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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 janvier 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-01-12, Collections de BAnQ.

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la météo: dégagement.Minimum la nuit dernière - 23.Maximum - 15.Aperçu pour demain: ennuagement suivi de neige légère.Détails en page 6.Fais ce que dois 2S CENTS Vol.LXVIII - No 8 Montréal, lundi 12 janvier 1976 Bienheureuse Marguerite Bourgeoys Les Soviétiques outrés de la rudesse abusive des Flyers U L’Armée Rouge est venue près de déclarer forfait Mi .** * PHILADELPHIE - Les Flyers de Philadelphie, champions de la coupe Stanley au cours des deux dernières saisons, ont infligé hier à la formation de l’Armée Rouge une défaite de 4-1 au cours d’un match âprement disputé que les joueurs soviétiques ont d’ailleurs renoncé de poursuivre durant un quart, d’heure en première période en raison du jeu extrêmement rude des représentants de la Ligue nationale.Dominés presque de bout en bout par une équipe fort bien préparée par l’entraîneur Fred Shero, les joueurs de l’Armée Rouge, à l’invitation de leur Équateur La junte proclame l’état de siège QUITO (d’après Reuter et AFP) — Son autorité chancelante depuis la rébellion militaire de septembre, le général Guillermo Rodriguez Lara a cédé hier le pouvoir après pres de quatre ans à une junte constituée des chefs des trois armes.La junte, que dirige le commandant-en-chef de la marine, le vice-amiral Alfredo Poveda Burbano, a constitué un gouvernement et immédiatement décrété l'état de siège dans l'ensemble de l’Equateur et ftromis de rendre le pouvoir aux civils à a fin de 1977.Le président Rodriguez Lara, qui s’était emparé du pouvoir en février 1972 lors d’un coup d’Etat contre le président élu, M.José Mari Velasco Ibarra, a déclaré dans un communiqué qu’il abandonnait la présidence sans ressentiment En quittant le palais à 7 h 30 du matin, le général Rodriguez Lara a lancé “Vive l'Équateur’’ tandis qu'un détachement lui rendait les honneurs.Avant d’abandonner son poste, le président a demandé aux forces années de réaliser leur promesse et de remettre le pouvoir aux civils.En cent quarante-six ans d’histoire, l'Équateur a connu plus de cinquante coups d'État Fa instructeur Constantin Loktev, ont en effet quitté la patinoire pour protester contre l’arbitre Lloyd Gilmore qui aurait selon eux péché par omission lorsque le solide défenseur Ed Van Impe a asséné un violent coup de coude au visage de Valeri Kharlamov.Loktev, furieux de l’attaque de Van Impe qui suivait deux charges similaires de la part des Flyers, a d’abord sommé son gardien Vladislav Tretiak de venir au banc en compagnie de ses coéquipiers, Puis il a ordonné aux siens de quitter la patinoire lorsque Gilmore, exaspéré par le refus des Soviétiques à reprendre le jeu, leur imposa une puni-sion de deux minutes.Seule l’intervention rapide de MM.Clarence Campbell, président de la LNH, et Alan Eagleson, directeur exécutif de l’Association des joueurs, a ramené les dirigeants soviétiques à de meilleurs sentiments.Expliquant qu’il refusait de participer à un match ou le hockey devait le ceder à la boxe et au cours duquel ses joueurs risquaient d’être sérieusement blessés à trois semaines seulement des Jeux olympiques d’hiver à Innsbruck, Loktev a finalement cédé aux pressions exercées par les dirigeants de la LNH.Selon un membre du bureau de direction de la LNH, on aurait évoqué la possibilité de retenir le montant forfaitaire de $25,000 versé à l’URSS pour chaque match disputé par les équipes soviétiques.Eagleson a toutefois affirmé qu’une telle menace n’avait pas été proférée.La décision de Loktev — qui n'aurait pas été appuyée par la délégation soviétique — aurait pu avoir des conséquences importantes sur les relations qu’entretiennent présentement l’Union soviétique et le Canada via la Ligue nationale.D'une part le forfait de la formation de l’Armée Rouge aurait mis brutalement fin à la Super-Série dont c’était hier le dernier match, sorte de couronnement, d’apothéose d'une confrontation opposant en tombée de rideau les champions respectifs des deux pays: et d’autre part le forfait et du reste le retrait temporaire aurait pu et pourrait encore inciter les représentants soviétiques à renoncer au tournoi international dont le ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre Social, M.Marc Lalonde, annonçait la tenue en septembre prochain au Canada.L’avertissement lancé de façon non équivoque par l'entraîneur soviétique a toutefois eu ses effets puisque les Flyers, sans renoncer à un jeu robuste, ont dé-Volr page 6: Lm Soviétiques ' ; i tfl Craignant que ses joueurs ne subissent de sérieuses blessures à trois semaines des Jeux olympiques d’hiver à Innsbruck en raison du jeu extrêmement viril des Flyers de Philadelphie, hier, à l’occasion du dernier match de la Super-Série, l’entraîneur de l’Armée Rouge, Constantin Loktev, a ordonné aux siens de quitter la patinoire durant la première période.(Téléphoto AP) La question angolaise L’OUA, menacée d’éclatement, à la recherche d’un compromis ADDIS ABEBA (d’après AFP et Reuter) — Partisans et adversaires de la reconnaissance du MPLA comme seul représentant de l’Angola se sont affrontés hier dès l’ouverture du sommet extraordinaire de l'Organisation de l’unité afri- caine (OUA) consacrée à la question angolaise.Après deux séances de trois heures chacune à huis clos, les délégations se sont retrouvées dans la soirée pour un débat marathon, où l’OUA recherchera un __Page 2.ILe père de la CUM ne renie passa fille.compromis acceptable pour éviter l’éclatement de l'organisation.Les 22 pays membres de l’organisation ayant d’ores et déjà reconnu le gouvernement de Luanda, plus l’Ethiopie, ont rédigé un projet de résolution déposé par le Nigeria et réclamant l’admission de celui-ci a l’OUA.De leur côté, 22 autres pays ont rédigé et présenté un texte soumis par le Sénégal demandant la formation a un gouvernement d’union nationale en Angola.Selon des personnalités africaines, le conflit angolais risque de dégénérer non seulement en un “Vietnam Africain", voire en une confrontation internationale.mais, en un premier temps, en un facteur de divisions irréversibles au sein d’un continent, dont l'unité semblait inébranlable.D'après certains ministres dont les gouvernements soutiennent la reconnaissance par l’OUA de la république populaire d’Angola, une décision en ce sens, bien que souhaitable, provoquerait fatalement une “cassure irréparable parmi les damnés de la terre".Afin de prévenir un phénomène “aussi attristant pour l’Afrique indépendante”, un groupe de représentants, indique-t-on de même source, s'efforcent de mettre au point un document qui permettrait à l’organisation pan-africaine de reconnaître la Voir pago 6: L'OUA menacée Le général Lara a expliqué qu’il avait décide jeudi, au plus fort d une crise gouvernementale, de démissionner mais Week-end sanglant au Liban Nouvel effort syrien pour arrêter le carnage qu’il avait été convenu qu'il resterait à la présidence jusqu'après le mariage de sa fille, qui s e jusqu s'est déroulé samedi soir.Voir paga 6: Équateur cfc£vrro RISTORANTE Mecca (astroeaaica Centre Oeelieeeflaee 735-3623 MICCiernNrge MontrM BEYROUTH (d’après AFP, AP et Reuter) — Des combats d'une rare intensité se sont poursuivis durant tout le week-end sur tous les fronts à Beyrouth et dans sa banlieue et ont à nouveau gagné la province, où de violents accrochages étaient signalés à Tripoli au nord et a Zahlé an centre.Selon un porte-parole de la police, le bilan provisoire s'établissait à 60 tués et 78 blessés pour la journée d’hier, qui venaient s'ajouter aux 33 morts et 45 blessés de samedi.Depuis la reprise des combats sur une vaste échelle mercredi, on dénombre déjà plus de 300 morts et 500 blessés.Alors que la guerre civile au Liban connaît, depuis quelques jours, une dangereuse escalade aussi bien sur le terrain que sur le plan politique, le président de la Chambre des députés, M.Kamel As-saad, a fait part, hier soir, de son "optimisme" quant à une “prochaine solution définitive de la crise.M.Assaad, qui avait rencontré, samedi, à Damas, le président Hafez Assad, a déclaré, à Beyrouth, que son “optimisme était dù aux résultats positifs de ses entretiens avec le chef de l’Etat syrien.Après avoir indiqué que “ces résultats seront constatés prochainement au Liban", M.Assaad a déclaré avoir rencontre auprès du président syrien la “détermination à trouver un règlement définitif de la crise libanaise".Le président de la chambre libanaise a ensuite affirmé, sans aucune autre précision, qu’il “était tombé entièrement d'accord avec le président Hafez Assad sur les solutions et les modalités de leur application pratique”.—au sommaire, ¦ Impossible de rendre justice à l'acheteur d'une voiture usagée, déplore un juge ¦ Forget préfère le MAS mais irait à l'Éducation — page! ¦Le défi du Canada au Proche-Orient: un éditorial de Georges Vigny -1**4 ¦Un apport douteux à la qualité urbaine: une analyse de Jean-Claude Leclerc -pegei ¦Le conseil de sécurité se penche sur le Moyen-Orient -page?¦ Pliouchtch enfin libre gagne Paris ¦Le bridge -w* 12 D’autre part, M.Assaad n'a ni confirmé ni démenti un éventuel sommet tripartite groupant les présidents Hafez Assad et Soleiman Frangiè (Liban) auquel participerait M.Yasser Arafat, président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine)."Un tel sommet, a-t-il dit, pourrait être important, mais, à mon avis, ce n'est pas f'essentiel.Le but n'est pas de tenir une réunion de ce genre mais de mettre fin à la crise"."L’optimisme" affiché par M.Assaad pourrait se traduire, dans les prochains jours, par un arrêt des combats qui serait suivi aussitôt par une relance ou dialogue.Il n'est pas exclu que le président syrien dépêche un émissaire à Beyrouth dans ce but.Des unités palestiniennes ont bloqué hier puis fait prisonniers dix véhicules blindes de l'armée libanaise engagés dans une mission de ravitaillement du camp de réfugiés de Tal Zaatar, pour ne les relâcher que dans la soirée.Tous (es véhiculés blindés ont, en effet, été rendus à l'armée et les vingt officiers et soldats qui se trouvaient à bold ont été libérés sur l'intervention personnelle de M.Arafat, a annoncé un porte-parole de la résistance palestinienne.Selon un porte-parole militaire, ces blindés faisaient partie d'un convoi qui s'était rendu à Chiah pour transporter des vivres au camp de réfugiés palesti-Voir page 0: Le Liban POUR PRÉPARER MA 2e VIE! Rencontres d'information et documentation sur l'organisation d une retraite heureuse LES ARTISANS C00PVIE ^la cooperative d assutanca-vie CENTENAIRE MonlréM Ml-NTI OvMmc «SI-Mil Annelox- ytawarsi-aaat srwrbfmt» SU N41 ^ OwmmowdtlWe.4rt-Slt! J) VENDREDI 9 JANVIER 76 32 Séries émises- 90,000 chacune NOMBRE NO COMPLÉMENTAIRE DE GAGNANTS POSSIBILITÉ DE: 32 GAGNANTS DE $5,000 6 SUR 6 SEULEMENT AU 5SUR 6 + 90899 5 SUR 6 GROS LOT 296 GAGNANTS DE *500.$64.30 4 SUR 6 2SM GAGNANTS DE *100 5 SUR 6+ LA SEMAINE PROCHAINE) PERFECTA t 2 • Le Devoir, lundi 12 janvier 1976 Robert Lussier fait le point après six ans Le père de la CUM ne renie pas son enfant mais il souhaite une solution à ses problèmes fiscaux par Bernard DasoAtaaux g Des objectifs qui ont été ou qui sont en voie d’être atteints, une structure qui est )lutôt boiteuse, mais surtout un mode de inancement qui est totalement inadéquat.Avec plus de six années de recul, l’ancien ministre des Affaires municipales dans les gouvernements Johnson et Bertrand, le Dr Robert Lussier, porte ce jugement sur la Communauté urbaine de Montréal, organisme régional dont il a présidé à la création.Faisant le bilan des six années d’existence de la CUM lors d’une entrevue accordée au DEVOIR, l’ancien ministre des Affaires municipales, tout en convenant qu’il faudra peut-être une génération pour créer une nouvelle mentalité, met toutefois l’accent sur la solution des problèmes fiscaux de cet organisme avant toute chose.C’est à son avis un problème qui n’a jamais été réglé adéquatement.Il explique qu’après avoir créé la CUM, il avait prévu, dans une deuxième étape, s’attaquer à cette question.Comment se fait-il que ce problème n’ait pas encore été résolu?Ce n’est pas là un problème qui est propre uniquement à la CUM.Les premiers ministres, les chefs de partis politiques, les députes ne comprennent pas ce qu’est une municipalité, explique-t-il.On leur délègue des pouvoirs sans leur donner les moyens financiers de les assumer.On s’en “debarrasse” au lieu de véritablement déléguer.D’ailleurs les questions financières, rappelle M.Lussier, ont été importantes dans le débat qui a entouré la création de cet organisme qui était en gestation depuis longtemps.Toutes sortes d’organismes régionaux ont été mis sur pied avant la création de la CUM, mais sans succès.Montréal et le maire Drapeau d’une part préconisaient comme solution la fusion des municipalité: “une île, une ville”, disait-on alors.De son côté, Québec souhaitait la mise' sur pied d’un organisme régional auquel les diverses municipalités de l’île délégueraient un certain nombre de responsabilités.Mais, de dire M.Lussier, la solution a peut-être trop tardé, si bien que tous se sont retrouvés dans une voie sans issue et qu’une solution s’imposait sans farder.On était alors en 1968-1969.Montréal continuait à présenter ses réclamations, voulant faire partager par les villes de banlieues le coût de services dont celles-ci bénéficiaient sans y participer financièrement.Le point chaud était le service de police.Selon lui, les revendications de Montréal étaient fondées, sans aucun doute, mais il rejetait la solution préconisée par le président de comité executif de1 l’époque, M.Lucien Saulnier.Celui-ci voulait unifier les divers coips de police de l’île, confier à Montréal l’administration de ce nouveau service policier, et en faire partager par toutes les municipalités les coûts au pro-rata de leur population.La position du gouvernement fut alors de poser qu’il y avait d’autres services aussi importants, sinon plus, qui méri- Lé PQ télégraphie à la Reine Le consul général britannique à Québec ayant refuse d’acheminer la lettre du Parti québécois à la reine Elizabeth, le PQ enverra directement un télégramme à Sa Majesté pour lui demander de ne pas inaugurer la XXème Olympiade en juillet prochain à Montréal.Refusant de reconnaître la reine Elizabeth comme souveraine du Canada et la considérant plutôt comme un monarque étranger, l'aile parlementaire du PQ avait transmis sa première lettre au consul général, M.W.D.Symington.Signée par M.Marcel Léger, député de Lafontaine et responsable du dossier olympique, la lettre avait été remise vendredi à M.Symington, qui l’a retournée le lendemain en soulignant qu’il ne lui appartenait pas de transmettre un tel message.M.Symington a conseillé au PQ de suivre la procédure normale en s’adressant au gouverneur général ou au secrétariat d’Etat, représentants de Sa Majesté au Canada.