par ceux qui déploraient l’apathie de la majorité devant la politique avec un grand “P”.Depuis toujours sous le prétexte que quel que soit le parti au pouvoir, c'était du pareil au même, la majorité de la population laissait entre les mains d’une poignée “d’organisateurs politiques” la manipulation de l’opinion publique préparatoire à l'élection.Ce qui ajoutait à la gravité de l’omission, c’était le refus de participation sur tous les plans de la part d'hommes intègres et de prestige, à l’administration publique de peur d’être éclaboussés par tout ce qui s'appelle politicail-lerie.Ceci est en voie de changement, dans tous les milieux on décèle, maintenant un vif intérêt, sinon une inquiétude devant nos problèmes politiques, et déjà Ton peut prévoir un record de participation lorsque viendra le temps de ré-mJri pondre aux questions importantes qui agitent la vie politique de notre province et notre pays.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjonvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l’information ; Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque On a qu'à comparer les réponses de 1 homme de la rue d’aujourd’hui avec celui d’il y a dix ans pour s’en rendre compte.Sur le plan information, celui-ci faisait piètre figure par rapport à TEuro-peen, lorsque nous faisions la comparaison lors d’interviews de ce genre présentées à la télévision ou à la radio.Il suffit aussi d’écouter les discussions entre hommes d’affaires et professionnels pour espérer qu’un bon nombre accepteront de sortir de leur bureau, de leur entreprise pour participer activement à la vie politique et remettre à la société une partie des avantages qu’ils en ont reçus.Ce résultat sera peut-être un des effets les plus positifs du bouleversement et ses retombées devraient se faire sentir sur l’activité et la participation de nos abstinents d’hier à plusieurs niveaux, fédéral, provincial, municipal, organismes socio-économiques, en tout cas souhaitons-le, nous en avons besoin.Fernand LADOUCEUR Courtier d’assurances agréé Ste-Agathe-des-Monts, le 27 juillet 1977.études théologiques que des ennuis de santé m’ont pour le moment obligé de suspendre.Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien apporter à la présente et vous prie de croire, monsieur le Directeur, en mes sentiments de considération.Jean-Noël TREMBLAY Québec, le 1er août 1977 Québec (.que ne voilà-t-il pas la trouvaille du siècle.,.?) et que le Québec offre de négocier bilatéralement avec chacune des autres provinces, ne saurait être aussi bénéfique aux francophones hors Québec qu’il ne l’a été aux anglophones chez nous.Les francophones hors Québec et les Québécois français émigrant dans une autre province ne seraient pas exempts de l’obligation d'apprendre l'anglais et ils ne pourraient pas généralement vivre pleinement et commodément en français là-bas, à cause du rejet de la norme de Légalité qualitative des deux langues officielles du pays dans les services publics de ces États provinciaux.Les Franco-Ontariens réalisent-ils bien que leur lutte épique pour l'école française aura été perdue à la fin, même lorsqu’elle leur aura valu de nombreuses écoles, si les services publics de TÉtat ontarien ne sont pas destinés à devenir français tout autant qu'anglais?‘Souhaitons seulement que le Québec s'abstienne de troquer légèrement notre droit d’ainesse contre des lentilles moisies et qu'il s'assure de n’échanger notre froment que contre valeur de froment.Arnaud VOYER Hull, le 27 juillet 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.I,'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Edition quotidienne $55 par année; six mois: $30.À l’étranger: $60 par année; six mois.$33; trois mois; $21.Éditions du samedi; $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, samedi 6 août 1977 • 5 des idées des événements des hommes Le débat sur le projet de loi 101 De faux épouvantails à l’appui de la thèse gouvernementale Selon le gouvernement, les francophones du Québec feraient face à une double menace, une menace venant du fonctionnement de l'économie, une autre, d’origine démographique.Âu chapitre de l’économie, on nous affirme que la communauté francophone est sans pouvoir puisque l’anglais sérait la langue des affaires au Québec, le français celle des petits emplois et des faibles revenus.C’est faire peu de cas de l’évolution enregistrée depuis une vingtaine d'années même s’il convient d’admettre qu'à certains égards celle-ci n’est pas encore arrivée à son terme.De nombreuses recherches, entreprises notamment dans le cadre de la Commission Gendron, indi- 3uent au contraire que l’usage du français ans l’entreprise est beaucoup plus répandu qu’on ne cherche à le laisser croire en entretenant une image du passé, une image déjà révolue, un mythe plus qu’une réalité dûment constatée.Faut-il rappeler, suite à un sondage réalisé auprès de 5,000 employés pour le compte de la Commission Gendron, que dans l’ensemble du Québec seulement 3% des Québécois d.’expression française utilisent à peu près uniquement la langue anglaise au travail et que cette proportion n'est que de 5% à Montréal?(1) Comment peut-on prétendre que la langue française est la langue des petits emplois alors que les travaux de cette même commission ont montré que les pourcentages d’utilisation du français sont très élevés quels que soient la catégorie d’occupation, le secteur d'activité, le niveau d’éducation ou le salaire?Il est pour le moins excessif de prétendre qu’aujourd’hui les Canadiens français ne peuvent travailler dans leur langue au Québec, alors que l’utilisation du français par les Québécois de langue maternelle française oscille entre 817c dans les institutions financières et 95.37o dans l'industrie primaire.(2) Il est tout aussi excessif de dire qu’ils se voient encore confinés à des tâches subalternes alors que dans le secteur manufacturier, commercial et financier, 637o des cadres de moins de 45 ans sont francophones tandis que parmi ceux âgés de 45 ans et plus, ils ne comptent que pour 457c.(3) On voit donc là un progrès incontestable, d'autant qu’une enquête portant sur 1964 évaluait cette fois à moins de 307o le nombre de francophones parmi les cadres des entreprises manufacturières.(4) On ajoutera que selon le recensement de 1971, 667c de l'ensemble des cadres et administrateurs étaient francophones et que.d’après l'étude de la SECOR, la sous-représentation des francophones parmi les cadres d’entreprises ne s’élevait qu’à 7 points de pourcentage.(5) Quant à l’utilisation de la langue en fonction des niveaux de salaires' s’il est vrai que le pourcentage d’utilisation du français par les francophones a tendance à baisser à mesure que s’élève le revenu, il convient de remarquer que cette baisse ne justifie en rien certaines mesures radicales proposées dans la charte puisqu’il passe de 937c pour ceux dont le revenu est inférieur à $2,000.à 797c pour ceux dont il est supérieur à $20,000.(6) J’ai montré ailleurs, à la suite de travaux personnels, qu'il existait un décalage entre les revenus du travail des francophones et ceux des anglophones de la région de recensement de Montréal, mais que sur la base de comparaisons entre les années 1961 et 1971, cet écart était en voie de se résorber.Entre ces deux années, l’écart entre le revenu moyen des travailleurs anglophones unilingues et celui de leurs homologues francophones a été réduit d’un quart.Quant à celui des travailleurs bilingues de langue maternelle anglaise d’une part et de langue maternelle française d'autre part, il a été réduit de moitié.(7) En d'autres termes, même si pour des _____________par •_ ANDRÉ RAYNAULD raisons historiques et objectives il convient d'admettre que les grandes entreprises au Québec, comme au niveau mondial, sont en majorité anglo-saxonnes, le diagnostic que porte le gouvernement sur la situation de la langue française dans le domaine de l’économie en général et celui de l'industrie en particulier est pour le moins excessif, voire inexact.Il est inexact de prétendre que les francophones ne sont encore que des gagne-petit ou des ignorants ou des incompétents.Il est inexact qu’il y ait une menace pour leur survie économique du seul fait de la langue, puisque les écarts de revenus qui ont pu être constatés dans le passé sont en voie de se résorber et que les francophones accèdent de plus en plus aux postes de commande.Le nouveau “péril jaune” Un autre mythe que le gouvernement cherche à entretenir pour justifier certaines dispositions excessives de sa législation est celui de la menace démographique.La population francophone du Québec serait menacée par l’importance des courants migratoires venus de l’extérieur et notamment des autres provinces.Après l'argument du peuple exploité, voici celui du péril jaune revu et corrigé par les stratèges du parti québécois.On nous dit en effet que par suite de la chûte des taux de natalité au Québec, l’évolution démographique de la province dépend au premier chef d’immigrants venus de l’extérieur.On doit par conséquent préserver la communauté francophone contre toutes formes de mouvements mi- gratoires susceptibles d’alimenter la minorité anglophone du Québec et “orienter", quel euphémisme quand il s’agit d’interdits, les options linguistiques des immigrants.Pour que cette seconde “menace’’ puisse être prise au sérieux, il faudrait d'abord que l'immigration au Québec soit considérable et ensuite que les immigrants soient anglophones dans leur grande majorité, ou susceptibles de le devenir.Or, au chapitre de l’amplitude des migrations, la “menace” (pour m’en tenir au langage utilisé par le gouvernement) me paraît être exactement l’inverse de ce que l’on prétend.Lorsque l’on analyse les mouvements migratoires du Québec, internationaux et provinciaux, on constate que sur la période allant de 1961 à 1976, ils se sont soldés par une perte sèche pour le Québec de 68,789 personnes, suivant les données les plus récentes de Statistique Canada (8).Au cours des quinze dernières années, le taux des migrations nettes a été ’ négatif à 9 reprises.Cette perte vient amenuiser les gains obtenus par la croissance démographique naturelle, c’est-à-dire celle qui resuite de la différence entre le nombre des naissances et celui des décès.Ce qui menace la vitalité de la société québécoise, c’est beaucoup plus un exode des Québécois qu’un afflux massif de populations non francophones venues de l'extérieur.Or, il n’est que trop évident que le projet de loi 101 est complètement inadapté à ce genre de problème.Lorsqu’au sein de ces migrations on distingue celles qui sont interprovinciales, on constate sur la même période que le Québec a perdu 220,205 résidents au profit des autres provinces et notamment au profit de l’Ontario, et que depuis 15 ans le solde net des migrations interprovinciales du Québec ne lui a été favorable qu’une seule fois, en 1961-62.Depuis 15 ans, pour ¦ Intervenant le 2 août dans le débat en deuxième lecture autour du projet de loi no 101 à l’Assemblée nationale, le député libéral André Raynauld, d’Outremont, a vertement dénoncé deux "menaces” qui, au dire des porte-parole gouvernementaux, pèseraient sur le Québec, soit l’infériorité des francophones dans l’économie et le danger d’assimilation découlant des mouvements migratoires.Voici des extraits de l’intervention de M.Raynauld.Le discours du député d’Outremont s’appuyait sur d’abondantes données statistiques qu’il faut malheureusement laisser de côté, faute d’espace.Le projet de loi 45 Qu’a-t-on fait des conditions qui donnaient à la formule Rand tout son sens?Le projet de loi no 45 amendant le Code du travail accorde à tous les syndicats accrédités au Québec le précompte syndical généralisé et obligatoire, à savoir.en termes simples; la cotisation obligatoire déduite à la source (comme un impôt) par l'employeur et remise intégralement au syndicat.Selon l'article 28 de ce projet de loi, en effet, l’article 38 du Code du travail est amendé pour se