Le devoir, 18 octobre 1975, samedi 18 octobre 1975
¦•¦b '-» V.x,'’ w,, :v i-« ,—•¦», * •* , ¦ « ¦: |g .Fais ce que dois la météo S Averses se changeant en pluie passagère durant la journée.Maximum : 10 à 12.Aperçu pour demain : pluie cessant au cours de la journée.Détails en page 6.25 CENTS Vol.LXVII - No 240 Montréal, samedi 18 octobre 1975 Saint Luc Québec offrira aux enseignants la sécurité d’emploi par Gilles Lesage QUEBEC — Dans les offres salariales aux employés du secteur public et para-public, qui seront probablement rendues publiques le mardi 28 septembre, “le gouvernement entend faire des propositions garantissant la sécurité d’emploi (des enseignants), assortie d’un certain nombre de modalités”.C’est ce qui ressort d’un communiqué publié hier par le ministre de la Fonction publique et visant à faire savoir que dans le but de les adapter aux mesures anti- inflationnistes décrétées par Ottawa, le goùvernement doit retarder de plusieurs jours encore la présentation de ses offres salariales aux 250,000 employés et plus qui émargent au Trésor québécois.A cause de ces mesures et des révisions qu'elles entraînent, il est évident gue les offres seront nettement moins elevées qu’elles ne l’auraient été en vertu du mandat monétaire qui devait être déposé jeudi aux diverses tables sectorielles de négociations.Le ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent, conclut de la façon suivante le communiqué qu’il a fait tenir hier à la presse: “Meme si, dans le contexte actuel, le gouvernement doit mettre immédiatement en vigueur certaines mesures anti-inflationnistes, le ministre croit toujours qu’une entente négociée peut intervenir entre les parties, laquelle garantirait aux employés des differents secteurs des conditions de travail et de traitement améliorées et acceptables par Jean-Pierre Charbonneau Après avoir d’abord demandé ni plus ni moins la démission du directeur de la police de la CUM, M.René Daigneault, les autorités municipales de l'île de Montréal se sont ravisées jeudi soir et se sont contentées d’exprimer un blâme sévère à l’endroit du premier policier de la métropole.Réunis à l’occasion d’une rencontre du conseil consultatif du Conseil de sécurité de la CUM, à laquelle assistaient le Solliciteur général, Me Fernand Lalonde, le responsable de la Direction générale de la sécurité publique, le sous-ministre Paul Benoit, le directeur général de la protection du ministère des Affaires munici- au sommaire Les Inuits ne signeront rien sans avoir consulté les leurs — page 2 ¦ Immigration : une entente associée de Québec à toutes les étapes ¦ Le PQ entre dans la lutte contre la hausse des tarifs à la CTCUM ¦ La CSN-Construction menace d’inciter ses membres à quitter les chantiers V__ — page 3 pale, M.Gilles Lamothe, les maires de Î’île ont exprimé leur nette désaffection à l’endroit du directeur Daigneault.Globalement, ils lui reprochent la façon dont il s’acquitte de son mandat.Particulièrement choqués par les récentes interventions publiques de M.Daigneault, notamment lors du conflit avec les policiers syndiqués, les maires de la CUM ont formellement demandé au Conseil de sécurité qu’il avise le directeur de la police métropolitaine de ne plus faire de déclaration à caractère politique et de ne pas s’engager à l’avenir dans des polémiques publiques.Les maires exigent que M.Daigneault s’en tienne à ¦ Survivre à ses mythes : un éditorial de Georges Vigny ¦ La commission Dutil et l’écoute électronique : une analyse de Claude Ryan ¦ Encore des taxes : un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ Mirabel : le plein régime ne sera pas atteint avant décembre — page 7 son rôle de directeur et qu'il ne s’ingère pas dans ce qui est du ressort du Conseil de sécurité ou des autres autorités civiles.Plusieurs maires ont reproché à M.Daigneault la caution morale qu’il avait semblé donné au geste de ses hommes durant le conflit syndical, en déclarant à un certain moment qu U était de tout coeur avec eux.D’autres membres du conseil consultatif n’ont guère décelé de finesse dans les réponses du directeur Daigneault lors de la dernière assemblée spéciale du conseil de la CUM qui a porté sur l’homologation de la convention collective des policiers.Par ailleurs, les maires de la Communauté urbaine ont voté une résolution demandant que le Conseil de sécurité prenne toutes les mesures qui s'imposent pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de conflit d’intérêt qui existe au sein de la Fraternité des policiers du fait que des cadres fassent partie de la même unité de négociation que leurs hommes.Dans une lettre ouverte publiée dans LE DEVOIR hier, le maire d’Outremont, M.Pierre Desmarais II, a déclaré à ce sujet, qu’il est inadmissible, pour le bon fonctionnement de la police, que la très grande majorité de ses cadres fassent partie du même syndicat que son personnel.“Il faudra, a dit M.Desmarais, un jour ou l'autre faire face à cette situation et la Fraternité devra accepter de perdre un certain nombre de cotisations et ce, pour le bien commun et l’assainissement général des relations.” Le conseil consultatif s’est également penché sur la question de la décentralisation de l'autorité et des responsabilités au Voir page 6 : René Daigneault pour tous”.Dans un premier communiqué, M.Parent expliquait: “Avant d’effectuer ses s, le gouverne! dépôts, le gouvernement, de l’avis du ministre, doit connaître dans leurs moindres détails tous les éléments du programme anti-inflationniste, afin d’être en mesure d’évaluer leurs incidences sur les offres salariales.” Pour une raison obscure, le bureau du premier ministre a sonné le rappel en catastrophe de ce premier texte et un se- cond parvenait un peu plus tard à la Tribune de la presse.Il s’agit du même texte, sauf que cinq mots ont été enlevés, soit les suivants: "Dans leurs moindres détails tous.” Pourquoi cette amputation?Bien malin qui pourrait le dire, d’autant plus que le ministère d^ la Fonction publique, pourtant chargé de la coordination des négociations collectives dans le secteur public, se fait d’une discrétion étrange et même ombrageuse.Se comportant comme s’il s’agissait d’une négociation privée, disons entre un propriétaire d’hôtel et ses quelques dizaines d’employés, le bureau de M.Parent diffuse les informations au compte-gouttes, quand il veut bien en donner, se contentant la plupart du temps de faire la sourde oreille aux appels téléphoniques des journalistes.Quoi qu’il en soit, le communiqué de M.Parent signale qu’en ce qui a trait au niveau de traitement des infirmières, il Voir page 6 : Sécurité d’emploi Les maires de l’île blâment sévèrement le chef Daigneault -, 'A if J M iftiti mm m ËÊÊmM “Amour” a des problèmes d’argent, mais son père, sculpteur de profession, a des problèmes de coeur.Henry Wanton Jones ne porte plus une affection très vive au ministère des Travaux publics qui refuse de contribuer financièrement aux travaux d’érection d’“Amour”, qui en attendant repose toujours en trois pièces séparées, à Hull, devant l’édifice fédéral de Place du Portage.(Téléphoto CP) $150 millions prêtés par les enseignants • La ville de New York sauvée in extremis de la faillite NEW YORK (d’après Reuter et AFP) — La ville de New York a obtenu in extremis les fonds dont elle avait besoin hier pour éviter la banqueroute.Le dirigeant du syndicat des enseignants de New York, M.Albert Shan-ker, a annoncé qu’il avait donné pour instructions aux représentants de la profession au sein du comité de gestion du fonds de pension des instituteurs de prêter à la municipalité les 150 millions de dollars nécessaires pour lui permettre de faire face à ses engagements.La plus grande ville des Etats-Unis devait trouver cette somme avant 15 heures locales pour rembourser 453 millions de dollars d’intérêts dûs pour l’émission d’obligations arrivées à échéance.Ainsi une véritable course contre la montre s’est achevée par l’octroi “in extremis” d’un nouveau sursis pour la ville de New York.Une nouvelle échéance financière a pu être honorée.Trente minutes avant l’heure limite, le président du syndicat des enseignants s’est finalement résolu à accepter rinves- Roch LaSalle lance le mouvement pro-Wagner OTTAWA (PC) — Le député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, a déjà déclaré qu’il ne poserait pas sa candidature à la direction du parti conservateur tant qu’il n’aurait pas reçu l’assurance qu’elle est vraiment souhaitée par plu- Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET Macon^Villages iHtl.lMt (••••• tl ANTONIN RODET sont aussi bonsjjyo qu’on le dit sieurs et que ses chances de réussite ne laisseront que peu de doutes.L’élan qu’il attend pour entrer dans la course lui viendra probablement au cours des prochaines semaines du “mouvement populaire pro-Wagner” qui sera formé dimanche à Montreal sous la direction du député de Joliette, M.Roch LaSalle."Ça prend Wagner" serait le cri de ralliement de quelque 200 militants influents du parti au Québec qui tâcheront d’élaborer un plan d’action, dimanche, en vue de rallier le plus grand nombre possible des délégués québécois au choix de M.Wagner lors du congrès national de février prochain, à Ottawa.On ne sait pas encore exactement de quelle façon on convaincra le député de Saint-Hyacinthe de briguer le leadership mais une vaste campagne sera entreprise au Québec en vue, notamment, de la signature d’ur.c petition de plusieurs noms.Plus tard, le mouvement s’étendra dans les autres provinces où déjà des partisans ont été choisis ou approchés pour le mener à terme dans chacune d’elles.Comme premier geste concret, un Voir page 6 : Claude Wagner tissement de 150 millions de dollars du fonds de retraite du syndicat en bons municipaux.La réticence de M.Shanker s'expliquait par l'annonce, la veille, du licenciement de trois mille instituteurs et professeurs par la ville de New York.Une leçon sera retenue de cette nouvelle épreuve par le maire de New York et le gouverneur de l’Etat: le gouvernement fédéral n’est décidément pas prêt à intervenir pour aider New York City à faire face a ses obligations financières.Ceci malgré les concessions et efforts ac- Claude Wagner ceptés par la municipalité.En quelques mois, trente mille licenciements ont été effectués, près de dix mille autres viennent d’étre annoncés.Les tarifs des transports en commun ont été relevés de près de quarante pour cent et diverses taxes alourdies pour tenter de rétablir l’équilibre des finances de la ville.La réponse de la Maison-Blanche hier aux sollicitations de New York a été cinglante:“Cette situation n’est pas la conséquence d’un désastre naturel ou d’un acte divin.Elle a été créée par la gestion de la ville elle-même", a déclaré le porte-parole présidentiel, M.Ron Nes-sen.Le refus des autorités fédérales est renforcé par la crainte de créer un précédent.New York n’est pas la seule ville américaine dans une situation financière précaire, même si elle est la plus sérieusement menacée.Dès la semaine prochaine, New York devra faire face à de nouvelles échéances.La faillite, inévitable pour beaucoup, risquerait d’être précipitée par une grève Un abcès à crever au conseil du PQ ?VICTORIAVILLE (PC) - Le conseil national du Parti québécois fera un examen de conscience ce week-end à Victo-riaville, sur la tendance “électorialiste” symbolisée par la tenue d’un référendum entre la prise du pouvoir et la proclamation de l’indépendance du Québec.Ce débat idéologique, relancé soudainement le mois dernier par M.Claude Morin, l’ex-sous-ministre des Affaires intergouvemementales et parrain des “étapistes” du PQ, a néanmoins suscité beaucoup de remous, et même de l'animosité du côté de la “gauche radicale” énergiquement défendue par Pierre Bourgault, l’enfant terrible revenu au bercail.Il est préférable, assurément, de “vider l’abcès’ immédiatement, en profitant de l’accalmie entre deux matches électoraux, de façon à pouvoir mieux combattre le régime Bourassa lors du prochain rendez-vous électoral.La question du référendum devrait se situer au coeur des discussions de Victo-riaville, discussions auxquelles participeront quelque 200 dirigeants du parti émanant ae l’exécutif natiopal, de l’aile parlementaire, de la permanence du PQ et de l’arrière-garde régionale.Les points à l’ordre du jour de ces assises sont, officiellement, rapport des comités, rapport de l’aile parlementaire, rapport de l'exécutif, rapport sur la campagne de financement et propositions des comtés et régions.En principe, les réunions du conseil national sont habituellement ouvertes au public.Mais, comme le souligne un communiqué du parti, les congressistes conservent le privilège, en tout temps, de se réunir à huis clos, à l’abri des oreilles indiscrètes des journalistes.Un porte-parole du PQ s’attend notamment à ce que le huis clos soit décrété dès l’ouverture des assises, samedi matin, en vue de bouleverser l'ordre du jour pour discuter du référendum.Il faut donc prévoir un huis clos, comme ce fut le cas aux assises tumultueuses de Sorel et de Mont-Joli, en décembre et septembre 1974.Les journalistes devraient alors se contenter d’une conférence d’information dimanche après-midi.Le huis clos permettrait aux “chiqueux de guenille ", selon l’expression de M.René Lévesque, et aux émules de Pierre Voir page 6 : Lo PQ générale à laquelle les employés municipaux (pompiers, éboueurs, enseignants.) menacent de recourir si les milliers de nouveaux licenciements annoncés sont maintenus.Les comptables municipaux, en attendant, ne sont pas d’accord sur le montant exact des dettes de la ville.Elles dépassent au total — c’est certain - les quatre milliards de dollars.En cas d'effondrement des finances municipales, les experts prédisent, dans un avenir immédiat, de nombreus is Milites dans le monde des affaires, ,u.homage aggravé, et éventuellement des troubles.On n'a jamais rien vu de pareil semble-t-il, une ville de huit millions d’habitants en banqueroute.Personne ne sait tout à fait ce qu’il arrivera si la municipalité ne peut donner suite à ses engagements.La faillite signifierait que la municipalité ne serait pas en mesure de rembourser une partie des trois milliards et demi de dollars qu elle doit entre maintenant et juin prochain.Ceci conduirait les porteurs à entamer des poursuites, et les tribunaux ordonneraient probablement un différé des remboursements.Quelques-unes des plus grandes banques du monde ont leur siège à New York, et nombreuses sont celles qui ont Voir page 6 : New York - Restez chez vous ••• AUBERGE ôes couveRneuRs La chaîna (fhôttla à la grandaur du Ouébac Réserve/sans frais 1*800*463-2I20 < t ¦*.+>-+¦ +-W '+¦'%* ¦+>¦ ¦ *0 JW»* *3- •^- ¦ xc 2 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 Les négociations de la baie James Les Inuit ne signeront pas sans consulter les leurs par Pierre O’Neill Les mandataires des Inuit ne signeront pas le projet d’entente finale des gouvernements sans une consultation préalable avec les populations de tous les villages du Nouveau-Québec.Au cours d’une conférence de presse hier, à Montréal, le président de l’Association des Inuit du Québec, M.Charlie Watt, a précisé que cette consultation prendra la forme d’un scrutin secret qui se déroulera sur une période de deux mois.Si le Québec et le Canada présentent, le 1er novembre, un projet d’accord satisfaisant, les procureurs des Inuit l’endosseront sous réserve de sa ratification par le peuple Inuit.Les très grandes distances qui séparent les villages esquimaux du Grand nord rendent l’opération de consultation très complexe et pourraient encore prolonger les délais.D’autant que tous les documents doivent d’abord être traduits en esquimau.Les dirigeants de l’Association entendent prendre tout le temps qu’il faut pour que le projet d’entente soit sérieusement discuté et clairement expliqué.Entre-temps, le 1er novembre, date ultime prévue pour la conclusion des négociations, il est probable que'les dirigeants Inuit acceptent de signer un document préliminaire qui n’engagerait aucunement les populations autochtones.Au cours de cette séance d’information, le président de l’Association des Inuit a démoli avec preuves à l’appui les prétentions des représentants de Po-vungnituk qui contestaient la légalité et la représentativité du mandat des négociateurs.Les copies de procurations que M.Watt a fait voir aux journalistes démontrent que le mandat de l’Association est fondé par 1330 signataires des 14 villages Inuit du Nouveau-Québec.Les gens des villages de Povungnituk, Ivuyivik et Sugluk proclament: “Nos terres ne sont pas à vendre”.Et ils rejettent d’avance l’entente de principe parce qu’ils soupçonnent qu’elle limitera l’exer- cice de leurs droits.Ils ne croient pas non plus qu’elle leur donnera des garanties suffisantes quant à l’exercice de pouvoirs réels à l’interieur du gouvernement régional que l’Association des Inuit réclame pour le territoire.Tout en reconnaissant que certains termes de l’entente de principe sont vagues, l’Association des Inuit souligne que le texte laisse néanmoins la porte ouverte à une négociation dans laquelle les Inuit pourraient obtenir des concessions significatives quant à l’utilisation de leurs terres et, surtout, quant à leur autonomie.Et si satisfaction n’était pas obtenue, indique M.Watt, il restera toujours à réaliser une entente finale et c’est la population Inuit qui aura le dernier mot.Ce sont d’abord les Indiens Cris qui ont réagi et se sont organisés en 1971 à la nouvelle du projet de développement de la Baie James.Ils furent rejoints plus tard par les Inuit, menacés de devenir les prochaines victimes de l’expansion nord- américaine d’autant que certaines de leurs rivières étaient menacées d’assèchement.Il y a maintenant près d’un an que le gouvernement du Québec, le gouvernement fédéral, les Cris de la Baie James et les Inuit du Nouveau-Québec sont entrés dans la dernière ronde d’une négociation historique afin de protéger leurs droits de propriété et d’utilisation des immenses territoires du Nouveau-Québec.Dans le but de rencontrer la date-limite du 1er novembre pour en arriver à une entente finale, les parties négocient présentement à un rythme intense, sur la base de l’ententé de principe intervenue le 15 novembre 1974.Essentiellement, le texte de'cette entente de principe stipulait que: — Certains changements majeurs seront apportés au projet de développement de la Baie James; — Certains droits de propriété seront reconnus aux Cris et aux Inuit sur un peu plus de 1% de leur territoire; — Certains droits de chasse et pêche seront reconnus aux autochtones sur d’autres catégories de terres; — Il y aura une participation effective des autochtones au développement futur de leur territoire; — Un gouvernement régional cri s’occupera strictement des questions relatives aux Indiens; un autre gouvernement régional s’occupera du territoire au nord du 55ième parallèle; — Il y aura une compensation monétaire; — En contre-partie, les Indiens Cris et les Inuit s’engagent à “céder, abandonner.toutes leurs réclamations, droits.dans les terres du Québec quels qu’ils soient.” On note, dans cette entente de principe, d’autres avantages pour les autochtones, tels la continuation des programmes gouvernementaux en matière de santé, de bien-être et de justice.Après les Inuit de trois villages du Nouveau-Québec, c’est au tour de l’Asso- ciation des Indiens du Québec à s’opposer à la conclusion d’une entente avec les représentants gouvernementaux.L’Association regroupe les Hurons de Lorrette-ville, les Abénakis de Bécancour, et d’O-danak, les Montagnais du Lac Saint-Jean, de Schefferville, de Sept-Iles, de la Côte-Nord et de la.Basse-Cote, les Attikamek de la Mauricie, les Algonquins du Témis-camingue et de l’Abitibi, les Micmacs de Restigouche et de la région de Gaspé et Mohicans de Saint-F ' les egis.L’Association des Indiens du Québec et son président, le chef Andrew Belisle, reconnaissent les besoins et les exigences des Indiens Cris, mais croient que l’entente ne doit pas être signée parce qu’elle est basée sur l’extinction du titre et des droits des autochtones et risque d’établir un précédent qui desservirait les Indiens dans des négociations futures avec le gouvernement.Si une entente devait etre signée, conclut l’Association des Indiens du Québec, elle devrait être basée sur le principe de la participation et du partage.Les médicaments Trois sociétés rayées des listes de la Régie Les conservateurs ne retarderont pas l’adoption de la loi contre l’inflation QUEBEC — Tous les produits pharmaceutiques des compagnies Mowatt and Moore, Mowatt and Moore-Merit et Québec Pharmaceutiques seront exclus de la prochaine liste de médicaments couverts par le programme d'assistance-médicaments du Québec.C’est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires sociales.M.Claude E, Forget.Cette exclusion fait suite à une enquête menée auprès de 32 compagnies de produits pharmaceutiques.Le Conseil consultatif de pharmacologie a pu observer les écarts allant de 12,5 % à 410% entre les prix du marché et les prix soumis au conseil, couvrant la période du 1er juillet au 31 décembre 1975.Les compagnies Mowatt and Moore, Mowatt and Moore-Merit et Québec Pharmaceutiques n’ayant pu fournir des explications satisfaisantes a de tels écarts de prix, elles verront tous leurs produits rayés de la huitième édition de la liste de médicaments du Québec, dont la mise en vigueur est prévue pour le 1er janvier 1976.Ces trois compagnies pharmaceutiques fournissaient au Conseil consultatif chargé de faire la liste de médicaments, ides prix de beaucoup supérieurs à la valeur réelle de leurs produits.Elles vendaient par la suite ces produits directement aux pharmaciens et aux grossistes à un prix inférieur à celui soumis au Conseil, offrant ainsi un profit supplémen- i qui ser par la Régie de l’assurance-maladie du Québec, le prix inscrit à la liste.Le ministre a dit que cette mesure d’exclusion a été jugée la plus appropriée pour corriger immédiatement une situation incompatible avec l’un des objectifs prioritaires du Conseil consultatif de pharmacologie.Dans l’élaboration de la liste de medicaments pour les fins du programme d’assistance-médicaments, le Conseil doit fixer un prix “juste”, c’est-à-dire un prix qui se rapproche le plus possible du prix du marché.1.600 réfugiés vietnamiens rentrent au pays GUAM (AFP) — Le cargo Thuong Tin-1 a quitté File de Guam avec environ 1.600 réfugiés vietnamiens à bord, en direction du Vietnam.Il s’agit de Vietnamiens évacués par les Américains dans les jours qui ont précédé la chute de Saigon.Les responsables américains ont tenu à préciser qu’ils déciineraient toute responsabilité pour la suite du voyage, une fois que le Thuong Tin-1 aurait franchi la limite des eaux territoriales.La SQ retrouve le Stradivarius volé au violoniste Arthur LeBlanc QUEBEC (PC) - La Sûreté du Québec a annoncé, hier, qu elle avait retrouvé les deux violons, dont un Stradivarius d’une valeur de $75,000, qui avaient été volés le 29 septembre dernier dans un hôtel de Sainte-Pétronille, sur ITle d’Orléans.Un porte-parole de la police a déclaré que les deux instruments de musique, qui appartiennent au musicien acadien Arthur Leblanc, étaient intacts.Ils ont été découverts dans une maison à logements de Québec, jeudi soir, à la suite d’une “information anonyme”.Les policiers ont également récupéré un archet qui avait été volé en même temps que les violons.Aucune arrestation n’a été effectuée mais la police poursuit son enquête.Le Stradivarius de M.Leblanc a été fabriqué en 1733.Son autre violon est évalue à quelque $10,000.OTTAWA (PC) - Le Parti progressiste-conservateur n’a pas l’intention de ralentir l’adoption, en deuxième lecture, de la loi anti-inflation présentée jeudi par le ministre des Finances, M.Donald Macdonald, mais se réserve le droit de voter contre le projet de loi en troisième lecture si certains amendements n’y sont pas apportés.Telle est l’assurance qu’a donnée hier, aux Communes, le leader parlementaire des conservateurs, M.Gerald Baldwin, qui intervenait dans le débat sur le bill 73, intitulé “Loi ayant pour objet de limiter les marges bénéficiaires, les prix, les dividendes et les rémunérations au Canada.” M.Baldwin reproche particulièrement au projet de loi de remettre entre les mains de bureaucrates des pouvoirs beaucoup trop étendus et de priver le Parlement de mécanismes de contrôle lui permettant de corriger les “abus de pouvoir” qui pourraient survenir au cours de La SAQ baisse certains prix Dès lundi, les prix de 69 produits dans les magasins de la Société des alcools du Québec diminueront de 10 à 55 cents.Ces coupes de prix touchent 56 spiritueux dans les catégories de Dry Gins et de Scotch Whiskies importés de Grande-Bretagne.Le prix du gin baissera davantage que celui du scotch.Ainsi, le 40 oz de gin Beefeater, Burrough’s qui se vend aujourd'hui $11.60, coûtera $11.20 lundi (le 25 onces passera de $7.55 à $7.25).Le 40 oz de scotch Black & White, Buchanan’s, qui se vend $12.30, coûtera $12.15.Dix vins français, dont sept de la maison Chauvenet, enregistrent également des baisses de prix de 10 à 25 cents la bouteille.Le prix de la bouteille de 12 onces de Remy Martin VS Fine Champagne passera de $7.65 à $7.15, une baisse de 50 cents.Ces baisses de prix, souligne M.Jacques Desmeules, président de la Société des alcools du Quebec, sont dûes à des rajustements de coûts, certains fournisseurs ayant coupé leurs prix.au fil des mots Pensée et langue maternelle par Louis-Paul Béguin Quels sont les rapports qui existent vraiment entre la réalité, la pensée et le langage?Cette question a été posée maintes et maintes fois.Essayons d’y répondre plus clairement que les technocrates qui, en employant des mots savants, parlent dans le désert.J’apprends dans les journaux que des gens bien intentionnés souhaitent que leurs enfants, anglophones et francophones d’ailleurs soient mis dans des écoles bilingues.Ces gens-là ne se rendent pas compte du danger pour les enfants et leur avenir.On sait depuis longtemps que le langage n’existe pas sans la pensée.Retournons la phrase et posons la question suivante.La pensée existerait-elle s'il n’y avait pas de langage?Le langage est essentiellement le besoin de communiquer, dans une société donnée, et cela dans un but, en vue d’une action.Moi, en tout cas, c’est ce que je crois fermement.Je ne crois pas à la pensée pure, individuelle.Je ne crois pas non plus à un don inné de l’homme pour le langage.Bien sûr, il a des organes qui lui permettent de prononcer les mots de sa langue.Mais il lui faut tout de même apprendre à parler.La société plonge l’enfant, dès sa naissance, dans un bain de sons, de bruits bizarres.Il faut à l'enfant quelque temps avant de saisir une vérité qui l’émerveille: tel son produit telle réaction.Tel son qu’il peut reproduire lui permet de voir tel objet.Puis, tel son (mot) s’il leslit et redit à tel résultat : on lui amène la chose désirée.De là, il en vient à penser: tel mot et telle chose vont ensemble.Chaque chose à un mot, un nom.Hourrah, l’enfant a compris.Il peut agir sur son entourage.Dès sa naissance, la société le force a vivre selon un système linguistique établi: sa langue maternelle.La pensée existe vaguement, dans le chaos, avant la parole.Elle se manifeste dès le début de la vie dans une certaine langue.On doit cependant admettre que l’enfant pense avant de parler.S’il ne pensait pas du tout, il ne pourrait faire le rapprochement entre la chose et le son (mot).Mais qu est-ce donc, pour l’enfant, que la pensée?Une direction qu'il prend dans le monde, une orientation, une prise de conscience: celle qui lui fait percevoir le rapport entre le mot “bol” et la chose en face de lui, ronde, creuse, dans laquelle on lui met sa bouillie.Son désir satisfait par la parole, voilà la première constatation de l’enfant du bienfait de la langue.D’après les savants, les linguistes et les éducateurs, deux lignes d’évolution se tracent en même temps: la ligne de pensée et la ligne linguistique.Plus tard, les deux lignes se confondent et donnent à l’être humain sa manière sociale de comportement.Donc, comportement social en fonction, et de sa pensée, et de sa langue maternelle.Il y a une unité de la parole et de la pensée comme les deux côtés d’une pièce de monnaie.Les deux existent, mais pas l’une sans l’autre.La pensée s’accomplit par la parole.Les catégories sémantiques et grammaticales sont ensuite comprises et utilisées par l’enfant, au lieu des monosyllabes sans syntaxe qu’il prononçait au début de sa vie.La langue s'organise et en même temps la pensée.Toutes ces catégories lui sont imposées par la société qui parle sa langue.La généralisation par le mot donne ensuite à l’enfant grandissant l’idée abstraite, le concept: liberté, amour, grandeur, chaleur.La pensée est un produit social, tout comme la langue.L’enfant saisit la réalité par la perception.Mais la perception est trompeuse, et doit être reformulée par la pensée et le langage.Pour l'adulte moderne, l'étoile n’est plus le trou bil-lant dans le noir de la nuit, mais un moderne, l’étoile n’est plus le trou brillant dans le noir de la nuit, mais un monde lointain, possédant une intensité de rayonnement, un volume spécifique, etc.Le couple langage-pensée interprète la réalité et ses apparences, selon les modes d’expression d’une société parlant une langue donnée.Image, reflet de la réalité toujours humaine, influençant le comportement des membres du groupe selon son système linguistique, d’une manière particulière.développe en même temps que le langage, que l'accouplement langage-pensée détermine une sorte de comportement bien défini et typique, et qu’en conséquence un jeune enfant ne peut apprendre à penser dans deux langues a la fois, pas plus qu’il ne peut utiliser deux “modes de pensée" à la fois.Le processus de perception de la réalité, du monde, s’accomplit par le langage et que ce langage est celui de la mère, du groupe: la langue maternelle.Il ne doit pas y avoir rupture du couple pensée-langage, qui forme l'être pensant, être social agissant dans un monde qu’il comprend.Une fois sa pensée accomplie dans sa langue maternelle, il peut apprendre sans danger une langue seconde.Faire commencer l'école à des enfants de trois ou quatre ans, moitié en français, moitié en anglais, est une aberration.Et un danger.la période d’application du programme.Les conservateurs désirent également que soit réduite la durée du programme et que soit révisé le rôle de l’Administrateur, ce fonctionnaire qui sera chargé à la fois de juger si quelqu'un a dérogé aux directives gouvernementales et d’infliger les peines.M.Baldwin avait auparavant déclaré que la principale brèche dans le projet de loi gouvernemental résidait dans le peu de conviction du gouvernement à défendre la valeur de son programme.Le ministre Macdonald avait en effet sou- gouverne-les Canadiens du bien-fondé de ces mesures.M.Baldwin a rappelé que le premier ministre Trudeau avait toujours prêché contre toute mesure de contrôle des prix et des salaires et qu’il ne pourrait persua- ¦ der les Canadiens d'y adhérer s’il n'y croyait pas lui-même.D’autre part, le Nouveau parti démocratique, par la bouche du député de Yorkton-Melville, Lome Nystrom, a de nouveau réitéré son opposition systémati- tenu que la principale tâche du go ment consistait a convaincre le: spo: vernemental, qu’il juge “injustes et impraticables”.M.Nystrom a qualifié le programme anti-inflationniste du gouvernement Trudeau d’entreprise de “relations publiques" visant a tromper les Canadiens sur la situation réelle de l’économie.M.Nystrom a souligné qu’à son avis, il serait beaucoup plus facile de contrôler les salaires que les prix ou les honoraires des professionnels.Il a de plus sévèrement critiqué la nomination de M.Jean-Luc Pépin et de Mme Beryl Plumptre à la direction de la Commission anti-inflation, Enfin le député créditiste d’Abitibi, M.Gérard Lapnse, comparant le rôle de l’Administrateur à celui de “grand inquisiteur", s’est également dit opposé à ce projet de loi qui, a-t-il dit, reprend le même type de mesures qui ont déjà échoué aux Etats-Unis et en Europe.Le projet de loi a été référé en comité pour etude, et les députés de l’opposition pourront alors soumettre leurs amendements.Gérald Baldwin Bourassa reprend la route pour attirer les investisseurs QUEBEC (PC) — Le chef du gouvernement québécois, M.Bourassa, reprend aujourd'hui — pour 11 jours — sa besace et son bâton de pèlerin.Zurich où il sera, ce soir, Francfort, où il arrivera mardi, Athènes où il sera reçu par son homologue grec, M.Karamanlis, le lendemain, et Téhéran, où il sera accueilli vendredi prochain par le premier ministre Hoveyda et reçu par le Shah d’Iran.telles sont les étapes que franchira M.Bourassa.Si on met bout à bout le chemin parcouru par le premier ministre, on arrive à l’équivalent d’un tour du globe en moins de deux semaines, performance qu’envieraient les héros de Jules Verne qui y ont mis sept fois plus de temps.Zurich et Francfort.M.Bourassa ne l’a pas caché à la presse, sont les déux étapes de son voyage qui revêtent le plus d’intérêt pour le Québec dans l'immédiat.Le premier ministre a dit, cette semaine.qu’il rencontrerait, à Zurich, des financiers "qui veulent investir" dans sa province.Ces financiers représenteraient, croit-on, les trois principales banques du pays, soit l’Union des banques suisses, le Crédit suisse et Swiss Corporation.L'an dernier, suite à des visites de M.Bourassa et de ses collaborateurs, le Québec obtenait des prêts totalisant $300 millions et devenait ainsi le premier gouvernement d'Amérique du Nord a obtenir des prêts aussi considérables sur les marchés européens.Donc, l’étape zurichoise pourrait permettre au Quebec, à plus ou moins brève échéance, d'obtenir une partie des sommes importantes qu’il a besoin pour poursuivre son développement économique.A Francfort, M.Bourassa cherchera à intéresser les prêteurs allemands au Québec et à inciter les investisseurs à placer davantage de capitaux en terre québécoise.Mais le chef du gouvernement s’efforcera avant tout de convaincre les industriels et les hommes d’affaires d’acheter davantage dans sa province.M.Bourassa aura tout le loisir de s’atteler à ces tâches, puisqu’il participera et s'adressera même au colloque économi- 3ue qui réunira des centaines d'hommes 'affaires et dont le thème est: “Le Canada et le Québec, partenaires économiques de l'Allemagne’’.On ne connaît pas encore les noms des experts qui accompagneront M.Bourassa a Francfort.Il est prevu que son ministre de l’Industrie et du Commercé, M.Guy Saint-Pierre, l'y rejoindra, M.Saint-Pierre dirigera la centaine d'hommes d'affaires québécois et canadiens qui assisteront à cette rencontre.On croit savoir que le premier ministre centraide ki nouvelle fédération des oeuvres.Bourassa donnera aux participants des précisions sur la politique de son gouvernement sur le capital étranger et cherchera à rassurer ceux qui craignent la portée de la loi fédérale dans ce domaine.M.Bourassa ne manquera pas de rappeler que les Canadiens achètent toujours plus en Allemagne que ne le font les Allemands au Canada, et que certains produits finis ou semi-finis canadiens et québécois peuvent sûrement être écoulés avec profit sur le marché allemand.En 1974, l’Allemagne fédérale venait au troisième rang parmi les principaux clients du Québec, soit après les Etats-Unis (S 3.3 milliards), le Royaume-Uni (S 449 millions) et avant le Japon ( $121.5 millions) et la France ( $117.8 millions).Les ventes québécoises à l’Allemagne, constituées surtout de produits de base et de matières premières, ont atteint la valeur de $147.8 millions, alors que les exportations totales de la province se chiffraient par $5.2 milliards.Si les Allemands sont bons clients des Québécois, il reste toutefois que le pourcentage de leurs importations québécoises régressé depuis quelques années par rapport à celui en provenance du Canada.En 1972, 36.7 pour cent des achats allemands au Canada étaient faits au Québec, contre 30.8 et 27.6 pour cent en 1973 et 1974 respectivement.Donc, M.Bourassa et son collègue Saint-Pierre, flanqués des hommes d’af-f-’ires québécois, chercheront à corriger cette situation.Le comité met le point final à l’affaire Reid OTTAWA (CP) — Le député libéral John Reid qui avait été accusé d’avoir divulgué des secrets budgétaires du gouvernement fédéral à certains hommes d'affaires, a été exonéré de tout blâme par le comité parlementaire des privilèges et des élections hier.C’est le quotidien The Gazette, à Montréal, qui avait mis au jour cette affaire en juillet.Mais le journaliste Jacques Hamilton, aujourd’hui installé en Colombie-Britannique, avait omis de dire que les indiscrétions dont il s'agissait avaient porté sur des matières connues après la publication du budget, mais avant sa déposition en chambre.La relation du journaliste portait à croire que M.Reid, alors secrétaire parlementaire du président du Conseil privé, avait révélé des intentions budgétaires du gouvernement avant la publication du budget.Le journal avait offert ses excuses à M.Reid le lendemain, mais le député avait demandé au comité parlementaire, présidé par M Rod Blaker.d’instituer une enquete aux fins de déterminer la responsabilité du quotidien.Le comité blâme le journal pour le manque de sérieux de cette nouvelle bien que les faits ne fussent totalement exempts de véracité.M.Reid avait bel et bien fait savoir au président d Outboard Marine que le gouvernement avait l’intention d’abolir la taxe de vente sur les moteurs hors-bord dans son budget à venir mais cette indiscrétion devenait plus ou moins anodine après la première publication du budget pour études.Le comité parlementaire estime que The Gazette a manqué à l’éthique professionnelle, mais ajoute que le journal n’a fait preuve d’aucune malice et s’est empresse d’offrir ses excuses et de donner les précisions qui s'imposaient une fois l’impair commis.Quant à l’attitude de M.Reid, dont la démission était envisagée à Ottawa au lendemain de la publication de l’article, le comité ne voit rien de repréhensible ou de condamnable dans sa conduite.L’incident est donc clos à la satisfaction de tous.“Quelqu’un m’a demandé quel genre de rapport nous venions de déposer.et j’ai répondu que c’était un rapport “canadien" dans le sens que nous avons une tradition ici au Canada de procéder avec gentillesse avec les personnes", d’expliquer M.Blaker.Et le député de Lachine d’enchaîner, "ce rapport est donc canadien en ce sens que ce pays est relativement tranquille et que notre Parlement et notre presse sont aussi tranquilles".M.Blaker dit avoir eu l’impression au cours des audiences que certains journalistes croyaient que le comité mettrait en prison M.Reid ou M.Farrell, l’éditeur de la Gazette: “Ce n’est pas de la façon dont nous agissons au Canada et de toute manière ce n'était nullement nécessaire.Les funérailles de Mgr Guy Bélanger Les funérailles de Mgr Guy Bélanger, 47 ans, évêque de Valleyfield qui est décédé mercredi soir à Montréal auront lieu à Valleyfield le lundi 20 octobre à 14 h.La dépouillé mortelle de Mgr Bélanger est exposée en chapelle ardente à la cathédrale de Valleyfield pour le grand public à compter d’aujourd'hui de 14 h à 22 h.Mgr Bélanger sera inhumé au cimetière de Valleyfield lundi après-midi après les funérailles. LE DEVOIR V .* hc Page 3 Montréal, samedi 18 octobre 1975 v'*'.—Accord sur l’immigration_______________________________ Le Québec sera désormais associé à toutes les phases préparatoi res parGérald LeBlanc A l’issue de 18 mois de pourparlers, les ministres fédéral et provincial de l’Immigration, MM.Robert Andras et Jean Bienvenue, ont signé, hier, une nouvelle entente, en vertu de laquelle le Québec collaborera étroitement avec Ottawa dans la sélection et le recrutement des immigrants désirant s’établir dans la Belle Province.C’est au Salon Côte-Saint-Luc de l’hôtel Bonaventure que MM.Andras et Bienvenue ont signé à 16 heures, en présence de M.Gérard-D.Lévesque, vice-premier ministre du Québec, et de Mme Jeanne Sauvé, ministre fédéral de l’Environnement, cet accord d’une durée de trois ans qui remplace l’entente de 1971.Le Canada se réserve la décision finale, mais le Québec sera associé étroitement à toutes les démarches préliminaires.Les deux ministères s’échangeront des renseignements et les fonctionnaires québécois guideront leurs homologues fédéraux lors du recrutement et de la sélection d’immigrants destinés au Québec.M.Andras a dit que cette nouvelle entente permettra de préserver l’équilibre linguistique du pays en augmentant le taux d'immigration francophone au Canada et en particulier au Québec.Jean Bienvenue Le ministre québécois, M.Bienvenue, a précisé que l’objectif du Québec sera atteint lorsque l’immigration réflétera la configuration linguistique du Québec, francophone à 80%.Malgré un gain notable sur l’année précédente, l'immigration francophone au Québec en 1974 représentait seulement 27% de l’ensemble des nouveaux arrivants.On retrouvait 8% de bilingues, environ 33% d’anglophones et un autre 33% d’allophones, a savoir d'immigrants ne parlant ni anglais ni français.On sait cependant que malgré la loi 22, la grande majorité de ces allophones continue de s’intégrer à la minorité anglophone, du moins au niveau de la Fréquentation scolaire.La nouvelle entente entre en vigueur immédiatement et M.Bienvenue estime que le nombre de fonctionnaires québécois chargés de la sélection et du recrutement des immigrants passera de sept à 24 d’ici la fin de 1976.D’ici la fin du mois, Québec ouvrira un nouveau bureau à Port-au-Prince, en Haïti.On a déjà loué des locaux dans la capitale haïtienne et un premier agent québécois entrera en poste d’ici la fin du mois.Il sera rejoint par un collaborateur avant mars 1976.On sait que les Haïtiens viennent maintenant en tête de liste de l'immigration québécoise.L’entente délimite d’abord les juridictions en matière d’immigration puis elle décrit les champs de collaboration entre fonctionnaires québécois et fédéraux, à savoir l’échange de renseignements, le recrutement, la sélec- Robert Andras tion et les communications nécessaires au bon fonctionnement des opérations.Les fonctionnaires québécois seront logés dans les missions canadiennes lorsque l’espace le permettra et ils n’auront pas de statut ou de salaires supérieurs à ceux de leurs collègues fédéraux._________________________________J La CSN incitera ses membres à quitter les chantiers si leur sécurité l’exige par Louis-Gilles Francoeur La CSN-Construction de Montréal a l’intention d’inciter ses membres, et leurs collèges de la FTQ, à fermer les chantiers de construction dont les responsables négligent de donner suite aux plaintes des délégués syndicaux concernant les manquements graves aux règles de sécurité.Notant l’augmentation des accidents mortels sur les chantiers depuis trois mois, le directeur de la CSN-Construction de Montréal, M.Florent Audette, a dit que les syndicats et les travailleurs ne doivent plus attendre de solutions de quiconque.