| M.Léger a indiqué hier que c’était justement parce qu'il ne reconnaissait pas la reine Elizabeth comme souveraine du Canada qu'il s’était adressé au consul général de Québec, comme le veut le protocole quand on transmet un message à un souverain étranger.C’est donc par un télégramme adressé directement à la reine Elizabeth que l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale fera savoir à la reine que “l’immense majorité des Québécois” ne désire pas la voir présider l’ouverture officielle des Jeux Olympiques de Montréal.Dans sa première lettre, le PQ indiquait qu’un tel geste donnerait une fausse image de la réalité québécoise.Le PQ se demande d’ailleurs pourquoi le premier ministre du Québec a accepté de s'associer à l’invitation transmise à la reine par le premier ministre du Canada, qui refuse toute contribution directe du fédéral pour éponger une partie du déficit des Jeux olympiques.La lettre du PQ indique cependant que “les Québécois seront heureux de recevoir la reine du Royaume-Uni”, au même titre que les nombreux chefs d’État dont la presence rehaussera le prestige de cette XXème Olympiade.Valorinvest aurait soumis un autre projet Alors que les fonctionnaires du mini-tère des Affaires culturelles du Québec terminent les discussions avec les promoteurs immobiliers voulant acquérir la maison-mère des Soeurs grises, ce n'est que cette semaine que ce ministère fera le point sur ce dossier.Un porte-parole du ministère, M.Jean Lemay, a précisé qu’un communiqué serait émis à ce sujet au debut de la semaine.Il a refusé de dire si le groupe de promoteurs intéressé à l’achat de l’en- semble conventuel, Valorinvest, avait soumis un nouveau projet au ministre des Affaires culturelles.Rappelons que l’été dernier, le ministre alors en poste, M.Denis Hardy, àvait refusé d’autoriser ce groupe à construire un complexe immobiher nécessitant la démolition de la presque totalité de l’édifice du boulevard Dorchester.La chapelle du couvent étant classée bien culturel, le ministre doit autoriser toute transformation survenant dans une aire de 500 pieds.féminin pluriel.Le bénévolat au service des jeunes par Renée Rowan Lancé il y a un an à titre expérimental, le programme de formation des bénévoles au service des jeunes recrute actuellement des “elèves” pour la deuxième session qui débutera en mars prochain.Plus de 250 personnes auraient aimé participer au projet-pilote; 25 seulement ou pu être acceptées, le nombre de places étant limite.Jette année, les responsables du programme ont décidé d'élargir le ènefoles.s?; v cours pour y accueillir 50 bén Mais qu'est-ce au juste que ce; programme?Ne de l'action vigoureuse et de la ténacité des membres du Comité conjoint de participation civique et d’action sociale — composé de représentantes du Conseil régional de Montréal de la Fédération des femmes du Québec, du Montreal Council of Women et du National Council of Jewish Women (section de Montréal), "Le bénévolat au service des jeunes” est un programme de formation dont le but est de permettre à des volontaires triés sur le volet d'assumer des situations spéciales auprès d'enfants ayant des besoins particuliers.Pour que cette action soit efficace, explique la responsable, Mme Alphon-sine Howlett, une formation sp sée est nécessaire et le Centre < tation qui, depuis ses débuts, s'est consacre à l'enfance exceptionnelle, a élaboré un programme répondant aux objectifs du Comité conjoint.La durée du programme est d'un an; il comporte une demi-journée fixe de quatre heures par semaine de formation pédagogique, plus une période de stage équivalent à environ une demi-journée par semaine, à déterminer selon les disponibilités de chacun.En termes pratiques, souligne une des participantes au programme qui se terminera dans quelques semaines, cela veut dire qu'il faut être libre deux jours par semaine puisqu'aux heures de cours et de stage, il faut ajouter le temps des déplacements.Les stages, sous la supervision de Mlle Laurette Deschambault, ont lieu dans les institutions spécialisées: Ecole Sainte-Hélène, villa Notre-Dame-de-Grâce, SummerhiU Homes, Marion Hall et Boy's Farm and Training School, à leur maison Re-entry, à Montréal Les cours sont donnés par une équipe de professionnels: le Dr Jeannine Gulndon, directeur général du Centre, M.Michel Lamothe, M.Jean-Guy Bruneau, Mlle Laurette Deschambault et Mme-Andrée Fagnan.Faits intéressants à noter: des 25 candidates qui s’étaient inscrites au cours, 23 ont persévéré jusqu’au bout et l'assiduité hebdomadaire au cours et au stage à été de 90%, ce qui est élevé ur une expérience de ce genre, note me Howlett.A la fin de février, les élèves de la première promotion recevront une attestation professionnelle du Centre d'orientation.Elles iront ensuite travailler sur-le-champ.Car si le cours est gratuit et les frais de déplacement remboursés, les candidates prennent l'engagement moral, au début du cours — aucun engagement écrit n’est signé — de donner par la suite un an de service auprès des jeunes, à raison d'une journée par semaine.Pour Mme Renée Papineau, une élève de la première heure, l'expérience s’est révélée fort enrichissante même si elle a été exigeante.“Je regrette seulement, dit-elle, de ne pas avoir eu la chance de la faire plus tôt.Ca m’a sensibilisée aux problèmes des adolescents.Je me suis rendue compte à quel point un grand nombre de parents ne sont pas prêts à assumer leur rôle.Le besoin d affection et de sécurité des enfants est grand et le fait âu'il n'a pas été comble, surtout pen-ant leurs premières années, explique que plusieurs, à l'âge de l'adolescence, se retrouvent en situation de difficultés.On se prépare à un métier, à une profession, mais on n'apprend pas assez à être parents et ce que ça comporte comme responsabilités.” Mme Jeanne Monette a trouvé dans ce programme non seulement un enrichissement personnel, mais une meilleure compréhension des jeunes."J'avais déjà fait du bénévolat dans un hôpital, confie-t-elle.Comme beaucoup d'autres, j'ai fait des sandwiches.Je ne le regrette pas puisque l'argent ainsi recueilli a permis de poser des |NtM utiles.Je me tentais toutefois prête pour autre chose de plus engageant, qui m'apporterait davantage de satisfaction.Ce programme oien structuré a été la réponse à mes aspirations.Il répond en outre à mes disponibilités présentes et permet de m'enrichir tout en donnant." • Quelles sont les exigeances pour oposer sa candidature à ce programme?0 n’y en a aucune de façon formelle.précise Mme Howlett.Mais comme le nombre des élèves doit être ' limité à 50, on tient compte pour le.recrutement de l'expérience arile-rieure, des motivations du candidat (hommes et femmes peuvent suivre le cours de formation des bénévoles, mais comme il s’agit d'un programme de jour, la participation masculine s’en trouve réduite), des disponibilités (cette année, le cours pédagogique se donnera le jeudi de 9h30 à lh30) et des facilité à se déplacer.Le cours se donne en français, mais l’an dernier, huit participantes étaient de langue anglaise.Le recrutement est déjà commencé.Une soirée générale d'information aura lieu au Centre d'orientation, 39 boul.Gouin ouest, le mercredi 28 janvier, à 20h.Février sera consacré à la présélection effectuée par le comité administratif.La sélection définitive reposera sur un test psychologique administré par les professionnels du Centre d'orientation.Comme il s’agit de la formation de bénévoles devant travailler dans un milieu exceptionnel, ce test est nécessaire.Les cours débuteront en mars.Pour toute autre information, on peut téléphoner à Mme Descarries, au numéro suivant: 331-5530.Sur demande, on vous fera parvenir une formule d'inscription.Réunion des Conseils — Les 30 et 31 janvier, tous les Conseil du statut de la femme au Canada se réuniront dans la capitale provinciale, au Québec Hilton.La veille, le 29 janvier, les membres du Conseil du statut de la femme du Québec siégeront toute la journée.• A regarder — À FEMME D'AUJOOrD’HUI, demain, on rendra hommage à trois pionnières de notre littérature qui furent également parmi les premières journalistes A sc aistin-guer dans cette profession au Québec.B s’agit de Robertine Barry, qui écrivait sous le pseudonyme de Françoise dan La Patrie; Henriette Dessaulles, taient d’être régionalisés, par exemple, l’épuration des eaux, la planification du territoire.L’opposition du moment avait trait, non pas aux objectifs visés, mais aux modalités de fonctionnement et de financement proposés alors.Et, constate l’ancien ministre, c’est encore sur ces deux questions que se manifestent les oppositions.Quels étaient alors les objectifs visés?Il y avait d’une part la création de fonctions ou de services communs, comme la planification du territoire, la mise sur pied d’infrastructures communes comme les réseaux d’égout, d’artères; et d’autre part l’amoindrissement des disparités financières et l’accroissement de la participation démocratique aux affaira régionales.Dans ce cas, il s’agissait de faire en sorte que les débats cessent d’être da querella stérila et puissent véritablement se faire sur ' anglophones, il remarque un refus plus ouvert qu’il explique par leur volonté de préserver leurs privileges fiscaux et de conserver leur majorité.Cantonnés dans l’Ouest, les anglophones se retrouvent de majoritaires à minoritaires au sein de la CUM, explique-t-il, alors que plus riches que les municipalités de l'Est, elles doivent payer plus cher que celles-ci à la CUM tout en en retirant moins de services.Bref, ils auraient préféré “demeurer rois dans leur royaume”.Tout ça, dans le fond, est une question de mentalité.Les anglophones doivent et puissent ventable-la place publique dans un cadre approprié.Pour ce qui est des disparités tinancières, elles étaient très marquées à son avis entre les parties Est et Ouest de File.Par un système approprié d’évaluation, il s’agissait de faire en sorte que les contributions de chacun soient proportionnelles à ses moyens.Tous ces objectifs, dit-il, ont été atteints ou sont en voie de l’être.Mais le mode de fonctionnement de la CUM “est une autre paire de manches”.“Montréal fait pas mal trop sentir qu’elle a une supériorité numérique et se montre peut-être un peu trop arrogante”, affirme M.Lussier, qui n’ose pas aller jusqu'à dire qu’elle ‘'manque de bonne Du côté de la banlieue, il note un certain refus de la CUM, reprochant aux maires d’avoir “tendance à faire leurs élections sur le dos de la CUM, d’en faire un bouc émissaire”.Il est de bonne guerre de taper sur le dos de la CUM à propos des taxes, mais en ce faisànt, ils diminuent la crédibilité de cet organisme, note-t-il.Du côté des villes de banlieues comprendre qu’ils doivent participer à la CUM.C’est une question de justice, affirme-t-il.Il souligne qu’il y a un climat de bonne foi à établir, ce qui pourra peut-être prendre une génération complète.Que chacun se “parle dans le nez”, n’est pas un indice d'un mauvais fonctionnement de la CUM.“Si on avait eu ça à Montréal, bien des folies auraient pu être évitées”, et c’est dans ce sens-là que nous voulions éveiller la démocratie, dit-il.S’il y a des amendements à apporter à la structure, M.Lussier croit qui! faudra chercher à établir un certain équilibre entre les diverses municipalités, en réduisant par exemple leur nombre à 12 ou 15.Il n’est pas d’accord avec l’actuel président de la CUM, M.Lawrence Hanigan, qui propose de faire élire les membres du conseil au suffrage direct.Parce qu’il est difficile de dissocier les paliers de gouvernements local et régional, il verrait plutôt qu’une partie du conseil soit élue et l’autre déléguée.Toutefois, quelles que soient les structures adoptees, il opine qu’elles seront toujours boiteuses.À cet égard, la solution préconisée par la banlieue de réduire la CUM à un organe administratif contrôlé également par Montréal et la banlieue est à ses yeux non-fonctionnelle parce qu’elle réduit le rôle de Montréal.Celle-ci entreprendrait automatiquement son boycottage.L’absence d'un conseil réunissant tous les participants est par ailleurs pernicieuxe, à son avis et il croit qu’il faut faire un effort pour démocratiser cette structure.Au chapitre du financement de la communauté, il pense que celle-ci devrait tout d’abord posséder certains pouvoirs de taxation en propre et des revenus fixes lui permettant de réaliser ses budgets.Il croit également que la CUM devrait cesser de percevoir ses revenus tirés des contribuables par l’intermédiaire des municipalités dans le but d’établir une relation directe avec les citoyens.Dans une réforme fiscale qui doit être envisagée, M.Lussier propose de réduire la part de l’impôt foncier.D’abord en excluant de ce champ de taxation les commissions scolaires, puis en limitant la part de cet impôt comme source de revenus.Pour la CUM, il devrait tout au plus représenter de 20 à 25% du budget total alors que pour les villes, au plus 30 pour cent.Pour combler le manque à gagner, il faut trouver de nouvelles sources de revenus.Pour les communautés urbaines, il soumet qu’une partie fixe de l’impôt sur le revenu leur soit remis en tenant compte de leur indice de richesse.Six années après la création de la CUM, M.Lussier est d’avis qu’il est impossible de remettre son existence en cause tout au moins comme organisme régional.L’attitude des maires de banlieue à cet égard illustre bien la nécessité de conserver un tel organisme puisque ceux-ci ne parlent maintenant que d’une refonte.Ce qui sera en cause dans une réforme de la CUM, c’est avant tout le principe de justice fiscale qui est à sa base.Les anglophones qui ont des députés puissants vont tendre à amoindrir jusqu'à faire disparaître cette justice fiscale.Ses successeurs à la tête du ministère des Affaires municipales, MM.Maurice Tessier et Victor Goldbloom, ont déjà commencé à tuer l’esprit de la communauté, affirme M.Lussier.Parce qu’elle ne comptait pas de députés dans le West-Island et parce qu’elle ne se faisait pas d’illusion sur ses possibilités d’en faire élire, l’Union nationale était d'ailleurs le seul parti capable de créer la CUM, telle qu’eue l’a été, conclut-il.Paul VI Le progrès humain exige-t-il le droit de tuer ?CITE DU VATICAN (AFP) — L’avortement, qui risque d’être prochainement légalisé en Italie comme dans d'autres Rys d'Europe, et son corollaire uthanasie ont été dénoncés une fois de plus par Paul VI.Le pape s’est publiquement solidarise avec une “veillée”, tenue hier après-midi à Sainte-Marie-Majeure, des jeunes de l'Action catholique italienne contre la législation de l'avortement.S’adressant à quelque 3.000 fidèles réunis sur la place Saint-Pierre pour l'Angelus dominical, le Souversain Pontife a souligné que cette manifestation s’inspirait “de la crainte que la légalisation de l’avortement et celle de l'euthanasie menacent la défense de la vie qui est une exigence absolue”.