Le devoir, 11 novembre 1975, mardi 11 novembre 1975
I Fais ce que dois lB météo: généralement ensoleillé en matinée, venteux.Maximum de 8 à 10.Aperçu pour demain: nuageux.Détails en page 6.20 CENTS Vol.LXVII - No 258 Montréal, mardi 11 novembre 1975 Saint Martin au sommaire Le Conseil du patronat se plaint de la pauvreté de l’information gouvernementale -page 2 ¦ Le chantier des jeux Olympiques sous la tutelle d’un sous-ministre ?— page 3 ¦Le congrès de la maturité: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦Des blancs dans le tableau soviéto-US: un com-meritaire de Georges Vigny — page 4 Le front reste sans faille au Québec La brèche s’élargit chez les postiers La brèche qui s'était manifestée la semaine dernière dans la solidarité des membres du Syndicat des postiers du Canada s'est élargie hier: plusieurs syndiqués dégoûtés de la grève ont franchi les lignes de piquetage et ont rouvert 68 bureaux de poste à travers le pays.Un porte-parole syndical soulignait hier ue ces défections n’étaient le fait que 'un bien petit nombre de syndiqués et qu'il ne fallait pas y voir les signes avant-coureurs d’un retour massif des postiers.La fin-de-semaine, d'ajouter ce porte-parole, a bien montré que nos membres avaient renouvelé leur appui à l’exécutif du syndicat, à Terre-Neuve, au Nouveau-Brunswick, à Ottawa, Toronto, Vancou- ver, etc.Selon que le recensement des postiers qui sont retournés au travail hier est fait par le syndicat ou par le ministère des Postes, on parle de 400 ou de 700 employés.Ces chiffres ne tiennent pas compte des contractuels dans les régions rurales et dans Jes bureaux de poste urbains qui se trouvent dans des magasins.A Ottawa, une quarantaine de postiers ont franchi les lignes de piquetage et quelque 500 facteurs ont été rappelés au \ travail pour livrer le courrier qui sera trié.Le Syndicat des postiers a aussitôt tourné en dérision ce rappel de 500 fac- teurs pour la livraison du courrier trié par 40 postiers.Un porte-parole du ministère des Postes a avoué par la suite que les sacs des facteurs ne seraient pas en effet très lourds à porter.La plupart de ceux qui sont rentrés au travail sont des employés occasionnels dont le rythme de travail est plus lent que celui des employés réguliers.Hier, ils ont réussi à trier quelque 10,000 pièces de courrier.En temps normal, on trie quotidiennement près d’un demi-million de pièces de courrier à Ottawa.Aujourd'hui, jour du Souvenir, les facteurs et les postiers sont en congé.Ils seront au travail mercredi.Le président de la succursale syndicale des facteurs d'Ottawa, M.Harry Fling, a expliqué que les facteurs avaient eu le choix entre franchir les lignes de piquetage ou perdre leur emploi.“Nous n'aimons pas la situation, qui nous fait livrer du courrier trié par des briseurs de grève, mais si nous refusons le travail, ce sera considéré comme une grève illégale.Vingt-trois bureaux de poste ont repris leurs opérations hier en Ontario, 18 en Alberta, sept au Manitoba, six en Saskatchewan, huit en Colombie-Britannique, au Yukon et dans les Territoires du nord-ouest et cinq en Nouvelle-Ecosse.Un seul bureau est rouvert au Québec.Les autres provinces sont complètement privées de service postal, exception faite de 7,500 bureaux contractuels, situés dans les régions rurales.A Fredericton, au Nouveau-Brunswick, une dizaine de facteurs ont mis sur pied un service de livraison du courrier, au coût de 25 cents la lettre.Un service semblable, qui avait été mis sur pied la semaine dernière à Halifax et que les grévistes avaient décrié, est en voie d'expansion et s’étendra sous peu à plusieurs localités de la province et du Nouveau-Brunswick.On n’envisage pas d'ici mercredi la reprise des négociations, tant du moins que le ministre des Postes, M.Mackasey, n'aura pas regagné Ottawa.Il se trouve Voir page 6: Postes Après 46 jours de silence Choquette se bornerait à tendre des perches par Pierre O’Neill Les efforts de l'ex-ministre libéral.Me Jérôme Choquette, en vue de former une troisième force politique au Québec se heurtent à beaucoup de scepticisme.Depuis son départ spectaculaire du gouvernement Bourassa, le 26 septembre dernier, M.Choquette n'a pas chômé et n'a pas fait que réfléchir, à l'écoute attentive des moindres réactions qu'il a suscitées, le député d'Outremont, a poursuivi depuis d'intenses tractations en vue de rallier les forces vives de l'opposition.Aux journalistes qui le harcelaient de toutes parts, il a promis des déclarations sensationnelles pour aujourd'hui, 11 novembre.Effectivement.M.Choquette sera conférencier invité au déjeuner-causerie hebdomadaire de la Chambre de commerce de Montréal.Plus encore, il répondra aux questions de la presse, puis participera à des émissions de “lignes ouvertes’' aux stations de radio CKVL et CKAC de Montréal.Si longtemps souhaitée par les uns et appréhendée par les autres, cette intervention du libéral démissionnaire risque de décevoir: on apprendra peu sur les intentions à moyen terme de M.Choquette.Première phase d une opération soigneusement planifiée, le discours de ce jour ne viserait qu’à lancer les perches.Sous le titre un peu ambigu de ‘TUniver-sité et le public ”, cet exposé de M.Cho-quetto proposera tout au plus une analyse du climat sociopolitique du Québec.C’est dans un autre temps, croit-on savoir.que M.Choquette s'appliquerait à une critique exhaustive des politiques gouvernementales, pour enfin définir ses objectifs et révéler ses intentions.Pour l'instant, il apparaît que le député indépendant d'Outremont n'a peut-être pas encore arrêté sa décision et il n'est pas certain que cette troisième force politique dont on parle tant ces jours-ci prendra forme sous son leadership.Dans cette perspective imprécise à dessein.M.Choquette a néanmoins multiplié les démarches visant à rallier à sa cause les personnalités publiques les plus hautement considérées du Québec.Au cours des dernières semaines, tantôt directement.tantôt par intermédiaire, il a ainsi sollicité l'adhésion ou les conseils de plusieurs figures prestigieuses; le juge Bonert Cliche; le juge Charles Cliche; l'ex-président du Comité exécutif de Montréal devenu président de la Société d'Habitation du Québec.M.Lucien Saul-nier.le président des Caisses régionales Desjardins de Québec.M.Alfred Hou-leau.et le maire de Montréal-Nord, M.Yves Hyan.Deux autres personnages connus, assumant de hautes et stratégiques fonctions, seraient également intéressés de près au projet de regroupement de M.Choquette.Il s agit du président du Conseil de sécurité de la CUM, Me Paul-Emile L'Ecuyer.à titre d'ami intime et du président de la Commission d'enquête sur le crime' organisé.CECO, le juge Jean Outil, qui aurait personnellement participé à certaines démarches.Voir page 6: Choquette Karen Ann Quinlan n’a pas ' M.et Mme Joseph Quinlan décideront dans les jours prochains s'ils en appelleront de la décision de la Cour de l’État du New Jersey qui leur a refusé hier l’autorisation de faire débrancher les appareils qui gardent leur fille Karen Ann en vie depuis sept mois, mais dans un état végétatif chronique.(Téléphoto AP) le droit de mourir MORHISTOWN, New Jersey (Reuter) — Karen Anne Quinlan, cette jeune fille de vingt-et-un ans qui est dans le coma depuis près de sept mois, n'a pas le droit de mourir.Ainsi en a décidé le juge du tribunal de grande instance de Morristown, Robert Muir, qui, dans un document de quarante-quatre pages estime que Karen “est par définition légale et médicale, vivante".“Ce tribunal, a-t-il ajouté, ne permettra pas que la vie lui soit retiree".Karen est maintenue en vie par des moyens artificiels et n'a aucune chance de sortir d'un coma qui l'a réduite à l'état végétatif pour le restant de ses jours.Le juge Muir a donc opposé une fin de non-recevoir à la requête des parents de Karen qui réclamaient que le poumon artificiel qui la maintient en vie soit débranché.Transportée à l’hôpital après l'absorption d'un mélange d'alcool et de drogue au cours d’une “party", Karen a subi des dommages irréparables à sa fonction cérébrale.“ Catholiques fervents, les parents estiment que leur fille est morte en tant que personne mais cinq entités, dont l'Etat du New Jersey, se sont opposées au retrait de l'appareil en estimant que cela équivaudrait à un homicide.Durant le procès, sept médecins ont apporté leur témoignage et conclu que la jeune fille n’avait sans doute aucune chance de se remettre.Mais le juge estime qu'il est de son pouvoir de protéger les personnes qui sont dans le même état que Karen.La famille va certainement faire appel.Les Quinlan avaient basé leur requête sur des arguments religieux et ils avaient le soutien du clergé local.Mais le juge Muir écrit: “Les croyances religieuses sont absolues mais leur pratique n’est pas pour autant libéré des lois gouvernementales".Constitutionnellement, dit-il, Karen n'a donc pas le droit de mourir.Les parents avaient également affirmé que Karen leur avait confié dans le cours d'une conversation qu'elle ne voudrait pas que sa vie soit prolongée par des moyens artificiels si un accident lui arrivait.Mais le juge a estimé qu’il s’agissait en l'occurrence de propos théoriques.Karen Ann Quinlan "M.Quinlan m’a paru un homme très sincère, moral, éthique et religieux.Il est de toute évidence angoissé l'idée de vouloir mettre fin à ce qu'il considère comme un traitement, extrême prodigué à sa fille".Le juge a nommé M.Quinlan tuteur (les biens de la jeune fille mais a désigné M.Daniel Coburn, procureur local, tuteur de la personne physique de la jeune fille.Les cinq parties s’opposant à la requête de la famille visant à être autorisée à laisser mourir leur fille, étaient le procureur général de l'Etat du New Jersey, M.Coburn, le procureur du comté de Morris, l'hôpital où elle est soignée et les médecins de la jeune fille.Cette dernière se trouve dans un état végétatif chronique.Elle ne pèse plus que la moitié de son poids normal.Voir page 6: Karen Ann Washington ne reconnaît pas ‘‘cet acte d’infamie” Le sionisme est forme de racisme, dit l’ONU NATIONS UNIES (par LAFP) - Pour l'assemblée générale des Nations unies le sionisme est une forme de racisme.Du moins depuis hier, après la ratification, par 72 voix contre 35 et 32 abstentions, d une résolution en ce sens sur la “discrimination raciale." C’est sans surprise qu'on a enregistré ce vote attendu, encore qu’il soit prématuré pour en évaluer les retombées, après les mises en garde précises en ce sens prononcées tant par le président Ford que par le secrétaire d’Etat.Henry Kissinger.Ce vote, selon Washington, est la preuve de la “moralité unilatérale" dont fait preuve l'ONU, “Les Etats-Unis déclarent devant cette assemblée et à la face du monde qu’ils ne reconnaissent pas cet acte d’infâmie et ne s'y conformeront pas", a déclaré après l’adoption par l’assemblée générale de la résolution sionisme-racisme, le représentant des Etats-Unis, M.Daniel Moynihan.Le délégué américain a déclaré que cette résolution était devenue “plus qu'obscène car son obscénité, d'abord cachée, est devenue maintenant éhontée tandis que l'abomination qu'est l'antisémitisme s est vue conférer un semblant de consécration internationale ".L'assemblée générale, a ajouté M.Moynihan, “vient de donner une amnistie symbolique — et davantage — aux assas- sins de six millions de Juifs européens”."Le mensonge hideux qui a été proféré à l'ONU aujourd'hui", a dit encore le délégué américain," aura de terribles conséquences" et un dommage peut-être irréparable a été causé aux droits humains".On s’attend généralement que de nombreuses voix au Congrès demandent une réduction des contributions financières américaines à l'ONU, comme cela avait été le cas pour l’UNESCO lorsque Israël s'était vu exclure des groupes géographiques de cette organisation.De même la France n’a pas ménagé ses critiques sur le projet de résolution concernant le sionisme.“Ma délégation prononcera un non catégorique et définitif” a déclaré avant le vote de l'assemblée générale le représentant de la France, M.Louis de Guiringaud.“Elle ne se laissera pas abuser par la confusion des mots et des esprits, ni entraîner dans le jeu insignifiant des amalgames," et considère que l'initiative qui a été prise “constitue une manifestation particulièrement déplacée, puisqu'elle est dirigée contre ceux qui ont été, il n'y a pas si longtemps, les victimes de la forme la plus odieuse du racisme." M.de Guiringaud a réaffirmé que la France partage Te souci d'éliminer le racisme.mais, a-t-il ajouté, “comment ne pas regretter que les Nations-unies soient freinées, par des initiatives hors de pro- pos, dans les artions qu elles ont engagées pour combattre ce mal?" Le représentant de la France a ajouté que cette résolution “entièrement hors de propos", ne peut qu'avoir "un effet contraire sur les efforts menés en vue de trouver, au Moyen-Orient, une solution juste et pacifique par le moyen de la négociation." Les 35 pays qui ont voté contre la résolution assimilant le sionisme au racisme sont les suivants: Australie, Autriche.Bahamas, Bar-bade, Belgique.Canada, République centrafricaine, Costa Rica.Danemark.République dominicaine.El Salvador.Voir page 6: Sionisme Les vins ajmtonin rodet & ANTONIN RODET COTES DU RHONE AWIIMflM* rom or IHMM fMVflolfl urntt-'i »•« V II CM*MM J M mmü Ittt Mil 'lut» A N TON I N RODE T * ¦ (sont aussi bons $9.80 gu on le dit fa Deux États ennemis naissent en Angola LISBONNE (d'après Reuter, AFP et AP) — Après cinq cents ans de colonisation portugaise, l'Angola est devenue aujourd'hui a zéro heure.un double Etat indépendant! A Luanda, que contrôle le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l'Angola), I amiral Cardoso, dernier haut-commissaire du Portugal a quitté le palais du gouvernement après une cérémonie au cours de laquelle te drapeau portu-ais a été amené, et s’est embarqué à ord de la frégate Niassa.Mais au même moment à Kinshasa, les deux autres mouvements nationalistes, le FLNA et l'UNITA annonçaient la constitution d'un Etat et d'un gouvernement séparés, avec un conseil national de la révolution, dont le président aura rang de chef d'Etat.La capitale provisoire sera Nova Lisboa, rebaptisée Huambo."L'UNITA et le FNLA contrôlent actuellement onze districts sur seize en Angola, c'est-à-dire 4,200,000 habitants sur les six millions de la population totale", a notamment déclaré à la presse M.Johnny Eduardo Pinnock.Nous ne sommes actuellement qu'à 15 km de Luanda ", a-t-il ajouté.