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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 mars 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-03-01, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois Fais ce que dois la météo: chutes de neige locales.Maximum près de 30.Aperçu pour demain: plutôt nuageux.Détails en page 6.25 CENTS Vol.LXVII -No 50 Montréal, samedi 1 er mars 1975 Office férial sommaire ¦ Trudeau a l’appui de la Haye auprès de la CEE ¦ Hardy presse l’industrie du cinéma de refaire son unité brimée - page 2 ¦ Guy Rocher s’en prend violemment au conseil de l’UdM — pages ¦ Paul Desrochers sur la sellette: un éditorial de Claude Ryan ¦ La Grèce au sortir d’un complot: un commentaire de Georges Vigny ¦ L’arme secrète du FBI: un commentaire de J.-C.Leclerc - page 4 ¦ Compromis Ford-Congrès sur l’énergie?- pages ¦ La convention de Lomé est signée ¦ Les maîtres du pétrole préparent la charte d’Alger - page 9 Leduc quitte le Parti libéral par Pierre O’Neill Le député de Taillon, M.Guy Leduc, a quitté les rangs du Parti libéral du Québec.C'est le premier ministre Bourassa qui a accepté sa démission, hier soir, pour la proposer plus tard au conseil de direction du parti, qui La entérinée sur-le-champ, sans hésitation.Toute une série de tractations avait précédé cette rupture.C'est d'abord strictement sa démission du caucus des députés que M.Leduc avait proposée au conseil de direction, en début d'assemblée.Néanmoins, après s'être entretenu avec le premier ministre, il s'est laissé convaincre de siéger dorénavant comme indépendant à l'Assemblée nationale.Au terme des délibérations qui se sont poursuivies à huis clos hier, à l'Hôtel Sheraton Mount-Royal, à Montréal, M.Bourassa a souligné aux journalistes que le Parti libéral s'illustre, ce faisant, en manifestant clairement sa détermination de CORDOBA (Reuter - AFP) - La police de Cordoba, en Argentine, a découvert, ' enveloppé dans un drapeau des Montoneros, mouvement de guerilla d'extrême gauche, le corps du consul honoraire américain John Patrick Egan, enlevé mercredi soir, Le corps de M.Egan, 62 ans.avait été déposé dans une rue située à douze kilometres au nord de Cordoba.M.Egan a faire son propre nettoyage.Et à ceux qui croient que le parti s en trouvera affaibli, il promet des déceptions.Il a fait observer que M.Leduc n’a jamais été accusé mais qu'il s'était tout simplement montré imprudent.Ceci dit, le chef du parti reconnaît que la conduite de M.Leduc commandait sa démission du parti.A l'instar de la Commission d'enquête sur le crime organisé, les militants libéraux ont jugé inexplicable la conduite de leur collègue, qui avait entretenu des liens avec des gens de la pègre.A son tour, le Conseil général du parti, qui regroupe députés et présidents de comtés, sera invite d'ici demain à sanctionner le jugement du conseil de direction et du chef du parti.Conforme aux velléités de l'equipe Desrosiers visant à blanchir la réputation du parti de tout soupçon, le geste spectaculaire du conseil de direction apparaît comme une première victoire sur la vieille été tué d'une balle entre les deux yeux, déclare la police.Jeudi soir, un communiqué des Montoneros donnait au gouvernement argentin jusqu'à 19h (locale) hier pour se plier à leurs exigences.Ils demandaient la libération de quatre guérilleros capturés ces jours derniers par les forces de sécurité.Hier soir, peu après l'expiration du délai, le ministre argentin des Affaires garde.Inspirés par le whip, Louis-Philippe Lacroix, les amis de Guy Leduc s'étaient pourtant promis de ne pas s’en laisser imposer par les nouveaux venus.Mais ils n'ont tout simplement pu résister au vent d’insécurité qui souffle sur le parti depuis le début des interrogations de part et d’autre sur l'intégrité du gouvernement Bourassa.Dès le départ, le député de Taillon avait manoeuvré habilement et s’était mérité des appuis invulnérables.Profitant de l’indulgence du chef du parti, il avait obtenu la confiance du caucus du 4 février.Mais le sursis fut de brève durée; des militants de la base en passant par la commission politique et la députation, les pressions augmentaient chaque jour irrésistiblement le rythme du renversement de son courant.Savamment programmé, ce dernier test du conseil de direction ne pouvait rater la cible.étrangères, M.Alberto Vignez, a déclaré aux journalistes que le gouvernement n'acceptait pas de “tractations avec des terroristes".ï t La dépouille de M.Egan était ligotée avec du fil de fer et portait plusieurs traces de balles.Des tracts de l’organisation péroniste de gauche avaient été déposés près du corps.Tout comme le whip, Louis-Philippe Lacroix, le député Leduc s’était indentifié sans réserve parmi les plus ardents sup-porteurs de feu Pierre Laporte, au congrès de leadership de 1970 qui avait élu Robert Bourassa à la tête du parti.Incluant notamment les députés Gérard Ca-dieux, Robert Lamontagne, Marcel Osti-guy.Aimé" Brisson et le ministre Jean Bienvenue, le clan des laportistes a entretenu des relations de méfiance avec le tandem Bourassa-Desrochers depuis ce congrès de leadership et davantage après la crise d’octobre 1970 et l'assassinat de Pierre Laporte.Les conclusions de la commission d'enquête sur le crime organisé devaient accentuer cette détérioration des relations entre les amis de Pierre Laporte et la direction du parti, Pour avoir donné mandat à la Commission de police du Québec d enqueter sur les liens présumés entre des membres du crime organisé et des personnalités politiques au premier rang desquelles figurait l'ancien ministre Laporte, le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, était plus visé que tout autre.Exonérant M.Laporte des soupçons qui pesaient contre lui.le rapport que la commission publiait en décembre dernier blâmait sévèrement la conduite inadmissible et repréhensible de ses deux collaborateurs, René Gagnon et Jean-Jacques Côté.Quant à Guy Leduc, qui s'était prêté à des entretiens avec Frank Dasti.les commissaires qualifiaient sa conduite d'inexplicable.Il avait fallu attendre plusieurs Les Montoneros tuent le consul des USA M.Guy Leduc y#*/.jours avant d'obtenir les explications du député libéral de Taillon qui avait plaidé “naiveté".Elu pour la première fois en 1966 à l'As-semblee nationale, Guy Leduc est relatio- Voir page 6; Guy Leduc Les pompiers de Londres ont dû travailler dans des conditions particulièrement difficiles pour sortir du tube les victimes de l'accident de la station Moorgate.(Tëléphoto AP) Paul Desrochers stigmatise inertie des intouchables” Saulnier accepte sa mise à la LONDRES 30 morts dans le convoi fou du métro LONDRES (Reuter — AFP) — Les sauveteurs qui se relayent depuis hier matin dans des conditions très difficiles au fond du cul-de-sac dans lequel un convoi fou du métro de Londres s'est écrasé, à la station Moorgate, continuaient dans la soirée à extraire des cadavres broyés dans les ferrailles des deux wagons de tète télésco-pés.Et déjà, on évaluait le nombre des morts à une trentaine et celui des blessés à 90.Deux survivants se trouvant dans le wagon de tête ont pu être dégagés au bout de douze heures, ils ont été transportés d'urgence à l'hôpital.L'une de ces personnes est une "policewoman'' âgée de 19 ans, Margaret Likes, qui avait commencé son service dans la police lundi dernier.Une équipe de chirurgiens a dû lui amputer un pied."Nous ne pouvions faire autrement, car son pied était coince sous le boggie du wagon ", a déclaré l'un des médecins.L'état de la jeune femme est satisfaisant.Quant au dernier survivant, un jeune homme dans la vingtaine, il aurait une fracture de la jambe et de nombreuses contusions.Le nombre des corps retrouvés dans le premier wagon s'élève à quinze, et la police croit que quinze autres personnes sont mortes dans l'épave de l'autre wagon téléscopé.Un porte-parole de la police a expliqué que les deux wagons se sont té-léseopés dans un espace qui ne peut contenir qu'une seule voiture.La direction du London Transport a ordonné une enquête sur les causes de la catastrophe Pour le moment, on avance l'hypothèse que le conducteur de la rame, Leslie Newson, âgé de 56 ans, qui figure Voir page 6: Métro par Jean-Pierre Charbonneau L'ex-directeur de la police de Montréal, M.Jean-Jacques Saulnier, a accepté hier matin, à la demande du Conseil de sécurité publique de la CUM, sa mise à la retraite prématurée et l'abandon de toutes les procédures judiciaires qu'il a entreprises pour contester le jugement de la Commission de police du Québec à son sujet.En échange, le Conseil de sécurité payera tous les frais d'avocats encourus par M.Saulnier depuis 1972 et “revalorisera" sa pension qui prendra effet à partir du 15 mars prochain.Cette entente met en quelque sorte un point final à la première affaire Saulnier, qui a éclaté au début de janvier 1972, à l'occasion d une série d'articles du DEVOIR.Reste toutefois une seconde affaire, celle des bandes sonores, qui a fait surface en juin 1973 et qui a été gardée depuis “sur la glace" par la Commission de police, parce que la première affaire était toujours devant les tribunaux.par Louis-Gilles Francoeur M.Paul Desrochers, qui fut pendant quatre ans le conseiller spécial du premier ministre du Québec, a mis en doute hier devant la commission Cliche l’efficacité de l'Assemblée nationale et des hauts fonctionnaires.Livrant ses impressions personnelles sur les structures formelles de notre système de gouvernement, celui qui fut représenté à plusieurs reprises comme l'homme fort et l'éminence grise du gouvernement Bourassa a déclaré sans ambages: “En quatre ans, j'ai pas eu le temps de passer une heure à l'Assemblée natio- Squelettes étrangers au placard de la CIA WASHINGTON (AFP) - Le président Ford aurait révélé à ses collaborateurs que si les enquêtes menées sur les activités secrètes de la CIA “vont trop loin ", elles pourraient mettre à jour la participation de l’agence d'espionnage américaine dans l’assassinat de personnalités officielles étrangères.Dans un reportage télévisé, le correspondant Daniel Schorr, de la chaîne de télévision CBS, a révélé que si ces assassinats étaient connus, leur révélation “pourrait causer de l’embarras au gouvernement et nuire à nos relations avec au moins un pays étranger." Les assassinats, qui se chiffreraient à au moins trois, datent des années fin 50 et 60.L'actuel secrétaire à la Défense, M.James Schlesinger, mit fin à ces activités en 1973 lorsque, à l'époque directeur de la Voir page 6: CIA retraite Rappelons à ce sujet que LE DEVOIR avait révélé en 1973 l'existence de conversations téléphoniques entre M.Saulnier et un ex-policier, en relation étroite avec des caïds du monde interlope, et entre ce dernier et des dirigeants de la Mafia, la plus puissante organisation du Milieu.Ces con-Voir page 6: Saulnier nale.J'ai pas de temps à perdre'.M.Desrochers était à 1 epoque chargé notamment du dossier de la baie James.Continuant de livrer le fond de sa pensée, M.Desrochers devait par ailleurs stigmatiser “l'inertie" des hauts fonctionnaires de l'Etat, qu'il a appelé les “intouchables".Se référant à certaines expériences vécues, le témoin a dit que les conseillers spéciaux et les membres du corps politique étaient souvent “des étei-gneurs de feu" par rapport aux fonctionnaires.M.Desrochers a donné l'exemple de ces hauts fonctionnaires dont le courrier et les dossiers sont toujours en retard sur les situations.Il a refusé toutefois de donner à la commission les noms qui lui venaient à l'esprit au moment de sa déclaration.A son avis, les fonctionnaires n'ont en général aucun sens de la “productivité" comme cela est essentiel dans l'entreprise privée.M.Desrochers a donné l’exemple des managers qui seraient révoqués irrémédiablement par une assemblée d'actionnaires insatisfaite du rendement de ses investissements.“Vous n etes pas capables de faire ça au Québec ou au Canada, a commenté le témoin.Aux Etats-Unis, les hauts fonction- naires changent avec le gouvernement".Se référant aux nombreux témoignages entendus jusqu'à présent devant la commission dont il se dégageait une image de gouvernement parallèle dirigé par M.Desrochers, le juge Cliche a demandé au témoin si l’inefficacité dénoncée par lui ne l'avait pas amené à envisager "un système parallèle".Non.a répondu M.Desrochers.La tentation a-t-elle été forte, a renchéri le président de la commission?L'ex-conseiller spécial a répondu par un exemple.Le président de la Chase Manhattan Bank l 'appelle un jour pour lui demander comment il se faisait que le Québec pouvait se permettre de refuser l'implantation d'une aluminerie, un investissement majeur envisagé par un de ses clients intéressé notamment à la transfor-Voir page 6: Desrochers ¦ Entretiens “exploratoires” avec la FTQ — page 6 L’oeuvre du plus proud écrivain ro n m ni u .T.Vr.Gheorpiu.Naim Kalian sur une romancière du Canada anplais, A dele Wiseman.Le dernier livre de Monique Bosco: une critique miti-pée de Jean Basile.Jean-Marie Poupart défend notre lanpue.et nos "patentes”! C’est l'année Michel Garnean.Le drnmatnrpe de trente-cinq an s écrit dejniis l’adolescence.sans se soucier du suc- cès populaire.La maniaque est donc allée d Mahomet; cinq pièces de l'auteur ont été au seront montées cette année.L'éplise du Sault-an-Récallet est désarmais pratépée.Les artistes de Colombie - Britannique ne briseront pas de records.Yves Taschereau a interviewé les Séquin.sur son tapis de salon.Deux films "ri t'oir et revoir”, qui traitent de la condition féminine.VENDREDI 28 février 1975 TIRAGE 48 31 Séries émises - 90,000 chacune j POSSIBILITÉ DE 41767 31 GAGNANTS DE $5,000- 1767 | 248 GAGNANTS DE $500.767 ’ 2511 GAGNANTS DE $100.LE PREMIER NUMERO COMPLET *200,000.GAGNE B BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $10,000.77 BILLETS SE TERMINANT PAR $2,000.GAGNfN* 778 BILLETS SE TERMINANT PAR GAGN NT Il dauiièm.numéro compUt 8 billets se terminant par 78 billets se terminant par 782 billets se terminant par Armes 73-5350-53 T- 90 lôurior 1Û7F 864,784 BILLETS VENDUS lirage: co levrier in/o 3,466 GAGNANTS $1,072,600.00 EN PRIX | 4 7 8 4 1 1 gagne $100,000.9 6 5 2 6 7 gagne $50,000.5 ï 1 ï 8 6 gagne $25,000.7 8 4 ï 1 gagnent $500.8 billets se terminant par 6 5 2 6 7 gagnent $500.8 billets se terminant par 5 1 1 8 i gagnent $500.8 4 ï 1 gagnent $1 00.78 billets se terminant par 5 2 6 7 gagnent $1 00.77 billets se terminant par 1 6 —i 8 6 gjjnent $1 00.4 1 1 gagnent $50.781 billets se terminant par 2 6 7 gagnent $50.779 billets se terminant par mm 6 8 M Signent $50. 2 • Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 La politique-fiction QUEBEC — Jean Marchand s'en vient à Québec! Claude Simard retourne à Sorel! Robert Bourassa songe à divorcer d'avec la belle-famille! Le gouvernement se refera une par Gérald LeBlanc.beauté à la faveur d'élections complémentaires, trois, quatre cinq, six, plus ou moins, selon les augures! ifo ' ' La hache de guerre, enfouie à la mort de Daniel Johnson, sera déterrée et brandie contre les détracteurs outaouais de la souveraineté culturelle dans le marché commun canadien! La série s'allongera au cours des prochaines semaines car la politique-fiction bat son plein sur la colline parlementaire où les moulins à rumeurs se sont remis en marche avec les vents du printemps.La fonte des neiges amène déjà de l’eau au moulin mais la grande débâcle est annoncée pour le 29 avril, date anniversaire de l’élection du gouvernement Bourassa en 1970.Commémoré avec pompe en 1971 par le lancement, au Colisée de Québec, du projet de la baie James, l’anniversaire de 1975 devra s’insérer dans le sillage de la commission Cliche.Cinq ans, voilà ce que requiert la loi pour la pension d'un députe.Cette a surance acquise, les départs de quelques dé- putés libéraux, fatigués, ébranlés ou menacés, deviendrait moins douloureux.La prochaine session ne commence cependant que le 18 mars et les courriéristes parlementaires de Québec ont encore une bonne quinzaine pour participer à la fabrication de la nouvelle image du gouvernement Bourassa.L'effet produit par leurs trouvailles ou leurs dépêches contribuera grandement à l’évaluation finale des morceaux de ce casse-tête sur lequel se penchent présentement les “faiseurs d’image” du gouvernement Bourassa.Doublés à gauche par les chroniqueurs des affaires policières et de la commission Cliche, impuissants à s’adapter à la vogue de la disette d'information et du déluge de propagande, la gent journalistique de la colline parlementaire aura au moins contribué à la création du gouvernement qu’elle observera ensuite pendant trois ans.Et qui osera dire que les journalistes ne constituent pas un rouage important dans l’évolution de l’appareil gouvernemental.Trudeau reçoit l’appui de La Haye auprès de la CEE LA HAYE (PC) — Le premier ministre Trudeau a réalisé son principal objectif lors de son entretien avec son homologue hollandais, M.Loop Den Uyl, hier à La Haye, quand il a reçu l’appui de ce dernier dans les démarches entreprises par le gouvernement canadien pour établir des liens contractuels avec la Communauté économique européenne.Les deux hommes ont conversé pendant environ une heure, hier après-midi, et, à Tissue de la rencontre, le premier ministre néerlandais a confié aux journalistes que la CEE devrait, à long terme, raffermir ses relations économiques avec le Canada.Sans être aussi ferme que le premier ministre de la Belgique.M.Léo Tindemans, M.Yyl a néanmoins indiqué qu’il ne voit pas de raisons qui empêcheraient le Canada et la CEfE, dans un quel- La police avait pris la place du bookie Le bras droit de Tun des plus importants preneurs aux livres de la métropole sur les courses le chevaux a été formellement inculpé hier par Tescouade de la moralité (QG) de la police de la CUM, à Tissue d’une longue enquête.Le prévenu, Lionel Petit.38 ans, sans adresse connue, a été arrêté le 13 février dernier par les agents Jean-Pierre Méti-vier et Roger Vermette alors qu’il opérait impunément depuis le mois de mai 1974 pour le compte d'un personnage qui serait associé avec la puissante gang de Saint-Henri, laquelle domine la pègre du sud-ouest de la ville.Selon les documents saisis par les enquêteurs, dirigés par le lieutenant Thomas Religer et le sergent Michel Provost.Petit avait 95 clients réguliers qui étaient soit des parieurs soit des rabatteurs qui encaissaient les paris d’un certain nombre de clients.Au moment de leur descente au 2196 rue Lise, à Ville LaSalle, le domicile du frère de Petit, Tun des policiers a pu, en prenant la place du "bookie ”, enregistrer pendant deux heures la somme de $3.000 en paris.Déjà, avant l’arrivée des policiers.$2,500 de paris avaient été notés par le prévenu.De plus, selon un répertoire de créances (bottom sheet) saisi, le bookie avait une somme de plus de $20,000 à collecter dans les prochains jours.Par suite de l’inculpation de Petit, un commerçant de Saint-Bruno, Michel Giroux, sera lui aussi sommé de comparaître en Cour municipal de Montréal.Parieur.Giroux aurait agi comme rabatteur et collecteur pour Petit et son patron.Stations de métro conque avenir, de signer une association économique, si les règles du jeu sont bien suivies.Quant au chef du gouvernement canadien.il s’est réjoui de l’attitude de son hôte et de sa compréhension de l’intention du Canada, qui cherche de plus en plus à diversifier ses échanges commerciaux et à les étendre en particulier aux pays de l'Europe.A ce point de vue, le voyage de 17 jours de M.Trudeau dans cinq pays membres de la CEE a démarré sur un bon pied et le premier ministre canadien souhaite certes qu’un accueil aussi chaleureux lui soit réservé par les dirigeants de l’Allemagne de l’Ouest, de Clta-lie, de l’Angleterre et de l’Irlande au cours des deux prochaines semaines.M.Trudeau a expliqué la position du Canada à Tégard du Marché commun et a rappelé l'accord de principe conclu avec la Belgique, en octobre dernier, en vue d’amorcer des discussions préliminaires devant éventuellement conduire à l’établissement de liens contractuels avec la CEE.La rencontre a eu lieu à la résidence officielle du premier ministre néerlandais, au Catahis, et M.Trudeau a indiqué que les discussions se sont bien déroulées, sans aucun accrochage.Les deux hommes ont passé en revue plusieurs secteurs où le Canada et la Hollande pourraient intensifier leurs relations culturelles et augmenter le volume de leurs échanges commerciaux.Dans le domaine international, MM.Trudeau et Uyl ont discuté de l’importance d'amener les pays, en plus grand nombre possible, à mettre un frein à la prolifération des armes nucléaires et à signer un traité en ce sens.Il a également été question de l’aide aux pays du Tiers-Monde et de la réunion de l'automne prochain à l'Organisation des Nations-Unies sur le développement, sujet qui sera aussi abordé par le Canada lors de la conférence des pays du Commonwealth, en mai, à la Jamaïque.On étudiera des possibilités techniques d’assurer plus d'équité et de plus grands échanges avec les pays en voie de développement.Par ailleurs.M.Trudeau a réaffirmé le désir du Canada de continuer à jouer son rôle au sein de l'Alliance atlantique et contribuer ainsi à améliorer le climat de détente en Europe où 5.200 hommes des forces armées canadiennes sont stationnés, en Allemagne occidentale.Les deux hommes ont parlé de stratégie politique et militaire en Europe et de l’importance de poursuivre au même rythme le processus de consultation entre les pays membres de l’OTAN.Au sujet de la tenue des Jeux olympiques à Montréal, en 1976, le premier ministre a réitéré sa foi en les talents administratifs du maire Drapeau “qui a dit M.Trudeau, en réponse à une question d’un journaliste étranger, a déjà fait des miracles, et il en fera d’autres.’’ A l’intention de la presse étrangère, M.Trudeau a rappelé que le gouvernement fédéral participe au financement de Ten-treprise en autorisant la vente de timbres et de monnaie olympiques et la loterie.Mais, a-t-il ajoute, le gouvernement Le quartier NDG veut être consulté Même si la construction des prolongements du métro dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce risque d'ètre retardée, la Communauté urbaine de Montréal se doit d’entreprendre une véritable consultation des citoyens pour définir les emplacements des futures stations de métro.Ce sont les trois conseillers municipaux de ce quartier qui ont adressé une demande formelle en ce sens du président du comité exécutif de la CUM.M.Lawrence Hannigan.dans une lettre rendue publique hier.Les conseillers Ginette Keroack.Michael Fainstet et Arnold Bunnett, tous trois du RCM.invitent d’ailleurs les membres du comité exécutif à inaugurer cette consultation en venant participer à une assemblée publique au cours de laquelle ils pourraient révéler aux citoyens de Notre-Dame-de-Grâce toutes les informations pertinentes.Ils demandent également à M.Hanigan de suspendre, afin de ne pas contrecarrer le processus de consultation, toutes les procédures en cours pour lancer des appels d’offres publics en vue de ibctroi de contrats de construction d’un tronçon de la ligne deux entre la future station West-mount et le quartier Snowdon Les trois conseillers du RCM ont commencé à s'intéresser à cette question du prolongement du métro lors de l’assemblée de décembre de la CUM.Les discussions ont depuis eu lieu notamment avec les divers organismes charges de la planification du tracé définitif des prolonge- ments du métro.Des rencontres publiques ont également eu lieu dans Notre-Dame-de-Grâce.et aussi dans le quartier voisin, Snowdon.Selon les conseillers, les citoyens ont établi un consensus portant sur six points majeurs, lesquels ils voudraient voir acceptes par les autorités de la CUM.Ainsi, les futures stations de métro ne devraient donner lieu à aucune démolition d’habitations ou de petits commerces.La construction en tranchée ouverte des approches de la station Northcliffe devrait se faire sur le boulevard Decane plutôt que sur l’avenue Northcliffe.Aucune station de métro ne devrait être construite sur la propriété Villa-Maria.La ligne cinq (qui doit aller de Montréal-Nord à Côte Saint-Luc) devrait être déplacée vers le sud afin de mieux desservir les résidents du quartier Notre-Dame-de-Grâce.Une station centrale pourrait alors servir de terminus d’autobus pour converger vers les stations Mon-kland et Northcliffe.En conséquence, il ne deviendrait plus nécessaire de construire des terminus d’autobus à ces stations.Enfin, les conseillers du RCM croient que leurs commettants considèrent inacceptable la forme de consultation proposée par l'administration de la CUM.Dans une lettre à un organisme du quartier, M.Hanigan suggère d'attendre que le trace définitif des prolongements du metro soit arrêté avant de rencontrer les citoyens.d'Ottawa ne saurait assurer le déficit possible des Jeux et, à cet égard, ni le gouvernement du Québec ni la ville de Montréal n’ont fait encore de démarches en ce sens.Le premier ministre canadien a, par ailleurs, expliqué à M.Oyl la législation du Canada a 1 endroit des investissements étrangers qui doivent d’abord rencontrer les intérêts de l'économie canadienne, sans pour autant manifester de l’ostracisme envers les investisseurs de l’étranger.Il en a été de même au sujet de la nouvelle politique de l’immigration qu'a l'intention d'établir le Canada, compte tenue des besoins de main-d’oeuvre, de la démographie et des impératifs régionaux.En somme, la première etape du voyage de M.Trudeau en Europe parait encourageante et le second arrêt du premier ministre aura lieu lundi et mardi en Allemagne occidentale.Tun des pays les plus influents économiquement, du Marché commun européen.Hier soir, M.Trudeau a quitté la Hollande à destination de Berchtesgaden, en Bavière, où le premier ministre révisera ses dossiers en compagnie de ses conseillers et se détendra en faisant du ski pendant la fin de semaine.¦J** * A .3 I m Avec d’amples gestes, le premier ministre hollandais.M.Joop den Uyl.guide à travers son jardin le premier ministre Trudeau qui était son hôte hier dans sa résidence officielle de La Haye.(Téléphoto CP) Trois délégués de la FTQ impliqués dans une loterie Une loterie illégale exploitée par trois délégués de chantier de la FTQ-Construction au chantier du stade olympique a été mise au jour hier par Tescouade de la moralité (QG) de la police de la CUM.A la suite d’une brève enquête, une dizaine de policiers travaillant sous les ordres du capitaine Richard Aubé, du lieutenant Thomas Esliger et du sergent Michel Provost ont perquisitionné hier midi au local des agents de la FTQ sur le chantier du stade olympique.Sur les lieux se trouvaient les trois promoteurs de la loterie, Martin Charette, 31 ans, Roger Cardinal, 36 ans, et Léo Maher, 27 ans.Les trois agents d’affaires se sont vus confisquer l'argent recueilli pour le tirage de la semaine, les billets et la boîte de tirage.Selon les informations obtenues, l'arrivée des enquêteurs de Tescouade de la moralité a particulièrement déplu aux agents d'affaires et Tun d’eux a même failli en venir aux coups avec Tun des agents de la paix.ün a meme laissé entendre aux policiers que l'incident pourrait avoir des répercussions sur l'ardeur au travail dans les prochains jours au chantier olympique.La loterie permettait aux gagnants d’empocher chaque semaine le profit de la vente hebdomadaire des billets qui se détaillaient en prix de $1.Toutefois, les agents d'affaires se réservaient un pourcentage de 15% qu’ils se séparaient entre eux.Selon les informations recueillies par les enquêteurs, la majorité sinon la totalité des travailleurs du chantier du stade olympique adhéraient à la loterie.C’était en quelque sorte une “obligation morale”.Il est toujours préférable de ne pas déplaire aux agents d’affaires.Cela évite beaucoup de problèmes et assure la per-menence de l’emploi, a-t-on confié aux policiers en leur expliquant que tous les travailleurs des gros chantiers de construction, notamment celui du Vélodrome olympique, sont "invités" à participer à des loteries de toutes sortes.Hardy presse l’industrie québécoise du cinéma de résoudre ses différends par Michel Roy La Fédération québécoise de l'industrie cinéroatographique est en voie d'éclatement alors même que le ministre des Affaires culturelles était tout disposé à lui assigner un rôle capital dans la loi-cadre du cinéma dont le projet sera déposé en mars à l’Assemblée nationale.M.Denis Hardy a fait parvenir hier à la Fédération un télégramme dans lequel il déplore les divisions qui éprouvent cet organisme et annonce qu’il ne recevra ses délégués pour les consulter au sujet de son projet de loi que si la F.Q.I.C.retrouve sa représentativité.Il invite donc les divers groupes fédérés à résoudre leurs différends ou à créer une nouvelle structure représentative.Après plusieurs années d’efforts systématiques et de lutte continue pour obtenir de Québec une législation réclamée par tous les milieux du cinéma depuis 1962, au moment où elle allait enfin toucher le but, la Fédération a traversé en une dizaine de jours une crise interne qui risque de la désintégrer.Son président, M.René Avon, a démissionné la semaine dernière en même temps que se retirait de la Fédération l’association qu'il préside, celle des producteurs de films du Québec.Quelques jours plus tôt.la Fédération avait exclu de ses rangs le Montreal Film Board (qui regroupe les grandes sociétés américaines de distribution, appelées communément les "Majors").Cette semaine, l'Association des propriétaires de cinémas du Québec (270 salles) a notifié à la Fédération qu elle s'en retirait à son tour à moins que celle-ci ne revienne sur sa décision de chasser le Montreal Film Board et ne procède à des réformes de structures.Cette mise en demeure, a déclaré hier soir M.Michel Brault, secrétaire de la Fédération, est jugée “irrecevable" par la Fédération.Conclusion: il ne reste plus aux propriétaires de salles qu’à se détacher de la F.Q.I.C.Hier soir encore, au terme d'une longue réunion de son assemblée générale, l'Association canadienne des distributeurs indépendants de films d'expression française, a fait savoir aussi qu elle se retirait de la Fédération, "attendu que Tes-prit même de la Fédération a été profondément changé et ne répond plus à ses objectifs premiers".La Fédération, créée sous la forme actuelle en 1970, regroupe en outre: la société des auteurs et compositeurs, le Syndicat national du cinéma.l’Union des artistes, l’Association des réalisateurs de films du Québec.Les quatre autres groupes se sont maintenant retirés ou ont été exclus; ce sont le Montreal Film Board.l'Association des propriétaires de cinéma, l’Association des producteurs de films, et l'Association canadienne des distributeurs indépendants de films d’expression française.Commentant le télégramme du ministre (qu'il n’avait pas encore vu hier soir), M.Brault, qui est aussi président du Syndicat national du cinéma, a déclaré qu’il est "évidemment impossible" de résoudre les problèmes actuels de la Fédération dans un délai aussi court que celui qu’impartit le ministre."Si M.Hardy veut consulter, a dit le cinéaste, il n’a qu’à convoquer les représentants de chacune des huit associations.Il est clair que la situation dans laquelle se trouve la Fédération fait l’affaire du ministre." M.Brault laisse par là entendre que M.Hardv pourrait légiférer sans avoir à consulter les divers représentants du milieu.M.René Avon, président démissionnaire de la Fédération et toujours président de l’Association des producteurs, est d’avis, lui aussi, que M.Hardy pourrait consulter séparément les groupes qui constituaient la Fédération."Pourquoi lui faudrait-il absolument un seul interlo-.cuteur?” A son avis, la Fédération est une structure artificielle dans la mesure où elle réunit des associations dont les intérêts sont différents, et parfois contradictoires."Quand la loi-cadre sera déposée, dit encore M.Avon, on verra bien ce qu elle contient.Les producteurs feront part de leurs réactions, et les autres diront bien ce qu'ils en pensent!" Pour sa part, M.Paul Gendron, président de l’Association des propriétaires de cinémas (dans laquelle, outre les salles indépendantes, on retrouve la grande draine "Cinémas Unis” contrôlée par Paramount, de même que la chaîne anglo-canadienne Odéon) est d'avis que le ministre a raison de rechercher un interlocu-teurvMais, dans l'état actuel de sa composition, la Fédération ne lui apparaît pas équitablement représentative.Il demande qu elle soit restructurée de telle sorte que s’y retrouvent les cinq grands secteurs de l’industrie (créateurs-producteurs, distributeurs, artistes-comédiens, exploitants de salles et sociétés américaines).“Ce n'est pas, dit-il, que nous voulons octroyer aux sociétés américaines une place privilégiée, mais puisque le projet de loi les concerne, il faudrait au moins qu’ils fussent présents pour défendre leur point de vue." Si les composantes de la Fédération n'arrivent pas à se mettre d’accord, M.Gendron pense qu’il appartiendra à M.Hardy d'arbitrer le conflit et, au besoin, de refaire les structures de la Fédération, d’autant que celle-ci est appelée à jouer un rôle majeur dans la nouvelle loi.Quant à l'urgence d'une délégation représentative en vue d’une consultation prochaine avant le dépôt du projet, M.Gendron estime que “toutes les consultations possibles et imaginables ont été faites depuis 10 ans".U ne reste donc qu’à attendre le texte de la loi, à charge pour le gouvernement d’entendre ensuite les représentations que chacun des groupes voudra lui faire.M.Jean-Pierre Lefebvre, cinéaste et ex-président de l’Association des réalisateurs de films du Québec, croit aussi que M.Hardy se doit de consulter séparément.s'il le désire, les syndicats, les créateurs, les distributeurs, les propriétaires de salles et tous ceux qu’il voudra voir.M.Lefebvre ajoute toutefois que M.Hardy n’a pas à se préoccuper des “problèmes internes de la Fédération qui conserve son statut juridique" et constitue toujours un interlocuteur valable.Parmi les questions primordiales qui font l’objet des débats en cours au sein de la F'édération et dans les milieux du cinéma, celle du contingent est prioritaire.D'un côté, les cinéastes, les producteurs, les réalisateurs et les artistes souhaitent que les films non québécois soient soumis à un régime restrictif, de telle sorte que la préférence soit d’abord accordée aux métrages québécois sur les écrans de la province.En revanche, les distributeurs — ceux d'ici comme ceux de l’étranger — et les propriétaires de salles craignent qu’une formule de contingentement im-.pératif, plutôt qu'incitatif, ne portent un dur coup à leurs intérêts commerciaux à l’heure où la désaffection du public à Tégard des salles de cinéma s'aggrave sérieusement.Par contre, les associations syndicales qui regroupent les cinéastes et les artistes sont convaincues qu'il serait absurde de faire au sein de la Fédération une place au Montreal Film Board (les "Majors ” américains) au moment où Ton veut créer une industrie du cinéma qui, pour des raisons économiques et culturelles, devrait être contrôlée par des Québécois.Puisque tel est l’objectif fondamental de la Fédération, a-t-on déclaré, il serait illogique de laisser le Montreal Film Board occuper une place dans cette structure.Pour sa part, l’Association canadienne des distributeurs indépendants de films d'expression française, dans la résolution qu elle a votée hier, considère que la Fédération "ne doit se prononcer que sur des questions communes à tous ses membres” et rappelle les objectifs premiers de la F.Q.I.C.: "Promouvoir Tessor de l’industrie cinématographique et, à cette fin, faire valoir par des moyens jugés convenables le point de vue et les intérêts communs à l’ensemble de ses membres".En conséquence, cette association se retire de la Fédération et n’envisagera de la réintégrer ” que si tous les membres, sans exception, reviennent et se limitent à l'objet premier de la Fédération".Enfin, le président du Bureau de surveillance du cinéma, M.André Guérin, Tun des premiers artisans du regroupement des divers secteurs et artisans du cinéma québécois, déplore — tout comme son ministre — les divisions qui ébranlent la Fédération.Il regrette particulièrement que Tunité soit compromise au moment même où la Fédération semblait appelée à jouer le rôle pour lequel ses fondateurs l’avaient préeisijjnent créée.Québec surveille le remplissage le long des rives métropolitaines La rivière des Prairies, la rivière des Mille-Iles et même le fleuve Saint-Laurent‘seraient bientôt complètement comblés de terre si personne n'empèche les propriétaires riverains de faire du remplissage le long des rives et d’agrandir ainsi leur propriété au détriment du gouvernement, qui est propriétaire du lit des cours d'eau navigables! Cette boutade d’un haut fonctionnaire du ministère des Richesses naturelles est sans doute excessive mais elle explique quand même bien pourquoi le conseil des ministres a récemment entériné un plan directeur d’aménagement des rives du lac Saint-Louis, et pourquoi le ministère prépare un plan semblable pour les rives de la rivière des Prairies.Le gouvernement a présentement un inspecteur à plein temps pour surveiller les déversements dans les cours d'eau de la région métropolitaine et il reçoit aussi des demandes de citoyens ou d’organismes qui veulent faire du remblayage.En l’absence de plan directeur pour définir un tracé optimal des rives, on en est généralement réduit à étudier chaque de- mande cas par cas, Le nouveau plan directeur, au contraire, définit la limite au-delà de laquelle tout remplissage est interdit.En pratique, le remplissage ne sera plus permis oue dans les baies où s'accumulent des déchets et dans des situations particulières.par exemple le long des routes qui longent la rive: dans ce cas le terrain gagné sur Teau devra être affecté à des fins récréatives.Depuis un an, le ministère des Richesses naturelles est intervenu à 120 reprises pour mettre au pas des propriétaires qui faisaient du remplissage sans permission.Il a aussi émis 220 baux (pour louer une partie du lit du cours d’eau), accordé 84 permis d'occupation et 96 permis d'exécution.Comme le lit des cours d’eau non navigables appartient légalement aux propriétaires riverains, le ministère des Richesses naturelles a émis 686 opinions légales quant au statut de navigabilité des cours d’eau.Ces “opinions” n’ont pas force de loi et peuvent être contestées devant les tribunaux.Dans le cas d’un cours d’eau non navigable, le propriétaire riverain peut déverser ce qu’il veut sur son terrain tant qu’il n’érige pas un barrage.Il peut aussi poursuivre tous ceux qui endommagent son terrain (ie: le lit de la rivière) par des déversements intempestifs.En vertu d'un nouveau règlement de la loi de protection de l’Environnement, un propriétaire devra bientôt obtenir une permission gouvernementale pour déverser des déchets solides sur la partie submergée de son terrain.Suite à la catastrophe qui avait causé trois morts à Saint-Joseph de la rive lorsqu’un barrage privé s était écroule en 1969, le ministère des Richesses naturelles surveille aussi les barrages établis au Québec.On vient de terminer un inventaire de cinq ans des barrages établis dans toute la région habitée du Québec.Simplement au cours de la dernière année.on a examiné 2.200 barrages et on a exigé la réparation immédiate de 17 d'entre eux.Simplement dans le bassin de la rivière Yamaska.on a décelé 200 barrages construits sans les autorisations légales requises. LE DEVOIR Montréal, samedi 1 er mars 1975 Rocher s’attaque violemment au conseil del’lldM par Lise Bissonnette “L’ex-futur recteur” de l’Université de Montréal, le sociologue Guy Rocher dont le Conseil de l’université a ignoré la candidature au rectorat bien qu’il ait été le premier choix de la communauté universitaire, a déclaré hier aü DEVOIR que ce Conseil “ne saurait plus avoir d’autorité à l'université.” “Il faut le dénoncer, a-t-il dit, et se demander si les collègues hommes de loi et hommes d’affaires qui y siègent, après avoir trompé l’universite, peuvent continuer à nous administrer puisqu’ils ne méritent plus confiance.” Non seulement faut-il se demander ce que ce “club et notables” et cet “anachronisme” a à voir aujourd'hui avec l’université, dit M.Rocher, mais encore faut-il faire savoir que le “Conseil de l'université a comploté pour tromper la communauté universitaire perdant ainsi le peu de crédibilité qu’il avait encore.” M.Rocher s’en prend particulièrement ici à la tentative du Conseil d’empêcher la publication du rapport du comité de consultation pour la nomination du recteur.Celui-ci, on s’en souviendra, avait au terme de quatre mois de travaux, remis deux suggestions au conseil en priorité le nom de M, Guy Rochgr, et en second lieu, celui de M.Paul Lacoste, qui devait obtenir par suite la nomination.Le conseil a d’abord tenté de convaincre le comité de consultation de ne pas publier son rapport, bien que les statuts de l’université ne l'interdisaient en rien.Les discussions s'éternisant, il formait parmi ses membres un comité “ad hoc " composé du juge Guy Guérin et de M.Pierre Portier, ingénieur.Ceux-ci devaient proposer au’comité de consultation qu'il s'en tienne à la publication des deux noms proposés, mais qu'il omette l'ordre de priorité."Compromis que nous avons évidemment refusé”, nous déclarait hier M.Jean Martruci, président du comité de consultation, en confirmant cet incident.Il est donc temps, selon M.Rocher, "de reviser la charte de l'université” et de modifier le processus de formation du Conseil de l'université.Celui-ci est actuellement composé d'une vingtaine de membres, dont cinq seulement sont élus par l'Assemblée universitaire, vaste sénat d'environ 80 universitaires, les autres étant nommés par le gouvernement, l’ar-chevèché, les anciens diplômés, et une association d'étudiants qui n'est que fantôme présentement.A l'origine, dit M.Rocher, l'idée d'une représentation extérieure à l’université Marcel Piché, chancelier de l'UdM «P*'-' était intéressante mais on l’a trahie.