Le devoir, 20 mars 1975, jeudi 20 mars 1975
la météo: averses se changeant en chutes de neige locales en soirée.Maximum 40.Aperçu pour demain, dégagement partiel.Détails en page 6; » Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 66 Montréal, jeudi 20 mars 1975 Office férial sommaire Tous les membres de la CPQ se récusent ¦ Paul Hébert réclame $39,000 pour ses droits sur Charbonneau et le Chef ¦ Jean Simard, de Marine Industries, est inculpé et admis à caution _nano.¦ Les ressources humaines: un commentaire de Miche! Roy ¦Au conseil des ministres d’agir: un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦Tensions visibles entre universités et organismes centraux ¦ Ottawa rétablira les subventions sur le lait indus- ¦ L’impasse de la Commission de police: un éditorial de Claude Ryan — page 4 ¦ Les sentiers bifurquent à Charana — page 12 ¦Submersible russe: une opération de la CIA à reprendre ?— page 13 ¦ M-0: retrait étalé en guise de non-bélligérance formelle ?— page 24 L’affaire Guay reste en suspens en attendant de nouveaux j uges par Jean-Pierre Charbonneau Parce qu’il aurait pu sembler que justice n'a pas été rendue, le président de la Commission de police, le juge Roger Gosselin, et le commissaire Roméo Courte-manche sont revenus hier sur leur décision et se sont récusés dans l’enquête qu’ils menaient depuis trois semaines sur la conduite du directeur adjoint André Guay de la police de la CUM.En annonçant cette décision, à la reprise de la séance hier après-midi, MM.Gosselin et Courtemanche ont recom- mandé au cabinet provincial la nomination de membres additionnels à la Commission de police pour entendre cette enquête ou l’adoption de toute législation qui permettrait que justice soit rendue dans cette affaire.De plus, compte tenu du fait que les actes reprochés à M.Guay ne sont aucunement de nature criminelle, compte tenu également des états de service de l’intéressé et aussi des privilèges accordés dans le passé à l’ancien directeur Jean-Jacques Saulnier, les deux commissaires-enquêteurs ont recommandé aux autorités compétentes — c’est-à-dire le Conseil de sécurité publique de la CUM — de payer à M.Guay son salaire rétroactivement au 28 janvier, date de sa suspension sans solde par le directeur René Daigneault.L'annonce de cette décision a pris tout le monde par surprise hier car la veille, mardi, la Commission avait décidé de poursuivre son enquête après avoir elle- même soulevé la possibilité de récusation à cause de sa connaissance antérieure de certains faits mis en preuve depuis la semaine dernière par la défense.Il s’agit en l’occurrence du fameux projet "B ", cette enquête policière et comptable sur les transferts de fonds et les mouvements d’argent entre les gens du monde interlope.Dans leur déclaration hier, les deux commissaires-enquêteurs ont rappelé Voir page 6: L'affaire Guay Le conflit des cols bleus est réglé Le progrès, c'est la disparition de ces métPodes qui faisaient autrefois notre ravissement et nos délices.Les enfants maintenant s’enquerront de l'emplacement de la pompe, de la longueur des tuyaux, non plus des chevaux, des chalumeaux, de la saveur de la sève.Dix pour cent des producteurs de la province sont déjà ainsi équipés .(Photo LE DEVOIR par Alain Renaud) La réplique du chef de l’opposition La fonction publique est démoralisée par Gilles Lesage QUEBEC — La fonction publique québécoise est sabotée et découragée, et les départs s’y multiplient, selon le chef de l’Opposition officielle.Dans sa réplique au message inaugural du gouvernement, M.Jacques-Yvon Morin traite de la désorganisation administrative qui caractérise le gouvernement Bourassa, à ses yeux, et de la démoralisation de la fonction publique qui en résulte.Le député de Sauvé a entrepris hier sa réponse, dont il a fait tenir des notes à la presse; il la complétera cet après-midi, suivi de MM.Samson et Bellemare.Il souligne “l'absence totale de communications entre les différents ministères et l'absence de coordination et de leadership provenant du bureau du premier ministre”.“Tous les observateurs ont conclu à la nécessité de procéder d'urgence à une réorganisation en profondeur des structures centrales de l’administration publique.dit M.Morin.Mais c’est oublier que cette réforme administrative, le gouvernement en avait fait sa première priorité lorsqu’il est arrivé au pouvoir, en 1970.Non seulement l’a-t-il promise de façon très explicite dans le premier discours inaugural, mais il s'est même vanté, par la suite, de l'avoir pleinement réalisée ".Selon M.Morin, la dérive de l’économie, l'impuissance gouvernementale et la corruption ont une même cause: la dépendance politique envers Ottawa, la dépendance économique envers le capital etranger.C’est sans doute dans le domaine économique que la dérive du Québec se fait sentir le plus dramatiquement, dit M.Morin.“Les gens n’attendent plus rien de Québec dans la lutte contre ('inflation, le chômage, la stagnation de l'économie et la déroute des agriculteurs".Et si la récession est sérieuse au Canada, elle est dramatique au Québec.Plus grave encore: le gouvernement Bourassa contribue directement, par sa politique fiscale, à accentuer la récession.Le Québec est notamment la seule province à ne pas avoir indexé son impôt.Cela constitue de fait, après deux ans d'inflation soutenue, une hausse substan- tielle du fardeau fiscal des Québécois, de l’ordre de 13 pour cent.“Le gouvernement, incapable de tenir le gouvernail, se laisse porter par les événements, espérant que les autres régleront le problème pour lui ou que les choses finiront par s'arranger d elles-mêmes.La dépendance politique et économique entraîne la résignation et l’irresponsabilité”.D'autre part, toujours selon le chef parlementaire du Parti québécois, “la politique de soumission rentable du gouverne^ ment Bourassa devant Ottawa a entraîné pour le Québec des reculs sans précé-Voir page 6: Fonction publique OTTAWA (CP) — Les cols bleus de la fonction publique fédérale et le gouvernement ont conclu hier soir une entente de principe qui accorde une augmentation de 29.25% des salaires répartis sur un contrat de 26 mois.Le syndicat a immédiatement enjoint à ses membres en grève de reprendre le travail.Le groupe de 18,600 journaliers et ouvriers spécialisés avait déclenché des grèves tournantes qui avaient immobilisé les livraisons de céréales et perturbé la poste et le transport aérien.L'accord, qui doit être ratifié par les cotisants du syndicat, a été annoncé par le président du Conseil du Trésor, M.Jean Chrétien, et simultanément à une conférence de presse du médiateur Torn O’Connor, de négociateurs syndicaux et de hauts fonctionnaires.La nouvelle a été communiquée au moment où les Communes entreprenaient un débat spécial sur les effets du conflit sur le mouvement des céréales.Les grévistes les plus militants et les plus efficaces avaient été les préposés à la pesée et au tri des céréales.M.O’Connor a avoué que le conflit avait été difficile à résoudre et que les négociateurs syndicaux et gouvernementaux avaient eux-même trouvé la formule du règlement hier.L'entente proposée prévoit le versement d’un montant forfaitaire de $600 en guise de rétroactivité à tous les employés et le temps supplémentaire accumulé depuis l’expiration du contrat en novembre et jusqu'au début de la grève comprendra l’augmentation de 18%.convenue pour les 14 premiers mois de la convention.Les parties sont d’autre part convenues de mettre sur pied un comité conjoint qui fera une étude comparative des salaires des employés fédéraux et du secteur privé.Une cause majeure d’accrochage et d'amertume pendant ce conflit d’un mois découlait de l’allégation de l’Alliance de la fonction publique selon laquelle les employés fédéraux sont moins payés que les employés de l’entreprise privée pour des emplois équivalents.Le vice-président de l’Alliance, M.Bill Doherty, a précisé que des instructions avaient été transmises dans la soirée aux coordonnateurs régionaux de grève leur enjoignant de mettre fin aux arrêts de travail au plus tôt.Les détails de l'entente doivent être transmis aux membres aux quatre coins du pays avant le vote de ratification, a-t-il ajouté.Le contrat s’étend de novembre 1974 à janvier 1977.Le salaire horaire moyen des travailleurs à l’expiration du contrat était de $4.42.Le débat d’urgence, aux Communes, tenu à la demande du député conservateur de Vancouver-Sud, John Fraser, a continué après que M.Chrétien, tout sourire, eut annoncé l’entente de principe.M.Fraser avait réclamé ce débat en faisant valoir que la grève était néfaste pour le commerce de l’exportation des ceréa- Saigon abandonne Quang T ri et évacue H ué SAIGON (d'après AP, AFP et Reuter) — Les troupes sud-vietnamiennes ont décidé d'abandonner une quatrième province, celle de Quang Tri, devant la forte poussée vietcong et d'évacuer également celle de Thua Thien où se trouve la vieille cité impériale de Hué, alors que près d’un QRendeZ'VOU$ pour vos réunions d’affaires ou sociales où la qualité est de tradition 7815 boul.Décarie ré».731-7701 postes 710, 733, 740 demi-million de personnes fuient les Hauts-Plateaux pour venir se réfugier dans les provinces côtières.L'abandon de ces deux provinces situées à l'extrême nord du Sud-Vietnam a été approuvé par le président Thieu pour des motifs stratégiques, bien que des rumeurs tendent à présenter ce geste comme une concession à la partie communiste.Mais des sources officielles saï-gonnaises et américaines ont démenti qu'un marché ait été conclu.Pendant ce temps au Cambodge, les forces khmères rouges ont encore resserré leur étau autour de Phnom Penh, s’emparant de Tile de Koh Cham Raun, sur le Mékong, en aval de la capitale.De petites unités ont en outre réussi à percer les lignes gouvernementales et à atteindre le fleuve sur la rive-est, malgré une intervention massive de l'aviation et de l'artillerie.Plus au sud sur le Mékong, Neak Luong résistait toujours mais l'intensité des bombardements khmers rouges rendait la situation quasi désespérée.A Washington, un porte-parole du département d'Etat a officiellement attribué à “l'insuffisance de l'aide militaire américaine” les replis stratégiques des forces sud-vietnamiennes en cours depuis quelques jours.Les replis en cours, a-t-il dit, sont dus au moins en partie “à la réduction de la mobilité au sol et en l'air des forces sud-vietnamiennes, résultant d’un niveau insuffisant de Laide américaine”.“Le commandement sud-vietnamien, a- P‘ Vi t-il ajouté, se voit obligé d'économiser stocks de munitions et autres équ ments militaires essentiels, face à Lof sive de Hanoï en raison de l'insuffisa de l aide américaine”.“Ce sont ces co dératipns que l’administration a pré: tes à l'esprit en exprimant l'espoir qu Congrès approuvera la demande de millions de dollars de crédits supplén taires pour le Sud-Vietnam".Le porte-parole a conclu sur une r essimiste en déclarant que les S Tetnamiens “ne pourront se défer s’ils ne reçoivent pas l’assistance né saire".Jamais encore le départerr d’Etat n'avait aussi nettement vc mettre en garde le Congrès contre les ( séquences d’un éventuel arrêt de l’a: tance militaire à Saigon.Depuis l'encerclement de Phnom P et les bombardements incessants de 1 roport de Pochentong, c’était en effet la demande de “rallonge" des crédits litaires pour le Cambodge que Lac nistration avait surtout concentré ses forts.Il apparaît à présent que Laggr; tion soudaine de la situation militaire Centre-Annam, au nord de Hué et aul de Tay Ninh.au nord-ouest de Saïgo Voir psg* 6: Saigon les.La séance spéciale, inhabituelle un mercredi soir, s est poursuivie tout de même pour permettre à l'opposition de faire valoir ses griefs.Hier, les cols bleus québécois ont massivement répondu à l'appel des négociateurs nationaux.Presque tous ont débrayé, paralysant différentes bases militaires à Longue-Pointe, Saint-Jean et Saint-Hubert, le ministère des Travaux publics à Montréal, les garages de la GRC, les bureaux de la Commission canadienne des grains, les bases maritimes de Sorel et de Nicolet ainsi que le ministère des Approvisionnements et services à Montreal.Voir page 6: Les cols bleus Gerald Bouey L’ennemi numéro UN demeure l’inflation OTTAWA (PC) — Le gouverneur de la Banque du Canada, M.Gerald Bouey, a lance hier un avertissement, affirmant qu'il ne faut pas exagérer la lutte contre la récession et que l'inflation demeure toujours le grand problème.Dans son rapport annuel au ministre des Finances, M, Bouey observe que la situation économique mondiale est précaire, et il invite le gouvernement, le monde des affaires et celui du travail à la prudence.Les commentaires du gouverneur de la Banque du Canada interviennent au moment où le gouvernement est pressé de déposer un nouveau budget, au moment où les prix poursuivent rapidement leur mouvement à la hausse et où les syndicats deviennent de plus en plus militants.Les excès des dernières années ont malmené notre économie, à preuve, selon M.Bouey, la hausse très rapide des coûts.“Il y a en effet, note M.Bouey, parmi ces groupes, une course vers des augmentations de plus en plus fortes de leurs revenus.Et puisque cette course intervient, poursuit-il, à une période où il n’y a vraiment pas de hausse réelle du revenu per capita, tout gain de Lun se fait nécessairement aux dépens de l’autre ”, En revanche, M Bouey a observé que les prix de plusieurs denrées industrielles se sont atténués depuis le milieu de 1974 et prévoit que cette tendance se poursuivra cette année notamment dans le secteur agricole Cependant M.Bouey prévoit que les prix des biens manufacturés poursuivront leur forte tendance à la hausse.Ce qui amène M.Bouey à rappeler que le Canada exporte surtout des matières premières, et qu'il importe davantage de produits manufacturés.Tant que le prix des matières premières augmentait plus rapidement que celui des produits importés, le Canada était moins vulnérable à la conjoncture internationale.Mais il fait observer que la tendance est en train de s’inverser, de sorte que les bénéfices réalisés au cours des deux dernières années, risquent maintenant d'ètre annulés.¦ CE SOIR JUSQU'A 9H.¦ CO zc un O) co oc £ g ai B ET JUSQU’AU 29 MARS INCL.¦ 2 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 Du Trident et Jean Duceppe, Paul Hébert réclame $39,000 pour Charbonneau et le Chef par Clément Trudel Le directeur de théâtre Paul Hébert cherche à recouvrer de la Compagnie Le Trident Inc.et de la Compagnie Jean Duceppe Inc.un minimum de $39,000 pour droits de traduction, d’adaptation et de mise en scène de la pièce “Charbonneau et le Chef”.M.Hébert soumet qu’il obtint, après avoir joué cette pièce au réseau anglais de Radio-Canada, que l’auteur, John T.McDonough, lui cède les droits de traduction et d’adaptation d’une pièce qui allait connaître un succès ‘“phénoménal”.Comme les compagnies théâtrales n'ont pas la réputation de flirter avec l’opulence, Hébert réclamait hier en Cour supérieure une saisie avant jugement (le 15 février 1975, les deux compagnies recevaient des subventions de $167,881).Le juge J.-A.Nolan a décidé de ne pas accorder cette saisie avant jugement — les avocats du directeur Hébert font valoir que le recouvrement de la créance serait mise en péril — étant donné que l'affidavit de M.Hébert est jugé ‘‘nettement insuffisant” pour autoriser pareille saisie avant jugement.Le 23 avril, la Cour supérieure entendra une requête en irrecevabilité de cette cause, présentée par la compagnie Jean Duceppe.Selon cette dernière, jamais Hébert n’a contracté personnellement avec la cie Jean Duceppe et les droits sur la pièce “Charbonneau et le Chef” auraient été acouis de John T.McDonough, du Théâtre au Trident et de M.Pierre Morency Parmi les personnes présentes à la salle d’audience, hier se trouvaient quelques étudiants qui ont déjà fait circuler une pétition à l’école Honoré-Mercier, afin que cette quereke ne prive pas de fonds des compagnies de théâtre qui ont déjà prouvé leur dynamisme dans la société québécoise.Hébert voudra-t-il monter “Les Plaideurs” s’il a pain de cause dans ce dossier?Il aura réussi tout de même à confirmer devant le prétoire la notoriété d'un Paul Hébert.“Chef" dont la fin de règne marquerait une césure au Québec quant à cette méfiance imputée aux dirigeants face aux intellectuels, syndicalistes et contestataires de tous azimuths.Les faits tels que présentés par Hébert dans son affidavit en date du 5 mars 1975 se résument à ceci: c’est Hébert qui est à l’origine du succès de “Charbonneau et le Chef ".Avec l'aide de Pierre Morency, il a monté cette pièce dans la région de Québec, après avoir obtenu les droits d'adaptation et de traduction de l'auteur, McDonough (qu'on se réfère aux programmes distribués au Grand Théâtre de Québec ainsi qu'au livre publié chez Leméac en Pour outrage à un sculpteur, Longueuil doit verser $2,999 Outrage fait à un sculpteur: la ville de Longueuil a disposé, comme s'il s'agissait d'un “amas de ferraille”, de trois sculptures laissées en dépôt par Jean Noël, peu avant l’inauguration du Centre culturel de cette ville de la Rive-Sud.Le juge Guy Genest, en Cour provinciale, vient de donner raison au sculpteur, qui recevra de Longueuil la somme de $2,999, avec intérêts, parce que Longueuil n’a pas pris soin d'oeuvres cotées de plus en plus haut à la bourse des Arts (Noël prépare une exposition à Paris, et certaines de ses oeuvres ont été achetées par la Galerie Nationale et d'autres musées).Ces trois sculptures en métal soudé sont passées du symposium de l’Expo 67 à un terrain à proximité du Centre culturel.Noël fit des séjours fréquents à Paris capsules • Une action en libelle a été inscrite hier en Cour supérieure contre La Presse.Double M.Realties poursuit le journal pour une somme de $115,000 parce que, le 5 février, un article paraissait dans ce quotidien, établissant un lien entre cette firme et la compagnie impliquée dans les démolitions de la rue Drummond (démolitions qui ont suscité des procédures judiciaires en cascade depuis décembre).L’action est inscrite au nom de la compagnie Double M, de Manfred Walter Sil-berstein et de Monique Venne.Aucun lien n'existe entre Double M et Jean Talon Fashion Centre, allèguent les demandeurs qui s’en prennent à la parution d'un article les mettant en cause comme reliés à JTFC.• Le juge Edouard Martel, de la Cour supérieure, entendait hier une cause où l’épouse en secondes noces d’un médecin (décédé) désirait qu'il y ait “intervention” du tribunal dans une affaire de testament.Le juge a tout de même concédé quelques modifications au testament olographe (11 septembre 1973) de ce médecin vieillissant atteint d’artérioscléo-se qui aurait pu affecter son pouvoir d’ester — c'est du moins la conclusion d’un psychiatre appelé à rendre témoignage dans cette cause où l'enjeu est alléchant pour les héritiers du premier mariage de feu le Dr “X”.Particulièrement intéressé à récupérer sa part de la succession, se trouvait là l’un des fils du défunt, qui avait obtenu vendredi dernier du juge Lalande, de la même Cour, libération de la faillite moyennant versement d’un forfait de $2,500 au syndic.mais le juge Genest estime que la ville aurait pu, avant de remiser les sculptures, entrer en communication avec leur auteur.qui aurait pu en reprendre possession ou les faire transporter ailleurs, si Longueuil n en voulait plus.Puisque les commissaires municipaux à la voirie de Longueuil ne pouvaient prétendre juger ce savant “amas de ferrailles" irréparable, comme ils disaient, la ville apprend un peu amèrement à prendre un soin plus jaloux de ces trésors artistiques dont on lui laisse la garde (prêt ou dépôt, qu'importe) en espérant qu'une certaine diffusion de la culture puisse faire s’amenuiser le nombre des Béotiens.Entre un Barbédienne et un Calder remisés dans un garage municipal, lequel serait le plus digne de figurer sous les bâches de camions à détritus?• Giuseppe Zappavigna a tout près de 40 ans.Il réclamait de ses voisins d'en face, Maria et Theodor Haniak, $100,521 par suite d’un accident où les Haniak reconnaissent leur responsabilité.Le juge Maurice Lagacé force Maria et Theodor Haniak à verser plus de $36,000 à ce travailleur qui ne pourra jamais plus se servir totalement de ses deux jambes.Détail amusant: les défendeurs ont réalisé une séquence filmée de Zappavigna, (relativement) agile au moment où il déambulait dans les rues de Montréal.Le même Zappavigna avait fait une démonstration de sa difficulté de marcher sans canne devant le juge qui, heureusement, put miser sur le témoignage de médecins traitants pour évaluer les dommages causés au demandeur, lequel a dû chômer 15 mois depuis l'accident.• Vous êtes ventripotent.Un dimanche au soir, vous voulez un complet tout neuf pour une veillée mémorable.Le tailleur vous donne rendez-vous le dimanche midi, à Côte-Saint-Luc.En sortant du domicile du tailleur, vous vous fracturez une cheville et, peu après, vous êtes hospitalisé pour embolie pulmonaire.Tout cela est dû à un escalier enneigé que les propriétaires ont négligé de nettoyer.Dame Evelyn Adler (femme du tailleur) et le client Fred Gibson sont toutefois responsables 50-50 dans ce cas, suivant la décision du juge Ignace J.Deslauriers, de la Cour supérieure.Mme Adler devra donc verser la moitié de $20,816 avec intérêt de 3% à ce client qui rata une marche, gâcha sa soirée et dût être traité plusieurs fois à l'hôpital à cause de cette chute.1974).Toutefois, il y eut rupture de contrat entre Hébert et le Trident.Hébert soutient ne pas être lié personnellement par un contrat intervenu entre le Théâtre du Trident et la Cie Jean Duceppe, cette dernière payant un forfait de $65,000 et une somme de $150 pour chacune des représentations de “Charbonneau et le Chef”.Il s'agit là de “soi-disant droits” que Le Trident aurait usurpés.Des deux compagnies de théâtre, Paul Hébert réclame $250 par représentation, soit $150 pour traduction et adaptation et $100 pour mise en scène (même tarif que pour “Les Crasseux”).A ce jour, cela ferait une réclamation de $39,000.Resterait à additionner les droits pour toute représentation subséquente.Que la compagnie Jean Duceppe ait déjà payé des sommes au Trident, cela n'affecte en rien ma réclamation, soutient Hébert.Au dossier, l’on retrouve une déclaration du directeur Claude Rochette (Théâtre Trident) attestant de l’excellente situation financière de cette compagnie dont Hébert a déjà été directeur.Byer est radié du Barreau L'avocat montréalais Stephen M.Byer a été déclaré “inhabile à exercer la profession d’avocat pour une période de cinq ans” à compter du 14 février 1975.Le comité de discipline du Barreau avait d'abord trouvé coupable Me Byer, le 13 juin 1974.d'avoir “donné des sommes d’argent à un agent de l’immigration canadienne dans le but d’offrir des permis de travail à des non-Canadiens”.Me Byer avait interjeté appel de cette décision mais le Conseil de révision du Barreau rejetait cet appel, le 23 janvier 1975.Le secrétaire général du Barreau avise périodiquement les greffiers, protonotaires et préposés aux palais de justice de sanctions prises à l’encontre de membres du Barreau.Parfois, ces radiations ne valent que pour un mois, en guise de semonce à un accroc jugé grave par le Barreau mais non pas absolument incompatible avec l'exercice du droit.Si l’on consulte le tableau tout Près du vieux plumitif, au nouveau alais de Justice de Montréal, l’on y apprend que deux autres membres du Barreau ont été radiés pour des périodes prolongées: Me Yvon Germain (Quebec) radié pour 10 ans à compter du 9 juillet 1973, pour avoir encaissé sans l’autorisation de clients des chèques qui ne lui revenaient pas et Me Julius Ro-senblum, radio pour 13 ans à partir du 13 juin 1973.Un autre avocat a été radié provisoirement du Barreau: il s'agit de Me Michael Drazner, dont les activités se concentraient à Laval.D’un geste impatient, M.Jean Simard, inculpé sous cinq chefs d'accusation dans le scandale du dragage, invite un reporter à s’adresser plutôt à son avocat, au sortir du tribunal, hier, à Ottawa.Le vice-président de Marine Industrie était sur son yacht au large du Yucatan lorsque l’affaire éclata.(Téléphoto CP) Le dragage Jean Simard est inculpé sous cinq chefs et admis à caution OTTAWA (PC) — M.Jean Simard a été inculpé, hier, sous cinq chefs d'accusation, tous reliés au scandale des contrats de dragage.M.Simard est accusé d'avoir conspiré pour frauder “par tricherie et tromperie” le gouvernement du Canada, le gouverne- ment de l’Ontario, la Commission du port de Toronto et la Commission du port de Hamilton.Il a été remis en liberté jusqu'au 30 avril prochain, alors qu’il comparaîtra en cour en compagnie de tous les autres accusés dans cette affaire.La FCSCQ souhaite négocier rapidement SAINTE-FOY (Le Devoir) - La FCSCQ)Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec) a déjà pris les dispositions pour assurer que la négociation collective visant à établir les conditions de travail des employés des commissions scolaires se fasse avec diligence et soient terminées pour juin 1975.La Fédération souhaite qu’au palier local, les négociations entre les commissions scolaires et les syndicats se fassent sans que la menace de grève ou de lock out soit brandie d’une part ou d’une autre.C’est à cette condition que la Fédération acceptera de négocier au palier local, en accord avec les commissions scolaires.La Fédération maintient en outre que la négociation collective de 1975 dans le secteur de l’éducation ne doit servir principalement qu’à établir les conditions de travail des employés des commissions scolaires, et non pas à l’implantation de mécanismes de contrôle à l’usage du ministère de l’Education ou d'autres instances gouvernementales.Des consultations en profondeur ont été entreprises par la Fédération auprès de ses membres et des mécanismes efficaces et rapides de consultation et de prise de décision ont été mis en place pour que les négociations se fassent sans encombre.La Fédération souhaite que les autres parties à la négociation en fassent autant, dans l’intérêt des clientèles scolaires des écoles publiques.Après juin 1975, considère la Fédération des commissions scolaires, les conventions collectives qui lieront les syndicats et les commission scolaires devront être garanties d’un climat sain dans les écoles pour les trois années à venir.Un tel climat pourra être assuré si les parties patronales et syndicales acceptent dès le début d épurer les négociations collectives de toute considération de contrôle gouvernemental ou de politisation.Dans ce but, le Fédération préconise des négociations provinciales entre les parties intéressées au secteur de l’éducation pour les clauses qui nécessitent une coordination et une certaine uniformité, sans l’intervention de quelque autre groupe.Au palier local, les négociations entre les commissions et les syndicats, pour les clauses ayant trait à la gestion du personnel et aux rapports entre commission et syndicat, la Fédération est d’avis que la négociation devrait se faire dans un climat favorable à la recherche d’un consensus.Le dossier de Québec Téléphone ne convainc pas le gouvernement La requête de Québec Téléphone visant l'augmentation de ses tarifs se heurte à l'opposition du ministère québécois des Communications.Devant la Régie des services publics, les représentants du ministre Jean-Paul L'Allier ont indiqué l'intention de s'assurer que les nouveux tarifs téléphoniques de cette compagnie seront justes, raisonnables, équitables et tiendront compte des incidences socio-économiques.Il apparaît pour l'instant au ministère des Communications que Québec Téléphone n'a pas su démontrer à sa satisfaction la nécessité d'une hausse tarifaire globale de huit pour cent qui se concrétiserait, en 1975, par des revenus additionnels bruts de l'ordre de $4.5 millions.Les termes de l'intervention du mi- nistre devant la Régie des services publics laissent croire que certains aspects du fonctionnement de Québec Téléphone sont obscurs.Face à la rareté de renseignements financiers et techniques, il formule donc une série de questions aux allégations de Québec Téléphone.Ainsi, se demande-t-il quelle est la nature des investissements qu elle entend effectuer au Québec.La répartition équitable de la hausse tarifaire entre tous les abonnés est une préoccupation qui caractérise l'intervention du ministre qui souligne d'ailleurs que la majoration réclamée par Québec Telephone signifierait pour ces abonnés des hausses variant de zéro à plus de vingt pour cent.Dans l’attente d'explications plus convaincantes, le ministre énumère La garde du Answer va au capitaine Caron La Cour fédérale a confié la garde provisoire du cargo “Answer" au capitaine Paul-Emile Caron, de Louiseville, qui prétend en être le propriétaire, après que la compagnie Vitrai Naviera S A., de Panama, qui le réclame aussi, eut fait défaut de souscrire une somme de $20,000 pour assurer l'entretien du bâtiment jusqu'à ce que le tribunal ait tranché le litige une fois pour toutes.Le navire est à quasi dans le port de Sept-Iles sous la garde de la GRC.L'avocat du capitaine Caron, M.Richard Gaudreau, a déclaré hier que le navire sera maintenant conduit aux Trois-Rivières, samedi.Dans son jugement, la Cour interdit également toute réclamation salariale par l'equipage du “Answer" tant que les titres de propriété n'auront pas été clairement établis.Rappelons que le "Answer" fut saisi par les autorités fédérales l'année dernière lorsque son capitaine, et propriétaire, M Brian Erb, qui voulait le renflouer refusa de l'abandonner sur les battures de l’île d'Orléans, où il avait échoué.Il en perdit possession lorsqu'une compagnie de réfrigération à laquelle M.Erb avait fait appel pour effectuer des réparations, exiga le prix de son travail, quelque $20,000.Le navire fut alors vendu aux enchères et cédé pour $251 par la Cour provinciale, division des petites creances, à [ entreprise américaine qui a son siège à Panama.Pourtant.M.Caron prétend avoir lui-même acheté le navire pour $28,000 au cours d'enchères récentes, et soutient que la vente fut même homologuée par la Cour fédérale.Le 23 février, à la faveur de la nuit, le capitaine Erb s'emparait du bâtiment avec un équipage de fortune, et pointait le cap sur Boston.M.Caron obtint aussitôt une injonction pour faire saisir le bâtiment, et après bien des palabres sur les compétences policières et les territorialités marines, la GRC l'arraisonna.Appréhendé, M.Erb fut accusé d'avoir volé le cargo.L'enquête préliminaire a été fixée au 14 mai prochain, à Québec même, lieu du délit.les raisons qui ont inspiré sa requête: • Quebec Telephone ne démontre pas la nécessité de hausser de dix à 25 cents, l'appel téléphonique; • Quebec Telephone n'indique pas que cette augmentation est justifiée par un souci de rentabiliser ce service; • Quebec Telephone ne précise pas le coût d’un tel changement; • Québec Telephone n'entend pas instaurer le service d'appel d'urgence sans frais, communément appelé le “0” gratuit; • La majoration proposée frappe d'une inégale façon les différents groupes d'abonnés; • Les petites circonscriptions sont plus durement touchées que les grandes; • La hausse réclamée pénalise davantage le service de ligne à deux abonnés par rapport au service de la ligne individuelle; Enfin, le ministre des Communications entend que Québec Telephone assurera aux entreprises publiques de radio-télédiffusion sises dans son territoire un service conforme aux normes de la Régie.Me J.Lamarche monte sur le banc QUEBEC (PC) — Me Jacques Lamarche vient d'être nommé juge de la Cour du bien-être social, pour le district judiciaire de Montréal.Cette nomination a été annoncée hier dans un communiqué par le ministère de la Justice.M.Simard, cousin de la femme du premier ministre Bourassa, est vice-président de Marine Industrie de Sorel, et directeur de J.P.Porter Co.Treize compagnies et autant de personnes avaient été accusées, la semaine dernière, de conspiration pour fraude.La plupart s’étaient présentées en cour sauf M.Simard alors en voyage au Mexique.Deux individus sont toujours recherchés et des mandats d’amener ont été émis contre eux.Il s’agit d’Albert Goldfarb et de Ezra Sansibar, tous deux de Chicago, membres du conseil de direction de Construction Aggregate Corp.de Chicago, et de Jason Hydraulic Co.Ltd.de Hamilton, Ont.Des représentants de Jason Hydraulic ont comparu en cour hier, en compagnie des avocats de J.P.Porter Richelieu Dredging Corp., Canada Dredge and Dock Co.Ltd., et Albemont Ltd., anciennement Canada Dredge and Dock Co.M.Simard, basané et vêtu d’un complet brun, a écouté en silence la lecture des cinq chefs d’accusation retenus contre lui: conspiration pour frauder le gouvernement du Canada de plus de $800,000 en rapport avec le dragage de la voie maritime du Saint-Laurent a l’ile d’Orléans, entre janvier 1971 et décembre 1974; conspiration pour frauder le gouvernement du Canada de $680,000 en rapport avec un autre projet de dragage dans la voie maritime du Saint-Laurent, entre juin 1972 et janvier 1975; conspiration en vue de frauder le gouvernement du Canada et la Commission du port de Toronto de plus de $1.2 million, entre janvier 1973 et mars 1975; conspiration en vue de frauder le gouvernement de l’Ontario de plus de $150,000 en rapport avec un projet de prolongement de l'autoroute 68 sur Tile Ma-nitoulin, près de la baie Géorgienne, entre janvier 1974 et octobre 1974; conspiration en vue de frauder la Commission du port de Hamilton de $360,000 en rapport avec le dragage de certains canaux entre juin 1971 et septembre 1971.M.Simard a été remis en liberté sur pa-r°le.Le montant du cautionnement a été fixé à $100,000 mais aucun dépôt n’a été exigé.Toutefois, il devra informer la Gendarmerie royale de tout projet de quitter le Canada pour l’étranger.Me Marcel Fiché, avocat de M.Simard, a expliqué à la cour qu’il avait réussi à rejoindre son client dans un port de la péninsule du Yucatan, au Mexique, où son yacht était amarré après 12 jours en mer.Tl était surpris lorsque je lui ai appris la nouvelle”, a déclaré Me Fiché.Interrogé à savoir si son client plaiderait coupable à l'un ou l'autre des chefs d accusation, l'avocat a répondu ostensiblement: “Non”.En plus de M, Simard, Me Fiché représente aussi MM.Gérard Filion, Bruno Desjardins, Louis Rochette, Marine Industrie.J.P.Porter et Richelieu Dredging.Plus tard, M.Simard a refusé de répondre aux questions des journalistes.Il n avait pas dit un mot au cours de l'audience.Un fonctionnaire canadien blessé par balle au Liban BEYROUTH (AFP) — Un employé de 1 ambassade du Canada au Liban, M.Michel Richer, a été grièvement blessé par des balles ainsi que sa compagne, hier, dans la capitale libanaise, par des sentinelles qui montaient la garde devant la résidence du leader palestinien Aboul Zaim.Les policiers ont fait feu sur sa voiture à deux reprises, blessant aussi légèrement sa compagne, Claire Albert Hayte, dont on ignore si elle est canadienne ou française.M Richer a été atteint à la poitrine.Son état est jugé sérieux, mais non critique.Sa compagne a été touchée à la main.M.Richer est préposé au contrôle des visas à l'ambassade de Beyrouth.f * ' .t !.¦ LE DEVOIR Page Montréal, jeudi 20 mars 1975 Le rapport du Conseil des universités reflète la tension entre les organismes centraux et l’enseignement supérieur par Lise Bissonnette L'heure des explications a sans doute sonné entre les universités du Québec, et les organismes centraux que sont le ministère de l’Education et surtout le Conseil des universités.En termes élégants mais clairs, ces choses là sont dites dans le rapport annuel, 1973-74, du Conseil des universités, déposé hier à l’Assemblée nationale du Quebec.Placée sous le signe de la planification, “l’année 1973-74 n a pas tenu toutes ses promesses”, dit le Conseil au moment du bilan.Et s’il est prêt à reconnaître un "es-souflement” normal chez les universitaires qu’on a harcelés avec moultes opérations de planification, le Conseil n’en déclare pas moins que “les universités n’ont pas réussi à remplir, un rôle d’initia- tive, comme groupe, à l’échelle du Québec.” Et “cette absence collective des universités" permet par suite au Conseil de battre sa coulpe un peu moins fort pour ne s’être pas toujours soucié “de la dynamique des institutions et des personnes" en menant ses travaux de planification.Pour que la collaboration puisse se poursuivre entre les universités, le ministère et le Conseil, il faudra songer bientôt à définir les “rôles des partenaires en fonction de leur statut propre” affirme alors le Conseil qui ne cherche pas à éluder les différences et reconnaît clairement que les objectifs prioritaires des universités, vus de l’interieur, peuvent certes entrer en conflit avec les objectifs gouvernementaux.Malgré les avatars qu’a pu connaître la planification universitaire en 1973-74, le Conseil n'a certes pas l’intention de renoncer à ses interventions, même s’il se dit respectueux des dynamiques propres des établissements d’enseignement supérieur.