“Il semble que le progrès humain exige le droit de tuer, s’est exclamé le chef de l'Église: c’est triste et pave”.La civilisation et la religion demandent "l’intangibilite de la vie de l'homme qui doit être le sommet des valeurs et des devoirs suprêmes".L’avortement a déjà fait l’objet d’un projet de foi soutenu par les communistes et les démocrates-chrétiens.Mais les socialistes et sociaux-démocrates le trouvent insuffisant.D’autre part, les partisans plus radicaux de l'avortement mènent campagne dans l'opinion.La Cour suprême dTtalie vient de reconnaître la légalité d'un référendum qui pourrait avoir lieu au printemps si le Parlement ne réussit pas à se mettre d'accord.Session d’hiver qui se distingua par son Journal dès A 1*1 Inmvi Ia O l'âge de 15 ans et qui.sous le pseudo- a I Uqdm, 16 Z nyme de Fadette, signa une lettre quotidienne dans Le Devoir jusqu'à l'âge de 84 ans; enfin, Gaétane de Montreuil, femme du poète Charles Gill, qui fut responsable d'une page féminine de La Presse et directrice de la revue Pour vous, mesdames.Trois comédiennes feront revivre quelques épisodes de la vie de ces Monique Mercure (Gaétane de Montreuil).Soulignons que Louise Rinfret est l'arriére petite-fille d'Henriette Dessaulles.Ayant obtenu l'assurance que î boycotta; par les emp tage des inscriptions npîoyés de soutien est maintenant levé, la direction de l'Université au Québec à Montréal avise les étudiants qui veulent entreprendre ou poursuivre leurs études, que la session d’hiver a été reportée au 2 février prochain.La période d'inscription à cette session aura donc lieu du 19 au 29 janvier.L'horaire précis des séances d'inscriptiôn sera communiqué aux media d'information au cours des prochains jours.POUR VENDRE OU ACHETER UNE PROPRIÉTÉ CONSULTE! 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AUSSI OilVElnS If SOIR US f IMS 0! SI MAlNI fî'lfSJlUJ svsmvif 01 VfNH GARANTIE UNANCf Ml NT JUSOl) A ÜD ESTIMATION nRAIlTIll RS 11 R' t : 1 V t i I IE DEVOIR Page 3 JugeJ.-M.Châteauneuf Impossible de rendre justice à l’acheteur d’une voiture usagée par Qérald LeBlanc , ! Un juge de la Cour provinciale, M.Jean-Marie Châteauneuf, admet que les lois actuelles ne permettent pas de rendre justice aux acheteurs de voitures usagées.Dans un jugement rendu le 30 décembre à Shawinigan, le juge Châteauneuf indique même son regret de ne pouvoir donner raison à M.Jules Trudel, propriétaire d’une Plymouth 1973 rongée par la rouille.“Il est évident, lit-on dans le jugement, que le cas de rouille sur e*te voiture implique que les matériaux ei.ployés par le fabriquant étaient de mauvaise qualité.Cependant, le Tribunal ne doit pas être influencé par la sympathie qu’il a à l’égard du requérant et se doit de constater la pauvreté de la législation sur ce cas précis, afin de protéger le consommateur de vice qui ne s’explique pas pour l’achat d’une voiture de quelque $4,000.Il est indubitable qu’il y a une clause de non-garantie dans le contrat pour la vente d’une voiture usagée.” M.Trudel, de Saint-Georges de Champlain, avait en effet payé $4,000 au Garage Vincent Automobile, de Shawinigan, le 24 septembre 1973, pour une Plymouth 1973 ne comptant que 5 ou 6,000 milles d’usage.Or deux ans plus tard, M.Trudel doit débourser $262.24 pour remplacer les deux ailes rongées par la rouille.Dans le contrat, on dit cependant que la vente est faite sans garantie aucune, aux risques et périls de l’acheteur puis- qu’il s’agit d’une voiture usagée.Dans un tel cas, le juge Châteauneuf ne possédait aucun recours pour donner justice à M.Trudel, comparaissant en Cour des petites créances.“A moins qu’une législation ne surgisse pour la vente des autos usagées, pour la protection du consommateur dans de tels cas, il n’y a pas de possibilité de rendre justice au consommateur, qui a droit à une protection proportionnelle au montant d’argent qu’il investit dans l’achat d’une voiture usagée”, conclut cependant le juge Châteauneuf.Il s’agit d’une invitation à peine voilée aux législateurs québécois et M.Philippe Edmonston, président de l’Association pour la protection automobile, s’en réjoit grandement.M.Trudel a fait parvenir copie du jugement à M.Edmonston, qui compte bien s’en servir dans la campagne menée auprès du gouvernement du Québec, pour l’adoption de nouvelles lois dans le domaine des voitures usagées.Un peu las de se buter à des lois défi-ciantes M.Edmonston vient d’ailleurs d’écrire à Mme Lise Bacon, ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, pour réclamer une nième fois des lois offrant une véritable protection aux consommateurs.Oeuvrant depuis sept ans pour la protection des automobilistes, M.Edmonston commence à perdre patience devant la lenteur des dirigeants politiques à assurer un minimum législatif sans lequel tous les efforts sont voués à l’échec.Le Salon parallèle de Lauto attire avec sa tôle roui liée Dans un modeste sous-sol du boulevard Saint-Joseph, Philippe Edmonston et ses collaborateurs tiennent un anti-salon de l’automobile afin de montrer aux consommateurs les“paquets de tôle rouillée” que seront devenus dans deux ans les splendides spécimen en montre à la Place Bonaventure.Et les gens viennent nombreux à ce troisième Salon parallèle de l’auto, aux bureaux de l’Association pour la protection automobile (APA), au 191, boulevard Saint-Joseph ouest.1,000 personnes seront passées chez eux durant le seul week-end.Depuis 1971, l’APA n’est plus admise au Salon international de la Place Bonaventure.Elle a cependant tenté, cette année, de s’immiscer à travers ce beau monde en empruntant le nom d’une firme alliée, "PM Media”.Sitôt reconnue, l’APA s’est cependant fait expulser par le directeur du Salon, qui a souligné le préjudice causé aux kiosques voisins, notamment celui de Jacques Duval.M.Edmunston s’attendait à ce dénouement et le salon parallèle était prêt, boulevard Saint-Joseph.Sur les murs, des photos de carrosseries rongées par la rouille, des panneaux contenant les listes noires des voitures à ne pas acheter et des concessionaires à ne pas fréquenter, sur une petite table, un pneu neuf à carcasse radiale complètement éclaté.En somme, l’autre côté de ce merveilleux monde de l’automobile.Et les visiteurs en profitent pour discuter avec les gens de l’APA, pour débiter leurs doléances et chercher des conseils Tapis de Tunisie Sahel rr.T’ it'WWWii '4m EV'«V'< r T "l e fitjou dr i otre loyer" 844-6614 J4?S.rw« ()• étog«> pratiques pour résoudre leurs problèmes.On s’nabitue auprès sept ans dans le domaine et les consommateurs n’ont qu’à indiquer la marque de leur véhicule pour 3ue M.Edmunston leur énumère la série e lacunes qu’ils ont dû rencontrer.On en profite pou ulaii our remettre aux visiteurs un formulaire qui permettra à l’APA d’ajuster son inventaire sur les concessionnaires, les garagistes et les compagnies d’assurance.Eomunston se demande d’ailleurs ce que la Commission anti-inflation attend pour mettre un frein à l’appétit des compagnies d’assurance-automobile, dont les nausses dépassent grandement, selon lui, les limites établies par le gouvernement fédéral.Quant à l'autre salon de la Place Bonaventure, M.Edmunston y voit le symbole parfait de notre société de consommation.“On y charge $2 pour subir la propagande des compagnies et rencontrer des concessionnaires désireux de vendre leur marchandise", précise-t-il.M.Edmunston souligne d’ailleurs que les organisateurs du Salon international avaient voulu exclure les concessionnaires afin de rehausser le prestige de l’exposition mais avaient du dû se rendre aux arguments des vendeurs.C’est la compagnie Ford qui s’est vu décerner par TAPA le prix citron de l’année 1975, mais la Rabbit de Volkswagen pourrait bien lui ravir ce titre en 1976 comme le démontrera une conférence de presse de l’APA, mercredi.Une jeune femme visitant l'anti-salon reprochait hier à M.Edmonston de leur "faire peur" avec ses prophéties de malheur.’’Nous avons besoin d'une nouvelle automobile et nous n'osons plus en acheter avec toutes vos critiques”, ajoutait-elle."Moi aussi j’ai peur et c’est pourquoi je garde ma vieille Cadillac 1966," lui a répondu M.Edmonston, en lui conseillant de faire réparer sa voiture actuelle et de la garder encore quelques années.Malgré son large sourire et son optimisme à toute épreuve, M.Edmonston commence à manifester certains signes de lassitude après sept années dans cette galère de la protection des consommateurs."Ce qu'il faut c'est une nouvelle lé- f’islation pour nous permettre de travail-er efficacement,” ajoute-t-il en soulignant la difficulté de protéger des gens quand la loi ne le fait pas.O (entraide ta nouvefe federation des oeuvrai.> au gré du temps La vérité ne paie pas M.Bill Stow, haut fonctionnaire au ministère des Finances de la Colombie-Britannique, a été rétrogradé pour avoir osé dire la vérité à des journalistes sur le déficit réel de sa province.Le malheureux s’est permis de corriger les faits colportés par les néodémocrates.Ces messieurs du pouvoir déclaraient un déficit de $40 millions.M.Stow n'a pu supporter d’entendre un pareil conte.Il a donc révélé sans ambages que le déficit était plutôt de $325 millions.Mal lui en prit.Il fut accusé d’avoir violé son serment d’office qui lui faisait un devoir d’observer le silence.La Justice le rétrograde, le met en congé sans solde pour un mois et réduit son salaire de 10 pour-cent.Comme quoi les serviteurs de l'Etat n’ont pas le droit de dire la vérité si elle n’agrée à leurs maitres qui font les lois.Albert BRIE s- L’alcool tue vite parfois.par Jean-Pierre Charbonneau Des rixes de bar ont coûté la vie à deux hommes et fait deux blessés graves durant le week-end, à Montréal et dans les Laurentides.Vers 2h30 samedi matin, au discobar Le Dôme, du Café Tropicana, rue Sherbrooke est, dans la métropole, deux hommes ont été tués à bout portant et un troisième a été blessé par un individu en état d’ébriété qui est depuis recherché par la police.Le suspect, dont on possède une bonne description et qui fui les lieux du crime avec des personnages bien connus des policiers montréalais, a d’abord ouvert le feu avec un revolver sur le portier de l’établissement, Ronald Turcot, 25 ans.Ce dernier voulait mettre fin à une querelle entre deux clients.Après avoir atteint mortellement Turcot, le suspect a tiré sur un serveur, Michel Ferland, 24 ans, qui venait porter secours à son compagnon de travail.Ferland a eu plus de chance que Turcot et il s’en est tiré avec une balle dans une cuisse.Ce deuxième homme atteint, le dangereux ivrogne s’est dirigé vers la sortie mais la voie était bloqueé par un client, Albert Nelson Dodier, 28 ans Craignant son intervention, le suspect a ouvert le feu et a atteint Dodier en pleine poitrine.Celui-ci est mort durant son transport à l’hôpital tandis que Turcqt a succombé à ses blessures au cours de la matinée.L'enquête est menée par les limiers de la section des enquêtes criminelles de la police de la CUM qui croient pouvoir mettre rapidement la main au collet du meurtrier.Le second incident s’est produit peu avant minuit, vendredi soir, au bar de l’hôtel du Mont-Sauvage, à Val-Morin.Selon la Sûreté du Québec, une violente querelle a éclaté entre deux groupes de clients de l’établissement.Apres des injures, on en est venu aux coups et un des belligérants, voyant ses adversaires plus nombreux — quatre contre deux — a sorti un couteau et a frappé l’un de ses opposants, Luc Barrette, 19 ans, de Saint-Léonard.La victime a été conduite au centre hospitalier LaurenUen de Sainte-Agathe où son état n’inspire aucune crainte tandis que deux jeunes hommes ont été arrêtés par la SQ.$95,000 de bijoux volés au Reine-Bizabeth Des bijoux d'une valeur d’environ $95,000 ont été volés, tôt hier, dans une suite de luxe de l'hôtel Reine-Elizabeth, à Montréal.Selon la police, le nombre des voleurs et leur façon de procéder n'ont pas encore été établis.Un porte-parole du Reine-Elizabeth a confirmé l’incident tout en refusant de révéler le nom des locataires de la suite, une des 14 dont le prix de location varie entre $150 et $300 par jour, au 20e étage de l’hotel.Plus tôt, deux autres vols de fourrures, bijoux et autres biens évalués à plus de $50,000 ont été commis à Montréal en fin de semaine.Selon la police, deux bandits aidés d'un complice ont volé samedi, quelque $40,000 de fourrures et d'objets de cuir ainsi qu'une somme de $1,000 en billets de banque dans la boutique P.V.Furs, peu après l’ouverture.Les malfaiteurs ont menotté le propriétaire et coupé les fils de téléphone au cours du hold-up.Leur complice surveillait l'extérieur de la boutique pendant que les bandits chargeaient la marchan-aise dans une camionnette qu'ils ont utilisée pour prendre la fuite.Entre-temps, à Brossard, les employés de la compagnie Woolco ont découvert, samedi, à leur entrée au travail que les vitrines contenant des bijoux d'une valeur de $30,000 avaient été vidées durant la nuit.Le clan de Mulroney concède Québec à Wagner mais il croit le devancer ailleurs au pays Les partisans de M.Brian Mulroney accueillent sans surprise les résultats d’un sondage de La Presse qui donnent M.Claude Wagner gagnant par une forte marge parmi les délégués du Québec au congrès de leadership du Parti conservateur.Mais ils affirment que les appuis dont jouit M Mulroney dans l’ensemble du pays sont plus nombreux et mieux répartis que ceux de M.Wagner dont la force est concentrée dans le Québec.Dès que le jeune avocat aura complété auprès des délégués francophones une campagne à peine amorcée ici, disent-ils, il ne lui sera pas difficile d’amasser de 150 à 250 voix québécoises au premier tour.Il eût été étonnant, fait observer l’entourage de M.Mulroney, que le député de Saint-Hyacinthe n’obtienne pas une forte majorité dans sa province puisqu’il est à l’oeuvre depuis plus d’un an et qu’il a lui-même contribue à mettre en place les associations de comtés.Toutefois, le sondage-maison de La Presse ne les convainc pas tout à fait.En premier lieu, ils ne se portent pas garants de l’authenticité des listes utilisées, celles-ci n’étant pas officiellement publiques; en second lieu, sur les 444 délégués élus (à raison de six par circonscription fédérale), 267 personnes ont été atteintes, soit 62.2% des intéressés, mais il n’est pas précisé si cet échantillon considérable est réparti géographiquement sur l’ensemble du territoire; en troisième lieu, ils font observer que le nombre total des délégués du Québec au congrès d’Ottawa atteindra un peu plus de 600, compte tenu des délégués généraux, des anciens candidats, des titulaires de postes électifs dans les diverses associations du PC, des membres du Conseil privé (anciens ministres) et des représentants de clubs de jeunes.Quelle que soit la valeur de ces réserves, 11 est admis que M.Wagner, à six semaines du congrès de leadership, possède une avance importante sur son adversaire (115 contre 35).Toutefois, malgré cette très nette supériorité, les stratèges qui travaillent dans le camp de M.Mulroney croient que le charisme de celui-ci — cette qualité qui lui est explicitement reconnue par les répondants dans le sondage de La Presse — peut encore enlever a l’ancien ministre de la justice du Québec des voix qu’il tient pour acquises.Or, disent-ils, M.Mulroney doit encore visiter plusieurs régions avant le rendez-vous d’Ottawa.Au surplus, diverses études démontrent que 55% des délégués appelés à choisir le chef d’un parti au Canada ne sont pas vraiment fixés avant l’ouverture de la convention.Parmi les arguments que compte invoquer M.Mulroney auprès des Québécois, notamment au cours du dîner-bénéfice qu’il organise à Montréal dimanche prochain, on retient surtout le "caractère national” de ses appuis, ce qui le distingue de M.Wagner, dira-t-il.M.Mulroney déclarait au DEVOIR samedi que quatre présidents d’associations provinciales de conservateurs se sont ouvertement prononcés en sa faveur.Ce sont ceux du Québec (Claude Dupras), de l’Ontario (Allan Eagleson), de l’ile du Prince-Edouard et de Terre-Neuve.En Ontario, il est en outre soutenu par MM.Paul Godfrey, président du