Le devoir, 20 juin 1974, Supplément 1
Cahier spécial LE DEVOIR WmmBM 4(W;:;';ï5.* 4;^;,~v:y^ ; ¦ .'' '.•) ülïSil IMPi I ''¦i R I %rt% -gfpiy iSR ; L ¦’¦ • 1 Wml W-r S(-ÏÏ>} Université du Québec è Montréal UQAM Ouverte au milieu ambiant, l’UQAM s’insère dans le vécu québécois par M ARCEL-AIMÊ GAGNON, directeur du service des relations publiques,UQAM L’UQAM compte près de 12,000 étudiants Le nouveau recteur de l’Université du Québec à Montréal, M.Maurice Brossard (2e à gauche), présente ici un chèque de $500 à M.Pierre Coupai, étudiant au module de Philosophie, de la famille des Sciences humaines, qui s'est vu décerner une bourse annuelle IBM pour mérites exceptionnels.De gauche à droite, le professeur de philosophie, M.Bernard Carnois, représentant M.Normand Lacharitè, directeur du département de Philosophie, le recteur Brossard, l'étudiant Coupai et M.Gilbert Dionne, ancien directeur du module de Philosophie et maintenant vice-doyen de la famille des Lettres.i; JlIljL 1 ifiijiiiiij , P-1 'S-iss mm il i-iï L’Université du Québec à Montréal s’est toujours considérée comme une institution qui n’hésite pas à dialoguer avec le grand public.Elle croit de son devoir de présenter publiquement, de temps à autre, le bilan de ses divers secteurs d’activités.La publication d’un cahier spécial du Devoir, qui soit particulièrement axe sur l’enseignement et la recherche, coïncide avec la nomination d’un nouveau recteur dans la personne de M.Maurice Brossard.jusque-là vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, et arrive au moment où l’UQAM franchit une étape de son développement, celle de sa cinquième année d’existence, d’une existence qui fut toujours animée.Institution qui a pris un rapide départ sous l’impulsion de son premier recteur, M.Léo-A.Dorais; aujourd’hui, présence bien implantée dans le milieu québécois d’une université qui entend demeurer fidèle à ses origines et à ses engagements.En cinq ans — ce qui est très peu dans la vie d’une maison d’enseignement supérieur — l’UQAM s'est dotée de soixante-et-un programme de premier cycle, de quinze programmes de deuxième cycle, de quatre centres de recherches, le tout groupé autour de six grandes familles d’enseignement: arts, formation des maîtres, lettres, sciences, sciences économiques et administratives, sciences humaines, d’une quarantaine de modules et de vingt-cinq départements académiques, logés dans dix pavillons.C’est en quelque sorte le panorama des services d’enseignement de l’UQAM que les pages de ce supplément veulent illustrer, dans le but de souligner aussi certains secteurs d’excellence.On sait que, dans ses objectifs de départ, l’UQAM a cherché à mettre l’emphase sur des programmes qui devaient répondre à des besoins particuliers de la société et sur des spécialisations créatrices et novatrices touchant plusieurs domaines plus ou moins en marge de la tradition universitaire.Il va sans dire aussi que l’UQAM encourage fortement l’éducation permanente, donc que ses programmes sont de plus en plus conçus en vue de répondre à de telles exigences.Par exemple, au premier cycle des études universitaires.l’UQAM s’intéresse particulièrement aux secteurs d’excellence de la communi- ! illill $ ¦ ’m ' :jB:| cation, des études urbaines et des relations humaines; au deuxième cycle, soit dans le champ des études avancées.l'Université se dirige notamment vers les sciences de l’environnement et celles de l'administration publique.Par ailleurs, pour répondre à d’autres besoins spécialisés du milieu, l’UQAM a entrepris de créer des débouchés dans les secteurs touchant la psychologie, le travail social, les sciences juridiques, la formation des maîtres, etc.Plus de 50% de la population de l’UQÂM est composée d’étudiants à temps partiel.D est significatif que tous les programmes de l’Université soient autant à leur portée qu’à celle des étudiants à temps plein.U est intéressant aussi de noter que des programmes de courte durée, conduisant à des certificats d'études, soient disponibles pour les étudiants à temps partiel, sans pour cela que soit faite la moindre concession sur la qualité de l’enseignement universitaire.Les conditions d’admission sont souples à l’UQAM.Elles favorisent tant les diplômes d’études collégiales, munis du D E C., que ceux possédant un diplôme jugé équivalent.La Commission des études considère, par ailleurs, que les candidats âgés d’au moins 23 ans, qui ont terminé leurs études secondaires et qui possèdent des connaissances et une expérience pertinente, Peuvent être admis dans un des programmes de Université et ce.sur recommandation du comité de sélection concerné.Par ses facilités d’accueil, par la variété de ses programmes, probablement aussi à cause de sa situation d’université centre-ville, et pour d’autres raisons, l’UQAM s’est formé une population étudiante fort diversifiée, composée de près de 12,000 jeunes et adultes dont plus de la moitié, comme on l’a dit, fréquentent l’Université à temps partiel.L’UQAM est donc essentiellement ouverte au milieu, parce que, fidèle à sa mission primordiale, elle se veut une université où l’enseignement et la recherche — de même que la vie étudiante — s’insèrent quotidiennement dans le vécu québécois et s’en inspirent.Fenêtre ouverte sur le monde extérieur, sur l’actualité contemporaine, sur la réalité nationale et sur le centre-ville métropolitain, l’UQAM oeuvre dans une ambiance de gestation, de mouvement et de créativité qui favorise l’interdisciplinarité et la critique constructive dans la recherche de la vérité.**rmJF*j } *4 m i » Jfiü» C’est dans le cadre de la loi de l’Université du Québec, adoptée le 18 décembre 1968, que l’Université du Québec à Montréal a été créée en 1969, alors qu’elle a reçu ses premiers etudiants.L’Université du Québec à Montréal, aussi connue sous le sigle UQAM, fait partie d’un réseau provincial d’institutions d’enseignement supérieur, constitue de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), de l’Université du Québec à Ri-mouski (UQAR), de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), de l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP), de l’Institut de micro- biologie et d'hygiène de Montréal (IMHM), de l’Ecole de technologie supérieure (ETS), de la Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois.Le président de TUdQ est M.Robert Després.A sa dernière session d’automne-hiver (73-74), TUQAM comptait 11,230 étudiants réguliers, dont 6,850 à temps partiel et 4,380 à plein temps.En plus des 11,230 étudiants réguliers, on compte quelque 500 étudiants des cours de formation culturelle et professionnelle, ce qui situe la population globale étudiante a environ 11,730.Revenus projetés pour l’année en cours (1973-74) O Revenus provenant des étudiants : frais de scolarité, cotisations et autres $ 4,417,000 Revenus provenant du gouvernement provincial : subventions 18,431,000 Revenus provenant de services rendus à la collectivité universitaire 516,000 Autres revenus 68,000 Total $ 23,432,000 Etudiants par famille C’est la famille de Formation des maitres qui compte le plus grand nombre d’étudiants: 3,268; la famille des Sciences humaines vient en deuxième place avec 1,793; la famille des Sciences économiques et administratives: 1,366; la famille des Lettres: 1,158; la famille des Sciences: 1,155; la famille des Arts: 883 et le perfectionnement des maîtres: 674.En maîtrise, on compte 461 étudiants; 137 en études libres; 256 qui suivent les cours de PERMA-MA (perfectionnement des maîtres en mathématiques).Les revenus projetés de TUQAM pour Tannée en cours (73-74) sont de $23,432,000, dont $4,417,000 proviennent des frais de scolarité et cotisations, $18,431,000 de subventions du gouvernement provincial, $516,000 de services rendus à la collectivité universitaire et $68,000 en revenus divers.De ces revenus de $23,432,000, une somme de $13;785,000 ira à l’enseignement et à la recherche, représentant 58.9% des dépenses totales projetées.17,000 étudiants en 76-77 On prévoit en Tannée académique 76-77, quelque 17,000 étudiants, dont 60% à temps partiel et 40% à temps complet.L’Université du Québec à Montréal groupe actuellement quelque 440 professeurs réguliers et nombre de chargés de cours qui dispensent l’enseignement dans 61 programmes de premier cycle, incluant quatre certificats, et quinze programmes de deuxième cycle.On prévoit que Ten-seignement et la recherche à TUQAM occuperont un personnel de 732 personnes en 73-74, sans compter environ 180 personnes composant le “support technique” a l’enseignement et à la recherche, y compris les services des bibliothèques, de l’informatique et de l’audiovisuel.L’UQAM représente plus de 50% de la population étudiante de tout le réseau de l’Université du Québec et 60% environ du corps professoral.La recherche Sur le plan de la recherche, il existe a l’UQAM quatre centres: le centre d'études et de recherche sur les Sciences de l’environnement (CERSE), le centre de recherche en Sciences appliquées à l’alimentation (CRESALA) et le centre de recherche en didactique (CRD); le quatrième centre, le centre interuniversitaire d’Etudes européennes (CIEE), est dirigé conjointement par TUQAM et l’Université Sir George Williams.Tous ces centres ont déjà plusieurs réalisations à leur actif.De plus, toujours sur le plan de la recherche, de multiples projets sont en cours dans les divers départements académiques de l’Université.Les subventions de recherche pour Tannée 73-74 ont atteint $1,030,419, soit une augmentation d’environ 40% sur Tannée précédente.Les axes de développement de TUQAM demeurent les mêmes que ceux qui ont été mis de Tavant dans les divers documents de planification académique, depuis la fondation: nouveaux types d’intervention en sciences humaines, environnement, études urbaines, formation des maîtres, éducation des adultes, sciences immobilières, sciences comptables, sciences juridiques, etc.Nouveau campus L’Université du Québec à Montréal implantera son nouveau campus dans le centre-ville, au-dessus du noeud principal du métro et de la station Berri-de-Montigny, c’est-à-dire là où se trouve l’incidence capitale des transports en commun et au coeur de la collectivité urbaine de classe moyenne et de langue française.Tant par le design de son campus centre-ville que par To-rientation de ses programmes pédagogiques et ses objectifs à court et long termes, l’UQAM se conçoit comme une université à vocation non traditionnelle, axée sur les besoins québécois visant des secteurs d'excellence et diversifiés pour une clientèle étudiante intéressée à l’éducation permanente et aux études à temps partiel.L’UQAM veut essentiellement demeurer ouverte au milieu ambiant.Son nouveau campus sera construit à “Té-chelle humaine”, c’est-à-dire physiquement à une hauteur ne dépassant pas sept ou huit étages.Ses locaux seront relativement accessibles au public et permettront des échanges spontanés citoyen-univer-site.Par tous ses objectifs, TUQAM est un facteur de dynamisme social à travers des contenus et des modes d’organisation originaux et fonctionnels.Occupant une place unique au sein des universités franco- québécoises, TUQAM poursuit sa première vocation d’institution à caractère public, urbain et à vocation entière.Sa présence physique au centre-ville, ses “types” de clientèles, le fort pourcentage des étudiants qui ont des emplois tout en poursuivant des études, les horaires des cours, la diversité de ses programmes, les orientations de ses activités d’enseignement et de recherche dans des domaines significatifs et dans plusieurs cas uniques dans l’enseignement supérieur du Québec, ses réalisations para-académiques et ses programmes sociaux-culturels, tout cela témoigne d’une entité universitaire originale.Dépenses projetées pour Tannée en cours (1973-74) Enseignement et recherche Total $ 23.432,000 $ 13,785,000 Support technique è l’enseignement 2,862,000 Support administratif 2,086,000 Terrains et bâtiments 3,665,000 Services aux étudiants 495,000 Services auxiliaires 540,000 i Université du Québec à Montréal arts UQAM De l’Ecole des Beaux-Arts à la grande famille des arts de l’UQAM FAMILLE DES ARTS MODULE DE DESIGN 2D Baccalauréat spécialise en design (2D) "N MODULE DE DESIGN 3D Baccalauréat spécialisé en design (3D) En 1923.le gouvernement de la province de Québec instituait l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal qui fut placée sous la juridiction du secrétariat de la province.La direction en fut confiée à un Français, Charles Maillard, diplôme de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.La vie y fut pendant longtemps très clame, semble-t-il; bourgeoise, conservatrice, academique, l’école comme toutes les écoles officielles du genre, reflétait le goût d’une certaine epoque, d’une certaine élite.La guerre qui devait entraîner une profonde mutation de la société québécoise, engendra également un mouvement artistique qui allait rompre l’harmonie et la quiétude de l’école.Le directeur-fondateur Maillard dut partir, pour être remplacé, fait qui vaut d’être signalé, par un militaire de carrière, Roland Hérard Charle- M par JEAN-JACQUES JOLOIS, doyen adjoint et ancien vice-doyen intérimaire de la famille des Arts,UQAM Des chercheurs du Laboratoire d'archéologie de IVQAM (programme id'Histoire de l’art), se sont rendus à la Baie d’Ungava, l’été dernier, pour étudier notamment les facteurs de l’environnement durant le postglaciaire en pays arctique.On voit ici des "cairns-balises ", sur nie de Diana.Des fouilles effectuées dans le nord-ouest de l'Ungava ont permis de retracer certains modes de constructions et d’aménagements Intérieurs d'habitations paléo-esquimaudes, datant jusqu’à 200 ans avant J.-C.(Photo Patrick Plumet, responsable du Laboratoire d’archéologie).bois Celui-ci laissa entrer dans le “temple” une partie de la tumultueuse avant-garde de l'époque: Louis Archambault, Stanley Cosgrove, Henri Eve-leigh.Alfred Pellan, Jacques de Tonnancour, etc.Puis les directeurs se succédèrent; l’école connut des difficultés, des périodes fastes.la gloire, le prestige.et des crises profondes qui ébranlèrent les assises mêmes de l’institution.Puis l’université vint.Intégration à TUQÀM En juin 1969.l’Ecole des Beaux-Arts était intégrée à l’UQAM et entreprenait, dans un milieu qui lui était fort étranger, une seconde vie.Certes, depuis sa création, la famille des Arts de l’Université du Québec à Montréal a profondément évolué.Aujourd’hui, elle concentre ses activités au- tour de cinq secteurs fondamentaux qui doivent répondre aux besoins de la société, et ce, tant sur les plans artistique que technique.Champs d’études Ainsi, l’un de ces secteurs, le module de Musique, vise à assurer la formation professionnelle et pédagogique des interprètes et des éducateurs; de ce fait, selon l’orientation choisie, l’étudiant est mis en contact avec les réalités scolaires et les diverses méthodes utilisées où il est confronté aux expériences musicales contemporaines après avoir découvert les fondements musicaux indispensables à toute carrière.Le secteur d’Arts plastiques, pour sa part, offre trois orientations fondamentales: la gravure, la peinture et la sculpture.Les activités du secteur visent à favoriser le sens de l’observation et de la créativité; elles doi- vent aussi permettre aux étudiants de traduire, à l'aide de certaines techniques, leurs découvertes et leurs expériences et d’être en mesure de contrôler le monde des concepts et des formes.Par ailleurs, le module de Design 2D axe ses préoccupations sur le monde de la communication visuelle avec tout ce que cette communication peut impliquer, et ce, sur les plans philosophique, psychologique et technique; dans cette optique, l’étudiant doit s’initier au processus de pensée qui sous-tend le design avant de parvenir à maîtriser les techniques contemporaines.Dans un autre ordre d’idées, le module de Design 3D définit son champ d’études en fonction des problèmes de l’environnement.de l’intégration de la forme dans l’espace, de la cité dans la nature, de l’homme dans la ville; ces études doivent être éclairées par l’analyse des influences sociologiques, politiques.économiques qui déterminent la majeure partie des problèmes et conditionnent leurs solutions.Un tout autre secteur, le module d’Education artistique, tend à former des étudiants préparés à l’enseignement des arts plastiques, capables, en fonction du renouveau pédagogique connu par la province de Québec depuis quelques années, de répondre aux besoins des individus et de la société; la formation de ces maîtres est donc plus particulièrement axée sur l’épanouissement de l’individu et le développement de ses capacités d’expression Histoire de l’art Enfin, le programme d'Histoire de l’art voudrait préparer, dans le cadre d’une certaine découverte de l’histoire des arts de la province de Québec, des étudiants qui sauront appréhender le contexte dans lequel l’art a évolué, ses sources, ses origines.son expression et, de ce fait, un de ses principaux objets d’étude s’avère être le patrimoine national.Ainsi, l’apport de la famille des Arts de l’UQAM peut être considéré comme étant particulièrement précieux pour la société montréalaise et pour la société québécoise d’une manière plus générale; la formation reçue par les étudiants devrait permettre à l’action de l’ensemble du secteur d’harmoniser un milieu envahi par la technique et de créer un environnement plus vrai, plus beau, et répondant mieux aux besoins physique et psychologique des individus.En ce sens, la famille, tout en s’inspirant de l’oeuvre entreprise en 1923.doit poursuivre la profonde action qui anime le milieu dans lequel elle évolue et dans lequel elle ne doit cesser de se renouveler.y?:*'''/'- '¦ - ' ^ Les étudiants du module de musique ont participé à plusieurs concerts ¦¦¦ pat ¦¦¦HHBi * MARCELLE CORNEILLE, C.N.D., directrice du module de Musique,UQAM Les réalisations du module de Musique de l’UQAM reflètent les objectifs mêmes de ses programmes visant à la formation professionnelle artistique et pédagogique de l’interprete et du musicien-éducateur.Selon l’orientation choisie par l’étudiant, l’accent des programmes est mis sur le contact avec la réalité scolaire et les méthodes actives en éducation musicale, sur la connaissance pratique du répertoire et des différents styles, sur les relations entre la musique et la culture générale, ou sur les systèmes cfécriture musicale et les expériences contemporaines.Un corps professoral dynamique, formé d’artistes professionnels poursuivant une carrière dans le inonde musical à titre de solistes, de membres de l’Orchestre Symphonique ou de l’Orchestre de Cnambre McGill, et de musiciens éducateurs engagés dans une carrière pédagogique à titre de spécialistes dans des commissions scolaires, assure la mise en application des programmes et favorise une prise de conscience plus réaliste des différents milieux.Activités modulaires Le professeur de guitare classique, M.Antonio Bartos, à gauche, surveille l’interprétation d’un des étudiants du module de Musique de IVQAM.Les cours d Interprétation sont obligatoires dans le cadre du programme de musique.L’instrument est laissé au choix de l’étudiant.Au cours des trois dernières années, les quelque 75 finissants du module ont réussi, pour la plupart, à obtenir des emplois dans l’enseignement.Les autres poursuivent des études plus avancées ou exercent une carrière professionnelle.Au cours de l’année, les étudiants du module ont participé comme "artistes" à quelque 25 concerts et récitals.Une brève rétrospective des activités modulaires de la présente année académique témoigne de la créativité au module et de sa vitalité.Vingt-quatre concerts et démonstrations publiques ont mis en lumière le travail et le talent des étudiants ainsi que la participation des professeurs, dont William Stevens, pianiste, France Dion, soprano, et Lucette Tremblay, soprano.L’Atelier d'opéra et de mise en scène du module, sous l’enthousiaste impulsion de Micheline Tessier-Potvin et avec la collaboration de Lorraine Thibault-Glo^owski, a présenté avec succès quatre spectacles en octobre, décembre, février et avril.En plus d’extraits d’opéras, les programmes ont offert: “A-mahl et les Visiteurs de la Nuit” de Ménotti et “L’Etoile” de Chabrier, en première à Montréal.Pour la présentation de cet opéra-bouffe en trois actes, la plupart des costumes, bijoux et perruques ont été fabriqués par les étudiants de l’Atelier d’opéra de l’UQAM.Voulant donner un visage nouveau à l’opéra, cette production a été une exploration, une création collective du genre “Pop-Art” où l’originalité et l’imagination de chacun ont pu s’exprimer librement.En mai dernier, l’Atelier d’opéra du module présentait en première également, à Montréal, “Le Testament de Tante Caroline” de Roussel.Ce groupe, tout en assurant la formation classique de base, tente une incursion hors des sentiers battus.La musique canadienne La classe de musique canadienne a innové en préparant deux concerts auxquels ont été invités les compositeurs représentés.Cette présence de nos compositeurs québécois a suscité l'enthousiasme des étudiants qui espèrent qu’une telle initiative se renouvellera.La musique canadienne a pris pour eux, de nouvelles dimensions, grâce à Madame Louise Laplante, responsable de cette classe et secrétaire général adjoint du Centre de musique canadienne, section de Montréal.Cinq examens-concerts publics ont présenté, en mai, les finissants en option interprétation, sections piano, flûte à bec et chant.Les étudiants de la classe de littérature vocale sous la haute compétence de Pierre Mollet ont réalisé “La demoiselle élue” de Debussy avec le concours de Lucette Tremblay, soprano et professeur de chant au module.Expériences nouvelles Les activités chorales ont permis aux étudiants du module de vivre des expériences particulièrement enrichissantes.Signalons la double participation à la Êrésentation à l’église Notre->ame, de la “Messe en Fa” de Mozart en février, et à celle du “Requiem" de Verdi en avril, avec l’Orchestre sous la direction du chef d’orchestre bien connu Alexander Brott; l’enregistrement de deux émissions radiophoniques sous la direction du chef de choeur Miklos Takacs, pour le programme “A Capella transmis sur les ondes de Radio-Canada, réseaux AM et FM; l’invitation à donner le 3 mai à Cowansville, le concert d’ouverture du congrès provincial de la F.A.M.E.Q.