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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 mars 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-03-26, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois Vol.LXVII - No 71 , ¦ .nVVTAT MJPMji W mJPJL ¦ï la météo: généralement nuageux avec quelques chutes de neige locales.Froid et venteux.Dégagement en fin de journée.Maximum 20.Aperçu pour demain: ensoleillé et froid.Détails en page 6.20 CENTS Montréal, mercredi 26 mars 1975 Office férial Québec dépensera $8.2 milliards, 13.1% de plus que l’an dernier par Gérald LeBlancet Gilles Lesage QUEBEC — Le gouvernement du Québec prévoit dépenser $8.2 milliards pour l’exercice financier qui débute le premier avril, soit $948 millions ou 13.1 pour cent de plus que pour l’année qui prend fin lundi prochain.Le budget des dépenses présenté hier à l’Assemblée nationale par le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, consti olet de la politique budgé-gouvernement.Il traduit I les sec- tue le premier vo taire i teurs prioritaires d’intervention du gou vernement et des ministères et reflète les programmes que les ministères entre- prendront ou poursuivront au cours du prochain exercice financier.Le gouvernement, dit M.Garneau, doit tenir compte à la fois des besoins de la société et des ressources disponibles dans la conjoncture économioue.Il faudra attendre le discours du budget, soit le jeudi 17 avril, pour connaître les actions que le gouvernement entend prendre, tant au plan fiscal que financier, pour équilibrer le budget 1975-76.Mais d’ores et déjà, l’on peut prédire que le budget comportera peu de surpri-ni hausse ni baisse sensible des im- pôts, par exemple — à l’exemple des prévisions de dépenses, qui ne lancent aucun programme spectaculaire et se conforment au partage classique entre les ministères.M.Garneau insiste, quant à lui, sur l’aide aux municipalités et sur la création d’un Fonds de développement administré par l’Office de planification et de développement du Québec.Il souligne en outre que les décisions qui seront prises à la Conférence des pre-mirs ministres du pays, au début d'avril, pourront influencer l’allure du budget.Une hausse du prix du pétrole des provinces productrices pourrait signifier des dizaines de millions de revenus supplémentaires pour le Trésor québécois, au titre de la péréquation.Mais la marge de manoeuvre est mince.A eux seuls, trois ministères grugent les trois quarts des dépenses, soit les Affaires sociales avec 34 pour cent, l’Education avec 26.5 pour cent et les Transports avec 10.8 pour cent.Tous les autres ministères n’ont que 28.7 pour cent à se partager.De plus, si le gouvernement profite en quelque sorte de l’inflation en ce que ses revenus fiscaux sont accrus, il en est également victime par des coûts plus élevés partout, par des clauses d’indexation des salaires ou de l’aide sociale, et même par des clauses escalatrices.Sans compter l’impact encore inconnu des négociations dans le secteur public et parapublic, et par lesquelles quelque 300,000 employés veulent recueillir leur part du gâteau fiscal.Des provisions ont été faites, bien sûr, mais il est impossible de savoir de quel ordre de grandeur.Mais selon le chef de l’Opposition, le budget des dépenses va empirer la réces- sion que connaît le Québec.En effet, selon M.-’acques-Yvan Morin, il y a eu des cqupures importantes dans les principaux postes susceptibles d'amorcer une relance économique comme la construction de routes, le développement régional et la construction d’habitations.Cette baisse amènera une hausse du chômage, même Voir page 6: Dépenses ¦ autres informations en pages 8 et 9 Deuil officiel dans les pays arabes Fayçal d’Arabie abattu par un neveu “dérangé” .i*- ‘«y (par AP, AFP et Reuter) — Le roi Fayçal d’Arabie séoudite a été abattu hier par un de ses neveux, le prince Fayçal Ibn Mousaed Ibn Abdelaziz, “mentalement dérangé”, à son palais secondaire de Ryad.Atteint de plusieurs balles, lors de la réunion de presentation de voeux à l’occasion de la fête du prophète Mahomet, le roi a succombé peu après, et le conseil a désigné à sa succession son frère, le prince héritier Khaled Ibn Abdelaziz, âgé de 62 ans.Celui-ci, de santé fragile, a désigné prince héritier son frère cadet, Fahd, âgé de 53 ans, et aussitôt les forces armées et l’aviation ont proclamé leur allégeance à l’un et à l'autre.Radio Ryad a diffusé hier soir un dis- \ i Fayçal d'Arabie, l'ascétique roi qui avait réussi à asseoir son leadership sur le monde arabe et à l'OPEP.Son assassinat serait un "acte isolé".(Téléphoto AP) | Le GRP occupe 50% du territoire Un pont aérien US pour évacuer Danang SAIGON (d'après AP, AFP et Reuter) — Les Etats-Unis commenceront dès demain à évacuer au moyen d’un pont aérien les centaines de milliers de réfugiés de Da Nang, bastion isolé du nord du Sud-Vietnam, et menacé par les troupes communistes.Les réfugiés, qui ont fui l’avance des forces communistes dans les provinces du nord du pays, seront transportés vers le sud à bord de Boeing 727 et 747, qui pourront embarquer jusqu’à 1,600 réfugies par mission, a indiqué le département d’Etat.Ce sont les compagnies privées américaines World Airways et Flying Tiger Lines qui poursuivront les deux avions nécessaires aux opérations de transports de réfugiés.Le nombre des Vietnamiens qui se sont réfugiés à Da Nang est estimé a 400,000; La ville a une population normale de 500.000 personnes.Le pont aérien est destiné à transférer vers le sud les nouveaux réfugiés seulement.Il ne concerne pas la population de la ville, selon un communiqué publié par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) qui organisera les vols.Vingt cinq missions aériennes sont prévues en six jours.Des réfugiés seront également évacués par la voie maritime à bord de six barges et de cinq remorqueurs.Une grande partie des Vietnamiens réfugiés a Da Nang viennent de Hué, l’ancienne capitale impériale du Vietnam, située à 80 km au nord-est, qui est assiégée par les forces communistes.Les réfugiés seront débarqués à Cam Ranh, à 240 km au nord-est de Saigon, et ensuite regroupés dans des camps dans les provinces de Khanh Hoa, Ninh Thuan et Binh Thuan, sur la côte sud-est du pays.Les Pays-Bas, les Philippines et la Coree du Sud participent également au regroupement des réfugiés, a indiqué l'USAID.Les forces sud-vietnamiennes ayant évacué hier Hué, ancienne capitale de l’empire d’Annam et quatrième ville du pays, après avoir abandonné la veille les chefs-lieux de province de Tarn Ky et Quang Ngai, les troupes communistes contrôlent désormais la moitié environ du territoire du Sud-Vietnam, y compris la Voir page 6: Le GRP sommaire ¦ Desjardins s’emploie à créer un Conseil des métiers mécaniques de la construction -page 3 ¦Le salaire minimum à $104: un éditorial de Claude Ryan ¦Le geste du “neveu dérangé” de Fayçal: un commentaire de Georges Vigny — page 4 m Castonguay suggère de limiter à la surveillance la Commission du Salaire minimum -pages ¦Joyal n’a pas été soumis au “security check”, dit Choquette -pages ¦ Correspondances sur Spinola, le Bangladesh et l’affaire Jennifer — page 10 et 11 * Poussée à gauche confirmée par le remaniement ministériel à Lisbonne — page 12 ¦ Les pré-négociations émiettent le secteur enseignant — page 13 ¦ Power veut prendre le contrôle d’Argus: une transaction de $150 millions cours du roi Khaled annonçant “au monde arabe et islamique ainsi qu'à notre peuple le décès de sa majesté le roi Fayçal que Dieu a rappelé à lui mardi à la suite d'un attentat criminel"; le roi Khaled ajoute: il a jeté les fondements de notre essor et a porté l’Arabie séoudite, dans tous les domaines, au rang des pays évolués tout en conservant religieusement notre religion et nos moeurs”.L’assassinat a été un acte isolé commis par un “déséquilibré”, selon les indications officielles qui ont été diffusées à Ryad après le décès du souverain.Tout mobile politique est ainsi officiellement écarté Toutefois, le prince accusé du meurtre est un fanatique religieux qui a agi pour venger son frere abattu par la police il y a neuf ans, croit savoir l’Arizona Republic qui cite un membre de la famille royale inteniewé par téléphone.L’assassin appartiendrait à- une secte wahabite opposée aux réformes de type occidental introduites progressivement dans son royaume par le défunt souverain.Selon le journal, le frère du meurtrier avait été tué au cours d’une manifestation de protestation contre l’introduction de la télévision dans le pays.Il note que le meurtrier avait été arrêté en octobre 1969 aux Etats-Unis et avait plaidé coupable d'avoir tenté de vendre du LSD, une drogue hallucinogène.Le neveu du défunt souverain suivait à l’époque des études à l’université du Colo- rado, dont il fut diplômé en sciences politiques en mai 1971.Les poursuites furent une première fois abandonnées à la suite de difficultés pour rédiger l’acte d'accusation, précisent les autorités universitaires.Finalement, le prince reconnut sa culpabilité et il fut placé sous surveillance jusqu’à la fin de 1971.Le roi Fayçal était le gardien des lieux saints révérés par 600 millions de musulmans à travers le monde et le détenteur des plus grandes réserves pétrolières du monde.Né le 14 avril 1906, Fayçal Ibn Abdelaziz Saoud était le troisième fils d'un cheikh inconnu du désert.Il était monté sur le trône en novembre 1964, à l'âge de is, apr.Saoud, fils L’influence du roi Fayçal s’étendait beaucoup plus loin que les déserts de la péninsule arabique, surtout depuis l’utilisation de l’arme du pétrole après la Guerre d’octobre 1973, la guerre du Ramadan pour les arabes.L’accroissement de la demande pétrolière sur le marché mondial et l’habileté du monarque à jouer sur la hausse ou la baisse ont affecté avec plus ou moins d’intensité la vie de tous les habitants de la planète.Dotée des plus importantes ressources pétrolières du monde, estimées à 23 milliards de dollars annuellement, l’Arabie séoudite a été au centre de la politique du pétrole des pavs arabes.Voir page 6: Fayçal Le nouveau roi d'Arabie.Khaled.62 ans: un monarque paisible ?58 ans, après la déposition de son frère ils aîné de rex-roi Abdllaziz.Lassassin du roi Fayçal.lui-même prénommé Fayçal et neveu de sa victime.Mystique vengeur ou ' dérangé'' ?L’Ecuyer dépose un projet qui est l’antithèse même du plan de René Daigneault — page 23 Au beau milieu des audiences de la Commission de Police du Québec sur le plan d’allocation des ressources physiques et humaines de la police de la Communauté urbaine de Montréal, le Conseil de sécurité de la CUM, auquel la loi confère les ultimes pouvoirs en matière de sécurité et d’ordre publics, dépose sans prévenir son propre organigramme et arrache au plan Daigneault la presque totalité des pouvoirs administratifs qu’il voulait s’assurer pour mener à terme l’intégration à l’échelle du territoire communautaire montréalais.Le dépôt du nouvel organigramme, hier avant-midi, par le président du Conseil, Me Paul-Emile l’Ecuyer, bien qu’approuvé par le directeur Daigneault lui-même, risque en effet de causer de sérieuses difficultés au président de la Commission de police, M.Ludovic Laperrière, dont le mandat, essentiellement, était d’entendre les doléances des municipalités qui en appelaient de l’ambitieux document divulgué l’année dernière.Alors que celles-ci ont déjà témoigné, voici que les données du rapport Daigneault sont très substantiellement modifiées en l'absence des principaux appelants.De sorte qu’en prenant connaissance de l’organigramme de Me L’Ecuyer, le commissaire Laperrière, doit s’empresser d'obtenir de ce dernier l’assurance que le complément d'information lui serait transmis sans délai, de manière à pouvoir lui-même ensuite en saisir tous les témoins déjà entendus.Fait à noter, si dans ses notes explicatives Me L’Ecuyer affirme que le nouveau “petit dessin" du Conseil a été approuvé, l’organigramme n’a pas encore fait l’objet d’une resolution du Conseil.Le dépôt de l’organigramme, alors que les audiences étaient déjà en bonne voie, soulève des interrogations quant aux relations qui existent entre le Conseil de sécurité et la Commission de police, pour ne pas évoquer même une curieuse absence de délicatesse procédurière de la part du Conseil à l’égard des commissaires.On peut affirmer sans crainte d'errer, qu’en principe tout au moins, le dépôt de ce nouvel élément du contentieux devrait entraîner le rappel des témoins déjà entendus.Signalons cependant, dans une optique plus pragmatique, que le nouvel organigramme conjugué du Conseil et de la police de la CUM semble devoir correspondre aux souhaits diversements formulés par les appelants, notamment la Conférence des maires et la Fraternité des poli-Voir page 6: L’Écuyer L’économie canadienne : croissance zéro L’EXPRESS QUAND 2.3.4.5 OU 10 VOLUMES COÛTENT LE PRIX D'UN SEUL •L'Onassis que j’ai connu par Pierre Salinger.• La paix par le pétrole.• L’irrésistible ascension du Shah.OTTAWA (PC) — Il n’y aura pas de croissance économique cette année malgré les gains prévus au cours du deuxième semestre, et l'inflation sera de l'ordre de 10 pour cent.C’est ce qu’a prédit, hier le Conference Board, organisme privé de recherche économique.Dans son rapport trimestriel, la société-affirme que l'économie subit une récession à l’heure actuelle mais que cet état de choses ne durera pas.Le chômage ira en s’empirant tout au long de l'année, atteignant un taux de 8Vi pour cent au cours du dernier trimestre.Le taux d’inflation fléchira durant l’année.Les bénéfices des sociétés accuseront une perte de 10 pour cent en 1975.Le rapport est plus pessimiste qu'un précédent rapport de l’organisme et le facteur principal de la nouvelle analyse semble etre les récessions qui touchent actuellement d’autres pays.On prévoit un déficit de $5 milliards de la balance commerciale.Le ministre des Finances, M.John Turner, a déclaré que la récession aux Etats-Unis était pire que ce qu’il avait prévu en premier lieu et que son ministère réévaluait ses prévisions pour le Canada à la suite de cette nouvelle situation.Ses dernières évaluations avaient été faites en novembre, au moment où il avait prédit une croissance de quatre pour cent en 1975.Cette prévision figurait dans son budget fédéral qui a réduit les taxes et le Conference Board pense que les effets devraient se refléter bientôt au niveau des dépenses à la consommation.“Le revenu personnel réel per capita, sur lequel on se base généralement pour établir le niveau de vie.devrait monter d’un peu moins de deux pour cent en 1975 apres avoir enregistré une hausse de quatre pour cent en 1974.” Pendant qu'on envisage un taux d’inflation de 10 pour cent au cours de l'année, on pense généralement que le taux sera bien au-dessous de ce chiffre vers la fin de l’année.Le taux annuel au début de l’année s’établissait à 12 pour cent environ et on s’attend à une réduction de moitié durant l’année.Le Conference Board est d’avis que les facteurs suivants contribueront à contrecarrer l’inflation: • Les prix des produits alimentaires ne monteront pas aussi rapidement qu’en 1974.• Les prix de certains services de base baisseront.• On assistera à de fortes hausses de productivité qui réduiront l'impact des augmentations de salaires.Voir page 6; L'économie C EST LA VENTE ANNUELLE DE SOLDES DE LA GRANDE LIBRAIRIE DUSSAULT 8955 SAINT-LAURENT VfKîf AU COMPTMT JUSQU » SAW 0! INCl 2 • Le Devoir, mercredi 26 mars 1975 Chacun des membres de la coopérative des consommateurs de Montréal a son mot à dire dans la marche de son association et des Cooprix.est facile de devenir membre de la coopérative.Pourquoi pas vous?Coop, des consommateurs de Montréal LF DEVOIR 111 ' ." "¦¦¦" ¦¦¦¦' .ï Pcige 3 Montréal, mercredi 26 mars 1975 .- .1 .•B&M, • *r %'«r » 9m J ¦/s/**1 msts?^ Ce sont trois navires de la Canada Steamship Lines qui ont été les premiers à traverser l'écluse de Saint-Lambert hier lors de l'ouverture de la saison de navigation sur la voie maritime du Saint-Laurent.Il était question hier en cette journée d'inauguration d une hausse des tarifs.La CUM prépare des mesures pour créer trois grands parcs par Bernard Descôteaux La Communauté urbaine de Montréal s’apprête à adopter la première d’une série de cinq mesures qui permettront de créer au cours des prochaines années les trois grands parcs métropolitains prévus au projet de schéma d'aménagement, soit les parcs de la Pointe de l’ile, du Bois de Liesse et du Cap Saint-Jacques.C’est tout probablement lors de la prochaine session du conseil de cet organisme, le 16 avril, que cette première mesure sera soumise à l’attention des maires des villes de banlieue et des conseillers municipaux de Montréal.Il s’agit d’un règlement autorisant la communauté à se servir des dispositions de la loi lui donnant le pouvoir d’exercer sa compétence dans le domaine des parcs métropolitains.Cette mesure étant adoptée, la CUM pourra procéder alors à l’homologation des terrains prévus pour ces parcs qui représentent ’ne superficie totale de quelque 2,700 acres, ce qui les protégera contre la vague d'expansion urbaine.En 1973.en présentant son projet de schéma d aménagement du territoire de la CUM, le Service de planification de cet organisme proposait la création d'un réseau de grands parcs qui par leur superficie et par leur fonction étaient appelés “parcs métropolitains”.Ce réseau comprenait les parcs déjà existants de life Sainte-Hélène, de l’ile Notre-Dame, du Mont-Royal, et le Jardin botanique.Pour compléter ce réseau, on proposait d’aménager trois autres parcs métropolitains dans “les meilleurs délais possibles".Il s'agissait du parc de la Pointe de l'ile, à Riviere-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles; du parc de Bois-de-Liesse, situé dans le territoire des villes de Montréal, Saint-Laurent, Pierrefonds, Dollard-des-Ormeaux et Dorval; et du parc de Cap Saint-Jacques et de l’Ance-à-i’Orme situé dans les municipalités de Pierrefonds, de l'ile Bizard, de Sainte-Anne-de-Bellevue et de Kirkland.