Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 27 mars 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1976-03-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
1 9 la météo: averses dispersées.Venteux.Minimum la nuit dernière 2.Maximum 12.Aperçu pour demain: dégagement: Détails en page 6.\ 25 CENTS Vol.LXVIII - No 73 Montréal, samedi 27 mars 1976 Saint Jean Damascène Les cas psychiatriques de SVP Allmand accepte l’offre de Québec culture et société par Gilles Constantineau Le Solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, accueille avec enthousiasme l’offre du ministère québécois des Affaires sociales lui proposant d’assumer entièrement le traitement médico-psychiatrique des détenus pénitentiaires, ouvre tout grand les bras à l’Institut Philippe-Pinel “s’il peut prendre tous les malades”, déclare qu’il n’est “absolu- ment pas question de bâtir un nouvel hôpital pénitentiaire fédéral au Québec et stoppe, par voie de conséquence, au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, ce projet de déménagement de 70 détenus sous traitement, du Centre psychiatrique à l’ancienne Unité spéciale de correction à sécurité “super-max”.Ces assurances, le Solliciteur général A* Consacré aux bienfaits de la vie en plein air, le Salon camping 76, qui accueille actuellement le public à la place Bonaventure, n’oublie pas de prévenir les visiteurs contre les méfaits de la pollution qu'ils peuvent causer, comme l’illustre ce montage.(Photo Alain Renaud) La grippe porcine: un risque exagéré ?par Gilles Provost "Le risque de la grippe porcine (ou espagnole) a été grandement exagéré dans l'opinion publique à la suite de la décision du gouvernement américain.Une analyse serrée de la situation canadienne nous force à conclure que la grippe Victoria (qui a fait environ 3,000 morts en Angleterre et en Amérique du nord depuis un an) présente un danger beaucoup plus tangible C est ce qu’a affirmé hier au Devoir le directeur de l’Institut Armand-Frappier, M.Aurèle Beaulnes, après avoir discuté tout l’après-midi avec les deux représen- tants de l'Institut qui ont siégé sur le comité américain qui a conseillé le président Nixon.Dans ces conditions, l’Institut Armand-Frappier a décidé hier de consacrer prioritairement ses efforts à la fabrication de 300,000 vaccins efficaces contre les grippes de Hong-Kong et de Victoria.Simultanément, mais secondairement, on tentera aussi de produire le plus de vaccins "porcins" possible, de façon à atteindre éventuellement 300.000 dôses.M.Beaulnes a aussi informé LE Voir page 6: Grippa porcin# n’a pas hésité à les donner aux représentants de l’Association canadienne pour la santé mentale qu’il avait consenti à recevoir à Ottawa jeudi soir, selon ce qu’a appris hier LE DEVOIR de la bouche du directeur général de la section québécoise de l’Association, M.Paul-Marcel Gélinas."L’entrevue, déclare M.Gélinas, s’est déroulée dans un climat de parfaite con- fiance.M.Allmand nous a garanti que tout sera mis en oeuvre dès qu’il aura reçu le document officiel de la proposition globale du ministre québécois des Affaires sociales.Et si nos renseignements sont bons, le document en question est arrivé à Ottawa aujourd’hui.” On se souviendra que LE DEVOIR avait annoncé mercredi, l’ayant appris de bonne source, que le titulaire des Affaires sociales, M.Claude Forget, expédiait ce document dans les plus brefs delais à son collègue fédéral.Comme pour confirmer de façon indiscutable l'attitude du Solliciteur général du Canada, M.Gélinas ajoute que "M.Allmand affirme que son ministère est Voir page 6: Cas psychiatriques Quelque 7,000 lock-outés La CEQ ne croit pas à l’ouverture patronale par Lise Bissonnette QUEBEC — P'us de 7,000 enseignants, soit 10% des effectifs de la Centrale de l’enseignement du Québec ne dispensent pas d’enseignement étant sous le coup de lock-out ou de mesures de suspension qui, dans certains cas, durent depuis plus d'un mois.C’est pourquoi la CEQ, qui rendait public ce bilan hier à Québec, dit Qu elle refuse “d’être dupe de la prétenue souplesse gouvernementale” dont se réclamait jeudi M.Oswald Parent.Selon le président, M.Yvon Charbon-neau, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec (FCSCQ) a beau se montrer légèrement frondeuse en contestant un peu la stratégie de son partenaire gouvernemental à la table de négociations, elle n’en demeure pas moins son “complice”.“Les fiers-à-bras locaux du gouvernement, les commissions scolaires, dit-il, se livrent à une répression d’une envergure sans précédent.Dans un tableau très précis, compilant les suspensions et les lock-out en date du 26 mars, la CEQ dénonfbre 7,282 enseignants actuellement maintenus hors des ecoles.La situation semble franchement critique à quelques endroits: Schefferville (45 enseignants, depuis le 19 février), Havre-Saint-Pierre (46 enseignants, depuis le 19 février), la Régionale des Monts en Gaspésie (320 enseignants, depuis le 17 février), la Mauricie (2,800 enseignants, depuis la fin février à des dates différentes selon les cas).Les écoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région de Lanaudière sont presque toutes fermées, certaines depuis le 15 mars.Tenant compte des cas où un règlement est intervenu sur un protocole de retour en classe, la CEQ évalue à plus de 5,000,000 de “jours-élèves" perdus les résultats de ces mesures.Elle n’a pas fait de calcul de même sorte pour les pertes originant d’actions syndicales mais accepterait en gros le chiffre de 2,000,000 compte tenu des dernières journées de débrayage général.“L'action patronale est sans commune mesure avec l'action syndicale", affirme M.Charbonneau.Selon une représentante de la région de la Mauricie, la plus durement touchée, les enseignants avaient été absents neuf heures seulement au total, depuis la fin de novembre quand les a frappés en février le lock-out qui, pour certains, entrait hier dans sa vingt-cinquième journée.La CEQ déplore également d'autres mesures, telles les injonctions, dont neuf sont toujours en vigueur et empêchent les enseignants de participer aux actions syndicales de harcèlement.Certaines commissions scolaires répliqueraient de plus aux enseignants en bloquant le renouvellement des permis d’enseigner (nécessaires annuellement aux enseignants qui n ont pas encore obtenu leur qualification légale) et même en menaçant des enseignants néo-canadiens d'expulsion.A l'égard des lockoutés, le Conseil général de la Centrale, réuni hier à Québec a décidé de créer un “Fonds de solidarité 1976", qui sera alimenté par les membres àiraison d'une contribution équivalant à une journée de traitement.Les quelque 3.5 millions ainsi recueillis viendront s’ajouter au fonds de résistance syndicale de la CEQ, qui est actuellement de $750,000.Commentant les déclarations faites la veille par le ministre de la Fonction publique, le président de la CEQ n’y voit rien d’autre qu'un renoncement temporaire à un "coup de force".Le gouvernement sait fort bien que Te terrain est miné, dit-il, et que la pression, dans la population est plus forte contre eux que contre nous." Les enseignants ne marchanderont pas leurs moyens de pression, affirme toujours M.Charbonneau, même si le "sprint” de négociations qu’ils ont demandé avait lieu.“Ces moyens cesseront le jour où nous signerons ", dit-il, en promettant même “d'autres débrayages” dès la semaine prochaine si le besoin s'en fait sentir.Et la CEQ prétend posséder autant d'endurance qu'Oswald Parent, qui déclarait jeudi que le gouvernement ne voulait rien d’autre que des conventions négociées, quelle que soit la longueur des pourparlers La CEQ se dit tout à fait prête à entreprendre des négociations intensives dès maintenant aux tables de l'enseignement élémentaire et secondaire.Le “blitz" a commencé hier pour quelque 10,000 syndiqués des cégeps, mais une nouvelle mésentente entre la Fédération des commissions scolaires et le gouvernement empêche qu'il se généralise aux autres niveaux.Une contestation juridique à suivre, car elle pourrait se reproduire à la régionale des Bois-Francs: les enseignants s'apprêtent à porter devant les tribunaux de récentes coupures de salaire faites par la commission scolaire.Celle-ci, comme plusieurs autres, avait décidé de rémunérer son personnel, malgré un lock-out qui avait duré du 2 au 18 février.Mais le ministère de l’Éducation ayant décidé de ne pas verser les subventions pour ces journées, les commissaires ont pris prétexte du dernier débrayage provincial pour déclarer un "bris d'entente" et ont récupéré les sommes sur les derniers chèques remis aux enseignants.C’était un “trou" budgétaire de près de $900.000.Yvon Charbonneau a tenu hier à remet- Voir page 6: La CEO ¦Charles Lussier, récemment nommé directeur du Conseil des Arts du Canada, explique au DEVOIR la conception, qu’il se fait du rôle de cet organisme.Il exprime le voeu que soit mis au point un nouveau régime de concertation entre l’organisme fédéral et le futur Conseil de la culture québécoise dont la.création est annoncée à Québec.— page 13 ¦La participation québécoise et canadienne est en nette régression à l’Orchestre symphonique de Montréal: pas un seul concert de la prochaine saison n’est confié à un chef d’ici.Gilles Potvin explique comment la direction de l’OSM est ancrée dans ses préjugés.— page ir Dénouement prochai n aux Affaires sociales ?par Maria Laurier Les négociaüons dans le secteur des Affaires sociales pourraient bien se dénouer très prochainement, peut-être d’ici le début du mois d'avril.C’est ce qui ressort de la conférence de presse convoquée hier par le Comité patronal de négociation du secteur des affaires sociales (CPNAS) et présidée par M.Paul Pleau.M.Pleau se fonde sur des rapprochements très sérieux entre les parties ces derniers jours, notamment à la table du cartel des organismes professionnels de la santé (COPS) où l'on note un progrès réel et qui constitue en quelque sorte le "pilote" de tous les autres syndicats.Les sept tables sectorielles du réseau seront Les protestants aux prises avec la police Plus agressifs que leurs collègues francophones depuis le début des présentes négociations avec le gouvernement, les enseignants anglo-protestants de Montréal en sont venus aux prises, hier matin, avec l'escouade anti-émeute.Appelée sur les lieux par la direction du Protestant School Board of Greater Montreal (PSBGM), la force de frappe de la police de la CUM a chargé les queloue 450 enseignants bloquant l’entrée des bu- Seule une médiation syrienne peut encore éviter la partition du Liban BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — Un "forcing" politique est engagé au Liban et en Syrie, pour tenter de donner un coup d'arrêt à “l’escalade vers l’abîme" de la guerre totale, à laquelle on assiste depuis le départ précipité de son palais.jeudi matin, du président Soleiman Frangié.Cependant, la journée d'hier n’a apporté aucun répit aux combats.Les deux camps se sont affrontés à Beyrouth et dans les monts environnants, comme ils le font depuis une semaine, mais ni l'un ni l’autre ne signale d’importants changements dans la situation en général.Les violents combats, y compris les duels d'artillerie, ont fait rage dans le courant de la journée entre I anneau de villages chrétiens qui cerne le palais présidentiel et l'arc que forment les agglomérations druzes perchées sur les monts dominant ces villages, et où vivent nombre de sympathisants du chef des socialistes, M.Kamal Joumblatt.Les forces de gauche appuyées par l'artillerie lourde se sont installées autour des monts boisés se dressant à l'est du palais.Elles tentent d’avancer à travers le front de mer jusqu'au coeur de l’est de Beyrouth, à prédominance chrétienne.L’énorme masse de l’hôtel Hilton leur bloque la route depuis plusieurs jours.Selon la police, les sévères bombardements ont allumé une demi-douzaine de nouveaux incendies dans les quartiers de Beyrouth, où les combats de rues ont fait plus dé 185 victimes, portant le total à plus de*! 1200 morts depuis le coup de force militaire du général Ahdab.Pendant ce temps, la "mobilisation” générale annoncée par les partis chrétiens.les phalangistes à leur tete, se poursuit activement.Quelque vingt mille personnes ont répondu a leur appel dans les dernières vingt-quatre heures, a déclaré un porte- Earole officiel du parti des phalanges li-anaises.En raison de l’affluence, le parti de M.Pierre Gemayel a dû ouvrir de nouveaux bureaux à proximité du siège principal du parti, à Beyrouth, maintenant en grande partie évacué.i D’autre part, à'Damas, le président Hafez-Assad a confère hier avec ie roi Hussein de Jordanie, arrivé d’urgence dans la capitale syrienne.Le monarque hachémite, qui passe pour être l’ami personnel de M.Camille Chamoun, 1 un des principaux dirigeants chrétiens libanais, avait écourté un voyage en Extrême-Orient pour suivie de près l’évolution de la situation au Liban.En janvier dernier, son intervention “temporisatrice" auprès de M.Chamoun avait quelque peu contribué à faire accepter le compromis élaboré par les Syriens Avant de s’entretenir avec le souverain jordanien, le chef de l’Etat syrien avait conversé, au téléphone, avec le président Soleiman Frangie.Voir pag# 6: La Liban reaux de la commission scolaire protestante.On rapporte une dizaine de blessés, dont un policier, à la suite de cette escar-mourche d'une dizaine de minutes entre les forces de l’ordre et les enseignanLs venus protester contre le refus de la commission scolaire d'appuyer leurs demandes au gouvernement provincial L'affaire a commencé jeudi soir alors que les commissaires ont refusé une proposition d'un des leurs, Mme Micki Breg-man, demandant l'envoi d une délégation auprès du ministre de l'Education, M.Jean Bienvenue, pour appuyer certaines demandes des enseignanLs La résolution de Mme Bregman était accompagnée d'un préambule indiquant que les enseignanLs du Québec sont moins payés qu'ailleurs au Canada alors que les dépenses administratives représentent 43% des crédiLs à l’éducation, comparativement à 35% dans l'ensemble du Canada.Le rejet de la proposition de Mme Bregman.par six voix contre cinq, a entraîné des sorties orageuses des représentants des parents et des leaders syndicaux, accompagnés de quelques centaines de leur commettants.Le président du Montreal Teachers' Association, M.Donald Peacock, a même traité les commissaires de "farceurs" et de "bâtards", prêts à sacrifiei leurs enseignants aux diktats du gouvernement du Québec.M.Peacock s'est évanoui peu après et il a été transporté d'urgence au Montreal Jewish Hospital où il a été traité pour des troubles respiratoires.Il était de retour sur le piquet devant les bureaux de la commission scolaire hier matin.Le représentant des comités de pa-Voir page 6: Le* protestant* fondues en une seule, dès lundi, et on espère entreprendre la phase finale des pourparlers “Le CPNAS cherche un règlement négocié, dans les plus brefs délais, a affirmé M.Pleau qui était entouré de tout l'état major des négociateurs.C'est ce que souhaitent d'ailleurs la majorité des 111,200 salariés des 1.100 établissements du réseau." Cette “bonne" nouvelle ne devait toutefois pas faire bondir de joie les intéressés qui ont à leur tour convoqué une conférence de presse dans l’après-midi pour affirmer "qu'ils n'ont jamais refuse de négocier, que c'est le gouvernement qui a suspendu a quatre reprises les séances de négociations cette semaine" M.Renaud Flynn, président de la Fédération des affaires sociales, n'a guère prisé que M.Pleau profite de sa rencontre avec les journalistes pour fustiger les mesures de harcèlement des syndicats dans le milieu hospitalier, et Tes débrayages spontanés illégaux" qui ont donné lieu à des situations fort pénibles à certains endroits.M.Flynn doute de la bonne volonté du gouvernement puisque deux établissements ont décrété un lock-out tard, jeudi soir: à l'hôpital Saint-Joseph de La Tuque et à l'Institut Doréa pour mésadaptés sociaux.Le président du CPNAS s'est vigoureu-sement élevé contre les débrayages des derniers jours qui ont eu pour effet de paralyser graduellement" la marche des hôpitaux plutôt que de rechercher véritablement une solution négociée.Dans la seule journée de lundi, près de 20,000 salariés CSN et FTQ ont été impliqués dans des arréLs de travail qui ont perturbe gra-Voir page (: Affaires sociale* 2 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 Meloche: la prison à perpétuité Pour la troisième fois en quatre ans, Vincent Mélodie a été condamné à la détention à vie pour le triple meurtre perpétré en 1971 contre ses anciens patrons à la compagnie DuPont.C’est le juge Claude Brisson, de la Cour supérieure, qui a imposé, hier, trois peines concurrentes de détention à vie à l’accuse de 32 ans.Une certaine lueur d’espoir accompagne cependant cette condamnation de Meloche.Le juge Bris-son a en effet reconnu que l’accusé était sur la voie de la réhabilitation et il a demandé aux autorités compétentes d’en tenir compte.“Sans doute, lit-on dans la sentence du juge Bris-son, si l’accuse continue à manifester des signes de réhabilitation, ceux qui sont chargés d’évaluer ces signes et d’en vérifier par la suite l’authenticité dans la vie de tous les jours, se pencheront-ils sur le sort de l’accusé pour adopter les mesures qui s’imposent.” Le juge Brisson estime cependant que les circonstances atténuantes, découlant des antécédents de Meloche et de sa conduite depuis le tragique événement de 1971, ne font pas le poids avec les circonstances aggravantes, à savoir “trois homici- des gratuits auxquels les victimes n’ont contribué en nen”.“Sur le tout, conclut le juge, vu la très grande gravité des trois crimes et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis, le tribunal considère que le consentement de la poursuite et l’assentiment du juge nécessaires à l'enregistrement des trois plaidoyers d’homicide involontaire coupable ont constitué l'extrême limite de clémence que le pouvoir judiciaire pouvait accorder à l’accusé, n est donc de mon devoir d’imposer à Vincent Meloche trois peines concurrentes d’emprisonnement perpétuité.” C’est Me Robert La Haye qui assumait la défense, tandis que le procureur de la Couronne était Me Michel Pothier.Depuis le 7 octobre 1971, jour où il entrait dans les bureaux de la Dupont et abattait trois de ses anciens patrons (MM.Brian Matthews, John C.Cawley et Gordon Langlois), Vincent Meloche a subi trois procès, y compris celui présidé par le juge Brisson.t Deux fois, la Cour d’appel a cassé la condamnation décrétée par la Cour supérieure.Pour le troi- sième procès, la Couronne a consenti, en décembre 1975, a réduire les accusations en homicide involontaire.En détention depuis quatre ans et demi, au pénitencier de Sainte-Anne-des*Plaines et en traitements psychiatriques à l’Institut Philippe-Pinel et au Centre Parthenais, Meloche a reconnu sa culpabilité à ces accusations réduites.Son sort est maintenant entre les mains de la Commission des libérations conditionnelles qui devra répondre à la question posée par le juge Brisson.“Quand la réhabilitation sera-t-elle complète et permettra-t-elle le retour dans la société de Vincent Meloche, je pense que personne ne peut le dire avec précision à l'heure actuelle.” Le juge devait cependant ajouter que le législateur a prévu un organisme apte à évaluer le moment “où un détenu offre des garanties suffisantes pour être admis à purger le reste de sa peine hors du milieu carcéral.” rectificatif.Le titre de notre article d’hier sur les deux syndiqués du local 144, les plombiers de la FTQ-Construction actuellement menacés de subir un procès maison parce qu’ils sont soupçonnés d’avoir distribué LE DEVOIR sur leurs lieux de travail, prêtait à confusion.Il laissait entendre contrairement au texte de l’article que ces deux travailleurs font partie d’un groupe de syndiqués déterminés à nettoyer leur local de la “gaffe”, ces indésirables comme les avaient appelés la commission Cliche.Les deux frères en ouestion n’ont fait que lire et discuter l’article du DEVOIR, à la suite de la rumeur lancée par le groupe de contestataires à l’origine des fuites au DEVOIR.D’ailleurs, les deux frères Monette n’ont pas même assisté à la dernière assemblée du local 144 dont le commando de “pères de famille” a dressé un autre rapport à notre journaliste.La prime du bilinguisme • Le président du conseil régional de Montréal de l’Alliance de la fonction publique, M.Maurice Roy, nous prie de préciser qu’il n’a jamais “dénoncé le gouvernement fédéral” lors de la conférence de presse de jeuei dernier comme le rapporte LE DEVOIR d’hier, page 2.C’est à la direction nationale de son syndicat que s’en est pris 'M.Roy au cours de cette rencontre avec les journalistes annonçant une relance de la bataille pour l’obtention de la prime au bilinguisme.Loto-Canada $225 millions pour le déficit des Jeux Froidement reçu par les criminologues M.Fernand Lalonde favorise le projet de réforme pénale OTTAWA (par Michel Gué-nard) — Le cabinet fédéral aurait donné son accord de principe à la création d’une loto post-olympique baptisée “Loto-Canada" et dont les profits, estimés annuellement à quelque $75 millions, seraient entièrement versés au gouvernement du Québec au cours des trois premières années de fonctionnement afin de l'aider à éponger le déficit olympique des Jeux.Après 27 mois d’opération au cours desquels la Loto-Olympique a effectué sept tirages, le chiffre d'affaires s’élève a $367 millions ventilés de la façon suivante: $169 millions (46%) versés au COJO; $122 millions (33%) remis aux ga- gnants; $18 millions (5%) remis au sport amateur ; $58 millions (15%) sous forme de frais d’administration, de commissions et de pubhcité.Rappelons que la Loto-Olympique tiendra deux autres tirages avant la fin de l’été: un premier au mois de mai, un second au mois d’aoùt.Les études de rentabilité commandées par le cabinet fédéral font voir des entrées nettes de fonds dans les caisses de l'Etat de $250 à $300 millions au cours des trois premières années d’opération.C’est somme toute plus que les $200 millions que demandaient encore avec insistance le premier ministre Bourassa à son homologue fédéral lors de sa dernière visite à Québec.par Gilles Constantineau “Il me semble que certaines des dispositions législatives adoptées ces dernières années par le gouvernement fédéral ouvraient la porte à des abus, et 3ue des correctifs s’imposaient e toute urgence.en raison surtout de l’augmentation accélérée des crimes avec violence,” a déclaré hier le Solliciteur général du Québec, M.Fernand Lalonde, à l’occasion du déjeuner de clôture du 17e congrès annuel de la Société de criminologues du Québec, à Montréal.M.Lalonde s’est ainsi déclaré entièrement favorable aux projets de loi C-83 et C-84, qui ont été présentés aux Communes à la fm de février, et qui proposent entre autres de rendre plus sévères les mesures de prévention et de répression “pour mieux protéger la société canadienne contre les auteurs de crimes violents”.Les propos du ministre, qui avait fondé son attitude sur le principe selon lequel “la justice judiciaire doit rejoindre la justice sociale”, ont été froidement accueillis par les 150 congressistes.Ceux-ci avaient en effet consacré les trois heures de leur assemblé?plénière, en matinée, à formuler diverses propositions dont la plupart dénonçaient, en termes parfois vigoureux (ceux, par exemple, “d’aberration criminologique”), les projets de loi en question.M.Lalonde, après avoir fait le bilan des hausses budgétaires et des améliorations de service dans le monde québécois de la police, a traité des recommandations du “groupe Caston-guay" à l’égard des problèmes urbains, et a fait état de différents autres travaux d’analyse qui “nous invitent à la prudence" quant à l'idée “que la Sûreté du Québec assume la res- *¥ Université du Québec < Ecole nationale d'administration publique SESSIONS DE PERFECTIONNEMENT RELIÉES À LA GESTION Les sessions de perfectionnement reliées à la gestion, dispensées par la direction de perfectionnement de l'ENAP, visent à initier les gestionnaires à diverses méthodes et techniques de gestion de plus en plus en usage dans l'administration publique.Certaines sessions visent de façon plus particulière, à permettre aux usagers de systèmes d'information d'acquérir les connaissances requises pour une application plus rationnelle de l'informatique à la gestion.LES SYSTEMES D'INFORMATION POUR LA GESTION (SIG) Durée: 3 jours; Dates: 12-13-14 avril 1976.Coût: $125.PROCESSUS D'INFORMATION Durée: 3 jours; Dates: 31 mars, 1-2 avril 1976.Coût: $125.INTRODUCTION A L'INFORMATIQUE Durée: 2 jours; Dates: 12-13 avril, 10-11 mai et 8-9 juin.Coût: $100.L'INFORMATIQUE ET LE LANGAGE APL Durée: 5 jours; Dates: 5-6-7-B-9 avril 1976.Coût: $225.LA GESTION DE PROJET PAR LA MÉTHODE PERT Durée: 3 jours; Dates: 26-27-28 avril et 7-8-9 juin 1976.Coût: $125.ANALYSE DE SYSTEMES Durée: 3 jours; Dates: 5-6-7 avril et 3-4-5 mai 1976.Coût: $125.Lieu des tenions: ENAP, 625, rue Saint-Amable, Québec, Qué.Inscriptions: On peut s'inscrire ou obtenir la description détaillée des sessions en s'adressant par écrit è: Gilles Kirouac Responsable des tenions Direction du perfectionnement École nationale d'administration publique 625, rue Saint-Amable Québec Téléphone: (418) 657-2S’,S LE RÉSEAU DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L'École nationale d'administration publique, est l’une des unités constituantes du réseau de l'Université du Québec ponsabilité des enquêtes criminelles et de la lutte au crime sur l’ensemble du territoire”.La Société de criminologie a par ailleurs décerné ses trois prix annuels à l’occasion du même déjeuner.Pour leur contribution signalée à la cause de la réforme pénale, le prix Archambault-Fauteux a été remis au docteur Raymond Boyer et à Tex-détenu Donald Pollock; ce dernier a signé deux livres soulignant les problèmes de la réhabilitation.Pour le courage dont il a fait preuve dans le monde de l’information, en présentant la situation des criminels de façon équilibrée', le journaliste Jean-Pierre Char- bonneau, naguère du DEVOIR et aujourd’hui attaché à La Presse, a reçu le prix Beccaria.Enfin le prix Denis-Gagné a couronné le travail achqrné et le dévouement à la cause criminologique de deux étudiants de l’École de criminologie, dont Claude Lussier.La Société a également fait connaître les membres de son nouveau conseil de direction, élus la veille au cours d’une assemblée spéciale.Le juge Marcel Trahan, de la Cour du bien-être social, a notamment succédé au juge Antonio Lamer, de la Cour supérieure du Québec, à la présidence de l’organisme.Saisie-arrêt des assurances d’O’Bront Le ministère provincial du Revenu a demandé à la Cour supérieure de procéder à la saisie-arrêt des polices d’assurances de l’ex-magnat de la viande montréalais, M.William O’Bront établi à Miami, pour échapper aux poursuites du fisc québécois.Le ministère espère ainsi récupérer une partie des $1,058,000 qu'il réclame à O’Bront pour impôts et redevances non payées.La requête en saisie-arrêt vise d’abord la valeur de rachat des polices payées à l’Empire Life, environ $10,000, et en second lieu, les quelque $72,000 devant être versés à la mort de l’intimé; La requête vise également à empêcher l’Empire Life de puiser dans la valeur de rachat pour payer les primes qui pourraient être en souffrance.La compagnie d’assurance veut contester cette demande et c’est le 5 avril qu’il y aura instruction à ce sujet.Le Dr Lasalle ne peut acquérir le Mont-Royal Le Dr Gérald Lasalle, de Sherbrooke, ne pourra se porter acquéreur de l’hôtel Sheraton Mont-Royal pour lequel il avait offert $18 millions.Le juge Louis Paradis, de la Cour supérieure, lui a en effet refusé l’injonction interlocutoire qu’il réclamait pour forcer ses interlocuteurs montréalais, qui l’avaient même qualifié de “nouveau propriétaire" à un certain moment, à compléter la transaction.Les dirigeants montréalais qui avaient transige avec le docteur Lasalle n’avaient aucun mandat pour le faire, selon le tribunal, puisque l’hôtel de la rue Peel appartient à l'International Telephone and Telegraph, par l'intermédiaire de Sheraton Canada Limited et de The Sheraton Corporation.Toute vente d'hôtel de la chaîne doit être approuvéepar le bureau de direction de ITT et cette autorisation n’a pas été accordée dans la présente transaction.Le chômage à Cap-Chat QUÉBEC (PC) - Le taux de chômage à Cap-Chat atteint 70 pour cent de la population active depuis l’été dernier, a révélé vendredi, à l'Assemblée nationale, le député de Matane, M.Marc-Yvan Côté.Sous forme d’une question posée au ministre des Terres et Forêts, M.Normand Toupin, le député Côté a expliqué que ce haut taux de chômage régnait à Cap-Chat depuis l’incendie, en juillet dernier, de la principale industrie locale, l’usine James Richardson.Le ministre a expliqué qu’il ne pouvait pas s'engager, au nom du gouvernement, a intervenir immédiatement dans le dossier.Tout au plus, M.Toupin attend, “d’ici deux ou trois semaines", le rapport d'un comité de travail qui a reçu le mandat de œrer une politique afin rer une solution devant permettre à ces entreprises de continuer leurs activiti Solidarité au tiers monde OXFAM COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF (court collégial) • Collège reconnu d'intérêt public • Collège mixte — résidence pour étudiants seulement PROGRAMME : Le cours collégial — secteur général PROGRAMME OUVERT: ARTS PLASTIQUES ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1976 RENSEIGNEMENTS: BUREAU DES ADMISSIONS Court collégial 3200, chtmln Salnta-Catherina Montréal H3T ICI Tél.: 342-1320 petit 347 ou 202 MESURE ET ÉVALUATION EN ÉDUCATION Faculté des sciences de l’éducation Université de Montréal La Section mesure et évaluation en éducation offre des programmes à TEMPS PARTIEL et à PLEIN TEMPS conduisant à quatre diplômes différents.NOUVEAUX PROGRAMMES A TEMPS PARTIEL OU À PLEIN TEMPS: Certificat en mesure et évaluation (C.M.E.) (30 crédits) Ce programme s'adresse à ceux qui veulent acquérir une connaissance générale de la mesure et de l’évaluation en éducation.Ce certificat peut servir de mineur à l’intérieur d’un premier grade approprié.Maîtrise professionnelle (sans thèse) (M.Ed.) (45 crédits) Cette maîtrise s’adresse à ceux qui veulent devenir des praticiens de la mesure et de l'évaluation en éducation.AUTRES PROGRAMMES A PLEIN TEMPS: Maîtrise ès arts (M.A.) Doctorat (Ph.D.) Ces grades s’adressent à ceux qui veulent devenir checheurs en mesure et évaluation ou consultants de recherche en éducation.e Dates limites d'admission (Dossiers complets) : 1er AVRIL: trimestre d’ÉTÉ, Certificat et M.Ed.» 1er MAI: trimestre d’AUTOMNE, M.Ed., M.A., Ph.D.1er JUIN: trimestre d’AUTOMNE, Certificat.INFORMATION JET DOCUMENTATION Adresse: Section mesure et évaluation Faculté des sciences de l’éducation Université de Montréal C.P.6203, Succursale A Montréal, Qué., H3C 3T3 Tél.: 343-66.39/343-7622 École nationale d’administration publique Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois MAITRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE ÉTUDIANTS À TEMPS PARTIEL À HULL L’École nationale d'administration publique, en collaboration avec la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois, invite les professionnels des ministères et organismes des gouvernements ainsi que ceux des organismes des réseaux de l'éducation, des affaires sociales et des affaires municipales et d'autres organismes para-publics, à poser leur candidature à son programme de maîtrise en administration publique dispensé à temps partiel à Hull.PROGRAMME Le programme de maîtrise en administration publique pour les étudiants à temps partiel débute en septembre 1976 et se termine à la fin de mai 1979.Le programme comprend huit sessions d'enseignement réparties sur une période de trois (3) ans.DIPLÔME Diplôme de maîtrise en administration publique, décerné sous l’autorité de l’Université du Québec.CONDITIONS D’ADMISSION Est admissible à ce programme le titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle qui possède au moins deux (2) années d'expérience de travail.Exceptionnellement, l'École accepte des candidats qui, à cause de leur compétence, remplissent des fonctions exigeant normalement le diplôme universitaire de premier cycle.Conditions supplémentaires pour les candidats provenant de la fonction publique du Québec avoir une expérience d’au moins quatre 14) ans dont deux (2) ans dans la fonction publique du Québec à ta date de la fermeture du concours.CRITÈRES DE SÉLECTION Les candidats sont choisis pai voie de concours.Un comité d'admission examine chaque candidature et oriente son choix en fonction de la'scolarité antérieure, de la nature et de la variété de l'expérience acquise, des aptitudes du candidat et de leurs perspectives de carrière.DATE LIMITE DES DEMANDES D’ADMISSION Le 3 mai 1976 INSCRIPTION AU CONCOURS Pour s'inscrire au concours, les candidats doivent • remplir la formule prévue à cette fin •y joindre les documents requis •faire parvenir leur dossier au: Registrariat Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull (Québec) J8Y 6M4 Tél.: (819) 770 3360 ' 75 76 129 \ LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 27 mars 1976 Une usine de Cambridge, Ontario, qui fabrique d'ordinaire des pièces d’avion, confectionne maintenant 1,800 torches que porteront les athlètes lors de la parade d’ouverture des Jeux en juillet.La compagnie Havlik Enterprises Limited aura rempli la commande à la fin d’avril.Sandy Sykes (à droite) fait voir une torche qu’on a tout juste terminée tandis que son compagnon Keith Black peinture un lot de torches.(Téléphoto CP) Ce sont les villes qui protégeront les terres arables ! Les contrats aux amis Le ministre prend à la blague la demande d’enquête du PQ Comme il en a l’habitude, le whio lihé- (marches agricoles); Richard Samson, ral, M.Lacroix, intervient et lance au de- Yves Tardif (accidents sur autoroute des puté péquiste: “C’est de l’enfantillage.Laurentides); Roland Durand, Jacques Allons-nous nous laisser écoeurer tous Tes Mongeau (chasse et peche), ,jeo1' matins par ce.Qu’il nous présente la frion, Fernand^ Lalonde, Robert Deniers liste de ses traîtres dans tous les ministè- (caisse de dépôt, régie des rentes) ; Jean res pour voir si cela va être aussi honora- Geoffrion (commission de police); Jo- ble!” seph Nuss (civil); Jacques Clement (pe- Le ministre reconnaît que le second do- nal); André Brassard et Philippe Cas-cument semble “un peu plus habillé’’que grain (curatelle publique), le précédent, mais il est normal, dit-il, Le président au PLQ ne me pas 1 exis-que les mandats ne soient pas tous don- tence d’une telle liste de privilégiés au nés aux mêmes avocats, et le seul critère sein du Barreau montréalais, mais il a de- est celui de la compétence et de la spécia- claré à La Presse que le PQ en fait une lité de chacun.Et, bien sûr, M.Lévesque tempête dans un verre d'eau.“Cette liste n’a pas trouvé de telles listes dans son a été établie en 1970.Elle n'est même pas ministère.“On me demande de faire une à jour.Si le PQ veut savoir qui profite comparaison avec quelque chose qui n’e- de la manne gouvernementale, qu il con- xiste pas”.Et la repense à la deuxième suite le livre des comptes publics.Tout v demande d'enquête est donc négative.est.Il n'y a donc rien de secret dans Tel quel, le document est quand même cette histoire", conclut M.DesRosiers, fort révélateur.Outre les noms déjà cités, qui est lui-même notaire, en rappelant il révèle que le partage se serait fait no- que sous ITJN, la liste des notaires mon- tamment de la façon suivante en 1970: tréalais ne contenait qu'une dizaine de MM.Bruno Pateras et Jacques Ducros noms, alors que celle des libéraux en (faillites); John J.Pepper, Fernand La- comporte environ 150, avec le résultat londe, Jacques Lebel (valeurs mobiliè- que les dossiers sont étudiés plus rapide- res); Armand Poupart, Gabriel Lapointe ment.Pierre Tremblay rafle 56% de la publicité par Gilles Provost “Dorénavant, ce sont les villes qui auront la responsabilité de protéger les terres agricoles et les cultivateurs, en vertu du projet de loi présenté par le ministre des Affaires municipales du Québec, M.Victor Goldbloom: Imaginez-vous ce que cela va donner! Avez vous déjà vu ça, vous des villes qui se soucient de l’agriculture?” Le politicien campagnard ou’est Jean-Marie Moreau, président de rllnion des Conseils de comtés du Québec et maire de Verchères, savait très bien, en prononçant cette tirade, qu’il exprimait la conviction profonde de son auditoire, c’est à dire de la trentaine de cultivateurs des environs de Saint-Marc-sur-le-Richelieu qui ont bravé l’inondation, jeudi soir, pour venir discuter avec lui du nouveau projet de loi et de la protection de l’agriculture.Malheureusement, M.Moreau et son auditoire n’ont pu s’entendre sur rien d'autre que sur cette constatation et même les talents politiques de l’orateur n ont pu dissimuler le large fossé qui le séparait de ses auditeurs./ eh oui! \ ( Je.(ivre mnamTÇ-'nanT le peNjoir à \/i Ile La Salle, Verdun, Lachine l Côte S+-PauU \ Tfcos les reruns// Malgré certaines restrictions, en effet, M.Moreau et l’organisme qu’il représente sont foncièrement d’accord avec le projet de loi présenté par M.Goldbloom.A leurs yeux, la croissance des villes est irréversible et il faut surtout s’attacher à bien planifier leur développement.La solution, pour M.Moreau, c’est de confier la planification régionale non pas à des espèces de communautés urbaines en miniature, mais plutôt aux anciens conseils de comté qui regroupent surtout les municipalités rurales.La thèse de M.Moreau, c'est que l’on doit diminuer autant que possible les pouvoirs de Québec en matière de planification régionale et confier cette responsabilité aux conseils de comté renouvelés où seraient présents aussi bien les cités et villes que les municipalités rurales.Par contre, les cultivateurs de la vallée du Richelieu, regroupés au sein de l’UPA-ceinture verte, rejettent le mythe de la croissance urbaine inévitable.Pour la deuxième fois en deux mois, ils viennent de soumettre un avis de motion à leur conseil municipal pour faire adopter un nouveau règlement de zonage qui interdirait tout développement domiciliaire et toute subdivision de terres dans les endroits propices à l’agriculture.Pour ces cultivateurs qui figurent parmi les plus dynamiques du Québec, il est extrêmement urgent que Québec intervienne d’autorité en imposant à la grandeur de la province un zonage agricole qui leur assurerait une protection véritable contre l’envahissement tentaculaire de la ville."Le zonage des villes est toujours fait en fonction du développement des villes, affirmait jeudi le président de l’UPA-ceinture verte, M.Jean-Yves Couillard.Dans cette perspective, les cultivateurs doivent continuellement céder la place aux résidences, à l’industrie et aux spéculateurs.Au contraire, nous voulons un cadre stable qui nous permettrait d’investir en toute confiance les $100,000 nécessaires pour nous donner une entreprise agricole moderne et productive.Si les producteurs agricoles ne s'imposent pas pendant qu’ils sont encore capables à certains endroits, il sera trop tard." Selon les cultivateurs, il est très symptomatique que Québec ait enterré le projet de zonage agricole proposé par le ministre de l’Agriculture.A leurs yeux, le gouvernement Bourassa "se débarrasse de la patate chaude” et, pour ne pas blesser les spéculateurs ou les électeurs, il la remet à d’autres, au niveau local.Selon ces cultivateurs, cela revient à entériner le statu quo et à prononcer l’oraison funèbre de l’agriculture québécoise.Désormais, il apparaît évident que Québec veut promouvoir le développement organisé des villes au détriment de l’agriculture disent-ils."Mais, demandent les cultivateurs, se pourrait-il que les citadins de demain se -\ au gré du temps Justice porcine Les journaux ont fait grand état de la condamnation d'un paysan soviétique d deux ans de réclusion parce qu’il avait tué deux porcs appartenant d une ferme collective ukrainienne.Ce chasseur maladroit,.la vision troublée par les vapeurs de la vodka, croyait abattre des sangliers.Ce serait une erreur de croire .que la sévérité de la sentence imposée par le tribunal de Moscou a été exemplaire parce qu'on a jugé sacrilège de tuer des cochons d’Êtat.Pour comprendre une pareille peine, il est nécessaire d’adopter la démarche dialectique du système de répression du Goulag.Par une subtile association d’idées, les justiciers sont arrivés d la conclusion que le camarade qui abat aujourd'hui des porcs sera fatalehnent conduit demain d assassiner des agents de la Guépéou.Albert BRIE L_________________________________ munissent, de l’air du temps?” L'Union des conseils de comtés, pour sa part, a clairement ouvert son jeu: “H serait malheureux que le gouvernement décrète un zonage agricole à la grandeur de la province, a dit M.Moreau.Cela ne doit pas relever du ministère de l’Agriculture.L’Environnement, le zonage et l’aménagement du territoire, ça forme un tout et ça doit relever des municipalités elles-memes et ce doit être la responsabilité du ministère des Affaires municipales”.Me Pierre Viau, aviseur légal de l’Union des Conseils de comté a été plus direct en qualifiant “d’utopie” le “rêve" des cultivateurs de Saint-Marc.