(Fédération des Associations professionnelles des Musiciens-Educateurs du Québec) ainsi qu’un concert au Salon de la femme, le 8 mai, à la Place Bo-naventure.Echanges culturels L'événement qui a marqué dans les réalisations de l’année, un sommet audacieux enrichi de souvenirs inoubliables, est sans contredit celui du projet, d’échange culturel universitaire entre l’Ensemble de danse populaire de l’Université Marie-Curie Sklodowska de Lublin, Pologne, et le Petit ensemble vocal du module musique de l’Université du Québec à Montréal.Du 12 au 22 février dernier, 45 danseurs, étudiants universitaires de Lublin, étaient reçus à Montréal par les étudiants du module de Musique.Cet ensemble de danse populaire accompagné du directeur artistique, du vice-recteur de l’Université Marie-Curie Sklodowska et du ministre des affaires culturelles de Varsovie, a donné avec grand succès, cinq concerts dont trois organisés par le module musique.En retour, les 46 choristes du Petit ensemble vocal dirigé par Miklos Takacs, professeur de Budapest, spécialiste de la méthode d’éducation musicale Kodaly, invité par le module pour deux ans à Montréal, étaient reçus gratuitement à Lublin par l’Université, du 13 au 19 mars.Séjour à Budapest Une organisation exceptionnelle à tous les points de vue les attendait.Huit concerts ont permis au Petit ensemble vocal de transmettre le message de la culture québécoise en terre polonaise dans un programme varié comportant plusieurs folklores de chez-nous.Les relations qui se sont établies entre les etudiants des deux universités au cours des rencontres sociales prévues, constituent une expérience de vie unique.Le projet du voyage prévoyait également un séjour à Budapest dans une double optique pedagogique et culturelle.C’est ainsi que le 6 mars, le groupe s’envolait à bord de Swissair vers Budapest où un accueil des plus sympathiques lui était réservé.Les membres de la chorale dirigée précédemment par Miklos Takacs à Budapest, étaient particulièrement enthousiastes de revoir leur ancien directeur et de recevoir le Petit ensemble vocal canadien.Un horaire diversifié et dense a permis aux étudiants du module de Musique d’observer des classes de musique aux différents niveaux préscolaire, élémentaire, secondaire et universitaire, et de constater la richesse de la formation musicale selon la méthode Kodaly.Les multiples activités organisées ont favorisé un éventail d’expérience sur les plans historique, musical, culturel, pédagogique et social.Bref, ce voyage échange pédagogique et culturel a atteint ses objectifs et nos étudiants en reviennent marqués par la qualité de l’hospitalité hongroise et polonaise.Besoins du milieu Dans la ligne de pensée de l’UQAM qui se veut présente et attentive aux besoins du milieu, les étudiants du module de Musique ont participé à plusieurs reprises, bénévolement, a des organisations en faveur des vieillards et certains d’entre eux assurent régulièrement l’animation liturgique dans des paroisses.“La Boite à Musique ’ issue d’un projet de Perspective-Jeunesse, lancée par quatre étudiants du module, parcourt depuis trois années les parcs de Montréal.La “Boite à Musique” est officiellement engagée par l’administration de l’Oeuvre des loisirs et des terrains de Jeux de la ville de Montréal.Aux cours et aux activités modulaires s’ajoutent la participation aux concours publics.En juin, deux finissants de l’UQAM se présenteront pour le Prix d'Europe.En juin dernier, Davis Joachim, guitariste, se méritait une des bourses de $2,500 offerte dans la classe du tremplin international des concours de musique du Canada et il était invité, en décembre, à donner un concert à l’Institut Goethe.Il a également été invité par B.M.I.de Toronto à enregistrer un disque d’oeuvres canadiennes.En octobre, Robert Désilets, flûtiste, gagnait la bourse Sarah Fischer.Quelques instrumentistes du module ont été choisis pour participer à l’émission “Banc d’essai” de Radio-Canada.En mars, deux des compositions pour flûte à bec de Nicole Ca-rignan étaient primées dans le cadre du Concours des Editions Albani, et par la suite, éditées.Orientation Et que deviennent les quelque 75 finissants du module de Musique depuis trois ans?Certains d’entre eux poursuivent des_ études au niveau de la maîtrise, d’autres, le plus grand nombre, s'orientent vers l’enseignement public dans les commissions scolaires ou vers l’enseignement privé de l’instrument.Actuellement au Québec, une pénurie de professeurs spécialisés en musique appelle une relève préparée et profondément motivée.De multiples avenues sont ouvertes dans les secteurs de l'interprétation et de l’éducation musicale.Le module de Musique se veut dynamique et créateur, attentif et souple aux besoins d’épanouissement des jeunes d’aujourd’hui et soucieux de développer par l’art; chez chacun, une “qualité d’être”, fondement de toute véritable éducation.MODULE DE MUSIQUE Baccalauréat spécialisé d’enseignement (musique) MODULE D’ARTS PLASTIQUES Baccalauréat spécialisé en arts plastiques (peinture) Baccalauréat spécialisé d’enseignement (arts plastiques) Baccalauréat spécialisé en histoire de l’art Baccalauréat spécialisé en arts plastiques (sculpture) Baccalauréat spécialisé en arts plastiques (gravure) MODULE D’HISTOIRE DE L’ART Baccalauréat spécialisé en histoire de l’art V______________________________J Nouvelle pratique de l’histoire de l’art mmm par ¦hbhhbhühi RAYMOND MONTPETIT, responsable du programme cfHistoire de l’art,UQAM * Vue d’ensemble de la galerie d’art de l’UQA M où se tiennent régulièrement des expositions d’art.Ici, l’exposition d’archéologie montée par ta Collection d’art de IVQAM et le laboratoire d’archéologie, avec la collaboration des constituantes de Trois-Rivières (Musée d’archéologie de l’UQTR) et de Chicoutimi.(Photo Roger Katcht) Si l’on faisait l’histoire des discours et des pratiques qui ont.de siècle en siècle, constitué le champ d’action spécifique d’une discipline universitaire, Ton verrait que ce que Ton fait effectivement sous une étiquette théorique stable varie beaucoup: aussi l’institution universitaire dispose-t-elle essentiellement de deux moyens pour s’adapter aux réalités environnantes, à savoir ou bien créer de nouveaux programmes sanctionnés par des diplômes qui proposent de nouvelles appellations, ou alors insérer des pratiques novatrices et des types nouveaux de discours dans des programmes qui conservent leur désignation traditionnelle: c’est la seconde branche de cette alternative qui a prévalu dans le cas du baccalauréat en “Histoire de Tart” offert à TUQAM.En effet, c’est jusqu’à un certain point une nouvelle pratique de l’histoire de Tart que se donne comme objectif ce programme, pratique dont la caractéristique générale serait d’allier à la connaissance théorique le plus grand nombre possible de réalisations et d’interventions concrètes dans le milieu culturel ambiant: structurellement, cette liaison s’effectue en articulant sur les cours disciplinaires obligatoires trois orientations fonctionnelles, soit “administration de Tart”, “patrimoine national” et “esthétique contemporaine”, toutes conoui-sant à des activités (publication, expositions,.) qui sortent du cadre d’un savoir strictement théorique.C’est après une réflexion critique sur la conception traditionnelle de l’histoire de Tart, que la nécessité de dispenser une formation autre et plus orientée vers “Tici et le maintenant” s’est imposée à nous.Dilettantisme périmé La conception de l’histoire de Tart contre laquelle nous avons cherché à réagir, s’inspire d’une philosophie de la “culture” conçue comme une consommation élitique où la classe sociale dirigeante trouve une confirmation de statut: la connaissance des arts est alors un signe d’appartenance sociale tout comme, par exemple, le fait d’habiter tel type de maison, d’avoir voyagé à l’étranger, etc.C’est peut-être cette efficacité sociale de la discipline qui a assuré sa continuité malgré un statut théorique assez faible: en mille neuf cent vingt-et-un Roman Jakobson écrivait en effet ce qui suit: “Il n’y a pas longtemps encore, l’histoire de Tart, en particulier l’histoire de la littérature, n’était pas une science, mais une causerie.Elle suivait toutes les lois de la causerie.Elle passait allègrement d’un thème à l’autre et le flot lyrique de paroles sur l’élégance ae la forme faisait place aux anecdotes puisées dans la vie de l’artiste.la causerie ne connaît pas de terminologie précise”.Malheureusement cette situation prévaut encore fort souvent aujourd’hui: l’histoire de Tart en tant que corpus théorique, reste souvent un parent pauvre de l’histoire, et ce à plus d’un titre: d’abord son objet d’étude, à savoir les productions artistiques, est un secteur généralement considéré comme secondaire par l'histoire comme telle De plus, l’histoire de Tart manifeste une naïveté méthodologique et, se pose fort peu de problèmes concernant sa propre démarche historique, continuant à utiliser les concepts mis en doute par les historiens eux-mêmes (causalité historique, influence, ruptures historiques, écoles, etc.) Ajoutons enfin une certaine utilisation de lieux communs philosophiques qui pour la plupart ont récemment en philoso- phie fait l’objet d’une critique radicale (toutes les notions fondamentales de l’humanisme classique) mais qui nourrissent encore la vision humaniste (création, inspiration, génie) des textes sur Tart.Bref l’histoire de Tart en tant que causerie de dilettantes doit avoir une fin.Histoire de Tart et sciences humaines C’est à l’intérieur de la problématique générale des sciences humaines que nous cherchons à situer les pratiques discursives de Thistorien d’art: Ton peut en effet tenir une quantité de discours sur l’objet d’art, mais tous ont leurs racines dans d’autres disciplines, et ce n’est qu’en intégrant ces méthodologies que l’histoire de Tart peut se donner un statut de discours théorique manifestant au moins le désir d’une certaine rigueur.Cet apport nouveau a pour effet d’élargir notre approche du phénomène “art” et peu à peu, de donner heu à la constitution d’une “science de Tart” ou l’histoire est davantage un champ d’exploitation qu’un objectif comme tel.Reste que cette volonté d’un discours préoccupé de sa méthodologie doit s’attaquer à Ta-nalyse d’objets socialement reconnus comme “artistiques”.Ici aussi, il nous semble important, dans le choix des objets à analyser, de mettre en question leur nature même, afin de faire apparaître l’arbitraire culturel ui joue un rôle majeur dans la éfinition de ce qui sera désigné comme “art” et de ce qui sera déclaré “non-art".De même qu’une certaine mutation s’opère dans la méthode, de meme s’impose une reconsidération des objets à étudier, reconsidération qui conduit à voir se dessiner, à côté de l’histoire des arts reconnus par le pouvoir social et prenant place dans les “centres nationaux” et les “musées”, une histoire parallèle d’arts populaires qui reste inaperçue, tant que Ton se réfère a une définition idéalisée et sublimée de la “culture”.Le changement d’ordre méthodologique en vient ainsi à produire un élargissement dans le type d’objets qui sont à considérer par l’analyse.Ici et maintenant Il va de soi qu’il faut choisir les champs historiques auxquels Ton s’intéresse, particulière- ment si Ton veut éviter le regard rapide et superficiel qui, poussé par des visées encyclopédistes, voudrait en une dizaine de cours traiter de tout.Mais quel critère guide ce choix?Y a-t-il des champs historiques que Ton peut raisonnablement privilégier?Le critère qui nous a servi est finalement celui de l’insertion possible dans le milieu culturel québécois : en effet, si certaines disciplines sont indifférentes et indépendantes du lieu où elles s’enseignent, ce n’est pas le cas de toutes, et l’histoire de Tart nous paraît devoir assumer un rôle en regard de ce qui s’est fait dans le milieu qui est le sien.Le fait que nous sommes au Québec et au XXe siècle ne nous semble ni impertinent ni négligeable dans le choix des productions artistiques sur lesquelles faire porter l’analyse: aussi nous arrêtons-nous particulièrement à l’histoire des arts en Amérique, aux arts et traditions populaires du Québec, à Tart contemporain et aux problèmes tant “esthétiques” que de “politique culturelle” qu’il pose chez-nous.Le patrimoine culturel Du choix de ces champs historiques découle directement le genre d’interventions dans le milieu qui nous est possible, la demande étant forte pour tout ce qui a trait à notre propre patrimoine culturel: dans les dernières années les principales réalisations furent la rédaction des trois tomes de Québec Underground, la formation des éditions Médiart et de la revue du même nom, l’ouverture de la gallerie Média Gravures et Multiples, la création de différents “spectacles-environnement”, tels le labyrinthe “Vive la rue Saint-Denis” (mars ’71), le show historique "Québec Scenic Tour" (juillet ’71) et k “Salon Apollo variétés” (août ’71), l’organisation d’expositions itinérantes (Les Moins de 35) ou thématiques comme celle qui vient d’avoir lieu sur “la salle commune de l’habitant au XVIIIe siècle”.Redéfinie comme nous l’entendons, l’histoire de Tart trouve une place nouvelle et occupe entre les sciences humaines et les arts eux-mêmes un lieu dont la fécondité ne fait que commencer à se manifester: place donc à l'initiative, à l’imagination, à la ténacité aussi, puisque dans cette direction, ici et maintenant, tout est à faire. Université du Québec à Montrée! arts UQAM Qu’est-ce que le design?L’homme vert avance, l’homme rouge se fige, le chauffard en colère donne un coup de poing qui l’amène à s’expliquer par truchement d’avocat.L’homme vert et l’homme rouge se retrouvent à la télé après entente entre graphiste, rédacteur, directeur et.budget.Comme quoi la communication peut être élémentaire et, plus sauvent qu’autrement.déesse à bras multiples.Mais trop de bras étreignent mal.D'où nécessité de situer spécifiquement le design dans le vaste ensemble de la communication.Pour commencer, un peu de lexicologie Peut-on traduire le mot?Le dictionnaire Oxford en donne de très nombreuses définitions.Entre autres: conception d’une idée qui doit être réalisée par la suite (the preliminary conception of an idea to be carried into effect by action, mise au point de moyens menant à un but (adaptation of means to ends).Le Harrap et le Larousse anglais-français traduisent le terme par dessein, intention, projet, modèle, présentation, plan, mais sans préciser, comme le Oxford, l'association idée-réalisation, ce qui en limite trop la portée réelle.Esthétique industrielle Le seul cas où on a pu traduire le terme adéquatement, c’est dans l’expression “esthétique industrielle”, ce qui peut nous donner une idée — une idée partielle — de ce qu’est le design.L'adjectif “industriel” sous-entend l'acheminement d’une pensée rigoureuse qui doit déboucher sur l’efficacité en dépit des inévitables servitudes.En d’autres termes, l’industrie ne saurait se contenter d’idées approximatives ou de plans improvisés qui, dans un autre domaine, pourraient peut-être aboutir à des résultats intéressants.Dans certains cas, on peut parler de conception (mais, comme disait un élève du signataire: “Je ne me vois pas declarant que je fais de la conception”.On peut aussi parler d’organisation.de plan, de motif, etc.; aucun de ces mots n’a le sens global qui inclut primor-dialement l’iaée d’acte mental par lequel l’esprit saisit les données d’un problème ni aussi — corollaire oblige, si on peut employer un quasi-pléonasme — l'idée du produit final à prévoir.Quoi qu’on en ait, on doit accepter le terme anglais qui, d’ailleurs, est maintenant francisé ainsi qu’en font foi le Nouveau Dictionnaire des mots nouveaux.le Nouveau Dictionnaire des difficultés du français et le Dictionnaire 'des mots dans le vent.Ce dernier ouvrage, plus détaillé dans sa définition, ne mentionne pourtant pas le design bi-dimensionnel (inscrit au programme au Pavillon des arts et qui comprend les cours suivants: audio-visuel, design, des-si/i de la lettre, dessin et rendus graphiques d’après modèle vivant, graphisme, illustration, photographie, et typographie.Design 2D L'enseignement du design bidimensionnel est dispense par le module de Design 2D, titre qu'il est question de changer pour une appellation moins “ésotérique”, celle de design graphique.(Il ne saurait être question, malheureusement, de changer le malheureux terme “module” adopté par l’Université du Québec et qui, dans le sens qu’on lui donne, en a autant que pourrait avoir le mot unité, le module étant une unité de mesure.Le mot unité serait même plus acceptable dans le sens de section).Jusqu’à quel point le design se distingue-t-il de l’art d’expression, qui se réclame, lui aussi, de la fonction sociale?Ces jours derniers, le peintre et sculpteur Charles Daudelin exprimait justement sur les ondes de Radio-Canada le désir de l’artiste d’être utile à la société: il insistait sur le rôle que l’art doit, devrait jouer et il a raison il n’en reste pas moins que la peinture et la sculpture se concrétisent — et même avec splendeur — dans des oeuvres que le public ne peut voir pour une raison ou pour une autre, ou ne sont vues que par un public restreint en nombre (et en possibilités d’acquisition!) C’est que l’art d’expression est avant tout catharsis et.aléatoirement, fonction sociale alors que le design.tout comme l’architecture, existe uniquement par rapport à des objectifs imposés, à des réalisations s'adressant à un public, bref, par rapport à des commandes, ce qui détermine, hypso facto, une attitude mentale bien différente.Vient à l’es- Erit le mot fonctionnel, mot ien galvaudé depuis Gropius et le Corbusier.Associé a la froideur du seul rendement technique ou commercial, il minimise par trop le potentiel artistique du design.Nous reviendrons là-dessus tout à l’heure.Imagination et instinct Le lecteur a compris que le design, à un moment donné, devient affaire de raisonnement plutôt qu’affaire d’instinct.Pour éviter toute confusion avec l'art d’expression, les choses n'étant jamais simples, nous irons carrément en ce sens et éliminerons arbitrairement la période préalable, et combien précieuse, où un projet à réaliser met en branle l'imagination créatrice et l’instinct.Période qui ne peut durer.Le raisonnement prend le pas.évalue le problème posé.Ce n’est pas avec l’instinct qu’on résout des problèmes du genre: placard de propagande, 108 picas sur 3 colonnes texte 150 mots 8 points, titre 48 points, illustration 2 couleurs sur les méfaits (ou les avantages) du malthusianisme et s’adressant à un public au-dessus (ou au-dessous) de la moyenne.Se greffant sur cette attitude, strictement intellectuelle dans les cas difficiles, bêtement logique dans les cas plus simples, la démarche devient de plus en plus esthétique puis quasi artisanale au moment de l’exécution définitive dont sortira le produit imprimé,ou usiné: celui-ci devra engendrer chez le spectateur ou l’usager, si la conception a été juste et le rendu à l’avenant, une excitation véritable ou un simple plaisir visuel selon le cas.Le design est une forme d’art conceptuel en ce sens que l’orientation de l’oeuvre ne peut se décider uniquement en cours d’exécution.(Certains peintres ou romanciers avoueront qu’au départ ils n’ont qu’une très vague idée de ce qu’ils entreprennent, les couleurs ou les personnages les entraînant dans un sens ou dans l’autre).Art conceptuel, oui, mais non pas dans le sens qu’on attribue depuis quelques années à une sorte d’art en gestation: un peintre expose des éléments qui pourraient.éventuellement, s’ins- crire dans la lignée de l’art ou du non-art; un romancier écrit sur les mots et la technique que pourra employer son personnage-romancier quand il aura une machine à écrire.Le design trouve son application dans tellement de domaines qu’il faut, dans chaque cas, lui accoler un adjectif: design architectural, design de l’environnement.design graphique, etc.Employé seul, il englobe tout ce qui est commun à chacun des domaines qui en relèvent: nette conception du problème à résoudre, nette conception du contexte où se situe le problème: contexte social, psychologique ou budgétaire, plus souvent qu’autrement synonyme de contrainte et qu’il s’agit.le cas échéant, de transformer en stimulant.Comment définir le design?On ne définit vraiment pas la beauté, on en donne des exemples.De même pour le design.Un style réussi est non seulement agréable à utiliser parce que sa forme a été conçue par rapport à son mécanisme et a la conformation de la main mais aussj parce qu’il plaît à l’oeil de par son profil élégant et le jeu des matériaux employés: le contenant qui renferme les entrailles d’un pré-amplificateur doit certes être déterminé par le contenu mais aussi par le dessein de séduire l’oeil et, par voie de conséquence, l’acheteur éventuel.Chaque métier offre le danger de la déformation professionnelle.Dans le cas qui nous occupe, c’est la froideur.Ajoutons bien vite que dans nombre de cas elle devient qualité.Ainsi, la signalisation doit être froidement explicite tant sur les routes qu’à l’intérieur des immeubles publics.(Ne parlons pas de la signalisation de la tour (de Babel) de Radio-Canada qui à la règle fait de sérieux accrocs.Il y a d’autres cas où.au contraire, le froid calcul s'oppose à l’efficacité.Il est certain qu’une campagne de charité doit s’adresser au coeur du lecteur plutôt qu’à son intellect.Une affiche ne saurait, à priori, exercer la même fascination qu’une voiture carénée qui.