“Nous avons conscience d’avoir affaire à des sites privilégiés, à des occasions exclusives que nous n’avons pas le droit de laisser s'envoler”, affirmaient à l epoque les responsables du Servee de planification.if s’agit en effet de terrains, en grande partie boisés, qui n'ont pas encore été atteints par le développement urbain.Deux ans plus tard, les propositions du schéma d’aménagement sont toujours à l’étude, et le territoire de ces futurs parcs risque d'être atteint par le développement urbain, empêchant en partie l’aménagement de ces parcs ou tout au moins rendant l'opération d’aménagement plus onéreuse.Conscients de ces faits, la Commission Alie, qui a tenu des audiences publiques sur les propositions du schéma d’amenagement, proposait dans son rapport de prendre immédiatement les mesures voulues pour retenir les emplacements de ces futurs parcs.C’est en fonction de cette recommandation que récemment le Service de planification a préparé un relevé foncier des terrains à acquérir pour déterminer l’ordre de grandeur des coûts et que le comité exécutif de la CUM se prepare maintenant à soumettre au conseil un règlement lui accordant les compétences nécessaires pour agir.Selon le directeur du Service de planification, M.Aimé Desautels, cette intervention dépasse largement les pouvoirs propres aux municipalités qui n’ont pas le devoir de protéger ces parcs.En fait, seule la Ville de Montréal a par le passé décrété l’homologation des terrains du parc de la Pointe de l'ile, a Riviere-des-Prairies, et seul ce parc est protege contre le développement urbain, ce qui n’est pas le cas des deux autres parcs.La loi qui a créé la CUM en 1969 définissait certaines compétences que cet organisme supramunicipal avait a exercer, et un certain nombre d'autres compétences qui pouvaient être exercées lorsque le conseil de la CUM l'aura jugé à propos.L'une de celles-ci est l’organisation des loisirs et la création de parcs.Ceci fait, la CUM pourra décréter l'homologation des terrains.Ces parcs n’en seront pas pour autant aménagés immédiatement.Outre l’exercice par la CUM de sa compétence puis l’homologation des terrains, M.Desautels prévoit trois autres étapes à franchir; l'acquisition des terrains, la création d’un Service des parcs, et enfin l'aménagement des parcs comme tel.Leur aménagement peut prendre encore plusieurs années, mais, fait remar-uer M.Desautels, l’exercice par la CUM e sa compétence en matière de parcs constitue 1 étape probablement la plus importante.Desjardins s’emploie à créer un Conseil des métiers mécaniques de la construction par Louis-Gilles Francoeur André Desjardins, l'ex-directeur de la FTQ-Construction, est en train de créer un Etat dans l’Etat que constitue dans le monde syndical l’organisme qu’il dirigeait il y a quelques mois.Ne lorgnant en aucune façon vers le poste de gerant d'affaires du local 144 des plombiers de la FTQ-Construction, Desjardins est en train de former un Conseil provincial des métiers mécaniques de la construction qui regrouperait, à l’intérieur de la FTQ-Construction, un peu plus de la moitié de ce bloc syndical."Dédé”, fort de cet appui majoritaire, ira personnellement défendre sa thèse le 8 avril prochain à l’assemblée générale de la FTQ-Construction dont il contrôlera environ la moitié des délégués.C’est à cette occasion que le tuteur de la FTQ-Construction, M.Fernand Daoust, présentera un rapport détaillé sur l’efficacité de son mandat.Telles sont les révélations obtenues par LE DEVOIR au cours d une enquête sur le repos du guerrier syndical qui avait prévenu les journalistes lors de sa comparution devant la commission au Cliche: "Dédé perd des batailles mais ne perd jamais la guerre”, avait déclaré ce dernier, très conscient de sa puissance et de sa ruse.L’enquête a par ailleurs révélé que le tuteur de la FTQ-Construction, M.Fernand Daoust, est au courant du projet élaboré par quelques-uns des plus forts syndicats de la FTQ-Construction et qu'il l’endosserait à contre-coeur pour ne pas provoquer le départ des métiers mécaniques qui n'hésiteraient pas alors à se regrouper sous la direction d’André Desjardins dans une centrale indépendante.André Desjardins défendra en personne le projet d’un Conseil provincial des métiers mécaniques à l’intérieur du Conseil provincial des métiers de la construction, en tant que délégué du local 144, le 8 avril Séminaire sur l'administration présenté par la Corporation professionnelle des comptables en administration industrielle, section ae Québec, en collaboration avec la faculté des Sciences de l'administration de l'Université Laval.• De 9h à 22h, au 40, rue Lelièvre, Montréal-Est, journée d’étude pour les conseils de cercles de l’Association féminine d'éducation et d'action sociale.• De 9h à 16h30, à la polyvalente Emile-Nelligan, 4750, Henri-Julien, colloque sur l’enseignement religieux organisé par l'Association des professeurs de religion du Québec.• A 12hl5, M.Henri Dumont, consul général de France à Montréal, est le conférencier invité au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce française au Canada, au salon Ovale de l'hôtel Ritz-Carlton.• A 12h30, manifestation de l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames, rue Ste-Catherine, entre Metcalfe et le Carré Philips.• A 12h30, le Dr E.L.Hamilton, président de Canadian Industries Ltd, est le conférencier invité à la rencontre hebdomadaire de l’Association des analystes financiers de Montréal, au salon Richelieu du Reine-Elizabeth.• A 12h30, M.Ian Watson, député du comté de prochain.Dédé entreprendra d’ici là une tournée provinciale des futurs syndicats de son futur fief pour y éprouver sa popularité auprès de la base.Il a d’ailleurs confirmé cette information lundi soir lors de son premier test, soit l’assemblée mensuelle des plombiers du 144.Desjardins a d’ailleurs été très explicite sur ses projets d’avenir lors de cette assemblée.Il a notamment déclaré: “Présentement, il est après se former un Conseil provincial des métiers mécaniques.Dans ca, y a les plombiers, les électriciens, les millwright (ajusteurs), les Iron Workers (monteurs d’acier de structure) les boilermakers (chaudronniers), la réfrigération.A l’heure qu’il est, je les ai rencontrés jeudi dernier.Eux-mêmes m'ont demandé d’être directeur pour eux.Tant qu’à moi, j’ai dit; je grouillerai jamais sans avoir retourné devant mes gars.” Il a été impossible par ailleurs d'avoir des commentaires de M.Fernand Daoust sur ce projet qui lui enlève de facto la moitié de l’assemblée du Conseil provincial et qui, par voie de conséquence, jette un éclairage particulier sur "les projets de restructuration de la FTQ-Construction” dont il parle depuis quelque temps.Quant au président du Conseil provincial, M.Guy Dumoulin, il a oppose un “pas de commentaire” à toutes les questions, se contentant de souligner qu’un “projet de restructuration" était en cours.“On réglera nos problèmes lors de nos assemblées, a-t-il ajouté.Ce que je veux dire, c’est qu’on peut pas étaler ça publiquement dans le moment.On va régler nos problèmes s’il y a problème.” Par contre, rejoint au téléphone, le gérant d’affaires de la Fraternité interprovinciale des électriciens, M.Roland Fiset, a confirmé toutes les informations obtenues par Le Devoir d'autres sources.Appelé à commenter l'offre d’un poste de direction faite à André Desjardins, M.Laprairie, traitera de la politique fédérale dans l'administration des ponts, au déjeuner de la Société pour le progrès de la rive-sud, au 1435 ouest, rue Saint-Charles, Longueuil.• A 12h30, le professeur Marvin Goldberg traitera des effets de la publicité pour enfants au déjeuner du Advertising and Sales Executives Club de Montréal, en la salle Bonaventure du Reine-Elisabeth.• A 18hl5, rencontre d'économistes — Eric Kierans, Stephen Marglin, A Rodney Dobell et Rodrigue Tremblay — dans la salle 420 de l’édifice Hall du campus Sir George Williams.• A 19h, conférence de l’écrivain camérounais Mongo Beti, à l’université Sir George Williams, édifice Hall, chambre 1070.• A 20h, réunion de Saréna.au cégep Rosemont, 6400, 16e avenue.Thème: “Un enfant?oui! mais pas tout de suite”.• A 20h, à la polyvalente Georges-Vanier, 1205 est, rue Jarry, conférence de M.Mathias Rioux, “L’imagination au pouvoir”, et du Dr Guy Blanchard, “C’est par la coopération qu'on va s’en sortir”.• Collecte de sang: Banque Canadienne Nationale, 500 Place d'Armes, salles A et 1, 30e étage, de 9h30 à 17h.Fiset a répondu en la confirmant: “Nous autres, on a rien à y reprocher à André et puis y a rien sorti.Et puis réellement, c’est un bon travaillant'^ M.Fiset, lui-même accusé de détournement de fonds syndicaux à son prifit personnel devant la commission Cliche, ne se fait aucun problème en tant que “syndicaliste” à recourir aux services de Desjardins, même si ce dernier a été convaincu par exemple, le 13 décembre dernier, d’avoir fait embaucher Eugène Lefort, un caïd du monde interlope, aux menuisiers de la FTQ-Construction.Lefort, embauché à la suggestion de Desjardins, devait protéger les menuisiers contre les visées d'assimilation de ce local par le 791 des opérateurs de machinerie lourde.Or, Lefort appartenait à ce moment au 791, ce que n’a pas dit Desjardins aux menuisiers qui ont payé environ $10,000 pour cette ’’protection” douteuse offerte par l’ami personnel du directeur de la FTQ-Construction.Selon une source proche de la commission Cliche, André Desjardins, l’ex-directeur de la FTQ-Construction.en voie de reprendre le contrôle de la moitié de cet organisme, pourrait se voir interdire le droit à toute responsabilité syndicale dans cette industrie.La commission s’apprêterait par ailleurs à recommander la même chose relativement à quelques centaines d'individus dont le nom est sorti lors des scandales étalés au grand jour récemment.La commission Cliche proposerait au gouvernement de procéder par voie législative dans ce domaine, en suggérant d'interdire l’accès aux responsabilités syndicales à toutes les personnes convain- COURS DE POTERIE (Jour et Soir) Initiation â la céramique tournage - façonnage Composition des glacures Moulage et calibrage Inscription immédiate.Début des cours: Semaine du 7 avril Poterie Bonsecours Ltée, 433 rue Notre-Dame est, Vieux-Montréal 844-6253-844-6165 Permis: culture personnelle #749985 Le gérant d’affaires des électriciens ne croit pas d'ailleurs que le projet mûri dans rombre enlèverait des pouvoirs au tuteur de la FTQ-Construction.Parlant de M.Daoust, il a dit: “Non, y perdrait pas le contrôle du tout.Au contraire, ça le renforcirait dans ses positions.Parce que l’étendue est trop grande pour un seul homme.C’est pour ça qu'André s’est pas mal brûlé là-dedans.Y en avait trop à faire”.M.Fiset a toutefois admis que Desjardins contrôlerait en vertu de ce projet tous les métiers mécaniques, laissant à l'actuel tuteur de la FTQ-Construction, les métiers généraux affiliés à son organisme.Le gérant d’affaires des électriciens a par ailleurs révélé une autre dimension du problème en précisant que les métiers mécaniques pourraient ainsi négocier des conditions de travail plus avantageuses ue leurs collègues de la même centrale es corps de métier moins spécialisés.Voir page 6: Desjardins cuesd’actes criminels au cours des dernières années.La commission pourrait aller jusqu'à préciser les noms de certaines personnes dont celui de l’ancien directeur de la FTQ-Construction qui éprouve présentement sa popularité dans son ancien fief avant d’y revenir en force.Il existe présentement des précédents en ce sens au Québec, dont celui de l’ancien maire de ville Jacques-Cartier, J.-Aldo Rémillard.Le rapport de la commission consacrera par ailleurs toute une section au “vrai visage” d'André Desjardins.CONDAMNÉ À MORT m?: “Jésus devait mourir pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés" s.Jean 11.52 Amis du Christ: préparons par les jours Saints la Fête de Pâques.LES ÉDITIONS CHEMINEMENTS 331-8259 AU COMPTOIR: 3934, JARRY E.(2 rues à fouest de Pie IX.Mtl) La Commission Cliche voudrait écarter Desjardins à tout prix UN TOlT  TOl PLAN ENREGISTRÉ ÉPARGNE-LOGEMENT DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS émis et administré par Fiducie du Québec.Vous pouvez déposer jusqu'à $1,000 par année pour un maximum de $10,000 libre d'impôts, si vous vous en servez pour acquérir une propriété et pour l'achat de meubles.Votre caisse populaire veut tout vous dire sur ce nouveau Plan Enregistré d'Épargne - Logement des caisses populaires Desjardins.Dephantexplicatif disponible à votre caisse populaire.T7TP QUANTITE LIMITEE 4 • Le Devoir, mercredi 26 mars 1975 éditorial Billet d’Italie____ L’ange du foyer Le salaire minimum à $104 Dans la vaste panoplie des mesures qui permettront un jour d’instaurer le revenu annuel garanti, on ne saurait ignorer l’importance du salaire minimum.Les travailleurs que protège notre loi actuelle du salaire minimum sont moins nombreux qu’on ne le pensait: selon des chiffres que dévoilait hier M.Claude Castonguay devant la Chambre de commerce de Montréal, ils représentent au plus 10% de la main-d’oeuvre, soit environ 227,000 travailleurs sur un total de plus de 2.6 millions.Ces travailleurs se recrutent de plus parmi des catégories souvent marginales.Plus de la moitié d entre eux sont des jeunes.Au moins deux sur cinq n’occupent un emploi rémunéré qu’à temps partiel.La plupart n’ont pas de responsabilités familiales.Une bonne partie des travaux qu’ils accomplissent sont moins indispensables que ceux que l’on confie aux travailleurs implantés dans des secteurs plus stables ou plus rémunérateurs.S’il devient plus difficile, avec de telles données, d’entonner les refrains larmoyants dont certains abusent, on doit néanmoins convenir de la nécessité absolue, tant au plan social qu’au plan économique, d’assurer aux travailleurs les moins rémunérés un niveau de revenu au moins décent.On doit de même reconnaître le droit qu’ont ces travailleurs de bénéficier de conditions générales de travail qui se comparent quelque peu à celles de leurs confrères mieux organisés pour défendre leurs intérêts.Il ne pouvait donc être question, quand le gouvernement confia l’an dernier à M.Claude Castonguay une étude sur la réforme du salaire minimum, d’un quelconque affaiblissement de cette mesure déjà ancienne.Aussi apprenait-on avec plaisir, en écoutant hier M.Castonguay à la Chambre de Commerce de Montreal, que ses recommandations au gouvernement Bourassa visent plutôt à renforcer et élargir le régime actuel.• Par-delà toute recommandation particulière, on avait surtout hâte de savoir où se situerait, avec le rapport Castonguay, le niveau du salaire minimum au cours des années à venir.Des études ont déjà montré que les hausses antérieures n’ont pas semblé entraîner de résultats économiques négatifs.Il ne fallait pas craindre, par conséquent, d’envisager des ajustements que dicte à l'évidence la hausse spectaculaire du coût de la vie.M.Castonguay et ses collaborateurs étaient néanmoins, a juste titre, conscients de certaines limites qu’ils ne pouvaient ignorer.A un pôle ex- trême, il fallait assurer que le salaire minimum soit assez élevé par rapport au niveau des allocations d’aide sociale pour comporter une incitation efficace au travail.A l’autre pôle, il fallait éviter de créer l’impression que le gouvernement, par le biais d’une générosité imposée aux employeurs privés, chercherait à devancer en quelque sorte les conventions collectives.A un niveau intermédiaire, il fallait enfin veiller à ce que les normes proposées pour le Québec ne soient ni plus faibles, ni sensiblement plus élevées, que celles des autres provinces.En fixant le salaire minimum à $104 par semaine, soit $2.60 l’heure à compter du premier mai, M.Castonguay dépasse à peine le seuil de $100.que préconisait il y a plus de trois ans le Front commun syndical chargé de défendre les intérêts des quelque 250,000 travailleurs du secteur public et para-public à Québec.En plus de maintenir un rythme d’augmentation dont les résultats ont été plus éleves que si le salaire minimum avait seulement été ajusté par voie d’indexation automatique, il effectue néanmoins une redistribution non-négligeable du revenu global en faveur des travailleurs les moins favorisés.La valeur de cette redistribution ne sera certes pas énorme: l'effet sur la masse salariale de l’ensemble des secteurs de l’économie québécoise ne sera guère que de 1%.Le salaire minimum, qui se situait jusqu’à maintenant à environ 50% du salaire moyen versé dans les industries québécoises, atteindra néanmoins, avec l’augmentation du premier mai, 56% du salaire industriel moyen.Comme il sera en outre indexé, non pas sur l’évolution du coût de la vie, mais sur l’évolution du salaire industriel moyen (lequel connaît en longue période une augmentation plus prononcée que le coût de la vie), on a l’assurance qu'aucune incurie gouvernementale ne pourra le ramener à un niveau inférieur.