Le devoir, 21 mars 1975, vendredi 21 mars 1975
— - la météo: Ensoleillé avec de fréquents passages nuageux et plus froid.Maximum 35.Samedi: ensoleillé avec passages nuageux.Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVM - No 67 Montréal, vendredi 21 mars 1975 Office férial L’enseignement de l’anglais: la CECM revient sur sa décision par Lise Bissonnette C'est au nom de la sagesse administrative d'abord, politique ensuite, qu'une majorité des commissaires de la CECM a décidé hier de renoncer au projet d’enseignement de l'anglais en quatrième année de l’élémentaire, rescindant ainsi une résolution qui avait fait grand bruit le 6 février dernier.Certains d’entre eux ont même battu leur coulpe pour avoir “foncé tête baissée sommaire ¦ La Cour d’appel donne raison à la Régie des services publics contre Bell Canada — page 2 ¦ Les Inuit de Povungnituk remettent l’entente en question ¦ Garderies: aide accrue et accès facilité — page 3 ¦ Un rappel salutaire de M.Trudeau: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le fond du problème Indochinois: une analyse de Georges Vigny — page 4 ¦ Vers un échecàl’ONUDI ¦ Un prix minimum pour le pétrole, mais lequel ?— page 10 ¦ Nouvelles propositions israéliennes ¦ La CIA n’était pas seule dans la récupération du sous-marin russe - page u tftâGSm&tèSSÊNt Supervocalofête Ministre de la chose culturelle, M.Denis Hardy nous promet une offensive de grand style qui, dit-il, va faire avancer irrésistiblement le Québec dans le grand champ de la civilisation.Alors qu’en France tout finit par des chansons, c’est par là qu’il va commencer en organisant, en août prochain sur les Plaines d’Abra-ham, un grand festival où seront à l’honneur nos compositeurs et paroliers.Le ministre espère en favorisant ainsi les travailleurs de la culture populaire que toute la province reprendra en choeur les couplets de nos modernes aèdes.On peut imaginer qu’à de tels accords, le ministre des Finances reprenant le mot de Maza-rin, dira à part lui: "Qu’ils chantent, pourvu qu’ils paient!” Louis-Martin TARD dans des politiqués” sans en connaître suffisamment les tenants et aboutissants.Hier, ils avaient devant eux un rapport du coordonnateur de l'enseignement de l’anglais à l'élémentaire, M.Michel Audet qui établissait clairement que, à moins de fortes contorsions administratives, la Commission ne disposait pas vraiment d’un nombre suffisant de spécialistes pour étendre ainsi l’enseignement de l’anglais.C’est Mme Colette Biche qui a proposé de rescinder la résolution du 6 janvier, après avoir fait avec une habileté certaine une analyse qu’elle voulait strictement pédagogique et administrative du document de M.Audet.Pédagogiquement, dit-elle, l’introduction de l'anglais en quatrième année accélère l'apparition des spécialistes à l’élémentaire.et tout au moins un système de rotation qui finira par abolir le titulariat.Il crée aussi des difficultés certaines pour l’organisation de l’enseignement en cinquième année, quand y arriveront des enfants ayant commence l’apprentissage de l'anglais, et d'autres pas.Administrativement, le nombre de professeurs qualifiés paraît trop peu nombreux à moins qu'on leur impose d'enseigner dans des écoles différentes, ce qui serait plutôt mal accueilli.Et le climat est tel, selon elle, que certains professeurs qui ont profité du perfectionnement, enseignent l'anglais deux ans selon les conditions de ce perfectionnement, puis s’en désistent, ce qu’ils sont parfaitement libres de faire.Après avoir approuvé cette analyse administrative, la présidente de la Commission, Mme Thérèse Lavoie-Roux devait cependant déclarer qu’elle jugeait désormais “innopportun d’essayer d’introduire l’anglais en quatrième année, davantage à cause du climat politique”.Mme Roux a rappelé avoir assisté récemment à au moins trois réunions dans des écoles à ce sujet, au cours desquelles se sont produits des affrontements “presque violents”, certains principaux déclarant que jamais ils ne se plieraient à une telle politique, et la résistance de plusieurs enseignants étant directe et manifeste.Quatre commissaires seulement, sur les dix-sept présents, se sont opposés à la résolution de Mme Biche: Mmes Pelletier et Killens, MM, McDonald et Taddeo, ce dernier ayant été le proposeur de la résolution du 6 février.Mme Killens a été la plus réprobatrice à l'égard de ses collègues.“Nous avions enfin mis un pied devant l'autre, dit-elle, et voilà que nous faisons un pas eh arrière”.A son avis, les difficultés qu’annonçait Mme Biche ne sont que des “technicalités” (sic) qui empêchent une Commission trop peu audacieuse de se rendre au désir d’une majorité “silencieuse” de parents qu'on ne retrouve certes pas chez des gens “tapageurs comme la SSJB, l'Alliance des professeurs,, et le PQ ' On a fait dire beaucoup de choses aux parents hier, qui n'ont jamais été consultés formellement là-dessus, comme le rappelait Mme Biche, ce qui n’empêche personne de parler en leur nom, souvent sous des bannières contradictoires.“Personne aujourd’hui, ne peut parler de con-¦ sensus chez les francophones’’, de Voir page 6: la CECM ii H.ii\M*, 1 Piii i WWk ''tw/'' ' æL 'ù/viï&Z' - Æèéb m - - Jt ¦ *yi.* * - ; I .„ , ^ i ¦ÿ,- ¦ "mmM ' v \ z ¦;«Ür.^ ** Y»f Il est rare au Québec que coïncident et le temps et le printemps.Mais la pluie du 20 mars, alors que nous n’avons pas encore eu la tempête des corneilles (elles sont pourtant arrivées), marque le début d’une saison incrédule, disent les vieux, s’ils ne sont pas trop sourds, car n’a-t-on pas entendu gronder le tonnerre en janvier dernier ?(Photo Alain Renaud) Les policiers menacent de marcher sur le Parlement par Jean-Pierre Charbonneau Si le 20 mai prochain des résultats concrets n’ont pas été obtenus dans la négociation de leur caisse de retraite, de leur convention collective et du nouveau code de discipline, les policiers de la CUM se rendront massivement à Québec rencontrer les députés à l'Assemblée nationale pour leur faire comprendre la justesse de leurs revendications.Telle est la proposition adoptée hier par plus de 2,000 policiers municipaux à l’occasion d'une assemblée générale spéciale tenue en deux temps au Centre Paul-Sauvé.Exaspérés par la lenteur des négociations, en particulier celles du fonds de pension qui traînent depuis trois ans, les policiers montréalais se sont déchargés le coeur au cours de cette double assemblée spéciale et ils ont reproché à leur exécutif d’afficher un optimisme déplacé.Les policiers sont demeurés passablement sceptiques quand leur nouveau président, M.Gilbert Custeau, a déclaré qu’un certain déblocage s’est produit au cours des dernières semaines dans les négociations avec le Conseil de sécurité et Le ministre de la Justice n’est pas tendre pour Guay par Gérald LeBlanc QÜEBEC — D'habitude très prudent dans les affaires pendantes devant les tribunaux, M.Jérôme Choquette, ministre de la Justice du Québec, a surpris tout le monde hier, en faisant une sortie en règle contre le directeur adjoint de la CUM, M.André Guay, accusé d'avoir espionné ses supérieurs.Le maintien du salaire de M.Guav, comme on l’avait fait dans le cas du chef Saulnier, relève du Conseil de sécurité de Montréal mais M.Choquette refuse d’accorder son appui moral à la suggestion faite en ce sens par le juge Gosselin.Ce manque de sympathie cadre bien avec les propos peu élogieux de M.Choquette à l’endroit de M.Guay, alors qu’il était ihterrogé à l'Assemblée nationale par les députés Maurice Bellemare et Robert Burns.“Je ne peux pas, évidemment, me prononcer, à ce moment-ci, j’ai des vues personnelles sur la question”, indiquait d'abord M.Choquette.Les questions supplémentaires de l’opposition devaient cependant lui fournir l'occasion d'exposer longuement ces “vues personnelles”, qui ne laissent rien présager de bon pour l’avenir du directeur adjoint de la police de la CUM.“Vous comprendrez que j'ai beaucoup d'opérations policières qui fonctionnent, a-t-il dit.Mais quand il y a des gens qui utilisent ces opérations pour leurs fins personnelles, pour leur avancement personnel, ou pour leur propagande dans les journaux, je dois en tenir compte" Voir page 6: André Guay Saigon abandonnerait 10 des 44 provinces SAIGON (d’après AP, Reuter et AFP) — Les troupes sud-vietnamiennes ont encore abandonné hier deux nouvelles provinces devant la poussée des forces communistes et se prépareraient à céder trois autres dans les jours à venir, alors que plusieurs centaines de milliers de réfugiés fuient la zone des combats en d'interminables colonnes de véhicules de toutes sortes.i LAISStREZfVOUS COMME ÇA DES MILLIERS D AUBAINES VOUS ÉCHAPP ?Les deux dernières provinces abandonnées sont celles de Binh Long, qui a pour chef-lieu An Loc, à 100 km au nord de Saigon et de Thua Thien, sur la côte-nord, dont Hué, l'ancienne capitale impériale, est le chef-lieu.Ainsi, ce sont sept provinces.qui représentent un peu plus du cinquième du territoire sud-vietnamien, qui ont été cédées aux forces communistes depuis le début de l'année.Ces sept pro- vinces comptent une population de 1.7 million d'habitants, soit un peu moins de 10 pour cent de la population totale du pays.D'après les milieux gouvernementaux, le président Van Thieu a décidé d'un plan d'urgence qui prévoit l'abandon d'au moins 10 des 44 provinces du Sud-Vietnam, pour protéger les autres, si les concentrations vietcong continuent Les forces de Saigon ont déjà cédé les provinces des Hauts-Plateaux: Pleiku, Kontum.Darlac, au cours du week-end dernier, et Quang Tri, tout au nord mercredi La sep> tième province, Phuoc Long, à i est de Binh Long, a été occupée par le vietcong en janvier, après de violents combats.Des experts militaires à Saigon estiment que- les forces communistes pourront installer d'ici trois à quatre semaines leur artillerie à longue portée aux environs de la capitale et la pilonner sans être sérieusement inquiétées, l'aviation gouvernementale étant contrée efficacement par la DCA vietcong.Dans une allocution radiodiffusée, le général Thieu a déclaré que les provinces de Pleiku et de Kontum avaient été abandonnées sans combats, parce que les gou-Voir page 6: Saigon Peu d’espoir pour les 37Colombiens surtout son président, Me Paul-Emile L'Ecuyer.Selon M.Custeau, il existe pour la première fois depuis bien longtemps une ouverture d'esprit chez la partie patronale, ce qui permet d'espérer un règlement prochain des questions en litige.C’est pourquoi l'exécutif de la Fraternité a demandé qu’on lui fasse confiance et qu’on lui donne le temps nécessaire pour régler les problèmes.Mais, pour leur part, les membres ont jugé qu'ils avaient suffisamment attendu et que le moment était venu de faire savoir à la partie patronale que leur patience a des limites.Quelques jeunes policiers énergiques et bien articulés, ont tenu à rappeler à leurs dirigeants parfois sur un ton assez dur que le syndicalisme est une lutte de pouvoir et qu’en conséquence il ne fallait pas se laisser leurrer par des bonbons acidulés.Des interventions et des applaudissements qui suivaient, il ressort clairement que les policiers de la Communauté urbaine ont peu confiance aux autorités en place et surtout aux hommes politiques, tant municipaux que provinciaux, ils se méfient particulièrement du président du Conseil de sécurité, Me Paul-Emile L’Ecuyer, qu’ils voient comme l'homme de confiance du ministre de la Justice et du gouvernement provincial.Ils n'apprécient guère non plus l'attitude de leur état-major qui, à leur avis, semble plus préoccupé par les luttes de pouvoir et des querelles internes que par la nécessité d'assumer un leadership énergique et intelligent.Selon les policiers de la CUM, il est fini le temps des promesses sans lendemain et de l'attente silencieuse.Le moment est venu d'obliger les autorités à agir, et vite.C’est dans ce sens que la proposition d'une marche à Québec le 20 mai a été accueillie sans réserve.Il faut montrer au Conseil de sécurité que ses interlocuteurs syndicaux ont un mandat clair et qu’ils sont capables de mettre de la pression, a-t-on fait observer.Le souvenir du célèbre 7 octobre 1969 — date de la dernière grève générale des policiers montréalais — paraissait présent a l'esprit de tous les policiers présents au Centre Paul-Sauvé hier.Mais il n’est toutefois pas question pour le moment d’envisager un débrayage général.Le 20 mai proenain.à l'occasion de la prochaine assemblée générale spéciale, si la marche à Québec a lieu, les services essentiels de Voir page 6: Les policiers ER ALORS QUE BAT SON PLEIN LA VENTE DE SOLDES RABAIS: D[ 40°o À 9Q°o VENTES AU COMPTANT LIBRAIRIE DUSSAULT 8955 SAINT-LAURENT par Claude Papineau OTTAWA (PC) — Selon le leader syndical Marcel Pepin, le ministre fédéral de l'Immigration, M.Robert Andras, aurait laissé bien peu d’espoir aux 37 Colombiens de Louiseville, ainsi qu'à leur famille, qui devront faire face a la déportation au terme de l’extension de leur permis de séjour au Canada à la fin de juillet.A la tete d’une délégation de Colombiens et de sympathisants à leur cause, le président de la CSN rencontrait, hier à son bureau d’Ottawa, le ministre afin de lui remettre un mémoire sur le cas de ces travailleurs spécialisés qui, après avoir été invités à quitter leur pays d'origine pour occuper un emploi a TAssociated Textiles, à l’automne 1973, se sont retrouvés.en décembre dernier, au nombre des premiers mis à pied, qui touchent à l'heure actuelle la presque majorité des 800 travailleurs de l'usine.Les Colombiens ainsi que les membres de leurs familles accompagnaient la délégation et ont déambulé paisiblement, devant l'édifice du Parlement, au cours de l’entretien.Commentant sa rencontre avec le ministre, M.Pepin a indiqué que M.Andras avait accepte d'étudier le dossier après avoir rapidement pris connaissance du mémoire, mais qu'il avait laissé bien peu d'espoir à ses interlocuteurs.Assistait également à la rencontre le député libéral de Berthier, M.Antonio Ya-nakis, qui s'est engagé pour sa part à recommander au ministre d’accorder aux Colombiens un statut d'immigrant.M.Yanakis se dit toutefois conscient des difficultés que soulève une telle dé- cision, compte tenu du précédent qu elle pourrait créer vis-à-vis des dizaines de milliers d'étrangers venus au pays en tant que visiteurs, qui désirent une fois sur place obtenir le statut d'immigrant.En vertu de la loi canadienne de l'immigration, les requêtes en vue de l'obtention du statut d'immigrant doivent être logées dans un bureau de l'immigration canadienne à l'extérieur du pays.Dans le cas des Colombiens, c'est un intermédiaire qui les aurait recrutés dans Voir page 6: Les Colombiens Si vous êtes millionnaire Ne lisez pas ce qu’il v a d’écrit dans le rond noir de la page 3 I 2 • Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 La Cour d’appel donne raison à la Régie des services publics contre Bell Canada La Cour d’appel du Québec a débouté Bell Canada d'une requête que contestait la juridiction de la Régie des services publics du Québec.Une ordonnance de la Régie des services publics avait autorisé la compagnie Vidéo-Nord à utiliser les poteaux de Bell Canada pour l’implantation d’une entreprise publique de câblodistribution dans la municipalité de Sainte-Emilie-de-l’Energie au nord de Joliette.En rejetant la requête de Bell Canada, la Cour d’appel du Qué- bec a donc confirmé le caractère exécutoire de l’ordonnance de la Régie des services publics, L’ordonnance de la Régie devant permettre d'utiliser des poteaux déjà installés, dont une cinquantaine appartiennent à Bell Canada, visait à protéger l'environnement et à éviter des coûts d’installation supplémentaire de l’ordre de $10,600.pour la compagnie Vidéo-Nord.La Régie québécoise a accordé ce droit à Vidéo-Nord à la condition que cela soit tech- Fa niquement possible et sous réserve our le câblo-distributeur de payer la location de chacun des poteaux à raison de $3.50 par année.Dans son jugement, le juge Owen de la Cour d'appel du Québec fait valoir que l’intérêt public de la population de Sainte-Emilie l’emporte sur l’intérêt privé de Bell Canada dans cette cause.Le réseau de téléphone de Saint-Emilje-de-l'Energie était exploité jusqu'en 1949 par la Compagnie de Téléphone de Joliette, sous la juridiction de la Régie des services publics.Depuis quelle en a fait l’acquisition, Bell Canada, qui détient une charte fédérale, allègue que seul ce niveau de gouvernement peut réglémenter ses travaux.Devant la Cour d'appel, le ministère des Communications a plaidé que Bell Canada est soumise aux lois québécoises de portée générale, entre autres à celle de la Régie des services publics, tout en soulignant que ces lois n’empêchent aucunement Bell Canada d'accomplir au mission.Action contre paris, loterie, prostitution L’enquête à la Canadian Copper Refiners Le directeur de la sécurité ne fut pas d’abord mis au courant puis dut se taire par Gilles Provost Même si elle savait qu’il y avait des dégagements excessifs d'arsine deux ans avant le double empoisonnement mortel de janvier dernier, la direction de la Canadian Copper Refiners n'a jamais signalé ce danger au responsable de la sécurité des ouvriers, M.Maurice Bertrand, ni même au médecin de la compagnie, le Dr James Kennedy.Bien plus, il ressort du témoignage de M.Bertrand, devant le coroner Richard Shadley, hier, que ses supérieurs lui ont donné l’ordre de ne pas signaler aux délégués du syndicat les deux premiers cas d'empoisonnements par l'arsine, contrairement aux exigences de la convention collective.Ses supérieurs avaient aussi court-circuité les procédures normales d’enquête interne dans ces cas d'empoisonnements en se chargeant eux-mêmes de l'affaire et en ne remettant aucun rapport d'accident à M.Bertrand.Ce dernier a cependant déclaré hier qu'il avait entendu parler du premier accident survenu le 9 mai 1974 pendant l'été suivant.Le responsable du personnel.M.Carter, lui a alors dit à trois reprises qu'il avait reçu un téléphone de l’hôpital Royal Victoria l'informant que deux employés avaient été empoisonnés par l'arsine."A l'époque, je ne savais pas ce qu'était l'arsine et je n ai pas cru bon de m'occuper de l'affaire, a dit le témoin.M.Carter m’avait dit qu'il en avait informé le vice-président de la compagnie, M.Johnston, je prenais pour acquis que les responsables s'en occupaient." M.Carter aurait aussi dit au témoin que les ouvriers intoxiqués en mai travaillaient au secteur de la purification.Officiellement, la compagnie a déjà fait savoir qu elle ignorait l’endroit où travaillaient ces ouvriers et qu elle ne s'est jamais doutée que les gaz toxiques provenaient du département de la purification (où on avait pourtant mesuré des niveaux inadmissibles.) Selon M.Bertrand, c'est la première fois que ses supérieurs prenaient eux-mêmes en main l'enquête sur un cas possible d'accident sans qu'on lui transmette de rapport officiel.C'est aussi la seule fois ou son supérieur immédiat, M.William Johnson, (adjoint aux relations industrielles) lui aurait demandé de cacher l'affaire au syndicat.M.Bertrand, inquiet des répercussions de son geste, dit avoir demandé à M.Johnson ce qu'il devrait répondre si le syndicat l'interrogeait sur l'incident.“S’il y a des questions, tu les referras à M.Mo-quin (le directeur des relations industrielles)”, lui aurait répondu M.Johnson.Le témoin a aussi reconnu que le syndicat n'avait aucun moyen d'ètre officiellement informé de l'affaire puisqu'il était la seule personne autorisée à transmettre des rapports d'accidents aux dirigeants syndicaux.Lors du deuxième empoisonnement à l'arsine, à la mi-décembre 1974, M.Bertrand a été directement informé de l'affaire dès le début.11 dit avoir communiqué avec le directeur du personnel M.Carter, pour le mettre au courant.Ce dernier lui aurait répondu qu’il était au courant et qu'il se chargeait de l'affaire avec M.Moquin.A cette occasion.M.Bertrand aurait demandé des détails à M.Carter (qui n e-tait pas son supérieur).Ce dernier lui aurait simplement répondu: “Je m'occupe de l’affaire avec M.Moquin'.On se serait toutefois engagé à informer M.Bertrand des développements ultérieurs.En fait, ce dernier n’a reçu aucune nouvelle avant l'empoisonnement mortel du 3 janvier dernier.Le médecin de la compagnie, le docteur Kennedy, a aussi témoigné hier sans apporter beaucoup d'information Ce professionnel, qui ignorait l'existence de lar-sine et ses dangers, n'allait à l'usine que trois fois par semaine, à temps partiel.Sa mémoire était défaillante puisqu'il ne se souvient pas avoir entendu parler des ouvriers incommodés par l'arsine qui ont déjà déclaré l'avoir consulté.11 a dit ne pas avoir vu avant la mi-janvier les rapports médicaux rédigés par le Royal Vie- Les affaires vont au mieux dans l’amiante, selon les grévistes par Louis-Gilles Francoeur Selon le front commun des grévistes de l’amiante, la situation financière des quatre compagnies paralysées par le conflit de travail depuis mardi n'a jamais été aussi bonne, contrairement à ce qu'affirmait la veille un représentant patronal."Nous n’avons que les chiffres concernant les profits de ['Asbestos Corporation, a déclare le directeur de la grève, M.Réal Daoust, et il est reconnu partout que c'est la compagnie qui a le plus de déveine actuellement".Or, a expliqué le leader syndical, cette companie a accru ses profits l’an dernier de $12 millions, soit $1.2 million de moins que ce que nous demandons au total pour les deux prochaines années de la convention collective.D’après les calculs syndicaux, l'Asbestos Corporation devrait augmenter sa masse salariale de $10.8 millions au cours des deux prochaines années pour répondre au total des demandes economiques formulées à la table de négociation.De plus, ajoute le directeur de la grève, il est logique de penser que les compagnies augmenteront bientôt le prix de la tonne d'amiante, actuellement fixé à environ $200.“Nos demandes équivaudraient à augmenter de $27 le prix de chaque tonne, ce qui ne pose aucun problème majeur aux employeurs qui ont augmenté ce prix de $60 l'an dernier à cause de la très forte demande.Et la demande, d'après toutes les prévisions, se maintiendra et s’accroîtra même", a commenté M.Daoust.Le même porte-parole a précisé que l’Asbestos Corporation, "la plus mal prise des compagnies parce qu elle aurait les moins bons filons" a accru des ventes l'an dernier de $66 à $108 millions.M.Daoust s’est dit surpris des déclarations de M.Lionel Piuse, le vice-président et directeur général de la société Lake Asbestos, selon qui deux importantes mines de la région seraient en sérieuses difficultés financières si elles accédaient aux demandes des grévistes.“Elles ont toutes de meilleurs filons que l'Asbestos Corporation et n'ont pas eu à faire les lourds investissements de cette compagnie au cours des dernières années, et elles se plaignent", a ajouté, narquois, le directeur de la grève du front commun des 3,500 syndiqués de la CSN et des métallos (FTQ).Le porte-parole syndical a regretté que les compagnies n'aient pas encore jugé bon de prendre contact avec les grévistes.Aucune rencontre n'est prévue, a-t-il précisé.Toutefois M.Maurice Vassart, conciliateur du ministère du Travail, doit se rendre aujourd'hui dans la région.Cette présence pourrait présager une reprise, du moins officieuse, des pourparlers entre les deux parties.Far ailleurs, un porte-parole de la Carey Canadian Mine, M.Prus, a demandé hier aux grévistes de laisser certains entrepreneurs franchir les lignes de piquetage.La compagnie avait invité des entrepreneurs pour discuter de la pose d'un nouveau système de ventilation en vue de réduire substantiellement la densité des poussières d’amiante dans certains secteurs de la mine.Selon M.Prus, la compagnie Carey a été informée de la venue prochaine d'un projet de loi plus sévère en matière de pollution.Les grévistes ont refusé le passage aux entrepreneurs invités par la Carey.“Une bonne partie des membres du syndicat sont des préposés à l’entretien qui devraient normalement installer eux-mêmes les ventilateurs en question.Il n'est pas question de leur enlever du travail", a commenté un représentant syndical.Enfin, a souligné le directeur de grève, l’enthousiasme demeure au même niveau.Illustrant sa pensée, M.Daoust a parlé d une fête organisée hier à l’entrée d'une mine, à East Brouthton, à laquelle ont participé 200 travailleurs et leurs femmes.De nombreux commerçants de l'endroit fournissaient le café, les sandwiches.etc., que tous se partageaient en dépit de la pluie printannière.Les commerçants ne sont cependant pas tous aussi enthousiastes et plusieurs commenceraient à ressentir durement les effets de la baisse du pouvoir d'achat des 3,500 mineurs de Thetford et des environs.De la Bourse à la prison par Clément Trudel Libre à quiconque de jouer à la Bourse, pourvu ou'il en assume les conséquences.Un relationniste, Nersehel Rosenthal, de Toronto, avait été trouvé coupable d'avoir voulu fausser les cotations de la Buffalo Gas & Oil.Pour ce crime, il devra passer un an en prison, selon la sentence imposée hier par le juge Melvin Rothman.Rosenthal avait comploté avec un comptable montréalais, Irving Kirsch, lequel avait écopé de deux ans au pénitencier et de $5,000 d amende.Rosenthal, par son procureur, a déclaré qu'il en appellerait de la sentence et du verdict.Kirsch a déjà adopté la même attitude dans une .affaire où d'autres coaccuses attendent leur procès sous des chefs d'accusation similaires.La Cour d'appel vient par ailleurs de débouter le Dr Noël Doucet.qui refusait de payer à la maison de courtage Lévesque, Beaubien Inc.la somme de $16,854 à la suite d’une entente intervenue entre Doucet et ces courtiers en mai 1971: achat de 10,000 titres de Texacal Ressources Ltd à $1.65.Deux mois plus tard.Doucet n'avait pas encore les titres à sa banque mais il en était le vrai possesseur, décide le juge Dubé.Le médecin avait refusé de prendre livraison des 10,000 titres à la fin de juillet 1971 (plus de deux mois après qu'il en eut fait la commande).Entre-temps, les titres de Texacal avaient chuté de $1.65 à $0.04 l’action.Les “warrants" dont il s'agissait étaient des options sur des titres de la Texacal et expiraient le 1er août 1971.Les courtiers montréalais avaient dû faire appel à une firme correspondante en vue de l'achat des titres à la Bourse de Vancouver, d'où les délais anormaux de livraison des titres /fiais Doucet, il l'admet, aurait pu revendre ces "warrants" s'il l'avait voulu .preuve qu'il en avait possession depuis confirmation (18 mai) de l'achat.Indécence et règle de prudence Un jury de cinq femmes et sept hommes a acquitté hier, après une très brève délibération, un jeune homme de 23 ans accusé d'assaut indécent sur une jeune fille, il y a de cela un an exactement.Mademoiselle.venue d'une petite ville d'Ontario, avait emprunté une voiture de ses amis de Pierrefonds.Elle entreprit la tournée de quelques discothèques du centre-ville et noua connaissance avec plusieurs clients de ces établissements.L’accusé dans ce procès a témoigné avoir été courtois envers la jeune fille, lui offrant cigarettes et bière, l’invitant même à une party.Refus de la jeune fille qui consentit toutefois à prendre à bord son copain d'un soir et à le déposer à l'endroit où se tenait la party.La séquence devait toutefois s'achever dans un stationnement où les deux jeunes sont repérés par une voiture-patrouille.Selon le garçon, la visiteuse devint nerveuse, se mit à crier et fit aux policiers la déclaration que l'on sait.Accusation fut portée en vertu de l'article 149.1 du Code pénal, rendant passible l’accusé d une peine de cinq ans.s'il y avait eu assaut et si des gestes indécents avaient été posés, c'est-à-dire pour “attentat à la pudeur d une personne du sexe féminin", non pas pour gèstes posés entre adultes consentants.Des deux versions fort distantes — la poursuite accrédite l’hypothèse du satyre en maraude — le jury a choisi celle dé la défense en rendant un verdict d'acquittement.toria.De plus, il ne consultait jamais les listes quotidiennes d’accident.Il se contentait d’examiner les cas que lui référait le responsable des premiers soins.M.Kennedy faisait aussi subir un “examen complet" de quinze minutes aux nouveaux employés.Il a affirmé que les témoignages entendus jusqu'à maintenant à l'enquete du coroner lui ont fait comprendre que l'infirmerie de l'usine était sous-équipée et que son personnel n'était pas suffisamment formé.Un important réseau de paris sur les courses ae chevaux oeuvrant dans le fief du gang de Saint-Henri, dans le sud-ouest de la métropole, a été démantelé, ces derniers jours, par les enquêteurs de l’escouade de la moralité (QG) de la police de la CUM.Joseph Zollo, 41 ans, du 8012, rue Fon-, taine, à LaSalle, a été pris sur le fait vendredi dernier alors qu’il venait de remplacer l’un de ses “employés”, Jacques Lapointe, du 5594, rue Laurendeau.Opérant impunément depuis cinq ans, Zollo est considéré comme l'un des plus importants preneurs aux livres de la métropole dans le domaine des paris hors piste.Le 28 février dernier, les agents Jean-Pierre Métivier et Roger Vermette avaient d’abord arrêté son principal adjoint, Lionel Petit, 38 ans, qui de son côté travaillait impunément depuis le mois de mai 1974.Selon les documents qui avaient alors été saisis par les enquêteurs, Petit avait 95 clients réguliers qui étaient soit des parieurs soit des rabatteurs qui encaissaient les paris d'un certains nombre de clients.Outre Petit, les hommes du lieutenant Thomas Esliger et du sergent Michel Provost avaient également arrêté un commerçant de Saint-Bruno, Michel Giroux, qui agissait comme rabatteur et collecteur.Par suite de son arrestation, Lionel Petit avait confié à un de ses rabatteurs la tâche de s'occuper de ses propres intérêts.De ses 95 clients, 83 étaient ceux de son patron et 12 lui appartenaient.Ceux-ci ont été pris en charge par Raymond Beaucage, 43 ans, de la rue Galt.Lundi dernier, les limiers de la moralité ont arrêté Beaucage ainsi qu'un des 12 rabatteurs que Petit lui avait confié.Ce rabatteur, Robert Faust.28 ans, du 5150, rue Notre-Dame ouest, enregistrait les gageures d une dizaine de parieurs.Il était aidé pour cette tâche par sa mère et l'une de ses amies.Les deux femmes devront comparaître en Cour municipale de Montréal, comme Faust et Beaucage.Selon les estimations, Joseph Zollo avait un chiffre d’affaire oenviron $25,000 par semaine.De cette somme, il pouvait retirer un profit net variant entre 30 et 75%, selon les semaines.Par ailleurs, les hommes de la section jeux et paris de l’escouade de la moralité, actuellement sous l'autorité du capitaine Richard Aubé, ont également mis au jour mercredi matin un reseau de billets de loterie opérant celui-là dans le secteur est de la métropole.Les policiers ont arrêté le propriétaire de l'entreprise illicite.Il s'agit de Robert Bonenfant, 33 ans, du 6442, rue Pierre-Magnan.L'an dernier, les policiers avaient arrêté pour le même délit le frère ainé du prévenu, André.Depuis le début de la saison de hockey, Bonenfant faisait imprimer hebdomadairement 1,000 billets portant la marque “Samedi soir TV-canal 2".Les billets se détaillaient $1 l'unité et étaient vendus par une quinzaine de personnes travaillant pour le compte de Bonenfant.A l'occasion de leur opération de mercredi, les enouêteurs ont mis la main au collet de l'individu qui imprimait ces billets de loterie.Son matériel et un stock non encore utilisé ont été récupérés dans les rebuts du magasin Wolcoo du centre commercial Langelier.Finalement, l'escouade de la moralité a fermé mercredi soir une maison de débauche qui opérait au 8694, rue Saint-Denis.sous le couvert du Studio d'art Vénus.Les hommes du sergent André Lacoste, à la suite d'une longue enquête, ont effectué une descente et arrêté cinq femmes de 18 à 43 ans.Celles-ci offraient aux clients masculins un menu sexuel de huit choix dont les prix variaient entre $10 et $50.COMPTABLES AGRÉÉS ’ MEMBRES DE L'INSTITUT DES COMPTABLES AGRÉÉS DE QUÉBEC — Établi en 1880 — C.