“Il faut se rendre à l’évidence, a-t-il dit.L’idée d’une ceinture verte imperméable au développement urbain n’a pas résisté à l’expérience là où on a tenté de la réaliser.Au cours des années, elle est grugée peu à peu.Il faut donc un déve-Voir page 6: Les villes par Gillet Lesage QUEBEC — Le ministre de la Justice refuse de faire enquête sur le patronage dont auraient bénéficié 29 avocats mon-tréalais dans le partage des causes du gouvernement du Québec, peu après l’arrivée au pouvoir de M.Bourassa, en 1970.Le leader parlementaire de l’Opposition est revenu à la charge hier à l’Assemblée nationale, cette fois avec une liste de ce qu’il appelle “la crème des 225 (avocats dont il fut question mardi) et leur récompense”, mais il ne fut pas plus heureux.Le ministre, M.Gérard-D.Lévesque, ironise sur le fait que M.Robert Burns lui demande de faire enquête sur des documents d’origine inconnue, dit qu’il n’a pas l’intention de partager sa responsabilité avec l’Opposition, fût-elle officielle, et conclut que M.Bums a dû lui-même consulter la fameuse liste.Il faisait ainsi allusion au fait que le député aurait choisi le bâtonnier Michel Robert, classé A partout, pour le représenter dans une affaire personnelle.De son côté, le président du Parti libéral du Québec a déclaré que l’attribution des contrats à des “professionnels” amis du régime est une pratique admise et commune à toutes les formations politiques.Me Claude DesRosiers ajoute que ce serait de l’angélisme que de prétendre le contraire, et que le gouvernement procède probablement de la même façon non seulement pour les avocats, mais aussi pour les notaires, les architectes ou les ingénieurs.Non rebuté par le premier refus servi mardi par le ministère, M.Burns lui a soumis hier une liste de 29 avocats qui, tous, sauf deux, Me Yves Tardif, élu député d’Anjou en 1973, et Me John Ferrera, présentement conseiller juridique au ministère de la Justice, sont inscrits sur la liste des 225 rendue publique mardi.De plus, ces avocats, sauf trois, sont cotés A ou B sur la liste des 225, en fonction de leur travail lors de l’élection d’avril 1970.La liste comprend même le partage des mandats du gouvernement, vraisemblablement peu après l’arrivée au pouvoir des libéraux.M.Burns veut savoir si les mandats ont été distribués de la façon que le document le signale, par exemple, que les causes concernant les accidents de travail auraient été partagées à parts égales entre MM.Pierre-L.Lapointe et Simon Venne, deux-ex-associés de M.Pierre Laporte; que les causes de la Régie des alcools ont été partagées entre MM.John Ferrera, Pierre Hebert et Pierre Thomas; que MM.Bernard Tellier, Pierre-L.Lapointe, Arthur Boivin et Guy Rouleau, ont eu celles de la Commission du salaire minimum; et que, enfin, les causes de la Régie des transports auraient été divisées entre MM.Pierre Hébert, Germain Champagne et Auguste Choquette.(Ce dernier a révélé hier qu’il a refusé quelque mandat que ce soit du gouvernement, même si son nom est sur la liste).Le ministre répond qu’il n’a sûrement pas plaidé lui-même ces causes, qu’il a la responsabilité de choisir les avocats qui le représentent et qu’il n’a “¦pas l’intention de partager cette responsabilité avec l’Opposition, même si elle est officielle et même si elle a toute ia compétence qu’on voudrait lui attribuer”.Et M.Lévesque ne veut faire enquête que si on allègue qu’un avocat choisi n’était pas digne de l’être ou n’était pas compétent.M.Burns reconnaît l’habileté du ministre, proteste qu’il n’en a pas contre les avocats mais contre la méthode en vertu de laquelle ils auraient été choisis, c’est-à-dire en fonction de leur travail électoral.QUÉBEC (Le Devoir) — Tout le monde sait, bien sûr, que l’agence Pierre Tremblay Publicité, de Québec, est la favorite du gouvernement libéral depuis six ans.Mais on ne pensait pas qu’elle l’était à ce point.En effet, les comptes publics pour l’année financière 1974-75, rendus publics hier, révèlent que l’agence de MM.Pierre Tremblay et Guy Morin a raflé à elle seule un peu plus de 56% de la publicité gouvernementale, soit des contrats de $2.4 millions, sur un grand total de $4.2 millions, provenant seulement des ministères.Ces contrats ne comprennent pas ceux qui sont accordés par des agences ou des sociétés paragouvernementa-les, telles l’Hydro-Québec, Loto-Québec, et le reste.Ce qui reste, soit $1.8 million ou moins de 44%, a été partagé entre sept ou huit autres agences, dont les suivantes: Cos-sette et Associés, de Québec (plus de $500,000); BCP Publicité, de Montréal (près de $400,000), Inter-Canada, de Montréal (un peu plus de $300,000); Jacques DuSault, de Québec ($290,200); Agence canadienne de publicité de Montréal ($245,272).A chaque réunion mensuelle de la commission des engagements financiers, le nom de Pierre Tremblay Publicité revient constamment depuis des années.Toujours, je gouvernement explique qu'il est normal de faire affaires avec des amis, que quelques agences seulement peuvent servir le gouvernement avec efficacité, que la rotation est difficile et qu’il n’y a pas d'appels d’offres dans ce domaine, tout comme pour les autres “professionnels".Les contrats de publicité gouvernementaux sont donnés à honoraires (ou mark-up) de 15%.AVIS A LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE DE L’UGAM La grève continue à l’UQAM ! Pour marquer les débuts de la cinquième semaine de grève que mènent les employés de soutien à L’UQAM, le Syndicat des professeurs (SPUQ) et l’Association générale des étudiants (AGEUQAM) annoncent la tenue d’une soirée de solidarité avec les grévistes de cette institution universitaire.La soirée aura lieu à la polyvalente (mile Nelligan 4750, rue Henri Julien (coin Villeneuve, métro Mont-Royal) le lundip 29 mars à 20 h.Au programme, il y aura déclarations publiques, exposition, pièce de théâtre, musique, danse, etc.Comité organisateur CPUQ/AGEUQAM J^NINA RICCI^P PARIS En Grande Première au Canada NINA RICCI Haute Couture présente sa Collection Printemps Été 1976 lors d'un déjeuner qui sera servi dans la Salle Ovale de l'Hôtel Ritz Carlton de Montréal le Mercredi 31 Mars 1976 à 12.00 heures Pour marquer l’événement la Maison Nina Ricci aura le plaisir d’offrir un Modèle de sa Collection Haute Couture à l’une des personnes invitées Les Bijoux présentés avec ia Collection sont signés LUCAS Reservations: Boutique NINA RICCI, 2120 rue Crescent, Montréal tél.: 843-4496 , ’ .-v • * tirage: /emoifle prochaine chance m I 4 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 éditorial De la culture au téléphone sue le dossier des communications refait surface, dissipons d’abord quelques ambiguités: M.Denis Hardy, dans la conférence qu’il a prononcée jeudi au Publicité Club de Montréal, a simplement réitéré les positions déjà connues du Québec dans ce domaine.Mme Jeanne Sauvé avait fait de même en évoquant la semaine précédente les thèses classiques de son gouvernement.Par conséquent, sur le fond, rien n’est changé.Le gouvernement de M.Bourassa, depuis bientôt trois ans, affirme et réaffirme qu’il veut être ‘‘le premier centre de décision sur l’ensemble du secteur des communications sur le territoire du Québec”, position longuement et soigneusement défendue dans un livre blanc que M.Jean-Paul L’Allier avait publié sous le titre “Le Québec, maître d’oeuvre de la politique des communications sur son territoire”.Pour sa part, Mme Sauvé proclame de nouveau le principe de la politique fédérale suivant lequel le gouvernement d’Ottawa “doit occuper une place prépondérante dans le domaine des communications au Canada”.M.Gérard Pelletier, prédécesseur de Mme Sauvé au ministère des Communications, avait dit et longuement expliqué les mêmes choses dans un “livre gris” et dans plusieurs discours.M.L’Allier, lrun des artisans de la politique des communications du Québec, ne s’est jamais écarté de la position définie à l’origine.Donc, quand certains journaux titrent sur cinq, six ou huit colonnes, en première page, que le Québec revendique le “contrôle’’ sur Bell Canada, c’est du rechauffé.M.Hardy a repris le dossier des communications là où M.L’Allier l’avait laissée.Mme Sauvé poursuit le travail accompli par M.Pelletier.De conférences en rencontres privées, de colloques en réunions au sommet, de discussions en discours, le débat n’a pratiquement pas progressé.Seules les interlocuteurs lui confèrent un relief différent, des couleurs nouvelles.Les circonstances politiques lui prêtent aussi une importance accrue.Pour le Québec, en effet, le domaine des communications est étroitement lié à la notion de culture.Or, comme M.Bourassa revendique la “sécurité culturelle” et les garanties constitutionnelles propres à l’assurer, il se doit de souffler sur les braises de certains foyers d’incendie: la langue, l’immigration et les communications.Dans ce'dernier domaine, M.L’Allier a longtemps actionné le soufflet.C’est maintenant au tour de M.Hardy.Dans plusieurs secteurs mettant en cause les relations fédérales-provinciales, le premier ministre est toujours disposé à faire des accomodements, des arrangements administratifs, des ententes provisoires qui se perpétuent.Mais dans celui des communications, en raison de sa nature culturelle, et de l’obligation où il se trouve de répondre aux sentiments de la collectivité, il a décidé de mener une bataille.maine des communications, à quoi exactement fait-il référence?Essentiellement, à trois choses: 1) les sociétés exploitantes de télécommunications, c’est-à-dire, pour parler plus simplement, les compagnies de téléphone: 2) la câblodistribution, que le Québec divise en deux catégories: a) la retransmission d’émissions de télévision grâce à des fils que des maisons spécialisées viennent brancher dans votre salon; b) les circuits fermés de télévision qui permettent surtout de diffuser des émissions locales et communautaires; 3) la radio-télévision, c’est-à-dire l’ensemble du système des stations privées et publiques et de radio et de télévision, leur développement physique, leur programmation.Le débat politique et les discussions constitutionnelles toucnant les juridictions sur les communications n’ont guère retenu l’attention populaire.La raison en est bien simple: les citoyens ne se préoccupent vraiment, sur le plan politique, que des questions qui les touchent vraiment dans leur vie quotidienne.Or, si le téléphone fonctionne (et il fonctionne mieux dans ce pays que presque partout ailleurs), les abonnés ne sont pas portés à descendre dans la rue pour revendiquer, au nom de leur gouvernement, la juridiction que réclame celui-ci pour des motifs d’ordre “socioculturel”.De même, s’il est question de télévision, les citoyens veulent avant tout la liberté de choix, des émissions divertissantes, des informations, du sport.Ils exigent aussi le olus d’émissions possible diffusées dans leur langue, sans pour cela s’interdire de capter les stations américaines.Là encore, les discussions relatives à la juridiction sur la télé et la radio, l’évolution et le rôle du CRTC ne les l touchent pas beaucoup.Pour la câblodistribution (qu’Ottawa préfère désigner sous le nom de câblodiffusion pour mieux indiquer qu’elle n'est à ses yeux que le prolongement de la télévision), l’opinion réagit lorsque, par suite de débats juridiques et politiques, l’huissier vient couper les fils ou débrancher les dispositifs.comme cela s’est produit l’été dernier d ins la région de Rimouski-Mont-Joli.• La thèse du Québec suivant laquelle tout le champ des communications est fondamentalement culturel ne saurait être contestée, la culture d’un peuple, dans son sens le plus large, se manifestant dans toutes les spheres de l’activité humaine.Ottawa, du reste, ne la conteste pas.Mme Sauvé ne conteste même pas la nécessité d’assurer au Québec ^“sécurité culturelle”.Mais, puisque la culture s’exprime sous toutes les formes, se manifeste dans toutes les activités, Ottawa dénie au Québec le droit de prétendre au monopole exclusif de la culture.Quand le Québec parle de l’ensemble du do- aussi de sa responsabilité dans les domaines L,e gouvernement fédéral a toujours soutenu, en tout cas depuis le début de l’ère Trudeau-Marchand-Pelletier, que la protection, la défense et l’épanouissement de la culture, même française et québécoise, relevaient ' ilil .de sa juridiction.A la limite, la forme des boîtes à lettres et l’aspect des façades des immeubles de la Poste sont aussi des sujets de préoccupation culturelle.Radio-Canada, par son réseau français, a également une vocation culturelle dont le Québec n’a jamais contesté la raison d’être et la valeur.C’est pourquoi Mme Sauvé s’estime concernée par la “securité culturelle” tout autant que M.Hardy; c’est aussi pourquoi les Libéraux fédéraux récusent Tiaée ae “souveraineté culturelle” avec la même vigueur que les partisans de l’indépendance du Québec pour qui la souveraineté, si elle n’est pas politique, ne peut pas être, en bonne logique, culturelle.Ceci dit, M.Hardy et, avant lui, M.L’Allier invoquent divers arguments d’efficacité en faveur de la prise en charge par le Québec de certaines responsabilités sur les communications.Le nouveau ministre — et c’est l’aspect le plus intéressant de son dernier discours — fait valoir qu’il est possible de satisfaire plusieurs des demandes de son gouvernement sans même toucher à la constitution.Mme Sauvé est aussi disposée à le reconnaître.Et, pour le prouver, M.Hardy propose opportunément la création d’un groupe d’étude de fonctionnaires québécois et fédéraux pour déterminer quelles sont les revendications particulières du Québec à l’égard desquelles des clarifications constitutionnelles seraient nécessaires.Une fois ce travail accompli — en quelques mois, précise le ministre — il sera plus facile de s entendre.C’est une proposition très valable que Mme Sauvé semble heureusement disposée à recevoir favorablement.• Considérons simplement, pour l’heure, la question du téléphone.Des trois grands domaines qu’englobent les communications, c’est celui qui présente le moins de difficultés.Car le Québec ne suggère pas de “nationaliser” Bell Canada ou d’en contrôler la gestion, contrairement à l’impression qu’ont pu laisser certaines manchettes d’hier.Il demande simplement d’exercer, comme six autres provinces, la juridiction sur le téléphone.Une juridiction qu’il exerce déjà sur celles des compagnies (les plus petites) dont les installations et les réseaux sont en totalité situés à l’intérieur de ses frontières.Si Ottawa conserve la juridiction sur Bell Canada présentement, c’est simplement parce que cette compagnie est installée dans deux provinces, l’Ontario et le Québec.Il suffirait que la Société fût scindée en deux compagnies pour surmonter l’obstacle que veut vaincre M.Hardy.Bell Canada et Ottawa ne s'y opposent pas.C’est plutôt l’Ontario qui a des reticences.La cause du Québec au sujet du téléphone est bonne.Mais ce ne sont pas des raisons de caractère culturel qui l’empêchent de prévaloir.Michel ROY Force et lacunes du rapport Castonguay par JEAN-CLAUDE LECLERC Le rapport Castonguay propose d’abolir les élections à la mairie et de faire du maire dans les grandes villes comme Montréal ou Québec un chef de parti élu dans un quartier au même titre que les autres conseillers municipaux: dans plusieurs villes où le premier magistrat est devenu un potentiel local fort peu démocrate, cette réforme serait presque révolutionnaire.Pourtant, elle a presque échappé aux observateurs.La pondération avec laquelle le rapport Castçnguay déroule ses analyses et ses suggestions pendant 500 pages, le souci de continuité et d'équilibre manifesté par l’ancien ministre et son groupe de travail, enfin les circonstances peu propices dans lesquelles le gouvernement a rendu public ce rapport risquent ainsi de minimiser certaines orientations majeures proposées aux citadins et au gouvernement du Québec: d'autre part, l'autorité qui s'attache aux travaux de M.Claude Castonguay donnant à son rapport un préjuge favorable, certaines de ses lacunes risquent d'apparaitre trop tard.Il n’est donc pas inutile de s’arrêter aux unes et aux autres.Quatre orientations politiques sous-tendent la réforme municipale proposée pour les grands centres urbains, et d’abord Montréal dont l’importance démographique va tendre, d'après les études auxquelles le rapport s'alimente, à augmenter dans 1 avenir: 1) les villes doivent reposer sur de plus réelles assises sociales; 2) il faut freiner l'érosion de leurs pouvoirs par les gouvernements supérieurs; 3) leur fiscalité doit être un moyen d'assurer leur autonomie à la fois et d'enrayer la désorganisaion du territoire; 4) la Communauté urbaine de Montréal doit être refondue.y De Lord Durham au RCM Comment les villes peuvent-elles reposer sur de plus authentiques assises sociales?Des fabriques paroissiales où Lord Durham voyait la seule institution démocratique de l'ancien régime au RCM prônant des conseils de quartiers, les municipalités ont échappé au contrôle politique de leurs habitants, et surtout dans les centres en pleine explosion urbaine, là où le pouvoir des citadins sur leur environnement eut été le plus vital.Le groupe Castonguay deplore à son tour que les découpages des villes et de leurs quartiers ne coïncident que “rarement avec la vie urbaine réelle, avec les liens communautaires, avec les communautés naturelles de paroisse, de quartier, d'affinité ethnique.Le rapport propose en conséquence de relier plus vitalement avec la bas?les quartiers électoraux, les villes à fusionner, et le territoire élargi de la CUM ou de la Communauté urbaine de Québec.Voilà une intuition socio-logique qui vient tout naturellement aux nommes politiques ruraux, si chatouilleux quant à leur carte électorale, mais qu'à tous les niveaux de l'Etat l'on a aveuglement niée dans la plupart des grands milieux urbains.Il est urgent d'en redécouvrir les potentialités Mais il serait vain de redonner la ville aux citadins si les fonctions et responsabilités d’ordre local continuent de leur échapper de plus en plus aux mains des gouvernements supérieurs.et d'abord de leur tuteur constitutionnel.l'Etat provincial.Le rapport Castonguay n'y va pas dé main morte à cet égard contre ce qu'il appelle la “provincialisation croissance des fonctions urbaines".En matière d'aménagement du territoire, de transport urbain, où même 1’ "ingérence' fédérale se fait de plus en plus directe, en matière de loisir où Québec est tenté par l'établissement de politiques centralisées, le rapport Castonguay trace une ligne de partage judicieuse: au lieu de se substituer aux villes.les gouvernements supérieurs devraient commencer par les respecter, et d'abord en mesurant mieux l'impact de leurs programmes (habitation) et de leurs projets (routes, immeubles fédéraux) sur l’environnement urbain.Délesté de ces responsabilités locales, le gouvernement de Québec pourrait mieux unifier ses politiques urbaines, notamment face à 1' “omniprésence" fédérale en ce domaine et faire du ministère des Affaires municipales, actuellement sclérosé, un maître d oeuvre à la hauteur de la situation.Moins spectaculaire, mais non moins stratégique, la réforme fiscale proposée survient en temps opportun.Maintien des taxes qui révèlent et font sentir les coûts, abolition de la taxe des locataires, gel de la taxe de vente déjà trop élevée et qui incite les municipalités à étaler davantage, avec les centres d'achat, le territoire urbanisé et ses coûteuses infrastructures, substitution de nouveaux pouvoirs d'impositon aux programmes arbitraires ou contradictoires de subventions aux municipalités, taxation plus forte du sol dans le contexte de la suppression de l'impôt foncier scolaire, la logique des orientations proposée est de rattacher les revenus des municipalités à leurs responsabilités.La taxation supérieure du sol, qui vise à en faire récupérer la plus-value par la collectivité, a favoriser la construction, à détaxer le logement, mérite à elle seule un débat politique de fond, car, si le rapport n'en fait pas la taxe municipale par excellence, ij y voit quand même l'instrument privilégié de l'avenir.Enfin, pour cette CUM qui n’en finit plus ae succomber sous les coûts de police et de transport et de se déchirer entre la métropole et la ban- lieue, le rapport Castonguay propose une refonte basée sur une reduction du nombre des villes de banlieue, un meilleur équilibre entre les municipalités membres, un agrandissement du conseil aux villes des rives avoisinantes, un partage moins confus des fonctions locales et métropolitaines, un contrôle de la police et du transport par les dirigeants élus, et le maintien de l'autorité politique au niveau des villes, bref toute une restructuration qui devrait permettre un déblocage prochain de la CUM.Ce déblocage ne viendra sans doute pas des édiles en place dans la Communauté: pour trancher ce noeud gordien, Québec pourra au moins s'inspirer une proposition claire et cohérente.Il ne pourra plus, pour ne rien faire, se rabattre sur la nécessité d’attendre d'autres études.Autant le rapport Castonguay excelle à découvrir le dynamique interne au développement du milieu urbain, autant cependant il hésite devant le déséquilibre fondamental que le Québec continue de connaître, comme d'autres régions, entre la ville et la campagne, et entre les villes elles-mêmes.Québec fera peut-être faire dans quelques années une enquête sur les inaices et les avantages sinon d'un retour à la terre, du moins d'un nouvel équilibre entre la campagne, dont l'attrait reste puissant dans les villes, et les milieux urbains qui seront moins unilatéralement identifiés au "progrès'.' Ainsi, le rapport Castonguay fait de l'exode rural une simple analyse de rentabilité, sans s’arrêter aux coûts d'un tel phénomène, en ville comme à la campagne.Cette vue du mouvement "irréversible" de l’urbanisation repose sur le postulat que les grandes forces économiques, étrangères aux citadins, vont continuer d'étre au coeur de la dynamique urbaine.Le rapport Caston- Rdit bien, dans sa philosophie de Ile, que “la société, par la voie de l'Etat, oriente le développement de son économie", mais une simple visite dans les rues de Montréal, de Québec ou de Shawinigan inciterait plutôt à dire que les grands intérêts economiques, par la voie de l'Etat ou sans l'Etat, orientent le développement ou la dislocation de la société québécoise! Le groupe Castonguay s'inquiète de voir Ottawa déterminer l'espace urbain des Québécois, et pas seulement à Hull; il s'inquiète tort peu que "seuls les pouvoirs publics et les entreprises importantes puissent avoir les fonds requis pour redévelopper les centres-ville, voilà pourtant qui n'impose pas de petites limites à la "démocratisation" des milieux urbains! La “main invisible” Pareille confiance ou semblable fatalisme à l'égard des agents économiques majeurs (qu'M ne s’agirait, en somme, que de civiliser avec des lois sur le patrimoine, des règlements de zonage, des audiences publiques dans les quartiers perturbés par le “progrès , une fiscalité plus ingénieuse) amène le groupe Castonguay à faire de l'imposition du sol et de l'allocation-logement les principaux instruments, sinon les seuls, d'une politique québécoise de l'habitation.Entre "l'offre" stimulée et orientée par la taxation, et "la demande" enfin dotée d'un meilleur pouvoir d'achat, le marché devrait s'ajuster de lui-mème, comme au temps de la “main invisible" des premiers théoriciens du capitalisme.De même, dans les villes à forte proportion de locataires, l'Etat ne devrait pas se préoccuper de favoriser l'accession à la propriété.L'imposition du sol et l'allocation-logement sont probablement deux mesures dignes d'intérét à l'heure actuelle.Il suffit pourtant de jeter un coup d'oeil à la répartition des logements d'après leur grandeur et da-près la taille des ménages qui les occupent pour voir qu'aucune Banque magique ne viendra offrir à ceux qui sont entassés un logement mieux accordé à leurs besoins.Même si on abolissait la régie des loyers, la priorité d'occupation des résidents en place et le plus grand pouvoir d'achat de qeux qui ont moins de dépendants, privilégieront encore les gens à l'aise et obligeront les ménages populeux à se contenter de logis surpeuplés, logis qu'on leur louera plus cner si l’Etat donne des allocations mais pas plus de logements.De même, le rapport Castonguay, s'il excelle à saisir le mouvement urbain dans son ensemble, échappe complètement les rapports entre le statut de “peuple de locataires" fait à la majorité et la détérioration physique et politique des logements et des milieux qu'ils "habitent ".Le déclin des petits propriétaires se reflète sur la degradation des immeubles, cependant que la montée des gros promoteurs se traduit par la mise en marché de logements de qualité très moyenne sinon douteuse.Démocratiser le pu-voir municipal sans démocratiser ce milieu vital qu'est l'habitation immédiate, c'est faire le dangereux pari que le peuple pourra être maître a l’hotel de ville sans être maître dans sa propre maison.Enfin, si le rapport Castonguay fourmille de suggestions pratiques autant que d'orientations intéressantes, il ne propose pas d'échéancier pour la réforme des politiques et des structures urbaines.Or, l'ordre dans lequel le gouvernement et les milieux politiques vont entreprendre les changements importe autant, pour le succès de l'opération, que la valeur de chacune des mesures envisagées.Le Groupe de travail sur l'urbanisation n avait pas explicitement pareil mandat.Si nul ne s'en charjc, le rapport Castonguay, moins chaud que le rapport Cliche, risque d'étre mis sur la même tablette.______L’ancien et le nouveau- Un monde d’ambiguïté par JEAN MARTUCCI Le mot “monde” est un des plus ambigus de notre vocabulaire.Etymologiquement, il suppose la pureté, l’ordre et rharmonie, comme les verbes "monder” et “émonter”, car “mürJus" en latin veut dire tout à la fois “monde” et "pur”.Le mot “cosmos”, d'ailleurs, suppose lui aussi la beauté: en grec, il désigne tout autant l’univers (qui s’étudie par la “cosmologie”) que la parure (qui s améliore par les “cosmétiques ’).Le cosmos et le monde, c’est l’ordre et la pureté.Allez y voir! Quand on parle du “monde”, une foule de sens deviennent possibles.La moniale a "renoncé au monde’, mais il ne vient à l’esprit de personne de dire d’elle qu’elle “n’est plus de ce monde”, à moins qu’elle ne soit vraiment passée dans l’autre! Tout le monde vient au monde comme Monsieur Tout-le-Monde, mais il n’y a pas grand monde en ce bas monde qui soit vraiment du monde! Avez-vous déjà vu plus grande confusion autour d'un meme mot?Le Nouveau Testament emploie le mot "monde” cent quatre-vingt-trois fois.Dans l’Evangile selon saint Jean, qui l’utilise à lui seul soixante-dix-huit fois,“monde” signifie tantôt l’univers dans son ensemble tantôt l’humanité et, quand il désigne celle-ci, il parle tantôt des hommes objets de l’amour libérateur de Dieu tantôt de l’ensemble des libertés qui refusent obstinément cette libération par l’amour.Les contresens n’ont pas manqué dans l’utilisation qu’on a faite de ces divers textes.Quand Jésus, devant Pilate, affirme que sa "royauté n’est pas de ce monde”, il declare qu elle n'a rien de commun avec les intrigues douteuses des pouvoirs humains.Prenant le mot “monde” dans un autre sens, on s’est souvent servi de ce texte pour justifier les visions les plus désincarnées du message évangélique et du service chrétien au milieu des hommes.Il y a un monde, dont Satan est “le Prince" que Jésus “jette bas”, pour le- quel Jésus estime inutile de prier: “Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu mas donnés”.Mais ces paroles n’autorisent nullement une arrogance des croyants, un mépris de l’univers créé, un dédain des hommes, une peur de la place publique ou une vie chrétienne éthérée, sans implication ni engagement dans les problèmes concrets, du monde actuel.C’est, au contraire, comme "sauveur du monde" que Jésus, “lumière du monde”, a été “envoyé dans le monde”: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie étemelle.Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui” et pour qu'il “donne la vie au monde”.Cette mission, au coeur même de la pâte humaine, Jésus la transmet aux siens: "Comme tu m’as envoyé dans le monde.Père, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde”.Jésus dit même à son Père: "Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais”.Parce que le monde est une réalité ambiguë, le chrétien est en état de tension face au monde.Il essaie d’en sortir de diverses manières.Parfois, il nie toute valeur à la matière et aux entreprises humaines pour se réfugier dans quelques zones d’objets pieux.D’autres fois, il se livre totalement aux choses du monde, quitte à demander ensuite pardon d’avoir oublié par là les exigences de l'Évangile.Le plus souvent, il mène une vie double, puisant du mieux qu'il peut au monde et à l'Évangile, quitte à se faire prendre pour un hypocrite par les autres et à souffrir lui-même de ses faiblesses.Mais la seule voie qui vraiment libère de l’insupportable tension, c’est de savoir “alimenter l’un par l'autre l'amour de Dieu et le sain amour du monde", comme disait et faisait Teilhard de Chardin.lettres au DEVOIR Des renseignements erronés sur les finissants en techniques judiciaires Madame Angèle Dagenais, Je me référé à votre article paru dans Le Devoir du 23 mars 1976 intitulé."Près de 80% des finissants de cégeps trouvent un emploi dans leur spécialité".Dans cet article, vous faites part aux lecteurs de certaines données provenant d'une étude effectuée par le ministère de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration, avec le concours des conseillers en main-d'oeuvre affectés aux campus des collèges et la collaboration du service des affaires étudiantes de la DGEC.En tant que professeur en charge des cours de techniques judiciaires et en tant que coordonnateur des stases des techniciens judiciaires au Collège Ahuntsic, à Montréal, je m'inscris solennellement en faux contre les conclusions de ladite étude en ce qui a trait aux techniques judiciaires.Qu'il me soit permis d’apporter ici des correctifs qui s'imposent et de souligner tout d a-bora que: — Le cours de techniques judiciaires est enseigné dans deux CEGEPS seulement, à Ahuntsic et à Rimouski: — A raison de 20 finissants par année par collège, on obtient 40 finissants en techniques judiciaires pour toute la province de Québec; — Le cours est de création récente puisqu'il a été créé en 1971-72; — Nous avons eu à Ahuntsic trois "cohortes" de finissants, en trois ans.Nonobstant les facteurs qui précédent.il n'y a aucun technicien judiciaire détenteur d'un DEC qui soit disponible pour un premier emploi.En d'autres termes, tous les finissants occupent, sur le marché du travail, un emploi directement ou indirectement relié à la formation revue au CEGEP.Aussi, quand vous dites qu'il y a un "surplus de candidats par rapport à la demande du marche", je ne peux que vous référer au dernier numéro de "National", journal de l'Association du Barreau Canadien.Volume 3.Numéro 3, de mars 1976, qui publie en première page un article intitulé, La peine de mort pas les individus Je profite de la semaine du prisonnier qui a lieu du 22 au 28 mars 1976 pour faire une réflexion fondamentale sur le criminel et son rôle dans notre société dégénérescente.Il est connu qu'un individu biologiquement faible va préparer le terrain aux virus ou aux microbes.C'est donc peine perdue de s’attaquer à ceux-ci, car ils se manifesteront toujours sous une forme ou sous une autre.C'est donc à nous-mêmes qu'il faut s'attaquer en changeant la façon de vivre et de manger qui nous a rendu malades 11 en est de même du criminel: une société spirituellement faible, parce que les individus qui la composent sont malades, donnera toujours des criminels (des virus).R ne sert à rien de supprimer par la peine de mort ces criminels, car il y en aura toujours tant que les individus qui composent cette société pourrie ne changeront pas la qua- "Dix fois plus de causes à la Régie depuis la modification de la loi".Dans cet article, nous lisons: "Selon l'adjoint au président de la Commission des loyers, M.Lucien Darveau, le principal problème auquel fait face la Régie en est un de personnel."Le contribuable a droit a une information précise puisque les conséquences de toifte erreur peuvent être désastreuses.Il nous faut donc des fonctionnaires compétents pour répondre au téléphone et pour travailler au comptoir d’information.La Régie embauche un grand nombre de techniciens judiciaires' diplômés des CEGEPS de Ahuntsic et de Rimouski.mais les jeunes qui se dirigent vers cette option sont malheureusement très peu nombreux." En plus de recruter des diplômés de CEGEP qui possèdent déjà une formation les f(réparant au travail qu'ils feront à a Régie, cet organisme oblige les candidats à suivre le cours, nous a déclaré M.Darveau, il est beaucoup plus difficile de passer l'examen.Comme conséquence, nous avons un bon nombre de postes vacants au bureau de Montréal qui est le principal de la Régie." Et après cela, on parle dans l'étude précitée d'un "surplus de candidats par rapport à la demande du marché"! Pour un cours qu'on a commencé à enseigner en 1971-72.peu connu du marché du travail, le résultat est fantastique.Les bureaux d'avocats et de notaires ont besoin des techniciens judiciaires.Et pourtant, rares sont les avocats et les notaires qui savent qu'au Québec nous avons deux CEGEPS qui forment ces techniciens.Nous aimerions ici faire un court historique de la création du cours lui-mème.Le cours a été créé à la demande du ministère de la Justice qui voulait voir son personnel des greffes formé adéquatement au niveau collégial.L'assiette visée au départ était donc la fonction publique.et le ministère de la Justice prévoyait une base annuelle de 50 nouveaux techniciens judiciaires.Aujourd'hui, riches de l'expérience des Etats-Unis dans le domaine des “para-legal assistants" que nous ne change hte de leur sang par une alimentation réréalienne et naturelle: grains complets, légumes, un peu de fruits etc.et le moins de viande possible et élimination totale du sucre blanc.Il faudrait rééduquer le prisonnier en lui préparant une nourriture saine, en lui montrant le respect de la vie par la culture des plantes ou d'un jardin potager, en lui ensei- finant les grandes lois de l’univers, a méditation, la pensée positive.Ce n'est qu'ainsi que la société réussira à transformer un être plein de haine en un être débordant d'amour.Car nous sommes tous, par notre révolution perpétuelle de l'Ordre de l'Univers, des criminels en puissance Lorsque nous tuons des virus.nous sommes des criminels, lorsque nous sommes malades, nous sommes des criminels Lorsque nous tuons des criminels, nous pourrions appeler le "para-légaux", nous pouvons affirmer sans l’ombre d'un doute que même dans l'entreprise privée, il y a de la place pour les techniciens judiciaires, dans les bureaux d’avocats, dans les bureaux de notaires, dans les contentieux des grandes compagnies, dans les banques, dans les compagnies d'assurance.etc.Etant donné l'importance de la place que peut occuper le technicien judiciaire dans un bureau d’avocats et étant donné que beaucoup d'avocats ignorent l’existence de ce cours, le Congrès du Barreau du Québec, qui tient ses assises au Château Champlain les 6, 7 et 8 mai prochain, consacrera une demie journée, le jeudi 6 mai de 2 h à 5 h 30, a un atelier d'information sur les techniques judiciaires dont l'organisation a été confiée à la sous-section du Barreau Canadien, "Administration des cabinets d'avocats".Au programme de cet atelier, on a prévu un film réalisé par le “American Bar Association" sur les "para-legal assistants",1 ainsi 3u'un panel incluant deux finissants u Collège Ahuntsic qui occupent présentement des postes de techniciens judiciaires.Il n est donc pas loin le jour où les collèges devront accepter plus d'étudiants en techniques judiciaires afin de satisfaire à la demande grandissante en finissants dans ces techniques.Vu ce qui précède, ie m'élève contre le fait que l'étude précitée ait classé les techniques juaiciaires ftarmi "les spécialités dans lesquel-es il fut le plus difficile aux finissants de se trouver un emploi".Je termine en soulignant encore une fois que tous nos finissants de cette année, ils sont une vingtaine à Ahuntsic.ont un emploi assuré à l'exception de certains étudiants qui ont décidé de poursuivre des etudes en droit à l'université.J'ose croire que les auteurs du rapport y apporteront les corrections nécessaires à la lumière des informations que je viens de donner.Henri KELADA.avocat.Professeur au Collège Ahuntsic.Montréal, le 23 mars 1976 sommes des criminels, et en plus nous nous tuons à petit feu en ne soignant pas à la racine, la cause du crime: mauvaise alimentation, ignorance de l’Ordre de l’Univers, dualisme, arrogance.Il faut aimer tout le monde, surtout les criminels car ce sont eux ui nous avertissent que la société oit être changée et iiour que la société soit changée, il faut que tous les individus se changent eux-mémes.I,e changement viendra de la base (des individus) et non pas du sommet (les politiciens qui sont à la remorque des puissances de l'argent: les compagnies de sucre, de médicaments etc.) Quand tous les individus deviendront biologiquement et spirituellement forts, alors les criminels disparaîtront comme le virus disparait quand la qualité du sang s'améliore.Ça a du "bon sang" non?Yves DUCHARME Terrebonne, le 24 mars 1976 LE DEVOIR Fondé par Mtnri Bouraito le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédocteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'inlormotion : Jean Francoeur Pierre l fronce Trésorier, Bernard Larocque lî DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Soint-Socrei ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville loSolle.l’agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et à diffuser lesinformatiom publiées dons IE DEVOIR.ABONNEMENT Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger : $57 par année, si» mois : $31; trois mois: $19.Éditions du lamedit $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 35 par temaine.Tarif de l'abonnement lervi par la patte aérienne tur demande.Courrier de deuxième datte: enregittrement numéro 0658.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.