Le devoir, 4 octobre 1976, lundi 4 octobre 1976
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MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 231 Montréal, lundi 4 octobre 1976 Saint François d’Assise 25 CENTS Après l’échec de la conférence de Toronto Trudeau est prêt à convoquer les provinces par Lite Bissonnette TORONTO — La longue et fastidieuse histoire du rapatriement de la constitution canadienne ne connaîtra pas d’épilogue sans une nouvelle conférence feoérale-provinciale.M.Pierre Elliott Trudeau s’est dit déjà prêt à la convoquer, sans fonder trop d’espoir que sa réussite, dès qu’il eut appris samedi le dernier insuccès des premiers ministres réunis vainement à Toronto depuis la Trudeau à Toronto Le sort du Canada est lié au sort du Parti.TORONTO (par Lise Bissonnette) — Solennel, tragique, ne concédant à l’humour que la dose nécessaire pour rasséréner les grands malades, le premier ministre du Canada a repris le sentier de la guerre avec son cheval de bataille de toujours, l’unité canadienne.Le salut du Canada, menacé par les divisions culturelles, linguistiques, économiques et sociales, explique-t-il aux partisans libéraux avec lesquels il multiplie les rencontres, passe par le salut du parti libéral.Et c’est en assénant des critiques sans détour à l’organisation libérale fédérale de l'Ontario et à ses membres qu’il a samedi midi donné un remarquable échantillon de la parole qu’il s’apprête à porter sans doute partout au pays, après voir commencé à la mettre au point au cours de sa tournée des Maritimes.Les libéraux, selon lui, “doivent s’inquiéter de leur avenir à titre de parti national”.Ils sont menacés de former un “gouvernement d’une majorité de francophones et d’une minorité d’anglophones”, dit-il en découpant l’origine des suffrages favorables au parti selon les derniers sondages (45% au Québec, moins de 20% ailleurs).Mais s’il vient les entretenir ainsi, ce n’est pas dans le seul but de refaire une beauté et une popularité au parti en vue des prochaines élections.C’est qu’il y va de l’avenir du Canada, dont les enfants de l’an 2000 ne pardonneront pas à leurs ancêtres de l’avoir laissé se diviser.Or seul le parti libéral, allègue-t-il, a “le sens du devenir” de ce pays.“Nous ne sommes pas seulement engagés en politique, dit-il, mais aussi dans un gouvernement.Si ce pays se divise, nous l’auront permis.” Evoquant le spectre de divisions plus sanglantes (Chypre, le Liban, le Moyen-Orient, l’Irlande), il voit déjà nos petits-enfants feuilletant des livres d’histoire en se demandant avec horreur et peut-être mépris comment un pays “aussi favorisé que le Canada” a pu renoncer à vivre harmonieusement.Car M.Trudeau ne semble plus croire Sue le séparatisme est mort au Québec.iu temps de Laurier et de Mackenzie King, rappelle-t-il, les Canadiens français n’avaient pas de solution de rechange devant un Canada anglais hostile.“Peut-être l’échéance est-elle proche, dit aujourd’hui M.Trudeau.Le Canada français a désormais un autre choix, un Voir page 6: La sort au sommaire— ¦ M.Payeur répond au PQ ¦ C’est la guerre aux Postes -papa 3 ¦ La "nouvelle’’ Union nationale: un éditorial de Claude Ryan ¦ Schmidt et la courte victoire historique: Callaghan a les mains libres: les bloc-notes de Georges Vigny veille pour définir ensemble des prérequis au rapatriement.M.Trudeau, qui se trouvait en tournée à Toronto et s’adressait alors à un groupe de jeunes libéraux, a souligné plutôt lourdement les échecs répétés des pourparlers des premiers ministres entre eux avant de déclarer, bon prince, qu’il ne saurait se refuser à une nouvelle rencontre, “même si cela ne me paraît pas réaliste de croire qu’ils vont réussir à s’entendre mieux en ma présence.” g .Il a évité de brandir à nouveau la menace d’un rapatriment unilatéral par la seule action du gouvernement fédéral.“Avant que cette conférence ait lieu ou que je reçoive des résolutions précises des premiers ministres, je ne peux pas préciser ce que le gouvernement fédéral pourrait faire.” On peut cependant s’attendre à ce que M.Trudeau agisse rapidement, puisqu’il entendait révéler ses intentions, en matière constitutionnelle, dans le prochain discours du trône à Ottawa, à la mi-octobre.• Outre leur opposition déjà unanime à un rapatriement unilatéral, la nécessité d’une nouvelle conférence constitutionnelle aura été l’un des rares objets d’accord réel entre les premiers ministres des provinces durant ces deux jours à Toronto.Ils devaient trouver une formule d’amendement constitutionnel acceptable à tous et définir un nouveau partage des pouvoirs à inscrire dans la charte ra- patriée.Ils ne sont même pas parvenus à atteindre le degré de consensus qu’ils avaient déjà obtenu à Victoria en 1971, à propos de la formule d’amendement et ils se sont visiblement enferrés dans le dossier du partage des pouvoirs.Au même moment où ils s’entendent pour réclamer des pouvoirs accrus dans certains domaines, d’autres désaccords surgissent autour de nouvelles questions et le dossier s’épaissit au lieu de se clarifier.A Toronto, les provinces disent avoir au moins détermine un programme en six éléments: • Implication accrue des provinces en matière d'immigration, sur le modèle déjà existant entre le Québec et Ottawa; • Protection des droits linguistiques des Francophones et des Anglophones, telle que formulée à Victoria en 1971 (c’est-a-dire la loi fédérale sur les langues officielles, et des garanties de bilinguisme Voir pago 6: Trudoau Les élections en Allemagne fédérale Victoire serrée de la coalition SPD-FDP La crise du bilinguisme menace jusqu’à l’existence même du Canada, a déclaré ce week-end le premier ministre qui s’adressait à ses partisans réunis au Royal York de Toronto.Il incombe aux libéraux de reconstruire leur parti à l’extérieur du Québec.(Photo CP) BONN (AFP, AP et Reuter) — La coalition sociale-démocrate-libérale a remporté les élections législatives en Allemagne de l’Ouest, hier, recueillant une majorité des votes, soient 50.5%, ce qui lui assure une majorité parlementaire de huit sièges.Le chancelier Helmut Schmidt (SPD) conserve donc son poste.Par ailleurs, l’opposition de la coalition des chrétiens-démocrates (CDU-CSU) occupera 244 sièges, une importante grimpée, si l'on considère qu’après les précédentes élections, en 1972, elle n’en avait que 225, avec 44.9% des votes.Les sociaux-démocrates du chancelier Schmidt, ont obtenu, en propre, 42.6%, une perte de 3.2% des suffrages et leurs alliés libéraux subissaient eux aussi une perte, de 0.5% et deux sièges.L’Union chrétienne-démocrate, de M.Helmut ‘ Kohl, redeviendra le premier parti au Bundestag, ce qu’elle a toujours été depuis la création de la République fédérale d’Allemagne, en 1949, sauf depuis 1972 à maintenant.Seule la coalition des partis de centre a permis au chancelier Schmidt de se maintenir au pouvoir.La victoire a été acquise grâce à l’entente des deux partis de demeurer ensemble jusqu’en 1980.M.Willy Brandt, ancien chancelier et président du SPD, a reconnu que son parti avait subi des pertes importantes et que des changements de personnes et en matière d’organisation s’avéraient nécessaires.Il a cependant affirmé qu’une faible majorité serait suffisante pour gouverner, comme cela l’avait été en 1969 avec 12 sièges d’avance pour la coalition sociale-démocrate.Pour sa part, le chancelier Schmidt avait déclaré, à Bonn, que la coalition .sociale-démocrate-libérale allait continuer à exercer le pouvoir en RFA, et cela après avoir consulté les résultats partiels.“D’un côté, a dit le chancelier, à ce moment, la CDU-CSU a remporté le deuxième meilleur résultat de son histoire.Mail il est aussi vrai, a-t-il poursuivi, que le SPD a également réalise son meilleur deuxième score depuis la fondation de la RFA.” Interrogé sur la possibilité d’un remaniement du futur nouveau gouvernement Au terme de son congrès d’orientation L’UN s’engage à abolir la Loi 22 nar finir nMhaiaa aiiv Onohppnic H'ovnrt.cemn franr-aico “lo leurs enfants et Oll’en Vertll de la loi 22 IPS Maie p’pct dans l’atelier nui par Guy Deshaies Le temps est venu de faire preuve de réalisme a l’égard des problèmes linguistiques du Québec: “c’est pourquoi je déclare encore que nous abolirons la loi 22 et que nous la remplacerons par une loi à l’image de notre réalité”, a affirmé hier le nouveau leader de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, dans une longue allocution qui a clôturé à Montreal le congrès d’orientation de son parti.M.Biron, qui s’adressait à la majorité des 1,600 délégués — dont 300 anglophones — réunis par l’événement dans un hôtel de la métropole, a longuement fait la louange “de cet héritage français qui me permet de connaître la plus belle des langues”.Mais il a tout de suite ajouté que le fait d’être francophones ne donnait pas aux Québécois d’expression française “le droit d’enlever aux Québécois d’une autre origine ces droits que nous chérissons tant".“Tous les Québécois, quelles que soient leur langue et leur origine, a précisé M.Biron, doivent se sentir heureux au Québec, libres au Québec.de s’exprimer dans l’une ou l’autre de nos deux langues officielles.” M.Biron a donné peu après, à l’issue du congrès, une conference de presse au cours de laquelle il a précisé ses vues en la matière, déclarant que l’Union nationale visait à faire du Québec une province intégralement bilingue avec “prééminence du français”.Il a explique que seuls les riches francophones pouvaient actuellement offrir un enseignement valable de l’anglais à leurs enfants et qu’en vertu de la loi 22 les gens qui doivent s’en tenir au secteur public n’avajent pas le choix.L’UN donnera la liberté de choix aux parents en considérant qu'il est essentiel que les Québécois soient bilingues.Pour ce qui est des immigrants les délégués ont convenu qu’il était opportun qu’à l’avenir ceux qui arriveront au Québec et ne seront pas d’origine anglaise soient intégrés au milieu francophone.Sans créer de division au sein du parti, ces questions ont mis en lumière des divergences de vues au sujet de la langue et des droits des francophones.Les différents ateliers du congrès ont pu formuler en l’espace d’une journée environ 130 projets de résolution, et l’assemblée pléniere en a retenu hier une soixantaine, traitant de questions diverses.Mais c’est dans l’atelier qui s’était consacré samedi aux questions linguistiques que le nombre des participants et la vigueur des débats ont été les plus élevés.Les congressistes de langue anglaise avaient été très nombreux à suggérer que les deux résolutions portant sur la langue nationale et les langues officielles soient fusionnées en une seule.Effectivement la résolution globale qui a été adoptée hier après plusieurs interventions enflammées, se lit comme suit: “Que le statut de langue nationale soit accordé au français dans le but d’assurer le respect de sa prééminence, et que l’on reconnaisse le français et l'anglais comme langues officielles.” Plusieurs francophones, quelques jeunes étudiants notamment, ont combattu Voir page SiCUN René Lévesque appelle les militants du PQ au “calme et à ladiscipline” par rapport à l’ancien, le chancelier Schmidt a déclaré que ce problème ferait l’objet de négociations avec ses partenaires de la coalition.“Nous devons nous réunir lundi et dans les prochains jours afin de discuter de la formation du nouveau gouvernement”, a précisé le chancelier.“Nous avons atteint notre but bien que nous aurions aimé obtenir quelques mandats de plus, a-t-il poursuivi.Le président Gerald Ford nous a déjà félicités pour notre victoire”, a conclu le chancelier.Le chancelier Schmidt et son vice-chancelier, M.Hans-Dietrich Genscher, président du Parti libéral, ont déjà eu au premier entretien tard dans la soirée à la chancellerie, a indiqué le porte-parole du gouvernement, M.Klaus Boelling.Tous deux ont examiné le calendrier des réunions des organismes dirigeants de leurs partis.MM.Willy Brandt et Hans Koschnick, président et vice-président du SPD, ont pris part à cette discussion.Bien que M.Kohl ait affirmé qu’il n’existait pas “d'obstacles insurmontables” à une coalition entre CDU/CSU et FDP, le chancelier Schmidt l’a mis en garde contre la tentation de semer la zizanie entre les deux partis de la coalition gouvernementale sortante.“Monsieur Kohl ne sera pas chancelier,” a-t-il dit, car SPD et FDP ont mené ensemble les élections et ont reçu un clair mandat pour réformer le gouvernement.Mais M.Schmidt a laissé entendre que les quatre années à venir seraient dures Rour la coalition.Il a en effet demandé à I.Kohl de ne pas faire d’obstruction systématique au Bundestag et au Bundesrat (chambre haute du Parlement fédéral représentant les Laender), où les chrétiens-démocrates disposent de la majorité.Helmut Schmidt a été réélu dans sa circonscription de Hambourg, sa ville natale, mais avec 4.3 pour cent des voix en moins par rapport a 1972: 59,7 contre 64 pour cent.En revanche.M.Helmut Kohl a dû s’incliner dans sa ville natale de Lund-wigshafen où.malgré des gains de 5,3 pour cent, il a été devancé par son concurrent social-démocrate, Hans Bardens.Dans cette ville bastion du SPD, M.Kohl a obtenu 41.4 pour cent des voix contre 53,1 à M.Bardens.Parmi les personnalités réélues sans problèmes figurent les démocrates-chrétiens Franz-Josef Strauss et Rainer Barzel, ainsi que les sociaux-démocrates Hans Apel, ministre des Finances, et Her-Voirpagne: AHamaÿiM par Gérald LeBlanc SHAWINIGAN — Le Parti québécois est déjà engagé de plain-pied dans la campagne électorale et M.René Lévesque réclame instamment de ses troupes le "calme et la discipline”, qui caractérisent une armée victorieuse.Ce mot d’ordre du président du PQ a été suivi à la lettre au conseil national, réuni durant le week-end à Shawinigan: les infortunés travailleurs du quotidien Le Jour n’ont eu droitqu'à quelques vers de Verlaine et de Beaudelaire; les dissidents de l’Outaouais ont vainement cherché un seul appui à leur cause.Les 200 dirigeants nationaux et régionaux rassemblés à Shawinigan ont bien sûr expédié les affaires inscrites à l’ordre du jour mais le coeur était ailleurs.Candidats et présidents de comté avaient en effet bien plus envie d’entendre le trésorier du parti, M.Pierre Renaud, et l'organisateur en chef, M.Michel Carpentier, que de raffiner le programme ou ressasser les dissidences.Le manifeste que devait préparer l’exécutif pour vulgariser et vendre les aspects attrayants du programme a été aban- donné.L’expérience du budget de l’An 1 que le PQ avait dû défendre durant toute la campagne de 1973 a laissé des traces profondes et le parti n’entend pas prêter de nouveau flanc aux attaques des adversaires.Tour à tour, le president, M.Lévesque, le vice-président, M.Camille Laurin, le trésorier, M.Renaud, l'organisateur en chef, M.Carpentier, le chef de l’aile parlementaire, M.Jacques-Yvan Morin, ont parlé des élections comme d’une ceritude sur laquelle il ne reste plus qu’à mettre une date précise.“Dans moins de trois semaines, noils serons en campagne électorale”, a dit M.Lévesque avant de faire appel à l’esprit de corps à la veille de la troisième épreuve électorale du Parti québécois.“Je demande instamment à tous, a-t-il dit, de s’y mettre de tout coeur pendant quelques semaines, dans le calme et la discipline, afin de remporter la victoire.” “A quelques jours de l’émission des brefs d'électionr’, affirme de son côté avec assurance M.Michel Carpentier, chef de cabinet de M.Lévesque et organisateur en chef du parti.Convaincu que le parti ministériel accordera le délai mini-Volr page •: Lévwqwa cHezVITO RISTORANTE Mecca gastronomica Canin GastronMniqm 735-3623 5412 Côte des Neiges ¦Montréal TIRAGE: 180-1/10/76 1,561,255 billets vendus 11,797 $1,163,700.gagnants en prix -f er NUMERO COMPLET 3® NUMERO COMPLET $50.000 GAGNE GAGNE $1.000 $1,000 BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANTPAR GAGNENT GAGNENT billets se TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT 4® NUMERO COMPLET $250,000 7* NUMERO COMPLET GAGNE GAGNE GAGNE *1,000 BILLETS SE terminantTâïï BILLETS SE TERMINANT PAR $1,000 $1,000 GAGNENT BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT $50 I i4o >nn B i 77X3-BILLETS SEM TERMINANTPAR 525 GAGNENT BILLETS SE TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT 2e NUMERO COMPLET NUMERO COMPLET 5,000 GAGNE GAGNE billets se TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR $1.000 BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $i,ooo GAGNENT GAGNENT 1427 »U-ETS SE TERMINANT par 1471 BILLETS se TERMINANT PAR sso 11 ” BILLETS SE TERMINANTPAR GAGNENT GAGNENT GAGNENT v 2 • Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 Joe Clark prononce à T.-N.un discours à saveur électorale SAINT-JEAN, T.-N.(PC) -Selon le leader conservateur M.Joe Clark, le nivellement des disparités économiques régionales ne préoccupe guère le gouvernement fédéral, alors qu’il devrait pourtant être au coeur même de toutes les décisions politiques.Dans un discours à saveur électorale prononcé à l’occasion du congrès annuel de l’Association conservatrice de Terre-Neuve, M.Clark a souligné que son parti s’efforcerait de replacer le développement économique régional là où il devrait être, c’est-à-dire au centre des préoccupations gouvernementales.“Et je ne m’engage pas à le faire pour les seules provinces atlantiques”, a-t-il dit devant les 350 délégués conservateurs.Selon lui, le gouvernement fédéral devrait allouer plus de crédits à tous les gouvernements provinciaux et leur permettre d’exercer un plus grand contrôle sur l’aménagement économique de leurs régions respectives parce qu’Ottawa est trop détaché des besoins locaux.La foule a applaudi lorsque M.Clark a déclaré comme exemple à l’appui de soir énoncé que Terre-Neuve devrait pouvoir contrôler totalement les ressources qui dorment sur son plateau continental.Le chef conservateur n’a lu qu’une faible portion d’un texte rédigé à l’avance pour consacrer la majeure partie de son allocution à faire la synthèse des thèmes abordés durant les deux jours passés aux côtés de M.John Crosbie, qui fait campagne en vue de 1 élection partielle du 18 octobre dans Saint-Jean Ouest.M.Clark a affirmé sa conviction de voir les candidats conservateurs l’emporter à Terre-Neuve et dans la circonscription d’Ottawa-Carleton.A plusieurs reprises au cours de sa tournée, M.Clark a affirmé que les conservateurs devraient présenter au public des solutions politiques alternatives plutôt que de s’en tenir au rôle de simple parti d’opposition qui se contente de pointer un doigt accusateur vers le gouvernement.Pour mettre au point ces politiques de rechange.M.Clark entend former un conseil politique de vingt membres qui pourront lancer des idées que le PC soumettra à son tour à l’opinion publique.Le conseil comprendra 10 personnalités du secteur public, cinq membres du caucus conservateur et cinq membres d’organismes du PC, comme les jeunes conservateurs.D’autre part, à la suite d’un caucus qui s’est terminé hier; à Ottawa, M.Clark a annonce u’il briguera les suffrages ans la circonscription de Yel-lowhead, dans la région d’Edmonton.M.Clark et un député backbencher progressiste-conservateur, M.Stanley Schumacher, étaient aux prises afin de savoir qui se présenterait dans la nouvelle circonscription de Bow River, en Alberta, à laquelle est ra-tachée la ville natale du chef du PC, High River.M.Clark a donc laissé à M.Schumacher, “dans l’intérêt du Parti et pour éviter la controverse”, le soin de se présenter dans le nouveau comté.La politique de défense du Canada serait inadéquate GAGETOWN, C.-B.