Le devoir, 23 novembre 1976, mardi 23 novembre 1976
la météo: Généralement nuageux avec un peu de neige légère.Venteux et froid.Maximum près de moins 2.Aperçu pour mercredi: peu de changement.25 CENTS Vot.LXVIII - No 273 Montréal, mardi 23 novembre 1976 Saint Clément Un nouveau sondage de l’INCI Moins d’indépendantistes après qu’avant l’élection par Gilles Lesage Aussi étrange que cela puisse paraître, il y aurait moins a’indépendantistes après la prise du pouvoir par le Parti québécois Ju'avant le scrutin de lundi dernier au luébec.En effet, seulement 11% des Québécois sont favorables à la séparation du Québec, lalis lieu de la campagne électorale.selon un sondage réalisé entre mercredi et vendredi dernier, alors qu’il y en avait 18% lors d’un premier sondage effectué Québec devienne un pays indépendant ne entre le 1er et le 5 novembre, soit au mi- faisant plus partie du Canada?A cette Le sondage rendu public hier soir par la Société Radio-Canada a été fait auprès des mêmes personnes à travers le Quebec et a été dirigé par les mêmes professeurs qui avaient organisé une enquête d’opinion pour quatre média, dont LE DEVOIR, deux semaines plus tôt.Si, demain, il y avait un référendum pour décider de l’avenir du Québec, voteriez-vous pour ou contre le fait que le question, posée la semaine dernière par l’institut de cueillette de l’information (INCI) de Montréal, 1088 citoyens pnt répondu de la façon suivante: 11% pour l’indépendance; 63% contre, et 26% qui ne savent pas ou ne répondent pas, qui sont “discrets" sur leurs intentions.Les deux sondages ont été préparés et analysés par les sociologues Maurice Pinard et Richard Hamilton, de l’Université McGill, et les entrevues téléphoniques faites sous la direction de Mme Pierrette Boileau.A la même question posée deux semaines plus tôt par la même maison, les électeurs au nombre de 1097 avaient répondu ainsi: 18% pour l’indépendance; 58% contre; et 24% étaient indécis, discrets ou ont refusé de répondre.Autrement dit, entre le 5 et le 19 novembre, la cause de la séparation du Québec aurait fait une chute de 7% dans la faveur populaire, tandis que la proportion de ceux qui s’y opposent aurait grimpé de 5% et qu’il y a 2% de plus d’indécis.Le professeur Pinard croit que la vic- toire du Parti québécois, le 15 novembre, a possiblement réduit, ne fût-ce que de façon temporaire, le pourcentage des radicaux.Pour le sondage de Radio-Canada, 1,530 personnes à travers le Québec ont été interrogées et 1,088 d’entre elles ont accepté de répondre aux questions.Pour le premier, 1,097 citoyens avaient été interviewés.Faisant une projection des réponses obtenues la semaine dernière.MM.Pinard et Hamilton présument que si les 26% qui ne savent pas (20%), refusent de répondre ou ne voteraient pas (6%), votaient finalement comme les autres, les résultats auraient été les suivants: 15% pour l’indépendance; 85% contre la séparation du Québec.Comment se répartit le vote sur le référendum parmi les divers partis?Seulement 26% des électeurs péquistes sont en faveur de l'indépendance, 49% sont contre et 25% ne savent pas, refusent de répondre, ne voteraient pas ou annule-Voir page 6: Un sondage Le vérificateur général du Canada Ottawa a perdu le contrôle de ses deniers * sw/w-x-î;:» w i - \- .; par Paul Bennett OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral est en train de perdre graduellement tout contrôle sur la gestion des deniers publics et cette tendance ne pourra être renversée que si des mesures draconiennes sont décrétées pour rétablir un contrôle financier efficace au sein de tous les ministères, organismes et agences gouvernementaux.Telle est la principale conclusion qui ressort du rapport du vérificateur général du Canada, M.James Macdonelï, pour l’année financière se terminant le 31 mars dernier, et déposé hier aux Communes.“Je m’inquiète sérieusement du fait que, sur la foi de l’examen de deux ans effectué par le Bureau de la vérification, le Parlement — et en réalité le gouvernement — ne contrôle plus les deniers publics ou semble près d’en perdre le contrôle”, déclare M.Macdonelï dès les premières lignes de son rapport, qui compte plus de 700 pages.Le vérificateur général demande instamment que la responsabilité de tenir les comptes centraux, qui incombe présentement au ministère des Approvisionnements et Services, passe au futur bureau du contrôleur général.Éventuellement, suggère M.Macdo-nell, chaque ministère, organisme ou société de la Couronne devrait avoir un fonctionnaire supérieur des finances, portant le titre de contrôleur.La recommandation principale du rapport Macdonelï découle de deux constatations fondamentales: d'abord, les gouvernements successifs n’ont jamais pris de mesure d'envergure pour appliquer les recommandations formulées en 1962 par la Commission royale d'enquête Glassco sur tion du gouvernement, ne des recommandations principales org: Un Une enquête royale pour y voir plus clair Le président-élu Jimmy Carter fait le tour du propriétaire en compagnie de l’ancien locataire de la Maison-Blanche, le président Gerald Ford.Sortant du fameux Bureau oval, les deux hommes paraissent avoir négocié harmonieusement la transition.Voir informations en page 16.(Téléphoto AP) OTTAWA 5PC) — Quelques minutes seulement après le dépôt, hier, aux Communes, du dernier rapport du vérificateur général du Canada, le président du Conseil du Trésor, M.Robert Andras, a annoncé la création d’une Commission royale d’enquête chargée d’étudier toute la question de l'organisation financière au sein du gouvernement fédéral.La Commission de quatre membres, présidée par M.Allan Thomas Lambert, président du conseil d'administration et directeur général de la Banque Toronto-Dominion, devra soumettre un rapport intérimaire d’ici le mois de décembre 1977.Au cours d'une conférence de presse, le ministre, accompagné de son collègue du ministère du Revenu, Mme Monique Bégin, a défini en ces termes le mandat de la commission: * • Examiner et faire rapport sur la structure et les méthodes requises pour s’assurer que l’administration et le contrôle financiers à tous les niveaux des ministères et des organismes gouvernementaux atteignent les normes les plus élevées; • Établir le niveau de responsabilité des sous-ministres et des chefs d'organismes de la Couronne environ 150 fonction- Robert Andras naires dans la gestion des fonds publics; • Étudier l’opportunité de nommer un contrôleur général des finances du gouvernement fédéral, responsable de la gestion et du contrôle aes fonds publics, comme le suggère, fortement, le rapport du vérificateur général du Canada.Pressé par l’opposition de justifier la mise sur pied d’une telle commission d’enquête, M.Andras a expliqué en Chambre, et répété au cours de sa conférence de presse, qu’il ne pouvait souscrire sans examen préalable approfondi à la principale recommandation du vérificateur général, M.James Macdonelï, concernant la création d’un poste de contrôleur général des finances.La nomination d’un tel contrôleur, qui relèverait du président du Conseil du trésor, risque de remettre en question, toujours selon M.Andras, “non seulement certains aspects fondamentaux de l’organisation du gouvernement mais aussi certains principes de base de notre système parlementaire”.M.Andras craint en effet que le principe de la responsabilité ministérielle soit serieusement ébranlé si Ton confie à un seul haut fonctionnaire la surveillance et la gestion de tous les fonds publics.Les ministres, qui sont normalement responsables de l’administration des fonds qui leurs sont confiés, pourraient ainsi se voir soustraire l'une de leurs plus importantes responsabilités au profit d’un “gestionnaire” unique.“Étant donné l'envergure et la complexité qui caractérisent maintenant les opérations gouvernementales, il se peut que Voir page 6: Enquête royale Trudeau s’adressera, demain soir, aux Canadiens par Use Bissonnette OTTAWA — Après l’avalanche de déclarations des ministres fédéraux sur les résultats de l’élection québécoise du 15 novembre, on aura droit au plat de résistance demain soir alors que le chef du gouvernement canadien s'adressera à la population par la voie solennelle d’une déclaration télévisée et radiodiffusée.M.Trudeau, peut-on prévoir, fera le point sur sa position et celle de son gouvernement face à la victoire péquiste, et son discours devrait être une exégèse finale prévalant sur toutes celles que disséminent actuellement les députés et membres de son cabinet sur les tribunes multiples qui s'offrent de Toronto à Montréal.Ce sera la troisième fois seulement, faut-il noter, que M.Trudeau choisit de s’adresser “à la nation” en empruntant pareille procédure.Il l’avait fait en octobre 1970, lors de la proclamation des mesures de guerre, et en octobre 1975, en annonçant la création de programme antiinflationniste Tout Ottawa s’est même demandé un instant hier si M.Trudeau allait annoncer un saut dans l’arène québécoise, selon la remeur à laquelle Le DEVOIR faisait écho hier matin et qui a vite pris de l’ampleur sur la colline parlementaire malgré les dénégations du ministre de la Santé, M.Marc Lalonde.“C’est une hypothèse que des journalistes peuvent faire, c’est de la pure spéculation et je ne vois aucun fondement là- dedans”, dit-il à propos de cette information qui circule cependant hors des milieux journalistiques depuis le lendemain du scrutin, comme le confirmait hier une autre source ministérielle.Mais M.Lalonde veut tellement faire taire la rumeur qu’il affirme qu’il n’en a lui-même “jamais entendu parler ”.M.Lalonde se plaint assez de la presse par les temps qui courent et y est revenu souvent hier au cours d’une brève conver- sation avec des journalistes francophones.Il lui impute une bonne part de la confusion qui prévaut quant à la position fédérale vis-à-vis le nouveau gouvernement du Québec.Il déplore “les manchettes qui ne correspondent pas au contenu des articles” et les “distorsions graves” qu’auraient subi les propos qu’il a lui-même tenus au cours de la fin de semaine.“Tout ce qu’on colporte ne correspond en rien à la position du cabinet" dit-il à propos de l'image très rigide sous laquelle apparaît le gouvernement fédéral actuellement.Il faut dire qu’il n’est pas toujours facile de voir clair dans la cascade de déclarations successives des ministres et députés.M.Lalonde se surprend par exemple de ce qu’on voit un signe de “ligne dure” dans ses déclarations de la fin de semaine, Voir page 7: PiorroE.Trudoau de cette commission, soit le renforcement des contrôles financiers existants, n’a jamais été appliquée de la bonne façon, selon M.Macdonelï, qui ajoute que la détérioration du système de contrôle des deniers publics remonte à “au moins 15 ans”.L’autre facteur qui a le plus contribué à cette situation, selon M.Macdonelï, est "l’incompréhension réelle et générale chez les cadres supérieurs du gouvernement de ce qui constitue un contrôle et une gestion efficaces des deniers publics ”.Façon élégante de dire que les Voir page 6: La vérificateur .faits saillants OTTAWA (PC) — Voici quelques-uns des points saillants du dernier rapport de l’Auditeur général du Canada, qui porte sur l’annee financière se terminant le 31 mars 1976, et déposé hier aux Communes: • Le gouvernement, et par conséquent le Parlement, a graduellement perdu tout contrôle sur les fonds publics et n'a pris aucune mesure concrète pour remédier aux lacunes de l’actuel système de contrôle et de gestion des deniers publics, jugé “inefficace”.