“On n'a plus confiance dans l’inspection de l’Office de la construction.Puisque personne ne s'attaque au problème, La tragédie qui a coûté la vie à deux ouvriers de la construction et en a blessé trois autres au chantier de la compagnie Wallcrete, à Mirabel, jeudi, aurait pu etre évitée si l’employeur avait loué une grue mobile pour soutenir temporairement lè bras radial de la tour-grue fatale pendant qu’y travaillaient les cinq hommes.Telle est la conclusion à laquelle en était arrivée hier le Syndicat de la Construction de Montréal (CSN) après avoir recueilli le témoignage de ses affiliés sur ce chantier.Le syndicat, dont faisaient partie les deux victimes, Paul Bol-duc et Raymond Tremblay, ainsi qu’un des trois blessés, a par ailleurs releve plusieurs anomalies et manquements aux règles de sécurité sur le chantier de Wallcrete.Au moment de l’accident, les cinq travailleurs de la tour-grue étaient à effectuer des réparations ordonnées par l’ins- Çecteur Etienne Milot, du ministère du ravail, mardi dernier.Il leur fallait incliner le bras radial de la tour-grue de façon u’il puisse passer au-dessus de celui ’une touf-grue voisine.Pour y arriver, les ouvriers auraient tendu des filins d’acier qui leur auraient échappé au moment de l’accident, à cause du poids considérable du bras radial.La secousse qui en résulta expliquerait l’effondrement.Si le bras avait été soulevé par une autre grue, les travailleurs auraient pu y ancrer solidement leurs filins sans risquer de les échapper.De l’avis des ouvriers du chantier, la recommandation de l’inspecteur gouvernemental soulevait un danger très sérieux.L’inspecteur Milot avait recommandé d’incliner l’un des bras des deux tours voisines pour éviter une collision.En ne demandant pas de raccourcir car- on va demander aux travailleurs de mettre eux-mêmes un terme à la boucherie en fermant les chantiers." Les représentants syndicaux seront invités à multiplier les rapports sur les infractions au code de sécurité et de faire pression au besoin par des débrayages.La FTQ-Construction est invitée à seconder cette campagne.“Il faut faire front commun devant les employeurs en dépit des divergences passées et du maraudage en cours puisqu’il y va de la vie des gars”, a commente M.Audette.La CSN-Construction voit deux avantages immédiats dans l’union des forces intersyndicale sur la question de la sécurité.rément l’une des deux flèches, il demeurait toujours possible d’assister à la collision des câbles de la plus haute avec la flèche de la plus basse des tours-grues, ce qui aurait pu provoquer deux catastrophes au lieu d’une.Selon le rapport de l’inspecteur Milot, dont la CSN avait une copie, le limiteur de charge de la grue devait d’autre part être réparé “immédiatement”.Les autres modifications à la tour, qui date de 1965, devaient être complétées pour mardi prochain, le 21 octobre.Cepen- Le service d’urgence de l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a dû fermer ses portes hier à la suite du refus des infirmières d’accomplir certaines tâches essentielles.Le malaise a bientôt gagné l’ensemble de l’institution.A toutes fins utiles, aucun nouveau patient n’est reçu au Sacré-Coeur et les deux parties cherchent à rétablir la situation dans les meilleurs délais.Les 80 infirmières de l’urgence qui se partagent le travail de garde en trois quarts de huit heures — le jour, le soir et la nuit — ont décidé à 22 heures, jeudi soir, de restreindre leurs activités.Elles voulaient protester contre 'e congestion-nement de l’urgence qu’elles jugent “intolérable et inacceptable” tant pour elles que pour les patients.“Plusieurs de ces patients nous arrivent dans un état qui nécessiterait, de toute évidence, une prompte hospitalisation, a dit Mme Suzanne Pauzé, membre Si le mouvement syndical fait front commun dans cette cause, le gouvernement, pourra difficilement appliquer la loi 30, qui instaure une présomption de culpabilité contre les responsables d’arrêts de travail illégaux.Cette loi, adoptée à la suite des travaux de la commission Cliche, avait pour but d’éliminer des chantiers et des postes syndicaux pour une période de cinq ans, les bandits notoires.Elle frappe toutefois autant les militants honnêtes agissant à la défense de leurs collègues syndiqués.Evoquant la possibilité de poursuites en vertu de la loi 30, Robert Lachance, permanent de la CSN en charge de cette dant, plusieurs ouvriers ont vu la tour fatale décharger un camion dès mardi dernier.Le matin même de la tragédie, la même tour, dont la réparation était en cours, servait à déplacer un lot de madriers.Un menuisier sans expérience a servi de signaleur et la charge a survolé toutes les têtes du chantier, en contravention avec le code provincial.De plus, au moment de l’accident, de nombreux travailleurs s'affairaient sous la tour en train d’être modifiée par l’équipe spéciale de la compagnie.de l’exécutif du syndicat (Alliance des infirmières du Québec).Ils sont retenus dans les salles d’observation et reposent sur des civières souvent pendant dix jours.Nous avons rédigé mémoire sur mémoire pour sensibiliser l’administration à ce problème et n’avons jamais obtenu de réponse satisfaisante." Cette situation existe depuis plus d'un an, comme dans d’autres hôpitaux d'ailleurs.Les parties se sont rencontrées dans la nuit de jeudi à vendredi, sans en arriver à une entente; “Le problème n'est pas neuf, dit le directeur général de l’hôpital, M.Jean-Claude Martin.Nous savons qu’il y a engorgement dans la salle d’urgence, mais comment refuser les patients?On ne peut pas les laisser dans la rue.Nous prenons tous les moyens possibles pour les loger et les soigner promptement." M.Martin ajoute qu^il n’est guère pensable de renvoyer un malade qui n’a personne pour en opération, résume ainsi le problème; “On est prêt à assumer les conséquences de nos actes.On paiera les pots cassés, mais au moins, on aura sauvé la vie de quelques gars”.Les conséquences des actions en vue sont si lourdes que la CSN-Construction a décidé de réunir la semaine prochaine ses neuf permanents et ses quelque 80 délégués pour obtenir leur accord préalable à la mise en marche de l’opération.La collaboration de la FTQ aurait d’autre part pour avantage, selon la CSN d’empêcher les employeurs de se débarrasser des travailleurs qui, individuellement ou en groupe, refuseraient d’effectuer des travaux dangereux pour les remplacer aussitôt par d’autres de la centrale rivale.En l’absence de sécurité d’emploi ou de régie d’ancienneté dans le décret provincial : les employeurs ont présentement beau jeu de se débarrasser de qui ils veulent, en comptant d’abord et avant tout pour les remplacer sur l'avidité de chaque centrale à placer “ses" hommes.La réponse de la FTQ à l’invitation de la CSN sera sans doute donnée dimanche soir, à l'occasion d’un débat télévisé d’une heure retransmis sur les ondes du réseau TVA, à 23 heures, à l’occasion de la campagne de maraudage.Y participeront: Fernand Daoust, l’ex-tuteur de la FTQ-Construction; Michel Bourdon, le président de la CSN-Construction et Réal Labelle, de la CSD.prendre soin.C’est le cas de personnes âgées, de malades chroniques ou en état de crise qui entrent à l’hôpital par le biais de l’urgence.“Qu’on leur donne un lit, soutient Mme Pauzé.Nous ne pouvons admettre de traiter pendant des jours des grands malades dans des lieux de passage.L’urgence doit s’occuper des cas d’urgence." Selon Mme Pauzé, c’est tout le problème de la sectorisation du corps médical qui est posé.Chaque médecin, omnipraticien ou spécialiste retient des lits qu'il refuse de céder aux patients de l’urgence.D’autres departements ont été affectés par le refus des infirmières d’accomplir certains actes délégués au nursing, comme la prise de la tension artérielle.Devant ce que M.Martin qualifie de “mouvement d’escalade" du conflit, l'hôpital se trouve dans l'obligation de restreindre les services réguliers.Une grue mobile aurait sauvé deux vies Sacré-Coeur ferme son urgence La CTCUM antisociale Le PQ entre dans la lutte contre la hausse de tarif par Bernard Descôteaux Le Parti québécois s’est joint hier à la campagne en vue d’obtenir l’abolition des hausses de tarifs de la CTCUM qu’il a qualifiées d’“anti-sociales”.MM.Marcel Léger et Camille Laurin, porte-parole du Parti, ont demandé au ouvernement provincial d’annuler la ausse et de mettre en oeuvre une politique de transport en commun visant à la gratuité des services.Au cours d’une conférence de presse, ils ont promis que le Parti québécois fera tout en son pouvoir pour faire annuler la hausse du 12 octobre.“Il serait impensable, ont-ils dit, que les Montréalais déjà écrasés sous le poids des taxes, et à qui M.Hanigan vient d’annoncer une hausse probable et substantielle de taxes, aient-à subir une augmentation d’environ 40% du prix d’un service aussi essentiel que le transport en commun”.Dans un contexte anti-inflationniste, ont-ils dit, il est essentiel que les prix des services publics soient les premiers gelés.Même s’il dit appuyer les prises de position du RCM, du CRIM et des autres organismes, le Parti québécois n’entend Ças joindre à leur action contre la hausse.out en laissant ses associations de comtés et les associations régionales libres d’agir comme elles l’entendent, le Parti québécois usera des méthodes d’actions qui lui sont propres, particulièrement à l’intérieur de l’Assemblée nationale.“La seule façon de faire bouger le gouvernement, c’est la colère de la population”, a dit M.Laurin.Le PQ croit que le gouvernement ne devra pas se limiter l’annulation de la hausse.Il devra s’engager a donner une aide financière accrue aux municipalités, notament à la CUM.M.Laurin souligne au passage l’absence de politique en matière de subventions aux municipalités.Pour sa part, M.Léger assure que si le gouvernement Bourassa avait, comme ses prédécesseurs, récupéré des points d’impôts d’Ottawa, il aurait aujourd’hui l’argent nécessaire pour aider les municipalités, et solutionner le problème du transport.Sur le sujet de la gratuité du transport en commun, M.Léger a suggéré de procéder par étapes et de reprendre à Montréal 1’experience en cours à Rome où, aux heures de pointe, donc à l’heure des travailleurs, le transport est gratuit.Le PQ affirme que la gratuité de ce service est la seule façon de régler efficace- ment le problème de plus en plus aigu de la circulation automobile en milieu urbain.L’intervention du Parti québécois dans ce débat vient s’ajouter a une liste de plus en plus longue de prises de positions, dont celles du Rassemblement des citoyens de Montréal, du Comité régional intersyndical de Montréal, de l’Association nationale des étudiants du Québec, et de l’association régionale du PQ-Montréal-Centre.Ces divers groupes se rencontraient hier soir pour tenter de constituer un front commun qui prendrait en main la coordination des diverses actions de boycottage de la hausse des tarifs.¦ Les étudiants poursuivent leur guérilla contre la CTCUM (page 6) - au gré du temps — La leçon d’Hochelaga La plupart des analystes savants de la défaite de M.Pierre Juneau cherchent et trouvent toutes sortes de raisons emberlificotées pour expliquer le phénomène.Ils refusent l’évidence criante: le p'tit gars du comté a triomphé de l'étranger.Pourtant, c'est l’enfance de la sociologie.On n’a pas su voir que le comté d’Hochelaga est un gros village, comme il s’en trouve plusieurs à Montréal.Les habitants d'Hochelaga se considèrent comme des co-paroissiens ou presque.Les quartiers ouvriers de la plupart des grandes villes sont homogènes.Il existe entre ceux qui les habitent une cohésion, un sens communautaire qu’on ne retrouve pas dans des quartiers plus favorisés où régnent l'individualisme et l'anonymat.Pour avoir ignoré cette lapalissade, un Libéral, ministre des Communications, en est réduit aujourd'hui à réapprendre l’abc de la communication entre les êtres: le contact, direct, familier.fraternel.Il y a là un signe d'espoir: l'homme peut encore tenir tête à la machine, fût-elle électorale.Albert BRIE V.J Menace de grève chez les anglo-catholiques Les 2,200 enseignants catholiques anglophones ont vote en faveur des journées d’études pour protester contre le retard dans leurs négociations avec le gouvernement provincial et la CECM.Les 3,200 enseignants anglophones appartenant à d^autres associations tiendront au cours des deux prochaines semaines leurs propres assemblées générales pour décider de l’action à entreprendre.La Fédération des enseignants catholi- ques anglophones examine comment donner suite au mandat que lui ont donné ses membres.On sait que les enseignants réclament des hausses de salaires de Tordre de 48%, dont 40% de rattrapage.Le secrétaire général de l’Association provinciale des enseignants anglophones M.Robert Dobey, a accusé, jeudi, le gouvernement provincial d’avoir laissé les négociations s'enliser, attendant que le gouvernement fédéral impose son contrôle des prix et des salaires.collège marie-victorin Dans le cadre des fêtes du 10e anniversaire, qui auront lieu les 23, 24 et 25 octobre LE COLLÈGE MARIE-VICTORIN invite tous ses anciens au souper-rencontre qui aura lieu le 25 octobre 1975.Réservez dès maintenant vos billets en appelant Christiane, à 325-0150, poste 72 Dans le cadre de la journée culturelle du 23 octobre, Louise Forestier donnera un spectacle à 20h.Réservez vos billets au même numéro et obtenez tous les détails sur les fêtes du 10e anniversaire.ë Vj / / / -x.zjsl.r.i-uS-w-.-Ss-Je.-1 4 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 éditorial Survivre à ses mythes Chaque démocratie, et en particulier la démocratie américaine, a ses mythes et c’est dans la mesure où elle parvient à ne pas se laisser écraser par ces mythes qu’elle progresse.Ces derniers temps, faut-il le souligner, l’Américain patauge.Cherche-t-il à se debarrasser de certains de ces mythes encombrants?On le souhaiterait, mais il semble plutôt que sa recherche de l’absolu démocratique, illustrée par la crise du Watergate, l’a engagé dans une impasse: l’Américain s’égare dans on panthéon qu’il avait généreusement peuplé.La question qui se pose ici est de savoir si on peut vivre en symbiose avec ses mythes et garder néanmoins la notion du réel.• Le débat actuel est mené sur deux niveaux différents: celui, d’ordre constitutionnel, tournant autour de la définition du “secret” et dont la dernière manche met aux prises le secrétaire d’Etat, Henry Kissinger, et le président de la commission d’enquête ae la Chambre des représentants, Otis Pike; celui de la marche des diverses enquêtes et des hypothèses germant un peu partout, depuis l’enceinte de la commission sénatoriale d’enquête jusqu’aux révélations de journalistes “sérieux” ou à “sensation”.Mettons bout à bout les derniers développements, même si, à première vue, ils ne semblent pas être en rapport direct entre eux et avec le débat: le lien a cerner est celui des mythes.Ainsi, à entendre le sénateur Richard Schweiker, le rapport de la commission Warren sur l’assassinat de John F.Kennedy ressemble aujourd’hui à un château de cartes menacé par un coup de vent.Donc, conclusion immédiate: Lee Harvey Oswald n’a pas agi seul et à sa seule initiative.Douze ans après le drame de Dallas, douze ans après l’assassinat de Kennedy, l’assassinat de son assassin et de la mort de l’assassin de l’assassin, allons-nous enfin découvrir le fin mot de l’histoire?Le doute est de rigueur car, selon M.Schweiker lui-même, les indices qui sont à la disposition des enquêteurs tendent à démontrer des extrêmes! Ainsi, on cherche à savoir si Kennedy a été victime d’un complot communiste (cubain ou soviétique), d’un complot d’extrême-droite américain, ou d’un complot d'anti-castristes craignant d’être lâchés par le chef de la Maison-Blanche.Et pourquoi pas un double complot à l’actif de l’extrême-droite alliée aux anti-castristes qui auraient été l’instrument de mort?On peut aligner d’autres hypothèses encore, toutes aussi vraisemblables, en particulier après la filière cubaine de la CIA passant par la Mafia.Dans la mesure où l'assassinat du frère ca- det, Robert Kennedy, est revenu au premier plan de l’actualité, avec les présumés liens sentimentaux entre deux des Kennedy et l’actrice Marylin Monroe, dans la mesure où on retrouve aussi bien la Mafia que les Teamsters et Jimmy Hoffa dans cette seconde affaire, dans la mesure où Marylin est morte suicidée (avec ou sans guillemets) et que Jimmy Hoffa a disparu, on pourrait sortir de ce fouillis toute une théorie de sang, de sexe et de pohtique digne du plus palpitant des films d’action auprès duquel le Parrain I et II ferait figure d’exercice de style.La chute finale serait aussi le drame de Chappaquidick ui, précisément, revient de mode, avec des ossiers qui disparaissent et des pohciers qui se promènent à droite et à gauche, à mesure qu’approche la date de la campagne présidentielle.Pour faire plus palpitant et atteindre les dimensions raciales, il faut aussi ramener des indices nouveaux sur l’assassinat du pasteur Martin Luther King, qui a peut-être un lien avec le drame de Dallas mais dont le meurtrier est condamné pour un temps indéterminé à garder le silence au fond de sa prison.Le complot d’extrême-droite deviendrait encore plus vraisemblable, toutes les énigmes de l’histoire récente des Etats-Unis seraient éclaircies d’un seul coup, sans que la vérité y gagne.• Encore moins le débat qui, on ne le rappellera jamais assez, est d’assainir les méthodes de la CIA en particulier et de la communauté du Renseignement en général.Que le sénateur Schweiker dispose d’indices nouveaux, on ne peut que le lui souhaiter, mais dans la mesure où son souci de rendre cohérent l’incohérent n’embarque pas l’Américain, et nous autres avec lui, dans des approximations dangereuses pour la crédibilité même du système de gouvernement démocratique.A bien y regarder, la démarche de certains de ces parlementaires, toute dichotomique, subdivise deux aspects d’une réalité sans vouloir les opposer.Un peu comme quelqu’un assis devant son miroir et qui espère que son image n’imitera pas chacun de ses gestes.L’aventure de ces enquêtes est comme le mouvement perpétuel et l’expérience récente a bien démontre que ce qu’on découvre n’est précisément pas ce qu’on cherchait.Il n’est ?ue d’entendre un Philip Agee faire du lien IA-multinationales une constante de la politique américaine à travers le monde pour se demander lequel de ces parlementaires, plus soucieux de définir le “secret” et de plaider la primauté du Congrès que d’humaniser les méthodes de la CIA, ira jusque-là; lequel de ces enquêteurs de l’ordre moral osera, le cas échéant, aller jusqu’au bout d’une piste incri- minant une prestigieuse multinationale américaine.Les histoires de pots-de-vin, révélées pour la plupart par le Wall Street Journal lui-même, ne contribuent-elles pas, au contraire, à rendre crédible le système plutôt que de le dénoncer?Un système qui prouverait sa capacité d’auto-correction et d’assainissement interne sans qu’une main étrangère au système vienne y mettre de l’ordre?On doit rappeler que le tollé a été provoqué non par les révélations de présumées tentatives d’assassinat d’hommes politiques étrangers mais bien par l’accusation d’espionnage interne et le mécanisme d’enquête s’est mis en branle sur l’illégalité de ces seules pratiques.Certains des parlementaires, en cours de route, ont répudie, et c’est tout à leur honneur, l’inconsciente pratique de la double vérité et de la double morale, qui faisait de la propreté du système sur le territoire national un absolu mais invitait à fermer les yeux sur les abus commis à l’étranger.On attend encore que quelqu’un dise qu’il répudie sa croyance en une CIA, envers une politique dont la CIA n’est que le bras agissant dans l’ombre.C’est inverse qui est vrai: tous, sans exception, croient au Renseignement et si certains le veulent plus “propre”, ils associent cette “propreté” à “efficacité”.Celui qui est allé le plus loin dans sa démarche et qui a égratigné au passage Henry Kissinger, est bien le représentant démocrate de New York, Otis Pike lui-même.Mais que dit Otis Pike sinon que la CIA doit être reprise en main et repensée en fonction d’une efficacité accrue qui mettrait les Etats-Unis à l’abri des attaques surprise?• Certains sont mêlés dans leurs priorités et l’actualité ressemble à un délirant mélange de mythes où celui des Kennedy côtoie celui de la CIA; où les multinationales sont des officines fréquentées par des poseurs de bombes, où la Maison-Blanche ressemble à une sorte de tour de Babel au-dessus de laquelle règne un Henry Kissinger qui, à trop manipuler les micros, s’est laissé prendre à celui d’un technicien malhabile qui lui a arraché à Ottawa des aveux indiscrets sur Nixon et sur ses préférences féminines.Ce qui est malheureux c’est que la trame profonde d’une démocratie est comme un réseau de capillaires.On peut en rompre un grand nombre jusqu’au jour où le réseau entier craque, amenant la gangrène.On ne peut rester insensible quand nos voisins, allègrement et à grands coups de scalpel mythique, défont tout ce fragile tissu qu’il a fallu deux siècles à constituer.Georges VIGNY bloc-notes La commission Dutil et l’écoute électronique Vers la fin du rapport qu’elle vient de remettre au gouvernement, la Commission d’enquête sur le crime organisé se félicite du précieux apport qui lui est venu, au cours de son enquête sur la viande avariée, de l’écoute électronique.Partant de cette constatation dont on ne saurait nier le bien-fondé les commissaires formulent trois recommandations en ce qui touche l’usage de l'écoute électronique.Or, tout en comprenant les motifs qui ont pu inspirer ces propositions, on éprouve le besoin d’y regarder de plus près avant de souscrire a chacune.La première proposition ne devrait pas susciter de difficulté, pourvu qu’on en limite l'application à des cas spéciaux comme celui que présente l enquête sur le crime organisé.La loi prévoit actuellement qu'une autorisation émise par un magistrat compétent est valide pour trente jours.Dans les cas ordinaires, cette durée devrait suffire, d’autant plus que la loi prévojt la possibilité, moyennant raisons sérieuses, d’un renouvellement de la première autorisation.Une enquête d'envergure comme celle que poursuit la CECO obéit toutefois à des impératifs fort différents de ceux qui président aux enquêtes individuelles sur tel délit particulier.L’objet de la CECO vise précisément une action à caractère permanent et systématique menée par des groupes d’individus: dans ce contexte plus large, un délai de trente jours peut très souvent être insuffisant.Plutôt que d’obliger l’organisme à revenir sans cesse devant le magistrat, pourquoi ne prévoierait-on pas, dans le cas précis d’une commission d’enquête chargée d’examiner un aspect ou l’autre du crime organisé, la possibilité d’autorisations embrassant une période de 90 jours?Le Code criminel prévoit de même (art.178.23) qu’une personne dont les conversations ont été interceptées en vertu d’une permission accordée par un juge, doit être dûment informée de ce fait dans les 90 jours qui suivent la période de surveillance.Cette règle est en soi très sage: vu les graves dangers que représente l’écoute électronique, il parait juste qu’un citoyen soit informe de l’intrusion que les autorités compétentes ont cru devoir faire dans sa vie privée.La Commission Dutil ne l’entend cependant pas de cette manière.A ses yeux, il serait souhaitable que cette la parole du Jour "Il n'y a qu’un seul Dieu et Père de tous, qui est au-aessus de tous, par tous et en tous" — Ephésiens 4,6.règle de divulgation disparaisse du Code criminel.Engagés dans une enquête extrêmement complexe, les commissaires ne voient pas au nom de uel principe ils devraient être tenus e prévenir certaines personnes qu’ils ont à vue, de la surveillance dont elles sont l’objet.Les commissaires omettent toutefois de mentionner que la loi actuelle prévoit certaines situations où il pourra être indiqué de ne pas procéder à la divulgation requise par le législateur.Le sous-paragraphe (2) de l’article que voudraient modifier les commissaires dit en effet que, sur requête d’une personne compétente, et s’il juge que l’intérêt de la justice l’exige, un magistrat désigné a cette fin peut accorder un délai “raisonnable et déterminé” avant la divulgation.Cette disposition serait-elle insuffisante aux yeux de la Commission Dutil?Celle-ci voudrait-elle se voir attribuer le pouvoir de faire de l’écoute électronique sur des personnes, sans être astreinte à aucune limite de temps quant à l’obligation de divulgation?Voudrait-elle même, allant plus loin, être tout à fait libre de soumettre des citoyens à l’écoute électronique sans que ceux-ci puissent jamais en être informés?Tel est, si nous avons bien lu, le sens de la deuxième recommandation de la Commission.A première vue, il paraît difficile d’y souscrire.Des réserves sérieuses s’imposent également au sujet de la troisième recommandation.La commission voudrait qu’à l’avenir, le témoignage d’un policier, expert en écoute électronique, soit accepté comme preuve “prima facie” dans les procédures judiciaires.La commission veut ainsi protéger la confidentialité des méthodes et techniques employées par les forces policières.Elle menace en retour d’introduire en permanence dans notre droit une présomption de culpabilité qui ne parait guère compatible avec l’esprit général du Code criminel.A l’heure actuelle, la preuve par écoute électronique est permise, si l’interception a été faite de façon légale.Elle est soumise, cependant, aux critères qui gouvernent 1 introduction d’une preuve ordinaire.Et l’on peut assez facilement l’infirmer, ou du moins la mettre en doute, au nom de considérations techniques.Si un rapport d’écoute électronique en venait à etre accueilli comme une preuve “prima facie” de culpabilité, le fardeau de la preuve reposerait alors sur la personne accusée.Pourrait-on vraiment la prémunir contre le danger de manipulation qui sera toujours très grand dans ce genre d’affaire?Aux prises avec les éléments les plus nocifs de la société, la Commission Dutil a vite compris qu’à vouloir tout aborder avec des gants blancs, on risque de tourner le bien public et la loi en ridicule.Une longue tradition nous invite néanmoins à préférer les avantages qui découlent d’une approche fondée sur le respect des droits individuels, aux méthodes qui prétendent subordonner les droits fondamentaux des personnes à des objectifs qui peuvent facilement s’apparenter à la croisade.Il faudra une preuve plus convaincante que celle qu'apporte la Commission Dutil pour qu’on se laisse entraîner dans la voie qu’elle propose.Claude RYAN Encore des taxes La Ville de Montréal fut seule, jusqu’en 1965, à payer les installations du métro: ajoutez a ce fardeau les folies de Terre des Hommes et vous obtenez la crise budgétaire de 1968.La CUM n’est pas seule, certes, à payer les nouvelles installations du métro, mais ajoutez au remboursement de cette dette les autres dépenses inflationnai-res, et vous êtes sur le bord d'une désastreuse augmentation des taxes.Sans compter les prochaines factures olympiques.Deux éléments permettent de réduire le spectre et le montant de la prochaine majoration de l'impôt exigé des contribuables des municipalités de l'ile par la CUM.En brandissant la menace d’une hausse qui, étant donné les fortes dépenses inscrites au budget, risque de faire mal au portefeuille des Montréalais, nombreux électeurs québécois, les Autorités locales font pression sur Québec pour obtenir de plus substantielles subventions.Deuxièmement, l’on ne peut parler d’une majoration du taux de la taxe sans d’abord connaître le rôle d’é-valuation: un marché immobilier à la hausse et de nouveaux immeubles pourraient réduire l’augmentation du taux sinon en dispenser la CUM.Mais le pire peut arriver et ce n’est pas sans raison que le président de la conférence des maires de banlieue, M.Guy Descary, maire de Lachine, voudrait qu’à tout prendre la facture ne dépasse pas une majoration de 8%.Malheureusement, comme on peut le voir à New York, il est plus facile, en cas de déficit budgétaire, de réduire le ersonnel que de se dispenser du rem- oursement de ses dettes! Nonobstant les mises en garde du ministre québécois des Finances, M.Raymond Garneau, à l’adresse des municipalités, Québec ne peut se tourner le dos quand ça va mal à Montréal.Pour l'avoir trop souvent ignoré dans le passé, on a dû simplement payer des factures plus élevées, notamment en coût de grèves ou de police.Cette annee comme dans les autres exercices financiers difficiles, il faut rechercher une solution équilibrée ne frappant pas indistinctement ou trop lourdement dans un seul domaine de revenus.Québec peut et doit aider.Certaines taxes peuvent également être majorées sans qu’elles aient un effet négatif sur le produit total qu’on en retire.Enfin, il va falloir commencer à apprendre à couper dans les dépenses.Québec doit aider.La région métropolitaine est une bonne source de revenus fiscaux pour la province; en retour elle n’a pas une égale part dans les services rendus par la province.Le gouvernement provincial a accepté, graduellement, de prendre à sa charge certains services autrefois municipaux de bien-être social, de santé, certains services culturels également.En matière de police et de transport en commun, la charge proprement locale reste manifestement trop forte, De nouvelles sources d’imposition ont été accordées aux municipalités de la CUM ou pourraient l’être.Toutes ne peuvent pas cependant être de nouveau mises à forte contribution sans tuer la poule aux oeufs d’or.Par exemple, la taxe d’hôtellerie est importante dans une capitale des congrès comme la métropole.Si la hausse du prix des chambres d’hôtel en vient à rendre Montréal moins compétitive sur le marché mondial, la taxe exagérée n’aura fait qu’affaiblir une source de financement du trésor public et une des plus importantes industries de la région., Enfin, il va falloir apprendre à couper.A l’heure actuelle, la CUM fait payer par ses municipalités et leurs-contribuables des dépenses sur lesquelles elle n’exerce qu’un contrôle Rartiel.Le Bureau du transport de lontréal, chargé de la construction du métro, la CTCUM, commission responsable des opérations du transport en commun, le Conseil ,de sécurité publique, comité théoriquement directeur du service de la police, tous ces organismes présentent leurs budgets et leurs factures sans qu’on en Fasse, en public du moins, un examen serré.Le principe du “no taxation without representation” continue d’y être sérieusement battu en brèche.Point n’est besoin d’avoir des bandits au pouvoir pour vider le trésor municipal: il suffit d’une structure irresponsable, d’une absence de véritable vérificateur ou de comité des comptes publics.Il suffit surtout d’un manque lamentablement généralisé de débat démocratique et de choix politique sérieux en matière de transport et ae police.Jean-Claude LECLERC L’ancien et le nouveau Pourquoi la Bible?par JEAN MARTUCCI A regarder les étalages des libraires, on pourrait croire que ce sont la littérature érotique, les traités de diététique et les livres de science-fiction qui remportent les plus grands succès.Les statistiques prouvent pourtant que la Bible reste le best-seller mondial et que sa vente connaît même une courbe ascendante depuis quelques années.C’est à n’y rien comprendre, dans un monde occidental qui s’est manifestement éloigné des expressions traditionnelles de la foi chrétienne et que l’on perçoit surtout comme matérialiste.Au Québec, il est courant d’affirmer que “la religion ne prend plus” et il est évident que l’Eglise a connu un repli, voire un recul.Les églises se sont vidées et il est de mise de se montrer indifférent à la question religieuse.Pourtant, la Bible, que les générations précédentes coyraient interdite, s’est mise a nourrir la catéchèse et la liturgie.Dans les Facultés de théologie, les études bibliques connaissent une popularité à rendre jalouses les autres disciplines.Dans le grand public, les conférences bibliques font salle comble.Depuis cinq ans, les weekends bibliques de la Société catholique de la Bible rassemblent en moyenne cinq cents personnes à chaque fois.Le cours par correspondance de cette même Société catholique de la Bible compte plus de mille étudiants et ses diaporamas bibliques sont constamment réédités pour réponare à la demande sans cesse croissante aes milieux d’éducation surtout.Il y a là un phénomène étonnant, d’autant plus que le renouveau biblique québécois ne se contente pas de distribuer des textes bibliques, mais invite à étudier et réfléchir à même des instruments d’interprétation.Quelles sont les raisons de ce ressource-ment biblique et de cet intérêt exceptionnel pour la Bible?La Bible permet au chrétien de retrouver la pureté de sa foi et de se réfé- rer au critère qui doit juger de ses modes d’expression à travers les siècles.En recourant à la Bible, de chrétien se purifie sans cesse et l’Eglise s’oblige à une continuelle auto-critique.Mais plus profondément encore, et cela rejoint même ceux qui ont pris leurs distances face à l’Eglise, la Bible constitue le reflet d’une expérience humaine tellement fondamentale que tout homme peut s’y retrouver.Les cheminements d’Israël, le drame de Jésus et les prises de conscience de l’Eglise primitive rejoignent la quête de sens, les luttes et les questionnements de tout homme qui veut réfléchir.La Bible présente, de plus, une image vraie des hommes qui n’a pas crainte de décrire leurs erreurs, leurs faiblesses et leurs misères autant que leurs réussites, leurs actes de courage et leurs moments de grandeur.Pour l’homme moderne, qui n’aime pas se bercer d’illusions, la Bible est un miroir fidèle de l’aventure humaine.C’est un aspect de la Bible que l’exégèse du vingtième siècle met tout spécialement en valeur, même si elle semble iconoclaste aux yeux de plusieurs.Mais il y a plus.La Bible fournit à l’homme une raison d’espérer.Pour elle, l’histoire a un sens et l’homme peut y prendre une direction qui le mène quelque part; et, loin de l’endormir dans des promesses stériles, elle provoque l’homme à un engagement bien concret dans la révélation, sans cesse à faire, des virtualités cachées d’un monde riche d’avenir à cause d’un Dieu qui s’y est fait présent.Certaines formes de religion ont pu distiller’Topium du peuple”.La Bible, au contraire, éclaire l’homme, l’invite à transformer sa vie sociale et l’aide à bâtir ce monde que le Père a tellement aimé qu’il lui a donné son Fils unique.La Bible croit à l’avenir de l’homme et lui fait dire oui à la vie.Si elle est si populaire, il faut supposer que c’est là ce dont nous avons le plus besoin.lettres au DEVOIR Les atouts du bilinguisme La Gazette du 8 octobre dernier rapporte que vous avez déclaré devant l'Association canadienne des manufacturiers d'appareils électriques qu'en dépit des “anicroches" que l'on retrouve dans la loi 22 "pas tout à fait satisfaisante”, elle représente “la seule voie viable selon laquelle le Québec peut faire du français la langue prioritaire".Vous fondez votre opinion en faisant remarquer qu'il est irréaliste de s'attendre a ce que le Canada devienne un pays bilingue; que les Canadiens-français qui utilisent leur propre langue occupent une place inferieure dans la vie économique de la province; que plus de 85?r des immigrants d'Europe et d'autres continents arrivant au Québec choisissent d'envoyer leurs enfants dans les écoles anglaises.Puis-je commenter ceci en soulignant que la première phrase du paragraphe I de la loi sur la langue officielle déclare que “le français est la langue officielle de la province de Québec"?Ces quelques dix mots ne font pas de français la langue prioritaire.ils font du français la seule langue du Québec.Toutes les autres langues, et même l'anglais, (l'une des deux langues officielles du Canada), n'ont aucun statut officiel au Québec A cause de ces dix mots, environ 20%.des résidents québécois sont privés de ce que la loi 22 affirme avoir comme objectif c'est-à-dire le droit d’utiliser leur langue maternelle, particulièrement dans leurs échanges avec l'administration publique.A ce point de vue, je remarque que la section 45 de la loi est dès maintenant mise de l'avant par la publication de certaines parties de la Gazette Officielle du Québec en français seulement — ce qui est sûrement un mauvais présage pour les Québécois anglophones A moins que vous ne voyiez les mesures de la Loi comme des “a-nicroches" qui “s'aplaniront à temps" vous devez certainement comprendre pourquoi la pétition de CFCF fut signée par un demi-million de personnes qui reconnaissent que “des améliorations pertinentes ou des àpaendements " ne sont pas suffisants pour atténuer leurs inquiétudes légitimes.Ils savent que la Loi et les règlements en découlant, en ce qui les concerne, leur accordent et leur accorderont de simples privilèges — et non de droits.Relativement à ce que vous déclarez être “la seule voie viable” je suggérerais qu'une politique visant à rendre tous les Québécois bilingues dans les deux langues officielles atteindrait le but souhaité de sauvegarde de la langue et de culture françaises et d'amélioration de la situation des Canadiens-français au sein de la vie économique de la province.Et ceci sans discrimination à l'égard de la langue anglaise comme c'est le cas de la présente politique.La politique actuelle conduira inévitablement les Québécois à former un ghetto au sein du Canada et les anglophones à former un ghetto au sein du Québec.Comme c'est triste, lorsque l'on pense qu'une politique de bilinguisme pourrait améliorer la communication ( donc la compréhension) entre les deux groupes linguistiques majoritaires et, par surcroît, donner à tous les Québécois un immense avantage sur les unilingues.possiblement à l'échelle mondiale.John R.MARWICK St-Lambert, le 12 octobre 1975 La compétence du Bureau des véhicules automobiles du Québec Mon fils reçoit une lettre du Bureau des véhicules automobiles du Québec.Cette lettre lui annonce qu'il fut impliqué dans un accident il y a plus d'un an à Québec.Nous téléphonons à la succursale du même bureau à Montréal pour dire au préposé que notre fils ne peut être incriminé dans ce* accident.pour la bonne raison que le jour de l'accident notre fils était a New-York.Le préposé s'empresse d'emprunter le ton cinglant pour nous dire “tout de go”, sans avoir consulté le dossier, que notre fils peut très bien avoir été impliqué dans un accident à New-York sans nous en avoir dit mot, que notre fils n'est pas oblige de nous mettre au courant de tous ses faits et gestes.La veille, nous avions téléphoné à New-York pour savoir de notre fils s'il n'avait pas souvenance d'avoir été implique dans un accident.Il nous répond de façon absolue que c'est impossible, que le 5 mai 1974.il était encore a New-York, comme étudiant.Nous croyons notre fils.Il n’a pas l'habitude de mentir.Et quand il conduit une voiture, elle est toujours assurée.Que ce soit celle cfe son père ou celle de sa soeur.J'arrive du travail et ma femme me fait part du ton quelque peu cavalier employé par le préposé aux appels téléphoniques du bureau de Montréal du Ministère des Transports du Québec quand elle a voulu avoir plus de détails sur la lettre reçue.Je décide d'appeler moi-méme.Je demande des explications., Le ton monte très rapidement du côté de l'administration.Je continue à exiger des explications.On me demande de me rendre au bureau de Montréal où on appellera devant moi à Québec pour faire confirmer la véracité.Je décide donc de téléphoner moi-même au Bureau des Véhicules Automobiles de Québec.On me répond tout de suite et poliment qu'on va chercher et me rappeler.On me rappelle, toujours poliment.On me demande certains détails et on me fournit surtout des détails très intéressants.L'accident a bel et bien eu lieu à Québec le 4 mai 1974.alors que mon fils était bel et bien à New York.Mon fils, entre parenthèses, n'a pas le don d'ubiquité.On me demande si mon fils a déjà demeuré à Québec.Je réponds par la négative en toute objectivité.On me dit que le 4 mai 1974.un conducteur portant le nom de mon fils, ayant le même âge et la même date de naissance a été impliqué dans un accident de voiture à Québec.Similitude de nom, similitude de date de naissance.Coïncidence étrange, je suis d'accord.Mais, tout de meme, les deux permis de conduire ne sont pas tout à fait semblables au niveau des restrictions.De plus, ce bureau de Québec a la candeur de me dire que si nous avions fourni des réponses exactes à l'agent de police qui s'est présenté à notre domicile au cours du mois d'août 1975.nous aurions évité toute cette mésaventure.Or, et c'est là que tout devient plus amusant et inquiétant, l'agent de police ne s'est jamais présenté à notre domicile alors que nous y étions.Il a tout simplement glané des renseignements, chez des voisins, ou ailleurs, je ne saurais trop dire.Renseignements tout à fait faux et qu'en toute tranquillité de conscience il a transmis a Québec au Bureau des véhicules automobiles.On nous propose alors comme solution d'envoyer à Québec, au fameux bureau’, une déclaration assermentée dans laquelle nous assurons sous serment que notre fils n'était pas à Québec, mais bien à New-York, le jour de l'accident, que nous ne connaissons pas l'autre personne impliquée dans l'accident.Nous enverrons à Québec cette déclaration assermentée qui prouve l'innocence de mon fils.Mais nous sommes en droit de nous poser des questions.De quelle façon fabrique-t-on les dossiers au Bureau des Véhicules Automobiles?.Appartient-il aux innocents de faire la preuve des erreurs de l'administration'.’