à travers la glace d’une vitrine, vous transporte sur la route du rêve.Il faut que l’illustration — on en dirait autant de la photo — accroche l’oeil non seulement par sa beauté formelle ou underground mais aussi qu’elle parle au spectateur sans l’aide du texte.Il faut qu elle transmette ou du moins suggère un message.qu’elle impressionne par le charme, le cocasse ou la violence.Le tout gagnant en impact de par l’écriture personnelle de l’artiste, oui.l’artiste, car le designer, intellectuel sur les bords, quelque peu architecte.psychologue par instinct, doit avoir de la sensibilité, la sensibilité de l’artiste.Cela est particulièrement vrai en ce qui regarde le concepteur-graphiste (appelé graphiste tout court dans la pratique).Même quand il dispose, à froid semble-t-il, de simples caractères typographiques pour s’exprimer, c est sa sensibilité, en définitive, qui lui fera trouver, une fois les calculs établis, la subtile évaluation des espaces.Bref, le graphiste n’est pas un communicologue mais bien le camarade du peintre, du graveur et du sculpteur.Un jeune sculpteur de talent, M.Armand Picard, termine son baccalauréat spécialisé en sculpture à l'UQAM, pour ensuite entreprendre une maîtrise.M.Picard veut taire carrière dans l’enseignement.Durant l'année d'études écoulée, il a complété 18 oeuvres.Celle que l’on voit ici, intitulée "Fleur de métal" est haute de sept pieds.Faite d’acier poli et de bronze, elle a exigé de l'artiste quelque 450 heures de travail.La "maison québécoise de colombage pierrotée" a eu la vedette lors d’une des récentes expositions de la Collection d'art de l’UQAM.Les dix expositions de la Collection pour la saison 73-74 ont attiré quelque sept mille visiteurs à la Galerie du pavillon Arts II.par RENÉ CHICOINE, professeur de dessin et de rendus graphiques > UQAM liü Cette sculpture “mouvement" est l'une des deux pièces de l’exposition "Art et technologie" que la Collection d’art de l’UQAM a présenté récemment.Sous le thème Pulsation SM 1 (S pour son, M pour mouvement), les deux étudiants, créateurs de ces sculptures, Jean-Claude Keromnes et Bruno Blache, ont voulu "apprivoiser" la technologie moderne en l’intégrant dans une oeuvre qui lui doit beaucoup au niveau même de sa conception.L'oeuvre est réputée "avoir du coeur"par les réactions qu’elle exprime et qui varient d’un visiteur à l'autre.La première sculpture, grosse sphère de huit pieds de diamètre, capte les déplacements du visiteur et transmet en sons ses impressions sur lui.La deuxième sculpture, celle que l’on voit ici, de forme sinusoïdale, répond par des oscillations.Au cours de l’année académique, la Collection d'art de l’UQAM présente plusieurs expositions toujours ouvertes au public.De la scénographie ____________ ^ LUC MONETTE, LUC MONETTE, animateur de la Collection d’art, UQAM aux plastiques Ml La Collection d’art de l’UQAM organise régulièrement durant l'année académique des expositions d'art ouvertes au public.Récemment, M.Robert Prévost (au centre), scénographe et décorateur bien connu pour ses travaux au théâtre, à l’opéra et è la télévision, présentait pour la première fois une exposition de scénographie.A gauche, M.Luc Monette, animateur de la Collection d'art, et a droite, M.Umberto Bruni, directeur de la Collection d'art de l'UQAM.La “Collection d’art” de l’Université du Québec à Montréal a vu le jour au tout début de la fondation de cette maison d’enseignement.En 1969, M.Léon Frankston, vice-doyen de la famille des arts, confiait à M.Umberto Bruni le soin de mettre sur pied une collection ayant comme embryon l’héritage de l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Ce legs comprenait une grande variété de pièces, mais les gravures d’anciens étudiants constituaient sa première richesse.A cela s’ajoutaient quelques sculptures esquimaudes, des meubles québécois et des pièces artisanales.Quelques dons enrichissaient ces biens et une série de prêts d’artistes de réputation décoraient les murs des arts.Organisation Le conseil d’administration plaça ensuite la collection d'art sous la responsabilité du vice-rectorat aux communications.Un comité de travail ébaucha divers projets.On organisa des locaux et on prépara un calendrier d’expositions.Une salle d’exposition de modeste dimension facilita le lancement d’activités culturelles.Le travail soutenu du directeur, d’un animateur, d’une secrétaire et le bénévolat d’appariteurs et d’étudiants, permit de réaliser les activités prévues au premier calendrier: deux expo-profs, une exposition d’évolution graphique, une d’archéologie préhistorique, une de dessins de René Chicoine, une de gravures d’étudiants et d’oeuvres du personnel non-enseignant.L’exposition des professeurs de la famille des Arts inaugurait, sous la présidence du recteur, la première manifestation publique.Cette exposition présentait deux volets de l’art: la peinture figurative et la sculpture abstraite, visualisant ainsi les comparaisons et les dualités entre les oeuvres et entre lesdisciplines sans donner priorité à l’une plus qu’à l’autre.De telles expositions contribuent à catalyser le milieu de la famille des Arts, malgré l’absentéisme de plusieurs membres du corps professoral.L’année 1973 L’année 1973 s’ouvrait par une exposition sur l’évolution graphique qui illustrait le développement de la sensibilité plastique chez l’enfant.On présentait les oeuvres enfantines non seulement dans leur singularité, mais dans la “globalité” de leur évolution.Le support didactique composé de textes simples accompagnait ce cheminement.L’exposition d’archéologie préhistorique ouvrit la voie aux expositions didactiques.Le sujet s’y prêtait admirablement bien et un matériel imposant et de grande valeur fit une belle réussite de cet événement autour des thèmes: l’homme et la vie, l’homme et l’outil, l’homme et l’art, l’archéologie et l’analyse polémique.La participation de l’UQTR, du département des sciences de la terre, du laboratoire d'archéologie et de l’UQAC donna une “dimension” réseau à la manifestation.Pour la première fois aussi, nous distribuions dans les écoles secondaires de l’Ile de Montréal, des dépliants, affiches et invitations.Il y eut ensuite une exposition solo des dessins de M.René Chicoine, professeur à l’UQAM en dessin et rendus graphiques, Des expositions solo de ce genre donnent un visage plus éclairé de la création, mais il demeure difficile de satisfaire toutes les démarches d’expositions individuelles.Grâce à la collaboration des professeurs et étudiants de gravure sur bois et linoléum, une exposition de gravure a illustre les éléments didactiques du difficile et minutieux travail du graveur.Pour terminer la saison, une exposition, ouverte au personnel non-enseignant, s’est faite avec la participation des techniciens et appariteurs de la famille des Arts.Orientation Le comité de travail de la Collection d'art a créé un sous-comité chargé de rédiger un document sur l’orientation de la collection.Voici les grandes lignes de ce rapport: mettre sur pied un programme à incidences sociales, favoriser une unité or- ganique avec les autres disciplines, implanter le service dans le phénomène québécois et développer des expositions didactiques.Ces objectifs autour d’une vocation nouvelle supposent une implantation véritable dans le milieu urbain, surtout en fonction de la situation privilégiée de la Collection d’art sur le futur campus.Au cours de l’année académique 1973-74, les étudiants “d’administration de l’art” ont monté, avec l’aide du service, une exposition des artistes néo-canadiens, réalisant ainsi un des objectifs, à savoir: des expositions à incidences sociales.Une autre présentation de gravures et sculptures, par les étudiants, terminait leur saison d expositions itinérantes dans la salle de la Collection.Une exposition de photos à laquelle les membres du personne de l’UQAM pouvaient participer n’eut pas tout le succès attendu.On invita aussi des professeurs en groupes limités à présenter chacun leur pièce.Ce genre d’exposition a paru avantageux pour tous.’ U,3 Maison Rurale Traditionnelle”, exposition réalisée par la Collection d art, en collaboration avec M.Michel Lessard, a présenté en primeur, au public de Montréal, la maison de colombages pierrqtés.Une intéressante maquette expliquait le système du bâtiment au XVIIIe siècle.La participation de collectionneurs et du Musée du Québec mérite d’etre soulignée de meme que l’intérêt qu’y montrèrent la presse et le public en general.Une deuxième exposition des professeurs eut lieu en 73-74.On y constata une participation plus marquée de la part des artistes et profs de rUQAM.La scénographie La scénographie, art peu connu en général, a été mise à l’honneur dans notre salle.Grâce à M.Robert Prévost scénographe réputé et la participation du T.N.M.des Grands Ballets Canadiens et de la N.C.T.l’exposition s'est présentée, non comme une veritable retrospective, mais comme l’illustration du travail créateur du scénographe.Par des décors provenant des mêmes pieces theatrales, mais créées dans des lieux et temps différents, on a pu comparer le jeu de l’imagination chez l’artiste.La premiere exposition des plastiques a mis en lumière ce matériau du XXe siècle, qui fait partie intégrante de notre environnement.L exposition a aussi fait ressortir son usage dans le domaine des arts avec le jeu d’oeuvres en polyester ou acryli- La réalisation de cette exposition est due au professeur du cours, M.Clément Picard, ses anciens et étudiants actuels.Trois jeunes artistes, anciens étudiants travaillant comme artistes professionnels, Lucio De Heusch, Jean-Serge Champagne et Marie Faucher, ont présenté leurs oeuvres.,Mrt et techno.l°gie”, soit le projet exposition “Pulsation S.M.l qui a termine le cycle des expositions printanières de joue avec des matériaux plus souvent utilisés par les ingénieurs que par les artistes: l’électronique, le son, le môuve-ment.L agencement des oeuvres provoque dans un environnement palpable, des perceptions de l’espace par le mouvement.Deux etudiants de ta famille des arts, Jean-Claude Keromnes et Bruno Blache ont conçu les deux scuptures de cette exposition qui a soulevé, elle aussi beaucoup d’intérêt.La Galerie d art de l’UQAM accueille une centaine de visiteurs par jour.des plus diversifiés: moulins à vent du Québec, cinéma d’animation, art et ordinateur.On présentera aussi, comme par le passé, les oeuvres des professeurs et étudiants de la famille des Arts de 1 UQAM.Les activités du service de la Collection d'art de 1 UQAM sont publiques et l'entrée de la Galerie est gratuite.L’horaire habituel des expositions est de midi à 20 heures.La Galerie est situee au 3450 de la rue Saint-Urbain, près de la rue Sherbrooke, a la sortie du métro de la Place des Arts. lettres UQAM Université du Québec è Montréal La “modernité” àau module d’études littéraires Par JEAN LEDUC, directeur du module d’Études littéraires ,UQAM Un module, comme on le sait sans doute, c'est d’abord et avant tout un programme autour duquel se regroupent, pour l’administrer, des professeurs, des étudiants et des représentants du monde extérieur.Qu'est-ce qui caractérise le programme du module d’études littéraires?Un pôle d’attraction.la “modernité”.Simple banalité en 1974.pourrait-on penser.Mais il suffit de jeter un coup d’oeil sur les programmes d’études littéraires des universités européennes et américaines pour se rendre compte de la modernité de notre parti pris.Sans l’avouer, la plupart de ces programmes ont comme axe de développement l’histoire de la littérature malgré toutes les attaques dont celle-ci est l’objet depuis vingt-cinq ans.Les universités sont habituellement des institutions aux mutations fort lentes.Mais qu’est-ce donc que cette notion de modernité qu’on trouve à la base du programme du module d’études littéraires?C’est d’abord un ensemble d’idées fondamentales qui ont marqué la pensée du XXème siècle et.par ricochet, le phénomène littéraire: la mort de l’Absolu (Nietzsche), la naissance d’un projet politique qui dénonce l’infrastructure économique du monde capitaliste (Marx), l’exploration du primat du désir, l’aveu net des pulsions (Freud).La réalité culturelle C’est aussi, dans le domaine culturel, un glissement d’un intérêt depuis toujours centré sur les productions culturelles vers un intérêt marqué pour les points de vue.les méthodologies, lés divers horizons qui permettent d’étudier, d’analyser, d’envisager les productions culturelles.Voilà pourquoi le programme du module d’Etudes littéraires comporte trois cours obligatoires consacrés aux points de vue que privilégie actuellement la critique face aux productions, trois cours d’introduction aux approches socio-historique, linguistique et psychanalytique du phénomène littéraire.C’est aussi pour cette raison que ce programme comporte egalement tout un secteur “théorie de la littérature” qui, riche d’une quinzaine de cours, dresse un inventaire des principales recherches en ce domaine (cours sur la sémiologie, la sémiotique, l’analyse structurale, etc.).Le programme comporte enfin un secteur “poétique comparée” qui explore la fine pointe de ces recherches théoriques: on trouve donc dans le programme des cours aux titres quelque peu barbares, “littérarité et cinématographicité”, '“littérarité et musicité”, “cinématographicité et musicité.” C’est enfin une prédilection, parmi les productions culturelles étudiées, pour certains champs qui semblent “coller” davantage à notre “réalité”: le programme salue fastueusement l’entrée de la paralittéra-ture dans la cathédrale littéraire (cours sur la bande dessinée.le roman policier, le feuilleton, le fantastique, etc.).Le programme accorde une place aux productions toutes récentes que les universités traditionnelles ignorent au nom d’une distance jugée insuffisante (notre programme comporte, par exemple, un cours sur les jeunes romanciers québécois, Lévy Beaulieu, Turgeon, Poupart, etc.).Disciplines complémentaires Mais la modernité se nierait elle-même si elle constituait une sorte de concept impérialiste à l’intérieur du programme.La modernité permet donc à l’étudiant de choisir onze cours sur trente dans diverses disciplines complémentaires (linguistique, histoire, sociologie, psychologie, psychopédagogie) sans compter les trois cours libres que comporte tout programme de l’UQAM et que l’étudiant peut choisir en stricte liberté dans l’ensemble de la banque de cours de l’université.C’est cette, même modernité qui préside à l’administration du programme.Un conseil de module formé paritairement d’étudiants et de professeurs voit à la bonne marche et à la réorientation continue du programme.Deux types d’étudiants se retrouvent au conseil: des représentants de la génération qui sort des Cégeps comme de la population «dite adulte, population très importante à l’ÜQAM.Deux types de professeurs s’y retrouvent également: des professeurs d’etudes littéraires comme des professeurs d’autres disciplines (linguistique et arts pour l’année 1973-74) afin de respecter le caractère interdisciplinaire du programme.On y trouve enfin deux représentants de l’extérieur, categorie particulièrement importante puisqu’elle évite au module un fonctionnement en vase clos: Laurent Vacher, professeur de philosophie au Cegep d’Ahunt- sic qui prépare une thèse de doctorat en théorie de la littérature et signe une chronique des beaux-arts dans Hobo-Québec, et Claude Beausoleil, professeur de littérature au Cégep Edouard-Montpetit qui a signé des articles dans les principales revues culturelles ou Québec actuel (La Barre du Jour, Brèches, Cul Q, Hobo-Québec) et a déjà publié deux recueils de poèmes aux Editions du Jour.* Participation La modernité exige enfin une participation du module à la vie culturelle du Québec.C’est pourquoi il a organisé, en*octo-bre dernier, le colloque Ecriture-Lecture qui, pour la première fois croyons-nous, cherchait à faire le point sur diverses conceptions des rapports écriture-lecture dans le Québec contemporain.L’événement s’est révélé plus explosif que son titre abstrait ne l’aurait laissé présager.L’écrivain s’y est vu contesté, sommé d’expliquer chacun de ses ter- mes, quasi empêché de parler.Serait-ce que la modernité aurait balaye la parole autrefois sacrée de l’écrivain?Atelier de poésie L’atelier de poésie du module a également présenté deux spectacles qui ont suscité des réactions assez vives.L’extension du terme “poésie” se heurte à des résistances compréhensibles.Le module s’est enfin assuré de moyens parallèles pour établir des liens étroits avec l’extérieur (revue, maison d’édition).Là aussi les réactions sont vives devant certaines images qui ne concordent pas toujours avec celle de forteresse de la tradition que le public a trop souvent vue (et peut-être voulu voir) dans l’université.Le module dEtudes Littéraires croit.à la modernité, à la participation et aux échanges avec le monde extérieur.Il espère pouvoir continuer à y croire.-FAMILLE DES LETTRES- Des étudiants de première année en information culturelle réalisent une émission de télévision en circuit fermé.Un des cours comprend quatre stages d’un mois chacun en radio, vidéo, télévision et cinéma.Le module d'information culturelle ne vise pas surtout à former des techniciens, mais des concepteurs en information et communication, dont notre société a grand besoin.(Photo Manon Lépine, module d’information culturelle) MODULE D'ANIMATION CULTURELLE Baccalauréat spécialisé en animation culturelle MODULE D’EDUCATION CULTURELLE Baccalauréat spécialisé en éducation culturelle Baccalauréat spécialisé en éducation culturelle (études étrangères) Baccala uréat spécialisé en éducation culturelle (études littéraires) Baccalauréat spécialisé en éducation culturelle (linguistique) MODULE D’ETUDES LITTERAIRES Baccalauréat spécialisé en lettres (études françaises) MODULE DE LINGUISTIQUE Baccalauréat spécialisé en linguistique MODULE D’INFORMATION CULTURELLE Baccalauréat spécialisé en information culturelle.MODULE DE RECHERCHE CULTURELLE Baccalauréat spécialisé en recherche culturelle Baccalauréat spécialisé en recherche culturelle (études littéraires) Baccalauréat spécialisé en recherche culturelle (esthétique) Baccalauréat spécialisé en recherche culturelle (linguistique) MODULE D’ETUDES THEATRALES Baccalauréat spécialisé en art dramatique Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (art dramatique) CERTIFICAT EN LINGUISTIQUE %: Le module d’information culturelle veut former des communicateurs ¦Mü par SERGE PROULX, directeur du module d’information culturelle ,UQAM Les étudiants de première et deuxième année du module dEtudes théâtrales, qui devient le module d’Art dramatique, présentaient à l'automne 73, une comédie écrite par un étudiant gradué du module M.Louis-Dominique Lavigne.Cette comédie est intitulée: "As-tu peur des voleurs?" Il s’agit d’une fantaisie mettant en scène trois couples aux prises avec les problèmes de la vie conjugale.Cette année, le module a présenté dix-huit spectacles gratuits au public montréalais, dont trois créations dbuteurs québécois.M.Jean-Guy Sabourin, directeur du module, fait partdes intentions du groupe d’augmenter le nombre de pièces lan prochain et d’exploiter davantage la formule du "théâtre-de-midi".Comme le module déménagera cet automne à l'angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine, sur l'emplacement du nouveau campus, on prévoit que les spectacles attireront un public plus nombreux.L'entrée est libre pour les représentations données par le module.Les mass média — en particulier la télévision — ont joué un rôle primordial dans l’importante transformation culturelle qu’a connu le Québec au début des années soixante.C’est par exemple dans le cadre des émissions d’affaires publiques de Radio-Canada de l’epoque, qu’ont été véhiculées notamment certaines idéologies de participation populaire au développement social du Québec.Ainsi la télévision du temps offrait souvent aux téléspectateurs un éventail de points de vue hétérogènes et divergents à propos de l’actualité québécoise, ce qui a favorisé l’adoption d’une vision du monde beaucoup plus largement pluraliste, qui a progressivement remplacé la vision sociale unitaire dominante jusqu’aux années cinquante.Depuis, les mass média ont évolué.Ils se sont multipliés; des monopoles de propriété sont apparus: la rentabilité commerciale de ces entreprises de diffusion industrielle de la culture, est devenue prioritaire.Les efforts, au niveau de la réglementation des ondes, d’organismes comme le conseil de la radio-télévision canadienne ou la régie québécoise des services publics, sont demeurés jusqu’ici trop discrets.Nous vivons dorénavant dans une société où la quantité d’informations diffusées s’accroît à un rythme géométrique alors qu’au même moment il faut déplorer une “crise de la communication sociale”: le drame des sociétés industrielles avancées, bureaucratiques, dépersonnalisées.est de dissoudre les capacités d’expression des personnes dans un système d’actes de consommation standardisés qui masque le besoin fondamental pour les personnes de se comprendre entre elle.Les nouveaux besoins Et les mass média traditionnels ne sont plus aujourd'hui d’aucun ressort pour résoudre la crise actuelle dq la communication.Certaines innovations technologiques récentes apportées par l’industrie des communications (magnétoscopie, redécouverte des techniques de diffusion à faible puissance, etc.) et les nouveaux besoins dans le domaine de la communication sociale (diffusion à des publics restreints, animation populaire, pédagogie renouvelée, etc.) appellent un nouveau type de généralistes en communication, qui auront pour tâche de combler le hiatus existant présentement entre une “quincaillerie communicationelle” en constante évolution technologique et ces besoins sociaux de communication de plus en plus importants.Les mass média traditionnels devenus trop souvent autoritaires et ne produisant plus qu’une communication unidirectionnelle allant d'un “micro-milieu" vers une “masse" vis-à-vis de laquelle tous se découvrent solitaires, le temps est venu d’inventer des alternatives à la communication de masse, c’est-à-dire qu’il s’agit de mettre en place des systèmes de communications dans lesquels le feed-back (la rétroaction des récepteurs) en devient l’épine dorsale.Objectifs du programme C’est précisément l’objectif du programme du module d’information culturelle: former des communicateurs (ou agents de conception en communication) capables d’analyser et de modifier des systèmes actuels de communications, ou mieux, de concevoir de nouveaux systèmes de communications étant donné l’étude d’un milieu organisationnel ou communautaire, dans lequel s’expriment des besoins d’echange d’informations.La fonction sociale des “Lettres” est toujours remise en question à i’UQAM Il y a quelques années, la famille des Lettres de l’UQAM faisait éclater la notion traditionnelle des “Lettres” pour investir un champ beaucoup plus vaste, sans négliger le domaine littéraire proprement dit, et mettre en place des structures qui allaient permettre l'étude des communications et de la culture dans leurs manifestations les plus diverses et les plus actuelles.Cette remise en question est issue d’une réflexion sur la fonction sociale des “Lettres”, leur insertion dans le milieu et le besoin de dépasser les apprentissages purement théoriques qui faisaient trop souvent fi de la réalité culturelle contemporaine et son actualisation québécoise.Il s’est alors opéré un nouveau découpage du champ d’étude de la culture qui couvre assez bien l’ensemble du phénomène culturel et les diverses professions qu’un diplômé de “Lettres” peut exercer.La famille des Lettres comporte présentement sept modules distincts, soit les modules de Linguistique, d’Etudes littéraires, d’Etudes théâtrales, d’information culturelle (communications), d’Animation culturelle,, de Recherche culturelle et enfin .d’Education culturelle.Linguistique Le module de Linguistique assure une formation de base en linguistique, semblable à celle que l’on retrouve dans toute université.Cependant, parallèlement à cette formation de base, le module de Linguistique tente de mettre l’accent sur la situation particulière du français en Amérique et sur les diverses conséquences qui en découlent.Ainsi, le module s’attache à la didactique du français et de l’anglais en tant que langues secondes; de même, on cherche à illustrer le plus possible, par des exemples tirés de la langue québécoise, la théorie de la grammaire générative et transforma-tionnelle; on s’intéresse également à la description de la langue française parlée au Québec.Ce module regroupe deux cents étudiants au niveau du baccalauréat spécialisé.Quant à la maîtrise, qui compte soixante étudiants, elle reprend les trois concentrations principales des études de linguistique à l’UQAM : la linguistique théorique, la sociolinguistique et la psycholinguistique.Notons enfin que plusieurs projets de recherche sont subventionnés par le ministère de, l’Education ou le Conseil des Arts, comme l’étude de la syntaxe du français du Québec, les problèmes linguistiques des immigrants, la phonologie du français de Montréal, etc.L’UQAM offre aussi un programme de certificat (dix cours) en linguistique générale à l’intention de toute personne qui désire se donner une formation de base en linguistique.Etudes théâtrales Le module d’Etudes théâtrales se distingue des écoles de théâtre et du conservatoire en ce qu’il articule les connaissances théoriques sur le théâtre aux acquisitions