• Le Secrétariat du Conseil du Trésor devrait être complètement restructuré et la gestion des fonds publics confiée à un Contrôleur général des finances, qui aurait rang de sous-ministre.• Une des causes principales de la mauvaise gestion financière du gouvernement réside dans “l’incompréhension réelle et générale chez les cadres supérieurs du gouvernement de ce qui constitue une gestion et un contrôle efficaces des.deniers publics.” • La responsabilité de tenir les comptes centraux du gouvernement fédéral devrait passer du ministère des Approvisionnements et Services au bureau du contrôleur général.• Le rapport relève le fait que le gouvernement ne possède aucune liste exhaustive de tous les organismes, agences et sociétés dans lesquels il possède des intérêts; par consequent, le gouvernement ne peut exercer aucun contrôle efficace sur la gestion des fonds publics qui leur sont confiés.• L'étude a surtout porté, cette année, sur les sytèmes de gestion des sociétés de la Couronne, plutôt que sur les ministères.• Les directives et les lignes directrices actuelles concernant l’attribution et la distribution des bureaux du gou- Voir page 6: Fait*«aillant* Les cinq grands de l’aluminium acquittés par Guy Deshaias M.Melvin L.Rothman, juge de la cour Supérieure du Québec, accorde le bénéfice du doute aux cinq grandes compagnies canadiennes d’aluminium, et il les acquitte d’avoir illégalement comploté, en juin 68, pour fbter le prix de l'aluminium fini ou profilé.En 1975.à l'issue d’une enquête préliminaire, les cinq compagnies, à savoir l'Alcan, Reynolds, Indalex, Kaiser et Day-mond.avaient été libérées de l'accusation portée par le ministère public fédéral en vertu de la loi relative aux enquêtes sur les coalitions (SRC 1970 chap.C-23).Mais le procureur général du Canada, M.Ron Basford.avait alors ordonné la tenue d'un procès oar mise en accusation privilégiée.C’est la conclusion de ce progrès instruit par le juge Rothman, à savoir l'acquittement, que représente le jugement rendu hier, dans un document de 65 pages La preuve d'une entente intervenue en juin 68 entre les compagnies accusées reposait très largement sur un mémo d’un directeur de l'Alcan, M R.G.Clement, qui.le 5 juin 68.fait savoir “qu’il a parlé à tout le monde" au sujet d'une augmentation de $0.012 la livre d'aluminium brut à être reportée sur le métal fini (extruded).Il nomme les dirigeants des autres compagnies accusées.Le 3 juin, soit deux jours avant cette date.I ALCOA, aux États-Unis, avait annoncé une hausse de 4% du prix de l'aluminium profilé.Le 4 juin, il y avait eu réunion de l'exécutif a l'ALCAI1 AN et on brut.avait recommandé une hausse.Le 5 juin, il y a les téléphones dont M.Clement fait état en témoignant toutefois qu’il n’a pas parlé personnellement à tous les intéressés et qu'il a été question surtout de voir la réaction des clients face à une augmentation du prix de l'aluminium au sommaire, ¦ La faiblMM daa amendas ancouraga la récidiva, chez iaa pollueurs, dit une étude (page 2) ¦ Pour le nouveau chef de l’oppoeition, le 15 n’a été qu’un accident électoral (page 2) ¦ Les finances sont “saines’’ maie la marge est “mince”, confirme Raymond Gameau (page 3) ¦ Guy Saint-Pierre ne dit pas adieu à la politique et reste disponible (page 3) ¦ Joe Clark, le Québec et le Canada: un éditorial de Michel Roy (page 4) Les accusés sont tous des concurrents sur le marché de l’aluminium profilé mais quatre sont des clients de l’ALCAN pour I aluminium brut.L'ALCAN électrolyse la bauxite pour faire des billes d’aluminium qu elle vend aux compagnies qui “profilent” le métal pour en faire des barres, des tubes, des feuilles, etc.L’ALCAN produit aussi de l'aluminium profilé.Pour justifier son mémo du 5 juin 68.M.Clement déclare qu’il a simplement parlé à ses clients" de la hausse prochaine de l'aluminium brut.On sait par ailleurs qu'en juin 68 les accusés, qui détiennent 80% du marché canadien, ont effectivement augmenté le prix de leur produit pour en arriver à une liste de prix identique.La preuve révèle qu’un des dirigeants d'une compagnie impliquée a souhaité une “stabilisation des orix'’ et Ta réclamée" notamment à l'ALCAN, que les listes de prix de l'aluminium fini de l'ALCAN ont été trouvées chez les concurrents, que la concurrence était acharnée entre les accusés avant le 5 juin 68.Le juge admet qu'il y a eu des conversations entre les intéressés au suiet des prix.II estime que la découverte des listes de prix chez les concurrents témoigne de pratiques commerciales courantes II voit également qu'un concurrent a souhaité la “stabilisation des prix”.Mais il ne trouve pas de preuve probante qu'il y a eu entente au sens de la loi pour empêcher la libre concurrence sur le marché de l'aluminium fini.“Les raisons, dit-il.les souhaits et mêmes les intentions Voir pag* 7: L'aluminium No.1324 — du 22 au 2t no*.L’EXPRESS Jean Gabin: 45 ans de boulot Liban: la paix syrienne La deuxième mort du Vietnam 2 • Le Devoir, mardi 23 novembre 1976 La faiblesse des amendes aux pollueurs encourage la récidive, souligne un rapport r au fil des mots.par Gilles Provost Les juges des municipalités montréalaises imposent aux pollueurs des amendes tellement faibles qu’elles sont parfois inférieures au minimum stinulé dans le règlement de la CUM, affirme une étude réalisée par M.Jean Hétu, professeur de droit à l'Université de Montréal et par un de ses étudiants, M.Yvon Duplessis.Ces amendes minimes constituent de véritables encoura- [jements à la récidive, sou-ignent ces auteurs, en notant que seulement 138 pollueurs accaparent à eux seuls plus de fi' la moitié des 865 plaintes logées en cour municipale pour infraction aux règlements de la CUM depuis 1971.Cela fait trois plaintes en moyenne pour chacun de ces récidivistes.Les auteurs notent aussi l’excellent travail effectué par le Service d'assainissement de l'air de la CUM, compte tenu de ses ressources réduites et ils déplorent le manque de ¦publicité à cet égard dans les média d'information.Ils notent aussi que ce service ne peut faire de merveilles si les tribunaux persistent à accorder moins d’importance à la pollution de l’atmosphère qu’au vol à l’étalage.“À regarder certains jugements rendus par les Cours municipales, nous serons portés à croire que l’industrie, en raison probablement du niveau de vie ( $ $$) qu’elle nous a procuré et vu qu'elle représente le gagne-pain de plusieurs, a acquis un droit à polluer ", écrivent M.Hétu et Duplessis.Le règlement 9 de la CUM prévoit une amende minimale de $25 pour quiconque est trouvé coupable d’une infraction.Or l'etude constate avec surprise que la moyenne géné- rale des amendes aux pollueurs de 1970 à 1976 est d’à peine $17.63 à Montréal-Nord et de $24.17 à Lasalle.À Outremont, Pierrefonds et West-mount, elle est exactement de $25.La municipalité de Lachine est plus sévère: sa moyenne est de $26.85.Par contre, il y a eu aussi un certain nombre d’amendes importantes, surtout dans le cas des compagnies qui ont récidivé plus de sept ou huit fois.La plus sévère est de $10,000 et elle a été imposée à la compagnie Ciment Indépendant Ltee en 1974 après que cette compagnie eut été reconnue coupable de cinq autres infractions au cours des trois années précédentes.Cette amende record a toutefois été annulée par la Cour d’appel.Généralement, toutefois; les accusés ne se donnent meme pas la peine de se défendre: seulement 50 plaintes ont été rejetées et la quasi totalité l’ont été pour des raisons techniques.On ne compte que de très rares cas d’acquittement.Les auteurs de l’étude notent à cet égard que les accusés ont plutôt tendance à plaider coupable pour éviter la publicité et à payer l’amende minime.Et encore, dans un cas sur 16, Pour lenouveau chef de l’opposition, le 15 n’a été qu’un accident électoral par Jean-Claude Picard QUÉBEC - Tel que prévu, M.Gérard-D.Lévesque, député réélu de Bonaven-ture, vice-premier ministre et leader du gouvernement dans le cabinet Bourassa, a été désigné hier chef de la nouvelle opposition libérale à l’Assemblée nationale.Ainsi en ont décidé ses 27 collègues députés réunis en caucus hier à Québec.Il s’agissait là du premier caucus des députés libéraux depuis leur défaite du 15 novembre dernier.Le caucus a également désigné MM.Jean-Noël Lavoie et Robert Lamontagne, respectivement député de Laval et de Roberval, aux postes de leader parlementaire et whip du parti.M.Lavoie, on s’en souviendra, était président de l’Assemblée nationale sous l’ancien régime tandis que M.Lamontagne en était le vice-président.La nomination de M.lavoie au poste de leader parlemen- en librairie Vie et mort de nos ancêtres Hubert Charbonneau mieux savoir dbù nous venons taire 'de son parti écarte ainsi la rumeur voulant que le nouveau premier ministre, M.René Lévesque, lui offre à nouveau la présidence de l’Assemblée nationale, en dépit de son allégeance politique.Il aura plutôt à se mesurer, et ce dès la mini-session prévue pour la mi-décembre, à son “bon ami” Robert Burns qui sera, de son côté, vraisemblablement désigné leader du gouvernement.L'affrontement ne sera certes pas dénué d’intérêt puisque M.Lavoie est le père du nouveau code de procédure parlementaire tandis que M.Burns était, de l’aveu de tous, le parlementaire de l’ancienne Législature qui en connaissait le mieux toutes les subtilités.Pour en revenir à M.Lévesque, soulignons que sa désignation a titre de chef de l'Opposition Officielle ne faisait plus aucun doute depuis que l’ex-premier ministre, M.Robert Bourassa, avait indiqué la semaine dernière qu’il aimerait le voir accéder de façon intérimaire à la direction du parti, dès son départ prévu pour le premier janvier prochain.Doyen de l’Assemblée nationale depuis la défaite de Bona Arsenault et Glen Brown, homme affable et courtois, M.Lévesque est, de l’avis de l’ensemble des députés libéraux, celui qui saura le mieux panser la plaie béante du 15 novembre dernier et présider aux douloureuses révisions qui s'annoncent pour les prochains mois au sein du Parti libéral du Québec.Prudent comme à l’accoutumée, M.Lévesque a toutefois refusé d'indiquer, au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion du caucus, s’il Gérard-D.Lévesque sera lui-même candidat à la direction de son parti.“Je répondrai à cette question en temps utile et opportun”, a-t-il dit soulignant que la décision quant à Ta date de ce congrès au leadership serait elle aussi connue au moment opportun.Voulant sans aucun doute mettre un terme aux bruits qui circulent actuellement au sujet du désenchantement de nombreux députés libéraux vis-à-vis Robert Bourassa, M.Lévesque, en bon employé fidèle qu’il a toujours été.a plutôt employé l’essentiel de sa conférence de presse à faire l’éloge de Tex-premier ministre.Lisant une déclaration pré-sumément adoptée par l’en- Le Fonds “M” du Trust Royal.Le placement hypothécaire qui vous en donne “plus pour votre argent.Le Fonds “M’' du Trust Royal est un fonds commun de placements hypothécaires auquel vous participez sans verser de commission sur les ventes.C’est un placement sûr! 