Le devoir, 24 mars 1976, Supplément 1
essou un supplément LE DEVOIR f-\ Le coût de réducat ion « -par- PIERRE MARTIN ques a l’endroit du secteur privé représentent environ 4% des dépenses du secteur public pour la période 1970-1974.Une autre facette des dépenses de l’éducation concerne les bourses accordées aux étudiants, les prêts garantis par le Gouvernement et les intérêts payés sur ces prêts.L’aide totale, sous forme de bourses et de prêts garantis, passée de $42,7 millions en 1966/1967 à $46,8 millions en 1973/1974, a fluctué à la baisse en 1967/1968 et à la hausse jusqu'en 1971/1972, pour se stabiliser à un taux de croissance de 2,3% en 1972/1973 et en 1973/1974.Au cours de l’année 1974/1975 et de l’année en cours, cette aide totale aux étudiants a atteint de nouveaux sommets de $53,7 et $64,7 millions.Pendant bon nombre d’années, les dépenses en éducation représentaient la plus grande partie des dépenses gouvernementales, ne cédant le pas au secteur des affaires sociales qu’au cours des quelques dernières années.Le rapport des dépenses de l’État en éducation sur l’ensemble des dépenses gouvernementales s’est accru de façon régulière, passant de 25,2% en 1965/1966 a 30,1% en 1971/1972.Pour les années suivantes, ce rapport diminue, passant à 28,9% en 1972/1973, puis à 26,5% en 1975/1976.Dépenses comparées à celles des autres provinces et du Canada Pour fins de comparaisons avec les autres provinces, nous utilisons d'abord la période 1966/1967 à 1973/1974 qui a servi aux analyses faites pour la revue des politiques de 1 éducation au Canada de l’OCDE.Au cours de cette période le Québec a connu un taux d’accroissement de ses dépenses en éducation de 170,6%.Ce taux est nettement plus élevé que celui des autres provinces canadiennes.En effet, pour la même période, les provinces de l’Atlantique afficnent un taux d’augmentation des dépenses en éducation de 141,4%i ; l’Ontario de 132,8'/i ; et les provinces de l’Ouest de 110,1%.(voir graphique 7) Donc, si l’on ne considère que le pourcentage d’accroissement des dépenses en éducation, l’effort du Québec se révèle des plus significatifs.Cette mesure doit cependant être relativisée par d’autres indicateurs qui témoignent, notamment, du grand retard qu’accusait le Québec à ce chapitre.L’augmentation de 170,6% au cours des sept années considérées a fait passer de 22,7% à 26,5% la pro- periode, pour l’ensemble du Canada, il passait de 8,3% à 10,2%.Pour les années 1971 à 1974, la baisse observée de la part du revenu personnel consacrée à l’éducation a été moins marquée au Québec que pour l’ensemble du Canada, (voir graphique 8).Les prochaines années Pour jeter un éclairage sur les prochaines années, analysons sommairement quelques facteur déterminant l’importance de l’effort consenti à l’éducation.Le premier est sans doute la croissance du produit national brut (P.N.B.).Dé façon générale, les nations occidentales consacrent entre 7% et 8% de leur produit national brut à l’éducation.Au Québec, le rapport entre les dépenses en éducation et le produit national brut est passé de 5,5% à 9,3% entre 1965-66 et 1971-72.On note une courbe moins prononcée au Canada pour les mêmes années, soit de 6,2% à 8,9%.Dans les deux cas, ce rapport décroît en 1972-73 et 1973-74; au Québec, il passe de 9,3% à 8,9%; au Canada, il décroît de 8,9% à 8,1%.Ces chiffres indiquent que les dépenses en éducation ont crû plus rapidement que le produit national brut.Ils indiquent également qu’en période de croissance des dépenses en éducation, le rapport entre ces dépenses et le P.N.B.a crû plus fortement au Québec qu’au Canada et qu’à compter de 1972-73, ce rapport décroît moins rapidement au Québec qu’au Canada.Au cours des années à venir, on s'attend à ce que la croissance des dépenses publiques en éducation se stabilise autour du taux de croissance du P.N.B.Un deuxième facteur: l’allocation globale des dépenses gouvernementales et le choix des priorités d’intervention.Un point semble d’ores et déjà acquis: les taux de croissance qu’ont connus les dépenses en education à la suite de la réforme des années 60, sont choses du passé en raison de la diversification des interventions gouvernementales (secteur des affaires sociales, habitation, environnement.) qui commande des rajustements continuels des ressources disponibles.Un troisième facteur: le niveau de dépenses peut varier plus ou moins selon les décisions qui seront prises quant au maintien ou à la hausse des services éducatifs offerts, d'une Part, et d’autre part, quant à éducation des coûts unitaires de ces services.La combinaison de ces deux éléments représente l'une des difficultés importantes de l'analyse et de la des prochaines années: — la génération des femmes en âge de procréer, issues du "baby boom” de l’apres-guene, qui va créer un ne jveau “baby boom” de moindre amplitude vers la fin des années 1970 et le début des années 1980; — l’arrivée des générations moins nombreuses nées au cours des années 1960; — le vieillissement relatif de la population.De même, pour analyser les fluctuations des clientèles scolaires, il faut tenir compte du fait que la composition de ces clientèles est basé sur deux phénomènes: — l'évolution de la structure d’âge de la population; présentant une structure d’âge plus vieille.Ce vieillissement relatif de la population se traduira aussi par un nouveau partage des ressources entre les dimensions culturelles, éducatives, sociales et économiques des missions gouvernementales.Dans ce cas, il faudrait sans doute prévoir une diminution relative des ressources financières mises à la disposition du système scolaire.Pour résumer ce tableau, voici une série d’énoncés qui permettent de situer le financement de l’éducation dans le contexte déjà décrit: — Par rapport à la moyenne canadienne, le Québec consacre à l'éducation une proportion lé- \ au Quebec — l’intensité de la fréquentation scolaire.Au cours de la décennie 1970, nous connaîtrons une diminution considérable des clientèles à la maternelle ainsi qu’aux niveaux élémentaire et secondaire.A titre d'exemple, alors qu’il y avait 693,961 éleves à l’élémentaire en 1974-75, on en retrouve 662,400 en 1975-76 et on en prévoit environ 623,100 en 1976-77, soit une diminution de 70,761 élèves ou de 10,2% en deux ans.Les répercussions de ces diminutions de clientèles se feront sentir au niveau collégial à la fin de la présente décennie et au niveau universitaire au début des années 1980.A titre d’indications sur l’ampleur de ce phénomène, on pourra consulter le graphique 9 qui porte sur l'évolution aes populations d’âge scolaire de 1966 à 1986.Soulignons aussi que les effets prevus du deuxieme “baby boom" vont commencer à se faire sentir au début des années 1980 à la maternelle et au niveau élémentaire.Puis, vers la fin des années 1990, les “petites générations” vont à nouveau Faire baisser les clientèles à la maternelle.Il faut donc prévoir des fluctuations pratiquement continuelles de clientèles scolaires pour les prochaines 25 années avec des cycles dont les amplitudes iront cependant en diminuant.Ces fluctuations des populations seront au surplus modifiées par les taux de fréquentation scolaire.On a noté que ces taux ont fléchi récemment à la gèrement supérieure de son revenu personnel ou de son produit national brut: — le rythme d’accroissement des budgets de fonctionnement va se stabiliser; en raison de la diminution du nombre d’élèves, d'une part, du maintien de certains coûts fixes et de l’évolution des masses salariales, d’autre part, les coûts par élève vont augmenter; — les modes de subventions quasi-automatiques basés sur le nombre d’élèves (qui, en période de fluctuation des clientèles, risquent de fausser l’allocation des fonds), feront place à un type de financement davantage lié à l'identification des priorités et à la poursuite d’objectifs spécifiques; — de nouvelles modalités de gestion seront adoptées afin de mieux évaluer les résultats des activités éducatives et d’allouer les fonds en conséquences; — des choix délibérés d’interventions sélectives seront faits en faveur de population moins bien servies que la moyenne par les développements quantitatifs des dernières années comme les milieux défavorisés ou les populations adultes (dont l’importance relative va s’accroître); — un objectif général du système d’éducation devra, de toute évidence, être maintenu: l'augmentation des taux de scolarisation et, en conséquence, la recherche de solutions appropriées aux problèmes des échecs et de l'abandon scolaires.Dans l'allocation de fonds publics à l'éducation, les phénomènes démographiques conser- ¦ Au cours des dix dernières années, l’éducation au Québec a fait l’objet de développements majeurs qui se sont notamment traduits par une croissance importante des clientèles scolaires et de leur niveau de scolarisation, par l’augmentation des personnels et de leurs qualifications ainsi que par l’addition de nombreux équipements.Ces changements ont eu des répercussions directes sur les coûts de l’éducation.Pour illustrer cette situation, nous analysons d’abord l’évolution des dépenses en éducation au Québec pour ensuite les comparer à celles des autres provinces du Canada.En dernière partie, nous jetons un coup d’oeil sur les prochaines années.àlrheuredes€ -X L’évolution des dépenses Les dépenses totales (fonctionnement et immobilisation) en éducation, au Québec, se sont élevées à $2.5 milliards en 1973/1974; elles étaient en 1964/1965 de $760,7 millions.Pour cette période, le taux ‘d'accroissement des dépenses est de 235,6%.Après avoir atteint des taux de croissance, par rapport à l'année précédente, de 20,3% en 1966/1967, de 27,5% en 1967/1968 et de 24,1% en 1968/1969, le rythme d’accroissement de ces dépenses s’est situé aux environs de 12% au cours des trois années suivantes avant de se stabiliser aux alentours de 10% en 1972/1973 et en 1973/1974.En 1964/1965, les dépenses des commissions scolaires représentaient, pour les maternelles et les niveaux élémentaire et secondaire, 84,1% des dépenses totales; celles du niveau universitaire représentaient 15,6% tandis que les sommes consacrées à l’éducation des adultes étaient infimes (0,3%).Dix ans plus tard, soit en 1973/1974, les commissions scolaires contractent 73% des dépenses de fonctionnement et d'immobilisation, le niveau collégial 9,9%,, le niveau universitaire 14,8% et l’éducation des adultes 2,3%.En comparaison avec la croissance des dépenses totales, il est intéressant de prendre connaissance de révolution des inscriptions pour tous les niveaux d'enseignement au cours de la décennie 1964-1974.(voir graphique 2) Les dépenses de fonctionnement accaparent la majeure partie des budgets: à elles seules, en 1964/1965, elles représentaient 75,2% des dépenses totales et en 1973/1974.Les commissions scolaires engageaient, en 1973/1974, 74% des dépenses de fonctionnement en rapport à 86,4% en 1964/1965.Cette modification dans la structure des dépenses s'est surtout faite au profit du niveau collégial et de l’éducation des adultes, le niveau universitaire ayant conservé, tout au long de cette décennie, une part stable de 15% des dépenses de fonctionnement, (voir graphique 3) Le coût moyen par élève, en 1964/1965, n’etait que de $384 pour les commissions scolaires: celui du niveau universitaire atteignait déjà $2,446.Ce coût par élève a toutefois atteint, en 1973/1974, $4,070 pour les universités, $1,796 pour les collèges et $1,121 pour tes commissions scolaires, (voir graphique 4) Les salaires constituent la composante la plus importante de ces dépenses de fonctionnement.Pour l’ensemble des niveaux d'enseignement, ils représentent, de 1970/1971 à 1973/1974, une proportion d’environ 64% des dépenses.Comme pour le budget de fonctionnement, les commissions scolaires dépensent presque les 3/4 du budget d'immobilisation.Des sommets de croissance de ces dépenses de l'ordre de 77,1% et de 74,8% s’y rencontrent notamment en 1967/1968 et 1968/1969 en raison surtout de l’Opération 55 qui a commencé à influencer la répartition structurelle des bud- ets d’investissement.implantation des CEGEP a fait sentir son influence sur le coût des immobilisations en 1969/1970, 1970/1971 et 1971/1972.De $33- millions qu'ils étaient en 1966/1967, les investissements universitaires sont passés à $44, $56, $52, $53 et $61 millions sur la période de cinq années entre 1967/1968 et 1971/1972, avant de décroître à $38 et à $32 millions au cours des deux années suivantes.Les sommes consenties annuellement aux immobilisations en éducation ont varié entre un maximum de $383,1 millions observé en 1971/1972 et un minimum de $105,1 millions observé en 1965/1966.De $76,2 millions qu'elles atteignaient en 1970/1971, les dépenses publiques pour le secteur pnvé d enseignement se sont haussées à $103 millions en 1973/1974, leurs taux de croissance se situant à 4,4%, 14,9% et 12,4% pour les années 1971/1972, 1972/1973 et 1973/1974.Les déoenses publi- portion que représentent les dépensés du Quebec en éducation par rapport aux dépenses en education de l’ensemble du Canada.Cela a eu comme conséquence d’ajuster, dans l'ensemble canadien, la proportion des dépenses du Québec en éducation (26,5%) à celle qu’y représente sa population (27%).Par contre, (’Ontario, malgré un taux d'accroissement de 132.87o, inférieur à celui du Quebec au cours de la même période, voit sa proportion (38,27c) des dépenses en éducation dépasser de plus de 27c la part (367o) que représente la population de cette province dans le Canada.De fait, au début de la présente décennie, en 1970-71, la dépense par habitant pour l'éducation au Québec ( $313) demeurait inférieure à celle des provinces de l'Ouest ( $322) et de l'Ontario ( $398).Par contre, si on rapproche cette dépense par habitant et la part du revenu personnel consacré à l’éducation, (d'après les données de Statistiques Canada) le niveau de dépense du Québec représente un effort imposant.Toujours en 1970-71, le pourcentage du revenu personnel consacré à l'éducation se situe à 11,27c au Québec, à 10,87c en Ontario et à 10,67c dans les provinces de l'Ouest.Ce même rapport est passé pour le Québec de 7,3% en 1965-66 à 10.9% en 1973-74.Pendant la meme prevision des coûts en éducation.Une croissance, même forte, des dépenses peut être imputable en totalité a la croissance des "coûts de production" (biens, salaires, etc.), sans que la qualité du “produit” n'ait été améliorée pour autant.Comme l'évaluation de la qualité du produit est difficile à faire par définition, il est hasardeux de mesurer, pour le passé, l'impact des dépenses accrues sur la qualité des services; et il devient encore plus périlleux de le faire pour l'avenir.On peut cependant convenir ue.dorénavant, les choix et les écisions porteront davantage sur les aspects qualitatifs, maintenant que sont complétés les développements quantitatifs de la dernière décennie.Pour réaliser cette transition, il ne s'agit pas nécessairement d'injecter massivement “par le haut" des ressources supplémentaires mais plutôt, sans doute, de rapprocher sensiblement les centres de décision des populations concernées.Un quatrième facteur est, pour l’instant, plus facilement mesurable.Il s agit de l'évolution des clientèles scolaires.Ces données méritent d'ètre exposées.L’évolution dé- mographiqtie Signalons tfabord trois éléments qui influencent déjà et qui influenceront encore révolution des populations au cours fin des études secondaires.Pour le groupe d’âge des 17-20 ans, ils sont encore assez bas.Ainsi, le taux de scolarisation des 17 ans qui se situait à 55% en 1972 décroîtrait à 46% en 1978.De plus, l’on constate qu'en 1975, les taux de scolarisation des 17.18, 19 et 20 ans sont, au niveau collégial, de moitié moins élevés que les taux enregistrés aux États-Unis.Les responsables de l'éducation dans tous les milieux ne peuvent demeurer indifférents devant ces phénomènes.En conclusion La rencontre des facteurs qualitatifs, des facteurs démographiques et des autres facteurs quantitatifs va se traduire par de nouveaux aménagements en éducation.En effet, le système d’éducation devra composer avec des fluctuations continuelles, et aux amplitudes variables, des clientèles scolaires.Ces fluctuations vont inévitablement accroître la complexité d'une planification à long terme des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires.Cette situation va contraindre les administrations scolaires, à tous les niveaux, à se doter de mécanismes administratifs souples pour pouvoir continuellement opérer les ajustements nécessaires.De même, il faudra envisager un certain déplacement des services éducatifs vers les besoins d'une copulation veront leur importance.Les comparaisons avec les autres provinces, avec le P.N.B., avec les revenus de l'État demeureront des indicateurs significatifs.Les besoins d’autres secteurs de l'activité publique (habitation, affaires urbaines, etc.) continueront de s'affirmer.Cependant, comme, en définitive, les décisions des gouvernements seront toujours soumises au jugement de la population, il serait significatit de comparer la croissance des cr& dits de l'éducation à un indice de satisfaction de la population envers les services éducatifs dont elle dispose.L'on pourrait penser que, moins la satisfaction est grande, plus la démonstration est faite d'un besoin supplémentaire de fonds.D'une façon sans doute paradoxale à première vue, le Phénomène joue peut-être à inverse.Après dix et même quinze ans d'investissements rapides et massifs en éducation, de sérieuses évaluations s’imposent Des indicateurs comme la hausse des taux de scolarisation, comme l’accessibilité aux services éducatifs témoignent de réussites certaines de l’entreprise d’éducation au Québec.D’autres indicateurs de mesure des résultats, comme l'indice de satisfaction des populations.n'autorisent pas des commentaires aussi élogieux.Par ailleurs, l’éducation ne peut échapper à la responsabilité qui incombe a toute entreprise qui sollicite des contributions de la part des citoyens: celle de faire état de ses réussites pour garantir sa capacité à franchir d'autres étapes.* « 4 É H ?Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 éducation.L’économie scolaire québécoise: un modèle de pays sous-développé L’éducation constitue actuellement au Canada, le domaine le plus coûteux à tous les paliers des gouvernements.En 1970 les instances gouvernementales ont consacré à l’éducation 22% de leurs budgets.L’analyse des statistiques révèle qu’en ce qui concerne la fréquentation scolaire et les dépenses publiques par étudiant, le Canada se situe parmi les premiers au monde: en effet sa population scolaire représente 30.9% de la population totale et le coût par élève est de loin le plus élevé des pays industrialisés.Cette constatation est d’autant plus significative que les prévisions démographiques pour les années 80 et 90 annoncent une baisse considérable.Une telle situation devrait nous inciter d’une part à une étude sérieuse de notre économie (je ne dis pas de nos dépenses seulement) et d’autre part, nous faire comprendre l’urgence de concevoir de nouveaux modèles d’organisation scolaire qui tiennent compte des conjonctures à venir.Autrement dit passer d’une administration publique de crise à une administration scientifique basée sur une économie planifiée dans les domaines vitaux du pays.Dans un récent communiqué, remis à la Presse, le gouvernement Bourassa annonçait qu’il“réduira près de 200 postes réguliers au sein de l’administration du ministère de l’Education et gèlera l’embauche du personnel occasionnel, qu’il réduira ses dépenses pour l’engagement de consultants, la production de documents, etc.et que surtout les subventions du ministère ne seront pas indexées pour tenir compte de l’augmentation des coûts et des services”.Pour comprendre le sens de ces mesures de lutte à l’inflation il est très difficile de se baser sur les chiffres des dernières années.“L'opération spéciale” déclenchée par le ministère de l’Éducation pour connaître l’état de ses finances ne sera jamais rendue publique dans sa totalité.Le fût-elle, il est presque impossible de dégager des données actuelles, autre chose que le constat brutal qu au Québec, nous nous donnons de l’éducation à crédit: la génération future paiera l’intérêt et le principal.Malheureusement le refus de l’indexation s’applique seulement aux services c’est-à-dire aux interventions qui constituent l’encadrement éducatif.L’indexation continuera à s’appliquer au béton, au transport, bref à tout ce qui ne touche l’éducation qu’indirectement.Il est donc instructif de comparer ce qui se passe dans les différentes provinces du Canada.Le contribuable québécois est celui qui donne plus que sa part aux fins de l’éducation.Exprimée en pourcentage, sa participation est significative: Québec 12,2%du revenu personnel (1970-71) Ontario 10,9%du revenu personnel (1970-71) Manitoba 10,9%du revenu personnel (1970-71) Saskatchewan 13,3%du revenu personnel (1970-71) Alberta 12,6%du revenu personnel (1970-71) Il serait normal de se demander comment est distribuée cette participation financière.Les statistiques se rapportant à la même année donnent les renseignements suivants dont nous allons tirer quelques conclusions.Dépenses au titre de l’enseignement (1970-71) El.et sec.Post-Sec.Universitaire Formation profess.Québec 70,4% 6,8 17,1 5,7 = 100% Ontario 61,3% 6,2 26,1 6,4 = 100% Manitoba 65,3% 2,3 24,8 7,6 = 100% Saskatchewan 66,2% 1,6 21,3 10,9 = 100% Alberta 89,5% 4,5 22,7 8,3 = 100% 1970 CANADA U.S.FRANCE ROYAUME UNI ALLEMAGNE DE L’OUEST Effectifs en % de la population 30,9 30,6 24,2 19,8 20,6 Dépenses aux fins de l’éducation en % P.N.B.8,1 6,6 3,6 5,9 3,9 En % du budget national 22,2 17,9 18,7 12,9 13,8 En % du revenu national 10,8 7,3 4,8 6,4 4,4 .' V \ (1) Statistiques financières de l'éducation, 1970.Statistique Canada.Dans les pays industrialisés ce qui fait la force de la population dite active c’est son potentiel intellectuel et technique.En conséquence les gouvernements répartissent les fonds en tenant compte de cet indicateur socio-culturel.Or en regardant la répartition qu’en fait le gouvernement du Québec, nous remarquons que la part du lion est accordée à l’enseignement obligatoire.Cependant, nous vivons la révolution tranquille depuis dut ans déjà.L’excuse du retard à rattraper laisse songeur.L’écart qui nous sépare des autres provinces dans la formation universitaire et technique reste considérable.Un deuxième aspect nous rapproche singulièrement des pays en voie de développement.Dans ces derniers, une part très importante du budget est accordée à l’administration.C’est un paradoxe saisissant que celui de se donner des services aux services oubliant les besoins vitaux de la base.Or le Québec en ce domaine est champion: ii consacre plus de $18,000,000 à l’administration sur un budget de $660,000,000 alors que l’Ontario n’en dépense que $11,000,000 sur un budget de $866,000,000.Il semble que cette tendance est loin d’être abandonnée.La nouvelle organisation du Ministère, en voie de réalisation, permet d’entrevoir _______________________________________par_________ JAN PALKIEWICZ ce que sera l’importante machine bureaucratique: deux ministres, neuf sous-ministres, six super-directions générales, etc.Cette année, décisive de par l’orientation des négociations provinciales, est non moins cruciale de par la direction générale qui sera donnée aux finalités de l’Éducation pour la prochaine décennie.Nous vivons actuellement l’orientation donnée par le Conseil Supérieur de l’Éducation, orientation mieux connue sous l’appellation d’ “Activité éducative” du nom du rapport de l’année 1969-70.Or cette orientation insiste surtout sur l aspect psychologique de l’éducation laissant complètement de côté l’aspect socio-economique.La conception organique que le C.S.E.préconise est une idéologie généreuse, une hypothèse enthousiasmante, mais c’est une hypothèse.Pour la généraliser il aurait fallu une expérimentation rigoureuse et une implantation progressive.Or de toutes parts on s’est saisi des concepts sous-jacents à cette idéologie, concepts de besoin, de rythme, d’intérêt, de s’éduquant, etc.sans se préoccuper qu’ils formaient un tout.Ajoutant à cela des notions à la mode, telles la consultation, la participation, la cogestion, nous sommes arrivés à une situation explosive.La dynamique de groupe a développé un pôle de l’implication, celui des relations, sous-estimant l’autre pôle, celui de la tâche à accomplir et des responsabilités qui en découlent.Le résultat est qu’un temps considérable est consacré à d’innombrables réunions de consultation, empêchant les responsables de remplir leurs fonctions.Une machine extraordinaire tourne à vide à un coût exorbitant.Hier, on disait que nos institutions formaient des chômeurs instruits, aujourd’hui, elles préparent des chô- meurs tout court.Une telle économie de l’Éducation va nous emmurer dans une dépendance économique, sociale et politique dont nous ne pourrons plus nous sortir.Dans une communication présentée à l’occasion de la Conférence sur le financement de l’éducation, au mois de février dernier, M.Zoltan attirait l’attention sur le facteur très important de la dénatalité.Le graphique montre très clairement les implications qui se feront sentir successivement, lors de la prochaine décennie, sur les niveaux élémentaire, secondaire et universitaire.Or ces trois niveaux ne sont pas interchangeables.Au contraire, tout dans l’économie de l’Éducation est orienté vers une autonomie farouche.Les baisses successives de population n’auront aucun effet quant à la réduction des dépenses.Celles-ci continueront de croître.Il faudra même prévoir une augmentation inattendue exigée par le recyclage de la population active.La seule solution que proposent actuellement les syndicats est une réduction de la norme.En principe elle devrait accroître la qualité de l’éducation.Or cette relation n’est pas automatique.Nous avons une preuve dans la cellule familiale: l’éducation donnée dans une famille à enfant unique (ratio 2/1) n’est pas nécessairement meilleure que dans une famille avec trois ou quatre enfants.Le problème est bien plus complexe.L’orientation de la prochaine décennie ne peut se faire autour d’une croissance nulle.Un tel concept est un non sens.Nous devons tendre vers un développement continu mais axé différemment.D’ores et déjà des travaux sont en cours pour définir un cadre général d’un enseignement professionnel équivalent à l’enseignement général, ainsi que la définition d’une nouvelle gestion pédagogique basée sur l’efficacité et la rentabilité.La situation de la prochaine décennie fait entrevoir non seulement un chômage accru, mais par suite des mutations du personnel par la base, un abaissement de la qualité de l’enseignement.Il faut donc outiller le corps professoral pour répondre plus efficacement aux nouvelles demandes.Cet outillage ne signifie pas nécessairement une diversificationtechnologiquemais plutôt une conception plus scientifique de l’éducation.Un tel choix suppose une professionnalisation plus poussée du corps professoral et une définition plus rigoureuse des paliers de responsabilité.C’est un long travail dont le succès dépend non seulement des responsables provinciaux mais de tous ceux qui croient encore à la possibilité d’une éducation humaine au Québec.¦ L’auteur est directeur des services de recherche et de planification de la Commission scolaire régionale de Chambly.association des collèges Collèges privés reconnus par le ministère de l’Éducation Collèges privés dispensant l’enseignement collégial couronné par le diplôme d’études collégiales (D.E.C.) du ministère de l’Éducation 1976-1977 [I ENSE GE IGNEM :NERA IENT L ?L Eh PR ISEIGh OFESÎ II IT EL ?crt ni •— * £ P 5 1 S 2 5 loi (-«D lv> OZ 7 té.UI Z EDUCATION PERMANENTE BoÎ^sÜtI s^vîc^ DE RESIDENCE! SCIENCES OE LA SANTE SCIENCES PURES ET APPLIQUÉES SCIENCES HUMAINES SCIENCES OE L'ADMINISTRATION ARTS PLASTIQUES Ui O % 3 S LETTRES TECHNIQUES ADMINISTRATIVES TECHNIQUES: ART VESTIMENTAIRE MODE TECHNIQUES: HOTELLERIE TOURISME TECHNIQUES DE GARDERIE D ENFANTS 1 TECHNIQUES D EDUCATION SPEC 1 TECHNIQUES D ELECTRONIQUE | TECHNIQUES DE SECRETARIAT TECHNIQUES INFIRMIERES (D Ui mt d IL (/> O L> te < O FILLES GARÇONS 1, ANDRE-GRASSET MONTRÉAL H2M lM3 1001 est, boul Crémazie (514) 381-4293 • n 2.FRANÇAIS (COLLÈGE) MONTRÉAL H2T 2M6 185 ouest, rue Fairmount (514)272-0754 m • • • •1 3.JEAN-DE-BRÉBEUF MONTRÉAL H3T ICI 3200, ch.de la Côte Ste-Catherine (514) 342-1320 * • • • 4.LASALLE MONTRÉAL H3G 1W7 2015, rue Drummond (514) 842-3823 H • 5.L'ASSOMPTION L'ASSOMPTION JOK 1G0 270, boul.L Ange-Gardien (514) 589-5621 • • 6.MARGUERITE-BOURGEOYS MONTRÉAL H3Y 1X9 4873, avenue Westmount (514) 487-2420 • • • • • i# !• 7.MARIANOPOLIS COLLEGE (anglophone) MONTREAL H3H 1W1 3880.Côte des Neiges (514) 931-8792 • • • # 8.MARIE-VICTORIN MONTRÉAL-NORD H1G 2J6 7000.rue Marie-Victorin (514) 325-0150 • • 9.NOTRE DAME SECRETARIAL SCHOOL MONTRÉAL H3H 1G8 2330 ouest, rue Sherbrooke (514 ) 935-2531 * 10.O'SULLIVAN MONTREAL H3G 1Z2 1191, de la Montagne (514)866-4622 ?:#! •s» « 11.SAINT-JEAN-VIANNEY MONTREAL HIC 1B9 14.800 est, boul Gouin (514 ) 648-3821 • • 12.TECCART (INSTITUT) MONTRÉAL H1W 1G4 1 Q X/INrFNT-DÏNDY MONTRÉ Al PT3 3155, rue Hochelaga (514 ) 526-0493 — — — — — — • — n ¦ J , Vitet le | L/ ¦(•IS I IVIWI'i 1 ne V cio 14.BART (COLLÈGE) QUÉBEC GIR 1A2 cuu.avenue vincenrt/ inay 751, Côte d'Abraham (418) 522-3906 — — — — — — — — — — — 15.JESUS-MARIE DE SILLERY SILLERY.QUÉBEC GIT 1P3 2047, chemin Saint-Louis (418) 527-4113 • 16.LÉVIS LÉVIS G6V 5K1 9.rue Mgr-Gosselm (418)837-4544 17.MÉRICI QUÉBEC GIS 1C1 755.chemin Saint-Louis (418)683-1591 • H 18.NOTRE-DAME-DE-FOY CAP-ROUGE.QUÉBEC GOA 1K0 5000, rue Saint-Félix (418)656-6713 19.QUÉBEC (LE PETIT SEMINAIRE DE) QUEBEC GIR 4R7 1.rue de la Fabrique, C.P 460 (418) 692-3981 20.SAINT-AUGUSTIN (SEMINAIRE) CAP-ROUGE.QUEBEC GOA 1K0 (418 ) 656-1644 21.SAINT-GEORGES (SEMINAIRE DE) SAINT-GEORGES (Beauce) G5Y 3G1 (418 ) 228-8896 ?non nnnn ?nni 22.SACRÉ-COEUR (ASSOC.COOP.) SHERBROOKE J1H 4A7 23.SHERBROOKE (SEMINAIRE DE) SHERBROOKE J1H 1L6 155 nord, rue Belvédère (819 ) 569-9457 195.rue Marquette.C P 790 (819) 563-2050 24.ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE NICOLET JOG 1E0 251.rue Saint-Jean-Baptiste (819) 293-2011 25.LAFLÉCHE TROIS RIVIERES G8Z 3R8 1687.boul du Carmel ’’ (819)375-7346 n n on n n ______?¦nnnnn • Tous les collèges sont DECLARES D INTëRêT PUBLIC sauf les collèges 4.10.14.qui sont reconnus pour fins de subventions • MUSIQUE: les collèges 6.13.offrent également des cours au NIVEAU UNIVERSITAIRE.• TECHNIQUES ADMINISTRATIVES le collège 16.offre la spécialité COOPERATION, le collège 21.offre la spécialité FINANCE • TECHNIQUES DE MODE le collège 4.offre les spécialités DESSIN DE MODE PRODUCTION DE MODE.MERCHANDISING DE MODE • EN PLUS DE L ENSEIGNEMENT COLLEGIAL, quelques collèges offrent L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE - I à V.les collèges 2.3.S.15.16.19.21.22.23.- IV et V.le collège 11.» - V (général), les collèges 16.20.- V (professionnel), les collèges 10.14.POUR TOUT RENSEIGNEMENT.ON S'ADRESSE AU : • BUREAU DES ADMISSIONS DE CHAQUE COLLEGE • SECRETARIAT GENERAL.ASSOCIAfION DES COLLEGES DU QUEBEC (ACQ) 1940 est, boulevard HENRI-BOURASSA, MONTREAL H2B 1S2-(514) 381*8891 Je désire recevoir des renseignements sur - les collèges ___________________ — les programmes__________________ NOM PRÉNOM ADRESSE ( ) numéro téléphone ville comté INSTITUTION ACTUELLEMENT FRÉQUENTÉE _ DEGRÉ ACTUEL DU COURS __________________ province code postai .éducation.Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 _____________U UQAM * ' \ ‘ Un cas-type de croissance menacée Le Québec a été le théâtre, depuis six ans, d’un effort considérable dans le domaine de l’enseignement supérieur.Les subventions gouvernementales aux universités pour le budget de fonctionnement sont passées de $122 millions en 1969-70 à $382 millions en 1975-76.Cette année, les budgets d’immobilisation ont totalisé plus de $64 millions.Il était sans doute naturel qu’un tel effort amène les pouvoirs publics à s’intéresser plus directement au rendement de ces investissements.Progressivement encadrees par les directives de la Direction générale de l’enseignement supérieur et les incitations du Conseil des Universités, les universités du Québec ont prêté leur concours entre 1970 et 1975 à toute une série d’opérations qui avaient comme objectifs de mieux planifier, coordonner, rationaliser et favoriser le développement de l’enseignement supérieur.Mais paradoxalement, c’est précisément au moment où les universités commencent à mieux percevoir leurs besoins et leurs axes de développement, au moment où elles commencent à mettre en place les moyens pour atteindre les objectifs qu’elles et l’État se sont donnés à partir de laborieux processus de concertation, que l’enseignement supérieur doit faire face à une grave crise d’ordre financier et politique qui risque de compromettre gravement tous les efforts des dernières années, efforts qui commençaient à produire des résultats.Le contexte économique et social actuel n’est sans doute Ças étranger à cette situation, dut se passe comme si les gouvernements, actuellement aux prises avec des problèmes de chômage et de croissance, succombaient à la tentation de freiner les investissements dans le domaine de l’éducation, pour centrer leurs efforts du côté de la création directe d’emplois.Il n'est pas impossible qu’il s'agisse également d’une crise de confiance de la part des gouvernements, interprètes des sentiments de la société, sur l’importance, l'efficacité et la nécessité des universités à jouer un rôle moteur dans la poursuite du développement économique, social et culturel du Québec et du Canada.Quoi qu'il en soit, les universités ne peuvent qu’être inquiètes de la tournure des événements depuis six mois.Les coupures budgétaires amorcées par le gouvernement fédéral dans ses subventions à la recherche et la décision récente du Ministère de l’Éducation de réduire son support financier à l'enseignement supérieur, risquent d’etre désastreuses pour les universités québécoises, et plus particulièrement pour les universités en pleine émergence comme l’Université du Québec à Montréal.La création de l’Université du Québec répondait, on s’en sou- viendra, à une recommandation spécifique du rapport Parent, qui voyait dans sa mise en place une réponse nécessaire, au niveau de l’enseignement supérieur, à la poussée des jeunes qui y auraient désormais accès avec l’organisation des CEGEP.Elle répondait à un objectif d’ouverture, d’accessibilite plus grande de l’université à la population québécoise, et permettait ainsi de combler les disparités maintes fois constatées avec l’Ontario et les États-Unis.Elle manifestait également à nouveau un intérêt cer- ment des études avancées et de la recherche initiant ainsi son rôle d’université à part entière.Sa contribution de t».côté est significative avec ses 142 étudiants inscrits à 18 programmes de maîtrises et de doctorats, ses quatre centres de recherche et ses subventions de recherche d’au-delà de $2 millions.Cet intérêt manifeste spécifiquement l’expression des exigences fondamentales d’une croissance organique équilibrée visant à assurer le renouvellement et l’enrichissement des programmes du corps professoral et la définition d’axes de développement appelant à contribution les divers secteurs académiques de l’UQAM.D’ici quelques semaines démarrera, au coût de $50 millions, la deuxième partie des travaux de construction de la MAURICE BROSSARD tain de l’Etat pour la mise en oeuvre d’un système d’éducation moderne, complet et bien intégré.Issue de l’amalgame de cinq institutions préalables, sans plan de développement arrêté de la part du ministère de l’Éducation, l’UQAM a dû très rapidement préciser elle-même les objectifs et les grandes orientations qui lui permettraient d’agir de façon originale et complementaire dans le cadre des universités de la métropole et du Québec.Aussi dès sa fondation, elle s’est définie comme université du centre-ville, ouverte aux besoins du milieu, notamment par une vigoureuse politique d’éducation permanente et le développement de programmes d’enseignement et de recherche axés sur des préoccupations sociales nouvelles, dans une perspective interdisciplinaire.Par la suite, l’expansion de l’UQAM a été très rapide.De 6,800 qu’ils étaient en 1969, ses effectifs étudiants ont franchi le cap des 14,000 à l’automne 1975, son corps professoral est passé de 336 à 493 professeurs supportés par près de 1,200 chargés de cours.La proportion des professeurs détenteurs d’un doctorat est rapidement passée de 20% à 50% de 1969 à 1975 rejoignant la proportion rencontrée dans les autres universités québécoises.Elle offre présentement 54 programmes de premier cycle dont vingt sont de type professionnel.Enfin, maigre le caractère prioritaire de la consolidation des étudiants de premier cycle, l’UQAM n’a pas manqué de s'intéresser au développe- Pour mieux s'orienter LE GUIDE DES COURS ET DES CARRIÈRES par Serge Beeuli conseiller d'orientation 675 pages.242 illustrations $6.95 1,100 occupations professionnelles issues de 400 spécialités offert?dans les écoles secondaires polyvalentes, les cégeps, les universités et' hors du système scolaire habituel.Livre destiné aux jeunes et aux adultes.Très utile aux parents, aux éducateurs et aux spécialistes de l'orientation.Quéfin 4440, rue SAINT-DENIS - MONTRÉAL H2J 2L1 TÉL.: 843-6241/849-2303 première phase du nouveau campus de l’UQAM situé au coin des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine marquant ainsi sa vocation essentiellement urbaine: une fois terminée cette première phase d’enracinement permettra de regrouper environ 40% des activités d’enseignement et de recherche.D’où la nécessité de prévoir dès maintenant la construction de la deuxième phase de ce campus.L’UQAM a donc franchi des étapes importantes de son développement qui est loin d’être terminé si elle veut atteindre les objectifs qu’on lui avait fixés.Il peut être important de clarifier ici ses perspectives d’évolution à moyen terme.Bien consciente de sa position relative dans le système universitaire québécois, l’UQAM n’envisage pas une croissance indéfinie ou indifférenciée qui pourrait représenter un danger de dysfonction dans le réseau universitaire.Au contraire, dès 1970, l’UQAM axait son développement futur sur le principe d une croissance fonctionnelle ou organique fondée sur l’équilibre et le dynamisme du développement de ses différents secteurs d’activités.L’UQAM oeuvre présentement dans les secteurs suivants : Arts, Lettres, Sciences, Sciences humaines, Sciences économiques et administratives et Sciences de l’éducation; elle a développé par ailleurs des projets dans les Sciences de la santé.Ces secteurs correspondent tous à un domaine de connaissance faisant l’objet d’activités d’enseignement et de recherche par l'intermédiaire de groupes de programmes.Pour l’UQAM, l'évolution de chacun de ces secteurs ne peut se faire sans référence à l’évolution de l’ensemble de l’Université, elle-même tributaire de sa relation avec un milieu environnant en perpétuel mouvement.Dans cette optique, un déve- aement équilibré commande mtification d'un ou plusieurs axes de développement à l'intérieur de chacun des secteurs.Ces axes sont caractérisés par un certain nombre d’activités prépondérantes autour desquelles s'organisent, pour chaque secteur, l’enseignement, la recherche et le service à la collectivité.Elles constituent en général des orientations qui déterminent les priorités dans l’allocation des ressources.Après six ans d’existence, l'UQAM ne prétend donc pas avoir atteint son stade de plein développement.Ce dernier ne sera pas nécessairement un grossissement de la situation actuelle.Au contraire, en termes d’activités, son développement signifiera l’accès à de nouveaux domaines et de nouveaux modes d'intervention, en plus de la mise à jour constante de ses activités et de sa programmation.En termes d’effectifs d'étudiants, le développement ne signifie pas un accroissement pur et simple du nombre d’étudiants mais une croissance liée onmruTTrrTTrfftnnrrrrrTvrrnriTTnnmruTrTO Pour cbux qui ont 1o goût dos belles choses.iitàÆiÊafc, ES amatMirt/ltetours de !• Hbrairi* D£ L Vl>VCA T10t{ , ard Saini-Laumrt.au 10,485 bou- Ce sont des amateurs cTÉditlon.originales i Collections Exclusives, des «msteurs de Peintres Célèbres, de meubles signés de Blbllot* Directoire eu Louis XVI, de superbes enregistrement de Grands Maîtres; des ametettt* de Médaillée et Mc la célébra collection de l’Hôtel des MoMÉMCe*mi^ iens bien et de bon goût, de vérit r, ( Pour votre Aufe** pour votre/ OjC (C, c*k>M «H iHuteeftvtemurr.t 10.485, bout.Saint-Laurent s easitisetst iatÂâUtfcütsâM » » s si à une diversification des clientèles, surtout dans la perspective où l’éducation permanente constitue le principe intégrateur de l’enseignement supérieur.Le bref bilan que nous venons d’établir de l’évolution et des espoirs de l’UQAM au cours de ses premières années d’existence ne rend pas compte du contexte difficile et particulier dans lequel s’est faite cette évolution.L’UQAM a été constamment confrontée au paradoxe suivant: développer, sans planification préalable, une université naissante ayant comme contrainte de s'insérer dans le cadre du réseau universitaire existant, mais dans un contexte de contrôle, de restriction budgétaire et de planification accrus.Ce dilemme de se développer alors que son existence n’était pas définitivement assurée, l’UQAM a dû le vivre annuellement depuis 1969.En voici quelques illustrations.A l’improvisation dans le développement universitaire des années 60, la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) a opposé dès 1969 de nombreuses normes restrictives qui ont été appliquées sans distinction aussi bien aux universités qui avaient déjà atteint leur rythme de croisière qu’à celles en situation de démarrage.Ainsi la méthode dite “historique" de financement des universités s’est avérée préjudiciable à l’UQAM en ce qu’elle a utilisé et utilise encore comme base de financement l'année 1969-70, l 'année même de la fondation de notre université.Il est bien sûr qu’à cette date, beaucoup d'activités n’avaient pas atteint leur plein développement et qu’un mode de financement plus judicieux aurait dû tenir compte de l’évolution de cette situation de démarrage.L’UQAM se retrouve pourtant aujourd'hui dans la position délicate où elle doit financer des services nettement déficitaires ou insuffisants de son organisation au détriment du développement normal de fonctions ou services un peu mieux pourvus.Car ici, il faut être bien clair et corriger certaines perceptions qui sont encore entretenues de nos jours: malgré son caractère d’université publique, l’Université du Québec à Montréal n’a jamais connu de financement spécial de la part du Ministère de l'Éducation et a dû se conformer scrupuleusement aux normes établies pour le financement des universités.Il nous semble pourtant évident que la comparaison entre des institutions ayant cinquante ou cent ans d’existence et celles en situation de démarrage n’a d’utilité que si l’on introduit le facteur de pondération que constitue l’âge de l'université.De meme, les opérations dites “ sectorielles” de planification en sciences appliquées, sciences fondamentales et sciences de la santé, n’ont pas suffisamment tenu compte de la situation d'émergence de l’UQAM.Leurs propositions de développement ont été élaborées essentiellement sur les situations qui prévalaient dans les différentes universités.Il est bien sûr qu’après trois ou quatre ans d’existence l'UQAM ne pouvait prétendre avoir atteint le rythme de croisière des autres universités; elle ne s’en est pas moins trouvée pénalisée dans ses perspectives de développement à cause de sa situation de démarrage.Ainsi, la mise en place des opérations sciences appliquées, sciences fondamentales et sciences de la santé a grandement compromis toute possibilité de développement dans des domaines que l’UQAM considère comme essentiels pour son équilibre interne, et où elle est convaincue de pouvoir jouer un rôle intéressant et nécessaire pour le Québec.Enfin depuis 1969, la DGES a développé une grille de normes strictes d'utilisation des espaces auxquelles l'UQAM a dû se soumettre bon gré mal gré.Compte tenu de l'existence d'institutions préalables souvent déjà fort mal logées dans leurs locaux et pour lesquelles aucune solution de rechange n'était possible, l'UQAM se retrouve depuis six ans dans des édifices tout à fait inadéquats pour au moins trois secteurs académiques, soit les Arts, les Lettres et les Sciences humaines.De plus, elle se retrouve aujourd’hui en librairie Paul Cay Notre poésie Panorama littéraire^ du Canada français éditions hurtubise hmh mont réal 180 ouest rue craie avec un taux d’utilisation irréaliste de 1007 v • • '• » rf' .- ' ;., _ , C Il n’est jamais trop tard pour approfondir vos connaissances.v ¦ ¦.'.- 4 .• V ’ Le Collège Montmorency vous offre un service d'ÉduCATioiM PERMANENTE Quelques-uns des cours offerts: Initiation à la gestion industrielle Lettres (arts et traduction).Sciences de l'administration Techniques administratives Architecture Génie civil Cinéma et littérature ., Secrétariat Droit ' " Sciences sociales Sciences humaines Géographie - Histoire, .• * .^ ' y •- • .• .> ‘ .' - r Consultez le dépliant du Service de l’Éducation permanente ou demandez le prospectus S.E.P Le nouveau campu5.du college Montmorency sera ouvert en septembre 1976 au 475 bout de T Avenir, centre-ville de Laval.v „ Tr:'”’"'' «¦ ' CP.405 CHOMEDEY, VILLE DE LAVAL TÉL: 667-5100 éducation 40 millions pour bilinguiser K \ » les fonctionnaires fédéraux Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • V CJïsClUA Dans ses salles de cours, la Commission de la fonction publique du Canada, responsable de l’enseignement des langues aux fonctionnaires fédéraux, a reçu, l’an dernier, 9,964 étudiants: 6,445 en cours intensifs et continus et 3,519 en cours de durée variable ne dépassant pas 250 heures durant l’année.Ce sont évidemment les étudiants du premier groupe qui suscitent le plus d’intérêt chez le contribuable qui n’est pas sans savoir qu’à plein traitement, ces fonctionnaires peuvent passer jusqu’à 52 semaines en classe, pendant les heures normales de travail pour apprendre l’une ou l’autre des langues officielles du Canada.On nous demande aujourd’hui combien coûte cet enseignement du français ou de l’anglais, langue seconde, à des adultes dont les fonctions exigent qu’ils soient bilingues.La réponse se trouve dans les prévisions budgétaires du gouvernement fédéral.Pour l’année 1975-1976, le budget de l’enseignement des langues aura été de $39,080,000.C’est en réponse à une recommandation de la Commission royale d’enquête sur l’organisation du Gouvernement (Commission Glassco), que la Commission de la fonction publique a instauré l’enseignement des langues.En janvier 1964, elle ouvrait à Hull sa première école avec 42 étudiants et cinq professeurs.Depuis, elle a .produit 12,000 diplômés.Ce premier établissement a essaimé progressivement.Aujourd’hui le français et l’anglàis, langues secondes, s’enseignent dans quatorze centres ou ecoles groupant 420 classes, dont 343 dans la région de la capitale nationale.Dans ces etablissements, 1,583 professeurs dispensent leur enseignemept aux employés de la Fonction publique proprement dite ainsi qu’à ceux de sociétés de la couronne de même qu’aux membres de la Gendarmerie royale et même à certains fonctionnaires provinciaux et municipaux.Dans ce dernier cas, l’enseignement se fait sous forme d’échangé de services, des gouvernements provinciaux formant de leur côté, en retour, des fonctionnaires fédéraux.Pendant les premières années, l’enseignement respectait le plus possible le régime de travail des fonctionnaires.C’est ainsi qu'ont existé concurremment des cours quotidiens d une heure, des cours de deux heures, trois fois la semaine, des cours de trois heures, deux fois la semaine, etc.Vinrent ensuite des cours cycliques de trois se- maines, trois fois l’an et d’une durée de trois ans.Cette flexibilité limitait les inconvénients au sein des ministères, mais, pédagogiquement, elle n’était pas des plus heureuse.Notons aussi que le processus était lent et n’aurait pas permis d’atteindre l’objectif gouvernemental de “bilinguisation” prévu pour la fin de 1978.De ces expériences, on en vint, en septembre 1973, à l’instauration des cours intensifs et continus.Ces cours s’adressent aux titulaires de postes désignés bilingues ainsi qu’aux fonctionnaires nouvellement nommés à de tels postes.Si les cours sont pour tous intensifs et continus, ils n’ont toutefois pas pour but de conduire ceux qui les suivent à une égale connaissance de la langue seconde.11 existe en fait quatre niveaux d’exigences et c’est peut-être ce qui déconcerte un certain public auquel il arrive de s’étonner qu’un “diplômé” des cours de français, par exemple, ne puisse converser couramment.En l’occurrence, le “diplômé” répond aux exigences de son poste.Son degré de connaissance du français lui permet de s’acquitter de sa tâche et cela suffit.S’il désire accéder à un poste qui commande une meil- Université du Québec Institut national de la recherche scientifique SESSION D'AUTOMNE 1976 PROGRAMMES D'ÉTUDES DES 2e ET 3e CYCLES DATE LIMITE DE DEMANDES D'ADMISSION: 1er avril 1976 INRS Eau (M.Sc.) PROGRAMME: La première année, tous les étudiants suivent les mêmes cours dans les différentes disciplines concernées par l'eau.La deuxième année, par des cours à options, permet la spécialisation dans un domaine d'études spécifiques.ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: -agronomie -économiq" -chimie - foresterie - géograpK - biologie • géologie - mathéma lues i génie - physique ENDROIT: Complexe Scientifique du Québec, Sainte-Foy, Qué.INRS-Énergie(M.Sc.et D.Sc.) RECHERCHE: La recherche à l'INRS-Énergie se divise en quatre domaines: - Interaction Laser-Matière - Application des plasmas - Confinement d'un plasma chaud - Technologie des réacteurs à fusion De plus, les étudiants peuvent participer aux projets de recherche de l'IREQ dans les domaines suivants: - Haute tension - Grande puissance -Électrochimie • Mécanique - Matériaux - Mathématiques appliquées ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - physique • génie physique • génie électrique •chimie - génie chimique - génie mécanique • métallurgie - génie métallurgique - mathématiques appliquées ENDROIT: Varennes (20 milles du centre de Montréal).INRS- Télécommunications ( M.Sc.) RECHERCHE: La recherche à l’INRS-Télécommunications comprend: •Traitement des signaux numériques • Téléinformatique - Téléphonie ADMISSION: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: - génie électrique ¦ génie physique • physique • mathématiques appliquées ENDROIT: Ile des Soeurs, Verdun SOUTIEN FINANCIER: Aide financière sous forme de bourse et/ou de travail de recherche disponible.Les candidats sont cependant encouragés à faire des demandes de bourses à d'autres organismes, et il en sera tenu compte lors de la sélection des candidats.INSCRIPTION Pour obtenir les formulaires d'inscription et tout renseignement supplémentaire, s'adresser au: Secrétariat général INRS Complexe Scientifique du Québec Case Postale 7500 Québec GIP 3W8 Tél.: 657-2508 LE RÉSEAU DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L'Institut national de la recherche scientifique est l'une des unités constituantes du réseau de l’Université du Québec leure maîtrise de la langue seconde, il devra parfaire ses connaissances.De façon générale, l’enseignement repose sur deux méthodes de base: Contact Canada, né en 1969, pour l’enseignement de l’anglais et Dialogue Canada mis au point en 1971, pour celui du français.A ces méthodes s’en ajoutent quelques unes d’appoint, les unes très traditionnelles, les autres expérimentales.Contact Canada a été conçu de façon à utiliser les talents, aptitudes et connaissances de l’étudiant.La plus grand partie de l’apprentissage se fait sans recours aux longues explications grammaticales, tout comme lorsqu'on apprend à un enfant sa langue maternelle.De son côté, Dialogue Canada repose sur des techniques audiovisuelles inspirées de la célèbre méthode de Saint-Cloud (Voix et Images de France).Par le son et l’image, l’étudiant s’initie au vocabulaire et à la syntaxe de la langue qu’il apprend.Anglophone ou francophone, le fonctionnaire-étudiant aura été d'abord soumis à des tests de classement et d’aptitudes qui permettront de le placer dans un groupe de collègues de niveau proche du sien tant du côté aptitudes que degré de connaissance de la langue à apprendre.(Un groupe ne dépasse jamais dix etudiants dont l’âge peut s'échelonner jusqu’à 60 ans).Pendant son cours, le fonctionnaire se présentera à diverses épreuves destinées à mesurer ses progrès, tout comme il le ferait dans un collège ou une université.Lorsqu’il semblera prêt à l’épreuve finale, on le soumettra à l’Examen de connaissance de la langue seconde, dit E.C.L.Cet examen mesure l’habileté d'une personne à lire, écrire, comprendre et parler la langue seconde.Si l'épreuve est concluante, l'étudiant entre ou retourne à son ministère.Si elle ne l est pas et qu’il n'a pas épuisé ses 52 semaines, il retourne en classe et se présente de nouveau, plus tard, au même examen.S’il arrive qu’un fonctionnaire échoue sans espoir de succès, on l’affecte à un poste où la connaissance d’une des deux langues officielles suffit.A qui s’interroge sur les taux de succès, les statistiques peuvent répondre.du moins en partie.En lisant par exemple les statistiques de 1975, il faut savoir que les 6,445 personnes passées aux cours intensifs n’y sont pas toutes arrivées en même temps.Les chiffres tiennent compte de tous les inscrits, y compris ceux qui ne sont arrivés qu’en décembre, et ceux qui poursuivaient une formation entreprise en 1974.Compte tenu de cet élément, voici les faits: 51.4 pour cent des étudiants de 1975 ont déjà réussi l’E.C.L.; 3.8 pour cent ont dû quitter parce que la Commission estimait qu’ils s’acheminaient vers un échec; près de 5.1 pour cent se sont retirés pour des raisons personnelles: manque d'interet, santé, mutation, déplacement, etc.Enfin, 39.7 pour cent poursuivaient leur formation après le 31 décembre.A ce qui précède s'ajoutent les cours spéciaux et non-continus qui.on l’a vu plus haut, ont touché, l’an dernier, 3,519 personnes: 3,129 aux cours de français et 390 aux cours d’anglais.II s’agit ici de cours de quelques heures par semaines jusqu’à un maximum de 250 heures pendant l’année.Comme aux autres cours, on y trouve des gens de toutes les catégories d'emploi, depuis des cadres de la haute direction jusqu'au personnel du soutien administratif.Dans l’établissement des plans d'avenir, nous retenons comme hypothèse que la demande en faveur d’une formation plus avancée s'accroitra à mesure que le bilinguisme fondamental se répandra dans l'ensemble de la Fonction publique.Au plan pédagogique, les exi- en librairie Paul Gay Notre roman Panorama littéraire du Canada français éditions y 300 oueM hurtubise hmh mont féal -par G.G.DUCLOS gences d’une plus grande compétence linguistique entraîne^ ront également une remise en question de certaies méthodes en usage.Dans cette optique, se sont poursuivis en 1975 des travaux approfondis sur les processus d'apprentissage des adultes et sur les moyens d’assurer une corrélation plus étroite entre les exigences linguistiques des postes bilingues, les programmes de formation et les tests de connaissances linguistiques.La Direction générale du perfectionnement est toujours à la recherche de méthodes nouvelles, afin que l’enseignement des langues donne les meilleurs résultats possibles au coût le plus économique de temps et d’argent.¦ L’auteur est le directeur général de la Direction générale du perfectionnement de la Commission de la Fonction publique du Canada.Budget de l’enseignement des langues 1968-1969 $4,185,000 1969-1970 5,084,000 1970-1971 6,756,000 1971-1972 9,427,000 1972-1973 11,470,000 1973-1974 15,906,000 1974-1975 29,260,000 1975-1976 39,080,000 Total $121,138,000 N.B.Avant 1968, le coût de l’enseignement des langues relevait des frais généraux; on ne peut donc l’identifier comme tel.Rosaire Hamelln Ghislaln Martel Géographie nationale du Canada (géographie 412) Un cahier indispensable au ** en secondaire second cycle.$3.60 Corrigé $6.00 Ne ratez pas l’examen!!! (JUCNfl Inscriptions Année Total Français Anglais 1964 117 67 50 1965 1,872 1,602 270 1966 2,764 2,207 547 1967 4,233 3,138 1,095 1968 4,143 3,278 865 1969 5,024 4,206 818 1970 6,563 5,798 765 1971 8,251 7,133 1,118 1972 10,347 8,713 1,634 1973 6,603 5,655 948 1974 8,737 7,466 1,271 1975 9,964 8,921 1,043 Total*** 68,618 59,184 10.424 (*) En 1968, les cours passaient d'un régime d'une heure par jour d des sessions d’immersion de trois fois trois semaines par année.(’*) Ën 1973 était institué le régime des cours intensifs et continus.(***) Chez plusieurs fonctionnaires, l’enseignement s’est échelonné sur plusieurs années.En conséquence, le nombre total des inscriptions surpasse le nombre réel des étudiants.DISTRIBUTEUR GROSSISTE • Arts plastiques • Materiel audio-visuel • Materiel de bureau • Materiel scolaire «aux maisons d'enseignement Jacques Darche ^ 1100 ourat, rue Gall.SHERBROOKE, QUE.m w collection de poche Points Volume simple* $2.60 double •• $2.95 triple ••• $3.95 * quadruple •••• $4.95 publie R.Borthes, A.Césoire, M.Cfozier, I.Illich, F.Fanon, J.Lacan, H.Lefèvre, K.Lorenz, J.Monod, J.P.Richard, W.Rostow, Æ Soljénitsyne, P.Sollers.EDITIONS DU SEUIL Pour racavoir gratuitement la catalogua das collections de poche, det Éditions du Seuil: RETOURNEZ CE COUPON AUX: Editions du Ssull (Lté*) 539 L*b**u, VIII* St-L*ur*nt Mtl.NOM.ADRESSE.VILLE .a.a.PROFESSION .CODE POSTAL: > .« * É VI • Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 .éducation.Un gel du budget de la recherche.qui a rassuré les chercheurs québécois Pendant que tous les universitaires canadiens, déjà éprouvés par quelques années de vaches maigres, ne savent plus dans quelle oreille clamer leur désespoir à la suite des dernières coupures fédérales dans les budgets de recherche, ce sont plutôt de discrets soupirs de soulagement qu’on peut entendre actuellement au sein de la communauté scientifique francophone du Québec.____________par_ GILLES PROVOST Et pourtant, le Gouvernement du Québec vient d’annoncer à son tour qu'il gèlera le budget global de son principal programme de subvention à la recherche universitaire! Tout au plus le programme de Formation de chercheurs et d’action concertée (FCAC) sera-t-il réaménagé pour “indexer” les montants des subventions de recherche.En contrepartie, ces dernières deviendront évidemment plus rares.Les chercheurs auraient évidemment préféré que Québec intensifie davantage son effort de recherche en augmentant encore d’environ 26% le budget du programme FCAC comme cela avait été le cas l’an dernier.Mais, quand ils cessaient de réver en couleur, les chercheurs avaient surtout très peur: de toutes les provinces canadiennes, Québec est celle qui investit le plus dans la recherche universitaire.Au contraire, les autres provinces ont tendance depuis quelques années à réduire leur contribution à la recherche, quitte à laisser le champ libre aux’Targesses” d’Ottawa.Aussi, sans oser l’avouer, on craignait sérieusement que Québec, ployant sous le fardeau des Olympiques et de la Baie James, ne décide aussi de cou- per sérieusement ses subventions.Le gel actuel, assorti d’une hausse du montant de chaque subvention accordée, est donc un moindre mal qui plait surtout aux chercheurs francophones.Ces derniers sont en effet particulièrement favorisés par ce programme qui vise explicitement à combler le retard de la recherche québécoise en accordant un appui stable à des équipes bien structurées qui offrent un potentiel intéressant dans des domaines prioritaires pour le Québec.Les institutions francophones du Québec ont donc reçu la majeure partie des $6 millions que Québec a distribué à des équipes de recherche en 1975, du $1.6 million attribué à des centres de recherche, des $300,000 distribués à des services auxiliaires (centres de calcul etc), des $500,000 de subventions générales administrées par les universités elles-mêmes, des $250,000 destinés à aider l’édition des revues scientifiques, etc.Encore l'an prochain, c’est plus de $8.5 millions qui sera ainsi réparti entre les chercheurs du Québec, sans parler de tous les contrats ou subventions fournis par les ministères individuels dans l’accomplissement de leur mission particulière.GENEVIÈVE RACETTE Initiation à l’histoire 210 une démarche historique Un anti-manuel illustré d’exemples conçus par des étudiants au secondaire, premier cycle.Guide pédagogique $7.95 $5.95 cjucnn ^Didier Marcel Didier (Canada) Ltée/Ltd.1442 Avenue McGill Collage, Montréal, Québec.Canada H3A 126 - Tél.: (514) 288-7191 ENSEIGNEMENT DES LANGUES ESPAGNOL ITALIEN PORTUGAIS A l’université de Montréal, par exemple, ce programme a un impact majeur: en 1969, le gouvernement provincial ne Fournissait que 7% du budget de recherche; en 1975, la proportion est passée à plus de 23% et près de la moitié provient du programme FCAC.Et encore, ces chiffres excluent les montants versés aux HEC ou à polytechnique.Le phénomène est encore plus marqué à l’université Laval qui se vante de recevoir environ le tiers des subventions du programme FCAC.A elles seules, ces subventions représentent près de 20% du budget de recherches de cette institution qui est aussi la plus grassement subventionnée par le Conseil des Arts du Canada, parmi toutes les universités du pays.On se ferait pourtant illusion si on croyait que les chercheurs canadiens-français roulent tous en Cadillac: encore maintenant, les université anglophones reçoivent environ la moitié des subventions fédérales à la recherche québécoise.Si on déduit l'inflation pour parler en termes de dollars constants, le budget de recherche de l’université de Montréal n’a augmenté que de 10% depuis 1970 et on prévoit qu'il diminuera l'an prochain.