lire de la façon suivante: “Un employeur doit retenir sur le salaire de tout salarié qui est membre d une association accréditée le montant spécifié par cette association à titre de cotisation.Il doit, de plus, retenir sur le salaire de tout autre salarie faisant partie du groupe pour lequel cette association a été accréditée, un montant égal à celui prévu ci-haut'.En principe, cette méthode de perception des cotisations syndicales est acceptable.Mais elle ne peut pas être générali-, sée par l'effet de la loi sans violer des règles fondamentales de la démocratie, à moins que cette loi spécifie en même temps les conditions d’exercice du privilège ainsi accordé aux syndicats.Ainsi, par exemple, on est en droit de demander selon quelles règles et selon quels systèmes de contrôle seront utilisés ces montants importants prélevés à la façon d'un impôt.Seront-ils exclusivement consacrés à la défense des intérêts professionnels et économiques des travailleurs ou serviront-ils davantage à des fins politiques?Le précompte syndical généralisé et obligatoire ne contribuera-t-il pas davantage au déséquilibre déjà évident entre les forces patronales et syndicales?De quelle façon les syndicats rendront-ils compte à leurs membres, mais aussi aux non-syndiqués, de l'utilisation des montants qu'ils percevront?Nonobstant ces interrogations auxquelles le législateur doit donner une réponse, il est quand même normal, comme l’écrivait l equipe spécialisée “sur les relations du travail au Canada", le comité Woods, que les travailleurs non-syndiqués contribuent financièrement “à dédommager le syndicat pour les services qu’il leur rend et les responsabilités qu’il assume au sein du régime de négociation collective, en leur nom".Si donc on peut accepter en principe le précompte obligatoire, la formule proposée par le projet de loi no 45 est irrecevable.puisqu'elle ne s’accompagne d'aucune définition des responsabilités du syndicat, notamment quant à l'usage des fonds qu'il percevrait par l’effet de cette l°i- .Le concept du précompté syndical généralisé et obligatoire n’est pas né d’hier, faut-il le rappeler.Cette clause de sécurité syndicale a vu le jour en 1946, dans le règlement du conflit entre la Ford Motor Company et l'Union internationale des travailleurs unis de l’automobile.Le juge Ivan Rand, alors appelé à trancher le litige.avait soumis une proposition de règlement qui fut acceptée par les parties, et qui porte depuis sop nom : la formule Rand.Par la décision du juge Rand, l’employeur était obligé de percevoir, au nom du syndicat, auprès de tous les travailleurs de l'unité d'accréditation, une cotisation syndicale déterminée par le syndicat.Cet avantage concédé aux syndicats s'accompagnait cependant de toute une série de modalités, que les syndicats passent sous silence quand ils parlent de la “formule Rand", mais sans lesquelles le _____________________________________________________par______ GHISLAIN DUFOUR ¦ Ghislain Dufour est vice-président exécutif du Conseil du Patronat du Québec.principe d’équité, qui donne au jugement Hand sa valeur, est incompréhensible.Parmi ces dispositions, il y a certes lieu de rappeler les suivantes: a) Obligation pour tout syndicat de tenir un vote de grève au scrutin secret de tous les travailleurs de l’unité de négociation avant le déclenchement de toute grève, générale ou partielle.Un tel vote doit être sous la surveillance d’un fonctionnaire du ministère du Travail.b) Obligation pour le syndicat de répudier toute grève ou cessation de travail concertée qui n’a pas été autorisée, puis déclarée par le syndicat; obligation également de déclarer illégal et n’engageant aucunement les membres du syndicat tout piquet de grève établi à l’occasion de cette grève.c) En plus des mesures disciplinaires que la compagnie peut légitimement prendre, amendes individuelles quotidiennes pour tout travailleur participant à un arrêt de travail illégal et perte d’une année d'ancienneté par semaine de grève illégale.d) Perte du privilège de la retenue des cotisations à la source pour aux moins deux mois et au plus six mois lorsque le syndicat n’aura pas dénoncé une greve illegale.Ce qu'il faut constater, à la lecture du projet de loi no 45, c’est qu’il ne propose aucune modalité s’inspirant du principe d'équilibre et de justice défini par la formule Rand, principe d'équilibre et de justice que les syndicats avaient accepté à l'époque avec enthousiasme.Il ne s’agit donc pas de la “formule Rand”, mais d'un seul élément tiré de cette formule, et sans considération aucune pour les travailleurs non syndiqués de l'unité d'accréditation, alors que certaines activités syndicales d'importance fondamentale, tels l'acceptation ou le refus des offres patronales ou encore le déclenchement d'une grève ou la ratification d'une proposition patronale, sont en cause.C'est là qu'une formule, acceptable dans un contexte de responsabilité, devient tout à fait inacceptable.Les votes au scrutin secret On pourra alléguer que le projet de loi no 45 compense le privilège concédé aux syndicats au point de vue de leur financement, en leur imposant le vote au scrutin secret pour leurs décisions les plus importantes.Mais cette allégation n’est que partiellement fondée.En effet, le projet de loi impose seulement l’obligation suivante: “Les statuts ou règlements d’une association de salariés doivent prévoir que l’élection des personnes occupant une fonction de direction, le déclenchement de la grève, l’acceptation ou le rejet d’un projet de convention collective et le retour au travail, ne peuvent être décidés qu’au scrutin secret par un vote majoritaire des membres qui y participent”.Une telle disposition n’est pas suffisante pour assurer une véritable démocratie syndicale et nous pouvons présumer q u elle ne fera que perpétuer certaines situations passées.En effet, l’amendement propose : a) ne fait aucune référence à la surveillance du vote de grève par une autorité extérieure au syndicat; b) limite le vote aux seuls membres de l'association de salariés; c) attribue un pouvoir de décision à la majorité des seuls membres participant au vote, sans tenir compte de la majorité des personnes impliquées; d) ne prévoit aucune disposition quant à l'information préalable à la tenue du scrutin, à la nécessité de reprendre un vote de grève après que la grève ait eu cours durant une certaine période; etc.Ainsi le projet de loi no 45, nous semble-t-il, accorde aux syndicats des privilèges démesurés par rapport aux obligations qu’il leur demande d’assumer, non pas simplement à l'égard de leurs propres membres, mais également à l’égard de tous les travailleurs de l’unité d’accréditation et des employeurs directement concernés par certaines décisions syndicales.Intrusion gouvernementale?Certains ont affirmé que le législateur québécois ne pouvait pas se permettre d'agir autrement, puisqu’une intervention législative trop directe serait en contradiction avec la convention No 87 du Bureau international du travail.Cette convention intitulée: “Liberté d’association et protection du droit d’organisation”, prévoit, à l’article 3: “Les organisations de travailleurs et d’employeurs doivent avoir le droit de rédiger leurs statuts et règlements, d’élire leurs représentants en toute liberté, d’organiser leur administration et leurs activités de même que de formuler leur programme de travail.L’autorité publique doit s’abstenir d’intervenir de quelque façon qui restreindrait ces droits, ou entraverait l’exercice des droits ainsi reconnus".(Traduction) La liberté des associations syndicales de gérer leurs propres affaires sans intervention de l'État, si elle était prise à la lettre, ne permettrait pas à l’État de fixer par la loi leur mode de financement.Mais a partir du moment où l’État, à la demande même des syndicats, intervient pour leur assurer un financement en imposant une contrainte à un groupe important de citoyens, il ne peut plus échapper à l'obligation de fixer aussi des règles concernant l’usage des fonds obtenus par l’effet de la loi.Six provinces canadiennes ont déjà légiféré sur le vote de grève syndical au scrutin secret, et aucune de ces provinces n’a été condamnée pour avoir transgressé la convention du BIT.Le texte même de la convention du BIT laisse largement place à une intervention de l’État dont le but serait, non pas de restreindre les libertés syndicales, non pas d’en entraver l'exercice, mais simplement de garantir que cet exercice se fait dans le respect de l’ensemble des droits fondamentaux du citoyen dans une société démocratique.Les conventions internationales sur le travail ne justifient donc pas le gouvernement québécois d'être d’une prudence excessive quand il s’agit de définir les condi- tions d’exercice de la liberté d’action des syndicats, et d’être en même temps d’une générosité aveugle quand il s’agit de donner aux syndicats des moyens d’action.Il est à souhaiter que le législateur revoie l’ensemble de ces deux questions, étroitement liées: celle d’un mode de financement des syndicats par une forme quelconque de cotisations imposées par la loi, et celle de la démocratie syndicale.deux nouveaux arrivants au Québec en provenance du reste du Canada, il y a trois résidents québécois qui nous quittent à destination d une autre province.Peut-on dire où est la vraie menace, si ce.n'est dans cet exode dramatique dont je faisais état dans ma réponse au message inaugural et qui fait plus que compenser l'apport net des migrations internationales, estimées à un peu plus de 150,000 personnes depuis 1960.(9) Quoi qu’il en soit de l’amplitude des mouvements migratoires, il y aura toujours quelques irréductibles qui prétendront que la survie de la langue française est ouand même menacée, même s’il s’agit a’un exode de population.Ils posent, rien de moins, que ceux qui entrent au Québec sont des anglophones et que ceux qui en sortent sont des francophones.Comme le nombre des sorties dépasse celui des entrées, ils en concluent, sans la moindre hésitation, que le Québec aura tendance à s’angliciser.Il nous faut donc aller plus loin et analyser la composition linguistique des migrants.On est moins bien renseigné sur ce sujet.On sait cependant, à partir de données du recensement de 1971, pour le Québec, quelle est la répartition suivant la langue maternelle des entrées et des sorties en provenance ou à destination des autres provinces canadiennes sur la période 1966-1971.(10) En appliquant les pourcentages correspondant aux chiffres des migrations enregistrées depuis 15 ans que j 'évoquais il y a un instant, on constate qu’il est entré au Québec en provenance des autres provinces 329,776 personnes de langue maternelle anglaise et qu'il en est sorti 509,094.Il y a donc eu une sortie nette des anglophones, un appauvrissement de la communauté anglophone, de près de 200,000 personnes.Fin ce qui concerne les mouvements de langue française, il est entré au Québec pendant la même période 238,638 personnes de langue maternelle française et il en est sorti 238,561.Le bilan de ce côté est légèrement excédentaire au profit du Québec.d'environ 100 personnes.Quant aux allophones venant au Québec ou quittant le Québec pour d’autres provinces, il en est sorti deux fois plus qu’il n’en est entré pour un solde net négatif de 40,963 personnes.