“Jusqu’à récemment les universités ont largement bénéficié de marges de manoeuvre considérables; il semble que ce régime subira des transformations profondes ”, annonce le rapport annuel.Les tensions entre les universités et le Conseil des universités, organisme consultatif auprès du ministère sur toutes les questions touchant l’enseignement supérieur, s'expliquent surtout par l’opération “grandes orientations” des universités à laquelle le Conseil a tenté, sans grand succès semble-t-il.de donner en 1973-74 un caractère plus directif.C’est en février 1973 que le Conseil a remis son rapport sur les orientations des universités du Québec.Il estimait alors que la mise à jour constante et l’application de ce rapport devaient être amorcées rapidement, mais les “hésitations" des universités n’ont permis à cette deuxième phase de planification de débuter qu’en juin dernier.Ces hésitations, selon le Conseil, ont pu être de trois types, soit un “essouflement réel des dirigeants universitaires devant la multiplicité des tâches qui leur sont demandées”, soit “une méfiance devant toute forme de planification”, soit encore “la méconnaissance des objectifs de l’Opération orientations." Il faut dire que le Conseil n’a pas toujours eu bonne presse à l’intérieur des universités quand il s’est mêlé, au nom du “principe de diversité" d’indiquer clairement que “chaque campus ne peut être tout à tous”.11 a ainsi incité des établissements à freiner des programmes déjà en marche, ou du moins à ne pas les développer, ce qui a donné lieu à certains soubresauts, les universités tenant le plus souvent à définir elles-mêmes ce qu’est leur “personnalité institutionnelle forte".Compte tenu de ces difficultés, “la planification de l’enseignement supérieur ne s’est pas arrêtée, dit le rapport annuel, mais elle a été ponctuelle, dépourvue de projet global, et elle s’est parfois attachée a des aspects secondaires du développement de l'enseignement supérieur.Son efficacité apparaîtra faible, sans dpute, le jour où le bilan définitif pourra en être fait.” Mais le "Comité des orientations” du Conseil n’a pas l’intention de lâcher prise et annonce pour 1974-75 qu'il verra en premier lieu à évaluer "dans quelle mesure s’opérationnalisent dans l’enseignement supérieur québécois les orientations retenues par le Conseil, et à compléter lorsque necessaire la définition d’orientations particulières pour certains établissements.” Voir page 6: Le rapport ••• -’V \ v- Les écoles privées: un rapport qui évite les comparaisons Les cols bleus fédéraux ont paralysé hier la base de Longue-Pointe en même temps que d’autres confrères syndiqués paralysaient celles de Saint-Jean et de Saint-Hubert.Environ 1,000 des syndiqués ont débrayé hier au Québec alors que d’autres cols bleus paralysaient l’aéroport de Sydney, en Nouvelle-Écosse, et cinq plus petits aéroports de Colombie-Britannique.(Photo Alain Renaud) En septembre 1974, 708 “niveaux” d’enseignement étaient reconnus par le ministère de l’Education dans presque autant d’institutions privées, selon ce que révèle le rapport annuel de la Commission consultative de l’enseignement privé.Les deux seuls tableaux statistiques présentés dans le rapport ne permettent aucunement de vérifier la progression de l’enseignement privé au Québec, depuis la loi de 1968 qui le réglementait.De plus les chiffres publiés ne rendent pas compte du nombre d’écoles, mais du “nombre de statuts détenus par les écoles selon les niveaux.” Le ministère, sur recommandation de la Commission consultative peut reconnaître trois statut aux institutions privées: les écoles “déclarées d’intérêt public” (DIP), les écoles “reconnues pour fin de subvention”, et celles qui détiennent un permis.Dans les deux premiers cas, les ecoles sont subventionnées respectivement à 80 et 60 pour cent du “coût moyen” dans le secteur public, et peuvent combler la différence avec les frais Le caucus québécois a convaincu Whelan de rétablir les subventions pour le lait de scolarité exigés des élèves.Des 708 “niveaux” ainsi reconnus, il faut en exclure 248 afférent aux cours de culture personnelle, pour établir le nombre de statuts accordés à des écoles véritablement en parallèle avec le secteur public.On en retrouve 134 à l’élémentaire et au pré-élémentaire, dont 62 subventionnés, 272 au secondaire, dont 167 subventionnés, et 54 au collégial, dont 34 subventionnés.Plusieurs niveaux peuvent concerner une même institution, mais rien ici ne permet de faire une synthèse mieux conforme à la réalité.Composée de neuf membres, dont trois sont nommés par le gdüvernement, la Commission consultative de l’enseignement priyé a remis son rapport au ministre de l’Education par intérim, M.Jean-Paul l’Ailier, qui l’a déposé hier à l’Assemblée nationale.La Commission en a profité pour faire le bilan de ses cinq années d’existence, et passer en revue la plupart des problèmes auxquels elle s’est intéressée depuis.Elle éclaire en particulier la façon par laquelle elle arrive à établir ses recommandations de statuts, grandement améliorées à son avis depuis qu’elle a mis au point une grille d’auto-évaluation en 500 énoncés, qui doivent être commentés et justifiés.Le guide sert dans tous les cas où il y a subvention.Le reste du rapport fait état des catégories d’écoles privées qui sont disparues avec la réforme de l’enseignement, mais aussi de la progression de la juridiction de par Michel Guénard Le caucus des libéraux fédéraux du Québec a décidé hier d’appuyer les demandes des producteurs de lait de transformation qui veulent que le gouvernement Trudeau porte de $10.02 à $11.60 le prix de soutien pour les 100 livres de lait livrées, à l’usine.aujourd’hui Exposition aéronautique au cégep Eaouard-Montpetit.• Assemblée spéciale de la Fraternité des policiers de la CUM au centre Paul-Sauvé, à 9h et 17h.Objet: négociations et fonds de pension.• A llh30, M.René Lévesque, président du PQ, .est conférencier au déjeuner de la Caisse d’entraide économique, à l’hôtel Liban, à Alma.• A midi, M.Fernand Lalonde, ministre d'Etat au conseil exécutif, fait un exposé de la loi sur la langue officielle, au déjeuner du Publicité-Club de Montréal, au Caf'Conc' du Château Champlain.• A 14h, assemblée régulière du conseil des commissaires de la CECM, à 3737, Sherbrooke est.• A 17h30, M Claude Ryan, directeur du DEVOIR, traite de la loi 22 et de l’industrie au diner du Data Processing Management Asso-.ciation, à l'hôtel Ritz-Carlton.• A 19h30, à l'église Saint-Denis.S O S.Garderie, manifestation et assemblée.• A 19h30, assemblée d'urgence du RCM, à l'Union Française, 429 rue Viger est.Thème: “Financement du parti”.• Collecte de sang: Patro Le Prévost, salle Agora, 5707, rue St-Dominique, 14h30 à 17h — 18h30 à 21h.Cette majoration de 15.7% dans le prix payé aux producteurs n’entraînerait aucune hausse pour le consommateur puisque le caucus québécois plaiderait auprès du ministre fédéral de l’Agriculture, M.Eugene Whelan, en faveur d’une remise en vigueur des subsides directs versés aux consommateurs canadiens afin de stabiliser le prix des produits laitiers au niveau actuel.Poudre de lait écrémé, beurre, you-gourt et fromage ne subiraient donc aucune hausse de prix alors que les producteurs de lait industriel verraient leur revenu indexés à la hausse des coûts de production.En début de semaine, les représentants de la Fédération canadienne des producteurs de lait et les dirigeants de TUPA rencontraient au Château Laurier les ministres Eugene Whelan (Agriculture) et André Oueïlet (Consommation) ainsi que 17 députés des comités ruraux du Québec afin de leur soumettre un mémoire sur la montée des coûts de production dans l’industrie laitière canadienne.Or hier, la fourchette revenu-coût de production s’est à nouveau rétrécie lorsque Statistique Canada a fait savoir que Pindice des produits agricoles avait régressé de 3.2 points (211 contre 214 2) entre les mois de décembre 1974 et janvier 1975.Cette chute de 1.5% du prix des produits agricoles serait attribuable à un recul des prix des céréales, des pommes de terre et du bétail en carcasse.Au cours des cinq dernières années, les producteurs agricoles du Québec ont vu leur revenu se dégrader par rapport à l’ensemble des producteurs du Canada.L’Union des producteurs agricoles a fait valoir devant les ministres et les députés fédéraux que le revenu moyen de l’agriculteur québécois représentait, il y a six ans, 80% de celui de son collègue canadien : le rapport est passé à 60% au cours de 1974.En outre, comme les producteurs de lait du Québec assurent 51% des approvi- sionnements canadiens en lait de transformation contre 40% pour l'Ontario, les implications de la politique de prix décrétée par M.Whelan, affirme TUPA, se feront sentir à tous les niveaux, spécialement en ce qui regarde le rétablissement d'un meilleur équilibre des revenus entre les régions agricoles du pays.Le président de la Fédération canadienne des producteurs de lait, M.Jim McCague, a soutenu pour sa part que le gouvernement fédéral doit venir greffer à son système de gestion des approvisionnements du lait, la Commission canadienne du lait, un complément jugé maintenant indispensable aux yeux des producteurs: le revenu de base versé pour chaque 100 livres de lait et un système d'ajustement en vue de protéger la valeur réelle de ce revenu garanti.Aussi pour assurer un revenu adéquat aux producteurs laitiers, la fédération prie le gouvernement de tenir compte des quatre points suivants: utilisation d'une période de base satisfaisante pour calculer les coûts des intrants dans l’industrie laitière; une rémunération pour les investissements sur la ferme (les chiffres avancés font voir des taux de queloue 16.4%); une rémunération additionnelle pour la gestion de l’entreprise évaluée à 5%; un salaire horaire correspondant à celui de l'ouvrier spécialisé canadien ($4.91 de l'heure au cours de 1974).On aurait pu croire que l’Ontario Milk Board et la Fédération des producteurs de lait du Québec eussent présenté de facto un front commun au sein de la Fédération canadienne qui coiffe les organismes provinciaux de production.Mais c’était sans compter avec les écarts de coûts et de volumes qui existent entre les deux provinces: ainsi pour un cheptel laitier de même importance, l’Ontario tire 1 une production 27.2% supérieure à celle du Québec (338,000 livres contre 265,000 pour chaque 35 vaches laitières) mais doit aussi assumer des coûts de production 4% É lus élevés qu’au Québec ($11.87 les 100 ivres contre $11.42).Il s’ensuit qu’en termes comptables, l’agriculteur ontarien essuiera une perte “virtuelle” de 27 cents à chaque 100 livres livrées à l'usine contre un bénéfice de 18 cents pour son vis-à-vis québécois.Ceci ne représente pas un déficit de caisse pour le producteur ontarien mais bien un taux de rendement inférieur sur le capital investi.L’écart de rentabilité des fermes laitières ontariennes découle de deux sources: spéculation onéreuse sur les terres arables et main-d oeuvre rurale peu abondante et coûteuse.Il s'ensuit que la pro-duètion laitière québécoise a le vent dans les voiles et s’est haussée de 3% l’an dernier contre une chute de 4.5% en Ontario.L’accord réalisé par les deux organismes de production au sein de la Fédération canadienne représente un compromis où le Québec a fait entériner “sa formule” de base pour comptabiliser l’ensemble des coûts de production.Par contre l’Ontario s’est réservé la “formule d’indexation” qui prévaudra dans l’avenir.Selon l’économiste de l’UPA, la formule ontarienne pèche par de graves travers méthodologiques.“Ainsi des sept points évoqués pour calculer l'indice annuel de réajustement du prix du lait industriel on retrouve des choses qui n’ont rien àvoir avec le prix du lait: indice des prix de vente dans l’industrie, indice boursier, etc” nous faisait remarquer hier M.Dagenais.La méthode québécoise, basée sur l’indexation de dix intrants liés directement à la production du lait, lui parait une formule plus méritoire au niveau de l’exactitude economique et du bon sens.“Mais enfin, dit-il, le front commun des producteurs s’est matérialisé autour de ce compromis et nous n'y pouvons rien.” VGICI LE PRINTEMPS! Si vous désirez un vêtement de qualité et de bon goût, appeler VIVIANE 523-4689 844-2738 importations françaises Prêt-à-porter féminin (directement du manufacturier) Chargex la Commission sur de nouveaux secteurs d’activité.“En 1969, rappelle la Commission, les effets de l’organisation d’un secteur public d'enseignement sur les institutions privées s’étaient déjà fait sentir d’une façon très marquée”.Les cégeps avaient en effet rapatrié alors 19 écoles d’infirmières, dix écoles normales, trois instituts familiaux et 33 collèges classiques.Mais les cégeps n’étaient pas seuls responsables des disparitions massives.48 instituts familiaux auraient succombé à la réforme malgré les efforts de la Commission qui “a tenté d’insuffler une vie nouvelle’ à ceux qui voulaient survivre.Outre ces “écoles de bonheur”, comme les nomme la Commission, on aura vu disparaître une soixantaine d’écoles normales, victimes de la formation des maîtres en milieu universitaire.La dizaine “d’écoles françaises” de 1969 sont devenues québécoises, à l’exception des collèges Marie-de-France et Stanislas.Enfin les écoles privées spécialisées (agriculture, santé) se sont “intégrées à des structures plus complexes, avec fin succès très varié”, note la Commission.Le plus gros morceau, en 1969, consistait sans doute en quelque 200 écoles commerciales privées sur lesquelles il fallait statuer et qui résistaient fort mal à la grille devaluation, même chez les 31 qui Voir page 6: Les Écoles COURS DE POTERIE (Jour et Soir) Initiation à la céramique tournage - façonnage Composition des glacures Moulage et calibrage Inscription immédiate.Début des cours: Semaine du 7 avril Poterie Bonsecours Ltée, 433 rue Notre-Dame est, Vieux-Montréal 844-6253-844-6165 Permis: culture personnelle #749985 CAMP MUSICAL du LAC-SAINT-JEAN Situé à St-Jérôme.dans l’un des sites les plus enchanteurs, avec une vue magnifique sur le lac St-Jean, le Camp musical du Lac-Saint-Jean offre aux jeunes musiciens l'avantage de poursuivre leurs études musicales, tout en participant largement à la vie de plein air.Deux sessions d'été sont offertes SESSION du 29 juin au 12 juillet : piano — guitare — chant individuel — saxophone — orgue.SESSION du 13 juillet au 2 août : piano — cuivres — clarinette — hautbois et basson — violon et violoncelle flûte traversière.INSCRIPTION: Les inscriptions doivent être faites avant le 1er avril et être adressées à M.Rémi Plourde.secrétaire.270, rue du Cran.Chicoutimi fOuébec) Tél.549-0581 4 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 éditorial - § L’impasse de la Commission de police Tandis qu’à Québec, le message inaugural annonçait mardi l’intention dû gouvernement de procéder à une re-définition nécessaire du rôle et des attributions de la Commission de police du Québec, le président de l'organisme, le juge Roger Gosselin, a confirmé hier d'éclatante façon l’incompatibilité de certaines fonctions qu’exerce concurremment la Commission de police.Appelé avec le commissaire Roméo Cour-temanche à instruire l'enquête sur la demande de congédiement du directeur adjoint André Guay, de la police de la CUM, le juge Gosselin, devant l'ampleur insoupçonnée que prenait la preuve de la défense, a dû se souvenir de renseignements ou’il avait naguère receuil-lis dans l exercice d’une autre fonction de la CPQ, celle qui confère à cet organisme la responsabilité de l’enquête sur le crime organisé.En déclarant ouvertement cette situation double où il se trouvait placé, puis en se désistant, le juge Gosselin a sans doute fait montre d’un sens très louable de l'honneur professionnel.Mais il a aussi prouvé une fois de plus que le temps est venu de mettre de l'ordre dans les fonctions que le législateur assigna à la CPQ en 1968.• Devant le désistement de MM.Gosselin et Courtemanche, une première question doit évidemment être abordée.Comment mener à terme l'enquête qui a connu hier un dénouement abrupte?Le juge Gosselin a laissé entendre dans sa déclaration d'hier qu’il recommanderait au gouvernement de choisir entre deux méthodes: soit la nomination de membres additionnels à la CPQ pour entendre l'affaire Guay, soit une loi spéciale qui permettrait vraisemblablement de référer cette affaire à la Cour provinciale.Aucun de ces deux recours ne doit être exclu.Avant d’en venir là, on aura profit, toutefois, à réfléchir sur une carence que le procureur de M.Guay, Me Philippe Géiinas, a judicieusement décelée dans les procédures qui ont précédé l'ouverture de l’enquête confiée à la CPQ.Après que le directeur René Daigneault eut recommandé le congédiement pur et simple de son adjoint, il incombait en effet au Conseil de sécurité de la CUM de se saisir de cette recommandation et de statuer à son sujet avant de refiler le paquet à la CPQ.Or, croyant agir habilement, le Conseil de sécurité évita de se prononcer, préférant référer directement la question à la CPQ.Il est vrai que, nonobstant ce refus de se prononcer du Conseil de sécurité, l'avocat de cet organisme, Me Pierre de Grandpré, a agi à l’enquête Guay comme s’il avait eu partie liée avec le directeur Daigneault.Mais comme on doit, de toute manière, repartir à zéro, n'y aurait-il pas lieu, pour le Conseil de sécurité, de réviser sa position à la lumière des éléments très importants de preuve qui sont ve- nus apporter un éclairage inédit sur les vraies raisons des actes imputés à M.Guay?A première vue, M.Guay avait pu apparaître comme un personnage dangereux, dénué de tout scrupule et intolérablement inquisiteur.Après avoir entendu le début de preuve qu’il a soumis à la CPQ, on doit néanmoins admettre que ses motifs étaient beaucoup plus directement professionnels qu’on ne l’avait cru.Des réserves sérieuses doivent être maintenues quant à l’idée ou’il a pu se faire des rapports entre une fin louable et des moyens détestables.Mais on n’arrive pas à se faire à l’idée que son zèle évident, même s’il a pu être excessif, aurait dû lui valoir un congédiement.Quant à parler d’excès, celui qu’a commis le directeur Daigneault en voulant profiter d’une occasion favorable pour se défaire de son collaborateur est fichument plus grave et plus odieux.Le Conseil de sécurité, qui lit les journaux comme tout le monde et qui était représenté à l’enquête Gosselin, est parfaitement au courant de ces faits.S'il veut prendre ses responsabilités, il pourrait vite disposer de cette fausse affaire en réinstallant le directeur adjoint Guay dans ses fonctions et en lui recommandant de faire montre de plus de discernement à l’avenir.En recommandant que le salaire de M.Guay lui soit versé pour la période qui court depuis qu’il a été démis de ses fonctions, le juge Gosselin a clairement laissé voir que cet homme n’a rien d'un prévaricateur ou d’un bandit.Le Conseil de sécurité fournirait la preuve de son utilité s’il décidait lui-même de mener à terme cette histoire.qui, moyennant une direction habile, n'eut jamais revêtu les proportions que l’on sait.• Par-delà l'affaire Guay, le statut même de la Commission de police est justement remis en question.Déjà, le jugement de la Cour suprême dans l'affaire Saulnier avait sonné l'alarme à ce sujet.Depuis mardi, on sait, par le message inaugural lu par le lieutenant-gouverneur à l’ouverture de la session, que Québec est également saisi du problème.Les difficultés de la CPQ sont nées de ce que le législateur lui confia un rôle trop large et des fonctions en soi incompatibles.La CPQ, en vertu de la loi qui la régit, doit veiller aux normes professionnelles et éthiques applicables à la gestion et à la conduite des corps policiers au Québec; elle doit faire enquête dans des cas touchant la conduite de policiers individuels et servir ensuite, au besoin, de tribunal d'appel dans ses propres décisions; elle doit enfin conduire, dans le secteur du crime organisé, l'une des enquêtes les plus élaborées et les plus périlleuses que se soit jamais vu confier une commission.Tout cela est trop, beaucoup trop pour un seul organisme.Parmi les fonctions attribuées à la CPQ, les plus fondamentales, à notre sens, ont trait à la définition et à l’application des normes d’ordre professionnel et éthique devant régir le fonctionnement des corps de police à travers le Québec.Pour cette tâche, le législateur avait prévu un organisme autonome pouvant agir avec une réelle indépendance vis-a-vis des autorités politiques.Cet élément doit absolument être préservé.Tout ce qui touche la formation et la qualification professionnelle des policiers, les uniformes, insignes et décorations, la définition des grades et fonctions dans les divers corps de police, la rémunération et la qualification des chefs de police, la tenue des archives et livres divers dans les postes de police, devrait demeurer sous l'autorité de la CPQ.On aurait ainsi la garantie que l’essentiel du travail policier serait astreint en permanence à des normes édictées et appliquées par un corps indépendant et spécialisé.La CPQ devrait de même conserver la garde des normes éthiques, y compris le pouvoir de définir les normes et de veiller à leur application concrète par voie de surveillance et d’enquête.En matière d’enquête, le pouvoir de la CPQ devrait toutefois se limiter à un rôle de première instance: on pourrait emprunter a ce sujet l’exemple des commissaires-enquêteurs du ministère du Travail, dont le mode d'opération est joliment plus simple et plus efficace que l'artillerie juridique que déploie la CPQ dans ses enquetes publiques.En cas de décision contestable à ce niveau, l'appel devrait se faire non plus devant la CPQ mais devant un tribunal régulier, qui pourrait fort bien être la Division de police de la Cour provinciale.Le législateur a aussi confié à la CPQ certaines tâches qui se relient plutôt au champ proprement opérationnel.C'est le cas.par exemple, de l’article de la loi qui confie à la CPQ le soin de dresser “un service central de renseignements et de statistiques ayant pour but de faciliter le détection du crime et le dépistage de leurs auteurs".Ces tâches de type opérationnel ne devraient plus relever de la CPQ, mais plutôt des corps policiers euxj mêmes ou encore de la division de la Sécurité publique que M.Choquette a instituée au sein du ministère de la Justice.Quant à l’enquête sur le crime organisé, elle a maintenant acquis à toutes fins utiles une autonomie à peu près complète vis-à-vis de la CPQ.Il y aurait lieu pour le législateur de consacrer cette situation en dotant le plus tôt possible la Commission présidée par le juge Dutil d’un statut qui en ferait un organisme juridiquement distinct de la CPQ.Ainsi délestée de tâches qui la surchargent au détriment de principes de bonne gestion élémentaires, la CPQ pourrait laisser le juridisme à d'autres et se vouer totalement aux tâches précises qui justifièrent sa création.C’est à ce niveau qu’elle peut être le plus utile.Claude RYAN bloc-notes Les ressources humaines Le “livre blanc" sur les ressources humaines, dont le message inaugural annonce prématurément la publication à la suite d'une “intense recherche", n'existe pas encore.Le rédacteur du discours aura sans doute anticipé sur l'état des travaux ministériels ou confondu la désignation des documents de travail déjà achevés ou en voie de préparation sur cette question.Les spécialistes du ministre de l'Immigration, sous la responsabilité du sou-ministre adjoint, M.Bernard Bonin, ont effectivement publié en janvier un livre fort important; mais il n'est pas encore blanc ni public: il est brun et porte un titre qui en indique la nature et l’usage: “Une problématique des ressources humaines au Québec: document de travail et de réflexion." Mais cette inadvertance est anecdotique puisque, pour l’essentiel, l'exposé du gouvernement exprime, sous la rubrique “immigration", une volonté politique qui marquera un progrès réel si les intentions sont suivies d’actions concrètes.Pour la première fois, en effet, il est fait clairement référence à la constitution d un ministère qui, outre l'immigration, englobera l'ensemble des ressources humaines, c'est-à-dire la politique démographique, les mouvements de population, les problèmes de population et de main-d'oeuvre.Le lieutenant-gouverneur a préféré la notion d'élargissement de l’actuel ministère de l'Immigration à celle de création d un nouveau ministère.C'est un euphémisme qu'il faut sans doute mettre au compte de la tactique.On aura noté, toutefois, dans un précédent chapitre, que le ministère au Travail et de la Main-d'oeuvre n'est plus que le ministère du Travail tout court, autre indice montrant que la main-d'oeuvre relèverait désormais de la nouvelle structure à créer.Ce n est pas M.Cournoyer qui devrait s en plaindre, lui qui préfère l’extinction des incendies à'la gestion des politiques et à l'administration des commissions.Cette problématique ressort du reste du “livre brun' sur lequel une quarantaine de spécialistes se sont penchés durant deux jours en février et qui doit maintenant servir de base à la rédaction du “livre blanc", lequel définira une politique d'ensemble montrant comment l’immigration, dans le Québec d'aujourd'hui, est inséparable des politiques de population et de main-d'oeuvre, livre blanc qui formulera aussi des propositions concrètes quant aux structures et à l'organisation d'un ministère élargi.Le document sera diffusé publiquement en même temps qu'il fera l'objet d'un examen poussé en commission parlementaire.A l'automne, il est prévu que s'engagent de nombreuses consultations.Ce n'est donc, dans l’état actuel du calendrier de travail, qu'à la fin de 1975 que le gouvernement serait en mesure de saisir l’Assemblée d’un projet de loi exhaustif sur les ressources humaines.Entre-temps, les fonctionnaires de l’Immigration du Québec seront appelés à rencontrer les groupes de travail récemment créés par le ministre fédéral, M.Andras, pour étudier les questions relatives à la démographie canadienne et à l’implantation des immigrants.Enfin, dans les jours qui viennent, Québec doit signer avec Ottawa un protocole régissant l'activité des agents d'immigration du Québec à l'étranger, protocole qui élargit sensiblement le cnamp d’action et d'intervention des représentants de la province dans le monde.La première manche est donc gagnée puisque M.Bienvenue aura convaincu le gouvernement de la nécessité d’établir un ministère des Ressources humaines.Mais le ministre aura encore beaucoup à faire pour amener le conseil des ministres, l’Assemblée nationale et l’opinion publique à bien saisir l’importance et l’urgence d'un instrument qui devra se révéler indispensable dans.une société aux prises avec des problèmes de peuplement, de préservation d’inden-tité culturelle, de main-d'oeuvre, de sélection rationnelle d'immigrants, etc.Instrument à ce point vital que le futur ministère des Ressources humaines devrait normalement devenir l’un des plus importants au Québec.Pour atteindre ses objectifs, M.Bienvenue peut déjà compter avec le concours remarquable de collaborateurs qui, dans son ministère, sont au nombre des grands commis les plus efficaces et les plus compétents du Québec.Il devra lui aussi s'engager dans cette opération, à la fois politique, législative et publique.Ce qui signifie que le temps des chasses folkloriques contre le chef de l’Opposition a assez duré, et que le ministre de l'Immigration doit consacrer toutes ses énergies, non pas à jouer les inquisiteurs à contrat, mais à poursuivre et à terminer la réforme entreprise.Michel ROY Au conseil des ministres d’agir Le leader parlementaire de l'Opposition, M.Robert Burns, a inscrit au feuilleton de l’Assemblée nationale une motion demandant la révocation de M.Yvon Saindon, le président de la Commission de la Fonction publique.Après avoir apparemment troqué une nomination contre une decision complaisante, le gouvernement a commis une autre erreur en n'exigeant pas immédiatement et publiquement la démission de l'intéressé.Voici maintenant qu'il est pris pour en commettre une troisième s’il s'oppose à la motion Burns.Aucun discours inaugural ne saurait masquer, en l’espèce, l’incroyable faiblesse du premier ministre.Le lieutenant-gouverneur, comme il fallait s’y attendre, a annoncé d’autres codes d'éthiques, à l’intention cette fois des députés et des partis politiques.Mais trop d’éthique à la fin devient une nouvelle façon d’être peu moral.Comme disait je ne sais plus trop quel humoriste, le dernier déguisement c'est d'aller nu II n'est pas négligeable qu'à l’avenir les hommes publics puissent guider leur conduite sur des normes plus précises et généralement reconnues.Entre-temps, les cas flagrants d'inconduite doivent être sanctionnés.La loi qui impose aux administrateurs d’être au-dessus de tout soupçon est dure, mais elle est essentielle au maintien de l’intégrité de l'Etat et à la confiance publique dans les institutions.Si M.Yvon Saindon avait eu lui-même le respect de ses fonctions et de la répution d’une commission aussi délicate et importante que celle de la L'onction publique, il aurait de lui-même remis promptement sa démission au premier ministre.Son retard à agir s'ajoute maintenant à la faiblesse capitale qu’il a dû avouer à la commission Cliche.Attendra-t-il d etre frappé par l’Opposition pour partir?Informé de l’affaire Joyal, le ministre du Travail a agi promptement et ouvertement.En quelques heures, ce commissaire de la Commission du salaire minimum avait remis sa démission à M.Jean Cournoyer.Sans préjuger de la conclusion qui sera celle des tribunaux au terme de l’accusation portée contre M.Joyal et de ses présumés complices, force est de reconnaître, et l’intéressé Ta fait, qu’il n’était plus en mesure de rester à son poste.Or si le genre de trafic auquel a succombé M.Saindon est moins spectaculaire oue la remise d’une somme de $2,000 dans une toilette du chateau Frontenac, sa faute n'en est pas moins sérieuse, au contraire.La Commission de la fonction publique ne souffre pas la partialité, ni la partisanerie, ni l’irrégularité, encore moins les pratiques visant à contourner les politiques gouvernementales.En donnant à M.Bergeron l'avancement qu'il n'aurait pas dû lui donner mais qui permettait à certains personnages de mettre la main sur l'em- bauche à la baie James, M.Saindon se prêtait à une manoeuvre indigne de la Fonction publique dont il convoitait de présider la Commission.Même un homme intègre et compétent a droit d’aspirer à une promotion: toute la fonction publique repose sur la reconnaissance du mérite.Et c’est une honte pour un gouvernement que d’obliger certains fonctionnaires à passer par de douteuses fourches caudi-nes pour accéder à des postes supérieurs.Mais rien ne saurait réparer, en Tespèce, la disqualification que de sa propre main M.Saindon a signée contre lui-même en se pliant à la promotion injustifiée de M.Yvon Bergeron, devenu ainsi chef du placement à la baie James.Puisque le président de la Commission de la Fonction publique n’a pas encore compris, semble-t-il, dans quelle situation il plaçait Torganisme qu'il dirige et tous les fonctionnaires, dont le moral ne saurait être à la hausse en pareilles circonstances, il appartient au premier ministre et au cabinet qui l’ont nommé de le démettre avant qu’encore plus de désarroi et d’humiliation ne s’abattent sur la fonction publique.Dans plusieurs ministères, en effet, le moral est bas et, on peut le supposer, la productivité aussi.Les chocs successifs que les révélations de la Commission Cliche et des autres “affaires" anciennes et nouvelles ont produit dans l'opinion publique et dans le parti libéral, sur la scène québécoise comme canadienne, n’ont pas été moins profonds dans l'appareil de TE-tat provincial.Pendant que le gouvernement de M.Robert Bourassa tente de se refaire une image, sinon une vertu, il y a tout lieu de craindre que le grand oublié de la “contre-attaque" soit la Fonction publique, rabaissée ridiculisée par les manoeuvres qui ont été mises à jour et celles qui risquent de l'être au cours des mois qui viennent.La responsabilité de restaurer le climat et la confiance n'incombe pas à cet égard au seul premier ministre.Pendant que MM.Jean Cournoyer et Jérôme Choquette, le titulaire de la Justice, allaient s'expliquer avec brio devant la Commission Cliche, le cabinet lui-même restait étrangement inerte, en apparence du moins, au sujet des “cas' qui pendent toujours au nez des ministeriels.Tout le monde ou presque s'interroge sur le leadership de M.Robert Bourassa: il faudra conclure que les autres membres du gouvernement sont aussi faibles que lui, si l’affaire Saindon et les autres de même farine ne font pas Tobjet d une prompte et décisive resolution au conseil des ministres.Jean-Claude LECLERC _____Les sexologues de l’UQAM- Il faut un programme-cadre pour l’éducation sexuelle ¦ Suite à l’étude d’un document de travail rédigé par l’un de leurs collègues, M.Albert Dufour, les membres du module Education-Sexologie de TUQAM viennent de faire tenir aux autorités compétentes leur position dans le débat sur l’éducation sexuelle à l’école.Voici le texte intégral des recommandations que le directeur du module, M.André Bergeron, adressait à ce sujet au ministre de l’Education le 11 mars dernier.Le module Education-Sexologie de l’Université du Québec à Montréal, suite à Tétude du document intitulé: “Education sexuelle scolaire”, janvier 1975, par M.Albert Dufour, recommande au ministre de l’Education: 1) Qu'il assure une éducation sexuelle scolaire de la maternelle au collège inclusivement sur tout le territoire du Québec.2) Que cette éducation sexuelle soit fondée sur des données scientifiques les plus récentes concernant toutes les dimensions de la sexualité vécue dans le respect des personnes et des valeurs selon les exigences même de l'acte pédagogique.3) Que cette éducation sexuelle s'insère, pédagogiquement, dans le projet éducatif du Québec en tenant compte de Tâge, des processus cognitifs, du développement affectif et psychomoteur de l'élève.4) Que l'éducation sexuelle fasse l’objet d'un programme-cadre du ministère de l'Education spécifiant les éléments fondamentaux de l’éducation sexuelle et indiquant les instruments pédagogiques adaptés à cette éducation.Qu'ainsi une large autonomie soit laissée aux commissions scolaires régionales et aux commissions scolaires locales quant au contenu progressif approprié aux personnes et aux situations.5) Que le programme-cadre d'éducation sexuelle se situe par rapport au contexte global du Québec en tenant compte des changements dans les conduites personnelles, familiales et sociales.6) Que, dans l’élaboration d'un programme-cadre d'éducation sexuelle, le ministère de l’Education tienne compte non seulement des positions officielles des organismes, mais aussi des attentes des jeunes, des recherches en ce domaine, des données de la sexologie et de la pédagogie sexuelle.7) Que l'éducation sexuelle soit distincte — sans y être opposée — de l'enseignement de la morale et de l'enseignement religieux.Puisque toute éducation — y compris l'éducation sexuelle — fait appel à des valeurs, que les enseignants oeuvrant dans ces .domaines puissent se concerter de telle façon que les élèves reçoivent, en temps utile, les éclairages nécessaires à la compréhension de leur comportement, au développement de leur autonomie et à la prise en charge de leur vie sexuelle.8) Que l'éducation sexuelle soit assumée par des enseignants et des professionnels non-enseignants compétents dans le domaine de l'éducation sexuelle selon les exigences régulières du ministère de l’Education pour l'enseignement des diverses disciplines.9) Que l’information sexuelle des adultes soit aussi assurée de telle sorte que l'école puisse compter sur la collaboration des parents.10) Que le ministère de l’Education organise une consultation systématique de la population sur des énonces d une politique d'éducation sexuelle.Cette consultation pourrait prendre la forme d'un colloque provincial.sorte d'états généraux de l'éducation se- xuelle au Québec.11) Que des expériences-pilotes effectuées avec le concours d'éducateurs sexologues, soient entreprises, dès 1976, dans chacune des grandes régions scolajres du Québec.lettres au DEVOIR Pourquoi ne pas interdire la publicité des alcools ?Lors d une récente conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé.M.Marc Lalonde a déposé un document intitulé "Nouvelle perspective de la santé des Canadiens".Au rythme d’augmentation des soins de santé, le coût total des programmes de santé existants au Canada dépassera $15 milliards en 1980! Cela représente beaucoup d’impôts à payer.Le document attire l'attention sur le rôle du tabac et de l'alcool dans ces dépenses.Il révèle que 25% des hommes admis pour la première fois dans un hôpital psychiatrique le sont pour cause d alcoolisme.La prévention dans ce domaine des drogues légalisées s’impose donc de façon inéluctable.Pendant ce temps, à Québec des experts piétinent sur le texte d'un règlement visant à contrôler la publicité des alcools.On avait pensé interdire l'emploi de vedettes pour mousser la vente de ces produits.L'intention parait bonne quand on voit le nombre de gens assujettis à ce culte des vedettes.Voilà maintenant qu'on trouve cette restriction trop malaisée à appliquer.Comme tout s'arrange! Avez-vous remarqué une autre faiblesse humaine exploitée chaleureusement par la publicité: la recherche de la sociabilité dans l'alcool?La “sociabilité" est en effet un thème majeur mis de l avant par les publicistes, pour la bière en particulier: ils nous présentent continuellement des gens que ce liquide rapproche, autour d une table ou autrement, et qui sont gais, détendus, bons causeurs, sociables.Rien de mensonger là-dedans, malheureusement! L'alcool constitue vraiment un antidote temporaire à la timidité, au complexe d'infériorité ou au refoulement.Mais l’alcoolique en puissance découvre un jour qu'il doit sans cesse augmenter les doses pour obtenir le meme effet, jusqu'au moment où cet effet n’apparait plus, même avec des quantités énormes.Plus seul que jamais, il est alors devenu un grand malade, physique et social, un malade très dispendieux.Inutile de suggérer l'interdiction de ce thème de la sociabilité: vous pensez bien que cela aussi présenterait trop de complications pratiques.Il existe pourtant une façon naturelle et efficace d’éliminer toutes ces difficultés d'application: la suppression totale de la publicité des alcools (et du tabac)' Les publicistes et leurs commerciaux prétendent angéliquement ue la réduction de la publicité ne iminuerait pas la consommation.Peut-être en diraient-ils autant de la suppression totale?Regardons-y de plus près.La publicité augmente indéniablement la consommation d'alcool et le nombre de consommateurs, avec la même efficacité “scientiti-que" et envahissante que pour la consommation en général.Cela n est plus à démontrer D'ailleurs, s'il en était autrement, les producteurs d'alcool ne dépenseraient pas des millions en publicité inutile.Et ici se présente une question d'épidémiologie: est-il possible de recruter de nouveaux buveurs sans qu'un certain pourcentage de ceux-ci deviennent un jour des malades alcooliques?ou des absentéistes au travail?ou des conducteurs dangereux?La suppression totale de la publicité mettrait fin à l’augmentation de consommation et de consommateurs: cela découle forcément du fait précédent.La suppression totale ira-it-elle jusqu'à provoquer une diminution de consommation ou de consommateurs?Des spécialistes impartiaux pourraient peut-être nous éclairer là-dessus.Mais remarquez bien que diminution et non-augmentation sont deux phénomènes différents.La non-augmentation seule serait déjà un progrès important et sensé.L'interdiction totale de la publicité des alcools a dû effleurer l’esprit des experts à Québec, qui l’ont sans doute rejetée automatiquement, comme une utopie: le monde des affaires, notre maître à tous, ne la permettrait pas.On continuera donc, mais avec des modalités mieux réglées, à sacrifier sans nécessité un morceau de la santé du public à l'industrie de l’alcool, ouitte à extraire de ce même public davantage d'impôts pour le soigner! André LEMIRE, médecin Hôpital St-C’harles de Joliette Joliette, le 10 mars 1975.Vraie et fausse libération Sous le titre “L ere des faux docteurs”, l'abbé Jean-Paul Bourret dénonçait (dans le Devoir, mardi 25 février 1975) ceux qui laissaient croire que le concubinage remportait sur le mariage.Merci, monsieur l’abbé.Je loue le Seigneur qu'il nous reste, malgré tout, des prêtres qui nous aident à y voir clair.On veut nous mêler sur l'idée de la libération de la femme.Moi et plusieurs de mes amies pensons qu'être ménagère, fidèle à notre époux, éducatrice au foyer, nous avons encore de la valeur, (soi-dit en passant, je n’attaque pas celles qui ont le talent ou la force de pouvoir travailler à l'extérieur.) Ce que j'essaie d'exprimer, c’est qu'il y a encore beaucoup de laïques qui pensent comme l'Eglise.D'après le Concile Vatican II, ü faut apprendre à nos enfants à vivre en tant que garçons et filles et, plus tard, selon le dessein de Dieu en tant qu’homme et femme." “Ou bien on accepte que la sexualité devienne un simple produit de la société de consommation ou bien on pense que l'amour humain est toujours une rencontre de l'homme avec Dieu, qu'il est un des points d'insertion essentiel du sacre dans l'existence humaine, en d'autres termes, qu'il est un sacrement, écrit Jean Daniélou.Je veux aussi dénoncer ceux qui emploient leur talent (douteux) de comiques pour tourner en ridicule les prêtres et les religieuses.Il n'y a pas d'avantage à créer l'impression que les générations passées vivaient sous l'emprise de jugements niais.