(L’U.de M.prend soin d’exclure de ces chiffres l’école bon que- y a quelques années à peine.) Même avec l'aide substantielle du gouvernement québécois, les budgets de recherche de l’universite Laval sont loin d’avoir progressé au même rythme que le budget global de Finstitution: en 1969, la recherche représentait 21% du budget de l’université; en 1975, le pourcentage est tombé à un modeste 12%.Au total, l’aide provinciale permet donc simplement aux francophones de ne pas perdre le chemin péniblement parcouru depuis dix ans et de ne pas être trop pénalisés par rapport aux institutions anglophones qui ont souvent pu se donner des fonds de dotation grâce à quelques mécènes de l’industrie et qui ont plus facilement accès aux contrats industriels.Si tous se retrouvent finalement à peu près sur le même pied, il n’en reste pas moins que la situation actuelle de la recherche universitaire n'est guère rose: de 1974 à 1975, par exemple, les fonds fédéraux de recherche dépensés dans les universités n’ont augmenté que de 5% alors que l'inflation atteignait les 15% dans ces domaines hautement technologiques.De plus, cet argent est de plus én plus dispensé sous forme de recherches fortement orientées ou même de contrats de recherche très spécifiques.Présentement, les universités s’inquiètent grandement de cette tendance qui les détourne de leurs priorités éducatives même si elle permet d’assurer la survie de plusieurs équipes en attendant des jours meilleurs.En revanche, cela permet généralement d’obtenir des résultats plus directement applicables.Pour ce qui est des subventions moins orientées, la situation est beaucoup plus pénible: de 1969 à 1974, par exemple, le budget total du Conseil national de recherches du Canada n’a augmenté que de 7% pour atteindre les $69 millions.En dollars constants, par contre, cela représente une baisse d’au moins 25%.D’ailleurs, pendant la même période, le même organisme a dû multiplier ses bourses si bien que le pouvoir d’achat moyen de ces subventions a diminué de 41% de 1969 à 1974.Pour couronner le tout, le programme d’austérité actuel a amené un gel du budget du CNRC, si bien que cet organisme a dû supprimer son concours de juin pour l'obtention de bourses de recherche.Les Les oeuvres complètes de: LÉONARD DE VINCI en 2 volumes, 27’/2 x 37cm 532 pages \ 1550 illustrations 16 tables hors texte Reli ure et coffret en toile de grand luxe Atlas Ce travail unique n 'a laissé aucune place i la banale littérature non plus qu'à des divagations esthétiques.On n'a même pas voulu replacer l'artiste et le savant dans le cadre de l'époque en rappelant les événements historiques desontemps.C'est un recueil de monographies visant i présenter dans cha- cune de ses activités un Léonard vivant et naturel et donnant pour la première lois la seule représentation complète de son génie multiforme.C’est un livre destiné aux chercheurs et i tous les lecteurs s’intéressant i l'histoire des sciences et des arts.chercheurs dont la bourse arrivait à échéance à ce moment devront donc vivre de l’air du temps jusqu’à l’automne prochain.Pour continuer à financer de nouveaux projets rendus nécessaires par des problèmes inédits et urgents, le CNRC prévoit même réduire ou même annuler certaines subventions déjà promises à des chercheurs.Ces coupures entraineront inévitablement des mises à pied au niveau du personnel de soutien.Pour sa part, le Conseil de recherches médicales du Canada (CRM) avait réussi à suivre au moins le rythme de l’inflation depuis 1969, si bien qu’en dollars constants, son budget était demeuré à peu près stable.Pourtant, cela n’avait été possible que grâce aux efforts particuliers du ministère fédéral de la Santé qui a décidé depuis deux ans de puiser dans son budget de fonctionnement ordinaire pour combler les besoins du CRM que le Trésor fédéral a laissés a découvert.Malheureusement, l'austérité actuelle ne permet plus d’avoir recours à ce subterfuge et le gel du budget se fera au niveau précédemment alloué par le Conseil du Trésor.En d'autres termes, le budget du CRMC diminuera de $3 à $4 millions cette année, au grand désespoir du monde médical.Au Québec, ces coupures se feront particulièrement sentir puisque le gouvernement provincial a décidé de sabrer dans les budgets de recherches que plusieurs hôpitaux prélevaient à même leur budget de fonctionnement ordinaire.Dorénavant, ce ne sera plus toléré et ces chercheurs devront entrer en compétition avec leurs collègues de toute la province pour obtenir des fonds.Si le robinet fédéral se ferme au même moment, on peut prévoir des grincements de dents.Le seul domaine où on note une croissance sérieuse depuis 1971, c’est celui de la recherche en sciences humaines puisque les dépenses fédérales dans ce secteur universitaire ont augmenté d’environ 75% entre 1971 et 1975.Présentement, le Canada est un des pays qui consacre la plus forte proportion de son budget de recherche aux sciences humaines et sociales.En termes absolus, pourtant, les chiffres sont ridiculement faibles: sur un budget fédéral global de $1.5 milliard en 1975-76, le gouvernement fédéral ne consacre que $22 millions à la recherche universitaire en sciences humaines, selon les chiffres que vient de publier le S $ Conseil canadien de recherche en sciences sociales.On est encore loin de la priorité absolue que devaient avoir les activités de recherche en sciences humaines aux yeux du Comité sénatorial sur la politique scientifique.D’ailleurs le budget du Conseil des Arts est maintenant gelé pour ce type de recherches.Dans ce contexte, les universités sont très inquiètes de constater que les jeunes diplômés canadiens ne s’orientent vers la recherche que s’ils ne trouvent pas d'emploi ailleurs.Il y a quelques années, au contraire, c'étaient les plus doués qui décidaient de poursuivre en recherche.Tout cela, dit-on, compromet gravement la formation des spécialistes dont le pays aura bientôt besoin et on cherche en vain la relève qui remplacera les universitaires de carrière vieillissants qui assu- rent présentement l’enseignement.Heureusement que le Québec accueille beaucoup de boursiers étrangers: ce sont eux qui assurent de plus en plus la survie de nos laboratoires.en librairie E.J.Duchesnay Les mammifères du Québec éditions 380 ouest hurtubise hmh monuéai les encyclopédies populaires inc.6596 Boul St laurent — Montréal, Oué H2S 3C6 — Tél 270-4347 FACULTÉ DES ÉTUDES SUPERIEURES CYCLES SUPERIEURS CERTIFICAT / DIPLÔME / MAÎTRISE / DOCTORAT Les formulaires de demande d'admission peu- Géographie (Département) 343-6208 Pharmacie (Faculté) 343-6445 vent être obtenus au secrétariat du département où l'étudiant désire s'inscrire, dans le cas de la Géologie (Département) 343-6820 Philosophie (Département) 343-6464 Faculté des arts et des sciences, et dans les Histoire (Département) 343-6238 Physique (Département) 343-6670 secrétariats respectifs, dans le cas : des autres facultés.Histoire de l’art (Section) 343-6182 Psychologie (Département) 343-6489 Histoire et sociopolitique Psycho-éducation (École) 382-2972 des sciences (Institut) 343-7351 Relations industrielles (École) 343-6627 Aménagement (Faculté) Informatique (Département) 343-6780 Sciences biologiques Architecture 343-6019 Linguistique et philologie (Département) 343-6581 Urbanisme 343-6865 (Département) 343-6221 Sciences économiques Anthropologie (Département) 343-7329 Littérature comparée (Département) 343-6540 Bibliothéconomie (École) 343-6044 (Programme).343-6609 Sciences de l'éducation (Faculté) 343-7622 Chimie (Département) 343-7602 Mathématiques (Département) 343-6743 Science politique (Département) 343-6579 Communication (Section) 343-6039 Médecine (Faculté) 343-6300 Service social (École) 343-6597 Criminologie (École) 343-6523 Administration de la santé 343-6170 Sociologie (Département) 343-6620 Démographie (Département) 343-6610 Nutrition 343-6398 Théologie (Faculté) 343-7080 Droit (Faculté) 343-7731 Orthophonie et audiologie 343-6416 Traduction (École) 343-6221 Éducation physique Santé communautaire 343-6140 (Département) 343-6151 Médecine dentaire (Faculté) 343-6076 Études anciennes et Médecine vétérinaire (Faculté) modernes (Département) 343-6222 (Saint-Hyacinthe) 773-8521 ÉCOLES AFFILIÉES: Études anglaises (Département) 343-6236 Musique (Faculté) 343-7764 École polytechnique 344-4966 Études françaises (Département) 343-6213 Nursing (Faculté) 343-7486 Écoles des Hautes Études Études médiévales (Institut) 343-7609 Optométrie (École) 343-6083 commerciales 343-4336 UNIVERSITE DE MONTRÉAL Les formulaires de demande d'admission aux cycles supérieurs doivent être adressés au: Bureau du registraire (admission) Université de Montréal Case postale 6205-SUCCURSALE A Montréal H3C 3T5 S TRIMESTRE D’AUTOMNE 1976 AVANT LE 1er AVRIL 1976 % .éducation.Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • VII ^ ^ « 'f- éf-4-a ^ _ .jit.a V -i* Tr % - ?v' -JÊPvi fZ ^ Derrière la lutte contre l’inflation Les gouvernements organisent la dégradation En 1975 la crise économique s’est amplifiée.Le patronat a durci ses positions.Il a exigé et obtenu du gouvernement fédéral la mise en oeuvre d’une politique d’austérité sans précédent.Mentionnons entre autres: le blocage des hausses salariales, le gel de l’embauche au fédéral, les coupures budgétaires de l’ordre de $1.5 milliard dont la suppression de l’indexation des allocations familiales, l’augmentation de la cotisation pour l’assurance-chômage (1.4 à 1.6 - 1.7%), l’exclusion du programme des personnes âgées, le prolongement des délais d’attente, la réduction des prestations spéciales et le relèvement du seuil de chômage à partir duquel le gouvernement cotise au fonds.Sur le plan monétaire, inversement à ce qui se produit aux États-Unis, le fédéral s’est engagé dans une politique restrictive (le taux d’escompte a été relevé en septembre 1975 de 8.25 à 9.00 puis à 9.25% en mars 1976).Dans la foulée les taux hypothécaires sont remontés à 11 -12%, les conditions de prêts à la consommation sont devenues plus onéreuses (une carte de crédit coûte plus de 18%).Le gouvernement Trudeau dira qu’il faut “briser la psychose inflationniste"; nous soutenons qu’il cherche à dégrader les conditions de vie des Canadiens.Dans ses mémoires soumis au gouvernement, le patronat du Québec, via le C.P.Q., déplorait pour sa part que le ralentissement de l’économie n’ait pas provoqué “l’assainissement nécessaire à toute reprise”.Non content de l’effet purgatif d’un rythme d’inflation en 1975 de 10.8% et d’un niveau de chômage de 8.8%, le C.P.Q.engageait le gouvernement du Québec à aller plus loin dans la voie de la liquidation des budgets sociaux et des politiques d’austérité populaire.Docile, le gouvernement du Québec s’est exécuté.Lors de la présentation des crédits en 1975-76, le gouvernement a limité l’augmentation des dépenses à 13.1%.alors que le C.P.Q.recommandait 13%.En cours d’exercice toutefois, les dépassements budgétaires se sont multipliés.Deux budgets supplémentaires ($65 millions en juin et $573 millions en novembre) ont porté le déficit de $300 millions prévu initialement à $657 millions (sans compter celui du RREGOP: $103 millions).L’accroissement des in- vestissements des sociétés d’Etat de $1.5 à $3 milliards s’est également répercuté sur les emprunts.Initialement prévus à $689 millions, les emprunts garantis s’élèveront finalement à plus de $1,100 millions.Pour financer le projet du siècle, l'Hydro à elle seule a dû aller chercher $875 millions en 1975.Pour couvrir ses besoins en 1976, la société a négocié sur les places newyorkaises un emprunt de $1 milliard au taux qualifié d’“avantageux” de 101/4%.Enfin, si l’entrée de Québec dans le dossier olympique a apporté un certain apaisement aux esprits tourmentés par le problématique “écart" de $800 millions, il n'en reste pas moins que l’avance de $50 millions consentie en novembre à la Régie des Jeux a marqué le début des contraintes de liquidités du gouvernement.Ce survol rapide de la conjoncture montre à l’évidence que les budgets des services sociaux ont lourdement grevé les capacités financières du Québec.C'est donc sur ce terrain qu'on verra se déployer les politiques d’austérité.Dès le 4 novembre 1975, le gouvernement du Québec adoptait la copie conforme des mesures fédérales de contrôle des salaires.pour usage dans le secteur public.André Lefebvre Michel Allard Histoire du Canada à partir du Québec actuel Un livre qui oblige l’étudiant à penser son histoire du Canada et à repenser l’histoire des autres.Agréée par les Ministères de l'éducation du Québec et de l’Ontario.Relié .$8.95 'Guide pédagogique.$5.95 9uenn POUR TOUT CE DONT VOUS AVEZ BESOIN en électronique Radio, télévision, stéréophonie, radio-téléphone, antennes, tours instruments, livres, accessoires VOYEZ ELECTRONIQUE 3185 HkImIiii 525-2551 Cwtri i’Achit* Uvil 681-2573 QUÉBEC 383 Cmréèn 529-5793 MONTRÉAL Place Versailles 351-1500 LAVAL Ceetre 4 Achats Devemy 661-9403 TROIS-RIVIÈRES Matteae lac.2045 ¦-«- 375-4779 DRUMMONDVILLE ¦nit-»- n.-i-1- DtftSIV cftCirvMfM IVC.9797 Hechelata 645-7461 LONQUEUIL 2187DeUPmlice 527-8943 SHERBROOKE 918 eaest Kie| 569-9908 1157 hNl.SJeseph 478-4616 les Galeries Oreeaeei 477-4545 des conditions de vie *$&$«*** à Cet ouvrage interroge le sens et la réalité de la nation américaine, déjà bi-centenaire, en examinant ses origines.Comment les "Pères fondateurs", ces Pygmalion du premier Etat-nation délibérément constitué, ont-ils conçu leur création?Ce volume a été distingué par l'American Historical Association à l'occasion du concours international organisé pour le bicentenaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis et récompensant les meilleures monographies étrangères écrites depuis cinq ans sur la période révolutionnaire américaine.PRIX: M 5.00 AGENCE DU LIVRE FRANÇAIS DISTRIBUTIUR EXCLUSIF DES ÉDITIONS FRANÇOIS MASPERO .éducation.Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • IX Vers un avenir “administrable” pour l’éducation des adultes au Québec Pour une problématique rigoureuse Plusieurs affirment que les problèmes relatifs à l’éducation des adultes et les solutions à leur apporter sont bien connus.Il ne suffit plus oue d’élaborer une politique cohérente et de la promulguer.J’ai l’impression que cette affirmation mérite qu’on s y arrête un peu.Pour les uns, l’éducation des adultes c’est un peu, sous une forme ou sous une autre,“l’anti-école", “l’école sur la place”, “l’école sans murs”, “l’éducation déscolarisée”,“l’éducation par la technologie”, “l’école parallèle” .et quoi encore.,.Pour les autres, l’éducation des adultes c’est l’acte même du “s’éduquant”, c’est-à-dire la démarche essentiellement personnelle — à respecter intégralement — par laquelle un adulte (au sens psychologique ou juridique du terme) comble ou tente de combler, par les moyens appropriés, au moment et au rythme qu’il détermine, les besoins divers de formation qu’il perçoit personnellement où grâce a l’assistance de personnes compétentes ou réputées telles.Pour certains, l’éducation des adultes est essentiellement la formation dispensée, dans ou hors du système scolaire, dans des formats appropriés, à ceux qui ont dépasse l'age de la fréquentation scolaire obligatoire et qui, n’ayant pas poursuivi ou ne poursuivant plus leur formation en continuité “scolaire", éprouvent, à un moment ou à un autre, des besoins de formation engendrés par les exigences professionnelles du monde du travail ou des exigences mêmes de la vie en société.Pour d’autres, l’éducation des adultes c'est ou l’éducation récurrente, ou l’éducation continue, ou l’éducation permanente, ou l’éducation postobligatoire, ou l’éducation collégiale ou universitaire, à temps complet ou à temps partiel.Tout cela, à mon point de vue, démontre qu’il existe des flottements idéologiques et sémanti- 3ues au royaume de l’éducation es adultes et que notre réflexion doit être poursuivie, car la “réalité” n’est pas encore cernée comme en témoignent la prolifération des vocables qu'on utilise pour en parler et les nombreuses idéologies auxquelles on se réfère pour les expliquer.Si l'on veut sortir de "l’empirisme”, comme plusieurs semblent le souhaiter, il faudra bien, pour cheminer plus “logiquement', que les théoriciens et les praticiens, les administrateurs et les politiques ajustent leurs schèmes de référence et leur vocabulaire.Certains vont plus loin que d’affirmer qu'il faut élaborer une politique de l'éducation des adultes pour en assurer le développement; ils identifient des éléments de cette politique.Pour celui-ci, la solution au problème de l'éducation des adultes se trouve dans l’affirmation du leadership du ministère de l'Éducation au sein du gouvernement du Québec, du Québec devant Ottawa, de Radio-Québec devant Radio-Canada.Pour celui-là, la solution se trouve dans la publication d'un Livre Blanc sur l'éducation des adultes, la passation d'une loi, la promulgation de règlements appropriés.Pour certains, la solution c’est la définition d'une politique strictement québécoise de main-d’œuvre.Pour d'autres, c'est la définition d'une politi- 3ue globale du développement es ressources humaines.Pour les uns, la solution repose dans l'instauration d'un régime de congé-formation, dans la création d'un fond d'assurance-formation, dans la participation de l'entreprise aux formations postobligatoires professionnelles.Pour les autres, la solution se trouve dans le réaménagement des ressources physiques, humaines et financières consacrées à l’éducation postobligatoire.On pourrait prolonger indéfiniment cette liste en reproduisant les recommandations qui sont parvenues au Ministère depuis dix ans.Dans l'hypothèse, sans doute vérifiable, que ces propositions contiennent des éléments de vérité, j'avoue cependant qu elle m'apparaissent toutes entachées d'une même faiblesse: elles ne sont pas mises en relation avec des conceptions précises, collectivement acceptées, de l’éducation des adultes et du rôle de l’Etat dans ce domaine ni avec des modèles réalistes d'organisation politique canadienne et québécoise, et d'organisation administrative interministérielle et ministérielle De plus, ces propositions sont rarement accompagnées des analyses requises pour les rendre opérationnelles ou administrables.Si l'on veut dépasser le stade des solutions-miracles, il faudra bien un jour nous astreindre à des analyses plus systématiques et plus détaillées des problèmes à résoudre.Par problématique, j'entends une certaine mise en ordre et une certaine pondération des problèmes à partir de principes explicites et de postulats vérifiables.Je ne prétends pas faire ici le tour de la qu veux seulement illustrer une certaine méthodologie de travail.On peut, en acceptant une marge assez mince de flottement, considérer que, dans la situation actuelle, pour la très grande majorité des jeunes, les formations qui se situent dans le prolongement du secondaire sont des formations postobligatoires et que la décision de Tes entreprendre repose sur un choix volontaire.(On dit postsecondaire quand on se référé aux niveaux du système scolaire; on dit postobligatoire quand on se réfère à l’âge de fréquentation scolaire obligatoire).De plus, la période où ces formations postsecondaires ou postobligatoires débutent pour ceux qui les entreprennent en continuité avec leurs études antérieures, recoupe la période où ils accèdent à Tâge de la majorité civile, c’est-à-dire à l’age où ils obtiennent le statut juridique d’adulte.Au-delà de la période de fréquentation scolaire obligatoire, 1 éducation des adultes s’organise selon des modèles différents suivant que cette éducation se poursuit en continuité (temporelle, il va sans dire) avec les formations antérieures ou selon que cette éducation se fait en discontinuité avec celles-ci.D’une part, la formation s’organise alors, pour les uns, selon des modalités qui gardent un caractère relativement “scolaire” parce quelle se situe dans le prolongement du système scolaire obligatoire; pour les autres, la formation s’organise selon des modes variées qui visent à adapter les services éducatifs aux conditions et aux besoins des personnes dont le statut principal n’est plus d’être étudiant.D’autre part, si dispenser la formation postobligatoire est une fonction normale du système scolaire postsecondaire (collégial ou universitaire) pour les sujets (ordinairement les “jeunes adultes”) qui poursuivent leurs études en continuité avec le secondaire ou le collégial, les formations postobligatoires qui ne sont pas poursuivies en continuité avec les formations antérieures ne sont pas, ne peuvent pas et ne doivent pas être assurées par les seules institutions scolaires.A mon point de vue, pour de nombreuses raisons, lexpres-sion éducation des adultes devrait, si l’on veut résorber certaines ambiguïtés, recouvrir à la fois les formations dispensées aux “jeunes adultes" dans les institutions scolaires postsecondaires et les formations dispensées aux adultes par toutes les instances de formation, y inclus, évidemment, les institutions d'enseignement secondaire, collégial et universitaire, celles-ci n'etant plus considérées cependant que comme une composante — encore que majeure — d'un ensemble plus vaste de ressources éducatives dont on peut définir les rôles et les responsabilités respectives.Cela m'apparait d'autant plus nécessaire que des phénomènes plus ou moins prévisibles se sont produits chez nous: l'ampleur du phénomène de l'alternance travail-formation, le développement de la formation en industrie, les abandons au terme du secondaire, la multiplication des inscriptions à temps partiel dans les collèges et les universités, la multiplication des instances aptes et intéressées à dispenser les formations souhaitées par les adultes.De telle sorte que le caractère le plus évident qui semble caractériser les diverses formes d'éducation des adultes c'est qu elles ne sont pas obligatoires et donc qu elles résultent d’un choix volontaire.On doit être conscient qu'une telle approche a des retombées considérables sur l'organisation, les programmes, le financement de toute l'éducation des adultes.A ce moment-ci de ma réflexion, je suis incliné à penser qu'une problématique de l'éducation clés adultes passe par une problématique du postobligatoire et que certaines propositions constituent un bon point de départ pour une réflexion axée sur l'action: — La distinction nette entre k.-s clientèles des formations dispensées à ceux qui sont dans l'obligation de fréquenter l’école et les formations dispensées ou offertes à ceux qui ne sont plus soumis à cette obligation.- La distinction entre les clientèles qui poursuivent leurs études postobligatoires en continuité avec leurs études antérieures et les autres clientèles.— La reconnaissance d'une certaine diversité des formes d'éducation du postobligatoire en raison des statuts des clientèles et de la diversité des besoins éducatifs à combler.— L’acceptation que les res- sources susceptibles d’assurer les formations postobligatoires sont nombreuses, variées, variables, et que l’aménagement de ces ressources (physiques, humaines, financières) ne peut être fait avec la même logique que celle qui prévaut dans le ’’système scolaire”.— L’acceptation que l’entreprise multiforme de l’éducation des adultes n’a pas toujours été, n’est pas et ne sera pas la responsabilité exclusive de l’Etat, du ministère de l’Éducation et du système scolaire.— La prise de conscience que la part du budget de l’État dévolue à l’éducation tendra à se stabiliser autour du pourcentage actuel, et cela non seulement pour des raisons économiques, les possibilités réalistes de développement de l’éducation des adultes se trouvent donc du côté de l’allocation repensée des ressources à consacrer aux services d’éducation offerts à ceux qui poursuivent sur une base volontaire des formations postobligatoires en continuité avec leurs études antérieures et des ressources à consacrer aux services d'éducation à offrir à ceux qui n’agissent pas ainsi.Sue.Il m’apparaît que l’avenir e l’éducation des adultes au Québec passe aussi par là.Le prolongement d’une évolution On peut demander à l'État du Québec de proclamer le droit des adultes à l’éducation.On n’a pas pour autant fait avancer d’un pas l’éducation des adultes.Car ce droit, en soi, personne ne le conteste ici.L’aménagement de l’exercice de ce droit, cependant, prend mille formes différentes, à travers le temps et l’espace.Il s’agit de savoir, comment l’exercice de ce droit et les devoirs qui en découlent ont trouvé et peuvent trouver à s’exercer équitablement chez nous.La réforme scolaire a essentiellement porté, dans une perspective de démocratisation, sur la mise en place d'un système façilitant la scolarisation des québécois.Le développement du réseau des écoles élémentaires et secondaires polyvalentes a permis et permet encore aux jeunes d age scolaire obligatoire d’acquérir des formations qui les habilitent, notamment, mais non .par.BERNARD LACHAPELLE Posé en termes de réallocation des ressources, le problème de l'éducation des adultes prend des dimensions sociales dont on ne doit pas sous-estimer l’ampleur.La collectivité québécoise, via l’État, a consacré, en 1974/1975, au moins un milliard à l’éducation des adultes entendue dans le sens de l’éducation postobligatoire.Cette même collectivité est-elle prête à reviser les critères de répartition de ce budget entre ceux qui, sur une base volontaire, décident de poursuivre des formations postobligatoires en continuité avec leurs études secondaires ou collégiales et les autres qui entreprennent, le moment venu, des formations interrompues au terme de la période de la fréquentation scolaire obligatoire ou plus tard?Telle est bien la question qu’il faut se poser, quoi qu’en pensent ceux qui présument que d'autres sources importantes de financement de l'éducation des adultes peuvent être trouvées facilement par l’État.En terminant cette première partie, je voudrais souligner qu'établir une problématique de l'Éducation des adultes en termes opérationnels et administrables n'a rien d une profanation.Quelle que soit la noblesse des idéologies dans laquelle s'enracinent des politiques, il faut toujours finalement trouver les moyens de mettre ces dernières en oeuvre.La bougie d'allumage de la révolution scolaire a été la décision de porter à quinze ans révolus Tâge de la scolarité obligatoire.Cette décision, apparemment peu significative, a déclenché les grandes “opérations" bien connues de la réforme scolaire.Pour moi, un problème bien posé est à moitié réglé et cela s'appelle une bonne problémati- exclusivement, à entrer sur le marché du travail ou à poursuivre des études ultérieures.La mise sur pied d’un réseau complet de cégeps et d’universités a permis et permet encore, à ceux qui le veulent, d'entreprendre des études postsecondaires et postobligatoires dans un cadre administratif et pédagogique que Ton qualifie encore de “scolaire” en raison du fait qu’il constitue en quelque sorte le prolongement “normal" d’un système d'éducation obligatoire.Aux yeux des auteurs du rapport Parent et du rapport Ryan, ce réseau scolaire ou cette infrastructure scolaire devait constituer un des instruments privilégiés de l’éducation des adultes.Cela est devenu une réalité.On retrouve dans les écoles secondaires polyvalentes du Québec des clientèles jeunes soumises à la loi de la fréquentation scolaire et des adultes “volontaires” désireux de compléter leur formation.Dans les collèges et les universités on retrouve de jeunes adultes désirant, sur une base volontaire, poursuivre leurs études postsecondaires en continuité avec leurs études antérieures et des adultes souhaitant, en raison de circonstances diverses, se perfectionner ou se recycler mais à des moments et dans des formats qui conviennent à leur situation.Par ailleurs, pour autant que les adultes et les jeunes adultes — soustraits à l’obligation de la fréquentation scolaire mais non soustraits aux obligations sociales de compléter et de parfaire leurs formation — sont en cause, le réseau scolaire est apparu rapidement comme seulement un sous-ensemble d’un ensemble plus vaste de ressources de formation ou d’éducation; d’autant plus évidemment que certaines formes d’éducation professionnelle et populaire étaient et sont encore dispensées par d’autres instances que les instances“scolaires”.Qu’avons nous fait jusqu’à ce jour?Personne ne serait capable de dresser un inventaire complet des activités d’éducation des adultes, celle-ci étant entendue dans le sens de l’éducation postobligatoire.Personne ne serait capable d’identifier tous les organismes qui y ont été impliqués, sous une forme ou sous une autre; personne ne pourrait dire exactement combien de ressources humaines, physiques et financières y ont été investies.Ce que Ton peut affirmer sans crainte de se tromper, c’est que l’éducation des adultes s’est développée d’une façon extraordinaire.Le réseau scolaire a accompli une large part de la mission au’on lui avait confiée.En plus ’offrir des programmes de formation aux jeunes adultes dans les collèges et les universités, les institutions scolaires (commissions scolaires, collèges et universités) ont mis sur pied des services d’éducation des adultes ou d’éducation permanente ou d'extension (peu importe ici le nom qu’on donne à ces services) destinés à aider ceux qui désirent compléter ou parfaire, à un moment ou à un autre, des formations initiales antérieurement acquises.Ces services assument une variété considérable de fonctions: assistance individualisée, élaboration de programmes sur mesure, programmation de cours, etc.De plus, l’État lui-même, par ses différents ministères ou organismes et dans le cadre des conventions collectives qu’il a conclues avec les employés des secteurs publics et para-publics ou dans le cadre de programmes sectoriels (industrie, agriculture, immigration, etc.) a assumé directement ou indirectement une part importante de l’éducation des adultes.Enfin, les organismes, les sociétés, les entreprises, les corporations, les associations — avec ou sans assistance financière de l’État — ont participé activement à l’éducation ou de leurs membres ou des citoyens en général.L’évolution des dix dernières années a été très rapide et Ton ne peut pas rigoureusement parler d'un plan de développement préalablement établi.L'arbre a grandi plus sous la poussée des besoins réels et des initiatives des praticiens que sous ('impulsion des théoriciens.Cependant, je reconnais qu'on peut s’interroger sur les modalités de l'intervention de l'État en éducation des adultes, notamment dans le recyclage des travailleurs ou de la promotion sociale des individus.Je conviens qu'on peut s'interroger sur les postulats qui guident 1 É-tat dans l'allocation des ressources pour les formations acquises “en continuité” dans le système scolaire au niveau du postobligatoire et pour les formations acquises en "récurrence” dans ce système scolaire, pour ceux qui.par décision personnelle ou autrement, ont opté d'acquérir, à travers le temps, les forma- tions requises par le travail ou la vie en société.Je reconnais enfin qu’on peut discuter des responsabilités et du rôle des organismes, des associations, des entreprises.et des individus eux-memes dans l’éducation des adultes.Le temps est sans doute venu de faire le point, cela personne ne le conteste.Mais personne ne le fera à notre place.Quand je dis “notre”, je pense au Québec, aux ministères concernés, aux organismes gestionnaires ou commanditaires de formation, aux adultes eux-mêmes.En cette matière, l’État ne doit pas tout faire et tout dicter.L’État, et plus spécialement le ministère de 1 Éducation, doit assumer une part importante du rôle “d’architecte’, en éducation des adultes.La préparation éventuelle d'une “charte” de l’éducation Ïs adultes devra certes s’inspi-r de rapports aussi prestigieux que ceux de T UNESCO, de l'OCDE, de TOIT, mais, pour nous, cette charte repose aussi sur des analyses beaucoup moins spectaculaires de la réalité québécoise.Ceci ne constitue pas une démission devant l'ampleur de la tâche à accomplir, mais une invitation, à ceüx qui veulent vraiment la promotion de l’éducation des adultes sous toutes ses formes, à situer leur réflexion dans la lumière d’un passé récent et à loger leurs travaux d’analyse à l’enseigne du comment et du pourquoi.Certes, pour mes collaborateurs et moi-même, l’avenir de l'éducation des adultes passe par des réflexions fondamentales sur les finalités et les objectifs de l’éducation postobhga-toire, le rôle de l’État dans ce domaine, le partage des responsabilités des partenaires (individuels ou collectifs) impliqués dans l'éducation des adultes.Mais elle passe aussi, par des choses aussi concrètes que les arrangements sur les paiements de péréquation, la renégociation sur les accords fiscaux, le financement de l’enseignement postsecondaire, la refonte ou l'amendement de la loi fédérale sur la formation professionnelle de la main-d oeuvre canadienne, la loi sur les prêts et bourses pour les études postsecondaires, les régimes de formation, les modes de financement des collèges et des universités, les modalités d’assistance aux instances'impliquées dans l'éducation postobligatoire, etc.En somme, l’avenir de l’éducation des adultes que nous devons consolider, s'appuiera largement sur les expériences d’hier et les réalités d’aujourd'hui.La diversité des besoins éducatifs, la diversité des clientèles à desservir, la diversité des instances dispensatrices de formation, la diversité des types de formation, la diversité des rôles de l’État à l’endroit des divers groupes de la population ayant besoin de formation, l’apparition de nouveaux phénomènes sociaux, etc.cela justifiait et justifie amplement notre réflexion sur l'organisation de l'éducation des adultes, réflexion aussi importante, sinon plus, que celle à laquelle la société auébécoise s’est adonnée pen-ant 10 ans à propos du système scolaire lui-même.Un programme d’action pour l’Etat Pour mener à bien les démarches relatives à l’avenir de l'éducation des adultes, dans le contexte ci-haut décrit, diverses mesures ont déjà été prises.Il est apparu nécessaire de procéder a une réorganisation du ministère en deux secteurs, & le premier concernant l’éducation obligatoire, le second, Té-ducation postobligatoire.Ce dernier secteur regroupe la direction générale de l’enseignement Collégial, la direction générale de l’enseignement Supérieur, la direction générale de l’éducation des Adultes.Cette réorganisation ne se base pas simplement sur des distinctions administratives et juridiques, comme on a pu s’en rendre compte, mais trouve sa justification dans une nouvelle approche du problème de l’éducation des adultes.La problématique retenue jusqu’à maintenant est certes à parfaire et un mandat a été confié en ce sens à un comité placé sous la responsabilité des soüs-ministres adjoints concernés.Sans vouloir me répéter, je voudrais souligner de nouveau au es axes majeurs de cette éma tique: — La distinction entre l’éducation obligatoire et postobligatoire s’appuie sur une distinction fondamentale dans notre système d'éducation entre Té-ducation première organisée par la société pour les besoins de la jeunesse qui doit acquérir un bagage minimum de connaissances et d’habiletés indispensables à la vie en société, et l’é-ducation qui complète cette formation fondamentale et à laquelle on accède sur la base du volontariat.La logique qui doit présider à l’instauration et au développement d’un système d’éducation dite postobligatoire n’est manifestement pas la même que celle qui sous-tend l’implantation et le développement du système d’instruction obligatoire, notamment sous l'angle des devoirs de TÉtat, de la société et de l’individu lui-même.