“Le conseil est devenu un simple club de notables représentant la rue Saint-Jacques, la magistrature et les affaires, toutes gens qui n'ont d'ailleurs pas le temps de s'occuper de l’université.On n’y trouve actuellement aucun représentant des milieux populaires, même pas des milieux syndicaux”.Depuis le 10 février dernier, date de la nomination du nouveau recteur, M.Rocher a analysé en bon sociologue les événements qui avaient transformé le campus en un véritable plancher de congrès à la chefferie.Il n’y a rien vu de digne ni de compatible avec les moeurs qui siéraient aux universitaires, et il a cru bon d’en faire part au chancelier de l'université, M.Marcel Piché, dans une longue lettre publiée hier dans le journal de l’institution, FORUM.Outre les tribulations dont il a été lui-même victime, M.Rocher dénonce surtout “l’esprit général d’alcôve qui préside à l’administration de l’université’'.C’est ainsi que se concoctent de "faux secrets" qui ouvrent “la porte à toutes les rumeurs, et surtout à toutes les tentatives de coulage”.Non seulement ce goût pour l'intimite élitique est-il évident dans les procédures de nomination du recteur, constate M.Rocher, mais encore imprègne-t-il toute la structure.Guy Rocher, "ex-futur recteur' "Toutes les instances de prise de décision dans notre institutions veulent siéger à huis clos”, écrit-il.Et en attendant qu'on soulève cet huis, il souhaite au moins la modification des procédures de nomination du recteur, en tenant une “consultation ouverte et publique”, et en donnant à l'Assemblée universitaire le pouvoir d’élire le recteur, plutôt qu'au Conseil de l’université.La consultation de cette année est à ses yeux "et aux yeux de beaucoup d’autres personnes, un échec”, devait-il aussi nous déclarer hier, “non pas à cause de la nomination elle-même mais à cause de peu de respect oue le conseil a montré envers le rapport au Comité de consultation".La nomination de M.Lacoste a suivi de moins d’une semaine le dépôt du rapport du comité et le conseil de l’universite n'a jamais rejoint M.Rocher pour lui faire part au moins de la possibilité même théorique, de sa nomination.La moitié des membres du conseil ne le connaissaient pas, rappelle-t-il dans sa lettre au chancelier, pourtant il n’a reçu aucun message, “ni officiel, ni officieux” qui l’aurait convié à une entrevue ou simplement interrogé sur sa disponibilité quant au poste de recteur.Les journalistes ont finalement appris la nouvelle de la nomination avant le “can-Voir page 6: Rocher Même le France doit légiférer pour la protection du français par Gérald LeBlanc QUEBEC — Le client achète un appareil radio fabriqué à Singapour.Les instructions sont offertes uniouement en anglais, mais un petit libellé en français ajoute que la garantie ne sera pas valable si elles ne sont pas respectées.Ce client francophone n'est pas montréalais mais parisien.Député à l'Assemblée nationale pour la circonscription des Yvelines, M.Marc Lauriol.a acheté son appareil sur la rue Wagran à Paris.Membre d'une délégation parlemen- taire en visite au Québec, M.Lauriol racontait, hier, cet incident à la presse parlementaire pour indiquer l'urgence de légiférer pour la protection du français, même en France.M.Lauriol préside d'ailleurs le comité mis sur pied par l’ancien président Pompidou pour promouvoir la langue française en France.Ce comité présentera un projet de loi au printemps pour réglementer les opérations commerciales envahies par l’anglais."La loi, précisait-il, portera sur la mise en vente, la présentation, le mode d’emploi, les conditons de garantie des produits et services offerts au public, en somme l'opération commerciale du début jusqu'à la fin.” M.Lauriol arrivait d'une visite à la raffinerie Aigle d’Or de Saint-Romuald, une des deux entreprises ayant suivi avec succès l'opération pilote lancée par le gouvernement auprès d'une vingtaine d'entreprises, et il débordait d'enthousiasme pour l'état du français au Québec.Se situant aux antipodes du "maudit français" faisant la leçon aux Québécois, M.Lauriol était toute humilié et admiration pour “l'enfant qui peut maintenant donner des leçons à la mère” au chapitre de la langue.A l'abri des salons français du XIXe siècle.le français du Québec est resté soudé à la souche robuste et vigoureuse de la vieille langue, selon M.Lauriol, qui ne tarissait pas d’éloges pour notre “jouai national".En France, la langue d’enseignement et de travail ne fait pas problème bien sûr mais l’ennemi est plus subtil, -selon M.Lauriol.Cet ennemi, le franglais, se manifeste particulièrement dans le monde du commerce et des affaires, où le français n est pas nécessairement écarté mais plutôt pénétré par l’anglais.A côté de cette lutte interne pour “empêcher le français de dégénérer en jargon”, on retrouve l’effort de la France pour empêcher l’Europe d'adopter l'anglais comme unique langue de communication internationale.Cet effort a ses répercussions sur le monde de l'enseignement où la France réserve l’apprentissage des langues secondes au niveau secondaire.Même là, on se demande s'il faut privilégier l'anglais comme seule langue seconde.De son côté, M.Lauriol favorise un régime accordant l’égalité des chances aux grandes langues des pays du Marché commun.CP74-10877 Bellemare demande que toute lumière soit faite sur la CSM QUEBEC (Le Devoir) — Le premier ministre doit faire toute la lumière sur les allégations d’ingérence politique au sein des organismes administratifs du gouvernement québécois.Telle est la demande formulée hier par le chef de l’Union nationale et député de Johnson, M.Maurice Bellemare, à la suite des déclarations fracassantes de la présidente de la Commission du salaire minimum, ainsi que de l’affaire Joyal révélée à la commission Cliche.L’ex-ministre du Travail demande à M.Robert Bourassa soit d’élargir le mandat de la commission Cliche, soit de créer une nouvelle commission d’enquête.Si, dit-il, les révélations du juge et exministre Kirkland-Casgrain sont vraies, le premier ministre doit exiger la démission immédiate du ministre du Travail.M.Jean Cournoyer.Si elles sont fausses, M.Bourassa doit avoir le courage de demander la démission de la présidente de la CSM.Selon M.Bellemare, il appartient au chef du gouvernement de rétablir la confiance populaire dans les institutions gouvernementales.Il se demande si, à l'intérieur des 36 organismes gouvernementaux, dont dix échappent complètement à la surveillance du Vérificateur général, il n’existe pas un réseau organisé de “messagers de ministres” au service d'une mafia politique.Dans une entrevue au journal Le Soleil, cette semaine, Mme Kirkland-Casgrain a déclaré que la CSM est à toutes fins utiles paralysée à cause des tentatives de M.Cournoyer pour en prendre le contrôle.“Ce qui se tient encore en place, c’est l’espoir que survienne, le plus tôt possible, un éventuel changement de direction au ministère du Travail”.Mais il n’est pas sûr que ce voeu, déjà exprimé auparavant par l’ex-ministre, soit rapidement exaucé.En effet, en dépit de toute la contestation dont son ministre est l’objet, M.Bourassa conserve toujours sa confiance en M.Cournoyer, et il n’a pas l'intention de s'en défaire unique- ment pour faire plaisir à Mme Kirkland-“cjgiaiii.m ce, meme si elle se dit “fatiguée et même écoeurée de la guerre de pouvoir” qui l'oppose au ministre du Travail, de .qui la commission relève.Ce n’est pas la première fois, souligne-t-on, qu'il y a des escarmouches entre le ministre et le président de la CSM, en place depuis deux ans.Mais c’est la première fois que le conflit de personnalités éclate au grand jour.“C’est l’aboutissement normal de deux ans de tiraillements”, signale un interlocuteur autorisé.Il n’y a donc pas de surprise à Québec.L'on s'étonne seulement que la présidente ait choisi le moment où M.Cournoyer est fortement remis en cause, et à la veille de son témoignage devant la commission Cliche, pour se vider le coeur et lui donner un croc-en-jambe.Ni le bureau du premier ministre, ni celui du ministre, n ont voulu formuler de commentaires sur cette affaire.Il faut donc se référer à des gestes antérieurs pour cerner cet abcès.Tandis que la présidente impute au ministre et à son entourage les structures désuètes et les conflits personnels qui grippent la commission, M.Cournoyer estimait plutôt, Tan dernier, que la commission n’a pas su se réformer d’elle-même.D'où son désir de l'intégrer purement et simplement au ministère qu'il dirige.“C’est elle ou moi, et ce ne sera pas moi”, avait-il dit en faisant allusion à ce qui l'op- week-end SAMEDI Ouverture de campagnes de souscription de: Orchestre symphonique junior de Montréal (jusqu'au 3 mars); la Croix d'or (jusqu'au 15 mars); la Fondation de l'hôpital Reddy Memorial (jusqu'au 15 mars); et le cardinal Léger et ses oeuvres (jusqu'au 15 mars).• Colloque sur l'histoire de la philosophie au Québec (1800-1950) organisé par la Société de philosophie du Québec à l'UQTR.• Le Conseil des éducateurs noirs du Québec inc.présente un séminaire sur l'éducation et l'étudiant noir: une analyse du système éducatif du Québec et ses effets sur l'étudiant noir, au collège Dawson, campus Selby, 350, rue Selbv.Westmont.• Colloque du RCM-Côte-des-Neiges, au sous-sol de l'église Notre-Dame-des-Neiges.Atelier sur le logement, le transport gratuit pour personnes âgées et les conseils de quartier.• Le congrès du Club des relations internationales ayant pour thème “Les ressources minérales de la mer, patrimoine èommun de l’humanité" se poursuit à l'Université de Montréal, 3200, Jean-Brillant.• A lOh, exposition vivante sur l'éducation présentée par l'Association Montessori, à l’aréna de Ville Mont-Royal, 1050, rue Dunkirk.• A 13h, colloque sur les formes de lutte des peuples latino-américains", au Carrefour international.4258, de Lorimier.• A 21h, l'Association des anciens prisonniers de guerre belges offre son grand bal annuel des barbelés, dans les locaux de l'Union nationale belge, 452 est, rue Notre-Dame.DIMANCHE De 14h a 18h, festival des poupées au Centre communautaire japonais.8155, rue Rousselot.• A 18h, dîner-bénéfice de l'Union nationale, à l'hôtel Reine-Elizabeth pose à Mme Kirkland-Casgrain.M.Cournoyer a tardé à mettre son projet en oeuvre, tout simplement pour ne pas être accusé de poser un geste à cause d'un conflit de personnalité avec la présidente.Il attendait d'autre part divers rapports d’étude, dont le rapport Mineau sur tes structures, rendu public en janvier, et le rapport Castonguay, sur les politiques du salaire minimum," qui sera remis au ministre au cours du mois de mars.Des décisions cruciales seront prises par la suite.L'on signale par ailleurs que la lettre de M.Cournoyer au président de la Commission de la fonction publique, l'an dernier, ne visait pas les prérogatives du sous-ministre du Travail, M.Réal Mireault, mais bien ceux de Mme Kirkland-Casgrain.Dans cette lettre, M.Cournoyer demandait à M.Saindon de faire approuver directement par le ministre, et non par le “sous-chef”, c’est-à-dire la présidente, tous les documents relatifs aux renvois, promotions, mutations de personnel, et le reste.Ce qui équivalait a toutes fins utiles à une mise en tutelle de la Commission, selon ce que la présidente a déclaré l'an dernier.Au Soleil, Mme Kirkland-Casgrain a déclaré: “Je suis prête à revaloriser la commission, mais à condition qu'on m’accorde les compétences nécessaires au lieu d’alimenter les clans et de multiplier les appuis politiques à l'intérieur de la CSM ", Elle s en prend notamment au vice-président de la Commission, M, Marcel Deschamps, qu'elle qualifie de "grand messager du ministre”, ainsi qu'à Tex-commissaire Paul Joyal.Au premier, elle reproche de s'être tenu longtemps à l’écart des travaux de la commission et d'avoir tenté parallèlement de saper son autorité auprès des employés.Quant à M.Joyal, elle affirme qu'il faisait modifier à son insu les procès-verbaux de la commission.L’excommissaire fait présentement face à une accusation de trafic d'influence, en relation avec un pot-de-vin de $2,000 qu'il aurait versé à M.René Gagnon en 1970 pour obtenir son poste.La CSM est principalement chargée de Maurice Bellemare .< 'ï'/ lÜfvV,: régir les conditions de travail des non-syndiqués, soit des deux tiers des salariés québécois.Le ministre du Travail exerce un pouvoir de surveillance auprès de la CSM, de même qu'auprès de la Commission des accidents du Travail.UPER ET A CONSERVER - À DÉCOUPER ET À CONSERVER - À DÊCÜS SERVICES CULTURELS SOPHIE-BARAT Programme printemps 1975 CONNAISSANCE DE L’HOMME (psychologie) Avec la collaboration de professeurs de l’université de Montréal et McGill.Jeudi 6 mars — Spécificité de la sexualité humaine.Phylogénèse, ontogénèse Jean-Louis Laroche 13 mars — Génitalité, culture et histoire personnelle (Beach.Lorenz, Freud, VanLier) Jean-Louis Laroche 20 mars — Le système endocrinien : relation entre le physique et le psychique Hans Selye m.d.27 mars — L'amour humain remis en question (Erickson, Fromm, St-Arnaud) Claude Vermette 3 avril — La maturité humaine, Description Difficulté de l’atteindre Claude Vermette 10 avril — Bouleversement des valeurs Valeurs anciennes et valeurs nouvelles (Maslow, Gendlin) Claude Vermette 17 avril — L’homme et la femme en face d eux-mêmes Maurice Champagne Renseignements : 744-6078, 334-3927 ou 387-1420 (le soir) LITTÉRATURE La littérature nous révèle la vie profonde de l'homme, son caractère et ses efforts pour se réaliser à toutes les époques.Lundi 17 mars — Les grands humanistes ont essayé d'harmoniser le savoir : Virgile, Platon.Aristote, Cicéron, Marc-Aurèle, Sénèque.L'influence de la culture greco-romame et biblique chez Saint-Augustin Guy Allard 24 mars — Découvrir les richesses du Moyen-Age et de la Renaissance.Dante, Villon, et les grands mystiques.Pierre Boglioni o.p.31 mars — De Corneille à Rousseau.Des lois de la volonté aux volontés du coeur Louis Bazinet 7 avril — L'éclectisme littéraire : les prix Nobel.Mauriac, Camus, Asturias.Hemingway, Soljenitzine Georges P.Collet 14 avril — Roman et réalité.De Balzac à Robbe-Grillet Jean-P.Duquette 21 avril — Les grandes étapes de la forme romanesque Jean-P.Duquette 28 avril — L’homme à la recherche de son authenticité.Les intuitions de Teilhard de Chardin Jean Langlois s.j.Renseignements 388-4751, 334-0344 ou 331-3754 HISTOIRE DE L’ART (Conférences l’après-midi 1.30) Faire comprendre et sensibiliser à l’aide d’oeuvres caractéristiques, certains grands moments de la Civilisation Universelle en replaçant ces oeuvres dans leur contexte historique, artistique, économique, culturel et religieux, (diapositives) Professeur GuySoulizon Mardi 15 avril — Les Ziggourats de Mésopotamie et les pyramides amérindiennes.22 avril — Le temple grec et son influence dans le monde.29 avril — L’abbaye romane, ses structures, ses fresques.Le style gothique et les grandes cathédrales.6 mai — Le Baroque en Europe et en Amérique Latine 13 mai — Versailles et l’ordre classique.20 mai — Néo-classique et victorien au Canada.27 mai — L'être humain face à l’environnement contemporain.Renseignements 388-4751,331 -9036, 331-3137, 331 -3754 Toutes ces conférences seront données à L’AUDITORIUM NOTRE-DAME DE LA MERCI 555 ouest, boul.Gouin Inscription le soir de la première conférence de chacune des séries à 7.30 A DÉCOUPER ET A CONSERVER - À DECOUPER ET À CONSERVER A DÉÇOUPER ET À CONS TIRAGE 48 VENDREDI 28fév.1975 1 >4 31 Séries émises—90,000 chacune 1 POSSIBILITÉ DE I 41767 .31 GAGNANTS DE $5,000.j 1767 248 GAGNANTS DE $500.1 767 2511 GAGNANTS DE $100.^TLOTO PERFECTA 48e COURSE 27 février 1975 ORDRE: $1,386.90 DÉSORDRE: 60.30 VENTES TOTALES : $516,647.00 PRIX 95 1924 A B C D 1 8 4 10 4 • Le Devoir, samedi 1er mars 1975 éditorial Paul Desrochers sur la sellette Parce qu'il fut l'un des personnages les plus influents de la politique québécoise au cours des dernières années et qu’il préféra toujours fonctionner dans l’ombre, M.Paul Desrochers, qui fut conseiller spécial du premier ministre Robert Bourassa de 1970 à 1974, était un témoin vivement attendu à la Commission Cliche.Porteur d'une légende qui n'a cessé de le situer au coeur de toutes les décisions importantes prises à Québec depuis 1970, M.Desrochers avait vu son nom associé à plusieurs reprises aux sujets qui intéressent la Commission Cliche.On avait d'autant plus hâte d’entendre son témoignage que, selon la tournure qu'il prendrait, l image, voire l'avenir, du gouvernement Bourassa risquaient de s’en trouver sérieusement affectés.Or, M.Desrochers a témoigné pendant plus de huit heures devant la commission d’enquête.Il s'est tiré de l’épreuve d’une manière qui laisse certes planer plusieurs doutes quant a son rôle dans certaines affaires mais qui rend beaucoup moins plausible cet éclatement à court terme du gouvernement Bourassa que certains entrevoyaient à l'occasion de la phase "politique'' de l'enquête Cliche.• Dans les innombrables traces qu'a laissées le passage de M.Paul Desrochers à Québec, tout n'est certes pas d'une égale limpidité.Que, devenu conseiller spécial du premier ministre, M.Desrochers n'ait pas réussi à se départir du bloc d'actions qu'il détenait dans une société qui devait transiger d'importantes affaires avec le gouvernement; qu'il ait cru pouvoir dissocier sa participation au COJO (on sait le rôle important qu'il joua dans la négociation des droits de diffusion des Jeux Olympiques de 1976), qu’il dit avoir été de nature personnelle, de son statut de conseiller spécial du premier ministre Bourassa; qu’il n'ait pas souvenance, lui qui semble par ailleurs en parfaite possession de ses moyens, d’une lettre que lui adressa M.Yvon Bergeron pour le remercier d'avoir contribué par son intervention personnelle à la nomination de ce dernier à un poste important au sein du ministère que dirigeait M.Jean Cournoyer: en voilà assez pour montrer que M.Desrochers n'eut pas toujours l’esprit aussi clair qu’il a voulu le laisser croire à la Commission Cliche.C’est toutefois pour éclairer la Commission Cliche sur un certain nombre de questions précises que M.Desrochers avait été convoqué devant elle.Or, sur la plupart de ces questions, il a fourni à la commission un éclairage qui ne pourra qu'influer de manière décisive sur l’orientation de la dernière phase de l'enquête.Afin de dissiper toute équivoque à ce sujet, il y aura probablement lieu d'ajouter le témoignage de MM.Maurice Saint-Pierre et Jérôme Choquette à celui qu'ont déposé MM.Desrochers et Hervé Patenaude en relation avec l’affaire Joyal-Gagnon-Dion.Jusqu'à nouvel ordre, toutefois, le témoignage concordant de MM.Desrochers et Patenaude infirme la thèse voulant que le pouvoir politique ait cherché à protéger des individus sur lesquels il aurait possédé des renseignements gravement incriminants.N'ayant pas été informé des conversations entre Dion et Gagnon par le directeur adjoint Patenaude, M.Desrochers ne pouvait pas en saisir son supérieur.Quoi que l’on puisse penser du jugement d’opportunité que porta M.Patenaude lors de ses conversations avec le conseiller du premier ministre, on ne saurait imputer à ce dernier la responsabilité de choses dont il n était point saisi.On avait de même souligné le rôle-clé de M.Desrochers dans la négociation du contrat avec la firme américaine Bechtel et dans les conversations avec la FTQ au sujet du régime syndical qu'il fallait prévoir pour la baie James.Apres avoir entendu les explications de M.Dësrochers à ce sujet, on a l’impression que, dans le premier cas, il intervint surtout pour appuyer M.Girôux et la direction de l'Hydro et que, dans le second, son intervention ne dépassa point un stade exploratoire que l’on qualifiera du nom que l'on voudra mais qui n’eut pas de lendemain vérifiable en ce qui touche le conseiller spécial du premier ministre.Sur le placement des travailleurs à la baie James, les explications fournies par M.Desrochers manquent de netteté, du moins quant au dessein précis qu’il avait conçu.Les questions adressées à M.Desrochers sur ce thème se prêtaient peu aux explications de type général.Portant plutôt sur des cas particuliers (Michel Guay, Yvon Bergeron, Yvon Saindon), elles donnèrent forcément lieu à des réponses particulières.Sur l’idée que M.Desrochers se faisait d’un service de placement pour la baie James, sur le rôle precis qu'il joua dans la création du service confié à la direction de M.Yvon Bergeron, plusieurs interrogations restent sans réponse.On avait également hâte d'entendre la version de M.Paul Desrochers sur le remboursement de la dette de $50,000 contractée par des amis de Pierre Laporte lors de la campagne de leadership de 1969-70.Sur les circonstances et les modalités de ce remboursement, M.Desrochers a fourni des précisions qui complètent ce que l’on savait déjà.Quant aux promesses de patronage qui auraient accompagné l’arrangement avec le détenteur de la creance, M.Desrochers affirme qu'elles n’eurent pas lieu : on reste libre de douter de cette affirmation mais, en l'absence de preuve contraire, que peut-on opposer à la version du témoin?• Visiblement incertain jeudi, M.Desrochers avait retrouvé hier l'assurance qui le caractérisa au temps où il possédait un pouvoir considérable à Québec.On a pu ainsi saisir des traits majeurs de la personnalité de l’ancienne éminence grise de M.Bourassa.Comme bien des hommes qui, après avoir goûté à la vie militaire, ont été orientés vers les affaires, M.Desrochers a une philosophie sociale simple, catégorique, et.passablement courte.Les “excursus” que lui ont facilités à ce sujet les questions des commissaires-enquêteurs étaient fort éclairants quant au type d'homme sur lequel tant d'observateurs s’interrogèrent naguère.L'accent qu'il met sur les valeurs d’ordre, de discipline et d’autorité, l’admiration qu’il porte aux institutions financières et politiques américaines, le peu de respect qu’il accorde à l’engeance des députés et des fonctionnaires, la manière simpliste dont il conçoit les rapports entre syndicats et patrons, le goût qu’il a visiblement des explications tranchantes et des remèdes radicaux: tout cela témoigne chez M.Desrochers d'une vision de la réalité assez typique du milieu d'où il est issu.Si, peu d'années après le déclenchement de la “revolution tranquille”, un homme aussi peu accordé aux thèmes des principaux ténors du changement a pu accéder à un pouvoir aussi grand, c'est sans doute parce que, par-delà la rhétorique dont se nourrissent politiciens et intellectuels, sa vision était assez proche de celle de milliers de Québécois moyens.Mais c’est aussi parce qu'il possède — on a pu le constater ces jours derniers — des qualités d'énergie, de clarté, d'efficacité, de communication directe qui ne sont guère répandues dans les milieux politiques.On a pu sentir, par les flèches visiblement calculées qu'il décocha à l'adresse des politiciens et des fonctionnaires, que M.Desrochers ne fut jamais complètement intégré à ce milieu intellectuellement évolué, aristocratique et jaloux, qui forme désormais le palier supérieur de l’administration publique québécoise.La haute fonction publique ne possède pas —-loin de là — tout le pouvoir à Québec.Dépositaire de la continuité et de qualités d'excellence professionnelle qu'elle cultive jalousement, elle conserve neanmoins un caractère hermétique qui est un trait important du milieu de la capitale québécoise.Il y avait dans les remarques de M.Desrochers envers les hauts fonctionnaires une part certaine de vérité.Il y avait aussi une part non moins grande d’exageration.Les carences de l'appareil administratif québécois expliquent qu'un “self-made man” comme M.Desrochers, voué au culte de l’efficacité, ait pu s’y créer une place aussi forte.Les qualités réelles de cet appareil aident à voir, en contre-partie, pourquoi il eut été malsain que M.Desrochers y demeure trop longtemps.M.Desrochers n’a évidemment ouvert devant la Commission Cliche qu'une partie infime des dossiers auxquels il fut mêle pendant des années.On comprend mieux néanmoins, après l'avoir entendu témoigner, la légende qui s’attache à son nom et l’impression de vide que son départ a créée dans l'entourage du chef du gouvernement.Claude RYAN bloc-notes La Grèce au sortir d’un “complot” On a beau vouloir ' dédramatiser” les choses, beaucoup de points restent encore à éclaircir dans le brusque retour de la Grèce à la vie démocratique au terme de sept années d une dictature qui, par ses méthodes, donna naissance au ” label” de régime des colonels.A commencer par le curieux coup d'Etat qui chassa un temps Ma-karios de son double siège de président-ethnarque, par l'invasion turque de Chypre, et plus particulièrement encore par le depart des militaires grecs de la scène politique peu de temps après un "putsch” interne au bénéfice des purs et durs de l’armée.Car cette sombre page, par les tractations et les interventions étrangères qu elle recèle, est de nature à expliquer la dernière épreuve que vient de surmonter la Grèce, avant peut-être une autre encore."Le gouvernement grec est décidé à extirper des forces armées les restes du cancer de la dictature", déclarait hier le premier ministre, M.Caraman-lis, lors d'un débat spécial sur la conspiration militaire étouffée dans l'oeuf de dimanche dernier.Un peu comme il dénonçait ces jours derniers les “nostalgiques de l'ancien régime ', tentant sans trop y parvenir de minimiser l'importance de la conjuration des militaires.De son propre aveu, sa vie a été à plusieurs reprises en danger, mais précise-t-il, à aucun moment le contrôle de la situation n'a échappé au gouvernement.A en croire le ministre de la Défense.Evangelos Averof-Tositsas c'est parce que la plaie n'a été que superficiellement traitée que le mal a pu progresser.Il n'y a pas que la terminologie médicale que MM.Caramanlis et Averof ont en commun, ils ont aussi le langage choc des vieux routiers politiques.Ainsi, la “désintoxication et l e-puration" des rangs de l'armee seront poursuivies, et le châtiment sera d'une sévérité exemplaire.A ce seul prix, sans doute, on peut mettre les cadres militaires à l'abri de l'esprit de Dimitrios loannidis.qu'A-verof vient de baptiser de Robespierre au petit pied ".Toutes ces formules sont sans doute percutantes, mais on est plus inquiet après les explications de MM.Caramanlis et Averof.Car il serait naïf de croire que les conjurés n’étaient qu'une quarantaine et que, par une "effusion de sang” ils auraient pu parvenir à libérer la clique des Papadopoulos et autres loannidis pour installer une nouvelle junte.Le projet était un coup d'État entre le 25 février et le 8 mars, affirme M.Averof, et nous avons agi lorsque nous avons eu des preuves grâce à des informations provenant de jeunes cadres.Ce serait plus vraisemblable de penser que si le coup a échoué c’est un peu par hasard ou par manque de coordination entre les divers corps d'insurgés.D'ailleurs, le gouvernement grec n'est pas à une invraisemblance près: mettre dans le niême panier les auteurs du coup d'État de 67 et ceux qui.au nom d'un idéal nationaliste et épais, renversèrent le régime Papadopoulos, a quelque chose de force.De même, après avoir affirmé qu'il n'existe aucune preuve des moyens financiers des conjurés, ni d'une liste de personnalités à assassiner, ni d'identification d'une intervention étrangère, il est quelque peu téméraire d’affirmer que les comploteurs n'étaient que 39 et que tout est maintenant dans l'ordre.Cç que le ministre de la Défense a dit hier de plus vraisemblable est un euphénisme; “le malaise sévit au sein des forces armées”.Le "malaise” dans l'armée est un terrain propice pour faire germer des coups d'Etat, à condition qu'il y ait un levain extérieur, comme par exemple un “encouragement", et nous savons depuis fort longtemps, pratiquement depuis la fin de la seconde guerre mondiale, que la Grèce a vécu au rythme des interventions extérieures.M.Averof a beau vouloir expliquer que le “glissement vers la gauche” a humilié les militaires qui, de ce fait, ont voulu respirer à nouveau l'odeur de la poudre et du sang, il n'a pas grande chance de se faire entendre : le pays sort à peine d'élections générales qui ont condamné tous les partis de gauche à une portion congrue, accordant au seul parti de droite de M.Caramanlis une des plus grosses majorités possibles.Ce n'est pas à ce vieux routier qu'il faut faire remarquer que c'est avec d'aussi grosses majorités qu'on porte les grands débats (fans la rue.Et on ne peut que s'inquiéter d'entendre M.Caramanlis declarer que “la démocratie n était pas seulement menacée par une junte mais aussi par les abus des libertés”.Avant d'entonner l'immanquable couplet sur “l'indispensable unité nationale devant les dangers actuels".Mais le drame est qu'on continue d'ignorer ce qu'était vraiment ce “danger actuel".Jusqu'à Georges Ma-vros, leader de l'Union du centre.qu'on ne peut soupçonner de vouloir "abuser des libertés", qui a fini par déclarer; “il y a quelque chose de pourri dans le pays” devenu un “vaste camp de prévenus ".Faut-il rappeler ici que tout en n’étant pas anti-américain, M.Caramanlis a été coincé par les maladresses de ses amis jusqu'à retirer la Grèce du chapitre militaire de l'Alliance atlantique?Et quand en terre grecque vous chassez l'OTAN, elle revient au galop.Est-il exagéré de penser que le noeud du problème se trouve là?Plus que “le glissement vers la gauche" allégué, c'est cette politique qui expliquerait le “malaise” des vieux cadres militaires, car une politique dictée par les nécessités de l'heure risque de devenir irréversible du fait de la situation pourrie qui règne à Chypre.C'est dans ce contexte, par exemple, qu'on s’explique la requete formulée hier par le leader socialiste Andréas Papandréou d'écarter de l’armée tous les officiers ayant eu des relations suivies avec l'OTAN.Et qu'on comprend mieux la question du communiste Ilias Illiou: “il s'agit de savoir qui gouverne et contrôle le pays".On ne naît pas opposant, on le devient.Et en Grèce, l'expérience l a montré, on le devient plus rapidement qu ailleurs.Ce n’est pas une simple question de climat.Georges VIGNY L’arme secrète du FBI Certains en avaient la certitude morale mais personne n'avait encore précisé à ce point le système de dossiers "particuliers" par lesquels l'ancien directeur du FBI, J.Edgar Hoover, pouvait tenir en respect les politiciens américains.Il serait intéressant que les 164 dossiers constitués à diverses sources depuis 1920 soient rendus publics.Les historiens, les politicologues et les citoyens et hommes politiques seraient à même de mesurer le genre de rapport que la police pouvait entretenir dans semblable contexte avec le pouvoir élu.Dans certains cas, peut-être ne s'agissait-il que de peccadilles, d'histoires de vie privée, d'incidents tout au plus gênants quand l'on est dans la vie publique ou dans une fonction officielle importante.Dans d'autres, au contraire, il pouvait s'agir d'irrégulari- tés sérieuses, voire d’actes criminels, pour lesquels normalement le Federal Bureau of Investigation aurait dû “suivre le cours de la loi”.Mais la police est aussi un pouvoir, elle n'est pas que l'instrument de l'Etat ou des dirigeants en place.Elle a des intérêts propres qu'il ne lui répugne pas de défendre par des moyens analogues à ceux du .crime organisé! En l’espèce, car c'en est une, il n’est pas facile de distinguer le FBI de célui ui en fut le directeur pendant un emi-siècle et sous plusieurs présidents.Hoover détenait déjà une puissance formidable en raison de la force d’un service comme le sien et aussi de l’expérience exceptionnelle qu'il avait pu accumuler après tant d'années.L'on peut penser qu'un tel règne, autant que le poids des “dossiers particuliers”, était de nature à assurer l’indépendance de la police fédérale.Il ne serait pas malaisé de faire aussi la thèse qu’un pareil directorat s'apparentait à une forme de dictature et que ce régime n etait guère propice au renouvellement du FBI, et au contrôle légitime qu'en système démocratique les élus doivent garder, à leur niveau, sur une agence comme le FBI, aujourd'hui mise sur la sellette comme la CIA.Une loi devrait fixer un mandat limité dans le temps au directeur de semblables corps policiers, tout en prévoyant un mécanisme qui permette de réduire les risques de candidatures trop “politiques".Il y aurait sans doute lieu de réviser aussi les infractions criminelles ou administratives que la loi peut fixer dans le cas d officers de police qui, à un niveau ou à un autre, retiennent des informations qui normalement devraient faire l'objet d une décision régulière et complète.En révélant l'existence des dossiers de l'ex-directeur, le ministre américain de la Justice, M.Edward Levi.a condamne une telle pratique.Elle est probablement fort répandue dans la plupart des services policiers du monde.Il est en tout cas fort troublant de voir quel chemin parfois tortueux prennent à Montréal et au Québec certaines "informations” policières.Il a fallu bien des abus et plusieurs révélations spectaculaires pour qu'aux Etats-Unis les monstres sacrés soient obligés de s'expliquer, sinon de s'amender.Peut-être qu'en ces matières le Canada n’affichera-t-il pas toujours l'indépendance qui est censée être la sienne dans les structures, les méthodes et les.moeurs policières! Jean-Claude LECLERC L’ancien et le nouveau.Un évangile.au féminin par JEAN MARTUCCI Jésus, assis près du puits, causait seul avec une femme de Samarie, rencontrée là par hasard à l'heure du midi.Quand ses disciples surviennent, ils en restent bouche bée.Comment un rabbi peut-il se permettre tant d'audace alors que la coutume religieuse lui interdit de s'adresser aux femmes?Jésus fait calmement des dessins dans le sable tandis que, autour delui, les hommes du village s'acharnent contre une femme prise en flagrant délit d'adultère.Comment ce rabbi peut-il se permettre de rappeler au sexe fort ses faiblesses alors qu'une condamnation du sexe faible s'impose sur-le-champ?Jésus se rend en visite chez Marthe et Marie.Il entretient de longues conversations et prend ses repas avec elles.Lazare, leur frère, est son ami, mais tout le village, on peut le supposer, passe des remarques.Cet homme qui se pense prophète ne prend-il pas un peu trop‘de liberté?N'a-t-il pas assez exagéré le jour où, en pleine maison d'un digne Pharisien, il a laissé une femme baiser ses pieds et pleurer à ses genoux?Jésus va de villes en villages, réveillant les consciences endormies.Personne ne peut lui en vouloir de prêcher ce qu'il croit.Mais pourquoi donc a-t-il pris avec lui.en dépit de toutes les convenances du milieu, non seulement des collaborateurs, mais même des collaboratrices comme Marie de Magdala.Jeanne, Suzanne et plusieurs autres femmes qui l'assistent dans son ministère?Et pourquoi tant d'attention portée à des femmes dans un milieu où c'est leur rôle de rester dans l'ombre: la belle-mère de Simon-Pierre, la veuve de Naïn, la femme courbée, cette autre prise d hemorragies et jusqu'à cette veuve insignifiante qui met deux sous dans le tronc des pauvres?Il ne faut pas se surprendre si, sur le chemin du Calvaire, il n'y a plus que des femmes pour le pleurer, si, au pied de la croix, il ne voit guère plus d'amis que sa ^mère, une vague parente et Marie- Madeleine; si, après sa mort, on ne compte qu'une poignée de femmes, jugées peureuses et énervées, pour affirmer qu'il est toujours vivant.Grâce à leurs propres expériences de Jésus vivant après sa mort, ses amis finissent par comprendre les femmes revenues du tombeau.Mais, dans la chambre haute où ils se tiennent pour prier, pourquoi permettent-ils à Marie, sa mère, et d'autres femmes de rester avec eux?Est-ce biên la place des femmes?Et quand ils se mettent à proclamer leur foi et prétendre que l'Esprit est descendu sur eu>L pourquoi ces mêmes disciples soulignent-ils que désormais les femmes du peuple prophétiseront et les servantes de Dieu verront l'Esprit se répandre sur elles?Ce qu'ils disent là est dangereux et, dans quelques années, on finira par affirmer que, dans le Christ, il n'y a plus ni homme ni femme et que tous sont égaux! Et, dans cette Eglise qui s'organise, pourquoi rompre si vite avec la tradition en allant jusqu'à confier des fonctions officielles à des femmes du troisième âge et instituer un ordre de diaconesses où une dénommée Phébée se charge d'un groupe important de.chrétiens?Mais aujourd'hui, dans cette Eglise par trop organisée, après vingt siècles de vie, pourquoi donc cette timidité et.parfois même, cette peur à l'égard de la femme?On semble n'avoir retenu que les réactions un peu vives de Paul devant des abus circonscrits commis par des femmes qui, devenues chrétiennes, se sentaient enfin égales et libérées.On se croit d'avant-garde parce qu'on laisse trois pratiquantes lire des Epitres et deux pieuses laïques distribuer la communion, mais faudra-t-il attendre l'avènement glorieux du Christ pour que l'Eglise appartienne aussi à l'autre moitié de l'humanité?