(11) Voilà pour ce qui concerne les migrations interprovinciales.En ce qui concerne les mouvements avec l’étranger, nous n’avons guère d'indications sur la langue de ceux qui quittent le Québec.Mais est-il convenable de supposer que les francophones émigreraient plus à l'étranger que les anglophones lorsque le contraire est vrai pour les mouvements interprovinciaux?Une telle hypothèse n'est certainement pas vraisemblable.Voilà ce qui menace la survie de la langue française au Québec; des courants migratoires défavorables au Québec qui se traduisent par une sortie nette d'anglophones, une sortie nette d allophones et une très légère entrée nette de francophones.Alors que l'on devrait tout faire pour contrer cette saignée démographique, on déforme la réalité, on fait peur aux gens, oui, on agite l’épouvantail de l'assimilation pour faire adopter le projet de loi.Le danger d’assimilation des francophones du Québec, ou leur “minorisation" suivant le vocabulaire officiel, proviendrait aussi des transferts linguistiques, soit de ceux qui changent de langue en faveur de l'anglais.Pour nous en tenir aux données simples et transparentes de clarté du recensement de 1971 pour la région de Montréal, nous affirmerons seulement que les gains du français sont de 52,800.De ces gains, on doit déduire une perte de 46,095 provenant des francophones qui ont adopté l’anglais et 76,210 provenant des anglophones qui ont aussi adopté l’anglais.On peut donc constater que, si les allophones sont tenus d’aller à l'école française, et que les pertes de ce côté étaient réduites a zéro, les transferts linguistiques ne pourraient plus, cela va de soi.contribuer à réduire la proportion des francophones dans la population totale.Ils est toujours possible évidemment.d'adopter des méthodes frauduleuses qui consistent à écarter ce que l’on sait au profit d’hypothèses gratuites qu’on applique aux années à venir.C’est ainsi qu'on peut observer que 2 à 37c des francophones de Montréal ont l’anglais pour langue d'usage et qu'on a été jusqu'à supposer que cette proportion atteindra 10%.On pourrait sans doute supposer, une fois sur cette route, que la proportion atteindra 20, 30 ou 507o.Au moment voulu, ces sacrés gaulois finiront bien par devenir minoritaires.Il suffit d'un peu d’audace dans les annexes aux papiers qu’on écrit.Alors, les prétendues menaces économiques.démographiques et autres finiront bien par être justifiées.Admettons maintenant qu elles le soient, que propose-t-on pour les conjurer?(1) D'après Serge Carlos "l'utilisation du français dans le monde du travail du Québec." (Commission Gendron 1973) (2) Serge Carlos "l’utilisation du français dans le monde du travail du Québec." op cit.(3) SECOR INC."La Charte de la langue française et son impact” , juin 1977.(4i Rapport de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.(Livre III — Ottawa, 1969) (5) SECOR.(op.cit.page II - 26) (6) Serge Carlos op.cit.(voiV page suivante) (7) Jac André Boulet et André Raynauld “l'analyse des disparités de revenus suivant l’origine ethnique et la langue sur le marché montréalais.” (Conseil Économique du Canada, Ottawa.Document no: 83 et document à paraître pour l'année 1971).UNIVERSITÉ SAINTE-ANNE la seule université bilingue des provinces atlantiques Pour l’année universitaire 77-78, l’Université Sainte-Anne peut accepter des étudiants dans les programmes suivants: PROGRAMMES OFFERTS — Baccalauréat ès arts général en langues officielles — Baccalauréat ès arts (français) — Baccalauréat ès arts (anglais) — Baccalauréat ès arts (études canadiennes) — Baccalauréat ès arts (commerce) — Baccalauréat ès arts (sociologie) — Baccalauréat ès arts (psychologie) .— Baccalauréat ès arts (histoire) — Baccalauréat en pédagogie — Baccalauréat spécialisé en français — Baccalauréat en administration des affaires — Baccalauréat ès sciences — Diplôme en sciences de secrétariat — Certificat en animation S’adresser à : Dr Jean-Jacques Jolois Vice-recteur à l’enseignement Université Sainte-Anne Church Point, Nouvelle-Écosse BOW 1M0 Télé: (902) 769-2114, poste 112 I 15‘•JS KA.I .,vS. 6 • Le Devoir, samedi 6 août 1977 la météo ¦V.'/I'.lohof»# hkirr AVERSES AVLRSL’S V7 k£ldAjor»roit Co»i tVuncpu P'-TrfJëT «rAcnlrÇvijt Mew YorV :o't l^nVrtCTy prii'"o ,.r N L_Ai u- On prévoit aujourd’hui du temps généralement ensoleillé avec des passages nuageux suivi d’un dégagement progressif d'ouest en est.Ce dégagement sera précédé de brouillard dans les régions riveraines du Saint-Laurent en matinée.Le soleil percera les nuages en fin d'après-midi et un ennua-gement en soirée est probable.Les températures seront normales.Peu de changements sont prévus pour la journée de dimanche.Chibougamau, Nord de l’Abitibi: dégagement le matin puis période ensoleillee en après-midi.Maximum 21.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.• Sud de l’Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 23.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.Haute-Mauricie, Laurentides: dégagement le matin puis période ensoleillée l'après-midi.Maximum 24.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.• Montréal, Outaouais: brouillard tôt le matin puis dégagement et ensoleillé par la suite.Maximum de 27.Aperçu pour dimanche: ensoleillé.Québec, Trois-Rivières, Cantons de l’Est: brouillard le matin puis ensoleillé avec passages nuageux par la suite.Maximum de 26.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.Saguenay, Lac Saint-Jean, ensoleillé avec passages nuageux, possibilité d’averses.Maximum 23.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.• Baie-Comeau, Rimouski, Sept-îles, Gas-pésie: ensoleillé avec passages nuageux, possibilité d’averses en fin de journée.Maximum de 22.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.suites de la première page LANGUES • tout le processus serait soumis à un ’examen public” par un mécanisme quelconque non précisé pour l’instant: rapport annuel, comité parlementaire ad hoc, rapports d’étape, les choix restent ouverts; Malgré une première acceptation du rapport du Conseil consultatif des districts bilingues, en novembre 1975, on abandonnerait définitivement l'idée de "désigner” des districts bilingues, pour se contenter plus simplement de reconnaître des ’ régions” bilingues plus larges, sans critères trop précis quant à la proportion de francophones et anglophones qui y habitent.La loi sur les langues officielles comportera sans aucun doute d'autres amendements que celui qui touche aux recours aux tribunaux, mais ce n’est que très vaguement que les députés en ont été saisis hier, M.Roberts s’etant contenté de leur résumer oralement la quarantaine de recommandations du comité qu’il présidait.Au moins un dizaine de députés ont d’ailleurs exprimé leur inquiétude sinon leur amertume devant cette façon “cavalière” de les recevoir à ce qu’ils croyaient être une séance de travail en profondeur sur la loi des langues officielles, séance qu’ils attendaient depuis trois semaines.C’est en octobre dernier, lors du discours du trône, que le gouvernement avait annoncé son intention de présenter d’importantes réformes à la loi votée en 1969 et à l’orientation générale de sa politique de bilinguisme dans la fonction publique.En juin dernier, le Secrétariat d'Etat a déposé un Livre blanc qui réaffirmait les engagements de principe du gouvernement fédéral et M.Roberts faisait alors savoir que les modifications concrètes ne seraient connues que plus tard à l’automne.Le gouvernement tenait évidemment à éviter des remous dans la fonction publique fédérale que ces modifications tou-cheront largement, et il a entrepris mercredi dernier, avec l'Alliance de la Fonction publique, des consultations qui dureront au moins un mois, prévoit-on.Le soin qu'on a mis à renseigner les fonctionnaires — l'Alliance a en mains un document de 25 pages sur la réforme linguistique — a d'ailleurs ajouté à la mauvaise humeur des députés, qui réclament que l’on reprenne “serieusement" la consultation en ce qui les concerne.Selon les quelques informations qui filtraient hier, la restriction du recours aux tribunaux serait très radicale.Elle ne laisserait que la possibilité d’intenter des poursuites pour “mauvaise foi” ou encore “abus de pouvoir” chez les personnes chargées d'appliquer la loi, des délits d’intention fort difficiles à démontrer hors de tout doute.Ainsi quand les Gens de l’Air ont attaqué l’ordonnance du ministre des Transports, M.Otto Lang, conclut pour mettre fin à la grève des contrôleurs aériens contre le bilinguisme, ils n’auraient pu, selon le nouvel amendement prévu, que tenter de prouver la “mauvaise foi” présumée du ministre, mais non défendre, sur le fond, le droit des pilotes et contrôleurs à parler français selon les termes mêmes de la loi sur les langues officielles.Tel qu’exercé au cours de la dernière année par les Gens de l’Air du Québec ou les pilotes à l’emploi d’Air Canada, le droit de recours aux tribunaux a fait l’objet d'une confirmation formelle par le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, M.Jules Deschênes, en septembre dernier.Air Canada avait alors allégué en défense que le recours premier au Commissaire aux langues officielles, prévu dans la loi, excluait le recours aux tribunaux.Si telle était la volonté du législateur, avait indiqué le juge Deschênes en s’appuyant sur d’autres textes de loi, le Parlement aurait sans doute investi le Commissaire de pouvoirs exécutoires et inscrit nommément dans la loi l’exclusion du recours aux tribunaux.C'est cet aspect du célèbre jugement Deschènes qui a fait réfléchir le gouvernement, aurait indiqué hier M.Roberts.Il a laissé entendre que les pouvoirs du Commissaire aux langues officielles pourraient effectivement être élargis, sans toutefois garantir nettement que le gouvernement choisirait cette voie pour raffermir son contrôle, hors tribunaux, sur l’application de la loi.YALDEN les.qu'il a occupé depuis sa création en 1970.Juste avant son départ, M.Spicer indiquait d'ailleurs que le rôle du commissaire dépendrait entièrement de la démarche de son successeur.Les rapports annuels de M.Spicer ont souvent été qualifiés de petits bijoux: dans un langage intéressant et facile à lire, le commissaire y dénonçait avec grand humour la résistance des anglophones à accepter dans les faits la loi sur les langues officielles du Canada.Le mandat de M.Spicer se terminait en mars mais il a accepté de demeurer à son poste jusqu'à la fin de juillet, à la demande expresse du premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau.Le salaire annuel de M.Spicer était de $53,000 et les crédits de son bureau atteignaient cette année $3.5 millions, une augmentation considérable si l'on se rappelle le budget de départ de $980,000 en 1970.au fil des mots Dialogue des temps présents ( 1 ) par Louis-Paul Béguin Salle de bain?Ça prend un s?demande Z02I0.le petit garçon de mon voisin.On le voit de deux façons.Le dictionnaire indique salle de bains, mais on l'écrit aussi sans “s".En outre, le Grand Robert l'indique ainsi: salle de bain(s).Tu as le choix.Mais il faut dire que salle de bains au pluriel dénote une tendance moderne.Le français évolue.Les gens, d'ailleurs, inventent des mots qui passent ou ne passent pas dans l usage.Parfois des écrivains ont imaginé des mots pour mettre l’accent sur certains sentiments.Colette se dit “phatiguée” dans une lettre à un ami, car.dit-elle, elle est TRES fatiguée.Paul Léautaud reprochait à Robert Mallet dans un entretien télévisé l’emploi du verbe insupporter.Robert Mal- let lui répliqua qu’il existait, ce verbe, puisqu’on l’employait.Ce à quoi Léautaud.avec son esprit caustique habituel, rétorqua: “Votre façon d'appeler les choses est du baragouin pour moi”.Revenons à la salle de bains.Dans salle d'opération, salle de spectacle, salle de séjour, salle de bal.salle de concert, le deuxième nom de l’expression est au singulier.Mais on le met au pluriel dans: salle de qardes, salle d'armes.— Le français, c'est ben difficile.Tout ce niaisage pour une lettre ou un mot — Mais toi-même, en parlant, Zozo, tu soulèves un problème de langue.— Moi, je soulève.?