gouvernement métropolitain de Toronto; David Crombee, maire de Toronto, qui doit se prononcer cette semaine; Roy McMurtry, procureur général de l’Ontario; Paul Tory, président des jeunes conservateurs de l’Ontario; et lan Mumford, président des étudiants conservateurs de cette pro- vince.A son actif, M.Mulroney signale en outre un très fort courant de sympathie dans les milieux acadiens et en Nouvelle-Écosse.Il est probable, dit-on dans son entourage, que M.Elmer MacKay, dé; puté de Central Nova qui s’est distingue aux Communes par l’affaire de Sky Shop, retire son appui à M.Wagner et se range dans le camp de M.Mulroney.En Colombie-Britannique, M.Mulroney affirme, sur la foi des études qu’il a faites, qu’il se classe au 2e rang, tout juste derrière M.John Fraser, candidat de Vancouver-Sud.En Alberta, M.Mulroney croit savoir qu’il est également en deuxième place, sur un pied d’égalité avec M.Joe Clark, député de Rocky Mountain, derrière M.Jack Horney, le bouillant député alber-tain de Crowfoot.Toujours selon les analystes du camp Mulroney, la candidature de M.Paul Hel-îyer risque de gêner les chances de M.Sinclair Stevens en Ontario, donc d’avantager le jeune avocat montréalais qui a bon espoir d’obtenir l’appui officiel de huit ou neuf députés conservateurs.Ce week-end, M.Mulroney a fait campagne dans le sud du Manitoba et à la tête des Grands Lacs.Dans le reste du pays, on constate que l’affaire du “fonds secret” dont M.Wagner tire annuellement $12,000 peut compromettre les positions du député de Saint-Hyacinthe.Samedi, le "Globe and Mail” consacrait à cette question un très long article dont il ressort, suivant les témoignages recueillis, que les dispositions financières en faveur du candidat dans Saint-Hyacinthe avaient été faites avant les élections générales du 30 octobre 1972, et non pas après comme l’a dit publiquement M.Wagner récemment.Forget préfère les Affaires sociales et les Finances, mais ira à l’Éducation s’il le faut Revenant aujourd’hui d’une semaine de vacance dans le Sud, à Miami ou à la Barbade, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, devra répondre aux pressions grandissantes du monde de l’éducation qui souhaite un ministre à part entière.Totalement pris par la préparation du prochain budget, dans une conjoncture plutôt défavorable, M.Raymond Carneau consacre en effet très peu de temps au ministère de l’Éducation qu’il a accepté de cumuler avec celui des Finances après la démission fracassante de M.Jérome Choquette, en septembre 1975.Et les artisans du monde scolaire commencent à en avoir assez d’un ministre invisible, particulièrement durant cette période décisive des négociations avec les enseignants.On réclame donc, commissaires en tête, un titulaire à temps complet pour un ministère touchant un Québécois sur trois et grugeant près du quart du budget provincial.Mais les candidats sont plutôt rares pour un tel poste et c'est ce qui faisait dire à un quotidien anglophone de Montréal, samedi, que M.Claude Forget serait bientôt muté des Affaires sociales à l'Éducation.Les proches collaborateurs du ministre et M.Forget lui-même ont cependant été plutôt surpris de cette rumeur, dont la aujourd’hui A partir de 9h ce matin et jusqu'au 16 janvier, exposition à l’Atelier du Meuble Centre-Sud, au 2020, rue de la Visitation.• A 12h30, déjeuner-causerie du Cercle canadien, a l'hôtel Windsor; le conférencier, le professeur Valaskakis, de l’Université de Montréal, parlera du projet interuniversitaire Gamma sur les ressources futures.• A 17h30, diner-causerie de l'Association du camionnage du Québec, au restaurant Bill Wong, boul.Décarie.Le conférencier, M.Philippe Young, inspecteur en chef du territoire à la CUM, parlera de la circulation commerciale, des vols de camions et de marchandises, etc.• Cliniques de la Croix-Rouge: Sainte-Rose de Laval, à l’école Villemaire, 213, boul.Sainte-Rose, de 14h30 à 21h; Le-moyne, Centre des loisirs Lajeunesse, 120, René-Philippe, de 14h30 à 21h ¦ Raw-don.Centre communautaire, rue Queen, de 14h à 21h.réalisation viendrait contrecarrer les projets du titulaire actuel des Affaires sociales.M.Forget aimerait bien en effet conserver son poste jusqu’à l’été pour terminer certains projets qui lui tiennent particulièrement à coeur, notamment les lois sur la protection de la jeunesse et sur l'Office québécois des handicappés.Un avant-projet de loi sur la jeunesse a déjà fait l’objet d'audiences en commission parlementaire qui terminera son examen à la fin de janvier.Quant à l’Office québécois des handicappés, M.Forget entend soumettre, dès la reprise des travaux sessionnels, un projet de loi visant la création d'un tel organisme.Il y a également le rapport Batshaw sur les conditions de détention des jeunes dans les centres d’accueil, remis au ministre le 22 décembre, et que M.Forget entend mettre en oeuvre suivant des mo- dalités dévoilées lors d’une conférence de presse la semaine prochaine.M.Forget souhaiterait également > compléter un bilan déjà commencé sur les cinq dernières années du ministère des Affaires sociales où il a d’abord oeuvré comme sous-ministre puis comme ministre depuis 1973.Pour toutes ces raisons, M.Forget aimerait bien demeurer en poste jusqu'à l'été et s’il avait le choix, il préférerait alors les finances à l'éducation, suivant les confidences recueillis par certains de ses collaborateurs.Mais comme M.Fernand Lalonde, solliciteur général, M.Forget est un vieil ami de M.Bourassa.Ils étaient tous trois ensemble à la faculté de droit de l'Université de Montréal, et se sont retrouvés au London School of Economies.Voir pago •: Forgat $ L’ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC 4200 Ouest Dorchester, Montréal, Qué.H3Z1V4 La session d'examens pour l’admission à l’exercice infirmier se tiendra les 28 et 29 FÉVRIER 1976 à l’endroit suivant: Pavillon des Sciences Sociales et Droit Université de Montréal 3200 Jean-Brillant (coin Decelles) Montréal, Québec Les candidats devront faire parvenir leur demande i l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec d’ici le 20 janvier 1876.' « CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS a LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” S EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT .7 ' 'w.- ! -v ’ TARIFS D’ABONNEMENT 12 mol» 6 mois CANADA: *52 00 $28.00 ÉTRANGER*- $57.00 $31.00 (*par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et noue le lelre pervenlr avec votre chèque ou man-dat depoate payable i l'ordre de LE DEVOIR, C.P.8033, Mtl H3C 3C9.Nom.« Adresse. 4 • Le Devoir, lundi 12 janvier 1976 t éditorial Le défi du Canada au Proche-Orient ^-tribune libre _______ Un texte décevant sur Israël et le M.-Orient Sans objectif prioritaire, le vovage que le Secrétaire d’Êtat aux Affaires extérieures, M.Allan MacEachen, effectue présentement au Proche-Orient n’en est que plus ambitieux encore puisqu’il est destiné a reformuler l’ensemble de la politique d’Ottawa vis-à-vis de cette région et de ses explosifs problèmes, qu’ils fleurent le pétrole ou qu’ils constituent un casse-tête.palestinien.Ce voyage de dix jours, qui passe par le Caire, Ryad, Amman, Bagdad et Jérusalem, n’est pas de ceux qui changent la face du monde, qui soulèvent les foules ou qui font appréhender les déchirements dramatiques.Mais c’est plus qu’une remise à jour que semble viser le ministre des Affaires extérieures et, par le choix même des capitales visitées, avec une réserve pour Amman — où notre ambassadeur représente aussi le Canada à Beyrouth! —, on sent que quelque chose est en train de changer à Ottawa.Le Canada, devenu adulte, cherche à s’assumer pleinement et, tournant cette page longue et relativement aliénante où nous n’etions que le fournisseur de Casques bleus et d’aide humanitaire, entame celle de l’engagement direct.Il faudra attendre longtemps avant que cet engagement soit une réelle présence, mais on est en droit de nourrir certaines illusions.• C’est en réponse à des invitations que M.MacEachen se trouve aujourd’hui au Proche-Orient.Et si ces invitations étaient adressées au ministre canadien des Affaires extérieures, elles valent aux pays hôtes la venue du coprésident de la conférence Nord-Sud.De même, la présence, dans la délégation officielle, de représentants tant de l’ACDI que du ministère du Commerce et de l’Industrie, est éloquente quant aux possibilités offertes.Ou mieux, quant aux opportunités recherchées.Il est incontestable qu’à cette étapeci de notre évolution internationale, nos ambitions se limitent aux accords bilatéraux, d’ordre économique, technologique ou même culturel.Et si, comme on se plait à souligner de source canadienne nos relations avec ces pays vont de“bonnes” à “excellentes”, et si elles sont perçues comme “prometteuses” par les intéressés, il s’agira de donner un contenu concret à ces appréciations.Il est prévu que M.MacEachen aura des rencontres avec le président Sadate, en Égypte, avec le roi Kha-led en Arabie séoudite avec le roi Hussein en Jordanie, avec le premier ministre Rabin en Israël.C’est dire l’importance, ne serait-ce qu’à titre d’encouragement, qui est attachée, au Proche-Orient meme où ces détails protocolaires font toute la différence, au passage de M.MacEachen.Si le Canada veut, par ce voyage, illustrer l’intérêt qu’il porte aux réalités arabes et israéliennes, si à Bagdad, où of: ficie depuis septembre 75 un ambassadeur en titre, il est question de confirmation, il va sans dire que ces “audiences” au sommet prouvent que nous avons le vent en poupe.Mais que pouvons-nous offrir pour justifier cet intérêt, a mi-chemin entre la cunosité et l’attente?Notre technologie exempte de toute ambition politique, certes; mais cette région étant, en dépit de son pétrole, avide de technologie nucléaire, notre sollicitude ira-t-elle un jour jusque-là?Nous limiterons-nous à l’implantation d’une infra-structure industrielle, vitale pour ces pays confrontés au défi majeur du développement?Ce serait déjà ambitieux si nous pouvions réellement y participer.Et c’est la qu’on retrouve la “dimension-ACDI”, et ce n’est pas la rencontre prévue entre MM.MacEachen et Zaki Yamani qui la démentirait.L’un des éléments essentiels de la nouvelle stratégie canadienne de coopération au développement est précisément la formule trilatérale.Celle-ci consiste à faire appel aux capitaux de pays pétroliers pour promouvoir le décollage economique de pays tiers, au travers de la technologie canadienne.En dépit de toutes nos qualités, il est difficile de croire que Ryad passera par nous pour aider l’Égypte, mais il est permis de penser que Ryad sera intéressé aux possibilités de notre formule sous d’autres cieux.Comme il est permis de penser que l’Arabie séoudite écoutera d’une oreille attentive tout ce qui est de nature à l’aider à relever son propre défi du développement.Appartenant au camp perçu comme “mo-déréf’, tant l’Arabie seoudite que l’Égypte constituent des interlocuteurs rêvés pour le Canadien en quête de diversification de ses échanges et.partant, de ses relations.Il est significatif de noter à cet égard la coincidence qui fait qu’au terme de son périple proche-oriental, M.MacEachen se rendra à Paris, pour la phase critique du prédialogue Nord-Sud, alors que les 19 du tiers monde auront probablement mis au point leur fameuse “plate-forme commune”.Contrairement aux casquettes difficilement interchangeables de run de ses collègues, ces deux casquettes de M.MacEachen, celle du coprésident de la conférence Nord-Sud et celle de ministre des Affaires extérieures du Canada, sont cumulables au point de n’en faire qu’une.• Mais qu’on le veuille ou non, c’est le problème israélo-arabe, et plus particulière^ ment israélo-palestinien qui sera présent à chacune des étapes.Et c’est d’autant plus compliqué que le chef de la diplomatie canadienne est appelé à donner des assurances contraires, selon qu’il se trouve en terre arabe ou en terre israélienne.On a beau répéter que les “Arabes comprennent” notre position, on ne pourra escamoter l’aspect éminemment émotif de la situation au Proche-Orient.Coup sur coup, et ce n’est pas ici un jugement de valeur, Ottawa a annule la conférence de Toronto sur la prévention du crime, refusé d’assimiler le sionisme à une forme de racisme, dit non au votre subséquent à l’UNESCO et l’ambiguité règne encore sur l’éventuelle participation palestinienne à la conférence de Vancouver sur l’Habitat humain.Les Arabes ne sont sans doute pas d’accord entre eux sur la question palestinienne, mais ils peuvent difficilement comprendre que notre refus n’en est pas un.Il est impensable que M.MacEachen puisse, en contre-partie, accepter par exemple l’officialisation d’un bureau palestinien a Ottawa; pour le gouvernement canadien, il y a des droits palestiniens légitimes à assurer mais l’OLP n’est pas nécessairement l’unique représentant habilité à défendre ces droits.Ce qui constitue précisément le noeud du problème car, depuis le sommet de Rabat, l’OLP est reconnue par les pays arabes, y compris la Jordanie, comme l’unique représentant de la cause palestinienne.C’est dire que, de toute manière, M.MacEachen, qu’il se sente ou non sur la défensive, aura a convaincre que sa nouvelle politique proche-orientale n’est pas l’ancienne dite en d’autres mots et avec plus de chaleur.Et encore, dans les strictes limites que lui impose l’amitié avec Israel.Connaissant l’exi-guité de la marge que cet impératif impose même à Henry Kissinger, connaissant les avatars de la “nouvelle politique américaine” inaugurée par le président Nixon, connaissant enfin les fruits du “réexamen” de la stratégie de Washington vis-à-vis du Proche-Orient, on peut penser que ces limites sont de nature à ne pas entraîner de grands chambardements.Il reste que ce qui fait la différence avec les Etats-Unis, c’est encore une fois notre manque d’ambition politique qui nous permet de tenir nos dialogues d'égal à égal.Ce qui est énorme, quana on sait que ce grand voyage est d’abord un véritable geste de bonne volonté.Et comme chacun le sait, c’est, plus sûrement que les contrats mirobolants et les Eercées dites “conceptuelles”, un geste de onne volonté qui peut rassurer les Arabes sans pour autant inquiéter Israël.Georges VIGNY La Place Guy-Favreau par JEAN-PAUL de la GRAVE Monsieur le directeur, Votre journal est habituellement bien informé sur les questions du Moyen-Orient.Aussi est-ce avec stupéfaction que j’ai pris connaissance d’un texte intitulé “Les traits amers de la politique de l’autruche au Moyen-Orient” s’étalant sur quatre colonnes en cinquième page du DEVOIR, en date du 8 janvier 1976.C’est une diatribe contre toute politique proisraélienne.La présentation que le journal avait faite de l’auteur, madame Henriette Bourque, ne préparait certes pas le lecteur à un article de cette encre.C’est a titre de juriste ayant une vaste expérience sur les questions du Moyen-Orient qu’elle souhaitait nous renseigner.Quelle déception! Nous nous attendions à lire un texte marqué au coin de la rigueur, bien chevillé, apte à nous éclairer.C’est au contraire une juxtaposition de faits tendancieux.L’emploi de l’histoire à des fins de polémique a déjà fleuri dans certains pays totalitaires.Nous avons encore en mémoire les fruits d’une telle éducation.Le texte de madame Bourque manque du plus élémentaire sens de l’équité.Aucun tribunal ne pourrait raisonnablement l’admettre comme preuve de bonne volonté.Nous préférons penser que nous sommes plutôt devant un cas d’étourderie.Comment peut-on en effet prendre au sérieux madame Bourque qui écrit, par exemple: “Mais en 1947, après 30 ans, il (les Israéliens) n’avaient pas atteint leur objectif et ils prirent alors la manière forte: le couteau pour faire une boucherie des habitants, 250 hommes, femmes et enfants au trop célèbre massacre de Deir Yassin.Et ceci après avoir planté des bombes à l’hôtel King David à Jérusalem afin de chasser messieurs les Anglais qui les avaient introduits sur cette terre.Les Sionistes réussirent donc le coup de force et devinrent maîtres du territoire.