“Autres temps, autres moeurs".De tout temps, l'histoire l'a démontré.De là à renier notre passé où l'amour était plus beau parce que fondé sur plus d'efforts, plus de sa- crifices, n'ayons pas peur des mots, plus de pureté.Je ne suis pas la seule à penser ainsi.Les Associations Familiales Catholiques, protestent vigoureusement contre le projet de délivrance de pilules aux mineures de moins de 18 ans.La liberté sexuelle augmente le nombre des avortements et rend beaucoup plus difficile l’action éducative.La vraie libération de la femme, ce n'est pas seulement, (au contraire de nos mères,) connaître les plaisirs du sexe, c'est aussi et encore être capable d’amour venant du coeur.Nos mères ont “trimé" dur pour pouvoir élever des enfants convenablement.J'espère, qu'on ne dira pas trop des mères de maintenant “On n’a plus les femmes qu'on avait’’!!! Une femme libérée.Mme Denis TANGUAY Montréal, le 11 mars 1975 Le Mouvement Desjardins et ses placements Quand M.René Harmégnies écrit dans le DEVOIR du 5 mars 1975 (p.5), que "cela (investissements du Mouvement Desjardins dans des compagnies opérant au Québec) ne constitue pas un grand progrès social", je crois qu'il se trompe.Sans devenir propriétaire de Mol-son, d'Alcan ou de Domtar.le mouvement Desjardins, par le biais des actions achetées, peut influencer le jeu des intérêts de ces compagnies en faveur des Canadiens-français.Les caisses pop ont été fondées pour sortir du “bas de laine”; n'y revenons pas.Le Mouvement a 5 milliards; qu'il en récolte 10 au plus tôt.Jean-Pierre LEBLANC, Fort-Georges, le 7 mars 1975 Le marketing au CN Monsieur le rédacteur, Un lecteur dont vous avez reproduit la lettre le 7 mars énonçait, sous le titre “Le marketing au CN ", une critique à l'endroit de la publicité que fait le CN sur son nouveau programme de tarifs hors pointe.Un lecteur peut de toute évidence avoir de la difficulté à comprendre notre annonce.D'autres — et ils sont nombreux — ne sont pas dans le même cas, car le programme n est en vigueur que depuis quelques semaines et, déjà, nous avons noté une augmentation sensible des voyages aller retour en dehors des périodes de pointe.Le CN se veut une compagnie innovatrice, d'où le nouveau programme de tarifs voyageurs d'incitation.Des réductions s'adressent depuis longtemps déjà aux jeunes.aux familles, aux groupes et aux personnes de Tâge d'or Peut-être notre reclame donne-t-elle beaucoup de détails; mais il s'agit d'une nouvelle formule, contenant des éléments inédits, qu'il faut tout de même situer dans un cadre précis qui évite d’induire le lecteur en erreur Notre but en publiant des annonces dans les organes d'information est de soulever l'intérêt des personnes appelées à voyager et de provoquer chez d'autres le désir du voyage par train.Les intéressés n ont plus qu’à s'informer à la gare CN la plus proche ou chez leur agent de voyage, en personne ou par téléphoné, afin d'obtenir les comparaisons de tarifs voulues et décider si l'offre en vaut réellement la peine, ce qui est généralement le cas.Notre programme veut attirer vers le train un public mieux renseigné sur les avantages économiques, énergétiques et touristiques qu’offre le train voyageurs.Les tarifs aller retour hors pointe sont en voie d'atteindre leur but, et nous croyons fermement que le public a beaucoup à gagner et rien à perdre en s'en prévalant.Le vice-président, Marketing voyageurs, G C.CAMPBELL Montréal, le 14 mars 1975.LE DEVOIR Fondé po' Henri Boo'osso le 10 |onvier19IO Directeur et rédocteur en chet Claude Ryan Rédacteur en che* ad|omt Mtchpl Roy Directeur de l'information Jean Froncoeur Trésorier Bernard larocque IE DEVOIR eit publié par I Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée dont le siège social est s-tue ou numéro 211.rue du Saint Socre ment Montreal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par I Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes a 9130.rue Borvm Ville laSolle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et 6 dd •user les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S45 par onnee si* mois S25 A I etranger $50 par annee su mois $28 trois mois $16 Éditions du samedi $15 par onnee Édition quotidienne, livrée 6 domicile par por teur $1 20 par semaine Tarif de Tobonnement servi par la poste oe nenne sur demande Courrier de deu*ième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 ignés groupée' 8 f I Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 • 5 des idées des événements des hommes r Pour assainir le système politique québécois QjieWe sorte d’enquête faudra-t-il mener ?Dans un texte publié dans “LE DEVOIR” du 11 mars, je réclamais la création d'une enquête sur la nature et le fonctionnement du sys-' tème politique québécois.Suivait une liste de quatorze points sur lesquels, dans mon esprit, pareille enquête devait porter.Cette proposition d une enquête spéciale "a soulevé de nombreux commentaires.Plusieurs se disent d'accord avec l'idée d'une étude sur les institutions politiques québécoises dont les défi-ciances sont flagrantes mais ils estiment que les quatorze points mentionnés n’épuisent pas la matière qui devrait être visée ou encore ils s’en prennent à l’idée même d'une enquête qui, à leurs yeux, ne peut signifier qu'une commission dite royale” d'enquête menée de l'extérieur et conformément aux règles sévères généralement suivies dans ce type d'enquête.Telle n'était pourtant pas l'intention que je poursuivais.Je regrette beaucoup, dans un texte déjà long, de n’avoir pu élaborer mon idée.Dans une entrevue diffusée dans “Présent-Québec”, le 13 mars, je m'expliquais sur ce point.Mais il semble que les précisions que l’animateur, Yves Laplante, me demanda de fournir à ce propos n'ont pas reçu une bonne publicité.Aussi convient-il de les reprendre aujourd'hui dans l'espoir que l’écrit permettra les rectifications que la simple parole s’est trouvée impuissante à effectuer.Il serait contradictoire que, dans un même souffle, je lance un cri d’alarme sur l’urgence d’assainir le climat politique au Québec et que je propose la création d'une Commission d'enquête conventionnelle comme moyen de définir les réformes propres à permettre cet assainissement.On sait que de telles commissions d’enquête prennent beaucoup de temps à se mettre en marche, se dotent d'une organisation interne lourde et qu'il arrive fréquemment que leurs recommandations, produites deux ou trois ans seulement après leur création sinon plus tard encore, s'adressent à des situations bien différentes de celles qui existaient lorsqu'elles avaient commencé leur travail.Pareilles commissions d'enquête ont leur utilité s’il s'agit d'examiner une question d’une très grande ampleur à propos de laquelle les données essentielles manquent et qui revêt un caractère de permanence.Elles sont par contre inadéquates s'il s'agit de proposer des pr dont les données fondamentales sont bien connues, dont la nature fluctue rapidement et qui doivent être corrigés dans des délais très courts.Les correctifs susceptibles d’améliorer la nature et le fonctionnement du système politique québécois présentent précisément ces dernières caractéristiques.Pour l’ensemble, les lacunes du système de même que les moyens de les surmonter sont connus.Par ailleurs, si la Commission sur le crime organisé et ta Commission sur les libertés syndicales dans l'industrie de la construction, par les révélations qu’elle a apportées, témoigne de l'urgence de se mettre à la tâche, elle n'a toutefois pas créé cette urgence, urgence dont, pour ma part, j'ai fait état depuis six ans au moins.Le type d'enquête que j'aimerais voir instituer revète-rait un double caractère.Dans un premier temps, on procéderait à un inventaire systématique des déficiences du système politique québécois et on en identifierait les dimensions de façon précise.Cet inventaire s'étendrait à tout l’appareil politique québécois de même qu'a ses nombreux points d’arrimage avec les groupes sociaux et les individus.Les -par- LÉON DION collaboration spéciale quatorze points que j'ai identifiés dans mon texte au DEVOIR n’avaient rien d'exhaustif.Ils ne constituaient que des exemples de cas qui devraient faire l’objet d'un examen attentif.D'autres aspects, tout aussi importants, pourraient et devraient sans aucun doute être retenus.Pour éviter cependant d'aboutir à une fin de non recevoir, soit de la part du gouvernement en place ou soit, même, de celle des partis d'opposition, l'inventaire des thèmes devant constituer la matière des enquêtes devrait se restreindre à des aspects concrets et précis.Le moment me parait inopportun pour soulever les grandes interrogations qui remettent en question les fondements de l'idéologie libérale et du système capitaliste tels qu’ils se présentent aujourd'hui au Québec.Cet inventaire serait mené de l'intérieur même de l’appareil politique par des députés.fonctionnaires, conseillers politiques, etc., selon les cas.connaissant concrètement les situations et dont l'intégrité est indiscutable.Ces personnes bénéficie- raient de la collaboration de quelques spécialistes de l’extérieur dont les connaissances théoriques leur seraient requises pour mieux saisir et définir les problèmes.Quelques semaines suffiraient pour mener à bien cette première tâche, tant les aspects qui ressortiraient sont déjà bien connus et ont fait l'objet de commentaires et de suggestions valables, et cela bien davantage de l’intérieur même de l'appareil politique que de l’extérieur.Une fois complété ce premier inventaire, il s'agirait de mettre sur pied un certain nombre de groupes d'études dont chacun aurait le mandat d'effectuer une courte enquête et de faire des propositions de réformes dans un domaine précis: bureau du Premier Ministre, relations interministérielles, administrations parallèles, relations entre ministres et fonctionnaires, organisation et fonctionnement des services administratifs, Assemblée nationale, commission parlementaire, rôle des députés, relations des fonctionnaires et des parlementaires avec les publics, orga- nisation et fonctionnement des partis, etc.L’objectif serait d’apporter sous tous ces aspects des correctifs susceptibles de réformer les institutions politiques et de protéger les agents politiques et sociaux contre toute tentation de commettre des accrocs à la moralité publique par la suppression des occasions de tentation, sans pour autant diminuer en rien l’efficacité de l’action politique et administrative.Au contraire, les incidents mis en lumière ces derniers temps montrent que des réformes bien inspirées ne pourraient qu'accroître cette tant souhaitée et si nécessaire efficacité.Ces études seraient menées simultanément mais avec un souci d'aboutir en toute célérité à des solutions d'ensemble convergentes.Ici encore, elles seraient autant que possible conduites de 1 intérieur par des personnes bien informées et intègres, avec le concours d'un petit nombre de spécialistes de l'extérieur susceptibles d'ouvrir des horizons nouveaux sur les questions à l'étude.Il s'agirait de viser à de bonnes définitions des problèmes afin de déboucher sur des solutions concrètes pouvant être appliquées rapidement avec le moins de heurts possibles chez toutes les parties concernées.Loin donc de se ramener à la création d’une grande commission d’enquête oeuvrant de l'extérieur avec le décorum et la lourdeur d'action qui caractérisent ce type d'enquête, ma proposition vise au contraire à la mise sur pied d’un certain nombre de groupes de travail constitués de façon à pouvoir profiter au départ au maximum de Texperience acquise sur les divers aspects devant faire l’objet d'un examen, oeuvrer avec souplesse et célérité, remplir une fonction d'animation parmi les personnes concernées et offrir le maximum de garanties afin que les recommandations qui résulteraient de pareilles études soient jugées valables et recevables par les organisations impliquées.Cette suggestion me semble être plus réaliste dans sa conception et plus prometteuse dans ses résultats que les autres démarches de réforme mises de l’avant ces derniers temps.C’est ainsi, par exemple, que la proposition émanant de l’aile parlementaire du Parti québécois, à l’issue du Message inaugural de la troisième session du trentième Parlement, de la création d’une Commission parlementaire spéciale pour etudier “les événements récents qui concernent le bon fonctionnement de l'Etat" ne me parait pas valable puisqu'elle restreint le mandat de cette Commission à l’examen des “événements récents” et surtout parce que cet examen se ferait par une Commission parlementaire alors que les commissions parlementaires au Québec, dans mon esprit, doivent elles-mêmes en toute urgence faire l'objet d'un examen approfondi, tant leur fonctionnement actuel est de façon flagrante déficient sous plusieurs aspects.Les é udes particulières que je piopose de faire mener simultanément ne résultent pas seulement de fait de la présence d'un gouvernement qui de toute évidence n'a pas fait tout en son pouvoir pour protéger les agents politiques et sociaux contre les tentations de favoritisme et de laxisme moral.Tout gouvernement, qu'il soit libéral, péquiste ou de toute autre allégeance partisane, devrait les entreprendre parce que le mal qui ronge l’appareil politique dans son ensemble est trop profond et trop incrusté dans les divers rouages pour qu'il soit désormais possible de l’extirper par un simple changement d’équipe au pouvoir.Sur la récente vague de scandales (2) Un formidable défi: construire une nouvelle éthique collective Les procès publics actuels soulèvent de profonds problèmes éthiques.D’aucuns en appellent, soit à une enquête sur le système politique, soit à des réaménagements de structures, d'administration, ou même de politiques, soit à une relève du leadership.Je ne nie pas la pertinence de ces diagnostics.Mais je trouve qu'on glisse rapidement sur le formidable défi de construire une nouvelle éthique collective.La commission Cliche est arrivée au seuil de cette interrogation.Derrière tous ces débats, y a-t-il un ou des cadres de références éthiques assez cohérents pour permettre des jugements valables dans l'ensemble de l'opinion publique?Je ne pense pas qu’on puisse se limiter à poser uniquement le problème des crimes et des scandales dans une sphère particulière de la société.C'est tout le contexte “éthique” de la vie privée et publique actuelle qu'on doit revoir.Je veux proposer ici un ensemble de points de repères pour mieux cerner un débat qui concerne tous les citoyens.Bien sûr, la construction d'une éthique collective est l'oeuvre de toute une société.Aucun moraliste ne peut se croire exhaustif dans un domaine aussi complexe.Tout au plus s'agit-il ici d'une réflexion de départ, parmi d’autres apports.1) Notre société ouverte oui se veut démocratique et pluraliste, joue la carte des libertés individuelles et collectives.Cette visée exige des citoyens up plus responsables, ultc beaucour plus adultes, plus réfléchis.On ne vit plus dans un contexte social défini par un système moral et légal autoritaire, unitaire et tout tracé à l'avance.Il y a place pour divers points de vue, pour différentes solutions.L'expérience réfléchie, confrontée, transformée prend le pas sur les règles reçues, pré-établies ou absolues.Le citoyen moderne veut comprendre, juger, décider par lui-même.Il revendique d’être maître de son projet de vie, et en même temps agent actif dans la construction de la société.Je ne dis pas ici qu’il agit en conséquence.Je parle plutôt d'une aspiration.2) Après le procès de la morale close d’hier, on s'en prend aux nouvelles formes d'enfermement des grosses institutions modernes programmées et compliquées.“Je ne fonctionne plus là-dedans, je veux vivre.Je ne comprends plus ce qui se passe.Je suis “tanné” de courir.Je ne veux plus rien savoir”.Malgré la perplexité, on notera ici un goût de vivre d'une façon plus libre, plus détendue, plus épanouissante.Plusieurs cherchent un style de vie ouvert à des changements voulus, à des revisions d'orientation et d’engagement.En poussant à la limite cette aspiration, certains en viennent à rejeter tout ce qui est institutionnel: le mariage, par exemple.Les décisions se prennent de façon insulaire.C’est “l'autorisation de soi par soi”.Cette sensibilité spirituelle nouvelle de la personne libre, S'n, EXClUSIf ilDENTIEl / 6X0 c cilR cOfAWANO* slOUS CONSTRU1SO CHOIX tence de votre cnOlX Iroit de votre BOISES tiques terrains .-væar" Coûté de fiqe cuisine de base par Henri Bernard prochains cours: 7 avril au 3 juin 1 leçon par semaine, le jour ou le soir.leçon d’essai: 7 et 8 avril én démonstration avec dégustation Renseignements et prospectus 843-6481 O enri ci ernard permis d'enseignement de culture personnelle Suite 610, 2015 rue de la Montagne, Montréal 107 s'accompagne d’un appauvrissement de la socialité.Respecter ou renvoyer les hommes sur leur île ne résoud pas le problème de fond d’une éthique collective d'hommes qui vivent ensemble dans un même milieu, surtout au moment où des interdépendances planétaires s'entrecroisent avec les solidarités quotidiennes pour un partage plus juste de ressources qu'on sait désormais limitées.Les conséquences du changement 3) Mais comment demander aux individus une saine conduite de la vie, un jugement cohérent dans un contexte social, culturel, économique et politique aussi chaotique?Par exemple, une économie sans échelle de valeurs sur ce qu elle produit et fait consommer, conditionne des comportements individuels très erratiques.Une croissance aveugle et par n'importe quel moyen pourra amener des individus à chercher de gros revenus rapidement sans s'arrêter aux exigences éthiques.Avons-nous fait ces raccords critiques entre les “grosses affaires" et les "petites affaires".Le patronage n'est pas seulement une simple pratique de certains organisateurs politiques, ou encore un système de détournement de fonds publics; c'est aussi une façon de vivre largement répandue, une attitude de base face au patrimoine commun.Plus profondément on découvrira peut-être que la crise de subjectivité et le repliement sur la vie privée viennent aussi d’une insécurité liée à la difficulté de comprendre une société aussi complexe.Nous avons multiplié des instruments de plus en plus compliqués d'organisation, de planification, d'administration, qui découragent toute participation.Surtout quand il s'agit d'outils sociaux qui appellent une implication démocratique de l'ensemble des citoyens.N'est-ce pas le cas des services publics?Il faudrait mentionner aussi les formidables bombardements quotidiens d'un univers électronique qui provoquent une usure psychique des plus fortes résistances.L'individu est assailli par un magma informe et violent de slogans, de commerciaux.d'opinions, d'expertises qui lui viennent de tout coté.Notre vie quotidienne est devenue un fouillis indescriptible.4) Il faut bien reconnaître aussi des changements culturels profonds qui se heurtent autant •aux nouvelles qu'aux vieilles institutions.Voyons quelques exemples.Le travail ne tient plus la même place dans l'échelle de valeurs de bien des citoyens.Or l'organisation actuelle du travail est en profond décalage avec les styles de vie.On n'accepte plus un travail “insignifiant”.De plus qu’est-ce qui amènera des petits salariés à un tel travail, s’ils peuvent obtenir par ailleurs un revenu garanti du gouvernement?Dans d’autres milieux, on peut bien s’organiser des week-ends “piquants”, mais ça ne donne pas nécessairement une saveur a la vie ordinaire de la semaine._____________-—- par- JACQUES GRAND’MAISON collaboration spéciale au Devoir a Cet article fait suite à un texte qui a paru dans LE DEVOIR de lundi.Dans une première tranche, Jacques Grand'Maison traçait un bilan très dur de l’évolution morale de notre société depuis quelques années.Aujourd’hui, il explore quelques jalons de ce que pourrait être une nouvelle éthique collective.La publication du message inaugural de la session qui vient de débuter à Québec nous a malheureusement obligés à différer d’une journée la publication de cette deuxième tranche de l’étude de Jacques Grand’Maison.Autre exemple: la crise du mariage.Les jeunes couples n'y accèdent pas à la façon d'autrefois.Ils veulent des cheminements plus libres.Or, on a maintenu les mêmes règles institutionnelles, tout en aménageant des solutions après coup, pour les pots cassés.Comme disait un travailleur social: “Il y a plus de spécialistes pour les séparations que pour les raccordements”.Inconsciemment, plusieurs en sont venus à se bâtir une morale sur le tas, une philosophie du moindre mal.parce qu’ils n’ont plus de référence collectives en rapport avec leurs nouveaux modes de vie.Il est étrange qu'on se soit si peu soucié de ces cohérences culturelles et éthiques, dans ce monde rationnel de la planification et de la programmation.Et que dire des conduites qui se déploient directement dans la sphère publique.La démission est plus évidente.On dira: “c’est partout pareil, à quoi bon, chacun se graisse quand il en a la chance”.Encore ici, il y a un énorme paradoxe entre cette démission spontanée et cet esprit critique développé par la scolarisation, par la vulgarisation des sciences, par [ omniprésence des moyens de communication.Le quatrième pouvoir met au su et au vu de tout le monde des informations qui autrefois restaient dans Tun-derground, sinon dans la vie privée.Nous n'avons pas encore la culture éthique et politique de ce nouveau contexte social d'information et de communication.Un cul-de-sac pédagogique 5) Un certain style d’éducation n’est pas étranger à la crise éthique présente.Plusieurs ont rejeté la culture “transmise” par les voies traditionnelles du maître, du code moral et de l'idéologie officielles.Ils s'opposent à cette éducation en amont et en surplomb de Tauto-découverte, de la créativité et de la liberté.Mais on arrive à un cul-de-sac.Combien de fois j'ai entendu des professeurs, des parents, des travailleurs sociaux exprimer ainsi leur perplexité: “On ne sait plus quoi faire, quoi dire, on ne veut pas imposer nos valeurs, chacun des êtres est différent et libre”.Par delà ce désarroi, le problème “social” des rapports d'éducation reste entier, encore plus celui du jugement éthique sur ce qui est honnête et juste et ce qui ne l’est pas.Souvent, ces mêmes parents, professeurs, travailleurs sociaux seraient embêtés de fonder leur propre position éthique.Voilà qui est plus grave, et nous empêche de mettre la faute sur le dos des jeunes.Passer d’une morale d'obligations, de lois et de codes à une morale de liberté et d'auto-discipline ne se fait pas d’un tour de main.Avons-nous développé des apprentissages de la liberté, une vraie pédagogie d auto-discipline?J'ai vu des exemples effarants où on laissait à un enfant des choix qui exigeaient une délibération d’adulte.Car avouons-le, nous avons choisi la voie la plus exigeante en éducation.Il ne faut pas le regretter, mais en saisir toutes les conséquences.Il est plus difficile d'agir librement que de se soumettre passivement à des règles toutes faites, à un cadre rigide, à une autorité absolue.Ce comportement appelle une cohérence et une force intérieure, dynamiques et articulées.Je ne suis pas sur qu'on ait investi beaucoup en ce domaine, à en juger par le besoin de remettre sa responsabilité aux experts et même aux astrologues.L'intérêt est passé du côté des savoir-faire pratiques.Mais les savoir-être-vivre et penser ont été négligés dans l'éducation quotidienne.On a prêté peu d'attention à ces dynamismes en creux qui s'appellent le courage, la résistance morale, la profondeur d'âme, la capacité soutenue de renouvellement et d'auto-critique.On abandonne vite les amours, les luttes de justice, les engagements à long terme, les taches de longue portée.C’est pourtant là le nerf d'une éthique qui se traduit dans la vie réelle.6) Le sixième repère est d'ordre philosophique.Restons ici au simple niveau d'une philosophie de la vie.On ne parle pas indûment d'une hiérarchie de valeurs.Une valeur isolée, non confrontée à d’autres valeurs, mène à des culs-de-sac.Il y a des sincères erratiques, des gentlemen incompétents, des radicaux sans tendresse, des bons diables naïfs, des habiles exploiteurs, des libertaires autocratiques, etc.Rappelons cette contradiction déjà signalée entre une liberté très poussée et le refus de reconnaître les exigences d'un auto-contrôle, d une culpabilité responsable.Nous ne sommes pas à une contradiction près.Si dure et si lucide pour juger les autres, et si indulgents et erratiques pour s'évaluer soi-même.Encore faut-il un certain cadre de référence pour situer ces diverses valeurs, fussent-elles toutes nouvelles.Mais au fait, la patrimoine humain des grandes sagesses historiques serait-il tout-a-fait inutile aujourd'hui?La plupart d'entre nous, consciemment ou non, empruntent beaucoup à leurs racines chrétiennes.Certains ont rejeté cette identité.Ils veulent une morale laïque.Se fera-t-elle sans une revision honnête et critique d’un dossier historique qui nous a tant marqués?Il y a ici des aveuglements et des rejets passionnés qui bloquent l'émergence de ces nouvelles éthiques individuelles et collectives.Cest fumisterie que de croire, tout de go, en 1975, qu’on peut créer à partir de zéro une éthique nouvelle.Bien sûr, il n'est pas question de chercher l’unanimité obligée d’hier.Mais comment ne pas apprendre à mieux maîtriser collectivement ce phénomène complexe de la multiplication débridée d'éthiques partielles encore bien peu dessinées.Peut-être qu’une politique plus centrée sur le débat des fins sociales essentielles, sur la confrontation de projets de société aidera à une plus grande cohérence du débat éthique.Mais plus immédiatement, ne sommes-nous pas mis au défi de sonder notre propre philosophie de la vie.et la pertinence de notre véritable échelle de valeurs dans notre vrai vécu?Je pense à ce vieux sage de Jean XXIII qui suggérait cette séquence: La justice comme règle L’amour comme moteur La vérité comme fondement La liberté comme climat.Ethique et politique 7) Castro disait un jour: “c’est la naïveté des marxistes que de croire qu'il suffit de changer les structures; c’est aussi l'illusion des chrétiens que de se limiter aux changements de mentalité et du coeur".Il n’y a pas d’éthique sans juste politique et vice iche: TABLE D'HÔTE MENU TYPE Hors d'oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon, Riz Créole $18.50 Saumon Irais grillé, au Fenouil, Beurre déchaloltes $21.50 Le Stea k à la Clermont, Pommes Parisienne $23.50 Les Desserts Le calé Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny, h bile par personne.Du lundi au samedi de 6:00p.m.à la fermeîure 591 E.HENRI-BOURASSA barde FACE AU MÉTRO • 381-1777 versa.En Yougoslavie, après vingt ans d’auto-gestion, on se rend compte de certains échecs, précisément parce qu’il n'y a pas eu cette liaison vitale et pédagogique qui confronte les façons de vivre et les nouvelles structures, l'éducation et la politique, les changements culturels et les schèmes idéologiques, l’éthique et le “fameux système”.Soljénitsyne conteste les deux grands matérialismes qui auraient fait du marché de la vie spirituelle de l’homme et de sa qualité morale.Cette critique a au moins une part de vérité dans une civilisation profondément secouée qui aboutit aux crises actuelles.Des crises à fondement spirituel.Serait-ce qu'on a négligé la dimension intérieure de Thomme?Les discours officiels d'un bord et de l'autre se ressemblent étrangement.Il faut sonder davantage les comportements réels.Descartes, avec raison, disait qu'il est bon d'interroger l'avis des sages, mais qu'il est meilleur de regarder davantage ce qu'ils font.Et Pascal d'ajouter: “la vraie morale se moque de la morale”.Elle est à la fois une sagesse, une science, un art et une pratique de vie.Elle com- porte toujours une brèche de liberté qui fraie le passage aux divers possibles de projets humains imaginés, voulus et engagés par delà l'univers des nécessités.C’est inutile de chercher le système éthique idéal.Il aboutira toujours à une morale close, autoritaire et figée.Une éthique ouverte, plus critique, plus libre n’en comporte pas moins de très fortes exigences de responsabilité adulte, de confrontation virile et de solidarité soutenue.Nous avons trop cédé à la facilité en ce domaine.Il ne suffira pas d'élaborer de nouveaux mécanismes de contrôle démocratique, ou même un autre programme politique.Je vous souhaite le courage et la lucidité de donner plus de consistance à ce goût de vivre à fond, qui nous habite”.(1) La qualité du gouvernement de soi-même doit êtrr au moins à la mesure des critiques qu'on adresse à l’autre gouvernement.(Il On est toujours mal à l’aise de se citer.Tans pis.J'ai essayé d’aborder ce problème complexe d'une nouvelle éthique à construire dans un ouvrage récent: Le privé et le public, Leméac, 1975.ÉLÉGANCE PEU DISPENDIEUSE bureau et crédence modernes et de grand style pour bureau d’administrateur.LIVRAISON IMMÉDIATE Notre nouveau catalogue est disponible.Téléphonez pour en recevoir un exemplaire.GRAND STATIONNEMENT GRATUIT Ouvert le samedi jusqu’à midi FUTURK DISTRIBUTEURS D'AMEUBLEMENT DE BUREAU FUTUIjlIC LTÉE 1401 0.RUE LEGENDRE.MONTREAL.QUE.TEL.381 8861 / 6 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 suites de la première page LES COLS BLEUS Plus tôt dans la journée, quelque 1,500 cols bleus étaient en grève ici et la dans le pays.La nouvelle du règlement a été annoncée à 20hl0 par M.Chrétien qui s'est borné à dire: “Le nouveau contrat de travail est de 26 mois et j’espère qu’il s’agit d’une entente profitable pour les deux parties”.Le bruit avait couru hier que la grève allait se généraliser en Colombie-Britannique mais la rumeur a été démentie par le principal négociateur, M.Gordon Kritscn.Les députés ministériels ont témoigné leur joie a l’annonce du règlement et il y a eu aussitôt des propositions d’ajourner le débat d’urgence.M.Stanley Knowles, un expert reconnu sur les questions de procédures aux Communes, a émis l’opinion que l’entente faisait que le débat n’était plus justifié.Mais les députés progressistes conservateurs ont soutenu que le débat ne pouvait être contremande parce que les expéditions de céréales dépassaient le conflit des cols bleus.Le président adjoint, Gé-rald Laniel, a dit que le débat ne pouvait prendre fin à moins du consentement unanime des députés, en dépit du règlement.Le débat s’est donc poursuivi a la grande satisfaction de M.Fraser qui s'est attribué une bonne partie du mérité de l’entente survenue consentant malgré tout à donner un peu de crédit aux négociateurs.L’AFFAIRE GUAY qu’aucune partie n’avait manifesté mardi le désir de les voir se récuser et que par la suite ils avaient décidé de poursuivre croyant être en mesure de rendre justice.“Cependant, ont-ils ajouté, non seulement avons-nous la responsabilité de rendre justice mais encore faut-il que justice semble avoir été rendue.Devant la situation que nous avons exposée dans la déclaration en dossier, peu importe la décision qui pourrait intervenir dans la présente enquête, nous croyons qu’il pourrait sembler que justice n’a pas été rendue.Quant à la recommandation au lieutenant-gouverneur en conseil de confier l’enquete à de nouveaux membres de la CPQ, le juge Gosselin l’avait déjà expliquée en soulignant qu’actuellement aucun membre de fa Commission de police ne peut entendre cette affaire, ayant tous été a différents degrés intéressés aux décisions touchant l’enquête sur le crime organisé et le projet “B”.“Dans les circonstances, nous décidons de nous récuser.” ¦Invité à commenter la décision de MM.Gosselin et Courtemanche, l’avocat de M.Guay, Me Philippe Gélinas, a déclaré que les commissaires ont probablement agi sagement tenant compte du fait que Ta Loi de police contient une anomalie très inquiétante, celle de permettre aux mêmes hommes d’administrer et de juger.Il a toutefois tenu à réitérer sa confiance dans l’intégrité des deux commissaires-enquêteurs.Mé Gélinas a ensuite expliqué que d’après la preuve qu’il avait entreprise et qui était loin d’être terminée, la justification dé l’acte apparaissait déjà clairement.Rappelons que M.Guay est accusé d’avoir mal utilise les ressources physiques et humaines du service de police en autorisant l’écoute électronique d'une réunion convoquée par les autorités de l’USECO, le 23 juillet 1973, à l’hôtel Hilton de Dorval.“M.Guay, a dit Me Gélinas, est intervenu pour empêcher que le projet “B" ne subisse certaines modifications qui auraient nui, peut-être fatalement, au projet.Or, un mois plus tard (en août 1973) la Commission de police qui venait de se voir confier l’aorninistration du projet “B” et qui était présidée par le même juge Roger Gosselin, a ordonné ces modifications mêmes que M.Guay estimait probablement fatales pour le projet “B’’.“Je n’avais pas d’inquiétude quant a l’esprit de justice de MM.Gosselin et la mefeo Une dépression venue du sud-est des Etats-Unis atteindra le sud du Nouveau-Brunswick ce soir.La pluie associée à cette perturbation s'étendra graduellement du sud du Québec vers le bas du fleuve.D’autre part un front froid descend graduellement du nord-ouest de la province amenant d’ouest en est un refroidissement et quelques chutes de neige locales suivies d'un dégagement graduel, • Régions de Pontiac-Témiscamingue de 1 A-bitibi, de Chibougamau, du nord du Lac St-Jean: nuageux avec quelques averses de pluie se changeant en chutes de neige locales suivies d’un dégagement partiel.Maximum 20 a 25.Aperçu pour vendredi: beau et froid.Régions des Laurentides, de la Haute-Mauricie, du sud du Lac St-Jean: nuageux avec quelques averses se changeant en chutes de neige locales.Maximum 35 à 40.Aperçu pour vendredi: dégagement partiel.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-lles: en-nuagement suivi de quelques averses de neige mêlée de pluie au sud.Maximum 30 a 35.Aperçu pour vendredi: dégagement graduel.