“En Angola comme au Vietnam, l'étau va se resserrer autour de Luanda jusqu'à ce qu'il ne reste plus de MPLA".De son coté, le comité central du Mouvement populaire de libération de l'Angola a adopté une “loi fondamentale” qui précise que le nouvel Etat d'Angola s'appellera la “République populaire d’Angola".Cet Etat aéfini comme “indépendant et démocratique” aura pour but la “totale libération" du peuple angolais des vestiges du “colonialisme et de l'impérialisme".Cette loi fondamentale stipule que le président de la république sera automatiquement le président du MPLA, actuellement M.Agostinho Neto.Le président de la république présidera un "Conseil de la révolution" qui sera composé des membres du bureau politique du MPLA, des membres de l'Etat-major général des forces armées populaires de libération (FPLA) et de quelques ministres choisis par le bureau politique.C'est au Conseil de la révolution qu'il appartiendra, selon cette loi fondamentale, ae déterminer l'orientation de la politique intérieure et Voir page 6; Angola Les vins ANTONIN RODET Fhè*^} Je;.ANTONIN RODET COTE DE BEAUNE VILLAGES «rmufloN n*Ti l*i Ami m *ih m.m i oMioifi • '*¦ Il COMIMit j H OOMMt Ittt e x ••», .wm ANTjONIN RODET sont aussi bonsCfi qc qu’on le dit *1)** i i> * 2 • Le Devoir, mardi 11 novembre 1975 Le patronat québécois se plaint de l’information gouvernementale L’auteur de la “Filière canadienne", Jean-Pierre Charbonneau, journaliste au Devoir, en compagnie du juge Jean Dutil qui en signe la préface.(Photo Alain Renaud) par Lise Bissonnette QUEBEC — Se faisant le défenseur du “citoyen corporatif” et du “public institutionnel" dont il serait un exemple, le Conseil du patronat du Québec s’est dit hier sous-alimenté en information gouvernementale, tant administrative que politique.Et il a dénoncé du même souffle l’insouciance fréquente dont font preuve les ministères à l’égard des organismes consultatifs créés par la loi.MM.Charles Perreault, président du CPQ, et Ghislain Dufour, vice-président, rendaient public à Québec un mémoire sur “la qualité de l’information gouvernementale et l'élaboration d’une politique de la concertation".Soumis la semaine dernière au premier ministre et au ministre des Communications, ce mémoire est resté jusqu’ici sans écho.Le Conseil, qui dit reprendre des récriminations souvent faites dans le passé, propose cette fois la création d’un véritable réseau de transmission des informations, hors les media habituels.Il s'agirait, pour le gouvernement, d’identifier un certain nombre de corps intermédiaires — ceux-là mêmes qui représentent le “citoyen corporatif”, c’est-à-dire les associations patronales, syndicales, coopératives ou de consommation — et d’en faire des “relais de transmission” auxquels il fournirait “des facilités comparables à celles qu’il offre aux media d’information".M.Dufour s’est bien défendu de vouloir ménager au patronat un espace à la tribune de la presse, déjà encombrée.Il veut plus sagement la "rationalisation” Montréal, plaque tournante du commerce de la drogue “La Filière canadienne", ouvrage monumental et soigneusement documenté de notre confrère Jean-Pierre Charbonneau, était lancé officiellement hier soir au quartier général des éditions de l’Homme, rue Amherst.Dans ce livre qui a d ores et déjà fait couler beaucoup d’encre, Charbonneau constate entre autres que Montréal constitue l’une des plaques tournantes du commerce international de la drogue Outre des “révélations étonnantes” sur des “affaires” qui ont fait la manchette des journaux québécois depuis une quarantaine d’années, l’auteur brosse également un tableau des moyens utilisés par les grandes agences policières pour faire échec au trafic des stupéfiants dans le monde.“J’ai mis cinq ans à mettre ce livre au monde, explique Charbonneau.Au départ, je souhaitais écrire une histoire sur la pègre montréalaise en général.Au fil des jours, j’ai accumulé des informations, j’ai pris connaissance de plusieurs dossiers secrets, puis je me suis rendu compte que j’avais assez de matière pour écrire une encyclopédie.! Comme il n’en était pas question, j’ai décidé de me confiner au problème du trafic de la drogue dont Montréal est une plaque tournante importante.” Et d’ajouter: “D’ailleurs, il faut le dire, ce seul secteur d’activités de la mafia est assez important pour faire l’objet d’un livre.Je préciserais cependant qu’il était primordial de connaître l’histoire de base de ce milieu pour écrire un livre sur l’aspect particulier de la drogue.” “La Filière canadienne" s’ouvre sur une préface du juge Jean-L.Dutil, président de la Commission d’enquête sur le crime organisé au Québec (CECO), et Charbonneau se réjouit d’autant plus de cette préface qu’elle ajoute à b crédibilité des documents.“Par ailleurs, je crois que le public doit connaître cette facette de l’histoire de son pays, savoir que la pègre existe, qu’elle a des connotations politiques, etc.Cet ouvrage est également susceptible d’aider à comprendre ce qui se passe au sein de commissions d'enquêtes telles la CECO, à faire le bilan de plusieurs décennies de lutte contre le trafic des stupéfiants en (erre canadienne.” Une filière à remonter en quelque 600 pages et plus de 250 photos.Le Parti québécois se réclame de la “déclaration” d’Helsinki par Pierre O’Neill Ottawa vient de reconnaître formellement le droit de la nation québécoise de s'autodéterminer et d'accéder à la souveraineté politique, souligne le Parti québécois.Au cours d'une conférence de presse, au secrétariat central de la rue Parc à Montréal.MM.René Lévesque, Jacques-Yvan Morin, Bernard Landry et Walter O'Leary, se sont efforcés de faire ressortir l'importance de la signature par Ottawa de Pacte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, tenue il y a quelques semaines à Helsinki.Le Parti québécois s'interroge sur la discrétion qui a entouré la signature des accords d'Helsinki et y décèle la gêne du "French Power" d’avoir endossé un texte qui reconnaît aux peuples le droit de disposer d eux-mêmes, c’est-à-dire, “de déterminer en toute liberté, lorsqu'ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingé- rence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel”.La déclaration d’Helsinki garantit non seulement le droit formel mais encore l'exercice de ce droit.On y précise par ailleurs que les peuples auxquels on reconnaît le droit à la libre disposition d'eux-mêmes doivent pouvoir poursuivre leur développement politique jusqu'à son achèvement, jusqu’à l’indépendance.Les états signataires, européens et américains, reconnaissent à tous les peuples des droits égaux quant à la libre disposition d'eux-mèmes et incluent explicitement comme éléments de cette libre disposition, la possibilité pour ces peuples de déterminer eux-mêmes, sans contrainte et sans menace, leur statut politique interne et externe.Dans l’esprit du PQ.l’adhésion du Canada à ce texte fondamental donne d’une manière éclatante et formelle toutes les Les coordonnateurs veulent le rejet du rapport Nadeau Les coordonnateurs provinciaux de renseignement collégial demandent au gouvernement .du Québec de surseoir à l'application dû rapport Nadeau, qui propose une importante réforme dans le réseau des cégeps mis sur pied au Québec il y a moins de 10 ans.Réunis en assemblée volontaire, une dizaine de coordonnateurs provinciaux (en- La campagne juive est prolongée La campagne de souscription en faveur des services communautaires juifs (Combined Jewish Appeal) vient d'etre prolongée de deux semaines, soit jusqu'au 21 novembre.Elle devait se terminer le 7 novembre, mais en raison du conflit des postes, les rentrées ont été passablement ralenties.Le président de cette grande levée de fonds.M.Norman Spiector, a déclaré qu’il avait besoin de bénévoles pour mener à bien la campagne, particulièrement les trois dimancnes prochains pendant lesquels un effort particulier sera fait pour rejoindre le public Les personnes désireuses d’offrir leur aide au téléphone, à la cueillette à domicile et au transport, sont priées d’appeler à 735-3541.Rappelons que Centraide (anciennement la Fédération des oeuvres) a aussi prolongé sa campagne de souscription jusqu'au 14 novembre.seignants libérés à temps partiel pour l’élaboration des programmes d’enseignement collégial) ont porté un jugement sévère sur le rapport de la commission d’enquête présidé par M.Jean-Guy Nadeau.Les coordonnateurs ont avancé trois motifs justifiant le ministère de l’Éducation à ne pas mettre en oeuvre la réforme du rapport Nadeau, visant notamment une plus grande spécialisation au niveau des Cégeps.• le rapport Nadeau n’a pas fait un bilan adéquat de l’expérience des cégeps vieille de moins de dix ans.• le rapport Nadeau n'a pas démontré la nécessite de la réforme globale proposée • les principes de formation générale proposées dans le rapport Parent et inscrit dans les structures des cégeps demeurent valables et fondamentaux.Voici le nom des dix coordonnateurs qui ont participé à la réunion au Cégep Vanier de Montréal: Gaétan Latre-mouille, professeur de géographie à Lionel-Groulx; Sadat Kazi, professeur de sciences économiques à Vanier; Roman Mukerjee, professeur de lettres à Vanier: Gilles Cournoyer, professeur d’anglais à Bourgchemin; F.Clermont, professeur d'histoire à Victoriaville; Louise Gour, professeur de sociologie à Saint-Laurent; Fernand Potvin, professeur de sciences économiques à Brebeuf; Jacques Ouellet.professeur de philosophie à Cnicoutimi et Gérard Loriot, professeur de sciences politiques à Valleyfield.du déluge d’informations officielles (lois, règlements, débats, rapports) qui devraient être déposées, en un nombre suffisant d’exemplaires, le jour même de leur sortie, aux bureaux de Communication-Québec.Le Conseil se plaint amèrement, par exemple, du fait que seules sept copies de la loi 64, sur les mesures antiinflationnistes, se soient rendues à Montréal alors que l’Assemblée nationale en entreprend cette semaine la deuxième lecture.De plus, les “publics institutionnels” devraient bénéficier d’un contact direct au sein des ministères, pour s’informer rapidement des décisions et actions gouvernementales.A cette fin, le patronat suggère l’embauche d’un spécialiste des communications, pour chaque ministère, qui pourrait être rattaché au bureau du sous-ministre.Le désordre des communications, s’il inquiète le CPQ, lui semble cacher un mal peut-être plus grand encore, celui de l'inefficacité des organismes de concertation.Trop souvent, estime-t-il, les ministères font peu de cas des conseils consultatifs que leur impose la loi, les informant peu ou pas, mettant en doute leur représentativité, limitant leur autonomie, ou leur refusant les moyens financiers de fonctionner et de faire la recherche pour laquelle ils ont pourtant mandat.Non seulement le législateur devrait “imposer" la concertation au pouvoir exécutif, propose le CPQ.mais la dotation budgétaire et le personnel des conseils consultatifs devraient dépendre administrativement du secrétariat général du Conseil exécutif.A ce sujet, le Conseil du patronat a relevé rapidement quelques différences étonnantes entre les statuts des divers conseils consultatifs auprès des ministères, et offices gouvernementaux.Ainsi le Conseil supérieur de l'Education, auquel le ministre doit soumettre pour avis tout nouveau règlement, est le plus choyé budgétairement.En 1974-75.il Les plaques 1976 QUÉBEC (PC) — Les plaques d’immatriculation 1976 seront mises en vente à compter du 17 novembre prochain pour les automobilistes québécois.L’an dernier.l'émission des plaques d’immatriculation avait connu un certain retard à cause de l’incendie de l’usine qui les fabriquait.a reçu $609,300 et son effectif était de 25 personnes.Il est vrai qu’il a dû consacrer environ $400,000 à sa recherche sur l’enseignement collégial (le rapport Nadeau).Tout cela en fait justement un modèle idéal, selon le mémoire du Conseil du patronat, qui fait ressortir le destin moins heureux du Conseil consultatif du travail et de la main d’oeuvre, à son avis “le plus important du Québec”.Celui-ci disposait en 1974-75 de quatre employés et de $91.500.Le championnat de l’indigence revient au Conseil de la protection du consommateur, institué auprès de l’Office du même nom, qui n’a eu ni budget, ni personnel.Qui pis est, c’est l’Office concerné qui lui prête du personnel quand il le faut, ce qui n’augure rien de bon pour son autonomie.M.Charles Perreault, président du Conseil du patronat a rappelé que le premier ministre du Québec, M.Robert Bou-rassa, avait confié l’étude de toute cette question, information et concertation, au comité de la réforme administrative présidé par le secrétaire général du Conseil exécutif, il y a déjà plus d’un an.Le CPQ reste sceptique, puisque les résultats ne sont toujours pas venus.