^ Pour tous les hommes (et toutes les femmes) de bonne foi, la vérité historique est bien différente.Le Mandat que la Grande-Bretagne avait reçu de la Société des Nations en 1922 portait sur les deux rives du Jourdain, et le territoire était désigné sous le terme “Palestine sous Mandat”.En 1937, la commission royale britannique a proposé un plan de partage que les Juifs ont accepte, mais qui a été rejeté catégoriquement par les Arabes de Palestine et les pays arabes.En 1947, les Nations unies adoptent une résolution préconisant le partage de la Palestine occidentale et la création de deux Etats, un juif et un arabe, plus un secteur international pour Jérusalem.Les institutions représentatives de la communauté juive acceptent cette résolution.Les Arabes la rejettent en entreprenant de faire la guerre pour s'opposer à son application; leur objectif alors comme aujourd’hui reste la destruction de l’État juif.Malgré quatre guerres successives, les pays arabes continuent a refuser de reconnaître la légitimité de l'Etat d’israël et de composer avec lui.Autre exemple de la présentation déformée et biaisée des faits dans le texte de madame Bourque.On lit cette phrase incroyable: “L’État d’Israël a joué le tour à son partenaire arabe , et a pris également la rive ouest du Jourdain, laissant au descendant d’Abdoullah, le petit roi Hussein, les sables de la Transjordanie”.Pour tous ceux qui lisaient îes journaux en 1967, y compris madame Bourque, il est bien connu que le premier ministre israélien feu Levy Eschol s'est adressé par l’intermédiaire de la radio au roi Hussein en le suppliant de ne pas intervenir dans la guerre qu’Israël devait mener en même temps contre l’Égypte et la Syrie.Dans son message dramatique, qui a été radiodiffusé et communiqué simultanément à toutes les agences de presse du monde, Eshkol assurait le souverain haschémite que “les troupes israéliennes resteront sur leurs positions aussi longtemps que les forces jordaniennes observeront une attitude neutre’’.Le bombardement d’artillerie qui dura trois jours et trois nuits causant la mort d’innocents civils et de graves destructions dans Jérusalem fut la réponse du roi Hussein.Le résultat de son intervention militaire était prévisible.La riposte israélienne apporta la libération du vieux quartier de Jérusalem, arbitrairement occupé par les Jordaniens en 1948.Quant à la Cisjordanie jusqu’à la frontière du Jourdain, elle est temponurement administrée par les forces d'occupation israéliennes, et elle ne sera jamais annexée à Israël, comme madame Bourque l’insinue.Nous passons outre les protestations de madame Bourque quant “aux actes barbares pratiqués par les Sionistes” et citons cette perle de son apologie pour les vrais terroristes: “En somme, les Nations unies n’auraient-elles pas signé en 1947 leur propre condamnation en décrétant un acte de partage sinon illégal du moins ne possédant aucune force juridique; immoral, inique, manifestement inapplicable?" La résolution des Nations unies de 1947 est invoquée aujourd’hui par les amis arabes de madame Bourque qui soupirent après avoir manqué cette belle occasion.Si madame Bourque avait consulté le centre d’information arabe au lieu de se laisser emporter par ses émotions, elle aurait pu constater que le monde arabe, y compris l’OLP tant vante, seraient aux houris s’ils pouvaient convaincre Israël de se retirer sur les frontières de 1947.Madame Bourque nous recommande de "nous élever au-dessus des préoccupations égoïstes et terre-à-terre et de voir le problème de haut, dans son ensemble”.Que voit l’auteur en planant ainsi?Le suicide de l’État d’Israël, faisant place à ce qu’elle appelle “la Terre Sainte pour trois grandes religions et où l’unité du genre humain doit s’affirmer dans le courant irréversible de l’histoire vers l’universalité.” En petite monnaie, madame Bourque demande le démantèlement de l’État d’Israël et son remplacement par l’État de Yasser Arafat.Dans sa “charte nationale palestinienne”, l’OLP déclare à l’article 15: “La libération de la Palestine et sa purification du Sionisme sont un devoir national pour tous les peuples arabes”.L’article 19 de la même charte déclare “nulles et non avenues la Résolution de partage de la Palestine de 1947 et la proclamation de l’État d’Israël, et cela sans prescription et quel que soit le temps écoulé".Madame Bourque parle d’une politique d’aigle vis-à-vis le Moyen-Orient et elle préconise une paix de vautours.Elle ne peut que perdre son procès.La Justice ne s’implante pas à coups de mépris.Longueuil, le 11 janvier 1976.Cet apport douteux à la qualité urbaine par JEAN-CLAUDE LECLERC ___________________lettres au DEVOIR f Des lois aussi désuètes que nos administrateurs Conçu en 1967 pour regrouper en 81ein centre-ville les milliers de fonc-onnaires fédéraux en poste dans la métropole, dévoilé avant l’élection de 1972 comme une deuxième contribution d’Ottawa, avec la Maison de plus de $204 millions.Qu’en sera-t-il de ces prévisions cetté année et l’an prochain, si jamais la première phase des travaux y est effectivement mise en route?Qu'en sera-t-il du coût final si jamais d’autres délais doivent survenir?Radio-Canada, au développement de venir?l'est francophone, bapusé l’année L’interruption présente n’est pas d'après Place Guy-Favreau, du nom une si mauvaise occasion de s’arrêter d'après Place Guy-Favreau, du nom de l'ancien ministre de la Justice, puis remanié entre-temps à cause des remous qu'il suscitait, le grand symbole de la présence fédérale au coeur de Montreal a finalement laissé passer 1975 sans ériger la première des trois ou quatre tours qu'il devait édifier entre la Place Desjardins et la Place d'Armes sur les restes du quartier chinois.Sans annoncer ni justifier officiellement ce retard, un porte-parole du ministère intéressé, les Travaux publics, a néanmoins précisé à un quotidien anglophone de la métropole que ce délai s'expliquait principalement par les changements apportés au concept même du complexe immobilier, par l'intérêt trouvé à lancer de tels travaux plutôt en période de relâchement dans la construction, et finalement par la trop coûteuse demande actuellement faite de la main-d'oeuvre.Des millions et des.parkings! Pendant que les architectes en charge du projet, de même que divers fonctionnaires fédéraux et municipaux, tentaient de réduire les dimensions jugées monstrueuses ou peu esthétiques ou sociales de l'ensemble projeté, et avant même qu'un seul pouce cube de béton ne soit coulé — de nouveaux parkings témoignent plutôt entre-temps de la "présence" fédérale et de son apport urbain et social! — le projet connaissait même en passant oe 30 étages à 16 et peut-être à onze, des hausses de coûts estimés non négligeables.Fixé en 1972 à quelque $100 millions par les ministres Jean Marchand et Jean-Eudes Dubé, trois ans plus tard, plus précisément le 16 avril 1975, le coût total du projet était évalué aux Communes par M.Charles Drury à à la signification urbaine de la Place Guy-Favreau et à l'impact multiforme que les autorités fédérales y recherchaient.Les Travaux publics n'ayant jamais abusé de l'information publique dans ce cas qui pourtant devait être exemplaire, il faut se rabattre sur des sources secondaires pour comprendre les avatars subis par un projet auquel, normalement, le :ouvernement central aurait dû at-cher une forte priorité.On raconte qu'entre 1967, année de la conception, et 1972, année du lancement public, les idées avaient évolué en matière d'intégration des grandes institutions à la ville et que le projet original, dans sa forme comme dans son mode d'implantation, empruntait trop à l’agression urbaine si vivement reprochée aux promoteurs privés.De fait, l'expropriation du quadrilatère borné par le boulevard Dorchester, et les rues Saint-Urbain, de la Gauchetiére et Jeanne-Mance, loin d'entraîner un regain de vie dans le quartier chinois, allait y donner un coup de mort, et la concentration projetée de quelque 10,000 fonctionnaires tédéraux.ajouter à la congestion du centre-ville et aux multiples dégradations qui en découlent.Pour imposer un symbole unique en un même endroit, et donner aux activités et rapports de ses fonctionnaires une efficacité et une économie dont la preuve n'est pas faite, le gouvernement fédéral allait vider ailleurs des bureaux qui ne s'animeraient pas nécessairement de nouveaux locataires.S'ils ne pouvaient plus s'accommoder des Immeubles où ils se trouvent, le gouvernement n'aurait-il pu améliorer les conditions de travail de ses fonctionnaires en “recyclant", comme la Ville de Montréal l’a fait, maints édifices qu’il vaut la peine de conserver?r propos d’actualité Sur le plan des investissements etran-;ers, en adoptant une position claire, le ne fait que répondre à ce que i appellerais une certaine nypocrisle dans u loi fédérale de contrôle des investissements qui, sous couvert d'un nationalisme ronflant.exclura au moins 65% des entreprises étrangères de son champ d'opération, tout en risquant par des principes peu réalistes et peu acceptables pour la plupart Plus récemment, les autorités fédéral» ont commencé de mettre en pratique à l'échelle du nays des programmes de décentrait .tion audacieux; à l'échelle de la région de Montréal, une même présence aux diverses communautés du territoire n'est-elle pas aussi justifiée?Certes, la Place Guy-Favreau a sans doute déjà coûté une bonne dizaine de millions de dollars en études préliminaires et en esquisses à divers stages de sa conception, et peut-être autant en expropriation; ce prix est élevé dans l’hypothèse où le projet serait, finalement, abandonné; l’économie se- G des provinces canadiennes, (y compris la Colombie-Britannique) d'entrer en contradiction avec les choix de développement adoptés par ces provinces.Guy Saint-Pierre, ministre de l’Industrie et da Commerce, devant les membres dn Canadian (tab de New York, septembre 1675.nocratique avec laquelle les administrations et leurs experts-conseils prétendent non seulement se loger dans la ville mais refaire la structure urbaine elle-même! Pendant que les auteurs du projet et, semble-t-il, divers administrateurs ublics ayant droit de regard, révisent Place, sur place la politique du ministère ne laisse guère de doute.Face à la Place Desjardins, où il n'a su se loger, et en attendant lui-même de commencer les travaux qu'il juge toujours nécessaires, le ministère a dégagé un précieux espace non pour en faire un mail ou un jardin "temporaires”, mais pour y implanter à son tour ccs parkings aussi laids que significatifs de l'avenir qui continue d'attendre le centre-ville! Les gouvernements abandonnent facilement les bons projets qu’ils n’ont su adopter; ils renoncent difficilement aux mauvais dans lesquels ils se sont engagée.C'est là une des caractéristiques du gigantisme qu'encore récemment le premier ministre du Canada dénonçait chez l’entreprise privée et parmi le syndicalisme qui y fait face.M.Pierre Trudeau trouverait pourtant dans l'administration fédérale d'innombrables exemples d'erreurs sociales ou urbaines non moins dommageables que les coups que se portent et qu’infligent à l'ensemble du pays les firmes multinationales et les gros syndicats qui tentent de leur faire contre-poids.A n'en pas douter, la Place Guy-Favreau entre dans cette categorie des grosses décisions lourdes de conséquences prises par de administrations éloignées des oins essentiels du milieu et devenu» insensibles à s» aspirations.11 est vrai, on ne saurait condamner le projet de 1967 avec d» critères qui ont pris plusieurs anné», depuis, pour s'imposer à l'attention d» citadins et d» administrateurs publics.Il serait pourtant infantile de s'attacher encore aujourd'hui aux myth» qui purent un ‘ ur ou l'autre servir de motifs au pro-de complexe fédéral unifie à Montréal.Le centre-ville, de plus en plus pollué, ne devient pas davantage francophone, ni prospère “dans l’»t” où Radio-Canada y infligea une bl»-sure urbaine dont on n’a pas fini de mesurer 1» répercussions.De même, avec le sort qui de nouveau s’acharne sur plusieurs grand» figures québécois» de la scène canadienne, le nom de Guy Favreau va plutôt raviver le souvenir du lot cruel qui fut celui de l'ancien ministre et chef d» libéraux québécois de l'époque, qu'il ne va inspirer 1» Montréalais à suivre son exemple.Même dans c» complex» neufs où se complaisent 1» Travaux pubü», immeubles provinciaux ou tours fédéral», on »t loin d'avoir trouvé c» rapports entre 1» habitants et 1’»-pace, c» conditions de travail et de communication intern» et extern», cet "habitat" qui justifieraient pareil déménagement; au reste, tôt ou tard, la maison unique devient elle-même insuffisante et la dispersion reprend s» droits, fl faut qu administrateurs publi» et architect» aient une vue bien autoritaire et concentrationnaire de la société pour ainsi se complaire dans la Place, place qui justement n’en »t plus une.Une affaire publique L» chos» en étant rendu» là de la Place Guy-Favreau, ce n’rat pas sans quelque naïveté qu'on se plaît à souhaiter une exposition publique d» divers» phas» et »quiss» par l»quel-I» le projet a passe depuis 1967.D» homm» publi» qui se réfèrent toujours au crédo démocratique, d» concepteurs qui ne devraient pas craindre davantage pour leurs plans qu’ils ne redoutent la réputation qui sera celle d» monuments qui en sortiront, c’at pourtant à pareille ouverture intellectuelle et socio-politique qu'on serait justifié de s’attendre.L’on devrait pourtant pouvoir débattre autant d'un “complexe" aussi considérable que d’un projet de loi ou d'un scandale à Dorval.L'on dirait que 1» politiciens, qui annoncent pareils “développements” d'ordinaire à la veille d'une élection, n'y renoncent ne par crainte de perdre l'élection 'apres! En l'absence de députés montréalais vigoureux dans l'Opposition, et de ministériels informés d'un tel en jeu urbain à Montréal, I» Montréalais hier 1» Chinois du China-gèn» d» 3' town, aujourd'hui 1» indigènes autres quartiers sont mal placés j ouvrir le débat, d’autant plus que tout le dossier technique ou presque est à ce jour resté la chose privée d'une poignée de privilégiés.voilà comment l'on contribue à vider de toute signification la démocratie dans 1» institutions "local»”.Il existe encore d» lois incensées et il existe des administrateurs encore assez entêtés et ridicules pour 1» appliquer.