Le devoir, 28 octobre 1975, mardi 28 octobre 1975
te météo: Clair; passages nuageux.Maximum 12 à 14.Aperçu pour demain: averses.Détails en page 6.Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 248 Montréal, mardi 28 octobre 1975 Saint Jude Faute de modération Les contrôles seront renforcés OTTAWA (CP) — Si les Canadiens ne peuvent faire preuve de retenue et de modération, le gouvernement déposera un nouveau projet de loi destiné à etoffer ses mesures anti-inflationnistes.C'est la mise en garde qu’a faite aux Communes hier le premier ministre par intérim, M.Mitchell Sharp.M.Trudeau était retenu à la maison par une grippe.M.Sharp a vivement nie que le gouvernement songeait à présenter une loi semblable à la Loi sur les mesures de guerre en ce qu’elle pourrait être adoptée par proclamation, sans être soumise au processus parlementaire.“Nous souhaitons qu'une telle mesure ne sera pas nécessaire", a répondu M.Sharp à M.John Diefenbaker qui l’interrogeait à ce sujet."S'il est nécessaire cependant de raffermir les contrôles que nous avons décrétés, nous présenterons une autre loi”.Dimanche, le premier ministre, M.Trudeau, avait déclaré que le gouvernement se verrait dans l’obligation, si le contrôle volontaire des revenus et des prix an- Sommet syro-libano-palestinien ?La guerre civile se généralise à tout Beyrouth BEYROUTH (d’après AFP, Reuter et AP) — La guerre civile a fait rage tout au long de la journée à travers la capitale libanaise, embrasant de proche en proche le quartier des grands hôtels où, depuis hier, la milice chrétienne des Kataëb a investi les "positions stratégiques”.Nul ne s'aventure plus a uresser un bilan des victimes, la dernière approximation étant que les combats des aernières 24 heures ont fait au moins 120 morts, dans Beyrouth seulement.A la tombée de la nuit, alors qu’entrait en vigueur le couvre-feu, les duels d’artillerie et les tirs d'armes de tous calibres n’avaient en rien perdu de leur intensité.L’Aurore a besoin de $275,000 par Jacques Thériault Les éditions de l’Aurore devront fermer leurs portes d’ici quelques jours à moins que ses directeurs, en l occurrence MM.Victor-Lévy Beaulieu et Léandre Bergeron, ne trouvent une solution viable aux déboires de la maison dans les plus brefs délais.Aux prises avec des problèmes financiers, cela va sans dire, cette maison d’édition demande au gouvernement québécois d’avoir la possibilité de se prévaloir de la fameuse "Loi du prêt garanti à l’édition” en vigueur depuis la mi-août.Cette loi donne en effet aux éditeurs qui en font la demande la possibilité d’emprunter contre inventaire à un taux d’intérêt favorable dans les banques à charte et les caisses populaires.Or, l’Aurore doit présentement $100,000 à son imprimeur, qui refuse de lui faire crédit plus longtemps.Par ailleurs, Benjamin News, principal actionnaire de la maison, n’accepte plus d’injecter de capitaux dans l’Aurore."Depuis le mois d’août dernier, expli-ue M.Victor-Lévy Beaulieu, le ministère es Affaires culturelles et la Société de Voir pago 6: L1 Aurora Parallèlement, c’était la confusion totale à l’aéroport international de Beyrouth, où le flot des personnes en partance aussi bien des ressortissants étrangers que des Libanais, s’arrachait n’importe quel ticket pour n’importe quelle destination alors que de très rares compagnies maintiennent encore leurs lignes en service, principalement Air France, British Airways, MEA et Saudi Airlines.C’est dans le secteur des grands hôtels internationaux de la Baie St-Georges que les plus violents affrontements se déroulent.Les luxueux palaces ont été investis par les miliciens.Les rares clients qui n'ont pas réussi à quitter le secteur se sont réfugiés dans les couloirs ou les sous-sols.“Ça tire de partout.Nous ne savons pas d’où cela vient”, déclarait une personne contactée par téléphone, retranchée dans un hôtel de la rue de Phénicie, célèbre pour ses spectacles nocturnes.Selon un communiqué de Radio-Liban diffusé au cours de la soirée, “tirs et explosions" se sont succédés Rue de Phénicie et dans le secteur avoisinant (grands hôtels, Aïn Mréissé).Un important incendie a fait rage à Zeitoune et les pompiers ont tenté d’intervenir malgré les tirs.Selon Radio-Liban, les explosions d’obus et les tirs d’armes lourdes se poursuivaient au cours de la soirée dans la plu-art des quartiers de Beyrouth et de sa anlieue.Les groupes armés se trouvent en fait un peu partout dans la ville.Dans un message radiodiffusé hier soir, Mgr Khoreiche, patriarche maronite, a déclaré:"!! apparaît maintenant que les hommes au pouvoir sont incapables de reprendre en main la situation ou ne s’efforcent pas de ramener le calme dans le pays par tous les moyens".A ce propos, un sommet tripartite, qui regrouperait les présidents Hafez Assad (Syrie), Soleiman Frangié (Liban) et M.Yasser Arafat (chef de l’Organisation de libération de la Palestine), paraît envisagé par les autorités libanaises en vue de dénouer la crise qui déchire le Liban.Des contacts ont été établis en vue de la réunion d’une telle conférence, apprend-on de source bien informée à Beyrouth.Le projet serait assez avancé et ne nécessiterait plus que l’approbation de M.Ka-mal Joumblatt, chef de file de la gauche libanaise.A défaut d’un tel sommet, ajoute-t-on de même source, les autorités Voir page 6: Quarra civile noncé le 13 octobre ne donnait pas de résultats, d’adopter une ligne de conduite plus autoritaire.Toute nouvelle mesure antiinflationniste, a signalé hier M.Sharp, sera présentée au Parlement.La déclaration de dimanche du premier ministre a sucité la colère de M.Diefenbaker qui s’est empressé d’accuser le premier ministre de se conduire en dictateur et de vouloir briser la liberté des Canadiens.Malgré l’opposition des mouvements ouvriers à ce programme antiinflationniste, et en l’absence de toute réglementation sur l'application des contrôles, la Commission antiinflationniste se réunit pour la première fois aujourd’hui à Ottawa.Cette Commission n’a encore qu’un statut temporaire, puisqu'elle a été créée selon les termes de la loi sur les enquêtes et les coalitions.La loi découlant du programme anti-inflationniste n'en est encore qu’à l'étape de la deuxième lecture et sera passée au crible cette semaine par les membres d’une commission parlementaire.Le président de la Commission, M.Jean-Luc Pépin, a laissé entendre que ce nouvel organisme devait établir ses priorités et décider comment exécuter le mandat qui lui avait été confié."Nous ne nous attarderons pas à des cas précis lors de la réunion d’aujourd’hui, a-t-il expliqué.Lundi, le ministre des Finances, M.Donald Macdonald, a concédé que le gouvernement souhaitait obtenir assez rapidement l’assentiment des Communes et du Sénat pour son projet de loi."Si cet assentiment tarde à nous être accordé, nous serons en mauvaise posture", a-t-il avoué.Plusieurs groupements ont exprimé le désir d’obtenir des éclaircissements sur ce projet de loi, éclaircissements qui ne seront apportés que par la réglementation devant suivre l’adoption de la loi.Le leader du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, a annoncé que son parti proposerait des changements précis Voir pago 6: Contrôle* au sommaire l Les employés de la cafétéria de L6-2 menacent de débrayer -page 2 ¦ Impliqué par la commission Cliche, un ancien haut fonctionnaire reconnaît sa culpabilité —page3 ¦ Comment parler d’octobre 1970?un éditorial de Michel Roy ¦ La détente enrayée par un grain de blé?un commentaire de Georges Vigny -paga4 ¦ Sadate veut des armes US mais n’a pas encore de liste d'achat -pag# 7 ¦ Des Portoricains revendiquent la vague d’attentats aux USA —pag* a liiiii ÜÉSfi ^ " 'il iiiPiiliiiïii ' „ V, üli (Plig ‘Si* .a» iï.:ïsi ¦ ' ¦'¦¦"'A''-' * Ipm piipi map ï .S, * „ ¦ ¦ s - a: Armé d’un fusil de chasse, un adolescent “d’ordinaire tranquille” a fait feu dans une classe remplie d’élèves, blessant quatre de ses confrères, puis s’est suicidé hier dans un high school d’Ottawa.Un élève blessé sort de l’école, aidé d’une consoeur et d’un professeur, quelques instants après la fusillade.L’auteur de l’attentat a été identifié comme étant Robert Poulin, âgé de 18 ans.Les blessés, tous âgés de 18 et 19 ans, ont été identifiés comme étant Barclay Holbrock, Marc Hough, Marc Potvin et Terry Vandenhanendurg.Ils sont tous dans un état satisfaisant à l’hôpital civique d’Ottawa.L’incident est survenu quelques instants après le lunch à l’école St.Pius X.(Téléphoto CP) Le choix des délégués au congrès Le PC déplore des “incidents” et pense les éviter à l’avenir par Pierre O’Neill Le choix des délégués du Québec en vue du congrès au leadership des conservateurs sera soumis à une surveillance rigoureuse.Il sera effectué dans le respect intégral des règles démocratiques et les indésirables seront écartés.Telle est l’assurance donnée hier au Devoir par le président de l'Association progressiste-conservatrice du Québec, M.Claude Dupras, qui déplore les "incidents regrettables” qui ont marqué les assemblées de choix de délégués dans quelques comtés de la région de Montréal.Il répliquait aux supporteurs de Me Brian Mulroney qui se plaignent de fiers-à-bras, d’intimidation et d'irrégularités.Le Québec sera représenté par plus de 500 délégués au congrès national qui se tiendra du 18 au 22 février 1976 à Ottawa et auquel participeront quelque 3,000 militants conservateurs.Sous la présidence de Me Michael Meighen de Westmount, cette assemblée choisira le successeur de M.Robert Stanfield.A ce Jour, le député de Brome-Missisquol, M.Heward Graftey, est le seul candidat officiel du Québec.Il n’est pas moins connu que Me Brian Mulroney et le député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, qui ont l’intention d’annoncer sous peu leur candidature.Les assemblées de comtés pour le choix des délégués ont débuté le 1er octobre et devront se terminer le 20 décembre.Les organisations des deux candidats éventuels du Québec se font une lutte sans pitié pour s'assurer une majorité d’appuis au sein de la délégation québécoise.A moins de deux mois du congrès d’Ottawa, seulement huit comtés ont élu leurs délégués.Et pourtant, certaines méthodes electorates ont déjà été signalées au chef national du parti, M.Stanfield, ainsi qu'aux autres membres de la direction cnargés de la préparation du congrès.Pour l’instant, cependant, ce sont davantage les partisans de Me Brian Mulroney qui se plaignent de manoeuvres maléfiques.Ainsi, lors du choix des délégués l’autre soir dans le comté de Mercier, le président de l’Association, M.Dumont, aurait battu à coups de poing, dans une salle de toilettes, un militant favorable à la candi- dature de Me Mulroney.Un peu plus tard dans la soirée, ce fut au tour de l’ancien ministre et député de l’Union nationale, M.Jean-Paul Beaudry, à subir les foudres de ce fier-à-bras, supporteur déclaré de la candidature de M.Claude Wagner.Selon les témoignages assermentés, M.Dumont a exercé tout au long de la soirée un contrôle serré sur le déroulement du scrutin, allant jusqu’à écarter des bulletins défavorables aux délégués pro-Wagner.Dans le comté de Saint-Jacques, c’est un avocat bien connu des coulisses politiques qui a fait des siennes.Identifié a l’organisation de M.Wagner, Me Alfred Chevalier a tenté une passe rapide en convoquant à onze heures du vendredi matin 31 octobre, l’assemblée d’élection des délégués.Aussitôt averti, le président de l’APCQ, M.Dupras s'empressa de faire annuler cette convocation en sachant bien que le matin se prête mal à l'exercice du droit de participation des militants à l’élection de leurs délégués.La réunion fut reportée au soir même et toutes les personnes présen-Voir pag* 6: Conservateur* Les vins ANTONIN ROÙET ANTONIN RODET COTES DU RHONE «remMIMN 11 ITM |N* IHMM lONUlUfT n*t«vs i mi ''V U MWIMIIJ M OMIU till WMII 'IU«« A N I < >N I N ROD'! I sont aussi bons $2,80 L’opposition donnera sa chance à Juan-Carlos L’état de Franco stationnaire mais critique MADRID (par AFP et Reuter) — Alors que depuis six jours les bulletins médicaux sur l'état de santé du général Franco annonçaient alternativement des aggravations puis de sensibles améliorations, la journée d’hier s'est caractérisée par la publication coup sur coup de bulletins ''positifs” mats n'enlevant rien à l'extrême gravité du mal fatal qui affecte le"caudllld'.Le dernier bulletin signalait même que le général Franco avait demandé à s'alimenter et que ses constantes vitales redevenaient normales à part l'insuffisance cardiaque congestive et les tendances à l'hémorragie gastrique.Pendant ce temps les personnalités qui tiennent à rendre un dernier hommage au "caudlllo" ou à s'informer directement de sa santé, défilent sans arrêt au palais du Pardo.Les Madrilènes pour leur part sont moins nombreux que la veille à s'être rendus au Pardo ayant eu à accomplir une journée de travail tout à fait normale.Dans les seules administrations, le travail a été pratiquement paralysé.Les ministres, quand ils ne sont pas au Pardo, sont à leur bureau ou en contact permanent avec leurs secrétariats.Si la machine administrative tourne au ralenti il n'y a toujours pas de vacance du pouvoir.Au ministère de l'Information, le dispo- sitif mis en place pour annoncer à tout instant la mort éventuelle du général Franco a acquis depuis dimanche un caractère permanent mais on signalait après la publication du dernier bulletin de santé au il n'avait peut-être plus le même degré 'urgence.Passé le délai de 23 heures, même si une issue fatale intervenait, on Ignore si la nouvelle serait différée aux premières Voir pag* 6: Franco Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET MaconMilages il mum i i MkHttti .m.sont aussi bons$Q 70 qu’on le dit O’ VENDREDI 1 I 1 1 ¦ 24 oot.78 tiraqi 2000 Bem (Angle Ontario) Montréal Qué, H2L 4N5, Tél, : 873-5350-53 Tirana- 24 optohrfi 1Q7«î 759,390 BILLETS VENDUS 1 Tirage.44 OCtODre 19/0 3,011 GAGNANTS $993,150.00EN PRIX | I 31 Séries émises - 90,000 chacune 4 3 4 3 5 5 QAONE *200,000.4 5 0 3 7 5 gigni *100,000.8 5 7 2 3 2 gigni 850,000.7 5 2 3 9 0 ingnn •25.000.137618 11 POSSIBILITÉ DE: 31 GAGNANTS DE $5,000.248 GAGNANTS DE $500.2511 GAGNANTS DE $100.8 BILLETS SE TERMINANT PAR 3 4 3 5 5 GAGNENT $10,000.1 billet* Il tirmlnmt pir 5 0 3 7 S gignmt $500.6 bllltli il tirmlnim pir 5 7 2 3 2 gignint $500.7biiitti il tirmlnmt pir 5 1 3 9 0 gtgnmt $500.se terminant'par 4 J 5 5 GAGNENT $2,000.3Bbilliti •• tiimlnim pir 0 3 7 5 gigninl $100.73bllltti m tirmlnant pir 7 2 3 2 gignmt $100.70btii$ti i$ ttrmmant p$r T 3 9 0 gignint $100.667 BILLETS SE TERMINANT PAR tm 3 5 5 GAGNENT $400.712 billet, •• tirminim pir m I 7 5 gignmt $50.678 blllin i* tirmlnmt pir m m m 2 3 2 gignmt $50.678bill$u i$ urminmt pir m m m 3 9 0 IM"mt $50.A I * ".sm termmKS&atim ’• vv- S ' V’^VT':uT'rr''^r*’^ 2 • Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 Les cuisiniers de LG-2 menacent de débrayer par Louis-Gilles Fraricoeur LG-2 — Les travailleurs de la cuisine centrale du camp LG-2 a la Baie James ont accusé hier leur syndicat, l’Union des opérateurs de machinerie lourde (FTQ-Construction), de les avoir négligés au point d’être en partie responsable du retard de la négociation de leur prochain contrat de travail.Le tuteur syndical de l’Union des opérateurs de machinerie lourde, M.Fernand Daoust, en tournée à LG-2 à l’occasion du maraudage dans la construction, a dû faire face au très vif mécontentement d’une centaine de syndiqués qui parlaient de ralentir, sinon de paralyser, la cafétéria dont dépend le chantier.Le secrétaire général de la FTQ a expliqué aux insatisfaits que les nétociateurs syndicaux s’apprêtaient a déposer leurs demandes auprès de l’employeur, Crawley & McCracken.Cette explication a semblé insatisfaisante aux syndiqués selon qui les négociations auraient dû débuter il y a 10 jours.Les cuisiniers et les préposés à l’entretien, qui se disent mal servis par les opérateurs de machinerie lourde, ont par ailleurs demandé à M.Daoust de leur obtenir pour aujourd’hui un engagement ferme de l’employeur sur la question de la rétroactivité des salaires.Plusieurs cuisiniers des cantines ont commencé à Quitter le chantier à cause de leur insatisfaction des conditions e vie et de travail.D’autres le feront prochainement, à cause Québec entre en scène î persi Les “opérateurs de chaudrons lourds”, comme ils se surnomment avec ironie depuis leur entrée au 791, ont manifesté de plus leur intention d’aller “sensibiliser” les travailleurs de la FTQ-Construction qui devaient tenir hier soir une importante réunion avec l’état-major en visite.Les représentants de la FTQ, craignant des affrontements entre les deux groupes, s’affairaient au debut de la soirée à trouver de solides “surveillants” pour assurer le bon déroulement de la réunion.La négociation devait débuter le premier août dernier, mais elle a été retardée par la présentation d’une demande d’accréditation déposée par la CSN cet été.Cette situation a reporté au 18 octobre le début officiel des pourparlers.Cependant, affirment les travailleurs,“notre brevet et ses amendements sont prêts depuis longtemps”.”11 y a 10 jours que les négociateurs devraient se parler et c’est un retard inacceptable pour nous,” de commenter un syndiqué inquiet comme ses collègues de l’adoption de la Loi fédérale anti-inflationniste.De son côté, M.Daoust a tenté de calmer l’impatience de ce groupe stratégique à LG-2 qui est encore loin d’avoir obtenu le’ droit de grève.Il a affirmé qu’il avait personnellement saisi les employeurs dès hier après-midi de l’urgence d’accorder des garanties immédiates sur la question de la rétroactivité.Il a promis aussi de faire devancer dans la mesure du possible la date de la prochaine rencontre, prévue en principe pour le 3 novembre.Du côté patronal, on se déclare prêt à commencer les négociations et on impute le retard actuel au manque de diligence des négociateurs syndicaux.D'importants changements sont survenus récemment dans l’équipe des permanents de l’Union des opérateurs de machinerie lourde, a confirmé hier M.Daoust, selon qui cette situation n’est pas à l’origine du peu de progrès des pourparlers.Un arrêt de travail des cuisiniers ne paralyserait pas complètement le chantier, selon certains représentants de la FTQ.Selon des informations obtenues par ces derniers, la SEBJ pourrait mettre à “exécution un plan de ravitaillement d’urgence advenant un arrêt de travail dans ce secteur stratégique.Il n’en reste pas moins qu’avec la température de 4° et la neige qui tombe sur le chantier, un régime de sandwiches froids n’améliorerait certainement pas le rythme des travailleurs.Ca ne manquerait pas de donner un cachet d’austérité à la fin de la campagne de maraudage.L’accord Belgique-Canada est finalement mis en oeuvre QUEBEC (par Gilles Lesage) — Resté lettre morte depuis sa signature il y a déjà sept ans, l’accord Belgique-Canada pourra être mis en oeuvre désormais grâce à l’entrée en scène, quoique tardive, du Québec.En effet, le ministre des Affaires intergouvemementales a annoncé hier la création d’un organisme belgo-québécois chargé des échanges en matière de culture entre la Belgique et le Canada.La première réunion de ce nouvel organisme se tiendra à Québec les 8 et 9 décembre prochain.L’accord-cadre entre la France et le Canada, il y a plus de dix ans, a été suivi sans aélai de multiples initiatives entre le Québec et la France, qui ont ainsi tissé des relations privilégiées dans presque tous les domaines.Un accord semblable a été signé entre le Canada et la Belgique en 1967 en vue de promouvoir la coopération et les échanges culturels entre les deux pays.Mais pour des raisons qui sont restées assez obscures, le Québec, principal interlocuteur de la Belgique au Canada, a tardé à établir un mécanisme adéquat de participation, de telle sorte que l’accord général est resté lettre morte jusqu’à ce jour.En janvier dernier, le ministre d’alors des Affaires culturelles faisait état de l’articulation prochaine des échanges entre le Québec, la Belgique et le Luxembourg.M.Denis Hardy rappelait que, dans le domaine économique, le Québec cnerche à s’associer avec des pays disposant d’une technologie avancée, afin de modifier en profondeur la structure industrielle québécoise.Quant aux échanges culturels, le ministre se disait confiant 3ue les actions engagées au titre e l'accord scientifique, technique et industriel de 1971, de même que les discussions en cours au sujet de l’accord culturel belgo-canadien, permettront de définir les modalités d'un dialogue direct et par conséquent efficace entre les deux communautés.Ce sont ces relations directes que laisse entrevoir la formation de la sous-commission belgo-québécoise, annoncée hier par le Dr François Cloutier.Elle sera composée de deux présidents représentant les deux gouvernements, de fonctionnaires de la Belgique et du Québec, et d’un conseiller nommé par le gouvernement canadien.Cet organisme de coopération culturelle se prononcera sur tout projet ayant une incidence directe sur les institutions québécoises.Il aura la responsabilité des projets financés par le gouvernement du Québec de même que ceux qui, quoique fi- nancés par la Belgique, touchent aux institutions québécoises.La création de cet organisme constitue le pas le plus important depuis l’ouverture d une délégation générale du Québec à Bruxelles, il y a trois ans.Aux échanges scientifiques, techniques et économiques vient ainsi s’ajouter une collaboration étroite dans les domaines de l’éducation et de la culture, privilégiés en raison même des affinités entre les deux peuples.Aucune action précise n’a été annoncée dans le communiqué du ministre des Affaires intergouvemementales.Les étudiants en sociologie continuent leur occupation mais réduisent leurs demandes Les étudiants de sociologie de l’Université de Montréal ont voté en très grande majorité hier en faveur du maintien de l’occupation de leur département au moins jusqu'à l’injonction dont les a menacés le doyen J.