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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 juin 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-06-28, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois i-: la météo: Ensoleillé.Maximum 28 à 30.Aperçu pour dimanche: ensoleillé.25 CENTS Vol.LXVII - No 147 Montréal, samedi 28 juin 1975 Saint Irénée Le jugement de la Commission de police Guay doit être réinstallé par Jean-Pierre Charbonneau Le directeur adjoint André G'uay de la police de la CUM ne sera pas destitué et peut réintégrer ses fonctions et le Conseil de sécurité publique devra lui rembourser son salaire rétroactivement à la date de sa suspension.Telle est la décision rendue hier par deux des trois membres ad hoc de la Commission de police du Québec, spécialement mandates par le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, pour sta- tuer sur la demande de destitution de M.Guay présentée par le directeur de la police de la CUM, M.René Daigneault.Majoritairement et à l’encontre de To-pinion de leur confrère, le juge J.Alfred Growe, les juges Jacques Bousquet et André Forget ont statue que le directeur-adjoint de la police de la CUM ne peut ê-tre congédié pour avoir autorisé l’espionnage électronique d’une réunion au sommet des responsables de la défunte Unité spéciale d’enquête sur le crime organisé avec les dirigeants des syndicats policiers, le 23 juillet 1973.On ne peut également reprocher à M.Guay et donc pour cela réclamer sa destitution, d’avoir enregistré clandestinement une conversation privée qu’il a eue avec le directeur Daigneault en juin 1973, sur l’affaire Saul-nier.Au sujet de la réunion du 23 juillet 1973 à l’hôtel Hilton de Dorval, le juge Bous- quet conclue que M.Guay doit être blâmé pour avoir commis une erreur de jugement, due à une négligence de sa part, en autorisant sans motif raisonnable l'enregistrement des conversations des participants de cette rencontre.Mais cette erreur a été commise de bonne foi, souligne le magistrat qui ajoute qu’elle est évidemment de peu d'importance compte tenu du contexte.Le juge Bousquet rappelle notamment que le directeur Daigneault, mis au courant de cette négligence quelques semaines après le 23 juillet 1973, n’a pas jugé à propos d’en faire reproche à M.Guay avant le mois de février 1975, soit un an et demi plus tard.Cette négligence eut-elle été grave dans l’esprit du directeur Daigneault, qu’il en aurait fait grief à M.Guay bien avant février dernier, dit le juge.Voir page 6: André Guay André Guay '¦¦.y.'/'¦ : * * * :âfr: * ¦ ïï * s , - * * Betty Deer Brisebois a trois (ils: Don, 14 ans, Terry, 12 ans, Michael, 11 ans.Parce qu elle a épousé un non-Indien, elle a perdu tous ses droits et ses enfants doivent aller à l’école de Châteauguay, plusieurs milles plus loin.Parce qu'aujourd'hui elle ose parler ouvertement, elle se sent encore davantage menacée d'expulsion de la réserve de Caughna-waga.Cela ne fera que précipiter les choses, croit-elle.Déjà 33 Indiennes ont reçu leur avis ou seraient sur le point de le recevoir.Lire nos informations en page 3.(Photo Alain Renaud) Un dangereux criminel s’évade après avoir tué un de ses gardes Un dangereux criminel de l’Institut Archambault a profité hier d une visite à l’hôpital Reine-Marie pour s’évader après avoir tué un de ses gardiens.Gilles Hébert, 32 ans, purgeait une peine de 26 ans au pénitencier fédéral à sécurité maximale de Sainte-Anne-des-Plaines.Il avait été trouvé coupable d'une série de hold-up.C’est pourtant menottes aux mains et chaînes aux pieds, et encadré de deux gardes, que Gilles Hébert avait quitté peu avant midi l’Institut Archambault.Souffrant d’un ulcère sanglant à l'estomac, il avait reçu des autorités médicales de l’institution le feu vert pour recevoir des traitements et passer des examens médicaux à l'hôpital Reine-Marie.A son arrivée à la salle de radiologie, le prisonnier a réclamé la permission de se rendre aux vespasiennes.Il lui fut accordé de s’y rendre menottes aux mains mais sans chaînes aux pieds.Postés près de la porte de la salle de toiiette, les gardes ont entendu un bruit insolite.En ouvrant la porte pour vérifier, ils ont aperçu leur prisonnier, tenant à la main un pistolet qu'il s’était procuré en soulevant le soupirail de ventilation du plafond.Le bandit a aussitôt ouvert le feu, tuant un garde et blessant l’autre gravement.Atteint d'une balle au thorax, Paul Gosselin, 33 ans, a succombé sur le-champ.Son compagnon, Fernard Gravel, également blessé d'un coup de feu fut frappé quelques instants plus tard d’une crise cardiaque.Son état est considéré critique.Un porte-parole de la police de la Communauté urbaine de Montréal a indiqué que Gilles Hébert devra un moment ou l autre se présenter soit à l’hôpital, soit Voir page 6: Garda tué sommaire ¦ Du cas Guay au cas Daigneault, un éditorial de Claude Ryan ¦ Une Afrique inquiète d’Idi Amine: une analyse de Georges Vigny _pagt4 ¦ Le jugement Bousquet dans l'affaire Guay —pagaS ¦ Les enquêtes auront donné le ton à la session qui prend fin à Québec —pagaS Le verdict du coroner La Canadian Copper tenue criminellement responsable par Clément Trudel “Il est évident qu’il y a un lien de cause à effet entre les actes ou omissions de la compagnie (Canadian Copper Refiners, de Montréal Est) et la mort de Paul-Emile Dorval, attribuable à l’intoxication par l’arsine”.En rendant hier son verdict après une enquête qui avait débuté le 6 février, le coroner ad hoc Richard Sha-dley a tenu la compagnie criminellement responsable de la mort de ce travailleur, hospitalisé le 4 janvier et mort le 9 janvier 1975.Ce rapport du coroner vaut aussi pour les faits entourant la mort d’un compagnon de travail de M.Dorval, Joao Da Costa.Sept recommandations sont faites par le coroner par suite de cette tragédie dont les étapes sont retracées dans un jugement de 75 pages.Le vice-président et gérant général R.L.Johnston y reçoit le blâme principal, lui qui eut connaissance personnellement de cinq rapports reliés au danger d’intoxication par Tarsine et qui savait que trois de ses employés avaient été traités à l’hôpital Royal Vie, en mai et décembre 1974, pour des malaises qui s'apparentaient aux symptômes d'empoisonnement par l'arsine.Malgré tout, la Canadian Copper Refiners, selon le rapport du coroner, ne prévint pas le médecin de la compagnie de ce qui s'était passé; le préposé a l'infirmerie et le syndicat furent aussi tenus dans l'ignorance des dangers et l’on eut recours a une solution d’urgence insuffisante pour empêcher l’arsine de faire ses ravages, soit l’installation de deux petits ventilateurs du côté de l’atelier de “purification”.Les sept recommandations de Me Sha-dley sont les suivantes: 1) Que tout employé de la CCR entrant en contact avec des substances pouvant nuire à la santé subisse des examens médicaux périodiques incluant des tests d’urine et du sang; 2) Que l’infirmerie ou le service des premiers soins, à la CCR, soit mise au courant des substances dangereuses existant dans l’usine; et que l’on informe ce service des symptômes et du traitement reliés à ces substances dangereuses, en précisant si certains symptômes doivent nécessiter l’hospitalisation immédiate ou non du patient; 3) Que l'on dispose d’inspecteurs plus Voir pago 6: Canadian Copper ¦ Le gouvernement et le PQ s’entendent pour mettre le point final à l’affaire Morin ¦ L’Office de la construction devra réglementer le placement avant juillet 1976 ¦ Pas de grève dans les hôpitaux sans entente sur les services essentiels?—paga Jean-Pierre Boucher recense l’étude de Lise Gau-vin sur les aspects littéraires de la revue Parti-Pris.En fin de compte, la littérature sert-elle la révolution?Meery Devergnas, après avoir rencontré Alexandre Solj énitzyne ici, s’est remise ô la lecture du maître: elle com- mente “Le Chêne et le veau’’, paru au Seuil.Jean Ethier-Blais recomma7ide le dernier roman de Michel Déon, conte de fée (pour adultes) lumineux, où il est question d’enfants trouvés et d'âmes pures bafouées.André Leroux a plongé son regard jusque dans les entrailles du monstre marin, et il a eu peur.Le film de Steven Spielberg sur les requins, dit-il, est un chef-d’oeuvre du film d’horreur.Amine arrête d’autres Britanniques pour faire fléchir Londres NAIROBI (AFP) — Alors que l’exécution de l’enseignant britannique M.Dennis Hills reste toujours fixee au 4 juillet, le chef de l’Etat ougandais ldi Amine, oursuit son escalade contre les citoyens ritanniques résidant en Ouganda.Une information de Radio-Kampala faisant état de l’arrestation de plusieurs ressortissants britanniques a en effet été confirmée hier har un porte-parole militaire ougandais.Ces sujets britanniques, a-t-il déclaré, “subiront peut-être le même sort que Dennis Hills, ou même pire, car leurs cas sont pires” que celui de l'enseignant britannique.La nouvelle a été accueillie avec surprise et inquiétude à Whitehall où l’on trouvait des raisons d’espérer dans le "ton modéré” du dernier message adressé par le général Amine â la reine d'Angleterre à ce sujet.Dès lors, on s’interroge à Londres sur les raisons du durcissement du président ougandais.S’agit-il d’une mesure tendant à faire pression sur le secrétaire au Foreign Office, M.James Callaghan pour le decider à venir personnellement à Kampala comme le général Amine l'exige, d'un geste déguisé de rétorsion à l’arrêt, par le Kenya, d’un convoi de matériel militaire qui transporterait des fusées soviétiques transitant par cet Etat et destiné à l Ou-anda, ou encore la décision du président u Botswana, Sir Seretse Khama, de ne pas envoyer de délégation au prochain sommet de LOUA prévu pour la tin juillet à Kampala, "en raison du mépris apparent du président Amine pour la vie Humaine?”.Quoi qu’il en soit, le gouvernement ougandais a officiellement fait connaître Voir pag» 6: ldi Amino Le gén.ldi Amine Volte-face La Charte consacre l’égalité des époux QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — La Charte québécoise des droits de la personne a été adoptée hier par l'Assemblée nationale et son parrain, M.Jérôme Choquette, a fait connaître le nom des sept membres de la Commission de la personne, responsable de l’application de la charte.Il s'agit de Me René Hurtubise, professeur montréalais à la présidence, M.Maurice Champagne, directeur de la Ligue des droits de l’homme à la vice-présidence, et de Me Perry Meyer, avocat, M.René A.Saint-Louis, professeur, Mme Monica M.Matte, directrice du conseil de civisme, M.Jean-Paul Nolet, annonceur à Radio-Canada.La ratification de ces sept membres par l'Assemblée nationale a d'ailleurs retardé légèrement l’ajournement de la session.On n'arrivait plus à trouver les 74 députés nécessaires, puisque la Charte des droits et libertés de la personne (bill 50) requiert que ces nominations soient approuvées par les deux-tiers des membres de l'Assemblée nationale.” Le ministre de la Justice a, par ailleurs, inscrit une nouvelle modification majeure à la charte juste avant son adoption.Après avoir refusé, la veille, d'inscrire un article reconnaissant Légalité absolue de l’homme et de la femme dans le mariage, M.Choquette effectuait une volte-face en présentant lui-même un tel amendement hier après-midi."Les epoux ont, dans le mariage, les mêmes droits, obligations et responsabilités.Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille et l’éducation de leurs enfants communs", stipule l'article ajouté par M.Choquette après l’article 45 du bill 50.Fini donc le règne du roi ou du maître de la communauté conjugale comme le reconnaissent nos codes de loi.C'est d'ailleurs après avoir consulté la commission de révision du code civil que M.Choquette a décidé d'inclure cet article qui se retrouvera de toute façon dans le code renouvelé.Signalons enfin que M.Choquette avait apporté depuis le dépôt du projet original une autre modification majeure, qui accorde la primauté à la charte sur toutes les lois à venir et la possibilité pour la Commission de recommander des modifications aux lois déjà adoptées et ne correspondant pas à la Charte.TIRAGE 13 VENDREDI 27 juin 1975 minMoto H 21883 1883 883 29 Séries émises—90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 29GAGNANTS DE $5r000.232 GAGNANTS DE *500.2349GAGNANTS DE *100.13e COURSE, 26 juin 1975 ORDRE: $ 848.30 30.70 PRIX 122 3364 DÉSORDRE: VENTES TOTALES: $4 131,226.00 5 B 3 10 7 r i 2 • Le Devoir, samedi 28 juin 1975 Les “4” de P&W Duo-Matic restent en prison par Clément Trudel Parce qu’il considère que “les quatre’’ de la United Aircraft constituent un danger public et que rien de très neuf au dossier justifierait leur remise en liberté, le juge en chef adjoint James K.Hugessen leur a refusé hier un cautionnement.Sont détenus depuis le 13 mai et attendent leur procès pour séquestration et méfaits de $635,000: André Choquette, André Normandin, Norman McCutcheon et Serge Phillips, Le 29 mai, le juge Maurice Rousseau leur avait refusé tout cautionnement et avait remis en liberté leurs 30 camarades.En défense, Me Pierre-Olivier Boucher a cité le cas de William McAllister, remis en liberté après un vol à main armée à la suite duquel pesait contre lui une accusation de meurtre.Cet argument n’a pas infléchi la décision du juge Hugessen, de la Cour supérieure (juridiction criminelle), qui retient que Choquette attend une sentence le 4 juillet et que les quatre coaccusés ont déjà dans le passé reçu l'ordre de se tenir éloignés des usines de la United Aircraft (aujourd’hui Pratt & Whitney) à Longueuil et qu’un tel ordre de cour s’était révélé inefficace.Les proches parents des détenus ont manifesté leur déception devant la décision du juge Hugessen, qui venait tout juste de quitter la salle d’audience.Ce fut ensuite le temps des accolades, avec l’espoir qu’un prochain règlement du conflit vienne modifier l’attitude du tribunal.Hier, le négociateur en chef, M.Robert Dean (Travailleurs unis de l’automobile), a redit sa conviction d’un règlement imminent mais il aurait fallu davantage pour que le juge Hugessen accepte de reconsidérer le refus du juge Rousseau.250 expropriés de Sai nte-Scholastique rejettent l’offre d’indemnité de 10% par Guy Deshaies Les quelques 250 propriétaires de Sainte-Scholastique expropriés par Ottawa en 1969 pour la construction et l'aménagement du nouvel aéroport de Mirabel et dont les cas n ont pas encore été réglés rejettent la dernière offre du gouvernement fédéral de leur verser une indemnité de 10 p.c.du prix d'expropriation.Pour ce qui est des cas tranchés, c’est-à-dire des propriétaires qui avaient accepté les prix d'expropriation offerts par Ottawa après négociations, cette indemnité de 10 p.c.paraît acceptable bien qu'elle soit inférieure à celle de 45 p.c.que toucheront les expropriés de Toronto-Pickering.Il s'agit d’indemnités offertes en compensation de l’inflation et de la hausse de ta valeur de ces propriétés expropriées mais non encore acquises par le gouvernement.Les propriétaires regroupés de Sainte-Scholastique exigent des indemnités de 5 p.c.par année jusqu'à la date du règlement, ce qui reviendrait dans plusieurs cas à des indemnités de l'ordre de 30 p.c.Quant à l'évaluation, les propriétaires acceptent les offres d'Ottawa pour les bâtiments et maisons mais rejettent la base d'évaluation proposée par le ministère des Travaux publics pour les fonds de terrain et les dommages dus à l'expropriation.A ces chapitres, les expropriés acceptent les recommandations du comité de conciliation qui avait été formé en 1973 pour régler le différend.En gros, aux termes de l’évaluation arrêtée par le comité, l'acre serait payé environ deux fois plus cher que le prix offert initialement, soit environ $400 en plus des indemnisations diverses.Exemple: pour une maison qu Ottawa évaluait à $12,000 et un terrain de 15 acres pour lequel le gouvernement offrait Pour aujourd’hui OXFAM $3,000, ce qui fait un prix global de $15,000, ajoutons des indemnisations de $5,000 pour dommages et améliorations, le propriétaire devait toucher en 1969 $20,000.Celui qui a accepté à l’époque recevra un surplus de $2,000, soit 10 p.c.d’indemnité.Pour les cas non réglés, les propriétaires acceptent en majorité les $12,000 pour bâtiments.Ils réclament l'évaluation du fonds de terrain proposée par le comité, ce qui revient à peu près a $6,000 et demandent environ 25 p.c.de plus pour les dommages tel que recommande par le comité, ce qui fait $6,250 soit un prix global, pour le même exemple, de $24.250.Mais pour les indemnités, ils se réfèrent à la nouvelle loi sur les expropriations adoptée en 1970 et qui ne s'appliquait à l'époque de leur expropriation contestée.Cette loi prévoit des indemnités de 5 p.c.et même de 10 p.c.par année entre l'expropriation et l'exécution du transfert.Les expropriés demandent 5 p.c.annuellement ce qui, en supposant que l’exécution se fasse en 1975, représenterait une majoration de 30 p.c.(6 ans) et représenterait une indemnité de $7265 soit un prix global de $31,515 au lieu de $22,000, c'est-à-dire en moyenne 23 p.c.de plus.Les expropriés reconnaissent qu’ils n'ont pas tellement de recours mais ils s en remettent aux indemnités offertes à Toronto et Vancouver en vertu de la nouvelle loi dont l’esprit devait être suivi à Mirabel selon une promesse faite par le ministre des Transports, M.Jean Marchand en mars 1973.Ce sont les porte-parole des expropriés qui ont expliqué ces détails, nier, au cours d'une conférence de presse convoquée par l'Union des Producteurs agricoles à Montréal.M.Jean-Paul Raymond, président du Centre d'information et d’animation communautaire de Sainte-Scholastique, a fait savoir qu’entre-temps des fêtes populaires allaient se dérouler les 8, 9 et 10 août prochains à Sainte-Scholastique pour sensibiliser la population à la nécessité de conserver le territoire pour fins agricoles aux abords du nouvel aéroport.Ottawa a exproprié 93,000 acres, soit environ la superficie de l'île Jésus pour aménager l'aéroport et la zone industrielle et résidentielle qui l'entourera.a sept langues de travail.Le français ne figure pas parmi les sept langues de travail de la Duo-Matic.Récemment, un lecteur du DEVOIR, M.Jacques Lavoie, de Lotbinière, veillait avec quelques amis.Une retentissante explosion se fait soudain entendre au sous-sol.C’était la fournaise à l’huile.Descendu constater les dégâts, le groupe d’invités s’est retrouvé suffocant dans un nuage de vapeurs nauséabondes.De plus, le témoin lumineux rouge d’urgence scintillait.Enfin, la puissance de l’explosion avait déplacé certains morceaux d’équipement du système de chauffage.Dans un premier temps, M.Lavoie a communiqué par téléphone au représentant du Duo-Matic qui assure la vente et le service de cette marque de fournaise à l’huile.Il s’est fait répondre que tout cela n’avait rien d’anormal ni de dangereux.Préoccupé par l’idée qu’une nouvelle explosion, cette fois plus violente pourrait peut-être se produire, M.Lavoie s’est adressé par écrit en français au siège social de la compagnie Duo-Matic du Canada, à Waterford en Ontario.Portant signature du directeur général des ventes, M.William Seaton, il a reçu la lettre suivante: wuma you pæase sena me the same letter in English as we are not in a French speaking area, and of the 7 languages used among our staff, French is not amongst them.” Suspendu pour outrage à Goyer OTTAWA (PC) — Un dirigeant du Syndicat de lâ fonction publique a été suspendu de son poste de $25,000 par année au gouvernement pour avoir parlé publiquement contre son patron, M.Jean-Pierre Goyer, ministre des Approvisionnements et Services.M.Arthur Stewart, président du Syndicat des approvisionnements et services, qui compte 6,000 membres dans la fonction publique, est suspendu pour trois mois sans solde.Il était agent d'embauchage au service d’ingénierie du ministère de M.Goyer.L’Alliance de la fonction publique du Canada, agent négociateur de la plupart des fonctionnaires fédéraux, a immédiatement interjeté appel, en déclarant que cette suspension se trouve à nier à M.Stewart son droit de parole.La suspension a été décrétée par le sous-ministre, M.J.M.DesRoches, qui a déclaré qu'un article écrit par M.Stewart dans le journal The Citizen, d'Ottawa, le 12 juin, venait en conflit avec ses fonctions d'employé du ministère.Dans cet article, M.Stewart exposait qu'à titre de membre du bureau de son syndicat, il ne pouvait plus longtemps garder le silence sur l’état déplorable de fa situation au sein du ministère de M.Goyer.LaCSN obtient une injonction contre la CSD à la Q.Poultry par Louta-Gillea Francoaur La CSN a obtenu hier une injonction contre la CSD, qui interdit à cette dernière de se présenter désormais comme le représentant des travailleurs de l’usine de Quebec Poultry, à Saint-Jean-Baptiste de Rouville.A cet endroit, la CSD, officiellement déboutée par un commissaire du ministère du Travail après une infructueuse campagne de maraudage, a tenu récemment des assemblées réunissant les employés au travail en dépit de la grève pour les amener à se désaffilier dé la CSN et à s’affilier dans ses rangs.L’injonction émise par le juge Austin Johnson, de la Cour supérieure, ordonne Faisant état des premiers résultats de leur campagne de ooycottage des commanditaires de CFTM-TV, les grévistes de cette station de télévision ont révélé hier que sept entreprises avaient officiellement décidé de rompre leurs contrats de publicité et que cinq autres avaient décidé de ne pas les renouveler au cours des 10 prochains jours.De plus, cinq autres maisons d’affaires songent à emboîter le pas sous réserve des avis demandés à leurs conseillers juridiques.Les entreprises, qui ont “démontré leur conscience sociale” en annulant leurs contrats en cours avec le “10” sont les suivantes: Yellow.Aux Petits bouts d’chou, Daniel Spécialités, Fortier Automobiles, Essa et Saad, Germain Larivière et Zellers.Ont par ailleurs décidé pour les mêmes raisons de ne pas renouveller au cours des prochains jours leurs contrats venant à expiration, les entreprises A Gold & Sons, Woolco, LaSalle, Dupuis et Frères et K-Tel.S’il est relativement facile de ne pas renouveler un contrat de publicité, du strict point de vue juridique, la chose l’est moins dans le cas des annonceurs formellement liés par contrat avec le “10” a précisé un porte-parole syndical, M.Gilles Pelland, qui s’est réjoui des résultats rapides de la campagne de boycottage lancée par la FTQ, il y a 17 jours.La fermeture du département de gynécologie de l'hôpital Sainte-Justine pour l’été a provoque les protestations des infirmières de ce département, qui seront transférées en obstétrique.Cette fermeture retarde l’hospitalisation de 800 femmes qui attendent sur des listes, afin d'obtenir des soins gynécologiques.Seuls les cas urgents seront acceptés et traités dans l’unique département de chirurgie adulte de cet établissement.Selon la direction de l’hôpital, la fermeture du département de gynécologie est rendue nécessaire.par la pénurie d’infirmières dont la majorité prennent leurs vacances pendant Tété.On préfère garder > ouverts les 60 lits d’obstétrique en utilisant pour ce faire le personnel travaillant normalement en gynécologie, soutient la direction.Quant aux infirmières qui avaient convoqué hier après-midi, une assemblée générale de leurs membres, elles affirment qu'il y a présentement 158 infirmières sur une liste de rappel et que plusieurs d'entre elles ont offert, sans succès, leurs services à Thôpial.S'il est vrai que plusieurs notamment à la CSD de cesser de faire croire ou de se présenter comme mandataire de la CSN, de cesser de faire croire que le syndicat s’était désaffilié de la CSN, de cesser toute intervention laissant croire qu’elle est désormais l’agent négociateur des employés auprès de l’employeur, de cesser de nuire aux activités de la CSN et d’utiliser le nom de cette centrale Le juge Johnson a ordonné de plus à la CSD de ne plus retenir de documents ou de sommes d’argent appartenant au syndicat dont l’accréditation à la CSN est désormais confirmé.Jeudi, la CSN accusait la CSD d'avoir Les lettres de sollicitation envoyées par le syndicat aux commanditaires auraient obtenu ce succès rapide du fait que plusieurs d’entre eux étaient conscients de payer un prix beaucoup trop élevé en regard de la cote d’écoute de “la programmation à rabais mise en place pour Ta durée de la grève”, a poursuivi le même porte-parole.Les commanditaires ont en effet rompu leurs contrats en précisant au canal “10” qu’ils payaient pour des insertions commerciales dans des programmes dont la cote d’écoute était normalement élevée.La programmation de grève serait loin d’offrir les mêmes garanties.Il en coûte un peu plus de $1,500 la minute pour passer des annonces commerciales aux “bonnes heures” de CFTM.De plus, plusieurs entreprises auraient jugé “très peu rentable” la mauvaise publicité que leur attirait la présence de pi-queteurs à leurs portes, des grévistes du 10 dans leurs établissements en train d’inciter la clientèle à les boycotter, et tous ces collants invitant au boycottage des commanditaires qui se sont retrouvés sur la marchandise en étalage.Les représentants des grévistes ont analysé par ailleurs le nombre d’annonces commerciales actuellement retransmises en onde.Le 26 juin, ils en ont recensé 50 entre 18 heures et la fin des émissions au lieu des 72 passées normalement, soit une baisse d'environ 30 pour cent.préfèrent travailler à temps partiel, il est également vrai, a-t-on dit, que certaines accepteraient du plein temps.La pénurie d’infirmières dont on fait constamment état est créée artificiellement, ont déclaré hier, au cours d'une conférence de presse les porte-parole des infirmières.On soupçonne en fait le ministère des Affaires sociales et l'administration de l'hôpital de vouloir réaliser des économies sur le dos des patientes qui devront attendre jusqu'à l’automne pour recevoir les services auxquels elles ont droit.Les gynécologues, a-t-on dit, seraient prêts à travailler pendant Tété et n’apprécient pas cette mesure de fermeture du département de gynécologie.On a également critiqué l'absence de salle d’urgence équipée pour recevoir des adultes nécessitant des soins obstétriques ou gynécologiques.A SainteJustine, la salle d'urgence est organisée pour recevoir des enfants, a-t-on dit, alors que la vocation de l'hôpital en fait un centre hospitalier ultra-spécialisé en gynécologie, obstétrique et pédiatrie.perdu le droit au titre de centrale syndicale pour avoir voulu syndiquer les briseurs de grève actuellement à l’emploi de la Quebec Poultry, une filiale de la Coopérative Fédérée.Environ 150 des membres du syndicat affilié à la .CSN avaient en- effet décidé, au mois d’avril, peu après le déclenchement de la grève, de retourner au travail.L’employeur a complété son personnel notamment grâce aux étudiants de la région actuellement sur le marché du travail.Considérant de façon légaliste que les grévistes avaient été congédiés et qu'ils n’étaient plus de ce fait membres du syndicat, les briseurs