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(30-4740 Cantre#AetiataDu«aniar,Duvamay Ml-(110 424, avanu* Oalarrt, LaSatta 3(4-2351 M3(,b*ul.OuCarT*«aurL*val,Laval M7-M40 Plaça W«*a"(»ny 5(1-7252 ISOl.chambiCanara.VHIallont-ltoyal 731-MOO Autres succursales i Arvida.Québec.Sherbrooke et Trois-Rivières.Il ne faut pas considérer ce texte publicitaire comme une offre publique cette dermere se faisant exclusivement par l'intermédiaire du prospectus Pour obtenir j autres exemplaires de ce texte, veuillez vous adresser a la Compagnie Trust Royal semble du caucus, IvL Lévesque a loué sans réserve le travail accompli par M.Bourassa au cours des six dernières années, tant au plan du redressement économique, des programmes sociaux, de la gestion des affaires publiques 3u’à celui du “renforcement u fédéralisme.” Il a aussi souligné les “qualités intellectuelles et morales de Robert Bourassa, son esprit de travail, son sens inné de la modération et du respect des autres".Pour le nouveau chef de l’Opposition, la défaite du 15 novembre n’est qu’un “accident électoral”, au même titre que l’accident de 1966.Il a dit envisager l’avenir avec optimisme, convaincu que le parti libéral saura redevenir le parti de tous les Québécois.En réponse à des questions, M.Lévesque a affirmé que le parti libéral demeurait fondamentalement fédéraliste et qu’il allait combattre “avec energie” pour défendre cette option.Il s’est toutefois refusé à commenter les récentes déclarations de son chef à l’effet que le parti devra entreprendre la revision de cette option avec “indépendance et ouverture.” Il s’est contenté à cet égard de renvoyer les journalistes à M.Bourassa lui-même.M.Lévesque n’a toutefois pas caché son agacement devant l'averse de réactions des cousins libéraux d’Ottawa à l’élection de lundi dernier.Il a d’abord dit qu’il ne faudrait pas apparenter ces réactions à celles des libéraux québécois pour .ensuite inviter tous les nommes politiques à se montrer très “responsables” vis-à-vis la situation actuelle et à “avoir simplement et uniquement à l'esprit les intérêts supérieurs du Québec.” Il a de plus refusé de commenter l’hypothèse voulant que M.Trudeau puisse venir sur la scène provinciale.M.Lévesque a enfin indiqué son intention de diriger une opposition qui se montrera coopérative mais vigilante à l’endroit du gouvernement.Il veut toutefois se donner ainsi qu’à l’ensemble des députés libéraux une bonne période de réflexion avant de déterminer quelle sera leur attitude sur les questions de fond que leur soumettra le nouveau gouvernement dès la reprise des travaux sessionnels.Cette réunion des libéraux élus a été suivie en fin de journée hier par un caucus élargi des candidats élus et défaits à la dernière élection.Aucune déclaration officielle n’était prévue à la suite de cette dernière rencontre et bien que les libéraux aient sans aucun doute commencé à en discuter entre eux, il semble bien que le post-mortem véritable de l’élection du 15 novembre ne sera fait qu’au cours des prochaines semaines.Les mesures métriques OTTAWA (PC) - Le gouvernement a déposé hier aux Communes le premier de quatre projets de loi destinés à simplifier et à ordonner la conversion aux mesures métriques.Les prescriptions de ce bill touchent surtout l’industrie céréalière, qui devrait avoir parachevé la conversion de ses opérations au système métrique le 1er février 1977, de la ferme jusqu’aux entreprises d'exportation.Selon le directeur exécutif de la Commission métrique, M.Paul Boire, ce projet de loi permettra au gouvernement canadien de modifier neuf des 90 lois qui touchent les poids et mesures dans l’industrie canadienne.D’ici 1980, on prévoit amender les 81 autres lois par trois autres projets de loi.Le présent projet modifie la Loi canadienne du blé pour rendre possible le commerce des céréales en hectares et en tonnes métriques plutôt qu’en acres et en boisseaux.1 ©ffre?®n ïibrr 20% DE RtDUCTION SUR LES PRIX MARQUÉS DE TOUS LES FLAMMARION ET SKIRA JUSQU’AU lar DÉCEMBRE QUANTITÉS LIMITÉES BEST-SELLERS 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dossiers de pollution de l’air de Pointe-aux-Trembles concernent cette compagnie.Parmi les 12 causes où un juge a imposé plus de $1,000 d’amende, trois sont allées à Pétrofina.Gulf Oil Canada fut condamnée deux fois en 1974, deux autres fois en 1975 et trois fois en 1976.Les deux premières amendes n’étaient que de $40 (en 1974) mais la dernière, était de $3,000.Le règlement prévoit une amende minimale de $100 en cas de récidive.En 1974, le juge a cru bon de faire une exception pour Gulf.La compagnie Houle et Frères, de Ville d’Anjou, se spécialise dans le nettoyage des L’ORDINATEUR (2) par Louis-Paul Béguin Pour expliquer la naissance de l’informatique, on pourrait remonter jusqu'à Pascal et Leibniz.Jetons un regard en vitesse sur les métiers à tisser automatiques de Vau-canson, et surtout sur la fameuse machine a calculer de Babbage, qui fut le “concepteur” (designer, disent les anglophones), de la première machine munie d'une logique interne.C’est Ampère qui le premier utilisa le terme cybernétique.Mot qui fut repris par la suite par Norbert Wiener, considéré à juste titre comme le père de la cybernétique.Cette science permet de doter les machines électroniques d'un véritable pouvoir d’auto-régulation.Devions-nous, par la force des choses, nous résigner à utiliser des termes anglais simplement parce que les ordinateurs les plus modernes et les plus énormes étaient faits aux États-Unis?Pas du tout.Notre langue est une langue technique incomparable.L’informatique peut fonctionner entièrement en français.Ou en russe d'ailleurs.Il s'agit de normaliser les termes techniques, ce qui se fait, au fur et à mesure des besoins.On eut de la difficulté à trouver des équivalents acceptables pour les farfelus hardware et software.Je dis farfelus parce qu ils étaient bien mal venus en anglais.On proposa de nombreux termes, tous impopulaires: quincaille, hardouère, etc.On trouva toutefois les deux termes désormais acceptables par tous: logiciel (software) et matériel (hardware).Le mot logiciel est employé couramment en France.Le mot matériel est plus indigeste.Pourquoi?En linguistique, on apprend qu'un mot ayant déjà une acception courante n acquiert pas facilement un autre sens.Surtout si le premier sens est d’un niveau assez bas, qui ne correspond pas à l'idée prestigieuse de ce genre de matériel informatique.immeubles par jet abrasif à sec (illégal).Elle fut condamnée à 11 reprises entre 1971 et 1975.Aucune amende n'excéda $100.Le record des pollueurs appartient pourtant à la compagnie Budget Fuels qui fut l’objet de 14 plaintes et d’au moins 26 accusations différentes entre 1973 et 1975.En 1975 seulement, elle fut condamnée huit fois pour la trop haute teneur en souffre de son huile à chauffage.Elle écopa alors de cinq amendes de $1,500.Bijoux de succession Une collection inusitée.Chez Mappins du 22 au 27 novembre Mappins a réuni, pour votre plus grande joie, une importante collection de superbes bijoux provenant de successions, de commerçants et de collections privées.Si vous appréciez les bijoux, vous vous L'exceptionnelle collection de bijoux de succession Mappins a été établie sous l’experte vigilance de Bernard North, gemohgiste (la Gemological Institute of America) et une des plus grandes autorités canadiennes en matière de bijoux de succession.Monsieur North sera chez Mappins pour répondre à toute question que pourrait susciter chez vous celte étonnante collection.Il pourra, d'autre part, vous conseiller si vous souhaitiez, soit vous départir de certains bijoux, soit les faire transformer.ferez une fête de prendre connaissance de cette collection qui réunit certaines des plus belles pièces jamais vues à Montréal.Et il y a mieux encore Chaque objet est en vente à un prix particulièrement avantageux.Outre les pièces de la collection réunie par Monsieur North, les bijoux suivants seront aussi vendus dans le cadre de cette présentation spéciale.(Les pièces mentionnées ci-dessous ne seront plus nécessairement disponibles au moment de la parution de cette annonce) No Description Valeur Prix 1 510-38446-01 Bague pour dame, monture platine, sertie d’un diamant 1,15cts et de 2 diamants 0.14cts.6,500 4.875 2.510-092382-01 Bague pourdame, monture palladium, sertie d'un diamant marquise 1.00ctetde4diamants0.20ct.5.500 4,215 3.510-368596-01 Bague pourdame, monture et blanc 14Kt, sertie d’un diamant 0.85ct.2,750 2,063 4 510-557157-02 Bague pourdame, monture or blanc 14Kt, sertied’un sapphires et 1 diamant de taille européenne 1.050 788 5 .534-3736294)1 Bague pour dame, monture or jaune 14Kt, sertie de4 diamants 0.48cts 625 469 6.336-222374-07 Bague pour homme, genre coussin, monture or jaune !8Kt, sertie de 13 diamants 0.38cts.575 431 7.336-222374-01 Bague pourdame, monture de fantaisie, or jaune 18Kt, sertie de 7 diamants 0.52cts.de taille européenne 425 319 8.510-368782-02 Bague pour dame, or jaune lOKt, sertie d’une topaze fumée de 14 par 12mm.250 188 9 534-375943-03 10.533-351962-01 Bague pour dame, monture or jaune !8Kt, sertie d’un sapphire 0.44cts.Collier or jaune !8Kt, origine européenne 3.150 2.363 U.510-367467-01 Bracelet or jaune 14Kt, motif torsade.250 188 12.336-222375-06 Bracelet or jaune 18Kt.200 150 13.510-368782-02 Montre bracelet pourdame.sertie de 23 baguettes et de 38 diamants sur boitier en platine et 68 diamants sur le bracelet.6.000 4,500 14 336-900141-01 Broche émaillée sur argent et or jaune 18K.sertie de 19 diamants de taille européenne 2.500 1,875 15 510-380852-02 Broche or jaune !8Kt.sertie de turquoise et diamant sur motif circulaire.1.850 1,388 Quel que soit votre choix.1000 ouest, rue Ste-Catherine LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 23 novembre 1976 Raymond Garneau fait son bilan Les finances sont “saines” mais la marge est “mince” par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Même s’il qualifie de “saine” la situation financière du Québec, l’ex-ministre des Finances, M.Raymond Garneau, n’en estime pas moins que la marge de manoeuvre du nouveau gouvernement sera extrêmement mince et affirme que ce dernier ne pourra remplir dans l’immédiat ses promesses électorales électorales à moins de hausser les impôts.Voilà l’essentiel du message que M.Garneau a livré hier alors qu’il rencontrait les journalistes pour faire le point sur l’état des finances publiques à quelques jours de la transmission des pouvoirs et pour dissiper, selon sa propre expression, “certains doutes oui ont pu être créés durant la période électorale”.Sur un ton calme et serein, voire même dégagé pour un homme qui a joué depuis six ans et demi un rôle cle au sein du gouvernement québécois et que la volonté populaire relègue maintenant aux banquettes de l’opposition, M.Garneau a fait un tour d’horizon passablement complet de l’état financier de la province en plus d’aborder certains grands dossiers tels le programme d’emprunt de l’Hydro- Quèbec, le financement des Jeux Olympiques, et la prochaine ronde de négociation fédérale provinciale sur les accords fiscaux.Par ailleurs et sur un plan plus personnel, M.Garneau n’a pas du tout écarté la possibilité d’être éventuellement candidat à la direction du Parti libéral du Québec, qui sera vacante