“L’expérience, dit son mémoire, prouve que le problème de la concertation au Québec est autant un problème d’attitude des responsables politiques et administratifs „ Charles Perreault qu’un problèmes de structures".11 ira même un peu plus loin, jusqu'à dénoter, dans certains cas, “une mauvaise foi des titulaires des ministères ou organismes concernés ”.Pour le financement de la résistance au Chili Des militants socialistes chiliens vivant à Montréal, en conjonction avec des membres du NPD-Québec, lancent demain une campagne de financement de la résistance chilienne à la dictature.La campagne prendra la forme de sollicitation à domicile — des reçus seront remis aux souscripteurs — ou d'interventions auprès de mouvements “progressistes”, au Québec et au Canada.Un porte-parole des organisateurs de cette campagne, qui désire conserver l’anonymat, a précisé hier qu'au Chili, le Parti socialiste vit, malgré la répression, et qu'il est à même de faire circuler (septembre 1975) un manifeste à fort tirage sur ce qui s’appelle le“ Front uni de la patrie et de la résistance." Les fonds recueillis au Canada seront déposés dans un compte spécial, puis acheminés discrètement vers le Chili qi) subsiste clandestinement une organisation socialiste vigilante, apte à rappeler aux ouvriers, aux étudiants et aux paysans que le pouvoir de Pinochet provoque des souffrances que doivent surbir les Chiliens, non sans semer l'espoir d’un retour à une patrie socialiste, comme au temps de feu Salvador Allende.Bientôt, un tract en espagnol — il sera ultérieurement traduit en français puis en anglais — fera le point sur la situation politique et économique au Chili et l’on pourra se le procurer à la permanence du NPD-Québec, au 1393 rue Rachel est: tél.523-3588.L'erreur fondamentale .du Parti socialiste, à l'époque de l’Unité populaire, fut, selon le manifeste du PSC, de ne pas faire davantage confiance aux masses dans la lutte engagée contre le pouvoir de la bourgeoisie.garanties souhaitables de la compatibilité entre l’attitude canadienne et le projet de souveraineté politique du Québec.Nulle équivoque n’est possible sur la portée et le sens de la signature du document par le Canada, estime le PQ, qui voit ainsi réaffirmés les grands principes de l'option qu'il préconise.L’accord d’Helsinki: reconnaît la possibilité de modifier les frontières des Etats par des moyens pacifiques; bannit le recours à la menace et l’emploi de la force, soit contre l'indépendance politique, soit contre l'intégrité territoriale; affirme l'intention des Etats signataires de s'inspirer des principes de leur déclaration dans leurs relations avec tous les autres Etats, y compris ceux qui pourraient naître en application du droit des peuples à poursuivre leur développement politique.Interrogé par les journalistes, Me Jacques-Yvan Morin a expliqué hier que la notion de peuple ne tient pas tellement à une définition abstraite mais émerge plutôt de situations concrètes.A la condition cju’il s'agisse d’un groupe humain qui possède des caractéristiques propres, un territoire, des intérêts communs et une histoire.Dans la pratique internationale, indique M.Morin, sont devenus des peuples, les groupes humains qui se sont définis comme tels.Ce qui amène le chef parlementaire du PQ à conclure que dans le cas précis du Québec, ce n'est pas le gouvernement fédéral mais la communauté internationale qui sera juge.Menace de grève au Times de NY NEW YORK (Reuter) - Des négociations de la dernière chance se sont ouvertes hier afin d'éviter qu’une grève empêche aujourd’hui la parution du New York Times.Mais du côté de la direction comme des employés on n'est guère optimiste, on ne voit pas comment on pourrait réussir là ou sept mois de négociations ont échoué.Quelque 2,000 employés du Times — journalistes, employes de bureau et des services de publicité — qui appartiennent à la Guilde des journaux se mettront en grève à sept heures du matin si cette dernière tentative échoue.Des employés du Times affiliés à d’autres syndicats ont promis leur soutien à la Guilde si celle-ci met à exécution sa menace de grève., Le personnel du Times affilié à la Guilde demande que le nouveau contrat - l'ancien est venu à expiration en mars - comporte de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés.' - Y ¦ LYJYi ' '¦ vo- «psK-SSa i • ' '-'V ^7* VI 5'^ /.cv splendeurs s'étalant de nauehe à droite: $175 et $55.Une mode européene: argent sterling et ivoire.Au Canada.Mappins vous en offre les plus belles pièces - la riche couleur de l’ivoire mariée à la finesse de l’argent sterling, à la façon des grands joailliers espagnols.Que vous préfériez la beauté rigoureuse des formes abstraites ou la délicate élégance des ailes d’un papillon, c’est un cadeau original et précieux, que vous aurez peut-être envie de vous faire à vous-même.A cause de l’exclusivité de ces bijoux, chaque pièce ne se trouve pas nécessairement dans chacun du nos magasins.Quel que soit votre choix Vous tnnjYcrc/ un magasin Mappins dans les principales villes du Canada 1,000, ru« Ste-Catherine, o, Mtl et 3131, Côte-Vertu, St-Laurent * i î — LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 11 novembre 1975 Les Jeux sous la tutelle d’un sous-ministre ?par Gilles Lesage QUEBEC — Il semble bien que ce sera le sous-ministre des Travaux publics, M.Koger T.Trudeau, cjui sera le "tuteur”, pudiquement appelé coordonnateur, du gouvernement québécois dans le dossier olympique.Le premier ministre s’est finalement rendu, avec réticence, aux représentations que certains ministres et hauts fonctionnaires lui faisaient depuis plusieurs mois déjà.Et M.Robert Bourassa fera part de ces décisions aujourd’hui même au maire de Montréal.M.Jean Drapeau et au président du comité exécutif, M.Gérard Niding.Le sous-ministre des Transports, M.Claude Rouleau, et celui des Travaux publics font déjà partie du comité de coordination des jeux Olympiques, avec le solliciteur général, M.Fernand Laprade.Mais ce comité n’a exercé jus-u’à ce jour qu’un pouvoir d’examen des épenses de la ville de Montréal pour les Jeux de 1976.En plus de garder son pouvoir d'examen, le comité exercerait désormais un droit de vote et de surveillance beaucoup plus direct et même quotidien.Tout en demeurant au dossier, M.Rouleau ne peut vaquer à cette tâche à plein temps d’ici le mois de juillet prochain.Par contre, M.Trudeau ne détesterait pas un changement d’orientation, d’autant plus que ses relations avec le nouveau ministre des Travaux publics, tyl.William Tetley,’ ne sont pas des meilleures, dit-on à Québec.Il y a un bon moment déjà qu’il est question que le gouvernement du Québec s'implique davantage dans la construction des équipements et dans le cheminement critique des jeux Olympiques.Chaque fois, les autorités municipales ont réussi à convaincre le premier ministre que tout était sous contrôle et qu’une tutelle, déguisée ou non, n’était pas nécessaire.Mais le coût des travaux, et partout du déficit, prenant une ampleur insoupçonnée au début de l’année, il semble que certains ministres et des conseillers proches de M.Bourassa lui ont fait comprendre que les problèmes en cause ne sont pas que “techniques”, comme le prétend la ville de Montréal, mais qu’ils tiennent également aux gestionnaires, à savoir la ville de Montréal.Il ne reste que huit mois avant les Jeux.Il est trop tard pour remettre en cause certaines décisions, mais il ne l’est pas pour tenter de s’assurer que les délais seront respectés et surtout que les coûts ne prendront pas encore plus d’ampleur.MM.Rouleau et Trudeau sont des ingénieurs qui connaissent parfaitement le dossier des Jeux et ses implications sur le Trésor public québécois.Au surplus, tous deux sont rompus à une discipline sévère, presque militaire, qui leur a mérité la pleine confiance du premier ministre.Mais M.Rouleau est trop occupé, dit-on, pour se consacrer entièrement aux Jeux.Quant à M.Trudeau, qui a presque atteint l’âge de la retraite, il serait prêt à relever le défi que M.Bourassa lui impose.Il reste au premier ministre à en faire part à M.Drapeau, dont les réactions sont toujours imprévisibles et que l’on craint toujours à Québec.Mais l’on assure que, cette fois, c'est M.Bourassa qui fera entendre raison au maire de Montréal.De son côté, le RCM recommande de s’en tenir aux installations essentielles et d’amputer le stade olympique de son mat et de son toit amovible, afin de limiter le déficit des jeux Olympiques.C'est le conseiller Paul Cliche qui a réclamé sur les ondes d’une station radiophonique montréalaise ces changements en s'adressant tant au maire de Montréal, M.Jean Drapeau, qu’au premier ministre Robert Bourassa.Dans l’esprit du conseiller Cliche, les installations essentielles sont les pistes d’athlétisme, les piscines, les estrades pour les spectateurs, ainsi que certains services auxiliaires pour les athlètes et les spectateurs.Quant aux “amputations" demandées, le conseiller affirme qu’elles doivent être faites peu importe la décision que prendra Québec à l'égard d’une tutelle sur les jeux ou l’octroi de subventions.Quant aux coûts, M.Cliche a souligné que les prédictions les plus pessimistes faites par le RCM en janvier dernier sont aujourd'hui confirmées par les faits: des dépenses d’un milliard de dollars et un déficit de $500 millions.Le conseiller a déclaré qu’il serait “criminel d'engouffrer davantage de millions pour combler le déficit qui, étant donné le fiasco de la méthode d'autofinancement, sera comblé par des taxes tirées directement des goussets des Montréalais et des Québécois".La CMQ ajourne son au gré du temps enquête à St-Léonard A peine entamée, l’enquête de la Commission municipale du Québec sur l’administration municipale de la Cité de Saint-Léonard a été ajournée hier pour une quinzaine de jours.C’est pour permettre aux procureurs des deux parties de respecter des engagements pris avant que la commission ne commence ses travaux que l’ajournement a été accordé.Celui-ci n’interromprera toutefois pas le suspense de l’enquête, la commission n'ayant pas encore réussi à créer de suspense.En trois jours d'audiences, les procureurs de la commission se sont surtout attachés à tenter de démontrer que des liens existaient entre le président des Consultants Métropolitains, M.Robert Vigneault.et Factuel maire de Saint-Léonard et ancien conseiller municipal, M.Jean DiZazzo.La semaine passée on avait notamment appris que la Cité de Saint-Léonard était l'unique cliente des Consultants Métropolitains depuis 1971.L’an dernier, M.Vigneault a versé une somme de $75,000 à la caisse électorale de M.DiZazzo.puis a acquitté des factures représentant des dépenses électorales pour une somme de $28,000 environ.Ces factures ont d’ailleurs été modifiées pour permettre à M.Vigneault de les comptabiliser pour fins d’impôt.Hier.M.Vigneault a notamment admis qu'il avait à trois reprises exécuté personnellement, pour le compte de M.DiZazzo, des plans de mécaniques et d'électricité, il n'a rien chargé à M.DiZazzo dans deux des trois cas parce qu’il lui devait de l’argent.celui-ci lui ayant cédé en 1971 certaines pièces d'équipement d'arpentage.Une sorte de “compte à compte" avait été établi entre les deux hommes pour annuler cette dette, estimée à environ $8,000.Avec d'autres factures que lui a fait transmettre M.DiZazzo et qu'il a ac- # La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire MARDI, LE 11 NOVEMBRE A M.JÉRÔME CHOQUETTE ex-ministre de l'Éducation et de la Justice Hôtel Sheraton Mont-Royal 12 h 30 Le public est admis Billets à l’entrée: $7 Pour les membres, des livrets d'abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 quittées, M.Vigneault semble avoir effacer cette dette.Les enquêteurs ont aussi fait état d'une lettre rédigée par la secrétaire de M.DiZazzo, Mlle Nicole Durand, pour M.Vigneault qui pour l'occasion lui avait demandé de taire le“phrasage" puisqu'elle était bonne en français.11 faut dire que Mlle Durant faisait de la tenue de livres pour les Consultants Métropolitains.Finalement un expert de la Sûreté du Québec a démontré que M.DiZazzo avait anoté le brouillon de la lettre.N En ajournant, la commission a laissé le suspense sur ce point, sans donner plus d’explication sur ses intentions.Records On ne sait pas encore très bien comment les Jeux se passeront à Montréal, mais d’ores et déjà, un record est battu, celui de l’argent dépensé.Médaille d’or, le maire de Montréal, prêt à faire monter sur son podium deux autres athlètes du lancement du dollar, Bourassa et Trudeau.Hymnes nationaux.Sur le tableau électronique clignotent les chiffres.Le milliard est dépassé.Bravo! Mais, tout cet argent, où est-il allé?dans quels coffres?dans quelles poches?Comment va-t-il se réinsérer sans trop de dommages dans notre économie déjà sur-inflationnaire?Après les pétro-dollars, nous voici engorgés par les drapo-dollars.Louis-Martin TARD La grève du zèle sévit dans plusieurs hôpitaux C’est au tour des autres professionnels de la santé à manifester leur mécontentement à la suite des offres salariales dévoilées par le gouvernement aux 111.200 employés du secteur des Affaires sociales.Et ils le font sous forme de grève du zèle spontanée dans plusieurs hôpitaux, sans cependant perturber les services.Les infirmières ont eu la grosse part du gâteau avec une hausse relative de 60% La grève postale nuit à la vente des cartes Unicef TORONTO — Les projets d'appui financier pour venir en aide aux enfants nécessiteux de 109 pays en voie de développement sont sérieusement menacés par la naisse des ventes des cartes de Noël de l’Unicef.Selon les dirigeants de l'Unicef, le climat d'incertitude en raison de la grève des postes est responsable de la baisse des ventes par rapport aux autres années."Les gens qui achètent habituellement les cartes de Noël de l'Unicef à cette époque-ci de l'année sont quelque peu hésitants car ils ne savent pas s'ils seront en mesure de les expédier par la poste", de dire M.Hugh Bartley, directeur du programme de vente des cartes Unicef."Les revenus nets de la vente des cartes s'est élevé à $1,123.000 l'an dernier, soit près de la moitié des revenus d'ensemble de l'Unicef au Canada.Nous espérons récupérer une partie des revenus en moussant les ventes des cadeaux Unicef lesquels sont présentement offerts dans tous les centres de cartes Unicef”.Ces cadeaux comprennent dés minicartes et du papier à lettre orné de magnifiques dessins par des artistes célèbres.Le cadeau le plus populaire est le calendrier-agenda de l'Unicef dont on peut enlever les pages avec les dates à la fin de l'année et conserver ainsi une brochure de dessins artistiques.