.Le rapport d'un agent de police constitue-t-il un document suffisant pour envoyer à un homonyme un avis l'incriminant?Le permis de conduire contient-il suffisamment de détails pour éviter de telles erreurs.Le fonctionnaire détient-il.en l'occurence ici, celui de Montréal, le privilège d'infaillibilité et le droit de semoncer ceux qui veulent bien savoir de quoi retourne la paperasse qui leur arrive du ministère quïl représente?Qui doit-faire l'enquête dans un accident d'auto sur l'identité des personnes?.De quelle façon doit-etrc faite cette enquête?.A-t-on le droit de se feuler quête?.A-t-on le droit de se fouler des gens innocents en les accablant?.Pourrait-on user d'un peu plus de délicatesse, de politesse, de savoir-vivre, de respect, de dignité d'autrui?.Droits de l'homme, honnêteté, intégrité, ne sont-ce là que des mots.Si je me suis permis d'écrire cette lettre, ce n'est pas que j'aie du temps à perdre.Mon temps est aussi précieux que celui du fonctionnaire impoli qui a répondu à ma femme.Si j'écris celte lettre, c'est quïl ne faut pas que l’Etat soit au-dessus de la plus élémentaire décence qui doit régler les échanges interpersonnels, c'est quïl ne faut pas que la justice du plus fort soit toujours la meilleure.Si j'écris cette lettre, c'est ue la plus élémentaire prudence oit présider aux actes d'accusation.surtout quand le moindre doute persiste en faveur d'une personne qu'on va injustement accuser et provoquer.André GAGNON, m.d.Outremont, le 8 octobre 1975 LE DEVOIR fondé par Henri Bourassa le 10 janvierlôlO Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan i Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le sièpe social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y l-Xl.Il est conposé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les atelier :mt situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $45 par année: six mois: $25; À l'étranger: $50 par année; six mois: $28; trois mois: $16.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtLÉPHONi: 844-3361 (lignes groupées) I « » t- ' .A +* Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 • 5 des idées des événements des hommes Le point de vue de deux militants péquistes »¦ Le PQ doit mettre fin à l’équivoque qui enveloppe ses rapports avec Le Jour Il y aura bientôt deux années que “Le Jour” persiste.En décembre 1973, nous étions à peu près les seuls à mettre en doute l’utilité de ce quotidien.Aujourd’hui, de nouveaux développements nous obligent à rouvrir le débat et à conclure que nos interrogations premières retrouvent un meilleur fondement.Il est facile d’admettre ensuite que ce quotidien ferait mieux de disparaître au lieu de changer d’habit.Les plus belles •feuilles ont ce courage même si elles en rougissent.L’analyse doit porter à un double point de vue: au plan de l’entreprise même du “Jour” et au plan des liens que ce journal entretient avec le Parti Québé- cois.Le Jour comme entreprise On doit admettre que “Le Jour” a voulu traduire originalement certains principes d’organisation qui pouvaient justifier l’expérience.Mais au-delà de ce fait trois aspects suscitent moins d’enthousiasme: le financement du quotidien, sa clientèle et sa qualité.On peut donc examiner quelques problèmes liés à ces divers aspects, sans prétention, et avec la modestie que certaines décisions nous imposent.Financièrement, on peut partager avec un certain optimisme le bilan que vient de dresser M.Yves Michaud.La simple observation de l’économie et la stratégie de développement d’une entreprise commerciale nous invitent à modérer les élans de sévérité.On ne' doute pas que la question budgétaire soit prise au sérieux et il faut même rendre hommage à la détermination et à l’audace presque agressive de la direction du journal dans la conduite économique de ses affaires.Cette première constatation ne doit pas toutefois nous empêcher de constater l’ampleur du déficit (plus de $800,000).Non plus que le double fait que la survie du journal n’aura pu être assurée que par une pre- mière campagne de financement vite venue et que, très peu de temps après cette première offensive, une deuxieme campagne s’impose.Peut-on déceler une tendance vers une diminution de ce déficit, ou s’installe-t-on dans une formule de souscription permanente?Plus significatifs sont les moyens utilisés par “Le Jour” pour se financer.En dépit des prétentions initiales des promoteurs, c’est concrètement le Parti québécois qui maintient ce quotidien (par des “subventions” nationales du parti et celles des associations de comté; par le fait que ce sont des membres qui ont souscrit à l’achat d’actions; par le fait aussi que ce sont les membres qui ont surtout rendu possible la première campagne de financement et qu’on compte sur eux pour la deuxième campagne).On voudra bien nous répondre que tout ceci est normal parce que les dirigeants et les différentes instances du parti le veulent.Nous croyons néan- _____________________________par.ANDRÉ P0TVIN et JEAN ANDREGNETTE moins que l’accentuation des liens entre le journal et le Parti québécois compromet cette volonté.En particulier, il faut bien se rendre à l’évidence: le financement du “Jour” nuit à celui du Parti Québécois.Et, en ce sens même, un jour proche viendra où on ne pourra plus retourner les questions en faisant allusion au masochisme des uns sans penser à l’entêtement ou aux intérêts des autres.La question de la clientèle amplifie le problème, car ce sont des membres qui achètent le journal même si ce quotidien apporte peu au partisan en tant que membre, le journal ayant en effet une vocation résolument externe que vient confirmer le changement de forme.La question du volume du tirage prend plutôt son impor- tance en regard du financement.Mais pour le journal, la question de la clientèle, du strict point de vue de l’indepen-dance, de la prise du pouvoir et de la social-démocratie, nous oblige à nous demander s’il n’y a, pas dans cette entreprise un remue-ménage démesuré qui tiendrait plus de la bonne intention et de l’aventure généreuse (à laquelle il est difficile de s’opposér) qu’au calcul intelligent nécessaire à la prise effective du pouvoir.En d’autres termes: y-a-t’il, en dehors de ce qui définit le Parti québécois, en plus d’une clientèle possiblement plus grande pour “Le Jour” et d'une éventuelle rentabilité, au-delà d’un simple désir d’être original ou différent, voire de s’opposer, des objectifs sérieux qui ren- dent nécessaire, même relativement, l’existence du “Jour”?Si le “Jour” a besoin du Parti québécois, celui-ci a-t-il besoin de celui-là?Nous cherchons des réponses véritables et sommes portés à penser qu’il y a encore dans cette entreprise une fierté mal définie projetée à la manière d’un cerf-volant dans un coup de vent d’enthousiasme.Il nous semble parfois plus courageux de rappeler son cerf-volant que de crever des ballons échappés.En ce qui concerne la qualité du “Jour’', sa simple apparition a suffi pour améliorer celle du “Devoir” — et on est en droit d’attendre d’autres améliorations.Mais le nouveau format du Jour n’apporte pas de garantie théorique d’amélioration quant à la forme significative et au fond.Nous laissons à d’autres la critique générale du journal, ou de certains articles qui y auraient gagné à ne pas etre publiés, tout en soulignant qu’il y a eu des contributions particulières et des études de ¦ Depuis sa fondation en février 1974, Le Jour a dû compter sur l’appui direct et indirect du Parti québécois et de ses militants pour se maintenir.D’indirect qu’il avait été en premier lieu, l’appui du PQ se faisait plus direct l’été dernier: le Conseil national du PQ décidait en effet de verser au quotidien dirigé par Yves Michaud une contribution spéciale de $55,000 qui devait permettre au Jour de passer l’été.Or, le Conseil national du PQ sera de nouveau appelé en fin de semaine à se pencher sur le cas du Jour, qui, en même temps qu’il changeait récemment son format, déclenchait une nouvelle campagne de souscription extraordinaire, la seconde en moins d’un an, avec un objectif de $250,000.Jusqu’où cette mise à contribution du parti pour les fins du Jour peut-elle aller sans détourner dangereusement le PQ de ses objectifs prioritaires?Quelle est l’utilité réelle du Jour dans la poursuite de l’indépendance et la conquête du pouvoir?Deux militants péquistes de vieille date — et qui le sont toujours — s’interrogent à ce propos.Ils posent tout haut des questions que de nombreux observateurs se posent depuis déjà un certain temps, tant chez les militants péquistes que dans les milieux de la presse.LIBRE OPINION Le Liban : un affrontement irréductible entre deux blocs enfermés dans leur vérité respective par FA0UZI RASSI ¦ L’auteur de cette libre opinion est professeur à la Faculté des Sciences de l’Administration de l’université Laval.Depuis des millénaires les habitants de ce pays voguent inlassables à travers les mers, faisant reculer avec obstination les limites de leurs connaissances, de leurs entreprises, de leurs activités.C'est-à-dire des conquêtes sans cesse renouvelées à' travers les âges et les différents continents qui conduisent à des éclatements continuels des frontières économiques et intellectuelles.Cependant l’histoire contemporaine de ce pays offre le spectacle affligeant de l’impuissance caractérisée, de l’élargissement injuste et dangereux des écarts entre classes sociales en raison de l’insouciance grandissante de la classe dirigeante et surtout de la classe politique qui, elle, ne se renouvelle pas, s'enlise et se fige, immobile face à la décomposition du pays.Comment expliquer ce paradoxe d’un Liban, la mère- patrie, qui est la négation même du progrès, tandis que le Liban d’outre-mer peuplé d’un nombre équivalent d’habitants, fait preuve de vitalité, d’ardeur et de créativité ininterrompues?Comment réconcilier les luttes fratricides et suicidaires des uns et l’effort assidu de pionniers des autres?Il semble que la clé d’une telle contradiction se trouve du côté des institutions.Si elles reflètent dans une certaine mesure la mentalité et les besoins d’un pays, il rpste qu’elles peuvent être mal «conçues et mal adaptées lors de leur élaboration faute de courage et de maturité politique.Le Pacte national fait partie intégrante des institutions libanaises et consacre la division irrémédiable et durable des Libanais, bouche leur horizon, paralyse l’action commune, exacerbe les passions entre communautés religieuses et dresse les factions les unes contre les autres.La malchance du Liban, il y a un peu plus de trois décennies, fut d’avoir manqué son rendez-vous avec l’Histoire.Plutôt que de naître, lors de l’indépendance, avec des institutions assurant la mise en place de moyens, de structures et de mécanismes susceptibles d’en faire rapidement une nation moderne, ce malheureux pays fut entaché de la pire des calamités, à savoir la répartition confessionnelle dans la fonction publique, au Parlement, au gouvernement ainsi qu’à tous les paliers para-gouvernementaux.C’était la meilleure façon de perpétuer les féodalismes de tous genres, de renforcer le régionalisme et l’esprit de clan chez un peuple déjà très individualiste.Les initiatives de l’Etat et des citoyens sont alors neutralisées, l’avenir est compromis par le blocage à tous les niveaux des grands projets de longue haleine qui seuls peuvent assurer une redistribution plus équitable du revenu national non seulement entre les individus de la génération actuelle mais aussi entre les générations.Plutôt que se référer à une nation, les Libanais dans leur grande majorité se sont at- tachés exclusivement à l’une ou l’autre des dix-sept confessions religieuses que renferme le pays.Il ne peut y avoir de nation, de toute évidence, lorsque toute autre considération, par exemple confessionnelle, tient lieu de référence à sa place.Le drame du Liban d’aujourd’hui procède directement de l’aveuglement des pères de l’indépendance, à qui l’imagination et l’envergure politique, une vision claire de l’avenir et le vrai sens de l’Etat ont tragiquement manqué quand il s’agissait de jeter les bases d’un Etat laïc plutôt que d’élaborer un Pacte National boiteux, consacrant la division des Libanais pour des décennies sinon pour des générations.La situation actuelle s’explique par l’affrontement de deux blocs irréductibles dont l’un est essentiellement formé de chrétiens (ce qui n’empêche pas beaucoup de chrétiens d’etre Partisans d’une plus grande jus-ce sociale) dont l’objectif précis est de préserver le statu quo.Ce faisant, les tenants de ce bloc espèrent continuer à bé- La commission Outil et l’écoute électronique Donner plus de latitude à la police ¦ Dans les recommandations qu’elle adresse au gouvernement Bourassa en conclusion de son rapport sur la viande avariée, la Commission d’enquête sur le Crime organisé ouvre des horizons inédits sur le rôle de l’écoute électronique dans les enquêtes policières.Plaidant l’utilité, irremplaçable de cette méthode, la Commission Dutil demande que la police puisse à l'avenir l’utiliser avec une liberté accrue.Elle propose à cette fin des amendements à la loi actuelle.Voici le texte des passages que la CECO consacre à cette question dans son rapport sur la viande avariée.Les séances privées, à huis clos et publiques de la Commission sur la mise en marché frauduleuse de viande impropre à la consommation humaine ont démontré l’efficacité évidente de l’écoute électronique pour combattre un problème de cette envergure.Il est certain que, sans écoute électronique, il aurait été impossible d’étaler toutes les ramifications des différents réseaux.Les méthodes d’enquête courantes auraient indique des Üens entre certains membres d’un réseau déterminé, mais ceux-ci auraient facilement nié leur connaissance des faits et par la même occasion, leur participation à toute fraude.La Commission recommande donc au ministre de la Justice du Québec de faire pression pour que soient amendées, à la lumière des récentes expériences, certaines dispositions du Code criminel du Canada, relativement à l’écoute électronique.A — Les forces policières qui ont procédé à l'enquête ont éprouvé au début des difficultés quant à l’installation des dispositifs nécessaires à l’interception des communications privées.De fait, les premières conversations ne furent interceptées que quelques jours avant l’expiration de l’autorisation première accordée par un juge des Sessions de la Paix.Ceci a été, et peut être causé par une multitude de problèmes techniques.Vu ces difficultés de départ, il devient difficile à la lumière des maigres renseignements recueillis, de solliciter le renouvellement de l’autorisation première parce qu’il faut: a) identifier les voix des personnes impliquées; b) décoder ensuite les termes utilisés par les membres du réseau c) faire souvent face à la possibilité de suspension temporaire des activités illégales des sujets sous enquête.Ces faits constatés, “l’autorisation préliminaire devrait être pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours", au ueu de trente jours.B — L’objectif de la Commission d’Enquête sur le Crime organisé est de combattre les principales personnes du monde interlope et de mettre à jour toutes leurs activités illégales et leurs implications frauduleuses dans des commerces légaux.Dans leurs activités journalières, ces gens sont conscients que leurs communications sont interceptées par des moyens électroniques.Il arrive parfois que les informations recueillies soient insuffisantes pour justifier des actes de procédure et la présente situation législative nuit aux enquêtes policières en cours et à venir.En effet, l’article 173.12 du Code criminel du Canada mentionne que toute personne dont la conversation a été interceptée, doit recevoir obligatoirement un avis en ce sens.Ainsi, une fois l’avis reçu, toute personne a la confirmation qu’elle fait l’objet d’une enquête et cela l’amène à prendre les moyens nécessaires pour éviter à l’avenir toute écouté électronique.Cette situation constitue un handicap sérieux dans la lutte contre le crime organisé.Devant ces faits, la Commission recommande que l’article 178.23 du Code criminel du Canada soit abrogé et qu’en conséquence, l’avis obligatoire à toute personne qui fait l’objet de l’écoute électronique, soit éliminé.C — Il est très concevable et l’on peut prévoir que prochainement, lors de poursuites durant lesquelles des communications légalement interceptées Voir page 6: Police néficier d’une position dominante tant dans l’Etat que sur le plan économique; ce qui est encore plus important à leurs yeux, c’est de s’assurer ainsi de la pérennité u’ùn pays ou d’un refuge dans ce Moyen-Orient arabe.Ces chrétiens, à tort ou à raison, croient fermement qu’en cédant le pouvoir ou l’essentiel du pouvoir à la majorité musulmane (qui ne manque pas de partisans de l’unité libanaise) ils se prêteraient à un processus de grignotage qui, de façon inéluctable, conduirait à leur dilution progressive dans un ensemble encore plus vaste que le Liban et à la longue à un etouf-fement et une perte d’identité.En aucun cas ils ne semblent vouloir remettre en cause le statu quo, non seulement parce qu’il les privilégie sur plusieurs plans mais essentiellement ils y voient la garantie indispensable à leur survie en tant qu’entité nationale indépendante du reste du monde arabe.D’autre part se trouve le bloc musulman qui quoiqu’il soit en apparence mené par des notables, est en réalité travaillé par des courants progressistes très puissants.Ce bloc rejette l’organisation politique, sociale et économique du Liban actuel.Il se bat pour une refonte des institutions, de sorte que la loi de la majorité puisse triompher et que l’implantation de profondes et nécessaires réformes sociales puisse se réaliser afin de réduire l’écart considérable des revenus et par là atténuer les différences sensibles de niveaux de vie.Ainsi, deux blocs quasiment irréconciliables se trouvent face à face et de façon violente.En vérité la lutte a été permanente entre eux dans le passé, une lutte sourde, masquée par l'accord de façade, souvent tacite, des notables des deux bords.La poussée démographique, une plus grande “conscientisation” de l'aile musulmane du pays, la fièvre et le bouillonnement engendrés par l'évolution du conflit israélo-arabe et ses conséquences imprévisibles sur l’avenir du peuple palestinien et sur le fragile équilibre instable libanais et enfin le sentiment croissant d’isolement chez les chrétiens, ont conduit à l’affrontement armé que l’on connaît.Des deux blocs antagonistes, l’un s’oppose résolument à tout changement constitutionnel car il considère qu’il y va de son existence propre, et est résolu au prix de la vie de chacun de ses militants de la défendre; l’autre se dresse sous le signe d’une dynamique propre aux mouvements progressistes et de libération et qui à la longue a fini par bousculer et pousser le premier bloc dans ses derniers retranchements.Ainsi l’on s’installe dans une impasse extrêmement coûteuse pour le Liban.Si la raison ne prévaut pas, c’est-à-dire si les deux blocs ne renonçent chacun à vouloir réaliser une victoire complète, c’est inévitablement vers l’éclatement du Liban actuel que l’on s’oriente.Si la gauche et les musulmans n’acceptent pas une évolution par étapes plutôt qu’un changement radical immédiat du système libanais pour satiÿaire leur vocation à une plus grande justice sociale et vers une plus grande concertation et un meilleur partage du pouvoir et si les chrétiens n’acceptent pas de faciliter une telle transition en recevant en contre-partie, ce qui est légitime, des garanties formelles quant à l’intégrité et à l’inviolabilité de la souveraineté et de l'indépendance libanaises, il est fort a craindre qu’une longue et dure guerre civile ne s’installe.La laïcisation des structures à tous les niveaux est aussi une mesure indispensable pour rapprocher les différentes communautés à long terme.Paradoxalement c’est à la gauche et aux musulmans, parmi lesquels se trouvent la grande majorité des déshérités de la terre libanaise, qu’il incombe d’agir avec la plus grande prudence et la plus grande sagesse, d’une part, en considérant les délais nécessaires à un retour de la confiance et d’une plus grande compréhension entre ceux qui se bal tent et d’autre part, en aména géant un calendrier souple de réalisation de leurs objectifs.A défaut, la majorité des chrétiens pourrait à la limite, en désespoir de cause, opter comme Ear le passé pour un plus petit iban s’étendant sur la côte méditerranéenne depuis la sortie de Tripoli jusqu’aux alentours de Beyrouth, en s'appuyant sur leur montagne ancestrale et sur une partie non négligeable de l’armée.Il semble que, pour eux, la viabilité économique d’un tel Liban soit désormais une question secondaire.Il est souhaitable qu’un Liban réellesient tolérant, pluri-communautaire, jouissant d’une plus grande justice sociale et d’institutions laïques rénovées, ouvert sur le monde, puisse enfin exister non seulement pour le bienfait de tous ses habitants mais aussi pour l’équilibre d’un monde arabe fort agité.grande qualité.Mais il y a des pages régressives et des messages de vulgarité qu’on aime mieux retrouver ailleurs.Quelques bons journalistes et quelques bonnes pages ne font pas un bon journal et la “force edi-tonale” a souvent rapetisse "Le Jour”.En bref, exception faite des premiers mois, on nous a rarement dit qu’on achetait “Le Jour” pour le lire.Il semble incontestable qu’on lui accorde plus d’importance en province qu’à Montréal.Mais ce journal a cette merveilleuse qualité d’empêcher qu’on le rejette tout en ne parvenant pas à se rendre indispensable.Il n’est pas un instrument qu’on recommande aux étudiants et il n’est pas davantage un instrument idéologique concret.Notre jugement est sévère mais il est plus vrai qu’injuste.Si l’arrivée du Jour a coïncidé avec la chute de Québec-Presse, son maintien aura au moins prouvé la possibilité d’être indépendantiste et de lire le Devoir ou d’autres journaux Les liens avec le Parti québécois On peut dégager de ce que nous avons dit une certaine confusion entre les objectifs de l’entreprise du “Jour” et ceux du Parti québécois.Cette confusion semble d’ailleurs entretenue sciemment et laisse deviner des intérêts particuliers auxquels l’implantation hâtive du projet n’était pas étrangère.Cela permettait a Parizeau de dire “qu’on ne pouvait pas se condamner à la stérilité et at-.tendre que l’unanimité soit toujours faite”! Cette confusion eût été sans doute acceptable si l’entreprise du “Jour” avait été mieux et plus ouvertement dissociée de l’activité de certains dirigeants du Parti.Le pire, c’est que tant que ces liens existeront, le Parti québécois sera plus ou moins impuissant à voir clair dans cette histoire.A cet égard, nous serions intéressés à connaître les opinions de M.Laurent Laplante et de savoir en quoi son simple passage au "Jour" aura pu modifier les inquiétudes qu’il entretenait en 1973.Pourtant, celles-ci avaient trait au fondamental et ouvraient des voies intéressantes pour une nouvelle orientation du “Jour”.Quant au reste, ce qui est beaucoup, il s’agit de questions fondamentales reliées généralement au fonctionnement et à l'orientation du Parti québécois.Ce n’est pas le moment encore de revoir certains choix qui se sont imposés dans la pratique politique.Il ne sert à rien de mélanger les genres et de compromettre indûment des personnes.L’expérience du “Jour” nous permet de retenir que les dirigeants devraient respecter autant le parti que la population québécoise.Ce cas nous montre jusqu'à ce jour que le Parti québécois se livre mal à l’autocritique (en dehors des sentimentalités liées à quelques bonnes expériences tnéâtrales suspectes en politique).Il importe moins à ce moment-ci de relever la stratégie d’ensemble du Parti québécois et de dénoncer certaines tactiques déjà reniées dans les faits.A propos du “Jour”, le PQ doit prendre ses responsabilités, comme il vient de le faire en disant ce qu'il y avait dans le programme à propos de l’indépendance.Sans aucun détour, le Conseil exécutif national doit dire pourquoi “Le Jour” doit continuer et dire en quoi ce journal facilite véritablement l’accession au pouvoir.Sinon, que les dirigeants disent ouvertement qu’il faut mettre fin à cette aventure.Il y a un grand danger qu’on joue avec lês mots: qu’on laisse entendre que le Québec est à la brûnante et que les abattis de nos colères se mesurent mieux à la longueur des billots qu’au paquet de pitounes.On ne saurait affirmer que l’expérience du “Jour” est totalement négative.Mais c’est en tant que ce journal est devenu une sorte de projet du Parti québécois, qu’il doit disparaître.Les membres de ce parti doivent reconnaître que la lutte pour le pouvoir est à ce point exigeante qu’on doit mettre de côté les bons sentiments, même si les échanges de fleurs entre amis entretiennent la gentillesse ou la gaieté.Ce n’est quand même pas "Le Jour” qui a donné naissance au R.C.M.! Qu’est-ce qui maintient ce journal, sinon l’idée qui laisse croire que le parti perdrait la face si on abandonnait l’expérience?Sinon la peur d’avoir fait de mauvais investissements?Sinon la prétention de certains dirigeants à préférer le journalisme?Le Parti québé-•cois constitue pourtant une belle tribune et un bien plus gros journal et attire beaucoup plus de respect que “Le Jour’'.La conclusion la plus brutale que l’on doive retenir est la suivante: l’aventure du “Jour” traduit le fait que plusieurs dirigeants n’auront jamais été à l’aise dans le parti.Et ceci lais- serait préfigurer une rupture profonde entre un gouvernement du Parti québécois et les membres, si celle-ci n’était pas déjà amorcée et entretenue sur un mode classique de diversion.Tout sur les femmes par les femmes à notre LIBRAIRIE-RENCONTRE au 315 est, de la rue Rachel coin St-Denis LA LIBRAIRIE DES FEMMES D’ICI VOUS AHEND | * I tr DCIUTAKT U 3 NOVENMi 20HFURFSS70 00 COURS M TAPISSERIE OOBELIN DtlUTANT If 5 JANVIER 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battues de balles de fort calibre ont été découverts en début de soirée hier dans un appartement de la rue Adam, dans l’est de la métropole.Au moment de mettre sous presse, on ignorait l’identité des victimes et le mobile de la tuerie.Les renseigne-J^Ujs disponibles à la police de la LUM précisaient qu’il s’agissait de deux couples, un couple dans la cin-Quantaine, l’autre, des jeunes gens dans la vingtaine.Selon les premiers rapports policiers, les meurtres auraient été commis dans la soirée de jeudi.C’est une voisine qui vers 18 h a fait la macabre decouverte en apercevant le coprs de l’une des victimes dans l’entrebaille-ment de la porte arrière du logis.On ignore pour le moment s’il s’agit d’un drame familial ou d’une autre tuerie reliée au monde de la pègre.Quelques heures plus tôt, au cours de la nuit, un petit truand sans envergure, Jean-Claude Brisebois, avait été assassiné, sans doute en rapport avec ses activités louches et, mercredi, un homme d’affaires de Ville Saint-Laurent, Jack Plotnick, et son fils de 20 ans, avaient été abattus.L’an dernier, un cousin de l’homme d’affaires avait témoigné à huis clos devant la Commission d’enquête sur le crime organisé en rapport avec le dossier William Obront.___________________________________J suites de la première page LEPQ Bourgault, le George Springate du PQ, aux dires de M.Morin, de se vider le coeur une fois pour toutes sur le fameux référendum.L’exécutif a consacré un week-end au début du mois pour s'entendre sur une déclaration commune.Il y aura un délai inévitable entre la prise du pouvoir et l’indépendance et surtout, l'indépendance ne sera proclamée qu’avec l’accord des Québécois, de déclarer M.Lévesque, le leader péquiste défait aux élections de 1970 et de 1973.Pas nécessairement le référendum, mais le référendum si nécessaire.C’est ce que M.Morin tentera de faire comprendre, pour sa part, aux dirigeants qui, comme l’Association de Montréal-centre, estiment que l’état-major interprète d'une façon un, peu trop généreuse la résolution du congrès de novembre 1974.Le Parti québécois cherche d’abord et avant tout à remplacer le gouvernement actuel, sinon tout le reste n’est que rhétorique, et il se préoccupera par conséquent d’elaborer une stratégie, forcément inspirée d'électoralisme, à l'approche ties prochaines élections.Le choix des candidats sera bientôt amorcé par M.Morin, dans Louis-Hébert, et le processus se poursuivra à un rythme croissant au cours des mois qui viennent.Il sera aussi question, en fin de semaine, de la relance du quotidien Le Jour, de l’indexation du salaire des députés à l’heure du programme fédéral antiinflationniste et du problème linguistique; Les étudiants continuent leur guérilla par Pierre S.Pettigrew Malgré les arrestations, les étudiants ont l’intention d’intensifier leur campagne contre la hausse des tarifs de la CTCUM.En plus de la grande manifestation de l’Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ) prévue pour jeudi des assemblées de débats et de tracts vont sensibiliser les étudiants au problème au cours des prochains jours.La population sera aussi invitée à se joindre au mouvement.L’ANEQ dénonce l’augmentation de la répression de la part de la CTCUM et de la police et prévient que cette politique ne fera que renforcer la résistance des étudiants.Les étudiants ont l’intention d’organiser plus de commandos qui enfonceront les barrières du métro.Ces derniers jours, huit étudiants ontt été arrêtés soit pour refus de payer le' nouveau tarif ou pour distribution de tracts encourageant la population à payer icien tarif.le son côté, M.Lawrence Hannigan, sident de la CTCUM, dit qu’il n’est question de diminuer les nouveaux fs de la Communauté de transport et i l’accroissement de la surveillance s les métros ne vise pas à la répres-i, mais simplement à protéger le bien ilic.ier soir, l’Association générale des liants du Collège Maisonneuve a tenu réunion de coordination à laquelle participé des représentants du Parti bécois, de plusieurs cégeps et collè-du RCM, du CR1M et de comités de rtier.es délégués de l’ANEQ ont aussi par->é à cette réunion.L’ANEQ rentrera les représentants de Montréal-d et de Montréal-Sud lundi soir dans ut de planifier leur campagne, jndi, les étudiants de Maisonneuve botteront les cours et feront de la pro-mde dans Hochelaga et Maisonneuve, listribueront aussi des tracts dans les es.es étudiants de Maisonneuve ont rentré officieusement des membres de la ternité des chauffeurs d’autobus qui ont assuré que les chauffeurs se con-eront de demander le nouveau tarif ; insister davantage lorsque les com-idos étudiants envahiront les autobus.RENÉ DAIGNEAULT sein de la police métropolitaine.Les maires ont présenté une résolution afin que dorénavant les officiers commandants des postes de police aient la latitude nécessaire pour adapter l’action policière aux besoins locaux et à ses particularismes et pour pouvoir oeuvrer efficacement à la mise en application des règlements locaux.Au cours d’une brève allocution, le Solliciteur général a déclaré qu’il est très conscient des problèmes causés par l’intégration des forces policières de l’île et qu’il appuie en consequence l’idée d’une décentralisation à l’intérieur d’une structure unifiée.D’autre part, les maires ont demandé au Conseil de sécurité de faire pression auprès de la Commission de police du Québec afin que ses recommandations sur le plan d allocation des ressources physiques et humaines soient déposées le plus tôt possible.Certaines informations ont laisse entendre que la CPQ pourrait remettre* son rapport le |5 novembre prochain mais les élus municipaux trouvent que cela est bien tard et qu’à la limite, la date avancée devrait être le délai ultime.Les membres du conseil consultatif ont souligné l’urgence de pouvoir mettre en application le rapport Daigneault car actuellement plusieurs problèmes graves ne peuvent être réglés.C’est notamment le cas de l’unification des communications radios sur l’ensemble du territoire protégé par les policiers de la CUM.Finalement, il a été décidé que pour une meilleure administration et pour une plus grande efficacité, les employés civils du Conseil de sécurité ne relèveront plus de la CUM mais du Conseil même.SÉCURITÉ D’EMPLOI s'efforcera, “toujours à l’intérieur des nouvelles mesures anti-inflationnistes, de trouver une solution satisfaisante.” De façon générale, dans le secteur des affaires sociales, le gouvernement tient à accroître l’efficacité en présentant aux tables de négociation des clauses normatives visant a favoriser une plus grande mobilité de personnel.M.Parent participera, avec M.Carneau, à la conférence féderale-provinciale des ministres des Finances, mercredi prochain, à Ottawa.L’un des principaux points en discussion est celui des montants forfaitaires consentis aux employés publics depuis trois ans.Seront-ils intègres aux échelles salariales, ainsi que M.Bourassa l’a laissé entrevoir jeudi?Est-ce que cela sera conforme aux directives fédérales?De même, la date d’entrée en vigueur des mesures anti-inflationnistes comporte une incidence sur la masse monétaire qui serait éventuellement disponible.D’autres questions d’importance doivent aussi être examinées au cours des prochains jours, de façon à s’assurer, en somme, que tous les employés touchés par la présence ronde de négociations puissent bénéficier de tous les avantages possibles, à l’intérieur des contraintes établies.M.Parent tient d'autre part à rassurer les employés à l’effet qu’une fois que ces points majeurs auront été éclaircis, ce qui devrait se faire dans des délais raisonnables, le gouvernement déposera à toutes les tables sectorielles des offres susceptibles de tenir compte des difficultés qui ont été constatées à l’occasion de la définition des propositions salariales, telles qu’approuvées par le conseil des ministres en date du 8 octobre 1975.Le ministre, lorsqu’il déposera les offres monétaires du gouvernement, précisera, pour les employés de la fonction publique du Québec, les majorations de traitements qui pourraient tenir compte d’une éventuelle augmentation des heures de travail.Dans le secteur de l’éducation et, de façon plus spécifique, en ce qui a trait aux enseignants, le ministre proposera de nouvelles dispositions en rapport avec la sécurité d’emploi et la charge de travail.Au chapitre de la sécurité d’emploi des enseignants, le gouvernement entend faire des propositions garantissant la sécurité d'emploi assortie d’un certain nombre de modalités.Au titre de la charge de travail des enseignants, le gouvernement a l’intention de soumettre de nouvelles formules qui visent à la mieux répartir, conclut M.Parent.Pour sa part, le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, qui fait bande a part dans ces négociations, estime que le cas de ce groupe de salariés peut etre assimilé à celui des postiers du Canada, lesquels seront exemptés des directives fédérales.M.Jean-Louis Harguindeguy fait valoir que le gouvernement devait déposer ses offres salariales aux fonctionnaires dès le 19 août, et qu’il a retardé, pour des raisons inconnues.De son côte, le Syndicat a demandé la conciliation le 5 septembre, mais le ministre du Travail n’a pas encore acquiescé à cette demande.C’est au milieu de la semaine seulement que les différentes tables sectorielles ont été informées que les offres salariales ne leur seraient pas présentées à la date prévue.Il semble que le délai sera assez long puisque les négociateurs patronaux ont laisse entendre a leurs vis-a-vis syndicaux que les offres ne seront dévoilées que le mardi 28 octobre.CLAUDE WAGNER secrétariat permanent sera ouvert dès lundi à Montréal, lequel fonctionnera sous la direction de M.Claude Dumont, un homme d’affaires, qui vient de jouer un rôle très important dans la victoire éclatante de Jacques Lavoie, conservateur, aux dépens du ministre des Communications, M.Pierre Juneau, mardi dernier, dans Hochelaga.Dès l’annonce de la démission du chef Robert Stanfield, au lendemain de l’élection de juillet 1974, le nom de M.Wagner a surgi immédiatement comme un candidat logique à la succession.Mais, jusqu’à ce jour, le député de Saint-Hyacinthe a fait preuve d’une grande prudence et d’une discrétion à toute épreuve, ayant encore sans doute à l’esprit l’amère défaite qu’il a subie au congrès de direction des libéraux du Québec qui lui ont préféré Robert Bourassa, en janvier 1970.M.Wagner, qui ne demanderait pas mieux que de diriger le parti conservateur, bien entendu, lui qui est fatigué de jouer les deuxièmes violons, soupèse avec minutie ses chances, se laisse désirer et ne manque pas l’occasion de faire mousser sa candidature.« Le triomphe du parti dans Hochelaga, tout un exploit pour les conservateurs, a rejailli sur la popularité de M.Wagner qui avait pris unpari dans cette campagne.Le plus dangereux concurrent éventuel du député de Saint-Hyacinthe pour le choix des délégués québécois demeure pour le moment l’avocat montréalais Brian Mulroney, membre de l’ancienne commission d’enquête sur l’industrie de la construction, dont le nom comme candidat à la direction du parti est mentionné de plus en plus.Or, aucun de l’entourage de M.Mulroney n’a voulu “se mouiller” dans l’élection d’Hochelaga, craignant à coup sûr une défaite du candidat Lavoie.Selon des informations, le clan Mulroney se tenait à l’écart et riait déjà dans les coins “de la défaite de Wagner” dans Hochelaga et d’une perte de sa crédibilité.Une bonne partie des collaborateurs de M.Wagner, par contre, avaient plongé dans la lutte, M.LaSalle en tête.Une vingtaine de députés conservateurs seraient favorables à la candidature de M.Wagner d’un bout à l'autre du pays et ils seront réunis dès la semaine prochaine par M.LaSalle pour prendre connaissance des résultats de l’assemblée de dimanche.Ces députés, incluant l’ancien premier ministre Diefenbaker, seront invités à propager un mouvement identique dans leurs régions.La réunion de dimanche suit d’une dizaine de jours celle d’un groupe de personnes, dont plusieurs financiers sympathiques à la candidature de M.Mulro-ney.Des hommes comme Mario Beaulieu, ancien ministre de l’Union nationale, l’avocat Michel Cogger, Guy Charbonneau, le relationniste Ronald Corey, y ont pris part.C’est vers le 1er novembre que M.Mulroney devrait faire connaître sa déci- sion et, dans l’esprit de ses partisans, il ne ferait pas de doute que M.Mulroney acceptera de poser sa candidature.Une confrontation Mulroney-Wagner, du moins en ce qui regarde les délégués * québécois, risquerait de voir le scénario de janvier 1970 se répéter.M.Mulroney, tout comme M.Bourassa en 1970; serait le favori de l’establishment du parti et de la finance, tandis que M.Wagner s’appuierait encore sur l’opinion populaire.Il reste à savoir si le résultat de février 1976 différerait de celui de janvier 1970 pour le député de Saint-Hyacinthe.