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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 28 septembre 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-09-28, Collections de BAnQ.

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la météos Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum près de 14.Aperçu pour mercredi : averses.Fais ce que dois votre tempe eet précieux.voyagex per avion nolleé ! MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 226 Montréal, mardi 28 septembre 1976 Saint-Wenceslas 25 CENTS 30,000journaliers quitteraient la FTQ Cassure dans la grève du bâtiment par Louis-Gilles Francoeur L’état-major des 30,000 journaliers de la FTQ-Construction a annoncé hier soir 3u’il rappellera aujourd’hui même son or-re de grève à cause du peu de participation des autres unions de cette centrale.D invitera en outre ses membres à entériner dès samedi l’équivalent des propositions soumises officieusement à la FTQ-Construction en fin de semaine par le conciliateur, si la partie patronale les faisait siennes par écrit.Cette importante brèche dans la grève déjà hésitante de la FTQ-Construction pourrait devenir permanente.En effet; un porte-parole des journaliers a indique hier soir que cette union — la plus nombreuse dans cette centrale — pourrait se désaffilier éventuellement si les autres corps de métier de la FTQ-Construction menaçaient ses gains en matière de juridiction.Cette menace a été faite officiellement dimanche aux 34 affiliés de la FTQ-Construction par le principal négociateur des journaliers, M.Roger Perreault.M.Perreault, présenté par la commission Cliche comme un complice de Dédé Desjardins au temps où il était directeur de la Commission de l’industrie de la construction, est présentement négociateur-conseil pour les journaliers.Il a récemment démissionné des fonctions qui lui avaient été confiées à la table centrale de la construction, n vient en outre d’être acquitté d’une accusation de fraude intentée par suite de l’incident célèbre du bateau.Il avait fait travailler des inspecteurs de la CIC à la construction de son bateau de plaisance.Rabroué mais non chassé, il avait dû rembourser le salaire des inspecteurs.Le juge instruisant ce procès a libéré Perreault de toute accusation du fait qu’il n’était pas fonctionnaire au sens strict de la loi en tant que directeur de la CIC.La CIC n’était pas subventionnée en effet par le trésor public mais avec l’argent des syndiqués de la construction.Rejoint hier au téléphone, Roger Perreault a déclaré au DEVOIR que les journaliers ne pouvaient plus “tenir à eux seuls avec un petit nombre d’autres locaux” la grève en cours.D a indiqué que seuls les syndioués du métal en feuille, des monteurs d’acier de structure et des systèmes intérieurs avaient fourni jusqu’ici des hommes au “pool” syndical chargé du piquetage dans l’industrie.Les électriciens pour leur part ont leur propre stratégie de piquetage.“On s’est réuni dimanche avec les exécutifs et les permanents des journaliers, a dit Perreault.Tous sont d’accord pour faire la grève à condition de savoir avec qui.On leur a dit qu’on attendait de voir ce que ça donnerait lundi et il ne s’est rien passé, il y avait ISOpiqueteurs chez Janin.En tout, trois vrais piquets de grève à Montréal.” De son côté, le directeur provincial de la FTQ-Construction, M.Guy Dumoulin, rendait un autre son de cloche.Reconnaissant la faiblesse du piquetage et de la participation aux lignes, il a soutenu que 70% des grands travaux de construction n’en étaient pas moins paralysés et que cette “pression” suffisait.Les journaliers de la FTQ ont un cer- K m f PM Les trois survivants du commando qui a frappé dimanche l’hôtel Sémiramis ont été pendus hier matin à Damas, devant l’établissement même où ils avaient mené leur opération qui avait fait quatre morts et 34 blessés.Les suppliciés portent au cou l’écriteau indiquant leur crime et le châtiment qui en découle.Voir nos informations, page 8.^ (Téléphoto AP) “Pressions soviétiques”, dit Van Der Byl Salisbury refuse toute renégociation (d’après Reuter et AFP) — A la suite du refus des cinq pays de la “ligne du front”, le gouvernement de Salisbury a annoncé hier qu’il refusait d’engager toute nouvelle négociation sur le plan-Kissinger.La Rhodésie attend maintenant oue la Grande-Bretagne et les Etats-Unis honorent leurs engagements et, a déclaré le ministre rhodésien des Affaires étrangères, M.Van Der Byl, “nous aurons la responsabilité de choisir d’autres Noirs responsables pour appliquer le plan avec nous”.Il ne fait aucun doute, a dit M.Van Der Byl, que les présidents Machel (Mozambique) et Neto (Angola) ayant participé au sommet où fut prise la décision de rejeter le plan-Kissinger, ce “sont les pressions soviétiques qui ont conduit à cette situa-tion”.M.William Rogers, secrétaire d’Etat adjoint, lancé hier dans une tentative de convaincre oue le refus des pays de “première ligne’’ était plutôt une acceptation, a évoqué lui aussi l’Union soviétique, pour dire que les critiques lancées par Moscou contre M.Kissinger étaient “malveillantes”.Les accusations soviétiques selon les- 3uelles M.Kissinger a simplement tenté e maintenir en place des régimes colonialistes et racistes reflètent la notion que NO 1316 - du 27 sept, au 3 oct.L’EXPRESS La leçon suédoise Freud en bandes dessinées “leurs intérêts égoïstes peuvent être servis par la poursuite de l’agitation”, a déclaré le sous-secrétaire d’Etat.M.Rogers a indiqué que l’un des chefs d’Etat présents à Lusaka, dont il n’a pas révélé l'identité, avait fait savoir au secrétaire d’Etat en substance que “nous n’avons pas rejeté les propositions et nous nous félicitons que vous n’ayez pas rejeté la déclaration de Lusaka”.Une nouvelle démarche directe ou indirecte de M.Kissinger est devenue impérative pour sortir la question rhodésienne de l’impasse, estimait-on dans les milieux politiques et ilomatiques de la capitale sud-africaine.Le “rejet” de Lusaka, souligne-t-on dans ces mêmes milieux, ne porte pas sur le fond du problème, mais sur certains détails., On attendait qu’un nouveau round de consultations s’ouvrirait dès mardi à Gaborone, capitale du Botswana, où doivent se rendre de nombreuses personnalités africaines, dont certains des cinq présidents des pays de “première ligne”, à l’occasion du lOème anniversaire de l’indépendance.Il reste que les pourparlers en vue de la création d un fonds international destiné au développement économique de la Rhodésie et à l’indemnisation éventuelle des colons européens souhaitant quitter le pays, qui devaient s’engager aujourd’hui à Washington, ont été reportés a une date ultérieure.Le gouvernement sud-africain a rappelé son représentant à ces pourparlers.La Grande-Bretagne devait etre représentée à Washington par sir Anthony Duff.Il accompagnera M.Ted Rowlands, ministre d’Etat au Foreign Office, qui s’envole pour Johannesburg d’où il gagnera le Botswana pour assister aux cérémonies d’indépendance de ce pays cette semaine.Quant au leader nationaliste rhodésien Joshua Nkomo, chef de l’aile modérée du Conseil national africain (ANC), il a déclaré qu’il rencontrerait bientôt M.Robert Mugabe, représentant de l’Union nationaliste africaine du Zimbabwe (ZANU) pour constituer un front uni face à la minorité blanche de Rhodésie.Voir pago 6: Saltabury 1SJ?° a rentrer au travail.Ils ont déjà en effet l’uniformité des salaires d’un bout à l’autre de la province, un avantage que cherchent les autres métiers.La question du délégué de chantier, le placement et la sécurité d’emploi n’étant plus matière à négociation, les propositions formulées fncie officieusement en fin de semaine par le onciliateur leur semblent suffisantes.Selon plusieurs sources syndicales, le pa conciliateur leur semblent suffisantes.synd conciliateur a en effet offert d’instaurer le temps double le samedi ainsi qu’après deux heures de surtemps, en soirée.Une formule Rand serait instaurée pour régler la question de la sécurité syndicale.Les journaliers, poussés dans le dos par les autres métiers, ont accepté pour leur part d’abandonner aux opérateurs de machinerie lourde la juridiction obtenue sur les locomotives dans les tunnels et l’opération des pompes ayant plus de six pouces de diamètre.Es n’acceptent pas toutefois la proposition syndicale faite au conciliateur dans la nuit de samedi à dimanche, qui en maintenant le statu quo en matière de juridiction de métier leur ferait perdre ce qu’ils ont acquis dans les dernières propositions patronales.Si les autres corps de métier faisaient bloc pour leur faire perdre ces gains, a déclaré Roger Perreault, les journaliers verraient qu’ils n’ont plus rien à faire à la FTQ-Construction.Ainsi en ont décidé les permanents de cette union, en fin de semaine, selon le négociateur syndical.En outre, selon certaines sources syndicales, un certain nombre de corps de métier — notamment les cinq qui s’étaient Voir page 6: Construction Testings linguistiques La formule Bourassa serait connue demain Un porte-parole du bureau du premier ministre a indiqué hier soir que la solution au problème des enfants néoquébécois qui ont échoué aux tests d’aptitudes linguistiques sera communiquée dès que les conseillers juridiques du gouvernement auront statué sur ta régularité de la proposition envisagée par M.Bourassa.M.Charles Denis a laissé entendre que l’on serait fixé au milieu de la semaine, mais il n’écarte pas l’hypothèse d’un nouvel examen en conseil des ministres.Suivant les indices recueillis hier et à la lumière d’une déclaration faite par M.Bourassa devant les étudiants du Collège Jean-de-Brébeuf, il semble que l’accord sera fait sur une formule “autre que les tests”.Le ministère serait disposé à confier aux Commissions scolaires la responsabilité de faire passer des entrevues aux enfants qui avaient été jugés inadmissibles au secteur anglophone.Cette formule, agréée par le Consiglio éducative Incendie à l’Institut Laval Un incendie qui a nécessité plusieurs alertes, a éclaté hier soir au pénitencier de l’Institut Laval, anciennement connu sous le nom de Saint-Vincent-de-Paul.Le feu a pris naissance vers 19 h 30 au deuxieme étage d’une aile de l’institution à sécurité maximum au moment où quelque 300 prisonniers protestaient contre les conditions de détention.Les pompiers de Laval ont réussi à maîtriser le brasier peu après 21 h tandis que des policiers bouclaient le secteur.Un porte-parole de la police a déclare qu’un prisonnier avait été blessé.Les autres détenus de l’aile en feu ont été conduits dans une cour adjacente où ils devaient passer la nuit.Le directeur de l’institution, M.Bienvenu Marcoux, a déclaré qu’une mutinerie avait débuté vendredi dernier quand des prisonniers se sont barricadés dans une section du pénitencier.Le programme d’épuration des eaux franchit à son tour le cap du milliard par Bernard Descôteaux Après le métro, puis les Jeux olympiques, le programme d’épuration des eaux ae la Communauté urbaine de Montréal vient de franchir le cap du milliard de dollars.Les dernières estimations effectuées par les autorités de la communauté établissent le coût de ce projet à $1.2 milliard pour un échéancier ae réalisation prenant fin au cours de 1985.C’est ce qui ressort des informations contenues au prospectus publié par la CUM lors de la plus récente émission d’obligations effectuée par cet organisme intermunicipal sur les marchés financiers, et rendu punlic ces derniers jours.Cette dernière estimation représente une augmentation des coûts de l’ordre de $500 millions de dollars.En 1974, les autorités de la CUM avaient estimé les coûts rie réalisation de ce projet à $700 millions.On avait également estimé à cette époqme que les travaux seraient terminés en 1Ô81 comme le stipule toujours l’ordonnance émise par la Régie des eaux du Québec aujourd’hui intégrée aux Services de protection de l’environnement.D faut toutefois indiquer que les nouvelles estimations tiennent compte de l’inflation et d’.un taux d’indexauon des coûts de un demi de un pour cent par mois.Le programme d’épuration des eaux consiste en la construction de deux immenses égouts collecteurs, l’un sur la rive nord, l’autre sur la rive sud de l’île de Montréal.Ces deux collecteurs recueilleront les eaux usées et pluviables de toutes les municipalités de l’Qe de Montréal pour les conduire à l’usine d’épuration qui sera construite à Rivière-des-Prairies.A cette usine, les eaux usées subiront un traitement primaire avant d’être évacuées dans le fleuve Saint-Laurent.Malgré la revision de l’échéancier de construction, il appert, selon le directeur du programme, M.Jean Marcotte, que vers la fin de 1979 l’on sera en mesure de mettre en service le collecteur nord.Déjà la plus grande partie des contrats de construction de ce collecteur ont été accordés.Au mois d’août, des sommes de $198,6 millions avaient déjà été engagées.Selon M.Marcotte, à la fin de 1979, on devrait aussi être en mesure d’assurer un pré-traitement des eaux conduites par le collecteur nord.Avant d’être déversées dans le fleuve, ces eaux seraient tamisées et désablées.Ce n’est qu’en 1981 que le traitement de ces eaux pourrait être entièrement assuré.En pratique, cela signifie que Montréal et les villes de banlieue cesseront dès la fin de 1979 de déverser leurs eaux résiduaires dans la rivière des Prairies, ce qui permettra rapidement d’élever la qualité des eaux de cette rivière, même si Laval continuera d’y déverser, durant encore quelques années, ses eaux d’égout dans cette rivière.En principe, les eaux usées de Laval devraient aussi ne plus être déversées dans la rivière des Prairies, à compter de 1981, si l’on se fie à une ordonnance des Services de protection de l’environnement.Toutefois des retards sont prévisibles tant en raison de problèmes techniques que de problèmes financiers.Quant à la revision de l’échéancier du programme de la Communauté urbaine de Montréal, elle affectera surtout les travaux de construction du collecteur sud.M.Marcotte indique qu’une première partie de ce collecteur sera terminée en 1980.Il s’agit de la section en amont du pont Champlain.Ce n’est qu’en 1985 que la seconde partie du collecteur sud sera terminée, soit en même temps que l’usine d’épuration dans sa totalité.Pour ce qui est des coûts de réalisation de ce programme gui seront à la charge de la Communauté, ceux-ci seront ae l’ordre de $400 millions.Suivant les termes d’une entente déjà intervenue entre les gouvernements provincial et fédéral, ces deux gouvernements assumeront les $800 autres millions.italo-canadese, est précisément celle que des spécialistes de la Commission des écoles catholiques de Montréal avaient préconisée, convaincus que les entrevues Voir page 6: La formula au sommaire ¦ Les conservateurs précisent leur stratégie — pagoa ¦ L’Hydro refuse les recommandations de Cour-noyer —pag#3 ¦ Les trois propositions de M.Trudeau, un éditorial de Claude Ryan ¦ Les pendus de Juin noir: une analyse de Georges Vigny ¦ Des organigrammes mais pas de politique: un commentaire de J.-C.Leclerc —paga4 ¦ Les professeurs de l’UQAM en journée d’étude — paga 7 ¦ Le nombre des morts par.cancer du poumon a plus que doublé en douze ans -paga 11 Anderson poursuit Nixon pour 22 millions WASHINGTON (Reuter) - Les avocats du journaliste américain Jack Anderson ont intenté une action en justice contre l’ex-président Richard Nixon et dix-neuf de ses anciens collaborateurs, dont M.Henry Kissinger, demandant 22 millions de dollars de dommages-intérêts.Il les accuse d’avoir trempé dans un vaste complot visant à le discréditer, et éventuellement à l’assassiner.Dans la plainte, déposée à la Cour fédérale du district de Columbia, la Maison-Blanche est accusée d’avoir tenté de har-Voir page •: Anderson Le scotch léger, clair et sec, au goût des Québécois- 2 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 Les conservateurs précisent leur stratégie d’opposition OTTAWA (PC) - Le "cabinet fantôme” du Parti .progressiste-conservateur s’est réuni hier pour la première fois depuis l’ajournement des travaux de la Chambre, en juillet dernier, afin de mettre au point la stratégie de l’Opposition officielle en vue delà prochaine session, Présidée par le chef du parti, M.Joe Clark, de retour en fin de semaine d’une tournée en Europe, cette réunion suit d’une semaine à peine la "séance extraordinaire” qu’avaient tenu au lac Meach, dans le parc de Gatineau, les membres du cabinet remanié du premier ministre Trudeau.Y participent les 32 présidents de comité du caucus des députés conservateurs, dont chaque poste ou à peu près correspond à un ministère ou à un département important au sein du gouvernement.Trois députés du Québec en font partie: M.Claude Wagner (Affaires étrangères), M.Roch LaSalle (Sport et conditionnement physique) et Heward Grafftey (Consommation et Corporations).Interrogé avant le début de la réunion hier, M.Clark a expliqué que le but de cette rencontre était de dresser un bilan des activités des députés au cours de l’été, de mettre au point le programme du parti pour les prochains mois ainsi que d’élaborer le plan d’interventions des principaux porte-parole du parti en vue de contrecarrer l’offensive de "relations publiques” amorcée la semaine dernière par le pre- mier ministre Trudeau.M.Clark a insisté sur le fait que les conservateurs représentaient une alternative valable au présent gouvernement, ajoutant que les résultats de ces deux jours de travaux prouveraient hors de tout doute que le programme du Parti conservateur diverge considérablement de celui du Parti libéral du Canada.On se souvient que le député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, avait affirmé, au cours d’une entrevue la semaine dernière, que le programme du Parti conservateur ne différait pas suffisamment de celui du parti au pouvoir pour répondre aux attentes de la population.Ce jugement avait été vertement critiqué par des militants du parti, qui Broadbent sait pourquoi Trudeau est impopulaire THOMPSON, Manitoba (PC) — Le leader national du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, croit que le premier ministre Trudeau est en perte de popularité parce que les liberaux ont tenté d'appliquer les politiques d'une autre formation politique.Il a précisé que les Libéraux ont traditionnellement plagié les idées du NPD.Mais, cette fois, ajoute-t-il, les libéraux se sont tournes vers les progressistes-conservateurs pour mettre au point un programme de lutte contre l’inflation et de réduction des bénéfices de l’assurance-chômage.“Si les libéraux veulent regagner la faveur populaire, ils devront de nouveau emprunter les idéaux néo démocrates."Ils peuvent voler nos idées”, de dire M.Broadbent.Et M.Trudeau peut même en prendre tout le crédit s’il améliore ainsi l’image de son parti dans les sondages d’opinion.M.Broadbent est d’avis que le gouvernement libéral est “le plus cynique de tous les temps.Au Canada, il n’y a aucune planification à presque tous les échelons.Le gouvernement attend de savoir d’où souffle le vent de l’opinion publique puis intervient de façon à laisser croire que quelque chose se produit.* D’autre part, selon M.Broadbent.le gouvernement fédéral étudierait présentement la possibilité de mettre fin définitivement à son programme d’indexation des versements d’allocations familiales, déjà suspendu temporairement pour l’année financière 1976.Dans un communiqué rendu public hier, il précise que le ministre de la Santé nationale et du Bien-être, M.Marc La-londe, aurait mis sur pied un comité d’experts chargé d’examiner cette question.Un porte-parole du bureau de M.Lalonde a cependant démenti cette assertion et affirmé que le gouvernement n’avait jamais envisagé la possibilité de rendre permanente la décision prise en décembre dernier d’abolir pour un an l’indexation des versements d’allocations familiales.Présentée dans le cadre du programme de lutte contre l’inflation, cette proposition visait à permettre au gouvernement d’épargner une somme globale de quelque $230 millions en 1976.Selon le chef néodémocrate, toute décision d’abolir définitivement l’indexation des allocations familiales constituerait une injustice flagrante à l’endroit des familles a faibles revenus, tout en n’aidant en rien à juguler l’inflation.Les versements d’allocations familiales constituent le deuxième programme en importance au sein du programme de la sécurité du revenu et d’assistance sociale, avec un budget prévu pour 1976-1977 de plus de $2 milliards.ÿ ont vu un défi direct lancé au chef national du parti.Par ailleurs, M.Clark a soutenu que la combativité dont le premier ministre Trudeau a fait preuve au cours des dernières semaines ne l’effrayait nullement."Le premier ministre, lorsqu’il devient agressif, ne nuit qu’à lui-même”, constate le cnef de l’opposition, qui ne s’attend de toute façon a aucune épreuve électorale dans les mois à venir."Mais si une élection était déclenchée, nous serons prêts”, a dit en terminant M.Clark, qui n’a toujours pas pris de décision quant au comté dans lequel il se présentera aux prochaines élections.Le comté de Rocky Mountain, dont il est le représentant, doit en effet disparaître avec le remaniement de la carte électorale, et les quelques députés pressentis jusqu’à maintenant pour lui céder leur comté lors de la prochaine élection ont refusé d’accepter, ce qui a créé une sorte d’incident diplomatique au sein du parti.M.Clark a déclaré hier que cette question serait résolue au cours des prochaines semaines, à la suite d’une réunion du caucus des députés de l’ouest du pays.M.Bourassa au Collège Brébeuf Au cours d’un débat-midi, au Collège Jean-de-Brébeuf, le premier ministre, M.Bourassa a rappelé hier aux étudiants les grands objectifs de sa politique constitutionnelle: souveraineté culturelle pour le Québec (immigration, communication, culture, langue) et maintien de liens économiques étroits avec la Fédération.Au sujet de la Loi 22, M.Bourassa a rappelé qu’une proposition nouvelle sera présen- tée aux Italo-Canadiens sur la question difficile des tests linguistiques, mais la solution, quelle qu’elle soit, n’ira pas à l’encontre de la Loi.Interrogé à propos des Gens de l’air, le premier ministre a repris à son compte la déclaration fàite la semaine dernière par le Solliciteur général, M.Fernand Lalonde, qui accusait Me Clément Richard de s’être mis en conflit d’intérêts: d’une part le Parti québécois, dans lequel milite M.Richard, considère que le problème du français dans les communications aériennes ne sera résolu qu’avec l’indépendance du Québec; d'autre part, M.Richard est le procureur de e pa l’AGAQ qui cherche à résoudre ce problème en s’appuyant sur la Loi des langues officielles, donc à l’intérieur du régime fédéral.Ci-haut, M.Bourassa au mi-ieu des étudiants.(Photo Alain Renaud) M.Drury reste député de Westmount parce qu’un libéral n’y serait pas élu M.C.M.Drury, qui a démissionné du Cabinet il y a deux semaines après avoir été ministre durant 13 ans, a déclaré qu'il n'avait pas renoncé à son siège de Westmount parce qull est convaincu qu’un libéral n’y serait pas élu dans une élection partielle.Dans une entrevue accordée à la Presse canadienne, M.Drury a rappelé qu’il s’est retiré du Cabinet dans l’intérêt même du gouvernement, convaincu que celui-ci doit se renouveler.Il ne voulait pas faire obstacle au processus de renouvellement.Agé de 64 ans, général de brigade au cours de la deuxième guerre mondiale, homme d'affaires prospère par la suite, M.Drury a été élu six fois député de la circons- cription de Westmount depuis 1962.En 1974, il a été reélu avec une majorité de 9,000 voix sur son plus proche adversaire, M.Michael Meighen, président du Parti conservateur.Mais le ministre démissionnaire ne quitte pas son siège car Westmount, dit-il, vote plus pour l’administration en place que pour le candidat.f‘Or M.Gallup a démontré quel est présentement le sentiment populaire envers l’administration”.En 1958, M.George Marier, alors ministre dans le gouvernement de M.Saint-Laurent, avait été défait dans Westmount par un conservateur.“Il ne serait pas très utile de démissionner maintenant de mon siège de Westmount”, a conclu M.Drury.CALPA quitte Dorval pour l’Ontario L’Association canadienne des pilotes de ligne (CALPA) a déménagé sans fanfare son siège social de Montréal à Brampton, en Ontario.On sait que l’organisme poursuit présentement sa lutte contre l’utilisation de la langue française dans les communications aériennes au Canada.Dans une interview radiophonique donnée du nouveau siège social de l’Association, un porte-parole de la CALPA; Roger Burgess-Webb, a nie que ce déménagement soit attribuable à l’opposition de cet organisme au bilinguisme dans l’aviation.“Cette décision avait été prise il y a quelque temps déjà, probablement l'an dernier".Nous discutions depuis 1968 des avantages et des inconvénients des deux systèmes: location de bureaux ou occupation de notre propre édifice.Quand l’édifice actuel nous a été offert, nous avons profité de l’occasion”, d’ajouter le porte-parole de la CALPA.L’Association, durant 20 ans, avait occupé des bureaux kmés près de l'aéroport de Dorval, à Montréal.Elle a quitté cet endroit le 29 août pour occuper son nouveau siège social le 7 septembre.M.Burgess-Webo affirme que ce déménagement permet à la CALPA de s'établir au centre géographique de l’industrie de l’aviation commerciale.Avant l’ère des voyages trans et intercontinentaux, l’organisme avait pignon sur rue à Winnipeg.té paysanne et lutte de classes au Mexique Pierre Durand La village traditionnel face au planificateur onjour chez nous ce soie ••• Notre chambre simple à $19.00 et notre deux-pièces à seulement $35.00 sont des aubaines exceptionnelles.^Découvrez le Manoir LeMoyne.Vous y serez chez vous ou beau ^milieu dune ville superbe: Montréal.A deux pas du centre kdes affaires, des lieux de divertissement, de tout.Nous venons d'ouvrir mais nous avons déjà toute une réputation de confort, de commodité et de seivice bien personnel.Et nos tarifs sont parmi les plus bas en ville.Prenez, par exemple, notre chambre simple à $19.00 ou notre deux-pièces à $35.00 par nuit.Les 283 chambres et appartements duMonoir LeMoyne sont tous de spacieux split-levels avec vue sur la ville, Jaalcon, télécouleur, climatisation et espace de cuisine distinct.Vous pouvez vous détendre à notre piscine, nos saunas et notre propre restaurant, 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LE DEVOIR Page Montréal, mardi 28 septembre 1976 Vers une grève générale?U Hydro refuse les recommandations de Cournoyer par Louis-Gilles Francoeur Le refus de la direction de l’Hydro-Québec d’entériner les recommandations du rapport Cournoyer a déclenché un tollé hier du côté syndical, qui refuse de Son côté à considérer ce rapport comme une base de négociation.- Devant le rejet du rapport du ministre des Richesses naturelles, M.Jean Cournoyer, par la partie patronale, les trois Syndicats de l’Hydro vont réunir cette semaine leurs membres et leur présenter “des recommandations précises”.Sans vouloir préciser davantage, le principal négociateur syndical, M.Claude Moris-seau, a admis hier que la grève générale des 9,500 syndiqués “était rune des hypothèses à l’étude”.La rencontre d’hier entre les deux parties a été un échec total, de leur propre aveu.Les syndicats ont entendu le president de l’Hydro, M.Roland Giroux, leur aujourd’hui À 9 h, début d'un séminaire multidisciplinaire de deux jours sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement organisé par l’Association des ingénieurs-conseils du Canada, en l’hôtel Bonaventure.• À 9 h, dans le hall d'exposition de la Place Bonaventure, début de la Conférence canadienne de l’informatique dans le cadre du Salon canadien de l’ordinateur, jusqu'à jeudi inclusivement.• À 12 h 30, conférence de Nairn Kattan, écrivain et critique littéraire, au déjeuner d’ouverture de la Société d’étude et de conférences, en l’hôtel Ritz-Carlton.Sujet: “Où va la littérature américaine?” • A 18 h 30, en l’Auberge des Gouverneurs à Québec, signature de la convention collective du personnel de soutien des commissions scolaires affilié à la CEQ.• dire que “les propositions du ministre des Richesses naturelles doivent être négociées, compte tenu qu’elles comportent des changements administratifs et des impacts économiques importants, qui mettent en cause les principes d’une saine administration”.Les représentants syndicaux, qui refusent de négocier “le compromis déjà difficile à accepter de M.Cournoyer”, ont par ailleurs rejeté une autre proposition de l’Hydro-Québec, selon laquelle l’équipe syndicale de négociation, actuellement composée de 15 personnes, serait éduite à quatre afin d’accélérer les pourparlers.Le syndicat qui a accepté les propositions du ministre des Richesses naturelles, affirme de son côté qu’il reste uniquement deux questions “ouvertes”, soit le protocole de retour au travail et la négociation d’un montant d’argent devant compenser pour le retard occasionné par la longueur du conflit.séances de la commission parlementaire des Affaires sociales pour étudier la Loi sur la protection des oersonnes handicapées.• Au club Rotary de Trois-Rivières discours de M.Benoit Payeur, président du Parti libéral du Québec.• Collectes de sang de la Croix-Rouge à l’immeuble du CN, 935 ouest, Lagauchetière, et à Chambly, au sous-sol de l’église du Très-Saint-Coeur-de-Marie.Les dirigeants syndicaux n’ont pas voulu considérer les propositions de M.Cournoyer comme un “rapport de médiation”.Visiblement ennuye de se faire dire que leur employeur était l’Hydro et non le ministre, ils ont insisté pour dire que M.Cournoyer avait un mandat du cabinet pour se mêler du conflit.Ils ont par ailleurs refusé de se prononcer sur ta possibilité que le conflit en cours pourrait donner une bonne occasion au gouvernement libéral d’enlever à l’Hy-dro son autonomie juridique, un projet que plusieurs observateurs prêtent à M.Cournoyer.Dans ce domaine, ils soutiennent qu’ils n’ont aucune position officielle et limitent leurs préoccupations à leur futur contrat de travail.Les syndiqués, comme les journalistes, ne connaissent pas, du moins officiellement, les parties du rapport Cournoyer inacceptables par l’Hydro-Québec.Le rapport du ministre, qui n’a pas été publie, sera exposé aux syndiques plus tard cette semaine.Selon une source digne de foi, l’Hydro-Québec jugerait particulièrement inacceptable le principe de la promotion par ancienneté.La société d’État voudrait accorder les promotions en fonction de la stricte compétence.Le rapport du ministre, qui reprend les termes du conciliateur, propose en outre des augmentations de salaire de 12%, 10% et 8%.Le 15 octobre 1977, alors que les lois anti-inflation ne seront pas en vigueur, une autre augmentation de 6% s’ajoutera.Les syndiqués obtiennent par ailleurs du ministre la reconnaissance du principe selon lequel l’ancienne convention continuera d’etre en vigueur après son expiration.La plupart des conventions collecti- ves continuent en principe de s'appliquer jusqu’à la signature d’une nouvelle.Mais ce principe n’était pas acquis à l’Hydro-Quebec.Ce point technique a beaucoup d’importance pour les syndiqués du fait qu’il leur donnerait le droit de présenter des griefs à propos des nombreuses suspen- sions et congédiements survenus au cours des derniers mois.Sinon, ils perdent tout droit d’appel sur les centaines de cas portés à leur connaissance.Injonction des postiers contre les changements technologiques par Louis-Gilles Francoeur Le Syndicat des postiers du Canada présentera demain une requête en injonction devant la Cour supérieure en vue d’obliger le ministère des Postes à “respecter les clauses de la convention collective qui empêchent en principe l’introduction de changements technologiques sans entente préalable ou sans décision arbitrale avec le syndicat”.Les postiers, dont-la direction songe présentement à diverses mesures de pression incluant le recours à la grève, ont été avisés par lettre des décisions du ministère, dont leur déménagement le 3 octobre dans un édifice du nord de Montréal : des ins-tique du courrier.Les dirigeants du syndicat, pour leur part, veulent atténuer les effets de ces déménagements ainsi que les 1,500 mises à pied qui en résulteront, à leur avis.Ils veulent ainsi négocier les effets de ces changements et, en cas d’impasse, confier au comité d’arbitrage prévu par leur convention collective, Te soin de départager les parties.pour permettre la mise en place i lallations de tri automatique du c< Par contre, le ministère des Postes a fait savoir au comité d'arbitrage créé par le contrat de travail, qu’il ne respecterait aucune décision qui serait contraire à la loi de la Fonction publique.Or la sécurité d’emploi et divers privilèges comme la promotion par ancienneté, acquis dans la dernière convention, vont à l’encontre de cette même loi.C’est dans cet esprit que les postiers veulent forcer le conseil du Trésor à respecter la convention signée avant que les changements en question n’aient été effectues.Évoquant le caractère urgent de cette injonction à cause des “torts irréparables” qui pourraient en résulter pour les syndiqués, le président des postiers montréalais, M.Marcel Perreault, a affirmé “qu'en modifiant unilatéralement ou en ignorant certaines conditions de travail prévues à la convention collective, le ministère remet en question des points aussi importants que les droits d’ancienneté, les conditions de relocalisation et le recyclage des employés, l’attribution de nou-velîes fonctions, le mesurage du rendement individuel, l’utilisation d’employés occasionnels et, fondamentalement, la sécurité d’emploi de 1.564 travailleurs dé- clarés en surplus à Montréal, Laval et Longueuil, 133 autres à Québec, 11 autres à Levis et 11 à Sherbrooke”.Les dirigeants des postiers n’ont pas voulu dire ce qui adviendrait si leur demande d’injonction était rejetée.Officieusement, toutefois, certains affirmaient que toute décision du tribunal établissant la suprématie de la loi de la fonction publique sur le contrat négocié, mettrait en relief le fait que la convention en cours est inopérante.“Il faudrait alors se poser la queston.comment faire pour obtenir une nouvelle convention qui tienne cette fois”, a déclaré un dirigeant syndical.Une décision récente d’un tribunal ontarien statuait que les décisions de la commission anti-inflation peuvent invalider un contrat de travail si ce dernier était altéré par une décision de cet organisme.Une telle invalidation donne droit à la grève, puisqu’il n’y a plus techniquement de contrat.Les postiers, pour leur part, se disent qu’ils obtiendraient le même privilège si leur convention était déclarée illégale dans sa partie fondamentale sur les changements technologiques.En 1975 parle Service d’inspection de la CUM 375 tonnes d’aliments avariés ont été détruites À 19 h, en la salle Westmount de l’hôtel Bonaventure, causerie du juge Thomas Berger, commissaire de l’enquête Sur le pipeline du Mackenzie, au dîner de l’Association des ingénieurs-conseils du Canada.• A 20 h, en l’auditorium Rousselot de l’hôpital Notre-Dame, première d’une série de conférences médicales.Invitation spéciale aux futurs parents.• A 20 h, en l’hôtel Four Seasons à Toronto, causerie de M.Victor Goldbloom, ministre québécois des Affaires municipales et de l’Environnement, devant les membres de l'Association internationale des gérants de villes.De 10 h 30 à 16 h, tous les jours de la semaine, visite du complexe olympique.Coût: adultes $2.50, enfants $1.• A Québec, première d’une série de deux COURS DE LECTURE RAPIDE • Gagnez du temps.• Lisez 3 à 10 fois plus vite pour une compréhension égale ou supérieure.• Améliorez votre mémoire.