• M.Castonguay ne s’est pas borné à recommander au gouvernement un taux brut de salaire minimum.Quant à y être, il n'a pas manqué, suivant son habitude, de procéder à un large examen de tous les facteurs qui se greffent à la question du salaire minimum.De son étude, émanent au moins trois recommandations majeures qui devraient donner lieu à de notables améliorations.La loi actuelle s’applique à toute “personne, ouvrier, commis, fonctionnaire ou employé quelconque qui a droit à un salaire pour travail fait pour un employeur”.Le législateur a cependant prévu maintes exceptions, notamment pour les salariés travaillant à des exploitations agricoles, pour les personnes em- ployées à des travaux domestiques, pour les entrepreneurs dépendants qui n’ont souvent d’entrepreneur que le nom (livreurs de lait, livreurs de buanderie, etc.), de même que pour certaines catégories de salariés travaillant en dehors de l’établissement de l’employeur.Ces catégories, s’il n’en tient qu’au rapport Castonguay, seraient désormais soumises à la loi du salaire minimum.Ce serait une importante amélioration.Plus importantes encore sont les recommandations qui suggèrent d’englober sous le régime du salaire minimum non plus seulement la rémunération, mais aussi d’autres conditions de travail comme le temps supplémentaire, les heures de repas, la rémunération pour les jours fériés, l'avis de fin d’emploi, la garantie de versement du salaire en cas d’insolvabilité de l’employeur.En raison de leur très grande dispersion et de leurs ressources financières très limitées, les travailleurs que vise la loi du salaire minimum éprouvent des difficultés particulières à se doter d’une protection syndicale.L’Etat se chargeant déjà de leur garantir un salaire minimum, il serait logique et normal qu'il se charge aussi de leur assurer des conditions minimales de travail sans lesquelles la garantie salariale risquerait souvent d’être amoindrie ou annulée.On s’orienterait ainsi vers une véritable politique de protection des travailleurs plus exposés à subir des formes grossières d’exploitation.A bien y penser, cet aboutissement était contenu en germe dans l’idée même de salaire minimum: il est étonnant qu’on ne l’ait pas vu plus tôt.• On avait enfin cru comprendre que le rapport Castonguay donnait raison à M.Jean Cournoyer dans la lutte qui l’oppose à la présidente de la Commission du Salaire minimum, madame Claire Kirkland-Casgrain.Or, les vues de M.Castonguay sont plus nuancées.Ce qu’il propose, c’est plutôt un nouveau partage des responsabilités entre non pas deux mais trois organismes, le ministère du Travail, le Conseil du Travail et de la Main-d’oeuvre et possiblement aussi la Commission.Surtout si la responsabilité gouvernementale devait embrasser non seulement le salaire mais aussi d’autres conditions minimales de travail, le maintien de la Commission pourrait, note M.Castonguay, “comporter des avantages non-négligeables”.Avant de remettre tout le paquet à la gestion directe du ministre du Travail, le gouvernement fera bien d’associer l'opinion à sa décision en mettant sans délai le texte complet du rapport Castonguay à la disposition du grand puolic.Claude RYAN Le geste du “neveu dérangé” de Fayçal par GEORGES VIGNY Le geste du “neveu dérangé" qui entraîna quelques heures plus tard la mort de Fayçal 1er d'Arabie est un de ces moments particuliers à la suite desquels l'histoire semble se précipiter, un peu comme cet assassinat qui déclencha une guerre mondiale.Au moment où le roi tenait majliss à l’occasion de la fête du Prophète, au fond de ce palais de Ryad, un jeune homme de 27 ans, poursuivi il y a quelque temps c i Etats-Unis pour tentative de vente de LSD, tenait au bout de la main et à son insu, assez de charge explosive pour remettre en question le cours des événements au Proche-Orient, aux Etats-Unis et en matière d'énergie à l'OPEP et dans le monde.Les motivations de l’assassin sont inconnues; “dérangé” ou pas, abattu sur place ou destiné au cimetière du bourreau, il n’entre plus en ligne de compte dès l’instant où il a donne la mort à Fayçal 1er.La voie de l’Islam De 1964 à 1975, Fayçal parvint à faire d’un pays dont on disait que c’est une “Cadillac d’or massif dévalant sans frein une pente" la puissance pétrolière que l’on sait, alors que le mo-marque lui-mème sortait de son isolement pour devenir le leader pratiquement incontesté du monde arabe.La place était à prendre après la mort de Nasser, certes, mais la compétition était ouverte, nécessitant de la part de Fayçal non seulement de l’obstination mais une habileté hors de pair qui ne l’empêcha pas de rester d’une intransigeance de fer nourrie aux sources islamiques.Parmi les clichés qu’il inspirait, genre “roi qui ne sourit jamais", "le monarque triste" ou “le souverain au profil d'aigle", il y en a un seul qui est probablement à l’opposé de ce u’il a été: “Fayçal le modéré".Mo- éré peut-être par rapport à ses préférences américaines, mais ce qui ne l’a pas empêché d’être à la pointe du combat quand il se fût agi de décréter l’embargo pétrolier pour forcer son ami américain à assouplir sa politique pro-israélienne.Car toute sa vision du monde était conditionnée par ses convictions religieuses et ce sera le plus bel hommage que de dire qu’il incarna l’orthodoxie islamique la plus rigide et la plus authentique.On cite volontiers son souhait qui était de pouvoir prier avant sa mort à la mosquée d’Al-Aqsa dans la Jérusalem orientale à la récupération de laquelle il a consacré toutes ses énergies.Il faut ajouter à ce chapitre ces larmes d emotion qu'il versait en se rendant à la prière commune lors du sommet islamique de Lahore.C’est d'ailleurs ses convictions religieuses qui faisaient de lui, gardien des lieux saints islamiques de La Mecque et de Médine, l’ennemi acharné et impitoyable de tout ce qui sentait le communisme, idéologie en laquelle il ne voyait qu’une invention du sionisme et dont l’athéisme lui répugnait.C'est aussi sa foi profonde qui lui dicta sa vie ascétique, loin des fastes propres aux monarques absolus d’O-rient, loin des harems pleins à craquer que Ibn Séoud, son frère tout folklorique entretenait.L’un expliquant l’autre, il en vint aussi à évoquer le Dji-had, cette guerre sainte destinée à rendre à l'Arabe la plénitude de ce que Fayçal estimait être ses droits légitimes.D’un roi à l’autre C’est donc à cet homme oue vient de succéder son frère, Khaled Ibn Abde-laziz, son cadet de huit ans.Le nouveau roi d'Arabie, dont on dit qu’il est l’homme le plus affable du royaume, n'a pas la trempe de son prédécesseur.A 62 ans, de santé fragile et n'ayant probablement aucun goût prononcé pour un leadership pan-arabe, il serait amateur, disent ceux qui l’ont appro- ché, des sains loisirs que sont la chasse au faucon ou la course de chameaux.Il a pour lui d’avoir été le vice-premier ministre de Fayçal qui cumulait en sa personne les pouvoirs de roi et de chef de gouvernement, et d’ètre aussi très respecté par les grandes tribus du royaume.Il est vraisemblable que Khaled sera un roi d'intérieur, pour qui la priorité sera la stabilité du royaume.Toutefois, en le confirmant à la succession de Fayçal dont il était le prince héritier depuis dix ans, le conseil a pris en même temps une décision plus importante encore: désigner à sa succession un autre des frères du monarque assassiné, Fahd, précédemment ministre de l'Intérieur et très proche collaborateur de Fayçal.Agé de 53 ans, il est probable que le prince Fahd sera appelé à diriger le prochain gouvernement et qu’il assumera la partie essentielle du pouvoir.Président du conseil supérieur du Pétrole et ministre de l’Education, Fahd est de ce fait en charge de la double mission que Fayçal avait voulu assumer en se servant du pétrole pour moderniser le royaume.Et contrairement à son aîné assassiné, il a une réputation moins austère que lui a value son goût non secret pour les plaisirs de la vie.En d’autres termes, il n'est pas exagéré de dire que l'Arabie séoudite est gouvernée aujourd'hui par deux rois à la fois, l’officiel n’étant pas forcément le vrai.Le front arabe Mais à eux deux, suffiront-ils à tenir la place oue laisse Fayçal dans le monde arabe?L’unanimité qui se dégage dans les messages qui affluent dit assez non pas tant l’admiration ou la sympathie qu’inspirait le roi assassiné que le respect.Principal pourvoyeur de fonds de l’Organisation pour la libération de la Palestine, principal appui du président Sadate d Egypte sur le double plan politique et financier, protecteur du roi Hussein de Jordanie, récemment allié de la Syrie, Fayçal était au carrefour des influences qui se partagent le Proche-Orient et l’Afrique arabes.Il est impossible d’évaluer aujourd’hui toutes les conséquences qu’entraînera sa disparition sur la cohésion même des pays arabes à un moment critique de leur histoire.On peut préjuger que tant le roi Khaled que son frère cadet chercheront, du moins pendant une première phase de leur régime, à preserver l'acquit de leur aîné en maintenant en place le réseau instauré qu’ils continueront sur l'élan imprimé à l’Arabie séoudite par Fayçal, mais pour combien de temps?Au demeurant, ce patient filet tressé supposait au centre un Fayçal, puisque conçu par lui et pour lui.Dans quelle mesure ses successeurs parvienaront-ils à en tirer le plein rendement?Il est à craindre que la disparition de Fayçal ne relance sur le plan arabe une période d’instabilité.Aux tentatives des nouveaux maîtres de l’Arabie de rasseoir le leadership rompu répon- dront sans doute des tentatives inverses non seulement par d'autres prétendants au rôle mais aussi et surtout par tous ceux qui étaient en désaccord avec les politiques que véhiculait et imposait le roi Fayçal, aussi bien au plan purement arabe que dans les relations de ce continent en devenir vis-à-vis du monde extérieur.La “réévaluation” renvoyée Car l’assassinat du monarque wahhabite survient à un moment critique où la stratégie américaine a enregistré un cuisant échec dans le dossier israélo-arabe.Un échec de la formule du pas-à-pas chère à Henry Kissinger et qui ne laisse d’autre recours que la relance de la conférence de Genève coprésidée précisément par l'Union soviétique.On assistait depuis dimanche à une politique habile ou la diplomatie américaine manipulait la menace voilée d'un réexamen de sa stratégie proche-orientale, laissant entendre que des options moins pro-israéliennes n'étaient pas exclues.Aux spéculations suscitées au département d'Etat et à la Maison-Blanche, le sénateur Mansfield s’est d'ailleurs fait l’écho, précisant ce que d'autres pensaient: toucher au point fondamental de l’aide à Israël.A quoi précisément le gouvernement Rabin répondait en acceptant publiquement l’idée d'un retour a Genève, frappant le secrétaire d'Etat là où ça fait le plus mal : remettre les Soviétiques dans le circuit et privilégier la recherche d’une solution globale par rapport aux accords partiels.Une dépêche d’agence laissait même entendre que dimanche Israël venait de perdre son dernier et son plus solide allié, au moment où le gouvernement Rabin ressoudait le front intérieur.Il aura fallu que survienne le “neveu dérangé” pour bousculer tout le monde et brouiller les cartes.Le résultat ne s’est pas fait attendre: aussitôt le gouvernement israélien soulignait ‘Tinstabili-té” des régimes arabes pour justifier après coup son attitude de dimanche et pour répéter que Genève était une option qui méritait d’étre vécue en dépit des pressions américaines et soviétiques appréhendées.En face, Kissinger renvoyait aux calendes grecques sa "réévaluation" et, au moment où certains “réévaluent" son propre bilan, déclarait en commission parlementaire: Israël n’a rien à craindre des efforts américains en vue de la paix et de toute façon "personne n’a jamais parlé de réduire l’aide à Israël." Avec le risque de voir revenir en force les Soviétiques jusqu’en Egypte et dans la perspective à terme d’une instabilité dans la région, bien fou qui rendrait aussi le risque d’affaiblir le astion israélien.“Nous faisons face à une très grave situation dans diverses régions du monde”, a dit hier Henry Kissinger: l’air de ravaleras ressentiments le temps de voir la situation se décanter au Proche-Orient.r propos d’actualité ' Quels modèles faudra-t-il inventer pour garder un sain équilibre social dans un nouveau partage des pouvoirs entre les hommes et les femmes?Comment la masse de cette nouvelle main d'oeuvre féminine intégrera-t-elle à la vie économique0 Que feront les femmes de leur nouveau pouvoir d'achat0 Dans un autre ordre d'idées, possédons-nous actuellement les moyens a évaluer les conséquences de législations comme celles qui libéralisent l'avortement et qui affectent les valeurs fondamentales de la civilisation?Avons-nous en main des solutions éprouvées pour avoir soin des enfants dont nous avons traditionnellement la responsabilité?Savons-nous bien quelles charges fiscales représentent les nouveaux services que nous réclamons?” Jeanne Sauvé, ministre de l’Environnement, journées internationales de la femme, Paris, 1er au 3 mars 1975.“Le mandat de Radio-Québec nous fait obligation d'habiter le Québec.Non pas de ne traiter que des sujets québécois, mais de proposer une programmation et d'initier un service de communication qui partent des préoccupations des gens d'ici et leur servent d'instrument d'appréhension de leur entité propre, de ce que sont leurs options de développement, de ce qu'est l'univers dans lequel ils vivent.Nous prenons l'air, en fait, en un temps où la majorité francophone du Québec réalise que l'on ne dépassera la problématique traditionnelle de la survie de la culture française que si l'on appuie son développement sur des instruments, sur des institutions d'exposition et de dévoilement des forces créatrices et des dynamismes qui sont la culture d'ici et qui font la culture d'ici.” Yves Labonté.président directeur général.Office de radio-télédiffusion du Québec.le 15 mars 1975.par ROLANDE A.LACERTE La chanson gagnante du festival de San Remo ne fait pas hurler que les fans.Intitulée "Ragazza del sud" (jeune fille du sud) elle évoque la personnalité douce de la jeune fille méridonale, celle qui baisse pudiquement les yeux quand on lui parle; celle qui rêve en secret à l’homme de sa vie, le Prince charmant qui croisera sa route un jour.Elle passe des heures à sa fenêtre, imaginant le bel inconnu qui saura lui dire à l’oreille de jolies choses.En at- tendant, sagement, elle brode des taies d'oreiller, des draps fins et soupire.Petit trousseau deviendra Prand.Pour les jolis mots à oreille, la ragazza ne Sera pas déçue, même si les méridionaux n'ont pas le monopole des discours galants.Je sais une autre chanson, ignorée à San Remo, mais qui vaut encore du succès à mon père.C'est pour me faire croire au ciel-el Que Dieu vous créa si joli-e Est-ce par hasard que cette chanson proposant un modèle féminin doux et soumis, désuet pour tout dire, a été couronnée en 1975, année de vous savez qui?Les Italiens gardent la nostalgie de l'ange du foyer, cet ange qui préféré maintenant voler de ses propres ailes.Conviendrait-il qu'une organisation internationale décrète au plus tôt une grande campagne visant à sauver une autre espèce en voie d’extinction?J r lettres au DEVOIR Un rayon d’espoir pour le troisième âge Les membres du Comité “Ville humaine et l-'i.jième âge ’, en collaboration a\ ies personnes âgées et des groupes populaires de Montréal, ont lancé le 11 mars dernier une vaste campagne destinée à sensibiliser le public aux problèmes des personnes âgées quotidiennement aux prises avec des situations difficiles, particulièrement dans le domaine des transports publics.Les Montréalais conaissent les efforts de tous ceux qui, depuis bientôt dix ans, ont pris part à la lutte en vue d’une réduction des tarifs des transports.Cette lutte n'a malheureusement donné que peu de