“Le groupe Mulroney commence par ramasser l’argent mais nous, chez M.Wagner, on s’assure d’abord l’appui populaire et l’impact produit nous apportera des fonds”, disait M.LaSalle qui sera sans doute chargé de l’organisation de la campagne de M.Wagner au Québec, advenant son entrée en lice.Jusqu’à maintenant, MM.Heward Grafftey et John Fraser, respectivement députés de Brome-Missisquoi et de Vancouver-Sud, et Mlle Flora MacDonald, député de Kingston, ont officiellement annoncé leur candidature.On attend dans les prochains jours celles des députés Sinclair Stevens et Joe Clark, semble-t-il.NEW YORK prêté à la ville.Selon Washington, 75 banques dans l'ensemble des Etats-Unis ont des créances sur la municipalité de New York dépassant la moitié de leurs avoirs.La moitié d’entre ces banques se trouveraient dans un grand péril, si la ville faisait défaut à ses obligations, déclare-t-on.Le Fédéral Reserve Board a déjà promis d’accorder des prêts pour sauver ces banques, en cas de faillite de New York.M.Arthur Burns, président de la réserve fédérale, craint que la banqueroute de la municipalité ne replonge l’ensemble des Etats-Unis dans la récession.Mais le président Ford et son secrétaire au Trésor, M.William Simon, ont affirmé ne pas croire que les effets seraient ressentis sérieusement en dehors de la ville.M.Simon, qui s’oppose à toute aide fédérale, a cependant déclaré que si lé Congrès exigeait l’octroi de fonds de secours à New York, “les conditions financières devraient être si pénibles, si cuisantes, qu’aucune autre municipalité n’oserait plus jamais dévaler cette pente.” Le gouverneur de l’Etat de New York, M.Hugh Carey, a dit que la faillite de la municipalité ne serait rien d’autre qu’un Pearl Harbor économique.Si on n’y envoie pas de fonds fédéraux, c’est la troupe fédérale qu’il faudra y envoyer, a déclaré le gouverneur.L’aide de Washington semble effectivement être le dernier recours.M.Brenton Harries, directeur d’un groupe de recherche financier, estime que aes désordres civils risquent de suivre une faillite.“Pour désagréable que paraisse le spectre d’une intervention fédérale, les conséquences économiques et sociales d’une telle banqueroute feraient que ce serait là le moindre mal,” a-t-il dit.M.Richard Daley, maire de Chicago, ville qui enregistre un excédent pour la troisième année consécutive, estime quant à lui: “Après toute cette aide que nous avons envoyée à l’étranger et les milliards dépensés au Vietnam, je ne vois pas pourquoi Washington ne pourrait pas aider New York.”- À l’Assemblée générale de l’ONU Sionisme égale racisme NATIONS UNIES N.Y.(AFP) - La Commission sociale de l’assemblée, après trois séances mouvementées et interminables, a adopté hier soir par 70 voix contre 29, avec 27 abstentions, une résolution par laquelle l’assemblée générale “considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale”.Cette résolution devra encore être ratifiée par l’assemblée plénière.Israël, les États-Unis, les neuf pays de la Communauté européenne, les pays Scandinaves, des pays latino américains, la Côte D’Ivoire et le Liberia ont voté contre cette résolution tandis que la Roumanie, le Zaïre, la Zambie et le Sierra Leone étaient parmi les abstentions.Depuis bien des années, on n’avait pas connu à l’ONU un débat autant empreint de hargne et de rancoeur que celui qui précéda cette adoption.Il était connu que cette résolution, qui avait, à l’origine, la forme d’amendements aux textes régissant le programme d’action de la décennie contre le racisme, avait été insérée dans les travaux de la commission sociale sur l’initiative et à la demande de l’OLP, sans doute pour compenser les échecs que la cause palestinienne avait dû subir lorsque les motions prônant l’expulsion d’Israël de l’ONU ne furent pas retenues par le Sommet africain de Kampala et la Conférence des non alignés de Lima.Il se trouve maintenant que l’adoption d’une résolution établissant une équivalence sionisme-racisme risque d’avoir des effets politiques mondiaux semblables à ceux qui auraient pu découlér d’une décision ae l’assemblée générale d’exclure Israël de ses travaux.Les Etats-Unis, pour leur part, l’ont pratiquement confirmé en qualifiant d’obscène le vote de la Commission sociale et en déclarant que le texte adopté était la consécration officielle d’un antisémistisme hideux.Rarement la diplomatie américaine a fait usage de termes de ce genre et, selon de nombreux observateurs de l’ONU, cela pourrait être le prélude des véritables représailles financières et politiques envers l’ONU que les États-Unis avaient évoquées en prévision de l’éventualité d’un ostracisme de l’Organisation mondiale envers Israël.Il paraît incontestable que l’OLP a obtenu le succès d’estime qu’il recherchait et qui lui était numériquement assuré par la coalition des pays arabes et musulmans renforcés par les pays socialistes.Mais certains diplomates de l’ONU ont pu dire dans la nuit de vendredi à samedi que c’est en somme l’Afrique du Sud, le pays du racisme érigé en doctrine gouvernementale, qui pourrait, plus encore que les tenants de la cause palestinienne, avoir des raisons de se réjouir: le programme d’action de la décennie contre le racisme, avec l’apartheid comme cible majeure, apparaît sérieusement affaibli.Thetford : une grève POLICE Suite de la page 5 seront produites en preuve, les corps policiers auront à faire la preuve détaillée de leur méthode d’interception et des moyens techniques utilisés.Afin d’éviter que tôt ou tard ne soient étalés ainsi publiquement les moyens techniques utilisés, ce qui aurait des conséquences très néfastes pour les activités policières, la Commission recommande que soit considéré comme preuve “prima facie”, le témoignage d’un policier, expert en électronique, sur le projet d’écouter en litige.A moins de preuve contraire, ce témoignage devrait suffire pour preouver l’authenticité des pièces introduites.Cette recommandation, encore une fois, vise à maintenir l’élément criminel dans l’ignorance quant aux méthodes utilisées pour le commerce.D — La Commission a également eu l’occasion de constater que rarticle 178.1 du Code criminel du Canada mentionne les termes “crime organisé” sans définir ce que signifie cette expression.Il y aurait donc lieu, afin de faciliter l’utilisation complète des dispositions législatives relativement à l’écoute électronique, que le Législateur définisse ce qu’est le"crime organisé”.A cette fin, la Commission suggère la définition suivante: “Conspiration continue, dissimulée et à caractère permanent d’un groupe d’individus, en vue de tirer profit du crime sous plusieurs de ses formes ainsi que des lacunes des lois”.inutile?La majorité des 3,000 travailleurs de l'amiante de Thetford-Mines, répartis en huit unités de négociations CSN et FTQ, ont décidé d’accepter les dernières offres des quatre sociétés minières locales et de rentrer au travail lundi, après sept mois de grève.Hier, cinq des huit groupes de travailleurs avaient voté dans des proportions de 70% à 90% en faveur du retour au travail.Les trois autres groupes doivent prendre le vote aujourd'hui.Jusqu'à présent, les groupes suivants ont voté en faveur des offres: les Métallos de la mine Bell Asbestos (FTQ), 73.4%; les mineurs (CSN) de l’Asbestos Corporation, 70%; les employés (CSN) de l’Asbestos Corporation, 80%; les mineurs (CSN) de la National Asbestos, 77%, et les employés de la Bell, 76%.Restent encore les employés de la National Asbestos et de Cary, de même que les mineurs de Cary.Les dirigeants syndicaux sont certains que ces groupes favoriseront le retour au travail dans des proportions semblables.C’est dans un climat de tumulte et de déchirement que les travailleurs de l’amiante ont commencé, jeudi, à ratifier les offres patronales que leurs négociateurs syndicaux ont dû accepter, lundi soir dernier, peu de temps avant l’entrée en vigueur des restrictions sur les hausses de salaires et de prix annoncées par le gouvernement Trudeau.L’UdM cède la parole à six par Clément Trudel La parole est à six détenus.Ils se livrent à l'autobiographie, attaquent les vices qu’ils perçoivent dans le système pénitentiaire et font appel au “dialogue” dans une société où trop souvent la petite dose de crainte des détenus pénètre insidieusement chaque matin par certains média.En sortiront-ils, sont-ils récupérables suivant l’acception la plus usuelle de l’expression?Tous viennent de Cowansville, une institution pas tout à fait comme les autres où la direction a permis qu’ils assument certaines tâches ou responsabilités ordinairement niées à l’ensemble des détenus.Voici ce qu’ils avaient à dire aux quelque 200 étudiants et 200 autres inscrits a un colloque tenu hier à l’Université de Montréal.C’était la première fois au pays, disent les organisateurs, qu’au-tant de détenus s'adressaient à autant d’hôtes à la fois, de sorte qu’ils ont pu contribuer à démystifier l'image traditionnelle du détenu-repoussoir.Serge Pigeon a 30 ans — dont 13 passées en prison — et il lui reste 14 ans à purger.Comme membre du groupe “Le Réveil”, formé de détenus qui en sont à leur troisième sentence ou plus, il récuse la robotisation des détenus, fustige les “entrepôts” que constituent les prisons et s’attarde à décrire les frustrations les plus courantes de l'univers quotidien du détenu.La justice est selon lui, dans l’ensemble, barbare et primitive, axée sur la vengeance plutôt que de préparer la voie à la rentrée dans la société.On nous analyse dangereusement et il en résulte une vie où, sous prétexte de protéger la société, on ne se soucie à peu près pas des troubles affectifs des détenus tout en récompensant le traitre-délateur qui, s’il devenait infidèle à un Etat, pourrait être fusillé.c’est du moins une invitation bien tentante, pense Pigeon, pour les plus faibles des détenus, auxquels on laisse miroiter nombre de faveurs.Pigeon estime que le personnel est insuffisant (au lieu de 50 cas confiés à un agent de développement, la charge devrait être de 12 à 15) et que le climat est à l'angoisse, à la peur, à la haine, parfois au meurtre.Pourquoi n'existerait-il pas des tribunaux parallèles où des professionnels tentenaient d’établir le véritable degré de responsabilité?Suggestion que rejettera plus tard le juge Maurice Archanbault, qui trouve déjà pléthorique le nombre de tribunaux parallèles qui restreignent la discrétion n’un tribunal.La liberté, c’est notre affaire, clament les détenus qui font un peu leur psychanalyse en public, aidés en cela par le vocabulaire clinique qu'ils ont incorporé au “discours sur leur vécu”.L'un a été fasciné en son'temps par les blousons noirs qui "faisaient peur au monde”.au cinema.L’autre a été marqtié par l’humiliation qu’une institutrice de première année lui i • fit subir après qu'il eut “fait le tiroir”.Voleur, lui diront quelques mois ses camarades de classe avant qu’il ne soit muté d’école.Roger Duchesne, qui n’a que 20 ans, aspirait à apprendre un métier mais comment accéder au Mont Saint-Antoine si ce n’est par la Cour du bien-être social?Le juge retourne l'adolescent de 13 ans dans sa famille.Pas de veine.L’escalade le conduira ensuite à la prison commune de Hull, puis à Saint-Vallier “où l’on battait les jeunes" au lieu d’essayer de les comprendre.Des 25 mois de séjour à Saint-Antoine, ultérieurement, il faut noter la douzaine d'évasions réussies, ce qui n'aide en rien sa démarche, sa quête d’une vie normale.Le premier emploi régulier est brisé par un congédiement: “On a découvert que tu avais un dossier”.Devant la froideur manifestée par l’officier de probation face à ce congédiement, le jeune exprime son rejet de tout.Le récit se termine par un appel au secours: au Québec, il y a autant de détenus juvéniles que d’adultes.Moi je « la météo Une nouvelle dépression en provenance du golfe du Mexique et en direction nord-est accroîtra la nébulosité dans tout le sud-ouest du Québec et il y aura quelques averses en matinée se changeant en pluie passagère au cours de la journée.Le gradient de pression de plus en plus prononce associé à ce système augmentera la vitesse des vents dans toutes tes régions de la vallée du haut St-Laurent.Du vent froid et du temps pluvieux donneront un vrai temps d’automne au cours du weekend presque partout dans le sud du Québec.• Abitibi, Chibougamau.Haute-Mauricie: Ciel variable.Maximum près de 6.Aperçu pour dimanche; peu de changements • Pontiac-Témiscamingue, Laurentides; Averses se changeant en pluie passagère durant la journée.Maximum 6 à 8.Aperçu pour dimanche: pluie cessant tôt dimanche mais tout de même nuageux.• Outaouais.Montréal.Estrie: Averses se changeant en pluie passagère durant la journée.Venteux.Maximum 10 a 12.Aperçu pour dimanche; pluie cessant au cours de la journée.Lac St-Jean, Québec, Trois-Rivières: généralement nuageux et averses se changeant en pluie passagère.Maximum 7 à 9.Aperçu pour dimanche: pluie cessant au cours de la journée, mais augmentations des vents.Rimouski, Gaspésie: Passages nuageux.Maximum 5 à 7.Aperçu pour dimanche; peu de changements.• Baie-Comeau! Sept-Iles,.Généralement ensoleillé.Maximum près de 7.Aperçu pour dimanche; peu de changements.suis prêt à réintégrer la société mais j’ai besoin de votre aide.Serge Pigeon a fait remarquer qu'au début, les professionnels auxquels les détenus ont affaire sont très motivés mais qu’ils deviennent vite institutionnalisés.Il émet sur les activités sexuelles qui devraient être permises même aux détenus, des vues qui scandaliseront des invités qui ne veulent pas que le plus vieux métier du monde ait pignon sur rue dans des annexes des prisons.Pigeon se bornera à émettre l'opinion que l’activité sexuelle est un besoin physiologique comme un auttre et que si l’on cultive chez les détenus une frustration de cet ordre, toute une chaîne de frustrations se développent à partir de ce tabou.Richard Allard raconte comment il a raté sa demande de libération conditionnelle, malgré les encouragements de toutes parts, même du juge Maurice Archambault qui l’avait condamné à quatre ans de prison.Mme Marie-Rose Latte répondra a ces doléances — elle est commissaire aux libérations conditionnelles — qu’Allard a écopé, en période de changement, et qu’il est l’exception; parmi ceux qui ont été jugés “sur dossiers”: maintenant, les audiences données aux détenus sont chose courante et la décentralisation en cours aidera davantage les détenus qui ont droit à cette libération conditionnelle.Allard ne veut pas jeter le blâme sur le gang de motards dont il entend toutefois se retirer.Il s'attire une question à nuance de “crédibilité" de la part de son juge: Quand Allard dit-il la vérité?Quand il nous dit qu’il est prêt à se réintégrer à la société ou quand il nous menace d’être lus violent, a demandé le juge Archam-ault.Richard Allard répète la déception qui fut sienne devant l’écroulement du rêve qu’on lui avait fait miroiter.Il a perdu sa Nicole, qui ne pouvait pas attendre plus longtemps.Il n’a plus de job et avoue que “parce qu’on s’est uniquement basé sur son passé” pour le refus de la libération conditionnelle (la sentence faisait suite à une tentative de meurtre sur deux policiers) il a douté un moment de ses projets de vie rangée.Des informations éparses parviennent au fil de la discussion qui se terminera par un panel de six invites, dont le détenu Denis Lincourt, qui manie l’humour grinçant à propos de “l’autofinancement" des prisons.Puisque vous nous reprochez de coûter cherrau public (au moins $13,000 par année dans une institution fédérale, sans compter les bénéfices que le Bien-être social verse entre-temps à la famille), pourquoi ne pas nous faire confiance?La sécurité où vous nous placez nous rend “insécures face à notre avenir”.Invitez-nous à nous comporter comme dans “la société libre”.J’ai le goût de me battre, dira Lincourt qui iro- détenus nise sur la progression du coût de la vie et la dévaluation des quelques dollars qu'il peut se faire, tant que te public permet qu’on l’utilise comme main-d’oeuvre à bon marché.pourvu que leur travail ne nuise pas à l’industrie privée Si Cowansville apparaît exceptionnel comme centre de detention, dira son directeur.Guy Lemire, c’est qu’on y est arrivé.entre pensionnaires et employés, à une coopération, à des prises de décision communautaires.Les six détenus ont passé la rampe, amplement.Ils ont crié que des parents incapables d’extérioriser leurs sentiments peuvent conduire un jeune à délaisser son milieu familial, à chercher compensation dans toutes sortes de manoeuvres revalorisantes en apparence.On se sentait forts en gangs, a dit l’un d’eux, impulsif, bagarreur mais qui “avait peur d’aimer”.Le contact humain, le “dialogué" seraient-ils les nouvelles voies?Ces détenus le croient et ils rejoignent en cela les recherchistes de la Commission de réforme du droit du Canada qui disent que la prison devrait être un recours exceptionnel.K 1 DÉCÈS L’HEUREUX, Eugèna, à Québec le octobre, 1975, est décédé M.Eugène L'He reux, journaliste et membre de la Socié Royale du Canada.Il a été successivemei premier rédacteur au Progrès du Saguena Chicoutimi, rédacteur en chef à fActk Catholique de Québec et chroniqueur au jou nal Le Soleil et à la radio.Il était époux < première noce de feu Jeanne Magnan et en 1 noce de feu dame Eugénie Bilodeau II d meurait au 1045 St-Cyrille ouest, Pavillon 1 Dominique, Québec.Il laisse dans le deuil ¦ fille Louis (René Lévesque, journaliste c Montréal), son fils Me Jacques L’Heurei (Claudette Proulx), ses beaux-frères et -be les-soeurs.M.et Mme J.C.Magnan Mrr veuve Pierre-Paul Magnan, l'Honorabl’e Jui Joseph Bilodeau, M.et Mme Oscar Bilodeai M.et Mme Jean-Paul Lemieux, M et Mtr Pierre Hamel, Mme veuve Montcalm-Lapoii te, Mme Adrien Bilodeau, Mlle Isabelle M gnan, Mme Marie Magnan-Gagnon, Mme veu Jean-Paul Lessard, Mme veuve Gérard L mieux, Soeur Alice Magnan, ainsi que oh sieurs petits-enfants et un arrière-oeti fils.K La dépouille mortelle sera exposée au Pavai Ion St-Dominique à compter de samedi 18 o tobre à 15 heures.Les funérailles auront lie lundi, 20 octobre à 14 heures à la Chapelle r Pavillon St-Dominique.Et de là au cimetièi Belmont, lieu de la sépulture.Parents et am sont priés d’y assister sans autre invitation I direction a été confiée à la Coopérative Fun raire du Plateau, 260 des Franciscains Ou ber.’ * Mirabel : le plein régime ne sera atteint qu’en décembre Lemuel aéroport international de Mirabel ouvrira officiellement le lundi 27 octobre plutôt oue le dimanche 26 et les operations de déménagement des socié-tes aeriennes et des services de marchan-j,eroijt progressivement plutôt Mue tout d un bloc comme on l’avait d’abord prevu.Tel est en tout cas la formule qui paraît oevoir etre retenue au ministère fédéral oes transports bien que la décision finale n ad encore été prise.Selon l’échéancier soumis par les sociétés aeriennes (plusieurs aimeraient retarder beaucoup plus longtemps leur déménagement à Mirabel, surtout pour les opérations de cargo), l’aéroport atteindra son plein fonctionnement le 30 novembre.Le 27 octobre, Air Canada déménagerait et commencerait à faire partir et arriver ses vols dits méridionaux, c’est-à-dire vers les Caraïbes: Antigua, Barbades, Jamaïque, Trinidad, etc.Les quatre compagnies internationales dont les opérations au sol sont assurées par Air Canada déménageraient le même jour.Ce sont Suissair, Scandinavian Airlines System (SAS), Czekoslovakian Airlines (CSA) et Aeroflot (Soviétique).Les vols d’Air Canada à destination des pays desservis par ces quatre transporteurs, c’est-à-dire Prague, Moscou, Zurich et Copenhague, partiraient et arriveraient à Mirabel dès le 27.C’est pour éviter la foule de curieux du dimanche qu’on commencerait les opérations le lendemain, lundi.La seconde étape est fixée au 15 novembre.Elle toucherait les compagnies internationales dont les comptoirs sont gérés par General Aviation, notamment Olympics Airways (Grèce), TAP (Portugal), Iberia (Espagne) et, en général, les compagnies dont les pays sont desservis par CP Air.Les vols de CP Air vers ces pays seraient localisés à Mirabel à compter du 15.II IllillM Le professeur Age Bohr (à gauche), de Copenhague, examine un document en compagnie de son collaborateur Ben R.Mottelson, physicien d’origine américaine naturalisé danois depuis 1973.Tous deux ont reçu hier le prix Nobel de physique attribué par l’Académie des sciences de Suède.Un troisième lauréat recevra le tiers du prix.Il s’agit de l’américain James Rainwater.’ (Téléphoto AP) Cinq savants se partagent les Nobel de physique et de chimie STOCKHOLM (AFP) - L’Académie royale des sciences de Suède a décerné, hier, le prix Nobel de physique à deux Danois, les professeurs Aage Bohr et Benjamin Mottelson, et à un Américain, le professeur James Rainwater, et le prix Nobel de chimie au professeur suisse d’origine yougoslave Vladimir Pre-log conjointement avec John Warcup Cornforth, un savant d’origine australienne.Le prix Nobel de physique a ainsi été attribué à des spécialistes de la physique nucléaire “pour la découverte de la relation entre les mouvements collectifs et ceux des particules dans les noyaux d’atome et pour l’élaboration qui se rattache de la théorie relative à la structure du noyau’’.Les professeurs Rainwater, 57 ans, de l’Université de Columbia, Aage Bohr, 53 ans, de l'Université Niels Bohr à Copenhague, et son collaborateur Benjamin Mottelson, 49 ans, se partageront les 630,000 couronnes ( $160,000 environ) du prix.Les deux Danois sont les auteurs du meilleur modèle de Audiences publiques sur ia réadaptation de l’enfance Le Comité Batshaw Le comité Batshaw invite les groupes de citoyens ou les personnes (parents et enfants) qui possèdent une expérience des centres d’accueil, de transition et de réadaptation pour enfants et adolescents, à présenter leurs témoignages, avis et suggestions au comité Batshaw.Ce comité étudie la réadaptation des enfants et adolescents placés en centre d’accueil.Les audiences publiques à partir du 28 octobre Il est important de s’inscrire avant 17h le 24 octobre, par écrit ou en téléphonant à M.André Foisy, secrétaire du comité Batshaw, 6161, rue Saint-Denis, bureau 430, Montréal; téléphone 873-4691.Manuel Batshaw, T.S.P.Président COMITÉ BATSHAW MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES noyau dont on dispose actuellement, et ce sont les travaux du professeur Rainwâter qui leur permirent de regrouper les modèles collectifs et le modèle en couches dans leur "modèle unifié’’.Le prix Nobel de chimie a été décerné au professeur suisse Vladimir Prelog, 69 ans, “pour ses travaux relatifs à la stéréochimie des molécules et des réactions organiques" et au professeur John Warcup Con-forth, “pour ses travaux sur la stéréochimie des réactions catalysées par des enzymes”.Leurs travaux, dont la nature est difficile à expliquer aux profanes, comme l’a indiqué elle-même l’Académie suédoise en annonçant la remise du prix, reposent sur la géométrie à trois dimensions et concernent le mécanisme compliqué des réactions du système biologique.Le professeur Prelog est originaire de Yougoslavie.Il est né à Sarajevo et a travaillé à TUni-versite de Zagreb jusqu'aux années 40, puis s’est ensuite installé en Suisse ou il enseigne à l’institut technique ETH de Zurich.Il passe pour un homme d’imagination, ne dédaignant pas l’humour.Il compte abandonner ses charges d’enseignement, qu’il assume depuis 1945, l’année prochaine."Je suis tellement abasourdi, je ne peux vraiment pas trouver les mots pour exprimer ce que je ressens", a-t-il déclaré en apprenant la distinction dont il venait d’être l'objet.Il a ajouté qu’il était “content, très content, aussi pour la Suisse qui n’avait pas eu de prix Nobel depuis de nombreuses années".A l’occasion de ses recherches, qui couvrent un champ très vaste, le professeur Prelog a aussi contribué au dé-véloppement de l’industrie pharmaceutique suisse en permettant la mise au point d'antibiotiques efficaces utilisant des “peptides psychiques”, une bactérie qui détruit une autre bactérie.' Le 30 novembre, les sociétés Air France, British Airways, Lufthansa, Sa-bena, KLM s’installeraient à Mirabel et Air Canada ajouterait à ses vols de Mirabel les Montréal-Paris, Montréal-Londres, Francfort, Bruxelles et CP Air, les vols Montréal-Amsterdam.Les 300 employés d’Air Canada qui travailleront à Mirabel ont tous demandé leur mutation.La compagnie verse $500 à tout employé qui achète une maison à Mirabel et $250 à ceux qui y louent un appartement pour compenser leurs frais de déménagement.Les autres sociétés internationales font face également à ces problèmes de démé- nagement.C’est le transport des marchandises qui pose les problèmes les plus cruciaux actuellement: entreposage, transport au sol, acheminement, manutention, etc.A ce chapitre, les installations de Mirabel ne sont pas tout à fait prêtes et il semble que les opérations seront relocalisées beaucoup plus lentement./ Les compagnies intéressées croient aussi qu’une période de rodage des employes et des installations, comme les cuisines par exemple, est essentielle.Restera naturellement le problème du transport entre Dorval et Mirabel.Il faut compter deux heures et demie entre l’arrivée d'un voyageur à Dorval et son départ de Mirabel.La société Québecair aura quelques vols de Québec à Mirabel qui pourront être utiles aux gens de Québec en route vers le sud par Air Canada depuis Mirabel.Ils leur épargneront le problème de devoir se déplacer entre les deux aéroports.On n’a pas encore arrêté tous les détails du déménagement à Mirabel, mais il est probable que la formule du déménagement par étapes sera retenue.Grarî Gou’ Les coopérateurs haïtiens vous offrent le café par Renée Rowan Le Club 2/3, organisme sans but lucratif qui s’emploie à sensibiliser les Québécois à la coopération et au développement international, lance officiellement à Montréal, en fin de semaine, le café de la solidarité, un café haïtien connu sous le nom de Gran’ Gou’, terme, créole qui signifie “J’ai faim".Mais déjà plusieurs d’entre nous le connaissons puisque, depuis novembre dernier, il s'est vendu ici plus de 10,000 livres de café haïtien.Le projet de café Gran’ Gou’ vise à promouvoir la participation des Québécois aux efforts de développement des coopératives de production en Haïti.Le Club 2/3 a décidé, explique M.Raymond Rossignol, chargé de la "promotion”, d’intervenir dans le processus de commercialisation du café d’Haïti pour aider les producteurs de ce pays du tiers monde.Il décidait, il y a presque un an, d’acheter du café des coopératives haïtiennes et de le payer 10 cents de plus que le prix fixé par la Bourse de New York.La spéculation des intermédiaires a ainsi été freinée et la coopérative de production s’est assurée d’un marché équitable pour son produit.Auparavant, les producteur, haïtiens recevaient entre 10 et 15 cents la livre de café.Aujourd’hui, regroupés en coopè ratives, ils reçoivent 55 cents la livre grâce à l’appui d'organismes comme le Club 2”3 qui se chargent de développer des marcnés d’où les intermédiaires sont éliminés.Le Club assume les frais de transport.Un transformateur torréfie le café ici et se charge de l’emballage.J Le comité d’étude sur ’amiante C'est lundi prochain qu’aura lieu à Montréal la première audience publique du Comité d’étude sur la salubrité dans l’industrie de l’amiante.Ce comité créé en juin dernier par le Gouvernement du Québec possède les mêmes pouvoirs et privilèges qu’une commission d’enquête.Formé du juge René Beaudry (président), de l'ingénieur minier Laurier Juteau et du spécialiste en médecine industrielle Gilles Lagacé, ce comité doit évaluer la validité des normes de sécurité qui sont actuellement en vigueur dans l’industrie de l’amiante et proposer éventuellement de nouvelles normes, un service d’inspection plus efficace et les modalités légales (ou financières) les plus aptes à favoriser l’application des normes.Tous les groupes ou individus intéressés a soumettre un mémoire sur ce sujet qui concerne la santé de milliers de travailleurs québécois devaient théoriquement faire connaitrc leur intention avant mercredi dernier en téléphonant à 873-4412 (Montréal) ou 6438458 (Québec).MOTEL Des vacances agréables au tJawaifa» fsle/fmy FACE À L OCÉAN, 175e FT l7Aa diiec miauibca/'u FACE A L'OCEAN, 175» ET 178* RUES.MIAMI BEACH AMICAL — FAMILIER — CONFORTABLE 3 piscine», 2 pataugeuies, SOIT de plage privée.Cocktails — Activités jour/nuit — Danse tous les soirs — T.V.couleur et réfrigérateur gratuits dans et-jqu# chambre —Stationnement gratuit ISLE 1er sept, eu 1er nov $6.50 par jour, par pars.20 chambres sur 210 Plan Américain modifié disponible Principales cartes decrédit acceptées VACANCES POUR L'EPOUSE Garderies, selles de |eu> pour enfants et adolescents — Moniteurs d'expérience — Gratuit pour nos clients.Pour Informations ou réservations communiquez avec notre bureau de Montréal Ouvert de t a .m.è 5 p.m.0i(0 ammo ou «irez votre agent de voyage 0*&£-UDOa Pendant plusieurs mois, le café Gran’ Gou' a été vendu sans profit par le magasin Coop Saint-Léonard.Un réseau de consommateurs s'est créé qui a fait de la propagande de bouche à oreille.Le café brun coûte $1.60 la livre et le noir $1.70.On peut l’obtenir en différentes moutures.En plus d'être une expression de solidarité, le café Gran’ Gou’ coûte moins cher la livre que la grande majorité des autres cafés.Signalons en outre que la relation qualité-prix est tout à fait favorable.Depuis quelques mois, une équipe de bénévoles du Club 2/3 a réussi à mettre le café haïtien en vente dans tous les clubs de consommation du Québec.Cette étape franchie, le' Club lance maintenant un appel aux épiceries indépendantes, aux particuliers et aux groupes, de même qu’aux restaurateurs et hôteliers qui accepteraient de vendre du café sans en retirer de profits.Sur la vente du café, le Club 2”3 retient 15% pour les frais d’opération qui couvrent une partie du salaire d’un permanent, l’autre partie étant assumée par l’ACDI.Les bénéfices nets après la vente du café — environ 47 cents ia livre açtuellement — sont réinvestis dans des projets de développement du tiers monde, via 1 ACD1 qui double T montant.Ainsi, les producteurs unis, en plus de toucher 55 cents la livre de café, reçoivent une ristourne de 94 cents la livre.Grâce à ces fonds, les coopératives haïtiennes de café profitent maintenant de services comme un système d’aqueduc, d’électricité, et elles ont pu mettre sur pied une caisse populaire et un dispensaire.Le Club 2/3 profitera aujourd’hui de la 4e foire annuelle de bienfaisance organisée par l’Association des marchands de la Place Alexis-Nihon pour faire connaître le café haïtien Gran’ Gou’.Des bénévoles de quelque 30 organismes sans but lucratif “ouvriront boutique" dans le mail central de la Place, au deuxième niveau.Le Club 2/3 y aura son stand.Quiconque est intéressé à devenir “dépositaire" de café Gran’ Gou’ ou tout simplement consommateur est prié de téléphoner à 326-6062.OUVERTURE 29 DÉC.: MICHÈLE RICHARD TENNIS SUR LESLIEUX / SI VOUS AVEZ DECIDE de vivre dans une maison de classe située sur un terrain de golf, que vous soyez golfeur ou non, SI VOUS AVEZ DECIDE d’en avoir plus pour votre argent en achetant une maison "terrrinée" incluant garage, asphalte, terrain gn-zonné et paysage, peinture ou tapisserie, tapis ou marqueterie, etc.SI VOUS AVEZ DECIDE de construire cette maison sur remplacement de votre choix supérieur à 7,000 pi.ca., que vous emménagiez maintenant ou plus tard, SI VOUS AVEZ DÉCIDÉ qu'un complexe résidentiel de luxe n'est pas forcément réservé aux millionnaires (prix 35,000 à 51,000) et qu'il comprend obligatoirement: piscine (été, hiver), tennis (couvert et découvert), club house, etc., SI VOUS AVEZ DÉCIDÉ de ne pas vous éloigner de plus de 20 minutes du Centre-Ville de Montréal, VENEZ NOUS RENCONTRER, NOUS SOMMES DÉCIDÉS À VOUS SATISFAIRE.Prendre le pont Champlain et l’autoroute des Cantons de I Est, Sortie 9 direction St-Jean, puis sortie St-Luc et, suivre nos enseignes.ïesi JarDttrê bu i^aut &ic!)elteu înt.475 BOUL.ST-LUC, 866-0268 ET 348-1101 Maisons modèles ouvertes tous les sncuT jours de 1 1 heures A.M.à 9 heures AGENT P M.samedi et dimanche indus.EXCLUSIF G LE PERMANENT 8 • Le Devoir, eamedl 18 octobre 1975 # * »v ANNONCES CLASSÉES 844-3361 ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR S fcvft 9 >Vw» P»*"* ww Wwflflpf NI pfvflltvfw pfUTITNIO 98 Ivttrf 9RBDNCV>» I m |>|§* # A flVMUl f*J> 1ft ft f éÉ^SÊMA » API bPPWIw 9w 08b^^P^b3^I9C9 ^1 ^^88 38918 Ww9w119^1 wb1*wW99# Twi» *n*^ pYii^i(Hf?ocj^5t?l>t*m*ll>* 844-3361 0 Çjioçiif penitjeri ^Qi{rt4 (4>20 le pouce w W lOWIWWB e#* |»IPW« jfVH* le.NwTTWwff«!*•» • H n'y o poi île froli pou» k* WitJ-aMoni AMEUBLEMENTS A VENDRE MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèque, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d’aubaine 207 Beaubien est.Tél.: 276-9067 J.N.).MOBILIER DE DINETTE, style moderne, tout neuf "Château d'Au-jourd'hui”, table en bois naturel pied chromé, 4 chaises rembourrées couleur brique, pieds et bras en bois naturel.Très belle qualité.Idéal pour couple désireux de s'installer dans appartement moderne.Appelez après 7 p.m.271-2217 20-10-75 04ALETS À LOUER LAC ACHIGAN, luxueux meublé, 24-430e avenue, saison ski alpin et moto-nelge.Tél: 384-2811 ou 1-563-3343 20-10-75 ANIMAUX À VENDRE -v- m Ka\*wV'v'ï.?xî*/.,v v* Qualifications: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études en sciences commerciales ou en administration.C.A .C.G.A .R.LA.— Huit (8) années d’expérience pertinente dont au moins deux dans des fonctions administratives équivalentes dans le secteur scolaire ou industriel.Connaissances: La préférence sera accordée au candidat possédant un minimum de connaissances en informatique et budgétisation par programme.Salaire: Minimum: $13.395.Maximum: $21.437.Ces taux sont ceux de la politique salariale 1974-75 à être réajustés pour l’année scolaire 1975-76 Faire parvenir votre curriculum vitae en incluant votre photographie avant le 27octobre 1975 au Directeur général, Commission scolaire de Châteauguay.184, Salaberry Nord, Châteauguay-Nord, Qué.Tél: 514-691-5160 Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 *11 ^ i r CHEF DU SERVICE DES ACHATS Nature de la fonction: Sous l'autorité du directeur des finances, coordonne et contrôle les activités relatives à l'achat dans le but d'assurer l’approvisionnement de l’établissement.Il voit au maintien et à l'amélioration du système et des méthodes d'achats.Il est responsable de l’organisation et du contrôle des magasins et entrepôts.Exigences: — Un D.E.C.professionnel en techniques administratives, ainsi qu’une année de spécialisation en administration; ou l’équivalent.— Une expérience pertinente d'au moins trois ans.Traitement: Selon les normes du M.A.S.Faire parvenir curriculum vitae (photocopie des diplômes) avant le 30 octobre 1975 à: Directeur du personnel, Dossier 210, 555, rue Murray, Sherbrooke, Qué.CENTRE HOSPITALIER HOTEL-DIEU 1 BANQUE FEDERALE DE DEVELOPPEMENT RECHERCHE TRADUCTEUR/TRADUCTRICE Anglais-français pour son service de traduction à Montréal avec si possible une bonne expérience de la traduction dans le domaine de la finance.Faire parvenir votre curriculum vitae (avec le traitement désiré) au V.r Service du personnel Banque Fédérale de Développement 901, carré Victoria Montréal, Québec H2Z 1R1 283-4205 y y COLLÈGE AHUNTSIC Offre d’emploi Poste à pourvoir: Enseignant (temps plein), techniques du génie civil et géodésie.Nature du travail: Enseigner dans le domaine des techniques géodési-ques programme 230.021.en particulier la photo-grammétrie et la topométrie.Qualifications requises: — Un premier grade universiatire en sciences appliquées dans une discipline pertinente ou une formation équivalente.— Une expérience pertinente de travail dans le domaine sera apprécieée.Traitement: Selon le décret tenant lieu de convention collective.Les persowes intéressées à occuper ce poste devront faire parvenir leur curriculum vitae aux Services au personnel, local 14, au plus tard le lundi 27 octobre 1975 à l'adresse suivante: Collège Ahuntsic.Les Services au personnel.9155, rue St-Hubert, Montréal.Qué.H2M 1Y8 y COLLÈGE D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL DE LIMOILOU CONCOURS NO: 10-64-C DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL TACHE: Sous la responsabilité du Coordonnateur Général, le Directeur des Services du personnel: a) Voit à l'application des conventions collectives et des ententes concernant les diverses catégories de personnel et.s'il y a lieu, à la négociation des contrats collectifs.b) Planifie, organise, coordonne et évalue l'ensemble des activités relatives au recrutement, à la sélection, au perfectionnement et à révaluation du personnel.c) Accomplit toute autre tâche que lui confie le Coordonnateur Général.QUALIFICATIONS REQUISES: Un diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié (notamment en relations industrielles ou en adlhlhlstrabon (optlo,."personnel").« Huit (8) années d'expérience pertinente.A titre exceptionnel, pourra être admis un candidat qui ne possède pas la formation académique requise, mais qui possède une expérience pertinente à la fonction et supérieure aux critères minima; de même, un candidat dont la formation répond aux exigences des critères d'admissibilité et dont les qualités supérieures compensent une expérience inférieure à celle prévue par les critères d’admissibilité.TRAITEMENT: Selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Éducation ($14,210 00-$22.743,00) NOTE: Préférence sera accorqée aux candidats provenant du secteur public ou para-public DATE LIMITE: Faire parvenir votre cutncu/um vitae avant 17 heures, le 24 octobre 1975, aubuieauduseo.étairogénéral " è Cegep de Limoilou Division de l’embauche C.P.1400, terminus postal Québec G1N 7G7 VILLE D’AMOS OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR GÉNÉRAL Une ville progressive de la région d’Abitibi-Témisca-mingue, la Ville d’Amos, est actuellement à la recherche d’un individu dynamique pour combler ce poste nouvellement créé.A titre de directeur général, le candidat choisi aura à planifier, organiser et diriger le travail de ses directeurs de services afin de répondre aux besoins de la population d’une manière efficace et économique.De plus, il aura pour fonction de conseiller les élus sur toute matière concernant les politiques générales de la Ville.Le candidat choisi aura à son actif une formation universitaire ou l’équivalent, en plus de posséder une expérience éprouvée de gestion dans le domaine privé ou public.Il devra faire preuve de leadership et avoir une bonne connaissance pratique des principes modernes de gestion.A la fois diplomate et meneur d’hommes, le candidat choisi sera apte à diriger une équipe multi-disciplinaire et à assurer le maintien de relations efficaces entre les divers services.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur candidature par écrit, avec leur curriculum vitae, à l’adresse suivante, avant le 25 octobre 1975, avec la mention "PERSONNEL et CONFIDENTIEL": M.Le Maire Laurier St-Laurent Ville D’Amos 62,3ème Avenue Est Amos, Québec J9T1E4 Toute candidature reçue sera traitée confidentiellement.CONCOURS NO 64-75 Université Laval OFFICIER À L’INSCRIPTION RUREAU DU RÉGISTRAIRE ($9,904.- $18,485.) (En révision) SOMMAIRE DE LA FONCTION: Sous direction, assume la responsabilité de l'élaboration et de la mise à jour de l’horaire mécanisé des cours offerts à l’Université, coordonne toutes les opérations ayant trait à la gestion des dossiers de clientèles particulières: participe aux autres opérations du Bureau du Service de l’incription.QUALIFICATIONS REQUISES: Diplôme universitaire — Une expérience de quelques années dans la confection des horaires, en milieu scolaire, serait un net avantage.— Aptitude à travailler en équipe.— Bonne sensibilisation à l’informatique.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae, en indiquant le numéro du concours, avant 17 heures, le 27 octobre 1975, à l’adresse suivante: Le Service du personnel Pavillon de la Bibliothèque Bureau 3445 Université Laval (Québec) G1K 7P4 _____________________ Cité universitaire, Québec w w w lo commission scolaire régionale de l’estrie LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DE L’ESTRIE 740 rue Galt Ouest, Sherbrooke, Qué.SERVICE DU PERSONNEL DIRECTEUR DES SERVICES DE L’ÉQUIPEMENT ENDROIT: Commission Scolaire Régionale de l’Estrie Service de l’Équipement 740 rue Galt Ouest Sherbrooke.Qué.ATTRIBUTIONS: Le Directeur des services de l’équipement planifie, organise, coordonne et évalue l’ensemble des activités relatives à la mise en place de l’équipement, à l'entretien préventif, physique et ménager, à la sécurité, à l’approvisionnement, aux équipements communautaires.Il avise le directeur général et assiste les autres directeurs de services et les directeurs d’écoles au sujet de l’équipement.Il évalue le personnel sous sa responsabilité Il est responsable d’un budget d’immobilisation de $15 millions pour l’année 1975-76.incluant la construction de deux (2) nouvelles écoles polyvalentes Il est responsable d’un budget d’opérations de $3.600.000 pour l’année 1975-76 Il accomplit tout autre tâche que lui confie son supérieur immédiat.CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études en génie, de préférence en génie mécanique.— Cinq (5) années d’expérience pertinente au Québec.