de grève ont tenté de prendre la direction de la Fraternité des travailleurs d’abattoirs en élisant un bureau parallèle.La semaine dernière, ces briseurs de grève votaient à 148 leur désaffiliation de la CSN.La plus récente tactique de la CSD a été de menacer Tissue des négociations qui se poursuivaient entre les représentants de la CSN et de l’employeur, en menaçant notamment l’entreprise d'une grève des employés pro-CSD actuellement au travail.Le bureau du syndicat affilié à la CSN, dont la représentativité a été établie hier par le juge Johnson, a lancé hier un appel a la compagnie afin de compléter les négociations.Toutes les clauses du futur contrat de travail auraient été paraphées et il ne reste à régler que la question du retour au travail.L’employeur ne veut as congédier les briseurs de grève em- auchés depuis le 3 avril alors que le syndicat veut de son côté faire appliquer la règle de l'ancienneté dans le rappel des syndiqués.Au cours de leur conférence de presse, jeudi, les représentants syndicaux ont maintenu les accusations qu’ils avaient portées contre la qualité des viandes Flamingo et Le Grade en dépit de la poursuite d’un million et demi intentée par l’employeur.Ils ont affirmé avoir en mains une quarantaine d’affidavits d’employés qui ont vu empaqueter de la viande avariée.Ces éléments de preuve n'ont toutefois pas été communiqués à la Commission d'enquête sur le crime organisé.Les accusations portées par la CSN en rapport avec cette affaire ont eu un immense retentissement dans la région de Saint-Hyacinthe Ceci aurait suffi, selon les dirigeants syndicaux, à amener la compagnie à envisager des méthodes de production plus saines.Les mêmes représentants syndicaux ont toutefois nié avoir troqué Tintérêt du public-consommateur de poulets contre les gains immédiats que leur silence sur ce dossier pourrait leur rapporter à la table des négociations.Il n’en reste pas moins que, pressés de questions, les .eprésentants de la CSN ont admis que la non-divulgation de ces 40 déclarations assermentées avaient été discutées au niveau des procureurs, mais non pas “directement entre les deux parties”.La compagnie a récemment été déboutée par la Cour supérieure du Québec qui a rejeté sa requête en injonction par laquelle elle voulait faire interdire à la CSN et à certains média d’information de reproduire les accusations portées par cette centrale contre la qualité de ses viandes.Le juge a rejeté la requête au nom de la liberté de la presse.Condamné pour avoir réalisé ses desseins illicites SHERBROOKE (PC) — Un industriel de Drummondville, M.Robert Gamache, a été condamné à une amende de $35,000 par le juge Yvan Mignault, de la Cour supérieure.M.Gamache, qui cumulait les postes de dessinateur industriel et directeur général de la firme Drummond Dye and Stamping, a été trouvé coupable d’avoir commis, en 1969, deux fraudes totalisant près de $100,000 aux dépens des actionnaires de la compagnie.Le boycottage fait perdre des commanditaires au “10” Différend sur la fermeture pour l’été de la gynécologie de l’hôpital Sainte-Justine Avis légaux - Avis publics - Appels d’offres Voir autres Avis légaux, en page 9 ] ‘ Prenez avis que madame Locadie Trépanier.domiciliée au 4785-5ème avenue Est.Québec 3, présentera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil, une demande pour changer son nom en celui de Mariette Trépanier " Yves Alain, avocat.METRA CONSULTANTS LTD.On fait savoir que la compagnie METRA CONSULTANTS LTD demandera au ministre de la Consommation et des Corporations de l’autoriser à abandonner sa charte Montréal, le 26 juin 1975 Guy.Vaillancourt, Bertrand.Bourgeois & Laurent, procureurs du requérant AVIS PUBLIC LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE BLAINVILLE DEUX-MONTAGNES DEMANDE DE SOUMISSIONS OBJET: ACHAT D’AUTOBUS SCOLAIRES La Commission scolaire régionale Blainville Deux-Montagnes recevra jusqu'à 12 heures (heure en vigueur localement) le vendredi, 11 juillet 1975, au bureau du régisseur du transport, édifice Place Sauvé, 350 boulevard Sauvé à St-Eustache des offres sous enveloppes scellées pour: — Achat de deux autobus scolaires en échange de deux autobus Bluebird 1972 de 66 passagers.— Achat d'une maxi-bus en échange d'un Dodge 1972 de 20 passagers Chaque soumissionnaire remettra sa soumission sur le formulaire préparé à cette fin par la Commission scolaire.La soumission sera remise dans l'enveloppe identifiée et fournie à cette fin.Les soumissionnaires pourront se procurer les documents à compte du 30 juin 1975 en s'adressant à M.Gôrald Gagnon, régisseur du transport, à l'adresse ci-haut mentionnée.(Tél.473-4694 poste 266 - 267 ou 268 code régional 514).La description et les spécifications des autobus à échanger peuvent être obtenues du régisseur du transport de la Commission scolaire à la même adresse, aux jours et heures ouvrables.Les soumissions seront ouvertes à 12 heures (heure en vigueur localement) le vendredi, 11 juillet 1975.La Commission scolaire ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.De plus, elle se réserve le droit d’avoir un acheteur pour les véhicules échangés.Donné à St-Eustache, ce 28 juin 1975.Roch Aubé, Oiractaur général.LES DEVELOPPEMENTS STE-ADELE INC -ST.ADELE DEVELOPMENTS INC.PRENEZ AVIS que la Compagnie LES DEVELOPPEMENTS STE-ADELE INC.- ST ADELE DEVELOPMENTS INC incorporée en vertu de la Loi des Compagnies en date du Blême jour de septembre, 1956 et ayant son siège social dans Ville Mont-Royal.Province de Québec, demandera au Ministre des Institutions Financières.Compagnies et Coopératives de la Province de Québec, la permission d'abandonner sa charte, selon les dispositions de la Loi des Compagnies.DATE à Montréal.Québec, ce 25ième jour de |uin 1975.Michel Daignault Secrétaire-trésorier Canada Province de Québec District de Montréal No.05-7342-759 Cour Supérieure Intercone* (Canada) 1972 Ltd.contre Olga Gavasl demanderesse détenderesse Il est enjoint à Olga Gavas! à l'intention de qui une copie du bret et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Mon'réal, juillet 1975.Protonotaire.Ogilvy, Cope, Porteous, Montgomery, Renault, Clarke 4 Kirkpatrick, procureurs de la demanderesse.APPEL D’OFFRES Commission de formation professionnelle du Bas St-Laurent — Gaspésie, Siège social: 350 ouest, boul.Arthur Buies, Ri-mouski, La Commission demande des soumissions pour la réfection de la toiture de son centre de formation à Rimouski.L’entrepreneur soumissionnaire devra faire la preuve de la compétence exigée et se munir des assurances requises.Un chèque visé de 10% du montant de la soumission accompagnera cette dernière.Les soumissions devront être cachetées et seront reçues au Siège Social jusqu'à 17 heures, vendredi le 11 juillet, 1975.Les devis sont disponibles au même endroit contre $25.00.Pour plus de renseignements, s'adresser au Directeur général de la C.F.P., Tél.: 723-5677.La Commission ne s'engage à accepter ni la soumission la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.De plus, elle demeure sans obligation envers tout soumissionnaire avant l'adjudication du contrat.Georges Tousignant Directeur-général ¦ x Transports Transport Canada Canada BUREAU D'AMÉNAGEMENT DU NOUVEL AÉROPORT INTERNATIONAL DE MONTRÉAL APPEL D’OFFRES Projet no: 600-2083 Remplissage pour plantations — débarcadère principal Sut l'emplacement du nouvel aéroport international de Montréal, Mirabel, Québec.DES SOUMISSIONS CACHETÉES pour le projet ci-haut mentionné et adressées au: Bureau des Appels d'Offres Bureau d'Aménagement du Nouvel Aéroport International de Montréal 3e Aile, 3e Étage Édifice du Port de Montréal Cité du Havre Montréal, Québec H3C 384 seront reçues jusqu’à 15:00 heures (Heures de Montréal) vendredi, ie 11 juillet, 1975.Les plans, devis et documents de soumission qui s'y rapportent peuvent être obtenus par les entrepreneurs è l'adresse ci-haut mentionnée sur présentation d'un chèque visé de $100.00 émis au nom du Receveur général du Canada.Le dépôl est remboursable surremise des plans et devis en bon état dans un délai de quatoue (14) jours de l'ouverture des soumissions.Les autres panics intéressées pourront examiner les plans et devis aux bureaux suivants: Association de la Construction de Montréal, 4970, Place de la Savane, Montréal, Québec: Association de la Construction de Québec, 376 Verdun, Québec, Québec: Association des Constructeurs de la Mauticie Inc., » 400 William, Trois-Rivières, Québec; Association des Construcieuts du District de Hull, 3, tue Cbolette, Hull, Québec; Pour information supplémentaire, prière d’appeler le Bureau des Appels d'offres à (514) 283-6824.Le minisière des Transports ne s'engage è accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Benoit Baribeau, Administrateur délégué BUREAU D'AMÉNAGEMENT DU NOUVEL AÉROPORT INTERNATIONAL DE MONTRÉAL APPEL D’OFFRES Projet no: 600-415 Système d aide à la navigation — aire de stationnement des avions.Sur l'emplacement du nouvel aéroport international de Montréal, Mirabel, Québec.DES SOUMISSIONS CACHETÉES pout le projet ci-haut mentionné et adressées au: Bureau des Appels d’Offres Bureau d’Aménagement du Nouvel Aéroport International de Montréal 3e Aile, 3e Étage Édifice du Port de Montréal Cité du Havre Montréal, Québec H3C 384 seront reçues jusqu’à 15:00 heures (Heures de Montréal) vendredi, le 11 juillet, 1975.Les plans, devis ai documents de soumission qui s’y rapportent peuvent être obtenus par les entrepreneurs à l'adtasse ci-haut mentionnée sur présentalion d un chèque visé de $100.00 émis au nom du Receveur général du Canada.Le dépôt est remboursable surremise des plans et devis en bon état dans un délai de quatorze (14) jours de l'ouverture des soumissions.Les autres panies intéressées pourront examiner les plans et devis aux bureaux suivants: Association de la Construction da Montréal, 4970, Place da la Savane, Montréal, Québec : Association de la Construction de Québec, 375 Verdun, Québec, Québec; Association des Constructeurs de la Mauticie Inc., 400 William, Trois-Rivières, Québec; Association des Consttucteuts du Disttict de Hull, 3, rue Cholette, Hull, Québec: Pour information supplémentaire, prière d'appeler le Bureau des Appels d’offres à (514) 283-6824.le minislète des Transports ne s engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Benoît Baribeau, Administrateur délégué LE DEVOIR Montréal, samedi 28 juin 1975 Avis d’éviction à des femmes de 72 et 73 ans Des Indiennes de Caughnawaga décident de se battre par Renée Rowan Pour Joseph Two-Rivers, agent de police sur la réserve de Caughnawaga, un Indien marié à !a fille de Mary Tow-Axe Early, Rosemary, il s'agit d'une question de justice, d'un principe d'égalité à défendre."Pourquoi m'empêcherait-on d'accueillir chez moi ma belle-mère si tel est notre bon plaisir.Je veux être libre d’abriter sous mon toit qui je veux” (Photo Alain Renaud) Alors qu’dle était à la tribune de l’Année internationale des femmes, à Mexico, pour protester contre le règlement discriminatoire de la Loi sur les Indiens autorisant l’expulsion des réserves des Indiennes mariées à des Blancs, le chef Ron Kirby, de Caughnawaga, a profité de l’absence de Mme Mary Two-Axe Early, l’une des plus ardentes à défendre les droits des Indiennes sans statut, pour lui faire porter, au domicile de sa fille, Rosemary Two-Rivers, où elle habite, un avis d’éviction.En date du 25 juin, la lettre écrite au nom du Conseil de bande Mohawk de Ka-nawake et signée par le chef Kirby (qui n’a rien du chef indien traditionnel, mais qui n’est en fait que le maire de la réserve), stipule que selon le règlement approuvé par le ministère fédéral des Affaires indiennes le 24 octobre 1973, Mme Two-Axe Early devra, parce qu’elle ne fait pas partie de la bande de cette réserve, quitter Caughnawaga le ou avant le 1er septembre 1975.C’est ce même Con sell de bande qui a décidé de l’expulsion de 60 Indiennes sous le prétexte que le village est surpeuplé.Selon nos renseignements, 33 Indiennes mariées ou vivant avec un non-Indien auraient déjà reçu ou seraient sur le point de recevoir le même avis.D’autres seront envoyés sous peu.Effectivement, hier, Mme Mary Tierce Tobin, âgée de 72 ans, qui vit sur la réserve avec sa fille, a reçu son avis d’éviction.“Nous nous battrons jusqu’au bout pour empêcher que ces femmes quittent la réserve”, ont déclaré, hier, au cours d’une entrevue, quatre Indiennes déchues de leurs droits et une cinquième qui fait partie de la bande, mais qui a décidé de lutter ouvertement auprès de ses soeurs.“Cela fait des mois que nous nous battons dans l’ombre par peur de représailles; cela n’a plus maintenant aucune importance puisque des menaces, le chef Kirby est passé aux actes.Nous avons besoin de l’appui de toutes les femmes du pays.” Selon Rosemary, qui avait réussi, hier, à entrer en communication avec sa mère, à Mexico, celle-ci se préparait à déposer à la tribune une résolution d’urgence demandant au Parlement canadien de modifier les dispositions de ce règlement, une illustration flagrante de discrimination anti-féminine.Dans cette résolution qui sera adressée au premier ministre du Canada, les fem-• mes réunies à Mexico demanderont que le gouvernement du Canada retire ce règlement qui a reçu l'approbation ministérielle ainsi que tous les autres règlements qui affectent le statut des femmes qui habitent une réserve indienne.Cette même résolution, si elle est acceptée par la tribune de l’Année internationale des femmes, demandera au gouvernement canadien de restituer aux Indiennes du Canada les droits qui leur ont été retirés de par leur mariage.Au moment de cette entrevue, Rosemary attendait son passeport pour aller rejoindre sa mère à Mexico.“Même si maman savait qu’elle pouvait être évincée un jour, cela a été pour elle un véritable choc.Elle n’est plus jeune et souffre de troubles cardiaques.” Le 20 juin dernier, le ministre des Affaire indiennes, M.Judd Buchanan, avait annoncé aux Communes que seules les veuves de plus de 60 ans, parmi les 60 Indiennes déchues de leur statut ne seraient pas expulsées de la réserve de Caughnawaga.Il s’agissait d’un compromis à la suite des pourparlers avec le Conseil de bande de la reserve, compromis jugé “irrecevable” par le Conseil du statut de la femme du Québec et sévèrement critiqué par beaucoup d’autres qui réclament l’abrogation du règlement en question.Même ce compromis ne semble pas é-tre appliqué puisque Mme Two-Axe Early est veuve et est âgée de 73 ans.“Il est clair pour nous qu’il s’agit là de représailles”, déclare Mme Sylvia Good-leaf Trudeau, mariée à un non-Indien et qui, depuis 28 ans, ne vit plus sur la reserve même si elle y a toujours une maison qui lui a été léguée en héritage.“Pour moi, il s’agit d’une question de principe: mes soeurs doivent pouvoir compter sur mon appui et je me sens solidaire de leur cause comme toutes les autres femmes du pays devraient l’être.” “Ce que nous réclamons n’est que justice, affirme de son côté Betty Deer Bri-sebois”, une Indienne mariée à un Blanc qui a vécu toute sa vie sur la réserve.Il était le fils de l’ancien surintendant des Affaires indiennes sur la réserve, François Brisebois, aujourd’hui décédé.“Nous voulons, comme nos frères Indiens mariées à des Blanches, conserver nos droits et pouvoir choisir où nous voulons habiter.” La Loi sur les Indiens stipule qu'une Indienne qui épouse un non-Indien perd son statut civil d’Indienne et ne fait plus partie de la bande.Par ailleurs, un Indien qui épouse une non-Indienne, lui transmet automatiquement un statut d'Indienne.“Cela représente pour nous un cas évident de discrimination", dit Brenda Rice, une jeune Indienne célibataire qui, au sein de la bande, lutte courageusement pour la défense de ses soeurs.“Le seul crime qu elles ont commis, c’est celui de se marier avec la personne qu elles aimaient.” Le village de Caughnawaga comprendrait près de 300 femmes de toutes nationalités — Anglaises, Italiennes, Françaises, Polonaises, Allemandes et autres — ayant de par leur mariage avec un Indien acquis tous les droits de la bande.“Nous avons toujours vécu dans une société matriarcale, note Betty.C’était la femme qui formait le clan.La loi sur les Indiens conçue par les Blancs pour les Indiens est venue tout changer.Mais aujourd’hui encore, ce sont les femmes qui sont les gardiennes des traditions et de la culture.Ce sont elles qui les transmettent à leurs enfants.Devient-on Indienne du seul fait que l’on se marie à un Indien?Ce n’est pas en chassant les Indiennes de la réserve qu’on aidera au maintien des traditions.Bien au contraire.Si, comme on l'a dit, 60 Indiennes sont chassés de la réserve de Caughnawaga, cela entraînera par le fait même le départ de 240 enfants environ”.Ironiquement, l’entête de la lettre d'éviction du Conseil de bande Mohawk de Kanawake porte les mots “paix, unité, force”.Peut-on parler de paix et d'unité quand, par tous les moyens, on tente de diviser les familles, de monter les mères contre leurs filles, les frères contre leurs soeurs, note avec tristesse Debbie Brise-bois, qui habite la maison de sa grand-mère et qui est, aujourd'hui, la propriété de sa mère.“Nous payons un loyer comme tout le monde.Pourquoi veux-t-on maintenant nous chasser quand toute notre vie nous avqns habité sur la réserve, mon mari et moi.Le chef Kirby a parlé de référendum.Or, il n’y en a jamais eu véritablement”.Tout ce qu'il y a eu, selon ces femmes, c’est un questionnaire-maison, un paquet de feuilles polycopiées que l'on a déposées au bureau de poste et dans quelques magasins et sur lesquelles on demandait aux habitants de la réserve s'ils étaient pour ou contre le règlement.“Les gens ont eu peur de parler, de se prononcer; plusieurs personnes ne savaient pas de quoi il s'agissait; le plus grand nombre n'ont même jamais eu connaissance de ce sondage”.Il nous a été impossible d’obtenir un chiffre précis sur les feuilles retournées.Quoi qu’il en soit, cela représente une toute petite partie de la population.A deux reprises, nous avons tenté de rejoindre le chef Kirby.Cela nous a été impossible.Hier après-midi, il jouait au golf au club de la réserve.“Un club de golf exclusif où des mil-.lionnaires comme les Morgan, les Ogilvy, les Birks et autres viennent jouer et ont à CTCUM: Montréal n’aurait pas à marcher cet été par Bernard Descôteaux Bien qu’ils aient rejeté en bloc les dernières offres de la CTCUM et qu'ils se soient donné le droit de faire grève le 12 juillet, les 3,500 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro de la Commission de transport de la CUM n'auraient pas l'intention de débrayer, du moins pas au cours de l’été.C'est ce qu'a déclaré un porte-parole de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et des opérateurs de métro, M.Paul Forget, lors d'une entrevue, hier.Les propos de M.Forget, qui est agent d'affaires du syndicat, portent à croire que, pour le moment, ce groupe d'employés est pris entre deux feux.C'est ainsi qu'il affirme d'une part que son syndicat ne veut pas faire la grève, désirant tout simplement se voir accorder des normes de travail acceptables.D’autre part, il affirme cependant que jusqu'à maintenant les négociateurs patronaux se sont montrés arrogants.“On niaise nos gars", dit-il.Cette arrogance de la partie patronale, M.Forget l’explique par l'esprit dans lequel se sont déroulées les négociations et par diverses propositions patronales comme la reconnaissance dans la convention du droit au lock-out pour l'employeur en cas de grève d'un autre syndicat de la CTCUM, la diminution d'avantages sociaux et le refus d’accorder la parité salariale avec les employés de même catégorie de la Commission de transport de Toronto.Les chauffeurs d’autobus et les opéra- teurs de métro de Montréal voudraient que leur salaire horaire soit porté à $6.58 au premier novembre prochain, alors que la CTCUM ne propose que des augmentations de $0.51 cet été et l’été prochain, ce qui porterait leur salaire à $6.12 au premier juillet 1976.La fraternité sera-t-elle forcée de céder ou de faire la grève pour avoir gain de cause?M.Forget ne peut le dire pour le moment.Il rappelle que d’autres négociations en présence du conciliateur auront lieu d’ici le 12 juillet.A tout événement, il précise qu’il n est pas question de faire la grève durant les mois d’été.“Il fait trop chaud pour faire du piquetage”, dit-il ironiquement.Il insiste aussi sur le fait que la fraternité ne veut pas priver les usagers des transports en com- mun de leurs autobus et du métro.Il précise qu’il sera possible de trouver des moyens d'action qui éviteront de “maganer" le public voyageur.D’autres informations de sources syndicales indiquent par ailleurs qu’il serait possible que la CTCUM, en cas de grève dès le mois de juillet, songe à décréter un lock-out général, forçant ainsi l’ensemble des autres syndicats à négocier leurs conventions collectives avant une reprise du service voyageur, ce qui éviterait une série de grèves successives.Selon le Syndicat des employés d’entretien et de garage, des membres de la direction de la Commission avisent actuellement certains employés que celle-ci cessera toutes ses opérations vers le 15 juillet.Une telle attitude, de dire un porte-parole de ce syndicat, nous laisse très perplexes.Pour sa part, le président-directeur général de la CTCUM, M.Lawrence Hani-gan, a nié une telle possibilité.Celu,-ci explique que la Commission n’a encore pris aucune disposition en cas de grève, ajoutant que l’on verra, au cours des prochains jours si des mesures doivent êtres prises.M.Hanigan n’a pas voulu par ailleurs commenter les négociations en cours.leur disposition des chambres pour se reposer et même y passer là nuit.Nous, parce qu ’on a eu le malheur d 'épouser un non-Indien, on nous chasse.Où est la justice?” s'exclament ces femmes.Ce n’est pas la première fois que des familles sont chassées de la réserve de Caughnawaga pour le même motif.La même chose s'était produite en novembre 1939: peu à peu ces familles sont revenues s'installer au village, près du pont.Mais constamment, on vit dans l’angoisse.” “Ce ne sont pas les Indiens que l’on blâme, souligne Mme Angela Jacobs Bourque.Le gland responsable dans toute cette pénible histoire, c’est le gouvernement.Lui seul est responsable: ce problème aurait dû être réglé depuis longtemps.” “Nous continuerons à nous battre pour l’égalité entre hommes et femmes, pour nos filles pour qu elles aient le droit de marier qui elles désirent, sans être déchues de leur statut d'Indienne; pour nos fils qui, même si plus tard ils marient des Indiennes, n’auront plus jamais le droit d'appartenir à la bande et d'être reconnus comme Indiens”, conclut Betty Brisebois.Le RCM veut un code provincial de déontologie Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) souhaite que le ministre des Affaires municipales confie à la Commission Hébert, chargée par le gouvernement Bourassa de la refonte des lois municipales, la préparation d’un code de d’ontologie qui s’appliquerait à toutes les municipalités ainsi qu'aux communautés urbaines québécoises.C’est le conseiller Paul Cliche qui a adressé cette demande au ministre des Affaires municipales, M.Victor Gold-bloom.Le conseiller du RCM rappelle au ministre que tant le conseil municipal que le conseil de la Communauté urbaine de Montréal ont exprimé le désir de voir le gouvernement du Québec imposer aux municipalités un tel code.Le RCM avait présenté des propositions en ce sens à la suite de dénonciations mettant en cause, dans un cas le président du comité exécutif de Montréal, M.Gérard Niding, au sujet de la maison dont il est propriétaire à Bro-mont, et dans l’autre cas, deux conseillers juridiques de la CUM qui ont agi comme avocats du Parti civique et du maire Drapeau.Le conseiller Cliche précise à M.Gold-bloom que le code de déontologie demandé a pour but de sauvegarder aussi bien l’intérêt général de la population que de protéger les dirigeants municipaux, les employés et les entrepreneurs des municipalités.En conclusion, M.Cliche déclare que si Québec n'agit pas prochainement, le RCM continuera vigoureusement sa campagne en dénonçant tous les conflits d'intérêt qu'il découvrira dans l'administration montréalaise.L’AIDER C’EST AGIR 935 grévistes sont recensés à la P&W 935 grévistes de la Pratt and Whitney (anciennement United Aircraft) se sont présentés au cours des deux derniers jours pour être recensés par les membres du comité de six personnalités neutres qui ont offert leur concours aux parties en conflit depuis 537 jours.C’est ce qu’a révélé hier soir l’abbé Jean-Guy Bissonnette, responsable de la pastorale dans le diocèse de Saint-Jean et membre du comité.La veille, première journée du recomptage, 791 grévistes étaient venus enregistrer leurs intentions de travail advenant week-end SAMEDI Ouverture du Se Festival folklorique de Baie iaint-Paul.• Journée d’information pour les agriculteurs lu Québec, à la station de recherches de Des-hambault.• Ouverture de la troisième Conférence natio-ia!e pour les droits des homosexuels, à la Fa-ulté de droit de l’Université d'Ottawa.• A 13h.à l’Aréna de Thetford, arrivée des cariions de la collecte de vivres recueillis dans outes les régions du Québec.A Saint-Thomas-de-Joiiette se tient jusqu'au juillet, le Festival du tabac.DIMANCHE Festival multiculturel au parc Jeanne- un règlement prochain du conflit.Ils avaient le choix entre une série d’hypothèses suggérées par le comité, de la réintégration pure et simple à leur ancien emploi à la mise à la retraite prématurée, en passant par la démission et le recyclage.Hier, deux membres du comité se sont par ailleurs rendus à la prison provinciale de la rue Parthenais recueillir l’enregistrement des choix des quatre grévistes actuellement emprisonnes en rapport avec l’occupation de l'usine le mois dernier.Les membres du comité devaient enfin rencontrer hier soir les représentants syn- dicaux pour discuter de la façon dont ils s’y prendraient pour rejoindre quelques grévistes actuellement en dehors de la région métropolitaine.Enfin, le comité a réaffirmé son intention de remettre son rapport aux parties ainsi qu’au gouvernement au milieu de la semaine prochaine.Stage d’initiation à la psychotonie à rUniv«r«ité McGill (Douglas Hall, 3851 rue Université, Montréal) du 11 au 15 août 1979 avec Jacques Dropsy de Paris Spécialiste des méthodes modernes d'éducation corporelle tant occidentales qu'orientales Psychologue formé à l'analyse psychologique et aux techniques de groupe Auteur de "Vivre dans son Corps" (éd.de l’Epi) Nombre de participants limité à 12 Renseignements au tél.(514) 727-4736 ou écrire è Dossier 2514 - Journal Le Devoir, Montréal L’automatisation aux Postes pourrait dépasser le milliard Mance.A partir d’aujourd'hui, ouverture au public du chantier du nouvel aéroport de Montréal, à Mirabel.