îtllPHONK: 844-3361 (ligne» groupées).) Le Devoir, samedi 27 mars 1976 ?5 desidées des événements des hommes Propos impromptus sur les implications d’une crise À travers le marasme des négociations dans l’enseignement, c’est l’école publique qui est mortellement atteinte £ le La perturbation qui touche le monde de l’enseignement provoque désarroi et découragement.Qu’un regroupement de parents veuille mettre fin à cette dégradation est peut-être le premier signe heureux, depuis plusieurs mois.Nous ne pouvons rester indifférents au drame de l’enseignement public.Le but des propos gui suivent est d’attester la permanence'de quelgues valeurs véhiculées par la démar-cne aes parents et d’affirmer la nécessité, pour le Québec, d’une école pubüque qui désigne notre avenir.Les mots s’usent, s’avilissent, deviennent insignifiants comme d'anciens titres ou de vieux papiers.Le mot “maladie” ne fait plus peur, n’angoisse plus, ne crispe plus les lèvres.Celle-ci n’est plus calamité.On en est même venu à declarer des “journées de maladie” pour lesquelles il ne reste ou’à choisir une reine; syndicale de santé.Bien plus, on a trouve un synomyme tout à fait inattendu à ce terme, il s’agit du mot “études”.On peut indifféremment être en “journées de maladie” ou en “journées d’études” et ne ias être malade et ne pas étudier, mais ê-re un syndiqué, un vrai.L’avilisement des mots correspond à celui de l’école publique.De même les statistiques et les enquêtes, scientifiques ou non, portent les si-nifications que Tutilisateur veut bien leur donner.Ainsi en est-il du dernier sondage CïlOP commandé par la CEQ, dont les résultats n'ont été publiés qu'en partie.On a beau écrire que, sur tout le territoire métropolitain, les conflits scolaires, n'ont, depuis le début de l’année scolaire ' jusqu’à 20 février, fait perdre qu’utje journée de classe en moyenne; il reste que dans les commissions scolaires où les enseignants se sont soumis, bon gré mal gré, aux directives de leur syndicat, la moyenne diffère beaucoup.Les parents de Sainte-Thérèse, de la polyvalente de Mortagne, d’Honoré-Mercier, de la commission scolaire des Milles-Iles, savent eux, que dans le quotidien de leur semaine, ils sont bien loin de cette moyenne.Et les parents de la CECM, s’ils n’ont qu’à souffrir des désagréments de la temperature, ne doivent pas oublier que l’Alliance des professeurs s’est dissociée des mesures prônées par la CEQ.Malgré les contorsions intellectuelles, F«?xaltation des statistiques et des enquêtes ne correspond pas à celle de l’école publique.Enfin, le gouvernement, par ses trois ministres, peut bien, grâce au petit écran, pénétrer dans les foyers québécois et donner une leçon de pédagogie au Front commun; tandis que ce dernier, par ses trois chefs, peut bien lui aussi, lors d’assemblées publiques, donner au gouvernement des leçons de démocratie, ni l’un ni l’autre ne réussissent à redonner confiance aux citoyens et surtout à clarifier la situation qui prévaut dans les négociations en cours.Une école publique moribonde Un fait demeure: chaque nouvelle négociation dans le secteur de l’enseignement, et cette dernière plus gue les autres, cristallise un drame, celui de l’école publique.Le drame de l’enseignement du français n’est rien à comparer à celui de l’école.On peut faire l’autruche, se cacher la tête dans les idéologies, se retrancher derrière les raisons a’Ëtat, il reste que l’école s’en va chez le diable et les enseignants sont bien près d’y aller, eux aussi.Après les "bondieuseries, il n’est pas nécessaire d’avoir les “diableries”.L’école est malade, dépressive, comme les enseignants, comme la société.Elle s’en va comme le transport ferroviaire, comme l’honneur et l’éthique.Elle est mise au rancart et il chaut peu au syndicat et à l’Etat de la remettre sur la voie de service.Il est plus important pour ces derniers de sauver leur peau, leur pouvoir, ou ce qui en reste.On se drape facilement d’oripeaux: organigrammes, ma- auettes, programmes, surchage, milieu e vie, securité, bourgeois, prolétaires, bien de l’enfant.L’école est une réalité bien différente des manifestes, des conférences de presse, des slogans, des placards.Qui défend véritablement le bien Sous l’égide du Cmtra Communautaire Juif (N.H.S.) Conférence de M.Jérôme Choquette, Chef du P.N.P."L» Parti national populaire al les minorités ethniques du Québec" Dimanche, 20 mare 1976 à 20h précleee I : L’Aapfcit Mitra M l’Iutitit nycMatrimi éi l'Hipital Jalf.4333.chMli Cita Sta-CithMiM entré* libre af gratuit*.de l’enfant?Qui défend véritablement les intérêts de l’école publique?L’État?Le syndicat?Allons-y voir! La situation qui prévaut actuellement dans le secteur public de l’enseignement, situation due aux négociations, aux grèves dans le transport scolaire, aux luttes idéologiques, à la démobilisation des enseignants, à l'impuissance des parents, risque d'hypothéquer irrémédiablement le développement de l’école publique.Sauf quelques commissions scolaires et la CECM, seules les écoles et collèges privés fonctionnent véritablement.Il est aberrant de constater, pour ceux gui croient en l’école publique, que seules les écoles privées offrent actuellement un rendement correspondant aux fortes sommes investies.Nous assistons, impuissants, au gaspillage éhonté des ressources humaines et financières; car le drame de l’école publique, c’est aussi un drame économique, joué sur le dos du simple citoyen.Ainsi, à la commission scolaire des Mille-Iles, dont le budget de l’année courante- est de plus de $27,000,000, on ne pourra jamais dire qu’il y aura eu, cette année, de l’enseignement justifiant cette somme.En abusant des chiffres, on peut dire que chaque journée perdue des 200 jours de classe coûte $135,000.Ces millions investis se situent davantage dans la colonne “pertes”.Il en est de même à la commission scolaire de Sainte-Thérèse et à la commission scolaire régionale Blainville-Deux-Montagnes, dont les budgets sont respectivement de $12,000,000 et de $6,000,000.Mieux vaut ne pas dresser le tableau des situations identiques, ailleurs.Une école sans avenir L’école s’enlise de plus en plus et il n'est plus certain qu’elle soit encore récupérable.Du moins, il ne se manifeste pas de volonté en ce sens.Pour un peuple à la recherche d’un vouloir-vivre collectif, pour un peuple menacé de toutes parts et surtout a l'intérieur, cela devient dramatique.Gaspiller un surplus de richesses peut être immoral, mais gaspiller un manque de richesses est suicidaire.Dans la difficile situation de guerre vécue au Vietnam, les enfants du Nord, malgré la destruction constante des bombardements, allaient à l’école dans des lieux de fortune, sous terre même, comme des taupes; tandis que les enfants du Sud, maigre l’argent qui inondait le pays, étaient abandonnés à eux-mêmes et couraient les rues.Reproductrice ou non, l’école assure les assises d’une collectivité et désigne son avenir.Voir le nombre d’enfants dans les rues, alors que le peuple paie pour qu’ils soient dans les écoles, jie semble pas nous inquiéter outre mesure.Notre passé est garant de notre avenir.Nos ancêtres couraient les bois, nos enfants courent les rues.Quel atavisme! Pourtant, à travers de nombreuses difficultés, le Québec a voulu se donner un Au contraire, le pouvoir politique, enclin au maquillonnage et à la combine, est plus preocdipé de combattre, à travers les enseignants, une opposition pé-quiste; tandis que la stratégie syndicale, s'appuyant sur un manichéisme épique, suscite facilement des croisades contre le monstre étatique.L’État et le syndicat portent une lourde responsabilité dans la faillite actuelle de l’école publique.Le modèle éducatif qui habite notre société apparaît de plus en plus intolérable et la classe prolétaire, celle sur laquelle s’appuie l’idéologie syndicale pour justifier son action, est celle qui en souffre le plus.-par.LÉ0N DEBIEN, collaboration spéciale m Au temps où il était directeur des services pédagogiques au Cegep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, Léon Debien donna au DEVOIR plusieurs articles remarqués sur les nouvelles orientations de l'enseignement collégial au Québec.Revenu à l’enseignement en septembre 1974, M.Debien est également engagé depuis deux ans dans l’administration scolaire, ayant été élu commissaire à la Commission scolaire des Mille-Iles en juin 1974 et faisant partie du Comité exécutif de cette commission scolaire depuis janvier 1975.En sa double qualité d’enseignant et d’administrateur scolaire, Léon Debien suit%e près la situation créée par l’impasse des négociations dans le secteur de l’enseignement.Il craint que l’école publique — qui devait être au centre de la réforme entreprise en 1962 — ne soit la principale victime des difficultés actuelles.r système d’éducation plus moderne et plus démocratique.Cette démocratisation a voulu donner à tout un peuple les privilèges d’une minorité, elle a voulu faire que tout un peuple soit une élite, elle a voulu faire appel au travail et au dépassement.Où en sommes-nous, aujourd’hui! Quand le choix de l’école privée devient presque un devoir.Dans les négociations en cours, il faudrait être bien malin pour y découvrir un projet collectif qui galvaniserait les forces et les espoirs de la société québécoise et redonnerait confiance en notre avenir.lettres au DEVOIR La société n’a pas le droit d’imposer la peine capitale On laisse se détériorer l’école publique jusqu’à ce que les citoyens, excédés, espèrent comme une délivrance le passage du public au privé.Après le bill 56, première faille majeure à la démocratisation de l’enseignement, la dégradation actuelle de l’école favorise le réseau de l’enseignement privé.Il serait effarant de connaître le nombre de demandes d’admissions faites aux écoles et collèges privés, pour la prochaine année.Si les écoles et collèges privés pouvaient répondre affirmativement à toutes les demandes d'admission, les écoles publiques se videraient.Ce n'est pas tout dé dénoncer, dans un manifeste, la situation privilégiée de l’enseignement privé au Québec, comme l’a fait la CEQ en juin 1975, il faut faire en sorte de ne pas favoriser, par son action, le passage du public au privé.Il est nécessaire de maîtriser les conséquences de ses actions.Quand il n'y a plus d'école publique, le choix de l école privée devient presque un devoir pour les parents.Au moment de la législation instituant l'enseignement privé, on arguait le droit des parents u choix de l'école et le jeu démocratique de l’offre et de la demande, principes qui masquaient bien souvent le pouvoir de l'argent et la nostalgie du passé.Aujourd’hui, plus n’est besoin d’énoncer ces principes pour justifier le choix de l’école privée; la détérioration de l’enseignement public justifie, chez beaucoup de parents, le recours à l'école privée.Au droit a succédé, pour beaucoup, le devoir.Paradoxalement, le comportement des syndicats fera peut-être plus pour le développement de l’enseignement privé que la législation du 17 décembre 1968.Pour un syndicalisme plus réaliste Le syndicalisme des enseignants manque de sens pratique.Le problème du syndicalisme des enseignants réside dans le fait qu'il est trop idéologique, qu’il est plus axe sur le combat que sur le service.On ne fait pas du syndicalisme pour prendre le pouvoir.Ce syndicalisme gaspille énergies et argent sou 'e couvert d’une conquête appréhendée d’un pouvoir abstrait et intellectuel.Pendant qu’on rassemble les slogans et placarde les idées, on démobilise les troupes.Les chefs syndicaux, bien entretenus par leurs technocrates, ont un peu la folie des grandeurs.A l’instar d’un maire bien connu, leur flamme syndicale se leurre d'un appui de la majorité.La grandeur de leur combat ne réussit à s'incarner que dans un organigramme, une croisade fédérale, une statégie de contempteurs.Leurs grandes victoires sont celles des conférences de presse, des discussions de brasseries, des palabres de bureaux.Bien sûr, l’état syndical a un projet collectif, mais un projet collectif pour “not’gang”.Haro sur l’ostracisme des autres! A un gouvernement sans projet collectif, l’alternative est un nouveau gouvernement; mais à syndicalisme inquisiteur, quelle atlernative y a-t-il?Et pourtant, il y a des enseignants, et de nombreux, qui veulent une autre sorte de syndicalisme.Un syndicalisme plus réaliste, plus centré sur les besoins des citoyens que sur la lutte pour le pouvoir.Mais ils ne sont pas loin du découragement.Depuis le fameux bill 25, les enseignants ont perdu la confiance du peuple, des hommes politiques, des chefs d’entreprise, d'un grand nombre d'administrateurs scolaires, d’un nombre de plus en plus grandissant de parents.La contestation de l'automne 1968, les manifestations contre le bill 63, à l'automne 1969, la crise d'octobre 1970, la grève du front commun au printemps 1972.la crise de la déclassification au printemps 1973, ont cristallisé la méfiance à leur égard.Les négociations en cours n’aident pas.Les enseignants ont même perdu, pour un grand nombre, confiance en eux-mêmes.On ne peut être constamment repoussé, méprise, sans prendre le comportement du paria.Pourtant malgré tous les préjugés qui existent, il est possible de réapproprier la confiance.Il faut y mettre l’effort et le temps.Les lieux de réappropriation Les enseignants ne doivent pas s’attendre à des traitements de faveur.Même si ce sont des préjugés, on considère d’ailleurs qu'ils en reçoivent suffisamment.Les enseignants doivent gagner leurs épaulettes.Ils doivent retrouver leur crédibilité par des actions de service à la population.Au lieu d’étre en journées d’études ou en journées de maladie et ne rien faire, sinon leur frein, perdre de l'argent et penser menacer le pouvoir en restant bien au chaud dans la grande famille syndicale, les enseignants devraient investir, dans leur milieu, en ressources humaines et financières.Au lieu de faire gagner de l’argent au gouvernement, les enseignants devraient faire des grèves travaillées et investir leur salaire non dans le club syndical, mais dans des entreprises de service à la population: coopérative alimentaire, service d'aide aux enfants de milieux défavorisés ou en difficulté d’adaptation, garderies populaires, soutien à Tricofil.Ainsi, à la commission scolaire des Mille-Iles, les enseignants ont perdu en salaire, de la mi-janvier à la mi-mars, quelque $150,000.Que d’actions de service auraient pu être entreprises avec une telle somme.Les préoccupations sociales des enseignants, si elles existent vraiment ailleurs que sur papier, devraient être tangibles.Renverser le pouvoir n'est pas tout, il faut être capable de l'assumer.Assumer le pouvoir c’est d’abord réapproprier la vie quotidienne et ses éléments politiques.Il est nécessaire que les idée généreuses des enseignants s’exercent dans des groupes réels et des actions de service.Les enseignants ne peuvent à eux seuls mener une analyse critique de la société ni opérer les ruptures nécessaires.La transformation d’une société n’est pas exclusive à un groupe.Les enseignants ont le choix entre s'enfermer dans un syndicalisme de combat ou s’ouvrir à un syndicalisme de service.Le premier service à rendre à la société québécoise est d’assurer l’école publique.M.le rédacteur, Un philosophe, le Père Léonard Ducharme, vient de pubuer dans Le Devoir, deux articles intéressants sur la peine de mort.Je l'en félicite.Toutefois il y a un point important où le ne suis pas d'accord avec lui.C'est quand il «fit ceci: ".la société possède le droit d’imposer la peine capitale au titre de protection par prévention".La raison qu'il apporte pour attribuer ce pouvoir à la société ne me parait pas convaincante.L'obligation qu'a l'État de protéger la vie de ses citoyens ne va pas, me semble-t-il, jusqu'à lui permettre d'utiliser un moyen aussi inhumain que de tuer une personne.De plus lorsqu'il essaie de fonder ce droit sur celui qu'a la victime (ou son sauveur, tel un policier, etc.) de tuer son agresseur sur le point de la tuer elle-même (défense légitime), il ne réussit pas à emporter l'adhésion.Un de ses plus illustres prédécesseurs, Thomas d'Aquin, qui a eu une Influence énorme, a fait appel à un autre argument, lequel se présente en deux temps.D abord les malfaiteurs (donc pas seulement les homicides) sont les membres d'un corps qu'est la société.Or de même que pour sauver le cotps, on ampute un membre, ainsi il est louable de tuer les malfaiteurs.Dans un second temps il affirme que cela relève non pas des individus mais du chef de la société.Cet enseignement a été répété à satiété.Mais cela ne le rend pas bon pour autant et le Père Ducharme a eu du flair en le passant sous silence.Malheureusement durant des siècles, les gouvernants y ont trouvé une justification morale qui a conduit à des abus inimaginables En Angleterre, jusqu'au dix-neuvième siècle, il y avait au moins deux cents délits que l'État punissait par la pendaison.Aux États-Unis, entre 1923 et 1953.il y a eu en moyenne 135 exécutions annuelles pour différents crimes comme l’homicide, le viol, l'enlèvement, le vol avec effraction, etc.Mais aujourd'hui, ces arguments ne font {ilus le poids.En conséquence il ne faut pas aisser croire à nos députés à Ottawa que la filus aisser croire morale leur permet de voter pour la peine de mort.Il faut plutôt leur dire que pour diminuer le nombre de meurtres, il existe des moyens moins barbares et plus efficaces.Par exemple une administration de la justice criminelle plus sérieuse.Les criminels savent que s'ils peuvent se payer de bons avocats (ce qui coûte très cher et ce qui est par là-même une invitation à un vol), ils ont toutes les chances de se soustraire à la justice ou de s'en tirer avec une peine légère.Les jurés, habilement choisis, sont devenus des marionnettes entre les mains d'avocats sophistes.Il y a abus de procédures dilatoires, des faux témoignages, etc.On pourrait parler des armes à feu, des prisons, des libérations, etc.Les tenants de la peine de mort trouvent inacceptable la croissance du nombre de meurtres au Québec.Ils ont raison.Mais que disent ces mêmes gens devant le fait qu'il y a eu depuis 1969, au Québec, 688 accidents mortels au travail (La Presse, 14-3-76) et des milliers de morts sur nos routes chaque année?Les employeurs négligents (lesquels sont presque toujours excuses) et les maniaques oe la vitesse sont-ils moins dangereux pour la société que les homicides coupables?Que disent-ils devant le fait que la peine ca- Çitale n'est plus appliquée en Finlande depuis 826, en Hollande depuis 1860, au Vénézuéla et en Belgique depuis 1863, au Portugal depuis 1867, en Norvège 1876, au Danemark depuis 1892, etc.Aux Etats-Unis, cette peine n'existe plus depuis une vingtaine d'années dans certains états comme le Maine, le Minnesota et le Wisconsin.Dans certains autres, tels le Michigan.le North Dakota, le Rhode Island, etc., elle n’est plus infligée.A.BOISVERT Montréal.le 15 mars 1976.IFG Le Centre de Croissance Personnelle de L’Institut de Formation par le Groupe, Inc.offre une SESSION INTENSIVE GESTALT ET ANALYSE BIO-ÉNERGÉTIQUE du 9 au 17 avril 1976 au Centre de Rencontre du lac Simon DcconiiCAni E€< Godin (Gestalt) RESPONSABLES.André Lafrance (Analyse bio-énergétique) Pour renseignements et inscriptions: GilberteSabourln.sec.Tél.: 271-4724 I* Postes Canada Canada Post Bryce Macuaiey Mmittte Bryce Macutey Mmtlter Le courrier de surface expédié en Pelasse aux Etats-Unis passe à Phistoire.* Depuis le 1*r mars, toutes les lettres et cartes postales expédiées en 1èr* classe aux États-Unis sont acheminées par le service “tout par avion” Le nouveau taux est fixé à 104 pour la première once et 9< pour chaque once ou fraction d’once en sus.Ce changement est dû à l'annulation, par le service postal des États-Unis, du courrier de surface expédié en V-fe classe.Avantages pour les hommes d'affaires Le poids maximal du courrier expédié en 1é,e classe aux États-Unis par le service "tout par avion" passe de 25 livres à 66 livres.Les taux sont réduits à compter de 12 livres.Ainsi, il vous en coûtera $2720 au lieu de $30 (ancien taux) pour un envoi de 40 livres expédié en lére classe.Procurez-vous le dépliant explicatif à votre bureau de poste.Pendant que vous y serez, renseignez-vous sur la nouvelle portée de l’assurance postale *Ce changement ne touche pas les services des 2e, 3e et 4e classes C’est pour vous qu’on est au poste.i 6 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 la météo mmm ¦ Poi i Hoi i i«*n ',v VT-j > .- » : NEIGE mmm {»> AVERSES • -'ll * ^So!ol l*aB , ° ^Now Yotl AVERSES •• ïfe ' \ *" \ 1 JS ^JÇWonioiivoi V ; x—1*£\} ioljtù.yi MS* K ill ave liundci averses Minneapolis.1° Clmogo ORAGES '^JVosfiinglon Soil lolc \L Son lionosio ORAGES Chin lÿslopy Konsos :•:•>: v^! os pi6(ipilolion |-| houlB piotsion g bosse ptession mosse H ull bois Ncw^/y.masse d'oii dioud Miami Un système de haute pression se dirige vers le nord-est pour atteindre la région de Schefferville ce soir.Les régions au nord de cette trajectoire recevront de la neige légère alors que les régions au sud auront du temps doux et des averses.On prévoit du temps clair et plus froid pour le nord de la province demain.Un dégagement et des températures saisonnières sont à prévoir dans le sud.• v Régions Outaouais, Montréal, sud des Laurentides: averses dispersées.Venteux.Minimum la nuit dernière de 2.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour demain: dégagement.• Cantons de l’Est: nuageux avec averses.Venteux par moments.Minimum la nuit dernière près de zéro.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour demain: averses cessant en matinée suivi d'un dégagement.• Pontiac-Témiscamingue, sud de l’Abitibi: Nuageux avec des averses dispersées et venteux.Température à la hausse pour atteindre de 5 à 8 cet après-midi.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé et plus froid.Nord des Laurentides, Haute-Mauricie: averses dispersées.Minimum la nuit dernière de zéro.Température à la hausse par la suite potu^at-teindre près de 5.cet après-midi.Aperçu pour demain: ensoleillé et plus froid.• Québec, Trois-Rivières, lac St-Jean: neige faible commençant tôt ce matin et se changeant en averses dans la matinée.Venteux.Minimum la nuit dernière de zéro.Maximum de 6 à 10.Aperçu pour demain: dégagement dans l’avant-midi.• Rimouski, Gaspésie: ennuagement suivi de.faible neige se changeant en averses dans Taprès-midi.Venteux.Minimum la nuit dernière de moins 5.Maximum près de 5.• Baie-Comeau, Sept-Iles: ennuagement suivi de neige légère se changeant en averses dans la soirée.Risque de pluie verglaçante avant le changement en pluie.Venteux.Minimum la nuit dernière de moins 8.Maximum de 3 atteint en fin de journée., Aperçu pour demain: averses dans la matinée suivi d’un dégagement en après-midi.suites de la première page LACEQ tre en meilleure santé ses relations avec la presse, secouées par des incidents récents.La méfiance a l’égard des journalistes qui transpirait de certaines citations reprises dans plusieurs journaux n’en était pas, dit-il.“J’ai simplement voulu dire qu’en temps de crise, le mouvement syndical ne peut s’en remettre aux média pour transmettre exactement son point de vue.C’est une responsabilité syndicale.’’ La CEQ continuera à essayer d'obtenir de ses partenaires CSN-FTQ la levée du huis clos lors des réunions générales de coordination.CAS PSYCHIATRIQUES entièrement d'accord avec l’offre des Affaires sociales, et qu’il en est lui-même très heureux”.Le directeur général de l’Association pour la santé mentale était accompagné du président de l’organisme, le juge en chef Robert Cliche, de la Cour provinciale à Québec, et d’un autre directeur, le docteur Gilles Lortie, administrateur des projets spéciaux des Affaires sociales en matière psychiatrique.La question se posera ainsi sous peu de savoir si l'Institut Pinel, à Montréal, peut effectivement “prendre tous les malades".Il est connu que cette institution provinciale de traitement médico-psychiatrique dispose en principe, à l'heure actuelle, de tout l'espace et de tous les emménagements requis par l’accueil d'une centaine de nouveaux clients, dont une vingtaine de patients en soins opératoires.Dans des circonstances normales, ces il a ajouté qi disponibilités répondraient largement à à la CSN su tous les besoins du système pénitentiaire des patients fédéral au Québec.Mais comme la plupart des établissements hospitaliers de la région métropolitaine, Pinel éprouve ces jours-ci des clifficultés syndicales qui restreignent ses capacités d'accueil.Ce qu'il faudrait en réalité connaître, déclare encore à ce sujet le travailleur social qu'est Paul-Marcel Gélinas, c'est la ^______27 mars.par la PC et l’AP 1970 — Un tremblement de terre fait 1,987 morts et’90,000 sans-abris dans l'ouest de la Turquie.1968 — Youri Gagarine, le premier homme à avoir tourné autour de la terre, trouve la mort dans un avion d'entraînement.1964 — Un tremblement de terre fait une centaine de morts en Alaska.1962 — L’armée prend le pouvoir en Syrie et dissout le parlement.1960 — Le général Kassem, chef du gouvernement irakien, fonde l'armée palestinienne.1958 — Khrouchtchev succède au maréchal Bouiganine comme président du conseil des ministres.1945 — Le général Eisenhower annonce la défaite des forces allemandes sur le front occidental.1941 — Le prince Paul de Yougoslavie est déposé à la suite d’un pacte avec Hitler.1939 — Hitler exige que la Pologne accepte l’annexion de Danzig par l'Allemagne.1933 — Le Japon annonce qu’il quitte la SDN.La loi 253 sur les services essentiels, ' dans le secteur des affaires sociales, prévoit qu’il doit y avoir un minimum de salariés en poste lors d’un arrêt “légal” de travail.Cette loi, a expliqué M.Pleau, complète l’article 99 du Code du travail qui indique qu’avant de pouvoir débrayer légalement, le syndicat doit faire parvenir un avis de huit jours au ministre du Travail.Or, lorsque les services essentiels ont fait l’objet d’une entente entre le syndicat ou qu’ils ont été définis par le commissaire-enquêteur, il est prevu un nombre spécifique d’employés pour dispenser les soins et services à un nombre limité de patients.Ainsi, lorsqu’un centre hospitalier prend connaissance de Tavis de huit jours pour le déclenchement d’une grève légale, le processus d’évacuation des patients commence, pour réduire l'occupation des lits à environ la moitié, comme convenu avec le syndicat qui s’est engagé à maintenir en poste le personnel minimum requis dans ce cas.“Comment imaginer, commente M.Pleau, qu’à quelques minutes d’avis et bien souvent, sans avis, on puisse assurer des services adéquats aux patients lorsque le taux d’occupation est de 85%?” Et comme preuve à l’appui, il a remis aux journalistes un dossier illustrant que dans plusieurs hôpitaux, l'accord n’a pas été respecté, cette semaine tout au moins.Poursuivant sa “mise au point” qui altérait quelque peu la portée positive de l’annonce d'une reprise globale des négociations, M.Pleau a dit que le CPNAS a nettement l’impression que l’Establishment syndical cherche à camoufler son manque de maturité pour mieux se soustraire à ses responsabilités et tenter de faire supporter au gouvernement et à ses partenaires ce que la CSN — et "la FTQ à sa remorque” — se prépare déjà à qualifier d’ “odieux décret” ou de “geste d’agression à l’endroit des travailleurs”.Pour nous, la négociation doit tendre à régler les vrais problèmes et non contribuer à faire éclater le système.” Il a alors invité les syndicats à négocier dans un esprit positif, afin de trouver des solutions véritablement adaptées au contexte actuel du secteur de la santé et qui permettront aussi aux deux parties de coexister et de collaborer pleinement à la distribution de soins et de services de qualité à tous les Québécois.En ce qui regarde le CPNAS, d’ajouter M.Pleau, il lui apparaît possible çf’obte-nir un règlement rapide avec toutes les centrales impliquées: — compte tenu de l’état actuel des dossiers aux tables de négociation CSN-FTQ; — compte tenu du geste récent du Cartel des organismes professionnels de la santé (COPS-Infirmieres-Unies) qui a déposé un bloc important de contre-propositions relatives à l’aspect normatif de la convention (les clauses salariales peuvent se régler à très court terme); — compte tenu des centaines de témoignages positifs qui arrivent de toute part des salariés eux-mêmes quant à la portée réelle des offres patronales.En dépit des sévères reproches dont ils ont été l’objet dans la matinée, les syndicats CSN-CEQ membres du cartel des affaires sociales seront présents lundi à la table centrale.M.Flynn a à son tour affirmé sa volonté de négocier et précise 3u’il a luimême annoncé un déblocage ans le secteur ces jours derniers.Il a profité de cette rencontre avec les journalistes pour faire le bilan des quinze “-compromis et concessions” que le cartel a consentis depuis le début des négociations pour hâter le règlement.“Le ministre Parent a annoncé jeudi que le gouvernement entreprendrait un blitz de négociations.Cependant, le CPNAS a annulé les rencontres prévues pour vendredi matin (hier à cause de la conférence de presse), samedi et dimanche.Qui refuse de négocier?Mais lundi, c’est promis, on négocie.A moins que.GRIPPE PORCINE Au congrès des < /ffices municipaux Immeuble de grande densité ou unifamiliale, s’interroge Goldbloom proportion exacte de "cas psychiatriques” au sein des 70 “déménagés” de Saint-Vincent-de-Paul.Pour l’instant, la législation concernant les pénitenciers autorise en effet ceux-ci à inclure les simples débiles mentaux au nombre des détenus “normaux" qui assument certaines et à compter également parmi eux les dé-tenus ’normaux" qui assument certaines tâches de service autour des malades, par exemple la cuisine.Mais si, effectivement, comme chacun le soupçonne, les véritables “cas" ne sont qu’une quarantaine, Philippe-Pinel pourrait les accueillir ces jours prochains, sans problème.AFFAIRES SOCIALES vement le fonctionnement de 64 hôpitaux, 44 centres d’accueil et huit centres de services sociaux.Selon M.Pleau, quand “les syndicats soutiennent qu’ils ont maintenu les services essentiels durant les débrayages, ils mentent à la population et posent des gestes que toute société civilisée devrait bannir à jamais”.Il a ajouté que plusieurs syndicats affiliés à la CSN surtout se fichent éperdument des patients et font payer aux citoyens-otages leurs différends.A cela, le cartel des Affaires sociales CSN-CEQ rétorque que c’est le gouvernement qui “ment effrontément" et que les services essentiels ont été dispensés dans tous les centres hospitaliers, en vertu de la définition même de ces services par les syndicats.Fa DEVOIR que le gouvernement canadien pourrait porter un jugement différent sur la situation et décider d’imiter le gouvernement américain en ne prenant pas de risque inutile.“En prévision d’une telle éventualité, nous avons déjà préparé un plan de bataille ainsi qu’un budget d'urgence et nous pensons pouvoir produire plus d’un million de doses de vaccin porcin si on nous fournit l’appui financier requis et si on travaille 24 heures sur 24, sept jours par semaine”, a déclaré M.Beaulnes.Selon le docteur Pavilanis, qui a participé aux réunions d’experts américains sur cette Question, il n’y a encore eu que très peu de morts causées par la grippe porcine.“L’épidémie de grippe porcine appréhendée pour le mois de novembre prochain n’est encore qu’une simple hypothèse", a-t-il dit.“Par contre, si les gouvernements ne font rien et que l’épidemie se développe vraiment comme on le craint, la population dira avec raison qu’il y a eu une imprévoyance coupable , souligne-t-il.Comme M.Beaulnes, M.Pavilanis a toutefois qualifié de “certitude" l’apparition d’un certain nombre de cas de grippe Victoria à l’automne.“Que la grippe porcine se déclare ou non„nous devrons de toute façon faire face à un certain nombre de cas de grippe Victoria, a-t-il dit.Ce n’est pas une hypothèse; des milliers de morts l’attestent déjà".Invité à énumérer les indices qui appuient l’hypothèse d’une épidémie de grippe porcine à l’automne, M.Pavilanis a fait état de grands cycles historiques: par Bernard Deacôteaux MONT-GABRIEL - "Il ne faut pas se limiter aux problèmes financiers du logement et à l'accès à la propriété, mais il faut aussi penser à conserver notre sol arable qui produit nos denrées alimentaires”.C’est en liant ainsi les problèmes d’habitation et d’aménagement du territoire que le ministre des Affaires municipales, M.Victor Goldbloom, a indiqué hier soir que le gouvernement du Québec ferait connaître l’automne prochain ses politiques précises en matière d’habitation et d’urbanisation.S'adressant aux administrateurs des Offices municipaux d’habitation du Québec réunis au Mont Gabriel, M.Goldbloom devait laisser entrevoir des changements importants dans les priorités gouvernementales en matière d’habitation tout particulièrement.Mettant tout d’abord en doute l’à-propos des politiques fédérales qui privilégient en ce domaine l’accession à la propriété et la construction d’habitations unifamiliales, il a affirmé que la société québécoise est placée devant l’alternative suivante: faut-il continuer à subventionner la construction de la maison unifamiliale ou faut-il privilégier la construction d’immeubles de grande densité, a-t-il demandé.Le ministre des Affaires municipales, reprenant à son compte divers éléments déjà mis en évidence par le rapport Le-gault, a souligné qu’il faut prendre en considération les problèmes posés aux municipalités et aux proprietaires, la croissance de maisons unifamiliales, notamment le fardeau financier qui en découle.Il a précisé qu’il faut par la densification rentabiliser le coût des services municipaux (égouts, aqueducs, trottoirs) et ainsi faire des économies qui pourraient servir à assurer à la collectivité des espaces verts, par exemple.Cela représente aussi à ses yeux un moyen pour rentabiliser le transport en commun, et aussi chose très importante, un moyen d’arrêter la perte des sols arables au profit du développement urbain.M.Goldbloom n’a pas voulu élaborer outre mesure sur cette politique future du gouvernement du Québec, n’étant pas en mesure, a-t-il dit, de parler au nom du gouvernement.Ces politiques futures ne seront arrêtées vraisemblablement qu’au cours de l’automne qui vient, alors qu’un comité inter-ministériel, composé des ministres des Finances, des Affaires sociales, de l’Industrie et du commerce et des Affaires municipales, soumettra des recommandations au cabinet.Ce comité doit étudier divers documents mais sur- tout les rapports Legault et Castonguay, lesquels contiennent des recommandations “intéressantes et provocatrices”, a dit M.Goldbloom.Au passage, le ministre a indiqué que le gouvernement avait l’intention de retourner à l’autorité locale la responsabilité qu elle détenait auparavant en matière d’habitation.Ce retrait avait été fait l’automne dernier en fonction des contraintes d’un accord intervenu avec le gouvernement fédéral, a expliqué le ministre.Malgré ces contraintes, il dit être toujours convaincu oue les autorités locales sont les mieux placées pour juger des besoins de la population en matière d’habitation.Le congrès auquel participait M.Goldbloom réunissait les représentants de quelque 70 Offices municipaux d’habitation.Celui-ci, qui devait faire ressortir l'absence de politique en matière d’habitation, fut d’abord consacré à des problèmes de relation entre les principaux intervenants dans le secteur du logement subventionné: locataires versus les Offices et les Offices versus la Société d’habitation du Québec (SHQ).La nature de ce débat, souvent technique, devait faire passer au second plan le contexte social du problème de l’habitation.en 1957, on a constaté une épidémie de grippe asiatique semblable a celle qui avait sévi en 1889.En 1968, on a été aux prises avec une épidémie de grippe de Hong Kong semblable à celle qui avait sévi en 1900.Si le même cycle se poursuit, nous devrions donc avoir affaire maintenant à une épidémie de grippe semblable à la grippe espagnole de 1918.Or, on a justement constaté un début d’épidémie de ce type de grippe dans une base américaine du New Jersey.De là à sonner l’alarme et à déclencher un programme de vaccination massive, il n’y a qu’un pas.M.Pavilanis a aussi indiqué que le vaccin contre la grippe Victoria serait surtout utile pour les gens âgés et pour les personnes atteintes de maladies chroniques.Par contre, le vaccin contre la grippe porcine serait surtout utile pour les personnes de 15 à 45 ans."Si nous faisons face simultanément aux deux types de grippe, les deux vaccins seront donc complémentaires”, a-t-il conclu.baas envue d’arrêter la position de la Sy- I CC PRDTF^TANT^ rie face à la brusque détérioration de la L.l_0 I 1I l_«J I rVIY I vJ LE LIBAN Ces entretiens au plus haut niveau entre les dirigeants syriens, libanais et jordanien auraient été précédés, selon des informations circulant dans la capitale libanaise, des consultations entre les dirigeants politiques et militaires du parti week-end SAMEDI À 13 heures, réunion des parents intéressés aux problèmes suscités par l’exemption des cours de catéchèse pour leurs enfants à l’école.au 1212 rue Panet.• À 19 heures, se fait l’appel décisif de six candidats adultes au baptême et de deux candidats à la confirmation et à l’eucharistie, en l’é-;lise Sainte-Colette, au 11,931 Sainte-Colette à ’ontréal-Nord.gli M les atomisés de VAn O.Si v'ous TEMEZ.à yjos DKidTS McX rroocHcz, plus à cictte tMFeMT, X^gSPÊÇg PC AlflLE cnnovisl /.XSlCULEAlC/jr Citdf?PERSoriMtS DÉj^ LES DE Lfl SÜKPO- yPOURTiOd SCFodT SEdTift f&elttz.À 19 h 30, “Bal Musette" au profit des scouts de la paroisse Sainte-Bernadette, au sous-sol de l’église, 6900 de la 16ème avenue à Rosemont.• Ce soir, il y a danse au Centre des Loisirs Saint-Paul de la Croix, angle Fleury et Georges-Baril à Ahuntsic, pour célébrer 1 arrivée du printemps.DIMANCHE À 9 h 30.débute le colloque organisé par le PQ de la région Montréal-Centre pour les militantes et toutes les montréalaises sous le thème "Solitaires ou solidaires", au Centre Saint-Pierre Apôtre, 1205 rue de la Visitation.À 14 h 15, l’Association des amis de la petite patrie tient une séance d’information sur l’éducation au salon Chêne de l’hôtel Windsor, 1170 Peel.• A 19 h 30, le Parti de libération du Québec tient son congrès de fondation au Buffet Louis XV, 7224 de la 19e avenue à Ville Saint-Michel.Ce parti indépendantiste veut oeuvrer sur la scène fédérale.• De 18 à 18 h 30, le ministre des Communications du Québec, M.Denis Hardy, est le personnage invité à l’émission "La Question" diffusée sur te réseau de Radio-Canada.• M.Robert Bourassa participera aujourd'hui au congrès du Parti libéral du Québec dans la région des Laurentides, à la polyvalente Jean-Baptiste Meilleur, au 777, boul.Iberville à Repentigny.situation dans le pays voisin.Ils pourraient être suivis de contacts avec les chefs de la résistance palestinienne et du mouvement progressiste libanais.Reprenant des informations qui avaient circulé à Beyrouth dans l’après-midi, la radio contrôlée par les partisans du général Ahdab, “gouverneur militaire provisoire" du Liban, a fait allusion, dans la soirée, à une “nouvelle initiative” de caractère politique qui serait prise dans les prochaines vingt-quatre heures en vue d’arrêter l’escalade des armes avant qu’elle ne conduise à un “désastre national”.Selon une agence locale de Beyrouth, cette “initiative”, patronnée par le gouvernement syrien, serait de nature à hâter la démission de M.Frangié.Il est à supposer que cette initiative est en rapport étroit avec une modification importante à apporter au projet d’amendement de l’article 73 de la constitution soumis à la Chambre par le gouvernement en vue d’une élection très prochaine d’un nouveau chef de l’État.La modification en question aurait fait l’objet de contacts téléphoniques entre Damas et Beyrouth, notamment entre M.Abdel Halim Khaddam, ministre syrien des Affaires étrangères, et M.Kamel As-saad, président de la Chambre des députés libanaise.C’est, semble-t-il, une suggestion de M.Raymond Edde, leader chrétien modéré, à laquelle s’est rallié M.Kamal Joum-blatt, chef de file de la gauche libanaise, qui aurait été retenue.Elle aurait le mérite d'assurer au président en exercice un “départ dans l'honneur” sans qu’il ait à se plier aux injonctions de la majorité des parlementaires, qui ont signé une pétition favorable à sa démission immédiate et sans conditions.Suivant le projet maintenant envisagé, la démission de M.Frangié, garantie par la Syrie, serait reçue dès que son successeur aura été élu.L’éventualité de la partition du Liban a largement figuré dans un discours du chef du Parti phalangiste, M.Pierre Ge-mayel.sur les ondes de la radio clandestine du mouvement.Il n’est pas trop tard, a-t-il dit, pour écarter ce danger, mais, à moins de la cessation prochaine des combats entre les forces de la gauche et de la droite, le pays risque bien de se scinder en deux mini-Êtats, chrétien et musulman.Se référant à la situation du président Soleiman Frangié, qui s'est réfugié dans la petite ville de Zoux Mkayel, au nord de Beyrouth, dans la foulée d'une attaque de l’artillerie de l’armée rebelle, jeudi, contre le palais présidentiel, M.Gemayel a dit que “les conspirateurs veulent la démission du chef de l’Etat pour se donner l’élan qu'il faut pour vider le pays de toute substance constitutionnelle et juridique".