— Préférence sera accordée aux candidats possédant de l’expérience dans des fonctions administratives équivalentes.7 - -N LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX RICHELIEU recherche les services de praticiens intéressés à travailler dans les domaines suivants: FAMILLE, secteur anglophone à Longueuil.JEUNESSE à Laprairie, St-Hubert, Longueuil, Granby.MILIEU SCOLAIRE élémentaire et secondaire à Valleyfield, Chàteauguay, St-Hyacinthe, Vaudreuil, Laprairie, Granby, Longueuil.CONSULTATION MARITALE, expertise pour la garde d’enfants à Longueuil.ACCUEIL en milieu bilingue à Cowansville.HOSPITALIER, évaluation et placement à St-Jean, Longueuil, St-Hyacinthe - Optât auprès des toxicomanes à Valleyfield, psychiatrie adulte poste temporaire d’une durée de 6 mois à Longueuil.PROBA TION à Valleyfield et St-Hyacinthe.Ces postes requièrent une formation universitaire ou collégiale en travail social de préférence ou une formation universitaire en sciences humaines pour certains postes et une expérience allant deOà quelques années.La rémunération est conforme à la convention collective en vigueur.Les personnes intéressées à ces postes sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au : Chef de service - gestion du personnel C.S.S.RICHELIEU 201, Place Charles-Lemoyne Longueuil ou communiquer à 651-1700 poste 300.v________________________ZZ_____________________________J Université du Québec Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois PROFESSEUR EN MÉTHODES QUANTITATIVES Fonctions Le titulaire doit dispenser le cours de Mathématiques de la décision à des professionnels du secteur public ou para-public possédant déjà un premier cycle universitaire ainsi qu’au moins deux ans d’expérience de gestion.Ce cours s'inscrit dans le cadre du programme de maîtrise en administration publique offert à temps partiel dans l'Outaouais.Exigences 2e cycle en Mathématiques ou MBA option méthodes quantitatives ou l'équivalent expérience de l’enseignement universitaire, de préférence avec des adultes Traitement Selon les qualifications et l'expérience Lieu de travail Hull Date limite le lundi 27 octobre 1975.Veuillez faire parvenir vos demandes écrites, accompagnées d’un curriculum vitae à: M.Luc Chaput Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull (Québec) 75-76 065 r N CEGEP DE VICTORIAVILLE POSTE OUVERT: DIRECTEUR DE L’ÉCOLE DU MEUBLE & BOIS OUVRÉ 1.0 L’ÉTABLISSEMENT L’établissement est une institution d’enseignement intégrée au Cégep de Victoriaville.Elle est dotée d’une usine-école et des autres ressources en vue de la formation d’opérateurs spécialisés (niveau secondaire) et de techniciens (niveau collégial) pour la production en série de meubles de bois.2.0 LA FONCTION Le directeur de l’école a la responsabilité de la gestion, tant au point de vue administratif que pédagogique, de l’ensemble des professeurs, des activités et des ressources de l’école.Cet emploi comporte notamment de: • Définir les objectifs particuliers de l’établissement et établir une programmation appropriée aux besoins de la clientèle, compte tenu des objectifs, des politiques et des règlements du collège.• Évaluer les besoins de l’établissement et faire les recommandations appropriées à la direction générale ou à la direction des services concernés.• Diriger et animer le personnel de l’établissement, fixer les standards de réalisation et évaluer le rendement de ce personnel.3.0 QUALIFICATIONS MINIMALES REQUISES • Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié.• Huit (8) années d’expérience pertinente dont au moins trois (3) années dans un poste de direction.• À titre exceptionnel, le collège peut nommer, à un poste donné, un candidat qui ne possède pas la formation académique requise pour l’exercice d’une fonction mais possède une expérience pertinente à ladite fonction et supérieure aux critères minimum.Ce poste est susceptible d’intéresser les personnes ayant un traitement de $20.000 à $25.000 par année.Les personnes intéressées doivent faire parvenir un curriculum vitae complet au plus tard/e 29 octobre 1975 à: 4.0 TRAITEMENT (échelle en révision) De $14,336.00 â $23.387.00.selon qualifications et expérience.Monsieur Lucien Carrier Coordonnateur de l’Emploi La Commission Scolaire Régionale de l’Estrie 740, rue Galt Ouest Sherbrooke, Qué.Té I.: (819) 565-3711 N.B.Toutes les demandes seront traitées d’une façon confidentielle.Toutes les candidatures, accompagnées d'un curriculum vitae, doivent être adressées avant le 23 octobre 1975 au : BUREAU DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL Cégep de Victoriaville îrin» (819)758-1571 Voir autres Carrières et Professions, en pages 10 et 12 \ TRADUCTEURS LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE est à la recherche de traducteurs débutants pour ses bureaux de Montréal.Les candidats devront être titulaires d’un diplôme en traduction ou l’équivalent.La banque offre un salaire intéressant et d’excellents avantages sociaux.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae à l’adresse suivante: La Banque de Nouvelle-Ecosse Service de Traduction 715, square Victoria Montréal H2Y2H7 Compétence de Marie La Rue y y LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX RICHELIEU recherche des personnes intéressées à se /oindre à son personnel cadre dans les postes suivants : ANALYSTE EN SYSTÈMES D’INFORMATION FONCTION.- Analyse, conçoit, implante et revise les systèmes d’information en tenant compte des implications sur les autres systèmes en opération.EXIGENCES: Diplôme universitaire en administration; expérience pertinente d’au moins 3 ans.ENDROIT: Longueuil.CHEFS DE SECTION - SERVICE SOCIAL HOSPITALIER CHEFS DE SECTION - SERVICE SOCIAL SCOLAIRE FONCTION: Participe à la définition, à la révision et à l’évaluation périodique des objectifs opérationnels de sa section; coordonne les opérations de sa section et répond de la réalisation des objectifs.EXIGENCES: Diplômée universitaire en service social et 3 ans d’expérience en service social dont au moins 1 an dans le secteur concerné.Avoir dirigé une équipe de travail de préférence.ENDROITS: St-Hyacinthe, Valleyfield, Longueuil.' CHEF DE SERVICE -RESSOURCES NON-INSTITUTIONNELLES FONCTION: Assumer la responsabilité de la promotion, de l’évaluation de la supervision et du développement des ressources nom institutionnelles en milieu bilingue (familles d’accueil, pensions surveillées, sen/ices d’auxiliaires familiales, etc.).EXIGENCES: Diplôme universitaire en service social.Quelques années d’expérience pertinente.De préférence, avoir dirigé une équipe de travail: connaissance théorique et pratique de l’anglais.ENDROIT: Granby.CONSULTANT AUX PROGRAMMES FONCTION: Conçoit et évalue des programmes destinés à une clientèle présentant différentes problématiques: développe des stratégies d’application; agit comme consultant dans la réalisation des programmes; participe à la sélection du personnel clinique, EXIGENCES: Maîtrise en sciences humaines de préférence en service social; expérience clinique minimum de 2 ans dans l’un des champs Cf’activité suivants: jeunesse, famille.3e âge; aptitudes manifestes à concevoir et développer des programmes: aptitudes à la consultation.ENDROIT: Longueuil.COORDONNATEUR DES STAGES ET DU PERFECTIONNEMENT FONCTION: Évaluer les besoins en formation et perfectionnement du personnel clinique; définit les contenus des programmes et participe à l’établissement des moyens de réalisation; participe à l’établissement des critères d’évaluation et collabore à l’analyse du rendement des programmes et de leurs résultats: assume la responsabilité des stages "cliniques”, participe à la sélection du personnel clinique.EXIGENCES: Études universitaires terminales en sciences humaines de préférence en service social: 5 ans d’expérience clinique variée; connaissance des différentes méthodes et techniques d’intervention ainsi que des programmes de services à la clientèle: expérience souhaitable en planification et évaluation des programmes de perfectionnement.ENDROIT: Longueuil.DIRECTEUR A LA QUALITÉ DES SERVICES FONCTION: Planifie, oriente et coordonne les activités de développement professionnel et de protection des bénéficiaires en fonction de la qualité des services.Exerce une juridiction sur le personnel suivant: 1 coordonnateur des stages et perfectionnement.1 consultant aux normes et standards et des consultants en méthodes et techniques d’intervention.EXIGENCES: Maîtrise en service social ou dans une discipline connexe: expérience clinique de 5 ans: quelques années d’expérience dans la gestion de programmes de services sociaux: expérience de 2 ans au niveau de la supervision; connaissance pratique de l’anglais; aptitude et intérêt dans la planification; avoir démontré des qualités d’initiative, de leadership et de créativité.ENDROIT: Longueuil.Le traitement est en (onction de la formation et de l’expérience.Les candidats intéressés à postuler sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae ou communiquer avec le CiL'it di jervice - Gestion du personnel Direction des Ressources H umaines C.S.S.Richelieu 201.Place Charles-Lemoyne Longueuil 651-1700(300) y I % 12 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 Informations Internationales Brejnev obtient de Giscard des concessions sur le désarmement et retrouve le sourire MOSCOU (Reuter) — MM.Leonid Brejnev et Valéry Giscard d’Estaing ont conclu hier leurs entretiens politiques en signant une déclaration franco-soviétique d’amitié et de coopération.La cérémonie de’signature au Kremlin a prouvé que les sourires étaient revenus après la confusion créée en début de semaine par le report à hier de l’entretien prévu mercredi.Paraissant de fort bonne humeur durant la cérémonie de signature, le secrétaire général du Parti communiste soviétique avait révélé hier matin que c’est lui qui avait demandé l’ajournement de l’entretien de mercredi parce qu’il souffrait d’un refroidissement.En même temps, il laissait entendre que les conversations s’étaient un moment heurté à certaines difficultés.Ces dernières auraient été causées par la mise au point du texte de la déclaration d’amitié et de coopération.On le conçoit à la lecture du document qui fait connaître que l’Union soviétique a obtenu d’importantes concessions de la France sur le problème du désarmement.Le document lie en effet la France a une politique de coopération avec l’URSS semblable à celle souscrite par le général de Gaulle en 1966.M.Giscard d’Estaing a reconnu au cours d’une conférence de presse que des divergences profondes sont apparues entre Paris et Moscou sur le problème de la lutte idéologique.“Il y a une différence mais pas de contradiction entre les positions prises dans nos toasts”, a expliqué le président de la république française.Il avait alors préconisé un “désarmement idéologique”, ce à quoi le secrétaire général du Parti communiste soviétique avait répondu que la détente ne signifiait pas la fin de “la bataille des idées”.Au cours de sa conférence de presse, M.Giscard d’Estaing a fait marche ar- rière en affirmant que sa première déclaration ne signifie pas “que l’un ou l’autre doit renoncer à un système qu’il a choisi et qui est le sien’.Intitulé “Déclaration sur le développement de l’amitié et la coopération franco-soviétique”, le document souligne que “les deux parties confirment la résolution de la France et de l’Union soviétique à contribuer à la réalisation d’un désarmement général et complet, y compris le désarmement nucléaire, sous un contrôle international strict et efficace”.Le document ajoute: “Elles se prononcent en faveur de la convocation d’une conférence mondiale sur le désarmement, avec la participation de toutes les puissances nucléaires à la préparation et aux travaux de cette conférence qui doit apporter une contribution essentielle à la progression vers un désarmement général et complet et à la libération de l’humanité du fardeau des armements”.Pour la première fois, donc, la France se joint aux efforts de l’Union soviétique pour réclamer la convocation d’une conférence mondiale sur le désarmement.Dans l’esprit du document, il est évident que la France et la Chine, qui ne participent pas à la conférence de Genève, seraient cette fois présentes.M.Giscard d’Estaing a obtenu qu'une clause qui affirme ue la politique d’indépendance e la France ne sera pas compromise par les efforts entrepris dans le domaine de la détente militaire soit incluse dans le document.Il n’en reste pas moins que pour la première fois depuis le début des années soixante la position de la France se rapproche nettement de celle de l’URSS qui estime que la détente passe par le désarmement.Le général de Gaulle d’abord, puis MM.Georges Pompidou et Giscard d’Estaing ont toujours été de l’avis que toute conférence qui n’aboutirait pas à un désarmement mondial compromettrait la politique d’indépendance de la France, qui est basée sur sa propre force de frappe.Ainsi la France ne participe-t-elle pas à la conférence de Genève ni à celle de Vienne sur les réductions mutuelles Est-Ouest de troupes en Europe, précisément parce que ces deux forums ne tendent pas au désarmement mondial.Le document, qui se réfère constament au sommet d’Helsinki, déclare que la France et l’URSS s’engagent à coopérer davantage pour promouvoir les contacts entre les deux peuples et un échange accru d’informations.C’était l’une des principales pierres d’achoppement entre l’Est et l’Ouest depuis Helsinki.Pour les pays occidentaux, ce devait être le véritable test de la détente, les pays socialistes rétorquant que les Occidentaux exagéraient l’importance de ce problème.Les deux pays s’engagent à appliquer toutes les clauses de 1 acte final d’Helsinki, y compris celle ayant trait “aux contacts entre les peuples, à l’information, à la coopération et aux échanges dans les domaines de la culture et de l’éducation”.Le document évoque les possibilités de rencontres entre les jeunes des deux pays et d’étendre l’étude du russe en France et du français en URSS.Paralèllement au document politique, la France et l’URSS ont signé trois accords de coopération dans le domaine de l’énergie, de l’industrie aéronautique et du tourisme.Les deux parties estiment que ces accords ouvriront de nouvelles perspectives au développement des relations franco-soviétiques dans ces domaines, “dans l’esprit des décisions de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe”.MM.Brejnev et Giscard d’Estaing sont d’accord pour se consulter régulièrement mais aucune précision n’a été donnée quant a la fréquence de ces sommets.r INGÉNIEUR SENIOR EN MÉCANIQUE Les ingénieurs-conseils Arsenault, Garneau, Villeneuve et Associés recherchent un ingénieur senior en mécanique.TRAVAIL: Responsable d'un groupe de techniciens et dessinateurs.Devra concevoir, mettre en plan, préparer les devis de gros systèmes de climatisation, ventilation, chauffage et de plomberie.Devra aussi faire la surveillance des travaux.Suivre les projets du début à l'acceptation finale.QUALIFICATIONS: Membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec.Diplôme en génie mécanique minimum de 10 ans d'expérience pertinente, de préférence dans un bureau d'ingénieurs-conseils.Habileté à rédiger des devis et des rapports en français.CONDITIONS: Travail à Montréal Emploi permanent Bénéfices marginaux Salaire selon expérience.Les intéressés sont priés d'adresser leur curriculum vitae à: ARSENAULT, GARNEAU, VILLENEUVE ET ASSOCIÉS, a/s Directeur ressources humaines, 1610 ouest, de Beauharnois, suite 3, Montréal, Qué.H4N 1J5 V J LA BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE "UNE BANQUE IN TE R NA TIONALE A U SERVICE DU QUÉBEC’’ est à la recherche de candidats(es) pou r les postes suivants : Directeurs Directeurs-adjoints Comptables Comptab les-ad joints Agents de Crédit à la Consommation Les nouveaux employés(es) occuperont un de ces postes après avoir suivi un entraînement approprié dans une de nos succursales.EXIGENCES: — Posséder au moins une année d’expérience bancaire ou financière au niveau d’un des postes ci-haut mentionnés; — Être ambitieux, responsable et désireux de travailler avec le public.AVANTAGES: — Programme d'entraînement précis; — Excellent salaire: — Gamme complète de bénéfices marginaux: — Possibilité d'avancement rapide; — Participation à une entreprise en plein essor.Votre curriculum vitae devra nous fournir les renseignements pertinents sur votre formation ainsi que votre expérience sur le marché du travail.Veuillez adresser le tout à : Le Directeur Service du Personnel Banque de Nouvelle-Écosse 715, Carré Victoria Montréal (Québec) H2Y 2H7 mmm Gestion des ventes/marketing UNE OCCASION BIEN RARE D'après la revue Fortune, nous sommes au 20e rang des sociétés nord-américaines à la croissance la plus rapide au cours des 11 dernières années.Pour améliorer cette fiche, nous recherchons deux candidats de haute trempe Les candidats doivent être bilingues, axés sur la réussite et la vente et pouvoir, entourés de collaborateurs, inspirer aux autres le goût des efforts de plus en plus grands.Salaire initial en fonction des besoins particuliers et des antécédents de rémunération.fris candidats gagnent présentement entre $15 - $18.000 par année.Si vous pouvez nous convaincre que vous êtes à la hauteur, alors nous croyons pouvoir répondre à vos aspirations: responsabilité, épanouissement professionnel et rémunération accrue.ENTREVUES A MONTRÉAL Appeler M.Howard Shiller Lundi et mardi, 20 et 21 octobre, après 9 heures a.m.(514)845-1231 Si vous ne pouvez appeler faites-nous parvenir une note descriptive faisant état de votre expérience, de vos études bref, de tout ce qui importe à vos yeux.Allez-y tout bonnement L'important, c'est VOUS — non le curriculum vitae Écrire â M.Howard Shiller NATIONAL CHEMSEARCH OF CANADA, LTD.245 Orenda Road Bramalea.Ontario SOCIOLOGUE Dans le cadre de ses divers programmes d’intervention, le service d'urbanisme de la Ville de Québec recherche un sociologue pour sa division de l’habitation.RESPONSABILITÉS: En tant que membre d’une équipe multidisciplinaire axée sur la fonction résidentielle, le candidat devra effectuer un ensemble de travaux de recherche et d'analyse reliés aux besoins spécifiques des quartiers.Il sera aussi chargé de l’information et de la consultation sur les divers programmes d’intervention dans les secteurs résidentiels.CONDITIONS DE CANDIDATURE: Diplôme universitaire en sociologie et de préférence, quelques années d’expérience pertinente.TRAITEMENT: Le traitement sera établi selon la compétence et pourra s’échelonner de $10,608 à $19,791.Les candidats doivent s’adresser avant le 24 octobre 1975, au Service du Personnel, Hôtel de Ville, Québec, G1R 4S9 et mentionner le numéro du concours 969-75.URBANISTES Le service d’urbanisme de la Ville de Québec recherche deux urbanistes pour compléter son équipe multidisciplinaire axée sur la planification urbaine et l’aménagement du territoire.CADRES DE TRAVAIL DE CES SPÉCIALISTES: • Politiques d’interventions au niveau des différentes fonctions urbaines — Plans ^aménagement de divers secteurs de la Ville — Réglementations requises à la mise en oeuvre.• Politique municipale d’habitation — Projets d'ensemble concernant la fonction résidentielle — Analyse des techniques et méthodes de planification des quartiers résidentiels.Conditions de candidature: Diplôme universitaire (2e cycle) en urbanisme et de préférence, quelques années d’expérience pertinente.Le traitement sera établi selon la compétence et pourra s’échelonner de $10,950 à $20,900.m Les candidats intéressés doivent s'adresser avant le 24 octobre 1975, au Service du Personnel, Hôtel de Ville, Québec, G1R 4S9 et mentionner le numéro du concours 968-75.f Important test électoral pour Giscard demain PARIS (AFP) — Le premier face-à-face national depuis l’élection présidentielle de mai 1974 a sombré dans le désordre et le charivari jeudi soir à Chatellerault, où les plus grands ténors de la politique française s’étalent donné rendez-vous à la veille d’une élection législative partielle.Ni les leaders de la majorité, le premier ministre, M.Jacques Chirac et le ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, ni ceux de l’opposition socialiste, M.François Mitterrand, premier secrétaire, et Pierre Mauroy, secrétaire national, n’ont réussi a se faire entendre au cours de ce meeting où les uns lançaient des chaises et les autres débranchaient les micros, tandis que les militants hurlaient pour couvrir la voix des orateurs.Les péripéties de ce débat avorté, où la polémique l’a emporté sur l’argumentation politique, ont pu néanmoins etre suivies sur l’ensemble du territoire grâce aux radios et à la télévision.Hier, les commentateurs étaient unanimes pour déplorer que cette bataille pour un siège à la Chambre des députes dont les états-majors ont voulu faire une élection test, dégénère en démonstration de force et que le jeu démocratique en soit ainsi complètement faussé.Ils remarquent que depuis quelques jours, Chatellerault petite ville du centre,‘forte de quelque 60,000 électeurs, est devenue provisoirement la capitale politique de la France et que la confrontation majorité-opposition prend des allures de revanche, 18 mois après l’étroite victoire de M.Giscard d’Estaing sur M.Mitterrand à l’élection présidentielle.Le prétexte à ces déchaînements est le deuxième tour de scrutin qui opposera demain M.Pierre Abelin, ministre de la Coopération, un centriste membre de la coalition gouvernementale, à Mme Edith Cresson, socialiste.Le premier tour de scrutin dimanche dernier n’avait pas été sans surprises: — il avait manqué 255 voix à M.Abelin pour être élu avec la majorité absolue sur laquelle il comptait en se fondant sur les résultats des élections générales de 1973 qui lui donnaient un électorat théorique de plus de 60 pour cent des voix.— les socialistes l’avaient emporté sur les communistes avec 22,5 pour cent des voix à Mme Edith Cresson parachutée dans la circonscription contre 21,49 pour cent au candidat du P.C.— l’ancien ministre des Affaires étrangères, M.Michel JDbert avait échoué dans sa tentative de se situer en dehors de la majorité et de l’opposition de gauche: son candidat, M.André Roussel, n’avait recueilli que 4,56 pour cent des voix.Pour le deuxième tour, les pronostics sont en faveur de M.Abelin qui ne devrait l’emporter que de justesse sur Mme Cresson qui portera les couleurs de toute l’opposition de gauche et qui a reçu le soutien du candidat de M.Jobert éliminé.Voir autres Carrières et Professions, en pages 10 et 11 .L .f SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ^ L'Association Canadienne-française de l'Alberta, dont le siège social est situé à Edmonton, Alberta, recherche dès maintenant, un secrétaire général Cette position est offerte à toute personne consciente des problèmes des minorités de langue française dans l'ouest canadien, et ayant de bonnes connaissances dans le domaine de fadminlstration.Prière de faire parvenir votre demande d'emploi, accompagnée d'un curriculum vitae et autres renseignements se rapportant à cette offre, sou pli marqué "Personnel" et "Confidentiel" à: Me.Hervé H.Durocher Président de l’A.C.F.A.508 Confederation Bldg.10355 - avenue Jasper Edmonton, Alberta T5J 1Y6 J DOCIMOLOGUE Nature du travail: Évaluer les objectifs poursuivis par les activités éducatives dans les écoles de la régionale.Qualifications requises: • Diplôme universitaire en science de l'éducation, spécialisation docimologie.— Expérience pratique dans une fonction analogue au niveau d'une commission scolaire ou d'une école.Traitement: $8,814 - $15,841 (échelle de 1974/75).Lieu de travail: St-Lambert.Entrée en fonction: Immédiatement Faire parvenir curriculum vitae au plus tard le 29 octobre 1975 au DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL COMMISSION REGIONALE DE CHAMBLY 2, boul.Desaulniers-Suite 300-St Lambert-Qué.r COMMISSION SCOLAIRE DE GATINEAU OFFRE D’EMPLOI CONSEILLER PÉDAGOGIQUE EN FRANÇAIS RESPONSABILITÉ: Sous l’autorité du directeur du service de l'enseignement, le conseiller pédagogique est chargé de l'implantation de programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la clientèle de la commission scolaire, principalement en français: il doit également conseiller les personnes concernées par ces questions.CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ: a) Scolarité Une préférence sera accordée au candidat possédant un diplôme universitaire terminal de premier cycle en français.Un brevet d'enseignement avec expertise en français, au niveau élémentaire.b) Expérience Un minimum de trois ans d'enseignement à l'élémentaire est requis, de préférence au premier cycle.Une connaissance pratique de la méthode "Le Sablier" est aussi exigée.TRAITEMENT: Selon la Politique Administrative et Salariale du M.E.Q.$9,192 à $20,198 au 30 juin 1975.(Échelle en revision).Faire parvenir curriculum vitae pour le 20 octobre à: Commission Scolairs ds Qstinsau Directeur des servlets du psrsotmsl 225, rus Notre-Dams Qatinsau, Qué.J8P6J2 J fl tà H Montréal, samedi 18 octobre 1975 Cahier Littérature Le réformiste inattaquable par Victor-Lévy Beaulieu Suite à la parution, au édition AS/Quinze, d'un recueil de textes de Jacques Godbout, intitulé “Le Réformiste : textes tranquilles”, nous avons demandé à Victor-Lévy Beaulieu de commenter cet ouvrage, en parralèle avec un article de notre chroniqueur régulier, Jean-Pierre Boucher, que l’on trouvera à la page( .).Le problème avec Monsieur Godbout, c’est qu’il est inattaquable.Il aime la bourgeoisie, il a choisi d’en être, mais c’est pour mieux devenir réformiste puisqu’on sait, depuis qu’il l’a dit, qu'une des fonctions de la bourgeoisie est de préparer la révolution.Lénine disait aux prolétaires: servons-nous des bourgeois pour faire la révolution.Monsieur Godbout corrige: servons-nous de la révolution pour être de meilleurs bourgeois.Tout est là.N'empêche que son petit livre Le Réformiste subroqué Textes tranquilles est inattaquable.Monsieur Godbout a été élévé par des curés.Ça lui est resté sur la patate, à tel point que si l'on pouvait caractériser son langage, ce serait de la façon suivante: la métaphore ro- maine.Pas un de ses textes n’y échappe.Monsieur Godbout n’est bon que dans de la nomination religieuse.C’est là que les emprunts se font au taux d’intérêt le moins élévé.Mais c'est un langage sec: Monsieur Godbout, lui, ne trempe pas son pénis dans l'encrier, il le garde dans sa tête.D’où que ça me revient qu’il est inattaquable.Car que trouve-t-on dans ses textes tranquilles?Ce que Monsieur Godbout a écrit depuis 1960 sur le mouvement laïque, la politique, l’indépendance du Qué.bec et la cul- ture.Des textes de circonstances qui n’appellent qu’une lecture circonstantielle.Des bribes d’un itinéraire intellectuel qui laissent de grands trous parce que l’ensemble est à l’image de Monsieur Godbout: froid, d'une adolescence frondeuse, légèrement polémique comme il sied entre gens de bonne famille, facile souvent parce que tout ça ne touche jamais que la périphérie des choses et des êtres.Par exemple, ce que Monsieur Godbout dit de Claude R,an.Par exemple, ce que Monsieur Godbout dit de René Lévesque; ce qui lui permet de nous parler du mythe.Selon Monsieur Godbout, avant René Lévesque les Québécois n’auraient eu, comme mythe traditionnel, que celui de la jambe forte.Il cite Jos Montferrand, le géant Beaupré (dont on sait pourtant qu’il avait de la misère a se tenir debout!), Maurice Richard et quelques autres.Et il nous ramène René Lévesque, qui serait notre premier mythe québécois de la tête forte.Pauvre Monsieur Godbout! Il ne s’est pas rendu compte qu'en René Levesque, c’est le mythe traditionnel du langage que retrouvent les Québécois, c’est-à-dire et en premier lieu son grand talent d’orateur.Sans l’usage qu'il sait faire de sa parole, René Lévesque que serait-il?Ce qu'est Jacques-Yvan Morin, brillant homme, mais qui ne fera jamais courir les foules.Mais • je l’ai dit: Monsieur Godbout est inattaquable.Voir page 14 : Réformiste l,:n groupe d'écrivains, parmi les "Quinze" ré revue intitulée "Interventions".Ce sont : Michel Beaulieu, André Brochu, Jacques Godbout, André Major, hrançois Picard, ainsi que Pierre Turgeon.Ce premier numéro, consacré à une réflexion sur les évènements d'Octobre, est une sorte de présentation de l'esprit qui animera cette revue culturelle, sans pour autant être littéraire.Le prochain numéro, déjà annoncée, sera intitulé "La mort du Canada".I®» .' .^:iv.IÊi! t ' liSgi 9mm mm ¦> m ¦ UN délire hybride et clinquant.telle est la première impression de notre critique de cinéma, André Leroux, qui revient de New York où il a assisté à la présentation à la presse du dernier film de Ken Russel.“Lisztomania”.On voit sur la photographie Fiona Lewis qui joue le rôle de la contésse, et Roger Daltrey, le chanteur des Who, qui incarne le musicien.Lire le reportage d’André Leroux à la page (.).Théâtre Ali avait, dans la matinée, pris la tête d’une manifestation de 2,000 personnes exigeant la mise en liberté de Carter.La manifestation s'était terminée devant le palais du gouverneur.Carter a été emprisonné à la suite de l’assassinat de deux hommes blancs au cours d'un hold-up dans un bar en 1966.Les principaux accusateurs de Carter, deux repris de justice, ont depuis avoué qu'ils avaient menti lorsqu’ils ont déclaré avoir reconnu le boxeur sur le lieu du crime.Ils avaient espéré basebalf Série Mondiale Samadi, 11 octobre Boston 6, Cincinnati 0 Dimanche, 12 octobre Cincinnati 3.Boston 2 Mardi Cincinnati 6.Boston 5 Mercredi Boston 5, Cincinnati 4 Jeudi Cincinnati 6, Boston 2 Aujourd'hui Cincinnati, Billingham (0-0) à Boston, Léo (0-0), 13h • Dimanche Cincinnati, Nolan (0-0) à Boston, Tiant (2-0), 13h, si nécessaire ainsi obtenir un traitement de faveur lors de leur propre procès.Muhammad Ali a d'autre part déclaré guë* son prochain match pour défendre son titre contre George Foreman sera son dernier combat professionnel.Après, a-t-il déclaré, "je consacrerai mon temps à aider mon peuple à obtenir la liberté, la justice et l'égalité." Ali avait au début de la manifestation.Îualifié la condamnation de arter de “retour à l’époque du lynch." HENRY BOUCHA, grièvement blessé à un oeil la saison dernière au cours d une bagarre contre Dave Forbes, des Bruins de Boston, subira lundi une seconde opération.Boucha, qui a joué pour les North Stars du Minnesota de la LNH l’an dernier, a été atteint à l'oeil par le bâton de Forbes le 4 janvier dernier.Forbes a d’ailleurs été accusé d’agression et a subi un procès sans que les jurés toutefois ne puissent rendre un verdict.A l’emploi des Fighting Saints du Minnesota, de l’AMH, Boucha sera écarté du jeu jusqu’au 1er novembre prochain.HARRY HOWELL, qui a fait une longue carrière avec les Rangers de New York avant de passer à l’Association mondiale, n’aurait pas encore reçu les bo^ nifications auxquelles il a droit comme ancien joueur des Mariners de San Diego."J’ai communiqué avec l’équipe mais les officiels semblent ignorer ce dont il s’agit, a expliqué Howell.Ils croient que le cnèque a déjà été envoyé, mais c’est une rengaine que j’ai déjà entendue 20 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 • a .Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres CANADA PROVINCE DE OUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division de* Divorces) 500 NO: 12-054913-755 DAME RIETTE CARRIER, couturière épouse séparée de biens d'Anthonln Synnott, domiciliée et résidant au 647 Delanaudière, à Montréal, district de Montréal, Requérante -vs- ANTHONIN SYNNOTT, de lieux Inconnus, Intimé _ PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé ANTHONIN SYNNOTT est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée è la Division des Divorces è son Intention.Prenez de plus avis qu'à délaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits.la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 15 octobre 1975 (SGD) CLAUDE DUPOUR REGISTRAIRE-ADJOINT Mes BORENSTEIN DUQUETTE S BROTT avocats de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 05-014052-75 HURUM MARINE LTD., une corporation au 300 rue St-Sacrement, Montréal, demanderesse, •VI- BENNETT SPARROW (SHIPPING) LTD,, une corporation de Wem, Shropshire, Angleterre, défenderesse, -et- THE ROBERT REFORO CO, LTD., une corporation au 221 rue St-Sacrement.Montréal.mlse-en-cause.AVIS AUX CREANCIERS ARTICLES 640, 578 C.P.C.Les créanciers de BENNETT SPARROW (SHIPPING) LTD.sont requis de déposer leurs réclamations ainsi qu'un affidavit à l'appui de celles-ci attestant que le montant réclamé est dO ainsi que les reçus, s’il y a Heu, dans les trente (30) jours de la première publication du présent avis è l’Office du Protonotalre, Cour Supérieure, District de Montréal.MONTREAL, ce tOlème jour d’octobre 1975.Wilfred Lefebvre P.A.C.S.M.mcmaster meighen minnion patch CORDEAU HYNDMAN & LEGGE Procureurs pour demanderesse Le Comité Organisateur des Jeux Olympiques de 1976 j Case postale 1976 Montréal, Que., Canada H3C3A6 Appel d'offres RMS Numéro 7603 Des soumissions cachetées, adressées au Directeur adjoint de l'Approvisionnement Direction générale de l'Administration ! Le Comité organisateur des Jeux , olympiques de 1 9 76 (Cojo) I Case Postale 1 976 Montréal, Québec H3C 3A6 Soumission pour Un système de I signaiisation à multiples usages.L'étendue des travaux comprend la fourniture des différents éléments et panneaux pour la signalisation des autoroutes, 'villes, lieux olympiques, service sur un lieu olympique, acheminement vers une place ; (tribune, rangée, siège), requis durant les ! Jeux olympiques de 1 976, Ces soumissions seront reçues jusqu'à 14 heures (heure de Montréal) le mardi 4 novembre 1975, Un dépôt de soumission équivalent ! à 10 p.100 (10%) du montant total de la soumission doit accompagner cette dernière.Ce dépôt, payable à l'ordre du Cojo peut être, soit un chèque visé, ou un cautionnement d'une compagnie d'Assurance reconnue et acceptable au Cojo.Un manuel de signalisation du Cojo est fourni aux soumissionnaires avec le cahier des charges pour une somme de $50 00 en espèces ou chèque visé, payable à l'ordre du Cojo.Cette somme sera remboursée à la remise de ce manuel de signalisation lors de l'ouverture des soumissions.Les intéressés peuvent obtenir ces documents au Cojo.bureau 014, 1 55, rue Notre-Dame est.Montréal.Québec, à partir du lundi 20 octobre 1975.Nous vous signalons que les seules soumissions prises en considération seront celles présentées en duplicata sur les formulaires imprimés, fournis par la direction de I Approvisionnement et remplis conformément aux directives contenues dans ces forrpulaires Ces soumissions nous seront ensuite retournées dans Lenveloppe-retour fournie spécialement à cet effet.Le Cojo ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune soumission.Raymond Barnabé Directeur adjoint de I Approvisionnement Direction générale de l'Administration.Téléphone (514)286-31 79 1 + Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à I Administrateur régional des Services financiers et administratifs (Québec), ministère des Travaux publics.18e étage.2001, rue Université.Montréal (Québec) H3A 1K3 et portant sur I enveloppe la désignation et le numéro de l entrepnse.seront reçues jusqu à 15h00.à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l entremise du bureau de distribution des plans, 18e étage.2001.rue Université, Montréal (Québec) H3A 1K3 sur versement du dépôt exigible.ENTREPRISE No 7S-244P • Réparation du plancher du garage, Niveau B-1.Immeuble du gouvernement du Canada, 305 ouest, boul.Dorchester, Montréal (Québec).VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DE L’APPROVISIONNEMENT Appareils servant au déneigement des rues Les propriétaires de camions, désirant offrir leurs véhicules en location à la Ville de Montréal, pour le transport de la neige, sont invités à faire enregistrer leurs camions en se présentant à l’entrepôt de la Division des Ateliers de la Ville de Montréal, au 7816 est, rue Jarry, Montréal, à compter du 3 novembre 1975, de 9.00 à 16.00 h., du lundi au vendredi inclusivement.Les propriétaires de tous autres types d'appareils, désirant offrir leur équipement en location à la Ville de Montréal, pour les travaux de déneigement, sont invités à faire enregistrer leurs appareils en se présentant aux ateliers municipaux, au 550 boulevard Rosemont, à compter du 3 novembre 1975, de 9.00 à 16.00 h., du lundi au vendredi inclusivement.On pourra obtenir tous les renseignements supplémentaires, en téléphonant au 872-3884.Le greffier de la Ville MARC BOYER, C.R.Hôtel de Ville, Montréal.CITÉ DE MONTRÉAL-NORD SOUMISSIONS Des soumissions dans des enveloppes scellées portant inscription: "SOUMISSIONS - PROLONGEMENT 0'UN EMISSAIRE - CONTRAT N0 240” et adressées au soussigné à l’Hfitel de Ville de Montréal-Nord seront reçues jusqu'à cinq heures p.m.(5:00 p.m.) MARDI, le 28 octobre 1975 pour le prolongement de l'émissaire Lacordaire dans la rivière des Prairies.Ne seront considérées que les soumissions présentées sur les formules préparées par les ingénieurs-conseils Leroux, Leroux, Nan-tel, Papin & associés.Ces formules, de même que les plans et cahiers des charges seront obtenus au bureau du directeur des services M Jean-Guy Themens, à l'Hôtel de Ville de MontréaINord, 4242 Place Hôtel de Ville, moydfmant un dépôt de vingt-cinq dollars ( $25.00) en argent ou un chèque visé, pour ce contrat.Ce montant sera remboursé aux soumissionnaires dès qu’ils auront retourné les plans et cahiers des charges en bon état, dans les dix (10) jours qui suivront la date de l'ouverture des soumissions.Chacune des soumissions devra être accompagnée d'un chèque visé tiré sur une banque à charte ou d'un cautionnement de soumission émis par une compagnie d'assurance, au montant équivalant à dix pour cent (10%) du total de la soumission.Ce cautionnement doit être valide pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours à partir de la date d’ouverture des soumissions.Oe plus, la soumission devra être accompagnée d’une lettre émise par une compagnie d'assurance garantissant l'émission en faveur de la Cité de Montréal-Nord d'un cautionnement d'exécution et d’un cautionnement des obligations pour la main-d’oeuvre.-les matériaux et les sous-contrats, chacun pour une valeur de cent pour cent (100%) du contrat.La Cité ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes à une assemblée du Conseil le même jour à huit heures p.m, (8:00 p.m.) à la Salle du Conseil, 11211 rue Hébert, Montréal-Nord, Le Greffier de la Cité Aline Ouimet 1+ Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à LAd-ministrateur régional des Services financiers et administratifs (Québec), ministère des Travaux publics.18e étage.2001.rue Université.Montréal (Québec) H3A 1K3 et portant sur I enveloppe la désignation et le numéro de l'entreprise, seront reçues jusqu à 15h00.à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par I entremise du bureau de distribution des plans.18e étage.2001.rue Université, Montréal (Québec) H3A 1K3 sur versement du dépôt exigible.ENTREPRISE No 75-250P - Dragage du port - Sorel, Comté Richelieu (Québec).On peut aussi consulter les documents de soumission au bureau de l’Association de la Construction de Montréal ainsi qu:aux bureaux de poste suivants: Sorel.St-Ours et Plerreville (Québec).On peut aussi consulter les documents de soumission au bureau de l'Association de la Construction de Montréal (Québec).Date limite: Le mercredi.29 octobre 1975 Dépôt:' Aucun Date limite: Le mércredi.5 novembre 1975 Dépôt: $25.00 SERVICE No 75-245P - Nettoyage intérieur et entretien du terrain.Dépôt postal, 7500, boul.Viau, St-Léonard (Québec).Date limite: Le mercredi, 5 novembre 1975 Dépôt: Aucun INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux pians et devis doit être sous forme d'un chèque bancaire visé établi à l'ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le ministère et qui seront accompagnées de la garantie déterminée aux documentsjde soumission Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.* - 1 *’ - D.B.Norwood Administrateur régional des Services financiers et administratifs Région du Québec DRAGUE ET AUTRE OUTILLAGE FLOTTANT Les soumissions doivent comprendre le remorquage de l'outillage aller et retour.Pour qu’ils soient acceptables, les dragues et tout autre outillage flottant qu'on se propose d'utiliser pour les présents travaux seront: a) immatriculés au Canada ou au Royaume-Uni, et b) faits ou fabriqués au Canada ou au Royaume-Uni et.dans le cas de matériel du Royaume-Uni, il doit avoir été au Canada pendant au moins un an avant la date fixée pour l’ouverture des soumissions.INSTRUCTIONS Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le ministère et qui seront accompagnées de la garantie déterminée aux documents de soumission.Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.D.B.Norwood Administrateur régional des Sarvlcaa financiers et administratifs Région du Québec Voir autres Avis légaux, en page 21 ADMINISTRA T!ON DE LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT AVIS AUX ENTREPRENEURS Des soumissions cachetées, adressées au Secrétaire de l Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent, dans des enveloppes fournies par l'Administration et portant la mention "SOUMISSION POUR CONTRAT NO 12-1416" concernant: TRANSFORMATIONS Aummeuble administratif régional SAINT-LAMBERT, VOIE MARITIME, RÉGION DE L'EST seront reçues aux bureaux de l'Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent.Immeuble Transports Canada.19ème étage.Place de Ville Ottawa.Ontario.K1R 7R9.ou à l'immeuble de la Voie maritime Suite 312.