techniques et pratiques.Le programme recourt à l’analyse du texte dramatique afin d’en arriver à une meilleure mise en scène ou à une création dramatique de plus grande qualité.Ce module, en plus de la formation personnelle de ses étudiants.vise deux grands objectifs dont l’un consiste à promou- voir l’expression dramatique comme instrument de formation privilégiée dès l’école secondaire; c’est pourquoi on y dispense des cours de pédagogie qui rendront les diplômés aptes à répondre aux besoins des programmes tels que conçus par le ministère de l’Education.Le second objectif tend à utiliser l’expression dramatique comme outil d’animation dans les centres culturels et les centres de loisirs où de tels besoins se manifestent.Cette année, le module d’Etu-des théâtrales, qui regroupe environ cent cinquante étudiants, a pu mettre en scène sept productions majeures, ouvertes au public, et seize mini-spectacles plutôt conçus comme exercices de formation.Animation et recherche culturelle Avec les modules d’Animation et de recherche culturelle, nous touchons à un autre aspect de la culture, celui-là beaucoup moins connu que les précédents.La culture prend ici un sens élargi qui va des oeuvres individuelles ou collectives jusqu’aux productions quasi anonymes de l’industrie culturelle moderne et impliquant l’étude des valeurs quotidiennes susceptibles de reprimer ou développer la créativité et la qualité de vie des individus.Ainsi, aux modules d’animation et de recherche culturelle, on situe la culture relativement à l’ensemble de la structure sociale, ce qui a pour conséquence de ne plus permettre l’étude des manifestations culturelles en tant que phénomènes séparés ou autonomes.On y conçoit la culture comme reflet de la vie sociale et aussi comme instrument de formation.Ces connaissances théoriques sont ensuite investies dans des projets pratiques d’animation ou de recherche, soit dans les milieux ou les organismes populaires, soit en relation avec /industrie culturelle.Le besoin d’encadrement culturel se fait de plus en plus sentir au sein de la population : dans le cadre de son programme de développement culturel, le ministère des Affaires culturelles subventionnait récemment une dizaine d’organismes comme le “Centre culturel de la Petite Bourgogne” ou le “Carrefour d’éducation populaire de Pointe-St-Charles”, afin de leur permettre d’encadrer quelques-unes de leurs activités Les programmes d’Animation et de recherche culturelle sont fondamentalement axés sur une étude scientifique des manifestations culturelles, sur un “questionnement” de leur signification sociale.Ils articulent à une théorie critique de la culture une série de stages ou interventions pratiques sur le terrain.Enfin pour répondre à une demande du ministère des Affaires culturelles, le module d’Animation culturelle a soumis' à la commission des études un projet de “certificat en animation et développement culturels” qui a pour objectif d’offrir des stages de formation aux travailleurs culturels déjà à l’oeuvre dans les diverses régions du Québec, qu’ils soient employés du ministère ou enseignants.Education culturelle Ce module s’adresse aux professeurs en exercice du niveau secondaire.L’objectif du progrâmme vise à pérmettre à renseignant de situer la matière particulière de son enseigne- ment.le français, dans un tout plus vaste, soit le système culturel de la société contemporaine ce qui redonnera à son objet d’enseignement ses réelles dimensions, tout son dynamisme et toutes ses possibilités d’éducatives.Le module considère le “français” comme une réalité synthétique, complète et vivante.à la fois linguistique, littéraire, culturelle et sociale, et il veut en Conséquence sensibiliser les enseignants à toutes ces dimensions et non à une seule.Il offre donc une souplesse de structure et une combinaison d’options qui répondent à un tel objectif.Le programme relie cette théorie du “français” comme moyen de formation et d’éveil de la créativité à des enseignements pratiques, soit dans le cadre d’ateliers techniques, soit par le biais de l’enseignement programmé ou enfin par des stages de recherche et des enquêtes dans le milieu scolaire.Le module offre aussi, dans le même esprit, le programme de recyclage pour les professeurs de français ou d’anglais comme langues secondes.C’est ainsi que, à l’action traditionnelle et nécessaire de l’université dans le domaine des “Lettres” s'ajoutent à l’UQAM des dimensions nouvelles qui mettent au premier plan la fonction sociale des études.Au cours des prochaines années, il appartiendra à la famille des Lettres de permettre à ses deux grandes orientations de se développer d’une manière qualitative et complémentaire.On peut lire dans cette page deux articles consacrés aux deux modules les plus importants du point de vue du nombre des étudiants: le module des Etudes littéraires et celui de l’Information culturelle.Une fonction sociale Du point de vue de leur fonction sociale, on pourrait définir les communicateurs comme des agents de changement socioculturel et/ou socio-politique, qui privilégient les techniques de communication comme moyen d’intervention sociale.La pratique du communicateur, indépendamment des secteurs où il s’insère, consiste donc à modifier et/ou construire des sytèmes de communication spécifiques en tenant compte des facteurs suivants: a) étude globale du milieu social concerné (cueillette et analyse de données); b) évaluation des besoins d’échanges d’informations dans ce milieu et focalisation vers un public-cible privilégié; c) analyse de l’efficacité relative des systèmes de communications existants dans le milieu en fonction des caractéristiques du public-cible; d) élaboration du projet d’intervention: conception d’un système de communication plus adéquat qui tient compte a la fois des contraintes et des possibilités réelles du milieu, et qui implique l’utilisation pondérée de divers outils communicationnels et de diffusion les plus appropriés à la situation; e) la conception s’élabore parallèlement à un travail d’animation et d’implantation dans le milieu; f) phase pilote de réalisation de messages: expérimentation, tests, ajustement à la réception; g) réalisation, production et diffusion effectives de messages; h) étude de l’impact de l'intervention: analyse de données concernant les réactions des récepteurs (“feed back”), évaluation globale du système de communication mis en place.Le marché du travail Les communicateurs formés par ce programme correspondent à un nouveau type de compétences réclamées par le marché québécois des communications.Il ne s’agit pas de techniciens.spécialisés occupant des postes spécifiques dans des systèmes de communication faisant appel au “hardware lourd”.Il s’agit plutôt de concepteurs-généralistes capables de manipuler du “hardware léger" de manière polyvalente.Les principaux secteurs du marché ouverts aux agents de conception en communication sont les suivants: les entreprises de câblodistribution (pour production locale en télévision), certaines entreprises publiques et privées (postes d’agents d’information).les sections audiovisuelles en éducation scolaire, les entreprises de production audio-visuelle, les organisations s’occupant d’éducation populaire, d’animation et d’intervention sociales et politiques, les média communautaires, etc.Quatre axes du programme A partir d’une décomposition des divers aspects de la pratique du communicateur, le module a retenu quatre axes essentiels à la formation: 1.L’apprentissage des techniques de communication.Il s’agit de Taxe dominant du programme.Dans la perspective d’une formation polyvalente multi-média, le communicateur devra se familiariser avec les techniques de base: son, photo, graphisme, écriture journalisti- que, diaporama.Il devra connaître également les contraintes d’utilisation de techniques complexes: vidéographie portative, radio, techniques journalistiti-ques, télévision de studio et cinéma.On demandera à l’étudiant d'approfondir sa pratique d’utilisation dans deux techniques complexes parmi celles offertes pour l’année 74-75.Ateliers techniques Trois dimensions importantes devraient animer chacun des ateliers techniques: a) la formation à l’observation pertinente des messages produits par chaque technique spécifique; b) l’apprentissage à la manipulation pratique des outils communicationnels (“hardware") associés à chaque technique; c) la production de messages en fonction d’objectifs de communication spécifiques.2.Réflexions — critiques sur les phénomènes de communication et de diffusion de l’information.Cet axe se veut un lieu de réflexions analytiques et/ou critiques à propos du processus de communication et des divers modèles sociaux de diffusion de l’information.A cela, s’ajoute l’acquisition d’un minimum de méthodes de recherches en communications.Ces ateliers théoriques concernent donc: a) l’étude du processus fondamental de la communication: encodage et décodage; attention, selection et perception; règles régissant l’interaction humaine; niveaux de communication; modes verbal et non-verbal de la communication, etc.b) l’analyse-critique des modèles de diffusion de l’information au Québec: histoire et droit des communications au Québec et au Canada: examen des contraintes économiques, politi ques, culturelles, idéologiques, technologiques régissant les modèles actuels de diffusion de l'information, exploration de nouveaux modèles de diffusion, etc.c) l’acquisition de méthodes de recherche en communication: techniques de base de cueillette de l’information; méthodologie de l’intervention dans et/ou par les systèmes de communications, etc.3 Sensibilisation générale au milieu.Il s'agit ici de se donner les moyens de relativiser la micro-efficacité d’un système de communication dans le cadre plus large de l’ensemble de la structure sociale dans laquelle ce système particulier se situe.L’étudiant choisit ses “cours d’appoint” dans un répertoire de cours sélectionnés en fonction des objectifs du programme du module et des milieux dans lesquels il pourra s'insérer éventuellement.4 Réalisation de projets d’intervention en communication dans le milieu (stages/productions/expérimentation).Ce dernier axe peut se définir comme le lieu d’une mise en pratique et d’une synthèse des éléments de formation acquis dans les trois axes précédents.Ces activités de synthèse sont donc réservées à la troisième année.Deux types de milieux ont été retenus pour la réalisation de ces projets: a) milieux des organisations: entreprises publiques et privées, institutions d’enseignement.etc.b) milieux communautaires: média populaires et alternatifs, réseaux populaires de communication, télévision locale, etc.4 4981 Université du Québec à Montréal sciences humaines UQAtfi Un bilan positif i—p*" CLAUDE CORBO, vice-doyen de la famille des Sciences humaines >UQAM Deux mille étudiants en sciences humaines Au Québec, comme ailleurs, les sciences humaines ont souvent eu mauvaise presse.Feu le premier ministre Duplessis n'aimait pas beaucoup que des universitaires projettent un éclairage par trop cru sur certaines tristes réalités de la belle province; plus près de nous, Gérard Fi-lion déplore périodiquement — disant tout haut ce que bien des gens pensent tout bas — que trop de sociologues, et pas assez d'administrateurs, sortent des universités québécoises — en oubliant, commodément.que les deux qualités ne sont pas incompatibles, en principe.Et comme les contestataires se recrutent plutôt chez les étudiants en sciences sociales que chez les futurs dentistes ou agronomes, il se trouve toujours quel-qu éditorialiste un peu pressé pour pointer un doigt accusateur vers les lieux où se pratiquent et s’enseignent les sciences de l'homme.Par surcroît, l'université québécoise a tardé à accorder aux sciences de l’homme et de la société ua statut approprié.Les diverses facultés des sciences sociales ont pris corps et se font développées significativement depuis à peine une trentaine d'années.Pourtant, il y a une tradition québécoise des sciences de l'homme, tradition modeste mais vivace et qu’une meilleure connaissance de notre passé a arraché à l'oubli: sans parler des historiens, il suffit d'évoquer les noms d’Etienne Parent, Edmond de Nevers, Léon Gérin, Edouard Montpetit, le père Lévesque, autant d'esprits curieux et inquiets qui ont questionné notre réalité sociale pour en comprendre les ressorts et pour lui proposer des avenirs plus riches et mieux structurés.Mais, en les chaires universitaires et les cabinets des ministres, le fossé fut toujours large et le dialogue difficile.Les universitaires — sociologues, économistes, politicologues, historiens — n’ont certes pas un mandat de gouvernement; mais les gouvenants n’ont pas davantage à méconnaître totalement leurs travaux.Le défi de l’UQAM Compte tenu de la jeunesse relative des sciences humaines, compte tenu aussi de leur tâche critique et interrogative à l’égard de la réalité sociale, compte tenu, enfin, que ces sciences ne témoignent pas d’une efficacité ou d’une utilité aussi visibles ni aussi mesurables que les sciences naturelles ou les sciences appliquées, on comprend qu’il se trouve toujours des gens pour mettre en cause les sciences humaines et les sciences sociales.On comprend aussi quel défi attendait l’Université du Québec à Montréal quand, en 1969, elle se proposa, non seulement d’occuper un champ qui paraissait déjà être bien occupé, mais aussi d’oeuvrer dans le domaine des sciences humaines.Quatone programmes et plus.Cinq ans plus tard, le défi a reçu réponse: réponse partielle, mais réponse appropriée et prometteuse.Les sciences humaines, à l’UQAM, ce sont quatroze — 14 — programmes de premier cycle, menant à un baccalauréat spécialisé.Ce sont aussi sept programmes de second cycle menant à une maîtrise — y compris le programme de maîtrise en administration publique, offert en collaboration avec 1 ENAP (Ecole nationale d'administration publique).Ce sont encore près de cent cinquante professeurs et chercheurs appartenant à sept départements.Ce sont, enfin, deux mille étudiants engagés, à temps plein et à temps partiel, dans l’un ou l’autre de ces pro- % m grammes de premier ou de second cycle (et.dans un proche avenir, de doctorat).Au premier cycle Au premier cycle, les programmes de sciences humaines se partagent en trois groupes.Outre les programmes à caractère disciplinaire (vg.géographie, psychologie.philosophie, science politique ou sociologie), la famille des Sciences humaines offre des programmes préparant à l'enseignement secondaire: en histoire, en géographie, en sciences religieuses.Ces programmes d'enseignement secondaire rattachés aux sciences humaines jouent un rôle fort important : non seulement préparent-ils à de nombreux maîtres en exercice de se recycler ou de parfaire leur formation dans la discipune qu’ils enseignent.Par ces programmes, rUQAM assume pleinement ses responsabilités en matière d’éducation per per-menente et récurrente et est véritablement, selon l’expression du recteur-fondateur Dorais, l’université de la “deuxième chance”.Les champs d’étude Il y a un troisième groupe de programmes en sciences humaines: les champs d’étude.Il s'agit de programmes qui visent à répondre à des besoins nouveaux de la société et du marché du travail.Selon ses intérêts, un étudiant peut s’inscrire en relations humaines, en études urbaines, en travail social.Ces programmes visent à donner une formation universitaire, non pas à partir d’une seule discipline, mais par l’exploration de problèmes précis ou de champs d’étude et en mettant à profit les apports de plusieurs disciplines.Ce ne sont pas nécessairement des programmes à caractère professionnel, menant directement à une corporation ; ce sont plutôt des programmes qui permettent a l’étudiant de se familiariser avec des types précis de réalités sociales (la réalité urbaine ou le fonctionnement des organisations) en puisant dans les acquis des diverses sciences humaines.Ces programmes — auxquels se joindra, en septembre prochain, un nouveau programme de sciences juridiques — sont en quelque sorte des programmes de sciences humaines appliquées: en effet, tout comme il y a des sciences naturelles (physique, chimie, biologie) et, en parallèle, des sciences appliquées (génie, médecine, agronomie), de même les sciences humaines doivent déboucher sur des applications comparables.Il serait certes prématuré de parler, au sens fort du terme, de sciences humaines appliquées: mais les programmes de relations humaines, de travail social et d’études urbaines visent à former des personnes qui, par la fréquentation de diverses sciences de l’homme, gravitant autour d'un champ d’étude, pourront, au terme de leur formation, élaborer une pratique professionnelle nouvelle et adaptée aux problèmes sociaux nouveaux des organisations, des milieux urbains, etc.Ainsi, cinq ans après l’ouverture de l’UQAM, la famille des Sciences humaines offre une série de programmes de premier cycle qui constituent une alternative valable pour l'étudiant désireux de choisir ce domaine de formation.La réalité québécoise Les programmes de sciences humaines se caractérisent non seulement par leur diversité, mais aussi par l’attention qu'ils portent à la réalité québécoise.Ce- im Un laboratoire de photo-interprétation permet aux étudiants en géographie de procéder à l'étude détaillée des photographies aériennes à l'aide des stéréoscopes que l'on voit ici.Les ateliers sont aussi munis d'appareils de photogrammétrie qui servent à établir des mesures sur les photos.Cest un départ en sciences juridiques En septembre prochain, le module des sciences juridiques accueillera ses premiers étudiants.Environ quatre cents demandes d’admission ont été reçues pour ce nouveau programme.Le comité des admissions désigné par la Commission des Etudes, retiendra moins du quart de ces candidatures.En effet, à sa première année, le programme de sciences juridiques accueillera soixante-quinze étudiants “plein-temps équivalents”, c’est-à-dire 68 étudiants à temps plein et une quinzaine d’étudiants à temps partiel.Le comité des admissions choisira les candidats en vertu, non seulement de critères traditionnels (vg.dossier académique ou expérience professionnelle), mais en fonction de leur motivation et d’un projet à caractère juridique que chaque candidat doit proposer et qui permet de mettre en relation tous les critères d’admissibilité.Il faut souligner que la moitié des candidats admis le seront en vertu de la règle d’âge (23 ans, onzième année et expérience pertinente).L’UQAM est donc la première et la seule université québécoise à accueillir, dans un programme de droit ou de sciences juridiques, des candidats qui n’ont ni le B.A.ni le D.E.C.Il s’agit d’une innovation fort importante qui permet, dans le programme de sciences juridiques comme dans les autres à ceux qui n'ont pu suivre la filière normale d’avoir une ’’seconde chance” d’accéder à l’Université.Ce nouveau programme de sciences juridiques ne vise pas tant à former un plus grand nombre de juristes, qu’à former des juristes d’un type nouveau qui pourront répondre différemment aux problèmes et aux besoins de la majorité des citoyens qui sont peu ou mal desservis actuellement.C’est pourquoi tout le programme tendra à réduire la distance qui existe entre la pratique du droit et la réalité sociale, en s’orientant sur le point de vue des citoyens tel qu’exprimé par les groupes populaires dans une perspective de transformation sociale et non de conservation.Ainsi, le programme visera à fournir à l’étudiant des instruments qui lui permettront non seulement de connaître, mais encore d’exercer une critique permanente du droit positif, de la doctrine et de la jurisprudence en fonction des besoins de la majorité et d’agir en conséquence à toutes les instances où intervient la loi.Pour que cet esprit critique puisse se développer, il faudra confronter l’étudiant aux réalités sociales et le familiariser avec d’autres disciplines pour lui permettre de percevoir les multiples dimensions des problèmes.Le module de sciences juridiques appartient à la famille des sciences humaines, ce qui rendra possible de profitables échanges entre étudiants et professeurs de sciences juridiques et ceux de sciences humaines: ici encore, l’UQAM se montre soucieuse de faire évoluer la formation des futurs juristes.Ainsi, en septembre 1974, une première génération d’un nouveau type de juristes commencera à se former à l’UQAM.la n’est que normal, compte tenu de la vocation que s'est donnée l’UQAM, et mérite d’être illustré.Ainsi, l’étudiant engagé dans le programme d'histoire pourra, tout en suivant des cours d’histoire générale, s’intéresser de près à l'histoire québécoise des XIX et XXe siècles.Les traditionnalistes trouveront peut-être curieux que l’on attache une si grande importance à l’histoire récente du Québec, à l’évolution de la société québécoise depuis 1850 Pourtant.ce passé récent est aéjà un passé: et, faute d'etre connu, il pèsera d’un poids indu sur le devenir de la collectivité.En sciences religieuses, par ailleurs, l’on s’interroge très activement sur la religion québécoise et sur la forme québécoise de la vie religieuse.L’étudiant engagé dans le programme de sciences religieuses pourra s'intéresser à l’évolution historique du phénomène religieux québécois, il pourra analyser la psychologie et la sociologie des faits religieux québécois.tout comme il pourra examiner les manifestations de l'esprit religieux dans l’art ou la littérature du Québec.Ainsi, ce programme de sciences religieuses fait une large place aux formes spécifiquement québécoises du phénomène religieux.Ces exemples illustrent une préoccupation commune aux programmes de sciences humaines: interroger, analyser, démystifier les réalités sociales québécoises.Par cette préoccupation, les programmes de sciences humaines s’enracinent dans le milieu qu’ils sont appelés à desservir.Accessibilité et éducation permanente Desservir le milieu, cela se manifeste également par l’accessibilité des programmes de sciences humaines et par leur attachement à l’idée d’éducation permanente.près seul le fardeau de son éducation permanente: bien rares sont les employeurs qui consentent à un allégement de la tâche de travail pour faciliter les études — et ce.sans réauction de traitement.Si la société québécoise croit vraiment à l’éducation permanente, elle devra trouver des façons de la rendre économiquement et humainement plus réalisable.Enfin, il y a lieu de s’interroger plus longuement sur l’intégration du travail et des études: ce sont, trop souvent, deux sphères d’activité trop isolées l’une de l’autre.Un bilan positif Après cinq ans d’existence, le bilan de l'UQÀM et des sciences humaines est positif.Mais construire une université, construire un ensemble de programmes de sciences humaines aux divers cycles, est un travail de longue haleine.Et déjà se profilent des problèmes qui confrontent les sciences humaines, problèmes qui méritent d'être évoqués.Les programmes de sciences humaines doivent sans cesse rechercher les moyens d'une plus grande pertinence sociale.C’est la collectivité qui fait