_________________lettres au DEVOIR r Justice, médecine et naturisme et naturopathie Le jugement du juge Vallerand face au Collège des Naturopathes du Québec n'a surpris à vrai dire personne.Est-ce qu'un juge peut se permettre d'être assez objectif pour aller donner raison à un groupe d'individus qui se refusent à croire que seule la médecine officielle puisse avoir le pouvoir de rétablir la santé?Voyons, poser un jugement positif face à la naturopathie aurait été trop facile.Ceci aurait signifié que dorénavant la naturopathie a enfin le droit d'exister ouvertement.Alors fini le temps du bon médecin et du méchant naturopathe.Vive l'évolution’ C'est un peu comme lorsqu'il y a quelques années, on parlait du bon catholique et du mauvais protestant.Le jugement était vite posé.Pourtant.heureusement l'Eglise a cherché davantage à retrouver l'unité, bien plus par la qualité de ses chrétiens que par l'etiquette dont ces derniers étaient porteurs.Avec tout le respect qu on vous doit, M.le juge Vallerand.votre jugement ne devrait guère influencer la population.Car depuis dix ans, la naturopathie a eu le temps de s'établir et de se structurer sérieusement au Québec.Plus on veut la faire disparaitre.mieux eHe est équipée pour faire face à la musique.C'est peut-être justement parce quelle devient de plus en plus nécessaire qu'une certaine catégorie de personnes la craignent et veulent même sa perte.Mais il est déjà trop tard pour que l'on réussisse à la faire disparaître.Les livres, les conférences qui favorisent l’information, sont basés sur des recherches sérieuses et n ont rien du fraudeur.Combien de livres naturopathiques reposent justement sur des recherches faites par des médecins allopathes qui, eux, ont eu le courage de “défroquer" et d'être honnêtes avec eux-mêmes.La moindre objectivité de votre part.M, le juge, vous aurait incité à chercher ce qu'est la naturopathie.Mais il est evident qu'entouré de personnes comme M.Lizotte et M.Boileau, vous ne pouviez que subir leur influence.Ce sont ces mêmes messieurs qui, il y a quelques années, déclaraient au canal 10 que: "Oui, oui, le manger de bébé en petits pots était très bon et très nouris-sant; que l'on pouvait les utiliser sans crainte" Quelle compétence en nutrition! Au même moment, il suffisait de se référer à la revue du Consommateur qui traitait du même sujet, pour connaitre la réelle composition de ces “aliments".Après, on nous dira que les naturopathes sont des alarmistes et des fraudeurs, des incompétents! Mais dans ce cas-ci, on aurait pu facilement leur retourner le compliment! De plus, pour votre information, en juillet 73, au programme de M.Roger Delorme, à CKAC, le Dr Augustin Roy, qui était registraire du Collège des médecins, avait bel et bien déclaré sur les ondes qu'il existait au Quebec, présentement, des naturopathes compétents et qualifiés et qui faisaient sûrement un très bon travail.Je résume ici sa pensée.Je regrette de ne pouvoir citer exactement ses paroles, mais à ce moment je ne savais pas que j'aurais un jour à m en servir pour défendre la cause naturopathique.11 vous aurait également été fort utile de lire et de méditer sur le serment d'Hippocrate et de comparer notre médecine par la suite, en lisant La Naturopathie, livre de base écrit par des naturopathes qualifiés.A vous renseigner obiectivement.vous n'auriez pu nier la relation entre la médecine d'Hippocrate et la naturopathie.Vous auriez peut-être compris que le naturopathe d'aujourd'hui est au fait ce que le médecin officiel aurait dû être depuis toujours.Le naturopathe est avant tout un professeur de santé.Encore une fois, c'est vouloir jouer à l'autruche que de croire que seule la médecine officielle a tous les pouvoirs en matière de santé.Du moins en 1975, vous êtes bien le seul, M.le juge Vallerand à donner une confiance absolue à cette médecine.Aussi, peut-être êtes-vous le seul à croire que la médecine n'aurait pas encore réussi à rendre malade?! Monique SEGUIN, étudiante de 4e Année en Naturopathie Dorion.le 15 février 1975.Les subtilités des jugements de cour Récemment, les policiers de la C'.U.M.arrêtaient plusieurs personnes soupçonnés d'avoir eu en leur possession un véritable "arsenal” d'armes offensives.Elles se virent toutes délivrer une citation à comparaître (le lendemain, probablement) et purent donc regagner leur domicile.La même journée, la police surprenait un individu soupçonné d'avoir tenté de pénétrer par effraction dans une maison.Il fut conduit au poste mais ne fut pas mis en liberté avec obligation de comparaître par voie de sommation, ce qui lui aurait permis, à lui aussi, de • regagner sa residence et de ne pas avoir ainsi à subir le traumatisme d'une nuit passée dans les cellules du Quartier général de la police, à Montréal.Comme on peut le remarquer, le pouvoir discrétionnaire des policiers pour remettre en liberté une personne arrêtée est assez extraordinaire.Ce qui suit est un autre exemple des dangers d'un pouvoir discrétionnaire, de la part des juges, cette fois.Le 18 février, j'assistais aux comparutions, à la Cour municipale de Montréal (division no 1.).Vint le tour d'un jeune, accusé de vol (vol à l'étalage), et la valeur des marchandises volées s'élevait à une trentaine de dollars, je crois, sinon davantage (cause no 15-6151), Il était représente par un avocat qui argua fort bien qu'un casier criminel causerait à son client un tort "irréparable", s'il était condamné.Sa carrière future en souffrirait; il n'avait pas d'antécédents judiciaires; et etc., etc.L'avocat réclama pour son client l'article 662.1 (1) du Code, c'est-à-dire une libération inconditionnelle (ou conditionnelle) et alors, l'accusé n'est pas censé avoir été déclaré coupable de l'infraction quant à laquelle il avait plaidé coupable, ce qui, à toutes fins pratiques, veut dire: il n'aura pas de casier judiciaire.Le savant juge hésita longuement, car l'avocat de la poursuite, entre ijutres, ne cessait de lui rappeler que la Cour d Appel du Québec avait, quelques mois auparavant, cassé l'imposition d'une telle libération (selon 662.1 (1) dans un cas de vol à l'étalage.Finalement, à ma grande surprise d'ailleurs, je juge accorda à l'accusé une libération inconditionnelle selon cet article 662 1 (1).Le 20 février, j'étais aussi présent aux comparutions.Vint le tour d une jeune fille de 18 ans.accusée elle aussi d'un vol (à l'étalage), la valeur des marchandises s'établissant à une douzaine de dol.ars, tout au plus (cause no 15-62,81).Elle plaida coupable à l'accusation II n'y avait pas d'avocat pour l'aider.Absence d'antécédents judiciaires dans son cas également, étudiante au CEGEP, susceptible elle aussi d'exercer un jour une carrière.Bref, il n'y avait presque aucune différence entre cette accusée et le jeune homme accusé deux jours auparavant du même délit quoique la valeur des objets volés était, dans le cas de ce dernier, sensiblement plus élevée et aurait doue dû, normalement.justifier l'imposition d'une sentence plus sévère.L'avocat de la poursuite réclamait — tenez-vous bien deux journées de cellule et une amende de $50.je crois.Eh bien!, le même juge qui avait accordé un 662.1 (1) deux jours plus tôt condamna cette jeune fille a une journée de cellule (bien sûr, cela veut dire qu elle fut libérée à 16h de la même journée, mais.) et à une amende de $30ou 8 jours de prison, si elle ne pouvait pas payer.Ça fait $3.75 par jour! Nourrie, logée, c'est pas cher.! Et avec tout ça.cette demoiselle a un casier judiciaire, pour une durée de 5 ans.au moins! Serait-ce dire que la carrière d'un jeune homme a plus d'importance que celle d'une femme?Si 5, 6 heures de cellule sont jugées nécessaires et suffisantes pour punir ou “réhabiliter" (plusieurs souriront à la lecture de ce mot.je crois) une jeune fille de 18 ans qui a tehté de chiper deux malheureuses bouteilles de vin quelle n'aura même pas eu le bonheur de déguster, pourquoi ces mêmes heures de cellule ne deviennent plus nécessaires dans un cas similaire, et peut-être plus grave, d'un point de vue strictement objectif (importance de la valeur de la marchandise volée)?Le problème de la discrétion des policiers, dans un premier temps, et celle des juges, accompagnée de la grave disparité des sentences qui s'ensuit, dans un deuxième temps, est peut-être une des principales causes du mépris, de la méfiance et de l’irrespect qui existent chez beaucoup de citoyens face a la justice et son administration.Le petit exemple raconté ici — et qui doit se répéter à des dizaines d'exemplaires chaque jour — illustre assez les carences inouïes et les déficiences de notre système judiciaire.Luc LATOUR Montréal, le 25 février 1975 Automobilistes mal appris, lisez ceci Certain, c’est vrai! Allez-y voir un jour que la température dépasse 32°F.On ne pointe pas un doigt accusateur seulement vers les taxis, quoiqu'ils fassent leur part sans gêne.douche, on l'a prise ce matin.On est propre, propre, propre.Merci quand meme Steve WILLETT Mireille BEAULNE Jeanne-d'Arc GIROUX Pierre MELCHERS Montreal le 18 février 1975 On est fatigué de se faire arroser, doucher même, par les automobilistes trop pressés pour ralentir lorsqu'ils voient des mares d'eau, mêlees de “slutch”.de calcium, de boue et quoi encore.Vous, qui conduisez une automobile, avez probablement critiqué les autres à 1'neure du midi, alors que vous alliez diner à pied, Alors, automobilistes, souvenez-vous du nouveau dicton: notre LE DEVOIR fondé po> Henri Bourcmo le )0|onvierl910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryon Redocteur en the* ad|Oini Michel Roy Directeur de I information Jean Froncoeur Treioner Bernard Larocque LE DEVOIR est pubhe por I Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée dont le siège social est situé ou numéro 2 II rue du So.nt Sacre men.Montreal H2Y 1X1 II est compose et imprime par I Impr.mene Dumont incorporée dont les ateliers sont situes o 9130 roc Boiv.n, V.lle LoSolle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et o dil fuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S45 por année, su mors S25 A i étranger $50 pa.onnee six mes $28, trois mois $16 Éditions du samedi $15 por onnee Edition quotidienne livrée d domicile par por teur $1 20 par semaine Tari* de I abonnement servi par la poste oe nenne su' demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 Lgnes groupées Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 • 5 des idées des événements des hommes Les finissants de Cegepsurle marché du travail Nous avons mené en décembre 1974 une étude auprès des institutions collégiales du Québec, dans le but de déterminer de quelle manière les finissants des différentes techniques professionnelles avaient trouvé du travail.Sur 37 cégeps, 34 ont répondu, fournissant commentaires et données statistiques concernant 8,916 finissants de la promotion 73-74.Le ministère de la Main-d'oeuvre, en collaboration avec le département des Affaires étudiantes à la D1GEC, a ainsi constitué pour la première fois un réseau d'information relié aux divers Services de Placement des institutions.Comme ces divers services possèdent la plupart du temps des données exhaustives sur le statut des étudiants qui quittent les maisons d'enseignement à la fin de leurs cours, il a été possible d'établir une cote d'intégration au marché du travail basée sur le moment de l’année où la plupart des finissants ont obtenu un emploi.Plus la cote moyenne est élevée dans une discipline donnée, plus il ressort qu’il est long, donc difficile, d'utiliser sa compétence nouvellement acquise; dans le cas contraire, surtout si la cote est très basse, on peut établir qu'il y a pénurie de candidats, le niveau de l'offre 90% des finissants de la promotion 1973-74 avaient trouvé du travail dès juillet -par- MICHEL DESROSIERS ¦ A l’aide d'une enquête menée en décembre dernier, M.Michel Desrosiers, conseiller en main-d’oeuvre au Cegep du Vieux-Montréal, a pu établir des données fort intéressantes sur l’orientation qu’ont suivie les diplômes de Cegep de la promotion 1973-74 dans les divers secteurs de l’activité.Cette enquête, dont Lise Bissonnette rendra compre de manière plus élaborée lundi, établit une forte prépondérance de l’offre d’emploi en faveur des finissants en techniques médicales et un rétrécissement marqué de l’offre d’emploi pour les finissants en techniques humaines.Dans cet article rédigé spécialement pour Le Devoir, M.Desrosiers résume ses principales constatations, lesquelles seront d’autant plus tuiles que la date du 1er mars est la date-limite fixée par le ministère de l’Education pour l’inscription dans les cegeps.d’emploi dépassant un peu ou beaucoup celui de la demande.Les chiffres révèlent d’abord que vers la fin du mois de juillet 1974, 90% des finissants avaient déjà trouvé du travail.Ce résultat global est excellent.Comme toute moyenne, il indique toutefois la présence d'un écart plus ou moins important entre ceux qui sont gâtés par les entreprises et les autres qui ont du mal à faire admettre leur compétence.Qui donc se situe de façon significative en deçà ou au-delà de la médiane?Les grands perdants de la promotion 73-74 ont été sans conteste les finissants des techniques dites '‘humaines".Il s'agit essentiellement des secteurs éducation spécialisée, assistance sociale, bibliotechnique et techniques de loisirs, qui représentent 12.5% du total de tous les finissants.A l'automne 74, cinq ou six mois après la fin de l'année scolaire, la majorité de ces nouveaux spécialistes étaient toujours à la recherche de travail.On remarquera, et il s'agit là d'une donnée essentielle, que les ministères des Affaires sociales et de l'Edu- cation sont les premiers, sinon les seuls employeurs, qui soient en situation d’embaucher ces catégories de spécialistes.Mais la situation est radicalement différente dans le cas d'autres secteurs où l'on signale des pénuries chroniques de techniciens spécialisés.Les principales pénuries existent dans les secteurs suivants; 1— - Laboratoire médical; 2— inhalothérapie et anesthésie; 3— radiodiagnostic; 4— réadaptation; 5— techniques infirmières; 6— génie civil; 7— fabrication mécanique; 8— électrodynamique; 9— finance.Notre structure socioéconomique actuelle semble favoriser, d’après le contraste que nous venons de démontrer, ceux de ses membres qui s’occupent des individus sur le plan médical.Sur les 9 techniques qui viennent d'être classées dans le secteur des pénuries graves, 5 ont trait de façon directe aux services offerts dans les hôpitaux.Les 2,655 finissants qui ont été formés par les institutions collégiales en 73-74 (près de 1/3 du total des effectifs!) pour travailler au service des mala- des, n'ont pu satisfaire à la demande.Si l'on parle rarement d'une chose à la fois aussi fondamentale et aussi importante, c'est que l'on a tendance à oublier ce qui, dans le courant des événements ne semble pas échapper à l'ordre normal des choses.Or.il semble normal que plus de 2,500 candidats, la plupart féminins, s'engouffrent dans les hôpitaux pour maintenir la gigantesque machine médicale.Par l'importance des énergies qu elle nécessite, la chose vaut en tout cas d’être soulignée.Par opposition, la structure socio-économique résiste à l'intégration de ceux qui entendent aider les individus dans ce qu'ils ont de plus ‘‘spirituel'’ au sens très large, ou de plus intérieur.De là, la situation difficile des techniques dites humaines et des secteurs affiliés.L'option ‘ personnel'' des techniques administratives, qui jusqu'à maintenant a obtenu fort peu de succès, se heurterait-elle à ce centre de résistance?La question est plausible.Que ceux qui entendent consacrer leur exis tence au bien-être personnel de leurs concitoyens retiennent en tout cas que par les temps qui courent, il faut s'amener avec des remèdes bien matériels à des maux bien physiques, ce qui signifie probablement que la société des loisirs est encore à l'état d ébauche.Et que fait-on si l'on ne s'occupe pas directement du bonheur des gens?Par ordre d'importance, on produit et on organise la production.La fabrication mécanique et l’électrodynamique auraient l’avantage de toucher deux nerfs de l'industrie, la machine et l'énergie, tout en faisant du technicien un spécialiste polyvalent capable de travailler indifféremment dans un éventail étendu de domaines précis.Voilà probablement la formule magique qui fait le succès de certaines techniques.Quand il y a absence de polyvalence, les candidats peuvent buter sur un mur, ce qui est le cas de techniciens en diététique qui ont bien du mal à trouver un emploi, alors même que l’alimentation est un secteur économique très actif.Inversement, et c'est sans doute le cas de la technique des “sciences-naturelles ", qui ne se porte pas mieux, une spécialisation trop vague aboutit à former des candidats pour des postes oui n'existent à peu près nulle part.Dans les domaines de la supervision, de l'organisation, du contrôle, on pourrait citer comme techniques gagnantes le génie civil et l'option “finance” des techniques administratives.Dans sa sphère d'activité, le technicien en génie civl civil est aussi polyvalent que le technicien en fabrication mécanique: il peut faire du dessin, surveiller des chantiers, travailler en laboratoire, administrer, etc.l'option “finance'' des techniques administratives est aussi très adaptable en ce qu elle touche tout aussi bien la comptabilité, domaine strictement clérical, que l'administration dans son sens large.Par opposition, l'option "assurances" est beaucoup plus menacée de heurter un jour le plafond de la saturation Agitons toutefois un petit grelot en ce qui regardev l'option "finance": il serait peut-être imprudent de ne pas envisager une limitation à la croissance de ce secteur alors que la promotion 73-74 a produit 899 finissants.notes de lecture L’Archipel de Goulag ou l’enfer de l’idéologie par PAUL-EMILE ROY collaboration spéciale L’Archipel du Goulag est un livre qu’on ne peut parcourir sans être profondément secoué.Je ne dis pas seulement ému, mais secoué intérieurement, ébranlé, troublé.On est ému par le spectacle de la cruauté, de la barbarie que l'auteur déroule sous nos yeux pendant des pages et des pages.Au pays de l'Archipel, toutes les formes de tortures, de violence, d'avilissement sont utilisées avec une froideur, une objectivité, une systématisation qui déconcertent.Comment un retour si marqué de la barbarie a-t-il pu se produire?Comment donc les hommes et la société sont-ils constitués pour que de telles abominations soient possibles?C’est pourquoi le livre de Soljénitsyne ne fait pas que nous émouvoir.Il nous trouble et nous ébranle fortement, parce que c’est tout l'homme moderne qui est interpellé ici, l'homme moderne et son projet politique.On ne peut pas, en lisant ce monument, ne pas se poser la question: n'entretenons-nous pas, dans notre propre corps social ou dans la communauté actuelle des nations, les forces qui ont engendré les crimes dont nous parle le grand écrivain russe?Soljénitsyne nous présente son livre comme un essai d'investigation littéraire.C'est un véritable document sur une époque, une société.La littérature n'a rien à voir ici avec la fiction ni avec les artifices de l'écriture.D'ailleurs, même dans ses romans, Soljénitsyne accorde bien peu de place à la fiction.L'interprétation littéraire tient à la préoccupation de faire la vérité sur une période de l'histoire, à l'examen du sort qui est fait à l'homme dans un régime qui prétend libérer l’homme.“Il n'y a pas de littérature sans vérité totale.” L'oeuvre de Soljénitsyne tout entière est moins constituée d'histoires qu'il raconte que de tableaux juxtaposés qui forment une fresque immense où se joue le destin de l'homme.L'ampleur de la vision ici ne perd jamais de vue l'homme qui est au centre de tout.Chaque homme est le centre de l'univers.La réalité la plus ample, ce n'est pas la société, c'est l'homme dont la conscience englobe l'univers.Déjà dans Août 14, Soljénitsyne avait proclamé la primauté de l'ordre individuel sur l'ordre social: “Il y a quelque chose de plus important et de plus fondamental que l'ordre social, c’est l’ordre intérieur.Et il n'y a rien, mais rien qui soit plus précieux pour l'homme que son ordre intérieur, pas même le bien des générations futures et après-futures.” Et pourtant, Réonse à Giuseppe Turi____________ Des vues élitistes sur la peine et le châtiment par JEAN-PAUL GUÉGANIC Ce n'est pas dans quelque obstination que je me suis efforcé de suivre les cheminements obscurs, sinon impénétrables, d'une réflexion qui, semble-t-il.prétendait éclairer d'un jour nouveau le douloureux problème de la peine de mort.A la lecture de l'article “ Peine de mort ou peur de la mort ", paru dans Le Devoir du 5 février, il m'a été loisible d'apprécier la virtuosité, la témérité même avec laquelle Giuseppe Turi use de l'amalgame et abuse de l'illogisme.Il me faut cependant préciser que je ne crois pas non plus à la valeur d'exemple de la peine de mort: le recours à une telle pratique étant à mon sens un anachronisme et, plus encore, l'aveu d'impuissance d'une société incapable d'assumer ses contradictions.Là cependant n'est pas mon sujet et je préfère en revenir à l'innocente saveur du texte sus-cité.La partialité des propos tenus n'a d’égale que l'immodestie avec laquelle l'auteur prétend se situer en regard des tenants de la peine capitale.Ceux-ci étant des “ théoriciens pas très cultivés”, des “démagogues de la pire espèce”, il est du devoir de “l'élite intellectuelle et morale" d’assumer une fonction qui traditionnellement lui revient; faire connaître les beautés orthodoxes de la logique et les charmes indicibles de la raison bien-pensante.Non, monsieur! Permettez-moi tout d'abord de vous dire qu'il est de mes amis qui, partisans de la peine de mort, ne sont pas cependant des "démagogues de la pire espèce”.Ils croient à la valeur punitive du châtiment suprême et ceci est leur droit; vos insultes et ma désapprobation n'y peuvent rien Quant à leur culture — où à leur intelligence — détrompez-vous, elle n'est pas, d'après ce que j'en peux juger, inférieure à la vôtre.Vous vous faites fort “ d'analyser froidement” des théories partisanes sans être en mesure, semble-t-il, de justifier votre démarche avec le sérieux requis par la nature du sujet.Evidente et lumineuse, concise à l'extrême, la vérité apparaît ingénuement: les assassinats “classiques” (?) se subdivisent en deux groupes; les homicides — par égarement — passionnel, et les crimes sobrement prémédités jusque dans leurs impondérables.Tout ceci est très clair, autant que puisse Tètre votre incapacité manifeste à prendre en considération la totalité complexe d'un homicide et l'importance conjuguée des multiples facteurs qui conduisent à son accomplissement.(L'existence de crimes passionnels prémédités serait fâcheuse pour votre "raisonnement").Suit une naïve évocation de l'importance des inégalités sociales devant la justice.Peut-être eût-il été plus judicieux de définir ce problème en des termes susceptibles de rendre compte de sa véritable dimension; il faut sans doute être partie prenante de "l'élite" pour ignorer aussi délibérément le can “.ère fondamentalement politique de cette inégalité majeure devant la loi.Il convient donc d'ètre "triste" et “a-musé" à la fois de ce que le peuple, “lui qui, en général, n'a rien à craindre des criminels classiques”, soit favorable à la peine de mort et reste indifférent aux seuls avis autorisés.(Les criminologues apprécieront.).Ces propos peuvent prêter au sourire, ils n en demeurent pas moins inquiétants, d'autant que Turi croit judicieux d'ajouter, entre parenthèses je le concede, “c'est pourquoi le terme de plèbe paraît plus exact en l’occurence”.Il fallait y penser.L'analyse, l'explication des faits sont, à T évidence, d'un intérêt relatif; il est sans doute plus agréable de s'affirmer en cédant au désir impérieux de juger sans comprendre, c est-a-dire de condamner.Plus qu'inqualifiable, votre mépris à peine voilé de ce que vous appelez la "plèbe” est singulièrement grossier et ne vous fait pas honneur.Ne vous targuez donc pas de raisonner lorsque vous assimilez avec une feinte incoherence tous les tenants de la peine de mort: “démagogues", “incultes", "plébéiens".Pierre angulaire de votre texte, le rapport de ces trois éléments met en évidence une connotation essentielle qui déborde le thème que vous prétendiez traiter.En fait, ce que vous affirmez littéralement, c'est votre appartenance à T élite” et conséquemment.votre aptitude à juger et à exercer un pouvoir que vous ne détenez sans doute pas.(Ce dont je me félicite).En désespoir de cause, restent les mots avec lesquels il est toujours possible de jouer: ceux-ci se prêtent à toutes les facéties, en témoigne la mise en forme d'élucubrations pseudo-philosophiques qui.de par leur généralité, ne souffrent aucune contradiction: “car la vie suppose nécessairement la mort, et la mort suppose nécessairement la vie." (dixit) Le jeu est plaisant lorsque la peur des mots s'estompe pour laisser place aux certitudes d'un savoir que l'on ne maîtrise même pas.Ne m'en veuillez pas d’avoir manifesté si longuement mon inquiétude après la lecture de vos vues élitistes, je voulais simplement vous prier de ne plus être "triste” ou “amusé” devant les émois d'un peuple qui n’a que faire de vos sentences erronées.Sachez toutefois que, pendant que vous célébrez si maladroitement l'ineffable grandeur de “ l'élite intellectuelle et morale”, la "plèbe" elle, monsieur, fait l'histoire._ propos d’actualité Pourquoi les gouvernements acceptent-ils l'expansion inflationniste de la masse monétaire?En partie, peut-on penser, parce qu elle favorise l'expansion du rôle du gouvernement dans la société.Sans cette fausse lubrification de l’inflation, les gouvernements seraient forcés de faire des choix difficiles et de rejeter plusieurs des nombreux programmes qu'on leur suggère.En reliant la croissance monétaire a la croissance possible de l'économie, on instaure la discipline la plus efficace qu'un gouvernement, réellement soucieux de l'inflation, peut s'imposer à lui-même.Et, il va de soi.nous serions nous-mêmes forcés d'observer une telle disci-pine.Pour l'admettre candidement, je crois que nous avons tous pris l’habitude d'être sauvés par l'inflation des conséquences de beaucoup de nos décisions J.H.Panabakcr, président, Mutuelle du Canada, Waterloo, le 26 février 1975.l'homme est dominé par la société, brisé par elle, avili, réduit à l’esclavage! Ce qui est peut-être le plus intolérable, dans le monde que décrit Soljénitsyne, c'est le pouvoir illimité que des hommes possèdent sur d’autres hommes.Un pouvoir capricieux, abusif, arbitraire, tyrannique, absolu.Nous ne trouverons jamais les termes qui le décrivent adéqua-tament ce pouvoir monstrueux qui se manifeste de mille façons toute plus inimaginables les unes que les autres.Dans cet enfer, des hommes peuvent en condamner d'autres à dix ou vingt ans de travaux forcés sans que les malheureux aient quelque possibilité de se défendre.Des hommes dénoncent d'autres hommes sous toutes sortes de prétextes invraisemblables et leur témoignage est accepté.Dans ces camps de la mort, des hommes peuvent faire mourir des milliers d'autres hommes de froid, de faim, de fatigue, d'épuisement sans que les victimes aient quelque moyen de recours que ce soit.Dans Tordre abominable de l'Archipel, ce sont la plupart du temps les plus ignorants et les plus obtus qui commandent aux plus éclairés et aux plus intelligents, et qui leur imposent une autorité tra-cassière.persécutrice, avilissante.On comprend que Soljénitsyne rejette la violence avec beaucoup d'énergie.“Nous devons, dit-il, condamner l'idée même que des hommes puissent faire violence à d'autres hommes.“Et encore: "Le pouvoir est un poison, c'est bien connu depuis des millénaires.Que personne n'obtienne jamais de pouvoir physique sur les autres! Pour Thomme qui croit qu'il existe quelque chose au-dessus de nous tous et qui, pour cela, a conscience de ses limites, le pouvoir n'est pas encore mortel.Mais pour les gens qui ne connaissent pas cette sphère supérieure, le pouvoir est un poison cadavéreux.Rien ne peut les sauver de sa contagion." Tout au long de TArchip-tel du Goulag, l'auteur décrit de cent façons les formes d'abus du pouvoir que des hommes exercent sur d'autres hommes.C'est un mal général dont souffre le pays de 1 écrivain, et dont toutes les misères qu'il nous décrit ne sont que les conséquences nulti-ples.Que Ton supprime ce pouvoir immodéré que des hommes exercent les uns sur les autres et l'Archipel s'écroule.La question que Ton doit alors se poser est celle-ci : Comment une société en est-elle venue à accorder à certains hommes un pouvoir si exhorbitant sur d’autres hommes?Comment un ordre social donné a-t-il pu se fonder sur un tel mépris de l'être humain qu'il s'était pourtant propose d arracher à Tinjustice et à la misère?Ce que le Livre de Soljénitsyne donne comme réponse à cette question.me semble-t-il, c'est que le culte de Tidéologie Ta emporté sur le souci de Thomme concret et a ainsi faussé toutes les perspectives.L'Idéologie donne bonne conscience.Elle permet de combattre pour la dignité hu- maine en la bafouant, en la reniant dans sa propre conduite, parce que Ton ne recherche pas la libération de Thomme concret, existant debout devant soi.mais celle d'un homme abstrait qui dispense de tenir compte de Tautre.L’idéologie justifie même les actes les plus mauvais.Elle leur donne un caractère de bonté qu’ils n'auraient aucunement en eux-mêmes.“C’est la théorie sociale qui aide le scélérat à blanchir ses actes à ses propres yeux et à ceux d’autrui, pour s'entendre adresser non pas des reproches ni des malédictions, mais des louanges et des témoignages de respect.C'est ainsi que les inquisiteurs s'appuyèrent sur le christianisme, les conquérants sur l'exaltation de la patrie, les colonisateurs sur la civilisation, les nazis sur la race, les Jacobins (d’hier et d’aujourd'hui) sur l’égalité, la fraternité et le bonheur des générations futures.C’est Tidéologie qui a valu au XXe siècle d'expérimenter la scélératesse à l'échelle des millions.” "La théorie élevée et lumineuse, dit-il encore, et la rampante bassesse morale se sont tout naturellement entrelacées." Seul comptait la victoire du parti, gardien de Tidéologie, la réussite de tous les projets du parti par quelque moyen que ce soit, etc.Ainsi Tidéologie de la lutte des classes, considérée comme un dogme, un absolu, mène directement aux camps de concentration.On peut abattre les ennemis du régime, les réduire en esclavage pourvu que triomphe Tidéologie de la lutte des classes.Ce que Ton extermine, ce ne sont pas des hommes, c'est la classe honnie! Et toute la société d'applaudir aux réalisations du parti.“N'était-il pas loisible de croire que ce que Ton extermine, ce sont les classes, mais que les hommes issus de ces classes doivent plus ou moins subsister?” On ne pense pas alors au “bipède humain concret, avec cheveux, yeux, bouche, corps, épaules." Ôn libère Thomme qui fait partie des classes dont parle Tidéologie! Et c’est toute l'existence des détenus qui est faussée par cette supercherie.La délation devient une "vertu de classe”.La cruauté est exaltée, prônée, pourvu qu'elle contribue à la bonne marche de la lutte des classes.C'est Tidéologie aussi qui préconise le redressement par le travail.Elle proclame que c’est “le travail magicien qui sort les' hommes du néant et de l’insignifiance pour les métarmor-phoser en héros." Dès lors fai- sons travailler les détenus sans nous soucier de leur alimentation, ni de leur santé, jusqu'à ce qu'ils meurent.Exaltons le "travail magicien” qui extermine des millions d'hommes après en avoir fait des loques humaines déshonorées, humiliées.Sous le couvert du "travail magicien", établissons Tèsclavage et développons-le le plus possible.On pourrait relever une foule d'exemples qui démontrent bien que pour Soljénitsyne, l'emprise de Tidéologie fournit l'explication la plus large du déferlement de la violence et de la cruauté en URSS, et de l’embrigadement aveugle de la collectivité dans une entreprise qui confine souvent à l'hystérie.Qu’on lise par exemple, dans le tome II le chapitre intitulé: L’Archipel envoie des métastases.L’idéologie, quand elle perd contact avec la réalité, quand elle s’impose à la réalité au lieu d'accepter d'être continuellement corrigée par elle, devient un instrument d'oppression au lieu d'étre un instrument de libération.Elle transforme alrys des projets de restauration en des oeuvres de démolition.Elle corrompt l'information pour en faire du conditionnement psychologique.Au lieu d'apporter la lumière sur les situations, elle engendre des mystifications et les entretient obstinément.L'idéologie, qu elle soit socialiste, nationaliste, ou capitaliste ou quoi que ce soit, tend à schématiser la réalité, à la simplifier indûment, à,la fausser finalement et à la trahir.Elle est infailliblement manichéenne, fanatique, dogmatique.Dans le monde que nous décrit Soljénitsyne, les tueurs, les tyrans ont bonne conscience parce qu'ils sont lavés par Tidéologie, ils sont du bon côté.Tous les autres ne peuvent être que des suppôts de Tenfer et on peut les supprimer sans scrupule.Quel serait le correctif de i'i-déolo^ie?Qu'est-ce qui pourrait Tempecher de se détériorer et de devenir un moyen d'oppression?Ce serait la reconnaissance d’un “ordre intérieur" qui est “plus important et plus fondamental que Tordre social.” Le jour où ceux qui détiennent le pouvoir ne reconnaissent pas cela, la barbarie est proche.“Peu à peu, j’ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats, ni les classes, ni les partis, mais qu elle traverse le coeur de chaque homme et de toute l'humanité." Avec une telle philosophie, on peut échapper aux mystifications de Tidéologie et à son mani- EHWêÊÊ/Ê hatha - YOGA (avancé) Professeur Shanti Mercredi, 5 mars - 7:00 p.m.• Maîtrise et perfectionnement des postures • Techniques respiratoires • Détente - méditation LE LOTUS -1250 Boul.St-Joseph est, Inf.: 523-2815 chéisme brutal, parce qu alors, ce qui est important ce n'est pas.Tidéologie ou telle ou telle notion abstraite, mais Thomme, l'existence humaine comme expérience inaliénable, inépuisa ble.Dans l'univers que décrit Soljénitsyne, Thomme devient une chose.L'absolu est reposé dans une abstraction : la société socialiste.L'homme n'est plus un homme, et c'est bien vrai.Lisez L’Archipel.Pour une foi chrétienne plus dynamique Retraites de 8 jours selon les Exercices spirituels ¦•cfe s.Ignace, guidées par le Père L.Brien.S.J.Dates: 23 mars 3 mai 21 juin 12 juillet 16 août S'inscrire 3 semaines d'avance.Centre Leunis jour: 481-2781 soir: 481-1310ou 481-5399 A la Maison des Arts, La Sauvegarde sous le titre Dessins d'humour d'ici, quatre dessinateurs exposent du 1er au 17 mars, une trentaine de planches tirées d'un recueil lancé par les Editions de l'Aurore: “Tiens ça mort".Alors que la caricature et la bande dessinée sont solidement implantées dans nos journaux et dans notre vie quotidienne, le dessin d'humour, lui, cherche encore sa place et une reconnaissance publique.Pourtant, d'année en année,-il a évolué, il s eiît sophistiqué et ja marge entre lui, la gravure ou même la peinture s'est amenuisée de plus en plus; certains dessinateurs ont fait le pas et ont connu les honneurs des plus grandes galeries.Bernèche, Demers.McKale et Tibo — même si le journal reste encore pour eux le moyen privilégié d'expression ont voulu par une exposition et par un livre donner une existence un peu moins éphémère à leurs dessins.Au graphisme chargé de la caricature, ils opposent des pages blanches et quelques lignes minces et noires; au texte serré de la bande dessinée, ils opposent le silence de dessins qui, Tespèrent-ils, parlent par eux-mémes.Et si par cette exposition ils tentent de se trouver un public élargi, ils veulent surtout faire sourire et parfois, peut-être, grincer des dents.roMMiNioii: 6 * Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 ¦% suites de la première ?SAULNIER une nouvelle enquête sur ces faits "nouveaux'’ ou que ceux-ci pourraient être examinés par la Commission Dutil sur le crime organisé puisque cela concerne, tout compte fait, les relations de certains caïfs du Milieu avec des policiers.Selon certaines informations, il est probable que cette dernière solution soit celle qui sera retenue par la Commission de police.Si l'on fait un retour en arrière, les premiers articles du DEVOIR, au début de janvier 1972, parlaient de l'acceptation par M.Saulnier d'un téléviseur couleur offert par un hôtelier, alors qu'il était commandant de l'escouade de la moralité.11 était aussi question d'un dossier mis ‘‘sur les tablettes" par le maire Drapeau et le directeur Gilbert, lequel traitait de la corruption généralisée qui sévissait à l'escouade de la moralité à l'époque où M.Saulnier en était le commandant.Finalement un troisième aspect concernait l'action de M.Saulnier depuis sa nomination à la tête de la police, en mai 1971: certaines des actions reprochées à M.Saulnier par plusieurs policiers et officiers supérieurs concernaient justement des gestes dont il avait préalablement entretenu son ami, l'ex-policier Rolland Lamothe, le présumé ‘‘contact" de Nicola Di lorio et Angelo Lanzo.De l'enquête qu elle a menée sur ces révélations, la Commission de police avait d'abort réitéré le blâme verbal que le directeur Gilbert avait adressé au printemps 1967 à M.Saulnier au sujet du téléviseur.L'intéressé avait retourné l’appareil en mai seulement après que des enquêteurs spéciaux lui eurent rendu visi-visite pour s’enquérir des faits.Au sujet du dossier corruption, la Commission a conclu qu’aucune preuve n'avait pu être apportée pour soutenir une mauvaise conduite de M.Saulnier à l'époque de son passage à l'escouade de la moralité.Un fait toutefois doit être retenu les trois ex-subalternes de M.Saulnier — dont un membre de la Gendarmerie royale du Canada — qui ont témoigné à l'enquête, ont simplement fait état des indices qu'ils avaient découverts à l'époque.Ils avaient réclamé une enquête en profondeur des autorités — y compris du maire Drapeau — mais jamais cette enquête n'a été faite.Les policiers n'ayant jamais été mandatés pour enquêter sur leurs confrères ou leur supérieur, il était normal que la Commission de police, après dix ans, ne recueille que des bribes et des indices.Si elle avait voulu plus, il aurait fallu faire l'enquête qui n'a jamais été faite et interroger un très grand nombre de témoins.Quant au dossier de M.Saulnier comme directeur de la police de Montréal, la Commission de police a mis en doute le bien-fondé de plusieurs décisions et le style de leadership de l'homme du maire Drapeau.Elle a ensuite conclu à l'incompétence de ce dernier à diriger le plus important corps policier du Québec, versations portaient sur la conduite de l'ex-directeur de la police de Montréal et n'avaient pas été déposées en preuve lors de l'enquete que la Commission de police avait menée justement sur la conduite de M.Saulnier à la suite des premières révélations de janvier 1972.Après la mise au jour de bandes sonores et d une partie de leur contenu — lequel faisait état de la satisfaction des grands de la Mafia locale relativement au choix de M.Saulnier par le maire Drapeau et des intentions qu'aurait eues M.Saulnier et qui auraient pu favoriser certains rackets le ministre de la Justice avait référé tout le dossier à la Commission de police.Il y a deux semaines, quand la Cour suprême du Canada a validé le bref d'évocation obtenu par M.Saulnier en novembre 1972, bref qui visait à contester le droit de la Commission de police d'avoir statué sur sa compétence plutôt que sur sa conduite, le président de la CPQ, le juge Roger Gosselin, a déclaré que l'affaire des bandes sera étudiée après un jugement final dans la question du bref d'évocation.Or, l'entente intervenue hier avec le Conseil de sécurité stipule justement que M.Saulnier se désiste du bref d'évocation, ce qui met fin à toutes les procédures devant les tribunaux supérieurs.Reste donc maintenant à décider quand la Commission de police donnera suite à l'affaire des bandes sonores et de quelle façon.A ce propos, le juge Gosselin a déjà indiqué qu'il pourrait peut-être y avoir GUY LEDUC niste de métier.Aux élections d'octobre 1973.il a été réélu de justesse lorsque le candidat péquiste Guy Bisaillon réduisait de 8,383 voix à 577 la majorité libérale.Enfin, le rapport de l'enquête déclenchée par le président général des élections, François Drouin, rendait cette maigre victoire encore plus fragile en révélant que le scrutin du 29 octobre 1973 dans ce comté de Taillon fut maculé de nombreuses irrégularités.MÉTRO parmi les morts, a été terrassé par une crise cardiaque.Un responsable du métro trouve l’accident bizarre.La motrice était équipée d'un système devant actionner les freins en cas d'un malaise du conducteur, mais ce système ne semble pas avoir fonctionné., ., L'accident s'est produit a 8h4b du matin Le train de six voitures de la ligne nord chargé de banlieusards se rendant à leur travail dans la City, a dépassé le quai de la station de Moorgate et; penetrant dans le cul-de-sac ou la ligne se termine, il ’ s'est enfoncé dans des tonnes de sable formant butoir et s'est écrasé contre un mur de brique Selon un témoin, le train roulait à une soixantaine de km à l'heure en entrant dans'la station et après avoir ralenti un bref instant il a repris de la vi- tesse et enfoncé le butoir.Pendant que les pompiers s’efforçaient de dégager les passagers bloqués, les ambulances, sirènes hurlantes, fonçaient vers la station Moorgate et la police faisait appel aux donneurs de sang volontaires.Des équipes médicales, installées sur les quais memes de la station, y procèdent à des interventions d'urgence.Tout le quartier a été bloqué par la police.Une centaine de sauveteurs — policiers, pompiers et personnel du métro — se sont mis au travail dans une semi-obscurité pour tenter de dégager les passagers des trois premiers wagons du convoi.Le troisième wagon a chevauché le second dont il a perce le toit.