• Régions de Rimouski, de la Gaspésie: en-nuagement suivi de quelques averses se changeant en pluie passagère.Maximum près de 40.Aperçu pour vendredi: dégagement graduel.• Régions de l'Outaouais, de Montréal, des Entons de l’Est, de Québec, Trois-Rivières: luageux avec pluie se changeant en quelques ¦hutes de neige locales Maximum environ 40.kperçu pour vendredi: dégagement partiel.Courtemanche, mais il demeure que la situation était intenable pour ces messieurs.Ou bien ils exonéraient mon client et paraissaient alors condamner leur propre décision du mois d’août 1973 ou bien ils le condamnaient et risquaient de paraître agir ainsi en vue de justifier cette décision.“Il reste, a ajouté Me Gélinas, à espe-rer que le Conseil de sécurité, qui est l’autorité suprême de la police de la CUM et qui est présidé par un homme qui ne manque ni de dynamisme ni d’aplomb, montrera enfin ses qualités de leadership, reconnaîtra que mon client a bien agi et mettra fin à cette accusation injustifiée.“On veut la paix dans la police de Montréal, a dit l’avocat du directeur adjoint Guay.On l’obtiendra en appliquant la Justice.” Appelé à commenter la décision de la Commission de police, le président du Conseil de sécurité, Me Paul-Emile L’Ecuyer, a fait savoir qu’il n’avait aucun commentaire à faire pour le moment.Le Conseil se réunit demain et à cette occasion, tout le dossier Guay sera à nouveau discuté.Ce n’est que par la suite que le Conseil fera connaître ses décisions.Quant au directeur Daigneault, il n’a pas retourné l’appel que nous lui avons fait en fin d’apres-midi, hier.Il est donc impossible de savoir ce qu’il pense de la situation, d’autant plus qu’il n'a pas daigné assister à aucune séance de la Commission depuis le début de la présentation de la défense de justification de son principal adjoint.Entre-temps les spéculations vont bon train dans la police et dans les milieux intéressés par l’affaire Guay.Plusieurs se demandent si une seconde enquête aura lieu ou si les autorités gouvernementales choisiront de remettre le tout aux calendes grecques.Certains appréhendent une situation semblable à l’affaire Saulnier où les choses traîneront en longueur quelques années jusqu’à ce que l’intéresse accepte de prendre sa pension.D’autres s’interrogent sur le fait que la décision de la Commission de police soit survenue au moment même où la défense s’apprêtait à faire entendre des policiers de la Sûreté du Québec, notamment sur certaines révélations compromettantes contenues dans des enregistrements de conversations téléphoniques.A ce sujet, rappelons qu’un témoin de la défense a relié le nom du millionnaire de la viande William Obront, identifié comme le banquier de l’organisation Cotroni, à celui de M.Gerry Snyder, conseiller municipal montréalais et membre du comité exécutif du COJO.Hier, le juge Gosselin a révélé que M.Snyder avait officiellement demandé à être entendu par la Commission et que celle-ci avait en principe accepté de l'entendre.Mais, avec la décision de récusation, les commissaires statueront afin de savoir s’ils peuvent maintenant légalement entendre M.Snyder.Les commissaires décideront également ce qu’il y a lieu de faire dans le cas des journalistes qui ont contourné l’ordre de nuis clos interdisant de nommer M.Snyder, en ne l’identifiant que par ses fonctions présentes et passées sur la scène publique.Dans ce cas aussi, les commissaires jugeront s’ils ont légalement les pouvoirs de sévir maintenant qu’ils se sont récusés.SAIGON amené les responsables américains à considérer que l’urgence d’un déblocage par le Congres de crédits supplémentaires est désormais aussi grande pour le Sud-Vietnam de Van Thieu que pour le Cambodge de Lon Nol.Aussi assiste-t-on à cet effet à une campagne concertée de persuasion de la Maison-Blanche et du département d’Etat.Au Sud-Vietnam sur toutes les routes transversales qui, d’ouest en est, relient les régions les plus élevées aux plaines côtières, des dizaines de milliers de réfugiés se sont mis en mouvement, malgré lés harcèlements des unités communistes qui ont réussi en plusieurs points à couper la route, rendant ainsi problématique l’évacuation des populations.Seule une colonne estimée à une centaine de milliers de gens fuyant à bord de 1,500 à 2,000 véhicules de toute espèce a réussi à franchir les quelque cent-cinquante kilomètres qui séparent Pleiku de la province maritime de Phu Yen.Au total, ce sont quelque 250,000 personnes ayant quitté Pleiku, Kontum et Darlac, sur les Hauts-Plateaux, qui font route vçrs la côte, dit-on de source proche du ministère des Affaires sociales.Plus au nord, la situation est identique autour de Hué.Fuyant l’ancienne capitale impériale, des milliers d’habitants s'efforcent de rallier Danang.Certaines des troupes d’élite aéroportées stationnées dans cette ville historique du nationalisme vietnamien ont déjà été ramenées vers le sud, dit-on de source militaire.Les experts militaires disent envisager avec difficulté comment Hué pourra continuer à être défendue à un moment où les forces gouvernementales s'apprêtent à se retirer derrière des positions entièrement modifiées dans le centre du Sud-Vietnam.Dans la soirée, il semblait qu’une importante opération d'évacuation des civils était en cours.Sur les routes circulaient des convois organisés.Bien qu’il n’ait pas encore été officiellement annoncé, le plan de repli du gouvernement porterait, dit-on de source digne de foi, sur les principales provinces des Hauts-Plateaux, laissant près de 70,000 km carrés au contrôle du FNL (Front national de libération).Plusieurs milliers de réfugiés auraient déjà atteint la ville de Tuy Hoa, sur la côte centrale, accompagnés de chars de l’armée gouvernementale, dit-on de source militaire.Ils avaient été convoyés sur une route étroite par des camions militaires et civils et par des motocyclettes, ajoute-t-on.Sur les routes nationales 19 et 21, toutes deux coupées par les forces communistes au début de leur offensive, d'importants convois de réfugiés seraient également en route.Plus que des territoires, les parties en conflit dans cette guerre ont cherché à contrôler des populations.Les experts militaires estiment que les commandants communistes ont été eux-mèmes surpris par la rapidité avec laquelle leur campagne sur les Hauts-Plateaux a réussi.Il pourrait se passer un certain temps avant qu’ils ne réagissent à cet exode inattendu.Les autorités conseillent aux populations de ne pas rester sur les Hauts-Plateaux, dit-on de source digne de foi.Sur le front militaire, le commandement de Saigon signalait hier peu d’accrochages sur les Hauts-Plateaux.Depuis plus de 24 heures toutefois, le quartier général régional a perdu le contact ra- Choquette le confirme Pas de poursuite contre Guy Leduc QUEBEC (par Gilles Lesage) — “Le ministère de la Justice n’entend prendre aucune poursuite criminelle contre le député de Taillon.” C’est ce que M.Jérôme Choquette a fait savoir hier à l’Assemblée nationale, * en réponse à une question de M.Guy Leduc lui-même.Le ministre a dit qu’à sa connaissance l’ex-député libéral et maintenant indépendant n’est jamais intervenu au ministère de la Justice, suite aux rencontres et conversations qu’il a pu avoir avec certains personnages qui sont mentionnés dans le rapport de la CECO.Rendu public en décembre, ce rapport qualifiait d'inexplicable l’attitude du député envers MM.Frank d’Asti et Nicola Di lorio, qui le harcelaient pour qu’il intervienne en faveur du Victoria Sporting Club, une barbotte de la rive-sud de Montréal.Le rapport ne faisait aucune recommandation au sujet de M.Leduc, qui n’en a pas moins depuis quitté le caucus et le Parti libéral, à la demande du premier ministre, visiblement pour apaiser l’opinion publique ameutée sur la moralité du gouvernement.M.Choquette a ajouté: “J’ai fait examiner le contenu de ce rapport par les officiers de mon ministère, par des procureurs, des substituts du procureur général à Montréal, par des avocats de l’extérieur, parmi lesquels il y en a un de très grande réputation, et ,1e ministère de la Justice n’entend prendre aucune poursuite criminelle contre le député de Taillon.” Le premier ministre a répété pour sa part qu'il a fait faire une enquête administrative par son chef de cabinet (et non par le CAD, comme on le croyait) auprès des différents ministères."Il a été révélé que le député de Taillon n’avait fait aucune intervention pour favoriser les gens qui pouvaient être mentionnés dans le rapport.” A une autre question de M.Leduc, qui siège désormais à la gauche du président, derrière M.Bellemare, le ministre de la Justice donne l’assurance que la Sûreté du Québec ne possède aucun film concernant le député de Taillon.Mais il est possible que la SQ ait d’autres enregistrements de conversations téléphoniques que ceux qui sont mentionnés dans le rapport de la commission d’enquête sur le crime organisé.M.Choquette présume toutefois que les conversations pertinentes à l’enquête sur le jeu organisé ont été produites devant la commission.M.Choquette a déjà fait savoir, par ailleurs, que la police possédait des chambres completes de bobines d’enre- gistrements divers et qu’il ne pouvait les dénombrer de façon exhaustive.Il a fait cette admission lors des discussions concernant les affaires Saulnier et Laporte à l’Assemblée nationale, à l’été 1973.La motion privilégiée que M.Robert Burns voulait faire inscrire au feuilleton ne l’était pas encore hier, le président Lavoie se posant apparemment des questions sur son opportunité.La motion veut inviter l’Assemblée à réprouver la conduite de M.Leduc.Si elle avait été inscrite hier, M.Leduc n'aurait pas pu poser ses questions à MM.Bourassa et Choquette.Par contre, une autre motion est inscrite au nom de M.Burns, en vue de présenter au gouvernement une adresse le priant de révoquer M.Yvan Saindon, president de la Commission de la Fonction publique.L'on ne sait quand elle sera étudiée.dio avec les forces qui défendent Dinh Quan, une ville en bordure d’une route menant aux Hauts-Plateaux que les communistes ont attaquée, dit-on de source militaire.FONCTION PUBLIQUE dent", que ce soit dans les richesses naturelles, le textile, le transport maritime, l’aciérie, l’habitation, et même la révision constitutionnelle.“Le gouvernement Bourassa fait l’autruche et laisse le fédéral préparer un simple rapatriement de l’AANB, non assorti d'un nouveau partage des compétences entre Québec et Ottawa, notamment dans les domaines économique et social.Adopter une telle attitude, dit M.Morin, c’est renier la politique constitutionnelle des quinze dernières années et livrer le Québec à l’envahissement fédéral”.Dans le domaine social, le député de Sauvé dénonce ce qu’il appelle l’hypertrophie de l’Etat, caractérisée par le contrôle excessif des hôpitaux (exemple, le petit hôpital de Rosemont que le ministère fait disparaître) et des garderies populaires, qui meurent l’une après l’autre.M.Morin évoque ensuite la “stagnation culturelle" et “fa faillite absolue de l'infâme bill 22”, avec le gâchis de la langue d’enseignement.“Le seul résultat que le gouvernement a obtenu, ce fut de provoquer chez les Néo-Québécois une ruée vers l’école anglaise.Résultat que moi-même et mes collègues, et beaucoup d'autres avec nous, avions prédit en juillet dernier.Mais le gouvernement ne voulait rien écouter, anxieux qu’il était de faire adopter son projet avant que l’opinion publique ne le force à retraiter.” Dépendance et dépossession, dit M.Morin, l’exemple vient de haut, de l’Etat lui-même: “le patronage et le favoritisme s'installent du haut en bas de l’appareil gouvernemental, il devient systématique, automatique, dès qu’on peut éviter les soumissions, publiques.Des ingénieurs aux publicitaires, et des avocats aux notaires, il faut montrer patte blanche ou contribuer à la caisse électorale.” Pour sortir du,bourbier, conclut le chef de l’Opposition, il faut aller à la racine du mal et faire en sorte que l’Etat prenne “la forme d’une grande responsabilité collective vouée à Fa maîtrise de notre destin”.“Les racines de la dépendance, de l’irresponsabilité et de la corruption plongent trop profondément dans la mentalité et l’histoire du Québec pour qu’elles soient faciles à extirper.En définitive, la crise morale actuelle aura été bénéfique si elle nous permet de prendre conscience des exigences qui confrontent les Québécois.” LES ÉCOLES Suite de la page 3 étaient subventionnées.Les interventions du Service général de l’enseignement privé auraient cependant donné de “bons résultats”, d’autant que les écoles commerciales tendent à adopter le programme prévu aux cahiers de l’enseignement collégial, pour mieux diplômée leurs élèves.Plus d’une vingtaine d’institutions pour l’enfance inadaptée sont “déclarées d’intérêt public”, mais il semble que de nombreuses autres soient encore rattachées au ministère des Affaires sociales, malgré des directives contraires, ce que la Commission déplore.Celle-ci tend également à rapatrier et reconnaître un statut aux écoles privées “pré-élémentaires” qui ne sont ni des maternelles ni des garderies, et qui se développeraient rapidement, pour leur donner au moins un permis.La Commission a obtenu aussi de pouvoir accorder plus que 20 mars par la Presse Canadienne Le premier ministre Mackenzie King déclarait au Parlement il y a 36 ans aujourd’hui — en 1939 — que le Canada considérerait toute attaque contre la Grande-Bretagne comme une attaque contre le Commonwealth.1815 — La période connue comme les Cent Jours commence dans la vie de Napoléon.Elle devait se terminer avec la bataille de Waterloo.1852 — La Case de l’oncle Torn, oeuvre de Harriet Beecher Stowe, parait pour la première fois en volume.Ce roman sentimental s’est vendu à 500,000 exemplaires aux Etats-Unis et plus tard a été traduit en 22 langues.1936 — Des inondations au Nouveau-Brunswick causent pour plus de $3 millions de dégâts.1937 — L’aéroplane d’Amelia Earhart s'écrase au décollage, à Honolulu.1941 — La ville de Plymouth subit son plus désastreux raid de la Seconde Guerre mondiale.des “permis de culture personnelle” aux écoles professionnels qui offrent des programmes partiels et des cours intensifs.Les cours par correspondance, les cours de culture personnelle, et les cours de parapsychologie lui causent cependant bien des maux de tête et la Commission aimerait recevoir un “appui du législateur” pour renforcer les critères de reconnaissance qui les concernent.La parapsychologie, en particulier, la laisse perplexe, se demandant “s’il est opportun, sinon convenable qu’un ministère de l’Education y apporte une certaine caution, en accordant un permis, ne fut-ce que de culture personnelle.” On sent bien, en conclusion du rapport, que la Commission préférerait une sérieuse révision de la loi du côté de la reconnaissance des écoles élémentaires.49 écoles privées des niveaux préélémentaires et élémentaires sont “déclarées d’intérêt public” et par là éligibles aux subventions à 80 pour cent.Mais 25 d’entre elles sont des ecoles pour enfance inadaptée.14 des écoles ethniques, et dix des internats.La Commission voudrait plutôt appliquer sa grille d’évaluation aux écoles élémentaires qui rencontrent les critères communément utilisés, indépendamment de leur vocation spécialisée.La pratique actuelle est “discriminatoire”, selon elle, quand elle ne relève pas de “l’ostracisme”.Le Conseil supérieur de l’Education serait d’accord là-dessus, mais le ministre ne donne pas suite aux pressions et “les écoles élémentaires ordinaires devront se suffire à elles-mêmes pendant quelques années de plus”, déplore le rapport.La Commission réclame aussi une part plus grande de largesses pour l’aide financière aux étudiants des institutions privées, pour les subventions aux cours d’été et aux cours aux adultes.Selon la Commission, “le monde de l’enseignement privé a été grandement assaini depuis la loi de 1968’’, par la disparition ou l'amélioration de “plusieurs écoles qui ternissaient le tableau”.Mais l’application de la loi est encore trop tolérante, estime-t-on, en exigeant la mise au point de mesures plus expéditives en cas d’infractions.LE RAPPORT Suite de la page 3 Au bilan de 1973-74, le Conseil se montre cependant assez satisfait du progrès des travaux sur le nouveau système et la nouvelle formule de financement des universités, dont on espère qu’elle pourra être appliquée partiellement pour l’exercice financier 1975-76.Les universités sont actuellement subventionnées selon une méthode dite “historique”, basée essentiellement sur l’indexation annuelle des coûts établis au cours des années antérieures.On se dirige lentement vers une formule de financement “par programmes”, que les universités attendent avec impatience^ pour mettre fin à “un problème, dit suavement le Conseil, qui a entaché au cours des dernières années la sérénité de certains débats.” Mais si les universités tardent à définir volontairement leurs orientations avec les organismes centraux, soutient le Conseil, l’applicatio de la nouvelle formule de financement pourra en souffrir puisqu’elle est complémentaire à l’existence d’un schéma complet de développement pour chacune des universités.C’est de la progression de “l’idée d’éducation permanente” que le Conseil féliciterait le plus les universités au terme de cette année, “bien qu’il soit admis par la plupart que les universités aient à peine franchi le seuil d’un engagement véritable vers l’éducation permanente”.Au début de 1973, le Conseil avait lui-même proposé le concept d’éducation permanente comme principe intégrateur du système d'éducation au Québec, et il évalue très favorablement aujourd'hui les efforts, expériences et analyses des universités à ce propos.Les “éléments d’une politique de la recherche universitaire" étant apparus au cours de 1973-74, le Conseil fait de ce secteur d’activités une priorité pour 1974-75.Sa Commission de la recherche universitaire surveillera l’opérationalisation des objectifs déjà reconnus, et évaluera le programme dit de “formation des chercheurs et action concertée” (FCAC).Le Conseil se propose ici de faire un inventaire des activités de recherche dans les universités du Québec et de susciter des développements particuliers autour de certains thèmes de recherche, dont l’un est déjà choisi, celui de la recherche en éducation.Le rapport annuel souligne enfin quel-ues points gris aux chapitres de la coor-ination des programmes, de la formation des maîtres, de la qualité de l’enseignement supérieur.Le Comité des programmes du Conseil aurait en effet éprouvé quelques difficultés à préciser son rôle dans l’évaluation et le contrôle des programmes, par rapport au milieu universitaire qui en est responsable mais qui “s’est en général trouvé pris au dépourvu devant une opération qui l’invitait à exercer formellement ses responsabilités”.Le Conseil a remis un document sur la formation des maîtres dont il semble trouver que le ministère de l’Education prend beaucoup de temps à l’étudier et à y réagir, même s’il est “légalement responsable de ce secteur”.Enfin le Conseil s’interroge sur les responsabilités de tous les partenaires de l’enseignement supériëur quand il s’agit de “faire intervenir les facteurs de qualité dans l’évaluation des besoins universitaires”.Les quelques travaux tentés dans ce domaine n’auraient “pas reçu tout l’appui qu’on peut espérer”, note le rapport.Un producteur d’amiante plaide la vulnérabilité de deux des sociétés frappées de Thetford “Non seulement les demandes des mineurs de la région de Thetford sont très exagérées, mais au moins deux des quatre producteurs seraient en sérieuses difficultés financières s’ils y accédaient”, a déclaré hier M.Lionel Piuze, vice-président et directeur général de la société Lake Asbestos of Quebec Ltd, l’une des quatre entreprises paralysées par la grève déclenchée mardi matin par 3,500 travailleurs de la région de Thetford.Sans vouloir nommer ces deux producteurs, M.Piuze a révélé que la Lake Asbestos avait atteint le maximum de sa capacité de payer en offrant les mêmes propositions que celles faites par la Canadian Johns Manville à ses 2,200 ouvriers d’As-bestos, même si elle est beaucoup moins riche que cette dernière.Il a expliqué oue l’exploitation minière est moins rentable dans la région de Thetford qu’à Asbestos à cause de la faible teneur en amiante du minerai qui y est extrait.Rappelons que les mineurs d’Asbestos, affilies à la CSP, ont accepté les offres de leur employeur.Leurs confrères de Thet- Sociétés pétrolières inculpées de conspiration WASHINGTON (AFP) - Une demi-douzaine de compagnies pétrolières américaines, dont une filiale d’une firme basée à Londres, ont été inculpées hier par un grand jury de Los Angeles de conspiration en vue d’augmenter artificiellement le prix de vente de l’essence dans certains Etats des Etats-Unis, de 1970 à 1971, a annoncé le ministère de la Justice.Les firmes inculpées sont la Golden Eagle Refining Co.Inc.de Los Angeles, filiale d’Ultramar Co.Ltd.de Londres, Philips Petroleum Co„ de l’Oklahoma, Douglas Oil Co., Powerine Oil Co, Fletcher Oil and Refining Co., toutes trois californiennes, et fa Macmillan Ring-Free Co.Inc.de New York.Ces firmes s’étaient entendues pour supprimer toute concurrence entre elles, ce qui avait abouti à une augmentation des tarifs de vente de l’essence dans cinq Etats américains: Californie, Oregon, Washington, Nevada et Arizona.ford font partie d’un “front commun” CSN-FTQ.Pour sa part, le porte-parole du plus grand producteur de la region, M.J.G.M.Moonsy, de T’Asbestos Corp., a lui aussi qualifié les demandes des mineurs d’excessives, mais estime qu’un rapprochement entre les parties est possible.Le président de la Bell Asbestos Ltd, M.Marcel Dorais, a déclaré de son côté que la société était prête à étudier sérieusement les contre-propositions que pourraient lui soumettre ses employés.Il a été impossible par ailleurs de rejoindre le president de la quatrième société en cause dans le conflit, la Carey Canadian Ltd, pour obtenir ses commentaires.De façon générale, le front commun CSN-FTQ conteste les affirmations patronales selon lesquelles les compagnies seraient en difficulté financière.On a beaucoup étudié à Thetford, le dernier rapport financier de l’Asbestos Corporation, le seul disponible, puisque les autres compagnies ne publient que les bilans consolidés des maisons-mères américaines.Ils n’en ont pas moins établi que les ventes de l’Asbestos, la plus importante entreprise de la région, sont passées de 1973 a 1974 de $66 à $108 millions, soit un accroissement de 66 pour cent.Les syndiqués demandent pour leur part un accroissement de la masse salariale de 46 pour cent pendant la première année de la convention collective.De façon générale, les prix de l’amiante provenant de cette région se sont accrus de 56 pour cent depuis le début de 1974.Les syndiqués, qui ont rejeté dans une proportion dfe plus de 97 pour cent les récentes offres patronales n'entendent pas formuler de contre-propositions au cours des prochaines semaines, a déclaré hief M.Réal Daoust, directeur de la grève.“Les gars ont fait connaître leurs exigences et attendent des propositions patronales plus sensées”, a ajouté le leader du front commun.Il n’y aura d’assemblée des syndiqués qu'apres la formulation de nouvelles offres.La grève qui a débuté aux premières heures mardi matin a commencé dans l’enthousiasme.Des dizaines de personnes ont été accueillir les derniers travailleurs à leur sortie des mines et ont installé les premiers piquets de grève.Le fonds de secours aux grévistes a reçu un appui populaire sans précédent.Il atteint presque $100,000 et devrait grossir au cours des prochaines semaines avec la campagne provinciale d’appui que prépare la CSN.La plupart des groupes de syndiqués de la région ont contribué au fonds pour au moins une journée de salaire par personne et on a même vu des non-syndiqués, chez Greenberg, en faire autant.Les grévistes bénéficieront de réductions dans de nombreux magasins de la ville et ils pourront acheter au prix coûtant une cinquantaine de denrées alimentaires au magasin Cooprix.Les marchands et les compagnies de la région se battent littéralement pour ravitailler les piqueteurs en bière, café et sandwiches en y trouvant parfois un excellent moyen publicitaire.La seule ombre au tableau: l’apparition hier de groupes armés d’agents de sécurité de Sopeq dans les enceintes de quelques mines.Les représentants des grévistes ont demande mais en vain aux employeurs de faire cesser cette “provo-cation’’.DÉCÈS Notez *.v.p, que lai ovl» de détè* doivent nou» parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche i 2 à 4:30 p.m.LAVIGUEUR Paul-Emile à l’Hôpital Notre-Dame, le 18 mars 1975 à l’âge de 68 ans, est,décédé, M.Paul-Emile Lavigueur, industriel, époux de feu Alice Sicotte, pere de Guy (époux de Louise Laplante).Gilles, André (époux de Louise Laverdure), Denyse (Mme Pierre Sauvé).Les funérailles auront lieu vendredi le 21 mars.Le convoi funèbre partira des Salons J.R Deslauriers.No 790 boul.Ste-Croix, St-Laurent, pour se rendre à l’église St-Joseph de Ville Mont-Royal où le service sera célébré à 10 heures.Et de là au cimetière de Ville Mont-Royal lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.IN MEMORIAM LAJEUNESSE Afin de rendre hommage à la mémoire de Paul Lajeunesse, comptable public, décédé subitement le 20 mars 1974, des dons ont été faits à l’Institut de Cardiologie de Montréal, ainsi qu’à la Société Canadienne de la Croix-Rouge.Par son épouse et sa fille. Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 «7 échos de l’Assemblée_Le CAD fait-il de l’écoute électronique?par Gérald LeBlanc Les listes électorales seront à l’avenir faites en septembre QUEBEC — Le premier projet de loi de la présente session a été déposé, hier, à l’Assemblée nationale par le leader parlementaire du gouvernement, M.Gérard D.Lévesque.“Loi modifiant la loi âectorale” (bill 15), ce projet vise notamment à ajuster la confection des listes électorales à la nouvelle date d’échéance des baux de location.Les listes électorales seront donc maintenant préparées en septembre plutôt qu’en ma! et elles feront l’objet d’une révision annuelle.Ne contenant qu'un paragraphe de note explicative et déposé sans autre explication, ce projet de loi contient 131 articles, le plupart de concordance technique.On y retrouve cependant un petit changement d’une certaine importance pour les tiers-partis unioniste et créditiste, qui pourront désormais participer au choix des recenseurs dans les comtés où ils comptent des députés.Jusqu’ici ce privilège appartenait exclusivement au parti au pouvoir et à celui représentant l'opposition officielle, en l’occurrence le Parti libéral du Québec et le Parti québécois.Cette nouvelle concession aux crédi-tistes et à l’unioniste Bellemare vient s’ajouter à l’octroi du salaire d’un chef de parti reconnu consenti à MM.Bellemare et Samson lors de la dernière hausse salariale des députés, adoptée en décembre 1974.La poussière d’amiante ne fera pas l’objet d’un décret Soulignant qu’il ne faut pas confondre négociations de travail et action du ministère des Richesses naturelles, M.Gilles Massé indiquait hier que le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de régler par décret le problème des poussières d'amiante mettant en danger la santé des mineurs de l’Estrie.Le député péquiste de Saguenay, M.Lucien Lessard, insistait pour que le gouvernement règle lui-même cette question plutôt que de l'abandonner aux négociations et risquer le proion- ¦ gement de la grève.De toute façon, M.Massé estime que les normes existantes sur le degré tolérable de poussière d'amiante sont comparables à celles existant dans d’autres pays, notamment aux Etats-Unis.Il admet que l’application de ces normes a pu faire defaut et il rappelle que le nombre d’inspecteurs vient d’être augmenté et que les compagnies ne seront plus averties à l’avance de leur visite.Revenant à la charge, le docteur Henri Lecours, député libéral de Frontenac qui s’est fait élire avec la promesse de régler ce problème de l’amiantose, réclamait la convocation de la Commission des accidents de travail (CAT) pour étudier cette question.Le ministre du travail, M.Jean Cournoyer, a laissé entendre qu’il serait possible de convoquer les dirigeants de la CAT dès la semaine prochaine.Les ministres étudient le rapport sur le salaire minimum Il est déjà acquis que le gouvernement ajustera le salaire minimum à la hausse constante du coût de la vie mais M.Bourassa n’est pas encore en mesure de préciser la nature des hausses et le moment où elles seront apportées.Le Conseil des ministres devait d’ailleurs examiner pour la première fois, hier soir, les recommandations de l’ex-ministre Claude Castonguay, chargé de préparer un projet de reforme de l’ensemble de cette question.En plus de proposer une hausse substantielle du niveau du salaire minimum, de $2.30 à $3.15 d’ici mai 1976, M.Castonguay propose en effet de modifier radicalement les structures de l’organisme chargé de cette importante mesure sociale, en Toccurence la Commission du salaire minimum.Répondant aux questions du député créditiste de Rouyn-Noranda, M.Ca-mil Samson, le premier ministre indi-ouait qu’il fallait examiner l’ensemble de ce rapport avant d’arrêter la politique du gouvernement.Contre les mesures de sécurité à l’Assemblée nationale Les deux créditistes, Camil Samson et Fabien Roy, et l’unioniste Maurice Bellemare, ont protesté contre les mesures de sécurité qui ont empêché les grévistes de la United Aircraft de les rencontrer à l’Assemblée nationale.C’est M.Fabien Roy qui soulevait d’abord le sujet, par la voie d’une question de privilege, en protestant contre les articles de journaux rapportant que seuls les six péquistes étaient allés rencontrer les grévistes, retenus par les barricades et les policiers.Comme son collègue Samson et l’unioniste Bellemare, M.Roy avait pris rendez-vous avec un petit groupe de grévistes et les attendait a son bureau.Soulignant la nécessité de mesures spéciales de sécurité en de telles circonstances, M.Jean-Noël Lavoie, président de l'Assemblée nationale, a promis de mener une enquête sur ce qui s’était passé exactement.Marcel Léger s’étonne de l’invitation à l’Afrique du Sud Le député péquiste de Lafontaine, M.Marcel Léger, s’étonne que le gouvernement du Québec ait donné son consentement à l’invitation de l’Afrique du Sud, boycottée par plusieurs organismes amateurs en raison de sa politique raciale, aux compétitions pré-olympiques qui se tiendront à Montréal cet été.“Comment se fait-il que le gouvernement, qui participait au comité organisateur des compétitions, a invité l’Afrique du Sud?” demandait M.Léger.Le ministre responsable du haut-commissariat à la jeunnesse, aux loisirs et aux sports, M.Paul Phaneuf, s'est contenté de prendre avis de la question afin d'apporter une réponse plus complète à la première occasion.par Gilles Lesage QUEBEC — Le Centre d’analyse et de documentation (CAD) du Conseil exécutif du Québec fait-il ou non de l’écoute électronique?A cette question que lui posait hier le leader parlementaire de l’Opposition officielle, le premier ministre a répondu: “C’est complètement faux”.Mais le député Robert Burns a de bonnes raisons de croire qu'il se fait de l’écoute électronique au Conseil exécutif, plus précisément au bureau du premier ministre, dans l’immeuble “J” du complexe parlementaire.L’échange survenu à l’Assemblée nationale s'appuyait sur un article publié dans LE DEVOIR, le jeudi 13 mars.Est-il exact, demande le député péquiste que des mesures ont été prises pour que les appels (téléphoniques) du bureau du premier ministre, ou encore du Conseil exécutif, soient enregistrés sur bandes magnétiques?“C’est complètement faux que les appels soient enregistrés”, répond M.Robert Bourassa.J’ai reçu les assurances du secrétaire général de qui relève le CAD, M.Julien Chouinard, que cela ne se faisait d’aucune façon”.M.Burns demande si cette assurance vaut pour toute la période allant de l’élection du gouvernement libéral, en 1970, jusqu’à ce jour.“Ils ont été estomaqués, répond le premier ministre, lorsqu’ils ont lu cette nouvelle dans le journal, ceux qui sont responsables du CAD.C’est évident que cela doit couvrir toute la période.” M.Burns revient à la charge et M.Bourassa répète: “J’en suis personnellement convaincu, mais je répète les assurances qu’on n’a données, c’est qu’il n’était aucunement question qu’on enregistre les appels qui étaient faits et je crois que cela vaut pour toute la période depuis 1971”, date de la mise en marche du Centre d’analyse ou d’archives.A la demande du député de Maisonneuve, qui veut lui éviter de devoir changer de version, le premier ministre dit qu’il vérifiera de nouveau.Hors de la Chambre, M.Burns ne se montre pas satisfait de la réponse du premier ministre.“Tout le monde sait, dit-il, que le CAD est équipé pour enregistrer à peu près n’importe quoi, y compris les conversations téléphoniques." Il a des raisons de croire que l’on fait de tels enregistrements.“Autrement, je me demanderais pourquoi le CAD est équipé de telle façon.Si ce n’est pas pour écouter des conversations téléphoniques, celles du premier ministre ou celles de membres de Conseil exécutif, j’aimerais bien savoir celles qui sont écoutées.Je pense qu’il est d’intérêt public de le savoir.” L’article en cause était intitulé: “Un premier ministre extrêmement bien informé”, et faisait état des rouages et du rôle de CAD, qui n’est officiellement qu’une super-agence de coupures de presse ou de “clipping sophistiqué”, selon le mot de M.Chouinard.L’an dernier, M.Bourassa avait dit qu’il serait bien supris que le CAD fasse de l’écoute électronique.“Mais LE DEVOIR a appris par ailleurs, ajoutait l’article du 13 mars, que le CAD dispose en fait d’un équipement électronique fort imposant, qui lui permet notamment d’enregistrer tous les appels téléphoniques qui arrivent ou qui partent du Conseil exécutif, ainsi que d’enregistrer sur bandes magnétiques toutes les émissions de “hot Unes”, de nouvelles et d’affaires publiques de n’importe quel poste de radio et de télévision a travers le Québec.L’écoute et la transcription en est faite sur demande ou au besoin.” L’auteur de l’article n'a rien à retirer de ce paragraphe précis, tel que formulé, et il peut préciser que cette possibilité a été utilisée à au moins une occasion, soit lors de la crise de mai 1972, si ce n’est au bureau même du premier ministre, du moins au CAD, logé tout près de lui et chargé de l’informer lors de crises sociales, conflits ou grèves, via le secrétaire général du Conseil exécutif, dont M.Bourassa est président.Séquelles de Johnson Le PQ et le CRTC sont mis en cause QUEBEC (par Gilles Lesage) — L’élection partielle dans le comté de Johnson, à la fin d’août dernier, n’a pas fini de faire parler d’elle.i Cette fois, M.Guy Morin, qui était l’an dernier président de la commission d’information du Parti libéral du Québec (PLQ) proteste de façon véhémente contre un geste posé en fin de campagne par le Parti québécois, et surtout contre le refus du Conseil de la radio-télévision canadienne (CRTC) d’intervenir de quelque façon.Avec l’appui de M.Claude Desrosiers, président du Parti, M.Morin a remis hier à quelques journalistes un dossier sur cette affaire.Voici les faits tels qu’il les relate.Le 13 septembre, M.Morin portait une plainte officielle auprès du CRTC.Le dimanche soir 25 août, soit deux jours avant le scrutin et quelques minutes avant le “black out", CFTM-TV (canal 10) de Montréal a diffusé une émission retenue et payée par le PQ, mais présentée comme devant être un débat télévisé entre MM.Robert Burns et le candidat Jean-Denis Bachand d’une part, pour le PQ, et Robert Bourassa et le candidat Jean-Claude Boutin pour le PLQ.d’autre part.Rien d’anormal à cela, sauf que MM.Bourassa et Boutin n’ont jamais été invités participer à une telle émission.Pourtant, le leader parlementaire du PQ.M.Robert Burns, se dit surpris de l’absence des antagonistes à au moins deux reprises au cours de l’émission, de même que l’animatrice non identifiée.Au nom de la commission d’information du PLQ, M.Morin considère cette émission “frauduleuse et irrespectueuse de l’esprit des règlements du CRTC", auquel il demande de sévir "et de manière exemplaire et publique contre les personnes responsables de cette production (présumément CFTM-TV, canal 4 de Québec) et de sa commandite”, soit l'agent officiel de M.Bachand.La réponse du CRTC vient près de six Les libéraux fédéraux du inaugurent une formule Les libéraux fédéraux du Québec inaugureront en fin de semaine une nouvelle Formule de dialogue avec les militants.Dans le but de favoriser une éveil incessant des membres du caucus aux préoccupations de la base militante, le Parti libéral du Canada (section Québec) tiendra dans les prochains mois une série de minicongrès.Selon un communiqué émis par le secrétariat du parti, de nouveau mécanisme de consultation permettra à l’aile parlementaire de rejoindre l’opinion des électeurs.