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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1974-07-11, Collections de BAnQ.

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* LE DEVOIR jeudi 11 juillet 1974 L'avalanche de mesures fiscales qui s’est abattue récemment sur l’industrie minière, notamment en Colombie Britannique, en Ontario et au Manitoba, fait l'objet actuellement d’une attention toute particulière de la part du gouvernement québécois.C'est ainsi qu’un comité, présidé par M.Michel Audet, étudie dans quelle mesure la charge fiscale des sociétés minières faisant affaires au Québec ne serait pas insuffisante par rapport à celle des sociétés industrielles et manufacturières.Au demeurant, le même comité aura à déterminer dans quelle mesure une nouvelle charge n'influencerait pas défavorablement la compétitivité des productions.La complexité du problème laisse déjà subsister assez de doutes au sein du monde des affaires et de l’économie pour ne pas permettre de décision complète et incontestable, comme en font foi d’ailleurs les diverses opinions émises dans ce supplément.Toutefois, une étude réalisée en 1970 par M.Guy Chaloux, alors au ministère L’impact de la fiscalité sur les mi nières des Affaires intergouvemementales, sur les variables financières et fiscales des sociétés minières au Québec entre 1961 et 1966 démontrait clairement combien y est lucrative l'exploitation minière.Les chiffres obtenus alors par M.Chaloux amenaient ce dernier à conclure que les règles fiscales au Canada et au Québec sont fort peu contraignantes; "elles assurent une récupération rapide du capital investi tout en permettant de payer peu d'impôt." "Etant privilégiées par ces règles fiscales, poursuit le rapport, ces sociétés peuvent procéder à une orientation fort intéressante de leurs bénéfices; non seulement le financement de l'activité économique peut s’y faire sans peine, mais encore les actionnaires y sont généreusement rémunérés”.Entre 1961 et 1966, la valeur de la production minière au Québec fut environ de $3 milliards.Exprimés en termes moyens, environ 15% des entreprises bénéficiaient de l’exemption triennale.Parmi celles qui n'en bénéficiaient pas (85%), 54'.ne payaient pas d'impôt sur les bénéfices.Dans l'ensemble du secteur minier, il n’y a donc, en fait, qu'une compagnie sur trois qui paie de l’impôt sur les bénéfices.Si on ne retient que les entreprises ne bénéficiant pas de l'exemption triennale, c'est-à-dire celles qui sont aptes à payer de l'impôt sur leurs bénéfices, on constate alors que c’est moins d'une entreprise sur deux qui en paie (42%).Et les bénéfices bruts sont relativement importants.Pour l'ensemble dé la période 1961-66, les bénéfices bruts déclarés se sont chiffrés à $19 milliard, soit près des 2/3 de la valeur même de l’ensemble de la production minière.Pendant ce temps, les recettes fiscales du Québec provenant des sociétés miniè- Suite à la page 8 MICHEL LEFÈVRE "-É ¦ b* mines r Sommaire Vers une nouvelle politique minière au Québec page 2 Québec s’attaque au régime fiscal des minières page 5 Lorsque les gouvernements s’arrachent les profits page 7 L’activité minière au Québec: un contexte politique nouveau page 10 Les défis de l’industrie au cours de la prochaine décennie page 13 Multinationales et États nationaux: source de conflit permanent page 14 Le financement de l’expansion minière page 20 Conception graphique: Georges Vigny t Il • Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines r V- ! )ar GILLES MASSE ministre des Richesses naturelles ?Vers une nouvelle politique minière au Québec Nous assistions depuis un certain temps, à l’échelle mondiale, à l'épuisement graduel des ressources naturelles non renouvelables.Ce phénomène est accéléré par une demande toujours croissante, donc par des prix toujours plus élevés pour ces matières premières.Voyons quelles sont les conséquences de cette réalité tant au Canada que dans le monde, pour examiner ensuite comment le Québec entend ajuster sa politique minière en fonction de ce nouveau contexte.L'épuisement des ressources non renouvelables couplé à une forte demande qui ne semble pas vouloir ralentir, ont entraîné une réaction bien naturelle chez la plupart des pays producteurs.Ceux-ci ont.en effet, décidé, d une part, d'exiger davantage pour leurs matières premières, et, d'autre part, de maximiser son utilisation au service de leur propre développement économique.Les exemples de cette philosophie sont nombreux: il y eut.tout d'abord, voilà quelques an- nées.une tentative d’association de certains pays producteurs de cuivre.Leur but était simple: améliorer leur pouvoir de marchandage, donc leur revenu face aux sociétés multinationales et face à certains consommateurs ou pays industrialisés.Cette première tentative avorta partiellement et ce, pour plusieurs raisons, mais les pays producteurs tenteront à nouveau de se regrouper.Plus récemment, des pays de tradition politique souvent très différente s'unirent et formèrent l'association des producteurs de bauxite, matière première essentielle à la fabrication de l'aluminium.Au Canada, cette philosophie recrute de plus en plus d'adeptes.La philosophie et les recommandations des Carter.Benson.Gray et plus récemment, Kie-rans, qui apparaissaient comme des propositions sacrilèges à la plupart des gouvernements, il y a quelques années, sont maintenant étudiées et considérées le plus sérieusement du monde par tous les gouvernements au Canada Où se situe le Québec dans ce contexte?Quelles sont les options qui s'offrent à nous?Quelles sont les orientations possibles?Voyons tout d’abord quels sont les principes sous-jacents à notre action dans ce secteur.• Nous sommes conscients que pour tirer le maximum d’avantage de l'exploitation des ressources minérales, sans pour autant décourager l’initiative privée indispensable à l’expansion globale de la production minière, il faut que le Québec soit en mesure de guider la politique de mise en valeur du domaine minier à tous les stages: prospection, exploration, développement d'un secteur manufacturier, primaire puis secondaire.mise en"marché.• Nous réalisons aussi qu'une politique de transformation intensive des matières premières du Québec est intimement liée à la capacité de pénétration des produits québécois sur les marchés mondiaux.Ces principes étant établis, nous avons posé les actions nécessaires à leur réalisation.En premier lieu, afin de venir épauler le rôle traditionnel du ministère des Richesses naturelles, tout particulièrement dans le secteur de l'exploration, il y eut, tout d'abord, en 1965, la création de "SOQUEM ".chargée d'explorer et de mettre en valeur les gisements miniers québécois.Trois ans plus tard, la mise en production d une sidérurgie québécoise devenait une réalité et, au début d'avril 1974.le ministre des Finances annonçait son expansion au coût de $200 millions, ce qui lui permettrait, en plus, de faciliter son intégration par une participation directement à la transformation du minerai de fer en produit fini.Enfin, toujours en concordance avec sa politique minière, le gouvernement annonçait, à l'automne 1973, son intention de mettre en place une “société de mise en marché", avec mission d'explorer, d'identifier et de pénétrer les marchés pour les produits susceptibles d'étre fabriqués au Québec, prérequis, à notre avis, essentiel à une politique de transformation intensive au Québec.Cette série d'actions nous permet donc d'assurer graduellement, une présence québcoise à tous les paliers d'activités du secteur minier.Malgré cela, la présence gouvernementale dans ce secteur est encore bien peu de chose.Il faut donc s'assurer que les activités du secteur privé produisent les effets d'entrainement désirés, si l’on veut mettre sur pied une politique minière coherente.Voyons maintenant qu'elle était la conjoncture minière en 1973.Dans l'ensemble du Canada.la valeur de la production a augmenté de près de 30% par rapport à 1972.Le Québec, pour sa part, a vu la valeur de sa production minérale croître de $782 millions en 1972.à $903 millions en 1973.soit une augmentation de 15%.Les productions de titane.de fer et d'amiante furent en tète de ce mouvement.Cette augmentation s'explique, bien entendu, par la forte progres- sion des prix des minéraux au cours de Tannée.Par contre, en volume, la production québécoise stagne depuis plusieurs années.Si cette stagnation s’explique en partie par Tépuisement des réserves.L’explication principale réside, à notre avis, dans le peu d'efforts déployés par les compagnies minières dans l'exploration du sous-sol québécois.En effet, entre 1967 et 1972, dans la catégorie des métaux de base, il s’est investi en moyenne chaque année, de $3 à $4 millions au Québec, alors que les dépenses d'exploration oes compagnies minières oeuvrant au Quebec, s'élevaient de $25 à $35 millions annuellement à l'extérieur du Québec.De même, pour le minerai de fer, l’exploration favorise grandement l’extérieur du Québec.Ainsi, en 1972, il s'est dépensé trois fois plus d'argent à l'extérieur qu’au Québec.Pourtant, l’industrie minière est en bonne santé au Québec et dans le monde, malgré certaines fluctuations conjoncturelles.De façon générale, la tendance à l'augmentation des prix est évidente partout dans le monde et semble vouloir durer, ce qui amène, évidemment, les pays et les provinces à songer à une réorientation de leur politique minière.Quelles sont, dans ce contexte.les diverses options possibles?Les diverses options de la politique minière ont été largement discutées ces dernières années, de la nationalisation intégrale au statuquo, en pas- sant par un remaniement de la fiscalité, une participation obligatoire des pays-hôtes au capital des entreprises multinationales faisant affaire sur leur territoire et autres formules intermédiaires.La thèse de M.Eric Kierans, selon laquelle les canadiens devraient cesser de s'en remettre aux sociétés multinationales pour assurer le développement de leurs ressources non renouvelables, et les exploiter eux-mèmes au moyen de sociétés d’état, est bien connue.Face à ces diverses options, mon ministère exclut, au départ, toute solution qui ne tiendrait pas compte de la réalité du secteur minier québécois qui n’offre pas en général de caractéristiques homogènes.Par exemple, une politique homogène de redevances qui voudrait s'appliquer efficacement à la fois à 1,'amiante (pour laquelle le Québec possède une situation relativement prédominante par rapport aux autres producteurs mondiaux), au minerai de fer et aux divers types de matériaux de construction, ne tiendrait pas compte de la réalité.De même, nationaliser les réserves d'amiante, comme certains le proposent, risquerait de coûter tort cher au Québec, car la plupart des gisements se trouvent sur des territoires concédés aux compagnies, au titre de la loi minière de 1880.Il faudrait alors racheter les réserves et les installations existantes.Plusieurs autres moyens, comme l'Office de commercialisation, ont été proposés en vue de s'assurer que la population retire des bénéfices satisfai- sants de l’exploitation de ses ressources.Chaque solution prônée mérite et exige donc un examen d'autant plus attentif et approfondi que le secteur minier est complexe et diversifié.C’est pourquoi nous, au Québec, croyons qu'il est nécessaire avant de poser quelque geste que ce soit, de faire une évaluation systématique de la situation fiscale des sociétés minières, ayant des intérêts au Québec.Ce comité d'évaluation de la fiscalité minière procédera par secteur et aura tous les pouvoirs d'enquête nécessaires.Nous croyons, de cette façon, être en mesure, à court terme, de poser un jugement équilibré et bien étayé sur les contributions du secteur minier au développement social du Québec.Nous pourrons, par la suite, orienter notre rôle dans ce secteur, en fonction des évaluations que nous avons faites.Il importe cependant, de ne pas oublier que.quelque soit la politique d'une province ou d'un pays, elle doit, si elle se veut rationnelle, tenir compte de son environnement.C’est pourquoi chaque province a intérêt à agencer ses politiques à celles des autres provinces, en plus d'assurer une bonne coordination entre les deux paliers de gouvernement.L'élaboration actuelle d'une politique minière nationale reflète bien, du moins jusqu'à date, cette nécessité.C'est ainsi qu a partir des objectifs communs et particuliers des provinces et du gouvernement central, qui sont d une part, des bénéfices accrus pour ¦x; X Xvvj la population, et d'autre part, une plus grande transformation des ressources au pays, il s’est établi, depuis deux ans déjà, une consultation et une coordination permanentes aux diverses étapes de l'élaboration de cette politique.Voilà, en résumé, comment le Québec évolue vers la mise en place des nouveaux éléments de sa politique minière.En définitive, ce que nous recherchons, avant tout, dans l'application de nos politiques de mise en valeur et d'utilisation de nos richesses naturelles, c’est d'assurer à l'entreprise privée, un juste retour sur ses investissements, mais surtout de plus grands bénéfices pour tous les Québécois, propriétaires des ressources naturelles.CAMPBELL CHIB0UGAMAU MINES LTD.(Libre de responsabilité personnelle) CUIVRE - OR - ARGENT - FER Un total de 16,000,000 tonnes de minerai a été extrait de nos mines dans le Quebec depuis 1955 vous invitent a lui soumettre des propriétés minières avec potentiel Communiquez s.v.p.avec DIVISION DE L'EXPLORATION Suite 5, 462-3e Rue, Suite 309, 55 rue Yonge, Chibougamau, Qué Toronto.Ontario.(819)276-4115 (416)366-5201 1 NOS FONCTIONS DANS LE î Suoo* nat/Unaue j« GROUPE DE POINTE OHOM.• ADMINISTRATEURS •FIDUCIAIRES jj ! U Société NATIONALE 4 Assurancai • l XECITEURS TESTAMENT \l RI S ,L &aou« M •OtkITt BIENS ADMINISTRES: $200,000,000 ( ' t ' ¦ t! R j'.'f c S r >! i' • N2.79ll.OIMI StRYK ES UDI ( 1 AIRES ASM IUM t-ME ASSl K ANC EGCNCRALI Société NA T ION A LE de Fiducie 385 est, rue Sherbrooke — Montréal H2X 1E5 — 844-2050 st.lawrence columbium and metals corporation (libre de responsabilité personnelle) Seul producteur de concentres de columbium en Amérique du Nord EXPLORATION EXPLOITATION PRODUCTION Siege social: 1010 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 1010, Montréal H3B 3R8, Qué.CHKOMASCO Le Conseil d’Administmion et la Direction de CH ROM ASCO LIMITED ont le plaisir d’annoncer qu’à compter du 1er juin 1974 Chromasco Corporation Limited, Chromium Mining Jr Smelting Corporation, Limited et Light Alloys Corporation Limited ont été fusionnées en une seule société sous le nom de “CHROMASCO LIMITED” Bureau d’Administration 3720 Tour de la Bourse Montréal, Québec Montréal, le 17 juin 1974 (514) 866-5344 UNE ANNÉE IMPORTANTE 1974 marquera l’ouverture de notre usine de Port-Cartier.CONSOLIDATED DEVELOPMENTS LIMITED i 1610 ouest, rue Sherbrooke.Montréal Tél : 937-2887 Nous sommes fiers d’ajouter à l’avoir industriel du Québec RAYONIER QUÉBEC Port-Cartier L ' I NEMROD MINING cou.h (libre de responsabilité personnelle) û NAGANTA MINING & DEVELOPMENT co .m u (libre de responsabilité personnelle) TIMROD MINING cotm Les (libre de responsabilité personnelle) FIRST ORENADA Sociétés MINES LIMITED du (libre de responsabilité personnelle) DUCROS MINES u»,tEd GROUPE (libre de responsabilité personnelle) BROSSARD NORTH SHORE (libre de responsabilité personnellel Sociétés d exploration VALDEX MINES minière associées, oc- fives dans la Province de Québec et particu-li-rement dans la ré- JOLIN gion de Val d Or.BOURLAMAQUE Nous sommes intéressés à étudier des offres MINES LIMITED de propriétés minières.(libre de responsabilité personnelle) 360 St-Jocques Suite 1406 les mines Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 • III La conjoncture minière L'année 197.1 a été marquée par une certaine reprise économique internationale.Ainsi, la croissance du PNB, mesurée en dollars constants, aurait été de l'ordre de 6% aux Etats-Unis, 7% au Canada, et 6% au Québec.La réalisation d'un grand nombre de projets d’investissements envisagés pour l'année 1972, au Canada et au Québec, s’étalera probablement jusqu'à la fin de la décennie.Déjà, une croissance de 18% des investissements privés et publics a été enregistrée au Canada durant l'année 1973.Pour le Québec, elle était de' l'ordre de 15%.Le taux d'intérêt a atteint au cours de l’année des niveaux records dans presque tous les pays industrialisés.De plus, l'inflation est devenue chronique.Il est donc à craindre oue les prix continuent de monter à partir du dernier trimestre 1973, tendance agravée par certaines pénuries de produits de consommation, d'intrants énergétiques ou industriels, comme les produits pétroliers et pétrochimiques.Au Canada, les autorités fédérales recherchent, dans la conjoncture actuelle, l'expansion de la production et de l’emploi, quitte à atténuer certains effets de l'inflation au moyen de subventions sélectives et d'allocations accrues.Au Québec.où les performances économiques ont été assez bonnes en 1973, le volume de l'emploi a été de 2,353,000, soit une croissance de 5.8%, et le niveau de chômage est resté supérieur à 7% contre 8% l'année précédente.La valeur de la production minérale a suivi le mouvement, avec une croissance de 28'7< en 1973, au Canada, et de 15% au Québec, reflétant certaines hausses de prix des produits expédiés, surtout depuis que, fin 1973, le gouvernement américain a renoncé au gel des prix.Les producteurs canadiens, qui avaient différé leurs expéditions, les ont alors reprises.Production minière au Québec Bien que nous ne disposions que de chiffres préliminaires, il est probable que la valeur de la production minière québécoise aura connu en 1973 une augmentation de l’ordre de 15', par rapport à l’année précédente soit $903 millions, contre $783 en 1972 et $770 en 1971.Cette augmentation s'explique par la hausse des prix des métaux, l’expansion des capacités de production de certains minéraux industriels, et l'absence de conflits de travail dans le secteur minier.Au total, la valeur de la production métallique aura connu une augmentation de l’ordre de 17'% En volume, le minerai extrait aura augmenté de 28'i, le minerai traité de seulement 5.5%, ce qui confirme la tendance à la baisse des teneurs (4% en moyenne pour l’ensemble des produits métalliques, le fer faisant exception, avec une hausse de 21% du minerai traité.) Cependant, comme le niveau des prix des produits métalliques augmentait de quelque 12%, il y avait intérêt à poursuivre ou reprendre certaines exploitations marginales.La valeur des expéditions des minéraux industriels aura augmenté de 17' % suite à une expansion de 14% des volumes produits et à la hausse de certains prix.Dans le secteur des matériaux de construction, l’augmentation aura été de 9%.pour des raisons analogues.D une façon plus détaillée: • Pour les produits métalliques, les productions de zinc (—3.5%), d'or (—11% I, de niobium (—19%), de fer refondu (—0.3% ), sont en baisse par rapport à 1972.D'autres substances, moins importantes dans la production totale du secteur, sont également en baisse: plomb (—23%), bismuth (—99%,), cadmium (—5.5%), molybdène.Sauf dans les cas du niobium et du fer refondu, les mines ont fermé en 1973.La Saint-Lawrence Columbium a connu, pour sa part, des difficultés d'exploitation au cours du deuxième trimestre 1973.Parmi les expéditions en hausse, on note celles de fer ( + 21%>), d'argent ( +3%,), de nickel ( + 118%,), de minerai de titane ( :96%>).Les expéditions de fer ont repris leur rythme normal, après avoir été perturbées en 1972 par les grèves de la Quebec Cartier Mining et de l’Iron Ore Co.Dans le cas de l’argent, la Manitou-Barvue a rouvert, fin-juillet 1972.La So-mex, une petite mine de nickel, a démarré son exploitation fin 1972.Et les compagnies “European” et “Universal Aggregate" ont expédié davantage de minerai de titane en 1973.