-D.Mellor, C.A., Directeur Administratif Édifice des comptables Agréés, 630 ouest, rue Lagauchetière Tél.: 861*1891 AU0ET.GOSSELIN ET ASSOCIES Comptables Agréés Romom Audet l S C CA Michel M Gossehn M S C C A Robert Moreou M S C CA Carol Lapomte C A 50 ouest, Boul.Crémazie, Suite 700 Montréal 351 — joi-3080 BASTIEN.NORMANDIN.BARRIERE & ASSOCIES Comptables Agréés F J Bastien C A Yvon Normandm C A R Bar'iere C A G R Normandin C A G Borduas C A JG Beaolac C A J Marcel Daoust C A P Dumont C A G Bouchard C t R Lanctôt, C A J l Richard C t F St Aubin C t M Gagne C t l lemay C A BASTIEN.MENARD NORMANDIN SEGUIN ROY S ASSOCIES Comptables Agréés Montreal Ottawa Quebec Hull Hawkesbury Grand Mere Trois Rivieres Cap de la Madeleine Granby lews St Georges de Beauce Chicoutimi Baie Côme 225 ouest, Notre-Dame Montréal, Que.— H2Y 1 T4 (514) 844-4445 BENOIT.DIRY, BERTRAND.PAQUETTE & ASSOCIÉS | 3500, rue du Parc Lafontaine, Bureau 506, Montréal, Québec H2L 3M2 527-9221 Lionel H Benoit C A Real Bertrand.C A P Y Brosseau,C A Robert Crevier C A Jean-Paul Diry C A Marcel Lagarde, C A André Loubier.C A Andre Paquette.C A Pierre D Poisson c A Raynaid Vermette C A Jean Grignon C A Jean Labrosse C A François laplante C A Yves Lussier.C A Richard Téoh C A BERGERON.SOUCHEREAU HOTTE.TÉTREAULT & ASSOCIÉS Comptables Agréés Maurice Bergeron.C A C Raymond Souchereau, C A Georges H Hotte C A Andre Tétreault, C A Rene Lemire, C A 614 St-Jacques, Suite 400 Montréal H3C 1 E2 842-9433 BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bernier C A Marcel Bisson C A 60 St-Jacques Suite 601 Montréal — 845-0209 "CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES MONTRÉAL-NORD 3737 rue Monselet 321-3832 ST-DONAT Poste Lussier, C.P.30 424-5443 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés R M Adarpson.C A C W Bissegger C A T R Burpee, C A H M Caron.C A G Chamberland C.A H R Germain, C A A W Gilmour.C A R E Lavoie.C A DGR Lindsay, C A J D Morrison, C A R Pearl, C A R V Barnett, C A J C Bonnycastle, C A M Camirand.C A L J Carrière, C A J P Deliste.C A J B Gick.C.A G Gmgras, C A G.Limoges, C A M A Mackenzie.C A.J J Peacock, C A W J Smith, C A Associés* résidents Montréal - Québec St Jean T N Halifax.So.nt Jean N B Quebec.Montreal, Ottawa.Toronto.Hamilton Kitchener London Windsor Thunder Boy Winnipeg, Regina.Calgory Edmondon, Vancouver Victoria CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE, ALLARD CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1 320, Bout.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COOPERS & LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H3B 1W6 514-875-5140 et a travers le monde COURTOIS, FREOETTE.CHARETTE & CIE Comptables Agréés Florian Fiedette C A Guy Chorette.C A Roger Poupart C A Martin laieunesse C A Hubett Mercier C A lean Paul Be'ti C A Raymond A Pomer C A 1 Place Ville-Marie Suite 2 2 2 0 51 4-86 6-9911 Montreal H3B-3M4 DELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1 Place Ville Marie 861-8512 Montréal, Québec H3B 2W3 Bureaux au Canada el cabinets associés a travers le monde DENIS.DESMARAIS.HOULE.MOONEY ET ASSOCIES Comptables Agréés J P Denn BA BSA ISC CA Roger Houle B A l S C CA Germam Desmorors C A Duncan J Mooney C A QLver SasseviHe B A l S C CA Jean Guy Lavoie B A M Sc C Pierre Goulet C A C A 60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 DeCARUFEL.DeCARUFEL & L ESPÉRANCE Comptables Agréés 423 est, boul Henri-Bourassa Montréal 357 — 384-1890 FORTIER.THIBAULT.MARCHAND ET ASSOCIÉS.110 Place Crémazie, Suite 600 Montréal, Québec.GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIES Comptables Agréés Roger Gouvm.C A Bernard Dumais C A Roger Forget C A Claude Boyer C A Gilles Villeneuve C A Jean Real Chorette C A 561 est, boul.Crémazie Montréal 354 — 384-1430 PIERCE GOULD & CIE Comptables Agréés Chambre 9 1 4, Édifice Sun Life, Montréal, P.Q 866-4375 Correspondants â Toronto Smith, Nixon A Cie Comptable* Agréés JARRET.GOOLD & ELLIOTT Comptables Agréés 715 Carré Victoria Suita611 Montréal, Québac.H2Y 2H7 844-3307 VANCOUVER - KAMLOOPS -EDMONTON CALGARY LETHBRIDGE MONTRÉAL TORONTO ORILLIA Socélé internationale ALEXANDER GRANT TANSLEY WIT T KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables Agréés 101 5 Côte Beaver Hall 866-8563 MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY.WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montreal Toronto Hamilton Brampton St Catharines Port Colbome bviowel Wmnmpeg Calgary Edmonton Vancouver et outres grondes villes a travers le monde 1 155 0.boul.Dorchester Montréal, P.Q.-H3B3T9 (514)871-8630 MAHEU.NOEL.ANDERSON.VALIQUETTE & ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée COLLINS LOVE EDQlS VAllQuETTE BARRQw avec bureaux a Vancouver Calgary Winnipeg Toronto Montreal et dans d autres villes au Canada Correspondants en Grande Bretagne et aux Etat\ Unis d Amérique 507 Place d'Armei (suite 1 100) Montréal 1, Qué.Code 514 - 842-6651 S MALLETTE & CIE comptables agréés Paul-E Mallette, C A André Roussel.C A Bertrand Dumais.C A Gilles Choquette.C A J M Turgeon, C.A.JacquesG Hébert, C A J J Lecovalier, C A J E de Repentigny, C A André Massé.C A D Robert Gariépy, C.A Jean La Couturf.C A Rene Chénier, C A G De Grondpre.C A Michel D André.C A Paul Sofia, C A André Longpre.C A 1 440 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal H3G 1RS, Québec Tél.: 861 *8241 SUCCURSALE ST-JÉRÔME MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier l S C C A Jacques Bourgeois ISC CA Robert Houde B A CA Guy Ouimet C A Jacques Desmorois l S C CA Andre Monfgram l S C CA Yvon Marsolais C A GJIes Blondm C A Real Mamville C A 50 Place Crémazie Montréal 35 1 Suite 921 384-1020 NOISEUX.LYONNAIS.BEDARD.SENEGAL & ASSOCIES Comptables agréés Édifice B.C.N., bureau 2000 500 Place cf Armes Montréal.H2Y 2W2 848-7791 Membre de The Mann Judd International Group avec bureaux à Toronto, Winnipeg, Calgary, Vancouver, États-Unis.France.Grande-Bretagne, Belgique et autres Days PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables Agréés Montreal Quebec Halifax Ottawa Totonto Hom.lton London Windsor.Kitchener Winnipeg Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria 5 Place Ville-Marie 866-9701 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx, D Orsonnens & Cie Comptables Agréés Suite 1225 360 ouest, rue St-Jacques, Montréal 1 26, Qué., Tél.: 288-0291 RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE & ASSOCIES Comptables Agréés 820, Tour de la Bourse Plate Victoria Montréal H4Z 1G9, Québec 514-878-2691 Société nationale affiliée Raymond Campbell A Cie Montréal - Rouyn, Toronto, Ottawa THORNE.RIDDELL & CIE Comptables agréés BUREAUX: Terreneuve - Nouvelle-Écosse - Nouveau-Brunswick - Québec - Ontario -Manitoba - Saskatchewan - Alberta -Colombie-Britannique.Région des Caraïbes Représentation dan* le monde entier 2500-630.BOUL DORCHESTER 0 866 7351 ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agréés 7000 Avenue du Part, Suite 301 Montréal 1 5 — 274-2797 SAMSON.BELAIR.COTE.LACROIX ET ASSOCIES Comptables Agréés Suite 3100.Tour de la Bourse Montreal H4Z 1H8 - 861-5741 TOUCHE ROSS & CIE FORTIER.HAWEY & CIE Comptables Agréés Sydney Halifax Somt John Qufbe' Montieal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Windsor Winnipeg Pegma Saskatoon( North Bottleford Coigo'y Edmonton New Westminster Burnaby Vancouver Victoria Bermuda Na.-.au et Freeport Bahamas Grand Cciyman F'ots Unis Grande Bretagne et autres pays du monde 1 Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés Charles A Gouvreou C A Fernand RheoJt C A Robert Roy C A Pierre Doray C A YvesCharbonneou C A 2 tO ouest, boul.Crémazie 388-9251 VIAU ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D.Viau.C.A.Aimand H, Viau.C.A J Serge Gervais, C.A.Waguih Boules.C.A H.Lionet Robin, C.A Jean-Jacques Ouellette, C.A Jacques R Chadmon.C A Jacques Joyai.C A Richard De Bellefeuille.C.A.Louis Bani, C.A 4a3S ave Verdun.Verdun.H40 1N3 770» rue Cdouerd, LeSelle, H IP 1 T* 55A, Slefnvllle Cet, Ste, Thérèee J7E 1L4 769-3871 - 43S.4091 I i.ü Dwom Page 3 Montréal, vendredi 21 mars 1975 Le nouveau bulletin de l’élémentaire adopté à la vapeur par Lise Bissonnette C'est à la vapeur que le Conseil des commissaires de la CECM a adopté hier une nouvelle présentation du bulletin de l’élémentaire, plus conforme à “l'évolution pédagogique” du milieu, mais qui fait l'objet d une vive contestation à l’Alliance des professeurs de Montréal.Le nouveau bulletin permet aux enseignants qui appliquent le système du “progrès continu’’ d'en faire état au moment de l’évaluation, tout en laissant les autres libres d’utiliser ou non certaines classifications prévues au bulletin.Pour l'Alliance, qui s’oppose à l'implantation directive du progrès continu, c’est là “trois petits pas de côté pour en faire oublier un autre”, et la CECM chercherait ainsi à concrétiser si bien son nouveau système que personne ne puisse vraiment y résister.Le système du progrès continu a deux composantes principales pour la CECM: la division du programme de français et de mathématiques en 24 tranches que l’élève parcourt en six ou sept ans, selon sa rapidité d'apprentissage, et le classement des élèves en sous-groupes (fort, moyen fort, moyen faible, faible).Le nouveau bulletin prévoit des cases où indiquer à quelle tranche l'élève en est rendu dans les deux matières de base, et à quel sous-groupe il appartient.La résolution adoptée hier à la Commission commande une opération d’information et de sensibilisation des parents, dont le texte publicitaire fait d ailleurs une large place à l’explication de la pédagogie de progrès continu.L'Alliance prône le boycottage total de ce bulletin.Le commissaire Lise Sarrazin s’en est inquiétée auprès du fonctionnaire qui le présentait, M.Viateur Ravary, directeur du service des études.Celui-ci voit une différence importante entre les mots d'ordre d’une association et les attitudes des individus.“Les porte-parole déclarent ces choses, dit-il, mais les enseignants dans les écoles utiliseront sans doute le bulletin ".Selon lui, même si toutes les classes sont encore loin de fonctionner d'après les prescriptions du progrès continu, plus de 90 pour cent des classes se servent du système des 24 tranches de programme, et trouveront le bulletin commode au moment de l’évaluation.Yves Martin nommé recteur de l’UdS Yves Martin.La grève semble inévitable à rUQTR Les professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières seront probablement en grève dès le 1er avril prochain.Cette décision, qu’ils doivent prendre aujourd’hui en assemblée générale, parait inévitable d'autant qu’elle ne consisterait qu’à Stanislas i nforme la CECM Si les élèves du secondaire IV et V de T école Saint-Stanislas ont débrayé cette semaine, c'est pour pouvoir mieux aller à l’école Tan prochain, et y trouver des options suffisantes.En attendant une réponse définitive, ils font un apprentissage politique en multipliant les interventions auprès de la direction administrative de la région 2, et auprès de la CECM qui a reçu hier leurs doléances pour information.Depuis Tannée dernière, la Commission a commencé à “transvaser” les élèves du deuxième cycle secondaire de Saint-Stanislas vers des écoles polyvalentes, si bien que Tannée prochaine, les étudiants de secondaire V y demeureraient seuls, et en nombre trop réduit pour avoir droit à certaines options telles la musique, la biologie, les arts plastiques.Pour éveiller les administrateurs à leurs problèmes les élèves concernés ont débrayé depuis mardi dernier, manifesté deux fois devant le siège administratif de la région 2, et obtenu l’appui au moins moral de leurs professeurs au cours d’une réunion conjointe mercredi.De la CECM, ils espèrent une décision qui leur permettra d'être tous intégrés dans des écoles polyvalentes dès Tan prochain.Cela, personne ne pouvait le leur promettre illico hier.Mais les choses devraient déjà se clarifier lundi soir alors que toutes les parties — parents, étudiants, professeurs, direction de la région administrative — sont conviés à une réunion à l'école polyvalente Emile-Nelligan.sanctionner la paralysie totale des cours sur ce campus depuis une semaine.Des 230 enseignants que compte TUQTR, 200 ont manifesté dans les rues de Trois-Rivières au cours des derniers jours.On a même déjà dressé des lignes de piquetage empêchant les chargés de cours, non syndiqués, de dispenser leur enseignement.Le principal enjeu du conflit est la mise en application, dans le texte de la future convention, de certaines parties de la “réforme Després”, cette recente opération de réorganisation des structures administratives du réseau de TUdQ.Les professeurs réclament en effet que leurs assemblées départementales soient souveraines en matière académique et que le directeur de département soit un “pair élu parmi ses pairs” et redevable à eux seuls, comme le veulent déjà les conventions existantes, à TUQAM (Montréal) et à TUQAC (Chicoutimi).Or le projet remis par la partie patronale intégré exactement le texte de la “réforme Després” qui limite nettement ce genre de pouvoirs.Les divergences sont fortes du côté des clauses salariales.La direction offre actuellement aux syndiqués une échelle identique à celle qu’a négociée TUQAM en 1973 pour Tannée 1975-76, moins $160 à tous les échelons.Le Syndicat des professeurs de TUQTR (SPUQTR) estime que l’inflation a largement grugé les gains des professeurs montréalais, qui seraient plus exigeants aujourd'hui si c é-tait à refaire.L’UQTR n'a toujours pas versé à ses enseignants les sommes qu’elle leur doit depuis l’automne dernier à titre de forfait compensant la hausse du coût de la vie, et cela, malgré une directive émanant du président de TUdQ.M.Robert Després.En mauvaise posture financière, TUQTR ne veut pas rendre ces sommes disponibles avant que le gouvernement ne les ait versées, ce qu’il tarde à faire.A cause des enjeux académiques en cause, cette lutte est suivie de très près par les syndicats des autres constituantes du réseau de TUdQ, qui veulent contrer la “réforme Després” sur le terrain.Le Comité de liaison intersyndical de l’Université du Québec (CLIUQ) a annoncé qu'il tiendra une réunion à Trois-Rivières aujourd'hui.Le SPUQTR est affilié depuis peu à la Fédération nationale des enseignants québécois (FNEQ-CSN).•%.M.Yves Martin a été élu hier recteur de l’Université de Sherbrooke.Le choix de l’Assemblée universitaire a été ratifié le même jour par le chancelier, Mgr Jean-Marie Fortiér.M.Martin, qui entrera en fonction le 1er juin, est président et directeur-général de la Régie de Tassurance-maladie, où il avait succédé à M.Robert Després.Ce dernier, faut-il signaler, fut choisi récemment recteur de l’Université du Québec.Son successeur emprunte donc les mêmes voies, mais pour hériter du rectorat de Sherbrooke, un établissement qui a connu une rapide expansion depuis quelques années, mais qui se heurte aujourd'hui à des difficultés financières énormes, notamment un déficit de $7 millions.M.Martin, avant d'être nommé p.d.g.Voir page 6: Martin » Deux délégués de Povungnituk venus hier à Montréal dénoncer l'entente de principe intervenue entre le gouvernement et les Inuit du Nouveau-Québec, en novembre dernier.(Photo Alain Renaud) Les Inuit de Povungnituk remettent en question l’entente sur leur territoire par Jeari-V.Dufresne La population esquimaude de Povungnituk, au Nouveau-Québec, sur le littoral de la baie d’Hudson, conteste Ten-tente de principe signée en novembre dernier avec le gouvernement provincial, et retire à l’association qui négociait en son nom le mandat qu elle lui avait alors confié.Les habitants de ce village, au nombre d’environ 700, hormis une quarantaine de Blancs, représentent le quart des Inuit affectés par les grands desseins de la Société de développement la Baie James.Bien que située au nord du bassin hydrographique déjà en voie d’aménagement, cette région recèle des richesses minières suffisamment importantes, puis-qu au terme de Tentente, les Inuit y cèdent, moyennant redevances et forfait, tous leurs’ droits miniers.N'ayant pris connaissance des modalités de Tentente que fort tard, à la faveur d’une traduction du document dans leur langue, les habitants de Povungnituk affirment avoir été mal informés des conséquences de l’accord, et réclament maintenant que la signature de Tentente définitive soit reportée à plus tard, afin que tous les Inuit puissent en prendre pleinement connaissance.L’un des porte-parole de Povungnituk, M.Ali Tulugak, a affirmé hier soir que les habitants du village n'ont été consultés par leurs mandataires que pour voir van- ter les maigres avantages d une entente qui à leurs yeux ne diffère guère des stipulations des anciens traités qu’on imposait jadis aux indigènes.Avant de se rendre à Montréal pour tenir une conférence de presse, les porte-parole avaient soumis le texte de leur déclaration à une consultation populaire via leur poste local de radio FM.Leurs revendications portent sur Ten-semble de Tentente négociée de concert avec leur association mandataire, la Northern Quebec Inuit Association, le Grand Conseil des Cris, les gouvernements fédéral et provincial, la Société de la Baie James et THydro-Québec.Celle-ci stipule que Indiens et Inuit s’engagent moyennant certaines conditions à céder, abandonner et transporter toutes leurs réclamations, droits, titres et intérêts sur et dans leurs terres, au gouvernement de Québec.Aux termes de Taccord, ces territoires sont divisés en catégories, et chacune d'elles est assortie de certains privilèges qui.disent les Inuit, peuvent paraître généreux en regard des traités traditionnels: “Mais nous sommes conscients que cette entente n'est en fait qu'une adaptation des anciens modes de traité.“Contrairement aux Indiens, nous, Inuit, ne voulons pas renoncer aux droits que nous avons sur nos territoires, et quoique les 250 milles carrés dont nous disposerions selon Tentente ne portent pas le nom de réserve, nous savons bien que si les Blancs persistent dans leur démarche, alors nous nous retrouverons dans une situation analogue à celles des Indiens ", mande le document remis hier à la presse.Suivant Tentente.les Inuit seraient les seuls autorisé à exercer un contrôle sur ces territoires — alors que le sous-sol et le minerai demeureraient entre les mains du gouvernement.“Même si le gouvernement est tenu de nous consulter avant d’entreprendre des nouveaux développements, quel sera en fait notre véritable contrôle?” se demandent les Inuit.De même, pour les territoires d'une deuxième catégorie, réservés à la faune pour la chasse, le gouvernement conserve le droit de les amputer d’une superficie de 5,000 milles, sans compensation.Dans une troisième catégorie, disent-ils, les Blancs auront la possibilité d'exploiter des pêches commerciales.“Nous trouvons cela inadmissible”.“Quant aux $150 millions que lè gouvernement s'engage à verser en échange de tous ces droits, cela ne représente pas $1,000 par an durant vingt ans, pour chacun des Inuit, et nous considérons cet argent comme étant le prix de nos terrres.Celles-ci nous appartiennent depuis 4,000 ans, et nous ne voulons pas les vendre ", Les Inuit protestent également contre une disposition de Tentente qui, disent-ils, les réduirait au statut d'assistés sociaux.par le truchement d'un revenu minimum annuel garanti plus élevé que les prestations du bien-être social, lequel serait assuré à tous ceux qui désirent continuer à vivre de pêche, de chasse ou de trappe.“Nous considérons que cette attitude du gouvernement non seulement continue à perpétuer l'image d’un peuple qu’on croit incapable de faire autre chose que chasser, mais encore aura pour effet de miner l’effort que les Inuit font pour se tirer d’affaires par leurs propres moyens”, ajoutent-ils.Quant aux redevances minières promises dans Tentente, pour une durée de 50 ans, elles ne sourient guère aux Inuit qui sont convaincus, que l’exploitation d'un gisement rapporte fort peu dans les prévoir page 6: Les Inuit L’aide aux garderies est accrue et les bénéficiaires multipliés Vous n’êtes pas millionnaire parce que vous n’avez jamais su épargner, ou alors, parcet^ue vous avez toujours dépensé vos épargnes., Pourtant il existe une vraie façon d’épargner.Communiquez avec un de nos représentants et peut-être qu’un jour vous n’aurez plus besoin de lire ce qu’il y a dans les,ronds noi^ L’ENTRAIDE IMMOBILIÈRE LAURENTIENNE (514) 527-3624 Ti Ml" fHrBBajHB» Le gouvernement fournira une aide financière accrue au programme de service de garderies mis sur pied en juin 1974 et Tétend à un plus grand nombre de bénéficiaires.Les améliorations annoncées hier par le ministre d'Etat aux Affaires sociales, Mme Lise Bacon, touchent le niveau d'aide financière, les subventions d'aménagement accordées aux garderies à but non lucratif et enfin les garderies en milieu de travail.L’aide financière du ministère dépendra désormais non seulement du revenu familial net et du nombre d'enfants en garderie, mais encore de la taille de la famille.Cela aura pour effet d'augmenter du tiers le nombre de familles déjà admissibles aux services de garde.Le revenu familial net moins certaines exemptions établit le revenu de contribution qui détermine la subvention quotidienne du ministère.Ce revenu net est calculé d'après les déductions que l'employeur retient sur le chèque de paie, sauf l'impôt provincial et fédéral.La subvention quotidienne maximale demeure à cinq dollars, sauf celle versée aux parents d'enfants de moins de deux ans.Dans ce dernier cas, le montant passe à $5.50 par enfant.Il est en- tendu que les parents devront continuer à verser le premier dollar par jour, par enfant à la garderie.Au chapitre de l’aménagement, le ministère accordera par ailleurs aux garde- aujourd’hui Au campus de Saint-Hubert du Collège Edouard-Montpetit, exposition aeronautique ouverte au public.• A 19h, à l'église Sacré-Coeur-de-Jésus.2045, rue Plessis, bazar paroissial.• A 20 h 15, à TUniversité Sir George Williams conférence de Marvin Becker.Sujet: l'univers social de Michel-Ange.A 20 h 30, au Centre Montchanin, rencontre avec le professeur Raimundo Panikkar.• Cliniques de sang: de 9 h à Ifi h.à Taudito-rium de la Royale, à la Place Ville-Marie.De 9 h 30 à 11 h 30, et de 14 h à 16 h, à la Compagnie Avon.5500 route Transcanadienne Pointe-Claire.ries sans but lucratif une subvention maximale de $3,000 pour les aider à aménager des locaux adaptés aux enfants et conformes aux normes des municipalités, du ministère du Travail et de la Main-d’oeuvre ainsi qu’à celles du ministère des Affaires sociales.Ce montant s'ajoute à la subvention d’équipement de $5,000 offerte présentement aux garderies sans but lucratif.L'autre modification au programme du ministère touche les garderies en milieu de travail.Dans le but d'offrir aux parents le choix de plusieurs types de services de garde, le ministère favorisera l’établissement de garderies en milieu de travail, ce qui permetta de répondre aux besoins de certaines familles québécoises.Ces garderies devront se soumettre aux normes du ministère des Affaires sociales et être administrées par une corporation sans but lucratif ou une coopérative, pour obtenir un permis comme les autres garderies.Elles pourront ainsi obtenir les subventions d'équipement et d'aménagement de même que l aide technique du ministère.En outre, les parents des enfants qui fréquentent les garderies en milieu de travail, pourront bénéficier de l'aide financière en vigueur.COURS DE POTERIE (Jour et Soir) Initiation a la céramique tournage - façonnage Composition des glacures Moulage et calibrage Inscription immédiate.Début des cours: Semaine du 7 avril Poterie Bonsecours Ltée, 433 rue Notre-Dame est, Vieux-Montréal 844-6253-844-6165 Permis: culture personnelle #749985 g CE QU’IL FAUT SAVOIR / g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS g LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois 6 mois CANADA: $45.00 $25.00 ÉTRANGER*: $50.00 $28.00 (•par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.Nom.Adresse I 4 • Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 éditorial Un salutaire rappel de M.Trudeau A moins que les conservateurs et les néodémocrates ne cachent dans leur sac des armes dont ils n’auraient pas encore daigné faire part au public, il faudra considérer comme définitive, et fort opportune au surplus, la mise au point capitale que le premier ministre Pierre Elliott-Trudeau a faite lundi au Parlement sur la demande d'une enquête royale en relation avec le scandale des contrats de dragage.Dans le climat de méfiance qui entoure a l’heure actuelle les institutions politiques, il n’est rien de plus populaire, ni de plus facile, que de réclamer à propos de tout et de rien la tenue d’une enquête.Or, ce n’est pas en acquiesçant passivement à toutes ces requêtes qu’un gouvernement se gagne le respect de l’opinion et s’acquitte le mieux de son devoir, mais bien plutôt en examinant chaque demande à son mérite et en y apportant la réponse qui convient le mieux à notre tradition politique.• La prolifération des commissions d’enquête dans certaines parties du pays menacerait, si on n’y pense à deux fois, de déboucher sur la création d’un système parallèle de justice, en marge du système régulier dont les procédures ont été rodées par le temps et protègent au maximum les droits des personnes.M.Trudeau a souligné de manière on ne peut plus opportune que son gouvernement n entend pas être complice d une telle évolution.Les commissions d’enquête, signale judicieusement M.Trudeau, doivent normalement embrasser des sujets de portée assez vaste, des situations au sujet desquelles il importe de recueillir des données généralement complexes et diversifiées, en un mot des sujets de nature plutôt générale pour l’étude desquels le concours de plusieurs disciplines peut être requis.On imagine aisément, par exemple, une commission d’enquête sur les transports, sur les relations de travail dans tel ou tel secteur, sur le logement, sur telle ou telle industrie, etc.S’il doit, au contraire, s’agir d’enquêter sur les agissements de particuliers dont on aurait raison de mettre en doute l’intégrité, “notre mode d’action est tout à fait différent”, rappelle avec raison M.Trudeau.Dans ces cas il n’y a pas lieu de s’éloigner “de notre processus normal d’application de la justice criminelle au Canada pour recourir à une formule inquisitoriale, autorisant des enquêtes vexa-toires, entachées d’arbitraire, contre des gens qu’on n’a pas accusés”.Sous prétexte de lutter contre le crime ou de démasquer des citoyens malfaisants, on a volontiers, au Québec en particulier, dérogé depuis quelques années à ce mode rigoureux d’enquête que prescrit le code criminel dans les cas pouvant impliquer l’inconduite possible ou des manquements à l’intégrité de la part de citoyens individuels.Le gouvernement du Canada n’entend pas s'associer à ce glissement.Il n’entend pas enquêter sur des gens “à moins d’avoir des raisons graves de croire que le processus normal de la justice établie ne fait l’objet de subversion ”.C’est là une attitude qui devrait réjouir les amis des libertés fondamentales dans ce pays.Quant aux questions ou aux soupçons que les partis d'opposition pourraient destiner à des membres du gouvernement, on a pu voir l’autre jour, à propos de l’incident qui impliquait M.Jean-Pierre Goyer, que le Parlement possède tous les moyens nécessaires pour en disposer rapidement.A moins, encore une fois, que les partis d’opposition ne cachent dans leur sac des informations secrètes, rien, dans les circonstances actuelles, ne paraît justifier leur demande d’une enquête royale sur les événements reliés au scandale des contrats de dragage.