— Oui, vois-tu.Le mot niaisage n’est pas dans le dictionnaire et pourtant tu le dis! Tu contestes le dictionnaire en l’employant.CONTRÔLEURS opérations advenant une grève tournante.Mais, dans certains cas, la fermeture d’un aéroport pourrait se traduire par l'annulation complète d’un vol comportant plusieurs escales.Mais les transporteurs feront tout pour ne pas fermer leurs opérations, à cause de la perte énorme de revenu qui s’ensuivrait.L’été est la saison la plus profitable pour les transporteurs aériens, et l’annulation de quelques vols seulement pourrait transformer un exercice financier excédentaire en exercice déficitaire.L'an dernier, les gros transporteurs avaient essuyé des pertes très importantes durant l’arrêt de travail des aiguilleurs.Advenant la fermeture de tous les aéroports, les compagnies perdraient de cinq a six millions par jour de revenus.Quant aux pertes qu’elles essuieront à la suite de la grève tournante, elles dépendront des régions qui seront touchées.GAZODUC qui a recueilli l’assentiment de tous les partis fut la possibilité d’intensifier dès maintenant nos exportations de gaz vers les États-Unis, puisque nous avons des surplus temporaires, et de demander que ce gaz nous soit remboursé en énergie lorsque nous en aurons besoin.Cette astuce permettrait de plaire aux Américains et aux producteurs canadiens sans pour autant compromettre les réserves canadiennes de combustible.On échangerait simplement nos réserves de l’Alberta pour du gaz provenant ultérieurement de l’Alaska.Cette solution ferait manifestement l’affaire du gouvernement qui avait admis jeudi que la sécurité des réserves canadiennes exigerait qu’on cesse aussitôt que possible nos exportations d’énergie vers les États-Unis mais qui soulignait en même temps qu’une pareille décision aurait l’inconvénient de faire diminuer la prospection sur notre territoire.Pour le reste, ce débat spécial sur le pipe-line aura été une grande perte de temps: Tout le monde était manifestement d’accord dès le départ et ce fut plutôt un prétexte pour faire des joutes oratoires et pour tenter de coincer l’adversaire sur des détails insignifiants.Souvent, on faisait manifestement exprès de mal interpréter les propos d’un parti pour pouvoir lui tomber dessus.L’opposition avait demandé un tel débat special en étant convaincue que le gouvernement refuserait.Lorsque le parti au pouvoir a donné son accord imprévu, tout le monde a dû jouer le jeu et meubler tant bien que mal ces deux jours de débat où personne n’avait rien à dire.Les seules interventions vraiment intéressantes ont été celles du député conservateur du Yukon, M.Erik Nielsen, qui a fait un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande autonomie de ce territoire et qui a dénoncé le colonialisme d’Ottawa, à l’égard du Nord et celle de M.Wally Firth, représentant néo-démocrate des Territoires du Nord-Ouest.M.Firth, le seul autochtone du parlement, a mis tout le monde mal à Taise en faisant une violente sortie contre le pipeline qui, disait-il, n’apportera aucun bénéfice aux gens du nord à qui il causera pourtant un grand nombre de problèmes.Il a toutefois conclu sur un ton plus doux en demandant simplement au gouvernement de considérer ce problème avec beaucoup d’attention.VANCE Proche-Orient.Il fera part également des réactions enregistrées dans chaque capitale, a-t-on ajouté de même source.“H ne s’agit pas de renouer avec la diplomatie de la navette, mais de procéder rapidement, avec chaque pays, à une revue complète de la situation à Tissue de la tournée du secrétaire d’État”, a-t-on encore indiqué de source américaine.L’idée de refaire, en quelques heures, le 11 août, une tournée des pays arabes du "champ de bataille” est une initiative qui s'est peu à peu précisée dans l’esprit du secrétaire d’Etat depuis la première étape d’Alexandrie, a-t-on appris dans son entourage.Elle répond à la tactique de M.Vance qui est de recueillir à chaque étape les réactions aux idées lancées précédemment et de prendre note de nouvelles suggestions qui seront transmises aux étapes suivantes.On précise dans l’entourage du secrétaire d’État que la proposition égyptienne pour la création d un “groupe de travail” qui se réunirait le mois prochain aux États-Unis, afin de préparer la reprise de la conférence de Genève sur le Proche-Orient “fait toujours l’objet d'un sérieux examen”.Le rejet, jeudi, de cette proposition par le général Hafez Assad, président de la république syrienne, n'a donc pas enterré definitivement cette idée.“Nous transmettons un certain nombre d’idées au sein d'un groupe, remarque-t-on de source américaine.Le fait que Tun des membres de ce groupe rejette une de ces idées ne veut pas dire qu’elle soit morte”.De son côté, le président Jimmy Carter a déclaré que la réunion de la conférence sur le Proche-Orient à Genève en octobre prochain “demeurait une probabilité”, en dépit des résultats jusqu’à présent décevants de la mission de M.Vance dans la région.“Je.continue à croire que tous les dirigeants de la région veulent la paix et veulent négocier", a indiqué le president Carter après avoir pris congé du président tanzanien, M.Julius Nyerere.Le président s'est notamment efforcé de minimiser la portée du désaccord apparu entre les positions américaines et syriennes, à l’occasion du passage de M.Vance à Damas.“Je pense que c’est une erreur d’attacher trop d’importance aux informations de presse à ce sujet”, a affirmé M, Carter.D'autre part, la presse de Beyrouth évoquait hier les perspectives de division dans le camp arabe qu’ouvrent la proposition du président Sadate de préparer la conference de Genève au niveau d’un groupe de travail Israélo-arabe le mois prochain à New York et son rejet par le président Hafez Assad.Le quotidien As Safir (pro-libyen) souligne que Ton assiste à une renaissance de la polémique entre Damas et Le Caire et se demande: "Faut-il sauver la mission Vance ou former un front du 1 !•• mm Même sous la pluie, un soldat de la garde à pied du gouverneur général ne retirera ni ne couvrira son couvre-chef poilu.Mais il a droit, cependant, de protéger sa tunique écarlate contre les intempéries, même lorsqu'elles contremandent la traditionnelle cérémonie du changement de la garde, sur la colline parlementaire, à Ottawa.(Téléphoto CP) refus arabe contre la paix israélo-américaine que Vance cherche à imposer aux Arabes?’’ Pour sa part, Ike, quotidien de Beyrouth en langue anglais^ ironise sur la procédure choisie par l’Egypte pour faire connaître ses propositions.Si Le Caire avait réellement désiré une coordination des points de vue avant de reprendre les travaux de Genève, il eût été “plus utile que cette coordination se fasse avant de mettre (la Syrie) devant le fait accompli”, écrit-il.Pour Ike, il ne fait pas de doute que le président Sadate a agi sans consultation préalable d’autres leaders arabes.“Il a peut-être semé les germes d’une confrontation importante entre les Arabes”, ajoute-t-il.La proposition américano-égyptienne excluait des discussions préliminaires TOLP (Organisation de liberation de la Palestine), dont la Syrie exige la présence à Genève.Certains y ont vu “un artifice pour faire la paix sans les Palestiniens et a leurs dépens”.Pour la Libye, cette proposition était en' fait un camouflage devant permettre au président Sadate de négocier directement avec le président du conseil israélien, M.Menahem Begin, un nouvel accord de désengagement dans le Sinaï.Conclu en septembre 1976, le second accord intérimaire avait suscité une vive querelle entre Damas et le Caire, dans laquelle TOLP avait pris partie pour la Syrie.Un an plus tard, les commandos palestiniens combattant les forces syriennes intervenues au Liban, la résistance, en quête d’alliés extérieurs, s’était rapprochée du président Sadate.Une fois de plus, les alliances pourraient aujourd'hui se renverser.Pour sa part, le secrétaire d’État américain a réaffirmé à haute voix, à son arrivée à Amman, qu’il était déterminé à progresser vers la paix.La “recherche commune d’une paix juste et durable est un objectif que nous continuons tous de partager”.“C’est une chose qui reste en tête des 6 août."\ Un bombardier américain larguait une bombe atomique sur Hiroshima il y a 32 ans aujourd.’hui, le 6 août 1945, après le refus du Japon d’accepter la demande de reddition sans condition formulée par les Alliés à Potsdam.L’explosion tua 80,000 des quelque 344,000 habitants de la ville; des milliers d’autres furent victimes des radiations longtemps après.La puissance destructrice de l’arme atomique devenait un facteur stratégique et politique déterminant dans le monde.1975 — Le Conseil de sécurité refuse de prendre en considération une candidature de la Corée du Sud à TONU.1973 — Des bombardiers américains attaquent, par erreur, la ville cambodgienne de Neak Long, faisant des centaines de morts et de blessés.Fulgencio Batista, qui gouverna Cuba pendant 18 années, avant d’être renverse par Fidel Castro, meurt en Espagne à Tage de 72 1971 — Le typhon Olive fait 78 morts au Japon.1970 — Madrid et Washington signent un accord prorogeant de cinq ans 1 utilisation de quatre bases militaires .espagnoles par les Américains en échange d’une aide militaire et économique des États-Unis à l’Espagne.1962 — La Jamaïque devient indépendante dans le cadre du Commonwealth britannique.1961 — Gherman Titov, le deuxième cosmonaute soviétique, est lancé sur orbite à bord de Vostok 2.1953 — Vague de grèves en France.1914 — La Serbie et le Monténégro déclarent la guerre à l’Allemagne.1825 — La Bolivie se déclare indépendante du Pérou.1805 — Napoléon 1er ordonne la dissolution du Saint empire.Ils sont nés un 6 août: Alfred Tennyson, poète anglais (1809-18921; sir Alexander Felming, médecin anglais inventeur de la pénicilline (1881-1955); Lucille Ball, actrice américaine — 1911; Robert Mitchum, acteur américain — 1917: Paul Hellyer, ancien ministre de la Défense du Canada — 1923; Roch LaSalle, député fédéral de Joliette — 1929; Léopold Marquis, député provincial de Matapédia — 1938 priorités de la politique étrangère américaine".Les États-Unis “continueront d’oeuvrer avec d'autres pays en vue de trouver au Proche-Orient le nécessaire consensus qui nous permettra de nous rendre à Genève pour y négocier un règlement”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’aéroport.BLOC-NOTES Suite de la page 4 à Tun ou l’autre projet, devrait faire connaître tout le dossier et expliquer en quoi l’affaire vaut d’être entreprise — si tel est le cas — et quels avantages méritent de faire préférer un site à un autre.On veut bien croire que tous les comités interministériels (et même le ministère des Affaires intergouvemementales, puisqu il doit intervenir si d’aventure Ottawa pose le pied dans le Palais!) auront le loisir de se pencher sur les divers projets soumis par des promoteurs ou conçus, à Québec ou à Paris, par les grands commis de l’État.Leur jugement ne dispensera jamais, pourtant, d'un examen public et d’un débat véritable un choix qui, autrement, pourrait doter Montréal d’un nouvel éléphant blanc.Entre-temps, bonnes vacances quand même, soit dans ce Québec qui a tant besoin de congressistes, soit à l’étranger, là où devraient s’abstenir d’aller les citoyens de la belle province! Mercure: 251 autres cas ont été identifiés Le gouvernement fédéral a annoncé hier qu’il vient d’identifier 251 cas supplémentaires d’indiens qui ont dans leur sang des taux anormalement élevés de mercure.Dans 26 cas, la teneur en mercure dépasse même le seuil où peuvent apparaître des dommages mesurables et irréversibles aux nerfs et au cerveau, c'est-à-dire 100 parties par million.La très grande majorité de ces nouveaux cas d’intoxication mercurielle ont été trouvés au Québec, dans les villages de Fort George, sur le bord de la baie James et de Great Whale.