écluse de Saint-Lambert, boîte postale 97.Samt-Lambert.P Q J4P 3N7.jusqu à 15 heures heure normale de l est, vendredi, le 7 novembre 1975 t On pourra obtenir les plans, devis, formule de soumission, conditions de travail et formule de contrat, en français ou en anglais, en s'adressant au Secrétaire.Immeuble Transports Canada.19ème étage.Place de Ville.Ottawa.Ontario.K1R 7R9.ou au directeur régional, immeuble de la Voie maritime.Suite 312.boîte postale 97 Saint-Lambert P Q.J4P 3N7 contre le versement de cent dollars ($100.00) montant qui sera remboursésur remise en bon état des documents susmentionnés dans les trente jours de la date fixée ci-dessus pour la réception des soumissions.Le dépôt sera confisqué si les documents ne sont pas renvoyés dans le délai susmentionné.Le soumissionnaire doit fournir un dépôt de soumission d'un montant d au moins dix pour cent (10 p 100) du montant de la soumission ou 25.000 dollars plus cinq pour cent (5 p.100) de la différence entre le prix de la soumission et la somme de 250.000 dollars, en conformité des conditions de la formule de soumission ou une garantie de soumission représentant 1 p 100 de la soumission, devenant nulle sll passe un contrat en bonne et due forme selon le modèle qui fait partie des documents relatifs à la soumission, et fournit des garanties à la satisfaction de l'Administration.Il ne sera tenu compte que des soumissions présentées conformément à nos indications.La langue dans laquelle l'adjudicataire aura présenté sa soumission sera adoptée pour le contrat et sa gestion L'Administration ne s'engage à accepter aucune soumission même la plus basse ADMINISTRATIONDE LAVOIE MARITIME DU SAINT-L/^URENT, OTTAWA le 16octobre 1975 Le Secrétaire.L.E.Béland I* Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à l'administrateur régional des Services financiers et admi-' nistratits, région de la Capitale, ministère des Travaux publics, pièce 108.66, rue Slater, Ottawa (Ontario).K1A 0M3 et portant sur l'enveloppe la désignation et le numéro de l'entreprise, seront reçues jusqu’à 15 heures.à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution des plans, pièce 110, 66.rue Slater.Ottawa (Ontario) K1A 0M3 sur versement du dépôt exigible ENTREPRISES Numéro 79274/37 - Aménagement paysagiste, Administration Centrale du Ministère d’état des affaires urbaines, 373, Promenade Sussex.Ottawa, Ontarrio.On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des associations des constructeurs d’Ottawa.Hull.Toronto et Montréal.Date limite: Jeudi, le 6 novembre 1975 Dépôt: $50.00 Numéro 78100/495 - Revêtement préfabriqué (terrassements pour aménagement paysager), programme d’aménagement du gouvernement fédérai, phase III, Hull, Québec.On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des associations des constructeurs d’Ottawa.Hull.Toronto et Montréal.Date limite: Mardi, le 18 novembre 1975 Dépôt: $50.00 PROLONGATION Numéro 78092 - Rajout et modification, édifice fédéral, Smiths Falls, Ontario.Veuillez prendre avis, que la date limite de réception des soumissions du 21 octobre 1975.est reportée au mardi, le 4 novembre 1975.Bureau dépositaire des soumissions: les sous-entrepreneurs sont informés par la présente que les soumissions pour les travaux d’électricité et de mécanique, prévues pour le 17 octobre 1975.devront être soumises par l'entremise du bureau dépositaire des soumissions.196.Avenue Bronson.Ottawa.Ontario.Au plus tard à 15 heures, le vendredi.31 octobre 1975.conformément aux dispositions du document intitulé principes et procédures à suivre pour présenter des offres aux dépôts de soumissions concernant les travaux fédéraux, deuxième édition.1er avril 1970.Numéro 78100/230 - Étage du traitement électronique des données, programme d'aménagement du gouvernement fédéral, phase III, Hull, Québec.Veuillez prendre avis, que la date limite de réception des soumissions du 21 octobre 1975.est reportée au mardi, le 4 novembre 1975.INSTRUCTIONS Le dépôt afférant aux plans et devis doit être sous forme d un cheque vise tiré sur une banque à laquelle s'applique la Loi sur les banques ou la Loi sur les banques d épargné du Quebec établi à tordre du Receveur general du Canada II sera rembourse sur reception des documents en bon état dans le mois qui suivra le tour du dépouillement des offres Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront presentees sur les formules fourmes par le Ministère et qui seront accompagnées du dépôt determine aux documents de soumission Le Ministère ne s engage a accepter m la plus basse ni aucune des soumissions Administrateur Services Financiers et Administratifs (Capitale Nationale) Ministère des Travaux Publics 66, rue Slater Ottawa (Ontario) K1A0M3 PROVINDE DE QUÉBEC CITÉ DE MONTRÉAL-NORD COMTÉS SAUVÉ ET BOURASSA Avis public est, par les présentes, donné que les propriétés ci-dessous désignées seront vendues à l'enchère à la Salle du Conseil, 11211 rue Hébert, MERCREDI le DIX-NEUF (19) NOVEMBRE mil neuf cent soixante-quinze (1975), à DIX (10) heures de l’avant-midi, heure avancée, pour satisfaire au paiement des taxes municipales et scolaires avec intérêts, plus les frais subséquemment encourus, à moins que ces taxes, intérêts et dépends ne soient payés avant la vente.NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS Gardonio Construction Inc.7 355 Heinz Hunger 12 907 (avec bâtisse dessus érigée) Sidney Spinner "in Trust" 29 224 (avec bâtisse dessus érigée) Lionel Gareau 38 818 (avec bâtisse dessus érigée) Louis Cuda 60 171 .(avec bâtisse dessus érigée) Pietro Fratta 86 245 (avec bâtisse dessus érigée) 246 Inconnu 115 43-2 44-2 45-2 46-2 47-2 Inconnu 115 48-2 NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS Inconnu 18 P 18P : - Une partie ddRot originaire dix-huit ( 18P) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers le nord-ouest par les lots 18-627, 18-628 et 18-629-1, vers le nord-est par partie du lot 17-1, vers le sud-est par partie du lot 18-672 et vers le sud-ouest par partie dudit lot 18 non subdivisé.Mesurant quinze (15') pieds de largeur par une profondeur de soixante-dix (70’) pieds dans sa ligne nord-ouest et cinquante-huit pieds et cinq dixièmes de pied (58.5') dans sa ligne sud-est et contenant une superficie de neuf cent soixante-quatre pieds carrés, plus ou moins, mesure anglaise.(964 p.c.m.a.) NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS Inconnu 18 P 18P: - Une partie du lot originaire dix-huit (18P) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers le nord-ouest par le lot 18-625, vers le nord-est par partie dudit lot 18 non subdivisé, vers le sud-est par partie des lots 18-672,18-675 et les lots 18-673 et 18-674 et vers le sud-ouest par partie du lot 18-675.Mesurant quinze (15') pieds de largeur par une profondeur de cent cinquante-sept (157') pieds dans sa ligne nord-ouest et cent soixante-six pieds et sept dixièmes de pied (166.7') dans sa limite sud-est et contenant une superficie de deux mille quatre vingt-huit pieds carrés, plus ou moins, mesure anglaise.(2,428 p.c.m.a.) NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS Jeannette Poitras 31 102P, 103P, 104P 31-102P: - Une partie du lot cent deux(102P) subdivision du lot originaire trente et un (31) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers le sud-est par le lot 31-107 (rue Perras), vers le sud-ouest par partie du lot 31-103, vers le nord-ouest par partie dudit lot 31-102 (boulevard Léger) et vers le nord-est par le lot 31-102-1.Mesurant vingt-cinq (25') pieds de largeur par une profondeur de quatre-vingt-quatorze pieds et trois centièmes de pied (94.03’) dans sa ligne nord-est et soixante-dix-neuf pieds et quatre-vingt-deux centièmes de pied (79.82') dans sa ligne sud-ouest et contenant une superficie de deux mille cent soixante-treize pieds carrés et douze centièmes, mesure anglaise.(2173.12 p.c.m.a.) 31-103P: - Une partie du lot cent trois (103P) subdivision du lot originaire trente et un (31) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers le sud-est par le lot 31-107 (rue Perras), vers le sud-ouest par partie du lot 31-104, vers le nord-ouest par partie dudit lot 31-103 (boulevard Léger) et vers le nord-est par partie du lot 31-102.Mesurant vingt-cinq (25') pieds de largeur par une profondeur de soixante-dix-neuf pieds et quatre-vingt-deux centièmes de pied (79.82') dans sa ligne nord-est et soixante-cinq pieds et soixante et un centièmes de pied (65.61') dans sa ligne sud-ouest et contenant une superficie de mille huit cent dix-sept pieds carrés et neuf dixièmes, mesure anglaise.(1817.9 p.c.m.a.) 31-104P: - Une partie du lot cent quatre (104P) subdivision du lot originaire trente et un (31) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers le sud-Sst par le lot 31-107 (rue Perras), vers le sud-ouest par partie du lot 31-105, vers le nord-ouest par partie dudit lot 31-104 (boulevard Léger) et vers le nord-est par partie du lot 31-103.Mesurant vingt-cinq (25') pieds de largeur par une profondeur de soixante-cinq pieds et soixante et un centièmes de pied (65.6T) dans sa ligne nord-est et cinquante et un pieds et quatre dixièmes de pied (51.4 ) dans sa ligne sud-ouest et contenant une superficie de mille quatre cent soixante-deux pieds carrés et six dixièmes, mesure anglaise.(1462.6 p.c.m.a.) NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS Paul Hart 36 828-3P, 328-4 36-828-3P: - Une partie du lot trois (3P) redivision du lot huit cent vingt-huit (828) subdivision du lot originaire trente-six (36) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapézoidale.Borné vers le sud-est par partie du lot 36-828 (boulevard Industriel), vers le sud-ouest par partie du lot 36-813, vers le nord-ouest par partie dudit lot 36-828-3 et vers le nord-est par partie du lot 36-828-4.Mesurant six (6’) pieds de largeur par une profondeur de dix-huit (18') pieds dans sa limite sud-ouest et quinze pieds et cinq dixièmes de pied (15.5') dans sa limite nord-est et contenant une superficie de cent pieds carrés et cinq dixièmes, mesure anglaise.(100.5 p.c.m.a.) NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS André Brophy 108 40P 108-40P: Une partie du lot quarante (40P) subdivision du lot originaire cent huit (108) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers l'ouest par parties des lots 108-15 et 108-16 (boulevard Henri-Bourassa), vers le nord-est par partie du lot 108-37, vers le sud-est par partie du lot 108-41, vers le sud-ouest par partie dudit lot 108-40.Mesurant trente-cinq (35’) pieds de largeur par une protondeur de cent vingt-cinq (125 ) pieds dans sa limite nord-est et cent huit pieds et cinq dixièmes de pied (108.5') dans sa limite sud-ouest et contenant une superficie de quatre mille quatre-vingt-six pieds carrés, mesure anglaise.(4,086 p.c.m.a.) NOMS DES PROPRIÉTAIRES CADASTRE SUBDIVISIONS M.D.Dubee et Geraldine Dubee 113 111P 113-111P: - Une partie du lot cent onze (111P) subdivision du lot originaire cent treize (113) cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet en la municipalité de la Cité de Montréal-Nord.De figure trapezoidale.Borné vers l'ouest par partie dudit lot 113-111 (élargissement du boulevard Henri-Bourassa), vers le nord-est par le lot 113-89 (ruelle), vers le sud-est par le lot 113-112 et vers le sud-ouest par le lot 113-134 (rue Audoin).Mesurant quatre-vingt-dix-sept pieds et cinq dixièmes de pied (97.5') de largeur par une profondeur de sept pieds et cinquante-cinq centièmes de pied (7.55') dans sa limite sud-ouest et quatre-vingt pieds et cinq centièmes de pied (80.05') dans sa limite nord-est et contenant une superticie de quatre mille deux cent soixante-quatorze pieds carrés, mesure anglaise (4,274 p.c.m.a.) \ Les immeubles susdits sont tous du cadastre de la paroisse du Sault-au-Récollet et situés dans la Cité de Montréal-Nord.Ladite vente sera en outre faite avec toutes les servitudes actives et passives ou occultes, attachées àUxdits immeubles.Donné en la Cité de Montréal-Nord, ce sixième (6e) jour du mois d'octobre mil neuf cent soixante-quinze (1975).LE GREFFIER arts et spectacles Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 • 21 Un tandem “Tabaslak”____________Jean-Guy Moreau____________L’imitation et ses limites par Angèle Dagenais Imitateur et caricaturiste audio-visuel, selon son expression, Jean-Guy Moreau travaille de mémoire, il n’utilise jamais de magnétophone pour capter la voix de ses personnages.“Habituellement la voix m’arrive, lorsque je roule en voiture en ville.A ce moment-là, je l’attrape et je me mets à la tra- vailler tout de suite.” Si vous voyez un type au volant de sa voiture, qui parle tout seul avec force mimiques, il y a bien des chances que ce soit Moreau! “Tabaslak” qu’il présente ce soir à l’Outremont ainsi que jeudi, vendredi et samedi prochain, a été conçu, écrit et rédigé par Jacqueline Barrette Appel de Cousteau pour sauver la mer MONACO (AFP) - Le commandant Jacques-Yves Cousteau, pionnier des explorations sous-marines, directeur du musée océanographique de Monaco, a lancé un appel pour une alliance entre océanographes et spécialistes de l’espace en vue de sauver les océans et les mers d’une mort lente et sûre dûe à la pollution.“On ne sauvera les océans et les mers que par la création d'un vaste réseau de bouées marines dont les renseignements sur divers paramètres de l’eau seront recueillis par télémesures à l'aide de plusieurs satellites spécialisés”, a affirmé le commandant Cousteau qui a précisé qu’un tel réseau devrait comprendre au minimum 5,000 bouees renouvelables tous les ans, sans compter une centaine en eau profonde.“Ces bouées permettraient, selon le commandant Cousteau, de connaître le pouls des océans”.Le coût de l’opération serait de quelque 120 millions de dollars soit l’équivalent de 500 millions de francs par an.Le commandant Cousteau a fait ces propositions devant la 6ème conférence d’Eurospace réunie à Monte-Carlo qui étudie précisément les différentes applications des satellites à l’économie, à l'éducation et à la lutte contre la pollution.Le commandant Cousteau a souligné qu’il coopérait déjà depuis un certain temps avec des organismes spatiaux et des universités aux Etats-Unis pour mettre au point des méthodes et des appareils permettant l’observation des étendues marines par satellites.Des observations menées dernièrement par la Calypso au large de la côte occidentale de la Floride avaient eu pour but de mesurer la teneur en chlorophyle et la température à un 50ème de degré près.Simultanément, des satellites américains prenaient des cliches des mêmes régions et actuellement un travail important de corrélation entre les données ainsi reçues est effectué dans plusieurs centres américains.La Calypso n’était d'ailleurs pas seule a prendre part à ces expériences: deux navires spécialisés naviguaient de front avec elle a 3 ou 4 milles de distance.Un couloir de 8 milles de large a ainsi été balayé sur des longueurs plus ou moins grandes.les livres Chroniques, dans son numéro d’août/septembre 1975, prône une école publique, laïque, démocratique et communautaire.“Le système craque de partout, y lit-on.Pendant que les entrepreneurs lorgnent du côté de la baie James, que les technocrates jouent au tic-tac-to avec leurs organigrammes, que les commissaires intriguent, que les parents s'amusent à se distribuer des charges honorifi-ues, les professeurs entre eux dépressions nerveuses ou deux décrets, s’acharnent mais en vain à colmater les brèches provoquées par le phénomène drop-out.” De nombreuses traductions verront également le jour.Notons: “Duddy Kra-vitz" de Mordecai Richler, traduit par Jean Simard; “A Fine and Private Place” de Morley Callaghan, traduit par Michèle Tisseyre; “Zero to Airtime”, de Patrick Watson, traduit par Laurier La-pierre; “Tribal Justice” de Clarke Biaise, traduit par Jean Paré.Tous ces ouvrages paraîtront dans le courant de 1976.Le CLF a également retenu les droits des ouvrages suivants qui sont en cours de traduction: “Cet été-là à Paris” de Morley Callaghan, traduit par Michèle Tisseyre; “Angel Of Hudson Bay” de Maude et lui-même.“Jacqueline ne s’est pas contentée de rédiger les textes, elle a assisté à presque, toute les répétitions, nous avofis travailler ensemble jusqu’au bout.” Ce spectacle est autant un produit de l’un que de l’autre.Pour Jean-Guy Moreau, c’est la première fois qu’il travaille en tandem.“Je mai jamais eu de problèmes d’idées mais j’avais du mal à passer de la conception à la realisation.A travailler avec un auteur, les textes se font beaucoup plus vite et on en arrive à dépasser ses idées.” Heureux de l’expérience conjointe, Jean-Guy Moreau la répétera sans doute.“J’ai deux autres projets de collaboration avec Jacqueline Barrette.” H prédit d’ailleurs.de nombreux “mariages” dans le showbizz québécois.“Je m’en suis aperçu lors d’un événement d’octobre” il y a deux semaines à l’Outremont; de nouvelles choses vont sortir de ces mariages.Les artistes vont de plus en plus travailler en groupe, ce qui de toute façon ne fera que multiplier la création.” "Tabaslak” pour Jean-Guy Moreau marque un tournant.“Je n’ai plus a prouver maintenant que je suis un bon imitateur.L’imitation est devenu pour moi un outil par lequel je peux accéder à autre chose.Par le biais de l’humour j’explore de nouvelles avenues, politi-jues, sociales, collectives, un côté humain dans un langage d’ici.” Tabaslak, c’est l’histoire du Québec à travers une trentaine de personnages actuels.De l'Indien Tomahak et l’arrivée des Français à Duplessis dans la première partie; et de Chartrand à Vigneault dans la deuxième.Pourquoi “Tabaslak”?Parce que c’est le premier mot du Watt, traduit par Michèle Robinson; “Formantera” de Roy MacSkimming, traduit par Arlette Francière; “L ange de pierre” de Margaret Laurence, ainsi que ses “Souricers”; “The Wee-kend’VMan” de Richard Wright, traduit par Jean Pare; enfin, le second tome de la trilogie de Robertson Davies,“The Manticore”, ui suit le premier volume éjà paru sous le titre de “Le 5ième emploi”.Cette année, le Prix du Cercle du livre de France sera décerné le 18 novembre.Quant au Prix Molson-Jean Béraud, on l’attribuera vraisemblablement en février 1976.''J' " spectacle, parce que ça “sonne” indien et québécois a la fois et parce que c’est un juron peu agressif et sympathique.“Ta-baslak renforce le parallèle entre l’homme blanc et l’Indien.” Jean-Guy Moreau a envie d’explorer cette nouvelle piste uébécoise non pas pour tra- uire un message politique ou faire de la publicité pour un parti en particulier, (les gens pourront tirer leurs propres conclusions) mais pour donner des images aux gens, pour “montrer l’envers de la médaillé, pour démystifier en l’espace de deux minutes des stéréotypes établis.” “J’essaie d’être le plus subjectif possible à l’interieur de notre objectivité ¦ historique.” Les Français qui débarquent en Nouvelle-France, c’est Michel Fugain et le “Big Bazzar”, Montcalm, Serge Lama, Claude Gauthier, un Patriote de 1837, Sol personnifie la Ceco avec sa “viande à abriller” et ses “sandales qui éclàtent”, etc.Jean-Guy Moreau imite Vigneault depuis 14 ans, Pierre Lalonde depuis 10 ans, Leclerc depuis 24 ans! “J’avais huit ans et c’était mon premier spec- tacle dans le sous-sol de la paroisse pour la Fête des mères.” Sur la scène montréalaise depuis 1961, il a commencé en même temps que Robert Char-lebois avec qui il a travaillé jusqu’en 1967.“Depuis seulement deux ans et demi je fais ce métier par choix; avant c’était plutôt accidentel, un spectacle, un disque, une tournée.” La recherche de l’identité québécoise constitue un stimulant extraordinaire pour Jean-Guy Moreau, mais n’est pas l’unique stimulant.“D’autres l’ont tait avant moi; la chanson, le théâtre, le cinéma s’en sont occupés depuis longtemps.J’essaie de pousser toujours plus loin mon métier, je ne sais pas sur quoi cela débouchera.Chose certaine, il faut se renouveler souvent au Québec parce qu’un spectacle se brûle très vite.” Pour le moment, Jean-Guy Moreau après l’Outremont part en tournee jusqu’à la fin de février où il jouera une semaine au Petit théâtre de Québec, trois semaines au Patriote, une semaine, à l’Hôtel Nelson en plus de sillonner le Québec à l’intérieur du circuit normal de tournée.par Christine L’Heureux Il y a longtemps que je n’avais vu un spectacle de Jean-Guy Moreau.Et pourtant, je n’ai pas eu de surprise.Les imitations qui ont fait son succès dans le passé, Brel, Brassens, Gauthier, Vigneault, Darry Cowl nous sont resservies sous un prétexte nouveau: l’histoire du Canada.Du Canada français, il va sans dire.Après un Léandre Bergeron ou un Rey-nald Tremblay (La céleste Greta), il devient de plus en plus difficile d’être inventif, original.Même si Moreau a travaillé en collaboration avec Jacqueline Barrette pour mettre au point les textes, le contenu reste souvent très secondaire: le jeu de Jean-Guy Moreau prenant la plupart du temps toute la place.Et c’est peut-être là la limitation inhérente au médium employé dans “Tabaslak”.La première partie du spectacle relate les débuts de la colonie.Moreau se sert alors de parodies de chansonniers et Brel, par exemple, lui permet d’exprimer le désespoir du clergé en mal de pouvoir: “Ne me quitte pas" devient le cri lancé par les bons curés québécois à leurs fidèles.Mais c’est peut-être l’imitation de La Sa-gouine qui est la plus réussie dans son genre; le bonnet, le seau et la brosse à plancher mais surtout le parler de ce maintenant célèbre personnage.Plus encore, le ton poétique du texte que Moreau a retrouvé de façon magistrale, texte ou il est question de la gigue comme palliatif aux coups de pieds réfrénés d’un peuple frustré.C’est, à mon avis, dans ce personnage qu’on retrouve le plus ce juste équilibre entre contenu et forme, équilibre précaire dans bien des cas.Moreau, lui, semble beaucoup plus à l’aise de jouer sur la satire politique, sur l’actualité.La deuxième partie étant consacrée aux hommes politiques en place: Bourassa, René Lévesque, et bien sûr Chartrand.Alors qu’un Yvon Deschamps se situe au-delà de toute chicanerie politique, Jean-Guy Moreau v plonge avec passion, pour fe plus grand plaisir du public d'ailleurs, indiquant que le sentiment nationaliste est loin d’être mort chez nous.Le problème épineux de la langue comme prétexté à toutes les imitations; donnant lieu à un dialogue entre Pierre Lalonde et Darry Cowl où la preuve est faite que le plus difficile à comprendre n’est pas toujours celui qu’on pense.Et malgré un parti-pris nationaliste évident, les textes rappellent avec justesse que la langue québécoise est une belle langue, qui subit de plus en plus cependant un appauvrissement alarmant.Sous prétexte de garder notre identité, n’allons pas nous encrasser dans un laisser-aller linguistique qui, de toute façon, nous mènerait à une disparition, à une mort lente.C’est à l’occasion de cette imitation Lalonde-Cowl que nous avons eu droit à une nouvelle facette des talents de Moreau.ventriloque.Et moi qui ne sort pas beaucoup le dimanche, j’ai été etonnée d’apprendre qu’il avait développé cette aptitude qui, je dois dire, se marie très bien à son jeu d’imitation, lui permettant de passer d’un coup de monolo- gue au dialogue.C’est une “ta-Baslak” de bonne idée, dirait Moreau.Toutes ces petites trouvailles rendent le spectacle agréable, c’est à n’en pas douter, la réaction du public le prouve amplement, mais (car il y a beaucoup en mais) l’impression persiste que le travail d’imitation permet difficilement un débordement hors des cadres de ce type de jeu scénique.C’est Jean-Guy Moreau parodiant René Lévesque plutôt que les paroles dudit Lévesque qui s'impriment à notre mémoire.Dans les galeries par Claude Gosselin ¦ Musée d’art contemporain, Cité du Havre, demain à 15 heures; conférence sur "L'Action painting américain (premier mouvement d'art abstrait d’avant-garde aux Etats-Unis) par Mme Nicole Dubreuil Blondin, au studio.Entrée libre.Une conférence qui fera sans doute ressortir l’action de deux peintres présentement exposés au musée: le québécois Borduas et l’américain Hoffmann.¦ Musée McCord, rue Sherbrooke: les photographies de Roger Charbonneau, au sous-sol.Ses thèmes représentent la vie des quartiers défavorisés de Montréal.A l’étage, d’autres photographies de photographes différents montrant les beaux édifices victoriens de Montréal.Une photographie d’architecture.Au sous-sol l’homme, à l’étage la parure.Aujourd'hui, et demain, entrée libre.¦ Galerie Espace 5: les photographies d’Ansel Adams, grand technicien du procédé “zone systems”.Ansel Adams sera a la Galerie le 30 prochain, dernier jour de son exposition.¦ Place des arts: “Processus 75”, un rappel des oeuvres créées par Mel Boyamer, Lucio de Heusch, Jocelyn Jean, Christian Kiopiny, Serge Lemoyne, Normand Moffat et Nancy Retry devant le public, dans l'atelier du musée d'art contemporain en mai dernier.Jusqu’au 20 octobre, entrée libre.¦ Maison des arts La Sauvegarde, rue Notre-Dame: Lucie Laporte expose des dessins à l’encre de chine quelle a nommé “Lettres d'amour” parce qu'ils se sont développés au fil de son rythme intérieur, avec ses moments denses et ses fuites sentimentales.Aux “lettres", elle joint de plus grands dessins colorés qu'elle a conçu comme des images a méditation.Elle donne un sens religieux à son oeuvre, une recherche du sacré par la pénétration des signes qu’elle organise sur son papier.Un langage ésotérique auquel j’ai peu participé.J’ai préféré de loin les grands vêtements amples qui reprennent, comme si ce n’était que de la décoration, les motifs des dessins de l'artiste.Jusqu’au 6 octobre.Entrée libre.¦ Galerie Véhiculé Art, rueSte-Catherine: Chris Richmond et Trevor Goring exposent ensemble leurs derniers travaux.Chris Richmond inscrit, sur une photosérigraphie, colorée par la suite, la représentant dans une attitude de danse, une phrase faisant allusion à une situation politique actuelle (ex.“Si c'est une banane Chikita, je n'en veux pas”, "Je ne mange pas de.chair”, "Chili, Brésil, Espagne.’’, “Ce n’est pas de la laitue californienne".) Ces textes réfèrent pour la plupart à une dénonciation du fascisme et de l’exploitation des agriculteurs sud-américains.Cette action n'est pas isolée dans la production de Mlle Richmond.L'année dernière, lors de l'exposition Art Femme 75, elle avait présenté des photos prises en Grèce montrant les abus du pouvoir militaire.A ce moment, ses ima- es étaient beaucoup plus directes que celles d'aujourd'hui.A exposition chez Véhicule, le rapport que Chris voudrait créer entre elles dansant et un texte “politique” n'est pas toujours clair.D’une part, l’image visuelle est douce et, d’autre part, l’image créée par le texte est beaucoup plus violente pour quiconque connaît les abus des exploiteurs.Mais c’est là la double personnalité que Chris a voulu montrer-d’elle-même, m'a-t-elle dit.Quant à Trevor Goring, ses recherches théoriques sur la mesure et le temps, sur une définition d’une règle personnelle, il ne m’a, pour ainsi dire, pas accroché.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres AVIS Avis est par les présentes donné, conformément à l'article 15710 du Code civil, qu'un acte de transport de toutes les créances, présentes et futures, de St-Félicien Air Service Ltd.ayant sa seule place d'affaires en la Ville de St-Félicien.en faveur de la Banque Canadienne Nationale, en date du 10 septembre 196B, a été enregistré à Rober-val.le 11 septembre 1968, sous le numéro 116500.Banque Canadienne Nationale Montréal.16 octobre 1975.AVIS est par les présentes donné, conformément à l'Acte des Pouvoirs Spéciaux des Corporations, que la garantie créée par l'acte de Fldêclocommls comportant hypothèque, cession et transport, exécuté par DU CHATEAU CLOCK AND WATCH LTD.devant le notaire Arnold Isaacson le 18 avril 1975 et enregistré au Bureau du Registraire de la Division d'Enreglstrement de Montréal, le 13 mai 1976 sous le numéro 2600095 est devenue exécutoire.MONTREAL, 13-14 octobre 1975.(SGD) SAUL KWIAT AGENT POUR FIDECI0C0MMISSI0NNAIRE CANADA BROOM SUPPLY 00.LTD.AVIS est par les présentes, donné que la compagnie CANADA BROOM SUPPLY CO.LTD., constitué en corporation en vertu de la Loi des compagnies et ayant son siège social dans la ville de Montréal, demandera au ministre des consommateurs, coopératives et institutions financières de la province de Québec, la permission d'abandonner sa charte, conformément aux dispositions de la Loi des compagnies.Daté A Montréal, ce 15 octobre 1975.(Signé) ROBINSON SHEPPARD BORENSTEIN SHAPIRO & FLAM Les procureurs CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-014-987-752 TEJWANT SINGH, étendeur, du District de Montréal, et présentement résidant au 1351 rue Patrie.LaSalle Demandeur -vs- DEV S00D.de la Province de l'Ontario, et présentement résidant au 380 Dixon.Weston.défendeur Le défendeur, pour qui une copie du Bref designation et de la Déclaration a été laissée au bureau de cette Cour, est requis de comparaître dans un délai de trente jours MONTREAL, 14 octobre 1975 CLAUDE DUFOUR.Protocolaire GAMEROFF.FENSTER, KANDESTIN 6 ASSOCIATES, Procureurs du demandeur.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO: 500-02-029095-754 GASTON LAPIERRE demandeur -VS- MARSHALL BUTLER PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur MARSHALL BUTLER d'adresse Inconnue, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication Une copie du brel d'assignation et de la déclaration a été laissée é la Cour Provinciale.10 est Craig à Montréal, i son Intention FAUTE PAR LE DEFENDEUR de comparaître dans ce délai, STATUER sur la demande et PRONONCER jugement par défaut, avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire Montréal ce 18 octobre 1975 CLAUDE DUFOUR Greffier MES DECARY JASMIN ET ASSOCIES, avocats 1010 C9te du Beaver Hall I 750 Montréal DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: RENE PAYETTE, Sans travail 1855 rue Du Havre, App.494, Montréal, Québec AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CREANCIERS Avis est par les présentes donné que RENE PAYETTE a fait cession de ses biens le 15iême jdur d'octobre 1975 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3lème jour de novembre 1975, à onze heures quinze (11:15) de l'avant-midi, au bureau du séquestre officiel.10 est, rue Notre-Dame, Montréal, Québec.Le 16 octobre 1975.C.A.MICHAUD SYNDIC BUREAU DE: C.A MICHAUD — SYNDIC 110 ouest, Place Crémazle, suite 320.Montréal.Québec TêL: 382-6141 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: LIONEL EMOND, Chauffeur -et- BERNADETTE DIONNE EMOND.Presseuse 5442 Bout St-Martin, Laval, Québec AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLES DES CREANCIERS Avis est par les présentes donné que LIONEL 8i BERNADETTE DIONNE EMOND ont fait cession de leurs biens le 15ième jour d'octobre 1975 et que la première assemblée, des créanciers sera tenue le 3iême jour de novembre 1975, à onze heures trente (11:30) de l'avant-midi, au bureau du séquestre officiel.10 est rue Notre Dame.Montréal.Québec.Le 16 octobre 1975.C.A.MICHAUD SYNDIC BUREAU DE: C.A.MICHAUD - SYNDIC 110 ouest.Place Crémazle, suite 320.Montréal, Québec Tél.: 382-6141 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: RICHARD GRATTON.Chauffeur 630 rue Argyle, Verdun.Québec.AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE DES CREANCIERS Avis est par les présentes donné que RICHARD GRATTON a fait cession de ses biens le 16!ème jour d'octobre 1975 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3lème jour de novembre 1975, à onze heures quarante-cinq (11:45) de l'avant-midi, au bureau de séquestre officiel.10 est.rue Notre-Dame, Montréal, Québec Le 16 octobre 1975.C.A.MICHAUD SYNDIC BUREAU DE: C A.MICHAUD - SYNDIC 110 ouest.Place Crémazle, suite 320, Montréal.Québec.Tél.: 382-6141 Demande de permis spécial temporaire Re: Permis Haulaway La partie requérante Roy Alvin Waite dont l'adresse est Elliott Road.Rothesay, N.-B.Kings Co., demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (haulaway) pour le transport de marchandise autorisé par les classes G.J.Q.de permis 659-V.pour service de remorquage à la compagnie de transport Smith Transport Company Limited, 10755 Chemin C6te-de-Liesse.Dorval.Québec H9P 1A8 Toute personne désirant s'opposer à cette demande peut te taire à la Commission des Transports dans les quatre jours suivant la première parution de ladite demande.'' G.W, Conley 1ère parution: 16 oct, 1975 2e parution: 17 oct 1975 3e parution: 18 oct 1975 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE N0: 05-016-693-754 JUDY VAILLANC0URT HOUGH Partie Demanderesse C.LES HERITIERS DE FEU GILLES LAVIGNE, de domicile inconnu Partie Défenderesse.PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse aux héritiers de feu Gilles Lavlgne est par les présentes, requise de comparaître dans un délai de trente jours suivant ia dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration amendé a été laissée à leur intention au Greffe de la Cour.Montréal, ce 16 octobre 1975 Protonotaire, C.S.M, A.Beaulieu Me Peter Gold, avocat 1, Westmount Square ste 1411 Montréal, P.Q.tél: 935-7445 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) N0:12-054802-750 DAME LILLIAN VASANTIE RAMKISS00N.ouvrière, domiciliée et résidant au 3893 St-Urbain.à Montréal, dit district.Requérante -vs- JOSE D0MINGQUEZ, de lieux inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé JOSE DOMINGQUEZ est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête pn divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut.un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 15 octobre 1975 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE-ADJ.Mes BORENSTEIN, DUQUETTE 6 BR0TT avocats de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) No.500-12-055110-757 DAME MONIQUE ST-GERMAIN, Requérante •ve- CLAUDE SAVIGNAC.intimé AVIS PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimé est par les présentes requis de compa-raltre dans un délai de 60 jours à compter de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée au greffe des divorces.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de produire votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce.Montréal, le 15 octobre 1975.J.Perron Registraire des divorces Division de Montréal.BAATZ, SYLVESTRE, CYR i COHEN 2383, rue Grand Trunk.Montréal.Qué Tel: 933-8432 Procureurs de la Requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-016899-757 MURIELLE CARRIERE Partie Demanderesse C.JEAN BAPTISTE T0ULN0FF, de domicile inconnu Partie Défenderesse.PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse Jean Baptiste Toulnotf est par les présentes, requise de comparaRre dans un délai de trente jours suivant la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son intention au Greffe de la Cour.Montréal, ce 16 octobre 1975 Protonotalre, C.S.M.A.Beaulieu Me Legault.avocat 3380 Notre-Dame ste 200 Lachine Tél: 634-5811 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-054902-758 DAME PATRICIA LAHACHE, domiciliée et résidant à Caughnawaga, district de Montréal, Requérante C.EMILE DIABO, d'adresse Inconnue, Intime PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé EMILE DIABO est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vole de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.Montréal, le 14 octobre 1975.(sw) Claude Dufour REGISTRAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que ST-JER0ME EXPRESS LIMITEE, qui possède un permis de transport général lui permeRant de desservir Ste-Agathe et Ste-Adèle de Montréal, permis no: 10339-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour ajouter à son permis la clause suivante: CLASSE TRANSPORT RESTREINT - LONGUE DISTANCE - ROUTE RESTREINTE SERVICE: De Montréal à Ste-Adèle.Ste-Agathe et St-Donat pour le transport de marchandises provenant des entrepots de la Société des Alcools du Québec, situés à Montréal, et retour, avec marchandises refusées et/ou avariées.Tout intéressé peut contester ceRe demande de permis spécial, déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle.Montréal Hère Publication: le 16 octobre 1975 2e Publication: le 17 octobre 1975 3e Publication: le 18 octobre 1975 SIGNE: PAQUETTE, PAQUETTE, PERREAULT 6 RIVET 5 GROLEAU 200 ouest rue St-Jacques, Suite 900, Montréal, P.Q.Voir autres Avis légaux, en page 20 CANADA PR0VINDE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-039771-741 MICHEL LAPOINTE Partie Demanderesse C.SERGE TREMBLAY, de domicile inconnu Partie Défenderesse.PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse Serge Tremblay est par les présentes, requise de comparaRre dans un délai de trente jours suivant la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son Intention au GreRe de la Cour.Montréal, ce 16 octobre 1975 Protonotaire, C.S.M.A.Beaulieu Me Bourgeois, avocat 3380 Notre-Dame Lachine, P.Q.tél: 634-5811 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR D’APPEL Nos 760-01-963-74 760-01-964-74 (Beauharnois) SA MAJESTE LA REINE, appelante-requérante -vs- SEYMOUR CASSACK, autrefois résidant et domicilié dans le district de Montréal, Province de Québec, présentement de lieux Inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, SEYMOUR CASSACK.est par les présentes requis de comparaRre le 8 janvier 1976, à 11 heures a.m., pour répondre à une requête présentable devant un Juge de la Cour d'Appel (Division de pratique).Copie de ladite requête a été laissée au GreRe de la Cour à Montréal, à son Intention.CLAUDE PAQUETTE.greHler LOUIS-G.ROBICHAUD, c.r Substitut en Chef-Adjoint du Procureur Général Palais de Justice Montréal, Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE ST-HYACINTHE COUR SUPERIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE DIVISION DES DIVORCES NO: 750-12-000183-75 BLANCHE LAD0UCEUR, requérante -vs- ANTOINE BEAUREGARD.intimé PAR ORDRE DE LA COUR: PAR ORDRE: La Cour ordonne à l'intimé.Antoine Beauregard, de comparaRre dans un délai de soixante jours à compter de la date de la première publication de cet avis.Prenez avis qu'une copie de ta requête en divorce a été déposée à votre intention au greRe des divorces du district de St-Hyeclnthe.Vous êtes de plus avisé qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais prévus, la requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par défaut accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contiv .que.St-Hyaclnthe, ce 10 octobre 1975 Jacques Létourneau Registraire des divorces Sylvestre éi Made.1600 bout Girouard suite 236.St-Hyaclnthe Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL La compagnie Lundin's Driveback Ltd .ayant une palce d'aHaires au Québec, au 1725.rue Jules-Massé, Duvernay, Laval, demande à la C.T.Q.l'émission d'un permis spécial pour donner le service suivant: TRANSPORT RESTREINT.ROUTE RESTREINTE.LONGUE DISTANCE."DRIVEAWAY", CONTRAT de la frontière Ontario/Québec (port d’entrée: Rivière BeaudeRe) à Montréal (origine: toutes les villes situées dans la province de l'Ontario) pour le transport par la méthode du "driveaway' (simple) de camions pour le compte de Bell Canada qui assumera les frais de transport.DROIT ADDITIONNEL: Le requérant aura le droit d'utiliser des plaques volantes C.T.à être apposées sur lesdits camions Tout Intéressé peut produire son opposition à la Commission des Transports du Québec dans les quatre |4) jours suivant la 1ère parution.1ère publication: 16 octobre 1975 2ême publication: 17 octobre 1975 3ème publication: 18 octobre 1975 Michèle G.Matte STIKEMAN ELLIOTT TAMAKI MERCIER & ROBB 1155 ouest, boul.Dorchester Suite 3900 Montréal, Québec H3B 3V2 APPEL D’OFFRES COLLÈGE ÉDOUARD MONTPETIT Longueuil TRANSPORT D’ÉTUDIANTS POUR ACTIVITÉS SCOLAIRES DIVERSES ANNÉE SCOLAIRE 1975-197$ Des soumissions dans des enveloppes cachetées fournies à cette fin et adressées au soussigné, seront reçues jusqu'à 11.00 heures le 3 novembre 1975 au local B-19.Bureau du Directeur de l’Équipement, 945, Chemin de Chambly, Longueuil, Qué.Les documents nécessaires sont disponibles au bureau des achats, local A-133 durant les heures normales de travail de 9.00 heures à 17.00 heures.Ouverture des soumissions:- 11.00 heures a.m.le 3 novembre 1975, au local A-157.Le collège Édouard-Montpetit ne s'engage pas à accepter la plus basse soumission, ni aucune des offres reçues, de plus, il se réserve le droit d'accepter une soumission au complet ou en partie.Jacaues Leblanc, Directeur de l’Équipement C.M0NETTE & FILS LTEE s’adresse à la Commis-sidn des Transpprts du Québec pour être autorisé à modifier son permis St-Rêmi-Montréal pour faire jonction avec le service Laprairie-Montrêal à l'Intersection rue Centrale et Boulevard 9C au lieu de St-Constant.Tout intéressé peut faire parvenir son opposition dans les quatre (4) jours de la première parution.1ère publication: 16 octobre 1975 2iême publication: 17 octobre 1975 3ième publication: 18 octobre 1975 CANADA » PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-055141-752 MOÏSE ASSELIN requérant ALICE RENOUE PAR ORDRE DE LA COUR: Intimée L'Intimée ALICE RENOUF, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à son intention, au GreRe des Divorces, au Palais de Justice.10 est.Craig à Montréal.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.Montréal ce 15 octobre 1975 CLAUDE DUFOUR Protonotalre-adjolnt MES JASMIN MARC0UX ST-GERMAIN ET MARCHAND, avocats 507 Place d'Armes suite 1900 Mbiit.'