(A moins qu'ils ne soient trop occupés pour s’arrêter à nos besoins "civiques”.) Voyons d’abord le fait qui m’incite a écrire.Je suis propriétaire d’un local sis au 1277 Panel dans le quartier Pa- Œi, au nord de Place Radio-a.Ce local »t à louer depuis quelque temps.Quatre jeun» gens, propriétair» d'une insUtution commerciale du nom de “Le Costumier du Roy " trouvent dans ce local un excellent emplacement pour exploiter leur commerce.D» démarches sont entrepris» à l'Hôtel de Ville pour obtenir un permis d'occupation.On leur répond qu'ils obtiendraient sans doute le permis après avoir signé le bail.D» travaux de rénovation sont donc entrepris par I» 4 personnes (après avoir signé un bail de trois ans).Quelques jours plus tard, élira recevaient une copie de la lettre leur re- fusant le permis d’occupation car le local est situé dans le secteur D2 de la zone d'habitation du quartier Papineau, où une telle occupation n'est pas autorisée.C’est-à-dire que pour être exploitable un commerce situé dans cette zone doit desservir les intérêts des citoyens du quartier: on accepterait donc un restaurant, un regrattier (comme au coin des rues Plessis et Sainte-Catherine) et même un tailleur ou une modiste (mais pas de costumier).Nul doute que l'administration actuelle prise d un soudain élan d’émoi et de remords devant la négligeance portée à l'égard de ses sujets veut essayer de réparer ses torts en posant un beau geste pour sauver 1 esprit du quartier: permettre l'occupation de ce local par un tailleur, ainsi les habitants qui ont peine et misère à joindre les deux bouts avec leur salaire pourront-ils aller se faire tailler un habit; à moins qu'ils ne se payent un souper au restaurant à chaque jour.L’administration oublie également qu'elle empêche quatre jeunes gens pleins d’ambition de se bâtir un commerce dans un endroit de la ville où le loyer rat acceptable et elle empêche rétablissement d'un commerce qui rehausserait l’aspect extérieur au quartier (à moins qu'on ne trouve plus esthétique un pawn shop").Mais pourquoi s'attarder à des Rroblèmes aussi futil» (n'est-ce pas I.Drapeau?) alors que tant de problèmes de taille, tell» nos très chères Olympiques vous tracassent, alors que tant de problèmes financiers travaillent votre portefeuille: tant de grands projets qui lancent la grande ville de Montréal sur la scène internationale.Une grande ville qui se meurt lentement.Oui il existe des lois désuètes aussi désuètes que nos administrateurs.Marius VILLAGGI Montréal, janvier 1976.La CEQ et son cul-de-sac Depuis que le gouvernement a déposé ses premières offres salariales auprès des enseignants en novembre dernier, le président M.Yvon Charbonneau de la Centrale de l'enseignement du Québec s'est révolté parce que ces offres étaient inacceptables.U a alors demandé à tous les enseignants de le suivre et de faire la guérilla des nerfs auprès des étudiants, auprès d» directions d'école, auprès des parents, auprès de tout le monde afin de sensibiliser le gouvernement et même si nécessaire, de renverser ce gouvernement.Dès lors, la négociation d'un contrat de travail devenait une croisade politique et perdait tout son sens.Voilà pourquoi depuis la mi-novembre 1975, rien Je valable ne s'at accompli du point de vue négociation d'un contrat de travail.Les enseignants surchauffés par leur chef se sont mis à exercer toutes sortes de pressions sur le dos des étudiants afin d’écœurer tout le monde.Ils ont bien réussi à ce jour puisque chacun tourne en rond: les parents accusant Ira enseignants; les étudiants accusent les enseignants; les enseignants accusent le gouvernement; les commissaires d’école attendent le règlement de la convention provinciale avant de négocier sur les clauses d'ordre local; le gouvernement déclare que les demandes des enseignants sont farfelues et irréalistes; toute la province est dans un cul-de-sac monumental.Les parents, les enseignants et les etudiants (surtout ceux du Secondaire V) sont au désespoir parce que M.Yvon Charbonneau, en refusant totalement toute négociation avec qui ue ce soit, est devenu un chef poli-que plutôt qu'un chef syndicaliste.A titre de parent membre d’un comité d'école à Terrebonne, je demande aux autorités de mettre en demeure le chef de la CEQ de bien vouloir poursuivre la négociations à toutes les tabla, sans quoi la CEQ outrepassant ses droits comme centrale syndicale devrait être démantelée et perdre son droit d'affiliation.Si M.Yvon Charbonneau vept renverser le gouvernement, c’est son droit.Cependant, qu'il n'agisse pas comme la doublure du PQ (parti Québécois) tout en restant officiellement chef d’une centrale syndicale.Qu'il démissionne sans tarder et qu'il donne sa place à un vrai chef syndicaliste lequel jouera son rôle et négociera un contrat de travail.Voilà pourquoi il occupe le poste de chef du CEQ.Qu'on cesse de mêler 1» choux avec la navets.On n'a pas le droit de se massacrer tous ensemble comme cela arrive en ce moment pour servir la intérêts d'une idéo-loïie politique, celle du PQ, toute valable qu elle puisse être.Que tous 1» parents fassent les mémarcha qui s'imposent auprès de leur député et du ministre de l'Education, d'une part, et que tous Ira enseignants exigent de leurs chefs, d'autre part, ta ré-ouverture sans délai des négociations Fernand CHAMPAGNE Terrebonne, le 7 janvier 1976.LE DEVOIR Fondé par Honri Bouroita lé 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef i Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Froncoeur Trésorier : Bernard tarocque LE DEVOIR e»t publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 2)1, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont lés ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville loSalle.l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: SS2 par année; six mais: 528.À l’étranger: 537 par année; six mois: 531; trois mois: 519.Éditions du samedi: 513 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: 51.33 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0838 Dépôt légal.Bibliothèque nationale du QOébec.TÉLÉPHON1; 844*3361 (lignes groupées).1 des idées, des événements, des hommes Le Devoir, lundi 12 janvier 1976 • 5 \ En marge du débat de la faculté de théologie La loi du célibat et le sort fait aux prêtres laïcisés v Ainsi que nous l’avons déjà signalé, de nombreux lecteurs et groupements nous ont communiqué leur réaction devant le conflit qui s est élevé â la faculté de théologie de l’U de M autour du non-réengagement de deux professeurs-prêtres revenus à l’état laie ou en voie de laïcisation.Nous avions projeté de réunir toutes ces réactions en un dossier spécial que nous présentions à nos lecteurs.A la lecture des textes reçus, cela s’avère malheureusement impossible.Certains textes visaient à répondre de manière précise à des articles déjà publiés dans LE DEVOIR, notamment à un article de Jacques Grand’Maison paru le 30 août.Ces textes ont maintenant trop vieilli pour que nous puissions les publier aujourd’hui.Nous le déplorons et nous en excusons auprès des auteurs.D’autres textes — parmi lesquels fi- gurent ceux que nous publions ci-dessous — traitent de deux sujets reliés au non-réengagement des deux professeurs de la faculté de théologie, en particulier de la loi du célibat et du sort fait aux prêtres qui quittent le sacerdoce.Ces textes demeurent, du moins bon nombre d’entre eux, très actuels.Ils n'apportent toutefois qu’un éclairage indirect sur le problème de la faculté de théologie.Sur cette dernière question, il nous a paru nécessaire de tracer — à l’aide d'un abondant dossier qu’on a mis à notre disposition ces derniers temps — une synthèse distincte.Cela sera fait ces jours prochains.Après quoi nous rouvrirons nos pages à des interventions extérieures portant sur la faculté de théologie proprement dite et sur ses rapports avec l’université de Montréal.Promesse et fidélité: le sens chrétien de la parole donnée par CLAUDE MAYER, o.m.i.En notre société de consommation effrénée, il n’est pas étonnant que l’on remette en question les valeurs humaines les plus fondamentales.Comment engager irrévocablement l’avenir par une promesse actuelle alors que nous vivons dans un monde mouvant et imprévisible?Et si, chemin faisant, je découvrais qu’un engagement passé s’oppose de quelque façon à mon épanouissement personnel, suis-je encore ué et engagé à jamais?On retrouve ces interrogations lorsqu’il s’agit d’orienter définitivement sa vie dans le mariage, la vie rebgieuse ou le sacerdoce ministériel.Des jeunes hésitent à compromettre ainsi leur avenir en acceptant un mariage, une profession reu-gieuse ou une ordination ^indissolubles”, quoi qu’il arrive, “pour le meilleur comme pour le pire”, selon le dicton po-ulaire.Ces questions sont au coeur de outes ces discussions orageuses sur les désengagements conjugaux, religieux ou sacerdotaux, malheureusement si.F te nombreux aujourd’hui.Le moins qu’on puisse dire, c est qu’ils débâtissent la société et l’Eglise, même s’ils sont la plupart du temps présentés dans un élégant empaquetage.Autrefois Gide s'attaquait à la fidélité mais il se proclamait “immoraliste”.Au-jourdhui, on se réclame de la morale et même de l’Évangile pour se libérer des contraintes de la fidélité présentée comme entrave à ses authenticités successives.Comme si la vie n’était “qu’une pure succession d’instants réussis, d’instants de bonheur” (J.Giblet).Quand on insiste sur la “fidélité à soi-même”, on oublie que la fidélité, comme la justice d’ailleurs, suppose l’altérité.C’est toujours à l’égard trun autre çju’on est juste ou injuste.Par rapport à soi-même, on est plus ou moins authentique, persévérant, logique et cohérent avec ses promesses ou engagements antérieurs.Et dans quelle mesure suis-je authentique, révélé tout entier à moi-même dans ma vérité, si je ne m’interroge pas dans le regard d’autrui, surtout de ceux et celles à qui j’ai fait des promesses solennelles: Dieu, ma femme, mon mari, la société, la communauté chrétienne?Qu’arriverait-il si au lieu de me mirer solitairement dans l’image de mon petit moi (le “pauvre petit moi” de Sol!), je me regardais dans les attentes et les espoirs des autres à mon égard?Et si je posais radicalement et pauvrement ces questions au Dieu vivant, a “Celui qui est en moi plus moi-même Le scandale, ce n’est pas que des prêtres quittent.A la suit» da trola rancontraa auxquelles participèrent des membres de la communauté, l'assemblée dominicale da la Communauté chrétienne Salnt-Albart-la-Grand, de Montréal, approuvait la 20 avril 1975 le texte d'une lettre sur la problème des prêtres réduits è l'état laïc, et an autorisait l'envol ê l'archevêque de Montréal.Calul-cl était prié par la suite de transmettre la lettre è son Conseil presbyyéral diocésain, ce qu’il relues de taire en alléguant que le Conseil prasbytéral avait déli étudié la question en vue da la préparation du Synode de 1971.On trouvera cl-dessous de larges extraits da la lettre da la Communauté Salnt-Albart-la-Grand.Liés pour plusieurs d’entre nous à des prêtres touchés par ce problème et sensibles à la nécessité pour l’Église d’adapter ses strutures aux façons d’être, de penser et d’agir du monde contemporain, nous avons été amenés à étudier de plus très la situation qui est faite, dans glise, aux prêtres qui, pour une raison ou pour une autre, sont “réduits à l’état laïc avec dispense des obligations liées à l’ordination sacrée” Jusqu'ici, dans la façon d'aborder ce problème et d’en débattre même publiquement, on a eu tendance à ne considérer que les implications strictement individuelles et privées qui concernaient chaque individu.Nous pensons que ce débat concerne également dans une mesure extrêmement importante les assemblées et les communautés chrétiennes.Situation actuelle C’est dans le paragraphe VI des “Normes pour instruire dans les curies diocésaines et religieuses les causes de réduction à l’état laïc avec dispense des obligations liées à l’ordonation sacrée” que nous trouvons décrite en détail la situation faite au prêtre qui a quitté le service presbytéral: a.obligation de “s’éloigner des lieux où son état sacerdotal est connu”, à moins que cela ne provoque pas de scandale; b.advenant la célébration de son mariage, obligation de "s’abstenir de toute pompe”, avec des restrictions quant au choix du prêtre présidant la célébration et quant a la publication du mariage; c.interdiction d’ “exercer toute fonction des ordres sacrés”; d.interdiction d’ “exercer toute fonction liturgique dans les célébrations avec le peuple, la où sa situation est connue”; e.interdiction de “prononcer l'homélie”; f.interdiction d’ “avoir une quelconque fonction pastorale”; g.interdiction de remplir une fonction d’enseignement ou de rectorat dans les séminaires, les facultés de théologie et les instituts semblables; h.interdiction de “diriger une école catholique et d’enseigner la religion dans n'importe quelle école”, à moins que l’évêque en juge autrement.Par ailleurs, à lire l’ensemble de ce texte de la Congrégation pour la doctrine u- de la foi, on se rend compte à quelle enquête serrée a été soumis le requérant; enquête sur sa vie privée, actuelle et passée, “sur ses intentions et sur les circonstances” entourant sa demande de dispense; on y parle d’ “interrogatoires, de documents, de déposition de textes, d’avis d’experts dans les questions médicales et autres semblables’', afin de pouvoir établir qu’il est “inapte à l’exercice du sacerdoce’’.Une procédure de ce genre laisse de profondes blessures chez coup de ceux qui ont eu à la subir.Enfin, le texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi révèle tout au long une sorte de hantise du “scandale”.Le mot revient sept fois, tandis qu’une autre fois on parle d’ “étonnement”.La plupart de ces “prêtres”, même les moins vulnérables se sentent mal à l’aise quand ils essaient, par la suite, de se situer dans la communauté chrétienne.Deux points majeurs se dégagent de ce qui précède: a.le vocabulaire des normes de la Congrégation pour la doctrine de la foi fait du prêtre “réduit à l’état laïc” un être susceptible de provoquer le scandale; b.le prêtre “réduit à l’état laïc” devient moins qu’un laïc: autour de la situation qui lui est faite, il serait plus juste de parler d’un nouveau sous-laïcat introduit de force dans la vie des communautés chrétiennes à construire.Le célibat obligatoire est-il aussi arbitraire qu’on le dit par YVON CHARRON, p.s.s.Alors qu'on s'interroge sur l’anachronisme possible à l’heure présente, d'un célibat obligatoire pour les prêtres de l'Église occidentale, nous croyons découvrir sans trop de mal, son à-propos de toujours.Apporter quelques éclaircissements est pour nous affaire de conscience.1) A quelles convictions évêques et prêtres ont-ils donc obéi lorsqu ils ont spontanément commencé à s'abstenir de contracter mariage?A quels impératifs les conciles d’EIvire (vers 300) et de Rome (306) ont-ils obéi lorsqu'ils ont édicté les premières lois locales sur ce point de vie sacerdotale?Nous répondons que tout simplement l'Église a commence à faire droit à des intuitions d'abord obscures et qui sont allées se précisant durant les siècles subséquents de vie ecclésiale, en dépit de résistances compréhensibles."Malgré ses indignités, a-l-on pensé, le prêtre est jeté dans le monde comme un autre Christ”; il consacre le pain, il absout les pénitents, il donne l'homélie, il assiste les mourants etc.Le prêtre a donc grand intérêt à vivre célibataire et chaste.comme Jésus lui-même l’a fait.L’Église tout entière s'en trouve d’ailleurs grandie.2) Sans pousser au noir la situation de l'homme contemporain, nous nous voyons forcés de constater qu’à côté d’un légitime essor des libertés humaines, nous assistons à une prolifération de pratiques licencieuses qui ne sont rien d’autre qu’une déformation profonde de la vraie sexualité ainsi que ae la liberté.Nous avons dans l'esprit, en écrivant ces lignes des déviations morales telles que l'érotomanie sous toutes ses formes: relations prémaritales, homosexualité, mariage à l’essai, cohabitation, etc.Tout cela préconisé au nom d'un soi-disant épanouissement de la sexualité et de la liberté humaine.Et cet état de choses ne laisse pas d'être grave.L'Église sait bien qu'une éducation est à faire afin que le peuple de Dieu atteigne à plus de maturité et de sens chrétien; elle tient que la passion — même belle et bonne — doit accepter les dictés de la raison droite, que la sexualité tant féminine que masculine peut et doit être objet de choix réfléchi et.