• Le secteur des minéraux industriels a enregistré, en 1973, une hausse de 14%, du volume des produits expédiés.Les expéditions suivantes ont augmenté: amiante ( + 18% ), bioxyde de titane ( + 19%, talc ( + 11%,), silice ( + 1.5%.Cependant seules les expéditions d’aimiante devraient continuer d’augmenter à moyen terme, par suite d'investissements importants réalisés en juin 1970.Les rattrapages de prix qui ont commencé à se manifester dans ce secteur encourageront des hausses de production, là où Tes réserves le permettent.• Pour les matériaux de construction, le volume des expéditions a augmenté de 9.5% en moyenne, malgré la stabilité des prix.La tendance est plus marquée pour le ciment ( + 15% ), le sable, le gravier et la pierre (+7% ).la chaux ( + 14'+), et les produits d’argile (+20% ).Les tableaux 1 et 2 résument l’évolution intervenue dans les différents secteurs miniers du Québec, depuis 1970.Ils permettent de noter le déclin marqué du secteur des minéraux métalliques, jusqu’à 1972, la progression lente de celui des minéraux industriels, et celle, plus rapide, des matériaux de construction.Evolution des prix Comparativement à 1972.les prix des principaux produits métalliques québécois ont augmenté fortement.Toutefois, ils avaient été déprimés les deux années précédentes.L’augmentation actuelle des coûts de production moyens internationaux et le desserrement progressif du contrôle des prix aux Etats-Unis, ont également influencé cette tendance à la hausse.Ainsi, les prix du cuivre ont augmenté de 20%, ceux du fer de 3%, ceux du zinc de 5% .L or a augmenté de 130% , et l'argent de 50% .le niobium de 7%, le nickel de 8% .le cadmium de 44%,, et le bismuth de 44%.En revanche, les prix des produits industriels et des matériaux de construction ont haussé plus faiblement On s'attend à ce que cette tendance à la hausse persiste en 1974.du fait, principalement.de l'abandon du contrôle des prix des métaux aux Etats-Unis.Les producteurs québécois y trouveront leur avantage.surtout ceux qui avaient réalisé d'importants investissements miniers depuis 1970.Exploration, mise en valeur et développement Les superficies de daims enregistrés se sont élevées à 1.474.716 acres pour 1973, contre 1,809.390 en 1972, soit une diminution de 12.5% En nombre, on est passé de 30,156 daims en 1972.à 27,049 cette année, soit une baisse de 10.3'+.Cette stagnation est certainement une consé- uence de la baisse des prix des métaux e base dans les années 1970-72, contrebalancée par une poussée exceptionnelle de l’exploration dans le Canton Hébécourt au cours de l'année 1972.De plus, l’élévation des taux d’intérêt décourage les dépenses spéculatives, comme celles de l'exploration, et concentre les efforts de prospecteurs au voisinage immédiat des mines en production.Par ailleurs, les réserves disponibles apparaissent suffisantes pour repondre à la demande mondiale au cours de la prochaine décennie, conséquence lointaine de l’effort d’exploration qu'a consenti le monde minier depuis 1960.On veut en effet éviter tout risque de surproduction dans certains secteurs.L'aggravation de la fiscalité minière dans certaines régions productrices peut aussi jouer un rôle de dissuasion, si l'on en juge par la planification à la baisse des budgets d'exploration de certaines compagnies, pour les années à venir.Malgré tout, le Québec a bénéficié en 1973.de plusieurs découvertes de gisements d'or et de métaux de base, la recherche étant encouragée par les prix élevés et l'existence des routes d’accès aux zones minéralisées, construites par le gouvernement.De nombreux gisements d'or découverts avant 1960 ont été explorés en vue de l'évaluation des réserves.La Compagnie Phelps-Dodge a signalé, pour sa part un gisement métallique à 24 milles à l'ouest de Mattagami.Les Compagnies Patino, et Lake Dufault signalent aussi des découvertes.Au total, les dépenses d'exploration sur les gisements découverts sont estimés à $21 millions en 1973, contre $20 millions en 1972, soit une hausse de 5%.Les investissements pour la mise en valeur des gisements se sont, par contre, stabilisées à $7 millions.Ce qui s’explique par l'absence d'ouverture de mines importantes.Ces investissements se sont concentrés sur la mine de cuivre de la Gaspé Copper en Gaspésie, celle du groupe Sullivan dans les Cantons de l’Est, et celle des compagnies New-Inco et Iso-Copperfields dans le Canton Hébécourt.Pour le secteur de l'or, on a signalé les investissements des compagnies Angico-Eagle.dans le Canton de Joutel.Quebec Sturgeon, dans le Canton de Lesieur, Chi-bex dans le Canton de Ladauversière, Gold Halvvk dans le Canton de Dasserat, Dugàmi dans le Canton de Bousquet, et Cadillac et Kiena dans le Canton de Dubuisson Pour l'aimante, les compagnies Abitibi Asbestos et MacAdam ont investi dans ! Abitibi-Est, et la région de Chibou-gamau.respectivement.Les mines de fer ont concentré leurs dépenses principalement sur le traitement, le transport et l’étude des marchés.Pour le niobium, enfin, le groupe “Teck" et la SOQUEM, ont investi dans la région de St-Honoré.Enfin, les dépenses de développement sont estimées à $110 millions en 1973 contre $72 millions en 1972.grâce aux secteurs du cuivre, de l'aimainte.du fer et de l'or.L'ensemble des projets de développement se détaille ainsi: Gaspé Copper Mines a triplé sa capacité de production à Murdochville (de 11,000 t/j a 33,000 t j).Un concentrateur et une usine de boulettage de minerai de fer.d'une capacité annuelle de 6 millions de tonnes, ont été construits à Sept-Iles et un vaste complexe d'extraction et de concentration du minerai de fer a été installé au Mont-Wright, avec une capacité annuelle de 16 millions de tonnes de concentrés, par les compagnies Iron Ore Canada et Québec Cartier Mining.Les mines d'amiante de la Canadian Johns-Manville ont augmente leur capacité de production dans les Cantons de 1 Est.La fonderie de cuire de la Noranda a été agrandie à Np-randa.de même que raffinerie de cette compagnie à Montréal-Est.L'affinerie de zinc de la Canadian Electrolytic Zinc, à Valleyfileds.est passé d une capacité annuelle de 145.000 t à une de 225.000 t.Enfin.les usines sidérurgiques de SIDBEC.de la Q I T .de la Steîeo à Sorel et de la Quebec Steel Products à Longueuil, ont augmente leur capacité de production.Le bilan global de ces projets d’investissements miniers donnerait un montant de l'ordre de un milliard de dollars de 1970 à 1973' La tranche réalisée en 1973 aurait été de $310 millions, contre $290 ASBES ASBESTOS CORPORATION LIMITED THETFORD MINES, QUE.Ses trois mines et ses quatre moulins, dans la region de Thetford Mines, produisent une gamme complete de fibres d'amiante de haute qualité servant a de multiples applications.Renseignements techniques et ventes Asbestos Corporation Limited Division des ventes Thetford Mines, Qué.Tél.: 335-9171 au Québec en 1973-74 millions en 1972.En somme, la moyenne annuelle des investissements miniers dans les secteurs primaire et secondaire a doublé en 1970-73, par rapport à la période de 1965-69.Pour les prochaines années, c'est l'industrie de transformation des métaux de cuivre, de zinc, d’or, de plomb, de nickel et de fer qui semble devoir polariser les investissements miniers au Québec.Cette tendance constitue peut-être une parade au risque actuel de pénurie mondiale de métaux affinés et d’acier, plutôt que de produits primaires, de même qu'une réponse aux incitations fiscales à la transformation des ressources chez nous.Aussi, il faut considérer que le Québec offre des sources d’approvisionnement sûres en matières premières et en énergie électrique.Une légère augmentation des emplois (800) est intervenue dans le secteur minier par rapport à 1972.Selon les statistiques du Ministère des Richesses Naturelles, ceci donnerait, sur une base de 2.400 heures de travail par année, un total de 26,000 emplois contre 25,200 en 1972.Cette analyse fait abstraction des catégories d'emplois suivantes: 6.000 dans les carrières, 800 dans les industries de forage au diamant, de même que les emplois des affineries, des aciéries, et autres industries de transformation de métaux.Bilan régional Grâce à ces investissements, des régions connaissent un développement minier important, lié soit à la production primaire, soit à la transformation de produits miniers.Ce sont la Côte Nord, la Gaspésie et des régions de Montréal-Sorel.de Noranda et de Chibougamou.Les régions de Hull, des Cantons de Test et du reste du Québec, ont par contre connu une stagnation des investissements qui semble correspondre à une tendance durable Malgré la reprise encourageante de 1973.la situation économique des pays industrialisés semble compromise en 1974 par les facteurs suivants: des taux d’intérêt élevés, l'inflation persistante, les fluctuations monétaires et la crise de l'énergie.Quant au secteur minier, l’apport des capitaux n'y sera pas exceptionnel.Les secteurs actifs seront ceux des mines de métaux de base et de métaux précieux.par MINH-ANH NGUYEN économiste minéral Mm# ¦ .Lenuiy, Faquin & Gilbert AVOCATS Henri-Paul Lemay, c.r.Maurice Paquin, c.r.Michel Gilbert Pierre Messier Jean Keable Richard Lord ADRESSE TELEGRAPHIQUE: TAXCORP Tour de la Bourse—Suite 1025 — 800, Place Victoria—AAtl.P.Q.TEL.: 878-421 1 Quatre bons filons pour investisseurs.1 — Le sol du Québec renferme d’importantes quantités d'or, de cuivre, de fer, de zinc, d'amiante et de nombreux autres minéraux.On dénote présentement un net regain d’activité dans le secteur minier.2 — Le domaine pétrochimique connaît présentement au Québec une grande expansion.La construction d'établissements portuaires, d'oléoducs et de nouvelles raffineries, dont le but premier est de pourvoir aux besoins de cette expansion, s'avère un gage de sécurité pour les investisseurs.3 — Le coût de l'énergie électrique nécessaire aux opérations requises est plus bas au Québec que partout ailleurs au monde.4 — Le programme de développement de la Baie James mis de l’avant par le Gouvernement du Québec, ouvre de nouveaux horizons dans toutes les sphères de la prospection.A la lumière de ces faits, il ressort que plus que jamais, le Québec représente à l'heure actuelle le terrain le plus propice à l'investissement.T ( X >UVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DES RICHESSES NATURELLES IV * Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines L’amiante par SIMON THIBOUTOT Le terme amiante désigne un groupe de substances minérales fibreuses dont trois variétés seulement présentent un intérêt économique: la chrysotile, l'a-mosite et la crocidolite.Les fibres d’amiante se sont classées selon leur longueur en sept grands groupes; les fibres les plus longues étant celles qui présentent le plus de valeur.Par mélange de fibres de longueur et de qualités différentes on parvient a produire près de 150 catégories spécifiques d’amiante dont les caractéristiques sont déterminées par le standard du Québec; le mode de classement ainsi désigné fait autorité dans le monde puisque cette province domine le marché de l’amiante depuis le début du siècle.Résistant au feu.à la chaleur, à la friction, à la corrosion et présentant une remarquable résistance à la tension, l’amiante est une matière première de haute importance; il est utilisé surtout dans l'industrie de la construction et dans l'industrie automobile.Eut égard à ses qualités remarquables l’amiante trouve une foule d'usages {plus de 3,000) qui vont des produits chimiques a l’aéronautique et à l’aérospatial.Ces usages varient d'un secteur à l'autre dans le temps mais ils n ont jamais cessé de croître et continueront de le faire longtemps encore.On s'est appliqué, ces dernières années a questionner ou à remettre en cause la prédominance canadienne sur le marché international de l'amiante.L'amiante a en effet ceci de particulier qu'il est très inégalement réparti à la surface du globe; on n en trouve de quantités décentes qu'au Canada, en Russie et en Afrique du Sud En fait, la production de ces trois pays équivaut à peu près à 90'; du total mondial.L’évaluation de la force réelle du Canada sur le marché international de l'amiante et de sa capacité de le contrôler à son avantage suppose une saine prise en considération des données relatives à la production de nos deux concurrents.L'Afrique du Sud il72,000 tonnes ou 8 9'.de la production mondiale) produit surtout de l'amosite et de la crocidolite.deux varié- tés d'amiante peu utilisées et dont les caractéristiques sont différentes de celles de la chrysotile.Cette dernière variété, dont l'utilisation représente 95% de la consommation mondiale, est produite au Canada et en Union Soviétique mais il faut, ici aussi, établir certaines distinctions.On ne possède que très peu de données statistiques sur la production russe et les sources les plus sérieuses sont, dans le cas présent, celles du U.S.Bureau of Mines qui seront utilisées ici.La confusion, délibérément entretenue, quant au tournage réel de la production soviétique, tient à ce que ceux qui font des projections fortes tiennent compte de certaines fibres non classifiées et de rejets utilisés comme ballast de chemin de fer Selon que l'on considère ou non ces rejets, on obtient, pour la Russie, des chiffres de production annuelle de 2,000,000 ou de 1,200,000 tonnes.On comprendra facilement que si l'on veut faire des comparaisons correctes, il importe de ne retenir que les éléments comparables.Les chiffres réels de production annuelle sont donc, de 1,600,000 tonnes pour le Canada et de 1,200,000 tonnes pour l'Union Soviétique.La différence essentielle entre ces deux grands producteurs ne tient cependant pas autant aux statistiques de production qu'aux exportations d'amiante.L'Union Soviétique, tout en étant le deuxième producteur d'amiante, est de très loin le premier consommateur et n'en exporte, par conséquent, que de faibles quantités; bien que ces quantités fluctuent d’une année à l'autre, elles représentent généralement 20r; de la production intérieure.Les exportations soviétiques sont négociées la plupart du temps dans le cadre d'accords commerciaux et sont faites à prix réduit; elles sont donc beaucoup plus reliées à des facteurs d'ordre politique que proprement commerciaux.Enfin, quoique la production soviétique d'amiante s’accroisse, la consommation intérieure s'accroit plus rapidement encore, et de récents investissements dans l'industrie des fibrociments accéléreront encore la seconde tendance On ne s'attend donc pas m+m MAJOR & MARTIN, INC.Conseillers en développement industriel MONTRÉAL — QUÉBEC — RIMOUSKI à ce que l’Union Soviétique soit en mesure d’augmenter ses exportations d’amiante avant plusieurs années.En ce qui a trait aux exportations canadiennes, elles représentent 95% de la production qui est elle-même la plus élevée au monde.C'est donc par l’analyse des données touchant le marché international, et non pas la seule production, que l'on peut apprécier objectivement la position proprement monopolistique de ce pays.Le Canada et surtout le Québec.d'où provient 85% de la production nationale, contrôlent près de 75% du marché international de l'amiante et peuvent donc en modifier les règles à leur gré.Les effets de la rente de rareté prévalant pour cette ressource profitent actuellement aux compagnies minières et tendent à être dilués par le fait qu elles sont au nombre de six et qu elles doivent se livrer à une concurrence au moins apparente.Cette position monopolistique dont nous avons pris conscience sur le tard, étant connue depuis fort longtemps par plusieurs firmes étrangères consommatrices d’amiante.C'est ce qui explique la façon dont ces mêmes firmes poussèrent l’intégration de leurs opérations vers l'amont, de façon à assurer leurs approvisionnements et à éviter qu'une concentration horizontale ne s'opère au profit d’une seule compagnie qui aurait alors été en mesure d’imposer ses propres conditions.Ces opérations se sont réalisées au moment où régnait l’anarchie la plus totale dans l'extraction de l'amiante au Québec; elles ont eu pour premier résultat d’assainir les conditions économiques prévalant dans ce secteur.Par la suite, on a assisté à une concentration progressive des compagnies minières et le marché s est peu à peu cartellisé.11 ne reste aujourd'hui que 6 ou 7 producteurs d'amiante et à l'exception de la Bell Asbestos Mine filiale du groupe britannique Turner and Newall; ce sont des filiales de compagnies américaines Seule l'Asbestos Corporation n'est pas intégrée verticalement.toutes les autres compagnies minières étant intégrées a des corporations engagées dans la transformation de l'amiante.Asbestos Corporation est une filiale du groupe américain General Dynamics; l'acquisition de certaines mines d'amiante par ces intérêts répondait ci un besoin de diversification dans des secteurs en croissance non reliés à l'aéronautique.Les producteurs établis au Québec ont pu.jusqu'en '71, ajuster l'offre d’amiante à la demande.de façon à accroître régulièrement les prix et à maintenir leurs taux de profits.La récession économique 70-72 a entraîne un ralentissement dans l'accroissement de la demande et il en est résulté certains surplus d inventaire.Depuis 73.cependant, la reprise est telle que Ton ne peut absolument plus répondre à la demande et que les prix fluctuent rapidement à la hausse.Les effets de Au cours d’une année, ¦’industrie minière québécoise.verse $200 millions en salaires à ses 35,000 employés • •• fournit indirectement du travail à 200,000 autres Québécois du secteur des services, etc.contribue à équilibrer la balance commerciale puisqu’elle assure, f» elle seule, l’écoulement de 34 p c.des produits expédiés à l’extérieur de la province.Le Québec compte sur l'industrie minière f V L'Association dos Mines de Métaux du Québec Inc.w***"?g iwIP cette situation sur les profits ou sur la capacité de réinvestir sont excellents mais dans la conjoncture politique des années '74.les compagnies minières n’ont pas interet à se montrer trop prospères ce qui explique leur grande discrétion.Quoi qu'il en soit, la demande se maintient et de nouveaux venus s'intéressent à l'extraction de l'amiante.La firme Brinco a déjà établi une usine pilote sur la propriété d'Abitibi Asbestos Mining au nord d'A-mos.La Rio Algom Mines, filiale de Rio Tinto qui est elle-même compagnie mère de Brinco poursuit des études de rentabilité sur la propriété de McAdam Mining Corporation près de Chibougamau.La United Asbestos et certaines autres firmes poursuivent aussi des travaux préliminaires en Ontario.Les