“S’ils voulaient simplement qu’il se retire, sans autre motif, ils auraient accepté la médiation syrienne." Des plans subversifs" au Liban et à l'étranger font obstacle aux efforts de médiation de la Syrie: mais si cette médiation ne porte pas de fruits positifs, "nous saisirons une instance internationale du dossier.Nous songeons à la Ligue arabe et aux Nations unies dont le Liban est un membre fondateur"."La Syrie et d'autres pays arabes subiront le sort du Liban si la médiation ne réussit pas", a ajouté M.Gemayel.La radio elle-même a déclaré que l'échec de la médiation aurait des répercussions sur la crise du Proche-Orient, y compris les efforts de la Syrie pour recouvrer les monts de Golan.Les foui Iles continueront à Longueuil Le Conseil des ministres a prolongé de sept jours la suspension des travaux d'ex-, cavation entrepris par la compagnie Rosa Construction à Longueuil pour permettre la poursuite des fouilles archéologiques commencées après que cette compagnie de construction eût mis au jour des vesti-Ses.Cette compagnie avait été autorisée par le ministre des Affaires culturelles, M.Jean-Paul L'Allier, à construire un nouvel édifice dans le périmètre de la Maison Labadie.maison qui est reconnue bien culturel et protégée en vertu de la Loi des biens culturels.rents, M.Max Polak, qui avait appuyé la proposition de Mme Bregman, a qualifié son rejet de “disgrâce" et de provocation à l’endroit des professeurs.Après la manifestation, brisée par l’anti-émeute hier matin, les autorités ont fermé les bureaux du PSBGM dont la eart des écoles sont également restées lées hier.Il en sera de même lundi.Les dirigeants syndicaux ont en effet annoncé un débrayage généralisé dans les écoles du PSBGM lundi çt laissé entendre que les 2,800 enseignants protestants, de la région de Montréal pourraient bien accentuer leurs moyens de pression à la suite des récents événements.Les enseignants reprochent aux commissaires leur “hypocrisie” et leur peur de dire publiquement ce qu’ils laissent entendre en privé aux enseignants aussi bien qu’aux parents depuis le début des négociations.A maintes reprises, les commissaires du PSBGM se sont en effet dit d’accord avec certaines demandes des enseignants et ont promis de tout faire pour intercéder auprès de la Fédération des commissions protestantes, partenaire du gouvernement dans les négociations avec les travailleurs de l’enseignement.LES VILLES Suite de la page 3 loppement mixte en permettant au moins un certain développement urbain le long des axes principaux.Le zonage ne sera jamais un moyen d’augmenter la productivité agricole.” M.Moreau a abondé dans le même sens en invitant ses auditeurs au “réalisme" et en se faisant l'avocat d’une croi-sance planifiée des villes.En même temps, pour amadouer l’auditoire, il insistait sur le fait que les agriculteurs pourraient beaucoup plus facilement se défendre si l'aménagement du territoire relevait des conseils de comtés où les municipalités rurales seraient bien représentées.Au fond, il se faisait l’avocat des petites agglomérations qui ne veulent pas se faire manger par les moyennes, mais qui ne peuvent quand meme plus tolérer l'anarchie et l'improvisation de jadis.M.Moreau se faisait donc l'avocat de la participation locale en dénonçant la centralisation des pouvoirs à Quebec, tandis que les cultivateurs de Saint-Marc sont bien conscients que la situation est déjà trop détériorée pour que l’agriculture puisse survivre sans une décision provinciale qui consentirait à taire éventuellement des mécontents pour préserver le patrimoine agricole du Québec.“Ici, nous pouvons encore nous donner un règlement de zonage agricole, disent les agriculteurs mais, quand nous serons devenus minoritaires, cette protection deviendra illusoire.Un règlement de zonage, cela se change très facilement.” 4*» LEONARD Roland, P.S.S.- A Montréal.le 28 mars, à l'âge de 78 ans, est décédé M.Roland Léonard, prêtre de Saint-Sulpice, au Collège de Montréal et au Collège Grasset et aumônier de religieuses à l'Hôtel-Dieu et à la Congrégation de Notre-Dame.En plus de ses confrères, il laisse dans le deuil une soeur.Mme Germaine Dupré.de Laval.et des neveux et nièces La dépouille mortelle sera exposée à 14 heures samedi au presbytère de Notre-Dame Les funérailles auront lieu à l'église Notre-Dame le lundi 29 mars, à 10 heures Inhumation au Grand Séminaire Direction L.Thériault.r Le Devoir, samedi 27 mars 1976 • 7 L’OCDE mesure aussi la pollution en décibels La réforme du droit devrait mettre fin à “l’inflation pénale” PARIS (AP) — Un examen d’ensemble sur les stratégies de lutte contre le bruit urbain a eu lieu lors d’une réunion du groupe sectoriel de l’Organisa-Uon pour la coopération et le développement économique (OCDE).Il faut entendre par bruit ent zone urbaine celui dont souffrent les individus à leur foyer, dans leurs loisirs, ainsi que dans l’environnement de leur travail, dans la mesure où le bruit reçu dans le milieu même du travail n’est pas dominant.On considère généralement le bruit comme pollution au même titre que la pollution de l’air, de l’eau et du sol.Ces nuisances sont des effets de la vie moderne, mais parfois on ne devrait pas envisager.le bruit en zone urbaine comme “polluant” au sens strict.Une différence importante tient au fait Sue le bruit, contrairement à ’autres polluants, n’est transporté sur de longues tances comme par l'eau ou par l’air.Il reste localisé au voisinage des sources sonores.Les résultats de travaux les plus approfondis confirment Des nénuphars à grenouille____ EDMONTON (PC) — Une remarque “fâcheuse” sur les Canadiens français, faite par un député de l’arrière-ban ministériel, à la législature de l’Alberta, jeudi, a amené un commentaire du premier ministre Peter Lougheed à propos de la bonne entente entre le Québec et sa province.Durant la période des questions, M.A.I.Fluker, député conservateur de St.Paul, a demandé au ministre des Loisirs, M.Al-Adair, s’il était au courant du “nouveau nombre de sièges rendus disponibles par M.Drapeau pour les Jeux olympiques”.“Je crois comprendre, a dit M.Fluker, que l’on retire tous les autres sièges afin de les remplacer par des nénuphars à grenouille et je me demande si le ministre est au courant de la chose.” La remarque a provoqué des grognements et quelques ricanements parmi l’assemblée à dominance tory.M.Fluker s’est ensuite excusé en chambre, expliquant qu’il s'agissait d’une plaisanterie et qu’il ne voulait pas être blessant.M.Lougheed a recommandé que ses excuses soient acceptées, mentionnant sa certitude que le Québec “les accepterait vu la manière dont elles ont été exprimées”.“En tant que législateurs, nous avons toujours donné l’impression, durant notre mandat, que nous éprouvons un besoin urgent de bonne entente avec le Québec”, a ajouté M.Lougheed.Plus tôt, le chef néo-démocrate, M.Grant Notley, avait dit qu’il trouvait malheureux que le sujet ait été abordé en Chambre.“Nous ne devons pas profiter de notre qualité de députés pour ridiculiser ou nous payer la tète d’un groupe ethnique du d’un individu, quel qu’il soit.” Une motion du chef de l’Opposition, M.Bob Clark, fut acceptée afin de rayer ces propos du journal des débats.l’importance du bruit comme nuisance pour la vie quotidienne de chaque citadin., D’après les connaissances médicales actuelles, des bruits dont le niveau est inférieur à 75 décibels n’entraînent probablement pas de dommages physiologiques directs durables pour le corps urbain, mais certains travaux font ressortir qu’il pourrait y avoir une très légère perte d'acuité auditive pour des adultes normaux exposés à des bruits industriels pendant 10 ans, à raison de huit heures par jour, à un niveau continu de 75 décibels.Les bruits porteurs de signification tels que la voix humaine ou la musique peuvent, subjectivement, être tout aussi désagréables que des bruits beaucoup plus violents mais non signifiants.En revanche des niveaux sonores auxquels l’individu peut s'exposer volontairement, telle la musique pop fortement amplifiée, peuvent entraîner pour l’appareil auditif des dommages réels.En effet 75 décibels c’est l’intensité médiane de son entre le bruit du train pour le passager (70 db) et la rue très active (80 db).A 100 db, le niveau de la circulation routière intense, on en arrive au seuil de la douleur.Dès 90 db, un bruit ambiant est nocif, à 180 db il peut être mortel pour certains individus.A 120 db, le bruit du tonnerre, on risque des traumatismes graves.C’est le niveau qu’atteignent trop souvent les sons des orchestres pop.Nous sommes faits pour vivre confortablement à 30 db (habitation tranquille), 10 db c'est le bruit des feuilles dans la brise.D’ores et déjà, plusieurs pays ont établi des critères permettant de réglementer le permis de construire des immeubles d’-hàbitation au voisinage des routes, des aéroports et des établissements industriels.Les autorités responsables, avant d’autoriser l’urbanisation de nouvelles zones sensibles au bruit, devraient utiliser toutes les don- Dossier d’une polémique autour de l’avortement Tenter de se démêler à travers tous les aspects légaux de l'affaire Morgentaler n’est certes pas mince entreprise.Tenter ae préciser ses options n’est pas non plus chose facile.Dans un recueil intitulé La polémique québécoise autour de la question de l'avortement et l’affaire Morgentaler", lancé nier aux Edition Aquila, M.Gilbert Tarrab, professeur à l'université de Montréal, a réuni en un impressionnant dossier une série de textes qui veulent aider à faire la lumière.Un chapitre de cet ouvrage de près de deux cents pages réprend la polémique qui opposa le directeur du DEVOIn, M.Claude Ryan, à M.Tarrab.Dans les autres chapitres, l’auteur a choisi et colligé différents textes parus dans le quotidien de la rue Saint-Sacnanent, présentant les deux côtés de la médaille.Certes, M.Tarrab prend posi- tion en faveur de la décriminalisation de l’avortement, mais il a voulu en même temps offrir aux lecteurs des versions différentes d'opinions sur le problème.Les aspects juridiques, psycho-socio-médicaux, biologiques, moraux, politiques et statistiques sont présentés de façon claire, permettant aux lecteurs de faire le point.“Il serait illusoire, toutefois, de croire que la libéralisation puisse à elle seule faire disparaître toutes les difficultés, souligne dans la préface, le directeur de l’École de criminologie de l’Université de Montréal.L'avortement est un problème qui touche le plus intime d’une femme: la decision d’accepter ou de refuser la grossesse ne peut appartenir qu’à cette femme et à elle seule.La société doit aider cette femme à assurer cette grave responsabilité, elle doit même faire son possible pour empêcher qu'une femme vienne à se trouver dans Mil» Nlcoiê Moquln, gérant»___________ tJawaffa» fsk/fmr FACE A L'OCÉAN.179* ET ITMRUES, MIAMI BEACH AMICAL - FAMILIER - CONFORTABLE 3 pitdnM, 2 pAtaugauMt, BOff daplag# prlvéa.Cocktalla — Activltéa jour/nuit — Dana# loua laa aolra — T.V.coulaur al réfrlgArataur gratuitadana eh aqua chambra — Statlonnamant gratuit VACANCES POUR L’EPOUSE Oardarlta, ••lia* (ta |au> po>» anlanta a* adolaaeanla — Monltaura tfaipa rlanca — Ontull pour noa cllanl».Çour Infor matlena ou rAaar*Mlona communiquai A trait vlréo à (308) 838-2181 Oumn louaiM |aun tfa t rau hui la dimanciM au eomuiiti »atn aftnl Oa vayafr Arlnclpalaa cariai nées existantes et faire appel à des techniques de projection afin de déterminer les niveaux futurs de la circulation sur les routes voisines, où les mouvements d’ayions sur l’aéroport voisin.La coordination devrait être obligatoire entre les différentes autorités responsables de l’aménagement des sols.Quant au tracé d’une route nouvelle, pour éviter que le niveau sonore entraîne une gêne, il devrait être prévu aussi loin que possible des zones sensibles au bruit.Dans de nombreux pays il existe une agence centrale responsable de toutes les questions d’environnement et son existence semble rendre plus facile la formulation d’une stratégie de réduction du bruit au niveau national, a constaté dans son rapport l’OCDE.OTTAWA (PC) — Portant un jugement sévère sur l’état actuel du droit pénal, la Commission de réforme du droit a soumis jeudi une série de recommandations, dont la ligne directrice se résume à la modération dans le recours au droit pénal, tant dans sa portée, qu’aux niveaux de l’imputation de la responsabilité, de la procédure et des sentences.Indiquant que la population carcérale est composée de façon disproportionnel-lement elevée de pauvres, de défavorisés et de délinquants indigènes, la commission estime que “malgré tout le respect que nous témoignons a la justice et à l’égalité, nous avons encore un droit pour les riches et un autre pour les pauvres”.“Il n’est pas surprenant que bien des gens ne voient dans notre droit pénal qu’un simulacre de la justice”, ajoute-t-on au début du rapport, demandé en 1971 par l’ancien ministre de la Justice, M.John Turner.La commission souligne le phénomène qu elle décrit par “l’inflation .pénale”, soit les 700 articles du Code criminel, les Ë 20,000 infractions aux lois fédérales d’infractions aux règlements municipaux.Elle recommande d’abord qu’on fasse reuve de modération en ce qui concerne ia portée du droit pénal, en décriminalisant partout où la prohibition n’est pas nécessaire, efficace et appropriée.Il s’agirait de substituer à la poursuite pénale des solutions de rechange plus constructives, axées sur la collectivité, estime la commission.D’autre part, on recommande de restreindre l’imputation de la responsabilité, de mettre l’accent sur la véritable faute lersonnélle et, dans la mesure du possi-ile abolir la responsabilité stricte, c est-à-dire où la preuve de la seule perprétation de l’acte entraîne la culpabilité sans qu’il soit nécessaire de faire la preuve d’une faute.En outre, la commission soutient qu’on devrait limiter l’emploi du procès pénal traditionnel et le réserver, avec toute sa solennité, aux cas très graves et soumettre les autres à des solutions déjudiciarisées.B Enfin, quant au recours à la peine, la commission estime qu’il devrait être restreint de façon à réduire au minimum les souffrances et les coûts et à favoriser l’utilisation de sanctions plus créatrices et plus constructives.Affirmant que la prison a encore sa place, la commission n’en affirme pas moins qu’en général, l’emprisonnement n’est pas un bon instrument de réadaptation sociale, et que la moitié des gens qui sont détenus ne devraient pas l’etre.La commission fixe par ailleurs les critères devant servir à déterminer dans quelle mesure une action est un crime qui devrait figurer au Code criminel.Il s'agit d'établir si l'action cause un grave préjudice à autrui, si elle viole de quelque façon nos valeurs fondamentales, si les mesures à mettre en oeuvre contre cette action ne violeront pas nos valeurs fondamentales et si le droit pénal est un apport substantiel à la solution du problème.Visite* l'Europe, avec SETA VOYAGES EN.automobile >01.EUROCAMPER TOURMOBILE V* - V VACANCES AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Renault — VW — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kil.iim'iriitii illimih XsMiraniY imcnn»tmn»il» IVrmix de l'iméilri' intt rmnè«»ni»l a .^ Hmiau» - \*M»n MNiKAIKtS motifs gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DSHJIS 20 ans au sur vif das voyagaurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE f 1176, ru* DRUMMOND, MTL - 861 -0200 | "Tour/ng Club de Frame " £ la situation de vouloir interrompre la grossesse.“Une vigoureuse campagne de l’État et des organismes privés appropriés sur les moyens de contrôle des naissances et une prise en charge financière de l'État des coûts de distribution impliqués, sont des prérequis indispensables, à la libéralisation, a la déjudiciarisation, voire à la décriminalisation complète de l’avortement.” Doctorats d’honneur à Laval Le vendredi 2 avril 1976, l’Université Laval décernera des doctorats d'honneur en sciences sociales à deux personnalités de la scène nationale et internationale: Lady Jackson, née Barbara Ward, est une spécialiste des questions de développement économique international et, à ce titre, elle sera une des principales personnes-ressource à Habitat 76, la conférence des Nations-Unies sur les établissements humains oui se tiendra à Vancouver en juin prochain.Le Dr Stefan Dupré.québécois de naissance, professeur d'économie politique à l’Université de Toronto, est président du Conseil des universités de l'Ontario.Il a été particulièrement actif dans l’Institut d'administration publique du Canada et dans divers organis-.mes parapublics.La remise des doctorats d'hoilneur qui se tiendra le 2 avril à 16 h 00, à la salle du Conseil au Grand Séminaire, sera immédiatement suivie au même endroit d'une conférence publv-que de Lady Jackson sur les etablissements humains et Habitat 76 prononcée dans le cadre des Conférences commémoratives W.Clifford Clark, organisées par la Régionale de Québec de l'Institut d'administration publique du Canada.Service aux anciens combattants Faites le tour des Provinces de FÂtlantique! mês * S -4 m “ r î S’il est une partie du Canada que vous aurez grand plaisir à découvrir, c'est la région des Provinces de l'Atlantique.Non seulement y découvrirez-vous partout des vestiges des premiers moments du Canada, mais vous le ferez dans un décor enchanteur où la mer est omniprésente et où la population est restée accueillante et différente.Ces provinces sont ceinturées de plages merveilleuses, sillonnées de rivières poissonneuses, parsemées de terrains de golf.Pour jouir davantage de vos vacances, pour vous assurer d'une détente absolue et d'un confort agréable, utilisez l’autocar, le train, l'avion, le bateau.Laissez-vous conduire et profitez pleinement de vos vacances.Il existe des dizaines et des dizaines de circuits-vacances conçus pour répondre à tous les désirs: vacances en avion, complétées par des randonnées en voiture de location; vacances-détente en autocar avec ou sans guide; vacances de tout repos en train, avec visites d'intérêt en voiture.Variété, flexibilité, sécurité.Des vacances idéales! Exemple de circuits-vacances en autocar dans les provinces de l’Atlantique.L'autocar est devenu un transporteur-vacances extrêmement populaire.Il est rapide mais vous laisse admirer quand même le panorama; il est confortable et vous permet de vous reposer en toute quiétude; il est agréable et vous donnera l'occasion de faire de nouvelles connais-.sances.L’autocar vous mène allègrement vers Campbellton, Nouveau-Brunswick, d'où vous pourrez admirer la masse volcanique du “Pain de Sucre”.Les rivières de la région regorgent de saumon.Arrêt à Moncton où l'hospitalité de cette ville francophone est bien connue des touristes.Tout le long de l'été, au Nouveau-Brunswick, s'étayent une série de festivals tous plus intéressants les uns que les autres: Festival de folklore de Miramichi à Newcastle, Festival du Saumon de Campbellton, Festival des Pécheurs de Shippegan, Festival de Peat Moss à Lameque et le Festival des Acadiens à Caraquet.L'autocar se dirige ensuite vers Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, où vous voudrez admirer l’un des plus beaux’ ports de mer.Un traversier franchit la Baie de Fun-dy jusqu'à Digby où vous pourrez peut-être aller à la pêche aux pétoncles.Détendez-vous pendant la traversée du Parc Kejimkujik, Nouvelle-Ecosse, où abondent flore et faune locales.Vous revoilà sur les bords de l’Atlantique, à Halifax.Faites une randonnée en bateau sur le Bluenose II.Allez savourer les délicieux homards que l'on offre dans plusieurs restaurants.Circuits-vacances en avion et en voiture de location * Pour disposer de plus de temps, vous avez décidé d'utiliser l'avion et la voiture de location.Excellente idée! Vous atterrissez à Saint-Jean, Terre-Neuve et de là, à travers le Parc historique national Signal Hill, promontoire d'où vous admirerez l'océan rageur, les plages et le littoral sinueux de tout le nord de Terre-Neuve, vous vous rendez ensuite à Port-Aux-Basques.Mini.-croisière sur un traversior qui vous laisse.100 milles plus loin, à Sydney, Nouveltè-Écosse.au Cap-Breton.Poursuivez jusqu'à Pictou avec arrêt à la Forteresse de Louisbourg La plus importante reconstruction historique qui soit.L'avion peut vous poser aussi à l'lle-du-Prince-Edouard que vous visiterez en voiture Faites le tour de l'île aux merveilleuses plages qui s'étalent le long des rives sinueuses: il vous faut conduire le long de ces plages durant des milles pour le croire: rien n'est plus beau et vous n’êtes toujours qu'à quelque quinze minutes de la capitale, Charlottetown.Excursions de bateaux, pêche, golf, équitation, courses, camping, multiples parcs nationaux et provinciaux, théâtres, centres d’artisanat.les 135,000 habitants de l'île ont tout fait pour rendre votre séjour heureux.Voyages de tout repos en train et en voiture de location Si vous décidez d'utiliser un train-vacances, il pourra vous laisser à Halifax.Profitez de cet escale pour faire bonne chère de fruits de mer et permettez-vous un tour de pêche en haute mer avant de poursuivre, en voiture, vers la splendide vallée de l’An-napolis, Samt-Jean et Moncton.Si vous le pouvez, offrez-vous une randonnée merveilleuse sur la Piste Cabot, passez à Antigomsh et détendez-vous durant le retour vers Halifax.Rappelez-vous que les transporteurs, les agences de voyage et les bureaux touristiques de chaque province ont un personnel qui s'y connaît mieux que personne.Leurs services sont gratuits Nous vous proposons de les consulter et, s'il y a lieu, d'établir avec eux votre itinéraire-vacances, compte tenu du temps et du budget dont vous disposez.Jâi un beau pays Canada TR A V EL AIDE sera ravi de vous faire découvrir le vaste Canada ^ VOYAGES ^ TRsvuM BUREAU PRINCIPAL SUR IA MEZZANINE 1010 0U|ST STE-CATHERINE - 861 -7272 • OanrlÉiM.èM.p.ia.toniItlfMri METRO PEEl F», mil 7I41-MII1 VILLK LAVAL* VILLI LONGUEUAL* PLAZA ST-HUBERT* CARREFOUR MT-ROY AL CINTRE UVAL 1 PLACE LONCUEUIl «Il EST BEAUIIEN, angl* St-NiAtr! tort» 7 Auto, out* 471-3/77 *• — * - - .- — ¦ — - _ Vl A n rli a •tiWi*.•FiiFWw 9%- ^wwWfw 273-77)3 métro b*oubien 44S4, ST-DENIS (ongk Ml-Rvyal) Métro Mt-Royal — 849.8333 èll-> j ?$„reuft®ln ; trtrlfê.m.téy.m.Jrvrft tf riftZrtrfl : 9 p.m t .m. f 8 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 Informations Internationales Accord sur les bases américaines en Turquie WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Les États-Unis et la Turquie sont parvenus hier à un accord sur un programme d’aide militaire de quatre ans qui conduira à la réouverture des vingt-six bases américaines en Turquie, annoncent simultanément les autorités américaines et turques.L’accord a été annoncé par le secrétaire d’État Henry Kissinger et le ministre turc des Affaires étrangères, M.Ihsan Sabri Caglayangil, à l’issue de leurs entretiens commencés il y a trois jours à Washington.Les détails de l’accord seront révélés lundi, ont-ils dit, mais ils ont toutefois indiqué que les États unis fourniront une aide militaire d’un milliard de dollars à la Turquie'durant les quatre prochaines années.On croit aussi savoir que les bases passeront partiellement sous contrôle turc.Soldats américains et turcs devraient être ainsi en nombre égal dans chaque installation mais les informations recueillies par les détecteurs électroniques seraient vues en priorité par les officiers turcs.Le Congrès a été consulté et il approuvera probablement l’accord américano-turc, a encore déclaré M.Kissinger.De son côté, M.Caglayangil avait indiqué, au cours d’une conférence de presse dans la matinée, que les bases américaines mises en veilleuse l’été dernier seront réouvertes aussitôt après la ratification de l’accord par le Congrès américain et le gouvernement turc.La ratification par le Congrès impliquera la levée totale de l’embargo sur les armes américaines à destination d’Ankara.Cet embargo avait été imposé le 5 février 1975 à la suite de l’emploi par l’armée turque d’armes américaines lors de son débarquement à Chypre en août 1974.En représailles, les autorités d’Ankara avaient pris le contrôle des bases américaines ae Turquie.Celles-ci sont au nombre de 26 et leur intérêt essentiel est de fournir au Pentagone des renseignements sur les mouvements militaires de l’Union soviétique toute proche.Sept mille militaires américains sont affectés à ces bases.L’embargo avait été partiellement levé en octobre dernier mais Ankara exigeait depuis sa levée complète comme préalable à la réactivation des bases.Cisjordanie: le veto américain évite une crise grave avec Israël (Allon) JERUSALEM (Reuter) — La décision de Washington d’user de son droit de véto au Conseil de sécurité des Nations unies a permis d’éviter une crise grave entre les États-Unis et Israël, a déclaré hier le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Yigal Allon.“Sans ce veto, il y aurait certainement eu une crise grave, une crise aux grandes répercussions’’, a dit le ministre après avoir reçu pendant quarante-cinq minutes l’ambassadeur des - États-Unis en Israël, M.Malcom Toon.La délégation américaine a fait usage de son droit de veto contre une résolution soumise au Conseil par des pays du tiers monde critiquant l’administration israélienne de Jérusalem et des territoires occupés.La résolution a été soutenue par quatorze des quinze pays membres du Conseil.M.Allon a fait remarquer que les choses n’en resteraient cependant pas là, faisant allusion à l’intervention du nouveau représentant permanent des États-Unis à l’ONU, M.William Scranton — dans laquelle il a critiqué certains aspects de l’administration israélienne dans les territoires occupés, et souligné que le statut de Jérusalem, annexée après la guerre de juin 1967, restait à être défini juridiquement.Toutefois, le ministère israélien des Affaires étrangères s’est chaleureusement félicité hier du recours par Washington au droit de veto, réaffirmant à cette occasion que Jérusalem demeurerait “une et indivisible, la capitale étemelle d’Israël.” Dans un communiqué, le ministère souligne qu’Israël continuera à administrer les territoires de manière juste et à protéger les beux saints de toutes les religions à Jérusalem.- Le tracé définitif des frontières d’Israël sera fixé par des négociations avec les pays arabes voisins quTsraël est disposé à engager “dès demain”, déclare le ministère.M.Allon a estimé pour sa part que si la résolution des pays du tiers monde avait été adoptée par le Conseil, elle aurait entraîné une grave détérioration de la situation au Proche-Orient.M.Yitzak Rabin, premier ministre israélien, a déclaré de son côté que son pays devait “se tenir aux grandes lignes de sa politique actuelle en Cisjordanie et à Gaza”.épen grande leçon des récents événements et maintenir strictement la sécurité publique” a ajouté le premier ministre dans une interview à la télévision israélienne.A propos du veto américain au Conseil de sécurité, M.Rabin a déclaré qu’il était le résultat des vives réactions d’Israël au discours prononcé devant ce Conseil par le représentant des États-Unis à l’ONU, M.William Scranton.“Çe discours a provoqué chez nous une immense inquiétude, du fait surtout de sa formulation, ainsi que de l’endroit et du moment choisis pour le prononcer”, a déclaré M.Rabin en ajoutant que les critiques de l’ambassadeur américain sur la politique israélienne face au problème de Jérusalem avaient particulièrement retenu son attention.“La réunification de Jérusalem est un fait immuable et la ville continuera d’être la capitale d’Israël sous complète souveraineté israélienne”, a conclu le premier ministre.D’ailleurs, la polémique autour du discours de M.Scranton se poursuit en Israël.Certains journaux notent qu’en dé- Eit des affirmations du département d’Ë-it, le discours du représentant américain • n’avait pas été approuvé par les services de M.Henry Kissinger.Certains correspondants israéliens à Washington estiment dans leur article qùe M.Scranton a exposé d«ns son discours la position du president Ford.Le Jérusalem Post pour sa part se demande si le moment n’est pas venu pour les autorités israéliennes de réexaminer la politique de colonisation qui présente, selon lui, certains aspects “dangereux”, notamment en Cisjordanie.Toutefois, dans Maariv, le ministre de la Défense, M.Shimon Peres, défend la politique poursuivie en Cisjordanie, estimant que l’armée n’a eu recours à la force qu’en cas de nécessité absolue.Washi ngton offre au Vietnam dereprendrelesnégociations Les menaces US envers Cuba aucune urgence, dit Kissinger WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — M.Henry Kissinger a exclu hier devant une sous-commission sénatoriale toute assistance militaire, directe ou indirecte, au gouvernement minoritaire blanc de Rhodesie.Mais il s’est refusé à toute hypothèse sur ce que pourraient faire les États-Unis, si un mouvement nationaliste africain invitait des militaires cubains à se rendre en Rhodésie pour renverser le régime de M.Ian Smith.“La situation actuelle n’est pas urgente au point d’appeler des décisions de crise”, a dit le secrétaire d’État américain.La décision des États-Unis de préparer des plans militaires afin de contrecarrer une possible intervention cubaine, n’a pas été prise en prévision d’une action prochaine ou précise, a ajouté le secrétaire d'état devant la sous-commission des affaires étrangères du Sénat.L’annonce de la préparation de ces plans militaires vise à attirer l’attention de Cuba et de l’Union soviétique sur ’Textrême gravité" que revêtirait toute intervention armée de leur part en Rhodésie, a encore indiqué M.Kissinger.Insistant longuement sur le fait que la situation ne présentait aucun caractère d’urgence, le secrétaire d’Ètat a assuré les sénateurs qu’ils seraient consultés avant toute éventuelle réaction américaine.L’annonce jeudi par la Maison-Blanche et le Pentagone de la préparation de plans militaires américains en vue de contrecarrer une possible intervention cubaine en Rhodésie, avait provoqué une vive émotion à Washington.L’inquiétude avait été d’autant plus grande que selon certaines informations de presse, Washington envisagerait une intervention militaire directe contre Cuba ou un blocus maritime.Bien que ces informations aient été officiellement démenties, les avertissements répétés de M.Kissinger à l’adresse de Cuba avaient entretenu certains doutes dans l’opinion.De source informée, on indiquait récemment que les États-Unis estimaient disposer d’un répit de neuf mois à un an avant que les Cubains n’interviennent en force contre le régime de M.lan Smith.Cette estimation était fondé?sur le fait que les nationalistes rhodésiens paraissent désireux de s’imposer à la minorité blanche sans intervention du corps expéditionnaire cubain.Le concours de celui-ci ne serait requis que si les guérilleros du Zimbabwe ne parvenaient pas à vaincre seuls les forces de la minorité blanche.En outre les menaces à peine voilées des États-Unis d’intervenir à Cuba si ce pays participe à un nouveau conflit africain n’ont fait l’objet d’aucune consultation entre Washington et ses partenaires latino-américains, apprend-on dans les milieux informés.Ce fait amène les diplomates latino-américains de Washington à considérer les mises en garde à Fidel Castro que ne cessent de proférer les dirigeants américains, comme inspirées, au moins en partie, par des considérations d’ordre électoral.Des mesures aussi radicales qu’un blocus ou une invasion de Cuba que le président Ford et le secrétaire d’Ètat Kissinger se déclarent prêts à prendre, exigent le consentement de la majorité des pays de l’Organisation des États américains (O.E.A.).Les États-Unis n’ont toutefois mené aucun sondage, même officieux, ni à l’OEA, ni par des contacts bilatéraux à Washington ni dans les capitales d’Amérique latine.Le scepticisme des Latino-Américains est renforcé par le fait que la loi sur la limitation des pouvoirs de guerre, en vigueur depuis 1973, prive l’exécutif de la liberté qu’il avait auparavant, d’entreprendre des actions belliqueuses sans autorisation préalable du Congrès.M.Kissinger a pu se rendre compte lors de sa tournée latino-américaine de sauf dans la mesure où elle démontre que Fidel Castro serait prêt à intervenir dans d’autres pays, dans l’intérêt de l’Union soviétique.Les milieux latino-américains estiment Sue la présence de “conseillers” cubains ans divers autres pays africains donne à réfléchir, mais cette présence n’est pas considérée comme une menace pour le continent américain, du moins dans l’immédiat.AusSi ne peut-il être question de revenir sur la decision de l’OEA, prise à San José de Costa Rica l’été dernier, qui laisse chaque État libre d’appliquer ou non des sanctions contre Cuba.WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Les Etats-Unis ont fait savoir hier au Vietnam du Nord qu’ils sont prêts à entamer des conversations sur tous les problèmes liés à la guerre du Vietnam, en particulier le sort des quelque 2,000 soldats américains portés disparus en opération, et présumés morts, a déclaré M.Robert Funseth, porte-parole du département d’Etat.Ce message, transmis aux représentants du Nord-Vietnam à Paris, ne fait aucune allusion aux accords de Paris de 1973.Washington estime qu’en se lançant dans la conquête du Sud-Vietnam l’année dernière, Hanoi, a violé ces accords qui prévoyaient notamment une aide américaine à la reconstruction de l’Indochine à la fin de la guerre.Le Vietnam du Nord avait offert d’examiner le cas des soldais américains disparus dans une lettre envoyée en juillet dernier à 27 membres de la Chambre des représentants.Les Etats-Unis avaient rejeté cette proposition, qui ne liait pas ces conversations à la question de l’aide américaine, parce qu’ils doutaient des intentions nord-vietnamiennes de négocier de bonne foi.Les Nord-Vietnamiens pourront soulever la question de l’aide s’il^le veulent, mais les États-Unis ne se sentent nullement liés à aucune des dispositions des accords de Paris, a précisé M.Funseth.Le président Gérald Ford a déclaré à San Francisco que les conversations avec le Nord-Vietnam seront limitées au sort des soldats disparus dans un premier temps, avant d’être éventuellement élargies.Ainsi, c’est une fois de plus à Paris, dans les prochaines semaines, que se rouvrira le dialogue entre les Etats-Unis et le Vietnam.Celui-ci vise, une fois épuré le “contentieux” laissé par la guerre et l’après-guerre, à 1 ouverture de relations diplomatiques normales entre les Etats-Unis et un Vietnam qui sera très probablement, d’ici-là, officiellement réunifié.En même temps, Washington lèvera son opposition à l’entrée de l’Etat du Vietnam à l’ONU.Mais on prévoit, dans les milieux officiels de Washington avec le souvenir des négociations, publiques et secrètes pour le Nord-Sud: optimisme après la Sème phase PARIS (Reuter) — La troisième phase de la conférence de Paris sur la coopération économique internationale s’est La santé cfest vital.Les travailleurs de la santé aussi ! * Précision Importants Dans l'annonce du 20 mars concernant Aline aide-inllrmlèreje montant approximatif de la rétroactivité pour la période du 1 er |ui!let 1975 au début d'avril 1976 devait se lire 11200.00 Le réseau des Affaires sociales a proposé des offres équitables à ses 111,200 salariés, offres qui tiennent compte de leurs aspirations pour permettre de dispenser des soins et des services de qualité à la population.Ces employés sont répartis dans près de 400 Centres hospitaliers publics et privés, 315 Centres d'Accueil, 15 Centres de Services sociaux et 66 Centres locaux de services communautaires.Voici quelques exemples, parmi des milliers: Una Infirmière au Québec, ça gagne combien?Hélène travaille en qualité d'infjrmière dans un Centre hospitalier de la Mauricie.Compte tenu de ses deux années d'expérience, son salaire hebdomadaire actuel est de $146.33.Si l'offre salariale était acceptée, par exempleau début d'avril76, Hélène recevrait rétroactivement au 1er juillet 1975, un salaire de $21 $.69 soit une augmentation de $69.36 par semaine.Montant approximatif de la rétroactivité du 1 er juillet 1975 à la mi-avril : $2,910.00.Dans une quinzaine de semaines, soit le 1 er juillet 1976, Hélène verrait son salaire passé à $240.70 et au 1 er juillet 1977, à $263.90, par semaine.A la fin de la convention collective, cette infirmière touchera, en tenant compte de sa progression dans l'échelle, un salaire de $273.33, soit une augmentation de $127.00 par semaine, par rapport au salaire qu elle touche aujourd'hui.Salaire actuel: $136.30 è $219.31 au 1-7-75: $201.55 à $291.45 au 1-7-76: $217.50 à $314.65 au 1-7-77: $230.55 à $333.50 et une secrétaire médicale.Denise occupe, depuis deux ans, un poste de secrétaire médicale dans un C.L.S.C.de la région montréalaise.Son salaire actuel se chiffre à $118.31 par semaine.Selon la proposition patronale, le salaire de Denise passerait à $162.40, rétroactivement au 1 er juillet 1975.Montant approximatif de la rétroactivité du 1er juillet 1975 à la mi-avril : $1850.00 Denise verrait par ailleurs son salaire porté à $182.35 au 1 er juillet 1976, à $200.20 au 1er juillet 1977 et à $208.25 par semaine avant la fin de la convention proposée, compte tenu de sa progression dans l'échelle.< Salaire actuel: $109.55 à $133.00 au 1-7-75: $150.85 à $181.65 au 1-7-76: $162.75 à $196.35 au 1-7-77: $172.55 à $208.25 1] .sans oublier le préposé è l'entretien ménager Edgar assume depuis trois ans et demi les fonctions de préposé à l'entretien ménager dans un Centre hospitalier situé dans la région de l'Ou-taouais.Il touche actuellement ün salaire hebdomadaire de $114.70.S'il acceptait l'offre salariale, son salaire atteindrait immédiatement $159.65 par semaine, soit une augmentation de $44.95 par semaine.Montant approximatif de la rétroactivité, du 1er juillet 1975 è la mi-avril 1976: $1885.00.A noter qu'au 1er juillet 1976, le salaire d'Edgar sera de $172.44 et au 1er juillet 1977, $182.90 par semaine.Salaire actuel: $114.70 au 1-7-75: $159.65 au 1-7-76: $172.44 au 1-7-77: $182.90 < Nous croyons quo cos offres sont tquitaMos.Lt Comité Patronal do I A ces salaires, s'ajoute une gamme d'avantages sociaux particuliérement attrayants (vacances, assurance-salaires 6t assurances diverses, sécurité totaie d'emploi après 2 ans, caisse de retraite, fêtes payées, primes variées, etc.) et qui dépasse largêment tout ce qui existe ailleurs au Canada.du Soctour dot Affaires Sodalos.cessez-le-feu qui ont duré plus de quatre ans, que ce processus sera long.Il reste en effet de nombreux problèmes à régler, à commencer par celui des “MI.A.”, les militaires américains disparus en Indochine.Suivant le Pentagone, pour l’ensemble de l’Indochine, le nolnbre de ces disparus, pour lesquels n'ont été fournies aucunes preuves précises de leur décès, en opérations ou en captivité, se montait au premier janvier 1976 à 831.Leurs familles ne cessent de questionner l’administration et les membres du Congrès, pour qu’il soit mis fin à leur pénible incertitude, bien que rien ne permette de penser que quelques-uns d’entre eux aient survécu et se trouvent encore aux mams des communistes vietnamiens, laotiens ou cambodgiens quelque part en Indochine.Samedi dernier encore, au cours d'une tournée en Caroline du Nord, le président Ford s’était vu interrogé à ce propos avec amertume.Il avait répondu en qualifiant les dirigeants de Hanoi de “bande de pirates internationaux”, en raison de leur manque de coopération dans ce domaine.Le second problème majeur est celui des “réparations”, sous forme d'une aide américaine S)ur la reconstruction de leur pays exigée par les autorités de anoi.Celles-ci basent notamment leur demande sur une lettre adressée en 1973 au gouvernement nord-vietnamien par l’ex-président Nixon, qui mentionnait un chiffre de 3,25 miluards de dollars.Mais le président Ford et M.Kissinger ont depuis lors répété que la reprise au début de 1975 de l'offensive militaire générale communiste, qui devait aboutir au printemps à la chute du régime de Saigon, annulait toute espèce de droits auxquels le gouvernement nord-vietnamien pourrait légitimement prétendre.Au demeurant, l’engagement du président Nixon a été pris sans l’assentiment du Congrès.Les premiers contacts avec Hanoi avaient été pris par une commission de la Chambre des représentants sur les disparus, dirigée par G.Y.Montgomery.M.Kissinger leur avait indiqué à leur retour du Vietnam, le 12 mars, qu’il consulterait le président Ford quant à la possibilité d’ouvrir des conversations avec le gouvernement vietnamien.Une des premières mesures que pourraient demander les négociateurs vietnamiens serait une levée de l’embargo commercial américain.Du côté américain, on souhaiterait vraisemblablement lier une telle décision à un geste de bonne volonté des Nord-Vietnamiens concernant les disparus.achevée hier dans l’optimisme général.La quatrième s’ouvrira le 21 avril.Les porte-parole des quatre commissions de la conference — énergie, matières premières, aide au développement et finances — se sont félicités de la façon dont le dialogue s'est déroulé jusqu'ici.Les pays producteurs de pétrole et les pays en voie de développement, qui jusqu'ici ont manifesté une solidarité impressionnante, ont présenté une liste de propositions qui, à leur avis, joueront pour une amélioration des marchés des produits essentiels trop soumis à des fluctuations.Ils ont préconisé la création des stocks d’intervention; l’indexation des prix des matières premières à l'inflation occidentale: l’accès des producteurs aux marchés des pays industriels et leur participation au transport, à la commercialisation et à la répartition des produits.Dans ce secteur, les pays industriels formuleront leurs propositions probablement le mois prochain.La commission de l’aide au développement, présidée par l'Algérie et la CEE, est convenue de la nécessité de donner une impulsion à la production alimentaire dans le bers monde pour le rendre autarcique dans ce domaine.Mais les délégués ont reconrU qu’il s'agit là d'un objectif à long terme et que le monde développé devra continuer à octroyer une aide dans l'intervalle.REMERCIEMENTS à la Bienheureuse Marguerite d'Youville pour faveur obtenue Q.E.B.VOYEZ U NOUVELLE ALFETTA chez LIMITÉE • Vente • Pièces • Service ALFA ROMEO Super Spécial jusqu’au 17 avril sur les voitures 1975 2000 GTV et Berlina FÉE 7965 rue Langelier St-Léonard 324*5542 centre^®6 Le modèle Grand Turltmo coupé è 4 plaça*, è haul* performance voue donne plue de 30 mpg.Null* *utr* voiture au monde ne peut «galet la perfection technique de l'Alfettn GT Grèce à ses performance*.