- Le gouvernement fédéral ne fournit pas aux Forces canadiennes les moyens de garantir la sécurité ou la souveraineté du Canada en cas d’urgence civile ou nationale, soutient une résolution adoptée en fin de semaine par les membres de la “Royal Canadian Armoured Corps Association.” L’association regroupe des officiers retraités des unités blindées, des commandants de régiments des forces régulières ou de la milice des Forces canadiennes et des membres à vie.Environ 80 délégués à la réunion annuelle de la RCACA ont approuvé une résolution demandant au gouvernement de commencer immédiatement à formuler une nouvelle politique de défense.L’association demande au ouvernement de solliciter es mémoires à ce sujet auprès de l’Association canadienne pour la défense et d'autres institutions spécialisées dans les questions de défense.Les délégués ont également demandé au QG de la Défense nationale de porter le nombre de membres des Forces canadiennes à 250,000.Actuellement, les forces régulières comprennent un effectif de 78,000 hommes auxquels s’ajoutent 20,000 membres des forces de réserve et de milice.Par ailleurs, on apprenait en fin de semaine qu’une vingtaine de membres des Forces canadiennes s’entraînaient à l’utilisation du missile antichar de fabrication américaine “TOM”, un engin lancé d’un tube, contrôlé optiquement et guidé par film.Ce missile fera partie de l’arsenal de l’infanterie dès le printemps.Un tir expérimental effectué en fin de semaine a permis de détruire en 16 secondes un char Centurion placé à 3,000 mètres du point ae lancement.La première livraison de missiles TOW ira aux troupes canadiennes en garnison en Allemagne.Les blindés canadiens seront également remplacés par des “Léopards”, tanks allemands ultra-modernes.Le kilométrage remplace le millage sur les autoroutes L’Office des autoroutes du Québec annonce à ses usagers, qu’à compter de ce matin, les numéros de sortie seront modifiés sur les autoroutes à péage du Québec.Ce changement s’inscrit dans le cadre de l'implantation du système international ou système métrique dans le secteur des transports.C'est ainsi que l’autoroute des Laurentides, l’autoroute de l’Estrie et l’autoroute de la Rive nord porteront aux sorties des numéros correspondant aux bornes kilométriques, alors qu’auparavant celles-ci s'identifiaient aux bornes milliaires.Quant à l’autoroute Chomedey, les numéros de sortie correspondent déjà aux bornes kilométriques et il n’y aura donc aucun changement de ce côté.CONGRÈS ANNUEL de l’Institut d’Wstoirede l’Amérique française A L’UNIVERSITE DE SHERBROOKE (Pavillon dos acioncM do f éducation) loo 8 at 9 octobra 1976 Ateliers — communications — présentations — assemblée générale des membres de l'IHAF — lancements de volumes — kiosques d'éditeurs.Déjeuner-causerie, le samedi, 12h.15m.Allocution de M.Jean-Paul L'Allier, ministre des Affaires culturelles du Québec.Rentolgnementt et programme : 271-8264 IHAF 261 Bloomfield Montréal H2V3R6 Le beau temps aidant, la “Journée du port de Montréal” a été couronnée de succès hier: c'est au nombre de près de 20,000 que Montréalais et autres visiteurs se sont promenés dans le port, à pied ou en autobus.Plusieurs centaines de personnes ont semblé ravies de pouvoir s’approcher de l’énorme grue flottante dénommée “Herçule”, qui peut soulever commeun fétu une pièce de 137 tonnes.La visite marquait la fin de la semaine nationale des ports et hâvres, organisée sous les auspices du ministère fédéral des Transports.(photo Jacques Grenier) confrontés avec Deux risques à la non-prolifération des armes nucléaires Les enfants d’une banlieue ouest de Montréal pourraient fort bien ne plus être “confrontés avec le nu” dans les kiosques à journaux, si une campagne en ce sens actuellement en cours obtenait le moindre succès.En effet, au moins deux membres du clergé, à Pointe-Claire, font présentement cir- culer une pétition demandant que toute la littérature érotique ou pornographique ne soit plus étalée à la vue de tous.Environ 1,000 personnes ont jusqu’à maintenant signé la requête.Vu que les autorités de Pointe-Claire ont fait savoir qu’elles n’avaient aucun moyen pour obliger les propriétaires de commerces vendant des revues ou journaux du genre à ne pas les étaler publiquement, les protestataires ont déclaré qu’ils tenteraient de les persuader de faire autrement par des “pressions amicales”.“Si les gens veulent acheter ces cochonneries, ça les regarde”, a déclaré une mère de famille en colère impliquée le nu” dans cette campagne.Mais je ne crois pas que ces saletés devraient être exposées à la vue des enfants." Elle a ajouté avoir aperçu des enfants d’une douzaine d’années feuilleter les pages de magazines pornograpni-ues, sous l’oeil complaisant es tenanciers d’établissements.QUEBEC (PC) - Les promoteurs de la non-prolifération des armements nucléaires doivent mettre en balance deux risques: celui de voir l’aide contrôlée détournée de son objet par des Etats de mauvaise foi, et celui de voir les mesures prises pour frenier de tels Etats et entraîner chez d’autres des réactions, accroissant à terme le nombre d’Etats susceptibles de lever l’option nucléaire sans rompre aucun engagement.C’est l’opinion exprimée par M.André Petit, assistant au directeur des relations internationales au Commissariat à l’énergie atomique, de Paris.Dans un exposé au 8e congrès des relations internationales, à Québec, M.Petit a souligné que les engagements juridiques assortis de contrôle et de mesures d’embargo, en tant que moyens d’éviter la prolifération des armes nucléaires, n’étaient pas infaillibles et pouvaient, dans certains cas, aller à l’encontre du but poursuivi.“La plupart des pays du monde ayant l’ambition de devenir à plus ou moins long terme des puissances industrielles à part entière, â-t-il expliqué, tout embargo sur la technologie nucléaire risque d’être considéré par eux comme un défi à relever et d’aboutir par conséquent au résultat inverse de celui recherché”.“Il risque d’autant plus d’en être ainsi, a-t-il ajouté, si cet embargo est ressenti comme n’atteignant en pratique que les pays les moins développés, et visant à les maintenir durablement dans un état de sous-développement industriel nucléaire”.Citant le traité de paix de Porsenna, un texte vieux de deux millénaires qui contenait une clause interdisant l’usage du fer sauf pour l’agriculture, M.Petit a affirmé qu’aucune loi ne pouvait empêcher un paysan de transformer sa faux en arme et qu’il dépendait de la sagesse politique des gouvernants qu’il en soit ou non réduit à cette extrémité.Le conférencier a d’autre part rappelé que le risque majeur de destruction de l’humanité réside actuellement dans les arsenaux nucléaires des superpuissances, et qu’il sera toujours difficile aux puissances nucléaires de convaincre les autres de la bonne foi de leur politique de non prolifération horizontale, tant qu’elles n’auront pas mis fin à la prolifération verticale de leurs stocks d’armes nucléaires.La Renault 5ÿ elle vous réussira à vous aussi.Les spécialistes ne tarissent pas (fék^es.La reine des citadines et des autres."On pourrait lui donner le surnom de reine des citadines, mais ce titre cacherait un autre côté de son caractère qui en fait une très bonne petite routière." B.Staszewski, Derrière le volant.' Une petite bombe attelée à la traction-avant."La Renault 5 GTL est une voiture qui n’entend pas qu on la ridiculise au feu vert.En réalité, elle apparaît au sommet de sa catégorie au chapitre des accélérations et si ce n était des limites de vitesse, la GTL pourrait vous emmener à 94 m/h en toute sécurité tout en conservant une magnifique tenue de cap.Jacques Duval, La Presse.Maitre à bord."Quelle ne fut pas ma surprise au volant de la Renault 5! Je retrouvais le plaisir de piloter une voiture dont j étais le maître Jacques Rainville, Le Journal de Québec.Pas,moyen de la prendre en défaut.Pas moyen de prendre la Renault 5 en défaut, car sa suspension indépendante, à barres de torsion aux 4 roues nivelle constamment toute surface rude." Jacques Rainville, Le Journal de Québec.Confort."La Renault 5 GTL réfute admirablement toutes les opinions préconçues sur les voitures petit format.Avec elle, on peut vraiment associer les termes économie et "confort".Jacques Duval, La Presse.L’accès aux places est miraculeux."En poussant une manette, le siège avant se lève et se bouge" vers l'avant, ce qui donne un espace remarquable vers l arrière.La porte arrière est immense et autorise rembarquement d objets de très grande taille, surtout lorsque I on replie la banquette arrière Jacques Rainville, Le Journal de Québec.La plus agréable des mini-compactes.La Renault 5 GTL est la plus agréable des mini-compactes que nous ayons essayées jusqu'ici.Plus dégagée que la Honda Civic, moins dispendieuse à l'achat que la Volkswagen Rabbit, plus sophistiquée que la Fiat 128 et tellement plus confortable que la Austin Mini et que plusieurs de ses rivales." Gilles Bourcier, Montréal-Matin.Les points saillants de la Renault 5.• La Renault 5 GTL fait plus de 50* milles au gallon; • elle bénéficie de la Garantie Plus, 24 mois/24,000 milles sur le moteur et la boite de vitesses; • elle a déjà subi avec succès le test des rigoureux hivers canadiens; • elle bénéficie d un traitement antirouille très complet; • elle offre en équipement standard ce que nombre d autres font payer en supplément; • elle est disponible en 2 versions: la GTL et la L, • elle est chaussée de pneus radiaux Michelin, ceinturés d'acier;  partir de $3,395r oM cens v Une façon emballante d’être pratique.•lesté selon ies normes de l'E.P.A.(A utiliser comme base de comparaison).•Basé sur le prix de liste suggéré du manufacturier F A B.Montréal, Halifax Le concessionnaire peut vendre à un prix plus modique Les frais de transport, de mise a disposition par le concessionnaire, d'immatriculation et les taxes ne sont pas inclus RENAULT Le spécialiste de la traction avant Montréal 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familles d’origine italienne.Tout en se disant profondément déçu par la réponse de M.Bourassa, qu’il soupçonne d’avoir cédé à l’intrangisance du ministre de l’Education, M.Jean Bienvenue, M.Taddeo a précisé que le Consiglio allait d’abord étudier le processus du recours au Protecteur du citoyen, pour ensuite aller soumettre les nombreux griefs à son jugement.Il a aussi confirmé que l’organisme irait consulter des analystes “neutres”, à TUni-versité Princeton de Washington, pour faire une évaluation scientifique des tests d’aptitude.Cette déclaration d’attitude à laquelle personne ne s’attendait a été communiquée à la communauté italienne en fête hier au parc Turin, dans le nord de la ville, et a créé un remous parmi les dignitaires et la foule qui avaient célébré jusque-là, sous un soleil exceptionnellement généreux, le dévoilement d’un monument à la mémoire de Christophe Colomb.Tous les discours précédents prononcés en français par les notables italiens, parlaient justement de “fraternité, d’amitié et de solidarité au-delà des origines ethniques”, et voulaient éviter de politiser la fête.Et lorsqu’à la fin M.Taddeo, qui s’était jusque là acquitté de sa tâche de maître de cérémonies sans faire allusion au conflit linguistique, a lu sa courte déclaration en italien, l’atmosphère s’est soudainement assombrie.Plusieurs participants ont murmuré que ce n’était vrai- Rien ne bouge à l’U.Laval Après bientôt un mois de grève des 800 professeurs, les négociations n’ont toujours pas repris à l’Oniversité Laval, dont les 23,000 étudiants n’ont pas encore entrepris l’année scolaire.Après un week-end marqué de la démission de presque tous les administrateurs des facultés des lettres et des sciences sociales, ponctué de nombreusés rencontres officieuses, la direction convoquait, hier après-midi, par voie de communiqué de presse, le syndicat des professeurs à la table des négociations a 14 heures cet après-midi.Il n’est cependant pas acquis que le syndicat réponde favorablement à cette invitation, particulièrement après les motifs avancés par les 19 démissionnaires, dont les doyens des lettres et des sciences sociales.En remettant leurs démission, les administrateurs ont en'effet fait valoir que la direction ne fait pas en pratique les concessions promises aux doyens et aux directeurs de département.Avant de retourner à la table, le syndicat réclame en effet de nouvelles propositions sur les neuf questions considérées comme cruciales pour le dénouement du conflit.La direction prétend avoir des réponses à chacune de ces questions mais le syndicat veut, de son côté, s’en assurer avant de reprendre les pourparlers.Outre les questions salariales, les clauses touchant le pouvoir des professeurs de déterminer eux-mêmes les critères régissant leur profil de carrière sont au coeur de ce conflit où s’affrontent, selon plusieurs, deux conceptions de l’université.COURS DE LECTURE RAPIDE • Gagnez du temps.• Lisez 3 à 10 fois plus vite pour une compréhension égale ou supérieure.• Améliorez votre mémoire.• Facilitez vos études.Un soir par semaine - 8 semaines Choix: lundi, mardi, mercredi, jeudi PRIX ÉTUDIANT Début du prochain cours.Marcradi 29 sept À preot imité des universités i Renseignements, inscriptions: CMitr* d« lacture rapid* Permis cult.pers.MEO 389 525 MONTRÉAL: M1-454S QUÉBEC: S72-M27 OTTAWA: S42-8165 ment pas le moment de faire de la politique, et que le Consiglio ne représentait qu’une infime minorité de contestataires”.M.Taddeo a expliqué aux journalistes, à Tissue de la cérémonie, qu’il n’allait pas rater cette occasion “même dans un esprit de fête”.Car, a-t-il ajouté, il se passe quelque chose de très important ici même au Québec et il nous appartient de dénoncer cette injustice.” Pourtant cette fête, préparée avec soin depuis déjà plusieurs mois avait de quoi réjouir toute la colonie italienne qui réhabilitait ainsi le nom et la mémoire de Christophe Colomb, d’origine italienne et non espagnole, comme le croient encore de nombreux petits écoliers québécois.Toutes les associations socio-culturelles italiennes de Montréal et du Québec étaient représentées, de même que la Ville de Montréal, les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que le corps diplomatique.Ce glorieux dimanche d’octobre avait commencé par la célébration d’une messe au parc Turin, suivie d’un spectacle de musique et de chansons napolitaines.Les sportifs ont participé à une course à bicyclette depuis le Centre Claude-Robillard jusqu’au parc, pendant que les invités défilaient dans les rues de la métropole, depuis le parc Dante jusqu’au lieu de la cérémonie.“Pendant cette longue marche, nul ne s’est demandé si on parlait français, anglais ou italien,” a dit M.Giuseppe DeBaptista, président de la Fédération canadienne d ltalie.“C’était la marche de l’unité,” devait ajouter M.Yvon Lamarre, vice-président du Comité exécutif de la Ville de Montréal.L’ambassadeur d’Italie au Canda, M.Giorgio Smoquina, a pour sa part fait un vibrant plaidoyer en faveur de “l’héritage commun de nos deux peuples, du patrimoine humain et spirituel édifié par les grands hommes de nos pays respectifs”.Parodiant Rostand, il a alors lancé un appel à l’unité en invitant les deux communautés à “prendre le soleil pour le faire resplendir dans l’amitié italo-canadienne”.Invité à bénir le monument, Mgr André Cimichiella a rappelé que Christophe Colomb était né à Genes, dans le nord de TI-talie et qu’il avait manifesté des qualités de grand chrétien dans ses expeditions aventûreuses, en baptisant son navire Santa Maria.Il s’est dit heureux que la population québécoise ait enfin un monument, le premier et le seul au Canada, pour commémorer le souvenir du vaillant navigateur.La statue de bronze est l’oeuvre de l’artiste montréalais Armand De Palma.Chaque année elle sera le lieu de rendez-vous des groupements italiens, comme Tont souhaité la Fédération canadienne d’Italie et le Congrès national italo-canadien à leur dernière conférence de Toronto.Les festivités durant cette première “Journée en l’honneur de Chris- tophe Colomb” seront clôturées dimanche prochain au cours d’un banquet.Ce buste commémoratif de Christophe-Colomb a été dévoilé hier au parc Turin, en présence de milliers de représentants de la communauté italienne.C’est la guerre aux Postes ! Le ministère des Postes et le syndicat national regroupant ses 11,000 employés se sont copieusement bombardés d’accusations en fin de semaine, comme si les deux parties voulaient tester les moyens de l’adversaire avant de passer à une offensive beaucoup plus vaste.Le sous-ministre des Postes, M.John MacKay, a ouvert le feu samedi en accusant les postiers de vouloir rouvrir la convention collective en dehors des délais normaux.Il a reproché au Syndicat canadien des postiers d’aligner cinq demandes majeures en brandissant la menace de grève en cas de refus.En plus des demandes syndicales connues concernant le problème des changements technologiques aux postes, M.MacKay a révélé que le SPC réclamait la réintégration de 28 anciens postiers renvoyés a la suite de l’arrêt de travail illégal d’avril 1975.Selon le sous-ministre, le syndicat réclame en outre une réduction de la semaine de travail, de 40 à 37 Va heures.Non seulement le SPC a-t-il tenu à répondre point par point aux accusations du sous-ministre, l’accusant “de semer de la confusion” à propos des véritables objectifs de la bataille en cours, mais il s’en est pris à la personne même de M.MacKay, à qui il reproche d’avoir été l’artisan de tous les problèmes des dernières années aux postes, bien retranché derrière les ministres que le cabinet devait sacrifier à l’opinion publique.”11 semble que M.Mackay poursuit très activement la politique d’affrontement qu’il a maintenue avec notre syndicat depuis 1971, alors que débutaient les pourparlers sur l’automatisation aux postes”, a déclaré le vice-président des postiers, M.Jean-Claude Parrot.Celui-ci a ajouté que M.Mackay “est Tex-vice-président canadien de la ITT.Cette compagnie s’est vue octroyer pour près de $100 millions de contrats d’equi-pement dans le programme d’automatisation aux postes.M.Mackay est la personne responsable des mauvaises relations patronales-syndicales dans le ministère”.Sur le fond du problème, les représentants des postiers ont confirmé qu’ils avaient demandé au ministère de remplacer les comités d’arbitrage obligatoire prévus par la convention, par un seul et même comité chargé de rendre des décisions liant les deux parties sur l’ensemble de la phase I de l’automatisation.Cette phase se termine à la fin de 1978.La requête vise à uniformiser les décisions, à accélérer le processus et à rendre celui-ci moins coûteux, a déclaré hier le président de postiers montréalais, M.Marcel Perreault.Les postiers exigent de plus du ministère qu’aucun changement ne soit fait tant que les mécanismes de négociation et d’arbitrage n’auront pas fonctionné comme le prévoit la convention collective En ce qui concerne le rappel des suspensions et la diminution de la semaine de travail, M.Perreault a apporté des précisions: ’’Nous avons proposé à l’employeur de réintégrerTes 28 gars congédiés afin d’éviter une sentence arbitrale dispendieuse pour le ministère, mais qui ne sera rendue que dans un an environ.Le sous-ministre n’a pas dit que dans un esprit de bonne entente, nous avons offert de réinstaller les employés sahs compensation financière.Les postiers, selon M.Perreault, ont voulu offrir au ministère une façon positive de restreindre le nombre de mises-à- pied entraînées par Tavènement du tri automatique du courrier, en réduisant la semaine de travail de tout le monde.Ils ont de plus proposé de transiger cette amélioration contre une clause “qui permet à tous nos membres de se déclarer malades après six heures de travail”.