• Facilitez vos études.Un soir par semaine - 8 semaines Choix: lundi, mardi, mercredi, jeudi PRIX ÉTUDIANT Début du prochain cours.Mercredi 29 sept À prat imité des universités Renseignements, inscriptions: - Centre de lecture rapide Permis cult.pers.MEQ 389525 MONTRÉAL: 681-4545 QUÉBEC: 872-8427 OTTAWA: 842-8165 par Gilles Provost Le Service d’inspection des aliments de la Communauté urbaine de Montréal a saisi et détruit 375 tonnes d’aliments avariés en 1975, c’est-à-dire plus d’une tonne par jour, indique le rapport annuel de la CUM.De plus, les incendies ont rendu nécessaire la destruction de 90 tonnes supplémentaires d’aliments.Le même rapport révèle aussi que de façon générale la crème glacée molle est exagérément contaminée, même si les produits provenant des laiteries satisfont aux normes.On signale aussi que les tavernes ont été contraintes de modifier leurs lave-vaisselles après qu’on eut découvert que le lavage des verres à bière était gém râlement inadéquat.Dans le domaine de la pollution de l’air, les responsables de la CUM se réjouissent de constater que la quantité d’anhydride sulfureux continue à diminuer prtftique- Le juge Jacques Lessard des Sessions de la Paix, a ouvert, hier, l’enquête préliminaire de Louis Lapointe, ancien directeur des services municipaux de la Ville de Montréal, accusé de trafic d’influence dans l’affaire Sky Shops au même titre que le sénateur Louis Giguère, que le président de la Ligue nationale de hockey Clarence Campbell, et que deux autres individus.Mais Lapointe s’est prévalu des récen- ment partout à l’exception de Pointe-aux-Trembles où on trouve une forte concentration d’industries lourdes.Pour la première fois dans l’histoire récente, l’intersection Drummond-Sainte-Catherine a été détrônée par Pointe-aux-Trembles qui est maintenant le secteur de Montréal le plus gravement contaminé par l’anhydride sulfureux.Le Service d’assainissement de l’air a expliqué hier que l’on poursuit les études pour déterminer si l’augmentation de la pollution dans Pointe-aux-Trembles est seulement un accident causé par des conditions météorologiques particulières ou si la tendance à l’aggravation va Se poursuivre.On souligne aussi que les raffineries de pétrole de Montréal-est ont mis en service, en 1975, quatre usines pour retirer l’hydrogène sulfuré des eaux usées ainsi que deux unités pour désulfurer le pétrole.De la sorte, on manipule de plus grandes quantités de souffre et cela expli- tes dispositions du code pénal pour demander que son enquête soit instruite à l’abri de toute publicité de sorte qu’il est interdit de publier la preuve offerte par la Couronne contre lui.L’avocat de la défense, Me Harvey Ya-rosky, a informé le tribunal que le sénateur Giguère de même que les autres prévenus, Clarence Campbell et Gordon Brown, de Freeport aux Bahamas, assisteraient à l’enquête en cas où il serait décidé de verser contre eux la même preuve.Aux termes des chefs d’accusation, le ministère public reproche à Campbell, Lapointe et Brown d’avoir donné un bénéfice de $95,000 au sénateur Giguère par un transfert de 5,000 actions de Sky Shops Ltd en considération pour sa collaboration dans les démarches qui visaient à prolonger le bail de Sky Shops par le ministère fédéral des Transports à l’aéroport de Dorval.Le délit remonterait à juillet 71.Un cinquième individu, James Lavery, de Toronto est accusé de conspiration dans cette affaire.Hier, le procureur de la Couronne, Me Joseph Tarasofsky, a indiqué que l’enquête pourrait se terminer au cours des prochains jours.LE JOURNAL CHOC organe central du PARTI DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC Le vol.4 no 10 est paru le 21/9/76 y "POUR L’INDÉPENDANCE SOCIALISTE DU QUÉBEC’’ Abonnement pour 12 numéros: $3.00 3828 St-Denis, Mtl TÉL.: 844-4707 Sky Shops: l’enquête Lapointe instruite à l’abri de la publicité que probablement en partie la plus grande pollution de l’air.Le service d’assainissement de l’air indique aussi que la pollution par le pollen de l’herbe'à poux, en août et septembre, est souvent jusqu’à huit fois plus intense que le seuil suffisant pour affecter les personnes allergiques.Un porte-parole du Service a même indiqué que cette pollution “naturelle” est probablement celle qui constitue la menace la plus grave pour la santé publique, présentement.Effectivement, selon un allergiste consulté par LE DEVOIR, de 10% a 12% de la population est allergique aux pollens et le mois de septembre est sans conteste le plus pénible pour eux Le rapport annuel de la CUM, pour sa part, souligne que la destruction des mauvaises herbes relève des municipalités individuelles et que ce sont les propriétaires des terrains vagues envahis par les herbes qui doivent défrayer leur élimination.Par contre, il semble que les plaintes des citoyens incommodes soient relativement rares.Les fabricants d’antihistaminiques, pour leur part, ne protestent pas.Il y a eu en 1975, 142 accusations pour des infractions aux règlements sur la qua- lité de l’air, dont douze contre des automobilistes qui avaient laissé leur véhicule en stationnement pendant plus de quatre minutes alors que le moteur était en marche.Il n’y a eu qu’une poursuite pour les foreuses qui dégagent trop de poussières.Au total on a recueilli $21,000 d’amendes.Pour revenir dans le domaine de l’alimentation, le rapport de la CUM signale “plusieurs saisies et condamnation importantes” chez les boulangers et pâtissiers qui utilisaient des oeufs non pasteurisés.On souligne aussi que certains fromages contiennent un niveau élevé de bactéries, au point qu’on a entrepris un inventaire complet des procédés de fabrication.- Les médecins-vétérinaires ont aussi effectué plus de 48,000 tests de dépistage de la mammite bovine (inflammation des pis des vaches) et ces tests ont été positifs dans 35% des cas.Ces résultats ont permis d’exiger environ 3,000 traitements.Les mammites sont particulièrement fréquentes lorsqu’on utilise des trayeuses mécaniques mais les cultivateurs ne semblent pas exagérer la désinfection: seulement six échantillons de lait sur 1,285 contenaient du chlore.Le rapport de la CUM ne dit mot des 1,876 analyses de dépistage des antibiotiques dans le lait.Sur le plan légal, le service d’inspection des aliments a intenté 520 poursuites en 1975 et recueilli $33,300 d’amendes.168 accusations sont reliées à la malpropreté générale de l’établissement ou des usten-sibles, 72 autres font état de mauvaises odeurs et d’infestation par les rats, 36 font suite à la découverte de véhicules malpropres ou dépourvus de réfrigération suffisante.Enfin, il y a eu 67 poursuites pour aliments malsains et contaminés ou pour falsification.15 millions de lépreux dans le monde.Aidons-les avec MP/l Quesr-ce Que cesr va/ n CPN/TPOiïYA/ÇUe?qpQTHeose ça e/?e PO O n p ou veux p?ÇVi C'tST OTTON 7*- 7 C/ie/?CHBZ DOA/C Z/ÎA/S • /)/CT/OA/A/A/P£.' PETIT Larousse ILLUSTRA 1976 Les mots courants, les noms propres, dans le Petit Larousse illustré, il y a tous les mots-clés.Et il se tient constamment à jour pour ne pas dire à la page.Il est révisé chaque année.Petit Larousse, le dictionnaire pour tous.On a toujours besoin d’un Petit Larousse chez soi.v’ià ta chance ^octobre •-’4 4 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 éditorial Les trois propositions de M.Tandis que les premiers ministres des dix provinces du Canada s’apprêtent à se retrouver à Toronto en fin de semaine afin d’examiner de nouveau le projet de rapatriement de l’Acte de l’Amérique du Nord oritannique, il f>araît indiqué de relire les propositions que eur soumettait à ce propos le premier ministre Trudeau en mars dernier.Dans sa lettre aux premiers ministres provinciaux, M.Trudeau évoquait trois formules possibles de rapatriement, soit: 1) le rapatriement pur et simple, accompagné d’une disposition suivant laquelle aucun des articles présentement non-amendables de l’AANB ne pourrait être modifié sans le consentement unanime de toutes les provinces, jusqu’à ce qu’ait été mise au point et dûment approuvée une formule d’amendement plus souple; 2) le rapatriement, accompagné d’une formule d’amendement constitutionnel qui serait la formule mise au point à l’occasion de la Conférence de Victoria en juin 1971 ; 3) le rapatriement, accompagné de la formule d’amendement de Victoria, d’une version retouchée dés chapitres de la Charte de Victoria relatifs entre autres à la Cour suprême et aux droits linguistiques, et d’une disposition entièrement nouvelle relative aux garanties culturelles exigées par le gouvernement du Québec.De ces trois formules, c’est a priori la troisième qui devrait intéresser davantage le Québec, vu qu’elle contient de toute évidence des dispositions qui visent essentiellement à rassurer les francophones.A bien y penser, cependant, aucune ne répond vraiment aux attentes du Québec.C’est à se demander si; en définitive, Ottawa ne cherche pas à entraîner les provinces dans un exercice purement légal qui est à cent lieues de leurs préoccupations réelles.• De la première formule, il y a peu à dire, sauf qu’au lieu de simplifier la situation constitutionnelle, elle risquerait de la compliquer singulièrement.Dans les matières que le Parlement fédéral ne peut amender unilatéralement (ces matières comprennent notamment les articles relatifs au partage des pouvoirs, aux droits et privilèges des minorités confessionnelles en matière d’éducation, aux droits et privilèges des législatures, aux droits linguistiques tels que définis dans le texte actuel de la constitution), cette première formule consacrerait dans un texte juridique une règle qui n’existe à l’heure actuelle qu’à l’état de fait.Elle conférerait de fait à l’Ile-du-Prince-Édouard, qui comptait au dernier recensement à peine plus de 100,000 habitants, un droit de veto sur la volonté de tous les gouvernements du pays réunis.Ce droit de veto ne pourrait plus, au surplus, être effacé par la suite que moyennant l’accord de la législature de l'Ile-du-Prince-Édouard.Cette seule possibilité induit à conclure qu’Ottawa commettrait une grave imprudence en attachant un prix aussi elevé à son projet de rapatriement.La seconde formule est évidemment plus intéressante, vu qu’elle comporte le rapatriement, mais accompagné de la formule d’amendement constitutionnel plus souple qui s’était imposée à Victoria.Elle comporte néanmoins de sérieux inconvénients pour certaines provinces et en particulier pour le Québec.Suivant la formule de Victoria, un amende- à l’AANB moyen-de l’Ontario, ainsi ue de deux provinces de l’Atlantique et de eux provinces de l’Ouest comptant ensemble lors du dernier recensement au moins la moitié de la population de cette partie du pays.Or, outre que la formule de Victoria ne paraît Eas satisfaire la Colombie-Britannique et l’Al-ërta, elle comporte un autre danger non-négligeable.Il suffirait en effet que les trois provinces les moins populeuses de la région atlantique s’opposent ensemble à une modification constitutionnelle pour que celle-ci ne puisse intervenir.Ces trois provinces, soit Terre-Neuve, l’Ile-du-Prince-Êdouard et le Nouveau-Brunswick, ne représentaient au recensement de 1971 qu’environ 6% de la population totale du Canada.C’est dire le pouvoir considérable dont elles disposeraient sous le régime issu de la formule de Victoria, alors qu’elles forment à peine la moitié de la population de la Colombie-Britannique.Le Québec obtiendrait certes avec la formule d’amendement mise de l’avant à Victoria un pouvoir de veto qu’il a longtemps recherche sur toute modification future aux passages les plus importants de la Constitution.Cela serait un gain certain si l’on se reporte aux conférences qui eurent lieu sur le même sujet avant Victoria.On doit néanmoins évoquer trois chapitres clés à propos desquels le Québec n’obtiendrait aucune satisfaction: le partage des pouvoirs, la Cour suprême et les conditions d’entrée ou de sortie pour les membres açtuels ou éventuels de la fédération.Le partage des pouvoirs peut sembler une obsession.Il fut néanmoins a l’origine de la révision constitutionnelle en 1968.Depuis ce temps, les légistes et les technocrates fédéraux ont tout fait pour reléguer au second plan cet aspect de la révision et le reporter sans cesse a plus tard.Il importera au Québec de dire s’il se satisfait d'un document qui répond assez bien à cet égard aux conceptions fédérales mais ne tient a peu près aucun compte de ses aspirations cent fois remises sur le tapis.Quant à la Cour suprême, le Québec avait toujours compté sur la révision constitutionnelle pour obtenir qu’on en fasse un tribunal plus équilibré.La formule d’amendement de Victoria équivaudrait à la confirmer dans son statut actuel, qui la définit comme une émanation exclusive et purement statutaire du Parlement fédéral.La question la plus aiguë qui risque enfin de se poser au plan comstitutionnel au cours des prochaines années est sans doute celle du droit du Québec à l’autodétermination ou, si l’on préfère, du droit à la sécession.Qu’on nous entende bien: nous ne disons pas que la séparation surviendra inévitablement, nous disons simplement que, pour le constitutionnaliste qui doit entrevoir l’avenir, elle est l’une des questions graves qui pourraient surgir.Or, non seulement la formule d’amendement ne contient-elle aucune disposition à ce sujet, mais précédée de la proclamation qu’envisage Ottawa, elle aurait pour conséquence de resserrer autour du Québec l’espèce d’étau constitutionnel dans lequel certains souhaiteraient l’enfermer.• La troisième formule de M.Trudeau est en principe la plus intéressante pour le Québec, vu qu elle contient certaines dispositions qui ont évidemment été incluses dans le texte en vue de donner satisfaction à des attentes spé- ment pourrait être apporté nant raccord du Québec et Trudeau cialement ressenties par les francophones.Au chapitre des droits linguistiques, par exemple, Ottawa a laissé tomber du texte de Victoria toutes les dispositions qui pouvaient entraîner des contraintes pour les provinces, pour ne retenir que des dispositions contraignantes pour le seul Parlement et le gouvernement fédéral.Cette souplesse est hautement préférable au véritable carcan que le texte de Victoria eut imposé à certaines provinces, dont le Québec.En ce qui touche le Cour suprême, la troisième proposition reprend mot pour mot le texte de la Charte de Victoria.Ce texte contient, on l’a signalé dans le temps, des ouvertures non-négligeables pour le Québec.Il de-, meure toutefois bien en deçà de ce que demandait le gouvernement québécois.La troisième formule de M.Trudeau contient enfin une disposition toute neuve touchant les garanties qu’Ottawa serait prêt à offrir “pour la protection de la langue et de la culture françaises”.De quelque manière qu’on l’interprète, cette disposition risque toutefois de ne satisfaire personne.Elle pourrait en effet donner lieu a une interprétation judiciaire très laxiste: dans ce cas, le Québec serait furieux de s’être fait passer un sapin.Elle pourrait au contraire donner lieu à une interprétation judiciaire très stricte: auquel cas cfest le Canada anglais qui aurait la sensation de s’être fait encarcaner au-delà de toute raison.Du partage des pouvoirs, des deux “sociétés” ou nations qui forment le Canada, du droit de chacune à l’autodétermination, il n est pas davantage question dans cette troisième proposition de M.Trudeau que dans la deuxième proposition.Les francophones se voient en somme garantir leurs droits linguistiques dans les organes fédéraux et le Quebec, comme gouvernement, se voit accorder le droit d’être consulté avant certaines nominations à la Cour suprême.C’est à peu près tout ce qu’offre d’original et de précis au Québec la troisième proposition de M.Trudeau.• Un juriste torontois, Richard Rohmer, qui ne déaaigne pas les visions futuristes, publie ces jours-ci aux Éditions McLelIand and Stewart un “roman constitutionnel” qu’auront profit à lire M: Trudeau et ses collègues.Contrairement aux politiciens et aux tedinocrates qui préfèrent se voiler la face devant l’éventualité de la séparation du Québec, Rohmer aborde cette question de front dans son roman.La fin de l’histoire est digne des romans à l’eau de rose de Delly: à la dernière minute, le Québec, après s’être rendu jusqu’au bord du précipice, revient en effet à de meilleurs sentiments à la faveur d’une conjoncture internationale que n’eût pas dédaignée Jules Verne.Rohmer a néanmoins construit un scénario qui est peut-être plus proche des préoccupations réelles de millions de Canadiens de toutes tendances politiques que les textes secs et sans vie émanant du bureau du premier ministre Trudeau.Il a surtout mis en scène des acteurs anglophones qui ont, ma foi, une meilleure perception intuitive des vraies données du problème canadien et une attitude plus ouverte que les politiciens fédéraux d’aujourd’hui.Une approche décontractée comme celle-là ne serait pas déplacée dans la vraie révision constitutionnelle que ne font qu’escamoter les propositions de M.Trudeau.Claude R Y AN bloc-notes Les pendus de Juin noir Les survivants du commando de Juin noir n’ont pas survécu longtemps: hier matin, soit une douzaine d’heures après leur opération sanglante, tous trois ont été pendus sur la place publique, devant cet hôtel Sémi-ramis qu’ils avaient attaqué la veille.Ainsi, pour Damas, cette “action criminelle menée par une bande de mercenaires” a reçu “le juste châtiment” qu’elle méritait, si l'on en croit le président Assad lui-même et cet écriteau bien en vue pendu au cou des suppliciés.Le chef du groupe, lui, a trouve la mort au cours de l’assaut donné par les détachements de l’armée et de la troupe d'élite de la gendarmerie, à l'hôtel Sémiramis où le commando détenait en otages 90 clients de l’établissement.L’assaut des forces de sécurité était dirigé apparemment par nul autre que le général Mustapha Tlass, ministre de la Défense, assisté du général Adnane Babagh, ministre de l'Intérieur.Encore un peu, le président Assad lui-même se déplaçait.Quand, quelques heures après le raid sanglant, Damas annonçait que les survivants allaient être déférés devant la cour de sûreté de l'État, on ignorait que c’était déjà chose faite et que l'aube qui se levait était celle de l exécution.Pour une justice expéditive, c’est un record absolu.Si cette opération avait été menée ailleurs qu’en Syrie, cette “bande de mercenaires” aurait-elle connu ce sort?Quelques points essentiels surgissent: le nom de l’organisation, “Juin noir”, l’appellation de “mercenaires”, la sévérité expéditive du gouvernement syrien, enfin le moment qui, à son tour, permet de comprendre l’enjeu.Ce sont des ressortissants arabes qui ont effectué le raid sur l’hôtel Sémiramis, et l’organisateur en chef de l’opération serait Abou Nidal lui-mème, expulsé du Fatah pour avoir organisé le coup de l’aéroport de Fiumicino.Expulsé et apparemment condamné.Réfugié à Bagdad, il serait aujourd’hui un instrument entre les mains du régime Bakr pour dresser la résistance palestinienne contre Damas.Le fait est que tout au long de ces dernières années, le monde a appris à ne plus faire de nuances et, dissident ou pas, l’organisateur du coup de Damas con- tinue d’être perçu comme un membre du Fatah.Car la question qui se pose est de savoir, si cette opération était survenue ailleurs qu’en Syrie, à qui auraient profité les retombées.C’est un eu la vieille ambiguité entre Septem-re noir et le Fatan, ou telle autre dissidence — connue des seuls membres — de telle autre organisation.Dans le cas d’aujourd’hui, le nom de l’organisation est en soi une indication: Juin noir.Un peu comme septembre était le sombre mois qui vit les blindés jordaniens écraser la résistance en Jordanie, juin est cet autre mois qui vit les troupes syriennes tenter d’imposer au Liban la “pax syriana”.De ce fait, l’opération contre l'hôtel Sémiramis, qu'elle soit ou non attribuable au Fatah, a valeur de protestation et si Damas y a vu, à juste titre, une provocation, le gibet dressé sur la place publique, dans les douze heures suivant le raid, en est une toute aussi flagrante.Il y a des mots qui passent mal: si ces fedayine — fedaï — signifie “quelqu'un qui a fait le don de sa vie*’ — sont appelés terroristes en Israël, ils ne sont plus pour Damas que des "mercenaires”.On est toujours le mercenaire de quelqu’un.En l’occurrence, de qui ce commando de Juin noir était-il le mercenaire?Si, connaissant la position de Damas et sachant pertinemment la sévérité de la peine qu'ils encouraient, ces hommes ont accepté de venir défier le régime syrien en plein coeur de sa capitale, on voit mal quel appât de gain aurait pu les y pousser?Le mot plus juste serait de dire que c’était un commando-suicide! Même en admettant qu’ils ignoraient l’extrême châtiment qui les attendait, ils ne pouvaient ignorer qu’ils risquaient de croupir dans la prison de Mezzé jusqu'à ce qu’on oublie jusqu'à leur existence.Et ce n'est pas un autre commando détournant un avion qui aurait pu espérer les faire libérer.Si; dans le cas a'un Okamoto, on a écarte le mot mercenaire, comment peut-on dire que Juin noir était une bande de mercenaires?Ils ont tué, ils ont été pendus, ils n'ont donc eu que ce qu’ils méritent, dira-t-on.Mais ce raisonnement carré laisse dans l'obscurité tout un pan de la vérité, en fait l’essentiel, que nul n’a le droit d’ignorer.Bagdad n’est sans doute pas étranger à la stupide opération à l’hôtel Sémiramis, et il y a tout lieu de penser que ce raid est aussi une manifestation de l'obsessionnelle inimitié qui oppose les deux factions rivales du Baas au pouvoir dans les deux capitales.Mais est-ce tout?Est-ce pour faire plaisir au général Bakr que Juin noir est venu narguer, au prix de la vie des otages et de celle des membres du commando, le général Hafez Assad?Ne faut-il pas voir dans ce raid un épiphénomène de la tragédie libanaise où non seulement sont aux prises Libanais et Palestiniens mais où s’opposent aussi implacablement deux manières d’être palestinien à l’heure où la cause elle-meme est lutte pour la survie?L’intervention syrienne au Liban a peut-être, dans une certaine mesure et à moyen terme, sauvé les Libanais du pire.Mais la survie du Libanais chrétien hier menacé par un rassemblement disparate islamo-palestinien doit-elle passer aujourd'hui par la disparition du Palestinien?L’opération de Damas, par sa stérilité et à cause du sang des innocents, aurait pu braquer l’opinion contre ses auteurs; mais la sévérité instantanée qui les a frappés, si elle rassure les Syriens, ne manquera pas de susciter d’autres vocations de martyr, d’autres opérations signées Juin noir.Car le gibet vite dressé à Damas ressemble fort à une déclaration de guerre.Georges VIGNY Des organigrammes, mais pas de politique Contrairement à la "nouvelle" que s’étaient empressés d’annoncer un porte-parole des maires du West-Island, M.Gerry Dephoure, et un des députes-ministres de la région; M.Jean Cournoyer, le secteur ouest de la Communauté urbaine de Montréal ne sera pas doté d'une Commission de transport distincte de la CTCUM, ou du moins rien n'a encore été décidé en ce sens à Québec, bien âu contraire.En tout cas, c’est ce qu’il faut signaler après l'entrevue que le ministre associé du Transport, M.Paul Berthiaume, accordait hier à Radio-Canada.Même s’il vient tard et indirectement, le démenti que s'est trouvé ainsi à fournir le ministre à l'émission “Pré- sent”, n’est pas inutile, puisque c’est à rien de moins qu’à une amputation de la Commission de transport que, sans plus de consultation ni de préavis, les deux politiciens du West-Island avaient invité les dirigeants et citoyens de la CUM à se preparer.Il semble aussi que la rapport Vielle, sur lequel se fondaient le maire et le député,1 recommande le rejet plutôt que l’adoption d’une solution visant à démanteler la CTCUM.Comme quoi on peut être ministre des Richesses naturelles et se fourvoyer royalement dans le transport de banlieue.Voilà donc M.Lawrence Hanigan quelque peu rassuré, surtout qu'en matière de déficit, hantise de la CUM et de la banlieue, le ministre Berthiaume a dû reconnaître que non seulement dans le West-Island mais dans plusieurs autres régions comme Trois-Rivières.Sherbrooke et le Saguenay, le transport en commun connaissait d’énormes difficultés financières, “comme partout où il y a des exploitants privés”.Le suspense n’est pas terminé pour autant.Parmi les solutions étudiées, le ministre, qui écarte de manière catégorique la création d’une commission de transport, mentionne la formation d’un “organisme plus ou moins autonome”, à caractère public, ayant “une certaine relation avec la CTCUM”, et pouvant régler le problème du transport local et celui de ses liens avec la CUM de manière “permanente”.C’est faire bien des détours pour dire que la CTCUM ne sera pas démantelée mais qu’elle n’exercera pas pleinement sa juridiction sur cette partie du territoire que la loi lui a déjà confié et dont tôt ou tard, avec la défaillance des transporteurs privés et la densification de la population, elle devra se charger, par un mode de transport ou un autre.Les maires de l’ouest de l’île redoutent comme la peste les déficits de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal.Comme le transport en commun sera de toutes manières déficitaire dans ce secteur comme dans les autres, avant de repousser la CTCUM sous le prétexte non avoué qu elle coûte trop cher, le ministre devrait établir publiquement ses chiffres et ses craintes ou ses préférences.Si la CTCUM coûte trop cher, en effet, il y a lieu d’en examiner les coûts et de faire bénéficier tout le monde, non le seul West-Island, d’un plus sévère contrôle de ses dépenses et de ses projets d'immobilisation.Si ce n’est pas le cas, il ne faudrait pas le laisser entendre en créant, entre elle et les usagers, un “organisme plus ou moins Voir page 6: B loot-notes Jean-Claude LECLERC TRIBUNE UBRE.Lendemain de grève par F.NAFT0LIN, m.d.M.le rédacteur en chef, Vous avez publié récemment une éloquente lettre de remerciements du Dr Jacques Roux, directeur et professeur aux départements d’obstétrique et de gynécologie des Hôpitaux Ste-Justine et Hôtel-Dieu.Les remerciements du Dr Roux s’adressaient aux départements d’obstétrique et de gynécologie de la Faculté de médecine de rUniversité McGill.La lettre portait naturellement sur la coopération fructueuse qui permit à nos départements et hôpitaux respectifs de vaquer aux besoins des patients privés de soins médicaux appropries lors de la récente grève des infirmières.Il vaut la peine de relire la lettre du Dr Roux, car elle touche maintes questions importantes qui troublent notre epoque.Elle reflète, de la part d’un personnel hospitalier dévoué (médecins, infirmières, administrateurs, employés de soutien, assistants de laboratoires, etc.) un esprit de coopération et une disposition à accepter de multiples inconvénients afin de réduire au minimum le nombre des victimes parmi les personnes innocentes qui furent affectées par cette grève.Plusieurs patients, des deux côtés de la clôture linguistique, ont également dû subir de sérieux inconvénients en raison du surcroît de travail causé par la grève.Très peu d’entre eux se sont plaints.Les querelles qui auraient pu s’élever autour de la question linguistique furent oubliées à mesure qu’on appréciait mieux l’étendue et la profondeur de la “zone sinistrée”.Les médecins, dont on dit beaucoup de mal, fonctionnèrent de leur mieux dans cette situation difficile, et firent plus que leur part.Déjà en proie à maintes difficultés, devant littéralement lutter pour sa propre vie en raison de contraintes financières, notre hôpital a mis de côté toutes considérations financières et absorbé un surplus de patients qui ont entraîné des dépenses de près de $1,000,000.En bref, nous devons remercier le Dr Roux pour son témoignage bien senti.Mais par-delà ces questions de sentiment, nous devrions apprécier le privilège qui nous est donné de fournir des soins sanitaires à nos concitoyens.Et la communauté devrait comprendre l’étendue des effets de la grève de même que la réaction généreuse et ouverte qu'elle a provoquée dans nos institutions hospitalières.Nous comptons sur la population du Québec et le gouvernement provincial pour faire en sorte que ces institutions soient toujours en mesure de fournir les services attendus d’elles et capables de répondre dans l’avenir aux besoins de nos patients en matière de soins sanitaires.La meilleure arme dont nous disposons pour assurer la réalisation de cet objectif, c’est encore la “vox po-puli”.Montréal, le 19 septembre 1976.¦ Obstétricien et gynécologue en chef à l’Hôpital Royal Victoria, l’auteur de ce témoignage est en outre professeur au département d’obstétrique et de gynécologie de l’U-niversité ot «« aa parlement.Réflexion à haute voix Dans la Note romaine, qui parle au juste?¦ L’auteur de cette réflexion sur la récente Note de la Congrégation romaine de l’Éducation catholique sur la Faculté de théologie de l’Université de Montréal est professeur d’Histoire des religions à l’Université d’Ottawa.par GEORGES TISSOT J’imagine que cette “note sévère de Rome sur la Faculté de Théologie” est importante pour nous au Québec et au Canada.Pointe ironique ou imagination naïve, l’importance de la fidélité se discute ou ne se discute pas.Selon bien des facteurs.A chacun sa décision.Sans anathème.La Congrégation Romaine de l’éducation catholique présente à l’Université de Montréal son avis.Cet avis lui parle.Il s’adresse aussi à la Faculté de Théologie, à la communauté catholique et chrétienne de Montréal et à sa hiérarchie épiscopale ainsi qu'aux autres facultés ou écoles canadiennes (reliées d’une façon ou l’autre à la théologie et à l’enseignement de la religion) et a la communauté catholique et chrétienne du Canada et à sa hiérarchie.Cet avis s’adresse de façon immédiate, malgré plusieurs termes non ireni-ques, à la communauté des croyants en Jésus-Christ vivant au Canada.Du moins au premier abord.A première vue, c’est une Congrégation romaine qui parle.Cependant si on considère le contenu même du document, l’avis exprimé émanerait de la Hiérarchie épiscopale du Peuple de Dieu qui a “la responsabilité directe et générale en tout ce qui est objectivement requis pour rejoindre la fin surnaturelle de l’Église.” C’est-à-dire que le lieu du discours serait la Hiérarchie épiscopale (cf.2) a) et interprétation du can.336 C.J.C.).Qui parle finalement dans cet avis?Voilà un premier problème.Tout dépend de l’interprétation des termes “qui parle” et “finalement”.Les jeux de point de vues évoluent aussi ici selon l’état et la situation des joueurs; l’esprit a de ces agiletés parfois.Me voilà, profane en théologie, cherchant d’autres questions plus concrètes.Ce document est un dévoilement.Il met à nu les vêtements d’un vestiaire situé à quelque part.Image, bien sur.Ce document recèle des réflexes mentaux, des représentations du monde, des modèles, une économie des choses.On peut l’interpréter à travers bien des prismes.Sans irrévérence d’ailleurs.Il est question d’un aménagement et de géographie, où se situe la Faculté et comment; de propriété et de pouvoir, à qui appartient tél élément et tel autre; de fondement et d’obéissance, de parole et de loi; d’histoire, à peine, de pédagogie, un soupçon, et de morale; ïï est question de théologie, v tout à fait, d’anthropologie, certes.Une longue et patiente exégèse avec des recours anthropologiques découvrirait peut-être des couleurs d’angoisse mêlées à une transparence, une naïveté, une logique, une simplicité, etc.— qui serait à identifier et à mieux nommer.Je dis bien peut-être.Je n’en suis pas là.Les universitaires qui reçoivent cette parole auront sans doute à considérer le phénomène avec toutes les exigences d’un regard scientifique.Et pourquoi pas?L’image des vêtements d’un vestiaire est malhabile.C’est un court-circuit.Néanmoins.Qui parle dans cette note?Selon les termes de l’avis, la parole est d’Église.C’est la Hiérarchie épiscopale qui s’exprime.Non pas que l’Église et la Hiérarchie épiscopale s’équivalent.La parole passe par les réseaux du temps, des personnes, des bureaux et des ministères.Et encore.Au nom de l'Église.Toujours.Alors une consultation était nécessaire.L’évêque de Rome?D’autres Ordinaires?L’Ordinaire du lieu en question?L’épiscopat canadien?Tout s’est fait par médiateur ou par agent interposé — consultation des documents d’une époque avant Concile, entre autres.Et avant bien d’autres mutations.Est-ce qu’il y eut une enquête sur les lieux, tenant compte du milieu, selon des normes scientifiques?Le minimum.Quel est le processus de genèses de cette note dite sévere?Et qui parle?L’opacité, même celle de l'autorité, peut être féconde comme elle peut devenir un prétexte.Le lieu du document, son véritable site, son enracinement — si au moins c’était un rhizome — importe.Pourquoi?Parce que le langage est humain et raisonnable.Fût-il d’Église, de religion, de science ou non.A moins de prétendre à l’angélisme.Ce qui est aussi une forme de bêtise.Identifions la source alors.L’épiscopat parlerait ainsi?S’il n’a pas parlé, est-ce dire qu’il n’a pas de pouvoir ou de charisme pour dévoiler lui aussi “l’orthodoxie”?Ou a-t-il été consulté?Tout cela est peut-être une affaire entre l’Ordinaire de Montréal et.?La Congrégation romaine?Le premier Evêque de Rome?ou de l’Église?Ou n’est-il question au fond que de droit ou de loi?Aménagements juridiques qui relèvent de savanteries canoniques entre fonctionnaires plutôt qu’entre chrétiens?Ce n'est pas clair.Si la Congrégation romaine n’est qu’un instrument (un peu comme les enseignants dans une Faculté sont des instruments, cf.1) b)) exprimant les vues de la Hiérarchie, quel consensus manifeste-t-elle?Quels sont les critères de ses appuis théologiques?Quelle Hiérarchie (consultant elle aussi, je suppose) parle sa parole d’autorité ici pour délimiter “une saine ecclésiologie” et les aménagements juridiques appropriés?Et comme instrument, quelles sont les lois “objectives” et “scientifiques" de sa démarche?Sans répondre à ces questions (et combien d’autres!) on ne peut clairement et sans équivoque savoir qui parle.Comment comprendre alors le langage de ce document?A quel consensus fait-il appel?Sans savoir avec précision ou “purement” pour reprendre une expression du document, qui parle, on ne peut décider (la foi comme l’obéissance est encore un choix réfléchi, je suppose) de la “vérité” de ce qui est dit.Sans cette décision, comment se “conformer”?A moins que l’on pense qu’existe un langage tout confectionné déjà qui est nettement visible, clair, transparent, qui porte sa vérité et qui puisse se dire sans qu’importe la personne, le heu et le temps.A ce langage, obéissance et conformité sont dues.A ce langage, c’est l’offrande de la répétition, automatisme des hommes terrés dans la “nature” et qui attendent de la “sur-nature” le droit de parler ou plutôt de répéter.Si ce langage (le dépôt?) est là (où?) qu’importe qui parle, une congregation romaine, un groupe de théologiens, un groupe de clercs fonctionnaires, un document du 19e siècle, de 1931, un évêque ou quelques évêques.Sûrement, il s’agit d’autre chose.Cet avis de Rome pose une question aux ramifications surprenantes: qui parle ici?Eluder cette question, c’est s’établir dans une manière figée d’être orthodoxe.Cela irait bien avec la loi sans souffle, sans vie, c’est-à-dire avec le monde des appareils où la mort est confortable dans la lettre de son inscription.Qui parle?c’est descendre ou monter (qui décidera?) en lieu où l’homme se cherche, se crée et avoue sa dépossession et sa majesté.La loi est pour lui.Ou encore, peut-être que cette question est trop complexe.On dira une institution bien gouvernée n’a besoin ni de littérature ni d’histoire: “la connaissance des lois suffit à l’instruction du peuple”.La foi ici se donne à un système.Baptisé orthodoxe, ce système se ferme et affiche ses exclusions.Il fonctionne seul; il contient, on ne l’habite pas.Sans feu, lentement, il meurt; c’est l’habitude de tourner, l’habitude des formulaires qui lui donnent apparence de vie.Orthodoxie.Qui parle?Chercher à préciser rend l’homme à lui-même, a son coeur, à sa raison, à son feu, à sa vie.Redonner la vie.Par là même reprendre son souffle, cette grâce qui anime la création de soi comme toute création, cette grâce qui est une fissure ouvrant sur la communion humaine et les autres communions.Qui parle?Se reprendre sans cesse aü-delà de la mort possible dans l’immobilité et l’intransigeance, et habiter un lieu, un temps, un corps.Habiter avec d’autres! Si on ne peut savoir qui parle , comment peut-on savoir à qui on parle?Ou autrement, sans incarnation comment ce document peut-il parler de quelqu’un?Entre nous, dira le chrétien.