vivre les universités: son investissement lui rapporte-t-il des fruits suffisants et de suffisantes qualités?Les programmes de sciences humaines doivent sans cesse préciser leur adaptation à l’évolution de la société et du marché du travail: ceci ne signifie pas que ces programmes doivent être inféodés aux corporations ou aux milieux d’affaires, mais ceci signifie que les diplômés en sciences humaines doivent pouvoir inventer des pratiques correspondant aux besoins réels de la société.Malgré certaines enquêtes, nous ne savons que peu de choses sur l’intégration de nos diplômés au marché du travail et leur aptitude, non seulement à s’adapter, mais a innover.Il y a d’autres problèmes: la pédago- - FAMILLE DES SCIENCES HUMAINES —- MODULE DE GEOGRAPHIE Baccalauréat spécialisé en géographie Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (géographie) MODULE D’HISTOIRE Baccalauréat spécialisé en histoire Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (histoire) MODULE DE PHILOSOPHIE , Baccalauréat spécialisé en philosophie MODULE DE PSYCHOLOGIE Baccalauréat spécialisé en psychologie MODULE DE RELATIONS HUMAINES Baccalauréat spécialisé en relations humaines MODULE DE SCIENCES JURIDIQUES Baccalauréat spécialisé en sciences juridiques MODULE DE SCIENCE POLITIQUE Baccalauréat spécialisé en science politique MODULE DE SCIENCES RELIGIEUSES Baccalauréat spécialisé en sciences religieuses Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (sciences religieuses) MODULE DE SOCIOLOGIE Baccalauréat spécialisé en sociologie MODULE DE TRAVAIL SOCIAL Baccalauréat spécialisé en travail social MODULE D’ETUDES URBAINES Baccalauréat spécialisé en études urbaines gie universitaire, en sciences humaines comme en d’autres disciplines, pèche parfois par conservatisme et, surtout, n’utilise guère tous les nouveaux moyens audio-visuels qui pourraient grandement l’améliorer et faciliter l’apprentissage.On pourrait aussi envisager des pratiques plus imaginatives en ce qui a trait à l’édu- cation permanente.Les sciences humaines à l'UQAM: cinq années de travail acharné, un bilan positif, une alternative valable, et une seconde chance pour les adultes.Mais aussi.beaucoup d améliorations et de développement à réaliser, beaucoup de nouveaux problèmes à résoudre.Aux sciences humaines, on cherche à promouvoir l’apprentissage dans le milieu par les activités modulaires 1 Pour la deuxième année de suite, l'UQAM voit un de ses étudiants se mériter la Bourse Rhodes.Ce deuxième boursier est M.Paul Singer, qui a obtenu son baccalauréat spécialisé en sciences politiques à l'UQAM en 71, a terminé sa scolarité de 01-trise en 72 et s'est inscrit depuis en rédaction de thèse.A l’automne de 74, le boursier Singer se rendra à Oxford, en Angleterre, poursuivre ses études, grâce I la bourse qu’il a obtenue.La nécessité de rendre permanente, récurrente et, en quelque sorte viagère, l’éducation dont elles assument la responsabilité s’impose de plus en plus à toutes les universités.Bien que toutes les universités reconnaissent l’importance croissante du principe de l’éducation permanente, aucune ne peut se vanter d’avoir découvert des modalités définitives de réalisation de ce principe.A la famille des Sciences humaines, si l'éducation permanente demeure encore un objectif à réaliser, certaines étapes ont déjà été franchies.En effet, les divers programmes appliquent la règle générale de l’Université du Québec stipulant que toute personne âgée de plus de 23 ans et témoignant d’une expérience professionnelle pertinente est admissible sans D E C.ou B A., si elle a complété des études secondaires.Ainsi, l’on réserve, dans un programme contingenté comme celui de psychologie (où il a six cents demandes d'admission pour cent places), un pourcentage de places égal au pourcentage de demandes d’admission provenant de candidats adultes; ainsi, encore, près de la moitié des étudiants du nouveau programme de sciences juridiques auront sollicité leur admission en vertu de la règle d'âge plutôt qu’en vertu de leur D.E.C.Comme l’ensemble de l’Université du Québec, les programmes de sciences humaines optent pour l’éducation permanente en s'ouvrant largement aux etudiants adultes.Une fois admis, ces adultes s’inscrivent à temps complet ou à temps partiel, ils suivent leurs cours le jour ou le soir, ils suivent les mêmes cours, avec les mêmes professeurs, et dans les mêmes groupes et locaux que les étudiants qui arrivent directement du CEGEP.Cette organisation de l’enseignement est bien différente du traditionnel système de “l’extension de l’enseignement” où les adultes et les étudiants venant des collèges étaient soigneusement séparés.L’intégration des deux clientèles est illustrée par le fait que près de la moitié des enseignements se donnent le soir — entre 17 et 23 heures — ce qui permet à ceux qui travaillent le jour de venir à l’Université.Et ils y viennent: près de la moitié des étudiants inscirts à des programmes de pre-mier cycle en sciences humaines ont plus de vingt-cinq (25) ans.Ainsi, la famille des Sciences humaines a facilité l’éducation permanente par des mesures concrètes.Cependant, il n’y a pas lieu de tomber dans la complaisance et plusieurs problèmes subsistent quant à la réalisation de l’idée d’éducation permanente.D’une part, ayant choisi d’intégrer clientèles adultes et clientèles provenant des collèges, les programmes de sciences humai- part, l’adulte qui s’engage dans un programme universitaire n’a pas la tâche facile: étudiant à temps complet, il lui faudra trois années pour obtenir le diplôme, et à temps partiel.Par ailleurs — mais ce problème dépasse la compétence de l’IIniversité — l’adulte qui vient (ou revient) aux études doit porter à peu La plupart des programmes existants à l’UQAM sont organises autour de deux types d’activités.Un premier type d’activités consiste à proposer à l’étudiant des connaissances précises par rapport à un domaine particulier de la connaissance.L’étudiant est placé devant des interprétations différentes (et quelquefois opposées) d’une même réalité et est obligé d’exercer son regard critique pour en arriver à prendre une position qui lui sera propre.Ce travail s’effectue dans le cadre d’un enseignement dispensé soit magistralement, soit sous forme de séminaires, soit sous forme d’un agencement de l’une et de l’autre formules.Cette façon de procéder est identifiée par le terme “cours” et comporte nécessairement un aspect plutôt traditionnel.Par contre, tout programme comporte un autre type d’activité que nous appelons activités modulaires.Comme leur caractère est plus novateur et leur fonction moins connue, nous exposerons les raisons de leur existence et les modalités de leur réalisation.Insertion dans la réalité Précisons en premier lieu que la nature même des objectifs et de la structure de l’université impose la présence d’un tel type d’activités.L’UQAM souhaite maintenir des liens constants entre le milieu universitaire et le milieu de travail.Se percevant au service de la collectivité québécoise, elle veut que les préoccupations du milieu soient un des éléments motivant le travail critique s’opérant à l’université.Ceci n’implique pas que l’étudiant sera préparé de façon immédiate pour un tel travail, i.e.que les programmes ne sont pas calqués de façon parfaite sur les champs d’investissement qu’offre le milieu de travail.Mais il v a un effort constant pour développer chez l’étudiant des aptitudes polyvalentes, des “habitus” de travail, etc., qui lui permettront d’arriver à une préparation adéquate pour les tâches à remplir.Juridiction Signalons également que les activités modulaires sont sous la responsabilité totale du conseil de module du programme concerné.Or, un conseil de module est composé d’un nombre égal de professeurs et d’étudiants, et de représentants du milieu socio-économique, c’est-à-dire le milieu ou tout milieu, autre que l’université, qui est intéressé par les objectifs d'un programme.Donc, la composition même du conseil de module est de nature à favoriser un type d’activité qui déborde le cadre traditionnel du cours et qui comporte une valeur de formation équivalente.Le rôle principal de ce conseil est de s’assurer de la valeur de son programme et de sa pertinence par rapport aux besoins du milieu.Postulats Ces activités pédagogiques reposent sur un ensemble de postulats qu’il est nécessaire d'énoncer pour en comprendre la présence dans un programme universitaire.En premier lieu, l’UQAM opte définitivement pour l’attribution d’une valeur de formation à des activités universitaires autres que les cours traditionnellement dispensés.Il est tout à fait normal qu’une certaine somme de connaissance soit offerte comme base de formation.Mais ces connaissances, nécessairement théoriques, ne sauraient suffire à développer toutes les aptitudes de l’étudiant.Elles deviennent insuffisantes surtout si on considère que la formation de l'étudiant aujourd’hui consiste davantage à lui apprendre à recueillir l’information nécessaire plutôt qu’à lui donner purement et simplement cette Information.Il est de plus en plus reconnu que la ¦¦¦¦ par GILBERT DIONNE,UQAM confrontation avec le milieu ambiant est une source importante de renseignements pour que le dialogue entre la théorie et la pratique s’instaure et alimente tr.t processus cognitif.L’initiative personnelle En second lieu, l’UQAM croit que l’initiative personnelle est un facteur déterminant de motivation chez l’étudiant.Cette motivation ne peut que permettre l’émergence de la créativité qui est la base de tout processus d’amélioration ou d’évolution.Pour y arriver, il faut que le cadre pédagogique soit assez souple pour permettre l’éclosion de cette créativité et en même temps assez précis pour l’encadrer et lui permettre un rendement maximum.Les activités modulaires tentent effectivement de stimuler l’initiative personnelle et de lui fournir un encadrement suffisant pour sa réalisation.L’UQAM opte également pour le principe qu’un étudiant joue un rôle positif dans la société et ce, dès le moment de ses études, contrairement à l’opinion courante que l’étudiant est un fardeau pour la société.Puisque cette position n’est pas seulement théorique, mais également pratique, il est normal de retrouver à l’intérieur de ses programmes un type d’activités qui permet à l’étudiant de remplir ce rôle et de le faire valoir au niveau de sa formation.Ce qu’on appelait traditionnellement “para-scolaire” se trouve redéfini à l’intérieur d’un tel projet et prend une signification bien différente et de beaucoup plus enrichissante.En effet, l’étudiant ne joue pas à se préparer à assumer des tâches.mais il exerce effectivement un certain nombre de rôles.Il n’y a pas “coupure” entre ce qu’il fait maintenant et ce qu’il fera plus tard.Il est déjà quelqu’un qui a sa place dans la société et son rôle d’étudiant l’oblige à un travail précis de formation et d’expérience.Enfin, nous trouvons le postulat fondamental de l’UQAM, à savoir que le milieu de travail et le milieu universitaire sont appelés à se rapprocher et à travailler de plus en plus en concertation.On ne conçoit plus à l’UQAM que l’université est un milieu qui se suffit à lui-même et qui doit ignorer les préoccupations terre-à-terre du monde socio-économique.Bien au contraire.Le milieu universitaire n’évoluera normalement et efficacement que dans la mesure où il sera de plus en plus présent dans le milieu de travail, et ce dernier ne profitera, comme il se doit, de la recherche et de la formation universitaire que dans la mesure où il sera présent au monde universitaire dans le but d’établir un dialogue et des échanges fructueux.Voilà, brièvement décrits, les postulats de base qui constituent la philosophie amenant l’UQAM à donner une importance de plus en plus grande aux activités modulaires.Différents exemples Comme les programmes sont diversifiés, l’organisation des activités modulaires le sera également.Nous procéderons donc en donnant un certain nombre d’exemples d’activités modulaires à la famille des Sciences humaines.Pour les programmes conduisant à l’enseignement secondaire et menant à l'obtention d’un permis ou d’un brevet d’enseignement.ces activités, que nous appellerons stages, s’effectuent en milieu scolaire après entente entre l’université et l'institution concernée.Ces stages, conformément au Règlement no 4 du ministère de l’Education, ont pour but de préparer l’étudiant aux problèmes de l’enseignement par une expérience du milieu.Pour les programmes comme psychologie, travail social, relations humaines, géographie et études urbaines, les stages peuvent être réalisés à l’intérieur d’organismes reconnus et sont supervisés par le conseil de module concerné et l'organisme intéressé.Il peut arriver également que ces projets soient moins structurés et se fassent dans des cadres moins institutionnels.Prenons l’exemple de travail social qui offre deux options: clinique et sociale.Pour la première option, les stages s’effectuent dans des organismes reconnus comme les hôpitaux de la région métropolitaine (Albert Prévost, Hôpital Notre-Dame.etc.) et les centres de services sociaux (Richelieu, Montréal métropolitain, etc.).Pour l’option sociale, les stages peuvent s’effectuer dans des organismes structurés légalement (comme la mise sur pied de CLSC) ou dans des organismes non-officiels (comme la coopérative St-Michel, le Comité de citoyens du Centre-Sud.etc.).Types de stages Si nous jetons un coup d’oeil du côté de géographie, nous constatons que les mêmes types de stages s’y retrouvent.Ainsi des étudiants ont fait une recherche sur les mouvements coopératifs et la structure industrielle de la région Lanaudière pour le Centre de recherche et développement de Lanaudière.Par contre, des étudiants se sont intéressés à la pollution de l’air à Montréal.Partant d’études déjà existantes, il s’agissait pour eux de faire le point sur cette question et de proposer des instfuments de travail pouvant faire avancer la recherche en ce domaine.Pour les programmes davantage disciplinaires comme histoire, philosophie, science politique, sciences religieuses, sociologie.les activités modulaires laissent un place très large à l’initiative de l’étu-ôiant et aux besoins perçus du milieu.L’étudiant doit proposer une recherche qui rende compte à la fois de l’utilité de cette discipline dans tel champ donné et de la pertinence des notions reçues pour réaliser un tel travail.Nous pourrions citer la participation à 1 organisation de groupes populaires, l’étude de la situation des loisirs au Québec, la préparation d'un sondage sur le feed-back des spectateurs de 5D, l’animation d emission de T.V.la recherche sur 1 emploi des étudiants et leur conception d un programme, la participation à un congres international, le séjour dans un pays à partir d’ententes inter-gouvernementales, etc.On peut facilement percevoir.à l’aide des réalisations ci-haut mentionnées, que le champ d’investigation est très vaste et que les possibilités sont intéressantes de ce côté.Un monde à découvrir Nous pourrions élaborer encore longuement sur les possibilités presque illimitées contenues dans cette formule pédagogique.Mais il nous apparaît suffisant de souligner l’effort fait a l’UQAM pour offrir une formation universitaire comptant principalement sur deux facteurs essentiels : les capacités personnelles de l’étudiant et leur utilisation selon les besoins du milieu.Même si la formule n'est pas exclusive à l’UQAM il est certain que l’accent qu'on y met et les investissements faits manifestent clairement que l'UQAM est à la pointe dans le développement et l’application de cette formule pédagogique enrichissante et exigeante.Nous aimerions terminer en rappelant que ce type d activités est appelé à prendre une place de plus en plus grande dans la formation universitaire et nous souhaitons que ce fait soit au profit à la fois des etudiants et de tout le milieu québécois.( I Université du Québec è Montrée! formation des maîtres UQAM La formation des maîtres à l’UQAM et les avatars d’une famille nombreuse.FAMILLE DE FORMATION DES MAITRES MODULE ^’EDUCATION PHYSIQUE Baccalauréat spécialisé d'enseignement (éducation physique) MODULE D’EDUCATION-SEXOLOGIE Baccalauréat spécialisé d'enseignement (sexologie) MODULE D’ENFANCE INADAPTEE Baccalauréat spécialisé d'enseignement (enfance inadaptée) Lorsque l’UQAM parut, il en fut plusieurs, dont un auteur du “rapport sur la seconde université de langue française à Montréal,” M.Guy Rocher, pour la mettre en garde contre la tentation de devenir une “Ecole normale glorifiée”; cela non tant parce qu’elle fusionnait quelques-unes de ces institutions dans son acte de naissance, mais parce qu’on se préparait à y assumer la célèbre recommandation du rapport Parent voulant que toute la formation des enseignants soit désormais assurée au niveau universitaire.Si cet objectif démesuré devait être atteint, il posait en effet de façon aiguë, l’écueil de l’écrasement de la nouvelle institution sous le nombre d’une de ses populations.En consultant les statistiques ci-jointes, on constatera pourtant que la famille de Formation des maîtres respecte l’équilibre de l’UQAM dont elle représente le tiers environ des membres; et bien qu elle ne soit pas à elle seule redevable de l’immense effort de qualification des enseignants, on sait qu’aujour-d'hui la vaste majorité d’entre eux est engagée dans des filières de perfectionnement au niveau minimal d’un premier cycle universitaire.On ne saurait se surprendre toutefois que partie, en 1970 (1), d’effectifs qui ne dépassaient pas les 1.200 étudiants, pour se retrouver en 1974 avec 3,200 inscrits dans les mêmes six modules, la famille formation des maîtres ait tablé sur un empirisme de bon aloi pour faire face à un envahissement en flèche.La critique prospective Mais l’immédiateté perd vite ses vertus lors même que l’ensemble de l’institution s’engage dans un processus de définition de ses axes de développement et que l’ensemble du système scolaire est ébranlé par des analyses qui mettent en cause, au delà des habiletés de l’enseignant, ses fonctions objectives.Ainsi faut-il s’engager à la fois dans des actions de planification et de critique prospective, les contraires se multipliant à souhait entre ces deux termes.La planification tient compte aujourd’hui, de données moins brutales que le poids du nombre; elle est constamment informée par un milieu aux aguets qui transpose aisément ses soucis d’efficacité en directives souhaitables pour la formation des enseignants.Au même moment, le sens de la criti- ue prospective fait de l’école la pierre 'angle d'une société elle-même récusée.et va vers l’évanouissement des postulats de l’action éducative: vraie ou fausse démocratisation, fonction réelle de l’acte d’enseigner, transmission et protection d’une culture de classe, voilà des thèmes dont on ne saurait trouver trace dans la réflexion qui date d’hier encore: le rapport Parent ou le mouvement de l’école nouvelle en ses meilleures années (1967-70).Ainsi, la formation des maîtres est-elle tirée des seuls chemins de la recherche didactique, ou encore de l’acceptation inconditionnelle des pressions d’un système construit hors d’elle, pour arriver aujourd’hui à une croisée ou définir une stratégie originale, où pèsent cependant toujours des contraintes indéniables.En-deçà de la fiction Hors de ses connotations futuristes, l’éducation permanente s’exerce ici et maintenant: plus de 65% de la “clientèle” (ce terme industriel est conforme aux réalités) de la famille formation des maîtres est composée d’individus fréquentant l’université à temps partiel: il faut noter d’ailleurs que c’est cette forte proportion ici qui fait basculer l’ensemble de la population étudiante de l’UQAM vers une majorité d’étudiants adultes.Il s’agit, pour ce qui concerne la famille, d’enseignants en exercice qui se trouvent immédiatement et depuis déjà trop longtemps confrontés avec ces structures universitaires que l’on commence à peine à dénoncer comme trop étroitement au seul service de l’étudiant dit “régulier”.Combien de mesures triviales telles l’année continue, l’ouverture des services hors des heures normales, la disponibilité d’un personnel spécialisé, sont- elles constamment écartées parce que hors normes?Et ce n’est là que frange du problème fondamental que serait l’adaptation et des programmes et des strategies pédagogiques aux besoins de ces étudiants, dont l’expérience diverse, actuelle et liée à leur apprentissage, reste, sauf cas isolés, lettre morte.Un “self-service”?Le grand souffle d’un projet lié à l’on-ginalité de ces participants tend à s’épuiser à leur nombre dont on pourrait s’attendre à ce qu’il demeure constant étant donné la saturation quasi totale du marché du travail dans le secteur de l’enseignement; ce serait faire fi de la clientèle régulière issue des CEGEP qui continue à demander accès à ces programmes en espérant une aléatoire diversification des débouchés.Le spectre du contingentement ne plane pas encore définitivement sur chacun des modules tant que ceux-ci ne croient pas avoir à assumer les lois d’une offre et d’une demande qu’ils n’ont pas ratifiées.Ils continuent cependant de se greffer à ces lois par la structure de leurs programmes.souvent commandée par des exigences formelles du système scolaire: ainsi le récent règlement de la querelle de la classification des enseignants, qui impose à plusieurs d’entre eux l'obligation d’une qualification pourra-t-elle déterminer une demande précise pour certains cours; il en va de même pour la qualification des enseignants du secteur professionnel, et bientôt sans doute du secteur collégial, tandis que plusieurs enseignants déjà régulièrement qualifiés se voient imposer un surcroît d’exigences curriculaires pour assumer certaines tâches dans le secteur de l’enfance inadaptée.Nul doute qu’à tous ceux-là et aux observateurs, la famille formation des maîtres peut apparaître comme un “self-service” parfois débordé, plus que comme le phare intellectuel qui invente et ranime les grands desseins dans le monde de l’éducation.Les champs d’intervention Cette brève revision des contraintes doit également en identifier une, structurelle.qui tient à l’hétérogénéité des champs d’intervention de la famille; plus de la moitié de ses étudiants sont formellement engagés dans des programmes menant à l’enseignement élémentaire (module préscolaire-élémentaire et module sur le Chantier), tandis que les modules enfance inadaptée et éducation physique amènent des spécialistes aux établissements de niveaux élémentaire et secondaire, parfois même collégial.Enfin les modules d’information scolaire et professionnelle ainsi que d’éducation sexologie préparent à une action qui ne se limite ni au milieu scolaire comme tel.ni à un niveau donné de celui-ci.On ne décèlerait dans tout ceci que juste diversification de la formation d’agents appelés à devenir de plus en plus polyvalents s’il ne fallait pas rappeler que cette hétérogénéité est due plus à une circonstanciation historique qu’à un dessein délibéré d’occuper toutes les voies de l’intervention éducative.Ainsi faut-il savoir que tous les spécialistes