“Dans notre esprit, ces propositions vi- par Louis-Gilles Francoeur En dépit du mot d’ordre de boycottage lancé vendredi par la FTQ-Construction, quelque 3,300 des 9,000 journaliers se sont prononcés samedi pour le retour au travail sur les chantiers dès ce matin.Selon la direction du local 62 des journaliers de la FTQ-Construction, le retour au travail a été approuvé par près de 80% des votants.Dans la meme proportion, les journaliers se sont prononces pour une série de propositions, certaines confirmées — et d’autres pas encore — par la partie patronale et le conciliateur.L'imbroglio suscité par ce vote sur des offres qualifiées “d’inexistantes” par la FTQ-Construction, a incité un certain nombre de journaliers à tenter d’arrêter le scrutin en cours samedi.Une ligne de piquetage a donc été formée devant les bureaux de vote de la métropole.Les policiers sont toutefois intervenus à la demande des autorités du local 62 et les manifestants ont été dispersés.Ces derniers en ont été quitte pour boycotter le scrutin ou y participer, en rejetant les pseudooffres patronales.Pour donner plus de crédibilité à ce vote, les organisateurs ont obtenu que des journalistes aident à le superviser, en dépit des doutes pesant sur l’ensemble de l’opération, qui ampute la grève en cours de près de la moitié de ses effectifs.S’en prenant au mot d’ordre de boycottage du scrutin, qualifié de “fumisterie” par la FTQ-Construction, le négociateur-conseil des journaliers, M.Roger Perreault, a expliqué qu’il allait exiger des comptes très précis dans cette affaire.“On va d’abord demander au Conseil provincial d’identifier la source de cette déclaration qui, contrairement aux statuts de la FTQ-Construction, constitue une ingérence dans les affaires internes d’un des affiliés.Ensuite, on va demander à l’exécutif du Conseil provincial de prendre position sur cette affaire, en s’inspirant de la constitution.S’il entérine le geste posé, je vous prédis qu’il n’y aura pas que les journaliers de Perreault pour sortir de la FTQ-Construction”, a commenté le négociateur-conseil contesté.Ce dernier affirme par ailleurs ne plus comprendre ce qui se passe à la FTQ-Construction: “Un de leurs affiliés en arrive à la conclusion qu’il a rencontré tous ses objectifs de négociation.Il demande à ses membres de ratifier le tout et de retourner au travail là où il n’y a pas de piquets de grève Pourquoi ne pourrait-on pas faire ça?” M.Perreault n’admet pas qu’il crée ainsi un modèle de négociation pour toute la FTQ-Construction en saient à améliorer le climat.11 n’a jamais été question d’inclure les réintégrations et la réduction de la semaine de travail dans nos objectifs de grève.Nous l’avons dit clairement à nos membres et au sous-ministre, et ceux qui prétendent le contraire, ne sont que des semeurs de confusion”, a dit M.Perreault.plus de réduire singulièrement la force de e syndicale.ne faut pas se compter d’histoires, dit-il.A part la région de Montréal, toute la province travaille.A la Baie James, il y a 2,400 gars en place.Dans la région de Sherbrooke, le monde travaille à 100% y compris les électriciens.A Québec, 80% des chantiers fonctionnent et sur les routes, tout se passe comme en temps normal.On n’a même pas été capable de fermer le chantier du président de TAECQ, M.Rhéal L’Heureux.Faut pas rêver en couleurs.On avait dit aux autres, il y a deux semaines qu’ils devaient se faire une idée précise de leurs objectifs de grève et des moyens pour la faire.Si on n’avait pas été seuls ou à peu près sur les piquets et si le monde avait su où ils s'en allaient, on serait encore avec eux.Ce n’est plus le cas.” Perreault, autrefois contesté par la CSN et aujourd’hui par la FTQ, pense que le départ des journaliers pourrait fouetter les métiers encore en lice.A son avis, la puissance stratégique des électriciens et des opérateurs de machinerie lourde peut constituer une pression suffisante pour négocier.Le négociateur-conseil précise qu’il remettra copie de ce que les journaliers ont entériné en fin de semaine au Conseil provincial, au conciliateur et aux employeurs, qui ont vu la semaine dernière “une matière sérieuse à règlement” dans le texte soumis aux journaliers.aujourd’hui A llh, assemblée générale du Mouvement international d’apostolat des milieux sociaux indépendants, à la Maison des pères Jésuites, Saint-Jérôme.• A 14 h 30, inauguration du Centre d'orientation et de formation des immigrants (COFI) au 500, rue des Erables, Cap-de-la-Madeieine.• A 20 h, soirée d'information sur la graphologie, au 262, boul.des Prairies, Laval.• A compter d'aujourd'hui et jusqu'au 8 octobre, congrès de la Société canadienne de la slérose en plaques, au Royal York de Toronto.• Cliniques de la Croix-Rouge: Beauharnois, Ecole Jésus-Marie, de 13 h a 21 h; Lachine, Compagnie Dominion Engineering, de 9 h à 17 h: Montréal, hôpital Sainte-Jeanne d’Arc, de 9 h à 16 h.Les journaliers qui votent choisissent le retour au travail i RIVIERE-DU-LOUP - Le président du Parti libéral du Québec, M.Benoît Payeur, a dénoncé hier les instances pé-quistes qui, selon lui, ont accusé injustement le Parti libéral de vouloir priver les étudiants de leur droit de vote.Qualifiant de “pure fabrication” et “d’inventions bassement partisanes” les accusations à cet effet du député Claude Charon et de M.Bernard Landry, M Payeur a indiqué que le premier devrait être cité pour mépris de cour, pour avoir abordé à plusieurs reprises cette question qui était “sub judice”.Selon le président du Parti libéral, M.Landry devrait pour sa part exiger la démission des quatre députés péquistes, dont M.Charron, qui ont voté unanimement avec le gouvernement, en décembre dernier, l’adoption de la présente loi électorale.Parlant devant quelque 1,000 partisans libéraux réunis en congrès, à Rivière-du-loup, M.Payeur a invité son auditoire à vérifier en page 29.83 des Débats de l’Assemblée nationale du 19 décembre 1975, les résultats du vote en troisième lecture de la loi numéro 9.“Vous vous rendrez compte de Thy-pocrisie et de l’inconséquence de ces microbes qui répandent la fièvre électorale, et qui ont fabriqué de toutes pièces ce complot, cette menace au droit de votre des étudiants” “La loi est claire, a-t-il poursuivi.L’article 2.2, paragraphe “f” de la loi électorale, démontre clairement que les étudiants sont la seule catégorie de citoyens à avoir le choix de voter soit dans la circonscription de leur résidence permanente, soit dans le comté de leur résidence temporaire, à l’occasion d’un scrutin provincial.”En période de recensement, lors de la révision annuelle des listes électorales permanentes” a-t-il ajouté, “l’étudiant doit s’inscrire à l’endroit de sa résidence permanente et c’est généralement un parent qui l’inscrit en son absence.Dans le cas d’une élection provinciale, l'étudiant peut profiter d’une période de révision pour se faire inscrire sur la liste électorale du comté où il poursuit ses études, sa demande d’inscription entraînant sa radiation automatique des listes de son comté d’origine, pour éviter tout dé-doublemenr.Accusant enfin les instances péquistes d’inciter les étudiants du Québec à verser dans l’illégalité, M.Payeur a indiqué que les recenseurs libéraux s’en tiendraient à une interprétation juste de la loi.“Ils ont monté une tempête dans un verre d’eau et se veulent les sauveurs de la classe estudiantine”, a dit M.Payeur, en lançant l’avertissement que “s’ils ont réussi a émoustiller certains média avec ce canard, ils ne feront pas peur aux recenseurs”.“Sous le couvert de vierges offensées, Landry, Charon et compagnie ont entrepris une belle opération de salissage à notre endroit et tentent, par insinuations, d’atteindre la crédibilité du président général des élections.Cela est grave et le Barreau du Québec devrait étudier le comportement douteux de Me Landry dans cette histoire”, a-t-il conclu.La démission de M.Lavoie, un mystère.OTTAWA (PC) — Le motif de la démission du député Jacques Lavoie de son poste de vice-présiaent du comité du Parti conservateur pour les affaires urbaines et le logement demeure un mystère pour le leaoer conservateur Joe Clark et le député James McGrath, de St.John’s East.Dans une lettre adressée à M.Clark, le député d’Hochelaga déclarait la semaine dernière qu’il ne voyait pas pourquoi il continuerait à exercer la fonction de vice-président parce que le comité ne l’avait même pas invité à une tournée de six jours entreprise dans les province de l’Ouest.MM.Clark et McGrath ont tous deux parlé d’un “problème de communications”, mais ont invoqué des raisons différentes.Pour M.McGrath, M.Lavoie n’était pas au courant de la tournée même s’il avait assisté à une réunion à ce sujet parce que les minutes de la rencontre avaient été rédigées en langue anglaise seulement.i M.Clark a déclaré de son côté qu’un communiqué l’invitant à prendre part à la tournée avait été expédié à son bureau, mais que personne ne l’avait apparemment porte à son attention.Dans sa lettre au chef Tory, M.Lavoie se plaignait également de ce qu’on ne lui permettait pas de poser en Chambre toutes les questions qu’il aurait souhaité de-' mander durant la période quotidienne réservée aux interventions des députés.“C’est très intéressant et je vais compiler le nombre de fois que le député a été autorisé par le leader de la Chambre à intervenir et comparer ce total avec celui des autres députés, a dit M.Clark.“Nous constaterons probablement que sa frustration est ta meme que celle des autres députés”.Comité pour la défense légale du Dr.Henry Morgentaler — Dîner bénéfice, jeudi le 7 octobre à 7.30 p.m.au restaurant Bill Wong.Sur réservation: 931-3807 ou 621-1580 Billets $25.00, déductibles d’impôts.L’Association humaniste de Montréal.AVIS AUX étudiants de l'UQAM ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DEHORS CONTR&ES ORDRE DU JOUR • Grève Générale du 14 octobre • Conflit des professeurs • ANEQ • Budget de l’AGEUQAM • Amendements à la charte • Reconnaissance de l’AGEUQAM • Élections MERCREDI b octobre 1:00 p.m.CINÉMA OUTREMONT 1248 Bernard 0.f Métro Beaubien Autobus 160 TIRAGE 627 VENDREDI, 1-10-76 DATE: 1er OCTOBRE 1976 Séries émises- 90,000 chacune NOMBRE DE GAGNANTS NO COMPLÉMENTAIRE POSSIBILITÉ DE: 6 SUR 6 SEULEMENT AU 5 SUR 6 + 39 GAGNANTS DE $5,000 44873 5 SUR 6 GROS LOT 280 GAGNANTS DE $500, 4873 4 SUR 6 3323 VENTES TOTALES: *1,300,276.00 2839.GAGNANTS DE *100, 5 SUR 6+ (REPORTÉ A LA SEMAINE PROCHAINE) PERFECTA 4 4 • Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 éditorial La “nouvelle” Union nationale Partie de très loin au lendemain de la démission de M.Gabriel Loubier, qui la laissa terriblement décimée, l’Union nationale effectue depuis deux ans une rentrée en scène qui vient de donner lieu à un troisième acte passablement réussi.Il eut d’abord dans les mois qui suivirent la défaite écrasante d’octobre 1973 la' victoire-surprise de Maurice Bellemare à l’élection complémentaire de Johnson, puis son élévation temporaire à la direction du parti, qui continue aujourd’hui de le considérer comme son deuxième fondateur.Il y eut ensuite, après bien des déboires, le choix de Rodrigue Biron comme leader, puis les tentatives ratees de fusion avec le parti de Jérôme Choquette.Une fois un chef trouvé, il fallait le coiffer d’un nouveau programme, que le leader ne pouvait évidemment se donner seul.Cela vient d’être accompli en fin de semaine à l’occasion d’un congres d’étude d’où l’UN sort avec un programme tantôt rafraichi, tantôt substantiellement modifié, mais dont l’on devra reconnaître, quoi que l’on pense de tel ou tel article, qu’il émane bien de la volonté des militants présents au congrès et non pas d’une machine qui aurait été manipulée par un quelconque ‘‘establishment” opérant en coulisses.• Ainsi qu’on l’a maintes fois signalé, l’UN n’est pas un parti d’intellectuels.Tout en comptant bon nombre de membres des professions traditionnelles, elle paraît recruter surtout ses effectifs parmi l’honnête classe moyenne des milieux ruraux et des petits centres urbains.Ce type de militant a peut-être le nez un peu trop collé à la vitre.Il parle en retour de problèmes vécus et concrets.Au lieu de se perdre dans la théorie, il a coutume de dire les choses comme it les voit.Qu’il traite d’agriculture, de gestion des hôpitaux et des services sociaux, de petite et moyenne entreprise, de relations du travail et même de constitution, le recueil de résolutions adopté en fin de semaine illustre fort bien ce realisme proche des problèmes quotidiens qui fit naguère de l’UN la force politique la plus imposante du Québec.Plusieurs résolutions sont sans doute trop vagues, plus généreuses que fondées sur une analyse minutieuse de la réalité.D’autres procèdent d’une perception trop partielle de certains problèmes.D’autres enfin sont si simples qu’elles en deviennent naives.De manière générale, cependant, le programme que vient de se donner l’UN correspond fort bien, du moins dans sa partie sociale et économique, à l’orientation traditionnelle du Parti et a ce que sont toujours, après tant de soubresauts, ses militants encore assez nombreux.Sur l’échiquier politique du Québec, il existe — ce besoin a été maintes fois signalé — une place évidente pour une force qui accepterait franchement de se situer à la droite du centre, sans toutefois verser dans le conservatisme stérile ou dans la réaction pure et simple.Or, c’est exactement là que se situe l’UN avec son nouveau programme.En soulignant sans équivoque son attachement pour les valeurs familiales et individuelles, en affirmant sa foi dans l’entreprise pri- vée surtout sous la forme de la petite et moyenne entreprise, en proclamant sa volonté de restaurer l’autorité aes pouvoirs locaux et régionaux, en se penchant de manière détaillée sur les difficultés actuelles de l’agriculteur, l’UN renoue d’abord avec sa propre tradition.Mais elle offre aussi une réponse à un besoin vivement ressenti dans des couches non-négligeables de la population.Derrière maintes résolutions sur l’aide à la petite entreprise ou au cultivateur, c’est toute une conception de la vie québécoise qui s’exprime.Cette conception a une double qualité: elle définit une dimension toujours vivante de la réalité humaine du Québec d’aujourd’hui et elle paraît solidement conforme à la définition que donnent d’eux-mêmes depuis; quelques mois les militants de l’UN et leur nouveau leader.Les résolutions adoptées en fin de semaine auraient pu, avec des variantes mineures, fournir la matière du programme économique et social du Parti National Populaire de Jérôme Choquette.On n’en déplore que davantage, au sortir de cette fin de semaine remar- 3uablement sérieuse et appliquée, les erreurs ’analyse ou de comportement qui ont empêché les deux partis de se réunir sous une seule direction.Car rien, sinon des questions de personnalités, ne semble les séparer au plan économique et social.• Si l’UN a renoué sans trop de peine avec sa tradition en matière économique et sociale, cela vaut-il également pour le programme dont elle a commencé à se doter en matière constitutionnelle et linguistique?Ici, le verdict est forcément plus réservé.Au plan constitutionnel, tout l’effort de l’UN depuis les jours de Daniel Johnson avait consisté à chercher à se tailler une place entre les Libéraux et les souverainistes.Sans Ïirendre parti pour le séparatisme, l’UN s’af-ichait carrément partisane de la thèse des deux nations et mettait de l’avant des revendications dont l’effet pratique eut souvent été assez voisin de celui que recherche le PQ.Or, avec le programme esquissé en fin de semaine, l’UN revient somme toute à une conception très classique du fédéralisme.A quelques nuances près, elle redevient autonomiste a la manière d’autrefois.On a certes évité d’échapper certaines propositions qui sont devenues le lot de Monsieur Tout-le-monde, telles la nécessité d’une révision radicale de la constitution actuelle et l’énumération de certains pouvoirs précis dont aurait besoin le Québec d’aujourd’hui.Mais le ton général des résolutions consacrées à la question constitutionnelle traduit plutôt une réaffirmation de la thèse fédéraliste dans sa version plus conservatrice, laquelle a toujours mis l’accent sur les valeurs de décentralisation et d’autonomie en faveur des Etats-membres.A travers les résolutions adoptées en fin de semaine, le Québec apparaît moins comme une “nation” qui cherche dynamiquement sa voie dans le labyrinthe du fédéralisme que comme une province disposée à trouver son avenir à l’intérieur d’une fédération solidement établie.En matièrè linguistique, l’écart avec un .passé tout récent est encore plus marqué.A l’élection de 1973, l’UN se présentait encore avec un programme carrément nationaliste: proclamation du français comme seule langue officielle du Québec, imposition du français comme langue du travail et des communications, intégration linguistique des immigrants à la communauté francopnone et obligation aux enfants des futurs immigrants de réquenter l’école française.Encore une fois, l’UN tentait de se situer quelque part entre le Parti libéral et le PQ.Avec les résolutions approuvées hier, on est loin de ces positions que définissait Gabriel Loubier en 1973.Un premier changement survient au sujet des immigrants et de l’école: sous la nouvelle UN, seuls les enfants d’immigrants non-anglophones seraient contraints de fréquenter lecole française.Un second changement affecte le statut des langues: il y aurait désormais une langue nationale, le français, et deux langues officielles, le français et l’anglais.Ces changements plairont certes à des milliers d’anglophones qui ne peuvent sentir la Loi 22: à ceux-là, M.Biron promet d’ailleurs l’abolition de la loi détestée.On se demande par contre si les militants ont bien mesuré la portée exacte des changements qu’ils proposent et si, à propos du statut des langues, ils ne jouent pas dangereusement avec les mots.De toute manière, l’UN non sans déchirements réels chez ses militants, qui se sont montrés fort divisés à ce sujet — prend ses distances avec certaines manifestations récentes du nationalisme québécois pour s’adresser de préférence à des secteurs de la population qui s’intéressent davantage aux questions de pain et de beurre et qui demeurent attachés à la vieillè tradition québécoise d’égalité en matière de droits linguistique^.