• Si mauvais que soit le climat politique à Québec, il faut également considérer comme irrecevable la demande d’enquête que soumettait au premier ministre, lors de la reprise des travaux sessionnels, le chef de l’Opposition, Me Jacques-Yvan Morin.Une commission de l’Assemblée nationale eût très bien pu se saisir d’une accusation précise impliquant un membre du gouvernement.En l’absence de telles accusations, les sujets énumérés dans la requête de M.Morin doivent tomber dans le cnamp normal des questions que devront examiner les députés lors de l’étude prochaine des crédits budgétaires des divers ministères.M.Morin s'inquiète, par exemple, des règles qui doivent présider à l'utilisation par la police des tables d’écoute.Outre qu’il peut en tout temps faire l'objet d’une question à l'Assemblée nationale, ce sujet devrait normalement être abordé lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère de la Justice.Il en va de même des contrats qui régissent les contrats de services professionnels.Comme de nombreux ministères accordent de tels-contrats, l'étude des crédits de chaque ministère sera l’occasion par excellence pour les partis d’opposition de requérir à ce sujet toutes les informations qu’ils jugent nécessaires.Le gouvernement a refusé d'accéder à la demande que formulait le PQ.Ce faisant, il n’a pas fait preuve d’arbitraire.Il a seulement suivi une tradition dont les mérites paraissent plus solidement établis que ceux du précédent que l’on eût créé en instituant l’enquête sous la forme demandée par le PQ.Où situer dans cette perspective une autre demande d’enquête, celle que formulait dans LE DEVOIR d’hier le politicologue Léon Dion?Celle-ci, si nous comprenons bien M.Dion, ne serait ni une enquête parlementaire, ni une enquête royale.Elle serait “plutôt menée de l'intérieur même de l’appareil politique par des députés, fonctionnaires, conseillers politiques, etc., selon les cas, connaissant concrètement les situations et dont l’intégrité est indiscutable.Ces personnes bénéficieraient de la collaboration de quelques personnes de l'extérieur, dont les connaissances théoriques leur seraient requises pour mieux saisir et cerner les problèmes.” La formule est séduisante.Mais on arrive mal à saisir comment elle fonctionnerait en pratique.Notre système de gouvernement ne permet guère qu’on associe sur un pied d'égalité, au sein d’un même organisme, des élus du peuple, des fonctionnaires et des citoyens de l'extérieur.Il instaure au contraire entre les uns et les autres une séparation qui exprime le degré différent de responsabilité de chacun.On voit mal comment cette séparation pourrait être rompue pour donner suite à la suggestion de M.Dion.On ne saurait attendre trop de fruits d’une telle enquête, si elle devait être conduite par les seuls parlementaires dans les circonstances actuelles.D’un parti à l’autre, le climat est présentement à la méfiance et aux insinuations de toute sorte.On voit mal les mêmes personnes qui s'accusent tous les jours de tous les péchés se retrouvant deux heures après s’être enguirlandées publiquement, autour d’une table pour l’examen serein de difficultés dont chaque groupe tient les autres responsables.L’enquête suggérée par Léon Dion ne saurait davantage être faite par des fonctionnaires: cela serait souverainement inconvenant.Il reste alors — puisque Léon Dion exclut à bon droit la fomule de l'enquête royale — la formule du groupe de travail constitué de personnes qui ne sont pas directement , engagées dans le processus politique ou administratif.Un tel groupe pourrait etre créé par le gouvernement, après consultation des partis d’opposition quant au choix des membres et des questions a examiner.Appelé à travailler dans les conditions que suggère Léon Dion — c’est-à-dire en fonction de résultats qui ne se feraient pas attendre pendant trois ou quatre ans — et constitué de personnes dont la compétence, l’intégrité et le désintéressement seraient reconnus de tous les partis, un tel groupe pourrait rendre de très utiles services.Il pourrait sûrement aider à dépassionner bon nombre de questions, a les situer dans une perspective plus large et plus objective.Mais il n'est pas sûr que le gouvernement perçoive la situation présente dans la même perspective d'urgente gravité qu’un Léon Dion.Il n’est pas sûr, non plus, que le gouvernement jouisse à l’heure actuelle du crédit moral vulu pour être capable de mobiliser, aux fins que propose le politicologue de Laval, un groupe d’hommes de premier plan qui consentiraient pendant quelques mois à mettre de côté des tâches pressantes pour s'employer à un travail qui pourrait ressembler à une tentative de rescapage d’un gouvernement dont l’autorité morale est mise en doute.Si telle devait être la situation, il resterait alors à tenter de constituer au plan privé un ou plusieurs groupes de travail qui seraient disposés à entreprendre la tâche considérable que définit Léon Dion.Mais il faudrait faire abstraction, au départ, des universitaires fort nombreux qui ont désappris depuis longtemps à travailler gratuitement.Il faudrait également se résigner à se dispenser des esprits, fort nombreux également, qui ne voient plus de vérité que dans les dogmes de leur chapelle.Resterait-il assez de personnes pour entreprendre le travail dans l’esprit que souhaite Léon Dion?Il faut hélas en douter.Claude RYAN Des dominos sans tombeur Le fond du problème Indochinois par GEORGES VIGNY Vouloir faire porter au seul Congrès américain, réticent à accorder de nouveaux crédits aux régimes Thieu et Lon Nol, la responsabilité de la débâcle au Sud-Vietnam et au Cambodge à quelque chose de forcé qui dit clairement que la panoplie officielle de propagande est plutôt limitée.Il est certain qu’au départ il y a une erreur d’évaluation de Washington quant aux possibilités de ses deux protégés indochinois: on appréhendait sans doute des revers militaires, mais l’incompétence patentée de Phnom Penh et le manque de combativité de Saigon ont donné au cours des événements une allure d’irréparable catastrophe.Ainsi, les roquettes des Khmers rouges prennent maintenant pour cible le domicile du premier ministre à Phnom Penh et le personnel de l’ambassade américaine est tenu de porter des gilets pare-balles dans l'enceinte de la mission.Dire que la situation est intenable serait un euphémisme.Mais vouloir faire croire que 220 millions de dollars supplémentaires y changeraient quelque chose est une absurdité.Au Sud-Vietnam, sept provinces sont tombées en quelques jours et trois autres sont à la veille d’ètre évacuées, laissant donc aux forces anti-Thieu dix des quarante-quatre provinces.Sur les plaines et sur les routes, c'est le cortege sans fin des réfugiés, des centaines de milliers de déracinés que le prochain épisode déplacera encore vers d’autres villes, un peu plus miséreux d’une étape à l'autre, et comptant plusieurs dizaines de milliers d’éclopés de plus.Ces sept provinces ont été évacuées pratiquement sans combat, les Saigonnais prétendant qu'ils ne sont pas suffisamment aidés par les Américains et qu’ils reculent pour mieux tenir sur les lignes arrières.A ceci près que dégarnissant ‘Il ne faut pas s'imaginer que tous les “Il ne faut pas s'imaginer que tous les Québécois anglophones sont de riches bourgeois Les plus perturbés se recrutent parmi les classes moyennes et populaires dont les membres savent que les bien nantis ont toujours la liberté d’émigrer s’ils n’acceptent pas les nouvelles conditions de vie au Québec.Plusieurs accusent même les élites anglo-québécoises de les avoir laissé tomber Quoi qu'il en soit, le riche propriétaire d'un hôtel particulier de Westmount, le modeste employé qui habite un troisième étage de Ville-Emard.le cadre intermédiaire qui complètement le terrain, ils rendent possible une offensive générale plus efficace encore de la partie adverse, alourdis que sont les Saigonnais par la marée humaine des réfugiés.La seule bataille sérieuse a eu lieu à Ban Me Thuot, capitale de Dar Lac, sur les Hauts-Plateaux du Centre.Bataille dont la couverture a coûté la vie d’un journaliste à l'AFP, et qui obligea les Saigonnais à dégarnir les positions de Kontum et Pleiku.Ces positions inutilement dégarnies devenaient de ce fait indéfendables.Ban Me Thuot aura été le point tournant et, même avec toutes les réserves d’usage, il est éloquent de rappeler les prises de guerre que le FNL déclare avoir enregistrées sur les Hauts-Plateaux: 10,000 fusils, 100 pièces d'artillerie, 600 véhicules militaires, 50 chars, plusieurs milliers de tonnes de munitions; de même, dit le FNL, ont été détruits 40 avions et 1,100 véhicules militaires.Les 300 millions supplémentaires demandés par la Maison-Blanche font penser à un cataplasme.C’était il y a quelques années: Pleiku, Kontum, Quang Tri et Hué étaient les théâtres d’opérations où des dizaines de milliers de jeunes Américains payaient de leur vie la première erreur.La persévérance aans l’erreur n’a jamais été payante, encore moins si cette erreur repose sur les prouesses attendues d’un régime corrompu, répressif, inefficace et anachronique.L’absurde domino L’illustration parfaite de cette persévérance dans l’erreur est donnée par les tentatives de remise au jour de la théorie des dominos.Si Kissinger, le père des Accords de Paris, a surtout critiqué les adversaires de cette théorie, Gerald Ford, lui, s’est plu à vouloir démontrer le bien-fondé de l'er- propos d'actualité a réussi à s'acheter une maison en banlieue et l’assisté social d’un tandis de Saint-Henri s’interrogent tous en même temps sur le sort que l'avenir réserve à la population anglophone du Québec Chacun est inquiet à des degrés divers.C'est tout à fait normal '' Michel Brunet Les minorités anglophones au Québec.L'action nationale, Février, 1975.reur qui consiste à faire croire que de recul en recul on finira par devoir se défendre sur les plages de Californie.C’est triste à remarquer que c’est la trouvaille la plus funeste de la guerre froide qui est ainsi déterrée.Car vouloir appliquer la théorie des dominos aujourd’hui au Cambodge et au Sud-Vietnam, plus précisément à la pérennité des régimes Lon Nol et Thieu, c’est croire que l’Amérique est jugée à son entêtement.C’est surtout ignorer que l’épreuve à surmonter — épreuve que Washington est condamné à gagner du fait de sa position dans le monde — est celle de son jugement, mieux: de son sens des responsabili-tés.L’Américain, lui, Ta senti s’il ne Ta vraiment compris: son bon sens fait qu’aujourd’hui 85% des personnes interrogées sont contre la reprise de l’aide au Cambodge, et peut-etre plus encore seraient contre l’aide au Sud-Vietnam car dans plus de 60,000 familles américaines il y a aujourd’hui une photo encadrée de noir d’un grand garçon mort pour rien.Si les jérémiades de la Maison-Blanche trouvent peu d’écho auprès des parlementaires c est parce que ceux-ci sont plus proches de leurs mandants et que pour une immense majorité la page noire de l’Indochine est définitivement tournée.Pour l'Américain, le monde a évolué, d’autres régions et d’autres problèmes ont pris le pas sur les prétendues responsabilités américaines en Indochine.Et de toute façon, en pleine crise économique et alors que 8.2% sont en chômage, le sort de MM.Thieu et Lon Nol n’est pas précisément une priorité.On doit à l’objectivité de reconnaître que la chute de Phnom Penh renforcerait la guérilla en Thaïlande.Mais rien ne dit que le prochain régime khmer sera nécessairement communiste.Vingt-cinq mille Américains ne tiennent-ils pas aujourd'hui cette position avancée?Pour le reste, dans un pays comme les Philippines, bastion anticommuniste s’il en fut, si danger il y a, il est essentiellement intérieur et c est aux administrés du président Marcos qu'il faudra demander s’ils attendront que Hanoi le leur dise pour qu’ils dénoncent le régime actuel.Ce que le joueur de dominos ne veut pas reconnaître est le point essentiel du débat: le Cambodge est ravagé par cinq années d'une sanglante guerre civile, et les interventions aériennes du temps de Nixon n'ont pas peu fait our mettre le pays en ruine.Au Sud-ietnam, le pays est une plaie ouverte, trente ans de guerres et d’interventions étrangères l’ont déchiré, morcelé, écrasé, vidé de toute substance.Le Nord-Vietnam lui-même, qui fait figure de loup-garou dans le scénario, n’est pas précisément une puissance économico-militaire capable d’imposer son leadership au Sud-Est asiatique.Tout ceci pour dire que si Lon Nol et Thieu tombaient, la priorité urgente de ceux qui prendront la relève serait de reconstruire d’abord le pays.Reconstruire au sens plein du terme, pierre par pierre, village par village, secteur par secteur.Reconstruire aussi une société, un homme que trente ans de bombes, de saignées et de feu n’ont pas détruit et qui attend, un bras ou une jambe en moins mais chaque jour plus décidé, de vivre en être humain.Qui espère un jour s'atteler à relever le défi du développement.Pourquoi persiste-t-on à voir dans l’Indochinois, qu'il soit Vietnamien du nord ou du sud, khmer rouge ou non, un taré qui ne peut vivre que dans la guerre et qu’il faut aider à tuer?Le vrai défi C’est là le drame, mais de source proche du secrétaire d’Etat parti pacifier aussi le Proche-Orient, on déclarait hier qu’il n’aurait jamais négocié les Accords de Paris s’il avait su que le Congrès couperait l’aide.Nous ne voulons pas croire,comme William Sa-fire, que c’est “le déclin q’un homme qui s’est convaincu qu’il est indispensable et qui croit que l’histoire sera seulement ce qu’il entend quelle soit ".Le pessimisme d’un homme, quel qu’il soit, et même s'il a glané un prix Nobel de la paix dans l'opération, ne peut en aucun cas atteindre l'Amérique dans sa génériosité.Car elle est généreuse, et cette génériosité pourra mieux servir la cause de la paix en Indochine si elle servait par exemple à moins soutenir des régimes anachroni-ues et à promouvoir Ta reconstruction e ces pays.Ne parlons pas de dette, parlons seulement d’“efficacité stratégique”: c’est en aidant ces peuples à se relever, en les aidant à se développer qu’on peut acquérir non pas tant leur sympathie que la garantie qu’ils laisseront leurs voisins tranquilles.Le défi n’est pas d’écraser par exemple le Vietnamien: il est dans le niveau de vie que celui-ci devra atteindre.L’admettre serait passer du cynisme au réalisme.L’affaire des contrats de dragage “Pas d’enquêtes vexatoires contre des gens qu’on n’a pas accusés” (Trudeau) ¦ Aux Communes, lundi dernier, un échange de vues très intéressant s’est produit entre MM.Robert Stanfield et Pierre Elliott-Trudeau relativement à la demande d’enquête publique formulée par les partis d’Op-position dans l’affaire des contrats de dragage.Voici des extraits de cette prise de bec entre le chef du gouvernement et le chef de l’Opposition.L’hon.Robert L.Stanfield (chef de l’opposition): Monsieur l’Orateur, étant donné la gravité des accusations et l'ampleur possible de cette conspiration et de cette fraude (des contrats de dragage) dont les ramifications s’étendraient à la grandeur du pays, et je dis bien "possible” parce que rien n’est certain tant qu'il n’y a pas de preuves, le premier ministre croit-il réellement assumer de façon satisfaisante ses fonctions de premier ministre en continuant d’afficher une attitude semble-t-il très détachée devant la possibilité d'une fraude aussi importante, et ne peut-il pas nous donner l’assurance afin de rassurer les Canadiens et de réaffirmer la bonne réputation et la franchise de son gouvernement dans tout le pays, qu’il va ordonner la tenue d’une enquête publique?Le très hon.P.E.Trudeau (premier ministre): Monsieur l’Orateur, je ne sais à qui ou à quoi le chef de l'opposition, fait allusion quand il parle de mon attitude détachée.Le fait que des accusations aient été portées, que aes verdicts de culpabilité aient déjà été rendus et l'envergure de l'enquête qui a été menée et le nombre d’accusations portées sembleraient certes prouver le contraire, c’est-à-dire que ni les forces policières ni le gouvernement n’ont été négligents et n’ont affiché une attitude détacnée dans toute cette affaire.J’oublie la seconde partie de la question.M.Stanfield: La tenue d’une enquête publique M.Trudeau: A vrai dire, monsieur l’Orateur, j’y ai songé; on me dit que la question a été soulevée pendant mon absence.Je dois avouer que mes conclusions sont les mêmes que celles que vous a données le premier ministre suppléant: les progrès réalisés jusqu'ici dans cette affaire, les mesures prises par la police aux divers niveaux, notre système judiciaire qui nous permet de poursuivre plusieurs individus, et le caractère même des allégations de l’opposition et des autres, tout cela nous démontre que nous ne devrions pas nous éloigner de notre processus normal d’application de la justice criminelle au Canada pour recourir plutôt à une formule inquisitoriale, autorisant des enquêtes vexatoires, entachées d’arbitraire, contre des gens qu’on n’a pas accusés.En tant que gouvernement libéral — et ici, je crois que le terme s’applique aussi à l’attitude du peuple canadien, qu’il correspond à notre système judiciaire actuel — nous ne menons pas d’enquêtes sur les gens à moins d’avoir des raisons graves de croire que le processus normal de la justice établie ne fait l’objet de subversion.(Débats de la Chambre des Communes, lundi, 17 mars 1975) lettres au DEVOIR r ; Le Devoir et l’actualité grecque Monsieur le directeur, pays d’origine, la Grèce.Quelques mots pour vous dire En mon nom personnel et celui combien j’apprécie les différents ar- de tous mes amis de la communauté tides d’actualité qui paraissent dans grecque de Montréal, je vous re-votre journal en ce qui regarde mon mercie et souhaite ardemment que votre journal continue de s’intéresser à tout ce qui se passe dans le monde.(Madame) Irène SPILIADIS.Montréal, le 13 mars 1975.Mieux que le projet d’indépendance Le Parti québécois offre à la population québécoise un projet d’indépendance qui se veut noble, exaltant et capable de donner aux Québécois un but collectif.Je voudrais pour ma part soumettre un projet collectif non pas seulement aux Québécois mais un projet qui puisse intéresser toute l’Amérique du nord, Ce serait de former une fédération nord-américaine qui engloberait le Canada et les Etats-Unis.On pourrait tout d’abord faire comme le Marché commun européen et faire des en- tentes sur des secteurs limités de l’économie et du commerce.Puis par la suite on pourrait graduellement aller jusqu’à l’intégration totale qui impliquerait une grande partie de l’activité économique et une grande partie de l’activité politique.Ce serait, je crois, faire un pas en avant vers l’établissement d’une fédération mondiale qui m’apparait de plus en plus désirable, compte tenu du fait que les activités des Etats-nations ont présentement des retombées mondiales.Pour ré- soudre les nombreux problèmes qui assaillent l’humanité, il faut des actions communes et un leadership de niveau mondial La fédération nord-américaine s’inscrirait dans ce lent processus de “fédération mondiale” dont le projet vaut bien autant d’exaltation que le projet “d'indépendance”.A un projet de fermeture, j’offre un projet d’ouverture.Réal FORTIER, Etudiant en Science politique, Université Laval.Québec, le 14 mars 1975 Mgr Joseph Charbonneau à Hearst Monsieur le directeur, Je vous écris en vitesse.J’ai tellement de correspondance et d’autre travail à accomplir, et bien que jeune encore, seulement 96 ans, — mais non physiquement — il arrive que la fatigue me rejoigne.J’ai travaillé avec Mgr Charbonneau à la fondation de paroisses dans son immense diocèse de Hearst.J étais alors agent général du Canadien National, Service des Industries et Ressources, section francophone.Depuis quelques années ce développement du nord-ontarien avait été négligé à cause de la longue maladie de Mgr Hallé.Pour ce genre de travail, il faut nécessairement une tète dirigeante et capable de commander.Je rencontrai pour la première fois Mgr Charbonneau chez l’avocat Vincent, à Kapuskasing, Ontario et au presbytère des Pères Oblats, à Kapuskasing.Le Père Stanislas Lajoie, o.m.i., missionnaire colonisateur, me présenta Mgr.Joseph Charbonneau.Il y avait là, l’avocat Vincent, autrefois d’Ottawa, et un ami de Mgr Charbonneau, résidant lui aussi a Kapuskasing de même que l'agronome Adhémar Belzile, de la ferme expérimentale, les curés Cimon, de Moonbeam et Larocque, de Cochrane.Mgr.Charbonneau excepté, c'était le groupe avec lequel je travaillais depuis des années au développement du nord-ontarien.Mgr Charbonneau me fit une très bonne impression.Il me parut décidé à travailler activement à l’avancement religieux et économique de son immense diocèse, au sol si riche et traversé dans toute sa longueur par le Canadien National.Les réunions subséquentes me prouvèrent que Mgr Charbonneau serait un actif plus qu'ordinaire pour une entreprise de cette nature.Je visitai tout ce territoire avec Mgr Charbonneau.Maintes réunions suivirent.Auparavant, à la demande du président du Canadien National, a la requête du sénateur Laçasse de Te-comseh, près de Windsor, j’avais passé près de deux mois dans le sud-ontarien pour faire de la propagande en faveur du nord-ontarien.Il fut convenu avec Mgr Charbonneau que je l’accompagnerais pour une tournee dans le comté d’Essex et dans l’est de l’Ontario ; ou que l'un des deux agronomes qui étaient mes assistants me remplacerait à l’occasion.Mgr Charbonneau travaillait sans relâche, avec intelligence et je constatais qu’il y prenait plaisir.Jamais il ne dit: c'est assez.J'ai organisé bien des projets de cette nature dans ma vie.Lors-qu'après une enquête sur mon compte, Mgr Maurault, recteur de l'Université de Montréal, me fit décerner un doctorat, honoris causa, de l’Université de Montréal, il donna comme raison que j’avais travaillé avec succès à la fondation de 200 paroisses au Canada : paroisses francophones, s’entend.Je ne me rappelle pas avoir été associé à une organisation aussi bien montée que celle de Mgr Charbonneau.L’une des surprises de ma vie fut d’apprendre par les journaux le transfert de Mgr Charbonneau à l'archidiocèse de Montréal.Et cela au moment où nous devions commencer activement le travail de recrutement.Il m’est arrivé d’aller fumer un cigare avec Mgr Charbonneau.à l’archevêché de Montréal, pour causer de son ancien diocèse.Je reste sous l'impression que si Mgr Charbonneau était reste à Hearst, il serait considéré comme l’un des bâtisseurs du pays.J.Ernest LAFORCE Montréal, le 11 mars 1975.Pour un réseau de classes pré-maternelles à Montréal Depyis quelques années, un grand effort de démocratisation a été fait au plan scolaire, mais le mouvement n’a pas encore touché le niveau de la pré-maternelle.N’y accèdent gratuitement que les néo-québécois ou les sujets issus de milieu défavorisé.Si le Québec veut assurer son avenir dans la ligne de sa culture propre, il est nécessaire que les classes de type pré-maternelle soient ouvertes à tous.Des circonstances nouvelles viennent militer en faveur de l’institution d’un réseau complet de prématernelles francophones à Montréal.Il est bien entendu que la fréquentation de ces classes, aussi bien que celles des maternelles, d’ailleurs, ne devrait revêtir un caractère obligatoire.Vous en etes persuadé, monsieur le ministre, l’ecole est un lieu d’apprentissage à la vie sociale et c’est dès l'âge où l’enfant com- mence à s’ouvrir à cette réalité qu’il pourrait tirer profit de la fréquentation scolaire.Aussi, à leur colloque de l’an dernier, les parents de la région V de la C.E.C.M.invoquèrent-ils, à l’appui d'une demande en ce sens, le fait ue la pré-maternelle viendrait ai-er l’évolution de l'enfant en lui permettant d’apprendre hors du domicile, tout en favorisant le contact avec des enfants du même âge.Ainsi, les enfants généralement issus de familles aux dimensions réduites pourraient, dès l'âge de quatre ans, faire l’apprentissage de la vie de groupe dans un milieu favorable à leur épanouissement physique.affectif, intellectuel et social.Des problèmes d’ordre pratique viennent appuyer les raisons précédentes et trouvent leur solution dans la mise sur pied de nouvelles classes.De plus en plus, des locaux se trouvent maintenant disponibles dans nos écoles; ces espaces pour- raient être avantageusement "rentabilisés”, s’ils étaient occupés par des classes de pré-maternelles.Une telle mesure serait à l’avantage des enseignants dont les surplus d’effectifs seraient affectés dans le nouveau secteur, après un recyclage “ad hoc”.Enfin, d'un point de vue plus large, soulignons l'attraction que pourrait exercer l’implantation de pré-maternelles françaises sur les néo-québécois, mesure qui aurait pour effet d'amener une clientèle accrue au secteur francophone, conformément aux dispositions de la loi 22 et aussi selon les vues du comité sur la natalité de la C.E.C.M.(décembre 1974).Georges HENRI DUPUIS, président, Le conseil d’administration de l'Institut de la famille de Montréal Montréal, le 12 mars 1975.La fermeture des écoles et les normes Depuis quelque temps, nous assistons au Québec à des fermetures d’écoles au mépris du droit qu'ont les parents “de choisir les institutions.qui, selon leur conviction, assurent le mieux le respect des droits de leurs enfants” (Extrait du préambule de la Loi du ministère de l’éducation).Un exemple frappant de cette situation se trouve dans le plan d'utilisation des écoles élémentaires de la Commission scolaire Saint-Exupéry.Selon ce plan, l’école Ra-beau de St-Lambert devrait être fermée sous peu.Or voici une école moderne, en bon état d’entretien et bien alimentée par son bassin naturel de population.Sa situation géographique la rend indispensable a tout un secteur de St-Lambert, non seulement comme école, mais aussi comme centre sportif et récréatif L'alternative offerte par les commissaires aux parents du secteur sud de St-Lambert n’est pas satisfai- sante.Dans l’éventualité où l’école St-Francis serait libérée par les anglophones et affectée à l’enseignement des francophones (cette éventualité étant incertaine), l'école St-Francis ne pourra accueillir tous les élèves du secteur alimentant l'école Rabeau.Celle-ci devrait de toute façon demeurer ouverte pour satisfaire aux besoins grandissants de ce secteur.Ne devrions-nous pas profiter de la dénatalité pour assouplir les normes qui causent la fermeture des écoles, notamment la norme 1/27, et pour utiliser certains locaux disponibles pour des activités académiques et culturelles’’ En ce faisant, nous pourrions conserver nos écoles de quartier et favoriser la qualité de l'enseignement.René DOUCET avocat St-Lambert, le 17 mars 1975.