-A.René Lévesque.Ils limiteront toutefois l’ampleur de leurs revendications Ainsi ils ont accepté que le projet-pilote de travaux-recherches par thème soit mis en marche par l’assemblée dé- es MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1 : partementale et un comité tripartite constitué d'étudiants, de professeurs et d’administrateurs.Ce comité procédera à la révision du programme et préparera des recommandations pour le 1er mai 1976.L’évaluation des travaux des étudiants sera laissée aux professeurs, mais en cas de désaccord, les étudiants pourront en appeler au comité tripartite.L’occupation doit etre maintenue, ont estimé les étudiants, pour faire pression sur l'administration.Deux points restent à régler dans la dispute.Les étudiants jugent que, s’ils devaient céder maintenant, leur combat des huit dernières semaines aurait été inutile.M.Lévesque veut limiter l'expérience pédagogique aux étudiants de troisième année.Les étudiants de deuxième y participeraient en partie, ceux de première en seraient exclus.De plus, la Faculté des Arts et des Sciences refuse d’investir des ressources supplémentaires essentielles au projet.L’objectif de la décentralisation du pouvoir décisionnel de l’université s'estompe, reconnaît le “comité exécutif provisoire”, mais il estime qu’une brèche a été faite.La décentralisation du processus décisionnel peut être consi- dérée comme engagée.Les étudiants ont demandé à être entendus par la cour avant qu’elle accorde l’injonction.Ils espèrent ainsi gagner deux ou trois jours, ce qui suffira peut-être pour la négociation des points litigieux.L'injonction risque de conduire à l’annulation de la session pour les étudiants.Les étudiants, qui sont de plus en plus militants, demanderont aujourd'hui à l'assemblée générale des étudiants de Sciences sociales de renouveler leur appui et de prendre des mesures concrètes de pression.Pour sa part, la Fédération nationale des enseignants Québécois (CSN) a dénoncé hier l’attitude des administrateurs de l’université et appuie les étudiants dans leur lutte.Sondage faussé, réplique le PLQ 11 12 Horizontalement 1— Friandise.— Qui ne fait rien.2— Colère.— Arrive en môme temps.3— Cadmium.— Sorte de boîte.— Petite île.4— Sensation de bien-être, de satisfaction.— La plus vile populace.5— Petite prairie.— Brome.— Pièce du jeu de dames.6— Substance anticoagulante extraite du foie.— Partie d'une église.7— Oterons la vie.— Connu.8— Le roi des animaux.— L’année qui précède celle où l'on est.9— Qui hait quelqu’un.— Conspuer.10—Petit cube.—Arroser légèrement et superficiellement.11_Héllum.— Chlore.— Utiliserai.12—Breuvage composé d'eau, de miel et de vinaigre.— Epoque.Verticalement 1— Qui a deux tètes.— Interjection.2— Immondice.— Doigt.3— Venu au monde.— Substance protidique soluble.4_lnterjection.— Arbre croissant souvent au bord de • l'eau.— Curium.5— Mois de l'année.— Homme.6— Alimenterais.7— Trois.— Refus.— Du verbe pouvoir.8— Pronom indéfini.— Intercalation d'une syllabe, d'une voyelle ou d'une consonne au milieu d'un mot.9— Pas ailleurs.— Assurer la conservation par fumage, avec de la saumure et de l'huile.10— Rigole que fait dans la terre le soc de la charrue.— Noir.11— Convenables, propres à quelque chose.— Roue à gorge d'une poulie.12— Solennité.— Du verbe être.— Grain farineux, excellent aliment.Solution d'hier Le sondage CROP publié en fin de semaine par le journal Le Dimanche a été “faussé par le contexte négatif dans lequel il a été fait," et n’a “qu'une portée limitée," a déclaré hier le président du Parti libéral du Québec, M.Claude Desrosiers.Le sondage montrait que les électeurs du Québec sont insatisfaits du gouvernement libéral et que le Parti québécois aurait été porté au pouvoir si des élections avaient eu lieu entre le 14 et le 20 octobre.Dans un communiqué remis à la presse, M.Desrosiers a souligné que le sondage avait été effectué au moment où le gouvernement fédéral venait d'imposer des mesures antiinflationnistes.à la suite de l’élection de Hochelaga et de l'augmentation des tarifs d’autobus à Montréal.“Nous jugeons qu'il s'agit là d une période anormale d’autant plus que les résultats de ce sondage contredisent ceux de sondages récents effectués pour le compte du Parti libéral du Québec.Quant à nous, lorsque nous voulons avoir une vue réaliste de l'opinion publique, nous choisissons une période normale pour sonder l'opinion.” Par conséquent, a-t-il dit, il n’accorde “qu’une portée limitée aux résultats de ce sondage," mais il souligne que le gouvernement aussi bien que le parti devront intensifier les efforts d'information et expliquer davantage les politiques économiques du gouvernement".Une escroquerie de $800,000 à Saint-Martin POINTE-A-PITRE (AFP) — Une escroquerie portant sur un montant de $800,000 vient d'être découverte à Saint-Martin dans la partie française de cette île de l'archipel nord des Antilles partagée avec les Pays-Bas.Cette escroquerie, mise au point par un ressortissant eu; bain Andres Rodriguez, actuellement recherché, a entraîné l'arrestation pour complicité, du directeur de l'agence locale de la “Banque des Antilles françaises", M.Prosper Pagesy, et de son épouse.11 est reproché à M.Pagesy et subsidiairement à son épouse, d'avoir prêté la main aux opérations frauduleuses d'Andrès Rodriguez en acceptant en dépit de l'interdiction formelle notifiée par la direction générale de la Banque, d'honorer des chèques signés par Rodriguez.Ce dernier avait remis pour créditer les divers comptes qu'il avait ouverts à Saint-Martin, des chèques dont le montant ne pouvait être encaisse qu apres de longs délais, et en outre, les Banques étrangères sur lesquelles ces chèques avaient été tirés se sont révélées en faillite ou inexistantes.En remettant ainsi en dépôt huit chèques de $100,000 qui n'ont pu être honorés, Andrés Rodriguez a réussi à obtenir à l'agence de Saint-Martin de la Banque des Antilles françaises l'équivalent de deux millions et demi de francs.îa/s r/ëreS e/ CONSTRUCTION - RÉDACTEUR ET ADMINISTRATEUR DE CONTRATS ($22.000 - $24.000) voAETNirffoiej Enquête reterdée ËMôtvwtRrnriË mm [=mh umrÆizi i V /) tell s T r mm 4.rsEï a E R EIRJÛ T L R ¦ R H E I V E K / E R Ë r E E lE AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME QUEBEC (PC) — L'enquête du coroner au sujet de l’accident de travail qui a coûté la vie à Michel Hudon, 25 ans, le 9 septembre dernier, à la baie James, a de nouveau été retardée et se tiendra le 10 au lieu du 5 novembre.C’est ce qu'a fait savoir un porte-parole du ministère de la Justice, lundi.M.Hudon, qui était originaire de Chibougamau, a été tué dans une explosion de dynamite.Un avocat de Montréal, Me George A.Rey, a été nommé coroner ad hoc dans cette affaire.Une importante société canadienne d’ingénierie recherche pour son service de gestion de projets de construction un administrateur qui aura les responsabilités suivantes: 1) Répartition des travaux de construction en lots de travail par disciplines et spécialités.2) Préparation des documents d'appels d'offre et d’entente contractuelle avec les sous-traitants.3) Lancement des appels d’offres, évaluation et sélection des soumissionnaires, analyse des soumissions, négociation et rédaction du document d'entente contractuelle.Lé candidat idéal possède une formation soit en ingénierie, soit en administration, ou l'équivalent et il a cinq à dix années d'expérience pertinente dans le domaine de la construction.De plus, il a participé à des projets d'envergure et il en connaît intimement les préparatifs, le cheminement et l'exécution.Il possède une très bonne connaissance du français écrit.Lieu de travail: Montréal.Veuillez communiquer en toute confiance avec Gilles T.Tremblay, associé, vous référant au dossier # 5246.Service de recrutement des cadres Hicklinodohnston Hlckling-Johnston Limitée Conseillers en administration Bureau 1280.Place du Canada.Montréal H3B 2N2 Téléphone (514) 871-8931 MONTRÉAL TORONTO • OTTAWA Membre de l'Association canadienne des conseillers en administration.DIRECTEUR ADJOINT DU PERSONNEL Courammant bilingue.Diplôme en relations industrielles ou l’équivalent.5 ans d’expérience dans un milieu manufacturier.Fonctions comprendront les griefs des employés et les procédés administratifs au service du personnel.Age: 30-45.Salaire jusqu’à $22,000.AGENT DE PERSONNEL Couramment bilingue.Surveillance, embauchage et congédiement de tout le personnel.Aussi services médicaux.Expérience minimum 5 ans.Moinq de 45 ans.Jusqu'à $22,000.AGENT DES RELATIONS INDUSTRIELLES Couramment bilingue.Étudiera les griefs et les procédures d'arbitrage.5 ans d’expérience.30-45 ans.Jus-qu’à$18,000.Pour entrevue confidentielle, contacter MM.White ou Ross.POSITIONS ILLIMITÉES 1117 ouest, Ste-Catherine, suite 302 842-4603 Karen Ann Quinlan: le tribunal délibère MORRISTOWN, N.J.(AP) — Ce n’est que dans deux semaines que la Cour supérieure de l’Etat du New Jersey décidera si Karen Ann Quinlan, cette jeune femme plongée depuis six mois dans un coma irrémédiable, doit continuer ou non à recevoir les soins qui lui permettent de survivre à l’état “végétatif chronique”.Le procès au cours duquel les parents de cette jeune femme ont demandé au tribunal le droit de laisser mourir dignement leur fille s'est terminé hier après l’argumentation de la partie adverse.L’avocat de la famille a fait valoir que c’était de la folie que de vouloir croire que la technologie pouvait abuser de la mort.Au nom du comté de Norris, le procureur Donald Collster a souligné qu'il ne fallait pas porter atteinte au caractère sacré de la vie sous prétexte de qualité de la vie.Quelle que soit la décision du tribunal, elle ne mettra pas un terme à la controverse déclenchée par l’affaire.On s’attend que les parties défendant la thèse qui sera désavouée par le juge iront en appel.RËGIONALE DE L’OUTAOUAIS URBANISTES Deux (2) postes: CHARGES DE PLANIFICATION Fonctions: De façon générale, la conception et l'analyse de programmation visant à contrôler ou influencer le développement à l'échelle régionale.En particulier les candidats choisis participeront à la préparation d'études sectorielles et de rapports de synthèse relatifs à l'élaboration du Schéma d'Amé-nagement de la Communauté.Qualifications: Maîtrise en urbanisme ou en aménagement régional.Une formation au niveau du M.B.A.ou M.Sc.G.orientée vers l'administration publique, accompagnée d’une expérience en planification du territoire, sera également considérée.Un minimum de deux (2) années d’expérience.Traitement Selon les qualifications et l'expérience.Entrée en fonction: Immédiate Les candidatures accompagnées d’un curriculum vitae détaillé doivent être adressés avant le 6 novembre 1975 au Directeur du Personnel, Communauté régionale de i’Outaouais, C.P.210, Hull, Québec.P.S.STI est impossible de communiquer par la poste, téléphonez à (819) 770-1380.V.DESSINATEUR EN ÉLECTRICITÉ Nous sommes présentement à la recherche d’un dessinateur en électricité pour notre bureau de Montréal Les fonctions primordiales comprendront la préparation des devis pour des projets de stations terminales en marketing, usines de produits en vrac et à l’occasion, stations-service.En second lieu, une certaine partie du travail consistera à préparer des dessins mécaniques et civils, reliés aux projets mentionnés ci-haut, mais sur une base occasionnelle.Le candidat choisi aura une connaissance approfondie des Codes d'Électricité de la Province de Québec et possédera de l'expérience en énergie électrique, éclairage et câblage ainsi qu’une certaine familiarité avec le travail de jonction sur ordinateur et les projets intérieurs, aériens ou souterrains.Si vous êtes bilingue, et diplômé d’une école technique reconnue, veuillez remettre un résumé de vos qualifications et expérience à m>tre bureau d’emploi à l’adresse suivante : BP Canada Département des relations du personnel 1245 ouest, rue Sherbrooke ( Montréal, Québec 1 L'HOPITAL SAINTE-JUSTINE est à la recherche d’un DIRECTEUR DU PERSONNEL ADJOINT Sommaire des responsabilités: — Sous l’autorité du directeur du personnel, le titulaire de ce poste assisle le directeur dans l'exécution de ses fonctions et oeuvre principalement dans le domaine des relations de travail.Qualifications requises: — Diplôme universitaire de 2e cycle en relations industrielles.— Une grande expérience peut suppléer à l’absence d'un diplôme de 2e c ycle.— Un minimum de trois (3) années d'expérience dans les domaines des relations de travail et de la gestion du personnel.Rémunération: — Selon l’expérience et en conformité avec la politique salariale du ministère des Affaires sociales.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae au: Dlrsctsur du psrsonnsl, Hôpital Sts-Justlns, 3175, chsmin céts Sts-Cathsrlns, Montréal H3T ICS « 066317 ï LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 28 octobre 1975 Abus de confiance et pots-de-vin Un ancien haut fonctionnaire reconnëût sa culpabilité Un ancien haut fonctionnaire du ministère québécois de l’Éducation, M.Roger Vézina, a avoué hier en correctionnelle avoir conspiré, abusé de la confiance des gens et accepté des pots-de-vin en accordant illégalement des permis à diverses écoles privées de la province.Sa secrétaire, Mlle Moisette Guérin, accusée des délits, a reconnu sa culpabilité, les deux recevront leur sentence le 23 janvier après la préparation d’un rapport présentence qui a été exigé par le juge Emile Trottier, chargé d’instruire cette affaire.M.Vézina a en outre été accusé de parjure et il a admis cet autre délit parmi les onze accusations portées contre lui.Il aurait omis de dire la vérité lorsqu’il a comparu l'hiver dernier devant la Commission Cliche qui s'intéressait à l’octroi des permis du ministère de l’Education à certaines écoles de métier.Ainsi par exemple, dans une des accusations, on voit que M.Jean Lecourt a dû payer un pot-de-vin de $2,500 aux inculpés pour obtenir le permis pour son école des Opérateurs de machinerie lourde du Québec.M.Vézina, dont l’enquête préliminaire devait commencer hier au moment où il a enregistré un plaidoyer de culpabilité avait mis sur pied une compagnie privée qui s’occupait de préparer les demandes de permis d’écoles privées en garantissant que ces demandes seraient acceptées.C’est lui précisément qui les acceptait dans son bureau du ministère.La police avait entrepris une enquête dès 1973 sur ces activités peu orthodoxes, mais c’est devant la Commission Cliche que les faits ont été mis au jour.Les accusations retenues contre M.Vézina et Mlle Guérin font état d’un pot-devin de $285 payé par Mme Vivianne Du- Les “riggers” à leur tour paralysent le parc olympique au gré du temps par Bernard Descôteaux Quelque 300 ouvriers du chantier olympique ont réussi à paralyser de nouveau les travaux de construction du stade olym- S, hier après-midi, en refusant d’ef-;r des heures supplémentaires.Alors que tout le monde croyait enfin la situation revenue à la normale sur cet important chantier, qui la semaine dernière fut paralysée entièrement, quelque 300 monteurs d’acier ont récidivé disant, semble-t-il, que tant que le problème de la “liste noire” ne serait pas réglé, ils refuseraient de faire plus que leur journée normale de travail, soit nuit heures.Ces monteurs d’acier occupant des fonctions clés sur le chantier, tout fut immédiatement paralysé.Dans le jargon du métier, on les appelle les “riggers”.Ce sont eux qui arriment les charges aux grues mécaniques et qui donnent les signaux aux opérateurs.Sans les grues, pratiquement plus rien ne peut fonctionner sur le chantier du stade.Sans les “riggers”, pratiquement plus personne ne peut travailler, si bien que le qdart de travail de 10 heures a été écourté de deux heures, hier.Le quart de nuit est entré au travail normalement à 19 heures.Toutefois les autorités du chantier ne pouvaient prédire si les “riggers" de nuit feraient un quart de huit heures ou un quart de 10 heures.Rappelons que le chantier fonctionne au rythme de deux quart de 10 heures par jour, les ouvriers travaillant huit heures à temps régulier, et deux heures à temps supplémentaire.Un jour, ça sera peut être notre tour OXFAM Au coeur du problème, se retrouve encore cette semaine la question de la “liste noire”, dressée par les autorités policières chargées de la sécurité aux jeux Olympiques et comportant environ 300 noms d’ouvriers à qui on refuse tout travail sur le chantier olympique, où ils sont accusés d'avoir cause des troubles, ou que l'on considère comme pouvant potentiellement causer des troubles.Les quelque 3,000 ouvriers du chantier ont débraye au début de la semaine dernière pour protester contre l'existence de cette liste.Une injonction obtenue vendredi dernier fut sans effet, et une en-• tente intervenue au cours de la fin de semaine permit une reprise du travail, hier matin.Cette entente stipule qu’un comité conjoint réexaminera le cas de chaque ouvrier dont le nom apparaît à la liste, et qu’en cas de désaccord, un comité de trois arbitres neutres verra à trancher, sa décision étant exécutoire.Les monteurs d’acier veulent de leur côté voir ce problème se régler de façon définitive et immédiate.Ce désir expliquerait, semble-t-il, leur refus de travailler plus que huit heures par jour.Ce nouveau moyen de pression a pour effet de retarder les travaux en faisant perdre quatre heures de travail par jour.Quand l’on sait que tout retard risque de mettre en jeu l’échéancier de construction, l’attitude des monteurs d’acier pourrait avoir des effets à court terme.Cinq ans après On a “célébré” durant tout le mois d’octobre le cinquième anniversaire de la crise d’octobre.Cette période critique de notre histoire, on n’y aura jamais vu si peu clair, beaucoup moins maintenant que sur le coup.Quand on a lu ce qui s’est écrit, ce mois-ci, sur le sujet dans les journaux, quand on a vu ce que la télévision a reconstitué, on a l’impression que l’autorité a fait preuve de beaucoup de magnanimité en permettant aux media de donner de multiples versions des faits.Mais toute cette belle liberté consentie par le pouvoir, celui-ci la récupère à son profit.On dira qu’il a fait preuve de libéralité; voire de courage.Octobre passera et on parlera de moins en moins de ces jours sombres.Le peuple oublie vite et se-sature encore plus rapidement.D’autres problèmes, d’autres interrogations le sollicitent ailleurs.Comme quoi, avec le temps, tout se tasse, tout s’arrange.mais mal.Albert BRIE four pour son école de mannequins et d’hôtesses professionnelles, d’un montant de $2,000 versé par MM.Ronald Hart et Leornard Birnie du College of Computer Technology, de $950 payé par MM.Léonard Genaron et Gilles Savoie pour leur Collège de secrétariat moderne, etc.Le procureur du ministère public, Me Jean-Claude Roger, a averti le tribunal qu’il réclamerait des peines d’emprison- La sécurité au COJO nement contre M.Vézina et Mlle Guérin en plus d’exiger des amendes.Me Roger a annoncé au surplus que six autres personnes seraient accusées d’une trentaine de délits semblables.L’abus de confiance d’un fonctionnaire public est passible d’une peine maximale de 5 années de prison en vertu du code pénal, mais le parjure peut valoir à son auteur une peine maximale de 14 années de réclusion.La police ignore tout du complot terroriste Les forces policières disent tout ignorer d’un complot terroriste ourdi par une quinzaine de ressortissants arabes en prévision des jeux Olympiques et aucun ancien employé du COJO n’a eu accès aux dossiers confidentiels relatifs à la sécurité.Telle est la déclaration faite hier par le coordonnateur du comité principal de sécurité publique des jeux Olympiques, l’assistant-directeur Guy Toupin, de la police de la CUM, en réponse à un article du quotidien torontois Globe and Mail qui affirmait que 14 Canadiens d’origine arabe s’apprêtaient à aider des agents étrangers à perpétrer un acte terroriste aux Jeux de Montréal, l’été prochain.Selon l’article des journalistes Arnold Bruner et Peter Moon, l’un des hommes-clés du complot a été, pendant un temps, employé au COJO où il avait accès aux renseignements confidentiels relatifs aux emplacements et aux dispositifs de sécurité.“Nous n'avons présentement, a déclaré M.Toupin.aucune connaissance d’un complot organisé par quelque personne, organisation ou groupe connus dans le cadre des jeux Olympiques.Cependant, certaines personnes et certains groupements présentent un intérêt particulier pour les services policiers qui sont chargés d’assurer la securité à l'occasion des M.Toupin a ajouté: “Nous pouvons affirmer qu'aucun des employés qui ont quitté le comité organisateur des jeux Olympiques depuis ses débuts n’a eu accès aux dossiers confidentiels de la sécurité des Jeux." La Gendarmerie royale enquête à Mirabel OTTAWA (CP) — Le solliciteur général du Canada,.M.Warren Allmand, a confirmé hier que la Gendarmerie avait ouvert une enquête sur des allégations de fraude dans l’attribution des contrats de construction de l’aéroport de Mirabel.Mais, a-t-il précisé au cours d’une entrevue, rien jusqu’à maintenant ne permet de croire que ces allégations de pots-de-vin sont fondées.Les coûts de construction de l’aéroport de Mirabel ont dépassé de $100 millions les prévisions.Dans la journée, la GRC a fait savoir qu’elle étudiait des renseignements obte- nus de plusieurs sources.Cependant, elle n'a pas encore mis sur pied d’équipe spéciale pour analyser ces documents, tâche qui pourrait prendre jusqu'à 18 mois.Un enquêteur de Montréal a laissé entendre que si ces allégations devaient donner lieu à des accusations, il s’agirait de la plus gigantesque fraude commerciale jamais vue au Canada.Aux Communes, le ministre des Transports, M.Otto Lang, a minimisé l’importance de cette histoire.“Il est inévitable que de telles rumeurs se propagent, a-t-il expliqué, puisqu’à chaque fois que quelqu’un formule une plainte, il faut enquê- ter sur le bien-fondé de cette plainte, aussi farfelue soit-elle”.M.Lang a signalé que les frais de conseils avaient presque doublé pour les plans et les travaux de construction, mais.qu’il n’était pas question de retenir les paiements de ces frais.A Montréal, un porte-parole des Consultants en aéroports internationaux de Montréal Ltée (CAIM), M.Jean-Guy Dionne, s’est étonné de ces présumées irrégularités et des enquêtes qu’elles suscitaient.Il a promis l’entière collaboration de CAIM aux responsables de l’enquête.“Nos honoraires sont conformes à l’échelle de tarifs des experts-conseils pour des travaux de ce genre et sont basés sur les honoraires recommandes par 1 Association des ingénieurs-conseils du Canada”, a précisé M.Dionne.Héritage Montréal travaillera à protéger le patrimoine urbain Dans le but d’éduquer le public en matière de nutrition Liliane Caron-Lahaie, dt.p.Colette D.