— La reconnaissance par TÉtat, conformément aux principes proclamés par TUNESCO, du droit de toute personne aux formations postobligatoires — droit auquel doivent correspondre, pour cette personne, des devoirs — oblige, par ailleurs, à définir l'ampleur et les limites des responsabilités de tous les partenaires dans les formations postobligatoires.— L'État n'a pas à assumer, directement ou indirectement, toutes les formes de l'éducation postobligatoire, comme il doit le faire pour l'éducation obligatoire.Au contraire, il semble certain que les responsabilités en ce domaine sont essentiellement partagées, entre TÉtat et les bénéficiaires actuels ou virtuels de ces formations, notamment les entreprises, les corporations professionnelles, les organismes.les associations, sans oublier, bien sûr, les individus eux-mêmes.— De plus, le fait pour TÉtat d'assumer certaines responsabilités vis-à-vis des formations postobligatoires, considérées comme un ensemble, doit nous amener nécessairement, sous l’aspect du financement, à réexaminer l'allocation des ressources à l'intérieur de ce secteur.— L'État a des responsabilités particulières à assumer vis- à-vis de certaines clientèles adultes qui n’ont pu bénéficier dans le passé des facilités offertes aux populations étudiantes d'aujourd'hui.C'est dans cette problématique du postobligatoire que Té-oucation des adultes m’apparaît devoir trouver ses véritables perspectives de développement.Ayant parcouru plusieurs dossiers jusqu'à maintenant, il m’apparaît que bon nombre des difficultés que l'éducation des adultes rencontre depuis plusieurs années, ne peuvent etre réglées par de simples mesures administratives internes.En effet, qu’il me suffise d’énumérer les problèmes liés à l'identification des clientèles et de leurs besoins, aux programmes et aux régimes de formation, à la multiplicité des instances impliquées, aux instances commanditaires et gestionnaires des programmes de formation des aduïtes, aux ressources physiques, humaines et financières investies ou à investir en éducation des adultes, pour réaliser quïl s'agit là de problèmes-qui appellent de nombreuses transformations non seulement au plan administratif mais également peut-être au plan des réglementations et des législations existantes.C'est essentiellement sur ces objets que portent et porteront les travaux du comité que j’ai formé.Il me semble logique d'attendre le résultat des analyses entreprises avant de procéder à des consultations externes.Le moment venu, je n’hésiterai pas à recourir, sous une forme ou sous une autre, aux avis et aux conseils de ceux qui possèdent une expérience éprouvée en éducation des adultes.De tous les bilans qui ont pu être dressés, au Ministère, au cours des dernières années, celui de l'éducation des adultes, offre particulièrement matière à réflexion et renvoie tous les intéressés, y compris le Ministère lui-même, à un immense défi pour les années à venir.Je sais quïl ne sera pas facile d'apporter rapidement des solutions globales et entièrement sa-tisfaisantes au grand projet collectif que représente le développement plus organique de l'éducation des adultes.Je sais aussi que la recherche et la mise en oeuvre des solutions aux problèmes de l'éducation des adultes exigent et exigeront la collaboration de plusieurs partenaires, quïl s'agisse des différents paliers de gouvernement.des universités, des cégeps et des commissions scolaires, des organismes privés, des adultes eux-mémes.L'éducation des adultes est à la croisée des chemins.Nous aurons à choisir ensemble la meilleure des voies qui s'offrent à nous.Mais cette voie devra être assez réaliste pour nous permettre de juger de nos résultats et rapidement ¦ L’auteur est ministre d'Ëtat d l'Education, responsable de renseignement postsecondaire au Québec.ENSEIGNEMENT GENERAL: CEGEP ANDRE-LAURENDEAU 1111 rue LAPIERRE LASALLE, QUE.364-3320 TEL.CONCENTRATIONS: Sciences de la santé, sciences pures et appliquées, sciences humaines, sciences de l’administration, lettres.ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL: SPECIALISATIONS: Techniques administratives, techniques infirmières, secrétariat, techniques du génie civil.Ouverture officielle septembre 1976 CAPACITÉ 4000 étudiants m Enfin le sud-ouest de Montréal a son cegep I fc ' ?• X» Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 .éducation.éducation.Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • XI r'Sïj* m Kl i-A.•••!' W • « h* » • M m fl y" .,v ETP Cégeps les difficiles .par.GILBERT DESROSIERS ’ère des bâtisseurs ¦J m> mmm sS4 'v.ppfi kM S'*:».La Conférence de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur les structures futures de l’enseignement post-secondaire a noté “que le premier effet de l’expansion de l’enseignement au cours des vingt dernières années avait été principalement d’ordre quantitatif”.(1) Le Québec n’échappe pas à ce courant mondial, et il semble juste d’affirmer qu’ici également, l’expansion de l'enseignement post-secondaire a été surtout d’ordre quantitatif.Il ne faut pas s’en surprendre.En effet, en 1960, soit il y a près de vingt ans, alors que dans plusieurs pays l’enseignement postsecondaire commençait à accuser une forte poussée, le Québec pour sa part, n’était qu’à l’aube de cette évolution que l'on est convenu d’appeler: la révolution tranquille.Les preoccupations du Québec d’alors étaient d’un tout autre ordre.Nous nous caractérisions par un solide attachement aux traditions, la fidélité à l’Eglise, une idéologie élitiaue de Ta société et une quasi inaif-férence envers l’économie et la technologie contemporaines.L'évolution vers d'autres valeurs, vers une autre forme de société n'en était qu’au stade des balbutiements.Mais c'est avec une rapidité déconcertante que le Québec a développé une nouvelle conscience collective, et s’est transformé en un immense chantier d’initiatives nouvelles.Toutes ces initiatives étaient marquées du désir de doter le Québec d’instruments aptes à répondre à ses nouvelles aspirations.En toute logique, l’éducation devenait une préoccupation majeure et la création d’un ministère de l’Education ainsi que l'implantation d’un réseau public complet et polyvalent élémentaire et secondaire, ont drainé la majeure partie des efforts de la nation.Ce n’est donc qu'en 1967, à cause même de l’afflux des étudiants provenant du nouveau réseau public au niveau secondaire, que le Québec consentait à bâtir de toutes pièces, avouons-le avec une certaine réticence, un réseau public d’enseignement post-secondaire.A cette fin il établissait un niveau distinct de l’Université, soit le collégial.Un tour de force Je l’affirme tout de go: l’implantation du réseau d'enseignement général et professionnel public au Québec est un tour de force extraordinaire dont le Québec peut être fier à juste titre.Ce jugement cependant, n’a pas trait à la qualité du réseau, mais il est plutôt d'ordre quantitatif, puisque c’est là le sujet que l'on m’a suggéré de traiter.Pour étayer mon affirmation, qu’il suffise de rappeler la situation au Québec en 1967.Globalement, la nation québécoise était en pleine crise de croissance (j’aurais pu dire de conscience).A preuve les nombreux éclatements sociaux, sous forme de contestations diverses.En éducation, à l’enthousiasme du début succédait un certain essoufflement.du mécontentement, une remise en question du réseau public polyvalent secondaire, et une levée des boucliers contre toute aventure nouvelle en éducation, sans consolidation ou évaluation de la première.Je considère comme un haut fait marqué au coin d’audace et de courage (certains disent d'irréflexion), que les autorités d’alors aient, malgré cette situation, accepté de prendre la responsabilité de bâtir un nouveau réseau d'enseignement public, cette fois de niveau postsecondaire.Les personnes en autorité qui donnaient le feu vert jouaient dans un cas, leur avenir politi- 3ue.et dans l’autre leur carrière e hauts fonctionnaires, car l'opposition était sérieuse, avait des arguments valables fondés sur la pénurie de ressources humaines, le danger d’une carence de qualité, et surtout le démembrement d'un réseau privé qui avait été le bastion séculaire de l’éducation au Québec.Le Conseil supérieur de l’éducation avait bien compris ces enjeux en intervenant à quelques reprises, officiellement et officieusement, pour que l’on donne suite aux recommandations de la commission royale d'enquête sur l’enseignement dans la province de Quebec, (2) qui demandait un réseau public intégré et complet.Huit années ont suffi pour que soit implanté ce réseau de niveau collégial.Tout en admettant le bien-fondé de plusieurs critiques sur la qualité de l’enseignement au niveau collégial, il n’en demeure pas moins que le grand mérite de ce réseau, et je le dis sans trace d’humour, est d'être implanté; ce qui nous permet aujourd'hui de faire le point, de l’évaluer, de le réorienter au besoin et surtout de pouvoir passer maintenant à une seconde étape de croissance qui soit axée sur le développement de la qualité de l'enseignement.En ceci le Québec est à l’heure du monde, parce que, dans presque tous les pays où l’enseignement post-secondaire est universellement instauré, on retrouve des problèmes identiques aux nôtres.Le Québec a donc, tout en partant avec un certain retard, rejoint et même dépassé certains pays et certaines provinces sur te plan quantitatif.INITIATION AU DESSIN DE MODE de Patrick John Ireland Bien qu’il existe de nombreux livres sur le dessin de mode pour les fins de la publicité, voici le premier guide portant sur l’initiation au dessin de mode dans l’industrie du vêtement.f • Qtienn ma rwt wmt oun'.wo«tf u > Ut MJ 6741 M9 7WJ Un bilan?Malgré la forte tentation de tracer un bilan dans le cadre de cet article, j'ai cru opportun de l’éviter pour deux raisons principales: la première étant que des sommités du monde de l’éducation l'ont déjà largement et bien fait (3), et je ne ferais que plagier leur propos, ou je risquerais de les trahir en n’y apportant pas les nuances nécessaires.la deuxième raison, c’est que je crois, à la suite de plusieurs grands éducateurs, qu'il est temps de cesser de nous décortiquer avec un certain masochisme, et en contre partie de prendre consciencieusement connaissance des milliers de documents qui sont déjà recueillis sur le sujet, et qui permettent maintenant de définir les priorités de la seconde étape du développement du réseau collégial.C’est avec une certaine gratuité que nous avons jusqu’ici présenté comme un tour de force l’implantation du réseau d’enseignement collégial sur le plan quantitatif.Peut-être serait-il opportun de présenter ce qu’est ce réseau, en y parsemant quelques points de comparaison.En guise de paramètre, nous pouvons utiliser la situation de départ des collèges d’enseignement général et professionnel (CEGEP) et à l’occasion quelques comparaisons, toujours sujettes à interprétation, avec des réseaux similaires à l’extérieur du Québec.En 1967, date de la fondation des douze premiers cegeps, la situation était la suivante:(4) 27.000 étudiants de niveau collégial étaient dispersés parmi 81 institutions classiques; 15.000 dans des ecoles normales privées et publiques; 1.000 dans des Instituts familiaux; 13.000 dans le secteur technique; 12.000 déjà inscrits dans les universités et un nombre indéterminé dans le secteur professionnel.Le taux de scolarisation pour les étudiants de 17-19 ans dépassait légèrement 16 pour cent.Aujourd’hui, le taux de scolarisation a augmenté de 65 pour cent, et un réseau public de 37 cégeps dont quatre sont des collèges régionaux à multiples campus, servent d'un bout à l'autre du Québec une population étudiante qui dépasse les 100.000.A ceux-ci il faut ajouter une clientèle étudiante d’adultes d’au delà de 130,000 personnes, alors qu'en 1967 elle n'était à ce niveau, que d'environ 10.000.Ces chiffres bruts, même s’ils ont une certaine éloquence ne peuvent laisser soupçonner l’envergure du défi au départ.Il faut se rappeler que la création du réseau d'enseignement collégial impliquait un regroupement de ressources disparates déjà fortement enracinées dans le milieu; c'est dire que l'on devait tenir compte des institutions en place, de leurs ressources physiques, des ressources humaines déjà engagées dans une forme et une philosophie d’éducation; il était nécessaire de convertir les ressources financières affectées à l'éducation à des fins nouvelles et nécessairement de négocier ou d'imposer dans certains cas de lourds sacrifices à certaines des institutions affectées à ce ni- EXCELLEHTES RAISONS pour lesquelles font de finissuntes d'écoles secondaires choisissent LE COLLÈGE O’SULLIVAN 1 - DIPLÔMÉES DU COLLÈGE O'SULLIVAN EN GRANDE DEMANDE Le nom O'Sullivan, tout comme un bon vin.se bonifie à chaque fin d'année avec chaque millésime de diplômées.Le Collège O'Sullivan reçoit plus de 1.000 demandes d'emplois annuellement.2- EMPLOISINTÉRESSANTS La diplômée du Collège O'Sullivan se voit confier plus de responsabilités.Vous êtes spécialiste dans un domaine précis de l'administration, soit juridique, médical voyages et tourisme.Vos qualités de secrétaire et vos connaissances des procédés spéciaux font de vous un membre important d'une équipe.3- INDÉPENDANCEFINANCIÈRE Parce que vos services sont recherchés, un vaste choix d'emplois, de salaires, de styles de vie s'offre à vous.La diplômée du Collège O'Sullivan — une femme indépendante 4- LE BILINGUISME Le Collège O'Sullivan est l'un des rares collèges vraiment bilingues au Canada Profitez-en: devenez bilingue 5 — FRAIS DE SCOLARITÉ Le programme d'études de secrétariat de deux ans est subventionné par le Ministère de l'Education Les frais de scolarité sont considérablement réduits et de plus, les étudiantes sont éligibles au régime de prêts et bourses Il y a 400 autres raisons pour vous inscrire au Collège O’Sullivan: NOS ÉTUDIANTES Date limite tnscrlptlom te 31 MARI COLLÈGE O'SULLIVAN 11ll, rva it la Montagne, Montréal 866-4622 veau.Citons à titre d'exemple la région de Montréal, pour bien faire saisir l'envergure de ces regroupements et par ricochet la difficulté de conversion de ces institutions en un réseau intégré; — Le CEGEP Ahuntsic est issu du regroupement ou de l'absorption de l’Institut de technologie Laval, de l'Institut des arts graphiques, de l'Ecoles d'archives médicales, de l'Hôpital du Sacré-Coeur et enfin du Collège Saint-Ignace; — Le CEGEP Bois-de-Boulogne est né du regroupement de l'Ecole d'infirmières de l'Hôpital du Sacré-Coeur, du Collège Saint-Paul et de l’Ecole normale Ignace-Bourget; — Le CEGEP de Maisonneuve tire sa fondation du regroupement de l’École d’infirmières de l'Hôpital Maisonneuve et du Collège Sainte-Croix; — Le CEGEP Rosemont a été constitué de l'École de technologie médicale de l'Université de Montréal, de l’École d’inha-lothérapie de l'Hôpital Saint-Joseph de Rosemont, de l'École normale Cardinal Léger, ainsi auc des collèges Marie-Anne et es Eudistes; — Le CEGEP Saint-Laurent provient de l'Institut de technologie de Vaudreuil, de l'École d'infirmières de l’Hôpital Notre-Dame-de-l'Espérance, des collèges Saint-Laurent et Basile Moreau et de l’École normale Ville-Marie; - Le CEGEP du Vieux-Montréal a été constitué à partir de l'Institut de technologie de Montréal, de l'Institut des arts appliqués, des Écoles d'infirmières de l'Hôpital Saint-Luc.de l’Hôtel Dieu et de l'Hôpital Notre-Dame, des collèges Mont Saint-Louis et Sainte-Marie ainsi que de l'école normale Jacques Cartier.Cette nomenclature qui ne couvre que le regroupement dos institutions francophones à Montréal, laisse deviner à l’arrière-plan la somme des ressources humaines impliquées dans des négociations délicates, dans le réaménagement des institutions, dans la réaffectation des ressources humaines et financières, dans la persuasion des autorités des institutions à renoncer à certains pouvoirs, et à une situation de prestige et d'autonomie relative.Lorsque l’on dépèce les regroupements qui ont donné naissance aux 37 cegeps actuels, on ne dénombre pas moins de 166 institutions d’éducation qui ont non seulement consenti, mais .^activement participé à l’implantation du réseau collégial, soit 22 pour la région Bas-Saint-Laurent-Gaspésie; 11 pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean; 23 pour la région de Québec; 19 pour la région de Trois-Rivières; 10 pour la région des Cantons de l’Est; 28 pour l’He de Montréal; 8 pour la région du Nord de Montréal; 21 pour la région du Sud de Montréal; 7 pour l’Outaouais; 5 pour le Nord-Ouest; 2 pour la Côte-Nord et enfin 10 pour les 4 cegeps anglophones et leurs campus.Il est impossible de dénombrer en terme de ressources humaines ceux qui ont été bouleversés, bousculés ou même appelés à disparaître par suite de la création du réseau public d'enseignement collégial; cependant ce n’est pçis un euphémisme de prétendre qu'ils ont été nombreux, puisque seulement 12 des 81 collèges classiques de 1967, dispensent encore comme tels, de renseignement de niveau collégial à environ 12,000 étudiants.Les effectifs actuels en personnel affecté au réseau public d'enseignement collégial sont ainsi partagés, enseignants 6,800; personnel professionnel 750; personnel hors-cadre 510 et personnel de soutien 4,100 pour un total global de 12,150 personnes.Sur le plan financier, les dépenses de fonctionnement et d'immobilisation sont passés de 15 millions en 1967-68 a environ 243 millions en 1973-74.Il s'avère difficile de comparer l’affectation des ressources humaines et financières du Québec à l'enseignement collégial, avec les autres provinces du Canada, ou d'autres pays.C’est que, exception faite du Jdnior College Américain auquel notre CEGEP s’apparente, les Collèges of Applied Arts and Techno-ogy de l'Ontario, les Instituts universitaires de technologie (I.U.T.) en France ont une vocation presqu exclusivement professionnelle; dans la plupart des autres pays, le niveau collégial, est soit intégré totalement au réseau universitaire, ou est, en partie, un secondaire prolongé.Malgré ces différences, notons que les 20 Collèges of Applied Arts and Technology de l'Ontario, qui ont été institués en 1965, ont à peu près en chiffres bruts la même clientèle professionnelle que celle de nos 37 cégeps, ce qui veut dire que déjà nous les avons rejoints, et dans certains cas dépassés sur le plan de la fréquentation scolaire nette.En guise d’exemple de l’effort financier du Quebec à ce niveau, il est intéressant de rappe- ler que nos cégeps dispensent un enseignement gratuit, tandis que les nombreux Junior Colleges américains chargent des frais de cours et d’inscription.Enfin une étude comparative des investissements des diverses provinces du Canada en éducation au niveau collégial démontre hors de tout doute que le Québec y consacre sa large part, c’est-à-dire autant que toute autre province et dans plusieurs cas, davantage.Les programmes pédagogiques Les statistiques précédentes laissent entrevoir l’effort en terme de ressources physiques et financières affectées au niveau collégial, mais il reste une donnée beaucoup plus importante et qui concerne le contenu pédagogique que dispensent les cégeps.Il faut pour bien l’apprécier, rappeler le peu de polyvalence qu’offrait en 1967 le réseau collégial privé.Le nouveau réseau collégial public a fait un effort gigantes- 3ue pour satisfaire aux besoins une clientèle à qui la société technologique nouvelle ouvre des débouchés en nombre incalculable.Il suffit, pour se rendre compte de cet effort en vue de satisfaire les besoins des étudiants, de feuilleter les cahiers de l’enseignement collégial; la diversité et le nombre des programmes qui sont offerts nous mettent en face de ce que signifie concrètement la polyvalence.Pour les étudiants qui dési-• rent poursuivre leurs études jusqu’à l’université, 25 programmes sont offerts, regroupés sous six disciplines, soit les sciences de la santé, les sciences pures et appliquées, les sciences humaines, les sciences de l’administration, les arts, les lettres.Mais c’est surtout dans le secteur dit professionnel, soit un cours terminal préparant au marché du travail, que la polyvalence apparaît de façon plus nette, en offrant pas moins de 125 champs d’étuae.Il est clair que toutes ces disciplines ne peuvent se donner dans tous les collèges; cependant, il y a un effort pour les rendre Je plus accessible possible au plus grand nombre d’é-tudianLs; notons également que plusieurs collèges, surtout en province, se sont donnés une vocation régionale.Ainsi à Thet-ford Mines et à Rouyn-Noranda qui sont des régions minières, pouvons-nous lire dans la liste FACULTÉ DE L ÉDUCATION PERMANENTE PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL Certificats (30 crédits): • Information et journalisme • Nursing clinique • Nursing communautaire • Organisation des soins et éducation en nursing • Publicité • Relations industrielles I et II • Relations publiques • Sciences de la communication • Traduction II PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT POUR ENSEIGNANTS Baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire) (90 crédits) Certificats (30 crédits): • Animation de la vie étudiante • Animation pédagogique des bibliothèques • Enseignement à l’élémentaire ,• Enseignement de l’éducation physique à l’élémentaire CERTIFICAT D’ÉTUDES QUÉBÉCOISES (30 crédits) SESSION MAI-JUIN 1976 Admission: jusqu'au 1er avril Pour plus de renseignements FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary Tél.: 343-6090/343-6992 après 17 heures.© FLEURISTE ECOLE MOOEHNi fl'AHT FMIHAL INC.541,8e Avenue, Grond'Mère, Que., G9T 5K7, Tél.: (819) 538-1826 ou 1627 Tout les court sont donnés à Grond’Mère.Voici Its dates pour las tassions 1976 17 MA11976-5 JUILLET 1976 -23 AOÛT 1976 permis no 230500 — Ministère de rÉducation.Province de Québec An Flore! enseignement professionnel intensit au niveau secondaire An Floral enseignement professionnel recyclage au niveau secondaire An Floral — culture personnelle.Les cours sont d’une durée de 6 semaines, de 9.00 heures a.m.a 5.00 heures p.m.du lundi au vendredi inclusivement.Veuillez envoyer votre inscription au plus tôt, car nous avons un nombre limité d’élèves par session.Ecrivez-nous pour recevoir notre nouveau prospectus gratuit.\ des champs d’étude: la technologie minérale, la géologie appliquée, l’exploitation, la mi-néralurgie, etc.Le Cégep Edouard Montpetit qui côtoie l’aéroport de Saint-Hubert dispense l’enseignement des techniques de fabrication, d’entretien d’aéronefs, l’avionique; les cégeps avoisinant les hôpitaux dispensent tous l’enseignement des techniques infirmières.Voilà, triés parmi des milliers d’autres, quelques exemples de la variété des ressources consacrées à l’enseignement collégial.Nous disons bien parmi des milliers d’autres exemples, car nous n’avons aucunement exploré les services d’éducation aux adultes, la préparation et les efforts du personnel enseignant et professionnel, ainsi que des administrateurs, la participation, des parents, dés étudiants, des groupes socioéconomiques et des étudiants eux-mêmes à l’administration; la multiplicité des comités de coordination des programmes, les équipes de recherche, etc.Nous mettons donc un terme à la présentation de ces éléments qui constituent la mosaïque des collèges d’enseignement général et professionnel, parce que à notre avis, s’il était important de rendre justice aux bâtisseurs du réseau, s’il était important de faire comprendre que la nation québécoise a, sur le plan quantitatif, fourni un effort plus que louable dans les circonstances, il n’en demeure pas moins que cette période où l’accent a été mis sur le quantitatif est résolue.Elle constitue un jalon historique, qui, par ses éléments positifs est porteur d’espérance dans nos possibilités.A la croisée des chemins Nos propos jusqu’ici peuvent sembler dithyrambiques; mais il faut garder en tête que nous avons continuellement insisté sur le fait que notre présentation ne portait que sur l’aspect quantitatif du réseau d’enseignement collégial.Si cet article se terminait ainsi, j’avoue que j’aurais l’impression de n’avoir rien écrit de complet, car mon objectif de provoquer la reflexion n’aurait pas été atteint.Aussi vais-je terminer par quelques commentaires.Il me semble que le fait, qui tient maintenant de l’histoire, d’avoir réussi par un effort collectif inoui à doter le Québec d’un réseau collégial tel que le nôtre, en si peu de temps et dans des circonstances pour le moins difficiles, prouve que collectivement nous avons conservé cette qualité ancestrale de bâtisseurs.Un nouveau défi se pose maintenant au Québec: celui beaucoup plus difficile de divertir nos énergies de bâtisseurs vers une consolidation de notre réseau d’enseignement, axée sur la qualité.C’est en ce sens 3ue nous sommes à la croisée es chemins.Le Québec, sur le plan éducatif, est présentement en pleine crise de leadership.En effet, c’est à pleins rapports et presque quotidiennement que l’on peut lire des appels à un virage profond, axé sur la qualité.On approuve, on applaudit, on continue à étaler a pleines pages nos carences qualitatives, mais, ironie du sort ou .faiblesse de leadership, les décisions opportunes qui s’imposent pour rendre possible ce virage se font encore attendre.Je résume ma pensée en citant une phrase du Rapport Carnegie (5) : “l’inflation verbale a été plus forte que les actes législatifs".Concrètement que veut dire axer nos efforts sur la qualité de l’enseignement?Travaux Pratiques de Géographie 110 de Madeleine Barnoti Suivant fidèlement le programme.Il s'occupe de sa partie technique, c.à.d de cartographie, de diagrammes, de vocabulaire, de recherches dans l'Atlas, de connaissances générales de géographie physique et humaine.— Un soin particulier a été apporté au traitement de deux sujets considérés par les élèves comme des obstacles presque insurmontables, à savoir: les coordonnées géographiques et l’explication des saisons.(élève).$3.30 (corrigé).