• A 10h30, à la base de Saint-Hubert, vols de courtoisie pour une centaine d'enfants atteinti de dystrophie musculaire.OTTAWA (CP) — Le ministère des Postes établit à quelque $900 millions le coût de réalisation de son programme d'automatisation.Ces estimations contenues dans un document interne du ministère dépassent de beaucoup les projections fournies jus- 3u a maintenant par les canaux officiels u ministère voulant que le coût de l’automatisation se situerait autour de $96 millions.Mais le document qui a fait l’objet d une fuite révèle que le total des dépenses est infiniment plus considérable.Il apparaît certain que ce programme visant l’introduction du code postal à la grandeur du pays coûterait près du milliard de dollars.Cette dernière estimation pourrait même être dépassée, notamment à cause de l’inflation et de certaines dépenses que l’on avait omis d’inscrire dans les projections budgétaires du ministère.Le Syndicat national des postiers n’a pas hésité à réagir à la publication des renseignements inédits.Son président, M.Joe Davidson, a aussitôt accusé le ministre canadien des Postes, M.Bryce Mackasey, d’avoir induit le public et la Chambre des communes en erreur.Le document interne rendu public hier comporte un graphique sur le programme d’installations majeures, ou le ministère indique des chiffres de $411,430,000 pour la préparation et la construction des installations devant recevoir le nouvel équipement.Les policiers veulent tomber la cravate Le Conseil de sécurité de la CUM a décidé de former un comité ad hoc de douze personnes, composé de citoyens, de membres de l’état-major et de la Fraternité des policiers, pour étudier la tenue vestimentaire des policiers l'été.En ces jours de chaleur de canicule, un mouvement de plus en plus fort se dessine chez les policiers pour supprimer à tout le moins le port obligatoire de la cravate.Il est en o"ire spécifié qu’il en coûtera $8,600,000 pour les séparateurs releveurs oblitérateurs; $98,468,000 pour les machines à trier les lettres; $10,763,000pour les lecteurs optiques de caractères et $154,273,000 pour d’autres machines, y compris les coûts d’installation.Ce qui totalise un montant de $693,534,000.Selon le syndicat, il faut prévoir encore une dépense additionnelle de $181 millions pour couvrir le coût du programme d’installations mineures, comprenant les projets inférieurs à un million de dollars.Enfin, le syndicat reproche au ministère d’avoir omis de mentionner plusieurs coûts touchant les installations automatisées.Il donne la nomenclature de l'équipement qui sera acheté et installé dans les nouvelles usine automatisées mais sans en indiquer le coût.Le coût des terrains pour certaines installations aurait également été oublié des projections de dépenses.“Il est évident, conclut M.Joe Davidson, que le ministère des Postes trompe grossièrement le peuple canadien relativement aux coûts reels du programme d'automatisation aux postes.’’ LE LIVRE OUI A PASSIONNE L'AMERIQUE Broché.900 pages Prix de loiVt'iuonl O'1 ^ i > ,,< ;.,S0‘ > •• tV $17.95 ’ ’ v ’ v • f ' flammarion Itée 4 • Le Devoir, samedi 28 Juin 1975 editorial Du cas Quay au cas Daigneault Fidèle à une réputation de petitesse oui se confirme progressivement, le directeur René Daigneault, de la Police de la CUM, n’a pas tarde hier à réagir au jugement rendu par la Commission de police du Québec dans la double affaire qui l'oppose depuis plusieurs mois à son adjoint, M.André Guay.Quelques heures à peine après qu’eût été connu le verdict rejetant la demande de destitution de son collègue, il s’empressait de mettre celui-ci en congé forcé, se réservant avec hauteur “de discuter bientôt son cas avec le Conseil de sécurité.” Cette mesquinerie ne change cependant rien à l’événement capital qui s’est produit hier.Frappé de destitution il y a deux mois à l’instigation de M.Daigneault, honteusement dépouillé de son uniforme et de son arme, renvoyé chez lui comme le plus indigne des policiers déchus, le directeur Guay ne pouvait qu’en appeler de la sévérité cruelle de son chef.Or, deux des trois juges chargés d’examiner les deux griefs portes contre M.Guay viennent de conclure à son innocence et d’ordonner le renvoi pur et simple des plaintes instituées par son supérieur.Comment ne pas voir dans ce jugement le réhabilitation de M.Guay et, par voie d’implication, la condamnation de son dénonciateur?• Dans une société où les frontières de l’intimité et de la confiance se rétrécissent de plus en plus, il n’est rien de plus détestable et de plus dangereux que la prolifération des dispositifs secrets d’enquête et de surveillance que l’on utilise de plus en plus à toutes les sauces.Depuis 1973, une loi fédérale limite heureusement de façon sévère le recours à ces odieux procédés.Les milieux policiers surtout s’en servent néanmoins encore avec assez de facilité pour que tous gardent les yeux ouverts.Vus dans cette perspective, les actes faits par le directeur adjoint Guay dans deux affaires où il fut directement mêlé ne témoignent certes pas chez ce policier bouillant mais quelque peu buté, d’un raffinement à toute epreuve.Dans un cas, M.Guay fit espionner à leur insu d’éminentes personnalités policières réunies à des fins tout à fait régulières.Dans l’autre, il enregistra, sans en prévenir son interlocuteur, une importante conversation qu’il avait avec M.René Daigneault, son supérieur immédiat.Ces deux initiatives ne témoignaient certes pas d’une grande confiance entre M.Guay et ceux avec qui il transigeait quotidiennement dans la lutte au crime organise.M.Daigneault commit cependant l’erreur de les juger comme des crimes graves et de prétendre les apprécier en dehors de tout contexte.C’était commettre une grossière injustice que la Commission de police a heureusement corrigée.Ni dans l’affaire du Hilton, ni dans l’af- faire de la conversation enregistrée avec M.Daigneault, il ne pouvait d’abord être question de violation de la loi fédérale sur l’écoute électronique.Pour qu’il y ait violation et acte criminel, il faut, rappellent les juges Bousquet et Forget, qu’il y ait interception à l’insu de toutes les personnes qui participent à une conversation privée.Il suffit, au contraire, que l’une quelconque des personnes qui participent à une communication privée consente à son interception pour qu’il n’y ait pas de délit.Or, dans les deux cas qu’invoquait M.Daigneault, la présence à la réunion d’au moins une personne consentant à l’interception ne saurait faire de doute: dans les deux cas, l’interception fut en effet faite par l’une de ces personnes.Irrecevable au regard de la loi fédérale, la mise en accusation de M.Guay ne l’était pas davantage au regard d’une appréciation équilibrée des faits.Dans le jugement qu’il a rendu à l’encontre de ses deux collègues, le juge J.Alfred Crowe porte un jugement très sévère sur la conduite de M.Guay.Loin de s’étonner de cette sévérité, on serait enclin, en principe, à y souscrire, vu le caractère odieux de l’écoute électronique et de tout ce qui s’y rattache.M.Crowe ignore cependant, dans son examen de la preuve, le contexte concret dans lequel furent faits les actes sur lesquels il porte un jugement.Tout en ayant peut-être raison au plan théorique, il passe ainsi à côté du problème essentiel, qui était à l’époque un problème de confiance disparue.M.Guay et certains de ses collaborateurs s’étaient dépensés sans compter pendant plusieurs années afin de mater l’action du crime organisé dans la métropole.Or, de nombreux changements, de multiples hésitations des autorités supérieures, leur faisaient redouter le pire pour l’avenir de projets qu’ils avaient mis sur pied avec une rare application.“Avant d’être démantelée partiellement et placée sous l’autorité de la Commission de police, l’Unité spéciale d’enquête sur le crime organisé a connu”, rappelle le juge André Forget, “des problèmes et des difficultés lesquels, sans doute de façon inconsciente, ont engendré un climat de doute, de méfiance, d’instabilité chez les policiers de la Sûreté et de Montréal qui avaient participé à différentes enquêtes et qui ont été, au printemps de 1972, transférés ou affectés à rUSECO”.On exagérait peut-être certains motifs d’inquiétude.On prenait peut-être plaisir, dans l’entourage du directeur adjoint Guay, à considérer comme des personnes peu sûres toutes celles qui ne souscrivaient pas entièrement à certaines méthodes discutables.Il faut néanmoins avoir vécu cette époque pour se souvenir que le groupe de policiers réunis autour de M.Guay déploya contre le crime organisé un zèle et une vigueur sans lesquels la CECO elle-même n’eut jamais vu le jour.M.Guay et ses collègues craignaient de voir fondre en pure perte le fruit de plusieurs années de travail.Ils n’avaient pas tort.Plus généreuse que le directeur Daigneault, la Commission de pohce a tenu compte du contexte précis sans lequel l’action du directeur adjoint Guay ne saurait se comprendre.Elle a été ainsi conduite à une conclusion très différente qui paraît beaucoup plus équitable.M.Guay encourt, de la part du juge Bousquet, un blâme qui nous paraît justifié pour “une erreur de jugement” qu’il aurait commise en omettant de vérifier soigneusement le sérieux des informations qui l’incitèrent à autoriser l’espionnage électronique à la réunion tenue à l’hôtel Hilton.Pour le reste, les juges Bousquet et Forget l’exonèrent complètement.On a une fois de plus la preuve que les juges ne sont pas aussi indifférents à la vraie justice que le voudraient certains démagogues.• L’enquête de la Commission de police portait sur M.André Guay.Mais par l’un de ces curieux renversements de perspective auxquels ces enquêtes donnent parfois lieu, elle fait surtout ressortir la faiblesse du leadership actuel de la police de la CUM.Le directeur de la police de la CUM, pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, avait choisi de se faire le dénonciateur de l’un de ses collègues les plus intègres et les plus estimés.Une première fois, il avait tenté sa chance contre l’ancien directeur de la moralité, M.Gérard Cholette, qui fut exonéré de tout reproche par la Commission de police; cela n’empêche pas M.Daigneault, quelques mois plus tard, d’invoquer une autre peccadille pour ordonner la mutation de M.Cholette.Cette fois, M.Daigneault s’attaquait à la personne même de son principal adjoint: or, il vient une nouvelle fois d’être débouté par la Commission de police.Il existe au Parlement une règle de gentil-hommerie en vertu de laquelle un député qui attaque un collègue sans pouvoir faire la preuve de ses assertions est invité à quitter son siège.Si une telle règle existait dans les hautes sphères de la police de Montréal, M.Daigneault n’aurait plus qu’à abandonner son poste, car, avec l’affaire Guay, il vient de gaspiller le peu de crédibilité qu’il lui restait.Il sera intéressant, au cours des prochains jours, de suivre à cet égard le comportement du Conseil de sécurité.Lorsque M.Daigneault souleva au début de l’année l’affaire Guay, le Conseil, jouant les Ponce-Pilate, refila la patate chaude à la Commission de police, sans prendre lui-même position.Mais il devra, cette fois, se prononcer.On espère que ce ne sera pas pour entériner le leadership jaloux et impuissant du directeur Daigneault.Claude R Y AN Une Afrique inquiète cTldi Amine par GEORGES VIGNY La dernière dTdi Amine Dada dépasse les bornes et si, à ce jour, la plupart de ses excentricités relevaient du folklore, ou plus “techniquement”, des séquelles laissées en lui par l’ère coloniale, sa performance d’hier suscite les plus vives inquiétudes.Non seulement à cause des risques qu’encourt aujourd'hui la communauté britannique transformée en otage d’un mégalomane, mais aussi de fimpact des bévues d’Amine Dada sur la cause de l’Afrique dans son ensemble.Cette dimension africaine est d’autant plus présente que se prépare pour le mois prochain a Kampala le “sommet” de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et il est de tradition que le président du pays hôte soit porté à la présidence de l’organisme.Pauvre Afrique au nom de laquelle ldi Amine parlera.Un seuil franchi Il reste en Ouganda près de sept cents ressortissants britanniques, pour la plupart des enseignants, des missionnaires.des médecins et des hommes d’affaires.Même si Londres le voulait, très peu de ces citoyens britanniques accepteraient d’être évacués par un pont aérien Nairobi-Entebbé et pourtant, depuis hier, ils font tous figure d’otages.Selon la radio ougandaise, un certain nombre d’entre eux sont déjà arrêtés, et comparaîtront sous peu devant le même conseil supérieur militaire qui a condamne Denis Hills à mort pour avoir traité, dans un manuscrit non paru, Amine Dada de tyranneau de village.Quand on apprend, toujours par la radio ougandaise, que les Britanniques arrêtés hier répondront du crime de haute trahison, il est facile d’imaginer la sentence que le conseil militaire de Kampala leur réserve.Et le tyranneau ajoute d'ailleurs en guise d’avertissement, que des “ennuis plus graves” attendent les Britanniques encore en Ouganda.Cette sinistre mascarade, livrée par un petit dictateur au nom de la passionnante lutte de l’Afrique en vue d’effacer les séquelles de l’ere coloniale, survient au lendemain du nouveau refus de Londres de déléguer le “Un jour, un grand roi vint contre une toute petite ville et il l’assiégea, construisant contre elle de grands ouvrages.Il1 trouva devant lui un homme sage, quoique pauvre.Cet homme sauva la ville, mais on n’a pas gardé souvenir de ce pauvre." — Qohelet 9,14-15 (troisième siècle avant JC)."Ne vous réjouissez pas de mon malheur.Si je suis tombé, je me relèverai et, secrétaire au Foreign Office, James Callaghan, pour négocier l’ensemble des revendications d’Idi Amine en contre-partie de la grâce à implorer pour Dennis Hills.L exécution de cet enseignant est fixée au 4 juillet, et en retour d’un pardon présidentiel, Londres est sommée de faire cesser "la propagande anti-ougandaise” dans la presse britannique, d’expulser les Ougandais qui ont eu maille à partir avec le régime Amine et qui se sont établis en Grande-Bretagne, et de fournir toutes les pièces et les munitions nécessaires à l’armée du président Amine encore équipée d'armes britanniques.Pour le reste, comme dit sans sourire l’ancien sergent de l'armée coloniale britannique, "Sa Majesté n'a aucun problème” à redouter de sa part, ldi Amine restant attaché au Commonwealth.S’étant fait répondre que James Callaghan ne pouvait se rendre à Kampala et négocier de problèmes aussi ardus sous la menace d’exécution pesant sur’Hills, Amine Dada a franchi le grand pas qui sépare sa démarche ordinairement farfelue de l’odieux chantage auquel il se livre depuis hier et qui passe par la prise d’innocents otages, un peu à la manière nazie dont précisément il est un ardent admirateur.A ce propos, la précision s’impose: ldi Amine a renoncé à l’idée d’ériger un monument à la gloire d’Adolf Hitler.L’événement est survenue hier et, selon la radio ougandaise, il a fallu que l’ambassadeur soviétique, M.Sakharov, aille expliquer quel genre de criminel était Hitler, avec livre historique en main, pour que le président Amine abandonne ce projet de réhabilitation un peu trop gros aux yeux de Moscou.L’explication qui a emporté les réticences d’Amine Dada semble avoir été que si Hitler a tué des Juifs, forçant l’admiration du tyranneau ougandais, il a aussi provoqué la mort de 20 millions de Russes.Et c’est avec cet individu là que s’impose aujourd’hui le dialogue pour peu qu’on veuille éviter que les menaces ne deviennent tragiques réalités.Car si Amine Dada reste toujours disposé, comme il en a fait l’offre à Harold Wilson, à expédier des cargaisons au milieu de mes ténèbres, le Seigneur est ma lumière." — Michée 7.8 (huitième siècle avant JC)."J’ai constaté que, sous le soleil, la course ne revient pas aux plus rapides; ni la victoire aux héros; ni meme le pain aux sages: ni la richesse aux intelligents; ni la faveur aux savants." — Qohelet 9,11 (troisième siècle avant JC).de bananes pour résoudre la crise économique britannique, il ne semble pas à court de trouvailles, apparemment insensible à l’odieux qu’il porte et ignorant jusqu’à la valeur de la vie humaine.Que le sergent fasse franchir le seuil de sa case au général qui le commandait hier n’indignait au fond que le Britannique, et on n’était pas loin, à l’aide de motivations psychologiques, de vouloir comprendre l’affront fait à Sir Chandos Blair et à Iain Graham, émissaires de la reine venus négocier la grâce de Denis Hills.Le folklorique sauvait l’affaire, et on avait souri à l'image du général Blair saluant poliment la nouvelle Mme Amine et sept des enfants présidentiels.Mais l’imprévisible chef d’Etat ougandais vient de rompre le cycle de ses enfantillages, et ce n’est plus un enfant turbulent et gâté qui réclame en tapant du pied un joujou mais un dangereux personnage pour qui rien n’a de sens que sa propre obsession.Que le président Kenyatta du Kenya intercédé en faveur de Denis Hills, il se fait répondre qu’il a goûté lui-même du bâton britannique et qu’il est néanmoins resté inféodé à Londres.Que Nairobi intercepte un convoi de fournitures militaires soviétiques dont, peut-être, des missiles, destinées à l’Ouganda, que le représentant soviétique à Nairobi reconnaisse qu’il s’agit de fournitures militaires, il suffit à ldi Amine de prétendre à la radio ougandaise que ce ne sont là que des mensonges et que lui seul possédant la vérité, il affirme que ce ne sont là que des ferry-boats destinés à traverser les rivières de l’Ouganda! Est-il donc si difficile de distinguer un blindé d’un bateau?Peut-être Amine se propose-t-il de traverser ces riyières-là à bord de chars.Que des militaires soviétiques et des experts soient arrêtés à Mombassa, au Kenya, et qu'ils aient tenté de se cacher, il suffira de dire que ce sont des touristes ou peut-être les pilotes des ferryboats.Que le premier ministre du Botswana renonce à se faire représenter au sommet de l’OUA à Kampala pour la raison que M.Amine n’a aucun respect pour la vie humaine, et la radio ougandaise se contente de répliquer que c’est tant mieux car, selon ldi Amine, détenteur de la légitimité africaine, le chef de gouvernement du Botswana est à la solde de l’Afrique du sud, de la Rhodésie et de la Grande-Bretagne et que, de ce fait, il aurait été l’oreille de ses protecteurs aux travaux de l’OUA.Que quarante-et-un gouvernements aient intercédé en faveur de Denis Hills, ldi Amine n’y voit pas l’aspect humanitaire de la demarche mais une preuve de la gravité de l’affaire et peut-être aussi de la culpabilité de sa victime.Bref, il est inutile de trop chercher à démontrer l’absurdité d’une politique menée par un personnage qui se complaît dans la contradiction et l’ir- rationnel.Au point tel qu’il ne faut pas se surprendre si demain, apès avoir condamné à mort tout un lot de “traîtres” britanniques, il fait un rêve comme celui qui lui a révélé la date de sa mort et qu’au réveil il expulse Dénis Hills et tous les Britanniques sous prétexte de ne pas gaspiller les cartouches de ses soldats.Partenaires involontaires Mais d’ici que Amine fasse son rêve, la situation est dramatique.Elle l’est pour la Grande-Bretagne, sommée de se mettre publiquement à genoux ou à abandonner un ou plusieurs ressortissants au peloton d’exécution, sans même l’assurance qu’en franchissant à genoux le seuil ae la case d’Idi Amme James Callaghan réussira à obtenir la grâce de ses concitoyens.Elle l’est forcément pour les otages de la communauté britannique en Ouganda et pour peu que demain Amine veuille des munitions à ses équipements soviétiques, elle le sera aussi pour ces fournisseurs-là.Elle l’est aussi pour le peuple ougandais, condamne à béer d’admiration devant les trouvailles géniales de son tyranneau, alors que se joue pour l’ensemble du continent africain une phase cruciale de sa lutte pour le développement.Elle l'est, par le fait même, pour l'ensemble de la communauté africaine, et plus particulièrement au niveau de ce fragile équilibre interne de LOUA que le prochain coup de tête de l'homme appelé à la présider peut faire éclater.A ce chapitre, la question se pose de savoir si, sous un prétexte technique, il ne serait pas plus utile de reporter la date du sommet.Enfin, la situation est proche du défi pour nous autres, partenaires dTdi Amine au Commonwealth et aussi, par le biais de l’aide au développement que nous lui fournissons, un peu complices, impuissants certes, mais complices quand même.Couper l'aide à l’Ouganda, comme l’a tait Washington à la suite d’une lettre d'insulte d’Amine à Nixon, c’est évidemment pénaliser non pas ldi Amine mais son peuple innocent des excès d’un tyranneau qui n'a sans doute pas mérite.Mais a-t-on le choix des moyens quand l’absurde est la règle et qu’il y va de la vie de personnes innocentes?Des pressions conjuguées tant au Commonwealth qu’à l'OUA, jusque et y compris l’intercession soviétique auraient peut-être une faible chance non pas de ramener à la raison ldi Amine, la chose est improbable, mais de lui arracher au moins ses otages.Le ris que est qu’il prenne alors l’initiative de la rupture mais c’est un risque minime, le personnage ayant besoin d’un public à l’échelle du Commonwealth et de l’OUA pour se pavaner et attendre d'être applaudi ou détesté.te parole du Jour L’anden et le nouveau.Le temps de l’audace par JEAN MftTUCCI Quand les Grecs et tant d’aüires nations de l’époque se mirent à entrer à pleines portes dans une Eglise naissante encore toute juive et imprégnée des idées de la Synagogue, les apôtres, pourtant tous Juifs eux-mêmes, ne crurent pas bon d’uniformiser la proclamation de l’Evangile et d’imposer leurs habitudes ou coutumes locales a des étrangers.L’expression de la Bonne Nouvelle et la façon de la vivre concrètement se diversifièrent selon les régions et les cultures.Pierre parla et vécut en Juif avec les Juifs tandis que Paul, avec son génie de l’adaptation, se fit Grec avec les Grecs et Barbare avec les Barbares.C’est ainsi que sont nées des traditions et des théologies qui, bien que diverses, ont été conservées dans un seul et même Nouveau Testament.La diversité ne faisait pas peur: c’était le temps de l’audace.Quand Pierre se mit à faire marche arrière et crut meilleur, en présence de chrétiens rigoristes issus du judaïsme, de ne pas partager ses repas avec des chrétiens issus du paganisme pour ne pas contracter les impuretés légales prévues par les traditions juives, Paul lui "résista en face”, l’accusa de “dissimulation” et lui reprocha de "ne pas marcher droit selon la vérité de l’Evangile".Pierre était pourtant le chef des apôtres et Paul un tard venu dont le passé anti-chrétien était encore frais à la mémoire de tous.Mais l’obéissance aveugle n’était pas encore devenue, à l’époque, une prétendue vertu chrétienne et l’autorité ne faisait pas peur: c’était le temps de l’audace.Aujourd’hui, la foi chrétienne, répandue un peu partout à travers le monde, cherche à diversifier ses expressions.On ne voit pas pourquoi les Africains devraient s’assujettir aux catégories d’Aristote et de Thomas d’A- quin pour approfondir l’Evangile et le proclamer chez eux.On accepte de moins en moins que les chrétiens de l’Inde fassent fi de tout l’héritage hindou et doivent s'occidentaliser pour suivre les enseignements de Jésus.Apres avoir baptisé de force les Amérindiens du sud, inutilement mêlé aux guerres de l’Europe les Amérindiens du nord et compromis la diffusion de l’Evangile en Chine par son entêtement à imposer le latin, l’Eglise commence à comprendre, lentement et péniblement, que la foi, qui tras-cende toutes les cultures, ne peut s’inféoder à aucune, fût-elle celle qu’on considère la plus haute.Certains ont peur de cette diversification qui s’amorce et identifient encore leur théologie, qui n’en est qu’une parmi d'autres, à l’Evangile lui-même.Mais, heureusement, Pierre et Paul, par-dessus les siècles, nous disent qu'il ne faut pas mettre fin au temps de l’audace.Avec un certain retard sur la société ambiante, la contestation et les points de vue de l’opinion publique ont finalement fait leur apparition dans l’Eglise.Des laïcs adressent des reproches au clergé, des prêtres trouvent inacceptables certaines législations ecclésiastiques et des évêques sont appelés à Rome parce qu’ils ne suivent pas à la lettre ce qu'a dicté la Curie.Certains, pris de panique devant pareil état de choses, crient a l’anarchie et au scandale de la division.Ils n’acceptent pas qu’on puisse et que, parfois, on doive dire non à l’autorité que le Seigneur lui-même a établie dans son Eglise.Mais, heureusement, Paul, qui a contesté Pierre, et Pierre, qui a su se laisser contester, nous disent encore, par delà les siècles, que ce serait tuer la vie et éteindre l'Esprit que de mettre fin aujourd'hui au temps de l'audace.lettres au DEVOIR L’erreur fondamentale de notre régime de relations du travail Le Devoir du 10 juin publiait un article de Gérard Dion intitulé "L’abus de la force et de la politisation risquent de faire éclater notre régime de relations de travail"; on peut y lire entre autre ce qui suit: "On est en face du dilemne suivant.Ou bien on accepte la négociation collective avec la manifestation des conflits qui est la rançon de la liberté.ou bein on la remplace par un système ou l’état sera appelé à décider de tout sans qu’il y ait de liberté.C'est une enveloppe globale." Quoiqu'il semble bien que nous nous dirigions implacablement vers un étatisme de plus en plus opprimant, il existe bien une troisième alternative qui respecte beaucoup plus la liberté et en particulier la liberté individuelle.De cette alternative, M.Dion ne souffle mot.Il s'agit d’un retour à un libéralisme économique plus classique, non fondé sur un rapport de force entre les arties, mais sur le principe de offre et de la demande.Idéalement, ce système assure qu’un travailleur soit compensé en fonction de la valeur de son travail, non en fonction de la pression qu’il peut exercer collectivement sur son employeur.Le système actuel de négociation collective ne repose sur aucun critère objectif de la valeur du travail; il repose entièrement sur l’utilisation de la force.Le système économique libéral classique repose sur l'énoncé suivant: Le travail d’un homme vaut ce que l’employeur est disposé à payer; la valeur d’un bien s'établit par ce que le consommateur est disposé à payer.Le système est souple et réa- git constamment aux changements dans la situation économique.Idéalement, ce système respecte la liberté de tous.Le travailleur offre ses services à qui il veut; l'employeur choisit ses employés sans contraintes; le bon employé est bien rémunéré, l’autre ne se trouve pas de travail; l'employeur qui paie bien obtient les meilleurs employés, l'employeur qui ne paie pas bien obtient les autres.Puisqu'il repose sur la valeur individuelle des hommes et non sur la force, le système encourage l'initiative, la productivité et la responsabilité individuelles.Bien entendu, dans ce système, l'Etat doit voir à ce que la compétition existe à tous les niveaux.L'érosion du libre échange et de la compétition vise le système, crée des