-N.Charlebois, dt.p.Gisèle Rouleau, dt.p.ont formé la société CARON-tAHAIE.CHARLEBOIS.ROULEAU & ASSOCIÉS diététistes-conseils 1440 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal (Québec), H3G 1R8 Entre le chant des oiseaux et celui du marteau-piqueur, il faut faire un choix.Héritage Montréal, un nouvel organisme voué a la protection du patrimoine urbain, a choisi le chant des oiseaux, et aussi l’héritage culturel, architectural et social de Montréal qui du jour au lendemain risque de disparaître.Pour préserver cet héritage, ce nouvel organisme veut venir en aide financièrement aux différentes associations montréalaises de conservation urbaine, et à cette fin a lancé hier, une campagne de souscription de $250,000.Au cours d’une conférence de presse, la Président de Héritage Montréal, Mme hyllis Lambert, a passé en revue les points chauds de Montréal où une action est nécessaire pour sauver ou des monuments historiques, ou des espaces verts, ou des ensembles domiciliaires, ou des quartiers complets menacés de disparition à plus ou moins brève échéance.Dans u \ pamphlet, Héritage Montréal suggère simplement aux Montréalais de regarder “les forêts de béton armé qui poussent à un rythme inquiétant orchestré par des explosions assourdissantes”, pour se convaincre de réagir.La seule solution de rechange que possèdent les Montréalais demeure, dit-on, la conservation urbaine qui protège l’environnement pour qu’il demeure vivable.Et ce sont les associations de conservation urbaine qui depuis quelques années ont vu le jour, comme Sauvons-Montréal, les Espaces verts, Sauvons-Jeanne-Mance, Le Monde à bicyclette, le Comité de logement Saint-Louis, que Héritage Montréal veut aider.Héritage Montréal, un | ; à but non i groupe < lucratif, "se contentera de recueillir les fonds et de les redistribuer pour financer des projets.Même si Héritage Montréal n’a pas de lien avec Héritage Canada, organisme créé par le gouvernement fédéral il y a quelques années, une certaine collaboration existera entre les deux organismes, tout au moins pour partager l’expé-: les autres rience montréalaise avec des villes canadiennes.; autres gran- ASS0CIATI0N DES ARTISANS-CONSTRUCTEURS DU QUÉBEC NOUS INVITONS tous les artisans et salariés qui éventuellement voudraient devenir des artisans à se joindre à notre Association par l’intermédiaire du nouveau Syndicat de la Construction Côte-Nord — Sept-îles Une entente a été conclue et signée par le nouveau Syndicat et l’affiliation est maintenant officielle.Nous recommandons à tous les salariés et artisans de la province de Québec, lors du scrutin organisé par l’Office de la Construction du Québec les 7,8 et 9 novembre 1975 de voter pour Le Syndicat de la Construction Côte-Nord, Sept-îles DU NOUVEAU À v n 1er GROS LOT 8 GROS LOTS 4e&5e 6e,7e& 8 s250,000 *100,000 *50,000 *25,000 1 *5,000 5 derniers chiffres $1,000 3 derniers chiffres $50 uiott, dfOT®®1 12,000GAGNANTS PAR TIRAGE t 4 • Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 éditorial Comment parler d’octobre 1970 ?Plusieurs des réactions suscitées en divers milieux québécois par le documentaire sur la crise d’octobre, présenté dimanche soir au réseau anglais de Radio-Canada, démontrent 3ue l’atmosphère entourant les événements e l’automne 1970 ne s’est pas dissipée.Il faudra sans doute attendre Quelques années encore avant d’entreprendre au réseau français une émission télévisée de cette envergure oui serait historiquement valable et psychologiouement satisfaisante.Mark Blandford, réalisateur de cette fresque saisissante, a accompli avec son équipe une oeuvre remarquable.Il s’est efforcé de présenter le problème le plus froidement possible, de proposer avec respect, presque avec détachement, une analyse rationnelle des hommes, des situations et des questions sans réponse.Mais il ne s’adressait pas au Québec, et le contexte affectif de son oeuvre ne pouvait répondre aux attentes des Québécois que ces événements, cinq ans plus tard, préoccupent et troublent encore.Il s’adressait principalement au vaste auditoire anglophone du Canada qui n’a pas vécu, cet automne-là, au même diapason émotif que le Québec.Par exemple, la reconstitution théâtrale de la séquestration et de la tentative d’évasion de Pierre Laporte inspire ici un malaise que n’ont probablement pas ressenti les téléspectateurs des autres provinces.M.Blandford a adopté une perspective qui, pour être éclairante et utile dans le reste du pays, ne saurait convenir à cette société.Il en était du reste très conscient puisqu’il connaît bien le Québec.De même, la problématiaue de son documentaire, en bonne partie fondée sur la guerre de propagande entre le FLQ et les gouvernements, laisse dans l’ombre l’un des aspects vitaux de cette crise au Québec, c’est-à-dire le débat déchirant entre les partisans de la “ligne dure”, que l’on trouvait surtout dans les gouvernements, et ceux qui recommandaient une ligne plus souple, en l’occurrence la négociation avec les ravisseurs.• Il reste que cette émission est l’une des grandes oeuvres de la télévision canadienne.Le réalisateur a relevé un défi redoutable.Il a de plus fait la lumière sur quelques épisodes mal connus ou ignorés de la crise d’octobre.En six mois, une équipe de recherchistes et d'enquêteurs — soutenue il est vrai par un généreux budget — est parvenue à réunir une somme imposante d’éléments inédits et à recueillir d’innombrables témoignages qui permettent de mieux apprécier ce que l’on savait déjà.La documentation était si abondante que le réalisateur a dû pratiquer des coupures, opérer des choix difficiles, renoncer a certaines séquences qui auraient enrichi davantage son film.Pour les besoins de la presse, il a voulu toutefois consigner dans les communiqués destinés aux journaux des données qu’on ne retrouve pas dans la version définitive de l’émission.Il n’en fallait pas davantage pour provoquer des réactions qui s’apparentent justement au climat de suspicion de la crise d’octobre.“L’émission The October Crisis a été censurée par les autorités en place”, titrait hier matin notre confrère de Saint-Laurent.“Tout n’a pas été dit”, affirme La Presse à la une.M.Blandford a naturellement démenti, et avec vigueur, les accusations de “censure”.C’est lui seul, avec ses adjoints immédiats, qui a pris la décision d’amputer d’une dizaine de minutes un documentaire qui, pour les besoins de l’horaire, ne devait pas dépasser deux heures et demie.Il eût sans doute été plus prudent, pour éviter ces réactions, d’attirer l’attention de la presse sur le fait que la documentation d’accompagnement contenait des éléments qui ne se trouvent pas dans le film.Si les accusations de “censure” étaient fondées, il est évident que les “autorités en place” auraient pris la peine de retrancher des communiqués (diffusés à plusieurs centaines d’exemplaires) les passages qu’elles avaient amputés dans le film.D’ordinaire, un censeur ne laisse pas ses ciseaux sur la table.• M.Blandford et son équipe n’ont pas répondu dans leur documentaire a toutes les questions que la crise d’octobre a laissées sans réponse.La raison en est bien simple: il ne les connaissent pas plus que nous en dépit des efforts systématiques entrepris par des dizaines de personnes durant plusieurs mois pour les découvrir.Certes, il a évoqué des hypothèses et indiqué quelques-unes des questions auxquelles nul n’a encore répondu.Mais, dans une enquête présentée à la télévision, une hypothèse n’est jamais qu’une hypothèse: elle ne devient plausible ou vraisemblable que si ses auteurs fournissent des indices et des éléments concrets pour la justifier.Ainsi, toutes les vérifications faites auprès de nombreuses sources, les démarches répétées, les enquêtes systématiques entreprises par l’équipe (au sein de laquelle se trouvaient des hommes de toutes tendances politiques) ne permettent pas d’établir que les autorités policières, militaires et politiques connaissaient l’adresse de la rue Armstrong où Pierre Laporte était détenu.Dans quelles circonstances exactes Pierre Laporte est-il mort?Là encore, M.Blandford et ses collaborateurs ne peuvent le dire, se bornant à indiquer, sur la foi de “certaines sources”, qu’il aurait été tué “en présence du FLQ”.On ne pouvait demander au réalisateur d’insister plus qu’il ne faut sur des hypothèses incontrôlaoles ou d’accréditer des theses qui, dans l’état actuel de la connaissance des faits, ne sont que des suppositions issues d’une interprétation politique de la crise.• Faut-il maintenant instituer une enquête publique sur les événements d’octobre?Les révélations que fait “The October Crisis” au sujet des méthodes employées par les autorités fédérales et la Police, comme sur la manière dont les listes de personnes arrêtées ont été établies justifieraient une étude sérieuse que pourraient entreprendre une commission parlementaire fédérale ou un groupe de travail formé de spécialistes et d’hommes publics.La création et le mode de fonctionnement d’un “centre d’opérations stratégiques” à Ottawa durant la crise de 1970 font naître de sérieux doutes sur les méthodes en usage à l’époque, et peut-être encore aujourd’hui.Il serait aussi opportun de faire plus de lumière sur les techniques policières et l’efficacité des services de renseignements.Quant à la gestion politique de cette crise, aux erreurs d’analyse des stratèges fédéraux, à l’écart incommensurable entre la provocation et la riposte, ce sont là des problèmes qui relèvent du jugement de l’électorat, non d’une commission d’enquête.Or, aujourd’hui encore, il faut le rappeler, plus de 80% des Canadiens pensent toujours que le gouvernement a sagement agi en invoquant la Loi sur les mesures de guerre.Mais il arrive que le jugement de l’histoire contredise celui du peuple.Doit-on enfin ouvrir une enquête sur les circonstances de la mort de M.Laporte?Oui, si des faits nouveaux étaient révéles.Et quels sont ceux qui les connaissent et pourraient les révéler?Les membres de la cellule Chénier, bien sûr, et peut-être aussi, quelques personnes familières avec ce groupe.Pourtant, cinq ans après la nuit tragique de Saint-Hubert, les véritables acteurs du drame se refusent toujours à parler.Aussi longtemps qu'ils n’auront pas rompu un silence qui entretient la suspicion et le mystère, qui alimente aussi leur mythe, quelle serait l’utilité d’une enquête?Michel ROY bloc-notes La détente enrayée par un grain de blé ?Quand, de source américaine, où jusqu’à présent on s’était plu à souligner la possibilité d'un accord SALT et, de ce fait, la possibilité d'un voyage de Léonide Brejnev aux Etats-Unis, on se met à mettre en évidence l'écart qui sépare encore la position américaine de la position soviétique, on se pose des questions.On se pose des questions plus précises encore quand, de même source, on ne répète plus qu’en dépit des divergences, M.Brejnev est toujours attendu.Enfin, on y regarde à deux fois avant de comprendre ce qu’une courte dépêche d’agence rapporte: Brejnev serait absorbé par les préparatifs du congrès communiste de février prochain au point de devoir renoncer à ce déplacement qu’il attendait pourtant comme le couronnement de son mythe de la détente.Si tel est le cas, on se doit de préciser que ce n'est pas tant l’aspect technique des préparatifs que le fond du problème qui aurait amené M.Brejnev à remettre en question son voyage en terre américaine: il serait mal vu que le secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique aille sabler le champagne avec le chef de file du monde capitaliste quand, dans le même temps, le frère ainé soviétique est appelé à prêcher la poursuite de la lutte idéologique devant ses satellites et certains protégés à l'esprit de répartie plutôt percutant.La détente serait-elle donc, par accord tacite, mise en veilleuse?Car il n'est un secret pour personne que le nouveau voyage de Brejnev, occasion de chanter les louanges de la détente, aurait été perçu comme un handicap pour le président Ford lui-même, partant solliciter une investiture d’un Parti républicain où son rival potentiel le plus sérieux reste encore l’Ange blanc pur et dur Gerald Reagan.Dans cette hypothèse, il faudrait supposer que les faiseurs de politique du département d'Etat et du Kremlin ont accordé leurs instruments, les deux interlocuteurs cherchant comme un délai, assimilable à un temps de réflexion, nécessaire à la poursuite d’objectifs prioritaires internes.Et c’est la-dessus que vient exploser comme un coup de tonnerre la déclaration, rapportée par des agences de Eresse occidentales, de M.Motoriko.e connaissez-vous?Il est, dit-on, le ministre de l’agriculture du Kazakhstan et c’est ce que cache sa déclaration qui en fait toute l’importance.Ainsi, parlant des "Terres vierges” de Kazakhstan, dans La Pravda locale, M.Motoriko se vante que ces terres aient produit durant les cinq dernières années, 4.5 millions de tonnes de plus que durant les cinq dernières années, 4.5 millions de tonnes de plus que durant le plan quinquennal s’achevant en 1970.D'où, le rapide cacul, effectué par des experts occidentaux, pour se rendre compte que la récolte de cette année serait de l’ordre de 11.5 millions.Quand, l’an dernier, la récolte kazakhe a atteint plus de 18 millions de tonnes, on a parlé de désastre.C’est quoi le superlatif d'après pour la moisson de cette année?En Ukraine aussi, dit-on de même source occidentale, le niveau de la récolte est tombé de 49 millions de tonnes, en 1973, à 33,5 millions cette année.Ces écarts donnent crédit aux estimations américaines, selon lesquelles la récolte totale de cette année en Union soviétique ne dépassera pas 160 millions de tonnes, alors que le plan prévoyait 215 millions.Quel est le rapport entre les sous-performances de l’agriculture soviétique et le voyage, aujourd’hui improbable, de Léonide Brejnev?Sans donner dans les tics d’une certaine kremli-nologie, on peut rappeler le fait que le coup fatal au régné de Nikita Krouchtchev fut sa sous-performance agricole.En d'autres termes, il s’agit peut-être pour M.Brejnev de parer au plus pressé, lui qu’on dit de santé fragile et à l’ambition sans borne.Parer au plus pressé, signifie un délai quant au voyage aux Etats-Unis.D’autant plus que se présentant devant les "partis frères" en champion de la lutte des classes et entonnant son refrain de la crise du capitalisme, il lui faut faire oublier que s’il n’y a pas encore disette en Union soviétique, c’est bien grâce aux céréales achetées aux Etats-Unis, dans des conditions qui illustrent que si crise il y a, ce n’est pas là on prétend qu’elle sévit.Rupture angolaise Il y a, dans la guerre civile en Angola, qui oppose les organisations rivales MPLA (Mouvement populaire de libération de l'Angola), FNLA (Front national) et UNITA (Union nationale pour l’Indépendance totale), au moins trois aspects différents sinon opposés.On pense d’abord au carnage, cette guerre totale et sans merci, aux combattants qui meurent mais aussi et surtout aux populations promises à l’indépendance mais qui tombent sous les balles anglaises.On pense ensuite aux réfugiés, aux anciens colons rapatriés à la hâte, sans moyens de subsistance, qui viendront rejoindre dans les rangs des chômeurs près de 23,000 nouveaux soldats démobilisés; pour eux tous, la guerre est finie, mais la paix risque d être plus difficile à supporter.Mais il y a le troisième aspect, celui d’une plaie dont l’impossible cicatrisation est le défi majeur de l’ensemble de l’Afrique.Nous ne ferons pas à ces sociétés, dont les ambitions démocratiques sont bloquées par les insuffisances économiques, l’insulte de souligner qu'avec ldi Amine Dada à la tete de l’Organisation de l’unité africaine, les possibilités d’éteindre le brasier angolais sont plutôt réduites.Ce serait pour certains pays africains, parmi les plus lucides et les plus attachants, tourner le couteau dans la plaie.Car l’Afrique, plus que n’importe quel interlocuteur, est consciente des dimensions du défi et, hélas, de la modestie de ses moyens.Des moyens d'autant moins opérants que derrière chacune des organisations en guerre se trouvent des pays africains membres de l’OUA.Qui plus est, à ces appuis africains sont liés des intérêts et des protections dont les manipulateurs sont soit d’anciens colonisateurs, soit des internationalistes, soit encore des "transnationales”.En d’autres termes, quand un combattant du FNLA tue un autre Angolais revêtu de l'uniforme du MPLA.c'est le Zaïrois qui se trouve aussi à abattre un Congelais de Brazzaville, c'est peut-être l’intérêt américain qui arrache une par- celle d’influence au bloc communiste.La dernière déclaration de Jonas Sa-vimbi, leader de l’UNITA, est à cet égard un chef-d’oeuvre d’équivoque: répondant à l’accusation du MPLA selon laquelle des mercenaires combattent dans les rangs du FNLA, depuis les Zaïrois jusqu’aux Sud-Africains, Sa-vimbi, que l’on dit associé au FNLA de Holden Roberto, propose de nouer le dialogue avec le MPLA! Pour ce faire, la principale raison invoquée est qu'il faut cesser de faire couler le sang angolais.Mais ce qui est dit par la même occasion, c’est que proclamer unilatéralement l’indépendance, comme le MPLA en a manifesté l’intention, est un "pas trop grave” et risque de “cristalliser les positions” — c’est dit sans ironie.Et la où on atteint un sommet c’est quand, affirmant qu’il n’y a pas de mercenaires au sein des forces combattantes de l’UNITA, Jonas Sambi ajoute: “en revanche, nous avons fait prisonniers 37 gendarmes katangais et deux mabres du Frelimo (mozambicains) qui combattaient dans les rangs du MPLA”.Mais Savimbi ne se contente pas de si peu: au MPLA auquel, rappelons-le, il tend le rameau d’olivier et propose le dialogue, il reproche d’avoir recruté 4,000 gendarmes katangais et d’avoir porté ses effectifs à 15,000 hommes grâce à des “mercenaires cubains, russes et vietnamiens” .De même, selon le leader de l'UNITA, des bateaux soviétiques, est-allemands et yougoslaves déversent dans les ports angolais tenus par le MPLA des cargaisons d’armes et de munitions, 6,000 tonnes ayant été récemment débarquées dans le seul port de Luanda.Dans quelle mesure les chiffres et les affirmations de Jonas Savimbi sont vrais, il n’y a que lui et le MPLA pour le savoir.Mais on voit, par les pays que cela implique — on oublie dans cette liste la Chine et les Etats-Unis — les dimensions de la tuerie angolaise.Que l’Angola soit un pays riche de promesses, que Cabinda soit assimilé a un gâteau, on le comprend.Mais que l’OUA soit capable d’enrayer le processus de pourrissement, a moins de quinze jours de la date fatidique du 11 novembre, on en doute.Dans la mesure où derrière la lutte pour le leadership angolais sans partage est menée la sourde lutte parallèle du leadership africain et celle, plus implacable encore, des intérêts etrangers au continent, on peut s’attendre que tôt où tard l’envoi de contingents de Casques bleus paraîtra inévitable.Des soldats onusiens qui donneront bonne conscience à certains et dont la présence n’empêchera pas grand’chose.Par contre, la présence de ces Casques bleus sera perçue comme la preuve de l’incapacité de l’OUA, un peu comme des supports imposés pour signifier que l'Afrique n'a pas atteint l’age adulte.Georges VIGNY r propos d’actualité Les accords de produits peuvent contribuer d’une manière décisive à la stabilisation des recettes d'exportation des pays en voie de développement.Mais nous devons tenir compte de ce que tous les produits intéressant directement les pays en développement ne pourront certainement pas réunir les conditions propices à la conclusion d’un accord et que les progrès en ce domaine demanderont du temps.Il convient donc d’explorer les possibilités qu’offre une autre voie.La Communauté économique européenne vient de décider, dans le cadre de la Convention de Lomé qui la lie à 46 pays en voie de développement, la mise en oeuvre d’un système visant à assurer la stabilisation des recettes d'exportation; un tel mécanisme, dont l'économie est maintenant bien connue, est sans doute le plus approprié pour les pays les plus pauvres, f’our sa part, le Gouvernement français est donc disposé à appuyer tous les efforts qui seront déployés pour améliorer les mécanismes de financement compensatoire du FMI en faveur des pays en voie de développement producteurs de matières premières et il est favorable à l'étude et à la mise en place de mesures spécifiques en faveur des pays en vole de développement les plus pauvres, applicables en cas de chute des recettes d'exportation de leurs produits.Il est en tout cas indispensable, je voudrais insister sur ce point, de trouver des solutions réellement satisfaisantes au problème de la sécurité économique des membres les plus défavorisés de notre communauté mondiale.Jean Sauvagnargues, ministre des Affaires étrangères de France, Vile session extraordinaire de l'assemblée générale des Nations Unies, le 4 septembre 1975.r~ ^ ^ Un premier pas timide mais prometteur A Droit disciplinaire et professions libérales par ANDRÉ ROUSSEAU ¦ L’auteur de ce texte est professeur à l’Ecole des Relations industrielles de l’Université de Montréal.Il est aussi membre du Barreau.