compagnies déjà engagées dans l'extraction de l'amiante ont elles-mêmes investi massivement de façon à accroître leur production.La Johns-Manville vient de terminer une phase de modernisation au coût de $75.000.000 et elle a ouvert une petite mine d'amiante près de Barraute.L'Asbestos Corporation exploite elle aussi une nouvelle mine en l^ngava; l'A-merican Smelting and Refining, déjà propriétaire d’une mine d'amiante à Thetford, en a acquis une autre et a entrepris d'accroitre sa capacité de production.Les groupes Turner and Newall et Cassiar dans leurs mines respectives.Enfin, un groupe de firmes européennes propriétaires de la mine Advocate à Terre-Neuve i opérée par Canadian Johns-Manvillei vient d'annoncer qu'il accroîtra lui aussi sa capacité de production.C'est donc dire que tous les producteurs d'amiante voient l’avenir en rose et l'on ne peut que partager leur optimisme.Le problème qui nous est posé avec l’amiante tient essentiellement au faible degré d'intégration de cette industrie sur le territoire canadien.Ce problème n'est pas particulier à l'amiante et il n'est sans doute pas imputable aux seuls producteurs mais l'acuité avec laquelle il sévit dans le cas de cette ressource le rend de moins en moins tolérable.Le Canada exporte, on l'a dit.plus de 95% de sa production d'amiante à l'état brut alors même que sa balance commer- ciale sur produits finis d'amiante est déficitaire de plus de 15,000,000 dollars par année et que ce déficit s’accroît rapidement d une année à l’autre.Cette situation n’a sans doute rien de surprenant, la production canadienne étant le fait exclusif de firmes privées d’obédience étrangère qui sont intégrées verticalement.11 faut donc introduire certaines mesures correctives de façon à assurer une meilleure prise en considération de nos intérêts.C'est dans cet esprit que nous proposions, l’année dernière, la création d’une régie publique de mise en marché et l’instauration d'un double prix pour l’amiante; cette proposition étant développée dans un rapport préparé à la demande de l’Office de planification et de développement du Québec.Les objectifs que nous poursuivions avec ce projet étaient d’abord l’accroissement du degré de transformation sur place de notre amiante et la récupération des profits reliés à l'extraction et à la vente de cette matière.Il nous paraissait alors absolument contraire aux intérêts du Québec ou du Canada que la vente de sa production d’amiante soit assumée par cinq ou six agents différents; cela ayant pour seul résultat d'annuler les effets de monopole qui.autrement.joueraient à notre profit.La production gagnerait aussi beaucoup à être rationalisée ce ui est impossible dans les con-itions actuelles où les compagnies minières doivent ajuster leur production aux exigences de la clientèle plutôt qu’aux caractéristiques géologiques des gisements quelles exploitent.Enfin, l'écart entre les revenus perçus par les producteurs et les pouvoirs publics à partir des ventes d’amiante, écart encore accru par de récentes hausses de prix de l'ordre de 25% justifiait aussi, à lui seul, l'intervention de l'autorité dont relève la gestion de nos ressources.Il existe encore une série de raisons qui nous ont amenés à privilégier cette solution mais il n est pas utile de les reprendre ici.En fait, les événements qui ont suivi la publication de nos propositions présentent beaucoup plus d'intérêt.Nous avons d'abord appris que toutes les compagnies d'amiante sauf la Turner Newall Britannique maintenaient une zone de prix protégés aux Etats-Unis de façon à accroître la capacité concurrentielle des usines amé- Bureau Technique Fournier Pierre Lespérance,Ing.P.Agent de Brevets d'invention Licencié au Canada et aux États-Unis 1440 Ouest, Ste-Catherine Montréal H3G 1RS Tél.: 861-4831 JANIN CONSTRUCTION Liée Entrepreneurs generaux SIEGE SOCIAL: 7085 Côte-des-Neiges MONTRÉAL TÉL: 739-3291 Bureaux a: Quebec, Toronto, Calgary et Vancouver ricaines sur le marché international des produits finis d’amiante.Du côte des pouvoirs publics, l'Alberta et la Colombie Britannique ont créé des agences de commercialisation en tout point semblables à celle que nous proposions; il s’agit de la British Columbia Petroleum Corp.et de l'Alberta Petroleum Marketing Commission Pendant ce temps, le ministère des Richesses naturelles du Québec tentait de nous prouver que l’organisme que nous proposions était inconstitutionnel.D’autres provinces comme l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et Terre-Neuve ont modifié radicalement les règles fiscales touchant l’industrie minière.Le gouvernement fédéral intervient lui aussi et on évoque de plus en plus couramment la possibilité de créer un double prix pour les matières minérales.Sur le plan international, les regroupements de pays producteurs en cartel d’exportation sont de plus en plus courants.Ainsi.l’OPEP est intervenu avec le succès que Ton sait, les pays producteurs de bauxite ont été les bases d’un accord sur es prix et la Jamaïque s'apprête à hausser ses redevances fiscales de 800';.Les pays producteurs de café ont.eux aussi, créé un Office de commercialisation et les républiques bana-nières commencent elles aussi à se rebiffer.Il y a eu des rencontres préliminaires entre les pays producteurs de cuivre, de fer et de mercure dans le but d’en arriver à des ententes sur le relèvement des prix.La plupart des compagnies ou des pays touchés par d’éven- tuels redressements du prix des matières premières jouent les vierges outragées et en appellent à tous les dieux pour qu’on laisse le marché jouer son rôle.Il se trouve cependant que dans le domaine des matières premières il n’y a pas de marché; du fait d une intégration verticale généralisée, les mêmes parties se retrouvent à la fois vendeur et acheteur ce qui fausse complètement le jeu normal du marché.C’est pourquoi la prise en charge par ces pouvoirs publics de la mise en marché de leurs ressources naturelles et la négociation à l’échelon politique international du prix de ces ressources constituent des tendances normales qui se réaliseront à plus ou moins brève échéance.Tout cela peut sembler loin de notre propos initial mais n en confirme pas moins la valeur du mécanisme proposé au ministère des Richesses naturelles du Québec il y a plus d’un an.au moment où rien de ce qui est décrit plus haut n'existait et où les seuls experts avertis pouvaient prévoir la crise du pétrole Dans le cas de l'amiante, notre ministère des Richesses naturelles n'a qu'à s'entendre avec lui-même pour former un cartel d'exportation ce qui ne sera sans doute pas possible avant longtemps étant donné la complexité des réseaux d'influence qui en guident les politiques.La direction de ce ministère est en effet très sensible aux pressions exercées par les compagnies minières et cette sensibilité est doublée d'une ignorance désolante des conditions économiques prévalant dans le domaine des ressources.Il ne saurait être question dans ces conditions de vouloir attirer ou garder des individus compétents et la triste performance du Québec lors de la récente crise politico-pétrolière canadienne s’explique surtout par la défection des fonctionnaires qui avaient produit le Livre blanc du Québec sur l'énergie.De toute façon, dans le domaine de l'amiante il n’est plus question de reculer ou de faire de fausses promesses comme cela se produit depuis deux ans.La situation atteint les limites de T indécence et commande une intervention qui, d’ailleurs viendra bientôt.Le département des sciences économiques de l’université de Montréal qui jouit d’excellents contacts avec la direction du ministère des Richesses naturelles et la firme Sorès sont en effet dans la «ourse pour obtenir un contrat de recherches sur les possibilités d'établissement de certaines usines de transformation d'amiante au Québec.Le ministère a déjà obtenu le feu vert de l'Association des mines d’amiante qui est à l'origine de ce projet et qui y collaborera de façon étroite.D'ici quelques années, nous devrions donc voir s'établir quelques usines qui produiront des papiers d'amiante.des semelles de freins, des textiles et des endos de eouvre-plancher; ce seront en effet là les produits que les consultants auront identifiés.La publication de ces rapports coincidera sans doute avec l'annonce par la Johns-Manville de sa décision de construire ou d'agrandir une usine de papier d’amiante.décision qui devrait ê-tre prise sous peu.Des mineurs dynamiques avec un long passé voici UMEX y fîfAV •' Nous faisons de l’exploration.Nous recherchons continuellement des gisements nouveaux et prometteurs partout dans presque toutes les régions du Canada.Dans nos propres travaux d'exploration, nous sommes intéressés à avoir des associés canadiens sous forme d’entreprises en participation.Nous nous occupons de développement.Présentement, nous travaillons dur pour l’exécution du programme souterrain de développement à notre dépôt de cuivre-nickel dans le district du lac Pickle au Nord-ouest de l'Ontario.Si vous avez une intéressante propriété nous pouvons faire les mêmes travaux pour vous.Nous savons que la recherche appropriée ainsi que le financement peuvent décider du succès de tout développemçnt prometteur.UMEX - exploration, développement et financement.Nous nous efforçons à devenir membre de la grande famille minière canadienne.UMEX Union Minière Explorations and Mining Corpoiation Limited Une liliale de I Union Minière de Belgique Cinq bureaux au Canada 1511 — 1 Place Ville Marie Montréal (514) 866-2461 1935 Leslie Street Toronto (416) 445-8832 200 — 4299 Canada Way Burnaby.B C (604) 437-9491 1068 — 7e rue Val d Or P Q.(819) 824-2994 P.O Box 174 Bathurst.N B (506) 546-5243 \ t 99999995 les mines Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 «V Québec s’attaque au régime fiscal des minières par MICHEL GUÉNARD Nous avons eu la réforme Carter, puis les modifications Benson en 1972, et la tentative avortée de M.Turner le 6 mai dernier: d’ici peu nous aurons le rapport Audet qui s'attaquera au régime fiscal des sociétés minières du Québec.Lors de son dernier discours sur le budget, le ministre des Finances, M.Raymond Carneau déclarait que “la situation internationale sur le marché des matières premières a considérablement modifié la position des entreprises qui exploitent les ressources minières.Nous procédons actuellement à une analyse de l'imposition de ces entreprises en tenant compte à la fois de leur situation de concurrence et des revenus fiscaux que le Québec est en droit d’exiger en tant que propriétaire de ressources qui deviennent de plus en plus rares et dont la valeur s'accroît".Par un arrêté en conseil le ministre donnait ses lettres de noblesse au Comité interministériel relatif au régime fiscal des compagnies minières du Québec dont la barre a été confiée au sous-ministre adjoint des Finances, M.Michel Audet.Un quatuor ministériel composé des Finances, du Revenu, des Richesses Naturelles et de l'Industrie et du Commerce étudiera le régime fiscal des compagnies minières sous trois volets distincts: impôt sur les sociétés, droits miniers et Loi des mines.Le Comité Audet, comme il est maintenant coutume de le désigner, a reçu une mission en trois points: accroître la participation du secteur minier dans le développement global de la base économique du Québec (en 1973, les revenus d'extraction représentaient un montant de $650 millions en regard d'un PNB québécois de plus de $28 milliards); favoriser la transformation en aval des produits de la mine; permettre à la population du Québec de recouvrir une plus juste part de la "rente économique" inhérente a l'exploitation de ses richesses naturelles.Tout ce bel édifice d’intentions ne doit pas faire perdre de vue au Comité Audet que son action vise à relancer le développement minier au Québec tout en tenant compte des modifications déjà contenues dans la loi fédérale de l'impôt, lesquelles entreront en vigueur en 1976.puisque le budget Turner qui en modifiait quelque peu le rythme a subit le sort que l'on sait.Fort de l'expérience des provinces canadiennes déjà engagées dans ce processus de révision des droits et impôts miniers; qu 'on pense aux exercices comptables de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de l'Ontario sans parler du coup de force du gouvernement Lougheed en Alberta, le Comité Audet devra faire preuve d'imagination, certainement de clairvoyance.Selon M.Audet, la philosophie de base du Comité ne peut s'écarter d'un principe fondamental en matière de taxation: "le secteur minier ne doit pas s'attendre à è- tre surprotégé mais doit défrayer, comme agent economique, sa quote-part du fardeau fiscal de la province".Mais cela laisse entier le problème de l’encaissement de la rente économique lorsque l’effervescence des marchés des métaux entraîne des “gains fortuits” pour les producteurs.En d’autres termes, qui doit éponger cette plus-value inespérée conséquente à un réajustement à la hausse des prix mondiaux: l’Etat, c'est-à-dire le peuple qui a loué ses richesses naturelles ou les compagnies exploitantes?Les jugements de Salomon n'ont jamais vidé la question du partage "économique” entre les agents de transformation et les propriétaires du bien-fonds national.D'ailleurs la rente nationale en matière première n'a connu un renchérissement de sa valeur que par le biais d’un regroupement à l’échelle internationale des pays producteurs.Face à des cartels hiérarchisés comme il s’en trouve dans les secteurs du pétrole, de la bauxite voire du soya et du sucre, les pays producteurs ont rompu l’élasticité de l'offre en formant des monopsones déguisés.La “rente économique" ne prend donc sa véritable signification qu'à l’intérieur d'une vision politique qui définit des rapports de force qui débordent largement les considérations relevant de la dynamique des marchés.La mainmise des Etats politiques sur cette rente vient d’être démontrée avec le pétrole; elle le sera à nouveau avec la bauxite jamaïquaine, l’or du Transvaal et peut-être l'amiante du Québec et l'étain de Bolivie.Comment un Etat qui ne nationalise pas systématiquement son patrimoine minier peut-il structurer une grille fiscale qui fasse bon usage de la rente économique tout en maintenant un climat attrayant pour les futurs investisseurs?C’est, somme toute, le dilemme que doit résoudre le Comité Audet dans sa recherche d’une formule fiscale adaptée à l'industrie minière québécoise, laquelle au niveau de l’exploration et de la mise en valeur fait face à une concurrence serrée de la part du reste du Canada.quand ce n'est pas de l’Amérique du Sud ou de l'Afrique.Quelles sont les avenues qui s'ouvrent au Comité Audet en matière de fiscalité minière?On pourrait structurer une assiette fiscale qui reposerait sur certains paramètres conjoncturels étroitement iés avec l'évolution du marché mondial P li< des métaux et la fluctuation des prix qui en constitue sa partie visible.Une telle approche discriminatoire des droits et redevances minières a l'immense avantage de récupérer'' à sa source la rente économique au moment même où elle se manifeste à la faveur d'une conjoncture économique favorable quand ce n'est pas d'un réaménagement des forces politiques qui sous-tendent le marché.jililillüi ür'- «è L'Alberta et la Jamaïque ont vu dans la pressurisation des "royalties" un moyen sur de court-circuiter les compagnies extractives et de diriger vers leur trésorerie une "plus-value" de cette rente économique qui autrement eut échouée dans les mains des multinationales.La formule est-elle universelle9 A Québec on en doute fortement à cause même de la réalité géologique" de la province où les gros gisements se font rares et où, à toute fin pratique, nous n'occupons aucune situation monopolistique dans l'éven-tial de la production minéralogique.“On pense tout de suite à l'amiante, de nous dire M.Paul E.Grenier, directeur de la section des mines au ministère des Richesses Naturelles, mais ce qu’on oublie de préciser c'est que le Québec ne contrôle que 29% du marché mondial et ne peut prétendre à ce titre dicter aux Etats-Unis, à l'Afrique du Sud ou encore à la Rhodésie (trois pays producteurs) une ligne de conduite comme s'il était un monopsone".Il nous explique, sans pour autant jeter l'éponge, les nombreuses difficultés à favoriser des effets d'entraînement périphérique à la région d’Asbestos à cause même de l'utilisation que l'industrie fait des produits de l'amiante.Produit com- plémentaire par excellence, l'amiante ne constitue que 12% du poids total d'un tuvau de béton renforcé d'un treillis métallique: "C'est un vaste marché mondial qu'il nous est impossible de récupérer étant donné les coûts de transport prohibitifs des produits bétonnés”, de constater M.Grenier.De plus il semble qu'il y ait un coût social assez élevé à la transformation sur place des fibres d'amiante.L'amiantose guette les travailleurs d'usine lors de la confection des différents sous-produits dans une proportion beaucoup plus grande que les mineurs qui extraient la gangue rocheuse.Sans prétendre que les raisins sont trop vers, M.Grenier explique que les gens ont une fausse idée de la richesse minéralogique du Québec: "Nos gisements ferrugineux ne représentent que 2% de la production mondiale et si vous croyiez que Noranda ou Murdoch-ville sont des capitales mondiales du cuivre c'est que vous n'avez aucune idée de la taille gigantesque des mines de l'Utah ou de Chuquicamata au Chili.M.Grenier, qui participe activement au sein du Comité sur la fiscalité minière, rappelle que toute politique d'imposition doit venir, tel un jeu de blocs, s'insérer parfaitement aux douzes grands objectifs d une politique minérale canadienne.Ces objectifs, fruit de rencontres intergouver-nementales à l’échelle du pays, visent à harmoniser le développement minier de chaque province autour de trois grands thèmes: l'exploration, l'exploitation et la transformation sur place.Cette politique minérale canadienne s'élabore en cinq phases successives qui vont du choix des objectifs à l'identification des priorités en passant par les stratégies à définir, leur mise en place et finalement la réévaluation de ces mêmes objectifs à la lumière de l’évolution conjoncturelle du marché des métaux.En regard de la partie purement fiscale de cette vaste fresque politique, il est bien certain que le Comité Audet attendra avec impatience le prochain budget fédéral afin de voir si M.Turner ou son successeur remettra sur le tapis les abattements fiscaux (25 points/ que le document du 6 mai réservait pour les provinces De toute façon, la réforme Carter malgré les méandres de parcours fait son chemin: les provinces auront un plus grand champ de manoeuvre au niveau de la fourchette d'imposition.ce qui les renverra peut-être dos à dos lorsqu'elles rechercheront les futurs investisseurs miniers.FISCALITE Structure des droits miniers du Québec compte tenu d’une exemption de base uniforme de $50,000 aux sociétés exploitantes.a) 9% du prodit n’excédant pas $1,000,000 b) 11% de la tranche allant à $2,000,000 c) 13% de la tranche allant à $4,000,000 d) 15% du prodit excédant le seuil des $4 millions Impôt des deux paliers de gouvernement sur le revenu des sociétés minières.Fédéral: polir l’année 1974, le taux est de 38% Québec: le taux est de 12% Ntt: Ceci ne tient pas compte des multiples déductions dont peuvent se prévaloir les sociétés dans le calcul de leur revenu imposable.Usines de Shawinigan: lingots d'extrusion, fils et câbles, sulfate d'aluminium Usine de Laval: fabrication de profilés pour portes et fenêtres et chaîne de peinture.’ Montréal: siège social et centre nerveux des opérations mondiales de l'Alcan.Usine de Beauharnois: production de lingots d'aluminium.Centre de recherche: étude et mise au point de nouvelles techniques en matière d'électrolyse.Usines chimiques: matières chimiques pour la fabrication de l'aluminium, et autres produits Usine d'électrolyse d’Alma: lingots de laminage (30 0001b) pour l'exportation.Réseau hydro électrique de l'Alcan: capacité installée: 2 700 000 KW Usines d’alumine: 1.3 million de tonnes/an d'alumine pour les usines d'électrolyse.Arvida: siège du plus vaste complexe d'aluminium au monde Deux réseaux ferroviaires appartenant à l'Alcan et un port de mer assurent la liaison entre le Saguenay et le reste du monde.Flotte marchande transport international de matières premières, d'aluminium et de cargaisons diverses On a le Québec en tête Depuis la construction de notre première usine d'électrolyse à Shawinigan en 1900, nous n'avons pas cessé de miser gros au Québec Au point que notre actif québécois atteint maintenant près de $800 millions.Nous continuons d'investir au Québec e» nous projetons sans cesse de nouveaux investissements.Ainsi, nous venons tout juste d'inaugurer, à Arvida, l'usine Lapointe où l'on produit en continu, à partir de l’aluminium en fusion, du fil machine pour conducteurs électriques.Construite au coût de $4 millions,c'est la plus grande installation du genre.Nous avons aussi doublé la capacité de notre usine de Laval et inauguré, il y a deux ans, l’usine Saguenay de $14.3 millions où le coulage de l'aluminium et le laminage de là tôle se font en continu.Enfin, un programme de modernisation de l'ordre de $20 millions est en cours aux usines d'Arvida Ensemble, le Québec et l’Alcan s'associent dans le progrès Le Québec possède les ressources énergétiques et les moyens de communication dont l'Alcan a besoin.En contrepartie, l'Alcan apporte l'effort conjugué de ses 13,000 employés québécois.C’est là un exemple frappant de fructueuse collaboration.Et c’est pourquoi, établis au Québec depuis 73 ans, nous comptons y rester et prospérer avec lui Alcan Aluminium Limitée Montréal, Québec ALCAN United Asbestos Inc.Opération conjointe avec Lake Asbestos of Quebec Ltd.Nous préparons l'entrée en production d'une mine dans le canton Midlothian,, en Ontario 1155 o., boul.Dorchester, Montréal Tél.: 866-7367 100.000 ASBESTOS HILL UNITED ASBESTOS INC MIDLOTHIAN-ONTARIO c.CECÛ-SNC a» Le nouveau moulin d’amiante, d’une capacité de 100,000 tonnes par année, en train d’être érigé actuellement sur la propriété minière de MIDLOTHIAN, en Ontario, appartenant à UNITED ASBESTOS INC.verrait sa production commerciale débuté le 1er juillet 1975. VI • Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines SOQUEM par JACQUES BEAUREGARD, géologue Bilan d’une année marquante La SOQUEM a connu une année particulièrement fructueuse au cours de l’exercice financier se terminant au 31 mars 1974 Parmi une série d'événements déterminants, cinq en particulier sont de portée.Louvem: découverte de gisements de zinc La Société Minière Louvem, filiale à part entière de la SOQUEM, a fait la découverte de gisements de zinc sur sa propriété au canton de Louvicourt.Ces nouvelles réserves permettent d’entrevoir l'extension de la vie de la mine pour une période de 6 à 8 ans.Cette période additionnelle d'exploitation augmente la rentabilité des opérations et laisse envisager au cours actuel du zinc (métal) des bénéfices nets de l'ordre de $12 à $20 millions.Il est à noter que cette découverte est le résultat d'un travail d’exploration intense, plus de $1,000,000 ayant été affectés à cette fin depuis 3 ans D’autres zones d’intérêt sur sa propriété de Louvicourt font l’objet d’une campagne d’exploration qui se poursuit présentement La propriété compte maintenant 11,000 acres, suite au jalonnement de daims au nord-est et au nord de la propriété initiale.Mise en exploitation le 5 août 1970, la Louvem a accumulé durant ses 44 mois d'existence des bénéfices de $2,500,000 après paiement de $1,150.000 de dividendes à la SOQUEM et investissement de $1,070.000 en exploration sur sa propriété.La Société a donc récupéré de son exploitation d’un gisement de cuivre un total de $2,720,000, jusqu’à la fin de l’exercice se terminant le 31 mars dernier.Selon l’échéancier établi, l'ex- traction du minerai de zinc commencerait au début de l’année 1975, après épuisement du minerai de cuivre.L’année a également vu la culmination du programme St-Honoré (columbium) avec l'annonce le 22 février 1974 par Cop-perfields Mining qu’une décision avait été prise, conjointement avec la SOQUEM, de mettre en exploitation le gisement de St-Honoré, près de Chicoutimi.Les travaux ont déjà débuté et procèdent tel que prévu.L’usine de concentration aura une capacité de 1,500 tonnes par jour et elle sera construite en vue d’une expansion futur.L'échéancier de construction prévoit le début de l’exploitation dans les premiers mois de 1976, à un rythme de production de 5,500,000 livres de pentoxyde de columbium par année.Il est à noter que des contrats de vente à long terme ont été conclus pour 95' i de cette production.Les réserves connues à ce jour sont largement suffisantes pour assurer de nombreuses années de production.De plus, le prolongement en profondeur des lentilles minéralisées reste à explorer.Il s'agit d’un investissement d'abord estimé à $12.650,000 qui créera 140 nouveaux emplois directs dans la région de Chicoutimi.Une nouvelle compagnie (Niobec Inc.) a été formée pour l'exploitation du gisement.Le mot "niobium" est synonyme de columbium, terme peu utilisé dans les milieux scientifiques et terme surtout confiné à l’Amérique du Nord dans les milieux commerciaux.Rappelons que la SOQUEM détient 50U des actions de Niobec Inc., le solde étant partagé à parts I ire les compliments de Canagex Limitée O "CANAGEX qui dispose de trois fonds de placement, investit dans des valeurs mobilières canadiennes, américaines et internationales.En quatre ans, l'actif net de $100.0.00 au départ dépassait 25 millions." ÉDIFICE BANQUE CANADIENNE NATIONALE 500 PLACE D'ARMES.MONTRÉAL 126.QUÉ.TÉL- 395-7414 L’acier au manganèse de SOREL résiste mieux que tout autre à Cabrasion et aux chocs.Les Fondcnes dp Snrrl Lier doivent également leur réputation enviable à l'excellence de leur service d'entretien et à la ponctualité remarquable de leurs livraisons Voilà pourquoi on s’approvisionne de preference aux Fnndrrins dp Snrrl itec.la plus grande entreprise canadienne d'acier au mangqpèse appartenant a des Canadiens LES FONDERIES DE i TH Bureau principal et usine SOREL.QUE Bureaux et entrepôts MONTRÉAL Édifie» Murin».1405.ru# P»»l TOeONTO NORTH BAY VANCOUVER NORD HAILE YBURY Toronto 1778.Cr##1l#wn Dr North Buy 7565 E••tvi#w Cr N#l«on MAchtnvry Co 1756.ru# W#lch L#chy M»chin»ry Ltd .551.Browning égalés entre la société Copper-fields Mining Corporation et la société Lamaque Mining Company Limited.La gestion de l’exploitation de la mine a été confiée au Teck Mining Group Limited dans laquelle Copper-fields détient un intérêt de 30%.Notons également que des zones de terres rares contenant des valeurs intéressantes en europium, dysprosium et erbium ont été découvertes dans le voisinage du gisement de columbium.Le Brésil demeure le premier producteur mondial de concentrés de columbium, la venue de Niobec consacrant toutefois la position du Canada comme second producteur en importance et permettant d'établir le marche international sur des bases plus diversifiées.Deux nouveaux gîtes de sel aux Iles- de-la-Madeleine La SOQUEM a poursuivi l’étude de la distribution des masses de sel aux Iles-de-la-Madeleine au cours de l’année.Dans la partie nord des Iles, où elle est seule propriétaire des daims miniers, la vérification de deux nouvelles anomalies gravimétriques.mises à jour par ses équipes, a conduit à la découverte de deux nouveaux gîtes de sel contenant dans certaines couches des quantités appréciables de potasse (potas-siumi.Une première masse de sel a été intersectée à seulement 100 pieds sous la surface du sol sur la dune située au sud des récifs du Dauphin.Cette masse qui se poursuit jusqu’à une profon- deur miniumum de 2000 pieds, contient plusieurs intervalles de qualité commerciale.Les travaux de la SOQUEM ont de plus démontré que toute l’ile de la Grosse-Ile repose sur une masse de sel apparemment continue, à compter d’une profondeur d’environ 1000 pieds et s’étendant sur une longueur minimum de trois milles en direction est-ouest et d'une largeur d’un mille en direction nord-sud.LJeux sondages se sont terminés dans le sel à une profondeur dépassant 3000 pieds.Les dix sondages implantés dans cette région ont tous recoupé des masses de sel importantes.Les travaux sont restés en suspens tout au cours de l’exercice dans la région de Havre-Aubert, à quelque 40 milles au sus-ouest de Grosse-Ile.Des difficultés d’interprétation du contrat liant le Dr Onil Hébert, Les Pétroles Laduboro Liée et la SOQUEM ont empêché la mise en marche et le financement de la compagnie devant poursuivre les travaux d'exploration et de mise en valeur a cet endroit.Par ailleurs, une étude conduite par des spécialistes sur les sites possibles d’emplacement portuaire industriel aux Iles, en vue de l'expédition du sel vers le continent, élimine le port de Havre-Aubert pour de semblables fins.Le sel découvert à cet endroit en août 1972 par la SOQUEM.apparaît donc moins attrayant du point de vue commercial.le plus proche site portuaire proposé se trouvant à environ 10 milles à l’ouest, à Mil-lerand Les gîtes du Dauphin et de Grosse-Ile découverts au cours du présent exercice sorÿ situés à environ 2 milles de Pointe Leslie, un des trois emplacements portuaires recommandés.Indices minéralisés en or dans le nord-ouest Dans le nord-ouest du Québec, plus précisément dans le canton de Bousquet, la SOQUEM a fait la découverte d’indices minéralisés en or sur une propriété minière quelle détient conjointement avec Silver Stack Mines Limited.Au cours de l’exercice, 9 forages ont été placés sur les principaux indices minéralisés pour déterminer leur continuité et le contexte métallogénique.La SOQUEM, qui détient un intérêt de 49% dans la propriété, gère les travaux dont l’orientation relève d’un comité de gestion constitué de membres des deux sociétés.L’or est généralement associé à une concentration de sulfures dont la pyrite (5% à 10%) est l’élément déterminant.L'exploration de la propriété se poursuit présentement.Une nouvelle tranche du capital-social au programme Mingan Le programme Mingan, désigné autrefois sous le nom de Magpie, a été l’objet d'une attention particulière de la part de l’actionnaire au cours de l’année.En effet, la modification à la loi créant la SOQUEM, sanctionnée le 29 juin 1973, a non seulement augmenté le capital-action autorisé de la Société.qui passait ainsi de $21,500,000 à $40.000,000, mais elle autorise également le paiement par le ministre des Finances d’une somme additionnelle de $5,000,000 pour 500,000 actions, somme qui devra être employée par la Société pour la mise en valeur de ses découvertes et sa participation à la mise en exploitation des gisements.Au cours du dernier trimestre de l’exercice, une tranche de $785,000 de ce capital social de $5,000,000, a été souscrite pour permettre à la SOQUEM d’entreprendre les recherches métallurgiques pour valoriser les gîtes de Mingan.On se rappellera que ces gîtes situés sur la Côte-Nord à environ 85 milles au nord de Mingan ont une teneur moyenne de 44% Fe, 11% Ti02, 11% Al 203 et 1.5% Cr, le vanadium étant également pré- NOISEUX.LYONNAIS.GASCON.BÉDARD.LUSSIER.SENEGAL & ASSOCIÉS Incorporant ANDRÉ ROCHETTE, & CIE GEORGES AUDET,& CIE Comptables agréés Paul Noiseux, c.a.Pierre Bédard.H.I., c.a.René Senécal, c.a.Gilles Poupart, c.a.Marcel Demers, c.a.Michelle Hardy, c.a.Pierre Desharnais, c.a.Jean-Guy Cloutier, c.a.Robert Deslauriers, c.a Roger Lyonnais, c.a.Jean Lussier, c.a.Georges Audet.c.a.Jacques Franco, c a André Rochette, c.a.Marcel Lecourt, c.a.Yves Robitaille, c.a.Denis Bergeron, c.a.Jean G.Péloquin, c.a.Pierre Laberge, c.a.Claude Lussier, c.a.Robert Leclerc, c.a.Johanne Blanchard, c.a Jean-Marc Corbeil.c a.Jean-Claude Lefebvre, c a Jacques Larichellière, c.a.François Forget, c.a.Daniel Ferron, c.a.Jean-Claude Forest, c.a.Alain Laporte, c.a.Membres de THE MANN JUDO INTERNATIONAL GROUP Avec bureaux à Toronto, Winnipeg, Calgary.Vancouver, États-Unis.France.Grande-Bretagne.Belgique et autres pays.Édifice B.C.N., Bureau 2000 500, Place cfArmes, Montréal H2Y 2W2 849-7791 Prêts aux entreprises Commerce! de gros et de détail Fabrication laiiata Tourisme (.onsrriK'tion Presque tous les genres d’entreprises peuvent bénéficier des services de la BEI: fabrication .commerce de gros et de détail.tourisme et divertissement.construction , agriculture .transport et entreposage.Si vous avez besoin de financement pour établir, développer ou moderniser votre entreprise n’importe où au Canada, communiquez avec nous aux entreprises n'importe où au / \ Canada wmiisnim J Bureau régional du l Demandez ce dépliant i Québec, Suite 4600 Place Victoria 800, carré Victoria, Montréal, Québec.Tél : 866-8311 Succursales au Québec • Chicoutimi • Granby • Hull «Longueuil • Montréal (Place Frontenac, Place Victoria) Québec • Rimouski • Rouyn • St-Jérôme • St.Laurent • St.Leonard • Sept-Iles • Sherbrooke • Trois-Rivières | i : sent en faibles quantités.Les re- tion économique de ces divers dans plusieurs régions du Qué-cherches métallurgiques seront éléments.La SOQUEM détient bec et plusieurs occurences mi-poussées et divers programmes un intérêt de 900 dans cette néralisees feront l’objet de tra-ont été mis sur pied dans plu- propriété minière.vaux de vérification au cours de sieurs instituts de recherches et La SOQUEM a également cet été.laboratoires.Ces travaux visent poursuivi au cours de l’année à trouver un procédé de sépara- ses programmes d’exploration Hommage au x travailleurs miniers et au x prospecteurs de i exploration minière du Québec NORTHERN QUEBEC EXPLORERS LIMITED Siège social: 741, Première Rye ouest, Amos, Abitibi-Est, P.Q.Administrateurs et Officiers Président Vice-Prés.: Sec.-Très.: Administrateurs: Antoine Fréchette, Cabana Jean-Jacques Martel.Amos Mme Rolande B.Martel.Amos Clément E.Fontaine.Valdor Adrien Renaud, Ile Perrot Laurent Tessier.Longueuil Gilles Verreault, ing.Québec Nos recherches se poursuivent la ou notre compagnie oeuvre depuis plusieurs années dans les régions d’Amos-Landrienne-Barraute, Joutel-Poirier, Isle-Dieu et Matagami, Abitibi, P.Qué, 1 «4 Plus que jamais SOQUIP est à l’oeuvre.et ça presse! L’effort d’exploration que Soquip a entrepris dans les divers bassins sédimentaires du Québec prend une dimension nouvelle dans le contexte des problèmes de l’approvisionnement pétrolier de I Est canadien Les récentes modifications des conditions d’approvisionnement de cette région démontrent à posteriori le bien-fondé de la décision du Gouvernement du Québec de créer Soquip il y a quatre ans, pour se doter d un outil capable d'assurer une production d énergie pétrole dans les décennies à venir.Le rôle croissant de Soquip dans le développement économique de l'Est canadien est plus que jamais évident dans le contexte de la crise pétrolière mondiale SÔQUIP SOCIÉTÉ QUEBECOISE D INITIATIVES PETROLIERES 3340 RUE DE LA PERADE QUEBEC \ i I r I les mines Le Devoir, jeudi 11 Juillet, 1974 • VH I Lorsque les gouvernements s’arrachent les profits Au cours des derniers mois, la physionomie de l'industrie minière Cu tadienne a été modifiée de fond en comble par de nouvelles mesures fiscales, à la stupéfaction des sociétés minières et surtout de l’investisseur.On a pu assister à une transformation de la philosophie qui présidait à l’élaboration de la politique fiscale tant au niveau fédéral que provincial, sans souci apparent des conséquences à long terme.Comment était imposée l'industrie minière avant que ne survienne cette vague de nouvelles mesures fiscales?Avec la nouvelle réforme instituée à la fin de 1971 et qui faisait suite au Rapport Carter, lequel avait nécessité quelque dix années d e-tudes, de débats et de discussions, l'industrie minière se trouvait au milieu d une période d'ajustements qui devait se poursuivre jusqu'en janvier 1977, date à laquelle entraient pleinement en vigueur les changements proposés par ce même Rapport Carter.Déjà les modifications auxquelles il fallait s’attendre étaient bien connues de tous et, de plus, l'industrie croyait posséder à cette époque l’assurance du gouvernement fédéral qu’aucun changement ne serait apporté avant que le nouveau système ne soit totalement implanté.Peine perdue, puisque ce sont les gouvernements provinciaux qui sont à l’origine de cette nouvelle querelle de partage qui semble maintenant vouloir s’étendre à tout le Canada.C’est dans l'Ouest canadien et plus particulièrement en Colombie-Britannique que ces nouveaux concepts de taxation sont venus pour la première fois ébranler les dirigeants de l'industrie minière.Dès son arrivée au pouvoir, le premier ministre de cette province, monsieur David Barrett, avait nettement laissé savoir aux grandes sociétés qu’il entendait s’approprier la majeure partie des bénéfices provenant de l'extraction des ressources naturelles.Il ne suffisait que d une période de croissance exceptionnelle des bénéfices des sociétés minières de cette province pour justifier l'initiative du gouvernement Barrett.Le Bill 31, qui a maintenant franchi l’étape de la troisième et dernière lecture, proposait les modifications suivantes: une redevance de 21/2% sera perçue sur la valeur nette de la production minière de 1974 Ce taux passera à 5% à partir de 1975, mais une réduction de 1% sur ce taux est octroyée si les minéraux sont traités en Colombie-Britannique (la presque totalité de la production de cuivre de cette province est acheminée au Japon sous forme de concentré.Le Bill 31 suggérait donc qu’il devenait avantageux de construire des usines de traitement dans cette province).Le Bill 31 instituait également une redevance sur les profits excessifs.Celle-ci est perçue sur le prix des métaux et sera de l’ordre de 50% sur le montant des ventes effectuées à un prix "excessif”, c'est-à-dire supérieur de 20% à la moyenne mobile des cinq dernières années.Lorsque le Bill fut accepté en dernière lecture, le 20 juin dernier, le prix de base moyen des quatre métaux suivants fut fixé à $0.58 la livre de cuivre, $82.50 l'once d'or, $3.00 l'once d'argent, et trois prix différents furent adoptés pour le molybdène, soit $1.60 la livre sous forme de concentré, $1.85 pour l’oxyde de molybdène, et $2.21 pour le ferro-molybdène Dans le cas du cuivre, par exemple, les sociétés productrices devront payer une redevance de 50';; sur l'excédent de prix à partir de $0.70 la livre.Ceci