“Plusieurs sociétés envoient ces calendriers à leurs clients cette année au lieu des cartes de Noël de l'Unicef”, de souligner M.Bartley.Les personnes qui désireraient des renseignements sur les centres de vente des cartes et des cadeaux de l’Unicef, sont priées de communiquer avec le bureau provincial de l’Unicef de leur région.en trois ans — 44% la première année, 8% la deuxième et la troisième — qui tient compte des montants forfaitaires de 17% accordés au cours de l'année précédente en fonction de la hausse du coût de la vie.Mais les techniciens de laboratoire, les inhalo-thérapeutes, les techniciens de laboratoire, les paramédicaux, les techniciens en radiologie, les ouvriers, les tech-nologiste médicaux, etc.qui font partie du Cartel des organismes professionnels de la santé (20.000 membres), ne sont pas contents du tout d’avoir été laissés pour compte, avec des augmentations allant de 27% à 38%.selon les mêmes barêmes de calcul, soit en englobant les montants d'indexation.Un porte-parole de l’Association professionnelle des technologistes médicaux, M.Nelson Bouffard, a déclaré hier au DEVOIR qu’il était “très difficile de conserver un bon moral, dans les circonstances".Il a précisé cependant que les ralentissements de travail dans certains hôpitaux, en fin de semaine, ne venaient d'aucun ordre concerté mais d’une réaction spontanée de la part des paramédicaux."Nous nous sentons défavorisés non seulement au plan des salaires, a commenté M.Bouffard.mais aussi au plan de la reconnaissance des équivalences académiques et professionnelles qui sont les mêmes que celles des infirmières pour nous.Comment alors expliquer la disparité des offres salariales entre les groupes?" Cette question sera au centre des pourparlers qui reprennent mercredi.Les technologistes médicaux entendent bien ne pas laisser passer cette injustice et ils feront en sorte de recevoir toutes les explications qui s'imposent avant de signer un contrat de travail qui les lie pendant trois ans à un système inédit de "démérite".aujourd’hui A 11 h.Cérémonie du Jour du souvenir, au Cénotaphe de la Place du Canada.• A 12 h 30, déjeuner-causerie hebdomadaire de la Chambre de commerce du district de Montréal: conférencier, M.Jérôme Choquette, député d’Outremont.• A 19 h 30, réunion pour commémorer l’indépendance de l’Angola, au 745 est, rue Roy.Le mouvement de débrayage atteint le secteur francophone Le mouvement de grève spontanée qui secoue les écoles catholiques anglaises de Montréal depuis une semaine s’est étendu hier au secteur francophone, alors que les enseignants de la polyvalente Emile-Nelligan ne se sont pas présentés devant leurs 2,500 élèves.Alléguant la maladie collective, responsable d’un taux d’absentéisme alarmant dans les écoles anglaises, les enseignants de l’école Emile-Nelligan sont allés réclamer des actions plus énergiques de leurs dirigeants syndicaux aux bureaux de l’Alliance des professeurs de Montréal.Alors que les dirigeants anglophones, tant du côté protestant que catholique, multiplient les déclarations publiques contre les offres salariales du gouvernement et encouragent les débrayages sporadiques, les syndicats francophones ont jusqu’ici été plutôt discrets sur les formes que prendront leur offensive.Le n est que jeudi soir que la Centrale des enseignants du Québec (CEQ) communiquera sa réaction officielle aux offres patronales à l'occasion de l’assemblée générale de l'Alliance des professeurs de Montréal, qui regroupe les quelque 10,000 enseignants francophones de la CECM.au sous-sol de l'Eglise Notre-Dame-du-Rosaire, à l’angle des rues Villeray et Saint-Hubert.Les dirigeants de la CEQ dévoileront également à cette occasion le plan d’action qu'ils entendent lancer durant les prochaines semaines dans le monde scolaire.On parle déjà de journées d’études d'ici la fin de novembre, de retenue des notes scolaires, de séances d'information auprès des parents et de délégation auprès des commissaires d’école.Chez les anglophones, particulièrement de religion catholique, l’on est déjà passé à l'action.Hier, 300 enseignants ont succombé à la “grippe Garneau”, suivant l'expression d'un permanant du syndicat des enseignants anglo-catholiques, abandonnant quelque 5,000 élèves de quatre écoles secondaires et d'une école élémentaire.Aujourd'hui, on annonce le débrayage de quelque 2,000 enseignants catholiques et un congé forcé pour environ 40.000 petits anglo-catholiques.Le taux d’absentéisme est élevé même dans les écoles qui fonctionnent encore.Les deux centrales des enseignants anglophones, la Provincial Association of Catholic Teachers et la Provincial Association of Protestant Teachers, tiennent vendredi leur congrès annuel conjoint.On y parlera sans doute des négociations et les enseignants protestants en profiteront pour organiser une manifestation devant les bureaux du premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa, à l’édifice de l’Hydro-Québec.A.P.A.M.Inc.4590, rue Hochelaga, Montréal, Qué.259-6947 Effectuons travaux divers d’assemblage, d’emballage, d’empaquetage, de scellage, etc.Travail de qualité.Pour rendez-vous appeler entre 9h et 16h.Demander M.Léon Lafleur 259-6947 La maîtrise du détail, la précision dans la construction, un service après-vente unique font de cuisine TEGNÂ le seul vrai spécialiste du meuble contemporain.WSWM illtilllMÜ ' • % I mm V, TêcnoJ $ a.*\ ÿ.%.: a "too TECHNIQUE INTERNATIONALE OU MEUBLE 1215, rue Tellier, Saint-Vincent-de-Paul, Laval 326-9540 Direction: pont Pie-IX, sortie boul.Lite (3e sortie) à droite jusqu'au bout, puis à gauche jusqu'à Tellier.Lundi, mardi.m«rcr«tdi da 9h A 17h.Jeudi et vendredi de 9h à 21 h.Samedi de9hA 17h.v GROS LOT DE | *255,569.30 AJOUTÉ AU GROS LOT VENDREDI FAITES VALIDER VOS BILLETS | 4 • Le Devoir, mardi 11 novembre 1975 t éditorial Le congrès de la maturité .Le renvoi du Curé de Ste-Yvette.Il faut savoir s’adapter avec l’Église En invitant les militants du RCM à identifier carrément leur parti au socialisme, les dirigeants du Rassemblenet des citoyens de Montréal avaient pris un risque peut-être démesuré.Ou bien en effet le fameux rapport du conseil exécutif était endossé par la majorité, au risque de diviser le parti; ou bien, en rejetant ce crédo de “l’analyse socialiste”, les délégués du RCM désavouaient du même coup leurs dirigeants et précipitaient leur retraite politique.Ces deux écueils étaient de nature à briser une barque forcément fragile, le RCM étant toujours à faire ses premiers pas dans bon nombre des districts de la métropole.Rien de tel n’est survenu.La victoire de l'automne dernier a soulevé plus de problèmes nouveaux qu’elle n’en a resoin d’anciens.Mais l’intelligence politique qui a permis au RCM de naître là ou rien n’était cru possible, et de vaincre, là où le pouvoir paraissait invincible, cette même intelligence a prévalu.Les faits, non d’abord un choix idéologique, avaient obligé les fondateurs du RCM à faire reposer le parti sur les forces plus progressistes de la vie montréalaise; le même réalisme a amené les congressistes à écarter pour le moment une option plus rigide, sans retirer pour autant leur confiance à ceux qui la leur proposaient.On peut déplorer que le RCM ait ainsi consacré à un débat qui risquait de le miner plus de temps qu’il n’en a mis à attaquer un régime plus que jamais enfoncé dans l’irresponsabilité administrative et sociale.Mais dans les partis de gauche, ces crises sont inévitables; elles donnent trop souvent naissance à une prolifération de factions aussi fortement caractérisées qu’impuissantes à prendre le pouvoir: ce n’est pas un mince signe de maturité politique que d'avoir épargné ce luxe aux Montréalais, qu’on les définisse comme des “travailleurs” ou des "citoyens”! Non pas que le RCM ne doive se donner une vision approfondie et cohérente de la crise urbaine et du programme qu’il propose aux Montréalais.Il n'est que de voir l’Opposition péquiste chroniquement à la remorque du gouvernement Jibéral dans les débats sur le logement par exemple où les Jeux olympiques pour constater, s'il en était besoin, où mène l’appétit électoral et ses intérêts contradictoires.Les libéraux rivalisent avec le PQ et le NPD en matière d’étiquette social1 démocrate, on voit mal quel gain le RCM aurait pu retirer en ajoutant son nom sur la liste de la confusion et de la manipulation électora-liste.Au train même où vont les choses dans les grandes villes nord-américaines, une ana- lyse “socialiste” ne sera bientôt plus un luxe; on n’en tirera pas davantage un épouvantail commode.Encore faut-il la faire cependant, à l’épreuve et à l’école de l’action autant et plus qu’à l’enseigne des manuels et de leurs professeurs.Sous l’étiquette de la gauche ou du soci-lisme, nombreux sont les partis qui sont nés à Montréal et qui y sont morts; le RCM aurait pu prendre la succession de l’ùn ou l’autre et connaître la même fatale carrière.Il fut au contraire une alliance entre des forces oui, toutes, auraient pu prétendre incarner chacune une option vraisemblable.Les quartiers anglophones auraient pu former une ligne démocratique contre la dictature vieillissante du régime Drapeau; l’Opposition péquiste aurait pu ouvrir une branche municipale pour consolider ses positions montréalaises; les milieux syndicaux auraient pu tenter une nouvelle fois de jeter dans la métropole les bases d’un “parti des travailleurs”; et ainsi de suite.Les groupes et petits partis ainsi formés auraient, des le point de départ, confirmé les Montréalais dans leur impuissance et dans la dépossession politique qui, depuis les origines de leur ville caractérise ce “peuple de locataires”.Il n’est pas dit que le RCM, ayant réveillé la vie politique municipale, ne subira pas les conséquences négatives de ses succès et que les forces qu’il a réussi à rassembler resteront indissolublement unies.Dans une alliance comme celle qui le compose, le Rassemblement des citoyens de Montréal contient les germes de sa division, germes d’autant moins négligeables qu’ils reflètent plus de luttes d’intérêts qu'on a bien voulu jusqu’ici en voir au sein de la “majorité” de la population.A vouloir trop et trop tôt unifier sous un crédo plus strict, le RCM se condamnait cependant a végéter, alors que de l’aveu même de ses dirigeants, un effort immense d’implantation s’impose encore dans les quartiers et dans leurs problèmes propres.Si la division des tendances doit survenir, ce devait plutôt être après la formation de bases plus nombreuses et mieux pourvues en militants et en expérience politique.Autrement, l’on risque de sé- arer surtout des dettes et un maigre mem- ership! Les membres du RCM restent libres de faire la thèse de leur choix sur la crise urbaine qui frappe Montréal après tant d’autres villes industrielles; et les socialistes ne manqueront pas d’exemples avec l’agiotage olympique qui continue de plus belle ou avec les applaudissements que les spéculateurs fonciers ont réser- vés à M.Robert Bourassa lors de son derniei voyage en Allemagne.Mais en toutes hypothèses, et quelle que soit l’option socioéconomique du parti, le RCM doit d’abord relever le défi de son implantation à la base et dans les “petites patries” qu’il veut organiser et sortir de leur aliénation politique.On peut soutenir qu’une ligne plus nette aurait accéléré ce processus ou, au contraire, l’aurait freiné.En choisissant de mettre l’accent sur les luttes de quartiers, les dirigeants et les congressistes du Rassemblement sont revenus, après les campagnes "générales” qu’ils ont livrées avec succès, à leur plus rude défi.A cette étape-ci du mouvement qu’il veut être, le Rassemblement des citoyens de * Montréal ne saurait négliger d’engager la bataille sur des problèmes majeurs comme ceux du logement, du transport en commun ou du financement du déficit olympique; l’accent sera mis dès février sur le logement, domaine particulièrement délabré à Montréal; le parti ne pourra cependant se soustraire aux autres dossiers qu’il doit surveiller de près maintenant qu’il lui incombe d’être l’Opposition à l’hôtel de ville.Mais il ne pourra non plus mobiliser les forces potentielles de tous les quartiers en même temps.Des choix s’imposent à raison des énergies limitées dont dispose le RCM, à raison aussi du problème inusité et ardu que pose l’organisation d’un “pouvoir de quartier”.