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information: Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque — — “w "wi.iviw Ai I, rue au ouini-ciCirri ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'imprimer Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin Vil LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à di tuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois- $28 'etranger: $57 por année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions d samedi: $15.par année.Édition quotidienne, livrée à domicile pc porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la posi aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistremei numéro 0858.Depot legal.Bibliothèque nationale du Québetr TÉLÉPHONE: 844*3361 (lignes groupées). •V V des idées des événements Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 • 5 des hommes Une ‘‘course à la folie” qui n’épargne pas le Québec 2) Comment le régime actuel favorise l’irresponsabilité Il n’est pas toujours facile de séparer ce 3ui est le propre d’une civilisation occi-entale elle-meme en déclin de ce qui est particulier au Québec.Les chevauchements restent toutefois inévitables.Mais les symptômes décrits dans les pages qui suivent me semblent propres aux sociétés en voie d’extinction.Il n’existe probablement aucun pays au monde, parmi ceux où le mode de vie se compare au nôtre, où il soit plus facile de “réussir” qu’au Québec.Je ne parle pas de réussite en termes strictement économiques mais dans le sens d’atteindre une position d’influence dans la société.N’importe qui peut viser n’importe quoi et l’atteindre pourvu qu'il soit frondeur, parfois menteur, mais surtout ce que les Américains appellent “bull-shitter”.L’important, c’est de charrier; “trop fort” ne casse pas, chez nous.Nous gobons presque tout.Partons de la fonction théoriquement la plus influente dans notre société: celle de premier ministre.L’homme qui l’occupe depuis 1970 y est-parvenu en misant sur la magie d’un mot: “économiste”, ce qu’il n’est pas.Même s’il a pu suivre assidûment des cours en cette discipline, il n’en détient ni le titre comme tel, ni le diplôme.Cela ne l’a jamais embarrassé ni empêché les “publicistes” de construire une image fondée sur un mensonge.Pour gagner un point, tous les arguments sont permis; on peut dire n’importe quoi.On peut faire croire aux syndiqués, que si le profit n’existait pas, on pourrait distribuer en salaires cette partie du revenu national qu’accaparent les entreprises.Personne ne finance les investissements en régime socialiste, c’est bien connu! Comme si on pouvait à la fois consommer le revenu et l’épargner.Les machines qui vieillissent, l’outillage qui s’use, tout ça se remplace tout seul, par magie, sans que personne n’ait à payer.Et les nouveaux équipements nécessaires, les nouvelles usines, les nouveaux barrages tombent du ciel.L’important, c’est de conduire les masses au socialisme; il ne faut pas s’embrouiller avec des détails insignifiants.Il est plus utile de créer une image choquante: le vilain profit mangeur de salaires! Le plus navrant c’est que de nomgreux haut-parleurs de cette propagande sont de bonne foi; ils ne savent pas, eux non plus.Mais ça ne gêne personne chez nous d’ouvrir la bouche sans avoir quelque chose à dire, ou d’affirmer sans savoir.On se grise de mots comme les villageois africains parfois engagés dans une palabre s’en enivrent au point de n’en plus reconnaître le sens.Le système mérite certes la critique.Il est pénible toutefois de voir la gaucne enfoncer des portes ouvertes et viser le plus souvent aux mauvais endroits.J’ai souvent l’impression que les plus mauvais serviteurs du socialisme sont ses propres militants.Orgie de slogans, de clichés inappropriés et de phrases creuses.On veut casser un système dont on ignore le fonctionnement: on n’a qu’une vague idée de ce qui le remplacerait.C’est cette ignorance qui se cache le plus souvent dans l’expression “socialisme d’ici”.Parce qu’on a perçu les faiblesses ou les résultats nocifs du système, on pense en connaître le fonctionnement ou mieux, qu’il n’est pas nécessaire de le connaître, dès que la maladie est apparue, pour prononcer le diagnostic et prescrire le remède.J’admets volontiers que mon épicier puisse reconnaître les signes d’une crise cardiaque, je serais moins confiant de le voir transplanter un coeur.Les prétextes faciles Dans les milieux les plus divers, l’irresponsabilité triomphe, trop habitués que nous sommes, et maintenant convaincus que quelqu’un d’autre réparera nos gaffes.Ce qui nous épargne la crainte d’en faire.On peut donc se laisser aller librement et tirer dans toutes les directions.Papa réparera les pots cassés.La seule existence d’un niveau de gouvernement sénior à Ottawa incite l’Assemblée nationale à Québec à prendre les choses à la légère.L'absence ou l’impossibilité d’y mener des débats fondamentaux, de même que la médiocrité de plusieurs débats, en sont le résultat.Le même phénomène permet au maire de Montréal les fantaisies les plus extravagantes.L’idée que si la chose était vraiment sérieuse, le provincial s’en occuperait, fait que nombre de municipalités rurales n’ont aucun rè- glement concernant les fosses septiques ou la décharge des ordures dans les lacs.Les Québécois ne prennent pas les choses au sérieux.C’est vrai qu’ils ont toujours été traités comme des enfants, jadis par l’occupant, ensuite par l’Église, par le gouvernement fédéral et par nos propres eûtes.Les conséquences en sont toujours présentes.On fait les choses à peu près à moitié.On bâcle tout.On improvise.Laisser-aller est confondu avec tolérance, vulgarité avec liberté d’expression, médiocrité avec spontanéité.Une nouvelle forme de poésie est née: mal écrire et mal parler.Le mauvais goût n’existe plus, il a succombé à la liberté créatrice.Un tel à la télévision privée a cessé d’être “épais” pour devenir le reflet de l’expression populaire.L’effort et la rigueur sont aliénants; si ça ne vient pas tout seul, ce n’est pas naturel.Prétexte idéal.La qualité de plusieurs diplômes provoque plus d’hilarité que d’admiration.Les bonnes manières sont essentiellement bourgeoises, bien entendu.On a oublié qu’éviter de se mettre de la soupe plein la barbe, ce n’est pas pour faire plaisir à la reine d’Angleterre, c’est pour ne pas écoeurer ses voisins de table.La drôle de revanche Deux choses surprennent le Québécois qui les avaient oubliées, en rentrant d’Europe: notre système téléphonique qui fonctionne convenablement, la vulgarité et l’insolence des Québécois dans leurs relations entre eux.Un bon point technique, une marque distinctive de primitifs.La politesse n’est pas un jeu de cour inventé a Versailles, c’est une façon de rendre sa présence plus discrète et moins envahissante pour les autres: un peu d’huile qui atténue les grincements de la roue et rend la vie en société plus harmonieuse.Peut-être faut-il attendre des millénaires avant d'atteindre ces raffinements.Nous ne sommes pas en Amérique depuis bien longtemps, il est vrai.Mais nous étions pourtant quelque part avant d’y venir.A la campagne, soit; mais justement, les paysans ne sont jamais aussi grossiers que les citadins, particulièrement les Montréalais.Un de mes amis, dont la petite fille s’était blessée, s’est présenté à l’urgence d’un hôpital français de Montréal.Arrivant en voiture, très pressé, il n’a pas cherché à la garer bien loin de l’entrée.Un portier lui bloqua la porte en disant “Tu rentreras quand t’auras mis ton char au parking.” Insulté, mon ami préféra se rendre un peu plus loin au Jewish General Hospital.Même manoeuvre et encore un portier qui s’avance.pour lui demander s’il avait besoin d’une chaise roulante.Le Québécois, longtemps dépourvu de pouvoir, ayant subi bien plus souvent l’autorité qu’il ne l’a exercée, prend sa revanche.Il entend bien, dans son domaine, faire sentir et savoir qu’il commande quelque chose.C’est de cette manière qu’il s’adresse aux gens.Vous n’êtes pas invité à faire ceci ou cela; on vous le hurle au visage.Tasse-toé.Avance.License, enregistrement.Ote-toé.Des “baveux” mais qui n’aiment pas se faire “baver”.Il n'y a qu’au Québec où un aussi grand nombre de gens qu’on vient pour doubler en auto accélèrent, humiliés, au lieu de céder le passage; où les altercations dégénèrent aussi rapidement en batailles, parfois même en coup de fusil.Le monde rude et sauvage des pionniers de l’Ouest américain! Réactions d’infériorité, en fait.Une susceptibilité à fleur de peau que la moindre goutte d’alcool fait éclater.La qualité de la vie ne concerne pas que les garderies d’enfants et l’épuration des rivières polluées, elle inclut aussi la qualité des relations entre individus.Celles-ci se dégradent.Beaucoup de choses se dégradent depuis dix ans.La qualité de la langue écrite et parlée n’étant pas la moindre, bien que le culte du jouai semble maintenant plafonner.L’expansion considérable de l’enseignement n’a pas donné, à cet égard, les résultats espérés.L’incapacité de maîtriser correctement non pas “une” langue mais “sa” langue est un gage certain de disparition éventuelle.On ne meurt pas, au sens strict du mot, de mal parler mais cela infériorise l’individu tant au plan culturel que social et économique.Le créole est sans doute suffisant pour répondre aux besoins d’une société simple et primitive où les activités sont peu nombreuses tout comme les situations à décrire et les M.Chirac, comme il l’indique dans la lettre qu’il m’avait écrite souhaitait un accroissement de l’autorité du premier ministre.Alors, accroissement aux dépens de qui?Peut-il s’agir d’un accroissement aux dépens des responsabilités du président de la République?Je l’exclus.Et ceci pour deux raisons.'D’abord en raison de l’élection présidentielle.Car j’ai été élu président de la République et je puis dire que dans la majorité, dans les circonstances de l’époque, j’étais le seul qui aurait été élu.Et de ce fait, j’ai et j’aurai à rendre compte aux Français des conditions De “ ' propos d’actualité dans lesquelles j’exécute mon mandat.Le second motif, c’est qu’un transfert de responsabilités du président de la République vers le permier ministre serait fondamentalement contraire aux institutions de la Ve République.J’ai relu les commentaires que le gé- néral de Gaulle fait dans ses Mémoires sur les modalités de la désignation du président de la République, comporte, après le président, qui est chargé de ce qui est permanent et essentiel, un premier ministre qui traite les problèmes contingents.Donc, il ne pouvait pas s'agir et il ne s’agira jamais d’un transfert d’autorité du président de la République vers le premier ministre.Cela signifierait d’ailleurs l'apparition de deux pouvoirs politiques dans notre pays, et peut-on imaginer un instant le déroulement de la politique française si la France devait poursuivre simultanément deux politiques.ésident de la France, interview télévisée rapportée dans le journal Le Monde, 27 août 1976.GUY J0R0N ¦Dans son essai intitulé "Salaire minimum annuel $1 million) ou la course à la folie”, l’ex-député et critique financier du Parti québécois, Guy Joron, porte des jugements sévères sur maintes tendances à la mode au Québec.Grâce à l’obligeance de l’auteur et des Éditions Quinze, nous publions aujourd’hui de nouveaux extraits de l’ouvrage de M.Joron.Revenant sur certains traits caractéristiques de notre société, l’auteur les relie au régime politique sous lequel nous vivons et conclut que c’est notre identité elle-même qui est en jeu.concepts à manier.Il est nettement insuffisant dans une société technologiquement et organisationnellement plus avancée.Les concepts y sont infiniment plus nombreux, le vocabulaire nécessaire plus large et plus précis.Tous les patois “jouai” du monde confinent tant les individus que les petits peuples à des rôles inférieurs.jusqu’à ce qu'une volonté de redressement pousse le groupe soit à améliorer sa langue soit à adopter celle d’un autre.Une langue “québécoise” C’est pour échapper aux sordides ghettos porto-ricains de New York ou aux ghettos italiens de Brooklyn qu’on abandonne vite l’espagnol et l’italien.Les Québécois ne sont pas dans cette situation puisqu’ils ont la chance de constituer, dans un château-fort territorial, un groupe numériquement important et homogène.Dans la mesure ou ils voudront constituer une société distincte, politiquement organisée et identifiée comme telle, ils n’auront pas, comme les immigrants aux Etats-Unis, à apprendre la langue de la société dans laquelle ils vivent, puisqu’ils formeront eux-mêmes une société avec sa propre langue.Pourvu qu’ils en aient une et non un patois créole.Il faudra un jour parler correctement le français.ou l’anglais.Une “langue québécoise” n’est pas un passe-partout permettant de se glisser entre ces deux choix.On entretient parfois l’illusion qu’un petit pays peut fort bien exister et prospérer avec une langue originale, même si celle-ci n’est comprise de personne d’autre et même au voisinage ae 'cultures numériquement beaucoup plus fortes.On citera le Danemark ou la Finlande en exemple, dont la langue n’a de parenté avec personne d’autre sur terre (sauf un distant cousinage avec le hongrois) et qui voisine dangereusement rURSS.Cela est vrai mais on oublie que le finlandais c’est intégralement, totalement et exclusivement du finlandais.Ce n’est pas un patois dérivé d’une autre langue.C’est une langue.La prétendue langue québécoise, elle, reste française à 95 pour cent.Elle n’est toujours que du français parlé différemment, pour ne pas dire sommairement et mal.C’est ridicule de se chercher une langue; nous en avons une.Il ne nous reste qu’à l’apprendre.Il sera peut-être désagréable à quelques-uns de ré-apprendre qu’ils sont Français, tant de gens depuis deux siècles se sont efforcés de nous le faire oublier.Néanmoins, de Gaulle avait (culturellement) raison de nous appeler Français d’Amérique ou Français canadiens.Il n’y a d’identité culturelle et linguistique québécoise réelle qu’en autant qu’elle se situe à l’intérieur d’une plus large identité française.Celle-ci peut fort bien s’accommoder de particularismes régionaux, soit.Elle n’implique d’aucune manière l’intégration politique.La Grande-Bretagne, les États-Unis, le Canada non-québécois, l’Australie, la Nouvelle Zélande, etc., ont une langue en commun: l’anglais.Cela ne les empeche pas d’être des états indépendants les uns des autres.Ainsi notre appartenance à une large communauté de langue française ne saurait nous brimer de quelque façon.Mais pour que cette communauté existe vraiment, elle doit avoir un minimum de cohésion linguistique et culturelle.Cela ne saurait être une quelconque “confédération” de sous-cultures dont les membres n’arrivent pas à se comprendre entre eux, comme tant de Québécois obligés parfois de parler anglais à Paris pour se faire comprendre.On ne possède pas une langue ou une culture à moitié; on en a une ou on n’en a pas.la moitié n’est qu’un point de transition entre le plein.ou le vide.C’est un peu là où nous en sommes.La trop grande familiarité dans les relations interpersonnelles, le tutoiement en particulier dans les langues latines, se rencontrent plus fréquemment chez les minorités culturelles relativement menacées que chez les peuples adultes plus sûrs ueux-mêmes.Cela témoigne d’un sentiment de solidarité.Le phénomène se vérifie davantage dans des communautés plus petites, un village, par exemple.Il est sans doute révélateur, à cet égard, que les Montréalais, en particulier, pourtant au nombre de trois millions (en comptant la banlieue) aient ce comportement de villageois.On peut y voir un signe d’immaturité culturelle.Même si ça traduit sans nul doute un sentiment amical, je n’aime pas me faire recevoir dans un restaurant où je mets les pieds pour la première fois par: “Qu’est-ce qu’on va te servir à midi, mon noir?” Et je trouve révoltant (je l’ai entendu) r.aborde un automob par: “T’as pas vu le stop de lunettes, le père?” Par-delà notre médiocrité, une crise d’identité La rudesse, la vulgarité, la familiarité aux limites du grossier, le culte du “cheap” ne sont certes pas des inventions québécoises mais peut-être davantage des emprunts à l’Amérique.Leur extension au Québec révélait alors une autre facette d’un processus assimilateur insidieux.Si, au moins, nous importions simultanément les qualités de nos voisins; eux se battent encore pour réussir quoi que ce soit.Ils conservent le goût de l’exploit, si futile soit-il parfois.Ce qui exige, dans certains milieux au moins, une certaine rigueur, un minimum de discipline, un effort quelconque, une volonté.On a l’impression que la majorité des Québécois ne veut plus rien, ni d’entreprises, ni de travail bien fait.On se moque de tout ou on s’en amuse.Un Charles Perrault, représentant le patronat, n’est invité à certains colloques que pour tenir, souvent, le rôle de souffre-douleur.Un syndicaliste à la Chambre de Commerce tiendrait sans doute le même rôle.Le “scandale” de la viande avariée n’est plus un scandale, c’est un divertissement télévisé.L’assurance-chômage n’est plus toujours une assurance contre le chômage, c’est, pour plusieurs en tout cas, le salaire du “farniente”.Le gouvernement ne gouverne rien, il administre au jour le jour.Le premier ministre n’est pas un homme d’état, c’est un comptable.Nous nous complaisons dans la médiocrité.L’insolent frère Untel remarquait déjà que le problème n’était pas que linguistique quand il écrivait: “C’est toute notre civilisation qui est joualle”.Civilisation de facilité, de laisser-aller, du moindre effort.Civilisation du “cheap”.On devrait plutôt dire disparition graduelle de civilisation; groupe d’individus de plus en plus “déeulturés'’ ou “acultivés” qui entrent dans un profond sommeil dont peu d’événements semblent encore capables de les distraire.Marcel Rioux écrit (1): “On peut voir dans cette dépossession de soi le pendant de la dépossession économique et politique.Il n’est pas sûr que la première, celle qui transforme le caractère même d’un peuple, ne soit pas plus nocive que la perte au pouvoir politique.Elle est aussi beaucoup plus insidieuse.Même ceux qui s’insurgent contré le dominant ont tendance à l’imiter et à désirer pour eux-mêmes ce qu’ils combattent chez l’autre.C’est dans cette relation ambivalente avec le dominant que le dominé risque d’aliéner sa propre personnalité et d’entrer dans le processus d’acculturation.Il semble bien qu’au Québec, cette sorte d’acculturation, de dépossession de soi s’est produite.” (1).De quoi avons-nous l’air?A quoi ressemblons-nous?De plus en plus, à rien.Jean Paul Desbiens disait, dans une causerie prononcée à Laval en janvier 1976: “Il faut plus que des chansons pour faire un peuple.Un peuple fait des chansons mais les chansons ne font pas un peu- l’enseignement propre histoire.Le simple Tait d’en être rendu à ce qu’une telle question puisse seulement se poser en dit plus long que toutes les pages qui présent.Desoiens poursuivait, dans la meme causerie:.!Tidentité a un prix.Ce serait une imposture de laisser croire que nous conquerrons enfin notre identité sans efforts, sans discipline, et sans austérité.Ceux qui nous ont portés jusqu’ici ont payé un prix.La question qui se pose maintenant est la suivante: avons-nous un vouloir vivre collectif qui transcende les options et — pour plusieurs — les luxes individuels?On ne s’assume qu’acculé.Ou on se suicide confortablement et longuement.” C’est rien que “cool”, bonhomme! Une amie m’a raconté l’anecdote suivante dont elle fut témoin dans un hôpital de Londres, une ambulance venait d’y amener une femme, légèrement blessée apparemment, à qui une infirmière responsable des inscriptions posait les questions d’usage.A la question “nationalité?”, la patiente répondit “French Canadian”.L'infirmière, surprise, déroutée et insatisfaite de cette double réponse équivoque, demanda à nouveau.“French OR Canadian?” La patiente répéta "French Canadian”.Ne voulant pas l’importuner davantage, l’infirmière, n’y comprenant toujours rien, n’inscrivit aucune réponse, se disant qu’elle pourrait compléter son dossier le lendemain et élucider ce mystère en invitant encore une fois la patiente, cette fois plus reposée, à faire son choix.La pauvre mourut avant que l’occasion d’en décider lui fut à nouveau présentée.(1) Rioux, M., 1974, pp.92, 93.Québécois, Seuil, Paris eMENT 19 Souezy! Soyez à la maison pour recevoir les recenseurs.En effet, la loi concernant la liste électorale permanente prévoit que le recensement des électeurs a lieu cette année du lundi, 4 octobre, au jeudi, 7 octobre.De plus, la loi précise que pour être inscrit sur la liste électorale, une personne doit avoir 18 ans accomplis, le ou avant le dernier jour de la révision soit, le 6 novembre 1976.En milieu urbain, deux recenseurs dûment recommandés doivent visiter chaque foyer.En milieu rural, un seul recenseur peut passer chez vous ou utiliser tout autre moyen pour recueillir les noms des électeurs.Si votre nom n’apparaît pas sur la liste électorale, vous pourrez en demander l’inscription en vous rendant à tout bureau de dépôt ouvert dans votre district électoral, du 25 au 30 octobre.LE PRÉSIDENT GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS q LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” S .EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT CANADA: ÉTRANGER*- $52.00 $57.00 (•par courrier ordinaire) S.V.P.remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat-poste payable à l’ordre de: Le Devoir, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.i 6 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 TI-TOINE Québec verse $887,975 à la CTRSM Berthiaume, annonce le versement d’une subvention de $887^75.à la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal afin de combler une partie de son déficit d’exploitation pour la présente année.Le montant total de l’aide financière gouvernementale pour la présente année sera déterminé après analyse du rapport des vérificateurs de la CTRSM en avril prochain.Le montant qui vient d’être versé à la CTRSM représente 50% du déficit d’exploitation encouru au cours de 28 *ept0mbre f par la PC at TAP \ suites de la première page ANDERSON celer M.Anderson en vue de l’empêcher de recueillir des informations embarrassantes sur l’administration Nixon.En 1971 et 1972, les collaborateurs de M.Nixon “ont commis des actes manifestes dans l’exécution d’un plan visant à causer de sérieux torts physiques, v compris, éventuellement, la mort” à M.Anderson.“Le plan et le complot comprenaient l’usage de poison pour assassiner le plaignant”.La défunte commission des services de renseignements du Sénat, dans un rapport publié cette année, déclarait que la Maison-Blanche, sous Nixon, avait exploré la possibilité d’administrer à M.Anderson une drogue hallucinogène avant une de ses apparitions en public, en vue de le discréditer.Cependant, ce projet fut rapidement abandonné.Donnant une conférence de presse pour annoncer que des poursuites étaient engagées, M.Anderson a déclaré que des détails du complot lui ont été révélés par des documents officiels qu’il a récemment obtenus conformément à la loi sur la liberté de l’information.Cette loi oblige les organismes gouvernementaux à se dessaisir de renseignements dont ils disposent sur les particuliers, si ces renseignements ne sont pas liés a des enquêtes en cours à leur sujet.La cause de M.Anderson est soutenue par la Fondation pour un gouvememqpt constitutionnel, une organisation privée qui se fixe pour but de dénoncer les abus du pouvoir.SALISBURY De son côté, le secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim, a exprimé l’espoir “qu’il sera possible de trouver le' moyen d’aboutir à un règlement négocié en Rhodésie du sud, en conformité avec les principes et objectifs de la charte des Nations unies”., Dans un communiqué de presse, M.Waldheim a rappelé la position parfaitement claire de VONU en faveur de la fin la plus “rapide possible du régime illégal de Salisbury, du rétablissement d’un régime constitutionnel, et la convocation d’une conférence constitutionnelle pour établir le processus et les institutions démocratiques nécessaires pour permettre au peuple de Rhodésie du sud d’exercer pleinement et librement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance et garantir un régime majoritaire”.M.Waldheim rappelle que l’ONU a toujours mis en relief la responsabilité particulière du Royaume-Uni en tant qu’autorité administrante.À ce propos, le président Julius Nye-rere de Tanzanie a demandé aux Britanniques d’assumer toute la responsabilité de la conférence chargée de mettre au point les institutions transitoires de la Rhodé-sie.Dans une interview accordée à la BBC, le président tanzanien a précisé qu’il avait indiqué très clairement au secrétaire d’E- la météo Le Canada annonçait il y a 25 ans aujourd’hui, le 28 septembre 1951, qu’il était prêt à faire cavalier seul si nécessaire dans la réalisation du projet de la Voie maritime du Saint-Laurent.Après des années d’indécision devant cet ambitieux projet, les États-Unis se décidèrent finalement à participer aux travaux.La voie d’eau devait être inaugurée en 1959.1972 — La Chine et le Japon décident de mettre fin à l’état de guerre et d’établir des relations diplomatiques.1972 — Décès du président Gamal Abdel Nasser.1953 — Arrestation du cardinal Wys-zynski, primat de Pologne.1942 — Des avions canadiens effec- tuent leur première attaque contre les japonaises sur ITe de Kiska, es Aléoutiennes.La partie de dés qui risque de se jouer dans les prochaines heures derrière la table officielle n’est pas perçue officiellement comme une crise majeure à la FTQ-CŒBtruction.Son directeur, M.Guy Du- oronto Minnaopofet Francisco précipitation j-| haut* pr«>jio« g bas»» prossion mass* d’air frais mass* d’air chaud Avec le déplacement plus à l’est de la dépression qui a affecté nos.régions, le soleil pourrait percer sans trop d’ardeur toutefois.Chacun aura noté que l’atmosphère ne nous laisse que peu de répit ces temps-ci subjuguée qu’elle est à nos latitudes par une circulation favorisant la formation de perturbations et nous gardant par surcroît dans l’air frais de la baie d’Hudson.En résumé.une belle journée d’automne aujourd'hui et un retour probable aux températures en-dessous des normales saisonnières et du temps massaude pour demain.• Abitibi, Chibougamau, Pontiac-Témiscamingue: ensoleillé avec passa- ges nuageux.Maximum de 8 Aperçu pour mercredi: pluie.à 10.Laurentides, Haute-Mauricie, Lac Saint-Jean, Québec, Trois-Rivières: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 11 à 13.Aperçu pour mercredi: averses.• Outaouais, Montréal, Cantons de l’est: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum près ae 14.Aperçu pour mercredi: averses.• Baie-Comeau, Sept-Iles, Rimouski, Gaspésie: fréquents passages nuageux.Maximum de 7 à 10.Aperçu pour mercredi: ennuagement suivi d averses.forces dans les 1941 — La terreur nazie s’installe en Tchécoslovaquie.1939 — L’Allemagne et l’Union soviétique se mettent d accord sur un plan de partage de la Pologne.1924 — Deux avions militaires américains bouclent le premier tour du monde en avion, qui avait commencé le 6 avril.1912 — Le navire japonais Kicker Maru coule au large du Japon, causant la mort d’un millier de personnes.1716 — Traité de Hanovre entre la France et l’Angleterre.Ils sontnés un 28 septembre: Prosper Mérimée, écrivain français 1803-1870; Georges Clémenceau, homme d'État français 1841-1929.tat américain, M.Henry Kissinger, qu’il ne pouvait envisager la tenue d'une telle conférence à Salisbury et qu’il ne pouvait le recommander aux nations africaines.Le président tanzanien a expliqué que le cadre constitutionnel transitoire (conseil des ministres, d’État, etc.) décrit par M.Smith était inacceptable pour deux raisons: d’une part, parce qu’il avait été conçu sans consultation des nationalistes et présenté tel quel aux Africains qui ne pouvaient répondre que par oui ou par non; d’autre part, parce qu’on “légalise le pouvoir blanc” deM.Smith, a expliqué le président Nyerere, en rappelant que le chef du gouvernement rhodésien avait prévu que le ministre de la Défense et le ministre de l’Intérieur du gouvernement de transition appartiendraient à la minorité blanche.CONSTRUCTION opposés à la grève — songeraient présentement à contacter la partie patronale «pour savoir si elle est prête à entériner par écrit les propositions faites par le conciliateur en fin de semaine.En contournant ainsi la table officielle de négociation, ces syndicats veulent obtenir gain de cause sur des points mineurs.En cas d’accord, ils rappelleraient leurs troupes en grève.La FTQ-Construction pourrait toutefois opposer son veto à ces ententes, du fait qu elle détient seule le droit légal de négocier.Par contre, si les propositions patronales ainsi renouvelées étaient faites officiellement par les entrepreneurs à la FTQ-Construction elle-même, rien n’em-pécherait ces unions mécontentes du déroulement du conflit de soumettre ces nouvelles propositionsà leur membres et de les faire rentrer au travail par la suite, nouvelles propositions à leurs membres et de les faire rentrer au travail par la suite.moulin, niait hier avoir été saisi des menaces des journaliers et reléguait ces dernières à des “incidents de parcours”.Officiellement, la FTQ-Construction accusait hier la partie patronale d’avoir torpillé ’3s négociations de la fin de semaine avec le conciliateur en brillant par son absence.Le président de l’AECQ était, dit-on, à Sept-Res.Du côté patronal, on reprochait au gouvernement d’avoir suscite une reprise des pourparlers entre la FTQ-Construction et le conciliateur, grâce à une intervention du sous-ministre, M.Gilles Laporte.Pour les entrepreneurs, les interventions gouvernementales devraient se limiter à ordonner des votes démocratiques à la FTQ.Comme rien n’est jamais simple dans la construction, il convient enfin ae signaler qu’André Desjardins, l’ex-roi de la construction, actuellement négociateur pour les plombiers, a indiqué dimanche aux gérants d’affaire son intention d’amener les plombiers à “respecter les piquets de grève”.“Dédé, qui a refusé de participer à l’effort de grève, se donne une allure syndicale aujourd’hui en disant qu’il fera respecter des piquets au moment où le man- âue de participation des unions les a fait isparaitre à toutes fins utiles”, a commenté à ce sujet Roger Perreault hier.Perreault a d’ailleurs fait un commentaire du même ordre à la réunion de la fin de semaine où les gérants d’affaire des différents métier ont officiellement rejeté les propositions verbales du conciliateur.Conformément à la politique d’aide statutaire énoncée en décembre dernier, le ministre d’État aux Transports, M.Paul Négociation permanente T”On sait qu’en vertu du document dé-1 V/fc I wl I posé en décembre dernier, l’aide au défi- cit d’exploitation des commissions de transport et des futures corporations in-termunicipàles de transport variera entre 45 et 55% de ce déficit, proportionnellement à leur achalandage.Berthiaume a rappelé qu’en instaurant un programme d’aide statutaire aux commissions de transport, le gouvernement du Québec était désireux de leur assurer une plus grande stabilité financière et de Les syndiqués de Tembec, au Témisca-mingue, viennent de signer un contrat de travail de trois ans qui instaure un régime de négociation permanente dans cette entreprise où les travailleurs détiennent 32% des actions.La négociation permanente qui constitue une innovation dans le régime québécois de relations de travail, se fera par le biais de comités où les deux parties seront représentées.Ces comités auront juridiction en matière d’embauche, d’horaires de travail, de discipline, d’évaluation des tâches, de classification des métiers, de coûts d’exploitation et de sécurité au travail.Les 575 membres du local 233 du Syndicat canadien des travailleurs du papier (FTQ) recevront une augmentation de salaire moyenne de 85 cents l’heure au • cours de la première année, pour donner un salaire moyen de $6.18 l’heure.Le salaire sera porté à $6.79 la deuxième année et l’augmentation pour la troisième année sera négociée à ce moment-là.“Les éléments de cet accord sont sujets à l’approbation de la régie anti-inflation.Tembec, dont le conseil d’administration compte deux syndiqués, a été créé par les syndiqués de cette entreprise, des citoyens de la région, quatre’ anciens cadres de la CIP et les deux niveaux de gouvernement.Bourassa réunit son cabinet à Sherbrooke LA FORMULE permettent mieux que les tests de déterminer le degré de connaissance de l’anglais chez les enfants, en particulier .ceux du niveau de la maternelle.Une telle solution n’est pas incompatible avec le chapitre V de la Loi 22.Dimanche, M.Angelo Montini, président du Consiglio, se déclarait favorable à cette méthode, partiellement en usage à la CECM à l’égard des enfants dont les résultats aux tests les situaient dans la zone dite “grise” (de 45% à 59%).L’article 43 du chapitre V de la Loi Sorte en effet que le ministre de l’Éduca-on “peut” imposer des tests pour s’assurer que les enfants ont une connaissance suffisante de la langue anglaise.La Loi ajoute qu’il “peut” exiger qu’une commission scolaire “révise l’intégration des élèves conformément aux résultats des tests”.C’est hier que les représentants du Consiglio devaient rencontrer de nouveau le premier ministre pour examiner avec celui-ci la proposition qu'il s'était engagé à leur présenter et qui devait mettre un terme au suspense scolaire.Mais la rencontre, a-t-on indiqué hier, aura certaine- QUÉBEC (PC) — Le Conseil des ministres tiendra une réunion de deux jours à Sherbrooke, les 6 et 7 octobre prochains, a-t-on annoncé hier au bureau du premier ministre Bourassa.Le maire de Sherbrooke Jacques O’B-ready a mis à la disposition du cabinet le domaine Howard, situé sur la rue Portland.Ce sera la deuxième fois que le cabinet se réunit en dehors de Quebec.En octobre dernier, il a tenu une réunion à St-Félicien, dans le comté de Roberval.ment lieu avant la réunion hebdomadaire du Cabinet, mercredi matin.Tandis que se poursuivent ces efforts et ces consultations, les parents d’origine italienne ont reçu dimanche du Consiglio la directive de poursuivre l’occùpation des écoles anglaises de la CECM et de la Commission scolaire Jérôme Le Royer, mais à la condition de bien veiller à ne pas perturber l’activité régulière des classes.Des cellules constituées d’un nombre restreint de parents ont été constituées dans chacune des écoles pour assurer la sécurité des enfants et dispenser, dans la mesure du possible, un enseignement aux enfants privés de cours depuis trois semaines.Zénith à Sept-îles SEPT-ILES (PC) — À compter du 4 octobre, la population de Sept-Res bénéficiera du réseau téléphonique Zénith à partir du bureau regional de Communications-Québec, à Sept-Res.En annonçant la nouvelle; le ministre des Communications du Quebec, M.Denis Hardy, a déclaré qu’il s’agissait là d’une façon pour le gouvernement de s’acquitter d’une de ses responsabilités qui consiste à rendre l’information accessible à tous.Le réseau Zénith offre à tous les Québécois l’accessibilité aux services gouvernementaux par le fait qu’il achemine tous les appels des citoyens d’une même région vers leur bureau de Communications-Québec.Là, un préposé aux renseignements informe les citoyens ou les dirige à qui de droit.M.Hardy était de passage à Sept-Res, lundi, à l’occasion de l’inauguration de pages régionales dans le quotidien Le Soleil, de Québec.Une de ces pages sera consacrée à la région de l’Est du Québec.BLOCS-NOTES8^- autonome” dont rien ne garantit qu’il fera mieux qu’elle ou que Transurbain et Métro Provincial.R importe à cet égard d’améliorer le service local dans le West-Island, de prévoir les raccordements souhaitables avec le réseau de la communauté, et de planifier surtout l’avenir.Or cela demande non seulement des jeux d’organigrammes et de pouvoirs entre Quebec et les villes en cause, mais surtout une politique à l’endroit du transport privé et du transport public.Malheureusement, le transport urbain n’entre pas dans les cinq grandes priorités que le premier ministre lui-même retenait, en juin dernier, dans sa lettre à ses collègues du cabinet.M.Robert Bourassa soulignait, certes, les questions de logement et de fiscalité municipale, mais minimisait le lien entre 1 un et l’autre, soit la politique du transport urbain.Québec a su mettre de l’ordre dans les juridictions à Laval et sur la Rive-Sud.Le plus important manque encore, dans l’ensemble métropolitain de Montréal.faciliter leur planification à court, moyen et long termes.R s’est aussi dit convaincu que les travaux actuellement en cours du comité du transport des personnes dans la région de Montréal, présidé par le sous-ministre des Transports, Claude Rouleau, et dont est membre le président de la CTRSM, M.Jacques Gilbert, contribueront à assurer l’amélioration des services de transport en commun sur la Rive-Sud de Montréal.Stuart Smith: Québec doit justifier sa loi 22 Le chef du Parti libéral de l’Ontario, M.Stuart Smith, prétend que le gouvernement du Québec devrait expliquer ou justifier sa loi controversée sur les langues officieUes, qui accorde la priorité au français dans la province.M.Smith, qui parlait devant les membres du Canadian Club de la métropole, hier, a dit que s’il était élu premier ministre de sa province, il chercnerait à convoquer une seconde rencontre des premiers ministres provinciaux sur le thème “Confédération de demain”.