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourossa le 10 |on»ierl910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l’information Jean Francoeur Tréïoner Bernard Larocque it DEVOIR est publié par l imprimerie Populaire société à responsabilité limitée dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Soint-Socre ment.Montréal H2Y 1X1 II est compose et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes a 9130.rue Boivm.V,lle LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée o employer e* o dJ fuser les informations publiées dons LÉ DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S45 por année, si* mois S25 A ( étranger S50 par année su mo.s S28.trois mois *16 Éditions du samedi J15 po' année Edition quotidienne livrée a domicile par pO' feu' SI 20 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste oé nenne sur demande Courrier de deu*ième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844>336 1 ignés groupées V' Le Devoir, vendredi 2< mars 1975 • 5 des idées des événements des hommes Par-delà le mythe des “intouchables”_____________________ Les vrais maux de la Fonction publique québécoise ne sont pas ceux que dénonce Paul Desrochers Dans leurs éditions du premier mars tous les grands quotidiens de la province rapportaient les vives critiques formulées contre la fonction publique québécoise, devant la commission Cliche, par M.Paul Desrochers, ancien conseiller spécial et éminence grise du premier ministre Robert Bou-rassa.Lors de son témoignage devant les membres de cette com-mission d’enquete M.Desrochers critiquait avec véhé-rence les fonctionnaires québécois, ces “intouchables”, auxquels il reprochait, entre autres choses, leur immobilisme, leur manque d'initiative, leur inexpérience et leur faible productivité.L’ancien conseiller spécial déclarait souhaiter d’autre part que les hommes politiques puissent, comme aux Etats-Unis, se débarrasser des fonctionnaires en place chaque fois que les scrutins électoraux entraîneraient des changements de majorité gouvernementale.Des critiques exagérées, des responsabilités mal déterminées Il faut d’entrée de jeu constater que les reproches ci-dessus énumérés ne sont plus, depuis longtemps, l’apanage exclusif des administrations publiques ou même para-publiques.Un nombre sans cesse croissant de grandes entreprises privées — avec le phénomène de concentration économique, cette catégorie grossit de jour en jour — connaissent aussi tous les défauts bureaucratiques inhérents au gigantisme organi-sationel.Tant et si bien que vouloir opposer aujourd'hui la sclérose des bureaucraties publiques au dynamisme des entreprises privées, relève plus de la croyance idéologique dans les sacro-saintes vertus de la libre entreprise oue de l'observation objective oe la réalité administrative.En second lieu, les défauts dénoncés par M.Desrochers, s’ils correspondent pour une certaine part à une indiscutable réalité du système administratif, n'en constituent pas moins à cause de la généralisation qui en est faite, une vision quelque peu SETA VOYAGES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréal-Paris par AIR CANADA et AIR FRANCE BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3906 exagérée de notre administration publique.Il est certes toujours très facile et un tantinet démagogique, souvent même payant electora-lement, de charger sabre au clair contre la bureaucratie administrative, son autoritarisme dépersonnalisé, ses lenteurs traditionnelles, sa routine, son juridisme et sa faible rentabilité.Il est de même très aisé de critiquer son personnel de ronds-de-cuir, nommés à vie, intouchables et peu dynamiques, incompétents et “budgétivo-res” Avec des styles et dans des pays aussi différents que la Russie et la France des auteurs comme Gogol et Courteline, des journaux comme le Krokodil à Mouscou et le Canard enchainé à Paris ont depuis longtemps, avec bien d'autres à travers le monde, stigmatisé la fonction publique.Mais parler ainsi, c'est néanmoins oublier le rôle considérable joué par les administrations et leur personnel, depuis qinze ans au Québec, dans le développement et le progrès économique et social.C’est oublier le rôle de préparateur de décisions majeures, voire de “décideur”, joué par nombre de nos agents publics.C’est oublier aussi le rôle moins grandiose mais extrêmement important de permanence, de continuité et de gestion quoti* dienne qui fait la grandeur et les servitudes du métier d’agent de l’Etat.Aussi craignons-nous que la piètre opinion de M.Desrochers sur la fonction publique québécoise, ne relève encore une fois d’une imagerie populaire d’autant moins acceptable qu elle constitue la justification de la création de certains réseaux parallèles d’influence et de decision, et quelle contribue injustement (parce que trop systé- matiquement) à faire de notre administration le bouc émissaire trop commode de toutes les erreurs, faiblesses et insuffisances d’une certaine action politique.Mieux vaudrait, afin d’émettre sur l’administration publique québécoise un jugement plus nuancé et plus objectif, procéder à une analyse des causes et à une recherche des responsabilités véritables qui sont à l’origine des maux dont souffre en partie le secteur public.Ainsi, en ce qui concerne l’immobilisme de l’administration et le manque d'initiatives de ses agents, il se pourrait fort bien que l’essentiel des responsabilités incombe davantage aux hommes politiques et à leur entourage immédiat, qu’aux fonctionnaires de l’administration.Immobilisme administratif ou attentisme politique Pour ce qui est de “l’immobilisme ”, prenons l’exemple de la planification québécoise.Toutes les structures et l’appareil administratif existent depuis plusieurs années maintenant (OPDQ, directions de planification ministérielles, CPDQ, régions administratives, CAR, coordonnateurs régionaux etc.).Or, le Québec, quinze ans après la création du Conseil d’O-rientation Economique, ne planifie toujours pas, faute principalement d'une véritable volonté politique de planifier le développement socioéconomique du pays.Pour ce qui est du “manque d'initiatives des agents publics", ne devons-nous pas là aussi inciter les hommes politiques à faire leur auto-critique?L'administration, ne l'oublions .par.ALAIN BACCIGALUPO collaboration spéciale au DEVOIR pas, n'est que l’instrument d'action du gouvernement.Elle est seconde par rapport à l'exécutif et soumise à la volonté du législateur.Dès lors, comment l’homme politique ne se senti-rait-il pas responsable d’une administration dont nombre de mécanismes ne sont guère de nature, de toute évidence, à stimuler les ambitions, le dynamisme et les initiatives de ses agents?Ce ne sont actuellement en effet, ni la rigidité du système de classification, ni les lentes et automatiques progressions de la carrière, ni l’excellence du système d’avancements accélérés, ni la valeur des systèmes d'informations, de communications et de participation, ni la faible étendue des délégations de pouvoir, qui peuvent remédier valablement aux vices de notre administration publique ou accroître sa “productivité”.La productivité de l'administration publique ne saurait être en tous points comparable à celle qui a cours dans l’entreprise privée.Le moteur de cette dernière est lé “profit”, au sens économique du terme, alors que le moteur des entreprises du secteur public et para-public est soit “la justice sociale" (éducation, transports en commun, service de santé, allocations sociales.).C’est d’ailleurs, généralement lors- qu’un secteur n’est pas “productif” dans la mesure où il ne permet pas d’accumuler rapidement des bénéfices, que Ton demande ou laisse au Trésor public le soin de le prendre en charge dans l’intérêt national.Rien d’étonnant dès lors si le secteur public manque quelque peu du sens de “la productivité” Plus étonnant est à nos yeux un tel gagement, lorsqu’il émane des partisans de la libre entreprise et du laisser-faire économique.Là où l’administration publique décide de nationaliser le secteur privé rentable et d'assurer un monopole d’Etat, elle se comporte généralement, sur le plan “managerial”, aussi bien que l’entrepreneur privé (Hydro-Québec, Société des alcools etc.).Quant aux entreprises privées, si elles avaient toutes un sens aussi élevé que certains le croient de la productivité et du management, elles n’engendreraient pas les nombreuses faillites qu’enregistrent chaque année les services compétents du gouvernement.Examinons maintenant Tas-pect non plus matériel mais humain de la productivité.Là aussi, il est inexact de penser que seuls les employés du secteur privé travaillent vite et bien, tandis que ceux du public ' oeuvreraient lentement et mal.Si Ton observe au travail les employés des secteurs fortement syndiqués tels celui de la construction ou même celui de la mécanique auto, je ne pense pas que Ton puisse encore conclure à la rapidité et au per-fectionnsime du secteur prive.Je ne pense pas non plus que Ton puisse accuser nos agents publics, globalement, d’être “i-nexpérimentés".Les leçons de l’enquête Cliche A quand notre Watergate québécois ?ICHEZI TABLE D’HÔTE MENU TYPE Hors d’oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon.Riz Créole $18.50 Saumon frais grillé, au Fenouil, Beurre d'échalottes $21.50 Le Steak à la Clermont, Pommes Parisienne $23.50 Les Desserts Le café Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny, -s btle par personne.Du lundi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA bafdd FACE AU MÉTRO • 381-1777 par JEAN BOIVIN Entreprise dans le but d’enquêter sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction, la Commission Cliche s’est rapidement transformée en tribunal populaire qui, délibérément ou non, est en train de faire le procès des moeurs politiques québécoises, un peu comme l’avait fait la Commission d’enquête sur le scandale du Watergate aux Etats-Unis.Au-delà des problèmes aigus posés par le pluralisme syndical et la violence institutionnalisée dont l’existence était d’ailleurs connue d’une bonne partie de la population, les audiences publiques de la Commission ont permis de mettre à jour un réseau informel de relations entre haut fonctionnaires, officiers syndicaux et patronaux et politiciens.Les témoignages des principaux personnages convoqués par la Commission ne permettront évidemment pas de porter des accusations précises contre les véritables responsables de la dégradation du climat des relations du travail dans l’industrie de la construction.Malgré tout, la présomption qui ressort de l’ensemble de ces té- moignages sensibilisera la population à la façon dont la chose publique a été administrée depuis quelques années.Le ministre du Travail peut bien dire, comme il Ta fait dans son témoignage, qu'il n’avait jamais eu connaissance, jusqu’à tout récemment, de l’existence d'un système de népotisme et de patronage reliant certains fonctionnaires de la Commission de l'industrie de la construction à certains officiers de la FTQ-Construction.Il peut également jouer à l’ignorant quand on lui révèle que les “bras" de certains locaux affiliés à la même organisation avaient été mis au service de plusieurs candidats de son parti aux dernières élections provinciales.C’était vraiment tout un spectacle que de voir M.Jean Cournoyer témoigner devant les commissaires.Après avoir endormi tout le monde avec l’historique des différentes législations s'appliquant aux relations du travail dans l’industrie de la construction (il s’est même permis de faire distribuer des copies de son texte pendant l’audition).M.Cournoyer s’est r propos d’actualité Depuis la crise économique de 1929, le prestige et l’autorité du capitalisme anglo-saxon ont considérablement diminué au Québec.Le colosse avait montré ses pieds d’argile.La Deuxième Grande Guerre et les manifestations de francophobie qu’elle déclencha dans le milieux anglo-canadiens et anglo-québécois, le plébiscite de 1942 et la crise de la conscription rouvrirent de vieilles cicatrices et forcèrent les Franco-Québécois à s'interroger sur la nature réelle de leur association à l'union canadienne et sur leur sort collectif à l’intérieur du Québec.Le retour au pouvoir de l'Union nationale et les luttes autonomistes de Maurice Duplessis, l'Enquête Tremblay et la véritable prise de conscience qu elle provoqua, les avantages et les problèmes de l’industrialisation accélérée des années de guerre et d'après-guerre, l’apparition de TEtat-Providence, les grèves spectaculaires de la décennie de 1950, le nouvel équilibre international et la dislocation des anciens empires coloniaux, Timpact de la télévision amenèrent une nouvelle orientation dans l'évolution de la pensée politique, économique et sociale des Québécois.Ceux-ci commencèrent à refuser de s’en remettre aveuglément aux lois du marché pour assurer leur bien-être matériel.De plus en plus, ils réclamèrent l’intervention de l'Etat et découvrirent qu'il existait, à Québec, un gouvernement qu'ils pourraient peut-être mettre à leur service.L'ancien équilibre qui favorisait les Anglo-Québécois a été rompu durant la première moitié du XXe siècle.Michel Brunet, Les minorités anglophones kau Québec.L'action nationale, Février.1975.mis à faire de la haute voltige.D’abord, il s'est contredit royalement lorsqu’après avoir affirmé que le bill 290 devait être considéré comme un modèle de législation.il s’est ensuite permis de dire que sur la base de son expérience dans Ten-seignement, il n'avait jamais cru en la viabilité d’un régime de négociations collectives centré sur le principe de Tunani-mité, ce qui constitue, en Tait, l’essence même du même bill 290.Ensuite, il a sans doute voulu prendre les commissaires pour des naïfs lorsqu'il a révélé que l’existence des syndicats minoritaires (CSN et USD) est protégée par e Bill 9 qui rendait légales les ententes conclues par la FTQ-Construction malgré le véto formel de la CSN dans le cadre du bill 290.Même s'il est vrai qu’èn vertu du bill 9, la CSN et la CSD peuvent théoriquement exister et que la FTQ-Construction ne peut pas négocier des clauses de sécurité syndicale qui auraient pour objet de faire supprimer ces deux centrales, Ton sait très bien qu’un syndicat n’ayant pas un mot à dire dans la négociation des conditions de travail de ses membres est voué à la disparition à plus ou moins brève échéance.Il est à prévoir que le rapport final des commissaires contiendra des recommandations sur des sujets comme les bureaux de placement syndicaux, les dossiers judiciaires des officiers syndicaux, le droit du travailleur d’appartenir au syndicat de son choix, la Commission de l’industrie de la construction ou autre organisme analogue.Il n’aura pas été dans le mandat de la Commission Cliche de s’attaquer au réseau informel de relations auquel nous avons fait allusion plus haut.Et pourtant, il nous semble impossible d’arriver à une réforme véritable des pratiques en vigueur dans l’industrie de la construction sans s'attaquer sérieusement à ce problème.A quand le véritable Watergate québécois?¦ L’auteur de cette libre opinion est professeur au département de Relations industrielles de l'université Laval.Un ne peut objectivement ignorer que la rarete de personnel compétent et expérimenté dans la fonction publique, à niveau hiérarchique comparable, se manifeste surtout dans les cabinets ministériels, où précisément le recrutement du personnel est laissé de façon discrétionnaire au libre choix des hommes politiques, On ne peut davantage croire que le meilleur moyen de fournir la haute fonction publique en personnel compétent, expérimenté et de grande valeur, consiste à obtenir, par “pressions politiques” auprès de la Commission de la fonction publique et contre son avis, la promotion de fonctionnaires de l’Etat à des catégories supérieures auxquelles leur niveau de qualifications ne les prédispose pas.Le soi disant remède américain Le remède aux maladies réelles de notre machine administrative, contrairement à ce que parait préconiser M.Desrochers, ne nous semble pas devoir être recherché du côté de nos voisins américains.D'une part parce que le système de patronage politique auquel M.Desrochers se réfère est largement abandonné depuis plusieurs décennies au niveau fédéral; il est aussi en régression très nette au niveau des Etats fédérés et des comtés.En outre, les inconvénients de ce système dépassent de beaucoup lés avantages qu'on espérait en retirer: corruption administrative, politisation outrancière de l’administration, non-respect du principe de l égalité d’accès de tous les citoyens aux charges publiques, instabilité administrative ajoutée à l'instabilité politique, non continuité dans le fonctionnement des services publics, personnel politisé mais pas toujours expérimenté, pertes d’énergies et de productivité très sensibles etc.Pour toutes ces raisons, et malgré le sentiment bien humain qui pousse tout homme politique à souhaiter avoir à sa disposition une administration docile, nous ne pouvons accepter le modèle américain.Bien au contraire, c’est vers le renforcement du système actuel de “mérite" que nous nous engagerions.Il est faux de croire qu’un agent sera d'autant plus enclin au dynamisme et à prendre des initiatives qu'il aura été nommé à une charge publique en fonction de critères politico-idéologiques.S’il est nommé dans ces conditions, il aura effectivement, très souvent, trop à faire pour assurer sa propre survie politique et administrative, pour pouvoir risquer des initiatives qui pourraient finalement se retourner contre lui.Au contraire, l'agent “intouchable" parce que doté de la sécurité d’emploi, protégé par sa convention collective et son syndi- cat, sera bien mieux placé pour s'opposer à des actes illégaux provenant des sphères politiques, de ses supérieurs ou du secteur privé.Et si ces agents manquent d’initiative, la faute n’incombe pas à “Tintouchabili-té" des agents, mais aux défaillances du système de motivation.C’est pourquoi, afin de remédier aux lacunes actuelles du système, nous préconiserions plus volontiers les mesures suivantes: 1) l’ouverture de poursuites devant les tribunaux contre tous les fonctionnaires et hommes politiques soupçonnés de violation aux lois et règlements publics; 2) le renforcement du système du mérite dans toutes les procédures de recrutement et de sélection, par la suppression des trop nombreux pseudoconcours existants dans la fonction publique, par l’accroissement des contrôles exercés par la Commission de la fonction publique, par la création d’examens reposant en grande partie sur l’anonymat des épreuves, par la multiplication et la diversification des jurys dont la composition devrait mêler étroitement hauts-fonctionnaires et universitaires spécialisés; 3) l’amélioration des procédures d’avancement et de promotion, par l’octroi notamment, selon des normes et des techniques à revoir, de promotions accélérées aux éléments les plus valables de l’organisation; 4) l’accroissement de la participation, des communications à l’intérieur de l’appareil administratif gouvernemental; 5) la mise en place d’un système assurant une véritable délégation de pouvoirs à la fois à Techelon central et à celui des régions.Seule une politique hardie de déconcentration permettra de donner à chaque agent public le sens de ses responsabilités et le goût du changement; 6) le recrutement d’un personnel plus qualifié et compé- ¦ M.Alain Baccigulupo est professeur d'administration publique à l'université Laval.Notre collaborateur a scruté avec attention les critiques formulées contre les hauts fonctionnaires de l'Etat québécois par M.Paul Desrochers, ancien conseiller spécial auprès du premier ministre Robert Bourassa, Il conclut que ni le diagnostic de M.Desrochers, ni la solution qu’il préconise, soit l'emprunt de méthodes en vigueur dans le système américain, ne sauraient être acceptés sans risque d’injustice et d’inefficacité accrue.tent dans l’entourage politique immédiat des ministres; 7) la réduction, sinon la suppression, du déplorable système des “tablettes", qui cause trop souvent des pertes d’énergie considérables et réduit la productivité administrative.Toutes les “tablettes” n’ont pas en effet pour but de se débarrasser officieusement d’un agent incompétent et sclérosé.Plusieurs ne sont que le moyen de mettre à l'écart des hommes valables et dynamiques, mais déclarés “persona non grata" par un supérieur hiérarchique pour des raisons politiques ou des motifs d’antipathie personnelle; 8) l’affirmation d’une véritable indépendance de la Commission de la fonction publique par la révision de la procédure de nomination des commissaires.Cette nomination devrait relever du Parlement, être obtenue à la majorité qualifiée des deux tiers et se faire avec la participation de l’opposition officielle; 9) la planification, autant que cela se peut, du développement socio-économique de la province, en commençant par les activités gouvernementales ; 10) la creation, à l’instar de la célèbre commission Glassco sur l'administration fédérale, d'une commission royale d'enquête sur l'administration publique et para-publique québécoise.Tel est, a notre avis, le train de réformes indispensables qu’il faut mettre en route, si Ton veut véritablement doter le Québec d’une administration publique plus neutre, plus moderne, plus "productive ”, plus dynamique, en un mot plus efficace."Le ïFadeau CUISINE CLASSIQUE FRANÇAISE 423 St-Ciaude - Tél.: 878-3959 - Cave exceptionnelle Rencontre avec RAIMUNDO PANIKKAR sur Le ~ .entre les cultures et les religions Vendredi 21 mars, 20h 30 au Centre Monchanin 4917, rue St-Urbain, Montréal Entrée libre Éditions de Lagrave C.P.400 Succursale C Montréal Jean-Paul de LAGRAVE Le signe et la tendresse Ce roman permet de suivre le cheminement d'un enfant dans sa quête d une certaine tendresse au sein d une société où le rite cesse d’être l'expression de la vie.Le cadre en est le Trois-Rivières de la fin des années "40 C est la première fois qu'un écrivain, tout en conservant la poésie de l'enfance, nous plonge dans l’univers traditionnel du vieux Québec, sans s en moquer, en rire ou en pleurer.L'auteur est simplement à l'écoute de l'enfant, en faisant renaître l’esprit d une petite ville québécoise à une époque à la fois si proche et si lointaine Ce roman s'adresse particulièrement au coeur de la femme et de ceux qui savent aimer mr Tfrauts: iS AmïÜ ¦ ¦¦ •• QUANTITE LIMITEE 65 6 • Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 Les cols bleus des milieux ruraux régimbent contre l’entente par Louis-Gilles Francoeur L'entente intervenue mercredi soir entre les représentants des 18,600 cols bleus fédéraux et ceux du Conseil du Trésor a suscité des réactions mitigées chez les syndiqués, certains groupes allant même jusqu'à continuer leur grève en dépit des mots d’ordre de retour au travail des négociateurs syndicaux.Les syndiqués seront appelés à se prononcer sur la valeur de l’entente au début de la semaine prochaine et le résultat de ce référendum national devrait être rendu public mercredi prochain.Une première analyse des réactions syndicales laisse prévoir un rejet massif des offres patronales en dehors des grands centres, les syndiqués des zones moins urbanisées n’ayant pas obtenu de façon générale le rattrapage souhaité par rapport à leurs collègues des villes, plus nombreux et relativement satisfaits.Les réactions étant cependant mitigées aussi dans les grands centres, il se pourrait que l’entente ne soit finalement ratifiée que par une faible majorité des syndiqués.Les états-majors syndicaux sont d'ailleurs eux-mèmes surpris de la réaction de leurs membres.Les plus prudents, dans la région de Montréal, par exemple, se refusent à recommander un rejet ou une acceptation de l’accord à leurs syndiqués, à qui ils veulent présenter "objectivement” le projet de contrat de travail.Cette attitude prudente diffère sensiblement de celle des représentants syndicaux de la région de Québec qui n’hesi-tent pas à parler du mécontentement des travailleurs.L’un d'eux, M.Robert Delage, a expliqué que les 104 cols bleus de Bagotvllle avaient décidé de prolonger leur grève, qui se continue sans arret depuis le 18 février, tant qu’ils n’auront pas en main le résultat du vote national.Même si ces grévistes n’ont pas pu prendre connaissance des taux pai ticuliers qui leur sont applicables, ils ont appris que le taux horaire d’un journalier, actueflement à $3.28 l’heure, serait majoré à $3.97, soit une augmentation de 21 pour cent seulement.L’augmentation de 69 cents consentie aux journaliers, une classe de salariés semblable à la leur, est identique à celle accordée aux travailleurs de la région métropolitaine bénéficiant présentement d’une avance de 21 cents sur eux.Le représentant de l’Alliance de la réion de Québec s’est dit d'avis que les cols leus de la région du Lac Saint-Jean et de Sept-Iles réagiront aussi négativement puisque les écarts qui les séparent de Montréal et de la ville de Québec demeurent.Pourtant, il a été démontré récemment, a ajouté le porte-parole, que le coût de la vie à Sept-Iles était de 14 pour cent supérieur à celui de Québec, où les cols bleus seraient relativement satisfaits de l’entente intervenue.Il y a environ 600 cols bleus dans la ville de Québec et un peu plus de 350 dans les régions périphériques.La région de Montréal compte un peu plus de 1,200 cols bleus.Le même mécontentement a d'ailleurs été observé hier dans les provinces maritimes et dans la région de Winnipeg où un représentant syndical a recommandé la poursuite de la grève.En Colombie-Britannique, les coordonnateurs n’ont éprouvé aucune difficulté à faire respecter les mots-d’ordre de retour au travail.Cependant, M.James Ainsworth, porte-parole des inspecteurs de céréales fédéraux, a affirmé que ceux-ci sont “très déçus" par l’accord annoncé et qu’ils allaient tenir une ou plusieurs journées d’étude pour décider des mesures à prendre.Ces travailleurs occupaient une position stratégique dans le conflit car leurs arrêts de travail ont réussi à perturber sensiblement l’acheminement des céréales vers les ports de l’Ouest au point que l’Opposition a demandé mercredi soir un débat d’urgence aux Communes sur cette question.Les inspecteurs fédéraux n'étaient toutefois pas les seuls à freiner rembarquement des céréales puisque les débardeurs de la Colombie-Britannique étaient aussi en grève.Toutefois l’arrêt de travail de des derniers a pris fin hier alors que le comité exécutif du syndicat international des débardeurs et préposés aux entrepôts a décidé mercredi soir par une majorité de 67 pour cent d’accepter l’accord intervenu en fin de semaine dernière à la table des négociations.Les débardeurs doivent cependant ratifier le projet d’entente vendredi et samedi et le résultat du vote sera rendu public dimanche.Selon un porte-parole syndical, l’accord prévoit une hausse de $2.00 l’heure pour un contrat de deux ans.Le salaire de ces débardeurs s situe présentement à $6.08 l’heure.Quant aux cols bleus fédéraux, ils ont obtenu une augmentation de 18 pour cent de la masse salariale durant la première année du contrat de travail, Le taux de cette augmentation ne sera toutefois pas uniforme à toutes les catégories de salariés, dont la rémunération est répartie dans environ 7,000 taux variant selon l'expérience, la fonction et la région, nous a précisé hier un représentant syndical.Les salaires des cols bleus augmenteront toutefois uniformément de 11.25 pour cent durant la deuxième année de leur convention collective.Chacun des 18,600 syndiqués recevra par ailleurs un montant forfétaire de $600 pour la période écoulée entre novembre et mars.21 mars______ par la Presse Canadienne Vingt Doukhobors "Fils de la li-berté’Y étaient condamnés à des peines de prison allant jusqu'à 10 ans, il y a 13 ans aujourd'hui — en 1962 — pour activités terroristes en Colombie-Britannique.1617 — Pocahontas meurt en Angleterre, âgé de 22 ans.1801 — Les Anglais triomphent des Français, a Alexandrie, Egypte.1927 — La loi canadienne des pensions de vieillesse reçoit la sanction royale, à Ottawa.1930 — L'Alberta adopte une loi qui accorde l’égalité des droits aux femmes.1932 — Une série de tornades en Alabama cause la mort de 268 personnes.V_________________________________J la météo La dépression qui affecte nos régions depuis mercredi se déplace lentement en direction nord-nord-est et atteindra le golfe St-Laurent vendredi soir.Une zone importante de précipitation lui est associée.Ainsi jusqu à une heure hier après-midi il est tombé 1.83 pouce de pluie à Ste-Agathe, 1.78 pouces à Québec et .85 a Ba-gotville.D'autre part le front froid qui se dirige vers le sud-est change la précipitation en neige alors qu'il diminue les temperatures sur son passage Nous aurons donc de la pluie dans les régions du sud et de l’est se changeant en neige avec le passage du front.Dans les régions du nord-ouest et du nord où le front est déjà passé la neige cède graduellement la place à des chutes de neige locales pour ensuite avoir un dégagement progressif.Vendredi les vents relativement forts feront paraître les températures plus basse qu elles ne le seront en réalité.Samedi ce sera beau partout sauf sur le Bas-du-Fleuve.• Régions de LAbitibi, de Pontiac-Témiscamingue: Généralement ensoleillé et froid.Maximum près de 20.Aperçu pour samedi: généralement ensoleillé • Régions de Chibougamau, de la Haute-Mauncie, des Laurentides: quelques chutes de neige locales.Venteux, Maximum 20 à 25.Aperçu pour samedi: généralement ensoleillé.• Région de l'Outaouais: ensoleillé avec des passages nuageux.Plus froid.Venteux par moments.Maximum 32.Aperçu pour samedi: ensoleillé avec ces passages nuageux en après-midi • Région de Montréal : Ensoleillé avec de fréquents passages nuageux et plus froid, Venteux.Maximum de 32 à 35.Aperçu pour samedi : ensoleillé avec passages nuageux en fin de journée.• Régions de Québec Trois-Rivières, des Cantons de l'Est: Généralement nuageux avec possibilité de quelques chutes de neige locales.Venteux.Maximum de 32.Aperçu pour samedi: généralement ensoleillé • Région de Lac St-Jean: Nuageux avec chutes de neige locales.Venteux par moments.Maximum 30.Aperçu pour samedi: passages nuageux.• Régions de Rimouski, de Baie-Comeau, de Sept-Iles: pluie parfois abondante se changeant en neige vendredi en matinée.Venteux Les températures demeureront entre 32 et 35 jusqu'à ce qu’elle commence à s'abaisser vendredi midi pour atteindre 25 en fin de journée Aperçu pour samedi: chutes de neige locales.