À vrai dire, la quasi-totalité des cas vraiment graves (qui dépassent 100 parties par million) ont été trouvés dans ce dernier village: 22 des 26 cas identifiés proviennent de Great Whale, trois pro- Congrès duCTC WINNIPEG (PC) - Plutôt qu’à Winnipeg, c'est à Québec que le Congrès du Travail du Canada tiendra ses assises générales en mai 1978.La nouvelle a été annoncée hier par le président de la section manitobaine du CTC, M.Nels Thibault.Selon M.Thibault, cette décision a été prise en raison du nombre insuffisant de chambres d'hôtels à Winnipeg pour recevoir les congressistes.A Winnipeg, a-t-il expliqué, le CTC ne pouvait disposer que de 2,200 chambres, soit 600 de moins que le nombre nécessaire.La décision de ne pas tenir le congrès dans cette ville se traduit par une perte de $3 millions pour le commerce local.Loto Québec Mino-Loto: 11-89602 23-76236 10-71166 2-92738 gagnent $50,000 chacun.Loto-perfecta 2-4-8-9-12-19 numéro complémentaire: 32 Inter-loto 2582745 gagne $250,000 1431665 gagne $100,000 2829030 gagne $50,000 2615641 gagne $25,000 1375779 gagne $25,000 2607710 gagne $5,000 2054729 gagne $5,000 2335943 gagne $5,000 viennent de Fort George et le seul autre cas grave signalé dans cette nouvelle série de tests provient de Sanikiluaq, dans les Territoires du Nord-Ouest.Le cas le plus grave a été trouvé à Great Whale.L’individu implioué avait plus de 271 parties par million de mercure dans son sang.On considère généralement que ce taux ne dépasse pas 20 parties par million chez le monde “ordinairer’ et la moyenne, dans une ville comme Québec, est d’à peine une ou deux parties par million.Ces nouveaux cas viennent s’ajouter aux centaines d’autres qui ont été identifiés un peu partout au Canada depuis deux ans.Jusqu'à maintenant, le gouvernement fédéral s’est contenté “d’encourager les personnes impliquées à se soumettre à des examens cliniques complets”, selon les dires du ministre canadien de la Santé, M.Marc Lalonde.Cette façon élégante de disposer de la question laisse cependant de côté le fait que les individus en question sont généralement sans le sou et isolés à des centaines de milles des centres spécialisés capables de réaliser de tels examens.Jusqu'à maintenant, les seuls examens cliniques complets destinés à détecter les symptômes reliés à des intoxications par le mercure ont été réalisés par une mission médicale mise sur pied par les docteurs André Barbeau (neurologue) et Albert Nantel (toxicologue) sous Tégide du ministère des Affaires sociales du Québec.Cette mission médicale avait effectivement confirmé la gravité de la situation en identifiant plusieurs cas où les symptômes neurologiques constatés à l’examen confirmaient la triste réalité soupçonnée auparavant.En raison de la publicité accordée à ces découvertes, le gouvernement du Québec a décidé de ne plus procéder à ces examens et de miser plutôt sur la prévention.J DÉCÈS Notez t.v.p.que let avis de détis doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publisatlon du lendemain.Le dimanche : 2 d 4:30 p.m.METCALFE, George Wallace.— À Montréal, le 4 août 1977 à Tâge de 83 ans, est décédé, George Wallace Metcalfe époux de feu Gabrielle Paré.Il laisse dans le deuil une soeur (Soeur Hilda Metcalfe) C.S.C., un frère, Har-tland Metcalfe, ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu samedi, le 6 août Le convoi funèbre partira du J.R.Deslauriers et Urgel Bourgie Liée, No 5650 rue Côte des Neiges, pour se rendre à l’église St-Pascal Bay-•on où le service sera célébré à 9 h 30 heures Et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation. Informations internationales Le Devoir, samedi 6 août 1977 • 7 Quatre tonnes d’uranium et plutonium US disparues WASHINGTON (AFP) — L’administration américaine a perdu la trace de quelque quatre tonnes d’uranium et de plutonium, (de quoi fabriquer 500 bombes nucléaires), mais affirme qu il ne s’agit pas d’un vol et qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.Ce sont les deux agences fédérales chargées du domaine nucléaire, l’Administration pour la recherche et le développement de l’énergie (ERDA) et la Commission de réglementation nucléaire (NRC), qui ont reconnu, jeudi soir cette disparition mystérieuse qui avait déià fait l’objet d’informations de presse.Elles ont précisé, en donnant de nouveaux chiffres, que les pertes portaient sur très exactement 4.218,5 kilos de matériaux nucléaires, dont près de 1.700 kilos de plutonium et plus de 2.500 kilos d’uranium hautement enrichi.Il faut environ 10 kilos de plutonium ou 20 kilos d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire.Les deux agences se sont toutefois empressées d’attribuer les disparitions à des erreurs comptables ou autres.“Des différences dans les stocks ne sont pas surprenantes.Même les instruments de mesures les plus modernes ne sont pas tout à fait exacts”, a déclaré un porte-parole de la NRC, M.Clifford Smith.“Nous croyons que les pertes d’uranium et de plutonium peuvent être dues à des surestimations, des pertes de déchets et à la présence de Quantités non mesurables dans les tuyaux et les équipements”, a affirmé pour sa part l’un des dirigeants de l’ERDA, le général Edward Ciller.Tous deux ont insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun vol dans les usines fédérales, où sont entreposés les matériaux nucléaires.Leurs explications n’ont cependant pas entièrement convaincu les parlementaires américains.^es présidents de deux sous-commissibns du Congrès spéciahsées dans les affaires nucléaires, ont annoncé hier leur intention de mener leurs propres enquêtes sur ces disparitions.Le sénateur John Glenn envisage de faire comparaître les responsables de rERDA et de la NRC à la rentrée parlementaire, en septembre.Le représentant John Dingell a l’intention de commencer son enquête dès lundi, en dépit du début des vacances parlementaires ce week-end.L’IRA veut empêcher la visite de la reine par une série d’attentats LONDRES (d’après AFP et Reuter) — Malgré la campagne d'intimidation déclenchée en Irlande du Nord par TIRA “provisoire” (l’armée clandestine républicaine), le gouvernement britannique a l’intention de maintenir la visite de la reine Elizabeth dans la province, la semaine prochaine, assurait-on hier de source officielle.Toutefois, reconnaissait-on, révolution de la situation fera l’objet jusqu'au dernier moment d’un examen des responsables de la sécurité en Ulster.Les “provos” de Belfast ont menacé de rendre “mémorable" le séjour de la reine les 10 et 11 août.Leurs brigades ont déjà commencé à fame sentir une emprise qui s’était relâchée depuis quelques mois.C'est ainsi qu’elles ont revendiqué la responsabilité des dix-neuf attentats à la bombe incendiaire qui ont dévasté des Belgrade: tous les problèmes de procédure ont été résolus BELGRADE (AFP) - Tous les problèmes essentiels de firocedure et d’organisation de a conférence principale des représentants des États ayant participé à la CSCE, qui se tiendra en automne prochain à Belgrade, sont résolus.Après une réunion préparatoire qui n’a pas duré moins de sept semaines, les 33 délégations européennes plus les Etats-Unis et le Canada, ont approuvé solennellement hier, dans la capitale yougoslave, un texte qui règle en dix pages, tous les détails de “Belgrade-II”.Cette conférence, qui dressera le bilan d’Helsinki, se déroulera, selon le document, du 4 octobre au 22 décembre.Si à cette date, aucun accord n’est conclu, la conférence reprendra de la mi-janvier jusque vers la mi-février.Commencée le 15 juin, cette réunion a eu, d’un bout à l’autre, un caractère exclusivement technique.Les délégués avaient reçu mandat de mettre au point la procédure et l'organisation de Belgrade-H et ils s’y sont tenus.Les discussions ne sont pratiquement jamais sorties des chemins de la procédure.Les affrontements politiques que d'aucuns prévoyaient entre les Occidentaux et les pays de l’Est ne se sont pas produits.En particulier, on n’a pas vu se dresser l'un contre l’autre, les deux géants de cette réunion, rURSS et les Etats-Unis, sur le problème épineux des droits de l’homme.D’ailleurs, les mots “droits -de l’homme” n’ont pas été prononcés une seule fois au cours des 55 séances de la réunion, même pas lors des débats consacrés à la définition des “organes subsidiaires” ou commissions.Ces commissions (il y en aura cinq selon le adoi ' texte adopté) sont en effet chargées de traiter les problèmes de chaque corbeille ou chapitre de 1 acte final d’Helsinki, plus les questions méditerranéennes.Or, les droits de l’homme sont inscrits sans ambiguïté dans l’une de ces corbeilles.Pour certains il ne fait pas de doute que l'affrontement Énergie: la Chambre adopte l’essentiel du projet Carter WASHINGTON (AFP) -La Chambre des représentants a approuvé hier après-midi un projet de loi sur l’énergie accordant au Président Jimmy Carter la majeure partie de ce qu’il avait demandé dans le programme qu’il avait présenté en avril dernier.Le vote est intervenu pratiquement au moment même où le nouveau secrétaire à l’Énergie, M.James Schlesinger, prêtait serment dans le roseraie de la Maison-Blanche.Le texte voté par la Chambre après une semaine de débats comprend notamment: une taxe sur le pétrole brut produit aux États-Unis de manière à porter progressivement son prix au niveau mondial.des impôts spéciaux sur les voitures grosses consom- matrices à partir de 1979, des stimulants fiscaux pour inciter les Américains à mieux isoler thermiquement leurs logements et à utiliser l'énergie solaire, un relèvement des prix du gaz naturel nouvellement découvert qui restera cependant sous contrôle, des mesures pour encourager Tutilisa- tion du charbon dans l’industrie au lieu du pétrole ou du gaz naturel.La seule défaite sérieuse qu’a essuyée l’administration au cours du débat a été le rejet par les représentants d’une proposition de relèvement de 5 cents par gallon de la taxe fédérale sur l’essence.Mise en garde anti-castriste MIAMI (AFP) — Un groupe anti-castriste, la Coordination des organisations révolutionnaires unies (CORU), a adressé hier une mise en garde ÉDUCATION AUX ADULTES COURS DU SOIR ET DE JOUR AUTOMNE 77 119 COURS OFFERTS Administration 26 cours Informatique 14 cours Secrétariat 1S cours Sciences 22 cours Sciences humaines 31 cours Arts et lettres 12 cours Langues 15 cours Pour obtenir l'OFFRE DE COURS détaillée, telépbonei à 376-1310.MAIS AUSSI.à tous les membres de l’administration Carter d’origine cubaine, leur intimant de démissionner et les menaçant de représailles s’ils ne s’exécutaient pas.Dans un communiqué, enregistré sur bande magnétique et déposé dans une cabine téléphonique à Miami, la CORU s’est référée à un échange d’informations entre les États-Unis et Cuba au sujet des activités de groupes anti-castristes aux États-Unis.“La nouvelle de cet échange d’informations, déclare le texte, nous remplit de consternation.Nous demandons la démission immédiate de tous les Cubains qui appartiennent au gouvernement Carter”.“Ceux qui ne démissionneront pas, poursuit le communique, seront accusés de parti-ciper à la dénonciation de tous les combattants qui luttent pour la liberté du Cuba.Ils seront responsables de toutes les conséquences qu’ils pourraient encourir du fait de leur attitude, qui est un acte de haute trahison vis-à-vis de la patrie ”.américano-soviétique, évité selon eux, à la réunion préparatoire, éclatera à la conférence de l’automne sur cette question des droits de 1 homme.Poqr d’autres cependant, tout se passera bien car, disent-ils, les Soviétiques et les Américains veulent absolument préserver leurs relations.C’est en tout cas, l’impression qu’ont donnée les deux pays durant les sept semaines de la réunion.Leurs interventions, surtout celle des Américains, étaient rares et toujours mesurées.Tout au plus, entendit-on un jour les Soviétiques critiquer ce qu’ils appelaient le manque de souplesse des Américains.On parla de durcissement soviétique.Ce n’était qu’une fausse alerte.A 48 heures de la fin de la réunion, l’ambassadeur Youri Vorontzov déclarait à la presse: “Nous sommes des gens flexibles”.C’était sa manière d’annoncer que sa délégation appuyée par celles des pays de iTSst, était prête à un compromis dont il donnait lecture.Les Soviétiques, jusque là partisans de la durée d’une conférence limitée à 1977, acceptaient qu’elle se prolonge en cas de nécessité de la mi-janvier jusque vers la mi-février.Ils acceptaient également la création des commissions, principe devant lequel ils s’étaient toujours montrés réticents.C’était une concession aux Occidentaux.Un délégué d’un pays de l’Est devait ainsi expliquer cette position: “Nous étions en minorité car les pays neutres et non-alignés, bien ue tels, penchaient du côté es Occidentaux: il nous fallait donc céder à la majorité”.M.Francis Beauchataud, chef de la délégation française, estimait quant à lui hier soir que l’accord obtenu était “entièrement satisfaisant".M.Beauchataud a ajouté que cette satisfaction était particulièrement évidente chez les Neuf de la communauté européenne.