À cette conférence, le Québec “aurait à expliquer ou justifier sa loi 22”, comme on appelle communément la loi sur les langues officielles.Il a dit qu’il entretenait des doutes au sujet de cette législation, ajoutant que très peu de gens, en Ontario, en comprenaient vraiment l’intention.A la suite de sa causerie, M.Smith a dit aux journalistes que si la plupart des Ontariens approuvaient le souci des Québécois de protéger la langue française, ils étaient perturbés en apprenant que des enfants italiens ne pouvaient fréquenter les écoles anglophones.Selon lui, une seconde rencontre devrait avoir lieu “afin de clarifier la situation”.“L’avenir de ce pays est trop fragile pour le confier à des extrémistes’, a-t-il dit, ajoutant qu’il n’avait aucune objection à ce que des représentants du gouvernement fédéral soient invités à la rencontre.DÉCÈS LAUZER.— A Outremont, le 25 sept.1976 à l’âge de 76 ans, est décédé le Dr Rosaire Lau-zer chirurgien aux hôpitaux St-Luc et Pasteur.Epoux de Caroline Bourret.Il laisse dans le deuil outre son épouse sa fille Denise épouse de Guy St-Germain, ses soeurs Lorette, Be-cotte et Juliette ainsi que ses petits-enfants Charles, Claire, Philippe et Antoine.Les funérailles auront lieu mardi le 28 courant.Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire Inc.& .J.S.Vallée Liée, no 1111 rue Laurier Ouest à Outremont à 9 heures 45, pour se rendre à l’église St-Germain où le service sera célébré à 10 heures.Et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont pnés d’y assister sans autre invitation.LE SAV EZ- LE DEVOIR est disponible sur microfilms depuis les tout premiers numéros publiés en 1910.LE DEVOIR sur microfilms est source de renseignements indispensables dans les biblio thèques, les centres de documentation et toutes les bonnes maisons d’enseignement.LE DEVOIR sur microfilms vous sauvera temps et espace en plus de vous éviter touf autres ennuis que comporte l’accumulation des journaux.POUR RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES.ECRIVEZ AU JOURNAL LE DEVOIR SERVICE DU MICROFILM 211 rueduST-SACREMENT.MONTREAL (Que.) H2Y 1X1 OU COMPOSEZ 844-3361 PÔSTE 245 INDEX DU DEVOIR ÉGALEMENT DISPONIBLES DEPUIS 1966 l tu:* » .¦ «h, .« K Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 • 7 Les professeurs de rilQAM en journée d’étude aujourd’hui par Angèle Dagenais Après quatre mois de négociations et l’échec de la période de conciliation, les 507 Srofesseurs de l’Université du luébec à Montréal ont décidé de tenir une première journée d’étude, aujourd’hui.Deux autres devraient avoir lieu au cours des deux prochaines semaines, avant le déclenchement de la grève générale, le 18 octobre.Le syndicat des professeurs de l’UQAM, le SPUQ, qui bénéficie de l’appui “inconditionnel” des etudiants de la constituante montréalaise, espère ainsi forcer l’administration à déposer de nouvelles offres ou de “premières” offres, comme c’est le cas, notamment, pour l’emploi des chargés de cours.En effet, la politique prévalant à l’UQAM, selon le SPUQ, est de généraliser le travail surnuméraire, où 43% des cours en moyenne sont dispensés par des chargés de cours.Dans certains secteurs, tel l’administration, les communications, et la formation des maîtres, ce pourcentage peut atteindre 70% et plus.Dans d’autres universités québécoises, à Laval, par exemple, 5% des cours seulement sont donnés par des chargés de cours.Le SPUQ s’insurge contre cette politique d’embauche de “surnuméraires sous-payés” qui ne font que dispenser un enseignement, sans être tenus d’effectuer des tâches d’encadrement des étudiants, d’administration, et autres, dévolues aux professeurs réguliers.De plus, l’UQAM garde en réserve, depuis le mois de juin dernier, 46 postes de professeurs à plein temps ou’elle refuse d’octroyer, voulant ainsi en faire un objet de négociation même si cet influx est autorisé par la progression normale de la chentèle universitaire.Ces postes non comblés représentent une masse salariale de $1,2 million, que l’U- niversité retient par fraude administrative et académique, soutient le syndicat, car elle n’a aucune raison valable de limiter ainsi l'accroissement des effectifs du corps professoral.Les négociations achoppent, en plus, sur tous les points jugés fondamentaux par le SPUQ, notamment la tâche professorale et les fonctions départementales, le droit de représentation au sein de la Commission des études et du Conseil d’administration, l’embauche des professeurs et l’acquisition de la permanence, les promotions et le droit de grief.Sur ce dernier point, l’administration veut enlever la possibilité du recours au grief et â l’arbitrage sur un grand nombre d’articles de la convention et reprendre, selon le syndicat, le pouvoir discrétionnaire qu’elle s’octroyait sous “l’ancien système”, toujours en vigueur, par exemple, à l’Université Laval, dont les professeurs, en grève depuis trois semaines, tentent de se défaire.Le syndicat qualifie “d’abus flagrant du droit de gérance” ces mesures visant un contrôle unilatéral de l’embauche, des promotions, des non-renouvellement de contrats, de l’acouisition de la permanence aes professeurs d’université que propose la réforme Després.Cette “réforme” sert de modèle aux comités de négociations patronaux des autres universités québécoises, dit-on.Malgré le fait que les constituantes de runiversité du Québec à Montréal, Trois-Rivières, Rimouski et Chicoutimi négocient à des tables locales, c^est tout le réseau qui pourrait être paralysé par une grève générale à la mi-octobre.L’administration de l’Université du Québec à Chicoutimi doit présenter des offres finales a ses 130 professeurs le 10 octobre.Les professeurs de l’UQAM ont reçu l’appui inconditionnel des étudiants, qui tiendront également une journée d’études à l’intérieur de groupes-cours ou en assemblée modulaires, afin d’étudier le projet patronal et ses incidences sur les programmes d’enseignement.Selon le syndicat des étudiants, l’AGEUQUAM, les étudiants ne se contenteront pas d’un enseignement “à rabais”.Seins dissidents à la solidarité syndicale professeurs-étudiants à l’UQAM: les 34 professeurs du département des sciences administratives, qui ont voté unanimement de ne pas tenir de journées d’études et qui, par conséquent, dispenseront des cours aux 2,440 étudiants à temps plein et à temps partiel des differentes opinions relevant du département.Le comité des étudiants des sciences administratives (CESA) a pour sa part fait écho à cette décision, en décrétant, par la voix de son conseil d’aoministration, que les cours auraient lieu tel que prévu aujourd’hui.• L’Université, quant à elle, tient à aviser professeurs, employés de soutien et étudiants que l’UQAM sera ouverte, comme à l’accoutumée, et que tous devront vaquer à leurs activités régulières.Une pétition à M.Daigneault Les policiers barbus reviennent en cour Fe0! Le premier ministre adjoint d’Israël, M.Yigal Allon, a été accueilli hier, à Ottawa, par M.Donald Jamieson, ministre des Affaires étrangères du Canada.M.Allon et son épouse demeureront deux jours au Canada, et M.Allon s’entretiendra avec le premier ministre Trudeau.(Téléphoto CP) La grève à l’Office franco-québécois Rien depuis 10 jours Le CN offre de nouveaux tarifs Le Canadien National offrira, à compter du 1er octobre, de nouveaux tarifs aller-retour à l’étendue du Canada, faisant ainsi épargner aux voyageurs plus de 20 pour cent du prix du transport ferroviaire.Les tarifs d’excursion aller-retour d’un jour et de 7 à 30 jours équivaudront au prix d’un billet régulier simple, plus 10 pour cent.Combattons la lèpre en Afrique, tendons une main généreuse à Fame peneo Ces deux prix sont en vigueur seulement pour les voyages aller-retour.Ils sont valables tous les jours, excepté aux périodes de conges.Le tarif if excursion de 7 a 30 jours est valable à toute heure du jour, tandis que celui d’un jour s’applique aux voyages hors des heures de pointe.Le vice-président du CN au marketing voyageurs, M.Garth C.Campbell, s’est dit d’avis que ces nouveaux tarifs spéciaux d’incitation indiquent clairement que le service voyageurs VIA est axé sur l’avenir des trains de voyageurs au Canada.“Nous avons manifesté le désir de ramener les gens vers le train, et c'est exactement ce que nous tentons d’accomplir”, a déclaré M.Campbell.Pendant que les négociations piétinent et qu’aucune rencontre n’a eu lieu depuis 10 jours, les employés en grève de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) ont rappelé hier au ministre Jean-Paul L’Allier, que d’une part, une offre ne peut être finale tant qu’une négociation n’est pas menée à terme, et d’autre part, que sa menace de suspendre les activités de l’Office compromettait le rapprochement des deux parties.M.L’Allier, ministre des Affaires culturelles et coprésident de TOFQJ, invitait la semaine dernière les 18 grévistes à revoir “attentivement” les propositions de règlement faites par la partie patronale et en arriver “eux-mêmes rapidement à la conclusion” qu’elles représentaient, dans le contexte actuel, le gain maximum qu’ils pouvaient faire “sans mettre sérieusement en danger la survie de l’organisme”.l’annulation d’un séjour à l’étranger pour plus de 500 stagiaires québécois et français.Quelque 1,300 séjours auront été annulés si une entente n’est pas survenue d’ici la mi-décembre.Les syndiqués ont vainement tenté d'être reçus, mercredi dernier à Québec, par le ministre L’Allier, ainsi que par M.Gaston Lefebvre, sous-ministre de la Fonction publique et président de la Commission des salaires.“Nous avons plutôt été accueillis par le secrétaire particulier du ministre, qui nous a dit que son patron était à préparer un document d’analyse de la politique salariale, tenant compte des exigences patronales, des documents remis par la partie syndicale ainsi que du contexte de la coopération internationale”, relate Mlle Andrée Lemieux, présidente du SEQO.“Or.quelle ne fut pas notre surprise, quelques heures plus tard, d’apprendre que M.L’Allier réaffirmait le caractère définitif des offres patronales et déclarait que la poursuite du conflit menaçait l’existence même de l’Office.” La barbe d’un homme est-elle partie de son intégrité physique ou bien est-elle la manifestation d’une mode vestimentaire?Voilà la question que deux policiers de la CUM tentent de faire élucider en Cour supérieure, dans leur requête en injonction visant à aire annuler la directive de la ilice de la CUM interdisant le port de la barbe aux policiers.Les deux requérants, qui travaillent habituellement en civil à titre d’enquêteurs de la police de la CUM, ont été suspendus récemment par leur directeur, M.René Daigneault, parce qu’ils portaient la barbe.Le juge Albert Malouf avait rejeté leur requête en injonction provisoire, la semaine derniere, disant qu’il n’y avait aucune urgence et c’est M.Claude Vallerand, juge à la Cour supérieure, qui a pris cette requête, hier, au $tade interlocutoire.Les deux policiers barbus, ar la voix de leur avocat, Me ichel Robert, ont fait valoir qu’ils étaient privés de salaire et ne pouvaient toucher de prestations d’assurance-chômage, étant donné qu’ils étaient suspendus et non pas congédiés.Un sociologue de l’université de Montréal, tout en témoignant pour les requérants, est allé dire que le port de la barbe était plus une mode vestimentaire qu’une intégrité physique.Les requérants se réclament en effet de la charte des droits de l’homme, adoptée par Québec pour affirmer qu’ils ont droit au port de la barbe et que la directive le leur interdisant n’est pas raisonnable puisqu'ils travaillent en civil et doivent conséquemment avoir une tenue qui ne soit pas susceptible de les faire repérer facilement.M.Guy Rocher, a démontré notamment, que le port de la barbe pour un policier ne travaillant pas en uniforme n’avait rien de répréhensible en soi, qu’il n’était pas incompatible avec ses fonctions et que cette allure pouvait fort bien s'inscrire dans le contexte moderne de 1976.Par ailleurs, une pétition portant plus de 1,225 signatu- res de citoyens de Montréal-Ouest demande la réinstallation immédiate dans ses fonctions du sergent-détective Gilles Racette,l’un des deux policiers suspendus.La pétition a été remise, hier, au directeur Rene Daigneault, au Palais de justice, M.Daigneault avait été appelé à témoigner devant le juge Vallerand.L’instigatrice de la pétition, Mme Jurate Dauderis, demeurant elle-même à Montréal-Ouest, a déclaré que la suspension de M.Racette est une “injustice flagrante”.Elle demande que le policier soit réinstallé dans ses fonctions, à cause du “respect et de l’appui” que les citoyens de Montréal-Ouest lui ont toujours accordés.Policier depuis 13 ans, le sergent-détective Racette portait une barbe depuis deux ans et n’avait eu aucun ennui, jus- âu’à ce que le directeur •aigneault émette une directive, le 2 septembre dernier, prohibant le port de la barbe chez les officiers du service policier.Le président de la Fraternité, M.Gilles Masse, lui-méme barbu, de même que l’inspecteur Jean-Claude Ron-dou, qui a lui-même porté la barbe durant trois mou en détenant ce titre, ainsi qu’en occupant son rang précèdent de capitaine, ont également déposé pour donner leur appui au sergent-détective Racette et justifier sa position.L’ex-président de la Ligue des droits de l’homme, M.Maurice Champagne, a également accepté de se faire entendre pour défendre la cause de M.Racette, de même que celle de son confrère, le sergent-détective Jacques Au-dette, suspendu en même temps, pour la même raison.Mme Dauderis a ajouté qu’elle comptait également remettre sa pétition au président du Conseil de sécurité publique, Me Paul-Emile L’Ecuyer, qui a son mot à dire quant aux directives qu’émet le directeur, M.Daigneault. UNIVERSITE DE MONTRÉAL CONFÉRENCE PUBLIQUE À LA FACULTÉ de THÉOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL CONFÉRENCIER: Monseigneur Paul Poupard Recteur de l’Institut Catholique de Paris SUJET DE LA CONFÉRENCE: L’ÉDUCATION DANS UN MONDE EN MUTATION La conférence aura lieu le mardi 28 septembre, à 20 heures, à la salle E-310 de l’immeuble principal de l’Université de Montréal, située au 2900, boulevard Édouard-Montpetit.Renseignements: 343-2083 Le Syndicat des employés québécois de l’OFQJ (SEQO), affilié à la FNEQ-CSN, prétend que le règlement du conflit ne tient plus qu’à un écart de moins de $5,000.En effet, la masse salariale proposée par la partie patronale atteindrait $240,604, tandis que les syndiqués en réclament une de $245,242, incluant une indexation au coût de la vie identique à celle consentie aux syndiqués du Front commun, lors des récentes négociations.Le conflit, qui remonte au 10 septembre, a déjà causé Si vous avez vu Paris et son Louvre, Grenade et son Alhambra, Venise et sa place Saint-Marc, vous devez voir Montréal et ses appartements LaCité.Vous aurez tout vu» Un nouveau concept Quelques pas de votre appartement et vous êtes à l’hôtel ou sur la Promenade; centre commercial intérieur par excellence, composé de quatre-vingt cinq boutiques, cinq restaurants, trois cinémas, saunas et salles d’exercice physique, piscines, courts de tennis et de squash, stationnement souterrain.Quelques pas de plus.et vous serez sur le Mont-Royal.Seul ou avec d’autres LaCité vous offre en plusieurs répartitions: garçonnières, studios-alcôves et appartements d’une, deux, trois ou quatre chambres à coucher, dont plusieurs avec terrasses.Pour le sommet du confort Autres bénéfices: planchers recouverts de moquettes, contrôle individuel du chauffage et de la climatisation, service de sécurité jour et nuit.Entrée aux appartements modèles à l’angle de la rue Prince Arthur et de l’avenue du Parc.845-4173 RENAULT D’ACCORD MAIS DANS QUEL GARAGE ?CHOISIR UN BON GARAGE EST UN PROBLÈME — Sa situation géographique — Les aubaines dont il me fait bénéficier — Son ambiance et son image — La qualité et le coût de son service AUTANT DE QUESTIONS DIFFICILES A RÉSOUDRE IAREAU AUTOMOBILE RÉPOND: Nous sommes situés en plein coeur du grand Montréal métropolitain avec accès #ar le métro Mont Royàl et plusieurs lignes d’autobus.Vous serez accueilli par une équipe jeune, dynamique, décidée à défendre vos intérêts.Notre service n’a plus sa néputation à faire, notre nombreuse clientèle ainsi que nos 15 années d’expérience sont sa garantie.NOS AUBAINES D'AUTOMNE — Offrez-vous une Renault 5 GTL toit ouvrant sans supplément de prix.ÉCONOMIE $250.00 — Toutes nos Renault 12, 15, 17, 1976 seront équipées d’un radio AM/FM stéréo, sans supplément de prix.EN PLUS D’UN ESCOMPTE DE LIQUIDATION DE $150.00 SOIT UNE ÉCONOMIE TOTALE: $325.00 C’est pour ça que nous sommes le premier dealer Renault de Montréal QUI PINS! 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reconnu les faits et avaient rédigé leur testament.Un communiqué officiel publié hier matin à Damas annonçant les exécutions déclare: “Les criminels ont donc reçu la punition qu’ils méritaient”.Cet incident risque d’envenimer les relations déjà tendues entre les dirigeants baasistes de Damas et de Bagdad: les trois commandos ont déclaré à la télévision qu’ils opéraient depuis , une base en Irak et que leur mission consistait a porter le combat, qui se livrait jusqu’ici au Liban, jusqu’au coeur de la Syrie.Les survivants du commando de quatre hommes ont précisé | qu’ils appartenaient à un groupe de maquisards, basé en Irak, intitulé ‘’Juin noir”, nom qui rappelle l’organisation “Septembre noir” créée à la suite de l’élimination paf le roi Hussein de la présence palestinienne en Jordanie, en septembre 1970.Juin est le mois où les troupes syriennes sont entrées au Liban pour porter assistance aux troupes chrétiennes soumises à l’of-fensive des troupes palestino-musulmanes.Cette attaque est considérée à Damas comme indiquant que l’Irak, qui appuie depuis longtemps le front du refus, c'est-à-dire les éléments du mouvement paslestinien opposés à tout règlement avec Israël, soutient maintenant directement des activités de guérilla en Syrie.Les trois commandos capturés ont déclaré que “Juin Noir” fait partie d’El-Fatah, la plus importante de toutes les organisations de commandos palestiniens que dirige M.Yasser Arafat, qui est également president de l’O.L.P.Mais à Beyrouth, un porte-parole du Fatah a démenti que son mouvement ait quoi que ce soit à voir avec cette affaire et a de-* mandé à la presse de “cesser d’impliquer la révolution palestinienne dans de telles opérations”.Mais c’est bien un groupe dissident du Fatah basé en Irak qui est responsable de l’attaque de dimanche contre l’hôtel Sémira-mis.Le responsable de ce raid est un homme connu sous le nom de “Abu Nidal” qui a été officiellement expulsé du Fatah en 1974 et condamné a mort par contumace, ayant été reconnu coupable par l’organisation palestinienne d’avoir organisé l’attaque d’un appareil de la Panam, à Rome en décembre 1973.Ce raid sur l’aéroport de Fiumicino avait fait 31 morts.L’appui accordé par l’Irak à la faction radicale d’Abu Nidal est une des sources de friction entre Bagdad et l’Organisation de Libération de la Palestine.De source palestinienne, on ajoute qu’un “service secret arabe” a joué un rôle dans l’incident de la veille à Damas.Le raid du commando a commencé dimanche au petit jour.Les quatre hommes sont arrivés à bord d’une voiture immatriculée au Liban, ont maîtrisé le personnel hôtelier et se sont saisis des clients de l’hôtel au nombre de 90.Selon la télévision syrienne, dimanche soir, ils réclamaient en échange de la libération des otages, celle des Palestiniens arrêtés à Damas en juillet à la suite d’une série d’attentats.Mais les forces de l’ordre, qui avaient bouclé toutes les rues avoisinantes et fait évacuer les immeubles ont donné l’assaut, opération qui a duré plusieurs heures et a pris des allures de bataille rangée, avec utilisation de mitraillettes, grenades à main et gaz lacrymogènes.La bataille devait faire 34 blessés dans les rangs des otages, dont 13 ont été hospitalisés et cinq morts, dont un des attaquants le chef du commando, un Palestinien du nom de “Abou Hashish”, qui serait arrivé en Syrie directement de l’Irak.Dans un discours prononcé devant les troupes syriennes, dans une base aérienne, le président Assad a déclaré dimanche que la Syrie n’hésitera pas à riposter contre quiconque viendra dans le pays pour y troubler la paix.“La sécurité de nos concitoyens ne peut être compromise et nous n’hésiterons pas à agir contre eux qui la menaceraient”, a ajouté le président.On apprend par ailleurs que l’une des victimes de la bataille entre le commando et les forces syriennes, était une touriste danoise., Quatre autres danois faisant partie d’un groupe de touristes figurent parmi les 34 blessés.Société pour le Développement des Plantations de Canne à Sucre, rirdustrialisation et la Commercialisation du Sucre.Société d’Etat de la République de Côte d'ivoire (emprunteur) FINANCEMENT DE PROJET pour la CONSTRUCTION DU COMPLEXE SUCRIER DE FERKESSÉDOUGOU II US $45,000,000 .PRÊT À MOYEN TERME Sous la direction de LA BANQUE ROYALE DU CANADA CITICORP INTERNATIONAL GROUP BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE GRINDLAY BRANDTS LIMITED CONTINENTAL BANK Continental Illinois National Bank and Trust Company of Chicago Pourvu par CITIBANK.N.A CONTINENTAL BANK Continental Illinois National Bank and Trust Company of Chicago LA BANQUE ROYALE DU CANADA et Banque Canadienne Nationale Banque Internationale pourlAfrique Occidentale The Royal Bank of Canada Trust Company Bank Mees& Hope NV Interunion-Banque Agent bancaire LA BANQUE ROYALE DU CANADA BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE GRINOLAYS BANK LIMITED CHEMICALBANK Banque de Montréal La Banque Provinciale du Canada Antony Gibbs Holdings Limited La Banque Mercantile du Canada Lloyds Bank International Limited LIBAN___________________ La violence se poursuit alors que s’enlise la situation politique (par Reuter) — La passation des pouvoirs au président Elias Sarkis n’a pas atténué la violence des combats au Liban.Tandis que le nouveau président consulte les milieux politiques, les affrontements sont signales sur les trois principaux fronts du pavs: à Beyrouth, dans la montagne et à Tripoli.Dans la capitale du Nord-Liban, où la population de trois cent cinquante mille habitants, en majorité musulmane, est assiégée depuis quatre mois par les forces chrétiennes et des unités syriennes, quelque trois cents civils ont trouvé la mort à la suite de pilonnages aveugles, assurent des porte-paroles de la gauche.La ville est encerclée et ne peut etre atteinte que par mer, toutefois, elle ne manque pas de ravitaillement.Selon les stations de radio, Tripoli a de nouveau été soumise à des bombardements la nuit dernière.Sur le plan politique, M.Sarkis poursuit ses conversations.Il a rencontré dimanche, au musée national de Beyrouth, qui sépare les quartiers chrétiens des secteurs contrôlés par la gauche, M.Kamal Joum-blatt.Aucun progrès n’a été enregistré au cours de cet entretien, mais le chef de la gauche libanaise est convenu de s’entretenir de nouveau avec le nouveau président, indique-t-on de source informée.M.Sarkis s’efforce également de rencontrer le président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), M.Yasser Arafat, précise-t-on.Après sa rencontre avec le président Sarkis, M.Joumblatt a gagné le Caire hier où il a été reçu par le ministre des Affaires étrangères M.Ismail Fahmi, avant de s’entretenir dans la soirée avec le président Anouar Sadate.A son arrivée dans la capitale égyptienne, M.Joumblatt a vivement dénoncé une “coordination des actions syrienne et israélienne dans le Sud-Liban ’.Américains et Israéliens, a-t-il assuré, ont trouvé dans le régime du président Hafez Assad un “instrument” propice à la réalisation de leur “sale complot” contre le Liban et la résistance palestinienne.Le chef de la gauche libanaise était arrivé au Caire par avion venant de Chypre.Il avait gagné l’ile par bateau pour ne pas avoir à passer par la Syrie.Un député qui l’accompagne, M.Albert Mansour, a assuré que le bateau à bord duquel M.Joumblatt voyageait de Saïda à Chypre, avait été percute à six reprises par un navire de guerre israélien à une quinzaine de milles de Saïda.Toujours selon M.Mansour, les Israéliens ont également tiré en direction du bateau.Bien que faisant eau, ce dernier a cependant réussi à atteindre sa destination, a-t-il dit.M.Joumblatt s'est refusé à tout commentaire concernant l'incident.A Tel Aviv, on nie de source militaire que des navires ou des avions israéliens aient été impliqués dans un tel incident.Evoquant la prestation de serment du président Elias Sarkis, M.Joumblatt a assuré que le nouveau chef de l’État était privé de tout pouvoir.“Il n’a ni État, ni gouvernement, ni police, ni troupe — il est comme Mahatma Gandhi”, a-t-il dit.Après avoir rencontré M.Joumblatt, le président Sarkis a reçu hier au palais de Baabda, M.Camille Chamoun, vice premier ministre dans le gouvernement aont la démission collective a été remise au chef de l’État pendant le weekend.M.Pierre Gemayel, chef du Parti Kataëls, doit être à son tour reçu à la présidence mardi.Dans les milieux diplomatiques, on paraît s’attendre à ce que le président Sarkis constitue un nouveau gouvernement composé essentiellement de technocrates sans aucune affiliation politique.• TEL AVIV (AFP) - Un officier des Nations unies a été blessé au cours d’un accrochage avec des fedayine, au Sud-Liban, et transporté dans un hôpital en Israël, rapporte la radio israélienne.La radio israélienne, qui ne fournit aucun détail quant à l’identité ou au rang de l’officier, précise que l’incident est survenu lorsque des fedayine palestiniens ont essayé de s'emparer d’un baraquement servant de poste à des observateurs de l’O.N.U., et ont ouvert le feu sur ses occupants.Pas d’embargo séoudite si le Congrès condamnait le boycottage arabe d’Israël WASHINGTON (par Reuter et AFP) — L’Arabie séoudite n’envisage pas d’imposer un embargo pétrolier contre les États-Unis au cas où le Congrès adoptait une loi interdisant aux sociétés américaines de se plier au boycottage arabe contre Israël, a déclaré M.Gerard Parsky, secrétaire adjoint au Trésor.Dans une interview à l’agence Reuter, M.Parsky a dit que les Séoudites l’ont informé qu’ils “ne considèrent pas un embargo comme étant une option politique”.Des informations avaient fait état ces derniers jours d’une menace d’embargo séoudite.M.Parsky a cependant souligné que si la législation était adoptée, il serait impossible aux compagnies pétrolières américaines de faire des affaires en Arabie séoudite.Ceci si-nifierait que le pétrole séou-ite devrait être acheminé par des pétroliers appartenant à La police intervient au Pays basque BILBAO (Reuter) — La police chargée de la répression des émeutes a fait usage pour réprimer de balles en caoutchouc et de bombes fumigènes pour disperser des manifestations organisées hier au Pays basque.Pour la deuxième fois en quinze jours, la région a ete pratiquement paralysée par des grèves.Le mouvement, à l’appui de revendications en faveur de l’amnistie politique, visait egalement a commémorer le premier anniversaire de la mort de cinq militants extrémistes, dont deux basques, exécutés deux mois avant la mort du général Franco.A Saint-Sébastien, des manifestants criant “Liberté” et “Assez de meurtres" ont renversé des voitures pour arrêter les policiers qui les chargeaient.A Guernica, la police a tiré en l’air pour dis-' perser les manifestants.’ Des grèves et des manifestations avaient déjà été provoquées il y a deux semaines par la mort d’un jeune travailleur, tué à Fontarabif par la police.A la suite de cet incident, le ministre de l’Intérieur Rodolfo Martin Villa avait effectué une tournée à travers le Pays basque pour désamorcer la tension.Selon des sources syndicales basques, la grève de lundi a revêtu une ampleur comparable à celle observée en mars dernier pour protester contre la mort de cinq manifestants abattus par la police à Vitoria.des compagnies non-américaines.L’Arabie séoudite ne vend du pétrole aux compagnies que si on lui donne l’assurance qu’il n’est pas envoyé en Israël.La loi soumise au Congrès interdirait aux compagnies pétrolières américaines de donner une telle assurance.Les membres du Congrès qui ont pris l’initiative de cette legislation affirment que les menaces séoudites sont creuses, car l’Arabie séoudite ne voudrait pas compromettre des transactions portant sur des milliards de dollars avec les États-Unis.Suivant l’Agence du Moyen-Orient, le ministre séoudien des Affaires étrangères, le prince Saud Bin Faisal, qui se trouve à New York pour l’assemblée générale de l’O.N.U., aurait indiqué à des diplomates américains que son gouvernement envisagerait une action de ce genre.Les représentants Jonathan Binghan, de New York, Benjamin Rosenthal, de New York, et Robert Drinan, du Massachusetts, tous trois démocrates, ont qualifié cette menace de “scandaleuse”.Ils ont préconisé, au cas où l’Arabie séoudite y donnait suite, que les États-Unis rétorquent par la suspension de toutes les ventes d’armes et de pièces de rechange à l’Arabie séoudite, qui totalisent, selon eux, 6 milliards de dollars.Cette position correspond à celle prise à plusieurs reprises au cours de la campagne présidentielle par le candidat du Parti démocrate, M.Jimmy Carter.Une conférence entre la Chambre des représentants et le Sénat doit coordonner, avant la fin de la session actuelle du Congrès, prévue pour samedi, les dispositions anti-boycottage arrêtées séparément par les deux Chambres, afin de soumettre une loi ’à la signature du président Ford.La “mauvaise humeur” séoudienne est attribuée en partie, dans les milieux parlementaires, au rejet vendredi par la commission des Affaires étrangères du Sénat, d’une vente de 650 missiles sol-air, d’une valeur totale de 30 millions de dollars à l’Arabie séoudite.ijO’v\5| centrante ki nouvelle fédération des oeuvres.LA BANQUE ROYALE DU CANADA US $71,600,000 PRÊTÀTERME Sous la direction de SOCIÉTÉ POUR L’EXPANSION DES EXPORTATIONS du Canada et la codirection de BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Pourvu par SOCIÉTÉ POUR L’EXPANSION DES EXPORTATIONS LA BANQUE ROYALE OU CANADA du Canada BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE et The Bank of Nova Scotia Banque Canadienne Nationale Channel Islands Limited Banque de Montréal Agent Agent bancaire SOCIÉTÉ POUR L’EXPANSION DES EXPORTATIONS LA BANQUE ROYALE DU CANADA du Canada 11 août 1976 Un prêt Plan-à-terme.Lorsqu’on a de bonnes raisons d’emprunter.% '* s.Emprunter.C'est une décision difficile à prendre.Notre nouvelle brochure: “Dois-je emprunter?" peut vous aider.Demandez-la à l'une de nos succursales.Et si vous avez besoins d'autres bons conseils, n'hésitez pas, nous sommes là pour répondre à vos questions.Prêts personnels plan-à-terme.Tableau des taux ml** X %.banque Royale Montant 12 TVOIS 18 mots 36 mois 60 mots Coût de l’emprunt Versement mensuel Coùtde 1 emprunt Versement mensuel Coùtde l'emprunt Versement mensuel Coùtde lempruni Versement mensuel $1,SOO 11208 1 34 14 165 54 92 53 312 76 50 91 571 20 34 52 2,000 149 44 179 12 220 66 123 37 44168 67 88 761 20 4602 3,500 261 52 31 1 46 386 20 215 90 77608 118 78 1.332 40 80 54 4,500 136 24 403 02 496 62 277.59 997 92 15272 1.71360 103 56 SOOO 37 3 60 447 80 553 74 108 43 1.108 84 tbSfcS 1.903 60 115 06 7,500 560 40 671 70 827 52 462 64 1 66144 254 54 2.855 40 172 59 Intérêt < ak ulê au taux de t }Vi p ft 10 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 Afin de mobiliser tous les Québécois Les Gens de l’air veulent centraliser les appuis par André Tardif Deux dirigeants de l’Association des Gens de l’air du Québec (AGAQ) ont invité hier tous ceux qui vouuraient les aider à s’en remettre au Comité d’appui de l’organisme, “par un souci élémentaire de cohésion”.“Nous souhaitons que tous nos sympathisants comprennent que notre plateforme n’est pas un tremplin politique”, a dit M.Roger Demers, président de l’AGAQ, au cours d’une conférence de presse, en ajoutant qu’au delà des ambitions personnelles, la lutte gravitait essentiellement autour de “la grande question de l’identification collective, du regroupement des forces et de la liberté de pouvoir s’assumer Les 16-19 ans bannis des routes?OTTAWA (d’après CP) -Un rapport d’étude vient de recommander de bannir les jeunes conducteurs des routes, entre 9 et 17 heures, afin d’aider à réduire le nombre d’accidents.Ce rapport, déposé par la Fondation canadienne de recherches sur les accidentés de la route, précise qu’un permis de conduire limite et une meilleure éducation des conducteurs semblent toujours être les meilleurs moyens pour réduire les accidents delà route impliquant des conducteurs â-gés de 16 à 19 ans.Le rapport conclut que les conducteurs de ce groupe d’âges ont plus de chances d’être impliques dans des accidents routiers que tout autre groupe de conducteurs.Mais selon les auteurs du rapport, MM.R.A.Warren et H.m.Simpson, un double programme pourrait contrer ce problème: rendre plus sévères les examens pour l’obtention d’un permis de conduire et émettre pour les jeunes conducteurs des pennis temporaires sujets à révision.Ce rapport suit de peu une autre étude de la Fondation qui avait révélé que les conducteurs imprudents de 16 et 17 ans avaient 165 fois plus de chances de perdre la vie, que le chauffeur moyen qui conduirait prudemment.MM.Warren et Simpson, tout en préconisant l’émission de permis de conduire restreints.aux jeunes conducteurs obtenant leur premier permis, soutiennent qu’une telle émission leur permettrait “d’accumuler de l’expérience, durant certaines périodes où les risques d'accidents sont moins elevés”.D'après eux, il y a moins de risques d’accidents sur les routes, entre 17 heures le soir et 9 heures le matin, que durant les autres heures.La période de pointe des accidents de la route se situe tout particulièrement, selon leur etude, entre 22 heures le soir et 3 heures le matin.Une amélioration de l’information aux conducteurs offre, à plus long terme, les meilleures chances de réduire les accidents, disent encore les deux recherchistes, qui ajputent que six heures d’entraînement aerrière le volant d’une auto ne sont pas suffisantes pour produire des conducteurs sécuritaires et prudents.Les jeunes conducteurs empruntent les routes plus fréquemment que les cnauffeurs plus âgés, et pourtant ils ont moins d’expérience, note encore le rapport.Mme Rousseau au Conseil sur le statut de la femme OTTAWA (PC) - Mme Yvette Rousseau a été nommée présidente du Conseil consultatif sur le statut de la femme.Cette nomination a été annoncée par le gouvernement, hier.Mme Rousseau était vice-présidente de l’organisme depuis 1973 et présidente par intérim depuis le 1er juin dernier./iteCiend St-Atteint Cours 4« Tapissirii (technique haute-lisse) Data limita (Tlnacrlptlon: lirOCTOBRE 1976 Renseignements: 923-9949 pleinement”.M.Demers en a profité pour réitérer la confiance de l’AGAQ aux membres du Comité d’appui, dont M.Guy Bi-saillon est le coordonnateur.