fruits.Seuls les citoyens de plus de soixante-cinq ans.recevant un supplément de pension, se sont vus gratifiés d’une sorte d'aumône qui leur a été concédée un peu comme un os que l’on jette à un chien.La journée du 11 mars dernier marque le départ d'un type d’action nouvelle fondée sur l'adhésion massive du plus grand nombre de citoyens qui appuient les exigences légitimes de nos aînés, afin d’obtenir la gratuité totale de tout transport public.Il ne s’agit donc plus maintenant d'obtenir une quelconque réduction, mais d'exiger la reconnaissance d'un droit, car beaucoup plus que de permettre aux Citoyens du Troisième Age de se déplacer plus facilement, la gratuité repose sur le principe suivant : nos aines ont droit a certains égards, à une certaine reconnaissance, à un certain respect.Et ce sont là des notions qui, dans notre bonne ville de Montréal sont plus ou moins bafouées par les autorités municipales.11 n’est que de constater quotidiennement la déception des personnes âgées qui avafent pourtant misé sur les plus belles promesses et qui se voient quotidiennement rejetées, renvoyées d’un service à l'autre, souvent aux prises avec des problèmes insolubles, en butte à la crainte quotidienne du feu, de la démolition, du relogement et aussi du risque de mourir toutes seules.Ainsi, Montréal, ville de prestige et source de revenus pour certains, pour ceux qui sont nés et vivent du “bon bord’', demeure une métropole sans âme, impitoyable pour les petits et les humbles.Mais la situation a changé: la présence à i'hôtel de ville de 18 conseillers municipaux P.C.M., représentant un parti qui défend la priorité sociale au transport gratuit pour les personnes âgées.Ainsi l’espoir renaît dans tous les coeurs, surtout chez nos aînés qui finissaient par perdre confiance en l'issue d'une lutte demeurée jusqu'à présent sans grands résultats.Le 26 avril prochain, les conseillers municipaux du R.C M.déposeront une motion visant à obtenir la gratuité des transports publics pour toutes les personnes de soixante-cinq ans et plus, sans discrimination, à partir du premier janvier de l’année prochaine, qualifiée d’année olympique, dont nous ne savons pas grand cnose, si ce n’est qu’elle risque de nous coûter très cher, certainement beaucoup plus cher que la gratuité des transports en commun.Par ailleurs, ne serait-ce pas là l'occasion rêvée de manifester Tannée olympique en permettant aux personnes âgées de sortir de leur isolement et de mieux “partici- per” à notre vie collective.Cette motion n'est pas seulement l’expression d’un parti municipal qui ne fait que reprendre une vieille lutte des citoyens âgés; elle rejoint des centaines de milliers de citoyens dont les noms figurent sur des listes de pétitions qui circulent, à l’heure actuelle, dans Montréal.Toutes ces signatures attestent une volonté générale de changements.Elles mettent la ville au défi et lui enjoignent de donner satisfaction à ceux et celles quelle ignore, peut-être parce qu’ils ne font guère parler d eux dans les journaux.(Ce qui est peut-être à Theure actuelle le meifieur signe de santé morale et de conscience propre)."MONTREAL VILLE HUMAINE” ne doit pas rester un slogan, mais devenir une réalité! Tous les citoyens se sentent concernés, non seulement par eux mais par leurs aînés qui d’ailleurs reconnaissent de moins en moins leur ville défigurée par les promoteurs immobiliers.La solitude et l’isolement sont leur lot quotidien.Serait-ce possible que nos concitoyens du Troisième age puissent commencer par changer d'horizon sans qu’il leur en coûte?C'est la le moindre des respects! Et c'est le minimum de solidarité que nous leur devons.Au-delà de nos divergences d'opinions pourquoi ne pas nous rallier a cet objectif social prioritaire comme premier pas vers une ville humaine?Claude de MESTRAL Jacques COUTURE Hubert de RAVINEL Montréal, le 20 mars 1975.Des super-commerçants déguisés en contestataires Des "artistes" se sont émus de la récente réglementation limitant la publicité des boissons alcooliques qui risque de réduire leurs revenus.On peut comprendre cela chez ceux qui ne sont qu’“amu-seurs publics”.C’est-à-dire des gens qui ne mêlent pas trop les grands principes et les dollars.S’ils monnaient leur talent, c’est bien leur affaire.Pourvu qu’ils ne cherchent pas à se faire passer pour d'autres! Mais que penser de nos “réformateurs”, les “contestataires” de tout pouvoir politique au pays comme à l’étranger, les pourfendeurs de la société de consommation, du capitalisme, du libéralisme?Que dire des Pierre Nadeau, des Lise Payet- te?.Qui, tout en s’affichant comme des démolisseurs du système actuel, des défendeurs des défavorisés et des opprimés, trafiquent leur prestige pour les gros sous d'entreprises capitalistes?.S’ils n'étaient pas rémunérés convenablement à même les deniers publics, on comprendrait.Mais ils sont grassement payés.Dieu merci! Alors, comment expliquer et justifier ce divorce entre ce qu'ils disent et ce qu'ils font?.Voilà un mélange de genres inacceptable lorsque Ton possède autant de talent et que Ton dispose d'un instrument de communication aussi puissant que la télévision.Aucune réglementation ne peut prémunir contre cette constante tentation.C'est une question d’éthique et, surtout, de conscience professionnelle.A ce sujet, de Vilallonga, grand d'Espagne dont on peut dire qu'il n'a jamais eu froid aux yeux, écrit dans “A pleines dents": “Je trouve malhonnête.d'aller bouffer dans les bons bistrots et de chanter entretemps la révolution gauchiste.QueT ues suicides de repentir aux pieds e Notre-Dame-des-Pauvres me semblent s'imposer.Ou du moins, l’offrande des comptes en banque.Les nantis de droite ne se dépouillent pas pour les pauvres.Mais les nantis de gauche — et il y en a — ne leur donnent que la voix.” André GAGNON Montréal, le 18 mars 1975 Une critique trop dure ?Monsieur le Directeur, J'ai reçu il y a quelques jours d’un ami canadien une coupure du DEVOIR, un article de M.Basile, fort poli à mon égard, au sujet de la 1ère partie d une entrevue donnée par moi à la télévision canadienne (programme “Femme d'aujourd'hui"), et passée le 27 janvier dernier.Mon interlocutrice.Madame Faucher, est au contraire traitée avec une sévérité qui m'embarrasse.Je n'ai pas vu cette émission, aucun poste du Maine ne relayant ce programme.Je ne puis donc juger du bien-fondé des remarques de M.Basile.Mais son opinion me semble, à un point de vue, contestable.Ce n'est pas la faute de l’interlo- cutrice, ni de la réalisatrice de Té-mission, si la télévision tend par tous pays “à réduire au commun dénominateur" des téléspectateurs, ou spectatrices, les personnes qui passent sur Técran.En dépit de mes propres objections aux “mass media", je crois qu'il y a avantage, même et surtout pour un auteur jugé difficile, d’avoir à répondre le plus simplement possible aux questions qu'on lui pose, — même quand ce sont des questions qu'il ne se pose pas, qu'il ne se pose plus, à soi-même.C'est très lentement, par degré, que le public s'initie à certaines idées.Des propos familiers peuvent parfois Ty aider plus que de savants commentaires.Si 1 entrevue en question est, comme le croit M.Basile, déficiente, c'est peut-être en grande partie parce que je n'ai pas su répondre avec assez de simplicité ou de clarté aux questions qui m’étaient posées.Je remercie M.Basile de l’attention qu'il me porte, et bien entendu n’exige pas la publication de cette lettre.Mais il me serait agréable de la voir paraître dans les colonnes d'un journal comme LE DEVOIR, à l’opinion duquel j’attache du prix.Dans ce cas, je demanderai, comme je le fais toujours, que la publication soit intégrale.Marguerite YOURCENAR Petite Plaisance, Northeast Harbor, Maine.Le “marketing” de la misère Il y a eu durant quelques jours dans Le Devoir une publicité de "La Croix d'Or" que nous avons trouvée tout simplement révoltante.Les administrateurs et les publicistes de cette organisation n’étaient pas sans connaître le sens péjoratif moqueur de l'expression populaire qu'ils ont décidé d'utiliser comme titre de leur campagne de publicité.La réalité de misère que cette expression sert à illustrer ainsi que le contexte publicitaire font de son utilisation une insulte à la dignité des peuples du Tiers-Monde Depuis quand doit-on faire la mise en marché de la misère?Depuis quand la souffrance doit-elle bien se vendre?Depuis quand faut-il mousser les ventes de la dignité humaine à coups de trucs publicitaires?Cherche-t-on à aider ces gens ou à rentabiliser encore plus un trafic pourtant déjà si prospère?Léo Ferré a dit que la publicité du désespoir était prête et qu'il ne restait plus qu’à inventer le désespoir: c'est fait.Cette publicité insulte à la dignité humaine des miséreux du monde entier; elle insulte le regard qu’ils jettent aux nantis que nous sommes en réduisant la douleur qu’il exprime à un simple moyen de promotion commerciale.Cette publicité insulte également les donateurs qu’elle assimile à des consommateurs de pitié désireux ue se mettre en accord avec leur “bonne conscience”.Il y aurait, me semble-t-il, des moyens plus respectueux d'autrui d’éveiller et de sensibiliser les québécois aux besoins et aux revendications des peuples du Tiers-Monde.Mais peut-être est-il inutile d’essayer de faire comprendre à des administrateurs capitalistes depuis longtemps insensibilisés par l’argent que si ces affamés au nom des- quels on mendie pouvaient apprécier la façon dont on le fait et les fins mercantiles poursuivies, ils refuseraient notre aide en nous crachant à la face.Ces administrateurs n'auront d'ailleurs aucun mal à justifier leur bonne foi en invoquant "les p'tits chinois de la Sainte Enfance." Le Devoir cependant aurait pu, lui, montrer quelque décence en refusant cette publicité et faire ainsi preuve d’un élémentaire respect humain qui fait si cruellement défaut à d'autres.Il y a donner et donner: ces humains que notre inconscience, notre égoïsme et notre hypocrisie ont réduit à la mendicité ont au moins droit à ce respect.C’est la moindre des choses après ce que nous leur avons fait, nous les blancs.Claude DROUIN, Danielle GOBEIL, Pierre LESSARD Québec, le 15 mars 1975, LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvierl910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le sièpe social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacre-meni, Montréal H2Y IX1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $45 par année; six mois: $25; À l'étranger: $50 par année; six mois: $28; trois mois: $16.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, mercredi 26 mars 1975 • 5 des idées des événements des hommes Claude Castonguay à la Chambre de Commerce_______ Les grandes lignes d’une nouvelle politique du salaire minimum pour le Québec Certains secteurs de l’économie québécoise, comme de toute économie, se caractérisent par des échelles de salaire basses et des conditions de travail peu avantageuses.Les situations susceptibles d’entraîner le paiement de faibles salaires dans un secteur donné sont nombreuses et il n’est pas toujours possible d'évaluer leur importance relative.Ce peut être le déclin du secteur en cause, qui correspond de moins en moins à la demande ou dont les méthodes de production sont périmées; ce peut être aussi la difficulté ou l’impossibilité de substituer le capital au travail, d’où des coûts de production plus sensibles aux hausses de salaire; la nature locale de l’activité, d’où un effet limité des forces de marché sur les salaires, ou encore, la concurrence étrangère qui impose une compression des coûts de production.Enfin, dans la plupart des secteurs à faibles salaires, on note que les travailleurs ne sont pas regroupés en syndicat pour la défense de leurs intérêts.Les principaux facteurs des faibles salaires ne présentent donc pas un caractère purement temporaire.Les faibles rémunérations persistent même à travers les périodes de progrès accéléré de l'économie.C’est pourquoi la plupart des juridictions, sans égard au niveau et au dynamisme de leur économie, jugent essentiel de légiférer pour garantir aux travailleurs certaines conditions minima de travail.Le salaire minimum ne relève pas clairement soit des politiques économiques, soit des politiques sociales.En fait, le sala re minimum chevauche les deux domaines dans la mesure où, pour atteindre un objectif social, celui de la redistribution des revenus i.e.l’adaptation du salaire aux besoins du travailleur, il intervient dans les mécanismes de fonctionnement de l’économie.Les principaux objectifs qui ont été assignés au salaire minimum sont toutefois d’ordre social.Le salaire minimum peut être conçu: a) comme un instrument de protection du travailleur contre l’exploitation et la discrimination; b) comme un instrument de réduction des insuffisances de revenus ou de la pauvreté; c) comme un instrument de participation de tous les travailleurs à l’amélioration des conditions de vie qui devraient normalement accompagner le progrès économique.Chacun de ces objectifs demeure valable dans le contexte actuel bien qu'à des degrés différents.Il est clair que la loi doit avoir comme objectif de protéger les travailleurs contre l’exploitation et la discrimination et, indirectement, les employeurs contre une concurrence déloyale qui se ferait sur le dos des travailleurs.En tant qu’instrument de lutte à la pauvreté, la politique de salaire minimum ne peut toutefois qu’avoir une efficacité restreinte.Dans notre économie, la rémunération d’une personne travaillant dans un secteur donné est établie selon l’offre et la demande, la compétence requise, le degré de responsabilité, la capacité de payer du secteur en cause, etc.Lorsqu’on fixe le salaire d’une personne, on ne tient pas compte de facteurs tels que son statut marital et la taille de sa famille.Ceci signifie que si Je salaire minimum correspond au seuil de SETA VOYAGES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréol-Poris par AIR CANADA et AIR FRANCE BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3906 auvreté pour une famille de taille donnée, par exemple un couple et un enfant, il est insuffisant pour toutes les familles dont les charges sont plus grandes.Un autre obstacle lié a l’utilisation du salaire minimum comme instrument de lutte contre la pauvreté est l’absence d’un seuil ou d’un barême qui rallie l’unanimité.Il existe en effet des écarts significatifs entre les différents seuils de pauvreté établis au cours des dernières années.Autre inconvénient, lorsque le salaire minimum est fixé à un niveau trop élevé, il en résulte un risque de diminution du nombre d’emplois disponibles et des possibilités d’accès au marché du travail.Enfin, le salaire minimum constitue un instrument de lutte contre la pauvreté pour les seules personnes qui occupent un emploi.Pour ces differents motifs, nous croyons que l’objectif de la participation au progrès de l’économie est celui sur lequel il faut insister.Il s’accorde d’ailleurs davantage aux conditions de travail et au niveau de vie qui existent au Québec.De toute façon, mettre l’accent sur cet objectif ne signifie pas qu’il faille rejeter les deux autres visant la protection du travailleur et la lutte contre la pauvreté.Ceux-ci sont compris dans le premier.Vue d’un angle différent, la politique de salaire minimum doit cnercher à corriger les déficiences de certains secteurs de l’économie en se substituant au jeu de l’offre et de la demande.Elle s’insère ainsi dans une stratégie plus vaste visant à corriger les déficiences au plan de l’emploi et à réduire les incapacités de travail.Selon cette stratégie, il faut avant tout fixer un niveau élevé de l’emploi et des revenus au moyen des divers instruments et mécanismes économiques et des programmes de main d’oeuvre.Il appartient ensuite au salaire minimum d’apporter les correctifs nécessaires dans les secteurs de l’activité économique où existent de trop faibles niveaux de rémunération et des conditions de travail insatisfaisantes.Enfin la politique de sécurité de revenus intervient pour combler les insuffisances de revenus qui subsistent encore et qui ne sauraient être autrement corrigées.Les incidences économiques et sociales C’est en fonction de ces interrelations que nous avons analysé les incidences de la politique de salaire minimum sur les politiques sociales et sur l’économie.En ce qui a trait d’abord aux grands objectifs de la politique de sécurité de revenus, ces incidences sont sans équivoque: elles militent toutes en faveur d’un salaire minimum élevé.Même l’implantation éventuelle d’un revenu minimum garanti ne modifiera en rien cette conclusion.Pour des raisons assez évidentes ce sont les effets sur le plan économique des hausses de salaire minimum et des coûts résultant des améliorations de travail qui imposent la principale contrainte.D’abord il est important de souligner que les augmentations de coûts causées par une hausse du salaire minimum ne se limitent