• Régions de la Gaspésie: Pluie parfois abondante Maximum 40.Aperçu pour samedi : de la neige.suites de la première page LA CECM conclure, impatienté, le proposeur de la résolution.Quant à M.Taddeo, désabusé, il a indiqué que sa résolution du 6 février cherchait à savoir si la Commission était prête à faire un effort, et qu'il savait désormais qu’elle n’était prete à rien du tout.Maints commissaires ont cependant fait savoir qu’ils ne s’opposeraient pas au retour de sa politique s'il s'avère un jour que la CECM a les ressources suffisantes, et que les parents le veulent vraiment.Selon le document déposé hier, 572 professeurs dispensent actuellement l'enseignement de l'anglais dans 791 classes de cinquième et sixième année.De ceux-ci, 301 ont bénéficié de cours de perfectionnement, mais pour 206 d'entre eux il ne s’agit que de 30 heures de didactique, ce qui n'assure aucunement la compétence proprement linguistique, comme l a reconnu M.Audet.Les 95 professeurs qui ont suivi les cours prévus au Plan de développement de l’enseignement des langues enseignent rarement plus que dans deux ou trois classes en rotation, 17 d’entre eux n'enseignant même l'anglais que dans la classe où ils sont titulaires.Si ces enseignants étaient utilisés comme de véritables spécialistes, à raison de 21 heures par semaine dans leur seule discipline, ils pourraient théoriquement assurer les 1,977 heures d'anglais que réclament les 791 classes de cinquième et sixième.Mais on voit déjà le casse-tête organisationnel que cette hypothèse suppose, obligeant ces enseignants à se déplacer dans deux ou plusieurs écoles.Et même en y arrivant, il ne resterait plus un seul enseignant qualifié pour enseigner l'anglais en quatrième année.LES POLICIERS sécurité publique seront maintenus, a-t-on assure.Les policiers, considèrent que, syndica-lement, ils ont mûri depuis 1969 et ils ne veulent en aucune façon pénaliser la population pour des présumées manigances des politiciens et des autorités.A ce chapitre, plusieurs se sont interrogés sur l’utilisation de certaines sommes versées au régime de retraite.Le président Custeau a déclaré que certaines indications voulaient que les contributions de la CUM pour le fonds de pension des policiers des banlieues de ITle aient été détournées en 1972 et 1973 par la CUM ou le Conseil de sécurité.A ce propos, plusieurs n’ont pas hésité à parler de détournements de fonds de nature criminelle.En 1974, les argents versés par la CUM pour cette fin totalisent $900,000.Les policiers n'acceptent pas que les autorités municpales aient utilisé à d'autres fins l'apgent prévu pour leur protection.Même si plusieurs croient que leurs représentants syndicaux ont mal agi en faisant croire aux membres qu’ils avaient le meilleur fonds de pension qui puisse exister, presque tous les policiers ont accepté de leur accorder le mandat de considérer la politique actuelle de congés de maladie pour fin de négociation du ré- gime de retraite afin de pouvoir bénéficier d’une politique de revenu garanti.Si le fonds de pension a été le principale préoccupation des policiers hier, elle n'a pas été la seule, l'actuelle révision du code de discipline a intéressé vivement les membres qui ont rappelé que le code en vigueur — celui de la police de Montreal — est inadéquat et contraire à tous les principes fondamentaux de justice Certes les opinions divergent quant aux modalités de défense des policiers accusés mais tous admettent que celles existantes sont désuètes.Cependant, quant aux sentences, tous s’accordent pour appuyer les représentants syndicaux qui veulent obtenir des mécanismes de réhabilitation et de recyclage.Certains malaises ont également eu leurs échos aux réunions d’hier.Des intervenants ont sévèrement blâmé la Fraternité pour ne pas avoir publiquement pris position lorsque certains policiers dont l'intégrité est reconnue par tous, ont été pris à partie par les autorités et les pouvoirs en place.On a pu alors apprécier la très grande popularité du directeur adjoint André Guay qui a été suspendu sans solde par le directeur Daigneault pour avoir manqué de loyauté à son endroit.Une intervention qui le visait particulièrement a été chaudement applaudie.Les policiers ont aussi tenu à s’assurer auprès de leur exécutif que l’ex-directeur Jean-Jacques Saulnier qui a négocié son départ et sa pension avec le Conseil de sécurité, ne recevrait pas plus que ce qu'il a droit en vertu de ses années de services.Plusieurs ont indiqué que les membres n'avaient pas à payer les frais des problèmes politiques.LES COLOMBIENS leur pays, leur assurant l'obtention automatique d’un statut d’immigrant après un séjour de six mois au Canada.A ce moment-là.le gouvernement canadien n'avait pas de bureau d’immigration à Bogota.M.Yanakis croit cependant que les travailleurs colombiens devront accepter du travail à l’extérieur de Louisevilie si le ministère de l'Immigration leur accordait un statut d'immigrant.Convaincu que la compagnie Associated Textiles diminuera considérablement, sinon cessera complètement ses opérations à Louisevilie, après une fermeture temporaire de plusieurs semaines, M.Yanakis soutient que les Colombiens ne doivent Eas prenare la place des travailleurs de ouiseville, qui ont été eux aussi mis à pied.Déjà quelques entreprises de textiles ont fait appel aux services d'un certain nombre de Colombiens, mais demandent qu'ils aient le statut d’immigrant avant de les embaucher.Ainsi, la compagnie Yarntex de Smith Falls, en Ontario, a offert 25 emplois permanents aux Colombiens, tandis que la Consolidated Textile de Saint-Hyacinthe, la Doric, de Saint-Jean, et la Scottwell, de La Tuque, leur offraient respectivement quatre emplois.Un problème de dispersion risquerait cependant de se poser vis-à-vis d’un groupe de personnes, qui se sont, dit-on, très bien intégrées collectivement à la vie sociale et professionnelle de Louisevilie.Une autre solution au problème, selon M.Yanakis, consisterait pour les Colombiens d'accepter de se rendre à l’étranger, aux Etats-Unis par exemple, et à y loger de là une demande officielle en vue de l’obtention du statut d’immigrant, afin de contourner ainsi un aspect de la loi canadienne qui cause beaucoup de difficultés à un autre groupe d'étrangers: les Haïtiens.SAÏG0N vernementaux s’y trouvaient dans une situation d'infériorité numérique de un contre quatre et qu'ils devaient se regrouper.Il a dit aussi que la réduction de l’aide américaine avait été un des facteurs de la situation.Selon le général Thieu, les Nord-Vietnamiens ont engagé 19 divisions dans leur offensive au Sud-Vietnam.Le général Thieu a également déclaré que Hanoi avait envoyé en renforts dans le sud, en janvier et février, cinq de ses huit divisions de réserve stratégique.Des centaines de milliers de réfugiés se sont mis en chemin pour quitter les provinces abandonnées et les régions voisines.Il ne semble pas que les Nord-Vietnamiens et le Vietcong aient tenté quelque chose contre cet exode.La route numéro 1, la principale artère nord-sud ui longe la cote, est encombrée, au sud e Hue, par des civils apeurés qui cherchent a gagner Da Nang, la deuxième ville du Sud-Vietnam, située à 60 km dans le sud.Toutes les forces sud-vietnamiennes auraient évacué les villes des provinces abandonnées sur les hauts plateaux.Cependant, d’après des journalistes qui se trouvent dans la région, les militaires canalisent l’évacuation des civils et assurent l'ordre sur les routes encombrées.Véhicules militaires et civils, pare-chocs contre pare-chocs, ont traverse Cheo Reo, le chef-lieu de la province de Phu Bon, dont certains habitants ont rejoint la colonne.Des pillages ont été signalés dans la province et des bâtiments étaient en feu Un autre exode est en cours à partir de la province de Quang Duc, située au sud des hauts plateaux, à l’est de Phuoc Long.Selon un responsable local arrivé à Saigon, plus de 100,000 réfugiés venus de Quang Tri et Hué dormaient, la nuit dernière, dans les rues de Danang.Hué se trouve à 33 km de la limite sud de la province de Quang Tri et, selon un réfugié parvenu à Saigon, l’ancienne capitale impériale n'est maintenant plus qu'une "ville fantôme”, à l’exception des réfugiés qui la traversent.Tout écolier au Québec doit avoir accès à l’enseignement français La Fédération des commissions scolaires estime que la réglementation d'application de la loi 22 devrait faire en sorte que tout écolier du Québec puisse recevoir l’enseignement en langue française.Dans le sens strict de la formulation actuelle du bill 22.l’élève de parents anglophones ne peut recevoir son enseignement en langue française et vice versa.A l'instar de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, c’est un aspect de la loi que déplore la Commission des écoles catholiques de Montréal.Outre le droit à un enseignement en langue française pour tous, la Fédération préconise la possibilité pour les commissions scolaires de dispenser un enseignement spécial aux élèves qui ne connaissent pas suffisamment le français, afin de les rendre apte à recevoir éventuellement un enseignement en langue française.L’opposition est unanime pour décrier le programme législatif QUEBEC (Le Devoir) — Tous les porte-parole de l'Opposition ont décrié hier avec vigueur le message inaugural dans lequel, mardi, le gouvernement faisait part à l'Assemblée nationale de ses projets législatifs.Le chef de l'Opposition officielle, M.Jacques-Yvan Morin, a conclu .a longue intervention par une motion blâmant le gouvernement pour son impuissance à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux difficultés économiques que connaît actuellement le Québec' Quant au député créditiste de Rouyn-Noranda, M.Camil Samson, il estime que "le gouvernement est à blâmer pour avoir omis d'assurer à chaque Québécois un pouvoir d'achat minimum garanti, compatible en tout temps avec ses besoins essentiels”.Pour sa part, le député de Johnson, M.Maurice Bellemare, a qualifié de "réchauffé et de vieux stuff” le discours inaugural du gouvernement.Le débat se poursuivait en soirée avec d'autres interventions."Plus les problèmes s'entassent et grossissent, a lancé M.Samson, plus le gouvernement rapetisse en efficacité et se camoufle derrière des slogans vides de sens ”.Selon lui, la macédoine mal assaisonnée du discours inaugural cache la dépravation du régime libéral et la crise de leadership Le député de Rouyn-Noranda réclame pour le Québec le contrôle du crédit, de la fiscalité, du commerce et de l'immigration.Pour sa part, le chef de l’Union nationale a fait les propositions suivantes au gouvernement : • défendre à tout prix l'autonomie constitutionnelle du Quebec; • alléger le fardeau fiscal des contribuables en augmentant les exemptions de base et en abolissant progressivement l'impôt foncier scolaire; • créer nn crédit municipal et une banque de crédit agricole; • abaisser l’âge de la retraite à 60 ans; • créer une commission d’enquête sur les relations de travail.A l’instar de ses collègues de l’Opposition, M.Bellemare estime que le Québec traverse une crise aiguë de leadership, peut-être la plus grave de son histoire."Jamais, dit-il, la vie politique québécoise n'a été plus intolérable, plus démoralisante.Jamais les Québécois n’ont connu autant de mollesse, d’incertitude, de démission.C'est un gouvernement sur la défensive, qui vit encore de son souffle de 1970.Rien d’exaltant pour les Québécois, rien qui enflamme leur imagination créatrice." “La situation est urgente, conclut le vieux tribun unioniste.Nous en sommes à la onzième heure.Si le gouvernement ne change pas d’attitude, les Québécois peuvent s'attendre au pire.” MM.Samson et Bellemare ont par ailleurs pressé le premier ministre Bourassa d'appuyer fermement et de façon concrète ses ministres aux prises avec Ottawa dans certains dossiers, tel celui de M.L’Allier sur les communications et celui de M.Choquette sur les coûts de la police au Québec.La Fédération des commissions scolaires croit par ailleurs que l'enseignement en langue anglaise est également un droit pour tout élève dont les parents en expriment le voeu, à la condition toutefois que l’anglais soit la langue maternelle de f e-lève ou qu’il soit jugé apte à recevoir un tel enseignement.La Fédération propose trois critères devant dicter le jugement des commissions scolaires appelées à évaluer l’aptitude d’élèves dirigés vers l’enseignement de langue anglaise: 1) les élèves dont les parents ont fait une déclaration solennelle que la langue habituellement parlée à la maison est l'anglais; 2) les élèves qui recevaient l’enseignement en langue anglaise dans une autre commission scolaire; 3) les élèves ayant fait une demande de changement de langue d'enseignement et ayant satisfait aux exigences de la commission scolaire.La Fédération convient que les commissions scolaires doivent pouvoir vérifier en tout temps si un élève a effectivement une connaissance suffisante de l'anglais pour recevoir l’enseignement dans cette langue.A cet égard, la Fédération considère que les règlements doivent permettre à une commission scolaire d'établir sa propre politique pour vérifier quand un élève a une connaissance suffisante de la langue d'enseignement ou encore de choisir d’utiliser les tests d’aptitude préparés sous l'autorité du ministère.L’abandon de certaines positions dans plusieurs provinces par les troupes sud-vietnamiennes est la "conséquence immédiate” de la diminution de l'assistance américaine à l’armée du gouvernement de Saigon, a déclaré hier James Schlesinger, secrétaire américain à la Défense.Le Nord-Vietnam va prendre avantage du recul sud-vietnamien pour lancer une importante offensive en direction de Saigon l’année prochaine, a prédit le responsable du Pentagone.Ces déclarations du secrétaire à la défense surviennent le même jour que les nouvelles critiques de la Maison-Blanche à l'égard du Congrès accusé d’immobilisme et rendu en partie responsable des revers de l'armée sud-vietnamienne.Des experts étrangers onU'stimé que la moitié environ du Sud-Vietnam est maintenant sous contrôle nord-vietnamien ou vietcong et qu'une grande partie du territoire restant est contestée.Dans de nombreuses provinces, qui sont toujours données comme étant sous contrôle de Saigon, les gouvernementaux ne contrôlent effectivement que le chef-lieu.Les Nord-Vietnamiens et le Vietcong occupent désormais la partie nord et ouest du pays.Le territoire sous leur contrôle arrive jusqu’à 60 km de Saigon dans le nord-ouest, à 90 km dans le nord et à 80 km dans le nord-est.Ils ont aussi enregistré des gains importants dans le delta du Mékong, où vit un tiers de la population sud-vietnamienne et où pousse une grande partie du riz du pays.Mais dans cette region, Saigon n’a perdu aucune province et aucune grande ville.ANDRÉ GUAY Dans le domaine de la police, ajoutait-il, il y a des gens qui s imaginent qu’ils ont le monopole de la lutte contre le crime et je dois tenir ce facteur en considération.” “Le problème est aussi simple que cela.Jusqu’à quel point les subalternes ont-ils le droit de venir espionner leurs supérieurs, même au nom des meilleures intentions du monde, s’ils font preuve de mauvais jugement?C’est aussi simple que cela, l'affaire Guay.C’est aussi simple que cela mais comment trancher le problème?” Même s'il a levé le voile sur son jugement personnel dans cette affaire, M.Choquette entend se donner quelques jours de réflexion avant d’aviser sur les gestes à poser, suite au désistement des juges Gosselin et Courte-manche de la Commission de police.MM.Burns et Bellemare insistaient pour qu'on rétablisse immédiatement le salaire de M.Guay, comme on l’avait fait pour le chef Saulnier, en attendant les gestes qu’entend poser le ministère de la Justice.Qualifiant d’avis personnel la suggestion du juge Gosselin à cet effet, M.Choquette refuse de l’appuyer et s’en remet entièrement à M.Paul-Emile L’Ecuyer, président du Conseil de sécurité de la CUM.M.Choquette indiquait par ailleurs que le cas de M.Guay n'etait pas un isolé mais se situait dans un "certain nombre de difficultés” du corps de police de la CUM.Il devait par la suite préciser qu’il s’agissait avant tout d’un problème d’autorité.Il aura donc fallu que l’écoute électronique soit dirigée contre les autorités policières et politiques pour que M.Choquette, d'habitude fier des entrepôts de la SQ, pleins des fruits de cette écoute, s’élève contre cette pratique.M.Burns tentait de justifier la conduite de l’agent Guay en la situant dans le cadre des operations VEGAS et du "projet B” contre les fraudes fis- L importation des oeufs: Whelan cherche des appuis OTTAWA (PO —Le ministre de l'Agriculture, M.Eugene Whelan, espère convaincre le cabinet de restreindre les importations d’oeufs des Etats-Unis si l'industrie canadienne des oeufs arrive à mettre de l'ordre dans ses affaires.M.Whelan a pris cet engagement, jeudi, au cours d'un discours prononcé à la réunion annuelle de l'Office canadien de la mise en marché des oeufs OCMO, une organisation dirigée par les producteurs qui ne cesse de connaître toutes sortes de difficultés depuis sa fondation, il y à presque deux ans."Je suis disposé à protéger la frontière.et je n’aurai aucune difficulté avec mes collègues", de dire le ministre.Le Canada a importé environ six millions de douzaines d’oeufs des Etats-Unis l’année dernière tandis que, durant la même période, il exportait 13 millions de douzaines, fait pour le moins étrange de circonstances qui résulte principalement des différences de prix dans les deux pays.Les exportations sont principalement acheminées vers les conserveries tandis que les importations sont pour la plupart destinées a la consommation directe.cales du milieu interlope.Feu importe les raisons, M.Choquette se demande comment les autorités peuvent accepter d'être espionnées par leurs subalternes.“L’affaire Saulnier, n’oubliez donc pas ça!" rétorque M.Burns.“Mais l’affaire Saulnier n'a pas de rapport avec ça.Il ne s'agissait pas de ça dans l'affaire Saulnier.” réplique M.Choquette "Non, non, on paie un pot-de-vin mais on ne paie pas si on espionne un supérieur", lance M.Burns.Et le président rappelle aux députés qu'il s’agit d'une période de questions et non d'un débat.Juste avant cet échange aigre-doux, M.Choquette avait refusé de commenter l’affaire Joyal en demandant à l’opposition d’attendre le jugement de la commission Cliche.LES INUIT suite de la page 3 mières années, et que l’échéance de cet article sera presque atteint lorsqu'on commencera l’exploitation systématique de ces richesses naturelles.Les Inuit n'ont pas cependant l'intention de se retirer de l'association, mais ils entendent maintenant négocier directement avec les pouvoirs publics et les entreprises d'exploitation de la baie James.Ils refuseront de toucher un seul cent des avantages pécuniaires stipulés dans l’accord si celui-ci était ratifié malgré leur consentement, en novembre prochain.Les mandataires de la population de Povungnituk ont déjà protesté contre l’entente dans une lettre au ministre fédéral des Affaires indiennes, la semaine dernière, mais ils n’ont toujours reçu aucune réponse.Assez peu impressionné par le sens de l’efficacité blanche, M.Tulugak, avec un sourire tolérant, a expliqué à la décharge du ministre: "Sans doute notre lettre a-t-elle été retardée par le conflit postal”.MARTIN Suite de la page 3 de la Régie, avait été l’un des artisans de la réforme de l’enseignement au Québec.Il quitta le ministère avec le rang de sous-ministre.Age de 45 ans, il est né à La-chine, près de Montréal.Il a fait ses études classiques au séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke et son cours de sociologie à l’Université Laval de Québec.Le nouveau recteur a étudié à l’Institut national d’études démographiques et à l’Ecole pratique des hautes études de Paris.Professeur de sociologie et d’anthropologie à l’Université Laval, à partir de 1956, il a plus tard été nommé directeur de la recherche au ministère de l’Education avant de devenir sous-ministre en 1966.Il est à la tête de la Régie de l’assurance-maladie depuis 1973.L'Assemblée universitaire qui a élu M.Martin est composée de 56 membres recrutés parmi les diverses composantes de l’établissement: doyens, professeurs, étudiants, personnel administratif, professionnel et de soutien, et directeurs de service.Signalons toutefois que le mandat du quatrième recteur de l’Université, renouvelable une seule fois, sera de quatre et non plus cinq ans, par suite de modifications aux règlements en octobre dernier.M.Martin succède à Mgr Roger Maltais, qui, aii terme de deux mandats de cinq ans, ne pouvait plus prétendre à assumer cette charge.Marcel Cadieux, chef de mission auprès de la CEE OTTAWA (PC) — De nouvelles nominations d'ambassadeurs auprès de la Communauté économique européenne (CEE) et à Washington ont été annoncées hier.M.Marcel Cadieux, qui occupe le peste d'ambassadeur aux États-Unis depuis 1970, a été nommé Chef de la mission du Canada auprès de la CEE, à Bruxelles, avec rang d'ambassadeur, a annoncé, jeudi, le ministre des Affaires extérieures, M.Allan MacEachen.M.Cadieux est né à Montréal en 1915.Licencié en droit de l’Université de Montréal en 1939, il a poursuivi ses études à 1 université McGill.Il a ensuite été professeur de droit international et a publié des ouvrages sur les relations extérieures du Canada.M.Cadieux succède à M.J.C.Langley dont la nouvelle affectation sera annoncée prochainement.Le nouvel ambassadeur du Canada auprès de l'Europe est entré au ministère des Affaires extérieures en 1941.En 1969.il a reçu la Médaille d’or Vanier, récompense que l’Institut canadien d’administration publique décerne aux employés de 1 Etat qui se distinguent et une Prime pour réalisation exceptionnelle dans la Fonction publique.A 1 étranger, M.Cadieux a été affecté à Londres, à Bruxelles et à Paris; il a rempli également les fonctions de conseiller de la délégation du Canada auprès du Conseil de l'Atlantique nord et de TOCEE et de conseiller auprès de la CISC en Indochine. Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 • 7 Un ingénieur-député songe à poursuivre les auteurs du rapport soumis à l’Ordre par Qillaa Leaage QUEBEC — Un ingénieur-député, M.Marcel Bédard, songe a intenter des poursuites contre des confrères, soit les auteurs du rapport Cans soumis à l'Ordre des ingénieurs du Québec.“Qu’on continue la campagne de salissage qu'on a à l’heure actuelle, a lancé le député libéral de Montmorency et maire de Beauport, en banlieue de Québec, et on aura seulement des vauriens en cette Assemblée.Il y en a déjà pas mal.” M.Bédard, qui est également adjoint parlementaire du ministre des Transports, a soulevé hier une question de privilège à l'Assemblée nationale, prétextant que le dossier de l'ingénieur Cans laisse planer des doutes quant à l’intégrité des députés ingénieurs et membres de l’Assemblée.Dans un rapport soumis à l’Ordre en août dernier, le comité Cans estime que le patronage, le favoritisme et les conflits d’intérêt affectent à peu près tous les contrats d'ingénierie le moindrement importants au Québec.Il laisse entendre qu’à peu près tout ce qui se construit au Québec doit payer sa dime à la caisse électorale du Parti Libéral.Il ajoute qu’un député-ingénieur, qui n'est pas nommé, serait en net conflit d’intérêt.L'Ordre n’a pas rendu public ce document, qui n’en a pas moins fait l’objet de fuites la semaine dernière, et il a formé un autre comité d'étude sur l’obtention des contrats par les ingénieurs-conseils.Outre M.Bédard, six autres députés, tous libéraux, sont membres de l’Ordre des ingénieurs, soit le ministre Guy Saint-Pierre et MM.Claude Saint-Pierre, de Ri-mouski, Michel Gratton, de Gatineau, Bernard Lachapelle, de Chauveau, Robert Malouin de Drummond, et Jean Perreault, de L’Assomption.M.Bédard s'estimait visé, mais il semble qu’il s’agissait plutôt de M.Malouin, qui a été lavé de tout soupçon par l’Ordre lui-même et par les médias qui avaient allégué qu’il se trouvait en conflit d’intérêt.Dans une lettre au président de son Ordre, M.Yvon-C.Dupuis, le député Bé-dàrd se dit “dégoûté" du rapport Gans, rempli d’allusions vagues et d’insinua- tions, sans qu’aucun nom ne soit mentionné.Il rend l’Ordre responsable de la préparation et de la divulgation de ce rapport, et il exige que M.Dupuis rétablisse les faits quant aux “lois sevères concernant l’éthique professionnelle des ingénieurs".Soit que les deux ingénieurs qui ont signé le document le retirent ou qu’ils portent des accusations, dit M.Bédard.“Il faut être responsable des actes que l’on porte publiquement.Ces ingénieurs devront passer devant la commission d’éthique professionnelle de l’Ordre", écrit le député-ingénieur à son président, à qui il donne dix jours pour régler le problème.Si ça continue comme ça, ajoute M.Bédard, des ingénieurs il n’y en aura plus à l’Assemblée nationale.Et dans un quiproquo qui soulève l’hilarité générale, il ajoute “.et on aura seulement des vauriens en cette Assemblée’’.Moqueusement, M.Robert Burns invoque le privilège des 103 députés qui ne sont pas ingénieurs, celui de M.Bourassa et de lui-meme, des avocats, ou celui du président Lavoie, un notaire.Sur un ton plus sérieux, M.Burns suggère que le rapport Gans soit étudié en commission parlementaire, mais sa suggestion n’est pas relevée.“Je pense que le député de Montmorency est assez grand garçon pour savoir quoi faire, conclut M.Lavoie.S’il désire Marcel Bédard - demander qu’action soit prise, libre à lui de le faire s’il y a lieu." Le ministre Saint-Pierre n’est pas intervenu hier.Mais il a déjà déclaré qu’il peut y avoir des cas de patronage dans l’octroi des contrats de génie, mais il nie qu’il y ait un système organisé, comme le pretend M.Gans.Le ministre des Transports, M.Raymond Mailloux, est du même avis, et il conteste que l’on doive payer une “dime" automatique au Parti libéral.Des mandats spéciaux de $56 millions QUEBEC (Le Devoir) — Des mandats spéciaux de $56 millions ont été autorisés depuis le début de l’année, ce qui gonfle d’autant le budget des dépenses pour l’exercice financier 1974-75.Selon un document déposé hier à l’Assemblée nationale par le ministre des Finances, $50 millions de plus ont été requis par le ministère de l'Education pour défrayer les dépenses de subventions d’équilibre budgétaire aux commissions scolaires ainsi qu’au conseil scolaire de l’ile de Montréal De plus, $6 autres millions ont été accordés aux Affaires sociales pour défrayer les dépenses additionnelles de l'aide sociale, à cause d’une hausse de clientèle qui n’avait pas été prévue lors des budgets supplémentaires de l’exercice 1974-75.Ces mandats ont été autorisés entre le 29 décembre et la nouvelle session, plus précisément le 5 mars.Le gouvernement peut émettre de tels mandats pour des dépenses urgentes et qui ne peuvent attendri la présentation d’un budget supplémentaire.Pourtant, sur les $56 millions autorisés, seulement $4,173,201 avaient été dépensés en date du 17 mars, soit la veille de l’ouverture de la session, et au titre de l’aide sociale.Les $50 millions de l’éducation étaient encore intacts.Choquette répond “pour lui-même” La SQ n’a donné aucun feu vert pour la nomination de Paul Joyal par Gérald LeBianc QUEBEC — Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, affirme que la Sûreté du Québec n’a donné aucun feu vert pour la nomination de M.Paul Joyal à la Commission du salaire minimum.Contrairement à ce qu’affirme le pé-uiste Robert Burns, le ministre de la ustice soutient en outre que M.Paul Desrochers n’a jamais affirmé devant la commission Cliche qu’un tel feu vert ait été demandé à la SQ.“Je ne répondrai pas pour d’autres.Je répondrai pour moi mais pas pour d’autres, pas pour M.Desrochers, pour personne", ajoute cependant M.Choquette.Comme la veille, le chef et le leader parlementaire de l’Opposition officielle, MM.Jacques-Yvan Morin et Robert Burns, ont longuement interrogé MM, Bourassa et Choquette, hier en Chambre, sur la désormais célèbre affaire du pot-devin de $2,000 versé par M.Joyal.En gros, les péquistes veulent savoir comment M.Paul Joyal a-t-il pu être nommé commissaire, par un arrêté en QUEBEC (PC) — Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a soutenu, hier, qu’il appuyait entièrement son ministre des Communications, M.Jean-Paul L’Aliter, dans ses revendications contre Ottawa dans le domaine de la câblodistribution.Interrogé par le député créditiste de Rouyn-Noranda, M.Camil Samson, M.Bourassa a réaffirmé que M.Jean-Paul L’Allier, “par ses gestes, par sa politique et par ses prises de position, exprime totalement et entièrement la volonté du gouvernement du Québec".M.Samson avait rappelé que, récemment, le ministre fédéral des Communications, M.Gérard Pelletier, “ne reconnaissait pas la législation du Québec en matière de communication ”.Ironique, le député de Rouyn-Noranda s’est demandé si M.L’Allier bénéficiait plus de l’appui de M.Bourassa que le mi- conseil du gouvernement en 1971, alors que la SQ savait, par son écoute électroni-ue, qu'il était prêt à verser un pot-de-vin u $2,000 pour ce poste à M.René Gagnon.Manoeuvrant dans l’étroit corridor du règlement de l’Assemblée nationale défendant de traiter une affaire devant les tribunaux, le PQ tente d’arracher pouce par pouce toute bride de renseignements susceptible d’élucider cette affaire.MM.Bourassa et Choquette s’en remettent d’abord aux témoignages présentés devant la commission Cliche par les ministres Cournoyer et Choquette ainsi que par l'ex-conseiller Paul Desrochers.Mercredi, M.Bourassa affirmait avoir été mal interprété quand il indiquait que ni lui, ni Choquette n’étaient au courant avant les révélations devant la commission Cliche.Il parlait alors, selon ses propres précisions, non pas de l’offre connue par l’écoute électronique mais du fait avoué devant la commission Cliche.Tenant compte de cette nuance, M.Morin tentait de savoir quand le premier mi- nistre de la Justice, Me Jérôme Choquette, qui tentait de récupérer vainement d’Ottawa une partie du coût de l’administration de la Sûreté du Québec.Le premier ministre a répliqué que, dans le dossier des communications comme dans celui de la police, il appuyait “à 100 p.c." ses deux ministres.“Ce sont des dossiers qui ne fonctionnent pas à la satisfaction du Québec" a dit le premier ministre.Pour sa part, le député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, a soutenu que “la politique menée par le ministre des Communications n’est qu’une caution morale du gouvernement, un “front" nationaliste entretenu par le gouvernement dans sa politique d’images, mais que, dans le fond, le ministre des Communications n’avait jamais eu l’appui du gouvernement".nistre avait été informé pour la première fois de cette fameuse offre de Joyal à Gagnon.Il a dû s’y prendre à cinq reprises pour enfin obtenir une réponse pertinente de M.Bourassa.En excluant l’avis fourni par M.Choquette à l’automne 1970, dont il n’a aucune souvenance, M.Bourassa n’a pas entendu parler de cette affaire avant les rapports de la commission Cliche.“En 1971, 1972, 1973, a-t-il dit, ceci est corroboré par le ministre de la Justice et par le témoignage, indirectement, de M.Paul Desrochers, je n'ai pas entendu parler de cette question de pot-de-vin".Prenant la relève, M.Burns tentait ensuite d’obtenir du ministre de la Justice des explications sur le feu vert qui aurait été donné avant la nomination de M.Paul Joyal, par arrêté en conseil en janvier 1971.M.Choquette a refusé de répondre en alléguant que les questions de M.Burns reposaient sur de fausses prémisses, notamment sur l’affirmation que M.Desrochers avait affirmé avoir donné le feu vert au ministre du travail après le "-security check" de la SQ.M.Choquette réclamant le texte exact du témoignage de M.Desrochers, M.Burns a promis de revenir à la charge aujourd’hui avec ce document.Pour lui.il ne fait aucun doute qu’une vérification était faite auprès de la SQ avant toute nomination par arrêté en conseil.“J’aimerais savoir du ministre de la Justice, demande encore M.Burns, s’il a fait enquête pour établir comment il se fait que la Sûreté a apparemment donné le feu vert au conseiller du premier ministre quant à la nomination de M.Joyal, alors qu elle était informée — j’insiste — alors qu’elle était." M.Choquette interrompt alors M.Burns et lance: “C’est faux! C’est faux! La Sûreté n’a donné aucun feu vert." A un certain moment, le ministre des Institutions financières, par M.William Tetley, se joint à l’échange orageux entre MM.Choquette et Burns.“Parlons de Dédé Desjardins, de votre visite chez Desjardins, de votre appel téléphonique ”, lance M.Tetley à l’endroit de M.Burns.Le leader péquiste serait-il lui aussi victime de l’écoute électronique qui fait les frais des propos tenus à l’Assemblée nationale après avoir alimenté les témoignages de la commission Cliche.M.Burns indiquait aux journalistes qu’il reviendrait également sur ce sujet aujourd'hui.Bourassa appuie les demandes de l’Ailier iMPôRfÈH Italie: isolabella • «a**: «M* Il N\ 933-G PRUNELLE .Gondole de Venise ¦ 933-F MANDARINETTO Château Roméo et Juliette 933-H SAMBUCA NEGRA Céramique Viking Représenté au Québec par.Les DîstUterles Melchers, Limitée Vendus exQiuÉipienî à: LA KSS du Président Kennedy, Montréal Will Renseignez-vous sur notre «g « « I** a •O»»1 wiZ'mm mm ivim .\ O LS'.V'W ÿ.-'s'V; CvV,.