èal Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 22 septembre, 1975 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes deRes.présentes ou futures, payables à COYLE TANNING COMPANY LIMITED a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 25e jour de septembre 1975.sous le numéro 2636410 Ce 2e jour de octobre, 1975 LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) N0:500-12-055107-753 DIVISION DES DIVORCES DAME HUGUETTE LEFEBVRE, Requérante -V8- JEAN-GUY WALSH, Intimé AVIS PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimé est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de 60 jours à compter de la dernière publication: Une copie de la requête en divorce a été laissée au greRe des divorces Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de produire votre comparution ou contestation dans les délais susdls.la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce.MONTRÉAL, le 15 octobre 1975.J PERRON Registraire des divorces DIVISION DE MONTREAL BAATZ.SYLVESTRE.CYR & COHEN 2383, rue Grand Trunk Montréal 104, P Q.Tél: 933-8432 Procureurs de la requérante Appel d’offres no 0C-75-04 Systèmes de chauffage/ventilation modification dans deux écoles.La Commission Scolaire de Gatineau recevra à ses bureaux jusqu'au vendredi 7 novembre 1975, avant 13 heures (1 heure p.m.), des soumissions cachetées pour la modification des systèmes de chauffage/ventilation aux écoles Jean XXIII, 180 ouest, rue Magnus, Gatineau et Ste-Rose, 23, rue Forget, Gatineau.Les plans et devis sont disponibles, contre un dépôt de $25.00.à l’adresse du siège social indiquée ci-après.Le dépôt est retournable sur la remise en bon état desdits plans et devis.Les soumissions seront ouvertes le 7 novembre 13:30 hres au 225, rue Notre-Dame, Gatineau.La Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des offres reçues, elle se réserve le droit d’accepter toute soumission en tout ou en partie.Un chèque certifié ou un cautionnement de 5% de la valeur de la soumission devra accompagner la soumission.RAYMOND BARGIEL, Ing.Directeur Service Finance et Equipement 22 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 l’actualité économique toronto Chute des cours Les valeurs industrielles ont enregistré des pertes pour la sixième journée d’affilée et les pétroles ont perdu plus de trois points, vendredi, à la Bourse de Toronto à l’issue d’une séance peu active.L’indice industriel a fléchi de 1.51, à 173.10, celui des pétroles de l’Ouest de 3.11, à 185.98 et les métaux de base de .62, à 73.03.Les aurifères ont progressé de 1.35, à 305.84.Le volume a été de 1.35 million d’actions d’une valeur de $13.53 millions, en hausse par rapport à 1.26 million d'actions d’une valeur de $12.64 millions jeudi.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 288 contre 109 alors que 244 valeurs demeuraient inchangées.Parmi les 16 composants de l’indice industriel, 15 ont reculé, les aciers, les boissons affichant les plus lourdes pertes.’ Les services publics ont avancé légèrement.Cinq blocs d’actions de Moore Corp.ont été transigées à $46, le plus grand étant de 5,500 actions.Les autres blocs étaient composés de 8,200 actions de Shell à $16 et 6,500 autres au même prix ainsi que 6,600 actions de Banque Royale à $32 1-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Farm.Ch.Ventes Haut Bas Farm.CK Industrielles A.G.F.M 213 165 165 165 +10 BC Pack À zlO $16% 163* 163* AbbyGlen 3900 360 360 I Î60 + 5 BC Pack B 232 $15'* 15 15 - 3/4 Abitibi 4170 $93* 93* 93* BC Phone 801 $9% 9 Va 9% + '/8 AbitbilO zlOO $49 49 49 BCPh 1956 330 $46 46 46 Ackfands 6500 $14'/2 14'/a 14 Va Broul Reef 1000 26 26 26 Acres Ltd z40 $73* 73* 73* Brunswk 8050 390 ; 385 : 385 -10 Acres Apr z20 $333* 333* 333* Budd A w 200 170 170 170 Alton Min 200 $53* 5% 53* + >* BurnsFds 785 $9'/8 9 Va 9 Ve AgnicoE 4730 450 435 - 135 -10 Bushnell z40 $5 5 5 AgraInd 300 495 490 - 490 -10 CC Yachts z65 235 235 235 AhedM 600 77 77 77 - 3 CAEA 100 $8% 8% 8% - Va Akaitcho 500 113 113 113 + 3 CFCN z86 $5 Va 5 Va 5 Va Albany 3500 20'/a 20'/a 20 Va + Va CadFrv 10750 $9% 9 Va 9% + Vs Alt EastG 1950 $7% 7 7 - % Cal Pow A 1632 $25% 25'* 25'* - Ve AltaGasA 3288 $103* 10'* 10% - % Cal P 7Va p 100 $75 75 75 AltaGCp 360 $57 57 57 +3 Va Cal P lOp 1080 $101 101 101 + Va Alcan 1431 $203* 20% 203* - Vs Cam Mine 49500 43 39 41 - 1 Alcan pr 120 $28 28 28 - Ve Camflo 9733 $11% 11 11 + Va AlgoCent 200 $13'/a 13'/a 13 Va - Va CChibA 2250 410 400 400 AlgomaSt.6733 $283* 27'/a 27 Va — l'/a Camp RL z50 $247/8 247/8 247/s Alf-CanB 1400 230 225 230 + 5 Campau A 100 435 435 435 -15 AllarcoDv 1500 $9'/8 9'*» 9% Campau 7p 100 $7'* 7'* 7 Va + '* Alliances ZlO 410 410 410 Can Cem L 750 $8% 8 Va 8 Va - Ve Alminex 800 $5'/4 5 5 - '* C Cem L p 100 $12% 12% 12% + Va A!umin4pr z85 $13 13 13 CGeother 10024 26 Va 25 25 -l'/a Almin 4'/2 p zl50 $33 33 33 CanMaltA 265 $20 20 20 Am Bonza 500 245 235 235 - 5 C Nor West 7100 470 450 450 -25 Am Larder 1000 31 31 31 - 1 C PakrsC 183 $18'* 18'* 18'* - '* Am Eagle 1000 38 38 38 Can Perm 1625 $15% 15'* 15'* - Va Am Leduc 3000 5 5 5 CSafwayp z80 $793* 793* 793* Ang CT 265 100 $243* 243* 243* - >* CS Pete 1900 211 200 205 -10 Ang CT 290 500 $27 27 27 - Va C Tung 400 293 293 293 - 2 Ang U Dev 500 71 71 71 Cdn Arrow 500 15 15 15 Aquitaine 1000 $20'* 20'* 20'* - >* C Curtis 1000 40 40 40 + 1 Args250p 110 $26'* 26'* 26'* - 3* C Ex Gas 8000 310 295 305 + 5 Asamera 800 $8'* 8'* 8'* - Va C Found 150 225 225 225 +15 Asbestos 900 $19'* 19 19’* + ’* CGE z5 $24’* 24'* 24'* Ashland C 1500 $9 83* 83*- '* CG Invest 1100 $19% 19'* 19% + Va AtcoA 600 $8'/a 8'/a 8 Va - % C Hidrogas 2254 90 90 90 + 1 Auric Res 5611 27 26 Va 27 - 1 C Homestd 5500 $5% 495 5 - Va Autolec 1 z50 485 485 485 C Hydro 4050 $5'* 5’* 5'* - Ve AtoHard A 100 $113* IP* 113* Cl Bk Com 6520 $26 25’* 25 Va - Va BPCan 2680 $103* 10% 10% - Va C Ind Gas 689 $6 53* 53*- '* Bad Boy 1005 425 425 425 CIL 4000 $21 >* 21 21 - % BanisterC 1000 $6^/8 67/8 67/a + Ve Cl Powr A 300 $143* 14 Va 143* + '* BankBC 220 $18'/a 18 Va 18 Va - 3* C Lencour 3000 8 8 8 - 1 Bank Mtl 9751 $167/s 16 Va 16% - Vs C Manoir 725 355 355 355 -10 Bank N S 8372 $443* 443* 443* C Marconi 700 425 425 425 -10 Bankeno 300 175 172 175 + 4 C Ocdental 400 $10 10 10 B Cdn Nat 1100 $15 15 15 - >* CP Inve 2490 $15% 15 Va 15 Va - '* Barex 500 10 10 10 - Va CP Invepr 550 $31'* 31'* 31'* - '* Baton B 200 $7% 7% 7% CP Ltd 25201 $133* 13 Va 13% - Ve Bay Mills 100 $10'* 10'* 10'* - % CPLAp 1142 $8 Va 8'/8 8 Va + Ve Becker B p 700 $63* 63* 63* C Reserve 200 235 235 235 - 5 Bell Canad 8786 $42'* 42 42'* + Vb Cdn Sait 600 $133* IS3* 133* Bell Bpr zlO $41 7/8 417/8 417/0 CdnSupO 100 $383* 383* 383*- ’* Bell C pr z50 $25 25 25 CdnTire 100 $42'* 42'* 42'* -l'/a Bell Dpr 100 $473* 473* 473* - ’* Cdn Tire A 2090 $42'* 42 42'* - '* Bell 2.28 1150 $25% 25'* 25% + '* C Uilties 1650 $9Ve 9 9'/8 + Ve BethCop A 250 $11% 11 Va 11 Va - Ve C Util 4'* p z3 $40Va 40 Va 40 Va Big Nama 500 13 13 13 C Util $1.25 159 $18 18 18 BIHawk 1000 28 28 28 CU 10'* z25 $26 26 26 Block Bros 4120 350 345 350 C Util w 248 190 190 190 -10 Bomac A 1200 310 305 310 + 5 C Vickers 100 $16 16 16 - 1 BorderC 6200 199 192 196 + 1 CWNSVap zlO $11 11 11 BovisCor 1300 105 102 102 + 1 Canbra 300 250 250 250 - 5 Bow Valy 5225 $14'/e 14 14 - % can lelOil 400 $16 IS7* 16 + Va Brameda 10692 115 110 115 + 1 Canron 160 $18 Va ISVs 18 Ve Brascan A 4151 $11 lO7* lO7* - Ve Cara 300 415 415 415 BrendaM 400 410 410 410 Carl OK 2480 281 278 278 - 9 Bridger 2800 260 255 257 + 2 Cari Ap 100 $18% 18% 18% - Va Brinco 783 470 455 455 + 5 Carma A 15422 $7% 7 Va 7% + '/8 BC Forest 200 $16'/a 16 Va 16 Va Cassiar 2730 $53* S3* S3* BCFrestp 380 $30 30 30 - 1 Casidÿ A p 250 $6 Va 6 Va 6 Va montréal Activité moyenne Baisse générale et activité modérée, vendredi, à la Bourse de Montréal.Le volume a atteint 429,000 actions comparativement à 511,300 actions transigées jeudi.L’indice composé a fléchi de 1.83, à 175.58.Les industrielles ont perdu 2.22, à 178.75, les banques 1.45, à 160.81, les papiers .85, à 104.47 et les services publies .68, à 120.75.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 104 contre 49 alors que 190 valeurs demeuraient inchangées.International Nickel A venait en tète des industrielles, en baisse de 1-8, à $24 5-8 après un virement de 16,725 actions.Consolidated Imperial Minerals était la mine la plus active, inchangée à 18 cents après un virement de 47,500 actions.Les pétroles ont encore reculé.Pancanadian Petroleum a perdu 1-2, à $15 1-4, Home Oil A 3-8, à $26 1-2, Shell Canada 3-8, à $15 7-8, $30 1-2.Parmi les valeurs spéculatives, North American Rare Metals a terminé en hausse de six cents et demi, à 35 1-2 cents après un virement de 31.000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vent» Haut Bas Farm.Ch.VtntM Abitibi 2620 $93* 9% 93* CP Inv 140 Alcan 7010 $203/4 20 Va 20% Cdn Tire A 600 Almin 2p 635 $33 33 33 CPLtd 8015 Aquitaine 300 $20% 20 20 - 7/8 Cari Ok 500 Bank Mtl 5240 $163* 16 Va 163* Celanese 660 Bank NS 3000 $447/8 44 Va 447/e + Ve Chrysler 400 Banq CN 821 $15 143* 143* - '* Cominco 615 Bq Deprg 250 $153* IS3* 153* Con Bath 1561 Bq Pv Can 345 $12 12 12 - Vb Con Gas 400 BqPC rt 36889 30 25 27 -3 Corpex 200 Bell Canad 2661 $42'* 42 42% Crush Int 950 Bell E pr 600 $25% 25'* 25% + Ve BM RT u 450 $12 12 12 Denison 350 BP Can 420 $10% 10% 10% - '* Dome Pete 8940 Brcan a 552 $11 11 11 - Ve Dofasco a 1240 CAE A 200 $8% 8% 8% - Ve Dorn Glass 825 Cal P a 400 $25'* 25'* 25'* - Vs Dorn Store 1000 Can Cem L 339 $8% 8 Va 8'/a - Va Domtar 985 Can Perm 100 $15'* 15’* 15'* Du Pont 2197 C lm 2195 $257/8 25'* 25Va - Va Enheat a 100 CIL 425 $21 Va 21 Ve 21% - ’* Pal Nek 150 C Int Pw 400 $143* U3* 143* Fin Coll 300 CJV 100 285 285 285 Francana 150 Haut Bas Farm.Ch.$15% 15% 15% - Va $4 2 Va 42 Ve 42 Va - % $13% 13 Va 13% - '% 281 280 280 435 435 435 -5 $10 97% 10 + % $33'* 327/8 327% - Va $27'* 26% 263* - Va $11% ll'/a ll'/a - % 350 350 350 $8 7% 7% - % $53'* 53’* 53'* - % $30 Va 30% 30V2 + w $25% 25’* 25% $13% 13% 13% $16 Va 16% 16% - ’/8 $21 Ve 21 21'% - W $19 19 19 375 375 375 +25 $29 29 29 130 130 130 -10 $8% 83/4 8% + 3* fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4.32 Cdn Gs Egy 10.76 Cdn Sec Gfh 4.50 CdnTrusteed4.31 Corp Invest 5.01 Corp Inv Stk 4.12 Gwm Equity 5.14 japon 6.81 Special 6.81 Special 2.52 All Canadian Gr Compound 5 24 Dividend 5.44 Nortlirn Egy 3.10 RevenueGlh381 Venture 2.37 4000 3.59 Calvin Bullock Gr Acrotund 107 CIF 4.11 Eaton Group Commwth Growth Income internatnl Leverage Venture Viking 12.75 8.20 4 28 5 52 3.30 2 77 4.87 Guardian Group Enterprise .80 CIS Comp 8.23 nGIS Income 2 66 yGrowth Fnd 7 56 North Amer 3.12 Mutual Acu 5.26 Mutual Inc 4.29 Sec Income 9.63 World Equity4 99 Investors Group yGrowth 10.45-ylnternatnl 5.19 yjapan 8.01 yMortgage 4.77 yMutual 4.94 yRetiremnt 5.07 yProvIdt Mu 6.49 yProvIdt Stk 4.69 Nat Res Gth 3 61 Planned Investor Canada Cum 4.11 Canada Gth 5.14 Pld Resourcs3.54 Pld Sec Inc 5.25 Taurus 3.42 Prêt et Revenu Gr Américain 7.71 Canadien 5.87 Retraite 5.58 PrevestVut 6 49 Prudential Group Growth 5.29 Income 4.85 Savings Invest Gr American 7.71 Canadian 5.87 Retlremnt 5.58 United Bond Shr yRoyFund 5,81 yRoyFnd Inc 4.86 United Group yAccumula 3.76 yAccumu R 4.16 yAmerlcan 1.15 yHoriion 1.66 ySecurlty 4.38 yVenture 2.27 yVentureRet3.78 Universal Gr Save Equity 7.43 Save Income 4.96 Andreae 4.76 Assoc Inv 4.92 yBeaubran 4.06 ynBoltTremE5.52 Cambridge Gr Growth 6.29 Inti Energy 2.13 Inti Gth 4.43 Inti Income 3.24 Unlvest 5.01 Cdn S Atr Gd 5.77 Cisagex Gr yBond 8.95 Fund 8.73 Internatnl 7.73 yMortgage 9.90 Capital Gth 9.08 xChase 6.34 xComp Cap 3.96 Desjardins Gr Canadian 6.75 yHypotheq 4.25 ylnternatl 6.69 yObligatns 466 Quebec 3.45 PEP 1.98 nySpec 3,75 yDIxon, Krog 5.03 vDomlnCompS 96 Entarea Inv 5.46 nExecutv Can 5,69 nExecutv Ini 1.54 nHarvard 5.11 Heritage 1.66 Industrial Gr ylndust Eq 4.46 ylndust Gth 14.63 Indust lncom9.98 yTlmedlnvst5 49 Keystone Gr Canada 6.37 Cus K-2 4,99 Cus S-l 17.34 Cus S-4 ! 2.90 Polaris 3.05 xLex Rsrch 12.87 xManhatn 2.62 Marlborough 3.95 Natrusco 13.31 NW Group yCanadlan 4.28 yEquity 5.09 yGrowth 4.56 xOne Wm St 13.44 xOppenhmr 5.85 Pemberton Gr nPacIflc Div 4.48 nPaclllc Inc 2.61 nPacitlc Res 2.37 nPacific Ret 4.26 nPacitlc US 3.52 PHN Group yBond 10.47 yCanadlan 6.63 Fund 11.67 yPooled 26.11 nyRRSP 9 98 PM F Managmt nPensionMut5.72 nXanaduFnd3.13 Principal Gr Collective 5.10 Growth 3.63 Venture 2.26 xPutnam 9.35 Scotiatund .87 xTech 6.23 Temple Gth 8.30 Tr Iss Canada Gr A 489 C 10.32 Special 3.91 yvanguard 486 Western Gth 4.69 Celanese 792 430 430 430 - 5 H Group 150 $5W 5W 5W Celan 175 p 150 S16V4 I6V4 I6V4 - Vt Hardee z42 90 90 90 Chieftanü 2060 S77/e 7H 7% Hard CrpA Harlequin 610 490 475 480 -20 Chrysler 5535 $10 m 97/e 762 $8 1 8 CHUM B 100 $6% 6% 6% - W Harris J S' 700 425 425 425 -15 City SavT 200 $10 10 10 H 1 pker S 2700 $6'/î 6'/4 6’/4 - '/4 Claiborne 500 225 225 225 Hayes DA 900 $5% SVi 5+2 - Vt CochWIll 600 60 60 60 + 3 Hollnger A 925 S26'/2 26% 26V2 - 1 Coldstm 1000 80 80 80 + 7 Homco A 800 160 160 160 Coles Book 500 $8'/4 8V4 8V4 Home A 4137 $26+4 26 V4 26 V4 - % CombMet 67155 15'/a 14V2 15W + W HowdnDH 400 $8'/4 BVt 8V4 échos boursiers.Cominco 2540 $33% 32% 32% - % Com Cap 1050 275 270 275 +25 C Holiday I 1600 298 292 292 -6 ComprAp z25 $11 11 11 ~ 200 380 80 380 100 330 330 330 6583 $27'/8 26% 27 - % C Bath 68 w 800 $9% 9% 9% - % Con Bldg 1640 235 230 230 - 5 ConFardy 10500 240 220 231 -19 C Durham 1000 45 45 45 -1 C Rambler 500 106 106 106 - 4 C Rexspar 1149 60 60 60 +1 Con Distrb 4300 305 300 300 - 5 5065 $12 113/4 113/4 - 1/8 z50 600 154 z5 1200 100 100 900 850 460 450 455 + 5 CosekaR 10114 305 291 305 Costain R z75 $7% 7% 7% ComTech Conduit A Con Bath Cons Gas Con Gas A Con Gas D Con Glass Control F Conwest Cooper C Copeland Corbyvt CornâtInd $60 60 60 $20 193/4 19% $12% 12% 12% - % 295 295 295 275 274 275 + 2 245 245 245 - 5 230 230 230 -20 $15'/4 15 15»/4 - V5» Cralgmt Crain R L Cstland CrwnLife CZelrbaA Crow Nest Crush Inti CuvierM Cyprus Dalmy A 1675 740 4225 z67 100 300 400 1000 3000 460 450 450 $9% 9% 9% - % 9 8V2 9 -1% $60% 60% 60% $15 15 15 + % $26 25% 26 - 1 $8 8 8 - % 81 80 80 -3 $9% 9 9 - % Hud Bay A 930 $17% 17% 17% - »/4 HBayCo 11630 $15% 15% 15% - % HBOIIGas 550 $33% 33% 33%-% HBOMGpr 200 $33% 33% 33%-1% HuntrDug z35 $6% 5% 5% Husky Oil 8870 $18% 173/4 17%-% Husky Bpr 100 $31% 31% 31%-% Husky E w 2100 $5% 5% 5% - % Hydra Ex 1168 31 31 31 +1 Hy'sLtd 100 280 280 280 + 5 I AC 1200 $18% 18% 18% - % IAC4%p 100 $49 49 49 - % I AC 53/4 p 1500 $17% 17% 17% Iso 1200 105 104 314 + 1 ITLInd 5000 82 80 80 ITLIndpr 100 $8% 8% 8% IU Inti 4490 $10% 10% 10% ImascoA 1719 $29% 29% 29% - % imascoAp 200 315 315 315 +15 Imp Life zlO $60 60 60 ImpOilA 24819 $23% 22% 23 - % Indal 1700 $10 10 10 IndAdhes 100 $12% 12% 12%-% Inland Gas 3100 $8% 83/4 83/4 Inland G p 200 $10 10 10 Inter-City 1200 450 430 435 -15 Inter CAp 100 $13% 13% 13% Inter C B w 800 216 215 216 -19 Intrmetco 400 $6% 6% 6% — % IBM 431 $214% 211% 211 Va - 4 Int Mogul 10826 370 300 355 +50 I Mogul A 2500 $9 83/4 9 + % IncoA 28051 $24% 24 243/4 IntObaska 2000 11 11 z4 $9 9 DaonDev 2800 $10% 10% 15% D Aragon 16000 16 Debhld B p z50 $58 Denison Dicknsn Discovry Doman I Dome 58 52 9 10% 16 + 1 58 52-2 6% 87 6% 40% + Va 1370 $54 4100 $63/4 6% 500 87 87 250 $6% 6% 350 $41 40% Dome Pete 2879 $30% 30% 30% - % DomAngp 120 $50 50 50 -10 D Bridge 200 $24% 243/4 243/4 - 3/4 DofascoA 1753 $25% 25% 25% - Va Dorn Store 951 $16% 16% 16% - Va D Textie A 150 $7% 7% 7% - % Domtar 4404 $21% 21 Va 21% - Va Domtarpr 200 $10% 10% 10%-% DonleeM 100 405 405 405 -25 DuPont zlO $18% 18% 18% Dustbane 200 $5% 5% 5% - % Dylex L A 600 $7 63* 7 E-LFin 110 450 450 450 -20 East Mai 1100 255 250 255 + 7 EastSulA 215 159 159 159 - 1 EstnCanS 300 $123* 123* 123*+ Va Ego Mines 3000 41 40 41 +5 .425 425 425 -15 $6% 6% 6% $7% 7% 7% - Va 250 250 250 -10 230 230 230 + 5 $5 Va 5 Va 5% $6 Va 6 6 1510 $29 28% 28% - Va $10% 10% 10% + % Interpool Intpr Pipe IntPipew Ipsco Inv Group InvGrpA Irwin T A IvacoA Jannock Jannock A Jannock B Jannock D Janoc6p Joliet Jorex Ltd K-Tellntl Kaiser Re Kaiserwt 125 z5 900 300 200 Electro A ElksStors Emco Emco w Exquisite Extndcar 4400 Falcon C 1700 Falcon FrmMerp 200 Fed Pion Fidelty N FieldsS F City Pin FoodcrpLt Foodex S FordCnda Francana GSWCI A GSWCI B GazMetr G Distrb A GMC Genstar L Gnstar Lw Gesco Dis GntMasct Gibraltar Glendale Goldund M Goodyear Gozlan GraftG Granduc GtOilSds GL Paper GLPapw GL Power ,GN Fin Gt W Life GtWestS G West wt Green AL G Goose A Greyhnd Guar Trst GulfCan Halifax D HambroC GMC Genstar L Gulf Can Holla Home A Huds Bay a H Bay Co HB Oil Gas Husky Oil I AC Imp 0 a Imasco A Int Nick a IU Int Intpr Pipe Int Pipe w Ivaco a Kaiser Re Labatt a Labatt pr « Lob Co A MB Ltd Mrtm c Mass Fer Mas F a Melchers Mercantl Mice Inv Molson A Molson B Moore Multi Ac NB Tel Noran a Nor Ctl G N Elec 200 $21 21 21 ¦ 100 425 425 425 405 $93* 93* 93* ¦ 1000 $8 Va 8 Va 8 Va ¦ 3800 $7 63* 7 1525 211 210 210 1904 260 250 250 515 $79% 79 79 ¦ 1200 $9 Va 8 Va 9 Va 200 $5'* 5'* 5'* 200 $5'* 5'* 5'* 100 $5% 5% 5% 200 $6% 6% 6% 407 $55'* 55 55'* 675 $18 18 18 1100 415 400 400 100 310 310 310 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Acroll Ltd 2000 25 25 AIS 1000 32 32 Basic Res 1620 $10% 10% Bayard 2000 Bellechs 3000 Bluewtr 1000 Bruneau 5000 Cadillac Ex 500 CastlèOil 500 Cons Imp 47500 Con Prop Dumont Dyn Mn Faiinger Gaspe Q Gold Briar 1700 50 10% 15 15 15 5 5 5 17 17 17 185 185 185 24 23 23 73 73 73 50 50 50 18 17 18 9'% V/i 9'% 10 10 10 65 65 65 -1 -2 -5 3300 2000 11 11 11 1100 210 210 48 35 12 19 Goldex 1000 35 Gold Hk 4000 12 Invlctus 4000 19 Kienà 2300 160 150 LynxCEx 5400 150 145 Mcdn m 6000 72 70 Mt Jamie 14000 18 15 M Pleas Muscoch NA Asb NA Rare Nordore Nordore rt Que Expl Queenstn Roy Agas Stafrd Tagaml Viking Ref W Q Mn 11 200 $10% 10% 10Vs - % 1515 $11% 11 Va IP* + Ve 64 1100 65 700 $13% 13% 200 $6 6 300 $6% 6 Va 525 205 205 64 13% - % 6 + % 6 Va - Ve 205 1 + % % Va 210 50 +2 35 +3 12 19 +1 155 +10 150 70 -2 3000 16 15 15 -1 1000 31 31 31 +1 7000 67 66- 66 +1 31000 37 30 35V!> +6W 500 66 66 66 -5 .6700 2W 1 2 V» + V, 1500 49V, 45 49V5 +4V> 1000 30 30 30 500 45 45 45 +4 2500 73 70 73 +3 5000 7 7 7 -1 500 20 20 70 -10 3000 » 24 25 + 1 $7% Kam Kotia 2000 67 KapsTran' 2300 191 200 $8% 8% z75 490 490 490 100 $103* 103* lO3* + Va z25 $10% 10% 200 $5% 5% z60 $56 56 6000 15 500 18 z4 420 8340 $10' 550 10% 5% + % 56 13 Va 15 + % 18 18-1 420 420 Malgré une hausse de 19% des ventes, les profits de Steinberg chutent de 29% Un chiffre d’affaires supérieur de 19.85 pour cent et des bénéfices nets inférieurs de 29 pour cent au regard de l’exercice précédent, tels sont les faits saillants de l’exercice 1974-1975 de Steinberg limitée et de ses filiales, révélés par le président Melvyn A; Dobrin dans un rapport préliminaire remis hier aux actionnaires.M.Dobrin a précisé que les diverses divisions de commerce de.détail avaient continué la pratique des marges bénéficiaires très faibles, conservé leur part du marché et atteint des chiffres de vente records.Les ventes consolidées se sont chiffrées par $1,420,966,000 comparativement a $1,185,581,000 en 1974.Les bénéfices nets consolidés n’ont été que de $11,460,000 au regard de ceux de l’exercice précédent qui étaient de $16,223,000.Le bé- néfice par action ordinaire et classe “A” a subi une diminution ccn aspondante, passant de $2.29 à $1.62; par dollar de vente, le bénéfice net est passé de 1.37 cent à 0.81 cent.Ces diminutions.selon M.Dobrin, sont attribuables en grande partie aux pertes subies par Sucre Cartier Ltée.Au cours de l’exercice, la compagnie a ouvert 11 magasins d’alimentation (quatre au Québec et sept en Ontario) et fermé trois grands magasins Miracle Mart, en Ontario; elle en a transformé un dont elle a fait son second magasin polyvalent Beaucoup et a ferme cinq anciens magasins d’alimentation.En fin d’exercice, la compagnie exploitait 196 magasins d’alimentation, 28 grands magasins Miracle Mart et deux magasins polyvalents Beaucoup.Le rapport préliminaire ré- vèle encore que “pendant l’année, la division Miracle Mart a réalisé des progrès marqués.La division a en effet maintenant rétabli sa position de rentabilité”.• Le président de la compagnie Nordore Mining, M.Ray Carson devra répondre à des accusations de violation de la Loi des valeurs mobilières pour avoir déposé des rapports inexacts quant à certaines transactions qu’il aurait effectué en septembre dernier.M.Carson aurait fourni des faits erronés ou aurait omis de mentionner certaines données dans des rapports d’initiés qu’il aurait fourni à la Commission des valeurs mobilières.Le directeur des rapports de la CVMQ a déposé une dénonciation pour les mêmes motifs à l’encontre de M.Walter Ingham.MM.Ingham et Carson ont effectué par l’intermédiaire de Dydar Holdings de nombreuses transactions au cours des derniers mois sur le marché des titres de Nordore qui auraient été manipulés au cours du premier semestre, selon la CVMQ.En juin dernier, Dydar Holdings détenait 784,000 actions sur un capital émis de 1,975,000 actions.Le 30 septembre dernier, MM.Carson et Ingham se sont vus retirer le droit de transiger les titres de Nordore.• Traders Group Ltd.a offert une émission de $20 millions, composée de débentures non garanties à 11 1-2 pour cent, échéance le 1er nov.1990, pouvant être rétractées en 1980.L’émission, au pair, a un rendement de 11 1-2 pour cent.Keen Ind Kelsey H Kenting Kerr A A Kerr A B K Anacon Koffler A Kofflerw LabattA Labatt A p LabMin Lacana Laidlaw A LOntCem LShore Lakehead Langis Lau Fin Lau Fn 140 Leigh Inst Levy Apr Line A p LL Lac Livingsto Lob Co A Lob Co B LobCo pr Lochiel LoebM Lost River 4600 265 Lytton M 9500 65 MEPC w MICC MPG Inv Maclarn A MH Cable MclanHA MB Ltd Madeline MajstcWil Major H D Malartic ManBar M Lf Gard MLf Mills Maplex M MrfmeEl A Maritime Martim A p Mar T 940 MarkelF Mass Fer Mas F 2.50 Matchan Matgmi A Mc Adam Mc Intyre McLaghln 100 255 100 $8 200 $8% 1120 $11 zlO $103* 500 21 2125 340 5500 2 1579 $18% zlOO $18% 600 $29% 1240 405 200 480 1400 335 z25 195 5000 10Va 2500 14 250 $6 100 $15 3100 205 100 $5 Va 100 $21 222 145 1100 $9 505 $5 z50 490 100 $23% 500 98 105 270 z40 105 400 $93* 1200 350 200 $28 150 $8% 7600 $8% 4294 $187/ 1100 183 100 260 500 350 z7 70 z20 62 100 150 302 $7 z25 $16V 100 $7 Ve 1200 $10 Va 400 285 3000 10 10 10'% - '% 7'% 7 Va - Va 67 67 + 2 190 191 - 3 255 255 8 8 - '% 8% 8% - '% 11 11 103* 103% 21 21 340 340 - 5 2 2 + Va 18'% 18'% - Va 18 18 28’% 28'% - 2 400 400 - 5 470 470 -15 335 335 - 5 195 195 10 Va 10Va -l'/a 13 14 + 3 6 6 15 15 185 205 +15 5'% 5’% 21 21 + 1 145 145 8% 8% - 1 5 5 - Va 490 490 23'% 23'% 98 98 - 4 270 270 240 250 -20 65 65 105 105 1 93* 93/4 - 1% 325 325 -75 28 28 1 87% 87% + % 1 8’% 8'% 1 18% 18% - % 183 183 260 260 -12 350 350 70 70 62 62 ! 20'% 20'% - 1 i 25'% 25’% - Va 150 150 63% 63% 1 16 Va 16'% 1 7'% 7'% 1 10 10'% + '% 285 285 + 5 1 167% 17'% - % t 25% 25% 10 10 ! 14'% 14'% - % 33 33 - 2 z5 3000 200 z24 z30 200 Melton RE 1162 Mentor 1650 Mercantil 9090 MerlandE 300 Met Stor A Midrim MoffatA Molson A Molson B Mon Inv MonarcW 1000 Moneco A 800 Moore 31575 Mt Wright z200 Multi-Mi 7000 Multi Acc 600 Murphy 300 N B 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17 225 225 240 460 30 $9 240 460 30 87/8 350 5000 110 1160 2300 210 700 300 800 1200 638 zlOO $17 Ve 17 Ve $25Va 25Va 120 120 $26% 25 $7% 67/8 340 330 9 Va 9 Va $38 Ve 38Ve $133* 13% $10% 10% $103* 10% $10 Ve 10 300 300 73 73 $16% 16 Va 30 30 $7 Va 7 Va $7 67/8 240 240 440 440 12 Va 12 Va 9 19 14 + 1 17-3 227 15 Va 10% 7 - 1 7 Va 32 - 1 31% 17 - 1 225 240 -10 460 30 + 1 9 - Ve 17% 25% - Va 120 25 - 1 7% - % 340 + 5 9% 38% -1% 13% - Ve 10% + % 10% - % 10 Ve 300 73 - 2 16 Ve - Ve 30 -10 7 Va - % 67/e - Ve 240 440 + 5 12% 5500 34 600 $40Va 40Ve 40Ve - % 400 $7% 7Va 7% - % Pac Pete 4400 $25% 247/s 247/e - % Page Pet 400 170 160 160 -10 PamourA 2300 475 460 460 - % - % +5 12 Va - Ve 31% - % 8% - % 253* - % 7% - % 445 25 - % 15% - Va 8% 8Ve - % 11 11 -P* 19 19 - % 18% - Ve 73* - % 77% - Ve 17 Ve + Ve 10% + % 6 Va — 1 Ve $12% 123* 12% + % $14Va 14Va 14% - Va 155 155 155 +5 $29 Va 29Va 29% - % $15 15 15 $32% 32 32 - % $20Ve 20 20 $27% 27% 27Va - % $12% 123* 12% $16% 157/8 157/e - % $6% 6% 63* $9% 9% 9% - % $24% 24% 24% $29% 283* 287/e -1% new york Moins cinq points Légère chute des cours hier à Wall Street où tout le monde attendait le résultat de négociations visant à empêcher la ville de New York de se déclarer insolvable en cours d’après-midi.L’indice des industrielles a clôturé en baisse de près de 6 points à l'issue d’une séance modérément active.Cet indice avait perdu jusqu’à plus de 9 points, en début d’après-midi, avant de se redresser brusquement après l’annonce d’un accord permettant in extremis à New York de payer ses dettes arrivant à échéance vendredi.En fin de séance cependant, les cours se sont à nouveau effrités.Le nombre des baisses l’emporte assez nettement sur celui des hausses; 854 contre 489 avec 473 inchangés.La plupart des compartiments clôturent en légère baisse.L’indice Dow Jones a chuté de 5.67 points et a clôturé à 832.18.Parmi les valeurs canadiennes inscrites à la Bourse de New York, Hiram Walker a perdu un point, à $26 7-8, Seagram 5-8, à $26 3-8, Inco 3-8, à $23 7-8, Massey-Ferguson 3-8, à $16 5-8, Campbell Red Lake 1-4, à $24 1-8 et Canadien Pacifique 1-8, à $13 1-4.Dome Mines a gagné 1-8, à $39 1-2, tandis qu’Alcan est demeuré inchangé à $20 1-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Bat Farm.Ch.18% - % 375 26% + % 41% - Ve 490 -35 9% 53 + % 400 +5 7% - % 145 27% - 7/B 51 + % 410 +10 110 +5 70 27 35 +5 130 70 +5 175 110 5 25 32 -13 -5 + 1 Va 17% + % ACF In 8 34 41 40 40V4- V, Addrsso 13 69 8 77*» 0 - Vt Alcan Al 8 157 20'% 197/e 20 Vk AllegCp 6 76 7% 7% 74k- Vk Allg Lud 3 46 22'% 22'* 22'/4- >/4 AllisCh 6 203 117% 11% llVk Alcoa 9 670 36'% 347/8 354k— 4k AMtICI 9 593 48% 48'* 404k- Vt Ambac 6 27 13'% 13'/e 134k Am Hes 4 460 17'% U3* 17V4+ Vt Am Airl 126 7 6% Wt- vt A Brnd 7 117 371% 36% 37 - Vk Am Can 7 51 29 28% 28+4- Vk A Cyan 7 135 243% 24 24-44 A Home 24 482 357% 35'* 3544+ Ve Am Mot 177 5% 5 Va 5V, Am Stand 6 44 137% 13'/a 134k- Vk Am TT 9 812' 48'% 47'/a 47+4 Ampx Cp 13 58 5% 5»/a 5Vk- Vt Anacon 5 137 16% 16 164k+ Vt Armco St 5 159 27% 27 274k Armst Ck 27 241 22 21% 22 ASA Ltd 370 36% 35'* 35V4—IVk Asarco 6 132 14 133* !37/k— Vk Atl Rich 15 482 99 973* 984k+ Vt AvcoCp 105 5% 5% 544 Avec Cpt 32 237% 23'* 237/k+ Vk Avon Pd 21 1110 39 40'/b+ Vk Babck W' 6 1067 10 V, 18 18Vk— 4k Baxt La 31 524 42 40% 404k-IVk Beckmn 13 60 37 353* 364k- 4k Beech A 6 42 13 12% 12+4- Vt Bel How 7 10 17 16% 17 - Vk Benll Cp 6 100 17+4 17% 17+4+ 4k Belh Stl 4 473 36% 35% 36 Vk— Vt Blck Dkr 25 302 25 24 24V4-I Boeing 0 201 28% 28 2BVk- 4k Boise Cas 0 234 21% 21% 214k- Vk Borden 9 215 25% 24% 25Vk+ Vk Borg War 9 64 17% 17% 17Vk— V4 Bos Ed 0 20 21+4 21% 214k Brlst My 17 217 68 V.66 Va 68 - Vk Bdlt' Pet 5 07 12% 12 12Vk+ V, Brunswk 9 310 9% 9% 94k.Bucy Er 15 311 43 41% 42?k + lVk Burl Ind 17 167 27 26% 264k- 4k Burrghs 22 917 80% 86'* 06V,-1V> Cailah M 12 41 13% 13% 134k+ Vt Cmp RL 14 124 24% 237* 24 Vk— Vt Camp Sp II 00 29% 29% 2944- Vk Cdn Pac 6 93 13V, 13% 13V4- Vk CrlngOk 6 2% 27/0 27/k+ Vk Cater Tr 13 770 72 69% 70'/k+l CBS 12 69 50% 49% 49V,-1 Celanese 23 147 43% 43'* 43V,- V, Chase Mn 4 604 27% 26% 27 + Vk Chessie 10 72 34% 34 Va 344k- Vt ChrsCrtt .13 5% 5% 5Vk+ Vk Chryslr 432 9+4 9% 9+4 CITFIn 7 24 30 29% 29 Vi— Vk Citicorp 10 1874 30'% 28% 294k—IVk Cities Sv 0 92 43% 42% 43 - Vk Clark Eq 7 81 27% 27% 2744 Clark Oil .16 10% 10 10 - Vk Clorox Co 11 705 11% 10% lOVk- Vk Coca Col 23 270 81 78% 80Vi+l Colg Pal 16 346 30% 29'* 30Vk+ 4k Col Plct 9 40 6 5% 6 + Vk Comsat 0 114 37% 37 37V4-1 Con Edls 4 527 13+4 13% 134k- Vk Cont Can 0 304 25% 25% 2544- Vk ConaCp 11 77 40% 39% 40 -1 Cont Dat 19 493 20% 19% 194k- 4k Copp Rng .35 25 V4 24% 25 + 4k Copw Cp 5 84 39% 38% 39Vk+ Vk CPC Int 10115 42% 42% 424k .Crane Co 4 31 45% 44% 4444-1 Vente» Haut CrwCork 9 36 197/e Crw Zell 9 31 34 Curtis Wr 9 531 13% Dart Ind 10 61 277/b DataGen 25 458 38 Deere 8 745 49% Denn Mf 6 45 17Ve Dexter C 8 9 12% Digital Eq 34 656 131 Disney W 24 899 483* Dr Peppr 22 94 11% DomeM 12 60 393* Dow Ch 14 795 91% duPont 29 315 1163* EasKod 26 712 102 Eaton 7 78 267*» EG G 14 97 15% EIPNG 6 95 11% EltraCp 7 11 32 Ve Esmark 6 80 28 Ethyl Cp 4 703 293* ExCellO 1 5 7 13% Exxon 7 446 93 Fairch 16 394 49 Fireston 8 266 217*» Fluor Cp 16 245 41% FMCCp 6 92 16% Ford M 50 218 38 Va Foxboro 9 39 27% Fruehf 9 54 167% Gard Den 11 167 22 Gen Dyn 6 94 47% Gen Elec 16 516 48 Gn Food 12 126 253* Gen Inst 13 45 9% Gen Mills 17 54 577% Gen Mot 17 986 54% Gen Port .49 4% GTelEI 12 250 23% Gen Tire 6 149 17 Ga Pac 15 149 40% GilleUt 10 100 27% Goodrich 5 28 17% #>Goodyr 10 250 207% Goula Inc 7 166 28% Gt AP .48 11% Gren Giant 8 6 17 Gulf Oil 5 596 22Va Halburt 15 487 148 Hecla M 16 32 16% Heinz HJ 12 134 51 Heublein 16 156 45% Hew Pck 30 328 100% High Voltg 10 16 5% Hobart M 12 14 203* Holdy In 10 250 12% Homestk 14 286 41 Ve Honywl 12 414 33 Houdail a 5 6 9% Househ F 6 150 15% ICInds 6 61 14% IngerRd 12 154 73% IBM 17 570 210% intFlaF 33 124 25% intHarv 4 364 22% intMng 4 18 7 Int Nicxl 7 301 24 Int Pap 12 618 57% Int TT 6 751 20% Itek Cp 22 9% IU Int 4 58 10% Jim Walt 8 124 31% John Man 8 91 70% Joy Mfg 11 123 70% Kayser R 41 13% Kellogg 17104 19% Kennecot 10 305 30% Kerr Mg 16 236 86 PittsC ‘ PowCorp PowCSpr 900 200 200 Prado Exp 700 Precamb 2000 Précâblé 4600 Preston Price Co 575 279 6Va 6’* - % Slater Stl 125 $8% 8% 8% - % Un Reef P 2500 12 10 12 - 2 77/e 77/0 - % Slater 6pr 100 $13 13 13 U Siscoe 4400 $6% S7* S7* - ’* 77/8 77/8 - % SlatWCan 640 $9’* 9 Va 9'* - % UnTireA 500 146 146 146 - 4 150 150 Sobey Stor zl $5% 5% 5'/a UW OG 2300 55 55 55 - 2 75 75 - 5 Sogepet 500 90 90 90 - 5 Univr Gas 1800 325 325 325 - 5 5’* 5'* Southm A 600 $24% 24% 24'/a - % UppCan 1400 98 97 97 13'* 13'* - '* Spar Aero 700 235 235 235 - 4 Versatile 1435 $12% 12 12 - '/a 17'* 17'* + '* Spooner z400 15 15 15 Versatil A 3720 $12% 12 12 - % ProvBCan 100 $12% 12% 12% Prov Bkr QBrdcast QCI Ind QCI IndA Qasar Pet Radiore Ram Ranger RankOrg/ Rayrock Realty A Redstone Stand IA 100 $73* 73* 73* VicGTr 100 $25Va 25Va 25Va Reichhold Reitman Reitman A R Little Roman Ronyx Cor Rothman Rothm A p Rothm 2p Russel H Scot York Seagram Seaway pr Seaway w Selkirk A 5368 31 25 31 Stelco A 6801 $29'/a 283* 287/8 - 7/8 Voyager P 4050 $9% 87/8 87/8 - '* 2000 10 10 10 — 1 Steep R 4300 126 125 126 Vulcan Ind 650 $14% 14 14 - 3/, 400 450 450 450 + 10 Steinba A 105 $18 18 18 - % Wajax A 157 $12 12 12 1200 225 225 225 Sterystm 100 460 460 460 + 10 Walk GW A 5790 $28'* 27% 273* - 3* 2300 325 325 325 Strathrn A z200 75 75 75 Weldwod 500 $93* 9'/a 9% - '* 4600 253 250 253 + 13 Sulivan A 200 155 155 155 Wstburne 800 $83* 8'* 8'* - 3* 11500 12 12 12 SundaleO 500 $5'* 5% 5% - % Wburn wt 600 460 425 435 -15 7100 159 152 157 + 8 Systems D 300 375 370 370 -10 Wcoast Pt 3100 400 400 400 - 5 1000 15 15 15 — 2 WcoastT 4895 $22 217/8 22 6200 220 220 220 TeckCor A 4390 370 360 370 + 5 Wcost8'/ap 100 $51 51 51 - ’* 5300 $13% 13% 13% — % TeckCor B 1266 320 315 315 - 5 Wcoast w 6200 180 170 175 - 5 , 600 310 310 310 TelMetr B 300 $5'* 5'* 5'* - 3* Westeel 200 $12% 12% 12% 500 72 72 72 Teledyne 8749 $5 480 5 +20 W Bcas B 100 $9 9 9 500 225 220 220 — 5 Tex-Sol 1500 13 13 13 W Decalta 2716 490 480 480 -10 2000 28 28 28 — 1 Texaco 2610 $26 26 26 West Mine 4600 295 280 290 + 10 1 715 $21% 21% 21% — % Texaco pr Z3 $41 41 41 WSuppIsA 100 $28 28 28 + Va 1 900 $5 490 495 — 5 Txsglf 12875 $29'/a 283* 29'/8 - % Wesifair z50 $21 21 21 223 $18% 18% 18% Thom N A 1950 $12 IP* 113* Westnhse 300 $18'* 18'* 18'* - % 200 $13'* 13'* 13'* — % Tombill 1000 68 68 68 Weston 225 $17% 17% 17% - % z5 $14 14 14 Tor Dm Bk 4494 $41'* 41 41 - Va Wstn 4%p zl $443* 443* 443* 1000 155 155 155 Tor Star B 230 $13% 13% 5 Wstn6pr z45 $603* 603* 603* 6025 70 70 70 Total Pet 5350 $5% 480 485 -27 White Pas 100 $7% 7% 7% - % 2760 $297/8 29 29 — 1 Total PAp 100 $107/0 107/8 107/8 Whonok A 406 $5% 5% 5% zl 225 225 225 Traders A 3269 $13'* 13 13 - '* Willroy z50 84 84 84 1100 $137/8 13% IS7* — '/8 Tr 10'* 100 $10 10 10 - % Win-Eld 15000 7 6 7 + 1% 500 65 65 65 + 5 Trade 7'/ap 100 $34 34 34 + '* Winco A z5 $5 5 5 400 $133* IS3* IS3* — Va Trader 66w 900 245 235 235 -10 Windfall 9000 8% 8% 8’/a - % z55 $64'* 64 64 Trader 69w 1500 435 430 435 Wood reef 16000 47 44 44 - 3 550 $15 15 15 TrCan Res z800 54 47 47 Woodwd A 600 $19 183* 19 + '/a 17742 $32% 32 32 — % TransMt 1500 $93* 93* 93* Y&R Prop 120 $6 6 6 - Va 2210 $20'* 20 20 Transair 1000 151 151 151 - 9 Yukon C 2500 93 93 93 500 $103* 103* 103* — % Trnsairw z500 9 9 9 Zellers 4455 420 405 410 + 10 15000 5 4 4 — 1 TrCanPL 5409 $9% 9% 9Vk + Vb Zellers pr z50 $273* 273* 273* 200 $63* 6% 63* TrCanBpr z45 $28'* 28'* 28'* Trust Units 500 $8 8 8 _ ’* TrCan Cpr 2100 $35'* 35 35 + '/a BBC R un 300 $11'/a 11% ll'/a 2500 170 170 170 10 TrCan D p z50 $51 51 51 BM-Rtun 2095 $12% 12 12% + % 100 201 201 201 TrCan w 5040 27 25 26 — 2 BM-RTwt 11050 135 125 135 + 12 3945 $27% 27'* 27'* — % Travlway 1000 $63* 63* 63* + % C Perm un 1575 $8% 8% 8'/a 557 460 455 460 + 5 TrinChib 2000 12 12 12 Heitman u 300 $6% 6% 6% z9 25 25 25 TrizecCr'p 202 $14’* 14 14'* TD Realty 400 $26% 26 26 - '* 600 $123* 123* 123* — '* Trizec w 4000 24 23 24 - 1 TDReltw zl3 155 155 155 Kraftco 10 92 387/e Krsge SS 38 577 327/e Kroehlr 3 11% Lib Mc N 7 3 7% Litton 8 64 7 Lockhd Air 3 53 8% LoewCp 6 47 21 Va Mad SG 9 3 47/e Mallory 19 45 20% Marathn 2 29 9% Marath O 10 66 47 Marcorl 9 72 24% Marq Cem 9 8 87/s Marsh Mc 20 131 563* MahsFd 11 6 21% Martn M 5 26 15 Masco Cp 21 938 463* Mass Fer 4 43 167/e Mas Cp 47 13% MGM 38% 32% 11% 7% 67/e 8 21 Ve 47/e 19% 9% 46 Va 24 Ve 87/e SS3* 21 147/e 46% 16% 13 38%- % 32%.11 %- % 7%.67/8- Ve 8Ve+ % 21%- Ve 47/8+ Ve 197/e- % 9%.463*+ % 24%.87/e.553*-l% 21%+ % 147/e- Ve 46 Va.16%— % 13 .obligations Mohas pan Air Penn Cen Bai Farm.CK IMS IM4- Vé 33H 33!'8- Ve Wa IZ'/a- % 27'A 27Va- W 36Va 36%-48Va 48%- Va W/» !7Va+ 48 12 Va 1244.128Va 128 Va—3 Va 46Ve 47Va— 48 11 1U8- 48 39Va 39Va+ Ve 90 90Ve— Va 114Va 1157/e—! Va 99Va 10048- 48 2648 2648 - 48 1444 15 - Va 1118 11 Va— V8 32 32 - Va 27Va 2718 29 29 - 48 13 13 - V8 9144 92 -148 4618 4818+1 Va 2148 21'/a- Ve 40 W 41 + Va 1518 16Va+ Va 3 8 3848+ '4) 26Va 2618- 48 1648 1 658+ 'M 21'/a 2144- V8 4618 46Va— 58 4718 47Va— 18 25Va 25 Va— Va 9 948+ V8 57 57 - Va 5348 5318— 48 448 444+ 18 23'8 23'8- 48 1644 1658 3958 40Va 27'8 2748- '8 1718 1748+ '8 2048 2048- Va 28Va 28Va— Va 1148 1148- Va 1644 1644.22Va 2248- '8 143 1 4348 - 548 1648 1644+ 18 50Va 51 + '8 4458 45’8— '8 97Va 9848- Va 458 5 - '8 20'8 20'8— 48 1218 12Va— '8 3958 4048- 48 31 Va 3218.9 Va 948 1458 1 458 - 48 14Va !4Va+ '8 7218 7258- '8 207Va 207Va-2'8 2444 25Va+ 44 2248 2248- 18 658 658 .23'8 2358 - 48 5544 5648 + 48 2048 2044 + 48 9 Va 948- 18 I0'8 1018— '8 3148 3118— '8 1944 20'8— 48 6918 7018- '8 1348 1 3’8— '8 19 Va 1914— '8 30Va 3048- '8 84Va 8548- 18 RCA Relian El Relia Gp SFe In Singer Sun Oil TWokol Tlmè In Timkn Unit Cp UOP 19 117 283* 28% 28%- Ve 10 266 833* 80'* 81%-î 1 27 792 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54% 52% 53kk— tw 6 260 117* 10% 104k— 1W 17 373 38% 37% MVk— Vk 13 145 14% 14% UW— Vk 9 36 27% 267* 26tk— 1 17 530 35% 34% MW— W 6 13 5% 5% 5W+ Vk 32 834 13 12% 12W- W 24 299 38 37% 37W- 'A 6 52 20’/a 19% 20Vk + 'A 8 280 18% I?7* 10 V.19 946 597* 58% saw— Vk 50 590 23'* 22% 23 - Vk 10 49 9% 9% 9W— Vk Hausse des prix Les prix ont progressé sensiblement sur le marché canadien des obligations à l’issue d’une semaine relativement active.Les courtiers attribuent ces hausses au contrôle sélectif des prix et des salaires du gouvernement fédéral et à l’adoption de nouvelles politiques plus flexibles par la Réserve fédérale des Etats-Unis.Le court terme a grimpé de 60 cents environ, tandis que le moyen et long terme ont monté d’un point à peu près.Les obligations provinciales ont gagné 1 3-8 point et celles des sociétés un quart de point environ.L'argent au-jour-lejour était disponible à sept pour cent.Le rendement des bons du Trésor de trois mois est passe de 8.41 p.c.à 8.30 p.c.par rapport à la semaine dernière et celui des bons de six mois était de 8.45 p.c., en baisse par rapport à 8.69 p.c.la semaine précédente.Offr» D«m GOUVERNEMENT DU CANADA "Y 1er juin 197o 97'4 9g 7 l*r dec 1976 99 99% A 9 4 1er fAv.1977 101% 102% 7 1er juil.1977 97'4 98’4 R 9% 1er f*v.1978 101% 102% C 9U 1er Avril 1078 1CJ 103% Il 4 1er OCÎ 1979 94'• 84% fl 7'-; 1er oci.1979 97’» 97% r 1er oet.1980 102% 102% 4'.1er sept.1983 77% 77% « 15 juin 1994 96% 96% 10% 1er OCI 1995 100% 100% 3% 15 sept.1966 perp.42% 43% A Echangeable* pour des obligations rt» 9%% du .e-avril 1984 n Echangeables pour u*s 8%% du ier nr.f 1914 ' ?Echangeables pour de* 9%\ du 1er ©rt.1915.PROVINCIALES Offra Dem.wvd Que 9'v 9 jept.Hyd Que 10'v 9 sept.Rr Saskatch 9, ?déc Rr Saskatch 10 ?déc Rr Manitoba 9, 5 déc Manitoba 10, S déc a.G.7'v 15 déc 7000 2 1994 106 110 Moo e Corp.6 1994 9?94 Westcoast 1991 97 90 Pacific Pete 5 199?76 78 Scurry Rainbow 7% 1988 73 75 les options Abitibi, nov 7'i 2’.2,i 9>.Abitibi nov 10 10 35 Abitibi tév 7’, 2>» 2».Abitibi fév 10 50 75 Abitibi ma* 7% 2h 3’» Abitibi mai 10 80 1 30 Alcan nov 22» 10 35 Alcan nov 25 25 20».Alcan fév 20 1 40 1 65 Alcan fév 22’» 30 55 Alcan fév 25 15 40 Alcan mai20 1 75 2.Alcan mai 22’» 90 1 20 Alcan mai 25 20 70 Bank Mtl nov 15 1 75 2 2 16*.Bank Mtl nov 17’» 10 35 Bank Mtl fév 15 2*» 2r» Bank Mtll tév 17'» 75 1 00 Bank Mtl ma* 15 3 3*.Bank Mtl mai 17’-» 105 1 45 Braacan nov 10 1 00 1 25 11 Brascan nov .12'» 20 Brascan tév 10 1 40 1 65 Brascan fév 12’» 20 40 Brascan ma.10 165 2'i Brascan mai 12'» 35 85 CPLtd nov 12’» 1 40 160 13»» CPLtd nov 15 05 30 CPLtd fév 12'» 1 70 195 CPLtd fév 15 40 50 CPLtd mai 12'» 2 2'» CPLtd mai 15 50 1 00 GulfCan nov 25 3 3’.3 26 GuMCan nov 30 05 30 GulfCan fév 25 4’» 4S 4», GulfCan fév 30 160 165 1 75 GulfCan m» 25 5'.6'< 'GulfCan mai 30 2’» 2».2’.lmp OH nov 22’» 100 1 25 23 lmp OH nov 25 15 40 lmp OH fév 22'» 2 50 2».2>* lmp OH fév 25 1 50 1 75 1 50 lmp OH mai 22» 4 4’» lmp OH mai 25 2» 2».Inco nov 25 75 1 00 1 00 24» Inco nov 30 05 30 Inco.fév 25 1 50 1 75 1 65 Inco fév 30 30 .55 OPTION inco mai Inco mai Int Pipe nov Int Pipe nov Int Pipe tév Int Pipe tev int Pipe, mai int Pipe mai Mass Fer nov Mass Fer nov Mass Fer tev Mass Fer tev Mass Fer mai Mass Fer mai Moore nov Moore nov Moore nov Moore tév Moore fév Moore tév Moore tév Moore mai Moore mai Noranda nov Noranda nov Noranda fév Noranda »ev Noranda mai Noranda mai Pac Pete nov Pac Pete nov Pac Pete fév Pac Pete fév Pac Peté mai Pac Pete mai ShétICn nov Shall en nov Shall Cnî tév Shell Cn fév Shell Cn.mai Shell Cn mai Stelco nov Stelco nov Stelco tév Stelco tév Stelco mai Stelco ma' TOTAL VOLUME 25 30 10 12% 10 12% 10 12% 15 17% 15 17% 15 17% 40 45 50 40 45 50 40 45 50 30 35 30 35 30 35 22’-8 25 228 25 22% 25 15 17% 15 17% 15 17% 30 35 30 35 30 35 44 dem.Ttotl 1 90 2% 2’.50 1 00 1 65 1 90 10 30 2% 2% 35 60 2% 3 75 100 2% 2% 25 50 2% 2% 1 25 1 50 2».3% 1 25 1 75 6 6% 1 45 170 1 50 25 7 7% 3 3% 3% 75 100 7% 8% 8% 3% 4% 4.1 10 1 60 1 75 2 10 35 2% 2% 50 75 3% 3% 1 20 1 70 2% 3% 65 90 4«.5 2».3 5 6 3% 4 140 165 15 40 2 2% 65 90 2% 3% 1 15 1 60 20 45 25 1 00 1 25 15 40 2 2% 50 1 00 TOTAL VALUE 2 31% l Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 • 23 \ l’actualité économique La Banque Continentale De la conception à la naissance, une longue période de transition par Michel Nadeau La mutation de la compagnie de finances IAC en une banque à charte, la Banque continentale du Canada, ne sera pas chose facile à quelques mois seulement de l’ouverture du débat sur la revision décennale de la Loi des banques.Pour accélérer les préparatifs qui permettront la naissance de la douzième banque canadienne, la direction d’IAC a convoqué, pour le 3 novembre prochain, une assemblée extraordinaire de ses actionnaires.loi qui sera prochainement introduit au Parlement, IAC proposera les modalités visant à la formation de la nouvelle banque qui sera, au début, une filiale à part entière.Mais au, bout de dix ans de cohabitation, le mariage devra être consommé et la fusion des deux institutions sera réalisée.Mais cette décennie de transition apportera, pour la direction de IAC, de nombreux problèmes impliquant des millions de dollars: • La Loi actuelle ne permet pas à une banque à charte de détenir des actions privilégiées.Or, IAC en possède près de 600,000.La compagnie pourrait ainsi être obligee de racheter ces titres.La perspective d’une telle transaction a fait grimper les actions privilégiées de $3.50 au cours des dernières semaines.La valeur au marché de ces titres est de plus de $10 millions.• IAC détient des créances consolidées ce qui est interdit aux institutions bancaires.Une corporation affiliée assumerait le passif d’IAC.Cependant, les détenteurs de ces débentures devront donner le feu vert à cette opération de transfert.• La compagnie torontoise a deux filiales à part entière dans le domaine de l’assurance-vie et de l’assurance générale.Aussi, La Souveraine devrait quitter le groupe IAC.