dits “disciplinaires” de l’enseignement secondaire (histoire, lettres.arts, chimie, etc.) sont formés dans des modules situés hors de la famille formation des maîtres, selon la formule de majeure disciplinaire/mineurc en sciences de l’éducation.Il en serait donc vite décidé d’une prétention de cette famille à vouloir reviser globalement la stratégie de la formation des enseignants puisqu’elle n’est à l’UQAM qu’un agent, majoritaire certes, mais non unique, de ce travail.Chacun sait ou pressent cependant, qu’une tentative de redécoupage visant à plus d’homogénéité, soulèverait indéfiniment des ambiguités épistémologiques — pour ne citer que celles-là - pour longtemps encore impossibles à résoudre puisque liées au statut lui-même encore contesté, des sciences de l’éducation.L’innovation sans douleur La famille de formation des maîtres ne serait-elle que synthèse de ses con- J '' -J# 111 n sV.s s y ùdsdcjê 4* f: L'éducation physique prendra sans doute un nouvel essor avec l'achat récent par IVQA du Centre Cherrier de la Palestre Nationale.Cet àditice, quoique ancien, est pourvu de salles et de locaux particulièrement appropriés pour y donner des cours et y pratiquer plusieurs sports d’intérieur.C'est donc là, dorénavant, que le personnel du module Education physique poursuivra sa tâche de former des éducateurs qui, une fois leurs études terminées, mettront leurs connaissances au service de jeunes, et cela aux trois niveaux de formation scolaire.Le nombre d'étudiants au module Education physique était de 442 lors de la dernière année, dont beaucoup suivaient des cours le soir.traintes.morcellements et obligations?" ¦Elle ne saurait en tout cas, s’y dérober, tant les demandes issues du milieu sont précises, multiples pressantes.Le chemin de la planification sera encore semé des exigences formelles de la “qualification ”.C’est, paradoxalement peut-être, de ce très fort poids du milieu oue naît l’innovation significative.Il est d’usage d’imaginer, pour l’université, l’ouverture au milieu comme un difficile effort rompant avec des ankyloses institutionnelles centenaires; tout dépassement de la déclaration d’intentions se donne comme une victoire ardue sur des résistances inavouées.Si bien que l’accueil fait par le milieu scolaire à des projets tels le module sur le chantier, l’experience Gamma, et les stages en milieu expérimental paraîtra même suspect à plusieurs, tant de larges fractions des enseignants, et non seulement quelques minorités agissantes, y placent un espoir qui semble coïncide: avec des intérêts réels.Module sur le chantier Le module sur le chantier, qui existe depuis la session d’automne 1970 et ne cesse de susciter, partout où il est connu, des demandes analogues, est mûr pour un bilan avant que ne champignon-nent ici et là.des services épars qui n’en seraient qu’un pâle reflet.De même que le projet Gamma, il pose in vivo les données d’une théorie éducative cohérente qui unit enfin dans le même schéma expérientiel la formation effective de l'enseignant et celle de l’enfant, limitant au minimum la déperdition de sens qui se produit lorsque l’enseignant vient “chercher” à l’université des informations dont une partie souvent mince stimule son expérience quotidienne.Il reste à discerner si nous assistons ici à l’élaboration d’un savoir nouveau et lentement enrichi quant à l’action d’enseigner.ou à une plus simple maîtrise pratique et réciproque des habiletés de l’enseignement dans un milieu rasséréné par une participation à un effort inusité.C’est a cette oeuvre d’élucidation que s’attaque actuellement en priorité la Famille formation des maîtres, d’autant qu elle risque d’y trouver, au delà de son hétérogénéité apparente, les principes d’une consolidation qui ne se justifierait autrement que dans ses lourds héritages.Et innover — le slogan le fait trop souvent oublier — c’est aussi, si le bilan est positif, généraliser.La refonte des programmes Cette problématique est omniprésente dans les efforts actuels de refonte des divers programmes de la famille: ici, le pragmatisme fait bon ménage avec certaines formes de prospective; il s’agit non seulement de répondre aux besoins exprimés mais plus encore de les devancer, cette distance minimale qu’implique la prise en compte du futur étant essentielle au maintien de l’autonomie.Plus qu’aucune autre, la Famille formation des maîtres serait tentée de se guider sur des repères extérieurs en invoquant le facile et contemporain prétexte du “service public” qui aurait dû, durant la dernière décennie, transformer le visage de l’université, mais l’a plus souvent laissée à la remorque des développements significatifs, en particulier dans le domaine culturel, dont la formation des maîtres devrait prioritairement participer.Il est trop tôt pour indiquer les lignes de force des révisions auxquelles procèdent en ce moment les modules concernés; d’ores et déjà cependant, les principaux auteurs de la réflexion n’hésitent devant aucun recommencement: la diversification est à l’ordre du jour.Ainsi le module interne prescolaire-élémentaire et- son double sur le Chantier, malgré la pertinence certaine de leur action, se dirigent probablement vers une spécification des programmes selon la clientèle: enseignants en exercice, ou étudiants réguliers en provenance des CEGEP.Ce n’est qu’à cette condition que pourra essaimer l’expérience du chantier.Demeurera cependant irrésolu le problème du nombre qui contredit amplement ici le sens d’une structure modulaire conçue comme la définition d’unités viables et quasi communautaires (2).Mais si ces deux modules ont fait la preuve d’une certaine viabilité, au moins administrative, malgré le poids du nombre qu’on peut désormais croire relativement stable, d’autres, tels l’enfance inadaptée font face à une demande accrue puisque les exigences “étatiques” désormais en bonne voie d’être rencontrées pour les enseignants généralistes, vont se préciser pour les spécialistes.L’orthopédagogie trouvait déjà difficilement le moyen de restreindre les poussées de la specialisation au niveau du premier cycle; elle fait de plus face à une soudaine préoccupation publique, amplement sinon toujours correctement véhiculée par les media; de plus, enseignants et commissions scolaires y trouvent souvent une voie d’évitement face à l’inévitable baisse d’effectifs que suppose, par exemple, le phénomène de dénatalité.La prolifération des diplômes fait actuellement songer aux plus beaux jours du perfectionnement désordonné des enseignants.Il est temps ici de faire la part des modes, et des besoins réels.Vers la diversité Les trois autres modules qui préparent moins des enseignants comme tels que des agents intervenant dans des domaines périscolaires — si l’on entend le terme “scolaire” au sens traditionnel — vont également dans le sens d’une prévision des besoins de formation et tendent surtout à élargir les lieux de leur action.Peut-être faudra-t-il songer bientôt à modifier l’appellation “formation des maîtres” comme terme générique convenant à des modules que l’enseignement ne saurait plus spécifier entièrement, Ainsi, l’information scolaire et professionnelle, apparue en milieu scolaire MODULE D’ENSEIGNEMENT PRESCOLAIRE ET ELEMENTAIRE Baccalauréat spécialisé d'enseignement élémentaire MODULE D’INFORMATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE Baccalauréat spécialisé en information scolaire et professionnelle MODULE SUR LE CHANTIER Baccalauréat spécialisé d’enseignement élémentaire CERTIFICAT EN SCIENCES DE L’EDUCATION V__________________________________________________J il y a tout au plus dix ans, est-elle rapidement passée de la formation de diffuseurs acolytes des orienteurs-psychologues vers des fonctions très polyvalentes dont les plus significatives sont peut-être d’avoir fait apparaître en milieu industriel et dans l'entreprise en général, des “incitateurs” au perfectionnement qui pourraient fournir à l’étudiant adulte potentiel, plus que des clichés publicitaires.certains des instruments utiles pour une mobilité réelle.De même, l’éducation physique se démarque visiblement de son caractère de simple appoint, pour trouver en milieu scolaire aussi bien qu’à l’extérieur, une primauté que les tenants de la créativité et de l'expression autonome reconnaissent avec quelque retard.On sait enfin que les éducateurs-sexologues, que la structure scolaire accueille avec parcimonie.s’emploient à redéfinir leur programme en le diversifiant.De la prolifération à la consolidation A la limite, une telle extension du concept de formation des enseignants nous mene directement dans le champ des sciences humaines ou même, ne justifie plus une structure spécifique dite de "formation des maîtres”.Mais dans la mesure où nulle discipline, ni forme institutionnelle ne saurait prétendre à un monopole sans s'allier aux forces les plus conservatrices du moment, la Famille ne considère plus que comme très secondaire le souci de son intégration dans un tableau clair des appartenances didactiques.L’histoire, par des détours bizarres, lui a donné un rôle pluridisciplinaire avant la lettre: l’actualité la sollicite en dévoilant que toute action politique relève d’une pédagogie.Ces avant-scènes sont ici peu familières.Encore qu’avec mesure, les revisions présentes voudront les assumer.(1) Les statistiques de 1969 (année de fondation de l’UQAM) sont peu significatives car les enseignants en perfectionnement étaient majoritairement regroupés en un cen tre de transition.(2) Le module préscolaire-élémentaire compte 1.300 étudiants et le module sur le chantier.330.A l’origine, un module ne devait pas excéder 500 inscrits.Un module se définit comme l’ensemble des étudiants poursuivant un même programme; la taille optimum pose donc la possibilité inattendue de dédoublements modulaires pour un même programme.WÊÊËm ¦ mm La bibliothèque principale de l’UQAM a ôté récemment réaménagée dans le nouveau pavillon Riverin, au 1199 rue de Bteury, face au pavillon Sainte-Marie, où elle occupe six étages complets.D'autres bibliothèques sont logées dans divers pavillons, notamment au Lafontaine.Le nombre total d'ouvrages dépasse les 380,000.On y compte quelque 6,200 périodiques, 85,000 publications gouvernementales, 60,000 diapositives.60,000 cartes, 125,000 photos aériennes, 150,000 microfiches, etc.On voit ici un étudiant en histoire, M.Michel Limoges, travaillant à la bibliothèque du Riverin.Les enseignants de l’élémentaire se perfectionnent à l’Université tmmm Par BERNARD LEFEBVRE directeur du module Surlechantier.UQAM Comme le préconise le Rapport Parent, les universités assument actuellement la presque totalité de la formation des maîtres.Près de 2.500 étudiants se forment à l’enseignement préscolaire et élémentaire à l’Université du Québec à Montréal.Les maîtres en exercice, déjà munis d’un brevet d’enseignement, désirent atteindre un baccalauréat spécialisé d’enseignement élémentaire.Cet effort intense pour améliorer le niveau d’études du personnel enseignant s’est particulièrement déployé dans Ville de Laval et.tout dernièrement, dans les Laurentides.En effet, le module Chantier regroupe 344 enseignants qui travaillent pour les commissions scolaires situées au nord de Montréal.Ils sont loin de négliger leur classe et leurs élèves, puisque leurs activités de perfectionnement s’effectuent non loin de leur école, soit à Vimont, Ile Jésus, soit à St-Antoine-des-Laurentides.Le milieu sociologique Même s’ils suivent le même programme que le module préscolaire-élémentaire de l'Université du Québec à Montréal, les professeurs orientent leurs cours en tenant compte des particularités du milieu sociologique ou enseignent leurs étudiants adultes.Ces derniers mettent en commun leurs problèmes professionnels courants.Les activités prennent vite la tournure d’ateliers pédagogiques au cours desquels on s’informe, on discute de cas vécus.On se prépare ainsi à expérimenter l’enseignement individualisé et la méthode des projets basée sur une plus grande autonomie des élèves.Ces instituteurs et institutrices accomplissent des travaux de recherche leur permettant d’expérimenter de nouvelles stratégies d’apprentissage.Le module joue donc un role d’animation pédagogique susceptible de soutenir une rénovation progressive de l’action pédagogique.Les destinées du module Chantier préscolaire-élémentaire reposent sur les étudiants, par l’intermédiaire des représentants qu’ils ont élus au conseil modulaire.Des professeurs venant des départements qui offrent des cours au module en font aussi partie.La plupart d’entre eux assument la responsabilité d’activités modulaires ou de recherches effectuées sur le territoire couvert par le module.Dans plusieurs écoles, on expérimente l’organisation du travail selon une approche favorisant dug objectifs ouverts.Une recherche sur la lecture se poursuit depuis deux ans.Les responsables de programmes du ministère de l’éducation ont rencontré les étudiants, au cours d’une soirée où le dialogue s’est établi entre les deux parties.Cette initiative inaugure le début d’une période favorable aux échanges répétés entre les responsables de l’éducation au niveau provincial et les artisans de la base qui vivent les réformes préconisées au sommet.On est en train d’organiser une activité de plein air.une soiree consacrée à l’enseignement du français et une journée sur la mathématique à l’élémentaire.Personnes-ressources Des personnes-ressources issues du milieu sont aussi invitées à se joindre au conseil du module.On trouve, par exemple, des directeurs pédagogiques, des directeurs d'écoles et d’actifs syndicalistes.Ils font valoir les besoins particuliers des écoles et prêtent leur concours à la solution des problèmes qui peuvent surgir.Le module Chantier a permis aux enseignants de l’élémentaire de prendre en main leur perfectionnement et d’atteindre le niveau d’un premier cycle universitaire, deveilant ainsi des professionnels à part entière.Il a joué un rôle de leadership pédagogique auprès des enseignants et des commissions scolaires.Sa présence exprime l’idée que l’Université du Québec à Montréal est assez souple pour sortir de ses murs physiques et a assez de largeur de vue pour créer un module externe dans lequel les étudiants ont toute latitude pour instaurer leur propre structure d’animation.Ce module offre un terrain d’intérêts convergents pour les administrateurs scolaires, le chefs syndicaux, les enseignants et les professeurs de l’Université.Objectifs révisés Cette expérience de vie universitaire dure depuis 1970.On sent le besoin d’en faire l’évaluation.L’automne dernier, un bilan a été soumis aux étudiants qui ont pu exprimer leur avis à son sujet.L’opération se continue par une recherche voulant vérifier dans quelle mesure les objectifs du module ont été atteints et quelle influence il a eue dans les écoles.Le programme en vigueur ne donne pas entière satisfaction.Un groupe mandaté par le conseil du module a préparé un projet de curriculum basé sur une description de la tâche du maître.On sent le besoin de faire une plus grande part à l’élaboration de projets pédagogiques à caractère multidisciplinaire.Les cours doivent s’inspirer encore davantage de l’expérience pratique des maîtres.Il faut constituer un répertoire des meilleures recherches effectuées par les étudiants du module.Il gagnera en efficacité dans la mesure où des professeurs y travailleront pendant plusieurs sessions consécutives.Les chargés de cours qui oeuvrent déjà dans le milieu où se situe le module rendent de meilleurs services.Les animateurs attachés à la Famille Formation des Maîtres ainsi que les professeurs contribuent à l’encadrement; mais, il reste à explorer diverses formules destinées à atteindre l’ensemble des étudiants.Au fur et à mesure que les projets se multiplieront.les commissions scolaires seraient sûrement intéressées à appuyer concrètement le module qui remplit une fonction complémentaire à la leur, au profit des enseignants les plus dynami-ues des écoles élémentaires de Laval et es Laurentides.P i.1111111 .'w Dans le cadre de la Semaine de l"'élémentaire", organisée par la Famille de formation des maitres, ie module sur le chantier a tenu un atelier-forum sous le thème général: "Où est l'école élémentaire?" On a alors fait le point sur les programmes-cadres, les objectifs poursuivis par l'école élémentaire et les stratégies d'apprentissage. UQAM Université du Québec é Montréal Place de choix à l’environnement •anra* S.-X; ¦: Des étudiants du module de Biologie peuvent bénéficier d’une session régulière de dix semaines de cours durant l’été, à la “station de biologie" de Saint-Zénon, sur un territoire loué, situé le long du Parc deJoliette.Les futurs biologistes y font du travail "sur le terrain", poursuivant dans la pratique et avec une instrumentation variée, leurs études spécialisées.L’équipe fait Ici l'Inventaire d'un lac.Variété de ressources en sciences biologiques LUC DESNOYERS, directeur du département des Sciences biologiques, UQAM Maîtrise ès sciences (biologie) Depuis septembre 1973, le département de Sciences biologiques est doté d un programme de maîtrise ès sciences qui a permis à un premier groupe de candidats d’amorcer des études supérieures en sciences biologiques Un tel programme vise la formation de futurs chercheurs qui prendront la relève en milieu universitaire ou poursuivront des travaux dans le cadre de centres et de services de recherche gouvernementaux ou privés.Le programme implique la poursuite d’un projet de recherche bien défini et la participation à des cours et séminaires gradués.Ces deux activités se déroulent dans les axes de développement du département.La banque de cours gradués est orientée vers les études écologiques et l’aménagement.Les projets de recherche qu’ont amorce lés étudiants s’inscrivent dans le même esprit et recoupent les thèmes de recherche décrits plus haut.Ce sont surtout les disciplines “de terrain” qui ont reçu, cette année, des candidats aux études supérieures.Mais dès l’automne, les laboratoires du pavillon des sciences accueilleront à leur tour des étudiants désireux de poursuivre des recherches expérimentales.L’existence d’un programme de formation de chercheur est une véritable police d’assurance pour l’avenir et l’essor d’un département.C’est en canalisant les énergies de la recherche dans un tel cadre que l’on est sûr de faire tourner rondement la machine départementale.Car une recherche sans étudiants gradués est vouée à une certaine stérilité.La présence de ces candidats se traduit au contraire par une relance scientifique encore plus dynamique que celle qu’on a connue jusqu’à maintenant.Faut-il croire que les biologistes sont des gens foncièrement optimistes?S’il est un thème oui regroupe les activités et les projets ae reenerene fort variés qui ont cours au département de Sciences biologiques, c’est sans doute celui d’une biologie de l’environnement Non pas de tous les environnements: il n’est pas question d’amorcer les études sur la biologie du golfe Saint-Laurent et encore moins sur celles des Antilles! Les chercheurs de ce département de l’UQAM s’intéressent aux relations organismes-milieu dans ce qu’il est convenu d’appeler la région montréalaise et ses aires récréatives.Ce thème regroupe d’abord plusieurs études amorcées sur le terrain.Les unes ont pour cadre physique une région de la rivière Richelieu.Un vaste projet d’étude écologique de ce territoire a vu le jour.Il comprend l’étude de la végétation aquatique de ce cours d’eau, celle des populations de poissons qui y habitent et celle des relations entre plantes et poissons.Le projet inclut des études de la mobilisation des polluants organiques et inorganiques par ces êtres vivants.Il englobe aussi l’etude de la végétation des rives, des mammifères qui y vivent, des oiseaux oui v séjournent lors de leurs migrations.Etudes écologiques Parallèlement à ces travaux, une équipe collabore à la mise au point d’un programme d’informatique qui permet d’établir des corrélations complexes entre les données climatiques, géologiques et géographiques d'une part, et des informations sur les populations de plantes et d’animaux qui peuplent un territoire donné, d’autre part.Ce programme permettra de véritables études écologiques et fournira les données de base nécessaires à l’élaboration de plans d’aménagement.Depuis trois ans, plusieurs parcs de la province ont fourni le cadre de travaux sur l’habitat de l’original.Cette étude vise l’établissement de paramètres qui permettront d’évaluer la capacité de sup- port d’une forêt et de planifier, par exemple.la chasse de ce mammifère de façon à assurer une survie efficace de l’espèce.En laboratoire, les équipes de recherche travaillent globalement à la mesure des ettets du milieu sur les organismes biologiques.Ces études impliquent dans un premier cas les résidus de pesticides, dont on sait qu’ils s’accumulent de façon marquée dans les tissus animaux.D’importants travaux de dosage de ces résidus sont en cours depuis plusieurs années, et sont menés parallèlement à des recherches sur la détoxification, c’est-à-dire sur les façons de libérer les animaux vivants de ces résidus toxiques.Une autre équipe de l’UQAM travaille à la mesure des effets des bruits sur les performances motrices.Plus spécifiquement.une technique de simulation permet ici de mesurer l’influence du bruit sur les “programmes moteurs” qui sont en quelque sorte codés dans notre système nerveux.Ces programmes se manifestent, par exemple, dans les activités quasi machinales du conducteur de véhicule-automobile, et c’est à ce niveau qu’oeuvrent les chercheurs.Biochimie végétale Un laboratoire de biochimie végérale sert à l’étude de l’adaptation des plantes au froid de notre climat.Des travaux s’y poursuivent sur les mécanismes moléculaires de cet endurcissement chez des céréales, et plus particulièrement chez le blé d'hiver.Ces quelques exemples ne font qu’illustrer toute une gamme d’activité qui s’étend en englobant maintenant le champ de la mocroscopie électronique tout aussi bien que celui des études du comportement animal.Les outils et les disciplines scientifiques concourent à l’étude des relations organisme-milieu.Depuis quelques décennies, les départements de Sciences biologiques des universités québécoises ont subi une évolution un peu brusquée qui a progressivement révélé la grande variété des sciences de la vie.Aux sciences naturelles, axées peut-être plus sur la description et la collection, se sont graduellement greffées des disciplines engendrées ou rajeunies par l’essor technologique.L’UQAM est peut-être née au moment où se stabilisait cette évolution et son département des sciences biologiques a pu voir le jour et se développer sous le signe d une telle multidisciplinarité.Le microscope électronique y voisine avec l’herbier, l’ingénieur bio-médical y fréquente l'éthologie, tandis que biochimistes, physiologistes, pharmacologistes y côtoient les écologistes et spécialistes du poisson, de l’oiseau et de la flore.Les professeurs y seront bientôt au nombre de seize, détenteurs de doctorats dans presque autant de disciplines différentes, riches d’une expérience acquise