« «a manlabillt*.a ton contort et * «et qualité* de sûreté et d'économie.l'Alfetta résume • l'état de* connaissance».au point de vue automobile Awrr AtéeT - M»* - ImvNm — Urrtn, rtfifè >a*Mhfe.(Cuçjcne (Marrie -^ittomobife yy/ M *107 mml.me ITl-CATMlaiNt (pr*« du Fwin») Ttuisr-saoi m 38156^36 98159^66 / informations internationales Le Devoir, samedi 27 mars 1976 • 9 Nixon et les derniers jours du Watergate ' NEW YORK (AFP) - Bob Woodward et Cari Bernstein, les deux journalistes qui révélèrent le scandale du Watergate, viennent d’écrire un nouveau livre, “The Final Days” qui décrit les derniers jours du président Richard Nixon à la Maison-Blanche.Selon les extraits du livre publiés dans la presse américaine, M.Nixon menaçait de se donner la mort.Son entourage inquiet avait alors fait disparaître tous les médicaments qui auraient pu permettre au chef de la Maison-Blanche de mettre son funeste projet à exécution.“The final days” révèle également que le président et Mme Pat Nixon s’adonnaient à la boisson.Le président, dit le livre, avait été vu éméché parlant tout seul aux portraits de ses prédécesseurs à la Maison-Blanche.Son épouse quant à elle, toujours d’a- V prés le livre, se glissait en pleine nuit dans les cuisines pour y chercher subrepticement du bourbon.Un jour, M.Nixon aurait invité le secrétaire d’Etat Kissinger à s’agenouiller auprès de lui pour prier.“Vous n’êtes pas un Juif orthodoxe et je ne suis pas un Quaker orthodoxe mais nous avons besoin de prier”, aurait dit M.Nixon au chef de la diplomatie à genoux auprès de lui.Le président se serait mis à pleurer puis a frapper furieusement le sol de ses poings, tandis que M.Kissinger tentait de le consoler en lui posant la main sur l’épaule.Le porte-parole Ron Ziegler, son confident de la dernière heure, était Rarfois la victime de la nervosité de I.Nixon.Ce dernier l’aurait un jour expulsé de son bureau en criant: "Sortez, Sortez”.Les purges se poursuivent en Argentine Le général Videla remplace Isabelita *» BUENOS AIRES (d’après Reuter et AFP) — La junte militaire argentine qui a renversé mercredi la présidente Isabel Peron a nommé à sa place hier le général Jorge Videla, commandant en chef des forces terrestres.Le nouveau président argentin prendra ses fonctions lundi, annonce un communiqué officiel.En outre, au surlendemain du coup d’Etat militaire en Argentine, les banques et les écoles primaires ont rouverts, hier et la censure sur la presse a été levée.La junte n’entend cependant pas ralentir les purges de fonctionnaires "impli-ués dans des activités de subversion ou e résistance”.De source informée, on déclare que des centaines de personnes ont déjà été licenciées sans indemnités et que les arrestations s’élèvent à environ 4,000.La hiérarchie militaire avait préparé des listes de suspects.Ils sont renvoyés ou arrêtés à mesure que l’aimée prend en charge les ministères et les administrations provinciales et locales, dit-on de même source.Mais le général Adolfo Sigwald, nommé “superviseur” de la province de Buenos Aires, a affirmé, jeudi soir, que l’intervention de la junte ne visait aucun parti politique précisément.“Nos seuls ennemis sont les délinquants de toutes sortes, économiques et sociaux”, a déclaré le général.Les seulès formations interdites ont été deux groupuscules maoistes et trois autres trotskystes.Le Parti communiste, d’obédience soviétique, n’a pas été mis hors-la-loi, mais il partage le sort commun à tous les partis politiques d’être interdit d’activité.Les états-majors politiques ont reçu, jeudi, l’ordre de dépouiller les permanences de leurs formations des sigles, affiches et slogans qui recouvrent habituellement leurs murs.Si ce n’est une vague de communiqués mentionnant les nouveaux décrets pris par la junte — portant notamment interdiction des activités politiques, suspension du droit de grève et promulgation de la peine de mort contre les terroristes et les saboteurs — les dirigeants militaires n’ont jusqu’à present pas fait connaître leur programme économique.Il est improbable qu’il sera annoncé avant lundi, dit-on de même source.Ce jour-là prend fin la période de “nettoyage” de cinq jours que la junte s’est accordée avant ae désigner officiellement le nouveau président, ajoute-t-on.La junte est actuellement composée des commandants-en-chef des trois armes, les généraux Jorge Videla (terre) et Orlando Agosti (air) et le commandant Emilio Massera (mer).Tous trois ont annoncé, jeudi soir, que les forces armées resteraient au moins trois ans au pouvoir.Il n’a pas été possible d’obtenir officiellement confirmation de rumeurs faisant état d'accrochages et de morts lors de l’occupation, mercredi à l’aube, d’immeubles syndicaux par l’armée.Mais quatre guérilléros d’extrême-auche ont été tues hier, à l’aube à Cor-oba par la police.Deux autres l’ont été à Rosario.Dans le quartier Banfield de Buenos Aires, un policier a été abattu d’un coup de feu parti d’une voiture roulant à vive allure.À Cordoba également, les corps de deux jeunes gens ont été retrouvés, criblés de balles, apparemment victimes d’un “escadron de la mort”.Le chef de l’Etat déposé, Mme Isabel Peron, séjourne toujours dans une station de sports d’hiver sur les flancs des Andes.En dehors de garanties sur sa sécurité personnelle, les militaires n’ont donné aucune indication sur le sort qu’ils lui réservent.Le travail était normal hier dans les centres industriels et dans les administrations.Les éleveurs devraient cesser aujourd’hui le travail pour protester contre la politique économique du gouvernement précédent: l’ordre de greve a été rapporté.Les denrées alimentaires de première nécessité, tels farine, sucre et oeufs, qui avaient disparu des boutiques dans les derniers jours du régime pero-niste, y ont réapparu, sans doute en raison de l’annonce par la junte de sanctions très sévères à l’encontre des accapara-teurs.La sédan Alfa Romeo Alfetta.Roues de magnésium illustrées facultatives contre supplément.,v.v jf AlfaRomeoAlfettaJavoituredesgensquiprôfèrentêtrepremiers en tout.Alfetta est supérieure en vitesse à la BMW2002, surpasse la Volvo par l’efficacité de son freinage et est plus économique en essence que la Datsun 280.Alfetta mène en d’autres domaines aussi.C’est la voiture la plus raffinée au monde sur le plan mécanique.Distribution uniforme du poids, avant et arrière, facile à conduire, tenue de route légendaire.Alfetta est la voiture européenne qui se vend le plus dans sa catégorie.Maintenant disponible au Canada, Alfetta est lavoiture des gens qui préfèrent être premiers en tout.ALFA ROMEO ALFETTA Pour les gens qui préfèrent être premiers en tout.-_____, \v_- m Bijjou Auto Parts 2üt) rue Bédard Québec.P.Q.Tel: (418) S24-8B4J Décarie Motors Idée 55, rueGince St-Laurent Montréal.P.Q.Tél;(5i4|:»:»4-mnti Dominick Auto Sport Liée Chemin Brampton Route 5 Bromptonville, P.Q Tél:(Ht!i)5()7-40im Eugène Carrie Automobile Liée 2107 ouest, rue Ste-Catherine Montreal 108.P Q.Tél: (514) 9:i7-.19»1 Lombardi Autos Idée 7985.boul.Langelier St-Léonard Montréal.P.Q.Tél: (514) .'124-5542 Performance Motors Reg'd 1142 Ruby Street Ottawa, Ontario Ml 7R2 Tel: (OUI) 741-OI2d Rallye Motors Idée 0101, Clément LaSalle.P.Q.IlHR 1S8 Tel: (514) d04-1121 4 ? Toronto Chute de l’or HkhLm afr*f®res ont accusé hier leurs plus importantes pertes un second n^hk^A,3^^]3™^^ Toronto enre8lstrait compar janvier.“ °™™ ci ceiui ues aunicres, tu s juz.su.r-our ce , u s agit de la baisse la plus considérable depuis le 13 o,ie vo'u.me 4» 24» - » 1000 7 7 7 -13 7500 20 20 20 1500 10 10 10 6000 If 17» II - » Celanese 1600 Cent Pat 10000 ChlettanO 5580 Chrysler 3100 CHUM 25 C S 1014 100 Coch Will 6000 Cockfleld 300 Coin Lake 5000 Coldstm 1041 Coles Book 450 Comb Met 45500 Lir-eie jviuu jeo 360 370 + 5 CCablesy 200 5141b 141* 141b - 'A CCablew 500 180 179 180 + 1 CdnCel 1300 571* 7'A 71b - Vb CC Man A z5 526 26 26 C Curtis 3700 53 4*1* 50 +4 C Ex Gas 4400 340 325 335 +5 CGE 2100 628 28 26 CG Invest 601 5201* 201* 201* CHIdrogas 500 6* 6* 66 —2 C Homestd 4500 551* 51* 51* C Hydro 920 57'* 71* 71b + Vb CIBkCom 10204 52* 25'* 25'*- '* CIL 440 524'* 24 24Vb - Vb CIPowrA 800 5151* 15'A 151* + Vb CLIPete 3300 15 15 15 C Malart 53500 46 42 45 +4 C Marconi 600 S5Vb 5 5Vb +27 C Merrill 1500 66'A «'A «'A COcdental 200 511% 111* U14 CPInve 5455 519'* 19'A 191* CPInvepr 625 539 39 39 - V* CPLtd 11185 51614 1*'* 1*14+ V* CPLAp 1100 5814 81* 61b CPL4p 100 5*'* «'* 6'* + V, C Reserve 1800 375 370 370 CdnSalt 100 514 14 14 CdnSupO 11506 539'* 39'* 39'A + 'A CdnTIre 100 547 47 47 CdnTire A 1127 5491* 49'* 4914+ 'A C Ulltles 800 5101* 101* 101*+'* CU 10'A 3260 526’* 261* 26% + V* C Util w 1008 310 310 310 +10 C Vickers 105 S23V4 23'A 23'A + 'A CWNS'Ap 350 511 1014 11 + Vi Canron 350 52014 20% 20% - 1* CapltDIv 2150 30 .30 30 Cara 200 66 6 6 Carl OK 2580 3*5 360 360 Carl A p 295 520'A 20'A 20'A - 'A Carl Bp 270 523'* 23% 23% Cassiar 900 67% 7% 7% 56% 5% 5% - Vb 93 93 93 +4 59% 9'A 9% + 'A 518’* 18% 18% + 'A 58'* 6'* 8'* 510 10 10 33 32 32 -3 420 420 420 + 5 10 10 10-1 55 55 55 58% 8'* 8'* - % - .20'* 19 19'* + '* Cominco 9079 S39% 38% 39% + '* Com Cap 425 315 315 315 CHInsAp 200 519 1(1* 19 + 'A Con Bath A 3370 537% 37% 37%-% Con Bath B 230 537'* 37'* 37'* Con Bath p 350 517 C Bath 68 w 1515 517'/ Cor, Bldg 500 255 ConFardy 14388 385 C Durham 500 55 C Marben 3040 41 C Morlsn 2800 165 Cons Pipe 350 350 Cons Prof 9609 26V C Rambler 100 160 C Rexspar 12900 98 Con Textle 300 225 ConDistrb 800 395 Cons Gas 25535 5111 Con Gas D 1450 520'/ Conwest 500 380 Cooper C 3600 460 Copeland 4800 170 CopFlelds 300 125 Corby vt 15000 518'/ Cornât I nd 335 455 Corp Food 600 58'/ Coseka R 6278 330 Cralgmt 3500 56'/ Crestbrk 1900 420 Crwn Life 300 548 C Zelrba A 273 6161 Crow Nest 245 S35 Crush Inti .2750 510V Cuvier M 4000 94 CygnùsA 100 S5'/ Cyprus 2000 S10'/ DRGLtdA 200 S51 Dale-R or 600 56 Daon Dev 2600 57V Decca R 2200 65 DEIdona 7000 36 Delhi Pac 2000 6 Denison 20248 558 Dlcknsn 3810 551 Doman I 390 5101 Dome 6460 542V.Dome Pete 4236 534% 33% 34'A + DomAngp 200 541 41 41 - D Bridge 4065 635 34'* 34'* + D Explor 1000 22 22 22 Dofasco A 990 526'* 25% 25% - DomLime 100 510 10 10 - Dorn Store 3000 516% 16 16% + D Textle A 1500 58'* 8’* 8'* + Domtar 4002 525% 25% 25'* - Domtar pr 500 510'* 10'* 10'* 17 17 17% 17 Va 252 255 365 380 +20 55 55 - 2 40 40 -1 162 165 + s 350 350 25 25 -1 160 160 96 97 + 2 225 225 390 395 + s 11% 11 Va - '* 20 Ve 20% - » 380 380 + s 450 450 -25 170 170 + 10 125 125 18 18 - '* 455 455 8% 8 Va + % 325 330 6% 6% + % 405 420 48 48 + 1 16% 16% 35 35 + 2 10% 10% 91 93 + 2 5% 5% 9% 10% + % 53/4 5% 6 6 7% 7% 5 5 - Vb 35 3* - 1 6 6 - 1 57% 57% 5% 5 Va - % 10% 10% 41 41 -1% Ego 4 Elect Emco 300 220 220 220 + s 1100 $18% 18 18 - % 150 $6% 6% 6% + % 350 $7% 7% 7% 100 $5% 5% 5» +32 100 100 100 100 4409 212 205 206 - 9 2730 160 157 157 - 1 200 $14 14 14 + % z50 275 275 275 z 60 $13% 13% 13% 15000 65 62 62 - 2 200 430 430 430 - 5 400 $8 , 8 8 300 $9% 9% 9% + % 200 360 360 360 4000 $6% 6% 6% 1915 $8% 8% 8% 1501 $43% 42% 43 + % 100 $7% 7% 7% 100 $5% 5% 5% — % 200 $9% 9% 9% + % 2300 47 47 47 - 1 1100 315 305 315 + 5 1500 $5% 5% 5% - % F Seasons 100 F Seasonw 200 Francana 7600 Fraser A 700 Fraser B 200 Frobex z!4 Fruehaul 1600 G&H Steel 400 Gaz Metr 120 Gaz M 66w 1000 589'A 89'A 89'A ¦ 335 335 335 105 105 105 5714 7 7% 522'* 22 22 52214 22% 22% 6 6 6 1600 $7% 7% 7» 400 $5% 5% s» - » 120 $6% 6% 6» - » 1 1 1 Gen Baker z75 490 490 490 GMC 455 567% 67'* 67% Genstar L 3250 521% 21% 21% Gnslar Lw 1900 58% ('* 8% Gnt Masct 3*600 — Gibraltar 3425 Glendale 2200 Goldray 11000 GMckay A z50 Goilan GraftG Granduc GL Paper GLPapw Gt W Life Gt West S GWestwt G Goose A Greyhnd GuarTrst GulfCan Gulfstrem HambroC H Group A Hardee HardCrpl Harlequin ____ H Wood 2800 125 120 120 HawkerS 600 57% 7% 71 Hayes DA 1402 57% 7% 7* HolingerA 1020 535'* 35 35 HomcoA 300 185 185 185 HomeA 4840 " 100 36600 171 160 160 3425 S7» 7» 7» 2200 195 189 189 11000 50 45 50 250 SI 8 1 100 340 340 340 100 S32'* 32» 32» 3450 162 158 160 1424 S2I'* 28 28» 550 $7 7 7 510 156 56 56 1900 15» 5 S 1000 205 205 205 100 SS'* S>* 1'* 1475 SIS 11 11 2061 $7 6’* 6» 4026 S32*» 32» 32» 11200 37 35 36 3900 275 270 270 400 475 460 475 2500 100 98 100 k 2800 S59b 5» 5» zSO S9 9 9 531'A M'A Ml 527 27 27 365 365 365 622 21'A 211 619% 18% 19 HomeB Horne Pit 100 Hud Bay A 5485 H Bay Co 8310 HB Oil Gas 900 HBOlIGpr 100 Hu-Pam 1000 HurEriA 935 HurEri7V4 5200 Husky 011 2853 HuskyA pr z20 Husky Bpr z20 Husky Ew 1300 Hydra Ex 1500 Hy'sLtd 1000 I AC 1320 IAC4%p 100 ITLInd 1500 IU Inti 9312 IWC Com 500 .I masco A 200 526% 26% 2 ImascoAp 1000 310 310 31 Imp Gen 700 246 237 23 900 S37'* 37 37 - % 100 S37 37 37 1000 17 17 17 935 S23» 23'* 23'* - % 5200 S19'/» 19 19 - % 2853 S21» 21'* 21» + % ;?0 S33» 33» 33» 220 S33 33 33 1300 S6V» 6+ 6*6 + % 1500 29 29 29 1000 300 290 290 - 10 1320 S1I» 11» 18**- % 100 S70 70 70 - s 1500 133 130 133 + 3 9312 sio» 10» 10» - % 500 190 190 190 + 3 Imp Oil A 17517 nod 500 Indusmln 160 Inglis 250 Inland Gas 155 Inland G p 100 intercity 2100 InterCAp 140 Intrmetco 500 IBM 209 IntMogul 2544 I Mogul A 100 IncoA 8015 miObaska 12000 InlprPipe 57725 intPipew 1000 Ipsco 4633 Inv Grp A 3800 Irwin TA 500 ISO 2200 IvacoA 100 Jannock A 340 Janoc6p ztO Jdex 10500 Joliet vooo Jorex Ltd 500 Joutel 3000 624 % 23% 24 613% 13% 13 69 9 9 614'A 14'A 14 69'A 9'A 9 610% 10% 10 475 475 475 614 14 14 - 67 6% 6 209 5255 254% 254 279 270 27( 69% 9% 1 633% 33% 31 17 15% 1! 613 12% i; 35 35 3! 514'A 14'A t! 57% 7% 1 235 235 231 131 131 131 69% 9% 1 611% 11% II 660 60 6( 10 9% 1 i) >3 i; 19 19 11 35% 35% 3! dividende* Bathurst Piper; S 1-4 pour cent Bv.26 25 cents, le 1er juin, aux crits le 7 mai CPCN Communlcationi; neuf cents, le 29 avril, aux inscrits le 2 avril.ConsolIdated-Bithurst ; six pour cent prtv., 37 cents, le 1er mai, aux inscrits le 2 avril.NOMINATION A LA ST.LAWRENCE COLUMBIUM AND METALS CORPORATION Jean-Paul Hérard Le président de St.Lawrence Columbium and Metals Corporation, monsieur Jean-J.Gourd, annonce la nomination de monsieur Jean-Paul Hérard au poste de gérant général de la mine d'Oka.Préalablement à cette nomination.monsieur Hérard a occupé successivement les postes de surintendant général et de gérant-adjoint.K-Tel Intl 200 $7% 7% 7% + % Kaiser Re 6925 $11% 11% 11% - % Kaiser wt 4600 $8 Va 8% 8» + '/« Kam Kotia 2000 59 58 59 KapsTran 4050 200 195 198 + 2 Keen Ind 150 300 300 300 -15 Kelly DA 300 $5% 5% 53/4 Kelsey H 300 $9% 9% 93/4 Kentlng 2520 $12% 11% 12» +1*4 Kerr A A 1303 $113/4 11% 113/4 KerrAB 250 $11% 11% 11% K Anacon 1000 24 24 24 Koffler A 2100 435 430 430 - 5 La Luz 410 $6% 63/4 63/4 - Va Labatt A 2615 $16% 16% 16% - Va LabMin 200 $33 33 33 Lacana 1319 370 365 365 -10 .aidlawBp 300 $5’4 5% 5 ^ (tous ages) Circuits touristiques au Quebec.Canada et Etats-Unis (tous ages) I Voyages au Canada, Etats-Unis et Europe pour les 18/35 ans B Voyages au Canada, Etats et Europe pour les 11-13 ans/14-17 ans I Séjours linguistiques en Angleterre, Espagne ou Autriche I NOM .ADRESSE VILLE .PRENOM Pirmii n : 75-01-50342 Téléphonez ou écrivez a: CLUB JEUNESSE INC 5450 Cple des Neiges «304, Montreal H3T 1Y6 (514) 341-4420 i I LZ DEVOIR Samedi 27 mars 1976 Cahier entre l’élitisme et la démocratie.Le Devoir — Quel .Me pouvez-vous jouer au Cons.' des Arts du Canada?Comment est constitué cet organisme?Charles Lussier — Il est vrai que je suis fonctionnaire.Le Conseil des Arts est lui-même constitué de 19 membres, d’un vice-président et d’un président nommés par décret dû Conseil.Deux personnes sont également nommées par décret, le directeur et le directeur associé qui doivent en réalité mettre en oeuvre des politiques définies par les 21 membres.Mais il est bien entendu que ces 21 membres, qui se réunissent d’office trois fois par année et, éventuellement, une quatrième et une cinquième fois, ne travaillent pas à temps complet pour le Conseil des Arts.Le Devoir — Vous assurez la continuité et vous concevez les politiques?Charles Lussier — Qui doit préparer le travail sinon les fonctionnaires! C’est dans ce sens-là que nous participons à l'élaboration des politiques.Mais celles-ci sont bien celles des membres du Conseil des Arts.Le Devoir — .qui laissent une marge de manoeuvre aux fonctionnaires?C.L.— Oui.On nous donne des lignes directrices, des politiques a interpréter dans une certaine mesure, et à réaliser.Le Devoir — Ces politiques sont-elles inspirées aux membres du Conseil des Arts par les fonctionnaires?Le gouvernement propose-t-il un cadre?C.L.— La loi elle-même est assez brève et ne comporte que 23 articles.Il est prévu, à l’article 8, que “le Conseil vise à développer et à favoriser l’étude et la jouissance des arts, des humanités et des sciences sociales, de même que la production d’oeuvres s’y rattachant.” Cette loi donne au Conseil des Arts une liberté quasi totale.Le Devoir La loi ne fait aucune distinction de langues ou de communautés culturelles?C.L.— Non.C’est le Conseil qui décide de la répartition.Au niveau des politiques, le Conseil pourrait aire, par exemple, qu'il aimerait que les bourses soient données par secteurs: musique, danse, arts de la scène, etc.Ce serait là une politique définie par le Conseil.Il nous appartiendrait ensuite de la mettre en oeuvre, de trouver les formules voulues pour le faire.Sur le plan de la langue, il serait inconcevable, bien sûr, que l'on donne à 90% des bourses à des groupements artistiques anglophones, ou inversement.Il n'est pas nécessaire 3ue le Conseil, comme tel, se onne des politiques à ce sujet.Mais, selon les coutumes fédérales, il s'établit des traditions qui ont valeur de politiques du Conseil des Arts.Le Devoir — Mais si l’on dit que l’anglais est moins en péril que le français et qu’il faudrait par conséquent aider davantage celui-ci?N’y a-t-il pas des urgences culturelles dont doit tenir compte le Conseil?C.L.— Sur le plan politique, vous comprendrez que je préfère ne pas me prononcer.Seuls les ministres ont voix au chapitre.Mais si vous me demandez ce que pensefit les membres du Conseil des Arts, je peux vous répondre qu'ils y sont très sensibles.Je ne veux pas dire 3ue le Conseil a pour mission e sauver une culture qui lui paraîtrait en péril.Mais, de même que nous chercherions à aider une troupe, de danse, de théâtre, qui, jugée valable, nous paraîtrait en peril, de même je ne vois pas pourquoi le Conseil des Arts n’apporterait pas une attention toute spéciale a un domaine des arts du Québec qui lui paraîtrait négligé.Mais c'est là une opinion personnelle.Le Devoir — Les décisions du Conseil sont-elles prises par consessus, par vote?C.L.— Par consensus.Les discussions sont souvent très animées.Le Devoir — Le Conseil donne sans doute un mandat très large aux directeurs et aux fonctionnaires?C.L — C'est vrai.Le Devoir — Vous avez donc une responsabilité très lourde.A la limite, voiis pourriez faire disparaitre, ou faire naitre une culture! C.L.— Je ne partage pas votre point de vue.La responsabilité est très lourde, oui.Mais pas au point de faire disparaître ou de faire naître quelque culture que ce soit! Le Devoir — Prenons l’exemple concret de l’Opéra du Québec.Ses animateurs seront portés à dire que l’institution ne pourra vivre si elle ne reçoit que, mettons $400,000, du Conseil des Arts en environ $250,000 du ministère des Affaires culturelles.C.L.— Alors, là, il ne s’agit pas de politique.Il s’agit simplement de savoir si l’opéra, comme tel, est un art vivant qui mérite les subventions exceptionnelles qu’on réclame.Ce sont les membres du Conseil des Arts qui définiront les priorités, pas les fonctionnaires.Le Devoir — Dans quelle mesure le ministre peut-il intervenir dans l’oreintation du Conseil des Arts?Peut-il transmettre des directives générales, proposer des politiques qui amèneraient le Conseil à privilégier un secteur plutôt qu’un autre?C.L.— Le Conseil des Arts est un organisme fédéral.Il n’est pas une agence de la Couronne.Ce qui signifie que le Conseil des Arts, comme tel, n’engage jamais le gouvernement.Organisme autonome, il n'a aucun ministre à sa tête.Selon la loi, il doit faire rapport au Parlement, par l’intemé-diaire d'un ministre.Mais celui-ci, qui dépose nos rapports, nos réponses au Parlement, n’a aucune autorité sur le Conseil des Arts.Le Devoir — Alors, le secrétaire d’Etat ne peut intervenir?C.L.— Le secrétaire d’Etat, qui est en quelque sorte le ministre responsable de la culture au Canada (entendons-le dans le sens qu l’on veut) peut faire part au Conseil de ses desiderata, du schéma qu’il conçoit pour l’ensemble des programmes axés sur la culture.Mais il ne peut pas imposer quoi que ce soit au Conseil des Arts.Il est bien entendu que si le ministre faisait part au Conseil de l’ensemble de sen programme pour les arts et la culture au Canada, nous ne pourrions pas, du revers de la main, rejeter les propos du ministre, cela va de soi.Mais aucun des membres du Conseil ne se croira lié par les propos, par les desiderata du ministre.Le Devoir — En somme, le Conseil n’est lié et ne sera lié que par la loi?C.L.— Oui.Le Devoir — Oui, mais à toutes fins utiles, il porte la responsabilité d’une bonne partie de Involution de la culture au pays, par son pouvoir financier?C.L.— Alors je vais devoir vous exposer ma conception du Conseil des Arts.Je le vois, non pas comme un service public, mais comme un service au K‘ ‘ic.Je dis ceci.— la société a in des artistes.Le Conseil des Arts est au service du public, comme une faculté de médecine qui doit former des médecins.Sans faire de parallèle strict avec la faculté, nous devons, au Conseil, voir dans la mesure de nos moyens à ce que naissent des artistes pour répondre aux besoins du public.Le Conseil des Arts n’est pas un organisme qui subventionne selon des besoins exprimés politiquement par le peuple.Le Conseil ne saurait jamais être généreux, car il n'appartient pas à un Etat d'être généreux.Le gouvernement de tout Etat doit répondre aux besoins exprimés par le peuple.Ce qui signifie que, dans mon esprit, étant au service du public, le Conseil doit aller chercher les artistes, les groupements artistiques.J'enàirais autant sur les plans sciences sociales et des humanités (au sens anglais du mot).C'est à nous de découvrir quelles sont les troupes qui ont une existence propre et que l'Etat doit maintenir.Le Devoir — .mais l'artiste sollicite des subventions! C.L.- L’artiste n’a pas à Îuémander une subvention.est nous qui avons besoin de l'artiste.La société a besoin des créateurs.C'est le mal de toute société d’avoir fait des artistes des quémandeurs.Une société qui se respecte va au devant des besoins des artistes.Et il appartient au Conseil des Arts de les découvrir.Le Devoir — Le Conseil des Arts, par ses structures et ses comités dans les divers secteurs, va-t-il conserver soq atti- ¦ Le Conseil des Arts du Canada, avec un personnel de 300 permanents et un budget annuel de $70 millions (35 fois plus qu’en 1957 lorsqu’il fut créé), est un organisme autonome et souverain dans l’immense empire qui est le sien.Aucun homme politique ne peut lui dicter sa ligne de conduite, ni attenter à la liberté des jurys qui distribuent annuellement des centaines de bourses et de subventions.C’est un modèle de libéralisme.Charles Lussier, qui en est devenu le directeur en début d’année, s’est prêté avec LE DEVOIR à un long entretien au cours duquel il a notamment explicité ses notions d’élitisme et de démocratie.Entre ces deux pôles, comment le Conseil peut-il jouer efficacement son rôle et quelle est, exactement, son action?La conception de M.Lussier est généreuse: “L’artiste n’a pas à quémander une subvention.C’est la société qui a besoin des créateurs!” Mais le Conseil ne devrait-il pas s’incarner davantage dans les deux grandes communautés culturelles qu’il dessert?Le directeur insiste sur l’excellence du travail accompli par ses prédéces- seurs.Pour l’avenir, il ne sait pas encore.Mais il réfléchira.Un proje’ le préoccupe en particulier: former dans tous les secteurs des critiques plus compétents! Elitiste, il est convaincu que les vrais créateurs ne seront jamais nombreux, mais encore faut-il les découvrir.Démocrate, il veut favoriser davantage l’accès du public aux arts puisque “les arts nous rapprochent de l’essentiel”.Soucieux d’efficacité et de concertation, il annonce que tout sera mis en oeuvre pour faciliter une étroite coopération avec le futur “Conseil de la culture québécoise”.A ce sujet, il a déjà vu M.Jean-Paul L’Allier et compte le revoir souvent.Accroître les bourses?Multiplet les subventions?Oui, en principe, si les futurs budgets le permettent.Mais attention: “Si vous aidez tout le monde dans ce domaine, vous n’aidez personne!” Les Canadiens veulent-ils payer le prix d’une politique de promotion culturelle?Ce n’est pas certain; c’est même douteux.Aussi, faudra-t-il en venir un jour à parler de “culture obligatoire”.M- h j R0Y ¦ î-ifiÏK .du conseil des arts du Canada tude de non-choix un peu anglo-saxonne, attitude d’attentisme, de pis-aller, ou au contraire, va-t-il inaugurer un régime nouveau en établissant une série de critères qui vont, plus ou moins rationnellement, définir d’un côté les besoins du milieu par rapport à l’époque et, d’un autre côté, définir ce qu’est un artiste?C’est évidemment une grande responsabilité que de quitter le libéralisme traditionnel qui caractérise ce genre d’organismes canadiens pour en arriver à une vision beaucoup plus signifiée et signifiante du domaine! C.L.— Je vous ai exposé mon principe de base.Dans l’exécution des choix, nous avons affaire à des hommes, et nous sommes sujets à erreur, comme n’importe qui.Mais je dois rendre témoignage à mes prédécesseurs qui ont créé de toutes pièces le Conseil des Arts, qui ont cherché dans toute la mesure du possible à établir des normes d’objectivité.J'essaie depuis que j’y suis — et je n’y suis que depuis trois mois — de voir comment, moi, j’aurais conçu les différentes commissions, les différents jurys qui portent des jugements que les membres du Conseil vont à toutes fins utiles entériner.Comment voulez-vous procéder autrement?Vous pouvez dire, en tout cas, et c’est ce qui fait mon admiration, qu'il n’y a pas un seul des 21 membres du Co-seil qui puisse vous assurer à vous, requérant, l'obtention de votre subvention.Les premières sélections sont faites par des personnes étrangères aussi bien aux membres du Conseil qu'aux fonctionnaires.Une fois que les évaluateurs se sont prononcés, le dossier passe à des commissions plus générales avant d'aller au tribunal du Conseil des Arts.Je ne vois pas comment on pourrait mieux assurer l'objectivité des concours ou l'octroi des bourses et subventions! Nous avons commis des erreurs.Nous en commettrons propos recueillis par MICHEL ROY, JEAN BASILE et JACQUES THÉRIAULT d'autres.Je ne me fais pas d'illusions.Il y a eu, probablement, des chapelles, mais qui ont été constituées à notre insu.Il y aura probablement encore des chapelles constituées à notre insu.Mais je peux vous assurer que tous les membres du Conseil sont attachés au principe de l’autonomie des jurys.C’est sacré.Le Devoir — Vous nous faite', l’apologie du Conseil des Arts, et c’est bien.Mais voyez-vous l’utilité d’amener des éléments nouveaux dans les structures actuelles.Avez-vous une vision plus évolutive du Conseil des Arts?C.L.— Le temps que j’ai mis à étudier les structures du Conseil ne me permet pas d’être un critique autre que louangeur.Mes prédécesseurs ont établi une tradition qui me paraît saine.Je ne dis pas qu’elle est parfaite, loin de là.Nous allons chercher tous ensemble à l'améliorer.De quelle façon?Je ne sais pas encore.Le Devoir — Dans quelle mesure, pour les arts et la culture, êtes-vous élitiste, et dans quelle mesure êtes-vous démocrate?C.L.— Je suis élitiste quand il s'agit des créateurs.Je considère que l’accent doit être mis sur la création.Par créateurs, jj’entends naturellement les écrivains, les poètes, les compositeurs, les chorégraphes, etc.J'y ajoute, ce qui me parait avoir été négligé, les critiques.Nos écrivains, au Canada français en particulier, mais aussi au Canada anglais, ont besoin de critiques.Et je crois que le Conseil devra se pencher sur la formation des critiques, en littérature, en musique ou dans la danse.Nous n’avons pas assez de critiques professionnels.Si nous en avions, nos écrivains pourraient en profiter beaucoup plus.C'est dans ce sens-là que je vous dis que je suis élitiste.Le Conseil des Arts a le devoir de chercher les créateurs avec beaucoup de discrétion, beaucoup d’exigences.Des rapins, il n'y en a pas qu’en peinture.Il y en a aussi en littérature, vous le savez! Le Devoir — Comment y arriverez-vous?C.L.— En formant des critiques: Y aura-t-il une nouvelle section pour former des critiques?Je le souhaite.Ma conception de l'élitisme, en somme, c’est d’offrir aux véritables créateurs la liberté de travailler et de créer.Le Devoir — Le Conseil des Arts va-t-il revaloriser ses bourses, compte tenu de l’inflation et du droit d'un écrivain à vivre comme un honnête citoyen?Pour un écrivain, une bourse de $7,000 par année équivaut bien souvent à une pitance! C.L — Je vous réponds que je comprends et que je voudrais faire quelque chose.Je vais essayer.Une société comme la notre, qui baigne dans l'agglomération France-Angleterre-Etats-Unis, a beaucoup plus besoin que ces trois pays d'avoir des organismes qui permettent à quelques individus choyés de vivre de leur art.Nous avons en France l'Académie française, l'Opéra (qui constitue egalement une planche de salut pour les chorégraphes et les danseurs); nous avons dans d’autres pays, comme l’Angleterre, des equivalents d'académie qui permettent à quelques personnes choyées, à quelques créateurs de vivre.Je crois que nous devrions nous diriger vers une société d'Académie qui, je m'empresse de le dire, serait loin de l'académisme.Parce que moi aussi, je considère que donner $7,000 à un écrivain, Lussier s'impose depuis 20 mmé directeur du Grand commis de l'Etat.Charles-AI ans par sa compétence, sa culture, sa loyauté.Nomme ¦ Conseil des Arts du Canada au tout début de 1976, il fut durant plus de cinq ans commissaire à la Commission de la fonction publique du Canada II avait été auparavant sous-secrétaire d'Etat adjoint au Secrétariat d'Etat, sous-ministre adjoint à la Citoyenneté, conseiller spécial auprès du ministère de l'Energie, des Mines et de* Ressources au cours des négociations sur le plateau continental (1967).Diplômé en droit des universités McGill et de Montréal, spécialisé en droit constitutionnel et en droit du travail, il fut en 1957 directeur de la Maison des étudiants canadiens à la Cité universitaire de Paris et.en 1961, Délégué général du Québec en France Professeur à temps partiel à l'Université d'Ottawa depuis 1974.il a aussi été conférencier invité de 1957 à 1964 à la faculté de droit de l'Université de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris sur le fédéralisme canadien II a accompli pour le compte du gouvernement de nombreuses missions à l'étranger de 196$ à 1975.notamment à Genève, en Amérique latine, au Niger, au Togo, au Sénégal, en Belgique et en France.Membre fondateur de l'Institut canadien des Affaire* publiques (ICAP), il fut président du Théâtre du Nouveau Monde et membre de nombreux organismes à vocation culturelle et sociale Agé de 55 ans.il fcst marie à Monique Lortie.Ils ont quatre enfants.c'est.Le Devoir — .lui demander de perdre de l’argent! C.L.— Exactement! Le Devoir — Et votre conception démocratique?C.L.— Ma conception démocratique, c’est d'offrir à la population la liberté d'accès aux arts.Là, il s'agit plutôt de subventions à des troupes, pour permettre à celles-ci de jouer, de s'exprimer et de le faire à des prix abordables.Je considère qu’à notre époque, le public a besoin des arts.Malheureusement, on a toujours considéré la culture comme quelque chose de superflu.On dit que les arts sont un divertissement.Pour moi, les arts nous rapprochent de l’essentiel.C’est pourquoi les arts ont une importance capitale.L'expression artistique d un chorégraphe ou d'un auteur, c'est ‘Texpression extérieure d'une nécessité intérieure".Aujourd'hui, le monde a de plus en plus besoin de communion, avec un au-delà, avec le monde du sacré, avec le monde du mythique, ou du mystique.Le monde a besoin de communion et c'est l'art qui peut le plus lui donner.Le Devoir — Ce qui vous amène sans doute à conclure qu'il vous faut accroître et diversifier bourses et subventions?C.L.— Je réponds oui, dans la mesure où le public le comprendra et l'imposera à son gouvernement! LE DEVOIR • De votre exposé, il est permis de tirer le schéma suivant: d'une part, il y a le producteur qui est l'artiste; d'autre part, il y a le consommateur.Votre côté élitiste va vers la production; votre côté démocrate va vers la consommation.Vous ne pensez pas que cette opinion va plutôt à l'encontre de la pensée sociale actuelle qui, en gros, consiste i dire; le peuple doit créer ce qu’il consomme et consommer ce qu’il crée?C.L.- Quand je dis élitiste, je ne pense pas à une classe de la société.Je pense à un petit nombre.Parce que les créateurs ne sont jamais nombreux, qu’on le veuille ou non.LE DEVOIR - Qu’est-ce qui vous amène à dire cela Votre expérience personnelle?Votre analyse de la société canadienne?C.L.- Je ne crois pas à la facilité dans la création.Prenons la peinture où nous avons eu un bon nombre de rapins qui, sans jamais avoir étudie quoi que ce soit du dessin ou de la couleur, se sont mis à peindre instinctivement sans avoir fait aucune étude.Sous prétexte de création libre, ils ne veulent pas faire d’études.Je regrette, c’est peut-être mon éducation, mais là je n’arrive pas à croire qu’ils finiront par créer.Etudiez Matisse, étudiez Picasso, étudiez Jackson Pollock, et vous avez tous des gens qui ont étudié le dessin.Plusieurs ont commencé dans l'académie; ils avaient au moins une base sur laquelle travailler.En poésie, c'est la même chose.Un bonhomme comme Miron a travaillé, a étudié, connait sa littérature.Je ne connais personne, même en France, qui connaisse la poésie française comme Gaston Miron.Quand il écrit, çà ne lui sort pas comme çà, instinctivement, suivant l’inspiration subite.C’est dans ce sens que je dis: il faut le travail, ensuite vous avez l’esprit créateur.L’esprit de la création n’est pas donné à tout le monde.A nous de le découvrir.Je dis en somme que nous devons aider les artistes, que les artistes ne sont pas légions.Si vous aidez tout le monde dans ce domaine, vous n’aidez personne à mon avis.LE DEVOIR - Mais vous mettez ainsi en cause indirectement le programme scolaire, la formation des jeunes C.L.- Oui, parce que je considère qu'on s'éloigne de la conception que j’ai de la culture.Je ne dis pas que la mienne est bonne.Mais l'homme cultivé, pour moi, n'est pas l’homme érudit: c'est celui qui sait situer sa propre discipline par rapport à ceiles des autres.Si j'avais été citoyen en 1880, j'aurais été avec Jules Ferry, pour l’instruction obligatoire.Aujourd'hui, il faudrait plaindre l'homme qui n’a pas un embryon de culture.On devrait en arriver à parler de culture obligatoire, un peu comme on a parlé il y a un siècle d'instruction obligatoire.LE DEVOIR - Ce qui nous amène à vous parler du Rapport de Marcel Rioux sur l'enseignement des arts à l'école.Rappelez-vous, son souci était de former des citoyens sensibles aux arts, à la création, de former, de génération en génération, des créateurs dans plusieurs disciplines.C.L.- Nous nous penchons actuellement sur ce qui se fait au Canada en matière d'éducation artistique chez les enfants.Si nous voulons permettre à fout le monde de jouir de l'art, selon ma conception démocratique, il faut veiller à la formation.Mais l'éducation, inutile de vous le dire, ne relève pas du fédéral.Toutefois, après une enquête faite dans l'ensemble des provinces, faite par nous ou par l'intermédiaire du Conseil des ministres de l'éducation du Canada.nous pourrions peut-être avoir un début d'action concertée avec les provinces.LE DEVOIR • Vous savez sans doute que beaucoup de jeunes artistes rejettent la conception que vous évoquiez tout à l'heure au sujet du petit nombre de créateurs qui forment l'élite.Ils pensent que les artistes qui s'inscrivent (fans la tradition classique seront aidés par le Conseil des Arts; mais que les autres, qui se situent en marge, dans le courant des idées nouvelles, ne le seront pas.C.L.- Nous avons un auquel je tiens eaucoup et que je dirige personnellement en ma qualité de directeur du Conseil des Arts, c'est celui qu'on appelle "Exploration" Pour répondre à votre question, je signale que "Exploration” se situe à l’extérieur de toute discipline connue.Je tiens qu'il soit permis à des jeunes et à des groupements désireux de se lancer dans des expériences inusitées, apparemment farfelues, d’obtenir les moyens de le faire.Ils ne seront ni peintre ni auteur Ils Euvent être les deux à la fois, touchent parfois deux ou trois disciplines, tant mieux.Ils ne touchent à aucune des disciplines connues et veulent faire connaître une part de notre héritage à laquelle personne n'a jamais songé?Qu'ils y aillent! On va rherener à leur donner des fonds pour cela.Je ne dis pas qu'on a découvert toutes les formes d'expression.On veut encourager la recherche de nouvelles formes.Le Conseil des Arts veut permettre aux jeunes d’aller au bout de leur pensée.Par conséquent, je ne veux pas m’attacher aux seuls shhemes définis et çoncus suivant les vieilles disciplines.LE DEVOIR - Il existe aussi d’autres conseils des arts, à l’échelon provincial et à l’échelon régional.Ne serait-il pas bon qu’ils puissent échanger avec le Conseil des Arts du Canada?C.L.- Vous mettez là le doigt sur une plaie.Je dois dire que nous cherchons à répondre à ce besoin.Nous avons approché récemment le nouveau ministre des Affaires culturelles du Québec.Il a eu l’obligeance de me recevoir en compagnie de son sous-ministre, M.Barbin.Nous avons parlé précisément de cette question.Nous voudrions travailler de concert avec le Québec de façon que nos efforts ne soient pas dilués, qu’il y ait, non pas parallélisme des efforts, mais une véritable coordination des efforts.Nous serons sensibles à ce que nous dira le ministre des Affaires culturelles.Nous entendons travailler de concert avec Québec.Lorsqu’il s’agira de politique, ce sont MM.L’Allier et Faulkner qui en discuteront.Lorsqu’il s'agira des politiques, ce sera le Conseil des Arts d une part, M.Barbin, et peut-être M.L’Allier aussi, d’autre part, qui en discuteront.LE DEVOIR - Quelles seraient à votre avis les modalités d’une concertation entre le Conseil des Arts du Canada et un organisme semblable que s’apprête à créer le Québec, comme il est prévu dans le discours inaugural, sous le nom de “Conseil de la culture québécoise”?C.L.- Je ne donnerai qu’un exemple.Si nous croyons a l’existence nécessaire de certaines troupes, de certaines institutions, nous nous concerterions pour que les conseils des arts (celui d'Ottawa et celui de Québec) offrent à ces troupes ou institutions l'assurance qu'elles ne seront pas l'an prochain dépourvues de subventions en raison de quelque caprice.Lorsque nous donnons à une troupe un demi-million par année, c'est un engagement moral de perpétuer cette subvention pour lui permettre de vivre, de faire des projections.Donc, grâce à cette concertation, l’administration des troupes deviendra plus sage, plus efficace.LE DEVOIR - Comment le Conseil des Arts du Canada peut-il s’incarner ici comme un élément de ferment culturel, ce que vous souhaitez qu’il soit?C.L.