• Bref, avant de faire adopter une analyse socialiste à des districts somme toute à l’aise ou moins menacés, tels Ahuntsic, Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont ou Mercier, le RCM devra réussir à établir des bases progressistes dans certains quartiers ouvriers, comme Saint-Michel, Pointe-Saint-Charles, ou Centre-sud.Le Rassemblement ne saurait attendre un consensus idéologique ni la prise du pouvoir à l’hôtel de ville pour passer ce test décisif de sa pertinence à Montréal.Le jour qu’il faut souhaiter prochain où la population d’un quartier, quel qu’il soit, sera à meme de se défendre contre les agressions urbaines et d’aménager elle-même ses intérêts propres, ce jour-la un déblocage sera survenu a Montréal, moins spectaculaire peut-être mais sûrement plus important que la percée électorale du RCM l’automne dernier.Ce chemin-là sera peut-être socialiste; il sera surtout emprunté par “le vrai monde”.On n’aura pas remplace le rêve d’un homme par le rêve d'un groupe.Jean-Claude LECLERC Des blancs dans le tableau soviéto-US par GEORGES VIGNY par Mgr PAUL GRÉGOIRE ¦ Dans une lettre aux prêtres et aux fidèles du diocèse de Montréal qu’il a rendue publique hier, l’archevêque de Montréal a fait connaitre les motifs qui l’ont amené à relever de son mandat ces jours derniers le curé de la paroisse Ste-Yvette, M.Yves Norman-din.Voici le texte intégral de la lettre de Mgr Grégoire.Frères, De récents événements m’ont amené à poser un geste douloureux.Un curé fervent et dévoué, celui de la paroisse Ste-Yvette, refusait depuis des mois d’accepter les orientations actuelles de l’Eglise en matière liturgique.Il s’opposait en particulier à la célébration de la messe selon le missel romain de Paul VI.J’ai dû intervenir d’autorité et enlever sa charge à ce curé.C’est avec peine que j’en suis arrivé à une telle décision.Mais j’avais épuisé toutes les ressources du dialogue et de l'avertissement fraternel.Je porte ce fait à l’attention du public pour dissiper une équivoque.Le motif de mon intervention n'était pas qu’on faisait usage de la langue latine dans la célébration de l'eucharistie à Ste-Yvette, mais bien qu’on se refusait à adopter le seul rite de la messe autorisé dans l’Eglise latine.L’Eglise n'interdit pas le latin, pas plus qu'elle ne met en cause le chant grégorien qui est l’une de ses richesses.Mais elle réalise que l'emploi d’une langue comprise des fidèles est plus apte à favoriser l’intelligence des rites et à faciliter la participation de l'assemblée.C’est pourquoi la Constitution sur la liturgie promulguée par Vatican II accorde à l’autorité religieuse territoriale compétente la possibilité de donner la place qui lui revient a la langue du pays dans les messes célébrées avec le peuple.En accord avec Rome, les évêques canadiens ont largement utilisé cette possibilité.Avec mes collègues de l’épiscopat, j’ai donc pris cette décision parce que je la croyais accordée à nos besoins spirituels et susceptible d’ètre bien accueillie par l’ensemble des fidèles, ce que les faits ont confirmé.Cette décision n'exclut pas la possibilité de messes célébrées en latin selon le nouveau rituel.Des fidèles dont la plupart venaient de l’extérieur de Montréal se pressaient à la paroisse Ste-Yvette pour participer à une messe telle qu'on la célébrait autrefois selon le missel du pape Pie V.On ignorait systématiquement le renouveau de la liturgie amené par le Concile, de même que les directives du Saint-Père.On déplorait comme un malheur la manière dont l’Eglise célèbre l’eucharistie depuis quelques années.D’autres fidèles partagent ce malaise dans une Eglise qui se veut fidèle au Seigneur.De fait, des personnes se sont senties bousculées par les changements dans l’Eglise.Elles ont parfois l’impression qu’on a changé la religion.Pour elles, notre passé religieux semble déprécié par les changements, comme si nous méprisions les racines qui nous font vivre.Je comprends cette réaction.Et j’aimerais rassurer ceux qui l'éprouvent.Je dirai sim- plement ceci.Si l’Eglise change à travers le temps, c’est pour etre toujours davantage elle-même, fidèle à sa mission.A travers toutes les transformations et les adaptations que nous avons connues, rien n’a été changé de la tradition essentielle de l’Eglise.Notre communauté chrétienne puise toujours sa force dans l’Evangile et l’enseignement des Apôtres.Et nous pouvons toujours compter sur le même Seigneur dont la présence nous donne paix et courage pour vivre à la manière d'aujourd’hui son message de toujours.Aussi, je m’adresse de façon particulière à tous ceux qui regrettent le passé et qui cherchent à se défendre contre les défis du présent.Je les exhorte de grand coeur à vivre dans la sérénité et la confiance en l’Eglise.Le Seigneur est aussi présent aujourd'hui qu'hier.Et nos plus beaux souvenirs ne doivent pas nous dispenser de vivre l’expérience difficile mais salutaire de l’Eglise de ce temps.Au moment où certains sont tentés de se figer dans des attitudes réactionnaires et de vouloir arrêter le temps pour sauver les valeurs du passé, je vous invite à la confiance dans le Seigneur et dans son Eglise telle que celle-ci s'exprime, en particulier par la voix du Concile et celle du premier pasteur le pape Paul VI.Rien sûr, l’exercice de l’autorité comporte de lourdes exigences.Mais nous aurions tort d’oublier que le Seigneur assiste de son Esprit ceux à qui il confie la charge de diriger son Eglise.Je voudrais que tous les pasteurs et les fidèles de notre Eglise de Montréal partagent sans réticence mes sentiments de solidarité et d'attachement à l’égard du Saint Père et reconnaissent en lui le Vicaire de Jésus-Christ pour aujourd’hui.En rapport avec cette question, on m’interroge sur la présence à Montréal de Monseigneur Marcel Lefebvre qui est connu à l’étranger pour ses prises de positions négatives à l'égard du dernier Concile et de certaines directives du Saint Père.Je tiens à dire ici que ce n’est pas moi qui ai invité Monseigneur Lefebvre.De plus, on peut être assuré que je ne donnerai mon appui à aucune affirmation qui s'éloignerait de la pensée officielle de l’Eglise.De même, pour le moment, j’entends éviter à son sujet toute discussion publique qui ne ferait que nourrir des polémiques inutiles.Si j'invite à l’obéissance confiante ceux qui s'effraient des changements légitimes dans l’Eglise, il va de soi que je lance la même invitation pressante à ceux qui, sous prétexte d'ouverture d'esprit, aspirent aux changements ou bien de façon maladroite, ou bien à l’encontre des orientations du magistère.Certains pensent bâtir l'Eglise de demain au gré de leur fantaisie: les audaces téméraires et les expériences imprudentes ne font en réalité rien avancer.Je souhaite que ceux-là également repensent en profondeur leur appartenance vivante à l’Eglise d’aujourd’hui qui n'est pas une abstraction, mais une réalité bien concrète voulue par le Seigneur,aimée de lui, et que nous avons à vivre dans la richesse de notre communion fraternelle.Les questions qui se posaient dès après l’annonce du double accord céréalier et pétrolier entre l'Union soviétique et les Etats-Unis remontent à la surface, éclairées crûment par le désaccord confirmé quant aux négociations sur la limitation des armements stratégiques (SALT).Confirmé plutôt deux fois qu'une, et par M.Kissinger plus carrément que par M.Ford.Ainsi, à entendre le cnef de la Maison-Blanche, on avait le sentiment que le sommet Ford-Brejnev, déjà décalé, ne se tiendra probablement pas cette année.A entendre le secrétaire d'Etat, on se rend compte que même en 1976, ce sommet peut ne pas avoir lieu.Ainsi, M.Kissinger a "des raisons de penser" que les négociations SALT se poursuivront en 1976 en vue de trouver un compromis mais, parallèlement, il exclut un sommet soviéto-américain dans un avenir prévisible sans la signature d’accords SALT-2 au bout.De même, se disant prêt à rencontrer s^n collègue soviétique.M.Andrei Gromyko, il précise que ce ne sera pas avant que les positions des deux parties permettent de nouer un dialogue constructif.Enfin, enregistrant le refus soviétique.M.Kissinger déclare: ‘ Le fait que l’Union soviétique ait rejeté la aernière proposition américaine ne signifie pas que les Etats-Unis vont en présenter une autre: nous attendons encore du gouvernement soviétique une réponse raisonnable”.C’est un raisonnement rigoureusement juste et qui laisse la balle dans le camp soviétique.Le mot clé dans la déclaration citée est ” réponse raison- nable", car tout laisse croire que M.Brejnev n'est pas en situation d'en faire une.Et ce.d'autant plus difficilement que M.Kissinger vient de minimiser l’importance du troc Backfire-Cruise qui.apparemment, a bloqué la phase actuelle des SALT IL Le Backfire est le nom donné par les Américains à cet avion soviétique porteur de charge nucléaire et dont l’autonomie permet l’aller-retour entre l'Union soviétique et les Etats-Unis.Le Cruise, lui.est ce “missile de croisière” américain constitué par une charge nucléaire volante, dotée d'un ordinateur et d’un moteur à réaction qui lui permet de parcourir des distances ultra-courtes ou de plusieurs milliers de kilomètres en se jouant de tous les obstacles même à ras de sol.A entendre M.Kissinger, les Etats-Unis détiennent assez de vecteurs non comptabilisés dans les SALT et qui leur permettent néanmoins d atteindre sans difficultés des objectifs soviétiques.C’est bon à savoir, mais ça enlève, pour peu qu'on ait eu des illusions.du sérieux au SALT.Force est.encore une fois, de revenir au fameux accord sur le blé américain et le pétrole soviétique pour remplir les blancs dans le tableau.Cet accord n’a pas été annoncé en Unidn soviétique au nombre des "bénéfices de la detente".D'abord parce que, devant l'urgence de la situation céréalière.Moscou a dû accepter la camisole du marché quinquennal préconisé par les Etats-Unis.Et qu’ensuite, admettre avoir cédé devant le colosse capitaliste signifie que l'agriculture soviétique est un échec, même si au- jourd hui c’est un membre du Politburo, M.Polianski, qui la dirige.Ce qui.partant, met le Kremlin en position difficile pour prétendre, en février prochain, devant les partis frères réunis, que le système de la libre entreprise recule irrémédiablement devant les succès du communisme.Dès l'instant où le Kremlin s’est laissé tordre le bras, il était prévisible que Washington ne serait pas laissé longtemps dans ses illusions — justifiées — de vainqueur.Le ressac de ce succès diplomatique et commercial n'a pas tardé, et semble être double: le rejet, sans explication “raisonnable", de la dernière proposition américaine quant aux SALT, ce qui, de toute façon, renvoie au moins jusqu'après février 1976.l’idée même d’un voyage de Léonide Brejnev à Washington; et le casse-tête palestinien déterré la veille même de la résolution onusienne.M.Kissinger, maître dans l'art de faire dévier l'attention de son public, a surtout parlé des SALT; évoquant le problème palestinien en même temps que le sionisme assimilé par certains à une forme de "racisme", M.Kissinger s’est plu à rappeler que Washington attendra que l’OLP de M.Yasser Arafat reconnaisse l'existence de l'État d’Israël et les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité.Ce qui n'est pas dit, c’est que la cause palestinienne est, dans la résolution 242, un problème de réfugiés et non une cause nationale.Et comme s'il voulait répondre par anticipation à la résolution votée nier aux Nations unies demandant que l’OLP participe à la prochaine phase des pourparlers 4 Le prolétariat contre les Jeux ! Après le complot arabe, le complot français menace la quiétude fraternelle des jeux Olympiques de 1976 Le DEVOIR (qui est partout malgré ses modestes moyens comme ne manquerait pas de le souligner un collègue du quotidien de Saint-Laurent) a mis la main sur un document d'importance, et non un vague scénario a la manière fédérale Sa révélation devrait éviter que ne double le coût de la protection des citoyens en juillet prochain.A partir d'une petite librairie parisienne de la rue des Fossés Saint-Jacques, autrefois de tendance lu-xemnurgiste mais aujourd'hui passée à la Ligue communiste'révolutionnaire (nous ne jurons de rien, nous venions de loin), se trame la formation d’un "comité anti-olympique".Les conspirateurs, dont nous laisserons les fins limiers trouver plus précisément le domicile, publient à 4,000 exemplaires une revue intitulée "Quel corps?" dont la facture est si soignée, si nette et presque luxueuse qu'on la croirait défrayée par la GRC.Mais attention aux scénarios! Assurés que leur publication groupusculaire ne traverserait jamais l’Atlantique, ils commirent l'erreur étemelle, celle qui fait les Watergate: croire que leurs propos ne dépasseraient pas un cercle habituellement étanche, se serait-il fait que d’indifférence coupable.Or ce n'est pas une mince affaire à la manière munichoise qu'ils nous préparent mais bien une véritable insurrection.M.Bourassa peut déjà rédiger sa lettre (il aura cette fois le temps de la relire)."Quel corps?" se propose en effet de "lancer une campagne d'explication sur la nature reactionnaire des Jeux et d’impulser une agitation avec toutes les organisations révolutionnaires qui se réclament du communisme des conseils et de l’internationalisme prolétarien.” Montréal 76, ose-t-il même ajouter, "sera la cible de la contestation." Tous les SOC, CAT, et autres petits futés de même acabit devront cependant se concerter rapidement s’ils veulent profiter de l’aubaine.On a "pris date pour une rencontre nationale (française doit-on supposer) en novembre à Paris." Généreux, nous donnerons un indice supplémentaire aux heureux qui viennent de se mériter un voyage à Lutèce.aux frais de la loterie-robinet Le complot a même ses ramifications jusque dans une université montréalaise, via un département depuis toujours soupçonné d'être la pépinière et la relève de la subversion, comme l’ont d’ailleurs prouvé des manchettes récentes.Cela suffit, soyons un peu plus solidaires.Comme le dit "Quel corps?”: “Cassons les chronomètres! Rien n'avance plus vite que le prolétariat en marche!!!" Lise BISSONNETTE de paix de Genève, M.Kissinger a surtout répondu à Moscou qui, la veille, l’invitait à une reprise de cette conférence avec la participation,"à part égale" avec Israël, des Palestiniens.La preuve tient dans le fait que Moscou critiquant la stratégie des pas-à-pas et les accords bilateraux, M.Kissinger a, contrairement à son habitude.annoncé qu’une initiative américaine était en cours pour amener le gouvernement syrien aussi à négocier dans un cadre bilatéral en ce qui regarde le front du Golan.On a, bien sûr, l'impression que les “supergrands" lavent leur linge sale par protégés interposés.Mais on a surtout l’impression que la diplomatie américaine entend à se faire respecter coûte que coûte, ne se sentant absolument pas dans la position de quelqu'un qui, coincé par des difficultés économiques, se voit obligé de faire des concessions politiques.Ce qui, précisément, a été le cas des Soviétiques, lancés aujourd'hui dans une politique de rattrapage.Avec lecheance électorale aux Etats-Unis et celle d'un congrès crucial en Union soviétique, les chances d’un compromis sont plutôt minces.Moscou ruant dans les brancards, la question n’est plus de savoir si les SALT sont une ouverture sérieuse, si l'OLP sera invitée à Genève, ou si Israël changera d'attitude: il s'agit de voir, en définitive, qui de Moscou ou de Washington, entraînera