« Il faut se réjouir de la parution récente des volumes I et II du recueu des décisions disciplinaires concernant les corporations professionnelles.Publiés sous l’egide de l'Office des Professions, ces fascicules comportent des décisions de première instance émanant de divers comités de discipline et des jugements rendus en appel par le tribunal des professions.La première constatation porte sur la clémence par trop bienveillante qui marque nombre de décisions prononcées par les pairs.Ainsi, la réprimande et le paiement d’amendes apparaissent comme des remèdes à des situations allant de l’incompétence à la malhonnêteté.Beaucoup plus rares sont les cas de radiation provisoire ou définitive; même là, une radiation pour une période d’un mois ou deux représentera souvent une période de vacances forcées dont l’intimé pourra éventuellement fixer le moment en utilisant habilement la procédure ou les voies d’appel internes.Pour ceux qui sont familiers avec le droit disciplinaire dans l’entreprise, la suspension (ou mise à pied disciplinaire) et le congédiement sont certes des mesures graves, mais qui n’ont rien d’exceptionnel.Quant aux amendes, il n’en est guère d’exemples, car il apparaîtrait choquant que l’employeur s’enrichisse en prélevant sur le salaire de soi-disant dommages qu’il serait seul à évaluer.Il est vrai que l’analogie entre le professionnel indépendant et le travailleur salarié n’est pas parfaite, car le salarié congédié n’est pas prive de la possibilité d’exercer sa profession comme peut l’être le professionnel radié du tableau de la corporation.Cette réserve étant faite, on serait en droit de s’attendre, pourtant, à des standards ou à des exigences de compétence et de probité supérieurs à la moyenne.Ce n’est pas de l’angélisme que de souhaiter chez des citoyens privilégiés par leur formation et leur situation une conouite qui soit toujours à la hauteur des lourdes responsabilités dont ils se réclament pour justifier le maintien de tels privilèges.Un second trait que permet de dégager l’examen des sanctions prononcées, c’est le manque d’uniformité entre les diverses corporations.Ainsi, le Barreau a paru moins hésitant à prononcer des radiations à vie; on répondra méchamment que les avocats n’ont pas volé leur triste réputation! Mais il y a, plus profondément, un besoin pour plusieurs corporations de prendre conscience de l’urgence qu’il y a pour elles de rendre justice plus fermement, si elles veulent continuer à assumer leur rôle de gardiennes de l’intérêt public, dont elles font leur principale mission.Ce n’est pas le rôle des corporations de devenir des justiciers sur la place publique, aux lieux et place de l’appareil judiciaire, mais l’honneur même de la profession, qu’elles prétendent sauvegarder, s’accommoderait sans doute d’une justice plus empreinte de lumière.ce qui la rendrait aussi mieuk éclairée.L’échantillon de décisions déjà rapportées est encore mince, et on ne saurait tirer trop de conséquences de ce manque d’uniformité de la jurisprudence disciplinaire.Outre des causes historiques, tel l’âge de la corporation, la plus ou moins grande facilité des membres d’une profession à se recycler dans une autre occupation peut expliquer les réticences à décréter des radiations.La publicité désormais accordée à ces décisions contribuera grandement à en améliorer la teneur et à créer des rapprochements entre les corporations.Par ailleurs, le tribunal des professions devrait se révéler un outil d’uniformisation fort utile.La clémence parfois complaisante de la corporation professionnelle a même trouvé des échos devant la justice organisée.C’est ainsi que le journaliste Clément Trudel faisait état dans ce journal il y a quelques jours de l’affaire Massue-Monat et de la condamnation prononcée contre le radiologiste Massé impliqué dans cette fraude: le bon docteur “fut condamné à garder la paix deux ans et à rembourser en deux ans les montants illégalement perçus et plus tard, fut radié pour deux mois de sa profession” (Le Devoir, 16 oct.p.3).Les tribunaux ont déjà su manifester plus de rigueur; par exemple, le 24 janvier 1975, l’ex-trésorier de la Caisse de Dépôts et de Placements du Québec était condamné à sept ans de pénitencier pour détournement de sommes de plus d’un million, il est vrai, mais dont il ne profita que pour $70,000; la sentence fut maintenue par la Cour d’Appel le 25 juin dernier.Loin de moi l’idée d’inviter les corporations professionnelles à s’inspirer de telles sentences exemplaires et fracassantes pour les guider dans l’application de la discipline professionnelle, car il serait déraisonnable de prôner pareille intransigeance à l’endroit de gens qui demeurent exposés à d’autres recours que la plainte devant leur corporation.Mais il importe de rappeler aux comités de discipline qu’une certaine rigueur paraît nécessaire pour assurer la qualité des services professionnels et pour maintenir la confiance du public à l’égard de ceux qui le servent.Le secret qui a longtemps entouré les procédures disciplinaires a vraisemblablement favorisé une “justice” discriminatoire, où des membres plus influents au sein d’une corporation n’étaient guère exposés à des mesures disciplinaires.La publication des décisions contribuera à affermir la juridiction, à uniformiser la jurisprudence et a poser des critères plus objectifs dans la détermination des affaires soumises.Ces progrès ne sauraient qu’avoir un effet bénéfique sur la confiance des citoyens à l’endroit de ceux qui s’engagèrent un jour solennellement à les servir loyalement et avec compétence.lettres au DEVOIR Qui parle au nom des étudiants en théologie ?Le Devoir publiait récemment (17.10.75) une lettre adressée au Recteur de l’Université de Montréal par une demi-douzaine d'étudiants de la Faculté de théologie au sujet du problème de l’enseignement des prêtres laïcisés à la Faculté.Ces six étudiants s’en prenaient en particulier, dans cette lettre, à la déclaration faite par plus de 130 étudiants de la Faculté (et parue également dans Le Devoir, le 15 octobre dernier).Ils signifiaient clairement leur désaccord avec le texte de cette déclaration, lui reprochant son agressivité, son manque d’objectivité, ses manières excessives, la notion de liberté académique qui la sous-tendait — enfin, à peu près tout, quoi! Sans doute conviendrait-il de réfuter publiquement les allégations fallacieuses contenues dans cette lettre: celle, par exemple, qui revenait à dire que des professeurs engagés avant 1971 pouvaient connaître et accepter automatiquement les conséquences d’un règlement romain édicté en 1971; ou encore celle d’affirmer qu’un protocole d’entente sur ce problème a été approuvé par l’Archevêque de Montréal — alors qu’un tel protocole n'a jamais dépassé le stade des projets.Nous ne voulons cependant pas nous étendre sur ce sujet.Nous croyons que les lecteurs du Devoir auront facilement fait le poids respectif de la position de plus de 130 etudiants de la Faculté et de la dissidence des signataires de cette lettre qui, convenons-en, sont assez mal placés pour accuser les autres de "sectarisme".Nous voulons plutôt nous en tenir à un autre élément de cette lettre où ces six étudiants s'en prenaient également au Comité d’Action Politique de la Faculté de théologie, groupe de travail et d’animation qui Le syndicalisme la discrimination prit l’initiative de préparer cette déclaration.Nous n'aurions pas spontanément voulu prendre le risque d’ennuyer les lecteurs du Devoir au sujet d’un tel groupe dont les accusations portées contre le C.A.P.ont été faites en public, et comme elles ont suscité les interro-ations et les inquiétudes de nom-reux amis lecteurs, à Montréal et ailleurs, il nous a paru nécessaire de faire aujourd'hui la mise au point suivante.Le Comité d’Action Politique de la Faculté de théologie est né en septembre 1974, à la suite d’une assemblée générale des étudiants de la Faculté.Cette assemblée générale avait alors massivement refusé de remettre sur pied une "association générale des étudiants" de type classique, basée sur le principe ambigu d'une pseudoreprésentativité.Les étudiants de la Faculté préféraient plutôt voir surgir, selon les besoins, des groupes précis de travail et d’action, dont la seule "représentativité" serait celle que leur conférerait sans cesse l'appui — ou non — des étudiants.C’est ce qu’a voulu être le C.A.P.Et c’est pourquoi ses initiatives se sont limitées à des efforts d’information et à des suggestions d’action.C’est ainsi que le C.A.P., après avoir préparé un dossier d’information et convoqué une journée d’étude sur le problème de la liberté académi-ue à la Faculté, a invité les étu-iants à signer une déclaration sur le problème.Cette déclaration, 134 étudiants de la Faculté l'ont librement signée.On s'explique donc mal l’accusation d’anti-democratie que ces six étudiants ont portée à 1 endroit de "tels procédés".Ceux-ci rappelaient par ailleurs à l'appui de leurs accusations une des réunions de fondation du C.A.P., tenue le 13 novembre 1974.Le C.A.P aurait, au cours de cette réu- iengendre Le syndicalisme a ceci de particulier qu’il encourage par ses agissements le principe qu’il dit vouloir combattre si ardemment: l’écart entre les salaires.Comparez par exemple le salaire accordé aux travailleurs de la construction, aux chauffeurs d’autobus, aux postiers (et j’en passe) avec celui des travailleurs du textile, de la restauration, de l'industrie alimentaire (et j’en passe probablement encore plus!).Parallèlement, si les grandes centrales syndicales rassemblaient leurs énergies en vue de syndiquer tous les travailleurs québécois, et gaspillaient moins de temps et d'argent à marauder (F.T.Q.: $500,000.; C.S.N.: $250,000 .dans la construction seulement), il est clair qu’il deviendrait moins utopique de croire en l'émergence d’un semblant d’égalité sociale au sein de ce capitalisme mal foutu qui est "nôtre".A bon entendeur, salut! Robert NADON Montréal, le 17 octobre 1975 nion, "évincé sept étudiants", “par des raffinements de procédure".On nous permettra de revenir brièvement sur le déroulement des faits.Cette réunion du 13 novembre 1974 avait pour but de déterminer les objectifs fondamentaux du C.A.P.Parmi ceux qui furent retenus, trois points qui avaient été massivement votés par l’assemblée générale des étudiants de théologie le 3 avril 1974: défense de la liberté académique; soutien à l'enseignement des prêtres laïcisés; transformation du statut canonique actuel de la Faculté.Or les sept étudiants dont font état les signataires de cette lettre ont clairement signifié leur complet désaccord avec ces objectifs fondamentaux.Ils se sont donc exclus eux-mémes du projet essentiel du C.A.P., On voit mal, en vérité, comment on pourrait reprocher a Scotty Bowman de ne pas insister pour retenir dans son équipe des joueurs qui auraient envie de compter dans leur propre filet.Ces sept "victimes d’une injuste éviction — nous n’insisterons pas trop à leur sujet, la plupart d’entre elles ayant préféré chercher ailleurs une faculté plus “convenable" — se sont d’ailleurs fort bien organisées tout au long de l'année dernière (et bien avant ce fameux 13 novembre!) pour poursuivre leur propre travail d'obstruction collective a la Faculté, caractérisé par une exaspération systématique de leurs confrères et de leurs professeurs.Qu’on s'informe seulement un peu à ce sujet.Sans doute est-il nécessaire, à la Faculté de théologie comme ailleurs, de maintenir le droit strict à l’expression des minorités.Tel est l’exigeant pari de la démocratie.Peutetre est-il par ailleurs grandement temps que Ton réagisse de façon moins “bonasse" et plus vi-oureuse aux menées et aux visées e toutes ces "mouches du coche" qui, au nom de leur prétention à monopoliser la vérité, la vertu, l’objectivité et même le Saint-Esprit, parasitent tout ce qui essaie de vivre et polluent la place publique de la parole.Pour le Comité d Action Politique de la Faculté de théologie, Guy MENARD, coordonnateur Montréal, le 25 octobre 1975 LE DEVOIR .Fondé poi Menu Bour'otto I* 10 |an *••• ’ 9^0 .;* Directeur et rédocteur en chef Claude Ryon Rédacteur en chef odiomt Michel Roy Directeur dé I information Jean Frontoeur Trétorier Bernard lorocque IE DtvOlR e»i publié par I Imprimerie Ropuioue tooéte t retpontabihte limitée, dont le vège totioi eu utué au numéro ?11 rue du Somt Soc» ment Montréal M2Y 1X1 il ett compote et imprimé par iimpt.men» Dumont incorporée dont let atelier» tant t.tuét a 9130 rue Bo-vm V.lle loSalle l agence Rrette Canadienne ett outontee a employ», et a d t lute, let information» publiée» dont K DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S4S par année tu moi» I7i A l’étranger ISO par année tu mou S?8 ira.» mo.t SI6 Ed.t.ont du tomedi SIS par année Edition quotidienne livrée 6 domicile par pc teur Si 20 po' temo.n» îor.f de l abonnement tervi par lo potte oe* nenne twr demande Courrier de deunème datte enreg.ttrement numéro 0BS8 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TlltPHONIt 144*3)61 ligne» groupe». ¦ 1 ¦' 1 desidées Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 • S des événements des hommes Les deux langues officielles au Québec De nouvelles données statistiques confirment la force d’attraction de l’anglais TABLEAU I LA RÉGION DE MONTRÉAL Langue d’usage par JEAN-THOMAS BERNARD collaboration spéciale m L’auteur de cet article est assistant professeur au département d’économique de l’université Queen’s à Kingston.Québécois d’origine, M.Jean Thomas Bernard a d’abord étudié à l’université Laval, puis à l’Université d’Ottawa.Il détient un Ph.D.en économie de l’Université de Pennsylvanie.Les coûts des tableaux spéciaux obtenus de Statistique-Canada ont été défrayés par l’université Queen’s.IM.Bernard a été assisté dans sa recherche par Mlle P.Malone.Avec les événements récents de Saint-Léonard, le problème linguistique est réapparu au centre des débats au Québec et même au Canada tout entier.Ces événements découlent directement de l’application de la Loi 22 par la commission scolaire concernée et ont amené une partie importante de la population québécoise à manifester son désaccord soit avec la loi elle-même, soit avec ses modalités d’application.La loi 22 peut être considérée comme une police d'assurance que les Québécois d’expression française ont voulu acquérir pour garantir leur avenir en tant que communauté culturelle distincte.Le besoin de cette police d’assurance est apparu de façon plus évidente au cours des années soixante lorsque les Québécois francophones ont pris conscience des réalités suivantes: assimilation accélérée des minorités francophones en dehors du Québec, baisse drastique du taux de natalité au Québec, mouvement en masse des immigrants vers la langue anglaise et finalement, impuissance du gouvernement québécois à contrôler les mouvements migratoires sur son propre territoire.La Loi 22 tente d’établir des bornes de sécurité sur le plan de l’éducation par une formule qui n’a cessé d’être l’objet de controverses.Le niveau de protection requis pour la langue française dépend principale- ment de l’attraction exercée par chacune des deux langues officielles canadiennes au Québec.L’anglais est-il plus attrayant que le français, ou vice versa, pour les différentes communautés linguistiques vivant sur ce territoire?Le but de cet article n’est pas de discuter des modalités d’application de la Loi 22, mais de présenter quelques données statistiques au sujet de la puissance respective d’attraction des deux'langues canadiennes officielles au Québec.Ces résultats établis à partir des données du recensement de 1971 jettent un éclairage nouveau sur les transferts linguistiques au Québec, en particulier sur les choix exprimés par les immigrants.Le comportement linguistique de la population québécoise a déjà fait l’objet de plusieurs analyses et Le Devoir a ouvert ses pages à des études basées sur les données du recensement, en particulier du recensement de 1971.Il est donc nécessaire de présenter une justification pour étudier à nouveau les données de ce dernier recensement.Cette justification sera fournie en révisant quelques études parues dans Le Devoir au cours des deux dernières années.Une difficulté majeure des études précitées vient de ce qu’elles ne permettent pas de mesurer directement les transferts linguistiques d’une langue à l’autre et en particulier de cerner la contribution des immigrants aux deux principaux groupes linguistiques québécois.Cette difficulté est soulignée explicitement par C.Cas-tonguay et J.Marton et elle ne peut pas être surmontée à partir des tableaux officiels tels que publiés par Statistiques Canada.Rappelons d’abord que le recensement de 1971 établit pour chaque individu les charactéris-tiques suivantes: 1) L’ethnicité: groupe culturel de l’ancêtre mâle.2) La langue maternelle: la première langue parlée et encore comprise.3) La langue d’usage: la langue la plus souvent utilisée au pays.Cette question est apparue pour la première fois au recensement de 1971.4) Le degré de bilinguisme: la connaissance des langues officielles canadiennes.A partir de ces informations regroupées sur des bases géographiques, R.J.Joy (1) tira trois grandes conclusions: premièrement, les minorités francophones en dehors du Québec sont assimilées rapidement à la majorité anglophone; deuxièmement l’intérieur du Québec se francise de plus en plus; troisièmement, on assiste présentement à l’établissement d’une zone tampon bilingue séparant les deux communautés linguistiques canadiennes.P.Roberge (2) a ajouté la dimension historique au problème considéré par R.J.Joy et il en est arrivé à des conclusions similaires.C.Castonguay et J.Marion (3) ont étudié la population québécoise classifiée par rapport à la langue maternelle et a la langue d usage dans les 74 divisions du recensement au Québec et ils en sont arrivés à la conclusion suivante: la majo-.rité des Québécois vivent dans des régions où l’assimilation vers l’anglais est en progrès.Pour ceux que gêne la grève des postes Pourquoi pasun monde sans paperasse ?par DANIEL LACROIX Ce que je vais raconter compte parmi ces vérités dont l’évidence est telle qu’on omet généralement d’en parler et dont on s’étonne du temps incroyable qu’il a fallu mettre pour y arriver lorsque finalement le fait s’impose.Principalement en période de grève aux postes, on s’interroge donc sur l’utilité véritable de toute cette paperasse de factures et chèques qui circulent sans cesse et sans cesse embarrassent partout où ils passent.La compagnie de téléphoné tolère des augmentations de coûts pour son administration, les retraités ou les assistés sociaux s'inquiètent de laisser la maison en période de livraison de leur chèque par le courrier, et tous nous avons à manipuler force notes, relevés et factures dont la suppression ne serait pas sans nous faire plaisir.Dans le processus actuel de présentation d’une note et de son paiement plusieurs étapes peuvent en effet être supprimées par l’utilisation de l’électronique.Considérons ce processus d'une façon schématique: 1—impression du relevé par ordinateur 2— courrier au client 3— réception, rédaction du chèque 4— courrier au fournisseur 5— réception, opérations manuelles de comptabilité 6— remise du chèque à une succursale bancaire 7— codification du chèque pour le lecteur optique 8— saisie sur un support magnétique quelconque 9— opérations électroniques de débits-crédits aux comptes en jeu.Dans la mesure où la compagnie de téléphone ou d’électricité aurait obtenu une procuration restreinte mais néanmoins suffisante pour émettre à son propre nom un chèque tiré sur le compte d’un client, les 8 premières étapes pourraient toutes être sautées et la bande magnétique du numéro 8 serait créée au lieu de l’impression mentionnée au numéro 1 et directement transmise au centre de compensation (clearing).Dans le cas des prestations sociales comme les chèques de pensions ou les allocations familiales, il suffirait que le gouvernement obtienne de l'alloca- BILINGUISME FONCTIONNEL El Nouvelle façon d'apprendre l'anglais ou la français Mithoda ‘audio-visuelle " SESSION D’AUTOMNE II commençant le 1er, le 3 et 4 nov.75 7 semaines - 42 heuret • $74.00 • fraie d'inscription $5.00 Programmes: le samedi, l'après-mldl ou le soir Niveaux: débutants - Intermédiaires et avancés Tests do classement |eudl le 30 octobre 1975 de 17.00 é 19.00 heures.Rcaselgnez-veus sur notre cours bilinguiT râservè aux avances (Programme "Csrretour").Programmes spéciaux pour les entreprises.Kuril «'lIMrtl Uifl iitMUrsUKiOlOOt Ml iiwiamoeootseoo 1441m Onaacnd 849-5331.pirtl 723 taire un numéro de compte bancaire; plutôt que d'imprimer véritablement un chèque, il produirait alors une bande magnétique dont la présentation au centre de compensation inscrirait automatiquement le crédit au compte spécifié, le jour même où la livraison s'effectue par courrier.Des applications d’un tel système sont innombrables (on pourrait jusqu'à régler les traitements des fonctionnaires ainsi) et on en tirerait des économies considérables.On n’a qu'à s'interroger sur la baisse probable du courrier si 80% (disons) de tout ce qui s'appelle Bell, Hydro, gouvernement, venait à disparaître.Les arguments contre?On peut déjà tenter d’y répondre.1— Avance de la machine sur l’humain! A ceux-ci je dis; “Vous pourrez retarder l’échéance pendant combien de temps et à quel coût?" 2— Implantation difficile! Allons donc.Un petit imprimé que l’abonné signe et dépose à sa banque en plus d'en retourner une copie à l'envoyeur.Pour le retraité, un numéro à inscrire à l'endos de son chèque habituel.Voir page 6: Paparatso Pour étudier les transferts linguistiques comme ils s’opèrent, il serait bon d’établir un lien direct entre la langue maternelle de chaque individu et sa langue d’usage au foyer.La langue maternelle est celle que l’on hérite de ses parents alors que la langue d'usage est celle que l’on choisit pour soi-même.C’est ce choix qu’il est impérieux de décrire davantage.A ma demande, Statistique Canada a compilé des tableaux spéciaux où ces choix linguistiques apparaissent directement pour certaines régions québécoises.Il est surprenant que la Commission Gendron n’ait pas jugé bon de commander de tels tableaux puisque Statistiques Canada a bien voulu me les fournir à un prix relativement modique.L’attraction de l’anglais et du français au Québec Les régions du recensement retenues pour cette étude sont Montréal (Tableau I), Québec (Tableau II), le reste du Québec excluant également la région de Hull (Tableau III) et Ottawa-Hull (Tableau IV).Cette dernière région est incluse pour l’intérêt qu’elle présente en elle-même et aussi pour faciliter les comparaisons avec les autres régions.L’information contenue dans chacun de ces tableaux est la suivante: chaque rangée représente la proportion des personnes qui ont la langue d’usage apparaissant au haut du tableau et qui ont la langue maternelle apparaissant à la droite du tableau.C’est pourquoi la somme de chaque rangée est égale à un.Par exemple, dans la région de Montréal, parmi les personnes qui ont déclaré l’anglais comme langue maternelle, 947c utilisent encore l'anglais comme langue d’usage, 4.37c utilisent à présent le français et 1.770 ont une autre langue d’usage au foyer.Pour les personnes de langue maternelle française 2.5% utilisent l’anglais comme langue d’usage, 97.27o conservent leur langue au foyer et 0.37c en utilisent une autre.Quant aux personnes ayant une langue maternelle autre que le français ou l’anglais, 23.1% se tournent vers l’anglais, 8.27o vers le français et 68.770 conservent leur langue N otes________________________ 1.R.J.Joy, "Les Groupes linguistiques et le Recensement de 19/1", Le Devoir, 19 juillet 1973.2.P.Roberge.