- En 1957, lors de la création du Conseil des Arts, j’étais à Paris.J'ai réagi â la nouvelle avec des accents de joie que vous ne sauriez imaginer! Je trouvais que les deux millions de dollars que l'on allait distribuer annuellement étaient une somme fantastique! Aujourd'hui.c’est quand même 35 fois cela: $70 millions.Je dois dire avec vous que c'est bien peu.Mais les gouvernements doivent en quelque sorte prendre le pouls de la population.Ils doivent aussi la guider.Or je considère que, dans la création et dans | évolution du Conseil des Arts, les gouvernants ont devancé la population.Car si vous demandez a 100 personnes dans la rue: est-ce que vous donneriez un dollar aux chômeurs et 10 cents aux arts?Elles vous diraient: “Au balai les arts! Donnez un dollar aux chômeurs et laissez le reste tranquille!" A mon avis, le public n'est pas assez informé Mais il y viendra.Je suis convaincu d'une chose: pendant toute la durée d'un week-end, enlevez les cinémas, tous les cinémas, fermez toutes (suite à la page 23) I Photos Alain Renaud % < 14 • Lo Devoir, samedi 27 mars 1976 culture et eodlété .la chronique de Jean Basile Rita Lasnier://a voie des anges ¦ On ne discute plus de leur sexe.On ne les peint plus sur les plafonds.On ne leur adresse plus de prières.Les anges n’ont plus bonne réputation et l’an-géologie est passée de mode.L’ange Gabriel gêne un peu dans ses rapports avec la Vierge.Même le plus beau de tous, Lucifer lui-même, n’ose plus allumer dans la nuit souffrée les éclats de son émeraude verte.Qui est Dieu?Quelle interrogation futile! Comment accéder a Dieu, voilà la question.Pour les êtres qui cherchent donc une communication plus directe avec Lui, les Mondes intermédiaires ont un sens.Ils sont, en effet, le support qui rassure le mystique comme l’air rassure et supporte l’avion qui vole.On se perd si facilement dans l’espace et le temps spirituels, et où sont donc les règles humaines capables de nous guider dans cette Quête qui se confond, souvent, avec la peur des néants inconnus.On peut bien rire des grandes organisations circulaires des Gnostiques Alexandrins, leurs Archontes et leurs Plérômes, tous ces peuples et royaumes vaporeux que la raison rejette.Mais ces mondes leur étaient nécessaires pour échapper au réel danger que constitue l’explosion trop rapide de la conscience.Marcher vers Dieu est, pour certains, une entreprise ardue et terrifiante et c’est pourquoi les anges sont nécessaires, barrières, écrans qui tamisent Sa grande lumière et les protègent de la folie.Dans son dialogue personnel entamé depuis longtemps avec Dieu, Rina Lasnier devait donc rencontrer les Anges qui se confondent pour elle avec la poésie.“Quest-ce que le miroir d’une flaque d’eau si ce n’est la béance du ciel qui nous regarde?Quest-ce que le miroir que le peintre consulte afin que le paraître devienne apparition, le familier une nouveauté ou une étrangeté?Ces miroirs sont peut-etre les regards angéliques qui cherchent avec nous ce que nous cherchons, une Présence.La poésie le sait et le sent, elle qui voit avant de comprendre, qui saisit avant de supputer, et l Ange la survole.” Telle se présente à nous son "Echelle des anges” (1): une déclaration autorisée de l’existence d'une Création angélique, à partir de la nuit, du cahos, du Néant, de purs esprits précédant l’homme, destinés à peupler ’’le plus tendre de sa gloire expansive".“Il (le Pan-cocrator) les voyait limpides, transparents, parfaitement réels mais invisibles à tous sauf à Dieu.Inaperçus mais indispensables aü ciel comme l’air aux narines de l’homme, et comme l’eau aux oreilles du poisson.Subtils comme la buée de fraîcheur au bûcher Trini- taire.Liés aux neuf cieux, mais intermédiaires incorruptibles entre le Créateur et toute créature minérale, végétale, animale et humaine.Et surtout, ah! surtout, myriades de regards visionnaires de la transcendance, témoins irrécusables de la Béatitude!” Texte poétique?Si l’on en juge par la langue, il faut l’admettre et, dans cette suite de proses scintillantes, Rina Lasnier ajoute, s’il en était besoin, à son prisme de couleurs et de sons.Mais je crois que ce serait rabaisser cet ouvrage que de l’ensevelir sous ce mot antique de "poésie”, puisque tout le monde est poète aujourd’hui.En fait, “L’Echelle des anges” est avant tout une pratique spirituelle que Rina Lasnier nous propose, pratique que l’on sent inspirée par la meilleure' tradition, celle de la Montée du Mont-Carmel par exemple, ou celle encore des Latifi soufis.Et c’est, naturellement, ce que le mot d’échelle veut dire: à proprement parler, une voie ascendante vers Dieu, voie concentrée, indiquée et voulue dans cet ordre par le Créateur lui-même.Les anges y logent aux échelons.Employons un vocabulaire moderne, car je ne doute pas que ce sont les plus jeunes et les plus vieux qui seront sensibles à ce beau livre (l'âge moyen est, hélas, le plus imperméable aux pulsations de l’Univers): ce livre nous propose un yoga, tout intellectuel il est vrai, une méditation en travail sur le Christ, plus particulièrement encore dans ses rpo-longements angéliques.A la Main droite, les Puissances, à la Main gauche les Principautés, aux Epaules les Dominations, les Archanges à la parole et les Chérubins au regard qui est Sa lumière.Tous des anges dans la relativité de nos forces et de nos désirs.Que dire de la pensée de Rina Lasnier, telle qu'elle s’exprime dans ce livre, sinon qu’elle se rattache à la tradition la plus sûre, la plus belle et la plus inévitable (quoi qu’on en pense aujourd’hui) qui est celle, pour l’Occident chrétien, du Moyen-âge qui a si bien chante la Vierge et dont l’épure se voit, en effet, dans les Anges, selon l’expression de Rita Lasnier.C’est donc au niveau du symbole, de l’image qu’il faudrait lire cet ouvrage.Mieux encore, il faut le prendre et le comprendre comme une analyse des "signatures” que le Créateur mit partout et dont tout le Moyen-âge s’inspira dans sa statuaire, sa philosophie et ses grandes Allégories.C’est de l’image que nait, en effet, la pensee de Rina Lasnier.Livre de commentaires presque, puis-qu en matière de création, rien ne peut être inventé par l’Homme qui n’a jamais que le pouvoir (et le devoir) de découvrir d’abord, puis d’améliorer.Nous sommes en présence, à nouveau, de cette échelle que l’on retrouve, non seulement au Moyen-âge, mais dans tous les grands mythes de l’Ascension des Esquimaux aux Yaqui, non pas notre petite échelle quotidienne de nos bonnes et de nos mauvaises actions, mais bien de cette grande échelle de Jacob qui, endormi sur sa roche, découvrit dans son rêve la convergence des montants, vers l’infini stellaire.Il va sans dire que, dans ce livre encore, Rina Lasnier se réfère à Marie de l’Incarnation et, par là même, postule un Québec mystique, une Amérique mystique même, échelon essentiel de notre Civilisation vers la Parousie.On confond aujourd’hui le duplessisme avec la vision américaine de Marie de l’Incarnation et l’on se gausse implicitement d’un certain messianisme québécois, édulcoré, sinon défiguré par bien de nos braves curés et de nos sinistres penseurs politiques qui confondent morale et moralité.La vérité est un pçu différente.Rina Lasnier, et dans ce livre tout particulièrement, définit en somme une pensée mystique québécoise.Chose curieuse, elle la rattache, surtout par Marie, à la pensée chrétienne ^etfaed Éditorial Volume I, Numéro I, Mars 1976 Page Témoin do la littérature an marche 3 1* Le roman Gabrielle Poulin nous entretien des Enfants du Sabbat d’Anne Hébert.4 2- Lee nouvelles voix romanesques André Vanasse a été retenu par L'Envol des corneilles de Michel Desrosiers.7 3- La poésie Andrô-G.Bourassa a lu Pierre Perrault et Paul Cham-berland et il nous en parle en page.10 4- Let nouvelles voix en poésie Pierre Nepveu nous donnera son premier texte dans le prochain numéro des Lettres Québécoises.5- Le Théâtre qu’on publia Denis Saint-Jacques nous entretient de La gloire des Filles é Magloire d’André Ricard.13 6- Lo théâtre qu’on joue André Dionne lait une revue de la saison théâtrale, automne 1975 .16 7- Les rééditions René Dionne a relu les oeuvres romanesques de Laure Conan.19 â- Los livres â revislter Patrick Imbert interroge les dialogues du Baron de Lahontan.22 •• Les études littéraires Nicole Bourbonnais s’est intéressée à De l'Ordre et de l'Aventure de Jacques Blais.25 10- Essais: Sciences de l’homme Jacques Lazure interroge Le Réformiste de Jacques Godbout.28 11* La part des arts François Gagnon nous parle des ’ objets familiers de nos ancêtres" et de la maison qu ils habitaient.35 12- Entrevue Donald Smith a rencontré Gérald Godin, poète, directeur d’une maison d’édition et journaliste.* 30 13- Des choses â dira Chronique d’Adrien Thôrlo.33 14- Porte ouverte Réjean Robidoux a appris plusieurs choses au sujet de La Commensale de Gérard Bessette.37 • 15- Les Lettres des lecteurs A venir.;.16- Création: Un poème inédit de Gatien Lapointe.2 orientale, à l’instar de Monseigneur Savard.Par là-même, elle la "charnalise”.En ce sens, elle est plus grecque que latine (d’où son jugement sévère pour l’Ave qu’elle oppose au Kaire).Mais la encore, n’est-elle pas médiévale et ne se situe-t-elle pas chrétienne, avant le schisme de Constantinople.On ne le dira jamais assez, le MoyA-âge était plus grec que latin et son architecture, minérale ou verbale, est tout à fait pythagoricienne: une géométrie dans l espace et de l’espace.Les Anges, pour Rina Lasnier, sont le dessin en volume de la totalité abstraite du Temps divin et, par conséquent, tout à fait grecs.Il est d’ailleurs significatif de lire dans “L’Echelle des anges”, une mise en géométrie de la Maternité divine."Insoucieuse, écrit Rina Lasnier, Marie montre très haut son Fils aux Anges, très bas, aux bergers, et très loin aux Mages”.C’est ainsi un tétragramme qu’elle décrit et non une croix.Pythagore en face de Moise! La Femme Espace en face de l’Homme Temps! Les Chrétiens platoniciens et les Chrétiens freudiens et marxistes! Les Anges et la Bête?.Cet Immense vieux nommé Ce n’est probablement pas pour rien si un bon nombre des grands journaux du monde dit libre ont publié Tan passé cette longue interview que Sartre a accordée à un journaliste du Nouvel Observateur.A première vue, le phénomène peut paraître curieux mais à y regarder de près, on comprend mieux.Nos grands journaux portés sur la fesse et le fait divers, le scandale et le misérabilisme, qu’allaient-ils donc faire dans la galère sartrienne?A lire fond, elle veut atteindre à ’’cette fiction qui n’en serait pas une”, qui constituerait une oeuvre definitive celle de l’écrivain Sartre qui parlerait enfin “du monde entier en parlant de lui-même tout entier”, et qui pourrait “montrer, démontrer, démystifier, dissoudre les cons”, matière à un texte assez pertinent sur le fonctionnement de la démocratie qui n’est rien de plus qu’une mystification, entretenue soigneusement par un mode de scrutin qui veut que 49% = 0.Aussi bien en France qu’au Québec, on retrouve la même aberration du (1) L’échelle des anges, par Rina Lasnier, 117 pages, Fides éditeur, Montréal 1975.¦ Le problème, c’est que pour pouvoir s’y engager vraiment, et produire un texte qui rendrait un peu compte de ce qu’est Jean-Paul Sartre, il "Situations X”, la réponse vient faudrait avoir le temps de le re- aisément.L’interview accordée lire absolument.Alors son Politique et autobiographie (1), qui constitue le tome X des “Situations”, prendrait sans doute tout son sens et Ton s’éloignerait du compte rendu superficiel, qui n’ajoute pas grand-chose à ce qu’on sait de son énorme travail mais risque plutôt de focaliser tout l’intérêt du lecteur sur quelques points de son discours.par.VICTOR-LEVY BEAULIEU par Sartre répondait à toutes les exigences de la presse bourgeoise: une vedette de l’écriture, vieil homme par surcroît, devait abandonner son oeuvre parce que devenu à peu près mythes et les fétiches” tout en étant à ce point ouverte qu’à partir d’elle on pourrait s’inventer à neuf parce que transformé1 et changé radicalement.Autrement dit: une oeuvre de reconnaissance et non pas de pouvoir.Comment pourrait-on ne pas s’enthousiasmer pour un tel lui recoupe, bien sûr, ce- les mots Jasmin pour l’argent De Claude Jasmin, on pourrait écrire ce que Victor Hugo a déjà dit de Tun de ses contemporains: "Je savais qu’on pouvait le louer, mais j’ignorais encore qu’on pouvait aussi Tacheter.” Cette réflexion me vient au moment où je lis le livre que Claude Jasmin vient de publier sur Danielle Ouilet (1), sans même avoir eu le courage de faire mettre son nom sur la couverture, ce qui nous dit bien de quel bois on se chauffe chez TA-lain Stanké.Depuis qu’on a laissé de côté l’idée de la reconnaissance internationale grâce à Hacheit et les Quinze, pour tomber ddans les bras de Ton-ton Francoeur, amant enragé de la grande littérature, on voit bien de quoi il en retourne vraiment.Et ce n’est pas à l’honneur de Claude Jasmin, veuillez me croire! On savait bien que Jasmin n’a guère de jugement et pas beaucoup plus de conscience, qu’il a toujours frayé dans ces eaux qui mènent tout droit à la Banque Royale.Mais on osait quand même croire qu’il y avait chez lui un semblant de politique d’auteur.On se disait même qu après avoir empoché depuis deux ans les nombreux dollars de Radio-Canada pour son télé-roman, il se tournerait résolument vers son oeuvre et lui donnerait enfin la profondeur qu’elle pourrait avoir.C’était mal connaître Jasmin.Cet homme serait tout à fait heureux s’il dirigeait les journaux de Pierre Péladeau.Il y verrait sa consécration et la réalisation de ses ambitions inconscientes.Car perdre tout ce temps à écrire cette bluette sur cette autre bluette dénommée Danielle Ouimet confine presque au mongolisme.Que Mademoiselle Ouimet ne soit pas infirme, c’est tout entendu.Mais pour le reste, sa marraine-fée n’a pas eu la baguette bien ma- B.C’est le rose nanane sucé _ ?mps, le caramel mou, la sucrette du pauvre et le bâton fort de la bêtise, toutes des choses fort affligeantes comme le montre bien le chapitre Et la sexualité mon enfant?, dans lequel Mademoiselle Ouimet nous fait don de ses hautes pensées qui, peu s’en faut, n ont pas les courbes lunaires de son corns.Bien que je sois fort content pour elle qu'elle n’ait enfin plus peur de Dieu, de la mort et des hommes, et qu’elle croit toujours à l’Evangile même Si “aucune forme de politique ne comblera jamais les hommes.” C’est sans doute pour cela que "Trudeau fait ce qu’il peut avec ce qu’il a et voudrait avoir”, de même que Franco, Nixon et Staline.Au passage, admirez la filiation! C’est sans doute pour cela aussi que Mademoiselle Ouimet, en parlant de la souve-raipté du Québec, dit: “Quand on n’est pas assez exploitable, one ne peut pas être indépendant.” C’est à croire, si j’en juge par ce qu’en dit Jasmin, qu’elle seule Test assez pour nous tous.Je n’en dis pas plus.Je pense qu’on aura compris.On aura surtout compris qu’en écrivant cette niaiserie sur Danielle Ouimet, Claude Jasmin a contenté sa libido irresponsable d’écrivain mercenaire.en attendant sans doute qu’il nous ressuscite Flo de Parker et, pourqoui pas?, le chien de Michelle Richard.Si la popularité est à ce prix, quelles raisons aurait-on de s’en priver?Les Iroquois de Maître Goya Il se produit actuellement de fort beaux ouvrages sur la peinture, dont on parle trop peu.Régulièrement, les Eaitions Flammarion, en collaboration avec une maison italienne, mettent sur le marché des albums fort pertinents sur les arts.Le plus récent porte sur l’oeuvre de Goya (2), ce grand artiste espagnol mort à Bordeaux en 1&8, dont l’influence fut consi- Dm SESSIONS DE 2 SEMAINES WAY’S MILLS, RM AYER’S CLIFLOUtNC 8I9-83B-4UI ft dérable, comme le rappelle le préfacier Paul Guinard.Daumier, Baudelaire et Victor Hugo furent de grands admirateurs de Goya.Peut-être parce que cette oeuvre fut pro-'ondément marquée par les uerres impériales de apoléon, hauts-lieux de tant d’horreurs et de misères, de tant de crimes et de tant de souffrances.Guinard écrit: “C’est dans la solitude de Te-xil que Victor Hugo, maître de sa technique et hanté par la lutte manichéenne de l’ombre et de la limière, se sent en communion profonde avec Goya.Celui-ci fait figure de contrepoids méditerranéen à Tocéan ou à la “bouche d’ombre", à l’attraction de l’informel et de l’indéfini: la main crispée du Rêve, le masque de Giliath, sculpté dans l’épaisseur de la nuit, et surtout le Pendu, révèlent une concision plastique digne de Goya.Mais on ne doit pas oublier, parmi les dessins de Hugo, ces sérails de jeunes femmes, où revit de façon inattendue un goyisme sensuel et picaresque.” On a là, dans quelques phrases, toute la portée de l’oeuvre de Goya qui s’inscrit fortement dans le sombre.D y a peu de ses personnages qui rient, même lorsqu’ils dansent.Par contre, quelle dureté du regard (qu’on regarde la Maja nue, ce beau corps plein, pour ainsi dire pré-Renoir, tout en grasses fermetés, et ce visage comme fermé, ces yeux bruns et tristes qui sont comme la négation de tout le reste), quelles expressions torturantes dont toutes les toiles dites des Peintures noires sont marquées.C’est l’effrayant Saturne dévorant la Femme décapitée, c’est la Vision fantastique, ce génial tableau dont To-rangé traverse la toile, comme un arrière-fond pour montrer et rendre encore plus extraordinaire tout le noir qu’il y a au-dessous, et les deux personnages effrayés comme jetés entre ciel et terre, ce royaume de toutes les tueries.L’amateur de Goya trouvera aussi dans cet ouvrage une bibliographie solide, de quoi alimenter sa ferveur, de même qu’un catalogue complet des oeuvres de ce grand peintre.Le Québécois regardera peut-etre a'*ec un intérêt particulier le tableau intitulé Les cadavres des Jésuites Brébeuf et Lalle- mant mutilés par des Iroquois?, une bien curieuse oeuvre où un Peau-Rouge, à visage de babouin, mais sans sexe, tient dans la main droite une main mutilée et dans l’autre, par les cheveux, une tête rousse.Si Ton est très loin de la réalité historique, cela n’en demeure pas moins fort impressionnant.Pour les houpiers d’épinettes Je ne crois pas que Madame Odette-Marie-des-Neiges Fortin, auteur d’un roman intitulé Nathalie (3), écrive plus mal que Nelson Dumais, lauréat du Prix Jean-Béraud.Mais on ne peut pas dire que son ouvrage deviendra un classique de ce qu’on appelle si pompeusement nos lettres.Bien sûr, il aveugle.De plus, cette vedette avouait qu’elle n’avait plus le sou, ce qui ajoutait encore à ce côté si tant humain qui est la nourriture quotidienne de la grande presse.Il y avait là, on le devine bien, suffisamment de matière pour rentabiliser le reste de Tinterview, qui portait sur de tous autres sujets.Sartre a dû être le premier à remarquer ce que son interview, par moments, avait de noire ironie.Peut-être en a-t-il ri secrètement.Mais on aurait tort de s’en tenir là, comme le montre bien une relecture de “Situations X”.En fait, pour en apprécier le contenu, il faut au fasse subir aux écrivains et aux moins relire quelques textes des intellectuels en général le “Situations IX”, particulière- même sort qu’aux institutions traditionnelles?faut un courage certain, lorsqu’on habite Chicoutimi, pays de ce poète nonfmé Larouche lui de Joyce, mais en y ajoutant cette dimension politique et cette intégralité de points de vue qui faisait défaut à l’autre?Sartre a bien compris qu’au fond il n’y a pas de crise du roman mais bien plutôt une crise du romancier.Homme d’action et d’imaginaire, il a bien vu que l’écrivain, s’il voulait continuer à avôir une fonction, même vis-à-vis de lui-même, devait se ra-dicaliser, dans le sens propre du mot.N’est-ce pas fascinant qu’il dont l’oeuvre est trop peu connue, pour publier à compte d’auteur.C’est une petite littérature qui se défend mal, qui n’est presque pas lue et dont, par conséquent, on ne parle pas.On a souvent raison parce qu’on n’y retrouve que ce que charrie la littérature officielle, avec parfois bien du retard.Mais il arrive que ce soit brutalement l’illumination, comme dans ces Mémoires d’un agriculteur-musicien d’Alber-tine Marcoux ou dans les Souvenirs de la petite Annette.Une poésie frustre, une description humiliée mais qui ne manque ni de beauté ni d émotion.Inutile de dire que Madame Fortin n’est pas de ce côté des choses.Son long roman est plus représentatif de l’autre manière de la petite littérature, celle que Ton remarque dans le Spectre de Lallier et la Voie des sillons, pour ne citer que ces deux exemples.Une littérature mélodramatique dont les meilleurs moments, descriptifs, rejoignent la petite histoire.Lorsque Madame Fortin nous entretient de son pays et nous raconte quelques épisodes épiques, comme celui des chantiers et de la locomotive, on suit aisément.Quant à Thitoire elle-même, qui est axée sur deux personnages, elle finit par lasser rapidement.Maurice, jeune homme dépossédé, vivote sur sa terre en attendant de devenir député, puis ministre, et Nathalie, fille de parents riches, ne répondra à son amour que lors- 3ue son camarade fera partie e la Haute.En attendant, elle deviendra infirmière, se liera à un médecin, fera l’Europe et l’Amérique du Sud.C’est Jules Gendron revisité! Les retrouvailles du couple, dans le bureau de députe de Maurice, disent tout, et c’est pourquoi je vais terminer là-dessus; “Et je regardais les livres rangés soigneusement, les journaux, Tordre sur le sous-main.Ce joli coupe-papier en argent?.Maurice continua: “Oui, c’est un cadeau et cette Rhoto autographiée du Premier linistre aussi.” Il regarda la photo joliment encadrée, qui pendait au mur.” Victor-Lévy BEAULIEU (1) Danielle, ça va marcher, propos recueil Iropos recueillis par Claude asmin, Alain SUnké, Montréal 1976.(2) Tout l’oeuvre peint de Goya, les Classiques de l’art, Editions Flammarion, Paris 1975.(3) Nathalie, de Odette-Marie-des-Neiges Fortin, Editions Science Moderne, Chicoutimi 1975.ment “Les écrivains en personne” et “L’écrivain et la langue” qui complètent à merveille l’autobiographie sartrienne.Que peut-on dire du projet de Sartre, tel qu’il le définit lui-même dans ces deux ouvrages?Ce qu’on doit d’abord savoir, c’est qu’il s’agit là d’une tentative d’écriture globale: il est peu d’exemples dans la littérature contemporaine où cette idée, poussée à bout, ait été aussUoin.Avec Sartre, on est à mille milles de ces écrivains masqués qui disent ignorer ce qu’ils font et se réfugient derrière le paravent use de Tin-conscient pour ne pas avoir à répondre de ce qu’ils font.On est à mille milles aussi de cette race de poussailleux de crayons qui prétendent assez loufoque-ment que l’engagement politi- aue, par exemple, ne ferait rien e plus que les empêcher dans leurs oeuvres dont le couloir imaginaire s’en verrait d’autant réduit.La belle affaire! Sartre dit plutôt: “Si la littérature n’est pas tout, elle ne vaut pas une heure de peine.C’est cela que je veux dire par “engagement”.Si chaque phrase écrite ne résonne pas à tous les niveaux de l’homme et de la société, elle ne signifie rien.La littérature d’une époque, c’est l’époque digérée par sa littérature.’7 Ces simples mots donnent une idée de l’exigence de Sartre vis-à-vis de lui-même et de son cheminement.Pour employer un cliché, Sartre est entré en littérature comme on entrait jadis en religion.Il y a tout mis, c’est-à-dire qu’il s’y est mis totalement, convaincu de son génie, sûr qu’il mènerait à bien son oeuvre, quitte à absorber des drogues pour la faire venir plus rapidement.A cet égard, il faut lire son essai sur Jean Genêt pour comprendre quelles significations secrètes il mettait dans tout cela.Et il faut passer au travers de son monumental Flaubert pour saisir dans toute son étrangeté et toute sa beauté ce projet d’écriture se considérant comme une totalité, non plus du savoir, mais de la connaissance.Joyce disait: “B faut Piuvoir tout dire." Dans son laubert, c’est ce qu’entreprend Sartre, sur deux modes: celui de la fiction, parce qu’il considère son ouvrage comme un roman, et celui de la méthode.Si Flaubert a été ce qu’il a été, s’il ne pouvait pas etre un autre, c’est qu’il y avait des raisons.Pour les déchiffrer, il est donc essentiel d’aller très loin, de questionner non seulement Thomme et l’oeuvre, mais toute la société dans laquelle ça s’est vécu.On voit tout de suite où cela nous amène: on ne peut pas vraiment parler de Flaubert si Ton n’a pas la profonde connaissance de ces trois éléments que Borgès résumait définitivement dans cette formulation que je ne me lasserai jamais de répéter: “Il est très facile d’écrire le Quichotte, disait-il.Il suffit de connaître fort bien l’Espagne, d’avoir lu tous les romans de chevalerie et d’être Cervantes." On ne peut pas dire non plus que cela entre en contradiction avec son idéal de société: “J’ai toujours pensé que l’anarchie, c’est-à-dire une société sans pouvoirs, doit être- réalisée.” C’est en fonction de cet idéal que Sartre a organisé sa vie d’écrivain, qu’il y a mis cinquante ans de sa vie, jour après jour, à tenter de dénouer les fils qui tissent ensemble Thomme et la société, le dedans et le dehors, le subjectif et l’objectif, le personnel et le politique.Pas étonnant alors si pour parler de nos sociétés, de leurs régimes dits parlementaires et, plus généralement, de l’organisation globale de nos collectivités, il emploie l’expression “pièges à système, ce que Sartre décrit ainsi: “On prétend que l’Assemblée élue est Celle qui reflète le mieux l’opinion publique.Mais il n’v a d opinion nubtiaue aue sérielle.L’imbécillité des mass média, les déclarations du gouvernement, la manière partiale ou tronquée dont les journaux reflètent les événements, tout cela vient nous chercher dans notre solitude sérielle et nous leste d’idées de pierre, faites de ce que nous pensons que les autres penseront.(.) Ainsi, quand on nous appelle à voter, ai-je; moi Autre, la tête farcie d’idees pétrifiées que la presse ou la télé y ont entassées et ce sont ces idées sérielles qui s’expriment par ;.ion vote mais ce ne sont pas mes idées.” D’où l’importance de la démystification qui vous oblige à une lecture révolutionnaire des choses et des hommes.Mais comme je le disais au commencement, pour parler pertinemment de Sartre, cela demanderait une relecture complète de l’oeuvre et, sans doute aussi, la rédaction d’un ouvrage énorme.Bien qu’il soit yrai que “tout dire” n’est pas le lot du chroniqueur dont la fonction, parfois, n’est que de communiquer une ferveur.Le reste, Sartre le fait fort bien de lui-même, dans toute la complexité d’une oeuvre qui est le plus grand monument d’écriture contemporain que je connaisse.Comment alors ne pas saluer bien bas?(1) Politique et autobiographie, Situations X, par Jean-Paul Sartre, Gallimard, Paris 1976.' librairie \ €ncptlopéïngue ^librairie Ancienne et JHoberne/~ Pour la 6e année consécutive, la Librairie vous offre sa GRANDE VENTE ANNUELLE 30% surtout sauf: : —Dictionnaires ) — Formats de poche 20% -Canadians I —Nouveautés V — Livres anciens Nombreux spéciaux â 50% 1635, rus Saint-Denis 845-0911 MétroBerrl - Sortie Salnt-Denis-Malsonneuve ce gonflement collectif qui trouve tous ses sens dans un moment précis de fhistoire La démarche de Sartre n’est pas différente, elle vise haut et pro- 9 Us éditions L’étiiictllt 1651 rtt Siint-OMis.Mostrètl Louise Lacey Une recherche fondamentale pour un contrôle naturel et sans violence de la fécondité Un livre essentiel à toutes les femmes 176 pages.$6.00.LUnRCEPTIN Las Mints flétri iMtnbnutfkboid Christiane Rochefort Une ardente plaidoirie pour que les parents cessent de codifier et de "normaliser” le comportement de leurs enfants pour en fabriquer des adultes rentables pour le système., 176 pages.$6.00.SmsvlMi«Usais refills " Fronces Moore Lappé Une critique radicale du système de production qui nous fait manger de moins en moins bien et de plus en plus cher.384 pages.200 recettes.$6.95.UTrisaflailMlinaaias: Il sttatiM éi Mystère Lawrence David Kusche Le Triangle des Bermudes a donné lieu à une légende qui est en voie de devenir la mystification du siècle Kusche analyse point par point les faits qui ont contribué è créer ce mythe et conclut à la fumisterie 304 pages.$6 50 Eavmtictavitrilihrairi. culture et société Dix ans dans la CIA Dans le New York Review of Books du 30 décembre 1971 figure un extrait d’un des rares discours de Richard, Helms, alors directeur de la CIA, devant le National Press Club, dans lequel, pour tenter de justifier les opérations secrètes de l’agence américaine de renseignement, il déclarait: “Il faut nous faire confiance.Nous sommes des gentlemen.” Cette affirmation, pour le moins renversante dans la bouche de celui dont les services menaient à l’époque une intensive campagne pour “déstabiliser” par tous les moyens le régime Allende et pour noyauter les mouvements opposés à la guerre du Vietnam, en violation de la charte de la CIA, Philip Agee demande au lecteur de la placer en contrepoint de son témoignage essentiel, Journal d’un agent secret.Livre accablant que ce journal sur la permanence et la toute-puissance de l’ingérence des services de renseignement américains dans l’hémisphère sud.Accablant et incriminant lusions sur les motifs de l’intervention “yankee”, qui a découvert ce que signifie réellement la lutte des classes et qui s’aperçoit avec désespoir qu’il a jusque là lutté dans le mauvais camp.Itinéraire exemplaire, mais oh combien rarissime.Car parmi tous ces agents qu’Agee décrit aigris, il sera le seul à oser rompre le serment d’allégeance à la CIA que chaque officier signe lors de son engagement.“Mais une réelle remise en cause de nos principes aurait de lourdes consequence'" ; un affaiblissement de nos convictions idéologiques nous réserverait bien des désagréments: passages au détecteur de mensonge, contrôles de sécurité, carrières bloquées, insécurité personnelle.Aussi préférons-nous traiter ces choses par l’ironie”.Que Philip Agee ait “craqué” et se soit mis a table, pour employer le jargon du metier, nous permet de saisir les ressorts et leviers de la politique de Washington envers ses voisins de l’hemisphère.r Journal d’un agent secret parce qu’un des rares à venir de ’Tintérieur”.D’où son importance et les efforts de la CIA pour tenter d’en empêcher la publication.En effet, en dépit des révélations fracassantes des rapports des commissions d’enquete du Congrès dirigées par le sénateur Frank Church et le représentant Otis Pike, il demeurait très difficile de percevoir les structures et le fontionnement de la “Compagnie”, ainsi que la nomment les initiés.Victor Marchetti, dans son livre remarquable mais hélas censuré sur ordre de la Cour suprême, La CIA et le culte du renseigne-ment (Laffont), dévoile l'imbroglio administratif savamment entretenu qui permet à l’agence de se dissimuler derrière les sigles, les compagnies paravents ou les postes du budget américain les plus divers.Philip Agee lui, qui a travaillé pendant douze ans comme officier de renseignement dans différents pays d’Amérique latine, décrit le fonctionnement intime de la CIA, la routine au jour le jour; le travail sans éclats quoi! Et pourtant, ce journal est un des plus terrifiants témoignages jamais parus sur les services secrets américains.Entre l’étudiant du collège Notre-Dame qui écoute ébahi le général Curtis Lemay exalter le patriotisme et la supériorité de Strategie Air Command, et l’homme désabusé qui projette décrire à Richard Helms: “Nous parlons du “monde libre" mais la seule liberté qui y règne est celle qu’ont les riches d’exploiter les pauvres”, il n’y a que douze ans: trois de formation, quatre dans la station de la CIA à Quito, quatre autres dans celle de Montevideo et une dans celle de Mexico.Au départ un jeune Américain idéaliste prêt à lutter contre le communisme en Amérique latine mais pour y promouvoir développement et justice sociale.A l’arrivée, un homme brisé, qui a perdu toutes ses il- Plantons d’abord le décor: au moment où l’officier de renseignement Agee arrive dans la capitale équatorienne le 6 décembre 1969, l’essentiel de l’effort diplomatique américain vise à l’isolement de Fidel Castro.Il faut que le régime révolutionnaire de La Havane soit mis au ban des nations le plus rapidement possible.Tous les moyens de pression sont bons pour amener les gouvernements sud-américains à rompre leurs relations avec Cuba, en attendant que l’OEA ne décrète le blocus de l’île.Cet effort diplomatique se double en outre d’un effort militaire pour extirper du continent toute guérilla armée d’inspiration cubaine, les “cent Veitnam” de Che Gue-vera.Pour mener à bien ce programme, les antennes de la CIA dans les diverses capitales ont eu recours à des schémas d’intervention assez identiques.Agee ne décrit les activités que de trois stations mais on peut raisonnablement extrapoler que dans les autres pays la méthode de travail ne différait guère.Ainsi, à Quito et à Montevideo, Agee et ses confrères, lorsqu’ils déclenchent leur campagne anti-communiste et anti-castriste, agissent à plusieurs niveaux simultanément, si possible: média, syndicats, étudiants.hiérarchie catholique, partis politiques, police et armée.Dans les deux cas, le gouver-nemnt en place n’est pas hostile a priori à la révolution cubaine et plusieurs ministres même ne cachent guère leurs sympathies.Ils sont donc la cible toute désignée de la campagne de presse, mise en branle par des éditorialistes à la solde de la CIA, dont les textes vigoureux sont repris par l’ensemble des média, à l’échelle du continent parfois.La propagande est en effet l’élément moteur de la "guerre psychologique" menée par la CIA contre tout ce qui ne pense pas comme elle.D’où .par.iJHN .Claude Jasmin Revoir Ethel "Ça se lit vite parce que c'est vivant à mort" Réginald Martel LA PRESSE "Il a du punch, un rythme fou, la première chose que vous savez c'est que vous avez lu son livre d'une seule traite." Roch Poisson.NOUS."Ce livre (.) se lit d'un seul élan (.Claude Jasmin a atteint la maîtrise de son style et de son genre" Jean Basile.LE DEVOIR.uluin Mlunku GILBERT GRAND l’importance d’une soigneuse orchestration de campagnes de presse dans plusieurs pays à la fois, explique Agee.C est ainsi que les problèmes posés par 1 influence communiste dans un pays donné peuvent acquérir une portée internationale, si l’on insiste bien sur “le caractère contagieux de la maladie”.Par exemple, “la station de la CIA à Caracas envoie à l’an-tenue de Bogata des renseignements concernant un complot communiste au Venezuela; la station de Bogota les rend publics en utilisant un agent de propagande local, qui les déclare de source gouvernementale vénézuélienne non autorisée.L'information, reprise par la presse colombienne, est retransmise sous cette forme aux stations de la CIA à Quito, Lima, La Paz, Santiago, voire au Brésil.Quelques jours plus tard, des éditoriaux commencent à apparaître dans la presse de tous ces pays, qui autorisent les pressions sur le gouvernement vénézuélien pour qu’il engage des actions répressives contre les communistes en question ”.C’est là un scénario simple, la filière est souvent moins transparente.Il arrive alors que les “diffuseurs" de propagande ignorent qu'ils sont manipulés.Des éditorialistes, des hommes d'affaires, des hommes politi- 3ucs.des évêques et bien autres gens peuvent ainsi faire de la propagande et même être payés pour cela, sans savoir qui les manipule.La CIA, elle-même, a dû mettre sur pied un bureau spécialisé chargé de trier la bonne information de la mauvaise, afin que ses services ne “s’auto-intoxiquent" pas.Outre les campagnes de presse, les officiers de la CIA suscitent des manifestations de masses à l'appel de syndicats ou de mouvements d'étudiants tous noyautés par des agents pro-américains.On sait en effet que pour contrer au plus fort de la guerre froide l'influence communiste grandissante au sein des syndicats internationaux, telle que la FSM (Fédération Syndicale Mondiale), ou des mouvements de jeunesse, telle ITUS «Union internationale des étudiants), la CIA a créé des organisations concurrentes: la C1SL (Confédération internationale des syndicats libres) dont la branche en Amérique latine est l'ORIT (Organisation interaméricaine du travail) étroitement liée à l'AFL américaine, la ISC (Conférence internationale étudiante) qui permet également des contacts avec les groupements catholiques.tel Fax Romana.Ce sont la des organismes qui permettent une action internatipnale.Au niveau national, la CIA a so-vent réussi à noyauter des syndicats ou associations d importance secondaire mais qui en période de crise peuvent être irremplaçables.Une (ois l'agitation populaire lancée, les agents de la CIA n'ont plus qu’a l'entretenir et la canaliser.Des tracts seuls suffisent parfois à déclencher le processus de boule de neige qui amène partis politiques et classes diverses à s'impliquer.Parfois la violence est necessaire; un attentat à la bombe au bon moment peut s'avérer décisif.Devant finsécurité populaire grandissante, le gouvernement lâche du lest, renvoie les diplomates cubains chez eux.Ou alors le coup d'Etat est inévitable; c'est ce qui se passa en Equateur où les militaires renversèrent le président Velasco.En Uruguay, le gouvernement choisit la voie moyenne de l'état d'urgence, suivi peu après de l'état de siège, dans lequel le président Brodaberry n’est que le paravent commode des militaires.D’aucuns trouveront ce scénario simpliste; il l’est en effet car c’est celui perçu par un simple “exécutant” l’officier Philip Agee.Il manque évidemment au tableau les pressions politiques et économiques du département d’Etat et aes multinationales; l’exemple chilien est là pour le rappeler.En outre Agee sous-estime les aspirations nationalistes des gouvernements ou des populations.Cependant, un rapide coup d’oeil sur la carte de l'hémisphère suffit à prouver l’efficacité de ce scénario; les dictatures militaires ont étendu leur ordre de fer à tout le continent avec la caution de Washington.Cette mécanique a parfois des ratées, comme l’envoi de dix mille marines à Saint-Domingue.Cette brutale manifestation de ce que le président déchu Juan Bosch a appelé dans un livre célèbre le “penta-gonisme” trouble profondément le jeune Agee, qui commence à réaliser que les politiciens de Washington ne tiennent pas tellement à ce que des réformes aient lieu en Améri que latine.En outre, la CIA ne réussit dans sa lutte contre la guerilla qu'avec le concours étroit de la police locale, qu’elle conseille et entraîne.Dans chaque pays, révèle Agee, l’employé de l’AID (Agence pour le développement international) est en réalité chargé de missions de sécurité publique; il travaille avec les services de police à l’amélioration des méthodes de communication (écoute électronique), d’enquête et de prévention criminelle (usage très fréquent de L’e la torture).L'exemple type de ce genre d’employés est Dan Mitrione enleve et abattu par les Tupamaros (le Michael San-tore du film de Costa Gavras “Etat de Siège”).Les officiers de police qui collaborent avec le plus de zèle iront suivre les cours de l’Académie internationale de police à Washington, de sinistre renommée.Agee ne put oublier qu’un de ses indicateurs au sein d’un mouvement gauchiste uruguayen fut torturé trois jours durant par la police à laquelle il l'avait livré dans l'espoir de le mettre à l'abri.Il commence alors à se poser les vraies questions: et si le rôle de la CIA, ainsi du reste que celui d'autres programmes mis en oeuvre par les Etats-Unis ne consistaient qu'à renforcer des gouvernements, aussi corrompus soient-ils.pour la seule raison qu'ils sont anticommunistes; et si nous en étions réduits à lutter pour installer un certain type d’injustice uniquement pour en éviter un autre'’.Agee rejoint ainsi cette cohorte innombrable des espions qui ont perdu la foi et dont John Le Carré et Francis Ryck ont tracé d’émouvants portraits.Amer et traqué, il choisit pourtant de parler: .tout le mal vient de notre système économique.Une réforme du FBI ou de la CIA ne peut suffire à résoudre le problème.Le capitalisme, fondé sur l’exploitation et l’avidité individuelles, ne peut survivre que par le recours a la force, et en particulier à des polices secrètes.Le véritable objet du débat, c’est le capita lisme, et c’est contre lui qu’il faut lutter; ses FBI, CIA, etc, ne sont qu’autant de manifestations logiques et nécessaires de la détermination d’une classe dirigeante à conserver son pouvoir et ses privilèges".Combien de ses confrères de l’ombre entendront son message?Le Devoir, samedi 27 mars 1976 • 15 -la chronique de Jean-Ethler Blais Langue française et temps présent Ma patrie, c’est ma langue, écrivait Chamfort.C’est là souligner l’importance du langage dans la vie d’un homme intelligent et sensible.Chacun croit que sa langue est la plus belle.Elle l’est, en effet, pour des rai-i sons d’histoire et d’accoutumance.J’entendais l’autre jour un professeur arabe nous expliquer que la langue de Mahomet représentait un moment privilé- Ke et comme cristallisé, de ùstoire des hommes, puisque c’est par son truchement que nous est venu le Coran.Nous, Francophones, avons pris, au cours des âges, l’habitude de ne penser que le français, langue de culture du passé, mieux encore, seule langue internationale qui, pendant deux siècles, représentait un système de valeurs impérissables.C’est