• Rodrigue Biron, faute d’un programme nettement défini et d’une connaissance personnelle approfondie des dossiers, avait parfois donné l’impression de parler dangereusement à travers son chapeau au cours des derniers mois.Les orientations qu’il pourra tirer des résolutions adoptées en tin de semaine lui seront certes précieuses.Mais l’adoption d’un programme aussi gé-réral ne saurait être qu’une étape: le leader de l’UN devra vite la dépasser.Sur plusieurs dossiers, un travail considérable d’approfondissement s’impose.Sur d’autres, le leader devra tenter habilement de redresser quelque peu des écarts très généreux auxquels ont pu se laisser aller des délégués peu avertis des implications de leurs conclusions.Sur toute la ligne, il faudra étudier et préciser bien davantage.Quoi qu’il en soit, l’UN, avec ses efforts persévérants des derniers mois, se remet dans la course.Sans avoir encore retrouvé une véritable envergure provinciale, elle progresse et dans les hommes qui l’incarnent et dans les idées qu’elle met de l’avant.Avec un peu d’organisation, elle pourrait être en mesure, aux prochaines élections, de causer des surprises dans au moins quelques régions qui ne sont pas satisfaites des Libéraux, qui ne prisent ni le PQ ni les Créditistes, et qui n’ont pas tout à fait oublié leur propre passé pas tellement lointain.Claude RYAN bloc-notes Schmidt et la courte victoire historique A l'heure où ces lignes sont écrites, la coalition SPP-FDP au pouvoir en Allemagne fédérale semble avoir battu d une courte tête la CDU et son alliée bavaroise de la CSU, alors que de part et d’autre.on revendique la victoire.Si l’on se fie aux projections des ordinateurs portant sur plus du cinquième des 248 circonscriptions, le chancelier Helmut Schmidt dirigera la seconde puissance économique occidentale pour un nouveau mandat, en dépit des prétentions contraires de son rival Helmut Kohl qu’applaudit l”’em-pereur” Franz-Josef Strauss.Les 42.7% que donnent les ordinatuers au arti social-démocrate, ajoutés aux .9% des libéraux (FDP) de Hans-Dietrich Genscher, donnent, avec 50.6%, une majorité de près de dix sièges au Bundestag à la coalition.Ce qui est juste assez pour naviguer.Mais si, en termes absolus, on peut parler de victoire socialo-libérale, on peut, en termes relatifs, parler aussi de victoire chrétiens-démocrate.Ainsi, par rapport au scrutin historique conduit par Willy Brandt en 1972, le SPD recule de 45.8 à 42.7%, cédant à la CDU-CSU le titre gagné à l’époque de “premier parti d’Allemagne’’.Effectivement, les démocrates chrétiens, avec leur 48.6% d’hier, ne sont pas loin du record absolu que Konrad Adenauer avait enregistre en 1957, avec 49.2, alors qu’aux dernières élections de 1972, ils n’avaient récolté que 44.9.Même les libéraux de M.Genscher, qui détiennent en fait la balance du pouvoir, sont en recul par rapport à 1972, crédités de 7.9% par les ordinateurs, contre 8.4 enregistré précédem-.ment.^ Il reste également que la CDU-CSU détient la majorité absolue à la Bundesrat (chambre des Laender) et le mandat qui attend M.Schmidt est loin d’être une sinécure.On comprend un Willy Brandt, déclarant hier soir que “le 3 octobre est une date historique”; en effet, Schmidt, contrairement à un Olof Palme, n'a pas trébuché, les socialo-libéraux resteront en place grâce à cette majorité étriquée, mais Helmut Kohl a aussi raison de dire que ce sont “des perdants”.Aussi paradoxal que cela paraisse, c’est cette majorité étriquée, qui est en fait une confirmation de la coalition au pouvoir, qui constitue la leçon du scrutin.C’est Willy Brandt qui a raison et non Helmut Kohl, et encore moins Franz-Josef Strauss: ce 3 oc- tobre, l’Allemagne fédérale a confirmé le virage pris en 1972 et, en dépit du fait que le SPD a tardivement réagi à la baisse de sa cote populaire, elle a redonné un mandat aux socialo-libéraux, alors que, parallèlement, CDU et CSU faisaient le plein de leurs voix avec 48.6%.C’est à la personnalité d’un Helmut Schmidt que l’on doit cette victoire, à sa compétence, à ses performances et.à son antipathie pour le communisme.Il est significatif que ce leader socialiste est aussi le champion de l’économie de marché et, continuateur de l’Ostpolitik, se situe clairement à la droite de son parti.Avec quelques jours de recul, on voit mieux pourquoi le slogan démocrate-chrétien “Liberté plutôt que Socialisme” sonne creux.Se souvient-on encore des critiques formulées contre Helmut Schmidt au moment où, Willy Brandt pris dans un scandale, il accéda à la chancellerie?"Il serait aussi à l’aise à la tête de la CDU que du SPD”.Il est significatif que le président du SPD, encore aujourd’hui, est Willy Brandt et non Helmut Schmidt.Les résultats d’hier ne feront que renforcer cette “tendance” en ce sens que M.Schmidt devra tenir compte, une fois les jeunes socialistes (Jusos) matés et les ambitions des syndicats ramenées à de plus modestes proportions, du fait qu’il doit surmonter aussi les obstacles suscités par la CDU-CSU au Bundestag et ceux, encore plus inquiétants, dans un Bundesrat adverse.C’est ici qu’on apprécie mieux les risques de voir passer à l’adversaire — risque que connaît bien , Willy Brandt — trois ou quatre députés.Mais jusqu’où peut aller à droite un Helmut Schmidt s’il se confirme qu’il doit sa courte victoire d’hier aux fidèles électeurs des cités noires de la Ruhr?Il y a beaucoup à dire sur cette victoire-avertissement du SPD: plus de jeunes ont voté à droite, plus d’électeurs dont l’âge se situe entre 18 et 25 ans, ont préféré les joies d’une vie bourgeoise que croit incarner l’opposition chrétienne démocrate, au défi de la contestation politique qui, hier encore, les passionnait.Le mouvement est-il irreversible?On doit tenir compte des légions d’opportunistes qui, ayant conquis les bienfaits de la sociai-dèmocratie sous Brandt et Schmidt, se sont rabattus vers la; CDU-CSU pour préserver ces acquis !j Mais la grande constation à faire, et' plus particulièrement après la défaite d’Olof Palme en Suède, est le glissement à droite qui s’opère, apparemment à l’échelle européenne.Non seulement le modèle suédois ne constitue plus qu’une “leçon” — Kohl dixit — mais aussi bien en Grande-Bretagne qu’en Allemagne fédérale, les courtes victoires s’opèrent aux dépens des ailes radicales du socialisme.Il n’çst pas dit que le mouvement ira en s’amplifiant, mais les indices manquent pour dire où ce mouvement s’arrêtera.On peut imaginer que ce processus pendulaire se stabilisera, à la gauche oe la droite ou, plus justement, à la droite de la gauche; toutefois le phénomène d’une “centrisation” des électorats semble à plus long terme.Car, à court terme, et en dépit du fait paradoxal que les coins s arrondissent et que s’estompent les aspérités, une apparente bipolarisation se dégage.Pourtant, de part et d’autre cette frontière réputée psychologiquement infranchissable, des nuances seules distinguent les forces en présence.Le cas extrême d’un puissant parti communiste est d’un tout autre ordre, encore qu'avec le colosse du Parti communiste italien lui-même on assiste à une tentative d’offrir une plate-forme rassurante.Pour l’heure, le chancelier Schmidt et son allié Hans-Dietrich Genscher sont reconduits au pouvoir.Mais les concessions qu’ils ne manqueront pas de faire pour s’y maintenir ne feront u’aller dans le sens d’une perte d’i-entfté de la social-démocratie.Est-ce une fois cette identité perdue que l’on pourra dire qu’enfin l’Allemagne fédérale est devenue, pour tout un cycle, “socialiste”?Le “modèle allemand” semble devoir s'installer à ce prix.,i .Callaghan a les mains libres C’est un congrès terne que le Labour a tenu à Blackpool si l’on se fonde sur le peu d’échos qu’il a suscités sous nos cieux.Un congrès terne si l’on se réfère aux historiques empoignades précédentes, à la contestation d’un leadership pourtant aussi incontesté que celui a’un Harold Wilson.Pourtant, ce ne sont pas les motifs de contester “Big Jinr Callaghan qui manquaient, et aussi curieux que cèla paraisse, le premier ministre britannique a retrouvé son sourire épanoui au sortir du congrès, vendredi soir! Sourire d’autant plus étonnant que tout au long des travaux du congrès de Blackpool, l'actualité mondiale a été dominée par la crise de la livre sterling.Des rebuffades, on en prévoyait, et M.Callaghan en a enregistrées, comme par exemple le “baroud d’honneur” sans conséquence des antieuropéens passant une motion rejetant les élections au Parlement européen, ou cette autre contre la politique suivie sociale.Mais M.Callaghan s’en est tiré indemne, confirmé par la base travailliste pratiquement dans tous ses projets.Oui au crédit de 2.3 milliards de livres demandé au Fonds monétaire international, oui confirmé au “contrat social” c’est-à-dire quant au contrôle des salaires, oui aux économies budgétaires, oui en fait et globalement à M.Gallaghan soutenu énergiquement, il faut le reconnaître, par M.Denis Healey, chancelier de l’Echiquier.Faut-il souligner que la crise même de la livre sterling mettait les plus radicaux des adversaires de M.Callaghan dans l’impossibilité de pousser trop loin dans la contestation.On a beau dire que l’inflation et son cortège du chômage accentuent la division à l’intérieur du Labour, mais l’inverse est tout aussi vrai, chose qu’on ne souligne pas assez.Si l’on en est là aujourd'hui, si la livre ne cotait plus vendredi qu’à 1.669 et que sa dépréciation par rapport aux dix devises principales, sur une période de cinq ans, Êassait de 43.6 à 44.7%, si la Grande-iretagne se débat dans sa crise économique, ça ne s’est pas fait en un jour, et c’est parce que cette crise est dramatique que le Labour a Blackpool a “libéré” M.Callaghan des tracasseries internes.L’évidence aujourd’hui est que les travaillistes n'ont pas le choix.Un Tony Benn peut bien y aller de ses beaux discours qui font peur à James Callaghan comme ils faisaient peur à Harold Wilson, mais c’est aussi un exercice de défoulement, peut-être pas pour lui mais sûrement pour la grande majorité qui a conscience des limites precises a ne pas dépasser.C’est dans les situatiôns de crise que se refont les unités internes, et plus Voir pagi 6: B toc»-not•• Georges VIGNY .Pour le 750e anniversaire de sa mort.François d’Assise, un saint pour aujourd’hui parTHADDÉE MATURA, O.F.M.collaboration spéciale Il est étrange qu’un quotidien d’information et a’opi-nion songe à publier un texte sur un homme du XlIIe siècle' et au surplus, sur un saint.L’actualité ne manque pas de sujets, internationaux et nationaux, sociaux et politiques.La religion et l’Eglise, quand elles intéressent encore, c’est sous l’angle de l’événement, surout lorsqu’il est sensationnel: la maladie du pape, un évêque dissident, difficultés entre tel gouvernement et l’épiscopat, etc.Que vient faire alors l’évocation, dans la presse, d’une figure si lointaine, fût-elle celle de François d’Assise?Certes, le saint aux oiseaux, le pacificateur du méchant loup, l’auteur (apocryphe) de la prière “Seigneur, fais de moi un instrument de paix” (que, paraît-il, on distribua aux signataires de la charte de l’ONU à San Francisco en 1947) est bien connu et sympathique à tout le monde.Mais peut-être faut-il, au préalable, “briser la statue”, démythiser l’image poétique, trop belle pour être vraie.Peut-être faut-il faire justice de certains clichés historiques, toujours en cours, sur le tournant culturel et spirituel que François représentait, sur la victime de l’institution, que lui et son oeuvre seraient devenus entre les mains de l’Eglise.La vérité est moins dramatique et plus complexe; elle se dégage mieux de nos jours, grâce a l’étude patiente du contexte social, culturel et religieux de l’époque et surtout, grâce à l’analyse des écrits de François lui-même, écrits dont l’importance surprend chez un homme sachant à peine lire et écrire.Il en ressort une image plus nuancée, nlus contrastée, mais sans doute plus proche de nous et plus significative pour l’homme d’aujourd’hui, croyant ou non.Plutôt que de donner des repères chronologiques de la vie de François, il sera plus intéressant d’esquisser, à grands traits, quelques aspects de sa figure d’homme et de croyant chrétien, ceux avant tout, qui aujourd’hui nous concernent davantage.Une certaine conception de la sainteté (qui n’est pas seulement du Moyen-Age), a fait de François (comme de tous les saints), une figure surhumaine, désincarnée à force d’être surnaturelle.Or, François est une personnalité contrastée, d’une richesse toujours à la recherche de son équilibre, où cohabitent l’ombre et la lumière.D’une grande finesse, raffiné, sensible à la beauté, il vivra dans le dénuement et parfois la misère qui n’est pas toujours belle.S’il a une tendresse profonde pour les hommes et même pour toute la création, il sait, à l’occasion se montrer intraitable et presque inquisitorial.Toute sa vie, il est dévoré par l’ambition : il veut être quelqu’un, le premier, en même temps qu’il cherche à s’abaisser, à s'humilier.Il porte sur les êtres un regard a’enfant et de poète et pourtant sa vision dé l’homme, telle qu’elle se lit dans ses écrits, est sans illusion et même franchement pessimiste.Ascète impitoyable pour lui-même, il demande, sur son lit de mort, ses friandises préférées.Il a la joie et les larmes faciles; il est vulnérable comme tout homme.Conscient de sa mission et de son importance présente et à venir, Il sait surtout qu’il est pauvre et pécheur, qu’il n’a encore rien fait.On parle beaucoup de l’évangélisme de François, de son littéralisme, de son “mimétisme” de Jésus et des évangiles.Mais on n’a rien compris à son aventure, tant qu’on n’a pas vu combien cet homme a été saisi par Dieu.Il a vécu radicalement l’expérience de la foi, la découverte de Dieu dans son mystère de ténèbres et de lumière.Le contexte culturel et spirituel de sa recherche a été, certes, différent du nôtre, mais il a pressenti la primauté, l'urgence et la difficulté de cette recherche.Les lignes où il dit son expérience et insiste sur sa place capitale dans la vie chrétienne, sont parmi les plus fortes de la tradition spirituelle.C’est parce qu’il a été ainsi pris par Dieu, comme ivre de lui, que sa fidélité à l’é- - refuser comme pour recevoir, En 1226, soit U y a exacte- P0" n’avoir r'en comme pour ment 750 ans, mourait celui se réjouir de ce qu il avait, qu’on a appelé le “Poverello”, En un siècle de luttes politi-saint François d’Assise, fonda- ques (papauté-empire) et so- teur de l’Ordre des Frères mi- riales (seigneurs féodaux- neurs et pionnier du renou- bourgeoisie montante), de di- veau de l’Eglise à son époque, visions intestines, François se Pour marquer cet anniver- présente en homme de paix.Il saire, nous avons invité un dis- se situe avec ses frères en ciple de François d’Assise, marge de la société d’alors, et Thaddée Matura, o.f.m., à ré- à partir de ce lieu, entend rédiger cet article sur l’actualité concilier les classes antagonis- de S.François.Le père Ma- tes.Il est un pauvre qui ne tura vit maintenant en France maudit pas les riches, qui ne après avoir oeuvré au Canada cherche pas à occuper leur pendant de nombreuses an- place.Sans exigence aucune nées.pour lui-même, il peut adres- _____________________ ser aux pauvres comme aux riches une parole libre, dure peut-être, mais jaillie d’un vangile a été une rencontre de profond amour pour tout Jésus, et de son esprit, plus homme, qu’un littéralisme rigide et En homme de son temps, stérile.En dehors de cet enra- François est sans doute igno-cinement dans la réalité de rant du poids des structures et Dieu, qui est la foi, François de la nécessité de les transfor- reste inexplicable.mer.Ce qu’il vise reste cepen- Bien plus que l’Eglise post- dant essentiel et valable pour conciliaire du XX° siècle, tous les temps: changer le l’Eglise que François a con- coeur de l’homme.Car c’est le nue était traversée par la con- coeur qui secrète et crée des testation au nom de l’évangile, structures d’oppression qu de Devant sa puissance, sa libération.Approche qui pa-richesse, son enlisement dans raîtra, surtout aujourd’hui, le temporel, sa tiédeur spiri- désincarnée et inefficace, tuelle, des groupes d’hommes mais qui sait, si ce n’est pas se levaient, qui non seulement elle qui a la clef de l’avenir?lui reprochaient ses compro- Changer l’homme pour chan- missions, mais allaient jusqu’à ger la société.Changer lui dénier, en raison de ses tra- l’homme, cela veut dire déblq- hisons, sa prétention d’être quer son coeur, fermé par l’é-l’Eglise de Jésus et des goisme, pour l’écoute atten-apôtres.En tout cas, tous cri- tive et accueillante de l’autre, tiquaient vigoureusement, et L’homme de paix celui qui avec raison, le clergé, princi- s’efforce d’accomplir cela et pal responsable de cette situa- qui parfois le réussit, tion.L’évolution de la première Sans doute, à cause de son communauté franciscaine, du expérience profonde de Dieu, vivant même de François et de sa connaissance de Jé- (entre 1210 et 1226), est une il-sus, François, tout en voyant lustration concrète des ten-lucidement les tares de sions douloureuses entre l’i-l’Eglise-insitution, n’a pas déal pur et dur et son inser-voulu ni s’en séparer, ni élever tion dans la réalité humaine, une voix critique.A plusieurs François est un homme absolu reprises, il réaffirme sa foi et qui ne transige pas sur ses sa soiîmission à l’Eglise et au choix essentiel.Entre la pre-clergé, non pour des raisons mière ébauche de sa regie d’opportunisme, mais parce (1210) et son testament (1226), qu’il croit que seule cette ins- son projet ne varie guère; il tltution est l’espace où l'évan- s’affirme même d’une façon gile peut être vécu.Sa contes- plus catégorique, tation c’était le projet évangé- Et pourtant des milliers lique radical qu’il a vécu, lui d'hommes qui sont venus le et ses premiers frères, non pas rejoindre en quinze ans (encontre, mais à l’intérieur de tre trois et cinq mille) ne pou-l’institution.valent mener la même vie que Il a souffert de voir son lorsqu’ils étaient douze, idéal se diluer et perdre de François a vu de ses propres son mordant originel, parce yeux ce que devient l’intui-qu’il fallait s’adapter a un tion, le charisme originel, Œde plus en plus quand ils s’étendent à des zo-eux et médiocre, nés de plus en plus vastes.Il L’Eglise dans sa modération en a certainement souffert au un peu désabusée l’y a, certes, delà de ce qu’on peut dire; les poussé et ce fut pour lui une premiers biographes d’ail-souffrance.Pourtant il n'a re- leurs, s’en font l’echo.Malgré nié ni l'oeuvre née de lui, ni cette dégradation, malgré la l’institution parfois si lourde, tentation de tout lâcher, le Enraciné dans l’expérience fondateur continue à recon-de Dieu, attaché par toutes ses naître l’enfant né de lui, fibres à l’évangile de Jésus, même si celui-ci commence à François s’établit dans un es- vivre sa vie propre, pace de liberté.Il se meut Entre la pureté idéologique, avec aisance au milieu des le retrait, et le compromis fa- êtres et des hommes, il va où cile, François a choisi, et sur-le pousse le vent de l’Esprit, tout vécu, la voie du milieu.Il Avec sa première commu- accepte la tension inévitable nauté il réussit une rare aven- entre le charisme idéal et ture: sans aucune insertion so- l’institution concrète, entre le riale, sans gîte permanent, vi- rêve et la réalité, sans renier vant au jour le jour, pauvre, l’un ni s’enliser dans l’autre, mobile, il réalise ce que tant La communauté qui lui a d’hommes ont toujours rêvé: succédé au cours des siècles harmonie entre le monde et la (mais peut-on succéder à personne dépouillée de toute François?), n’a cessé de vivre attache, se contentant du ce drame permanent: l’appel strict nécessaire.Il est, avant lancinant de la liberté et oe la la lettre, celui qui refuse la so- pureté évangéliques et le ciété de la consommation et poids de l’homme et de l’insti- les aliénations qui en provien- tution.nent.Et si la mémoire de Cette liberté vis à vis des François est toujours vivante conditionnements socio- parmi les hommes c’est que, économiques n’avait pourtant malgré tout, il se lève toujours rien de romantique: bien des au milieu de la médiocrité gé-fois il a dû marcher sur lui- nérale, des hommes et des même pour y rester fidèle.Et femmes qui, éveillés par la surtout, il a su éviter la rigi- voix de cet homme du XlIIe dité et l’entêtement idéologi- siècle, se proposent de revivre que: il était assez libre pour son aventure évangélique.propos dfactuallté Le Canada de l’an 2000 sera sans doute très différent de ce qu’il est actuellement.Le plus important, c’est qu’il devienne le pays que ses habi- ¦ tants désirent.Tout cela dépend de notre rêve collectif et de nos aptitudes à le réaliser ensemble.Voulons-nous une société où la loi économique soit seule à déterminer les priorités de l’ensemble?Voulons-nous une société qui perpétue les differences sociales, la distinction entre les gens nantis et les gens beaucoup moins favorisés, entre les quartien riches et les bidonvilles?Ou bien préférons-nous une société où l’homme occupe la première place?Nous avons donc à définir clairement les liens que nous souhaitons établir entre le profit, la consommation et la qualité de la vie pour tous: des logements pour les besoins des gens ou des logements construits en fonction des profits?Des vivres pour les gens qui ont faim ou une alimentation soumise à une économie de marche?En réalité, ce ne sont pas les moyens économiques qui font défaut.Le défi est ailleurs : celui de vouloir transformer la société et de réordonner les priorités sociales.Barbara Ward, Conférence sur l’habitat, (Vancouver 31 mai-U juin 1976) LE DEVOIR Fondé par Henri Bourossa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information: Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier : Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; si* mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi'par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtltPHONIs 844-3361 (lignes groupées).