-' .'V>V>V’ ?V.V'.VaVV* Fc.»' Wmm .w: h» •• v - 1V s' O i mil nwv» •' •'i : ''/WX mlum Régime (rKpargne logeinent de la Banque de Mont réal et qiargnez en itklu isant votre revenu i mposable : ^ jusqula $1000de plus par an née.B 8 • Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 La sexualité prémaritale Dans un contexte amoureux, c’est l’égalité des sexes par Renée Rowan • Les garçons ont des attitudes sexuelles beaucoup plus permissives que les filles, surtout si les activités sexuelles faisant l’objet de la permissivité s’inscrivent dans un contexte non amoureux; • ils n'ont pas, comme les filles, des attitudes sexuelles plus ou moins égalitaires; • ils ont un agir sexuel supérieur à celui des filles, à la condition que les activités sexuelles s’inscrivent dans un contexte non amoureux ou soient marginales; • ils sont plus incongrus que les filles, en particulier pour les activités sexuelles "non amoureuses Tels sont les points saillants d'une étude sur la différencia- tion sexuelle des jeunes adultes québécois entreprise par deux professeurs au département de sexologie de rUniversité du Québec, MM.Claude Crépault et Robert Gemme, et dont les résultats viennent d'être publiés par les presses de TU.du Q.dans un livre intitulé La sexualité prémaritale.Il s agit de la première étude du genre, le comportement sexuel des Québécois n'ayant fait l'objet jusqu’à maintenant à ce jour d’aucune enquête systématique.Il ne faut toutefois pas s'attendre à un rapport Kinsey québécois, comme le notent eux-mêmes les auteurs qui se sont limités à une analyse des comportements sexuels des jeunes adultes dans le but d’établir si l’égalité entre les sexes au plan de la sexualité prémaritale (attitudes et conduites sexuelles) est un fait actuellement constatable au Québec compte tenu des forces l’ayant favorisée au cours des dernières décennies.La population étudiée est celle des jeunes adultes célibataires, âgés de 19 à 22 ans, d'origine canadienne-française, résidant dans les districts à forte concentration canadienne-française de Tile de Montréal ayant voté lors des élections provinciales de 1970.Des 629 sujets interrogés (le questionnaire a été administré au cours de l'automne 1971), 379 (60.25%) sont de sexe masculin et 250 (39.75%) de sexe féminin.Cette disproportion s’explique par le fait que les filles se marient plus jeunes que les garçons et que le taux de leur refus est plus important.Les filles sont plus réticentes que les garçons à répondre à des questions d’ordre sexuel.Faits à noter: en ce qui concerne l’occupation, les travailleurs constituent la majorité (57.74%); 33.49% sont des étudiants tandis que 8.77% sont sans emploi.La majorité des sujets (92,99%) habitent chez leurs parents.La majorité des sujets, garçons et filles, a means de 13 ans de scolarité.A ces données, ajoutons que plus de la moitié des sujets interrogés (54.69%) va à l'eglise au moins une fois l’an.Les filles, toutefois, fré- quentent plus souvent Téglise que les garçons.Les auteurs ont voulu savoir si les variations au plan de la permissivité sexuelle selon l'âge, l'occupation, le niveau socio-économique et la pratique religieuse sont uniformes pour les deux sexes.Ils ont trouvé que seule la pratique religieuse influence de façon significative le degré de permissivité sexuelle et ce, autant chez les garçons que chez les filles.Comme il fallait s'y attendre, la permissivité sexuelle, tant masculine que féminine augmente graduellement avec l'âge.C’est ainsi que 53.7% des garçons âgés de 19 ans, compa- rativement à 73.37c des garçons âgés de 22 ans peuvent être considérés comme permissifs.L’écart est moins marqué chez les filles puisque 20.67o des filles â-gées de 19 ans comparativement a 29.6% des filles âgées de 22 ans peuvent être classées comme permissives.On remarque en outre que les étudiantes sont plus permissives que les travailleuses (32.47c contre 19.27c).Une telle tendance ne se retrouve pas chez les garçons.Autre constatation: les sujets d'un niveau socio-économique moyen sont les moins permissifs.Cela est vrai tant pour les filles que pour les garçons.Le contexte dans lequel s'inscrivent les activités hétérosexuelles joue un grand rôle.Pour les filles, plus que pour les garçons, les activités sexuelles tirent leur valeur et leur signification de l’intention d'amour qui les anime.Pour les filles, l’amour apparaît comme une condition nécessaire et préalable à l’exercice de la sexualité, alors que pour les garçons, l’amour semble non necessaire quoique désirable.Les résultats de la recherche entreprise par ces deux professeur de l’U.de Q.révèlent l'existence d une égalité des sexes au plan de la sexualité dans un contexte amoureux.C'est là, soulignent-ils, une découverte originale car aucune étude entreprise dans les sociétés nord-américaines n'avait encore constaté un tel phénomène.11 est possible, notent les auteurs, que chez un grand nombre de filles, la sexualité pratiquée dans un contexte amoureux soit privilégiée à la fois comme passeport pour le mariage et justification du plaisir sexuel.Une recherche ultérieure pourrait permettre d évaluer avec précision l’importance de chacun de ces deux aspects dans l’expression de la sexualité féminine.Le Massachusetts en fait la preuve Les centres communautaires sont plus efficaces que les barreaux pour les jeunes délinquants par François Barbeau Considérant que les centres de rééducation des jeunes délinquants ne sont pas les exécuteurs des sentences rendues par les tribunaux, mais les défenseurs des enfants, le Dr Jérôme Miller a bouleversé tout le système de réhabilitation de l’Etat du Massachusetts, avec des résultats inespérés.Il a réussi à faire fermer les centres traditionnels de détention de jeunes délinquants, pour les remplacer par une multitude de centres communautaires où les barreaux n'existent pas et qui offrent chacun à leur clientèle des méthodes différentes de thérapie.Depuis, a expliqué le Dr Miller qui avait été invité à Montréal par le Children’s Defence Committee et qui participait hier à un atelier groupant des représentants de tous les secteurs intéressés à la réhabilitation, le taux de criminalité dans l’Etat a diminué, le taux de récidive des jeunes a également baissé, et la société a réalisé d'importantes économies.Il est assez paradoxal, a fait remarquer le Dr Miller, de voir les contribuables verser à l’Etat des sommes importantes pour ces services de réhabilitation traditionnels, sans se soucier de leur qualité.Individuellement, ces mêmes contribuables chercheraient à obtenir les DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD M0RISSET DÉCORA TEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D’INTÉRIEURS 878-3846 266 est.St-Paul, Vieux Montréal LAURENT BERUBE DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIME-RENAUD ST-LEONARD Mtl 38 324-2580 A.DADOUN.S.D.E.DESIGNER DÉCORATEUR-ENSEMBLIER CRÉA TION ET ÉDITION DE MEUBLES HORS-SÉRIE CONSULTATION SUR RENDEZ-VOUS 842-8679 2020 STANLEY, MONTRÉAL.JACQUES VIAU décorateur-ensemblier designer d’intérieurs Spécialités : Bureaux et Résidences 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émergée.Selon des experts géophysiciens, une autre terre, de surface sensiblement égale, émergerait au cours de la prochaine décennie dans la même région.Un lord alcoolique repenti LONDRES (AP) — Ouvrant un débat sur l'alcoolisme à la Chambre des lords, le comte de Kimberley, 50 ans, cinq fois marié, a reconnu publiquement qu'il avait été alcoolique, qu'il était maintenant alcoolique repenti, et a affirmé que cette terrible habitude est cause de souffrances telles qu elles rendent en partie fou.“Dans la pratique, tout le monde est contre l'alcoolique et personne ne le comprend, a-t-il affirmé.“Je ne prêche pas l'abstentionnisme, a-t-il dit, et je n'ai pas l'intention d'interdire à quiconque de boire en société".Il a estimé qu'il y a en Grande-Bretagne quelque 400,000 alcooliques et a demandé que le gouvernement ouvre une enquête sur ce problème.Le comte de Kimberley est inscrit au parti libéral.meilleurs soins possibles pour la réhabilitation d'un de leurs enfants.Plus encore, de poursuivre le Dr Miller, l'Etat se trouve à dépenser des sommes plus importantes pour mal s'occuper et en fin de compte pour détruire les enfants issus d'un milieu pauvre que la plupart des gens issus d'un milieu bourgeois consacreraient aux soins d'un de leurs enfants délinquants.La thérapie, telle que la voit le Dr Miller, se doit pas être coercitive.Dans l’Etat de New York, c’est la philosophie contraire qui prévaut, et le taux de criminalité continue à grimper chez les jeunes.L’existence de plusieurs centres de thérapie dans le Massachusetts, explique le Dr Miller, suscite une rivalité de bon aloi entre le personnel de ces centres, et permet à la clientèle, tout comme celle venant des milieux bourgeois, de chercher le type de thérapie qui lui convient le mieux.M.Miller s’est élevé aussi contre la pratique de catégorisation des jeunes délinquants, dans bien des cas pour un seul acte répréhensible.Cette étiquette qu’on leur donne à leur entrée dans le monde de la dé-linquence tend plutôt à les transformer en véritables délinquants.L’étiquetage des jeunes répond plus à un besoin du système qu'à autre chose.De plus, le seul fait d’avoir un nombre déterminé de places dans une institution pour des délinquants d'un type ou d'un autre incite les autorités à remplir ces places, tout simplement par ce qu elles existent.Selon le Dr Miller, le système en vigueur au Massachusetts est à ce point supérieur aux autres qu'un jeune garçon peut en tirer plus de bénéfices, même s’il transite d'un centre communautaire à un autre, avec fugues à l’occasion, que s’il était incarcéré selon les méthodes traditionnelles.L'opposition à ce programme nouveau de rééducation et de réhabilitation vient surtout des milieux qui se disent libéraux, a fait remarquer le Dr Miller, et non pas des milieux conservateurs.Le programme de réhabilitation que Te Dr Miller a mis sur pied nécessite évidemment plus cinema télévision i émissions on noir et blanc C B F T O 9.10 Ouveittne et horaire 9.15 Les Oraliens 9.;iü L'Univers de Sylvie 9.45 Kn mouvement 10.00 Au jardin de Pierrot 10.15 Clak 10.HO Départ 11.00 Les recettes de .Juliette 11.30 Les animaux chez eux "Kangourous et.koalas " 12.00 Mini-fée 12.30 Les Coqueluches 1.30 Téléjournal I.35 Femme d'aujourd'hui 2.30 Cinéma “La grande offensive alliée ' (docu mentaire français) ¦ 4.00 Bobine 4.30 La Major Plum-Pouding 5.00 Pour tous: "West and Soda" (aventures - italien 1971) 6.30 Actualité 24 7.30 Marcus Welby M D 8.30 Avec le temps 9.00 Hors série ' Jalna id'après les romans de Ma/.o de la Roche" 10.00 Dossiers Les 100 jours de Paul Sauvé " 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport et météo II.00 Appelez-moi Lise 12.00 Cinéma "Le coeur est un chasseur solitaire" (drame psychologique - américain 1970) 1.30 Cinéma Week-end" (film satiriqi» - français 1967) 3.00 Téléjournal c FT M CD 7.40 Horaire Bienvenue 7.45 Bonjour Montréal 8.45 Les bouts d'ehou 9.15 36-24-36 9.30 Pour vous mesdames 11.00 Personnalités 11.30 La famille Stone 12.00 Les p'tits bonhommes 12.30 Les Tannants 1.30 Au jour le jour 2.30 Cine vendredi Grosse tête" (Comédie de moeurs - français 1961' ¦ 4.00 Patofville 4.30 Jinny 5.00 Annie, agent très spécial 6.00 Parle, parle, jase, jase 7.00 Le 10 vous informe 7.30 En première: Carnaval en chute libre Tcomédie dramatique - canadien 1965) ¦ 9.15 Fernand Gignac 9.30 Découvertes 75 10.00 Auto-Patrouille 10.30 Les nouvelles TVA 11.15 Sans pantoufles coffre (aventures • 1958) ¦ 12.45 Sans pantoufles: "Lorestics à i'hosto" Britannique I960) ¦ 2.15 Le 10 vous informe RADIO-QUÉBEC (D 7.00 La même langue que nous autres Bilan et perspectives d'avenir" 1.00 The Bob Newhart Show 1.30 Bon Appétit 2.00 Love American Style 2.30 The Edge of Night 3.00 Juliette and friends 3.30 Take 30 4.(Ml Family Court 4.30 Dr Zonk and the Zunkins 5.00 The Flaxton boys 5.30 The Partridge Family 6.00 The City at Six 7.00 Man about the house , 7.30 Howie Meeker hockey school 7.45 Mr Chips 8.00 All in the Family 8.30 Mash 9.(Ml Hello 10.00 Rhoda 10.30 Gallery 11.(Ml The National 11.22 Viewpoint 11.30 Montreal Tonight 11.45 Midnight 12.45 Monty Pylon's flying circus 1.15 Station closing CFCF (B 6.00 University of the air 6.30 Ed Allen 7.00 Canada A M.8.30 Romper Room 9.00 Yoga 9.30 The Community 10.00 Dick Van Dyke ¦ 10.30 McGowan and Co 11.00 Definition 11.30 The art of cooking 12.00 The Flintstones 12.30 Matinee with George Balcan "('apt.Carey U S A." (drame 1950) ¦ 2.30 He knows she knows 3.00 What’s the good word 3.30 Another world 4.30 Pay cards 5.00 Truth or consequences 5.30 It's your move 6.00 Pulse 7.00 Swiss Family Robinson 7.30 The six million dollar man 8.30 (TV Friday night movie: "Crossfire" 10.(Ml Kojak 11 (Ml The (TV National News 11.20 Pulse 12.00 The 12 midnight movie The Spy who came in from the cold (drame 1966' The Devil's daughter " (drame 1972) 4.00 Sign-off ANJOU: 7617 boul des Galeries d'Anjou 353-5960 Que ça gaze coccinelle" 6.30.9.50 et "L'homme sans visage" 8 10 ARLEQUIN; 1004 Ste-Catherine E.288 2943 "La mariée sanglante" 12.50.4.15, 7 40 et "Horreur de Frankenstein" 2.35.6.00.9.25.ATWATER 935-4246 6 10.9.10.ATWATER 931-3313 9.15 AVENUE 937-2747 I: Niveau métro Alexis Nihon Towering inferno" 12.10, 3.10.IL Niveau métro Alexis Nihon Scenes from a marriage" 6 25.1224 ave.Greene.Westmount A woman under the influence" 1.10.3.45.6.20.9.00.BEAVER 5117 ave.du Parc 844-1932 "Siv a Swedish girl" 12 00, 2.50, 5.40.8 30 Oona" 1.30.4.20.7.10, 10.00.BERR1: 1280 St-Denis 878-2424 La gifle" 12 55.3.00.5.10.7.15.9.25 BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 "Extase de 5 a 7" 1 00.4.30.8.05 et "Rapport sur les maîtresses de maison du monde entier 2.20.5.55.9.25.CANADIEN: 1204 Ste-Catherine E.523-5180 "Vas-y bonhomme" 12.30, 3.35.6 40.9.50 et "La grande trouille" 2.00 .5.05.8.15.CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine E.524-1685 La moutarde me monte au nez" 3.00.6.15, 9 30 et Mais où est donc passé la 7ème compagnie?" 1.00.4.20.7.55.CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 "La main à couper" 1 00.3.10.5.20, 7.30.9.40 CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 Phantom of the Paradise 7.30.9 30, 12.00 p.m.CINEMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine 0 861-2996 "Les vautours" 1.30.3.30.5 30.7.30.9.30 CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger E 722-0302 "Ne vous retournez pas' 9.30 et “Lucien Lacombe" 7 15 CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil "Un justicier dans la ville" 6.00.10 00 et "Les valseuses" 7 50 CLAREMONT.5038 Sherbrooke O.7395 "Murder of the Orient-Express" 4.05, 6.25, 8 50 CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 cent.François Paul et les autres" 930 DAUPHIN: 2396 Beaubien 721-6060 Renoir) "Scènes de la vie conjugale 9 15 (McLaren» Toute une vie" 7,15.9.30.ELECTRA: 1114 Ste-Catherine E 522-9177 "Et si on jouait au papa et à la maman" 12 35, 3 30.6 30, 9.25 et "Dépravées sexuelles" 2 10.5.10.8 10.ELYSEE: 35 Milton.842-6043 .Salle Res nais) "Fantôme de la liberté" 7.30.9 30 (Salle Eisenstein) Le milieu du monde" 7.30.9 30 ENCORE: 136 St-Paul E 861-7761 Salle no 1 "Flesh Gordon" 1.00, 2 30, 4.00, 5.30.7.00, 8.30, 10 00 Salle no II "A verv natural thing" 1 00.2.30.4 00.5.30.7.00.486- 1.35, "Vin- 720.(Salle 6.30.théâtre ‘Perceur de britannique (comédie c B m T o 8 30 Mon ami 8.45 Friendly Giant 9 (MJ Quebec school telecast 10.00 Canadian school telecast 10.30 Mr Dressup 11 00 Sesame Street 12 00 Elwood Glover's luncheon date CAS ANGUS: (Association espagnole) 485 Sherbrooke O.844-4691 “Gwenael et Erwan" (Musique bretonne* Du jeudi au dimanche ' 22h30.IN CONCERT: 2 Le Royer.861-5669 "Chuck Mangione et son ensemble" 21h30, 23h30, lh.30 du mardi au dimanche LA GRANDE PASSE: 411 Ontario est 844-6284 Normand Grégoire" Vendredi et Samedi 22h NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE.212 Bleury Antigone jeudi au vendredi: 19h30.Samedi 20h30 PATRIOTE: 474 Ste-Catherine E 523-1131 Jacques Michel Semaine et dim 21h Sam 20h et 23h PATRIOTE EN HAUT: Dodo, l enfant Do Semaine et dim 20h Sam 19h30 et 22h30 Relâche lundi et mardi RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, 844 1793 "Le bal des voleurs de Jean Anouth Mardi au Sam 20h.dim 19h.relâche lundi SONOGRAPHE: 1604.St Denis.842-9786 relâche le 21 mars THEATRE D Al JOUR!) HUI: 129V Papineau 523-1211 “Allô Toul'mond" de Raoul Luoar Yougud Duguay Tous les soirs 20h-30, relâche lundi THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O 861-0563 Long voyage vers la nuit" d Eugène O'Neil Semaine 20h Sam 14h00 et 21h dim 19h Relâche lundi THEATRE DE QUATSOUS: 100 E Ave des Pins.845-7277 "Harem qui rit" à 20h30.Sam 19h30 et 22h Relâche lundi et mardi PLACE DES ARTS SALLE WILFRID PELLETIER: Véronique Samson - 20h30 THEATRE MAISONNEUVE I .a maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca 20h30 THEATRE PORT ROYAL Le Sea Horse d'Edward J Moire - 20h30 8.30.10.00 FESTIVAL: 1296 Ste-Catherine E 525-8600 "Touche pas la femme blanche” 7.30, 9.30.FLEUR DE LYS: 858 Ste-Catherine E 288-.3303 "Les vautours " 1.30.3.30.5.30.7.30.9.30.JEAN TALON: 4255 Jean-Talon 725-7000 "La dernière maison sur la anche 6.50^ 10.00 et "Dorothea" 8.20.KENT: 6100 Sherbrooke O.489-9707 "Swiss Familv Robinson" 12.30.2.35, 4.40.6.50.9.00.LOEWS: 954 Ste-Catherine O.866-5851 "The Godfather il 12.45 , 4.20.8.00.MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E.525-2174 La dernière maison sur la gauche" 6.50.10.00 et Dorothea ' 8.20 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 Un justicier dans la ville 8.00 et "Les durs 6.25.9.40.MONKLAND: 5504 Monkland.484-3579 "Man with the golden gun" 2.00.5.45, 9,40.et "Super Cop" 12,20.4.05, 8,00.OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 "Walkabout" 7.30 et "Outback 9.30 et "Magical mystery tour keep on rockin' 12.00 p.m.PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 The terrorists" 1.05.3.10.5.15.7,25.9 35 PAPINEAU: 4519 Papineau 521-6853 (Salle no D Le monde de l'Ouest" 2.50, 6.20.9 45 (Salle no II): "Histoire de la belle star 2.20.5 50.9.15 et "Curé de père en fils " 12.50.4.10.7.40 "Soleil vert" 1.00, 4.30.8 00 PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222."Le mouton enragé" 1 00; 3.10.5.20.7.30, 9.40, PLACE 1)1 CANADA: Hôtel Champlain 377 Dorchester O.861-4595.“Funny lady" 7.00.9.30.PLACE VILLE MARIE: (Petit cinéma) 577 Dorchester 866-2644 Steppenwolf" 12.30.2 30.4 30.6.30.8.30.PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Lenny 12.45.2.55.5.05.7.20.9 30.PLAZA: 6505 St Hubert 274-6155 "Vas-y bohomme" 1230.3.55.6.40.9.50 et "La grande trouille" 2.00.5.05.8 15.PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-4215 "The executives wives" 12.00 .2 50, 5 40.8 30.et "Monde erotica" 1 20.4.10.7 00, 9 50 RIVOLI I: 6906 St-Denis 277-4129 "Le diable, dans la demoiselle Jonas' 12.45.3 45.6 45.8 10 "La possédée de Sotaii 2.10, 5.10.8.10.RIVOLI II 6906 St-Denis 277-4129 "Sur le fil du rasoir " 2 45.6 05.9.25 et "Tueur a gage à Trinita" 1 10.4.30.7.50 ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-421 1 Que ça gaz coccinelle' 1.00, 4 35, 8 10 et "L'homme sans visage" 2,30.6.05, 9 40 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O.932-11.39 "Earth Quake" 12.30.2.50, 5.00, 7.15, 9 30.SNOW DOWN: 5225 Décarie 482-1322 "Front Page 1.00.3.00.5.15 .7.20.9.35 VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 "Harry and Tonto" 1 00.3 00, 5.00 7 00.9 05 VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Sometimes Sweet Suzan ".1 00, 2 25, 3.50, 5.20.6 45.8.15, 9.40.VERSAILLES: (Salle Rouge) 7265 Sherbrooke E 352-4020 Le bossu de la morgue" 6 00, 9 25 et "Les vierges de la pleine lune” 7.35 VERSAILLES: (Salle bleuet 7265 Sherbrooke E 352-4020 "La bonzesse' 6 05, 9A5 et ('destine bonne a tout faire" 7 55 VTDEOGRAPHE: 1604 St-Denis 842-9786 Vidéogramme sur le rôle de la femme dans la société — 6h30 et 8H30.VILLERAY: 8042 St-Denis 388-5577 "M.Majestyk" 8 00 et "Les casseurs de gang” 6 20.9 45 • WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 "Alice doesn't live here anymore" 12 45.2 45.4 45, 6 50.9 00 YORK 1487 Ste-Catherine O 937-8978 “Young Frankenstein 1.10, 3 10, 5.10, 7.15, 9 15 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis 844-8734 "Erica Minor" (de B Van Effenberre Suisse 1974) 7h30 et "L'Escapade" (de M.Soutter Suisse 1974) 9h30.CONSERVATOIRE D ART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 boul de Maisonneuve 879-4349 l)on paisible" (de S Gerasimov U R S S 1957) 1ère partie 7 00.2e partie — 900 de professionnels et plus de bénévoles.Le coût de formation de ces professionnels est évidemment élevé, mais l'équilibre se fait rapidement grâce aux économies que le programme permet de réaliser, Le Dr Miller voit d'ailleurs les professionnels agissant comme intermédiaires entre les délinquants et la famille et entre le jeune et les non-professionnels.Un enfant, dit-il, ne devrait pas être à la charge de l'Etat, mais à la charge d'une personne responsable à l'Etat.AVIS LOI DES HEURES D’AFFAIRES CHAPÎTRE 60 ARTICLES 2-8 LE MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE CHARGÉ DE L'APPLICATION DE LA LOI DES HEURES D’AFFAIRES DES ÉTABLISSEMENTS COMMERCIAUX INFORME LES PROPRIÉTAIRES ET GÉRANTS DES MAGASINS OU'IL N'Y A AUCUNE RESTRICTION CONCERNANT LA FERMETURE DE LEURS ÉTABLISSEMENTS VENDREDI SAINT LE 28 MARS 1975.CEPENDANT.SELON LES TERMES DE LA LOI.AUCUN CLIENT NE DOIT ÊTRE ADMIS DANS UN ÉTABLISSEMENT CONMERCIAL DE VENTE AU DÉTAIL LE LENDEMAIN DU JOUR DE PÂQUES SOIT LUNDI, LE 31 MARS 1975.LA DIRECTION DU COMMERCE TIENT À RAPPELER QUE LES AMENDES EN CAS D'INFRACTION PEUVENT ALLER JUSQU'À $1,000.00 AUX PROPRIÉTAIRES ET JUSQU'À $100.00 AUX EMPLOYÉS QUI ADMETTRONT DES CLIENTS DANS LEURS ÉTABLISSEMENTS 4 MINISTÈRE DE ETNDE STRIE ET DU COMMERCE ISIIM %S! ^ _ Technique Internationale du Meuble Premier fabricant de meubles modulaires au Québec d’une technique d’avant garde.Seul un fabricant de grande expérience peut réaliser une cuisine aussi belle.Le design d’aujourd’hui avec le bon goût d’autrefois.Sur rendez-vous 661-3931 Le spécialiste TECNA 1215, rue Tellier, St-Vincent-de-Paul, P.Q.-* % % x \ ' mrnÊÊÊmMmm:, STAMPEDE pour un steak Communicant avec le Carrefour, Place Ville Marie.Stationnement SI .00 au Canadawide Parking de la Place Ville Marie à compter de 18:30 hres.Faites valider votre billet par le maitre d'hôtel.Pour réservations: 861-3511 Administré par Le Reine Elizabeth.I L© Devoir, vendredi 21 mars 1975 • 9 Fabricants d’apocalypse et apprentis sorciers La machine à détourner le temps LONDRES (Reuter) — Dans les conflits futurs, les stratèges utiliseront peut-être une “machine a détourner le temps’’ pour mettre à genoux leurs adversaires.Au lieu de détruire les cités et les usines, ils affameront leurs ennemis en provoquant des orages artificiels et d’autres variations de la météorologie pour réduire à néant leurs récoltes de blé ou de riz.Ce jour n'est pas si éloigné, estime Mlle Edith Brown Weiss dans un article publié par l’Institut international d’études stratégiques de Londres.Le détournement du temps à usage militaire n'est pas seulement un theme de science-fiction.De 1967 à 1972, l'armée américaine a secrètement fabriqué des nuages artificiels sur la piste Ho Chi Minh afin de nuire au ravitaillement et aux mouvements de troupes de leurs adversaires.Le plan américain prévoyait l’em-bourbement des sentiers, des glissements de terrain et la destruction des ponts de rivières.Selon certaines estimations, 2,600 missions pour “semer" des nuages artificiels ont provoqué un acroissement de la pluviosité de 30 pour cent.Les techniques utilisées en Indochine et décrites dans l’article de Mlle Weiss, assistante en sciences politiques et génie civil à l'université de Princeton (New Jersey)., sont très rudimentaires par rapport aux nouveautés en la matière.Les herbicides et les défoliants des premiers balbutiements des chercheurs ont laissé la place à une nouvelle arme: les techniques pour la modification du temps et du climat qui comportent le détournement du Gulf Stream et la fonte des glaces polaires.Les scientifiques militaires ont consacré leurs efforts aux méthodes pour transformer les éclairs et contrôler les ouragans.Les savants ont été jusqu’à étudier l'élimination de l'ozone, couche protectrice de la haute atmosphère qui filtre les dangereux rayons solaires, écrit-elle.“L’agence des projets avancés de recherche du département de la Défense des Etats-Unis a entrepris un programme global de modification du climat afin de détecter les modifications du climat et d’en prédire les conséquences”, précise l'auteur.L’arme du temps pourrait être utilisée pour accroître les orages afin d'empêcher le trafic maritime le long des côtes de l’ennemi ou les mouvements de ses navires.Le Kriegspiel des chercheurs comprend egalement l'utilisation de nuages ou de brouillard pour camoufler les mouvements logistiques sur terrain découvert.L arme météorologique est d’autant plus fine qu’elle peut être actionnée secrètement.Comment savoir si un ouragan a été provoqué par la main de l'homme ou s'il résulte de calamités naturelles?"La plus grande menace pour la paix déclenchée par l'arme du temps pourrait être non pas l'emploi réel des techniques mais bien les craintes.que les états pourraient nourrir quant à ce que les autres pourraient leur faire,” écrit Melle Weiss.On peut tout aussi bien imaginer qu'un pays lance une guerre métérolo-gique secrète contre un autre pour saper lentement son potentiel agricole et le ruiner par des inondations.L'arme a néanmoins son revers.Les apprentis’sorciers sont conscients de l'effet boomerang des techniques."Leurs effets sont imprécis et dans certains cas pourraient produire des changements irréversibles du climat .et faire naître des interactions imprévues.que ne pourraient être arrêtées.(Les techniques) pourraient ainsi provoquer des changements du temps et du climat nuisibles à tous les Etats,” conclut l’article.Un sursis à l’hôpital de Rosemont par François Barbeau Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, vient de reporter au 1er août la fermeture de l’hôpital Rosemont, prévue pour le 1er avril.Cette décision, explique M.Forget, a été prise à la suite d une étude approfondie du dossier et de rencontres récentes avec les administrateurs de l'hôpital.M.Forget a précisé qu’il se pencherait de nouveau sur l'utilisation future de cet hôpital.L’administration de l’hôpital avait été informée le 3 décembre 1974 de la décision du ministère de fermer l'hôpital le 1er avril 1975.Dans une lettre au président du conseil d’administration de l’hôpital Notre-Dame M.Yves Audet, le sous-ministre aux Affaires sociales, le Dr Jacques Brunet, expliquait qu’il s’agissait de rationaliser les ressources en place et que le ministère avait annoncé l’implantation d'un centre local de services communautaires (CLSC) dans le district Villeray sud (Vieux Rosemont).Le processus d’implantation de ce CLSC s'accompagne de la fermeture de l’hôpital Rosemont, écrivait le Dr Brunet a M.Audet, ajoutant que l'administration avait 15 jours pour faire entendre ses revendications au MAS, Ces revendications étaient rejetées le 21 février par le Dr Brunet, qui annonçait par télégramme à M.Audet que le ministre, M.Forget, avait maintenu sa décision de fermer l’hôpital, tel que prévu.Le conseil d’administration réagissait en convoquant six jours plus tard une conférence de presse pour décrier cette décision qui repose “sur une vision purement technocratique de la direction de la programmation, basée sur la notion théorique qu'il faut fermer les hôpitaux de moins de 100 lits.” ! pre: le conseil d'administration de l'hôpital Rosemont faisait état d’une pétition signée par 5,817 personnes s’opposant à la fermeture.Au cours des semaines suivantes, M.Audet adressait une série de télégrammes à MM.Robert Bourassa et Claude Forget, les informant que le nombre des signataires de la pétition était passé à 6,300 noms, puis à 6,800, à 8,000, 9,000 puis enfin 14,000 noms.Dans un de ces télégrammes, M.Audet rappelait au premier ministre qu’un bon nombre de signataires habitaient la partie est du comté de Mercier.M.Bourassa a été élu dans ce comté avec une majorité de 2,880 voix sur son rival du PQ, M.Louis O’Neill.M.Audet a d’autre part présenté au ministère des Affaires sociales un projet de cliniques externes qui seraient ouvertes le soir et qui permettraient aux patients du quartier des consultations après leurs heures de travail.Le président du conseil d’administration de l'hôpital a été “agréablement surpris" hier d'apprendre que le MAS reportait au 1er août la fermeture de l’hôpital.Selon lui, c’est une façon polie de renverser la décision.L’économie imposera des choix dans le domaine de la santé par Solange Chalvin La période de récession économique que subissent les Etats-Unis et le Canada s’accompagnera d'une limitation nécessaire des dépenses dans le domaine de la santé.Il faudra choisir de plus en plus entre le développement d'unités de soins coronariens ou la mise sur pied de programmes de prévention contre la mauvaise alimentation et la cigarette.Le docteur Fraser Mustard, de l'Université McMaster de Hamilton et le docteur Roger Egeberg, conseiller spécial du président des Etats-Unis, qui participaient à l'ouverture de la première conférence du Nord-Est canadien-américain sur la santé, à Montréal, ont tracé un portrait assez pessimiste du développement des soins de santé dans les deux pays.La possibilité de payer des citoyens a atteint une limite qu’on ne saurait dépas- L’affaire Niding: le RCM demandera àGoldbloom d’instituer une enquête par Bernard Descôteaux Le Rassemblement des citoyens de Montréal demandera au ministre des Affaires municipales, M.Victor Goldbloom, d'instituer une enquête sur des transactions personnelles du président du comité exécutif de Montréal, M.Gérard Niding, qui auraient placé celui-ci en position de conflit d'intérêt.Devant les militants et les sympathisants de son parti, réunis pour discuter “campagne de financement ", le conseiller municipal Nick Auf der Maur (RCM — Côte-des-Neiges) a af- VOIR MIEUX VIVRE MIEUX COURS DU JOUR ET DU SOIR AVRIL 1975 • DESIGN «TEXTILES Renseignements : Lundi au vendredi -10 h.à 16 h.Guilde canadienne des métiers d’art, Québec, 2025 rue Peel, Montréal 849-6094 ¦¦¦¦¦j COURS D’ALLEMAND ¦WW] à partir du 7/8 avril 1975 COURS DE LANGUE 1ère ,’e et 3e année HHHHi cours de conversation 3e et 4e année COURS SPÉCIALISÉS 2e.3e et 4e année Inscriptions : 24-27 mars, 1er-8 avril Place Bona venture Entrée LaGauchetière & U niversité Renseignements : 866-1081 firmé, hier soir, qu'il saisirait la première occasion pour présenter une telle requête à M.Goldbloom.Le conseiller Auf der Maur qui le premier avait fait état publiquement d'un conflit d’intérêt possible pour M.Niding, lors de la dernière assemblée du conseil municipal, est revenu à la charge en posant de nouvelles questions.Il a d’abord rappelé d'une part que M.Niding avait acheté en septembre 1973 un terrain à Bromont de deux compagnies appartenant à la famille Dé-sourdy, et que la compagnie Dé» sourdy Construction avait obtenu de la ville de Montréal d'importants contrats pour la construction des installations olympiques, et, d'autre part, que les plans de la résidence que fit construire M.Niding furent exécutés par un architecte qui reçut par la suite des contrats en relation avec les Jeux olympiques.Maintenant, M.Auf des Maur s'interroge sur le fait que les compétitions équestres lors des Jeux de Montreal auront entièrement lieu à Bromont dans les installations qui actuellement appartiennent à M.Rolland Dé-sourdy et qui après les Jeux deviendra proprietaire des installations qu'aura aménagé sur place le COJO contre la somme de $1 et les frais d'hébergement des palefreniers.Alors que toutes les fédérations équestres nationales se sont opposées aux choix de Bromont à cause de la nature du sol.M.Auf der Maur s'interroge sur les motifs de ce choix.11 se demande en outre à qui profitera le développement dont jouira inévitablement Bo- A UNIVERSITE DE MONTRÉAL ‘ CERTIFICAT D’ANIMATION INSCRIPTION SUR PLACE •sur semaine : les 1.2.3.4 et 7 avril, de 19h à 22h.au 3333 chemin Queen Mary.