“Les résultats obtenus répondent aux objectifs que nous nous étions fixés: préparation de caractère technique et non politique, qui règle tous les problèmes essentiels de procédure et d’organisation de la conférence principale”, a-t-il dit.Le délégué français s’est d’autre part félicité de “l’étroite coopération dont ont fait preuve les Neuf durant les travaux".M.Beauchataud a tenu à souligner qu’il entendait par là, saluer également l’esprit de solidarité manifesté au sein des Neuf, par la délégation ouest-allemande.D a ainsi apporté un démenti aux rumeurs qui avaient circulé dans les couloirs de la conférence au sujet d’un isolement de la RFA.I magasins et des bureaux à Belfast et à Lisburn, près des Quartiers généraux de l’armée, ans la nuit de jeudi à vendredi.Les alertes à la bombe se sont succédées jeudi à Belfast provoquant notamment la fermeture de toutes les autoroutes à la- périphérie de la ville.Un communiqué de l’IRA déclare que cette nouvelle offensive est “directement liée” à la visite royale.“Les premiers engins incendiaires ont été lancés contre des boutiques à Lisburn, à 32 km au sud de Belfast, où est basée une importante garnison britannique.Parfois dissimulés dans des boîtes d’allumettes, ces engins minuscules ont provoqué sept incendies dans le quartier commerçant de la ville.Au village voisin de Dunmurry, deux dépôts de meubles ont été la proie des flammes.À Belfast, ce sont des échoppes situées dans les quartiers nord de la ville et dans le quartier protestant de Sandy Row, au sud, qui ont brûlé.L’une d’elles se trouvait en face du quartier-général de l’armée britannique, au Grand Central Hotel.Les services de sécurité s’inquiètent de cette recrudescence d’attentats.Huit mille membres de l’UDA (Ulster Defence Regiment), supplétifs de la police, ont été rappelés cette semaine sous les drapeaux pour seconder les 14,000 soldats britanniques chargés de la sécurité dans les six comtés.Le dirigeant protestant extrémiste, Ian Paisley, assure être en possession de documents secrets de 1TRA comportant un plan visant à semer le trouble lors de la venue d’Elizabeth H.Des bombes incendiaires auraient été entreposées dans des caches secrètes et des commandos se prépareraient à abattre l’hélicoptère dans lequel, pour la première fois de sa vie, la souveraine prendra place.L’armee ne cache pas que TIRA dispose des moyens techniques pour le faire.Plusieurs roquettes et lance- roquettes de fabrication soviétique ont été récupérés au cours des derniers mois.“On doit reconnaître que ces armes ont une portée suffisante pour abattre un hélicoptère, à condition d’être maniées par un tireur très expérimenté,” a déclaré un porte-parole.Environ 30,000 hommes de troupe, policiers et réservistes ont été mobilisés pour la semaine.Leur tâche, sera non seulement d’assurer la sécurité de la reine, mais encore de prévenir les affrontements entre les “républicains" et les organisations paramilitaires protestantes.Le Sinn Fein (la branche politique de TIRA) a en effet organisé pour le 10 août une manifestation devant l’hôtel de ville de Belfast, pour protester contre la venue de la souveraine.Les “loyalistes” protestants ont de leur côté lancé un appel à la population pour au’elle exprime, au même en-roit et à la même heure, son attachement à la couronne britannique.Carter et Nyerere en accord “presque total” WASHINGTON (AFP) -Le président Jimmy Carter a R ris congé hier de M.Julius lyerére en déclarant qu’il "était parvenu à un accord presque total en ce qui concerne les efforts diplomatiques nécessaires en vue d’une solution en Rhodésie et en Namibie" avec le président tan-zanien.Un communiqué de la Maison-Blanche publié à l’issue de la visite officielle de deux jours de M.Nyerere à Washington indique d’autre part que les deux interlocuteurs sont tombés d’accord pour prendre “toutes les mesures nécessaires à un règlement négocié au Zimbabwe sur la base du principe un homme une voix, du respect du pouvoir de la majorité, en tenant compte des droits de la minorité".M.Carter a pour sa part rendu hommage à son hôte en déclarant qu’il était “l’homme connaissant le mieux les problèmes africains qu’il ait rencontré à ce jour".M.Carter a d’autre part indiqué que M.Nyerere rencontrera le secrétaire d’État américain Cyrus Vance le 13 août à Londres.M.Vance, qui reviendra de sa tournée au Proche-Orient, est attendu dans la capitale britannique le 11 et il doit s'entretenir avec son homologue M.David Owen.Le président Carter a exprimé l’espoir qu’après ses conversations avec M.Vance, le président de Tanzanie sera en mesure de réunir les autres dirigeants des pays “de première ligne" afin de soumettre à leur approbation les nou-velles initiatives anglo-américaines en vue d’un règlement en Rhodésie.D’autre part, en ce qui concerne le Namibie, le chef de l'exécutif a indiqué que M.Sam Najoma, dirigeant du mouvement nationaliste SWAPO, rencontrera au cours des prochains jours à New York plusieurs représentants américains auprès de l’ONU.Une agence de presse parallèle opère depuis 4 mois à Moscou MOSCOU (AP) - Une agence de presse parallèle fonctionne depuis plus de quatre mois en Union soviétique, où elle fournit aux journalistes occidentaux des informations ignorées par la presse officielle, malgré la censure et l'irritation évidente des autorités gouvernementales.L agence clandestine a été fondée à l’origine par un journaliste professionnel, Vladimir Solovyov, et son épouse, Elena Klepikova, tous deux âgés de 35 ans.“Le but de notre agence est de fournir des informations objectives sur la politique, la vie en général et les activités culturelles en Union soviétique, et de faire état de ce dont on n’entend jamais parler d’ordinaire”, ont-ils expliqué.L’agence Solovyov-Klepikova a ainsi publie une vingtaine de bulletins contenant des informations allant d'un boycottage des taxis pour protester contre l’augmentation des tarifs à la censure des oeuvres des écrivains non conformistes, en passant par une étude sur les procédures électorales.Elle a surtout été le seul organe de presse à l’intérieur de l’URSS à diffuser une analyse sur le récent limogeage du président Nikolai Podgomy.Redigee dans un style vivant, emaillée de citations françaises et latines, la première dépêche de l’agence concernait le sort de deux chroniqueurs littéraires de Léningrad qui perdirent leur emploi pour avoir publié un K' e consacré au drame de lille du dernier tsar.Une autre portait sur l’exclusion de cinq auteurs contestataires de l'Union officielle des écrivains, et une autre encore sur les procédés contestables utilisés par les autorités administratives pour rendre plus difficiles les démarches des Juifs désirant émigrer.L’analyse en profondeur sur les causes de la chute du président Podgomy contrastait singulièrement avec la sécheresse de la nouvelle publiée en une seule phrase par les organes de la presse officielle, au bas d'un long compte rendu sur une réunion du comité central du Parti communiste."Quelles que soient leurs causes, sa chute et sa disgrâce avaient une bonne raison que l'on pouvait déjà entrevoir lorsqu'il prit le pouvoir en 1964: la vieillesse’, écrivaient ses auteurs.Toutefois, la décision finale d’écarter le président Podgomy (74 ans) a été motivée “par l’échec complet de la politique soviétique au Proche-Orient”, qu’il avait inspirée.Vladimir Solovyov et Elena Klepikova avaient demandé, au début de l’année, l’autorisation d’émigrer, en raison de la censure imposée à leurs ouvrages.Cette autorisation fut d’abord refusée, avant d'être finalement accordée à la fin du mois de mai.“On ne nous a pas permis de quitter l’Union soviétique alors que nous n’étions qu’un couple d’écrivains.Mais on a ensuite souhaité nous voir partir le plus rapidement possible lorsque nous avons commencé à faire fonctionner notre agence", ont-ils expliqué.Avant que cette autorisation ne soit accordée, les autorités officielles avaient manifesté leur irritation par des perquisitions, des surveillances et des filatures.Des menaces furent même adressées par téléphone à Solovyov et son épouse par des correspondants anonymes.L’agence a été reprise depuis par un autre écrivain ami du couple, Mark Popovsky, un ancien journaliste spécialiste des problèmes scientifiques.Popovsky reconnaît qu’il n’a assumé cette mission que dans l’espoir d’obtenir à son tour rapidement l'autorisation d’é-migrer.Il admet cependant qu’il a pris un risque serieux et qu’il est possible qu’il soit finalement “expédie à l’Est” (en Sibérie) au lieu de pouvoir s'établir en Occident comme il le souhaite.Depuis que Lénine a centralisé la presse en 1918, le Kremlin s’est toujours montré très sourcilleux à l’égard de toute publication ne reflétant Pas le point de vue officiel, ’ourtant, la “Chronique des événements courants”, la première publication indépendante régulière, a vu le jour en 1968 et a continué de paraître jusqu’ici contre vents et marées, avec quelques interruptions.Les autorités ont tenté périodiquement d’arrêter sa diffusion en procédant notamment à des arrestations, mais la Chronique est parvenue à survivre grâce surtout au secret qui entoure la composition de sa rédaction.D’autres “Samizdat” du même genre sont nés depuis et leurs bulletins dactylographiés sont périodiquement remis aux journalistes occidentaux et aux ambassades du monde libre.Parmi eux figurent notamment Veche et Zemlya, consacrés aux questions religieuses et aux problèmes des minorités, des organes nationalistes comme le Vistnyk d'Ukraine, ainsi que des publications destinées aux communautés juive, tartare et allemande d’URSS.Il existe également un recueil appelé Zaya-vlenia qui contient des déclarations provenant de dissidents, de minorités religieuses et, indirectement, de prisonniers internés dans des camps de travail.L’agence Solovyov-Klepikova, devenue depuis "La presse Mark Popovsky”, représente cependant la première tentative visant à publier des informations indépendantes sur de nombreux sujets, telles qu’on pourrait en trouver dans les journaux d’un Pays où la presse est libre.our y parvenir, ses responsables bénéficient des renseignements que leur communiquent leurs anciens confrères journalistes ainsi que leurs amis dans le monde littéraire.“Des étrangers nous téléphonent également, expliquent-ils.ÉPLUCHETTE DE BLÉ-D INDE Samedi, 13 août /êutfenqe cCec jZoc (?anne St-Faustin (dans les Laurentides) Renseignements et réservations: (819) 688-2266 Profilez On CENTRE DE REFERENCES ET D INFORMATIONS A votre service pour fle laide pedagogique Suzanne Payette et Gilles Lavoie vous aideront a trouver repense a vos questions.PÉRIODE D’INSCRIPTION :1er au 17 août DEBUT DES COURS : 6 septembre Les pieces requises pour (ouverture Ou oossier Duiietins.certificat oe naissance, photo Terrains intérieurs Éducation aux Adultes CÉGEP Rosemont, 6400,16e Avenue, Rosemont, Montréal, P.Q.376-6310 Le CEGEP, ca vous appartient aussi.Nous protons to tennis au soripux.' • Tarifs d inscription ol du lorrains raisnnnablns • Tarifs de terrains réduits pour (ns levo tôt • .16 terrains a surface coussined 'bains tourbillon sauna L * *¦*' ^a,c Smash oasse-croute ".