élimine la possibilité pour les sociétés minières de réaliser des bénéfices ‘.sur-normaux” qui sont cependant nécessaires étant donné l'aspect cyclique de l'industrie des métaux de base.Ce système de redevance sur la production est particulièrement alarmant car il implique qu'une société peut verser des sommes importantes au gouver- nement provincial sans toutefois réaliser de bénéfice puisqu'il ne s’agit pas ici d’une taxe sur les profits mais d'une taxe sur le volume des ventes.A la suite de la publication de ce Bill 31 certaines sociétés minières d’importance moyenne ont fait savoir qu’elles abandonneraient des projets de mise en production si le Bill était accepté sous sa forme initiale.La société Cominco, pour sa part, a vivement dénonce ce projet de loi en ajoutant qu’une décision sur la mise en exploitation du gisement de Valley Copper ne pouvait être prise dans de telles conditions.Ce fut ensuite la société Hudson Bay Mining qui annonça qu’elle suspendait indéfiniment ses travaux d'exploration à la Stikine Copper où l’on avait fait une importante découverte de cuivre il y a un an à peine.Face à ces décisions corporatives que certains qualifieront de chantage, le ministre des mines de la Colombie-Britannique, monsieur Nim-sick, s'est empressé de déclarer que les richesses du sous-sol appartenaient au peuple de cette province et que si les sociétés minières ne veulent pas les extraire, “elles n'ont qu’à les laisser dans le sous-sol jusqu'à ce qu'une génération plus intelligente de dirigeants miniers veuille bien les exploiter”.Il semble que le voeu de monsieur Nimsick soit sur le point de se réaliser.Que les différents gouvernements néo-démocrates des provinces de l’ouest proposent de telles mesures fiscales ne surprendra personne, mais lorsqu'une province aussi conservatrice que l’Ontario apporte des modifications tout aussi socialisantes à son système fiscal, il va sans dire que la communauté financière a raison de sursauter quelque peu.Dans son discours du budget du 9 avril dernier, le ministre des finances de cette province annonçait de nouvelles mesures visant à faire passer les recettes annuelles provenant de l’industrie minière de $75 millions à $125 millions.La principale modification concerne le taux progressif variant entre 0% (sur les premiers $100,000 de bénéfices) et 40% (sur les bénéfices excédant $40 millions).Ce sont évidemment les deux grandes sociétés de cette province, International Nickel et Texasgulf, qui sont les plus touchées par cette mesure.Le budget stipule également ue les taxes minières et les re- evances ne seront plus déductibles dans le calcul de l’impôt provincial à partir du 9 avril 1974.C’est dire que l’Ontario prend la part du lion et ne laisse ue les miettes au fédéral.On evrait, dès lors, s’attendre à une prise de position plus ferme de la part du gouvernement fédéral.Si ces nouvelles mesures étaient adoptées, les deux grandes sociétés Inco et Texasgulf verraient leur taux effectif de taxation passer d'environ 43% à 61%, ce qui signifie que l’industrie minière deviendrait l'une des industries les plus fortement taxées de cette province.Ces propositions n’ont pas suscité de riposte violente de la part des dirigeants des sociétés minières de l'Ontario car il est beaucoup moins néfaste et plus logique pour l’industrie de se voir imposer sur ses bénéfices plutôt que sur sa production.Le Manitoba a opté pour une politique fiscale copiée à la fois sur celle de la Colombie Britannique et de l'Ontario.Le gouvernement n’a qu'un seul but: doubler ses revenus ($15 millions actuellement) provenant de l'industrie minière.Dans cette optique, le taux d'imposition provincial est passé de 15 à 25% ; il sera porté a 331/3% dès 1975.Une seconde recommandation visant à imposer une certaine forme de redevance liée au prix des métaux a dû être reportée à 1975 à la suite d une forte opposition de la part de l'Association Minière du Manitoba.Celle-ci aura donc la possi- bilité de proposer différentes formules susceptibles de satisfaire à la fois aux exigences politiques du gouvernement et aux exigences économiques des sociétés minières.L’industrie minière canadienne venait tout juste de se remettre de la publication des mesures fiscales provinciales qu’elle subissait une nouvelle attaque, le coup venait cette fois du ministre des finances, monsieur Turner.On sait que le budget qu’il proposa entraîna la défaite de son parti, parce que, semble-t-il, le budget ne satisfaisait pas totalement la philosophie néo-démocrate.Dans ce budget qui se voulait répartitionniste et déflationniste, on visait surtout à augmenter les revenus provenant de l'industrie pétrolière et minière.Pour atteindre cet objectif, le taux d'imposition fédéral du secteur minier passa de 23 à 25% immédiatement.(On se souvient qu’avec la nouvelle réforme fiscale ce taux devait décroître de 1% annuellement pour atteindre 21% en 1977).La seconde mesure, qui est certes la plus draconienne, stipulait que l'impôt provincial, l’impôt minier ainsi que toutes les autres formes de redevances ne seraient plus déductibles dans le calcul de l'impôt fédéral.Les sociétés minières auraient donc vu leurs bénéfices imposés à la fois au niveau fédéral et au niveau provincial.En proposant cette mesure, le gouvernement fédéral entendait faire comprendre aux provinces qu'il n'avait pas l'intention de céder à leur chantage et qu'il voulait sa part des revenus.Aux dires de monsieur Trudeau, ce sont les provinces qui ont fait preuve de mauvaise volonté en refusant de discuter de la répartition de ces revenus lors de la conférence fédérale-provinciale de janvier dernier.De toutes façons, il devient évident que ce différend devra être régie le plus tôt possible avant qu'il ne disparaisse avec l annéantisement de l'industrie minière au Canada.MmÆ Le budget fédéral proposait également certaines modifications quant aux provisions pour épuisement en réduisant le taux maximal de la provision permise de 33 1/3% a 257c.Dans le cadre de la réforme fiscale, le système existant de T'épuise-ment automatique” devrait être remplacé par celui de l’épuisement “gagné" en 1973.Avec le budget Turner, le système propose devenait effectif le lendemain du dépôt du budget.Enfin, les dépenses d'exploration et d’aménagement qui, jusqu’à ce jour, étaient décucti-bles jusqu’à concurrence des revenus de l’année ou d'une année suivante, devenaient déductibles au taux de 307o du solde non réclamé.Cette mesure ne s’appliquait qu’aux dépenses engagées apres le jour du dépôt du budget.Comment va réagir le Québec devant cette évolution de la philosophie influençant l’élaboration des politiques fiscales s’appliquant au secteur minier?Il y a quelques mois, le gouvernement au Québec annonçait la création d’un comité chargé d’étudier le système d'imposition des revenus provenant des ressources naturelles.On peut s’attendre à ce que ce comité recommande un certain alourdissement de la fiscalité, mais toute exagération en ce sens ne pourrait que nuire au développement futur du Québec.Le Québec possède de vastes régions qui n’ont pas encore été prospectées à tond, et c’est maintenant au gouvernement décider si elles doivent être explorées le plus rapidement possible.Le Québec a l’avantage de pouvoir profiter de l'expérience des autres provinces.En Colombie-Britannique, par exemple, l’exploration a diminué ae quelque 50%< à la suite de la présentation du Bill 31.Des sociétés telles que Placer Development ont transporté leurs équipes d’exploration au Québec où, pense-t-on, les conséquences d une politique socialisante ne se feront sentir que peu à peu.Que retenir de ce casse-tête de nouvelles mesures fiscales sinon que les gouvernements ont la main-mise sur l'entreprise et que trop souvent ceux-ci se servent de ce pouvoir pour satisfaire leurs propres besoins politiques et non celui du peuple comme ils le prétendent.L’industrie minière ne réalisera certainement pas les bénéfices exceptionnels qui font l'objet des critiques actuelles, et les brillantes perspectives à court terme pourraient bien déboucher sur un véritable désastre.On oublie trop facilement le caractère cyclique et aléatoire de cette industrie.Le développement et le perfectionnement des sociétés minières ne sont possibles que dans les périodes fortes.L’investisseur qui a patienté en moyenne de 4 à 8 ans avant que son capital ne lui rapporte un certain bénéfice voit celui-ci amputé par les diverses taxes gouvernementales.On peut non seulement critiquer le contenu des réformes fiscales, mais encore déplorer l’absence de stratégie des différents gouvernements lors de la mise en vigueur de ces mesures.En cette période de conjoncture incertaine, les sociétés minières ne vont plus oser entreprendre de nouveaux projets de peur que les règles du jeu ne soient modifiées en cours de route.La situation’actuelle ne peut se prolonger indéfiniment.Il suffit de constater qu’à la suite de ces changements fiscaux certaines sociétés auront des taux effectifs de taxation supérieurs à 1007o pour comprendre que certains assouplissements devront être adoptés si l’on ne veut pas anéantir à tout jamais une industrie aussi importante.Nous pensons que les différents gouvernements impliqués arriveront à une entente quelconque, et nous espérons que celle-ci aura lieu avant que la situation ne prenne des proportions catastrophiques.mine en 8 ans mine de cuivre de Louvicourt: La Société Minière Louvem Inc./découverte de gites de columbium à Saint-Honoré et à Saint-André d'Argenteuil.de sel aux Iles-de-la-Madeleine.de nickel et cuivre à La Tuque / valorisation des gites de magnetite titamfère à Mmgan (Magpie) et de titane à Samt-Urbam / mise au point d'instruments électroniques: électromagnétomètre aéroporté léger Emal 19.équipement de polarisation provoquée SIP 2.BDÇUEM 2383.chemin Sainte Foy Sainte Foy.Québec G1V 1T1 Tél (418) 658 5400 Asbestos Où on extrait et usine plus de 2.250 tonnes de fibre d’amiante par jour, produisant 125 grades différents, pour utilisation de tous genres dans l’industrie, la construction.le secteur résidentiel, pour améliorer notre milieu.Canadian Johns-Manvilie Co., Limited ASBESTOS, Qué.J1T3N2 — iü ü : y* ¦ ivftjsëpS&ÿ*; ¦¦ •» ¦ M m mm m «»*• ^ w VOUS AIDEZ À BÂTIR LE CANADA POURQUOI NE PAS OFFRIR À D’AUTRES CANADIENS LA CHANCE DE VOUS AIDER ?Si vous rencontrez les conditions d’inscription: Être une société minière disposant d’un fonds de roulement net de $50,000.00 .Être une société pétrolière ou de gaz naturel disposant d’un fonds de roulement net de $125,000.00 .Répondre à ces exigences et à quelques autres encore, INSCRIVEZ-VOUS À LA BOURSE DE MONTREAL La Tour de la Bourse, C.P.61,800 Square Victoria, Montréal, Québec, H4Z1A9 bourse DE MONTREAL VIII • Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines par GILLES PROVOST Traumatisés par la crise du pétrole et affamés d'énergie, les pays industrialisés ignorent qu'ils se précipitent en ce moment-meme vers une nouvelle crise de l'énergie: celle de l’uranium.Les spécialistes ont beau multiplier les mises en garde, le public prendra conscience de la situation quand il sera trop tard, comme cela a été le cas avec le pétrole.Les experts sont pourtant formels: tout l uranium de tous les gisements exploitables dans le monde entier dans la gamme des prix actuels ne suffira pas à alimenter les centrales nucléaires au delà de 1986.Même en tenant compte des gisements exploitables à des prix plus élevés, l’échéance ne peut être reportée au delà de 1990.A cette date, soit dans quinze ans, la consommation annuelle mondiale sera d'environ 180,000 tonnes métriques, c’est a dire 20% des réserves mondiales actuelles.Pis encore, les gisements nécessaires pour faire face à cette énorme consommation d'uranium de 1990 devront avoir été découverts au plus tard en 1982 puisqu'il faut environ 8 ans pour commencer à exploiter un gisement qu’on vient de découvrir.De plus, il faut presque trois ans pour enrichir Turanium issu de ce gisement.Plusieurs pays comme le Canada prétendent que les chances de trouver de nouveaux gisements sur leur territoire sont excellentes.Pourtant, il faut constater qu'il devient de plus en plus difficile de trouver de nouveaux gisements assez importants pour être exploités.En 1956, on trouvait 5.3 kilos d’uranium par pied de forage.Depuis huit ans, la moyenne est tombée à 1.5 Kg par pied.Et pourtant, cette crise est tellement paradoxale qu elle est pratiquement incroyable.Comment croire qu'on se dirige à toute vapeur vers une grave pénurie a uranium quand on constate que les trois compagnies d'uranium qui poursuivent leurs opérations au Canada n'arrivent pas à vendre plus de 3,600 tonnes métriques par année depuis 1965 alors qu elles avaient trouvé acheteur pour 12,000 tonnes en 1959?L’IMPACT Suite de la page 1 res se chiffraient à $77 millions répartis de la façon suivante: 51.5% de ce total provenaient des droits miniers.6.47% de l'impôt provincial sur le capital et la place d’affaires et enfin 42.1% de l'impôt sur les bénéfices.C’est donc, en moyenne, d'une somme globale de $10 millions par année que les sociétés minières enrichissent les coffres de l'Etat.Est-ce suffisant?Il est relativement difficile de répondre à cette question sans se soustraire à des jugements de valeurs.On doit néanmoins constater que le pourcentage réel des recettes fiscales québécoises à ce chapitre comme pourcentage du bénéfice brut est assez faible.Pour l'ensemble des sociétés minières étudiées au cours de cette période, le taux n'a été que de 6.1%.11 passe à 11% pour les sociétés qui paient de l'impôt sans bénéficier de l'exemption triennale.Il est intéressant aussi d'examiner l'emploi que font les sociétés minières de tous ces bénéfices.Dans l'ensemble des sociétés minières en opération au Québec durant la période étudiée par M.Chaloux, 75% des bénéfices bruts ont été soit retenus à titre de fonds de générations interne (44.6%), soit versés à titre de dividendes aux actionnai- L’uranium Comment croire à une pénurie imminente quand on constate que ces trois compagnies ne fonctionnent qu’à 85% de leurs capacités et que d’autres ont tout simplement fermé leurs installations en attendant le jour où quelqu’un voudra bien acheter leur production?Comment croire à une crise de l’uranium quand on constate que les compagnies canadiennes fournissent quand même 20% de la production mondiale et qu’elles ne font pratiquement pas de prospection intensive pour trouver de nouveaux gisements?Cette situation paradoxale provient du fait que l'industrie minière de l’uranium au Canada date des années '50, alors que les Etats-Unis avaient un programme très intensif d’essais nucléaires à des fins militaires.Le Canada fournissait une grande partie de l’uranium nécessaire à ces essais.En 1959, la commission américaine de l'énergie atomique comprit que ses réserves étaient amplement suffisantes pour plusieurs années et elle annula brusquement toutes ses offres d'achats d'uranium canadien.En deux ans, la production canadienne tomba de 13,000 tonnes d'uranium à 7,500 tonnes.Cette mesure toucha aussi durement * l'indusirie minière américaine, si bien que le gouvernement américain décida finalement en 1964 d'interdire l'enrichissement de l'uranium d'origine étrangère aux Etats-Unis.Cet embargo fit tomber la production d'uranium canadien à à seulement 3,000 tonnes métriques par an.Pour éviter la disparition complète des mines d'uranium canadiennes à cette époque où les centrales nucléaires en étaient à leurs premiers balbutiements, le gouvernement canadien dut alors stocker de l'uranium qu'il achetait des compagnies.De 1964 à 1972, le Canada a ainsi stocké 9,800 tonnes d’uranium.Depuis lors, les centrales nucléaires ont commencé à se multiplier mais elles se sont surtout alimentées à même les réserves amassées par chaque pays.Finalement.en janvier dernier, le gouvernement canadien annonçait que la portion des réserves, qui n’a pas encore été vendue à l'Espagne ou au Japon, servira do- res (30.4%).La partie qui fut canalisée vers les coffres des gouvernements fédéral et provincial représente 15.4% de ces bénéfices, c'est-à-dire 5.2% aux provinces et 10.2% au gouvernement fédéral.Par ailleurs, 6.1% des bénéfices bruts furent utilisés pour payer les intérêts sur les emprunts et dettes obligataires et 3.5% conservés aux dépenses d'exploration et de mise en valeur.Ces résultats, conclut le rapport, montrent combien peut être fallacieuse la croyance que l'activité minière en est généralement une où règne le risque et l in-certitude.