“La formule sera détendue, dépouillée des formalités et de l’énormité des congrès nationaux.La note dominante sera la participation du public.” Les discussions se dérouleront en groupes restreints, dans des ateliers de travail auxquels participeront des universitaires de marque, des experts de tous les secteurs d’activités et des ministres du gou- vernement Trudeau.Dans un second temps, panélistes et députés répondront aux questions des participants.Et le public est invité à ces délibérations.mois plus tard, soit le 3 mars.Le conseiller juridique répond simplement deux choses: • Le CRTC peut déterminer la répartition équitable du temps de radiodiffusion entre les partis politiques, ou les candidats, et les radiodiffuseurs; • Le PLQ a soumis ses représentations après la date du scrutin.Le cas aurait justifié une demande du Parti libéral auprès des radiodiffuseurs concernés afin d’obtenir une période de temps de radiodiffusion pour lui permettre de rétablir les faits devant le public.Au cas de refus, le Conseil aurait alors pu décider du cas.Enfin, lui qui a tant tardé à répondre à M.Morin, il lui reproche presque de n’avoir pas agi dans les plus brefs délais.M.Morin n’est pas d’accord et juge “tout simplement inacceptable” le comportement du CRTC, qui n’a pas tenu compte des deux facteurs essentiels: le fait que ni M.Bourassa, ni M.Boutin n’ont en fait été invités à l’émission en Québec de dialogue Un premier mini-congrès se tiendra samedi prochain à compter de 9 heures 30, au Town of Mount Royal High School, 50 avenue Montgomery à Ville Mont-Royal.cause; la distribution d’une circulaire “qui témoigne de la préméditation du concept de cette émission tout en visant à l’annoncer sous de fausses représentations”.Selon M.Morin, la réponse du CRTC "démontre une inconscience, sinon une incompétence peu commune".Il rappelle que le PLQ n’avait pas le droit de réplique et ne pouvait l’obtenir, à cause de l’interdiction qui touche tout message politique pendant les 48 heures qui précèdent le jour du scrutin.Au nom du PLQ, M.Morin conclut de cet incident que: • le Parti libéral a été victime d'un geste malhonnête de la part du Parti québécois; • le PLQ a préféré user de voies normales en s’en remettant à l’arbitrage du CRTC au lieu de lancer prématurément des accusations publiques; • le CRTC a mis cinq mois et demi pour se désister de tout verdict, cautionnant de ce fait de nouveaux abus de ce genre dans l’avenir.Fort actif dans le Parti depuis de nombreuses années, M.Morin fut président de la commission d’information jusqu’à la fin de 1974.C’est à ce titre qu'il a fait les démarches dont il est question ici.Il est vice-président de l’agence Pierre Tremblay Publicité, de Québec.Quant à l’élection dans Johnson, l'on sait que M.Boutin fut défait par M.Maurice Bellemare, chef de l’Union nationale, et que le candidat Bouchard est arrivé en troisième lieu UNIVERSITÉ o’ottawa faculté de droit section de droit civil « LICENCE EN DROIT Renseignements pédagogiques L’enseignement que dispense la Section de droit civil de la Faculté de droit et les diplômes en droit que confère l’Université d’Ottawa sont reconnus par le Barreau du Québec et par la Chambre des Notaires du Québec au même titre que ceux qui émanent des universités québécoises.Le cours de license (LL.L.), présentement réparti sur trois années de scolarité, constitue le premier stade des études juridiques dispensées par la Section de droit civil.Il conduit simultanément aux études supérieures du niveau de la maîtrise (LL.M.) et du doctorat (LL.D.) et au stage d’entrainement professionnel près le Barreau du Québec ou près la Chambre des Notaires de cette province.Il offre, par surcroît, une formation universitaire appropriée à la poursuite de nombreuses carrières parajuridiques.Tous les cours sont dispensés en français.Conditions d’admission Pour être admissible à la Section de droit civil, le candidat doit être détenteur d’un diplôme terminal (D.E.C., B.A.ou diplôme jugé équivalent).Date limite pour demande d’admission: le 1er avril 1975.Renseignements: Service de l’admission Université d’Ottawa Pavillon Tabaret 550, rue Cumberland Ottawa, Ontario K1N6N5 Téléphone: (613) 231-3930 Pour l equilibre d un bon repas dans z Pâques, c'est le printemps: un sang neuf semble vouloir couler dans nos veines.Vous avez préparé un festin à cette occasion mais il semble encore y manquer quelque chose: le vin.Pour obtenir un vrai succès de table, soulignez d un vin la saveur particulière de vos hors-d'oeuvre, jambons, viandes et desserts.À Pâques, misez sur le vin, ce sera la réussite.Nous sommes bien placés pour vous conseiller en ce domaine.Voici quelques suggestions: HORS-D OEUVRE: En général, sauf avec des hors-d'oeuvre à la vinaigrette, un vin blanc sec ou semi-sec.PLAT PRINCIPAL: Veau rôti: Vin rouge léger.Agneau rôti: Vin rouge sec un peu plus corsé.Jambon froid: Vin blanc pas trop sec ou vin rouge sec fruité et léger.Rôti de boeuf: Vin rouge sec assez étoffé et ayant du corps.DESSERT: Vin doux et 'iquo-reux (sucré) Enfin, il est possible de servir le même vin du commencement à la fin du repas, s'il s'agit d un vin rosé sec ou d'un vin mousseux de type champagne brut (très sec).Nos gérants de magasin peuvent guider votre choix.Nos magasins seront fermés toute la journée, le Vendredi Saint, 28 mars, et le lundi de Pâques.31 mars.Tous nos magasins seront ouverts de 9h00 a m.jusqu'à 5h00 p m.samedi, le 29 mars, veille de Pâques.De bon à délicieux, c est le vin qui fait la différence JOYEUSES PÂQUES! SOCIÉTÉ DES ALCOOLS DU QUÉBEC I 8 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 - ' "' ' ' ' C P A R R O R F ¦ Fonction publique Public Service Canada Canada Canada N ET S CONCOURS OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES PROGRAMMES DE DÉVELOPPEMENT DES PETITES FERMES Ministère de l’Agriculture du Canada Différents endroits au Canada Traitement $14 054 à $17 935 Le ministère de I Agriculture du Canada a des postes à pourvoir en gestion agricole dans divers endroits au Canada relativement au Programme de développement des petites fermes.Les candidats choisis travailleront avec le personnel de vulgarisation des ministères provinciaux de l'Agriculture.Certains serviront de conseillers directement auprès de petits agriculteurs qui désirent développer leurs exploitations ou qui sont à la recherche d'alternatives de leurs situations actuelles, d'autres apporteront un appui professionnel au personnel extérieur dans leurs fonctions de conseillers et autres activités connexes., CONDITIONS DE CANDIDATURE Un diplôme universitaire en agriculture est exigé et il faut avoir fait preuve antérieurement, dans l'accomplissement d’un travail, d'une aptitude à obtenir de bons résultats dans les fonctions de-vulgarisateur ou de conseiller auprès des agriculteurs.EXIGENCES LINGUISTIQUES: La connaissance de l'anglais est essentielle pour certains postes; pour d’autres, l’anglais et le français sont essentiels.Dans le cas des postes désignés bilingues, les personnes unilingues peuvent aussi se présenter.Ils doivent cependant indiquer par écrit, qu'ils sont disposés à entreprendre aux frais de l'Etat, immédiatement après leur nomination conditionnelle, et à plein temps un cours de langue dispensé par le Bureau des langues de la Commission ou par un organisme approuvé par ce dernier.Ce cours pourra durer jusqu'à douze mois et la Commission de la Fonction publique en précisera le lieu.Ce poste est aussi ouvert aux personnes employées de façon.continue à la Fonction publique du Canada depuis le 6 avril 1956 qu elles aient ou non fait part, par écrit, de leur consentemmeni à suivre des cours de langue.La Commission de la Fonction publique s'assurera que les candidats unilingues de I extéreur de la Fonction publique ont les aptitudes voulues pour devenir bilingues.MODALITÉS D’INSCRIPTION: Remplir une formule "Demande d'emploi (CFP 367-4110) dispnible dans les bureaux de poste.Centres de main-d oeuvre ctu Canada ou bureaux de la Commission de la Fonction publique du Canada AVANT LE 10 AVRIL 1975, aux: CADRES ADMINISTRATIFS COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA TOUR “A”, PLACE DE VILLE OTTAWA, ONTARIO K1A 0M7 Prière de mentionner le numéro de concours; 5-A-P-007 (10) dans toute correspondance.Les dispositions de la Loi sur l'emploi dans la Fonction publique s'appliquent aux nominations dans le cadre de ce concours.DIRECTEUR DES SERVICES ADMINISTRATIFS Fonctions: Sous l’autorité du directeur général, voit à la planification, à l’organisation et au contrôle des activités du service des finances, des services auxiliaires et du service du personnel.Qualifications: "Posséder un diplôme universitaire terminal en sciences administratives ou être membre de l’une ou l’autre des associations suivantes: C.G.A., R.I.A.ou C.A.— 3 ans d'expérience dans la gestion des ressources financières dans le secteur para-public.Conditions de travail: Celles du ministère des Affaires sociales.Adresser son curriculum vitae au: / Le Centre hospitalier Pierre Janet est à la recherche d'un CHEF COMPTABLE Qualifications requises: — Études universitaires en comptabilité, de préférence être détenteur d'un C.A.C.G.A.ou R.I.A.— 5 années d'expérience en comptabilité.Communiquer ou se présenter au: Bureau du personnel, 20, rue Pharand, Hull, Qué.Tél.: (819) 771 -7761 poste 243 .coule» || rotua i AlCONQUM A' \ ALGONQUIN \ Le Centre de documentation j de campus Wood rôtie ' recherche un BIBLIOGRAPHE BILINGUE FONCTIONS: Le titulaire travaillera de concert avec le personnel actuel d'un service de références fort accupé.Il devra préparer des tournées d'oreinta-tion.renseigner les usagers sur la façon d utiliser la documentation disponible, compiler des bibliographies et préparer des expositions.Pouvoir établir des communications efficaces avec le personnel et les étudiants fait partie intégrante de ce poste.EXIGENCES: Le candidat choisi doit posséder une formation professionnelle et être capable de travailler en français et en anglais.L'expérience préalable est un atout mais l'enthousiasme, la vitalité et un intérêt marqué pour le rôle d'un centre de documentation dans le processus d apprentissage sont également des qualités importantes.Le campus Woodroffe est le plus important des neuf campus du Collège Algonquin, une institution bilingue desservant le secteur ontarien de la vallée de l'Outaouais.Plus de 6.000 étudiants à plein temps y sont inscrits de même que des mülieis d'autres qui suivent des programmes de recyclage de la main-d oeuvre et d’éducation permanente II y a quatre divisions scolaires au Collège Algonquin Arts appliqués.Commerce, Sciences de la santé et Technologie et métiers.ÉCHELLE DE TRAITEMENT: $8.100 -$11,200 par année (en révision).Veuillez préciser le numéro du concours dans la demande que vous ferez parvenir, par écrit, au Service du personnel 1385, avenue Woodroffe Ottawa (Ontario) K2G 1V8 au plus tard le 24 mars 1975.Le concours No 29-75 s'adresse également aux femmes et aux k hommes ON DEMANDE À L’A.J.F.L'AJF est à la recherche d’une personne capable d'assumer, les fonctions d’animateur et responsable d’activités diverses de l’association QUALIFICATIONS REQUISES • Bonne connaissance du français et de l'anglais.• Expérience auprès d'organismes de jeunes.SALAIRE Excellent, mais à négocier selon qualifications et expérience ENTRÉE EN FONCTION Immédiate Prière d 'adresser les candidatures avec curriculum vitae à: AJF Comité Nord 2604 rue Central, Régina, Saskatchewan ^ S4N2N9 Directeur général, Centre d’accueil Domrémy-Montréal, 15,693 ouest, bout.Gouin, Ste-Geneviève de Pierrefonds, Roxboro H9H 1C3 Tél.: 626-7750 poste 68 ' TRADUCTEUR ' Nous avons un poste de traducteur anglais-français à pourvoir aux services de traduction.EXIGENCES: • Diplôme universitaire en traduction • Facilité de rédaction dans la langue maternelle NATURE DU TRAVAIL: Traduire de l'anglais au français, et.à l’occasion, du français à l’anglais des textes touchant les domaines suivants : FIDUCIE IMMOBILIER FINANCE CONDITIONS: Traitement intéressant, avantages speiaux.excellentes conditions de travail.Veuillez adresser votre curriculum vitae à titre confidentiel à : M.D.AHARONIAN Agent au Personnel Trust Royal g 630, boulevard Dorchester ouest, 6 ième Montréal, Québec H3B 1S6 «I Université du Québec Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois RESPONSABLE DES PROGRAMMES D’ENSEIGNEMENT Fonctions Sous la responsabilité du Directeur des services péda qoqiques, le titulaire est responsable-de l'élaboration, de l’application et de la révision des programmes d'en-seignement of ter ts par la D.E U.O O Plus particulièrement ; Coordonne les activités des modules Collabore à l’élaboration des nouveaux programmes.Participe à la révision des programmes exisiants.Représente, à l’occasion, le Directeur des services pédagogiques auprès de Certains organismes de l'Uni versité ou de l’extér ieur, Assure la mise à jour rie la banque de cours.Accomplit toute autre fonction connexe que lui .ronbe le Directeur des services pédagogiques.Exigences Scolarité Diplôme univeisitaire de 2e cycle trie piété rence en administration ou en éducation).Expérience: 2 à 3 ans dans l’administration scolaire ou universitaire.Autre Une bonne connaissance ries structures rtc l'Uni versité du Québec ser ait appréciée.Traitement Selon les qualifications et l'expérience.Lieu de travail Hull Date limite 1 Le lundi 24 mars 19/b à 17 h 00 Veuillez faire parvenir votre curricul' n vitae au Directeur des services pédagogiques Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois 277, bout Taché Huit (Québec) J9A 1L8 ’ A 75 026 LE CONSEIL DES ARTS DU CANADA recherche un ANALYSTE DE SYSTÈMES FONCTIONS : Le titulaire devra analyser, concevoir, mettre en oeuvre et développer des systèmes informatisés de contrôle financier et comptable et devra participer à l'évaluation du coût de systèmes de rechange.LE CANDIDAT: Il doit posséder de l'expérience dans l'élaboration et la mise en oeuvre de systèmes financiers, avoir une connaissance des bases de données et des ensembles de programmes standardsen liaison directe avec l'ordinateur.Une bonne connaissance de la comptabilité et des pratiques financières est indispensable, et un diplôme de C.G.A.ou de R.I.A.serait un atout.LANGUE DE TRAVAIL : Ce poste est bilingue LIEU : Ottawa TRAITEMENT: Jusqu à $20.000.selon les qualifications et l'expérience Prière de taire parvenir votre curriculum vitae avant le 4 avril, à ; Yves Carrière, Service du personnel, I Conseil des Arts du Canada, 151, rue 8parks, Ottawa, Ontario.K1P5V8 "I Université du Québec à Montréal PROFESSEUR EN THÉÂTRE Dans le cadre de ses activités d'enseignement et de recherche en théâtre, la section théâtre recherche: UN PROFESSEUR en expression corporelle, en histoire du théâtre et qui serait apte à diriger des productions.Exigences: Détenir un diplôme de 3e cycle.Cependant, les candidats possédant une maîtrise seront aussi considérés ainsi que ceux possédant une expérience pratique dans le domaine du théâtre.Traitement: Selon la convention collective en vigueur.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae détaillé, avant le 1er avril 1975, à: M.André M.Bédard, directeur, Section théâtre, Université du Québec à Montréal, C.P.8888, Montréal, Québec.H3C 3P8 LE CONSEIL SCOLAIRE DE NIPISSING Nous invitons pour septembre 1975 les professeurs suivants: Ecole Secondaire Algonquin North Bay, Ontario Directes: M.R.Perron Tél: 705-472-8240 CHEFS DE SECTION • Français • Mathématiques PROFESSEURS • Français • Anglais • Sciences et/ou mathématiques • Economie domestique •Art dramatique et une autre matière • Menuiserie et une autre matière Ecole Secondaire Franco-Cité Sturgeon r-allt, Ontario Directeur: M.D.Lafleur Tél: 705-753-1510 POSTES DE RESPONSABILITÉS: - ASSISTANT-CHEF DE SECTION EN COMMERCE - AS ‘TANT CHEF DE SECTION EN ANGLAIS - ASSISTANT-CHEF DE SECTION EN SCIENCES -PROFESSEURS • Commerce (sténographie) • Mathématiques • Sciences • Anglais • Education physique NOTEZ: quelques périodes d'orientation sont disponibles avec l'un ou l'autre de ces postes f/ Faire parvenir votre curriculum vitae au Directeur de /'Ecole 2/ Les directeurs Messieurs Lalleur et Perron seront à l’Hôtel Carleton Towers, ISO rue Albert, Ottawa.Tél 1-613-238- /500 à partir de ?h p m te ieudi 20 mars, iusqu’à 8h p.m te vendredi 2t mars Prière d appeler pour obtenir un rendez-vous W.l.Perry, Surinfendant de* Ecole», Coneail Scolaire de Nipieting, 269 Main oueet, North Bay, Ontario H.Villeneuve Président R.Lynch Directeur CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE Nous recherchons UN TRADUCTEUR OU UNE TRADUCTRICE D’EXPÉRIENCE pour notre Centre de traduction à Montréal • Les fonctions — traduire et réviser dans des proportions variables des textes provenant de tous les services de la compagnie, selon les priorités établies par le directeur du Centre — participer â l'enrichissement du fichier terminologie — corrections d’épreuves — établir et entretenir de bonnes relations à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise dans sa discipline.Les qualitications — au moins 5 ans d’expérience en traduction — diplôme en traduction ou solide formation — de préférence membre de la STQ ou de l’ATIO — sens de la recherche et des relations humaines Nous offrons — un programme complet d’avantages sociaux — d’excellentes perspectives de carrière Ce poste devrait intéresser les personnes qui touchent actuellement $15,000 Envoyer C V en toute discrétion à l’adresse suivante M.Guy Giroux Bureau d’embauche 910, rue Peel Montréal FOSTER WHEELER LIMITED recherche une personne pour combler le poste de: INGÉNIEUR SENIOR DES VENTES Le candidat idéal devra posséder un diplôme universitaire, être couramment bilingue, tant le français que l’anglais.• Doit principalement posséder de l'expérience dans les ventes de générateur de vapeur.Faire parvenir demande à: M.Frank J.Smith Foster Wheeler Limited, Case postale 3007, St.Catherines.Ontario Tél: (416) 684-8321 PROFESSEURS DEMANDÉS Une institution privée de Montréal recherche: POUR SEPTEMBRE 1975: Des professeurs légalement qualifiés.Pour enseignement à temps plein.Toutes les matières.Niveau: Secondaire I.II.Ill DÈS MAINTENANT: Un professeur légalement qualifié en arts plastiques.Ce poste pourra être conservé en septembre.Addressez votre curriculum vitae complet, incluant le nombre d'années de scolarité et le nombre d'années d'expérience à: DOSSIER 2477 LE DEVOIR C.P.6033, MONTRÉAL,QUÉ.CONSEILLER EN RELATIONS DE TRAVAIL Fonctions: Prépare et négocie les conventions collectives de travail d’un personnel hautement spécialisé; interprète et administre les conventions collectives en collaboration avec le personnel d'encadrement; participe au règlement de griefs et à l’élaboaration de pratiques en relations de travail.Qualifications: Diplôme en relations de travail, en droit ou dans une discipline connexe; un certain nombre d’années d’expérience pertinente.Salaire: $18.000.00 à $25.000.00 Veuillez faire parvenir un curriculum vitae complet à: Dossier 2481 Le Devoir, C.P.6033, Montréal CADRE SUPÉRIEUR (ADMINISTRATEUR D’AFFAIRES) DEMANDÉ PAR LE CONSEIL D'EDUCATION DE PRESCOTT-RUSSELL FONCTIONS: Sous l'autorité du directeur générai, le titulaire du poste supervise et coordonne toutes les opérations financières et administratives impliquant le processus éducatif.EXIGENCES: Le candidat choisi devra, de préférence, détenir un diplôme universitaire en administration et/ou une formation, une expérience jugées équivalentes.L'expérience dans le domaine éducatif serait un atout.Le candidat devra également être en mesure de travailler en français et en anglais.TRAITEMENT: A déterminer, selon les qualifications et l'expérience.CANDIDATURES: Toutes les candidatures seront traitées de façon confidentielle.Les personnes intéressées sont invitées à soumettre leur candidature par écrit en fournissant tous tes détails appropriés avant te 13 avril 1975 Directeur général.Conseil d'Education de Prescott-Russell, , 372, rue Bertha, Hawkesbury, Ontario.K6A 2A9 «I Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois RESPONSABLE DE LA RECHERCHE Fonctions Sous la responsabilité du Directeur des services pédagogiques, le titulaire est responsable des activités de recherche à la D.E.U.O.Q, Plus particulièrement: Développei et promouvoir la rechetche.Coordonnei les différentes activités de recherche en cours.« Représente!, à l'occasion, le Directeur des services pédagogiques auprès des organismes concernés.Accomplit toute autre fonction connexe que lui confie le Directeur des services pédagogiques.Exigences Scolarité Diplôme universitaire de 2e cycle de préférence en administration ou en éducation) Expérience: 2 à 3 ans dans l’administration scolaire ou univet sitaire.Aube Une t)onne>connaissance des structures ds l’Uni veisité du Québec serait arfptéciée.Traitement Selon les qualifications et l'expérience Lieu de travail Hull Date limite Le lundi 24 mars 1975 à 1 7 h 00 Veuillez laite parvenir votre curriculum vitae au Directeur du personnel Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois 435, rue Gagné, G.P.700 Rouyn, Québec J9X 5C6 A 75 027 V Le Devoir, Jeudi 20 mars 1975 • 9 ______aux 4 coins____________________ Pigeons espions TEL AVIV (AFP) - Le “pigeon espion” pourrait devenir une nouvelle arme secrète des Israéliens, selon le “Ye-dioth Aharonoth” et le “Maariv”, qui reproduisaient hier, en première page, un article de la revue britannique ‘'Psychology Today”.Les piegons,v selon cette source, seraient porteurs d’une mini caméra, ainsi que d’un système électronique permettant de les localiser et d’enregistrer leurs réactions.Au cours de leur dressage, ces oiseaux ont été conditionnés à réagir à la vue d’un objectif tel qu’un convoi de chars, de réservoirs de carburant, de batteries de fusées etc.Car ils ne reçoivent de la nourriture qu'à la vue d’un tel objectif.Leurs réflexes dans ce cas sont captés à la station centrale, permettant aux Israéliens de connaître les dispositifs ennemis.Selon “Psychology Today”, le docteur Robert Loubov, de TUniversité de Tel Aviv, étudierait ce nouveau moyen d’espionnage militaire, notamment grâce à des crédits fournis par les Forces aériennes américaines.Cette information n’a reçu aucune confirmation du côté israélien.Funeste méprise DARMSTADT (AFP) - A la suite d’une erreur tragique, un membre de la police criminelle américaine a abattu dans la nuit d'hier, à Darmstadt, un de ses collègues allemands alors qu'il procédait à l’arrestation de deux trafiquants de drogue.Se faisant passer pour un amateur de drogue, le policier américain s’était présenté à la porte d’un appartement, à Wall-dorf, près de Darmstadt, habité par une femme âgée de 33 ans et par son ami-ressortissant français — âgé de 28 ans.Au moment où ces derniers lui proposaient de l’héroïne, il tira son pistolet et déclina sa qualité de policier.C est alors qu’un de ses collègues allemands, âgé de 25 ans, chargé de l’accompagner jaillit de l’ombre.Surpris et craignant l’intervention d’un complice armé des trafiquants, l’Américain ouvrit aussitôt le feu, le blessant mortellement.Dans l’appartement du couple dont l'identité n’a pas été révélée, les enquêteurs ont trouvé de l’héroïne et une importante somme d’argent.Un mélange essence-alcool BONN (Reuter) — La société Volkswagen a lancé un programme d’essais sur un nouveau carburant représentant un mélange d’essence et de méthanol (alcool méthylioue).Partiellement financés par le ministère ouest-allemand de la Reenerche scientifique et de la Technologie, ces essais portent sur quarante-cinq véhicules destinés à parcourir 60,000 kilomètres chacun dans le cadre d'un programme de deux ans.La société a souligné que ce mélange essence-méthanol d’une proportion de 17 à 3 constituait un premier pas vers le remplacement de l’essence par des carburants non-pétroliers tels que l'hydrogène.Un véhicule fonctionnant sur ce mélange sera offert au chah d’Iran lorsque celui-ci se rendra à Zurich la prochaine fois pour gagner la station de Saint-Moritz.La société entend ainsi rendre le souverain iranien conscient des potentialités du nouveau carburant.L’adaptation d’un moteur au mélange essence-méthanol ne coûte qu’une vingtaine de deutschmark.Chapeau DIJON (AP) — La pointe dure, la cocarde, les ganses, le bouton, le cuir renforçant la partie antérieure, l’étiquette du chapelier Poupart qui conçut les 40 chapeaux de l’empereur .Le doute n’est plus possible: ce feutre noir élimé et poussiéreux appartenait, dans les années 1810, à Napoléon.11 est aujourd’hui la propriété oe la ville d’Auxonne (Côte d’Or) qui a décidé de le vendre.Pourquoi se départir d'une telle relique, considérée comme la pièce maîtresse d'un musée consacré à l’empereur?Le maire, M.Pierre Hugon, s’en explique: “Si j’ai proposé cette solution au conseil municipal, qui l’a finalement acceptée, c'est parce que je me suis souvenu d'un article de journal affirmant qu’un industriel japonais avait acquis un chapeau de Napoléon pour la somme de 480,000 ff ($120,000).Or notre commune se heurte, cette année, à d’énormes difficultés budgétaires".Je me suis dit.et le conseil municipal se l'est dit avec moi.que si l’on pouvait obtenir pour notre chapeau quelque 500,000 ff ($125,000) cela mériterait sérieuse réflexion.Auxonne attend donc les éventuels acquéreurs.Sa préférence irait à un acheteur français si celui-ci acceptait le bon prix proposé.Sinon, affirme M.Hugon, le chapeau partira pour Tokyo, New York, ou une autre capitale étrangère.La seule chance de le sauver dépend désormais du préfet de Bourgogne.M.Jean Deloplanquc: Il peut opposer son veto à la decision du conseil municipal d’Auxonne et faire classer en toute nâte le fameux chapeau, pour le rendre invendable.Omar Bradley est hospitalisé LOS ANGELES (AFP) - Le général Omar Bradley.82 ans, seul général améri cain à cinq étoiles, a été hospitalisé lundi à Los Angeles (Californie) à la suite d’une attaque cardiaque annonce hier un porte-parole militaire Un des grands chefs alliés de la seconde guerre mondiale, le général Bradley commanda notamment les forces américaines lors du débarquement de Normandie et, à la tète du 12ème groupe d’armées, progressa de la Bretagne jusqu'à l'Elbe où u fit jonction avecrarmée soviétique (1945).En 1953 il n’avait pris qu'un» demi-retraite en quittant la direction de l'Etat-major inter-armes américain Le général Bradley demeure conscient et son état est stable, a précisé un porte-parole de l'hôpital qui avait précédemment annoncé que le malade avait été frappé d’une hémorragie cérébrale Yvon Charbonneau La base guidera le front commun Le Front commun sera contrôlé en 1975 par la base, puisque tous nos syndicats seront directement représentés à son conseil d’orientation de 700 délégués.Ce contrôle par la base se réalisera à condition que les membres de la CEQ entérinent les recommandations de l’exécutif qui portent sur l’adhésion de la centrale à un front commun “qui assure la solidarité des travailleurs concernés entre eux d'abord et avec l’ensemble des travailleurs du Québec, qui s’appuie sur des fronts communs régionaux et qui assure la coordination des tables sectorielles et établit une stratégie conjointe compatible avec les intérêts de chaque secteur.C’est le tableau que brossait hier le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, aux étudiants de l’école Polytechnique.Ce dernier a expliqué qu’une consultation très poussée des membres était actuellement en cours dans les trois centrales.A la suite des consultations, les instances décisionnelles de chacun des organismes prendront une orientation finale quant a la formation d’un front commun.Toutes les sections de la CEQ ont ac- cepté de recommander aux affiliés et aux membres l’adhésion de la centrale à un front commun.M.Charbonneau a d’autre part signalé que la CEQ tenterait de mettre sur pied le Front des travailleurs pour l’enseignement, non comme opposition au Front commun, mais en complément, en élément supplémentaire.“Un tel front, a expliqué M.Charbonneau, pourrait regrouper les trois corps d’emploi (enseignants, personnel de soutien, professionnels) relevant des trois reseaux d'employeurs (commissions scolaires, cégeps, institutions privées) et affiliés aux trois centrales CEQ, CSN, FTQ, de même que certains syndicats indépendants.” M.Charbonneau a également exprimé la satisfaction de sa centrale devant le bouillonement actuel des activités étudiantes dans de nombreux campus scolaires et universitaires.“C’est un signe de santé et d'espoir, a-t-il déclaré.Ce sont les étudiants qui reçoivent le service éducatif et il est grand temps qu’ils fassent connaître au gouvernement et à la société ce qu'ils en attendent.” Métallos en avant Le syndicat des métallos (FTQ) a remporté une première victoire dans la course pour la représentation des 435 préposés à la réparation des trains et employés de bureau de la Quebec North Shore and Labrador Railway, filiale de ITron Ore.Toutefois comme la majorité obtenue après des syndiqués n'était pas absolue, le Conseil canadien des relations du travail a ordonné pour demain un nouveau vote d’allégeance syndicale.Les métallos ont en effet obtenu 186 voix contre 169 pour la CSN.L’Association internationale des machinistes (AIM) à laquelle appartenait le groupe de syndiqués avant la période de maraudage s’est classée loin en troisième plan et sa candidature ne sera pas retenue lors du scrutin de demain.Les résultats de ce premier vote d’allégeance marquent à l'evidence la perte de popularité de l'AIM qui représentait jus- qu’à tout récemment quelque 1,200 syndiqués de la région de Sept-Iles.L’association des machinistes faisait face au printemps dernier à un fort mouvement de contestation à la suite de sa décision de mettre en tutelle sa section de la Côte-Nord.Ayant obtenu temporairement par injonctions le contrôle des fonds du syndicat, qui lui était disputé par l’exécutif en place, l’AIM doit maintenant faire face à une désaffection marquée des syndiqués qui profitent des périodes légales de maraudage pour s’en désaffilier.Récemment, la CSN remportait par 26 voix contre aucune l’affiliation des syndiqués de la Montréal Armature Works et un résultat semblable se profile chez les employés de Zellers, autrefois de l’AIM.Le pouvoir de cette union internationale sera contestée de la même façon au début de l'été par les employés de la commission scolaire et de la Ville de Sept-Iles.Piétonnez en sécurité la nuit Un piéton portant des vêtements foncés est pratiquement invisible la nuit pour l’automobiliste au-delà de 65 pieds et il faut plus de 75 pieds pour arrêter une automobile qui roule à une vitesse de 30 milles à l’heure.C’est dire qu’un accident est vite arrivé! Pour prévenir les tragédies de ce genre, la compagnie 3M vient de mettre sur le marche un tissu réfléchissant “Scotchli-te” qui agit selon le même principe que les marqueurs routiers et les panneaux de signalisation qui s'illuminent dans les phares d'une automobile.Des milliers de perles de verre minuscules, autant que 75,000 au pouce carré, reflètent directement la lumière à la source avec une intensité remarquablement puissante.Quelques bandes du nouveau tissu réfléchissant employé comme garniture sur le col ou les poignets seront visibles à une distance de plusieurs centaines de pieds ce qui donne amplement de temps à un automobiliste de voir et d’éviter le piéton porteur de ces bandes sécuritaires.affaires sociales Augmentation du nombre des assistés sociaux Il y avait, en septembre dernier, 1,600 familles et 4,200 personnes seules de plus 3uc l’année précédente, qui profitaient es prestations d'aide sociale.Cela portait le nombre total des assistés sociaux à 186,000 au Québec.C'est ce que révèle le bulletin "Statistiques des affaires sociales, sécurité du revenu".Cette augmentation du nombre global des assistés sociaux s’explique par Fa hausse continuelle du chômage et du coût de vie et par les changements apportés au programme de l’aide sociale.En effet, depuis l'an dernier, deux nouveaux groupes bénéficient de prestations d’aide sociale: ce sont les personnes hébergées dans les pensions surveillées et les travailleurs des ateliers protégés.Nouveaux lits pour personnes âgées La population de la région des Lauren-tides disposera de 75 nouveaux lits pour personnes âgées, grâce à la construction prochaine du Manoir Saint-Eustache, dans le comté de Deux-Montagnes.Le Manoir s'adressera exclusivement aux personnes âgées plus dépendantes et moins autonomes à cause de leur état de santé.A Saint-Jean, on pourra également profiter d'une augmentation des lits pour personnes âgées.En effet, l'ancien hôpital Saint-Jean, maintenant transformé en centre d'accueil pour personnes âgées, verra sa capacité passer de 60 à 100 places Discrimination Le Conseil de l'âge d'or de l'Ile-de-Montréal proteste contre le refus du gouvernement du Québec d'abroger l'article relatif au test des gains pour toute personne âgée entre 65 et 70 ans qui a contribué au régime des rentes du Québec Dans une lettre envoyée au ministre, Claude Forget, le conseil s’élève contre cette décision du ministère des Affaires sociales 11 rappelle que ces restrictions quant au travail sont enlevées depuis janvier pour tous les autres Canadiens.“Pourquoi le Québec oblige-t-il ses citoyens âgés à être différents des autres?” Conflit réglé au Sacré-Coeur de Hull Fermé depuis plus de quatre mois à cause de la démission collective de ses infirmières, l'hôpital Sacré-Coeur de Hull a rouvert ses portes.Les quelques 400 malades qui avaient dû être transéférés dans des hôpitaux d'Ottawa ont regagné leurs lits à l’nôpital de Hull.C’est dans une proportion de 95 pour cent que l'entente intervenue entre les parties a été ratifiée.On se rappelle que les infirmières avaient produit un dossier noir des conditions de travail dans cet hôpital et du manque de personnel.L’administration créera 66 postes de plus dont 27 au nursing.Seriez-vous diabétique sans le savoir?A l’occasion de sa campagne annuelle de souscription, l'Association du diabète du Québec met en garde la population contre les symptômes du diabete, Aucun groupe d'âge n'est exempt du diabète.Les femmes sont plus touchées que les hommes et les personnes obèses sont plus suceptibles nue les autres d'étre atteintes par cette maladie.Tous ceux qui désirent de plus amples informations, ou faire parvenir un don sont priés de contacter I Association du diabète du Québec, 934 rue Saint-Cahterine est, bureau 240, Montréal, (tél 842-7471.) Gare aux fraudeurs L'Association du timbre de Pâques du Québec met en garde contre les imposteurs qui se prétenent les représentants de la société, pour recueillir des fonds durant la campagne en cours.L'Association du timbre de Pâques ne fait aucune sollicitation à domicile et le seul mode d'approche est l'envoi des timbres dans les foyers Les fonds receuillis sont versés dans les hôpitaux et centres de recherche four améliorer les conditions des handica-es et des mutilés Journée nationale de boycottage CSN, FTQ et CEQ appuient les postiers contre le code par Louis-Gilles Francoeur Les trois principales centrales syndicales (CSN, FTQ et CEQ) ont annoncé hier la formation d'un front commun en vue d'intensifier la campagne de boycottage du code postal lancée au début de 1974 par le Syndicat canadien des postiers.Cette campagne, qui vise à rendre momentanément inutile le système de mécanisation des opérations postales, annoncé l’an dernier par le gouvernement fédéral, survient au moment où les postiers s'apprêtent à négocier dans leur futur contrat de travail des garanties contre les effets des changements technologiques.La déclassification de certains groupes de travailleurs en prévision du nouveau système de tri du courrier avait provoqué en mai dernier une série de débrayages à travers le pays.La CEQ a pour sa part annoncé qu elle nommait un coordonnateur du boycottage et les trois centrales prendront contact avec leur militants pour s’assurer que les mots d'ordre du sommet atteignent la base du mouvement.De son côté, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, s’est dit surpris de la réticence des Postes à concéder aux syndiqués une pleine sécurité d’emploi, la sécurité des classifications en vigueur ainsi que des clauses se rapportant à la préretraite et à la retraite, une diminution des heures de travail et des mécanismes permettant d’ajuster la convention collective en cours de route si son application était modifiée par divers changements technologiques.Tous ces points, soulevés lors du litige de Tan dernier, font partie des nouvelles exigences des postiers, formulées dans leur projet de convention collective.C’est dans cet esprit que la journée en cours a été décrétée "journée nationale du boycottage du code postal’’.L'exécutif national doit par ailleurs profiter de cette occasion pour divulguer aujourd’hui le résultat du référendum secret conduit au cours des deux derniers jours à travers le pays en rapport avec le projet de convention collective qui sera présenté dans les prochaines semaines aux autorités du Conseil du Trésor.C’était la première fois que les postiers prenaient connaissance de leur projet de convention collective avant la négociation et qu'on leur demandait s’il correspondait à leurs voeux.L’“appui moral ” que les négociateurs des postiers recevront par le biais de cette consultation constituera une pression supplémentaire sur le gouvernement fédéral aux prises avec le boycottage syndical.Selon certaines sources, le fédéral pourrait annoncer au cours des prochains mois des augmentations de tarifs postaux applicables aux envois qui n’utiliseraient pas le code.Des législations en ce sens sont déjà en vigueur dans de nombreux pays d’Europe.Les centrales syndicales se sont pour leur part défendues d’adopter une attitude nostile aux progrès technologiques en formant leur front commun.