$6.00 Querm IP Didier Marcel Didier (Canada) Liée/Ltd.1442 Avenue McGill College, Montréal, Québec, Canada H3A 1Z6 — Tél.: (514) 200-7191 ENSEIGNEMENT DES LANGUES ALLEMAND Elémentaire, Secondaire Adulte.Cinq semaines en juillet et août; Espagnol élémentaire Espagnol intermédiaire Langue avancée Civilisation at littérature espagnoles Conversation 1) Accepter, sans fausse honte, que la vraie réforme de l’éducation au Québec n’est pas encore commencée.En effet, nous avons jusqu’ici coiffé nos efforts, depuis 1960, du vocable de réforme, mais en toute vérité, nous n’avons fait que doter le Québec d’un système complet d’enseignement.C’est ce qu’a été l’extension de l’enseignement élémentaire à tout le Québec, l’implantation d'un réseau public et polyvalent secondaire, la mise sur pied des cégeps et la création de l'Universite au Québec.Nous nous sommes tout simplement dotés d’instruments essentiels que nous ne possédions pas, pour sortir de la triste liste des nations sous-scolarisées.Ceci n’est pas à véritablement parler une réforme; mais maintenant que la boucle du réseau public est fermée, nous pouvons enfin parler de réformer ce qui existe; nous pouvons enfin parler de consacrer nos énergies à une réforme qualitative.2) Utiliser les études et recherches déjà publiées pour orienter les politiques d'éauca-tion axées sur la qualité.Cette affirmation regorge de sous-entendus.Ce que je veux très clairement exprimer, c’est que l’on cesse de consacrer le meilleur de nos énergies à dresser bilan sur bilan, rapport sur rapport et recherche sur recherche.Je n’exagère aucunement en déclarant que c’est par milliers que nous possédons ce genre de documents, capables de nous éclairer pour amorcer sérieusement un virage axé sur la qualité.J ai personnellement, et malheureusement.trop souvent entendu balayer d’un revers de main, par une boutade mal placée, des rapports éminemment sérieux et valables, auxquels on avait consacré un nombre incalculable de mois, même d'années de réflexion et de recherches très poussées.Au lieu de gaspiller nos énergies à critiquer les lacunes de chacun de ces bilans, rapports ou recherches, sans formule de rechange, pourquoi n'admettons-nous pas enfin, que l'ensemble de ees documents a globalement beaucoup de valeur, si nous les acceptons comme complémentaires.Il faudra aussi une certaine dose d’objectivité pour relire ces documents; trop souvent hélas, constatons-nous que des organismes forts de leur "membership" et de leur prestige ne font dans leurs critiques et commentaires que détruire ce qui bouleverse leurs intérêts particuliers, en oubliant que parfois le bien commun dépasse ces intérêts particuliers.Dois-je à ce moment rappeler la leçon que nous donne l’implantation des cégeps.alors que de nombreuses institutions ont accepté même de faire hara-kiri, pour le bien commun.Leur renoncement aura-t-il été vain, si à notre tour, dans le nouveau défi qui nous guette, nous n'acceptons pas les contraintes que chacun aura à subir, et les sacrifices encore plus grands, parce qu'ils toucheront notre conception même de l'éducation, et nous obligeront à personnellement nous modifier.3) Axer les ressources sur les priorités.En termes de dépenses globales.l'éducation est devenue la plus grande branche d’activités du monde, et le taux d'accroissement des dépenses est plus élevé que celui des dépenses en Collège de Maisonneuve Ville COURS D'ETE EN ESPAGNE A CUENCA voyages culturels excursions spectacles sports et services connexes assurances COUT; $470 è $630, tous frais compris INSCRIPTION; avant mai'76 Demandez notre dépliant; COURS D'ETE EN ESPAGNE Collège de Maisonneuve 3800, rue Sherbrooke est, Montréal, H1X 2Al 514 264-7131 En collaboration avec; PARA SOL TOURS LTEE, permis no 75-01-50194 armements (6).Le Québec a presque atteint un seuil de saturation dans ses dépenses pour l’éducation et en cela il rejoint la plupart des pays dit "développés”.Lorsque les ressources financières abondent, il est peut-être possible de se permettre davantage un certain dilettantisme; mais tel n’est pas le cas au Québec, et cela justifie pleinement que toutes les ressources financières soient axées sur les priorités.En terme de leadership, ceci obligera à prendre des responsabilités précises, et à couper dans certains secteurs qui ne sont pas prioritaires, fiour divertir ces sommes ail-eurs.La plupart des réaménagements sont des gageures difficiles et peu rentables politiquement, mais.s’ils doivent être faits, il faudra que certaines personnes en responsabilité acceptent pour un moment de devenir des têtes de Turcs.A notre avis, et nous le répétons, d’immenses ressources devront être diverties des secteurs quantitatifs pour être consacrées à la consolidation, soit la qualité de l’enseingement.Si nos commentaires mont traité que du réaménagement des ressources financières, il n’en est pas moins important, et cela va de soi, que ressources humaines et physiques suivent la même voie.4) Définir les priorités.C’est peut-être sous cet objectif que se cachent les pièges les plus dangereux.En effet, les priorités sont déjà définies, et cela va de soi, aux yeux de leurs auteurs, bien définies.A mon avis, je devrais dire de l’avis des grandes recherches contemporaines, c’est qu’il faut distinguer entre des priorités à court, moyen et long terme.La plupart des priorités définies poursuivent des objectifs à court terme, et ceci est compréhensible si Ton pense que chacun des ministres de l'éducation est en place pour un mandat assez court, et qu’il doit lui donner une image de rentabilité pour la période pendant laquelle il détient le pouvoir.S’il m’est permis de faire une suggestion de compromis pour assurer que l'on tienne compte davantage du moyen et du long terme dans les priorités, je proposerais que les priorités à court terme soient plutôt de nature corective, tandis que les priorités à moyen et a long terme seraient de nature permissive.J’illustre mon propos à partir de deux exemples concrets: a) Les grandes enquêtes mondiales.et celles du Québec font ressortir que pour la première fois dans l'histoire de l’humanité, l’éducation doit s’employer à préparer des hommes pour des types de sociétés qui n'existent pas encore.En effet, qui peut prédire, de façon assez certaine, de quel genre de cadres nous aurons besoin ;en l’an 2,000.Et pourtant, plusieurs de ces étudiants qui en 1976 sont dans nos cégeps, seront les cadres de l’an 2,000.Déjà, tout de même, on s’en-type de qui doit présider à si tend sur le type de formation sa prépara- tion.Il est clair qu’il ne faut pas violemment tout chambarder le système pour répondre à ce besoin, mais, puisque ceci doit être tout de même une préoccupation majeure, pourquoi ne serait-on pas extrêmement permissif envers toute initiative propre à répondre à cette priorité à moyen terme.b) Le second exemple touch* le travailleur de l’an 2,000.L aussi, il est présentement da nos cégeps, et il aura environ 40 ans, en l’an 2,000.Sa carrière ne sera probablement pas terminée à ce moment; mais dans quelle société vivra-t-il?La technologie lui permettra-t-elle d’avoir plus de loisirs que de travail?Sera-t-il obligé d'etre en recyclage permanent pour continuer à demeurer sur le marché de travail?A toutes ces questions, il y a déjà des réponses mais en termes de priorité, à court terme, elles sont difficilement applicables sans tout bouleverser.Pourtant, il le faudrait, et ceci pourrait être accepté, que les institutions qui désirent se réorienter pour répondre à ces impératifs de la société de demain, même d'aujourd’hui pour ceux qui fréquentent les cégeps, puissent au moins amorcer leur réorientation.Serait-il exagéré que l’on rende permissive une éducation basée sur le principe de la récurrence ou de l’intermittence.(alternance travail et étu- des, ou travail et études, parallèlement à temps partiel?) Voilà le genre de réorientation que nos autorités devraient rendre permissives et même encourager, par une animation appropriée.Ainsi pourrait-on en quelque sorte assurer le premier prérequis d’une éducation de qualité, qui est de répondre aux besoins individuels et à ceux de la société.Ces quelques commentaires ont nécessairement très incomplets, mais j’invite les lecteurs de cet article et ceux que l'enseignement post-secondaire de niveau collégial intéresse, enfin et surtout ceux qui détiennent l’autorité, à admettre que nos actions présentes ne peuvent plus n’être axées que sur le quantitatif, et que nos priorités doivent immédiatement prendre la voie de la qualité.Ce plaidoyer ne s’adresse plus d'ailleurs qu'aux seuls éducateurs intégrés au secteur de l'enseignement, mais à tous ceux qui font partie de la cité éducative.(1) Conférence sur les structures futures de l’enseignement post-secondaire, Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Direction des affaires scientifiques, Paris, juillet 1973.(Note: les membres de l’OCDE sont: la République fédérale d’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et la Turquie).(2) Rapport de la Commission royale d’enquête sur l'enseignement dans la province de Quebec, 1964-1966.vol.II.pp 155 à 185 principalement.(3) Entre autres notons: —Le Rapport Parent, dix ans après; succès ou faillite des Cegeps, par Maurice l.ebel (1974) — Le Rapport Parent, dix ans après; la démocratisation de l'enseignement par Arthur Tremblay (1974) — line théorie de l'organisation scolaire: les nouveaux collèges québécois.par Gérard Arguin (1972) — Le Collège: rapport sur l'état el les besoins de l'enseignement collégial, Conseil supérieur de l'éducation (1975) - L'enseignement collégial.Revue Critère no 8, par différents collaborateurs, tels MM.Fernand Dumont, Guy Rocher, Jean-Paul Des-bicn, Roger Lafleur, Nicole Fortin, Robert M.Hutchins, etc.(1973).(4) Le collège: rapport sur l’état et les besoins de l'enseignement collégial, Conseil supérieur de l'éducation, Québec, 1975, p.20 (5) Priorities for action: Final Report Of The Carnegie Commission On Higher Education, Berkeley, California, U.S.A., 1973, p.53 (6) Le Courrier de l’UNESCO, novembre 1973, pp.10-11.¦ Adjoint au secrétaire général de VAssociation canadienne d’éducation de langue française (ACELF), l’auteur était jusqu’en 1975 secrétaire général du Conseil supérieur de l’Éducation (CSE) du Québec.Y ! \ i LE TOUR DU MONDE EN 80 POSTERS-DOCUMENTAIRES! Mm palters • pour illustrer tes idées • pour donner du poids à tes recherches • pour décorer ta chambre, ton bureau, ton local I * i \ % V m Y\ a wm 0A jmo ' * umnaiH* pour te renseigner sur l’anatomie humaine, les animaux, les hommes célèbres, la musique, les sciences de la nature, les sports.tel est le contenu des 20 albums de l'Encyclopédie audio-visuelle MAINTENANT DISPONIBLES SEPAREMENT! 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Seulement, chacun veut qu’on décentralise au-dessus de lui et jusqu’à lui, et il arrive qu’il se trouve toujours un autre décentralisateur à l’étage du dessous.Question de rem-, lions et de relatif, de partage des ressources et des responsabilités.Là commence la ronde des données historiques, des contraintes sociologiques, des normes juridiques, des responsabilités financières, des techniques administratives, des nécessités pédagogiques fournissant à chacun l’occasion de tirer son coin de la couverte, de philosopher sur la situation, pour aboutir à ce qui est fondamentalement une option de type politique, donc à une évaluation des priorités.En fait, il s’agit de verser au dossier des pièces pertinentes, afin que la collectivité en arrive à faire des choix libres et éclairés.Des commissaires parents aux commissaires édiles Par rapport à d’autres, notre système scolaire est clairement né décentralisé, comme on peut naître avec les deux yeux bîeus.Sauf qu’il est arrivé parmi nous, au milieu du dix-neuvième siècle, après avoir été conçu, enfanté et élevé ailleurs, en Amérique.Il nous est arrivé directement de la Nouvelle-Angleterre, dans les bagages des immigrants loyalistes qui ont mis près d’un siècle à le faire accepter par l’administration coloniale d’abord, puis à nous l’imposer ensuite (voir le Rapport Durham, entre autres).Mais finalement le Bas-Canada a fini par adopter le système fort girondin des commissions scolaires, et le Québec de la Confédération l’a nourri à la fortune du pot, sans poser de questions, jusqu’à la Revolution tranquille, et cela avec d’autant plus de connivence que cette quelque.) de fonctionnaires sur la colline parlementaire deviennent des Montagnards et des Jacobins, surtout au moment du constat d’échec de la formule déjà implantée (ce qui ne fut pas entièrement le cas dans les autres provinces): les collectivités locales, pour une raison ou pour une autre, n’ayant pas su sortir du sous-développement en éducation, l’État provincial prenait directement le relais.Pour un temps?Définitivement?Dans quelle mesure?Question encore ouverte quinze ans plus tard, .par.ANDRÉ GIRARD façon d’organiser les choses ne nuisait pas trop à l’héritage des collèges laissés par le précédeht régime.On eut par conséquent tout un rseau d'écoles publiques élémentaires, puis ensuite secondaires, sur le territoire des municipalités scolaires, à la grandeur de la province.Les commissions scolaires qui administraient ces municipalités avaient une certaine latitude pour décider de la taxation, de la construction, de l'emploi, des programmes.Pour décider de la croissance, ou pour consacrer le statu quo.Les commissaires, élus, sont redevables à leurs commettants et autonomes face au gouvernement.Précaution supplémentaire, ils doivent être des “tenants feu et lieu”, ce qui, dans une société rurale, élimine les survenants, les aventuriers et les mauvais payeurs, pour réserver la place aux parents, présumés les premiers intéresses face à l’éducation des jeunes.Un beau jour, à partir de 1960, on a coiffé toutes ces commissions scolaires à l’américaine et à la canadienne at large par un tout neuf ministère de l’Éducation imaginé en bonne partie à la parisienne.Il était tout naturel que le millier (et car les deux solutions restent possibles.La troisième, qui draine le plus de ressources, est celle du paysan normand: “Peut-être ben que oui, peut-élre ben que non”.Ainsi, il y a à Québec tout ce qu’il faut pour administrer les ecoles, les collèges et les universités.Sur le territoire habité et, un jour, dans l’Ungava.Il y a la DGES, la DIGEC, la DICES, etc.Monsieur le Ministre, avec ses bureaux régionaux, a ses préfets, au champ et à la ville, corps dévoué des sapeurs pompiers aptes à calmer les ardeurs de toute commission scolaire avant que son emballement ne gagne la capitale; aptes également à servir de missi dominici pour qu’on saisisse, là-bas, ce qui a sagement été décidé, ici.Par contre, à la même époque, on créait les CEGÉP, etablissements qui, selon leur loi cadre, jouissent d’une belle liberté, sinon d'une autonomie complète, sur le modèle américain, encore une fois.Et puis l'on réformait les municipalités scolaires en les agglomérant: elles passaient de 1 800 à 250, gagnant ainsi force, stabilité et efficacité.Les commissions scolaires, elles, se métamorphosaient de clubs de parents de village en un corps politique et civique de citoyens élus au sens universel, lui-même flanqué de ses propres groupes de pression sous forme de comités d’écoles et de parents.Bref, nous ne sommes pas loin d’avoir désormais deux personnels et presque deux structures, l’une en attente d’absorption de l’autre, selon le côté ou penchera finalement l’opinion publique.Pour l’instant, il importe de constater que dans les états modernes, le phénomène de croissance du fonctionnarisme n’a pas encore été renversé, mais qu’il aboutit plutôt à une plus grande bureaucratisation et à une technocratie à la hausse.Les deux Québec On connaît la dichotomie Ministère de l’Éducation — Conseil scolaire de l’ile de Montréal, reproduite tout au long des autres secteurs en cause: CEQ — Alliance des professeurs de Montréal, FPQ — ADEM, etc.Au nom de la démocratisation de l’éducation et de l’égalisation des chances, on a voulu que soient les plus semblables possible l’organisation et les institutions, partout au Québec, à Lebel-sur-Quévillon comme à Ahuntsic.En grande partie on en est arrivé ainsi à mettre en place une superstructure unificatrice, plus ou moins naturelle, au-dessus d’une réalité double, au fond: le Québec urbanisé, rassemblant la plus grande partie de la population, et le Québec rural, non plus agricole, mais soumis à toutes les contraintes d'une démographie dispersée, d’une géographie difficile, d'un climat inclément.Il est question de zones économiques, de primes de déplacement, de répartition des effectifs, ou de polyvalentes dans la nature et de CEGEP avec toute la panoplie des programmes.Pas étonnant alors qtie l’organisation centrale cherche à joindre les deux bouts, et que, surtout, s’installe dans le système un fonctionnement avec les allures d’une fiction de droit.Les négociations se dé- roulent par personnes interposées, aboutissant à des décrets ou à des ententes qu’il ne reste plus qu’à avaliser aux paliers inférieurs.Les commissaires délibèrent avec l’illusion d’un pouvoir de réglementation, simples Questionnaires qui appliquent es politiques décidées ailleurs, tout en servant de boucs émissaires face à ces mêmes politiques.Les fonctionnaires municipaux scolaires sont d’une double allégeance, de sorte que Monsieur le Directeur général fait régulièrement son pèlerinage à l’Édifice G, la serviette bourrée au départ de questions à poser à l’Oracle, bourrée également au retour de réponses à faire entériner par les “responsables”.Le contrôle, au budget ou au bilan?.Or il est indéniable que l’éducation, service public, est devenue affaire d’Etat, et qu’en conséquence les pouvoirs publics supfmes ont un mot final à dire quand il s'agit de dépenser deux milliards de dollars par année.Qui paye contrôle.Par la grâce des elections, la collectivité délègue l’Assemblée nationale, ses ministres et ses fonctionnaires pour ce faire.Mais, par ailleurs, la même collectivité demande aussi des comptes à cet autre corps politique qu’est la commission scolaire, parent pauvre millionnaire dans un club de milliardaires.Tout pourrait être dans le mode de contrôle.L’utilisation de telles ressources de façon efficace ne peut être décidée, au dollar dévalué près, par un seul organisme, pour la totalité du système, sans risque d’erreurs d’aiguillage.Le partage des responsabilités s’impose, et, d’ailleurs, commence à s’implanter timidement par suite d’un mouvement de balancier qui nous a promenés, depuis vingt ans, d’un extrême à l’autre avant d’amorcer un retour à la position médiane.Les structures d’accueil, pour emprunter au jargon pédagogique, c’est-à-dire THUNE nodmick stcwart Les Éditions du Jour NOUVELLES PARUTIONS L’ENTREPRISE, LE MARKETING ET VOUS de Guy-G.Brousseau et Réal Fortin Le marketing, recherche et satisfaction du consommateur, permet également à l’entreprised’avoir un meilleur contrôle de ses investissements, pour survivre et grandir.Que vous le vouliez ou non, le marketing vous concerne.Dans cet ouvrage, Guy-G.Brousseau, B.Sc., M.B.A.Adm.et Réal fortin, B.Sp.Sc., Adm.Adm.A.répondent à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur ce sujet.0-.K f ÆKM $5.95 I BETHUNE de Roderick Stewart Cette biographie du Dr Norman Bethune nous révéle d’intéressants faits et gestes de la vie de ce médecin canadien, illustre dans le monde entier.Vénéré par plus de 800 millions de chinois pour le rôle extraordinaire qu’il a Bué dans la lutte pour la libération de la Chine.AO TSE TOUNG a dit de lui: "L’esprit du camarade BETHUNE, son dévouement envers les autres, a été démontré dans son sens des responsabilités au travail et dans son affection sans limite envers les camarades et notre peuple.Nous devons par son exemple apprendre cette grande qualité du don de soi.” RALPH a MARTIN fiwmit Lt roman d’amour du duc et de la duchesse de Windsor Cl $7.95 LA FEMME QU’IL AIMAIT le roman d’amour du duc et de la duchesse de Windsor de Ralph G.Martin Le 11 décembre 1936, Édouard VIII, roi d’Angleterre, déblarait solennellement à la radio: “.J’ai compris qu’il m’était impossible de porter de si lourdes charges et de m’acquitter de mes devoirs de roi.sans le concours de la femme que j’aime.” Jamais dans l’histoire, un roman d’amour n’avait ému et fait rêver tant de millions d’hommes et de femmes, à travers le monde.$9.90 les Editions du jour 5705 est rue SherbrooKe.Montréal H1N 1A7 Si vous désirez obtenir un ou plusieurs de ces volumes, prière de remplir la lormule ci-dessous et la retourner avec votre chèque ou mandat-poste Nom Adresse U BETHUNE SS 95 L ENTREPRISE.n LE MARKETING U ET VOUS $7 95 r-, LA FEMME U OU IL AIMAIT $990 n GUIDE MONTREAL U EN JEANS $395 GUIDE DE MONTRÉAL EN JEANS Textes de Robert Malenfant Manger, dormir, se distraire, voyager, le moins cher possible voilà la somme de renseignements utiles qu’on retrouve dans les fameux Guides en Jeans, publiés en collaboration par les Editions de Cléry et les Guides Bleus ccnjointement avec les Éditions du Jour.Après Amsterdam, Londres, Paris et les USA, c’est autour de Montréal de dévoiler ses secrets touristiques, ses bons restaurants, ses hôtels, ses musées, ses auberges de la jeunesse et une foule de renseignements essentiels à ceux qui veulent visiter Montréal de façon économique.GUIDE DE MONTREAL EN JEANS MANGE B DORMIR SE DlSÎRAiRf /OVAGER LE MOINS CMf.R POSSi8lf D Chèque ou mandat-posle ci-|omt Total $3.95 En vente chez tous les libraires et dépositaires les commissions scolaires, sont déjà en place et s’offrent à la récupération, à la restauration de leur rôle rafraîchi: elles ont déjà, dans la loi et dans l’histoire moins récente, un réel uvoir de décision délégué, ulement, pour l’exercer désormais, vu l’ampleur des opérateurs en cours, il n’est possible de les contrôler dans le détail qu’au bilan plutôt qu’au budget.Quitte à ce que con-fiânee démocratique soit faite à la collectivité locale pour le choix des priorités immédiates et la révision du déroulement quotidien, à l’intérieur des randes orientations fixées d’en aut.La liberté, bien d’équipement, non de consommation Le dialogue entre le ministère et la commission scolaire, toutefois, n’en continue pas moins à inhiber celui qu’on ne saura indéfiniment éviter et qui doit avoir lieu tôt ou tard entre la commission scolaire et les écoles.Paradoxalement, le pays considéré dans nos milieux comme le prototype de la centralisation en éducation, la France, a à cet égard certaines dispositions, inconnues chez nous, envers ses établissements scolaires.L’école y a une personnalité juridique, par exemple.Le proviseur, quant à son rôle, peut s’en remettre à un code établi.Les parents exercent certains droits stipulés.Ici, jusqu’à maintenant, l’effort a porté, et pour cause, sur la mise en place et le démarrage.Le groupe COGES, de la CECM, travaillant sur le fonctionnement de la polyvalente, s’est refusé à proposer une définition stable de l’école comme entité; il laisse dans l’ombre l’ultime pouvoir de décision, donc la place exacte du directeur, pour n'approfondir qu’une formule évolutive de cogestion.Ce qui continue de laisser la possibilité à chacun d’être décentralisateur l’avant-midi, puis centralisateur l’après-midi.Sur deux frontières: quant à l’attitude face aux divers acteurs dans l’institution, comme les parents, les élèves, les enseignants, la direction, puis par rapport aux autres éléments du système, tels la commission et le ministère.Dans le premier cas, c’est tout le contexte des relations professionnelles (internes) qui est en cause; dans le second, celui des relations organisationnelles (externes).La professionnalisation des éducateurs est malgré tout un phénomène en pleine croissance, tout coincés qu’ils sont entre leurs exigences syndicales et les nécessités du métier.La formation, la qualité du service, le progrès de la pédagogie sont, quoi qu’on en pense, une préoccupation croissante.Selon une mesure équivalente de confiance, il y a a s’en remettre à eux.On fait exécuter par un technicien, on confie la responsabilité à un professionnel.D’un autre côté, si l’on affirme que “l’école est milieu de vie”, il faut se rappeler que la vie chez les hommes n’atteint sa plénitude que dans le cadre d’un libre arbitre, délimité seulement par les contraintes des i egroupements plus larges dont on relève.• Pour l’individu comme pour la nation, en passant par l’école, la commission scolaire et le ministère de l’Éducation, centralisation et décentralisation consistent non pas dans un quelconque absolu, mais bien plutôt (fans les modalités du contrat social propres à un peuple qui fait à sa façon le partage des devoirs, pouvoirs et responsabilités.¦ L’auteur est commissaire d la Commission scolaire Sainte-Croix et professeur d la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.Ch.COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET fM COURS D’ÉTÉ 1976 SESSION “A” — cours du soir — Début: 10 mai ANTHROPOLOGIE 910 ART 103 ÉCONOMIQUE 920 FRANÇAIS 202 FRANÇAIS 231 FRANÇAIS 302 FRANÇAIS 902 FRANÇAIS 935 GÉOGRAPHIE 216 HISTOIRE 961 MATHÉMATIQUES 101 MATHÉMATIQUES 103 MATHÉMATIQUES 105 MATHÉMATIQUES 203 MATHÉMATIQUES 307 PHILOSOPHIE 101 PHILOSOPHIE 301 POLITIQUE 941 PSYCHOLOGIE 215 SC.RELIGIEUSES 973 Deux autres sessions de cours s’offriront à l’été 1976 SESSION “B” — Cours du soir — Début: 14 juin SESSION “C” — Cours du jour — Début: 14 juin Renseignements, prospectus, inscription: Secrétariat de l’Education permanente Collège André-Grasset 1001 est, bout.Crémazie Montréal H2M 1M3 Tél.: 381-4293 français à l’élémentaire français au secondaire mathématique et science Arnold (4e année) Alain Soulières Dossiers pour la classe de français Dienes-Tellier Mathématique vivante Pirouette (5e année) Fil de Fer (6e année) Trousse ( (b ans) Trousse2(7ansi 15 (hemes Secondaire 1,2 et 3 Imatek banque de 500 diapositives Darveau-Viel Les milieux naturels du Québec 4 diaporama d habitat', du Québec Secondaire 1-2 Dinomir le Géant (6 ans) 4 séries réunissant 12 pe(r(s livres accompagnant les dossiers pour la classe de français Sciences physiques: approche thématique expérimentale Secondaire 2-3 Réal Larochelle En situations d'apprentissage 6 thèmes je lis tout seul (6-7 ans) 1ère étape 6 séries, 24 petits livres Communication orale et écrite |e lis tout seul Campeau-Ménard Documents pour 'enseignement du Français (lèves laibles Secondaire I et 2 Sciences biologiques: approche thématique expérimentale Secondaire 3 et 4 (7-8 ans) 2ième étape 10 séries, 36 petits livres Calichet Grammaires françaises expliquées adaptation de Lucien Gagné Paul Thibault Biologie générale: Animages — Animots Animation par I image et par les mots Voie allégée apprentissage individuel Secondaire 4 édmons ^ wittom T Zrz édiü^T T monuéjî hurtubisehmhojomré£ hurtubise hmh hurtubise hmh éducation Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • XIII Commissions scolaires Pour améliorer l’outil de gestion Le ministère de l'Éducation est engagé dans une révision du système de gestion financière des commissions scolaires.Le réseau élémentaire et secondaire procède actuellement à la réalisation de la première phase de cette réforme de la gestion financière, soit la mise en place au “système d'information financière des commissions scolaires”.Différents facteurs ont contribué à la remise en question du système de gestion financière des commissions scolaires.En voici les principaux: 1) la demande croissante de ressources en regard de disponibilités financières limitées; 2) l’obligation qu'ont les administrateurs scolaires d’allouer des ressources en tenant compte d’un ensemble d’activités pour lesquelles on exige un développement accéléré; 3) la satisfaction relative de la population à l’égard des services éducatifs.Cette situation a amene plusieurs administrateurs locaux à recourir à de nouvelles techniques de gestion dans le but d’atteindre une plus grande efficacité.Compte tenu de cette préoccupation des gestionnaires et devant la nécessité d’assurer une plus grande cohésion en matière de gestion budgétaire, le ministère de l’Éducation a amorcé une réforme de la gestion financière des commissions scolaires qui comprendra trois phases principales: 1) un nouveau cadre décisionnel pour l’allocation des ressources; 2) une nouvelle formule de financement; 3) de véritables analyses budgétaires en remplacement de la normalisation budgétaire.On trouvera dans les lignes qui suivent des indications sur la première étape de cette réforme de la gestion financière dans les commissions scolaires, soit la mise en place du système d’information financière.Avant d’aborder les objectifs et le contenu de ce nouveau système d’information financière, voici un rapide tour d’horizon sur la situation qui prévaut actuellement dans le réseau élémentaire et secondaire.La situation actuelle L’évolution organisationnelle des commissions scolaires, en plus d’entraîner le développement d’activités nouvelles, a souvent contribué à intensifier les activités existantes.Ces changements ont forcé certaines commissions scolaires à se donner des systèmes d’information-maison dans le but d'assurer un meilleur contrôle des fonds mis à leur disposition.Les réajustements effectués par les organismes du réseau justifiaient, en bonne partie, les modifications qu’on Commission Scolaire Montcalm Les Saules, Québec G1P1N8 se devait d’apporter à un système d’information financière datant de 1965.Nous disons “en partie” puisque d’autres problèmes sont reliés à l’information financière en particulier, les difficultés de planification budgétaire que rencontre le ministère de l’Éducation, difficultés attribuables à une certaine incohérence au niveau des données financières transmises au Ministère par le réseau élémentaire et secondaire.Le système d’information financière actuel a probablement incité les commissions scolaires à centrer leur gestion budgétaire sur la fonction “contrôle”.On a effectivement investi énormément dans l’utilisation très poussée des postes particuliers de dépenses de telle sorte qu’on est beaucoup plus porté à raisonner en termes de salaires, d’avantages sociaux, de fournitures et de matériel qu’en fonction des services à produire et des résultats à atteindre via l’utilisation de différents types de ressources.Si le style de budgétisation s’inscrit dans une perspective de contrôle, il est bien evident que l’évaluation ne revêtira qu’un caractère quantitatif: “est-ce que les sommes prévues aux differents postes budgétaires ont été respectées?Dans le cas contraire, comment se sont effectués les transferts?”.La détermination des résultats à atteindre au niveau des différentes activités d’une commission et la nécessité de prévoir un développement harmonieux d’une ou de plusieurs activités dans une perspective triennale sont des opérations qui devront de plus en plus être réalisées si l’on veut que la budgétisation cesse de se limiter à la fonction “contrôle” et qu’elle s’inscrive également dans une perspective de planification et de gestion.On retrouve de plus en plus chez les administrateurs scolai- res ce désir d’évoluer vers une gestion budgétaire plus efficace.Cette préoccupation, elle transpire dans la recherche de systèmes de gestion bien connus, le PPBS ou la gestion par objectifs par exemple, et elle se vérifie par le souci qu’ont certains organismes scolaires d’adapter les systèmes de gestion a leur propre organisation.Le Gouvernement du Québec et ses ministères utilisent la budgétisation par programmes depuis 1973/1974.Cette nou- _______________par________ YVES RHEAULT velle forme de budgétisation amène le ministère de l’Éducation à effectuer l’allocation de ses ressources à partir de programmes, en tenant compte des orientations prioritaires retenues par le Conseil des Ministres dans le cadre des prévisions triennales, et en considérant les possibilités de réallocation de ressources au moment de la programmation annuelle.Dans le contexte actuel, il existe donc une certaine discordance entre le mode d’allocation des ressources par programmes utilisé par le ministère de l’Éducation et la forme de budgétisation en vigueur dans les commissions scolaires.Cette situation empêche le Ministère d’établir une concordance entre les prévisions budgétaires par programmes et les dépenses réelles effectuées par les commissions tout en rendant difficile la participation des commissions scolaires au cycle budgétaire gouvernemental à cause du déséquilibre qui existe au niveau des structures budgétaires.Le changement proposé Pour répondre à ces problèmes, le ministère de l’Education a développé un nouveau mode d’allocation des ressources qui devrait permettre aux administrateurs d’insister davantage sur la fonction de planification au moment de la budgétisation.Le nouveau système d’infor- mation financière a été conçu à partir du concept “d’activité, de façon à faciliter, au moment de la budgétisation, l’identification des actions envisagées, tout en permettant le regroupement des ressources necessaires à leur réalisation.Il accorde nécessairement moins d’impor-’ tance à la spécification des catégories de ressources afin d’éviter que la réflexion budgétaire porte exclusivement sur les intrants.De fait, le système d’information financière vise les objectifs suivants: • Concevoir un cadre de référence se prêtant à une budgétisation par activités et favorisant ainsi une allocation de ressources en fonction des résultats visés; • Harmoniser le mode de budgétisation des commissions et celui du ministère de l’Éducation tout en simplifiant l’enregistrement des données financières; • Permettre aux autorités locales et ministérielles de bénéficier d’une information plus pertinente et mieux structurée pour les fins de gestion et de décisions budgétaires; • Permettre des analyses de coûts significatives et faciliter la comparaison des informations financières entre les commissions scolaires; Le nouveau cadre décisionnel proposé repose sur la classification des activités d’une commission.Ces activités représentent les points d’appui des actions que doit réaliser une commission pour offrir les services de la clientèle scolaire.Le regroupement de ces activités, selon leurs affinités, a permis d’établir la structure d’activités qui constitue la base de référence pour l’enregistrement des données financières.Les activités d’une commission ont été regroupées autour de trois (3) grands pôles: les activités éducatives, les activités de gestion et les activités complémentaires.Cette forme de regroupement a été pensée de façon à centrer davantage les préoccupations des administrateurs sur les activités éducatives tout en favorisant une analyse attentive des activités de gestion.L’allocation des ressources pourra donc s’effectuer à partir des différentes activités d’une commission; autour de ces activités pourront se greffer les résultats visés par les unités administratives ou les individus qui en assument la responsabilité.Cette structure d'activités deviendra le prolongement de la structure de programmes du ministère de l’Education en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et secondaire public.Contrairement au budget traditionnel qui fait surtout porter la réflexion sur les natures de dépenses, le budget par activités devrait favoriser l’analyse budgétaire car il permet de considérer, au niveau d’une même activité, les extrants et les intrants.Il devrait inciter les gestionnaires à s'interroger sur le coût d’une activité et sur son efficacité par rapport à son coût.Cela permettra d’avoir une information susceptible d’améliorer la qualité des décisions budgétaires.De plus, le budget par activités devrait permettre l’intensification du processus d’évaluation.Cette caractéristique prend de l’importance dans le contexte actuel puisque l’on remet de plus en plus en question la qualité des services éducatifs par rapport aux sommes d’argent necessaires à leur mise en place.Le budget par activités ne doit pas être considéré comme une panacée mais comme un outil de gestion qui permet aux gestionnaires locaux et ministériels d’intensifier leurs efforts de planification.Il doit également être considéré comme un moyen d’identifier les coûts réels des différentes activités des commissions scolaires.Cette connaissance plus approfondie de la réalité permettra de déboucher sur une formule de financement qui pourra davantage tenir compte des particularités propres à chaque commission.Au niveau du ministère de l'Éducation, l'analyse budgétaire devra dépasser le stade des automatismes pour adopter une dimension à la fois qualitative et quantitative.Le nouveau système d’information financière doit servir de base de référence pour la préparation des prévisions buagétai-res 1976/1977 dans chacune des commissions scolaires.A la mi-février 1976, les directeurs généraux et les directeurs des services financiers de toutes les commissions scolaires ont été sensibilisés aux objectifs et au contenu du système d’information financière.Lors de ces rencontres régionales, des représentants du ministère ont présenté les mécanismes d'aide-conseil prévus pour la réalisation de cette opération : — intervention régionale auprès de l’ensemble des commissions scolaires; — intervention (s)-eonseil auprès de chacune des commis- sions régionales et des commissions scolaires locales faisant partie de leur territoire; — intervention (s)-eonseil particulière auprès des commissions scolaires qui en feront la demande.L’aide-conseil fournie aux commissions scolaires sera assurée par chacun des bureaux régionaux du Ministère avec l’appui d’une équipe travaillant au niveau central et chargée de coordonner la mise en place du système d’information financière.