«dw 1 .Programme d eétrai'nemërit pai des protessionnels 769-0314 Club de Tennis Intérieur de l'Ile des Soeurs 769-5163 "t BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ EN RELATIONS HUMAINES Ce programme vise à fournir aux étudiants une connaissance fondamentale des grands systèmes théoriques et méthodologiques propres aux champs psychosociologiques, à initier les étudiants aux principales stratégies inhérentes aux conceptualisations propres aux champs d’application des sciences sociales dans les domaines des communications de masse et de l’organisation.Au plan des besoins sociaux, le programme cherche à former des gens ayant une vocation d’action.A l’intérieur des communications de masse, les champs visés sont les suivants: les relations publiques, la publicité et la recherche en opinion publique.Quant à l’organisation, les rôles d'agent de changement interne sont les fonctions retenues en termes d'objectifs de formation (agent de formation, de sélection, de planification et de négociation.).Il reste quelques places disponibles dans ce programme pour l'automne 1977.Date limite pour soumettre les candidatures: 15 août 1977.Les candidats intéressés sont priés de contacter le Service de l'Admission à: 282-7161.Université du Québec à Montréal i£S 6 1 8 • Le Devoir, samedi 6 août 1977 ANNONCES CLASSÉES RÉCUlltRES 844-3361 • Chaque parution coûta $2.00, maximum 25 mote • Tout mot additionnai coûta 0.0$ chacun a L’haura do tombée: 11:00 am.pour la tendant ail) APPARTCMENTS A LOUER N V Venez vivreàLaQte, jopeHOusàsondub! 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responsabilités sont diverses et comprennent la dactylographie (40 m.), la compilation de relevés statistique en utilisant une calculatrice et un mini-ordinateur, et autres travaux de bureau.Connaissances: 14 à 15 années de scolarité avec des connaissances en mathématiques.Une parfaite connaissance de l’anglais et du français est requise.Des connaissances en ordinatique sont souhaitables.Salaire: 11,350 à 12,409 par année.S’adresser par écrit à: Garth Coffin C.P.2250 Succursale St-Laurent Montréal H4L 4Y7 A l’actualité économique • ¦ 1 ¦' Un créancier récalcitrant met Désourdy en faillite virtuelle Le Devoir, samedi 6 août 1977 • 9 V.Une entreprise québécoise, qui fabrique des maisons préfabriquées dans la région de Saint-Jean, l’entreprise Desourdy, serait actuellement en graves difficultés financières par la faute d’un cheik arabe mauvais payeur! Selon des informations recueillies auprès du cabinet de M.Bernard Landry, ministre d’État au développement économique, la banque de Montréal s’efforcerait actuellement de trouver des investisseurs prêts à financer un nouveau départ de la compagnie.Il s'agirait d’un investissement de $4.3 millions.Cette somme comprendrait en particulier $1.3 millions de marchandises déjà livrées, que l’acheteur d’Arabie Séoudite refuserait de payer malgré les demandes de l’entreprise Desourdy.Il s’agirait aussi de $1.8 millions de commandes pour l’Arabie Séoudite, exécutées mais non livrées encore.Le cabinet ministériel se déclare très optimiste quant à la "remise à flot" de l’entreprise.En attendant le bilan financier complet que la Banque de Montréal préparerait pour le début de la semaine prochaine, le cabinet souligne que l’entreprise Desourdy possédé une administration solide, un réseau commercial bien implanté, sort des produits de qualité et que les relations de travail semblent excellentes au sein de l’entreprise.S’il ne semble pas s’inquiéter outre mesure pour l’entreprise Desourdy, le ministre Landry serait frappé par le nombre de petites et moyennes entreprises (PME) actuellement “mal prises" par la faute de mauvaises créances à l’étranger et en particulier par la lenteur du règlement des factures contractées par des clients arabes.Il semble que sept ou huit compagnies soient dans des situations comparables à celle de l’entreprise Desourdy; il s'agirait de firmes produisant des maisons préfabriquées ou mobiles et même des meubles.Aussi le ministre s’apprête-t-il à imaginer des solutions pour aider les PME à exporter sans trop de risques.Ces propositions pourraient être inscrites dans le document sur la stratégie du développement économique québécois, qui devrait être rendu public à la mi-décembre.En attendant, les PME ont à leur disposition divers programmes d’aide offerts par le ministère de l’Industrie et du Commerce.Ces programmes concernent en particulier les crédits de prospection ou la diversification des exportations.Mais rien ne semble exister pour aider les PME à recouvrer leurs créances dans de lointains pays! Les propositions de M.Landry pourraient viser la création d’un consortium de PME ou d’une structure capable de supporter des risques financiers trop éleves pour une entreprise solitaire.À de nombreux points de vue, les PME sont d’actualité en ce moment.Les travailleurs d’East Angus rejettent l’offre finale de Domtar par Marie-Agnès Thellier La direction de la compagnie Domtar s’est déclarée "très surprise” du rejet de ses propositions par les travailleurs d’East Angus.M.W.R.Lawson, l’un des vice-présidents de la Compagnie, a constaté “avec grande surprise que les travailleurs ne veulent pas travailler”.Car les travailleurs n’ont finalement pas accepté les propositions patronales visant à retarder la fermeture de l’usine, prévue pour le 30 septembre.Par un vote très serré, 51% des travailleurs, soit 150 “pour" et 143 "contre", ont rejetté les conditions offertes par le patronat, lors d’un vote tenu dans la nuit de jeudi à vendredi.Ce rejet fut prononcé malgré une recommandation contraire de l’exécutif du syndicat ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 • Chaque parution coûta S4.20 te pouc* ?L’heure de tombée ii:DO a.m pour le lendemain e il n’y s pas de traie pour let itlue-tratione ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR Am: Lee annonceure eont prié* de vérftier la pramAre parution de leurs annonces.Le Devoir «a rend responsable d'une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.8.V.P téléphoner a 844-33*1 - PROPRIÉTÉS A VENDRE.PERCÉ Au bord de la mer, 3 acres de terrain.Maison neuve, 2 chambres, grand salon, buanderie, parquet de chêne, fenêtres thermopane, chauffage électrique, garage.Luxueusement meublée.$35,000.Facilités de paiement.Tél 418-782-2056 après 18 heures.8-8-77 BELOEIL LL H Propriété à vendre dans le domaine de PRÉ-VERT Bungalow style contemporain en redwood de Colombie sur magnifique terrain paysagé de 37,000 p.c.Belle vue sur Mont Saint-Hilaire, accès à rivière Richelieu, piscine coopérative, proximité de club nautique et golf.25 minutes de Montréal par Route transcanadienne (No 20, sortie 68).9 pièces, plus suite séparée pour visiteurs ou personnel, sous-sol fini, 2Vi salles de bain.Immense hall d’entrée.Salon-salle à manger 14 x 35.Foyer.Cuisine-dînette, 13 x 24.Inclus: nombreux meubles intégrés, système d’intercom et d’humidification.Occupation immédiate Aubaine exceptionnelle à $78,000.(Valeur réelle: $125.000.) 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faire certains sacrifices mais pas à n’importe quel prix”.Les travailleurs réclaijent une garantie sur la survie à long terme de l’usine; or la compagnie Domtar refuse d’investir des sommes importantes pour moderniser cette vieille usine d’East Angus, née il y a environ 80 ans.Domtar se réserve de plus le droit de fermer l'usine avec seulement un préavis de 30 jours.Pour continuer à exploiter cette usine, la compagnie Domtar veut réduire son personnel de 124 personnes, grâce d’une part à la mise à pied de 90 employés le 30 septembre prochain, d’autre part au non-remplacement de 34 personnes qui prennent leur retraite cette année.De plus, le contrat de travail, qui doit être signé avant le 15 août, prévoit le gel des salaires et la perte de certains bénéfices inscrits dans la convention collective, ceci jusqu'au premier septembre 1978.Enfin la compagnie demandait l’appui du synmeat CSN dans ses négociations avec le ministère de l’environnement, au sujet des mesures applicables par les usines avant 1980.Les tarifs du Port doubleront en 1978 OTTAWA (PC) - La plupart des tarifs de la Voie maritime du Saint-Laurent pour 1978 atteindront presque le double des tarifs de cette année, a annoncé jeudi M.Paul Normandeau, président de l’administration de la voie fluviale.M.Normandeau a précisé qu’en vertu d’un accord intérimaire conclu ces jours derniers entre Ottawa et Washington, la part canadienne des droits de péage s’élèvera à $51 millions au lieu de $27 millions.Les frais de transit dans les écluses seront remplacés par un péage dans le cas du canal Welland qui relie, du côté canadien, le lac Erié et le lac Ontario, et le tarif des péages sera haussé le long du tronçon international entre Montréal et le lac Ontario, pour la première depuis l’inauguration de la Voie maritime en 1959.Le tarif des marchandises générales passera de $0.90 la tonne à $1.95 la tonne.Le tarif des marchandises en vrac sera porté de $0.40 à $0.90 la tonne.Le tarif pour les céréales augmentera lui aussi, de $0.40 à $0.65 la tonne, celui des containers demeurera à $0.90 la tonne et celui des marchandises expédiées dans le cadre des programmes d’aide étrangère des Etats-Unis sera ramené de $0.90 à $0.65 la tonne.Les tarifs seront également plus élevés dans le cas des bateaux transportant des passagers et pour les bateaux de plaisance.Dorénavant, l’Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent remplacera la tonne “courte” de 2,000 livres par la tonne métrique comme unité de mesure de poids.M.Normandeau a ajouté que la hausse des tarifs n'aura pas grand effet sur le coût des marchandises transitant par la Voie maritime.Les négociateurs canadiens désiraient l’établissement de deux catégories de marchandises seulement — générales et en vrac — mais leurs collègues américains ont demande la création de nouvelles catégo- ries, le prix de certaines marchandises étant plus sujet à des variations que d’autres.Le ministre fédéral des Transports, M.Otto Lang, a indiqué pour sa part, dans un communiqué, que les négociateurs des deux parties n’ont épargné aucun effort pour minimiser les conséquences qui découleront de ces changements pour les marchandises clés, tout en permettant au Canada et aux Etats-Unis de couvrir leurs frais d’une manière tenant compte des politiques respectives des deux pays.À la suite dû nouvel accord, les Etats-Unis ne percevront que $10.8 millions en tarifs contre $51 millions pour le Canada.Les travailleurs de East Angus ont estimé que toutes ces conditions n’avaient pas de contrepartie suffisamment solide.La CSN rappelle l’importance de l’usine non seulement pour la ville mais pour l’Estrie tout entière.Elle cite une étude de l’office de planification et de développement du Québec (OPDQ) estimant à 1500 mises à pied les retombées de la fermeture.Avec ses 570 employés, la Domtar emploie environ 60% de la main-d oeuvre active d’East Angus.Le syndicat CSN estime que “le gouvernement aurait dû donner priorité pour venir en aide.