“Il était impérieux pour nous de trouver des mécanismes pour coordonner nos diverses activités, car, au delà de la querelle juridique qui faisait la manchette des journaux, nous avons vite compris que notre cause, si elle était bien engagée, devait mobiliser tous les Québécois.“Nous étions dans une impasse, sans l’être tout à fait.Nous cherchions des formules pour que le problème des Gens de l’air, assez marginal, un temps, ait un impact considérable auprès de la population.Nous avons alors songé à un comité d’appui dont nous avons confié la mise sur pied à M.Bisaillon.La réponse ne s’est pas fait attendre et au-jourd hui, nous sommes forcés de reconnaître que les résultats sont inespérés.” En un peu plus de deux semaines, le Comité d’appui a recueilli $35,000 d’un objectif de $100,000, par voie de souscription publique.Le gouvernement du Quebec a, de plus, fourni $25,000, les membres de I’AGAQ, au nombre de 1,300, souscriront $30,000, et on vise obtenir $80,000 de la vente des macarons indiquant.“Il y a du français dans l’air”, pour des revenus totalisant $235,000.L’AGAQ prévoit des dépenses de l’ordre de $241,770, au cours de l’exercice financier 1976-77, dont $95,000 au poste du dossier “bilinguisme’’.De son côté, M.Pierre Beaudry, secrétaire général de l’AGAQ, a dit qu’au nom de la cohérence et par souci d’efficacité, il fallait contrôler toute l’opération publicitaire des Gens de l’air.“Beaucoup d’initiatives personnelles ont été prises, au cours des dernières semaines.Nous sommes surpris, par exemple, d’apprendre que tel individu a organisé une conférence de presse pour proclamer son adhésion.Toutefois, dans le meilleur de nos inté- rêts, nous ne pouvons plus accepter que des organisations, des groupes ou des individus prennent des initiatives qui seraient contraires à notre stratégie globale, même si leur appui nous est acquis.“A l’avenir, a ajouté M.Beaudry, nous ne pourrons plus cautionner ceux-là qui, voulant nous montrer leur solidarité, prennent des initiatives personnelles et font des déclarations intempestives, convoquent les journalistes et laissent croire qu’ils dirigent ou prennent les décisions pour le Comité d’appui.” Il a enfin invité les organismes ayant des messages pertinents à diffuser, “differents des nôtres”, sur le problème des Gens de l’air, à le faire par le biais de leur propre organisation, “par souci d’honnêteté”.Le renard devient coupeur de ruban MWMM giPP ï r — WÆZmfr.'mmm.'ÆwmyfmX's/y/ mmm mnmosssm.Inauguration cflnstabanque à la gare du La Fontaine Express de la Banque de Montréal Le renard était bien occupé la journée de l’inauguration d’Instabanque, ce “guichet toujours ouvert”.A la fine pointe de l’actualité, non seulement coupa-t-il le traditionnel ruban mais c’est à lui que revint l’honneur d’expliquer à ses camarades de • voyage le fonctionnement de ce nouveau service.Les légendaires passagers qui voyagent à bord du La Fontaine Express, ce train qui se ballade d’une succursale de la Banque de Montréal à l’autre, étaient fort curieux d’en connaître davantage.-—¦" “Un guichet toujours ouvert” A tout seigneur tout honneur, c'est le lion qui ouvrit le bal."Mon cher renard, dit-il, vous qui êtes si futé, qu'est-ce que ça mange en hiver votre Instabanque?" Majesté, répondit le renard, Instabanque est "un guichet toujours ouvert ".Il permet au client d'obtenir presque tous les services bancaires habituels 24 heures par jour, 7 jours par semaine.Ainsi, vous pouvez, entre autres, retirer de l'argent sonnant, faire des dépôtsàvoscomptesdechèquesetd’épargne, virer de l'argent d’un compte à un autre, effectuer le paiement des factures de services publics.Vous obtenez sur-le-champ un reçu pour vos transactions et ce service ne coûte rien.” c Banque de Montreal 1975 , De l’argent sonnant Puis, ce fut au tour de la cigale d'entrer en scène."Supposons, / dit-elle, que j'ai besoin de quel-( ^ que somme en de- hors des heures d’affaires."Soyez rassurée /Mk ^ Ik madame, lui fit le renard, vous pouvez obtenir jusqu'à $100 par jour d’avances de fonds sur votre carte Master Charge* ou encore retirer cette somme de l'un de vos comptes." *avec Irais d'intérêt de 1 /2% par mois (18% par année) Carte Master Charge spéciale à bande magnétique Désinvoltes et curieux, le lièvre et le chat avaient aussi des questions à poser: Qu est-ce qu'il faut?" dit l’un."Comment ça fonctionne?" interrogea l'autre.Patiemment, le renard expliqua qu'il fallait une carte Master Charge spéciale à bande magnétique.Cette bande renferme, d'une façon confidentielle, toutes les données nécessaires dont un numéro de code personnel.Le renard fit ensuite une démonstration de l’Instabanque pour satisfaire la curiosité du chat.L’opération est simple, le chatî'a constaté.Il suffit d'insérer la carte Master Charge à •Marque de commerce de la Banque de Montréal bande magnétique, ensuite d’indiquer son numéro de code personnel puis de choisir la transaction désirée et tout est dit.Instabanque s'exécute.Instabanque dans la région de Montréal Monsieur le renard, coupa la tortue, il m'intéresse vivement de savoir, comme tortue, où l'on peut trouver des appareils Instabanque dans la région de Montréal." "Voici votre réponse, trancha le renard, vous trouverez Instabanque: • à la Gare Windsor** • à la Mini-Banque des Galeries d’Anjou** • aux succursales suivantes: • Centre commercial Fairview • Centre commercial Rockland (Ville Mont-Royal) • St-Hubert et St-Zotique Côte-des-Neiges et Queen Mary Claremont et Sherbrooke Plaza Alexis Nihon Les Terrasses (en novembre 1976) Les Galeries Taschereau (Greenfield Park) 1 Le Carrefour Laval.**sous réserve des heures d'ouverture de l'édifice Instabanque—un service unique.inter-cités La tortue n'était pas complètement satisfaite."C'est bien beau, dit-elle, mais moi qui porte ma maison sur mon dos, je voyage beaucoup et.” Je vous vois venir, reprit le malin renard, mais sachez qu’lnstabanque permet non seulement de faire presque toutes les transactions bancaires habituelles mais de les faire d'une ville à l'autre.Bientôt, l’on trouvera pas moins de 75 appareils Instabanque dans les principales villes du pays, dont Montréal, Ottawa/Hull, Toronto, Hamilton, Calgary, Edmonton et Vancouver.Comment faire la demande de carte En conclusion, la fourmi manifesta le désir d'en connaître davantage sur la façon de faire sa demande.Le renard lui indiqua qu'il suffisait (que l'on soit ou non client de Master Charge de la Banque de Montréal) de demander une carte Master Charge à bande magnétique, en s'adressant à sa succursale.Et c'est là-dessus _____ que l'inauguration d'Insta- banque, présidée par le renard, passa à l’histoire.Ce dernier se mérita une "bonne main d'applaûdisse-ments" de la part de ses compagnons de voyage et du conducteur qui crut bon rappeler la devise de la Banque de Montréal: "Service en tête".Qu esl-œ qu on peut faire pour vous ?ûû La Première Banque Canadienne Banque de Montréal Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 • 11 Au Canada, le nombre des morts par cancer du poumon a plus que doublé en douze ans par Gilles Provost En douze ans, de 1961 à 1973, le nombre des décès causés au Canada par le cancer du poumon (une maladie “rare” chez les non-fumeurs) a doublé chez les hommes et triplé chez les femmes, selon une publication récente du ministère de la Santé du Canada.Malgré ce “ratrappage” des femmes (qui étaient traditionnellement à l’abri du cancer du poumon parce que l’habitude de la cigarette est récent parmi elles), il reste encore cinq fois plus de victimes du cancer chez les hommes que chez les femmes (5,091 contre 1,078).En 1961, par comparaison, le décalage était de sept contre une (2,411 contre 363).Chez les hommes comme chez les femmes, les victimes Hormones: un danger officiel WASHINGTON (AFP) -Là “Food and Drug Administration” a ordonne hier que les emballages d’estrogènes vendus pour atténuer les symptômes de la ménopause comportent une étiquette avertissant les médecins des dangers possibles de cette hormone.Cette mesure doit être appliquée d’ici 60 jours.La décision de la FDA, agence qui régit aux États-Unis les ventes de produits alimentaires et pharmaceuti- 3ues, fait suite à la publication e divers travaux établissant que la prise prolongée d’hormones pour ralentir les symptômes de la ménopause pouvait provoquer le développement de cancers de l’utérus.L’avertissement devra être imprimé sur les emballages destinés aux membres de la profession médicale.Le public est invité à faire connaître son avis sur l’opportunité de le faire apparaître également sur les emballages distribués aux utilisatrices.Le texte indique les cas dans lesquels l’absorption d’estrogènes est déconseillée, et recommande un contrôle médical fréquent.du cancer du poumon ont augmenté plus rapidement que la population canadienne, si bien que le pourcentage des décès attribuables à cette maladie a aussi augmenté, indique cette publication intitulée ’’Les maladies liées à l’usage du tabac au Canada: Les tendances de la mortalité — cancer du poumon”.Chez les hommes, le cancer du poumon cause 5% des décès et le pourcentage atteint 10% entre 45 et 60 ans.Au sein de cette population d’âge mur, plus du tiers des victimes de cancer meurent du cancer du poumon.Fait à noter, ces trois pourcentages sont de 50% supérieurs a ce qu’ils étaient douze ans plus tôt.Chez les femmes, le pourcentage des décès attribuables au cancer du poumon a augmenté de 150% pendant la même période.Même ainsi, pourtant, le cancer du poumon n’est responsable que de 1.5% des décès féminins.Dans les groupes d’âge les plus exposes, on frôle le 5%.Le document de la Direction de l’usage non-médical des drogues du ministère de la Santé révèle aussi que les baisses récentes de la consommation de cigarettes en Ontario et en Colombie-Britannique n’empêchent toujours pas ces deux provinces de conserver les pires taux de décès par cancer du poumon.Le Québec, qui détient maintenant la palme de la consommation de cigarettes au pays, est en bonne voie d’obtenir aussi le record des décès par cancer du poumon.Encore maintenant, il reste en deçà de la moyenne cana- dienne, mais c’est dans la belle province que le rythme d'augmentation de cette maladie est le plus fréquemment supérieur a la moyenne et cela, dans toutes les catégories d’âges.On a aussi constaté, depuis 1968, que notre province détient de plus en plus souvent le record, dans certaines catégories d'âges, chez les hommeç.Projet d’expédition USA dans l’Arctique Un ballon dans le cimetière OSLO (AFP) - Les États-Unis projettent de lancer une vaste operation de recherches scientifiques dans l’océan Arctique, a déclaré hier M.Egil Belle, porte-parole du ministère norvégien des Affaires étrangères.Le projet consiste dans la construction d’une station flottante de recherches à bord d’un navire brise-glaces, qui suivra la même route que l’explorateur norvégien Fridijof Mansen et son équipage, lors- Bizarres suicides à New York TOKYO (AFP) - Un ballon lancé par Taiwan et destiné aux sinistrés du tremblement de terre qui a secoué récemment la Chine continentale a terminé sa course dans un cimetière de “Toyosaka”, au nord de Tokyo.Selon la police, il a explosé en heurtant une ligne électrique.Outre des vivres et des vêtements destinés aux réfugiés, le ballon, qui mesure environ vingt métrés de diamètre, transportait de la propagande hostile au président Mao Tsé-toung.Deux ballons identiques avaient atterri récemment dans le nord du Japon, à Hokkaido et Aomori.NEW YORK (AFP) - La police new-yorkaise cherche en vain depuis dimanche à s’expliquer pourquoi un blanchisseur chinois et deux membres de sa famille se sont jetés par la fenêtre de leur appartement en laissant derrière eux 74,000 dollars en argent liquide brûlant dans un seau.M.Ark On Léo, 76 ans, et sa femme, Yuk Lin Léo, 67 ans, ont trouvé la mort dans leur chute.Leur fille, Fe Hong Léo, 44 ans, a été hospitalisée dans un état grave.Les enquêteurs n’ont aucun élément d’explication, sinon une théorie selon laquelle la famille, avant de se suicider, aurait brûlé l’argent pour s’assurer, selon une croyance chinoise, l’accès au paradis.C’est quoi _ ASSIMIl ?I C’est la méthode moderne audio-visuelle pour apprendre une autre langue ^facilement.rapidement COURS COMPLET “ASSIMIL” ENREGISTRÉ sur disques, bandes ou cassettes • anglais • allemand • espagnol • grec / 6295 chacun Russe 79,Q • italien • néerlandais • portugais • français • latin Las cours en portugais, néerlandais et grec ne sont pas disponibles sur bandes.Volume explicatif “ASSIMIL” 5.85- russe 6.25 Comprenant de 350 a 500 pages selon la langue choisie Ce volume donne des explications dairesetp'ecses sur chaque leçon AUTBES COURS “ASSIMIL” disponible* sur disques ou cassettes, à prix variés • espéranto • serbo-croate • arabe l’occitan • breton • corse • takistoirts anglaises et américaines • Il prdioii és rii|tiii (advanced English) s itpntinMeiriiMHe (advanced German) • hpnfloMtfirispiiiii (advanced Spanish) ( Envoyez ce COUPON D’ESSAI et 50* Vous rscevrez UNE BROCHURE EXPLICATIVE contsnsnt quelques leçons st UN DISQUE 45 TOURS DU COURS DE VOTRE CHOIX COMMANDES POSTALES S.V.P.ajouter les Irais postaux suivants: dans la province de Québec Cataette* 45 Bande* .SS ?laqua* SS Vokima .23 Volum* m caaaatta* .45 Votuma al banda* .65 Volum* edtaqua* .75 Résidants du Québec 8% taxe en plus.COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 849-6201 Livraison gratuite partout sur nie de Montréal et la banlieue immédiate de toute commande de 25.00 et plus.LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA S&cfacflamûttuêfc Ztarraimd* STATIONNEMENT VOISINS DU MAGASIN SOO EST, STE-CATHERINE, angle Berri 849-6201 NC.Àla sorti* du MÉTRO Barri-Stt.Cathanna qu’ils se rendirent, à la voile, de 1893 à 1896, de l’archipel du Spitzbere aux îles de Nouvelle-Sibérie.Une fois le navire pris dans les glaces, commenceront les recherches sur l’océanographie et la géologie sous-marine dans ces régions, ainsi que sur l’influence de la calotte polaire sur le climat de la terre.Par ailleurs, le porte-parole a catégoriquement dementi que le gouvernement norvégien ait demandé aux Américains d’organiser cette expédition pour suivre de plus près, sous couvert de recherche scientifique, l’activité soviétique sans cesse croissante aux abords du Spitzberg.Les îles Spitzberg sont sous souveraineté norvégienne, mais un accord international autorise 41 pays à en exploiter les ressources au même titre que les Norvégiens.Le MIG-25 porte de la rouille NEW YORK (AP) - Les autorités japonaises qui ont procédé à l’examen minutieux du Mig-25 soviétique du lieutenant Viktor Belenko ont noté avec étonnement le manque de perfectionnement de l’appareil, rapporte le magazine Newsweek dans son édition du 4 octobre.La présence de taches de rouille a particulièrement ébahi les experts.“Le MiG n’était pas fait avec le titanium resistant et léger utilisé pour les chasseurs américains, rapporte l’hebdomadaire.L’avion est en réalité fait de vieil acier.” L’appareil soviétique a besoin ae réservoirs géants pour compenser le poids de l’acier utilisé dans sa voilure, et son rayon d’action est moindre que prévu en raison de la taille et du poids des moteurs.Les instruments électroniques, “datant des années 1960”, semblent également avoir déçu par leur manque de raffinement.Pourtant, Newsweek cite le commentaire d’un officier américain en poste au Japon: “Nous décrions aujourd'hui cet appareil du fait de son manque de perfectionnement.En fait, il peut voler plus haut, plus vite et plus lourdement chargé que n’importe quel autre avion de sa catégorie”.Un autre aviateur soviétique s’est réfugié la semaine dernière dans le nord de l’Iran, sur les bords de la mer Caspienne, après s’être enfui d’URSS à bord d’un petit avion monomoteur des services postaux soviétiques.Il s’agit de Valentin Ivanovitch Zachmiov, âgé de 32 ans.Évoquant la défectioft à l’Ouest des deux pilotes soviétiques, l’agence Chine nouvelle a déclaré au cours du week-end qu’il faut s’attendre à une résistance accrue de la part des militaires soviétiques, face à la politique tsariste de Moscou.“Une armée dont la principale tâche est l’agression et l’expansion ne peut conserver un moral élevé.C’est une vérité historique que tous les réactionnaires qui suppriment leur propre peuple et se lancent dans des agressions à l’étranger connaissent une fin abjecte”.Selon Chine nouvelle, M.Leonid Brejnev connaîtra le même sort que Hitler.Après avoir cité l’adage de Mao Tsé-toung sur la toute-puissance du peuple, Chine nouvelle poursuit: “Avec le développement de la lutte révolutionnaire du peuple soviétique, le mécontentement et la résistance des simples soldats soviétiques envers les nouveaux tsars ne peuvent que s’accroître.C’est un problème épineux que la clique Brejnev ne peut résoudre avec l’aide d’armes ultra-modernes Chine nouvelle se demande également si les soldats soviétiques seront prêts à servir de chair à canon pour une “poignée de bourgeois bureaucrates” lorsque les socio-impérialistes soviétiques déclencheront une guerre d’agression.Les tableaux statistiques indiquent, enfin, que le cancer du poumon a surtout progressé parmi les femmes de 45 a 65 ans pendant la période considérée.Par contre, chez les hommes, c’est parmi les plus âgés (plus de 75 ans) que la maladie a fait le plus de progrès.Cette différence est assez normale, puisque les jeunes femmes fument davantage que les générations précédentes.De plus, les effets de cette nouvelle habitude ne se manifestent généralement pas avant une vingtaine d annees, si bien que le cancer du poumon est toujours rare avant l’âge de 30 ans.Un lapin contre les séismes Usine VW en Ontario?WOLFSBURG (d’après CP) — Il n’est pas impossible que la société Volkswagen installe éventuellement une usine de fabrication en territoire canadien, et fort probablement en Ontario: c’est ce qu’a déclaré hier à Wolfsburg, en Allemagne de l’Ouest, le professeur Frederick Thomas, titulaire des finances au sein du conseil d’administration de Volkswagen.M.Thomas, qui accueillait une délégation du gouverne- ment ontarien, a déclaré que Volkswagen avait tout d’abord envisagé d’emménager èn Nouvelle-Ecosse, plus précisément à Halifax, mais qu’il avait lui-méme, à la suite des entretiens qu’il avait eus avec le premier ministre de l’Ontario, M.William Davis et son ministre de l'Industrie, M.Claude Bennett, “prêté une sérieuse attention aux avantages à tirer d'une installation en Ontario, en raison de l’environnement industriel et des servi- ces d’appoint”.Ce mest toutefois pas au Canada que l’entreprise allemande installera sa première usine nord-américaine.En réalité, elle parachève actuellement l’aménagement de ces premières installations à New Stanton, en Pennsylvanie.Cet établissement, du moins M.Thomas l’espère, pourra fort convenablement desservir le marché canadien pendant quelque temps.LOS ANGELES (AFP) -Les services de sécurité de l’Etat de Californie ont commencé pour la première fois au cours du dernier week-end la diffusion à la radio et à la télévision de “spots” visant à mettre en garde la population contre les dangers d’un tremblement de terre.Ces émissions très brèves font appel aux personnages populaires des bandes dessinées.Ainsi DONALD DUCK et BUGS GUNNY expüquent de leurs voix caractéristiques qu’il est dangereux de demeurer à l’intérieur des immeubles après un tremblement de terre, en raison des risques de secousses secondaires.Les écoliers sont avisés de s’allonger sous leurs tables de classe, les mains sur la tête.A tout le monde il est conseillé de garder à portée de main une trousse de premiers secours et une réserve d'eau potable, sans compter l’indispensable poste à transistor.Jusqu’à maintenant 400 stations de radio locales et 60 stations de télévision ont reçu des “spots” destinés à secouer l’indifférence bien connue des Californiens pour un type de catastrophe naturelle dont on les menace périodiquement.De l’intérêt sur vos intérêts, avec les dépôts àterme du Permanent.Avec nos dépôts à terme du Permanent, vous pouvez obtenir des intérêts composés.Tous les six mois, vos intérêts peuvent s’ajouter à votre capital.Cela vous permet de faire fructifier votre argent beaucoup plus rapidement.Par exemple, un montant de $1000 placé à 10% vous rapportera $648.39' en 5 ans .Les dépôts à terme du Permanent.Pensez-y.C'est dans votre intérêt.Taux su|t*t âchangumunt le Permanent La compagnie de fiducie Canada Permanent Depuis 1855, toujours là pour vous aider à y arriver.Membre de la Société de /'assurance-dépôts du Canada 600 ouest, boul.Dorchester.861-8855 1326 avenue Greene, Westmount, 931-7554 183 boul.Hymus-, K-Mart Plaza, Pointe-Claire.697-3883 5222 Chemin de la Reine Marie.Snowdon.489-9381 ^On ria toujours pasreçu sa réponse?Je rappelle par l’interurbain."" 12 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 arts et spectacles JACK NICHOLSON —rm' on filmée MILOS FORMAN W-MM "VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU" CHAMPLAIN 2 STE CATHERINE PAPINEAU S24-16B5 UEROUN >141 WELLINGTON Î68 2092 CREMAZIE ST DENIS CREMAZIE 3S8 4210 CINE-PARC 0DE0N | Tianscjnadienne Sottie (Saint-Bruno) 60 | 655 0692 523-9751 POUR TOUS » Un film rare plein /l • ù/) .de tendresse JPlCUUÇCti (MUlkXlÆ et de fraîcheur.' LUs QU JOUR S DE FRANCE fim SEM- 7.25 - 9.20.SAM.- I 11 dim.tfl3.a».y (wytr * BiWIll Jfo toficlbfc Étage modes 931 3313 I ATWATER 2 PLAZA ALEXIS NIHON Un des grands événements de Cannes | I 1976.Ce nouveau chef-d'œuvre r1 d« Francesco Rosi.Nic0,as Rabaudy POUR 1.00-3.00-5.00 7.1 S - 9.30 STt CATHERINE—BlEURY 866-8057 UNO VENTURA CADAVRES EXQUIS CARREFOUR rfU PLACE DES ARTS W Montréal r'29;Tél: 842-2112 ' r 4- BALLET FOLKLORICO DE MEXICO ~0, AMALIA HERNANDEZ \.l________________ mt SALLE •«Cilm hets: du lundi «iu WILFRID-PELLETIER de PLACE DES ARTS* réservations téléphoniques.Montréal (Québec) H2X/179 Renseîgnemcnis: 842-2112 I CONCERTS L.M.M.C.CONCERTS 1 85e SAISON 1976-1977 Commentant le 7 octobre Concerts le jeudi à 14h.30 7 oct.QUATUOR MELOS en collaboration avec l’Institut Goethe 21 oct.HENRI BRASSARD, piano 4 nov.TRIO BEAUX ARTS 1 18 nov.NONETTO TCHÈQUE 27 jan.TRIO À CORDES FRANÇAIS avec Georges PLUDERMACHER, piano 10 fév.FRANCO GULLI, violon 24 fév.QUINTETTE DE VARSOVIE 10 mars CRAIG SHEPPARD, piano 24 mars TRIO DE BELGRADE 7 avril SIEGFRIED LORENZ, baryton 21 avril RADU LUPU, piano Cotisations: $27.00 Étudiants: $12.00 Renseignements: Ladies' Morning Musical Club 1410 rue Guy, Suite 32 Montréal H3H 2L7 Tel.: 932-6796 - 487-2822 SALLE RESNAtS 3e semaine Pour Tous | "Ne manquez pas ce film, c'est sublime".-PARISCOP BULLE OGIER LOLEH BELLON JEAN-MARC BORY dans un film de YANNICK BELLON JAMAIS PLUS TOUJOURS SALLE EISENSTEIN ‘AMUSANT ET EMOUVANT OU DEBUT A LA FIN* NEW YORK TIMES ! Si* ( nuftuT UN DES MEILLEURS CIRQUES D’AMÉRIQUE! Novveai différan! I HIPPODROME SEULEMENT S JOURS 29 SEPT.AU 3 OCT.SUR SEMAINE: 2:30 et 8:00 p.m.Samedi: 10:30.2:30 et 8:00 DhMiKlm: 1:30 il 5:30 TOUS SIÈGES RÉSERVÉS $3.00 - $4.00 et $5.00 En venfe au Forum et tous les comptoirs TRS FORUM Airclimatisé V: UNE SCLECTION DES FILMS MUTUELS VOILA comment la presse mondiale décrit le Sauvage ADMIRABLE! EPOUSTOUFLANT! MOUVEMENTE! EMOUVANT! SOMPTUEUX! TENDRE! SUPERBE! 00I6INAL! DYNAMIQUE! IRRESISTIBLE! RAYONNANT! EXTRAORDINAIRE! MONTAND TOUCHANT! [gf PIERRE DAVID present» LE SAUVAGE DENEUVE un film de JEAN-PAUL RAPPENEAU ST OtNIS SU CATHERINE ?88 71 15 ST DENIS JARRY 388 5577 ATWATER 2 PIAZA ALEXIS niHOn liage modes 931 3313 Exposition de sculptures rituelles de l’Afrique noire à la Tour LaCité Trente-six sculptures africaines sont exposées dans le hall de la Tour LaCité (rue Parizeau, angle avenue des Pins et avenue du Parc) jusqu’au 11 octobre, grâce aux services de diffusion du Musée des beaux-arts de Montréal.Intitvflée Sculpture rituelle de l’Afrique noire, l’exposition fait partie d’une série de présentations itinérantes montées par le Musge sous la direction de M.Jacques Toupin, conservateur associé et subventionnées par la Corporation des musées nationaux du Canada.L’exposition à la Tour LaCité groupe des oeuvres diverses — masques, statuettes, ornements — provenant de plusieurs pays: Mali, Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, Haute-Volta, Cameroun, Libéria, Nigeria, Ghana, Guinée, Zaïre et Tanzanie.Elles ont été prêtées à.long terme au Musée par les collectionneurs montréalais: les familles Gérald Benjamin, Roland Giguère, Justin Lang, Léo Lippel et Elspeth McConnel.Les masques en montre à la Tour sont tous d’une facture très particulière et originale: ainsi, ce masque représentant une tête d’oiseau surmontée d’une femme, provenant de Haute-Volta, utilisé pour invoquer la protection divine au cours d’enterrements et de cérémonies commémoratives ou ce masque de danse combinant le visage humain avec la tète d’un buffle, de Côte d’ivoire, porté au cours des cérémonies devant assurer la bonne fortune des participants, ou ces masques d’apparence grotesque exagérant les traits humains avec leurs longs poils et leurs cheveux faits de lanière de cuir; ou cet autre, du Cameroun, surmonté d’un groupe de quadrupèdes.Il y a aussi cette belle statuette de femme stylisée, du Ghana, dont les parures sont portées par les femmes enceintes comme porte-bonheur afin d’assurer la naissance d’un' enfant sain et beau et cette sculpture aux trois êtres mystérieux, de Tanzanie, liés en un mouvement rapide, dont les têtes ressemblent à celles de petits dragons.La sculpture des noirs d’A- frique, vaguement connue en Europe depuis lés explorations portuguaises, n’a eu droit de cite dans Le monde des arts qu’au début du 20e siècle.Ce furent les poètes comme Apollinaire et Paul Guillaume, des peintres comme Picasso, Braque et Modigliani et des musiciens comme Darius Milhaud et Stravinski qui.à partir du 1905, ont attire l’attention du public sur ces objets rituels ou décoratifs.La première pièce africaine — un masque offert par Paul Guillaume — fit son entrée en 1924 dans un musée des beaux-arts occidental, à Grenoble, en France.Loin d’être primitives, comme .on l’a prétendu si longtemps, les sculptures africaines font preuve de réflexion, de recherche, de stylisation souvent savante tout en restant spontanées.Objets de culte, portraits réels ou imaginaires, représentations d’ancêtres, symboles mythiques, objets d’usage Courant ou simples porte-bonheur, ces oeuvres ont par ailleurs une spécificité propre à chaque nation, chaque tribu, chaque caste.La plupart des sculptures africaines sont en bois, un matériau fragile sous les tropiques, de telle sorte que les plus vieilles d’entre elles exposées dans les musées ne datent généralement pas plus que 75 ans.Aujourd’hui, des artistes s’adonnent un peu partout en Afrique à la création libre, à coté des artisans traditionnels.Ceux qui taillent les masques ainsi que les autres objets rituels occupent une place spéciale dans l’ordre social.C’est souvent le forgeron du village qui exécute les masques, dont la symbolique évoque les cycles de la vie, la prospérité de la tribu, le respect des coutumes et l’invocation des forces de la nature.Le catalogue, très bien fait, du Musée des beaux-arts et rehaussé d’un historique, cite les mots du sculpteur français, Aristide Maillol, qui disait: ‘‘L’art nègre renferme plus d’idées que l’art grec.Ce qui est étonnant en lui, c’est l’invention étrange des objets, un côté d’imagination et un sens décoratif extraordinaire, difficile à expliquer.” f #4 Ce masque Kpelie de Côte-d’Ivoire fait partie de la collection de 36 pièces sculpturales africaines exposées à la Tour de LaCité (angle des Pins et du Parc) jusqu’au 11 octobre, grâce aux services de diffusion du Musée des beaux-arts de Montréal.La chaîne ABC confronte les Américains à la saga de l’esclavage de “leurs Noirs HOLLYWOOD (Reuter) -La chaîne de télévision américaine a investi la somme record de six millions pour la réalisation d’un feuilleton télévisé d une douzaine d’heures inspiré du roman ‘‘Roots” (Racines) du journaliste et écrivain noir américain Alex Haley.Le roman — un ouvrage de 600 pages qui est une véritable Saga de 1 esclavage noir en Amérique — vient juste d’être publié par les éditions Double-day, de New York.Celles-ci llARold ET MAudE Musique de Cat Stevens Film de Hal Ashby Hafold lonathan {,, Sem.Sem.9:35 1:30 Salle climatisée.I *»' H Gosseï " M S C CA Roben Moreau M S C C A Caroi lapomte C A 50 ouest.Bout.CrSmazie.Suite 700 Montréal 351 -382-3080 BASTIEN.NORMANOIN.BARRIERE & ASSOCIÉS Comptables Agréés Incorporant: Bergeron.Souchereau Hotte.Tétreault blés agréés.R Barrière C A J G Beauiac C A J M Daoust C A G H Hotte C A G R Normandm C A J L Richard C A F Sl-Aubif;, C A GTBouchafcL C A .' P Oallaire C A M Gagné C A fl Lanctôt C A IG Longchamps C A M Perron C A Associés, compta F J Bastien C A G Borduas C A R Dumont C A R Lemtre C A Y Normandin C A C R Sotichereau C A A Tétreault C A G Chiasson C A P Deschamps C A R Gagné C A L Laviche C A Y Montpetit C A G-Ruel CA Édifice F.-M.Marcotte.225 ouest, rue Notre-Dame Montréal, Québec H2Y 1T4 Tél.: 844-4445 et 842-9433 *""'*** BASTIEN.MÉNARD.NORMANDIN.SÉGUIN.ROY & ASSOCIÉS 614 St-Jacques, suite 400 Montréal, Québec H3C 1E2 Téléphone: 288-0766 avec cabinets à Ottawa Québec Lévis Hull Hawhesburry Grand-Mère Granby Saint-Georges (Beauce) Chicoutimi Baie Comeau.Sherbrooke et Lac Mégantic BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Berme» C A Ma'c**' B'sson C A 60 Sl-Jacque«.Suite 601 Montréal - 845-0209 CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES MONTRÉAL-NORD 3737.rue Monselet , 321-3832 ST-OONAT 444 ruePrincipaie Poste Lussier.C.P.30 424-2383 CLARKSON.GORDON S CIE Comptables Agréés P M Adamson C A J E P Bar»v C A M Cam.rand C a L J Carr.pre C A J P Oei'ste C A J B G.ck C-a G Gmgras C A G L'moge» C A M A Mac sen/ e C A •J D Morr.son C A J J PeacocN C a W J Sm.th C A R V Barnett C A C W B’ssegge' C A M M Caron c A G Ctiamoeriand C a m R Germa n c a A W G'imou' C A R E LavO'e C A DGR l.ndsay C A R J Mess er C A R K Paimer C A R Pean C A Associé» residents Montrés! - Québec S'Jean.T Ni M.v.'a» Sa-nueamN Bi Quebec Montreal Ottawa Toronto Mam.lton Kdcnener London W ndsO' Thunder Bay W nn.peg Rég na Canary Edmonton Vancouver v-cto'-s CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1320.Bout.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COOPERS &LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H38 1W6 514-875-5140 cl a travers le monde COURTOIS.FREDETTE.CHARETTE & CIE Comptables Agréés Guy Charette C A Hubert Mercier C m Raymond Pomer CA Jean-Paul Berti CA.i Normand Boisvert C A Raymond Proulx C A 1.Place Ville-Marie Suite 2220 514-866-9911 Montréal H3B 3M4 DELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Ville Marie 861-8512 Montréal.Québec H38 2W3 Bureau au Canada et cab-nets assooes a travers ie monde JEAN-PAUL DIRY & ASSOCIES Comptables agréés Édifice Cherrier Suite 207 3500ruedu Parc Lafontaine Montréal H2L 3M2 (514)527-4557 ERNST & ERNST 1080, côte du Beaver Hall 861-9984 Montréal - Seot-îles - Toronto -Ottawa - Hamilton - Kitchener -London - Winnipeg - Calgarv -Edmonton - Vancouver - Victoria -Abbotsford - Langley Et bureaux associés dans les principales villes des États-Unis du Rovau-me-Uni et autres pays GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIÉS Comptables Agréés Roger Gauvn c a Bernard Duma s C A Roger forget C A Claude Boyer c A G'iies Viiieneuve C a Jean Rea> Charette C A M chet Duquette C a FemandLamothe CA 561 est, boul.Crémazie Montréal 354 - 384-1430 KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables Agréés 666 oueat, rue Sherbrooke Suite 1400 280-0988 MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY.WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montreal Toronto Hamilton B'Ompton St Cathannes Po'iCoibome L'Stowe' W «n peg Caigary Edmonton Vancouver et autres grande v iiesa rrave'sie monde 1155 0.boul.Dorchester Montréal.P.Q.• H38 3T9 (514)871-8630 MALLETTE.BENOIT & ASSOCIES Comptables agréés 1, Complexe Desjardins.Bureau 1800 281-1850 420, PlaOe du Marché.St-Jérôme 430-4610 Société nationale affiliée Ward.Mallette &Cie Montreal.Ottawa.Toronto Winnipeg' Calgary.Vancouver REPRÉSENTATION INTERNATIONALE MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier L S C C A Jacques Bourgeois L S C CA Roben Houde 8 A C A Guy Ou'mei C A Jacques Desmara'S l S C CA Andre Momgrain L S C CA Yvon Md'SO'a S C A Gilles Biond n C A Reai Mainyiiie C A 50 Place Crémazie suite 921 Montréal 351 -384-1020 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx.D'Orsonnens & Cie Comptables Agrées Suite 1225 360 ouest, rus St-Jacquêt.Montréal 12$,Oué.Tél.: 288-0291 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables Agréés Mont'ea' Quebec Maii'ax Oi'a«a Toronto Hamilton London W^avy Kitchener W nn.peg Saskatoon Caiga'y Edmonton Vancouver Victoria S, Plsce Ville Marie 866.9701 RAYMOND.CHABOT MARTIN.PARE & ASSOCIÉS Comptables Agréés 17éme étage La Tour de la Bourse Place Victoria Montréal H42 1G9.Québec 514-878-2691 Société nationale atliliée Raymond Campbell 6 Clé Montréal.Rouyn, Toronto.Ottawa ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agréés 700.Avenue du Parc.Suite 301 Monhéal 15 — 274-2797 SAMSON.BÉLAIR & ASSOCIES Comptables Agréés Monica' Quebec Rimousk Sne'b'ooke Tro-s R vie'es Ottawa Seo< Suite 3100.Tour de la Bourse Montréal H4Z 1H8 —861-5741 THORNE.RIDDELL & CIE Comptables Agréés BUREAUX Terreneuve Nouvelle-Ecosse Nouveau Brunswck Quebec Ontario Manioba Saskatcnewan AioeMa Colombie Britannique Reg.on des Ca'a Granby et St-Hyacinthe (Service No.4) et s'a- * dresse à la CTQ, en vertu de l'article 16.6 du Ré- * glement 16-B, en vu d’ètre autorisé à prolonger , certains départs jusqu â St-Oenls circuit autrefois > opéré par Bonin Autobus Limitée et annulé depuis » le 2 septembre 1976 par la Commission, décision J No.MPV-880 * Si la modification du service No.4 est accordée tel ' que demandé, le nouveau permis pour ce service devra se lire comme suit: *¦ Service No.19: De Granby à St-Denis et retour via St-Paul d'Ab-botsford, St-Pie, St-Domlnlque, St-Hyacinthe.St- * Thomas, La Présentation * Restrictions: Pas de service local sur la Route No.; 1 Toute personne intéressée peut faire opposition à cette requête dans les cinq (5) jours qui suivent la date de la troisième parution de cet avis dans ce , journal, en s'adressant à la Commission des Transports du Québec.505 rue Sherbrooke, Montréal.Steve Cornish, gérant Autobus Inter Cité Limitée 438, rue St-Jean, Granby.1ère parution le 28 septembre 1976 i 2ème parution le 29 septembre 1976 3ême parution le 30 septembre 1976.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division de* Divorce*) NO.: 500-12-062321-769 WILLIAM DAVID LOTHIAN, résidant et domicilié en la cité de Verdun, district de Montréal.REQUÉRANT va- DAME LEAH JACKSON, autrefois 'ésldant et domiciliée en la cité de Verdun, district de Montréal présentement d’adresse inconnue INTIMÉE PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimée LEAH JACKSON est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.