pas aux seuls employés gagnant le taux minimum mais se répercutent à long terme dans l’ensemble de ¦ la structure salariale.Pour contrer les augmentations de coûts, les entreprises disposent souvent de tout un arsenal de moyens.Il me semble Association des anciennes élèves du Sacré-Coeur Rencontre annuelle au demi-pensionnat de la rue Atwater Vendredi le 4 avril 5h30: Messe 6h30: Diner Renseignements: Mme Suzanne Langlois 272-1219 Mlle Claire Huot 274-5805 ARMURIERS DE L’ESTRIE INC.331 PRINCIPALE GRANBY (514) 372-7764 VENTE ET REPARATION D’ARMES A FEU REVOLVERS - PISTOLETS - CARABINES - FUSILS fdijipement de police nécessaire de dégager au sujet de ces moyens les principales conclusions des différentes études en ce qui a trait aux augmentations de prix et aux effets sur l’emploi.Pour une entreprise, la décision d’augmenter ses prix est rarement le résultat d’un seul facteur; elle fait ordinairement suite à une série de considérations.La part de l’inflation attribuable à une hausse du salaire minimum, dans ces circonstances, n’est pas mesurable.Le fait de ne pas pouvoir mesurer l’ampleur des effets inflationnistes, même dans les cas où les augmentations ont été substantielles et rapprochées, ne signifie pas cependant que de tels effets n'existent pas.Tout ce que l’on peut dire à partir des analyses effectuées au Canada et aux Etats-Unis, c’est cju’il ne semble pas y avoir eu d’effets inflationnistes importants.De toute façon, même si des effets significatifs existaient, nous voyons mal comment dans un contexte général d’augmentations des salaires et des prix l'on pourrait refuser aux groupes les moins favorisés des augmentations propres à atténuer les effets de l’inflation.Sur le plan de l’emploi, une hausse trop élevée du salaire minimum ne peut oue se solder par l’élimination d’emplois et [’introduction par les employeurs de mesures ayant pour effet de réduire les revenus effectifs des travailleurs tel que la réduction des heures de travail.En d’autres termes, un trop grand recours au salaire minimum comme instrument de réduction des insuffisances de revenus donne un résultat à l’opposé de celui recherché.C’est pourquoi nous avons conclu que la limite fixée aux augmentations doit plutôt être établie à partir des effets d’une hausse du salaire minimum sur l’emploi que sur les prix.L’évolution de la législation québécoise Passons maintenant à l’analyse des dispositions de la loi québécoise et de leur évolution.En ce qui a trait au salaire minimum lui-même, nous avons constaté qu’à l’exception des quelques dernières années la fréquence et le montant des hausses du salaire minimum au Québec ont été très irréguliers.Le niveau relatif du salaire minimum par rapport à différents barèmes de réference, tel que le salaire moyen, a donc varié de façon marquée au cours des années sans raison explicite.Par conséquent l’efficacité du salaire minimum est loin d’avoir toujours été la même En contrepartie, l’étude des différents mécanismes d’indexation révèle que les augmentations apportées au cours des vingt-cinq dernières années ont été dans l’ensemble plus élevées ijue si elles avaient été effectuées par voie d’indexation automatique.Il est très intéressant de constater que cette conclusion tient quelle que soit la oériode de réference considérée ou l’indice utilisé.Depuis mai 1970.le taux géné-al a été haussé de façon systématique tous les six mois.Le •attrapage qui en est résulté a îu pour effet de porter le salaire minimum à un peu plus de 50% du salaire moyen.Malgré ces oausses plus fréquentes, il n’a oas été possible de déceler d’ef-:ets négatifs significatifs sur l’emploi ou sur le revenu effec-:if des travailleurs.Le taux horaire de $2.30 atteint le 1er novembre 1974 plaçait le Québec au deuxième rang des provinces canadiennes après la Colombie-Britannique.Sur le plan des autres conditions de travail nous avons constaté que des modifications ont également été apportées à plusieurs reprises.Toutefois, malgré les progrès réalisés, l’analyse des lois des autres juridictions et des conventions collectives a mis en relief de nombreuses lacunes.Les caractéristiques des travailleurs à faibles revenus Les estimations que nous avons effectuées situent à 227,000 le nombre maximum de personnes travaillant au niveau du salaire minimum.L’on retrouve une majorité de ces travailleurs dans le secteur des services et plus particulièrement darts les hôtels et restaurants, les commerces de détail et le vêtement.Même si le nombre de ceux qui travaillent au niveau du salaire minimum est relativement important, environ 10% de l’emploi, il demeure malgré tout moins élevé que certains sont portés à le croire.Quant aux travailleurs eux-mêmes, la très grande majorité d’entre eux est constituée de personnes seules (64%) et de travailleurs mariés sans enfant (19%).Les autres 17% sont constitués de chefs de familles mono-parentales et de travailleurs mariés avec enfants.L’on retrouve une forte proportion (44%) de travailleurs qui occupent un emploi à temps partiel.En outre, la très grande majorité des travailleurs qui appartiennent à une unité familiale (avec ou sans enfant) ont plus d’une source de revenus.En contrepartie, l’on ne retrouve qu’une proportion limitée (4%) de travailleurs avec conjoint et enfants à charge pour lesquels le salaire minimum constitue la seule source pliquer sans exception à tous les travailleurs qui ont le statut de salarié i.e.à tous ceux qui sont dans une situation d’employé par rapport à un employeur.Nous avons donc recom.-mandé que soient dorénavant couverts les salariés travaillant à des exploitations agricoles, les domestiques de maison, les employés surnéméraires non-syndiqués à l’emploi du gouvernement, les entrepreneurs dépendants qui en réalité sont dans une situation d’employé (le livreur de lait, de buanderie, etc.) En contre-partie, les agents à commission tels que les courtiers en valeurs mobilières et immobilières et les courtiers d’assurance doivent être exclus.Etant donné que la Loi sui le salaire minimum doit viser la protection de tout salarié, elle doit être d’ordre public, de por- Claude Castonguay y ./ * ” s P ï-y.-:'v y* s® fis IP é>- ¦>' I ~ tStBl iii “.la difficile jonction entre l’économique et le social” de revenus.Enfin, sur le plan de l’âge, nous avons constaté que plus de 50% des travailleurs à faibles revenus sont âgés de moins de vingt-cinq ans alors que moins de 5% ont cinquante-cinq ans ou plus.Ces caractéristiques des travailleurs à faibles revenus illustrent la nécessité de ne pas se préoccuper uniquement du taux du salaire minimum mais également de l’amélioration des autres conditions de travail.L’âge peu élevé de ces travailleurs, leurs charges familiales peu nombreuses de même que le caractère d’appoint que revêtent souvent leurs revenus constituent des caractéristiques compatibles avec des hausses graduelles et périodiques du salaire minimum.Ces caractéristiques invitent également à la prudence face à la possibilité d'élimination d’emplois, d’imposition de critères plus élevés, d'entrée sur le marché du travail ou de mesures susceptibles de réduire le niveau réel des revenus des travailleurs en cause.Une politique réaliste et évolutive Au moment de passer à la définition des principaux éléments de la politique recommandée, nous avons cru nécessaire de préciser une autre règle qui revêt un caractère fondamental.Nous l’avons énoncée ainsi: la politique de salaire et des conditions minima de travail doit s'inspirer constamment, et non précéder, l’évolution des conditions de travail telles qu’elles se dégagent des conventions collectives.Ainsi et à la condition bien entendu qu elle soit adaptée de façon régulière, cette politique pourra garder un caractère à la fois évolutif et réaliste.En vertu de cette règle Ton évitera également une catégorisation trop marquée des travailleurs en deux grandes classes pour des motifs largement hors de leur contrôle et qui n’ont que peu à voir avec la valeur intrinsèque de leur travail.Conformément aux objectifs définis, le champ d’application de la politique de salaire minimum doit être universel.En d’autres termes, elle doit s’ap- tée générale.Elle doit donc avoir préséance sur les contrats particuliers de travail, les conventions collectives, les décrets et contenir des dispositions empêchant la fixation par ordonnance de normes particulières au-dessous des normes minima générales.Il faut mentionner que la tendance dans les modifications apportées au cours des dernières années s'insèrent nettement dans cette voie.Je dois souligner également que nous avons recommandé des dispositions transitoires dans tous les cas où l'extension du champ d'application et l’élimination des écarts dans le taux ou dans les conditions de travail semblaient le justifier.Le niveau du salaire minimum Nous avons établi tantôt que le salaire minimum doit, d’une part, être fixé à un niveau optimal de réduction des insuffisances de revenus.Envisagé du point de vue du travailleur, le niveau du salaire minimum doit, par ailleurs, être tel que le travail régulier lui apporte toujours un avantage financier réel par rapport aux allocations sociales.Ce double objectif peut être atteint en fixant le niveau du salaire minimum de telle sorte que celui qui détient un ICHEZ1 TABLED HÔTE VENU TYPE Hors d'oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon.Riz Créole $18.50 Saumon frais grillé, au Fenouil.Beurre d'echalo'tes $21.50 Le Steak â la Clermont.Pommes Parisienne $23 50 Les Desserts Le calé Les vins Soumur Blanc ou Chompi-gny, : btle par personne.Du lundi au samedi de 6:00p.m.a la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA baidel FACE AU MÉTRO • 381-1777 emploi régulier à temps complet soit assuré d’un revenu toujours supérieur, déduction faite des frais associés au travail, au montant maximum des prestations qui peuvent être accordées en vertu de la Loi de l’aide sociale.Depuis le 1er janvier 1974, c’est-à-dire lors de l'introduction des allocations familiales graduées selon le nombre et l'âge des enfants, le montant d’aide sociale au titre des besoins ordinaires ne peut excéder celui qui est fixé pour une famille composée de deux adultes et trois enfants, soit sur base annuelle $4,344.Compte tenu des coûts associés au travail et des revenus permis sans réduction de l’aide sociale, le montant du salaire minimum annuel doit donc être égal ou supérieur à $5,450.Il doit donc etre d'au moins $2.62 l’heure si l'on suppose 52 semaines rémunérées de 40 heures chacune.Comme le taux général a été haussé à $2.30 l’heure le 1er novembre 1974, il reste donc un écart de $0.32 l’heure à combler.Pour ce qui est de l’avenir nous sommes d'avis que le salaire minimum doit être ajusté de façon automatique et périodique selon un indice reflétant à la fois l'évolution de l’économie et celle des conditions de travail.L’indexation automatique du salaire minimum satisfait parfaitement la double nécessité d’ajuster de façon fréquente le niveau du taux afin d’éviter les hausses trop brusques tout en suivant de près l’évolution générale des conditions de travail.De tous les indices étudiés, celui qui satisfait le mieux les deux critères énoncés est sans contredit l’indice des salaires moyens dans l’ensemble des industries situées au Québec.L'utilisation de cet indice aura aussi pour effet positif d’augmenter graduellement l’écart entre le salaire minimum et le montant maximum d’aide sociale puisque cette dernière est ajustée selon un indice qui normalement croit moins rapidement, soit celui des prix à la consommation.Quant à l’introduction de la nouvelle politique, nous avons proposé que l’indexation s’applique dès le 1er mai 1975 et que l’écart de $0.35 à combler soit réparti en deux ajustements de $0.15 et d’un de $0.05 l’heure afin d’éviter des hausses de taux trop prononcées.C’est donc en tenant compte de l’effet combiné de l'indexation et du rattrapage que nous avons recommandé que le taux soit porté de $2.30 à $2.60 l’heure au 1er mai 1975.Quant aux taux mentionnés dans les journaux, de $2.90 au 1er novembre 1975 et de $3.15 au 1er mai 1976, ce ne sont que des estimations tenant compte du rattrapage et fondées sur l’hypothèse que les salaires vont continuer de croître au même rythme qu’au cours des six derniers mois de 1974.Avant de terminer sur le sujet du taux du salaire minimum, il m’apparaît intéressant de signaler qu'à compter du 1er mai ¦ Conférencier invité à la Chambre de Commerce de Montréal hier midi, l’ancien ministre des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, a livré à son auditoire des éléments principaux du rapport sur le salaire minimum qu’il vient de remettre au gouvernement Bourassa.M.Castonguay a d’abord pris soin, selon sa manière, de situer les données majeures du problème, tant au plan social qu’au plan économique.Après quoi il a résumé les solutions qu’il préconise pour le Québec.On trouvera ci-dessous le texte presque intégral de la causerie de l’ancien ministre des Affaires sociales.Signalons que le rapport resmis au gouvernement par M.Castonguay n’a pas encore été rendu public.1976, ce salaire s’élèvera, si nos propositions sont appliquées, à environ 56% du salaire horaire moyen dans l’ensemble des industries situées au Québec.Les effets de la hausse de mai 1975 sur la masse salariale de l’ensemble des secteurs sera inférieure à 1%.L’expérience acquise au cours des dernières années, de même que les analyses d’impact effectuées, permettent de conclure que la hausse recommandée se situe à l’intérieur des limites acceptables.Enfin, nous avons recommandé que soient éliminées les dispositions permettant des taux réduits pour les jeunes qui sont sur le marché régulier du travail, les salariés recevant des pourboires, les personnes souffrant d’un handicap, de même que les dispositions permettant des taux différents par région ou par occupation ou permettant qu’une partie du salaire soit versée sous forme d'avantages sociaux.Les autres conditions minima de travail Quant aux autres conditions minima de travail, il faut les mettre à jour afin quelles reflètent davantage l’évolution des conditions de travail en général.De façon plus particulière, notre analyse de la législation dans les autres juridictions et des conventions collectives nous a incité à retenir les dispositions visant à éliminer celles qui présentent un caractère de discrimination à l’endroit des travailleurs à faibles salaires.Nous avons donc jugé nécessaire de formuler des recommandations en ce qui a trait à la rémunération du temps supplémentaire au taux effectif de salaire du travailleur, à l'avis de fin d’emploi, à l’indemnisation des travailleurs pour les salaires non versés en cas d’insolvabilité de l’employeur, aux périodes et aux tarifs des repas, au paiement du salaire pour les jours fériés prescrits, à la protection de l’emploi de l’employée en congé de maternité, a la durée normale du travail et, enfin, au délai pour le paiement du salaire.Ces diverses dispositions, qui pour un bon nombre, n’entraîneront pas de coûts additionnels mais exigeront plutôt de la part de certains employeurs plus de prévoyance et de considération a l’égard de leur personnel, constituent à notre avis des normes minimales.Application et mise à jour de la politique Compte tenu de l’importance de la nouvelle politique pour l’ensemble des travailleurs, de ses incidences économique» et sociales, de ses interrelations avec d’autres politiques notamment celle de la sécurité du re- venu, de son intégration dans un ensemble de lois régissant le monde du travail, la conception et l’adaptation de cette politique doivent être confiées au ministre du Travail et de la main d'oeuvre.La loi devra toutefois comporter des dispositions établissant clairement la procédure et les délais pour les représentations des employeurs, des travailleurs et du public en général.La réception et l’analyse de ces représentations devraient, selon nous, être confiées au Conseil consultatif du Travail et de la Main-d'oeuvre.Pour ce qui est de l’application de la loi, nous croyons qu’elle peut aussi bien être confiée au ministère du Travail qu’à un organisme distinct tel que la Commission du salaire minimum.Si cette dernière option qui comporte des avantages non négligeables est retenue, il faudra toutefois dorénavant que les membres de la Commission soient nommés uniquement en fonction de leur compétence, que les exigences du Conseil du trésor et de la Loi de la fonction publique soient véritablement appliquées et que l’ensemble du fonctionnement de l'organisme soit révisé.Nous avons d’ailleurs formulé un certain nombre de recommandations sur ce sujet.Parmi celles-ci nous avons insisté sur la nécessité que la fonction de l’organisme soit précisée afin qu’il soit clair qu’il s’agit strictement d'une fonction de surveillance et de contrôle.Nous avons également souligné que l’application de la loi devra se faire par voie d’enquêtes bien structurées