abus et amène un retour à des rapports de force.C’est ce qui s’est produit dans le passé.Les employeurs ont eu tendance à abuser de leur pouvoir et à s'entendre ensemble ou à créer des monopoles afin de restreindre le jeu naturel de la compétition L’Etat, au lieu de prendre les dispositions législatives requises pour empêcher le recours à la force par l’entreprise, a choisi de permettre aux travailleurs l'utilisation de la force collective.Ce fut l’erreur fondamentale, un retour à la loi de la jungle qui garantissait dès lors une évolution vers la situation actuelle de mépris de la loi et de l’ordre et d’anarchisme.Eventuellement, cette première erreur d’aiguillage mènera à un contrôle absolu des mécanismes économiques par l'Etat.M.Dion a bien raison lorsqu'il Trissotin parmi nous Décidément, M.Philippe Haeck est un bien grand niais.Il faut être bon pour le cabanon pour admirer Brossard et Massé et croire que les écrits de ces deux précieuses puissent retenir un seul instant l’attention de lecteurs qui aient Te goût d écrire, le goût de penser ", Mieux vaut faire des mots-croisés.La poésie logarrhéique de Brossard et Massé est de l’écriture qui sans effort se fabrique au kilo.Je n’ai jamais rien lu d'aussi ridicule que le texte de Haek.Tout est à citer.Haeck écrit: J’aime assez ce vers: "femme/i-soloir/vergeture: quel beau bébé".Agog don! Cé-ti assez fort?Cé-ti assez cute?Haeck écrit: “J’aime cette masturbation de fin d’après-midi vers cinq heures”.Alors, c’est le bouquet! De plus, votre Trissotin est bien ignorant.Il confond allègrement exergue pour épigraphe.Il commet un anglicisme gros comme le bras quand il parle d'une écriture claire Un diplôme français, s.v.p.C’est avec un étonnement non dissimulé que j’ai trouvé, accompagnant mon diplôme de bachelier en éducation de l'Université McGill, le permis d’enseigner numéro PP-105-75 émanant de votre ministère, rédigé exclusivement en anglais.Dans une province qui se pique de vouloir faire du français la langue de travail, il est particulièrement désagréable d’en etre réduit à exiger qu'on respecte ce qui ne devrait pas être un privilège mais le droit le plus fondamental.Par ailleurs, le document en question me permet d’enseigner en anglais et ne fait aucune mention de ce qui représente mon intérêt primordial : enseigner dans ma langue maternelle.Je suis depuis janvier 1975 titulaire d'une classe maternelle.Je suis depuis janvier 1975 titulaire d’une classe d’immersion suggère que lorsque l'Etat décide de tout il n’y a plus de liberté, mais il a tort lorsqu’il affirme que le système actuel de négociation collective respecte la liberté.Que fait le système actuel pour la liberté de celui qui veut travailler mais qui ne désire pas s’associer à un syndicat?Ou de celui qui ne désire pas contribuer à un syndicat dont il n’est pas membre (formule Hand)?Ou de celui qui perd son droit au travail à cause d'une grève qu'il ne désire pas?Est-ce la la liberté dont parle M.Dion?M.Dion parle sans doute de “droits et libertés collectifs".Mais que valent ces droits et libertés s’ils violent dans leur application les droits et libertés individuelles?Ici je touche à un principe fondamental, dirais-je meme “sacré”, de la démocratie, le règne de la majorité, sujet qui dépasse les cadres de cette lettre.Permettez moi seulement de dire oue l’application sans restriction de ce principe mène directement à la tyrannie de la majorité, au collectivisme et à l'étatisme et conduit ultimement à l’abolition des droits et libertés individuels.Puisqu'une société est constituée d'individus et que les collectivités ne sont qu’une agglomération d'indi yidus, que ces collectivités n’ont ni âme ni pensée distinctes des individus qui les constituent, n’est-il pas nécessaire que les droits et libertés des collectivités ne puissent pas violer et abroger les droits sent pas violer et abroger les droits fondamentaux des individus qui en font partie?Pierre DE GAST.Whitehorse, le 20 juin 1975.de tout sens.Haeck dit de tel texte de Brossard qu’il se démarque moins de l'écriture formaliste d’autres textes.A la forme intransitive, le verbe démarquer ne possède qu'une acceptation: il se dit d'un cheval dont la dentition ne présente plus de marques indiquant l’âge.La sottise de M.Philippe Haeck est immortelle.Jacques BROUILLARD Sainte-Foy, le 25 juin 1975.française et entends bien, comme c’est mon droit et mon devoir le plus strict, m’en tenir à l’enseignement dans cette langue.J’ose croire que vous voudrez bien me faire parvenir, et ce dans les plus brefs délais, mon permis d'enseigner corrigé et rédigé en français.Louis Gérald LALIBERTE Montréal, le 25 juin 1975.Après la canonisation, On n’a pas toujours les héros qu on veut.Et comme, à notre époque, le choix n'est pas des plus relevés, on se contente des héros qu'on peut! De là, sans doute, la campagne parfaitement orchestrée à la-uelle nous assistons en faveur du odeur Morgentaler et qui ressemble fort au lancement d un procès de canonisation humaniste Même si le public peut être blasé des scandales qu’on lui sert en pâture quotidienne, il convenait qu’après la viande avariée, on crée maintenant un scandale Morgentaler.II ne s’agit pas, bien entendu des cinq ou six mille jeunes vies que le bon docteur se vante d’avoir supprimées, mais des iniquités judiciaires dont il aurait été l'objet et des sevices qu'il aurait subis dans sa prison.La libération de la femme, comme toutes les causes, a besoin d au moins quelques martyrs: on lui en sert un cuit à point.Je suis de ceux qui appellent encore un chat un chat et qui ne confondent pas un avorteur, fut-il sacré humaniste émérite, avec un bienfaiteur de l'humanité.Aussi, le sort du bon docteur ne m’attendrit guère Je crois cependant que le nom de Morgentaler devrait passer à la pos- LE DEVOIR est publié par I Imprimerie Populaire tooete à responsabilité limitée dont le siège sooat est situe ou numéro 211 rue du Saint Sacre ment Montreal M2Y 1X1 II est compose et impnme par I Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes à RIJO -ue Bo'un Ville loSolle l agence Presse Canadienne est autonsee a emplo>er et à dit fuser les informations publiées dans lE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S45 pw année six mois S25 A I etranger $30 por annee s.x mo.s S23 t-o.s mes $’6 Edition, du samedi $13 par annee Edition quotidienne bsree 3 uamicJe par par teur $1 20 par semame Tard de I abonnement servi pa' ta pos'e ae r.enne sur demande Caumer de deuxième classe en.eg >'ie «ent numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nat.ona'e du Ouébec TtlÉPHONI: 144.3391 bgnes g-oupee» le monument! térité.Puisque l'on est chez nous si friand de monuments historiques, pourquoi ne pas lui en consacrer un, à l'intention des générations futures?Je propose donc que l'on élève à Morgentaler un temple digne de la vocation à laquelle il s’est voué.Une vespasienne monumentale, par exemple (ouverte aux femmes, bien entendu, ce qui ferait disparaître une autre de ces inégalités dont elles pouvaient à bon droit se plaindre).Sur le parvis, j’y verrais fort bien un Morgentaler statufié (il a un assez beau physique de faune), tenant d’une main son certificat d’humaniste et.de l'autre, le symbole de sa profession: non pas le caducée traditionnel, mais l’aspirateur d'utérus.Et, sur le socle, on pourrait ajouter l'inscription “A notre Libérateur, les femmes reconnaissantes ", Ainsi, les générations futures de toutes races et de toutes couleurs qui auront supplanté notre civilisation occidentale croulante — avortée, littéralement — conserveront au moins en effigie le souvenir d'un artisan typique de la décadence physique et morale d'une société qui avait fait de lui le champion, le héros et le martvr de son propre avilissement.Pierre DERMINE Montréal, le 24 juin 1975.LE DEVOIR Fondé par H#nri Bouraita I* 10 |onvi*rl910 Dirtcttur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de lïnformation Jean Froncoeur Détoner Bernard Larocque Le Devoir, samedi 28 Juin 1975 • 5 des Idées des événements des hommes LA COMMISSION DE POLICE ET L’AFFAIRE ANDRE GU A Y Coupable au Hilton d’une erreur de jugement peu importante, Guay doit être blâmé, mais non destitué ou congédié Les 7 et 8 février 1975, le Conseil de sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal votait une résolution ainsi rédigée : "CONSIDERANT que le Conseil de sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal a été saisi d’un rapport du directeur du Service de Police de la C.U.M.recommandant la destitution de monsieur André Guay, directeur-adjoint “ la C.U.M., du Service de Police de secteur Montréal.CONSIDÉRANT que les faits reprochés dans ce rapport et qui font l’objet de la recommandation du directeur René Daigneault concernant monsieur André Guay sont: 1.D’avoir, à Montréal, le 23 juillet 1973, enfreint les dispositions de l'article 6.04 (2) du Code de Discipline — “Remplit ses fonctions avec négligence’ ; a) en autorisant des policiers à procéder à l’enregistrement au moyen d’équipement électronique d'une réunion à l'Hôtel Hilton de Dorval, entre les présidents de La Fraternité des Policiers de la Communauté urbaine de Montréal Inc., et l'Association des Policiers Provinciaux du Québec Inc., et les représentants de l'Unité Spéciale d'Enquête sur le Crime Organisé, sans avoir des motifs raisonnables pour ce faire et, occasionnant par cette décision l'utilisation, sans raison, du personnel et de l'équipement du Service, de même que des dépenses injustifiées; b) en omettant d'informer le directeur René Daigneault de cette initiative, compte tenu des circonstances.2.D’avoir, à Montréal, au cours des mois de juin ou de juillet 1973, enfreint les dispositions de l’article 6.04 (1) du Code de Discipline — “Commet tout acte, négligence ou se conduit d'une manière préjudiciable au bon ordre et à la discipline” en faisant preuve d’un manque de loyauté envers le Directeur René Daigneault; utilisant à son insu de l’équipement électronique pour enregistrer une conversation entre M.Daigneault et et lui-même, monsieur André Guay; CONSIDERANT que l’intérêt de Service exige qu'une enquête publique soit tenue dans les meilleurs délais sur les faits reprochés à monsieur André Guay, directeur-adjoint du Service de Police de la C.U.M., secteur Montréal; CONSIDERANT que la Commission de Police du Québec est l’organisme investi par la loi des pouvoirs nécessaires pour effectuer une telle enquête et destituer un membre du Service de Police de la Communauté urbaine de Montréal qui n’est pas un salarié au sens du Code du Travail; CONSIDERANT que l’article 241a, alinéa 10, du Chapitre 84 des lois du Québec de 1969 tel qu'amendé par le Chapitre 93 des lois du Québec de 1971 autorise le Conseil de sécurité à demander à la Commission de Police du Québec d'enquêter sur la conduite des policiers du Service de Police de la C.U.M.qui ne sont pas des salariés au sens du Code du travail; IL EST à l’unanimité, de demander à la Commission de Police du Québec d’exercer les pouvoirs que lui confère l'article 241a, alinéa 10, du Chapitre 84 des lois du Québec de 1969 tel qu’amendé par le Chapitre 93 des lois du Québec de 1971, suite au rapport de monsieur René Daigneault, directeur du Service de Police de la Communauté urbaine de Montréal recommandant la destitution de monsieur André Guay, directeur-adjoint du Service de Police de la C.U.M., secteur Montréal, (certifié) D’ARCY ST-PIERRE D’Arcy St-Pierre, ing., secrétaire.” A la lecture de ce document, on constate que: 1.— Le directeur de la police Daigneault de la C.U.M.a recommandé la destitution de l’assistant-directeur A.Guay; 2.— Les griefs reproches à M.A.Guay, pour justifier cette destitution sont; I.— Une négligence; au sujet de l’incident Hilton; IL — Une déloyauté; au sujet de l'enregistrement d’une conversation entre l'assistant-directeur Guay et le directeur Daigneault.3.— Le Conseil de sécurité demande à la Commission de Police du Québec, seule habilitée à ce faire, d'exercer les pouvoirs que la loi lui confère (art.241a, par 10, Chap.84 Statuts du Québec 1969) telle qu’amendée par le Chap.93 des Statuts du Québec 1971, suite au rapport du directeur Daigneault recommandant la destitution de l’assistant-directeur Guay.4.— L’assistant-directeur Guay n’est pas un salarié au sens du Code du travail.L'article 241a, par.10 du Chap.84 S.Q.1969 (tel qu’amendé par le Chap.93 S.Q.1971) se lit comme suit: "10.Les policiers du service de police QUI NE SONT PAS DES SALARIES AU SENS DU CODE DU TRAVAIL sont nommés sur la recommandation du directeur et ILS RESTENT EN FONCTION DURANT BONNE CONDUITE et jusqu’à l’âge de la retraite que determine le Conseil de securité après consultation avec l’association accréditée pour représenter les policiers et l’association représentant les membres de l'état major.ILS NE PEUVENT ETRE DESTITUES QUE PAR LA COMMISSION DE POLICE DU QUEBEC APRES ENQUETE FAITE PAR ELLE A LA DEMANDE DU CONSEIL DE SECURITE OU DU DIRECTEUR’ La décision de la Commission est sans appel.Les articles 93, 94 et 95 ne s’appliquent pas aux policiers mentionnés au présent article.” Ce paragraphe 10 de l’article 241 a de la loi de la Communauté urbaine de Montréal a été voté dans le but évident de protéger les policiers, qui ne sont pas des salariés au sens du Code du travail et qui ne sont pas sous la protection de quelque convention collective que ce soit, de façon à ce qu’on ne puisse pas les destituer durant bonne conduite et de les soustraire ainsi à des susceptibilités exagérées des autorités ou à des pressions ou influences politiques ou autres absolument indues.Le mandat qui nous a été confié est donc bien clair puisqu'il nous impose la tâche de: 1.— Enquêter pour découvrir si effectivement l’assistant-directeur Guay s’est rendu coupable des deux reproches qui lui sont faits par le directeur Daigneault, savoir une négligence dans l’affaire Hilton et une déloyauté dans l’enregistrement d'une conversation entre le directeur Daigneault et ledit Guay; I — L’affaire du Hilton Le premier grief que le direc-teur Daigneault fait à l’assistant-directeur Guay est un reproche de négligence qu'il exprime ainsi: “1.— D’avoir, à Montréal, le 23 juillet 1973, enfreint les dispositions de l’article 6.04 (2) du Code en Discipline — "Rempli ses fonctions avec négligence"; a) en autorisant des policiers à procéder à l’enregistrement au moyen d’équipement électronique d’une réunion à l'Hôtel Hilton de Dorval.entre les présidents de la Fraternité des Policiers de la Communauté urbaine de Montréal Inc., et l’Association des Policiers Provinciaux de Montréal Inc., et les représentants de l’Unité Spéciale d'Enquête sur le Crime Organisé, sans avoir des motifs raisonnables pour ce faire et, occasionnant par cette décision l’utilisation, sans raison, du personnel et de l'équipement du Service, de même que des dépenses injustifiées; b) en omettant d’informer le directeur René Daigneault de cette initiative, compte tenu des circonstances.” Les références 6.04 (2) dans le sous-paragraphe (a) ci-dessus s'appliquent à un article de l’ancien code d'éthique de la Police de la Ville de Montréal, code tombé en désuétude depuis la formation du corps de police de la Communauté urbaine de Montréal, vu que ce code n'a jamais été voté par le Conseil de Sécurité de cette Communauté depuis sa fondation; ce qui fait que, très surprenant, la Police de la Communauté urbaine de Montréal, depuis la fusion, n’est régie par aucun code d’éthique.Dans ce premier grief, il n’est aucunement question de loyauté ou de tout autre acte répréhensible, à part une négligence; je crois que cette precision s’impose afin d’éviter de soulever l’argument de déloyauté au sujet de cet incident Hilton, vu que le reproche fait à André Guay sous ce chef ne arle pas de manque de loyauté, mais uniquement de negligence! Le directeur Daigneault, après enquête, en est venu à la conclusion qu’André Guay a "rempli ses fonctions avec négligence” en autorisant un enregistrement à l'Hôtel Hilton d’une conversation entre 4 personnes désignées dans le grief, sans avoir des motifs raisonnables pour ce faire occasionnant par cette décision une utilisation sans raison de personnel et d’équipement et des dépenses injustifiées.En somme, on reproche à André Guay d’avoir été négligent en autorisant cet enregistrement alors qu’il n’avait aucun motif raisonnable pour accorder cette autorisation et justifier les dépenses encourues en ce faisant.L’accusation de négligence Dans un deuxième temps, on lui reproche d'avoir omis d’informer son directeur de cette initiative.La négligence, selon le Larousse du XXième siècle se définit comme suit: 1- Défaut de soins, d’application.2- Faute résultant d’un défaut de soin.Savatier dans son traité de la responsabilité en droit français (2ieme édition en 2 volumes, Paris 1951) premier, page 216 (No.173) donne de la négli- fc gence la définition suivante: “Elle est l’omission des précautions requises par la sauvegarde du devoir incombant à l’agent.” Ainsi en donnant au mot négligence son seul et véritable sens, on doit conclure que le directeur Daigneault reproche à André Guay, non pas d’avoir autorisé l’enregistrement de ces conversations entre 4 personnes à l’Hôtel Hilton, mais le fait de l’avoir autorisé sans avoir des motifs raisonnables de le faire.Ce n’est pas une négligence d’autoriser quelque chose puisqu'il s'agit la d’un acte positif; mais ça peut logiquement être une negligence d’autoriser quelque chose sans avoir des motifs raisonnables de le faire, parce qu’on a manqué de soin ou d’application avant de prendre cette décision d’autoriser cette chose.En d’autres termes, le fait d’autoriser une action quelconque ne peut pas constituer une négligence puisqu’il s’agit d’un acte positif; mais autoriser cette action sans raison valable peut constituer une négligence, si on n’a pas apporté à cette décision toute [’application et le soin requis pour y trouver des motifs raisonnables.Si j’autorise quelque chose que je ne dois pas autoriser, je commets un acte répréhensible qu’on peut me reprocher comme un acte répréhensible, en me disant: “Vous avez autorisé quelque chose que vous n’aviez pas le droit d’autoriser; en donnant cette autorisation, vous avez commis un acte répréhensible, préjudiciable au bon ordre et à la discipline.” Mais si j’autorise quelque chose et qu'on me dise: “Vous n’aviez aucune raison raisonnable d’autoriser cette chose; vous avez donc été négligent en l’autorisant à la légère sans rechercher s'il y avait motif raisonnable de l’autoriser.” Je crois qu’il y a lieu d’insister sur la nature même de ce reproche, surtout parce que, au cours de l’argumentation, on a semblé confondre ce reproche de négligence avec un reproche de manque de loyauté, lorsqu’on a plaidé par exemple que M.Guay se serait rendu coupable de “deux cas de déloyauté envers M.Daigneault” (Voir page 3 des notes de Me Clément, avocat du directeur Daigneault, dans sa lettre du 10 juin 1975).Cette confusion entraînerait la Commission à méconnaître la décision de la Cour Suprême du Canada dans l’affaire S^ulnier, où ce tribunal a rappelé à la Commission de Police qu’elle doit respecter intégralement le principe: “Audi alteram partem ”, ce que nous désirons absolument éviter dans la présente cause! La Commission n'a sûrement pas le droit de le blâmer pour une offense dont il n’est pas accusé et pour laquelle il n'a pas eu l'opportunité de se défendre.Les motifs de Guay La preuve sur ce premier chef est très claire.M.André Guay a admis avoir donné à ses subalternes l’autorisation de procéder à l’enregistrement des conversations échangées le 23 juillet 1973, dans une chambre de l'Hôtel Hilton à Dorval, entre le Président de la Fraternité des Policiers de la C.U.M., (Mardi), le Président de l'Association des Policiers Provinciaux (Magnan), les représentants de l’Unité Spéciale d’Enquête sur le Crime Organisé (Lecuyer et DeLuca), en utilisant un appareil électronique (body mike) fixé à la ceinture de Monsieur Magnan qui s’était porté volontaire pour permettre cet enregistrement.A noter que ces personnes ne sont pas des supérieurs hiérarchiques d’André Guay.Pour quel motif, André Guay a-t-il donné cette autorisation au sergent Gélineau et à son équipe?C’est lui qui nous le dit au cours de son témoignage.Depuis de nombreuses années il a participé au Projet “B” qui lui tient particulièrement à coeur.Il y a consacré beaucoup de temps et beaucoup de soins, convaincu qu’il est que ce projet est de nature à enrayer les méfaits de certaines personnalités du monde interlope.Après quelques mois en charge de ce projet, il a été promu a un emploi supérieur et ce projet a été confié, sur sa recommandation, à l’inspecteur DeLuca.Cependant, il a toujours Continué à s'intéresser à ce projet et à y consacrer une attention toute particulière.Les hommes qui ont travaillé sous ses ordres à ce projet, il a toujours continué à les suivre et à recevoir leurs rapports verbaux sur la marche de ce projet, même après que l’inspecteur DeLuca en eut pris charge.-par le juge JACQUES BOUSQUET- ¦ Chargé» par le ministre de la Justice d’examiner les deux attalres — celle de la réunion tenue i l’hôtel Hilton et celle d’une conversation enregistrée à l’Insu du directeur René Daigneault — qui valurent au directeur-adjoint André Guay, de la Police de la CUM, d’étre destitué de son poste et congédié sur recommandation de son supérieur Immédiat, M.Daigneault, les Juges Jacques Bousquet, An'dré Forget et J.Alfred Crowe, ont soumis hier leur rapport.A deux voix contre une — le Juge Crowe étant dissident — Ils ont rejeté la demande de destitution du directeur-adjoint Guay.Ils ont du même coup ordonné i la CUM de verser i M.Guay la totalité du traitement qu’il n’a pas reçu pendant sa suspension et de lui restituer, pendant la même période, tous les autres avantages et bénéfices auxquels Il avait droit.Tandis que les Juges Bousquet et Forget rendaient chacun un Jugement très élaboré à l’appui du rejet de la demande de destitution, le Juge Crowe, pour sa part, expliquait longuement les raisons qui Justifient à ses yeux le maintien de la sanction prononcée contre M.Guay.On trouvera dans cette page la première partie du Jugement rendu par le Juge Jacques Bousquet.Il nous est malheureusement Impossible, faute d’espace et en raison de l’heure tardive à laquelle le rapport nous est parvenu, de publier aussi des extraits des textes des Juges Forget et Crowe.\ .IfSlSS Le chef René Daigneault et le directeur adjoint André Guay.Or, ces hommes, plus particulièrement le sergent Gelineau, lui apprennent depuis quelque temps que le Projet “B” serait mis en danger et que l’équipe constituée pour s'en occuoer serait dissoute.André Guay s’est alarmé au su de cette nouvelle.Dans cette atmosphère d’inquiétude au sujet de la survie du Projet “B ”, il apprend, toujours par le sergent Gélineau et ses compagnons, qu’une réunion serait tenue le 23 juillet 1973 à l’Hôtel Hilton, entre les quatre personnes mentionnées dans les détails de la plainte et qu’à cette réunion-là, il serait question de dissoudre l’équipe du Projet “B”.Il apprend au même moment que le président Magnan, invité a cette réunion, s’offre pour porter un appareil électronique qui permettrait d’enregistrer les conversations tenues lors de cette réunion.C’est dans de telles circonstances et sous de telles impressions que le sergent Gélineau demande à André Guay l’autorisation de faire enregistrer les conversations tenues à l'Hôtel Hilton le 23 juillet 1973 entre les quatre personnes susmentionnées, savoir Magnan lui-même, Marcil, Lecuyer et DeLuca.André Guay a accordé cette autorisation.Par la suite, on s'est rendu compte qu'au cours de cette réunion, il n’a pas été du tout question de dissoudre l’équipe du Projet “B ”, mais uniquement de l’opportunité d’offrir aux membres de cette équipe des contrats individuels de travail qui les soustrairaient partiellement à certaines dispositions des conventions collectives de travail.Il s'est donc avéré évident que cet enregistrement autorisé par M.André Guay était parfaitement inutile, qu’il a occasionné des dépenses et du travail injustifiés par le résultat obtenu.Il ne fait en effet aucun doute que M.André Guay a réellement porté foi aux rapports du sergent Gélineau et de ses compagnons du Projet “B ”, à l’effet que tout ce projet était menace de dissolution.Ces sous-ordres n’ont pas manqué une occasion de l’alarmer au sujet de la survie de ce Projet “B”, à un point tel qu’il a meme tenté de le faire agréer par le directeur de l’UaECO, lors d’une rencontre à Châteauguay le 3 juillet 1973.Il est donc evident que M.André Guay, sur la foi des rapports de Gélineau et autres, croyait que le Projet “B” était menacé de disparition; et c’est sous l'influence de cette croyance qu’il a autorisé l’enregistrement qu’on lui reproche.Guay aurait dû vérifier M.André Guay était-il justifié de croire les rapports de Gélineau et de ses compagnons ou bien a-t-il fait preuve de négligence en y croyant aussi fermement sans effectuer certaines vérifications qu’il aurait pu faire auprès des personnes qui convoquaient cette réunion du 23 juillet 1973, plus précisément auprès de Lecuyer et de DeLuca?S’il est vrai qu’il avait toutes les raisons de porter foi aux rapports de Gélineau et de ses compagnons, il aurait sûrement pu également vérifier leurs hypotheses auprès des personnes autorisées comme Lecuyer et DeLuca avant de donner une autorisation d’enregistrement sur la seule foi des rapports de Gélineau et des autres membres de l’équipe du Projet “B”.Il n’a vu que le danger qu’on lui a représenté et, sans en vérifier l’existence ou la gravité, il a pris une décision qui, après exécution, apparait comme injustifiée dans les circonstances.Il ne fait donc pas de doute que M.André Guay a commis la de bonne foi une erreur de jugement en accordant cette autorisation d’enregistrement à Gélineau et ses compagnons, erreur qu’il aurait évitée s'il s’était donné la peine de vérifier certains faits auprès de Lecuyer et DeLuca.Ces vérifications, il a négligé de les faire et ceci constitue de sa part une négligence parce que, s’il avait fait ces vérifications, il est probable qu’il aurait conclu qu’il n’avait pas de motifs raisonnables d'autoriser l’enregistrement de la réunion à l’Hôtel Hilton et il est aussi probable qu’il ne l’aurait pas autorisée.Il nous faut donc conclure que M.André Guay a rempli ses fonctions avec négligence dans cette circonstance, qu’il a commis une erreur de jugement en autorisant cet enregistrement à l’Hôtel Hilton sans motifs raisonnables de le faire, alors qu’il lui aurait été facile d’éviter cette erreur de jugement en prenant certaines précautions, notamment en prenant soin de s’informer à qui de droit avant d’accorder cette autorisation d'un enregistrement inutile.11 y a donc lieu de le blâmer, non pas d'avoir pris au sérieux les avertissements de ses subalternes, non pas d'avoir autorisé cet enregistrement, mais de l'avoir autorisé sans motif raisonnable, alors qu'il lui aurait été facile de vérifier l’exactitude de certaines représentations qu’on lui avait faites, avant d’accorder cette autorisa- tion.C’est donc en ceci et seulement en ceci qu’il a été négligent.Quant au fait d’avoir omis d’en informer son directeur, je n’y décèle aucune négligence.Sans vouloir élaborer longuement là-dessus, il m'apparaît qu’un assistant-directeur de la C.U.M.qui autorise une action qui s’est révélée sans effet ne doit pas être obligé d’en faire rapport au directeur de la C.U.M.qui a sûrement autre chose à faire que d’enregistrer les échecs dans les recherches effectuées dans son service.Cette deuxième partie du reproche fait à M.André Guay au sujet de l’affaire Hilton ne me semble pas fondée et partant ne saurait etre retenue comme une négligence de sa part.