l'autre dans sa propre perspective du mythe de la détente.La faiblesse de la position soviétique est qu elle a fait de la détente son cheval de bataille alors que les Américains n'ont jamais fait secret de leurs réserves sinon de leur hostilité.propos d'actualité Les investisseurs, encouragés par les pays développés à assister l'essor industriel des pays en voie de développement, devront recevoir de ceux-ci des garanties suffisamment précises et bénéficier d'un climat d'accueil favorable.Dans cette entreprise de coopération industrielle de vaste envergure à laquelle nous sommes préparés, les partenaires doivent, de part et d'autre, faire preuve de rigueur réciproque dans la définition des objectifs et des moyens.Quelles que soient les méthodes mises en oeuvre pour permettre aux pays en voie de développement de prendre une part plus équitable dans l'expansion du commerce international.il est juste de reconnaître qu'un effort financier devra les soutenir.La coopération se traduit, en effet, obligatoirement par un transfert de ressources réelles; il s'agit là d'une évidence.Encore faut-il l'accepter loyalement et en tirer les conséquences.Jean Sauvagnargues, ministre des Affaires étrangères de France, Vile session extraordinaire de l'assemblée générale des Nations Unies, le 4 septembre 1975.lettres au DEVOIR Le coût des Jeux: un facteur dont les journalistes ne parlent pas Le "fourrage de chien" qu’ont pratiqué les membres des syndicats ouvriers, depuis la construction de la Raffinerie Aigle d’Or à Saint Romuald jusqu'au Parc olympique, en passant par Mont Wright, aura fait doubler le coût de tous ces travaux.De sorte que les entrepreneurs ont décidé de remettre à plus tard toute nouvelle mise en chantier et que ces ouvriers se sont ainsi non seulement mis la corde au cou.mais ils en ont aussi préparé le noeud coulant.Mais les champions "fourreurs de chien ", si je ne m'abuse, ce sont les ferrailleurs ( "fourrailleurs" serait plus approprié).On peut en voir un groupe "à ( oeuvre'' depuis quelques jours, à côté du Centre Maisonneuve, au sud de la piscine de la police.Ils sont bien là une quinzaine, mais leur "travail" équivaut à peine à celui de deux bons hommes travaillant normalement.Et dire que certains journalistes, qui font semblant de s'apitoyer sur l'augmentation du coût des Jeux, font partie de la même centrale syndicale! ! ! Il leur est bien permis de mettre à nu le sein gonflé de Concordia mais il serait plus décent qu'il;, invitent les membres de leur propre syndicat à fourbir leurs armes.Car, à "fourrer le chien" toute la journée.leurs zizis auraient besoin d'astiquage.Roger HOUIMiAULT Montréal, le 4 novembre 1975.Ça parle au diable ! Avant le dernier Concile du Vatican.des modernistes de certains pays, avec des adeptes en dehors de leurs pays, s'étaient bien organisés pour taire passer leurs idées dans les documents conciliaires.C'est un fait.Mais les 16 documents du Concile montrent clairement que le Saint-Esprit a été plus fin et plus fort qu'eux.Ce n'est pas surprenant: les Conciles étant les temps les plus forts de l'histoire de l'Eglise, il fallait bien que le Saint-Esprit s'y fit valoir! Mais voici qu'après le Concile, les Modernistes se sont dit : Ne lâchons Pas! On n'a pas réussi à gagner les ères conciliaires.il faut diffuser nos idées par le monde entier.Toute une agence internationale est à leur service.Encore rien de surprenant.Mais, croyons-le ou non, il y a de bons catholiques, avec quelques prêtres et même un évêque, qui prétendent lutter contre les modernistes en se battant contre le Concile, au lieu de lutter contre les modernistes avec les armes fournies par le Concile.Comme aurait dit mon père: “Ca parle au diable!" A Montréal et ailleurs certains théologiens, des exégètes et des ra-téehètes sont des propagnadistes de ce modernisme.Et ils savent bien, eux, que leur enseignement nest pas conforme à celui du Magistère de l'Eglise.Aussi ignorent-ils ou contredisent-ils le Concile Vatican II et le Pape Paul VI.("est pourquoi la conduite des Lefebvre.des de Nantes, des Coache et des Barbara, qui mettent sur le dos de Vatican II, toutes les erreurs de notre temps, est si surprenante et si incompréhensible.Imaginez un joueur du Canadien qui franchirait la ligne de ses coéquipiers pour aller rentrer la rondelle dans les buts de Dryden.On dirait: "lia perdu la tête!" se tromper ainsi d'onjectif, est-ce possible?Vraiment, "ca parle au diable".Léo BLAIS Evêque-curé Montréal, le 1er novembre 1975.Un garage contesté Les architectes de l'Association des Résidents de Snowdon, doivent rencontrer très prochainement leurs confrères du Bureau de transport de Montréal afin d'étudier avec eux la possibilité d'abandonner le projet de construction d'un garage pour les camions de la CTCUM à l'emplacement futur de la station de Métro, angle des rues Queen Mary et West-bury.L'Association de résidents de Snowdon a appris du Bureau de transport de Montréal, à l'occasion d'une réunion tenue dernièrement, que la construction d'un garage à l’endroit désigné nécessiterait Telar-gissement de l'avenue Westbury pour permettre le mouvement des camions.Le va et vient des véhicules lourds 24 heures par jour ruinerait complètement la tranquillité du quartier résidentiel borné par les rues Dornal.Fulton.Isabelle et Jean Brillant et transformerait également en voies d'accès au garage les rues Lemieux, Westbury.Mountain Sights.Trans-Island, des parties de Circle et Ponsard.Que deviendraient les citoyens â-gés résidents de longue date des maisons de rapport entourant le garage proposé Un grand nombre d'entre eux habitent ces logements depuis leur construction il y a 35 ans ou plus.N'ont-lls pas droit à leur re- pos nocturne sans subir la pollution de l'air et le bruit causés par la circulation de lourds camions, qui par suircroit viendrait ajouter à la densité de la circulation dans ce secteur très achalandé le jour'7 Ajoutons que ce ne sont pas seulement les vieillards, tels que mon père, âgé de 78 ans, qui seraient affectés, pensons aux enfants de la maternelle Notre-Dame-de-Sion, des écoles Saint-Antonin.Iona et autres ainsi qu'aux nombreux usagers du Métro puisque la station proposée sera un point de transfert D'autre part, ne pourrions-nous pas préserver quelques arbres dans ce secteur déjà sérieusement affecté par le passage de l'autoroute Décarie?Devons-nous maintenant perdre les magnifiques érables des rues Dornal et Fulton qui constituent l'un des derniers lieux de promenade agréable où Ton entend le chant des oiseaux et ou les écureuils, chiens et chats n ont pas peur des autos9 Les quartiers résidentiels comme Snowdon contribuent au charme et font partie intégrante de notre métropole.Souhaitons que M Yvon Lamarre, conseiller municipal.que assistait à la réunion avec le Bureau de transport, et qui a exprimé son désir de voir préserver le caractère résidentiel du quartier Snowdon, collabore aux efforts de résidents de Snowdon pour préserver leur milieu communautaire sérieusement compromis par le projet de enst ruction du garage de la CTCUM.J LaPLANTE Snowdon, le 31 octobre 1975 LE DEVOIR fonde oo' Htnri Bou'Ovso le 10 |On»i«" 1910 Oxéc'eu» et redoefeu» en chet ClaudeByOn fredocteu' en chef adio-nt Witbei #or Di'erteu* de ) informât an Jeon frontoeui Tresor e' Be-na'd IdrOcque li DEvOi# rooke ouest Montréal Chargex 932-2234 Master Charge 18 ANS Adultes 2e Semaine IaTete DE ORMANDE SeOnge UN FILM DE GILLES 01RLE rJ L.OUL EUR PARISIEN-2: Sur Semaine 5.20.7.25.9.30.Samedi, dernier epectacle 11.35.GREENFIELD.Semaine 7.00 S 9.00.Samedi ft Dimanche 12.30.2.35.5.00.7 00.9.00.VERSAILLES : Semaine 7.20 ft 9.30.Samedi ft Dimanche 12.50.3.00.5.10.7.20, 9.30.LAVAL-1 : Semaine 6 45 A 8.50.Samedi ft Dimanche 12.30.2.35.4.40.6.45.8.50.Samedi, dernier spectacle 11.00.480.Sle.CATHERINE 0 .866-3856 CIUM cachais mai 691 me TTTnïïTTI TMSSHHWnOOKEe 353 7880 I PIGMENFKlDPti 6716129 PARIS (PC) — Deux réalisateurs québécois, André Porcin et Denys Arcand, festival cinématographique de Paris qui se tiendra du 17 au 24 novembre.Le réalisateur André Forcier présentera son film "Bar Salon”, une 35 mm noir et blanc d’une durée de 84 minutes qui raconte “la faillite sentimentale et économique de Charles Me-thot.50 ans, propriétaire d’un bar salon ”.Le rôle principal de cette production est interprété par le comédien Guy L’Ecuyer.Le film de Forcier a été réalisé en 1973 et projeté pour la première fois à Montreal le 4 avril 1974: c’est la deuxième oeuvre de ce cinéaste qui a produit “Retour de l'immaculée Conception".Le deuxième film canadien présenté à ce festival international est “Gina", la cinquième production cinématographique de Denys Arcand.Ce long métrage de 35 mm d’Arcand a été fait en 1974 et les premières projections ont eu lieu au début de l'année 1975.Ce film retrace l’histoire d’une danseuse de cabaret “nouvelle vague", qui se fait violer par une bande de moto-neigistes dans un hôtel d’une petite ville du Québec où les citoyens sont aux prises avec une grève du textile.Le rôle de Gina est interprété par Céline Lomez et celui du gerant de la danseuse par Donald Lautrec.A la suite d’une sélection rigoureuse des meilleurs films du cinéma contemporain par les autorités du festival, ces deux films québécois devront maintenant affronter la presse internationale.les professionnels du cinéma et le public.Cette première mondiale française a été organisée dans le but.notamment, de souligner le 80 ème anniversaire de naissance de la cinématographie et il s'agit d'une manifestation non compétitive.L'ambition des organisateurs de ce festival est de présenter au public une sélection des meilleurs contemporains.Cette manifestation se veut donc une photographie de la création cinématographique mondiale accompagnée d’un panorama de toutes les activités connues du cinéma.Une sélection de 35 films, à raison de quatre séances par jour, sera présentée à la salle du théâtre Chaillot où il y a 1,280 places.Par ailleurs, une dizaine d’autres salles parisiennes présenteront une série de rétrospectives consacrées à des auteurs honorés par le Festival de Paris.Il y aura une rétrospective Jean Renoir, des films d’art et d’essai, une rétrospective du cinéma brésilien, une sélection des meilleures oeuvres présentées par la Quinzaine des réalisateurs cannoise depuis sa création en 1969, des projections de films italiens inédits, de plus, des metteurs en scène montreront et expliqueront les oeuvres qu'ils ont dirigées.Une exposition de photographies retraçant l’histoire du cinéma depuis 80 ans et une autre à travers l’affiche, les disques et les livres complètent la même démarche, sans compter des conférences-débats.C’est par un hommage particulier à Gérard Philippe que’ cette "fête" du cinéma s’ouvrira, alors que la clôture sera consacrée à Jean Renoir.la boîte à échos \ Les épreuves éléminatoires du prochain Concours de musique du Canada auropt lieu du 25 avril au 11 juin et Tes épreuves finales se tiendront du 3 au 11 juillet.Pour de plus amples informations, on est prié de communiquer avec le secrétariat national au (514) 934-0779.• Les élèves de troisième année d’interprétation française d( l'Ecole nationale de théâtn présenteront Abries Desabrie: de Michel Garneau.du 11 au lî novembre.Présentée en pre mière mondiale, cette pièce esi décrite comme "un spectack sur l’amour", comme "une poli tique amoureuse d’ici, d'ail leurs et de partout".L’entrée est libre.I n CE SOIR à 7 h 00 seulement LE CONSEIL QUÉBÉCOIS pour la DIFFUSION DU CINÉMA présente: CINÉ-RENCONTRE: Être marginaux ou être marginalisés ?OPHERA MAL LIS (assistance au réalisateur d'un des films) RÉ JEAN TREMBLAY (au département de sexologie de l'UQAM) NORMAND MARION (du Conseil légal sur la situation des Marginaux).FILMS: “TONY, RANDY et MARIE” de Ron Hallis et “NIGHT CAP'd'André Forcier.35 MILTON / 842 6053 I 14 ANS "Une réussite totale." —l aurore "Une des oeuvres capitales de la production française." - les nouvelles littéraires "Un vrai bonheur de cinéma que cette fête." FRANCE INTER "Si vous avez envie de deux grandes heures de divertissement allez voir Que la Fête commence." — remoforlani rtl QUE LA FETE ODmEMONT Prix d'entrée: St.50 vit Autobu* ISO.Sial ion Boaubitn 1248 Barnard 277-4145 VENTE À RABAIS LIVRES & DISQUES 33% TOUS LES DISQUES DEUTSCHE GRAMMOPHON La réussite est impressionnante et peut-être unique dans l'histoire du cinema français." - elle VM \S Hit HW U,'.MM Affirmer que c est un film à voir, va de SOi." —L HUMANITE Tavernier, lui.confirme foui le bien que on pensait de son talent après "l'Hor'.ger de St-Paul." teierama On s'étonne et on s'amuse: c'est trop beau pour être vrai, et c'est vrai! Et comme il est drôle que ce soit vrai! ~ LE NOUVEL OBSERVATEUR TOUS LES DISQUES DE CHARLES AZNAVOUR TOUS LES DISQUES BARCLAY POUR ENFANTS mmm 5 de la Baie James APPEL D’OFFRES SEBJ 75-0347 DATE DE FERMETURE: pour 15-h 30 HEURE DE MONTRÉAL Mardi, la 25 novembre 1975 FOURNITURE DE QUATRE (4) CAMIONS A NACELLE AÉRIENNE, P.B.V.30,000 LB.POUR PROJET BAIE JAMES Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 à 16 h 30 à l'endroit suivant: Direction de l’Approvielonnement SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES 800 eat, boul.de Maiaonneuve 19e étage Montréal, Qué.H2L 4M8 Canada Un dépôt de soumission au montant de DOUZE MILLE DOLLARS ($12,000.00) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payables la Société d'énergie de la Baie James et remboursable sous condition doit accompagner la soumission.4» Dans le cas d'une soumission partielle, ledit dépôt doit être d'un montant d’au moins DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission jusqu 'à concurrence du montant ci-dessus.i Seules les personnes, sociétés, corn pagnles et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'ap pel d'offres directement de la Société d'énergie de la Baie James sont admises à soumissionner.La Sociét* 'l’énçrgle 8e la Baie James se