et non seulement sur plainte, que les pénalités soient haussées de telle sorte qu’il en coûte davantage si on enfreint la loi que si on 1 observe et, enfin, que le prélèvement auprès des employeurs soit confié au ministère du Revenu.Tout au long de notre travail, nous avons été conscients que les travailleurs à faibles revenus remplissent des rôles utiles dans notre société.Le simple fait qu’ils se trouvent dans des secteurs où des emplois présentant des caractéristiques particulières hors de leur contrôle ne constitue pas un motif justifiant qu’ils soient considérés comme des travailleurs de seconde classe.C’est pourquoi nous avons voulu recommander une politique dynamique les associant au même titre que tous les autres travailleurs dans la participation aux bénéfices découlant du progrès de l’économie.En ce faisant toutefois, nous avons formulé nos recommandations de telle sorte qu'ils retrouvent ou conservent, selon le cas, la motivation nécessaire afin qu’ils apportent à leur tour leur contribution à ce progrès.En d’autres termes, nous croyons avoir réussi sur le plan de cette politique la difficile jonction entre 1 economique et le social.UN LIVRE QU’IL FAUT LIRE À TOUT PRIX Histoire des Patriotes DE GÉRARD FILTEAU , Histoire îles Patriotes Cette Histoire des Patriotes, racontée par Gérard Filteau.est d'une étonnante actualité —- douloureusement étonnante.L’histoire de ce pays ne serait-elle donc qu’un éternel recommencement?Son destin serait-il de tourner dérisoirement en rond?On ouvre le livre au hasard et on bute sur des phrases où les noms, les dates, les événements, les situations sont quasi interchangeables.Il est long, le chemin qui mène de 1834 à maintenant.Aussi n’est-il pas vain de s'attarder sur cet épisode de notre passé.Cette Histoire des Patriotes trop souvent invoquée à tort, charriée, romancée, minimisée.Gérard Filteau la raconte honnêtement, dans le style des hommes de sa génération.Pondéré et passionné à la fois, il écrit l’histoire de ces hommes, avec leurs difficultés, leurs erreurs, leur sincérité, leur foi et cet espoir indestructible qui les habitait.Ces erreurs dont on peut encore aujourd’hui — peut-être surtout aujourd’hui — tirer des leçons.Cet espoir qui a traversé toutes ces années, qui survit.500 PAGES GRAND FORMAT -UNE CENTAINE DE PHOTOS ET DESSINS —$15.95 L’AURORE, 221 OUEST SAINT-PAUL.MONTRÉAL - 844-8764 6 • Le Devoir, mercredi 26 mars 1975 suites de la première page DÉPENSES si celui-ci n'a jamais été aussi élevé depuis douze ans, dit-il.Mais le comble de l'absurde, selon le chef parlementaire du Parti québécois, c'est le budget du ministère de l'Agriculture qui, pour la deuxième année consécutive, subit une baisse.A cela, le ministre Carneau répond que les dépenses réelles de l'Agriculture ont été plus élevées, en raison des crédits supplémentaires, et qu'il en sera de même cette année, si le besoin s’en fait sentir.Il ajoute que le budget de ce ministère (qui baisse de $177.6 à $169 millions), ne tient pas compte des crédits qui seront alloués par le truchement de la loi de stabilisation des prix agricoles et par la création de la Société québécoise d'initiatives agroalimentaires (SOQUIA).Quoi qu'il en soit, il semble bien que le titulaire de l’Agriculture, M.Normand Toupin, de même que deux autres ministres, MM.Denis Hardy (Affaires culturelles), et Jean Bienvenue (Immigration), devront poursuivre leur régime d'austérité, pour ne pas parler de vaches maigres.Les deux derniers, tout comme M.Jean-Paul L'Allier, des Communications, ont de faibles ressources financières pour réaliser la “souveraineté culturelle" de M.Bourassa: à peine deux pour cent du budget total.Mais aucun des intéressés n'a encore fait part de ses réactions à la “dureté" du grand argentier.Par contre, le budget de Radio-Quebec passe de $13.8 à $15.5 millions, celui de la Régie de la langue française grimpe à $3.5 millions et celui du Haut-commissariat à la jeunesse, à $34.3 millions, soit $13 millions de plus qu'en 1974-75.Les dépenses des trois grands ministères se stabilisent, l'Education à cause de la dénatalité, les Affaires sociales en raison de meilleurs contrôles, et les Transports par suite de l'absence de nouveaux grands projets routiers.En revanche, les sociétés d'Etat sont mises à contribution plus que jamais auparavant, leurs immobilisations se chiffrant à $1.4 milliard, pour le développement économique et industriel Budget de continuité et de stabilisation, notamment à l'égard des municipalités, qui toucheront quelque $722 millions à des titres divers.En dépit de la stabilisation des dépenses consacrées aux grands réseaux routiers, les dépenses en capital totalisent $687 millions, soit près de $59 millions de plus qu'en 1974-75.M.Carneau relève les efforts du gouvernement en vue de limiter la croissance des dépenses courantes des affaires sociales et de l'éducation.Il souligne que les négociations du secteur public constituent l'un des facteurs déterminants de la situation budgétaire du gouvernement, qui doit tenir compte de diverses contraintes.Le ministre conclut qu'il a “néanmoins réussi à observer certaines priorités qui permettront de maintenir une politioue budgétaire répondant aux besoins de l'économie du Québec." A suivre, le soir du 17 avril! L’ÉCUYER ciers de la CUM.Mais si l’on pouvait reprocher au rapport Daigneault une imprécision bien caractéristique de tout organigramme, le nouveau partage déposé hier n est pas, lui non plus, un chef-d’oeuvre de concision.Rien en effet n'est plus difficile à saisir qu'une structure encore abstraite, lorsqu'elle est en perpétuelle transformation.11 s'ensuit un curieux phénomène de rétention rétinienne à regarder de près tous ces petits casiers, car aux deux echelons, celui du Conseil et de la police, on retrouve des attributions qui évoquent un inexplicable dédoublement.Ainsi, directement rattaché au Conseil de sécurité, on découvre un service de "Recherches et Développement ”.De la météo Une dépression intense dans le bas du fleuve laissera près de 6 pouces de neige dans le voisinage de Sept-Iles.Derrière ce système météorologique une crête dont l'origine est dans le nord-ouest de la baie d'Hudson pousse de l’air très froid et instable avec des vents assez forts du nord-ouest.• Régions de Chibougamau, de l'Abitibi: nuageux avec chutes de neige locales.Froid et venteux Dégagement en fin de journée.Maximum près de 10.Aperçu pour jeudi: ensoleillé et froid • Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides: nuageux avec chutes de neige locales.Froid et venteux Dégagement en fin de journée Maximum près de 15.Aperçu pour jeudi: ensoleillé et froid.• Régions de la Haute-Mauricie.du lac St-Jean généralement nuageux avec chutes de neige locales.Froid et venteux.Maximum 10 à 15.Aperçu pour jeudi : généralement ensoleillé et froid.• Régions de Montréal, de l'Outaouais: généralement nuageux avec quelques chutes de neige locales.Froid.Dégagement en fin de journée Maximum près de 20.Aperçu pour jeudi: ensoleillé et froid, • Régions des Cantons de l'Est, de Trois-Rivières et Québec, généralement nuageux avec quelques chutes de neige locales.Venteux et froid.Dégagement en fin de journée.La température demeurera près de 20.Aperçu pour jeudi généralement ensoleillé et froid.• Régions de Rimouski, de la Gaspésie: nuageux avec neige.Venteux.Accumulation de 2 à 4 pouces Maximum 25 à 30 Aperçu pour jeudi: chutes de neige locales Régions de Baie-Comeau.df Sept-Iles neige et poudrerie.Accumulation de 3 à 5 pouces avec des ventes du nord-est de 20 à 30.Maximum près de 25.Aperçu pour jeudi: généralement nuageux même, directement relié au directeur de la police, on découvre un service d'“E-tude et Planification”.De la même manière, conformément aux intentions du Conseil qui s'attribue la presque totalité des responsabilités administratives, celui-ci s’est doté d’une "Administration des Ressources humaines" dont dépendront le bureau médical, les relations syndicales, la coordination des politiques de personnel, et le recrutement.De la même manière aussi, le service de la police sera lui-même doté d’une direction du personnel, d'un service des affaires internes (discipline, supposons-nous), de la formation, et de la gestion du personnel.On découvre dans le Conseil un service des relations publiques, et dans la police également.Toute la coordination de l'informatique dont la police voulait faire la clé de voûte de l’allocation opérationnelle des ressources, une fois nantie de renseignements précis sur la mobilité du crime dans le territoire de la Communauté, se trouve maintenant relever du Conseil, et l’on a même affirmé hier que ce nouveau et coûteux service ne serait pas librement accessible à la police, vu la “confidentialité" de certains renseignements.Par contre, l'organigramme concède au directeur de police un service d’ “enquêtes spéciales’, dont M.Daigneault justifie l'existence dans ces termes: “H y a des choses que j’ai besoin de savoir.Certains soupçons relèvent parfois de la plus pure fantaisie.D’autres fois, un enquêteur peut être lui-même compromis dans une affaire sur laquelle il serait peut-être appelé à enquêter”.Dans un document qu'il a lu hier en déposant le nouvel organigramme, Me l’Ecuyer s est permis de déterminer pour elle le mandat de la Commission, en lui rappelant qu’elle doit “se pencher notamment sur les problèmes de la répartition sur le territoire des hommes, des locaux, et de l’équipement physique.C’est là, à notre humble avis, ce dont doit traiter essentiellement le plan d'allocation des ressources humaines et physiques du service de police,” dit-il.C'est sans doute là le mandat que Me Ludovic Laperrière s etait déjà donné, sans attendre pour ce faire les lumières du président du Conseil, mais dans l’esprit des commissaires tout n'est pas aussi simple.Pour peu qu'on ait quelque connaissance des principes de gestion administrative, les structures et les ressources sont indissociables l une de l’autre, et voilà pourquoi les commissaires seront maintenant dans l'obligation de réexaminer l'allocation de celles-ci en fonction de celles-là, puisqu'on les a modifiées.Essentiellement, la police se verrait réduite à des fonctions essentiellement policières.à l'heure où les auteurs du rapport souhaitaient que son action débouchât plus concrètement sur les nouvelles réalités sociales.Pour ce faire, il fallait désormais considérer le policier non plus comme un vulgaire intervenant en cas de malheur ou de crise, mais comme un agent davantage engagé dans la prévention et les relations communautaires.De même, les auteurs du rapport souhaitaient qu'un nouveau type de profil de carrière put donner aux policiers accès à des fonctions plus complexes dans la haute administration: gestion budgétaire, gestion informatique, etc.En même temps, le rapport Daigneault souhaitait voir les employés civils jouer un plus grand rôle dans la police pour libérer les agents de tâches souvent inutiles, professionnellement, et pour lesquelles d’ail-ils sont trop bien rémunérés.Or, l'organigramme circonscrit singulièrement le champ de ces ambitions.Il s'est trouvé des critiques pour faire observer que laissée à elle seule, la réforme policière eut pu engendrer un corps trop puissant et difficile à contrôler.A l’examen de l'organigramme, hier après-midi, il s'est trouvé des observateurs pour arguer.précisément, que le Conseil de sécurité est en train de devenir ce monstre.Un monstre d’autant plus dangereux qu'il est beaucoup plus près du pouvoir politique que la police, non seulement parce que le gouvernement y est représenté, mais aussi par le choix des personnes mêmes qui s'y représentent.La prise en charge par le Conseil de sécurité de toute l'administration policière, de l'informatique aux magasins, du recrutement jusqu’aux griefs des simples agents de police qu’il faudra maintenant regler en haut lieu — le service de police a meme perdu son contentieux! — ne risque-t-elle pas en outre de compromettre l'un des principes fondamentaux qui devait articuler toute la réforme proposée d’abord par le rapport Daigneault: rapprocher les centres de décision des niveaux d'exécution?En principe, il ne resterait plus au Conseil qu'à engager 5,000 agents de police et inspecteurs, et l'on pourrait simplement abolir le service de police de la CUM.C'était déjà une tâche ardue pour les commissaires de se retrouver dans les méandres du premier rapport.Pour être un peu apeurés, disons que la tâche du commissaire Laperrière, consiste maintenant à dépister les influences réciproques de deux structures en cause.Le très serein président, en tous cas, s’est comme accroché à une bouée fiable.Dix fois, vingt fois, il reprend la même question pour chaque petit casier de fonctions nouvelles; combien de ressources ceci, ou cela, va-t-il nécessiter?Les interrogatoires sont laborieux.Il apparaît après une lecture rapide du nouvel organigramme, que le Conseil a littéralement épuisé les potentialités de la loi.On ne sait si c'est pour prévenir le coup, mais Me L’Ecuyer déclara, hier: "Personne n'a tenté de se monter un empire.Nous appliquons une loi que nous n'avons pas écrite”.Et un agent de nous souffler: “Il ne nous reste plus qu'à coller des tickets.Et même pour ça, ils songent à employer des civils".Il est douteux que le nouvel organigramme suscite les hauts cris.La majorité des appelants étant maires de banlieue, tout ce qui est de nature à diminuer les pouvoirs d’une police encore considérée comme indécrotablement “montréalaise", ils l'accueillent avec satisfaction, même si le nouvel organigramme risque de placer la direction de facto de la force policière à un niveau beaucoup plus rapproché des pouvoirs politiques.Mas la déclaration la plus étonnante fut celle du directeur Daigneault lui-mème.Dans son document, il annonça hier: "Je suis très heureux que tout le Conseil de sécurité et mon Etat-major soient tombés en plein accord avec mes vues et endossent sans réserve le plan que j'ai eu le privilège de préparer, avec les quel- ques modifications qui y ont été apportées pour l'adapter à la situation actuelle, comme l’a mentionné le président du Conseil.” On se demande quelle situation actuelle a pu conduire M.Daigneault à approuver un organigramme qui est l’antitnèse de celui qu’il défendait encore il y a un mois.L’ÉCONOMIE La Coop des consommateurs cherche à recruter 12,000 membres en 3 mois par Renée Rowan Selon le rapport, le peu d’emplois créés sera la cause principale de la hausse du taux de chômage.Le taux d’emploi montera d'env ron un demi de un pour cent, ce qui est nettement au-dessous des prévisions de cnissance de l’effectif ouvrier.Toujours selon le rapport, les dépenses effectuées par les consommateurs et le monde des affaires se traduiront par une baisse de la récession qui a commencé au cours du deuxième semestre de 1974.Les dépenses des consommateurs seront faibles au cours des six premiers mois de 1975.On s'attend à une forte reprise des investissements dans le monde des affaires, et ce, malgré la prudence exercée par certains investisseurs, prudence due aux perspectives générales de l’économie.Un des secteurs les plus faibles sera la construction domiciliaire.Le rapport fait état de 188,000 mises en chantier cette année.Le total pour 1974 était de 228,000 et pour 1973 il s établissait à 268,000 unités.Le volume des exportations baisserait de 6 1-2 pour cent, selon les projections.En partie à cause de la demande plus accentuée au Canada pour certaines marchandises comparativement à d’autres pays, la demande de produits importés ne baissera que de 3 1-2 pour cent.Les gouvernements, à tous les niveaux, aideront au redressement, dit le rapport.L'effet combiné des budgets gouvernementaux se traduira par un déficit accru dû aux dépenses effectuées durant le premier semestre.FAYCAL / De taille élevée, au profil en lame de couteau, le souverain séoudien ne fumait pas et ne buvait pas d'alcool.Musulman ascète, il était farouchement anti-sioniste et anti-communiste.Gardien de la Mec-oue et de Médine, il a toujours répété que Jérusalem devait être un jour sous souveraineté arabe.Il y a tout juste cinquante ans.il reconquérait, à la tète de 45,000 Bédouins, la ville sainte de La Mecque, en bousculant les forces de chérif Hussein, grand-père du roi Hussein de Jordanie.Critiqué par les Arabes progressistes en raison de son soutien à Washington, le roi Fayçal avait réussi à échapper a plusieurs tentatives montées pour l’écarter du pouvoir.Membre fondateur de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), l'Arabie séoudite avait récemment décidé de contrôler la compagnie pétrolière américaine Aramco à 100 pour cent (voir page 22 les réactions des milieux pétroliers).L'assassinat du roi Fayçal a fait l’effet d'une bombe dans le monde arabe.Alors que toutes les radios arabes retransmettaient les prières à l'occasion de la fête du Prophète, la radio de Ryad a subitement interrompu ses émissions pour annoncer L 'attentat” puis la mort du monarque.Aussitôt l'ensemble des agences d’informations et des radios arabes répercutaient la nouvelle.On s'attend que tous les pays arabes observeront un deuil de plusieurs jours.A Amman, la cour royale jordanienne a annoncé pour sa part un deuil de 40 jours et la mise en berne des drapeaux pendant une semaine.Dix chefs d'Etat arabes ont annoncé qu'ils se rendraient à Ryad pour assister aux funérailles qui auront lieu demain après-midi dans la capitale séou-dienne.Il s’agit des présidents Anouar Sadate (Egypte), Hafez Assad (Syrie), Soleiman Frangié (Liban), Ibrahim Hamdi (Nord-Yémen), Houari Boumediène (Algérie), Habib Bourguiba (Tunisie), Gaafar Ni- DESJARDINS Suite de la page 3 Parlant des unions non-spécialisées, M.Fiset a dit: “Ça leur fait un peu de peine mais ça les forcerait un peu plus de faire leur ouvrage au lieu de se fier sur nous autres.Ce qui arrive là-dedans, c’est toujours nous autres, les métiers mécaniques, qui sommes pénalisés par rapport aux métiers généraux.On entreprend toutes sortes de batailles et puis ce qui arrive, on se pénalise parce qu’ils n’ont pas le contrôle de leurs membres.Y ont un turnover (roulement de main-d oeuvre), c’est pas réalisable, dans ces unions-là (.) et puis on est pris avec ça.” Interrogé sur le sens de la solidarité syndicale au sein de son groupe, M.Fiset a ajouté: "On a tâté le pouls (des métiers généraux) et puis les unions qui veulent réellement travailler, y voient pas d'inconvénient à ça.” Quant aux métiers mécaniques, leur but est net: obtenir à nouveau l'avance économique qu'ils avaient autrefois par rapport aux métiers généraux.Présentement, le décret provincial de la construction prévoit que tous les travailleurs de la construction gagneront le même salaire en mai 1976.