“Les gens hurlaient” a raconté un rescapé qui a réussi à sortir par une fenêtre.Un rescapé, reprenant conscience sur la civière où l’avaient déposé les sauveteurs, éclata de rire en constatant: "Merci Seigneur je suis toujours vivant." C’est le plus grave accident qui soit survenu dans le métro de Londres depuis 1953: douze personnes avaient trouvé la mort dans une collision.Une autre collision survenue en 1962 avait fait onze morts.Le métro de Londres est le plus ancien et le plus long du monde.Inauguré en 1863, ses wagons découverts étaient alors tractés par des locomotives à vapeur 11 atteint actuellement une longueur de plus de 405 kilomètres, dont quelque 140 kilomètres sous terre à une profondeur variant de 18 à 55 mètres.En 1973, le métro de Londres a transporté 644 millions de passagers, soit presque deux fois moins que le métro de New York ou celui de Paris.DESROCHERS mation des produits sur place.Le haut fonctionnaire à qui Chet Sarrias, le président de la banque américaine, avait parlé avait répondu sans attendre un exposé complet du projet, que le Québec n'était pas intéresse.M.Desrochers a raconté qu'il avait dû s'envoler un 2 janvier, tôt le matin, pour tenter de convaincre cet investisseur américain d'implanter son aluminerie dans la région de Chibougameau.L'homme d.'af-faire s'apprêtait déjà à négocier la question avec le gouvernement vénézuélien.Interrogé par ailleurs sur les causes de la violence syndicale au Québec, M.Desrochers a déclaré que “trop longtemps, les patrons ont refusé, au Québec, de laisser entrer les syndicats chez eux.” 11 en est résulté, a-t-il ajouté, que les syndicats,, états-majors et syndiqués, sont trop souvent comme de jeunes veaux libérés de l'étable au printemps.M.Desrochers n'a toutefois pas blâmé les chefs syndicaux pour cette situation même s'il croit qu'ils ne sont pas en mesure de “contrôler cette force".Invité à donner son analyse de la responsabilité gouvernementale dans cette situation, M.Desrochers a poursuivi en disant que nos gouvernements ont eu peur de prendre leurs responsabilités.L'ex-conseiller spécial de M.Robert Bou-rassa a tenu à préciser qu'il n'adressait pas là un blâme déguisé à l'actuelle équipe gouvernementale mais qu'il se situait dans une perspective “historique".A son avis, les syndicats ont trop tendance à considérer le gouvernement comme un adversaire politique.Il leur reproche notamment d'accorder trop d'importance à cet aspect de leurs luttes au détriment de "la défense des membres ".Le problème, qui n'est pas particulier au Quebec, à son avis, pourrait se régler en partie si les votes de grève étaient pris "dans un climat serein et dans le secret".Se référant à l'obligation dans laquelle il se serait trouvé d'amorcer le débat sur le monopole syndical à la baie James avec la FTQ-Construction, M.Desrochers a dit trouver "tragique" de constater l'impossibilité pour les trois centrales présentes dans la construction de s'asseoir à une table de négociations commune.Revenu au monde des affaires où il a longtemps évolué, M.Desrochers a expliqué qu'au temps des grèves d'Asbestos et de Louiseville, "j'aurais été me battre avec ceux qui étaient matraqués".M.Desrochers n'a pas été amené à commenter l'attitude du gouvernement Bourassa, dont il faisait partie, lors des importants conflits de la fonction publique et de ceux qui ont fait la manchette récemment.Il a réitéré sa confiance dans l'équipe libérale actuelle et dans le leadership de M.Bourassa.CIA CTA, il apprit que l’agence avait participé à des meurtres."Les détails concernant ces assassinats sont soigneusement cachés," a déclaré M.Schorr.Le président Ford, lorsqu'il a été mis au courant en décembre de ces activités de la CIA aurait été "scandalisé" et les aurait invoquées comme raison pour mener les enquêtes d'une façon ‘extrêmement prudente." Selon M.Schorr, 1 actuel directeur de la CIA, M.William Colby, a déclaré à une occasion: “il vaut mieux laisser les squelettes familiaux où ils sont”.“H semble qu'il pensait à des vrais squelettes," a ajouté M.Schorr.M.Colby a d’ailleurs dirigé la célèbre "Opération Phoenix" de la CIA au Sud-Vietnam à la fin des années 60 et début 70, au cours de laquelle des milliers de citoyens vietnamiens auraient été exécutés.Le chiffre des victimes de cette opération serait aux alentours de 20,500.Quatre anciens hauts fonctionnaires de la C I.A.ont catégoriquement démenti hier soir les informations de M.Schorr.Deux des fonctionnaires ont toutefois reconnu que des propositions d'assassiner M.Fidel Castro, premier ministre de Cuba, et le dictateur dominicain, M.Rafaël Trujillo, avaient été faites, mais à un bas échelon de l’organisation, Aucune suite n'avait été donnée à ces projets, ont-ils ajouté.Un troisième fonctionnaire a reconnu que la C I.A.était au courant d'un projet d'assassiner le premier ministre du Sud-Vietnam, M, Ngo Dinh Diem, en 1963, et que l'agence d'espionnage américaine avait décidé à l'époque “de ne rien faire pour l'empêcher." M.Ngo Dinh Diem fut assassiné en novembre 1963.+ ASSOCIÉE DES APPELS UNIFIÉS ET FÉDÉRÉS Des entretiens “exploratoires"en 1972 Desrochers admet avoir “laissé croire” à la FTQ le gain du monopole syndical par Louis-Gilles Francoeur Affirmant à son tour avoir “exploré" la possibilité d'une entente avec la FTQ-Construction sur un contrat de travail de 10 ans sans droit de grève, M.Paul Desrochers, ex-conseiller spécial du premier ministre du Québec, a admis hier, devant la commission Cliche, qu'il avait "laissé croire” à la FTQ qu’il lui accorderait en retour le monopole de la représentation syndicale sur le chantier du “projet du siècle".Félicité par le juge Cliche pour sa "franchise", M.Desrochers est allé beaucoup plus loin que les représentants de 1 ' Hydro-Québec et de la FTQ-Construction en affirmant qu'il avait évoqué cette possibilité dès le début de décembre 1972, lors d'un diner qui réunissait Chez Son Père, à Montréal, outre lui-même, un représentant du ministre du Travail, M.Jacques Lorion, le président de la FTQ, M.Louis Laberge, et M.André Desjardins, directeur de la FTQ-Construction.M.Desrochers n’a pas hésité à confirmer que la fameuse rencontre du 26 décembre 1972 au bureau du premier ministre, M.Robert Bourassa, s’est déroulée sur le même thème, même s’il a maintenu qu'il s'agissait “d'exploration" et non pas de négociation à proprement parler.M.Desrochers avait rencontré, le 3 octobre de la même année, les mêmes interlocuteurs syndicaux en présence du ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, au Club de la Garnison, dans la Vieille Capitale.Il a dit qu'il n'avait pas laissé croire à ces interlocuteurs syndicaux qu'il .avait l'intention de leur accorder le monopole syndical en retour d'une convention collective de 10 ans sans droit de grève.Le procureur de la Commission, Me Lucien Bouchard, a tenté, mais en vain, de faire admettre au témoin que l'évolution de sa stratégie sur la question du monopole, entre les deux réunions précédentes, s'expliquait par l’appui que lui aurait accordé le directeur de la FTQ-Construction a l'époque, M.André Desjardins, lors de l'élection partielle du li octobre 1972 dans le comté de Duplessis.Le candidat libéral dans ce comté était M.Donald Ga-üenne,, le député-maire de Sept-Iles.M.Desrochers a admis avoir rencontré ou parlé à M.Desjardins le 3 octobre au soir à Sept-Iles.Craignant des explosions de violence, comme il s'en était produit une ce jour là entre partisans libéraux pris à partie par des adversaires politiques non identifiés, M.Desrochers a alors demandé à M.Desjardins de voir à ce que les troupes syndicales de ce dernier ne troublent pas la sérénité de nos traditionnels affrontements électoraux.Le témoin a résisté à toutes les suggestions du procureur qui tentait de lui faire dire qu il avait demandé à M.Desjardins une aide concrète en vue de “faire respecter l'ordre” dans le comté traditionnellement libéral.Comme par hasard, M.Desjardins et son groupe tenaient cette fin de semaine-là un mini-congrès à Sept-Iles.A preuve de sa bonne foi, M.Desrochers a affirmé avoir adressé des demandes identiques en vue de faire régner "un climat serein" dans l’élection, à différents propriétaires de chantiers de construction.M.Desrochers devait toutefois admettre que dans son esprit, il recherchait du côté de la FTQ-Construction un appui semblable à celui accordé par la CSN au candidat péquiste.Il n'a pas voulu reconnaître par contre que ce “service” rendu par André Desjardins ait pu "influencer" l'offre de monopole faite quelques semaines plus tard à “Dédé" Desjardins et à Louis Laberge.“Un homme sain d’esprit peut cloisonner certaines choses”, a-t-il commenté avec fermeté.A cette époque, les dispositions de la loi 290, régissant l'industrie de la construction dans la province, rendaient nécessaire l’accord de la CSN à toute modification au décret de la construction.La présence de cette centrale aurait donc été indispensable pour mettre sur pied le “Conseil syndical" unique qui aurait regroupé dans une accréditation unique tous les syndicats présents sur le chantier de la baie James.M.Desrochers, alors en charge du projet de la baie James, a déclaré qu'il avait fait de nombreuses recherches sur la question du monopole car il cherchait un moyen de contenir les coûts du projet hydro-électrique dans les limites prévues.L'ex-conseiller du premier ministre a aussi déclaré sans ambages et sans trous de mémoire que le sujet avait été abordé directement le 19 janvier 1972 à New York, où la Cie Bechtel avait réuni le conseil d'administration pour lui faire part de son expérience dans le contrôle des coûts de projets de cette envergure.M.Desrochers a même dit que dans ce contexte, le monopole syndical lui paraissait un objectif "souhaitable".Il rêvait de constituer à la baie James — à l'exemple du chantier de Churchill Falls — un super-syndicat dans lequel les trois centrales et leurs syndicats auraient été représentées.Dans une telle hypothèse, il aurait recommandé au premier ministre de présenter une loi spéciale pour rendre la chose possible en dépit des objections du ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, qui préférait régler ce problème par des amendements au décret provincial.Niant avoir usé de discrimination envers la CSN, M.Desrochers a dit que cette centrale aurait été amenée à faire valoir son point de vue lors des nombreuses étapes qui marquent la présentation d'un projet de loi, notamment au niveau des commissions parlementaires.Bien que n’ayant aucun mandat spécifique, M.Desrochers a dit qu'il avait contacté la FTQ parce que cette centrale était la force dominante dans l'industrie.Il lui semblait alors impossible de réunir autour d'une même table les deux centrales et son objectif à lui, était d'amener un syndicat à discuter concrètement de son projet avec les responsables de la baie James.L’obstacle qu'il a alors choisi de contourner par les approches secrètes au lieu de le surmonter: “Trois demi-douzaines de Messieurs qui refusent de s'asseoir ensemble", visant par là les états-major des deux centrales dont il a dit ne pas comprendre l’attitude.Le commissaire Guy Chevrette devait toutefois provoquer chez M.Desrochers un certain embarras en lui demandant si le fait d’amorcer les discussions sur un sujet aussi important, en dépit de l'esprit de la loi 290 ne constituait pas justement une "façon d'attiser les rivalités La GRC laisse filer l’Answer HALIFAX (CP) — Le cargo-pirate "The Answer" a trouvé vent favorable et on estime désormais qu'il vogue en eaux internationales, à la sortie du golfe Saint-Laurent vers le détroit de Cabot.La Gendarmerie royale du Canada a renoncé à l'arraisonner.Les quatre membres de la GRC qui étaient montés à bord du brise-glace John A.Macdonald jeudi eh qui suivaient depuis le "The Answer", ayant en main des mandats d'arrestation pour le capitaine Brian Erb et son équipage sont devenus de simples passagers qui attendent le retour du brise-glace au port.Pendant ce temps à Ottawa, les discussions vont bon train chez les autorités fédérales qui se demandent si la GRC avait de toute façon le droit d'arrêter le "The Answer" au moment où il se trouvait encore dans le fleuve.Un porte-parole du ministère de la Justice a déclaré hier que le bateau aurait pu faire l'objet d une poursuite et d'une saisie.Depuis 1948, ce ministère a toujours soutenu que toutes les eaux du golfe sont des eaux canadiennes, comme en témoigneraient les règlements de la pèche.Mais un porte-parole du ministère des Affaires extérieures s'est plutôt rangé du côté de la GRC qui limite son champ d'intervention à 12 milles des côtes."The Answer" était hier à environ 45 milles de ROCHER Suite de la page 3 didat" qui ignorait toujours qu'il l'avait été, et qui en a d'ailleurs ete informé fortuitement dans un couloir.En 1965, dans des circonstances analogues, Te chancelier du temps avait eu l'amabilité de me convoquer pour m’expliquer pourquoi il avait porté son choix sur une autre personne ", écrit M.Rocher au chancelier d aujourd'hui, avec quelque nostalgie pour l'élégance et la politesse de Mgr Paul-Emile Léger.Le président du comité de consultation, M.Martucci n'hésite pas à emboîter le pas là-dessus.“Peut-être savait-on que le Conseil de l'université tendrait sûrement à nommer M.Lacoste", commente-t-il, mais ce n'était pas une raison pour manquer à une certaine éthique qui aurait commandé qu'qn s'enquière au moins de la façon dont M.Rocher concevait le rectorat" Le chancelier n'étant pas disponible hier pour commenter les réflexions de M.Rocher, on ne sait si ce remous porte la derntere vague à s’écraser au pied de l'université de la montagne, ou si quelque verte explication en fera trembler les fondements.Munro est hospitalisé OTTAWA (PC) — Souffrant apparemment d’épuisement, le ministre fédéral du Travail, M.John Munro, a été admis hier à 1 Hôpital de la Défense nationale, à Ottawa.Il doit s'y reposer pendant au moins deux jours, a dit un de ses adjoints.Violemment critiqué parce qu'il serait impliqué dans les irrégularités entourant une affaire de draguage dans le port de Hamilton, M Munro songerait présentement à démissionner de son peste dans le cabinet.Gaspé.Le ministère de la Justice ne désespère cependant pas d'en arriver à ses fins et a fait savoir hier qu'il pourrait réclamer l'extradition du bateau, dès qu'il atteindra un port étranger.On sait que le "The Answer" a quitté Québec dimanche, malgré une interdiction de la Cour.Trois groupes différents en réclament la propriété.M.Paul-Emile Caron de Louiseville prétend avoir acheté le bateau aux enchères pour la somme de $28.000 en novembre dernier.M.Charles Fournier, de Montréal, dit en être co-propriétaire avec le capitaine Brian Erb.Il avait l'intention de le faire remorquer à Halifax, puis à Vancouver, quand le bateau a quitté Québec.Enfin une compagnie panaméenne, la Vitrai Navire S.A.déclare être le seul propriétaire légal du navire et appuie l'odyssée du capitaine Erb.Un représentant de cette compagnie, M.Robert Anderson s'est rendu à bord du navire jeudi, par hélicoptère.pour remettre $5,000 au capitaine qui, a son avis, n'a rien fait de mal.M.Anderson a depuis regagné Boston, OÙ l'on croit savoir que le navire se dirige, avant de gagner les mers du sud.Des journalistes du Soleil et de la Presse ont pu monter à bord du cargo jeudi midi, pour constater les conditions RÉFORME Suite de la page 7 qu elle sert.Or, ce milieu-là ne fut et ne sera jamais qu'un milieu civil.Civils les étudiants, civils les travailleurs, civils les habitants d'un quartier, civils les chats qui grimpent dans les arbres.Civils aussi, les policiers, chose qu’on oublie parfois.L’intégration des deux personnels dans le même service est essentielle à cette nouvelle orientation.Elle se heurte naturellement à des résistances chez les états-majors, recrutés parmi des hommes qui ont gagné leurs galons sans d'autre soutien que leur travail, ou plus pathétiquement encore, qui a defaut de profils de carrière, de cours de perfectionnement à une époque où la notion de gestion était inexistante dans le secteur public ou para-public, n’avaient plus qu'un recours, et avilissant pour la profession policière: l'influence politique.Dans son mémoire, le syndicat des fonctionnaires municipaux donne parfois l'impression qu'en voulant réserver uniquement à des civils les tâches administratives et para-policieres, il se soucie peu de ce que l'agent de police se voit cantonné dans la seule fonction opérationnelle'’.En somme, pour revaloriser le civil, ne court-on pas le risque de priver le policier de l'occasion de sortir de son rôle conventionnel de ‘‘flic'?Faudrait-il nécessairement qu'un policier devenu spécialiste en informatique, ou attiré par cette profession, doive abandonner sa fonction de policier pour satisfaire à cette ambition?Trancher trop nettement entre la fonction policière et administrative de risque-t-il pas de compromettre le caractère polyvalent si nécessaire à’ la formation de l'agent de police moderne?Comme on le voit, la question est complexe.Elle ne trouvera pas sa solution dans le seul dialogue d'un syndicat avec l'état-major, mais aussi dans un dialogue, devenu hautement impérieux, entre les syndicats eux-mêmes, celui de la Fraternité des policiers et celui des fonctionnaires municipaux, qui devront aller au-delà des compétences jalouses, à la recherche d'objectifs communs.périlleuses de ce voyage.Le chauffage manque et les vivres commencent à se faire rares, ont-ils rapporté, mais "le moral est bon".Les journalistes ont nié toutes les rumeurs qui faisaient de la vie à bord une “orgie de bière et de "pot".L'équipage composé de sept femmes, 14 hommes et un chat, serait plutôt "très discipliné".Tandis que cette bizarre aventure se poursuit, ramenant le pays à 1ère des boucaniers, plusieurs témoignages construisent au capitaine BTrb une image de héros des mers, sans peur et sans reproche.Une étudiante d'Ottawa, Mlle Marianne Ackerman, qui a déjà fait partie de l'équipage, affirmait hier que "la dernière escapade de Brian Erb n est qu'un épisode d'un véritable roman d'amour entre ce capitaine et son navire".Ce bateau n'était à l'origine qu'une épave d'un cargo pour transport du bétail, le “Claru Clausen", échoué près des Es-coumins au Québec.En 1969.Erb, aidé de quelques amis, a récupéré l'épave et l a fait remorquer au port de Kingston pour l'y faire réparer.Erb avait alors l'intention de transformer le cargo en navire spécialisé dans le sauvetage et la récupération des épaves.Il voulait doter le navire d'un important équipement de plongée sous-marine et faire le tour du monde à la recherche d’épaves.Eprouvant quelques difficultés à faire face aux frais de réparation à Kingston.Erb quitta la ville ontarienne pour Montréal en décembre, a bord de son bateau et dans des conditions difficiles.Avec un équipage réduit, il entreprit lui-mème les réparations, avec l'aide financière des frères Fournier de Montréal qui croyaient que les plans d'Erb les mèneraient à une fortune rapide."Nous recherchions plus que la richesse et la célébrité”, explique cependant Mlle Ackerman qui avait renonce à l'aventure avant le départ pour Montréal."On ne peut comprendre Erb sans être sensible à ses désirs très romantiques, à ses obsessions idéalistes." Selon elle, l'équipage qui accompagne actuellement le capitaine Erb éprouve une véritable fascination pour ce personnage, passionné de la mer.la météo Une perturbation atteindra la ville de Québec ce matin et par la suite ITIe-du-l’rince-Kdouard en soirée.A l'avant de ce système les nuages envahiront nos régions suivis plus tard par de la précipitation sous forme de neige légère.Cette pression passée, des conditions plutôt nuageuses persisteront avec des aversçs de neige çà et là.Les températures ne subiront as de changements demain mais il est possi-le qu'il se produise un refroidissement.• Région Chibougamau: plutôt nuageux et chutes de neige locales.Maximum 10 à 15 Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux • Régions Abitibi, Pontiac-Témiscamingue.Haute-Maurieie: nuageux chutes de neige locales, Maximum 15 à 20.Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux.• Régions Outaouais, Montréal, Cantons de l'Est, Laurentides, Québec/Trois-Rivières nuageux, chutes de neige locales Maximum près de 30 Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux • Régions Rimouski.Gasnesie, Sept-Iles, Baie-Comeau: neige légère.Maximum près de 20 Aperçu pour dimanche: nuageux • Régions Lac St-Jean: neige légère Maximum près de 20 Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux.intersyndicales".Le témoin a répondu qu'il ne le croyait pas et qu'à son avis, ses fonctions lui commandaient de réussir à asseoir rapidement des représentants syndicaux et gouvernementaux à une même table pour examiner concrètement son projet.Jetant un peu de lumière sur l'esprit de la FTQ dans cette “exploration ", le témoin a dit que MM.Laberge et Desjardins se montraient sceptiques sur le succès de la négociation à cause de l'autonomie des locaux menacée par le projet de conseil syndical unique et qu'ils n'acceptaient pas de voir leurs membres passer par les centres de placement provinciaux au lieu des traditionnels bureaux de placement syndicaux.M.Desrochers ne s'est pas souvenu de quelque opposition devant la possibilité d'enlever aux syndiqués leur droit de grève pendant 10 ans.Interrogé par ailleurs sur le même règlement des dettes du défunt ministre du Travail, M.Pierre Laporte, M.Desrochers a reconnu que le Parti libéral avait remboursé l'architecte Normand Gagnon du prêt de $50,000 consenti par ce dernier à l'organisation de l'adversaire de M.Robert Bourassa à la course au leadership de 1970.Le chèque a été payé par le Montréal Trust sur autorisation du trésorier du parti libéral, M.B.V.Ryan.Le témoin a nié avoir laissé entendre à M.Gagnon qu'il lui serait “reconnaissant" d'oublier les intérêts de cette dette.M.Desrochers, qui a des intérêts comme M.Normand Gagnon dans la Place Dupuis, a aussi nié que les faveurs dont ont parlé certains journaux dans cette affaire aient un lien avec les contrats de location accordés par certains organismes para-gouvernementaux à l'administration de cette entreprise.M.Desrochers a par ailleurs contredit le témoignage de M.Pierre Nadeau, le président de Petrofina, qui faisait état devant la commission du peu de confiance du président de I Hydro-Québec, M.Roland Giroux, à l'endroit des ingénieurs québécois.Selon M.Nadeau, le président de l'Hydro aurait écarté les projets soumis par un consortium d'ingénieurs québécois et canadiens en disant que les ingénieurs du Québec n'étaient “pas assez compétents".Selon M.Desrochers, M.Giroux a dit qu ' aucune firme québécoise ou canadienne n'avait eu une expérience directe dans un projet de cette envergure ", Le témoin a ensuite cité plusieurs exemples démontrant la confiance qu'aurait eu M.Giroux dans la compétence des ingénieurs québécois.N«t«* qo« la» «vl* 4« «Mki* doivent nou» parvenir avant 4:30 p.*n.pour publication du lendemain.te dimanche 13 d 4:30 p.m.BABOYANT Marie-Antoinette Mlle.A Montréal, le 25 février 1975, est décédée, accidentellement Mlle Marie-Antoinette Raboyant.R A.: L.ès I,.; L.S.P: L.S.S.; L.P.A .journaliste, bibliothécaire, membre de l'Association des Diplômés de l'Université de Montréal, de la Société de Philosophie de Montréal, de l'Association des Bibliothécaires du Québec, de la Canadian Library Association, de l'Alliance Française, de la Société d'Ktudes et de Conférences, a été pendant plusieurs années journaliste de la Société des Femmes Universitaires, des Petites Soeurs de l'Assomption et autres, laisse dans le deuil, sa mère.Mme Lina Raboyant, ses frères et soeurs, Joseph, Irène, Marie et Thérèse, ainsi que ses neveu et nièce Pierre et Jocelyne, Les funérailles auront lieu samedi le 1er mars.Le convoi funèbre partira de la Résidence Funéraire Urgel Bourgic Limitée Angle Boni.Décarie et avenue Notre-Dame-de-Grace pour se rendre à l'église Notre-Dame-de-Grâce où le service sera célèbre a IILOO heures.Et de la au cimetière de la ( ôte des-Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation LEFEBVRE Albert, Baie du Fèvre, le 28 février 1975 a l'âge de 85 ans, est décédé, M.Albert Lefebvre, cultivateur rentier.Lui survivent son épouse Aline Proulx.ses enfants: Madeleine.Soeur de l'Assomption Ste-Vierge.de Nicolet.Simon de Drummondville.Clément, Marcel et Germain de la Baie du Fèvre, Pierre-Paul curé de Princeville.Roland de Boucherville, Gabrielle de St-lsidore de Laprairie, Jérôme de Trois-Rivières, Suzanne de Nicolet, ses brus et gendres: Jeannette Levasseur, Cécile Elle, Michelle Lemire.Robert Elle, Léo Vigneault, Henri-Paul Patenaude et Roger Rousseau, ainsi que de nombreux petits-enlants, frères et soeurs, neveux et nièces.Les funérailles auront lieu lundi le 3 mars 1975.Le convoi funèbre partira du Salon Rousseau, de la Raie du Fèvre, pour se rendre à l'église paroissiale de la Raie du Fèvre où le service sera célébré a 2:30 heures Et de là au cimetière du même endroit lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.^ NORMAND Alcide à Asbçstos, le 27 février 1975 à l'âge de 80 ans, 7 mois, est décédé M.Alcide Normand, epoux de Angéline Larose.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses en-fants: Simone de St-Jean.N.B.Germaine d Asbestos.Jean-Marc d’Asbestos.Roger de Hauterive.Raymond de Beloeil (employé au journal Le Devoir! Hélène de Chute aux Outardes, Pauline de Chateauguay.Les funérailles auront lieu samedi le 1er mars Le convoi funèbre partira du Salon Réal Durocher, Boul, St-Luc, Asbestos, pour se rendre à I église St-Isaac Jogues où le service sera célébré à 2:00 heures p.m.Et de là au cimetière du même endroit, lieu de la sepulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.OUIMET Paul A.A l'hôpital General de Montréal le vendredi 28 février 1975, est décédé, M.Paul A.Ouimet (maire de West-mount) époux blen-aimé de Pauline Tlùm-mins.Père de Paul Jr.Margot.Michelle, Pierre et Jacques Frère de Mme Jacqueline Patterson.Les funérailles auront lieu lundi le 3 mars Le convoi funèbre partira de la Maison Funéraire Wray-Walton Wray.No 1234 rue de la Montagne, pour se rendre à lègllse St-Leon de Westmount où le service sera célébré à Il 00 heures Et de là au cimetière de la Cote-des-Neiges.lieu de la sepulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre in-citation.S V.P pas de fleurs, dons au fonds d Hématologie de l'Hôpital Général de Montréal, seraient appréciés. Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 • 7 Dupuis et Mantha reconnus coupables dans le sac de LG-2 Le juge James Nolan prononcera vendredi prochain sa sentence dans la cause de Maurice Dupuis et de Michel Mantha, reconnus coupables hier par jury d’avoir comploté le ou vers le 21 mars 1974, avec Yvon Duhamel, pour crever des réservoirs du chantier LG-2 “de façon à diriger le contenu (du mazout) vers un foyer d'incendie.” Pour un tel méfait, les accusés sont passibles de 14 ans d’emprisonnement.Le jury a acquitté Mantha et Dupuis de quatre des six fhefs d’accusation portés contre eux et il a amendé le premier chef en retranchant les mots: “mettant par là en danger réel la vie des gens" (ce qui rendait les coupables passibles de l’emprisonnement à perpétuité).L'autre accusation où la culpabilité est prononcée par jury peut faire encourir une peine de sept ans de prison: soit conspiration avec le dénommé Duhamel pour commettre un méfait à l'égard de biens publics d’une valeur de $10 millions à LG-2, pour tenter volontairement d’empêcher l’exploitation légitime du chantier.Le procès faisait suite à une plainte déposée le 15 juillet 1974.Le jury, dans cette Cour du banc de la reine, après délibérations, a prononcé un verdict de non-culpabilité dans les quatre accusations qui suivent: 1) complot avec Duhamel pour détériorer volontairement les centrales d’énergie électrique situées à LG-2; 2) détériorer volontairement un véhicule; 3) avoir mis le feu volontairement à cinq dortoirs et, enfin, 4) avoir tenté (toujours en complotant avec Yvon Duhamel) de mettre le feu volontairement à tous les immeubles du chantier LG-2, propriété de la Société d’énergie de la baie James (SEBJ).Epilogue de la rivalité entre Atomes et Gitans Les Atomes contre les Gitans, c'est de l’histoire ancienne à Sherbrooke où se sont estompées les rivalités entre gangs de motards.Débordant d’optimisme quant à la paix qui régné désormais dans cette ville de l'Estrie, un jugement de la Cour d’appel déboute la Reine d’une demande de révision de sentence à l’encontre d’un ex-motard qui, après deux mois de détention préventive, n'avait eu qu'un mois de prison (et une probation de deux ans) pour avoir tenté de tuer, en le frappant avec un couteau, un Gitan du nom de Jacques Emond.Jean-Noël Roy ét;qt à visiter un copain blessé, à l’hôpital de Sherbrooke.Des Gitans ayant repéré des “Atomes” dans un couloir de l’hôpital — Roy appartenait au club des Atomes — il s’ensuivit une bagarre au cours de laquelle le jeune Roy blessa Emond.Le premier juge a bien usé de sa discrétion, estiment le juge en chef Tremblay et les juges Montgomery et Turgeon.Il s’agit d’un crime commis dans des circonstances exceptionnelles, et le jeune Roy, sans antécédent judiciaire, a promis de ne plus faire partie de ces gangs et d’éviter tout insigne ou personne reliés à de tels gangs.Upshaw en liberté provisoire Bradley Upshaw, joueur des Alouettes de Montréal, a été remis hier en liberté provisoire après avoir comparu devant le juge André Chaloux, des Sessions de la Paix, sous trois chefs d'accusation pour lesquels il s’est dit non coupable.Le pere d'Upshaw s’est engagé personnellement pour une valeur de $1,000, pour que puisse être libéré son fils.L’accusation parle d’un complot pour commettre un acte criminel et d'un vol de $500 qu’aurait commis Upshaw sur la personne de Peter Brandt alors que la victime était tenue en respect au bout d’un revolver.De plus, selon l'accusation, Upshaw serait l'auteur de voies de fait sur un conducteur1 d'autobus de la CTCUM, Gilles Borduas (Borduas est également publicitaire d'une ligue de hockey mineure).Pour vivre en harmonie avec son propriétaire Propriétaires et locataires, comment vivre en harmonie.C'est le titre de la plus récente brochure du service de l'information du ministère québécois de la justice, en guise de vulgarisation de la “Loi pour favoriser la conciliation entre locataires et propriétaires”.Cette brochure, tirée à plus de 100,000 exemplaires, sort un mois environ après le “Guide du locataire", édité et distribué par le Centre communautaire juridique (ce guide, tiré à 75,000 a intéressé 60,000 locataires à ce jour).Rappelons que l'information ne manque pas à ce sujet, même si elle parvient un tantinet en retard à ses destinataires.L’Aide juridique a déjà consacré quelques "minutes juridiques a la radio" à ces droits du locataire et la Commission des services d'aide juridique doit publier une autre brochure sur le thème locataires-propriétaires en mars.Quant à cette brochure gouvernementale, on peut l'obtenir gratuitement chez l'éditeur officiel du Québec où à l une des 30 adresses de la Régie des loyers, un peu partout au Québec.On y retrouve notamment les huit raisons précises qui permettent l'éviction d'un locataire (les autres motifs doivent être plaidés devant la Commission des loyers) et l'explication d'une méthode technique mise au point pour calculer les hausses de loyer et prévenir les excès en ce domaine.Le principal bureau de la Régie des loyers loge au Palais de justice de Montréal, téléphone: '873-2173.puvelles ittémim 1 HFRDOMADAIRF DF 1 ACTUALITE CULTURELLE NO 2456 Dans la livraison du lundi, 3 mars 1975: LE PHÉNOMÈNE ARIANE MNOUCHKINE En vente au numéro dans toutes les librairies .—,- Abonnez-vous auprès de PERIODICA I 7045, avenue du Parc I Montréal 303 Nom.Prénom .A l’audition devant la Cour d'appel les procureurs avaient admis que la guerre des motards avait pris fin à Sherbrooke par suite de nombreuses arrestations et incarcérations.Il faudra peut-être suggérer à d’autres villes aux prises avec des “gars de bicycle” déviants de former des missions rogatoires qui iraient chercher inspiration à Sherbrooke.L’une des clés de la réforme policière: l’intégration du personnel “civil” par Jean-V.Dufresne Est-il concevable que des agents de police rémunérés à des salaires de jeunes cadres soient aujourd’hui utilisés pour occuper des fonctions de crieurs dans la salle des pas perdus, de préposés au stationnement dans les garages, de commis aux écritures, de magasiniers au quartier-maître, de chaperons aux visiteurs, et même de décorateur?Telle est pourtant, dans sa forme la plus caricaturale.la situation dans la police de la CUM, malgré la présence de quelque 500 civils déjà affectés a des tâches purement administratives et para-policières.Et Ton peut s'attendre à ce que plusieurs centaines d'autres viennent se joindre à leurs rangs d'ici quelques années si Ton retient les recommandations du rapport Daigneault sur l'allocation des ressources pnysiques et humaines.Mais il ne suffit pas de remplacer un policier par un civil, pour libérer le premier de tâches dévalorisantes, et le rendre à sa fonction première, qui est d'assurer Tordre et la paix.Il faut aussi, et en même temps, revaloriser le personnel civil lui-méme, lui tracer un plan de carrière comme on Ta fait pour l'agent de police, lui offrir l'accès aux programmes de perfectionnement, bref l'intégrer à part entière dans le service, sinon pour lui confier des tâches analogues à celles du policier, du moins comparables en termes d'intérêt, de responsabilité et de motivation.Les choses n'en sont pas encore là, et le mémoire du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, qui abordait cette question vendredi devant la Commission de Police, prend parfois l'allure d'un réquisitoire contre la police de la CUM pour la manière dont elle a considéré son personnel civil jusqu'à ce jour.L'emploi de personnel civil dans la police de Montréal remonte au début des années soixante, alors que pour des raisons d'économie surtout, on commença de subsituer du personnel policier à du personnel civil.C’était bien mal commencer que de justifier une telle politique pour des soucis d'ordre économique, inspirés, qu'on le veuille ou non, d une mentalité de “cheap labour ”.Deuxièmement, l'acquisition de personnel civil se poursuivit dans un fort mauvais esprit: lorsque Dieu a besoin de quelqu'un pour faire un bon travail sur Terre, il y envoie ou un Anglais, ou un colonel, ou un sergent de police.Il serait superflu de rappeler — tant de criminologues Tont déjà fait — que l’organisation policière dans le monde fut largement inspirée des structures militaires, avec le résultat qu’on sait: les militaires ne redoutent guère Dieu, et les policiers encore moins les civils, de sorte que ces derniers, dans un corps de police, font le plus souvent office de tâcherons, un peu à la manière des femmes dans les grands bureaux, qu’on réserve à des fonctions subalternes: commis, secrétaire, dactylos, copistes, etc.Le mémoire des fonctionnaires signale queloues exemples de cette situation: on impose la relève des quarts aux civils, cependant que les agents de police qui accomplissent le même travail se réservent les plus belles heures, qui sont celles du jour.Ou alors, s’il faut faire du surtemps, Tagent de police aura préséance.Les employés civils sont écartés, sur la scène d’un crime.S'il faut un photographe sur les lieux du délit, ce photographe sera forcément un agent de police.Ce dernier veut-il se perfectionner?Il a droit à des cours gratuits, à des primes de perfectionnement, et on lui dira ce qu'il lui faut apprendre pour passer avec succès le prochain examen de promotion.Le civil à la police n'a pas droit à ces avantages.Pendant ce temps, cet employé voit la direction de la police violer impunément la convention collective de son syndicat en faisant accomplir des fonctions non policières par des agents de police.Et si Ton va en arbitrage, et que Tarbitre donne raison au syndicat, la direction de la police fera la muette, et ignorera la sentence.Le plus ironique, dans cette situation, c'est que Tautre syndicat, celui des policiers, déplore précisément que certains de ses membres se voient confier des tâches dévalorisantes.Entraînés et équipés à un prix foux, policiers de fière allure, orgueilleux de leur mission civique, sinon parfois motivés par des ardeurs extra-républicaines à la porte des usines ou dans le Vieux-Montréal, voilà qu'on leur impose des ' lobs de filles ", pour tout dire.Soit dit entre nous, les filles ne se plaindraient pas de faire leur "job " au salaire que touche aujourd'hui un policier.A ce sujet, M.Des Trois Maisons l'avocat des fonctionnaires municipaux, hardi syndicaliste, ne conteste pas que les policiers doivent être bien rémunérés.Mais ils doivent, aussi, dit-il, être bien utilisés.Au reste, et il évoque ici la théorie du "cheap labour ", il serait illusoire de s'imaginer qu'on épargne de l’argent en affectant un civil là où vaquait naguère un policier.Au mieux, on sauve sur les salaires, au pire on compromet l’efficacité d'un service; on crée deux classes de travailleurs appelés pourtant à travailler ensemble, et on se prépare des lendemains douloureux pour le cas où on voudrait un jour — et c’est ce qui inspire le rapport Daigneault — réorienter l’action policière dans le sens d'une intégration plus poussée dans le milieu Suite à la page 6 Y'A DES "PLÔBLÈMES" T,.