¦ L’auteur est directeur-adjoint au Service de la programmation d la Direction générale de la Gestion du ministère de l’Éducation.J’AI DU PLAISIR A LIRE de Yvette Robert-Cournoyer L’expérience de plusieurs années d’enseignement m’ont amenée à composer ces cahiers d’apprentissage de la lecture et de l’écriture.N.B.Ces cahiers sont écrits à la main en lettres "script" et cursives.Prix : cahier I (64 pages) 1.50 cahier V (80 pages) 1.75 1.50 cahier VI (80 pages) 1.75 1.75 cahier VII (80 pages) 1.75 1.75 cahier VIII! 128 pages) 2.75 cahier II (64 pages) cahier III (80 pages) cahier IV (80 pages) Guide Pédagogiqut : $5.00 guérin Tablette de tests : $1.25 *4«0 iur SAIN! i)f«m MONIRUi H7J ] Ht §49 7303 UNIVERSITE DE SHERBROOKE Jim i .J Un campus moderne dans un paysage champêtre, à la périphérie de la Ville de Sherbrooke.- Un service universitaire complet et des aménagements propices à l’étude.- Neuf facultés et une quarantaine de départements.- Des 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l'échelle d’une période de plusieurs années, à la lumière de la situation québécoise comparée à celle des autres États, et en particulier à celle des autres provinces canadiennes.En effet, avant d’appliquer au Québec des politiques d’austérité mises en oeuvre ailleurs, il faut situer le Québec dans un ensemble plus vaste et tenter d’évaluer la teneur de nos objectifs.Comme il est encore très difficile, sinon impossible, de juger de la qualité et de la productivité de notre système universitaire, on peut admettre, comme point de comparaison, que le Québec ne peut se permettre un retard par rapport au reste du Canada, retard qui, à long terme, jouerait contre ses intérêts évidents.De même, à cause de ses ressources limitées, le Québec ne peut prendre une très grande avance sur les autres provinces canadiennes; mais à cause de la situation universitaire de sa population francophone au Canada, le Québec devrait viser à développer un système au moins aussi valable sinon meilleur que ceux des autres provinces.A cet égard, même s’il n’y a pas de correspondance rigoureuse entre la qualité du système d’enseignement supérieur et les ressources mises à la disposition de ce dernier.on peut affirmer qu’à ressources égales, notre système, pourra obtenir d’aussi bons ré- sultats qu’ailleurs.Il s’agit donc de voir si le Québec a déjà atteint les taux de scolarisation universitaire des autres provinces du Canada et si les universités québécoises disposent, pour fins de construction, d’enseignement et de recherche, de ressources proportionnelles à celles des autres universités, en particulier du Canada.En termes généraux, on peut affirmer que le Québec a fait, au cours des cinq dernières années, un effort très remarquable pour le développement du système d'éducation pour l'ensemble du niveau postsecondaire; cet effort a surtout porté sur la mise en place et le développement du niveau collégial.L enseignement universitaire a aussi connu un redressement partiel de la situation qui prévalait il y a cinq ans par rapport à la moyenne des ressources mises à la disposition de l’enseignement supérieur canadien.Les retards pris pour la construction de locaux universitaires sont en voie de résorption, mais accapareront encore une partie plus importante des ressources qu'ailleurs au Canada.La contribution du gouvernement québécois au développement de la recherche universitaire a été particulièrement remarquable pour assurer un certain rattrapage.Quant aux sommes affectées à l’aide aux étudiants, les niveaux d’aide individuelle semblent compa- rable à ce qui est disponible ailleurs au Canada, mais les sommes globales devront tenir compte de la croissance nécessaire des effectifs étudiants, compte tenu de l’augmentation des classes d’âge en cause et de celle des taux de scolarisation.Pour les cinq prochaines années le Québec devra dépenser, en moyenne par étudiant, des montants plus élevés qu’ailleurs au Canada, afin de compléter l’installation de son réseau d’établissements universitaires.Le nombre d’étudiants universitaires est appelé à augmenter plus vite au Québec que dans l’ensemble du Canada; la scolarisation à ce niveau rejoindra à peu près celle du reste du Canada au cours des cinq prochaines années, ce qui exigera donc des ressources d’enseignement évoluant plus vite que dans les autres provinces.Enfin, les ressources moyennes par étudiant se sont- dollars constants, pourra probablement se situer entre 5 et 6%.Il faudrait donc attendre en 1978 pour que le taux de croissance minimale des subventions de fonctionnement universitaire soit ramené au niveau de celui des dépenses gouvernementales, sans augmentation sensible des coûts unitaires.Si la société québécoise ne fait pas cet effort au moment où il est plus facile de rejoindre les autres provinces, dont le rythme des dépenses universitaires augmente moins rapidement, le Québec manquera la chance de gagner du terrain et de faire fructifier à fond les investissements récents dans l’enseignement' supérieur et la recherche.Le tableau I, tiré de données publiées par Statistique Canada, donne un aperçu des effectifs étudiants à temps plein, au Canada, en 1969-70 et en 1975-76, pour l’ensemble du postsecondaire.inscrit.Les données inscrites au tableau II couvrent les dépenses de’ fonctionnement (enseignement et recherche), d'investissement et d’aide aux étudiants.Le Québec, en six ans, a réussi à rejoindre la moyenne canadienne par étudiant avec une augmentation de 84% incluant l’inflation, contre 31% pour l’ensemble du Canada.De même, par habitant du Québec, les ressources mises à la disposition de l’enseignement supérieur augmentait de 84%; au Canada, l’augmentation correspondante était de 55%.Les ressources affectées à l’enseignement supérieur sont moins élevées au Québec à cause de la structure de l’enseignement rigoureuse n’existe, mais il est permis de la situer entre 10 et 20%.Nos sept universités québécoises drainent en 1975-76 plus de 592 millions de dollars.Quatre d’entre elles ont des budgets de près de 100 millions ou les dépassent nettement; ce sont, à l’echelle du Québec, de grandes entreprises.Largement financés à même des fonds publics, elles doivent répondre aux critères normaux de rigueur et d’efficacité.Leur façon d'affronter les contraintes financières récentes ont fait la preuve de leur bonne capacité administrative.Un effort supplémentaire s’impose pour assurer l’alignement du Québec sur l’ensemble •**: mm 1 .par.GERMAIN GAUTHIER COLLÈGE PRIVÉ RECONNU D'INTÉRÊT PUBLIC DIPLOME D’ÉTUDES COLLÉGIALES (D.E.C.) Cours offerts: - COMMUNICATION - LINGUISTIQUE - LITTÉRATURE - HISTOIRE - MOUVEMENT EXPRESSIF - THÉÂTRE COURS DONNANT ACCÈS A L’UNIVERSITÉ EN: - ANIMATION THÉÂTRALE - ART ET LETTRES - EXPRESSION DRAMATIQUE -SCIENCES HUMAINES - SCIENCES DE L'ÉDUCATION Admission maintenant pour scolarité -1976-77 TEL: 288-4140 CONSERVATOIRE LASSALLE 1290, rue ST-DENIS, 8e étage MONTRÉAL H2X 3J7 rapprochées de la moyenne canadienne; elles devraient normalement la rejoindre au cours de la même période, ce qui imposera un fardeau temporairement plus élevé au gouvernement québécois.Quant aux ressources affectées à la rechefche universitaire, elles ont dans l’ensemble presque atteint au Québec la moyenne, par chercheur des universités canadiennes.Toutefois, le volume total en est encore faible et les équipes fragiles; il s'agit ici d’un problème structurel auquel des solutions originales tout autant que des ressources supplémentaires doivent être apportées.Au moins au point de vue des ressources d'investissement, d’enseignement et de recherche, les universités québécoises ont gagné du terrain au cours des dernières années; mais un plafonnement trop rapide compromettrait la valeur des investissements récemment consentis.En d'aütres termes, l'effort du Québec en faveur de ses institutions universitaires au cours des cinq prochaines années sera déterminant pour l’avenir de l'enseignement supérieur au Québec.C’est en effet par un effort soutenu, dépassant nettement encore pour quelques années le taux d’augmentation des ressources générales de la province, que le système universitaire québécois pourra vraiment s'aligner sur l’ensemble canadien.En suivant le rythme des dépenses actuelles et en tenant compte de l'augmentation des étudiants, mais sans envisager de variation des droits de scolarité ni de croissance sensible des coûts unitaires, il est déjà prévu que le seul chapitre des subventions gouvernementales pour frais de fonctionnement passera en dollars constants de $315 millions en 1975-76 à environ $440 millions dans quatre ans, soit en 1979-80.Le taux annuel d’augmentation passerait en dollars constants de 13% à 2% en quatre ans, pour une augmentation totale de 40%, alors qu’on peut prévoir que le taux d'accroissement annuel des dépenses gouvernementales, en r A Les P.U.Q.vous pro|)oscnt une explication du Québec moderne en trois volumes.SA LANGUE LE CHOC DES LANGUES AU QUEBEC et Jean Meynaud S14.50 (1760-1970) par Guy Bouthillier SON ÉCONOMIE L’ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE sous la direction de Rodrigue Tremblay.SI 2.50 SA POLITIQUE LA POLITIQUE AU CANADA ET AU QUEBEC, par André Bernard.SI 2.50 Cette trilogie couvre tous les aspects, historiques et modernes, des trois aspects fondamentaux de La société québécoise contemporaine.Les Presses de l’Université du Québec C.I*.250, Succursale N, Montréal H2X .ni4, Tél.: 282‘-4954 3465, rue Otifocher, local 06.Montréal Il permet quelques remarques importantes.En six ans, de 1969-70 à 1975-76, les effectifs postsecondaires ont augmenté de 57% au Québec, par rapport à 36% au Canada.Le développement du niveau collégial au Québec a permis à ce secteur d’augmenter ses effectifs de 105%, contre 63% au Canada.En 1969-70, il restait encore au Québec environ 5700 étudiants de niveau collégial en milieu universitaire, surtout dans les universités anglophones; le transfert de ces étudiants est maintenant complété, ce qui explique la faible augmentation apparente des étudiants de niveau universitaire, qui devrait donc être plutôt de l’ordre de 27%, pour la période considérée, par comparaison à 36% pour le Canada.Ces données portent à affirmer que l’effort de scolarisation a davantage porté au Québec sur le développement du secteur collégial que sur celui du secteur universitaire.que le premier est à peu près complète, alors que le second ne l’est pas.Elles montrent aussi la différence de structure d’enseignement postsecondaire au Quebec par rapport au reste du Canada.En effet, le secteur non-universitaire compte au Québec en 1975-76 plus de 53% des effectifs canadiens, alors que le secteur universitaire québécois ne compte qu’à peine 21% des effectifs canadiens.Au Québec, la classe d'âge 20-24 ans représente 9.1% de Ta population, alors qu'au Canada le même groupe représente 8.7% de la population.Par ailleurs, au Quebec, la formation universitaire est d'une année plus courte que dans le reste du Canada à cause des structures postsecondaires différentes.Provision faite de ces deux facteurs.on peut dire que les effectifs universitaires à plein temps représentent, en 1975-76, un déficit de quelque 8.000 étudiants universitaires au Québec par rapport au Canada.Si l’on admet que le secteur anglophone du Québec est au moins aussi scolarisé que le reste du Canada, ce déficit ou ce défaut de scolarisation se retrouve dans le secteur universitaire francophone.La croissance des effectifs étudiants étant plus rapide dans les universités de langue française, les taux de scolarisation se rejoindront dans les deux communautés linguistiques du Québec vers 1981.Il faut cependant tenir compte du fait que les universités anglophones du Québec comptent environ 10% d’étudiants francophones et que les universités francophones ne reçoivent pratiouement pas d’étudiants anglophones.Une analyse plus fine permettrait aussi de noter que le déficit d’étudiants québécois de langue française est particulièrement marqué au niveau du deuxième et surtout du troisième cycles.Outre la question de l’accessibilité.il faut examiner les ressources disponibles par étudiant TABLEAU I EFFECTIFS POSTSECONDAIRES A TEMPS PLEIN Québec 1969-70 1975-76 Population totale 5,985,000 6,134,000 Secteur universitaire 60,830 77,400 Secteur non universitaire 57,771 118,100 Total 124,601 195,500 Canada Population totale 21,001,000 22,446,000 Secteur universitaire 294,146 363,360 Secteur non universitaire 135,266 220,600 Total 429,412 583,960 TABLEAU II DEPENSES AU TITRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Québec 1969-7# 1975-76 Dépenses par étudiant équivalent $3,959 $6,343 Dépenses par habitant $52.60 $96.60 Dépenses univ./Dépenses totales 9.4% 6.9% Canada Dépenses par étudiant équivalent $5,875 $6,383 Dépenses par habitant $76.40 $118.30 Dépenses univ./Dépenses totales 13.2% +8.5% le faire?A quelles conditions le gouvernement du Québec acceptera-t-il de faire accepter eet effort supplémentaire?Il faut dire que l’epoque n’est pas très favorable; les gouvernements nord-américains et canadiens cherchent à juguler le flot dès dépenses publiques et l’enseignement supérieur n'a plus, dans l’opinion publique, la cote d’amour qu’il avait au cours des années soixante.Une condition paraît essentielle pour que la population accepte de subventionner l’enseignement supérieur à un taux de croissance supérieur au taux d’augmentation générale des ressources de la province; c’est que tous, et en particulier les représentants du peuple, soient assurés et convaincus que les établissements sont bien administrés et ouverts aux préoccupations sociales, et que le réseau des universités est marqué de cohérence et de concertation.Un défi particulier est donc lancé aux corps enseignants aussi bien qu'aux administra- tions universitaires, pour que le message et l’image transmis au public par les universités comportent ces éléments.D’où la nécessité d’une planification provinciale de l’enseignement supérieur selon un schéma qui convient à notre société, c’est-à-dire une planification indicative et incitative à laquelle tous les agents sont appelés à participer au moment de sa conception et de son élaboration, tout aussi bien qu’au moment de sa réalisation et de son évaluation.Cette planification, déjà largement acceptée et amorcée, veut donc répondre tout autant aux objectifs des universités qu’à ceux du gouvernement.D où, aussi, le besoin d’élaborer un type de rapport annuel qui soit autant qualitatif que quantitatif et qui mette en lumière la mesure de l'atteinte des objectifs proposés au moment de la demande des subventions gouvernementales.¦ L’auteur est président du Conseil des universités du Québec.postsecondaire, mais la diminution des ressources affectées à l’enseignement supérieur par rapport aux dépenses totales de chaque province est moindre au Québec qu’ailleurs au Canada.Le Québec a donc fait un effort considérable en faveur de l’enseignement supérieur au cours de la période des six dernières années.Les ressources totales de l’enseignement supérieur québécois par étudiant équivalent ont donc atteint la moyenne de l’ensemble du Canada.Toutefois, deux éléments apportent des nuances importantes à cette évaluation globale.En premier lieu, les dépenses totales comprennent les dépenses en immobilisation.Alors que le Québec dépense en 1975-76 un montant de $64 millions au chapitre des investissements universitaires, pour un montant par étudiant-équivalent d’environ $650, presque toutes les autres provinces ont décrété, il y a quelques années, un quasi moratoire qui dure encore à ce chapitre.En second lieu, parce que les structures de l’enseignement postsecondaire québécois comportent une année universitaire de moins et que l’année amputée au début du premier cycle universitaire est la moins coûteuse, on devrait arriver à un coût moyen par étudiant universitaire plus élevé au Québec alors qu’il y est moindre.De combien plus élevé devrait-il être, pour tenir compte de la différence des structures postsecondaires?Aucune évaluation en librairie L'Université Québécoise du proche avenir Textes choisis et présentés par René Hurtubise du Canada quant aux ressources mises à la disposition de l’enseignement supérieur et au niveau d’accessibilité et de production du milieu universitaire.La population du Québec aura-t-elle la motivation et le désir de Jean-Louis Baudouin Yvon Renaud professeurs à la Faculté de droit, Université de Montréal.1976 Code civil de la province de Québec 1327 pages, broché.$7.95 ^ • guenn éditions hurtubise hmh 180 ouest rue craie monlréal ^Didier Marcel Didier (Canada) Liée/Ltd.1442 Avenue McGill College.Montréal.Québec, Caneda H3A1Z6 - Tél.: (S14) 288-7191 ENSEIGNEMENT DES LANGUES ANGLAIS Elémentaire - Secondaire Adulte "I École nationale d’administration publique Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois MAÎTRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE ÉTUDIANTS À TEMPS PARTIEL À HULL L'École nationale d'administration publique, en collaboration avec la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois, invite les professionnels des ministères et organismes des gouvernements ainsi que ceux des organismes des réseaux de l'éducation, des affaires sociales et des affaires municipales et d'autres organismes para-publics, à poser leur candidature à son programme de maîtrise en administration publique dispensé à temps partiel à Hull.PROGRAMME Le programme de maîtrise en administration publique pour les étudiants à temps partiel débute en septembre 1976 et se termine à la fin de mai 1979.Le programme comprend huit sessions d'enseignement réparties sur une période de trois (3) ans.DIPLÔME Diplôme de maîtrise en administration publique, décerné sous l’autorité de l'Université du Québec.CONDITIONS D'ADMISSION Est admissible à ce programme le titulaire d’un diplôme universitaire de premier cycle qui possède au moins deux (2) années d'expérience de travail.Exceptionnellement, l'École accepte des candidats qui, à cause de leur compétence, remplissent des fonctions exigeant normalement le diplôme universitaire de premier cycle.Conditions supplémentaires pour les candidats provenant de la fonc tion publique du Québec: avoir une expérience d'au moins quatre (4) ans dont deux (2) ans dans la fonction publique du Québec à la date de la fermeture du concours.CRITÈRES DE SÉLECTION Les candidats sont choisis par voie de concours.Un comité d'admission examine chaque candidature et oriente son choix en fonction de la scolarité antérieure, de la nature et de la variété de l’expérience acquise, des aptitudes du candidat et de leurs perspectives de carrière.DATE LIMITE DES DEMANDES D'ADMISSION Le 3 mai 1976 INSCRIPTION AU CONCOURS Pour s'inscrire au concours, les candidats doivent • remplir la formule prévue à cettn fin •y joindre les documents requis • faire parvenir leur dossier au: Registrariat Université du Québec Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull (Québec) J8Y6M4 Tél.: (819) 770 3360 75 76 ,2g I éducation Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • XV “Pour l’intérêt national jj L’action directe du fédéral en éducation Aux termes de l'Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867, chaque province canadienne est responsable de l’établissement et de l’administration de son propre système d’enseignement.Le Canada n’a jamais eu de ministère fédéral de l’éducation, et ce bien que le gouvernement fédéral soit responsable, par l’intermédiaire de plusieurs de ses ministères, de l’éducation dans le Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest et de celle de certains groupes — Indiens, Inuits, enfants des membres des Forces armées affectés à des bases militaires, au Canada et à l’étranger, et prisonniers dans les pénitenciers fédéraux.De plus, le gouvernement fédéral assume entièrement les frais des trois collèges militaires canadiens.Le coût de l’enseignement public, à l’élémentaire et au secondaire, est couvert principalement par les subventions provinciales aux commissions scolaires locales et par les taxes foncières municipales.Depuis la fin des années soixante, le gouvernement accorde une aide financière directe à l’enseignement postsecondaire principalement sous forme de subventions aux gouvernements provinciaux, pour les dépenses courantes et pour des immobilisations.Statistique Canada estime que pour 1975-1976, les sources directes de financement de l’enseignement régulier (environ 12.2 milliards de dollars au total) se répartissent comme suit: 64 p.cent ont été fournis par les gouvernements provinciaux, 18 p.cent par les autorités municipales, 10 p.cent par le gouvernement fédéral et 8 p.cent par le secteur non gouvernemental.A remarquer que la part fédérale grimpe à 22 p.cent lors-u’on ajoute les contributions u gouvernement canadien aux provinces pour aider à financer l’enseignement postsecondaire et les programmes de bilinguisme en education.Alors qu’il ne fait à peu près aucun doute que le terme “education”, tel qu’il est employé dans l’article 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, doit etre pris dans son sens le plus large, et que par conséquent les gouvernements provinciaux ont, de par la Constitution, la responsabilité de fournir des services généraux en matière d’éducation, il est toutefois devenu clair que beaucoup d’aspects de l’éducation concernent directement le gouvernement fédéral en raison de leur intérêt national; on pourrait citer par exemple, la création du Conseil national de recherches (1916), la Loi d'enseignement technique (1919), la Loi sur la réadaptation des anciens combattants (1945), des dispositions pour des subventions aux universités suivant le nombre d’habitants (1951), la Loi sur l’assistance à la formation technique et professionnelle (1960), le Plan de prêts aux étudiants ca- J’APPRENDS À CONNAÎTRE LA LANGUE FRANÇAISE par un groupe d’enseignants Ce nouvel outil pédagogique se présente sous forme de situations d'apprentissage abondamment illustrés où le jeu et rimage se mêlent intimement aux exercices parfois fastidieux qui mènent à l’apprentissage d’une langue.J’apprends à connaître la langue française, cahier d'exercices à l'usage des élèves (4e) cahier 1 $4.50 cahier 2 $4.50 (5e) cahiers (1976) cahier 4 (1976) (6e) cahiers (1976) cahier 6 (1976) fi .c guenn 'T' ‘*-**1 * 4 r*' -v v v -»/ ÊèmM nadiens (1964), la Loi sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces (1967), la Loi sur la formation professionnelle des adultes (1967) et le Programme de bilinguisme dans l’enseignement (1970).A l’heure actuelle, l’aide financière accordée aux provinces par le gouvernement fédéral est surtout dirigée vers le secteur postsecondaire et le bilinguisme en éducation.Transferts fiscaux pour l’enseignement postsecondaire De 1951-1952 à 1966-1967, en raison surtout de certaines recommandations du rapport de la commission Massey de 1951, qui s’est penchée entre autre sur les malaises financiers ressentis par les universités à la suite du vide créé par le départ des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale qui bénéficiaient de subsides fédéraux, le gouvernement fédéral a aidé les universités à subvenir à leurs frais de fonctionnement au moyen de son programme de subventions aux universités, basé sur le nombre d’habitants.Calculé d’abord au taux de 50 cents par habitant d’une province, le taux est passé à $1 par habitant en 1956-1957, à $1.50 en 1958-1959, à $2 en 1962-1963, et à une moyenne de $5 en 1966-1967 (soit environ 100 millions de dollars pour ce dernier exercice financier).Au cours de ces seize années, les paiements, dans tou- tes les provinces sauf le Québec, ont été vercés directement aux établisements qui répondaient aux conditions, par l’entremise de l’Association des universités et collèges du Canada (et de ses prédécesseurs — la Conférence nationale des universités et la Fondation des universités canadiennes).Le gouvernement fédéral n’a jamais déterminé lui-même quels établissements pouvaient toucher les subventions; au début, c’était les gouvernements provinciaux qui les désignaient et plus tard, l’A.U.C.C.a joué ce rôle et a distribué les subventions aux établissements, dans neufs provinces.Au Québec, de 1952-1953 à 1955-1956, les établissements refusèrent tout paiement.De 1956-1957 à 1958-1959, la Confé- rence nationale des universités garda en fiducie les sommes ainsi refusées jusqu’à ce que les établissements jugent à propos de les accepter.En 1959-1960, tous les établissements québécois acceptèrent les paiements.En 1960-1961, le Québec et le gouvernement fédéral conclurent un accord suivant lequel le gouvernement du Québec s’engageait à verser directement les subventions aux établissements québécois et ce, à partir du revenu provincial accru par suite d’une modification apportée aux arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces.Un important changement d’orientation est survenu après 1966-1967 quand, aux termes de la Partie II de la Loi de 1967 sur les arrangements fiscaux entre le gouvernement fédéral et les provinces, les paiements ont été versés, dans tous les cas, aux gouvernements provinciaux.La base de paiement a été élargie de façon à comprendre tout le secteur de l’enseignement postsecondaire au-dessus du niveau d’immatriculation “junior”.La Loi de 1967 a été modifiée en 1972 et de nouveau en décembre 1973; elle prendra fin le 31 mars 1977.La Loi de 1967 qui a été en vigueur à compter de l’exercice financier 1967-1968 jusqu'à celui de 1971-1962, prévoyait le transfert par le gouvernement fédéral de ressources fiscales pour aider les provinces à subvenir aux frais croissants de l’enseignement postsecondaire.Se- en librairie 380 ouest rue craig monlréal éditions T hurtubise hmh -par HUGH FAULKNER Ion la loi, une province pouvait toucher, en 1967-1968, un montant égal au plus élevé des deux suivants: le produit obtenu en multipliant $15 par le chiffre de sa population, ou 50 p.cent des dépenses de fonctionnement autorisées pour l’enseignement postsecondaire et engagées sur son territoire.La loi prévoyait également que, de 1968-1969 à 1971-1972 inclusivement, chaque province qui avait d’abord reçu des paiements en fonction du nombre d’habitants (c.-à-d.Terre-Neuve, l’Ile-du-Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick) devait jouir d’une augmentation annuelle du transfert de base (soit celui de 1967-1968) proportionnelle au taux national d’accroissement des frais de fonctionnement autorisés pour l’enseignement postsecondaire, jusqu’à ce que l’application de la formule des 50 p.cent devienne plus avantageuse.Toute province qui recevait des paiements suivant la formule des 50 p.cent ne pourrait changer pour l’autre formule.A l’origine, le transfert des ressources fiscales était composé au total de trois éléments: (i) les abattements fiscaux de 4 p.cent de l’impôt sur le revenu des particuliers et 1 p.cent de l’impôt sur le revenu des sociétés; (ii) la partie des paiements de péréquation du revenu général se rapportant aux abattements fiscaux spéciaux relatifs aux programmes d’enseignement postsecondaire; et (iii) un paiement de rajustement.Ainsi, le total des éléments (i), (ii) et (iii) constituait le montant auquel une province avait droit selon la formule des 50 p.cent ou celle basée sur le chiffre de la population.Il faut remarquer que l'élément (ii) s’appliquait seulement dans les cas où les provinces touchaient des montants en vertu de la formule de paiements de péréquation du revenu général entre le gouvernement fédéral et les provinces.Les paiements de rajustement sont effectués par le Secrétariat d’É-tat, responsable de la coordination des programmes fédéraux dans le domaine de l’éducation.¦ L’auteur est ministre responsable du Secrétariat d’Etat du Canada.Voir suite en page 19 ^Didier Marcel Didier (Canada) Ltée/Ltd.1442 Avenue McGill Collage, Montréal, Québec, Canada H3A 1Z6 — Tél.: (514) 288-7191 ENSEIGNEMENT DES LANGUES FRANÇAIS Elémentaire, Secondaire, Collégial FRANÇAIS dans l’entreprise LEMEAC, MANUELS SCOLAIRES CHIMIE AUDIO-VISUEL HISTOIRE DIVERS U CHIMIE Science expérimentale par Pimentel et coll.Manuel.11.95 Cahier de laboratoire.3.25 Complément : Cahier de rapport.Cahier d’examen.Feuilles de réponses.Tableaux.BIOLOGIE B.S.C S.BIOLOGIE DES MOLÉCULES A L’HOMME par Welch et coll.Manuel.12.50 Cahier de laboratoire.2.95 Teacher’s Guide .i.9.95 ART PLASTIQUE LANGAGE PUSTIQUi (Connaissance et créativité) par Ghislaine Desjardins.René Durocher et France Tousignant Cahiers 1 et 2.i.3.25 CahierS.:.3.95 Cahier 4.4.95 Cahier 5.3.95 Livre du maître.7.50 BANDES SONORES SYNCHRONISÉES ET DIAPOSITIVES par Mogumédia et Leméac 1.GÉLINAS, Gratien.60.00 2.LORANGER, Françoise .60.00 3.GURIK, Robert.60.00 4.TREMBLAY, Michel .60.00 5.DUBÉ, Marcel .60.00 6.MAILLET, Antonine.60.00 ASPECTS ÉCOLOGIQUES DES SAISONS AU QUÉBEC par Raymond Gervais Fiches.4.50 Diapositives couleurs .27.50 S.O.S.TERRE par Raymond Gervais Fiches (à paraître) Diapositives couleurs, bandes sonores et livret d’accompagnement.90.00 LA SURPRISE DE DAME CHENILLE par Henriette Major et Claude Latortune Album.3.65 Disque.1.50 Diapositives couleurs.27.50 L’HISTOIRE AUJOURD’HUI/HIER par Yvon Lavallée et Danielle Paquette Secondaire 2/4 volumes : Chaque volume.2.95 La série.11.50 Bernard Assiniwi HISTOIRE DES INDIENS Tome 1 .6.50 Tome 2.6.50 TomeS.7.50 LEXIQUE DES NOMS INDIENS Tome 1 : noms géographiques.3.95 Tome 2 : noms historiques.3.95 Roland Lamontagne L’ADMINISTRATION DU CANADA.4.95 THÉÂTRE POUR ENFANTS André Cailloux FRIZELIS ET GROS GUILLAUME.3.95 FRIZELIS ET LA FÉE D0DUCHE.3.95 L’ILE-AU-SORCIER.3.95 Luan Asllani LES TROIS DÉSIRS DE COQUELICOT 3.95 Marie-Francine Hébert UNE LIGNE BLANCHE AU JAMBON.3.95 Pierre Morency MARL0T DANS LES MERVEILLES.3.95 Marc Blackburn et coll COMMENT RÉDIGER UN RAPPORT DE RECHERCHE.2.95 Jean-Louis Plante.Stacy Churchill et William Olivier L’ENSEIGNEMENT INDIVIDUALISÉ PAR ORDINATEUR.5.95 Paul Dumont-Frenette et coll.COMMUNICATIONS ET REUTI0NS PUBLIQUES.8.95 Jean hieuvel LES CHEMINS DE LA PAROLE Tome 1 : lecture à haute voix.4.50 Tome 2 : voix et sonorités.6.95 Robert Dubuc OBJECTIF 200 (Correction de la langue).2.95 Jean Roullet LE JUDO ET L’ÉDUCATEUR PHYSIQUE.4.95 • Catalogue complet sur demande • Catalogue pour rélémentaire sur demande En vente dans toutes librairies et dans les librairies Leméac : Sept-Iles, Val D Or, Haute-Rive et Montréal DIFFUSION: 5111 Durocher, Montréal — 273-2844 \ XVI • L® Devoir, mercredi 24 mars 1976 education M : .