à compter du premier janvier prochain suite à la démission de M.Robert Bourassa, mais a répété son intention de prendre d’abord quelques mois de réflexion afin notamment de préciser le sens de son orientation fédéraliste.Pour ce qui est de la situation budgétaire du gouvernement, M.Garneau a repris pour l’essentiel les chiffres qu’il avait indiqués au tout début de la campagne électorale alors que certains media d'information ainsi que le Parti québécois avaient évoqué la possibilité d’un déficit budgétaire dépassant $1 milliard pour l'année financière en cours.Il a ainsi souligné qu’une analyse détaillée de l'évolution du budget, alors que sept mois se sont écoulés depuis le début de l’exercice financier, permettait d’envisager des dépenses totales de l’ordre de $10,271 millions et des revenus estimés de l’ordre, de $9,361 millions, laissant ainsi un déficit de $961 millions.M.Garneau a même indiqué que ce déficit pourrait être moindre si le nouveau gouvernement applique un programme de restriction des dépenses que le Conseil du Trésor p préparé à la mi-octobre à sa demande.Il s'agit essentiellement d’un programme similaire à celui mis en oeuvre l’an dernier, à la même époque, et qui avait permis à ce moment-la de sauver une centaine de millions de dollars.M.Garneau a toutefois été catégorique sur un point: il ne sera pas possible Guy Saint-Pierre ne dit pas adieu à la politique Guy Saint-Pierre # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire MARDI, LE 23 NOVEMBRE M.PIERRE DES MARAIS II Président du Conseil du Patronat Sujet: “Certaines attentes des milieux patronaux au lendemain des élections " Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le public est admis Billets à l’entrée: $8.Pour les membres, des livrets d’abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignement: 866-2861 par Louise Marchand Agence Presse Sud L’ex-ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre ne dit pas adieu à la politique: il ne ferme pas la porte à ceux qui s adresseraient à lui pour rassembler les forces libérales apres k' départ de Robert Bourassa.Dans une entrevue accordée durant le week-end au journal hebdomadaire Édition Spéciale, de Saint-Bruno, l’ex-député du comté de Chambly estime toutefois qu’il serait plus sage d’attendre à l’automne 1977 avant d’elire un nouveau chef libéral.Dans la même veine, M.Saint-Pierre ajoute: “Après quelques mois de pouvoir, le PQ aura joué ses cartes maîtresses et les libéraux sauront de quel homme ils ont besoin.Si la population n’est pas satisfaite du “paradis terrestre”, nous devrons choisir un homme qui peut devenir premier ministre à brève échéance”.L'ex-député-ministre éprouve certaines craintes quant à la façon dont le nouveau gouvernement dirigera la province.Il croit que les dirigeants du Parti québécois seront continuellement tiraillés entre les exigences des militants et les engagements formels qu’ils ont pris envers la population durant la campagne électorale.Citant l’exemple de la “nationalisation” de l’assurance automobile ou celui du salariat des médecins, M.Saint-Pierre FINE CUISINE DES FÊTES 3 cours AVEC REPAS ET LIVRETS PAR henri bernard AMUSE-GUEULES REPAS DE NOËL BUFFET CHAUD RENSEIGNEMENTS 843-6481 DEMANDE/ÉGALEMENT NOTRE DEPLIANT IH COURS DE BASE SESSION Ml LÉVRIER permis d enseignement de culture personnelle 2015 de la montagne #610 montreal ernar* ASicmniEE PURIIQUE d meonmATion CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN MERCREDI SOIR LE 24 NOVEMBRE À 20 HEURES AUDITORIUM CENTRE HOSPITALIER HÔTEL DIEU 3840 RUE ST URBAIN BIENVENUE À TOUS l estime que ces mesures “radicales” ne seront pas facilement acceptées par la population en général.Il ajoute que les mesures socialisantes que prône le nouveau gouvernement ne seront acceptées que si elles n’affectent pas le niveau de vie des Québécois.“Si l'on sent que SOQUIP, par exemple, peut vendre de l’essence directement au consommateur, et que cela nuit à l’entreprise privée, le gouvernement devra à son tour faire face au mécontentement général.Et l’entreprise privée, ce n’est pas uniquement Shell ou Imperial Oil, c’est également le garagiste du coin." Surpris par le résultat du scrutin, mais sans toutefois être amer devant la défaite, Guy Saint-Pierre avoue que le mécontentement général, polarisé autour de la personnalité même de Robert Bourassa, avait eu pour effet de handicaper les candidats libéraux dans tous les comtés du Québec.“Je croyais pouvoir convaincre les électeurs de Chambly qu’un vote pour Guy Saint-Pierre n’était pas nécessairement un vote pour Robert Bourassa.De plus, je crois avoir perdu une bonne partie du vote anglophone, traditionnellement fidèle aux libéraux, parce que certains journaux, notamment la Gazette de Montréal, m’ont identifié aux “séparatistes”, tout juste avant la campagne.” M.Saint-Pierre croit que la stratégie libérale a fait fausse route et que le scénario aurait pu se dérouler autrement: “Une fois réglés les conflits syndicaux, le pourcentage d’insatisfaction aurait baissé sensiblement et M.Bourassa aurait pu quitter son poste honorablement.Un congrès au leadership tenu au printemps prochain aurait eu pour effet de remettre les troupes sur le sentier de la guerre et une élection à l’automne aurait pris une tout autre tournure.” M.Saint-Pierre croit que ce serait une erreur, de la part des dirigeants fédéraux, de ne pas collaborer honnêtement avec le gouvernement de M.Lévesque.Il dit par ailleurs que la personnalité même de M.Trudeau peut contribuer à un durcissement des positions, mais que, somme toute tout autre chef serait réticent à se rendre aux désirs de M.Jacques Parizeau, qui veut “aller chercher le plus d’argent possible avant la séparation”.Il affirme de pas connaître une seule fédération dont un état membre se soit séparé sans guerre civile.“Je ne dis pas que nous aurons la guerre civile.Je dis que nous ne nous séparerons pas." Quant au principe même au référendum, M.Saint-Pierre estime que le PQ sera perdant là aussi.“Le référendum fait appel aux sentiments les aujourd’hui A 12 h 30, conférence de M.Pierre Des Marais II, président du Conseil du patronat devant les membres de la Chambre de commerce du district de Montréal, au Château Champlain.Le sujet choisi: “Certaines attentes des milieux patronaux au lendemain des élections.” • A 16 h, dîner-spectacle sous le thème “Au rythme de l'art", organisé par la Société d'é-tïide et de conférences, au Château Champlain.• A 19 h 30.le comité inter-paroissial d’éducation chrétienne convie ses membres à une soirée d'information, â la polyvalente Jeanne-Mance, 4240 rue Bordeaux.• A 20 h.conférence du père Ralph Fernandes.du Dr Garry Klang et de M Pierre Berlin dans le cadre dii 4e symposium québécois sur la Méditation transcendantale, au Holiday Inn du centre-ville, 420 ouest, rue Sherbrooke.• A 20 h 30, soirée d’information sur la vi-déographie, à la Galerie Media, 970 est, rue Rachel.• Cliniques de la Crois-Rouge: Montréal, Ecole polyvalente Saint-Henri.4115 ouest, rue Saint-Jacques, de 14 h 30 à 20 h 30: Campus Sir George Williams.1445, boul Maisonneuve, de 10 h a 21 h : L'Unité mobile d'urgence, 3131 est.rue Sherbrooke, de 13 h à 20 h 30; Blainville, salle paroissiale Saint-Rédempteur, de 14 h 30 à 21 neures.plus conservateurs de la population.A moins d’une propagande fort bien orchestrée, l’incertitude économique sera prééminente dans le choix que fera la population.Pour convaincre les électeurs, le PQ devra rétablir la confiance chez les investisseurs étrangers et québécois, confiance que ceux-ci avait conservée pour le gouvernement libéral.Le gouvernement sortant a peut-être manqué de vigilance, ajoute-t-il, faisant allusion aux accusations de malhonnêteté et de patronage portées contre les candi- dats libéraux."La pa jours la même et les fonctionnaires qui ont agi de la sorte pourront récidiver sous la gouverne péquiste.Mais, quand on perd la guerre, ce n’est pas la faute des fantassins.C’est la faute des généraux." Somme toute, Guy Saint-Pierre, qui prétend n’éprouver aucun sentiment d a-mertume, et qui projette même une impression de sérénité quand il dit vouloir retourner au secteur privé, donne l’impression d'un homme qui attend calmement son heure.à la nouvelle administration, a moins de sabrer littéralement dans des programmes existants, d’aller au-delà de cette somme, ce qui démontre bien à ses yeux combien est mince la marge de manoeuvre de tout gouvernement, fut-il péquiste.11 estime ainsi que le nouveau ministre des Finances, qui devrait être connu dès vendredi, ne pourra financer ses promesses électorales à même les revenus ac-tue.ls de l’État.Évaluant le coût de ces promesses à $1.5 milliard sur une base annuelle, il affirme que le nouveau gouvernement devra hausser les impôts s'il veut les réaliser immédiatement.“Je considère, a-t-il dit, que la marge de manoeuvre dont il peut disposer se trouver dans la poche des contribuables québécois." Ces promesses, on s’en souviendra, portaient sur l’aide aux petites et moyennes entreprises, la création d’un nouveau régime d'assurance-automobile, la relance de l'agriculture, l'amélioration des soins de santé gratuits, le développement accéléré de l'habitation et l’accroissement de l’aide aux municipalités.Pour ce qui est maintenant du programme d’emprunt, ses chiffres révisés lui font dire que ce programme atteindra maintenant $1,302 millions, dont $918 millions déjà réalisés.Il ne reste donc que $384 millions à financer, ce qui, Voir page 6: Garneau "I Université du Québec à Montréal NÉGOCIATION UQAM-SPUQ L’UNIVERSITE DU QUEBEC A MONTREAL PROPOSE À SES PROFESSEURS UNE CONVENTION COLLECTIVE TRÈS AVANTAGEUSE L’UQAM, dès ses débuts, a institué un régime de participation des professeurs au développement institutionnel.Elle entend poursuivre cette politique de participation au cours de la prochaine convention collective par des offres qui confèrent aux professeurs un statut fort avantageux par rapport à l’ensemble des universités du Québec.L’évaluation des professeurs La responsabilité de l’évaluation est partagée de fait par différents partenaires: de façon indirecte par les étudiants; de façon privilégiée par les professeurs eux-mêmes; également par l’institution dont un des rôles est d’assurer la coordination de ce processus.Les critères et procédures d’évaluation sont élaborés par l’assemblée départementale.Le comité d’évaluation se compose de trois professeurs de l’assemblée départementale, dont le directeur du département, et d’un représentant du vice-recteur à l’enseignement et à la recherche.Le rapport du comité d’évaluation et sa recommandation sont transmis au professeur qui peut faire ses commentaires, puis à l’assemblée départementale: celle-ci formule sa recommandation quelle transmet au vice-recteur avec le rapport et la recommandation du comité devaluation.Le professeur concerné ou le vice-recteur peut en appeler auprès d’un comité de révision formé d’un représentant du vice-recteur, d’un le représentant du professeur et d’une personne extérieure à l’université choisie par entente entre l’assemblée départementale et le vice-recteur.Le professeur peut se faire entendre par le comité d’évaluation et le comité de révision cas échéant.Le dossier complet est transmis au Conseil