réserve le droit ae rejeter Tune quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le Directeur de l'Approvisionnement A.ROUSSEAU Demande de permis spécial temporaire Re: Permis Haulaway.La partie requérante JAMES LEAMAN dont l'adresse est R.R.I.Moncton, N B.demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (haulaway) pour le transport de marchandise autorisé par les classes G.J.Q.de permis 659-V, pour service de remorquage à la compagnie de trans-portTàmiîh Transport Company Limited, 10755 Chemin Céte-de-Liesse, Dorval, Québec H9P t.A8.Toute personne désirant s'opposer â cette demande peut le faire A la Commissionne Transports dans les quatre jours suivant la première parution dé ladite demande” G.W.Conley 1ère parution: 10 novembre 1975 2e parution: 11 novembre 1975 3e parution: 12 novembre 1975 Demande de permis spécial temporaire Re: Permis Haulaway .a partie requérante JOHN B.BOONE dont l'adresse est R.R.I, Woodstock, N.B, demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (haulaway) pour le transport de marchandise autorisé par les classes G.J.Q, de permis 659-V, pour service de remorquage à la compagnie de transport Smith Transport Company Limited, 10755 Chemin Céte-de-Liesse.Dorval, Québec H9P 1A8 Toute personne désirant s'opposer A cette demande peut le faire A la Commission de Transports dans les quatre jours suivant la première parution de ladite demande".G.W.Conley 1ère parution: 10 novembre 1975 2e parution: 11 novembre 1975 3e parution: 12 novembre 1975 Demande de permis spécial temporaire Re: Permis Haulaway La partie requérante GUY SIROIS dont I adresse est 1315 Girard, St-Hubert, (Chambly) demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (haulaway) pour le transport de marchandise autorisé par les classes G.J.Q de permis 659-V, pour service de remorquage A la compagnie de transport Smith Transport Company Limited, 10755 Chemin Céte-de-Liesse, Dorval, Québec H9P 1A8 Toute personne désirant s'opposer A cette demande peut le taire A la Commission de Transports dans les quatre jours suivant la première parution de ladite demande".G.W.Conley tère parution: 10 novembre 1975 2e parution: 11 novembre 1975 3e parution: 12 novembre 1975 Demande de permis spécial temporaire Re.Permis Haulaway La partie requérante AUBREY MCLEOD dont l'adresse est 118 Gibson est.Riverside Kings.Co.N.B.demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (haulaway) pour le transport de marchandise autorisé par les classes G.J.Q.de permis 659-V, pour service de remorquage â la compagnie de transport Smith Transport Company Limited, 10755 Chemin Céte-de-Liesse, Dorval, Québec H9P 1A8.Toute personne désirant s'opposer A cette’demande peut le taire a la Commissfcn des Transports dans les quatre jours suivant la première parution de ladite demande", G.W.Conley 1ère parution: 10 novembre 1975 2e parution: 11 novembre 1975 3e parution: 12 novembre 1975 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No, 50012-055612-752 DENIS LEFEBVRE, camionneur, domicilié et résidant au numéto 7594, rue Centrale, à Ville LaSalle, district de Montréal: requérant • contre - JEANNE D'ARC GREEN, de lieux inconnus, intimée, IL EST ENJOINT A Dame Jeanne D'Arc Green.A l'intention de laquelle une copie de la requête en divorce a été laissée au Grelfe de cette Cour, de comparaître dans un délai de soixante (60) jours.Montréal, le 5 novembre 1975.CLAUDE DUFOUR protonotalre-adjoint Me Laurier Ougas 1415 est, rue Jarry Montréal.Qué avopat du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE DIVISION CES DIVORCES NO: 500-12-055304.756 DAME MARGARET THOMSON ROBERT JOHNSTON •vs- Requérante Intimé PAR ORDRE DE U COUR L'intimé est par les présentes ordonné de comparaître dans un délai de soixante jours suivant la dernière publication des présentes Une copie de la Reoulte en Divorce a été déposée à son Inten-tion au bureau du Réglstrateur 4 Montréal.Division des Divorces.PRENEZ AVIS de plus qu'à défaut de produire votre Comparution ou Contestation dans le délai ci-haut mentionné, la Requérante procédera par défaut alin d'obtenir un jugement de divorce MONTREAL, le 3 novembre.1975.A BEAULIEU REGISTRATEUR-AOJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 02-033001-756 PAUL DUHAMEL, homme d'affaires, résidant et domicilié à St-Roch de l'Achigan, district de Joliette: demandeur, • contre ¦ J A GAGNON, autrslois résidant et domicilié au numéro 419 est.rue Bellechasse, â Montréal, district dé Montréal, et maintenant de lieux Inconnus: détendeur IL EST ENJOINT à J.A GAGNON, à l’Intention duquel une copie du btel et de la déclaration a été laissée au Greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours Montréal, te 27 octobre 1975 ' A.Beaulieu, greffier-adjoint Me Laurier Ougas 1415 est, rue Jarry Montréal.Qué Avocat du demandeur un autre selon son âge, ses goûts, ses problèmes familiaux, etc.En France, 40% de ceux qui bénéficient d’un tel régime disent avoir réduit leur temps de transport en évitant les heures de pointe et 15% ont même réalisé des économies (garderies, gardiennes, utilisation de la voiture par le conjoint, etc); 85% d’entre eux ont l'impression de perdre beaucoup moins de temps, même au travail.Ce changement d'horaire, finalement, a modifié très profondément la vie de certaines entreprises en les obligeant à évaluer le rendement de leur personnel non pas en termes de ponctualité mais plutôt en termes d’efficacité et d'objectifs à atteindre.Evidemment, il n'y a pas que de beaux côtés: les employés qui ne peuvent bénéficier d'un tel système en raison de la nature particulière de leur travail se sentent souvent lésés et frustrés.L'organisation du travail est plus difficile, les responsables ne peuvent pas toujours surveiller leurs subordonnés, etc.A cet égard, une des présentations les plus intéressantes a été prononcée par M.Michel Côté au nom de la compagnie Air Liquide qui a implanté un tel système pour ses employés qui en ont fait la demande, quand c'était possible.M.Côté a expliqué que la compagnie Air Liquide est intéressée à mettre en place une telle organisation du travail seulement dans la mesure où elle y trouve autant d'avantages que son personnel."Nous expliquons cela très clairement à notre personnel dès le départ”, a-t-il dit.“Lorsqu’un service demande à bénéficier de ce régime, nous commençons par analyser en détail tout le travail effectué par chaque membre du personnel, en portant une attention particulière aux relations nécessaires avec le public et avec les autres services ou succursales de la compagnie", a-t-il dit.‘‘Après, nous disons aux employés impliqués de proposer eux-mêmes un régime de travail qui leur permettra d'accomplir les mêmesiâehes d'une façon au moins aussi efficace et aussi économique qu'aupara-vant.Très rapidement, les employés découvrent qu’ils doi- vent absolument être polyvalents et pouvoir remplacer leurs collègues s’ils veulent bénéficier d une certaine flexibilité”.“Au bout du compte, toutes les expériences tentées en ce sens jusqu'à maintenant ont été couronnées de succès et notre compagnie y a trouvé beaucoup d’avantages inespérés: par exemple, en prolongeant la durée totale de présence du personnel, on a amélioré la possibilité de communication entre nos succursales réparties sur cinq fuseaux horaires.On à aussi obtenu une polyvalence que nous désespérons de pouvoir imposer”."Surtout, ce système nous a obligé à instaurer un système de gestion par objectifs sans même qu'on s’en rende vraiment compte.Avec un horaire flexible.il n'y a pas d’autre choix, 'li’examen des tâches a aussi permis de découvrir des lacunes graves dans certains services et même, parfois, de réduire le personnel.” M.(’ôté a aussi insisté sur l'esprit d’équipe qui se développe inévitablement: les employés doivent collaborer davantage puisque que la compagnie évalue finalement le rendement au niveau d'une équipe ou d'un service donné.Dans la même veine, le représentant de la compagnie Gulf a avoué que le travail de chacun est surtout vérifié par les collègues qui ne tiennent nullement à se démener pendant que leur compagnon se la coule douce.Au niveau des employés, on apprécie surtout la flexibilité inhérente à la formule même si on fait généralement des journées bien normales voisines du !) à 5 traditionnel.L’essentiel c'est ce sentiment de liberté qui découle du fait (pi on ne se sent pas obligé et qu'on peut se lever en retard sans se tenir coupable.Sur le plan syndical, tous les problèmes ne sont pas automatiquement réglés et il semble que la question du temps supplémentaire soit la plus délicate.Dans plusieurs pays, le régime du temps supplémentaire est régi par les lois nans une optique liée à la semaine “normale” de travail et cela freine grandement l'introduction du système des horaires flexibles.Ce serait notamment le cas ici.dans la fonction publique fédérale.LES MEILLEURS FRUITS DE MER MOBBY DICK’S B Alt - I.Ol \Ciii: C’EST MAINTENANT LA SAISON DES HUÎTRES MALPÈQUE ^eTavillori de PAtlantique 1454 A rue REEL, MONTRÉAL Réservations 849-1368 Tous tes jours, à compter de midi Dimanches, â compter de 5 heures.OFFRE INTERESSANTE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES ENSEIGNANTS LE DEVOIR est une source de documentation précieuse pour les étudiants et les enseignants.Voici l'occasion d'obtenir un abonnement scolaire à un prix avantageux.DUREE 7 moi$ 8 mois 9 mois 10 mois TARIFS D’ABONNEMENT SCOLAIRE $ 29.00 ( ) 33.00 ( ) 36.00 ( ) 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million d'actions d'une valeur totale de $10.67 millions contre 1.33 million d'actions d'une valeur totale de $14 27 millions vendredi.I,e comportement des valeurs a été le suivant: 171 gains, 159 perles, 212 inchangées, contre 192 gains, 175 pertes et 238 inchangées la veille.I.es grands magasins et les communications sont les plus forts gagnants dans l'indice des industrielles, et les pâtes et papiers, les |)Ius grands perdants.Kalconbridge Nickel Mines a reculé de 1 et est tombé à $27 Vî, dans un virement de 3,071 actions.Falconbridge projette de réduire sa production à ses installations de Sudbury.I,a Banque de Nouvelle-Kcosse a monté de 1 1-4 et atteint $44 1-2, Canadian Tire, de 1 et atteint $42, mais General Motors a baissé de 2 3-4 et est tombé à $56.’ Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Bas Farm.Ch.Ventes Haut Bas Farm Ch.Industrielles A.G.FM 700 155 145 145 20 B Cdn Nat 1200 $14% 14% 14% — Va Abby Glen 2200 330 330 330 - 5 Barex 500 10 10 10 Aby Gin w 1000 95 95 95 - 1 Bary Expl 4000 40 40 40 + 3 Abitibi 56360 $8% 8 Va 8% +/ Ve Baton B 1.250 $7 Va 7 Va 7 Va + % Abitbi 7'/3p 200 $37,/a 37 Va 37 Va Becker B p 1000 $53/a 5% 53/4 Abitbi 10 175 $50’/a 50 Va 50 Va - Va Bell Canad 6961 $43% 43 Va 43% + Va Acklands 100 $14% 14% 14% Bell Apr 247 $433/4 43% 433/4 + 3/a Afton Min 100 485 485 485 - 5 Bell Bpr 100 $433/4 433/4 433/4 — Va AgnicoE 2200 400 390 390 - 10 Bell Dpr 1325 $48 473/a 48 + Va AhedM z200 74 74 74 Bell 2.28 2725 $26 Va 26 26 — Va Akaitcho 520 105 105 105 Bell Can W 18102 168 163 168 + 3 Albany 2000 21 20 20 - 2 Blakwod A 1200 $5 Va 5 Va 5 Va — Va Alt East G 3200 $7'/a 7% 7 Va + V8 Block Bros 500 330 330 330 + 5 Alta Gas A 14453 $113/4 11 Va 113/4 + Va Bombrder z 60 250 250 250 Alla G C p 100 $57 57 57 - Va Border C 500 190 190 190 _ 1 Alcan 7185 $21% 203/a 21 Ve + 3/a Bovis Cor 4625 100 95 100 + 5 AlgoCent 560 $14 14 14 Bow Valy 725 $14% 14 Va 14 Va — Va Algoma St 1349 $25'/a 24% 24% Bralor Res z20 191 191 191 AllarcoDv 200 $9'/a 9 Va 9 Va Braisa z25 315 315 315 Am Bonza 200 250 250 250 - 10 Bramalea 575 495 495 495 — 5 Am Eagle 5000 35 34 Va 35 + 2 Brameda 2100 100 96 96 — 4 Am Leduc 2000 5 5 5 Brascan A 9948 $10% 10 Va 10% + Va Andres W 3020 $8% 83/4 8% + Va Brenda M 1300 415 415 415 + 5 Ang CT 290 200 $28 273/a 28 + 1 Bridger 1400 243 238 243 + 5 Ang CT 315 100 $29'/2 29 Va 2 9 Va + Va Brinco 700 405 380 405 + 5 Aquitaine 2709 $21% 21 Va 213/4 + 3/a BC Phone 780 $10% 10 V4 10 Va + Va Argosy 5000 8 7 7 - 1 BCPh4%p zlO $42 42 42 Argus 200 $28'/a 28 Va 28 Va - Va BCPh 43/4 p z75 $47 46 Va 47 Args260p zl5 $26 26 26 BCPh 5.15 100 $49% 4 9 Va 49 Va + Va ArgusCpr 100 $14% 14% 14% + Va Brunswk 1810 395 385 395 + 10 Asamera 1350 $8% 83/4 83/a Budd Auto 100 400 400 400 — 5 Asbestos z40 $19% 19% 19% Bulora Cor 14000 54 50 50 — 4 Atco A 3560 $10% 10 Va 10% - Va BurnsFds z 50 $03/4 83/a 8% Auric Res 9300 27 24 27 + 3 CC Yachts 3010 245 245 245 + 5 BC Sugar A t 200 $193/4 193/a 193/a - Va CFC N 100 $5% 5% 5% + Va BP Can 1307 $11 10% 11 + Va Cad Frv 5000 $9% 9% 9% + Va Bad Boy 400 370 370 370 - 5 Cal Pow A 2804 $27 Va 27 27 — Va Banister C 1000 $6% 6 Va 6 Va Cal P 9.80 120 $101 101 101 Bank BC z20 $17Va 17 Va 17 Va Cam Mine 77000 30 Va 27 Va 30 — 1 BankMtl 6340 $16 16 16 Camflo 840 $10 9% 10 + Va Bank N S 5916 $44 Va 43 Va 44 Va +1 Va CChibA 3000 385 385 385 — 5 Bankeno 1250 170 170 170 Camp RL 200 $213/4 213/a 213/4 — Va bénéfices Bovis Corp.; pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier, $925,000—6.6 cents l'action, contre $2,098,000—15.2 cents.Canadian Superior Oil; pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier, $24.500,000—$2.86 l'action, contre $21,000,000—$2.46 DBG Ltd., pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier.$2,153,000 - 60 cents l'action, contre $3.903,000-$1.09.K-I.Financial Corp.; pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier.$2.278.000—68 cents l'action, contre $246,000—sept cents.Koodex System; pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier, $2,028.000 —46.7 cents l'action.contre $1,472.000—33.1 cents.Gulf Oil Canada; pour les neuf mois qui se sont terminés le 30 sept, dernier.