“Si l'incertitude et le risque sont presents, ce ne peut être qu'au stade de l'exploration pour les entreprises individuelles et au niveau du marché boursier.et non pas au stade de l'exploitation.Et pourtant, fait paradoxal, c'est au stade de l'exploitation que les règles fiscales sont les plus larges.” Faut-il.devant tous ces faits, rendre les règles fiscales encore plus larges?Les sociétés, quelles que soient les règles fiscales, peuvent-elles, grâce au prix comptable qu elles peuvent théoriquement fixer au minerai, paver très peu d'impôt?Conviendrait-il d'édicter plutôt des normes quant à l'emploi des bénéfices bruts?Voilà sûrement autant de questions dont la réponse est en quelque sorte la tâche qui incombe au Comité de la révision fiscale des sociétés minières que préside M.Michel Audet.sous-ministre adjoint au ministère des finances.renavant aux besoins domestiques canadiens.Pendant ces années creuses qui se sont prolongées jusqu’en 1972-73, les mines" d'uranium ont fonctionné inévitablement au ralenti.L’argent était rare et personne n’était donc disposé à investir fortement dans l’exploration.Brusquement, avec l’épuisement des réserves et la multiplication des centrales nucléaires partout dans le monde, la situation se modifie maintenant à une allure folle.Simplement depuis janvier dernier au Canada, Denison Mines et Rio Algom ont annoncé d’importantes commandes japonaises et britanniques qui augmentent à elles seules de 45% les commandes à remplir pendant les prochaines années.Au niveau des prix, on fait face à la même explosion: de 1964 à 1971, la livre d’oxyde d’uranium se vendait en moyenne $8 00.Maintenant, on signe des contrats à $12 la livre même si les gisements exploités sont toujours qualifies de gisements “exploitables à moins de $10 la livre”, (cette expression date de 1964).Enfin, certaines compagnies minières canadiennes considèrent qu’avec l'inflation actuelle, l'uranium leur coûtera bientôt au moins $17.00 et qu'elles ne pourront le vendre à moins de $23 ou $25 Quant au prix du combustible nucléaire enrichi prêt à être placé dans le réacteur, il était récemment de $170 la livre et il pourrait aussi doubler prochainement.Dans ce nouveau contexte où les pro-ducteufs n'ont plus à se battre pour trouver des acheteurs mais où c’est plutôt le contraire qui commence à se produire, il n est évidemment plus question de conserver des usines dans la naphtaline! De 4,000 tonnes métriques d'uranium par an.la capacité de production canadienne passera à 6,500 tonnes dès 1975 et on prévoit atteindre 10,800 tonnes par an d'ici cinq ans au maximum.Pour l'instant, environ 85%j des réserves connues d'uranium canadien sont situés dans la région d'Elliot Lake et d'A-gnew Lake, en Ontario.Ces deux gisements contiennent environ 2.6 livres d'oxyde d'uranium par tonne métrique de minerai.Le site d'Agnew Lake n'est pas exploité depuis qu'Agnew Lake Mines Ltd.une filiale de Noranda.a fermé sa mine et interrompu ses travaux de construction en 1971 jusqu'à ce que la situation internationale s améliore.Le gisement d'Elliot Lake alimente les deux grand rivaux canadiens: Denison mines d'une part et Rio Algom d'autre part.A elles seules, ces deux compagnies produisent présentement 85% de l'uranium canadien.Denison prévoit augmenter de 75% sa production vers 1975 et Rio Algom pourrait aussi réactiver une usine qu elle a gardée dans la naphtaline depuis 1968.La troisième grande compagnie canadienne est une compagnie de la couronne.Eldorado Nuclear.Elle est surtout active dans le nord de la Saskatchewan.Cette compagnie joue aussi un rôle très important dans la transformation de l'uranium pour fabriquer les divers types de combustibles nucléaires, ainsi que l'hexafluo-rure d'uranium utilisé dans les usines d'enrichissement américaines.En 1975.un quatrième partenaire entrera en scène II s'agit de la compagnie Gulf Oil.par l'intermédiaire de sa filiale Gulf Mineral Canada qui est associée pour la circonstance avec des intérêts allemands.Uranerz Canada Ltd.Cette compagnie exploitera la seule mine d'uranium à ciel ouvert au Canada, à Rabbit Lake, dans le nord-est de la Saskatchewan.Ce gisement a été découvert en 1968 et le délai d'exploitation est donc de sept G.Béchard Ltée COURTIERS EN DOUANE TRANSPORTS INTERNATIONAUX Siège Social:- 410 St-Nicolas, Montréal H2Y 2P5 Qué.Téléphone: 282-0303 - Télex: 05-25815 Containers Service Régulier groupage Maritime & Aérien Agents de Fret IATA — SUCCURSALES — Intermediate Terminal, 10755 CAte de Lleaae, Oorval, Qué.Téléphone: 631-5592 Montreal Truck Sufferance Warehouee Inc.7403 Bout.Newman - LaSalle, Qué.Tél.: 365-7321 Aéroport International de Montréal • C.P.545, Montréal AMF-Dorval Qué.Téléphone: 631-6715 Correspondante en France et principaux pays Membre de la Chambre de Commerce Française au Canada Systèmes Administratifs • Gestion Rationnelle • Informatique Appliquée Voici quelques titres qui décrivent une foule de soucis de l’homme d’affaires moderne.Les affaires urgentes l’accaparent souvent à un point tel qu’il n’a pas le temps de chercher à améliorer l’efficacité de son entreprise.Notre société se spécialise en administration et en informatique.Fondée en 1968, SGI possède une équipe pluridisciplinaire prête à apporter des solutions à vos problèmes.De plus, le professionnalisme reconnu de notre firme vous assure que les solutions apportées contribueront à accroître la rentabilité de vos opérations.N’hésitez pas à demander notre brochure.société generale d'informatique inc.CONSEILLERS EN ADMINISTRATION 5585 Monkland Montréal H4A 1E1 tél.:(514)487-5100 305 est.boul Charest Québec, P.Q .G1K 3H5 lêl (418)524-7542 Répétera-t-on l’erreur du pétrole?ans même si les opérations à ciel ouvert posent moins de problèmes qu'une mine souterraine.Toujours dans la même région de cette province, un consortium français nommé Amok Ltée s'affaire aussi activement à mettre en valeur trois gisements susceptibles de donner lieu à une exploitation à ciel ouvert Si les réserves sont suffisantes.l'exploitation devrait débuter dès 1977 ou 1978.En somme, il y a du nouveau dans le monde de Turanium Ces quelques détails mettent pourtant en lumière quatre facteurs qui influencent fortement la rapidité avec laquelle on peut exploiter de nouvelles ressources d uranium pour faire face à une croissance très rapide de la demande.Il ne suffit pas de considérer l'importance des réserves disponibles pour determiner s'il est possible de répondre aux besoins Ce n'est pas comme un gisement de pétrole où il suffit de doubler le nombre des puits pour doubler pratiquement le début! La construction d une usine supplémentaire demande d'importants capitaux et elle doit être justifiée par un bassin suffisamment important pour pouvoir fonctionner environ dix ans.Même s'il est justifié de construire une nouvelle usine, il faut avoir les capitaux nécessaires et les matières premières.Il faut aussi avoir le temps d'attendre que la construction soit achevée.Dans le cas d'un nouveau gisement, ce temps de construction des installations s'ajoute au temps requis pour la prospection et la découverte du gisement lui-même Finalement, on peut conclure que ce type de ressources ne peut avoir une croissance très rapide et il est possible qu'on ait à faire face à une pénurie non pas parce qu'il n'y a plus d'uranium disponible mais simplement parce qu'on n'arrive pas à le traiter à temps.C'est justement le problème auquel on doit faire face présentement dans le domaine de Turanium enrichi.Dès 1978, les usines d'enrichissement américaines seront utilisées à pleine capacité pour répondre aux besoins américains et on risque fort dé manquer d'uranium enrichi dans les années suivantes si on ne met pas en service plusieurs usines d’enrichissement en plus de celle que la France a déjà mise en chantier.Comme ces usines consomment environ 2,200 MW de puissance de façon continue, elles devraient être situées dans des pays où Ténergie est peu dispendieuse comme le Canada et l'Australie.C'est pourquoi au moins deux groupes importants ont proposé d'aménager la rivière Moisie, sur la côte nord du Golfe Saint-Laurent pour alimenter une usine d'enrichissement qui serait située dans cette région Jusqu'à maintenant, toutefois, il semble que THydro-Québec demande un prix supérieur à ce que ces compagnies veulent payer pour l'aménagement de cette rivière.Ceci nous amène aux considérations proprement politiques: Même si le Canada cherche en principe à transformer le plus possible Turanium chez lui avant de le vendre, ne faudrait-il pas y penser à deux fois dans le cas de l'enrichissement?Comme le Canada n'a aucun besoin d'uranium enrichi, vaut-il la peine de consacrer un fort bloc d'électricité (autre res- source naturelle limitée) à un tel projet?Même chose au niveau des mines d'uranium: pourquoi le gouvernement hésite-t-il à limiter le contrôle étranger des mines d'uranium?(On attend depuis quatre ans le projet de loi annoncé à ce sujet! ) Est-il rentable pour le citoyen canadien de développer à toute vapeur les mines d'uranium canadiennes alors qu'une pénurie se dessine à l'horizon et que les prix vont monter très rapidement?L'expérience du pétrflle a montré qu'il est illusoire de penser conserver au Canada une quantité d'uranium bon marché alors que les prix internationaux seraient élévés.D'un autre côté, ne serait-il pas souhaitable de retarder le développement des mines d'uranium au Canada même si cela précipite la pénurie à l’échelle mondiale?Comme il y a relativement peu d'énergie nucléaire au Canada nous n'en souffririons pas tellement et il serait possible de vendre à prix fort de Turanium facile à exploiter.Il serait même possible de prélever une forte taxe sur Turanium exporté sans compromettre pour autant la rentabilité de (exploitation minière.Cette taxe pourrait servir à des subventions aux centrales nucléaires canadiennes ou à toutes sortes d'autres usages.Elle pourrait par exemple permettre au gouvernement d'intensifier sa participation a la prospection de Turanium et à l'exploitation, compensant ainsi pour le manque de capitaux résultant d'une politique d'exclusion des forts investissements étrangers.Mais, pour cela, il faudrait que le gouvernement accepte enfin de se donner une politique énergétique et une politique de Turanium.Prévoyance de notre homme du SSC :haines de roulement votre convenance.sur vos chantiers et de vous indiquer le taux d'usure des cléments constituants ainsi que les conditions des travaux et du sol.Il vous remettra un rapport officiel sur la durée éventuelle des elements constituants critiques on plus d une recommandation professionnelle concernant tout oe qu il faudrait faire en temps dù Ceci est avantageux, aussi le tram de roulement declar* .Notu ; homme du ;C me sure no s trains de de reparations, ainsi roulemerv î de pi jis neuf ans; di mint ( ette pe riode nous ds axes et bagues des n avons j amod- : use un en semple d axes et bagues avant de ies te lurner et noi ne pr.cuvons i s.iter qu'un vous pi, lissiez céduler seul cas de te mps d arrêt no n pie vu et c eci depuis environ qt ans.ïconomi ique et selon Appelé, * f - F.i /•'1.> ,*• W*7' - 4?" wm -jw4.''y.s* fÆ United Westburne Industries Limited Un des plus importants distributeur canadien de materiel de plomberie, chauffage, électricité et produits relatifs Siège administratif Quatre-vint-six succursales 6333 Boul.DÉCARIE TÉL.: 342-51 81 à travers le Canada MONTRÉAL H3W 3E1 Graham, Armstrong Oswald Drinkwater Securities Ltd.& Graham Ltd.Men bre de-' Bourses Membre de l Association canadienne des courtiers de Montreal et de Toronto en valeurs mobilières Philadelphia Baltimore Washington Slock Exchanges Cable : "GRAMSTRONG" Montréal - TELEX 01-241 8 Telephone: 878 231 1 Edifice Sun Life, chambre 940 Montreal Affilie a GRAHAM ARMSTRONG SECURITIES LTD W.D.LATIMER CO.LIMITED 199 BAY STREET, TORONTO 1, CANADA MEMBRES: Montreal Stock Exchange Toronto Sloclc Exchange -Calgary Slock Exchange ¦ Vancouver Stock Exchange Relié par til privé 6 Montreal.Vancouver et Toronto Bureau de Montréal: 924 Tour de la Bourse.Place Victoria Téléphone: 866-8763 ShR\ K l.I R \NC AIS (,K)K(.tN ( \MPKAl jones Heward & Company Ltd.Membres BOURSE DE MONTREAL BOURSE DE TORONTO I Association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières 249 ouest, rue St-Jacques - Montréal - 845-61 3 1 SERVICE FRANÇAIS MEAD & CIE LIMITEE f I \B1 II t \ 1924 Meinhres de la Bourse de Montréal, de la Bourse de Toronto de I \ssoeiaiion canadienne des courtiers en valeurs mohi-lièresel de I* B \\ .Stock I \ehanee 630 ouest, boul.Dorchester - Montreal - 866-3061 T.A.RK H \RI)S()N & C O.I Tl)., - membres Bourse de Montréal Bourse de Toronto Bourse de Vancouver Bourse canadienne Bourse de Calgary l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Suite 36)1, Tour de la Bourse Montreal Tel ; 878-3181 SUCCURSALES A.Montréal Toronto.Hamilton.Ottawa.Vancouver Victoria Norando Val d Or Timmin».Sudbury Sault Ste-Morit Calvary Sen ice français André Larocque Directeur résident Téléphone: 861-9751 R.A.DALY & COMPANY LIMITED hn affaires depuis 1916 ()30 ouest, boul.Dorchester.Montréal Membres des.Bourse de Montreal - Bourse de Toronto L'Association canadienne des courtiers e.i voleurs mobilières White, Weld & Cie du Canada Liée Membres: Bourse Canadienne 2 PLACE VILLE-M \RIL MONTRÉAL 113.P.Q.White.Weld & Co.1 ncorporated I ondée «1 1X95 Membres: Bourse de Neww-York RENÉ T.LECLERC INCORPORÉE au service des investisseurs depuis 1901 ACTIONS — OBLIGATIONS — GESTION DE PORTEFEUILLES ÉMISSION D’OBLIGATIONS Montréal Place Dupuis, suite 500 800 est, boul.de Maisonneuve Tél.: 845-1152 Québec 500 est, Grande-Allée, Tél.: 529-3701 t I FRAPPIER & HOLLAND INC.Membres de la Bourse de Montréal Suite 1050 Place du Canada Montréal Tél.: 879-1414 SHEARSON, & CO.INCORPORATED 1 ondée en 1902 Membrei: NEW YORK STOCK EXCHANGE BOURSE CANADIENNE 800 Place Victoria 878-1861 MONTREAL SG ALLEN Vice-president Richardson Securities of Canada 620, Saint-Jacques - Montréal Tél.: 849-4751 Administration: WINNIPEG COLOMBIE BRITANNIQUE: /oncouver Victoria, Ponce Geo'ge ALBERTA: Colgoiy, Edmonton Lethbridge.Medicine Hat SASKATCHEWAN: Regma, Saskatoon Moose Jo* Swift Current MANITOBA! Winnipeg Brandon ONTARIO: Toronto.Ottawa Hamilton London.W.ndtor Chatham Galt Kitchener Kmgtton, Simroe Kenora QUtBEC: Montréal, Quebec NOUVEAU* BRUNSWICK: Saint jean Fredencton Moncton NOUVELLE.tCOSSI: Dartmouth Ha Mo* III du PtlNCI IDOUARD: Charlottetown, Summerside ROYAUME UNI: Londres Service français Georgirl Lanoue - Philippe Hurtubise Bongard, Leslie & Cie Ltée Membres de toutes les Bourses canadiennes et des Marchés des denrees ainsi que de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières et du Chicago Boord of Trade Édifice de la Banque Royale du Canada Suite 1522 Place Ville-Marie Montreal Tél.,866-895 1 Dominion Securities Harris ^ LmnÉE Président du Conseil P Duhamel, Président, J.C.Paradis Vice-Président, A.G.Renaud Ph.Jannès, JeanTurmel COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES Succursales: Québec St-Hyacmthe Sherbrooke Trois-Rivières SIÈGE SOCIAL 1155 ouest, Boulevard DORCHESTER MONTRÉAL TEL.: 861-2581 Avec les hommasies de Maison Placements Canada Ine.membrf i de f Aitooèlion Caniditnne de» Courtiers *n Valeurs Mobilier#» Boune de Montréal - Bourse de Toronto 1130 PLACE DU CANADA MONTRLAI HJB2P7 Tél.: SD l-Q7(d r c 3804 les mines Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 • XIX propos recueillis par JACQUES FORGET “La Bourse n’est pas le lieu privilégié de la petite entreprise, même minière” (Demers) "Je n'ai jamais cru que la fin justifiait les moyens.C’est pourquoi je trouve partieulièrement fallarieux l’argument utilisé par plusieurs, qui justifient l’existence du système actuel en présentant des réussites comme la Noranda.la Texas Gulf ou d’autres.Car il m’apparait évident que tout système quelque peu cohérent qui profite de la complicité d’opérations frauduleuses pour son bon fonctionnement, réussira de mutes façons à accumuler assez d'argent pour bâtir n’importe quoi.C’est ce qui c’est passé et qui continue à se faire avec notre actuel marché boursier des titres miniers.” Robert Demers n’est président de la Commission des valeurs mobilières du Québec que depuis deux ans; mais déjà, depuis sa nomination, la remise en question de notre commerce des valeurs mobilières a été sé- rieusement amorcée.Et plus particulièrement, la CVM s’est penchée sur le marché des titres miniers.L’énoncé de politique numéro 8, présenté par la CVM il y a quelques mois, et proposant de nouvelles règles au commerce des valeurs spéculatives, en fait foi.Or, cet énoncé de politique numéro 8 a été retiré par la Commission.Sans pour autant que la ferme volonté de l’organisme et de son président de réaménager le commerce des valeurs minières, pétrolières et gazières spéculatives ne soit affaiblie.“L’énoncé de politioue numéro 8, reprend Me Demers ressemblait fortement à l’actuelle législation ontarienne sur la question.” Voici d’ailleurs qu’elles en étaient les grandes lignes : 1) Une souscription de nouvelles actions devait amener au trésor un minimum de $80,000.2) Un maximum de 400,000 actions pouvait être souscrites au prix minimum de 15 cents l’action.3) Toute émission d’actions devait être répartie entre au moins 150 acheteurs.Et lors de pareille souscription, les courtiers engagés dans l’émission devaient notifier la CVM de l’achat par un de leurs clients de 2% ou plus des actions souscrites.4l Les fruits de l'émission ne devaient être utilisées qu'aux fins exclusives de l’exploration minière.5) Et les actions sous écrou dans le trésor devaient être destinées à une propriété ou un programme d’exploration déterminé.Ceci, notamment à fin d’éviter qu’une société d’exploration minière ne soit transformée subitement en compagnie industrielle."Or, ce projet de réglementa- tion ne nous satisfaisait pas.Pas plus d’ailleurs qu’il ne faisait le bonheur de la rue.Nous l’avons donc retiré.Et nous nous penchons maintenant sur la question, mais pour aller beaucoup plus loin.Nous allons regarder les assises mêmes de ce marché, pour asseoir solidement notre réglementation du commerce des valeurs spéculatives, fl nous faut sortir du carcan et pas seulement raffermir les règles du jeu d’une loterie truquée.” — Et qu’est-ce qui vous semble particulièrement condamnable dans le marché des valeurs spéculatives liées à l’extraction des richesses naturelles, tel qu’il se pratique présentement?"A la CVM, nous ne croyons plus pouvoir continuer avec le système actuel.Car comme Ta prouvé la Commission Carter de même que des études subséquentes, sur la totalité des som- 1 sssifss!::;; mes recueillies par l’émission de titres miniers, 40% seulement des argents sont vraiment investies dans le développement minier.Le reste passe en commissions aux courtiers.Pire encore, nous sommes convaincus que sur tout l’argent investi par le public dans le marché minier, seulement de 10% à 15% passent vraiment aux fins premières de l’exploration ou de la mise en valeur.“Vous comprendrez donc avec moi que pareil système ne peut qu’être néfaste a la fois à l’industrie et au public.Et il en résulte une méfiance de l’acheteur ordinaire, qui finit toujours par se faire coincer, à l’égard du système boursier en général.Une telle méfiance coûte cher à tout le système socio-économique." "Par-dessus tout, nous voulons éviter qu’une compagnie inscrite en bourse et qui se prétend donc publique, ne soit en FRENESIE suite de la page 17 mettraient de découvrir de 2 à 9 gisements de porphyre cuprifère.Le porphyre est une roche d’origine purement volcanique oui permet parfois l’existence de gisements aux tonnages imposants a estimé que les quelques gisements de porphyre cuprifère de la ceinture Timmins-Val D’Or renfermeraient de 2 à 20 millions de tonnes d'une teneur de 0.5% à 1% de cuivre.Au cours actuel du prix des métaux et malgré les récentes hésitations sur le marché de Tor.le déclin du prix du cuivre et le fléchissement des prix du zinc et du plomb, la ceinture volcanique s’étirant de Timmins à Val D’Or connaîtra très prochainement une intense activité d’exploration! Et pour le bonheur de TAbitibi, son développement minier semble assuré.réalité qu’une corporation privée utilisant les services de la Bourse et manipulant le public à ses propres fins.D’autant plus que ce commerce, pratique selon les règles actuelles devient invitant pour des éléments douteux de notre société.Et ceux-ci s’y sont déjà intéressés de très près.Les spéculations des années passées qui ont défrayées la manchette des chroniques judiciaires en font foi.” — Quelles seraient donc les conditions d’un marché minier spéculatif sain et ordonné?"Avouons-le dès le départ, il n’y a pas de marché idéal.Mais le principe fondamental de l'existence d’un marché des valeurs mobilières est de permettre une saine allocation de l’épargne.De permettre par l’offre et la demande, de transférer l’épargne dans les secteurs les plus dynamiques de notre économie.Si le marché fonctionne bien, le réajustement est assuré.