> r' Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 • 5 des idées des événements des hommes ____________Les résolutions du congrès de l’Union Nationale Un programme centré sur l’individu et la famille, l’autonomie provinciale, l’aide à l’entreprise et le respect des pouvoirs locaux AFFAIRES CONSTITUTIONNELLES 1) Qu’une révision globale de la Constitution du Canada s'impose; 2) Que la redéfinition en profondeur de la structure politique canadienne s’opère a partir du principe de la souveraineté des Etats-membres dans le champ de leurs juridictions et d’une conception fortement décentralisée du fédéralisme et tienne compte de l’originalité culturelle du Québec; 3) Que le Québec prenne tous les moyens à sa disposition pour en arriver à une nouvelle série de conférences constitutionnelles; 4) Que la constitution prévoie la création d’un tribunal constitutionnel dont les membres seraient nommés par les Etats-membres; 5) Que les Etats-membres de la fédération canadienne possèdent les sources de revenus correspondant aux pouvoirs qui leur sont dévolus: 6) Que les Etats-membres de la fédéra» tion canadienne aient pleine et entière juridiction, plus particulièrement dans le domaine de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale, des communications et des affaires culturelles: (cette résolution a été référée au Comité exécutif national du Parti pour plus ample étude) 7) Que les Etats-membres de la fédération canadienne soient seuls responsables sur leur territoire d’établir les priorités et d’administrer les programmes en matière d’immigration, de développement économique régional, d’habitation et d’aménagement du territoire; 8) Que les Etats-membres de la fédération canadienne soient libres de négocier des accords internationaux dans les domaines qui sont de leur juridiction; 9) Que les pouvoirs résiduaires soient dévolus aux provinces; 10) Que la Constitution canadienne contienne une Charte des droits de l’homme inspirée de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, garantissant la liberté et l’égalité de tous devant la loi.LANGUE ET EDUCATION 1) Que la Loi 22 soit abrogée et remplacée par une nouvelle mesure législative qui tiendra compte de la réalité québécoise; 2) Que le statut de la langue nationale du Québec soit accordé au français dans le but d’assurer le respect de sa prééminence et que l’on reconnaisse le français et l’anglais comme langues of- handicai sur dicapés pieu; physiques et sociaux soit mis 6)—que le rôle de la femme au foyer soit valorisé par l’entremise d’un dégrèvement d’impôt additionnel et proportionnel au nombre d'enfants, applicable au revenu du conjoint qui est le gagne-pain de la famille; sibiliser la population à ses droits et à ses devoirs; 17)—que le réseau des centres d’accueil pour les personnes du troisième âge ait comme vocation d’assurer à chacun la considération et la quiétude qui leur sont dues et de les maintenir dans leur milieu de vie.manière à ce que l’étudiant acquiert le goût et le sens de l'entreprise et possède une connaissance vécue des affaires; 12)—qu’on assure une meilleure communication entre les ministères et organismes du gouvernement du Québec et des organismes similaires du gouvernement fédéral dans l’élaboration et l’appli- nçai ficielles; 3) Que l’on assure la qualité de l’enseignement et la connaissance d’usage de la langue seconde dans une volonté de valorisation personnelle et de promotion sociale • 4) Que l’on assure l’intégration à la communauté francophone des immigrants non-anglophones à venir; 5) Que l’on conféré à la Régie de la langue française un rôle véritable de gardien de la langue française en lui imposant ce devoir et en lui accordant les moyens de promouvoir, conserver et moderniser et améliorer la qualité et l’usage du français, afin d’en faire un instrument de fierté collective des Québécois et maintenir l’originalité de l’identité culturelle québécoise.FAMILLE SOCIALE ET POLITIQUE P1 2 3 4 5 r ¦ Les délégués qui se pressaient nombreux au congrès d’orientation de l’Union Nationale tenu en fin de semaine à Montréal avaient reçu avant de commencer leurs travaux un cahier de résolutions comprenant plus d’une centaine de propositions différentes.Il a naturellement été impossible de disposer de toutes ces résolutions au cours de la séance plénière qui a marqué dimanche matin la dernière étape du congrès.Aussi des résolutions embrassant des secteurs aussi importants que les richesses naturelles et les relations de travail ont-elles dû, faute de temps, être renvoyées en bloc au Comité exécutif du Parti, pour étude plus approfondie.Dans les quelques heures que leur laissait la matinée de dimanche, les délégués ont néanmoins adopté plus d’une soixantaine de résolutions portant sur la Constitution, la politique linguistique, la santé, la politique sociale et les services sociaux, l’aide à la petite et moyenne entreprise, et enfin l’agriculture et l’alimentation.Ces résolutions n'engagent pas obligatoirement la direction de l’UN.Elles fournissent plutôt des orientations qui serviront de base à (’établissement du programme électoral du Parti.Elles n’en constituent pas moins un reflet fidèle de la volonté nettement exprimée des quelques centaines de militants présents aux assises de la fin de semaine.On en trouvera ci-dessous le texte Intégral, suivant la version souvent amendée qui a été approuvée hier matin en séance plénière.1) —que l’Etat adopte une politique favorisant la cohésion de la famille et l’épanouissement de ses composantes; 2) —que l’Etat assure aux centres des services sociaux les moyens nécessaires pour qu’ils puissent dispenser des conseils et des appuis aux familles qui éprouvent des difficultés d’adaptation ou de fonctionnement; 3) —Que des cours d'éducation familiale, d’économie familiale et de psychologie du couple, adaptés aux réalités québécoises, soient mis sur pied et diffusés sur une grande échelle; 4) —que des problèmes de la famille soient réglés selon une approche de com- réhension humaine et sociale, par intermédiaire de tribunaux familiaux; 5) —qu’un réseau d’aide à domicile aux 7)—qu’un réseau de garderies soit mis sur pied dans le but (rapporter aide et assistance aux familles; SANTE ET SERVICES SOCIAUX 1) —que la première préoccupation dans le domaine de la santé doit être la qualité des soins dispensés; 2) —que le système de santé facilite l’accessibilité aux soins pour tous; 3) —que, tout en insistant sur les critères d’excellence, l’on revienne à une échelle des coûts plus raisonnables; 4) —que le développement de polycliniques privées soit encouragé, en vue de dégager les centres hospitaliers de cas mineurs et d’analyses de laboratoires; 5) —qu’un réseau de centres pour convalescents et malades chroniques soit développé par tout le territoire, sur une base régionale; 6) —que les différents programmes du ministère des Affaires sociales soient décentralisés et ramenés au niveau des dix régions économiques du Québec, afin de les identifier aux activités régionales; 7) —que chacune des régions puisse adapter les programmes de santé et de services sociaux à ses propres besoins; 8) —que les budgets des programmes d’hospitalisation soient établis en fonction de la vocation et du rendement maximum d’un hôpital dans une zone géographique donnée; 9) —que les deniers publics consacrés, aux programmes d’hospitalisation soient clairement identifiés; ¦ 10)—que, sur une base régionale, un réseau de soins hospitaliers soit planifié en fonction d’un hôpital majeur (centre spécialisé), d’hôpitaux généraux et des autres centres de dispensation de soins; 11) —que des pouvoirs administratifs soient donnés aux conseils d’administration des institutions de santé pour que tous les problèmes régionaux soient réglés sur place; 12) —que l’entreprise privée participe à l’opération des programmes du ministère, chaque fois qu'il est dans l’intérêt public et qu’il est économique de le faire;' 13) —que des moyens de contrôle soient mis en place pour éviter une utilisation abusive de certains services par la population; 14) —que les structures des services sociaux soient simplifiées et allégées, pour permettre aux citoyens un accès plus facile et une considération plus humaine; 15) —qu’un système d’ambulance adéquat avec personnel qualifié assure le service dans chaque région en fonction des réseaux de soins; 16) —qu’un programme d’information simple et clair, touchant la santé et les services sociaux, soit élaboré pour sen- LA PETITE ET INTREPRISE LA MOYENNE D—qu’il faut immédiatement procéder à son inventaire complet des produits consommés, mais non produits au Québec, et de leur rentabilités, ainsi qu’à l’identification des régions les plus susceptibles d’offrir une possibilité de réalisation d’un besoin identifié; 2) —que des mesures d’aide financière et technique, adaptées aux particularités et aux priorités régionales, soient mises sur pied en vue de conseiller les petites et moyennes entreprises au niveau de la production, du financement, de la mise en marché et de l’évolution future; 3) —qu’un programme, favorisant le réinvestissement des profits des petites et moyennes entreprises, soit instauré en vue d’encourager la croissance de ces entreprises; 4) —que par des mesures législatives, le gouvernement encourage les institutions financières régionales a participer directement au développement industriel et commercial en instaurant un système de garantie partielle sur leurs prêts à long terme à l’industrie et au commerce; 5) —que nos bureaux et nos délégations à l’exterieur du Québec jouent un rôle actif d’agent de promotion commerciale des produits québécois et facilitent la création de groupes de vente (associations, coopératives, compagnies); 6) —que, par des dégrèvements d’impôts et autres moyens, l’Etat incite le citoyen à investir directement dans les entreprises québécoise; 7) —que le gouvernement du Québec adopte une pontique d’achat préférenciel des produits québécois dans le but de favoriser l’expansion et la création d’industries spécialisées au Québec; 8) —que dans le domaine touristique, le gouvernement adopte une politique régionale d’investissement en vue de permettre aux petites et moyennes entreprises d'avoir accès aux marchés des capitaux à des conditions concurrentielles; 9) —que le gouvernement favorise la participation des individus et des petites et moyennes entreprises à l’industrie touristique, tant par des programmes conjoints que par des offres de soumissions et des mesures d’aide financière; 10) —que, dans le but d’intégrer les travailleurs au rouage de l’entreprise et de leur permettre de participer aux profits de celles-ci et même d’en devenir propriétaires, le gouvernement favorise la mise sur pied deplans d’intéressement aux bénéfices et offre des privilèges fiscaux reliés à l’achat d’actions de compagnies québécoises; 11) —qu’un effort particulier soit fait pour reévaluer les programmes d’enseignement en matières economiques de Notre premier objectif, à l'heure présente, c’est de mettre à part dans l’épiscopat et les fidèles ceux qui pensent normalement et selon le progrès, ceux à qui le mot “socialisme” ne fait pas peur, qui admettent nos principes éducatifs et nous témoignent de la bienveillance.Leur nombre ne cesse d'augmenter.Voici nos moyens pour combattre l’Egli- "Cequi, pour BehaVIlah constitue le problème moderne n'est pas une crise economique Issue d'une "revolution Industrlel-le", destu n mouvement profond de l’humanité elle-même''.1) Soirée d'information, lundi le 4 octobre.20h.550 Bout de Gentllly, Longueull.SUJET: langueunlverselle.Entréellbre.2) M Andre Bruglroux - tour du monde sur le pouce, 135 pays, écrivain du Ivre La Terre n'est qu’un seul pays'.Présente la Fol Baha'le le 4 octobre, lundi, au Collège de Valleyfleld.Tél.: 670*8555 se: les samedis libres et l'étalement des périodes de vacances, car cela paralyse le calendrier liturgique, ainsi que les fêtes religieuses qui se célèbrent en famille.Les ecoles groupées, avec ramassage d’enfants, militent aussi dans notre sens.Si nous ne pouvons pas anéantir l’Église, du moins nmpêchons-la de nous nuire.Voici comment se pose le problème: si nous ne pouvons faire sortir les gens de l'Église, que du mons l'Église ne puisse pas les dresser contre nous.Tout en permettant à l’Église d'exercer son action, jamais nous ne renoncerons à nos principes.Même si en tant que ministre d’État je suis obligé de sourire pour inspirer confiance, en faut que communiste, je combattrai sans répit la religion et l’Église, du point de vue aussi bien idéologique que philosophique; tout au moins le ferai-je en tant que professeur d’université.Kazimir Kadol, ministre des cultes polonais, devant des journalistes et des militants du parti communiste le 5 mai 1976, propos rapportés par Le Monde, 27 août 1976 cation des politiques de production et de vente; 13) —que le gouvernement voit à renforcer l’économie de la principale région métropolitaine du Québec, la région administrative no 6, sans que cela se fasse au détriment des autres régions du Québec; 14) —qu’on donne une aide aux inven- tions et nouvelles techniques dans les petites et moyennes entreprises québécoises, en accordant des taux de dépréciation supérieurs à 100% par an pour fins d’impôt dans les secteurs de production les plus orientés vers l’exportation; 15)—que le concept ou profit dans l’entreprise privée soit réaffirmé, respecté et revalorisé; AGRICULTURE ET ALIMENTATION 1) Que le temps est venu de restructurer le- ministère de l'Agriculture pour qu’il devienne le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation; 2) Que la politique agricole québécoise se développe à partir a un plan dicté par les nécessités economiques et au plus grand avantage des agriculteurs et qui définit, pour une période de temps déterminée, les vocations agricoles des régions québécoises en leur donnant les moyens d’atteindre les objectifs fixés; 3) Que la politique agricole vise l’auto-suffisance alimentaire du Québec à la fois en approvisionnements et en production; 4) Qu’un véritable service de mise en marché soit mis sur pied pour assurer une commercialisation rentable de la production agricole québécoise; 5) Que le système actuel d’aviseurs agricoles régionaux soit amélioré et réorienté afin de renseigner les agriculteurs sur les nouvelles techniques agricoles, la modernisation de l’équipement, la gestion de la ferme et l'orientation des cultures et élevages afin d’optimiser la productivité de l’agriculture québécoise et d’en abaisser les coûts de production.6) Que le gouvernement du Québec en matière de stabilisation négocie avec le gouvernement iédéral des ententes à long terme concernant l’importation des produits agricoles afin de mieux protéger l’agriculture québécoise; 7) Que l’on négocie avec la Commission canadienne du Lait la régionalisation de l’application des quotas de production; 8) Que des mesures favorisant la naissance d’industries de transformation de la productior.agricole soient mises de l’avant; 9) Qu’une politique de drainage souterrain des terres soit adoptée: 10) Qu'un plan de zonage agricole des terres arables soit établi et que cet espace rural soit scrupuleusement respecté; 11) Que l’assurance-bétail soit établie au Québec ); 12) Qu’un plan de protection financière soit institué dans cnaque secteur de la production agricole, sous forme de fonds de réserve, a contribution conjointe du gouvernement et des producteurs, afin d’assurer une forme de paiements d'appoint lors de périodes où le prix au marché s'établit en-dessous du coût de production.(Cette résolution a été renvoyée pour étude au Comité exécutif de rüN).propos d’actualité l Souery! Soyez à la maison pour recevoir les recenseurs.En effet, la loi concernant la liste électorale permanente prévoit que le recensement des électeurs a lieu cette année du lundi, 4 octobre, au jeudi, 7 octobre.De plus, la loi précise que pour être inscrit sur la liste électorale, une personne doit avoir 18 ans accomplis, le ou avant le dernier jour de la révision soit, le 6 novembre 1976.En milieu urbain, deux recenseurs dûment recommandés doivent visiter chaque foyer.En milieu rural, un seul recenseur peut passer chez vous ou utiliser tout autre moyen pour recueillir les noms des électeurs.Si votre nom n'apparaît pas sur la liste électorale, vous pourrez en demander l'inscription en vous rendant à tout bureau de dépôt ouvert dans votre district électoral, du 25 au 30 octobre.LE PRÉSIDENT GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS a LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” 3 EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT ) .' .- ^ ’i, ¦ , /.TARIFS D’ABONNEMENT 12 moi» 6 moi» CANADA: “isOÔ $28.00 ÉTRANGER*' $57.00 $31.00 (*par courrier ordinaire) S.V.P.remplir ce coupon ef nous le faire parvenir avec votre cheque ou mandat-poste payable à l'ordre de: Le Devoir, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.Nom.Adresse. 6 • Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 TI-TOINE LE 3^ / inn'~i'-'r,r ANSEZ PM xxx/ ^nmnr lANfiEZDüX; suites de la première page L'UN vainement la fusion des deux éléments de la résolution.Quoiqu’il en soit il s’agit là d’une formule relativement fidèle aux recommandations de la Commission Gendron, et aux yeux non seulement des observateurs mais de plusieurs militants unionistes, elle représente un recul par rapport au bill 22 selon lequel le français est la seule langue officielle au Québec.Pour le reste les résolutions visent à décentraliser l’administration québécoise dans tous les domaines, à remettre aux instances régionales et locales une partie des pouvoirs concentrés à Québec, à favoriser l’initiative individuelle et privée, à revaloriser les valeurs traditionnelles et à humaniser les rapports entre un Etat superviseur plutôt qu’omniprésent et la personne humaine.Bref, un programme de droite mais structuré, et dépourvu du lyrisme qu’on retrouve chez les créditistes, notamment au chapitre des affaires sociales et économiques.Par contre sur le plan constitutionnel, les délégués unionistes ont adopté un programme typiquement autonomiste en votant pour la revision globale de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique de manière à décentraliser le fédéralisme actuel en tenant compte des particularismes culturels québécois.Les résolutions visent notamment à limiter le pouvoir de dépenser du fédéral, à assurer aux Etats membres des sources de revenu correspondant à leurs pouvoirs et à définir les champs de pleine et entière compétence des provinces, à savoir l’éducation, la santé, la sécurité sociale, les communications et les affaires culturelles.Cette dernière résolution a cependant été remise à l’exécutif, l’autonomie entière du Québec en matière de communications laissant plusieurs délégués dans l’inquiétude.Autonomiste quoique fédéraliste, égali-,taire au niveau des deux langues officiel-*les, partisan d’un retour à la valorisation de la petite et moyenne entreprise, ennemi de l’étatisme, le parti de M.Biron flirte avec les milieux anglophones par ses politiques tant économiques que linguistiques et espère se tailler une place de choix lors de la prochaine consultation électorale.M.Biron a déclaré que désormais le Parti québécois ne représentait plus le seul choix possible devant le gouvernement de M.Bourassa.Le PQ, soutient-il, ne gagnera pas plus de 20% des voix.