• Une copie de ia REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de slgni-I fier et de déposer votre comparution ou contesta-.tlon dans les délais susdits, le requérant procédera a obtenir contre vous par défaut, un jugement ' de divorce accompagné de toute ordonnance ac-) cueillant les mesures accessoires qu'il sollicite .contre vous., ; MONTREAL, ce 24 septembre 1976 • ! A.BEAULIEU, réglslralre-adjolnt î ; Mes FRANKLIN 6 FRANKLIN, , , 4141 ouest rue Sherbrooke suite 545 Montréal.QUE PROCUREURS DU REQUERANT a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES DRU-76-19234 pour 10 h 30 a.m.heure de Montréal le mardi 12 octobre 1976 Région Richelieu INSTALLATION DE POTEAUX ET D’ANCRAGES Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE DE $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 à 16h30 à l’endroit suivant: Direction de* contrat* Bureau no 809 HYDRO-QUEéBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 La soumission doit être accompagnée, au choix du soumissionnaire, d'une des garanties suivantes: a) un chèque de garantie de soumission au montant de SOIXANTE MILLE DOLLARS ($60,000) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l’Hydro-Québec et remboursable sous condition, OU b) un bon de garantie de soumission d’un montant de SOIXANTE MILLE DOLLARS ($60,000) et une convention relative à l'émission d’un bon de garantie d’exécution de contrat et d’un bon de garantie de paiement de la maln-d’oeuvre et des matériaux, tous deux préparés sur les formules fournies avec le document d’appel d’offres et émis par une des compagnies, choisie par le soumissionnaire, parmi celles apparaissant sur la liste des compagnies, Incluse au document d’appel d’offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d’affaires au Québec et qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement de la Direction des contrats de l’Hydro-Québec sont admises i soumissionner.L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le secrétaire M.-A.DEMERS SERVICES D’ÉQUIPES POUR LA CONSTRUCTION, LES MODIFICATIONS ET L’ENTRETIEN DE RÉSEAU DE DISTRIBUTION (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Toutes les conditions du présent appel d’offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE DE $25 pour chaque exemplaire complet chèque visé ou mandat payable a l’Hydro-Québec.du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à l’endroit suivant: Direction de* contrat* Bureau No 809 HYDRO-QUEéBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 La soumission doit être accompagnée, au choix du soumissionnaire, d’une des garanties suivantes: a) un chèque de garantie de soumission au montant de QUARANTE MILLE DOLLARS ($40,000) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque è charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable â l’Hydro-Québec et remboursable sous condition, OU b) un bon de garantie de soumission d’un montant de QUARANTE MILLE DOLLARS ($40,000) et une convention relative à l’émission d’un bon de garantie d’exécution de contrat et d’un bon de garantie de paiement de la maln-d’oeuvre et des matériaux, tous deux préparés sur les formules fournies avec le document d’appel d’offres et émis par une des compagnies, choisie par le soumissionnaire, parmi celles apparaissant sur la liste des compagnies, incluse au document d’appel d’offres.Dans le cas d’une soumission partielle, la garantie choisie doit être d’un montant égal au multiple de $1,000 le plus près de DIX POURCENT (10%) de la somme totale de la soumission ou de la proposition la plus élevée, toutes taxes Incluses, jusqu'à concurrence du montant mentionné ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de la Direction des contrats de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le secrétaire M.-A.DEMERS "Avis est donné par les présentes que le contrat de vente en date du 3 août 1976 à COMCAP FACTORS INC de toutes denes, présentes ou futures, payables a TREMOAN MARKETING INC.a été enregistré au bureau d'Enreglstreqtent de Montréal le 22 septembre 1976 sous le no 2725924 " Avis est par les présentes donné, conformément à l'article 1571-0 du code civil de la Province de Québec, que RECONDITION CONTAINERS REGISTRED dont la principale place d’affaires dans la Province de Québec est située dans le district judiciaire du Dnimmond a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à La Banque Provinciale du Canada à titre de garantie.par acte protant la date du 27e jour du mois de août 1976 et enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Drummond le 2e jour du mois de septembre 1976 sous le numéro 224594 Daté à Montréal ce 13e jour du mois de septembre 1976 LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA ANADA ’ROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC TRANSFERT - REGLEMENT (1976) article 2.59.1 PRENEZ AVIS que Gilles Robert (98 actions) Roi-lande Robert (1 action) et Jean-Marc Robert (1 action), actionnaires de Location G.R.Inc., 298 rue Bernier, St-Luc permis no: 977-DYV s'adresseront â la Commission des Transports du Québec pour faire approuver le changement de contrôle de cette compagnie comme suit: Mesdames G.Martel (33 1/3 actions), P.Tarte (33 1/3 actions) et P.Nolln (33 1/3 actions.) Tout intéressé peut constater cette demande de transfert déposée à ladite Commission, dans les cinq (5) jours de la troisième parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal.Hère Publication: 22 septembre 1976 2ième Publication: 23 septembre 1976 3ième Publication: 24 septembre 1976 ADRIEN R PAQUETTE C.R.PAQUETTE.PAQUETTE.PERREAULT, RIVET & GROLEAU CANADA PROVINCE DE QUEéBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille (Divorce*) No.500-12-062 963-768 DAME CLAUDETTE DAVIES (DAVID) ménagère, épouse commune en biens de Maurice Bergeron, résidant et domiciliée au 3563 rue Dorlon à Montréal, district de Montréal.Requérante -vs- MAURICE BERGERON, résidant et domicilié au 720 rue Norvège â Québec district de Québec, maintenant d'adresse inconnue.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé MAURICE BERGERON est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la Requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTRÉAL, le 23 septembre 1976 (s) A Beaulieu Registraire adjoint Poirier St-Pierre & Prescott 4444 De LaRoche, Montréal H2J 3J1.Procureurs de la requérante.A v Hydro-Québec APPEL D’OFFRES DRb-76-19218 pour 13 h 30 a.m.heure dt> Montréal le mardi 12 octobre 1976 Région Richelieu SERVICES D’ÉQUIPES POUR L’ÉMONDAGE ET L’ABATTAGE D'ARBRES (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Toutes les conditions du présent appel d’offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE DE $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable â l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 à 16h30 à l’endroit suivant: Direction de* contrats Bureau No 809 HYDRO-QUEéBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 La soumission doit être accompagnée, au choix du soumissionnaire, d'une des garanties suivantes: un chèque de garantie de soumission au montant de QUARANTE MILLE DOLLARS ($40,000) chèque officiel d’une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque â charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec et remboursable sous condition, OU b) un bon de garantie de soumission d'un montant de QUARANTE , MILLE DOLLARS ($40,000) et une convention relative à l'émission d'un bon de garantie d’exécution de contrat et d’un bon de garantie de paiement de la maln-d'oeuvre et des matériaux, tous deux préparés sur les formules fournies avec le document d'appel d'offres et émis par une des compagnies, choisie par le soumissionnaire, parmi celles apparaissant sur la liste des compagnies, incluse au document d’appel d'offres.Dans le cas d'une soumission partielle, la garantie choisie doit être d'un montant égal au multiple de $1,000 le plus près de DIX POURCENT (10%) de la somme totale de ia soumission ou de la proposition la plus élevée, toutes taxes Incluses, jusqu'à concurrence du montant mentionné ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d’appel d'offres directement de la Direction des contrats de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le secrétaire M.-A.DEMERS CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL DIVISION DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division d*s Dlvorco*) NO: 500-12-063 566-768 DAME PIERRETTE PINEAULT, ménagète, résidant et domiciliée au 9029 — 14e Avenue, app.2, dans les cité et district de Montréal, Requérante -vs- ROLAND CLOUATRE, de domicile incpnnu Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé, ROLAND CLOUATRE, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la lequête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, â son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, LE 21 SEPTEMBRE 1976 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE-ADJOINT Me Pierre Tremblay, Avocat 7190 boul.St-Michel.S.102 Montréal, Québec CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No.500 02 030834-761 ROBERT J.MAZIATH, camlcH'* et demeurant a Céte St-Luc.district de Montréal, et RONALD TEPPER, cité de COte St-Luc.tous deux faisant affaires sous le nom et raison sociale de Mons Investment Reg'd, à 650 rue Ste-Marguerlte, cité et district de Montréal, demandeurs ROBERT MCDONALD, autrefois domicilié et demeurant à 2276 rue St-Antolne, cité et district de Montréal, maintenant de domicile inconnu.défendeur AR ORDRE DE LA COUR Le défendeur, ROBERT MCDONALD, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de TRENTE (30) jours suivant la dernière publication; Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son intention au Greffe de la Cour.Montréal, le 23 septembre 1976, Bumbray Dansereau & Lacoste 200 St-Jacques, S.600, Montréal, ____________ Procureurs des demandeurs CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE VILLE DE SAINT-ANTOINE APPEL D’OFFRES TRACTEUR AVEC SOUFFLEUSE La Ville de Saint-Antoine recevra, jusqu’à 16 h 00, lundi le 18 octobre 1976, des soumissions pour: -TRACTEUR D’UNE CAPACITÉ DE 45 CHEVAUX VAPEUR avec -CHARGEUR ARRIÈRE et -SOUFFLEUSE DE 6 PIEDS Les soumissions devront être scellées et adressées à: Ville de Saint-Antoine Monsieur Serge Forget, greffier 854, boul.Saint-Antoine Ville de Saint-Antoine (Prévost) La Ville de Saint-Antoine ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.SERGE FORGET, Greffier CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE VILLE DE SAINT-ANTOINE APPEL D’OFFRES AUTOS-PATROUILLES La Ville de Saint-Antoine recevra, jusqu’à 16 h 00, lundi le 18 octobre 1976, des soumissions pour: DEUX (2) AUTOS-PATROUILLES DE TYPE “POLICE PACK” Le prix des soumissions devra inclure l’allocation allouée en échange des deux (2) autos-patrouilles que la Ville possède actuellement.Les soumissions devront être scellées et adressées à: Villa de Saint-Antoine Monsieur Serge Forget, greffier 854, boul.Saint-Antoine Ville de Saint-Antoine (Prévoet) La Ville de Saint-Antoine ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.SERGE FORGET, Greffier REGIE DES INSTALLATIONS OLYMPIQUES APPEL D’OFFRES — PROJET: Démantèlement et transport du mobilier de la tour "B” Village Olympique — Sont admis à soumissionner ceux qui ont leur principale place d’affaires au Canada et qui auront réquisitionné les documents de soumissions à leur nom.DÉPÔT de soumission exigé: cautionnement de soumission: $2,500 00 ou un chèque certifié: $1,250.00 Les documents seront disponibles mercredi le 29 septembre 1976 à l’adresse suivante: Régie des installations olympiques a/s M.Denis Lahaie Village Olympique 5333, est rue Sherbrooke Roulotte 6 Montréal, P.Q.La RÉCEPTION des soumissions est faite à l’adresse suivante: Régie des installations olympiques À l'attention du Secrétaire 2, Complexe Desjardins 22ème étage Montréal, P.Q.CLÔTURE de la réception des soumissions: 15:00 heures Le mercredi 6 octobre 1976 La Régie ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.L* directeur général Roger T.Trudeau RÉGIE DES INSTALLATIONS OLYMPIQUES APPEL D'OFFRES PARC OLYMPIQUE CHAUFFAGE TEMPORAIRE RÉGIE-500-ÉLECTRICITÉ 16-0.21 (A-518) — Sont admis à soumissionner ceux qui ont leur principale place d'Af-faires au Canada et qui auront réquisitionné les plans et devis à leur nom.— Un versement de $25.00 non remboursable, à l'ordre de la Régie des Installations Olympiques, est requis pour l'obtention des plans et devis du projet.— Dépôt de soumission exigé: Cautionnement de soumission : $2,500.00 OU Chèque certifié: $1,250.00 — La vente des documents se fera à l’adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s de Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés Inc STADE OLYMPIQUE Entrée Pierre de Coubertin et Létourneux Tél.: 252-4621 — La RÉCEPTION des soumissions se fera à l’adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s du Secrétaire 2, Complexe Desjardins 22ième étage Montréal, Québec H5B 1B2 — La CLÔTURE de la réception des soumissions est fixée à: 15 HEURES, le LUNDI, 4 OCTOBRE 1976.— La Régie des Installations Olympiques ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Roger T.Trudeau, ingénieur Directeur général Cité de Westmounf Des soumissions seront reçues au Bureau du Greffier, 4333 ouest, Sherbrooke, à Westmount, jusqu'à 12h.a.m., le mardi 12 octobre 1976, pour l'approvisionnement de: “3,500 pieds plus ou moins 5%, 500 MCM 15KV, Cable conducteur - 3 PILC” “2,400 pieds plus ou moins 5%, 1/0 MCM 15KV, Cable conducteur - 3 PILC”.Des détails supplémentaires peuvent être obtenus au Bureau des Achats, 4333 ouest, Sherbrooke, Westmount.Rien n’indique que la soumission la plus basse, ou quelqu’autre soumission en particulier sera préférée.R.B.Seaman Greffier.REGIE DES INSTALLATIONS OLYMPIQUES APPEL D’OFFRES PARC OLYMPIQUE STADE EXCAVATION ET REMPLISSAGE POUR SERVICES MÉCANIQUES 1 10-3.01 (A-515) — Sont admis à soumissionner ceux qui ont leur principale place d’affaires au Canada et qui auront réquisitionné les plans et devis à leur nom.— Un versement de $50.00 non remboursable, à l’ordre de la Régie des Installations Olympiques, est requis pour l’obtention des plans et devis du projet.— Dépôt de soumission exigé: Cautionnement de soumission: $75,000.00 OU Chèque certifié: $37,500.00 — La vente des documents se fera à l’adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s de Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés Inc.STADE OLYMPIQUE Entrée Pierre de Coubertin et Létourneux Tél.: 252-4621 — La RÉCEPTION des soumissions se fera à l'adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s du Secrétaire 2, Complexe Desjardins 22ième étage Montréal, Québec H5B 1B2 — La CLÔTURE de la réception des soumissions est fixée a: 15.00HEURES, leMERCRffil, 6 OCTOBRE 1976.— La Régie des Installations Olympiques ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Roger T.Trudeau, ingénieur Directeur général REGIE DES INSTALLATIONS OLYMPIQUES APPEL D’OFFRES PARC OLYMPIQUE STADE EXCAVATION, CONFECTION DE MASSIFS ET REMPLISSAGE POUR SERVICES ÉLECTRIQUES 10-4.01 (A-516) — Sont admis à soumissionner ceux qui ont leur principale place d’affaires au Canada et qui auront réquisitionné les plans et devis à leur nom.—Un versement de $50.00 non remboursable, à l'ordre de la Régie des Installations Olympiques, est requis pour l’obtention des plans et devis du projet.— Dépôt de soumission exigé: Cautionnement de soumission: $50,000.00 OU Chèque certifié: $25,000.00 — La vente des documents se fera à l’adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s de Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés Inc.STADE OLYMPIQUE Entrée Pierre de Coubertin et Létourneux Tél : 252-4621 — La RECEPTION des soumissions se fera à l’adresse suivante: Régie des Installations Olympiques a/s du Secrétaire 2, Complexe Desjardins 22ième étage Montréal, Québec H5B 1B2 — La CLÔTURE de la réception des soumissions est fixée à: 15.00 HEURES, le MERCREDI, 6 OCTOBRE 1976.— La Régie des Installations Olympiques ne s'engage à accepter la plus basse, ni aucune des soumissions.Roger T.Trudeau, ingénieur Directeur général 1 + Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à 1 Administrateur régional des Services financiers et administratifs (Québec), ministère des Travaux publics.18e étage, 2001.rue Université.Montréal (Québec) H3A 1K3 et portant sur l’enveloppe la désignation et le numéro de l’entreprise, seront reçues jusqu à IShOOt.à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l 'entremise du bureau de distribution des plans.18e étage.2001.rue Université, Montréal (Québec) H3A 1K3 sur versement du dépôt exigible.SERVICE Appel d'offres no 76M-254P Enlèvement de la neige et épandage de sable-Projet "A" • 6245 est, boul.Métropolitain -MONTREAL (Québec).Date limite: Le mardi 19 octobre 1976 Dépôt: $25.00 INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux plans et devis doit être sous forme d’un chèque bancaire visé établi à l’ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le ministère et qui seront accompagnées de la garantie déterminée aux documents de soumission.Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.D.B.Norwood Administrateur régional des Service» financiers et administratifs Région du Québec sports Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 • 17 Milner produit six points Les Mets massacrent les Expos NEW YORK — Quand John Milner a vu partir l’offrande, que lui avait servi Chip Lans, en direction du champ droit, il s’est sans doute dit que c’était un double, et qu’il allait sans doute en résulter un point ou deux, parce qu’à ce moment, les buts étaient pleins de Mets.En fait, c’était un circuit, un chelem, pour tout dire, qui permettait aux Mets de l’emporter 10-3, hier soir.Milner a frappé un cin- quième chelem en carrière, mais aussi un autre circuit, de deux points, celui-là.Ça s’est passé dans le premier match d'un programme double, au stade Shea, où la pluie a empêché la tenue du deuxième Le Canadien assène une raclée aux Bruins: 7-1 r Autre victoire du Canadien contre les Bruins de Boston, hier soir, et par un compte humiliant pour les vaincus: le Canadien l’a en effet emporté 7-1, au cours d’un adtre match hors concours.Jacques Lemaire et.Steve Shutt, oui semble intarissable devant les buts, ont marqué chacun deux fois.Peter Mahovlich, Mike Po-lich et Gord McTavish ont marqué les autres filets des vainqueurs qui ont remporté une quatrième défaite en six matches pré-saison.Terry O’Reilly a sauvé l’honneur des vaincus, en dernier vingt.Mais les Bruins ont tout-de-même essuyé leur quatrième échec en cinq matches hors concours, leur deuxième consécutif contre les hommes de Scotty Bowman.Par ailleurs, à New York, la recrue Don Murdoch a procuré aux Rangers de New York un match nul contre les Flyers de Philadelphie.Murdoch, avec son deuxième but du match, a porté le score à 3-3, quand il ne restait plus deux minutes à jouer.Murdoch a marqué sur un retour venu du flanc du but des visiteurs.Phil Esposito a compté l’autre but des Rangers,,et Bob Kelly, Larry Goodenough et Reggy Leach ont donné la réplique des Flyers.Kelly avait donné l’avance aux siens, 1-0, à mi-chemin en premier vingt, et Murdoch, le premier choix des Rangers au Christine Errath prend sa retraite BERLIN-EST (Reuter) -Championne du monde de patinage, artistique en 1974, championne d’Europe de 1973 à 1975, médaille de bronze à Innsbruck, seconde à Goete-borg, l’Allemande de TEst Christine Errath a abandonné à l’âge de dix-neuf ans, la compétition.Le couple Romy Ker- mer/Rolf, Oesterreich, deuxièmes, chaque fois derrière les Soviétiques, Irina Rodni-na/Alexander Saitzev, aux championnats d’Europe de 1975, aux Jeux olympiques dTnnsbruck et aux championnats du monde de Goetenorg.ont également annoncé leur retraite.repêchage amateur de juin dernier, égalisait le compte sur un autre retour.Goodenough a redonné l’avance aux Flyers puis Esposito et Leach ont marqué.Finalement, Murdoch a déjoué Bernard Parent.D’autre part, on apprenait hier que Gordie Howe a démissionné de son poste de président des Aeros de Houston, de l’Association mondiale de hockey, mais qu’il porterait l’uniforme de l’équipe pendant une autre saison.Cette nouvelle a été rendue publique à l’issue d’une journée entière de négociations entre Howe, sa femme Colleen et ses trois fils, d’une part, et les dirigeants des Aeros, d’autre part.“Je veux me limiter à un seul travail: patiner”, a-t-il dit.Le président du conseil d’administration de l’équipe, George Bolin, s’est dit heureux de la décision de Howe de jouer pendant une autre saison.“Personne autant que moi n’aime voir Gordie sur la patinoire”, a-t-il dit.match.On prévoit disputer ce match ce soir.Après avoir déjà fait marquer deux points, en troisième manche, Milner s’est amené au marbre, les buts remplis, en sixième, et a cogné le chelem assassin des hommes de Charlie Fox.Il a ainsi enregistré quatre autres points produits, portant son total de saison à 78, un record personnel.Pour sa part, le lanceur gagnant, Jon Matlack, a accordé sept coups sûrs aux Ex-s, dont c’était tout-de-même 103e défaite cette saison.Matlack a maintenant une fiche de 17-9, cette dernière victoire représentant un record personnel.H a retiré un frappeur sur trois prises et donné un seul but sur balles.Sa fiche à vie contre les Expos est 11-3.Le partant des Expos, Larry Landreth, a écopé du revers, son deuxième chez les professionnels contre une victoire.Par ailleurs, les Dodgers ont annoncé la retraite officielle de leur gérant, Walter Alston.Ce dernier, 64 ans, détenait ce poste depuis 23 ans, et demeure au poste jusqu’à ce qu’on lui trouve un successeur.Par ailleurs, à St-Louis, Greg Luzinski, Larry Bowa et Ollie Brown ont produit chacun deux points, pour conduire les Phillies de Philadelphie à une victoire de 9-1 contre les Cardinals.Jim Kaat, 12-14, a ainsi ' rité sa première victoire depuis le 21 août, et Jerry Martin a obtenu son premier circuit de la saison pour Philadelphie à la quatrième.:* * * - i * hockey football Ligue Canadienne Samedi Hamilton 29, Toronto 14 Winnipeg 28, Edmonton 17 Dimanche Montréal 23, Ottawa 2 Saskatchewan 35, Calgary 10 Samedi Ottawa à Toronto Saskatchewan à Winnipeg Edmonton à Vancouver Dimanche Hamilton à Montréal Ligue Nationale Dimanche Buffalo 14, Tampa Bay 9 Miami 16, Jets NY 0 N.-Angleterre 30, Pittsburgh 27 Cincinnati 28, Green Boy 7 Atlanta 10, Chicago 0 Minnesota 10, Détroit 9 N.-Orléans 27, Kansas City 17 Oakland 14, Houston 13 Dallas 30, Baltimore 27 Denver 44, Cleveland 13 Los Angeles 24, Giants NY 10 Son Diego 43, St-Louis 24 San Francisco 37, Seattle 21 Hier soir Washington à Philadelphie LIGUE CANADIENNE Section Est r,|' Pl 9 p n PP pc pts OTTAWA .11 7 4 0 283 229 14 MONTRÉAL .10 5 4 1 193 152 11 HAMILTON .11 5 6 0 176 227 10 TORONTO .11 5 6 0 198 251 10 SASKATCHEWAN.Section Oueat .11 8 3 0 303 140 16 EDMONTON .11 7 4 0 190 246 14 WINNIPEG .10 5 5 0 243 202 10 C.-BRITANNIQUE .10 5 5 0 190 186 10 CALGARY .11 0 10 1 160 303 1 É rntm baseball Avis publics Voir autres Avis Légaux, en page 16 AVIS DE IA DEMANDE D'ABANDON DE CHARTE Prenez avis que la compagnie Federation Enterprises A Investments Corp., demandera au ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières la permission d'abandonner sa charte.Me Charles Wolfsdn, c.r.procureur de la compagnie Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 10 septembre 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à De Leuw Gather Canada Ltd.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 15e jour de septembre 1976, sous le numéro 2724000 Ce 26e jour de septembre, 1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINION SHOW-MART INCORPORATED PALAIS DU COMMERCE INCORPORE Avis est par les présentes donné que la compagnie Show-mart Incorporated/Palais du Commerce Incorporé.constituée en vertu de la Loi des compagnies de Québec et ayant son siège social dans la ville de Montréal, demandera au ministre des consommateurs, coopératives et Institutions financières de la province de Québec la permission d'abandonner sa charte conformément au* dispositions de la Loi des compagnies.DATE au canton de Nepean, ce 21e |our de septembre 1976.Laurent P.Carr, secrétaire TRANSFERT - REGLEMENT 2 (1976) article 2.59.1 PRENEZ AVIS que Port Carling Marine Transport Ltd BP 133, Virgil, Ontario et au Québec.200 rue St-Jacques 0.suite 900 permis no: 16611-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour céder son système de transport en vertu dudit permis è Andrews TrucWng Ltd,.RR»4 St-Catherines, Ontario, déjà détenteur du permis no.21409-V et qui confiait Port Carling Marine Transport Ltd.Andrews Trucking Ltd.a sa place d'affaires au Québec à 200 rue St.Jacques ouest, suite 900, Montréal.Québec.Tout intéressé peut contester cette demande de transfert déposée S ladite Commission, dans ms cinq (5) jours de ta troisième parution de cet avis en s’adressant à la Commission des Transports 505 est, rus Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal.SIGNE: ADRIEN R PAQUETTE C.R.PAQUETTE, PAQUETTE, PERREAULT.RIVET & GR0LEAU 1ère Publication: 27 septembre 1976 2ième Publication: 28 septembre 1976 3iême Publication: 29 septembre 1976 MAILMAN CORPORATION LIMITED AVIS est donné que MAILMAN CORPORATION LIMITED, une Compagnie constituée en corporation en vertu de la Loi des Compagnies en date du 3ième jour de mars 1935, demandera au Ministre des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières de la Province de Québec la permission d’abandonner sa charte, selon les dispositions de la Loi des Compagnies.COURTOIS, CLARKSON PARSONS & TETRAULT, Procureurs pour le Requérant DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: PASQUALE FI0RE, Sans emploi Faisant affaires sous les nom et raison sociale de: "ROMA IMPORTED SHOES CO." 436 est, Bélanger, Montréal, P.Q.AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CREANCIERS AVIS est par les présentes donné que PASQUALE FI0RE, a fait cession de ses biens le 22ième jour de septembre 1976, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13ième jour d 'octobre 1976.é dix heures (10:00) de l'avant-mldi, au bureau du séquestre-officiel.10 est, rue Notre-Dame.Montréal, Québec.Le 23 septembre 1976.C.A.MICHAUD SYNDIC.BUREAU DE: C.A.MICHAUD - SYNDIC 110 Ouest.Place Crémazie Suite 320 Montréal, Québec Tel: 382-6141 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0.: 2771 RENÉ BRIAULT 6 Al Requérants -vs- CLAUDE BRIAULT, absent, autrefois résidant et domicilié au 10,249 est boul.Gouln, Rivière des Prairies, district de Montréal.Intimé AVIS Toute personne ayant une smatlon contre ledit absent, CLAUDE BRIAULT vra la produire devant un juge de la Cour Supérieure dans les prochains trente (30) jours.MONTREAL, ce 23 septembre 1976 Mes EUDES LANCTOT TREMBLAY TH0UIN S BROCHU Procureurs des Requérants Ligue Nationale Dimanche Philadelphie 4-2, Montréal 1-1 New York 2, Chicago 1 St-Louls 5, Pittsburgh 2 Atlanta 10, San Diego 4 Los Angeles 2, Cincinnati 1 San Francisco 5, Houston 1 Hier soir New York 10, Montréal 3, 1-de-2 deuxième manche remis Philadelphie 9, St-Louis 1 Houston à Los Angeles Cincinnati à San Diego Aujourd’hui San Francisco, Kenpper (0-2) à Atlanta, LaCorte (3-10), 19 h 30 Chicago, R.Reuschel (13-11) à Pittsburgh, Medich (7-11), 19 h 30 Montréal, Keener (0-1) à New York, Lolich (8-13) ou Apo-daca (3-7), 20 h Philadelphie, Carlton (19-6) à St-Louis, Rasmussen (5-12), 20 h 30 Houston, Richard (18-15) à Los * *«.f.V f f—& S; -, 3% Lx y "W" “ ' V,.v.¦ 'V - y - - r • ^ v 4- ifiiiiyiifex Cette année, on a inclus une carte réduite des provinces géologiques du Canada.De petites cartes incorporées donnent aussi les emplacements suivants: — les fonderies et affineries de métaux non ferreux — les usines de fonte en gueuses, de ferro-alliages et de réduction directe — les régions productrices de minéraux métalliques, de minéraux non métalliques, de combustibles et de matériaux de construction — Les mines en voie d’aménagement.Énergie, Mines et Energy, Mines and Ressources Canada Resources Canada Premier producteur d’amiante, de pierre, de bioxyde de titane, de quartz et de tourbe, le Québec est au quatrième rang des producteurs miniers du Canada.Voilà quelques statistiques tirées de la vingt-sixième édition (1976) de la carte des principales régions minières du Canada, préparée par le secteur de l’Exploitation minérale du ministère fédéral de l’Énergie, des Mines et des Ressources.En plus de donner les détails de la production minière du Canada, la carte fournit une liste de toutes les sociétés exploitantes, indique les principaux champs de pétrole et de gaz naturel et donne les tracés des oléoducs et gazoducs qui sillonnent le pays.On peut également y voir les courbes bathymétriques (profondeur en mètres) des principaux lacs, cours d’eau et des trois océans qui baignent le Canada.Pour recevoir votre exemplaire gratuit de cette carte, vous n’avez qu’à en faire la demande au: Service de la distribution Information EMR 588, rue Booth, pièce 430 Ottawa, Ontario K1A OE4 Veuillez me faire parvenir gratuitement un exemplaire de la 26e édition (1976) de la carte des régions minières (900-A) Nom.Adresse.:.Ville.Province.Code postal.Exemplaire gratuit disponible à notre bu reçu de Québec 1535, chemin Ste-Foy, (418)694-3325 b 26 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 ressources naturelles ressources naturelles Les ressources naturelles et le développement international Le sol est une ressource.l'agriculture une activité.De meme pour la mer.Il est de la responsabilité des nations industrialisées d'appuyer financièrement et techniquement les nations du Tiers monde qui visent à l’auto-suffisance alimentaire de leur population.Le défi: dépasser ces aléas par la recherche sur le terrain et en laboratoire.L’obstacle: l’absence d’eau et la kyrielle de désastres qui accompagnent les grandes famines qui s’abattent sur populations démunies et en proie au plus profond désarroi.Aussi l’ACDI oriente-t-elle le gros de ses budgets vers les pays les plus pauvres et dans des programmes de développement rural qui rejoignent les besoins essentiels de l’homme.En accord avec sa Stratégie de coopération au développement international 1975-1980, l’ACDI a consenti Récemment un prêt de $13.5 millions et une subvention parallèle de $500,000 à la Colombie afin de relever le niveau de vie de quelque 307.000 paysans dont les revenus moyens per capita atteignent à peine $100 par année.En collaboration étroite avec le groupe consultatif de la Banque internationale pour la reconstruction et le déve- loppement, notre effort dans la région de Cordoba-Sucre porte sur l’électrification rurale, les communications routières, le réseau d’eau potable et d’égout, les services hospitaliers et l’éducation.Dans notre esprit et dans celui des paysans colombiens, l’eau représente la plus précieuse des ressources naturelles.Il y a quelques mois à peine, l’ACDI publiait son premier guide sectoriel d'intervention qui portait justement sur le développement rural et les ressources renouvelables.Une prochaine publication traitera des ressources non renouvelables.C'est dire comment nos interventions se veulent conformes à certains principes d’action qui témoignent du sérieux des discussions et de l’éventail des consultations entreprises.L’eau.cette grande absente Le contrôle du régime des eaux et la régularisation du débit des bassins hydrographiques représentent une meme et grande priorité pour tous les pays en voie de développement.Souvent, pour eux, c’est une question de vie ou de mort, comme la situation de famine généralisée au Sahel l'a si cruellement démontré en 1974.Cette lutte contre l’aridité des terres et l’assèchement des points d’eau, l’ACDI l’a menee depuis longtemps à travers ses multiples programmes d’aménagements hydrauliques ruraux qui rejoignent tant la culture céréalière et maraîchère que l’élevage du bétail.Cette aide a revêtu des formes diverses: envoi de personnel professionnel et technique, d'equipement de travaux publics, d’engrais chimiques pour la culture des terres irriguées et formation du personnel local aux niveaux professionnel et technique.On ne peut toutefois agir à la légère dans un domaine où les incidences sociologiques ët physiques sont si immédiates.Une participation du personnel local à laquelle s’adjoindraient sociologues et anthropologues assurerait une planification réaliste et acceptable pour tous les groupes intéressés.Méfions-nous des apprentis sorciers dans un domaine où l’interrelation entre là communauté et son milieu naturel est si étroite.Il faut garder à l’esprit que l’approvisionnement d’un village en eau potable peut favoriser une concentration de population et ainsi détruire l’équilibre économique sur laquelle reposait cette concentration humaine.Dans un même ordre d’idée, la multiplication des abreuvoirs pour les troupeaux de populations nomaaes peut contribuer à l’épuisement des pâturages existants plutôt qu’à une mise en valeur des terres inexploitées.Bref, il est essentiel de bien saisir les implications sociologiques d'un projet hydraulique en milieu rural si l’on veut que le développement soit compatible avec les normes socio-culturelles de la région.A la suite de la sécheresse au Sahel, les projets d'adduction d’eau, de forage de puits et de construction de petits barrages ont mobilisé les organisations non gouvernementales qui ont vu là une occasion unique de s’associer avec les populations touchées et de revaloriser un milieu écologique devenu subitement hostile.Au Mali, à la frange du désert saharien, la Société malienne de forages ruraux a mis en branle un vaste projet d’accès à l’eau potable auquel contribuent l’ACDI, l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix et le Fame Pereo.L’aide canadienne, tant gouvernementale que privée, qui se GREENSHIELDS INCORPOREE 4 Place Ville Marie, Montréal • Gestion de portefeuilles • Analyse économique et financière • Distribution privée de titres • Souscription et distribution d'émissions Opérations sur le marché monétaire • Planification financière pour les sociétés • Membres des principales bourses canadiennes Montréal Toronto St.John’s Halifax Saint John Québec Ottawa Hamilton Sudbury Winnipeg Edmonton Calgary Vancouver New York Londres Zurich chiffre à $150,000, accentuera le rythme des forages en profondeur qui visent à défoncer les couches de roc et atteindre les rivières souterraines.L’aide canadienne s’oriente aussi vers ees projets hydrographiques d’une plus grande envergure et qui font appel au savoir-faire technique de nos ingénieurs.Confiées à une société montréalaise, les études de factibilité du barrage de Sidi Saad dans la province de Kairouan, en Tunisie, vont permettrent en septembre la mise en chantier d'un barrage de rétention d’eau pouvant irriguer 4,000 hectares de nouveaux périmètres agricoles.La grande crue de 1969 avait entraîné des pertes matérielles de quelque $40 millions pour la Tunisie.L'aménagement du site de Sidi Saad sur l'oued de Zéroud, à quelque 60 km de la ville sainte de Kairouan, assurera la protection de la ville et de la plaine agricole contre les inondations automnales.Mais ce projet rejoint aussi un ensemble de buts qui transcendent les considérations strictement agricoles: sédentarisation des populations, sécurité touristique des pèlerins, viabilité des réseaux de transports, etc.Bref, un projet à caractère social et économique et où l’ACDI investira $55 millions d’ici 1981.En mars de cette année, j’ai mené une mission exploratoire en Amérique latine et j’ai pu mesurer, lors de mon passage dans les Andes péruviennes, l’étendue des besoins de ces populations et les champs possibles d’intervention du gouvernement canadien dans les secteurs de l’eau, de la forêt et des mines.Déjà, l’aide de l’ACDI a accéléré la découverte et la mise en valeur des richesses naturelles de la région en développant les capacités des Péruviens pour 1 utilisation des techniques de télé-détection des ressources.Dans les vallées