“La seule manière (d’atteindre cet objectif), de commenter M.Fiset, c’est de se débarrasser d’un fardeau qu’on est obligé de charrier.” Pour l’instant, les métiers généraux et les dirigeants de la FTQ-Construetion sont obligés de tenir compte du projet des métiers mécaniques, qui regroupent plus de la moitié du mouvement.“L’entente est qu’il n’est pas question de séparation (de la FTQ-Construction) d’aucune manière”, de dire M.Fiset.Toutefois, le gérant d’affaires de la Fraternité des électriciens admet que M.Daoust pourrait s’opposer au projet et exclure les unions qui voudraient scinder la FTQ-Construction en deux blocs distincts.Un geste en ce sens du tuteur conduirait inévitablement à la formation d'une centrale indépendante de la construction, di rigée par Desjardins.Confronté à cette hypothèse, M.Fiset, énigmatique, a répondu: “Ah, là, par exemple, je ne pense pas que personne pourait deviner ce qui va se passer dans le futur.” Quant au tuteur lui-même et au président de l’actuel Conseil provincial des métiers de la construction, M.Fiset conclut: “Je dirais qu’ils sont suffisamment d’accord avec nous autres", même s’ils ne voient pas le problème d’un même oeil.“C'est comprenable, y en a qui vont être perdants", de conclure le gérant d’affaire des électriciens.12,000 membres d'ici le 1er juillet prochain, 20,000 au 1er mars 1976, 26,000 au 1er octobre de la même année, tel est l'objectif de la campagne de recrutement en trois phases que lançait hier la Coop des consommateurs de Montréal pour assurer la viabilité des deux Cooprix qu elle vient de racheter de la Fédération des magasins Coop et d’un nouveau magasin qu elle compte établir d'ici un an.Mille membres par semaine d’ici trois mois constitue un véritable défi, commentait hier le président de la Coop, M.Jean-Jacques Chagnon, au cours d’une conférence de presse sur les changements et l'esprit nouveau que connaîtront les magasins de la rue Legendre et du boul.Saint-Joseph au cours des mois à venir.Le mécanisme de recrutement mis en place pour cette campagne part de la base même des militants qui ont procédé à la formation de la coopérative.Ces militants se sont partagés en groupes de 10 et travailleront au recrutement auprès des consommateurs qui fréquentent les Cooprix.Ils seront aidés dans leur tâche par des agents à temps plein qui serviront de personnes-ressources.A chaque 35 nouveaux membres inscrits sur la liste de recrutement, de nouveaux groupes de 10 seront formés créant ainsi une chaîne de solidarité.“La réussite de cette campagne sera l’aboutissement d une réelle participation populaire et c’est à ce seul prix oue peut vivre une coopérative”, estime M.Chagnon.Rappelons que la part sociale de la coopérative est de $25.Pour la rendre accessible au plus grand nombre, les conditions de paiement s'établissent comme suit: $1 comptant et le solde en 12 versements de deux dollars durant un an.Depuis que la Coop des consommateurs de Montréal a acheté les deux Cooprix de l'est de la ville, les nouveaux membres de la coopérative ont non seulement la possi- bilité de se présenter comme candidats au conseil d’administration, mais encore ils peuvent siéger au comité coopératif de leur magasin.C’est une structure très nouvelle pour le mouvement coopératif québécois oui permet uneplus grande participation des membres.En effet, les comités coopératifs sont formés, au niveau de chaque magasin, de 15 membres élus pour deux ans, responsables de la vie coopérative de leur magasin.“Ils sont, a-t-on souligné hier, le lien vivant entre les membres et l’administration.” Les élections pour ces comité aura lieu la première et la deuxième semaine de juin pour donner une chance aux nouveaux membres de participer d’abord aux groupes de 10 et de se familiariser avec la vie des Cooprix.Les comités coopératifs organisent les scrutins consultatifs les convocations d’assemblées locales de sociétaires.Ils présentent au conseil d’administration des suggestions et critiques concernant l’opération de la Coop.Enfin, le président de chaque comité assiste à toutes les délibérations du conseil d’administration.Les comités se joignent au conseil d'administration pour former le conseil coopératif qui agit comme organisme d’information et de consultation auprès des militants.Après avoir annoncé que la convention collective vient d’être signée pour un an entre la Coop des consommateurs de Montréal et les 225 employés affilés à l’Union des employés de commerce, local 500 (FTQ), le président a souligné la présence des employés au conseil d’administration, deux des 15 sièges leur étant réservés.Mentionnons que les salaires payes aux employés se situent aujourd'hui au même niveau que ceux des employés de Steinberg et sont plus éleves que chez Dominion.On a aussi appris, hier, que la Coop des consommateurs de Montréal déménagera prochainement dans de nouveaux locaux situés rue Jarry, près de Christophe-Colomb.LTPIC est également en négociation pour déménager ses bureaux dans le centre de la ville, non loin de la Maison de Radio-Canada, dit-on.Parmi les changements qui affecteront les consommateurs à l’intérieur même des magasins, on a annoncé des baisses de prix appréciables, dès jeudi matin, sur au-delà d une centaine de produits, en particulier dans le secteur épicerie.Cette baisse sera indiquée aux consommateurs par des étiquettes spécifiques oui porteront la mention: prix baissé.Chaque semaine, de nouveaux produits seront touchés et clairement pointés aux consommateurs de façon à ce qu’ils en profitent.D’autre part, on sera de plus en plus sélectif quant aux produits offerts.Jusqu’à maintenant, tout ce qui était nouveau était susceptible d’être vendu dans les Cooprix: on faisait du commerce comme les autres chaînes de supermarchés.A compter de maintenant, il y aura une sélection qui tiendra compte de la provenance, de la qualité du produit, de son étiquetage et de la publicité faite autour du produit lui-même.Il y aura de moins en moins de gadgets et l’on vise à réduire l’échantillonnage: pourquoi par exemple 10 marques de papier de toilette quand on pourrait se contenter de deux ou trois au maximum?Cette campagne de relance se fera sous le signe: “Mangez mieux, payez moins", en s inspirant du dernier rapport de la Commission de surveillance du prix des aliments: “La nutrition, à ouel prix".On s'efforcera, à l'intérieur des magasins, d’informer le consommateur sur les produits les pus avantageux pour leur santé tout en leur indiquant les aubaines, tenant compte de ces facteurs."Bons achats”, “achats corrects” seront les leitmotiv de la campagne.meiry (Soudan), cheikh Zyaed Ben Sultan al-Nahyane (Emirats arabes unis), et des émirs de Koweit et de Qatar.M.Zulficar Ali Bhutto, premier ministre du Pakistan, a également fait savoir qu’il assisterait aux funérailles et il est probable que le roi Hussein de Jordanie se rendra aussi à Ryad.Le président Ford a chargé quant à lui le vice-président Nelson Rockefeller d'aller présenter en son nom au roy Khaled l’expression de la profonde sympathie du peuple américain.Le vice-président, en tant que représentant personnel de M.Ford, remettra au roi Khaled un message de condoléances du président des Etats-Unis.Dans ce message, a déclaré hier le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Ronald Nessen, le président Ford exprime sa confiance que “les liens d'amitié qui ont été créés par le roi Fayçal, cet homme éminent, entre l'Arabie seoudite et les Etats-Unis continueront.” Les forces américaines stationnant dans le Golfe persique n’ont pas été mises en état d'alerte à la suite de l’assassinat du roi Fayçal, a déclaré le général Winant Sidle, porte-parole du Pentagone.Il y a actuellement 250 militaires américains en Arabie, a-t-il précisé.Outre ces militaires, le département américain de la Défense est responsable dans ce pays de 22 employés civils ainsi que de quelque 1,200 techniciens envoyés au titre du programme d'assistance technique.Le nouveau souverain, Khaled, est roi malgré lui.Dans les milieux informés et les cercles étrangers de Ryad, personne n’ignore qu’il était fort peu désireux de succéder a son frère Fayçal.S’il occupe ce trône, c!est bien parce qu'il est le survivant le plus âgé des 40 fils du légendaire Ibn Séoud, et, en Arabie séoudite, on a un grand respect de l'âge.Dans les milieux officiels, on a, dit-on, considéré que cela serait un précédent dangereux que de passer au-dessus de lui en faveur du prince Fahd.En outre Khaled a récemment subi une intervention chirurgicale à coeur ouvert dans une clinique américaine et est de santé encore délicate.Bien qu’il ait été premier ministre adjoint du roi Fayçal, ses points de vue sur le conflit arabo-israélien, sur le pétrole et les relations avec les Etats-Unis sont à peu près inconnus.Le roi d’Arabie séoudite est officiellement choisi par un conseil mystérieux connu sous le nom de “Ceux qui lient et unissent ".Il est composé de princes, de chefs religieux, de chefs de tribus et de personnalités gouvernementales.Jusqu'à présent, quand il se trouvait à Ryad, Khaled restreignait ses activités à des fonctions officielles.Il en va différemment de son frère, le prince Fahd, qui, outre ses activités officielles, est bien connu pour être un “homme à femmes”, ce qui est fort bien toléré en Arabie séoudite où les hommes ont droit à quatre épouses et à un nombre illimité de concubines.Par contre, il est connu aussi pour son goût prononcé pour le jeu, activité sévèrement condamnée par le Coran.Du fait de la répugnance de Khaled à assumer des fonctions politiques, on pense à Ryad qu’il pourrait régner pendant une certaine période de transition, puis passer le pouvoir à Fahd.LE 6RP totalité de 11 des 44 provinces.L’armée sud-vietnamienne s'est retirée de Hué après que son infériorité numérique dans la région fut tombée à un contre deux, que la route menant à Da Nang eut été coupée et qu’un violent bombardement eut entraîné la fermeture de l'aeio-drome local.En fait, l’abandon de la ville avait été décidé dès la semaine dernière et aussitôt la population avait pris le chemin du sud.Mais une grande partie de ces réfugiés seraient toujours bloqués par les forces nord-vietnamiennes, qui ont coupé la route à l’un des trois cols en direction du sud.Les forces sud-vietnamiennes sont parties par mer.Deux bateaux, transportant des éléments de la 1ère division d’infanterie.sont arrivés mardi à Da Nang.Alors que plusieurs hommes politiques non-communistes ont réclamé le départ du président Nguyen van Thieu, celui-ci a demandé hier à son premier ministre de remanier son cabinet pour en faire un "gouvernement de combat".Il a d'autre part invité les “nationalistes anticommunistes qualifiés” à y participer.L'annonce du remaniement ministériel a constitué une surprise pour de nombreux hommes politiques et diplomates.Toutefois, de source diplomatique, on a révélé que le président Thieu avait mené, ces dernières semaines, des pourparlers avec des éléments de “l'opposition modérée”, notamment parmi la Force nationaliste progressiste, la Confédération vietnamienne du travail, et les partis nationalistes traditionnels comme le Kuomintang vietnamien.A Saigon, plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté pendant trois heures contre l’abaissement de l’âge du service militaire à 17 ans.En raison de l’aggravation sur le terrain, le président Ford a décidé, hier, d’envoyer le général Frederick Weyand, chef d’état-major 'de l'armée américaine, en mission d’urgence au Sud-Vietnam pour examiner la situation.Le général Wayand partira de Washington pour Saigon et rentrera à la fin de la semaine prochaine.Le porte-parole de la Maison Blanche, M.Ronald Nessen, a indiqué que le chef d'état-major de l’armée présenterait au président Ford des recommandations sur les mesures nécessaires pour aider les Sud-Vietnamiens à contenir l’offensive actuelle.Le porte-parole a rappelé que le général Weyand connaissait très bien le Vietnam où il avait été l’adjoint du géné- ral William Westmoreland et qu’il possède en outre d’excellentes relations personnelles avec le président Thieu.Pendant ce temps, au Cambodge, une importante offensive des forces gouvernementales a échoué contre la région située à environ 19 km du centre de Pnom Penh, à l’ouest et au sud, d’où les Khmers rouges bombardent quotidiennement l'aéroport de Pochentong et la capitale.Malgré la poursuite des tirs de roquettes, le pont aérien américain n'a pas été interrompu.Les 41 projectiles tombés sur l’aéroport ou sur Pnom Penh ont fait six blessés.Après la perte de deux positions des soldats républicains, lundi, à l’est du village stratégique de Tuol Leap, la percée des lignes gouvernementales et l’avance des troupes khmères rouges de deux kilomètres environ, une troisième position a sauté dans la nuit de lundi à mardi.Une partie de la ville de Neak Luong, dernier verrou gouvernemental entre le Sud-Vietnam et Phnom Penh, à 60 km au sud-est de la capitale, sur les bord du Mékong a été investie par les khmers rouges qui livrent de violents combats autour du marché.La situation à Neak Luong s’est soudainement aggravée après la perte, hier matin, de trois positions gouvernementales et l’impossibilité de l’état-major d’envoyer l’aviation bombarder les abords immédiats de l'agglomération.Deux positions qui ont été évacuées se situent au nord de Leak Luong, et des sources militaires font état de deux cents soldats gouvernementaux disparus au cours du retrait désespéré.Les débardeurs de l’Ouest s’accordent un délai de 24 h.VANCOUVER (CP) — Parce que les débardeurs de la côte ouest n ont par reçu hier les exemplaires de la loi d'exception les forçant à reprendre le travail, les quais de la Colombie-Britannique demeureront inactifs 24 heures de plus que prévus.La loi, adoptée lundi soir, ordonnait aux 4,000 débardeucs de la Colombie-Britannique de reprendre le travail dès 20h48 hier soir, heure du Pacifique.Néanmoins, parce que les fonctionnaires n'ont pu mettre des exemplaires de la loi à bord d'un avion lundi soir, le retour au travail a été reporté à plus tard.Un porte-parole des employeurs a expliqué hier ou’Ottawa l’avait informé que les exemplaires de la loi n'arriveraient pas à Vancouver avant 18 heures, trop tard pour que les équipes de nuit soient formées.Il ne sera pas possible non plus de préparer des équipes pour le premier quart de travail aujourd hui.Le travail se reprendra donc que cet après-midi Les 111 ports de la Colombie-Britannique étaient frappés depuis le 1er mars par la grève des 4,000 débardeurs qui manifestaient ainsi leur mécontentement devant la lenteur des négociations.Leur contrat est venu à expiration le 31 décembre.Le projet de loi, présenté aux Communes lundi par le ministre du Travail, M.John Munro, a rapidement été adopté par les députés, par le Sénat, pour enfin recevoir la sanction royale et devenir force de loi.La loi prévoit l’arbitrage exécutoire du différend et prolonge le contrat liant les parties jusqu’au 31 décembre 1976, ou jusqu'à la date de la signature d'un contrat acceptable par les deux parties.26 mars par la Presse Canadienne Le RSHM publie un manifeste Le Regroupement scolaire Hochelaga-Maisonneuve a rendu public un manifeste indiquant que les citoyens de ce quartier n'ontaucunement l'intention de mettre fin à leur lutte pour l'obtention des deux petites écoles polyvalentes, malgré les refus répétés de la CECM.Les porte-parole du Regroupement ont annoncé la tenue d'un teach-in samedi le 22 mars autour des thèmes suivants: qualité de l’éducation, écoles humaines, écoles-reflets du quartier, écoles choisies par la population.Le manifeste fait le portrait du quartier.de sa population, de ses logements, de ses écoles, ainsi qu'un long historique du conflit qui depuis 1973 n'a cessé d'opposer la population aux services de planification de la Commission ainsi qu a la majorité des commissaires, au sujet des besoins en écoles secondaires pour ce quartier.Le schooner de course Bluenose prenait le large pour la première fois il y a 54 ans aujourd’hui (en 1921) à Lunenburgh, en Nouvelle-Ecosse.Sous le commandement de Angus Walters, le Bluenose remporta cinq courses internationales et ne fut jamais battu.Vendue au cours de la Seconde guerre mondiale, la goélette fit naufrage près de Haïti en 1946.Après une campagne de plusieurs années, le capitaine Walters put enfin assister, en 1963, à la construction et au lancement du Bluenose II, construit sur le même modèle que son prédécesseur.1778 — L’Etat du Massachusetts interdisait le trafic des esclaves.1827 — Décès de Ludwig van Beethoven.1913 — Des inondations dévastaient les Etats de l’Ohio et de l'In-diana, faisant plus de 3,000 morts et causant des dégâts évalués à $50 millions.1940 — Le gouvernement libéral était reporté au pouvoir à Ottawa, avec 178 des 245 sièges.1941 — Le HMCS Otter brûlait en mer, emportant dans la mort 19 de ses 44 membres d'équipage./ f I - N. Le Devoir, mercredi 26 mars 1975 • 7 La Cour d’appel juge des séquelles d’une transaction de 1958 à Montréal-Nord par Clément Trude! La Cour d’appel du Québec vient de consacrer une quarantaine de pages aux séquelles d’une transaction survenue fin avril 1958 dans les bureaux du notaire J.