“Nous n’attaquerons pas le PQ directement, a-t-il confié, parce que le PQ sera un parti marginal, sans importance, avec un petit groupe de fidèles.” Mais dans son discours aux délégués M Biron n’a pas hésité à parler de “l’aventure de la sé- Earation” comme l’avait fait M.Gabriel oubier en plongeant son parti dans la défaite totale en 1973.Il a ajouté toutefois à sa dénonciation du PQ une allusion à la faillite du Jour,, et il a vu là l’occasion d'affirmer qu’aujourd'hui le temps n'était plus à l'isolation mais à l’ouvprture sur le monde.M.Biron s’est carrément attaqué à M.Bourassa, à ses politiques, à son attitude et à son administration en dénonçant le chômage, la situation économique et le climat social du Québec.Il a qualifié M.Bourassa d'incompétent et il a rendu ensuite hommage à M.Maurice Duplessis, fondateur de l’Union nationale et à M.Maurice Bellemare, instigateur de la renaissance de ce parti.Ce dernier à eu droit à une ovation, tandis que l’évocation du souvenir de M.Duplessis a soulevé l’enthousiasme d'une foule de militants d’âge respectable, venant en large proportion des comtés ruraux.C’est Me Michel Côté, le président du parti, qui a dir-igé le congrès En plus de M.Bellemare, on retrouvait au nombre des personnes ressources certaines anciennes figures de l’époque glorieuse de 'l’UN, dont les anciens ministres des Affaires sociales et de l’Agriculture, MM.Jean-Paul Cioutier et Clement Vincent.Selon M.Biron, même s’il ne reste que $100,000 dans les caisses du parti, l’ÜN est prête dans au moins 75 comtés à affronter le scrutin qui sera tenu, selon lui, le 29 novembre prochain.TRUDEAU dans plusieurs institutions provinciales); • Renforcement de la juridiction provinciale en matière de taxation indirecte des ressources naturelles; • Limitation des “pouvoirs déclaratoires” qu’Ottawa peut actuellement exercer en déclarant ses interventions “d’intérêt national”, même quand la juridiction-est provinciale; • Tenue statutaire, chaque année, d’une conférence constitutionnelle fédérale-provinciale; • Nécessité d’un nouveau consensus sur la formule d’amendement en cas de création d’une nouvelle province.La plupart des premiers ministres se sont empressés de vanter les “progrès importants” dont témoigne ce nouvel ensemble de revendications.Mais il était également clair, en particulier à la suite des commentaires du premier ministre du Québec, que le consensus reste à peu près entièrement à faire dans d’autres domaines.Tout en souhaitant généralement des pouvoirs accrus pour les provinces en cinq matières (culture, communications, statut et composition de la Cour suprême, nominations au Sénat, pouvoirs de dépenser actuellement exerces par le gouvernement fédéral), les premiers ministres ont en effet été incapables de faire l’harmonie quant au contenu de leurs demandes.Le Québec n’est pas encore satisfait des appuis qu’il obtient en matière de culture et de communications, laisse entendre M.Bourassa, qui évite soigneusement les précisions.Les provinces plus pauvres ne sont pas d’accord avec les provinces plus riches pour se montrer plus indépendantes à l’égard des pouvoirs de dépense du fédéral.Les provinces de l’ouest exigent des garanties nouvelles de représentation au Sénat et à la Cour suprême, et l’Alberta n’a d’intérêt que pour la récupération à peu près complète de toutes les juridictions sur ses richesses naturelles.Le premier ministre de l’Ontario, M; William Davis, le seul à avoir daigné émettre un communiqué au sortir de la rencontre, s’est demandé si les intérêts particuliers des provinces n’avaient pas tendance à prendre le pas sur ceux du pays, dans ces discussions, et commencé a craindre une “balkanisation du Canada”.“Si nous avions pu nous entendre sur une constitution parfaite avec un nouveau partage des pouvoirs, il aurait été moins urgent de définir une formule d’amendement”, a dit de son côté M.Bourassa.Mais c’est loin d’être le cas, reconnaît-il, avant d’alléguer que les premiers ministres ont fait “le maximum” de consensus possible actuellement.A ce rythme, estime-t-il, le processus de rapatriement peut encore demander “des semaines et des mois”.C’est évidemment l’impasse quant, à la formule d’amendement.L’Alberta, qui ne se sent pas .liée par la formule mise au point à Victoria en 1971.(“nous n’y étions pas,” dit M.Lougheed), réclame l’unanimité des provinces pour toute modification aux pouvoirs déjà inscrits dans la Constitution.La formule de Victoria n’exigeait l’accord que d’une majorité des provinces dont le Québec et l’Ontario, deux provinces atlantiques et deux provinces de l’Ouest.M.Lougheed prétend aujourd’hui qu’aucune province n’est plus égale qu’une autre dans la Confédération, et que les provinces plus populeuses pèsent déjà plus lourd par leur représentation nombreuses aux Communes.Derrière cette question de principe, c’est évidemment toujours la juridiction sur les richesses naturelles de l’Alberta qu’il défend.La Colombie-Britannique, un peu plus raisonnable, demande plutôt une variante de la formule de Victoria.M.William Bennett, attaché à la théorie créditiste des “cinq régions canadiennes”, veut que l’on reconnaisse à sa province le statut de “cinquième région” après le Québec, l’Ontario, les Maritimes et les Prairies.Il ,se contenterait donc d’un droit de veto particulier.^ Pour ajouter à la confusion des langues, rares étaient les premiers ministres, samedi, qui pouvaient donner la même version de leurs accords et désaccords.Le président de la conférence, le premier ministre albertain, M.Peter Lougheed, a lu un communiqué sibyllin avant de s’enfoncer dans des explications compliquées où il mêlait visiblement les désirs de l’Alberta aux réalités du refus de ses collègues.Les premiers ministres, affirmait-il en somme, sont d’accord avec la première des trois formules que leur proposait M.Trudeau en mars dernier: on rapatrie la Constitution sans formule d’amendement, et la règle de l’unanimité prévaut jusqu’à nouvel ordre.A l’entendre, on eût cru que Londres devait se préparer la semaine prochaine à dépoussiérer l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique pour nous le renvoyer.M.Bourassa s’est empressé de démentir pareille hérésie et de démontrer qu’il la météo.La crête de haute pression et le beau temps continueront de dominer la majorité des régions aujourd'hui.On prévoit toutefois l’arrivée d’un front froid qui amènera des nuages sur l’ouest de la province au cours de la journée de demain.Les températures se maintiendront nettement au dessus de la normale.Chibougamau, Abitibi, Pontiac, Té-miscamingue, Haute Mauricie: Généralement ensoleillé.Maximum: 16 à 18.Aperçu pour demain: ennuage-ment et chaud.Laurentides, Outaouais, Montréal: Généralement ensoleillé.Maximum: 18 à 21.Aperçu pour demain: ennua-gement et chaud.• Cantons de l’Est, Québec, Trois-Rivières, Lac St-Jean: Généralement ensoleillé.Maximum, 16 au Lac St-Jean et près de 20 ailleurs.Aperçu pour demain : généralement ensoleillé et chaud.• Rimouski, Baie Comeau, Sept Iles Gaspésie: Généralement ensoleillé.Maximum, 11 à 14.Aperçu pour de main: généralement ensoleillé.n’était toujours pas pressé, tant que les revendications du Québec ne seront pas satisfaites.Quant aux autres premiers ministres, notamment M.Davis (Ontario) et Regan (Nouvelle-Ecosse) qui ont également rencontré la presse, ils semblaient croire qu’ils réussiraient très bientôt à convaincre M.Trudeau de rapatrier la Constitution en y intégrant la formule d’amendement de Victoria, puisque huit des dix provinces la favorisent, et peut-être neuf en travaillant à un compromis avec M.Bennett.Cette Tour de Babel espère donc se muer en cour des miracles avec la participation de M.Trudeau, au cours des semaines qui viennent.“Nous lui enverrons une lettre d’ici une quinzaine de jours”, a déclaré samedi l’empêcheur de tourner en rond, M.Peter Lougheed.Ce pourrait aussi être un difficile exercice de style.Commentant ce nouvel échec, M.Trudeau ne fait curieusement jamais allusion à la résistance de M.Lougheed, dont l’attitude bloque cependant les pourparlers depuis la conférence d’Edmonton, en août dernier.Il préfère évoquer d’un ton nostalgique le quasi-consensus établi à Victoria en 1971, et répudié au lendemain de la conférencë par le Québec.Ce fut là une “tragique erreur”, dit-il sombrement, avant d’en excuser M.Bourassa et d’en faire porter la responsabilité aux “leaders de l’opinion” du Québec./ LE SORT parti légalement organisé qui prône l’indépendance.” M.Trudeau cite abondamment le “journal” de Mackenzie King, car il aime comparer aux siennes propres les difficultés rencontrées et surmontées par le parti libéral d’après-guerre (sacrifices économiques, entre autres, et division entre communautés linguistiques par suite de la crise de la conscription).Il ajoute maintenant sir Winston Churchill à cette saga, car il aime aussi rappeler aux libéraux que si le peuple “accepte des sacrifices, il arrive qu’il veuille être quitte aux élections suivantes”.Churchill, dit-il, a prêché aux Anglais le courage “dans le sang et les larmes”, mais ils lui ont donné congé à l’arrivée de la paix.De même les libéraux, dont il attend qu’ils prêchent sans relâche la cause du bilinguisme et du programme anti-inflationniste, doivent-ils être conscients des dangers électoraux qu’ils courent.C’est cette rhétorique qui a permis à un journal du dimanche, dans la Ville-reine, de faire la manchette suivante: “Le bilinguisme nous tue, dit Trudeau aux libéraux ontariens.” Sur ce thème, M.Trudeau ose promettre des lendemains meilleurs à ses partisans.Le Québec, dit-il, “retournera peut-être au bilinguisme” si les autres provinces font enfin les efforts qu’il a vainement attendus pendant cent ans.C’est par exaspération que cette province s’est tournée vers Tunilinguisme, devant la mauvaise volonté du Canada anglais.Comme il l’avait fait au Nouveau-Brunswick, il s’attaque par la bande à la loi 22.en déplorant son “unilinguisme officiel” mais en rappelant à ses auditoires qu’il faut savoir distinguer derrière la lettre de cette loi un bilinguisme pratique qui n’a pas d’égal dans les autres provinces.Dans la région torontoise, M.Trudeau a affronté moins de groupes hostiles que dans les Maritimes, et s’est même fait largement applaudir devant des auditoires multi-ethniques et devant des étudiants.Quand il arrive sur les campus ontariens, M, Trudeau fait en quelque sorte figure d’élément de gauche sur le continuum politique.Samedi par exemple, les étudiants en droit de l’université York et les jeunes libéraux du même endroit étaient ravis, tout comme lui, de s’entretenir avec le premier ministre, entre gens de bonne compagnie, des problèmes économiques et internationaux de l’heure.M.Trudeau disserte, enseigne un peu, blague intelligemment et ne s’énerve jamais, contrairement à ce qui lui était arrivé une semaine auparavant avec de jeunes francophones de l’Acadie.Scène inconcevable pour une université ou un collège montréalais, par exemple, il a reçu en cadeau de ces etudiants universitaires un chandail rouge proclamant que “certains premiers ministres sont plus parfaits que d’autres”.Il rougit, ils applaudissent, et c'est l’attendrissement général.LÉVESQUE mum de 28 jours aux partis d’opposition,, M.Carpentier réclame la mise sur pied immédiate dans chaque comté dfune structure d’accueil ainsi que l’élaboration > d’un plan de campagne et la préparation d’un budget.Il reste cependant encore 77 candidats péquistes à désigner et l’on ne sait toujours pas le comté que choisira M.Lévesque.Et pourtant le PQ ne tiendra aucune convention avant le déclenchement des élections.* Le délai de trente jours prévu dans les statuts du parti pourrait être encombrant et l’on craint, d’autre part, un changement toujours possible dans la stratégiè de M.Bourassa.Dès le déclenchement des élections, le comité central du parti indiquera aux comtés la date de leur convention et Ton peut s’attendre, selon M.Carpentier, à une dizaine de conventions par jour dans la semaine suivant Tan-nonce du scrutin.Quant à M.Lévesque, il refuse toujours d’indiquer le comté sur lequel il arrêtera son choix.On parle de son ancien comté, Dorion, mais egalement des circonscriptions de Gouin et de Taillon.Selon une vieille habitude, M.Camil Samson a déjà fait inscrire des homonymes de M.u.Lévesque dans deux cir- .conscriptions susceptibles d’attirer le chef pequiste: les créditistes présentent en effet M.Guy Lévesque dans Gouin et l’éternel J.A.Levesque, qui suit le leader péquiste depuis 1970, dans Dorion.Sans doute l’homme le plus recherché durant le conseil national de Shawinigan et le plus sollicité lors de la conférence de presse donnée à Tissue de la rencontre, M.Pierre Renaud, trésorier de l’ancien RIN et grand argentier du PQ depuis sa fondation, a rappelé aux dirigeants péquistes que l'argent demeurait le nerf de toute campagne électorale.Et le PQ entend dépenser les $3 millions permis par la loi électorale: un million pour le parti et les deux autres répartis entre les comtés.Au niveau des comtés, le PQ peut en effet, pour la première fois, compter sur des remboursements substantiels de l’Etat.La loi prévoit en effet un remboursement de Tordre de 60% des dépenses électorales aux candidats dont le parti est arrivé premier ou deuxième lors des élections précédentes: le PQ se classe dans cette catégorie pour 87 comtés.Les dépenses sont également remboursées, toujours à environ 60%, aûx candidats obtenant au moins 20% des votes lors de Té-lection en cours.M.Renaud estime que cette deuxième provision portera à 100 le nombre de comtés où le PQ peut compter sur des remboursements substantiels de l’Etat.La loi prévoit enfin le remboursement à un député, élu l’élection précédente mais se présentant dans un comté où son parti n'était pas arrivé premier ou deuxième.Selon M.Renaud, cette clause ne laisse aucun doute sur le comté que choisira M.Jérôme Choquette, du PNP.L’exministre libéral se présentera, selon lui, dans le comté d’Outremont car c’est le seul endroit où il aura droit à un remboursement de l’Etat.Le trésorier péquiste espère, d'autre part, que le parti dépensera cette fois-ci le maximum permis par la loi, à savoir 25 cents pour chacun des quelque 3.8 millions d’électeurs ou près de un million de dollars.En 1973, le PQ n’avait dépensé que $400:000 au niveau national.On part cette fois-ci avec $200,000 en caisse et M.Renaud est convaincu que la “campagne-éclair” de financement électoral permettra d’aller chercher les $800,000 manquant.Le PQ aimerait cette fois-ci investir autant que le PLQ dans la publicité alors qu'en 1973 il avait été largement dépassé a ce chapitre.Les comtés seront d’ailleurs mis à contribution pour la publicité nationale.M.Renaud entend leur demander en moyenne $1,500 pour les dépliants du parti.Les associations locales pourront, par contre, compter sur divers instruments préparés par le comité central: manuel du greffier, manuel du représentant, précis sur l’interprétation de la loi électorale, etc.Parlant de publicité, les leaders péquistes voient dans un petit dépliant distribué la semaine dernière par M.Bourassa un autre indice d’élections prochaines.Sous le thème “Mercier 1966-1976”, cette brochure rappelle les Mix années de service de M.Bourassa dans son comté natal.“Père de famille, député, homme d’Etat, chef de gouvernement”, Robert Bourassa y affirme tenir avant tout au titre de représentant des électeurs de Mercier.Malgré la consigne, tacite mais omniprésente, prohibant comme la peste toute manifestation de dissidence, la présidente du comté de Beauce-Nord, Mme Francine Chartrand-McKenzie, a eu le courage de rappeler au Consei national le pénible cas des travailleurs du quotidien Le Jour, qui attendent toujours leur paye de séparation et le remboursement de frais encourus avant la fermeture du quotidien.Evoquant les problèmes des employés du Jour, Mme McKenzie a demandé au conseil d’émettre le voeu que les difficultés relevant des relations de travail soient réglées avant les élections.Prenant acte d’une timide ronde d’applaudissement, le président de Tassembiee s’est contenté de dire: “Le voeu a été entendu.” Dans son rapport au Conseil national, le docteur Camil Laurin, président du conseil exécutif national, avait évoqué lui aussi le drame de la disparition du Jour, pour lui dédier quelques vers de Verlaine et de Beaudelaire.Revivant la mort du Jour, le docteur Laurin cite Verlaine: “Il pleut dans la ville, comme il pleut dans mon coeur”; mais il se rappelle aussitôt un passage de Beaudelaire lui permettant de tourner la page: “Sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille”.Multipliant les citations et les proverbes, de préférence en latin, l’inépuisable docte était présent partout à cette rencontre de Tunanimite et de l’unité retrouvée devant l’imminence d'un nouveau défi.Plus tard en conférence de presse, M.Laurin devait rappeler que le PQ avait déjà pris ses distances à Tendroit du Jour.Le voeu du conseil national ne peut donc, selon lui, qu’inciter à des “rencontres officieuses” avec la direction du défunt quotidien indépendantiste.Toujours en conférence de presse, M.Lévesque a fait part de certaines expériences récentes démontrant, selon lui, une évolution des Canadiens à Tendroit du mouvement indépendantiste.Il y a d’abord le récent sondage Gallup indiquant une montée considerable du sentiment de l’inévitable indépendance du Québec chez les Canadiens; M.Lévesque souligne ensuite l’absence d’hostilité lors d’une récente participation à une émission de lignes ouvertes à Winnipeg: Il vient, par ailleurs, de rencontrer un magnat du pétrole de Calgary, venu s’enquérir de la “montée séparatiste”; un manuscrit lui est arrivé la semaine dernière de la Colombie-Britannique avec le titre: “Separatism: an option for Canada”.Signalons enfin la réponse de M.Bernard Landry, membre de l’exécutif, aux propos du président du PLQ, M.Ben Payeur, dont on trouvera le résumé à la page trois.Le PLQ manifeste une attitude “antiétudiante et anti-démocratique” en refusant aux étudiants le droit de s’inscrire à leur adresse scolaire sur les listes permanentes, a dit M.Landry.ALLEMAGNE bert Wèhner, chef du groupe parlementaire SPD, tous deux à Hambourg.Parmi les personnalités battues et qui n'entreront au Sème bundestag que par le biais du vote à la proportionnelle sur les listes de chaque Land se trouvent la présidente du Bundestag, Mme Annemarie Renger (SPD), MM.Horst Ehmke, ancien secré- taire d'Etat à la chancellerie, et Kurt Gscheidle, ministre des Postes et des Transportes Le scrutin pour le renouvellement du Bundestag a été clos à 18 h 00.41.6 millions d’électeurs étaient appelés à élire 496 députés, 17 partis avaient présenté des candidats dont 4 dans toutes les circonscriptions de RFA : ce sont le Parti social démocrate (SPD), le Parti libéral (FDP) le Parti chrétien démocrate (CDU/CSU), et le Parti communiste (DKP).Seuls les trois premiers auront des représentants au Bundestag, les autres n’ayant aucune chance de franchir la barrière de 5% des voix imposée par la loi électorale.La loi électorale prévoit d’autre part que la moitié des députés sont élus dans leurs circonscriptions au scrutin direct à la majorité simple et l’autre moitié au scrutin direct, au niveau du Land.La participation électorale semble comparable à celle de 1972: 91.1 %.On estime généralement que l’usure du pouvoir et le désenchantement à l’égard du Parti social démocrate auraient pu conduire à une débâcle électorale sans la personnalité populaire du chancelier Helmut Schmidt.On pense également que les récentes élections italiennes, où le Parti communiste a renforcé ses positions, ont joué un rôle dans la réaction conservatrice.La poussée de centre-droite est plus nette dans le Sud que dans le Nord.En Bavière, on assiste à un raz-de-marée de la CSU, que dirige M.Franz-Josef Strauss, l’épouvantail de la gauche.La CSU a obtenu 60 pour cent, chiffre jamais atteint.Malgré le chômage toujours important (900,000 chômeurs, soit 3.9 pour cent de la population active) il n’y a eu aucune percée du Parti communiste -(DKP) ou de Textrême-droite (NPD).Les partis marginaux pris ensemble recueillent moins d’un pour cent des voix.BLOCS-NOTES Suit* de la paga 4 particulièrement dans les partis au pouvoir.Rejeter la voie Callaehan-Healey, c’est prendre le risque d'aller à des élections avec la quasi-certitude de les perdre.Que Mme Thatcher soit ou non à la hauteur n’est pas la question: un scrutin de crise présente tous les risques de voir les conservateurs revenir, et alors, c’en est fait des beaux programmes radicaux.Peut-être du Royaume-Uni aussi, mais c’est une autre paire de manches.Alors, en attendant des jours meilleurs, on laisse le groupe parlementaire du Labour mener la barque comme il Ten-tend, dans la voie de la nécessité même si c’est à contre-courant de certaines idées chères à la base.Et alors que s’éteignent les lampions de Blackpool s’allume le sourire — légitime — de “Big Jim” Callaghan.Les opticiens demandent qu’on s’occupe des yeux des ouvriers Lors du congrès de l’Ordre des opticiens d’ordonnance du Québec, à Montréal au cours du week-end, le président de l’Ordre, M.Marc Cossette, a demandé aux chefs syndicaux du Québec d’inclure dans leurs revendications en matière de sécurité au travail, certaines clauses sur la protection de la vue et des yeux de leurs membres.