andines, l'ACDI a investi $1.2 million dans un programme de formation au Canada et en tiers pays de techniciens en gestion des ressources en eau et en sols.L’effort canadien contribuera à l'élaboration d’un plan intégré de développement rural de la Sierra qui insiste sur la protection des pentes contre l’érosion (agriculture en terrasse) et l'augmentation des rendements de l’élevage.Ce projet s'inscrit d’ailleurs dans la logique du développement des cultures du blé, de l’orge et du colza qui font déjà l’objet d’une attention particulière dans le cadre d’une réorganisation en profondeur de l’économie at vallées des / nés.ricole dans les ,ndes péruvien- Secteur forestier Il y a mille ans, les Mayas faisaient deux moissons de maïs par année grâce à la présence d’un arbre, le Tucina”, dont la caducité des feuilles régénérait en azote les champs environnants.Ainsi, par un mariage heureux entre la sylviculture et l’agriculture, la civilisation Maya a-t-elle pu s’urbaniser sans dégrader le fragile équilibre pédologique des terres arables.Malheureusement, dans de nombreuses régions du Tiers monde, l’harmonie entre l’homme, la terre et la forêt a été brisée par l’explosion démographique.On estime à plus de 250 millions le nombre de paysans sans terre pour qui la culture par brûlis (la réduction en cendre des arbres suivie par quelques années d’agriculture) demeure le seul moyen de subsistance.Les impératifs alimentaires font reculer les zones forestières alors que les cycles de terres en jachère se contractent inexorablement et qu’apparaissent de plus en plus de grandes clairières improductives.Un désert vert au milieu de l’exubérance tropicale semblable à l’absurdité du marin qui meurt de sois en pleine mer.Il existe près de 1.2 million d’hectares de terres stériles, jadis couvertes de forêts, dans les régions semi-arides du monde en voie de développement.Leur reboisement permettrait d’améliorer le climat local et le régime des eaux; il enrichirait le sol, offrirait un abri au gibier et créerait de nouvelles sources d’énergie, de matériaux de construction, de nourriture et de fourrage.Un tel travail de construction de “digues vertes” et de brise-vent peut être accompli par une main-d’oeuvre non qualifiée qui utilise un équipement fabriqué sur place.Ainsi dans la région du Sahel, Ox-fam Canada a consacré $25,000 à un projet de reboisement qui visait à prévenir de la désertification la region de Ouagadougou, capitale de la Haute-Volta.Si les organisations non gouvernementales sont très actives dans l’élaboration et le financement de projets communautaires de cette nature, il ne faut pas sous-estimer les efforts du CRDI qui finance à coup de millions de dollars des études portant sur les caractéristiques et les problèmes de la forêt dans les pays du Tiers monde.Avant d’aborder l’économie forestière dans une perspective industrielle, il faut garder à l’esprit que les populations des pays en voie de développement font face à des besoins alimentaires où agriculture, horticulture et sylviculture ne peuvent être dissociées comme nous le faisons ici.D’ailleurs, aux Philippines, quelques expériences pilotes ont montré qu’une communauté peut vivre et prospérer en exploitant neuf hectares de boisés pour chaque hectare de culture.Les coupes de bois en rotation assurent les revenus d’ap-.point, le bois de chauffage, de construction etc, tout en permettant au sol de se reposer et d’offrir une même qualité de récolte.La coupe et la transformation du bois consomment relativement peu d’énergie.Il faut six fois plus d’énergie pour produire une tonne d’acier qu’une tonne de bois de construction et quarante fois plus pour une tonne d’aluminium.Mais, dans les pays moins développés, on continue, en règle générale, à “écu-mer” la forêt, c’est-à-dire à extraire de cinq à dix pour cent des meilleurs bois et à laisser ce qui reste, dégénéré, endommagé et souvent complètement détruit.Si la forêt apparaît pour plusieurs comme la ressource naturelle la plus facilement renouvelable, le professeur Steenberg, directeur de la section forestière de la FAO, lançait un cri d’alarme en dévoilant les conclusions d’une commission-d’enquête onusienne: à peine la moitié des exploitations forestières mondiales rencontre les normes d'une régénérescence normale.L’ACDI est parfaitement consciente de ce problème et elle a mis sur pied de nombreux programmes afin d’encourager une saine gestion des réserves forestières comme première étape essentielle à tout développement rationnel d’une industrie du bois dans les pays du Tiers monde.Des $30 millions qu elle consacre chaque année à ce secteur, nombre de projets visent justement à renforcer l’efficacité des services forestiers et à résoudre les problèmes de formulation de politiques forestières, de planification, de gestion et d’exploitation.Le Canada, chef de file mondial de l’industrie forestière, possède un vaste réservoir de compétences et la technologie canadienne s’est révélée applicable aux régions tropicales, quoique, souvent, elle ait eu à subir des modifications importantes pour l’adapter à des conditions particulières.Tous sont bien au fait des possibilités commerciales des forêts tropjcales: les troncs des bois précieux v sont trois fois plus gros et poussent trois fois plus vite gue dans les régions tempérées.La densité sylvicole est si forte que i on recense 4,000 pieds carrés de bois par acre et quelque 2,000 essences.Aussi, en s’engageait dans un plan quim guennal de développement des ressources forestières du Zaire.Cette première intervention de l’ACDI s’est concrétisée à trois quements à quai.Pourtant, le poisson demeure la plus importante source protéinique qui ne fasse pas l’objet d’une exploitation systématique dans les pays du Tiers monde.Nous avons voulu parer à cette déficience en nous associant à la FAO dans un projet de $2.8 millions au terme duquel le Canada fournit actuel-io7i i„ n j lement deux chalutiers pélagi-1971, le Canada' ques spécialisés dans la cap-ans un nlan omm et i'étU(ie des déplace- Mènts des poissons de surface (sardine, ton, maquereau, anchois, etc.) dans les régions sud de la mer de Chine Cette sement d’une superficie de 53,000 kilomètres carrés dans la région de l’Equateur.A la fin de son premjer man-' dat où subventions et prêts se sont élevés à $6 millions, l’ACDI avait contribué à former 20 ingénieurs forestiers etr 45 techniciens.De son côté, le sa dotation financière en cours: de projet pour la porter à um niveau de $2.07 millions.La deuxième phase de l'interven-, tion canadienne au Zaire, présentement en élaboration, ren- pêehes et de la mer du gouvernement canadien a identifié cinq domaines où l’assistance technique canadienne est sou- seniemeni en eidoordiion ren- haitée les moins dé.forcera [infrastructure admi- , i„, ilirid;_ nistrative du secteur forestier zairois et insistera sur la formation d’une main-d'oeuvre Qualifiée dans l’abattage, le aébusquage ainsi que dans les secteurs lié Service d évalualion pour fin d'embauchage et promotion • Serrvice de gestion du personnel Sélectiondu personnel LE BLANC MAHONEY & HOWARD, inc.(depuis 19381 Psychologues industriels 310 avenue Victoria, Westmount, Montréal H3Z 2M9, P.Q.488-9161 AUTRES BUREAUX QUÉBEC, OTTAWA ET TORONTO sciage.L’assistance financière de l’ACDI a aussi permis à cinq universitaires canadiens d’assurer la mise en place et le fonctionnement d’une faculté de foresterie à l’Université de Pertanian en Malaisie.Une trentaine d’étudiants recevront leur diplôme en cours d’année, alors que la participation canadienne en biens et services pour la bonne marche de cette faculté atteint maintenant $1.2 million.Depuis plusieurs années, l'ACDI a prêté son concours au développement du secteur-forestier malais par le biais d’un inventaire forestier, d’un plan commercial de développement de la forêt de Sabah, d’une scierie-école, etc.Il faut dire que cet effort canadien n’a pas été vain puisque la part des exportations de la forêt malaise a grimpé de 12 à 18 pour cent au cours des dernières années.Secteur-des pêches L’industrie de la pêche, de par sa nature même, repose sur une économie de chasse où le hasard et l’évolution des cycles biologiques des espèces comptent pour beaucoup.Pour parer à ces aléas, les pays développés se sont équipés de vastes flottes hauturières — véritables usines flottantes — qui capturent 60 pour cent des prises annuelles.Le contraste est frappant avec les pays en voie de développement où l’on recense quelque 9 millions de pêcheurs artisanaux qui chaque jour lancent leur frêle embarcation non motorisée et pourvue d’agrès rudimentaires.À terre, une commercialisation déficiente marquée par une absence d’infrastructure de réception des prises entraîne un gaspillage des ressources piscicoles qui atteint parfois 70 pour cent des débar- veioppes: les questions juridiques et institutionnelles; l’évaluation et la gestion des ressources; technigues de pêche et construction ae bateau pour la pêche côtière; préparation et mise en marché du poisson; planification et gestion de l’industrie.Parce que le milieu marin est hostile et relativement peu connu, le Centre de recherches pour le développement international a dirige depuis 1970 quelque $3.4 millions vers des projets et études portant sur la pisciculture en pays sous-développés.Que ce soit pour la création d’un parc d’ostréiculture au Ghana, d’élevage de chanos dans les eaux côtieres et les lagunes des Philippines ou encore de l’utilisation de rebut provenant du chalutage de la crevette dans les Antilles, le CRDI a permis à ces pays de développer eux-mêmes de nouvelles sources nutritives pour leur population.Pour sa part, l’ACDI a mis sur pied, en collaboration avec les pays bénéficiaires, de nombreux projets visant à moderniser les techniques de capture, de conservation et ae commercialisation des espèces.Après le succès certain obtenu au Sénégal où l'aide financière canadienne a permis la motorisation de quelque - 3,500 pirogues, nous avons voulu etendre l’expérience au Caiheroun.Non seulement le Canada contribuera-t-il à renforcer les installations portuaires de Douala pour la réception des prises en haute mer, mais il s attaquera également à la modernisation de la pèche piroguée artisanale qui occupe une population de 12,500 pêcheurs disséminés dans 59 villages côtiers.La participation canadienne, évaluée à $3 millions, permettra d’équiper deux centres de pêche dans mne zone relativement défavorisée du pays.L’ACDI fournira non seulement les biens d’équipement — 200 moteurs hors-bord, atelier d’entretien, machines à glace, camions isothermes — mais elle y enverra six experts canadiens qui Chez Noranda, nous nous employons à perfectionner ceux que nous employons.OUI assureront la mise en marche du projet.Une provision de $100,000 a aussi été réservée pour le perfectionnement des homologues camerounais.Il faut souligner ici le caractère social de pareil projet qui concourt à sédentariser les populations du littoral, à élever leur niveau de vie tout en introduisant progressivement des éléments de modernité qui ne bouleversent pas le mode de vie des communautés visées.S’il est vrai que le travail ennoblit l’homme, c’est surtout par le défi qu’il présente; et chez Noranda, ce ne sont pas les défis qui manquent.Voilà pourquoi Noranda présente des possibilités illimitées à tous ceux qui désirent se tailler une carrière au sein de son groupe, qu’il s’agisse d’ingénieurs miniers, de métallurgistes, d’économistes, d’écologistes, sans parler des débouchés offerts dans les disciplines administratives et scientifiques se rattachant à l’industrie minière.Le Groupe Noranda offre des programmes de formation permanente à ses employés, qu’ils soient anciens ou fraîchement embauchés, avec d’éventuelles allocations de bourses d’étude et parfois même des stages à l’étranger.L’influence du Groupe Noranda se fait aussi sentir jusque dans les maisons d’enseignement, comme en témoigne l’octroi d’une bourse annuelle à un étudiant de l’Université Laval qu^ se spécialise avec distinction dans les mines ou la métallurgie.Si le Groupe Noranda a atteint l’envergure qu’on lui connaît, c’est grâce à une variété d’activités qui le placent parmi les plus’ importants complexes miniers et industriels du Québec.Pour mener à bien ses différentes opérations, le Groupe Noranda a toujours misé sur la plus indispensable des ressources; son personnel.groupe noranda .Nous sommes d’ici.-par.PAUL GÉRIN-LAJOIE concrétisée a trois niveaux: actjon régionale, via un orga- nisme des Nations unies, re-tiers, formation de technw jojnt huit pays maritimes qui ciens forestiers; realisation doivent assurer l’équilibre d un inventaire de preinvestis-8 ! êréteinique de quelque 235 millions de ressortissants." A l’heure actuelle, et faute de techniques appropriées pour leur exploitation econo-fnique, de xvastes réserves de poissons restent inexploitées 1 alors qu’une sous-alimentation Chronique se fait sentir dans , .,,.nombre de régions du monde.g0U7_™^izalf?!sa_d0uble Comment mettre fin à pareille 1 sitùâtion?Le Service des Afin de permettre aux populations de la Thaïlande d’avoir accès à un marché de consommation de poissons frais, le gouvernement canadien a contribué pour $1 million à la mise sur pied d’un Institut national des pêches intérieures.En collaboration avec les universités de Kasetsart et du Manitoba, l’ACDI a fourni l’occasion à une vingtaine de Thaïlandais de parfaire leur formation au Canada alors que s’érigeaient les bâtiments de l’Institut à Bangkok.Secteur minier Depuis 1952, le Canada a dépense $78 millions afin d’aider les pays du Tiers monde à se doter d’un secteur minier.Le gros des déboursés a surtout consisté dans le financement de relevés géophysiques devant conduire à la confection de cartes aéromagnétiques et à l’interprétation scientifique de celles-ci.Il faut comprendre que l’ACDI ne pretend pas jouer le rôle d’une société minière et que son action concourt avant tout à permettre aux pays sous-développés d’identifier leurs réserves minérales et partant, d’élaborer des dossiers techniques étoffés afin de convaincre les investisseurs éventuels.Dans les pays où l’exploitation du secteur minier est à peu près inexistante ou embryonnaire, l’ACDI a toujours accordé une grande importance à l’élaboration d’inventaires miniers, à l’évaluation des formations géologiques identifiées, à la vérification quantitative et qualitative des cibles retenues pour une mise en exploitation.Pour ceux qui possèdent une certaine tradition minière et dont les gîtes susceptibles d’être exploités sont depuis longtemps identifiés, l’ACDI dirige plutôt ses efforts vers la formation technique et professionnelle du personnel minier.On comprendra aisément que l’organisation des capacités gestionnaires des ressources minérales, l’établissement d'organismes et de programmes de formation, la présence d’experts et de services techniques au regard de l’explora-' tion, l’identification et l’exploitation minière sont autant d’éléments importants devant apparaître dans tout schéma intégré de développement du secteur minier.Puisque les minéraux sont une ressource non renouvelable, ils doivent faire l’objet d’une exploitation qui s’insère harmonieusement dans un cadre global de développement des ressources naturelles d’un pays.Il saute aux yeux que ce plan doive établir clairement l’utilisation des gains financiers issus du secteur minier afin qu’une part des profits puisse être dévolue au développement de secteurs d’activités plus permanents.Le gouvernement canadien a reconnu explicitement l’importance du secteur minier dans le développement des économies du Tiers monde en allouant en début d’année une somme de $1.5 million au Fonds autorenouvelable des Nations unies pour l’exploration des ressources naturelles.Le Fonds autorenouvelable est destiné à encourager l’exploration des gisements minéraux dans les pays en voie de développement.En vertu du mandat confié au Fonds, les gouvernements intéressés présentent une requête en vue d'obtenir le financement desactivités d’exploration conduisent à une mise en production commerciale, le gouvernement concerné est alors requis de fournir une contribution de reconstitution.Dans le cas contraire, aucun rembourse-.ment n’est exigé.La contribution canadienne a été prélevée à même le budget de l’aide multilatérale de l'ACDI et d’ici deux ou trois ans le gouvernement canadien procédera a un réexamen des opérations du Fonds afin de déterminer s’il y a lieu de fournir un appui financier additionnel.On espère d’ailleurs que d’ici 1979, la trésorerie du Fonds puisse faire voir des entrées de quelque $18 millions.L’effort canadien vient appuyer les nombreuses résolutions de la Sixième session extraordinaire des Nations unies sur les matières premières qui visaient à arrêter des mécanismes concrets afin de répartir plus équitablement la richesse planétaire.Les pays du Tiers monde reconnaissent volontiers que le Canada fait figure de chef de file dans la production minière per capita et qu'il possède un savoir-faire de niveau mondial dans la gestion des gîtes miniers.Notre pays excelle aussi dans la conception et la fabrication d’équipement aérien et au sol pour la prospection géophysique et le forage, équipement en grande partie vendu et utilisé à travers le monde.Aussi il n’est pas surprenant que l’ACDI soit sollicitée pour mettre les connaissances techniques canadiennes au service des pays du Tiers monde.Elle s’y est employée en Afrique en fournissant une somme de $2.9 millions à l’Autorité régionale du Liptako-Gourma, qui réunit les États de la Haute-Volta, du Mali et du Niger, dans le but de mener à terme l’évaluation des cartes aéromagnétiques assemblées par le Canada au cours des années 70.Cet effort n’a pas été vain puisque des indices intéressants permettent d’entrevoir une éventuelle mise en exploitation de gisements de manganèse dans la région d’Ansongo et de ohosphates dans celle de Ti-lemsi.Mais avant de pouvoir atteindre la phase finale de la mise en exploitation des gîtes miniers, il faut que ces pays puissent présenter aux bailleurs de fonds des dossiers techniques solidement étoffés comme celui élaboré par le Niger au sujet de ses réserves d’uranium.L'ACDI s’emploie donc à fournir cet appui technique indispensable sans quoi les réserves minérales du Liptako-Gourma resteraient aussi inconnues que les sources du Nil avant le passage de l’explorateur Stanley.Au Cameroun, le Canada a réalisé de 1970 à 1973 un projet de prospection géophysique aéroportée et une etude de photogéologie sur une superficie de quelque 170,000 kilomètres carrés.Un groupe d’experts canadiens travaille présentement sur le terrain afin d’interpréter ces données et d’identifier les zones d’inté- rêts.L’ACDI a consacré jusqu’ici près de $2.3 millions en équipements et services à la mise en place des premières bases d'un éventuel secteur minier dynamique au Cameroun.Parce que l'économie camerounaise repose largement sur la production agricole, l’ACDI n'a pas hésité à appuyer les efforts des autorités locales en vue de développer le secteur minier et ainsi diversifier l’assise économique du pays en créant un nouveau pôle de croissance qui favorisera l’emploi et lépargne nationale.Une équipe pluridisciplinaire de la Fondation Bari-loche de Buenos Aires vient de publier, grâce à une subvention du CRDI, les conclusions de son étude sur un modèle de croissance des pays en voie de développement.L’Antirapport du Club de Rome, comme on se plait à le désigner, se veut optimiste en autant que les pays nantis ne se replieront pas sur une position égoïste.“Il n’existe aucune barrière physique à l’élimination de la pauvreté et du sous-développement, mais les systèmes actuels présentent clés contraintes politiques et sociales importantes,” peut-on y lire.De l'ensemble des données recueillies et analysées par l’équipe du professeur Amilcar Herrera se dégage une hypothèse vérifiée par les chercheurs de la Fondation Bariloche: l'unique moyen de stabiliser la population consiste à en élever les conditions de vie.Dans les enceintes internationales, la conférence de Nairobi et le dialogue Nord-Sud de Paris ont longuement débattu la question de la gestion mondiale des ressources naturelles: les problèmes sont posés et l’échéancier pour cerner les solutions est dressé.Reste la volonté politique d’en arriver à un accord.Que cet accord prenne l'allure d’un “-fonds commun de financement des stocks régulateurs des matières premieres” ou évolue vers une mécanique apparentée, la batteire d’économistes internationaux arrêtera bien les modalités techniques de l’exercice.Peut-on parler du développement des ressources naturelles dans le Tiers monde sans aborder le front la question de la main-d’oeuvre, de son abondance, de sa sous-formation et partant du chômage endémique qui frappe ces pays?Notre effort de développement pose dans toute son accuité le problème des retombées sociales et économiques des transferts de technologie entre les nations industrielles et le Tiers monde.Plusieurs pays, tels la Yougoslavie, l’Inde, le Japon et TI-talie, ont fait preuve de circonspection en suivant une politique de “désagrégation" des programmes globaux de technologie qui leur parvenaient.Ils ont ainsi défini les éléments qu’ils pouvaient fabriquer sur place et ceux qu’ils devaient continuer à importer.Cette approche de désagrégation des éléments de la technologie moderne leur permettait d'en saisir l'essentiel et d’y apporter des améliorations Concessionnaire d’avions Rockwell Commander 112-A & 114 ainsi que service de VOLS NOLISÉS Metro Aviation Inc.C.P.28 ST-HUBERT QUE.J3Y 5S9 871-8396 SOQUEM fonce.Fonce des puits, fonce en avant.Elle ne fait que cela, depuis qu’elle existe.Appuyés sur des réalisations tangibles et très .variées, nous avons placé notre deuxième décennie sous le slogan "fonce” pour mieux souligner notre détermination de ne pas ralentir notre allure.Dans ce but, SOQUEM invite tous ceux qui ont des possibitités minières à les discuter avec elle et à étudier l’éventualité de foncer ensemble.SOQUEM 2406, Quatre-Bourgeois, Sainte-Foy, Québec GlV lW5/Tél.: (418) 658-5400/Télex: 051-3421 de leur cru.De plus, ces pays procédaient à un lèche-vitrine international afin d’arrêter leur choix sur la filière technologique qui pénaliserait le moins leur vaste réservoir de main-d’oeuvre.Des organismes comme le CRDI poursuivent l'effort de recherche et d’adaptation de la technologie moderne afin que des milliers de débardeurs en chômage n'assistent pas révoltés à la valse des containers sur des quais déserts.Travailler à l’élévation des conditions de vie des populations du Tiers monde nous oblige aussi à revoir certaines idées reçues et à pécher par imagination! L’amenuisement des approvisionnements en carburants fossiles et la flambée des prix nous ont forcé à examiner l’emploi d’autres sources d’énergie dont on parlait peu jusqu’alors: la vapeur d’origine géothermique, le rayonnement solaire et le vent.Ces sources énergétiques ont toutes un point commun qui suscite l’envie des pays dont la balance énergétique est lourdement déficitaire: elles sont gratuites et en quantités illimitées.Reste le problème technique — et il est de taille — de les mettre au service de l’homme.Dans les années 1940, on a construit au Vermont un ensemble éolienne-génératrice qui a pu, pendant quatre ans, fournir un total de 1.25 mégawatt à un réseau public d électricité.Le Japon a lancé pour sa part un programme en vue de mettre en service dès 1980 une génératrice “solaire” d’un million de watts.Les chercheurs de l’université McGill ont mis au point dans les Antilles une cuisinière entièrement alimentée par l’énergie solaire.Bref, les possibilités sont grandes et nous sommes peut-etre à la veille d'assister a l’émergence d’une ère de convertisseur d’énergie solaire pour la production massive d’électricité.Voilà un champ de recherche où les défis restent à être relevés.Le document des écono-métriciens et sociologues de Buenos Aires contient en germe les principes de l’auto-suffisance économique des pays du Tiers monde.Encore faut-il que cette capacité de ü- développement tire tous les bénéfices de l’exploitation de leurs ressources naturelles.La mise en place des infrastructures d’accueil, le développement des ressources naturelles, la formation des cadres et ouvriers autochtones, tout ça doit être pensé en fonction de l’objectif de l’indépendance économique et politique des nations du Tiers monde.Voilà bien le sens et la por- tée de la coopération internationale.Aider les pays partenaires à lever Thypothèque de la sous-alimentation afin que les forces vives de la nation puissent s’engager résolument dans la mise en valeur de leur patrimoine.L’effort de la coopération internationale ne peut être perçu comme un simple décalque des valeurs et comportement éthologique des pays occidentaux.Il doit lÜMi plutôt s'engager et s’harmoniser autour de formes plus subtiles d’aide où les valeurs culturelles et sociales des communautés ne seront pas bafouées et nivelées par la marche inexorable mais aveugle du progrès.¦ M.Paul Gérin-Lajoie est président de l’Agence canadienne de développement international.«sSSSv.MAISONS MODULAIRES C.P.337 - ST-JEAN, QUÉBEC CONSTRUCTION Une vue partielle de la ville de Ferment, près de Labrador City, dont les 730 logements prè-usinés ont été construits par les Entreprises Désourdy Inc.CONSTRUCTION C.P.730 — ST-JEAN, QUEBEC Les deux Compagnies : Les Entreprises Desourdy Inc.pour les unités modulaires, et Construction D.L.T.Inc.comme entrepreneurs généraux, se sont taillé une solide réputation dans leur domaine respectif, pour avoir réalisé des projets d’envergure auprès des compagnies minières et de ressources naturelles au Québec.Aujourd’hui, un important marché international s’est ouvert par l’exportation de ses unités modulaires en Arabie Saoudite.TÉLÉPHONE: ST: JEAN: 514-348-3811 LIGNE CHAMBLY: 514-658-0654 ; 28 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 ressources naturelles L’usine de Port-Cartier complète le long cheminement de la sidérurgie québécoise La construction de l’usine de bouletage de Port-Cartier par le groupe Sidbec-Normines complète le long cheminement ae l’aciérie québécoise vers l’amont, jusqu’au contrôle total de son approvisionnement en minerai.Si l'initiateur du projet, la compagnie minière Québec-Cartier, n’aura finalement pas réussi, dans cette opération, à se “canadianiser”, Sidbec pour sa part aura au moins “québecisé” à 100% son acier.Le groupe Normines, et son principal actionnaire Sidbec, possède désormais son propre gisement, son concentrateur et son usine de bouletage.La mine de Fire Lake lui assure 30 ans d’approvisionnement en minerai a teneur de fer de 33.5%.Le rachat du concentrateur du Lac Jeannine sauve d’une mort certaine, en 1977, la ville de Gagnon et assure l’avenir de se$ 5,000 habitants.L’usine de bouletage de Port-Cartier, enfin, garantit à Sidbec ses besoins, présents et futurs, en minerai de qualité qu’elle devait jusqu’ici importer en grande partie de l’étranger.En acceptant le projet de Sidbec-Normines, le gouvernement du Québec augmente la mise de $250 millions dans un complexe sidérurgique intégré dont on a pris 1 nabitude de pointer les pertes du doigt.Le Président de Sidbec, M.Jean-aul Gignac, reconnaît le problème financier que pose une expansion d’une telle ampleur mais il estime par ailleurs qu’il “faut d’abord penser à prendre les moyens pour que Sidbec devienne rentable, non pas une année sur cinq, mais de façon permanente”.La création de Sidbec-Normines a presque failli passer inaperçue.La discussion de sa loi constitutive, la loi 22, était quelque peu reléguée au second plan à l’Assemblée Nationale, derrière les remous causés par la loi 23, régissant le droit de grève dans le secteur de l’enseignement.Le projet autorise Sidbec à prendre une participation majoritaire de 50.1% dans la nouvelle société dont le capital-actions pourrait atteindre $227 millions.Les deux autres partenaires, British Steel et la Compagnie minière Québec- Cartier, souscrivent respectivement 42.67% et 8.23%.Les $227 millions représentent 35% du premier estimé des coûts de l’ensemble du projet, soit $545 millions.Les 65% restant, pour un maximum de $600 millions, seront financés par des emprunts à long terme.Selon le président du comité exécutif de la nouvelle société, M.Cyrille Dufresne, des négociations sont en voie d’aboutir avec des prêteurs canadiens, principalement des compagnies dfas-surances.Pour financer les travaux déjà en cours, Sidbec-Normines a négocié un financement intérimaire de $200 millions U.S.Les deux partenaires de l'entreprise québécoise dans le projet, soit British Steel, avec des ventes de $5.3 milliards, en 1975, et US Steel, la compagnie mère de la Québec-Cartier, avec des ventes de $8.1 milliards, sont parmi les plus grandes aciéries au monde.L’association avec la filiale de US Steel permet à Sidbec d’entrer en contact avec un “know how” à peu près unique au monde.En soulignant ce point, le président de Sidbec répondait d’avance à ceux qui slnquiètent de voir la Quebec-Cartier conserver la gérance exclusive de la mine et du concentrateur.Les trois éléments du projet Sidbec-Normines sont déjà en place, ou en voie d'installation: • La mine de Fire Lake est rachetée à la Québec-Cartier pour une somme nominale de $1.00, plus une redevance annuelle par tonne de concentré, payable au fur et à mesure de l’exploitation du gisement.La redevance est de l’ordre de $1.35 la tonne, sujette aux fluctuations du marché.Le contrat de rachat de la mine donne également à Sidbec-Normines un droit de premier refus pour l’achat et l’exploitation des daims miniers situés dans les environs de Fire Lake.• Sidbec-Normines rachète également, de la Québec-Cartier, et pour une somme de $45 millions, l’équipement du gisement du Lac Jeannine, le concentrateur et ses installations auxiliaires ainsi que les propriétés et installations de la ville de Gagnon.Ce rachat grève entraîne un retard de deux mois dans la finition du concentrateur.Les distances qui séparent la mine du concentrateur, 55 milles, et le concentrateur de l’usine de Port-Cartier, 190 milles, poseront à la nouvelle société des problèmes de transport.Sidbec-Normines a déjà passé une commande de $25 à $30 millions de matériel de transport, dont la moitié à Marine Industries.La distance de 55 milles entre Gagnon et Fire Lake surprend, non seu- ___________par MICHEL VASTEL situe le concentrateur à plus de 50 milles de la mine mais, selon M.Cyrille Dufresne, la valeur de remplacement de tels équipements aurait été de $250 millions, sans compter que la construction d’un nouveau concentrateur près de Fire Lake entraînait la disparition de Gagnon.• Le groupe dépensera $314 millions à Port-Cartier pour la construction de l’usine de bouletage, de l’usine d’enrichissement devant fournir à Sidbec des concentrés à basse teneur en silice, et diverses installations de manutention.Enfin le groupe investira quelque $186 millions dans de nouveaux équipements à Fire Lake, des améliorations au concentrateur du Lac Jeannine et le matériel nécessaire au transport du minerai et du concentré.Les coûts sont ceux qui ont été fournis par Sidbec lors de la discussion du projet de loi 22 en Commission parlementaire.L'impact de la grève de l’industrie de la construction, qui devrait retarder la mise en opération du concentrateur, pourrait atteindre les $50 millions.Le premier mois de grève de la construction n’a en effet coûté qu’un mois de retard à Sidbec-Normines mais, passé ce stade, chaque mois de lement parce qu’elle entraîne un transbordement supplémentaire du minerai, mais aussi par les problèmes qu’elle pose quant au transport des ouvriers.Toutefois, M.Dufresne estime qu’il s’agit d’une distance encore raisonnable.Selon lui des distances de cet ordre, entre une mine et la résidence des mineurs, ne sont pas si inhabituelles qu’on le pense, particulièrement dans les régions éloignées du nord de la province.Cela n’a pas empêché Sidbec d’insister fortement pour que le gouvernement améliore considérablement les infrastructures routières dans cette région.D’ici 1977, le ministère des Transports devrait avoir terminé un premier trônçon de 45 milles entre Gagnon et Fire Lake, premier segment d'une route qui donnera éventuellement accès à d’autres villes plus au nord comme Ferment.Selon la description qu’en donnait lui-même M.Jean-Paul Gignac, la mine d’une superficie d’un mille carré, et contenant environ 400 millions de tonnes de minerai, sera exploitée à ciel ouvert.Après extraction et concassage, le minerai sera achemine, sur une distance de 61.5 milles, jusqu’au concentrateur du Lac Jeannine.C’est la Cartier Railway, filiale de la Québec-Cartier, qui assurera le transport dans les wagons appartenant à Sidbec-Normines.Le concentrateur traitera annuellement 14 millions de tonnes de minerai pour fournir environ 6 millions de tonnes de concentré à 65% de teneur en fer et 5% de teneur en silice.Les concentrés seront ensuite acheminés vers Port-Cartier, toujours par la Cartier Railway, pour y etre transformés en boulettes.La moitié de ces concentrés subira une concentration additionnelle pour augmenter la teneur en fer à 68% et réduire la teneur en silice à 2%.Ce sont ces trois millions de tonnes de boulettes enrichies qui seront destinées à Sidbec.Même si, dans une première phase, les usines de Contrecoeur n’ont besoin que de 1.5 million de tonnes par année, Sidbec prévoit revendre sur les marchés internationaux l’autre partie des boulettes de minerai enrichi.Elle compte même réaliser ainsi une opération intéressante, la demande pour ce genre de produit étant forte.L’Hydro-Québec fournira l’énergie pour la mine et l’usine de bouletage de Port-Cartier.C’est une autre filiale de la Québec-Cartier, la Hart Jaune Power Company, qui fournira l’électricité nécessaire à la ville de Gagnon et au concentrateur du Lac Jeannine.Au cas où le concentrateur du Lac Jeannine ne fournirait pas les quantités requises pour l’opération, à pleine capacité, de l’usine de bouletage, la Québec-Cartier s’est engagée à y suppléer jusqu’à concurrence ae 1.5 million de tonnes de concentré.Par ailleurs, l’excédent de capacité théorique de l’usine de bouletage, de 700,000 à 1 million de tonnes par année de concentré, pourra également être comblé par le concentré en provenance du Mont-Wright.Au niveau du marché du travail, l’arrivée d’un quatrième complexe minier sur la Côte 5 ’’'.Iniiüii rrir *' ~ :A' '?• g-js.ÿ*-' — Nord assure la création de 1,500 emplois, dont 1,100 à la mine et au concentrateur, et 400 à l’usine de Port-Cartier.Sidbec estime de plus qu’on peut prévoir la création de 600 emplois indirects dans la région, directement reliés au projet.Le problème de Sidbec étant désormais réglé en amont de ses aciéries, que peut-il se passer en aval?La question devient à la fois financière et technique.Au plan financier, le rapport dette-avoir des actionnaires est beaucoup trop élevé à Sidbec.Alors que la moyenne du ratio, pour les autres aciéries canadiennes, Stelco, Algoma et Dofasco, est de 28 cents par dollar d’équité, il est de $1 60 pour un dollar à Sidbec.Le président rappelait d’ailleurs que, depuis 1969, Sidbec a payé $52 millions d’intérêts alors que la perte cumulative a été de $51 millions.Toutefois, ce sont les laminoirs à plat qui hypothèquent le plus dangereusement la ren-tabilité de Sidbec.L’entreprise semble y tenir parce que “c’est surtout sur la production d’acier en feuilles que reposent les plus grandes cnances de développement de l’industrie secondaire au Québec.” Sidbec est ainsi tenue de s’accrocher à des pièces d’équipement trop vieilles, trop coûteuses à entretenir, et dont la production n’est pas concurrentielle avec celle des autres aciéries canadiennes.La capacité des laminoirs de Sidbec sera de 500,000 tonnes par année alors que celle de ses concurrents s'élève à 1 ou 2 millions de tonnes.La consommation québécoise d’acier en tôle est de 350,000 tonnes alors qu’elle atteint plus de 3 millions de tonnes en Ontario.Il est évident que la présence d’industries secondaires de la tôle aiderait Sidbec à envisager des projets de développement en aval.Mais de telles industries ne s’implanteront pas si elles ne sont, a priori, assurées de la présence au Québec d’un bon producteur de tôle.Pour briser ce cercle vicieux, le président de Sidbec envisage deux solutions: • Transformer complètement les laminoirs existants et envisager, à partir de ce procédé toujours conventionnel, une production de 2 à 3 millions de tonnes de tôle par année.