“Loin d’Augmen-ter.la Prédominance de l’Anglais n’a cessé de régresser dans le Québec urbain", Le Devoir, 16 décembre 1974.3.C.Castonguay et J.Marion, "L'Anglicisation du Canada", Le Devoir, 8 janvier et 9 janvier 1974.4.Etude en préparation par l’auteur.La mesure d'attraction utilisée dans ce texte a été empruntée de H.Theil, Statistical Decomposition Analysis, 1972.en librairie OCTOBRE 70.Adaptation française de Rumours of War de Ron Haggart et Aubrey E.Golden par Jean-V.Dufresne Jean-Pierre Fournier Jean Paré et Armande Saint-Jean éditions hurtubise hmh IHO ouest rue ( raig montredl MISSIVE IMPOSSIBLE?Téléphonez (à frais virés) à ‘Tombudsman linguistique" du Parlement si vous estimez que l'égalité du français et de l’anglais n'est pas respectée dans une institution fédérale.LE COMMISSAIRE AUX LANGUES OFFICIELLES Ottawa (613) 996 6368 au foyer.La distribution originale nous donne la proportion de la population totale ayant soit l’anglais, soit le français, soit une autre langue comme langue maternelle.A partir de ces données, on en arrive aux conclusions suivantes pour la région de Montréal: premièrement, les personnes de langue maternelle anglaise sont davantage portées vers le français que Tes personnes de langue maternelle française ne le sont vers l’anglais; deuxièmement, les personnes des autres langues maternelles se tournent massivement vers l’anglais, bien que les personnes ayant cette langue maternelle ne forment que 21.87c de la population.A partir du Tableau II, on s’aperçoit que la région de Québec se francise davantage au plan de la langue d’usage et que le français attire nettement les autres groupes linguistiques.Le Tableau III montre que le reste du Québec, en excluant la région de Hull, occupe une position intermédiaire entre la réion de Montréal et la région de Québec: les personnes ayant l’anglais comme langue maternelle se tournent plus vers le français que réciproquement et les personnes d’autres langues maternelles sont plus portées vers l’anglais bien que les individus ayant déclaré cette langue maternelle forment moins de 6% de la population.Les résultats pour la région d’Ottawa-Hull sont d'un intérêt particulier puisque cettè ville est la capitale de la zone tampon.Le tableau IV révèle que les forces linguistiques ne sont nullement en équilibre dans cette région.Les citoyens de langue maternelle française sont dix fois plus portés vers l'anglais que vice versa et les personnes de langue maternelle autre que le français ou l’anglais se tournent massivement vers l’anglais alors que les personnes de langue anglaise constituent un peu plus que 557o de la population.Le tableau V résume le pouvoir d’attraction des deux langues officielles canadiennes dans les régions considérées.Un nombre supérieur à un indique que le français est plus attrayant que l’anglais (4).La colonne (1) présente les comparaisons des deux principaux groupes linguistiques et la colonne (2) indique le choix des personnes ayant une langue maternelle autre que l’anglais ou le français.Ces résultats sont suffisamment éloquents par eux-mêmes.Trois conclusions L’information statistique présentée dans cet article nous amène à trois conclusions principales: premièrement, au Québec les personnes de langue maternelle anglaise se tournent présentement plus facilement vers le français que vice versa; deuxièmement les personnes d’autres langues maternelles se tournent en masse vers l’anglais dans la région de Montréal même si les personnes ayant cette langue maternelle ne forment que 227c de la population de cette région; et troisièmement les forces linguistiques en présence dans la Capitale nationale ne sont nullement en équilibre et l’anglais prédomine.Cette étude n’est pas définitive et il sera intéressant de l’élargir pour considérer des facteurs comme l'âge, l’éducation, l’occupation et le revenu.L’information statistique présentée dans cet article nous amène cependant à mieux saisir l’opposition farouche des immigrants à la Loi 22 puisqu’elle entrave leurs mouvements linguistiques naturels.Elle fournit du meme coup une certaine justification pour ce qu'il convient d'appeler a présent l’Option Choquette.Langue Anglais Français Autres % de la po- maternelle pulation totale Anglais 94.0 4.3 1.7 21.8 Français 2.5 97.2 0.3 66.2 Autres 23.1 8.2 68.7 12.0 TABLEAU II LA RÉGION DE QUÉBEC • Langue d'usags Langue Anglais Français Autres % de la po- maternelle pulation totale Anglais 70.8 28.8 0.4 3.6 Français 0.8 99.1 0.1 95.6 Autres 18.0 41.8 40.2 0.8 , TABLEAU III LE RESTE DU QUÉBEC EXCLUANT HULL Langue d’Usage Langue maternelle Anglais Français Autres % de la po-pulation totale Anglais 89.0 10.8 0.2 5.7 Français 0.8 99.1 0.1 92.9 Autres 18.3 15.3 66.4 1.4 TABLEAU IV LA RÉGION D’OTTAWA-HULL Langue d'usage Langue maternelle Anglais Français Autres % de la population Anglais 98.3 1.3 0.4 totale 56.3 Français 10.2 89.7 0.1 36.7 Autres 43.5 2.6 53.9 7.0 TABLEAU V Mesure d’attraction du français par rapport à l’anglais (D (2) Montréal 1.68 0.65 Québec 34.4 31.8 Reste du Québec 12.6 7.0 Ottawa-Hull 0.12 0.04 Colonne (1) mesure d'attraction du français pour les gens de langue maternelle anglaise par rapport à l’anglais pour les gens de langue maternelle française.Colonne (2) mesure d’attraction du français par rapport à l'an-, glais pour les gens d’autres langues maternelles.L’OUEST CANADIEN?® Al R CANADA Y VA *3$ m Si vous vous envolez pour Vancouver, Winnipeg, Calgary ou Edmonton, vous serez choyé car le service en vol est impeccable.L on vous servira, en classe économique, de succulents repas: filet mignon, poulet ou steak de surlonge aux champignons.Du fromage canadien aux plus petites garnitures, tout y est.Vous pouvez surtout être assuré que l'horaire fixé sera respecté.Selon le "Aviation Week & Space Technology", Air Canada est plus fidèle à ses horaires que les dix plus grosses compagnies aériennes en Amérique du Nord.A tout point de vue, vous serez choyé.Sans oublier que vous bénéficiez d'un service de résenration d’hôtels et de location de voiture, 24 heures par jour.Consultez AIR CANADA ou votre agent de voyage.Départ Arrivée Départ Arrivée Montréal Winnipeg Montréal Edmonton 7h05 10h50 7h35 11h35 7h35 10h05 8h50 12h40 10h05 12h 16h35 20h05 16h35 18h30 16h55 19h40 Départ Arrivée Départ Arrivée Montréal Calgary Montréal Vancouver 7h05 13h05 7h10 10h55 lOh 12h30 7h35 12h20 19hl5 23h10 lOh 13h15 10h05 13h25 16h35 20h50 16h55 21 h 19h15 23h55 Al R CANADA * 6 • Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 \ la météo t&j \ \ ISES*î^t-r- iPLUIE B'AVERSES Soil lok«Xilÿ££ CWiatl 28 ggl pticIpIloHoat H lioMto prwtion g bot»* piattion ^p-na«« d'oli If»* au»»* d'aif cScitd I h«w26 Oflftôri"*] Les “points chauds” étaient hier en soirée: Kantari, rue Georges-Picot, Avenue Bab-Edriss, Zeitoune et Ain Mreisse.C’est dans ce dernier quartier à prédominance nasserienne, situé en bord de mer, que se trouve l’ambassade des Etats-Unis.Les affrontements ont également été violents le long de la ligne de démarcation qui, au long des semaines, s’est peu à peu dessinée, du nord au sud, dans la banlieue est de Beyrouth.Des tirs de roquette et d’obus de mortiers se sont poursuivis, avec plus ou moins d'intensifié, entre Na-baa et Sin-el-Fil, Chiah et Ain-Remmaneh, et à Achrafieh.Au sud de Beyrouth, sur la route de Saïda.de violents accrochages ont éclaté au début de l’après-midi entre les localités de Nehme et de Haret Nehme, a-t-on appris de source bien informée.Cette région se trouve à une quinzaine de kilomètres de Beyrouth, à proximité de la localité de Damour, où le Parti national libéral de M.Camille Chamoun, ministre de l’Intérieur, est influent.Avec l’extension des affrontements, c’est désormais toute l’agglomération de Beyrouth qui est paralysée.FRANCO Les régions au nord du fleuve seront plutôt nuageuses tandis que celles au sud du fleuve connaîtront des conditions un peu meilleures c’est-à-dire: ensoleillé avec passages nuageux.Seules les régions du nord-ouest Québécois et du Lac St-Jean recevront de la précipitation sous forme de légères averses.Régions de l’Abitibi, Chibougamau: nuageux et possibilité d’averses cette nuit.Maximum 6.Aperçu pour demain : nuageux avec de la pluie ou de la neige.Régions de Pontiac-Témiscamingue, Haute-Mauricie, Lac St-Jean: plutôt nuageux avec une possibilité d’averses.Maximum 8 à 10.Aperçu pour demain: nuageux avec averses.• Régions de l’Outaouais, de Montréal, des Cantons de l’Est, de Québec, Trois-Rivières, des Laurentides: clair avec passages nuageux.Maximum 12 à 14.Aperçu pour demain; averses.Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de Rimouski, de la Gaspésle: clair avec passages nuageux.Maximum 8 à 10.Aperçu pour demain: peu de changement.suites de la première page CONTRÔLES dans le projet de loi lors de l’étude en commission parlementaire.Un de ces changements portera sur le gel des prix de certains produits.Le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.Dave Barrett, a justement appliqué vendredi dernier un tel gel sur les denrées et les services essentiels, ce qui comprend tout le secteur de l’alimentation, les produits pharmaceutiques, le pétrole, le gaz naturel, les transports, les services et les salaires des fonctionnaires haut gradés.“C'est exactement ce que le gouvernement fédéral aurait dû faire”, a commenté M.Broadbent.Le NPD est d’avis que les mesures antiinflationnistes ne sont pas suffisantes en ce qui a trait au contrôle des prix.Nous demanderons au gouvernement de geler les prix dans certains secteurs.M.Macdonald, quant à lui, s'interroge sur les moyens d'appliquer de tels contrôles.Le gouvernement fédéral, a-t-il poursuivi éprouve déjà assez de difficultés à appliquer certains contrôles et se voit mal embarquer dans la galère du gel des prix.CONSERVATEURS tes eurent doit de vote.Ce qui fait dire à M.Dupras qu’aucune des deux organisations adverses ne fut favorisée.Dans le comté de Saint-Henri, le président, M.Jean Saine, avait convoque l’assemblée à son domicile aux appartements Habitat 67.Encore là, M.Claude Dupras a dû intervenir à la demande des organisateurs du candidat Brian Mulroney.Enfin, l’équipe Mulroney exige que les permanents du parti fassent preuve de neutralité non seulement dans le processus d’élection des délégués, mais tout au long de la campagne au leadership.Concernant le comportement particulier du secrétaire exécutif du parti, M.Jean-Yves Lortie, le président de l’APCQ reconnaît qu'un permanent qui prend position, comme l’a fait M.Lortie en faveur de M.Wagner, se place dans une situation délicate.Mais, ce qui compte, fait valoir M.Dupras, c’est que M.Lortie puisse continuer à démontrer sa neutralité dans l’exercice de ses fonctions de secrétaire exécutif.Pourtant, M.Lortie a participé activement à l’organisation d’une manifestation d’appui organisée par le député Roch LaSalle en faveur de M.Wagner, le 19 octobre au Reine-Elisabeth.Quoi qu’il en soit, M.Dupras rappelle que le choix des délégués dans chacune des assemblées de comté est soumis à un Comité de surveillance et de contrôle composé de huit personnes: MM.Claude Lanthier, Robert Brunet, Paul Viau, Mario Pedroni, Robert Perse, Michel Dage-nais et Fernand Laliberté.C’est ce comité qui voit à l’application des règles de convocation des assemblées, d’admissibilité des membres-électeurs, et de déroulement du scrutin.Pour le président de l’APCQ, c’est là que se trouve la garantie d’un choix démocratique des délégués du Québec.Entre-temps.M.Dupras souhaite que ceux des militants qui se croient lésés dans leurs droits lui soumettent des plaintes écrites plutôt que d’inciter les journalistes à véhiculer des rumeurs qui détériorent l’image du Parti conservateur.L’AURORE développement de l’industrie se renvoient la balle.On ignore pourquoi d’ailleurs ce crédit bancaire nous est refusé, puisque nous devions en bénéficier dès le début de septembre.En ce moment précis, je n’ai pas d’autre choix.Nous devons rendre compte publiquement de notre situation financière précaire.” M.Victor-Lévy Beaulieu ajoute que l’Aurore a publié quelque 80 livres en un peu moins de deux ans.La maison n’accusait qu’un déficit de $30,000 au 30 mai, lors de son bilan annuel.“Nous demandons au gouvernement québécois de garantir un emprunt de $275,000.Cette somme d'argent nous permettra de rembourser notre dette et d’être fidèle au programme d’édition prévu d’ici janvier prochain.” M.Victor-Lévy Beaulieu estime que plus de 20 livres devaient voir le jour d'ici le 15 janvier 1976 et que l’impasse est présentement totale.Les auteurs de la maison doivent se réunir ce soir pour envisager des solutions et ses directeurs doivent tenir une conférence de presse mercredi après-midi pour faire le point.Une affaire à suivre.GUERRE CIVILE libanaises envisageraient de recourir aux "bons offices" de M.Abdel Halim Khad-dam, vice-président du conseil et ministre syrien des Affaires étrangères, pour débloquer la situation.Les unes après les autres, les ambassades “conseillent” à leurs ressortissants de quitter le Liban, ou de faire partir leur famille, si leur présence n’est pas indispensable.Ainsi, l'ambassade du Canada à Beyrouth conseille à ses ressortissants d'"envisager” leur départ du Liban.Dans un communiqué publié à Beyrouth, l’ambassade “estime qu’il serait dans l’intérêt des ressortissants canadiens d’envisager de prendre les dispositions nécessaires pour assurer leur départ ou au moins celui de leurs familles”.De même, l’ambassade des Etats-Unis a conseillé à ses ressortissants vivant au Liban d’évacuer leurs familles.Tous les Américains dont les activités ne sont pas indispensables doivent également partir, a précisé un porte-parole de l’ambassade.Les EtatsUms ont d’ores et déjà autorisé le départ volontaire des familles des fonctionnaires américains et le personnel de l’ambassade à Beyrouth a été réduit à un minimum.Les Américains ont déjà décidé de fermer leurs différents bureaux régionaux à Beyrouth pour réduire le nombre d'Américains au Liban.L’ambassade de Grande-Bretagne conseille, elle, à ses ressortissants de quitter le Liban si leur présence dans le pays n’est pas absolument nécessaire.Il s'agit d’un “conseil” et non pas d’un ordre.Cette mesure s'adresse principalement aux familles des ressortissants britanniques et aux hommes d’affaires qui, comme toutes les sociétés travaillant au Liban, sont réduits à l’inactivité depuis un mois et demi.Quant à l’ambassade des Pays-Bas elle a informé officiellement les quelque 220 ressortissants néerlandais au Liban de la gravité de la situation dans ce pays, laissant aux intéressés la libre decision de partir ou non.28 octobre.f par la PC «t l’AP Il y a 53 ans aujourd'hui, en 1922, Mussolini marchait sur Rome après s'être emparé, à la tête des troupes fascistes, de Fiume, Bologne et Milan.L'Italie se retrouvait appauvrie à la fin de la > Première guerre mondiale et n’avait pas reçu sa part dans la distribution des colonies allemandes.Par conséquent, les positions des partis s’étaient radica-lisées et les travailleurs menaçaient de se rév.olter.1492 — Au cours de son premier voyage vers le Nouveau-Monde, Christophe Colomb découvre Cuba.1866 — Inauguration de la Statue de la Liberté, oeuvre au sculpteur français Batholdi, dans le port de New York.1958 - Le cardinal Roncalli, patriarche de Venise, est élu pape et prend le nom de Jean XXIII.1962 — Nikita Khrouchtchev annonce le retrait des missiles soviétiques de Cuba.1967 - Un synode des évêques prend fin par un appel à la paix mondiale.1971 - Les Communes britanniques se prononcent en faveur de l’adhésion de la Grande-Bretagne au Marché .commun européen.1974 — Les chefs d’Etat arabes, y compris le roi Hussein de Jordanie, reclament la création d’un Etat palestinien.heures.A la veille des changements importants qui attendent l’Espagne, un général a rappelé hier que l’armée était prête à défendre l’ordre institutionnel, conformément au rôle que lui attribuent les lois fondamentales (constitution).C’est le capitaine-général Carlos Franco Gonzalez-Llanos qui a lancé cèt avertissement à l’occasion de la passation de ses pouvoirs comme commandant de la huitième région militaire (Galice) à son successeur, le lieutenant-général Antonio Taix Planas.“Les forces armées de la nation sont disposées à défendre l’ordre institutionnel lequel n’accepte d’idéologie étrangère au régime ¦ surgi le 18 juillet 1936s, a déclare le général Carlos Franco.“Nous sommes les gardiens des valeurs permanent de la patrie”, a-t-il ajouté.Selon le général, le caudillo a clairement indiqué le 1er octobre, lors de sa dernière apparition publique, quels étaient les “ennemis de l’intérieur et de l’extérieur”.Parallèlement, le prince Juan Carlos, dans l’éloignement de son palais de la Zarzuela au milieu d'un immense parc boisé, prépare sa venue au pouvoir, travaille avec ses collaborateurs, consulte les experts constitutionnels et reçoit les personnalités diverses, en vue peut-être de la formation de son gouvernement.A ce propos, l’opposition démocratique en Espagne semble prête à accorder un certain répit au prince Juan Carlos pour mettre à l’épreuve sa volonté de démocratiser le régime.S’apprêtant à sortir de la clandestinité que leur ont imposée plus d’un tiers de siècle de franquisme, les dirigeants démocrates chrétiens, socialistes et communistes déclarent que leur collaboration avec le successeur de Franco dépendra de sa volonté de réformer en profondeur le système autocratique dont il aura hérité.Ils se déclarent prêts à adopter une attitude d’expectative durant les premiers mois du nouveau règne mais affirment que si un processus de démocratisation ne s'enclenche pas, l'Espagne risque de se retrouver avant deux ans dans une situation similaire à celle du Portugal.Les principaux partis d’opposition, dont les activités sont illégales depuis la fin de la guerre civile, sont groupés en deux grandes coalitions, la “Junta Démocrati-ca”, où les communistes sont prépondérants, et la “plate-forme de convergence démocratique”, d’inspiration socialiste.Dans une conférence de presse donnée à Paris, M.Santiago Carrillo, secrétaire général du P.C.à indiqué que des négociations ont été entreprises entre la Junte démocratique et la Plate-forme de convergence, dont font partie la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et que si “des points de friction existent encore.l’accord est fait sur l’essentiel." Les deux regroupements réclament une rupture complète avec le régime de Franco et la formation d’un gouvernement provisoire qui légaliserait les partis politiques, autoriserait le fonctionnement de syndicats libres, reconnaîtrait le droit de grève et accorderait l’amnistie aux prisonniers politiques et exilés.Ils veulent que le prince Juan Carlos organise dans les deux ans de son accession au pouvoir des élections à une assemblée constituante et qu ultérieurement un référendum soit organisé sur le principe de la monarchie.“Le nouveau gouvernement sera entièrement responsable de ce qui adviendra à l’avenir en Espagne," affirme le professeur Enrique Tierno Galvan, dirigeant du Parti socialiste populaire (PSP) proche allié des communistes au sein de la Junte démocratique.Il a déclaré à Reuter: “A moins qu’on assiste à une profonde transformation des structures politiques, d’ici un an à un an et demi, l’Espagne se retrouvera dans une situation similaire à celle du Portugal." De son côté, M.Felipe Gonzales, dirigeant du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), estime que si Juan Carlos essayait de maintenir la structure du pouvoir actuelle, on assisterait à une grave exaspération des tensions actuelles.Il a déclaré à Reuter que son parti et la Plate-forme démocratique ne se contenteraient de rien de moins qu’une rupture complète avec le franquisme.Quant à maitre Jaime Cortezo, un des dirigeants de la Démocratie chrétienne, il déclare que si le prince Juan Carlos n’accélère pas les réformes, “notre parti s’opposera à lui de la même façon que nous nous sommes opposés au régime de Franco.” Mais les trois hommes s'accordent à donner une chance au nouveau chef d'Etat.Enfin, M.Gonzales, au nom du Parti socialiste ouvrier a estimé que ce serait de la folie "d'organiser des grèves ou des manifestations dans les prochains mois.“L'appareil répressif du franquisme demeure en place ", a-t-il explique à Reuter.PAPERASSE Suit* d* la pag* 5 3— Comment convaincre les mdividus?Qu'on leur remette une partie seulement de l’épargne réalisée et on verra leur intérêt grandir.Sans compter le bon débarras de toute cette manipulation.4— Quelle serait la limite de la procuration?Disons jusqu'au double de la note habituelle.L’épiscopat canadien fait une évaluation de la catéchèse par Paul Bennett OTTAWA (PC) - La nouvelle catéchèse n’est entachée d’aucune trace d’”hérésie” et, malgré certaines corrections et améliorations nécessaires, n’entre aucunement en conflit avec la doctrine fondamentale de l’Eglise.Par conséquent, la réussite de la nouvelle catéchèse dépend en premier lieu non pas d’une révision des programmes ou des manuels d’éducation chrétienne, mais d’une “conversion” des agents ca-téchétiques eux-mêmes, c’est-à-dire de ceux qui sont chargés de communiquer le message chrétien.C’est ce qui ressort en substance de la causerie prononcée, lundi, par l’abbé Paul Tremblay, président du Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation, à l’ouverture de la Conférence catholique canadienne (CGC).Les 91 évêques qui participent à cette conférence biannuelle, qui se déroute cette semaine a Ottawa, auront à procéder à une évaluation de la catéchèse au cours des dix dernières années, plus particulièrement du contenu doctrinal des instruments catéchétiques et de la démarche catéchétique.Dans son allocution, où il tentait de résumer les conclusions de trois rapports différents sur la catéchèse, l'abbé Tremblay a d’abord rappelé à son auditoire que ce travail d’évaluation était né d’un besoin réel de faire le point après dix années de production intense d’instruments pédagogiques de toute sorte, ainsi que d’un doute quant à l’orthodoxie et à la justesse des orientations prises.Le conférencier a ensuite dégagé les principales conclusions de ces trois rapports, l’un rédigé par des Jésuites en 1974, un deuxième portant sur l’enseignement de la catéchèse au Canada anglais (1974) et le dernier constituant un bilan de la catéchèse au Canada français (1975).Les trois rapports portent d’abord un jugement d’ensemble positif sur les orientations fondamentales des programmes catéchétiques.