vrai aujourd’hui dans la mesure suivante.Je crois que les Français (tout comme les Anglais d’Europe) sont incapables, en cette fin de vingtième siècle, de défendre seuls la civilisation et la langue française.Ils le croient, mais ils se trompent.Il faut au français, qui est déjà en soi un moyen de communication à la mesure du monde, une sorte de bras séculier qui se retrouve partout sur le globe et qui propose tous azimuts la conception de l’humain qui est au coeur de la civilisation française.Cette forme nouvelle d’un bine modeste impérialisme devra être fait, en toute égalité, de l’ensemble des nations francophones.Il est du reste heureux pour les Français qu’il en soit ainsi.On les taxe déjà d’impérialisme et souvent leurs initiatives, même si elles reposent sur une connaissance approfondie de la matière française et de son passé, sont mal reçues.Au Québec, pendant longtemps, la nouvelle “intelligentsia”, on ne sait trop par quel besoin masochiste, s’est donné les gants de grossir le “péril impérialiste culturel français” sans se soucier de l’expansion phénoménale du véritable impérialisme au Québec qui est américain.Nous commençons tout juste à nous rendre compte que le “-jouai” est l’instrument rêvé de la main-mise anglo-saxonne en terre québécoise et que ses tenants (qu’ils soient professeurs, écrivains, éditeurs ou étudiants) sont objectivement les alliés des forces d’anglicisation.J’ai presque honte, en ce mois de mars 1976, d’écrire ceci, tant c’est une grossière évidence.Derrière l’école du jouai se cachent les intérêts économiques, souvent à la petite semaine et, en fiarticulier, ceux du manuel sco-aire et des revues.Si on en juge par l’action qu’elle mène dans le mode, la politique française se présente de la façon suivante.Le 4 janvier dernier, a paru au Journal officiel le texte de la loi dite Bas-Lauriol, du nom de ses auteurs, qui a reçu l’assentiment presque unanime des parlementaires français, par-delà les étiquettes.Seuls quelques journalistes hargneux, qui ne songent qu’à critiquer systématiquement ce que (ait le gouvernement l’ont réprouvée, et en core de façon fort superficielle.Cette loi n’est pas dirigée contre les langues étrangères, mais devant l’invasion du vola- puk à base d’anglais, a pour but d’assurer la priorité absolue du français en France.En une formule saisissante, M.Jacques Chirac a dit que "la qualité de la langue contribue à la qualité de la vie.” Comme nous l’avons fait au Québec, le gouvernement français exigera désormais que l’étiquettage soit français, quel que soit le pays d’origine du produit mis en vente.Le consommateur a quand même le droit de savoir ce qu’il mange.Il est non moins naturel que les Français au service de firmes étrangères signent, dans leur pays, des contrats en leur langue.On dira que ce sont là des évidences.Oui, mais.Il n’y a qu’à ouvrir certains journaux pour se rendre compte que la publicité s’y fait volontiers en anglais.Une doctrine politique antiaméricaine primaire va, semble-t-il de pair avec la reconnaissance de la suprématie de l’anglais.Nous touchons du doigt les contradictions de l’argent, où qu’il se trouve.Ce sont les jeunes Français qui en font les frais et c’est ce à quoi le gouvernement, par la loi Bas-Lauriol, a voulu parer.Intervient la mode, qui est à l’usage de l’anglais.Les Russes célèbrent leurs victoires techni- 3ues en anglais.Le rapporteur e la loi Bas-Lauriol citait l’exemple suivant: “.un journaliste de la télévision française nous indique à propos d’un détournement d’avion que l’appareil doit faire son refueling avant d’aborder le taxiway mais qu’il aura du mal à repartir, ne disposant pas de flyco.Fort heureusement d’ailleurs, un second journaliste nous rassure en indiquant que tout s’est terminé en happy end.” Dans ces conditions, n’est-il pas normal que Maurice Genevoix ait pu parler de “l’anarchie grandissante du langage”?Anarchie fille, du reste, de celle du monde où nous vivons.Fait symphatique, la loi Bas-Lauriol s’est inspiré de l’expérience de la Régie de la langue française du Québec ainsi que du support organique que lui donne le gouvernement.Car il est de plus en plus évident que, sans intervention officielle, le laisser-faire l’emportera et que, le snobisme aidant, la contamination de l’anglais se fera sentir de façon très agressive.Toutefois, notons que, pas plus en France qu’au Québec, la lutte pour le français ne s’accompagne d’une propagande antianglaise ou anti-américaine.Voilà une distinction qu’il est utile d’établir.L’abbé Groulx le répétait sans cesse, on ne devient pas raciste sous prétexté qu’on défend ses légitimes intérêts.Mais il en va souvent ainsi dans la vie, c’est l’homme sur la défensive qui fait figure de fauteur de trouble.C’est pourquoi il est nécessaire que les trains de mesure adoptés s’accompagnent toujours d’un bel effort de propagande.C’est déranger le peuple et les intellectuels dans leurs habitudes que de leur demander d’abandonner de mauvaises pratiques linguistiques.Le snobisme inversé se rebiffe, la force d’inertie se mue en instrument de protestation.Sans une efficace mise en place de propagande, il est qua- siment impossible de galvaniser l’opinion; chacun se sent mal à Taise dès lors qu’il faut prendre position en matière linguistique.Sauf, bien entendu, les gens du métier.Mais l’homme de la rue, allez essayer de lui inculquer la fierté du langage.Même en France, où Ton manifeste pour un oui ou pour un non, est-il raisonnable de croire que les Français dans leur ensemble lèveront le petit doigt pour protéger leur langue contre les empiètements de l’étranger, si l’Etat n’intervient pas massivement?Sans doute appartiendra-t-il au Haut Comité de la langue française de susciter dans tous les milieux des collaborations effectives.Là encore, dès qu’il est question de participation populaire, tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change évoquent le spectre de la chasse aux sorcières linguistique.L’infiltration de l’anglais, comme celle du jouai, a des alliés, oui joueront les nationalistes et les libéraux afin que rien, y compris la défense de leurs intérêts, ne change jamais.On voit que la cause du français, en France en France comme ailleurs, ne soulève pas que des problèmes d’ordre administratif, mais qu elle débouche vite sur la psychologie et la défense des intérêts personnels acquis.L’anglais serait-il devenu intouchable?Lorsque le texte de la loi Bas-Lauriol a été connu, des journalistes anglais (en particulier Bernard LEVIN) ont protesté, dans l’intérêt même, disaient-ils, de la culture française.Voyez un peu les bons compères! Les Français procèdent à juste titre du principe que leur langue peut tout nommer et qu’il n’est pas nécessaire de la truffer de néologismes anglais ou américains (ou allemands) pour lui imposer un vocabulaire qu elle peut fort bien se donner toute seule.N’y-a-t-il pas là, aussi, une question d’insertion dans le monde moderne, dans la strate technologique qui est, de façon péremptoire, axée sur la langue anglaise?Période de mutation, je crois, où les peuples de civilisation ancienne doivent faire l’apprentissage d’une interdépendance linguistique qui aiguisera en eux, à chaque instant, l’idéal de l’indépendance cultu- relle?Franciser le paysage, diversifier l’enseignement des langues en sorte que l’anglais ne jouisse plus de sa position de quasi suprématie dans les écoles, pour tout dire, revaloriser le français en France même, voilà qui est parfait.Mais ce qu’il faut surtout, à mon avis, en France comme au Québec, ou en Belgique, c’est rendre aux francophones leur fierté linguistique.Depuis un quart de siècle, la France vit sous l’effet du choc de l’implantation massive de l’anglais dans le mode.La loi Bas-Lauriol ne sera efficace que lorsque le coup aura été encaissé et dominé et que les Français ne seron.rendu compte que la régence de l’anglais est un phénomène transitoire.Il y a place sur la planète pour plusieurs langues dirigeantes.Il ne s’agit pas d’attendre patiemment que les autres peuples viennent vèrs le français comme vers le Messie.Il faut lutter pour l’implanter partout.Ceci dit, près de 13% de la population mondiale parle l’anglais; près de 7% parle français.On voit que le rapport des forces linguistiques n’est pas aussi dommageable au français qu’on le pense de prime abord, surtout si on ajoute que l’espagnol se défend lui aussi très bien avec un peu plus de 6% de la population du globe.Et le chinois?Il me parait naturel que la diversification des langues universelles joue à long terme à l’avantage du français et du chinois.Consolidation à l’intérieur, expansion à l’extérieur par une politique de saine diversification: c’est là le destin dynamique de notre langue (en France comme au Québec) au cours du prochain demi-siècle.Il s'agit d'abord de le vouloir et d’agir.EN LIBRAIRIE BOUQUETS DE LA MER DE PIERRE FRANCOEUR tai (Mm Skiitrooki DuMilnr n QuAtac Uknim Dém iMsrooi .896 , l LA ITM!’SURI "Une femme à bout de souffrances et de chair défaite DES RAS a mis au monde un enfant nu qui V>v Insoutenables.Admirable du début à la fin.(Atwater I) ¦ La flûte enchantée: Le dernier opéra de Mozart porté à l'écran somptueusement par Ingmar Bergman.Celui-ci est parvenu à respecter l'esprit franc-maçonnique de l'opéra de Mourt tout en restant fidèle à ses propres préoccupations.Jamais un film de Bergman aura-t-il été aussi enjoué, serein et profondé- ‘ nul 1 É 18 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 culture et société L’étrange politique de l’OSM Pas un seul concert de la prochaine saison n’est confié à un Québécois Rafael Frühbeck de Burgos, le chef en titre de l’Orchestre symphonique de Montréal depuis le début de la présente saison, était de passage ici la semaine dernière afin de dévoiler les détails de la saison 1976-77, la 42ième de notre orchestre.Dans ses grandes lignes, la structure d’ensemble de la saison sera sensiblement identique aux précédentes, avec une série principale de 14 concerts doubles dits “grands concerts” et une seconde série de six concerts dits “gala”.A ces deux séries s’ajoute toutefois, et pour la première fois, une troisième série de concerts doubles dit “du Maurier”, le tout totalisant 26 concerts doubles, à la salle Wilfrid-Pelletier, les mardis et mercredis.L’OSM abandonne donc la présentation d’oratorios en série spéciale à l’église Notre-Dame bien que le Requiem de Verdi sera chanté en cet endroit en mars 1977 tout en étant inclus dans la série du Maurier.Par ailleurs, l’OSM n’est pas encore en mesure de dire s il y aura oui ou non quatre concerts au Forum.Il faut attendre, jdit-on, la confirmation des dates mais vu l’importante baisse de l’auditoire depuis deux saisons et l'absence de commandite, l’on peut se demander si l’OSM va continuer à présenter ces concerts d’une rentabilité douteuse.Ce réaménagement des séries de l’OSM a été rendu obligatoire par la disparition de l’Opéra du Québec.Relancé récemment, l’OQ n’a pas encore ^annoncé de programme pour 1976-77, sauf Le Barbier de Séville dans le cadre des Jeux olympiques.Compte tenu de la situation financière difficile de l’OSM et de la période d’austérité que nous traversons, l’on aurait pensé qu’une saison plutôt modeste aurait été de mise en ces temps difficiles.Loin de là.Ne doutant aucunement de l’avenir, l’OSM offre à son public une saison riche et imposante, où foisonnent les grands noms et les oeuvres imposantes.Tous les concerts ont au moins un soliste quand ce ne sont pas deux ou meme plus.41 y a bien ici et là quelques noms nouveaux mais ce sont les noms presti-ieux qui dominent.Sur le plan lu répertoire, l’accent est aussi mis sur les oeuvres connues et les compositeurs populaires.Frühbeck de Burgos l’a dit clairement: “Il faut que tous les abonnements soient vendus à l’avance".L'OSM, on le voit, ne peut plus se permettre de prendre de risques.Le répertoire, il va sans dire, reflète aussi cette attitude.La musique contemporaine, cette bête noire des chefs d’orchestre, est à peu près totalement absente.Il y a bien les noms de Ives, Barber et Copland au programme d’un concert de musique américaine et celui de Lutoslawski (Concerto pour orchestre 1954), mais ce sont là des exceptions.Stravinsky est timidement représenté par son Concerto en ré pour cordes.Il y a bien sept oeuvres de compositeurs canadiens mais ce sont, pour la plupart, des oeuvres déjà jouées par l’OSM, sauf celles de Lothar Klein et de Sonia Eckhardt-Gramatté.A ce sujet, Friinbeck de Burgos, qui va bientôt diriger en création la commande de .par.GILLES POTVIN l'OSM, Fleuves de Gilles Tremblay, n’a pas annoncé que l’OSM ferait une nouvelle commande pour la saison prochaine.Quoi qu’il en soit, aucune place à cet effet n’est prévue dans les programmes.Des 26 programmes annoncés, Frühbeck de Burgos s’en réserve plus de la moitié, soit 14, ce qui est bien normal car il s’agit après tout de son orchestre.Comme il fallait s’y attendre, ses programmes accordent la plus large place aux oeuvres allemandes et espagnoles, ce qui aussi normal si Ton tient compte dé ses origines et de sa formation.Manuel de Falla, un compositeur dont il s’est fait une spécialité, se voit honoré par un programme entier à l’occasion du centenaire de sa naissance, n reprendra en concert son opéra La vida breve qu’il nous présentait il n’y a pas si longtemps, ajoutant l’opéra de chambre El retablo de maese Pedro.Pour ce concert, un contingent de chanteurs espagnols et même une danseuse viendront spécialement d'Espagne.En plus, la remarquable pianiste Alicia de Larrocha reprendra “Nuits dans les jardins d’Espagne”, une oeuvre qu’elle a jouée ici il n’y a i, Ma- que deux saisons.Certes, nuel de Falla est un compositeur important de la musique espagnole et universelle mais l'on se demande s’il méritait un tel hommage de la part de l'OSM qui a totalement ignoré le cinquantenaire de la mort de Deubssy en 1968 et qui n’a marqué le centenaire de la naissance de Ravel que par l’exécution de ses deux concertos pour piano qui sont, après tout, des oeuvres de répertoire.Pour le reste de ses programmes, le chef espagnol s’en tient surtout aux piliers du répertoire: symphonies de Beethoven, Tchaikovsky, Brahms et Mahler; Tableaux d’exposition de Moussorgsky-Ravel, Requiems de Verdi et de Brahms, Pins de Rome de Respighi.A signaler toutefois le programme lyrique consacré à des pages de Parsifal, Tann-haüser et Les Mattres-chanteurs, avec le concours du baryton Robert Haie et des choeurs.Franz-Paul Decker, exdirecteur artistique de l’OSM, se voit confier pour sa part la direction de quatre programmes.A l’exception des oeuvres de Lutoslawski et de Stravinsky citées plus haut, Decker s'en tiendra à des symphonies connues comme la cinquième de Chosta-kovich, la cinquième de Sibelius (moins connue il est vrai), etc.A noter particulièrement le programmé des 23-24 novembre où le groupe Tashi — piano, violon, violoncelle et clarinette — se divisera pour l’exécution du Triple concerto de Beethoven, le clarinettiste se réservant la Rhapsodie de Debussy pour cet instrument.La balance des programmes, au nombre de huit, seront dévolues à autant de chefs invités — Zubin Mehta, Kazuyoshi Akiyama, Klaus Tennstedt, Michel Plasson, Piero Gamba, Fritz Rieger, Andrew Davis et Leonard Slatkin.La présence de Mehta, à qui l’OSM doit tout de même beaucoup, s’imposait d’autant qu’il vient d’être nommé à la succession de Pierre Boulez à la Philharmonique de New York.Mehta reviendra diriger la Symphonie no 4 de Bruckner et présentera à nouveau son protégé israélien, le jeune Yefim Bronfman.Vu l’absence de chefs québécois à l’OSM la saison prochaine, l’on est en droit de se poser des questions sur les critères qui ont présidé à l’engagement des sept autres chefs, dont quelques-uns sont de parfaits inconnus.Même Frühbeck de Burgos était incapable de dire qui sont au juste Klaus Tennstedt et Leonard Slatkin! Pourtant, il affirme avoir approuvé tous les engagements et sanctionné tous les programmes.Quel que soient les mérites et qualifications de ces chefs invités, il est absolument inconcevable et déplorable que l’OSM n’ait pas confié au moins un concert à un chef du Québec.Il n'y a aucune raison par exemple, pour justifier 1 absence de Pierre Hétu, dont les récents passages à l’OSM (Symhonie no 10 de Chostako-vitch et Symphonie en si bémol de Chausson) ont été accueillis avec enthousiasme par la presse et le public.On ne voit pas pourquoi l’OSM ne confierait pas un programme à Serge Garant, dont le talent est respecté de tous les musiciens montréalais.Tout comme Boulez, Garant surprendrait probablement tout le monde par sa compétence à diriger les classiques tout comme les contemporains.Il y a aussi à Londres un chef montréalais du nom d’Arthur Davison, dont la prestigieuse étiquette EMI vient de sortir un remarquable enregistrement de la Symphonie no 7 de Dvorak, lequel a reçu un accueil des plus Pour prendre le pouls de Boulez et Wagner Pierre Boulez n'est pas à proprement parler un tendre.On se plait plutôt à le considérer comme un "enfant terrible” de la musique qui, tant bien que mal.a réussi à secouer le cocotier du conformisme en France où il a maintes fois exprimé tout à trac ses opinions sur l'organisation musicale dans des articles retentissants.C’est pour cette raison qu’il s'exilait à Baden-Baden, en Allemagne.dès 1959.et son irascibilité envers Malraux reste parmi les épisodes les plus savoureux de la presse française.Mais, le créateur génial du Marteau sans maître, du Livre ur orchestre et de Pli selon li, persiste encore aujourd'hui à se battre et à affirmer avec raison: ”11 faudrait tout de même établir un certain recyclage, un renouvellement des connaissances et des professeurs pour que l'enseignement reste vivant (.) O n'y a pas de raison pour que des professeurs ne se tiennent pas au courant, année après année, de l'évolution de l'invention musicale et ne volent pas quels effets elle peut avoir sur le fait de jouer d'un instrument, sur la manière -par.JACQUES THÉRI AULX de concevoir une composition, sur tous les phénomènes qui participent à la vie musicale '.Cette réflexion du compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez est tirée d’entretiens que Célestin Deliège livre, dans la collection "Tel quel" aux éditions du Seuil, sous le titre Par volonté et par hasard.Librement, rigoureusement mais en non-conformiste, Boulez y fait le point sur sa formation, son évolution, sa création et sa réflexion musicales.Qu'est-ce que le devenir musical?Ses lignes de forces?Qu'est-ce au'un professionalisme en ce omaine?Comment surmonter, en s'y glissant, l'institution?Ce défenseur de la musique du vingtième siècle y répond avec le mordant qu'on lui connaît en cet ouvrage de quelque 160 pages que tout curieux voudra consulter.à l'heure où il vient justement de quitter la direction de la Philharmonique de New York pour rentrer en France où on lui a confié la direction d’un institut de recherches sur la nouvelle musique.Chez le même éditeur, notons également la parution du numéro 22 de cette revue d'avant-garde qu'est Musique en leu.Ce numéro est centre sur Wagner pour célébrer le centième anniversaire du Festspielhaus de Bayreuth.Une bonne occasion de se remettre en question étant donné que l’opéra, le théâtre lyrique, n'a pas avancé d'un centième depuis lors.Les textes sont signés Pierre Boulez, Christian Cheyrezy, Bérénice Reynaud, Dieter Schnebel, Cos-tin Miereanu et Theodor W.Adomo.Des réflexions pertinentes.Par volonté et par hasard, par Célestin Deliège, collection "Tel quel", Éditions du Seuil, Paris.Musique en Jeu, revue no 22.Editions du Seuil, Paris.favorables de la presse phonographique.Davison y dirige le célébré Orchestre philharmonique de Londres.Et ce n est pas le seul enregistrement de Davison pour EMI.Il a à son crédit pas moins de 14 titres dont les ventes totales se chiffrent à près d’un million d’exemplaires.Evidemment, la direction de l’OSM ignore tout de Davison, surtout que son nom est probablement suspect vu qu’il a reçu sa formation de violoniste au Conservatoire de Montréal avant de s’établir à Londres dans les années 50.On ne voit pas pourquoi l’OSM, qui prend des risques avec d’illustres inconnus étrangers, ne confierait pas un programmç à Roland Leduc ou a Jean Deslauriers.Ce dernier a récemment tiré l’OSM d’embarras en remplaçant au pied levé Aldo Ceccato.Pour l’OSM, les chefs québécois sont et demeurent eternels remplaçants à qui l’on a recours qu’en cas de.besoin extrême.En attendant qu’on nous dise qui sont Leonard Slatkin et Klaus Tennstedt, l’on se doit de signaler la venue de Michel Plasson, jeune chef français dont on dit le plus grand bien.A la demande de Frühbeck de Burgos, Plasson doit diriger un programme français, question sans doute de suppléer à une absence quasi totale de musique française dans les programmes de la saison.Akiyama est, pour sa part le chef en titre de l'orchestre de Vancouver mais on se demande pourquoi son retour quand on se souvient de sa.terne direction de la Symphonie fantastique au Forum la saison dernière.Andrew Davis est attaché à l’orchestre de To rohto et il excelle dans la musique anglaise.Piero Gamba, après une carrière d’enfant prodige sous le nom de Pierino Gamba, est aujourd'hui chef de l’orchestre de Winnipeg mais sa carrière ne semble pas dépasser les frontières du Manitoba.Quant à Fritz Rieger, il a fallu consulter bien des dictionnaires avant d’apprendre qu’il est en 1910 et qu il a été "généralmu-sikdirecktor” de nombreux théâtre allemands avant de prendre la direction de la Philharmonique de Munich.Il est peu connu en dehors d'Allemagne et totalement inconnu en Amérique du Nord.Côté solistes, la participation québécoise et canadienne semble en nette régression.Outre Ida Haendel, qui réside à Montréal tout en poursuivant une carrière internationale, le seul autre instrumentiste d'ici à bénéficier de la faveur d'un engagement à l'OSM est le jeune pianiste Henri Brassard.Et il n'aura pas l'occasion de jouer un vrai concerto puisqu'il participera seulement à 1 exécution de la Fantaisie pour piano, choeur et orchestre de Beetho-.ven.L’OSM a jeté son dévolu sur un certain Rudolf Buchbin-der mais ignore que de jeunes pianistes comme André Laplante et Janina Fialkowska sont des lauréats de concours internationaux à Paris et en Israël.L'OSM ne sait probablement pas non plus que Steven Staryk est reconnu comme l’un des grands violonistes de l’heure et qu'il a été soliste et violon solo de grands orchestres d'Europe et des Etats-Unis.A quoi bon continuer.L'OSM est profondément ancré dans ses préjugés et bien naïf est celui qui va croire que les choses vont changer d'une saison à l'autre.Tout est permis lors- au'on est persuadé que la survie une entrep'.se comme l’Orchestre symphonique de Montréal est liée inconditionnellement à un “internationalisme" sans rémission, ne serait-il qu'apparent.Avec la prestigieuse brochette de solistes que l'OSM propose à son public, les abonnements se vendront sûrement, les salles seront pleines mais les déficits seront également considérables.On reviendra alors à la charge pour nous dire "qu'une grande ville a besoin d’un grand orchestre" même si lui, ne semble pas tellement avoir besoin des gens d’ici.______________“Chile Vincera” Pour un théâtre politique valable Avec “Chile Vincera”, le Théâtre populaire du Québec (TPQ) vient de marquer un point dans la veine politique qu’il exploite depuis le début de la présente saison.Il avait pourtant mal amorcé ce virage à gauche en montant la fâcheuse “Soirée en Octobre” d’André Major.En deuxième lieu, il n'eut la main qu’à demi heureuse avec les Juifs militants de “Il faut être fou pour pleurer” d'Arnold Wesker; le spectacle multipliait les inégalités en plus de se révéler d'une longueur insupportable.Et voici qu'après un intermède moins politique en compagnie de Fernand San-souci devant sa "Reine des chanteuses de pomme” signée Jean-Claude Germain, il nous transporte avec efficacité au Chili.Alors qu’une “Soirée en Octobre” ne parvenait jamais à sortir le public de son indifférence, à susciter une émotion grandissante, "Chile Vincera” nous atteint dès ses premiers moments lorsqu’il projette sur écran le film de la manifestation qui se déroula à l’occasion des funérailles de Pablo Neruda.Je crois bien qu'en entendant la foule scander le nom du poète décédé, qu'en lisant la douleur sur les visages des manifestants pas un spectateur n’a pu rester insensible.La suite de la production nous perdait d'abord dans les défilés rapides et impersonnels de personnages, avant de nous reprendre progressivement pour nous amener jusqu’au cri final donné par les huit comédiens et repris par le public: “El Pueblo Unîdo Ramacera Vindido” accompagné en sourdine par un très beau chant révolutionnaire chilien.D’un côté, l'écrit de Major, maladroit dans son écriture et dans son mon- .par.ADRIEN GRUSLIN tage, amenait un spectacle froid sur un sujet brûlant, de l’autre celui de Juan Fondon touche au maximum.L’ouverture de ce théâtre politique efficace se situe pourtant à cent lieues d’un procédé théâtral.Le comédien Patrick Peuvion, micro en main, effectue une mise en situation géographico-historique.Appuyé d’un vidéo, il nous rappelle que: “le Chili est une mince bande de terre.qu’il possède les mines de cuivre.que sa population.etc.” La sombre page d’histoire, non achevée encore, que relate la pièce demeure si fraiche à notre mémoire qu’il apparaît superflu de nous y introduire de façon aussi didactique.Mais comme cette entrée en matière débouche sur les appels au poète Neruda, que ces cris sont émouvants.on oublie sa faiblesse.Juan Fondon a choisi de relater son histoire dans un mélange de narration et de démonstration.La première partie met du temps à capter tout à fait le spectateur.Peu à peu, au gré des séquences, l’attention augmente.Certains passages marquent: celui des têtes de généraux derrière le drapeau américain, le balancing party entre Eudardo Frei et Pinochet, l’intermède amoureux de Juan et Isabel, le couple révolutionnaire allongé sur un gazon synthétique peuplé de marguerites.Une des qualités de l'oeuvre consiste à ne pas pécher par un excès de naïveté qui en aurait fait un développement simpliste.Dieu sait si le dessin des pièces politiques peut parfois être grossier! Jamais l’auteur ne tente d’ignorer les divergences de la gauche, au contraire les scènes mettant en présence les groupes anti-facistes dégagent chaque fois ces différences de vues.Chaque page finit également par les reléguer loin derrière la solidarité des forces anti-facistes.La scène où on admet le représentant des démocrates-chrétiens reste à cet égard la plus éloquente.Un plateau nu, un grand écran au fond où diapositives et films seront projetés régulièrement, des éclairages fort élaborés de Robert Patoine, huit acteurs vont et viennent au rythme des quatre types de situations du texte de Fondon et de la mise en scène de José Val-verde.Les comédiens, Raymond Bouchard, Michel Daigle, Liliane Jolin, Françoise Lemaître-Auger, Patrick Peuvion, Jérôme Tiberghien, Daniel Tremblay et Gisèle Trépa-nier, se présentent en arrivant, ils conservent toute la distance entre eux et leurs personnages.Chacun aura à interpréter avec le plus de conviction possible de vrais êtres, tels les Juan, Isabel, Antonia et autres.Généralement adéquates, certaines incarnations n'impressionnent guère.Il faut distinguer trois autres types de représentations: celles des ombres, des tortionnaires mitraillettes au poing dont on ne voit que les silhouettes derrière l’écran.Le procédé apparaît ingénieux car ni les soldats, ni les bourreaux n'ont de visage.Puis celles des masques et des têtes: les masques accompagnent les incarnations sociales dont l’identité somme toute importe peu tandis que les têtes, sans corps donc sans âme, tenues sur un bâton, sont réservées aux personnages politiques connus et réactionnaires: généraux chiliens Pinochet, Mendoza, Leigh, dignitaires américains.Tout le ridicule incombe à ces marionnettes.Juan Fondon présente Pinochet comme un personnage excérable, pire: un “con” selon les paroles qu'il prête à l’émi-uence grise de la junte militaire, le général Leigh.Le dramaturge lui fait tenir un discours absurde: “Ma formule est simple: les ouvriers se révoltent?Détruisons les usines, plus d'usines, plus d’ouvriers, plus de problèmes! Les étudiants contestent?Supprimons les universités, plus d’universités, plus d’étudiants, plus de problèmes! Les agriculteurs se.et ainsi de suite.” Parallèlement, pendant la moitié de la pièce, on verra Juan emprisonné, pendu par ses bourreaux.Quand ses pieds seront fatigués, ils ne pourront filus le tenir, ils plieront et alors a corde qu’il a autour du cou se resserra.et il mourra.En attendant, Juan doit parler pour vivre, il récite des textes de Pablo Neruda.La poésie permet à l’homme de ne pas mourir.Impossible de rester de marbre face à tout cela.On peut avoir envie de dire avec Antonia: “Oui! il faut battre le fascisme.” De fait, le TPQ a bien senti l’intérêt d’un tel spectacle puisque, contrairement à son habitude, il a décidé de le représenter à Montréal du 4 au 7 mai ‘à la Bibliothèque nationale, après son habituelle tournée provinciale.Paul Soulikias I Première exposition gaene d’Aquarelles Robert Jusqu’au 3 avril rouillier 1370 ouest, rue Notre-Dame.Montréal H3C1K8 .935-7565 i l'ouest de le rue de le Monlagr.e Exposition HUILES ET DESSINS j JORI SMITH du 23 mars au 10 avril GALERIE KASTEL ING.1366, avenue Greene.Westmoum, 933-8735 ACADÉMIE DE PEINTURE ATELIER LIBRE DESSIN -r CROQUIS et PEINTURE avec MODELE VIVANT CORRECTION et INITIATION à L ART Auruw comnmoN n tvscmprio\ A, 11 li mtr ' | Tél.: (514) 279-8029" Importants tableaux et sculptures CANADIENS ETEUROPÉENS l‘i .1 Samedi Q NOUS A CHITONS PtINTIIHf S Df.OUAIITt GALERIE DOMINION Le plus grandchm,» de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d art au Canada -r- 1438 ou as), ru* Sherbrooke 845 7471 il 845-7833 PARMI NOTRE CHOIX DE GRAVURES ORIGINALES CINQ GRAVURES DIFFERENTES ET PLUS DE CHAQUE ARTISTE SUIVANT: BASKIN CARZOU LEMIEUX MAGNELLI PICHET SAVOIE SAXE SOULAGES TÉTREAULT DIX ET PLUS: BRIANSKY DELAUNAY ESLER GÉCIN GIGUÉRE HASEGAWA LA LIBERTÉ PELLAN PETIT ZAO-WOU-KI VINGT ET PLUS: ALVAR CLAVÉ FINI FRIEDLAENDER MARKGRAF RIOPELLE TREMBLAY ET AUTRES! 1024 OUEST.AVENUE LAURIER 279-21SS culture et société Le Devoir, samedi 27 mars 1976 * 19 URUGUAY: Hernandez et ses poupées Jes lettres étrangères f -par- NAIM KATTAN Né en 19121 Montevideo, Fe-lisberto Hernandez est mort de leucémie en 1963.Il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles.Pianiste, il mène de front sa carrière musicale avec l’élaboration de son oeuvre d'écrivain.A quarante ans, il opte pour la littérature.Les Horten-ses est un choix de ses nouvelles, et une excellente introduction à l’oeuvre marquante de l’écrivain uruguaien.La nouvelle qui donne le titre au recueil nous fait sentir la singularité et l’originalité de cet écrivain.Un couple sans enfant commande à un fabriquant de poupées, une poupée grandeur nature.Au début, c’est un jeu qui apporte une diversion, une variété à la monotonie de leur vie quotidienne.Petit à petit, la poupée s’installe, gagne du terrain, impose sa presence et fait sentir son autonomie.Le couple la remplit d’eau chaude et lui fait partager le lit conjugal.La poupée régné.Immuable et silencieuse, on n’a pas prise sur elle.Et quand, dans un moment de rage, la femme la cri- POUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DE SANTE AtCAÜNE e PÉîiUANTE QUI FACILITÉ,LE TRAJET DIGESTIF ET CEÜMlNATION ble de coups de couteau, elle ne parvient pas pour autant à imposer sa volonté.Le fabricant reprend sa poupée, la répare et elle recouvre sa puissance de silence et d’immobilité.La femme quitte son mari et celui-ci se soumet à l’autorité grandissante de la poupée, d’autant plus que celle-ci n’est pas unique.Elle se multiplie, elle est partout.Elle défie le temps puisqu’elle est de pure fabrication.On la découpe, on l’élimine et elle renaît.Dans une nouvelle, La Maison Inondée, c’est la vie d’une femme oui se raconte à un visiteur.Celui-ci doit traverser un canal car son lit se trouve au milieu d'une île.Et la femme raconte sa vie, ses désirs, son mariage.A la fin le narrateur se rend compte que l’île est de pure fabrication, qu’un domestique ouvre un robinet tous les matins, inonde les couloirs et que le soir l’eau s’écoule.L’île naît de la volonté d’une femme qui impose son histoire au narrateur.Dans plusieurs de ses nouvelles Hernandez évoque son métier de pianiste.Le musicien est cerné, envahi par une salle qui l’applaudit ou le siffle.Il voit des ombres, des chats; il entend des rires.Dans une nouvelle, ce sont les murs, le piano qui régnent, sévissent.En dépit des apparences, aucune des nouvelles de Felis-berto Hernandez ne relève du fantastique.Chez lui, il n’y a pas de prolongement dans la NETTOYEUR P, Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN CA GILLES SPERANO CA 2345 est, Bélanger Montréal 729-5229 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-J,- ' Suite 110 845 «4 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Vieu C A Armand H Viau.C A J Serge Servais C A WaquihBouios.C A H Lionel Robm C A Jean-Jacques Ouellette CA \ Jacques R Cnadiiion C A Jacques Joyai C A Richard De Beiiefeuiiie C A Louis Bam C A 4926 avt Verdun, Verdun, H4G 1N3 7708 rue tdouerd.LaSelle.H8P 1T9 55A, Blainville Eet, Ste-Thérèee J7E 1L4 769-3871 - 435-4891 samson.eetair s, associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-iles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 CARTES PROFESSIONNEUES ET D’AFFAIRES MEUBLES Di BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Conado Dactylographe Inc., 7035 AVE DU PARC 270-1141 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic A Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTREPRENEUR-tlECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.rntretian induttriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 mémoire.Il n’y a ni attente, ni promesse.Des objets sont placés dans des lieux, arbitrairement.Ils sont réels.C’est l’unique réel.L’événement naît du hasard de la rencontre des objets, de leur affrontement.Il n’a pas de sens ni de cohérance.L’homme, en l’occurrence le narrateur, est fasciné par les objets.Il les regarde, les observe, sans réussir à leur donner une cohérence.Il se laisse lui-même envahir sans être réduit à l’immobilité, car le regard donne aux objets leur autonomie et à partir du regard, le langage leur octroie une exis- tence, nous fait non pas pressentir, ni comprendre le réel mais nous le fait sentir.Dans d’autres nouvelles, Ursule ou La Femme qui me ressemblait, une vache et un cheval sèment la confusion sur la réalité et la différence de personnages humains.La tentation est grande de ranger Felisberto Hernandez parmi les écrivains de l’absurde.Il n’en est rien.C’est un écrivain réaliste.Il décrit des hommes, des femmes, des maisons, des villes, des objets.Il évoque leur lien, raconte une histoire et fait appel à sa propre vie.L’élément autobiographique est présent.On suit l’auteur qui nous conduit sur des voies incontrôlables, qu’il ne contrôle pas lui-même d’ailleurs.Il n’y a point là de mystification, et le réel n’est pas réduit à des apparences.Pour Felisberto Hernandez la cohérance logioue n’est qu’une hypothèse.L’absurde naît du dérèglement de ce que l’on considère national.Or, Hernandez ne reconnaît pas le bien-fondé du rationnel et du logique.Pour lui, les évènements, les objets, les personnes n’ont point besoin d’établir des liens compréhensibles ou significatifs pour affirmer leur existence.Événements, personnes et objets peuvent être séparés, isolés, n’entretenir aucun rapport les uns avec les autres, avoir des liens éphémères, arbitraires et procéder du réel.J’ai dit que Felisberto Hernandez est un écrivain réaliste, sauf que sa cohérance n’est pas celle à laquelle nous sommes habitués.Elle existe cependant.Elle éclate dans chacune des nouvelles dgg ce recueil.Hernandez ne récuse pas l’imaginaire, il le transmue en possible.A le lire nous avons l’impression de suivre un magicien qui transforme la banalité du concret en monde rêvé.Les Hortenses de Felisberto Hernandes, traduit de l'uruguayen par Laure Guille-Bataillon aux Éditions Denoël.g* î, j .X \v , I 4 MJ A v< jiii!l§§§ aw&zr&J' et v'-' ¦ "t Université du Québec à Trois-Rivières PROFESSEURS L'Université du Québec à Trois-Rivières recherche un professeur dans chacune des disciplines dans les départements suivants: DÉPARTEMENT D’ADMINISTRATION ET D'ÉCONOMIQUE Management Finances Systèmes - gestion des opérations * DÉPARTEMENT DE CHIMIE-BIOLOGIE Microbiologie DEPARTEMENT DE FRANÇAIS Linguistique Etudes québécoises DEPARTEMENT D'INGÉNIERIE ' Génie industriel DEPARTEMENT DES LANGUES MODERNES Traduction DÉPARTEMENT DE PSYCHOLOGIE Enfance inadaptée: - développement (Piaget) - intervention (processus de rééducation) DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE Psychologie sociale des activités physiques Biomécanique Didactique de l'enseignement ou de l'entrainement DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION Audio-visue( et technique éducative Préscolaire Education spéciale (préscolaire - élémentaire et enfance inadaptée) DEPARTEMENT DES SCIENCES HUMAINES Histoire (études québécoises) Récréologie (intervention communautaire) Récréologie (méthodes et design de recherche) DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE LA SANTÉ Nursing Fonctions: Enseignement, recherche, encadrement et téches connexes.Exigences: Doctorat de préférence ou maftrise avec expérience pertinente.Traitement: Selon la convention collective en vigueur.Date d'entrée en fonction: 1er juin 1976.Prière de soumettre votre candidature avant le 1er avril 1976 au directeur du département concerné é l'adresse suivante: Université du Québec à Trois-Rivières Case postale 600 Trois-Rivières G9A 5H7 GÉRANTE DE BUREAU Notre client, une firme professionnelle bien établie, est présentement à la recherche d’une gérante de bureau pour ses services administratifs du centre ville.Ce membre important de l’équipe de direction serait idéalement, parfaitement bilingue, bon administrateur et autonome.L’expérience au sein d’une entreprise professionnelle à un niveau corporatif serait un atout.Vous serez responsable de l'embauche et l’entraînement du personnel administratif et de soutien (6 à 8 personnes), du développement et de l'application de systèmes, des achats, et de la gestion générale du bureau.Vous aurez à travailler étroitement avec les associés et les directeurs de cette firme.Ce poste, nouvellement créé, vous offre l'occasion de vous impliquer activement dans l'organisation et la direction générale de l'entreprise.Un excellent programme d’avantages sociaux est offert, incluant 3 semaines de vacances, soins dentaires et oculaires, etc.Salaire proportionnel à l’expérience et au potentiel.Veuillez communiquer avec Lili-Ann Foster pour une entrevue confidentielle.Voir autres Carrières et Professions, en pages 20, 21 et 22 Brendan Wood vous invite à vous renseigner sur les occasions d'emploi qui s'offrent chez nos clients.endan ood+Associates (Quebec) Ltd.680 ouest.Sherbrooke.Suite 950 Montréal.Québec H3A3M7 288-8661 Les employeurs clients assument tous les (rais ANALYSTES D’APPLICATION Dans le cadre de la création d’une équipe dynamique qui oeuvrera dane le domaine du traitement des données et de l’organisation du travail, la Ville de Québec est à la recherche de: UN ANALYSTE dont les fonctions de départ seront de participer activement à l’établissement de techniques, normes et standards d'analyse, de programmation, d’opération et de documentation.Cet analyste oeuvrera, par la suite, dans des dossiers d’informatique ou d’organisation du travail.Le candidat recherché possède un diplôme universitaire de premier cycle et une expérience minimale de quatre (4) ans dans les tâches reliées à l’emploi.Il a également dirigé avec succès une équipe de travail et mené à bien les projets qui lui ont été confiés.(Concours 410-02-76) UN ANALYSTE dont les fonctions principales seront de rencontrer les usagers pour inventorier leurs besoins, de développer, améliorer et maintenir les systèmes informatiques appropriés en faisant-appel aux techniques de traitement en différé ou de télé traitement inter-actif selon le cas, de surveiller et de participer au déroulement normal des différentes étapes de l’analyse et de la programmation, de rédiger la documentation appropriée et de s'assurer de la satisfaction des usagers à l'égard des systèmes sous sa responsabilité.Le candidat recherché possède un diplôme universitaire de premier cycle (de préférence en informatique), une expérience minimale de deux (2) ans dans les tâches reliées à l'emploi et une connaissance approfondie du JCL d'IBM.