d’administration par le vice-recteur avec sa recommandation.Le Conseil d’administration, s’il n’entérine pas la recommandation de l’as semblée départementale ou du comité de révision, doit fournir au professeur les motifs de sa décision.Toutefois, la recommandation du vice-recteur, comme les motifs de la décision du Conseil d’administration, ne peuvent remettre en cause l’évaluation faite par le comité d’évaluation ou le comité de révision.Le droit de grief s'applique à la procédure, s’il y a manquement imputable à l’Université.L’arbitre pourra ordonner alors la reprise de l’évaluation.Ces propositions sur l’évaluation des professeurs n’apparaissent-elles pas comme très raisonnables?Elles s’insèrent dans un ensemble de propositions présentant des avantages sans précédent pour les professeurs de l’UQAM.Globalement, le projet de convention de l’UQAM demeure à l’avant-garde de toutes les conventions collectives en vigueur dans les institutions universitaires québécoises.Compte tenu des responsabilités qu’elle doit assumer, l’UQAM peut-elle offrir plus?.Excelsior?., la Super s’améliore T PRIX T/! MILLION 5100,000 COMPTANT ET «100,000 PAR AN PENDANT 14 ANS TIRAGE: 30 DECEMBRE 2e PRIX 3e PRIX 4e PRIX 5e PRIX $200,000 $100,000 $50,000 $50,000 6e PRIX $10,000 7e PRIX $10,000 8e PRIX $10,000 5 dermers chiffres des 8 gros lots *2.000 3 derniers chiffres des 8 gros lots *100 • M( > ( U M i M la Super cest Superbe $500 4 • Le Devoir, mardi 23 novembre 1976 éditorial Çôourrier postdoctoral M.Clark, le Québec et le Canada Ébranlé comme beaucoup d’autres par la victoire électorale du Parti québécois, M.Joe Clark s’est vite ressaisi.Devant ses partisans réunis à Montréal dimanche soir, le chef du Parti conservateur a tenu des propos plus réalistes que beaucoup d’hommes politiques de la capitale canadienne.Ainsi qu’u fallait le prévoir, il a rappelé sans équivoque sa pleine et entière adhésion au fédéralisme.Mais, du même souffle, il s’est empressé de reconnaître l’importance du choix que la majorité des électeurs du Québec vient de faire, la légitimité du nouveau gouvernement, l’ampleur de l’oeuvre édifiée par M.René Lévesque en 10 ans, et jusqu’aux qualités personnelles du nouveau premier ministre de cette province.En conséquence — et ce message est capital — le chef du gouvernement québécois pourra compter sur la compréhension et l’appui du leader conservateur à Ottawa pour autant qu’il travaillera au mieux-être des Québécois dans le cadre fédéral.En revanche, il est évident que M.Clark n’entend pas se prêter aux efforts tendant à séparer le Québec du Canada.On aura noté que ces paroles du chef conservateur,.bien qu’elles soient sensiblement différentes de celles des Libéraux fédéraux quant à la forme et au ton, s’en rapprochent quelque peu par le fond.En effet, une fois dissipé le désarroi des premiers jours, les ministres de M.Trudeau ont apporté d’utiles précisions au sujet de l’attitude qu’adoptera le gouvernement du Canada envers le régime de M.Lévesque.Au total, pour peu que l’on fasse l’e-xégese des récentes déclarations des Libéraux fédéraux, on doit constater que ces derniers, M.MarcLalonde entête, n’envisagent ni de “punir" le Québec ni de lui accorder des faveurs particulières.Au surplus — et c’est encore M.Lalonde qui vient d’en donner l’assurance — il est faux de penser que l’administration Trudeau se montrera “inflexible” à l’égard du Québec dans les négociations constitutionnelles.Jusque là, donc, au-delà des mots, et des formes, on observe une parenté entre les points de vue du PC et du PL.• Mais le parallèle s’arrête là.En effet, quand M.Clark réitère comme il se doit sa foi dans le fédéralisme canadien, il indique clairement qu’il n'approuve pas nécessairement le fédéralisme que nous connaissons actuellement.En d'autres mots, il ne souscrit pas au statu quo.Il croit que le fédéralisme dans ce pays doit évoluer vers une plus grande décentralisation, non seulement en raison des aspirations propres au Québec, mais aussi à cause de l’insatisfaction et du mécontentement qui se manifestent dans les autres provinces: sentiment de délaissement dans la région de l’Atlantique, aliénation dans l’Ouest, désaccords de tous ordres en Ontario.C’est pourquoi il proclame en conclusion que les Québécois, tout comme les citoyens d’autres provinces, refusent le statu quo sans rejeter l’idée fédérale.M.Clark avait tenu le même langage bien avant le scrutin du 15 novembre.On ne saurait donc le taxer d’opportunisme.Le discours qu’il a prononcé à Montréal est en tous points conforme, par l’esprit et les principes, aux grandes orientations et aux options traditionnelles de son Parti.En tout temps, les conservateurs se sont faits les apôtres de la décentralisation, de l’autonomie des régions, du respect des provinces, de la déconcentration des pouvoirs.Dans les faits, lorsqu’ils ont exercé le pouvoir, à la fin des années cinquante, ils n’ont pas toujours appliqué cette philosophie, mais celle-ci n’en demeure pas moins inscrite dans tous leurs programmes électoraux et manifestes politiques.Les hommes politiques, disait encore M.Clark dimanche soir, doivent avoir le courage de poser les vraies questions.Et il ajoutait que le gouvernement canadien doit redevenir le “veritable forum” où tous les partenaires pourront s’exprimer et obtenir la garantie de pouvoir s’épanouir dans un climat de sécurité politique, économique et culturelle.M.Clark a raison.Il pose en effet les bonnes auestions.Mais, sur la voie des réponses, sa émarche est beaucoup plus lente.On l’avait déploré déjà au cours de sa campagne de leadership au début de l’année: il a une certaine aptitude à distinguer les problèmes réels du pays — ce qui nvest déjà pas si mal — mais le temps viendra bientôt où ses auditeurs, un peu las d’entendre les mêmes questions, voudront connaître les réponses, par exemple au sujet de l’aménagement de rapports nouveaux dans une fédération ; et les citoyens de ce pays, y compris ceux du Québec, sont d’autant plus impatients de les connaître que les chances d’accession au pouvoir du PC, dans 18 ou 24 mois, sont jugées excellentes.Or si le leader conservateur, devenu premier ministre, devait être l’interlocuteur du gouvernement de M.Lévesque, il serait indispensable d’apprendre le plus tôt possible la conception qu’il se fait de la décentralisation préconisée par son Parti: jusqu’où est-il disposé à réviser le partage des compétences entre les gouvernements d’Ottawa et des provinces?Quelles sont ses positions exactes en matière d’immigration, de communications, de culture, de droits linguistiques?• Il est bien possible que M.Clark ait déjà quelques idées bien arretées sur plusieurs de ces questions, mais qu’il s’abstienne de les exprimer de crainte qu’elles ne fassent point l’unanimité dans son Parti où l’on sait que s’affrontent diverses tendances, souvent contradictoires.Le leader du PC n’échappe pas plus que M.Trudeau aux énormes difficultés qui, inhérentes à la nature de ce pays, rendent les consensus tantôt illusoires tantôt précaires.Du moins aura-t-il donné ce week-end l’exemple de la fermeté dans l’affaire Wagner-LaSalle-Lortie.M.Clark a su ici imposer sa volonté contre ceux qui cherchaient à s’emparer du Parti conservateur au Québec.Le député de Saint-Hyacinthe, par personne interposée, aspirait à devenir le baron du PC dans cette province.Voyant que ses collègues y mettaient de sérieuses objections, il a proposé aux délégués réunis en congrès l’interprétation simpliste de l’éternel conflit Québec-Ottawa.Ses manoeuvres ont heureusement échoué et M.LaSalle, dont la compétence dans le domaine de l’organisation est indiscutable, a été porté à la présidence de la section québécoise au PC où il saura conjurer le mauvais sort qui s’acharne contre cette formation dans la province.M.Wagner était passé à un doigt du leadership en février à Ottawa.Avec dignité, il avait accepté la défaite et consenti à assumer les responsabilités que M.Clark était tout disposé à lui confier au sein du Parti et en Chambre.Curieusement, et pour des raisons qu’il n’a jamais exposées, M.Wagner s’est dérobé.Le comportement qui fut le sien durant ce congrès de Montréal le place en mauvaise posture mais il devra faire un choix: ou bien se soumettre à l’autorité de son leader et à la discipline élémentaire du Parti dans lequel on attend encore qu’il joue un rôle plus serieux, ou bien se démettre et rentrer chez lui.Mais au moment où le PC s’emploie à conquérir une place au Québec, les divisions que risque de provoquer encore M.Wagner seront mortelles.Et s’il devait persister dans cette voie, il ne resterait qu’à l’exclure.• Pourtant la présence de M.Wagner et celle de tous les Québécois qu’il peut rassembler autour de lui seraient vitales pour M.Clark.Car entre le statu quo qu’il récuse et le fédéralisme qu’il entend proposer, il faudra trouver la formule grâce à laquelle le PC pourra faire entendre sa voix dans le débat sur l’avenir du pays, un débat déjà commencé.Quels que soient les événements des prochains mois, nul ne sait quand ni comment sera organisé le référendum annoncé, ni dans quel contexte il interviendra.Les Québécois, ainsi que le révèle le sondage diffusé par Radio-Canada hier soir, ne sont pas aujourd’hui en faveur de l’indépendance et se rallient massivement à l’idée fédérale.Mais savent-ils seulement à quoi ils répondraient OUI et contre quoi ils diraient NON?On ne connaît pas encore les termes de l’alternative qui sera un jour présentée aux Québécois, peut-être même à tous les Canadiens.Ceux-ci aspirent aussi, un peu confusément, à un nouveau fédéralisme, lequel ne sera peut-être pas si éloigné de celui qui pourrait agréer aux Québécois.Bref, il ne suffit pas de rejeter le séparatisme (avec frontières et douaniers) pour souscrire au statu quo.C’est en cela que M.Clark a raison.Michel ROY bloc-notes Le dernier message de M.Garneau Autant l'on regrette la manière abrupte dont M.Robert Bourassa a pris congé des journalistes après leur avoir annoncé vendredi son départ prochain de son poste de chef du Parti libéral du Québec, autant on a lieu de se réjouir de la manière courtoise et fonctionnelle dont le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, a su aménager son propre départ au moment de remettre entre les mains du nouveau gouvernement Lévesque la garde des finances publiques du Québec.M.Garneau avait convoqué hier une conférence de presse à Quebec afin de livrer aux journalistes un dernier rap- Rort sur letat des finances publiques, ton seulement a-t-il voulu à cette occasion se mettre à l’entière disposition de la presse, mais il a aussi remis à celle-ci un texte substantiel qui est un véritable testament sur sa gestion.Il convient de l’en féliciter, d’autant plus que sans se départir tout à fait d’une note de partisanerie qui, en l’occurrence, n’était d’ailleurs pas désagréable, M.Garneau a su présenter d’abord des chiffres puisés — on a tout lieu de le présumer — à des sources sûres par lesquelles il n’a pas intérêt à se voir contredire dans quelques semaines.Il incombera au nouveau gouvernement de dire en temps utile si, à son jugement, M.Garneau a délibérément embelli le tableau.A s’en tenir aux notes du ministre sortant des Finances, on a toutefois l’impression qu’à l’occasion de