“Dans l'ensemble, les instruments de la nouvelle catéchèse nous paraissent, du point de vue théologique, de bonne qualité, note le rapport des Jésuites.La théologie qui les sous-tend.est généralement bien enracinée dans l’Ecriture; parfois quelque peu audacieuse, elle demeure fidèle a la grande tradition de l’Eglise.” Toutefois ce jugement n’exclut pas que certaines correctons ou améliorations ne soient à apporter sous divers aspects: moins de simplisme dans les schémas, certaines retouches à faire dans le vocabulaire, exégèse plus précise et plus proche du sens originel des textes bibliques.Mais la difficulté principale que connaît présentement l’éducation chrétienne ne tient pas d’abord aux déficiences des instruments pédagogiques.Il faut avant tout que ceux qui ont la responsabilité de l’enseignement chrétien “vivent” leur enseignement, aient une démarche de vie qui corresponde à leur démarche catéchétique ou pédagogique.L’abbé Tremblay a déploré que trop peu d’éducateurs fassent “la demarche catéchétique dans le vrai sens”, soit par manque de formation ou manque de conviction, soit par incompréhension de ce qu’est cette démarche.Ce n’est évidemment pas là le seul facteur des difficultés “importantes” que rencontre la catéchèse.Du côté des enfants, il y a souvent manque d’intérêt ou de conviction ou, plus souvent encore, écart entre les valeurs véhiculées au foyer et en classe.Du côté de l’école, c’est surtout l’attention portée aux matières dites “utiles” qui nuit le plus à l’intérêt que devrait susciter normalement l’enseignement catéchétique.Enfin, les parents font souvent preuve d’ignorance, d’absence de coopération ou d’indifférence à l’égard de la religion.Mais malgré le diagnostic intéressant qu’ils posent sur l’enseignement catéché- tique au Canada, ces trois rapports, selon l’abbé Tremblay, restent “peu mobilisateurs”, en ce sens qu’ils ne donnent pas d’indication sur le travail qui reste à faire afin de donner un nouvel élan à la catéchèse.Car s’il est une conclusion générale que l’on peut dégérer de ce bilan, c’est que les vraies questions n’ont pas été posées.Il ne s’agit pas de savoir si les programmes et les instruments catéchétiques sont fidèles à l’orthodoxie; l’orthodoxie de la nouvelle catéchèse ne fait plus de doute.De toute façon, “la catéchèse pourrait être conforme à la règle de la foi sans être pour autant éducatrice de la foi”.Il ne faut pas examiner la question en termes d’orthodoxie et de contenu doctrinal, mais en termes d’éducation de la foi.La question centrale est celle-ci: compte tenu des circonstances actuelles, est-ce que la catéchèse, dans les limites qui lui sont propres, réussit à former des chrétiens authentiques?Ou plus simplement, ce qu’il est important de savoir c’est quel genre de chrétiens l’on veut former.Il faut dépasser les seuls instruments pour remettre en question tout l’environnement de la catéchèse.Il faut que le milieu incite les catéchètes non seulement à connaître l’enseignement de l’Eglise, mais surtout à la vivre.Et c’est pour cette raison qu'il faut mettre l’accent dorénavant sur les personnes, sur la dynamique de groupe, les orientations et les valeurs de récole et la place accordée à l’éducation religieuse.Alors seulement la catéchèse atteindra son but, qui est de créer les conditions favorables nécessaires à la recherche, à l’accueil et à l’approfondissement du message chrétien’'.Les évêques doivent se réunir toute la semaine alors qu’ils éliront un nouveau bureau de direction et feront connaître leurs positions sur l’orientation que devrait prendre la catéchèse au pays.5— Liberté individuelle! Le système serait facultatif pour chaque individu.6— Chômage occasionné par la réduction de travail! C'est le résultat néfaste de toute automatisation.Pourquoi enrayer celle-ci plutôt qu’une autre?7— Le nombre de chèques sans provisions suffisantes serait prohibitif?a) La généralisation récente du crédit attachée a la possession des cartes de crédit à la mode limite considérablement ce problème; b) L’envoi d’une note imprimée demeurerait alors possible.La vérification du compte du client ayant été faite à la vitesse de la lumière, l’embarras de constater un manque de fonds n’est en rien comparable à ce qu’il est lorsqu’un chèque traditionnel- “rebondit"; c) L’argument de toutes façons ne vaut rien contre l’implantation du système pour les allocations sociales.Non vraiment, la principale cause du retard que met un tel système à s’établir ne se situe pas au niveau des arguments mais plutôt de l'initiative.Et de qui l’attendrions-nous?Pas d’enquête sur les mesures de guerre OTTAWA (PC) — Le gouvernement canadien n’a nullement l’intention d’ordonner la tenue d'une enquête afin de déterminer les causes et les mérites de l'invocation de la loi sur les mesures de guerre lors de la crise d’octobre 1970 au Québec.C’est ce qu'a déclaré, hier en Chambre, le premier ministre suppléant, M.Mitchell Sharp, en réponse à des questions du chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent.Le leader du NPD a rappelé les témoignages du premier ministre Bourassa et de l'ancien ministre fédéral, M.Eric Kierans, qui ont affirmé à l’émission de CBC, dimanche, qu’il n’existait pas “d’insurrection appréhendée” le 16 octobre 1970, ce qui avait amené Ottawa à décréter cette loi en vertu de laquelle environ 463 personnes avaient été arrêtées sans mandat.En contre-partie, M.Sharp a lu un passage de la lettre de M.Bourassa à M.Trudeau où le chef du gouvernement du Québec dit que “nous faisons face aussi à un attentat par une minorité contre Tordre social au moyen d’actes criminels”.M.Broadbent a expliqué à son tour que le ministre fédéral de la Justice d’alors, M.John Turner, avait précisé en Chambre qu’un jour le peuple apprendrait les véritables raisons qui ont poussé le gouvernement à agir de cette façon.Bernard Shane, de l’UlOVD, meurt à 85 ans M.Bernard Shane, autrefois chef de l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames au Canada, est décédé à San Francisco au cours du week-end.Agé de 85 ans, M.Shane avait oeuvré pendant près de 50 ans au service de l’organisation et la direction de TUIOVD, l’un des syndicats les plus puissants au Canada.M.Shane demeurait en Californie depuis cinq ans.Il avait pris sa retraite après une longue et fructueuse carrière consacrée à l'amélioration des conditions de travail des ouvriers du vêtement pour dames.C'est lui qui avait mis fin à l’exploitation éhontée des ouvriers qui, au début du siècle, travaillaient dans des conditions d'insalubrité inqualifiables.Au moment de prendre sa retraite, M.Shane était à la fois chef de TUIOVD et vice-président du Congrès du travail du Canada.Courte reprise des négociations aux Postes OTTAWA (PC) — La reprise des négociations entre le ministère des Postes et le Syndicat canadien des postiers a été de courte durée, hier, puisque 90 minutes après la réouverture des pourparlers, interrompus lundi dernier, les négociateurs syndicaux accusaient devant la presse Temployeur de saboter les négociations par ses offres qualifiées d’irresponsables.En fin d'apres-midi, le négociateur en chef de la partie syndicale, M.Jean-Claude Perrot, soutenant que non seulement les représentants du ministère des Postes n’avaient présenté aucune proposition sur les questions en litige intéressant les postiers, mais qu’ils avaient proposé la remise en question de certains articles déjà paraphes.De son côté, le ministre des Postes a convoqué une conférence de presse plus tard en soirée.Des négociations avaient repris à 14 h 00 après que M.Bryce Mackasey eut fait savoir au syndicat qu'il était prêt à discuter sans ordre de priorité des éléments d’une “offre globale”.Au début de la semaine dernière, les négociations avaient achoppé parce que le syndicat refusait d’accepter d’emblée Toffre salariale, dont l'acceptation était exigée par Temployeur comme préalable à la poursuite des négociations sur les autres points en litige.Au cours de sa conférence de presse, M.Parrot a accusé la partie patronale de “n'avoir aucune intention d’améliorer les conditions de ses employés à temps partiel.” Il a déploré à cet égard que Temployeur ait voulu remettre en cause 15 clauses déjà paraphées de façon qu’en soient exclus les employés à temps partiel.“Nous n’avons en outre obtenu aucune contre-proposition sur la pleine rétroactivité, les bonis d’ancienneté, les primes de relève, les congés fériés, l’ajustement des salaires des manieurs de dépêches, ainsi que la réduction de la semaine de travail, a affirmé M.Parrot.L’élimination de l’embauche de travailleurs occasionnels, le respect du critère d’ancienneté dans les mutations ou affectations, de même que la suppression de la surveillance électronique n'ont en outre pas été abordés à la table des négociations, au dire du négociateur syndical.Au chapitre des salaires, les positions sont toujours les mêmes: alors que le ministère des Postes offre une hausse horaire de $1.70 sur 30 mois, tel que recommandés par les conciliateurs, les postiers réclament une augmentation de $2.73 pour 23 mois.Le salaire horaire moyen est actuellement de $4.29 aux Postes.En plus de paralyser le service postal dans l’ensemble du pays, la grève des 23,000 postiers, qui entre aujourd'hui dans sa huitième journée, a provoqué la mise à pieds des 18,000 facteurs.Hausse des primes et baisse des prestations Une loi qui renflouera la caisse d’assurance-chômage OTTAWA (PC) — Le Parlement a amorcé les débats lundi sur un projet de loi augmentant substantiellement les primes versées par les employés et les employeurs à la Commission d’assurance-chômage.Le ministre Robert Andras, de la Main-d’oeuvre, a révélé aux Communes que si le projet de loi est adopté, à compter du 1er janvier prochain, le gouvernement épargnera $560 millions en prestations d'assurance-chômage.Par ailleurs, les travailleurs et leurs employeurs devront, Tan prochain, verser $490 millions de plua qu’actuellement.“Nous pouvons prévoir une épargne nette de $170 millions en 1976, si le taux de chômage s'établit à sept pour cent," a précisé M.Andras.Les primes versées par les travailleurs s’établiront toutefois entre $1.60 et $1.70 Kr tranche de revenu de $100, tandis que mployeur devra verser une prime de $1.40 par $100.La prime maximum que paieront les travailleurs s'établira entre $3.20 et $3.40.Celle de Temployeur sera de $4.50 à $4.80.Le projet de loi amendera la formule actuelle de Tassurance-chômage, en vertu de laquelle le secteur privé et le gouvernement se partagent le coût de ce programme.Le gouvernement verse actuellement de sa poche les prestations d'assurance-chômage pour les bénéficiaires en surplus, quand le taux de chômage est supérieur à 4%.Si la loi est amendée, le gouvernement ne paiera que pour les chômeurs excédant un taux de 5.8%.Employés et employeurs devront payer les prestations pour les chômeurs formant le premier bloc de 5.8%.Cette année, le coût dé Tassurance-chômage s'élèvera, selon les autorités gouvernementales, à près de $4 milliards, contre $2.119 milliards en 1974.Le projet de loi apportera également les amendements suivants: — La période de trois semaines pendant laquelle les chômeurs n’ont pas droit aux prestations — s'ils ont quitté eux-mêmes leur emploi — sera doublée à six semaines.— Les bénéficiaires avec personnes à charge verront leurs prestations spéciales réduites de 75 à 66 et deux tiers pour cent.— Les personnes de 65 ans et plus n’auront plus droit aux prestations et ne verseront plus, non plus, de primes d'assurance-chômage.— La loi permettra l’émission d’une deuxième carte d’assurance sociale, quand une carte aura été perdue, subtilisée ou utilisée frauduleusement.DÉCÈS Notai i.v.p, quo la* ovl» do décit doivent nout parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.le dimanche t 2 à 4:30 p.m.DORAIS Chrlttlan*.Accidentellement à Montréal, le 26 octobre 1975 à l'âge de 27 ans est décédée, Mlle Christiane Dorais, fille dé M.Jean Dorais et de Mme Gisèle Dubuc-Léopold; soeur de Jean Dorais, jr.Les funérailles auront lieu mercredi le 29 octobre Le convoi funèbre partira des Salons J.R.Deslauriers & Urgel Bourgie Ltée No 5650 chemin Côte-des-Nciges.pour se rendre à l'église Notre-Dame-des-Neiges où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation. informations Internationales Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 • T Dans “une perspective de paix”, Sadate demande des armes américaines à Ford WASHINGTON (par Reuter et AFP) — Le premier entretien des présidents Anouar Sadate et Gerald Ford a été dominé par la question des ventes d’armes américaines à l’Egypte, ont indiqué les porte-parole des deux chefs d’Etat.Le dirigeant égyptien était articulièrement désireux d’a-order tout de suite ce sujet.M.Tahsin Bachir, porte-parole égyptien, a déclare aux journalistes que le président Sadate n’a toutefois pas présenté à son interlocuteur de listes d’armes.Le principe de l’éventualité, de ventes américaines à l’Egypte a été discuté de manière générale.Les deux leaders ont notamment cherché à cerner de quelle manière de telles ventes pouvaient s’inscrire, dans le “Contexte de la recherche d’un règlement global de paix” au Proche-Orient, a-t-il dit.Le président Sadate s’est ainsi déclaré opposé à l’envoi par les Etats-Unis au Proche-Orient de missiles ‘“Pershing”.Ces missiles sol-sol à longue portée peuvent être dotés de têtes nucléaires.De son côté, M.Ron Nessen, secrétaire de presse à la Maison-Blanche, a dit que le président Ford a accepté de discuter de la question des livraisons d’armes américaines à l’Egypte.Il ne s’est pas engagé à effectuer ces livraisons, à ajouté M.Nessen.Les deux chefs d’Etat sont aussi convenus de la nécessité de conclure au plus tôt un second accord intérimaire de désengagement sur le Golan.Il a également été question de l’aide économique — d’environ 600 millions de dollars, sans compter Taide alimentaire — que les Etats-Unis pourraient accorder à l’Egypte.Le Congrès devrait être invité dans le courant de la semaine à examiner dans le détail les programmes d’aide américaine au Proche-Orient.Résumant dans un communiqué officiel ce premier entretien, M.Nessen a déclaré que les deux présidents ont manifesté leur volonté d’approfondir les relations amicales nouées par leur pays.M.Ford a dit à M.Sadate que les Etats-Unis continueraient d’oeuvrer en faveur d’un règlement global de paix, ne tolérant ni stagnation ni impasse.Pendant que se déroulaient les discussions dans le salon ovale de la Maison-Blanche, quatre cents égyptiens et militants des ‘‘blacks Muslims” manifestaient devant la résidence présidentielle leur solidarité au raïs tandis qu’une centaine de Palestiniens criaient tout à côté: ‘‘A bas Sadate” et “les Etats-Unis hors du Proche-Orient.” Plus tard, le président Anouar Sadate a dénoncé avec sévérité le refus par l’URSS de remplacer les armes perdues par l’Egypte durant la guerre d’octobre 1973 et le fait que M.Leonide Brejnev n’ait jamais accepté les invitations répétées qu’il lui a faites de venir au Caire, au cours d’une conférence de presse au “National Press Club”.Le chef d’Etat égyptien a insisté sur la nécessité d’accorder aux Palestiniens Accord Maroc-Espagne ?Hassan II repousse la marche au 9 novembre (Par AFP et Reuter) — Le quotidien madrilène “Informa-ciones” écrit que l’Espagne et le Maroc “paraissent être arrivés à un accord” sur la question du Sahara occidental.Sous le titre “Sahara: les jeux sont faits”, citant des déclarations attribuées au chef de cabinet du roi Hassan II et recueillies par son correspondant à Marrakech, le quotidien laisse entendre qu’au terme de leurs dernières négociations l’Espagne et le Maroc se seraient entendus sur le principe d’un Sahara occidental qui serait dans un premier temps une province “sui generis” rattachée au royaume marocain, et administrée par les Saharaouis au moins pendant les six premiers mois.Toujours selon “Informacio-nes", les militaires espagnols auraient plusieurs mois pour se retirer et l’exploitation des gisements de phosphates serait faite ensuite conjointement par l'Espagne et le Maroc.Ces informations sont publiées à quelques heures de l’arrivée à Madrid, du secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Waldheim.Pour sa part, le roi Hassan a annoncé, dans une interview à la chaîne de télévision américaine N.B.C., que le jour “J” de la “Marche verte” vers le Sahara occidental est dans treize jours, soit le 9 novembre.Il a précisé qu’il la conduira lui-même.A l’origine, il était prévu que les 350,000 marcheurs entament leur périple le mardi 28 octobre.Les autorités marocaines devaient préciser par la suite qu’en raison de problèmes de logistique, la marche serait reportée à une date à fixer entre le 29 octobre et le 2 novembre.Le report est sans doute le résultat de la démarche entreprise par le secrétaire-général de l’ONU, Kurt Waldheim pour régler l’avenir du territoire.D’autre part, sur les 350,000 marcheurs prévus, 150,000 sont pour l’instant parvenus jusqu'à Tarfaya d’où doit partir la marche.Le roi avait indiqué qu’ils ne se mettraient en marche lorsque 350,000 hommes et femmes seraient présents, et pas ¦ avant.Le texte de l’interview a été rendu public par les autorités.Comme on lui demandait quand débuterait la marche vers le “Sahara espagnol”, le roi a répondu: "Le Sahara n’est pas espagnol.Il s'agit du Sahara occidental ou, si vous voulez être plus logique, le Sahara marocain”.Interrogé sur l’avenir des gisements de phosphates et des investissements espagnols dans les mines, le roi a répondu: “Nous avons la tradition d'indemniser tout ce que nous ma-rocanisons.Il y aura un accord entre le Maroc et l’Espagne parce que, notre régime est libéral et non dictatorial”.En réponse à une autre question, il a déclaré que les membres du Frente Folisario sont des hors-la-loi et seront traités en tant que tels.S’ils attaquent les marcheurs, ils seront traités comme ils le méritent.Pendant ce temps, M.Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies, quittait Alger à destination de Madrid pour s’entretenir avec les autorités espagnoles de l’avenir du Sahara occidental.Il a eu dimanche des entretiens avec le roi Hassan du Ma- La récolte soviétique paraît catastrophique MOSCOU (Reuter) — Les dernières révélations publiées dans la presse soviétique au sujet de la moisson apportent de l'eau au moulin des experts américains, qui estiment qu’elle atteindra moins des trois-quarts des chiffres fixés par le plan.Abaissant encore plus ses estimations antérieures, le département américain de l’Agriculture a évalué la semaine dernière la moisson soviétique à en librairie Anne Hébert Le torrent Anne Hébert Frank Scott Dialogue sur la traduction à propos du Tombeau des rois Anne Hébert Théâtre le temps sauvage ta mercière assassinée Les invités au procès éditions 380 ouest .rue crâi8 hurtubise hmh montréal 160 millions de tonnes, contre 215 millions de tonnes prévues par le plan.Les chiffres ne sont évidemment pas publiés explicitement par les dirigeants soviétiques.Ainsi, la moisson au Kazakhstan doit être calculée sur la base des allégations de M.Motoriko, ministre de l’Agriculture de cette république, qui affirme dans la Kazakhstanskaya Pravda que, durant les cinq dernières années, les “terres vierges” du Kazakhstan ont produit 4.5 millions de tonnes de plus que durant le plan quinquennal 1966-70.Un petit calcul montre donc que la moisson a atteint cette année 11.5 millions de tonnes seulement, le résultat le plus mauvais depuis dix ans — alors que les “terres vierges” ont commencé à être exploitées dans les années 1950.L’an dernier, la moisson kaza-khe atteignait 18,4 millions de tonnes, ce qui était déjà considéré comme un désastre.Le record fut réalisé en 1972, 29 millions de tonnes.Cette année le désastre parait général.Le seul autre chiffre définitivement connu pour cette année est celui de l’Ukraine, jadis le grenier de l'Europe, où la récolte est tombée de 49 millions de tonnes en 1973, ce qui constituait un record, à 33,5 millions cette année.Les experts occidentaux de Moscou se sont montrés surpris par l'ampleur de la catastrophe dans les terres de l’Est, qui ne manqueront pas, à leur avis, de causer de serieuses complications pour les éleveurs soviétiques cherchant à trouver cet hiver du fourrage pour leurs troupeaux.La pfesse soviétique n’a pas souffle mot des achats réalisés en Occident, ni de l'accord d’il y a une semaine sur l'achat annuel par l'URSS de six à huit millions de tonnes de céréales américaines.roc et avec le président Moktar Ould Daddah de Mauritanie.M.Waldheim s’est entretenu lundi pendant deux heures avec le président Houari Boumé-diene.Il a qualifié la situation de “grave, sérieuse et dangereuse ’.une représentation égale à celles des autres parties concernées, dans la perspective d’une reprise de la conférence de Genève.Toutefois, le président Sadate s’est abstenu de désigner spécifiquement à ce propos l’Organisation de libération palestinienne, qui a vivement critiqué la conclusion du second accord intérimaire dans le Sinaï.Il s'est prononcé, par ailleurs, pour l’internationalisation de toute la ville de Jérusalem, soulignant que les chrétiens arabes et les musulmans n’accepteraient jamais que la vieille ville de Jérusalem demeure sous souveraineté israélienne.Il a exprimé l’espoir que les Etats-Unis qui détiennent selon lui, “90 pour cent des cartes” au Proche-Orient, parviendraient à faciliter la conclusion d’un nouvel accord de désengagement dans le Golan entre Israël et la Syrie.Interrogé sur la position de l'Egypte sur le “sionisme”, M.Sadate, dont le représentant à la commission sociale, humanitaire et culturelle de l’ONU a voté en faveur de la résolution l'assimilant au “racisme”, s’est défendu de tout sentiment antisémite.Mais, a-t-il dit, la création de l’Etat sioniste d’Israël a provoqué dans la région la violence et l’amertume”."Nous sommes contre le sionisme, non contre les Juifs”, a-t-il affirmé.Il a rappelé que dès novembre 1967, l’Egypte, en acceptant la résolution 242 du Conseil de sécurité, avait reconnu la réalité de l’Etat d’Israël, et au plus fort de la guerre d’octobre 1973, s’était prononcée en faveur de la convocation de la conférence de Genève.M.Sadate a évité de spécifier les types d’armes qu’il compte demander aux Etats-Unis.Il a souligné que c’était essentiellement une “mission de bonne volonté” qu’il était venu effectuer en Amérique.En ce qui concerne l’assistance économique, il a indiqué d’autre part qu’il demanderait surtout aux Etats-Unis de transformer leurs prêts à court terme en crédits à long terme assortis de “périodes de,grâce”.Parmi les reproches *qu’il a adressés à l’URSS figurait notamment celui de lui avoir refusé toute prolongation des délais de paiement pour le matériel militaire fourni avant la guerre d’octobre 1973.Il a exprimé en outre l’espoir que d’autres entreprises américaines suivraient l’exemple de la “Chase Manhattan Bank" et de la “National City Bank” qui viennent d'ouvrir des agences au Caire.Le Parti socialiste se révèle le plus puissant de Suisse BERNE (Reuter) — Le Parti socialiste semble appelé à devenir le parti le plus puissant au Conseil national, chambre basse de l’Assemblée fédérale (Parlement), à la suite des élections législatives qui ont eu lieu le week-end dernier en Suisse.Au moment où 70 pour cent des suffrages étaient dépouillés, les socialistes paraissaient en effet certains de totaliser au moins 51 des 200 sièges du Conseil national, retrouvant les cinq sièges qu’ils avaient perdus aux élections de 1971.Celles-ci avaient vu le Parti radical-démocratique les reléguer à la seconde place.Aux termes du système de la représentation proportionnelle et du partage du pouvoir entre les quatre principales formations, qui, outre les partis socialiste et radical-démocratique, sont le Parti democrate-chrétien et l'Union démocratique du centre, les gains de la gauche ne paraissent pas devoir donner lieu à des bouleversements.Moins de la moitié des 3,7 millions d’électeurs inscrits ont voté.Outre le renouvellement complet du Conseil national, la consultation portait également sur celui des trois-quarts des sièges du Conseil des Etats, chambre haute de l'assemblée fédérale.Les socialistes, qui ne disposaient que de quatre sièges au Conseil des Etats sortant, ont augmente leur score dans la plupart des cantons et battu les radicaux-démocratiques dans le canton de Vaud.D’une façon générale, le soutien dont bénéficiaient les mouvements se présentant sous le mot d’ordre “La Suisse d'abord,” paraît avoir diminué.Ces formations avaient dans une large mesure basé leur campagne sur des appels visant à réduire la population étrangère en Suisse.On attend encore les résultats de deux des plus importants cantons du pays — Berne et Zurich — et la composition définitive de la nouvelle assemblée fédérale, qui sera ^ la quarantième, ne devrait pas être connue avant demain.d Moi j’en ai! 