“Mais pour que cet équilibre se crée de lui-même, il faut absolument que le marché soit libre.Far libre, j’entends que le prix des valeurs réflète l’appréciation de “tout le monde”, plutôt que celle des institutions financières, des gens du milieu, voire même du “monde ordinaire"."Si le marché est artificiel et que les mouvements sont provoqués, les gens n’investieront plus dans les secteurs dynamiques.Ils verseront leur épargne dans des actions manipulées, espérant jouer le système à son propre jeu."Or, le marché minier canadien est encore trop artificiel.Maintes fois, des spécialistes, et le terme est poli, accumulent des actions d’une dite compagnie, manipulent le marché a la hausse puis, lorsque le cours est suffisamment élevé pour leur assurer un profit alléchant, ils vendent les actions accumulées."Un marché minier libre doit répondre à au moins deux conditions fondamentales.La distribution du capital dans les mains du public doit être suffisamment étendue et les montants ainsi distribués suffisamment importants pour rendre les manipulations difficiles.Que des compagnies deviennent publiques avec seulement $30,000 de capital, c’est une hérésie! Ça ne peut créer qu’un marché sans "profondeur”, sujet à des changements brusques dont le public investisseur finit toujours par faire les frais.” — L’énoncé de politique numéro 8 retiré, qu’elles sont les principales questions débattues par la CVM pour accoucher d'une nouvelle réglementation du commerce des valeurs minières?"On s'interroge sur les critères à déterminer pour qu’une compagnie soit vraiment publi que et qu elle n'en ait pas seulement l’apparat, à cause de sa côte en bourse.On se demande quel est le capital minimum que doit posséder une compagnie pour émettre des actions dans le public.Et de façon à vider le problème une fois pour toutes, on va même carrément se demander si la Bourse est le meil leur véhicule pour les sociétés minières d'exploration.A priori, je serai porté à prétendre que la Bourse n est pas le meilleur instrument pour générer les fonds nécessaires à la petite entreprise, que son activité soit minière ou autre.Il me semble même que l'ouverture du marché boursier aux petites entreprises par la creation de la Bourse canadienne, avec la bénédiction de la CVM de l’époque, ait été une erreur.” • Service d’évaluation pour fin d’embauchage et MAHONEY 3 10 avenue Victoria, promotion LE BLANC Westmount, • Service de gestion du & HOWARD Montréal H3Z 2M9, P.Q.personnel (depuis 1938) AUTRES BUREAUX • Sélection du personnel Psychologues industriels QUEBEC et TORONTO La présence des Canadiens-français dans le développement minier de notre province est très faible, c'est une école difficile par laquelle il faudra bien passer un jour, si nous voulons maîtriser notre économie.; i;r associes m;i < ourticr^ * ii t.ilriii' «I* pl.i* • ni* iit« QUEBEC Place Youville Tel ,529-1 721 MONTREAL Tour de la Bourse Place Victoria Tel 878-1951 TROIS- RI VI ERES Place Royale Tel 378-4088 V -4 r-i i Est-ce le moment de revoir J votre portefeuille?Un investisseur ne devrait pas escompter que des valeurs achetées il y a plusieurs années offrent toujours un bon potentiel.Le moment est donc venu de réévaluer votre portefeuille si vous ne l'avez pas fait depuis un certain temps.Pour recevoir gratuitement l’opinion de Merrill Lynch, Royal Securities sur votre portefeuille, veuillez poster ce bon.Aucune obligation de votre part.1 Vos objectits de placements ?Sécurité relative du capital, plus revenus de____________________% environ Des valeurs de qualité, avec potentiel de plus-value et de croissance à long terme Des valeurs spéculatives attrayantes, avec des perspectives de gains de capital dans les 12 mois 2 Taux actuel d'impôt sur le revenu:___ 3 Veuillez joindre une liste de vos valeurs en porteteuilie (Saut les valeurs de très bas prix s v p ) Indiquez le nombre d'actions ou d'obligations (avec le taux d'mtéîèt du coupon et la date d échéance), la date et le prix d'achat approximatifs, et la réserve dont vous disposez 4 Si votre situation financière doit subir prochainement des changements appréciables, veuillez en préciser la nature Toutes les demandes de renseignements seront tenues strictement confidentielles Nom Adresse («n Itflft* moul#€8 * v D I Ville Zone Prov Tél (é dom ) (au bur ) ï Aux clients de Merrill Lynch, Royal Securities veuillez inscrire le nom de votre chargé de compte Merrill Lynch, Royal Securities Limitée 800 ouest, bout.Dorchester Montréal 101, Québec Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Victoria Vancouver Calgary Edmonton Regina Winnipeg Hamilton Toronto Ottawa Montreal Québec St-Jean Halifax Charlottetown St-Jean de Terre-Neuve Londres J Votre meilleur placement.¦ •est assuré par un personnel compétent qui consacre tout son temps à la gestion de portefeuilles personnels et institutionnels.Tous n’ont qu’une préoccupation: augmenter la valeur de vos placements par des conseils judicieux et la gestion du Fonds Bolton, Tremblay.Pour obtenir plus de renseignements ou un prospectus sur le Fonds Bolton, Tremblay Liée, écrire ou téléphoner à: BOLTON, TREMBLAY & COMPAN Y 1245 ouest, rue Sherbrooke, bureau 1225, Montréal 109, Québec 849-4591 44 ouest, rue King, bureau 2519, Toronto 1, Ontario 864-1480 Avec les compliments de First Boston (Canada) Limitée 1155 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL 102, QUEBEC Michel A.David, vice-president Burns Bros, and Denton LIMITED VALEURS DE PLACEMENT • AGENT DE CHANGE Membres de l’Associolion canadienne des courtiers en valeurs mobilières Membres des Bourse de New-York American Stock Exchange par l’entremise de Burns Bros & Timmins limited MIDWEST STOCK EXCHANGE: Membres des Bourse de Toronto Bourse de Montréal Bourse de Vancouver Suite 3736, 1 Place Ville Marie.Montréal - 875-2130 Toronto, Hamilton, Ottowo, Halifox, Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver, New York Londres, Angleterre Green shield s Incorporée 4 Plue»! Ville Marie, Montréal Gestion de portefeuilles Analyse économique et fmaneière Opérations sur le niarehé monétaire « Distribution privée de titres • Souscription et distribution d’émissions • Planification financière pour les sociétés • Membres des principales bourses canadiennes Mont r»' al Toronto Halifax Québec Ottawa Hamilton Sudbury Winni|>eg Edmonton Calgary Vam-ouver New York Londres Zurich smmmmmmmmmmm 1 Nesbitt, Thomson ET COMPAGNIE, LIMITÉE INVESTISSEMENTS y» 355 ouest, rue St-Jacques Montréal H2Y 1P1 Tel.844-0131 Membres de la Bourse de Toronto, de Montréal, de Winnipeg, de Vancouver, de New YTork, de la Bourse Américaine (associée) et du Midwest Stock Exchange.90 XX • Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines La Bourse de Montréal_____________________ Le financement de l’expansion minière A par MICHEL BÉLANG ER président Les journaux et autres moyens de communications accordent une place importante aux projets d'investissement visant la mise en valeurs de richesses naturelles.Ceci reflète tant l’intérêt que tous portent au développement de notre immense potentiel de richesses naturelles que le souci d'assurer que ce développement soit en harmonie avec la qualité de la vie.De tels investissements répondent aujourd'hui à une demande sans cesse croissante, tant intérieure qu’extérieure, et à l'apparition de prix élevés sur le marché, reflétant ainsi une rareté à l'échelle mondiale.Cette augmentation de la demande et des prix, qui survient en même temps, au Canada, que la prévision d'une rareté à moyen terme de la main-d oeuvre, provoquera des besoins de capitaux telle que l'obtention de ces capitaux pourrait bien représenter, au cours des prochaines décennies un défi majeur pour le fonctionnement ordonné de l'économie canadienne.Pour rassembler les capitaux requis, il faudra non seulement une gestion efficace des entreprises minières mais aussi des mécanismes éprouvés d'allocation de fonds.Les marchés financiers Au cours des vingt-cinq dernières années, la formation de capital brut au Canada a varié entre 20% et 25% du produit national brut Pour les prochains dix ans, tenant compte en particulier des besoins d'investissements dans le domaine de l'énergie, on prévoit que le taux devra se maintenir autour de 25%.Diverses projections des besoins pour la période 1974 1980 indiquent que les dépenses d'investissements au Canada atteindront près de $300 milliards, dont près du tiers pour les besoins en énergie.Cependant, même si ces montants sont imposants, les mêmes prévisions indiquent que la croissance de l'épargne au Canada pourra fournir la plus grande partie de ce capital D’autre part, des données encore incomplètes laissent croire que le Canada, au cours des deux dernières années, a été un exportateur net de capital plutôt qu'un importateur.Même s'il demeure que l'accès aux marchés étrangers de capitaux apparaît nécessaire pour financer les investissements au Canada jusqu'à la fin du siècle, il semble bien que le capital étranger ne sera qu'un élément d'appoint dans le financement de l'ensemble de nos besoins Donc, même s'il est évident que l'accès aux marchés étrangers doit être maintenu, c'est surtout sur les ressources internes qu'il faudra compter.Bien entendu on ne peut négliger le rôle de l'autofinancement dans la prochaine période d’expansion.C’est à même ces fonds générés par la production actuelle qu'une bonne partie des mises en valeur nouvelles seront financées.Mais ces ressources ne seront pas suffisantes et c’est donc là qu'une question fondamentale se pose.Pourra-t-on compter sur les marchés financiers pour aller chercher des participations additionnelles au capital des entreprises ou pour former de nouvelles sociétés d’exploration et de développement?Les Bourses et le financement de l’expansion minière Le rôle que joue les Bourses dans le financement de l'industrie minière a évolué.Si on regarde la situation aujourd'hui.on constate que le commerce des valeurs mobilières est en transition.Les Bourses et les Commissions des Valeurs Mobilières ont resserré leur réglementation.en vue d'assurer une meilleure protection au public par des politiques de divulgation plus strictes et par un contrôle accru de la compétence des agents, particulièrement ceux qui proposent à leur clientèle des valeurs spéculatives.On a conclu trop vite quelquefois que les Bourses ne s'intéressent plus aux compagnies qui veulent explorer et mettre en valeur de nouveaux gîtes miniers.Là n'est pas cependant l'objectif qu'elles poursuivent.Entre une spéculation d'un autre âge où tous les risques, même celui d’être mal informé ou de ne pas l’être du tout, sont supportés par l'investisseur, et un marché où des valeurs de risque sont clairement proposées par des entreprises qui ont les connaissances et l'expérience requises pour entreprendre une exploration, il y a toute une marge.A cet egard, le pire ennemi de l'industrie minière a été cette autre industrie qui a eu pour principal objectif d'extraire des fonds plutôt que du minerai.Les petites compagnies d'exploration auront encore un rôle très important à jouer dans la découverte de nouveaux gîtes Il est donc primordial que les Bourses puissent offrir des conditions d'inscription et de transactions efficaces à ces compagnies.Si les conditions d'inscription.et les politiques de surveillance doivent être telles qu'elles permettent au public de savoir ce oui se passe, il ne faut as non plus qu'elles tarissent la contri-ution apportée par les entreprises dont le but premier est l'exploration et le développement En voulant, à juste titre, mettre fin à des abus, les Bourses ont pu contribuer à rendre la tâche plus difficile à des entrepreneurs qualifies.Pour la croissance de l'industrie minière, les Bourses se doivent, en coopération plus étroite avec l’industrie, d’assurer une réglementation et surtout une administration qui permettront des décisions plus claires et plus rapides, en vue d'un dynamisme soutenu des entreprises d'exploration minière.C’est là un défi considérable, mais nous croyons qu’il est du devoir dé la Bourse de Montréal de l'affronter.Même s’il est essentiel que la gestion des mécanismes actuels soit améliorée, nous croyons que les besoins futurs du Canada nécessiteront la mise en place de nouveaux mécanismes opérant à l’échelle de l’économie canadienne.A cet égard, la Bourse de Montréal examine actuellement.en collaboration avec les autres bourses canadiennes, la possibilité de créer, en association, un système de transactions automatisées où toutes les valeurs qui y seraient inscrites pourraient è-tre transigées par tous les courtiers membres, à partir de leurs bureaux d’ordre principaux, sans avoir à passer par le parquet.Ceci ne veut pas dire que toutes les valeurs inscrites à une bourse seraient traitées par ce marché central.Quoi qu’on puisse croire que tel pourrait être le cas vers J’an deux-mille, l’évolution sera sans doute rapide une fois un système en place.Nous sommes d'avis qu'en travaillant immédiatement à mettre sur pied un marché intégré des valeurs mobilières au Canada, les Bourses font une participation positive à la croissance de l'économie Ainsi, en visant un marché où la liquidité sera croissante, l'information mieux disséminée, l'exécution plus rapide et l'accès plus facile, on veut accroître l'efficacité du mécanisme d'allocation de fonds qu est la Bourse.La politique économique et l’industrie minière Toute politique économique est à la fois affaire de choix nouveaux et reflet du poids des habitudes acquises.Ainsi une certaine tradition au Canada associe industrie minière à développement initial du territoire.On l'a perçue comme une activité dont les deux grands mérites sont de servir de point de démarrage à certaines industries secondaires et de source d ’emploi pour une main-doeuvre abondante.Plutôt que de reprendre un débat sur ce qu'a été l'industrie minière, pourquoi ne pas plutôt se tourner vers l'avenir?Si ; x-.'^y-w-'Ss , - .N*'»'** le Canada a intérêt à ce que son industrie minière se développe c'est parce qu’il y a là une activité économique où il jouit d'avantages comparatifs et où il lui est possible de maximiser le rendement.Ceci ne veut pas dire que l'industrie minière ne mène plus à la création d'industrie secondaire ou qu elle n'ouvre plus de nouveaux territoires.Il s'agit plutôt de reconnaître que l'industrie minière, au Canada, est de celles dont la contribution à la croissance du produit national sera la plus importante.C'est une industrie ou il vaut la peine d'affecter des ressources parce que, en période de demande élevée et de prix également élevés, le rendement sera intéressant.La politique économique canadienne aura donc tout intérêt à ne pas faire de choix négatifs au dépens de l’industrie minière.Il s'agit d'une règle bien simple, non pas de fournir directement des aides particulières, mais d'éviter de nuire par des restrictions.Au point de vue fiscal, par exemple, deux points me paraissent devoir être mentionnés.Le premier c’est que tous les secteurs de l'industrie minière n'ont pas les mêmes conditions d'exploitation; à ce point de vue, si on développe la fiscalité en partant de la firme qui a la meilleure situation de domination du marché pour un produit particulier, on risque d'en arriver à des règles qui seraient punitives pour l'ensemble des firmes.De même, on ne saurait compter que la fiscalité minière soit aménagée à partir de la firme la plus faible ou dans la situation la plus défavorable.Une grande souplesse des règles est requise, non pas pour faire des faveurs, mais pour reconnaître la réalité.Deuxièmement, même si on accepte que l’industrie minière sera rentable et très rentable au cours des prochains vingt-cinq ans, il faut aussi tenir compte de tous les aspects de l'avantage comparatif.On ne peut éviter qu'une entreprise vivant du marché international et y suivant la concurrence, ne soit pas intéressée par les conditions d'investissements dans des pays étrangers et par la fiscalité qui y existé.La fiscalité minière au Canada ne peut donc ignorer l'aspect concurrentiel, si l'on peut dire, de la fiscalité des autre pays miniers.Il ne s’agit pas ici de prétendre que tous les avantages offerts par la fiscalité d'autres pays doivent être nécessairement offerts au Canada.C’est plutôt qu'on ne peut ignorer que c'est le revenu net après impôt, ou encore le cash flow réel qui constituent le rendement.L'industrie minière n’a pas de droits particuliers à un statut fiscal spécial.Elle a cependant droit à un statut fiscal qui reflète le rôle qu'on veut qu elle joue dans l’augmentation de notre produit national brut.Tout compte fait ce n est pas le rendement absolu, mais le rendement comparatif qui fera que l'industrie investira ici pour ainsi contribuer à la croissance de notre économie.En guise de conclusion, on doit noter que l’industrie minière canadienne contribuera, dans le futur comme elle l'a fait par le passé, à l'expansion de l’économie canadienne.A cet effet, il est essentiel que la politique économique canadienne considère l'industrie minière comme un des facteurs dynamiques de la croissance de notre économie et que des choix négatifs ne soient pas faits au dépens de cette industrie.Au niveau des besoins en capitaux nous avons mentionné que la plus grande partie de ceux requis pourra provenir de sources domestiques.Cette constatation ainsi que les projections concernant le volume de capital qui deviendra nécessaire pour financer les investissements futurs font en sorte qu’il est essentiel d’apporter des changements technologiques au marché boursier canadien afin que celui-ci soit mieux en mesure de rencontrer les besoins des détenteurs de titres et de tous les agents.La Bourse de Montréal est présentement engagée dans la formulation et la mise en oeuvre de ces réformes.En terminant, nous voudrions noter à nouveau que même s'il représente un défi important pour les Bourses, la Bourse de Montréal est convaincue que le financement public de petites compagnies d'exploration, bien dirigées par des gens qualifiés pour de telles entreprises de risque, contribuera à la croissance de l'industrie minière.Brault, Guy, Chaput Inc.Fondée en 1933 Membres Bourse de Montréal Bourse de Toronto Philadelphie- Baltimore- Washington Stock l \change \ssociation C anadienne des Courtiers en valeurs mobilières Membres associés - Bourse de Boston 612, rue Saint-Jacques, Montreal lOl — Tel.: 845-2161 Adresse télégraphique: BRAUCHA-MONTREAL t Assé & Associés, Ltée Courtiers et Agents de Change 360 rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1P8 — Téléphone: 288-9111 Succursales: 150 est rue St-Cyrille, Québec — Téléphone: 647-1050 1350 Édifice Place Royale, Trois-Rivières — Téléphone: 379-4069 155 rue Champlain, St-Jean — Téléphone: 658-1234 - 346-9663 Membres de la Bourse de Montreal Membres-associes des Bourses de Boston et de Philadelphie-Baltimore-Washington V Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières LEVESQUE, BEAUBIEN INC.360, rue st-jacques, montréal H2Y 1P7, tél.879-2222 MEMBRES Bourse de Montréal Bourse de Toronto Bourse PBW Membres associés de la bourse de Boston Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières TORONTO — OTTAWA — QUÉBEC - SHERBROOKE — TROIS-RIVIÈRES - CHICOUTIMI - MONCTON ST-HY AC INTHE - VICTORIAVILLE — JOUETTE —PARIS BRUZELLES — GENE BOUCHARD & Cie Ltée.— MEMBRES — Bourse de Montréal — Bourse de Toronto — Bourse de Vancouver — MEMBRES ASSOCIÉS — Boston Stock Exchange • Philadelphia — Baltimore — Washington Stock Exchanges 1015 CÔTE BEAVER HALL, MONTRÉAL, QUÉBEC (515) 875-5050 18 KING STREET EAST, TORONTO, ONT.544 HOWE STREET, VANCOUVER, B.C.(416) 362-2251 (604) 682-8491 — SOCIÉTÉ AFFILIÉÉ — Bouchard & Leblond Inc.