la dernière campagne électorale, il s’est dit bien des choses excessives au sujet de l’état réel des finances publiques du Québec.Celles-ci sont sans doute plus serrées qu elles ne l’étaient il y a un an ou deux.Dans l’ensemble, la situation reste cependant à l’intérieur des paramètres que le ministre des Finances envisageait dans son discours du budget en mai dernier, puis dans des précisions supplémentaires qu’il apportait au début de la campagne électorale.Le Québec voguait assez sûrement vers des hausses de taxes qui paraissent maintenant d’autant plus inévitables que le nouveau gouvernement aura tout intérêt à en reporter la responsabilité sur l'héritage que lui lègue le gouvernement sortant.Il n’y avait toutefois pas lieu de presser le bouton qui donne le signal de la panique.Sous la gestion de MM.Garneau et Bourassa.la cote du gouvernement québécois sur les marchés financiers américains était passée de "A” à "AA ", ce qui dénotait une nette amélioration Si l’on veut accréditer une version plus pessimiste, l’exposé de M.Garneau fournira une excellente base de comparaison à l’observateur impartial.Et on sera heureux de savoir que M.Garneau sera encore disponible pour poursuivre le débat s’il y a lieu.La réputation de M.Garneau a été quelque peu assombrie pendant la campagne électorale par des rapports de la CECO voulant qu’il ait accordé sa bénédiction au moins indirecte à des démarches douteuses de personnes de son entourage qui tentèrent de s’approprier une part du “patronage” qu’ils souhaitaient voir continuer a la Société des Alcools du Québec.On doit cependant dire en toute justice que ces rapports n'impliquaient le ministre des Finances que d'une manière assez indirecte et qu'ils furent rédigés, de l’aveu même de la CECO, sans que M.Garneau ait été invité à fournir sa version des faits.Pour l’avenir de M.Garneau et de son rôle sur la scène politique, on souhaite que soient éclaircis dans les plus brefs délais les doutes qui ont pu surgir.Si, en effet, le ministre des Finances réussit à faire la lumière à ce sujet d'une manière satisfaisante, il deviendra sans doute l’un des candidats les plus sérieux à la succession de M.Bourassa.La nouvelle “troïka” parlementaire des Libéraux L’auteur de ces lignes écrivait il y a plus d’un an que M.Gérard D.Lévesque, en raison de sa carrière exceptionnellement longue, devrait envisager de laisser sa place à un député de la nouvelle vague, fort nombreuse, qui entourait alors M.Bourassa.La suite des événements a démontré qu’il se trompait.À la suite du désastre du 15 novembre, le Parti libéral du Québec n'aurait su en effet trouver de successeur intérimaire mieux choisi à M.Bourassa que l’actuel ministre de la Justice.Homme d'une impeccable courtoisie.M.Lévesque a su conserver en toutes circonstances une loyauté exemplaire et une remarquable discrétion.Comme leader du gouvernement à l’Assemblée nationale, il était en rapport constant avec l’Opposition: selon les indications qu’on a pu percevoir, les relations furent empreintes d’un respect réciproque qui devrait se maintenir par-delà le changement de regime Comme chef intérimaire du Parti libéral.M.Lévesque aura la tâche délicate de refaire l’unité des troupes, passablement démoralisées par le revers du 15 novembre et les erreurs fatales qui l’ont préparé.Il semble être l'homme tout désigné pour cette besogne ingrate.Pour l’assister à l'Assemblée nationale, M.Lévesque pourra compter sur deux parlementaires aguerris.Le nouveau leader parlementaire des Libéraux, M.Jean-Noël Lavoie, a accompli une besogne remarquable comme président de la Chambre de 1970 à 1976.On lui doit un livre de règlements entièrement renouvelé qui semble accepté des députés de tous les partis.On lui doit surtout d’avoir préservé dans une Chambre fortement dominée par son propre parti une direction impartiale et indépendante.M.Lavoie, en sa qualité de président, n'avait naturellement aucun contrôle sur les propos légers ou frivoles que voulaient laisser tomber certains députés.Il ne pouvait pas davantage obliger le premier ministre à être sérieux quand celui-ci ne le voulait pas.Il lui revenait néanmoins, à l’intérieur de règlements qui accordent toujours une marge considérable à la discrétion ministérielle, d'assurer que les règles soient appliquées de la même manière pour tous les députés.Il y a très bien réussi.Son rôle lui avait interdit toute participation engagée aux débats.Il revient maintenant dans le feu de l’action, muni d'une connaissance des règles de la Chambre qui devrait se révéler fort utile pour ses collègues de l’Opposition.Quant au nouveau whip libéral, M.Robert Lamontagne, il fut de 1970 à 1976 vice-président de l'Assemblée nationale, ce qui le place en principe sur la même longueur d’onde que M.Lavoie.Mais on se souvient surtout de l'excellent travail qu’il accomplit naguère à la tête d'un comité qui visait à revaloriser le travail du député.M.Lamontagne aura l'occasion dans son nouveau rôle de donner suite à maintes idées qu'il nourrissait naguère.De l'Opposition, on attend rarement des merveilles pendant la première année d'un nouveau gouvernement.L’opinion veut généralement que celui-ci ait le temps de se faire la main.Le gouvernement, quant à lui, profite de la lune de miel pour soumettre à la Chambre un certain nombre de mesures populaires.Sans devoir faire face par conséquent à des défis majeurs au cours des prochains mois, le Parti libéral sera néanmoins en mesure, avec sa nouvelle “troïka" parlementaire.d'exercer avec vigilance, compétence et courtoisie une Fonction de surveillance qui ne doit souffrir aucune interruption.Une nouvelle invitation à la prudence Les sondages sont un peu comme les potions fortes.Ils peuvent être très salutaires: à preuve celui qui laissait clairement entrevoir, à quelques jours du scrutin du 15 novembre, la victoire du PQ en même temps qu’il signalait la faible adhésion des citoyens au projet d’indépendance.Mais il ne faut pas en abuser.Car ils finissent par devenir un substitut dangereux pour la réflexion personnelle dans le cas des journalistes et pour l’action responsable dans le cas des hommes politiques.Vu l'intérêt suscité par la question du dernier sondage de l’Institut de cueillette de l’information qui portait sur l’indépendance du Québec, on ne saurait toutefois passer sous silence le nouveau sondage que viennent de faire, au lendemain de l’élection, les professeurs Maurice Pinard et Richard Hamilton, de McGill, qui assurèrent aussi la direction du sondage de 1TNCI.A la demande de CBC, MM.Pinard et Hamilton entreprenaient donc, les 17, 18 et 19 novembre, de sonder de nouveau l’opinion de quelque 1,100 citoyens choisis suivant les regies usuelles de l’échantillonnage, au sujet de la fameuse question de l'indépendance.Les résultats obtenus témoignent non moins éloquemment d’une très grande réserve de la population à ce sujet.Au début de novembre, soit deux semaines avant le scrutin, 18% des personnes interrogées se déclaraient favorables à l’independance du Québec; par contre, 58% se déclaraient défavorables, tandis que 24% restaient indécises ou refusaient de répondre.Or, s'il faut en croire le tout récent sondage de MM.Pinard et Hamilton, seulement 11% des personnes interrogées se seraient déclarées en faveur de l’indépendance au lendemain de l’élection, tandis que la proportion des personnes opposées aurait augmente de cinq points, passant à 63%, et que les indécis représenteraient maintenant 26% de l'ensemble.La question posée lors du plus récent sondage n’était pas formulée exactement dans les mêmes termes ?iue la question posée lors du sondage ait au début de novembre.En s'entendant demander, par exemple, s’ils Voir page 8: Bloc-nota* Claude R Y AN Les élections et le multipartisme On s'est plu à souligner que la présence de l’Union nationale avait permis (?) l’élection de candidats péquistes dans plus de 30 circonscriptions lors de la dernière élection québécoise.Tout d'abord, je fais remarquer que si l'U.N.n'avait pas été en lice, il n'est pas dit que tous les suffrages quelle a recueillis seraient allés au Parti libéral.On est même autorisé à penser que la présence de deux partis “d’opposition" a pu diviser ici et là le “vote de mécon-tement" et nuire au P.Q., principal parti d'opposition, fl est en effet légitime de supposer que sans un troisième parti, bien des électeurs fort réticents vis-à-vis de la thèse principale du P.Q.ne se seraient pas résolus à voter pour un gouvernement qui s'était illustré par son inaction et par un degré certain de corruption, mais au- raient appuyé le parti qui offrait renouveau et dynamisme.D'autre part, les libéraux ont eux aussi “profité" de la présence de trois partis, étant élus sans majorité absolue dans 23 des 28 circonscriptions qu'ils ont remportées, à savoir: Bonaventure, Charlevoix, Gatineau, Hull, Jean-Talon, Laval, Maskinongé, Montmagny-LTslet, Orford, Papineau, Pontiac-Temiscamingue, Portneuf, Roberval, Shefford, Jacoues-Cartier.L'Acadie.Laurier, Marguerite-Bourgeoys, Notre-Dame-de-Grâce, Outremont.Robert-Baldwin, Saint-Louis.Verdun (cf."Les résultats des élections comté par comté ", Le Devoir.16 nov.19761.Quant à l'U.N., elle n'a obtenu la majorité absolue dans aucun des 11 comtés où elle a gagné.A remarquer que Robert Bourassa a subi la ’ défaite absolue" dans sa circonscription car même si on ajoute à ses voix celles de ses concurrents non péquistes, il demeure battu.Comme conclusion, les majorités non absolues apparaissent comme le résultat normal, sinon inévitable, des luttes à trois concurrents sérieux.Et on ne saurait qualifier d'illégitime ce genre de victoire où tout de même le plus populaire des trois candidats est élu, même si son degré de popularité ne dépasse pas celui des deux autres réunis.Ce qui est étonnant, c’est qu’un ensemble de majorités simples à l’échelon des circonscriptions puisse donner une majorité absolue au parti à l’Assemblée nationale.Cela indique u’il y a lieu de corriger le mode e représentation qui gouverne l'expression de la volonté populaire chez nous.Gilles COLPRON Montréal, le 18 novembre 1976.