“De minimis non curat pretor”.La conversation enregistrée avec le directeur Daigneault Le second grief que le directeur Daigneault fait à son assistant-directeur est un reproche de déloyauté, qu’il exprime ainsi : “2.— D’avoir, à Montréal, au cours des mois de juin ou de juillet 1973, enfreint les dispositions de l'article 6.04 (1) du Code de Discipline — “Commet tout acte, négligence ou se conduit d’une maniéré préjudiciable au bon ordre et à la discipline” En faisant preuve d’un manque de loyauté envers le Directeur René Daigneault; utilisant à son insu de l'équipement électronique pour enregistrer une conversation entre M.Daigneault et lui-mème, monsieur André Guay;” Le directeur Daigneault en est venu à la conclusion qu’André Guay a commis “un acte, négligence, ou se conduit d’une maniéré préjudiciable au bon ordre et a la discipline en faisant preuve d’un manque de loyauté envers le directeur René Daigneault”, en utilisant à son insu de l’équipement électronique pour enregistrer une conversation entre lui André Guay et Daigneault le plaignant.Afin de donner à l’expression: “manque de loyauté”, expression employée dans la rédaction même de la plainte et comme énoncé de l’offense, il convient de citer ici certaines définitions dans les dictionnaires suivants: Dans Larousse (LAROUSSE DU XXième SIECLE): LOYAUTE: caractère de ce qui est loyal.DELOYAUTE: manque de loyauté.DELOYAL: exprime un manque de bonne foi, de probité, une infidélité qui a quelque chose de lâche.Dans le Dictionnaire de l'Academie Française (1935): LOYAUTE: fidélité à tenir sa parole, à faire honneur à ses engagements.DELOYAUTE: Manque de loyauté dans le caractère, acte déloyal.Dans le NOUVEAU DICTIONNAIRE NATIONAL DE BESCHERELLE: LOYAUTE: fidélité, probité.DÉLOYAUTÉ: manque de loyauté, infidélité, perfidie, mensonge mis en action dans ce qu’il a de plus vil et de plus bas.Il convient de garder en mémoire ces définitions afin de donner à cette expression manque de loyauté le sens exact et précis qu’elle doit avoir lorsqu'on qualifie ainsi la conduite de l’assistant-directeur André Guay.Sur ce deuxième grief, la preuve est aussi claire que sur le premier, André Guay a admis tous les faits matériels de l’acte qu’on lui reproche à l’exception de la date et, à l’exception, bien entendu, du caractère de déloyauté qu’on lui donne dans la rédaction de ce reproche.A une date qu’il situe au 4 juin 1973, il admet qu’il a eu une conversation avec le directeur Daigneault dans le bureau de ce dernier et qu’en cette circonstance il portait sur lui un appareil électronique (body mike) permettant l’enregistrement de cette conversation entre lui et Daigneault.Pour sa part, la poursuite (si l’on peut s’exprimer ainsi) soutient que ces événements se seraient produits le 12 juin 1973 au lieu du 4 juin 1973.A part cette divergence, il y a accord sur tous les autres éléments de cet enregistrement.II n’y a pas le manque de loyauté Avant d’aller plus loin, il convient de s» demander si les circonstances de cet incident présentent bien les caractères a’un manque de loyauté (ou de déloyauté) qu’on lui attribue dans l’énoncé ou grief.La preuve a établi que René Daigneault est le supériem immédiat d’André Guay; que le 4 ou le 12 juin 1973, Andre Guay, après s'être muni d'un appareil “body mike” afin d’enregistrer intégralement la conversation qu'il va tenir avec René Daigneault, s'est rendu au bureau de ce dernier et l’a entretenu de différents sujets, tous d’une nature particulièrement confidentielle, mais tous relatifs au service de la police.Cette conversation a eu lieu et elle a été enregistrée sur une bobine qu’An-dre Guay a conservée sans cependant la faire entendre à qui que ce soit.André Guay n'a pas informé René Daigneault du fait qu’il enregistrait cette conversation.Au cours de cette conversation-là, les propos de René Daigneault sont desiinés à André Guay et les propos d’André Guay sont destines à René Daigneault; il ne s’agit pas de l’écoute d’une conversation par une ou plusieurs personnes, par un tiers, étranger à la conversation; il s’agit bel et bien d’une conversation où les informations données sont destinées aux seuls interlocuteurs en présence, le directeur Daigneault et l’assistant-directeur Guay.Il ne saurait être ici question d’espionnage de conversations par une personne qui est étrangère à la conversation elle-même puisque cette conversation destinée à André Guay est entendue par lui et en même temps enregistrée par lui.Il n’est pas question non plus d’interception d’une conversation entre deux personnes qui causent et qui ignorent qu’un tiers les écoute au moyen d’un dispositif électronique, puisque celui qui enregistre la conversation est en même temps celui qui écoute son interlocuteur.Si un tiers eût été là.Pour illustrer ma pensée, il convient peut-être de donner des exemples concrets: Si le directeur René Daigneault tient une conversation confidentielle dans son bureau avec un membre quelconque de son personnel et qu'André Guay s’organise pour intercepter cette conversation entre M.Daigneault et un tiers, hors de la connaissance de René Daigneault, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là d’un acte déloyal puisqu’André Guay intercepte une conversation qui ne lui est pas destinée à lui.Dans une telle situation, on doit qualifier une telle écoute d'acte déloyal d’André Guay à l'endroit du directeur Daigneault, puisque de toute évidence, il écouté une conversation qui ne le concerne pas, qui ne lui est pas destinée et qu’il pratique ce qu'on pourrait appeler un vulgaire et vil espionnage.Cependant, la situation est bien différente si, au lieu d'être étranger à la conversation, André Guay tient une conversation avec René Daigneault et ce tiers.Si André Guay est un des trois interlocuteurs dans cette conversation, on peut alors dire que la conversation est autant destinée à André Guay qu'aux deux autres interlocuteurs, savoir René Daigneault et le tiers.Dans une telle éventualité, le fait d’enregistrer cette conversation avec René Daigneault et le tiers n’a rien d’un vulgaire ou vil espionnage puisque cette conversation lui est destinee tout autant à lui qu’à René Daigneault et au tiers, que cette conversation le concerne puisqu’elle s’adresse à lui et que le fait de l’enregistrer dans sa mémoire, dans un cahier de notes ou sur une bobine n’a absolument rien de déloyal puisqu'au cours de cette conversation, René Daigneault et le tiers, lui disent des choses qu’il doit entendre.Il n’y a là, rien de déloyal, aucun espionnage et il devient absolument indifférent que cette conversation soit seulement entendue par André Guay ou qu’elle soit enregistrée pour son seul usage personnel.Dans le cas qui nous occupe, c’est exactement ce qui se produit.André Guay rencontre le directeur Daigneault; seul à seul, ils ont une conversation d'une nature confidentielle, bien que le mot “confidentiel” ne soit pas prononcé.André Guay écoute ce que son directeur lui dit.Au lieu de se fier à sa mémoire ou de noter ce que René Daigneault lui dit, il l'enregistre sur une bobine qu’il conserve et qu’il ne fait entendre à personne d’autre.De toute évidence, la conversation qu’il écoute et enregistre lui est destinée à lui et à lui seul.Mais alors quel mal y a-t-il pour lui d’en garder mémoire sur une bobine, au lieu d’en garder mémoire sur une feuille de papier ou d’en garder simplement un souvenir fidèle?La seule différence réside dans le fait que l'enregistrement comporte une image plus exacte, plus fidèle et plus complète de tout ce qui s’est dit au cours de cette conversation.Il ne saurait être question d’espionnage dans une telle éventualité.Il n'y a rien de déloyal dans une telle attitude si André Guay ne fait aucun usage répréhensible de cet enregistrement.à suivre la parole du Jour “Sans leadership un peuple déchoit” — Proverbes 11,14a cours tijnÉ sessions Intensives de 2 semaines dans la POTERIE instruction individuelle pour débutants et avancés, excellente nourriture et accommodation.Pour dépliant, écrire MTERilRqW Way’s Mill*.R.R.1 Ayer’s Clift, Québec.(819) 838-4321 vient de paraître La Nordicité canadienne de Louis-Edmond Hamelin A l'heure de a crise des madères premieres à l'heure des pipe-lines evo La Nordicité canadienne dt Louis-Edmond Hamelin Pensees, aspects géographiques et politiques, possibilités d'actions.tonnaissanc e des \mérindiens, débat sur les « grandes affaires » umc sa ne "Le succès vient du grand nombre des conseillers ” — Proverbes ll.Mb.resc s so urc mond éditions "Tous les fleuves marchent vers la mer.et la mer ne se remplit pas; et pourtant les fleuves continuent à marcher vers leur terme” — Qohé-let 1,7.WO ouest hurtubise hmh monuclii 6 • Le Devoir, samedi 28 juin 1875 Les enquêtes auront donné le ton à la session qui prend fin par Qérald LaBlanc QUEBEC — Le pool-room habituel de l'Assemblée nationale avait fait place hier à un véritable salon du XVIIe siècle, fréquenté par une foule record de députés, plus de 91 à un certain moment, remplis de belles manières, de gentillesse, de collaboration et d’une productivité remarquable.Tout cela afin de suspendre les travaux sessionnels jusqu'à l’automne au 28 octobre en fait et profiter du climat estival après 52 jours de cette session ouverte le 18 mars 1975.Cette première tranche de la troisième session de la trentième Législature restera dans les annales comme celle de la construction ou des remous politiques et législatifs engendrés par la commission Cliche.Depuis le dépôt du rapport Cliche le 5 mai, l'Assemblée nationale a gravité autour des blâmes et des recommandations formulés par les trois commissaires, devenus de véritables vedettes populaires avec la complicité des moyens d’informations.La commission Cliche avait indiqué clairement qu’elle n’entendait pas faire de recommandations sur les hommes politiques malgré les nombreux reproches dirigés contre eux tout au long du rapport.L’opposition a pris la relève et tenté, notamment à la période quotidienne de question, d’obtenir le remplacement du ministre du Travail, M.Jean Coumoyer, et des représailles contre certains collaborateurs du premier ministre et du.ministre du Travail, notamment M.Paul Desrochers, blâmés dans le rapport Cliche.Fort de l’appui indéfectible de son chef, M.Coumoyer entreprenait de son côté une deuxième carrière: après quatre années de ministre-pompier, il devenait pour deux mois ministre-législateur et administrateur.Dans la foulée du rapport Cliche, M.Coumoyer a présenté et fait adopter cinq projets de loi touchant directement l’industrie de la construction, le dernier et le plus important étant adopté à la toute fin de la session, afin de mettre sur pied l’Office de la construction, à qui on remet en somme la corvée du grand ménage recommandée par le rapport CUche.Poussé cette fois par une grève, M.Cournoyer pilotait également une loi visant à indemniser les victimes de silicose et d’amiantose, adoptée juste avant l’ajournement et le lendemain de la marche des grévistes à l’Assemblée nationale.Une autre commission d’enquête, celle du juge Dutil sur le crime organisé, mettait un autre ministre sur la sellette, M.Normand Toupin, blâmé par l’opposition d’avoir manqué de vigilance et de fermeté pour enrayer le commerce de la charogne.L’enquête de la CECO donnait également lieu a de nouvelles lois et à de nouveaux règlements sur l’inspection et la qualité des aliments.Hors-d’œuvre important de cette première tranche de session, la Charte québécoise des droits de l’homme aura elle aussi été adoptée en toute fin de session, après que son parrain, M.Jérôme Choquette, eut donné suite à plusieurs recommandations importantes soumises depuis le dépôt du projet original.Soulignons particulièrement la reconnaissance de l’égalité des époux dans la communauté matrimoniale et la primauté de la charte sur les autres lois qu’adoptera le Québec.Parmi les autres lois importantes adoptées depuis le 18 mars dernier, il faut mentionner la Loi sur le cinéma, attendue depuis une dizaine d’années, la Loi sur l’assurance-stabilisation des revenus agricoles, dernier fruit de la colère verte de l’an dernier, le crédit forestier et ia loi rendant obligatoire la fluoration de Teau potable.Avant le sprint législatif des derniers quarante jours, les parlementaires avaient procédé à la corvée annuelle de l’examen détaillée des crédits octroyés à chaque ministère.Avec un budget atteignant maintenant les $9 milliards, le travail ne manque pas pour l’opposition.Exercise permettant de constater une fois de plus l’aspect caricatural de cette trentième Législature où les neuf députés de l’Opposition doivent se fendre en quatre pour suivre le courant tandis que les 100 libéraux se morfondent et s’ennuient sur les arrières-bancs.De toute façon, les vacances sont arrivées et tout le monde était content hier au grand collège que demeure le Parlement de Québec.Avant de prendre la route de la villégiature, les députés libéraux et leurs épou- ses étaient, hier soir, les invités de leur chef, M.Robert Bourassa, au Manoir Saint-Castin du lac Beauport.L’hôtel du gouvernement ne sera cependant pas complètement désert durant l’été puisque d’importantes commissions parlementaires siégeront pour examiner le financement des Jeux olympiques, la marche de l’Hydro-Québec, les avant-projets de loi sur la protection de la jeunesse et la modification de la loi des transports.De son côté, M.Bourassa, pour qui la politique demeure l’unique passe-temps, aura le temps de mettre les dernières retouches à son mini ou maxi-remaniement ministériel.Dans l’éventualité d’un véritable remaniement ministériel, M.Bourassa pourra profiter de la vingtaine de cases que vient de lui fournir son ministre de la Justice M.Jérôme Choquette, en augmentant le nombre de juges au Québec.suites de Je premièré p^9e ANDRÉ QUAY D’autre part, le juge Bousquet souligne que cette négligence n'a rien d'assimilable, de près ou de loin, à un acte de corruption ou de malhonnêteté qu’on devrait considérer comme une mauvaise con-, duite, susceptible de permettre de prononcer une destitution.De son côté, le juge André Forget diffère d’opinion quant à l’absence de motif raisonnable pour l’autorisation de l'enregistrement de la réunion du Hilton.11 lui semble qu'il faut assimiler l'absence de motif raisonnable à l'absence de cause raisonnable et probable.Citant un traité de droit, le juge souligne que cette absence se ramène en somme à “la témérité et à la légèreté répréhensible” et que la cause raisonnable et probable “dépend moins des faits de la cause que de la croyance honnête et raisonnable, fondée sur des motifs plausibles”.Or, le juge Forget a longuement analysé le contexte historique qui a amené le directeur adjoint Guaÿ à croire que la réunion du Hilton était une manoeuvre de plus pour limoger certains policiers et faire échec à une vaste enquête bancaire sur les transferts de fonds entre personnages de la pègre.Le magistrat fait ressortir comme certains évènements ont amené des policiers qui se sont donnés corps et âme à leur travail, à devenir méfiants et à être convaincus que certains personnages du crime organisé avaient enfin réussi à avoir leurs têtes.Cette analyse des faits et de l'atmosphère dans lesquels ils se sont déroulés amène le juge Forget à affirmer qu'il ne peut se convaincre que M.Guay n’avait pas des motifs raisonnables d’autoriser ( enregistrement de la réunion du Hilton, et encore moins qu'il s’est rendu coupable d'un manquement à la bonne conduite.A cela, le juge Forget ajoute: "La conclusion à laquelle j’en arrive n'implique pas nécessairement que j’approuve sur tous rapports les gestes poses par M.Guay.Une attjtude, une action, un geste peut très bien être reprochable sans que, d’autre part, il puisse être dit qu'il constitue un manquement à la bonne conduite”.En ce qui concerne le reproche d’avoir omis d'informer le directeur de l'opération Hilton, les juges Bousquet et Forget n'y décèlent aucune négligence.Il apparaît même pour le juge Bousouet qu'un directeur adjoint de la police de la CUM qui autorise une action qui s'est révélée sans effet, ne doit pas être obligé d’en faire rapport au directeur qui a sûrement autre chose à faire que d’enregistrer les échecs dans les recherches effectuées dans son service.Au sujet de cette première accusation, le juge J.-Alfred Crowe a enregistré sa dissidence en rejetant comme non fondé et surtout non concluant à l'avantage de M.Guay, le contexte des conflits auxquels ont été mêlés les détectives patronnés par le directeur adjoint de la police de la CUM.Le juge Crowe estime que M.Guay s'est rendu coupable non pas d'une simple erreur de jugement mais d'une né- 28 Juin par la Presse Canadienne Il y a 56 ans aujourd'hui, en 1919, était signé le Traité de Versailles qui mettait fin à la 1ère Guerre mondiale et constituait le fondement de la Ligue des Nations dont l’intention était de conserver la paix.Les exigences faites aux Allemands par ce traité ont cependant été un des facteurs qui ont porté Hitler au pouvoir 14 ans plus tard.1609 — Champlain quitte Québec pour un voyage au cours duquel il découvre le lac qui porte aujourd'hui son nom.1894 — Conférence inter-coloniale de l’Angleterre, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, à Ottawa.1926 — Le gouvernement libéral doit démissionner à cause du scandale des douanes.1950 — Les Nord-Coreens prennent Séoul, tandis que les Sud-Coreens battent en retraite au sud du fleuve Han.1963 — La visite à Berlin-est de Nikita Khrouchtchev, deux jours après le B à Berlin-ouest du president y.gligence grave vu l’importance de son poste.11 base son raisonnement en indiquant que M.Guay a omis de vérifier le bien-fondé des prétentions des policiers mécontents qui sont allés le voir; a néglige de conseiller à ces policiers de soumettre leurs représentations à leur supérieur immédiat; a pris le fait et cause des policiers en question dans de telles circonstances; a pris la décision d'autoriser l’écoute électronique d’une réunion de collègues sans obtenir l’approbation préalable de son directeur ou de l'autorité supérieure à ce dernier s’il ne pouvait plus faire confiance à son directeur; et n'a pas tenu compte du mauvais exemple qu'il donnait à ses subalternes en autorisant l'écoute de cette réunion qu'il importe de différencier d une réunion entre gens de la pègre.Concernant le second reproche, celui d'avoir manqué de loyauté envers M.Daigneault, en enregistrant à son insu une conversation avec lui, les juges For- ¦ get et Bousquet statuent que M.Guay n’a pas agi de façon déloyale puisqu'il n'a pas fait un usage répréhensible de cet enregistrement.Au lieu de se fier à sa mé- la météo Tout le sud de la province jouira d’une belle fin de semaine.• Régions de Chibougamau de l'Abitibi: généralement ensoleillé; Maximum: 28 à 30.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides.des Cantons de l'Est, de Québec, Trois-Rivières, de la Haute-Mauricie, de 10u-taouais, de Montréal: ensoleillé: maximum 28 à 30.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles: ensoleillé avec quelqut s passages nuageux et possibilité d'une averse en fin de journée; Maximum: près de 25.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé • Région du Lac St-Jean: ensoleillé avec des passages nuageux et possibilité d’une averse ou d’un orage; maximum: près de 27.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé.• Régions de Rimouski, de la Gaspésie: ensoleillé avec quelques passages nuageux en tin de journée; maximum: près de 26.Aperçu pour demain: généralement ensoleillé.moire ou de noter ce que M.Daigneault lui disait, il l’a enregistré sur une bobine qu’il a conservée et çjù’il n’a pas fait entendre à personne d’autre.Dans de telles circonstances, et comme il n’y avait rien d’illégal puisqu’il s’agissait de la propre conversation de M.Guay, le juge Bousquet n’hésite pas à conclure qu’il n’y a rien de déloyal dans cette initiative, rien de contraire à la bonne foi, à la probité, à la fidélité.Il n’y a rien de perfide, d’infidèle ou de mensonger dans cette conduite.M.Guay n’a pas trahi la confiance de son directeur, et il n’a pas manqué ni à sa parole ni à ses engagements.A cela, le juge Forget tient encore une fois compte du contexte.Il rappelle que la conversation a porté sur l’affaire Saul-nier et que M.Guay n’a fait que son devoir en s'enquérant de la situation, en exerçant des pressions pour que cette affaire soit videe complètement, en faisant en sorte que l'affaire débouche, qu’il se fasse quelque chose de concret.Pour sa part, le juge Crowe reprend à son compte les critiques souvent formulées à l’endroit de M.Guay et ses “hommes”, et se demande s’il est possible que M.Guay ait l’exclusivité d’un sain raisonnement et que tous les autres dirigeants aient tort.Après avoir critiqué une décision du Conseil de sécurité comme si lui seul pouvait avoir un sain raisonnement, dit le juge, le directeur adjoint Guay va plus loin envers son directeur et enregistre clandestinement ce qui se dit au cours d’une entrevue qu’il a sollicitée.Pour le juge dissident, il s’agit là non seulement d'un manque de loyauté mais aussi d’un manquement à la bonne conduite.CANADIAN COPPER nombreux, à la Direction de la protection de l'environnement, pour vérifier régulièrement, non seulement l’atmosphère de l'usine mais aussi l’étendue, le degré de substances nocives provenant de l’usine; 4) Que soit fermé en permanence le service de “purification” de la CCR, ou qu’on y fasse des adaptations éloignant tout danger aux êtres humains; 5) Que l’on informe les travailleurs des substances dangereuses existant dans leur aire de travail; 6) Que l'on acquière, et utilise, des détecteurs d’arsine (gaz plus lourd que l’air) tant et aussi longtemps que subsiste la possibilité de telles émanations- 7) Que le personnel engagé par la compagnie pour des tâches de génie soit accrédité a l’Ordre des ingénieurs de la province de Québec et soumis au comité de discipline de cette corporation (cette recommandation est conforme à celle que faisait le procureur de l’Ordre des ingénieurs pour assurer une meilleure protection du public).Un long préambule situe le mandat du coroner et permet de faire un retour sur le Code pénal et la jurisprudence traitant de négligence criminelle.Vient ensuite le résumé des faits et la citation d'extraits de témoignages qui convergent vers le verdict que 1 on sait.La CCR existe depuis plus de 40 ans.Elle reçoit du groupe Noranda un agrégat dont elle doit extraire du cuivre, principalement.Une fois l’électrolyse réalisée — processus qui peut prendre dix jours environ — l’on prévoit une “purification" dans des cuves.C’est à cette dernière étape qu'étaient affectés Dorval et Da Costa le 3 janvier 1975.Deux aires de purification sensiblement pareilles existaient.L une ne faisait pas problème, en partie parce que la ventilation semble avoir été bonne.Dans la deuxième aire de purification toutefois — celle sur laquelle s’attarde Me Shadley — on en vint à dépasser le seuil tolérable (TLV) par un compromis décrit par un Guay mis en vacances forcées La première décision du directeur de la police de la CUM, M.René Daigneault, par suite du rejet de sa requête en destitution par la Commission de police du Quebec, a été hier soir de mettre son adjoint, M.André Guay, en vacances forcées jusqu’à ce qu'il ait pu discuter de son cas avec le Conseil de sécurité.M.Daigneault a refusé par ailleurs de commenter publiquement la décision de la Commission de police ordonnant la réintégration immédiate et inconditionnelle de M.Guay à son poste.Quant à la décision d'obliger son adjoint à prendre ses vacances, elle a été communiquée par la lettre suivante: "Monsieur André Guay.Je viens de prendre connaissance du jugement de la Commission de police du Québec en date du 26 juin courant.Veuillez vous considérer en congé annuel à compter de dimanche 29 juin, jusqu'à nouvel ordre.Entre-temps, je discuterai de votre cas avec les membres du Conseil de sécurité.(Signé) Le directeur, M.René Daigneault.” Avant la réception de cette lettre, M.Guay avait fait savoir par la bou- che de son avocat, Me Philippe Géli-nas, qu’il entrerait à son bureau de directeur adjoint dès lundi matin.