(6e étage).salle 605.?le samedi: le 5 avril, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h.à la permanence de la Faculté de l'éducation permanente.Pavillon des sciences sociales.FACULTÉ DE L ÉDUCATION PERMANENTE 3333.chemin Oueen Mary.Tél 343-6090/343-6992 après 17 heures.Mort du fils d’Alphonse XIM SAINT GALL (Reuter) - Le duc don Jaime de Ségovie, fils aîné du roi Alphonse XIII d'Espagne, est mort hier à Saint Gall, à l'âge de 66 ans.Oncle de don Juan Carlos de Bourbon, désigné à la succession royale en Espagne, il avait été hospitalisé il y a trois semaines à Saint-Gall, dans l est de la Suisse.Il y a vait été transporté à la suite d’un malasie ressenti alors qu'il visitait le tombeau de sa mère, l'ex-reine Victoria-Eugénie, à Lausanne.rès,den,'£L^5'f NOUSCONStW CHOIX .jpnce de votre CHOIX Al’endroit de votre BOlSfcS c 00 .; _ , professionals IDEAl PR 7.a608 ser, a-t-on dit.Il faut par conséquent trouver des moyens de réduire les coûts de la santé, tout en respectant le droit de chaque citoyen d'être soigné.Le seul moyen de sortir d une telle impasse est de promouvoir la bonne santé des citoyens.Pour y arriver, il faut faire de la prévention et investir dans des programmes d'éducation à une saine alimentation et intensifier la lutte contre contre l'alcool et le tabac.Environ 500 spécialistes de la santé des deux pays participent à cette conférence qui se poursuivra à l'hôtel Reine-Elizabeth jusqu'à demain midi.Cette conférence donnera lieu à des échanges d'information entre médecins, administrateurs, personnel médical et para-médical, sur la planification et l'organisation des soins et services dans les deux pays.Le Dr Gertrude T.Hunter, de Boston, a souligné que les médecins américains suivaient de très près l'expérience canadienne dans le domaine de la santé.On sait, en effet, que les Etats-Unis n'ont pas encore de système intégré d'assurance-maladie.Selon l'un des conférenciers, un tel système ne verrait pas le jour avant trois ans et n'aurait pas l'universalité du système québécois d'assurance-maladie.Pour arriver à un régime uniforme à travers tous les Etats-Unis, il faudra compter encore 20 ou 30 ans, a-t-on dit.Au cours de la journée, dans divers ateliers, on a discuté de l'organisation des services de santé, des soins généraux, des services médicaux d'urgence, du contrôle de la qualité des soins, de la planification régionale et de la prévention des maladies.Aujourd'hui, on abordera l'épineuse 3uestion du nombre et de la répartition es professionnels de la santé sur l’ensemble du territoire.De combien de médecins avons-nous réellement besoin aussi bien aux Etats-Unis qu'au Canada?Y a-t-il pénurie de professionnels de la santé ou mauvaise répartition de ceux-ci?La discussion portera également sur les modes de rémunération des professionnels de la santé.Les postiers endossent les revendications syndicales OTTAWA (PC) - C'est dans une proportion de 87 pour cent que les postiers canadiens ont appuyé, au cours d'un scrutin secret, le programme de revendications de leur syndicat en vue du renouvellement de leur convention collective.Le vice-président du Syndicat des postiers et porte-parole du comité de négociations, M.Jean-Claude Parrot, a fait part du résultat du vote, hier à Ottawa, soulignant qu'il constitue une réponse claire aux allégations du ministre des Postes, M.Bryce Mackasey, selon qui les dirigeants syndicaux n'ont pas l'appui de la majorité de leurs 22,000 membres, (.“était la première fois que le syndicat rendait ainsi publiques ses revendications avant d'entamer pour de bon les négociations, en les soumettant à l'approbation de ses membres.Quelques rencontres ont eu lieu depuis le 24 janvier, mais les négociations n ont guère progressé, compte tenu des préréquis qu'impose le syndicat avant d'entamer sérieusement les pourparlers.Le syndicat réclame à cet égard de l'employeur qu'il cesse immédiatement d'introduire tout changement technologique et toute reclassification d'employés, tant qu'un amendement législatif n'aura pas transformé le ministère des Postes en une société de la Couronne ou, au pis aller, en employeur distinct de la fonction publique.Outre le droit à la négociation des effets des changements technologiques, un tel amendement à la loi permettrait aux postiers de négocier notamment la sécurité d'emploi, la permutabilité des emplois, les pratiques d'embauchage, les classifications et le fonds de retraite.mont en raison des Jeux.Ce sont ces questions que le RCM voudrait voir éclaircir par le biais d'une enquête menée par le ministère des Affaires municipales.Le conseiller Auf der Maur résume en disant qu'il est peut-être naïf, mais qu'il voit là un conflit d'intérêt.Selon lui.l'enquête devrait porter sur les transactions effectuées par M.Niding, sur le choix de Bromont comme lieu de compétitions, et sur les contrats accordés aux compagnies de la famille Désourdy.Notre fonction en tant que conseiller est de poser des questions, dit M.Auf der Maur, en ajoutant qu'il était cependant impossible d'obtenir des réponses de l’administration municipale.Et le RCM n’a même pas les moyens financiers de se donner les outils pour trouver des réponses, déclare-t-il pour faire le lien avec les objectifs de l'assemblée d'hier soir, la relance de la campagne de financement.Cette campagne de financement doit permettre de recueillir $132,000.Lancée depuis trois semaines, elle piétine toujours, et l'assemblée d'hier soir avait été convoquée pour organiser durant le week-end un “blitz" qui devrait permettre d’aller rencontrer les personnes qui ont offert des dons ou pour aller en solliciter.La présidente du parti, Mlle Léa Cousineau, a expliqué que l'objectif de cette campagne demeure toujours $132.000 et ou'il faudra prendre le temps de l'atteindre, après qu'elle eut passé en revue les diverses actions du RCM depuis l'élection du 10 novembre dernier, autant au niveau du conseil municipal que dans les quartiers.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DE L ÉDUCATION PERMANENTE PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL Certificats (30 crédits): ¦ Etudes québécoises ¦ Information et journalisme ¦ Nursing clinique ¦ Nursing communautaire ¦ Organisation des soins et éducation en nursing ¦ Publicité ¦ Relations industrielles (2 certificats) ¦ Relations publiques ¦ Sciences de la communication ¦ Traduction II PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT POUR ENSEIGNANTS Baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire] (90 crédits) Certificats (30 crédits): ¦ Mathématiques ¦ Sciences familiales SESSION MAI-JUIN 1975 (date limite d’admission: 1er avril) Pour plus de renseignements FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary.Tél.: 343-6090/343-6992 après 17 heures.» V "V l*tr 10*Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 Informations Internationales Le politique prenant le pas sur le technique On s’achemi ne vers un échec à l’ONUDI LIMA (par l’AFP) — Un nouvel échec des Nations unies dans leurs efforts pour tenter de rapprocher les vues des pays du tiers monde de celles des pays industrialises d Occident pourrait être a nouveau enregistré à Lima.Après plus de huit jours de débats, les problèmes politiaues de fond ont résurgi a la conférence des Nations unies sur le développement industriel (0NUD1), qui, chaque jour un peu plus, reprennent le pas sur les problèmes technicjues.Le tiers monde demande notamment aux industrialisés “d'éliminer le colonialisme, l’apartheid, la discrimination raciale, le néo-colonialisme, l'occupation et toutes formes d'agression étrangère".Il exige de plus "la restitution et la compensation intégrale correspondant à l'exploitation" de toutes ces formes de domination.Une fois de plus, les pays industrialisés d’Occident se déclarent en bloc contre ces "anciennes structures" de domination qui, pour certains, comme la Grande-Bretagne, "appartiennent au passé".Ils sont prêts à accepter le principe de "compensations" pour les cas les plus flagrants d'exploitation.Mais ils se retrouvent nomoreux à refuser de voir ces principes et ces exigences consignés dans un texte international dont l’interprétation pourrait par la suite entraîner, selon eux, "toutes sortes d'abus".Les débats sur ce thème ont été, jusqu’ici, houleux Certains pays du tiers monde ont déclaré se considérer encore “colonisés", tels Panama, qui a dénoncé la présence américaine aux abords du Canal, le Maroc, oui a rappelé ses revendications territoriales sur le Sahara espagnol, la Jamaïque, qui a dénoncé le rôle de l'apartheid dans le cône sud de l'Afrique.De même, les pays en voie de développement, représentes par le porte-parole du "Groupe des 77 ", ont accusé les pays industrialisés d'“habiles manoeuvres” pour retarder les travaux de la conférence.Le Groupe des 77 dénonce en particulier la lenteur avec laquelle la commissions de travail des pays industriels met au point le "plan d'action" que ces pays devraient adopter, notamment en matière tarifaire et commerciale, ainsi qu'en ce qui concerne le cadre des nouveaux projets d'industrialisation.Les délégués des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne ont reconnu le "devoir moral" des pays industrialisés vis-à-vis de ceux qui ont été sous une forme ou sous une autre, exploités."Mais, ont-ils dit, nous ne saurions accepter une obligation juridique ou quasi juridique pour nos Etats de compenser et de restituer les ressources que l'on nous accuserait d’avoir pillées".Il s’agit là en fait de la suite des discussions entamées lors de la sixième session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies, Lan dernier, sur la rédaction d'une charte des droits et devoirs économiques des Etats.Un certain nombre de pays industrialisés avaient finalement voté contre la Charte, notamment les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ce qui la rendait pratiquement inapplicable.D'autres, comme la France, s'étaient abstenus "à contrecoeur ", par opposition à certains points qui pouvaient entraîner à terme des modifications du droit international.Le représentant du Canada a insisté quant à lui sur le développement possible d'une coopération cherchant à promouvoir l'industrialisation à partir des matières premières agricoles, et a souhaité des résultats constructifs quant au contrôle des sociétés multinationales.Il a par ailleurs souhaité une libéralisation générale du commerce international.Le représentant du CE DI MON (Centre d'étude européen regroupant des grandes entreprises publiques et privées) a de son côté critiqué le caractère “monolithique" des revendications des pays du tiers monde, et leur trop fréquente “suspicion" vis-à-vis des activités des entreprises des pays industrialisés dans l’hémisphère-sud.Mais il a affirmé que “les milieux industriels répondront à l’appel dans toute la mesure où il concernera des interventions à leur portée".De nombreux pays craignent maintenant que la conference de Lima ne connaisse le sort de celle des Nations unies sur la charte internationale.Si échec il y a, cela prouverait que les pays du tiers monde sont décidés à choisir encore le “rapport de force" plutôt que l'entente, en imposant leurs décisions par des crises successives.Ce à quoi les "durs" du tiers monde répondent: un échec prouverait que les pays industrialisés d'Occident ne sont pas encore en mesure d'accepter notre présence économique et industrielle dans un domaine qui, jusqu'à présent, leur a été réservé par la force des choses.Toute possibilité d’accord n’est cependant pas exclue, du fait de la tentative devolution dans les idées de pays comme les Pays nordiques européens, ou les Pays-Bas, prêts a soutenir presque inconditionnellement les pays en voie de développement.Non alignés: Fidel Castro demande aux “pétroliers” d’investir dans le quart monde LA HAVANE (Reuter) — Les pays producteurs de pétrole du tiers monde doivent investir dans les autres pays en voie de développement ne disposant pas de pétrole et leur fournir les crédits necessaires pour les empêcher de courir à la catastrophe, a déclaré Fidel Castro.Concluant les travaux du bureau permanent des pays non-alignés, qui ont duré trois jours a La Havane, le premier ministre cubain a déploré le fait que moins de cinq pour cent des revenus financiers des pays producteurs de pétrole, estimés à $60 milliards, soient reversés sous forme de crédits aux pays en voie de développement du quart monde.Le dirigeant cubain n'a pu prononcer qu’hier à deux heures du matin, un discours qu'il devait faire mercredi soir, des difficultés de dernière minute étant apparues dans la rédaction de la déclaration finale de la réunion des ministres des Affaires étrangères.Le bureau permanent s’était réuni pour étudier comment étaient appliquées les décisions prises au dernier sommet des non alignes d'Alger, en septembre 1973."Il n'est pas question de faire des dons ou des cadeaux a ces pays et encore moins d’y investir directement parce que cela conduirait à une répétition du capitalis- me", a déclaré Fidel Castro, dans son discours de 40 minutes.Ce que nous proposons ce sont des crédits appropriés pour le développement des pays qui en ont le plus besoin, pour le bénéfice ae ces peuples et non des minorités, a-t-il ajoute.Il est nécessaire d’élaborer une stratégie entre les pays producteurs de pétrole et les autres pays en voie de développement.Une telle stratégie fait cruellement défaut, a poursuivi le premier ministre cubain, disant toutefois qu’il existait quelques exceptions, dont l'Algérie, l’Irak et le Venezuela.Evoquant l’évolution de la situation internationale depuis le sommet d'Alger, M.Castro a déclaré: “Dans l'ensemble, les victoires remportées par les peuples sont encourageantes." Il existe un progrès politique au Portugal qui s est approfondi et a créé un “espoir révolutionnaire dans l'Europe occidentale." a-t-il ajouté.En concluant leurs travaux, les ministres des Affaires étrangère des 17 pays membres du bureau permanent ont convenu de se retrouver du 25 au 29 août à Lima, pour préparer le prochain sommet non-aligné qui doit se dérouler au début 1976 à Colombo, Sri Lanka.A la fin de la réunion a été publiée une déclaration approuvée par le bureau permanent.L'instauration d'un nouvel ordre économique est une condition préalable à tout règlement de l’actuelle situation dé crise économique internationale, y est-il dit.Toute amélioration de la situation économique devra aussi être fondée sur "un strict respect de la souveraineté des pays en voie de développement.” La déclaration dénonce, sans les nommer, les Etats-Unis qui menacent de recourir à la force ou d'arrêter leurs ventes de produits alimentaires de manière à maintenir "leur position d’hégémonie sur le monde".Elle réaffirme le droit qu’ont les pays en voie de développement de recouvrer leurs ressources naturelles et d'assurer leur indépendance économique.Le bureau permanent déclare également que le programme d’action adopté à la conférence de Dakar sur les matières premières servira de base pour une action conjointe des pays en voie de développement devant la crise actuelle.11 est urgent d’appliquer sans délai les décisions prises à Alger en février par les pays producteurs de pétrole, et notamment celles instaurant un fonds spécial et Difficile remaniement à Lisbonne des programmes d’aide aux pavs en voie de développement dont les balances des paiements sont largement déficitaires, dit le bureau permanent."Le bureau estime que les pays en voie de développement doivent prendre part de manière unifiée, sans qu'il soit fait de distinction entre producteurs et consommateurs de pétrole, à toutes les conférences internationales où les prix du pétrole et ceux des autres matières premières sont élaborés”, dit la déclaration.Elle indique par ailleurs que le bureau permanent soutient “l’établissement d'organisations latino-américaines et la convocation de conférences et de réunions dans le but de créer de nouvelles institutions multilatérales dans cette région.” Enfin, la déclaration finale invite tous les pays latino-américains à rejoindre le mouvement non-aligné en tant que membres à part entière.Les seuls membres actifs de ce continent sont l'Argentine et le Pérou, qui ont rallié le mouvement lors du sommet d'Alger, Cuba, l’un de ses fondateurs, et des pays de langue anglaise tels que la Jamaïque, Guyane et Trinidad-Tobago.Faisant echo aux discours prononcés par les ministres cubain et péruvien, la déclaration finale dit que “les pays latino-américains comprennent maintenant avec une clarté croissante qu’ils font partie de l'ensemble du tiers monde.” L’AIE s’entend sur le prix minimum sans préciser de chiffre PARIS (Reuter) — Les 18 pays membres de l'Agence internationale de l’Energie, réunis depuis mercredi à Paris, se sont mis d’accord à l'unanimité sur une formule destinée à protéger la rentabilité de la mise au point de sources d’énergie autres que le pétrole.Ils ont par ailleurs défini leur stratégie pour les entretiens préparatoires avec les pays producteurs de pétrole, qui se dérouleront à Paris en avril, en préparation de la grande conférence prévue pour cette année.L'Agence internationale de l’Energie a adopté trois mesures liées entre elles, destinées à encourager et sauvegarder les investissements dans la mise au point de sources d’énergie hydro-électrique, nucléaire, ou autre, en les protégeant contre une baisse soudaine des prix du pétrole qui les rendrait non rentables.Le vicomte Etienne d’Avignon, président de l'Agence, a déclaré après la séance que les Etats membres étaient convenus d’un “niveau de prix minimum commun garanti en dessous duquel le pétrole importé ne devrait pas etre vendu sur leur marché intérieur ".M.d’Avignon a précisé que les pays membres de LAIE pourraient acheter du pétrole au-dessous du prix minimum mais que par l’effet de taxes et autres mesures individuelles, ce pétrole ne serait pas disponible sur le marché intérieur au-dessous du prix convenu.M.Thomas Enders, secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis a approuvé les décisions de l’Agence qui reprennent fondamentalement l’idée de prix-plancher pour le pétrole avancée au départ par les américains.De source autorisée américaine, on explique que dans une première période, il se pourrait qu’on détermine un éventail de prix planchers au sein duquel chaque pays pourrait choisir le chiffre qui lui convient le mieux pour protéger ses investissements dans les autres sources d’énergie.Mais plus tard, il y aurait un prix unique pour tous les Etats membres.Cet éventail de prix n’a pas encore été fixé, ni le prix spécifique final, précise-t-on de même source.En dehors de cet accord sur une sorte de prix plancher, l’Agence internationale de l’Energie s’est déjà mis d'accord sur des mesures communes d’économies de pétrole et sur la mise sur pied de lignes de crédits de 25 milliards de dollars pour venir en aide aux pays membres ayant des difficultés de balances de paiements provenant de la hausse du prix du pétrole importé.M.d’Avignon a précisé que la réunion de Paris n’avait pas discuté quel devrait être le chiffre minimum retenu, ajoutant: “Et ce ne sera pas fait avant le dialogue imminent entre pays consommateurs et producteurs".Certaines informations faisaient état d’un éventail de prix entre quatre et sept dollars le baril (les prix courants sont entre dix et onze dollars) mais de source autorisée américaine à Paris, on estime que quatre dollars serait un chiffre trop bas pour protéger la mise au point coûteuse de souces d’énergie, autres que le pétrole.Par ailleurs l’Agence internationale de l’énergie a également décidé de coopérer dans la recherche et le développement de l'énergie, y compris des programmes bénéficiant du soutien commun, sur une base projet par projet.M.d’Avignon a précisé que les décisions avaient été adoptées à l’unanimité bien que la Suède, qui fait objection à un prix minimum, se soit abstenue.M.d’Avignon a souligné qu’aux termes des règlements, une abstention ne porte pas atteinte au consensus du conseil des directeurs et qu’en conséquence les décisions ont été prises à l’unanimité.Un déblocage à la CSCE ?GENEVE (d’après Reuter et AFP) — D’importants progrès réalisés cette semaine à Genève à la conférence européenne sur la sécurité et la coopération ont rendu plus probable l’éventualité d’un sommet final le 30 juin sur ce thème, comme l’a proposé M.Leonid Brejnev, ont déclaré des délégués de pays occidentaux et de pays neutres.L’URSS en effet, indique-t-on de même source, a annoncé qu elle “manifestera une attitude plus souple” en ce qui concerne les “paramètres” concernant la publicité des manoeuvres et des mouvements de troupes, c'est-à-djre les délais de notifications, l'importance des effectifs et l’étendue des zones où devraient être signalés les mouvements militaires.Toutefois, ajoute-t-on, les Soviétiques ont proposé que cette notification soit “volontaire” ce qui parait aux yeux de certains experts signifier qu’elle pourrait être facultative, alors que la plupart des Occidentaux et les pays neutres souhaitent qu’elle soit obligatoire.Cette question des “mesures militaires de confiance" comme l'appellent les négociateurs de Genève, est l'une des plus epineuses que traitent les délégués des 33 pays du continent européen (Albanie exceptée), ainsi que des Etats-Unis et du Canada.Cette semaine, la conférence a réalisé des progrès en ce qui concerne les conditions de travail des journalistes et l'éducation.Elle a constitué un groupe de travail, sur proposition de la Suede, pour étudier l'organisation de sa troisième phase, ont ajouté les délégués.LISBONNE (AFP) - Derrière la façade d’une ville qui vaque tranquillement à ses occupations, Lisbonne connaît actuellement une intense activité politique.Le remaniement ministériel qui était prévu pour hier au plus tard lorsqu'il fut annoncé à la fin de la semaine dernière, n’a toujours pas été mis au point.Le général Vasco Gonçalves, premier ministre, a multiplié depuis le début de la semaine ses rendez-vous avec les leaders politiques des trois partis de la coalition et du Mouvement démocratique portugais, ainsi qu’avec diverses personnalités militaires pour mettre au point la répartition nouvelle des ministères.D’après les impressions recueillies dans les milieux politiques, ou est enclin à penser que certaines difficultés sont à l’origine du retard apporté au remaniement ministeriel.Ces difficultés auraient surgi à la suite d’exigences présentées par le parti socialiste.On rappelle en particulier que le parti de M.Mario Soares a toujours contesté le caractère représentatif du Mouvement démocratique portugais dont l’entrée au gouvernement est considérée comme plus que probable.Le parti socialiste n’a rien perdu de sa combativité et M.Mario Soares, son secrétaire gé- néral, en donnait une image mercredi soir au cours d’un meeting à Porto, lorsqu’il proclamait la nécessité d’une unité de la coalition “dans le respect mutuel et sans partis hégémoniques déguisés".L’allusion au Mouvement démocratique portugais que le parti socialiste a souvent dénoncé comme un “satellite du parti communiste” est évidente.Cette situation tend à démontrer que, malgré sa position de force, te Mouvement des forces armées n’entend rien faire en dehors des partis et a conscience de l’importance primordiale du parti socialiste.Selon certaines rumeurs, M.Mario NOUVEAU BUREAU de la S.C.H.L.à UVAL La Société Centrale d’Hypothèques et de Logement annonce l’ouverture d’un nouveau bureau à Laval.L’ouverture aura lieu le lundi 24 mars à 8 h 30.Le gérant, Monsieur Réal Lapierre ainsi que les membres de son personnel,qui sont à votre entière disposition, seront heureux de vous y accueillir.Ce nouveau bureau a été créé pour desservir les comtés de Laval, Duvernay, Terrebonne, Argenteuil-Deux-Montagnes ainsi qu’une partie du comté de Labelle.ÉDIFICE G.L INC.Bureau 530 3, Place Laval Laval H7N1A2 Tél.: 663-9300 Société centrale d hypothèques et de logement Central Mortgage and Housing Corporation p; mettre dans la balance sa participation et celle de ses amis au gouvernement.La pression ainsi exercée par le secrétaire général du parti socialiste n’est pas négligeable.En effet, l'absence de ce parti dans la coalition gouvernementale enlèverait au régime portugais le “crédit démocratique” qu'il peut espérer dans le monde notamment en Europe occidentale.L'argument est d'autant plus fort que la suspension du parti de la démocratie-chrétienne, membre de l’Union européenne des démocrates-chrétiens, a soulevé en Europe de violents remous qui risquent d’apporter un très gros prejudice à l’image extérieure d’un Portugal démocratique.Selon certains milieux, M.Soares, quitterait bien le ministère des Affaires étrangères où il serait remplacé par le commandant Melo Antunes (socialisant) proche des pays du tiers monde.M.Saores obtiendrait comme MM.Alvaro Cunhal, secrétaire général du parti communiste et Magalhaes Mota, membre dirigeant du parti populaire démocratique, un ministère sans portefeuille.Cela ne signifierait pas une diminution de son influence, puisque les ministres sans portefeuille ont un droit de regard sur l’activité des autres ministères.Le ministère des Affaires sociales serait confié à M.José Manuel Tengarrinha, l’un des dirigeants du MDP.On donne également pour probable le départ du gouvernement du commandant Vitor Alves, ministre sans portefeuille, qui serait nommé représentant permanent du Portugal à l’ONU.Création du fonds de 25 milliards PARIS (AFP) — Les ministres des Finances des 24 pays membres de l’OCDE se réuniront au siège de cette organisation à Paris, le 9 avril, pour signer l’accord créant le fonds de soutien financier de l'OCDE de 25 milliards de dollars.Les négociations, indique un communiqué de l’OCDE, sur le fonds de soutien financier proposé par M.Kissinger, ont été menées à bonne fin au cours du dernier week-end par le groupe de travail ad hoc du conseil de l'OCDE.% as as & as Si ss as Quand on a I ; ¦ les moyens '¦ * ?m»x* VS Op comvois/Efi f/c.V Cour;- / v " 77m Urn mit/ oj \ fijioleon COGNAC ""•“K t» H,A»r.K COURVOIStER t01 16-JARNAC-FRANCE 122-E $14.80 COUWOISIU COOM.AC .Si S Le seul cognac vieilli à l'ombre de Napoléon Représenté par J.M.Douglas International SS Si SS SS Si Si Si SS SS I ?ÜE DEVOIR Cahier % Montréal, vendredi 21 mars 1975 La presse et les enquêtes gênent le fonctionnement de la CIA, affirme Colby WASHINGTON (AFP) - M.William Colby, directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) déclare dans une interview accordée au Washington Star, que les révélations dans la presse et les enquêtes menées par plusieurs commissions sur les activités clandes-tinés de la CIA nuisent au bon fonctionnement du service de renseignement et de contre-espionnage américain.“Un certain nombre d'Américains (résidant à l'étranger) nous ont fait savoir qu'ils ne veulent plus travailler avec nous.Ce ne sont pas des agents mais des Américains qui nous ont aidés dans le passé de diverses manières.Des services de renseignements étrangers nous ont indique que la poursuite de la collaboration avec nous les préoccupait.Nous sommes en train de perdre certaines sources de renseignement." M.Colby ajoute qu’il est maintenant de mode de rendre la CIA responsable de tous les incidents qui se produisent dans le monde: par exemple, au Mexique, la CIA est accusée d’avoir fomenté les troubles à l'université de Mexico, ce qui, dit-il, est rigoureusement faux.En ce qui concerne le Chili, M.Colby affirme que la CTA n'a rien eu à voir avec le renversement et la mort d’Allende.