“Depuis des années, a dit M.Cossette, des ouvriers québécois placent une ordonnance dans un casier et retournent, une semaine plus tard, chercher des lunettes dont aucun spécialiste n’a contrôlé la qualité.Les dirigeants syndicaux et les ouvriers doivent appuyer nos revendications pour que toutes les lunettes portées en industrie passent par les services de professionnels compétents.” Toujours lors de ce congrès, le 12° de l’Ordre, le ministre d’Etat à l’Education, M.Bernard Lachapelle, a inauguré le département de techniques de prothèses visuelles, au cégep Edouard-Montpétit.M.Harvey transmettrait les demandes de la CSN à l’AECQ Selon la CSN-Construction, qui a réuni en fin de semaine 1,000 syndiqués de cette industrie en congrès spécial à Québec, c’est le ministre du Travail lui-même, M.Gérald Harvey, qui communiquera les demandes de la centrale à l’Association des entrepreneurs en cons-ruction du Québec (ÂECQ).On sait que la CSN-Construction a perdu le droit de négocier le prochain décret de la construction lorsque sa rivale a obtenu plus de 50% des adhésions syndicales à l’occasion de la dernière campagne de maraudage.En dépit de cette situation, la CSN a tenté de se faire reconnaître comme agent médiateur par TAECQ, qui Ta renvoyée à la FTQ-Construction.Selon une source digne de foi, la re-uête de la CSN, qui demandait une place observateur à la table de négociation, n’a même pas été étudiée par le Conseil de la FTQ-Construction.Le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, a frappé plus haut cette semaine en rencontrant le premier ministre, M.Robert Bourassa, et le ministre du Travail, M.Gérald Harvey.Il a été décidé au cours de cette renconre Saint-Pierre que M.Harvey communiquerait officiellement les demandes de la CSN aux entrepreneurs, les moyens intersyndicaux n’ayant pas été d’un grand secours jusqu’ici.Les congressistes, quant à eux, ont adopté deux résolutions importantes, dont Tune déclare que “la CSN n’acceptera jamais un règlement quel qu’il soft, signé par qui que ce soit, si ce reglement n’est pas favorable aux intérêts et aux aspirations des travailleurs qu’elle représente”.Outre cette déclaration deguerre voilée à la FTQ-Construction, la CSN continue d’offrir son aide aux syndicats toujours en guerre contre les offres patronales formulées jusqu’ici.Elle encourage ses membres a manifester contre les associations régionales d’employeurs et à faire pression sur le gouvernement.La CSN fait campagne de son côté pour que le prochain décret contienne à tout le moins, des clauses portant sur la sécurité d’emploi, la sécurité physique, l’ancienneté et l’égalité des salaires a l’échelle de la province, dans chaque corps de métier.Québec est-il le seul à * défendre le fédéralisme?Le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, estime que les francophones ne peuvent continuer à défendre le fédéralisme s’ils sont seuls à le faire et s’ils sont rejetés par le Canada anglais.S’adressant à plus de 500 militants libéraux réunis à l’occasion du dîner-bénéfice de l’association de Chambly.M.Saint-Pierre a essentiellement repris le thème de son récent discours devant les membres de l’Empire Club de Toronto, puis il a déclaré: '’Je ne veux pas jouer sur des mythes grossiers.Il ne faut pas tenter de faire croire à la population que l’indépendance, c’est le mal absolu, cela est faux.” Ceci dit, M.Saint-Pierre s’est lancé dans une énumération exhaustive des dangers de l’indépendance, y compris celui de livrer le Québec “à des querelles qui confinent à la guerre civile”.Dans son ensemble, le texte que le ministre libéral a lu à son auditoire était à forte faveur électorale.Plus encore, il a semblé vouloir donner volontairement cette impression, lorsqu’à la toute fin de son allocution, il a annoncé qu’il aurait à défendre ses idées et celles de son parti “dans les mois qui viennent, afin de donner au Qué-.bec un nouveau souffle”.Il s’agissait beaucoup plus que d’une.simple manifestation de comté.'Les grands salons dé Thôtel Holiday Inn de Lonjueuil étaient remplis d’organisateur libéraux de toutes les régions du Québec.Par-delà les précisions qu’il a apportées sur son orientation constitutionnelle.M.Saint-Pierre a longuement attaque le Parti québécois, indiquant notamment que son président, M.René Lévesque, perd la tête” et devrait prendre un ton plus serein et plus réaliste dans ses énoncés politiques s’il souhaite récupérer les électeurs.Il a également émis l'opinion que le débat sur le français à Air Canada fait assister à “une véritable vague antifrançais”.Il a évoqué les leçons qu’il a retenues de son récent séjour dans les pays de l’Europe de TEst.Il a affiché beaucoup de satisfaction à l’idée que M.René Lévesque vient de perdre son exemple favori par la défaite du gouvernement du premier ministre suédois, Olof Palme.Il a enfin ironisé sur le “deuil” qui afflige le Parti québécois depuis la fermeture du quotidien Le Jour.Pour ce qui est de l’unité canadienne, le député de Chambly a souhaité que sa mise en garde soit entendue de tous les Canadiens d'est en ouest: “Les francophones ne peuvent continuer à défendre cette idée de fédération de tradition libérale contemporaine axée sur l’interdépendance omniprésente dans notre monde, s’ils sont seuls à le faire et si la réaction au Canada anglais est laissez-nous nos privilèges ou bien allez-vous-en”.A propos des sentiments qui animent présentement les anglophones des autres provinces, M.Saint-Pierre se pose deux questions: désirent-ils vraiment maintenir la Confédération, qui a été bâtie, jour après jour, et construite largement par des Canadiens-français; sont-ils conscients de tous les avantages de cette formule qui lui donne un cadre distinct face aux Etats-Unis, et sont-ils prêts à en payer le prix?Après avoir réitéré sa foi au fédéralisme canadien, le ministre libéral a énuméré les priorités que son parti proposera au cours des prochains mois: la qualité de la vie, le développement équilibre des ressources, le logement, l’environnement, l’assainissement du climat dans le monde du travail.Les enseignants sont invités à débrayer le 14 Le congrès de la Fédération des enseignants de cégeps, affiliée à la Centrale des enseignants du Québec, s’est terminé hier, au Mont-Orford, avec une proposition de recommander à ses filiales de débrayer, le 14 octobre prochain, lors de la grève nationale contre les mesures anti-inflationnistes, Le congrès, dont le thème était "la relance”, a pose ce geste en partie pour inciter la CEQ à l’imiter, lors de son conseil général spécial, qui débute vendredi.Les congressistes ont étudié le bilan de négociations des deux dernières^Snnées afin, disait un communiqué de la FEC, de tirer des leçons pour la prochaine ronde.On a relevé, ajoutait le communiqué, une certaine déception des membres, à la suite de la dissolution du Front commun.Les délégués, d’autre part, ont résolu de lutter contre la réforme des cégeps, connue sous le titre de “rapport Nadeau”, du nom du président du comité qui en est l’auteur.Par ailleurs, les délé- Sues se sont prononcés pour l’ouverture 'une enquête sur les mécanismes de sélection des cégeps actuels, ainsi que pour “encourager les projets pédagogiques de conscientisation (sic)”./ Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 • 7 M.Fox reconnaît !’ampleur du malaise des prisons Le Solliciteur général du Canada, M.Francis Fox, a déclaré que les manifestations dans les pénitenciers de New Westminster et de Laval, la semaine dernière, ont été très négatives à l’endroit des détenus, parce que la population n’admettra jamais que des personnes soient gardées en otages ou encore qu’on détruise la propriété publique.Reconnaissant que des malaises existent dans les prisons, le ministre a imputé ceux-ci à une explosion de la population, “et comme nous sommes dans une période d'austérité, a-t-il ajouté, il est difficile d’avoir des fonds pour faire face adéquatement à cette situation”.Parlant du programme de son ministère de $500 millions pour construire 24 nouvelles prisons d’ici 1981, M.Fox a souligné que le problème se posait entre le moment où on entreprend la construction de ces immeubles et celui où ils pourront ouvrir leurs portes.Il a dit que le programme envisagé serait même inadéquat au Québec si la population des prisons continue d’augmenter au rythme de 14.5%, comme c’est le cas actuellement.Pendant ce temps, à l’Institut Laval, les gardiens et les administrateurs tentent de se remettre de leur fatigue des derniers jours, tandis que les détenus ont entrepris hier leur quatrième journée de grève de la faim pour appuyer leurs demandes de transferts dans d’autres pénitenciers.C’est en effet sans succès que Jes administrateurs ont tenté’ d’expliquer à 110 des quelques 280 détenus, qui ont incendié leurs cellules lundi dernier, que leur protestation était inutile, puisqu’il n’y avait pas de place ailleurs.Pour l’instant, ces 110 détenus sont logés dans le gymnase de l’institution, tandis que quelque 160 autres ont pu trouver refuge dans les institutions de Cowansville, Sainte-Anne-des-Plaines et à Laval (Institut Leclerc).On remarquait toujours aux abords de la prison hier la présence des forces armées canadiennes, dont les membres doivent assurer la patrouille du territoire, tout en demeurant prêts à intervenir si la situation à l’intérieur venait à s’envenimer.D’autre part, l’Association québécoise des libertés civiles a fait savoir vendredi qu elle appuyait la demande des détenus pour la fermeture de la prison de Laval.Elle a de plus demandé la libération de tous les prisonniers purgeant des peines à la suite de crimes sans violence, dans le but de dégager les prisons.De son côté, le syndicat représentant les 7,000 gardiens de prison canadiens a suggéré que les mesures de sécurité pour ses membres soient revisées dans toutes les firisons, particulièrement cel-es à sécurité maximale.L’organisme a de plus blâmé les autorités pénitentiaires fédérales pour les événements qui se sont déroulés à New Westminster et à Laval.Par ailleurs, un porte-parole de Laval a nié que le directeur de cette institution, M.Bienvenue Marcoux, ait demandé a être relevé de ses fonctions pendant un certain temps.Son assistant, M.Ante Bu-bic, a déclaré qu’il ne croyait pas que M.Marcoux ait eu un tel projet en tête.Il a cependant reconnu que les aami-nistrateurs et le personnel étaient passablement fatigués après avoir eu à travailler jusqu’à 18 heures par jour la semaine dernière.A New Westminster, pendant ce temps, la situation est stationnaire, tandis que la Gendarmerie royale au Canada assurait l’ordre à ! intérieur de la prison et, qu’à 1 extérieur.les forces armées canadiennes poursuivaient la patrouille des abords de la prison.On sait qu’en livrant leur otage, vendredi, les détenus avaient obtenu que la GRC assume la responsabilité de leurs gardiens pour au moins deux semaines.Pour l’instant, la situation est révisée tous les jours, bien qu’il soit assuré gue les policiers fédéraux aemeureront sur place pour au moins une semaine.D’ici là, des rencontres doivent avoir lieu avec les autorités du pénitencier, le comité des détenus et un comité de citoyens qui a suivi la situation de près.Il a précisé que la population dans les prisons s’accroissait au rythme annuel de 6.5% comparativement à une moyenne de 2.5% au cours des 25 années antérieures.DESIGNER D’INTERIEURS YVON VALLÉE Oicoraleur-Emembllér Désigner d'intérieurs 336-S877 Intérieur» Vallée Inc.1100, St-Amour, St-Laurent Fabricant de meublai résidentiel! et commerciaua sur commande ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DODUSH STEWART HEIN DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÉCORA TEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D INTÉRIEURS 878-3846 286 est, St-Paul, Vieux Montréal A.DAD0UN Décorateur 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toujours ouvert” m tout seigneur tout honneur, c’est le lion qui ouvrit le bal."Mon cher renard, dit-il, vous qui êtes si futé, qu'est-ce que ça mange en hiver votre Instabanque?" Majesté, répondit le renard, Instabanque est "un guichet toujours ouvert".Il permet au client d’obtenir presque tous les services bancaires habituels 24 heures par jour, 7 jours par semaine.Ainsi, vous pouvez, entre autres, retirer de l’argent sonnant, faire des dépôts à vos comptes de chèques et d’épargne, virer de l’argent d’un compte à un autre, effectuer le paiement des factures de services publics.Vous obtenez sur-le-champ un reçu pour vos transactions et ce service ne coûte rien." De l’argent sonnant Puis, ce fut au tour de la cigale d’entrer en scène."Supposons, 7 dit-elle, que j’ai besoin de quel-que somme en dehors des heures d’affaires."Soyez rassurée madame, lui fit le renard, vous pouvez obtenir jusqu'à $100 par jour d'avances de fonds sur votre carte Master Charge* ou encore retirer cette somme de l'un de vos comptes." *avec frais d'intérêt de 1 Zi% par mois (18% par année) Carte Master Charge spéciale à bande magnétique Désinvoltes et curieux, le lièvre et le chat avaient aussi des questions à poser: "Qu'est-ce qu'il faut?” dit l'un, "Comment ça fonctionne?" interrogea l'autre.Patiemment, le renard expliqua qu’il fallait une carte Master Charge spéciale à bande magnétique.Cette bande renferme, d’une façon confidentielle, toutes les données nécessaires dont un numéro de code personnel, Le renard fit ensuite une démonstration de ('Instabanque pour satisfaire la curiosité du chat.L'opération est simple, le chat l'a constaté.Il suffit d'insérer la carte Master Charge à bande magnétique, ensuite d'indiquer son numéro de code personnel puis de choisir la transaction désirée et tout est dit, Instabanque s'exécute.Instabanque dans la région de Montréal Monsieur le renard, coupa la tortue, il m'intéresse vivement de savoir, comme tortue, où I on peut trouver des appareils Instabanque dans la région de Montréal."Voici votre réponse, trancha le renard, vous trouverez Instabanque: • à la Gare Windsor** • à la Mini-Banque des Galeries d'Anjou** • aux succursales suivantes: • Centre commercial Fairview i • Centre commercial Rockland (Ville Mont-Royal) • SWHubert et St-Zotique Côte-des-Neiges et Queen Mary Claremont et Sherbrooke Plaza Alexis Nihon Les Terrasses (en novembre 1976) Les Galeries Taschereau (Greenfield Park) Le Carrefour Laval, **sous réserve des heures d'ouverture de l'édifice © Banque de Montréal «tb 'Marque de commerce de la Banque de Montréal Instabanque—un service unique.inter-cités La tortue n'était pas complètement satisfaite."C'est bien beau, dit-elle, mais moi qui porte ma maison sur mon dos, je voyage beaucoup et.Je vous vois venir, reprit le malin renard, mais sachez qu lnstabanque permet non seulement de faire presque toutes les transactions bancaires habituelles mais de les faire d'une ville à l'autre.Bientôt, I on trouvera pas moins de 75 appareils Instabanque dans les principales villes du pays, dont Montréal, Ottawa/Hull, Toronto, Hamilton, Calgary, Edmonton et Vancouver.Comment faire la demande de carte En conclusion, la fourmi manifesta ledésir d en connaître davantage sur la façon de faire sa demande.Le renard lùi indiqua qu'il suffisait (que I on soit ou non client de Master Charge de la Banque de Montréal) de demander une carte Master Charge à bande magnétique, en s’adressant à sa succursale.Et c'èst là-dessus •y _____ que l'inauguration d'Insta- — banque, présidée par le renard, passa à l'histoire.Ce dernier se mérita une "bonne maind'applaudisse-( l ments" de la part de ses compagnons de voyage et du conducteur qui crut bon rappeler la devise de la Banque de Montréal: Service en tête".Qu esl-ce qu on peul faire pour vous .'’ ûû La Première Banque Canadienne Banque de Montréal informations Internationales t • Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 Tentative de réintroduire Paris au Liban Relative accalmie sur tous les fronts (Par AFP et Reuter) — M.Kamal Joumblatt, leader de rassemblement isiamo-palestinien, a quitté le Quai d’Orsay hier soir, après avoir été reçu par M.Louis de Gui-rineaud.ministre français des Affaires étrangères.A sa sortie, M.Joumblatt a estimé “qu’il faudrait introduire l’Europe, et en particu-lier la France, dans le problème du Proche-Orient et c notamment dans le problème libanais”.» M.Joumblatt s'est déclaré prêt à participer à une table - Tonde ou qu’elle soit et en particulier à Paris, à condition qu’elle ne réunisse que des Libanais.t “La France peut intervenir auprès des Etats-Unis pour qu ils fassent pression sur la Syrie et Israël pour que la paix revienne au Liban ”, a-t-if dit.Toutefois, l’initiative égyptienne d’une action conjuguée au Liban avec la participation de troupes françaises, ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise Libanaise, écrit l’agence Tass dans une courte dépêche datée de Paris.L’agence soviétique fait état des entretiens du président Valery Giscard d’Estaing avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, M.Ismail Fahmi, jeudi et vendredi et ajoute que selon les “observateurs” a Paris ils avaient pour but d’”inciter la France à une action commune franco-égyptienne au Liban, orévoyant la ition de forces armées participatii françaises’ françaises .