— MEMBRES — L'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières NOM, ROI SSE AU & UIE Limitée Membres 1.'ASSOCIATION l'ANAMKNNK DLS COURTIERS EN VALEURS MORII.ILRES I.A KOURSE DE MONTREAL LA KOURSE OE TORONTO 800 PLACE VICTORIA - SUITE 1814,- MONTRÉAL H4Z 1C2 - 500GRANDE Al LÉE E .QUÉBEC 4.QUÉ MacDougalI, MacDougall & MacTier Ltd., Membres BOURSES DE MONTRÉAL, ET DE TORONTO ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES 129 rue Saint-Jacques Montréal H2Y 11,7 lél.:87l-%ll 50 King Street West Toronto M5H 1113 I ci.: 362-16.11 f I les mines Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 • XXI Anglo American of South Africa.par MICHEL NADEAU.Le dernier empire de l’or et du diamant Un empire puissant dirigé par quelques individus, étendant ses ramifications dans quarante pays, présent dans tous les secteurs économiques et dont les assises demeurent l’or et le diamant, telle est l'image que projette aujourd’hui l’Anglo American Corporation of South Africa qui a tenu dernièrement sa 57ième assemblée annuelle à Johannesburg.Pas très loin du célèbre Carlton Center, dans un luxueux immeuble de la Main Street, un Afrikaner âgé de 65 ans, M.Harry Oppenheimer a présidé, pour la dix-septième année consécutive, l’assemblée générale des actionnaires de ce groupe qui contrôle des actifs évalués à plus de $7 milliards.Comme son père, Sir Krnest Oppenheimer l’avait fait quarante fois avant lui, de la fondation de la compagnie en 1917 jusqu’à sa mort en 1957, M.Oppenheimer fils a brossé un tableau général de l’évolution de ce conglomérat dont bien peu de gens connaissent tous les recoins.Le rapport annuel fait mention de 300 filiales mais ce ne sont que les plus importantes.Comme pour le tandem Belm-Geneen chez ITT, on a toujours confié aux Oppenheimer la mission d’assurer la continuité à l’intérieur de ce géant minier industriel et financier.Le nom de l’Anglo American reste attaché à l’époque des aventures tumultueuses des chercheurs de diamants, des intrigues politiques ourdis dans les capitales des colonies africaines de la Couronne britannique et des conditions misérables des mineurs bantous au Transvaal.Après avoir semé la zizanie entre les producteurs et le syndicat des diamantaires et racheté les entreprises des citoyens allemands confisquées après le premier conflit mondial, Sir Ernest Oppenheimer a posé la première pierre de son empire en acquérant en 1926 le quart des actions de la firme britannique De Beers Consolidated Mines.Il reçut l’aide de financiers anglais et américains mais qui demeurèrent minoritaires au sein des actionnaires.Discret, évitant soigneusement les plates-bandes des multinationales américaines, le groupe sud-africain a grandi dans l’ombre et atteint aujourd’hui les dimensions d’un véritable empire financier régnant en maître sur plusieurs marchés.Ses filiales fournissent plus du tiers de l’or vendu dans les pays capitalistes et 35% du charbon de l’Afrique du Sud.La “famille’’ De Beers dominent le marché du diamant avec 80% du commerce mondial.C’est une autre filiale de l’Anglo American qui extrait la majeure partie du cuivre de la Zambie, renommé pour la richesse de ses réserves.Une autre entreprise, Rustenburg, se classe en tête des firmes productrices de platine.On pourrait ajouter aussi que, bon an mal an, l’Anglo American vend quelque 1.000 tonnes d’uranium.qu elle opère dans presque tous les secteurs de l’économie sud-africaine, de la cueillette des noix à la gestion de marinas en passant par la fabrication de portes de garage et de tubes en plastique.Devant les actionnaires — en majorité, des Afrikaners — M.Oppenheimer a débuté son exposé en démontrant comment la détérioration de la conjoncture a favorisé l’Anglo American."L’année 1973 a apporté d’excellents résultats à notre compagnie en raison des difficultés graves et de l’incertitude qui ont régné à l’échelle de l’économie mondiale.Les échecs répétés des grandes puissances dans l’élaboration de solutions aux grands problèmes monétaires internationaux et l’aggravation de ces problèmes par les tendances inflationnistes, ont renforcé la demande de l’or.Les prix ont atteints des sommets records ce qui a amené des avantages évidents pour un grand producteur d’or comme l’Anglo American’’.Comme le dit le proverbe, les coûts élevés des uns font les profits extraordinaires des autres! C’est ainsi que les gains de l’Anglo American ont grimpé de 28% l’an dernier apres que le fisc eut soustrait 73% de la hausse de l’écart entre les revenus et les dépenses.Ces gains déclarés de $82 millions ne fournissent pas cependant une image exacte de l’ampleur véritable des bénéfices du groupe.Il faut plutôt remarquer, par exemple, que les actifs canadiens de l’Anglo American — 35% de Hudson Bay Mining & Smelting — qui représentaient en 1973 environ 6% de l’ensemble n’ont fait surgir que 3% des profits totaux.Cependant, on ne peut blâmer la HBMS qui a augmenté ses gains de 300% pour atteindre $45 milli'ons avec un capital investi de $173 millions.La hausse fulgurante du prix des métaux explique en bonne partie les profits extraordinaires réalisés.Entre le 1er janvier 1973 et le 31 mars 1974.le prix de l’or s’est accru de 150% , le zinc, de 80%, le cuivre, de 54% et la potasse de 29%.De plus, le groupe a commencé à récolter les fruits d’une politique de diversification de ses intérêts.Depuis une décennie, on a ajouté aux compagnies minières de Sir Ernest, des entreprises fabricant de l’acier, des textiles, des concentrés chimiques.des explosifs, de l’équipement de forage, des produits alimentaires etc.Le conglomérat s’est aussi développé par l’acquisition de sociétés immobilières.de banques, de compagnies d’assurances, d’entreprises de services, de bureaux d’ingénieurs etc.Ces firmes sont localisées principalement en Afrique du Sud.Mais le nombre de filiales étrangères croit sans cesse principalement dans les anciennes colonies britanniques: Rhodé-sie.Zambie.Botswana, Canada.Australie.et en Angleterre évidemment .L’administration d’un tel empire n’est pas chose facile.La concentration du pouvoir et de l’information dans les mains des Oppenheimer continue de maintenir la cohérence à l’intérieur de cette mosaïque d’entreprises.Avec une très faible proportion des actions — 10% de la compagnie Anglo American — et un art magistral des jumelages de compagnies, les Oppenheimer ont réussi à conserver au Bureau du président l’hégémonie qu’il détient depuis 57 ans Pour cela, ils ont mis sur pieds un réservoir de cadres formés à la ligne de conduite de 1’Anglo American.La plupart de ceux-ci — trop de boursiers Rhodes pas assez de MBA disent les critiques du groupe — séjournent à tour de rôle dans les différentes filiales pour s’assurer de l’orthodoxie du développement.Au Canada, par Compliments de YVON BOULANGER LIMITÉE imprimeur de documents MONÉTAIRES 2325 Dandurand Montréal H26 129 Tél.: 272-7777 C.J.HODGSON SECURITIES LTD Courtiers en valeurs depuis 1912 Membres: \ Bourse de Montréal 2.Place Ville-Marie Bourse de Toronto Suite 660 Association canadienne Montréal.P.Q.H3B 2E2 des courtiers en Téléphone: 875-5390 valeurs mobilières Télex: 01-2813 exemple, M.H.Ronald Fraser a remplacé dernièrement M.Gavin W.H.Relly qui, après deux ans au poste de président du conseil de HBMS, a regagné l’Afrique du Sud.Ces individus doivent orienter les objectifs des compagnies où ils travaillent dans le sens des priorités du groupe — du clan devrait-on dire — comme le mentionne le rapport annuel.“La notion de groupe implique que la compagnie-mère ne se contente pas de jouer un rôle officiel au niveau du conseil d’administration des compagnies où elle détient un intérêt, si minoritaire soit-il.Elle s’efforce de fournir à ces entreprises un ensemble complet de services administratifs et techniques tout en leur assurant le capital nécessaire à leur croissance et à leur développement’.“Il n’est pas nécessaire de posséder 51% des actions pour diriger une société” répète M.Oppenheimer.C’est par la competence administrative, l’information technique et les crédits financiers que l’Anglo American parvient à prendre le contrôle psychologique de nouvelles entreprises.On développe ainsi un organigramme fort complexe où Tes relations financières entre les filiales se multiplient en tous sens.Finalement, on ne distingue plus très bien les veines des artères qui conduisent le flux financier jusqu’au coeur du système: Johannesburg.Pour mieux dissocier les activités courantes du travail de planification, le conseil d’administration a constitué récemment un comité d’exploitation qui prend les grandes décisions reliees au fonctionnement interne du groupe.Le comité exécutif peut alors se consacrer uniquement à sa fonction propre: prévoir l’avenir.La croissance du groupe repose sur quatre piliers.Aux côtés de l’Anglo American, la pierre angulaire de l’ensemble, on retrouve la “famille” De Beers intéressée particulièrement au secteur des diamants et Rand Selection Corp., une société de gestion qui chapeaute des entreprises très diverses.En 1965.pour contourner le contrôle des changes appliqué à l’Afrique du Sud.le groupe a créé à Londres.Charter Consolidated qui a la responsabilité première des projets outrefrontières.Les intérêts du groupe dans les mines d’or sont détenus par Anglo American Gold Investment — AMGOLD — qui est actionnaire dans une quinzaine de mines importantes dans l’Etat libre d’Orange et dans le Far West Rand.Ces firmes ne s’enferment pas dans un secteur exclusif.Elles seront fréquemment appelés à prendre part à des entreprises conjointes.C’est ainsi que les actions de l’Anglo American Corp of Canada — AMCAN — sont distribuées dans les portefeuilles de De Beers (26%), Charter (24%), Anglo American (23% ) et Rand (10%).Comme sur un échiquier, le groupe joue lors de chaque acquisition l’une de ses grosses pièces afin d’attirer le capital local: par la suite, si les administrateurs autochtones s'avèrent incompétents ou trop encombrants, les entreprises soeurs entrent en jeu et acquièrent d’autres blocs d’actions.En racontant les péripéties de son père aux prises avec “les tigres du diamant", M.Oppenheimer avouera, un peu nostalgique.que l’Anglo American est devenu aujourd'hui beaucoup plus une société de gestion financière qu’un groupe minier.A ce titre, elle détient des participations dans plusieurs banques dont Union Acceptances.la banque commerciale du groupe II lui arrive aussi de s'associer avec des grandes banques européennes dans différents projets.Avec la Banque de Paris et des Pays-Bas, la plus importante banque privée en France, elle a créé Francana Oil & Gas au Canada, exploite des mines de cuivre en Mauritanie et de tungstène dans les Pyrénées, poursuit des travaux de prospection au Madagascar et contrôle une des plus grandes institutions financières d’Italie.Pour ce qui est des investissements régionaux, le Canada se classe deuxième derrière la Rhodésie.L'AMCAN détient le contrôle effectif de Hudson Bay Mining & Smelting avec 35%o des actions en circulation.La HBMS possède aujourd'hui des réserves de plus de 12 millions de tonnes de minérai soit une quantité à peu près égale à celle quelle avait a ses débuts en 1928.En 45 ans, elle a extrait plus de 73 millions de tonnes de minérai, surtout de cuivre et de zinc dans la région de Flin Flon-Snow Lake au Manitoba.Depuis 1966, HBMS s’est taillé une place de choix dans le secteur pétrolier avec une série d’acquisitions heureuses: Francana Oil & Gas (55%)), Western Decalta (45% ), Trend Exploration (100%), Canadian Merril Ltd (30% ) et Consumers Oil (10%).En Saskatchewan, Sylvite of Canada compte parmi les plus grands producteurs de potasse avec sa filiale américaine.Terra Chemicals.Depuis le début de l’année, Sylvite fonctionne à 104% pour répondre à la forte demande de fertilisants.En Colombie-Britannique, le projet de loi 31 qui hausserait les royalties à 5% en 1975, a quelque peu tempéré les espoirs placés dans Stikine Copper.La seule entreprise du groupe installée au Québec.Zochem, spécialisée dans la préparation de l'oxyde de zinc, s’apprête à déménager dans la banlieue de Toronto.Deux nuages commencent cependant à obscurcir le firmament du géant sud-africain: la gourmandise fiscale des gouvernements et la prise de conscience des mineurs sud-africains.Comme son père, M Harry Oppenheimer a toujours manifesté un fort penchant pour la vie politique de la fédération sud-africaine.Cela lui permet de garder un oeil sur les lois en gestation et d’intervenir, s’il y a lieu.Mais aujourd'hui, l’ampleur des problèmes commencent à rendre dificiles les accommodements d'antan.L’Anglo American accepte volontiers le désir des gouvernements de recevoir leur part de la manne des richesses de leur sous-sol.On ne s'oppose pas à une participation de 10 ou 20% des autorités au capital-actions mais à la condition que celles-ci se montrent conciliantes au moment de l'imposition.“Nous voulons être taxés comme le sont les autres entreprises du pays” soutient M.Oppenheimer Mais l'idée d’une société mixte qui transige avec d’autres filiales du groupe et qui se montre avare de dividendes, ne sourit pas à tous les présidents de républiques.Ces derniers veulent tout simplement plus d'argent comptant pour leurs gouvernements.Il y a aussi les pressions socio-politiques qui se multiplient.En Afrique du Sud.les universitaires manifestent pour réclamer une amélioration au sort des mineurs bantous.Du côté de la Namibie, le mouvement SWAPO gagne de plus en plus de terrain sur le plan international et pourrait forcer un jour l'Afrique du Sud à laisser le Sud-Ouest africain s'acheminer vers l’indépendance.Le sous-sol de ce territoire reçu en tutelle de la Société des Nations renferme entre autres d’importants gisements diamantifères.Les changements politiques survenus au Portugal pourraient rendre plus difficiles les voies d’accès au port de Laurence Marquès au Mozambique et accroître les embouteillages à Durban qui est plus éloigné.En Australie, le gouvernement travailliste hésite à donner le feu vert à différents projets d'entreprises conjointes.Heureusement, il reste l'Amérique! Jusqu'à maintenant, l'Anglo American a su résister à un débarquement massif sur ce continent.Elle s’est associée GRENIER RUEL & CIE INC.MEMBRE DE L’ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES MEMBRE DE LA BOURSE DE MONTREAL QUÉBEC/MONTRÉAL RAYMOND CAMUS INC COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES 500 Place d’Armes, ch.1020 Montréal — Tél.: 842*271 5 avec quelques géants américains (dont la puissance American Metal Climax) dans quelques projets mais sans plus.Aujourd'hui, elle lorgne sérieusement du côté du Brésil et du Mexique.L’Oncle Sam pourrait bien lui rappeler délicatement les grands principes de la doctrine Monroe.Les projets de législation en Saskatchewan et en Colombie-Britannique n’effraient pas outre-mesure les dirigeants de l’AMCAN qui n’ignorent pas que les provinces canadiennes ont toujours agi avec beaucoup de civilités dans leurs interventions.Aussi, le président de HBMS, M.H.A.McKenzie a annoncé lors de l’assemblée annuelle d’avril dernier, qu’un fonds spécial avait été créé en vue de mener une campagne intensive de lobbying auprès de ces gouvernements trop entreprenants.En 1973, pour la première fois de leur histoire, les 500.000 mineurs sud-africains ont tenu tête aux grandes entn'prises et ont décroché des augmentations de salaire allant de 30 à 60%.Ces revenus demeurent environ vingt fois moins élevés que ceux touchés dans les autres pays industrialisés et ne sont nullement indexés au prix des métaux.Mais, forts de leur victoire, les 120.000 employés de l’Anglo American pourraient bien se TABLEAU Anglo American of South Africa Or Diamants Charbon Cuivre Platine Autres produits miniers Industries Immobilier Finance Total Harry Oppenheimer Distribution des Distribution investissements des revenus % - 1973 - % 43 17 3 3 3 4 17 2 8 100 38 20 3 10 4 3 15 7 100 Ce tableau démontre la rentabilité de l'extraction du cuivre des mines de la Zambie et du Botswana qui ne requiert que 3% des investissements et rapporte 10', des gains du groupe sud-africain.Source: Rapport annuel 1973.montrer plus exigeants dans l’avenir et réclamer une plus grande part du gâteau.Pour la direction de la compagnie, ces perturbations découlent avant tout d’un manque d’information et de querelles inter tribales.Aussi, a-t-elle décidé cette année de modifier sa politique sociale en délaissant les oeuvres charitables et philanthropiques pourra accroître ses budgets à la formation technique et à l’amélioration des conditions de vie dans les régions excentri- ques du pays.Pour ce qui est des malaises dans les milieux noirs, des étrangers venus travailler en Afrique du Sud raviveraient les haines ancestrales entre les différents tribus bantous.Toujours selon la compagnie, ce sont ces formentateurs de troubles — qui constituent la majorité des mineurs — qui amèneraient le mécontentement chez les travailleurs jusqu’ici si dociles.C’est maintenant qu’il faut se rappeler que l’Afrique du Sud est le pays des autruches.¦d mxi ’' ''¦•••(• • ¦.w À te QQ Fondée en 196 J A.RiMiaud A Compagnie IJ mitée NÉGOCIANTS EN VALEURS MONTRÉAL: 200, ST-JACQUES QUÉBEC: 132, RUE ST-PIERRE (514) 844-2886 (418) 692-1914 Recherche "Commentaires sur le placement", une revue mensuelle publiée par notre service de recherche contient, pour les investisseurs, des renseignements utiles sur les sociétés et les industries, l'économie et la tendance du marché.Les plus récents sujets discutés sont: ?Alcan Aluminium Limitée ?Bell Canada ?Calgary Power Ltd.?Canadian Industries Ltd.Consolidated-Bathurst Limitée Northern Electric Compagnie Limitée ?Noranda Mmes Limited Veuillez me faire parvenir une copie de votre "Commentaires sur le placement" tel qu'indiqué plus haut.Nom Adresse Ville Province Code Postal (lettres moulées S V P ) A.IL.Aim** M1 l.imiliM* Maison fondée en 1889 630ouest, boulevard Dorchester, Montréal.Québec H3B 1S6 861-1751 Suite 724.2 Place Québec Québec, Québec G1R2B5 647-1015 Bureaux et liliales dans les principales villes canadiennes New York Londres Paris Lausanne et Tokyo I I XXII • Le Devoir, jeudi 11 juillet 1974 les mines Ça marche bien chez Falconbridge Copper en marche! Production, nouvelle mise en valeur, exploration.Cette industrie triphasée rend Falconbridge Copper Limited un membre très actif du groupe international Falconbridge de compagnies minières et industrielles.Les principales opérations sont situées au Québec où Falconbridge Copper compte deux divisions importantes.A sa division Opemiska, près de Chapais, une somme de $5 millions a été investie pour mettre en valeur une nouvelle série de gisements cuprifères et aurifères, et l’opération de ses mines de cuivre, d’or et d’argent se continue.A sa division Lake Dufault, dans la région de Rouyn-Noranda, Falconbridge Copper possède des mines qui produisent du cuivre, du zinc, de l’or èt de l’argent.En plus, comme dans le district du Lac Dufault et Chapais, la compagnie poursuit un programme intensif d’exploration dans tout le Québec.En Ontario, Falconbridge Copper, conjointement avec NBU Mines Limited, procède avec diligence à la mise en valeur de la mine Sturgeon Lake, un dépôt important de zinc et de cuivre situé près d’Ignace dans la section nord-ouest de la province.Falconbridge Copper Limited.incorporée au Québec.C’est une compagnie dynamique et en essor sur la scène minière canadienne.FALCONBRIDGE COPPER LIMITED I \
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