¦ -X,, La lutte contre la faim requiert la solidarité de tous les peuples du monde et particulièrement celle des mieux munis.Pendant que nous souffrons d’obésité, des enfants, des femmes et des hommes crèvent de faim.Il est temps de se réveiller - Il y a des problèmes et nous sommes concernés par ces problèmes.Adresse Souscrit un abonnement de: 26 numéros ( 6 mois) $19.?52 numéros (12 mois) $35.?Un abonnement d'essai de: 13 numéros ( 3 mois) $ 7.?dont il assure le règlement par virement postal, chèque bancaire, carte de crédit.3Q ?VEUILLEZ ENVOYER VOTRE DON PAR CHÈQUE ACCOMPAGNÉ DU COUPON CI-DESSOUS ?LA CROIX D'OR 424, rue St-Sulpice MONTRÉAL, 842-2925 H2Y 2V5 VOICI MON DON POUR LA 28ième CAMPAGNE DE LA CROIX D’OR NOM .VILLE.ADRESSE.f.PROVINCE.PRIÈRE DE ME FAIRE TENIR DES REÇUS POUR MES RAPPORTS D’IMPÔTS SUR LE REVENU 8 • Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 Informations Internationales Washington___________________ Sachons protéger nos phoques et nos abeilles toute affaire cessante par THIERRY BRI6HT-SAGNIER correspondant particulier du Devoir Les Etats-Unis ont depuis un siècle appliqué une philosophie politique qui veut que le président propose et le Congres dispose.Il n'y a rien de plus démocratique qu'une telle idéologie puisque la formule permet au peuple de faire des propres décisions.On peut toujours essayer d'influencer les électeurs mais, en fin de compte, ils seront les arbitres en conformité avec leurs propres idées.Si un programme proposé par le président déplaît trop, le Congrès se verra force, malgré l’influence de la Maison-Blanche, de l’abandonner.L’inverse est également , vrai : si les sondages présidentiels concernant certaines legislations proposées par le Congrès semblent démontrer que l'opinion s’y oppose, le président aura recours au veto.Le président a vainement réclamé que le Congrès agisse rapidement afin de passer plusieurs règlements ayant pour but de freiner l'inflation.Ford a rendu visite à plusieurs gouverneurs, il a fait de nombreux et longs discours afin de démontrer que les suggestions du Congrès largement démocrate ne sont pas suffisantes pour résoudre les terrifiants problèmes économiques de la nation.Le Congrès semble las d'agir.Il tergiverse et se contente d'accepter une politique de "laisser faire ".Ford, lui, cherche à forcer le Congrès à agir selon ses demandes, et s'il n'a jusqu’ici qu'un succès assez médiocre, il faut néanmoins admettre qu'il a réussi à mettre plusieurs politiciens dans une situation inconfortable.Les démocrates se voient maintenant forcés de défendre leurs programmes économiques et il est apparent que ces programmes ne sont pas suffisants.Mais il existe au moins quelques points de convergence.Le président et le Congrès démocrate sont maintenant d’accord que la crise économique doit être attaquée par deux programmes différents.Il faut premièrement mettre halte à l'inflation et, ceci accompli, résoudre les problèmes causés par le manque universel de pétrole.Les deux branches du gouvernement admettent maintenant que notre crise économique est plus compliqué que celle qui suivit la deuxième guerre mondiale.En ce qui concerne l'énergie, la Maison-Blanche et le Sénat sont d'un même avis: le problème a une importance internationale et il faut savoir comment lier ses implications à la politique interne.Malheureusement, c’est à peu près tout.Le Sénat ne semble pas vouloir agir aussi rapidement que nécessaire.Au contraire, les sénateurs cherchent à s’occuper des petits problèmes du pays, espérant sans doute que si ceux-ci sont résolus, les grands disparaîtront d’eux-mèmes.Comment autrement expliquer les étrangers priorités qui dominent l'agenda politique du pays?Les cents déclarations du Sénat, annoncées au commencement de l’année, démontrent pourquoi cette auguste chambre est inefficace.Le sénateur Kobert Dole, du Kansas, veut mettre halte à l'importation des abeilles africaines, qui, d'après lui, menacent l'économie agricole du pays.Il veut également changer la date du Jour des vétérans, la remettant au 11 Novembre au lieu du quatrième lundi du mois d'octobre.Le sénateur Abraham Robicoff, de Connecticut, veut sauvegarder la Vallée de la Housatonic.Malheureusement, un tel sauvetage veut que 1‘Interior Committee" passe quelques semaines à faire ses enquêtes Et ce comité déjà occupé par les demandes du Sénateur Ted Stevens qui cherche à faire inscrire les noms des deux derniers Etats, l'Alaska et Hawaii, à la liste des contribuables au monument de Lincoln dans la capitale.Et ci cela ne suffit pas, le comité doit également étudier la demande du Sénateur Alan Cranston, de la Californie, qui veut établir un refuge national pour les phoques d’après lui en grand danger d'extinction.L ' Interior Committee," doit aussi s’occuper de la crise de l’énergie.Le Sénat a également à entendre les muliples discours et demandes du sénateur Charles Mathias, du Maryland, qui veut que les habitants de Frederick, dans son Etat, soient remboursés des $200,000 que leurs ancêtres durent dépenser pendant la Guerre de Sécession.Et que doit-on faire des héritages des nombreuses familles de Mexicains-Américains déplacées en 1848 par le traité de Guadalupe Hidalgo?Josef Montoya du Nouveau-Mexique s'en occupe.Le sénateur Claiborne Peal, de Rhode Island, considère que le problème le plus pressant est celui qu'il cherche à résoudre depuis 23 ans: l'adaptation du système métrique aux USA.Il est certain oue le président ne peut agir sans la coopération du Congrès, mais si les priorités du Congrès ne changent pas assez rapidement, il est possible que les Etats-Unis se retrouvent avec un système métrique mais sans pétrole, et avec un parc national pour les phoques payé par un dollar valant dix centimes.Un compromis Ford-Congrès sur l’énergie?WASHINGTON (AFP) - Le président Ford a déclaré hier qu’il était prêt à étudier le plan énergétique du Parti démocrate afin d'arriver à un compromis.Il fera savoir lundi au leader de la majorité démocrate, M.Mike Mansfield, et au président de la Chambre des représentants, M.Cari Albert, les points du programme énergétique démocrate qui lui paraissent acceptables.Démocrates et républicains sont d’accord sur la nécessite d'agir vite et d'arriver à un compromis, a dit M.Ford au cours d’une brève conférence de pesse après un entretien avec les leaders démocrates du Congrès.Le président a indiqué qu'il était prêt à manifester son désir de compromis en n'appliquant pas la nouvelle surtaxe de un dollar prévue pour le 1er mars sur les im- portations de pétrole étranger.En réponse à une question, M.Ford a souligné que sa proclamation imposant une surtaxe progressive de 1 à 3 dollars sur les importations de pétrole pouvait ê-tre amendée à tout instant et qu'il lui était encore possible d'ajourner l'application de la surtaxe qui devrait être appliquée le 1er mars.La majorité démocrate du Congrès Berlin: ultimatum en partie satisfait BERLIN-OUEST (Reuter) - La première des exigences formulées par les ravisseurs du dirigeant chrétien-démocrate Peter Lorenz en échange de sa libération, sera satisfaite ce matin, a indiqué la police ouest-allemande.Deux prisonniers condamnés en novembre dernier pour participation à une manifestation illégale qui s étaient déroulée après la mort en prison, des suites d une grève de la faim, d'un membre de la bande à Baader-Meinhoff, seront libérés, indique-t-elle.La police ne fait toutefois pas mention des autres exigences formulées par ‘‘le Inexorable poussée sur Phnom Penh PHNOM PENH (Reuter) — Un avant-poste gouvernemental est tombé aux mains des insurgés qui poursuivent le mouvement de trois bataillons vers la capitale cambodgienne assiégée, apprend-on de source militaire.Les insurgés ont également mis en déroute deux bataillons gouvernementaux qui tentaient de “nettoyer" des bases de ' roquettes d'insurgés dans la jungle et les rizières proches de l'aéroport international de Pochentong où une vingtaine de roquettes ont explosé hier interrompant le trafic aérien pendant quelque temps.Les autorités prennent des mesures de précaution supplémentaires avant l'arrivée en provenance de Saigon, de membres du Congrès américain venus évaluer sur place les besoins militaires du Cambodge.Pendant ce temps, le deuxième congrès national des insurgés cambodgiens a invité les ambassades à évacuer leurs ressortissants de Phnom Penh “pour éviter les accidents qui pourraient se produire".Le Congrès, présidé par le commandant en chef Khieu Samphan, premier ministre par interim, a également invité les soldats, officiers policiers et responsables de Phnom Penh à se joindre aux insurgés.Le congrès a décidé que la monnaie (riel) frappée par le gouvernement de Phnom Penh était remplacée par celle du FUNC dans les régions sous son contrôle.Les Montoneros enlèvent un juge et menacent de tuer le consul US BUENOS AIRES (Reuter) - Les guérilleros urbains d extrême-gauche ont enlevé le juge Hugo Anzoarregui, de la Cour suprême de la province de Buenos Aires, et menaçaient d'exécuter à 19 heures locales le consul honoraire américain, M.John Egan, si leurs conditions ne sont pas acceptées par le gouvernement.Les Montoneros exigent que quatre de leurs camarades emprisonnes soient montrées sains et saufs a la presse.De source bien informée, on indique que les guérril-leros ont publié "un communiqué de guerre" qui annonce que M.Egan, enlevé jeudi à Cordoba, a été condamne à mort en tant que représentant de l’impérialisme.Les guérilleros se sont emparés de la personne du juge de la Cour suprême de Buenos Aires dans la banlieue de Monte Grande, à l’ouest de la capitale.Douze hommes armés à bord de deux automobiles ont bloqué le véhicule du juge.Les ravisseurs l'ont frappé à coups de crosse sur la tête et l’ont emporté avec son épouse et son chauffeur à bord de son propre véhicule.Après environ 7km de route, les ravis- seurs ont fait savoir qu'ils étaient des Montoneros, Ils ont relâché l'épouse du juge et son chauffeur.Alors que l’heure de l’ultimatum des guérilleros approchait, aucun signe ne permettait de penser que le gouvernement allait se soumettre à leurs exigences pour sauver la vie du consul américain.Nul ne savait si l'annulation soudaine, d'un discours du président argentin Maria Estela Peron était lié aux enlèvements.Mme Peron avait l'intention d'annoncer une hausse des salaires ouvriers pour compenser les effets de l'inflation galopante.Aux clients de l’Hydro-Québec Tant que le service postal ne fonctionnera pas normalement, les factures d’électricité ne doivent pas être acquittées par la poste, mais % à une banque, une caisse populaire ou à des bureaux d’affaires de l’Hydro-Québec.un a mouvement du 2 juin”, lié à la bande à Baader-Meiflhof, dans une lettre parvenue, hier matin avec une photo de M.Lorenz dans son lieu de détention, à l'agence de presse ouest-allemande OPA.Dans ce document, les ravisseurs avaient lancé un ultimatum de vingt-quatre heures pour obtenir la libération des deux manifestants.Ils exigeaient, aussi que trois anarchistes emprisonnés en Allemagne fédérale soient ramenés à Berlin-Ouest dans les quarante-huit heures et avec trois de leurs camarades emprisonnés dans cette ville, soient autorisés a quitter le territoire fédéral pour l'étranger dans les soixante-douze heures.Ces six prisonniers ont été condamnés pour des crimes allant de l'attaque à la bombe à des vols de banques et des tentatives d'assassinat.Faute de voir ces exigences satisfaites par le gouvernement les ravisseurs menacent de faire subir à M.Lorenz le sort du juge Von Drenkmann.Ce dernier avait été abbattu devant son domicile lors d’une tentative d'enlèvement à Berlin-Ouest en november dernier.Trois personnes au moins une femme et deux hommes auraient participé à l'enlèvement de M.Lorenz à Zehlendrof.La campagne pour les élections au sénat de Berlin-Ouest, où le Parti social-démocrate (SPD) détient la majorité depuis de nombreuses années a^eté interrompue, mais les élections doivent quand même avoir lieu demain.avait déjà adopté une mesure repoussant de 90 jours l’application de la surtaxe sur les importations de pétrole.Jusqu à sa réunion d'hier avec les leaders démocrates, M.Ford avait dit qu’il mettrait son veto à cette mesure et qu'il maintiendrait la surtaxe.Le président Ford a fait remarquer qu'avant de pouvoir décider quels étaient les points du programme énergétique démocrate sur lesquels il pourrait accepter un compromis, il devrait consulter les leaders du Parti républicain.Il les a aussitôt convoqués pour hier soir à la Maison-Blanche.Le président Ford partira ensuite passer le week-end à Camp David où il étudiera avec ses conseillers, et sur la base des recommandations des leaders républicains, les moyens d'arriver à un programme de compromis qui pourrait être voté rapidement par le Congrès.En terminant sa brève conférence de presse, le président Ford a qualifié le programme que venaient de lui présenter les leaders démocrates de "bien conçu".Le porte-parole de la Maison-Blanche.M.Ronald Nessen, a précisé plus tard que M.Ford envisageait de repousser de 80 jours l’application des surtaxes de un dollar chacune sur les importations prévues pour le 1er mars et le 1er avril afin de donner au Congrès le temps de se mettre d'accord sur un compromis.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres "Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 21 février 1975 par lequel Aluminium In-dusco Inc., a transporté et cédé toutes ses dettes de livres présentes et futures à la Banque de Montréal.à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d'Enregistrement de Montréal.Qué bec en date du 25 février 1975 sous le No 2581689 Banque de Montréal le 1er mars 1975." CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE CHICOUTIMI COUR PROVINCIALE No: 150-02-000123-75 EDMOND-LOUIS LAVOIE, demeurant autrefois à 155, rue Des Saules, Bagotville.district de Chicoutimi et demeurant maintenant à 165, rue Henri-Tremblay.Bagotville.district de Chicoutimi Demandeur -vs- PAUL GRAVEL, 43333.rue Berri, Montréal, district de Montréal LUCIEN GAGNON, 507, rue Bagot, Bagotville, district de Chicoutimi.Défendeurs Le défendeur PAUL GRAVEL, par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente jous à compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au Greffe de la Cour Provinciale de Chicoutimi à son intention: ordonnance à être publiée dans le "DEVOIR".Chicoutimi, le 25 février 1975.GABRIELLE L'ESPERANCE.GREFFIER ACP PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0: 12-049 361-754 REJEANNE POISSANT, Requérante ROSAIRE GUILLEMETTE.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé ROSAIRE GUILLEMETTE.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTREAL le 25 février 1975 (S) SELIM NAGUIB REGISTRAIRE-adjoint Mes LAF0REST et BIBEAU 4080 WELLINGTON, # 10 VERDUN • H4G 1V4 Prenez avis qu'Urgel Charette Transport Limitée, permis fi 2656-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir un permis spécial lui permettant de faire le transport général de marchandises de Noyan et Clarencille à Montréal et retour — route — et ce pour une période de moins d'un an ou jusqu'à décision finale de la Commission sur une demande similiaire de permis régulier.Tout intéressé peut s’opposer à cette demande en s'adressant à la Commission des Transports du Québec dans les quatre jours de la date de la première parution de cet avis.Urgel Charette Transport Limitée par son procureur Yves Rouleau PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 500-02-036-171-747 AIR CANADA.demanderesse, -contre-CHRISTIAN DEBERDT, défendeur, IL EST ENJOINT à CHRISTIAN DEBERDT à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un déali de trente (30) jours Montréal, le 11 février 1975 J G VAUGE0IS GREFFIER Boudreau.Giard, Gagnon & Clerk suite 930 800 ouest, boul Dorchester Montréal H3B 1Y4 Avocats de la demanderesse “Demande de permis spécial temporaire — Re: Richard Fafard — Permis Haulaway La partie requérante Richard Fafard dont l'adresse est 503 du Moulin, Drummondville, Québec, demande le permis suivant: "Service de courtier en transport (Haulaway) pour le transport de Marchandise autorisé par les classes G.J Q de permis 659-V.pour service de remorquage à la compagnie de Transport Smith Transport Company, Limited, 10755 Chemin Côte de Liesse.Dorval.Québec H9P 1A8 Toute personne désirant s'opposer à cette demande peut le faire à la Commission de Transports dans les quatre jours suivant la première parution de ladite demande" G W Conley PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que PREMIER TRUCK LEASING LTD 1561 The Queensway, Toronto, Ontario, 200 ouest, rue St-Jacques, suite 900.Montréal.Prov Québec permis no: 614-DYV détenant le droit de louer des tracteurs et remorques à long terme en vertu du permis susmentionné, demande d’être également autorisée à faire la location de camions exclusivement à la compagnie SIMPSONS-SEARS LTD — 222 Jarvis St.— Toronto, Ontario: le tout valide pour une période de 364 jours Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal.ADRIEN R PAQUETTE PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT & RIVET rAwûnû PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No: 500-12-048 967-750 DAME MARIE-ROSE BEAUREGARD, ménagère, ré-' sidant et domiciliée au 8094 rue Marquetle, cité et district de Montréal: Requéranie -vs- PHILIAS METHOT, présentement d'adresse inconnue: 'ntimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé.PHILIAS METHOT, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours â compter de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la division des divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera â obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, le 24 février 1975 SELIM NAGUIB Régislralre-adjoint Me Lise Martel 4908 est.boul Gouin Montréal-Nord.P D Tél 326-6400 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500-05-016911-743 8IERBRIER LIMITED, ayant son siège social ef sa principale place d'affaire dans la Ville et le District de Montréal Demanderesse -vs- JEAN-PAUL TESSIER, restaurateur, domicilié et résidant dans la Ville et le District de Montréal, au 1744 Holy Cross, RAIMONOO ABATE, domicilié et résidant dans la Ville et le District de Montréal au 1882 Denonville.App 3 Défendeurs -et- EDMOND LEBLANC autrefois de la Ville de Mer cier.District de Montréal, et résidant au 35 rue Sauvé a présent de lieu» Inconnus, et Al Mls-en-Cause PAR ORDRE DE LA COUR: Le Mis-en-Cause.Edmond Leblanc, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 murs de la dernière publication Une copie du Bref designation ef de la Déclaration a été laissée à la Cour Supérieure, District de Montréal Prénez de plus avis gu é détaut par vous de produire votre comparution dans les délais susdds la Demanderesse procédera à l obtentlon d'un jugement par défaut contre vous sans autre avis au dé-lai MONTREAL ce 27éme jour de lévrier 1975 C DUFOUR PACSM Kaufman.Respitz Sederoft Sbugar 6 Seqal 715 Carré Victoria.Suite 460 Montréal.PO rûNADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIAL No: 500-02-006634-757 FURY ENTREPRISES INC., corporation légalement constituée, ayant sa principale place d'affaires dans les villes et District de Montréal ayant sa principale place d'affaires au 6300, avenue Lennox, app.701 Montréal -vs- R BILLY HARVEY, de la ville de Chicago, Etat d'Illinois.domicilié et résidant au 1326 Morrow North IL EST ENJOINT à R HARVEY à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.SELIM NAGUIB Mes Boisvert, Pickel & Teitelbaum 800.boul Dorchester Ouest Suite 2610 Montréal.Québec CéMAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT.DE J0LIETTE COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille Divorces ,N0: 705-12-000070-75 DAME CLEMENCE LEVESQUE, ménagère, domiciliée et résidant au 190 rue St-Thomas.Lavaltrie, district de Joliette.partie requérante -vs- JEAN-JACQUES Tremblay, gentilhomme, présentement d'adresse inconnue partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR La partie intimée, JEAN-JACQUES TREMBLAY est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 40 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Joliette à son intention Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous JOLIETTE.le 26 février 1975 (S) CHRISTIAN ROY Mes Dupont & Langlois, avocats 669 rue Notre-Dame REPENTIGNY _________________ CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE TERREBONNE COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 700-12-0000072-751 DAME JOYCE ARBEAU.ménagère, domiciliée et résidant à 622, rue Lachapelle, a Pointe-Calumet, district de Terrebonne, Requérante.-vs- BENJAMIN WALLS, d'adresse inconnue.Infimée La cour ordonne à l'intimé.Benjamin Walls, de comparaître dans un délai de soixante (60) jours: de la seconde publication de la présente ordon nance Prenez avis qu'une copie de la requête en divorce et une copie de la requête pour mesures accessoi res ont été déposées a voire intention au greffe des divorces du district de Terrebonne, ê Saint-Jérême Vous êtes de plus avisé qu é défaut par vous de signifier ou de déposer voire comparution ou votre contestation dans les rlêlals prévus, la requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par défaut accompagné de toute ordonnance ac cueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Salnl-Jêréme, ce 19 février 1975 MARIE L.-PREVOST REGISTRAIRE-ADJOINT (Division des divorces) Me Sam Goldwater avocat 10 ouest, rue St-Jacques Chambre 403 Montréal.P 0 Avocat de la requérante PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-002516-753 DANIELLE BÉLANGER, surveillante, des Cité et District de Montréal, résidant et domiciliée au 8674 Boul St-Michel.app 5 Demanderesse -contre- LES HERITIERS DE FEU CLAUDE ÊLIE.des Cité et District de Montréal résidant et domiciliés au 10444 rue Péloquh.Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR Les défeneurs, LES HERtTIERS'DE FEU CLAUDE ÊLIE, pour gui une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au bureau de cette Cour, sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, ce 12e jour de février 1975 Mes Gameroff, Fenster, Kandestin Gelfand.Kugler & Kay.avocats, Suite 2204 800, Carré Victoria, Montréal.Québec Procureurs de la demanderesse "Région No 3 - Catégorie Entrepreneur - Jacques Pouliot demande à la Commission des Transports du Québec un permis de transport pour le camionnage en vrac, selon le règlement No 12 et ses amendements, pour le camion DODGE 72.No.de série V92H42T502437.immatriculé L-10335-74, pour le transport de bois non ouvré dans la région No.3, catégorie Entrepreneur.Le Camionneur précité transportait du bois non ouvré dans la dite région avant le 14 avril 1972.Tout intéressé â la dite requête peut porter opposition dans les quatre (4) jours de la date de la première publication dans ce journal, à la Commission des Transports, 585 est.Boul Charest, Québec Me Pierre Bernier.210 est rue Ste-Catherine.Montréal " PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC PRENEZ AVIS que ST-JACQUES EXPRESS ENRG St-Jacques, Cté Montcalm, P Q permis no: 197-V S-1 s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir le service suivant: CLASSE: TRANSPORT RESTREINT - LONGUE DISTANCE - TERRITOIRE - CONTRAT SERVICE: De tous points à tous points dans un rayon de 150 milles de St-Jacques de Montcalm, pour le transport de marchandises destinées au cultivateurs clients du Centre Agricole Harnois Inc .pour le compte dudit Centre Agricole Harnois Inc Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposée à ladite Commission dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle.Montréal BENOIT GR0LEAU PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT & RIVET CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No 500-12-049251-758 DAME CATHERINE MARY FERLAND Requérante -VS- JOSEPH ALEXANDRE REJEAN DAIGNEAULT d'adresse inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé JOSEPH ALEXANDRE REJEAN DAIGNEAULT est par la présente requis de comparaître dans un délai de 60 jours a compter de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée a ta Division des Divorces de Montréal a son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera a obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 25 février 1975 SELIM NAGUIB Protonotaire-Adioint Mc WILLIAM N ROGG Suite 4 Mezzanine 1260 rue Sherbrooke ouest.Montréal Qué CANADA A PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No 500-12-049 137-759 JOSEPH D0NNELLE BASTARACHE.domicilié et résidant dans les ville et dislricl de Montréal Requérant ¦vj- VERA ALICE CHAPPELL épouse commune en biens de Joseph Donnelle Bastarache, de domicile inconnu Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée VERA ALICE CHAPPELL est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée é la Division des Divorces de Montréal é son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'a défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits le requérant procédera a obtenir contre vous par défaut un lugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous MONTREAL ce 24 têvriere 1975 CLAUDE DUFOUR Registr aire-adjoint Beileau ef Marsot avocats Procureur du requérant 4377 ouest, rue Notre Dame Suite 9 Montréal, P Q H4C 1R9 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0 : 500-000997-757 JACQUES COTE ET DAME GISELE CHARETTE-GAUTHIER ET MARJOLAINE COTE Demandeurs -vs- JOHANNE SAMSON.DANIEL DUR0CHER ET JEAN JACQUES ROUSSEAU Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse.JOHANNE SAMSON, d'adresse inconnue, est par les présente requise oe comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière insertion Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été déposée à son intention à la Cour Supérieure au Palais de Justice de Montréal.10, rue Craig, est.à Montréal Faute par la défenderesse, JOHANNE SAMSON, dans ce délai statuer sur la demande et prononcer jugement par défaut.avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un délai contradictoire Montréal, le 3 mars 1975 Selim Naguib.Protonotaire-adjomt MES L0NGTIN BOUDIRAS ET GELINAS 276 rue St-Jacques, ouest #826 Montréal CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT D’IBERVILLE COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille (Divorces) N0 755-12-000179-75 PHILIPPE SAUVE PRESILLA MAURICE Requérant Intimée ORDONNANCE La Cour ordonne à Untimée.DAME PRESILLA MAURICE de comparaître dans un délai de 60 (ours a compter de la date de la première publication de la présente ordonnance dans: LE DEVOIR Prenez avis qu'une copie de la regûle en divorce a été déposée a votre intention au qrette des divorces du district Iberville Vous êtes de plus avisé qu'à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou votre contestation dans les délais prévus, la requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par dé-taut accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous A BROSSARD.’cé 5 février 1975 MAURICE COTE Registraire-adioin! des divorces CANADA PROVINCE 0E QUEBEC, DISTRICT 0E MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) No 500-12-048 902-757 DAME MANON CAYER, secrétaire, résidant et domiciliée au 6400 rue Dagenais.app, 1 Montréal-Nord district de Montréal requêran'e -vs- PIERRE LECLAIR présentement d adressé inconnue.Intimé PAR ORDRE 0E LA COUR L'intimé.PIERRE LECLAIR.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée a la division des divorces é son intention Prenez de plus avis gu a détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais sudits la requérante procédera a obtenir contre vous par défaut un pige-ment de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant tes mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montreal, le 20 février 1975 Me Lise Martel 4906 est.boul Gouin Montréal Nord PO Tél 326-6400 SELIM NAGUIB Rêqistralie-adjoinl informations internationales Le Devoir, samedi 1 er mars 1975 • 9 55 pays signataires et un marché de 500 millions de personnes La convention de Lomé CEE-ACP, “exemple unique de solidarité” LOME, (Reuter) — La convention de Lomé associant quarante-six pays d’Afrique, des Caraïbes et du pacifique (ACP) à la Communauté économique européenne a été officiellement signée dans la capitale togolaise.La signature du document a eu lieu dans la matinée, à la Maison du rassemblement du peuple togolais, parti unique, en présence des ministres et délégués de cinquante quatre pays et du président Gnassingbe Eyadema.du Togo.Seule la Guinée n’était pas représentée.Le délégué de Guinée-Bissau, le commissaire d’Etat Vasco Cabral, a indiqué qu'il ne pouvait signer le document d'association tant que l'assemblée nationale, populaire de son pays ne se serait pas prononcée souverainement sur l’accord, qui associe les "46 ” aux "Neuf ” pour une période de cinq ans.Accompagnée de chants et de danses africaines, la cérémonie a été marquée par de nombreux discours, notamment de MM.Garret Fitzgerald, ministre des Affaires étrangères d’Irlande et président du Conseil des ministres de la CEE, François-Xavier Orioli, président de la Commission pour la communauté et de MM.Babacar Ba, ministre des Finances du Sénégal pour les ACP dont il est le président en exercice.Accueillant ses hôtes, le président togolais a souligné que les pays de la CEE et ceux des ACP pouvaient être "fiers de l’exemple unique de solidarité que nous sommes en train de donner au monde, surtout en cette période difficile." L’accord de Lomé ‘‘donne aujourd'hui la mesure de ce que peuvent réaliser la solidarité.la volonté politique et la compréhension’’.Conclue à Bruxelles début-février à l’issue de négociations serrées, la convention de Lomé vise, selon son préambule, à “instaurer un nouveau modèle de relations entre Etats développés et Etats en voie de développement compatible avec les aspirations de la communauté internationale vers un ordre économique plus juste et plus équilibré.” Pour M.Babacar Ba, elle constitue un modèle pour des pactes semblables entre le tiers monde et les pays nantis.L’accord prévoit un accès privilégié, en franchise de douane, sans contrepartie, pour la quasi-totalité des produits agricoles et industriels des ACP sur les marchés de la Communauté, une aide financière de trois milliards trois cent quatre-vingt dix millions d unités de compté, une caisse de stabilisation destinée à indemniser les pays des ACP en cas de baisse des recettes à l’exportation de quatorze produits (agricoles et matières premières) et une coopération industrielle tendant à favoriser le développement de l’industrie dans les pays associés.Dans son discours devant les délégués rassemblés à Lomé, M.Fitzgerald a souligné que la convention n'était pas un accord “à sens unique", puisque "l’Europe espère également en tirer certains avantages.” “Résultat de beaucoup de concessions, qui dans une forme ou une autre demanderont d'importants sacrifices de la part de tous les membres de la communauté, la convention de Lomé, a- dit M.Fitzgerald, est bien équilibrée".“Personne, parmi nous n’a le sentiment quïl s'agit d’une convention mal équilibrée que nous présenterons avec hésitation à nos Parlements et à l’opinion publique de nos pays .A son tour, M.Ortoli, après avoir fait remarquer que “le fait meme qu’un accord international ait pu être conclu entre près de 50 pays en voie de développement et les neuf pays européens rassemblés dans la Communauté, représente en effet un phénomène tout à fait unique" a affirmé que “ce phénomène apparaît d'autant plus remarquable que la nouvelle convention n'a pas été négociée par des pays isolés mais par des groupes organisés d’Etat”.M.Ortoli s’est attaché à démontrer que les “négociations que nous concluons aujourd'hui n'ont nullement conduit les pays ACP à s'isoler des autres pays en voie de développement".Mieux, elles ont permis de faire prévaloir “de manière particulièrement efficace, de.nouvelles idées dont le bénéfice En attendant, mardi, le "sommet" Les “maîtres du pétrole” élaborent leur charte (par l’AFP) — Les ministres du pétrole de l’OPEP se retrouvent aujourd'hui à Alger pour poursuivre la préparation du "sommet" des “maîtres du pétrole" qui doit se tenir du 4 au 6 mars dans la capitale algérienne.Les chefs d’Etat des 13 pays membres de l’OPEP, à l'exception de ceux d'Arabie, de Libye, d'Indonésie et du Nigeria, élaboreront au cours de ce sommet la charte qui définira la stratégie politique et économique de l’organisation.La “liste noire” arabe ne comporterait plus que 100 entreprises d’ici un an NEW YORK (par Reuter et AFP) — Le nombre d’entreprises américaines figurant sur la liste noire des pays procédant à des échanges commerciaux avec l'État d'Israël va passer de 1,500 à 100 en un an, a déclaré à New York M.Mehdi, secrétaire général du comité d'action des relations arabo-américaines.Les gens vont se rendre compte qu’on a moralement tort de commercer avec Israël et qu'il est profitable de faire des affaires avec les États arabes, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.Dans les dix ans à venir, l'État hébreu sera isolé et personne ne voudra plus commercer avec lui.estime M.Mehdi.qui voit dans cette stratégie une façon de faire accepter "l’offre magnanime de Yasser Arafat" pour la création d'un État laïque et démocratique à la place d'Israël".L'affaire du boycottage par les firmes arabes d’entreprises américaines faisant d'importantes affaires avec l'État d'Israël ou dominées par des Américains d'origine juive demeure en fait au premier plan de l'actualité, après que le secrétaire au Trésor, M.William Simon, ait décidé de renoncer à tenir avec le ministre séoudien des Finances, M.Mohammad Abal-Khail, une conférence de presse où de nombreuses questions n'auraient pas manqué d'être posées sur ce sujet délicat.Simultanément, M.Frank Church, sénateur démocrate de l'Idaho.rendait publique au Sénat une liste de 1,500 sociétés américaines, placées par l'Arabie séou-dite sur la "liste noire ".De son côté, le président Ford condamnait avec force, au cours d une conférence de presse en Floride, toutes formes de discrimination ra- ciale ou religieuse à l'encontre de sociétés ou de ressortissants américains.Il invitait également le Pentagone à enquêter pour savoir si des militaires américains avaient été empêchés de se rendre dans des pays arabes parce que juifs.Le secrétaire adjoint au Trésor, M.Gerald Parsky, a reconnu qu'au cours de la réunion du conseil ses interlocuteurs arabes lui avaient affirmé qu'ils adhéraient aux principes de la “liste noire", dressée et périodiquement révisée par la ligue arabe à Beyrouth.A une réception organisée jeudi soir à l'ambassade d'Arabie séoudite en l'honneur du ministre des Finances, de nombreuses conversations ont porté sur cette question, certains invités américains rappelant que les États-Unis avaient, eux-mêmes, organisé des embargos à l'encontre de divers pays, tels la Rhodésie, Cuba et.jusqu’à 1972, la Chine populaire.Leurs hôtes arabes, de leur côte, insistaient sur le fait que la pratique du boycottage antiisraélien n'est pas nouvelle, puisqu'elle remonte à la creation même de l'État d'Israël en 1948, et que tous les États arabes y adhérent en principe.Au département d'État, les porte-parole interrogés affirment que les dossiers des diplomates américains envoyés en poste, dans les pays arabes comme ailleurs.ne font pas mention de leur religion.de leur origine ethnique, ou même de leur sexe.Il semble cependant qu'on évite, dans la pratique, d’envoyer en mission dans des pays arabes tels que l'Arabie séoudite ou lé Koweit des fonctionnaires portant des noms patronymiques israélites, ou des femmes, alors qu'au contraire certains diplomates noirs américains ont été postés en Afrique du sud.La conférence préparatoire des ministres des affaires étrangères, du pétrole et des finances, où “Conférence des 39", doit élaborer les textes définissant une stratégie commune, et examiner dans quelles conditions 10PEP pourrait participer à la conférence mondiale sur l'énergie proposée par le président Valery Giscard d'Estaing.D'autres problèmes délicats seront examinés par ies ministres, et tranchés par les chefs d'Etat: la baisse du dollar, la limitation de la production pour préserver les revenus, l'indexation du prix du pétrole sur l’inflation mondiale, etc.Pour préserver l'unité du tiers monde, qui s'est manifestée au cours de plusieurs réunions de concertation, et au cours desquelles l'OPE a été le “fer de lance", les chefs d'Etat sont décidés à adopter un texte suffisamment souple pour aboutir à la concertation avec les pays industrialisés, mais assez “dur” pour contenter les producteurs de l’ensemble du tiers monde.Dès aujourd'hui, la discussion va prendre un autre tour par l'entrée en lice, aux côtés des spécialistes du pétrole, des ministres des Affaires étrangères et des Finances des treize pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole: Algérie, Equateur, Gabon, Indonésie.Iran, Irak, Koweit, Libye, Nigeria, Qatar, Arabie séoudite, Emirats arabes unis, Venezuela.les 39 délégués termineront la rédaction de la déclaration “solennelle" de l'OPEP dont les grandes lignes ont été adoptées à Vienne et qui doivent être approuvées au sommet.La réunion pour la première fois au sommet des chefs d'État de l'OPEP, créée en 1960, traduit le poids accru des problèmes pétroliers dont le président Boumediène a dit un jour qu’ils “sont trop importants pour être confiés aux seuls ministres du pétrole".Parler pétrole, aujourd'hui, c’est bien sùr traiter de la production et des prix, mais c’est aussi discuter de problèmes monétaires internationaux.de diplomatie et enfin des philosophies politiques.Les ministres, puis les chefs d’Etat.