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Monnaie Olympique —1976 Canada •Copyright 1972 - COJO 76 I V 8 • Le Devoir, mardi 26 octobre 1975 Informations Intornatlonalos La Chine procède à un essai nucléaire souterrain, son 17e (par l’AFP) — L'agence Chine Nouvelle a confirme hier soir que la Chine avait procédé le meme jour à un essai nucléaire souterrain.La dépêche de l'agence chinoise, reçue à Hong Kong, souligne que l'essai a été couronné de succès.L'explosion atomique chinoise, la 17ième depuis octobre 1964, avait été annoncée en premier par le centre indien de recherches atomiques.La dépêche de Chine Nouvelle, qui ne donne aucune précision sur l'explosion elle-même, souligne que l’essai nucléaire a été effectué dans un but militaire et pour “briser le monopole nucléaire des superpuissances’’.Chine Nouvelle précise que "ces explosions nucléaires sont faites uniquement en vue de la défense, et pouf briser le monopole nucléaire dès superpuissances, dans le but d'abolir les armements nucléaires".Le nouvel essai nucléaire à Lopnor, dans le désert du Sin Wang, succède à celui du 17 juin 1974, qui avait porté sur l’essai dans l’atmosphère, d'une bombe d'une puissance d'environ une mégatonne, selon les estimations des experts indiens et américains.Pratiquement depuis onze ans la Chine procède à un ou deux essais annuels.Elle a maîtrisé, dès le 17 juin 1967, la technique thermonucléaire et, entre cette date et le 14 octobre 1970, elle a procédé à quatre es- sais de bombes "H".Malgré le rythme lent du développement des armements nucléaires chinois, souligné encore l'an dernier lors du seizième essai chinois par le secrétaire à la défense américain, la Chine populaire continue pa tiemment la mise au point de la gamme complète de missiles nècléalres dont elle a pris la décision de se doter face aux super-puissances.Elle dispose d'une cinquantaine de missiles opérationnels, d'une portée de 1,500 km, d'engins à carburant liquide, enterrés dans des silos creusés dans les montagnes de l'ouest, d’une portée de 3,800 km, capables d'atteindre l’Union soviétique, Des militants portoricains revendiquent la vague de 14 attentats aux États-Unis (par Reuter et AFP) — Une série de quatorze attentats à la bombe a été perpétrée la nuit dernière à New York, Chicago et Washington.Les explosions se sont produites à une heure d'intervalle, peu avant l’aube.Il n'y a aucune victime et les dégâts sont apparemment peu Importants.Etaient visés: à Washington, le département d'Etat où deux explosions se sont produites; à New York, le siège de la mission américaine aux Nations unies, face au siège de l’ONU, et quatre succursales de banques, deux de la First National City, une de la National Westminster et une de la Chase Manhattan; à Chicago, le siège de l'Illinois Continental Bank, les bureaux d’I.B.M.(International Business Machines) et la tour Sears, le bâtiment le plus élevé des États-Unis avec ses 110 étages et 443 mètres.La police recherche une automobile immatriculée en Pennsylvanie qui a été aperçue dans le quartier de Wall Street, à New York, et un homme que l'on a vu courir à proximité de la tour Sears à Chicago.Pour l'instant, cependant, la police et le F.B.I.se refusent à attribuer ces attentats à un quelconque groupe.A Chicago, un correspondant anonyme a fait allusion, au téléphone à la Journée des anciens combattants célébrée hier.A New York, une femme se présentant au nom du F.A.L.N., un groupe militant pour l’indépendance de Porto Rico, a téléphoné pour avertir qu'une bombe allait exploser mais aucune déflagration ne s’est produite à l'adresse fournie.Le F.A.L.N.avait revendiqué en janvier dernier la responsabilité d'un attentat à la bombe commis devant un club du quartier de Wall Street.Quatre porte-parole du fois fait remarqi personnes avaient été tuées.Depuis le 27 octobre 1974, le F.A.L.N.a revendiqué la responsabilité de quatre attentats a la bombe à New York et d'un autre à Chicago.La police n'exclut pas que ces derniers attentats soient l'oeuvre du mouvement de guérilla urbaine “Weatherman .Un F.B.I.a toute-quer que les mili-therman”plac .jénéralement leurs explosifs à 'intérieur des bâtiments.Or, la nuit dernière, tous les explosifs se trouvaient à l'extérieur des immeubles.Les bombes auraient pu être déposées ou même être jetées depuis des véhicules.Les attentats à la bombe commis à New York, Chicago et Washington, marquent-ils un renouveau des activités du groupe séparatiste portoricain connu sous le sigle de “F.A.L.N."?Jusqu'à maintenant, la bombe reste l'arme principale de combat de ce mouvement de militants qui, estime-t-on, regrouperait quelques douzaines de personnes seulement, Mais son bilan, est impressionant: une trentaine d'attentats.Les victimes sont, pour la plupart, des personnes atteintes par hasard et se chiffrent à une cinquantaine de blessés et quatre tués.Ces derniers, clients de la "Fraunces Tavern", un restaurant historique dans le quartier de Wall Street, avaient été déchiquetés par une bombe en janvier dernier Les F.A.L.N.militent non seulement en faveur de l'indépendance de Porto-Rico mais egalement pour la libération de plusieurs prisonniers politiques, originaires de l'ile.Certains d'entre eux, dont la célèbre triote porto-ricaine Lolita bron, sont sous les verrous depuis leur attentat manqué contre le président Truman, il y a un quart de siècle.Les F.A.L.N.ne sont qu'un des nombreux mouvements terroristes aux Etats-Unis, aussi bien à droite qu’à gauche de l'éventail politique et dont certainement le plus notoire et le plus Klan r Bombe à Jérusalem: huit blessés JERUSALEM (Reuter) — Huit personnes, dont deux touristes suisses, ont été blessées légèrement hier par l'explosion d'un engin explosif déposé dans une automobile au centre de Jérusalem.Les autres blessés sont deux passants, et un portier de l'hôtel où les touristes se trouvaient au moment de l'attentat.Les victimes étaient dans le hall du petit hôtel quant l'explosion a eu lieu juste en face dans la rue.Les deux touristes suisses sont Mlle Marianne Rottman, 25 ans.et Mlle Antoinette Mester, 23 ans, toutes deux de Lucerne.La police a annoncé ou' explosive non loin.L'engin u'elle avait retrouvé une autre charge a été désarmorcé.centraide la nouvelle federation dei oeuvres.«I Université du Québec à Montréal CERTIFICAT EN ADMINISTRATION (SOIR) Programme de 12 cours à temps partiel, d'une durée approximative de 2 ans.Condltlont d'admlMion Tout* personne ayant une expérience professionnelle et une préparation lnt*ll*etu«lle pertinente l'habilitant à suivre des études unlvriltalres, peut être admise et ce.sur recommandation du comité de sélsotlon concerné.> Domaine* d’orientation Administration bancaire Admlnlatratlon de la coopération Administration d* la santé Admlnlatratlon général* Administration policière Administration publique Admlnlatratlon scolaire Approvisionnement Date limite pour réception dee demande* d'admission: 1er novembre 197S pour la session débutant en janvier 1976.Assurance Évaluation foncière Gestion de personnel et relations de travail Informatique de gestion Marketing Sciences comptables Transport Demandes d’admission: Ronaelgnements: Bureau des admissions 1187 Bleury, bureau 2930 Montréal, Québec H3C 3P8 Tél.: 282-7161 Famille des sciences économiques et administratives 355 ouest, rue Ste-Catherlne Bureau 3025, Montréal.Québec.H3C 3P8 Tél,: 282-4937 et l’on s’attend depuis deux ans maintenant à la mise au point d'un super missile à longue portée (9,000 km) à même d'atteindre non seulement l'Union soviétique mais aussi les Etats-Unis.Le déploiement de 10 à 30 missiles de ce genre ne sera effectif, selon les spécialistes américains, qu’en 1980.Reste à savoir dans quelle catégorie il faut classer l'essai d'hier.Il a eu lieu sous terre.Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas porté sur la mise au point d'une tête nucléaire pour des engins balistiques à longue portée.Les spécialistes chinois peuvent avoir voulu vérifier avec précision le "durcissement" de celle-ci, La Chine possède depuis longtemps la technique des essais souterrains et la moitié de ses essais ont été réalisés de cette manière.Ainsi, aucun des six membres du "club atomique" (Etats-Unis, URSS, France, Grande Bretagne, Chine et Inde) n’aura procédé, pour le moment, à un essai nucléaire dans l'atmosphère, puisque la France, depuis l'an dernier, a abandonné la "technique sous ballon".Le seul essai français de 1975 a eu lieu le 5 juin dernier, dans un puits vertical percé dans le sous-sol de l’attol de Fanga-taufa.La Chine a elle aussi utilisé la méthode souterraine qui évite les retombées atmosphériques et provoque toujours des protestations diplomatiques.Le nouvel essai nucléaire chinois vient s’ajouter aux près de mille tirs de charges nucléaires et thermonucléaires réalisés dans le monde depuis que les spécialistes américains firent exploser leur première charge expérimentale, le 16 juillet 1945, à Alamogordo, dans le désert du Nouveau-Mexique.Cette année, les Etats-Unis à eux seuls, malgré les traités existants et sans qu’ils les violent, ont procédé à dix tirs souterrains portant à 593 le nombre de leurs essais nucléaires.L’Union soviétique en a réalisé quatre, amenant son total approximatif à 280 explosions nucléaires.La Grande-Bretagne a arrêté ses expérimentations après 27 essais.Avec son essai du 5 juin dernier, le seul signalé jusqu’à présent en 1975, et qui a eu heu sous terre, la France a procédé à 61 expérimentations.Avec l’essai de lundi, la Chine en est à son dix-septième et l'Inde, dernier venu au sein du "club atomique" après son essai souterrain de 1 an dernier, n'en a fait qu'un jusqu’à présent.Brejnev ne viendrait pas WASHINGTON (AFP) - La visite de M.Leonide Brejnev à Washington, qui devait é-tre marquée cette année par la signature de la deuxieme phase des accords SALT sur la limitation des armements stratégiques, est sérieusement compromise, apprend-on de source diplomatique sûre.Cette visite, annoncée par le président Ford en février dernier, devait d abord se situer en juin.La date en fut ensuite reportée à la fin de l’automne dans l’attente de la conclusion des négociations SALT dont M.Brejnev et M.Ford avaient esquissé les principes lors de leurs .ivostock, V.entretiens 'de Vladivostock, en novembre dernier.M.Brejnev a fait savoir qu'il n'irait pas à Washington si l’affaire des SALT n'était pas réglée, Or, la négociation bute sur deux points majeurs: les Américains insistent pour que le bombardier soviétique “Backfire B” soit compté parmi les 2,400 missiles stratégiques autorisés dans le projet d'accord; les Russes répondent que le "Backfire B” n'est pas un missile mais un bombardier a portée moyenne.Par contre, ils tiennent à ce que les Américains cataloguent comme missile stratégique le "missile de croisière”, engin sans équipage, lancé d'un avion ou d'un sous-marin et sur lequel on manque de précisions.Les Américains affirment qu’il s'agit d'un missile non-balistique.A ces difficultés techniques s'ajoutent des considérations de politique intérieure aussi bien en URSS qu’aux Etats-Unis.M, Brejnev va devoir consacrer le plus clair de son temps à la préparation du 25ème congrès du parti qui aura lieu en février.Quant à M.Gerald Ford, 11 prépare dès maintenant sa cam- ane électorale et son entourage lui décon-le de faire un nouveau geste dans la voie de la détente avec l'URSS, geste qui serait exploité par l’aile droite du Parti républicain et son champion, l'ancien gouverneur de Californie, Ronald Reagan.Un journaliste brésilien se donne la mort dans les locaux de la police RIO DE JANEIRO (Reuter) — Waldimiro Herzog (38 ans), rédacteur de la station de télévision brésilienne “TV Cultu-ra", s'est suicidé au quartier général des forces de sécurité de Sao Paulo où il était détenu, après avoir avoué être un membre militant du Parti communiste, annonce dans un communiqué le commandement de la deuxième armée basée à Sao Paulo.Il précise que le journaliste s’était présenté lui-même samedi au quartier général, pour être interrogé.Il avait été laissé seul dans une pièce fermée, à clé pour rédiger sa confession.Une heure plus tard, il a été retrouvé pendu.La confession avait été déchirée, mais les agents de la sécurité ont pu la reconstituer.Dans cette confession, Herzog reconnaissait avoir été membre militant du Parti communiste brésilien interdit, depuis 1971 ou 1972.Il avouait également avoir été recruté par Rudolfo Konder, rédacteur en chef de la rubrique affaires étrangères de l’hebdomadaire "Veja" (et fils d’un ancien sénateur communiste), qui se trouve en détention depuis vendredi.Clan.Cette organisation, avec ses cagoules et ses croix de feu, a terrorisé pendant des décennies la population noire dans le sud des Etats-Unis mais son importance a maintenant beaucoup diminué.Ces dernières années ont vu l'éclosion de nombreux groupuscules, aussi bien à rextrème-gauche qu'a l'extrême-droite, qui ont tous recours à la violence.Le fer do lance de l’extrême-droite est le Parti nazi américain qui, sous le signe de la Swastika, manifeste ouvertement son adhésion aux principes d’Adolf Hitler.La 'John Birch Society", s'arme et attend.L extreme-gauche, composée d'éléments souvent disparates et parfois en rivalité les uns avec les autres, s'agite plus.Souvent nés du traumatisme de la guerre du Vietnam, certains de ces groupes manifestent avec violence leur opposition à toutes les valeurs américaines.11 y a quelques mois, des membres du "Weather Underground" jetaient une bombe dans le département d’Etat."L'armée symbionèse de libération", l'année dernière, assassinat un administrateur, enlevait Patricia Hcarst, puis la recrutait comme militante.D'autres groupes continuent à faire parler d’eux de temps en temps: la "Black Liberation Army ", composée des survivants des Panthères noires, le “Chi-cano Liberation Front", le "New World Liberation Front" et sa filiale, la "Red Guerilla Family".On estime à une vingtaine de mille le nombre des Américains vivant dans la clandestinité; tous ne sont pas des terroristes, souligne-t-on, mais tous sont en guerre plus ou moins violemment contre "The American Way of Life", ou, comme les F.A.L.N., contre l’Amérique même.«lu as l’air bien sérieuse, mon chou!» Bien, je lis le dépliant sur l'assurance AUTOBAC.C'est intéressant, tu sais.même pour une femme! Je comprends! Avec l’AUTOBAC, plus d’enquête pour savoir qui est responsable, en cas d’accident.Puis, je vois ici que chaque assureur paye directement les dommages à son assuré.m.Les règlements doivent être plus rapides! A part çà, l'assurance serait, obligatoire pour tout le monde.Ça devrait coûter moins cher?Bien sûr! ÀYUTOB/YC SI vojüs désirez plus de renseignements sur l'assurance AUTOBAC écrivez à BAC, Boite postale 8800.succursale A.Montréal (Québec) Il est entendu que ceci est sans obligation de votre pan et qu'aucun démarcheur ne vous approchera Bureau d'assurance du Canada Pour y voir clair k LE DEVOIR Cahier 2 Montréal, mardi 28 octobre 1975 Le whip 9 • Aux prises avec les pièges de la mathématique parlementaire par Michel Quénard OTTAWA — Le nouveau whip en chef du Parti libéral aux Communes, M.Jos Guay, vient de découvrir à 50 ans les traquenards de la mathématique parlementaire."Les visiteurs qui passent quelque temps dans les galeries du Parlement trouvent que la Chambre est clairsemée et se demandent si les députés travaillent.Mais oui, ils travaillent.mais pas tous au même endroit!”, de nous confier le député de Saint-Boniface au cours d’une entrevue au DEVOIR.Il faut savoir que, si la Chambre compte 264 députés, on y dénombre aussi 29 ministres, 27 secrétaires parlementaires et autant de comités permanents ou spéciaux qui mobilisent quelque 140 députés."Ajoutez à cela les députés souffrants, ceux qui sont en voyage à travers le pays ou en mission à l'etranger et vous vous ramassez avec 40 députés présents en Chambre un mardi après-midi”, de convenir M.Guay.Aussi soutient-il que la charge du député est particulièrement lourde, tiraillé qu'il est entre ses "quarts de garde à la Chambre”, son travail d’épuration des dépenses publiques au sein des multiples comités, son travail de bureau et finalement sa vie familiale qui écope toujours au travers de ce chassé-croisé d’activités.Si le nouveau whip du Parti libéral n'aime pas l'école buissonnière c'est qu'il considère que la première responsabilité d’un élu du peuple est d'être présent et actif lors des travaux de la session et des comités parlementaires.Cependant, M.Guay refuse de pratiquer une politique de "terreur” pour obtenir l'assiduité à la Chambre."J'ai dit à mes gars que la sonnette d'alarme placée dans leur bureau ne retentirait qu'en cas d'extrême nécessité," On sait que les whips ont la gâchette facile et du moment qu'ils sentent la soupe chaude en Chambre ils sonnent le rappel des troupes ministérielles afin de sauver le gouvernement lors d’un vote serré, Evidemment, avec un gouvernement majoritaire le rôle d'un whip prend plutôt des allures de préfet de discipline où les admonestations envers les trouble-fête sont fort rares."Un député qui sait planifier sa journée de travail n'aura aucune difficulté à respecter ses engagements à la Chambre, non seulement voter l'adoption des bills, mais intervenir dans le débat", de dire M.Guay qui ne croit pas que l'on puisse mesurer le travail parlementaire abattu par un député en faisant le décompte de ses presences lors d'un vote."Le soir je feullette le Journal des débats, de nous confier ce vieux routier de JosephGuay la politique, et je peux tout de suite dire en examinant la liste des orateurs qui ont parlé la veille ceux qui sont Intervenus ad lib comme de vrais parlementaires et ceux qui ont lu platement les notes préparées par les divers services de recherche des partis politique.” Et M.Guay de se lancer dans une "a-nalyse au mérité” de sa cinquième rangée de backbenchers ( la nouvelle fournée de l’élection de 1974) en expliquant que le "petit Joyal”, députe de Maisonneuve-Rosemont, a du talent à revendre et qu’il est bien regrettable que le système parlementaire britannique ne donne pas plus l’occasion à l’arrière-banc ministériel d’intervenir à la Chambre, Député depuis sept ans à la Chambre des Communes, M, Guay trouve, comme bien d’autres parlementaires, que les travaux sesslonnels sont empêtrés dans une procédure surannée,"Pourquoi siège-t-on le soir, (sauf les mercredi et vendredi) alors que les députés se disent submergés par le courrier accumulé au cours de la journée,” de constater impuissant M.Guay?Le député de Saint-Boniface verrait d'un bon oeil une session diurne qui alternerait au rythme des semaines avec la ronde des comités parlementaires, Le fonctionnement de notre Parlement est-il à ce point désuet qu'il faille le condamner en bloc?Les récents discours de MM.Sharp et Ouellet laissent croire qu'une amorce de réforme est présentement en gestation du côté du Conseil privé et qu'une entente en ce sens pourrait être négociée avec les leaders de l'opposition, De toute manière, les mécontents forment la majorité.des deux côtés de la Chambre et il suffira de quelques départs pour précipiter un vent ae réforme a Ottawa.Entre-temps, le nouveau whip a la ferme intention de ressusciter le "club du vendredi”, formé de députés ontariens et auébécois de la périphérie outaouaise, et ont le but avoue est d’assurer le quorum en Chambre au premier moment de l’exode du week-end., Il faut dire que l’anpien maire de Saint-Boniface n'est pas dépourvu de ressources lorsqu’il s’agit d'appliquer une politique d’intendance où l'attribution des nouveaux bureaux, la confection de la liste des députés en mission à l’étranger et autres menus détails du genre lui confère des pouvoirs certains auprès de sa députation.A la reprise de la session tous les correspondants parlementaires ont été étonnés de voir le député de Saint-Boniface prendre place derrière la banquette du premier ministre Trudeau.Depuis sept ans, M.Guay invectivait copieusement les membres de l'opposition de sa voix de stentor.Depuis une dizaine de jours le nouveau whip se fait violence et toute la galerie attend lejour où, piqué au vif par son bon "ami” Torn Cossîtt, il fera monter l'intensité des décibels autour de la tête du premier ministre.ïSïîll Ill ¦ Le ravalement d’un édifice ne se fait pas sans pollution, comme peuvent en témoigner ceux qui par malheur devaient passer hier angle Dorchester et de Bleury.Une fine pluie de sable s'abattait sur les passants, dont les tympans étalent mis à dure épreuve par le bruit Infernal de cet appareil.Quant au préposé au ravalement, Il doit murmurer dans son masque protecteur des paroles que le bruit, heureusement, épargne à ses oreilles.(Photo Alain Renaud) L’enquête préliminaire de Gérard Shanks est reportée “pro forma” au 17 novembre La surface de Vénus: nouvelles précisions MOSCOU (AFP) - Les savants soviétiques continuent de s'étonner et de se féliciter de l'exceptionnelle clarté des images fournies par les appareils qui se sont posés sur la planète Vénus et qui leur permettent de tirer de nouveaux renseignements concernant sa surface.Ainsi, précise l'un des ingénieurs-chef du centre des liaisons cosmiques M.Ar-nol Selivanov, cité par l'Agence Tass, les photographies transmises par les modules de"Venus 9" et “Vénus 10" n'ont pas eu besoin de traitement spécial et ont pu être imprimées directement dans les journaux.M.Selivanov a qualifié de "supersensationnelle” la découverte qu'à midi, il fait sur Vénus aussi clair qu'un jour nuageux de juin à Moscou.Il révèle dans ce contexte que les modules de descente des deux stations "Vénus 9" et "Vénus 10” étaient équipés de "projecteurs" destinés à éclairer différentes parties de la surface.Or, sur les deux panoramas transmis, l'on distingue des détails qui se trouvent jusqu’à 50 — 100 mètres de distance, a-t-il Indiqué.Le savant soviétique a encore relevé l'absence, sur la surface de Vénus, de poussières de type lunaire ou martien, soulevées par les appareils qui se posent, que ce soit dans le relief montagneux où s'est posé le module de "Vénus 9" ou dans le paysage plat où a atterri "Vénus 10”.D'autre part, le planétologue soviétique Mikhaïl Marov a estimé que les angles aigus des pierres qui apparaissent sur le panorama pris par "Venus 9" témoignent en faveur de la poursuite d'une activité tectonique sur la planète.Il a précisé que le module de "Vénus 9” s’est posé dans une région "jeune”, selon les estimations environ à 2,500 mètres au-dessus de la "mer" vénusienne, tandis que "Vénus 10” a atterri dans un paysage que de plaine, recouverte d éboule ments entrecoupés de roches dont la plus grande, une plate-forme d'environ 10 mètres carrés, est devenue, par hasard, la "piste d’atterrissage” du module de “Vénus 10”.L'enquête préliminaire du député libéral de Saint-Herni à l'Assemblée nationale, M.Gérard Shanks, accusé de corruption, d'abus de confiance et de conspiration, n'a pas commencé tel que prévu, hier, aux sessions de la paix, étant donné que l'avocat du prévenu était malade.La cause avait d'ailleurs été désassl-gnée du rôle avant la date fixée pour enquête puisqu'il y a quelques jours le juge en chef André Fabien avait reporté la date de l'enquête à la discrétion du juge chargé de l'instruction aux fins que les témoins ne soient pas convoqués pour rien.De sorte qu'hier, devant le juge Emile Trottler, chargé d'instruire l'enquête du député Shanks, Me Jacques Clément, lissant au nom de son confrère malade, e André Villeneuve, a réclamé que la date de cette enquête soit reportée a plus tard "pro forma" étant donné que personne ne savait quand Me Villeneuve serait guéri de ses troubles d'articulation dûs au sciatique.Le juge a remis l’enquête au 17 novembre "pro forma” ce qui signifie qu'à cette date on reportera encore l'enquête à une date ultérieure.Quant ou député fédéral Antonio Yan-nakls, de Bertnler, qui fait face aux mêmes accusations criminelles, son enquête devrait s'ouvrir le 27 novembre prochain, Disons que peu de choses sont connues officiellement relativement à ces délits qui peuvent valoir des peines d'emprisonnement maximales de cinq ans aux inculpés.C'est en effet à la suite de l'enquête préliminaire tenue à huis clos de l'urbaniste Roger Gagnon qu'on décidait, en septembre dernier, de porter les accusations contre MM.Shanks et Yannakls relativement à des prébendes qui auraient été versées aux prévenus pour divers contrats d'urbanisme.Mais comme il y avait d'abord eu une Prêt à l’habitation OTTAWA (PC) — La Société centrale d'hypothèques et de logement et la Société d’habitation du Quebec ont consenti un prêt de $3,168,400 à l’Office municipal d'habitation de Montréal pour la construction et la restauration de logements.g iré-enquête à huis clos dans le cas de M, lagnon et comme son enquête préliminaire s'était déroulée sous l'empire des dispositions du code relatives à la non-publication des faits révélés, le public se trouve privé des Informations qui concernent les manoeuvres illégales reprochées à ces hommes publics.Aujourd'hui on constate que l'enquête de l'un ou l’autre sera retardée et il sem- ble d'ores et déjà acquis que les deux hommes se réclameront de la loi pour demander la nonpublication des faits révélés à leur enquête.Si, à la fin de ces enquêtes qui tardent à s'ouvrir, les Inculpés devaient être carrément libérés des accusations faute de preuve suffisante on ne saurait jamais théoriquement les faits de la cause puisque le dossier de l'enquête resterait pro- tégé par la loi contre la révélation publique.Si, d'autre part, les prévenus Shanks et Yannakls sont cités à procès à l'Issue de leur Instruction préalable, les témoignages entendus au procès pourront être publiés puisque les procès sont obligatoirement publics et qu'il n'existe pas dans la loi d ordonnance de non-publication au stade du procès, Héroïne: le cordon ombilical de la “french connection” est coupé WASHINGTON (Reuter) — Le Mexique a supplanté l’Europe comme principale source de l’héroïne amenée en contrebande aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés lundi par l'administration de contrôle des drogues (DEA).L'analyse de l'héroïne saisie dans les principales villes américaines au cours du premier semestre de l’année montre qu’elle provient du Mexique dans une proportion de 90%.Le reste vient du sud-est asiatique.D’après des informations en provenance d'Ankara, la Turquie aurait interrompu le trafic ËOURRIER OUTRE-MER ENR.Vous avez du courrier à envoyer?Oui! Appelezde8a.m.