-Camille Paré: $60,000 (argent comptant) avaient changé de mains ce jour-là et les religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie devenaient propriétaires de 61.3 arpents à Montréal-Nord.Pourquoi ces arrhes au comptant, plutôt qu'un document écrit?Deux des vendeurs: Joseph Kramer et Cari Grekin, voulaient dissimuler la “vente” à leur partenaire d'alors, Nathan Polansky, qui aurait eu droit de bloquer cette vente, parce qu’ils n’avaient pas obtenu son consentement écrit.Polansky tente depuis d'obtenir des dommages de Kramer et Grekin; il s’est pourvu en appel contre trois jugements prononcés le 25 juin 1971 par la Cour supérieure, longtemps après que la congrégation eut revendu à $14,133 1 arpent un terrain acquis en 1958 à $4,700 l’arpent (selon le juge Montgomery) ou à $5,704 l'arpent, d'après les calculs du juge Gagnon qui laisse percer l’impatience dans ses notes, reprochant aux parties de vouloir trouver des “devins" ou des “comptables” à la Cour d’appel.A noter que le notaire Paré a démissionné (nov.1970) de la Chambre des notaires et que le terrain acquis par les Soeurs de Jésus et Marie a été revendu en 1965 à la ville de Montréal-Nord (70 arpents au total, longeant les boulevards Gouin et Perras).Les juges Montgomery et Gagnon accordent $13,800 de dommages que devront verser (avec intérêts) Kramer et Grekin en raison de la rupture d’une entente passée entre eux et Polansky (1956) devant Notaire.Le juge Owen diffère d’avis toute- fois et, après avoir revu le témoignage flou (very indefinite evidence) rendu par le notaire Paré, il n’aurait fait que confirmer le jugement de la Cour supérieure en la matière.Dans un premier jugement, la Cour d’appel déboute unanimement Polansky, qui aurait voulu renverser un jugement (juin 1971) selon lequel Polansky devait payer les frais, y inclus les frais pour l’obtention des pièces à conviction et le quart de l’enquête en Cour supérieure.Le tout ayant trait au “lotissement 415" a Saint-Léonard.Le deuxième jugement de la Cour d'appel condamne Polansky à payer sa part de taxes ($23,702.82) sur des terrains possédés en commun avec Kramer et Grekin, notamment au Sault-aux-Récollets.Toutefois Kramer et Grekin doivent compenser Polansky ($8,854); c’est la créance légèrement haussée u’accorde a Polansky la Cour ’appel.Le principal jugement, celui qui essaie de débrouiller le litige quant aux terrains de Montreal-Nord, devait porter sur la réclamation en dommages (environ $146,000), rejetée par la Cour supérieure il y a quatre ans.Les religieuses avaient acquis déjà du trio Polansky-Kramer-Grekin (l'accord était unanime en décembre 1957) neuf arpents d’un terrain, angle Gouin et Perras.Le prix était alors exceptionnellement élevé: $8,181 l’arpent, mais au printemps de 1958, il s’agissait d’acheter les 61 arpents situés à l’arrière du terrain compris dans le premier achat.Polansky soutient qu’il a subi un préjudice considerable, du fait de n'avoir su que très tard le jeu de passe-passe inventé par ses amis Kramer et Grekin, qui firent toutefois amende honorable partielle après un premier jugement (au criminel) et déposèrent au greffe la part due à Polansky sur cette transaction un peu inhabituelle.Le notaire Paré, accompagné d’un dénommé Fortin était allé chercher l’argent à la communauté, en avril 1958; Paré signa un reçu à l’économe des religieuses, remisa l’argent dans sa voûte en attendant les “intéressés".Ensuite, le notaire ne prit as activement part à la distri- ution du gâteau.Versés en vrac sur une table de la salle d’attente, les $60,000 furent.empochés par les “intéressés" hors la présence du notaire.Côté crédibilité, la Cour d’appel se montre plutôt avare de louanges dans ce lourd dossier où abondent factures, reçus et rumeurs de transactions sous la table.Le juge Gagnon croit que les circonstances de la deuxième vente de terrains sont peu flatteuses pouc Kramer et Grekin, qu’il qualifie de "compères": les intimés, dit le juge Gagnon, “gardaient pour eux le prix de vente.tant que des procédures criminelles ne les eussent pas ramenés à la réalité et ne leur eussent inspiré une tardive reddition de compte.” Le même juge Gagnon dit du notaire Pare: “Même s’il n’a pas participé à l’entente, il sait fort bien pourquoi cet argent, pour lequel il a signé avec Fortin un reçu, se trouve là.L’entente, c’était ce paiement comptant, “sous la table” et sans reçu qui avait été convenu et sans lequel les vendeurs n'auraient pas signé l’acte de vente".Kramer et Grekin ont préféré garder le silence sur la scène des $60,000 mais “je crois qu'ils ont perdu la partie", dit le juge Gagnon qui retient de fortes présomptions de fait, graves, précises et concordantes, à l’encontre du duo Kramer-Grekin.Les acquéreurs d’une maison obtiennent un remboursement partiel pour “vices cachés” Deux citoyens de Montréal-Nord qui, à une semaine d’intervalle, en mai 1972, s’étaient portés acquéreurs de maisons construites par Liberate Spensieri et Zenobia di Biase, viennent d’obtenir gain de cause en Cour supérieure.Les deux acheteurs réclamaient une diminution du prix d'achat pour vices cachés: notamment l’absence de drain français et l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité dans la finition du sous-sol.Le juge Guy Merrill Desaul-niers se refuse toutefois à com- penser les requérants pour les améliorations consistant à substituer des tuiles de céramique à des tuiles de caoutchouc, voire à ajouter des plaques de marbre ça et là.James Vincenzo Infantino, de la rue Pierre, recevra donc des constructeurs de la maison qu’il habite la somme de $2,670.07 (non pas les $6,019 qu’il réclamait), tandis que Santino Pi-coni, de la rue Désy, toujours à Montréal-Nord, a prouvé, selon le tribunal, son droit à un rem- boursement de $1,878 pour réparations effectuées à la maison mal construite.Si Spensieri et sa femme avaient cru épargner en ayant recours à des matériaux bon marché, voilà qu'ils ont à faire face à une condamnation leur faisant débourser plus de $4,500.Si encore ils avaient répondu aux mises en demeure signifiées par Piconi et Infantino au cours de 1973, peut-être auraient-ils évité de payer les dépens de ces deux causes.L’industrie avicole Une année difficile marquée par une dégringolade des prix par Michel Guénard Mauvaise année pour les éleveurs de volailles du Québec.Au cours de 1974, les recettes ont bien progressé de 16% pour atteindre les $137 millions mais les coûts de production ont suivi à un rythme encore plus rapide: hausse de 26% dans le cas du poulet à griller et de 21% dans celui du dindon.Résultat: 186 éleveurs de volailles ont abandonné le métier alors que 62 nouveaux éleveurs téméraires s’y risquaient.Le climat général de l’industrie était à l'assainissement et à la consolidation des fermes avicoles.C’est ce qui ressort du quatrième bilan annuel de la Fédération des producteurs de volailles qui tenait hier ses assises à l'Auberge des gouverneurs de Québec.Année difficile et même désastreuse pour les éleveurs de dindons qui assistèrent impuissants à une coûteuse dé-grigolade du prix affiché: d’un solide 43 cents la livre en décembre 1973, la chair de dindon ne se négociait plus qu’à un maigre 38.3 cents la livre 12 mois plus tard.Quant aux poulets de grille (le Bar-B-Q de restaurant principalement), son prix oscilla toute l’année à l’interieur d’un couloir qui le ramena de 33.2 à 31.5 cents la livre au cours de la même période de référence.On comprend d’autant la colère des éleveurs de Joliette qui le 10 mars dernier firent le siège de la société Maxi Poultry qui importe annuellement trois millions de livres de poulet américain.“C’est peu, rappelle le président de la Fédération de Joliette.M.Bernard Boucher, mais ce 2% d'importation de poulets américains au regard du niveau de la production québécoise devient nettement scandaleux lorsque les inventaires dépassent le seuil des 10 millions de livres.” Aussi les agriculteurs ne se Contact Canada, pour 180 jeunes Contact Canada, un programme canadien d’échange international, permettra à 180 jeunes Canadiens de faire un voyage de reconnaissance à travers le Canada, d'une durée de trois semaines, en compagnie d’autant de jeunes étrangers, cet été.Organisés par la Division Voyages-Échanges du Secréta-riait d'État du Canada, ce programme s'adresse aux jeunes de 18 à 23 ans.Par groupe de 20 personnes, les participants pourront séjourner à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, au Quebec, en Ontario ou dans l'une des quatre provinces de l’ouest, durant 17 jours, et visiteront ensuite la région d’Ottawa durant quatre jours.Les frais de participation exigés sont de $25, plus le coût du voyage pour l’alier.La date limite d'inscription est fixée au 15 avril, et les voyages s'effectueront du 3 juillet au 25 juillet, et du premier août au 23 août.On peut s'adresser, pour obtenir un formulaire d’inscription, à la Division des Voyages-Echanges, 130, rue Slater, Ottawa.sont pas gênés pour réclamer du ministère de l’Agriculture une politique de contingentement sévère afin de redonner la santé à une industrie avicole qu’ils n'hésitent pas à qualifier “d’anémique par les temps qui courent".L importation annuelle de poulet, explique la Fédération, ne dépasserait pas alors la moyenne totale des importations des cinq dernières années.Tel n’est pas le cas actuellement puisque l’industrie avicole québécoise se dit victime d’une véritable offensive des éleveurs américains qui viennent déverser ici leur surplus: depuis janvier, prétend la Fédération, trois fois plus de poulets ont traversé la frontière en regard de la même période de Tannée précédente.Mais la Fédération est aussi consciente de ses propres lacunes puisqu'elle entend lancer un sigle distinctif “Volbec” afin de l'identifier auprès du public.Le service de marketing de la Fédération a reçu de Ta part des membres une double mission en ces temps difficiles: poursuivre l’analyse du marche afin de prendre le pouls des consommateurs et donner une personnalité à la Fédération.La reconquête du marché passe par un nouveau maquillage, disent les experts en publicité: la Fédération entend s’y soumettre.+ ASSOCIÉE DES APPELS UNIHES ET FEDERES fMai conseillée, elle ^ La Cour «supérieure consacre doit payer l’impôt sur le droit à la désaffiliation arrérages de pension Le juge Robert Hamel (Cour provinciale) condamne Dame Berthe Lavergne à payer à l’impôt québécois $1,339.34 avec intérêts à compter du 9 avril 1974.Pourquoi?Parce que les arrérages de pension alimentaire avaient été verses, en février 1969, par le conjoint de Mme Lavergne, à la suite d’un jugement rendu 18 mois plus tôt en Cour supérieure de Montréal.Mme Laberge avait cru bon suivre l’avis d’une préposée aux services d’impôt en ne déclarant pas ce montant comme revenu.L’article 7 de la Loi de l’Impôt sur le revenu (S.R.Q.1964, chap.69) oblige en effet d’inclure comme revenu (a-linéa d): “tout montant reçu pendant Tannée à titre de pension alimentaire ou d’allocation de subsistance par un conjoint ou un ex-conjoint, à la suite d’une loi, d’un décret, d’un jugement ou d’une entente.” y Un récent jugement de la Cour supérieure du Québec vient de consacrer le droit pour tout salarié de se désaffilier d’une centrale syndicale "individuellement ou agissant en collectivité par son syndicat".Ce jugement, rendu public à Chicoutimi, a pour effet de renverser une sentence arbitrale rendue en décembre 1974 dans la construction, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et invalidant l'adhésion en bloc de 123 ouvriers de la construction à la CSD à l’automne de 1972.Ces ouvriers appartenaient jusqu’alors à la CSN.Se rendant aux arguments de la CSN, l’arbitre, Me Jean Simard, avait soutenu en décembre 1974 qu’un changement d’allégeance syndicale ne pouvait è-tre fait en bloc par voie de désaffiliation.Le 7 mars dernier, le juge Maurice Jacque, de la Cour supérieure, affirme que cette décision arbitrale viole la loi en ce qu’elle ne reconnaît pas la cessation d’affiliation du syndicat.En conséquence, il y a eu "injustice flagrante" dans ce cas, puisque “les membres du syndicat (CSD), qui ont globalement et collectivement exprimé leur volonté d’adhérer à la Confédération des syndicats démocratiques plutôt qu’à la Confé- dération des syndicats nationaux, ont été frustrés dans Te-xercice du choix que la loi leur accordait et ont vu leurs deniers (cotisations) acheminés vers une association représentative qu’ils ont reniée”.Le juge Jacque ajoute: "Je conçois difficilement une injustice plus flagrante dans le monde syndical que celle du refus de reconnaître un droit aussi fondamental que l’affiliation à une centrale syndicale du choix des syndiqués." Le juge estime néanmoins que l’arbitre a agi de bonne foi même si sa décision, selon lui, viole les dispositions de la Loi des relations de travail.MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 1 2 MOIS PAR ANNEE VENTE DE DISQUES VALABLE JUSQU’AU 29 MARS BRAN DEM BU RG! SC H E K4>N/LRl L 1-6 \l\ \l.uT J.-S.BACH — Concerto brandbourgeois 1-6 interprété par Mikolaus Harnoncourt, instruments originaux.Telefunken • SAWI 9459/60 Prix sugg.mfg.$15.98 VIVALDI • les concertos de flute au complet I Solisti Veneti Jean Pierre Rompal Columbia D35770 - Sugg.$15.98.J; RODRIGO - C oncertos de Aranjuez Fantesies pour un courtier Yepes, guitore.london-SDD-2163 - Prix sugg.mfg 3,98 DG 2721 083 (Album d« 2 disques Special Festival of Hits Release Prix suggéré 7.98 DG 2721 073 (Album de 2 disques) The Super Concert (100 Minutes of The World's Greatest Melodies) Prix suggéré 7.29 COLUMBIA CLASSIQUES MICROSILLON A II STEREO B y y N 4 12" MICROSILLON STÉRÉO ALBUM DE LUXE de 2 DISQUES L'ALBUM Album de deux disques M2X 788 - SERKIN ALBUM - Jouant BEETHOVEN FAVORITES Ne« York Ph.larmon.c BERNSTEIN EMPEROR CONCERTO PATHETIQUE, APPASIONATA.MOONUGHT SONATA MGP 32 • CASALS ALBUM - Conduit FOUR FAVORITE SYMPHONIES HA^Dn SURPRi SE MENDELSSOHN ITALIAN MOZART JUPITER SCHUBERT UNFINISHED Marlboro Festival Orchestra MG 30297 - TCHAIKOWSKY BALLET ALBUM - Euqene Ormondv Philharmonic, Orchestra suites de Nutcruker Sleepin Beauty, Swan lake MG 30300 - WAGNER ALBUM - Eugene Ormandy • Philadelphia Orchestra Ride of the Valkynes Proi 'de and lo.o death Mesitersmger prelude Tonhauser Overture and Fest March Magic Fiie J mr" i MG 3036b rfÜELL ' - Szell conduit MOZART Symphony No 35 HAFFNER" Symphony No 39 Symy .y No 40 Symphony No 41 Jupiter ' The Cleveland Orchestra MG 30371 - GEORGE bZELL ALBUM - Trhee favorite sympho^ es Beethoven's Fifth Schubert "Unfinished Dvorak’s Nouveau monde • Cleveland Orchestra MG 30838 - TCHAIKOWSKY ALBUM - TROIS CONCERTS DE PIANO - Gary Groffmon • Eugene Ormondy Geore Szell les trois concerts de Piono de Tchaikowsky Philadelphia Orchestra Cleveland Orchestra MG 30841 - MOZART ALBUM - Piano concerto'Mo 21 Elvira Mod
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