évoqueront tour à tour ces problèmes qui devraient figurer à des titres divers dans la déclaration qui sera publiée le 6 mars, à Tissue des travaux.L'OPEP ne décidera aucun changement des prix de son pétrole qui restent gelés jusqu'au 30 septembre prochain, ni de l'indexation sur l'inflation mondiale ou du remplacement du dollar comme monnaie de compte pour ses contrats pétroliers.L'organisation rappel- lera, comme le demande le rapport préliminaire rédigé par l'Algérie, l'entière propriété de ses membres sur leurs ressources naturelles d'où découle “le droit absolu pour les pays de l'OPEP de régler la production et d'en fixer les prix”.Cependant, le sommet devrait réaffirmer son attachement au principe des Nations unies qui définit le prix du pétrole comme “rémunérateur pour le producteur, mais équitable pour le consommateur".Les pays producteurs de pétrole devraient en outre donner leur accord à la tenue, fin mars à Paris, de la conference préparatoire sur l'énergie.A Vienne, i'OPEP a mis au point un compromis qui semble satisfaire l’ensemble de ses membres et qui pourrait vaincre les reticences des Etats-Unis et de l'Agence internationale de l'énergie.L'organisation accepterait.dans un premier temps, que Ton ne parle que des problèmes pétroliers, mais exigerait des garanties sur l'extension du dialogue à Tensemble des matières premières et aux problèmes de développement du tiers monde.En attendant Kissinger Sadate refuse de recevoir une délégation de l’OLP WASHINGTON ipar AFT et Reuter) — Le porte-parole du département d'État a confirmé hier que M.Henry Kissinger arrivera le 7 mars au Caire pour y commencer sa nouvelle tournée au ProcherOrient.Il se rendra de là à Damas où il ne fera qu'une brève escale puis en Israël, et retournera ensuite en Egypte.Le porte-parole.M.Robert Anderson, a ajoute que les étapes suivantes de cette tournée, dont la durée n'a pas été déterminée, dépendraient des progrès réalisés.Le secrétaire d'État, a-t-ii ajouté, compte également se rendre dans d'autres pays de la région mais les dates et l'itinéraire n'ont pas encore été fixés.Dans l'intervalle, le refus du président Sadate de recevoir une délégation de l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) indique la volonté égyptienne de parvenir à un nouveau retrait israélien dans le Sinaï.La déclaration du président égyptien répondait à un communiqué publié mercredi à Beyrouth dans lequel l'OLP estimait que l'Egypte tombait dans le piège tendu par Israël et les Américains en acceptant une libération partielle des territoires occupés au détriment de Tensemble de la cause arabe.est appelé à s'étendre progressivement à Tensemble des relations entre pays indus-tnels et pays en voie de développement ", Tirant une des grandes leçons de la convention de Lome.M.Ortoli a dit que celle-ci avait montré que les regroupements régionaux “permettent de parvenir à une collaboration internationale plus efficace.plus équilibrée et plus équitable que celle pouvant être bâtie par les Etats agissant seuls et dont l égalité en droit est souvent difficile à concrétiser dans les faits ".La nouvelle convention concerne pratiquement toute l'Afrique au sud du Sahara, et comme Ta souligné récemment M.Claude Cheysson.commissaire européen chargé du développement, "compte tenu des négociations en cours avec les pays du Maghreb, c'est un continent tout entier qui va conclure des accords avec la CEE.Porte-parole du groupe ACP.M.Baba-kar Ba a souligné pour sa part que la convention “aboutit à réaliser la plus grande zone de libre échange existant au niveau mondial, puisqu'elle s'applique aux 55 pays signataires représentant un marché de plus de 500 millions de personne “ Il a cependaht note que dans le volume total des importations de la Communauté européenne, celles en provenance des pays aujourd'hui regroupés dans les ACP n'ont guère représenté au cours des récentes années qu’une proportion d'environ 5 pour cent, exprimant l'espoir que les dispositions commerciales de la convention permettront d'améliorer cette situation.Les premiers ministres des îles Fidji et de Tile Maurice, ainsi que le délégué de Guyane ont également pris la parole au cours de la séance et réaffirmé la foi de leur pays en la nouvelle convention.A Tissue des discours, le président du conseil des ACP a invité en premier lieu des représentants des neuf pays européens par ordre alphabétique anglais (Belgique, Danemark.République féde raie d'Allemagne, France, Irlande.Italie.Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni) à signer le document, ont suivi MM.Fitzgerald.Ortoli et Claude Cheysson au nom de la Commission des Communautés européennes.Les pays ACP moins la Guinée-Bissau et la République de Guinée qui signe en dernier.La "convention doit maintenant être ratifiée par les Parlements des pays concernés.Le processus de ratification pourrait prendre un an.Entre-temps, un accord transitoire, prolonge en les élargissant aux nouveaux Etats associés, pour une durée de six mois, les dispositions des conventions de Yaounde et d Arusha.Celles-ci, arrivées à expiration le 31 janvier dernier, associaient à la Communauté vingt-deux Etats africains.Passée la période transitoire de six mois, un accord temporaire entrera en vigueur jusqu'à la ratification de la convention.La Libye menace le sultan d’Oman TRIPOLI (AFP) - Le président libyen Mouammar Kadhafi a mis en garde, “pour la dernière fois .le sultan Kabous d’Oman contre la présence de forces iraniennes dans le sultanat.“Sinon nous déclencherons une guerre dans laquelle vous serez du côté des étrangers conquérants et nous du côte du peuple arabe", ajoute le colonel li-bven.Partout.pour nous Radio-Canada est là! SI TANT DE GENS A TRAVERS LE MONDE ACHETENT DES MAISONS .LEVITI .IL DOIT Y AVOIR D’EXCELLENTES RAISONS.le nom le plus fiable en valeur de construction domiciliaire Canada itée présente avec tierté (A DOIJERIC DANS LA SPLENDIDE VILLE DÇ BROSSARD plus de 130,000 résidences en: J // 46 ans de £2'*=?réflexion, d'amélioration et d'qQJétiince tout cela dan» une maison qui durera des générations C’EST LE MOMENT DE CHOISIR LA VÔTRE.A COMPTER DE $39.990.00 5 modèles en montre de 12 heures à 20 heures Ij lusqu à 18 heures le dimanche t © BUREAU DE VENTE : 465-1575 ADMINISTRATION : 845-6277 - i des maisons é l'épreuve du temps Voyez aussi BERGElAC, notre autre développement é Dollard Sept ans de prison et 4desilenceàMihajlov NOVI SAD (Reuteri — L’écrivain yougoslave dissident Miha-jlo Mihajlov a été condamné hier, à Tissue d un procès de quatre jours, à sept ans de prison pour diffusion de propagande hostile à l’Etat.L’avocat de Técrivain a annoncé quïl ferait appel de la sentence, devant la Cour suprême de Vojvodine.Le tribunal provincial de Novi Sad a reconnu Mihajlov, un spécialiste de la littérature russe, âgé de 40 ans.coupable d’avoir publié des écrits faux et malveillants contre la Yougoslavie, dans quatre articles parus Tan dernier dans la presse occidentale et dans le journal émigré russe "Possev ", Mihajlov devra egalement s’abstenir, de paraître en public ou de publier, quatre ans après sa libération.Il s'agit de la condamnation la plus sévère jamais prononcée au titre de Tartide 118.En 1957, Milovan Djilas, homme politique et écrivain, avait déjà été condamné à sept ans de prison, en vertu du même article, mais avait été libéré en janvier 1961., Mihajlov, qui avait été arrêté en octobre dernier, avait déjà purgé deux peines totalisant quatre ans de prison pour des motifs similaires.Selon le président du tribunal.Dragomir Cvetkovic, il est avéré que Mihajlov a attaqué la constitution yougoslave."Sïl l avait fait par exemple en Angleterre, il y aurait etc jugé, parce que la constitution est le document suprême et le plus sacré, de chaque pays", a-t-il estimé.Rencontres dimanche à 11 heures Marcel Btisebois s'entretient avec Jean-Marie Domenach, écrivain et directeur de la revue Esprit.La Semaine verte dimanche à 1 2 heures Gustave Larocque et Germain Lefebvre présentent le dernier reportage d'une série sur le développement en Afrique francophone.i§* Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE >ou EUROCAMPER-TOURMOBILE VACANCES AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neu.e, hors taxes Renault — VW — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-hus — etc.kil 500 $16 16 100 350 350 10771 105 101 200 320 320 200 180 180 7125 415 400 500 105 105 z25 $29% 29% 5000 $7 7 5745 $23'/4 23 1473 240 235 4100 70 68 100 185 185 100 345 345 3400 375 365 » 392 380 380 814 78 78 300 $253/4 25% 525 $17 Ve 16% 300 300 300 3000 28 28 5450 15 14 1390 $15 143/4 3000 36 35 5125 $47 46 Va 100 $10% 10% 2000 85 85 1 6000 200 200 : 200 255 255 5600 204 196 300 230 230 12078 $18’/4 173/4 29698 170 156 » 201 $143/4 14% 100 $16 16 2200 $10% 10% i P Dept S P Jewi P Jewl A Petrofina Petrol 1600 $9% 9% 9% + % 1485 $7% 7 Ve 7% — % 305 $5Vb 5 5 Ve + Ve 300 $5'/4 5Vb 5 Ve z37 $20 Ve 20 Vb 20 Ve 400 130 120 130 + 5 36150 470 440 460 +15 Pick Crow z210 35 35 35 Pine Point 2780 $30% 30 30Va - Va ^ 10000 $8% 8% 8% - Va 2500 25 25 25 z90 $15Va 15% 15Vb z55 $9% 9% 9% Precamb 9800 110 100 105 - 6 Preston 4230 $13% 13Va 13Va 800 $13Va 13% 13Va - Va Pitt C Place G Placer Pow Corp Price Co Provigo Pure Sil Pursides 100 $9 19900 270 261 500 108 108 265 - 108 QCIIndA 1500 99 99 99 Qasar Pet 500 175 175 175 Q Mattgmi 3331 45 45 Revn P Rio Alg 11275 $26 Rolland Roman -10 + 10 + % i + Va + 3 - Vb i — Va - 1 - % - 3 1 + Vb - 2 +35 - Vb ) + % + Va 1 + Va + 2 - 1 - 5 1 - 5 RAYMOND LEBLANC, A.V.A.La Solidarité, compagnie d’assurance sur la vie est heureuse d’annoncer la nomination de M.Raymond Leblanc comme Adjoint au Directeur des agences.Membre de l’Institut des assureurs-vie agréés, M.Leblanc apporte à La Solidarité une expérience professionnelle qui contribuera sûrement au développement d’une institution financière de chez-nous.-10 - 5 - Va + 10 - 1 + 5 +25 - 5 - 5 - 2 - 1 + 1 + 1 - 5 I - 3/4 + 5 + Va 1 - Va Microsyst Midcon Midrim Minda Molson A Molson B Monenco Moore Mt Wright MTS Inter Multi-Mi Multi Acc Mymar M Nabrs Dig NaChrs I Nat pete Nat Trust N B Cook NBU Mine Neonex New Ath NB Tel New Cal N Dimens N Kelore 2000 500 11000 1000 21 2900 40 3000 51 z7 370 500 65 1375 $25 2500 S73/a 5000 35' 400 $ 173/a 600 120 1700 250 315 310 315 Sigma 200 70 70 70 + 1 Silvrwd B 100 13 13 13 - 3 Simpsons 3057 41 38 38 - 2 Simpson S 1938 $17 16 16 - 1 Sklar M 450 $16 16 16 Sklar W 600 $11 103/4 103/4 ~ 1/4 Skye Res 1500 $46 44% 45 - 1 Skylne 11800 —.45 Q Sturg 56700 $5% 485 5Va +60 Ram 100 235 235 235 + 5 Rang 30980 $25Va 23% 24%+1% Rnk Org A 1200 430 420 430 -10 Rayrock 700 98 98 98 -2 Realty A 200 360 360 360 +10 RdpathA3ReedPapA 100 $22 22 2; Reed 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grandes banques américaines a encouragé les investisseurs, de même que l'annonce en fin de séance d'une nouvelle baisse des prix agricoles dans le pays.Ceci a compensé l'inquiétude née de statistiques faisant état d'une diminution de la masse monétaire aux Etats-Unis pendant les trois derniers mois.Parmi les divers compartiments, les meilleurs performances sont à mettre a Tactif des compagnies aériennes, où TWA gagne 1 5-8, United Airlines, 13-4 et Panam.5-8, apparemment en raison d'informations sur une baisse des prix du petrole à travers le monde.Les électroniques, où General Electric gagne 1 5-8, ont également été fermes, de meme que les ordinateurs, où IBM avance de 3 1-4.La plupart des autres compartiments ont été soutenus.Irrégularité cependant aux mines d'or, où Dome Mines chute de 1 1-4.L’indice Dow Jones monte de 7.90 et atteint 739 05 Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, McIntyre monte de 7-8 et atteint $46 7-8, Domes Mines baisse de 11-4 et tombe a $50 1-4 et International Nickel à $23 5-8 est inchangé L indice composé de la Bourse de New York monte de .37 et atteint 43.07.L'indice des valeurs à la Bourse Américaine monte de ,42 et atteint 77.27.-s +i + 3 + 2 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE ACF ln Addrsso VtntM Haut S 24 42 V, 69 SD6 Bai Farm.Ch.Gaspe Q 4500 138 135 138 + 7 Alcan Al 5 192 20% Goidcx 100 320 320 320 + 20 AllegCp 2 12 7% Gold Hk 4900 21 Vs 1 20 20 -2 AlliiCh S 41 8% Hanson 3500 5 5 5 + 1 Alcoa 7 141 35% Int Rock 1000 17 17 17 Ambac 5 88 9% Invictus 3000 21’! 1 16’T 16% 1 -1% Am Mes 4 444 193* Joubi 3000 19 19 19 -1 Am Airl 13 1467 9 Ve Jupiter 1000 40 40 40 + 5 A Brnd 7 150 38Ve Kiena 2000 285 281 282 -3 Am Can 6 123 34 Linysido Mas,«al Maybrun Min Ros Ml Jamie Mu»coch N Jobu N ln»co Newrich Nocana NA Asb NA Rare Nordore Pamour Pan Mns Phoeni» Que Expl Queenstn Roy Ayas Sal Mel Shield Ov Su Slack Samed S Dutauli Sland Gid Timrod Untd Canso 1400 vlk ny Res 6000 A Q Mn 23000 Wrlyhtbr 1500 6000 7000 1000 24100 9000 2500 500 9000 1500 6000 2000 3000 9500 200 500 500 1500 500 500 1000 1000 12500 * + % 31 30 30 - 1 16 Va 133* 1»'** % 9% 9% avi- % 50 48% so + % 36 3$% 34 + % 6% 6% 6’* + % 17% 17% IF»- % 49% 47% 49% +1 % •% 8 1» 32% 31% 32» + % •% 6% 6» + % 13?9 13% 13*» + % 74% 71% 74 +1% 15% 14% 1S% + 1% Bourse américaine 15 V«ntti Haut (Ui Ftrm i Ch Al Art •4 2» 2 2»- % Aiamtra 4 ni 11» 11» 11» Bratcan 3 69 13» 12 12 - % Camp Ch 4 48 3» 3» )»- % CraoiaP F ?F t» F + % Dom* P 11 60 2F» M» 2F» + % Dynaiac F .10 2» 2» 2'»- % PordC 3 z)20 45 44»* 44»- % FrfinlIIP 4 25 24' j 29 24»- % OiantY IS 104 1!» 11» 11» Hartz Mt 14 SS 11 10» 11 + % lmp OUA 12 M 2F'» 2F 2F - % Jup Ind 2 1 2» 2» 2» Lh Shore Moly wt NV Time Prat imp Preston Rio Algm Scur Rain Syntex V»r Merg 9 14 31* 3 11*16 2 11-19—Ml 39 10 96* 10 + 9>« 10 + ’* 12’» ItV, 12'»+ '.» 126» 1)6» 136» 29', 29', 29',+ i, 14»* 14', 146,- ', 14 296 22»» 22 » 22»,+ »* 2 1 5 16 1 5 16 I 5-16 + 1-16 24 10 ) 1 f 12 les indices Toronto Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement > -0.21 -3.23 +0.37 + 2.13 Clôture 183.89 420.40 66.53 165.95 Semaine dernière 187.32 445.03 67.50 166.12 Mois dernier 179.89 370.75 66.31 153.05 1975 haut 187.51 459.95 68.58 166.22 1975 bas 157.13 338.98 57.26 112.32 Montréal Changement Industr.Serv.Pub.Banques Comb.Papiers -0.81 +0.86 -1.17 -0.49 -0.94 Clôture 186.20 141.70 252.76 184.44 102.42 Semaine dernièrel90.25 140.28 264.94 188.11 105.63 Mois dernier 178.69 134.18 238.63 * 176.24 102.88 1975 haut ' 190.48 141.43 264.94 188.21 108.90 1975 bas 159.17 131.53 212.40 157.40 96.88 New York Indus.Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.731.23 741.94 724.50 739.05 +7.90 Trans.160.64 164.70 159.70 163.80 +3.36 Utils.79.63 80.23 78.51 79.34 -0.16 Indus.731.23 741.94 724.50 739.05 + 7.90 Trans.160.64 164.70 159.70 163.80 +3.36 Services pub 79.63 80.23 78.51 79.34 -0.16 Ensemble 232.66 236.42 230.53 235.14 -2.63 U Asb 18100 410 395 410 + 15 Wbur A p 150 $25% 25'% 25 Va + Ve U Can 48300 $8% 8% 83/4 + Va Wcoast Pt 2000 370 355 370 + 20 U Corp B 400 $12 12 12 + i/d W Pet A p 120 $14% 14% 14% Un Fn Mgt z50 165 165 165 Westcost 1250 $22 22 22 U Siscoe 9000 405 385 390 + 10 Wcost 8 Va p 300 $52% 52 52'% + % Un Trust z25 390 390 390 Wcoast w 600 240 239 239 6 UWbn ÔV-p 100 $36 36 36 + 1 Westeel 300 $24 V2 24 V4 24'% UnWstnOG 2000 95 95 95 + 5 W Dec 20900 480 465 480 + 15 U Gas 12400 250 245 250 — 2 WestMine 2000 179 173 175 Upp Can 6100 113 109 113 + 3 West ind z25 65 65 65 Van Der 100 375 375 375 — 15 Weston 100 $20 20 20 Van Ness 300 230 230 230 White Pas 2161 $6'/à 6 6 Ve + Ve Versatile 1500 $7 Ve 7 7 Ve + Ve Whonok A 730 $6V4 6 Ve 6'/4 + Ve Versati A 1000 $7 7 7 Wilco 3200 12 Va 11 Va 11 Va '% Vestgron 120 $lO’/0 10 Ve 10 Ve + V4 Willroy 1000 160 154 155 5 Vie G Tr z40 $253/4 253/4 253/4 Winco S 200 410 410 410 + 10 Voyagr P 5900 $6’% 6% 6% — Ve Win-Eld z300 4 4 4 Vulcan Ind 600 $6 6 6 + Ve Woodr 23500 24 23 23 _ Va Waiax A 600 $113/4 113/4 113/4 + Ve Woodwd A 450 $22 V4 21 Ve 22 Ve + Ve Walk GW A 910 $43 .423/4 43 Yk Bear 600 218 218 218 + 3 Weldwod 500 $8% 83/4 8% Yukon C 1100 89 89 89 1 Wstburne 625 S8V4 8 8 + Ve Zellers 700 $9% 9 Va 9% + Ve obligations GOUVERNEMENT DU CANADA 5 , OCt; 1/1975 n.déc.15/1975 3', iuin 1/1976 ' , 9V» fév, 1/1977 7, 1er juillet 1977 9'* avril 1/1978 7Vi juillet t/1978 3'.* OCt.1/1979 7V, 1er déc.1980 4'! 1er sept.1983 V, juin 15/1994 3“o Perpétuel PROVINCIALES BC Hydro 87s 2 jan.1992 BC Hydro 10 2 janv.2009 Pr.Manitoba, 9 5 déc.1981 Manitoba 10, 5 déc.1999 N.B.El.11, 1er oct.1999 109% 109', Pr.Nfld 10 1er déc.1981 105'/, 106', Pr Nfld 10',, 1er déc.1982 103', 104', Ont.Hyd.9»,4,10 jan.1981 104'* 104>* Québec 9'*.1995 105 loé Pr.Qué.10’*, 19 nov.1995 104 104'/, Pr.Saskatch 9, 2 déc.1991 104', 105 Pr, Saskatch 10,2 déc.1999 104', 105 A.G.Hi, 15 déc.1991-1994 871» 991% P N.B.73i 1er mars 1996-94 84', 86’', Man.T.e3* lar mars 1999 93»* 95».SERVICES PUBLICS Alta Gas BU 15 déc.1990 94V, 95'/, Bell 10, 3 juin 1996 loi»* 102'* BC Tel 11, 15 jan.1996 1 04’, 105 Mar Tel.ICI* 1er nov.1995 102'.102».Nor 9, Cen 9% 15 jan.1990 93 94 Tr CDA PL 11’, 20 jan.1995 1 05'/, 106 99.40 99.60 Alcan ICPi 1994 101 101 Va 102 BC Tel 11 1996 104'% 96 96% Bell Tel 10 1996 101% 109'% 110 Bell Tel 10 1996 101% 101 Ve 102'e CIBC 93/4 1995-85 1043/4 IO93/4 110% Comm.Union 11 Ve 1995-85 103 103 103% DFS 10 1994 102 87''a 68 Eaton 10% 1994-80 102 104% 105 Eaton 10;r 1995-85 100 83% 84 M.B.11% 1995 105% 107 107 Va Hudson Bey Pro 11 Va 1995 106% 38 39 IMO 11% 1994 105'.a Stelco 10% 1994 106 Ryl Bank 10 1994-89 106% 103'À 102% 1033'4 102% 1033'e 103% 104 Ve 103 TRP 9 UNG n WTC 8 Woodward 11 1983 1974 1991 % 1994 89 104 88 105 102 105 102 102', 105'*» 10) 10! 106, 106*.106', 107 107';, 91 85 NOUVELLES EMISSIONS FCI 10% 1980 104 104'j COMINCO 10», 1995 103'', 104 «PEC 11 1995 99»* 100'* Cpsfaln lit, TG 11'* Roynat 9'/, 1995 100 10) 1995 101'* 101»* 1985 100'* 100% CONVERTIBLES AGT 7% 1990 128 AC K 7% 1906 99 AOD 7 1989 83 , BM RT 7Va 1984 97 99 HBC 6 1993 77 79 MCL 6 1994 97 99 PPE 5 1992 75 77 SCR 7% 1988 76 78 SS R 4 % 1988 116 fonds mutuels CMFA Members AGF Group Amer Grwth 3.84 Cdn Gs Egy 11.14 Cdn Sec Gth 4,75 CdnTursteed4.54 Corp Invest 5.4! Corp Inv Stk 4 11 Gwth Equity 5.41 Japan 5 97 Special 2.11 All Canadian Gr Compound 5.12 Dividend 5.48 Northrn Egy 3 07 Revenue Gth 3 89 Venture 2 23 4000 3.47 Calvin Bullock Gr AcrofunO 1.05 CIF 4 30 Canagek Gr «Bond 9.42 Fund 8 79 ylnternelnl 6 78 yMorlgage 10.16 Eaton Group Commwth 12 67 Growth 7 70 Income 4 64 Internatnl 5.09 Leverage 2 91 Venture 2.66 Viking 480 Guardian Group Enterprise .79 GIS Comp 7 60 nGIS Income 2 53 Nth Amer 2 82 Mutual Acu 5 14 Mutual Inc 4 36 Sac income 9.64 • Koné* amériiam.WorldEoui1y4.50 Investors Group «Growth 10.77 ylnternatnl 4.75 «Japan 7.44 «Mortgage 4 87 «Mutual 5.06 «Retireront 5 09 «Provint Mu 6.53 yProvIdt Stk 4.66 yNat Res Gth 3.62 Planned Invest Gr Canada Cum 3,87 Canada Gth 4 75 Pld Resourcs3,27 Pld Sec Inc 5.07 Taurus 2 81 Prêt et Revenue Américain 6 83 Canadien 6 02 Retraite 5.57 Prevest Mut 6 78 PrudenlialGroup Growth 5,31 Income 5.11 Savings Invest Gr Americen 6 83 Canadian 6 02 Retiromnt 5 57 United Bond Shr Royfund 6 07 Roytund Inc 5 18 United Group «Accumula 3.97 yAccumu R 4 25 «American 1.08 «Horizon 1 54 «Pension 2.50 «Security 4 72 «Venture 2 27 «Venture Ret 3 68 Universal Sav 7.15 Non Members Andreae 4 69 Assoc Iny 5,29 yBeaubran 4.24 Cambridge Gr «Growth 6.40 ylntl Energy 2.07 ylntl Gth 4.61 ylntl Income 3.53 yUnivest 5 38 Cdn S Afr Gd 7 99 Capital Gth 9 38 Cardinal Div 2 75 «Chase 6.51 Desjardins Gr Canadian 6.86 yHypotheq 4 19 ylnternatl 599 «Obligates 4 68 Quebec 3 42 PEP 2,12 nySpec 3 49 Dikon, Krog 5 23 yOomin Cmp 5 9?Oreylus Group Income 9 16 Intcrnatl 978 Entarea Inv 5 21 nExecutv Can 6,03 nExecutv Inti i.51 xFid Trend 16 78 Gdn Growth 6.97 nHarvard 4.59 Heritage 173 Industrial Gr ylndusl Eq 4,50 ylndusl Gth 14 66 Keystone Gr Canada 5 30 Cus K-2 4 28 Cus K-l 16 47 Cus K-4 2 58 Polaris 2.54 xLex Rsrch 10 92 xManhotn 2.62 Marlborough 4 07 Natrusco 13.89 NW Group Canadian 4 53 Equity 4 19 Growth 3 83 «One Wm St 12 47 xOppenhmr 5,21 Pemberton Gr nPacitc Cmp 6 20 nPacitic Div 4 31 nPacitic Res 2 35 nPacitic Ret 4.36 nPacitic US 2.90 PHN Group «Bond 11.14 «Canadian 6 49 «Fund 9 44 «Pooled 25 19 nyRRSP 9 78 PMF Managemt nPenslon Mu6 11 nXanadu Fd 2 79 Principal Gr «Collective 4 73 «Growth 3 61 «Venture 2 05 xPutnam 8 31 Scoliatund 9! Scudder Gr nCanadlan 4 55 nNorth Amer 3 0! «Tech 5.29 Temple Gth 7 48 nTimed Invsl 5 74 Trans Canada Gr A 5 05 C 9 63 Special 399 Vanguard 4 27 Western Gth 4 85 bénéfices Calgary Power; pour 1 année qui s est terminée le 31 déc dernier, $17,328,000-$2 39 l’action, contre $16.304.000-$2 62 Comterh Group International; pour les six mois qui se sont terminés le 31 déc dernier, $72.000-huit cents l’action, contre $52,000-slx cents Crown Trust; pour l'année qui s'est terminée le 31 déc dernier, $834,000-11.1! l’action, contre $1.000,000-$1 33 Dominion Stores;pour les 39 semaines qui se sont terminées le 21 déc dernier, *11,035,000-11 30 l’action.contre *7.895,000-95 cents Ford Canada: pour l’année qui s'est terminée le 31 déc dernier, *154.300.000-118 60 l'action, contre *130.800,000-115 77 Houston Otli; pour l'année qui s est terminée le 30 sept dernier, *954,000, perte-pas de cniffres pour l'action, contre *352.000.bénéfice-cinq cents Inland Natural Gas: pour les six mois qui se sont termines le 31 dec dernier.*1.495.728-46 cents l'action, contre *1,675.474-52 cents Zenith Electric Supply; pour l'année qui s'est terminée le 31 déc dernier.*428.000-34 cents l’action.-(- » jr~— • ••¦•¦•V.v XJUI 3 csi ICI mmee le 31 oct.dernier.$580.000 «nts l’action, conlr.*581.000.benefice-83 cents Hrenda Mines; pour l'année qu s’est terminée le 31 déc dernier *8.395.000-11 96 l’action, contri JI6.735.000-Î3 91.Great West Steel Industries; pou I année qui s'est terminée le SI déc dernier.*2.208.000-*l 30 1 action contre *533,000-31 cents Headway Corp.; pour les troi mois qui se sont terminées le 3i nov dernier.*186.689-6 3 cents l ac tiqn contre 8444.754 15 cents Mattagami Lake Mines; pou l annee qui s'est terminée le 31 déc dernier 840.109.000-J3 03 l'action contre *33.528.000-*2 53 Nordair; pour I année qui s es IftJoDiée le 31 déc dernier mIo'™?! cen,s lartlon- contri *842.000-38 cents Northgate Exploration; pour Lan nee qui s'est terminée le 31 dec dernier $4.028.000-61 cents!action contre *9.120.000 *1 52 Rothmans of Pall Mall; pour le six mois qui se sont terminées le 3 dec dernier.*6.634.000*1 21 l ac tion.contre *5.513.000 *1 08 l’actualité économique LeDevoir, samedi 1er mars 1975 • 13 Courtage immobilier La loi sur les coalitions éliminera-t-elle le Service d’inscriptions multiples (MLS)?par Michel Nadeau L'adoption par le Parlement fédéral d'amendements à la Loi relative aux enquêtes sur les coalitions pourrait conduire à l'effritement des pouvoirs des chambres d'immeuble et à la disparition éventuelle du Service d'inscription multiples (SIM ou en anglais, MLS).Aussi, les courtiers de la métropole ne cachent pas leurs vives inquiétudes devant les conséquences possibles du projet de loi C-2 qui a déjà franchi l'étape de la deuxième lecture.“Nous plaçons maintenant nos espoirs entre les mains des gouvernements provinciaux et des surintendants du courtage immobilier pour conserver les droits acquis de notre industrie” a déclaré au DEVOIR la nouvelle présidente de la Chambre d'immeuble de Montréal, Mme Elspeth Butler.Pour sa part, le vice-président de l’organisme, M.Maurice Farragi, croit que “cette mesure visait d'abord les vendeurs qui font du porte à porte pour offrir des encyclopédies ou des Baisse du coefficient réserve fenêtres en aluminium.Mais, par extension, elle pourrait frapper en plein coeur toute l'industrie du courtage immobilier”.Selon les dispositions du projet de loi présentement à l'étude au Comité des finances de la Chambre des Communes, les exigences de la Chambre d'immeuble quant aux cours à suivre pour adhérer à l'organisme et au code d'éthique à adopter pour y demeurer de même que la possibilité d'expulsion pour mauvaise conduite deviennent des pratiques restrictives qui empêchent la libre concurrence.Egalement, le Service d'inscriptions multiples qui permet aux courtiers de regrouper les propriétés offertes en vente sur le marché, serait contraire à l'esprit de la Loi relative aux enquêtes sur les coalitions.Toujours selon le projet C-2, les courtiers ne pourraient plus s'entendre pour fixer un taux minimum uniforme au niveau des commissions de courtage.Actuellement, dans le cas des résidences unifamiliales, ce taux est de 6% si la maison est offerte en exclusivité par un seul courtier et de 7%, si la propriété passe par l'entremise du SIM.“L'adoption des mesures telles que proposées conduira à la disparition des chambres d'immeuble” a déclaré cette semaine à Ottawa M.Royce Frith, un des dirigeants de l’Association de l’immeuble du Canada.M.Frith a rappelé que LAÏC a recommandé l'an dernier à ses membres de revenir à la concurrence au niveau des taux de commission.La Chambre de Toronto a 'libéralisé” l'échelle des honoraires des courtiers mais il semble que les prix payés par les vendeurs de maisons n'aient pas diminuer pour autant.Dans la métropole, l'abolition des taux fixes est à l'étude et on attend la décision du gouvernement fédéral avant d'agir.On sait que les associations de consommateurs ont souvent réclamé la disparition de taux uniformes pour activer la concur- rence dans ce secteur.Les accords de tarifs entre les courtiers auraient été un des facteurs responsables de la hausse spectaculaire du prix des maisons au cours des deux dernières années.Pour M.Jean Des Rosiers, président de Armand Des Rosiers Inc.“La disparition des taux fixes n'apportera aucun changement significatif.Les entreprises qui couperaient trop leurs prix disparaîtraient a moyen terme.” En ce qui concerne les critères d'admission à une chambre d’immeuble, M.Farragi estime que c'est pour protéger le public que Tes futurs agents immobiliers doivent acquérir des notions bien élémentaires du commerce des propriétés.” On sait que les courtiers membres de la chambre d'immeuble ne peuvent engager d'agents sans que ceux-ci soient membres également de la chambre.Pour être membre de cette association, lés candidats doivent suivre les cours offerts par la Chambre d'immeuble.Cependant, le contrôle oficiel des connaissances des agents se fait par le Service de courtage immobilier du Québec qui délivre les permis aux futurs agents qui réussissent avec succès un examen écrit.Enfin, les courtiers ne croient pas que le présent code d’éthique et la possibilité d'expulsion soient des pratiques restrictives qui pourraient éventuellement être utilisées pour écarter certains concurrents.Les chambres d'immeubles n'usent que très rarement de mesures disciplinaires à l'égard des membres.Seuls les auteurs de délits flagrants auront à répondre de leurs actes devant les responsables de l’éthique professionnelle.Le prime rate baisse à Q1A% aux Etats-Unis La baisse accélérée des taux d'intérêt s'est poursuivie hier aux États-Unis alors que plusieurs banques ont réduit de Và de 1% leur taux privilégié.C’est ainsi que les deux plus importantes institutions bancaires du pays, la Bank of America et la First National City Bank ont abaissé de 8V2 à S'/*% le taux d'in-térét réclamé sur les prêts consentis à leurs meilleurs clients.Cette diminution était attendue par les spécialistes et confirme le repli des taux d in-terêt à court terme aux États-Unis où les demandes de prêts des entreprises continuent à diminuer.La Réserve fédérale encourage ce mouvement vers le bas et les milieux financiers prévoient une nouvelle réduction du taux d’escompte américain, actuellement à 6%%.La “Fed" demeure convaincue de la vraisemblance de son scénario: l'assouplissement des conditions de crédit, les abattements fiscaux et les réductions de taxes stimuleront la demande.La baisse des inventaires apportera par la suite de nouvelles commandes dans les carnets des entreprises et la main-d oeuvre se remettra au travail.Or, plusieurs indices laissent croire que la situation ne se présente pas de cette façon et que la disponibilité accrue de l'argent est loin d'être le meilleur remède à la présente récession.Le climat d'incertitude incite les entreprises à refuser de l'argent, pourtant bon marché, et encourage les consommateurs à réduire leurs dettes au lieu d'accroitre leurs dépenses.La crainte cachée des hommes d'Arthur Burns est que personne ne veuille plus de tout ce crédit qui envahit le marche monétaire.L'appréhension face à l’avenir fait que les patrons du "business ' américain n'empruntent pas plus maintenant à 8'2% qu'ils ne le faisaient à 12% l'an dernier parce que le crédit était alors trop dispendieux.Les rabais de $100 à $600 offerts par les fabricants d’automobiles n'ont pas propulsé les ventes bien au-delà des planchers atteints l'an dernier au pire moment de la crise énergétique.“La situation économique actuelle entraîne un profond scepticisme chez l'investisseur et l'épargnant américains devant ses engagements financiers” estime un banquier de Chicago.La provision pour reconstitution de gisement pétrolier sera retirée de Pour la troisième fois en autant de mois, la Banque du Canada a annoncé une réduction du coefficient minimum des réserves secondaires des banques à charte qui passe maintenant de 6V2 à 5V2%.Ce coefficient avait été abaissé de 8 à 7% en décembre dernier puis fixé à 6% au début de l'année.Les milieux financiers s'attendaient à une nouvelle baisse du taux d'escompte qui est de 8‘ 2% depuis le 13 janvier dernier.Cette diminution était d'autant plus prévue que les banques ont réduit cette semaine à 9% leur taux préférentiel.Toutefois, la banque centrale ne veut pas relâcher trop rapidement les brides du marché du crédit et préfère des assouplissements modestes de sa politique monétaire de crainte de faire repartir à la hausse le taux d'inflation.Cette mesure aura pour effet immédiat d'accroître les avoirs liquides des banques à charte.m * La raffinerie de Shell Canada à Oakville.Ontario, prêche par exemple en matière de conservation d'énergie.Dans le cadre d on programme amorcé en 1973 et visant â réduire de 10%.soit 35 millions de gallons, le pétrole consommé par la compagnie dans ses propres raffineries, elle achève l'installation d'un convoyeur de chaleur à sa raffinerie ontarienne.La valeur totale des ventes de maisons grimpe de 81% à Montréal Passant de $105 à $190 millions, la valeur totale des transactions immobilières dans la région de Montréal a fait un bond de 81%.en janvier dernier par rapport au même mois l'an dernier.La prospérité que con- naissent les maisons de courtage depuis près de deux ans ne semble pas s'atténuer puisque le nombre de transactions a grimpé de 2,538 en janvier 1973 à 4,436 le mois passé.Les changements de titres de Hausse de !a valeur moyenne à Toronto Le prix des maisons à Toronto a légèrement augmenté au cours du mois de février indique un communiqué de la Chambre d'immeuble de la Ville reine.La valeur moyenne des transactions immobilières dans la région torontoise a grimpé de $1,716, une hausse de 3'i par rapport à janvier et atteint maintenant $56.562.TÉLÉ-MÉTROPLE INC.# Ce prix moyen demeure cependant toujours en bas du sommet atteint en mai dernier alors que cet indicateur du marché touchait $57,461 Des mesures du gouvernement provincial visant à freiner la spéculation et le niveau élevé des taux d intérêt ont ramené ce chiffre à un peu plus de $50.000 en novembre dernier.Les coûts reliés à l'installation des services (environ $10,000) est inclus dans le prix de vente des maisons en Ontario ce qui n'est pas le cas au Quebec.1 propriétés demeurent ainsi à un niveau élevé malgré une hausse spectaculaire de 48 1 de la valeur des transactions en 1974 par rapport à l'année précédente.Les taux hypothécaires élevés qui commençaient à peine à baisser en janvier et la pénurie de fonds hypothécaires n'ont pas affecté ainsi la demande de biens immobiliers.La valeur moyenne des transactions s est accrue de 6% au cours des douze derniers mois passant de $41.384 au début de 1974 à $43.787 en janvier dernier.La nouvelle présidente de la Chambre d immeuble de Montréal, Mme Elspeth Butler, attribue l'augmentation des ventes immobilières à une amélioration du climat de confiance de la part des acheteurs."La reprise des transactions au début de cette année est due en partie à la faible baisse du taux d'intérêt hypothécaire qui, avouons-le.avait atteint un maximum l'année dernière” a-t-elle déclaré Après avoir touché 12% en septembre dernier, ce taux a été ramené à 114% au début de l'année et se situe présentement à 103/i% dans le cas des prêts conventionnels et a 10' pour ce qui1 est des prêts assurés par la Loi nationale de l’habitation.Mme Butler a ajouté que.a cause d'une crainte généralisée de l'inflation dans le marché, plusieurs acheteurs éventuels hésitaient à faire le saut.WASHINGTON (AFP) - Le congrès a franchi une première étape vers l’élimination d’un des plus vieux privilèges des compagnies pétrolières américaines, mais cette initiative risque de retarder les mesures de relance de l’économie américaine.La chambre des représentants a finalement voté jeudi soir l’élimination rétroactive au 1er janvier de cette année, de la "provision pour reconstitution de gisements" dont bénéficient depuis 50 ans les compagnies pétrolières américaines.Cet avantage fiscal permet aux compagnies de déduire de leur revenu imposable, jusqu'à 22% des recettes brutes provenant des gisements de pétrole et de gaz qu elles exploitent.Ce privilège, destiné à encourager la recherche de nouveaux gisements, représente une ristourne aux compagnies de $2.5 milliards par an.L'élimination de cet avantage fiscal, recommandée depuis deux ans par l'Administration, a été acquise par 248 voix contre 163.Mais cela n'a pas été sans accrochages entre les porte-parole du lobby pétrolier qui soulignent que cette provision est plus indispensable que jamais pour stimuler la production aux États-Unis, et les nouveaux élus libéraux qui se sont fait les interprètes du ressentiment des consommateurs américains vis-à-vis des bénéfices des compagnies pétrolières.Le républicain William Green, un avocat de Philadelphie de 36 ans, qui a conduit le combat contre l'allocation d’épuisement.a affirmé que "le débat en était un sur le pouvoir et non sur la politique pétrolière à adopter".Voilà sans doute pourquoi la plupart des représentants démocrates et les plus vieux représentants de la Chambre, se sont opposés au tribun philadel-phien.Le formidable lobby du AFL-CIO, paradoxalement, en a fait de même! Cette étrange alliance entre la grande industrie et le mouvement ouvrier américain s'explique aisément lorsque l'on comprend que l'allocation d'épuisement accordée aux compagnies pétrolières fait partie de "L'Emergency Tax Re- duction Act" de $21 milliards, visant à stimuler la reprise économique.Un débat prolongé sur l’allocation d’épuisement des gisements pétroliers retarderait d'autant la reprise économique et la chute du chômage.Le débat ne va pas manquer de rebondir au Sénat, compre-mettant le passage rapide des allègements fiscaux demandés par la Maison Blanche pour relancer l’économie américaine.L'élimination de la provision pour reconstitution de gisements, a en effet été rattachée sous forme d’amendement par la Chambre, au train de mesures fiscales actuellement examinées par le Congrès.Tout en votant l'élimination de la provision pétrolière, la chambre a décidé d’accorder aux américains.$21,3 milliards d’allègements fiscaux, soit $5 milliards de plus que ne le proposait le Président Ford.Les particuliers bénéficieraient de $8.1 milliards de remboursements au titre des impôts perçus pour l’année 1974.et de $8.1 milliards d'allègements sur les impôts qu'ils paieront cette année.De leur côté, les sociétés américaines verraient leurs impôts réduits de $5,1 milliards cette année.Mais cette générosité, que le Sénat pourrait accroître, risque d’aggraver le déficit budgétaire que l’Administration vient déjà de reviser en hausse à $54 milliards pour l’année fiscale 1976, qui commence le 1er juillet prochain Quelle sera la politique fiscale du Sénat, vis-à-vis les compagnies pétrolières?Décès de M.Paul Ouimet M.Paul Ouimet, maire de Westmount depuis 1971.est décédé hier à l'hôpital, des suites d'une courte maladie.Avocat de profession, M.Ouimet avait 57 ans.Il était président directeur-général du Conseil général de l'industrie du Québec et vice-président de la Chambre de Commerce du Canada.Conseiller de la Reine, Me Ouimet avait fait ses études en droit à l’Université McGill Spécialiste du droit minier, il fut de 1951 à 1969 conseiller juridique de l'Iron Ore.Très connu dans lés milieux d’affaires, M.Ouimet a occupé un poste de directeur dans les entreprises suivantes: Rolph.Clark, Stone Ltd., Growth Oil and Gas Investment Fund.Sidbec-Dosco, Pirelli Canada et Archivex.Il était vice-président de Hydro-Dynamics.Le départ de M.Ouimet ne lui aura pas laissé le temps d'entrer en fonction comme directeur des Fiduciaires de la Cité et du district de Montréal.M.Paul Ouimet laisse dans le deuil sa femme Pauline et cinq enfants.Sa dépouille mortelle sera exposée samedi et dimanche, entre 1 heure et 9 heures, au salon Wray.Walter.Wray de la rue De La Montagne.Les funérailles auront lieu lundi à 11 heures, en l'église St-Léon de Westmount.Ottawa laisserait monter le prix du gaz naturel à $2.59 par Jacques Forget Selon les analystes pétroliers de la maison de courtage Greenshields, le gouvernement fédéral, s'apprêterait à affranchir le prix du gaz naturel canadien pour lui permettre de gagner un niveau comparable à celui du prix du pétrole sur le marché international.Révélée dans son bulletin hebdomadaire, sur les titres pétroliers, cette information précise que c'est à l'issue de la prochaine Conférence des premiers ministres, le 10 avril, que le gouvernement fédéral s'apprête a rendre publique sa nouvelle politique gazière.AVIS de DIVIDENDE Les administrateurs de cette Société ont, le 18 février 1975.déclaré un dividende de 0.05 par action commune "A" et "B" payable le 30 avril 1975 aux actionnaires enregistrés à la fermeture des livres, le 1er avril 1975.Par ordre du conseil d'administration.Georges Arpin Le Secrétaire Montréal, le 28 février 1975 DOMINION BRIDGE COMPANY.LIMITED DIVIDENDE NO.2S1 AVIS EST PAR LES PRESENTES DONNÉ qu un dividende de QUARANTE CENTS (40‘) par action sur les actions en circulation sans valeur au pair, de cette compagnie a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 mars 1975.payable le 31 mars 1975, aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 7 mars 1975 Par ordre du Conseil Le Secrétaire R A C HENRY Montréal Québec le 25 février 1975 UR Entre avoir une propriété et savoir l'administrer.quelle différence! En tant que spécialiste» en administration de propriétés nous vous protégerons contre I inflation verrons à I ««tension de la vie économique de votre propriété et en assurerons un ietour profitable Appel» GILLES PARADIS C PM DlUlCtfU* O'VtVONOf lOtAliON |t 0 «DViNistMt.o* m éeoeetftll 5260461 IMMEUBLES WESTGATE INC.COURTIERS SENVICt IMMOBILIER COMPLET PAR ORDINATEUR 10CATI0R AKALYSt D IRVtSTIAStMLRTt.