“On considère à Paris avec prudence cette tentative d’impliquer la France dans le conflit interne du Liban, ajoute l’agence Tass sans autre commentaire.Au moment où l’attention se tourne vers Paris, les fronts libanais connaissent une accalmie.Selon les stations de radio soutenant les divers protagonistes de la guerre, la situapon a été relativement calmé dimanche.Sur la ligne qui sépare Beyrouth en deux, les montagnes à l’est et au sud-est de la capitale, et Tripoli dans le nord.Un calme relatif au Liban est un euphémisme pour désigner des combats isolés au sol, des duels d’artillerie sporadiques et un bilan inférieur à la moyenne quotidienne de quatre-vingts morts depuis le début des affrontements, il y a Manille: réunion-test du dix-huit mois.On ne juge pas imminente une seconde offensive syrienne à la suite des succès militaires des troupes de Damas, la semaine dernière." Par ailleurs, l’Union soviéti- 3ue, principal pourvoyeur 'armes de la Syrie, lui reproche une nouvelle fois son intervention au Liban.Le journal “As Safir” publie ce qu’il affirme être le texte complet d’un message du Kremlin au président Hafez Assad, chef de l’Etat syrien et à M.Elias Sarkis, son collègue libanais.“Nous voulons souligner que la poursuite des hostilités et le développement de l’intervention syrienne à l’appui de la droite, ne servent pas les intérêts du Liban ou des Palestiniens ou même les intérêts vitaux de la Syrie elle-même”, précise le texte.A Beyrouth, on estime que les Soviétiques ont peu de moyens de pression sur la Syrie pour faire prévaloir leurs vues si ce n’est de cesser les fournitures d’armes, une mesure considérée comme improbable car elle réduirait davantage la sphère d’influence de rURSS au Proche-Orient.Par ailleurs, les troupes séoudiennes stationnées en Syrie depuis plus de trois ans regagneront bientôt leur pays et une cérémonie officielle marquant leur départ se déroulera à Damas aujourd’hui.De source proche du contingent séoudien, on déclare que le retour a été décidé par les dirigeants de deux pays il y a plusieurs mois.On ajoute que les soldats seront de nouveau entraînés et reviendront ensuite en Syrie avec du matériel neuf.Ce contingent a participé aux côtés de la Syrie à la guerre israélo-arabe de 1973.Enfin, une conférence arabe au sommet sur la crise libanaise s’ouvrira le 18 octobre au siège de la Ligue arabe au Caire, rapporte dimanche l’agence Mena.Ces travaux dureront deux ou trois jours, ajoute-t-elle.Selon le quotidien “Al Ahram,” l’hôtel Hilton, établissement de 400 chambres situé près du siège de la Ligue arabe, sera évacué pour accommoder les dirigeants arabes qui assisteront à ce sommet.Aucune précision n’a été donnée sur les pays qui y seront représentes.L’Egypte avait la semaine dernière proposé une conférence entre les dirigeants libanais, égyptiens, syriens, koweitiens, seoudiens et palestiniens, mais la Syrie a jusqu’ici ignoré cet appel.6n dwnandcdw: PROFESSEURS DE FRANÇAIS Expérience: VIF - 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PEUGEOT 504 Vante Location Service C’est fa meilleure I Biarritz 10,825 RacetteMtl-Nord 323-1900 « | l i l 'r • BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ IA COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Imcription fttporolions »t nttloyogts J.BRUNET Ltée 4124 Chemin Cdt* dtt Neiges Tél* 738-8686 Fondée en 1877 ; ¦ s ’KAf^i I ' nr jT r~i i .¦.I Son nom me ' , - ' u* SrlfheJgens ÛM.M : ¦¦ - / ¦' V.' ¦.’ : ¦ ¦ • ' ' > ¦ Vv SS .•.'•• •> if * ambres ulira- lllfifs te rnieu: iiez-y.» gastronomique où le rtrwSl ri, i iamrte, «Ci IVvm ' ¦ : ¦¦¦ ! : L: ÜÜ!i Avec (O > iiiilll i——» Université du Québec à Montréal TECHNICIEN EN ADMINISTRATION Service des Finances Fonction: * Effectue, auprès de responsables d'unités administratives, des travaux techniques visant à prévoir, à contrôler et à assurer les services fonctionnels nécessaires à la bonne marche du traitement comptable du service des finances.Exlgancoa: — D.E.C.en administration.Expérience pertinente serait un atout.Traitement: Dans une échelle de salaire située entre $9,591.et $15,566.Les demandes, accompagnées d’un curriculum vitae complet, devront parvenir avant le 8 octobre 1976 au; Servie* du Per*oiin*l (Concours na 73.-131) Université du Québec è Montréal 35$ ouest, ru* Sta-Catherln* Suit* 6029 Montréal, P.Québec H3C 3P8 Université du Québec à Montréal a ATTACHÉ D’ADMINISTRATION Bureau du Registraire Fonction: L’attaché d’administration voit à l'application de la réglementation, des directives et des procédures propres au service de l'Admission du Registraire.Les fonctions dans lesquelles II évolue requièrent de lui des aptitudes aux relations humaines, à l'organisation et à la direction.Exlgancar.— Diplôme de 1er cycle en administration.Traltsmant Dans une échelle de salaire se situant entre $12,042.et $21,642.Les demandes, accompagnées d’un curriculum vitae complet, devront parvenir, avant le 8 octobre 1976 au: Sarvlc* tfci Ptraomal (Concours no.76-160) Université du Québac i Montréal 358 ouaat, ru* 8t*-Cath*rlnt SuH* 6029 Montréal, P.Québac H3C3P8 Université du Québec à Montréal AGENT DE DÉVELOPPEMENT Servie* de l’audio-vlsuel Fonction: Sous la direction Immédiate du directeur du service d,e l^d'0:y,l8uel' l’a9ent 1® développement audiovisuel établit un lien pratique entre lea besoins de la communauté universitaire et les ressources offertes par le service.L'agent de développement audlo-vlsue! assure avec le concours des responsables concernés un relevé permanent des secteurs d'activités dii service ou la disponibilité est la plus élevée, dam one perspective de rentabilisation des ressources Exlgancae: — Diplôme de 1er cycle dans une discipline appropriée.^ — Cinq (5) années dans un secteur relié à la rédaction publicitaire, la vente, la technologie de communication.— Connaissance de la technologie audio-visuell< appliquée è l'enseignement.TraHamant «a$20 543 échelle de 8ala,re située entre $11,880 if Les demandes, accompagnées d'un curriculun vltae complet, devront parvenir, avant le 8 octobn 1976 au: Sarvlc* du Pareomel (Concourt na 76-160) UnhreraM du Québec à MonlrM 365 oueet, nie Sta-Cettierine Suite 6026 Montréal, P.Québec H3C 3i*6 Informations internationales ; Le Devoir, lundi 4 octobre 1976 • 9 r Buenos Aires: le général Videla échappe de peu à un attentat BUENOS AIRES (Reuter) — Le général Jorge Videla, président de la Junte militaire en Argentine, a échappé de peu samedi à un attentat après avoir passé en revue des troupes à la base de Campo de Mayo, à trente kilomètres de Buenos Aires.La plupart des Argentins n’ont pas été informés de l’incident car un blackout a été imposé par le gouvernement militaire.Les organes d’information argentins ont reçu l’ordre de ne pas en diffuser la nouvelle et d’attendre la publication d’un communiqué officiel.D’après les journalistes présents, l’explosion s’est produite sous l'estrade que le général Videla avait quittée environ trois minutes plus tôt.Le chef de l’Etat se trouvait à ce moment à une centaine de mètres du lieu de l'explosion, due semble-t-il à une bombe attachée à un des piliers de l’estrade d’honneur dressée à l’occasion de la journée de l’armée.L’incident aurait fait au moins deux blessés, dont un lieutenant et un soldat.La base de Campo de Mayo sert de quartier général au président Videla, jui y habite depuis la déposition de la présidente Maria Estela Peron le 24 mars dernier.Il s’agit de la base la mieux gardée d’Argentine et on se demande comment les auteurs de l’attentat ont réussi à y pénétrer.Le général Videla n’a pas prononcé d’allocution au cours de cette manifestation, mais un autre responsable militaire, le général José Catan, s’est adressé à la troupe pour lui dire que l’armée était en train de gagner la bataille contre la guérilla urbaine.Il a notamment déclaré que les guérilleros avaient “renoncé à s’attaquer à des bases militaires.” De son côté, le général Videla avait déclaré la semaine dernière, lors d’une allocution prononcée dans la province de Tucuman: “La guérilla est cassée et isolée.Ses dirigeants ont été élimines et une grande partie de son appareil de propagande et de logistique a été détruite.” On apprend par ailleurs de sources proches des forces de sécurité que le chef des Montoneros, Mario Firmenich, a échappé cle peu mercredi dernier à la police lors d’un raid effectué dans une maison où il se trouvait avec plusieurs compagnons.Il est parvenu à s’échapper juste avant qu’une fusillade n’éclate entre les forces de sécurité et ses partisans, dont cinq ont été tués et quatre capturés.Il est l’homme le plus recherché d’Argentine depuis la mort de Roberto Santucho, chef de l’Armée révolutionnaire du peuple (ERP) au cours d’une fusilladqjavec la police én juillet dernier à Buenos Aires.Une plaisanterie raciste de M.Butz risque de coûter cher à Gerald Ford (par Reuter et AFP* — Le president Ford est soumis à des pressions croissantes jpour qu’il congédie M.Earl Butz, son secrétaire à l'Agriculture, coupable d’avoir fait une plaisanterie de caractère scatologico-sexuel à propos des Noirs américains D’importantes personnalités du Parti républicain se sont alignées samedi sur la position du candidat démocrate Jimmy Carter en demandant que M.Butz soit renvoyé.Parmi elles figurent M.Edward Brooke, le seul sénateur noir, du Massachusetts, M.Jacob Javits, sénateur de New York, et M.John Anderson, président du groupe républicain à la Chambre des représentants.epr Mais M.Ford, qui a déjà réprimandé son secrétaire à l’Agriculture, s’est refusé à commenter l'affaire, et son porte-parole n’a pas autorisé la presse à le questionner à ce sujet.L’affaire cause un dilemme au président: il compte sur M.Butz pour lui gagner des voix vitales dans les Etats agricol-tes, mais il ne tient pas à offenser les Noirs.On pense que le président laissera la pression de l’opinion publique s’accroître jusqu’au moment où M.Butz n’aura pas d’autre choix que de s'en aller, de son propre chef.C'est la deuxième fois que M.Butz, secrétaire à l’Agriculture depuis cinq ans, est victime de son “sens de l’humour’’.Il y a deux ans, c’étaient les Italo-américains qui demandaient sa démission, outragés par ses remarques à propos de l’opinion du pape sur le contrôle des naissances.Prenant l’accent italien, il avait dit: “He No Playa Da Game, He No Maka Da Rules” il ne joue par le “jeu”, ce Un retour triomphal de Mgr Muzorewa à Salisbury SALISBURY (par Reuter) — Des dizaines de milliers d’Africains ont réservé hier un accueil enthousiaste à Mgr Abel Muzorewa, chef de l’aile extérieure du Conseil national africain (ANC) à son retour à Salisbury après un an d’exil volontaire.La foule s’était massée tout au long de la route qui mène de l’aéroport au quartier noir de Highfield.L’éveque méthodiste a été accueilli par des chants, des applaudissements et le salut du pouvoir noir.Le retour de Mgr Muzorewa apporte une nouvelle dimension aux efforts d’unité entre les, dirigeants nationalistes noirs, maintenant que le gou- LA PROTECTION UNIVERSELLE, COMPAGNIE D’ASSURANCES ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE DES ACTIONNAIRES Prenez avis qu’une assemblée générale spéciale des détenteurs d'actions ordinaires de la Protection Universelle.Compagnie d'Assurances sera tenue au numéro 507, place d’Armes, bureau 715, à Montréal, le 22 "jctobre 1976, à 14 heures 15, aux fins d’étudier et d’approuver le règlement décrétant la conversion de la Compagnie en une autre compagnie soumise aux dispositions de la Loi sur les assurances et aux fins d’étudier et d'approuver un acte d'accord à intervenir avec La Compagnie d’Assurance du Club Automobile de Québec de manière que les deux compagnies se fusionnent.Donné à Montréal, ce 21ejourdeseptembre 1976 Pour le Conseil d'administration Jean-Claude Martin Secrétaire LA COMPAGNIE D’ASSURANCE DU CLUB AUTOMOBILE DE QUÉBEC ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE DES ACTIONNAIRES Prenez avis qu’une assemblée générale spéciale des détenteurs d’actions ordinaires de La Compagnie d'Assurance.du Club Automobile de Québec sera tenue au numéro 507, place d’Armes, bureau 715, à Mon-réal, le 22 octobre 1976, à 14 heures 45, aux fins d'étudier et d’approuver le règlement décrétant la conversion de la Compagnie en une autre compagnie soumise aux dispositions de la Loi sur les assurances, et aux fins d'étudier et d'approuver un acte d'accord à intervenir avec La Protection Universelle, Compagnie d'Assurances de manière que les deux compagnies se fusionnent.Donné à Montréal, ce 21e jour de septembre 1976 Pour le Conseil d'administration Jean-Claude Martin Secrétaire vernement blanc de M.lan Smith a accepté le principe de l’accession de la majorité au pouvoir en Rhodésie dans un délai de deux ans.L’imposante réception réservée à Mgr Muzorewa renforce la thèse de ses partisans selon laquelle il jouit d’une bien plus grande popularité en Rhodésie que, M.Joshua Nkomo, chef de l’autre tendance de l’ANC.L’arrivée de ce dernier à Salisbury il y a une semaine n’avait mobilisé qu'un peu moins de quinze cents personnes.Les deux hommes politiques se sont brièvement rencontrés il y a quelques jours au Botswana et ont déclaré qu’ils se retrouveront lundi pour examiner les moyens d’aligner leurs positions en vue de la conférence constitutionnelle convoquée par la Grande-Bretagne pour la formation d’un gouvernement de transition en Rhodésie.Pendant ce temps, MM.Ted Rowlands et William Schau-fele arrivaient à Pretoria en provenance de Dar-es-Salaam via Lusaka.Le ministre d’Etat britanni-eign secrétaire d’Et adjoint chargé des affaires africaines passent la nuit à Pretoria avant de gagner Salisbury pour continuer leurs consultations sur une conférence constitutionnelle d’où devrait sortir un gouvernement transitoire rhodésien.Des progrès ont été enregistrés dans les préparatifs de cette conférence, a déclaré M.que au Foreign Office et le Ltat américain Ted Rowlands, lors d’une escale de vingt-cinq minutes à Lusaka.M.Rowlands n’a pas voulu préciser où pourrait se tenir la conférence dont le premier objectif sera de mettre en place un gouvernement de transition en Rhodésie.M.Rowlands s’est également abstenu de dire s’il pense que les nationalistes rhodésiens sont en mesure de présenter un front uni à la conférence.NATIONS UNIES (AFP) -Le représentant des Etats-Unis a l’ONU, M.William Scranton, a exprimé l’espoir que les pays africains n’insisteraient pas pour réclamer des sanctions contre l’Afrique du sud dans une résolution au Conseil de sécurité sur la question de la Namibie.Interrogé au cours d’une interview télévisée sur la possibilité d'un veto américain au conseil dans cette éventualité, M.Scranton a répondu qu’il ne serait pas souhaitable d’appliquer des sanctions à l’Afrique du sud au moment précis où des négociations sont en cours avec tous les intéressés, notamment Pretoria, pour essayer de régler le problème.M.Scranton a ajouté que ses remarques s’appliquaient à la période actuelle, et non à un avenir indéfini, et a indiqué que la Grande-Bretagne et la France avaient une position analogue à celle des Etats-Unis.n’est pas à lui d’en faire les règles”.* Cette fois-ci, la grande presse américaine a jugé les remarques de M.Butz trop obscènes pour les reproduire, même en ayant recours à des points de suspension.C’est l’ancien conseiller à la Maison-Blanche, John Dean, ce tourmenteur des présidents américains, qui est a l’origine des ennuis de M.Butz.Celui-ci lui avait fait la remarque alors qu’ils se rendaient tous deux en Californie après la convention républicaine de Kansas City.M.Dean, qui a contribué à la chute de M.Nison, a fait état de la plaisanterie dans le dernier numéro du magazine underground ‘(Rolling Stone” en ne mentionnant pas le nom du ministre Un autre magazine a remédié à cette lacune.La camp républicain a donc, à son tour, des ennuis avec la presse.Le sénateur Robert Dole, colistier du président Ford, a jugé “stupide" la plaisanterie du secrétaire à l’Agriculture, mais il a relevé que celui-ci n’était pas candidat à la présidence contrairement à M.Carter, dont il a rappelé l'interview dans le dernier numéro de "Playboy ".Dans l’interview, qui paraît avoir causé un tort enorme au candidat démocrate, celui-ci disait avoir “convoité” d’autres femmes dans son for intérieur, et il utilisait aussi le mot tout cru pour le dire.Alors que la controverse redoublait d’intensité, le président Ford a promulgue hier une loi autorisant M Butz à dépenser 50,000 dollars par an En iur des cours de formation nguistique à l’intention des fonctionnaires du département de l’Agriculture employés à l’étranger.Il reste que M.Jimmy Carter est actuellement le favori dans suffisamment d’Etats pour être élu président des Etats-Unis mais, à mi-chemin dans la campagne électorale, son avance diminue, indique une nouvelle enquête du “New York Times”.L’étude, effectuée Etat par Etat, montre que le candidat démocrate l’emporte nettement sur le présiden; Gerald Ford dans dix Etats représentant 84 voix au collège électoral, et beaucoup moins nettement dans 16 Etats comptant npu 210 voix.Au total, ces 26 Etats lui apporteraient 294 voix, 24 de plus que la majorité requise de 270.Le président, de son côté, est nettement le favori dans 8 Etats avec 46 voix et moins nettement dans six autres valant 38 voix, ce qui représente un total de 84.Le PC approuve le plan Andreotti ROME (par Reuter) — Les mesures draconiennes annoncées vendredi soir par le gouvernement démocrate-chrétien semblent avoir recueilli l’approbation du Parti communiste italien.“L’Unita” réagit favorablement au discours prononcé par M.Giulio Andreotti, président du Conseil, estimant que certains points de l’action qu’il envisage pour redresser l’économie, se sont rapprochés des thèses communistes et socialistes.Or, le soutien des deux partis de gauche qui dominent également le mouvement syndical, est déterminant, car certaines propositions annoncées ne peuvent être adoptées au Parlement que grâce à leur abstention bienveillante.Avant d'annoncer les mesures d’urgence, M.Andreotti a promis aux dirigeants syndicaux de ne pas prendre de décisions unilatérales sur des augmentations de tarif des services publics.Vendredi, la lire a perdu 10 points contre le dollar et en cours de séance, elle est meme descendue de 20 points par rapport au taux de clôture de la veille.Le décret le plus sévère du gouvernement pour lutter contre la spéculation a été l’imposition pendant deux semaines d’une taxe de 10 pour cent sur tous les achats de devises étrangères.En même temps, le taux d’escompte a été porté au niveau sans précédent de 15 pour cent.Le président du conseil a imputé les bouleversements enregistrés sur les marchés des changes européens à l’incertitude concernant l’avenir du très solide Mark allemand après les élections législatives de dimanche en RFA.Une autre mesure, annoncée vendredi soir par M.Andreotti, est surtout d’ordre technique, elle prévoit un accroissement de 30 à 50 pour cent de la proportion aes devises étrangères reçues par les exportateurs devant être immédiatement convertie en lires, même si le règlement est différé.Montréal -Ibronto -Vancouver àtlh 5 autres vols quotidiens de Montréal à Vancouver K Ci *ü4 *^/Orange olis mène en haut CP Air H Ybs états de compte aboutissent au panier?Tèléforce peut vous aider.Cx'est un fait qu'une lettre est plutôt impersonnelle .et facile à ignorer.C'est pourquoi plus de 700 compagnies ont déjà adopté Téléforce.Téléforce est un système d'utilisation maximale du téléphone qui peut, entre autres, vous aider à accélérer la perception des comptes.Les spécialistes de Téléforce sont à votre disposition pour vous aider à concevoir des méthodes qui, en plus -d'accélérer la perception des comptes, vous permettront aussi de réduire les coûts de représentation de l'entreprise, de reprendre contact avec d'anciens clients, d'en sélectionner de nouveaux .en somme de prendre de l'avance sur vos compétiteurs.Vous cherchez 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