“Il entrera, avait déclaré Me Géli-nas, la tête haute, comme il l’a portée durant toute l'enquête.Mais il prendra aussi ses fonctions avec le sens de la hiérarchie et le respect qu'il doit à ses supérieurs.” Apres la réception de la lettre de M.Daigneault, Me Gélinas a déclaré: “Mon client va évidemment se conformer aux instructions de son directeur quoiqu'il eut été de la plus élémentaire courtoisie que celui-ci consulte d'abord son adjoint quant au moment de prendre ses vacances annuelles, comme cela se fait toujours.Il ne faut pas oublier que M.Guay vient de passer cinq mois en vacances forcées, sans salaire." A cela, Me Gélinas a ajouté, à titre personnel ; “S'il apparaît que les instructions de M.Daigneault sont un truc maladroit et malhabile pour se soustraire à la décision de la Commission de police et ainsi violer la loi, je contesterai cette décision devant les tribunaux.Il est temps que le directeur de police, le premier, donne l’exemple du respect de la loi et des tribunaux.Cependant, en dépit de tout cela, M.Guay se conduira comme un officier de police respectueux des décisions de son directeur.” Appelé à commenter personnellement les évènements, M.Guay n'a pas caché sa très grande satisfaction devant la décision des juges Bousquet et Forget mais il a refuse d’ajouter quoique ce soit, indiquant qu'un membre du service de la police ne fait pas de déclaration sauf pour le service.De son côté, le président du Conseil de sécurité, Me Paul-Emile L’Ecuyer, a fait dire qu’il ne commenterait la décision de la CPQ qu’après avoir pris connaissance du texte du jugement et avoir consulté les autres membres du Conseil.Quant à la lettre de M.Daigneault il a déclaré ne pas en avoir été informé.Il n'est toutefois pas question d'une assemblée spéciale du Conseil de sécuité.Le cas de M.Guay ne sera donc étudié en principe que vendredi prochain, lors de la prochaine séance régulière.ex-cadre de la compagnie, M.Whitaker.Ce que M.Whitaker qualifie de “reasonably good compromise” est flétri par le coroner qui n’entend pas que l’on joue ainsi sur les facteurs de sécurité pour perdre le moins possible de cuivre: "Ce genre de compromis est inacceptable quand il s’agit de la santé et de la securité des employes”.Or, la compagnie, selon Shadley, a persisté à vouloir retirer le plus grand nombre possible de grammes de cuivre d’une solution qui par ailleurs pouvait contenir une quantité inquiétante d’arsine.Me Shadley ne comprend pas que l’on n'ait pas tenté de réviser les instructions aux “pumpmen”, même après que deux travailleurs eurent été examinés le 10 mai 1974 au Royal Vie et que, pour une deuxième fois, un travailleur (Skylak), dut ê-tre hospitalisé le 16 décembre 1974 au même hôpital.La première fois, le Dr Hayward a téléphoné à la compagnie pour attirer l’attention sur les “hasards” de l’arsine — mais personne ne crut bon de prévenir le médecin de la compagnie.Le rapport que M.Thiriar, prépose aux contrôles de l’environnement pour la CCR, adressait à Whitaker le 6 avril 1973, retient l’attention parce que l’on y parle de concentration maximum permise quant à une exposition prolongée à l’ar-sine.Thiriar a discuté de ce rapport avec Johnston peu après l’avoir complété et l’on ne jugea pas à ce moment qu’il y eût “danger absolument grave”.En août 1973, Thiriar revient avec une recommandation d’étudier la ventilation.En 1974, la compagnie décide de placer des hottes au-dessus de ces cuves de purification mais la question était toujours à l'étude au moment où l’équipe de sept hommes se mit à l’oeuvre, le 3 janvier 1975.Des deux éventails — qualifiés de rudimentaires par l’Ordre des ingénieurs — l’un fut même enlevé au cours de réparations et ne fut pas remplacé, en novembre ou décembre 1974.Tous ces facteurs ainsi qu’une “situation exceptionnelle” existant ce jour-là auraient tout simplement mené à la mort de deux travailleurs.Les pages 65 et 66 du rapport expliquent que si la compagnie avait eu une attitude plus ouverte à l’égard de ses employés quant à ce danger provenant de I arsine — ce qui aurait mené à une enquête satisfaisante sur les incidents de mai et de décembre 1974 — “l’incident de janvier aurait probablement pu être évité." On aurait pu aussi éviter cet incident, selon Hadley: en respectant le seuil prescrit par les normes gouvernementales ou en enquêtant sur le danger de l’ar-sine au lieu de se fier à des publications.Si encore la compagnie avait expliqué aux préposés aux cuves que si les deux dernières “cellules” de purification ne portaient pas trace de cuivre, ils devraient vérifier les autres cellules et devant un résultat négatif, interrompre le courant.Mais il y avait a la CCR une absence totale de communication quant au danger de l’arsine; à preuve, le surveillant de l’aire de purification, M.Harper, n’a pas reçu d’explication sur les rasons de l’installation de ventilateurs.Dans ses conclusions, Me Shadley estime que la CCR avait pris connaissance du danger de Tarsine par son vice-président Johnston, vrai dirigeant de l’entreprise (directing mind and will).Selon Me Shadley, la compagnie, compte tenu de cette connaissance» du danger existant, a manifesté une insouciance à l’endroit de la vie de ses employés, une insouciance qu’on pourrait même qualifier de déréglée ou téméraire pour la vie et la sécurité d’autrui.“La preuve mène à la conclusion qu’un homme raisonnable aurait non seulement prévu la possibilité de mort due à l’intoxication par l’arsine mais qu’il aurait dû prévoir cette possibilité si l’on considère la connaissance et la conduite de la compagnie.” IDI AMINE son point de vue en ce qui concerne les deux derniers faits.Il dément que les véhicules interceptés jeudi par les autorités kenyanes sur leur territoire, transportaient des fusées soviétiques.Ce transit qui concerne des seuls vénicules militaires, précise-t-on à Kampala, avait été approuvé par écrit par le président Kenyatta, en personne et une confirmation orale de cette autorisation avait été donnée par le ministre des Affaires étrangères du Kenya.Quant à la décision du Botswana de ne pas participer à la réunion de l’OUA à Kampala, on s’en félicite officiellement dans la capitale de l’Ouganda.“Il ne fait de doute pour personne que le Botswana s’exprime sous la pression de l’Afrique du Sud et du gouvernement britannique", a déclaré un porte-parole gouvernemental ougandais, ajoutant qu’il était en effet préférable que le Botswana s’abstienne de participer à la réunion car sa délégation pourrait divulguer à ses maîtres sud-africains et britanniques les secrets des délibérations de l’instance africaine, notamment en ce qui concerne les informations sur les mouvements de libération en Afrique du Sud, en Namibie et en Rhodé-sie”.A Kampala, cependant, le haut-commissaire intérimaire de Grande-Bretagne déclarait qu’il n'avait pas encore eu confirmation de ces arrestations et qu’il ignorait encore combien de su- jets britanniques auraient été arrêtés.Quant à M.Callaghan, il n’entend toujours pas se rendre à Kampala, a déclaré un porte-parole du Foreign Office, précisant que le ministre des Affaires étrangères attendait toujours la réponse du général Amine au message qu’il lui avait adressé mercredi soir.GARDE TUÉ au bureau du médecin pour être traité et soulagé d’un ulcère qui le fait souffrir.Il est considéré comme extrêmement dangereux.La police demande aux citoyens d’être prudents et rappelle que l’anonymat des personnes qui auraient des renseignements à fournir sera scrupuleusement respecté.En apprenant la mort d’un garde du pénitencier Archambault, les dirigeants du Syndicat de la fonction publique représentant les employés de prisons ont aussitôt convoqué une réunion de l’exécutif national.Le syndicat entend réclamer à nouveau le rétablissement de la peine capitale.Un porte-parole syndical a laissé entendre que des journées d’étude pourraient être décrétées si le gouvernement décidait d’ignorer cette demande faite avec insistance.$161,000 pour non-respect du ratio maître-élève Une sentence arbitrale qui vient d’être rendue en faveur d’un syndicat d’enseignants protestants, la “North Island Teacher’s Association”, vient de porter un rude coup à une pratique de certaines commissions scolaires protestantes, lesquelles emploient un nombre de professeurs moindre que celui prévu par le ratio maître-élève.Un grief logé en octobre 1973, vient d’être gagné par ce syndicat, ce qui oblige la “North Island Regional School Board" à verser à ses professeurs une somme totale de $161,000.Durant l’année scolaire 1973-74, le syndicat avait découvert que la commission scolaire avait à son emploi 15.1 ensei- gnants de moins que le nombre autorise par le ratio maître-élève.La population étudiante étant de 6,014 élèves, elle aurait dû avoir à son emploi 354 enseignants.Or elle n’en avait que 348.1, y incluant 13 conseillers d’orientation et bibliothécaires.Une telle pratique, selon le syndicat, alourdissait anormalement la tache des enseignants.Selon un porte-parole du syndicat, M.Don Boyle, la sentence du tribunal d’arbitrage pourra faire réfléchir plusieurs autres commissions scolaires protestantes qui ont comme pratique d’inclure dans le ratio maître-élève les orienteurs et les bibliothécaires, contrairement aux normes du gouvernement.Rock Forest Les ravisseurs n’étaient pas au rendez-vous fixé SHERBROOKE (CP) — Une partie de la rançon a été déposée à un endroit convenu pour la libération de Mme Blan-chet de Rock Forest mais les ravisseurs n’étaient pas au rendez-vous.La famille Blanchet avait effectivement accepté de payer la somme de $50,000 hier matin aux ravisseurs avec l’assurance que Mme Blanchet serait libérée au cours de la journée.Après avoir réclamé d’abord la somme d’un million de dollars, les ravisseurs ont fait savoir jeudi qu’il se contenteraient du montant que la famille avait jusque-là réussi à récupérer.Une première directive était d’aller déposer l’argent près d’une clôture à Richmond, 25 milles au nord-ouest de Sherbrooke.Plus tard dans la journée, un appel téléphonique prévenait la parenté de Mme Blanchet que la rançon serait plutôt attendue au Manoir Drummondville.Il était près de 3 heures dans la nuit de jeudi a vendredi lorsqu’un membre de la famille Blanchet s’est chargé d’accomplir cette délicate mission.Mais personne ne s’est présenté pour cueillir la rançon.Le suspense avait commencé le matin de la Saint-Jean-Baptiste alors que Mme Léna Blanchet, âgée de 63 ans, fut enlevée à sa résidence de la rue Fontaine à Rock-Forest.Elle se trouvait seule à la maison au moment de l’arrivée des ravisseurs.Le fils de Mme Blanchet, Gaston, recevait ce matin même l’appel qui réclamait $1 million en menaçant d’assassiner l’otage.Puis, le lendemain, les ravisseurs ont réduit leur réclamation à $300,000 pour enfin jeudi soir se dire disposés à n’accepter que $50,000.Il était minuit lorsque Gaston Blanchet, qui fut constamment en contact avec les ravisseurs depuis mardi, quittait sa luxueuse demeure située en bordure de la rivière Saint- Blakeney appuiera Broad bent OTTAWA (PC) — Le premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, appuiera la candidature de M.Ed Broad-bent au leadership du Nouveau parti démocratique.C’est ce qui a été annoncé, hier, dans un communiqué émis par le parti.D’après le communiqué, M.Blakeney pense que M.Broadbent est l’homme qu’il faut pour diriger le parti.Plus loin, il est précisé que M.Blakeney a fait part de son appui à M.Broadbent dans une déclaration qu'il a faite antérieurement à Regina.M.Broadbent a occupé le poste de leader parlementaire du NPD depuis la défaite électorale subie l’été dernier par M.David Lewis, qui est encore leader officiel du parti.Un congrès au cours duquel le parti se donnera un nouveau chef doit avoir lieu vendredi prochain à Winnipeg.François.Les Blanchet sont propriétaires d’une vaste ferme d’élevage de bovins.Avant d’accepter de remettre une rançon, la famille avait exigé de parler à Mme Blanchet, ce cpii fut fait.Déjà, le lendemain de l’enlevement la famille avait reçu une lettre de la main de la victime assurant qu’elle était bien traitée par ses_ ravisseurs.Du côté de la Sûreté du Québec, les recherches sont intenses mais discrètes.Les policiers sont très peu loouaces.L’opération se poursuit à l’aide d'un important déploiement de forces policières, d’un avion et d’un hélicoptère ainsi que de plusieurs embarcations.En fin de soirée hier, Gaston Blanchet s’attendait à une autre communication des ravisseurs.DUHAMEL, Marguerite c.n.d.A Montréal, le 27 juin 1975 à la maison mère des soeurs de la Congrégation Notre-Dame, est décédée Soeur Marguerite Duhamel, en religion Soeur St-Pierre, c.n.d.Les funérailles auront lieu lundi, 30 juin à la Maison mère 3040 Sherbrooke Ouest à 2 heures.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.HOTTE, Paul-Emile c.a.c.A Québec le 26 juin 1975 a l’âge de 66 ans, est décédé le Révérend Père Paul-Emile Hotte fils d’OIias Hotte et d Anne Prévost.Les funérailles auront lieu mardi, fer juillet.Le convoi funèbre partira de la Residence Cote-des-Neiges No 4994 Chemin Cote-des-Neiges, pour se rendre à l’Oratoire St-Joseph du Mont-Royal, Montréal où le service sera célébré à 2 heures.Et de là au cimetière jt-Laurent, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Direction Boudrias et Cormier Liée Expose samedi soir, à 7 hres._____ NECROLOGIE Décès du Père Paul-Emile Hotte, c.s.c.curé de la paroisse St-Sébastien, Spanish, Ontario Le père Paul-Emile Hotte est décédé subitement dans la ville de Québec le jeudi.26 juifl 1975.à l’âge de 66 ans.Ne le 5 juillet 1909 à Saint-Martin-de-Laval.Que , d’Olias Hotte et d’Anne Prévost, il fait ses études classiques au collège de Saint-Laurent et théologiques.au grand séminaire de Montréal; il est ordonné prêtre le 2 février 1936 Durant une quarantaine d’années, il remplit les fonctions les plus variées: professeur au collège de Saint-Laurent (1936-1941).études en lettres à l'Ecole normale supérieure de Laval (1941-1943), préfet des études au collège de Saint-Laurent (1943-1946).professeur au collège Sainte-Croix (1946-1949).études on lettres à Paris (1951-1952).professeur au collège Sainte-Croix (1952-196,3), études en pastorale à Paris (1963).prédicateur (1964-1967), curé de la paroisse Sainte-Cécile à Dubreuil-ville.Ontario ( 1969-1975).curé de la paroisse Saint-Sebastien.Spanish.Ontario (depuis le 2 février 1975).Le défunt sera expose à la Résidence ( otc-des-Neiges.4994 chemin de la ( ote-des-Neiges.samedi, le 28.à I9h Les funérailles auront lieu à l’Oratoire Saint-Joseph, le mardi.I juillet, à 14h. Le Devoir, samedi 28 juin 1975 • 7 Le gouvernement et le PQ s’entendent pour mettre le point final à l’affaire Morin 0ar Géra Id LeBlanc QUEBEC — Il n’y aura pas de vainqueur dans la désormais célèbre affaire Morin.Le gouvernement libéral et l’opposition péquiste se sont en effet entendus pour clore cet “incident de parcours” à l’amiable en proclamant dans un communiqué conjoint la bonne foi de tous et chacun.Comme le rapportait la presse, l’entente était bien intervenue le 11 juin dernier mais elle n’a été dévoilée qu’hier midi, à quelques heures de l’ajournement des travaux de la session, par le president de la Chambre, M.Jean-Noël Lavoie, l’artisan de cette solution négociée devant la Commission de l’Assemblée nationale.Les porte-parole des deux parties, MM.Gérard-D.Lévesque et Jean Bienvenue pour le gouvernement libéral, Jacques-Yvan Morin et Robert Burns pour l’opposition officielle, ont d’ailleurs promis de ne faire aucun commentaire sur les termes de l’entente, qu’il convient de citer au texte.La présente Loi de la législature doit faire l’objet d’une révision en profondeur.Le gouvernement, l’opposition officielle et tous les membres de l’Assemblée nationale en conviennent: “Dans cette perspective, le parti ministériel et l’opposition of- ficielle ont convenu d’apporter une solution au problème soulevé par le député de Cremazie et ministre de l’Immigration, M.Jean Bienvenue, concernant la participation du chef de l’Opposition officielle, M Jacques-Yvan Morin, au dernier congrès de l’AIPLF (Association internationale des parlementaires de langue française).“Considérant que le problème a comme origine une erreur technique, que toutes les personnes en cause ont agi de bonne foi et qu’il n’y a pas eu de coup monté (frame-up) de la part de qui que ce soit; “Considérant qu’en équité il apparaît que le chef de l’opposition officielle ne devrait pas avoir à défrayer lui-même les dépenses entraînées par sa participation au congrès de l’AIPLF; “Il est convenu, en vue de regler ce problème, compte tenu de ce qui précède et qui est reconnu par toutes les parties incluant les signataires aux présentes: “D qu’un chèque de $1,796.00 soit émis par l’Assemblée nationale au chef de l’opposition à même l’iiem budgétaire que pourra indiquer le Vérificateur général; 2) que ce chèque soit aussitôt endossé par le chef de l'opposition et remis au président de l’Assemblée nationale.Et l’entente est signée, en date du onze juin 1975, par MM.Gérard-D.Lévesque, leader parlementaire du gouvernement, et Jean Bienvenue, ministre de l’Immigration, ainsi que par MM.Jacques-Yvan Morin, chef de l’opposition officielle, et Robert Burns, leader parlementaire de l’opposition officielle.Agissant comme témoin, le président de l’Assen.blée nationale, M.Jean-Noël Lavoie, a également signé cette entente.Après la lecture du règlement, MM.Bienvenue, l’accusateur et Morin, l’accusé, ont tous deux fait de brefs commentaires pour indiquer que l’incident était clos et qu’il fallait le considérer comme chose du passé.M.Morin a cependant dû ajouter un mot d’excuse pour les propos tenus lors du dernier congrès du PQ à Baie-Comeau, alors qu’il avait dit aux militants qu’il sortait blanchi de cette affaire et que l’odieux retombait sur M.Bienvenue, l’exécuteur des basses oeuvres du gouvernement.“Les mots prononcés à Baie-Comeau ont dépassé ma pensée”, a dit M.Morin.Le whip du parti libéral, M.Louis-Philippe Lacroix, présent à la réunion de la commission de l’As-semblee nationale, n’en demandait pas plus pour ses troupes.Rappelons maintenant la nature de l’accusation portée par M.Jean Bienvenue le 18 décembre 1974 contre M.Jacques-Yvan Morin, accusé d’avoir enfreint la Loi de la législature et de s’être rendu indigne et inhabile à siéger à l’Assemblée nationale.En somme le même genre d’accusation que M.Robert Burns avait portée contre l’ex-député libéral Jean-Claude Boutin que M.Bienvenue n’avait pu sauver et qui avait dû démissionner pour être défait lors d’une élection complémentaire par l’unioniste Maurice Bellemare.M.Boutin était accusé d’avoir représente le procureur général après son élection, geste prohibé par la Loi de la législature.Le cas de M.Jacques-Yvan Morin était bien différent.Dans le cadre d’une mission officielle de l’assemblée nationale, M.Morin participait, avec sept autres députés québécois, Jacques-Yvan Morin Jean Bienvenue à une réunion de l’AIPLF à Bruxelles, en septembre 1974.Comme ses collègues M.Morin recevait un chèque de $1,796 en frais de voyage pour cette mission.Or d’après la loi de la législature, le chef de l’opposition officielle est assimilé aux ministres et n’a pas droit à ce genre d'allocations de voyage.A la suite de plusieurs juristes, dont M.Jean-Charles Bo-nenfant, le communioué conjoint recannait l’anomalie de la loi qui permet des frais de voyage à l’étranger à tous les parlementaires, les ministres au nom de leur ministère et les députés au nom de l’Assemblée nationale, à l’exception du Chef de l'Opposition officielle qui doit défrayer ses voyages de ses propres deniers.Profitant de cette faille législative, M.Bienvenue accusait M.Morin d’avoir enfreint la Loi de la Législature et réclamait son expulsion de l’Assemblée nationale.Six mois plus tard, l’incident est clos, grâce surtout à la médiation du président Lavoie, lui-même impliqué dans cette affaire en tant que responsable de la mission québécoise à Bruxelles, et malgré les réticences du caucus libéral et du premier ministre lui-même.Les libéraux admettaient eux-mêmes que l’affaire Morin avait été lancée comme contre-attaque devant la “campagne de salissage" découlant des commissions d'enquête sur le crime organisé et sur l’exercise fe la liberté syndicale dans l'industrie de la construction Les sondages pourront maintenant évaluer le vrai perdant dans ce match nul.Dans les hôpitaux Pas de grève sans entente sur les services essentiels?QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — En prévision des conflits de travail pouvant survenir à l’automne dans le secteur hospitalier, comme ce fut le cas lors de la dernière ronde de négociation en 1972, le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, a déposé hier, un projet de loi sur le maintien des services essentiels.Ne contentant que trois courts articles, le projet de “Loi visant à protéger la santé publique en cas de conflit de travail” (bill 31) inscrit l’entente préalable sur le maintien des services essentiels parmi les conditions permettant une grève ou un lock-out legal dans les établissements de santé et de services sociaux”.“La grève et le lock-out sont interdits dans les services de santé et les services sociaux à moins que les par- ties n’y aient le droit en vertu du Code du travail et que les services essentiels et la façon de les maintenir n’aient été déterminés par entente préalable entre les parties ou, à défaut d’une telle entente entre les parties, indique en effet l’article 2 du bill déposé nier à l’Assemblée nationale par M.Forget.C’est donc dire que le gouvernement a décidé de restreindre au secteur de la santé les mesures qu’il avait promises après les conflits de 1972 pour l’ensemble du secteur public et para-public.Le ministre du travail, M.Jean Cournoyer, avait même dépose un projet de loi (bill 89) en ce sens en 1973, mais on ne l’a jamais étudié par la suite.L’Assemblée nationale ajournait ses travaux hier et M.Forget n’a fait que déposer le bill 31 qui pourra être adopté à l’automne, si le besoin s’en fait sentir en regard des négociations des travailleurs des services de santé.L’été permettra d’ailleurs de définir plus avant la notion de “services essentiels” mentionnée sans précision aucune sur l’extension qu’on entend donner à ce critère difficile à circonscrire.La tâche de trancher dans les interprétations contradictoires pourrait bien revenir au tribunal du travail, l’arbitre désigné en cas d’impossibilité d’entente entre les parties.Aux journalistes de la radio, M.Forget a dit que ce projet de loi n’entraînait pas l’interdiction du droit de grève dans les hôpitaux mais exigeait que l’exercice de ce droit se fasse de façon civilisée.Dans la construction Québec craint T intégration de ’éducation des adultes (FNEQ) par Louis-Gilles Francoeur La présidente de la Fédération nationale des enseignants du Québec (CSN) Mlle Francine Lalonde, a accusé hier les autorités gouvernementales de retarder les négociations par crainte dé devoir donner suite, notamment, aux demandes syndicales en vue d’une éventuelle intégration de l’éducation des adultes dans les programmes réguliers des cégeps.Faisant état des nombreux retards et des remises de rencontres imputables à la partie patronale, Mlle Lalonde a expliqué que l'intégration de l’éducation permanente mettrait fin notamment au mode discriminatoire d’autofinancement des programmes pour adultes.Il en coûte actuellement $15 par crédit à tous les adultes qui veulent suivre des cours de niveau du cégep alors que les étudiants réguliers ont accès aux programmes gratuitement.Même si la FNEQ a fait face à l’opposition de certains groupes de professeurs qui vont se chercher un revenu d'appoint parfois substantiel en enseignant le soir aux adultes, Mlle Lalonde a dénoncé ce régime qui permet à certains cégeps d’en retirer des revenus substantiels.Se référant à une lettre adressée au ministère de l'Education par M.Martin Desmeules, du service de la Gestion financière, datés du 17 décembre 1974, la présidente de la FNEQ a démontré que le cégep de Sainte-Foy avait réalisé, il y a quelques années, un surplus de $197,000 au chapitre de l'éducation permanente.A Trois-Rivières, le surplus a été de $87,000, au cégep Garneau, de $75,800 et à celui de Rouyn-Noranda, de $43,000.D’autres cégeps ont par contre accumulé des déficits à ce chapitre, notamment aux Vieux-Montréal et à Sherbrooke.Selon Mlle Lalonde, l’enseignement aux adultes devrait ê-tre financé par le gouvernement en fonction des besoins de chaque milieu au lieu de voir les impératifs pédagogiques subordonnés aux problèmes financiers.De nombreux cégeps, a-t-elle dit, attendent pour inscrire certains cours à leurs programmes d’avoir suffisamment d’ins-criotions pour justifier les dé- penses encourues.Par ailleurs, on voit des cégeps inscrire plus de 50 personnes au meme cours, au détriment de la pédagogie, parce que ces cours sont alors rentables.Ces questions, ainsi que le reste des propositions syndicales, ont été portées à l’attention des autorités gouvernementales le 17 avril dernier, lors de la présentation du projet de convention collective des enseignants de la CSN.Toutes les rencontres demandées avec insistance par le syndicat ont été annulées parce que la partie patronale a prétexté le manque de préparation de ses dossiers.Pourtant, à quelques reprises, a dit Mlle Lalonde, les représentants gouvernementaux dont le négociateur, Me Rémi Chartier, avaient évoqué la possibilité d'une réponse patronale sinon sur l’ensemble du moins sur des points particuliers des propositions syndicales.“On a vu par le passé le gouvernement agir dans notre secteur lorsque la crise était imminente.Est-ce qu’on veut que la même situation se reproduise?PST! Vous voulez payer moins d’impôt ! Un allié da taille vient maintenant de joindre lee rang* des contribuablee; il a’agit d'un ouvrage inédit, écrit simplement et adapté au contexte québécois: “Le contribuable québécois et la planification financière" (par Clément Bessette, LL.L., M.B.A.).M.CHARTRAND (Revue Commerce) “Le livre est extraordinairement pratique et nous croyons qu ’il sera tort utile à tous ceux qui le liront".R.JOHNSON (J.de M.) "Enfin un livre clair et précis consacré à l'organisation de vos affaires." P.SORMANY (Le Jour) ".une fois lues les premières pages de cette "bible", on prend envie de la garder toujours è portée de la main ".J.POULAIN (La Presse) ".nn éprouve une sorte de plaisir cynique à constater qu'il est peut-être possible dans certains cas Je jouer un tour au fisc"."On y trouve en effet des conseils judicieux que l'on ne pourrait probablement retrouver ailleurs réunis ".J.-P.FOURNIER (Le Devoir) "Le particulier.trouvera dans ces quelques 300 pages des informations indispensables qu'il mettrait toute une vie à recueillir s'il devait procéder à tâtons ".Sujets traités dans l'ouvrage (340 pages): planification fiscale, élaboration du portf feuille d'assurance (ass.-vie, plan d'épargne-retraite.), élaboration du portefeuille de placements (Valeurs mobilières et immobilières), régimes matrimoniaux, testaments, compagnies de placements.Bureau d'affaires Clément Baaaatta, 2020 University, suite 1335, Montréal, (514) 284-0490 Veuilloz m'expédier.exemplaires de "Le contribuable québécois et la planification financière ', au prix de $15 95.plus $0.45 pour les frais d'envoi.Chèque ?Contre-remboursement ?Nom Adresse.Tél.: L’Office “devra” réglementer le placement d’ici juillet 76 Est-ce que les enseignants reviendront en septembre sans pouvoir examiner les contre-propositions patronales à leurs demandes?” a demandé Mlle Lalonde en guise de conclusion.Restriction à la coupure d’électricité QUEBEC (PC) - Une compagnie fournissant de l’électri-cite ne pourra désormais couper ses services dans un immeuble comportant plusieurs locaux où la consommation est mesurée globalement et dont le coût est inclus dans le prix du loyer.Pour que s’applique cette loi adoptée nier à 1 Assemblée nationale, il faudra cependant qu’au moins un des locataires de l’immeuble soit un locataire résidentiel.La loi 48 tient le propriétaire ou le locateur de l’immeuble responsable de l’acquittement de la facture d'électricité à la compagnie qui fournit ce ser-vice.La loi prévoit aussi que si le débiteur n’acquitte pas la facture dans les 45 jours de la réception du compte, le fournisseur d’électricité pourra obtenir d’un juge la cession d’une partie de chacun des loyers de l’immeuble suivant certaines modalités.Les locataires de ce genre d’immeubles ne pourront donc à l’avenir subir le préjudice dü défaut de paiement de leur locateur.QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — Avant d’adopter la loi créant l’Office de la construction, le gouvernement Bourassa a consenti à y apporter une importante modification relativement à l’épineux problème du placement.C’est tard dans la nuit hier, la commission ayant siégé jusqu’à 3 heures du matin, que le péquiste Robert Burns, appuyé par l’unioniste Maurice Belle-mare, a réussi à convaincre le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, de préciser le mandat de l’Office sur le placement.Le projet original confiait la responsabilité du placement à l’Office sans lui faire aucune obligation précise pour régler ce problème, reconnu comme capital par la commission Cliche.La version définitive, adoptée hier après-midi, indique maintenant que l’Office “doit”, au plus tard le 1er juillet 1976, réglementer le placement dans la construction.Ces règlements de l’Office devront prévoir des mesures pour abolir ou tout au moins réglementer les bureaux de placement privés, notamment ceux de la FTQ-Construction.Adve-nant l’abolition de ces bureaux de placement syndicaux, l'Office devra les remplacer par son propre système de placement.Les règlements de l’Office devront également prévoir les critères d’embauche mai' la loi ne précise pas plus avant la nature des conditions présidant l’emploi des travailleurs.La CSN, entre autres, a réclamé depuis le dépôt du rapport Cliche la reconnaissance de l’ancienneté comme critère d’embauche et de mise à pied.Il appartiendra à l’Office de retenir ou de refuser ce critère.Rappelons que l’Office sera également responsable de l’affiliation syndicale et de la surveillance de la campagne de maraudage, en novembre cette année, la précédant.Il sera également chargé de la formation professionnelle et de la sécurité sur les chantiers.