(If ft ' , I om tt 01?-&A ^ miom il» M defc m $ ^ V i V\ • ' .*•¦ ¦ .!') .% r*J • • • ‘-Î %/•.i ' i.4: i Le financement de l'enseignement post-secondaire En mars 1977 le présent accord fédéral-provincial sur le financement de l’enseignement post-secondaire se terminera.Après environ une décennie et demie de croissance très rapide, on peut identifier trois problèmes principaux auxquels fait face le système scolaire québécois: 1) L’inégalité d’accès pour les enfants provenant des familles à faible revenu en dépit d’une croissance importante des effectifs; 2) Une insatisfaction profonde de la part de tous les intéressés, étudiants, professeurs, parents, employeurs, etc., quant à la qualité et la pertinence ( ; l’enseignement dispensé; et 3' jgmentation très rapide de j üts.renouvellement de l’entente pourrait donner lieu à une discussion de fond sur ces problèmes En pratique, cela semble peu probable dans le contexte actuel.Le financement actuel Selon l’entente en vigueur depuis 1967, le gouvernement fédéral, par une combinaison de transferts de points d’impôt et de paiements de rajustement, rembourse 50 pour cent des dépenses de fonctionnement des provinces pour l’enseignement post-secondaire.Cette formule favorise nécessairement les provinces les plus riches qui dépensent Je plus pour l'éducation.Le gouvernement fédéral maintient également un programme important de bourses et de subventions à la recherche universitaire.Au Québec, le mode de financement est encore dans une période de transition.Les CEGEPs reçoivent des subventions basées sur le nombre d’élèves.Les subventions aux universités sont établies en tenant compte de ce qu’elles ont reçu par le passé.Ce dernier mode de financement tend à perpétuer les inégalités du passé et à favoriser les institutions qui ont toujours eu davantage.Ce sont également ces institutions, établies depuis longtemps, qui reçoivent la plus grande part des subventions fédérales de recherche.Par ailleurs, de nombreuses études ont démontré que les enfants provenant des familles à revenu élevé sont surreprésentés parmi les étudiants de niveau supérieur bien que tous les contribuables en assu- La gestion des ressources humaines de Marcel Côté professeur à l'école des H.É.C., Montréal Les découvertes scientifiques du dernier quart de siècle, le rythme effrayant de croissance des économies des pays industrialisés ont relégué l’Homme, la princioale source d’énergie productrice et créatrice, a un second plan.Guérin, éditeur limitée Librairie au 4440 Saint-Denis.Téi: 843-6241 COLLÈGE MARIE DE FRANCE — Reconnu d'intérêt public par le Ministère de l'Éducation du Québec au titre de la Coopération Franco-Québécoise.— Rattaché au Ministère Français de l'Éducation., — Le Collège prépare au Baccalauréat Français (séries Lettres.Économie, Mathématiques et Sciences) et à l’entrée dans les universités canadiennes et nord-américaines.— Le Collège est habilité à recevoir les boursiers du Ministère Français de l'Éducation.— Un service de cafeteria (demi-pension et lunch) est offert au Collège pour les repas de midi.— De multiples activités parascolaires sont offertes aux élèves de tous les niveaux.COURS DISPENSÉS NIVEAU PRÉ-ÉLÉMENTAIRE (Mixte) NIVEAU ÉLÉMENTAIRE (Mixte) NIVEAU SECONDAIRE: Enseignement général donnant accès aux études de niveau collégial et comprenant : — Programme obligatoire : français — histoire géographie (dont celles du Canada particulièrement étudiées) — anglais — mathématiques — sciences biologiques et sciences de la terre — introduction aux sciences physiques et chimiques — dessin — musique — éducation physique.— Programme optionnel à partir de la 4ème (secondaire III) Allemand — espagnol — latin — musique — travaux manuels éducatifs.NIVEAU COLLÉGIAL: Enseignement général donnant accès aux universités.— Sciences de la Santé — Sciences pures et appliquées — Sciences humaines — Sciences de l'Administration — Sciences de l'Éducation — Lettres • Langues Modernes - Histoire-Géographie.les inscriptions SONT OUVERTES : Renseignements au secrétariat du lundi au vendredi : de 8 h a.m.à 5 h p.m.( 17 heures) sans interruption.4635 Chemin de la Reine Marie Montréal - H3W1W3 Téléphona: 737-1177 737-1171 737-3023 rent le financement.L’effet net est un transfert d’argent des poches des moins nantis aux plus riches.L’expansion extrêmement rapide qu'a connu le système post-secondaire depuis quinze ans n’a pas modifie de façon significative cet état de faits.Une des solutions proposées à ce problème est de faire défrayer une plus grande proportion des coûts par les étudiants et leurs familles en haussant les frais de scolarité.En principe, le programme de prêts-bourses serait élargi en même temps de façon à garantir l'accessibilité aux institutions post-secondaires pour les étudiants moins riches.Les étudiants qui doivent demander de telles bourses ne sont jamais assurés d’en recevoir et un tel programme reste toujours discriminatoire à leur égard.De plus, l'étudiant, ainsi que sa famille, est assujetti à un examen souvent humiliant des ressources financières.De façon plus fondamentale, une telle solution ne réglerait en rien le problème de la distance culturelle qui sépare les institutions scolaires des milieux populaires.Les enfants des familles ouvrières accèdent aux CEGEPs et aux universités en petit nombre en partie pour des raisons financières.Mais principalement, ils n’y vont pas parce que toute la conception de l’école est étrangère à leur mode de vie et leur façon d’apprendre.L’accès aux universités Une étude récente démontre que la proportion d’élèves provenant de milieux à revenus modestes est beaucoup plus importante chez les étudiants à temps partiel que chez les temps plein.(1) Pour l'instant les programmes à temps partiel sont surtout concentrés dans les domaines de la formation des maîtres et des sciences administratives.Rares sont les gens de ces milieux qui peuvent se paver le luxe d étudier sans un objectif professionnel immédiat en vue.De plus, les universités sont encore peu ouvertes aux étudiants à temps partiel sauf dans quelques programmes spécifiques.Les politiques de financement des universités, ainsi que la façon dont les universités gèrent leurs fonds, tendent également à discriminer contre les étudiants-adultes à temps partiel.En premier lieu, seulement les activités créditées sont éligibles aux subventions provinciales.Tous les autres programmes doivent s'autofinancer.Cette politique, accompagnée d'une concurrence féroce entre les universités pour développer des nouvelles clientèles, a eu pour effet d’encourager les universités à transformer les cours non-crédités des services de l'éducation permanente en cours crédités.Néanmoins, les universités continuent à traiter les programmes à temps partiel en cousins pauvres.La taille des classes est généralement beaucoup plus grande que dans les programmes réguliers.De plus, ce sont le plus souvent des chargés de cours, rémunérés à des tarifs dérisoires, qui sont affectés à ces classes a la place des professeurs réguliers.Finalement, les étudiants à temps partiel ne sont éligibles ni pour des prêts, ni pour des bourses.Rares sont les étudiants plus âgés qui peuvent se payer le luxe d’étudier à temps plein et de vivre avec les montants assez faibles qui suffisent aux jeunes vivant encore chez leurs parents.La politique fédérale et provinciale de bourses les empêche également d’envisager des solutions mitoyennes par lesquelles ils pourraient se libérer du travail pendant un ou deux jours entiers par semaine.Aucune politique systématique de conge-éducation n'est envisagée à l'heure actuelle.L'exclusion des étudiants à temps partiel de la gratuité scolaire au niveau CEGEP a le même effet que leur exclusion des prêts-bourses.Le malaise de nos institutions scolaires L’éducation permanente et les études à temps partiel apparaissent donc comme une façon de rendre les collèges et les universités plus accessibles aux Cours du jour et du soir commençant le 5 avril pour dix semaines Session du printemps Céramique Tournage 1-2, Façonnage 1-2 Sculpture, Moulage Textiles Impression sur tissus Courte Pointe, Batik, Broderie Macramé 1-2, Filage, Tissage Perception Design, Dessin, Peinture, visuelle Aquarelle, Décoration intérieure Autres Bijouterie, Vitraux Arrangements floraux Cours pour Jeu et argile.Dessin, Céramique enfants de Marionnettes.Textiles, Batik 4 à 16 ans Film d'animation visual Ecole d'arts et métiers orts centre 350 avenue Victoria centre GOETHE INSTITUT MUNI Kl Al COURS D’ALLEMAND à partir du 7/8 avril 1976 • COURS DE LANGUE • COURS DE CONVERSATION • COURS DE LECTURE • COURS SPÉCIALISÉS Inscriptions: dés maintenant Place Bona venture Entrée LaQauchetière 8 Université Renseignements: 866-1081 gens à revenu modeste.Mais, idéalement, l’éducation permanente pourrait représenter davantage.Tout le monde se plaint d'une baisse de la qualité de l'éducation.Les parents et les enseignants trouvent que les élèves ne maîtrisent pas les éléments de base: lecture et expression française, mathématiques.Les étudiants se plaignent de programmes scolaires ennuyants et coupés des problèmes réels auxquels ils ont a faire face.A mon avis, le problème fondamental provient de la coupure que nous avons réussi à créer entre les institutions scolaires et le milieu social qu'elles sont supposées desservir.On envoie les enfants à l’école le plus longtemps possible parce “l'éducation est une bonne lose," parce qu’il n'y a rien d’autre pour les jeunes à faire, parce qu'il n’y a pas d'emplois pour ceux qui n’ont pas de formation poussée.Pour les jeunes, les conséquences sont claires.On les envoie étudier pendant douze ou seize ou vingt ans de leur vie sans qu’ils aient la moindre chance d'appliquer dans un domaine concret la vaste quantité de théories et d’informations qu'ils sont supposés avoir absorbée.Au bout de la ligne, ils ne sont même pas sûrs de trouver un emploi correspondant à leur formation.Pourquoi sommes-nous si surpris alors s’ils sont peu motivés à apprendre, s’ils contestent les objectifs et les structures dans en librairie que cho Jacques Perron Contes édition intégrale 180 ouest rue < fdi éditions hurtubisehmh mont real lesquels nous les avons cantonnés, s’ils quittent prématurément l'école parce que celle-ci ne répond plus à leurs attentes?La situation est aggravée par le fait que la vaste majorité des professeurs n’ont aucune expérience en dehors des institutions scolaires non plus.Ils tendent alors à créer un milieu clos, renfermé sur lui-même, axé sur des apprentissages exclusivement théoriques, et traitant des problèmes imaginés dans les têtes des académiques.A mon avis, une des solutions possibles à ce malaise est d’établir des liens organiques entre le système scolaire et la société.Ceci implique, dès le plus jeune âge, de marier l'instruction théorique qui est le domaine propre de l'école à la réalité quotidienne que vivent les jeunes.Ça veut aire éliminer la séparation artificielle que nous avons créée entre l’enseigne- ment professionnel pratique et l'enseignement général théorique qui est la regie dès la septième année.Au niveau post-secondaire, il serait avantageux de n’accepter les étudiants qu'après quelques années d'expérience en dehors de l’école.Tout le monde deviendrait alors “étudiant-adulte”.Il ne suffirait pas de hausser l'âge d'entrée aux collèges et aux universités en maintenant les mêmes programmes.Il faudrait également modifier les programmes eux-mêmes, les développer en fonction d’étudiants qui, par une expérience et une maturité accrues, auraient défini plus adéquatement leurs objectifs de formation.Une telle modification demanderait également un nouveau type de professeur, lui aussi impliqué dans les milieux extérieurs aux institutions scolaires.De tels changements ne sont évidemment pas pour demain.A court terme, le mieux qu’on puisse espérer est la promotion de certains programmes d’éducation permanente ainsi que de programmës-pilotes d’insertion dans le milieu.Ceci exigerait une plus grande générosité des autorités envers les étudiants-adultes et un accroissement des ressources disponibles pour des programmes nouveaux.L’éducation coûte-t-elle trop cher?En 1960 les dépenses en éducation représentaient 4.4 pour cent du Produit National Brut du Canada.En 1970 ce chiffre a atteint le sommet de 9.0% mais il a rabaissé à 7.5% en 1975.(2) Ce plafonnement des dépenses semble être dû principalement à la baisse des effectifs aux niveaux élémentaire et secondaire par suite de dénatalité.—DICTIONNAIRE— descriptif, phonologique, analogique et orthographique du vocabulaire actif “demande à Isabelle” Robert R.Préfontaine pour les 8 — 12 ans 14000 MOTS *395 pages * 1000 illustrations * 77 verbes modèles conjugués * Le SEUL dictionnaire français conçu pour les enfants de 8 à 12 ans.V!/ A Tu ignores le sens du mot "ombrelle"?T u doutes de l’orthographe de "parcelle"?Ta composition, tu la veux belle?C’est facile, demande à Isabelle.Le Sablier inc © $6.85 édition 1974 L’UNIVERSITÉ et la SYNDICALISATION de ses PROFESSEURS Cette étude est une relation objective de l’avènement du syndicalisme chez les enseignants de l’Enseignement supérieur.Un groupe de spécialistes dans les domaines étudiés avaient acceptés de collaborer à la discussion du sujet et leurs commentaires sont groupés en deuxième partie de l’ouvrage, apportant aux lecteurs une information complémentaire très utile.EOQ 2482 $3.50 - L’UNIVERSITÉ »' (t ni ' SYNDICALISATION de ses PROFESSEURS Éditeur officiel du Québec 1283 ouest, boul.Charest Québec, P.Q.J » KÔ ! S éducation Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • XVII ' i: • UNI # c,re j/l • .«• • J .•• V 3 !•;; A.'^0^0 $ 4 dm om ècire l $ 1i lllft mm, ni n Un transfert des pauvres aux nantis?Au niveau post-secondairp la croissance des effectifs s’e.ralentie de façon significative par suite d’une désaffectation des étudiants.Au moment où le ralentissement de la croissance des dépenses est apparu pour la première fois, les autorités scolai- pr ger des nouvelles directions.C'est à ce moment, par exemple, que la Conférence des Recteurs et Principaux des Universités du Québec a commandité le Rapport Daoust-Bélanger sur l’éducation permanente.(3) Edouard Cloutier, .par.RUTH ROSE-LIZÉE LE MONDE QUI T’ENTOURE de Suzanne Rouleau / Marthe Demers Invitation à I’ ÉCOLOGIE (biologie 220) N.B.Livre ENTIÈREMENT conforme au programme Une méthode qui permet à l'élève de secondaire d'étudier la biologie d'une façon active.Comme le navigateur, l'élève note dans son cahier de bord ses découvertes.Le d onde qui t’entoure: un outil précieux pour couvrir le programme de Biologie 220 dans "une perspective écologique très défini" (Annuaire de renseignement secondaire 01.1975-1976.Ministère de l'éducation, Québec, p.01-7.$8.95 alors ministre de l’Éducation, parlait de mettre l’accent pendant les années 70 sur l’éducation des adultes et de libérer des fonds à cette fin.De fait, le nombre d’étudiants-adultes a augmenté mais il y a eu peu de changement dans là nature des programmes.Depuis ce temps, la hausse des coûts semble être devenue la principale préoccupation des responsables du Ministère de l’Education.Ceux-ci se retranchent derrière des coupures budgétaires et un contrôle administratif de plus en plus restrictif et centralisé.Il est vrai que l'éducation coûte de plus en plus cher et prend une part de plus en plus grande des dépenses gouvernementales et du PNB.Néanmoins, ce phénomène est normal dans une économie où les progrès technologiques ont pour effet de réduire la proportion de la main-d’oeuvre qui peut être employée dans l’agriculture et l’industrie manufacturière.Le développement économique dans les pays industrialisés s’accompagne nécessairement d’une croissance importante des services.Comme tous les services, l’éducation est une industrie intensive en main-d’oeuvre.Elle permet donc de créer de nombreux emplois pour les enseignants tout en réduisant le chômage chez les jeunes en les gardants à l'école plus longtemps.L’important n’est pas de savoir combien nous dépensons sur l'éducations, mais plutôt si les services que nous recevons en retour en valent le coût.Pour l’instant, il faut répondre par la négative.Mais un chan- gement radical de la nature de l'éducation, un changement que le rendrait accessible et utile à l'ensemble de la population, quel que soit la classe sociale ou l'âge, pourrait avoir pour effet d’améliorer énormément la qualité de notre vie.L’éducation permet d’élargir les horizons et d’approfondir la connaissance du monde dans lequel nous vivons.Elle permet de mettre en valeur les ressources d’une collectivité afin d'assurer son développement.L’éducation est également une industrie peu polluante et qui exige relativement peu de matières premières et de sources d’énergie qui risquent d’être en pénurie d’ici la fin du siècle.C’est donc un luxe qu’on peut se payer comparativement au gaspillage que représentent plus d’automobiles, de cosméti- ques ou de Jeux olympiques.Un danger de recul?En somme, l’insatisfaction profonde ressentie envers le système d’enseignement actuel risque de provoquer des solutions plutôt conservatrices, un retour vers des structures et approches d’il y a vingt ans.Les autorités veulent couper les dépenses, veulent hausser les standards académiques en excluant les enfants moins doués, veulent terminer les pro-jets expérimentaux qui semblent avoir donné si peu de résultats.Ce genre de solution est, à mon avis, une solution d'autruche.Elle risque simplement de ramener les meme problèmes auxquels nous faisions face avant les réformes et l'expansion des années 60.Elle risque de maintenir l’éducation comme un système d’élite, divorcé des besoins réels de la société.Il est donc peu probable que les nouvelles négociations fédérales-provinciales sur le financement auront povir effet de développer de nouvelles solutions aux problèmes contemporains de l’éducation.Il est même peu probable qu elles auront pour effet d’ouvrir un débat public à ce sujet.Le gouvernement fédéral, qui, en vertu de la Constitution canadienne, n'a pas de juridiction dans le domaine de l'éducation, préfère entourer les discussions de la Elus grande discrétion possible.es autorités provinciales, comme nous l’avons vu plus haut, ne semblent avoir qu’une préoccupation: celle décomprimer les dépenses.Le prix d’une telle obsession risque d'être une dégradation accrue de la qualité de l'éducation au Québec.1) Gaétan Daoust et Paul Bélanger, L’université dans une société éducative, Les Presses de l'Université de Montréal, 1974, p.69.2) OECD, Reviews of National Policies for Education: Canada, Examiners’ Report, Novembre 1975, Polycopie, p.11.3) Daoust et Bélanger, op.cit.b L'auteur est professeur de sciences économiques d l’UQAM.OU EN EST L’ORTHOGRAPHE?Denis Moore, UN INSTRUMENT DE MESURE: LE TEST R-U-P Pour les classes de 4e - 5e - 6e année (9-10-11 ans) MAÎTRE $3.00 30 copies ÉLÈVES $2^00 édition 1976 W A le Sablier inc ¦1^7 0 ¦ 4*40 SAlNI DIMS MCfNlRIM H7J ?l 1 ^|| ¦ IH 143 6741 A TOUS LES NIVEAUX DE L’ENSEIGNEMENT LES ÉDITIONS : I) K SONT PRÉSENTÉS AU PROGRAMME DANS LA COLLECTION “HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DU CANADA FRANÇAIS” FRANÇOIS ETIENNE CUGNET.1719-1751: ENTREPRENEUR ET ENTREPRISES EN NOUVELLE-FRANCE par Cameron Nish Préface de Jean-Pierre Wallot.relié: $10.00 DANS LA COLLECTION “VIES CANADIENNES” HONORE MERCIER ET SON TEMPS Tome I -1840-1888, tome II - 1888-1894 par Robert Rumilly Nomb.ill.Deux volumes sous boitier: $25.00 DANS LA COLLECTION ETUDES LITTÉRAIRES ' LE THÉÂTRE QUÉBÉCOIS.INSTRUMENT DE CONTESTATION SOCIALE ET POLITIQUE par Jacques Cotnam $4.95 DANS LA COLLECTION ÉCRIVAINS CANADIENS D'AUJOURD'HUI' ALAIN GRANDBOIS Etude - Choix de texte - Bibliographie, par Madeleine Greffard $3.95 DANS LA COLLECTION * QU’ILS AIENT LA VIE (pour les 6-8 ans) Ensemble pédagogique audio-visuel $45.00 Guide du maître: $15.00 * QUE NOTRE JOIE ÉCLATE (pour les 8-10 ans) Ensemble pédagogique audio-visuel $35.00 Guide du maître: $15.00 * QUE CHANTENT LES SAISONS (pour les 10-12 ans) Ensemble pédagogique audio-visuel $45.00 Guide du maître: $18.00 * QUAND SOUFFLE L’ESPRIT (pour la 5e année élém.) Ensemble pédagogique audio-visuel $75.00 Fiches de l'élève: $6.50 Guide du maître: $12.50 N.B.Disques, Photos.Diapo-montage, se ven- | dent aussi séparément.UNE NOUVELLE COLLECTION “CAHIERS DE RECHERCHE ÉTHIQUE” No 1.PROBLEMES ET METHODES par R Bélanger.J.Grand'Maison, P.Fortin, J.Ferland et J.A.Prades No 2.LE DEVELOPPEMENT MORAL par J M Samson.G.-M.Bertrand, A.Caron, A.Bédard ch.$3.00 DANS LA COLLECTION “REGARDS SCIENTIFIQUES SUR LES RELIGIONS” No 1.L’ISLAM ET LES MUSULMANS par Jean-René Milot.III.No 2.LE BOUDDHA ET LES DEUX BOUDDHISMES par Jacques Langlais.III.$8.00 $8.00 DANS LA COLLECTION "HERITAGEtT PROJET' No.13 PASTORALE SCOLAIRE AU QUEBEC Niveau secondaire.Analyse historique.Interprétation théologique.Documents, par Louis Racine et Lucien Ferland.$6.00 DANS LA COLLECTION “SATELLITES 2000" MM "COMMENT FAIRE” COMMENT FAIRE UNE RECHERCHE?par Thérèse Fabi $3.95 DICTIONNAIRES PETIT DICTIONNAIRE DE DROIT QUÉBÉCOIS ET CANADIEN par Me Dominique Pagé.Préface de Me Auguste Choquette $3.95 DICTIONNAIRE ANGLAIS-FRANÇAIS DES NOUVEAUTES LINGUISTIQUES par Albert Beaudet $3.95 VOIES ET IMPASSES * Corpus l-ll-lll: * l-Dimensions religieuses $7.00 $2.00 et projet scolaire: No 1.LA POLLUTION DE L’AIR par Michel Bouchard.No 2.LES FOURMIS EN SOCIETE par André Ber No 3.LES BACTÉRIES CES BONS MICROBES par Dominique Lapierre Nomb.illustrations.ch $2.00 PETITS GUIDES PETIT GUIDE GRAMMATICAL POUR SECRÉTAIRES ET REDACTEUR par J.Gérard De Grace PETIT GUIDE DU SYSTEME METRIQUE Les unités SI et leurs équivalences, par C.Gagné-Tremblay $2.95 $4.95 VIENT DE PARAITRE LE CONTE LITTÉRAIRE QUÉBÉCOIS AU XIXe SIÈCLE Essai de bibliographie critique et analytique, par Aurélien Boivln.Préface de Maurice Lemire.$15.00 NOUVELLE ÉDITION * DICTIONNAIRE DES SYNONYMES ET DES ANTONYMES Dupuis-Légaré 608 pages - relié: $9.95 NOUVEAUTÉ 1976 GEOLOGIE GENERALE - TERRE/LUNE/PLANÈTES.par André Cailleux.Cartes.Illustrations.Index.Co-édition Masson/Fides VOUS TROUVEREZ TOUT À LA LIBRAIRIE 235 est, boul.Dorchester, Montréal 861-9621 $15.00 STATIONNEMENT GRATUIT / XVIII • Lo Devoir, mercredi 24 mars 1976 .éducation.Exercice de prospective universitaire La rationalisation contre la radicalisation- Les récentes réactions dans le milieu de l’UQ à l’effort de rationalisation des modes de fonctionnement interne à l’institution ont conduit le syndicalisme universitaire à conclure à un vaste complot visant à enfermer toutes les universités dans un même modèle administratif.Cette volonté de mieux encadrer et contrôler les activités universitaires ne date pourtant pas des efforts de l’Université du Québec.La première tentative de rationaliser la gestion universitaire remonte a 1968.La Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) avait à cette époque lancé le projet CESIGU auquel toutes les universités du Quebec avaient été invitées à participer.Leur présence indiquait bien une volonté commune de s’unir dans une perspective d’utilisation maximale des ressources disponibles pour leur fonctionnement et leur développement.L’opération vi-saità dégager un modèle de gestion informatisée applicable aux universités.Il était sous-entendu que cette gestion Informatisée pouvait suppléer à certaines carences observées dans la gestion universitaire.Si cette volonté était valable il y a presque 10 ans, on peut estimer que l'évolution de ce comité vers des projets et programmes de recherche plutôt que des programmes d’action s'explique par divers changements intervenus dans la gestion universitaire.De plus en plus la gestion universitaire est confiée à des professionnels de l’administration.Ces derniers, même sortis des rangs du corps professoral, se sont largement consacrés aux problèmes admi- nistratifs à temps plein depuis plusieurs années avant leur accession à la haute direction universitaire.Il s’agit donc d'un phénomène nouveau dans lequel l’initiative des administrateurs crée des problèmes de coordination différents de ceux de la dernière décennie.Alors qu’il y a 10 ans il fallait viser a une gestion saine et pallier à un relatif manque d’expérience, la question principale aujourd’hui est de coordonner des initiatives de plus en plus nombreuses prises individuellement dans les institutions.Alors que dans les années 1960 le Québec cherchait à structurer son intervention dans les secteurs social et économique et à réformer l’ensemble de son système d’éducation, on parle de plus en plus aujourd’hui de mettre de l'avant la mission économique au détriment de la mission sociale.Le coup d’envoi de cette politique a été donné récemment en ce qui concerne les universités par le ministre d’Etat, M.Bernard Lachapelle.Le raisonnement est reformulé par rapport à celui des années 1960: il importe maintenant de créer en premier lieu HUGO >e Pour les meilleurs LIVRES de : I psychologie ¦ philosophie i pédagogie ¦ littérature québécoise Les meilleurs DISQUES I classiques ¦ populaires Librairie Hugo Centre d’echats Wilderton 2735 Van Horne, Mtl.739-9251 L'ALIMENTATION SES MULTIPLES ASPECTS Tout ce qui se meut, vit ou marche, est conditionné par une grande fonction: se nourrir.Du plus petit micro-organisme aux plus énormes créatures vivantes, un même principe demeure: recherche constante et inlassable de nourriture.L'ALIMENTATION: ses multiples aspects.Préfontaine/Blais Mavrikakis .8.95 L'ALIMENTATION: ses multiples aspects.Prétontaine/Blais/ Mavrikakis .,.cahier 2.40 guerm Kl MJ *?«1 M» MilJ * des emplois plutôt que de préparer massivement à des emplois qui seront créés.Les conséquences évidentes d’une telle attitude sont nombreuses et mettent directement en cause les objectifs mêmes de l’enseignement supérieur.Plus qu’une simple formulation d’un modèle de gestion en vue de l’utilisation rationnelle des ressources comme cela était le cas il y a 10 ans, il s’agit aujourd’hui de restituer l’enseignement su- Périeur parmi les priorités de Etat.Dans ce débat, l’enseignement supérieur sera le grand perdant puisque son élitisme et son repli sur soi ne l’ont pas amené à démontrer de façon indiscutable sa nécessaire présence dans la société en devenir au Québec.Prospectivement, on peut penser que ces difficultés s’accentueront à cause de divers facteurs qui infirment socialement la perception de l’enseignement supérieur.On peut ainsi penser à un changement de rôle de l’institution universitaire à trois plans: quant à la recherche, quant à sa structure interne, et quant à sa signification sociale.Le Conseil des universités a reçu il y a quelques années la proposition, a priori séduisante, de ramener le premier cycle universitaire à deux ans et d'étendre les études de deuxième cycle à deux ans.Cette proposition du comité ilurtubise était intéressante à plusieurs points de vue, et même non adoptée, n’a pas manqué de susciter diverses discussions.L’avantage principal d’un premier cycle en deux ans est certainement de réduire.pour la plupart des étudiants, la duree de leur présence à l'université.Pour tous ceux qui estiment que l’enseignement universitaire constitue pour une large part un vaste parking pour les étudiants de premier cycle qui ont du mal à s’introduire sur le marché du travail, cette proposition résoudrait dans une large mesure le problème des ressources limitées de l’enseignement supérieur.Il ne serait pas étonnant, devant la relative stagnation de ces ressources pour les prochaines années, qu’un réexamen de la proposition conduise à son adoption.Selon un système semblable à celui de l’enseignement collégial, il ne serait pas impensable que le premier cycle universitaire de trois ans soit réservé à ceux là qui veulent terminer leurs études à ce niveau, le premier cycle de deux ans conduisant uniquement aux études de maitrise.Ainsi renversée, la proposition Hurtubise ne résoud pas les questions reliées au financement du premier cycle, mais favorise les volontés universitaires (à LUQ en particulier) de faire plus de recherche, grâce au deuxième cycle.Cette proposition revaloriserait en effet la recherche à l'université puisque le deuxième cycle serait de deux années.A ce niveau les projets de recherche sont nombreux et trouvent leur financement plus facilement grâce aux laboratoires ou centres qui les supportent.Cette façon de voir repose cependant sur des postulats de rationalisation des ressources universitaires qui méritent d’être examinés plus attentivement.Plutôt que de tenter une rationalisation des ressources existantes sur la foi des postu-laLs d’organisation actuelle, cette proposition rendrait en réalité l’université plus élitique, et ce, sans poser clairement la question du rôle social de l'université.C'est une réponse décevante à la question posée par la réforme globale de l'enseigne- ment des années 1960, qui espérait la démocratisation.Un premier cycle court formerait les étudiants à des professions et métiers plus spécifiquement déterminés qu’actuel-lement puisque la suite des études au deuxième cycle, essentiellement basées sur de la recherche, suppose une thématique précise et circonscrite.C’est sans doute davantage par ce genre de réforme de structures des programmes que le milieu universitaire évoluera le plus rapidement et le plus directement dans les prochaines années.Il suffirait en effet qu’une proposition de cet ordre paraisse suffisamment séduisante CUBA: LA RÉVOLUTION DANS L’ÉDUCATION Présentation du film cubain HLa Nouvelle école” suivi d’un exposé et de discussions sur les thèmes suivants: * Las bases de la révolution dans l’éducation, * Las différentes étapes de la mise en place de la nouvelle école, et son * Les méthodes pédagogiques, * L’éducation, un Instrument dans la lutte contre le sous-développement et pour la création de l’homme nouveau.INVITATION SPÉCIALE AUX PROFESSEURS DATE: Vendredi, le 26 mars A 20:00 hres ENDROIT: Collège Marie-Anne ICO Bat, rue Sauvé (près du Métro Sauvé) emplois se créeront dans la mesure des disponibilités de diplômés.Le sens dans lequel se résoudra cette difficulté n’est pas facilement prévisible puisque la crédibilité de l’Universite repose en grande partie sur les services qu'elle peut rendre de façon claire à la société.Par ailleurs, elle doit être prospective par rapport à des besoins futurs et mal identifiés que la société elle-même ne perçoit qu’avec imprécision et souvent avec retard.C'est le principal problème soulevé par les difficultés financières de l’Université québécoise.Pour y pallier, il faut craindre les solutions à courte -par- LÉO DORAIS pour tout changer, sans impliquer pour autant de formules uniformes de gestion ou de volonté expresse de changer les modes de financement.Ceci serait d’ailleurs possible même en modifiant la forme du financmeent des programmes universitaires.En effet, personne n'est actuellement satisfait du mode de financement, basé sur les méthodes historiques.Tout le monde s'entend pour dénoncer