“Il s'agit d'une campagne de prévention pour faire comprendre au gouvernement qu'il lui serait préférable de négocier de bonne foi les clauses nécessaires à la protection des membres du syndicat des postiers”, commente la déclaration intersyndicale.“Nous pourrions aller plus loin, a ajouté de son côté le secrétaire général de la FTQ, et dire même que le syndicat épargne actuellement de l'argent aux contribuables du Québec et du Canada en empêchant les investissements coûteux qui profiteront à la compagnie multinationale ITT et qui ne seraient d’aucune utilité si des négociations sérieuses n’avaient pas lieu.” Les Postes ont en effet accordé le contrat de modernisation de leur équipement à une succursale de TITT, en Ontario.Les postiers ont dénoncé récemment la presence d’anciens dirigeants de T ITT actuellement en poste à la direction de leur ministère à Ottawa.Le RCM mobilise pour atteindre son objectif Accaparé par ses miltiples activités, pour ne citer que la préparation du budget du conseil municipal de la semaine dernière, le Rassemblement des citoyens de Montréal consacre pour quelques jours le gros de ses énergies à une campagne de financement dont il a fixe l’objectif à $132.000.Ce soir, à TUnion française, rue Viger, à Montréal, le ttCM convoque une réunion d’urgence de tous ses membres et sympathisants pour marquer le début d’un "blitz” qui se poursuivra toute le week-end afin de recueillir les fonds nécessaires au fonctionnement du mouvement.Tous les conseillers du Rassemblement y assisteront, de même que M.Jacques Couture, et deux d’entre eux, Mme Thérèse Daviault-Bergeront.elue dans Saint-Michel, et M.Nick Auf der Mauer, élu dans Côte-des-Neiges.en profiteront pour faire le bilan des actions entreprises au conseil municipal par le RCM depuis le dernier scrutin.Les conseillers municipaux et les membres du bureau exécutif du CRM voudront aussi au cours de cette assemblée, mobiliser leurs militants à l’urgence d’atteindre les objectifs fixés.L’objectif de cette campagne à l’origine était de $132,000, dont $68,000 devaient être recueillis par les conseillers et l'exécutif du parti, $64,000 par les associations de districts.La présidente du RCM.Mlle Léa Cousineau, a soumis au cours d’une conférence de presse, mardi, plusieurs raisons pouvant expliquer le retard actuel: la mobilisation des conseillers pendant une période de 10 jours pour préparer et assister au conseil municipal: la mobilisation des militants sur d’autres luttes d’ordre politique comme la campagne pour la gratuité du transport en commun: un manque d'information sur l’acuité du problème des ressources financières; et enfin un manque de main d’oeuvre pour la campagne.On a nié par ailleurs que les autres campagnes de financement, celle tenue par le Parti québécois notamment, puissent nuire à la campagne du RCM.Celui-ci fait une campagne publique, dit-on, et non pas limitée à ses seuls membres.Quant.aux personnes membres à la fois du PQ et du RCM, elles ont compris, d'expliquer Mlle Cousineau, qu’il y avait une dissociation a faire entre les deux partis.Le RCM compte mobiliser tous ses militants en fonction de la campagne de financement au cours des prochains jours.C’est, selon Mlle Cousineau, un objectif prioritaire.En attendant le “BLITZ” annoncé pour le week-end, les conseillers municipaux et les membres de l'exécutif ont entrepris de donner un coup de collier, et se sont fixés de recueillir, hier, aujourd'hui et demain, $15,000 auprès des associations et des organismes locaux et municipaux.Le RCM, fait-on remarquer, cependant a résolu de ne pas faire de sollicitation auprès des organismes et des compagnies privées.Avant, pendant et après votre dîner Étalez d'élégantes coupes en forme de flûte lors de vos prochaines réceptions.Toutes ces coupes sont en magnifique plaqué argent Primrose de la collection Birks Old English Suite ., De gauche à droitè: Vin $11.00, Liqueur: $10.00, À eau: $12.50, cocktail: $11.00, champagne: $12.50.Non illustrée coupe à vin: $12.50.Cross la fine pointe de l'écriture Birks est fier de vous présenter trois membres distingués de la célébré famille Cross.Le stylo Cross à pointe douce, à gauche, est en or doublé 1/20 de 12 et.Très élégant, il est présenté en écrin avec cartouche de rechange ei etui de cartouche, $33.50.A droile, le stylo à bille Cross et le porte-mine sont également en or d o u b I e I /20 de 12 et.Les deux en écrin.$43.Séparé m eut.$21.50 chacun.BIRKS |J O A I L L I E R Si BIRKS JOAILLIERS I 10 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 les échecs par Léo Williams Perçant le bouclier central Nous avons essayé à maintes reprises d’exposer le danger que doit affronter un roi laissé au centre pendant la phase initiale de la partie.Certes, le roi n'est plus à l'abri des attaques ennemies dans sa position roquée, mais dans la région centrale il est sans défense si jamais l'opposant réussit à ouvrir une colonne critique.Il est pourtant une mode de nos jours d’adopter les défenses "modernes", où la structure de pions demeure fermée pendant la plupart du milieu de partie, et où l’entrée des deux tours dans le jeu, ce que le roque facilite en général, n'est pas d une importance primordiale.Or, dans bien des exemples de ce nouveau style, surtout dans la Défense Sicilienne et la Défense du Rat (1.e4 g6), les noirs gardent leur roi au centre, préférant le bouclier central au lieu de se soumettre à une offensive du flanc.Malheureusement, il n’est pas difficile de transformer un avantage d'espace sur une aile de l'échiquier de façon à miner la base de la formation centrale.Une telle situation se produit dans une défaite essuyée par le nouveau champion soviétique récemment à Hastings.Après sept coups dans une défense sicilienne, nous arrivons à une variante favorisée pai Fischer pendant la plupart de sa carrière.La continuation De2 et 0-0-0, une spécialité yougoslave, n’a pas été souvent adoptée par l’américain, qui préfère 8.Fb3 0-0 9.0-0.Dans la 4e partie de leur match en 1972, Spassky a pourtant obtenu l’avantage avec les noirs en introduisant le sacrifice d'un pion, 9.a6 10.f4 Cxd4 11.Fxd4 b5 12.a3 Fb7 13,Dd3a5! ANNONCES UASSÉES RÉGULIÈRES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 AvtuU» ——twr» ta*» prit» 4« vérifier I* première panrtis* 844-3361 des • Omqet perotiM caéta St.St, maximal* 25 mais • Ta*» mal ad4Hta**il caêts 0.05 dmcaa • l'Navra 4a tamMs as» mM pa*r it tamtam*»* W Omir sa r**4 raspamabla 4'**a seal* Ntsartta* amaé*.S.V.P tMpNmmr à 144-336».• CNaqas parait** caéta $4.20 la p**c* • l'Naars 4* tombés as» midi p**r la Isadamat* • H *'y • pat 4* fraie paar lai Hhutnrti**s.ft Position après le 24e coup des blancs: 24.Cxe6 ! stratégie connue il y a quelques années quand les ressources défensives n'avaient pas été complètement élaborées dans la continuation 10.0-0! 11.g4 Cd7! 12.g5 Cc5 13.Thgl Cxb3éch 14.axb3 b5! Dans le texte, le sacrifice 14.Cf5?l était populaire pendant longtemps, mais les noirs peuvent résister par 14.exf5 15.Cd5 Dd8 16.exf5 Fb7 17.f6 gxf6 18.Thel Fxd5 19.Txd5 Tg8!, ou en entamant de grandes complications par 14.b4l?La cible des blancs devient la case e6, et alors ils visent à attaquer f7 par g5-g6.Les blancs sont prêts à poursuivre cette idée même au prix d’un pion, car ils offrent le pion e4 sur leurs 16e et 17e tours.Après Cxe4, ils auraient sans doute continué Thgl suivi de h5 et g6.Pour leur part, les noirs décident de prendre le pion à a4, mais après 18.Cxa4, la case e6 est sans protection et il devient impossible de répondre à g5-g6 par f7xg6 à cause de Cd4xe6.Après 20.gxf7éch, 20.Dxf7 échoue contre 21.Dc4! Cc5 22.Cb3 gagnant plusieurs pions.Un coup plus tard, les noirs doivent affaiblir la position de leur Ff6 par 21 .g6, car il ne fallait pas permettre hxg7 avec l'entrée de la dame à h5 et une tour à gl.Les blancs clouent- le Ff6 afin de jouer e4-e5 sans permettre la réplique Fxe5, et par 24.Cxe6! lancent la balle mortelle.Après 25.Dg4éch, les noirs ne peuvent se çauver du centre par 25.Rf7 à cause de Td7éch et doivent affronter 26,Dxb4éch qui regagne la pièce sacrifiée.A noter est l'échec 27.Db3 qui empêche encore une fois la fuite du roi noir.Ensuite les blancs triomphent en doublant les tours sur la colonne-d, tout en évitant l'échange des dames.Vers la fin, les blancs daignent une qualité par 34.Fxb8, et jouent pur le mat.Si, dans la position finale, 35.Re8, alors 36.TxeSéch! Fxe5 37.De6éch Rd8 38.Fxb8éch, etc.NOUVELLES: Un rappel pour le Championnat Intercollégial du Québec, qui aura lieu du 28 au 30 mars, au CEGEP de Shawini-gan, 2263 Boul.du Collège.Les inscriptions sont acceptées sur place de 9h à 13h, vendredi, le 28 mars, et sont de $4 par joueur.$500 en prix sont offerts en catégories individuelles et par équipe.Plus amples renseignements: Denis Côté: 351-5361.APPARTEMENTS A LOUER RÉSIDENCE DU CONFORT 3311 est, Boul.Gouin OFFRE AUX PERSONNES RETRAITÉES • sécurité • confort •accueil • «commodités • site merveilleux «chauffé •électricité «taxe d'eau APPARTEMENTS: 1 Va, 3'k, 4Va Renseignements: lundi au vendredi, 9-5 p.m.Samedi-dimanche: 2-5p.m.324-1814 A.Planninc (Yougoslavie) A.Beljavsky (URSS) Défense Sicilienne 1, e4 c5 19.g6 Ff6 2.Cf3 e6 20.gx(7éch Rxf7 3.d4 cxd4 21.h6! ge 4.Cxd4 d6 22.Df3 Thf8 5.Cc3 Cc6 23.e5! dxe5 6.Fe3 Cf6 24.Cxe6! Rxe6 7.Fc4 Fe7 25.Dg4éch Re7 8.De2l?a6 26.Dxb4éch Rf7 9.0-0-0 De?27.Db3éch! Re7 10.Fb3 Ca5!?28.Dxa4 Tfc8 11.94 b5 29.Td5 Dc6 12.g5 Cxb3éch 30.FcSéch Re8 13.axb3 Cd7 31.De4 De 7 14.h4 b4 32.Thdl Tab8 15.Ca4 Cc5 33.Fd6 Db7 16.Rbl Fd7 34.Da4èch Rf7 17.h5 Fxa4 35.Da2! 18.bxa4 Cxa4 Les noirs abandonnent AMEUBLEMENTS A VENDRE MOBILIER salle à manger, 9 morceaux, véritable chêne fini noyer, très propre.Tél.: 674-7366.24-3-75 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèques, mobiliers de cuisine, etc).Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine 207 Beaubien est.Tél.: 276-9067 J.N.0.AIDES DOMESTIQUES DEMANDÉES N.D.G., personne sérieuse demandée pour garder 2 jeunes enfants.Légers travaux.Travail régulier 5 jours, par semaine.Tél.: 488-1076.22-3-75 ANTIQUITÉS DEMANDEES ANTIQUITES TOUTES SORTES, (argent comptant) Claude Morrier, jour 331-0251 soir 667-0774 (J.N.0.) 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RiErt(r|0|/ jFÊfclV Jpl- 4,R.E/VAc.£BrÆI .SJE.N^I .rftçyipv F"™*— irÀi /v iEXMSlE.RAl EmElI H AVEC U PETIT ROBERT.PAS DE PROBLEME I Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 * 11 La sève de l’érable x u x al ere du plastique par Renée Rowan Après les entailles à la hache, les “casseaux" de bouleau, les goûterelles et les augets de bois, on a vu apparaître l'utilisation de chalumeaux et de seaux de métal pour recueillir la sève d’érable, et maintenant, on en est rendu aux tubulures de plastique reliant tous les arbres à un conduit principal.Si plusieurs regretteront l’image traditionnelle, toute empreinte de poésie de la cueillette de la sève avec le cheval et le traîneau, ce nouveau procédé d’exploitation très efficace et hautement mécanisé devrait permettre une relance, au Québec, de l’industrie de l’érable.A cause toutefois de l'investissement nécessaire à l’achat et à l’installation de l’outillage (tubulures de plastique, pompe par vacuum, réservoir, etc), il n’y a encore que 10% des producteurs québécois a utiliser ce nouveau système tubulaire à vide.Il faut compter $2.50 l’entaille, en plus du reste de l’outillage.La récolte de sève par le système tubulaire s’appuie sur le principe de gravité complété par une pompe qui fait le vide, ce qui permet un plus grand épanchement de sève.La pompe ne tire pas la seve, elle fait le vide.Selon M.Jean-Pierre Potvin, du service de mise en marché au ministère de l'Agriculture du Québec, ce nouveau procédé permet de doubler la quantité de sève, et par conséquent d'augmenter sensiblement la production.Autre avantage, cette fois, sur le plan hygiénique : la sève part du centre de l'arbre et arrive directement dans l'évaporateur sans oue la main de l'homme n’y touche.Ce système de tubes en plastique reliant les érables les uns aux autres favorise également une meilleure qualité de sirop.A la conférence de presse qui avait lieu, cette semaine, à l’érablière Le Bûcheron, à Saint-Joseph du Lac, M.Potvin a souligné que l’entaille annuelle des érables représente dans la province plus de 15,000,000 d’arbres; mais une possibilité théorique d’entaille de près de 50,000,000 d'érables laisse entrevoir le développement futur de cette industrie typiquement du Québec.La production annuelle moyenne de sirop d'érable dans la province se situe aux environs de 23 millions de livres selon les années avec des écarts pouvant aller de 18 à 32 millions de livres suivant la température et divers autres facteurs.A l’occasion de la période des sucres, le MAC vient de publier un “répertoire des érablières ouvertes au public, au printemps 1975’’.Si vous désirez participer ou organiser une partie de sucre, si vous ne savez pas où aller, vous n'avez qu'à faire venir cette nouvelle publication en écrivant directement au ministère: service de l'information, 200-A, chemin Ste-Foy, Québec, Qué, GIR 4X6.Le répertoire est gratuit.Il contient les noms et adresses de plus de 250 propriétaires d'érablières qui ont répondu à la campagne de recrutement et qui sont en mesure de recevoir au moins une dizaine de visiteurs à la fois.On y donne des informations relatives aux commodités et services offerts à chacune des érablières ou à proximité.On indique si repas et boissons alcooliques sont servis sur place, si on peut acheter des produits pour apporter et si l'on peut manger de la tire sur la neige, et le reste.L’enquête sur le boeuf débutera à la mi-avril La mécanisation n’a rien de poétique, vide permet de doubler la production.mais dans le cas de la sève d’érable, le système de tubulures à (Photo Alain Renaud) Si vous êtes tenté d'acheter des produits acé-ricoles le long de la route ou dans une érablière, rappelez-vous que quel que soit l’endroit où ils sont vendus, ils doivent répondre à certaines normes de composition, et certains articles de la réglementation du MAC à cet effet visent à protéger le consommateur.Par produits de l’érable, on entend sirop d'érable, sucre d'érable, beurre d'érable, crème d’érable ou tout autre produit composé entièrement ou exclusivement de la sève d'érable, la teneur en sucre et le degré de cristallisation variant avec les produits.Plusieurs critères sont retenus pour classer un sirop qui doit être de bonne qualité, avoir 66% de sucre en poids, être bien filtré et avoir une bonne saveur.Les couleurs du sirop, de claires à foncées, sont réparties comme suit: AA ou Canada ambre très clair; A ou Canada ambre clair; B ou Canada ambre; C ou Canada ambre foncé et D ou Canada foncé.Les trois premières catégories sont les plus fréquentes sur le marché.Habituellement, les sirops plus foncés ont un goût plus prononcé d'érable que les sirops de couleurs claires.Les Canadiens français, par goût et tradition, nous dit-on, recherchent le sirop d'érable très clair tandis que l'anglophone aime le sirop foncé.Rappelons que les producteurs et emballeurs sont obligés d’inscrire sur les étiquettes la dénomination du produit, l'adresse et le nom ou la raison sociale du producteur et de l'emballeur, le poids net du contenu, et dans le cas du sirop, la classe du produit.Ces indications qui informent le consommateur doivent être vérifiées lors de l'achat.En cas de plainte, on peut s’adresser au service de la prévention et répression des fraudes et infractions du ministère de l’Agriculture du Québec, Par la suite, des spécialistes se chargeront de prélever des échantillons et d'en faire l'analyse en laboratoire.De plus, durant la saison des sucres, une trentaine d'inspecteurs du ministère procèdent à de nombreuses vérifications des produits vendus sur le marché, tant dans les épiceries, le long de la route que dans les cabanes à sucre elles-mêmes.Mais il y aura toujours des fraudeurs et le MAC engage le consommateur à être vigilant et à se méfier des imitations toujours possibles.le panier à provisions C’est fastidieux écrire.Il faut y mettre le temps et l'effort.Serions-nous plus paresseux, moins motivés à nous nourrir sainement au meilleur compte possible que les Canadiens de langue anglaise?La Commission de surveillance du prix a reçu jusqu'à maintenant plus de 100,000 demandes — téléphoniques ou par lettre — pour son nouveau rapport: “La nutrition, à quel prix?Toutes proportions gardées, on reçoit 4 fois plus de demandes du côté anglais que du côté français, précise le service d'information Pourtant, ce rapport qui s'adresse directement aux consommateurs, représente une mine d’information tant sur le régime alimentaire que sur le coût du panier à provisions pour une famille de quatre (deux adultes, un adolescent et un enfant) la liste d'achats et les substituts possibles.Rappelons que pour vous procurer gratuitement ce rapport et tous les autres publiés par la commission Plumptre (sur le boeuf, les oeufs, le pain, le boeuf haché, le porc, le poulet à griller, etc), il suffit d'en faire la demande auprès des magasins Information-Canada ou en vous adressant directement à la Commission, case postale 1540, succursale B, Ottawa Ont,, K1P 5Z5 • Métrisez-vous Adieu tasses et pintes! Fe- riez-vous une sauce au fromage avec 250 millilitres de lait plutôt qu'une tasse?Si vous avez répondu par un oui, vous avez raison car 250 millilitres est à peu près l'équivalent d'une tasse.Et que faire de l'eau salée pour faire cuire les carottes?A 200 millilitres d'eau bouillante (trois-quarts de tasse) ajoutez 5 millilitres de sel (le.à thé) et les carottes cuiront jusqu'à tendreté comme à l'habitude.Un millilitre n’est qu'une autre unité de mesure, comme la tasse et l'once.Entraînez-vous dès maintenant à ce petit exercice de mémoire qui vous sera précieux lorsque le système métrique deviendra généralisé à travers le pays.I \ l.-WMWMÆ.Technique Internationale du Meuble Premier fabricant de meubles modulaires au Québec d'une technique d’avant garde.Seul un fabricant de grande expérience peut réaliser une cuisine aussi belle.Le design d’aujeurd'hui avec le bon goût d’autrefois.Sumndez-vo.us 661-3931 Le spécialiste TECNA 1215, rua T*M*r.S1-Vlnc«ni-d»-P«ul.PO.La pinte de lait deviendra alors un litre de lait, soit 1000 millilitres, ou un peu moins qu'une pinte.Un gallon de crème glacée qui contient quatre pintes impériales comptera 5 litres.Au lieu de parler de pouces, on parlera de centimètres et vous devrez vous souvenir qu'un centimètre représente 0.4 pouce ou une fraction de moins qu'un demi-pouce.Le moule à gateau de 8 pouces carrés qui nous est si familier deviendra un moule de 20 centimètres carrés tandis que la pâte à biscuits, elle, est abaissée à une épaisseur de 6 millimètres à comparer à un quart de pouce.Si vous craignez que votre mémoire vous trahisse, nous vous signalons aux éditions La Presse, une brochure intitulée "Le système métrique" ou tables de conversion ultra-rapides Pourquoi vous casser la tète quand les calculs sont déjà faits?• Un film pour les écoliers — Certaines compagnies de produits alimentaires font un effort d'éducation évident auprès de la population Ainsi, la compagnie Kellogg Salada Canada vient de mettre à la disposition des écoles et des services de nutrition une bande dessiné sur film, 35mm, en couleur, intitulée "ne manquez pas votre petit dejeuner L'histoire d une alimentation équilibrée est racontée en prenant pour thème le petit déjeuner et son importance pour l'organisme.Le texte est illustré par d'amusants personnages en allumettes On y donne les raisons pour lesquelles il est important de prendre un bon petit déjeuner et les divers types d'aliments recommandés ion n'est pas allé, on s en doute bien, jusqu'à condamner les céréales sucrées), y compris les produits OTTAWA (PC) — La commission d'enquête sur les méthodes de commercialisation du boeuf et du veau de toutes catégories mis en marché au Canada commencera ses audiences publiques au Québec, le mois prochain.Le président de cet organisme, mis sur pied par le gouvernement canadien au début de l'année, M.Maxwell W.Mackenzie, d'Ottawa, a précisé que les villes de Chicoutimi (14 avril), Québec (15 avril) et Montréal (16,17 et 18 avril) recevront la visite des commissaires, qui entendront divers témoignages sur la commercialisation du boeuf et du veau.Les membres de la commission se déplaceront ensuite à travers le pays jusqu'à la fin de juin, et M.Mackenzie esperë être en mesure de terminer l’enquête vers la fin de 1975 Dans une rencontre avec la presse, à Ottawa.M.Mackenzie a expliqué que le mandat de la commission était clair: enquêter essentiellement sur les méthodes de commercialisation et les mécanismes de fixation des prix du boeuf et du veau.Les commissaires ont l’intention de poser plusieurs questions aux témoins: le producteur est-il informé à temps et de façon précise des désirs et des préférences des consommateurs'7 Ces derniers sont-ils conscients du fait que la demande d'une certaine quantité et d une certaine qualité de boeuf doit correspondre à un revenu raisonnable pour l’agriculteur si Ton veut que celui-ci contribue à fournir le produit brut?L'industrie du boeuf est-elle vraiment l'une de celles dont la concurrence est la plus libre dans l'économie canadienne9 Le boeuf constitue l'un des principaux produits agricoles à n’être pas vendus par l'entremise d'un office de commercialisation.La commission n’étudiera les coûts de production à la ferme et les politiques établies en cette matière que dans la mesure où elle croit qu’ils influent sur la commercialisation, a dit encore M.Mackenzie.Avant d'arriver au Québec, la commission tiendra des audiences “préliminaires" à Toronto et Calgary.Votre échelle de confort en Celsius, le 1er avril moins traditionnels comme le poisson et le fromage.Les calories, les protéines, les minéraux et les vitamines sont définis et leurs fonctions expliquées.Ce petit film d une durée de 10 minutes est destiné aux élèves des classes de la troisième à la cinquième, bien que certains élèves plus jeunes et bon nombre d'enfants plus âgés pourraient y trouver leur profit.Le film est accompagne d'un guide à l'intention du professeur et de notes sur la nutrition en général.Le tout est disponible au coût de $3.00 (frais d'envoi et d'emballage inclus) chez Kellogg Salada Limitée, 165 University Avenue, Toronto, Ontario, M5H 3B8 • Les aubaines de la semaine — Le boeuf reste en vedette partout, dans les supermarchés, et la chaîne IGA poursuit sa "vente" pour une deuxième semaine Vous y trouverez du bifteck dans la ronde, tranche entière.à $1.18 la livre.Le hamburger à l’Hypermarché est à 48 cents la livre.Au comptoir des fruits, on a noté comme achat intéressant les oranges Jaffa dont le prix varie selon la grosseur, les pommes McIntosh et, à certains endroits, les bananes A ( étalage des légumes, il y a peu d'aubaines Si vous recherchez les primeurs, signalons chez Steinberg les asperges fraîches, en provenance au Mexique.à 79 cents la livre C'est une gâterie bienvenue à cette époque-ci de Tannée si votre budget vous le permet Mentionnons enfin que le sirop d'érable de Tannée commence à faire son apparition Le gallon se vend aux environs de $12 00.soit 10% en moyenne de plus que Tan dernier Renée ROWAN La Commission du système métrique attache une très grande importance à la façon dont réagira le public face à l'adoption par le Canada, le 1er avril prochain, de Céchelle ther-mometrique Celsius.Elle croit en effet que le succès de cette première étape vers la conversion au SI (système international des unités) présagera du succès de toutes les autres.La température n'est-elle pas un sujet quotidien de conversation?Le 1er avril les rapports et pronostics de la température extérieure seront donnés en degrés Celsius et il en sera toujours ainsi à l’avenir.Le bulletin de la météo est d'ailleurs voué à une transformation complète.Trois autres étapes de conver sion ont été prévues: Tune pour les précipitations, l'autre pour la pression atmosphérique et la troisième pour la visibilité.C'est Anders Celsius (1701-1744), un astronome-physicien suédois, qui a trouvé logique de diviser en cent degrés l’écart de température compris entre le point de congélation de Teau et son point d'ébullition et proposé une échelle thermométrique centésimale.En 1940, lorsque l'adoption de cette échelle a commencé à se généraliser, on lui a donné le nom de Celsius.La meilleure façon de s'habituer à Téehelle Celsius, soutient la Commission du système métrique, c'est de lire ses indications en fonction de son confort personnel et non pas se livrer à de simples opérations de calcul.En procédant de cette façon, on en vient à s'établir des points de repère dans la nouvelle échelle.On constate par exemple qu'une température de 20 degrés Celsius est habituellement celle d’une maison confortable, d une pièce non surchauffée.A zéro degré Celsius, Teau gèle, ce qui est déjà connu, de même que Ton sait que Teau entre en ébullition à cent degrés Celsius.A 10 degrés Celsius, il peut s'agir d'une belle journée de printemps ou bien d’une fraîche journée d'automne Moins dix degrés Celsius correspond à une belle journée d'hiver, un temps idéal pour le ski.En été, on trouve déjà qu'il fait chaud quand le mercure indique 25 degrés Celsius, de sorte que Ton n'a aucune hésitation à se rendre à la plage quand il fait 30 degrés Celsius En hiver, il faut se vêtir chaudement pour sortir quand le mercuce indique moins 20 degrés Celsius.Que le vent s élève par une température de moins 30 degrés Celsius et Ton se croit en haute montagne.Mais la température environnante est une chose à laquelle chacun réagit différemment, en fonction de son confort personnel.Et il faut toujours tenir compte de l'ensoleillement, du vent et de Thumidité.Bref, il appartient à chacun d'établir sa propre échelle de confort en re- Les 1974 répondent aux normes OTTAWA (PC) — Une enauéte du ministère des Transports a démontré que les véhicules ae tourisme fabriqués par Tmdustrie automobile canadienne respectent largement les normes antipollution Les analyses avaient pour but de vérifier si les modèles 1974 étaient conformes aux dispositions de la norme canadienne régissant les émissions de gaz d'échappement des véhicules automobiles gard du temps qu’il fait, quelle que soit Técnelie thermométrique à laquelle on se réfère.Voulant donner elle-même Texemple, la Commission du système métrique a banni de son vocabulaire toute allusion à quelque autre échelle thermométrique que ce soit pour ne parler que de l’échelle Celsius, ne penser qu'en degrés Celsius.Plaisirs de la Table À Mogog, une bonne adresse l'Auberge de L'Étoile Réservations: (819) 843-6521 Près du Mont Orford, face au lac Memphremagog Tous les sports de saison cAiL (BottWilfiotV SALLE A MANGER BAR TERRASSE 5414 Gatineau Montréal Tél : 733-2125 tiitauïant £ cun Permis compte* uzt LA BONNE CUISINE DE CHEZ NOUS Joui Ici jours de 11 à 11 tues Sam.dim.: de S à 11 tires 354 OUEST.BOUt ST I0S1PH tntito» oufirc 21?4311 “Sabayon?, LA MAISON DE ZORBA Suive* les pat de dante de SIRTAKIet DIRIANDA SOUPER-CLUB DIVERTISSEMENTS TOUS LES SOIRS DINERS D AFFAIRES SERVIS TOUS LIS JOURS DE 1 1 A.M.- 6 P.M.666 ouest.Sherbrooke (coin Univertify) Promenade det Magatin».RÉS.: 288 0373 288-3872 Le règlement du taxi sera “rééquilibré” QUEBEC (PC) - Dès Tau-tomne prochain, le ministre d'Etat aux Transports, M Paul Bertliiaunie.rétablira "un meilleur équilibre des forces dans le domaine de taxi", principalement dans les grosses agglomerations du Québec Par une modification au règlement no 6 qui régit Tin-dustrie du taxi, M Bertniaume entend “rétablir Téquiiibre pour que les petits propriétaires de taxis ne soient pas obligés de travailler 60 heures par semaine pour toucher le meme salaire que fait, en 32 heures, le chauffeur de taxi travaillant pour une grosse flotte".C est ce qu'a indiqué M Berthiaume, hier, lors d'une conférence de presse à Quebec.Iæ ministre n a cependant pas précisé de quelle maniéré il entendait procéder Entre-temps.M Berthiaume a rendu public un projet de reglement qui vise a modifier quelque peu Tactuel réglement du taxi Ces modifications, qualifiées par M Berthiaume de “tnineu res", visent à préciser certains articles du reglement afin de le rendre plus facilement applicable ionise (Tvhcz 5316, avenue du Parc, 272-8224 Déjeuners d'affaires du lundi au vendredi de midi à 2:30 P.M, Dîners de 6 P.M.à Minuit Tous les jours, sauf le dimanche So/ons particuliers sans frais DISCO BAR LE PERE MOUSSE Tous les jours à partir de 9:00 P.M.Owsrt DmmcM 4s PAra i prlir 4s 5 dru |F«r*t II Im4i| Î5 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 informations Internationales Pérou-Chili- Boli vie Les sentiers bifurquent à Charana Par XAVIER USCATEGUI collaboration particulière au Devoir Charana est une petite loea-ute de la "puna” bolivienne, sur “ frontière septentrionale du Chili Quatre nulle mètres d’altitude.Une rue fangeuse, entre deux rangées de masures de torchis et de toits de roseaux.Une gare, sur la ligne qui conduit de La Paz, la capitale bolivienne, au port d’Arica, sur le Pacifique, C’est là, sur la ligne de frontière, dans un wagon luxueusement aménagé à cet effet que se rencontrèrent le 8 février, les deux militaires qui, par la conviction émanant des armes, ont occupé la présidence de leurs pays respectifs, le général Banzer pour la Bolivie, le général Pinochet pour le Chili., C'est dans cette zone qu'il y a quelques années, plusieurs mois après la mort d'Ernesto Guevara, les derniers combattants de sa guérilla, au terme d une longue marche, se sont glissés à travers la ligne de séparation : la police chilienne les a conduits à Arica où viendrait les placer sous sa protection le chef de l’opposition de ce temps-là, un homme dont l’histoire porterait tragiquement le nom aux quatre coins du monde, Salvador Al-lende.charana est un hameau lugubre, dans la partie "colla" de l'ancien empire des Incas, toujours peuplée des mêmes Indiens de taille basse et aux formes trapues, héritant de domi- nations successives, de siècle en siècle, comme d'une fatalité.Malgré l’anonymat dans lequel il reste en général plongé pour l’opinion, il n’en constitue pas moins un point spécialement sensible de la géopolitique sud-américaine.Le port d’Arica n’était, jusqu’en 1879, ni bolivien ni chilien.11 faisait partie du Pérou.C’est donc à travers un territoire anciennement péruvien que le général Pinochet, gravissant l'apre montée des Andes occidentales, est arrivé en vue de Charana.La nouvelle frontière établie entre le Chili et le Pérou après la guerre de 1879-83, vient elle aussi rejoindre la frontière bolivienne à quelques kilomètres au nord de Charana.Et c’est près de cette localité qu’entre en Bolivie le rio Lauca, un froid cours d’eau des hauteurs qui n’avait jamais fait parler de lui jusqu'au jour où les Chiliens s’avisèrent d’en détourner le débit pour construire un barrage.Ce fut la rupture diplomatique.Une autre ligne de conflits est apparue à Charana, celle des luttes internes.Au Chili, pour le moment, ces luttes ont été réduites au silence par là puissance de feu des forces armées.Quand le train du général Banzer entrait dans la gare, un cortège parcourait le chemin qui sert de rue centrale, promenant Droit de la mer: demandes canadiennes jugées excessives ?GENEVE (par la PC et l’AFP) — Les délégués de certains alliés du Canada à la conférence internationale sur le droit de la mer semblent témoigner d’une déception croissante, bien que subtile, devant l’attitude du gouvernement canadien dont certaines demandes sont jugées excessives.Tout en reconnaissant que le Canada participe activement à l’étude de toutes les grandes questions à l’ordre du jour, certains délégués à la conférence semblent inquiets, en effet, d’un manque de volonté du gouvernement d’Ottawa à faire la moindre concession en vue d’un accord général.La plupart de ces délégués se refusent à exprimer publiquement leurs reproches et s'empressent d’exprimer la consideration et le respect qu’ils ont pour les négociateurs canadiens, mais ce n'est un secret pour personne que, par le passé, le Canada a collaboré étroitement avec les pays d’Afrique dans le domaine du droit de la mer.“Soyons francs.Le Canada devient gourmand", a notamment déclaré un représentant du Kenya à leurs journalistes canadiens.Un autre délégué, qui a demandé à conserver l’anonymat, a déclaré de son côte que “le Canada a fait preuve de modération et de flexibilité dans le passé, mais tout ce que nous entendons maintenant de vos ministres c’est de vouloir faire cavalier seul si aucun progrès rapide n’est enregistré sur la voie d’un accord".Il faisait ainsi allusion, a-t-il precise, à un recent discours dans lequel le ministre des Affaires extérieures, M.Allan MacEacnen, posait la question de savoir si le Canada devrait prendre une action unilatérale au cas où la conférence ne produirait aucun résultat concret.“Considérez la situation ainsi: le Canada exige des droits sur toute sa plate-forme continentale, laquelle s'étend bien au-delà des 200 milles marins de la zone économique que nous avons proposée pour les Etats côtiers", a poursuivi le délégué.Le Canada "veut également un contrôle de son saumon dans les eaux étrangères, des dispositions particulières en ce qui concerne le passage du Nord-Ouest à cause des glaces et des risques de pollution, et un tas d’autres choses.Un certain nombre de gouvernements africains estiment d'autre part que le Canada pourrait facilement partager avec d’autres pays les revenus provenant du pétrole extrait de la plate-forme continentale au delà de la limite de 200 milles.Mais aucune indication à cet effet n'a été fournie par Ottawa, et ce en dépit du fait que même les Américains se disent maintenant prêts à partager une partie des revenus tirés de l’extraction d’hydrocarbures en n’importe quel point de la plateforme continentale.