-IMMMSrRâTNM Df PROPRIETE! La Cour supérieure blanchit le courtier Morgan, Ostiguy par Clément Trudel Line firme de courtiers, condamnée (janvier 19731 par la Cour supérieure à remettre à la Banque Royale et la Sun Life Assurance des valeurs mobilières volées (ou la somme de $30,952.15).vient de gagner sa cause en appel Morgan.Ostiguy et Ttudon Liée, par decision du juge Mayrand et avec l'appui des juges Dubé et Rinfret.récupère ainsi sa réputation de "bonne foi" dans des transactions par lesquelles son agent Cousineau avait acquis, puis écoulé sur le marché, des obligations volées Cousineau avait alors fait affaire avec un client de 20 ans de la firme Morgan.Ostiguy et Hudon, il n'avait pas le fardeau de vérifier tous et chacun des titres offerts par un dénommé Piamondon et, qui plus est.au moment où res titres furent transiges, il n existait pas ce bureau central américain établi en 1971 pour la vérification des titres volés Le vol était survenu au bureau de poste de l’aéroport de Dorval dans la nuit du 12 au 13 octobre 1966 Cousineau, entre le 28 avril et le 1er juin 1967, avait acheté puis revendu les obligations refilees par Piamondon.sans vérifier s’il s'agissait de valeurs volées, qu un document de Unvestment Dealer s Association en date du 16 octobre précédent indenti-flait en détail La Sun Life et la Banque Royale alléguaient la "mauvaise foi" de la firme de courtage dans ce dossier La Cour supérieure donna d’abord entièrement raison a la banque et à la compagnie d'assurance mais, au fait, l’argumentation des demandeurs devant la Cour supérieure se fondait sur des articles du Code civil qui supposerait récupération de valeurs dont Morgan.Ostiguy et Hudon seraient toujours en possession, ce qui n’était pas le cas.Le juge Mayrand n’élimine pas une certaine négligence de Cousineau mais rétablit la "bonne foi" dans une perspective de firme de courtage qui acquiert quotidiennement de cinq à six millions de dollars en valeurs mobilières Bon nombre des transactions se font par téléphoné: faudrait-il demander aux agents de vérifier chacun des titres’’ La coutume serait de ne vérifier que lorsque le client est un nouveau venu Or, le Piamondon qui offrit les valeurs mobilières volées était un ancien compagnon d’armes de Cousineau, au bataillon Maisonneuve "L’employé Cousineau n était pas tenu de prendre toutes les précautions possibles pour découvrir une fraude éventuelle de son client, il n était tenu qu'a une diligence raisonnable Je crois qu'on n'a pas prouvé contre lui une faute qu'un courtier raisonnablement prudent n aurait pas commise en semblables circonstances .commente le juge Mayrand Cette augmentation du prix du gaz naturel , vendu actuellement à 65%, du prix domestique du baril de pétrole, se ferait à raison de 10% par année sur les trois prochaines années.Et.bien sur, cet accroissement de 10% annuellement se fera de pair avec la montée du prix du baril de pétrole canadien au niveau international! Selon le calcul de la maison de courtage, le prix du millier de pieds cubes de gaz (le rnpc).actuellement de $1.29 livré à Toronto, pourrait bien atteindre $2.25 au 1er novembre 1978, ayant augmenté à 95% de la valeur actuelle du baril de pétrole sur le marché international, soit $11.50.L'éventualité d'une augmentation ou d'une diminution du prix du baril de pétrole sur le marché libre ne semble pas avoir été retenue dans l'ébauche de la nouvelle politique gouvernementale.Voici quel est le rythme qu'emprunterait llWigmenta-tion du prix du millier de pieds cubes de gaz naturel De $1 29 actuellement, le mpr de gaz naturel grimperait à $1 64 au 1er novembre 1975, pour atteindre $1 99 en novembre 1976.et $2 25 en novembre 1977 Au prix de $2 25 le millier de pieds cubes, le gaz naturel se vendrait alors au eoùt de production projeté du gaz du Delta du Mackenzie et a environ le prix prévu pour la gazéfication du charbon.Pour ses investisseurs.Greenshields a dresse un tableau de l'effet de levier par dollar investi des plus grandes compagnies pétrolières canadiennes.seules productrices de gaz naturel, sur la production de 100 pieds cubes de gaz, en tenant compte de la valeur au marché des titres en date du 21 février: Shell (1.36), Gulf (1.12), Imperial Oil 10.48), Pacific Petroleum (4.551, Hudson's Bay Oil (3.131, Canadian Superior (2 80.Home Oil (2.321^ Aquitaine (1.941, Dome Petroleum (1.67).Ainsi, on constate aisément à la lecture de cette énumération que Pacific Petroleum et Hudson Bay Oil and Gas sont les titres boursiers offrant le plus de levier, soit la possibilité de l'augmentation de la valeur des actions en Bourse, dans l’éventualité de l’augmentation du prix du gaz naturel, compte tenu de leur dépréciation sur le marché boursier.On n’a plus l’Alpine Inn qu’on avait.Depuis trois an* programme de dollars y Alpine a bien changé Un >.I Alpine do renovation d un demi-million a été entrepns Plus que jamais.Inn est I hôtel de villégiature par excellence pour la tenue de congrès A une heure de Montreal par (autoroute des Laurentides, (Alpine Inn offre des chambres confortables.12 salles pouvant accueillir de 20 â 200 personnes, tous les accessoires audio-visuels necessaires â un congrès, etc On y travaille bien et la détente n est jamais bien lom On a tout ce qu'il taut pour vous divertir de la piscine intérieure au terrain de golf Communique?av notre Service de planifica tion des congrès a (514 ) 229 3516 ou 861*3258 (Montréal).1a piscine intérieure au ten Miss »l a! to* QuAb#c 14 • Le Devoir, samedi 1er mars 1975 LeCAAD déçu du jugement Belfond Le Comité d'action antidépoi tation déplore que la Commission d'appel de l'immigration ait évité, dans l'affaire Belfond, de trouver enfin une solution au problème des 1,500 travailleurs haïtiens toujours menacés d’être déportés.Rappelons que la commission a estimé oue Belfond avait été "utilisé, abusé par des personnes qui poursuivent des fins autres que celles pour lesquelles la Loi sur la Commission d'appel de l'immigration existe" et que, pour cette raison et nulle autre, elle a cassé une ordonnance d'expulsion et accordé à Belfond le droit de débarquement au Canada.Selon la commission, Oberts Belfond n'est pas un réfugié politique et l'on a voulu se servir de lui en un "test case" en vue d'obtenir une décision qui s'appliquerait par la suite à des centaines d'Haïtiens en instance d'appel.Le C.A.A.D.dénonce donc l'intransigeance des juges et leur pseudo-indépendance vis-à-vis Ottawa" ainsi que leur refus “d'exercer leur compétence pour se prononcer sur le fond du problème tel que présenté par la défense: à savoir la persécution des Haïtiens ayant vécu à Montréal par le régime fasciste et sanguinaire d'Haïti Le C.A.A.D.en vient même à la conclusion que le ministre Andras se cache derrière la Commission d'appel, que le ministre Jean Bienvenu a totalement démissionné devant le refus d'Ottawa et qu’il est gemps que le premier ministre Trudeau mette fin à son silence complice et prenne clairement position pour aider à trouver une solution juste et humaine, Les oeuvres du cardinal Léger L'ancien archevêque du diocèse de Montréal, le cardinal Paul-Emile Léger, a lancé sa campagne annuelle pour recueillir $500,000 pour l'établissement d'un complexe médical en Afrique.La campagne, qui sera administrée par la société Cardinal Léger et ses oeuvres, débute aujourd'hui et durera deux semaines.Selon un communiqué émis par le quartier général de la campagne, l'argent permettra à un centre de réhabilitation pour les handicapés de Yaounde, au Cameroun, d'opérer à pleine capacité et d'admettre ainsi à l'hôpital des milliers d'enfants oui attendent à l'heure actuelle pour se faire soigner.Le cardinal Léger, âgé de 70 ans.qui a démissionne de son poste d'archevêque en 1967 pour aller aider les colonies de lépreux en Afrique, a été nommé, en décembre dernier, curé de la paroisse Ste-Sophie Barat, dans le nord de Montréal.MAISONS D’ENSEIGNEMENT iiil *¥ Université du Québec Institut national de la recherche scientifique SESSION D’AUTOMNE 1975 PROGRAMMES DE 2‘et 3" CYCLES INRS-Energie - M.Sc.et D.Sc.Recherche: La recherche à l'INRS-Énergie se divise en quatre domaines: Interaction Laser-Matière Application des plasmas Confinement d'un plasma chaud Technologie des réacteurs à fusion De plus, les étudiants peuvent participer aux projets de recherche de l'IREQ dans les domaines suivants: Haute Tension Électrochimie Matériaux Grande Puissance Mécanique Mathématiques appliquées Conditions d'admission: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: physique génie physique chimie génie chimique métallurgie génie métallurgique génie électrique génie mécanique mathématiques appliquées Endroit: Varennes (20 milles du centre de Montréal), INRS-Télécommunications - M.Sc.Recherche: La recherche à ITNRS-Télécommunications comprend: Traitement des signaux video Téléphone Transmission de données Conditions d'admission: Les candidats devront posséder un diplôme de premier cycle universitaire ou l'équivalent dans une des disciplines suivantes: génie électrique physique génie physique mathématiques appliquées Endroit: Ottawa Les candidats sont encouragés à faire des demandes de bourses à d'autres organismes, car il en sera tenu compte lors de la sélection des candidats.DATE LIMITE DES DEMANDES D'ADMISSION: 15 mars 1975 Pour obtenir les formulaires de demande d'admission et tout renseignement supplémentaire, s’adresser au: Secrétariat général Institut national de la recherche scientifique (INRS) Complexe Scientifique du Québec C.P.7,500 Québec GIV 4C7 COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF (cours collégial) • Collège reconnu d’intérêt public • Collège mixte résidence pour étudiants seulement PROGRAMME : Le cours collégial (diplôme d’études collégiales) COURS PRÉPARANT A TOUS LES PROGRAMMES UNIVERSITAIRES : 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines et sciences de l’administration 4- Arts plastiques 5- Lettres, langues modernes et théâtre.ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1975 Date limite : 15 mars 1975 RENSEIGNEMENTS : BUREAU DES ADMISSIONS Cours collégial 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal H3T1C1 Tél.: 342-1320 poste 347 (Le Collège offre aussi un cours secondaire complet de cinq ans) APPRENEZ L’ANGLAIS au Vermont Cours intensifs dans un milieu anglophone.Université catholique.Co-éducationnelle.Atmosphère internationale.Cours de conversation avec laboratoire.Écrivez à: International Student Program St.Michael’s College Winooski, Vermont 05404 U.S.A.COURS D’ÉDUCATION COMPARÉE EN ESPAGNE du 16 juin au 12 juillet 1975 La Faculté d’Éducation de l’Université d’Ottawa avec l’Université de Barcelone, Faculté de Philosophie et des Sciences de l’Éducation EDU 4822 Panorama de l’éducation espagnole contemporaine (6 crédits) EDU 4821 Aperçu historique comparatif des penseurs pédagogiques hispaniques (espagnols, hispano-américains) (6 crédits) Activités paracurricutaires diverses Langue de l’enseignement sera le français Une connaissance de la langue espagnole sera utile mais pas nécessaire Conditions d’admission un baccalauréat reconnu d’une université canadienne ou l’équivalent Inscription limitée à 30 personnes.Pour plus de renseignements, écrire au Coyen, Faculté d’Éducation, Université d’Ottawa.FACULTÉ’ DES ÉTUDES SUPÉRIEURES UNIVERSITÉ DE MONTREAL GRADES SUPÉRIEURS Certificat / Diplôme / Maîtrise / Doctorat Les formules de demande d’admission peuvent être obtenues, en ce qui concerne la Faculté des arts et des sciences, au secrétariat du département où l'étudiant désire s'inscrire et, pour les autres facultés, dans les secrétariats respectifs.LE RÉSEAU L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L’Institut national de la recherche scientifique est l’une des unités constituantes du réseau de l'Université du Québec TOUSLES SAMEDIS LE DEVOIR REGROUPE LES MAISONS D’ENSEIGNEMENTS TÉLÉPHONER À LÉON BIGRAS LE DEVOIR 844-3361 ; D’OTTAWA IMVKRSm OF OTTAWA FACULTÉ D’ÉDUCATION La faculté d Éducation offre une concentrafion en counselling scolaire, à temps plein ou temps partiel, conduisant au grade M Ed M A (Ed ) et Ph D EXIGENCES D'ADMISSION : a) M.Ed.et M A B A ou (équivalent (en plus) B Ped , ou B Ed ou I équivalent b) Ph D Une maîtrise en éducation d'une Université reconnue.DEMANDES D’ADMISSION : trimestre d été avant le 29 mars trimestre d'automne avant le 12 juillet N B Les détenteurs d'une maîtrise en counselling scolaire peuvent demander leur adhésion A la Corporation des Conseillers d Orientation Professionnelle du Québec Pour de plut tmpiot rtnwgntmtnti vtwiltt vous tdrosstr t Sarvice des Admissions, Université d'Otttwa, Faculté d’Êducatlon.1245 Kilborn Ottawa, Ontario Kl N INS COLLÈGE FRANÇAIS M 185 ouest, Fairmont - Métro Laurier - St-Joseph — Situé à lest d'Outremont - une rue au nord de Laurier.— Déclaré d'INTÉRÊT PUBLIC en 1969 — Membre de I A.I.E S.etdel'A C.Q.— Mixte, ouvert aux élèves canadiens-français, français et néo-canadiens.— Pensionnat; demi-pension, externat INSCRIPTIONS ’PRIMAIRE: — Rue Fairmount-Tél : 273-0774 — Annexe Nord (Cartierville) 332-1383 — Annexe Rive Sud (Longueuil 670-7660 Autobus Scolaires: Ville Laval.Montréal, la Rive Sud .— Pensionnat; à partir de 6 mars * SEC ONOAIRE : Secondaire I à Secondaire V (Programmes et examens du ministère - Promotion par matières) EXAMENS D'ENTRÉE en SECONDAIRE 1 le samedi 8 mars de 9 à 12 heures COilÉGIAL: ~ I et II.— Préparation au D.E.C.(Diplôme d Études Collégiales).— Cours préparant aux structures d’accueil universitaires; -SCIENCES de la SANTÉ.-SCIENCES PURES et APPLIQUÉES.-SCIENCES de l’ADMINISTRATION.-SCIENCES HUMAINES.— ARTS - LETTRES - LANGUES.TRANSPORT (Secondaire et Collégial): trajet des autobus scolaires: • — St Hilaire.Beioeii.St Bruno.St Hubert.Mtl (rue Fairmount); — La Prairie, Brossard.Latlèche, Qreentield Park; — Longueuil, St Lambert.— Boucherville.Ville d Anjou.St Léonard; — Ste Thérèse-an-Haut.Ville Lorraine, Vimont; — Ville Laval(Pt-Viau, Laval/Rapides.St François de Sales); — St Vincent de Paul, Montréal-Nord.Pour renseignements, inscriptions et prospectus: Tél.: 272-0754,272-1455,272-3848 Aménagement (Faculté) Architecture 343-6019 Urbanisme 343-6865 Anthropologie (Département) 343-7329 Bibliothéconomie (Ecole) 343-6044 Chimie (Département) 343-7602 Communication (Section) 343-6039 Criminologie (Ecole) 343-6523 Démographie (Département) 343-6610 Diététique et nutrition (Institut) 343-6398 Droit (Faculté) 343-7731 Education physique (Département) 343-6151 Etudes anciennes et modernes (Département) 343-6222 Etudes anglaises (Département) 343-6236 Etudes françaises (Département) 343-6213 Etudes médiévales (Institut) 343-7609 Géographie (Département) 343-6208 Géologie (Département) 343-6820 Histoire (Département) 343-6238 Histoire de l’art (Section) 343-6182 Histoire et sociopolitique des sciences (Institut) 343-7351 Informatique (Département) 343-6700 Linguistique et philologie (Département) 343-6221 Littérature comparée (Programme) 343-6609 Mathématiques (Département) 343-6743 Médecine (Faculté) Médecine dentaire (Faculté) Médecine vétérinaire (Ecole) Musique (Faculté) Nursing (Faculté) Optométrie (Ecole) Pharmacie (Facul'é) Philosophie (Département) Physique (Département) Psychologie (Département) Psycho-éducation (Ecole) Réadaptation (Ecole) Relations industrielles (Ecole) Santé publique (Ecole) Sciences biologiques (Département) Sciences économiques (Département) Sciences de l’éducation (Faculté) Science politique (Département) Service social (Ecole) Sociologie (Département) Théologie (Faculté) Traduction (Ecole) ÉCOLES AFFILIÉES Ecole Polytechnique Ecole des Hautes Etudes 343-6300 343-6076 773-8521 343-7764 343-7486 343-6083 343-6445 343-6464 343-6670 343-6489 382-2972 343-6416 343-6627 343-6135 343-6581 343-6540 343-7622 343-6579 343-6597 343-6620 343-7080 343-6221 Commerciales 344-4900 343-4336 SESSION D’AUTOMNE 1975 Les formules de demande d'admission aux grades supérieurs doivent être adressées au: Bureau du registraire (admission) Université de Montréal Case postale 6205 - SUCCURSALE A AVANT LE 1er AVRIL 1975.A$C 5317 1 V \ m w THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACÉ DIS ARTS.Montréal U9 (Québm ) Tyl B4 2-2 11 2 du 11 Fév.au 2 Mars à 20:30 hres billets: $2.50 à $6.00 EN VENTE A LA PLACE DES ARTS .ET SAUVÉ FRÈRES Des autres oeuvres de l'exposition, il y a peu à dire.La gravure ne m'a pas particulièrement saisi; elle est bien réalisée, certes, mais son image est tellement ambiguë (Sanders.Eastcott) ou estompée (Laing) u on a peine à la voir.Le essin d'Ann Kipling et le travail d'Al McWilliams me sont apparus dans le premier cas mièvre, et dans le second sans proposition autre que le gadget.Art Green a visiblement une bonne connaissance des couleurs, du graphisme et il possède une imagination certaine.Malheureusement, Tac-cumulation d'éléments divers de façon très compacte a pour effet de compliquer la lecture de Toeuvre et de cacher son sens véritable.Tout comme pour Art Green, j'aurais aimé voir plus de travaux de Gathie Falk.Quant à Leslie Pooie, son oeuvre relève de la décoration.Les “Forces vives" de la Colombie Britannique apparaissent donc dans l'ensemble assez traditionnelles.Ann Kipling, David Mayrs et Benita Sanders auraient dû laisser lour place à des artistes plus jeunes comme Dan MacDougall et Bill Jones dont on a pu voir des travaux à l'exposition des “Peintres canadiens contemporains ".A la décharge des artistes, il faut dire que le Centre Bronfman se prête mal à l'exposition d’oeuvres de deux dimensions (format moyen).Toujours suspendus dans le vide, au bout de longues chaînes, les tableaux bougent continuellement et souvent la lumière du jour, réfléchissant contre les vitres, empêche de voir distinctement l'oeuvre.Pour une meilleure vision, vaut donc mieux s'y rendre en soirée.On y visionnera mieux du même coup les projections de diapositives et les bandes vidéo.Enfin, le texte de M.Peter Malkin dans le catalogue explique bien mal les préoccupations des artistes de la Colombie (suin' n In pnge vi-vnnlrr ) Université McGill Faculté de Musique LE STUDIO D'OPÉRA DE McGill direction Edith et Luciano Della Pergola vous présente DES EXTRAITS D’OPÉRA oeuvres de Cimarosa, Mozart, von Weber, Nicolai, Verdi Ponchielli, Tschaikowsky, Puccini Samedi le 1 mars 1975 20h30 Salle Redpath Renseignements : 392-4501 Entrée Libre 2 DERNIÈRES CHANCES DE VOIR Ce soir et demain soir à 20h.30 l’é des femmes de molière mise en scène gilles marsolais décor Claude fortin costumes Janine caron avec édgar fruitier jo ann querel Hubert gagnon gilles pelletier jean pierre chartrand José descombes Jacques hante micheline gérin au gésu - 866-1964 la nouvelle cie tVV® fttissa lèolcmms Beethoven Orchestre Symphonique Chorale de 250 voix Choeur du Collège Westminster École Normale de Musique sous la direction de ALEXANDER BROTT Solistes: CLARICE CARSON.soprano FLORENCE QUIVAR • contralto MICHAEL BEST.ténor DONALD BELL, basse f iEgliflf Nntrr-Samr Jeudi, le 3 avril è 20.30 heures Bltlatc Int.Muilc Store, Montreal Truet.P.V.M Parterre: St 00 1er Balcon: tT00.2e Balcon: St 00 INFORMATIONS et RÉSERVATIONS: 935-4955 tnvoyer commandes postales even! Is 15 mers à MISSA SOLtMNlS 30 fus THurlow.Hsmpsteed Ouibec _ l*i r»t Bancs te Cat^odienne Ce concert eif ¦oui le patronaged« Banque de Montreal wmt i 18 • Le Devoir, samedi 1er mars 1975 cahier des arts et lettres les SPECTACLES Les Séguin, à la veille de par VVKS T VSC IIFKi:Al V_______________ Je m'y attendais bien, rien n'a tellement une allure officielle avec les Séguin, et surtout pas une entrevue.Pendant l'heure où nous nous sommes rencontrés, assis sur le tapis d'un salon, j'avais l'impression de participer à un palabre autour d'un magnétophone qui remplaçait le feu de camp.La voix basse et presque chuchotée de Richard essayait de passer pendant les silences de celle de Marie-Claire, haute et claironnante par moments et douce et grave la plupart du temps.Je ne sais pas trop quand l'entrevue a commencé ni quand elle a fini.Ils sont d'abord arrivés avec leur nouveau disque, "Récolte de rêves" (Kot'ai 3307), dont tout le monde a admiré la pochette jusqu'à ce que quelqu'un découvre une faute d’orthographe, puis une autre, et une autre et ainsi de suite jusqu'à sept ou huit dans la pochette intérieure réalisée par Marie-Claire.Partagé entre la déception de leur productrice et la résignation riante de Marie-Claire ("ça, c'est complètement ma personne."), j'ai attendu la suite.Ensuite, il fut question des scouts, des servants de messe et des croisillons, et tout en chantant “je suis croisé c'est là ma gloire." avec Marie-Claire, je me demandais comment il se faisait que mon passé (j'ai 31 ans) coïncidait avec le leur (ils en ont 22).Ils m'ont alors expliqué qu'ils sont juste sur la ligne de rencontre des deux séries de générations, ce qui fait qu'ils rejoignent un public qui va de 17 à 35 ans surtout.Ils vont intéresser les étudiants des cégeps, mais non ceux des polyvalentes: "ils sont là.tous efïouairés devant toi.pis y nous regardent en disant: fais nous tripper'.Puis il fut question du spectacle qu'ils vont donner au foyer "Piano Nobile" de la salle Wilfrid Pelletier, à la Place des Arts, du trois au cinq mars.Assis par terre sur les, coussins qu'ils auront apportés, les spectateurs pourront entendre les Séguin entourés de cinq musiciens: Richard Grégoire aux claviers, Yves Cloutier à la mandoline.Bruce Murchison au violon, Serge I.ahaie à la guitare et Guy Richer à la basse.Cette nouveauté énerve beaucoup les deux chanteurs, qui ont l'habitude de travailler seuls: "Là.je me suis rendu compte que je gardais pas mon beat, je me suis rendu rendu compte que j'étais pas souvent accordé et que je ne suivais pas toujours le reste de la gang", m'explique Richard alors que Marie-Claire rajoute: "par rapport à nous autres, on est corrects, on est pas habitués à les "eue ", Richard me fait tout le temps des surprises pendant un concert.donc pour moi.ça va peut-être être moins dur que pour lui".Mais le fait de jouer avec cinq musiciens ne remet pas en cause leur conception du spectacle: ils connaissent ces musiciens depuis longtemps et les voient comme des amis qui viennent de la salle pour jouer avec eux.sans compétition, en toute harmonie."Mais attention, c'est pas improvisé! on vient de faire un disque avec eux." La conversation est passée tranquillement à un registre plus grave: il fut question de leur carrière, quu est liée à leur façon de vivre, et non pas conçue comme un métier dont on sort pour commencer à vivre, comme c'est le cas pour la plupart des gens: "une carrière, la plupart du monde ne conçoit jamais qu elle peut s'arrêter.Ils la poursuivent souvent pour devenir quelqu'un, pour leur gloire personnelle et évidemment pour subvenir à leurs besoins.Pour nous, c'est à un autre niveau qui englobe beaucoup plus un sens de vie complet.Dans la realisation des valeurs intérieures que je (c'est Marie-Claire qui parle pour les deux) veux vivre et nécessairement toutes les choses que je 'considère bonnes dans ma vie personnelle.Parce que je considère qu'il est important de grandir l'âme en dedans, d'avoir une paix intérieure 11 faut que ces choses là aillent dans le même sens que la carrière, sans BIENTÔT À L AFFICHE les vautours aucune opposition.Pour y arriver, on a un rythme plus lent, parce que je ne suis pas capable de donner plus, et si je donne plus, je donne du faux ou du moi fatigué.C'est une des meilleures façons de donner que je connaisse et un des meilleurs moyens de faire passer ce que j’ai à dire.Dans le moment, c’est la chanson, mais je ne peux pas trop planifier dans ce sens là, demain ça pourrait être autre chose.” "Je ne peux pas concevoir un spectacle d’une façon artificielle, je n'y crois pas.Il faut vraiment que je parle des choses importantes dans ma vie.On parle d'amour et de spiritualité parce qu'on s'aperçoit que tout le monde en a besoin.Je m’implique là-dedans, c'est part entière avec-moi.Je refuserais de faire certains gestes qui feraient mieux passer les choses que j’ai à dire, s'ils ne sont pas sentis.C'est de la mécanique.Il est évident que certains soirs ça ne me tente pas de chanter, parce que le spectacle c'est de la vie compressée, être obligé d'être là, une heure et demie avec le public.Honnêtement, j'avoue que des fois, j'ai souri même si ça ne me tentait pas.parce qu'il y a une image.Mais j'étais pas contente de moi, pis je pouvais pas aller rencontrer le monde de la même façon, après." "Pour moi, c'est ça qui est important, je ne suis pas capable de voir plus dans le moment.Surtout que la chanson est tellement une grosse affaire! Nous on est peu de chose dans ce monde-là.BIENTÔT À L'AFFICHE les kautours mais pourtant tu m as vue entrer tout à l'heure, j étais fatiguée d'avoir passé la journée à courailler, d'avoir été dire toutes sortes de gnan gnan pour vendre le disque et rejoindre le plus de monde possible.Mais c’est quoi, tout ça?Le malaise de notre société c'est de vouloir tout faire énorme, tout révolutionner tout le temps.C'est l'homme qui construit toutes sortes de grosses histoires sans s'arrêter pour regarder la petite plante qui pousse à côte.Alors que c’est cette plante qui peut te dire: "toi, tu es sur la terre pour telle raison".Je veux toucher à ces points là, ces points primaires les SPECTACLES Les Séguin (Piano Nobile de la PDA, du 3 au 5): un genre à part, moins un spectacle qu'une fête dont ils seront les animateurs.^ Barbara (Maisonneuve, du 6 au 9): envoûtante et étrange, tendre et pointue, douce et cassante, une des chanteuses françaises les plus personnelles.^ Louise Forestier (cinéma Outremont, le7mars): une des rares apparitions à Montréal d'une chanteuse en pleine possession de ses moyens.Un des meilleurs sons québécois qu'on puisse trouver.0 André Gagnon (Maisonneuve, du 10 au 16): une musique romantique et personnelle, des notes pour rêver.Y .T.LINO VENTURA • ANNIE GIRARDOT ISABELLE ADJANI rm » Æ gifle DES LE 14 MARS, Cinéma VILLERAY US FILMS MUTUELS en .issoci.ition avec LES FILMS CLAUDE MICHAUD D'UNE VIOLENCE INSOUTENABLE.Générateur de |Oie n reçoit en piei figure comme gifle LE film Imagerie fascinante qui « impose par sa violence Il MONDt Des image: réalisme insoutenable 18ans Adultes APRES "VIVA LA MUERTE" RRABAL J’IRAI COMME UN CHEVAL FOU EMMANUELLE RIVA GEORGE SHANNON le DAUPHIN BCAUBIEN n(S D IBERYIUn21 6060 7.15-9.15 ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• •••• •••••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• •••••••• •••••••• ••• ••• ••• 14 ANS •••••• ••• ••• ••• ••• •••• ••• •••• ••• •• ••• •• ••••••• •••••• •••• •••••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• •••••••• •••••••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• •• •• •••••••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• •• •• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••• •# ••• ••• •• ••• ••• •• ••• ••••• •••••• ••• • ••• • ••• : ••• • ••• • ••• • ••• • •••••• • ••••• ••• •• ••• •• ••• •• ••••• •••• ••c.•••••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• Un film de Jacques Godbout Musique de François Dompierre, Producteur: Marc Beaudet Distribution Columbia Pictures Marc Legault, Dorothé Berryman, Gilbert Chénier, André Guy, Pierre Gobeil, Denis Drouin Confessions d’un p’tit gars de la pègre Chico Tremblay défie le Parrain VILLERAY ST OOIISIIIIU 31! au SIM^ /.JO f.JO SAM., DIM.: 1.30-3 JO-S.lOMO f 30 Perle Velleyfleld Boite à film St-Jeen Peleee Qrenby leur “Piano Nobile de la vie.Je ne veux plus perdre mon temps.Faire du gros bla bla, du show-off, on peut faire ça, mais je dis non.C'est pas là que je veux aller.Je sais tellement à quel vide cela peut mener, un vide du coeur, et c'est dommage.Je vois des vieux à 60 ans, je les regarde faire et je me dis: “c'est ça que t'as appris dans ta vie, qu’est-ce que tu connais de toi, en dedans?" C'est une grosse prise de conscience, je m'embarque dans bien des affaires, mais je pense que je serai capable d'y parvenir, à mon rythme." Nous avons parlé de bien d'autres choses, la musique, les tournées, la scène etc., mais au fond le plus important avait été dit.Je viens de relire ce qui précède, cela peut paraître tellement naïf ou simpliste et pourtant.Les mots ne sont pas recherchés, les idées non plus, et quelque chose passe quand même, quelque chose d'oublié et que l'on retrouve.C’est ça, les Séguin.J’écoute leur dernier disque et la même chose se produit, d'une façon plus forte parce que ce sont des chanteurs et non des théoriciens.Leur i£S FILMS RENE MALO présentent f ’IERRE RICHARD JANE BIRKIN > J I ' \POUR L' TOUS UMIWTMK Ht trann wnit.1.20.3 20.5.25,7.25.9.30 CHAMPLAIN STE CATHERINE PAPINEAU 524 1685 SAINT-JÉRÔME REX musique simple, douce (mais moins simple qu'on pourrait le croire) leur musique n'entre pas dans nos oreilles, elle semble sortir du fond de nous, de notre passé collectif et individuel.Les voix s'harmonisent très bien aux instruments et créent une atmosphère à laquelle on peut difficilement être insensible.Leur musique et leurs mots nous parlent d un quotidien habitable et beau, d'une vie pleine et simple.Parce qu'il y a moyen de parler de ces choses sans tomber dans la banalité; le meilleur exemple serait la chanson "Les saisons" de Raoul Duguay, la plus belle du disque, d'où se dégage une harmonie entre les éléments et la vie intérieure.C'est un disque en dehors de la production courante, en dehors du mouvement folklorique auquel on associe toujours les Séguin.En écoutant "À la pleine lune" par exemple, on découvre une musique surgie de nulle part, d'autrefois et de demain, du monde extérieur et du fond de nous.I FS FIL MS MUTUELS en .,sv„ i.ilmC.iyt., LFS Fil MS Cl AUDI MICHAUD p.wntent YVES MONTAND, MICHEL PICCOLI, SERGE REGGIANI, GERARD DEPARDIEU .TLL- «a#*-' dans rmrmi UN FILM de CLAUDE SALITET Vincent, François, , Paul 5AUTET / et les autres.K.CREfYlAZIE ST DENIS.CNÉMA2IE 3IH2IG 12.30 - 2.45 -5.00 7.20-9.30 7 LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRESENTE LES CRFIDDSCHPLORfmiRS CO**' 13 au 16 mars zonso Matinée 16 mars à 14:00 lires $3.et $2.(étudiants) Billets en vente au Plateau à compter du 10 mars de 12:00 tires à 18:00 tires Tél.: 284-3222 et 3223 SAUF l F PI ATFAII 37,003,1X3 Lav3llée OnLLt LC iLH I CHU Parc LAFONTAINE Se-Tliérèse.Auditorium Lionel Groulx.T.AOn Dimancha23mirs à20:30hres.T6'-: 430-3120-3174 ELLE, SON MARI, SON AMANT et leur bébé.POUR”! TOUS I TOUS PLONGÉS DANS AIN DRAME DÉCHIRANT!j ï m k L’ENFANT DELA SOLITUDE v.f.de “CH(LD UNDER A LEAF' un film de GEORGE BLOOMFIELD DYAN CANNON • DONALD PILON JOSEPH CAMPANELLA • MICHELINE LANCTÔT musique deFRANÇlS LAI unt production 3e SEMAINE VERSAILLES fftS Sherbrooke I 353 7110 MURRAY SHOSTAH et BOB SAYLIS Enfants moins de 14 «ni .St.cb LAVAL Centred kcbatsUVIl CII-S1S4 EN PRIMEUR SKSsseet me Magazine ltXPtffl£NCEUN-us FILMÉE ! _ Newsweek « le SUSPENSE DE L'WîeVYork Magazine ?DnHLD SUTIjEqLHIjD JULIE CHRISTIE EN COULEUR SIGN FRANÇAISE DF Dimanche 1 00-3 05 5 15-7 25 9 35 2/E/S/HÆ non t lodh fjdw Ven.Sam .__ 1 semaine 7:25-9:35 3180 rua BELANGER LUIS BUNUEL POUR TOUS SALLE RESNAIS FANTOME J*, DE LA LIBERTE UN FILM "Un tilm qui se passe très bien de poteaux indicateurs et de mode d'emploi.L’éblouissement suffit." — Le Monde "Quel souille, quelle allure, tout vole en éclats comme sous le double bang d'un supersonique traversant le mur de la connerie." — Le Nouvel Observateur "Eblouissant de traicheur, tantôt teroce et tantôt facétieux, toujours serein, souvent déconcertant, drôle, oui, drôle et, pour tout dire, assez génial." — L'Express "Ces gags "hénaurmes" (ont pâmer de rire.Le grand vent du surréalisme continue de souiller sur Bunuel." — Le Point "Contre ce fantôme de liberie, Luis Bunuel a construit une nouvelle machine de guerre superbe et bizarre qui est un chef-d'oeuvre." — Telerama "Intelligent, drôle et caustique, évoquant l'ironie et le persiflage d'un Voltaire." - Quotidien de Paris I SALLE EISENSTEIN Le plus beau film de Tannet un événement poétique Lt NOUVEL OBltRvAttUl un Mm de ALAIN TANNER ke milieu 14 ANS t cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 1er mars 1975 • 19 s le CINÉMA V______ Scorcese/Cassavetes: deux beaux portraits féminins par WDKfc LEROI \ V_____________ Alice Doesn’t Live Here Anymore de Martin Scorcese est une fascinante et amusante comédie dramatique qui ne ressemble à rien d’autre et qui s'affirme comme l’une des oeuvres les plus personnelles et les plus originales de la présente saison cinématographique.De film en film, Scorcçse nous réserve des surprises toujours de plus en plus agréables et étonnantes.Après l’étourdissant et génial Mean Streets, il récidive avec un film où le comique et le tragique, le burlesque et le pathétique, la violence et la tendresse se côtoient avec une souplesse remarquable et une décontraction ravissante.La dernière réalisation de Scorcese n’offre pas seulement une indiscutable confirmation du talent de son auteur, elle manifeste encore un épanouissement de son art, une maîtrise toujours plus grande sur une forme saisissante et nécessaire.Alice Doesn’t Live Here Anymore est tout d’abord le récit du voyage d’une jeune femme.Alice Graham (Ellen Burstyn) qui quitte, après la mort accidentelle de son mari, sa petite ville en Oklahoma pour se rendre à Monterey en Califor- nie.Accompagnée de son jeune fils Torn (Alfred Lutter), elle se rend premièrement à Albuquerque, où elle fait la rencontre de Ben Eberhart (Harvey Keitel) qui lui cache son mariage, et dont la violence inattendue met fin à leur relation.Elle s’achemine ensuite vers Tucson où un jeune fermier, David Barie (Kris Kristofferson) s’éprend d’elle et lui ouvre des horizons incertains de bonheur.Le film se clôt sur la fragilité d’un avenir brumeux et sur la précarité d’un amour que la moindre perturbation affective risque d’ebranler.Depuis quelques années, le cinéma américain nous a habitués aux pérégrinations de personnages en quête d’un nouvel ailleurs, insatisfaits par leur existence quotidienne et leur environnement, qui décident subitement de tout quitter.Le voyage devient ainsi l’élément qui les révèle à eux-mêmes et qui les propulse dans un monde jusque là inconnu.L’originalité première du film de Scorcese tient au fait que l’aventure est perçue à travers les yeux et la sensibilité d’Alice, qui rêve d’indépendance et de liberté mais qui ne peut vivre, comme elle le dit elle-même, sans le soutien et l’appui affectifs d’un homme.En traversant le Sud-Ouest des Etats-Unis avec son fils, Alice réalise la confusion de son-existence et son incapacité à contrôler le temps qui lui échappe.Caressant depuis son enfance le rêve de devenir chanteuse, elle découvrira la nécessité de se détacher des illusions enfantines et d’affronter les exigences du présent avec ses véritables ressources et ses aspirations les plus-vitales.Scorcese nous fait pénétrer directement à l’intérieur de la vision cahotique et imprécise d’Alice.Sa caméra frénétique épouse et traduit ses moindres états affectifs, sursaute au rythme des palpitations de son coeur et respire au gré de ses élans, de ses frustrations et de ses joies.Le spectateur est littéralement emporté dans le tourbillon d’une existence qui se fait et se défait sous ses yeux, dans le vertige de la banalité du quotidien et dans la frénésie des brèves rencontres.Encore plus fragmentée que dans Mean Streets, l’écriture de Scorcese rend sensible par son morcellement et son refus de la stabilité le caractère de fuite sans issue prévisible que revêt l’existence de l’héroine.Quelques points d’ancrage (le travail dans un restaurant, les tours de chant dans un bar), quelques arrêts à peine marqués dans différents motels, parsèment cet itinéraire zig-zagant et toujours incertain.Scorcese témoigne d’un talent exceptionnel pour saisir les décalages affectifs, les brisures violentes et les énervements subits.Si toutes les séquences qui confrontent les exaspérations de la mère aux harcèlements du fils sont si émouvants et troublantes, c’est parce que Scorcese projette lés CINÉMAS Le Milieu du Monde: Une réflexion lucide et dense sur le couple, le mariage et l’amour.Le premier film en couleurs d’Alain Tanner.Une autre révélation du jeune cinéma suisse.(Elysée).• Le Petit Théâtre de Jean Renoir: Un film à sketches réalisé par l’un des plus grands cinéastes de tous les temps: Jean Renoir.Tous les épisodes ne sont pas d’égale importance, mais le premier et le quatrième méritent le déplacement, car ils peuvent figurer parmi les plus belles choses que Renoir ait jamais réalisées.(Place Ville-Marie).A.L.En nominations pour 2 Oscars — Meilleure actrice : GENA ROWLANDS — Meilleur metteur en scène: JOHN CASSAVETES Une femme sous l'influence de l’amour peut quelques fois se détruire par elle-même ! Produced by SAM SHAW • Written ond Directed by JOHN CASSAVETES 2e SEMAINE! 1224 GREENE AVE.937-2747 Représentations: 12.30, 2.40,4.50, 7.00, 9.15 Après "LA GRANDE BOUFFE", le nouveau film de Marco Ferreri POUR TOUS T0UCH& PAS LA FEMME blanche; .“~!*î *•’ AV™, ,, V V .-/j.' , H?—'• ' iTià i v KM ¦ A-v '/ ’ a,Y J “ ( w Sur som.: 7:30 - 9:30 Dim.: 1.30-5:30- 7:30 ¦ s^zrïth1 3:30- 9:30 FESTIVAL 525 8600 STATION BEAUDRY 1206 est, Ste Catherine CATHERINE DENEUVE MARCELLO MASTROIANNI) MICHEL PICCOLI PHILIPPE NOIRET UGO TOGNAZZI SERGE ; REGGIANI DARRY COWL ALAIN CUNY l’une contre l’autre deux sensibilités écorchées vives par une impossibilité à se satisfaire réciproquement.Ainsi Alice cherche en son fils un confident qui pourra combler le vide de son existence et lui demande de comprendre des sentiments qui dépassent son entendement.Par réaction, Torn, incapable de percevoir clairement le rôle que sa mère lui attribue, se rebelle et lui livre un perfide combat.Il veut s'attirer l'affection de sa mère qui le laisse souvent seul dans une chambre de motel pendant quelle travaille.Il ne recule devant rien pour lui faire sentir ses irritations, ses impatiences et ses peurs.Le voyage est régulièrement scandé par les heurts de ces deux solitudes qui ne parviennent qu épisodiquement à se rejoindre et à communiquer.Alice, emmaillottée dans sa confusion et ses déchirements, ne sait pas comment éduquer son fils et satisfaire ses besoins.La beauté unique des moments où ils sont réunis tient à ce que Scorcese nous donne à sentir, dans un même mouvement, la grandeur comique et poignante de leurs affrontements, de leurs brusques éclats de tendresse et de leurs incompréhensions réciproques.Le film a l’allure réaliste de la chronique mais il a le pouls des débordements instinctifs et de la disjonction subjective.D'où son foissonnement continuel, ses vibrations haletantes et ses éclairs affectifs.Alice Doesn’t Live Here Anymore est un film survolté, nerveux, tendu, crispé, mais Scorcese laisse aux spectateurs le temps d’approfondir la gamme des émotions qui se lisent sur les visages, l'émiettement des relations entre les êtres, la richesse évocatrice des décors et l’ambivalence des situations.A partir d'un éclatement très poussé du temps de la conscience et en dépit de celui-ci, il maintient en permanence l'indispensable unite émotionnelle de chaque scène.Ce que le film perd sur le plan de la traditionnelle continuité narrative, il le gagne sur le plan de la continuité affective.A cet égard le film est une réussite magistrale.Rarement un film aura-t-il saisi avec autant de fébrilité et d’acuité l’univers intérieur d’une femme aux prises avec un quotidien astreignant parce que fuyant et insatisfaisant.C’est, de toute évidence, l’un des plus beaux portraits de femme ordinaire que le cinéma nous ait donné.Ellen Burstyn, admirable de bout en bout, ydrouve d’ailleurs son meilleur’ rôle à l'écran.Dans The Exorcist, elle était limitée par la minceur psychologique du rôle et dans le délicat Harry and Tonto, elle faisait une apparition, certes remarquable, mais, hélas trop brève.Scorcese lui a donné finalement la chance d’offrir le meilleur d’elle-même et elle se livre complètement au rôle.Si le film a une telle vivacité, un tel entrain, c’est non seulement à cause de la qualité exceptionnelle de la mise en scène et du dynamisme extraordinaire de la photographie de Ken Wakeford (le cameraman de Mean Street) mais aussi à cause de l’étincelante interprétation de Burstyn^ A aucun moment, elle ne semble consciente de la présence de la caméra.Son visage, constamment ouvert à l'émotion et aux sollicitations du réel, sa facilité à sauter de la joie primesautière à la tristesse écrasante, et sa démarche tour à tour hésitante et décidée nous rapprochent du personnage d’Alice, nous permettent de nous immiscer a l’intérieur de ses contradictions et de nous faire partager ses plus infimes revirements.Ellen Burstyn a réussi, de façon étonnante, à donner vie à un personnage dont la banalité est profondément attachante.Mais il faut aussi souligner l'homogénéité époustoufflante de l'interprétation.Scorcese est un merveilleux directeur de comédiens qui, depuis Who’s that Knocking at My Door?, a toujours su créer un climat propice à l’éclosion du talent de tous ceux qui l’entourent.Alfred Lutter dans le rôle du jeune Torn et Harvey Keitel dans celui de Ben Ebernhart sont confondants de justesse et d’authenticité.Seule ombre au tableau: la présence gênante de Kris Kristofferson qui, encore une fois, ne démontre aucun véritable talent de comédien.Comme d’habitude, Kristofferson se laisse dériver espérant que sa seule présence suffira à faire oublier son impuissance à exprimer quelque emotion.Malgré cette seule fausse note dans une symphonie par ailleurs si parfaite.Alice Doesn’t Live Here Anymore est un film exceptionnel, beau, touchant, intelligent et divertissant.Scorcese est définitivement un cinéaste de première importance.