À présent nous sommes tous “néo-québécois” M.Ryan, Tout d'abord permettez-moi de vous remercier, sincèrement pour l'excellent travail que vous et votre journal avez accompli pendant la campagne électorale.Maintenant que le vrai travail de construction d'un nouveau Québec et aussi d'un nouveau Canada commence, j'aimerais vous entretenir d'un sujet qui me tient à coeur.Je pense que, pour la première fois, on peut entrevoir de résoudre le problème de l'intégration des immigrants et des minorités au Québec.Avant le 15 novembre, ceux — et ils formaient la majorité — qui n'adhéraient pas pleinement à la société québécoise avaient de bonnes raisons de ne pas le faire.Pour s'intégrer à un milieu, il faut qu'on sache ce qu'il est.Coincés entre leurs identités : celle de majorité et celle de minorité, les Québécois avaient des réflexes d'auto-défense et de repliement sur eux-mêmes qui rebutaient souvent les nouveaux venus.Cette dualité gênait aussi l'expression d'une identité originale Ancien immigrant moi-même.je m'étais souvent interrogé sur le destin de ce peuple fascinant parmi lequel je vivais et qui, malgré la sympathie qu'il m'inspirait.me laissait perplexe par certaines de ses attitudes.Ainsi, ce vieux paradoxe parmi d'autres : on voulait que l'immigrant s'intégre mais on refusait aux non-catholiques l'accès aux écoles publiques francophones.La situation avait certes complètement changé depuis une dizaine d an-nées.Mais il subsistait cette espèce de réticence face à “l'étranger'' qu'on ne retrouve que dans les groupes menacés.Quand l'expression “québécois" a pris un sens nationaliste, peu de membres des minorités se sont identifiés à ce qui.pour eux, n'était qu'une nouvelle étiquette Eour les “Canadiens français".l'autres, fédéralistes sincères s'inquiétaient de voir le terme de Québécois désigner, de façon un Eeu trop sélective, les tenants de i séparation du reste du Canada.D'autres enfin, les plus intégrés et francophones comme moi, se voyaient parfois attribuer le titre de néo-québécois; une autre façon pour les “vrais" Québécois de creer une distinction et donc de garder leurs distances.Réticence et identité incertaine, il était difficile sinon impossible aux minorités de s'intégrer.Or, voilà qu'à présent on assiste à l'éclosion d'un nouveau Québec qui se trouve peuplé de six millions de Néo-Québécois! L'identité me parait claire, bâtie autour d'un désir collectif de vivre ce renouveau.Tenants de la séparation ou d une forme renouvelée de fédéralisme nous sommes tous Québécois.Pour ma part, juif né en Égypte ayant quitté le pays natal en réfugié apatride après m être fait retirer ma citoyenneté, j'ai trouvé ici une terre de liberté et d'égalité.Cette terre adoptive et d'adoption qui est aussi mienne, je la veux de plus en plus belle, de plus en plus propre, de plus en plus ouverte au monde et aux peuples qui nous entourent.Ouvrons le dialogue entre Québécois pour que tous nous puissions enfin dire à notre tour: "Je n'aurais jamais cru qu’on puisse être aussi fier d’être Québécois".Pour ma part, c'est déjà fait.Clément DASSA Montréal, le 17 novembre 1976 Comme vous voyez, M.Payeur, la culture, c’est sacré ! M.le directeur, On aurait tort d'oublier trop vite M.Ben Payeur, président du Parti libéral au Québec.Car il a marqué de sa forte personnalité cette campagne électorale.Il s'est posé en porte-parole d'une école de pensée qui a longtemps pesé lourd chez-nous.Résumant dans une percutante maxime le fruit de ses réflexions, il aurait déclaré: "La culture, on s en sacre! ", Ce fut, M.le direc- teur, le sacre de l'automne pour tout un parti.Il arrive en effet que le premier ministre libéral a été battu dans son propre comté.par un poète.Pierre LEFEBVRE Montréal, le 18 novembre 1976.Laisser parler la raison et non pas seulement les “tripes” M.Le directeur, Au lendemain de la victoire éclatante du PQ, je ne puis m em-pêcher d’exprimer quelques réflexions en tant que Québécoise.Évidemment, je nous souhaite beaucoup de progrès, de satisfaction et de paix sociale.Mais il reste quand même de nombreux points d'interrogation et une crainte devant l'inconnu qui n'est pas seulement d'ordre economique.Sans vouloir minimiser la victoire finalement acquise par M.René Lévesque, on ne peut s’empêcher quand même de rappeler que l'élection d'hier, et surtout à cause de la performance de l'UN, prend l'allure d'un vote de protestation contre le leadership inepte de M.Bourassa plutôt qu'un oui franc et net à l'idée de 1 indépendance.Cela me semble très clair d'après les pourcentages de votes recueillis par les différents partis.Le nouveau gouvernement devra donc, je pense, être très prudent et poser des gestes mûrement réfléchis avant de consommer l'irréparable.Si l'étapisme a été rentable en 1976, je ne vois pas pourquoi un gouvernement québécois.vraiment debout, ne pourrait pas finalement accepter, sans déchoir, d'éventuelles conditions favorables à une pleine autonomie du Québec dans une Confédération renouvelée.Je rejoins ici M.Claude Jasmin qui voyait, il y a quelque temps déjà, que la clarification finale du problème du Québec pourrait se faire en une rencontre historique entre M.Trudeau et M.Lévesque, par exemple.Il ne faut pas oublier que pour résoudre nos problèmes nous ne devons pas uniquement braquer nos yeux sur la dimension historique inéquitable à corriger mais regarder en face, aussi, la dimension géographique nord-américaine bien réelle et qui dicte clairement: "interdépendance avec nos voisins".À mon avis, le Québécois ne doit à aucun prix s'enfermer dans un ghetto “joualisant” sous prétexte de retrouver une identité bien douteuse.Je frémis lorsque je lis parfois certaines opinions extrémistes qui prétendent vouloir nous affranchir non seulement du capital américain mais aussi de la culture française! Je le proclame bien haut et bien fort, un Québec viable ne peut être que francophone, il doit faire partie du monde des valeurs françaises sous peine d'asphyxie totale.Mais ceci dit.il faut aussi qu'il soit ouvert aux autres, à tous les autres et les accepter tels qu'ils sont avec leur richesse.C'est fini le temps des Poirier et des Tremblay du XI Xe siècle.Nous sommes catapultés en plein XXe siècle et les autres, les immigrants, venant de tous les horizons avec leur langue et leur culture différentes doivent être pleinement acceptés et respectés en tant que citoyens égaux.C'est à cette condition, et à cette condition seulement, que nous pourrons nous appeler un pays civilisé.M.Lévesque semble conscient de ce défi et je suis sûre qu'il est d'accord avec tout ce qui précède.Mais en est-il de même de tous mes compatriotes?Je nous souhaite de voir clair, de laisser parler la raison et pas uniquement les “tripes", pour que ces élections "historiques" du 15 novembre soient finalement un départ véritable vers un âge adulte d une québécité recréée.Sinon franchement je préfère de loin appartenir à un grand Canada plutôt qu'à un “petit" Québec.Marthe POIRIER Montréal, le 16 novembre 1976 Les journalistes et les tiers partis M.Jean-Claude Leclerc, Après un mois de campagne électorale comme tiers parti, nous avons découvert le rôle que se donnent les journalistes.Nous nous sommes rendu aussi compte que la partisanerie libérale n'avait d'égale que la partisanerie péquiste.Je passe sous silence le mépris de ces messieurs-savent-tout envers les petits partis, allant jusqu'à publier des erreurs quand ils en parlaient et refusant totalement d'informer la population de leur existence.M Leclerc, nous ne vous demandons pas de faire notre propagande, nous nous en chargeons nous-mêmes, ne soyez qu'honnête.Le P.N.P., né dernièrement, super-couvert par la presse en général et ce depuis longtemps et comprenant des “veoettes", a échoué lamentablement.Il est vrai que c'est respectable, c'est notre élite.Le N.P.D.s'est allié aux “trots-kystes" de la IVe Internationale, existe depuis longtemps, est fédéraliste et fédéral et a été bien couvert par la presse et a échoué lamentablement.Sort réservé aux opportunistes! L'Alliance démocratique, naissance d'occasion avec des "vedettes", fédéralistes, bien couvert par la presse, n'étant pas, dans les faits un parti, n'a pas fait fureur.Le Parti Communiste du Québec, une pâle survivance stalinienne, fédéraliste et ancien ne s est jamais relevé de ses succès des années trente! Le Parti des Travailleurs du Québec, sans vedette, exclusivement formé de travailleurs, fondé en février 1975 et sciemment oublié par la presse, a obtenu 1,300 votes avec douze candidats inconnus et un budget de $2,000.De plus, nous n'avons jamais mentionné que nous étions implantés où que ce soit et quand on nous l'a demandé, nous avons toujours donné le chiffre de notre force.300 membres et sympathisants.De plus nous préconisons l'Indépendance socialiste du Québec et le P.Q.n'est pas notre grand ennemi, ce sont les capitalistes nos grands ennemis.En ce qui concerne “le jargon importé", notre jargon politique a été importé de Londres, le jargon de la social-démoeratie ne vient pas du Québec, même notre jargon religieux vient d'Europe et combien de jargons viennent des États-Unis?Le capitalisme tout comme notre démocratie parlementaire bourgeoise originent de la Grande-Bretagne, notre code civil est français, notre "way of life" américain, etc.Il semble pour vous que les seules influences extérieures valables sont celles qui ne dérangent pas fondamentalement le régime capitaliste.Pas plus que Marx nous n'avons inventé les classes sociales: nous n'étions pas présents au renversement du système esclava- Îliste ni à celui de la noblesse par a bourgeoisie.La lutte des classes est un fait objectif, c’est le moteur de l'Histoire.Nous sommes partiaux tout comme vous l’êtes, sauf que notre “jargon" reflète des faits que vous vous évertuez à nier.Gérard LACHANCE, Secrétaire général.Parti des travailleurs du Québec Montréal, le 18 novembre 1976 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique dowent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryon Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l'information.Jean Francoeur Pierre Lotgnon Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rut Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne.S52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, mardi 23 novembre 1976 • 5 des idées des événements des hommes _______________________________À quelques jours de la passation des pouvoirs Les finances publiques du Québec sont en excellente santé Il convient ou’avant de laisser les lourdes fonctions de ministre des Finances et président du Conseil du trésor, je fasse le point sur l’état des finances publiques, afin que les Québécois soient informes de la situation qui prévaut au moment de la transmission des pouvoirs.J’espère ainsi dissiper certains doutes qui ont pu être créés durant la période électorale.C'est mon intention également, au cours de cette rencontre avec la presse, de fournir des renseignements concernant un certain nombre de grands dossiers, l'Hydro-Québec, le financement olympique; la situation financière des commissions scolaires; Sidbec, Donohue St-Félicien.Je terminerai en parlant du coût comparatif des emprunts du Québec et de l’Ontario, ainsi que de l'évolution de la fiscalité.Le budget 1976-77 Le budget du 11 mai dernier prévoyait des dépenses totales de $9.970 millions.Une analyse détaillée de révolution du budget au 15 novembre 1976 indique que les dépenses pour l’année financière en cours seront de $10,271 millions, soit une variation d’à peine 3% par rapport à la prévision du début d’année Vous trouverez, dans les documents ci-joints, le détail de ces dépenses.C’est en définitive le règlement des conventions collectives de travail qui constitue la source principale de l'augmentation du budget.J'avais d'ailleurs dit dans mon discours sur le budget; “dans le cadre des négociations collectives en cours, toute addition importante aux offres actuelles nécessitera le recours à de nouvelles sources de financement’’.C'est en fait ce qui se produit.N'eut été de ces additions, mes prévisions du 11 mai dernier se seraient réalisées et possiblement à la baisse.Lors de la réunion du conseil des ministres tenue à Sherbrooke, je soulignais que les crédits supplémentaires necessaires pour le règlement des conventions collectives de travail totaliseraient $225 millions.