« La conférence elle-même a pris son "rythme de croisière" dans un climat plutôt maussade Les quelques trois mille délégués des 148 pays représentés au Palais des Nations vont poursuivre durant huit semaines leurs laborieuses négodatons commencées à Caracas l’été dernier dans le but de parvenir à la definition d’un nouveu droit international sur les mers.Compte tenu de la complexité des problèmes, les travaux qui se dérouleront pour la plupart à huis clos, n ont guère de chances d’aboutir a des accords importants d’ici au 8 mai prochain, échéance de la session Mais en dépit des divergences importantes existant entre notamment pays nantis et en voie de développement, les uns et les autres sont condamnés à avancer ne serait-ce que pour sortir de l imbroglio juridique actuel.Pour la majorité des pays en voie de développement rassemblés dans le fameux groupe des "77 ”, il s'agit en dernière lire leurs analyse de faire reconnaitre leurs pleins droits de nations indépendantes en procédant en quelque sorte à une redistribution générale des cartes au plan mondial dans les domaines politique, economique et stratégique ¦ Desjardins fWrS^FOOO ™ADm°NS^°UWJT1E WW (f’Ufc ( Mf S iW WSStPORT GASTWONOMlOUf des pancartes qui réclamaient l'installation des services d’électricité et de l’eau courante.A Charana, il n’a pas été question des eaux du Lauca.Le thème central, selon les annonces faites auparavant par le gouvernement bolivien, était constitué par la vieille affaire de l’éventuelle restitution à la Bohvie de l’accès à la mer perdu en 1879.Une décision favorable était mentionnée comme indispensable pour la reprise des relations diplomatiques avec le Chili.Aucun gouvernement de La Paz n’a pu sérieusement rêver d’un retour intégral des provinces maritimes annexées par le vainqueur avec quatre ports ï dont Antofagasta et Iquique.N’importe lequel de ces gouvernements aurait au contraire célébré comme un grand succès l’obtention d’un couloir donnant accès à un point quelconque du littoral.Une victoire diplomatique de ce type aurait été particulièrement utile, sur le plan interne, pour Banzer, étant donné ses difficultés croissantes, largement connues.Banzer, pourtant, est revenu de Charana les mains vides, du moins en ce qui concerne les rivages du Pacifique.Pourtant les relations diplomatiques seront rétablies, bien que le communiqué officiel s’en tienne à des formules purement rituelles: “le dialogue continuera, etc.’’, dans la mesure “où cela conviendra aux deux pays.".La façon la plus vraisemblable dont le Chili pourrait apporter sa contribution au futur dialogue consisterait, estime-t-on en général, à réveiller la suggestion, déjà surgie l’année dernière, d’un accès bolivien à la mer à travers les territoires enlevés au Pérou en 1879-83.La solution est totalement inacceptable pour le Pérou que.selon les traités, on ne peut légalement placer devant le fait accompli.Le Pérou d’ailleurs, en l’espèce,.sert à la fois d'obstacle et d’excuse pour le régime chilien dont le veritable objectif serait de rétribuer l'alliance bolivienne par des territoires arrachés aux actuelles frontières péruviennes, probablement la région d’Arequipa et le port de Mollendo.A peu près toute la presse bolivienne, malgré le contrôle sévère quelle subit, a manifesté sa déception et son inquiétude après la conférence de Charana.Selon le journal “Los Tiempos" de Cochabamba, cette rencontre, “sur le plan continental, servirait à renforcer le bloc idéologique avec le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay”.C'est-à-dire le bloc des pays d’Amérique du sud pourvus de régimes militaires et totalitaires, qui considèrent comme leurs ennemis immédiats le Pérou et le Venezuela, le plus accessible semblant être le Pérou La même semaine de la conférence de Charana, des émeutes sanglantes ont secoué la capitale péruvienne.Nous ne saurions dire, bien entendu, que les émeutes de Lima ont été précisément organisées pour servir de toile de fond à la fraternisation de Pinochet et de Banzer.Mais il n'est pas aventuré de penser qu elles s'insèrent avec précision dans le tableau politique défini, après Charana, par le journal “Los Tiempos".Le gouvernement du Pérou a mis en cause, pour expliquer l'origine des troubles survenus, la participation du parti APRA (d’Haya ae la Torre qui, à 80 ans passés, oriente avec un entêtement de maniaque dans la voie du coup d'Etat son ancien parti révolutionnaire devenu conservateur et proaméricain), et d'“organismes étrangers" dont il est plutôt aisé de deviner l'i-dentije.Environ 3,000 “marginaux" et malfaiteurs professionnels ont saccagé le centre de Lima, encadrés par des militants de l’APRA, comme cet Encisco qui vient de trouver asile à l'ambassade d’Argentine.Pour renverser le gouvernement révolutionnaire (en fait, réformiste) du Pérou, il y a théoriquement deux voies: a) l’organisation d'un soulèvement intérieur, pour lequel il existe dans le pay's l'appui des groupes sociaux défavorisés par les réformes, et le parti APRA qui.en gros, jouerait le même MENUS A PR'* RXES MENUS A LA CARTE RÉCEPTIONS _________ SALONS PARTICULIERS danse vendredi et samedi Sans la cave lorraine $tatiomi*«nbnt gratuit RÉSERVATIONS 866 9741 DEJEUNER D'AFFAIRES L'Omelette au lard $2 35 La Salade de Thon $2 60 La Salade de Crabe d Alaska $2.75 Le Cabillaud Sauce Hollandaise $3 35 Les Crabes gratinés en Avocado $4 20 Le Tournedos Rossini $4 35 Les Queues de Homard è l'Américaine $4 50 rôle qu’a joué la démocratie-chrétienne de Frei au Chili, même s’il ne doit pas finalement en être le bénéficiaire direct; b) l’invasion: le Chili, la Bolivie et le Brésil ont des frontières communes avec le Pérou, et également l’Equateur avec lequel il existe un vieux litige frontalier.La première hypothèse, pour avoir des chances de succès, doit compter sur un appui militaire interne, donc sur la dissolution de l’unité des forces armées s’appliquant à la consolidation et l’extension des réformes.On sait que, depuis 1974, la Marine n est plus favorable à l’orientation du régime.Lors des émeutes du début de février, on aura noté un inquiétant flottement dans l’intervention des groupes militaires de répression.Il serait aventuré de jurer que la présence à la direction du cabinet du général Morales Bermudez donne au régime les mêmes garanties que donnait celle de Mercado Jar-rin.Durant les jours difficiles, l’appui populaire s’est manifeste en faveur du gouvernement, mais d’une façon éparse, sans la moindre organisation pour le canaliser, pour le trans- former en une force active.Le régime risque de payer cher l’absence d’encadrement politique.C’est sans doute pour y remédier qu’aussitôt après les événements on s’est occupé de la formation d'un “Mouvement de la Révolution péruvienne” (ou de plusieurs?), qui serait le parti (ou les partis?) du régime.Ne sera-t-il pas trop tard?Tout dépend de la réelle situation au sein du commandement militaire, un aspect réellement impossible à élucider en ce moment.Il est compréhensible que la conservation des règles de l’avancement militaire dans une formation conduisant un processus politique puisse aboutir à des contradictions fatales.De toute façon, il demeurerait la menace de la coalition extérieure, un projet d’accès de la Bolivie à la mer à travers des territoires enlevés au Pérou pouvant servir de détonateur pour l'entrée en jeu d'une grande coalition idéologique de régimes de force.L'hypothèse d'un tel conflit a parfois été ridiculisée et qualifiée d’absurde par ses mêmes initiateurs ; mais elle se trouve ranimée et renforcée par T'esprit de Charana”, un lieu désolé des Andes d'où bifurque cependant une floraison de sentiers multiples.Un texte édulcoré à l’Al E PARIS (par Reuter et AFP) — Les représentants des dix-huit pays membres de l’Agence internationale de l’énergie ont commencé hier une session de deux jours en vue de mettre au point la position qu’ils défendront lors de la rencontre préparatoire du 7 avril avec les pays producteurs de pétrole.Le texte du projet soumis, qui n'a pas été rendu public, est très ambigu, indique-t-on dans les milieux bien informés, et très édulcoré par rapport aux propositions initiales qui avaient été faites par les Américains.Les Ef ' .tats-Unis proposaient soit la fixation d’un prix-plancher du pétrole, destiné à garantir les investissements dans les nouvelles sources d’énergie d'une baisse éventuelle des prix du brut, soit l’iristitution d’une taxe commune sur les importations de pétrole.En fin de compte, le 18 pays membres de l’Agence (à laquelle la France ne participe pas) ont élaboré un programme qui prévoit, croit-on savoir, trois types d’action destinés à favoriser le développement de sources d’é- nergie autres que le pétrole.Il s’agirait, d’une part, de fixer un prix du pétrole importé, à partir duquel chaque pays prendra les mesures qu’il jugera bon pour protéger ses investissements dans le secteur de l'énergie.Le niveau de ce prix ne semble pas avoir été déterminé, le texte se bornant à indiquer qu’il devrait être plus bas que le prix actuel du marché et plus élevé que celui d'octobre 1973.I L’accord au sein de l’Agence à propos des sources énergétiques de remplacement est Tune des trois conditions préalables mises Dar les Etats-Unis à leur participation au dia-ogue parrainé par la France.Les deux autres, à savoir des mesures communes d’économie du pétrole de la part des Etats membres de l’Agence et la création d’un “filet de sécurité" de 25 milliards de dollars, ont déjà été satisfaites.C’est la quatrième fois que l’Agence tente de parvenir à un accord sur les sources de remplacement.r, Le FMI cherche ses 6 milliards WASHINGTON (Reuter) -Le Fonds monétaire international n’a pas encore réussi à trouver les $6,200,000,000, somme qu'il s’était fixé pour le fonds spécial destiné à venir en aide aux pays connaissant des difficultés financières en raison des hausses du prix du pétrole.De source monétaire à Washington, on indique que le directeur général du FMI, M.Johannes Witteveen, ne réussira sans doute pas à recueillir la totalité de cette somme au cours de la tournée des pays contributeurs qu’il effectue actuellement.1175 MACK AY De même source, on explique que les pays exportateurs de pétrole admettent généralement que leurs recettes actuelles sont inférieures à leurs prévisions.¦ Dans l'état actuel des choses, l’Iran a déjà promis de prêter aux “facilités pétrolières” du FMI un milliard de dollars, le Venezuela a offert environ $380 millions et l’Arabie séoudite a convenu de prêter une somme qui n’a pas encore été annoncée, mais qui serait de l'ordre de $1.2 milliard.Par ailleurs, Qatar, Abou Dhabi.l'Allemagne de l’Ouest, les Pays-Bas et la Suisse ont répondu positivement à la demande de contributions.C'est au cours de la réunion du comité intérimaire du FMI, en janvier dernier, que fut décidée la création de ces facilités pétrolières pour 1975.De même source on indique que M.Witteveen espère que le fonds spécial du FMI puisse être mis sur pied en avril, même si la somme prévue n’est pas atteinte.Il aurait alors à essayer de la compléter plus tard dans Tannée.Envolez-vous avec nous en Orient à bord de nos magnifiques jets SuperOrange 747.Le mercredi, le vendredi ou le dimanche, prenez un avion orange de Vancouver jusqu'à 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socialistes, contiennent quelque 3,000 pages de documents révélateurs sur le programme “Cointelpro” organisé par le défunt J.Edgar Hoover, ancien directeur de la sûreté fédérale.Contraction de “programmes de contre-espionnage” (counterintelligence programs) “Cointelpro”, au cours des années 1950 et 1960, consistait à faire de la provocation, de noircir la réputation des candidats en envoyant des lettres anonymes à des journaux, à faire l’agitation raciste au sein du parti et à rendre, en général, la vie impossible aux militants.A titre d’exemple, un des documents datant de 1965 indique que le siège du FBI avait donné l’autorisation a son bureau de Denver, au Colorado, de saboter par lettre anonyme la campagne de M.Allen Taplin, candidat du conseil de l’éducation.Une lettre anonyme signée “une mère inquiète” avait été envoyée au président du conseil disant: “En tant qu’électrice consciencieuse et mère d’enfants allant au lycée, je pense que l’on devrait faire quelque chose pour empêcher un individu de cette sorte d’être élu." Le mémorandum du siège du FBI au bureau de Denver soulignait: “Cette lettre doit être écrite sur un papier acheté dans une papeterie commerciale afin que 1 on ne puisse pas l’attribuer au FBI ”.M.Taplin lut battu aux élections.En 1964, une lettre anonyme avait été envoyée au directeur du quotidien The Morning Call de Paterson, dans le New Jersey, pour dénoncer M.Murray Zuckoff, un journaliste qui était membre du parti.“Vous ne connaissez pas bien Zuckoff, ni ses tendances, disait la lettre.Il est inconcevable qu’une telle personne ait pu trouver un emploi dans un journal publié dans la légalité tel que le Morning Call.Signé: un lecteur”.M.Zuckoff fut obligé d’abandonner la politique pour garder son emploi.En 1969, M.Paul Boutelle, un militant du parti qui fut candidat au poste de maire de New York, reçut une lettre anonyme lui disant: "Pourquoi n’allez vous pas, avec le reste des singes dans votre parti, vous joindre aux Panthères noires où vous vous sentirez plus à l’aise." Rien que 70 cadavres pour un investissement de 350 millions Submersible russe: une opération CIA à reprendre ?WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — La Central Intelligence Agency (CIA) a récupéré l’été dernier des débris d’un sous-marin soviétique reposant par 5,180 mètres de fond à 1,200 km au nord-ouest des Iles Hawaii.Mais en dépit d’une opération coûteuse, le Glomar Explorer, un navire de récupération en haute mer affrété par la Howard Hughes Summa Corporation, n’est parvenu à renflouer qu’une partie seulement du sous-marin.Lors de la remontée, sa coque se brisa en deux et les deux-tiers du submersible, dont la partie la plus intéressante pour les services de renseignements américains, celle abritant les missiles et les équipements de communications, sont retombes au fond de l’océan, a affirmé le journaliste Jack Anderson.Couronnée de succès, l'opération aurait été le plus beau coup de filet de l’histoire des renseignements américains, dit-on de source proche de la CIA.La partie remontée, la section avant du sous-marin, contenait les corps de quelque soixante-dix membres d’équipage du bâtiment.Il leur a été réservé un enterrement marin.En rapportant cette information hier matin, le New York Times affirme que l’opération de récupération a été vivement contestée, certains responsables de la CIA estimant que des codes périmés et des missiles ne valaient par les trois cent cinquante millions de dollars qu’avait coûté la construction du Glomar Explorer.De son côté, Jack Anderson a précisé que le directeur de la CIA, M.William Colby, lui avait demandé de ne pas rendre publique son information de manière que l’agence puisse effectuer une deuxième tentative.Il y a deux mois, le président Gerald Ford a accepté qu’une deuxième tentative ait lieu dans le courant de l'été prochain, affirme le Los Angeles Times.Jack Anderson a déclaré qu’il s'était décidé à révéler cette opération, parce que des responsables de la marine américaine Jui ont dit que le sous-marin ne contenait aucun secret véritable.La CIA a invoqué des arguments de défense nationale pour couvrir une coûteuse erreur, s’est-il alors dit.Les services de renseignements américains ont décidé de remonter le sous-marin à la surface, le jour où ils se sont rendus compte que les Soviétiques n’étaient pas parvenus à localiser l’epave du submersible.Cette opération, la plus secrète des administrations Nixon et Ford, avait été baptisée “Project Jennifer”, dont le but était de déchiffrer le code secret de communication des sous-marins soviétiques.Le sous-marin, aurait été détecté lors du naufrage sur le lit de Tocéan, grâce à des explosions perçues par les appareils de détection américains ultra-sensibles.A la Maison-Blanche, au département d'Etat et au Pentagone, les porte-parole ont opposé un silence total à toutes les questions dont ils étaient assaillis sur cette affaire, chacun d’eux, sur instructions venues “d’en haut” multipliant les “no comments".Dès hier matin au Congrès, M.Mike Mansfield, leader de la majorité démocrate au Sénat a indiqué qu’une enquête parlementaire pourrait être ouverte sur l’opportunité aes coûteux efforts entrepris par la CIA, en étroite liaison avec la marine, et sous la “couverture” du personnage particulièrement controversé qu’est le milliardaire Howard Hughes.Le sénateur Mansfield, qui se montre généralement peu indulgent à l’égard des entreprises de ce genre, a cepen- Les élections portugaises sont reportées du 12 au 25 avril dant reconnu que, bien que relativement ancien, le submersible soviétique pouvait fournir des renseignements d’une certaine valeur.De son côté, le sénateur Frank Church, qui préside déjà une commission chargée de faire la lumière sur les actions “illégales” reprochées à la CIA, a indiqué que son enquête allait s’étendre à cette nouvelle affaire.Il apparaît cependant que les membres du Congrès chargés de superviser le fonctionnement des services secrets étaient au courant de cette affaire, tenue secrète jusqu’à présent grâce à la coopération assez inhabituelle des principaux organes de presse.Au-delà même des répercussions éventuelles de ces révélations sur une opinion publique américaine déjà très méfiante à l’égard de ses services de renseignements à la suite des scandales en série dévoilés journellement, on s’interroge sur les incidences éventuelles sur les relations entre les Etats-Unis et l’URSS, alors même que sont en cours de discussions les accords SALT-2, entre les deux super-puissances.Principal interlocuteur, dans ces négociations, de M.Leonide Brejnev, le secrétaire d’Etat Henry Kissinger est en même temps en tant que président du conseil national de sécurité et du fameux “comité 40”, l'homme qui a nécessairement donné le feu vert aux efforts ultra-secrets entrepris l’été dernier dans le Pacifique central.Il apparaît en tous cas d’ores et déjà que, du fait de la publicité donnée à l’affaire, il sera désormais difficile au Glo- mar Explorer, le bâtiment spécialement conçu en coopération entre la CIA et les entreprises Howard Hughes, de reprendre cet été sa campagne de “sauvetage Une longue série d’événements a conduit à la publication de cette affaire de récupération.Un grand jury de Los Angeles inculpait lundi un ancien vendeur de voitures.Donald Woolbright, de vol en juin 1974 de documents dans un coffre-fort des bureaux de la Hughes Howard Summa Corporation.D’après l’acte d’inculpation, tenu secret, mais publié en partie par le Los Angeles Times, le cambrioleur a tenté de revendre les documents au groupe Hughes moyennant un million de dollars.Les négociations ont commencé et une première offre a été faite, mais n’a pas abouti.A l'automne dernier, affirme le quotidien américain, le FBI a autorisé qu’on ait recours à des fonds gouvernementaux pour proposer un deuxième million de dollars en échangé des documents.Une fois encore, l'offre n’a pas abouti.Woolbright est actuellement recherché par les autorités, ajoute le quotidien.Il affirme d’autre part que l’opération de récupération a été effectuée en présence d’un chalutier soviétique attaché à une expérience spatiale soviétique.La Howard Hughes Summa Corporation a toujours déclaré que Glomar Explorer avait été transformé et rééquipé pour recueillir grâce à des plaque magnétiques plongées à de grandes profondeurs les nodules de magnésium reposant sur les fonds marins.LISBONNE (Reuter) — Le conseil militaire portugais a reporté du 12 au 25 avril les élections législatives.Les 24 membres du Conseil révolutionnaire militaire ont approuvé hier soir un décret reportant de deux semaines les élections à l’Assemblée constituante, la campagne électorale qui devait débuter aujourd’hui commencera le 2 avril.Des raisons techniques sont invoquées pour expliquer ce report.Le conseil militaire a précisé que ce report avait été rendu nécessaire par la confusion des symboles arborés par les différents partis.La nouvelle date coïncide avec le premier anniversaire du renversement de l’ancien régime.Les trois partis de la coalition-communistes, socialistes et parti populaire démocrate — avaient auparavant annoncé qu’ils lanceraient leurs campagnes électorales hier soir, à minuit à moins d’un report des élections.Le conseil a également décidé, lors de sa réunion, d’autoriser le centre-démocratique et social (CDS) dont les alliés chrétiens-démocrates ont été écartés mardi des élections, à dresser sa propre liste de candidats.Les services d’information de l’armée G.-B.: budget de la défense réduit de 5.5 à 4.5% en dix ans LONDRES (AFP) — Le gouvernement britannique a confirmé hier son intention de concentrer en priorité ses efforts militaires à la défense de l'Europe dans le cadre de l’OTAN et d’abandonner les derniers avant-postes de l’empire.Cette décision est réaffirmée dans le premier livre blanc sur la défense publié depuis deux ans.Ce document reprend d’une manière détaillée les grandes options du gouvernement travailliste fondées sur une réduction massive du budget militaire et rendues publiques le 3 décembre dernier.Le livre blanc confirme ainsi que les dé- penses consacrées à la défense seront, au cours des dix prochaines années, progressivement réduites de 5.5% à 4.5% du produit national brut.Ce plan devrait entraîner des économies de l'ordre de 4.7 milliards de livres.Tout d’abord, en ce qui concerne l’OTAN, le livre blanc déclare que la Grande-Bretagne continuera à maintenir l'armée du Rhin (BAOR) dans ses effectifs actuels (55.000 hommes), plus une force tactique aérienne.Elle s'engage à n’y apporter aucune réduction avant un accord sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces en Europe.Oui Monsieur ! Côte Nord, Mauncie, Saguenay, Abitibi, Cantons de l'Est, Bas du fleuve .dans tous les centres actifs de la vie Québécoise, l'Auberge des Gouverneurs vous accueille avec cette chaleureuse hospitalité bien de chez nous.« Oui Monsieur' » C'est la tradition de courtoisie d’une chaîne d'hôtels maintenant à la grandeur du Québec En mai, un grand hôtel de 400 chambres au centre-ville de Québec et une autre Auberge à Matane En vue de votre prochain voyage, réservez dès maintenant sans frais à l'une des huit Auberges de Chicoutimi, Joliette, Québec, Rimouski, Sept-îles, Sherbrooke, Trois-Rivières et Val-d'Or.1-800-463-2820 o5o AUBERGE ôes couveRneuRs La chaîne d'hôtels à la grandeur du Québec ont annoncé qu'un mandat d'arrêt avait été lancé contre le commandant José Sanches Osorio, ancien dirigeant du parti chrétien-démocrate, qui se serait réfugié en Espagne.Le commandant Osorio, ancien ministre de l’Information et proche collaborateur de l’ancien président de Spinola, a été accusé de participation à la tentative de soulèvement de la semaine dernière.De source proche de sa famille, on indique qu'il s'est enfui en Espagne après avoir reçu un avertissement d’un de ses amis officiers selon lequel il allait être arrêté.Sa famille pensait d’abord qu'il avait été enlevé mais il leur a fait savoir plus tard qu’il se trouvait sain et sauf en Espagne, bien qu'on ne sache pas à l’heure actuelle où il se trouve.Londres: dix attachés US seraient agents de la CIA LONDRES (Reuter) — Trente-quatre députés travaillistes ont déposé à la Chambre des Communes une motion réclamant l’expulsion “immédiate" de dix attachés de l’ambassade des Etats-Unis à Londres, qu'ils accusent d’être des agents de la Central Intelligence Agencv (CIA).Selon M.Dennis Skinner, Tun des députés de la majorité signataires de ce texte, les agents de la CIA opérant en Grande-Bretagne sont dirigés par un certain Cord Meyer.Interrogé sur ces accusations, M.John Cannon, premier secrétaire à l'ambassade des Etats-Unis s’est refusé à tout commentaire.M.Harold Wilson, premier ministre, a déclaré mardi devant la Chambre des communes qu’il n'hésiterait pas à faire ouvrir une enquête s’il était prouvé que des agents du service américain de renseignement opéraient en territoire britannique sous une couverture diplomatique.Le grand spécialiste des vols nolisés (pour tout âge) présente ses vols nolisés • Tous les départs et retours sont garantis par ÉCONAIR CANADA • Toutes les envolées vers Pans (sauf mention contraire) se feront en Boeing 747 d Air Canada et vers Londres en DC 8 d'Air Canada • Aucune limite d Age.voyage gratuit pour enfants de moins de 2 ans • Repas, consommations (y compris vin et liqueur) gratuits pendant le vol • La marche è suivre pour les réservations est facile vous nous retour nez le coupon réponse qui se trouve plus bas avec un chèque ou mandat poste dont le montant représente 10% du prix total de l’envo lée • Sur réception de ce dépôt, nous vous confirmerons votre siège Votre billet vous parviendra sur reception de votre solde, lequel devient du 60 jours avant le départ econoir/£\ conodoW Réservez dès maintenant (sujet à disponibilité) • Il existe une assurance annulation que vous pouvez vous procurer en même temps que vous faites votre réservation II vous suffit d’ajouter $6 a votre dépôt et de cocher assurance annulation" sur la fiche d’inscription • A moins que vous n’ayez pus une assurance annulation, le 10% de dépôt de réseivation que vous versez constitue vos frais d annulation si vous annulez au plus tard 45 jours avant le départ Dans le cas ou la réservation est annulée dans les 45 jours avant le départ, les frais sont deSlOO.• Ces prix n incluent pas la nouvelle taxe federate d aéroport de $5 OO laquelle vous sera chargée en surplus.MONTRÉAL / PARIS / MONTRÉAL D Apart* Retours Durée Prix Dépeit* Retours Duré* Prtx Dim.25 mai Mar.17 juin, 23 jours $282 Dim 20 juil.Mar.12 août 23 jours $329 Dim.25 mai Mar.22 juil.58 jours $282 Dim.20 juil.Mar.2 sept 44 jours $329 Dim.1 juin Mar 24 juin 23 jours $282 Dim 27 juil.Mar 19 août 23 jours $329 Dim.1 juin Mar.15 juil 44 |outs $282 Dim 27 juil Mar.9 sept 44 jmirs $329 Dim.8 juin Mar.1 juil 23 jours $282 Dim 3 août Mar 26 août 23 jours $329 Dim.8 juin Mar 8 juil, 30 jours $282 Dim 3 août Lun 15 sept 43 jours $329 Dim 15 juin Mar.8 juil.23 jours $282 Dim.10 août .Mar 2 sept 23 jours $329 Dim.15 juin Mar 29 |uil.44 jours $282 Dim 10 août Lun 15 sept 36 jours $329 Dim.22 juin Mar.15 juil 23 jours $329 Dim.17 août Mar 9 sept 23 jours $329 Dim.22 juin Mar 19 août 58 jour*, $329 Dim 17 août Mat.16 sept 30 jours $329 Dim 29 juin Mar.22 juil 23 jours $329 Dim 24 août Mar 16 sept 23 jours $282 Dim 29 juin Mar 12 août 44 jours $329 Dim ?4 «mit (OCU Ven 26 sept 33 jours $282 Dim 6|uil.Mar.29 juil 23 jours $329 Mar.2 sept Mer 24 sept 22 jours $282 Dim 6 juif Mar 5 août 30 jours $329 Mar 9 sept (PC 11 r Met 1 oct 22 jours $282 Dim 13 |uil.Mar.5 août 23 jours $329 Mar 16 sep) Pour vos VACANCES 75 en Europe Demandez notre brochure gratuite "L'Europe en autocar".1 le tourisme français AIR PRANCE Pour recevoir notre brochure, découpez le bon et postez Tourisme français, case postale 505, Montreal, ou â votre de voyages M______________________ adresse I e a u agent D-iO ¦ « ville ode postal Mon agent de voyages est Vous dit vaut mieux trop tôt que trop tard 527-8881 IIP ai ¦•Mrfci LES VOYAGES 1460 nmn Mm MMtrtolin Qté 845-8221 )4?l it omis MMHt SMfXIIS 0 ANJOU 113 Hit CAAAf «murs ut un CAAAtfOUR LAVAI m un ¦(•-CMIwri'W MtttoPMl Mt nrt 16 • Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 voyages et tourisme La beauté opulente de Madère Le Boeing 727 de la TAP roule jusqu’à ia fine extrémité de la piste "mini-jupe", effectue un virage complet sans tomber dans la baie de Funchal, décolle sans encombre et débouche au-dessus des nuages, laissant derrière lui, tout en bas et baignant dans le crépuscule, la mâture d'un continent perdu.Et voici qu’un soleil de sang éclate près d’un immense château fantasmagorique.Ce sont les pics de Madère.Le soleil couchant ressemble maintenant, au-dessus des nuages, à un gigantesque brasier dans lequel le château s’est évanoui.fantôme de cet incendie que fit allumer jadis Zarco pour brûler tout ce bois inutile (madeira) qui cachait une terre fertile.Et l’incendie, dit-on, dura sept ans.Ce spectacle inoubliable, dont je suis gratifié en regardant par le hublot, n’était pas prévu au programme de mon bref voyage a Madère et je suis presque heureux maintenant d’avoir eu à attendre quatre heures à l’aéroport à cause de difficultés techniques.Sans ce retard, il n’y aurait pas eu de tel spectacle! C’est comme ce matin: à 7 heures, il faisait encore noir comme chez le loup et j'ai été réveillé par le chant des oiseaux, les aboiements des chiens et le cocorico des coqs s’égosillant au loin, alors que je me trouvais si bien dans mon lit douillet du Nuova Avenida.Mais comment être maussade lorsqu’en écartant les tentures de satin beige rayé de rouge on voit les masses de fleurs des bougainvillées passer lentement du pourpre au carmin et les falaises encaissant le Ribeiro Séco se tapisser de belles-de-jour?La journée allait d’ailleurs être riche en surprises, car M.Borges, directeur du tourisme à Madère, avait demandé au chauffeur-guide Amancio Vieira de me faire voir certaines beautés de la nature que je n'avais pas eu l’occasion d'admirer la veille.Amancio est un homme encore jeune et tellement convaincu que son pays est beau qu'il passe ses soirées à apprendre des langues afin d’etre en mesure d’échanger avec le plus d’étrangers possible.Il parle déjà le français et l’anglais, en plus du portugais et de l’espagnol.Mon guide me rappelle tout d’abord que Funchal doit son nom au fenouil (funcho) qui se trouvait en abondance sur son emplacement quand Zarco en fit la découverte en 1419.Et l'on peut dire que ce fut une véritable découverte car il n’y avait personne dans toute cette ile couverte de forêts denses.C’était au temps de Henri le Navigateur (qui lui-même n’a jamais navigue) et les Portugais furent incités à coloniser Madère.Après avoir fait brûler le bois inutile pendant sept années et importé des esclaves d’Afrique, les colons venant du nord du Portugal entreprirent de URGEL LEFEBVRE \\-v w _ * $•:; : f Chapelle coquette d'un vieux quartier de Funchal, île Madère.cultiver la terre, plantèrent la vigne et donnèrent au monde ce vin célèbre qu’est le madère.Quant aux colons qui venaient du sud du Portugal, ils s'établirent sur les côtes et fondèrent ces petits villages de pêcheurs qui font aujourd'hui l'émerveillement des touristes.Et l’on peut dire que Madère, avec toutes ses cultures en terrasses, remplace les jardins suspendus de Babylone dans la nomenclature des merveilles du monde.L ite, baignée par le Gulf Stream et suffisamment éloignée des vents chauds du continent africain, a un climat tempéré; la température varie entre 16 et 21 degrés Centigrade au cours d’une année.Amancio me conduit au Pico dos Barcelos en passant par un bois de pins et d’eucalyptus.L'eau d'un rocher coule aü bout d'un tuyau qu’on y a enfoncé comme un chalumeau et tombe dans une petite rigole de béton.Il y en a plus de mille kilomètres et à la grandeur de l'ile de ces petites rigoles d’irrigation qui font la richesse de Madère.Du Pico dos Barcelos, on voit Funchal, l’Atlantique, Câmara de Lobos et autres villages de pécheurs, des cimes, des vallons, toute la contrée environnante jusqu’à cette falaise qui descent à pic dans la mer, telle un second Gibraltar, et qui a nom Cabo Girâo.Nous poursuivons en voiture notre montée jusqu’à un autre belvédère d’ou part un petit sentier, à flanc de montagne, qui descend en serpentant jusqu’à 600 mètres de profondeur.Nous sommes nous-mêmes, à 1,060 mètres au-dessus du niveau de la mer, et les petits villages en bas, à 400 mètres d'altitude.Le spectacle est grandiose.Ce ‘‘cratère" est bien aussi beau qu’on me l avait dit.Bientôt ces cerisiers, ces noyers et ces châtaigniers qui couvrent le flanc de la montagne seront en fleurs; là-bas, des pics culminent à plus de 1,800 mètres.Je suis là, contemplant le sentier couvert d’un vert gazon, et les petits moutons se chauffant au soleil à un détour de ce sentier.Sur la droite, bien plus haut que le chemin tout neuf en corniche, d’autres moutons semblent accrochés au rocher.Alors, Amancio s'approche de moi et me dit: “Eh bien! si vous voulez monter par là jusqu’au belvédère, vous serez sans doute émerveillé”.Je le regarde avec surprise, puis j'aperçois un escalier de pierre et j’ei reprends l'ascension.A mesure que je monte, grandit mon émotion.Et lorsque rendu tout là-haut je vois tout en bas, au fond du véritable cratère, ces petits villages aux toits rouges posés comme des rubis sur le velours vert tendre du fond de la profonde vallée, mes yeux s’embuent malgré moi.Nous retournons à Funchal par le bois de pins et d'eucalyptus que trouent parfois des rochers couverts de genêts d’or.De temps à autre Amancio stoppe la voiture pour me permettre de photographier une lavandière, une eglise, une chapelle.Je vais au bureau du tourisme saluer M.Borges qui me conseille d’aller déjeuner au Jardim do Sol, restaurant typique, avant de m’envoler vers Lisbonne.Au Jardim do Sol, le patron me fait servir une soupe substantielle et savoureuse, de l'espada (poisson que l’on pêche à un millier de mètres de fond à Madère et au Japon), et une es-petada ou brochette de viande de boeuf.Si l’espadon est un poisson-épée, on peut dire de l'espada qu'il est un poisson-fourreau.Sa chair est d une blancheur exquise et très délicate et j’offre mes compliments au patron du restaurant qui me révèle avoir une fille à Saskatoon.Demi-bouteille de Grantom rouge, pouding au citron caramélisé, tranche d’ananas de Madère, café noir.je constate une fois de plus que l'on fait bonne chère à Madère.En route pour l'aéroport, je revois sur la tête d’un habitant de Madère, cette étrange tuque de laine à pompon et cacne-oreilles qui m’avait intrigué lors du grand tour de l'ile.Et ce n’est pas sans surprise que j'apprends d’Amancio que les gens de Madère portent cette tuque hiver comme été — l'hiver pour se préserver du froid, l’eté pour se préserver de la chaleur! Je formule alors l'hypothèse que les gens de Madère veulent faire croire au reste du monde qu’ils habitent un pays au climat impossible, de façon à garder pour eux seuls ce paradis terrestre.Amancio se contente de sourire en me don-nant son adresse: Rue Imperatriz D.Amelia 150, Funchal.Madeira.Les Voyages Hone Inc.À Nassau et aux Bermudes Spécialement destinés lJn.si.!mté!9.CMMtfénne-française.9 TOURS DE PRINTEMPS PROVINCES DE FRANCE 1er et 22 mai — 22 jours $1,248.FRANCE - ITALIE - SUISSE 26 mai — 22 jours $1,198.EUROPE CENTRALE 6 mai — 22 jours $1,294.ESPAGNE - PORTUGAL B mai — 22 jours $1,244.AUTRE TOUR DC FRANCE 15 mai — 15 jours $939.TUNISIE - SICILE - ITALIE DU SUD 15 mai — 21 jours $1,396.ECOSSE • ANGLETERRE -HOLLANDE • BELGIQUE - FRANCE 22 mai — 21 jours $1,369.GRECE - TURQUIE - YOUGOSLAVIE 28 mai — 21 jours $1,674.à $1,780.m* AU DÉPART PIMOWTBtAl - HUIT D7HHQM INCLUS Brochur» wr cnmtnd» VOYAGES ANDRÉ MALAV0Y INC.1255, RUE UNIVERSITÉ # 1220 TÉL.:861*2485 Montréal H3B 3W9 lt mtiso» Mtr mlhm c 3000 95 90 95 + 13 Camflo 1500 $14% 14% 14% - Va Cdn Mag 1500 15 15 15 Chibex 9000 129 122 122 -6 Com N 2000 49 49 49 -1 Dumgmi 10200 170 165 170 + 5 Dumont 18800 17 16 17 + 1'% Dyn Mn 2500 64 64 64 +3 Falinger 4900 23 23 23 Fort N 300 $8'2 8’% 8’% - Vb Gaspe Q 12500 173 166 173 +4 Gold Briar 4500 50 45 50 +5 Goldex 1300 350 340 350 + 70 Gold Hk 1000 20 20 20 + Va Grandroy 2400 5 5 5 + 3 Gr Coast 1500 70 70 70 Invictus 2000 13 13 13 -2 Jupiter 500 70 70 70 + 5 Kiena 600 280 275 280 -5 Ligneris 8000 12 11 11 -1 Lynx CEx 3988 130 126 126 -4 Mcdn m 1300 90 90 90 Maybrun 1500 11'% 11’% 11’% -l'/a Min Res 700 100 100 100 + 5 Mt Laur U 3600 41 39 41 + 1'% Ml Jamie 19000 27 26 27 Muscoch 15000 46 42’% 44 -2 N Jobu 4000 55 54 55 Nw Hosco 1000 31 31 31 -1 N Insco 1000 44 44 44 -2 N Ungava 500 22 22 22 + 7 Nordore 3500 85 83 85 + 2 Que Expl 16000 73 66 73 + 7 Roy Agas 2666 70 67 67 -3 Sal Met 3000 7 7 7 Shield Dv 2000 5'% 5’% 5 Va -34 Sil Stack 12500 71 70 71 S Dufault 6000 8'% 7’% 7'% -2 Stand Gld 9500 21 16 21 +7 Viking Res 1100 154 150 150 -5 W Q Mn 5500 34 30 30 -3 hors cote Cdn AU Méfait 3000 s J Copper Lode 1000 6 6 First Can Gold 500 25 25 Gen Hydroc .500 125 100 Golden Marker 557 e 8 Intl Lite 900 200 200 Int Systomc» 400 50 50 Kukatush 7500 205 190 Louisbourg 2000 26 26 Mandarin 7500 38 36 Modem Plastla 100 t87V5 187'% New Metalora 1000 34 34 North Abitibi 3000 20 20 Sturdy Mnt 10000 28 26 U N G Pr 200 I20H 20'% Yorbeau 1000 18 H dividendes Mtrkel Financial Holdings; cinq cents, payables le 15 avril.Inscription le 27 mars.Treco Inc.; six cents, semestriels, payables le 5 mai.Inscription le 11 avril U.A.P.Inc.; classe A, 24 cents, payables le 16 juin.Inscription le 30 mai.NOMINATION A LA CIL D.M.Coyle M.David M.Coyle, vice-président de la Canadian Industries Limited depuis 1969, est nommé au conseil d’administration de la Compagnie.Titulaire d’un baccalauréat en sciences commerciales de l’Université de Toronto, il est entré au service de la CIL en 1946, à titre de comptable puis il a occupé divers postes, tant au Service du personnel que dans les secteurs financiers.Il a passé trois ans à Calcutta, de 1966 à 1969, en tant que directeur des finances d'ICI (Indes), filiale de l'Imperial Chemical Industries Limited de Londres, en Angleterre.M.Coyle est également président du conseil d’administration de la firme Les Produits chimiques Chipman Limitée et administrateur de Canadian Freehold Properties Limited.Grey G 315 300 300 300 15 Grey+nd C 500 38 38 38 Greyhnd 259 $163/4 16% 163/4 Guar Trst 290 $6'% 6'% 6'% + Ve Guard Cap 100 285 285 285 — 5 Gulf Can 2825 $29% 29'% 29'% — % Gulfstrem 5000 25 25 25 — '% Halifax D 1500 210 210 210 Hambro C 100 210 210 210 + 5 H Group 7600 $5 490 490 10 Harm Tr zlO $10% 10% 10% Hardee 700 100 96 100 Hard Crp A 1340 $5 5 5 + 10 Hard Crp C 350 $5 5 5 Harris J S 750 $5% 5Vb 5% Hawker S 3000 $5'/b 495 5 Hawker pr z20 $57'% 57'% 57'% Hayes D A 400 $5 495 5 Holinger A 907 $27'% 27'% 27'% — % Homco A 800 205 200 205 + 5 Home A 520 $22% 22 2?