à9p.m.845-9890 768-5294 Service de cueillette et de livraison illégal d'opium.Le sénateur républicain Charles Percy, de l’Illinois, a annoncé qu’il a écrit à MM.Henry Kissinger, secrétaire d’Etat, et Edward Levi, ministre de la Justice, leur demandant de faire d'urgence des démarches diplomatiques pour couper la nouvelle "Mexican Connection".D'après le sénateur, le rapport de la DEA "confirme que la French Connection a été virtuellement coupée”, cette filière reliant la Turquie aux Etats-Unis via Marseille.La DEA rapporte que 90% des 305 échantillons d'héroïne saisis dans treize grandes villes américaines provenaient des laboratoires clandestins du Mexique.En 1972, une analyse similaire montrait que 40% de la drogue arrivait du Mexique.Ce pourcentage a passé, au cours des deux années suivantes, à 63 puis à 73%.La DEA déclare être en mesure de différencier les origines de la drogue, car l’héroïne mexicaine est brune à cause des impuretés, tandis que l’européenne est blanche, et beaucoup plus pure.La filière du sud-est asiatique a aussi diminué en importance.Durant les six premiers mois de 1975, elle comptait pour neuf pour cent des quantités saisies, contre 16% en 1973 et 12% en 1974.La DEA estime qu'entre dix et quinze tonnes d'héroïne arrivent annuellement en contrebande aux Etats-Unis, à l'usage d’un demi-million au moins d'Américains intoxiqués.Le sénateur Percy souligne dans ses lettres à MM.Kissinger et Levi qu'il est beaucoup plus difficile de contrôler la contrebande d’héroïne mexicaine que celle d’héroïne européenne.Un demi-million de Brsonnes traversant la fron-re chaque jour.l|i¥;l i-î :p:ï .f" ¦pr _____________ I il: .Quandona du caractère, '«_ les autres le sentent bien.Avis: Santt «t Bien être social Canada considéra que le danger croit avec l'usage-éviter d'inhaler Moyenne par cigarette: goudrons 12 mg, nicotine 0.8 mg.\ 10 • Le Devoir, mardi 28 octobre 1975 arts et spectacles ROMY SCHNEIDER m rod aux Mains Sales STEIGER 1:10-3:50 —6:25-9:05 METRO SI DENIS DEMONTIGNt télévision.Comment tout cela pourra-t-il jamais changer?5e SEMAINE LIES MY FATHER TOLD STARRING YOSSIYADIN LEN BIRMAN MARILYN LIGHTSTONE INTRODUCING JEFFREY LYNAS ORIGINAL STORY AND SCREENPLAY TED ALLAN PRODUCED BY ANTHONY BEDRICH HARRY GULKIN AN ASTRAL FILMS RELEASE A JAN KAOAR film PLACE VILLE-MARIE: 12.20, 2.15, 4.10, 6.05, 8.00, 9.55 SNOWDON: 1.30, 3.25, 5.20, 7.15, 9.00.¦rrrvl'i.!-™ PLACE VILLE-MARIE 866-2644 5225 DECARIE 482-1322 par Jean Basile Ce qui me frustre énormément en tant que critique de télévision et ce qui doit, je pourrais le jurer, frustrer un bon nombre de téléspectateurs, c’est l’impuissance où nous sommes tous de modifier en quoi que ce soit la démarche de cette enorme machine qu’est la Société d’Etat.Pire encore, à force d’enquêtes, d’analyses de l’auditoire et autres bébelles de cette ordre que l’on peut lire dans tous les sens, il semble que l’on finisse, boulevard Dorchester, par oublier le simple bon goût et l’évidence.1) Ainsi, après avoir diffusé la semaine ouvrière, en lieu et place d’un ciné-club, l’ouverture des jeux pan-américains, expérience d’un ennui totale à l’écran, on récidive, en diffusant la fermeture de ces mêmes jeux.Là encore, ennui complet et images nulles, malgré le “sentiment de fraternité” qui devrait, comme l’on dit entre PCUfcU: nauM $ Smiiiiïo el Rtalisaliiin ¦ CLAUDE JUÏRA avec MONIQUE MILLER CLAUDEJUÏRA UN MARIAGE QUI FAIT RIRE ET QUI FAIT MAL PARISIEN: Sur Semaine 5.10, 7.20, 9.30, Samedi, Dimanche 12.50, 3.00, 5.10, 7.20, 9.30, Samedi, dernier spectacle à 11.40.LAVAL: Sur Semaine 6.50 & 9.00, Samedi, Dimanche 12.20, 230, 440, 6l50, 9.00, Samedi, dernier spectacle 11.10.cinémas U pARisiEN 5 tnm deux messages commerciaux, émerger de telles manifestations.On aurait pu, dès la diffusion de l’ouverture, je suppose, se rendre compte que de telles expériences ne méritent pas d’occuper un réseau actuellement surchargé en sports avec le football canadien, le football américain, le hockey, la série mondiale, etc.J’y vois une démission de l’esprit au profit du commerce et ae la facilité.D’ailleurs, pourquoi attacher tant d’importance à ces Jeux même si les gouvernements ont envoyés 350 athlètes pour de si piètres résultats.Mais dans ces retransmissions de fermeture et d’ouverture, dans ce manque de critique face aux résultats obtenus, n’y a-t-il pas un trait de notre génie national: tout pour la parade, rien pour l’action?2) Dès la première de “Moiti-Moitié”, dans le cadre des “Beaux dimanches”, on pouvait se douter que cette émission, manifestement à petit budget, avait tendance à la nullité.N’y a-t-il personne à Radio-Canada, fut-cè le réalisateur, capable de dire non à la vulgarité et à la médiocrité.Enfin, il ne faut pas être un génie pour se, rendre compte que les deux sketches présentés dimanche dernier, le premier ayant pour thème une grossesse masculine (!) et le second une stupidité sur les “gourous”, étaient nuis, plus encore grossiers.N’y a-t-il personne pour se rendre compte que les animateurs sont insignifiants?Et que les textes de Jeannette Bertrand sont ineptes?On a eu le courage de couper court à “Rosa”, cet été, malgré le petit désastre financier que cela provoquait.Quand aura-t-on le courage de dire NON à tout ce qui nous rabaisse.Ce n’est certes pas nécessaire L’OSM poursuit A la demande du médiateur du ministère des Affaires culturelles, Me Richard Drouin, l’orchestre symphonique de Montréal et la Guilde des musiciens ont accepté de remettre au 31 octobre le délai prévu pour la fin de la médiation.On sait que le moratoire devait se terminer le 23 octobre dernier.L’orchestre symphonique de Montréal continue donc sa saison et les concerts des mardi et mercredi, 28 et 29 octobre, dirigés par le chef d’orchestre William Steinberg, auront lieu comme prévu.de chanter les belles paroles de Luc Plamondon sur la beauté qui fiche le camp pour nous abreuver de cette heure si laide.3) II faut sans doute passer au moins dix minutes avec Lise Payette pour comprendre par quel paradoxe elle peut magnifier en même temps le machismo de nos braves joueurs de hockey et la libération des femmes; toujours est-il que l’on comprend mal ce qu’elle cherche.Qui a trouvé amusante l’idée d’inviter comme premier invité d’une émission semble-t-il consacrée à la femme un travesti, Guilda.Qu’est-ce que cela signifiait sinon une démonstration d’un médiocre numéro de cabaret et l’occasion de quelques méchancetés sur l’âge dudit travesti?De l'audace?Mais non.Lise Payette et son front de libération personnelle devraient comprendre que Guilda ne représente rien pour la libération sexuelle, hétérosexuelle ou homosexuelle; ce n’est qu'une triste parodie démodée.On ne digni- fie pas un état, 'fut-ce celui de la femme, en rabaissant une minorité.D’ailleurs, si Lise Payette avait vraiment voulu montrer des travestis d’aujourd’hui, des vrais, elle aurait pu aller se renseigner à San Francisco dans les années 70.Elle aurait vu des garçons habillés en femmes de ménage, avec de vieux vêtements achetés à l’Armée du salut, sacoche au côté.Ils étaient maquillés outrageusement; ils ne portaient pas de faux seins; ils avaient du poils de la poitrine qui passait par le décoleté.Ils n’essayaient pas d’imiter la femme.Ils avaient un sens social.Ils ne faisaient pas de cabaret.Ils ridiculisaient les rôles que nous oblige trop souvent à jouer la Société.Mais cela est scandaleux, je sais, parce que cela est vrai et courageux.Cela ne peut pas rentrer dans le cadre de l’émission de Lise Payette, malgré ses affirmations effrontées de libertés et de Liberté.Lise Payette, c’est en train de devenir du bluff.dès le 7 novembre billets en vente maintenant rens.861 0563 tfirtli LA TETE v DE ' NORMKNDE ST.ONGE variétés Beaucoup plus que 10cc de versatilité par Christine L’Heureux Ils sont renversants.Montréal ne les connaît pas encore beaucoup, si ce n’est par une pièce intitulée “I’m not in love” de leur dernier album “The Origi- LES PRODUCTIONS BEAU BEC PRÉSENTENT JHN-GUY MORE4U nal Soundtrack” qui contient toutes les qualités demandées à un groupe: versatilité, humour, homogénéité, incongruité et tous les superlatifs auxquels vous pourriez penser.L’intelligence est chose si rare qu’on perd l’habitude de la décrire.C’était leur premier concert à Montréal au Centre sportif et cinema Hi Kl CENTRE LAVAL 688-777B 480 Ste CATHERINE 0.866-3856 POUR UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS PIERRE DAVID présente Rep.Supplémentaire Samedi 1er nov à minuit a ‘Jân SALLE RESNAIS [pour tous) 7.30 9.30 un film de ____ costa - navras SM8 OIM 1 30-3 30-5 30-7 30 9 30 SEM 7 30-9 30 LE DAUPHIN SALLE RENOIR Maurice DUGOWSON luuiim pies üncmiE.utioto PARISIEN: Sur Semaine 5:05.7:10, 9:15.Samedi.Dimanche 12.50.2.55 5.05, 7.10, 9.15.Samedi, dernier spectacle i 11,20.LAVAL: Sur Semaine 6.55 & 9.00.Samedi, Dimanche 12.40, 2.45, 4.50.6.55.9.00.Samedi, dernier spectacle à 11.10 Pierre David et Marlène Jbbert présentent Une Sélection des Films Mutuels SALLE EISENSTEIN I «s XI (POUR tous) 7.30 30 personnages avec les mots de JACQUELINE BARRETTE cinemas U PARisiEN 5 KASEKI 1er Nov.à minuit $250.$3.00.$3.50 Les spectacles sur scène au cinéma unlilm* MASAKI KOBAYASHI 480 Ste CATHERINE 0 866-3856 CENTRE LAVAL 688-7776 OUTIIEMONT 35 MILTON/ 842-6053 [ RESERVATIONS 277-3186 1248 BERNARD 0.277 414b JNE SEIECTION DES FILMS MUTUELS PIERRE DAVID présenté ¦PARTIS POUR LA ¦GLOIRE television Bientôt au Cinema Villeray omissions on noir et hlam ( mc-Six ’ Martyrs of love" çcomédie 1966 1.15 Station dosing C B F T O POUR TOUS Ouverture et horaire Les Oraliens Les 100 tours de centour En mouvement ,es Chiboukis Minute Moumoute Conseil-express Les recettes de Juliette Nanny Mon ami Ben Les Coqueluches Téléjournal Femme d’aujourd'hui Cinéma Pardonnez nos offences" iDrame social — Français 1956) Bobino Nie et Pic Daniel Boone Ce soir Le monde merveilleux de Disney VeJettes en direct Rue des pignons Le 60 Téléjournal Nouvelles du sport Rencontres: Jacques Couture.Jé-uite Propos et confidences: Pierre Dagenais La lutte de l’homme pour sa survie XVIIIe siècle - la société artisanale éde le pas au capitalisme Téléjournal UNE SÉLECTION DES FILMS MUTUELS PIERRE DAVID et CLAUDE MICHAUD présentent un film de Clement Perron C F C F CB Sign-on University of the air Trouble with Tracv Canada A.M Romper Room Kareen s yoga The Community The Art of coJcing McGowan and Co Definition The Joyce Davidson show The Flinstones Matinee with George Balcan Carpet baggers" (drame 1964> What’s good word Another World Celebrity dominoes Flinstones It’s your move The price is right Pulse Barry and Maggie Bobby Vinton Good Times John Allen Cameron Heritage the scots The Sweeney The CTV National news Pulse The 12 Midnight Movie Bow to save a marriage and ruin your life" (comédie 1968) Sign-off ST DENIS STE CATH.288-2115 3141 WELLINGTON 768 209?ÉGALEMENT A L’AFFICHE A: "GALENES DE GRANBY’ O 0 Avec " w Pierre Richard Mireille Dare Un film de Yves Robert Samt-I’reux If l Compagnie Jean Duceppe 1975 INC.SEM.: 7.15-9.15 SAM.-DIM.: 1.15-3.15-5.15 7.15-9.15 VILLERAY CFTAA Œ) ST DENIS IMIT.381 557?RADIO-QUÉBEC CD pourtant, c’est un vieux groupe anglais qui a longtemps travaillé dans l’ombre, éclipsé par les Beatles, à l’époque.Ils sont capables de tout: hard rock, ballades, comédies musicales et ce, avec un humour un sens du pastiche rare en musique.Des gens qui feraient crouler de rire une salle intelligente: le public du centre sportif étant, à cet effet, assez décevant par son incapacité à absorber la subtilité de 10 CC qui mise beaucoup sur la voix; bien sûr, ils sont capables A L’AFFICHE du 29 oct.au 8 nov.LA ZAPATERA PRODIGIOSA de Frederico Lorca avec Jeanine Duque Julio Alarcia Pablo Velasco Marcelo Baro mise en scène: Jeanine Beaubien décors: Guy Beauregard Prix spéciaux pour etudiants et groupes d etudiants du mardi au samedi à 20 h 30 Billets en vente: Sheraton Mont-Royal, suite G-20 et au Montreal Trust P.V.M.Réservations : 526-0821 d’étourdir un public de décibels, mais ce qu’ils visent surtout, c’est de dire de toutes les façons possibles, utilisant des clichés, tant au niveau des paroles que de la musique et provoquant obligatoirement une lecture à plusieurs degrés, distanciée.Ils chantent tous et chacun avec de multiples possibilités d’intonation, jusqu’à rendre même un choeur ne jeunes filles, “One night in Paris" étant l’exemple le plus remarquable.Chacune de leur chanson entrecoupée de pitreries magnifiquement rendues par Loi Creme qui arrie à jouer de la guitare électrique comme si c'était de l’orgue.Epoustouflant.Que les mots sont pauvres en comparaison de la route vertigineuse suivie par 10 CC qui, après trois albums, a réussi le tour de force d écrire une seule chanson d’amour (I’m not in Love).Deux batteurs (Paul Burgess s’est joint au groupe pour la tournee), trois guitaristes mais surtout quatre multi-instrumentistes dont la musique, extrêmement élaborée, nécessitait l’utilisation de bandes sonores, le groupe ayant mis jusqu'ici toutes ses énergies à perfectionner la production en studio, au détriment du travail scénique où on les sent beaucoup moins à l’aise.Pour quelque temps seulement.LA /UORT D’UN COMMIS- l/OYKGEUR d'Arthur Miller, ^ Æ Adaptation français?_ ERIC KAHANE ¦ Avec y * ?Denise Morelle Michel Dumont J-René Ouellet Lionel Villeneuve Roger Lebel et Jean Duceppe ¦e Gilles Cloutier Ginette Morin Thomas Donohue Yvon Samtonge - Hélène Trépanier Colette Brossoit RÉCITAL CHOPIN Scherzo NÔ 3 * - * , en do dièse mineur Opus 39 Berceuse en ré bémol majeur OpuS 57 Sonate No 3 en si mineur Opus 58 24 préludes Opus 28 Horaire-Bienvenue Les p’tits boashommes Fanfan Dédé A la bonne heure Pour vous mesdames Les p’tits bonshommes Le 10 vous informe Les Tannants A votre service ( inéma: Un témoin dans la ville (Policier — franco-italien 1959) ¦ Fusèe-XL-5 Patofville Le justicier Parle, parle, jase, jase Le 10 vous informe Hawaii 5-0 Symphorien Les arpents verts Les incorruptibles Les nouvelles TVA La couleur du temps Cinéma :iFestival Sidney Poitier "Le marque du faucon" (Mélodrame Américain 1958) i Le 10 vous informe C B AA T O vsuÂ.: Décors ?f costumes fYVUl BUSSIERES fcicAtoges RlfRRE VHlENEliVE Mis?•"* sc?n?If AN DUCEfjPf 28 OCTOBRE au 23 NOVEMBRE cAd THÉÂTRE PORT-ROYAL PLACE Df S ARTS.Montréal 842-2112 10 NOVEMBRE 20 h 30 Billet* en vente à CCA, 1822 ouest Sherbrooke el Place des Art* CHAR6EX 932-2234 MASTER CHARGE SALLE WILFRID-PELLETIER 9.00 The Friendly Giant 9.15 Mon ami 9.30 Quebec’ school telecast 10.00 Canadian school telecast 10.30 Mr.Dressup 11.00 Sesame street 12.00 The Bob McLeah Show 12.55 C.B.C.News 1.00 Larry Solway show 1.30 Any Woman fan 2.00 Coronation street 2.30 Edge of Night 3.00 Take Thirty 3.30 Celebrity Cooks 4.00 Forest Rangers 4.30 Electric company 5.00 Stationary art 5.30 Partridge Family 6.00 City at Six 7.00 Reach for the Top 7.30 Celebration 8.00 Happy days 8.30 This is the law 9.00 The fifth estate 10.00 Doctors hospital 11.00 The national 11.2! Viewpoint 11.30 Montreal tonight 18.30 19.00 19.30 20.30 21.30 Parlons français Les Oraliens Les 100 tours de Centour Autonomie Les mystères des hommes Ce coin de pays Dans la tète des hommes Histoire sur le vif Rythmes L’ensemble folklorique québécois: "Loup-Garou" Dix enfants au soleil Un p’tit coup de coeur "La marche" Si on s'y mettait Olier.le comptoir St.Edouard" 1.Age de la parole "Le bilinguisme institutionnel" Télé-ressources La vie qu’on mène à L'Assemblée nationale Le fonctionnement du système parlementaire Québécois ANJOU: 7617 des Galeries d’Anjou 353-5960."Le Bagarreur" 6.15.9.55 et "Les filles ne dorment pas la nuit” 8.00.ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 Rooster Cogburn" 1 10.3.15, 5 lô, 7 20.920 ATWATER U: Niveau métro Alexis Nihon 931-.3313 The other side of the mountain" 7.10.9.10.AVENUE: 1224 ave Greene Westmount 927-2447 "Doe day afternoon" 1.10, 3.50, 6.30.9 00.HEAVER: 5117 ave Parc 277-0025 "Doctors from of Copenhagen" 12.00, 2.50, 5 40, 8.30 et "Love secrets of the Kama Sutra" 1 30.4 20.7 10.10.00.HKKRI: 1280 St-Denis 288-2115 "Partis pour la gloire" 12.0.3 20.5 25.7.30, 9.30 BIJOU: 50.30 Papineau 577-9131 "La sexualité chez les adolescents" 1.10, 4 00.6.30, 9 25 et "Tamara" 2.25.5 25.8 20.CANADIEN: 1200 Ste-Catherine E.523-5180 Papillon" 12 00.4 40.9 25 et "Cabaret" 2 35.720 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine K.524-1685 Le Parrain ” 12.45.4 15.8 05 CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 "Les innocents aux mains sales" 1.10.3.50.6.25.9 05.CINEMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine O 861-2996 Behind the door" 1.30, 3 30.5.30, 7 30.9.30 CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger K.722-0302 "Kl Topo (v.f.i 7.15, 9.30 CINEMA IjONGUKUIL: 1 Place Lonaueuil 877 7983 ’ Gunne la gâchette" 8 10 et "Le Bagarreur" 6 20.10.00.CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O.486-7385 "Underovers hero" 1 00 3.05.5 10, 7 20, 9 25 CKEMA/JK: 8610 St-Denis 388-4210 Tremblement de terre" 7.00, 9.30.DAUPHIN: 2396 Beaubien E.721-6060 (Salle Renoiri "Mariage" 7 30, 9.30 (Salle McLaren! "Le secret" 7.30, 9.30.ELYSEE: 35 Milton 842-6053 (Salle Resnais) "Lily aime-toi" 7 30, 9 30 (Salle Kisensteim "Kaseki" 7.30.FLEUR DE LYS: 896 Ste-Catherine E 288-3303 "Ce cher Victor" 1.30.3 30.5.30, 7.30.9 30 JEAN-TALON: 4255 Jean-Talon E.725-7000 Sissi I" 8 20 et "Sissi U" 6.30, 10.10.KENT: 6100 Sherbrooke O 389-9077 "Return of the Pink Panther" 1.30.3 00, 5.00.7.00.9 00 MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E.525-2174 "Péché d'une mère ' 8.Î0 et "Des roses blanches pour ma soeur noire" 6 30.9 55 MERCIER: 4260 Ste-Catherine 255-6224 "Lcpke le caid" 8.00 et "L'amoureuse'' 6 30.945 MONKLAND: 5504 Monkland 484-3579 Murder on the orient express" 1.10.5 20.9 45 et "The gambler " 3.20.7 45.OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 Soirée rencontre film "Le curé du village" début "Le rôle de l'église en milieu rural" 7 00.PALACE: 698 Ste-Catherine O 866-6001 Jaws ’ 12 15 .2.25, 4 45, 7.00.9 15.PARISIEN: 380 Ste-Catherine (Salle II ”3 days of thoCondor" 4.45.6.55,9.05.(Salle H) "Doe day afternoon" 5 10.7.30.9.50 (Salle llf) "Doe day afternoon" 6 25, 8.45 (Salle IVrSection spécial" 5.05, 7.10.9.15 (Salle V) "Pour le meilleur et pour le pire" 5.10.7.20, 9.30.PIERROT/ 1590 St-Denis 845-3222 "Malher" 2 (H).4.20.6.35.8.55.PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 "The image" 12 30, 2.15.4 00.5.45.7.30.9.15.Pl.AC'E VILLE-MARIE: (Grand cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Lies my father told me" 12 20.2.15 .4 10.6.05 .8.00.9 55 PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Brief vacation" 1.00, 3.05.5.10.7.15.9 20 PLAZA: 6506 St-Hubert 274-6155 "Le démon aux tripes" 2 10.5.50, 9 30 et "Les vengeurs de l'Ave Maria" 12.30.4.10.7 50.PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 277-0025 "The devil made me do it" 12.00, 3.00.6.00.R 50 et "Antigone" 1.30.4 20.7.15, 10.10.RIVOLI I: 6906 St-Denis 277-4129 Mustang" 2 30.5 55.9.30 et "lai moutarde me monte au nez" 12.35.4 10.7.40.RIVOLI II: 6906 St-Denis 277-4129 "Frissons" 2 45.6.15, 9.40 et "7 heures de panique" 1.00 4 25.7.50 ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-4211 "L'Or" I 50.5 40.9 30 et "La Brigade en folie" 12 30, 4 15.805 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O.932-1139 "The Antéchrist" 1 30.3 25, 5 20, 7.15, 9 15 SNOWDON: 5225 Décarie 482-1322 Lies my father told me" 1 30.3.25, 5 20.7.15, 9 20.VAN HORNE: 4615 Côte-des-Neiges 731-8243 "Let' s do it again" 12 45.2.50.4.55, 7 05, 9.10.VENDOME: Place Victoria 878-2092 The Life and times of Xaviera Hollander" 12 25 I 50 3.25.5.00.6 25.8 15.9 50 VERDUN: 3841 rue Wellington 768-2902 "Partis pour la gloire" 8 00 et "Pus de pardon je tue" 30.9 30 VILLERAY: 8042 St-Denis 388-5777 Le retour du grand blond" 7 15.9.15 WESTMOUNT SQUARE: I Westmount 931-1477 "3 days of the Condor" 12 30, 2.30, 4 35 > 45, 9 00 YORK: 1497 Ste-Catherine 937-8978 "Mahoganey" I 00.2 55, 4 50.6 50.8 55 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St-Denis 844-8734.Cinéma d'animation 7 h 30 et "Tu brûles tu brûles." (de J G.Noèl -Quebec 1973t.et "Le charron" (de L Plamondon Québec 19741 9 h 30 CONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 boul Maisonneuve 879-4349 "Stagecoach" idc J Ford Américain 1939) 8 h 30 sur scene CENTAURE:
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