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 Visitei l'Europe, avec SET A VOYAGES en.AUTOMOBILE PLAN VACANCES COMBINÉ AIR-AUTO ou EUBOCAMPER-TOURMMIILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Renault — V\V — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.Kilométrage illimité Xssunince internationale t'ermis de conduire international etc .RésenationN billets : Bateau - \»ion inutRAIKS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DtPUIS 20 ont au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, ru* DRUMMOND, MTL — 861-0200 "Touring Club de France" L’Office siégera également en appel et en arbitre, advenant un désaccord au sein du Comité mixte de la construction (formé de six représentants patronaux et syndicaux) sur l’interprétation du décret ou de la convention régissant l’industrie de la construction.Par ailleurs, M.Cournoyer a refusé les demandes de l’opposition sur trois autres points majeurs, également contenus dans le rapport Cliche: l'exigence de 75% et non de 50% pour la signature d’une convention collective dans la construction; le retrait de la loi 9 qui permet d’étendre une telle entente a l’ensemble de l’industrie et de la loi 201 qui permet au ministre de modifier le décret sans l’accord des parties “si l’intérêt public l’exige”.Il semble assuré que le premier président de l’Office sera M.Real Mireault, sous-ministre du Travail que M.Cournoyer veut remplacer par son bon ami et conseiller spécial, M.Gilles Laporte, avec la bénédiction de POUR BIEN DIGERER UNE EAU DE SANTE AUCAÜNE 6 PÉTIUANIE QUI FACILITÉ LE TRAJET DIGESTIF ET LEÜMlNATlOB CEGEP université Leon Dion Nationalismes et politique au Québec sme au centre réflexions cont eltorts de penetration de la constience hislonque des Québécois (HO ouest rue t r.iig hurtubise hmh éditions M.Bourassa.Les deux autres membres de l’Office n’ont pas encore été choisis mais M.Cournoyer a laissé entendre qu’il cherchait du côté des arbitres déjà reconnus par les parties patronales et syndicales.Un seul prix par.personne incluant: Gueuleton — vin — taxe et service compris Reservations et renseignements 288-7770 L’équipage du Vieux Rafiot vous invite à la SOIRÉE DE LA MARINE AU PROGRAMME: Spectacle bidon.victuailles en abondance amphores de vin rouge le tout en patins à roulettes.FÊTONS ROUIONS BUVONS RIONS LE VIEUX RAFIOT 406.rua Saint Sdpicr coin Sant Paul.Vieui: Montreal STATIONNEMENT G Plan de développement de l’enseignement des langues PROGRAMME DE PERFECTIONNEMENT DES MAITRES DE FRANÇAIS, LANGUE MATERNELLE Le programme de perfectionnement des maîtres de français, langue maternelle, annoncé par le ministère de l’Éducation dans le cadre du Plan de développement de l’enseignement des langues, débutera à l'automne 1975.Ce programme hors-campus sera dispensé par: • l'Université Laval • l’Université de Montréal • l’Université de Sherbrooke • l’Université du Québec Ce programme de perfectionnement, sanctionné par un certificat, comporte trente (30) crédits qui se répartissent sur une période maximum de trois (3) ans.Il s’adresse: • à l’instituteur régulier légalement qualifié par un brevet d’enseignement, qui est à l’emploi d’une commission scolaire et qui: • à l’élémentaire, enseigne le Irançais, langue maternelle, à titre de titulaire ou de spécialiste: • au secondaire, enseigne le français, langue maternelle, à au moins trois (3) groupes d’élèves.Les frais de scolarité, payés par les candidats, leur seront remboursés par la Direction générale de l’enseignement supérieur du ministère de l’Éducation et des allocations sont prévues, dans certains cas, pour les déplacements et le séjour.Les enseignants.qui désirent plus de renseignements sur ce programme, feront parvenir le coupon à l’adresse indiquée « GOUVERNEMENT DU QUÉBEC Yy MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION Service général des Communications Monsieur Yvon Sirois Coordonnateur du P.P.M.F D.G.E.S.— Ministère de l’Éducation Édifice «G», 20e étage 1035, rue de la Chevrotière Québec Veuille?s.v.p.me faire parvenir la documentation annoncée sur le P P M F NOM: .ADRESSE PERSONNELLE .COMMISSION SCOLAIRE: .* 8 • Le Devoir, samedi 28 Juin 1975 Selon leurs moyens Les malades chroniques contribueront à leur i hébergement et pension Pink Floyd ._____________________ Magistral pour la moitié du concert.par Solange Chalvin Les malades chroniques ou psychiatriques héberges dans des centres hospitaliers de soins prolongés devront contribuer, selon leurs moyens, à partir du 1er juillet, à leurs frais d’hébergement et de pension.En annonçant cette nouvelle politique de contribution des adultes à leur entretien, le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, a expliqué qu’il s’agissait en fait d'uniformiser la contribution des bénéficiaires des centres d’accueil et ceux des centres hospitaliers.Les taux d’héoergement dans ces établissements seront désormais les mêmes, c’est-à-dire $10 ,5par jour en chambre privée; $8 par jour en chambre semi-privée et $6 par jour dans les autres cas.L’application de cette nouvelle politique ne devrait priver personne des services de santé, de garde et d’entretien auxquels tous les malades chroni-oues et psychiatriques ont droit.En fait, pour les malades qui reçoivent déjà des allocations d aide sociale ou des pensions de vieillesse, la nouvelle règlementation leur permettra de conserver $55 par mois pour leurs dépenses personnelles.Pour les personnes hébergées qui ont des revenus suffisants, leur contribution à leurs frais d’hébergement tiendra compte de leurs revenus et de leurs charges familiales.Ainsi, le bénéficiaire ne paiera jamais plus de 25 p.c.de son revenu s’il 3 une famille, et jamais plus de 50 p.c.s’il est seul.Quant aux personnes dont les revenus sont insuffisants pour défrayer la totalité des frais d'hébergement, mais qui ne sont pas admissibles au régime d’aide sociale, les règlements prévoient des exemptions de contribution basées sur le revenu familial global.11 est bien évident que les adultes qui paieront le plein prix n'auront pas à.déclarer quoi que ce soit de leurs revenus.Quant aux autres, il semble que la réglementation sera assez souple et permettra aux individus de conserver des revenus personnels (à la banque par exemple) jusqu’à concurrence de $2,500 pour une famille et de $1,500 pour une personne seule.Dans ce calcul des biens d'un individu, on ne tiendra pas compte de la valeur de la resi- dence ou de la ferme d’une famille.On se rappellera sans doute que l’annonce prématurée de cette nouvelle réglementation avait effrayé les malades chroniques.Il semble que le ministère des Affaires sociales ait pris note des protestations soulevées puisque la nouvelle politique est jugée fort “acceptable” par le Comité provincial des malades qui regroupe un grand nombre de malades chroniques qui seront assujettis à cette réglementation.Le responsable de ce comité, M.Claude Brunet, invite les malades ou leurs parents à bien se renseigner et à ne pas se laisser intimider par certaines administrations hospitalières qui feront ¦ preuve d'autoritarisme dans l’application de cette politique.“Il est vrai que les gens à l’aise devront désormais payer mais ils n’auront plus le privilège comme avant de réserver toutes les chambres privées, dit M.Brunet.Les pauvres seront sur le même pied et les chambres privées pourront peut-être être distribuées sur une base plus équitable, en te- par Y vas T aschareau L’autoroute Bonaventure congestionnée par des nuées d’autobus et de taxis.Le stationnement de l’Autostade rempli d’autobus de location venus de partout au Québec, du Canada et des Etats-Unis.Sur la pelouse et les gradins, plus de 48,000 spectateurs.Le concert de "Pink Floyd” fut l’événement prévu.La fameuse pyramide de quatre-vingt dix pieds de haut n’était pas là, mais il restait quand même plusieurs gadgets visuels impressionnants.Des nuages de fumée, comme toujours, mais aussi un écran gigantesque sur lequel des images nant compte de la gravité du cas, de ses besoins physiques et psychologiques, plutôt que du porte-monnaie”.Une inquiétude demeure toutefois: à quel moment un malade hospitalisé dans un hôpital de soins généraux portera-t-il l’étiquette de “chronique” et devra-t-il contribuer à son hébergement?La limite n’a pas encore été fixée mais tout porte à croire qu’un délai de 90 jours sera sans doute exigé.Environ 40,000 personnes seront touchées par cette nouvelle politique.Il s’agit en général de personnes âgées qui sont déjà dans des centres d’accueil ou des centres hospitaliers de soins prolongés.en mouvement se déplaçaient en suivant à la perfection le rythme de la musique.Il y a eu aussi le passage de plusieurs fusées d’artifice, semblables aux orgues de Staline, au-dessus de la foule, et.surtout une fusée spatiale qui a traversé toute la longueur de l’Autostade pour venir exploser sur la scène dans un énorme nuage de fumée.Donc, le concert fut aussi un grand spectacle.\ Et ce, même si le groupe ne semble plus se situer un son en avance sur les autres, même s’il semble avoir perdu le pouvoir de fascination et d’étonnement contenu dans chacun de ses disques.Les pièces nouvelles, jouées pendant la première partie, étaient franchement décevantes.Evidemment, il est toujours difficile pour le public de recevoir sans préparation quarante minutes de musique nouvelle, mais il était pénible d’embarquer dans ces pièces, vocales pour la plupart, qui trahissaient un essoufflement des musiciens.Quelques accords rocks, quelques nuages de fumée furent applaudis, mais les gens déçus se demandaient entre eux s’il s’agissait bien du groupe qu’ils étaient venus voir.Pourtant le son “Pink Floyd” y était: un très long accord suspendu, typique de leur manière, fut accueilli par une salve d’allumettes; le public prenait son mal en patience.Ce n’est qu’à l’audition des battements cardiaques qui annonçaient le début de "The Dane Side of the Moon” pour la deuxième partie, que le concert a commencé vraiment à remplir ses promesses.Les bruits galactiques répartis ma-[istralement aux quatre coins le l’Autostade par un excellent système quadraphonique, les séries de montres qui défilaient sup l’écran sur le rythme de "Time”, l’argent qu'on voyait et entendait tomber au début de "Money”, les voix magnifiques des choristes pendant ’ The Great Gig in the Sky”, tous ces éléments ont fait du concert de jeudi soir un des plus beaux auxquels il m’a été donné d’assister.Surtout à mesure que les musiciens remontaient dans le temps.Après avoir déçu en première partie, retrouvé leur force avec “The Dark Side of the Moon”, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes en interprétant “Echoes” en rappel.Cette pièce moins "commerciale” (si ce mot a encore un sens, dans les circonstances) que les autres apporte plus que sa part de rêve et de dépaysement.La guitare et les claviers flottent à tour de rôle sur des rythmes envoûtants.On est ailleurs et nulle part, sous la terre ou en train de planer entre les étoiles, assaillis par des cris surgis d’un passé et d’un futur lointains.Qu’importe alors que les musiciens se soient payé quelques petites passes de jazz qui brisaient l’atmosphère, qu’importe si tous les effets de studio n’y étaient pas, la quadraphonie compensait pour tout cela avec ces effets d'écho.On aurait souhaité entendre “Ummaguma” ou "Atom Heart Mother’r aussi, ces pièces qui ipqqu Floyd” avait l’impact de nouveauté et de recherche qu’il a maintenant laissé à de nouveaux groupes comme “Genesis” ou “Gentle Giant” par exemple.Mais tel qu’il est maintenant, le groupe a donné un concert magistral aver une musique qui l’était encore pour les deux très longues dernières pièces.Une autre version aux “Petits bouts d’ehoux” Mme Josette Desmarais, propriétaire, de la garderie ’’Les petits bouts dxhoux” d’Outremont, a affirmé au DEVOIR qu’il n’y avait eu aucune manifestation, dans l’après-midi de jeudi, en face de sa garderie, comme nous l’avions écrit.Quant aux congédiements, ils n’auraient rien à voir avec une demande d’accréditation faite par les employées de cette garderie en vue d’une syndicafisa-tion.L’une des employées aurait été remerciée de ses services parce qu’il n’y a pas de travail cet été à la maternelle et que cette employée est professeur de maternelle; les deux autres, qui n’ont que quelques semaines de services, auraient été congédiées à cause de leur incompetence.De leur côté, les employées congédiées soutiennent que l'atmosphère a complètement changé à la garderie depuis la demande en accréditation et que ces congédiements sont des mesures de représailles.Baisse prochaine du prime rate MONTREAL — Les banques canadiennes s'apprêteraient à réduire leur taux d’intérêt privilégié.Cette baisse serait de l/ï% à 1% d’ici un mois.Le taux d’intérêt privilégié actuel est de 9% au Canada alors qu’il est de 7.5% aux Etats-Unis.§P .,£§ I vl Y , mm .1 • .¦ • /¦\ .¦ - -V, s 1 ij^SiÊU^^àÊÊiÊÊÊÊSà î » APPARTEMENTS A LOUER BUREAUX A LOUER DEMENAGEMENTS PROPRIETES A VENDRE DÉMÉNAGEMENT R0USSILE TRANSPORT: Déménagement local longue distance.Service entrepo sage.Tél.: 725-2421 30-6-75 PLACE DANS LB VIEUX MONTRÉAL TERRASSE 0RF0RD A.E.LePAGE IMMKl BI.KS WKSTMOUNT KKAITIKS courtisr Maisons à vendre ou a louer.Terrains boisés à vendre 20,000 p.c.et plus SIMPSON Au coeur de la Cité une adresse de prestige nichée dans une oasis de calme.On y trouve toutes les commodités désirables à moins de frais qu'on ne le croirait.Studios et suites de 1 et de 2 chambres à coucher.• Chauffage électrique et air climatisé individuels • Piscine intérieure et bain sauna • Buanderie à chaque étage • Télévision par câble gratuit 3470 - 3480 RUE SIMPSON (Au nord de Sherbrooke, une rue à l'est de CAte-des-Neiges) Bureau de location ouvert de 10 à 9, weekend: 10 à 6.935-9192 935-9244 30-6-75 ANTIQUITES A VENDRE ; ANTIQUITES, bon prix, 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Angleterre «rNouvelle Yorclt, TLsle de Terre Neuve,laLoüiHane et U Coiu'j de LiHùnert 2/ jMjiijfipi • j VarTd.êbluc.Çecyraphi Jfônfiÿ'teDauphinl\ A JPAIUi.CfneUmÊmrdmv IIde JtJ'eUefur je £mmr J, lOr/e^ « USphereJi evAt Avec 'Ptyn/eyr J* ifcy rjcS f ch e lle ¦ .-» f »¦ -T Ireuet Je JFrjmce Je *e.eu Je.* plus nombreuses, dans la musique des Cajuns, que les rares monologues en jouai dans la prose de Jack.Ces gens ont également leur vie à vivre, et la musique leur sert surtout aux soirées de danse, où il faut être gai.Mais ces rares chansons nostalgiques sont les plus belles.Elles s’approchent de Ti-déal artistique envisagé par Samuel Beckett: des cris purs, des pleurs, où les mots se confondent.Pas |àlus que Jack, les Cajuns ne sont conscients de ce qu'ils révèlent.La tristesse en question concerne, le plus souvent, une femme qui a quitté son fiancé pour partir dans le “grand Texas".Le voudraient-ils, qu’ils ne pourraient pas chanter une deportation qu'ils n'ont pas connue personnellement et qui se perd maintenant dans la brume des temps.L'affreuse solitude des ancêtres (ceux qui sont arrives en Louisiane étaient les survivants d'une longue marche qui avait laissé plusieurs cadavres en chemin, et la terre où ils aboutirent n’était plus française mais espagnole), toutefois, a été léguée.Elle trouve à s'exprimer.Les frères québécois sont-ils tellement différents des autres membres de la famille?Leur réponse a la solitude et au désespoir a été différente, puisqu'ils n’ont pas vécu Texil et la dispersion.Cependant, emmurés dans une forteresse culturelle qui aurait pu tomber n’importe quand (et qui pourrait encore tomber: on n’a qu'à imaginer une importante vague d'immigration américaine, par exemple, suite à des troubles sociaux au Sud) ils ne pouvaient échapper à l'insécurité qui est la caractéristique première des Français américains depuis le démembrement de leur royaume.Suffisamment nombreux entre eux pour se réchauffer, ils ont réagi, je dirais, par Torgueuil, l’excès de confiance et le bavardage superbe.L'envers, en quelque sorte, de la réaction chez les frères exilés: les uns sont obligés de faire face à la situation, et pleurent, les autres peuvent encore se la cacher, et jouent les maîtres.Au dix-neuvième siècle, Louis Fréchette correspondait avec Mark Twain, d’égal à égal.Il lui parlait de son oeuvre comme si les deux étaient les représentants de deux grandes cultures implantées au Nouveau-Monde.En réalité, Fréchette était mal pris (comme son pays): il hésitait entre une vocation de conteur populaire et ses ambitions de colonisé, qui le poussaient à imiter Hugo.Twain n'avait pas cette insécurité, son oeuvre se développait sainement, richement, au sein d'une culture en plein essor.Fréchette n'aurait pas aimé se rendre compte de cela, et parce qu'il vivait au XIXe siècle — où l’écart entre nos deux pays n'était pas encore trop apparent — il a pu s’en tirer.Personne n’aime admettre qu'il est le produit d'une erreur de l’Histoire, que son peuple est condamné à vivre en infirme.Un des esprits les plus puissants et féconds que le Québec ait connu fut également le meilleur représentant de cette tendance obscurantiste (qui veut “obscurcir” la réalité).Le chanoine Lionel Groulx s'est évertué à produire une oeuvre énorme qui, en fin de compte, ne servira pas à cette postérité qu'il chérissait tant, parce qu elle repose sur un malentendu.Groulx a écrit comme s'il s’était trouvé en Europe, dans un pays vieux d’un millénaire, en parfaite sécurité culturelle.Son enseignement se voulait réaliste, bien conscient de notre situation précaire, vibrant d'exhortations à la vigilance et au courage.Mais sa manière de le dire, son approche, sa conception du rôle d'historien, étaient celles d'un Français.Confiant et orgueilleux, il a lancé ses dogmes à des lecteurs qui l'ont suivi dans toutes sortes d’organisations compliquées, sans se rendre compte qu’il y avait un monde entre ses beaux livres bien alignés, ses belles certitudes, et la vie quotidienne des gens auxquels il prêchait.Groulx aussi a refusé de voir la condition réelle de son peuple.Son oeuvre — comme celle de Fréchette, et de beaucoup d’écrivains québécois — a été faite comme si la France n’avait pas perdu son empire au Nouveau-Monde, et comme si tout, dans le fond, allait bien (alors que tout allait, et va, assez mal).Pourtant, il est impossible de lui en vouloir.Si on considère ce qui est arrivé à la Nouvelle-France après les diverses conquêtes anglaises, si on regarde un instant ces morceaux sur la carte qui sont restés comme des plaies vives, ce peuple fragmenté qui a refusé de mourir — qui a prolongé son agonie, dans bien des cas — alors on comprend à quel point nous sommes tous frères.Tous les hommes ont droit à la sécurité d'une culture, comme ils (xuite nu cerxo ) J L montréal, samedi vingt-huit juin mil neuf cent soixante-quinze 12 • Le Devoir, samedi 28 juin 1975 cahier des arts et lettres /•" f« MUSIQUE Le Concours de Montréal: controverse inquiétante par CilLLüS POTVIN V______________ Pour la première fois depuis sa fondation il y a dix ans, le Concours international de Montreal a suscité cette année de vives réactions dans le public et dans la presse en général.Ces réactions se sont manifestées dès la fin de la première épreuve éliminatoire alors que plusieurs n’ont pas prise le choix du jury pour la seconde epreuve.Beaucoup n'étaient pas non plus d’accord avec le jury pour son choix subséquent des neuf candidats de l’épreuve finale.Cette opposition d’une partie du public s’est manifestée assez ouvertement le soir du concert gala au moment de l’attribution des prix alors qu’une partie du public s’est élevée contre le choix des deux violonistes à qui on a attribué ex-aequo le second prix, en réalité les second et troisième prix fusionnés en un seul.A cette annonce, plusieurs huées sont parties de la salle.De plus, l’ovation accordée au Coreen Dong Suk Kang, si on la compare à celle accordée à l’Israélien Yuval Yaron, montrait incontestablement que le public avait préféré le premier.Au moment où l’on a attribué le sixième prix au Polonais Piotr Janowski, la spectaculaire ovation qui a suivi montrait aussi une préférence marquée du public pour ce remarquable violoniste.Ce serait vraiment nier la vérité que de penser autrement, car cette manifestation non équivoque était tout à fait spontanée.Si l’on ajoute à ces expressions ouvertes de mécontentement des opinions recueillies ici et là et, ce qui est plus grave encore, celles de certains membres du jury qui par la suite ont exprime leur net désaccord avec le verdict final, il est permis de se poser des questions sur ce qui s’est passé à ce dixième concours de l’Institut international de musique du Canada.L’un des juges, en particulier, a déclare que l’attribution du sixième prix à Piotr Janowski était une “profonde injustice”.Il peut certes paraître inopportun de discuter ici de la décision d’un jury composé d’éminents violonistes et pédagogues, décision rendue après mûre réflexion par des gens dont la compétence en la matière ne fait pas de doute.Que le public soit d'accord ou non, il s’agit d’une décision collective qui est sans appel.La raison qui motive ces commentaires est que le Concours de Montréal, comme la plupart des concours internationaux, se déroule en présence du public et que, dans ces circonstances, il est impossible d’exiger que ce public assiste aux épreuves et à l’attribution des prix dans un état de complète indifférence.Jusqu’ici, les concours de Montréal s’étaient généralement soldés par une unanimité tout au moins relative entre public et jury.Chacun s’en félicitait et trouvait à se réjouir de cette harmonie, de cette communion de pensée entre spécialistes et grand public.Le désaccord qui s’est produit cette année est peut-etre inévitable dans un concours international comme celui de Montréal, car s’il n’y a pas de concurrent parfait, il n’y a pas de jury parfait non plus.Mais quand de jeunes virtuoses au seuil de la carrière s’affrontent dans un tel concours, l’enjeu est grand et si l’expérience vécue cette année allait se répéter, le Concours de Montréal perdrait bientôt de son prestige et de sa crédibilité, ce qu’il ne peut se permettre.Déjà, il est sûr que le monde international du violon est désormais au courant de ce qui a eu lieu à Montréal cette année.Rien ne peut empêcher les rumeurs, vraies ou fausses, de circuler, comme celle qui veut que le professeur d’ un des candidats en lice à la dernière épreuve se soit trouvé à Montréal, où il aurait réussi à entrer en rapport avec certains membres du jury.La direction de l’Institut international de musique du Canada doit donc prendre toute les mesures nécessaires pour assurer au concours et à son fonctionnement la plus parfaite intégrité possible.Actuellement, l’Institut international de musique du Canada est, sur le plan artistique, dirigé par Irving Heller et Monique Marcil, assistés d’un comité consultatif musical (sic), com- posé de quatre membres; Isabelle Delorme, Bernard Diamant, John Newmark et Calvin Sieb.L’on présume que ce sont eux qui prennent les décisions d’ordre artistique comme l’acceptation ou le rejet des candidats et la constitution d’un jury.Sans mettre le moindrement en doute la compétence et l’intégrité de ces musiciens très respectés du milieu musical montréalais, il nous semble que ce comité gagnerait à être augmenté en nombre de façon à inclure plus d’un représentant de chacune des trois disciplines du concours, le piano, le violon et le chant.Quant aux jurys, il faudrait redoubler d’efforts pour que chaque jury soit vraiment représentatif des principales écoles et tendances qui ont présentement cours.: Bien sûr, il est très difficile de “bloquer” pour une période donnée, dans une ville donnée, dix musiciens célèbres d’une même discipline si l’on doit tenir compte d’un facteur aussi subtil que l’appartenance à une école plutôt qu’à une autre.Il suffit cependant de connaître quelques maîtres dans une discipline donnée pour se rendre compte combien il existe des divergences marquées entre les tenants de diverses écoles instrumentales ou vocales.Il y a de ces atavismes dont personne ne peut se débarasser et les humains étant ce qu’ils sont l’on n’atteindra à l’objectivité désirée qu’en formant un jury groupant le plus de tendances possibles.Le jury de cette année, d’abord constitué de dix membres, a été réduit à neuf de par la défection à la dernière minute de Boris Gutnikov de l’URSS.Il n’a pas été remplacé.Or si l’on jette un coup d’oeil sur le curriculum vitae de ces neuf violonistes, l’on voit qu’un bon nombre sont de formation centrale européenne — Autriche, Hongrie, Allemagne.On ne trouve pas, d’autre part, de représentant de la grande école franco-belge, dont le style et l’approche violonistiques diffèrent sensiblement.L’URSS, dont l’école de violon est aujourd’hui l’une des plus remarquables, ne figurait pas au jury comme nous venons de la signa- ler.Sans élaborer davantage sur ce point, il est facile d’imaginer comment, dans de telles circonstances, il puisse se constituer des blocs a l’intérieur d’un jury.Sur le plan des candidats, j’ai déjà mentionné l’absence notoire de participants de pays comme la France, le Japon, la Tchécoslovaquie, l’Italie et la République démocratique allemande, même si ces deux derniers pays étaient représentés dans le jury.De plus, le Canada, pour la première fois à ce concours, n’avait pas de candidat, ce qui à la fois invraisemblable et attristant.Imaginons un instant un Concours Tchaikovsky sans candidats soviétiques et Concours Long-Tnibaud sans candidats français! L’on ne peut évidemment blâmer l’Institut international de musique du Canada d’une telle situation mais elle ne saurait se représenter sans que le Canada et le concours lui-même sombrent dans le ridicule le plus total.Où sont ces boursiers que le Conseil des Arts du Ca- nada et le Québec envoient à l’étranger pour deux, trois et quatre ans?Que produisent finalement nos conservatoires où des professeurs payés par l’Etat sont censés préparer des instrumentistes à la carrière professionnelle?Dans une ville comme Toronto où enseigne un pédagogue universellement reconnu comme Lorand Fenyves, n’y-a-t-il pas un seul violoniste capable de figure à un tel concours?Sans attendre les réponses, ITIMC devrait intensifier sa publicité auprès des conservatoires, facultés de musique et autres institutions supérieures du pays afin que la chose ne se représente pas au prochain concours.Pour l’instant, le Concours de violon qui vient de s’achever laissera a plusieurs un souvenir plutôt amer.Il sera certes fort intéressant, dans les années qui viennent, de suivre le développement des carrières respectives de Dong Suk Kang, Yuval Yaron et Piotr Janowski, qui furent certainement les vedettes du récent concours.L’avenir peut réserver des surprises.ropt:n\j Charles Gounod “modernisé”, avec minutie et intelligence par JACQUES LO IX CH AUI PT ) v______ y PARIS — Jorge Lavelli a pleinement réussi avec Faust ce que Patrice Chéreau avait tenté avec Les Contes d’Hoffmann et Maurice Béjart avec La Travia-ta: la récréation d’une oeuvre archi-célèbre du répertoire romantique dans une optique délibérément moderne.La première, au début de ce mois, à l’Opéra, n’a pas été sans scandale, surtout dans les hauteurs de la salle, lorsque le jardin de Marguerite apparut comme une lessive de draps immaculés séchant au vent, et quand les soldats revinrent de guerre en piteux état, malgré leurs fiers accents, béquillards, manchots, pauvres hères flottant dans leurs capotes vert de gris comme des rescapés des camps de concentration.Mais Lavelli, en transformant profondément la présentation scénique, a respecté minutieusement le déroulement même de l’action et de la musique; comme dans son admirable Ido-ménée d’Angers il en déploie à l extrême l’etoffe, le lyrisme, les “structures” invisibles, il ne joue pas contre elles.Et il bénéficie de la plus somptueuse interprétation vocale et orchestrale qu’on puisse rêver, sous la direction de Michel Plasson.Heureux ceux qui découvriront “Faust” dans cette présentation.