À cela, il faut ajouter une provision de $146 millions représentant une évaluation du coût des bénéfices marginaux et des avancements d’échelons dans les réseaux d'éducation et des affaires sociales.La balance, soit $166 millions, se rapporte à une série de programmes dont 1 énumération vous est fournie dans le document ci-dessus mentionné.Les items les plus importants sont reliés à l'augmentation des prestations d'aide sociale due à l’accroissement de clientèle et à l'indexation des prestations, de même qu’au fait qu’il y a eu des élections générales dont il nous faut financer, les coûts, ainsi qu’au service de la dette en raison de l’accroissement du programme d’emprunt.Au total, les dépensés prévues sont de $10,271 millions, les revenus de $9,310 millions, laissant un déficit aux opérations budgétaires de $961 millions.Ce montant pourrait être moindre si une opération visant à dégager un volume plus important de crédits périmés était mise en branle.À ce chapitre, je voudrais ajouter que dès la mi-octobre, j’avais de-manoé au secrétariat du conseil du trésor de préparer un programme de restriction des dépensés visant à ajouter une cen- taine de millions aux crédits périmés, évalués actuellement à $280 millions.Une opération semblable avait été menée l’an dernier et avait donné des résultats à peu près de la même envergure, avec un budget totalisant $1.5 milliard de moins.J'envisageais, pour ma part, un déficit aux opérations budgétaires qui aurait été de l'ordre de $850 à $900 millions et je crois encore que cet objectif est tout à fait réalisable.Il appartiendra à la nouvelle administration de prendre la décision de mener ou non cette opération.Les emprunts pour 1976-77 Compte tenu des chiffres que je dépose, le programme d’emprunt pour l'année financière 1976-77 est a $302 millions.Après sept mois et demi d’écoulés, nous avons $918 millions d’emprunt d’effectué.Il reste donc $384 millions à financer.Dans des conditions normales, ce programme sera facile à compléter cela représente moLs de $585 millions par mois et cela, sans tenir compte de la diminution des emprunts qui pourrait résulter d’une augmentation des crédits périmés.En ce qui regarde les revenus, je les estime à $9,310 millions, ce qui, à toute fin utile, correspond aux espoirs que nous formulions en début d’année.La faible variation serait attribuable à la taxe de vente ou il semble que les retombées au niveau des jeux Olympiques n’ont pas été aussi fortes qu'anticipées.Par contre, à l'impôt sur le revenu, mes aviseurs me disent que la prévision du début d’année sera légèrement dépassée.Après sept mois d’encaissements vérifiés, cette prévision de $9,310 millions m'apparaît extrêmement réaliste et pourrait peut-être s'avérer un peu plus élevée, mais j'ai voulu quand même garder la prudence dont j'ai toujours fait preuve du côté des revenus.Le programme d'emprunt de l’Hydro-Québec pour l'année 1976-77 était de $1,200 millions.Les emprunts réalisés à ce jour totalisent $1,645 millions.Il a été convenu avec l'Hydro que, compte tenu de l'état des marches et du programme d'emprunt à effectuer pour l'année 1977.il y avait lieu de prendre de l'avance dès cette année.A date, d'après les chiffres fournis dans le prospectus du 26 octobre 1976 de l'Hydro-Québec.les investissements dans le projet de la baie James totalisent la somme d’environ $2 milliards.Lorsque j’ai assumé les fonctions de ministre des Finances en 1970, l'analyse des états financiers des commissions scolaires était loin d'être à date.Les lois passées en 1968 avaient ramené de 1,600 à 1,000 le nombre des commissions scolaires.Cette opération avait apporté des retards considérables dans la mise à jour des états financiers.Quelques années plus tard, le nombre des commissions scolaires était ramené à 258, compliquant également le processus de mise a jour.Au printemps de 1974, le conseil du trésor, en collaboration avec le ministère de l'éducation, procédait à une vaste opération d'étude des états financiers des commissions scolaires.Les chiffres étant con-nus, vers la fin de 1975, des budgets -par- RAYMOND GARNEAU ¦À quelques jours de la passation des pouvoirs, le ministre des Finances du gouvernement Bou-rassa, M.Raymond Garneau.a tenu à présenter à la presse un tableau complet de la situation des finances publiques québécoises à la date la plus rapprochée possible, c’est-à-dire au 15 novembre dernier.Voici le texte intégral de la déclaration à l’issue de laquelle M.Garneau a conclu que les finances publiques du Québec sont “en excellente santé”.supplémentaires ont été présentés et votés par l'assemblée nationale, de telle sorte qu'au terme de l'année financière en cours, toutes les sommes dues aux commissions scolaires en date du 30 juin 1975 auront été complètement payées.Il était de l'intention du gouvernement de poursuivre cette opération de rattra- Eage sur une base de quelques années.es sommes dues aux commissions scolaires, au terme de leur exercice financier se terminant le 30 juin 1976 seraient de l'ordre de $300 millions, ce qui se compare plus qu'avantageusement à la situation qui prévalait en 1970, surtout si l'on considère que le coût du système était de $1,1 milliard à ce moment comparativement au coût du système en 1976 qui atteindra vraisemblablement les $1.9 à 2 milliards.Le déficit olympique Dans mon discours sur le budget, j’ai annoncé que le coût net des Jeux olympiques.incluant le coût de parachèvement du mât, était évalué à $995 millions.Un financement a été fait au cours des mois de juillet et août, de telle sorte que la nouvelle administration n’aura pas à aller sur les marchés financiers à ce sujet.Quant au programme de revenus, les informations que j’ai indiquent que le rendement de la taxe sur le tabac produit ce qui était prévu.Pour ce qui est des recettes à venir de Loto-Canada, on sait que nous avions estimé, sur la base des ventes de billets des derniers tirages, que d'ici le 31 décembre 1979, quelque $350 millions proviendraient de cette loterie pour être appliqués au remboursement de la dette olympique.Il faut espérer que l'ensemble des Canadiens continueront de porter à cette loterie le même intérêt dans l'avenir qu’ils y ont apporté dans le passé, il y va de l'intérêt de l’ensemble des Québécois.Sidbec et Donohue Sidbec-Normines Inc.s’apprête à effectuer un placement privé ae $398 millions ( $330 US et $68 Can.) auprès de 47 investisseurs afin de financer son pro- Dépôt garanti de 5 ans Minimum S500.00 Intérêts payés annuellement FIDUCIE PRÊTetREVENU Siège régional.225 ouest, rue St-Jacqu< Montréal.P.Q.288-1221 Institution inscrite a la Regie de l assurance-dépôts du Québec à la Caisse populaire c’est le bon nwen L'argent, c'est comme de l'eau.Pour s'en faire une réserve, il faut savoir comment s'y prendre.Les experts-conseils de votre Coopérative d'épargne et de crédit vous proposent des programmes d'épargne pratiques pour mieux canaliser vos ressources et assurer votre autonomie financière; les plans d'épargne ordinaire, stable ou à terme, les plans d’épargne-logement ou retraite, le programme d’épargne-budget pour planifier vos vacances, l’achat d'une voiture, ou encore pour vous protéger contre les imprévus.Epargner à la Caisse populaire, c'est le bon moyen de canaliser vos ressources.parce que ça vous appartient.de canaliser vos ressources jet minier de Fire Lake-Port-Cartier.Le gouvernement du Québec doit intervenir dans ce financement pour cautionner les obligations de Sidbec aux termes de la convention de parachèvement et du contrat d'achat de boulettes que cette dernière se propose de conclure.Des accords verbaux sont intervenus et les discussions portent maintenant sur certains aspects légaux des documents à être signés.Donohue St-Félicien Inc.est à négocier un placement privé de $135 millions ( $100 US et $35 Can.) auprès de six investisseurs institutionnels.Le gouvernement du Québec doit garantir les obligations et les engagements de la SGF aux termes de la convention de parachèvement que cette dernière se propose de conclure.Des accords verbaux sont intervenus et les discussions portent sur les aspects légaux des documents à être signés.L’intérêt sur les obligations du Québec et celles de l’Ontario Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 1970, l'écart entre les taux d’intérêt payés sur les obligations du Québec et celles de l'Ontario, dépassait 1% au désavantage du Québec.La situation s’est améliorée au point où, pendant, plusieurs mois, les obligations du Québec se transigeaient presque au pair avec celles de l'Ontario.Au troisième trimestre de 1976, avant le déclenchement des élections, l’écart, entre les taux d’intérêt payés sur les obligations du Québec et de l'Ontario sur des titres semblables était de moins de *4 de 1%.En date du 19 novembre, cet écart avait doublé, pour atteindre Vz de 1%.La fiscalité Au cours des dernières années, des efforts importants ont été faits du côté de la fiscalité afin d'accroître le revenu disponible des contribuables après les paiements de l'impôt fédéral et provincial, et en tenant compte des allocations familiales qui.comme on le sait, ne sont pas taxées par le Québec, ce qui constitue en fait un crédit d'impôt remboursable.Un contribuable célibataire qui gagnait $3,000 de revenu de salaire, payait $122 d'impôt provincial en 1970.En 1975.un contribuable dans la même situation ne payait plus d'impôt et son revenu disponible passait de $2.604 à $2,916.Le contribuable célibataire, gagnant $7.000.payait $535 d'impôt provincial en 197o! En 1975.il n'en payait que $460.Son revenu disponible passait de $5,467 à $5.825.Le célibataire gagnant $25,000 payait $4,260 d'impôt provincial, en 1970, et $3,959 en 1975.Son revenu disponible passait de $16,058 à $16,494.Le contribuable marié ayant deux enfants et gagnant $5,000 en 1970.payait cette annee-là $207 d'impôt provincial sur le revenu.En 1975.il ne payait plus un sou.Son revenu disponible, après impôt, et en tenant compte des allocations familiales non taxables par le Québec, passait de $4,634 à $5,342.Le contribuable, dans la même situation mais gagnant $7,000.payait $418 d'impôt provincial en 1970.Il n ên payait plus que $156 en 1975 et son revenu disponible augmentait de près de $900.Celui qui gagnait $25,000 payait $4.021 d'impôt en 1970.11 n'en payait plus que $3,541 en 1975 et son revenu disponible augmentait de $1.000.Le contribuable marié sans enfant qui gagnait $5,000 pavait $207 d'impôt en 1970.Il n'en paie plus du tout en 1975.Celui qui gagnait $10.000 en 1970 payait $807 d'impôt provincial.Le contribuable dans la même situation en 1975 ne paie que $615.Le contribuable marié sans enfant gagnant $25.000 payait $4.021 d'impôt provincial en 1970.Eli 1975, le même contribuable payait $3.541 d'impôt.Les accords fiscaux 1977-82 Le processus de la renégociation des arrangements fiscaux a été amorcé en février 1976.Plusieurs réunions ont eu lieu au niveau fédéral-provincial et interprovincial.Le consensus atteint à ce jour au niveau fédéral-provincial reconnaît le principe de l opting-out véritable.Les discussions portent donc uniquement sur les transferts fiscaux et financiers à être appliqués au financement des Programmes de l assurance-santé, de assurance-hospitalisation, de même qu'au remplacement, sur une base permanente,
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