dans plusieurs universités différentes du Québec ou de l’étranger.Cette diversité fait la richesse du département et permet des vues d’ensemble fort étendues.Ressources physiques Mais cette variété implique des ressources physiques d’importance.A l’UQAM, le département occupe trois étages de laboratoires du pavillon des sciences.en plus d’une vaste animalerie qui en occupe un demi et de “réserves” qui trouvent place dans les sous-sols.Et comme bon nombre de biologistes font du travail de terrain, il faut ajouter à cette liste une station de biologie qui n’a pas encore obtenu d’adresse définitive, des véhicules pour tous les terrains, qui vont du canot-moteur au “camper”.Les équipements mis à la disposition des biologistes de laboratoire permettent la poursuite de recherches fort variées.Un laboratoire de microscopie électronique très moderne, équipé d’un système de magnétoscopie, occupe une place de taille dans cet inventaire.Un laboratoire de chromatographie en phase gazeuse permet la poursuite de travaux suivis sur les résidus de pesticides (comme le DDT) dans les tissus d’animaux de laboratoire, de ferme et même d’animaux sauvages.Un laboratoire de biochimie permet l’étude des acides nucléiques dans l’adaptation du froid des blés d’hiver; on y retrouve l’appareillage requis pour l’extraction par homogénéisation et ultracentrifugation, pour la séparation par différentes techniques de chromatographie sur gel et sur couche mince, et pour l’étude spectrophotométrique complète de ces substances.D’autre part, l’infrastructure du laboratoire de physiologie de l’environnement, équipe pour l’etude des effets de la position sonore, a permis l’amorce d’études des effets du bruit sur les tâches motrices accomplies en situation de conduite automobile.Etudes sur le terrain Cette machinerie expérimentale est complétée par les instruments les plus variés qu’on utilise dans les études sur le terrain.On y rencontre des échosondes, sonars spécialisés qui facilitent l’étude des profits de lacs auxquels s’intéressent les spécialistes de la vie aquatique, du plancton au poisson.On y trouve des équipements de biotélémétrie qui permettent de mesurer les déplacements d’originaux sur leur territoire naturel.A ces ressources physiques d’importance à l’UQAM s’ajoutent toutes les constituantes de basé de l’instrumentation biologique qui passent par les loupes et les microscopes les plus divers et aussi par toute une gamme d’appareils de mesure et d’enregistrement, qui permettent aussi bien l’étude des habitats d’oiseaux que l’analyse du comportement des petits mammifères.L’appareillage permet donc des recherches fort varices, effectuées tant sur le terrain qù’en laboratoire.Un étudiant en biologie dans un des nombreux laboratoires du pavillon des scien-cesdel’UQAM.FAMILLE DES SCIENCES MODULE DE BIOLOGIE Baccalauréat spécialisé en sciences (biologie) Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (biologie) MODULE DE CHIMIE Baccalauréat spécialisé en sciences (chimie) Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (chimie) MODULE DE MATHEMATIQUES Baccalauréat spécialisé en sciences (mathématiques) MODULE DE MATHEMATIQUES-ENSEIGNEMENT Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (mathématiques) MODULE DE PHYSIQUE Baccalauréat spécialisé en sciences (physique) Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (physique) MODULE DES SCIENCES DE LA TERRE Baccalauréat spécialisé en sciences (géologie) Baccalauréat spécialisé en sciences (géographie physique) MODULE DES SCIENCES TECHNIQUES Baccalauréat spécialisé d’enseignement professionnel (électrotechnique) Baccalauréat spécialisé d’enseignement professionnel (techniques de la mécanique) Au cours des saisons, des étudiants en sciences biologiques, en écologie, en sciences de la terre et autres disciplines ont souvent /'avantage de travailler dans lagrande nature.Efficacité et flexibilité du pavillon des sciences Deux ans et demi après son ouverture officielle, le pavillon des sciences de l’UQAM, construit au coût de $4,750,000, s’est avéré un immeuble extrêmement efficace, tant dans la mise en application d’un nouveau concept d’utilisation des espaces oue dans la flexibilité et la variété à peu près absolues de ses aires de travail en laboratoire.Conçu par les architectes Larose, La-rose, Laliberté et Pétrucci, Crevier et Mercier, l’immeuble de sept étages, situé au 1200 de la rue Saint-Alexandre, derrière le pavillon Sainte-Marie (ancien collège Sainte-Marie), peut desservir une population étudiante de plus de six cents étudiants à l’heure, grace au concept “modulaire".Selon les besoins des cours réguliers ou spéciaux, ou selon les programmes de recherche, chaque étage est modulaire et peut être aménagé ou réaménagé rapidement et à peu de frais pour répondre à toute nécessité.L’édifice contient de grandes aires de laboratoires pour l’enseignement général.l’enseignement spécialisé et de re- cherche, la recherche proprement dite, des salles pour les divers services, des .ateliers, magasins, chambres noires, animalerie, etc.Du point de vue scientifique, l’outillage du pavillon des sciences est ce qu’il y a de plus au point sur le marche.L’UQAM a consacré environ un million de dollars à l’achat des équipements et ameublements de laboratoires intégrés.Les appareillages et les instrumentations spécialisés ont coûté quelque $400,000.Les unités de laboratoires sont toutes munies de services d’eau, oxygène, gaz, ,air comprimé et système d’évacuation.Les travaux d’études ou de recherches qui se poursuivent dans cet immeuble moderne touchent la chimie, la biologie, la microbiologie, les sciences de la terre, et beaucoup d’autres secteurs des sciences.Les centres de recherches de l’UQAM, dont le centre de recherche en sciences appliquées à l’alimentation (CRESALA) et le centre de recherche en sciences de l’environnement (CERSE) utilisent aussi les laboratoires du pavillon des sciences. Université du Québec à Montréal scfencos UQAM Des physiciens pour les besoins du Québec par ARMEL BOUTARD, directeur du département de Physique, UQAM Le département de Physique de l’UQAM assure au niveau du premier cycle les besoins des clientèles des modules de Physique et des Sciences techniques.Le module des Sciences techniques offre deux options, l’une en électrotechnique et l’autre en mécanique.Le module de Physique offre plusieurs options: physique spécialisée, physique-mathématique, physique-chimie, physique-géophysique et physique-météorologie.Ces cours sont à la fois de nature scientifique et technologique.La polyvalence nécessaire du corps professoral est source d’un potentiel important en vue du développement dynamique et de la qualité de ces programmes.En effet, l’environnement des professeurs.propice à des échanges multi-options, les prépare aux échanges multidisciplinaires et à une plus grande souplesse d’esprit vis-à-vis du contenu et de la forme des programmes propres aux modules.Au second cycle, on cherche, d’une part, comme au premier cycle, à préparer des physiciens dans les domaines propres a répondre à certains besoins du Québec et, d’autre part, à développer de nouveaux secteurs qui ajouteront au potentiel scientifique du Québec: approches multi-disciplinaires aux problèmes de l’environnement et de l’atmosphère; développement de l’application des méthodes physioues d’analyses.Par exemple, grâce à un accord avec le service fédéral de l’environnement quant à la formation des météorologistes prévisionnistes, le département a pu développer un aspect original de cette spécialisation dans les universités francophones: celui de la météorologie.Ceci a permis au département de participer activement à la maîtrise en eco-logie-physique (environnement) du secteur science de l’UQAM.Depuis trois ans, des équipes de l’UQAM ont effectué des recherches sur l'orignal dans quelques parcs du Québec, en vue, d'une part, d'évaluer la capacité de "support" d’une forêt pour cette espèce et, d’autre part, de mieux planifier la chasse de ce mammifère de façon à assurer sa survie.En laboratoire, les équipes travaillent aussi à mesurer, par exemple, les effets des pesticides sur les organismes biologiques.C'est de cette façon qu'à l’UQAM, on associe certaines recherches en sciences biologiques à celles de la biologie de l’environnement.(Photo M.Léo Henrichon).T"1* 1 » v •tfÿSS Les sciences de la terre se donnent une mission québécoise particulière Sous la direction de M.Gaston Paulin, de futurs météorologues de l'UQAM en session de travail au laboratoire de synoptique du département de Physique- L'UQA M a été mandatée par le service fédérai de l'environnement, du ministère de l'environnement, pour dispenser les premiers cours de météorologie en français.Tous les étudiants choisis possédaient déjà un premier diplôme en physique ou en génie lorsqu’ils ont été engagés par le gouvernement fédéral pour suivre ces cours qui s’échelonnent sur une année.Ils compléteront -nsuite leur formation dans le cadre du même programme fédéral.M.Pierre Bhéreur, ingénieur bio-médical et professeur au département de Biologie de l'UQAM et M.Henri Descôteau'x, assistant de recherche en biologie (au volant), font des ajustements au simulateur construit pour mesurer l'influence sur les reflexes ou conducteur, des bruits intra-véhiculaires d'un véhicule de type "compact".Ce test recrée la situation réelle d’un chauffeur filant à 60 milles à l’heure, le soir, sur la route.Les écouteurs transmettent au sujet les bruits enregistrés alors qu'il est au volant, plongé dans l’obscurité et voyant des signaux routiers.Il est ainsi soumis à une sonorité de 85 décibels qui peut entraîner une fatigue auditive susceptible de modifier le temps de réaction nécessaire à freiner rapidement, par exemple.M.Bhéreur, ainsi que les deux autres professeurs du département de Biologie qui travaillent depuis un an à mettre au point le simulateur, Mme Donna Mergler-Racine et M.Luc Desnoyers, directeur du département, tous deux neuro-physiologistes, veulent explorer, à l’aide du simulateur, toutes les dimensions de la situation du conducteur en commençant par l’influence des bruits intra-véhiculaires justement.Cette recherche est unique au Québec.B Jii _ S:: è ' > ' " ; Au pavillon des sciences de l'UQAM, construit et aménagé en 71 au coût de $4,750,000, y compris l'instrumentation scientifique, étudiants, professeurs et chercheurs ont à leur disposition des laboratoires les plus au point, comme celui que Ton montre Ici en chimie.Ce complexe scientifique a été conçu d'après un concept modulaire d'utilisation des espaces, pouvant accommoder au maximum quelque 600 étudiants à l’heure.Les étudiants en science à l’UQAM sont au nombre d'environ 1,150.Il va sans dire que la pavillon des sciences est abondamment utilisé aussi par les Centres de recherche de l'Université.¦¦¦¦ par YVON PAGEAU, directeur du département des Sciences de la terre, UQAM Le département des Sciences de la terre de l’UQAM assure depuis septembre 1969 les programmes de 1er cycle du module de Sciences de la terre: un programme de géologie et un programme de géographie physique qui conduisent tous deux à un diplôme de baccalauréat ès sciences.En 1970, le département décidait de s’orienter vers la géologie du quaternaire et déposait, en juillet 1971, un projet de programme de maîtrise en géologie du quaternaire.Le conseil des universités, à sa dernière séance de mars ’74, a recommandé au ministre de l’Education le développement de ce programme.Si le ministre donne suite à la recommandation, le département pourra offrir ce programme en septembre ’74.Entre-temps, le département a commencé des travaux de recherche sur le quaternaire du Québec, en particulier dans les basses-terres du Saint-Laurent de la grande région montréalaise: études sé-dimentologiaues.géochimiques, minéralogiques, paléontologiques et pétrologi-ques.Ces études fondamentales permettront de faire une cartographie systématique des dépôts meubles du Québec, de définir la stratigraphie, les variations du climat et la paleogéographie du quaternaire.Ces données permettront ensuite de tirer les renseignements les plus utiles pour l’aménagement du territoire, par une meilleure connaissance de nos sols (pédologie) et des ressources en eau (hydrologie et hydrogéologie) et de toutes les informations nécessaires en vue de créer les meilleures conditions d’environnement.Le département répond ainsi à une des recommandations de l’Etude no.13 du Conseil des Sciences du Canada (1971): Les sciences de la terre au service du pays, qui dit: “On devrait accélérer les travaux de cartographie et de recherche géoscientifique sur les matériaux superficiels et les formes de relief pour répondre aux exigences d’une meilleure utilisation des terres et permettre une exploitation judicieuse des ressources renouvelables.Il faut étoffer les effectifs actuels et encourager la recherche sur les problèmes particuliers au Canada tels ceux.de la Géologie du Quaternaire.On devrait établir des centres d’excellence au Ca- nada.pour les études quaternaire.” (pp, 6, 7, 13, 285, 287 et passim).En un mot, le département des Sciences de la terre de 1UQAM veut faire au Québec ce que le département de géologie de la Brock University fait en Ontario, a savoir se donner la mission de l’étude systématique des dépôts meubles.Une telle étude ne pourra qu’être utile et nécessaire pour solutionner les problèmes des inondations souvent dues à une sédimentation incontrôlée de nos cours d’eau, des glissements de terrain, de dépotoirs, des fondations de gros édifices à bureaux comme projets d’habitations et d’immeubles domiciliaires, industriels, portuaires et récréatifs.C’est pourquoi, le département s’inté- resse aussi de près à la géologie de l’environnement et accorde une attention particulière à la géochimie et aux déchets radioactifs.La réalisation d’une mission de cette envergure se fait si deux conditions principales sont remplies: 1-des crédits importants.A cetîe fin.le département est tout à fait disponible pour accepter des contrats des différents services et agences des gouvernements, municipal, provincial et national de même que l’industrie; 2— une collaboration étroite avec tous les organismes qui oeuvrent directement ou indirectement à quel qu’as-pect que ce soit des dépôts meubles, centres de recherche universitaires et départements en océanographie, écologie, géo- graphie, foresterie, aménagement, urbanisme, environnement et services gouvernementaux de plusieurs ministères: ressources naturelles, énergie et mines, tourisme.chasse et pêche, industrie, terre et forêts, agriculture, affaires municipales et en environnement, pour ne citer que les principaux.C’est à partir de ces conditions, et de ces conditions seulement, que le département des Sciences de la terre de l'UQAM pourra accomplir sa mission, car alors, il ne sera pas seul, mais oeuvrera à l’intérieur d’un ensemble de démarches scientifiques coordonné et intégré qui marqueront, il faut l’espérer, l'amorce, dans ce domaine, d’un plan général pour le Québec.vMsé* Au cours d une recherche "sur le terrain", des étudiants du module des sciences de la terre ont trouvé à Beau harnais du "grès de Post dam" qui se présente comme Ton voit, sous l'aspect de fentes de dessication, mieux connues sous le nom de "mud cracks" Ce orès data de l’ère géologique de l’ordovicien inférieur, soit de 460 millions d'années.y Laboratoires modernes au service de la chimie i par tKÊÊÊÊmmÊmmmKmmmÊitÊÊÊÊm YVON PEPIN, directeur du département de Chimie, UQAM A l’UQAM, la chimie est avant tout une science expérimentale.Sa pratique implique l’utilisation d’espaces de laboratoires, d’appareillage spécialisé, d’outillage et de produits chimiques les plus divers.L’activité professionnelle du département de Chimie se situe à deux niveaux : l’enseignement, d’une part, et la recherche, d autre part.Chacun de ces domaines nécessite des espaces appropriés et un appareillage différent.L’enseignement se fait surtout au premier cycle et les travaux pratiques qui s’y rattachent requièrent de vastes laboratoires pouvant recevoir un grand nombre d’étudiants à la fois.Dépendant du niveau du cours, divers types de séances de laboratoires sont prévus, depuis les manipulations simples nécessitant un appareillage et des produits chimiques d’usage courant et qui s’effectuent selon un protocole bien défini jusqu’au mini-projet où l’étudiant doit faire preuve d’initiative et d’originalité pour réaliser une synthèse ou une analyse dont il ne connaît au départ que les grandes lignes.Ainsi, par une série de travaux pratiques bien agencés, les étudiants ont l’occasion de se familiariser avec un très grand nombre de téchniques faisant appel aux appareils modernes et précis mis à leur disposition.Programmes et options Deux programmés conduisant à un B.Sc.en chimie ou en enseignement secondaire existent depuis l’ouverture de l’Université.Le premier comprend trois options, chimie, chimie industrielle et biochimie.Environ les trois-quarts des étudiants sont inscrits en chimie et un quart en enseignement.Les options chimie et biochimie donnent, comme il se doit, une formation de base dans ces disciplines.L’option chimie industrielle, bien que semblable à l’op-tipn chimie, comporte, en dernière année, trois sous-options ou concentrations: analyse, métallurgie et électronique; chacune constitue une introduction aux applications et pratiques industrielles permettant à l’etudiant de mieux saisir les maints aspects d’un problème de chimie industrielle.Après avoir été diplômé, l’étudiant peut décider d’opter pour la pratique tout de suite, ou de poursuivre des études avancées dans son domaine, soit à l’UQAM, soit ailleurs.La recherche La recherche fait appel à toutes les ressources dont le département peut disposer.Les laboratoires de recherche sont plus petits, l’instrumentation plus spécialisée et, en général, beaucoup plus coûteuse.Les étudiants de maîtrise et les professeurs forment un groupe d’utilisateurs exigeants, Tout doit être mis en oeuvre pour obtenir les meilleurs résultats possibles.Le département de Chimie de l’UQAM offre la maîtrise depuis deux ans.Un projet de doctorat original est déjà en instance et présentement à l’étude par les autorités de l’Université.Parmi les axes de recherches importants du département, il faut mentionner ceux se rapportant à l’alimentation, l’é-lectroplacage, la chimie pharmaceutique, les polymères; la plupart des recherches s’orientent vers l’amelioration de l’environnement tant physique que psychologique.De plus, le département collabore de façon étroite avec le Centre de recherche en sciences alimentaires appliquées (CRESALA) et le Centre de reenerene en sciences de l’environnement (CERSE), où déjà plusieurs étudiants de maîtrise y poursuivent leurs recherches, Conscient de ses possibilités, le département de Chimie de l’UQAM est en mesure d’offrir un enseignement universitaire très valable, tant par les qualifications de son corps professoral que par le modernisme de ses laboratoires équipés d’une instrumentation de base élaborée, variée et tout à fait à la fine pointe du progrès.713429 UQAM UnivardtA du Québec k Montréal «î études avancées Des mathématiques dans plus de quinze modules Le département de Mathématiques de l’UQAM collabore avec plus de quinze modules à la réalisation de leurs programmes.Il est représenté par un professeur à sept conseils de modules La di.jr-sité de ses activités est telle que plus de la moitié de ses étudiants-cours ne relèvent pas de la famille des Sciences à laquelle le module de Mathématiques appartient.Le département est de plus responsable d'un programme de 2e cycle qui comporte trois options: mathématiques, mathématiques appliquées et enseignement des mathématiques.Ses 31 professeurs, regroupés en trois sections, assument les fonctions d’ensei- gnement et de recherche en mathémati-ues, en informatique et en didactiques es mathématiques.Une des responsabilités majeures de la section enseignement des mathématiques est la formation mathématique des maîtres du niveau élémentaire et du niveau secondaire.Les trois principaux centres d'intérêts de la section mathématiques appliquées sont l'informatique, la recherche opérationnelle et la statistique.La section mathématiques pures regroupe des mathématiciens dont les intérêts couvrent un champ très diversifié: algèbre, analyse, logique, géométrie.Les activités annuelles d'enseignement et de recherche de ce département sont très diversifiées et nombreuses: 70 groupes-cours à chaque session, collaboration avec le centre de recherche en didactique, séjours de professeurs à l’étranger, participation à PERMAMA, (Perfectionnement des Maîtres en Mathématiques, relevant de la Télé-Université du Québec), publication d'articles et de manuels, organisation de séminaires et de conférences auxquels participent régulièrement des gens de l’extérieur de l’Université, rôle de consultant auprès des divers organismes.Au module des sciences techniques: l’électrotechnique et la mécanique smsem par NORBERT GINGRAS, directeur du module des Sciences techniques ,UQAM Le module des Sciences Techniques offre des programmes de premier cycle universitaire menant au baccalauréat spécialisé en enseignement professionnel dans les domaines de l'électrotechnique et des tehcniques de la mécanique.Ces programmes visent à assurer une formation scientifique orientée vers les sciences appliquées, une formation technologique de niveau universitaire ainsi qu’une formation pédagogique permettant de développer chez les étudiants leur sens de la communication, la connaissance du milieu scolaire qu’ils auront à animer et une didactique propre à un enseignement technique qui correspond aux réalités industrielles.Pour être admissibles à ces program- mes, les candidats doivent posséder trois années d’études techniques postsecondaires.soit le diplôme a’études collégiales (secteur professionnel) ou l’équivalent.De plus, pour être admis comme étudiants plein temps, trois années d’expérience industrielle sont exigées.Cette exigence est requise par le ministère de l’éducation pour obtenir la reconnaissance légale d’enseigner dans le secteur technique du système scolaire.Par ailleurs, en raison de cette exigence, les étudiants bénéficient de bourses d'études spéciales octroyées par le ministère de l’Education.Pour réaliser ses objectifs, le module doit faire appel à plusieurs départements de l’université et utiliser les ressources du milieu: laboratoires spécialisés d’enseignement, organisation de cours et de stages industriels.Ces stages constituent un complément précieux à la formation reçue à l’université en permettant aux étudiants d'apprendre les procédures et les méthodes d’organisation de travail en vigueur dans le monde industriel.Ils sont établis selon quatre critères qui garantissent leur valeur comme activités de formation: les ressources de l’entreprise.la planification des activités du stage, la participation active du stagiaire et l’évaluation du stage.Ouverture suif le milieu Cette ouverture sur le milieu s’est concrétisée également par de nombreuses initiatives du module: Organisation de plusieurs stages