— '% Home B 200 $21% 21 21 — % Houston O 900 132 130 130 — 4 Hud Bay A 2293 $17'% 17Vb 17% — % Hud Bay B 300 $173/4 173/4 173/4 + % H Bay Co 1039 $15% 153/4 15% HB Oil Gas 5125 $243/4 24 24 — '% Huron Eri 500 $25'% 25 25 — '% Husky Oil 5165 $15% 15% 15% — Vb Hydra Ex 1500 64 62 64 + 2 1 AC 4510 $193/4 19'% 19% — Vb 1 AC 4'% p z50 $55'% 55'% 55'% Imasco A 1535 $303/4 303/4 303/4 lOil A 31201 $26% 25% 26% + Vb Indal Can 500 $11 11 11 Inland Gas 1000 $8 8 8 Inter-City 750 465 455 455 — 5 Inter C B w 700 250 240 241 — 11 Intrmetco 1700 S5'% 5'% 5'% IBM 124 $211 211 211 — 1 $16 3-8.Cours fournis par la PRESSE Ventes Haut Bas Ferm.Ch, ACF In 8 40 42 Ve 403/4 41 %—1 Addrsso 174 6% 6'% 6% Alcan Al 5 482 20% 20% 20'%- % Alleg Cp 3 8 8+4 8'% 8'% Allis Ch 5 70 9% 9% 9’%- % Alcoa 8 452 38+4 37% 383/4- % Ambac 5 21 9’% 9% 9'% Am Hes 3 455 18 17% 18 + '% Am Airl 12 158 9 8% 8% A Brnd 8 83 39% 38+4 39% — Vb Am Can 6 161 34 Ve 33 Ve 33%—1 A Cyan 8 274 26% 25% 26 - 3/4 A Home 27 1738 38% 38% 38% — % Am Mot 14 577 6Vb 5% 6'% ASmlt R 4 171 17% 16% 17%— Va Am Stand 6 59 13% 12% 13%- % Am T*r 10 1467 51'% 5034 50 % — % Ampx Cp 5 131 5Ve 4% 5Vb + % Anacon 4 93 17% 16% 17% + % Armco St 4 232 29'% 29 Vb 29'%- Ve Armst Ck 18 109 25% 24% 25%+ % ASA Ltd 229 82% 80'% 803/4-' 1% Atl Rich 10 459 82% 80% 81 -' 1% Avco Cp 69 SVb 4% 4% — % Avon Pd 21 651 39% 39 Vb 39% + % Babck W 6 55 17% 17% 17% + % Bath Ind 146 404 10'% 9% 10% + % Baxt La 36 181 44'% 42% 44'% + % Beckmn 15 136 34'% 32% 34 +1 Vb Beech A 5 40 10% 10% 10% Bel How 6 57 16’% 15% 16 - % Benfl Cp 6 71 19% 18% 19 Beth Stl 4 668 34% 33’% 34 - Va Boeing 6 586 ^1% 20% 21'% + % Boise Cas 5 626 18 17% 17%— % Borden 9 162 24 Vb 233/4 24 - % Borg War 6 179 16% 16'% 163/4 + Vb Bos Ed 7 73 18% 18'% 18%— % Brist My 16 653 59 56% 58%— 1 Brunswk 7 358 13% 13'% 13% + % Bucy Er 14 36 33'% 32+4 323/4- 34 Burl Ind 7 82 23% 22% 23 - ’% Burrghs 26 746 94+4 93 93%- % Callah M 10 53 12% 12'% 12’%- % Cmp RL 20 181 36'% 35% 35'%- 3/4 Camp Sp 12 54 32 Vb 31+4 32 Cdn Pac 7 32 16'% 16% 16% CrlngOk 25 2'% 2% 2'%- % Cater Tr 16 305 64’% 63’% 64' 4 — 3/4 CBS 11 513 4434 43% 43%— 1% Celanese 4 154 30% 29% 30 % — % Cenco Inc 90 5% 5% 5+4 + % Chessie 6 60 313/4 31% 313/4- % ChrsCrft 51 3'% 3% 3’% + Vb Chryslr 379 10+4 10'% 103/4- % CITFin 9 42 35% 35 Vb 35%— % Cities Sv 5 107 41% 40'% 41 %— % Clark Eq 8 46 30% 30 30% — % Clark Oil 44 83/4 8'% B3* Clorox Co 12 367 10% 10 10% Coca Col 24 324 79% 783 4 79% Coml Sol 8 10 423/4 42+4 423/4 + % Comsat 8 112 37% 37% 37%— % Con Edls 4 328 12 11% 11% — % Cont Can 6 250 26% 25% 26 - % Cont Cp 11 110 37+4 37 37% — % Cont Dat 181 576 16% 15% 16% + % Copp Rng 3 47 23'% 23% 23%+ % Copw Cp 4 41 25% 25% 25 %- % CPC Int 11 158 41 39% 40% - % IMC zl $48’% 48'% 48'% Int Mogul 1200 255 : 250 250 - 8 1 Mogul A 400 $9 9 9 + Vb Inco A 2933 $23 223/4 22% Int Obaska 3000 15 15 15 - 1 Interpool 500 $13% 13% 13% - Vb Int Div 300 210 : 210 210 Intpr Pipe 7240 $12% 123/4 123/4 - «/4 Int Pipe w 500 171 171 171 - 2 Ipsco 1900 $17% 17 17 + Va Inter Tech 5500 9'% 9 9 - Inv Group 1100 $7% 7 7Ve Inv Grp A 5800 $7% 6% 6% - Vb Irish Cop 2000 4 4 4 + 1 Iron Bay T 200 480 .480 480 -10 Irwin T A 900 260 260 260 +10 Iso 2000 90 87 87 - 8 IU Intl 19380 $12 113/4 12 - % Ivaco A 400 $123/4 12'% 12'% - '% IWC Com 420 169 169 169 + 4 Jannock 475 $6'% 6% 6'% + >/4 Jannock D 100 $6'% 6'% 6'% + % Jannock B 100 $12'% 12'% 12’% + % Jelex 6000 11'% 11'% 11’% - '% Joliet 1000 25 25 25 Jorex Ltd 1000 25 25 25 +3 Kaiser Re 9400 $8'% 8'/b 8% - Va Ksr w 17350 $5% 5% 5'% - % Kam Kotia 9800 79 78 79 + 2 Kaps Tran 2850 253 250 250 - 2 Kelly D A 100 $6% 6% 6% Kelsey H 100 S7 7 7 Kerr A A 3982 $12% 12 12 - % K Anacon 700 23 23 23 - '% Koffler 600 380 375 375 -10 Koffler A p 100 $7'% 7'% 7'% - Va Labatt A 715 $17% 17% 17% - Vb Labatt A p 590 $17% 17% 17% Lacanex 4850 139 135 135 - 1 Lacanex w 1000 8 8 8 + 1 Laidlaw A 5070 $5 485 5 +25 Lailaw C p 274 $13 13 13 + % Lailaw D p 500 $53/4 5% 53/4 + Va LOnt Cem 1700 350 350 350 - 5 L Shore zlO 370 370 370 La Luz 1400 $6% 6 6 Lambda M 600 67 67 67 +2 Lasitr Km z250 23 23 23 Lau Fin 260 $8 8 8 Lau Fn 6% 300 $133/4 133/4 133/4 Lau Fn 140 200 $163/4 163/4 163/4 + % Lau F 2.00 250 $22 22 22 Leigh Inst 5225 160 155 155 -10 Leons Frn 100 $73/4 73/4 73/4 Liberian 206 $11 10% 10% - % Lincoln Tr zl5 $133/4 133/4 133/4 Line A p 100 $21'% 21'% 21'% +1'% LL Lac 422 170 170 170 - 5 Livingsto z88 $8% 83/4 8% Lob Co A 1000 $6% 6% 6% - Vb Lob Co B 2000 $7 6% 7 Lob Co pr 230 $23% 23% 23% + % Lob Inc 1000 $6 5% 5% Lochiel 500 102 102 102 Loeb M 210 320 320 320 + 5 Lost River 2700 375 365 375 LyttonM 1200 119 118 119 + 7 Mclan H A 650 $7% 7Vb 7Vb - '% M Cable 350 $8 8 8 MB Ltd 3075 $23% 23 Vb 23'% + % Madeline 912 260 259 260 - 4 Magna Int z20 $8% 8% 8% Magnetcs 1000 33 33 33 Magnum z20 $24% 24% 24% Majst Wil 1350 355 340 340 -15 Major H D 200 370 365 370 Malartic 100 120 120 120 Man Bar 2300 77 76 77 MLf Mills 1450 $263/4 25% 25% -1% Marcana 1500 16 16 16 Maritime 287 $16 16 16 - % Martim A p 250 $73/4 73/4 73/4 - '% Mar T 860 5300 $93/4 9'% 9'% Martin 7500 30'% 29'% 29’% - 1 Mas F 41517 $16% 15% 16 - '% Mattgmi 5900 $15% 15% 15% - % Me Adam 500 39'% 39'% 39'% +1'% McGraw H 400 415 415 415 Me Intyre 525 $44%, .44% 44% — '% McLaghln 200 $9% 9% 9% + Vb McLatjnw 6150 13 12 13 - 2 Melton R E 1900 230 225 230 Mentor 2610 244 235 240 + 5 MEPC 1327 $8'% 8% 8'% MEPC w 100 235 235 235 - 6 Mercantil 1515 $18 173/4 173/4 - % Mercant r 8805 159 153 153 - 2 Merla E 17300 190 180 185 + 1 Meta Uran 5000 10'% 10'% 10'% - ’% Met Trust z28 $15% 15% 15% Microsyst 2708 340 320 320 Micrsys w 600 155 150 150 Midcon z400 62 62 62 Midrim 3000 15 14 15 + 1 Mindamr 8500 24 23 24 Mindustrl 200 $6'% 6’% 6'% — % Molson A 6762 $17'% 17'/b 17% Mon Inv 300 $6% 6% 6% - % Mon Inv w 100 110 no 110 +10 Moore 10100 $46% 46 46 - '% MTS Inter 9000 40 40 40 Multi Acc 1400 300 290 300 -25 NaChr 20045 $9% 83/4 1 9% + % Nat pete 2400 37 37 37 + 2 N B Cook 500 175 175 175 +15 NBU Mine 1900 255 250 255 - 5 Neonex 2300 168 166 168 - 2 New Ath 5000 25 25 25 +4 NB Tel z25 $ 133/d 1 13% 13% CANADIENNE Ventes 1 Haut Bas Ferm.Ch Crane Co 4 58 38% 37% 38 - V4 Crw Zell 6 258 32% 32 Ve 32%— % Curtis Wr 9 112 9% 9'% 93/4 Dart Ind 8 99 24 Vs 23% 23%— Vb Deere 7 431 42% 41% 413/4— '% Denn Mf 5 19 1/ 16% 16%— % Dexter C 7 2 11 11 11 - % Digital Eq 23 337 88% 853/4 88% +1% Disney W 26 908 44% 43 43%- 3/4 Dr Peppr 24 225 12% 11% 12% + Vb DomeM 15 178 56% 543/4 55'%-' 1 Dow Ch 12 540 75 733/4 74%-' 1% duPont 12 753 102 99% 99%-2% Eas Kod 24 656 933/4 92% 93’% + Vi Eaton 5 48 27% 26% 27 + % EIPNG 5 62 13 Vs 12% 12%— Va Eltra Cp 5 12 26'% 25% 25 %— % Esmark 5 104 28% 27% 28 - 3/4 Ethyl Cp 4 120 32% 30’% 31’%- l’% ExCellO 1 5 57 123/4 12% 12% Exxon 5 1017 72% 70% 72 - 1 Fairch 6 231 33 31% 323/4 + 3/4 Fireston 6 51 17'% 17% 17% FMCCp 6 188 15% 14'% 14’%- '3/4 Ford M 10 283 37% 363/4 36%— Va Fruehf 9 113 18’'8 17'% 17+4- Vb Gard Den 16 36 23 22% 223/4- Vb Gen Dyn 6 312 30% 28'% 29%- % Gen Elec 14 1586 47% 46% 47 - 1 Gn Food 10 186 253/4 24% 243/a- 1 Gen Inst 5 226 9% 9 9% Gen Mills 13 415 46 Va 46 46 - Vi Gen Mot 13 1482 43 42% 42%— 1% Gen Port 27 560 7+4 7 7%— % GTelEI 10 829 21% 21% 21%— Va Gen Tire 4 75 14% 14% 143/4— Vb Ga Pac 14 262 40 39'% 39% Goodyr 8 510 17 16% 16% + % Gould Inc 5 20 193/4 19'% 193/4+ '/4 Gt AP 7 53 10 9% 9% — % Gren Giant 6 11 17'% 17% 17% — % Gulf Oil 4 738 19'% 19>/8 19'% Hecla M 16 89 20% 20 Vb 20 %- ’% Heinz HJ 11 123 46'% 46 46 - % Hew Pck 28 230 91% 90'/b 90 %- % High Voltg 11 4 6 Vi 6 Vi 6% Homestk 16 708 47'% 46% 46%- Vb Honywl 8 259 32 31'% 31’%- % Houdaii a 4 48 9% 9V8 9% — % Househ F 7 83 16% 16% 16% + % Hunt Ch 13 24 14% 133/4 14% Inger Rd 13 149 74'% 73% 74% + ’% Interlk 3 23 32Ve 31% 31’%- '% IBM 17 687 2143/4 213 214’%- Va Int FlaF 35 177 31+4 30% 303/4- 1% Int Harv 5 204 25% 24% 25% Int Mng 5 97 11 10% 103/4 Int Nickl 6 109 23 223/4 23 + % Int Pap 7 446 43% 42% 43+4 + % Int TT 6 669 21 20+4 21 + % Itek Cp 226 12 11% 11+4 John Man 8 128 22% 22% 22%— Va Kayser R 14 1 12+4 12% 12+4 Kellogg 18 96 17% 16% 17% + Va Kennecot 7 556 35% 34 Vb 34+4- Vi Kraftco 11 322 39 38 38%— % Krsge SS 30 1121 26% 25'% 25 %- Va Kroehlr 18 3 11% 11% 11 %*- Va Lib McN 4 29 5'% 5% 5%- Va Litton v 215 6'% 6% 6'% + Vi LES CONSEILLERS BEAK LIMITEE Dr.G.E.Charles M.J.B.Douglas, directeur du Conseil d'administration, est heureux d’annoncer la nomination du Dr.George E.Charles au poste de président de Les Conseillers Beak Limitée.Il entrera en fonction le 1er avril 1975.Durant les quinze dernières années, le docteur Charles a occupé des postes clés dans des départements de recherche et d'administration de l’industrie des pâtes et papiers.Il a participé a plusieurs travaux liés au contrôle de la pollution et a siégé dans plusieurs comités gouvernementaux de protection de l’environnement.Gradué de l’université McGill en 1949 Je docteur Charles a travaillé plusieurs années au développement des procédés dans l’industrie du pétrole et des plastiques au Canada et aux Etats-Unis.Les Conseillers Beak Limitée, affilié au groupe Sandwell and Company Limited, fournit la gamme complète des services spécialisés pour le contrôle de la pollution et la protection de l’environnement.BEAK possède des bureaux et laboratoires à Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver, Portland, Oregon et Atlanta, Géorgie.Le Docteur Charles habitera à Montréal, site du siège social.NB Tel A p 100 $15 15 15 New Cal 500 16 16 16 Newco Fin z50 $7% 7% 7% N Kelore 500 24 24 24 Newnor 1000 8 8 8 — '% N Senator 1160 14 14 14 N Yok Oil z56 43 43 43 Nfld LP 100 $11% 11'/4 11 % Nick Rim z500 8 8 8 Noranda A 9745 $33'% 33-/8 33% — % Norlex 1500 15 15 15 Normick P 100 240 240 240 NC Oils 2960 440 430 430 — 20 NCO pr z55 $32 32 32 N Canada 1800 40 40 40 + 1 Nor Ctl G 2050 $10% 10% 10% — Vb Nor Ctl B p 200 $20'% 20'% 20'% Nor Ct 150 p 200 $193/4 19+4 193/4 Nor Ctl w 1100 190 180 180 — 15 Nor Elect 253 $23 23 23 + Va NE Bell w 2280 430 415 420 — 5 Northgat 1600 470 465 465 5 NW Util p 100 $43 43 43 Nowsco W 400 $73/4 73/4 73/4 — % Nufort Res 2666 13 12 13 + 1 Numac 3300 $11 10'% 10% '% Nu-Wst A 2050 $73/4 7% 73/4 + Ve Oakwood P 5300 92 90 92 — 2 Obrien 4500 71 67 69 — 3 Ocelot Ind 2650 S6'% 6% 6% — % Lockhd Air 4 167 6% 6'% 6'%— Vb Loew Cp 6 195 20% 19% 20%+ Vb Mad SG 43 5'% 5'/b 5'%+ % Magnvx 21 63/4 6% 6 3/4 - Ve Mallory 7 25 16% 15% 153/4- % Marathn 6 37 10% 10 10%- Vb Marath O 6 181 33% 33% 33’%+ Vb Marcor 1 6 129 203/4 20% 20 %- % Marlen 20 648 523/4 51% 513/4-1'% Marq Cem 5 5 9'% 9'% 9'%- % Mars Fd 10 39 25% 25 Vb 25Vb- % Martn M 4 70 16'/b 16 16 .Mass Fer 4 23 16% 16'/b 16'/b— % Masco Cp 32 15% 15% 15%— Vb McDonld 25 1091 43% 42 423/4— 3/4 McDn D 4 77 11% 11 11%- ’% McGr H 8 319 9% 9% 9%— Vb McIntyre 8 Z1030 45 44’% 44'% .McKee 7 10 20'% 20% 20% Merck 28 348 78'% 763/4 773/4- % Merrl Lyn 15 721 16% 15'% 16 - Vb MOM 6 63 32'% 31'% 32'%+ % Midi Ros 4 222 15Ve 143/4 15 + Vb Minn MM 20 1042 53% 523/4 523/4-1 Vb Mobil 0 4 509 41% 40'% 40'%-1 % Mohas 14 44 13% 13 13%+ Vb Mnsant 6 177 533/4 52% 52%—IVb Motorola 20 348 50% 49 V4 50Vb- 3/4 Nat Distil 5 107 16’% 16 16%+ Vb Nat Gyp 8 58 14 13'% 13+4- Ve NCR Cp 8 909 27% 25% 27 +1% NL Ind 4 130 14% 14 14 - '% Norflk W 6 34 66% 66% 66% - Vb Northrop 6 21 26% 26% 26%+ ’% Nor Sim 11 239 183/4 18% 18'%- % Occ Pet 3 361 13'% 13 Vs 13%— % Out Mar 10 45 19 V4 19Vb 19%— % Pac Petri 9 41 19 18% 183/4- % Pan Air 369 4% 4% 4%— Vb Penn Cèn 56 2 1% 2 + Vb Pepsi Co 16 308 60 57'% 59'%- ’% Perk Elm 28 139 28 27'% 27’%- 3/4 Pfizer 18 562 35% 34'% 35Vb- Vb Phelp D 6 168 35'% 35 Vb 35 Vb Phil Mor 15 1049 48% 48% 48% - % Pitney B 8 178 16% 15% 153/4- % Polaroid 28 2134 243/4 23% 24%+ ’% Prct Gm 22 267 95 94% 94%—T/e Pullman 8 94 44% 43% 433/4— % Ralston P 16 144 42% 41'% 42%+ % Raym Int 6 7 11% 11 Vb 11 Vb— % RCA 11 559 15% 15% 15% Relian El 5 50 14% 14 14Vi- Vb Relia Grp 11 7Vb 63/4 6%— Vb Rep Stl 3 145 31% 31 31 - % Rich Mrl 11 268 22'% 21'% 22 - Vb Rosario 18 193 443/4 43 Vb 44Vb- % Royl D 3 340 35'% 34% 35Vi- % Sanders 75 5'% 5% 5%— Vb SFe In 10 230 23% 22+4 23%+ % Scher PI 28 374 643/4 64 64 - '% Scott Pap 8 249 16% 16 16%— Vb Sears R 17 454 67 Vb 65% 66%+ Vb Sedco Inc 9 88 283/4 273/4 28 - '% Shell Oil 5 103 433/4 423/4 423/4-1'% Singer 203 12 11’% 113/4- % Smith AO 90 20 9 83/4 9 + Vb Sou Pac 7 83 303/4 293/4 30'%- '% Sparton 4 10 73/4 7% 73/4 Sperry R 9 297 343/4 34 34%— % St Brand 15 75 62 61 Vb 61 %- Vb StOil Caf 4 815 26 25 Vb 25% —1 StOil Ind 6 682 41% 40% 41 -1% Ster Drug 18 281 24 23% 23+4- '% Steven J 5 152 14 13'% 13%“ % Stud Wor 13 10 25'% 25 V8 25'%- % Sun OH 4 22 34 Vb 33'% 34 - % Sunsh M 13 55 133/4 13Vb 13’%- Ve Taft Brd 8 81 23% 22'% 22''2- '% Techniclr 5 9 7 63/4 6%— % Teldyn 9 64 113/4 11% 11'%- % Tenneco 6 305 23% 23 23 V8- % Texaco 4 1155 25'% 25 25'% .Tex Gif 6 189 27 26% 26%+ Ve Tex Inst 24 329 93'% 913/4 93'%+ '% Textron .0 7 249 19% 19% 19%— % Thiokol 4 33 12% 12 12% Time In 7 18 35'% 35% 35 %- % Timkn 6 22 31% 31% 31+4- % Tran Un 9 181 303/4 29 29 -2'% Tranwy 1 6 22 16% 153/4 15%— '% Twen Ce 10 106 93/4 9'% 9'%- % Un Carb 6 1347 54 53 53%-13/4 Unit Air 6 290 41 40 Ve 40’/8-1% Unit Cp 22 7'/8 7 7 - V8 US Gyps 12 176 20'% 19+4 20% US Steel 5 1547 563/4 55'% 56 %- 3/4 Varian A 9 77 9% 9'% 9%+ Vb Walk HA 11 2 40'% 40'% 40'%- % Warn Lb 17 410 34% 33% 34Vi- Vb Weathrd 5 9 6 V4 6'/b 6V8- Vb Wolwth 5 116 14 133/4 13%— Vs Xerox Cp 18 643 76% 75'% 75'%—1 % Zenith R 25 572 18% 17% 17%— 3/4 Zurn Ind 10 49 8% 8'/b 8%+ Vb Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 14 1 2 2 2 Amco Ind 4 225 4'/4 3'% 4Ve+ % Asamera 8 24 10% 10% 103/4- % Brascan 3 27 133/4 13'% 13’%- % Camp Ch 5 18 4 3 15-16 4 +H6 C Javln 72 67 6'% 6% 6'%+ '% Creole P 8 24 7% 7+4 73/4 Dome P 10 35 24% 24 24% Dynalec 10 56 3% 3 3%+ % Fresnlllo 5 56 32% 313/4 32%+ % Giant Y 18 142 12Vb 11% 11+4- Ve Hartz Mt 20 134 11% 11 11%- % Imp DMA 12 72 26% 25% 26 - % Lk Shorè 10 72 4'/8 3% 4 -H6 Moly wt 14 9% 9% 9% NY Time 7 36 12'/b 12 12 - % NCdn Oils 42 21 4 716 4 V4 4% —1-16 Syntex 17 2190 393/4 36% 39+4 + 2% Wr Harg 59 1 M6 1% 1% —1-16 new york Moins dix points Lourde chute des cours mercredi à Wall Street où la correction technique amorcée la veille s’est poursuivie tout au long de la journée, sur un marché cependant nettement moins actif.La cote, en net repli dès l’ouverture, a par la suite étroitement fluctué, l’indice des industriels clôturant sur une baisse d’environ dix points.A la pression des ventes bénéficiaires sont venus s’ajouter un certain nombre de développements économiques peu favorables: situation toujours très mauvaise dans le secteur du logement, important déficit de la balance des paiements américaine.L'incertitude politique sur le plan international au Moyen-Orient et Cambodge n’a en outre rien d’encourageant pour les investisseurs américains.Parmi les compartiments les plus touchés, figurent les automobiles où General Motors perd 1 3-8, chimiques où Dupont recule de plus de deux dollars et pétroles qui chutent souvent de plus d un point.Effritement des mines d’or et pharmaceutiques où Syntex gagne cependant 2 5-8.La plupart des autres compartiments terminent la journée sur une note irrégulière.L’indice Dow Jones a perdu 9.93 points, clôturant à 769,48.Parmi les valeurs canadiennes inscrites à la Bourse de New York, Seagram a pris 3-8, à $30 1-2 et Inco, 1-8.à $23.Dome Mines a perdu 1 à $55.50, Campbell Red Lgke, 3-4, à $35.50, Alcan, 1-4, à $20.50, Massey Ferguson, 1-4, à $16 1-8, et Hiram Walker, 1-4.à $40.50.McIntyre est demeuré inchangé à $44 1-2 et Canadien Pacifique «à les indices Toronto Industrielles Aurifères Métaux Pétroles Changement -0.93 +0.02 -0.31 -1.23 Clôture 180.78 450.43 67.66 155.02 Sem.dern.181.87 433.05 66.33 156.78 Mois dern.184.39 457.60 67.90 162.20 1975 haul 187.51 459.95 68.58 166.46 1975 bas 157.13 338.98 57.26 112.32 Montréal Changement Industr Serv publ Banques Comb.Papiers -0.94 unch -1.75 -0.82 -0.39 Clôture 183.08 138.52 249.45 181.26 103.73 Sem.dern.182.41 139.35 251.84 181.26 104.72 Mois dern.183.76 138.95 246.91 181.58 105.10 1975 haut 190.48 141.94 264.94 188.21 108.90 1975 bas 159.17 131.53 207.14 157.40 96.88 New York Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.Industrielles 772.22 776.83 761.19 769.48 -9.93 Transport 165.36 166.71 163.59 165.44 -0.57 Serv.publ.78.57 79.15 77.77 78.09 -0.83 Ensemble 241.60 243.22 238.52 240.89 -2.47 Oil Patch 1350 230 225 225 - 5 Stand Ind 500 $8% 8% 8% Okanagan z25 $6 6 6 Stlco A 13481 $28'% 27% 27% — 1 Orchan 200 300 300 300 -10 Steep R 18000 115 102 112 + 9 OSF Ind 215 395 395 395 Steinbg A 400 $19% 19% 19% — '% Oshawa A 2760 $5% 53/4 5% Steintron 2100 $6 6 6 Oshawa w z50 29 29 29 Ster Trust 100 $8% 8% 8% Osisko 1000 26'% 26'% 26'% - ’% Sud Cont 7900 55 54 54 — 1 Pac Coper 500 66 66 66 + 6 Sulivn A 255 170 170 170 — 1 Pac Pete 2900 $19 18% 18% - % Sundle 13050 495 475 490 + 15 Paloma P 1000 75 70 75 + 7 Surpass C 100 110 no 110 Pamour 6825 $93/4 9'% 9’% - Va Systems D 275 450 450 450 PanCdn P 1875 $113/4 11% 11% Tamblyn 500 $19'/b 19 Vs 19Vb +8% Pan Centr 6600 147 143 147 + 2 Tara 350 $16’% 16% 16% — '% Pan Ocean 5870 $113/4 11'% 11% - % Teck Cor A 1300 255 255 255 + 5 Pe Ben O 1650 299 292 292 - 8 Teck Cor B 700 225 225 225 Peerless 500 350 350 350 +40 Teledyne 100 460 460 460 — 10 Pennant z2 130 130 130 Texaco 3500 $34 34 34 P Dept S 400 $7% 73/4 73/4 + Vb Texasglf 9450 $26% 26'% 26'% — % P Jewl A 1100 $5'% 5% 5'% Texore 1000 16'% 16 16 — '% PeytoOils 3700 450 435 445 -10 Thd CGInv 250 $12% 12% 12% + % PickCrow 1050 36 36 36 Thd CGIp z50 $26 26 26 Pirie Point z80 $30'% 30 30 Thom N A 6500 $12% 12% 12% — Vi Pitt Eng B 400 $6'% 6'% 6'% -l’% Tombill 500 95 95 95 Pitt Eng C 8000 $6'% 6% 6% - Vb Tormex M 2100 240 238 238 — 2 Place G 1000 21 21 21 - 1 Toromont 600 230 205 230 + 5 Placer 200 $153/4 153/4 153/4 T-D Bk 15029 $40% 393/4 40% + V4 Pominex 6500 55 53 55 Tor Star B 4005 $13 13 13 Pow Corp 1150 $93/4 9+4 93/4 — Vb Total Pet 1100 $5'% 5% 5% — Vb Prado Exp 100 155 155 155 - 5 Total P A p 600 $11% 113/4 11% Precamb 5800 114 114 114 + 4 Trdrs A 10675 $133/4 13% 13% — Vb Pre Cable z25 $7% 7% 7% Trade lO'Ap 400 $10% 10% 10% + Vb Preston 125 $12'% 12'% 12'% - % Trader 66 w 800 325 315 325 Price Co 596 $13% 13'% 13% + Vb T rader 69 w 1500 440 420 440 Provigo 100 $83/4 83/4 83/4 TrCan PL 6236 $11% 103/4 11 + % Pure S'il 12500 350 330 350 + 15 TrCan A pr z!02 $60'% 60'% 60'% Pursides 200 116 116 116 + 1 TrCan B pr 150 $31 31 31 — % QCI Ind A 6300 184 178 180 + 5 TrCan C pr 612 $38 Va 38 Ve 38 V8 — Vb Qasar Pet 100 150 150 150 -10 T rCan D pr 630 $53% 533/4 533/4 — Vb Q Mattgmi 6000 42 40 40 - 4 TrCanPLw 1500 90 90 90 — 4 Que Sturg 4000 $5 490 5 Tr Can 26900 74 68 71 — 2 Quenswer 100 180 180 180 -10 Trans Mt 2495 $103/4 10% 10% — Vb Radiore 1000 20 20 20 - 4 T ribag 6500 31'% 29'% 31'% — '% Ram 1200 240 237 237 - 1 T rimac 600 425 425 425 Ranger 5475 $25 24'% 25 Trin Chib 8000 17'% 17 17 — 1 Rnk Org A 170 370 370 370 Trizbc Crp 500 $19 19 19 Rayrock 1400 88 88 88 - 2 Ultramar 113 280 280 280 -40 Readers D 100 S8'% 8'% 8'% Unican S 1500 175 153 153 ' 22 Realty A 1234 340 325 340 -10 Unicorp F 700 108 105 105 — 5 Realty w 500 75 75 75 Un Carbid 315 $20 20 20 Rdpath A zl3 $21% 21% 21% Un Gas 1367 $8% 8% 8 Vi Redstone 1000 14 14 14 .+ 2 U Asbesto 2500 360 355 360 + 5 Reed Pap A 1450 $22% 22 22 U Canso 8100 $7 63/4 63/4 — Va ReedOsirA 150 $7 7 7 - % U Corp B 1000 $12'% 12'% 12'% — Va Reeves 500 16'% 16'% 16'% - ’% U Keno 600 $10% 10% 10% — Vb Reichhold 790 $25 24'% 24'% - 1 U Siscoe 7400 480 475 480 — 10 Reich wt 300 $14 V4 14 14 + Vi Un Trust 350 425 405 425 Reitman 200 $10 10 10 - Vb Unir Gas 9600 253 250 250 — 5 Reitman A 6368 $10'% 10 Ve 10'% + Vb Upp Can 1300 107 107 107 Rembrant 100 $6% 6% 6% — Vb Van Ness 200 250 250 250 Repub Res 3000 45 43 43 - 2 Versatile 2400 $8% 8 8 Vi — Vb Revnu Prp 5638 104 103 103 - 1 Versati A 5550 $8 7% 8 Rio Algom 417 $23 23 23 + Vi Vic G Tr 200 $26'% 26'% 26'% — 1% Rio 580 pr 185 $63 63 63 Voyagr P 2300 $6% 6'% 63/4 R Little 900 252 250 250 - 2 VS Serv A 100 350 350 350 — 10 Rolland zlOO $73/4 7'% 7'% Wainoco 0 700 225 225 225 — 15 Roman 420 $11'% 11% 11'% Walk GW A 1788 $40'% 40 Va 40% — % Rothman 800 $11% 11 Ve 11% + % Weldwod 400 $9 83/4 83/4 — % Rothm A p z55 $70 70 70 Wstburne 200 $8 Va 8'/b 8 Vs Rothm 2p 1100 $133/4 13% 13% - % Wburn wt 200 475 460 460 — 20 Rothmn w 320 162 162 162 - 8 WcoastPt 1400 400 390 395 Royal Bnk 3272 $30'% 30% 30'% + Vb Westcost 842 $22% 22% 22% + Vb Roy B r 115454 48 46 46 - 1 WcostS12 p 900 $52% 52% 52% — 4/a Royal Tr A 730 $24 233/4 233/4 - % Wcoast w 3600 226 220 220 — 10 Russel A 200 $113/4 113/4 113/4 Westeel 640 $12% 12% 12% — Vb Schneid b d z50 $8 8 8 W Bcas A 100 $73/4 73/4 7+4 + % Scot York 300 144 144 144 - 6 W Bcas B z60 $7% 7% 7% Scot Lasal 500 150 150 150 - 5 W Bcas C p 113 $20 20 20 — 1 Scot Paper 153 $20% 20% 20% W Decalta 1917 475 465 465 Scotts 600 $6 6 6 West Mine 400 180 180 180 — 5 Seagram 6955 $30’% 30 30'% + % Westfair z50 $23 23 23 Shaw Pipe 200 440 440 440 - 5 Westmill 500 300 300 300 Shell Can 8340 $153/4 15'% 15'% - Vi Weston 11600 $20 Vb 20 20 — Vb Sheperd P 300 175 175 175 +25 Whithorse 1000 180 180 180 — 10 Sherritt 2197 $6'% 6 6% White Pas z75 $5% 5% 5% Shore To S 400 365 365 365 Whonok A 1687 $6 6 6 + % Siebens 820 $9% 9% 9% - % Willroy zl6 155 155 155 Sigma zl20 $32% 313/4 313/4 Windfall 2000 12'% 12'% 12'% + 2 Silvmq 2000 23 23 23 Wo.Qdr:_ 29500 33'% 30'% 33'% + 1'% Silverwd A 400 $9 9 9 + Vb Woodwd A z50 $23% 22% 22% Simps 28194 $8% SVe 8'/b - % Yk Bear 6000 215 202 210 — 5 Simpson S 705 $10% 103/4 10% Yukon C 4500 90 90 90 Sklar M 3500 250 237 250 + 20 Zellers 300 $9'% 9 Vi 9'% — Vb Sklar W 312 122 122 122 - 3 Trust Units Skye R 10300 275 265 275 + 6 BBC R wt zlO 185 185 185 Skylne 38850 $6'/8 5% 5% + % BM-Rt un 800 $13% 13Ve 13% + % Slater Stl 1800 $10% 103/4 103/4 - Vb BM-RTwt 9004 192 185 188 + 2 Slat W Car 1 z50 $6'/b 6'/b 6'/b C Perm un 1150 $8% 8'% 8'% — % Slate Walk 800 200 200 200 Heitmanu 1300 $8 73/4 8 Southm A 676 $27% 27 27 Heitman w 1500 65 65 65 Spar Aero 9500 280 265 280 + 20 TO Rit un 404 $28'% 28 Vb 28'% Spooner 4050 20'% 20'% 20'% - ’% TD Relt w 240 300 300 300 bénéfices Canadian General Securities; pour l’année terminée le 31 déc.1974; $784,000, soit $1.35 l’action, au regard de $1,616,000, ou $2.80 en 1973.Canadian Superior Oil; pour l’année terminée le 31 dec.1974: $30,556,000, soit $3.57 l’action, au regard de $16,138,000.ou $1.89 en 1973.Commonwealth Holiday Inns; pour les trois mois terminés le 31 janv.1975; $758,000-perte, pas de montant par action disponible, au regard de $477,000-perte.Con Quest Exploration; pour les six mois termines le 31 dec.1974; $68,900-perte, soit quatre cents l’action, au regard de $245,800-perte, ou 16 cents en 1973.Dominion Glass; pour l’année terminé le 31 déc.1974; $3,729,929, soit $1.65 l’action, au regard de SI,340,903 ou 54 cents en 1973.Farmers and Merchants Trust; pour l’année terminée le 31 déc.1974: $1,077.000, soit 83 cents l’action.au regard de $812,000, ou 63 cents en 1973.Peoples Department Stores; pour les six mois terminés le 31 janv.1975, $1,852,000, soit 39 cents l’action, au regard de $1,962.000, ou 41 cents en 1974.fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4.02 Cdn Gs Egy 10 82 Cdn Sec Gth 4.83 Cdn Trusteed 4.55 Corp Invest 5.40 Corp Inv Stk 4 09 Gwth Equity 5.41 Japan 5,98 Special 2.25 All Canadian Gr Compound 5.20 Dividend 5.50 Northrn Egy 3 14 Revenue Gtn 3.87 Venture 2.32 4000 3,50 Calvin Bullock Gr Acrofund 1,06 CIF 4.27 Eaton Group Commwth 12.63 Growth 7 88 Income 4.64 Internatnl 5.27 Leverage 2.95 Venture 2 77 Vikina 4.81 Guardian Group Enterprise .79 GIS Comp 7,76 nGIS Income 2.57 North Amer 2 89 Mutual Acu 5.15 Mutual Inc 4.37 Sec Income 9 66 World Equity 4.60 Investors Group yGrowth 10 74 ylnternatnl 5 02 yjapan 7 41 yMortgage 4.92 yMutual 5.06 yRetiremnt 5.07 yProvid* Mu 6.50 yProvidt Stk 4.74 yNat Res Gth 3.61 Planned Invest Gr Canada Cum 3.85 Canada Gth 4,90 Pld Resourcs3.16 Pld Sec Inc 5 08 Taurus 2.99 Prêt Et Revenu Américain 7.15 Canadian 5,97 Retraite 5.53 Prevest Mut 6 78 Prudential Gr Growth 5 29 Income 5.11 Savings Invest Gr American 7.15 Canadian 5 97 Retirement 5.53 United Bond Shr RoyFund 6.03 RoyFund Inc 5 18 United Group yAccumula .3 95 yAccumu R 4 22 yAmerican 111 yHorizon 1.55 yPension 2 42 ySecurity 4.73 yVenture 2 26 yVenture Ret 3.69 Universal Sav 7 09 Non Members Andreae 4 69 Assoc Inv 5,24 Cambridge Gr yGrowth 6.42 ylntl Egy 2,06 ylntl Gth 4.70 ylntl Income 3.55 yUnivest 5.42 Cdn S Afr Gd 8.31 Canagex Gr yBond 9.42 Fund 8 87 Internatnl 7 35 yMortgage 10.24 Capital Gth 9 19 xChase 5.92 xComp Cap 3 83 Desjardins Gr Canadian 6.72 yHypotheq 4.23 ylnternatl 6 07 yObligatns 4 86 Quebec 3.48 PEP 206 nySpec 3.62 Dixon, Krog 5 25 yDomin CompS.85 Dreyfus Group Inc 9.45 Internatl 10.10 Entarea Inv 5.17 nExecutv Can 5 97 nExecutv Inti 1.51 xFid Trend 17 65 Gdn Grwth 7.09 nHarvard 4 81 Heritage 1 74 Industrial Gr ylndust Eq 4 49 ylndust Gth 14 74 Keystone Gr Canada 5,65 Cus K-2 4 54 Cus K-1 17.03 Cus K-4 2 79 Polaris •2 74 xl.ex Rsrch 11 28 xManhatn 2.74 Marlborough 4.03 Natrusco 13 80 NW Group Canadian 4.57 Equity 4 44 Growth 4 04 xOne Wm St 12.99 xOppenhmr 5 46 Pemberton Gr ynPacifc Cp 6.31 ynPacific Dv 4.38 ynPacifc Res 2.31 ynPacifc Ret 4,27 ynPacifc US 3.20 PHN Group yBond 10.93 yCanadien 6 67 Fund 10.22 ^Pooled 25.19 nyRRSP 9.82 PMF Managmt nPension Mu 6 14 nXanadu Fd 2 86 Principal Gr Collective 4 93 Growth 3.70 Venture 2.15 xPutnam 8 74 Scotiafund .90 nScudder Cdn 4,36 xTech 5.72 Temple Gth 7 64 nTimed Invests 76 Trans Canada Gr A 5 01 C 9 71 Special 3 97 Vanguard 4 49 Western Gth 4 79 * Komis amériniin* \ 4 « l’actualité économique Le Devoir, jeudi 20 mars 1975 • 23 Commerce des valeurs mobilières Osler, Gendron, Morris fusionne avec Geoff ri on, Robert, Gélinas L'une des plus importantes maisons de courtage de l'Est du Canada vient d’être formée à Montréal par suite de la fusion de Geoffrion, Robert & Gelinas Ltée de Montréal; de A.E.Osler, Norris, Gendron Ltd.de Toronto, et de Gendron, Norris & Osler de Québec.La nouvelle firme portera le nom de Osler, Geoffrion, Norris & Gélinas Inc., et la fusion est sujette à l'approbation des autorités concernées.Les principaux bureaux seront situés à Montreal, Toronto et Québec.Les activités de la nouvelle entreprise s'étendent dans l'ensemble du Québec et de l’Ontario.La nouvelle compagnie est le résultat d’une série de regroupements de firmes québécoises et ontariennes survenus au cours des deux dernières années.Ce phénomène s’inscrit d’ailleurs dans la tendance générale qui se manifeste dans l’industrie du placement: un nombre inférieur de maisons, mais des firmes plus importantes et plus fortes.Le mixte d’affaires sera partagé à part égale entre la vente au détail et institutionnelle, de même qu’entre les actions et les obligations.Le nouveau groupe prend une importance majeure dans le domaine des placements privés et participe dans 75% de tous les groupes bancaires canadiens.Le groupe devient également l’une des plus importantes entreprises de placement au Québec avec un capital de $2.1 millions, des actifs dépassant $15 millions et un chiffre d’affaires de plus de $6 millions.La nouvelle firme est membre des bourses de Montréal et de Toronto ainsi que de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières.Geoffrion, Robert & Gélinas est surtout présente au Québec alors que Osler, Gendron joue le même rôle en Ontario.La fusion des deux entreprises vient donc renforcer chacune d’elles en donnant plus d’ampleur et d’efficacité à leurs ventes au détail et institutionnelles, d’actions et d'obligations, tout en permettant une plus grande présence dans les syndicats et les placements prives.La fusion de ces maisons permet le regroupement d’une équipe de plus de 10 représentants autorisés à Montreal, Toronto et Québec.Le président du conseil de Osler, Geoffrion, Norris à Gélinas sera M.T.H.Dunn, de Québec; le directeur général et chef de la direction est M.Guy J.Desmarais, de Montréal; le président est M.E.Roy Birkett, de Toronto; le vice-président exécutif est M.Orner Veillet, de Montréal.Le sénateur Louis P.Gélinas agira comme conseil.De fait, la nouvelle maison regroupe trois firmes actives depuis longtemps au Québec, avec une entreprise ontarienne, les trois premières sont Geoffrion, Robert & Gélinas Ltée de Montréal; J.T.Gendron Inc.de Québec, ainsi que Collier, Nor- ris & Quinlan Ltd.de Montréal.La firme ontarienne est A.E.Osler Co.Ltd.de Toronto.Osler et Gendron avaient fusionné en 1973 pour devenir A.E.Osler.Gendron avec siège social à Toronto.Fondée en 1886.Osler est Tune des plus vieilles firmes de courtage du Canada tandis que Gendron a vu le jour en 1947.L’an dernier, la maison montréalaise bien connue, Collier, Norris & Quinlan, née en 1931, se joignait à son tour à Osler, Gendron Ltd.Ce sont donc ces trois dernières qui, avec Geoffrion, Robert & Gelinas, elle-même fondée en 1920, forment Osler, Geoffrion, Norris & Gélinas de Montréal, Toronto et Québec.L’Agence bloque l'acquisition d’une autre entreprise québécoise: Ciment Indépendant OTTAWA (PC) - L’Agence de contrôle de l’investissement étranger a rendu publique, hier, sa décision de rejeter la proposition de St-Lawrence Cement, de Montréal, contrôlée à 49.6 pour cent par Holderbank Financière Claris S.A., corporation multinationale sous contrôle suisse, en vue d’acquérir le contrôle de Ciment indépendant Inc., de Jo-liette, producteur de ciment et de pierre commerciale.L’Agence fédérale a donné par ailleurs les raisons du refus u’elle avait opposé le 7 mars ernier à la proposition de Bo-waters Newfoundland, filiale de Bowater Corporation, de Londres en Angleterre, pour l'acquisition du contrôle de Lacroix Inc., de Lévis, société par actions spécialisée dans la vente au gros et au détail d’articles de quincaillerie et de plomberie.Le communiqué émis par le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Alastair Gilles-pie, précise à cet égard que le gouvernement en est venu à la conclusion que la société Lacroix pouvait continuer son expansion avec son statut de compagnie canadienne sans qu’il soit nécessaire que Bowa- ter en prenne le contrôle.Le ministère fédéral base son évaluation de la firme québécoise sur l’accroissement de ses ventes et profits, qui, de 1969 à 1973, ont passé respectivement de $14,039,000 à $36,266,000 et de $335,000 à plus de $1.1 million.A la suite de la décision de l'agence, au début de mars, de permettre la transaction en vertu de laquelle Bowater se proposait d’acheter 70 pour cent des actions de Lacroix pour quelque $9 millions, les dirigeants de l’entreprise québécoise avaient fait part de leur déception.Afin de favoriser son expansion, la société Lacroix doit en effet faire face à une concurrence solide de la part de firmes géantes, telles que Enco, Crane, Westburne, Union Electric Supply et Northern Electric.Le ministre québécois de l'Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, aurait pour sa part recommandé le rejet de la main-mise de Bowater sur Lacroix, ayant une solution de rechange pour assurer l’expansion de l'entreprise.Par ailleurs, l’agence a annoncé sa décision d'accepter 10 propositions d’acquisition de contrôle de compagnies établies Price-Abitibi: Ottawa enquête Pour la seconde fois en autant de jours, la direction de la compagnie Abitibi Paper a émis un communiqué pour proclamer son innocence en ce qui a trait à la formation possible d'une coalition au moment de l’acquisition, en novembre dernier, de 517c des actions de la firme Price de Québec.Les autorités fédérales mènent présentement une enquête afin de jeter plus de lumière sur les liens qui auraient existé à cette époque entre trois grandes sociétés productrices de pâtes et papiers: Abitibi Paper, Consolidated-Bathurst et Dom- tar„ Abitibi a affirmé mardi qu elle n'avait en rien dérogé à la loi sur les coalitions en prenant le contrôle de Price après une vive concurrence avec la “Consol".La transaction avait coûté alors $125 millions à la compagnie Abitibi.La Consol et Domtar possèdent toujours quelques milliers d’actions de Price.Le chef de la direction d'Abitibi.M.T.J.Bell est revenu à la charge hier pour préciser que son entreprise avait reçu d’excellents conseils juridiques au cours des négociations.Si un employé improductif n’échappe pas à votre vigilance, alors pourquoi laissez-vous dormir vos capitaux?La rentabilité des capitaux de roulement ne s’évalue pas en un clin d’oeil.A propos, qu’advient-il des vôtres?Faitez-vous fructifier votre argent à l’allure de l’escargot?Faitez-vous un bon usage de vos capitaux?Sinon, vous gaspillez de l’argent.Et il est grand temps de jeter un coup d’oeil sur la façon dont vous gérez votre trésorerie.Seul un expert peut trancher cette question et il vous attend justement à la Banque de Commerce.Nous avons lancé nos “Services aux entreprises” pour aider les hommes d’affaires à mieux gérer leur trésorerie.Depuis la perception des fonds jusqu’à leur concentration et à leur déboursé, ce service assure un meilleur rendement à vos capitaux de roulement.Jetons d’abord un coup d’oeil sur le secteur de la perception des fonds et voyons comment les choses se passent.Le service de coflret postal Notre Service de coffret postal est conçu de façon à réduire le temps mort entre le moment où votre client met un chèque à la poste et celui où il est déposé dans votre compte.Avec ce service, vous demandez à vos clients d’adresser leurs paiements à un coffret dans une succursale postale déterminée, où nous faisons la levée chaque jour à heures fixes.Après avoir additionné le montant des chèques, nous en créditons immédiatement la somme à votre compte.Les dépôts sont confirmés au même moment à vos bureaux.Virement accéléré des fonds Nous disposons de plusiers méthodes pour accélérer le virement des fonds.L’une d elles consiste à créditer le jour même, à un compte de concentration, les dépôts effectués à 1 une de nos succursales au Canada.On parvient ainsi à réduire les fonds impro-ductifs, à diminuer les besoins d’emprunt ou à créer un supplément de capitaux à investir.Conclusion Nous offrons aussi, entre autres services, le dépôt-24 heures, le plan de chèques préautorisés, l’encaissement des factures et la carte Chargex Commerce.Pour obtenir d’autres renseignements concernant tous nos services aux entreprises, veuillez remplir le coupon ci-dessous et nous le faire parvenir.Nous vous enverrons notre cahier de documentation sur les Services Commerce aux entreprises.Nous pouvons aussi demander à l’un de nos experts d’examiner votre système actuel.Il vous donnera.des conseils professionnels et vous indiquera, s’il y a lieu, les points faibles de votre trésorerie et comment améliorer la situation.Le service est gratuit, sans obligation de votre part et absolument confidentiel. BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE ; Services Conimerce ! aux entreprises I Pour aider les dirigeants des grandes ou | des petites entreprises à mieux gérer ^ leur trésorerie.I I .Lled'3 ___________ Écrire au: Le Directeur, Services aux entreprises, Banque de Commerce Canadienne Impériale, 1155 ouest, boul.Dorchester, C.P.6003, Montréal, Québec H3C 3B2 " ' Veuillez m’envoyer votre cahier de documentation "Services Commerce aux entreprises’’, contenant les renseignements sur la gestion de la trésorerie et sur tous vos autres services.Je desire m’entretenir avec un des représentants de la Banque de Commerce sur le programme des Services Commerce aux entreprises.i I Nom Nom de la société Fonction Téléphone Adresse au Canada de la part d’intérêts étrangers.Pour être acceptables, les propositions doivent comporter un bénéfice réel pour Tecono-mie canadienne selon différents critères, tels que l’accroissement du nombre d’emplois, de nouveaux investissements, l'accroissement de transformation des ressources ou de l’utilisation des pièces et services canadiens, la hausse d’exportations, l’assurance d’une participation canadienne au niveau de l’administration, une productivité accrue et une hausse du rendement industriel, l’accroissement du développement tech-nologique, une heureuse influence sur la concurrence, ainsi que la compatibilité avec les politiques industrielles et économiques nationales.Parmi les propositions acceptées, on compte notamment celle de Gulf Agricultural Chemicals, de Pennsylvanie, en vue de l’acquisition du contrôle de Perkins Adhesives, division de McArthur Chemical Co., de Val-leyfield, fabricant de résines adhesives et filiale de Van Waters and Rodgers, de Vancouver, filiale de la firme américaine Uni-vak Corp.La proposition de BMK Manufacturing, de Wickman, au Québec, société sous contrôle américain, d'acquérir le contrôle de Skiroule, également de Wickwam, et filiale a part entière de la firme américaine Coleman Corp., du Kansas, fabricant d’autoneiges.La proposition de Maurice D.Godbout, “in trust" pour Lewis, Apedaile et Hanson Holdings, de Montréal, devant être contrôlée par Cornhill Insurance Co., filiale à part entière de la société britannique Thomas Tilling, en vue de l’acquisition du contrôle de Lewis, Apedaile et Hanson, courtiers d'assurances générales et agents d’assurance-vie.La proposition de Pacific Petroleums, de Colombie-Britannique, contrôlée par la compagnie américaine Phillips Petroleum Corporation, en vue d’acquérir le contrôle de certaines propriétés pétrolifères appartenant à Wizard Oils, Clover Petroleums, de Montréal, et Brassard Petroleums, de Jon-quière, dans les champs pétrolifères de Wainright, en Alberta.HICKLING-JOHNSTON LIMITEE Jacques Vasseur Le conseil d'administration de Hickling-Johnston Limitée, conseillers en administration, annonce la nomination de Monsieur Jacques Vasseur comme associé.Monsieur Vasseur fusionne sa compagnie, Administration 2000 Inc., conseillers en ressources humaines, avec Hickling-Johnston Limitée et se joint à Monsieur Gilles T.Tremblay, associé résident, au bureau de Montréal situé à la Place du Canada.Monsieur Vasseur est un diplômé de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval de Québec et de l'Institut Canadien de Publicité.Il possède plusieurs années d'expérience en direction générale et en marketing, ayant occupé des postes seniors au sain d'importantes sociétés multinationales en Europe et au Canada.V \ .**««««* ^ » » » IA.* » %,*T 199 ST-70034 Beau Dommage "Le Picbois" Æ 99 spéc.Ht avant PAQUES Danielle Licari du 20 au 29 mars inclus.ssmêÉm Aut’chose Yvon Deschamps "Prends une chance avec Æ99 “La mort du boss - Le 499 Moé” spéc."P bil 22" spéc.HP ST-70035 Maneige i *§ VM*-::-.''•toS&SP- .V'tî x; l|b®s*s -ÿ SP-44219 André Gagnon ’ "Saga" 4 99 spéc.2424103 Alan Stivell E Langonned 499 spéc.RABAIS ADDITIONNEL de FR 790 Clémence Desrochers Je t’écris pour te dire 499 spéc.GVN-1005 Gilles Vigneault au théâtre du Nouveau- 499 Monde spéc.6325094 Demis Roussos My only fascination 499 spéc.MCA-2130 Elton John Empty Sky” 4 99 spéc.¦# Rfxujlti! pttvnft SHOIUN FS-90159 André Gagnon "Projection" 499 spéc.Hr SUR TOUS NOS DISQUES en magasin dont la plupart sont déjà RÉDUITS de ”10à20% à l'année longue SSP-24204 John Littleton Réconciliation" 499 spéc.2490126 Mireille Mathieu chante Ennie Morricone“Un jour C99 tu reviendras" spéc.80208 Jean-Pierre Ferland Le “Showbusiness" Swingnezvotre corn- C99 pagnie - etc.spéc.KXL-1-0080 Fernand Cigna c en Spectacle spéc.KPL-1-0084 Roger Whittaker 12 nouvelles chansons 99 349-620 1 Commandes téléphoniques Livraison gratuite de toute commande de 15.00 ou plus, partout sur nie de Montréal et la banlieue immédiate.qr.M' KPL-1-0054 Relaxation a»» spéc.^ COMMANDES POSTALES S.V.P.ajouter les frais postaux suivants DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC 1 microsillon .27 2 microsillons .48 3 microsillons .75 4 microsillons .85 5 microsillons .1.05 Résidants au Québec 8% taxe Ontario et Maritimes tarif Québec * .05 Saskatchewan et Manitoba tarifQuébec ¦ .10 Alberta et Colombie-Britannique tarit Québec * 15 S.V.P.ajouter frais d'assurance postale Commandes de 10 à 50.00 - .20 Commandes de 50.00 à 100.00 - 30 Commandes de 100.00 à 200 00 - .50 Album de 2 disques 6621-020 Serge Lama à L'Olympia - spéc.2-SS-200 Led Zeppelin "Physical Grafetti" Q99 2disques spéc.M MS-7194 Walter Carlos Switched on Bach Ç99 spéc.J »' fer f T ' C|i Album de 2 disques FA-39307 Polpon Opération bonbon spéc.Interdit aux adultes spéc.GFS-90253 Le Monde de Michel Fugain JL 49 spéc.O LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA S&C&tcÂcUKÔtluÊf™* 2 terrains de STATIONNEMENT voisins du magasin 500 EST, STE-CATHERINE (ANGLE BERRI) 849-6201 À la sortie du MÉTRO Berri-Ste-Catherine I I 1
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