“Noire plan consistait, explique M.Colby, à essayer d'aider certaines forces démocratiques en prévision des élections de 1976 dans l'espoir qu'elles l'emporteraient sur M.Allende.Mais la politique de M.Al-lende a créé une telle confusion dans le pays — et pas la CTA — que ce sont les militaires qui ont pris le pouvoir.Si vous me demandez si ce fut un succès pour la CIA ou un céhec, je répondrai que ce fut un échec dans le mesure où les forces démocratiques n’ont pas remporté les élections au Chili".Repli incluant Abou Rodeis, mais sans les cols ?Israël soumet des “propositions détaillées n ASSOUAN (AFP) — "J’apporte de nouvelles suggestions israéliennes que je vais transmettre au président Sadate et après cela nous pourrons décider où nous en sommes", a déclaré M.Kissinger en arrivant hier soir à Assouan pour rencontrer à nouveau le président Sadate après une journée complète de discussion à Jérusalem.L'impression recueillie auprès des journalistes américains qui voyagent avec M.Kissinger est que la journée de discussion avec les responsables israéliens a été très dure.Les pronostics de ces journalistes sont apparemment très réservés.De son côté, M.Shimon Peres, ministre israélien de la Défense, qui avait accepté de répondre aux questions des journalistes à l’issue de la réunion extraordinaire, hier après-midi, du gouvernement israélien, a indiqué que des “propositions détaillées” avaient été soumises au secrétaire d'Etat pour qu'il les remette au président Sadate.Ces “propositions détaillées", selon certaines sources, pourraient signifier que le cabinet israélien a envisage des solutions nouvelles qui vont dans le sens des Egyptiens et qui tiennent compte de leur refus d'un accord politique sur la non- belligérance.Ces solutions iraient au-delà du premier mandat donné au premier ministre israélien, M.Yitzhak Rabin, qui proposait un repli de 30 à 50 kilomètres sans les cols stratégiques et sans les puits de pétrole d'Abou Rodeis.Selon les mêmes sources, Israël aurait peut-être proposé un repli incluant Abou Rodeis, mais sans les cols.D'autre variantes ont été également peut-être envisagées.Dans sa déclaration aux journalistes, le ministre israélien de la Defense a refusé de dire si le secrétaire d'Etat américain avait, de son côté, soumis ses propres propositions.Il a souligné toutefois que "s’agissant d’un dialogue, des idées et des suggestions étaient échangées de part et d'autre." M.Kissinger avait prolongé son séjour à Jérusalem, après avoir fourni au gouvernement israélien certains "éclaircissements".Il a conféré pendant trois heures avec les négociateurs israéliens, à la suite d'une décision du gouvernement de M.Yitzhak Rabin, qui revenait à refuser d e-vacuer les cols stratégiques de Mitla et de Guidi, en échange des concessions offertes jusqu'à présent par les Egyptiens.A l'issue de cet entretien, le gouvernement israélien s’est de nouveau réuni, tandis que le secrétaire d'Etat américain, qui aurait dû partir pour Assouan, prolongeait son séjour a Jérusalem, dans l'attente des résultats de la discussion.Selon la radio israélienne, après 10 heures de délibérations, le gouvernement de M, Rabin a décidé de s'en tenir à son offre primitive à l'Egypte, à savoir que les Israéliens se replieraient d’une cinquantaine de kilometres dans le Sinai, mais garderaient les cols stratégiques de Guidi et de Mitla, ainsi que le gisement pétrolifère d'Abou Roudeis, sur la mer Rouge.Cependant, le jounal Haaretz rapporte que le gouvernement israélien aurait élaboré une contre-proposition à l'intention des Egyptiens: les Israéliens se retireraient d une cinouantaine de kilomètres et évacueraient le gisement pétrolifère, mais garderaient les cols.Cette proposition ne serait faite, déclare le journal, qu'à condition que Le Caire prenne à l’égard d’Israël un engagement plus ferme de non-recours aux armes.Pour sa part, le président Anouar Sadate estime, dans une interview publiée par la revue Al Hawadess, que les “garanties réclamées par Israël en contrepartie d'un nouveau repli du Sinaî" ne doivent être soulevées qu’à Genève dans le cadre d'un règlement global et définitif.” En effet, selon le président égyptien, dont l'interview a été recueillie mardi dernier, l'actuelle mission Kissinger ne doit porter que “sur le retrait d'Israël des passes stratégiques de Mitla et de Giddi, ainsi que du champ pétrolier d’Abou Rodeis, s'accompagnant d'un retrait analogue, simultané ou non, des autres fronts arabes." Le président confirme d’autre part, sans en préciser le nombre, que l'URSS a fourni mais avec un certain retard des Mig-23" à l'Egypte.Impasse chypriote Quatre missions analogues auraient eu lieu Sous-marin russe: la CIA n’était pas seule NATIONS UNIES (Reuter) - Les Chypriotes-Turcs ont rejeté la proposition de reprendre leurs conversations de paix à Genève, et le secrétaire de l'ONU, M.Kurt Waldheim, a rejeté une contre-proposition prévoyant une rencontre à Téhéran, ceci pour des raisons techniques, apprend-on de source informée aux Nations unies.Les Chypriotes grecs avaient donné leur accord pour que les conversations aient lieu à Genève du 21 avril au 5 mai.M.Waldheim, qui doit se trouver à Genève le 5, a fait savoir qu’il n'était pas en mesure de se trouver alors à Téhéran.De nouvelles consultations auront lieu pour fixer le lieu et la date des négociations, demandées il y a une semaine par le Conseil de sécurité.WASHINGTON (d'après Reuter et AFP) — La Central Intelligence Agency (CIA) pourrait ne pas être le seul organisme fédéral américain impliqué dans la récupération d'un sous-marin soviétique qui a coulé par 5,000 mètres de fond à 1,200 km au nord-ouest d'Hawai.L’opération effectuée au cours de l'été dernier par le Glomar Explorer et qui s'était soldée par un demi-échec — le bâtiment de récupération n'étant parvenu à remonter que la partie avant du submersible, la moins intéressante pour les services secrets — avait coûté plus de $350 millions.La CIA ne disposant pour budget annuel que de $750 millions, il est possible qu’une autre agence de renseignements américaine, la National Security Agency, qui dispose d'un plus gros budget, ait également participé à l’opération.L'objectif de cet organisme est tout d'abord de découvrir les codes secrets employés par les puissances étrangères.Elle aurait eu tout a gagner de la récupération d’un sous-marin construit en 1958, un modèle aujourd'hui largement déclassé.Les messages codés et décodés se trouvant à bord du bâtiment coulé auraient été d'une valeur inestimable aux spécialistes américains qui s’efforcent de déchiffrer les nombreux messages codés échangés entre le quartier général de la flotte soviétique du Pacifique, installé à Vladivostok, et les sous-marins en patrouille au moment de l’accident.Interrogé sur une éventuelle implication de la NSA, un porte-parole de la CIA s’est contenté de répondre: “Eh bien, nous sommes tous intéressés, n’est-ce-pas?" Le Glomar Explorer, qui a récupéré un tronçon du sous-marin soviétique, était muni d'appareils de levée qui lui permettaient de récupérer des objets allant jusqu’à 800 tonnes et il lui aurait été donc impossible de soulever intact le submersible qui jaugeait 2,800 tonnes, écrit hier le Washington Post.De toute façon, écrit le quotidien américain, citant des sources, des photographies sous-marines prises par la CIA en 1970 indiquaient que le sous-marin so-viétiques'étaitcasséen quatreou cinq par- Une dizaine de suspects-espions ont été enlevés illégalement par le FBI NEW YORK (AFP) - Le New York Times affirme, dans son édition d'hier, que le FBI a enlevé illégalement dans les années 60, “moins d’une dizaine" de personnes suspectées d’être des espions travaillant pour des puissances étrangères.Citant deux membres du FBI, qui ont eu connaissance directe de ces opérations d'enlèvements clandestins, le journal précise que ces enlèvements furent abandonnés vers 1965.C'est le chef du FBI d’alors Edgar Hoover, qui approuvait personnellement ces opérations.Le nombre de personnes qui en étaient informées au FBI était très limité, ajoute le New York Times en se référant aux deux agents.Ces enlèvements, qui selon le journal, ont été également confirmés par deux autres agents du FBI.visaient essentiellement des étrangers entrés illégalement aux Etats-Unis et suspectés d'être des espions au service de pays communistes.Ce genre d'opération avait été mis sur pied au plus fort de la guerre froide, lors d'incidents tels que ceux ayant accompagné la crise des missiles de Cuba.La mision des ravisseurs était de “retourner” l’espion communiste (en général au service du KGB) et d'en faire un agent double.Aucune torture physique ne lui était infligée.Une fois capturé, dit le journal, l'espion était gardé dans une maison particulière parfois pendant plusieurs semaines.Il y subissait, en revanche, une sorte de lavage de cerveau.Les agents du FBI ne le quittaient plus d'une semelle.Un membre du FBI dormait même dans son lit avec lui et il était sous surveillance constante jusque dans le cabinet de toilette.Au bout d’un certain temps, l'espion communiste cédait devant un tel régime et devenait agent double Aucun de ces espions n'a perdu la vie lors de ces enlèvements, soulignent les sources du New York Times.Vers 1965, cependant, les équipes du FBI chargées de ces opérations commencèrent à s’inquiéter du caractère totalement illégal des enlèvements.Ils voulurent avoir des ordres écrits de M.Hoover, ce que ce dernier refusa.Les kidnappings furent alors abandonnés.a-é?r xj°^S Vv NeC 0^S po"e 0 ties qui gisaient au fond de l'océan.Le quotidien ajoute qu'une partie du kiosque du sous-marin a été ramenée à la surface.Ce qui pourrait indiquer qu’au moins une des têtes nucléaires des missiles, dont le sous-marin était armé et où ces armes étaient gardées, a peut-être été récupérée.De son côté, le sénateur démocrate Frank Church, président de la commission d'enquête sur les activités de la CIA, a déclaré que “si la CIA peut dépenser $350 millions pour renflouer un sous-maiin vieux de dix-huit ans, alors l’agence doit suivre des critères liant coûts et bénéfices”.Les membres de la commission sénatoriale auraient étudié hier s'il fallait demander la démission du directeur de l'agence, M.William Colby.L'objet de la mission du Glomar Explorer était, selon des journalistes américains, de récupérer trois missiles nucléaires et des ordinateurs de codification se trouvant dans la partie arrière du bâtiment, mais ces précieux équipements reposent toujours au fond du Pacifique.Le Watergaffe rebondit PARIS (AFP) — Rebondissement dans l'affaire des écoutes du Canard Enchaîné: le juge d'instruction Alain Bernard a rendu hier une ordonnance indiquant que les inspecteurs de la DST ne pouvaient invoquer le secret de la défense nationale pour refuser de témoigner.Le magistrat donne ainsi entièrement gain de cause à Me Roland Dumas, avocat de M.Roger Fressos, directeur du Canard partie civile.Me Dumas avait en effet, réclamé l’audition des inspecteurs et dans un mémoire, l’avocat expliquait que les inspecteurs de la DST ne pouvaient refuser de témoigner et d'être confrontés avec les témoins, sous prétexte qu'ils étaient couverts par le secret de la défense nationale.Le parquet a aussitôt interjeté appel de cette décision du juge Bernard.M.Fressos qui s'est rendu hier après-midi, au palais de justice ou le juge Bernard lui a notifié le texte de son ordonnance, a décla- ré: “La décision est conforme à notre thèse.Nous constatons malgré tout qu elle intervient 16 mois après le début de l'enquête et après des mises en demeure adressées par notre avocat au procureur de la république pour forcer le barrage opposé par les ministres de l'Intérieur et de la Justice.Ce barrage n'a pas sauté complètement, puisque le parquet a déjà fait appel de cette ordonnance, sans prendre le temps de la réflexion.C’est donc la chambre d’appel de la Cour de Paris qui tranchera en fin de compte le problème".De son côté, Me Roland Dumas estimait que la décision du juge était très importante: “Elle consacre un principe du droit français, selon lequel le judiciaire ne doit pas craindre de s'opposer à l'administration et à son propre ministre, dès lors que le problème touche aux libertés individuelles ", Avant d’en acheter une bouteille, goûtez-y d’abord après un bon repas dans un restaurant.Une des délicieuses façons d'offnr Irish Mist /'Irish Mist Coffee Dans un gobelet 1 oz d'Irish Mist.-J 3 oz de café noir chaud.1 cuillerée de crème fouettée Ne pas mélanger Pour d autres recettes écrivez a Service aux consommateurs s Walter Trudeau Les Distilleries Corby Ltee Case Postale 308 Succursale B Montreal P-H.OZS.[/J//* méiïü (/J- .////M'// i or 212-1 $9.40 Ça vous brasse jusqu’au fond de l’âme Distillé et embouteillé en Irltnde per The Irish Mist Liqueur Co Ltd Distribué per J M Dougles et Cie Liée de Montréel 12 • Le Devoir, vendredi 21 mars 1975 arts et spectacles LES FILMS MUTUELS en association avec LES FILMS CLAUDE MICHAUD présentent / un îles Hlins les.plus hnulcwi.siints de l'histoire du eincnui.' YVES MONTAND MICHEL PICCOLI SERGE REGGIANI GERARD DEPARDIEU Vincent, v François; Paul et les autres UN f II m ni CL AUDE SAUTE! CREiïlAZIE ST-DENIS-CREMAZIE 388-4210 SEM.: 7.20-9.30 12.30-2.45-5.00-7.20-9.30 / ¦"" ' ."" > Un accueil unanime pour le chef-d’oeuvre de ’75 Ce film efface fous les réalisateurs du moment.Il est unique et il faut le voir.Paris Match L' Film d'Ingmar Bergman, "Scènesde la VieConjugale", rabais-s'.tous les autres films présentés cette saison à une dimension lilliputienne.Jamais je n'ai vu film aussi puissant, aussi intelligent, aussi lucide.John Hofsess, Maclean La richesse du film découlé de la richesse de l'expérience de Bergman.Jean-Louis Bory, Nouvel Observateur Oeuvre d'une force irrésistible et d'une intelligence indestructible.T.E.Kalem, Time Jamais sûrement n'avait-on montré de façon si bouleversante cet art de s'aimer: de façon terrestre et imparfaite qui est la nôtre.Pierre Billard, Journal du Dimanche Certes Turf des films les plus importants jamais produits.John Simon, Esquire (janvier 1975) "Scènes de la Vie Conjugale", c'est la mort et la resurrection du couple, la minute de vérité de cette longue analyse sourde et cruelle à propos de la relation entre deux êtres.Anne de Gaspén, Le Quotidien de Paris L'un des plus grands films qu'il m'ait été donné l'occasion de voir.Un chef-d'oeuvre de profondeur intime, de sensibiIite, de sagacité et d'intelligence.Rex Reed, New York Daily News C'est de toute évidence la beauté et la générosité qui situent ce chef d'oeuvre au-dessus des considérations banales sur le couple.Henri Chapier, Le Quotidien de Paris "Scènes de la Vie Conjugale” est probablement le plus accessible des 40 films d'Ingmar Bergman.Joseph Gelmis, Newsday Un film d'une authenticité et d'une dimension humaine rare.Georges Dascal, La vie ouvrière • Jamais plus il ne sera possible de faire un autre film aussi fascinant, aussi profond et d'une grande qualité traitant de ce thème.Winsten, New York Post C'est à une mise à nu de notre vie que Bergman se livre.Jean-Luc Drouin, Télérama Selon moi, "Scènes de la Vie Conjugale" est l'un des films les plus marquants de l'année.Gene Shalit, NBC-TV Chez Bergman la facination est immédiate.Evelyne Michel, Télé Sept Jours On voudrait que le film dure indéfiniment.Liz Smith, Cosmopolitain Tout l'accent est mis sur le dialogue si riche qu'on voudrait ne pas l'oublier.Brigitte Vuibert, Elle Enfin un couple de tous les jours.Ni excentrique ni demeuré.Jean Mara, Minute À l’affiche Les FILMS MUTUELS présentent le chef d'oeuvre de INGMAR BERGMAN Scènes de la Vie Conjugale interprété par LIV ULLMANN et ERLAND JOSEPHSON avec Bibi Andersson.écrit produit et réalisé par INGMAR BERGMAN le oouRHin IHUilEN nts DUERYlltt 721 6060 UIN MJVEN 6.30-9.15 SAM 1.20-4.05-7.00 9 35 DIM 12.50-3.40-6 30-9.15 TOUS LES COMÉDIENS SONT EXCELLENTS F POUR GILBERT SIC0TTE EST REMARQUABLE.UN FILM A VOIR M.PECLET OIM.MATIN R.H.ROY ETUDIANTS $1.50 un lilm de lean-claude Uhrecque une histoire d'héritage une nisioire a nernuge vautours gilbert monique carmen amulette sicotte mercure trembla/ garneau FESTIVAL 1206, STE-CATMERINE E.525-8600 LUIS BUNUEL POUR TOUS 35 MILTON / 042-605^ HORAIRE LUN a VEN 7 30; 9 30 SAMEDI 1 30; 3 30.5 30; 7 30; 10 00 DIM 130; 3.30, 5 30; 7 30.9 30 SALLE RESNAIS Semaine FANTOME sJi, DELA LIBERTE UN FILM 'Un film qui se passe très bien de poteaux indicateurs et de mode d'emploi.L’éblouissement sutfit.” — Le Monde "Quel souffle, quelle allure, tout vole en éclats comme sous le double bang d'un supersonique traversant le mur de la connerie.” — Le Nouvel Observateur "Eblouissant de fraîcheur, tantôt féroce et tantôt facétieux, toujours serein, souvent déconcertant, drôle, oui, drôle et, pour tout dire, assez génial.” — L’Express "Ces gags "hénaurmes" (ont pâmer de rire.Le grand vent du surréalisme continue de souffler sur Bunuel.” — Le Point “Contre ce fantôme de liberté, Luis Bunuel a construit une nouvelle machine de guerre superbe et bizarre qui est un chet-d'oeuvre." — Telerama miemyeni, uruie ei caustique, evoquam I ironie et le persiflage d’un Voltaire.” — Quotidien de Paris Le plus beau film de Tanner un événement poétique.- LE NOUVEL OBSERVATEUR SALLE EISENSTEIN 14 ANS un film de ALAIN TANNER Après "W.R.Les mystères de l’organisme” voici le plat de résistance.¦ IP PASSE* IC0MBATÎ SweerMowe "Sweet Movie" provoque un dégagement d’Oxone érotique./2 9 Va .Junior Industrials 9 Va Belg Stand 1000 85 85 85 Com Hold 2200 60 60 60 -5 Mid Ind 5000 29 28 29 Prefac 500 125 125 125 -25 SXL Div 3500 Mini' 11 11 s el pétrole 11 Abitib Asb 200 112 112 112 -3 Acroll Ltd 600 33 33 33 -2 Albar 782 15 15 15 -5 Basic Res 11900 $5 Va 4% 5 + Va Bellechs 2000 19 19 19 Beltere 3000 76 76 76 Bison Pet 2115 400 400 400 Cadillac Ex 3600 93 90 90 -5 Chsbér 1 500 75 75 75 -5 Chibex 3600 125 125 125 +3 Com N 1000 50 50 50, + 1 Con Dev 3000 15 15 15 +5 Dumont 15500 22 17 22 +5 Dyn Mn 9000 75 70 75 + 11 East Mal 1800 430 410 430 Fannex 1500 23 23 23 Flint Rk 500 15 15 15 Fort N 200 $8 Va 8 Va 8 Va Gaspe Q 4900 175 172 174 + 1 Goldex 175 315 315 315 -35 Gold Hk 9500 20 20 20 Gr Coast 1000 51 51 51 -19 Invictus 7000 17 17 17 +4 Kiena 3940 280 275 275 -5 Kingswd 3000 4 Va 4 Va 4 Va -39 Ligneris 4000 12 11 Va 11 Va + Va Lynx CEx 18000 129 125 129 +3 Mcdn m 1500 90 90 90 Massval 500 19 19 19 -1 Menorah 15000 16 14 Va 16 +4 Mistango 1500 4 4 4 + 2 Mt Laur U 500 39 39 39 -2 Mt Jamie 30000 28 27 28 + 1 M Pleas 1500 18 Va 16 18 Va +4 Va Muscoch 11150 45 43 45 + 1 N Jobu 3500 55 54 54 -1 N Insco 1000 44 44 44 NA Asb 7000 32 30 30 NA Rare 1000 10 10 10 Nordore 2700 85 82 85 Phoenix 1700 180 180 180 -5 Que Expl 26500 74 70 74 + 1 Que Coblt 100 120 120 120 Roy Agas 4100 72 68 70 +3 Shield Dv 1000 40 40 40 +34 Sil Stack 14200 73 70 70 -1 S Dufault 10000 9 Va 7 Va 7 Va Stafrd 1000 80 76 76 -12 Sturgeon 1500 18 18 18 -7 T agami 1000 14 14 14 Troilus min 3000 17 17 17 -1 W Q Mn 1000 30 30 30 Wh Star 3000 24 23 24 + 1 $18 173/4 18 + $173/4 173/4 173/4 - 7 - »/4 7Vb + Vi Vs hors cote $7 $7'/8 7 67/b les devises MB Ltd 740 $23 Va 23 Va 23Va + ft Maritime 100 $16 16 16 - % A; Mal Rare L 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$7J4 7*4 7*4 + Va Placer 100 $15% 15% 15% - Pow Corp 1892 $9% 9*4 9% + vs Pow C 5 pr 200 $10ft 10’4 10 ft Afrique du Sud Hand 1 5000 Allem.igne Deutsche M 4322 Angleterre Livre 2 4287 Argentine Peso aoio Australie Dollar 19975 Autriche Schilling 0609 Belgique Franc 029215 Brésil Cruzeiro N 1330 Danemark Couronne 1844 Espagne Peseta 0180 France Franc étr 2387 Hollande Florin 4224 Italie Lire 001592 Japon Yen 003483 Mexique Peso 0801 Etats-Unis Dollar 1 0000 Norvège Couronne 2037 Nouvelle Zélande Dollar 1 3510 Suède Couronne 2551 Suisse Franc 4040 Provigo 8100 Qebcor 1600 Reed S a 16550 Res Ser 15500 Ronald Fd 250 Royal Bank 7195 Ry B r 100326 Ry Trt a 420 Russell 8300 St L Cem A 200 Seagram c 1654 Shell Can 635 Simpsons 475 Stelcoa 1425 Sup Elec Texaco Thom A Tor Dm Bk 1182 Tot Pet A 3175 Tr Can PL 3700 Trans Mt 500 Trizec Crp 153 Unlgescob 1500 sy $7 $7 170 9 6’/a 7 170 500 16345 800 $123/4 12*4 $303* 30 460 43 $233/4 23*4 $12 lift $16'/4 16'/4 $31 30ft $15ft 15'/a $8ft 8V4 $27'/a 27Va 45 45 $34Va 34'/4 $12Ve 12ft $40Va 40Va $5 Va 5ft $11ft 11 $103/4 1Q3/4 $19 19 100 100 + Va ft 9 7 7 170 -10 123/4 - Va 30 - ft 45 -2 23*4 12 16V4 30 ft 15ft 8ft 27 Va 45 -5 34'/4 -f >/4 12ft - ft 40 Va + ft 5 Va 11 -ft 103/4 + ft 19 + ft 100 ft dividendes Banque provinciale du Canada: 25 cents payables le 1 mai aux actionnaires inscrits le 31 mars.Sandwell and Co.: classe A, 15 cents; classe B, 12.75 cents, tous payables le 16 avril aux actionnaires Inscrits le 9 avril.Warnock Hersey International: cinq cents payables le 31 mars aux actionnaires inscrits le 27 mars.Privilégiées, 37.5 cents payables le 30 avril aux actionnaires inscrits le 15 avril.new york Moins cinq points La chute des cours s’est poursuivie hier à Wall Street, où l'indice des industrielles a clôturé en baisse de plus de 5 points à l’issue d'une séance irrégulière et modérément active.Le marché, en légère baisse dès l’ouverture s’est par la suite assez nettement redresse, l’indice gagnant jusqu'à plus de six points, avant de rechuter non moins nettement en fin d’après-midi Les ventes bénéficiaires ont à nouveau pesé sur le marché pendant cette troisième séance consécutive de baisse, mais la cote a fait preuve d’une certaine résistance.L'annonce par RCA de la mise au point d’une minuscule dispositif électronique susceptible de réduire assez nettement la consommation d’essence dans les automobiles semble avoir provoqué des achats spéculatifs qui ont alimenté le redressement intervenu en cours de journée.RCA gagne ainsi près de deux points et quelques hausses ont été enregistrées parmi les électroniques et semi-conducteurs tandis que les automobiles et pneumatiques clôturent sur une note soutenue.Parmi les compartiments les plus en baisse figurent les ordinateurs où IBM perd 5 points tandis que Burroughs recule de 2 7-8 et les mines d'or où American South African perd 4 3-8 et lome Mines 1 5-8.L’indice Dow Jones a perdu 5.45 points et a clôturé à 764.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch.ACF In 8 36 41ft 40 Va 41 - ft Dart Ind 8 134 24 23 Va 23Va- % Addrsso 207 7Va 6% 6% Deere 7 605 42% 41 ft 41%— % Alcan Al 5 217 20% 20 Va 203/4+ ft Denn Mf 4 54 16ft 16 16 - % Alleg Cp 3 3 8*4 8% 8%+ Va Dexter C 7 5 10% 10% 10%- Va Allis Ch 5 315 10 ft 9 Va 9 Va .Digital Eq 23 228 90Va 8 6 Va 87 -1% Alcoa 8 335 39 ft 38 ft 38%— Va Disney W 26 506 44% 43 Va 43ft+ Va Ambac 6 676 12ft 9ft llVa + 1% Dr Peppr 24 322 12 Va 12 ft 12ft.Am Hes 3 111 18 17ft 17%- % DomeM 15 174 55 53 53%—1% Am Airl 12 189 9 83/4 83/4- Va Dow Ch 12 672 75 Va 73 73ft-1 A Brnd 8 57 39Va 39 Va 39Va+ Va duPont 12 683 99% 98 98%-lVa Am Can 6 129 33 ft 32 Va 32%- ft Eas Kod 24 766 95 92Va 92%— % A Cyan 8 335 26 Va 25% 25*4- ft Eaton 5 104 27 Va 27% 27ft+ ft A Home 27 869 38% 38 38 - % EIPNG 5 68 12% 12% 12% Am Mot 14 398 6ft 5% 6 Va Eltra Cp 5 47 25% 25 Va 25% ASmlt R 4 122 17% 17 17ft+ Va Esmark 5 31 28% 27% 27%— % Am Stand 5 47 13ft 12*4 ma- Va Ethyl Cp 4 41 31 Va 30% 30%-1% Am TT 10 3463 50% 49 49 %—13/4 ExCellO 1 5 69 12% 12 Ve 12Va- Va Ampx Cp 5 437 5*4 4% 5ft+ Va Exxon 5 487 74 ft 72 72%+ % Anacon 4 313 18 17 17 ft Fairch 7 1402 36 Va 32 Va 33%+ % Armco St 4 205 293/4 29 Va 29 Va Fireston 6 75 17 Va 17 ft 17ft Armst Ck 17 178 25 Va 25 25 ft- Va FMCCp 6 227 15% 14 Va 14 Va ASA Ltd 279 80 76% 76%—4% Ford M 10 720 38 Va 36% 37%+ 3/4 Atl Rich 10 313 82’/4 79 Va 79 Va-1 Va Fruehf 9 42 18 Va 173/4 17%+ Ve Avco Cp 65 5 Va 4% 4% Gard Den 15 21 22% 22 22 - 3/4 Avon Pd 21 991 40% 39 ft 393/4- Va Gen Dyn 6 69 30% 29 ft 29ft- % Babck W 6 67 17% 17 Va 17Va- Va Gen Elec 14 931 47% 46 46%— % Bath Ind 148 201 10% 10 Va 10%+ Va Gn Food 10 289 25% 24 Va 25 + ft Baxt La 36 218 44 Va 44 Va 44 Va Gen Inst 5 1807 .11 Va 9% 10% + 1 Beckmn 15 72 34 Va 33% 33%— % Gen Mills 13 92 46 ft 453/4 46ft+ ft Beech A 5 71 10% 10 ft 10Va- Ve Gen Mot 13 1401 44 42% 42%+ ft Bel How 6 58 16ft 15% 15%- Va Gen Port 28 102 7 Va 7 Va 7ft+ Va Benfl Cp 6 323 19 18 Va 18%— % GTelEI 10 J628 21% 21 21 - % 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Tr 16 222 65% 64 ft 65%+ % Inger Rd 13 87 74% 73% 73%- % CBS 11 556 43 41 ft 41%-lVa Interlk 3 18 31*4 313/4 31*4+ ft Celanese 4 455 30 Va 30% 30Va- Va IBM 17 713 216% 209 209 Va-5 Cenco Inc 69 5% 5 Va 5%— Va Int FlaF 35 237 31% 30% 303/4 Chessie 6 79 313/4 30% 30% - % Int Harv 5 181 25 Va 243/4 24 %- % ChrsCrft 30 3% 3% 3%+ % Int Mng 5 52 10% 10ft 10%- % Chryslr 1368 11% 10% 103/4 Int Nickl 6 155 23% 22% 23 ClTFin 8 63 35% 35 35 - % Int Pap 7 437 43% 4 2 Va 42 Va-1ft Cities Sv 6 34 413/4 41 41*4+ % Int TT 6 1345 21% 203/4 21%+ % Clark Eq 8 54 3034 30 ft 30 Vi + % Itek Cp 102 12% 11% 11%+ % Clark Oil 48 8 Va 8% 8Va- ft John Man 8 638 22% 22% 223/4+ % Clorox Co 12 274 10% 10 10 - ft Kayser R 14 6 12% 12*4 123/4 Coca Col 24 399 80Va 783/4 79ft- % Kellogg 18 161 17 Va 17% '17% Coml Sol 8 13 42% 42% 42%+ Vs Kennecot 7 462 35% 34*4 35 + ft Comsat 8 118 37% 37% 37Va+ Vs Kraftco 11 146 38*4 38 ft 38%+ ft Con Edis 4 190 12 11% 11% Krsge SS 29 1186 26 Va 25 25ft- % Cont Can 6 725 26% 2 5 Va 26 Kroehlr 18 3 lift 11% 11% ContCp 11 153 373/4 37 Va 37*4+ % Lib McN 4 30 5% 5ft 5% Cont Dat 178 490 17 16 16 - ft Litton 141 6 Va 6ft 6%- % Copp Rng 3 60 233/4 23 ft 23 ft- ft - Lockhd Air 4 327 6*4 6% 6%— % Copw Cp 4 11 253/4 25 Va 25*4+ ft Loew Cp 6 148 20*4 19% 20 - % CPC Int 11 114 40% 40 40-/4- % Mad SG 13 5 Va 5% 5% .Crane Co 3 58 38 ft 37 Va 37Va- Va Magnvx 35 7% 6% 63/4 Crw Zell 6 177 32% 32% 32ft- % Mallory 7 28 16 Va 15% 15%+ Vs Curtis Wr 9 496 11% 9% 10ft + % Marathn 5 12 lOft 10% 10%- ft Marath 0 6 175 333/4 33 Ve 33%— Va Marcor 1 6 100 203/4 20 Va 20Ve- Va Marlen 20 95 51% 50 Va 50*4-1 Marq Cem 5 13 9V2 9 Va 9 Va.Mars Fd 10 55 25% 25 25%+ Va Martn M 4 243 16% 16 16 Mass Fer 4 64 16 Va 153/4 153/4- % Masco Cp 18 153/4 15 Va 15Va+ Va McDonld 26 668 44 ft 42% 43Va+ 3/4 McDn D 4 61 11 Va 11 Va 11 Va + ft McGr H 8 171 9% 9% 93/4+ Va McIntyre 11 Z1210 44 43 Va 43Va—1 McKee 7 15 21ft 20% 20%+ Va Merck 28 509 77% 76% 763/4-l Merrl Lyn 16 802 16% 16 16Ve+ Va MGM 6 58 33 ft 32 Va 33 + Va Midi Ros 4 166 15 Va 15 Va 15Va+ Va Minn MM 20 611 53 52 Va 52Va— % Mobil 0 4 419 41% 40% 41 ft + 3/4 Mohas 14 40 13 Va 123/4 123/4- Va Mnsant 6 259 533/4 52% 523/4- Va Motorola 20 472 51 Va 49% 49%- ft Nat Distil 4 187 16 Va 16 16 - % Nat Gyp 8 71 13% 13 Va 13%— Va NCR Cp 8 490 27 ft 26 ft 26Va- Va NL Ind 4 109 14 Va 13% 13%— % Norflk W 6 136 66% 65 Va 65 Va-1 Va Northrop 5 46 27 26 Va 26Va- % Nor Sim 11 683 19ft 18% 19 + Va Occ Pet 3 414 13 Va 13 ft 13%+ Va Out Mar 10 47 19% 19 V8 19%+ % Pac Petri 9 16 183/4 18 Va 18Va- ft Pan Air 357 4% 4 ft 4% Penn Cen 109 2 1% 1%- Va Pepsi Co 16 146 59 Va 58 Ve 58ft—1 ft Perk Elm 28 51 273/4 27% 27%+ Va Pfizer 18 563 35% 34 ft 34 ft— % Phelp D 7 205 37Va 36 363/4+1% Phil Mor 15 780 48% 47 ft 473/4- % Pitney B 8 356 15% 15ft 15 ft- Va Polaroid 28 2710 253/4 23% 23%- Va Prct Gm 21 361 94 ft 903/4 903/4-3 Va Pullman 8 58 45 ft 433/4 44Va+ 3/4 Ralston P 16 166 4 2 Va 41% 413/4- Va Raym Int 6 16 11 Va 10% 10%- ft RCA 12 6963 19 15 Va 17Va + l% Relian El 5 21 14% 14 14 - ft Relia Grp 37 7 ft 6% 7ft+ % Rep Stl 3 247 31% 31 31%+ % Rich Mrl 11 245 22’/4 21 Va 213/4- ft Rosario 17 321 43 Va 41 Va 42 -2 Va Royl D 3 282 35 ft 34*4 35 - ft Sanders 95 5 Va 5 ft 5% SFe In 10 126 23 Va 223/4 23 - % Scher PI 28 347 633/4 63 63 ft- 3/4 Scott Pap 8 210 16 Va 16 16ft- Ve Sears R 16 338 6 7 Va 66 66%— Va Sedco Inc 9 108 28% 273/4 28 Shell Oil 5 60 423/4 4 2 Va 42%— % Singer 166 11% 11% 113/4 Smith AO 90 31 9 83/4 9 Sou Pac 7 179 31 30 Va 303/4+ ft Sparton 4 15 7% 7% 73/4 Sperry R 9 648 35% 34 ft 35Va+ 3/4 St Brand 15 101 63% 61% 62Va+ % StOil Cal 4 519 25% 24% 25Va- Va StOil Ind 6 684 42 403/4 41%+ % Ster Drug 18 453 24 Va 23 Va 233/4 Steven J 4 368 14 12 Va 12ft —1% Stud Wor 13 21 253/4 25 253/4+ ft Sun Oil 4 18 33% 333/4 333/4- ft .Sunsh M 13 68 13% 12% 123/4- 3/4 Taft Brd 7 151 22 Va 21% 21 %- % Techniclr 5 16 7 6% 7 + Va Teldyn 9 74 113/4 11% 11 Va Tenneco 6 254 23% 223/4 22%- ft Texaco 4 1078 25% 24% 243/4- 3/4 Tex Gif 6 80 27 Va 263/4 27 + % Tex Inst 24 519 963/4 92% 93%+ Va Textron .1 10 7 190 193/4 19% 19% Thiokol 4 30 12% 12 ft 12% .Time In 7 14 35% 35 ft 35Va+ ft Timkn 6 35 3 2 ft 32 32 + ft Tran Un 9 171 31 28 30 ft+ 1 ft Tranwy 1 6 28 16 153/4 15*4- Va Twen ce 10 79 93/4 9% 9 Va .Un Carb 6 954 54% 53 ft 53%+ % Unit Air 6 207 41% 40 ft 41 + % Unit Cp 32 7 7 7 US Gyps 12 71 20% 20 ft 20%+ Va US Steel 5 1060 57 Va 56 Va 56Va+ Ve Varian A 9 302 10% 93/4 10 + % Walk HA 11 6 40 Va 40% 40 Va Warn Lb 17 273 34 Va 33% 34 ft.Weathrd 4 32 6 ft 6 6 - Va Wolwth 5 146 14 Va 13% 14 + Va Xerox Cp 18 533 76 74 Va 74Va—1% Zenith R 26 313 18 ft 17 Va 17%+ ft Zurn ‘ Ind 10 41 83/4 8 ft 8 ft- % Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 14 2 2 2 2 Amco Ind 4 95 4% 4 4 Va Asamera 8 147 103/4 10 Va lOVa — ft Brascan 3 34 13 Va 13% 13%- % C Javln 78 264 7 Ve 6 7 + Va Creole P 8 17 7% 7*4 73/4 Dome P 10 8 24 ft 24 ft 24 ft — % Dynalec 9 26 3 ft 3 3 - % FordC 4 z330 70ft 68 693/4+1 ft Fresnillo 4 70 32% 30 30 2% Giant Y 17 193 11% 11 11%- % Hartz Mt 20 20 11% 11% 11ft.lmp OIIA 12 76 26 Va 25% 25 %— Va Lk Shorè 9 73 4 3'/a 3 9-16—7-16 Moly wt 40 10 Va 9 Va 9% — % NY Time 6 61 12 ft 11% 11%— 46 NCdn Oils 44 10 4 7-16 4% 4 7-16+3-16 Prat Lmb 12 3 u'/j 11% 11%— % Preston 5 9 \V/i 12% 12%— ft Quebcor 5 3 6', 63/4 63/4 + Ve Syntex 16 1678 39% 37 ft 38%- Ift Wr Harg 24 1 7-16 1 5-16 1 7-16 + 1-16 obligations Baisse des prix Les prix ont généralement accusé des baisses et l'activité était modérée hier sur le marché canadien des obligations.Le court terme a reculé d’environ 10 cents: le moyen et le long termes ont fléchi d’environ un quart de point.Les obligations des provinces ont perdu environ un quart de point et celles des sociétés sont demeurées généralement inchangées.Les bons du Trésor de trois mois étaient disponibles à 6.27 pour cent et ceux de six mois à 6.32 pour cent L’argent au-jour-le-jour était disponible à 6 3-4 et sept pour cent Off, Dcm.GOUVERNEMENT DU CANADA 5’.’ ’ oct.1/1975 99- 4 99-4 A Ta déc.15/1975 lon.4 101*4 3’4 juin 1/1976 o6: 4 96b B, ?4 fcv.1 !97/ 1C7’ a TC8 7, 1er juillet 1977 101’ 4 101b 6 4 1er ftv.1978 99.4 99b C, 9+ avril 1 1978 108’ 109 7’ ; juillet 1 1978 107’ ;.103 , 3'4 oct.1 1979 8/' 4 8/b 6!4 1er avril I98C ‘>’0 98b D, T' 1er duc.i98ü 103’ 4 1C4 4' .' 1er sept.1983 fi?’ a 83 9' juin b 1994 lOû 106’ ; i'o Perpétuel 17 49 (A) Echangeables paur c •*, ch! bâtions de 8 # tchézmï le b déc.193.5.(B ) Echanoefibie:.pour des 9b*; » du 1er fév .1982.(C) Echdngeablê'j "vour ata *’«9o du Isr avril 1984.(D) Echangeables pour d;s 8*.duller déc.1987.PROVINCIALES BC Hydro 8b 2 jan.1982 10?b 1031a BC Hydro 10 2 jan.2000 101 102 Pr., Manitoba 10 5 déc.1999 101 101 Va A N .B.El.11, 1er oct.1999 lC93i 110b Pr.Nfld 10 1er déc.1981 104b 105b NFLD, 10 17 lév.1996 99b 99b Hyd .Ont.7b 10 fév.1982 99b loob Hyd .Ont.9b 10 fév.2000 loob 10I1,4 Hyd .Qucb.9.6 fcv.1985 102 Va 103 Hyd .Qucb.93 4 6 fcv.?CC0 100b iccb Pr.Sjskatch9 , ?déc.1931 104b ictb Pr.! Saskjfc.h 10.?dec.1999 103b lUJb A.G, , r 15 dec.1991-94 671 ¦» 8* z P N.B.7b 1er 1 narr, 1996 94 84’ , 86' a Man .7.8b le r mars 1999 93% 93 b Pr.Man.?b 5 dec.1931 103b ’03b (A) èchanncab les pour net llb du lcr OC f.19/9.SERVICE S PU BU CS Aiid Gas 9b 15 d CC.1990 94 95 Ben 9’a 1er avril 1999 99b ICO Bc 10b 1er avril 1995 99b 99b Mar.Tel.10b 1er rov.1995 1GI 1011; Nor A Cen 93b ' 15 n on, 1990 91 9?ThCda PLir v?o .an.1975 104b 105b INDUSTRIELLES Alcan 10b 1994 101’ i 102b BC Tel 10b 1980 1C5 Bell Tel 11 1996 104 105 CIBC 9b 1995-85 104-i 105 Comm.Union Ub 1995 85 103 DFS 10' 1994 101 102 Eaton 10' ; 1994-80 10?105b M.B.11b 1995 106b Hudson Bay P o 1 1b 1995 1C5 106 IMO 10b 1994 ICS 106 Sielco 10' s 1994 lC5b 106b Ryl Bank 10 ' 199-189 1C6 107 TRP 9 1983 89
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