éventuellement, de renoncement généreux.Pour atteindre à ces divers buts, l'Église recourt à de multiples moyens: le Counselling en est un; le témoignage des faits en est un autre.Ce témoignage des faits et sa force ne sont rien d’autre en fin de compte que le réconfort apporté au peuple chrétien tout entier par ces religieux, ces religieuses et ces prêtres qui entreprennent de vivre de leur mieux les fardeaux et les joies de cette formule de vie — difficile et souvent douloureuse — qui a pour nom célibat.3) Quant à ce qui a trait au caractère obligatoire du célibat pour les prêtres de l'Église occidentale, on a émis l’opinion que le droit naturel de l’homme au mariage s'en trouve violé.Nous pensons qu'il n'en est rien.L'Église ne force personne à vivre dans le célibat.Mais il reste que le jeune homme qui veut devenir prêtre dans cette Église doit accepter les modes d'existence et d’opération que l'autorité a jugé nécessaires ou utiles d’y introduire pour assumer son oeuvre.Toute société saine et légitimement fondée possède ce droit st ce devoir d’édicter les lois honnêtes qui lui paraissent nécessaires à l'obtention de sa fin.Tel est le cas de l’Église catholiq*.e romaine quand elle demande le célibat obligatoire à ses prêtres.Qu'une société ainsi fondée par Jesus prenne — quand elle le peut — une mesure de cette sorte, que tablant sur la générosité et la prudence humaine, qu'enfin comptant plus encore sur les grâces de vie sacerdotale données maine, voilà qui lui permet de mieux instaurer la vie divine dans le monde parce 3ue tout cela lui assure une plénitude 'authenticité, de prestige et de crédibilité.L’outeur de ce texte est professeur d la faculté de théologie de l'université de Montréal.Réflexions On parle de scandale.Ce qui fait scandale, a nos yeux, ce n’est pas le fait que des prêtres quittent le service presbytéral.Le scandale réside bien plus, quant à nous, dans l’incapacité où Ton est de comprendre et d’assumer cette situation relativement nouvelle par sa fréquence.Et ce qui rend ce scandale encore plus criant, c’est que cette incapacité s’accompagne d’une suspicion à peine voilée sur la sincérité, voire sur la quahté de la foi de ceux qui demandent ainsi à quitter le service presbytéral.Là où on s’attendrait à une attitude évangélique de fraternité, on constate une attitude d’incompréhension et d’injustice.La situation qui est faite aux prêtres qui ont quitté le service presbytéral n’est pas sans conséquences pour les assemblées et les communautés chrétiennes elles-mêmes.D’abord, au moment où la vie liturgique de l’Eglise est en profond réamenagement, on prive les communautés chrétiennes de compétences qui pourraient y jouer un rôle des plus ac- Quant à l’enseignement, nous ne comprenons pas qu'un théologien prêtre, une fois “réduit à l’état laïc”, ait pu perdre du même coup sa compétence dans la recherche théologique et puisse se voir fermer les portes des facultés de théologie, d’autant plus que pour l’enseignement de la catéchèse - et nous nous en réjouissons - prévaut déjà une interprétation plus ouverte.Le même type de témoignage n’est-il pas nécessaire et possible de part et d’autre?L’ambiguïté de la situation qui est faite à ces pretres suscite un double malaise qui handicape le cheminement des communautés cnrétiennes en recherche d’un nouveau style de vie.D’une part, ces prêtres, en pratique réduits au silence, se sentent souvent comme en rupture, et ont peine à s’insérer harmonieusement dans l’élaboration de la communauté, et à continuer de mettre à sa disposition au moins une part des dons et des ressources que l’Eglise leur a par ailleurs reconnus S obliquement au moment de leur ordina-on.D'autre part, les chrétiens des communautés, marqués eux-mêmes par l’image de ces prêtres qui est véhiculée dans l'Eglise, sont portes à les entourer d'une sorte de silence qui ne facilite pas l’établissement des liens fraternels.Sans le vouloir, il y a risque que les communautés chrétiennes n’offrent pas à ces prêtres l’espace de liberté dont ils auraient besoin pour vivre en chrétiens.S’il en est ainsi, où ces prêtres pourront-ils trouver ce nécessaire espace de liberté De toute façon, nous tenons à souligner combien l'expression “réduit à l étal laïc”, même si elle revêt un caractère plutôt juridique, trahit une façon de voir assez négative à l’endroit du laïcat, dont on propose par ailleurs depuis Vatican II, de rehausser la valeur et d'élargir la participation.Interrogations Comprenant difficilement, au terme de nos reéflexions, comment ces normes peuvent se concilier avec l’esprit et la lettre de l'évangile, nous membres de la Communauté chrétienne Saint-Albert le-Grand, croyons nécessaire de poser au Conseil diocésain de pastorale les questions suivantes: a.ne serait-il pas souhaitable qu'un prêtre qui a quitte le service presbytéral puisse retrouver une participation pleine et entière à la vie de la communauté chrétienne, c’est-à-dire qu’il puisse y rendre tous les services qu’un laïc peut y rendre?b.Est-il impensable qu’un prêtre “réduit à l’état laïc” puisse continuer d’exercer certaines fonctions pastorales et liturgiques?c.Ne serait-il pas plus évangélique qu’il puisse, une fois relevé de ses fonctions presbytérales, se marier suivant le type de célébration offert à tous les chrétiens?d.Est-il totalement impensable, s’il est théologien, qu’il puisse enseigner dans une faculté de théologie qui reconnailt sa compétence académique?N‘y aurait-il pas lieu, en conséquence, de revoir le statut juridique, dans l’Eglise, des prêtres qui ont quitté le service presbytéral?Les prêtres "laïcés” demeurent comme tous les chrétiens des baptisés, et comme tous les baptisés, ils ont a témoigner dans le monde de l’espérance apportée par Jésus.Nous ne pouvons pas croire que l'Eglise, dans sa sagesse, puisse se priver des richesses dont elle a elle-même favorisé l’éclosion ni qu’elle puisse priver ces chrétiens que sont les prêtres ’’laïcisés”, de la possibilité d’exercer le témoignage de leur foi.L’Eglise, au contraire, devrait se laisser questionner par le “depart de ces prêtres’’ et essayer de lire dans ces changements d’orientation un "signe des temps” qui l’invite à repenser profondément l'aménagement de ses services.que moi”, le Tout Autre et le Tout Proche, le Seigneur Jésus présent dans son Église?Ainsi, la fidélité à une cause ou à une tâche peut-elle être ramenée à la fidélité à quelqu’un.L’expérience vécue depuis deux mille ans par des générations de chrétiens liés dans le mariage, la vie religieuse ou le sacerdoce montre que leur engagement n’a pas consisté en une pure promesse verbale ou parole donnée.Es se sont embarqués dans un réseau de liens créateurs avec autrui et surtout avec Dieu.A travers vents et marées, ils ont approfondi quotidiennement, souvent dans la lutte et la souffrance, le sens de cette alliance d’amour.Ils ont refusé au fil des jours de se laisser emporter dans des aventures incompatibles avec leur promesse initiale.Es ont mis tout leur coeur à vaincre avec TAutre les tentations inévitables.Es ont demandé humblement pardon dans leurs échecs.Ainsi, ont-ils grandi dans les épreuves au lieu de risquer de mal vieillir dans l’incohérence d’epuisants changements d'orientations ou de conjoints, et ont-ils renouvelé constamment à la Source leur jeunesse d’être.Ce qui, en dernière analyse sous-tend tout ce débat sur la fidélité c’est l'idée même que l’on se fait de l’homme, du sens de sa vie, de sa liberté aux prises avec la liberté des autres et du Dieu vivant.L’Évangile nous invite à reconnaître que l’homme reçoit de Dieu un pouvoir auto-créateur pour façonner avec Lui et jamais sans Lui ("sans moi vous ne pouvez rien faire") son être filial, son être d’éternité.La dimension d’éternité est toujours présente aux appels' du Seigneur en faveur de la fidélité.“Quel l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”; "Celui qui, ayant mis la main à la charrue, regarde en arrière, n’est pas digne de moi”.Seule la fidélité à ses promesses et à ses engagements arrache la vie à la dispersion.Et il n’est nullement necessaire d’avoir la foi au Christ pour vivre de cette conviction.“La joie d’un homme, écrit Roger Garaudy, c’est d’être resté fidèle à près de soixante ans au rêve de ses vingt ans".Quand on coupe les ponts ou qu’on brûle ses vaisseaux par une promesse solennelle, on engage tout son passé et son Voir page 6: Promesse Université du Québec è Montréal AVIS AUX ÉTUDIANTS Ayant obtenu l’assurance que le boycottage des inscriptions par les employés de soutien est maintenant levé, la direction de l’Université avise les étudiants qui veulent entreprendre ou poursuivre leur études, que la session d’hiver a été reportée au 2 février prochain, la période d’inscription à cette session aura donc lieu du 19 au 29 janvier.L’horaire précis des séances d’inscription sera communiqué aux quotidiens de Montréal au cours des prochains jours.* 6 • Le Devoir, lundt 12 Janvier 1976 la météo.Vancouver Culgaryy Sali tako City * 3 inglon; n Francisco pricipiluHon |-| haul* pr«iiion g batt* prattlon mou* d'air Irais mail* d'air «hnwd Pr liera du temps clair mais froid sur la moitié est du Québec pendant les prochains jours.Un système dépres* sionnaire apportera des nuages sur nuages ilvi d’un V apportera des l’ouest du territoire et sera sul\ dégagement.One autre perturbation arrivant des prairies canadiennes ennuagera de nouveau l'ouest de la province demain et sera aussi accompagnée de neige légère.Régions de l’Abitibi, de Chibougoa-mau, de la Haute-Mauricie, du Lac St-Jean: Ensoleillé.Minimum la nuit dernière -34.Maximum de moins 23 à moins 27.Aperçu pour demain: en-nuagement suivi de neige légère.Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides: Dégagement.Minimum la nuit dernière - 20.Maximum près de moins 25.Aperçu pour demain: ennuagement suivi de neige légère.Régions de T’Outaouais, de Montréal, des Cantons de l’Est: Dégagement.Minimum la nuit dernière -23.Maximum de moins 16 à moins 18.Aperçu pour demain: ennuagement suivi de neige légère.Région de Québec, Trois-Rivières: Dégagement.Minimum la nuit dernière -30.Maximum près de moins 25.Aperçu pour demain: ennuagement suivi de nage légère.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de Rimouski, de la Gaspésie: Ensoleillé.Minimum la nuit dernière -32.Maximum de moins 25 au sud à moins 28 vers le nord.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé.suites de la première page ÉQUATEUR Le général Lara, qui a présidé au développement de l'industrie pétrolière et à l'adhésion de son pays à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) était contesté depuis la rébellion armée de septembre, qui avait été matée mais qui avait encouragé les civils à réclamer de plus en plus fort le retour à un régime constitutionnel.Le général Lara avait promis d’annoncer le 16 février ses plans en la matière.Exploitant le mécontentement populaire dû à l'augmentation des prix et à l'inflation, les partis d'opposition ont appuyé une série de grèves dont la plus spectaculaire fut celle qui paralysk la semaine dernière les transports à Quito.Le 1er janvier, le cabinet avait démissionné en bloc et vendredi soir devant l'a-;itation, le président confiait aux chefs le l'armée le maintien de l’ordre public.En prenant le pouvoir, officiellement dans la nuit de samedi à dimanche, la junte a annoncé que le pays serait régi par la constitution de 1945, un des 17 textes fondamentaux que s’est donné le pays depuis l'indépendance.Cette constitution avait été votée par une assemblée constituante.Elle prévoit des élections.Les nouveaux dirigeants équatoriens vont devoir faire face a un mouvement de rotestation populaire, provoqué par la 'orte hausse du coût de la vie; qui n’a cessé de s'amplifier et qui a été marqué par de nombreuses grèves, notamment dans les transports, et hier encore par des manifestations, à Cuenca, à 700 kilomètres au sud de Quito, où des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait deux morts et sept blessés.Parallèlement, l'opposition des anciennes personnalités politiques du pays s’est réorganisée.Une “junte civique , regroupant d'anciens chefs de l'Etat, des notables et des militaires exilés, s'est constituée récemment à Bogota où elle menait une activité ouverte contre le gouvernement du général Rodriguez Lara.Une trentaine d’exilés équatoriens ont été expulsés de Colombie par le chef de l'Etat, M.Alfonso Lopez Ivfichelsen, dont certains auraient regagné clandestinement .f2/amfer.par la Prnsa Canadienne La Société aéronautique de Grande-Bretagne, maintenant appelée la Société aéronautique royale, était fondée il y a 110 ans aujourd’hui — en 1866.L'un des membres fondateurs, James Glaischer, venait de terminer un programme de quatre années d’expériences en ballon, durant lequel lui et des compagnons avaient monté à sept milles d altitude et n'avaient dû leur salut qu'à un accident.1643 — Samuel Gorton débarque à Warwick, R.I.1911 — Le président américain W.H.Taft demande des fonds pour fortifier le canal de Panama.1920 — L'Oregon ratifie l’amendement relatif au suffrage féminin.1964 — Le premier ministre Fidel Castro arrive à Moscou pour une visite et un voyage de chasse.1968 — Le premier ministre Lester B.Pearson annonce que son cabinet étudie le régime d'assurance-santé à la lumière des opinions qu'exprimeront les provinces.LE LIBAN K enregistrée en Equateur depuis deux semâmes.Ces opposants réclament la constitution d'un gouvernement provisoire, composé de civils et de militaires, et l’élection d'une assemblée constituante chargée de donner une nouvelle constitution au pays.nien de Tall Zaatar (banlieue nord-est), isolé depuis plus d'une semaine par les miliciens chrétiens.“Le convoi, a dit le porte-parole, a alors été encerclé par des centaines d'éléments armés qui se sont emparés, par la force, des véhicules blindés qu’ils ont emmenés dans un camp proche.Le commandant et “certains soldats du convoi ont été blessés".Quant à la résistance palestinienne, elle a donné une version différente de l'inci dent.Dans un communiqué publié dans la soirée, elle a indiqué qu'elle avait refusé que le ravitaillement du camp de Tall Zaatar soit assuré de cette façon parce qu’il était entendu que “la route menant à ce camp serait rouverte définitivement”.