$128,500,000 -$2.82 l'action, contre $119,400,000-$2.62.montreal Activité moyenne I.es prix ont monté hier à la Bourse de Montréal et le volume y a été de 406.800 actions, contre 499.500 actions vendredi.I,'indice général a monté de 0.58 et atteint 173.60.l'indice des ban-ques.de 1.39 et atteint 255.84.celui des industrielles, de 1 01 et atteint 175.83, mais celui des papiers a baissé de 1.S4 et est tombé à 94.17 et celui des services publics, de 1.20 et est tombé à 123.33.I.e comportement des valeurs a été le suivant: 54 gains, 82 pertes, 35 inchangées, contre 73 gains, 67 pertes et 43 inchangées vendredi.Canadian Pacific, dont 10,375 actions ont été négociées, a été le litre industriel le plus actif et sa cote a baissé de 1-2 et est tombée à $13 1-4.Western Quebec Mines, dont 14,000 actions ont été transigées, a été le litre minier le plus actif et sa cote a monté de un cent et atteint 31 cents.Les pétroles ont progressé.Dans le secteur de la spéculation, Consolidated Imperial Minerals a baissé à 16 cents, dans un virement de 11.000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Bas Farm.Ch.Vantai > Haut Bas Farm.CK Abitibi 7600 $03/4 8 Va 8% - Va Comodor 300 300 290 300 +20 Alta Gas T 1700 $11 Va 11 Va 11% + % Con Bath 1230 $26 2 5 Va 2 5 Va — Va Alcan 4235 $21% 20% 21 Va + % Con Gas 990 $11% 11% 11% _ Va Algoma St 450 $25 25 25 Con Glass 300 $12 12 12 Aquitaine 1350 $213/4 21 Va 213/4 + 3/a Çorpex 300 400 400 400 Banister 1000 $6% 6% 6% + Va Dome Pete 700 $35 34 Va 34 Va — % Bank Mtl 2199 $16 16 16 D Bridge 1536 $24 Va 24% 24 Va + 1 Bank NS 325 $44'/a 433/a 44 Va + 3/a Dofasco a 500 $24 Va 24 Va 24% + Va Banq CN 150 $14Va 14 Va 14 Va Dom Store 300 $16 Va 16 Va 16 Va + Va Bq Pv Can 1726 $12 Va 12% 12% + Ve Domtar 800 $ 103/a 18 Va 18 Va Va Bell Canad 2436 $43% 43% 43% - Va Dylex 8700 $5 Va 5 Va 5 Va 1 % Bell E pr 1100 $26'/4 26 Va 26 Va + Va E Pr Air a 100 $9 9 9 Bell wt 8930 168 163 166 +165 Fal Nek 255 $27Va 27 Va 27 Va IVa BM RT u 200 $123/4 12% 123/a Fic Fund 100 $9 9 9 Bombrder 100 260 260 260 +5 Fin Coll 11100 150 145 145 + 5 Brcana 2173 $10% 10 Va 10 Va + Va Gaz Metr 2000 $6 6 6 BC Forest 100 $15 Va 15 Va 15 Va - Va Gpnstar L 266 $17% 173/a 173/a — Va BC Phone 300 $10% 10 Va 10% + Ve Gulf Can 500 $27% 273/a 27% + % Home A 100 $28% 28% 28% + % Cal P a 450 $27 Va 27 27% + % Huds Bay a 1200 $17 16% 163/a — 3/a CSL pr 172 430 430 430 +5 H Bay Co 1200 $15 Va 14% 15 Va + Va C Cel 500 490 490 490 HB Oil Gas 200 $35 Va 35 35 Va Va C lm 2300 $25% 25% 25% + Va Imp O a 5900 $23 223/a 22% + Va CIL 1400 $19 Va 19 Va 19 Va + Va Int Nick a 3087 $243/a 24% 243/a + Ve CPLtd 10375 $13% 13 Va 13 Va - Va IU Int 1325 $9% 93/a 93/a % Caréna 8 300 $8% 8''a 8 Va - Va Intpr Pipe 800 $12 Va 12 12 — Va Celanese 1000 415 415 415 -1 5 Int Pipe w 1000 60 60 60 Cominco 715 $34 V4 34 34 Va Inv Grp A 690 $6 Va 6 Va 6% + % fonds mutuels CMFA Mtmbtrt ACF Group Amer Grwth 1.500 2.000 2.500 3.000 4.000 4.000 $ 551 1.347.2.184 3.122 5.184 7,456 liaa n*mtt > 87 708 1.347.2.015.3.522.5.601 tf.MII 4-IMl I 464 639.837 1.107 1.662 1.855 ’Cas type d un individu ayant deux (2) enfants de moins de 16 ans.(Selon les tables de l impât fédéral et provincial 1975.) Pour de plus amples informations.defnandez la brochure du plan BEC./ Pour do plus amples Informations, adressez-vous à la succursale de la Fiducie du Québec ou à votre Caisse populaire.FIDUCIE DU QUÉBEC 511, PLACE D’ARMES MONTRÉAL, QUÉ.H2Y 2W7 Téléphone: (514) 284-6772 L'investissement sans risque ?Certificats de placement garanti de 5 ans Rendement élevé Intérêt payable tous les 3 mois ou réinvesti^ annuellement au même taux Pour informations (514) 527-9257 Fiducie Nord-Amérique 801, rue Sherbrooke est, Montréal 0 Institution inscrite à la Régie de l'assurance-dépôts du Québec Taux sujets à changement sans préavis.Une compagnie du Groupe Prenor nçy Danson, espère ainsi atteindre son objectif de 210,000 mises en chantier en 1975.Ce nombre marque un léger recul par rapport aux 222,123 unités de l’an dernier et une forte baisse par rapport à Tannée exceptionnelle de 1973 où 268,529 nouveaux logements avaient été construits.La reprise qui couvait depuis le printemps dernier semble bien amorcée une fois pour toutes.En octobre, les mises en chantier ont atteint le taux annuel de 275,900 unités, une amélioration importante par rapport au mois précédent (250,200).Pour le dernier trimestre.la construction nouvelle a progressé au rythme de 245.000 unités.Les dirigeants de la SCHL ont précisé que la hausse avait été régulière dans toutes les régions du pays et reflétait principalement une certaine détente sur le marché du crédit hypothécaire.On s'attend toutefois à un léger ralentissement au cours des prochains mois.Cette baisse d’activités serait attribuable, assez paradoxalement, aux nouveaux programmes annoncés au début du mois par M, Danson.Pour profiter de la manne fé- CP Rail hausse ses gains de 151% Les bénéfices de CP Rail ont plus que doublé au cours du dernier trimestre alors que l'ensemble des autres filiales du Canadien Pacifique affichaient des résultats plutôt stables par rapport à Tan dernier.Les gains nets du CP Rail sont passés de $4,200 en 1974 à plus de $10.5 millions pour le trimestre qui vient de se terminer.Par ailleurs.Canadien Pacifique Limitée annonce un revenu net consolidé de $119.2 millions pour les neuf premiers mois de 1975, comparativement à $136.8 millions à la même période Tan dernier, chiffres qui comprenaient alors un gain exceptionnel de $4.3 millions.Les bénéfices par action ordinaire ont été de $1.63, à rapprocher de $1.88 pour les npuf premiers mois de 1974, Le revenu du troisième trimestre s'est élevé à $1.6 million de plus que celui du même trimestre de 1974, par opposition aux baisses subies au cours des deux premiers trimestres de cette année.Bien que CP Rail ait bénéficié d’un accroissement substantiel du trafic de charbon et d’augmentations des prix marchandises, l'amélioration est attribuable principalement au succès de programmes qui visent au contrôle des dépenses et à une amélioration de l’efficacité du service des trains et du friage en particulier.La baisse de revenu subie par 1CP est due en grande partie à des dérale, les constructeurs écarteront pour quelque temps leurs travaux prévus pour étudier et peut-être participer aux projets fédéraux, Cependant, la construction de maisons multifamiliales ne devraient pas tarder a reprendre par la suite.Au cours des derniers mois, la construction d’immeubles d’appartements s’est nettement améliorée.Le taux annuel est passé de 65,000 pour les trois premiers mois de Tannée à 124,000 en octobre.Dans les centres urbains, Tas-cension se poursuit avec une hausse de 78% par rapport au mois d’octobre 1974.Les maisons unifamiliales montrent une progression de 56% par rapport a Tan dernier.Pour les dix premiers mois, le nombre de mises en chantier atteint 143,165 unités, un faible retard sur les 148,590 de Tan dernier.\ S rêves touchant les opérations e l'acier et du papier.En dépit d’une amélioration au troisième trimestre, le revenu de CP Rail, pour les neuf premiers mois, a été inférieur de $6 3 millions à celui de la même période de 1974.Les recettes se sont accrues de $78.2 millions, ou 12 pour cent, à .cause principalement du redressement des tarifs et aussi d’une augmentation des paiements gouvernementaux.La hausse des taux salariaux et des avantages sociaux explique une augmentation d’environ $55 millions.et celle uès matériaux et carburants de quelque $33 millions.Les résultats de CP Camionnage et de CP Télécommunications ont continué de s’améliorer.traduisant un contrôle serré des dépenses.mr Fondé en 1880 Actif consolidé: $665 millions Obligations de 5 ans Minimum: $500 cf Intérêts payés semi-annuellement Intérêts payés annuellement Montréal: 612, rue St-Jacques (514) 845-7111 (Mlle C.Bellemare) Québec: 1135, Chemin St-Louis (418) 681-0277 (M J Arsenault) Frais virés acceptés Institution inscrite t la Régie de l aasurance-dépôts du Québec CAREL, UN CENTRE DE FORMATION LINGUISTIQUE AU SERVICE .DES PLUS GRANDES COMPAGNIES CANADIENNES DEPUIS 15 ANS - CAREL a présentement comme clients des compagnies telles que C.I.P., Canadair, Québec North Shore, La Baie, Northern Electric, Reynolds Metals, THydro-Québec et plusieurs autres entreprises nationales et internationales.CAREL offre à ses compagnies-clientes des services d'enseignement de langues et agit comme consultant pour toute question d’ordre linguistique dans l'industrie.@arel inc Centre d'Application et de Recherches en Linguistique Edifice Drummond, suite 806 1117, rue Ste-Catherine ouest, MONTRÉAL Tél.: (514) 849-6236 duc.Dans la plupart des villes des autres provinces, les contribuables doivent débourser un montant variable au moment de l’acquisition du terrain.A Toronto, le taux est de $150 le pied linéaire de façade du terrain.Les services coûtent ainsi $7,500 pour un terrain d’une largeur de 50 pieds.Si on ajoute ce montant à l’hypothèque, à taux de 11%, répartie sur 25 ans, on découvre qu'il en coûtera $828 de plus par année pour le remboursement du prêt hypothécaire.Si on ajoute ce dernier montant au chiffre de $543 mentionné plus haut, le montant des taxés atteint $1,371 à Toronto soit au moins 64% de plus qu’à Montréal — en supposant que dans les deux cas, il s’agit d’immeubles identiques.Selon M.Dubé, on ne peut à la lumière de ce calcul affirmer que “Le Montréalais est le contribuable le plus taxé au Canada".Une entreprise québécoise, Les Jardins du Haut Richelieu, a adopté la formule ontarienne avec la coopération de la municipalité de St-Luc.Les futurs propriétaires déboursent $4,900 additionnels au moment de l'achat; selon la direction de la compagnie, ils économisent ainsi de $500 à $600 par an.La ville réclamerait ce montant en surplus des taxes courantes pour le remboursement de l'emprunt nécessaire à l’installation des services.Quelle formule est la plus économique?Débat stérile! Dans les deux cas, le contribuable est à la merci des autorités municipales qui fixent sa quote-part à partir de calculs fort complexes.Northern Electric inscrit àNY.Les actions de la compagnie Northern Electric ont été inscrites hier à la Bourse de New York.Le symbole au téléscripteur sera NE.La filiale de Bell Canada a franchi ainsi une autre étape d’une vaste opération visant à accroître l’envergure internationale de l’entreprise.Récemment.le siège des opérations internationales de Northern était déménagé de Montréal aux Etats-Unis.La compagnie possède plusieurs usines au Canada de même qu’aux Etats-Unis, en Turquie, en Irlande et en Malaisie.Washington repart en guerre contre GM WASHINGTON (AFP) — La possibilité de poursuites antitrust contre le géant de la construction automobile américaine, la société General Motors, ne semble pas immédiate, estime-t-on dans les milieux informés de Washington.G.M., qui jusqu’à la hausse des prix du pétrole était de loin la plus grosse entreprise des États-Unis et du monde, a toujours été surveillée de près par les autorités antitrust américaines, qu'il s'agisse de la commission fédérale du commerce ou du département de la justice.En 1968 déjà, les légistes de la division antitrust du département de la justice s’étalent prononcés en faveur de poursuites.Ces dernieres ne furent finalement jamais entamees en raison de l’opposition de la Maison Blanche.Aujourd’hui, ce sont deux des services de la commission fédérale du commerce qui se sont prononcés en faveur de poursuites antitrust mais la commission elle-même ne s’est pas encore prononcée, indique-t-on dans les milieux informés.Si elle se rallie aux recommandations de ses bureaux, la commission devra transmettre le dossier au département de la justice, précise-t-on dans les mêmes milieux.Celui-ci disposera alors de quarante jours pour entamer dea poursuites ou renvoyer le dossier à la commission qui aura alors la possibilité d'attaquer en justice de son propre chef.G.M.a déjà dû faire face plusieurs fois à des poursuites anti-trust dans le passé.En 1965, la société à qui on reprochait un quasi-monopole de la construction d’autobus et autocars avait accepté de vendre moteurs et pièces détachées aux autres constructeurs.L’année précédente, la justice avait rendu un non lieu dans un procès opposant le constructeur au gouvernement qui voulait l'obliger a se séparer de sa division locomotives-diésel.L'un des problèmes auquel le géant de Détroit risque d’avoir à faire face dans l'avenir résulte du succès de sa contre-offensive dans le secteur des voitures de petites et moyennes dimensions, estime-t-on cependant dans les milieux automobiles américains.Sa part du marché des automobiles de construction américaine, traditionnellement supérieure à 50%, était tombée en 1974 à 49%.“C'EST L’AFFAIRE D’UNE MINUTE’’ - LOCATION - Automobiles et Camions 688-9200 Gaby Colpron 332-9756 ?• .LOCATION À LONG TERME (Éjjgj) Nous achetons comptant votre voiture usagée • CHICAGO lundi CHICAGO mercredi CHICAGO jeudi CHICAGO vendredi CHICAGO dimanche DEPART MONTRÉAL: UMO RETOUR: I7h30 SERVICE BOEING 747 AIR FRANCE Nouveaux horizons ouverts à la petite entreprise U La Banque fédérale de développement qui succède à la Banque d'expansion industrielle a été créée par une loi du Parlement pour favoriser % l'implantation et l'expansion des petites et moyennes entreprises au Canada.Voici quelques services ollerls par la BFD Aide linancière Gestion-conseil Formation en gestion Intormation sur les programmes gouvernementaux disponibles à l’entreprise.Vous possédez ou dirigez une entreprise?La BFD est peut-être en mesure de vous aider1 Venez discuter de vos besoins avec nos représentants ou demandez notre dépliant.BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT 800, carré Victoria, Montréal, P.Q Tél.878-9571 2600est, rue Ontario, Montréal, P.Q.Tél.878-9571 101, Place Charles Lemoyne, Longueuil, P.Q.Tél.670-9550 85, rue Champlain, Valleylield, P.Q.Tél.371-0611 750, bout Laurentien, St-Laurent, P Q.Tél.748-7323 5960est, rue Jean-Talon, St-Léonard, P.Q.Tél 254-6073 Gaienes des Laurentides, S1-Antoine des Laurenlides, P.Q.Tel.436-6441 > 18 • Le Devoir, mardi 11 novembre 1975 mim piPiiii
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