• Inviter une autre entreprise à s’installer à Contrecoeur et à se procurer chez Sidbec de 250,000 à 500,000 tonnes d’acier liquide par année.Selon son président, Sidbec serait en pourparlers depuis deux ans avec une importante entreprise étrangère détentrice d'une technologie assez avancée pour la fabrication de produits d’acier plat.Il s’agirait d’un investissement de $100 millions pour la région de Contrecoeur.Selon la description que M.Jean-Paul Gignac donne du projet il semble bien qu’il soit plus avancé qu’il veut bien le dire.Sidbec ne s’est pas prononcé officiellement sur le choix entre ces deux alternatives.Cependant, devant l’Assemblée Nationale, le président déclarait que “s’il est vrai que nous voulons une sidérurgie intégrée au Québec pour polariser l’industrie secondaire de l’acier, il faut absolument produire de la tôle de qualité, et à des prix compétitifs.Si cet objectif est changé, que ce soit par un large accord de l’Assemblée Nationale.Personnellement, je crois que l’on doit persister dàns la production de la tôle, même si, à date, les résultats ont été très négatifs”.L’industrie de l’amiante et la rentabilité publique Suite de la page 21.canado-américain, du moins en ce qui touche les pièces d’origine.La mise en marché et la distribution des produits d'amiante exigent des connaissances profondes des besoins spécifiques de chaque utilisateur.Certaines sociétés fabriquant des matériaux de papier et de textile d’amiante sont en fait des entreprises plus axées sur le service que sur la fabrication qui se fait uniquement selon les spécifications techniques des clients.Esquisse de solution L'énumération des difficultés entourant la transformation de l’amiante n’a pas pour but d'assombrir le climat.Au contraire.Il faut d’abord comprendre les structures et les contraintes si on veut saisir le problème.Ainsi il devient possible de chercher des solutions satisfaisant les objectifs premiers.Si les marchés sont limités, même ceux de l’exportation, il existe maintes occasions d'insister pour la relocation d'usines de transformation d’amiante au pays.Les producteurs miniers ont par le passé assuré les approvisionnements de fibre auprès des entreprises canadiennes.Les diverses agences gouvernementales à vocation économique se doivent avant tout d établir des priorités communes, de coordonner l’information sur les dossiers prometteurs et d’agir de façon professionnelle et réaliste.Les organismes publics ont l’obligation, avant d’aller vers l’étranger, d’encourager l’expansion des entreprises déjà sur place.“Selon nous, le principal problème du Québec dans l'amiante c'est l'ignorance des opportunités internationales.'’ (Normand Alexandre, Vers une politique québécoise de l’amiante, Ministère des Richesses naturelles, 1975.) Récemment une entreprise établie au Canada, qui voulait augmenter sa capacité de production dans les textiles d’amiante s’est vu refuser l'aide gouvernementale parce qu elle n’aurait créé que 15 nouveaux emplois à Asbestos ou à Thetford Mines.(Il ne s’agit pas ici de Johns-Manville.) Quinze emplois à Thetford ou encore à Asbestos valent bien 50 nouveaux emplois à Montréal.En une autre occasion, on a stipulé tant de contraintes fi- nancières au niveau du capital, des assurances et des prêts que la compagnie invitée a préféré s’installer en Espagne.Qui plus est, cette société qui fabriquait du matériel de friction pour foreuses de puits de pétrole, s’était vu offrir un million de dollars de la part d’un des producteurs d’amiante à titre de prime de bonne volonté.Combien d'opportunités n’avons-nous pas perdues à cause de l’indifférence, de l'ignorance et même de l’incompétence d agents de promotion industrielle.Une société britannique est présentement à construire une usine pour la fabrication d’obturateurs pour automobiles, en Ohio.Les grandes compagnies qui fabriquent des produits d’amiante en Grande-Bretagne se comptent sur les doigts de la main.Si la transformation de l’amiante constituait une véritable priorité les représentants du Québec auraient vite eu fait d’entrer en communication avec ces sociétés.De fait ce sont les producteurs d’amiante du Quebec qui ont communiqué le dossier à un fonctionnaire, mais malheureusement il était déjà trop tard.Ces exemples vi- sent à démontrer que l'on n'utilise pas tous les moyens d'incitation disponibles et que l’on n'accorde pas tous la meme priorité à la transformation des ressources.Il faudrait d’abord se servir des moyens déjà à notre disposition pour favoriser la transformation accrue des richesses naturelles avant de prendre des décisions politiques pouvant avoir des répercussions à tous les niveaux de l'industrie et par voie de conséquence sur la rentabilité publique.Formulation d’une politique minière "Quant aux multinationales, de ui dépend la production actuelle u Québec, nous n’avons rien trouvé à leur reprocher, outre la commercialisation de la fibre de façon contraire aux intérêts du Québec." (Normand Alexandre, Vers une politique québécoise de l’amiante, Ministère des Richesses naturelles, 1975) L’industrie de l’amiante du Québec a son avenir lié au développement des marchés de fibro-ciments en Europe et dans les pays du tiers monde.Selon la Maison Placement Canada, le taux de progression de la consommation d’amiante aux États-Unis se li- AU QUÉBEC EN 1974 ?>Vt s: , y * (Millions $) $ 67M Surplus $ 33 M Bénéfices Marginaux $100 M Taxes $335 M Services Pièces Fournitures $225 M Salaires 760 680 600 520 440 360 280 200 120 40 (Millions $) $200 M Nouveaux Investissements $45 M Mise en valeur $26 M Exploration 320 280 240 200 160 120 80 40 0 mite à un pour cent, illustrant ainsi la maturité du marché, tandis que la demande dans les pays en voie de développement atteint 6 à 8 pour cent par année et que certaines régions du monde comme le Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et le bassin du Pacifique consomment deux fois plus.Le marché américain ne représente en valeur que le tiers des.exportations d’amiante contre 50 pour cent en volume.Il permet aux producteurs miniers d’écouler des fibres courtes, d’une nécessité marginale, qui autrement resteraient invendues.Les .conditions qui prévalent autour de l'industrie de l’amiante du Québec nous permettent de dégager que le développement des secteurs primaires et secondaires bien qu’il soit complémentaire, répond à des impératifs différents.Une politique visant à optimiser la rentabilité publique devrait respecter cet état de fait.Rien n’interdit qu’une politique et une fiscalité minière encouragent la transformation accrue de l'amiante.Par contre une décision politique, puisqu'elle en serait une, ne devrait pas freiner la rationalisation et la mise en marché de la production de fibre d’amiante et ainsi réduire les bénéfices que les Québécois en reçoivent.La recherche de rationalisation des deux secteurs peut s’effectuer séparément, une au niveau du ministère des Richesses naturelles et l’autre à celui du ministère de l’Industrie et du Commerce.Au cours de son adresse à la conférence annuelle de l’Institut canadien des Mines et de la Métallurgie, le ministre a parlé de politiques sectorielles.Une telle optique voudrait respecter la situation et les contraintes économiques pour chaque type de minéraux.Par contre si l’on pousse plus loin cette façon de voir les choses, il faudrait également considérer les particularités de chaque mine et de chaque gisement puisqu’une mine peut être rentable alors qu une autre ne l’est pas, dans un contexte économique donné.Une mine d'amiante produisant principalement des fibres courtes est beaucoup plus à la merci de l’économie nord-américaine qui subirait une récession marquée dans l'industrie de l’automobile et de la construction, qu’une mine produisant des fibres longues 3ui profiterait de l’évolution e la demande à l'extérieur du continent et principalement des pays du tiers monde.En poussant le raisonnement un peu plus loin, une po- litique sectorielle serait également de nature temporaire en raison des cycles économiques que connaît l’industrie minière.A titre d’exemple, mentionnons les mines de cuivre qui ont subi en moins de deux ans des hausses et des baisses importantes de prix.En 1969 l'industrie de l'amiante bâtissait des stocks, et en 1976 on prévoit une pénurie de fibre jusqu’en 1980 et un équilibre de 1980 à 1985.Une politique sectorielle des richesses naturelles entraînerait une balkanisation de la réglementation et conséquemment ne contribuerait pas à l’établissement de règles du jeu simples et stables dont parle le ministre.Une politique minière axée sur la rentabilité publique se doit d’être plutôt flexible sans présenter de fissures ou de faiblesses pour rechercher une rentabilité maximum à long terme.“Il semble que, pour s'assurer un certain succès, les divers niveaux dé gouvernement devraient user de persuasion auprès des entreprises et utiliser prudemment et de façon sélective leurs divers programmes d'appui financier aux investisseurs.Des mesures coercitives telles que: taxes à l'exportation, office de mise en marché ou de contrôle du gouvernement, même si elles rapportent à court terme, risquent d'accélérer le développement de substituts à long terme”.(Rapport de l’équipe spéciale pour la transformation des ressources destinées à l’exportation.) L'industrie de l’amiante au Québec exploite les mêmes gisements depuis cent ans.Outre la générosité de la nature, l’industrie a pris garde de ne pas tarir les sources, en exploitant les gisements de façon rationnelle et économique.Les réserves d’amiante à l’heure actuelle sont des plus considérables.Les mines d'amiante contribuent plus au trésor québécois ue la moyenne des autres in- ustries minières, en raison de la fermeté des prix, des marchés et de leur maturité.Si on regarde à l'extérieur du secteur de juridiction du ministère des Richesses naturelles, on constate que l’exportation de l’amiante ouvré constitue un atout de grande valeur dans la balance commerciale de la province et du pays, et contribue ainsi à maintenir la valeur du dollar.Contrairement à ce que certains disent, la fibre d'amiante n’est pas exportée à l’état brut.Elle est ouvrée à la limite.L’amiante est broyé, séché, défibré, dépoussiéré, classé en quelque 150 variétés et mis en sacs.Une usine pour le traitement de la fibre, “traitement sommaire” pour reprendre l’expression du mi- nistère, coûte environ 60 millions de dollars pour une mine moyenne d'une capacité de 100,000 tonnes de fibre annuellement.Les mines d’amiante du Québec, selon le tableau intersectoriel du Système de comptabilité du Québec, ont un effet d’entraînement de 86,4 cents par dollar de production.Conclusions Pour maintenir et poursuivre une recherche d’augmentation de la rentabilité publique provenant du développement minier, le ministère des Richesses naturelles doit encourager les investissements privés et publics à tous les stades du développement minéral, exploration, extraction, traitement et fabrication.Les investissements provenant du Québec dans les nouveaux projets permettraient une participation plus importante aux prises de décisions institutionnelles.Si tel est le but, il faudra donc assurer une stabilité et un rendement équitable des investissements par une régle- mentation claire, simple et à long terme.(Le Manitoba, par exemple, a fixé ce rendement à 18 pour cent.) Pour ce qui est de la richesse collective, la rente que retire le gouvernement de l’exploitation des ressources ne devrait pas servir au financement des dépenses quotidiennes, mais a des projets précis, rentables et d intérêt collectif pour suppléer à l’épuisement des ressources.Par ailleurs toute la fiscalité minière doit s’orienter vers la rentabilité à long terme et favoriser la poursuite du développement minier par l’entreprise privée et le secteur public.Le concept de la rentabilité publique exige en outre une meilleure coordination entre les divers organismes à vocation économique et aussi entre les différents paliers de gouvernement et l’entreprise privée.De cette coordination découleront les véritables priorités de développement et le mieux-être de la collectivité tout entière.CHARTERS —VENTES STE-THÉBÊSE AWiATION IMC.Service aérien commercial d’affrètement international Passagers - Marchandises ST A va partout au Canada et aux États-Unis.ST A est disponible 24 heures par jour STA Contrats de location court ou long terme STA Avions de classe, style exécutif Bimoteurs - turbo - Chieftain Navajo - Aztec STA Pilotes professionnels 1ère classe AÉROPORT DE STE-THÉRESE M.RAYMOND: 866-3203 ressources naturelles Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 • 29 La nouvelle priorité: l’économie d’énergie plutôt que la satisfaction des besoins ÉVOLUTION DU BILAN ÉNERGÉTIQUE QUÉBÉCOIS, 1949-1974 (en pourcentage de la consommation énergétique totale) Années 1949 1958 1963 1972 1974 charbon 47.23 18.08 9.06 1.85 1.87 pétrole 34.40 60.96 68.13 73 20 70.14 gaz naturel — 0.67 3.96 4.84 6.09 électricité 18.37 20.29 18.85 20.11 21.90 100.00 100.00 100.00 100.00 100.00 (Source: Bilan énergétique du Québec, 1957-74, Jean-Pierre Pellegrin, Dir.générale de l'Énergie).mono québécois a subi de profond modifications.Jusqu’en 1958, ces modifications se sont produites sans heurts, caractérisées par le déclin rapide de la part du charbon dans le bilan, et la montée corrélative du pétrole.Puis divers faits tendent à précipiter l’évolution, dans les années soixante: le gaz naturel de l’Ouest arrive à Montréal, pour la première fois, en 1958.Les États-Uni?décident de contingenter les importations de petrole, et, parallèlement, le gouvernement canadien crée la Commission Borden qui dépose son second rapport en 1959, année où est créé l’Office national de l’Énergie.Poursuivant une action entreprise en 1944, le Québec nationalise divers réseaux privés d’électricité de 1962 à 1964.Malgré tout le Québec demeure dans la zone réservée aux importations pétrolières internationales \par la ligne Borden, suivant généralement la vallée de l’Outaouais, et le pétrole (et non l’électricité ou le gaz naturel), achève de prendre, dans le bilan énergétique, la place laissée libre par le charbon.Aussi, le document publié par le gouvernement du Québec en 1972, sur “les objectifs d'une politique québécoise de l’énergie” reflète-il encore une situation où, malgré l’intervention croissante des gouvernements en matière de politique énergétique, les différentes composantes du bilan ont eu le temps de s’ajuster progressivement en fonction du prix de revient de toutes les formes d’énergie.Tout au plus regrette-on alors une politique canadienne de tarification du gaz naturel, qui, en défavorisant le Québec par rapport à l’Ontario, empêche une pénétration de cette forme d’énergie au-delà de Montréal.Puis l'action unilatérale des pays membres de l’Opep sur les prix pétroliers internationaux créee, en 1972 et 1973, un choc dont les conséquences apparaissent immédiatement dans le tableau ci-contre.En 1974, dernière année pour laquelle nous possédions des chiffres définitifs, la consommation énergétique québécoise a augmenté de 2.2% par rapport à 1973, alors que, pour la période 1958-74, la croissance moyenne annuelle était de 5.2%, En outre, alors que la consommation de pétrole augmentait annuellement de 6.2% depuis 1958, elle a diminué de 1.6% en 1974 par rapport à Tannée précédente.En revanche, la consommation d’électricité s’est accrue de 10.5% en un an, contre 5.7% en moyenne, de 1958 à 1974.Le taux de croissance de la consommation du gaz naturel est passé de 9.2% en 1973 à 25.6% en 1974.La part du 4% par an, au lieu de 5% pour la période 1965-73).Ces derniers chercheront à diminuer leur dépendance envers Ténergie-pétrole (et les pays-membres de TOpep) en diversifiant leurs sources d’énergie, et en adoptant des politiques de conservation.Malgré tout, ils devront affecter au secteur énergétique une part croissante de leur Produit National Brut, et les gouvernements interviendront de plus en plus dans ce secteur.La répartition des différentes formes dans les bilans énergétiques tendra à se modifier, sans changements fondamentaux, d’ici 1990.Le pétrole demeurera la -par- JACQUES RUELLAND JT charbon reste stable.Ces constatations, rapprochées d’une étude des tendances à long terme de la situation énergétique internationale et canadienne, peuvent être utiles à la réévaluation des objectifs de 1972.Les perspectives du secteur énergétique jusqu’en 1990 Ces perspectives sont déduites de l’évolution des bilans énergétiques et des comportements des agents économiques impliqués : États producteurs et consommateurs, entreprises appartenant ou non au secteur énergie, particuliers.Elles comportent nécessairement une marge d’erreur.Sur le plan le plus général, on estime que les réserves d’énergie connues seront suffisantes pour satisfaire la demande mondiale jusqu’en 1990, mais à coûts croissants (peut-être 5% du PNB canadien avec des investissements de 180 à 200 milliards de dollars).Les quantités d’énergie demandées seront de plus en plus importantes en valeur absolue, mais le taux de croissance de la demande globale se stabilisera à un niveau moins élevé pour l’ensemble des pays industrialisés (3.5 à source principale d’énergie primaire (1), mais sa part décroîtra légèrement au profit du charbon et du gaz naturel.Enfin, la consommation d’énergie se fera de plus en plus sous forme d’électricité, notamment pour permettre la mise en valeur des sources non conventionnelles (solaire, éolienne, géothermique) dont la contribution aux bilans énergétiques sera cependant marginale en 1990.Si l’on essaie de détailler ces tendances en fonction des principales formes d’énergie, pour certains pays, on obtient les résultats suivants: L’énergie pétrole, prédominante encore en 1990, conditionne l'évolution générale.La nouvelle structure de l’industrie pétrolière mondiale sera une cause d’instabilité permanente des prix, fixés désormais par les pays-membres de TOPÉP de façon politique, et des approvisionnements.Les sociétés pétrolières internationales auront un rôle d’agent technique et de répartiteur.La majorité des pays industrialisés continueront à importer une part croissante de leur consommation des pays-membres de TOPEP.Les États-Unis et l’Arabie Séou-dite devraient cependant jouer un rôle stabilisateur- dans l’évolution des prix pétroliers, Tun comme producteur et l’autre comme consommateur le plus important.Le prix du pétrole continuera d’être l’étalon de référence pour le rythme de développement et le degré d’utilisation des autres formes d’énergie, conventionnelles ou non.Cependant, au moins pour le Canada, la production de pétrole brut tirée de sources conventionnelles diminuera considérablement, et les exportations vers les États-Unis devraient cesser.La contribution des sables bitumineux au bilan pétrolier sera faible (en raison, notamment, des coûts de production et de difficultés technologiques non résolues), et le pétrole brut des zones frontalières de l’Arctique, notamment, pourrait ne pas parvenir aux marchés de façon massive pour 1990.Le Canada devra donc recourir davantage aux importations; le prix du pétrole canadien devra s’aligner rapidement sur les prix internationaux, et les provinces de TEst seront les plus touchées par cette évolution.En fin de période, l’Ontario recevra sans doute du pétrole international transitant par le Québec.Le prix du gaz naturel restera lié à celui du pétrole, sur la base des équivalences thermiques.Les exportations de Avec les hommaees de Maison Placements Canada Inc.membres de : L'Association Canadienne des Courtiets en Valeurs Mobilières Bouts» d« Montréal - Bourse dé Toronto 130 PLACE DU CANADA MONTRÉAL H3B 2P7 Tél.: 861-9761 ' MOLSON, ROUSSEAU & CIE LIMITÉE Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Membres des Bourses de Montréal, etToronto 800 Place Victoria Montréal Tél: 866-1551 1122, Chemin St-Louis Suite 105 Québec Tél.: 683-2965 MacDougall, MacDougalI & MacTier Ltd, Membres BOURSES DE MONTRÉAL, ET DE TORONTO ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES 129 OUEST.RUEST-JACQUES MONTRÉAL.QUÉBEC H2V 1L7 (514)871-9611 BOiTE POSTALE 11 FIRST CANADIAN PLACE TORONTO.M5X1A9 (416)362-1631 132 RUE ST-PIERRE QUÉBEC.QUÉBEC G1K 4A7 (418)692-1262 gaz vers les Etats-Unis diminueront, sans peut-être cesser, parce que les nouvelles réserves d’hydrocarbures découvertes dans les régions frontalières sont surtout constituées de gaz naturel.(2) Le coût de production et de transport sera cependant plus cher par unité consommée (comme pour les autres formes d'énergie).Pour ce qui concerne le Québec, il semble que l’offre de gaz naturel d’origine canadienne sera suffisante pour satisfaire à une augmentation importante de sa consommation d’énergie dans ce domaine dès l’arrivée du gaz des zones frontalières.En ce qui concerne, enfin, l’électricité, sa part dans le bilan énergétique continuera d’augmenter sensiblement (avec Jes apports d’électricité thermique et nucléaire), au détriment des hydrocarbures.La demande d’électricité continuera aussi d’augmenter plus vite que la demande globale d’énergie.Vers 1987-88, il faudra recourir massivement à l’énergie nucléaire, car tous les sites hydro-électriques économiquement exploitables auront été aménages.Les conséquences La prépondérance durable du pétrole dans le bilan énergétique québécois, de même que la nécessité d’une extension de la distribution de gaz naturel, forme d’énergie relativement abondante et peu polluante, avaient été i avant 1972.Les objectifs énoncés alors pour la politique pétrolière (disponibilité au meilleur coût, sécurité des approvisionnements, protection des individus et de l’environnement, augmentation de la valeur ajoutée au Québec, augmentation des intérêts québécois dans le secteur) demeurent, mais les priorités dans leur réalisation, et les moyens à mettre en oeuvre, ont été affectés en profondeur par ce qui s’est passé depuis 1973.L’extension de la distribution du gaz naturel au Québec est devenue encore plus impérative.Par contre, le transfert massif et immédiat à l’électricité de la demande pétrolière pour certains usages ne pouvait être prévu, et la politique de 1972 a besoin d'une réévaluation totale.Dans cette réévaluation sectorielle de la politique en 1972, certains résultats sont déjà acquis.Pour le pétrole, comme d’ailleurs pour les autres formes d'énergie, le Canada ne saurait atteindre à Tautosuffi-sance à long terme, ainsi oue le gouvernement fédéral l’avait cru un instant, en 1973.Toutes les estimations des réserves d’hydrocarbures faites depuis sont en baisse, et il est désormais certain que la valorisation des sources purement canadiennes (sables bitumineux et autres) ne sera pas rapide, et atteindra, dans les conditions actuellement prévisibles, un coût élevé.Le Canada ne peut donc pas plus se fermer aux importations que demeurer exportateur net.Ne pouvant s’isoler des marchés internationaux, il doit accepter que ses prix pétroliers intérieurs, actuellement inférieurs aux prix internationaux, les rejoignent par palliers, ces palliers faisant l’objet de négociations fédé-rales-provinciales.Le Québec ne doit pas, par contre, laisser le gouvernement fédéral dépasser les prix pétroliers internationaux pour assurer la rentabilité des ressources canadiennes d’hydrocarbures.Tout ceci a été résumé dans une formule, contenue dans la déclaration sur l’Énergie du Premier Ministre du Québec, à ia conférence fédérale-provinciale des premiers ministres sur l’énergie, en janvier 1974: “procurer au meilleur coût possible et à un prix sensiblement identique aux consommateurs de toutes catégories (y compris les entreprises pétrochimiques ou autres) des diverses régions du Canada, l'énergie correspondant à leurs besoins réels .Dans le cas du gaz, sa pénétration accrue au Québec, tout en demeurant hautement souhaitable, se heurte au problème des disponibilités, des prix, et de la préférence des consommateurs pour d’autres formes d’énergie considérées moins dangereuses.Le Québec a fait un pas dans le bon sens en obtenant de l'Office national de l’Énergie, en juin 1973, que la région de Montréal soit incluse dans la même zone tarifaire que Toronto pour la répartition des frais de transport.Cependant, la part du gaz naturel dans le bilan énergétique de l’Ontario demeure 5 fois plus élevér qu’elle ne Test au Québec Cela donne la mesure du chemin à parcourir.Le secteur de l'électricité ne peut supporter, seul, l’accroissement de la demande d’énergie, même au Québec, comme Ta montré le Ministre des Richesses naturelles dans une allocution au congrès annuel-des Ingénieurs du Québec, le 11 juin 1976.Le taux de croissance annuel de la demande d’électricité est de 7.4%, ce qui correspond à un doublement en moins de 10 ans.Pour la période 1975-90, ce taux devrait atteindre 9.2% pour les secteurs résidentiel et agricole, la demande industrielle progressant de 7.5%.Une fois réafisées les installations de la Baie James, if réste un potentiel hydro-électrique de 15,000 MW aménageable dans des conditions compétitives avec l’énergie nucléaire, sur un potentiel théorique total de 25,000 MW.Après 1985, il faudra s'orienter vers le nucléaire, les sites hydroélectriques ne pouvant plus faire face à l’accroissement des besoins.L’escalade des coûts prévus ($500 du kw installé dans les années soixante, $1800 du kw en 1974, $2135 pour le nucléaire), jointe à la raréfaction des sites, font que l’accroissement indéfini de la demande d'énergie électrique n’est plus envisageable, et qu’il faudra obtenir rapidement une modération de la courbe de la demande.Au total, quel que soit le secteur, une nouvelle priorité de la politique énergétique s’annonce être, non plus simplement la satisfaction des besoins, mais l’économie d'énergie, par la revision des tarifs, la modification graduelle des habitudes des consommateurs, et l’utilisation de chaque forme d’énergie à son taux d'efficacité’maximal.Ces nouvelles exigences sont beaucoup plus difficiles à traduire en objectifs et moyens que ce n’était le cas en 1972.(1) On entend par énergie primaire toute forme d’énergie utilisée d l'état brut, sans transformation: charbon, pétrole brut, gaz naturel, électricité d’origine hydraulique, uranium.Par contre, l’énergie livrée au consommateur pour ses besoins énergétiques, et non pour transfor/nation, est dite “secondaire": électricité de toutes origines, produits pétroliers, gaz naturel, une partie du charbon brut et de ses dérivés.(2) Déjd, actuellement le gaz naturel représente 27% des utilisations d'hydrocarbures au Canada, contre 50% des réserves.¦ AT Jacques Ruelland est directeur général de l'énergie, ministère des Richesses naturelles.Le rythme du Canadien Pacifique Forage, mines, boisement, construction, manufacture, navigation, transport, hôtellerie, camionnage communications.Nous faisons tout cela.L’univers du Canadien Pacifique a pris aujourd'hui beaucoup d’expansion et d’envergure.Nous trouvons et exploitons du gaz et du pétrole.Nous nous occupons de mines, de produits du bois et de Tacier.De développement immobilier.Sans compter l'hôtellerie, les télécommunications et le transport.En réalité, nous travaillons, au Canadien Pacifique, dans bien plus de secteurs et à l’avantage de bien plus de gens qu'on le pense généralement.Le rythme du Canadien Pacifique: l’industrie au service des Canadiens.). 30 • Le Devoir, mardi 28 septembre 1976 ressources naturelles La production québécoise d’amiante ne suffit plus à la demande mondiale L’amiante est devenu en 1974, la principale production minérale du Québec, avec un sommet record de 1,561,179' tonnes produites, d’une valeur de 236,237,145 dollars.De ce point de vue, elle devançait celles de cuivre et de fer et comptait à elle seule, pour 19 pour cent du total de toutes les substances minérales produites au Québec.En 1975, le long conflit ouvrier ou’ont connu plusieurs des proaucteurs des Cantons de l’Est et des désastres, dans deux des principales mines de la région, devaient abaisser cette pondération à 15.5 pour cent.Ce n’aura été qu’un épisode de brève duree cependant; les résultats du premier semestre de l’année en cours indiouent une remontée très rapide des performances de l’industrie et à tous les points de vue: production, prix, revenus, profits.Ainsi s’achève un siècle de production ininterrompue d’amiante au Québec et qui n’était que de quelques tonnes à peine en 1876.Le Québec devait d’ailleurs, à l’aube de cette année centenaire, être 1 l’hôte, en août 1975, delà troisième Conférence Internationale sur la Physique et la Chimie des Minéraux d’Amiante, qui aura permis à tous les Québécois de constater jusqu’à quel point il a fallu, au cours du siecle écoulé, conjuguer les efforts des chercheurs, des promoteurs, des financiers, de la main-d'oeuvre.et de tous les pays du monde pour réaliser ce succès.Succès certes, car l’industrie de l’amiante doit aujourd’hui être considérée comme une des principales industries de la province.En plus d’occuper la première place des productions du secteur minier québécois, elle en est un des principaux domaines de croissance et le Québec en compte peu parmi les productions les plus importantes traditionnellement; bien que modéré, le taux de croissance en est régulier et s’aligne sur celui de la demande internationale, qui augmente en moyenne de quatre à cinq pour cent par année (en valeur absolue).Effectivement depuis 1971, la production québécoise a augmenté en moyenne de 4 pour cent par an, en volume et de 23 pour cent, en valeur.La corrélation entre l’augmentation de la demande internationale et la croissance de la production au Québec réflète par ailleurs la place de la province dans la production mondiale de ce minéral.En 1974, elle venait immédiatement après celle de l’Union Sovitétique (2,200,000 tonnes) et avant celles de l’Afrique et de l’Italie (351,000 tonnes et 148,00 tonnes respectivement).La production de* l’Union Soviétique est presqu’entièrement consommée par les pays socialistes.AuSsi, les pays occidentaux ont ils pris l’habitude de s’approvisionner au Québec, dont les exportations représentent près de 52% des échanges internationaux de fibres d’amiante dans le monde occidental.Totalement intégrée à l’économie mondiale via des multinationales présentes aux quatre coins du monde et qui dominent le marché, la production québécoise s’ajuste CONSOMMATION D’AMIANTE en pourcentage Tuyaux d’amiante-ciment Matériaux de construction en amiante-ciment Monde 69.0% Aaériqno du Nord 21.8% Matériel de friction 12.2% 6.3% Papier d'amiante H 7.4% Tuiles, carrelage J 3.)% 12.6% Peintures, enduits adhésifs, revêtements 37.7% I 1.6% 7.4% Textiles d’amiante .7% 1.4% Plastiques .5% 2.0% Ciment à joints .3% 1.5% Obturateurs, garnitures d’amiante.jl.0% 3.3% , Divers 13.4% 6.0% (Source A.M.A.Q) v A» o / CHCE \ Ou $1 la compagnie CIMENTS DU ST-LAURENT projette une image de qualité.Elle procure des services intégrés et variés constamment à la disposition des intéressés Bureau chef : 50 ouest Place Crémazie Suite 1024 Montréal P.Q.Usinée et stations de distribution è : Villeneuve — Ville LaSalle — Longueuil — Moncton — Mississauga — London — Ottawa — Sudbury — Thunder Bay — Buffalo — Elizabethtown —-par- NORMAND ALEXANDRE presqu'instantanément .aux fluctuations régionales.Inversement la demande s’aligne sur les standards dç qualités et les prix des producteurs du Québec.On devrait plutôt dire que la production québécoise s’ajustait à la demande mondiale, car pour la première fois depuis un très long moment, la production québécoise est insuffisante pour répondre à la demande et le développement de nouvelles capacités de production se fait attendre.On prévoit même que la présente situation persistera au-délà des années 80.Effectivement, en-dehors de l’Union Soviétique et du Québec, pu de projets sont d’envergure à satisfaire les besoins nouveaux des pays consommateurs.La province de Québec détient les deux plus importants gisements d’amiante découverts en-dehors de la Russie.Les compagnies "actuelles sont, dans l'ensemble, peu endettées et réalisent des profits de plus en plus élevés.Par conséquent, il semble que le Québec puisse réaliser une croissance encore plus soutenue que par le passé dans le domaine.On en estime le taux à 4 pour cent par an en moyenne d’ici le debut des années 80, ce qui ferait augmenter la valeur de cette production à un rythme de 15 à 20 pour cent par année.(On vient d'annoncer une hausse de prix de 14* pour cent effective en janvier 1977).Cependant, l’industrie québécoise de l’amiante fait face à plusieurs problèmes qui pourraient s’avérer être les plus cruciaux de son histoire.Effectivement, une part de plus en plus grande de la population québécoise et canadienne trouve anormal que les Canadiens et, en particulier, les Québécois jouent un rôle très largement marginal au sein d’une industrie dont les centres de décisions ultimes sont principalement américains, situation exposée à plusieurs reprises depuis quelques années, notamment par la Direction de l’Economie minérale et du Développement du ministère des Richesses naturelles.Chacun propose des réformes: nationalisation, Office de Mise en Marché, contrôle des exportations, prise de participation au sein de l’industrie, etc.Les producteurs se sont opposés farouchement aux premiers rapports et aux premières recommandations.L’Association des Mines d'Amiante du Québec écrit encore dans une brochure publicitaire mise en circulation récemment: “Des restrictions à l’exportation de fibres ouvrées en vue de favoriser artificiellement l'exportation de produits à base d’amiante fabriqués au Canada, entraîneraient tout simplement des hausses de coûts notamment pour les matériaux de fibrociment et une fuite des marchés.Pour l'industrie canadienne de l’amiante, qui exporte présentement 95 pour cent de sa production annuelle, les conséquences sur la production, sur les vçntes et sur l’emploi, ne seraient rien de moins que désastreuses”.Par contre, au sujet d’une prise de participation, elle est restée notoirement muette, du moins publiquement.L'Association pourrait bien avoir raison sur certains point car en ce qui a trait aux normes de salubrités émises récemment, on a vu les résultats ailleurs; fermeture d’usines aux Etats-Unis, pour en construire ailleurs; en Ontario, la United Asbestos est en difficulté financière parce qu elle ne peut rencontrer les normes établies.Au Québec, si d’une part l'industrie semble accepter la norme de 5 fibres établies récemment, les recommandations attendues du Comité d'étude sur la salubrité dans l’industrie de l’amiante ne semblent pas acceptées d'avance par l’industrie.Devant tant d’incertitudes, les producteurs craignant de se voir imposer des normes d'hygiène industrielle plus sévères et des mesures restrictives quant à l'exportation ou à la transformation, semblent profiter de la conjoncture et de la forte demande pour accroître les prix en prévision d’investissements à- faire pour satisfaire des normes d’hygiène industrielle plus sévères, sans courir le risque de se retrouver avec des stocks de fibres difficiles à écouler advenant que des mesures restrictives soient prises à leur égard.BAT Normand Alexandre est ingénieur chargé de projets.Direction d'économie minérale et développement, ministère des Richesses naturelles.participe avec vous au développement du Québec
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