“Devant ce refus, les blindés ont quitté les lieux, et sur leur chemin de retour, un accrochage s’est produit entre des éléments armés appartenant aux forces progressistes et le détachement de l’armée après que ce dernier eut heurté violemment une land-rover des progressistes tuant trois de ces derniers , ajoute le communiqué.“Les forces progressistes se sont alors emparées du convoi”, a indiqué le commandement de la résistance en précisant 3u'il “a immédiatement circonscrit l'inci-ent”.Cet incident représente un acte de défiance de la part des Palestiniens, qui accusent l’armée de nourrir des sympathies envers leurs ennemis phalangistes.H est de nature à intensifier les pressions qui s'exercent sur le premier ministre Rachid Karamé, un musulman, pour qu'il demande à l'armée de mettre fin aux combats factionnels à Beyrouth.Egalement ministre de la Défense, M.Karamé s'est jusqu'ici refusé à une telle mesure, estimant qu'elle préluderait à une division dupays.Enfin, après quelques semaines de calme, les deux principales villes de province, Tripoli, capitale du Liban-Nord, et Zahle, capil Liban) ont de nouveau été le théâtre de désordres.Des échanges de tirs d’artillerie étaient signalés dans ces deux villes, selon Radio-Beyrouth, tandis que des concentrations d”’éléments armés” étaient aperçues dans le voisinage immédiat de Zahle.Les accrochages de la journée ont fait à Zahlé,.au moins un mort et huit blessés.Cette région, rappelle-t-on, avait été l’objet de violents combats en décembre dernier.L’OUA MENACÉE république populaire sans rejeter brutalement l’UNITA et Te FNLA — et les deux puissantes ethnies que représentent ces derniers mouvements.De nouveau, comme le pensent la plupart des experts, l’Afrique en crise serait a la veille d’un compromis: Le MPLA, soit, mais à certaines conditions.Verbalement, néanmoins, la bataille se jpoursuit.M.Jonas Savimbi, leader de fUNITA, a confirmé de son côté, au cours d’une conférence de presse que son mouvement ainsi que le FInLA avaient lancé un ordre de cessez-le-feu en Angola pour toute la durée du sommet de LOUA.M.Savimbi s’est déclaré en outre disposé à renoncer à ses fonctions de chef de l’UNITA pourvu que MM.Holden Roberto et Aghostino Neto adoptent une attitude similaire en ce qui regarde le FNLA et le MPLA.Par ailleurs, M.Charles Dlggs, parlementaire Noir américain, a dénoncé hier à Addis Abeba “l’intrusion américaine dans le conflit angolais.” “C’est la plus lourde erreur de l’histoire de nos relations avec l’Afrique et peut-être l’erreur de calcul la plus grave de la politique extérieure américaine.” Le président Gerald Ford “a suivi aveuglement la folie de Kissinger” en Angola où les Etats-Unis soutiennent "une faction réactionnaire,” a-t-il ajouté dans une conférence de presse.Les Américains ont à plusieurs reprises justifié l’aide qu’ils accordent au FNLA et à l’UNITA par l’aide massive que l’Union soviétique accorde au MPLA.Or, il semble que l’accroissement de l’effort de guerre américain a précédé celui des Soviétiques.C’est ce que fait ressortir un rapport que publiait hier l’hebdomadaire britannique Observer.Il a été établi par uné “organisation internationale réputée qui ne souhaite pas que son identité soit divulguée”.R apparaît également à la lecture de ce rapport que les Sud-Africains ont bien plus d’unités combattantes en Angola qu'on ne le pensait.Les Américains ont envoyé une unité navale dans les parages le mois dernier, elle avait â sa tête le porte-avion Indépendance et se composait d’un croiseur porteur de missiles téléguidés et de trois destroyers.L’Independance transporte 90 Phantom F-4 et il a été armé le 15 novembre de missiles Sidewinder, de bombes à fragmentation anti-personnel et de bombes au napalm.Un porte-parole du Pentagone avait démenti le mois dernier que l’Indepen-dance se soit rendu en Angola.Il avait affirmé qu’il croisait en Mediterranée depuis six mois.Selon l’observer, le porte-avions a effectivement participé aux manoeuvres navales de l’OTAN Océan Safari en novembre.Il a ensuite appareillé pour Portsmouth, en Angleterre.Mais dans la nuit du 27 au 28, il a quitté Portsmouth accompagné des frégates USS-Bowen et USS-Ainsworth, apparemment en direction des Etats-Unis.Les trois bâtiments ont fait escale aux Açores pour faire le plein de carburant et s’approvisionner en nourriture dans la première quinzaine de décembre.C’est ce qu’indique le rapport qui est le troisième effectué pour le compte de l’organisation internationale depuis le début du mois de novembre.Il affirme que l’unité navale américaine a ensuite appareillé pour les côtes angolaises.L’Observer écrit que ce rapport soulève certaines questions car il contredit les accusations des Etats-Unis qui veulent que ce soit l’URSS qui ait accru son effort de guerre en Angola.Les Américains ont précédé Moscou dans cette voie.En ce qui concerne les Sud-Africains, le rapport estime qu’ils possèdent entre 4,000 et 6,000 hommes en Angola.Une première colonne de 2,000 mercenaires a franchi la frontière début obtobre, équipée de véhicules blindés Panhard.Elle a été suivie le 23 octobre par une colonne de cavalerie motorisée de 1,000 à 1,500 réguliers de l’armée sud-africaine.Un deuxième contingent de réguliers a pénétré dans le territoire le 15 novembre.Il se compose de 1,000 à 1,500 hommes et il est équipé d'une centaine de tanks américains et français et d’hélicoptères Alouette-IH.Un troisième contingent de la cavalerie de 2,000 à 3,000 hommes est sur place depuis la première semaine de décembre.Même si, comme on le laisse entendre à Washington, les Sud-Africains sont disposés à retirer de 1,000 à 1,500 hommes et une centaine de blindés, ils laisseront encore sur place de 3,000 à 5,000 hommes et ÜOO' .Les prix: on ne pourra voir les résultats qu’à la fin de 76 quelque I server.LES SOVIÉTIQUES laissé les attaques à coups de bâton, les mises en échec extrêmement sévères et les charges déloyales.Ce changement d’attitude leur a en outre permis de pratiquer un jeu exemplaire et dominer des adversaires qui n’avaient pas encore subi la défaite en sol canadien.L’Armée Rouge avait en effet remporté précédem- OTTAWA (CP) — Le président de la Commission d» lutte contre l’inflation déclare qu’il faudra sans doute attendre la fin de l’année en cours avant que l’organisme puisse faire la preuve qu’il est en mesure de contrôler les prix à la consommation.Rentré de vacances ces jours derniers, M.Jean-Luc Pepin précise dans une interview que la Commission, avant de dire que son action peut influer sur les prix, devra d’abord étudier l’état des profits des grandes sociétés.D’ici là, la Commission est injustement critiquée, a-t-il dit, puisqu’elle n’a pas encore pris de décisions au sujet des hausses de prix.“Vous tous, gens de presse, réclamez du café-instantr La plupart des compagnies, a expliqué M.Pepin, éviteront de présenter à la Commission des demandes de hausses de prix, de telle sorte que celle-ci ne pourra pas les rejeter.Mais nous prétendons avoir exercé une certaine influence dans quelques secteurs.” Ici, M.Pepin cite le cas de la State Farm Insurance Company de Toronto qui a récemment retiré un projet d’augmentation des primes d’assurance-automobile après l’avoir présenté à la Commission.Elle s’emploie maintenant à reviser les hausses envisagées.La Commission, dit-il encore, examine de près le domaine des assurances,- de même que les mouvements de prix de certaines denrées.M.Pepin n’a cependant pas voulu en dire davantage à ce sujet.Outre l’obligation faite à 117 compagnies — dont des compagnies d’assurance et entreprises de produits alimentaires — de déposer un avis avant de procéder à une augmentation de prix, la Commission n’écarte pas la possibilité d’intervenir sous d’autres formes.Beaucoup de gens ont l’air de croire que la Commission va bloquer les prix.Or ce n’est pas ainsi qu’elle peut fonctionner.Elle doit plutôt s’assurer que les compagnies n’augmentent pas les prix plus qu’il ne faut pour couvrir la hausse des coûts de production.Et les directives relatives aux prix sont plus difficiles à appliquer que celles qui touchent les hausses de salaires.M.Pepin, affirme qu’il partage le point de vue de Mme Beryl Pmmptre selon lequel la Commission doit faire porter le gros de ses efforts sur les prix de l’alimentation.A cette fin, la Commission fera appel au personnel spécialisé qu’a recrute Mme Plumtre durant son mandat à la présidence de l’ancienne commission d’examen des prix.M.Pepin reconnaît que la Commission se doit d’exercer une action particulière à l’égard des prix alimentaires parce que leur effet n’est pas seulement économique, il est aussi psychologique.Avant la fin de janvier, la Commission a bon espoir d’annoncer les mesures qu’elle aura prises pour examiner les mouvements des prix des produits alimentaires.Elle se propose de surveiller de près les marges bénéficiaires des détaillants, des distributeurs et des industries de transformation, de manière à exiger des justifications chaque fois que se produiront dés hausses inusitées.ment des victoires contre les Rangers de New York et les Bruins de Boston, et fait match nul avec le Canadien de Montréal.L’autre formation soviétique qui a pris part à cette série de huit parties; les Ailes du Soviet, a par ailleurs présente un meilleur palmarès avec trois victoires contre une seule défaite.Les Soviétiques ont ainsi remporté la Super-Série avec un dossier de cinq victoires, deux revers et un match nul.Si les Soviétiques ont démontré au cours de la série une connaissance approfondie du jeu et une technique non moins mûre, le match d’hier aura en revanche releve certaines de leurs faiblesses dont les Flyers ont su tirer avantage.Un échec-avant constant, un repli défensif exemplaire et une vitesse d exécution peu commune ont en effet souligné les carences dont souffre la défensive soviétique.Vladislav Tretiak a encore une fois exécuté des arrêts prodigieux, lui qui dut affronter 49 lancers contre seulement 13 pour le gardien des Flyers, Wayne Stephenson.Rick MacLeisn, auteur du deuxième but des Flyers en première période à la suite d’une échappée, a donné l’impression d’être un mouvement perpétuel.La rapidité des joueurs des Flyers, leur force dans les coins de la patinoire et un jeu très discipliné ont également été des éléments déterminants dans la victoire que les Soviétiques n’ont jamais pu revendiquer.Reggie Leach et Rick MacLeish ont procuré aux Flyers une priorité de deux buts : joueurs imposé leur loi.La loi du muscle il va sans dire.Cette tactique de l’intimidation a certainement influencé le comportement des joueurs soviétiques, notamment en zone offensive.Mais la domination des Flyers fut telle durant tout le match que le résultat aurait été sensiblement le même si les éventuels vainqueurs s’en étaient tenus au hockey uniquement.Leurs excès de vigueur et leurs comportements souvent déloyaux ont terni un match du reste passionnant.Joe Watson, durant un désavantage numérique, et Victor Kutyergm ont échangé des buts en période médiane, puis Larry Goodenough a marqué le dernier filet du match au dernier tiers.Malgré la victoire décisive des Flyers, le prestige et la crédibilité de la LNH ont subi un rude coup durant cette série.Les dirigeants du circuit Campbell devront cette fois réagir et voir comment, à la lumière des huits matches contre l’Armée Rouge et les Ailes du Soviet, notre hockey peut-être amélioré.Il est permis de croire que les Soviétiques tireront de grandes leçons de cette série.11 serait ridicule que le hockey professionnel n’en fasse pas autant., Flyere 4, Armé* Rouge 1 .11.38 FORGET Suite de la page 3 Entouré d’un cabinet faible et ébranlé depuis le départ de M.Choquette, M.Bourassa compte beaucoup sur ses deux alliés mûrs en ces temps difficiles et M.Forget, tout comme M.Lalonde, acceptera sans doute n’importe quel poste pour soulager son chef et vieil ami.M.Bourassa devait être particulièrement épuisé pour s’accorder cette année une longue semaine de vacance avec sa famille, lui qui ne peut d’habitude quitter la politique pour plus d’un week-end et qui avait passé la veille de Noël dans ses bureaux ou Parlement l’an dernier.En partant à la veille du Nouvel An, M.Bourassa aurait même conseillé à tous ses ministres de prendre des vacances pour mieux faire face à 1976, année d’un budget avec augmentation de taxe semble-t-il, année des Olympiques et d’un possible rendez-vous électoral.En attendant le mini-remaniement appréhendé, M.Forget continue donc à espérer que la tendance de M.Bourassa à retarder les décisions le plus possible prévaudra encore une fois.Mercredi, M.Forget dînera avec M.Ted Kennedy, sénateur du Massachusetts, qui effectue une tournée au Canada pour se renseigner sur notre système d’assurance-maladie.M.Forget sera sans doute encore ministre des Affaires sociales pour cette importante rencontre.: au premier tiers au cours duquel les _ _ _ .iurs de Fred Shero ont littéralement P RO ME SSE Suite de la page 5 avenir dans un acte unificateur qui est un véritable témoignage de la valeur de l’homme et de sa liberté.Il y a là un reflet de la fidélité même de Dieu qui nous crée constamment à son image et ressemblance.C’est aussi l'un des signes indispensables à la crédibilité de l'Evangile.Comment l’Eglise n’aurait-elle pas le souci d’exiger de ses témoins officiellement mandatés, porteurs de la grâce des apôtres, la présence de cette fidelité dans leur vie quotidienne qui est le signe nécessaire de la Nouveauté du Christ qu’ils ont mission d'annoncer au monde et à l’Église?La fidélité se retrouve toujours au coeur d’une communauté.Un être personnel adulte est celui qui consent à s’insérer de façon responsable dans un corps social.Le mariage, la vie religieuse et le sacerdoce constituent les caisses de résonnance de l’évolution du monde et de l’Église.S’ils sont vécus de façon contradictoire à l’Evangile, ils stérilisent à la source sa vitalité et son pouvoir de con- 1— PHILADELPHIE: Lwch, Baba.2— PHILADELPHIE: MucLtUh, Lonsbwry.17:37 Punitions: Alekrandrov AR 2:24.Oornhoeter P, Glasov AR 3:34.Dupont P 7:00.Van Impe P 9:10.banc AR 11:21.Dofnho*-la P 17:58.D*u«l*nw pArlod* 3— PHILADELPHIE: Joe Watson.Saleskl, Klndrachuk .2:44 4— ARMEE ROUGE Kutyapln.Popov .10:48 Punitions Dupont P 1:08.Van Impe P 11:31, Aleksandrov AR mineure double.Leach P 1?08 TrotoMm* période 5— PHILADELPHIE: Goodenough.Clarke.Dwnhoefa .4:07 Punition: Volchenkov AR 3:14.r Armée Rouge Philadelphie Gadlens: Tretiak (AR): Assistance: 17,077 Stephenson (P).2 8 3-13 .17 14 18-49 i véhicules blindés, écrit l’Ob- Collision à St-Antonin SAINT-ANTONIN (PC) - Trois personnes ont perdu la vie, samedi soir, dans une collision frontale survenue près de Saint-Antonip, 120 milles au nord-est de Québec.Selon la police, les victimes sont Yves Castonguay, 21 ans, de Saint-Antonin, et M.et Mme Luc Césaire, de Squetteck, à 40 milles à l’est de Saint-Antonin.Un porte-parole de la police a indiqué que les deux véhicules ont pris feu, et q les corps des passagers ont été calcin ue les atomisés de VAn O.Vos VEUX f=euoOisC-S*NS poUTTE.pftR LES RrtDieTiONs) CONTE/dPLFMT EN CE AlON|ENT en qui RnsTFc dec u=) Terre PARÉES la 'S- guerre: Mondiale Ou vraiment très peu CH OS* S.SnUt- Oti HOMME, TERRÉ DANS SON BUNKER, A RÉUSSI A ÉCHAPPER A L'HOLOCAOSTSr NUCl_ÉAiRE.
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