• Au moins cinq membres du conseil d’administration font partie de la direction d’autres institutions financières.Par exemple, M.David Kinnear est vice-président du conseil de la Banque de Montréal.Pour les prochaines années qui s’annoncent assez difficiles, IAC a besoin de ce savoir-faire et souhaite que sa direction soit la même que celle de la banque.Il faudra alors obtenir une autorisation spéciale pour permettre une période de transition de deux ans à ce chapitre.• La Loi des banques limite à 10% la participation maximale d’une corporation ou d’un individu dans une banque à charte.Or, Caréna Bancorp., une société de gestion appartenant à la famille Bronfman, possède 18% des titres d’IAC.Au moment de l’émission des actions de la nouvelle banque, Caréna devra limiter sa participation à 10% du capital de la nouvelle institution.• Quelles seront les relations entre IAC et sa filiale bancaire au cours de la période de transition?Le projet de loi propose qu’il serait interdit à IAC et à ses filiales (dont Niagara Finance) d’accorder des prêts qui pourraient être faits par la banque.Pour maintenir l’actif au niveau actuel ( $2.1 milliards), IAC et ses filiales feraient l’acquisition des comptes à recevoir de la banque.Les actionnaires devront également se prononcer sur le capital autorise de la Banque continentale ( $100 millions).Au début, IAC souscrira la moitié de ce capital soit $50 millions.Enfin, IAC devra obtenir pour la “Continentale” l’autorisation de transiger dans le secteur du crédit-bail.Jusqu’à maintenant le “leasing” est interdit aux institutions bancaires bien que la plupart le fasse par l’intermédiaire de filiales ou de projets conjoints.Il ne faut pas oublier que le financement des entreprises compte pour 65% de son actif et que le crédit à la consommation ne représente que le quart de l’ensemble des Dans le cadre d’un projet de r Pourquoi les gens d’IAC veulent être banquiers ?Les dirigeants d’IAC ne deviennent pas banquiers pour le plaisir d’avoir une allure plus sérieuse que celle des “requins de la finance” comme certains politiciens les décrivent.C’est avant tout pour accroître les bénéfices de la compagnie qu’on mettra sur pied la Banque Continentale.Cet objectif sera atteint en conservant autant que possible la fourchette actuelle des taux d’intérêt (l’écart des taux entre i’argent emprunté et l’argent prêté) tout en gonflant de façon substantielle le volume d’affaires.L'actif de IAC ne représente actuellement que 10 fois l’avoir de ses actionnaires.Pour chaque dollar investi, la compagnie peut en emprunter neuf ailleurs sur les marchés financier et monétaire.Chez les banques à charte, ce ratio dépasse trente.Les actionnaires de la Banque Royale, avec un avoir de $500 millions, contrôlent un actif qui dépasse $22 milliards.Avec un actif de $2.1 milliards, la Banque continentale se classerait au huitième rang des institutions bancaires du pays devant la Mercantile, la Banque de Colombie-Britannique et l’Unité.Mais si elle multiplie par trente l’avoir de ses actionnaires, elle passe alors au sixième rang devançant les deux banques francophones, Canadienne Nationale et Provinciale.IAC cherchera à maintenir sa rentabilité dans ce gonflement d’actif en payant le moins cher possible l’argent qu’elle prêtera au taux le plus élevé.Les compagnies de finance jouissent présentement "d’une fourchette très large: en 1974, IAC a emprunté plus d’un demi-milliard à un taux de 7%.La dette totale coûte 8.7%.Par contre, elle touche 13.32% Dans le secteur du financement des ventes; 19.50% pour les prêts aux consommateurs et 14.13% au chapitre des prêts hypothécaires.En relevant son “leverage” (le rapport entre l’actif et l’avoir des actionnaires) il sera évidemment difficile de maintenir un écart aussi meolleux.Toutefois, l’expérience de la compagnie dans le secteur du financement lui permettra d’atteindre un taux de rentabilité au moins comparable à celui des autres banques à charte.Cette stratégie de croissance fait partie d’un plan de transformation que la direction de IAC a mis au point au cours des trois dernières années.Son plus proche concurrent, Traders Group Ltd a également envisagé l’avenue bancaire mais a décidé en 1973 d’opter pour le secteur fiduciaire en prenant le contrôle de Guaranty Trust.L'actif de Traders franchira le cap du milliard en 1975.Aucun changement d’importance n’a été signalé chez les autres grands du financement commercial et à la consommation: Canadian Acceptance et Household Finance demeurent des filiales des sociétés américaines et Laurentide Finance reste un membre du groupe Power.Les actifs de ces trois dernières sociétés n’atteignent pas le milliard de dollars.JF” -, w* •r ¦ -ïo- •V'.vS • ¦ comptes à recevoir.Pour compléter l’information de ses actionnaires, la direction a expédié à ceux-ci un circulaire qui décrit de façon générale les activités de la nouvelle banque qui seront sensiblement les mêmes que celles présentement exercées par IAC et ses filiales (sauf en ce qui a trait aux assurances).En plus du financement aux sociétés et aux consommateurs et le financement d’hypothèques, la nouvelle banque apportera une attention particulière aux prêts à demande et à termes consentis aux petites et moyennes entreprises.Du côté du Parlement, on ne prévoit pas d’obstacles majeurs a cette mutation car les autorités fédérales souhaitent un regain de concurrence au sein de l’industrie bancaire canadienne dominée par les “Big Five”.Celles-ci ne devraient pas s’opposer non plus à l’admission du nouveau membre puisque ce concurrent sera alors soumis aux mêmes contraintes.La participation d’IAC dans le credit-bail fournira une bonne occa- sion aux banques de réclamer le même privilege à compter de 1977.Au niveau physique, le passage sera facile puisque 90% des 270 bureaux d IAC oeuvent être convertis en succursales bancaires.Il faudra ajouter SOCIÉTÉ D’ALUMINIUM REYNOLDS (CANADA) LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE AVIS est par les présentes donné aux détenteurs des premières actions privilégiées 4%% de SOCIÉTÉ D’ALUMINIUM REYNOLDS (CANADA) LIMITÉE que le conseil d’administration de ladite compagnie a déclaré (au taux de 4%% par année sur la valeur au pair) un dividende de $1.18 par action sur les premières actions privilégiées 4%% émises par la compagnie pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1975 et que ledit dividende sera payé le 1er novembre 1975 par chèque adressé aux actionnaires ins- quelques spécialistes à l’effectif de 2,800 employés.Le siège social de la Banque continentale sera à Toronto.On se rappelle qu’en 1972, la compagnie IAC a déménagé de Montréal à Toronto les pénates de sa direction.0 banque prouinciale Dividende régulier AVIS est par les présentes donné que le Conseil d’administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-cinq cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1975.Ce dividende, portant le numéro 311, sera payable au bureau principal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 3 novembre 1975, aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 24 septembre 1975, à la fermeture des guichets.Les mesures de contrôle coincident avec la reprise par Peter Cook, Financial Times News Service Juste au moment où le gouvernement fédéral s’apprête à lancer une vaste offensive contre l’inflation, plusieurs signes apparaissent dans le ciel de l’économie canadienne pour annoncer une reprise prochaine.Il est étrange qu’Ottawa installe un système de contrôle des hausses de prix et de revenus alors que la demande se raffermit! Pourquoi les autorités fédérales ont-elles décidé d’agir maintenant alors que l’économie était à son plus bas, il y a quelques mois?Cette semaine, Statistique Canada publiera les données du mois d’août sur le niveau de production des entreprises canadiennes.Après des baisses au cours des quinze derniers mois, on s’attend à une amélioration.Les statistiques concernant le PNB ne seront pas disponibles avant un mois mais on prévoit déjà un redressement qui montrerait que le pays a quitté le sentier de la récession.La production industrielle est à la hausse.Les mises en chantier sont passées au taux annuel de 230,000 unités au cours du troisième trimestre après avoir stagné à 180,000 durant les six premiers mois de l’année.Les carnets de commandes ' des manufacturiers se remplissent de jour en jour.Les inventaires baissent.Les prix grim- pent beaucoup moins rapidement.Le chômage a diminué quelque peu au cours des derniers mois bien qu’une remontée soit prévisible pour l’hiver prochain.Même si les grèves demeurent très nombreuses, on s’attend à une amélioration dans le domaine des relations de travail qui ont été particulièrement Bricklin FREDERICTON (PC) — Même financièrement en difficultés, la compagnie Bricklin Canada a encore un “potentiel superbe”, et des pourparlers se poursuivent avec des groupes qui tiennent à investir dans cette usine de voitures sport.C'est ce qu’a assuré, hier soir, M.Richard Hatfield, premier ministre du Nouveau-Brunswick.Au cours d’une conférence de Tricofil D'importantes négociations entre la Société d’investissements Desjardins et la compagnie Tricofil seraient sur le point d’aboutir, selon le président du conseil d'administration de Tricofil, M.Paul-André Boucher.Au cours de la première assemblée formelle des trrvail-leurs de cette entreprise autogérée maintenant en production, M.Boucher a déclaré les pourparlers se poursuivent presse, M.Hatfield a révèle que des réunions ont lieu “presque chaque jour”, mais que personne n'a présenté de proposition ferme en vue de sauver la compagnie, qui a été mise en liquidation il y a trois semaines.La semaine dernière, le ministre de l’Expansion économique, M.Lawrence Garvis, annonçait que l’un des groupes intéressés était entièrement cana- dien et de Toronto.M.Hatfield a admis qu’aucune décision n'avait été prise quant à l’opportunité de rouvrir 1 usine, car “d’après l’intérêt qui nous a été manifesté jusqu'ici, nous attendons de savoir si ces groupes sont décidés à y investir de l’argent”.A l’occasion de sa première rencontre avec les journalistes depuis son retour d’un voyage au Japon, M.Hatfield a égale- ment explique que le gouvernement attend encore des nouvelles de M.Malcolm Bricklin quant à ses propres suggestions pour ranimer la compagnie.M.Bricklin, président du bureau d’administration de Bricklin Canada et président de la maison-mère américaine de la compagnie, a déclaré à Toronto le 7 octobre qu’il connaissait aux Etats-Unis des gens dis- négocie avec la SID qu’un projet de financement était présentement à l'étude avec la Société d’investissement Desjardins, un membre du groupe des Caisses populaires, et qu’une réponse a ce sujet devrait être connue d’ici une semaine.Le directeur général de Tricofil, M.Henry Castonguay, a soumis à l’assemblée des travailleurs le premier bilan financier.Le capital-actions atteint maintenant $145,000 et Tricofil n’est plus qu'à $5,000 de la deuxième tranche du prêt de la Société de développement industriel.La SDI, qui a prêté $100,000 à la compagnie, ajoutera un autre $50,000 à la condition que la direction obtienne des actionnaires un montant équivalent.Du côté de la production, le carnet de commandes est suffi- samment rempli et la nouvelle collection pour jeunes femmes permet d’dspérer un accroissement important du volume d’affaires.En raison du rythme élevé des ventes, les travailleurs ont décidé à l’unanimité de demeurer à leur poste lundi dernier.Fête du travail.Cette journée de congé sera prise ultérieurement.posés à investir $10 millions, à la condition que le fédéral et le provincial fournissent $15 millions de plus.Le gouvernement provincial a déjà «ngagé plus de $20 dans cette entreprise.Le premier ministre a souligné son espoir que Bricklin Canada pourrait être inclus dans le pacte de l’automobile signé entre le Canada et les Etats-Unis, si de nouveaux investisseurs peuvent se trouver.Ce pacte permet aux autres voitures de fabrication canadienne et américaine de franchir les frontières sans droit d’accise pour être vendues dans l'un ou l’autre pays.Les voitures Bricklin fabriquées au Canada sont admises aux Etats-Unis sans droit, mais comme elles utilisent des pièces de fabrication américaine, elles ne sont pas vendues au Canada car ici on leur imposerait des droits.Jusqu'à sa mise en liquidation, le 26 septembre dernier, Bricklin Canada donnait du travail à 700 personnes à ses deux usines du Nouveau-Brunswick.Cet élégant coupé sport se vendait aux Etats-Unis pour environ $10,000.difficiles en 1974.Le Canada a presque rejoint l'Italie pour le championnat mondial des conflits ouvriers-patronaux.Le nombre d’hommes-jours perdus en raison d’arrêts de travail au cours des six premiers mois a été de 3.4 millions par rapport à 5.2 millions pour la meme période en 1974.La seule ombre au tableau demeure le commerce extérieur.Des marchés en difficultés forcent les exportateurs canadiens à réduire leurs ventes à l’étranger.Pendant ce temps, les importations continuent de croître.Toutefois, la balance commerciale pourrait s'améliorer à mesure que la conjoncture économique aux Etats-Unis (le principal client du Canada) se libérera de l’hydre inflationniste.Les chiffres du troisième trimestre montrent que l’économie américaine croît à un taux annuel voisin de 10%.Les ventes canadiennes pourraient alors augmenter advenant un retour prochain à la prospérité chez nos voisins du Sud.Il est encore difficile de prédire combien de temps cette reprise économique durera ou jusqu'à quel niveau le PNB s'accroîtra?Cerains économistes proposent une croissance de 4 à 6% pour l’an prochain.Les prédictions ne devraient pas tellement être modifiées par le programme anti-inflationniste bien qu'on s’attende à une croissance légèrement inférieure à celle prévue au début de l’année.Mis à part le chômage, l’économie canadienne devrait reprendre du poil de la bête d’ici quelques mois alors que la reprise deviendra de plus en plus évidente.Commerce international La réouverture de Suez frappe durement le canal de Panama PANAMA (New York Times News Service) — Déjà durement touché par le marasme du commerce international, le canal de Panama doit maintenant affronter l’impact de la réouverture du canal de Suez.La voie d’eau égyptienne, de nouveau ouverte au trafic apres huit ans d’interruption, va accentuer la baisse du trafic par Panama et obli-er les responsables à augmenter leurs tarifs e passage.D’après les experts cet impact ne sera ressenti que l’annee prochaine mais déjà une baisse a été observée.Elle est de l’ordre de trois navires par jour en moyenne ce qui équivaut à un manoue à gagner d’environ onze millions de» dollars par an.Cette situation est inévitable car bien que.le tarif de Suez atteigne presque le double de celui de Panama, il est préféré par les armateurs qui économisent quatre jours de route et de carburant sur les Lignes entre l’Europe et l’Extrême-Orient.Un économiste, employé de la compagnie du canal de Panama a déclaré: “jusqu’à un certain point, le prix du passage n’a aucune incidence sur la fréquence du trafic.Nous avons calculé que notre tarif pourrait être relevé de 75 pour cent environ sans provo-ouer de baisse du mouvement”.Ces tarifs ont été artificiellement maintenus bas pendant longtemps.Ils ont été augmentés a la fin de 1 année dernière pour la première fois depuis l’ouverture du canal en 1914.Mais l’augmentation de 19.7 pour cent n’a pas empêché le canal d’enregistrer un déficit de neuf millions de dollars durant l’année fiscale 1975.Lorsque l’augmentation a été décidée, on avait calculé qu’un nouveau relèvement du tarif serait sans doute nécessaire après le premier semestre de 1977 mais la crise pétrolière, l’inflation, la récession mondiale et finalement la réouverture du canal de Suez ont faussé cette prévision.La compagnie du canal, qui appartient en totalité au gouvernement des Etats-Unis, cherche à combler son déficit adoptant plusieurs mesures d’austérité.La fréquence des passages est de 33 navires quotidiens au lieu des 40 prévus et de nombreux pilotes et manutentionnaires sont inemployés.La compagnie envisage d’en licencier un certain nombre.Mais le déficit ne cesse d’augmenter et risque d’atteindre 15 millions de dollars à la fin de la prochaine année fiscale.Apres la fermeture du canal de Suez en 1967, Panama a connu une période de pros-pente.Le nombre des passages avait considérablement augmenté ainsi que le tonnage des navires qui empruntaient la voie d’eau.Plusieurs armateurs avaient même adapté leurs pétroliers pour qu’ils puissent circuler librement sans accident.La crise de l’énergie durant l’hiver 1973 avait, elle aussi provoqué une brève période de prospérité grâce encore aux pétroliers.Mais ensuite la recession et l’inflation ont fait leur oeuvre et aujourd’hui c’est le marasme.14,033 navires ont utilisé le canal de Panama entre juillet 1973 et juin 1974 contre 13,069 pendant la période qui a suivi.Grâce à l’augmentation des tarifs les revenus sont passés de 119 millions de dollars à 141 millions de dollars.Mais les frais ont également augmenté: de 130 millions ils sont passés à 150 millions de dollars.La compagnie envisage de modifier son système de calcul du tonnage (qui sert de base aux tarifs appliqués) qui permettra une augmentation des revenus d environ trois millions de dollars cette année mais un relèvement substantiel des prix semble inévitable si la compagnie veut éviter de faire appel à l’aide financière du gouvernement fédéral américain.7 crits au registre le 1er octobre 1975.PAR ORDRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION MARCEL PICHÉ.C.R.Secrétaire MONTRÉAL, Qué.16 octobre 1975 Par ordre du Conseil d'administration, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, R.Cousineau Montréal, le 17 septembre 1975 JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 OFFRE INTÉRESSANTE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES ENSEIGNANTS LE DEVOIR est une source de documentation précieuse pour les étudiants et les enseignants.Voici l’occasion d'obtenir un abonnement scolaire à un prix avantageux.TARIFS CD DT APPROXIMATIF MONTANT D'ABONNEMENT SI VOUS ACHETEZ QUE VOUS DUREE SCOLAIRE LE DEVOIR AU NUMERO* ECONOMISEZ 7 mois $ 29.00 ( ) $ 37.00 $ 8.00 8 mois 33.00 ( ) 43.00 10.00 9 mois 36.00 ( ) 48.00 12.00 10 mois 39.00) ) 54.00 15.00 * Prix du tournai vendu i l'unité, du lundi au vendredi: SO.20 le samedi :$0.25 S.V.P.remplir ce coupon et noue le faire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable è l'ordre de LE DEVOIR, Caee poetale 6033, Montréal, P.Q.H3C 3C9 Cl-Inclus $.pour un abonnement scolaire de .mois à compter du .NOM .> ADRESSE.i A t * «P. t ! 24 • Le Devoir, samedi 18 octobre 1975 Informations Internationales Le rapport de force est dans les casernes et dans la rue Le Portugal des rumeurs, tenu par un gouvernement invisible Les mutins du régiment Serra do Pilar, de Porto.Les casernes à l’heure des SUV (Soldats Unis Vaincront).(Téléphoto AP) V vÿçï " Tous les jours vers 15 heures, les six journaux du soir arrivent sur les trottoirs de Lisbonne où les stands improvisés se comptent par dizaines.Les passants s’attroupent pour lire les premières pages des quotidiens attachés par des pinces à linge aux parasols qui protègent les marchands de journaux du soleil encore chaud du mois d’octobre.Les badauds donnent quatre escudos (environ treize cents) et s’en vont avec “A capital" (indépendant) ou “A Luta” (socialiste) ou encore le ‘‘Diario de Lisboa” (communiste).Leur choix peut porter aussi sur les journaux de l’extrême-gauche, comme "Republica” (pris aux socialistes et enjeu d'une bataille qui se prolonge) ou “Luta popular” (maoïste), ou sur l'autre quotidien proche du parti socialiste ("Jornal novo”), ou enfin sur “Diaro Popular” (indépendant).Certains n’achèteront rien, se contentant de lire et relire la une des quotidiens du soir.Cette scène, qui se répète tous les jours dans les rues de Lisbonne, révèle la soif d’information des Portugais sur leur révolution.Mais elle indique surtout que la population de Lisbonne assiste plus qu elle ne participe aux développements de la révolution du 25 avril 1974.Tout se passe ailleurs: dans l’armée et dans les régions, au nord où la petite et moyenne bourgeoisie se mobilise contre l’extrème-gauche, et au sud où les ouvriers agricoles misérables sont devenus de petits propriétaires grâce à l’ancien premier ministre proche des communistes, le général Vasco Gonçalves.Les décisions sont pourtant prises à Lisbonne où siègent le 6ème gouvernement de l’amiral Pinheiro de Azevedo et l’Assemblée constituante élue en avril dernier avec une majorité socialiste.Mais les gouvernements successifs sont tombés précisément pour n’avoir pas suffisamment tenu compte des particularités régionales.C’est pourquoi sans doute, pour ne plus commettre d’erreur, le nouveau gouvernement dominé par le “groupe des Neuf" du major Melo Antunes reste sur la réserve.Le 6ème gouvernement demeure même étrangement absent, alors que les luttes s’exacerbent au sein de l’armée.Fidèles à la toute récente tradition du 25 avril, les ministres poursuivent leurs réunions tard dans la nuit et ne se séparent souvent que vers trois ou quatre heures du matin.Les communiqués laconiques — lorsqu’il y en a — incitent les journaux du lendemain à faire toutes les spéculations imaginables et maintiennent l'incertitude, si ce n’est la confusion.Ce qui explique les multiples "boatos", ces fameuses rumeurs, souvent contradictoires.qui se propagent et ne sont parfois pas même démenties.11 est souvent difficile de faire la part des rumeurs, d’autant plus que certaines sont des ballons d'essai lancés par les partis ou même par le gouvernement.Les "boatos” constituent également une arme non négligeable utilisée par les différentes tendances politiques.Annoncer, comme le font les communistes, que des colonels préparent contre vents et marées, comme le font les socialistes, que l’extrême-gauche va s’emparer du pouvoir au cours de la nuit, ces rumeurs contradictoires sont utilisées par les partis pour tenter de déclencher a leur profit un mouvement populaire opposé à la prise du pouvoir par la violence.La vacance du pouvoir, tenu par un gouvernement invisible et indécis, donne prise à tous ces bruits dont les conséquences sont réduites en raison même de leur trop grande fréquence.Si la population ne se précipite pas dans les rues pour protéger les acquis de la révolution ou pour acclamer des colonels qui rétabliraient Tordre, c’est parce qu’elle préfère attendre la réaction des militaires.Cette prudence s’explique facilement, puisque l’armée détient encore pratiquement le monopole de la force, malgré la distribution d'armes à des milices populaires.Mais surtout, l’armée représente encore la révolution que les capitaines ont déclenchée sans effusion de sang, le 25 avril 1974.Depuis, les capitaines sont souvent devenus des généraux et le Mouvement des forces armees (MFA), maître d’oeuvre de la révolution, a éclaté en plusieurs tendances pour avoir fait participer au pouvoir les partis politiques dont il a épousé les querelles.Néophytes de la politique, les militaires s’y sont lancés à corps perdu après quelques mois d'hésitation.Déçus par les résultats de l’élection de l’Assemblée constituante qui donne le 25 avril 1975 la majorité aux partis modérés (Parti socialiste et Parti populaire démocratique) au détriment du Parti communiste et de Textrême-gauche en général, les militaires progressistes tentent de corriger les effets du vote populaire en retardant la passation des pouvoirs aux civils dont les divisions n’ont cessé de se développer depuis la formation, en juillet 1974, du premier gouvernement militaire, dirigé par le colonel Vasco Gonçalves.devenu général par la suite et écarte du gouvernement le mois dernier.Les luttes de tendance au cours des dernières semaines de vie du gouvernement procommuniste du général poncalves ont provoqué un déplacement du débat politi-ue au sein même de Tarmée.Alors qih’ils onnaient jusque-là une image de relative unité et semblaient se démarquer des conflits entre modérés et extrême-gauche, les militaires entrent de plain-pied dans la politique partisane à partir du mois d’aout 1975.Le clivage essentiel ne se situe plus au niveau des organisations politiques (Parti communiste contre Parti socialiste et PPD).mais à l’intérieur de Tarmée, entre officiers modérés et soldats d extrême-gauche.BERTRAND de La GRANGE collaboration spéciale La lutte des classes a fait brutalement son entrée dans Tarmée qui ne peut plus être considérée maintenant comme un groupe homogène.Là fin des guerres coloniales a provoque le retour de nombreux militaires dans la métropole où ils ont rapporté l’expérience révolutionnaire de leurs anciens adversaires, les mouvements de libération de Guinée-Bissau, du Mozambique et de l’Angola.Le rôle répressif qu’on a voulu leur faire jouer au cours de manifestations au Portugal, et les divisions partisanes de leurs officiers ont achevé de politiser des soldats aux origines sociales souvent très modestes.L’extrême jeunesse des hommes de troupe, qui en général sont des appelés, est un facteur important dans la tournure prise par les événements au cours de l’été.Les manifestations anticommunistes du nord du Portugal ont dégénéré à cause du soutien des 220.000 métallos, force de frappe de la classe ouvrière, réunis dans le syndicat unique procommuniste, l’intersyndicale.L’action menee par le gouvernement de l’amiral Pinheiro de Azevedo pour tenter de désamorcer l'influence grandissante de Textrême-gauche non-orthodoxe, c’est-à-dire des gauchistes, se révèle inafficace et lui fait perdre le soutien d'unités qui avaient d’abord accusé les SUV d'être des “extrémistes” et des “irresponsables”, mais qui finissent par se rallier au pouvoirrpopulaire.Les soldats envoyés par le gouvernement pour arrêter les émissions^ favorables à Textrême-gauche diffusées par trois stations de radio de Lisbonne (la Radio nationale, Radio-Clube et l’ancienne station de Tépiscopat, Radio-Renaissance) se solidarisent avec le personnel et refusent d’appliquer les ordres.Les actes d’insubordination se multiplient dans les unités et les mesures disciplinaires prises par les officiers doivent souvent être retirees devant les protestations tumultueuses des hommes de troupe.La décision du commandant de la région militaire du nord, le général Pires Veloso, de dissoudre un régiment d’instruction du train de Porto, le CICA.met le feu aux poudres et provoque des réactions de solidarité, notamment avec l’occupation de la caserne du Régiment d’artillerie lourde de Porto (RASP).Alors que certaines unites d'extreme-gauche se mobilisent pour défendre la révolution, comme le Régiment d’artillerie légère de Lisbonne (RALIS), le "régiment rouge", et que des armes, les fameux fusils “G 3", sont distribuées à la population par l’inexpérience de jeunes soldats, envoyés souvent au dernier moment sur les lieux de l’affrontement et peu enclins à prendre des mesures brutales pour contenir les assaillants.La crise politique provoquée par les manoeuvres du Parti socialiste au cours des dernières semaines du gouvernement Gonçalves et la mise en place d’un gouvernement modéré accélèrent la radicalisation des jeunes recrues, influencées par la propagande révolutionnaire de la Sème division, organisme dissout à la fin du mois d'août.Le 6ème gouvernement de l'amiral Pinheiro de Azevedo est formé à un moment où les régiments acquis à Textrême-gauche sont de plus en plus nombreux.Un phénomène nouveau fait alors son apparition parmi les hommes de troupe et se concrétise avec la création des organisations ‘‘Soldats unis vaincront” (SUV) qui préconisent la mise sur pied de structures de base du pouvoir populaire par opposition au centralisme démocratique de la gauche traditionnelle.Semi-clandestins d’abord, puis opérant à visage découvert depuis leur grande manifestation du 9 octobre à Coimbra (au nord de Lisbonne), les SUV sont discrètement soutenus par le Parti communiste, qui participe pourtant au 6ème gouvernement, très peu il est vrai, puisqu’il n’a qu’un seul portefeuille, celui de l'équipement social.Les SUV sont apparus en réaction aux querelles des partis auxquels ils refusent de s'intégrer, préférant mener une action conjointe avec les autres cellules de base du pouvoir populaire, comme les commissions de travailleurs et de quartiers.Les SUV peuvent en outre compter sur des sous-officiers et des officiers révolutionnaires, le gouvernement de l'amiral Pinheiro de Azevedo tente de créer de nouvelles structures dans Tarmée et la police pour parer à tout événement.Le déplacement du commandant de la Garde nationale républicaine et de la police de sécurité publique, la création de TAMI (Groupement d’intervention militaire) et l’affaiblissement du COPCON (Commandement opérationnel du territoire) sont autant de mesures prises pour rétablir la discipline dans Tarmée et l'autorité du MFA et de son organe suprême, le Conseil de la révolution.Jusqu'à présent, ces mesures se sont révélées insuffisantes en raison même des désaccords qui apparaissent au sein du gouvernement et surtout du Conseil de la révolution.Après le discours radiotélévisé de l’a-miral Pinheiro de Azevedo, qui a fait part, dimanche dernier, de ses inquiétudes devant la dégradation de la situation économique du pays, la tendance représentée par le général Franco Charais (commandant de la région militaire du centre), pourrait l'emporter aux dépens des généraux Carlos Fabiao, chef d’état-major de Tarmée de terre, et Otelo de Carvalho, chef du COPCON.L'offensive diplomatique lancée par le président Costa Gomes et le major’Melo Antunes en direction de l'URSS, de l’Europe et des Etats-Unis au cours des dernières semaines devrait également jouer en faveur du général Charais et du "groupe des Neuf" dont il fait partie.L’attitude conciliante de l’URSS à l’égard du 6ème gouvernement et les crédits accordés par la CEE et par les Etats-Unis donneront sans doute plus de poids aux modérés, partisans d’un socialisme dê mocratique.Une victoire des modérés rait probablement passer le Parti cr muniste dans Copposifïon où il se tro pour ainsi dire déjà.Mais il est hor; .doute que des accords de non agression seraient alors passés entre le gouvernement et les communistes qui contrôlent l’agitation sociale grâce à l'intersyndicale.Toutes les hypothèses sont bien sûr envisageables au Portugal à un moment où le rapport de force essentiel se situe dans les casernes et dans la rue, et non plus au niveau des structures politiques organisées.Une action trop brutale contre Textrême-gauche pourrait provoquer une réaction violente de la classe ouvrière de Lisbonne et des paysans de TAlentejo (sud du Portugal) qui sont venus par milliers à Lisbonne demander le retour au pouvoir du général Gonçalvès.Ou au contraire, les unités modérées ou de droite, comme les commandos de TAma-dora, pourraient tenter, par une action préventive, de rallier les Portugais opposés à une solution communiste.Les guérillas d’Argentine et la lutte pour le pouvoir /•« Les guérillas ont fait irruption d'une façon tellement spectaculaire dans l'actualité argentine qu’il n'est plus question pour personne de se dissimuler l'intensité de leur présence.L'opération de Formosa, une garnison subtropicale à la frontière dit Paraguay, avec sa quarantaine de morts entre soldats et insurgés, a-t-elle été un succès, ou une défaite, pour ces derniers?C'est une question qu’on ne pose même pas, du côté du pouvoir, où Ton demeure abasourdi par l'audace de l’offensive.Quant à la guérilla rurale enracinée dans les montagnes au sud et à l'ouest de Tucuman, elle se trouve engagée depuis huit mois en un combat contre Tarmée.elle survit.et des témoins oculaires affirment qu elle reçoit à présent un appui certain de la population C’est d’ailleurs a cette constatation que répondrait la constance avec laquelle les militaires continuent a réclamer du gouvernement une “action sociale" en profondeur dans la zone, parallèle à l’action armée.Ils se montrent d’autre part in-uiets de l’arrivée de renforts ans les rangs des insurgés et de la puissance du matériel dont ceux-ci disposent: du côté militaire on a fini par reconnaître comme exacte la version circulant depuis quelque temps selon laquelle les guérillas disposent d'hélicoptères.Il y a maintenant deux grands groupes de guérillas: a) TE.R.P.(Armée révolutionnaire du peuple); b) les “Montoneros".L’E.R.P.a été formée, vers 1970, comme le bras armé d’un petit parti trotskyste, le P.R.T.(Parti révolutionnaire du travail).Cette origine sert de prétexte aux rédacteurs de notes dans les services d’information, et aux journalistes qui se servent de ce matériel, pour présenter l'E.R.P.comme trots-kyste.Elle a servi aussi à Pé-ron, militaire en fin de compte, pour répéter à satiété, depuis son retour en Argentine, que les guérillas en général obéissaient a un commandement central installé à Paris, et que ce commandement était la "Quatrième Internationale ”.En réalité, la fraction du P.R.T.d'où était née l'E.R.P.avait rompu ses derniers liens (liens qui étaient toujours restés assez lâches) avec la “Quatrième Internationale".celle de Mandel/Krivine, vers 1971/72.Il s'était créé alors un "E.R.P.-rouge”, en rapport avec la centrale trotzkyste, mais qui finit par disparaître, du moins du champ des activités visibles.Une nouvelle scission se produisit avec la formation de TE.R.P.-22 août (en souvenir du 22 août 1972, jour du massacre de prisonniers politiques, "Montoneros" et E.H.P., à Tre- lew, par la Marine de guerre argentine): cette organisation préconisait un rapprochement avec la gauche péroniste, transigeant avec les thèmes et le vocabulaire populiste du justieialisme: les circonstances Tont peu à peu diluée.L’E.R.P.actuelle, toujours sous la direction de Ro-•berto Santucho dont la femme fut Tune des victimes de Tre-lew.est une formation se voulant marxiste-léniniste, sans affinités avec les thèses contemporaines de TU.R.S.S., ne retenant guère des thèses chinoises la guerre populaire, tout cela avec des emprunts à la première époque de la révolution cubaine, au guévarisme.L'E.R.P., qui a recruté notablement dans le nord du pays, et qui a reçu l’apport d’un groupe paysan implanté dans les provinces de Santiago del Estero et Tucuman, estime nécessaire l’organisation de guérillas rurales: c’est lui qui s’est établi dans les montagnes de Tucuman, combinant l'action militaire et la propagande dans le milieu paysan local, particulièrement déshérité.Il a pourtant effectué également de nombreuses opérations urbaines et contre des garnisons militaires.Les “Montoneros" se sont fait connaître en 1970, avec Te-xécution du général Aramburu, ancien président provisoire après le coup d’Etat de 1955 contre Péron.Nationalistes catholiques à l’origine, ils ont évolué vers un pragmatisme révolutionnaire populiste assez confus.Pour eux.Péron reste le chef, guide du peuple qui a été mal entouré, mal conseillé et qui, diminué par la maladie, a été circonvenu et même “séquestré" par le clan Lopez Re-ga/Isabel Martinez dans les derniers temps de sa vie: il faut ainsi récupérer le vrai Péron des mains des traîtres, ressusciter le mythe.Croient-ils eux-mêmes en leur légende - ingénue?Ou la cultivent-ils simplement sous l’excuse de ne pas “se couper du peuple”?II est difficile de répondre catégoriquement.D'ailleurs, au sein même de leur organisation, cette conception a fait naître des conflits, une semi-scission qui aurait pu finalement être évitée.Les "Montoneros" sont les auteurs de l’opération de Formosa.Ce sont eux aussi qui, il y a quelques mois, ont reçu 60 millions de dollars de la compagnie "Bunge & Born” après l’enlèvement de deux de ses patrons.Quelle est l'organisation la plus forte?Durant la campagne électorale de 1973 et sous l’éphémère gouvernement de Campora, les“Montoneros” (avec les “Jeunesses péronistes”, organi- La coopération balkanique en marche • PARIS (AFP) - La proposition de M.Constantin Cara-manlis, premier ministre grec, de réunir une conférence sur la coopération interbalkanique, a été favorablement accueillie par tous les pays intéressés, normis l’Albanie.Le gouvernement de Tirana, le seul allié européen de la Chine, a en effet répondu négativement, au message de M.Cara-manlis du 20 septembre, faisant valoir que sa proposition était “inacceptable" pour l’Albanie.'2Ü2USelon le voeu du gouvernement grec, la conférence devrait, se tenir dans le courant du mois de dé Selon le voeu du gouvernement grec, la conférence devrait se tenir dans le courant du mois de décembre à Athènes.Elle réunirait les représentants de la Bulgarie et de la Roumanie (membres du Pacte de Varsovie), de la Turquie (membre de l'OTAN), de la Grèce (qui s’est retirée de l’organisation militaire de l’OTAN, mais qui demeure membre de I Alliance), de la Yougoslavie enfin, qui reste “socialiste et non alignée".Pour aplanir les difficultés dues à des “attaches politiques" aussi différentes ainsi qu'aux querelles internes de certains pays (notamment de la Bulgarie et de la Yougoslavie à propos de la Macédoine, de la Grèce et de la Turquie a propos de Chypre), le souhait général a été que la conférence se tienne d’abord à un niveau relativement peu élevé: la Turquie parle d’une conférence “d'experts" et la Roumanie, notamment, suggère, une réunion au niveau des ministres-adjoints de la planification économique.Soigneusement préparée au cours des nombreux contacts établis entre les pays intéressés depuis le début de Tannée — notamment lors de la visite de M.Caramanlis à Bucarest en mai et des entretiens que M.Nicolae Ceausesco a eus en juillet avec M.Bulent Ecevit, ancien premier ministre grec vise un objectif intentionnellement limité, afin de permettre la mise en oeuvre d'une coopération balkanique “immédiate" dans certains secteurs de l'économie, des transports et de l’énergie.Le premier à répondre, le 22 septembre, à la proposition de M.Caramanlis, a été le président yougoslave Josip Broz Tito.Il y a cinq ans, la Yougoslavie (bien que soutenant les propositions roumaines de dénucléarisation de la région) s’en tenait à la thèse d'une coopération strictement “bilatérale” entre pays intéresses, et estimait ne devoir rien attendre “de spectaculaire” d’une coopération multilatérale dans les Balkans.sation parallèle), ont exerce une influence publique considérable: en septembre de cette année-là encore, ils ont rassemblé 200,000 personnes devant la C.G.T., en un défilé pour faire élire Péron.Puis les bandes de Lopez Rega et de divers "services” ont fait sauter leurs locaux et leurs imprimeries.assassiné leurs militants, et les ont délibérément contraints à passer à une illégalité que Lopez Rega désirait pour achever de les anéantir et que le gouvernement intéri-mainre d’Italo Luder a commencé à regretter.Naturellement, tous ceux qui, en 1973, avaient volé avec empressement au secours de la victoire des “Montoneros" les ont abandonnés.Mais ils conservent des forces réelles, on estime que peut-être vingt mille hommes pour les groupes de combat et cinquante mille pour les réseaux de soutien; ils possèdent certainement le meilleur appui logistique et d'information, des organisations parallèles légales ou semi-légales, la J.U.P.(Jeunesse universitaire péroniste), maintenant le P.P.A.(Parti péroniste authentique), d’une fidélité d’ailleurs sujette à caution, d’assez fortes assises syndicales dans la banlieue de Buenos Aires.Ils disposent en outre de tous les fonds nécessaires.L’E.R.P.possède des effectifs militaires sans doute moins nombreux mais certainement plus aguerris, peut-être sept mille hommes dans les groupes de combat et une vingtaine de mille dans les groupes de soutien.Elle a en outre l’avantage d’une conception politique plus cohérente, sans la charge a un héritage péroniste qui, dans les circonstances nouvelles, risque de constituer un poids plutôt qu'une référence avantageuse.Une combinaison de l’E.R.P.et des “Montoneros” est-elle possible?Peut-être.Mais sûrement pas selon une conjonction des objectifs et des stratégies telle que l'assurent les “services” d information.Ce ne saurait se faire que pour des objectifs déterminés comme en 1972 pour abattre le général Sanchez à Rosario, comme pour l'évasion organisée à Rawson la même année.Un accord politique reste en dehors des perspectives.L'invocation faite à Peron par les “Montoneros’' implique, pour l'E.R.P., des dangers inacceptables.Elle implique même, -par XAVIER USCATEGUI correspondance particulière dans l’hypothèse d’une con-uète du pouvoir, la possibilité e la répétition de désastres politiques dans le genre de ceux survenus après les élections de 1973.Mais cette victoire est-elle concevable?Actuellement, non, malgré le discrédit du gouvernement péroniste.Il n’est guère admissible que, par la seule force des armes dans une lutte directe, les guérillas arrivent à désorganiser Tarmée et à s'emparer du pouvoir (en faisant abstraction ici de toute hypothèse d’intervention étrangère).Leur seule chance résiderait dans la formation d'une hostilité violente des classes populaires et moyennes contre le gouvernement, celui d’aujourd’hui ou la nouvelle dictature militaire qui pointe à l’horizon.Les conditions économiques, la chute brutale du salaire réel, etc., contribuent à ce que se créent ces circonstances.Mais on n'en est pas encore là.PROFAGAHON DE LA FOI DIMANCHE LE 19 OCTOBRE 1975 Le super drnanche d'amour t J» t
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