• Sur scène un unique décor transformable de Max Bignens: une immense rotonde métalli-ue et vitrée, un de ces “palais e l’industrie” qui fleurirent en Europe vers 1860, couronnée d’une coupole qui s’harmonise fort bien avec le style du Palais Garnier.Sans coup férir, La- velli transpose Faust au dix-neuvième siècle, retrouvant l’harmonie, non avec l’action datée du livret, mais avec le style de la musique qui sera son fil d’Ariane.Point de barbe au menton, de plumes au chapeau, d’épée au côté, point de Moyen Age pousséreux et anecdotique, avec, cependant, ce u’il faut de féérie, de rêve et e charme pour que la musique de Gounod s’y épanouisse dans sa naïveté.Faust médite douloureusement dans un petit appartement à étage, véritable “bocal à savant”; Méphisto dort dans la soupente, sous de vieux numéros du Figaro paraissant d’emblée pour ce qu’il est: le double négatif de Faust, son “démon", tous deux en jaquette grise et chapeau haut de forme.Nicolai' Gedda et Nicolai' Ghiau- rov (remplaçant Roger Soyer, malade) faisant un formidable numéro de duettistes à travers “les plaisirs et les folles orgies”.Et d’abord, dans l’éblouissante kermesse du Palais de l’industrie, sous la grande roue illuminée qui tourne comme le vent de la vie et où tournoient des centaines de personnages tous vivants et individualisés comme des figurants de Bergman, des silhouettes de Renoir ou de Lautrec, avec les costumes les plus exquis, d’étudiants, de bourgeois, de matrones, de cocottes et ces réjouissants shupos (shako noir et tenue verte) notant discrètement que l’action se passe en Allemagne: choeurs de bronze, groupes vivants qu’un photographe vient immortaliser et, passant à travers, un marchant F R rKCS FRANÇAIS .«tulle de la page eoueerture ont droit à la sécurité d une famille.Ceux qui naissent orphelins se débrouillent comme ils peuvent.Qui aurait dit que Lionel Groulx, le petit prêtre fier comme un coq, était le frère d’un chanteur aveugle de Louisiane nommé Iry Le June, un grand gars braillard fauché une nuit, il y a vingt ans, sur une route de campagne, par l’auto qu'il n’a pas vue venir?Mais c’est vrai: ces deux rêveurs sont deux orphelins de même souche, égarés en des lieux différents.Et Pierre Trudeau, le premier de classe cynique, est le frère de René Lévesque, le fumeur mal peigné; et Jack Kérouac, le romancier ivrogne, est le frère de Jacques Ferron, le courtois médecin de campagne.Tout cela est très confus.Dans la vie culturelle des Français d’Amérique, particulièrement des Québécois, il y a beaucoup de confusion.Ce n’est pas un hasard si notre plus beau livre, celui qui dit tout, a été écrit par un auteur.de France.Louis Hémon arrivait ici sans illusions.Plus même: il n’était que de passage, c'est l’Ouest qui le tentait.Fumeur de pipe, demi-sourd, silencieux comme une tombe — ses malheurs étaient derrière lui — il a regardé s'agiter les Québécois inquiets, et il a bien vu le fond des choses.Il a donné trois prétendants à Maria : le premier représente la vie dans les bois, c'est-à-dire la liberté, l'exploration, la continuation du Nouveau-Monde français; le second, la résistance passive, sur la terre; le troisième, l’attrait de la capitulation, qui mène plus vite aux grandes villes américaines et au “bonheur”.Le coureur de bois, le cultivateur, le citadinl.Maria choisit comme Hémon aurait choisi: elle veut François Paradis.Mais parce que la Nouvelle-France est morte, François aussi doit mourir Maria choisit alors la survivance, puisque son choix désormais est entre survivance et assimilation hon-1 teuse, mais Hémon n’était certes pas le propagateur de la survivance comme doctrine.Il ne faisait que constater les tristes faits.Gabriel Garcia Màrquez l’a montré: de la tristesse et de la nostalgie parvenues à leur limite il sort toujours quelque chose.Nos écrivains jusqu'à maintenant ont ressemblé aux écrivains du Sud des Etats-Unis.Comme William Faulkner, Carscn McCullers, Erskine Caldwell, ils sont les fils d’un ordre social déchu, d’un royaume qui a failli être.Leurs personnages en portent la marque.Il ne manque, justement, qu'un Màrquez, qui viendrait balayer le fatras de notre culture officielle, colonisée, pour dire que dans le fend, il n’y a eu ici que trois cents ans de solitude, et rien d’autre.Mais maintenant, il y a autre chose.Les auteurs d'ici manifestent de plus en plus ce que j'appellerais la “conscience nord-américaine”, qui est un peu l’inverse de la conscience européenne manifestée par leurs aînés.Michel Tremblay, Victor-Lévy Beau-lieu, Robert Charlebois, pour ne nommer qu’eux, se sont tous abreuvés à cette source.A mon avis, leur oeuvre sera certainement plus utile que celle d'un Groulx, même si elle est moins parfaite.(L’ironie de cela, c'est que petit comme il est, le Québec aura toujours besoin de la France, et aura toujours une culture quelque peu colonisée; mais plus ses propres artistes seront authentiques, plus ils lui feront du bien.) Cet “autre chose” culturel, on le devine, n’est rien sans sa contrepartie politique.En tant que Franco-Ontarien, il me serait facile — et tentant — de passer par-dessus cela, parce que toutes mes origines, tout mon background, me poussent à refuser une indépendance politique du O* a’*-?s?»»*?>: ^ Québec qui couperait définitivement les liens entre les Français de là-bas et ceux d’ici.Malgré tout son amour pour le Québec, malgré ses trente ans vécus ici, Gabrielle Roy, qui est Ma-nitobaine, par exemple, continue d’espérer que les choses n’en viendront pas là.Pourtant, la question du Québec, comme dit si bien Marcel Rioux, a été posée, et ne peut plus être oubliée.Personnellement, je souhaite avant tout que les Français durent sur ce continent aussi longtemps que possible, qu’il ne nous arrive pas ce qui est arrivé aux Noirs et aux Rouges.Je ne dis pas cela par messianisme: aucun peuple n’est élu de Dieu, et notre place ici n’a pas été réservée de droit divin.Mais il saute aux yeux que le continent serait a better place to live si son monolithisme culturel était fragmenté.C’est sans aucun doute le Quebec qui a la meilleure chance d'échapper à ce monolithisme.Mais le fera-t-il en pleine connaissance de cause, c’est-à-dire en sachant quelles sont ses véritables origines, et qui ont été ses frères?Sera-t-il prêt, en tant que jeune peuple, à faire ce qu’ont fait les Américains, et à accueillir en son sein des immigrants à la peau noire, aux noms polonais?Curieusement, les Québécois les plus mûrs et les plus tolérants ne se trouvent pas dans le camp indépendantiste.En effet, le bloc fédéraliste n'est pas composé uniquement de personnages véreux qui veulent profiter du système, ou de peureux, mais aussi d’humanistes véritables, qui honorent leur choix: Gabrielle Roy, Félix-Antoine Savard, Claude Castonguay, Claude Ryan.Autant je ne voudrais pas trahir mes frères québécois en préconisant la complaisance nostalgique, la glorification de la Louisiane, autant leur chance de salut doit être respectée, autant il faut refuser, à mon avis, le messianisme groulxien de ces indépendantistes qui voudraient faire croire que si l’Indépendance ne se réalise pas, tout est fini.C’est trop vite dit, trop orgueilleux, et c’est bien méprisant pour ces milliers de gens qui ne sont ni patriotes, ni traîtres.Il est possible que les Français d’Amérique puissent se réaliser seulement à moitié, à l'intérieur d'un pays qui ne sera jamais tout-à-fait le leur.Mais l'imperfection de cette réalisation n’en sera plus une.à long terme, lorsqu’elle sera comparée à notre pauvre Histoire.de poésie avec ses énormes ballons blancs qui se multiplient.Au milieu de cette scène, Marguerite s’ouvre un chemin comme une apparition mystérieuse, robe blanche, canotier paille; tous les groupes se figent.Pure apparition qui stupéfie Faust ou bien jeune fille “totalement repliée sur elle-même, prisonnière d’une morale très rigide, victime d’un contexte social”?Lavelli joue ainsi tout au long, avec beaucoup de subtilité, des deux registres.L’un, littéral, celui de la partition; l’autre, profond, qu’il suggère: tel dans l’acte du jardin ce labyrinthe de draps aux couleurs virginales, symbole à double sens; telle l’Eglise avec l’admirable crucifix suspendu en l’air qui écrase Marguerite, et ces sacristains qui balaient la poussière à ses pieds, et ces démons habillés comme Méphisto qui la contemplent narquois, et font autour d’elle une ronde en un tableau d’une finesse onirique merveilleuse.Chaque scène mériterait d’être mentionnée et analysée: l'extraordinaire “Nuit de Wal-purgis”, ces enfers emprisonnés sous la coupele de verre descendue des cintres; le ballet où Balanchine prend une absolue distance en une choragraphie svelte et pointue, contredisant la musique lourde et vulgaire et, à la fin, Marguerite à demi enterrée, emprisonnée dans une camisole de force, sauvée par un ange qui joue doucement à la marelle “de la terre au ciel” (une de ces visions candides dont Lavelli a parsemé sa mise en scène), tandis que Méphisto empoigne Faust par le collet et l’entraîne aux enfers.Grand spectacle où rien n’est inutile et aberrant, où tout régénère un livret exténué et nourrit une musique qui n’a jamais paru plus puissante, même quand elle fait sourire car ni Lavelli ni Plasson ne l’ont traitée au second degré (soldats et ballet mis à part).Michel Plasson la dirige, sans aucun doute, avec bonheur, comblé par son accord avec cet orchestre de l’Opéra plein de merveilles et les choeurs de Jean Laforge, tout imprégnés et attendris par cette musique qu’ils interpètent avec une passion, une force et une douceur toutes neuves.• Mirella Freni, idéale Marguerite, les yeux, les mains, tout le corps joue à l’unisson de cette voix au timbre si vibrant et flexible, modelé par une phrase d’une subtilité incomparable.Nicolai' Ghiaurov, Méphisto tonitruant, avec une gamme de couleurs d’une richesse incomparable, déployant un abattage maximum sans tomber dans aucun poncif; Nicolai Gedda, Faust de grande pointure, malgré une voix trop large et trompettante parfois; Rober Massard, Valentin survolté comme tous ses collègues; Renée Auphan, Siebel délicat et délicieux; Jocelyne Taillon, dame Marthe au beau timbre réjouissant comme son chapeau à fleurs et sa robe inénarrable; oui, Rolf Liebermann a mis tous les atouts dans son jeu pour cette résurrection de Faust qui paraissait presque incroyable avant Lavelli ( le monde ) CINÉMA suite de la page ci-contre inondation) sont monotones et triviaux, les passages intimistes, par contre, jouissent d’une fraîcheur et d’une spontanéité resque documentaires.Fran-enheimer n’est jamais parvenu à conférer un ton nouveau, unique et irremplaçable aux sé-uences les plus spectaculaires e ses films.On y décelait toujours le cliché, l’artifice et la lourdeur qui caractérisent les mauvais films de série B.Dans The French Connection II, il ressasse des vieilles formules dramatiques qui ont été utih-sées mille fois mieux dans d’autres films.Sur le plan de l’efficacité dramatique flamboyante, The French Connection I était beaucoup plus réussi, beaucoup plus percutant et beaucoup plus neuf.Mais dès que Frankenheimer enferme un personnage dans un décor intérieur, le film s’anime et resplendit d’une luminosité bien partieuhère.L’intoxication de Popeye, sa réclusion dans une sordide chambre d’hôtel, la lente opération de désintoxication au commissariat de police, son séjour de réadaptation dans une minable cellule: tels sont les moments les plus émouvants et les plus convaincants du film car les décors presque abstraits, la photographie anguleuse et sèche de Claude Renoir et la mise en scène totalement dépouillée de Frankenheimer nous restituent avec une belle acuité et une délicate sensibilité l’écrasement moral, affectif et psychologique d’un être subitement livré à ses faiblesses et à sa fragilité.Dans ses moments les plus sobres, The French Connection II est de loin supérieur au premier volet.Je regrette seulement que Frankenheimer se soit égaré, ici et là, dans d’exsangues déploiements spectaculaires.De toute façon, le film mérite d’être vu pour l’incandescente interprétation de Gene Hackman.(Palace).—18 EXPOSITION 27 Juin -19 Juillet YVONNE LECLERC-DAIGLE TAPISSERIES CROCHETÉES Exécutées d'après les dessins de Jean Dalgle Guilde canadienne des métiers d’art, Québec 2025, rue Peel, Montréal HENRI MASSON par H.de Jouvancourt A paraître bientôt, en édition de luxe, un magnifique volume contenant 50 photographies en couleur et 120 en noir et blanc.i 200 exemplaires dont 125 accompagnés de 6 lithographies (15 x 22), spécialement exécutées par l'artiste.ÉDITIONS LA FREGATE C.P.157, Station H, Montréal H3G 2K7 Tél.: 861-0791 SCULPTURES Archipenko Arp Greco ûuvflri de 9 J ‘) JD Marini Moore Rodm Farrnt un a dm DOMINION GALLERY Lp plus grand choix de peintures et sculptures au Canada dans la plus grande Galerie Marchand d Art au Canada 1433 OllfST RUf SHERBROOKE 845 7471 et 845-7833 Exposition \ Jacqueline Marcoux jusqu’au samedi 5 juillet Collection d artistes canadiens réputés tels que Léo Ayotte, M.Favreau, J.-Marc Blier, G.Pfeiffer, P.Simpkins, H.Gerth et autres EATON FOYER DES ARTS EATON V ETAGE, CENTRE-VILLE e * ft cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 28 Juin 1975 • 13 le CINÉMA v______ Des requins fendent l’eau/Popeye fend la France par A!MDRt; LEROUX V_____________ Après l’étonnant Duel et l'éblouissant The Suearland Express, on ne peut guere s’étonner que le jeune cinéaste américain Steven Spielberg se soit intéressé au bestseller de Peter Benchley, Jaws.Fasciné par la rage destructrice des forces qui peuvent subitement se déchainer contre l’homme, et subjugué par la violence fougueuse des instincts de survivance, Steven Spielberg possède un sens étonnant du spectacle et du spectaculaire.Il sait magnifiquement nourrir une intrigue, propulser des personnages dans une aventure qui les dépasse, entretenir des tensions jusqu’à l’insoutenable, insérer dans le cours du récit de caustiques observations sociales, teinter les situations les plus dramatiques de légères touches humoristiques et irnpü- uer directement le spectateur ans ce qui se déroule sous ses yeux.On sort d’un film de Spielberg essoufflé par la virtuosité de la mise en scène, ébahi par la subtile richesse du propos et stupéfié par le poids de réalité physique de chacune des images.Jaws confirme le talent de ce jeune cinéaste de vingt-sept ans qui ne craint jamais de prendre les risques les plus dangereux et qui transforme tout ce qu’il touche en pur émerveillement visuel.A cet égard, Jaws est une réussite peu commune, car on sent que Spielberg a voulu convier le spectateur à une très forte expérience cinématographique où l’image et le son ont trouvé leur point le plus exact de coincidence et d’efficacité dramatique.Pendant toute la durée de la projection, on reste cloué à notre siège, les yeux rivés sur l’écran, foudroyé par le dynamisme d’un récit haletant du début à la fin et toujours extrêmement surprenant.Depuis The Birds d’Alfred Hitchcock, je n'avais pas vu de film aussi terrifiant jusque dans ses plus infimes détails et aussi horrifiant dès les premières images.Il m’arrive souvent au cinéma de détacher mes yeux de l’écran lorsque le film ne parvient pas à capter totalement mon intérêt ou dire quelque chose d’intéressant et d'intelligent.Or, pendant toute la projection de Jaws, je n’ai pu, à aucun moment.faire attention à ce qui m’entourait.Le film de Spielberg possède un pouvoir hypnotique qui ne laisse au spectateur aucun instant de répit.Le cinéaste ne permet jamais à la tension dramatique de décroître, de s’amollir et de s’évanouir.Il relance perpétuellement le récit dans une direction inattendue, fait surgir brusquement un objet, un detail ou une situation qui assaillent le spectateur et qui font rebondir l’aventure.Je connais peu de cinéastes aussi rusés et ingénieux que Spielberg.Duel était un tour de force, The Sugarland Express un exploit et maintenant Jaws s’avère une prouesse.L’une des qualités surprenantes du talent de Spielberg consiste à nous faire ressentir viscéralement la souffrance physique des êtres qui sont abruptement agressés par des phénomènes inexplicables.Dans Duel, l’automobiliste ne comprenait absolument pas les raisons pour lesquelles un énorme camion cherchait à le tuer.Les images surchargées de tensions et le montage nerveux et crispé nous faisaient partici- Per de très près aux angoisses, à impuissance et à la fragilité d’un homme qui ne pouvait échapper à son destin.Lorsque, au début de Jaws, une jeune fille est progressivement dévorée vivante par un requin, la caméra de Speilberg se concentre sur les regards éperdus et sur les mouvements frénétiques de la tête de la victime.La séquence est d’autant plus atroce (jue la mer est d’un calme inquiétant et que le soupirant de la jeune fille ne réalise même pas ce qui se passe.Rarement au cinéma des cris de désespoir et de douleur auront-ils eu de tels accents tragiques.Rarement le visage affole d’une mère qui découvre la disparition de son fils avalé par le monstre marin aura t-il été saisi et montré avec un tel frémissement tactile.Spielberg a le don inestimable de conférer aux situations les plus tendues une horreur qui échappe à toutes les catégories et qui nous permet de vibrer aux déchirements intérieurs des personnages.Les réactions psychologiques le préoccupent beaucoup moins que ies explosions affectives et que les débordements instinctifs.La grande beauté de Duel, The Sugarland Express et Jaws tient au fait que nous réagissons, avant tout, émotivement et physiquement aux déboires des personnages.Chez Spielberg, l’horreur n’est jamais exploitée pour elle-même.Les images les plus horribles sont toujours sous-tendues par une dimension humaine ou sociale qui s’enracine dans la réalité vitale et immédiate.Jaws fait appel à nos réactions les plus élémentaires de spectateurs mais on ne peut jamais oublier ou faire abstraction de toutes les implications que le récit véhicule.Nous sommes donc aux antipodes de What Ever Happened to Baby Jane?d’Aldrich ou de Hush, Hush Sweet Charlotte (du même Aldrich).Il ne s’agissait pas uniquement pour Spielberg de visualiser tous les ravages qu’accomplit un requin aux proportions gigantesques mais de préciser la bêtise et le vil mercantilisme du maire d’Amity (Murray Hamilton) qui persiste à faire ouvrir les plages pour la fin de semaine du 4 juillet alors qu’il sait que le poisson représente une menace pour les baigneurs.Mais plus que la peinture de la stupidité d’un individu Jaws est aussi une réflexion lucide et amère sur la naïveté de ceux qui se contentent des explications les plus sommaires, sur l’inconscience des foules moutonnières, sur l’assurance dérisoire et aveugle de ceux qui ignorent les véritables dimensions des problèmes et sur la fatuité des gens qui croient que l’homme est le maître incontestable des forces naturelles de l’Univers.Toutes les incisives annotations sociales permettent à Spielberg de détendre l’atmosphère contractée qui pré1 lude aux attaques de requin, de faire intervenir des traits humoristiques qui indiquent la véritable nature de son propos, et de créer un rythme qui enchevêtre souplement les rebondissements dramatiques aux situations cocasses et révélatrices de la mentalité collective américaine dans une petite ville de villégiature.Toute la première partie du film alterne entre les attaques fracassantes du requin et leurs répercussions sur la communauté d’Amity.Malgré le fait que les manifestations et les apparitions du monstre marin soient un peu trop mécani- ques et un peu trop minutieusement dosées, on ne peut résister à la science d’une mise en scène dont tous les rouages nous enchaînent inexorablement à un récit qui se développe selon une logique et une rigueur implacables.Mais Jaws accède au niveau d’une envoûtante épopée dans sa seconde partie, alors oue le maire d’Amity accepte finalement d’engager un chasseur de requins (Robert Shaw, magistral) pour se débarrasser du monstre qui terrorise la ville.Très sûr de lui-même, Quint, le chasseur expert, part sur son vieux* bateau accompagné du chef de police (Roy Scheider) et d’un jeune recherchiste de l’Institut d’océanographie (Richard Dreyfuss).Commence alors l’aventure incroyable de trois hommes aux intérêts fort différents mais réunis par une même cause et un même but: la capture du grand requin blanc.Tandis que l’océanographe est fasciné par le caractère scientifique de l’entreprise et que le chef de police s’est élancé dans l’aventure par sentiment de responsabilité envers sa communauté, le vieux Quint entretient une haine toute personnelle envers le monstre.Dans un long monologue inoubliable et absolument extraordinaire, Quint raconte comment un groupe de soldats qui naviguaient vers Hiroshima à la fin de la guerre fut mutilé et dévoré par une bande de requins.N’ayant jamais oublié ce carnage, le vieux chasseur voue un mépris profond au requin qui a tué quelques baigneurs à Amity.Dans le rôle de Quint, Robert Shaw réussit à nous convaincre totalement de la rancoeur d’un homme obsédé par un combat qu’il doit conduire à terme.Avec ses dents serrées, son rire caverneux et ses regards hallucinés, on le sent ravagé par une soif inextinguible de vengeance et par une obstination qui touche au délire.Rien ne pourra arrêter Quint sauf la mort.S’il fallait chercher un point de référence à la seconde partie de Jaws, on pourrait facilement le trouver du côté de chez Hermann Melville.Par son vertige intérieur et par sa concentration douloureuse, Quint s’apparente de très près au capitaine Ahab de Moby Dick.D est d’ailleurs intéressant de remarquer qu’au fur et à mesure 3ue le film progresse, le requin ans Jaws devient une espèce de réalité mythique qui ne peut être éliminée queprès une lutte acharnée et démesurée.Le combat est à la mesure du monstre qu’on traque.L’épisode de la chasse au requin commence paisiblement mais se transforme peu à peu en une véritable odyssée de la mort.Seuls les plus forts pourront survivre.Comme dans Duel, le spectateur assiste à un combat titanesque scandé, cette fois-ci, par les assauts, les repliements et les mouvements imprévisibles du monstre et par les déplacements stratégiques du bateau.Seule ta ruse patiente de l’homme peut finalement parvenir, à l’instar de Duel, a venir à bout de l’ennemi.Pour soutenir l’intérêt et entretenir autour du requin un aura mythique, Spielberg a bien pris soin de faire apparaître le poisson petit à petit, parties par parties.Ce n’est qu’au dénouement qu’il permettra au spectateur de le voir complètement, dans toute son ampleur.Il plane à travers tout le film un intense climat de menace et de tension car on ne sait jamais comment, quand et où le monstre surgira.Sous le calme apparent d’une mer plane et immobile glisse un danger d’autant plus redoutable qu’il se manifeste aux moments les plus inopinés.Grâce à l’originalité du scénario, à l’audacieuse mise en scène de Spielberg, à une parfaite homogénéité de tous les comédiens, à la très belle photographie de Bill Butler et surtout au montage fulgurant, énergique et contrôlé de Verna Fields, Jaws est un film excitant, captivant et toujours surprenant.C’est une oeuvre un peu moins personnelle que The Sugarland Express mais pleine d’elan, de verve et de vivacité.En dépit de certaines concessions commerciales un peu faciles, le film de Spielberg mérite sa place dans la tradition des grands films d’aventure.(Loew’s; Kent; Dorval; Greenfield).• Plus sophistiqué et plus intimiste que le premier volet, The French Connection U de John Frankenheimer poursuit les aventures de l’inspecteur Po- télévision a Emissions en noir et blanc cinéma Samedi C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Grangallo et Petitro 9.30 Roquet, belles oreilles 10.00 Topino 10.15 Fablio.le magicien 10.30 Le monde enchanté d’Isabelle 11.00 La pince à linge 11.30 Les jeunes scientifiques 12.00 Les héros du Samedi.¦'Volleyball" 1.00 Sporthéque: ’Tennis" 2.00 Bagatelle 3.00 D'hier à demain 4.00 Nanny 4.30 L'univers des sports 6.00 Une fenêtre sur le monde: La chasse au renne" 6.30 Téléjournal 6.35 Univers inconnus: ”La fin de l'Atlantide" 7.30 Le monde en liberté Destination Afrique 8.00 La P'tite semaine 8.30 Parlez-nous de vous 9.00 Nous les comiques La Party'' (comédie-américain 19671 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Cinéma: "Les quatre fils de Katie Elder" (western-Américain 1965) 1.00 Ciné-nuit: ’Une fille très avertie" (comédie-1959) CFTM
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