les carences d'un financement basé sur le nombre des inscriptions.Déjà les formules budgetaires des projets de nouveaux programmes demandent des previsions sur plusieurs années.Cependant aucune action concrète n’a été prise pour financer globalement les programmes d’etude sur la base d'un cycle complet qu’il soit de trois ans ou de deux.Les équipes de recherche demeurent à la merci d’octrois annuels ou bisannuels.Une autre question, de plus en plus importante, est celle de la tendance au glissement des programmes de recherche des universités vers les entreprises gouvernementales ou privées.Bien que le phénomène soit connu et dénoncé dans diverses publications émanant tout aussi bien des organisations nationales que des universités, personne n’a posé le diagnostic inévitable: l’Université est de moins en moins attentive aux problèmes réels et acutels du milieu social dans lequel elle s'inscrit.Pensons ici aux problèmes nombreux que rencontrent les étudiants du niveau doctoral pour choisir un thème de recherche qui soit près des préoccupations du monde industriel.Ce n'est peut-être pas là l'objet des études doctorales, ce qui est vrai en plusieurs domaines, mais ne saurait servir d’excuse à de nombreuses disciplines qui élargissent ainsi le fossé entre leurs préoccupations et celles de l’industrie.Il n’est pas étonnant dans ce contexte que l’Etat cherche à rendre l'université plus rentable de façon immédiate en lui proposant des objectifs de service immédiat du milieu socioéconomique.On ressent cette préoccupation lors de l’examen des nouveaux programmes d’études ou de recherches.Pour employer le même euphémisme.un programme est jugé quant à son "opportunité”.La question de la privatisation de la recherche n’inquiète actuellement que les syndicats d’enseignants les plus militants qui y voient la disparitions d'instruments collectifs et l'élimination d'objectifs sociaux tels au’ils les conçoivent.Au-delà es divergences d'opinion sur d’autres points, le syndicalisme universitaire a raison sur celui-ci et sera encore pour un temps le seul à s’en inquiéter.Plusieurs questions nouvelles seront débattues ces prochaines années relativement au rôle social de l'Université.Il y a une division importante dans le milieu universitaire entre les étudiants et les enseignants d'une part et les administrateurs d'autre part quant à la conception de 1 université comme pilier de la société industrielle.Pour les uns, l'institution appuie une structure économique qui n'avantage pas les strates défavorisées de la société: pour les autres, il s'agit de s'adapter à la société du moment.ou immédiatement prévisible.Cette question de philosophie fondamentale est loin d’etre résolue et conduira à une opposition plus vive sur le sens meme de la formation universitaire.Pour les uns, il faut que la formation universitaire demeure ou devienne fonctionnelle par rapport aux besoins sociaux alors que pour les autres, elle doit être prospective par rapport à ces besoins, et défricher des domaines nouveaux où des vue.Le rôle prévisionnel de l’État quant aux besoins futurs de la structure économique ne sera pas plus efficace dans l’avenir prévisible que dans le passé récent.Les quelques groupes de prospective du milieu universitaire québécois ne réussiront pas à survivre aux restrictions annoncées.Administrativement, ils sont les plus faciles à faire disparaître parce que les plus faibles et les moins immédiatement utiles.Pour résoudre la difficulté, il faudrait un enracinement plus réel de l’institution universitaire dans son milieu, mais le mouvement contraire se manifeste.Lors de la réforme de l’enseignement, on avait prévu la création de conseils d’administration représentatifs du milieu socio-économique desservi par les institutions d’enseignement.Une fois formés, ces conseils ont perdu petit à petit leurs plus importantes prérogatives de formulation des objectifs de l’École.Les politiques significatives, dans le monde de l’éducation, s'élaborent auprès d’organisations gouvernementales plutôt qu’à Pinitiative de conseils locaux.La redistribution du pouvoir de décision en éducation se soldera de plus en plus par une consultation décorative plutôt qu’une discussion autogestionnaire.Plus spécifiquement, la tendance aux négociations collectives à des tables provinciales indique des tendances identiques quant aux projets d’études, aux manuels scolaires et aux équipements d’éducation.La concentration des décisions auprès d’un petit nombre de technocrates pourrait être l ’occasion d’une remise en question des objectifs globaux et politiques de l’éducation au Québec.En effet, si la “rationalisation des choix budgétaires” (RCB) devenait en 1977-1978 la méthode par laquelle les ressources seront distribuées, alors chacun pourrait clairement définir les objectifs des programmes ainsi que leur mode d’éva-luation et proposer ainsi une alternative en réponse aux diverses questions soulevées plus haut.Au cours des cinq dernières années, la non syndicalisation des enseignants universitaires est devenue l’exception au Québec.Le mouvement et les gains réels des enseignants au plan des conditions de travail et des avantages divers sont suffisamment tangibles pour que les luttes et grèves du début paraissent a posteriori justifiées.L’expérience de l’UQAM, qui a innové en ce domaine, sera sans doute répétée dans l’ensemble des universités avec un retard de quelques années.Le phénomène de la syndicalisa- tion militante en milieu universitaire deviendra la règle dans l’ensemble des institutions.Mais les différences essentielles entre les intérêts des travailleurs intellectuels et les autres travailleurs ne furent décelées qu’en insistant pendant quel- 3ues années sur leurs simflitu-es.Et on a de plus en plus de mal à concevoir qu’un enseignant de quelque niveau qu’il soit et dont le salaire moyen est au-delà de $10,000 puise penser sérieusement être victime de la même exploitation qu’un travailleur manuel payé au salaire minimum.Cette prise de conscience conduit à une remise en cause des fonctions et du devenir du syndicalisme professoral militant.Il appartiendra à un théoricien de faire la démonstration que le schéma exploitant-exploité qualifie tout aussi souvent la relation professeur-étudiant que celle de l’administration a l’endroit du professeur.On peut d ores et déjà estimer que les factions les plus radicales du mouvement étudiant seront contrées par des groupes plus représentatifs et mieux enracinés dans la masse étudiante.D’otages, les étudiants pourront devenir acteurs dans la définition du type de syndicalisme professoral de l'avenir parce ,qu’eux-mêmes auront retrouvé un sens de la “corporation estudiantine" des années 50.Si le mouvement de remise en question des structures mêmes de l’Université du Québec par les enseignants se poursuivait, il ne serait pas étonnant que sa double structure disparaisse au profit d'une formule semblable a celle des autres universités.On pourrait y voir un renouveau dans la tendance des groupes professoraux universitaires à protéger leur intérêt corporatiste et élitique, signe de leur vieillissement dans les institutions qui les emploient.La phase de créativité ayant fait place à une phase de consolidation de l’acquis, s’il y a maintenant des contraintes budgétaires supplémentaires, leur réaction sera celle des corporations traditionnelles.Le complot pressenti par le syndicalisme professoral ne tient-il pas davantage à ses propres intérêts et à leur défense, renforcés par les conditions extérieures reliées au financement de l’enseignement supérieur?¦ L’auteur est professeur au département d’administration de l’Université du Québec d Montréal.Didier M»rc«l Oidiar (Canada) Ltéa/Ltd.1442 Avanua McGill Collaga, Montréal.Québac, Canada H3A 1Z6 — Tél.: (514) 288-7191 ENSEIGNEMENT DES LANGUES RUSSE UKRAINIEN Fine CUISINE Cours v ' ’A js’-i» v.îfev.i '.'ÏV' T-tp'V *• '¦ f.‘i-f'Lrv, En 1972, le programme a été prolongé jusqu'en 1973-74.La nouvelle loi prévoyait quelques changements dans le calcul de l’abattement fiscal, mais con- servait la formule des 50 p.cent et celle basée sur le nombre d'habitants; elle fixait à 15 p.cent le taux maximum d’augmentation annuel de la contri- grosmaire/guérin initiation à la géographie par les contrats de travail agréé parle ministère de l’Éducation, Québec agréé parle ministère de l’Éducation, Toronto Un outil de travail indispensable à ceux que captive le programme de géographie T JO (Québec) Système métrique, Relié.4 couleurs.288 pages.Guide pédagogique $8.95 $4.95 guerin COLLÈGE BEAUBOIS 9509 ouest, bouf.Gouin, PIERREFONDS INSTITUTION PRIVÉE déclarée d’intérêt public dirigée par les Frères de Saint-Gabriel COURS SECONDAIRE POUR GARÇONS (Sec.I à V) RENSEIGNEMENTS: 684-7642 SAVOIR ÉCOUTER Denis Moore Un instrument d’évaluation PRÉCIS du SAVOIR ÉCOUTER édition 1976 W A MAÎTRE $2.50 30 copies ÉLÈVES $2.00 le Sablier ini © bution fédérale totale.A la fin de 1973, le programme a été prolongé pour trois autres années, soit jusqu’en 1976-77.En 1967-68, le montant verse aux provinces, aux termes du nouveau programme d’arrangements fiscaux, s'élevait à 421.5 millions de dollars.En 1975-76, le total des paiements a été évalué à plus de 1.5 milliard de dollars.De 1967-68 à 1975-76, le Québec a pour sa part touché une contribution fédérale totale estimée à plus de 2.5 milliards de dollars, dont un montant évalué à un peu plus de 500 millions de dollars pour la seule année.1975-76 Ce programme d'aide fédérale à l’enseignement postsecondaire a de toute évidence permis aux provinces de consacrer plus de fonds à ce secteur de l’éducation.Pour le Québec, il a contribué à l'expansion des établissements d'enseignement postsecondaire non universitaire tels que les CEGEP.Il est permis de conclure que, après dix années de mise en oeuvre, ce programme d'aide a servi le développement des collèges et universités, l'intérét des provinces et celui du Canada tout entier.Programme de bilinguisme en éducation En 1963, le gouvernement fédéral créait une Commission royale chargée de faire enquête et rapport sur l'état du bilinguisme et du biculturalisme et de recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe d'après le principe de l’égalité entre les deux peuples qui l'ont fondée.A la lumière des résultats du travail de la Commission.le gouvernement fédéral a adopté des programmes de bilinguisme en éducation visant à en librairie |ean-Cléo Codin Laurent Mailhol Le Théâtre québécois 380 ouest rue crdig mont rédl éditions y hurtubise hmh ca CORPORATION PROFESSIONNELLE des conseillers d’orientation du Québec TON ORIENTATION Si ton avenir te préoccupe, n'hésite pas à consulter le conseiller d'orientation de ton milieu.Il t’aidera volontiers à décider de tes choix au secondaire, au collégial, é l'université, au travail.Tu dois prendre des décisions importantes.Avec le conseiller d'orientation, tu pourras planifier ton orientation conformément A tes aptitudes, à ta personnalité et à tes aspirations professionnelles.1895, avenue de LaSalle, Montréal, Québec HIV 2K4.Tél: 254-8091 fournir aux membres de la majorité de langue officielle de chacune des provinces et des territoires, la possibilité d’acquérir une connaissance de leur seconde langue officielle, et à permettre aux membres de la minorité de langue officielle de chacune des provinces et des territoires de recevoir leur éducation dans leur première langue.Ces objectifs ont entraîné la création de programmes importants de coopération fédérale-provinciale, dont certains s’appliquent aux niveaux élémentaire et secondaire, et d'autres au niveau postsecondaire et au domaine de la formation des enseignants.Mis en oeuvre en 1970, ces programmes ont été renouvelés pour une période de 5 ans en vertu d’accords fédéraux-provinciaux ratifiés en mars 1974.Conformément à ces accords, le.gouvernement fédéral rembourse aux provinces une partie des frais liés aux programmes de langues mis en oeuvre et administrés par celles-ci.Les dépenses prévues à ce poste budgétaire pour 1976-77 sont de $130 millions.L aide accordée aux niveaux élémentaire et secondaire prend trois formes: 1) Aide à l’enseignement dans la langue de la minorité de langue officielle: 9 pour cent du coût moyen annuel d’enseignement pour chaque élève “à temps plein’’ qui fréquente une école de la minorité de langue officielle.2) Aide à l’enseignement de la langue seconde: 5 pour cent d’une proportion du coût moyen annuel d’enseignement pour chaque élève qui étudie la langue seconde.3) Aide au titre des dépenses administratives: 1.5 pour cent de la moyenne des frais d'instruction engagés par une province; ce pourcentage étant calculé en fonction du nombre total d’enfants d’âge scolaire appartenant à la minorité de langue officielle.Le programme fédéral d’aide au bilinguisme en éducation au niveau post-secondaire s’applique aux établissements de niveau post-secondaire et aux écoles de formation des enseignements.L’aide accordée prend les formes suivantes: 1) Contribution fédérale 10 pour cent des subventions de fonctionnement versées par les provinces aux établissements qui dispensent leur enseignement dans la langue officielle de la minorité: 2) Bourses de perfectionnement aux professeurs de langue seconde et aux professeurs de la langue de la minorité; 3) Bourses d'étude dans la langue seconde à l'intention des étudiants à temps plein de niveau post-secondaire; 4) Bourses de voyage à l’intention des étudiants du groupe de langue minoritaire; 5) Ecoles de langue; 6) Instituts pédagogiques de langue française dans l’Ouest du Canada.De plus, des sommes sont allouées à des projets spéciaux visant à permettre aux gouvernements provinciaux et territoriaux d’identifier les domaines d’activités scolaires dans lesquels un important pas peut etre fait pour promouvoir l’expansion du bilinguisme dans l’éducation.Chaque province peut ainsi proposer des projets novateurs et expérimentaux en plus des programmes réguliers dans le domaine de l’enseignement dans la langue officielle de la minorité ou de l’enseignement de la seconde langue officielle et ce à tous les niveaux du système d’enseignement.Ces projets sont financés conjointement par le gouvernement fédéral et les administrations provinciales.On peut citer, a ce chapitre, le développement de programmes d’immersion, la prestation, le matériel didactique.l’embauche de conseillers pédagogiques et la mise sur pied d'activités para-scolaires axées sur une connaissance de langue et de la culture Au cours des dernières années ces programmes ont à la fois obtenu l’appui massif des provinces et suscité chez le public un réel intérêt, ce qui nous permet d’espérer une progression continue vers les objectifs qu’a définis la Commission d’enquête.LE DEVOIR Supervision et réalisation du supplément Éducation: Qeorgee Vigny Coordination rédactionnelle: Lia# B Is «on nette Publicité: Pierre Qlngrae Montage: Réel Ducheeneau Des tirés é part sont disponibles au prix unitaire de $0.50 Lot de cent: $20 Communiquez avec nos services au: 844-3381 (Mme Louise Paquette) «Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 • XIX & BORDAS DUNOD GAUTHIER-VILLARS ettmmettl défi » »#* des nhje*'f i fs fiédït f r* $» yhi’NsoftXj» V J-V-V; $13.20 D.SILVERMAN La théorie des organisations DUNOD - Coll "Organisation et Sciences Humaines".1973 240 p.15.5x24, Br Cet ouvrage de sociologie des organisations pnésente une analyse des théories qui ont dominé jusqu'ici: la conception de l'organisation en terme de buts; comme systèmes; le structu-ro-fonctionnalisme; le positivisme technologique: la théorie de la décision.Il fait ensuite un exposé du cadre de référence actionniste.alternative au modèle de systèmes.$18.95 L.Von BERTALANFFY Théorie générale des systèmes DUNOD-1973 Traduit de l'anglais 312 u 15 x 22, Br Biologiste connu, l'auteur est aussi le créateur de la "Théorie générale des systèmes” par laquelle il tente de définir un nouveau cadre théorique utilisable pour toutes les sciences modernes, qu'il s'agisse de physique ou de biologie.de sociologie, de psychologie ou d'économie L'ouvrage expose cette théorie son aspect mathématique, les résultats qu elle a obtenus et les discussions qu elle a soulevées te titles tie tent « elite r:>X*f brainstorming $8.50 C.R ROGERS Les groupes de rencontre DUNOD -1973 Traduit de l’anglais 192 p 15x22, Br Rédigé par le célèbre psychologue qui est à foriglne de l'idée de "non directivité" en matière de formation et de tout un courant psycho-sociologique concerné par le développement du "potentiel humain", cet ouvrage donne le résultat de la longue expérience d'animateur de groupe de l'auteur Illustré par de nombreux exemples vécus.Il décrit et définit ce qui se passe réellement dans les groupes et propose des domaines d'application de cette méthode.$9.95 CM.CLARK Brainstorming DUNOD - Traduit de l'anglais 248 p 14 x 22, Br Toute idée, même apparement "farfelue", peut se révéler créatrice Le réle du brainstorming est de faciliter l'éclosion des idées personnelles ou d'un groupe Ce livre en décr'î les méthodes et les techniques.ffl>c^pu»4i.rwx n acMwc** la créativité 1>:« M*in nRfUiMW » U N O D $14.50 A BEAUDOT La créativité: d'après les recherches américaines.DUNOD ¦ Coll."Organisation et Sciences Humaines".1973 Traduit de l'anglais 288 p 15.5 x 24, Br Ce livre dégage les trois axes les plus fondamentaux des recherches américaines sur la créativité depuis 1950: - la créativité en tant qu'aptitude et dans ses rapports avec l'intelligence.- la personnalité créative décrite par ses traits caractétistiques ou faisant l'objet d'une approche psychanalytique.• la créativité et l’environnement familial et scolaire L'ouvrage comporte, en outre, la description d'un test de créativité mvlituim le e et rim< iwleiit Ounodl $18.95 D ANZIEU Le groupe et l’inconscient Coll Psychismes 376 pages.155 x 240 Nté, Br L'auteur étudie la vie inconsciente dans les situations de groupe, essentiellement la vie fan-tasmatlzue.et propose l'hypothèse de trois organisateurs: le fantasme individuel.l'Imago, les fantasmes originaires Une analyse de la résistance paradoxale, des réflexions psychanalytiques sur les évènements de mai 1968 et un bilan des méthodes corporelles de groupe sont également étudiés Disponibles chez Les Libraires suivants: LIBRAIRE* BOO^EU^! 251 Mt, St*-Cath«rin* Montréal, Qué.librairie flammarion paris - montréal Itée 1243, rua Univaralté Montréal, Qué.H3B 3A6 Tél.: (514) 666-6381 æ Wÿibmtne 9^0aïikrtêm 2360 Chamin Sto-Foy Cantra Innovation Sta-Foy, Qllébac TM.: (418) 858-3763 8955 Boul.Salnt-Laurant Montréal H2N IMS Tél.: 384-8760 * I XX • Le Devoir, mercredi 24 mars 1976 .éducation.L’INSTITUT TECCART .31 années consacrées à l’amélioration d’une méthodologie particulière à l’enseignement de l’électronique.jdêjk.iw (Publi-reportage) Par ses nombreuses publications techniques en français, l’Institut Teccart est favorablement connu dans presque tous les pays où l’on parle le français.Par exemple, dans le programme d’aide aux pays sous-développés, le gouvernement américain a acheté des cours par correspondance pour le compte d’entrepreneurs américains qui les utilisent pour donner une formation technique à la main-d’oeuvre locale du pays où ils effectuent des travaux.On peut aussi, en se référant aux échanges culturels avec la France, citer le cas de l'Institut Technique Professionnel de Paris qui fait usage de publications en français réalisées par ce collège réputé de Montréal.L’entente entre les deux collèges a été signée à la Maison du Québec, à Paris, en octobre 1966.Il est certes intéressant de voir que les activités de l’Institut Teccart ont une influence qui rayonne dans les milieux francophones, au delà des frontières de notre pays; mais ce qui importe le plus pour nous, c’est de constater que depuis septembre 1944, des milliers de canadiens-français ont pu étudier dans leur propre langue, les techniques de l'électronique et accéder à des postes intéressants dans un champ d’activités très technique où la préférence semblait toujours être accordée à des techniciens de langue anglaise.On peut raisonnablement supposer qu’après 31 ans, les textes techniques publiés en français par l'Institut Teccart ont contribué à rendre possible au Québec, l'usage du français comme langue de travail dans le domaine de l’électronique.LES OBJECTIFS DE L’INSTITUT TECCART Dispenser au niveau collégial un enseignement professionnel hautement spécialisé en électronique, couvrant le champ entier de cette discipline; Maintenir un service de recherche pour suivre efficacement les développements de la technologie en vue de créer des appareils éducatifs et de rédiger des textes en français que l’on retrouve dans des brochures abondamment illustrées; — Favoriser le développement maximum de la personnalité de l’étudiant tout en le rendant conscient de l’importance des relations humaines dans le milieu du travail; Faire des ententes avec le ministère de l’Education pour que tous les cours dispensés soient reconnus et conduisent à des crédits ou des attestations officielles du ministère; — Entretenir des relations constantes avec les employeurs pour bien comprendre leurs besoins et assurer le placement de tous ceux qui réussissent leurs études.CLIENTÈLE ET ATTESTATIONS D’ETUDES POSTULÉES En cours régulier de jour, l’Institut Teccart reçoit les diplômés du Secondaire V qui possèdent les prérequis établis par la direction générale de l’enseignement collégial pourles cégeps.Les étudiants inscrits à ce collège se répartissent en trois groupes: — les étudiants réguliers de jour qui postulent un diplôme d’études collégiales (D.E.C.) et qui poursuivent la totalité des cours prévus aux programmes officiels tels que la philosophie, le français, les mathématiques, la physique, la langue seconde, l’éducation physique, etc.— les adultes qui suivent des cours le soir ou le samedi à raison de 6 heures par semaine pendant 5 années de 10 mois chacune et qui désirent obtenir un certificat d’études collégiales (C.E.C.) — tous les autres qui sont inscrits aux cours par correspondance et qui peuvent (s’ils se conforment aux exigences du ministère) obtenir un certificat ou une attestation d’études collégiales (C.E.C.) (A.E.C.) Toutes ces attestations d’études sont émises par le ministère de l'Éducation.Cours réguliers de jour Cours aux adultes (soir/samedi) Cours par correspondance Nombre total d’étudiants: CLIENTÈLE 300 700 4,500 5,500 CERTIFICATION POSTULÉE D.E.C.C.E.C.C.E.C.ou A.E.C.Les étudiants qui fréquentent l'Institut Teccart viennent de toutes les parties du Québec et les cours par correspondance s’adressent à toutes les personnes de langue française aussi bien au Canada qu’à l’étranger.UN PROGRAMME QUI ÉVOLUE AVEC L’ÉLECTRONIQUE La direction pédagogique de l’Institut Teccart considère comme indispensable l'addition de cours au programme officiel 243.03; ces cours supplémentaires font appel aux plus récentes techniques et se rapportent aux applications de la technologie moderne.Cette politique a suggéré la création d’un programme expérimental autorisé par le ministère de l'Éducation, lequel apparaît dans les cahiers de la direction générale de l’enseignement collégial.Dans le domaine de l'électronique où les techniques sont en constante évolution, on comprendra facilement que les titres des numéros de cours d’un programme donné peuvent demeurer les mêmes, toutefois, il est impérieux que le contenu de ces cours ainsi que leur pondération soient modifiés pour que l’enseignement dispensé corresponde à ce qui se fait dans l'industrie.SERVICE DE RECHERCHE Depuis maintenant 10 ans.l'Institut Teccart a à son service un ingénieur affecté à la création d'appareils scientifiques spécifiquement destinés aux étudiants, tels que les tableaux d'analyse et de logique et tous les autres instruments de précision nécessaires au bon fonctionnement des laboratoires.Un autre ingénieur est responsable de la rédaction de textes techniques qui sont remis aux étudiants sous forme de brochures, lesquelles servent aussi aux cours par corresponance.EXPÉRIENCE DU PERSONNEL Tout comme dans les entreprises commerciales et industrielles, la valeur d'une institution d’enseignement est proportionnelle au degré de qualification et des années d'expérience de son personnel.Lorsqu'il s’agit de l'enseignement professionnel, comme c'est le cas présent, l’expérience pratique dans l'industrie devient indispensable.Or, l'Institut Teccart compte chez son personnel enseignant et professionnel, une moyenne de 12.5 années de service dans le collège; si on considère que certains professeurs avaient déjà acquis de l'expérience dans l’industrie, on peut conclure que la moyenne des années d'expérience du personnel dépasse substantiellement celle des années de service dans la maison.LES SUCCÈS DES DIPLÔMÉS DE L’INSTITUT TECCART SONT ATTRIBUABLES SURTOUT: — à un personnel enseignant dévoué, très qualifié et expérimenté, — à la motivation exceptionnelle des étudiants.— à un service de recherche technique responsable de la rédaction de brochures en français, à la recherche en laboratoire et à la création d'appareils et d'instruments pour rendre les travaux d'analyse des étudiants en laboratoire plus efficaces.— à des contenus de cours qui correspondent à la réalité dans l'industrie, — à une discipline sévère concernant la ponctualité, l'assiduité et l'ordre dans les laboratoires et les salles de cours.— à un travail d'équipe où tous les services du collège apportent une collaboration constante.FINANCEMENT L'Institut Teccart étant reconnu d'intérêt public, est subventionné pour les cours réguliers de jour, conformément à la loi de l'enseignement privé.L'État verse 80% du coût moyen décrété par arrêté ministériel alors que les parents participent approximativement à 20% du coût des frais d'opération.Quant au service d'éducation des adultes qui dispense son enseignement en cours du soir et du samedi, les étudiants adultes doivent payer la totalité des frais de scolarité.Toutefois, plusieurs employeurs remboursent, en totalité ou en partie, les frais de cours encourus par leurs employés.UN SITE PRIVILÉGIÉ L'immeuble principal ou siège social de l'Institut Teccart est localisé d$ns un endroit qui favorise les activités sportives des étudiants puisqu'il est situé face à un parc public qui offre plusieurs services que nous décrivons plus loin.Le deuxième immeuble (actuellement en construction) connu sous le nom de PAVILLON MEUNIER, est situé de l'autre côté de la rue, à quelques 600 pieds plus à l'ouest, c'est-à-dire au 3030 Hochelaga.A mi-chemin entre les 2 immeubles, au coin de la rue Moreau, la bouche de métro Préfontaine est aménagée avec une sortie de chaque côté de la rue Hochelaga.Les immeubles étant situés dans un milieu résidentiel, les étudiants de l'extérieur de la région métropolitaine de Montréal peuvent facilement se loger et pensionner à prix raisonnable, à quelques minutes de marche du centre des activités du collège.L’INSTITUT TECCART DISPOSE DE SERVICES COMPARABLES À CEUX D’UN CAMPUS BIEN ORGANISÉ.SIEGE SOCIAL: ADMINISTRATION, LABORATOIRES, BIBLIOTHEQUE CAFETERIA, ATELIERS, STUDIO DE TELEVISION STATIONNEMENT DU PERSONNEL CITE ELECTRONIQUE INC SALLE DES ELEVES STATIONNEMENT PAVILLON MEUNIER: SALLES DE COURS, SALLE D'AUDIO-VISUEL RECHERCHE ET REDACTION, IMPRIMERIE SALLE DE COURS DE DESSIN 7.STATIONNEMENT 8.BOUCHE DE METRO (NORD) 9.BOUCHE DE METRO (SUD) 10.PATINOIRES EXTERIEURES - VOLLEY BALL 11.TERRAIN DE BALLE MOLLE 12.ARENA 13.CENTRE EPIC - GYMNASE ET PISCINE ÎSS3! OUEST 13030 iüÿiÿÜiiiÜÜ ÏXAÏM swm iliis LE CENTRE ÉPIC, QUI SERT AUX COURS D’ÉDUCATION PHYSIQUE, EST SITUÉ À 5056 EST, RUE ST-ZOTIQUE.m :::::::: RUE HOCHELAGA ., 'mmm .¦ ¦.PARC PRÉFONTAINE pi iisiîïià US ROUEN LOCALISATION DES SERVICES DE L'INSTITUT TECCART INC.ORGANISATION MATÉRIELLE ET SERVICES SIÈGE SOCIAL Ütïl!ll HlJll M 1 CITÉ ÉLECTRONIQUE is;| fi y PAVILLON MEUNIER GYMNASE ET PISCINE PARC PRÊFONTAINE ARÉNA - LE SIÈGE SOCIAL (3155 Hochelaga) Les bureaux de l’administration, du secrétariat et du registrariat sont situés au deuxième plancher de l’immeuble principal, siège social du collège.Sur ce même plancher, on retrouve aussi la salle où les professeurs ont leurs bureaux et leur bibliothèque, le bureau du service des cours par correspondance, un magasin de fournitures scolaires et deux salles de cours.Pour faciliter les services techniques, les quatre laboratoires et le studio de télévision sont aménagés au troisième plancher.Chacun de ces laboratoires est conçu pour des fins particulières et chaque année, un de ces laboratoires est repensé et réaménagé en fonction des nouveaux besoins.Le premier plancher de l’immeuble comprend la cafétéria, la bibliothèque, un atelier de métal et de circuits imprimés, une salle de réunion et un entrepôt.- CITÉ ÉLECTRONIQUE (3185 Hochelaga) Dès le début de ses études, l’étudiant en électronique sent le besoin d'éprouver ses connaissances en effectuant des montages qui nécessitent bien entendu des pièces normalement disponibles chez les grossistes.Le rôle de la compagnie Cité Électronique, dans le complexe du collège, est de faciliter aux étudiants l'accès aux pièces, aux instruments et aux appareils électroniques.La visite quasi journalière des étudiants chez Cité Électronique fait partie de leur formation parce qu'elle est un moyen efficace de les familiariser avec le monde de l'électronique.- LE PAVILLON MEUNIER (3030 Hochelaga) Cet immeuble actuellement en construction sera complètement aménagé pour occupation en septembre.Il contient les bureaux des ingénieurs et dessinateurs affectés à la recherche technique et à la rédaction des cours, — 5 salles de cours théorique — 1 salle d'audio-visuel aménagée pour servir aussi aux cours de dessin — l’imprimerie du collège et finalement les ateliers et entrepôt du service des cours par correspondance.- GYMNASE ET PISCINE (5650 est, rue St-Zotique) Les programmes officiels du ministère de l'Éducation prévoient des cours d'éducation physique pendant les deux premières années du cours collégial.La réussite de ces cours est d’ailleurs obligatoire pour l’obtention du diplôme d'études collégiales.Aussi, pour assurer le maximum d'efficacité à cet enseignement, l’Institut Teccart loue le Centre EPIC tous les mardis avant-midi pendant l’année scolaire.Le centre EPIC est sans doute le centre de conditionnement physique le plus moderne et le mieux organisé à Montréal.Les étudiants ont à leur disposition une piscine format olympique, une piste de course et un gymnase de grandeur telle qu’il peut accommoder en même temps jusqu’à 10 équipes de volley-ball.- ACTIVITÉS SPORTIVES (Parc Préfontaine) Le parc Préfontaine est aménagé dans le quadrilatère compris entre les rues Hochelaga, Rouen, Moreau et Dézéry et se trouve face à l'immeuble principal du collège.On peut donc y pratiquer toutes sortes de sports.L’hiver, deux patinoires extérieures et une intérieure dans l'aréna permettent d’organiser des parties de ballon-balai ou de hockey.L'été, remplacement des patinoires extérieures est transformé en terrains de volley-ball et pour ceux qui veulent jouer à la balle molle, il y a un magnifique terrain qui sert môme le soir grâce à un système d'éclairage très efficace.Pour ceux qui s'adonnent à des sports moins violents, il y a des aménagements pour la pétanque, le sheffleboard.croquet, etc.Le service des parcs de la Ville de Montréal nous apporte sa collaboration pour un usage rationnel des services disponibles - LA SALLE DES ÉTUDIANTS (3201 Hochelaga) Le sous-sol de l'église Notre-Dame de l'Assomption sert de salle de rencontre pour les étudiants; ceux-ci peuvent y jouer au ping-pong, au misslssipi, etc.Cette salle est également utilisée pour certains cours comme le cours de théâtre prévu au programme.Le terrain de stationnement à l’arrière de l'église est aussi loué par le collège.
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