à la région de l’Estrie”.Elle s’étonne de voir la commission parlementaire retardée à la fin septembre.Hier, la situation paraissait bloquée.Voulant démontrer sa bonne foi, l'assemblée générale des 400 travailleurs syndiqués avait demandé à la compagnie Domtar de se rallier à une suggestion du service consultatif de la main-d oeuvre du gouvernement fédéral, soit Te mandatement d'une firme de recherches indépendante.Ce consultant pourrait étudier plus objectivement la non-rentabilité de l’usine et le comportement des différentes parties.Interrogé sur ce sujet, M Lawson, •vice-président de la compagnie, trouve inutile une telle consultation puisque la compagnie Domtar connaît très bien la situation du marché et des productions.Le porte-parole de la compagnie annonçait qu’une décision patronale serait prise rapidement, pour ne pas augmenter les déficits par la perte de clientèle.Cette décision sera-t-elle de fermer définitivement l’usine, comme le craignaient les 49% des travailleurs prêts à accepter les dernières propositions patronales pour gagner du temps et explorer d’autres solutions possibles à la transformation de cette vieille usine d'East Angus?CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOIRE AMEUBLEMENT SUR EES UEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe lhe , 7035 AVE.DU PARC 270-1 141 Brevets d’invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100.rue DRUMMOND Montréal H3G 1XS 28jB-2152 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN HAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Conception d’ameublement modulaire, magasin, bureau, résidence.Montréal 931-8931 1160 SI Mathieu Québec-683-1971 2376 Galvanie St.Foy TAXI , 273 6331 DIAMOND Au lieu d'utiliser de F urgent comptant, Pourquoi nauriez-vous pas un compte courant avec nous ! Association des Taxis Diamond Liée 909 SMàrégoire Appelez 273-1725 CONSEILLER JURIDIQUE La Fédération des Courtiers d’Assurances du Québec recherche un avocat qui assumera à plein temps la responsabilité de son service juridique.FONCTIONS: À Trois-Rivières, sous l’autorité du Directeur Général, le titulaire agira à titre de conseiller juridique en collaboration avec les avocats consultants actuels.Il sera appelé à formuler des opinions juridiques sur les questions suivantes: — l’application des lois, réglementation et ententes régissant la profession de courtier d’assurances — l’organisation de regroupements de professionnels (baux, incorporation, contrats de société, etc.) Il participera à la négociation des ententes et effectuera des recherches juridiques en relation avec la profession de courtier d’assurances.EXIGENCES: Membre du Barreau du Québec, bilingue, il aura une expérience minimum de 2 ans dans la pratique générale du droit et plus particulièrement dans la pratique du droit statutaire, commercial et administratif.Le candidat est donc un avocat dynamique, polyvalent, qui saura faire preuve d’initiative et capable d’assumer la responsabilité d’un service tout en collaborant au travail d’une équipe multidisciplinaire constituée de courtiers d’assurances, d’administrate.urs, de conseillers techniques, etc.TRAITEMENT: Le traitement sera établi en fonction de l’expérience et de la compétence du candidat et pourra atteindre $20,000.00.Date limite des inscriptions: le 20 août 1977.Veuillez soumettre votre curriculum vitae confidentiellement au Directeur Général, 2080 Boul.des Chenaux, Trois-Rivières, Qué.G9A1A1 Fédération des Courtiers d*Assurances du Québec. 10 • Le Devoir, samedi 6 août 1977 l’actualité économique toronto Mines en vedette La Bourse de Toronto a fermé à la hausse hier, à la hausse pour la cote et pour le volume.L’indice 300 de ce marché a enregistré un gain de 4.06 et atteint 1,042.08 et le nombre de transactions a été le plus élevé depuis plus d'une semaine.Les titres miniers ont aiguillonné tout le marché.Ils sont à leur niveau le plus élevé depuis deux semaines.Deux des quatre compartiments les plus importants de l’indice 300 progressent et les autres régressent: les métaux et minéraux montent de 11.14 et atteignent 1,012.82, le pétrole et le gaz, de 3.05 et atteignent 1,225.72, tandis que les produits industriels fléchissent de 6.51 et tombent à 912.80 et les services financiers, de .63 et tombent à 951.08 Parmi les dix autres compartiments du même indice, il y a huit gagnants et deux perdants, les plus forts gagnants y étant les transports, avec un progrès de 22 points, et les pipelines, avec un gain de plus de 12 points, et les deux seuls perdants étant les aurifères et les pâtes et papiers.Le comportement des valeurs a été le suivant: 232 gains, 162 pertes et 249 inchangées, contre 257 gains, 138 pertes et 235 inchangées la veille.Le volume a été de 2.42 millions d’actions d’une valeur totale de $22.50 millions, au regard de 1.81 million d’actions d’une valeur totale de $18.21 millions jeudi.McGraw-Hill Ryerson a monté de 1 et atteint $6 1-2, son plus haut niveau de l'année, Westcoast Petroleum A, de 1 et atteint $20, Massey-Ferguson a fléchi de 11-2 et est tombé à $20 et Algoma Central Railway, de 1 1-2 et est tombé à $12 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Farm.Ch.Industrielles AbyGInw 15500 130 120 130 +30 .7790 S103/4 lOMi 103/4 - '/e 525 S54^ 54Mi 54V% + % z67 Sll'/j ll'/2 11 Vj 200 375 375 375 3600 $6'/e ô'/s 6 Ve 350 $5'/a 57/s 57/a + Vb 400 161 161 161 - 9 z 200 77 77 77 9000 40 38Vj 40 + 1 Alt Energy 8825 $16'/2 lô'/i 16% Alta Gas A 35015 $15% 15'/4 15%+ '/4 z20 $69'/4 673/4 69'/4 zl $170 170 170 400 $26 253/4 253/4 - V4 2300 $29% 29% 29% - '/e 1100 $29'/4 29 29 - Ve 300 $43V4 43 43 - 3/4 17572 $29 283/4 28% + '/s 500 $13 12'/2 12,/2—1'/2 3517 $173/4 17'/2 17'/2 - Va 600 $28'/4 28'/e 28'/4 + Vb 600 370 365 370 + 5 355 $17% 17% 17% + '/4 191000 $l0'/2 10'/8 IOV2 + % Abitibi Abitbi 10 Acklands Advocate Agnico E Agra Ind A Ahed M Akaitcho Albany Alta G C p AltaGDp Alta G E p AltaGF Alta G 9 76 Alta Nat Alcan AlgoCent Algoma St AStel p All-Can B AllarcoDv Almin BCFP BCFP pr BC Phone BCPh43/4p BCPh 4.84 BCPh 53/4 p BCPhôpr BCP7 04p BCP 10.16 p 225 BCP2.32p 150 Brunswk 2100 BuddAuto 1425 BuddAw 515 Burns Fds Ventes 5500 304 5250 190 150 z25 z50 650 125 Haut $23'/4 $40'/4 $14% $60'/2 $16% $73 $73 $22 Va $28% $32 440 $7% 205 $93/4 Bas Ferm.Ch.23 23 V4 40'/4 40V4 +1 % 14Va 14% - % 60 Va 60 Va + Va 16% 16% + Ve 73 73 73 73 22 Va 22 Va - Va 28% 28% - 1 32 32 435 440 + 5 7 Va 7% + Va 205 205 93/4 93/4 + % CAEA 331 $10% 10% 10% Cad Frv 500 $9% 9% 9% CalPowA 9059 $35Va 34% 35Va + % Cal P 4 p z40 $51 51 51 Cal P5p 100 $61 61 61+2 Cal P 5 40 p zlO $65 65 65 Cal P 7Va p 150 $983/4 983/4 983/4 - 210 $114% 114Va 114Va + Va 100 $113 1123/4 1123/4 + Va 1500 $30Va 30 30 Va - V4 CUtil 6 pr z15 $74 74 74 CU 10'/4 1225 $30 29% 30 + '% CUtil 9.24 5400 $28% 28+4 28+4 - % CUtil w 400 $5 5 5 - % C Vickers z!2 $18 18 18 CWN G 4 pr z50 $10% 10% 10% CandelOil z51 $14'% 14% 14'% Canray 6700 100 97 97 - 3 Canron 800 $23% 23'% 23'% Capit Div 6000 74 72 72 - 3 Cara 200 $9 9 9 Carl OK 1100 288 287 288 Cari A p 200 $24% 24+4 24% + % Cari Bp z50 $30 30 30 Carma A 100 $8% 8% 8% Car A 100 210 210 210 -35 Cassiar 4100 $9'/e 8% 9 - % Celanese 1541 350 340 340 -10 Celan 175 p 250 $19% 19% 19% Ctl Fund A 200 $53/4 53/4 53/4 Charter 01 550 325 325 325 Chib Kay 2000 9 8'% 8'% - Va Chieftan D 4150 $16'% 16 16 Va + % Chieftain p 560 $66'% 65% 66'% +1 Va Chrysler 2955 $17 16% 17 + % C S 103/4 100 $11% 11% 11% Cockfield 300 395 395 395 + 5 Coin Lake 4000 7 7 7 + Va Coles Book zlO $13% 13% 13 Ve Comihco 2764 $323/4 32% 32% + % ComincoA 2500 $28% 28% 28% Com Cap 700 460 455 455 C Holiday 1 500 435 435 435 Conduit A 500 385 385 385 - 5 Con Bath A 920 $25'% 25% 25% - Ve Con Bldg 100 275 275 275 - 5 C Durham 15000 90 88 90 C Marben 1000 53 53 53 + 3 C Morisn 3000 148 147 148 + 1 Cons Pipe 200 $6'% 6'% 6'% + % C Rambler 1000 150 150 150 - 10 C Rexspar 1000 84 83 83 + 3 Con Textie 200 195 195 195 +15 Con Distrb 2300 370 365 365 Cons Gas 16446 $16'% 16 16'% + Va Con Gas A z50 $72 72 72 Con Gas B z30 $713/4 713/4 713/4 ConGas D 500 $24% 24'% 24'% + % Conwest 1100 420 400 420 - 5 Copeland 1500 56 56 56 - 4 Cop Fields 200 216 216 216 +11 Corby vt 328 $18% 18'% 18'% - Va CornâtInd 2156 $6% 6 6 Ve Coseka R 25756 $6% 6% 6 Ve Costain R 1,100 $14 133/4 133/4 - % Craigmt 100 $5'% 5 Va 5'% Crain R L 600 $8% 8% 8 Ve - Ve Crestbrk 200 450 425 450 +45 Crwn Life zlO $45 45 45 C Zelrba A 100 $19'% 19'% 19'% + Va Crow Nest 1150 $40 39 393/4 +1 % Crush Inti 500 $9'% 9'% 9'% Cuvier M 1100 55 54 55 Cyprus 2150 $9% 8% 9% + Va DRG Ltd A 350 490 490 490 - 5 Daon Dev 9850 $8'% 8 Va 8'% Daon A 1600 $7'% 7'% 7'% Decca R 1450 $83/4 8% 83/4 + % D Eldona 51000 65 61 63 + 1 Delhi Pac 7000 10 10 10 Denison 2150 $533/4 53% 53% - Ve Dicknsn 1100 460 455 455 - 5 Digtech 2000 100 100 100 + 5 Doman 1 700 $6'% 6% 6% - % Dome 100 $54% 54% 54% - % échos boursiers Le Canadien Pacifique vend ses intérêts dans Lorneterm Le Canadien Pacifique et Pak-tank Corporation, de Houston, au Texas, ont vendu leurs intérêts dans Lorneterm LNG à Tenneco LNG, de Houston.La vente a été effectuée pour un montant nominal que l'on n’a pas divulgué.Canadien Pacifique détenait une participation ae 75% dans Lorneterm et Paktank 25%.La société avait été établie en décembre 1976 dans le but de construire et d’exploiter un terminal, près de St-Jean, au Nouveau-Brunswick.Les installations devaient recevoir du gaz naturel liquéfié d’Algérie.On devait vaporiser le gaz et l'acheminer par pipe-line à la division Tennessee Gas Pipeline Company, appartenant a Tenneco.Lorneterm avait annoncé le 14 juillet quelle se retirait du projet parce qu’elle ne pouvait en venir à une entente avec Tenneco au sujet des termes du con- trat de développement du terminal.On avait alors annoncé que Tenneco assumerait la responsabilité de l’aménagement du terminal.• Trois compagnies canadiennes de pâtes et papiers ont annoncé une réduction du prix de la pâte à papier vendue au Canada Les compagnies â annoncer de telles réductions sont: Great Lakes Paper co., Domtar et Abitibi Paper.Les réductions annoncées varient de $20.00 à $30.00.Dans le cas de Great Lake Paper les réductions sont entrées en vigueur le premier août.Denison Mines, le deuxième producteur d’uranium au Canada, vient de signer un accord d’exploration sur trois propriétés uranifères dans le nord de la Saskatchewan, dans lesquelles San Jacinto Explorations détient un intérêt de 50%.Denison Mines a optionnè toute une structure, le ‘Karim Lake Dome", similaire géologiquement à celle de la région de Key Lake.A cet endroit, à environ 20 milles au nord-ouest, un consortium formé d’Inexco Oils, Uranen Canada et la Saskatchewan Mining Development Corporation, a mis à jour trois très riches gisements d'uranium.Cette entente couvre neuf propriétés.Denison Mines devra y avoir engagé $40.000 d’ici le 30 septembre, puis $50,000 avant la fin de janvier 1978 si elle désire y continuer ses travaux d’exploration.Le producteur d’uranium pourra acquérir un intérêt de 70% sur chaque propriété ou $140,000, en date du 31 décembre 1979, auront été dépensés.Les travaux d’exploration commencent immédiatement.Granduc 3950 95 90 90 - 1 LabattA 2000 GtOilSds 625 S7'/4 7Va 7'/4 LabMin 100 GL Paper 990 S26'/8 26 26'/e + V& Lacana 3360 GLPapw 100 S5'/4 5'/4 5V4 + V4 LaidlawA 400 GN Fin 195 112 112 112 -7 Ldi 93/4 300 S18'/b 18'/2 187/8 + '/2 S33'/4 33'/4 33'/4 + V2 490 485 490 + 5 SS'/a 8'/a 8'/2 $11% ll'/a 11 Va Gt W Life 275 $58* 58 58 + Va LOntCem 2100 330 330 330 Gt WestS 450 250 250 250 LShore zl6 200 200 200 G West wt z500 72 70 72 Lakehead 2000 14 14 14 Greyhnd 500 $173/4 17'% 17'% - Ve LambdM 100 160 160 160 Gulf Can 530 $273/4 27'% 27'% + Ve LambM A 300 140 130 130 -15 Gulfstrem 5600 30 29 29 - 1 Langis 1000 7 7 7 + 1'% Lasitr Km 19500 11 10 10 - 1 NBUMine NaChrs I Nat Drug p Nat Pete Nat Trust Nemco Neonex N B Tel N Dimens 2500 4350 100 2900 1000 11700 16600 2148 1500 N Goldvue 15000 Am Bonza 4275 $183/4 18% 183/4 + Ve Am Bonza r 16500 51 48 48 - 2 Am Eagle 11000 51 50 51 - 2 Am Leduc z400 7 7 7 Ang U Dev 3000 67 67 67 - 2 Anthes C p z50 $63% 63% 63% Aquitaine 1700 $153/4 153/4 153/4 Args 260 p z50 $33'/2 33'/2 33'/2 Argus B pr 300 $34% 34% 34% — % Argus C pr 450 $12 113/4 113/4+ Vb Asamera 6500 $11% 11'/2 11% - Vb Asbestos zlOO $23% 23% 23% Ashland C 400 $123/4 123/4 123/4 A tco A 8000 $15% 143/4 15'/4 - Va 28 28 3848 $13% 13'/2 13% 3300 $12% 12'/4 12'/4 z50 $27 27 27 26504 $16'/2 16% 16% 18877 $21,/4 21 21 Va 2200 195 191 191 + 5 700 $16 15 15 + Va 2800 $103/4 103/4 103/4 + Va 435 $53/4 53/4 53/4 BC Srgar A 300 $28 BP Can Banister C Bank BC Bank Mtl Bank N S Bankeno B Cdn Nat Baton B Becker B p Cal P lOp Cal P9.75 Cal P 2.36 Cal P83/4 Calvert Cam Mine Camflo C Chib A Camp RL Campau A Cambau 7p CanCem A CCeCp CDC pr B C Nor West C PakrsC Can Perm CPerm63/4 CS Pete 30 $110 z200 11 7000 40 1400 $13 200 310 110 11 40 13 310 110 11 40 13 310 + Va + Va + 10 1200 $30% 29% 30 - Va Dylex Ltd z40 $7 Ve 7 Ve 200 415 415 415 Dylex L A z40 $7% 7% 500 $8% 8% 8% E-LFin 344 $9 9 z47 $8 Va 8’% 8'% E-L Fin p 1140 $93/4 9'% z2 $16 16 16 E-L Fin w 1000 87 87 320 $105 105 105 - Va East Mal 3800 250 245 100 $7 7 7 East Sul A 6635 144 138 Dome Pete 3268 $43 V4 423/4 423/4 - % D Bridge 5500 $24Va 233/4 233/4 — V4 D Explor z200 9 9 9 Dofasco A 815 $25V4 25 25 - 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