(Concours 410-03-76) Le traitement sera établi selon la compétence et l'emploi comporte des avantages sociaux intéressants.Pour obtenir une formule d’inscription ou des renseignements additionnels, s’adresser au Service du Personnel, Hôtel de Ville, Québec, GIR 4S9.La formule d'inscription doit être retournée avant quatre heures de l’après-midi, lundi, le 5 avril 1976.MONTREAL ENGINEERING COMPANY, LIMITED Une des plus anciennes compagnies canadiennes et des plus diversifiées dans le domaine de l'expertise-conseil en gestion et ingénierie.nous sommes établis au Canada et à travers le monde Nous sommes la compagnie-mère du Groupe Monenco qui comprend plus de 50 compagnies à travers le monde Nos opérations croissent rapidement et nous sommes à la recherche de: Analyste de Contrats Sénior Pour analyser et interpréter nos contrats avec nos clients, établir des instructions de facturation et s assurer que ces instructions sont respectées Nous sommes présentement en train d'établir un système de facturation par ordinateur et le titulaire de ce poste sera activement engagé dans cette tâche en plus d'entreprendre différentes Investigations financières et analytiques.Les candidats doivent avoir au moins 2 ans d'études universitaires en commerce ou en administration des affaires et un minimum de 5 ans d'expérience dans le domaine de l'administration de contrats et méthodes de facturation.Comptable Civil © Assister notre contrôleur dans le contrôle monétaire d aménagement et mise sur pied de systèmes en rapport avec un vaste programme visant à mettre nos systèmes comptables sur ordinateur Le titulaire sera aussi engagé dans la préparation de budgets et prévisions budgétaires, la revision des états financiers, l'analyse et l'amélioration de méthodes et procédures et il devra aussi entreprendre divers projets spéciaux qui lui seront assignés Les candidats doivent être des diplômés C G A ou R IA ou posséder une accréditation professionnelle équivalente et plusieurs années d'expérience dans un milieu canadien Industriel/commercial Votre expérience doit Inclure une familiarité avec les systèmes comptables et systèmes par ordinateur Vu le caractère international de nos opérations, une excellente maîtrise de la langue anglaise est essentielle et une connaissance d'usage d'autres langues, plus particulièrement de l'espagnol serait un atout NOUS OFFRONS: Un travail stimulait au siège social d'une compagnie internationale avec d'excellentes possibilités de croissance professionnelle, d'excellents salaires et un éventail complet d'avantages sociaux comprenan! une aide financière pour continuer vos études Nos bureaux sont situés en plein centre-ville, facile d'accès pour les banlieusards Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur curriculum vitae, i titre confidentiel, i: M.Q.P.Barker Directeur du personnel MONTREAL ENGINEERING COMPANY, LIMITED C.P.777.Place Bonaventure Montréal H5A1E3, Québec / 20 • Le Devoir, samedi 27 mars 1976 WISTINQHOUSK TRADUCTEUR Notre service de traduction, en constante évolution, est à la recherche d’un traducteur connaissant et aimant l'électro-technique.La fonction consiste en la traduction, principalement de l'anglais au français, de documents traitant de la fabrication , la description, l'installation et la mise en marché de toute la gamme des produits électriques et certains produits électroniques.Le titulaire devra à l'occasion^rocéder à la révision de traductions faites à l’extérieur du service.Le candidat ou la candidate idéal possède un diplôme en traduction et 2 ou 3 ans d'expérience pertinente.La candidature d'ingénieurs en électricité possédant une maîtrise absolue du français et de l’anglais, et désirant faire carrière dans la traduction, sera prise en considération.Nous offrons un salaire attrayant correspondant à la compétence du candidat et une gamme complète d’avantages sociaux.Toute demande fera l'objet de la plus stricte confidence.Les candidats intéressés sont priés d’adresser leur demande à: Monsieur Armand Bensimon Westinghouse Canada Liée 2125,23ème avenue Lachine, Québec H8E1X5 CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’OUTAOUAIS POSTE OUVERT iv POSTE : Chef d’unité ENDROIT : Succursale de Gatineau, unité famille-enfance.FONCTION : — Distribue, coordonne et organise les activités professionnelles du personnel de son unité; * — assume au personnel de son unité l’encadrement professionnel requis, i.e.supervision, consultation, revision d^s objectifs d'intervention, etc.; — assure l'initiation des nouveaux employés de son unité et voit à leur formation et à leur perfectionnement professionnel; — en collaboration avec le directeur de succursale, définit, revise et évalue périodiquement les objectifs opérationnels du ou des programme!s) administré! s) par son unité; — collabore avec les consultants au D.S.P.à l’identification des besoins de la clientèle et à l'évaluation du ou des programme(s) administré! s) par son unité; — collabore avec les conseillers au D.A.P.à la coordination et la planification au niveau régional, du ou des programmais) administré(s) par son unité; — exerce certaines responsabilités administratives et de gestion du personnel (emploi du temps, compte de dépenses.temps supplémentaires, etc.) en conformité avec la convention collective et les normes de l’établissement; — établit les besoins en personnel et autres ressources de son unité.Collabore à l’élaboration des prévisions budgétaires de la succursale; — procède à la sélection et à l’embauche du personnel affecté à son unité, en fait l'évaluation et procède à l'application des mesures disciplinaires qui s'imposent én collaboration du directeur de succursale: — accomplit toute autre tâche pertinente à ses fonctions.SALAIRE : Selon la politique salariale du C.S.S.O.QUALIFICATION : Diplôme universitaire en service social ou diplôme universitaire dans un autre domaine des sciences humaines avec expérience dans la pratique de l’intervention clinique.PRIÈRE DE FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE 10 AVRIL 1976 AU: SERVICE DES RESSOURCES HUMAINES CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’OUTAOUAIS 105, bout.Sacré-Coeur, C.P.577, HULL, Québec a ^ J8X1C5 1 J KA CTUri» bu/ bcrtxrCc IMCILA*TV COMMISSION SCOLAJRE / SCHOOL COMMISSION UNIVERSITÉ DE MONCTON RECHERCHE PROFESSEURS EN ÉCONOMIE FONCTIONS: Enseignement aux programmes du baccalauréat et de la maîtrise, des cours en Théories économiques et/ou Econométrie et mathématiques économiques.La recherche.CONDITIONS: Le doctorat ou l’équivalent.RANG ET TRAITEMENT: Selon la formation et l’expérience.ENTRÉE EN FONCTION: Le 1 er juillet 1976.Faire parvenir son curriculum vitae à: Le Directeur Département d'économie Université de Moncton Moncton.N.-B.E1A3E9 LA C.S.DE LAPRAIRIE requiert les services d’un PROFESSEUR en rééducation (orthopédagogue) ATTRIBUTIONS : — le titulaire de ce poste devra travailler auprès d’enfants ayant des troubles légers d'apprentissage, sous la formule du dénombrement flottant.QUALIFICATIONS : — posséder un diplôme universitaire de premier cycle en orthopédagogie ou en enfance inadaptée.Ce dernier devra cependant comprendre 15 crédits spécifiques en rééducation.RÉMUNÉRATION : — selon le décret tenant lieu de convention collective des enseignants.i Toute personne intéressée devra taire parvenir son currjculum vitae avant le 9 avril 1976 au : Directeur du personnel C.S.de Laprairie 540 boul.Ste-Elisabeth LaPrairie, P.Q.J5R1V1 "I Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois DOCUMENTALISTE-ARCHIVISTE Centre de dopumentation et d'archives administratives e Fonction Le documentaliste-archiviste applique les méthodes et les techniques propres à l'organisation et a la gestion d’un centre de documentation ainsi qy'à l'organisation et à la conservation des archives administratives de la DEUOQ.Exigences -Diplôme de premier cycle en bibliothéconomie ou l'équivalent; -Expérience pertinente souhaitable.Traitement Selon les qualifications et l’expérience, peut varier entre $10,457.00 et $16,218.00.Lieu de travail Hull Date limite Vendredi, le 2 avril 1976.Veuillez faire parvenir vos candidatures au: Service du personnel (concours no 180) Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull (Québec) J8Y 6M4 » 75-76-131 requiert U00, QUATRE-BOURQEOft STI FO' QUCBCC QIV 1Y4 (411) MfrOOlO PROFESSEURS POUR LA BAIE JAMES La Commission Scolaire du Nouveau-Québec recrute des professeurs pour la BAIE JAMES NOUS AVONS PLUSIEURS POSTES (50) A COMBLER AUX NIVEAUX ÉLÉMENTAIRE (20) ET SECONDAIRE (30) (SECTEURS FRANÇAIS (40) ET ANGLAIS (10).LIEUX D'ENSEIGNEMENT ; RADISSON (LG-2) et LA GRANDE-3 (Villes modernes en plein développement) CONDITIONS DE CANDIDATURE : A- Posséder une autorisation personnelle d'enseigner décernée par le ministère de l'éducation du Québec.B- Avoir quelques années d'expérience serait un atout majeur CONDITIONS DU CONTRAT : A- D'une durée normale d'un an (renouvelable) B- Salaire et conditions de travail déterminés par convention collective (en voie de révision).AVANTAGES SPÉCIAUX : A- Prime nordique B- Logement pour lamilles.services compris ($65.00 à $120.00zmois).C- Logement et nourriture pour célibataire : gratuits.D- Transport gratuit sur place E- Facilités récréatives POUR POSER SA CANDIDATURE : Toute personne intéressé» doit taire parvenir son Curriculum Vltee avant le 10 avril 1976, i l'adresse suivante Servie* du P*r*onn*l Commission Scolalr* du Nouv**u-Québ*c 2900 Chemin des Quatre-Bourgeoie Ste-Foy, Qué.QIV 1V4 N.B.: Les candidats éliglblas seront convoqués pour une entrevue que nous prévoyons tenir A ; Montréal.14 avril 1971 Québec, 15 avril 197é.C.L.S.O.des Trois-Sauinnns recherche les services de : DEUX MÉDECINS FONCTIONS: — Il participe au sein d'une équipe multidisciplinaire aux programmes de prévention et de soins; — Il collabore à la mise en oeuvre et au développement des programmes d’intervention dans les domaines de la prévention médicale et des soins curatifs adaptés aux besoins de la population; — Il participe à la dispensation des soins d'urgence de première ligne et des services externes généraux; — Il consacre une partie de son temps à la prévention et à la promotion de la santé de la population.EXIGENCES: * — Etre médecin omnipraticien reconnu par la Corporation Professionnelle des Médecins du Québec; — Avoir la capacité et l'intérêt de travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire; — Formation en médecine communautaire de préférence.TRAITEMENT : — Selon les échelles de traitements de la politique salariale et administrative du ministère des Affaires Sociales.UN AGENT D’INFORMATION FONCTIONS: — Il choisit, recueille, transforme, à l'occasion synthétise ou adapte des informations pour fins de présentation, et enfin les transmet selon diverses techniques é une population visée.— Il se concentre sur des activités dans des domaines tels que celui de la rédaction, de la conception et de la production d'émissions de radio et de télévision, de la gestion de services de documentation, de l'élaboration et de l'éxécution de programmes de relations publiques ou Internes.— Il peut aussi se voir confier d'autres travaux relevant de sa compétence.EXIGENCES : — Posséder un premier diplôme universitaire terminal, dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d'études dans une des disciplines des sciences de l'homme, ou dans une autre disciplina universitaire appropriée.TRAITEMENTS: — Selon las échelles danraitements an vigueur.Les personnes Intéressées é un d» csa postes doivent faire parvenir leur demande accompagnée d’un curriculum vltee eu plus tard le 1S avril è: J.M.Bourgaauft Directeur général CISC d*a Trota-Saumoné C.P.2S0 St-J**n Port-Joli, Qué.Q0R 3Q0 des PROFESSEURS de français à temps plein et à temps partiel : — cours d'été .27 juin 1976 au 31 juillet 1976; — année académique .1 août 1976 au 31 juillet 1977.Nous sommes à la recherche de professeurs de français é temps plein et à temps partiel possédant une expérience antérieure de l'enseignement.Les candidats devront avoir l'expérience suivante: — méthodes variées d'enseignement: — enseignement aux débutants.Unn diplôme émanant du Québec est souhaitable Le degré requis est un M A.Ou l'équivalent.Un dossier sans les qualifications précitées ne sera pas pris en considération.Envoyez votre curriculum vitae détaillé et lettres de références à : P.J.Spratt.principal Capilano College ' 2055 Purcell Way North Vancouver.B.C.V7J3H5 Date limite: 26 avril 1976.Les entrevues auront lieu à: VANCOUVER du 3 au 6 mai inclusivement MONTRÉAL du 10 au 12 mai inclusivement.UMVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA La Bibliothèque de l'Université d’Ottawa eal é la recherche de bibliothécaires bilingues (français et anglais).Les postes disponibles de niveau supérieur, requièrent des bibliothécaires d’expérience.BIBLIOTHÉCAIRE III Bibliothèque de droit - droit civil - référence.TRAITEMENT : $12.916.00 à $16.314.00 Le (la) candidat (e) recherché (e) doit être diplômé (e) en-bibliothéconomie.Une préférence sera accordée aux détenteurs d'un diplôme en droit civil ou possédant une grande connaissance des services de la documentation juridique.Le (la) titulaire doit donner plusieurs heures de cours d'introduction aux instruments de recherche en droit, donc une expérience pédagogique est souhaitable.SPÉCIALISTE EN BIBLIOTHÈQUE III Bibliothèque Morisset - cataloguage.TRAITEMENT : $11.968.00 à $16.550 00 Le (la) titulaire accomplit des tâches professionnelles de cataloguage original de la section arts, langues et lettres L'objectif premier de la (onction est d'assurer le cataloguage soit de documents se rapportant â un sujet difficile, soit de documents en une autre langue que le français et l'anglais.Le (la) candidat (e) recherché (e) doit posséder un diplôme en bibliothéconomie, ainsi que de l'expérience avec le système de la "Bibliothèque du Congrès ".Il (elle) devra en outre être bilingue (français et anglais) et posséder une connaissance des langues romanes.BIBLIOTHÉCAIRE II Bibliothèque Morisset - Éducation permanente TRAITEMENT : $11.988.00 é $16.550.00 L’objectif premier de ce poste est d'offrir des services professionnels et conseiller les membres du personnel ainsi que les étudiants participant aux programmes de l'éducation permanente, dans les centres art-campus.Le (la) titulaire, sera appelé (e) é voyager dans un rayon de 100 milles et devra pouvoir utllieer une automobile.Le (la) candidat (e) recherché (e) devra être diplômé (e) en bibliothéconomie et possède une bonne connaissance des systèmes de bibliothèque ainsi que des cours offerts en Education permanente.Lee candidats intéressés sont priés d'envoyer leur curriculum vltae i l’attention de : Monsieur William Trépanior Agent d* recrutement Université d’Ottawa 110 WUbrod, Ottawa, Ontario .K1NSN5 Voir autres Carrières et Profeeeions, en pagee 19, 21 et 22 UNIVERSITÉ DE MONCTON RECHERCHE PROFESSEURS DE TRADUCTION FONCTIONS : Enseignement à tous les niveaux du Baccalauréat spécialisé en traduction de l'anglais au français.CONDITIONS: Formation universitaire, expérience professionnelle comme traducteur et réviseur, de préférence dans des domaines techniques.RANG ET Selon la formation et l'expérience TRAITEMENT: professionnelle.entrée en FONCTION: Le 1er juillet 1976.Prière de faire parvenir son curriculum vitae à : Rolind Viger Diracfntr Département da traduction al de lingues Université de Menclon Moncton.N.-B.E1A3E9 C.L.S.C.Basse-Ville 355.Marie-de-l'lncarnation Québec G1N 3G9 (418)687-2330 Le Centre Local de Services Communautaires (C.L.S.C.) Basse-Ville de Québec requiert les services 1) d’une NUTRITIONNISTE FONCTIONS: — Effectuer des consultations auprès de familles de groupes et d'individus sur les problèmes touchant la nutrition.— Mettre sur pied et exécuter les programmes ayant une approche communautaire d’éducation, d'information et de prévention.— Collaborer avec les équipes multidisciplinaires d'intervention auprès des familles, des personnes âgées et de tout autre individu nécessitant des services de nutrition.— Conseiller les équipes médicales et sociales en matière d’alimentation.— Réaliser des documents audio-visuels ou écrits d'éducation à la nutrition.— Réaliser l'évaluation des problèmes prioritaires de nutrition dans la Basse-Ville.EXIGENCES: — Connaissances approfondies dans le domaine de la nutritipn.— Diplôme universitaire en sciences de l'alimentation ou expérience équivalente.— Expérience ou formation au travail de groupe.— Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire 2) d’un CONSEILLER SOCIAL FONCTIONS: — Prendre en charge la responsabilité de la garde sociale au CLSC.— À ce titre : • recevoir les nouvelles demandes de service social; • répondre aux demandes nécessitant des démarches immédiates (aide situationnelle); • fournir une information situationnelle; • faire l'inventaire des ressources du milieu au plan social; • orienter les demandes vers le service adéquat; • établir des modes de collaboration avec les ressources internes ou externes; • développer des services concrets en fonction des besoins immédiats.EXIGENCES: — Diplôme d'études collégiales en technique d'assistance sociale ou expérience équivalente.— Intérêt et habileté pour un travail de garde, de dépannage et de premiers contacts.— Connaissance des ressources sociales du milieu.— Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire.— Capacité de travailler en équipe multidisciplinaire.3) d’un ANIMATEUR-ANALYSTE FONCTIONS: — Etre responsable de la conception et de la réalisation des activités propres â la communication à l'intérieur du programme Recherche-Communication — Travailler de façon particulière à établir une communication plus étroite avec la population par les moyens suivants : • cueillette et identification des besoins du milieu: • cueillette des réactions du milieu par rapport aux activités et services du CLSC; • utilisation des média d'information pour des lins d'information.d'éducation et de prévention; • vulgarisation d'une information adéquate concernant les ressources du milieu; • conception et réalisation de documents audio-visuels et écrits dont le journal "Pourquoi Pas”; • soutien et service aux groupes populaires dans la conception et la réalisation de documents audio-visuels et écrits: • collaboration avec les autres équipes du CLSC, EXIGENCES: — Connaissance des média d’intormation de la région.— Facilité d'expression orale et écrite.— Aptitude à vulgariser l'information.— Connaissance de l'utilisation des moyens audio-visuels çt de la réalisation de documents de même ordre — Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire — Intérêt marqué pour : e les questions d'éducation et de prévention; e le travail polyvalent; e le travail en équipe.— Bonne expérience en communication ou diplôme universitaire avec expérience.TRAITKMENT : Selon les échelles de salaire en vigueur dans les établissements de santé et de services sociaux.Les personnes Intéressées é l'un ou l'autre de ces trois (3) postes doivent compléter la tormule de demande d'emploi disponible eu CLSC Basse-Ville avant 17 heures, le 9 avril 1976; cas personnes doivent Indiquer clairement le poste auquel elles présentent leur candidature.Faire parvenir le tout A ; Madamoiaalle Franclna Marquis Sacrétaira d* dlractlon C.L.S.C.BASSE-VILLE 355, ru* Matt* d* L'Incarnation Québoc I, Qué.J i Le Devoir, samedi 27 mars 1976 • 21 CISC Longueuil-Est RECHERCHE UN INTERVENANT SOCIAL FONCTIONS: — Assurer un support adéquat à l’usager en période de crise: identifier les problèmes, évaluer les solutiions et planifier le traitement; — Assurer la référence et la relance; — Travailler avec les groupes; Participer aux activités d’une équipe multidisciplinaire; Favoriser la prise en charge des problèmes par l’usager; Agir comme personne-ressource au sein du programme “médecine familiale”.EXIGENCES: — Diplôme universitaire 1er cycle, service social; — Expérience d’au moins deux (2) ans; — Aptitude au travail multidisciplinaire; — Expérience de travail avec groupes; — Intérêt à l’approche préventive.TRAITEMENT: — Selon les normes du Ministère des Affaires so- ciales.Faire parvenir votre ccrriculum vitae avant le 20 avril 1976 à: CISC Longueuil-est 2450, rue Villiers Longueuil, QUé.VILLE DE SAINT-HUBERT OFFRE D’EMPLOI SUPERVISEUR DU CENTRE SPORTIF DESCRIPTION SOMMAIRE DE LA TACHE Selon les directives et sous l'autorité du comité de gestion qui représente la Ville de Saint-Hubert et la Commission Scolaire Régionale de Chambly: — administre le centre (piscine, patinoire, et locaux annexes): — applique les règlements du comité; — fait respecter le calendrier d'opération: — dirige le personnel; — contrôle les besoins en équipement et maintient l’inventaire à jour; — prépare le budget qu’il soumet au comité: — sera appelé à travailler selon un horaire variable.PREREQUIS — âge minimum de 25 ans: — expérience pertinente dans l'administration d'un organisme sportif de ce gencre; — tout diplôme en loisirs serait un atout.REMUNERATION Entre $10.000.et $15.000.par an.Toute personne désireuse de poser sa candidature devra taire parvenir un curriculum vitae à l'adresse suivante, et ce.avant le 1er avril 1976.Service du Personnel 3350 Grande Allée Ville de St-Hubert, Qué.V.y LE COLLÈGE FRANÇOIS-XAVIER GARNEAU (CEGEP) CONCOURS NO : 03-076-01 : PROFESSEUR (à temps plein) RESPONSABLE du DÉPARTEMENT DE TECHNIQUES DE RÉADAPTATION QUALIFICATIONS REQUISES : — Diplôme universitaire de premier (1er) cycle, dans une discipline appropriée.CONCOURS NO : 03-076-02 : PROFESSEUR (A temps plein) RESPONSABLE du DÉPARTEMENT de TECHNIQUES AUXILIAIRES DE LA JUSTICE QUALIFICATIONS REQUISES : — Diplôme universitaire en Criminologie et/ou en Droit; — Expérience dans l'enseignement collégial souhaitable EXIGENCES PARTICULIÈRES : — Ce professeur devra pouvoir enseigner l'un ou l'autre des cours suivants des programmes Techniques policières (310.01) et Techniques correctionnelles (310 02) répartis sur 5 sessions : Criminologie Pénologie Criminologie judiciaire Droit pénal Criminologie juvénile DATE D’ENTRÉE EN FONCTION : Septembre 1976 CANDIDATURES : Les personnes intéressées doivent faire parvenir un bref curriculum vitae avant le 31 mars 1976, à 16:00 heures, en mentionnant le numéro du concours i : RICHARD GAUTHIER Secrétaire Général et Directeur du Pereonnel 1660, boul.de l'Entente C.P.«300, SIHery, GIT 2S5 \___________________________________________y PROFESSEURS BILINGUES Les Écoles Catholiques de l’Alberta vous invitent Jouissez d’un emploi professionnel dans un centre attrayant de notre belle province.L'Association des Commissaires Catholiques de l’Alberta fera prochainement un tour de recrutement dans votre région.On vous invite pour l’année scolaire 1976-77 à considérer un poste dans nos écoles.Il y aura des ouvertures à l’élémentaire et au secondaire dans toutes les matières.Pour une entrevue ou d'autres informations contactez, Le Centre de Main-d’œuvre, Universités de Ottawa, de Concordia ou de McGill V J UNIVERSITÉ DE MONCTON RECHERCHE PROFESSEURS EN SERVICE SOCIAL FONCTIONS: Enseignement, au programme de Baccalauréat en service social, de la méthodologie, les politiques sociales et la formation pratique.CONDITIONS: Une préférence sera accordée aux candidats possédant une formation académique de troisième cycle et de l’expérience.RANG ET TRAITEMENT: Selon la formation et l'expérience.ENTRÉEEN FONCTION: Le 1er juillet 1976.Faire parvenir son curriculum vitae à : V Monsieur Jos laviolette.Directeur Département de service social Université de Moncton Moncton.N.-B.E1A3E9 y r Le département d’histoire de L’UNIVERSITÉ LAURENTIENNE recherche UN PROFESSEUR D’HISTOIRE pour enseigner l’histoire de l’Europe contemporaine (XIXe - XXe siècles) Qualifications: La préférence sera accordée aux candidats spécialisés en histoire de l'Europe contemporaine détenant un PhD (ou l'équivalent) et possédant de l’expérience.Salaire selon la compétence et l'expérience.Préférence aux candidats bilingues.Contrat d'un an avec possibilité de renouvellement.Adressez sa demande, accompagnée d'un curriculum vitae, à V Monsieur Angus Gilbert, directeur, Département d'histoire, Université Laurentienne, SUDBURY (Ont.) P3E 2C6 I LE CLSC DE LA DESERT (MANIWAKI) ' est à la recherche d'un — PRATICIEN SOCIAL FONCTIONS: Sous la direction du coordonnateur, fait : — des évaluations de cas; — assure des services de première ligne (dépannage, information, référence, relance, etc.); — des traitements psycho-sociaux; — participe à l’élaboration des programmes dans un cadre multidisplinaire; — aide la clientèle à remplir les formulaires et autres tâches jugées connexes.EXIGENCES: — être polyvalent, flexible et disponible; — connaissance d'un milieu semi-rural; — diplôme universitaire de préférence au niveau du deuxième cycle (M A., M.PSY., M.S.W., ETC.) * dans une discipline reliée directement au travail; — aptitude au travail d'équipes et intérêt pour rapproche communautaire; — auto requise.CONDITIONS SALARIALES : — selon les normes du M A.S.Faire parvenir votre curriculum vitee avant le 2 avril 1976.i : Monsieur Maurice Aumond Directeur Général CLSC da la Déaart 144 Principaie-aud Maniwaki, P.Q.Tél.: 1(119)449-2513 J9E1Z6 J PROFESSEUR DE DESSIN PUBLICITAIRE — avec expérience.— cours: jour& soir.Voir autre?; Carrières et Professions, en pages 19, 20 et 22 Envoyez votre curriculum vitae à: V Dossier 2609 Journal Le Devoir c.p.6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR DES SERVICES ADMINISTRATIFS CLAIR-FOYER INC.CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE ^0111*01^5^ POSTE OUVERT y y POSTE : Coordonnateur placement en colonies vacances ENDROIT : Ressources, siège social.FONCTIONS : Coordonner le placement des enfants qui relèvent du Centre de services sociaux de l'Oufaouais.en colonie de vacances.Catégorie: Centre d'Accueil pour enfants déficients mentaux, couvrant tout le Nord-Ouest Québécois.L'étendue de ses ressources comprend le Centre d'Accueil (120 employés) un Pavillon près de Val d’Or (16 employés) et un Foyer de Groupe.Le plan quinquennal prévoit l'implantation d'un réseau de Foyer de Groupe et d’ateliers protégés dans les principales villes du Nord-Ouest.Fonctions: Sous l'autorité du Directeur Général, le Directeur des Services Administratifs planifie, coordonne et contrôle les activités relatives au personnel, au contrôle budgétaire, à la comptabilité et aux services auxiliaires, dans le but d'assurer une gestion adéquate des ressources humaines, matérielles et financières de l’établissement.Exigences: Etre détenteur d'un diplôme universitaire de premier cycle en sciences de l'administration ou posséder une expérience d'au moins 5 ans dans un poste similaire à l'intérieur du réseau des Affaires Sociales.Rémunération: Rémunération compétitive et selon les qualifications Inscription: Faire parvenir sa demande et son curriculum vitae, avant le 10 avril 1976 à l'adresse suivante: y CLAIR-FOYER INC.a/s le comité de sélection 841,3e rue Ouest Amos, J9T 3A6 QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en récréologie ou service social, ou.diplôme d'études collégiales en assistance sociale avec expérience pertinente.Expérience si possible de travail dans les ressources “plein DURÉE DE L'EMPLOI : 6 mois PRIÈRE DE FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE 10 AVRIL 1976 AU: y SERVICE DES RESSOURCES HUMAINES CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’OUTAOUAIS 105, boul.Sacré-Coeur, Hull, P.Q.J8X1C5.y FOYER DE FORTIERVILLE INC.Centre d'Accueil pour personnes âgées de 43 places.Classe 13 A DIRECTEUR GÉNÉRAL Université Laval PROFESSEUR DE COMMUNICATION Champ de spécialisation: FONCTIONS: — Le directeur général a toutes les fonctions et pouvoirs définis à l'article 70 de la loi sur les services de santé et les services sociaux, chapitre 48-1971.amendée chapitre 42-1974 Entre autre, il planifie, coordonne, dirige et contrôle toutes les activités de ('établissement.Sous l'autorité du Conseil d'administration, il voit à la préparation du budget et assume la responsabilité d'un système efficace de gestion.Il assure la mise en oeuvre des résolutions du Conseil dont il fait partie EXIGENCES: — Doit posséder un diplôme universitaire en science humaines ou en sciences administratives, ou en tout autre domaine connexe ou L’ LJ Théories de communication; analyse de contenu; communication institutionnelle.Qualifications: Etre muni d’un doctorat en communication, ou être sérieusement engagé dans des études y conduisant.Fonctions: Enseignement, recherche, participation aux activités du secteur.Début de l’engagement: été 1976 Les candidats Intéressés sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae et le nom de deux répondants immédiatement à l'adresse suivante: M.Roger de la Garde Local 5303, Pavillon De Koninck, Univeraité Laval, Québec G1K7P4 Tél: 656-3383 Cité universitaire, Québec Le Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke est à la recherche d'une : posséder une formation collégiale et jouir d’une expérience administrative jugée valable dans le secteur des affaires sociales ou toute autre expérience pertinente à ce poste RÉMUNÉRATION: — selon les normes du ministère des Affaires sociales Minimum $12.821.00- maximum: $18.073.00 Échelle de salaire 1975 en voie de révision.INSCRIPTION: — Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 19 avril 1976 à l'adresse suivante: secrétaire du Conseil d'Administration Foyer de Fortierville Inc.Fortierville Lotbinière, Québec G0S 1J0 '° tu.* lOOO.«DUC JOLI Bon •AINTC-rOY.QutBCC OIV 3Z« eSoinlt- Joy DIRECTEUR GÉNÉRAL (Concours ouvert également aux femmes et eux hommes) La Commission scolaire de Sainte-Foy est à la recherche d'un(e) candidat(e) pour occuper les fonctions de directeur général au sein de son organisme élémentaire ayant une clientèle scolaire de 8.299 élèves COORDONNATRICE DES PROGRAMMES DE NURSING EN SANTÉ COMMUNAUTAIRE LES FONCTIONS: — Veille è l'exécution des décisions du conseil des commissaires el du comité exécutif — Assure la liaison entre le conseil des commissaires el le comité exécutif.d'une part, et l'administration, d'autre part — Membre du comité exécutil mais sans droit de vote Description de* (onction* : — Sous l'autorité hiérarchique du directeur, participe è la gestion du département — En collaboration avec les autorités du DSC.elle voit à la planification, l'exécution et l'évaluation des programmes — Est également responsable du recrutement des infirmières autorisées et de leur formation en cours d'emploi — Assume entre autres la responsabilité de la qualité des actes infirmiers dans le cadre des programmes de santé communautaire — Dirige l'administration laquelle comprend le personnel cadre, gérance, professionnel administratil technique, de secrétariat et ouvrier.— Volt à l'élaboration des politiques de la commission — Voit a la réalisation des étapes du processus de gestion — Assume le "leadership " de son administration — Volt a l'élaboration d'une politique de pertectionnement de l'ensemble de son personnel — Volt à l'élaboration d une politique de la commission Exigence* : Le ou la candidat(e) doit détenir un permis de pratique en règle de TO I I Q et posséder une formation universitaire en sciences infirmières de préférence dans le secteur de la santé publique Le ou la candidat(e) comptera une expérience de 5 années dans des postes comportant des responsabilités administratives où ses connaissances en administration et en recherche ont été mises à profit Des aptitudes au leadership, au travail en équipe et â la gestion du personnel sont des attributs essentiels pour détenir ce poste Toute personne intéressée devra poser sa candidature accompagnée d'un curriculum vitae avant le 10 avril 1976 è La Direction du Paraonnol a/aM.Yvt* Dubrtuil, Responsable Secteur Emploi, Centro Hospitalier Univeraltaire Sherbrooke.P.Q.Toute correspondance sera tenue confidentielle — A la responsabilité de l'ensemble des champs d'activités de la commission.LES CRITÈRES D'ADMISSIBILITÉ: a) Une formation universitaire (diplôme universitaire de ter cycle) exigeant au moins t7 ans de scolarité et de prétérence.une formation universitaire comprenant un diplôme universitaire de second cycle: b) Une expérience démontrant une habileté à résoudre des problèmes d'ordre administratif et technique complexes.c) Une expérience accumulée, de préférence, dans le système d'enseignement et comportant au moins trois (3) années dans un poste de cadre LE THAI i EMENT: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de I Education è l'égard d'une commission scolaire dispensant l'enseignement élémentaire è plus de 7.000 élèves Les candidats(es) intéressés!êes) devront taire parvenir leur curriculum vitae le ou avant le lundi 5 avril 1976.16 h 30 à l adresse suivante CONCOURS HC-0 COMMISSION SCOLAIRE STE-FOY 1000, Joli-Bols Sslnto-Foy OIV 326 V__________________________________________________________J - * Le Devoir, samedi 27 mars 1976 UNIWRSITË DE MONTRÉAL département de science politique PROFESSEUR •n relations internationales (plein temps) DOMAINES PRIVILÉGIÉS: • Enseignement des cours: Introduction en Relations inter- nationales et organisations internationales • un champ d’intérêt en études régionales ou analyse des systèmes politiques d’Asie ou d’Europe de l’Ouest de préférence.EXIGENCES: Doctorat en Science politique DATE D’OUVERTURE DU POSTE: 1er juin 1976 SÎJE DE CLÔTURE POUR LA RÉCEPTION DES DEMANDES: 31 mars 1976.Les candidats doivent joindre à leur curriculum vitae leurs diplômes, la liste de leurs publications et trois lettres de référence.M.Robert Boily, Directeur, Département de Science politique.Université de Montréal, C.P.6128, Montréal 101, P.O.Le Collège Universitaire de Hearst Affilié A l’Université Laurentienne A.POSTE PERMANENT Le Collège Universitaire de Hearst est présentement à la recherche d’un professeur de commerce et d’administration, bilingue de préférence.Ce poste doit être rempli pour juillet 1976.TAche : la principale tâche de ce professeur sera de donner des cours à des étudiants qui aspirent au baccalauréat ès arts avec concentration en études commerciales.Titres requis : M.B.A.ou l'équivalent.Traitement : à partir de $15,000., selon les titres et l'expérience, plus les avantages sociaux.B.POSTES POUR L’ÉTÉ 1976 Le Collège Universitaire de Hearst est présentement à la recherche de professeurs pour donner les cours d'été suivants du 5 juillet au 13 août 1976 : Anthropologie : Populations amérindiennes Anthropology : Physical Anthropology Français : Communication et écriture; Littérature et cinéma Géographie : Développement nordique Kistory : Canadian-American Relations; Interpretation and Study of History Sciencv Politique : Gouvernement canadien Psychology : Developmental Psychology Sociologie : Famille; Méthodes de recherche; Comportements sexuels de l’homme et de la femme.Titres requis : M.A.ou l’équivalent Prière d’adresser votre curriculum vitae à : Tremblay, directeur Universitaire de Hearst, SI C.P.5! Hearst, Ontario.POLI NO Minittér* du Solicitaur général Servica pénitantiaira Canadian Uval (Québac) COORDONNATEUR DU DÉVELOP- PEMENT SOCIAL Traitemant: $19 128 - $21 737 (an cours da révision) No da référanua: 76491-1 f 10) Fonction* Sous la direction du directeur régional adjoint (programmes des détenus) et sous la surveillance fonctionnelle du directeur du développement social aux quartiers généraux, développe et coordonne, dans les différentes institutions de la région, les programmes de développement social: activités physiques et sportives, activités socio-culturelles, activités de passe-temps et d’artisanat, bibliothèque, visites et correspondance, participation volontaire des citoyens; entretient des relations utiles avec des agences privées et publiques ainsi qu'avec différents ministères fédéraux et provinciaux ; forme et supervise le personnel professionnel et technique de la division et procède é l’évaluation des programmes de développement social en fonction des objectifs préétablis.Conditions da candldatura Formation universitaire en sciences humaines et antécédents de travail confirmant des aptitudes manifestes dans l’élaboration, la présentation ou la mise en oeuvre et l’évaluation de programmes variés de réintégration sociale.La connaissance du français est indispensable.orter candidat hire de demende d'emploi C.F.P.367-4110 let bureau» de potte, let centret f éditeur , et let bureaux de te Commission de le 1 du Canada, - et le faire parvenir t : nomiques i fonction publique du Canada made Laurier, bureau B-1655 t Laurier K1AOM7 avril 1976 avril ¦appeler le numéro de référence approprié.à i \ Voir autres Carrières et Professions, en pages 19, 20 st 21 r SERVICE DES LOISIRS f HÔPITAL NOTRE-DAME Centre hospitalier affilié à l’Université de Montréal PSYCHOLOGUES référence : 04-23-21F La Commission Scolaire Régionale de la Côte-Nord est à la recherche de psychologues pour son territoire.FONCTION : Le rôle principal du psychologue est de fournir une assistance technique professionnellle aux élèves en v ie de leur intégration et de leur adaptation en milieu scolaire.EXIGENCES: • Maîtrise en psychologie, ou plus; • Être membre de la Corporation des psychologues; • Fournir une attestation d’études.ANIMATEUR SPORTIF La Cité de Saint-Jérôme est à la recherche d’un animateur sportif pour son service des loisirs.DESCRIPTION DE LA FONCTION: Sous l’autorité du Directeur du service: Planifier, organiser, coordonner et effectuer les différentes activités suivantes: baseball, crosse, ski alpin, ski de fond et activités sur glace extérieure.Recruter et animer le personnel bénévole collaborant à la bonne marche de ses activités.Favoriser le développement de nouveaux projets.Voir au bon fonctionnement des activités pour les différentes saisons.QUALIFICATIONS: Baccalauréat en récréologie ou études et expérience équivalente.AGENT DE PERSONNEL » SECTION: — bénéfices marginaux.FONCTIONS: — voir à l’administration de tous les plans d’assurance-vie et maladie, d'assurance-salaire et de fonds de pension (cadres et employés).TÂCHES: — établir des communications constantes avec tous les participants aux différents régimes.— exécuter la mise à jour des fichiers nécessaires au bon fonctionnement des opérations.— assurer une collaboration étroite avec les organismes concernés (ministère, compagnie et autres).EXIGENCES: — détenir un diplôme d'études collégiales en techniques administratives, option personnel, ou l'équivalent.— posséder une expérience pertinente du milieu hospitalier -la connaissance dn i, dactylographie serait un atout.TRAITEMENT: Entre$9,192.et$17.116.(échelle 74-75) selon la scolarité et l'expérience reconnues.FIN DU CONCOURS: le 9 avril 1976 ENTRÉE EN FONCTION : immédiate Prière de faire parvenir les documents à l’attention de la personne en titre en mentionnant le numéro de référence donné ci-dessus.V Conrad-H.Charbonneau, directeur Services au personnel C.S.R.Côte-Nord 275, Soul.LaSalle Baie-Comeau, Qué.Tél.: 296-6691 y Technicien en loisirs avec quelques années d'expérience.SALAIRE: Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 2 avril 1976, à: f Commission Scolaire Régionale du Saguenay^ Le salaire sera établi selon l’échelle actuellement en vigueur pour les cadres de la Cité.et.en plus le candidat bénéficiera d’avantages sociaux intéressants.Joute personne intéressée à ce poster devra taire parvenir son curriculum vitae à l’adresse ci-dessous mentionnée avant le 31 mars 1976.Directeur du personnel, Cité de Saint-Jérôme, 280, rue Labelle, Saint-Jérôme, Qué.J7Z 5L1 V J PROFESSEURS DE FRANÇAIS Niveau élémentaire, Bilingues L'Edmonton Public School Board est à la recherche de professeurs de français pour enseigner dans des classes d’immersion française au niveau de la maternelle, de la première et deuxième année pour l'année scolaire 1976-77 et ce, à partir du 7 septembre 1976.Les candidats doivent être bilingues.Toutes les demandes seront examinées mais la préférence sera accordée aux candidats qui ont une expérience dans l'enseignement.Les candidats devront posséder les qualifications nécessaires pour l'obtention d’un certificat d'enseignement en Alberta.SALAIRE (présentement en négociation) 16 ans de scolarité - minimum $11,400 maximum $19,200 Pour obtenir do» formulaire» de demande d’emploi, veuillez voue adresser eu CENTRE DE MAIN-D’OEUVRE DU CANADA, Cadres Administratifs et Profeseionnelt, 900 Place Victoria, suite 904, Montréal, è l’attention de M.George Rogers.Centre de , Canada ' Main-d'œuvre Manpower du Canada Centre M,i'r ci af,ivr«* Manpower and rt |m'T,.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.