(Westmount Square).A Woman Under the Influence est probablement le film le plus accompli, le plus exténuant et le plus magnétique de John Cassavettes.C’est une expérience inoubliable et peu commune dont on sort abasourdi, stupéfié et hypnotisé.On ne peut résister à la force d’agression des images, à la hardiesse du propos et aux frémissements incessants de la mise en scène, tant Cassavettes provoque le spectateur jusque dans ses replis les plus intimes et l’oblige à examiner sous un nouvel éclairage son rôle de spectateur et sa propre situation existentielle.Il veut bousculer la passivité du spectateur, l’entraîner dans son processus de réflexion et le forcer à s'impliquer directement dans sa démarche créatrice.Plusieurs personnes résistent avec acharnement aux pouvoirs demystificateurs des films de Cassavettes car, se sentant subitement menacés dans leurs propres valeurs, elles érigent des barricades psychologiques et affectives entre elles et l’image.Le réalisateur d’Husbands travaille à partir des expériences les plus viscérales, des émotions les plus fondamentales et des impulsions les moins rationnelles et plusieurs spectateurs np peuvent accepter sa façon bien personnelle de faire éclater les surfaces trop rassurantes et les certitudes les plus enracinées.Le cinéma de Cassavettes dérange et tous ne peuvent réussir à briser leurs réflexes d'autodéfense.A Woman Under the Influence appartient à cette lignée de films où le pathologique et le clinique jouent un rôle prédominant et dramatique, sans pour autant s'enfermer et s’isoler dans les méandres de l’analyse glacée, impersonnelle et cérébrale.Il se dégage du dernier film de Cassavettes une impression de vie débordante, un très fort sentiment de vécu et une sensation de réalité portée à son point ultime d'exaspération.Nous ne sommes pas prêts d'oublier bientôt ce portrait déchirant et déchiré de Mabel Longhetti (Gena Rowlands), mariée à Nick (Peter Falk).un col bleu de Los Angeles, et prisonnière de tout un complexe réseau de relations familiales et sociales.Cassavettes nous présente les différents moments de la déroute d'une femme dont les comportements affectifs ne correspondent pas à l'image que se fait son entourage des relations inter-personnelles.Mabel Longhetti voudrait pouvoir témoigner librement et spontanément son affection à tous ceux qui instinctivement lui plaisent mais les conventions sociales et familiales briment ses élans et l’acculent violemment à la dislocation de son existence.Devant les agressions du monde extérieur, Mabel se décompose sous nos yeux et se transforme en bête traquée, rugissante et hérissée par l’intensité de ses frustrations.Seuls ses enfants répondent sans préjugés et sans réticences à ses débordements émotifs.Les séquences les plus bouleversantes sont d’ailleurs celles où la mère et les enfants se touchent, s’embrassent et se caressent avec une spontanéité et une gratuité admirable.Cassavettes les rapproche et les enserre dans le cadre de l’image avec une attention émue et troublée.Il nous restitue alors l’émotion à l’état le plus brut, le plus cher et le plus décanté de toutes les scories sentimentales et mélodramatiques.Il nous fait ressentir sans honte la touchante complicité des êtres débarrassés des inhibitions sociales et capables de s'exprimer et de communiquer par les gestes les plus simples et les plus nécessaires.Ce qui perd Mabel, c'est son incapacité à se protéger des regards et des jugements de son environnement.Impuissante à résister à l'opposition de son milieu, elle se culpabilise dès qu’on leur fait comprendre que %es surcroîts émotionnels peuvent être interprétés comme des manifestations anormales.Elle souhaiterait s’intégrer parfaitement à sa famille et se conformer à l’image qu’on voudrait qu elle renvoie d'elle-même mais, propulsée par des forces intérieures incontrôlables, elle se rebiffe et sombre dans une PICTURE LOAN GALLERY EXPOSITION EUDICE GARMAISE PEINTURES et GRAVURES Du 1er au 15 mars 3, rue Charles, ouest TORONTO EXPOSITION JORDI BONET Ouvert de 9h i 51)30 NOUS ACHETONS PEINTURES DE QUALITE Samedi 9h a 5h ferme dimanclie DOMINION GALLERY le plus grand dioix de peintures el sculptures au Canada dans la plus grande Galerie Marchand d Art au Canada 1438 OUEST, RUE SHERBROOKE 845-7471 st 845-7833 Artistes canadiens Çfr et européens nnUrjp Huiles & gravures Robert DU MARDI AU VENDREDI DE 10 H.A 17.30 H.SAMEDI DE10H.A17H.rouillier 1370 ouest, rue Notre-Dame.Montréal H3C1K8 .935-7565 i l'ouest de la rue de ta Montagne FOYER DESERTS EATON 9' ETAGE, CENTRE-VILLE Le Foyer des arts n'exposera pas jusqu’au samedi 15 mars en raison de la présentation des Jeux olympiques Les expositions régulières reprendront dès le mercredi 19 mars EATON schizophrénie provoquée par l’hostilité de son milieu.Nick, son mari, voudrait l’aider, lui venir en aide dans les moments de crise mais, écrasé par le poids des normes sociales et terrifié par des comportements qu’il ne comprend pas, il décide finalement de plier devant les exigences de sa mère et d’un psychiatre incompréhensif et de la faire interner.Cassavettes dissèque, avec une rage à peine tamisée, les schèmes mentaux et sociaux de la classe moyenne américaine, qui se sent menacée par les etres qui ne fonctionnent pas selon un code de comportements assujetti à son approbation) morale.La seule erreur de Mabel consiste à ne pas porter de masques et à ne pas contrôler ses emotions.Si elle est si brutalement rejetée du côté des marginaux, c’est parce qu elle pèche par excès et qu elle affiche des qualités humaines bien dévaluées: l’absence de cynisme, la générosité, la loyauté, la fidélité a elle-même, et le don gratuit de son affection.Rarement film aura été aussi généreux et pessimiste.Si on pouvait facilement déceler la part d’improvisation sur laquelle reposait Faces et Husbands, il est impossible de discerner dans A Woman Under the Influence les zones de concerté et de création spontanée.Cassavettes est parvenu à créer une fusion complète entre le prévu et l’imprévu, l’impulsion et la réflexion.Les séquences magistrales.de groupes ne transpirent jamais le laisser-aller ou la paresse intellectuelle mais, par contre, ne respirent jamais l’effort laborieux ou le travail obstiné.Cassavettes prolonge chaque séquence et chaque plan pour leur faire donner tout ce qu’ils recèlent.Il pousse les situations jusqu'à leur degre ultime de révélation affective et force ses personnages dans le sens d’une intimité qu'il épie et qu’il débusque jusqu'à l’épuisement, fl n'a de cesse qu'il n’ait tari toutes leurs virtualités dramatiques et émotionnelles.Tous les comédiens parfaitement à l'iiise dans leurs rôles respectifs participent directement à l'élaboration d’un style dépouillé de tout effet gratuit et de tout mouvement de caméra superflu.L’évolution probable de l’écriture de Cassavettes se trouverait sans doute là, dans cette concentration sur l'essentiel et sur la violence et l'éruption des émotions refoulées Cassavettes ne permet jamais au spectateur de s'assoupir car il relance continuellement sa mise en scène par un montage brutal, précipité, inconfortable qui exige de la part de celui qui regarde une adaptation permanente à ses images.A Woman Under I h e Influence est un film à voir, à revoir et dans lequel Cassavettes met à nu sa patiente et émouvante introspection d’une femme à la personnalité en morceaux, en quête d’une impossible identité dans un monde qui ne remplit plus sa fonction d’accueil.Par la continuité de son inspiration et l'approfondissement de son style, Cassavettes est l’un des cinéastes américain les plus inattendus et captivants.(Avenue).PARLONS ROCK CIFM 95.9 e L'AUTRE McCARTNEY: Après avoir résisté pendant des années a une collaboration fructueuse.Mike McGear a finalement accepte de travailler avec son frère Paul McCartney.Et on trouve le résultat dans "McGear" le nouvel album de Mike McGear sur étiquette Warner Bros, produit par Paul et sur lequel on reconnaît Wings par-mis les musiciens.Les critiques sont excellentes, de la part de Rolling Stone et de Stereo Review entre autres.Dans les chansons, on reconnaît le talent de comédien de McGear, qui avait même changé son nom, et la production hors-pair de "Band on the Run ” Bert Gordon, en ondes de 10 heures à 15 heures, fera jouer des pistes de ce disque cette semaine.DES RUMEURS, VRAIES: On pourra voir Marvin Gaye au Forum au début du mois d’avril, mais Donald K.Donald ne veut pas donner plus de détails avant de s'assurer du succès du show de Stevie Wonder, le 12 mars.Les journalistes anglais parlent maintenant de Jeff Beck, Peter Frampton et de Mick Ronson comme les remplaçants éventuels de Mick Taylor chez les Rolling Stones .Barry Manilow.en plus de produire les disques de Bette Midler el d’obtenir beaucoup de succès personnel avec sa chanson "Mandv ”, a composé la fameuse chanson thème de la chaîne "MacDonald’s", "prenez le temps de relaxer .et l a chantée.Barrv sera l’invité de Mary Travers le 9 mars UNE AFFAIRE DE FAMILLE: L’album qui s'est le plus vendu dans l'histoire du disque?Sans doute possible."Tapestry" de Carole King: 8 millions de copies Parce qu elle a écrit, chanté, édité les chansons et parce que c’est son mari qui était chargé de la distribution de l’album, la famille King reçoit 2 dollars par disque vendu ($16 millions!!l.Et ceci n'im-lut pas les royautés des 45 tours comme "It’s too late”.Téléphonez à Andy Kay (en ondes de 19 heures à minuit) et il en fera tourner LA PROGRAMMATION: Nous écoutons et jugeons les disques produits par des artistes de Montréal aussi objectivement que les autres.Alors quand, comme cette semaine, trois disques montréalais sont inclus dans la programmation, c’est parce qu’ils le méritent vraiment.Il s'agit de ' Druick and Lorange", “The Real Ellen Mcllwaine” et du nouveau 45 tours de Mahogany Rush, Satisfy your Soul ”.Parmi les nouveaux albums, on retrouve "Rock and Roll" de John Lennon et “The Baker-Gurwitz Army de Ginger Baker.CHEZ NOUS: Frank Van de Ven, le directeur des programmes de C’JFM.remplace Ian Finlev durant les fins de semaine lan joue au théâtre, en ce moment dans "Unde Vanya" de Tchekov, et il ne peut tout faire en même temps Andy Kay a fait jouer tout un coté de "Eldorado" sans interruption l'autre soir Et il entend répéter son geste à l’oecasion durant son émission de 1!) heures a minuit Le Jazz-Rock est en vedette, du lundi au vendredi, de minuit a H heures, lors de l’émission de Jim Pogue à CJFM.Il nous parle aussi des spectacles de jazz en ville.L’ADMIRATEUR COMBLE: Richard Légaré, de Drummond ville, nous avait écrit, désespéré de ne pas pouvoir trouver les dis ques qu'il entendait a CJFM au magasin de disque de l'endroit.Nous l’avons donc consolé en lui envoyant 3 de ses disques préférés Mike Sedlacek, un autre admiraieur.écoute toujours C.IFM.95,9.à Potsdam, N,Y., à 300 milles de Montreal ILS ÉTAIENT 108: Claude Lazzam, Nancy Perreault, Sheldon Langlolt, Carolyn Searole, Richard Brouillet et Marie Glllls, étaient parmi les 108 représenzants étudiants à la première réunion du Comité-Jeuneaee de CJFM le 21 février dernier Larry Shapiro, le directeur du Comité a mène le bal et les 108 personnes ont visité les studios et les installations de CJFM et de C IAD ( est Bill Hambly, le gérant de CJAD.qui a donne la première conférence sur les média.On parlera de la radio matinale lors de la prochaine rencontre, avec Bill Robert* de CJAD LE DERNIER PARAGRAPHE: Shane Itollett a gagne la collection complète des disques de Elton John pour avoir nomme correctement les heures d'antennes de nos annonceurs hebdomadaires Si vous avez écouté “Mery and Friend*" la semaine dernière, vous pourrez gagner le disque de votre choix en écrivant à CJFM.Boite Postale 969, Station H.Montréal, et en donnant la réponse a la ques tion suivante Quelle chanson, écrite par EltoaJohn et contenue sur le disque "Don t Shoot Me I'm Only the Piano Player a-t-elle rappelé à Neil Sedaka le son qu’il produisait au debut des années I960’’ FLASH: Les invités de Mary celle semaine, a 20 heures dimanche seront le groupe Renaissance. 20 • Le Devoir, samedi 1er mars 1975 cahier des arts et lettres /"¦ les LETTRES étrangères v C.V.Gheorgiu, un poète du Christ et de /' —“N par ANDKE SÉNÉCAL ) v_________y collaboration spéciale Dignitaire du Patriarcat oecuménique de Constantinople depuis 1970, Constant Virgil Gheorgiu constitue l'exemple typique de l'écrivain retiré, loin de l’activité fébrile de la société littéraire internationale, que la vérité et l'humanisme attirent plus que la gloire et la réussite personnelle.11 est un poète du Christ, et de la Roumanie.Réalisme humain et simplicité de caractère, voilà les deux qualités fondamentales qui se retrouvent dans toutes les oeuvres de ce prêtre orthodoxe.Kn cela, Gheorgiu s'apparente à l’écrivain américain John Steinbeck, bien que le but ultime de ces deux auteurs suive des chemins divergents.Alors que Steinbeck entretient le concept de L’American Dream dans l’esprit de ses héros une vie heureuse sur un lot de terre aimée les personnages principaux de Gheorgiu possèdent une vision plus globaliste et plus transcendante de l'idéal à atteindre.A l'encontre de Steinbeck, Virgil Gheorgiu brise les barrières de la propriété privée pour étendre ses aspirations à toute la Roumanie.Par le truchement de ses personnages, Gheorgiu ne cherche pas la paix et la senérité à Bucarest, à Isvor Ou à Piatra, mais dans une Roumanie unie et débarrassée de l’oppresseur, fût-il fasciste ou communiste.Sa vision est plus transcendante que celle de Steinbeck, car ce dernier n'oublie pas de laisser un certain espoir de sécurité matérielle à ses personnages qui vivent en fonction de T American Dream, alors que le prêtre orthodoxe insuffle à ses héros un nationalisme roumain qui les inspire à tout moment, surtout lorsqu'ils subissent les horreurs de la guerre.Le vrai Roumain ne vivra pas en fonction d'un Ktat communiste, mais en fonction de la Roumanie.Le Roumain de Gheorgiu poursuit sans cesse le désir de vivre simplement et paisiblement dans son pays ‘rond comme un pain de campagne”.La divergence des idées entre Steinbeck et Gheorgiu relève du fait que les deux écrivains, bien que contemporains, vivent dans des systèmes idéologiques différents.L’un exprime ses idées d'après le capitalisme, la propriété privée et l'individu; l'autre, d'après le socialisme, la Roumanie et la collectivité.Cependant, tous deux ont comme dénominateur commun la terre.Fait intéressant à noter, que ce soit dans The Pastures of Heaven de Steinbeck ou dans L’homme qui voyagea seul de Gheorgiu, les héros ne parviennent jamais à atteindre l'idéal qu'ils se sont fixés.Jusqu'à présent, Nicolae Ceausescu, premier ministre de la Roumanie, a pu assurer à ses compatriotes une identité et un mode de vie qui se rapproche assez bien de l'idéal fixé par Gheorgiu.Toutefois, ce dernier cherche encore et désespérément la paix et la sérénité de son pays natal.Exilé depuis 1948, il s'est trouvé en présence d'une sentence plus terrible que la mort: ne plus jamais revenir dans cette Roumanie qu'il aime tant.Même s'il vit aujourd'hui à Paris et s'il a publié ses derniers ouvrages en français, Gheorgiu laisse monter dans ses oeuvres une langueur, un cri d'amour pour sa patrie.Mais ce cri.si fort soit-il, se répercute comme l'écho à travers les montagnes et vient mourir dans le désert des hommes.Dés circonstances politiques obligent les personnages de Gheorgiu à s'exiler, mais tous gardent l'espoir de revenir dans le pays qui leur a donné le jour.Un Roumain ne peut vivre définitivement hors de la Roumanie.Pas plus que, selon le père Gédéon."on transplant' un habitant d'là terre dans l'ma-cadam d'une ville!".Mais Virgil Gheorgiu, quoique résigné à son sort, ne cesse pas pour autant de s’identifier à son pays d'origine.Il est le “poète du Christ et de la Roumanie ".Gheorgiu s'est surtout fait connaître dans son pays quand il remporta, en 1940, le Prix royal de poésie pour son ouvrage Calligraphie sur la neige.Il est possible de suivre la destinée de cet écrivain à travers ses oeuvres.Ainsi, dans L’homme qui voyagea seul, écrit en 1954, nous apprenons que le personnage principal, Traïan Matisi, devient le lauréat du Prix royal de poésie pour Poèmes écrits sur la neige.Ce qui est remarquable dans les oeuvres de Gheorgiu, c'est la simplicité avec laquelle il effectue la projection de lui-même à travers ses personnages.Toutes les joies, les peines, les souffrances et les tortures des gens mis en scène dans ses romans, il les a subies, il les a connues, heure après heure.jusqu’à la vingt-cmquieme.Traïan Matisi incarne la solitude de cet écrivain; en effet, c'est un correspondant de guerre sans cesse en voyage, et seul.Cependant, l'entrée de Constant Virgil Gheorgiu sur la scène littéraire internationale ne se fait qu'en 1949 avec La vingt-cinquième heure.Ce roman, fondé sur des événements vécus, pourrait être décrit comme un document historique sur la situation socio-politique de la Roumanie aux débuts de la Seconde guerre mondiale.L'Amérique représente alors la Terre promise, la terre de l’avenir pour ceux qui peuvent s'y rendre.Ce roman d'un réalisme brutal décrit surtout la situation du paysan roumain, lequel ne désire qu'une chose: vivre en paix dans sa Roumanie.La vingt-cinquième heure provoqua des remous au sein de l'opinion mondiale, en provoquant une prise de conscience autour des valeurs sociales et humaines d'un monde dit civilisé.Par après, en écrivant La se- conde chance, Virgil Gheorgiu nous présentera vraiment la destinee de son peuple pendant la guerre.Alliée des fascistes d'Hitler, la Roumanie combat contre les Soviétiques; toutefois, avec l'arrivée d'Antonescu.homme de paille nommé par Hitler pour diriger la Roumanie.cette dernière voit un régime de terreur s’instaurer chez elle.La situation est telle que lors de l'offensive alliée à la fin de la guerre, les Soviétiques sont reçus en libérateurs.Cependant, l’illusion est de courte durée, car les Soviétiques se montrent aussi oppresseurs que les Allemands, gardant en mémoire que la Roumanie a déjà été leur ennemie.Dès ce moment, la destinée du Roumain se traduit par l’exil.Il est déchu de sa nationalité et doit errer vaille que vaille.Gheorgiu nous montre d'une façon a la fois simple et saisissante l'absurdité des lois prises absolument, qui jettent les valeurs humaines dans l'abysse* d'un mutisme dénué d'humanité.Lorsqu'un Roumain arrive dans une ville en tant que réfugié, il ne peut obtenir de permis de travail s'il ne possède pas une autorisation de séjour; et cette autorisation ne peut lui être accordée que s'il a un permis de travail en sa possession.C'est un cercle vicieux dans lequel il ne peut même pas espérer pénétrer.Il doit donc continuer à vagabonder en espérant qu'un jour sa patrie sera libre une fois pour toutes.Aussi, Virgil Gheorgiu nous montre-t-il avec lucidité de quelle façon le communisme, qui, en soit, aurait très bien pu être la réponse qu'attendait le peuple roumain afin de se libérer du joug fasciste et de bâtir une société juste, n'a fait que rouvrir les plaies encore rouges d'un peuple qui espérait.On a galvaudé, interprété et dénué de leur valeur les théories remarquables de Marx, d'Engels ou de Lénine, car on n'en saisissait pas toute la pensée profonde.On s’est ancré dans un fanatisme et une étroitesse d'esprit qui ont distordu la mission véritable du communisme.Les notions de devoir, d'honneur et de bonheur ont été imposées selon une logique purement arbitraire et inhumaine.Toutefois, Gheorgiu n'épargne pas non plus les doctrines trop libérales suscitées par les "peuples civilisés " de l'Occident.Dans L’espionne, écrit en 1971, l'écrivain roumain consacre un chapitre à la définition du "mal américain”, ce libéralisme exagéré qui gâte la jeune génération d'aujourd'hui.Il s'en prend aussi a cette manie qu'ont les peuples possédant une technologie avancée de tout guérir par la science.Ce chapitre constitue un plaidoyer éloquent pour le retour à l'humanisation et à la personnalitsation des contacts entre les gens.Prisonniers de leurs villes de ciment, 'de béton et d'acier, les peuples de l’Occident en sont réduits ni plus ni moins à l'état d’automates qui agissent "systématiquement ".Chez les Roumains apatrides, au contraire, les mots coopération, fraternité, charité et amour veulent encore dire quelque chose.L'écrivain américain William Faulkner, par exemple, a merveilleusement bien traduit ce retour aux valeurs humaines préconisé par Gheorgiu.La vingt-cinquième heure ainsi que La seconde chance ont été des témoignages humains d une franchise désarmante.Mais Gheorgiu s'est permis de donner une nouvelle orientation à sa littérature avec la parution de De la vingt-cinquième heure à l'heure éternelle.Cest une oeuvre profonde et philosophique sur la condition et les devoirs du prêtre dans la société.Les lecteurs, étourdis par les nombreux événements et coups de théâtre politiques qui se sont produits en Roumanie depuis les premières oeuvres de Gheorgiu, nous sommes invités à la réflexion et à la recherche de Dieu, ayant pour toile de fond une oasis de sérénité et de quiétude de l'âme.En qualité de prêtre orthodoxe, l'écrivain roumain se devait d écrire ce livre, pour expliquer ce qui fait la force de l'élu de Dieu, et pour décrire le caractère des prêtres qu'il met en scène dans ses romans.Ces prêtres, tels Thomas Skobay, le métropolite Palade, ou le R.P.Barlea, incarnent des personnages qui jouissent d'un grand prestige auprès du peuple roumain, si pauvres soient-ils.Calmes, convaincus de leur foi, ils constituent la clef de voûte du moral d’un peuple.La panique ne les gagne jamais, et ils se tiennent toujours droits (malgré l'âge avancé de certains! ).Dans les romans de Gheorgiu, les prêtres courbés sous le poids de la vieillesse ou de la misère n'existent pas.L’écrivain roumain nous propose donc de retrouver l'Etre suprême, car Dieu est la seule richesse des pauvres, des opprimés et des apatrides.Aussi la présence de Dieu par l'intermédiaire du prêtre est-elle un facteur déterminant pour les faibles.Il constitue leur seule force dans les épreuves.Depuis l'invasion de la Roumanie par les Soviétiques, le 23 août 1944, comment pourrait-on résumer le monde de Virgil Gheorgiu?En gros, par un triptyque significatif des témoignages et des aspirations de l'écrivain: la vision de Lucretziu Patrascanu, condamné à mort pour avoir sans cesse répété: "Je suis né Roumain avant d'être communiste!"; l'évocation d'un précepte de l'oppresseur, enseigné dans les écoles, qui dit: "Maîtrise ta langue aussi longremps que tu ne parles pas”; enfin, l'image d'un Roumain attablé dans un café la Roumanie .¦ 1/ liiiii ¦ - ¦: • - ¦liii en train de siroter la boisson du pays et qui lance avec une triste ironie à son voisin: "Tovarasu.viata e frumoasa." ("Camarade.la vie est belle Quant à Gheorgiu lui-même, un fait reste certain: l'exil le marquera toujours et continuera de se refléter dans son oeuvre.Par ses souffrances physiques et morales, il a acquis cette expérience de la vie et des hommes qui lui permet de s'élever au-dessus d'eux et de juger.mais d'une façon non moralisante.Malgré la grandeur de ses oeuvres, Gheorgiu demeure tout de même un écrivain obscur.L'exil et la solitude, mais surtout l'humilité et la simplicité.le protègent des vaincs glorioles.Constant Virgil Gheorgiu vit en France, dans un pays où la liberté d'expression constitue un droit fondamental de l'individu; mais il y a un proverbe roumain qui dit: "Si mauvais soit mon pain, j'aime mieux le manger dans mon pays".lex LETT K ES du canada anglais Crackpot: Adele Wiseman rompt un silence de dix-huit ans ^ ; par > \l>l K V________ VIT Quand Adele Wiseman publia son dernier roman, The Sacrifice, lecteurs et critiques furent unanimes c'était une grande révélation.Il y a de cela dix-huit ans.Entre-temps.Adele Wiseman a beaucoup voyagé.Elle fut travailleuse sociale à Londres.Elle a enseigné en Italie et à Montréal.Elle a écrit une pièce qui ne fût jamais montée.Et voilà qu elle rompt le silence en publiant son deuxième roman: Crackpot.L'action de The Sacrifice se déroule au Manitoba dans un milieu d'immigrants juifs.Adele Wiseman, qui est née à Winnipeg, y brosse un portrait vivant de la difficile adaptation à une vie nouvelle d une famille ancrée dans sa culture et ses traditions.Cest le même milieu qu elle décrit dans son deuxième roman, Crackpot.Ce qui ressort cependant, ce nest point le tableau d'une communauté mais le visage d une femme.Hoda.Dès sa naissance, Hoda fut marquée par un destin singulier.Sa mère est bossue et son père aveugle.On les a ma- riés dans la lointaine Russie parce qu'ils étaient infirmes tous deux.Le mariage eut lieu dans le cimetière.Au Canada, la mère faisait des ménages pour subvenir aux besoins du mari et de l'enfant.Fauchée par la ma*-ladie dans la force de 1 âge.sa fille s'est trouvée orpheline et sans soutien.Un oncle tenta de la confier à un orphelinat; elle refusa car elle voulait rester auprès de son père.Hoda est grosse.A peine etait-elle adolescente que les garçons les plus â-gés de son école lui tournaient autour.Fille eut la révélation du sexe par jeu mais y prit vite goût.Elle découvrit en même temps qu'elle pouvait monnayer son plaisir.Il était commode que ses amants (et ils étaient nombreux i viennent la retrouver chez elle.Elle disait à son père qu elle aidait certains camarades dans leurs études ou qu elle donnait des leçons particulières à des cancres.Son père croyait tout ce qu'elle lui disait.Il avait une confiance illimitée en sa fille.Hoda quitta l'école et pratiqua assidûment le plus vieux métier du monde.Le roman abonde en incidents cocasses.Ainsi, Hoda a un enfant.Fille le confie clandestinement à un orphelinat.Des années plus tard, devenu un jeune garçon, son fils reçoit des cadeaux anonymes: des montants d'argent.(!n jour, en compagnie d'un de ses camarades, il rend visite à la prostituée du quartier qui est tendre et aimante.Le garçon a une petite infirmité, elle le rassure sur sa virilité.Elle l'initie au plaisir jusqu'au jour où elle découvre qu'il s'agit de son propre fils à qui elle envoyait clandestinement des cadeaux.Le roman est touffu, les détails abondent.Souvent on a l'impression qu'Adèle Wiseman craint de manquer un trait de caractère, une anecdote.Fille accumule les détails, elle ne laisse rien dans l'ombre.Tout est dit.Fit j'avoue que parfois, c'est presque fastidieux.Ce qui importe et ressort cependant, c'est le personnage de Hoda, portrait inoubliable.Cette femme a un goût irrépressible de la vie.Elle aime le plaisir.Sa sensualité est telle qu elle Qiébec frangris La revue qu'on lit d'un bout à l'autre du système scolaire ! Dans le numéro de lévrier: • APPRENDRE À LIRE quand la pédagogie fait mentir les prédictions, par A Inizan.• LITTÉRATURE notes sur le héros de roman québécois, par Jacques Blais.• PSYCHOMOT RIO TE les exercices de psychomotricité préparent-ils vraiment les enfants à mieux lire ?• DOSSIER Félix-Antoine Savard.Une interview, un conte, des pistes d’exploitation pédagogique.• La langue dite maternelle, pourquoi renseigner, par Roland Berger Abonnez-vous en écrivant à L’abonnement pour un an ne coûte que $6.00 (quatre numéros) C P.9934 Québec G1V 4C5 triomphe des humiliations et des circonstances sordides qui l'assaillent, l'entourent, l'assiègent.Fille est libre et elle impose sa liberté.Fille ne recom naît pas à la société un droit de jugement et de contrôle.Elle n'a pas honte.Ses actes l'enga- gent mais c'est elle qui pose les conditions, Sa naïveté est sans limites, mais ce n'est qu'un visage de l'innocence qu'aucune humiliation n'a réussi à oblitérer.Hoda a une idée très forte, très instinctive de sa dignité.Elle sait se défendre car c est surtout sa dignité qu’elle veut garder intafte.C'est un personnage vrai.Mille détails sont là pour nous persuader, pour l'affirmer et pourtant, ce destin est tellement singulier qu'il dépasse le réel, et nous tombons dans le portrait quasi-mythique.Fit à travers le dédale d'événements multiples et bizarres, nous sommes tenus en haleine par un fil: le combat solitaire d une femm»' rml,r sa dignité.“Crackpot" de Adele Wiseman, aux éditions McClelland & Stewart, Toronto IÜ74.*!• les éditions la presse Andrée Maillet A la Mémoire dim Héros roman par Andrée Maillet de l’Académie canadienne-française Un roman, une romance, remplie de nostalgie, tout en nuances et en demi-teintes.la dentelle délicate d’un amour inachevé.Une femme revit son passé et l’amour de ses vingt ans dont elle se souvient encore, après trente années, tant d’années.Ce faisant, elle brosse avec une grande minutie le tableau raffiné de l’aristocratie new-yorkaise des années de guerre.Une série radiophonique a été tirée de ce roman et est actuellement diffusée sur les ondes de Radio-Canada.En vente partout UNE NOUVEAUTE.Œ) .AUX EDITIONS DU CLF LE RUBAN DE MOEBIUS DIFFUSION DUSSAULT-DIVISION DU GROS 8955 St-LAURENT, MONTREAL, H2N 1Mb TÉI.384-8760 de MICHELLE GUÉRIN CE R Et'.VEIL DE (OSTES ET SOU ELLES ESTVSE SICCESSIOS DE RÉt ITS SE CIASSA1ST DANS DEVX CATÉGORIES : L'HISTOIRE EWTASTKJI E ET IA NO WELLE PSYt HOLOGHJI E.LE MONDE DE L IMPOSSIBLE.DI RFA E.DI FI T! R IMAGINAIRE.EN VENTE PARTOUT $4.25 « cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 1er mars 1975 • 21 les LETTRES françaises V Une nouvelle inspirée des classiques latins ^^ par JE \!\ KTIIIi:K-BL\IS ) y y «f«* l' fiftuti‘mu‘ ru mi (/it'uiir-ïrnnçni.sr Qui lit aujourd'hui les classiques latins?Peut-être ouvre-t-on Suétone, quoique les horreurs qu'il raconte, le moindre roman contemporain les dépasse.Il y a longtemps que nous avons en ces matières franchi le seuil de l'indifférence totale.Cicéron?Les Commentaires de César, que T E.Laurence portait toujours sur lui, qu'il relisait à la moindre occasion?Sénèque?Avez-vous lu Sénèque?demanderait un nouveau La Fontaine.Il écrivit des traités consacrés à toutes les nobles habitudes qu'admiraient les Anciens: constance du sage, tranquillité de Fame.Vertus difficiles à acquérir lorsqu'on n’est pas riche.Rien ne rend plus vertueux à l'antique que la présence autour de soi, comme des astres mineurs, de domestiques parfaitement styles.Sénèque était Espagnol.De ses compatriotes, il avait la hauteur, qu'on retrouve chez Cervantès, les Borgia et Pio Baroj-a.Il naquit au début de notre ère, vint à Rome, s'y transforma vite, grâce à son verbe, en rhéteur puissant.Précepteur de Néron, il le guida à l'orée de son règne.Sandwiché entre un monstre et une aristocratie profiteuse et veule, Sénèque fut vite rejeté dans les té- nèbres extérieures.Néron voyait en lui un reproche, hélas! toujours vivant, et lui fit donner l’ordre de se suicider, à la faveur d une conspiration.Sénèque s'ouvrit les veines sans sourciller.Dans la première nouvelle des Ecarts amoureux, M.Paul Morand raconte la mort de Sénèque.Le philosophe y est surtout le précepteur de Néron, bourrelé de remords devant son élève transformé en bête fauve.Il n’y a pas à proprement parler, de conflit entre les deux hommes.Néron est le César, donc tout-puissant.Un plissement du front, les mâchoires qui se durcissent.et votre compte est bon.L’Empereur est le personnage central du récit.Sénèque expie son échec.La philosophie, les pensées les plus nobles, l’exemple même de la vie, peuvent-ils élever l'esprit de l'homme?Sénèque avait connu Néron enfant.Agrippine le lui avait confié.Il devait en faire non seulement un prince, mais un Empereur et un homme.Sénèque lui-même souhaitait, par son enseignement, créer un nouveau type humain.Il voulait donner le jour intellectuel et moral à un Hadrien.C'est Néron qui parut, dans son horreur médiocre.Au lieu d'un Prince- hilosophe, un Empereur-istrion.Ce qui transparaît dans la nouvelle de Paul Morand, c'est que cet échec est ressenti tout autant par Néron que par Sénèque.La victime est bicéphale.L’enseignement de la vertu ne rendra jamais vertueux.Sénèque peut mourir en brave parce qu'il était né courageux.Néron mourut en pleurnichant, étant lâche."Qualis artifex pereo!” dit-il, le couteau sur la gorge, hésitant à s’envoyer retrouver tous les Ahénobarbes roux dont il était issu.Son esclave préféré, entendant venir les légionnaires, le lui enfonça sans ambages.Que ferait-on soi-même?On trouve Néron ridicule, avec sa main qui tremble.Sénèque, devant lui, ne voyait que la flétrissure de ses idées.Avant de mourir, il laissa à ses amis l’image de sa vie.Dernier triomphe du bon maître sur le cancre.Sénèque avait-il le droit de gouverner sous Néron?Il a voulu bien faire, empêcher le ire.On voit l'analogie.Les ommes qui, par patriotisme, servent des monstres, sont-ils condamnables?Faut-il que se crée, autour des détenteurs d’un pouvoir que leur personne rend illégitime, un vide total?Ce sont les méchants qui le rempliront.Le délicat Sénèque est remplacé par l'abominable Tigellin.Sénèque a-t-il retardé la montée de son successeur ou a-t-il hâté son arrivée?Ce qui est remarquable dans la nouvelle de Paul Morand.c'est que Sénèque se situe bien au-dessus de son destin.On sent que, du haut de la lucidité, il se regarde agir et qu'il ne se comporte qu'en fonction de lui-même.Forme suprême de l'égoïsme?Triomphe parfait de la force d'âme?Qui sait?Dans Les Écarts amoureux, trois nouvelles Sénèque d’abord, le Père Enfantin ensuite, enfin deux destins de naines.Le Père Enfantin est issu de la vague saint-simonienne, comme Vénus de la mer.Il croyait en la Femme-Messie."Je sens que je suis son précurseur, écrivit-il; pour elle, je suis ce que saint Jean fut pour Jésus.’’ Remarquez que nous sommes à Paris, dans la première moitié du dix-neuvième siècle.Pour tout un chacun qui pense alors, il n’existe qu'un problème véritable: transformer la société afin de l'adapter à l'état industriel.L'homme doit laisser tomber sa vieille défroque individualiste et accepter de se fondre, de se perdre dans une humanité associée.Le rêve socialiste donne naissance à la triade: industrie, science, beaux-arts.Il est certain que ces hautes fantaisies, qui ne tiennent aucun compte de la nature humaine, attiraient les hommes de ce temps.Ils ne pensaient pas que leurs idées allaient systématiser l'horreur de l'exploitation de l'homme par l'homme et permettre, moins d'un siècle plus tard, à Lénine, Hitler et Staline de créer cette nouvelle science, la géographie concentrationnaire.Les disciples de Saint-Simon et d’Enfantin aimaient leurs semblables.Ils abandonnèrent situations et milieu pour se retrouver, à Paris, dans des phalanstères dont l'organisation prête aujourd'hui à sourire.Les mots-clés sont travail et association.L'idéal est généreux, certes, et le monde moderne a retenu, dans le maniement des affaires, certaines idées du milieu d’Enfantin.C'est l’aspect religieux, pseudo-mystique de ces croyances, qui rend les Saint-Simoniens légèrement grotesques.Le crédit devint un dogme, les chemins de fer un article de foi.Une religion fondée sur le métallisme aura toujours un je ne sais quoi de curieux, qui satisfera peu lame.Aussi Enfantin et ses amis, dans Ici POÉSIE v_______ Le recueil important de Marcel Dubé leur comportement collectif, suscitèrent l'étonnement de leurs contemporains et la hargne des autorités.Le gouvernement leur intenta un procès.Enfantin et les siens, intellectuels devenus prolétaires, se défendirent avec vigueur.Ils n en furent pas moins condamnés.Ils partirent en Egypte, à la découverte de la Mère.Ce sont de vieux Saint-Simoniens, abandonnés sur les bords du Nil.qui revivent dans la seconde nouvelle de Paul Morand, Les Compagnons de la Femme.Enfantin avait été emprisonné.A sa sortie de prison, il vint en Egypte.Ses disciples l'accompagnaient.Leurs femmes les retrouvèrent.Il ne s'agissait de rien moins, pour eux tous, que de construire le canal, qui devint celui de Suez.Enfantin mélangeait doctrine et productivité.Aussi son entreprise sombra-t-elle dans le désordre et l'ennui.Il resta en Orient trois ans, sans avoir réussi à découvrir la Femme-Messie : et pourtant, il la chercha jusque dans la Haute-Egypte.Ce fut la fin de la première métamorphose de l'idée de frat:rnité universelle dans le monde moderne.Curieuse aventure.Où sont les Saint-Simoniens?Existe-t-il encore des bribes de la secte?Croit-on, dans quelque grenier de Ménil-montant, a l’avènement de la Femme-Messie?Se présenta-t-elle à nous sous les traits de la Femme-Friedan?La nouvelle de Paul Morand, qui relate de façon schématique et poétique les aventures orientales de la troupe enfantine, insiste sur le drame que fut pour ces gens cultivés et honnêtes, la brisure avec leur passé.Et, en dernière analyse, pourquoi?Pour ne jamais trouver cette Femme dieu qui devait apporter au monde amour et sagesse.Qui trop embrasse mal etreint, dit le vulgaire.Connaissant les mesures, il a raison.Histoire, enfin, de deux naines.L'une mourra d'amour devant l’homme qui se présente à elle pour la première fois; l'autre tuera l'homme qui figure un monstre à ses yeux.On y voit comment ce qui est monstrueux pour l'un est naturel à l'autre.Tout est dans l'esprit et dans l'éducation.Néron se croyait un grand artiste; Enfantin, un sage; les naines un monstre ou, selon le cas, une déesse.Chacun porte en soi une image idéale de la réalité, qu'il projette au-dehors, dans ses rapports avec ses semblables, ou ses contraires.Quiconque ne correspond pas à ces normes a droit à toute la sévérité du juge.Rien, ni les lectures, ni les conversations, ni le frottement mondain, ne changera cet archétype.Nous y revenons toujours, comme à la première source de notre intelligence.Les écarts ne sont permis qu'à la jeunesse.Aux hommes faits, la sagesse est de rigueur.Difficile leçon de vie, inévitable comme la mort.Paul Morand, "Les Ecarts amoureux”, Gallimard, Paris, 1974.r par i \( \ A$> a* v x» 0° cP à- ,\C^^®Xo' 6® A.x®* es®' c® A ® vv® Q . ïP r$> & yxV O9' O .vO v0 X A «O 6e ^ A?
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