à l’extérieur du Canada, auxquels ont participé à date une centaine d'étudiants.Echange d’étudiants entre le module et des institutions françaises dans le cadre des accords France-Québec.Participation du module au programme de perfectionnement des maîtres en fabrications mécaniques à Rennes (France).Cours de perfectionnement spécifique pour les professeurs d’enseignement technique.Séminaires, visites industrielles, etc.Un montage d'un système à micro-ondes est effectué ici par un étudiant du module des Sciences techniques.Le module compte plus de 250 étudiants en mécanique ou en électrotechnique qui, au besoin, utilisent les labos très modernes du pavillon des sciences.' ¦pM PROGRAMMES INTERDISCIPLINAIRES Depuis trois ans, des étudiants du module Mathématiques prennent part au grand concours international de mathématiques, le concours Putnam auquel participent plus de 1,700 candidats à travers l'Amérique du Nord.En 70-71, l'équipe de IVQAM s'est classée au 11e rang parmi quelque 25 université canadiennes: en 71-72, l’équipe que l'on voit sur la présente photo se hissait au 8e rang.De gauche à droite, François Bergeron, Srecko Br-lek, Edouard Valentine, Jean Dion et Anne Bergeron.En 72-73, l'équipe se classait au 2e rang parmi les sept universités participantes du Québec.L'équipe cette fois se composait de Srecko Brlek, Edouard Valentine, Roger Turcotte, Jacques Landry, travaillant sous la direction des moniteurs, MM.Gilbert Labelle, professeur, et Manzoor Ahmad, directeur du module.Orientations dynamiques et variées en sciences par GILLES BOLDUC, vice-doyen de la famille des Sciences, UQAM A l’UQAM, les sciences embrassent bien sûr l’ensemble des disciplines traditionnelles mais elles ont aussi, depuis leur naissance, développé des champs d’application neufs et diversifiés.Des orientations dynamiques, telles l’écologie, la météorologie, le quaternaire, la chimie industrielle, l’informatique, attestent de la vigueur du secteur scientifique de l’UQAM.L’étudiant désireux de poursuivre des études avancées peut le faire en environnement physique, en biologie, en chimie, en mathématiques et en sciences de la terre.Afin de disposer des conditions d’enseignement et de recherche les meilleures possibles, pour ces divers programmes, le pavillon des sciences était inauguré en 1971, Les sciences se dotaient ainsi d’équipements et de laboratoires des plus modernes et offraient aux étudiants et professeurs des facilités et un climat adaptés aux exigences universitaires.Les sciences à l’UQAM sont neuves tant par les ressources dont elles disposent que par les avenues nouvelles qu’elles ont ouvertes.Elles entendent bien continuer à se développer dans l’enthousiasme de la jeunesse.La famille des sciences La famille des sciences offrent dans ses sept modules une douzaine de programmes de baccalauréat dont les options s’étalent sur un éventail de domaines des plus variés.Qu’il suffise d’indiquer pour démontrer l’étendue et l’originalité des formations accessibles, que l’étudiant peut se diriger vers la biologie moléculaire et cellulaire, l’écologie, la biochimie, la chimie, la chimie industrielle, la géologie, la géographie physique, les mathématiques, l’informatique, la physique, la météorologie, l’électrotechnique, les techniques de la mécanique et l’enseignement des sciences au secondaire.Des 800 étudiants que comptait la famille à ses débuts, en septembre 1969, ce nombre a atteint plus de 1,300 étudiants, cela au cours d’une progression continue.Les programmes où se retrouvent ces étudiants comportent tous des travaux appliqués sous la forme soit de stages, de laboratoires ou de camp sur le terrain.On cherche à y donner une formation aussi concrète que possible, conforme à la réalité des domaines étudiés.Maîtrise en La .solution des problèmes qui se posent actuellement dans notre société ne peut être trouvée sans l’intervention de spécialistes provenant de plusieurs disciplines, mais dont la formation aura été orientée vers un même ensemble d’objectifs.La réponse à un problème écologique peut être fournie par un géologue, un biologiste et par d’autres scientifiques, et cette réponse aura aussi été modelée par les spécialistes des sciences humaines sous l’éclairage des économistes et des experts en administration publique.L’intervention pluridisciplinaire ne se confond pas avec le généralisme.C’est une convergence des disciplines pouvant se regrouper lors de la recherche et de l'application des mesures à prendre afin d’assurer la meilleure réalisation possible d’objectif commun.Grâce à ses structures, l’Université du Québec à Montréal et le réseau de l'Université du Québec n’ont pas à tenir compte des murs séparant autrefois chaque chapelle oui ne recevait de l’autre qu’un faible éclairage tamisé par des verrières étroites.Une nouvelle dimension, où les spécialistes s’unissentpour aborder un champ d’action, peut maintenant se réaliser par l’application dans un mode intégré, de toutes les connaissances pouvant être réunies pour étudier une question.Ce mode créera-t-il de nouvelles professions, de nouvelles corporations qui se refermeront sur elles-mêmes?C’est l'écueil à éviter.Maîtrise en écologie L’écologie, ou “l'environnement”, pour utiliser un anglicisme qui nous est cher, est un domaine d’excc'icnce de notre université.La naissance de l’UQAM et la.prise de conscience des problèmes écologiques de notre milieu, ont coïncidé dans le temps.Une université que sa vocation destinait au service du peuple québécois ne pouvait que mettre parmi ses priorités un programme d’études avancées dans le domaine de l’écologie.C’est en réunissant des spécialistes de diverses disciplines scientifiques, ayant l’écologie physique comme motivation commune, que le professeur Pierre Dansereau donnait forme à cette nouvelle maîtrise.L’immersion au milieu On qualifie souvent de professionnelle la maîtrise en écologie de l’UQAM.Elle écologie et maîtrise en administration publique ! par JEAN-RENÉ CÔTÉ et KENNETH CABATOFF professeurs, UQAM s’adresse à des professionnels et elle en forme.Mais, cette appellation vient surtout du fait que sa structure ne correspond pas aux maîtrises de recherche qui sont mieux connues dans nos universités québécoises.La maîtrise en écologie n’est pas axée sur un travail de recherche couronné d’une présentation de thèse, mais sur une immersion réelle au milieu des problèmes écologiques.Ce programme d’étude est réparti sur deux années.Dix cours, des sentinaires, conférences, projets de recherche composent une partie des programmes de formation des étudiants, qui seront complétés par une période de stage de six mois dans le milieu professionnel de l'écologie.Ce programme puise ses ressources dans plusieurs départements scientifiques et au Centre de recherche en sciences de l'environnement de l’UQAM.Ainsi, les disciplines de l’environnement physique représentées par les sciences de la terre, la géographie-physique, la biologie, la chimie et la physique se trouvent réunies afin d’assurer aux futurs écologistes une formation multidisciplinaire et adéquate.Ils pourront alors mieux mesurer les conséquences du déséquilibre écologique, trouver des solutions aux problèmes que pose la pollution sous toutes ses formes et assurer un aménagement sain du milieu professionnel.Dès cet été, un premier stage conçu conjointement avec la Société d’énergie de la baie James, recevra la majorité de nos étudiants en maîtrise.D’autres confronteront leurs connaissances avec d’autres problèmes confiés à des bureaux de conseillers en écologie ou à des équipes universitaires.L’enrichissement mutuel Les stages, les cours communs destinés aux étudiants des diverses disciplines écologiques ainsi que les excursions permettent de réaliser chez les élèves, un enrichissement mutuel.Chacun peut apporter lors d’un problème posé, les connaissances acquises lors de sa formation disciplinaire, et atteindre le niveau pluridisciplinaire nécessaire à la compréhension des problèmes créés entre l’homme et son milieu.Chaque étudiant relève d’un tuteur qui dirige ses études et voit à la coordination indispensable entre les blocs d'activités académiques et professionnel- les.L’harmonie multidisciplinaire est assurée par un comité paritaire étudiants-professeurs, ces derniers représentant chacune des sciences de l’environnement physique.Ce programme de maîtrise en écologie se compare favorablement à ceux existant dans les autres universités nord-américaines et européennes.Il sait s’adaptera une clientèle étudiante aussi diversifiée que le sont les problèmes écologiques.Les experts qui y sont formés pourront jouer un rôle considérable dans l’harmonisation de l’homme et de son milieu, tant au Québec qu’au sein de la grande communauté mondiale.Maîtrise en administration publique En collaboration avec l’école nationale d'administration publique (ENAP), l’UQAM offre un programme de maîtrise en administration publique.Ce programme a été conçu spécialement à l’intention de fonctionnaires professionnels gouvernementaux, de cadres et employés professionnels d’organismes publics et para-publics (corporations municipales, scolaires, hospitalières, de bien-être et autres.) Les étudiants inscrits à ce programme le sont tous à temps partiel.Ils doivent normalement suivre le rythme imposé de deux cours par session; ils doivent ensuite se libérer pour une période de trois semaines, à plein temps, en mai, et durant une autre période de quatre mois, au cours de laouelle ils sont astreints à une charge régulière de cinq cours ou séminaires.Une profession On peut dire que ce programme, ainsi que celui de l’ENAP qui l’a précédé, reconnaît pour la premiere fois au Québec que l’administration publique n’est pas seulement une “discipline’', mais aussi une “profession”.Pour les besoins de la “profession”, la formation académique exige des contributions de plusieurs disciplines, autres que celle d’“administration publique”, soit le management, l’économique et la science politique.Pour saisir toute l’originalité de cette orientation, il est nécessaire d’en considérer certains antécédents plus traditionnels.Presque partout au monde, l’administration publique, en tant que discipline, est enseignée comme faisant partie d’une plus grande discipline: la science politique.Il y a une génération, c’était même la sous-discipline peut-être la plus centrale en science politique.Avec l’évolution de cette dernière discipline vers une science “comportementaliste”, préoccupée surtout par les élections, les idéologies et les classes sociales, l’administration publique, en tant que discipline, s’est trouvée de plus en plus isolée, de plus en plus freinée par le besoin d’enseigner à une clientèle étudiante surtout intéressée par les phénomènes dramatiques de l’arène politique.Par contre, la clientèle naturelle de l'administration publique, c’est-à-dire celle de l’adulte qui est engagé lui-même dans les tâches administratives du secteur public, se dirige de plus en plus vers des programmes d’administration pure et simple, c’est-à-dire vers le secteur traditionnel du commerce.Administration vs politique Le spécialiste en administration publique trouve impensable l’hypothèse qu’on peut enseigner effectivement l’administration publique en l’isolant de la science politique.Le lien entre les phénomènes administratifs et politiques demeure étroit.Le spécialiste doit tenir compte du fait que la discipline administration publique n’est pas assez forte ou assez compréhensive pour donner une formation complète.Entre l'administration et la science politique, on place l'inter-discipli-naritè.Avec l'inter-disciplinarité, on reste La maîtrise en écologie de IVQAM est axée sur une immersion globale dans les problèmes d’écologie et d’environnement.En plus des cours, l’étudiant de maîtrise doit compléter un stage de six mois dans le milieu professionnel de l'écologie.membre d’un département de science politique et on demeure sensible aux phénomènes politiques.Mais on profite aussi d’un cadre de coordination où l’on retrouve un certain nombre de sous-disciplines très orientées vers le secteur public, mais pas assez fortes en soi pour donner une formation complète aux administrateurs publics.L’inter-disciplinarité Une telle inter-disciplinarité est fort utile au spécialiste en administration publique.Mais en tant qu’enseignant d'un programme professionnel en administration publique, elle devient tout à fait essentielle.La clientèle adulte travaillant à plein temps a besoin d’un programme fort structuré, avec un grand nombre de cours complets en eux-mêmes, sans obligation de poursuivre un travail de recherche sous forme de thèse traditionnelle Le programme de maîtrise en administration publique en est un fort structure qui comporte un grand nombre de cours obligatoires.Il s’adresse à une clientele composée surtout de fonctionnaires susceptibles d’occuper tôt ou tard des postes de commande.Les cours sont à la fois le fruit d’une expérience sociale poussée et d’une démarche intellectuelle personnelle.Universitaires et praticiens Les études avancées ne sont plus confinées a la recherche en vase clos, et la formation des professionnels a dépassé les cadres du premier cycle.L’UQAM a voulu par des programmes adaptés et ouverts sur la société moderne, préparer ceux qui, demain, planifieront les ressources dont dépend la survie des générations.La gestion et la conservation des biens nécessitent une utilisation intelligente des connaissances acquises.L intervention des sciences administratives et écologiques au sein des grands problèmes de 1 heure apparaît comme une action privilégiée.La formation des futurs interventionnistes ne peut que profiter de cette conjugaison entre l'optique des praticiens et des professeurs universitaires.telle que réalisée par l’UQAM dans ses programmes d’écologie et d’administration publique. "I Université du Québec à Montréal sciences économiques et administratives UQAM Former des administrateurs “humanistes” par CLAUDE PERRON, vice-doyen de la famille des Sciences économiques et administratives, UQAM Depuis sa création en 1969, le module d Administration s’est fixé comme objectif la formation de diplômés répondant aux besoins de l'économie québécoise actuelle et capables de s’adapter à son évolution.C’est un sondage et une étude avancée des besoins du marché du travail qui est à l’origine de la conception de ce programme.Recruté à la sortie du CEGEP, ou bien adulte déjà sur le marché du travail, l'étudiant suit un programme destiné à faire de lui: un homme d’action, dynamique, habilité à travailler dans un milieu non-structuré.Deux cours obligatoires (activités de synthèse I et Hl sont directement orientés vers l’action, la pratique, le concret: l’étudiant doit, au sein d une équipe, bâtir un projet de type “initiative locale” ou “perspective-jeunesse” et le rendre opérationnel.L'organisation même du programme et la structure paritaire de l’Cniversité font qu’il se trouve constamment amené à prendre part aux décisions concernant les programmes et l’administration: il doit non seulement penser, réfléchir, mais aussi agir.Des cours de relations humaines lui font vivre en laboratoire les problèmes humains qu’il devra affronter dans l’organisation et lui apprend à les résoudre.La dimension “humaniste” met l’emphase sur le besoin qu’a l’individu de connaître ses propres motivations et valeurs et sur les relations inter-personnelles.La charge importante de travail, qu’elle soit de nature purement universitaire ou qu’elle résulte de la participation aux nombreuses activités étudiantes, l’oblige à “organiser les autres” et à s'organiser lui-meme.Le corps professoral jeune (moyenne d'âge 30 ans) formé dans les meilleures universités américaines et canadiennes, déjà consultants et praticiens reconnus, donnent des cours modernes et d’actualité.Les services offerts permettent l’approche et la transmission efficace des connaissances : — Le service audio-visuel apporte une contribution précieuse aux méthodes pédagogiques innovatrices.— Un centre d’informatique important met à la disposition des professeurs et des étudiants des calculateurs puissants qui peuvent être utilisés avec profit dans la plupart des cours offerts.Les nombreux séminaires, symposiums organisés par les étudiants ou les professeurs, les projets de recherche effectués dans les entreprises montrent bien que le module d Administration est ouvert sur le monde des affaires, que les étudiants sont concernés par les problèmes de l’environnement, conscients des grandes forces qui sont à l'oeuvre dans le milieu socio-économique.Le programme Par sa structure et le contenu de ses cours, il répond aux objectifs de formation définis ci-dessus.La jeunesse et le dynamisme de l’Université sont sans doute un atout important.Elle ne subit pas le handicap que constituent des structures vieillies et mal adaptées à une économie moderne en rapide évolution.Tirant les conclusions de nombreuses critiques formulées sur l’enseignement des sciences de l’administration, le module a cherché à se différencier en refusant de former des supers managers, des théoriciens, des intellectuels en chambre qui ne s’intéressent pas ou ne peuvent pas s’adapter à la vie de l’entreprise.Cet objectif parait atteint.Les diplômés du module trouvent du travail dans de nombreux secteurs de l’industrie canadienne.A I dids ds Ig console, Mme Monique Leblenc, technicienne en informetique et M.Gil Tocco, responseble de le section enseignement-recherche du service de l’informatique, donnent des instructions au nouvel ordinateur, le DECSYSTEM 10, que l’on voit à l'arrière-plan.Ce nouvel ordinateur, fabriqué par la compagnie Digital Equipment of Canada Ltd, remlace ie CDC 3150 qui ne répondait plus aux besoins de l’université.De génération récente, le DECSYSTEM 10 permet aux usagers un ccès direct.Plus d'une trentaine de terminaux sont déjè installés dans les dix pavillons de TUQAM.Grèce à ces terminaux, l’usager peut communiquer directement avec le DECSYSTEM 10 à Montréal ou avec le CYBER 73, logé au siège social de l’UdQ, à Québec.Le DECSYSTEM 10 est exclusivement réservé à l’enseignement et à la recherche ainsi qu’à la gestion de l’université.Les principaux langages de programmation y sont disponibles.L’ordinateur a une mémoire de 128,000 mots, une capacité de 150 millions de caractères sur disques, 24 portes d’entrée de télécommunication, une imprimante de 1,200 lignes par minute, etc.Le certificat en administration s’adresse surtout aux adultes par ERNEST RICHARD, responsable du certificat en Administration Le certificat représente une nouveauté pour l’Université du Québec du fait que ce programme est commun à toutes ses unités constituantes.L’admission et l’inscription des etudiants sont effectuées dans lés unités.Toutefois, les crédits acquis sont transférables, de telle sorte que, dans le cas d’une mutation d’une région à une autre, l’étudiant peut poursuivre son programme sans pénalité.Lors de sa réunion du 14 décembre 1971, le Conseil des Etudes de l’Université du Québec se montrait favorable à l’organisation d’un programme de certificat en administration et en avisait les commissions des études des unités du réseau de l’Université du Québec; cette mesure jjrise, le Comité des doyens des étu- ae premier cycle de ce conseil fut : de des chargé de créer un groupe de spécialistes dans la matière, ayant comme mandat l’élaboration du programme.Le conseil des études, à sa reunion du 17 mars 1972, a adopté le nouveau programme, tel que décrit dans ce document.Les cours suivis par les étudiants dans le cadre du programme de certificat en administration seront crédités intégralement dans le cadre du programme de baccalauréat spécialisé en administration.Dans ce cas, l’étudiant devra compléter son programme de baccalauréat spécialisé en administration avec les cours déjà définis dans ce programme.Les candidats âgés d’au moins vingt- Le conseil du module Administration, composé d'étudiants, professeurs et hommes d'affaires, se réunit réguli rement pour définier les obiectits des programmes et veiller à leur pleine réalisation.La formule-originale à l'Université du Québec - des conseils de module a été instituée pour permettre ainsi une meilleure organisation pédagogique dans le module, assurer une liaison continuelle avec le milieu professionnel e social concerné par les objectifs d’un programme, organiser des activités de synthèse, favoriser la participation des étudiants à la vie universitaire, etc.L’UQAM s’intéresse à l’industrie immobilière Grâce à la participation active de personnes oeuvrant dans le secteur immobilier, l’UQAM a entrepris l’an dernier l’étude des besoins de formation dans le secteur de l’industrie immobilière.Dès le début de l’automne, des études, enquêtes et sondages ont été effectuées et, en janvier, un colloque réunissant quelque 70, dirigeants de cette industrie clôturait ces démarches en examinant les résultats obtenus.La participation active des invités aux discussions a permis à la famille de définir des programmes de formation appropriés dans la gestion et le financement de l'immobilier.Le tout fut présenté à un diner-causerie, en avril, sous les auspices de plus de 16 associations, toutes liees à l’industrie immobilière.Ce colloque et ce diner-causerie ne furent pas une fin en soi.Le contact entre l'industrie et l’UQAM est maintenu grâce à la création, à la suite du colloque et à la demande des membres de l’industrie, d’un comité permanent de consultation sur l’enseignement des sciences de l’immobilier.Ce comité dont les membres sont des représentants d’associations, des représentants d’employeurs importants dans l’industrie et des membres du personnel de TUQAM a grandement aidé la famille dans l’élaboration et la mise en oeuvre des nouveaux cours portant sur l’industrie immobilière, qu’elle envisage donner très prochainement.Baccalauréat spécialisé en science économique RUTH ROSE PARKER, professeur, UQAM Le programme de baccalauréat spécialisé en science économique se distingue par deux caractéristiques principales : sa grande flexibilité qui permet aux étudiants de prendre des cours en fonction de leurs propres intérêts, son accent sur les problèmes concrets de l’économie québécoise.Le programme comprend un noyau de huit cours obligatoires dont quatre cours en théorie économique et quatre en techniques quantitatives.L'étudiant doit prendre en plus un minimum de douze, et un maximum de dix-neuf autres cours en science économique.Il peut alors choisir jusqu’à dix cours dans une autre discipline connexe s’il opte pour une double concentration, ou jusqu’à neuf cours dans plusieurs autres disciplines s’il préfère une approche pluri-disciplinaire.A l’intérieur des cours de science économique, on essaie de former un généraliste qui, à la fois, maîtrise l’essentiel de la théorie et la méthodologie économique, est familier avec les principales institutions économiques du Canada et du Québec, et a déjà confronté à un niveau élémentaire les problèmes de la recherche économique.Bien qu’il n’est pas possible d’acquérir une véritable specialisation au niveau du baccalauréat, le module offre néanmoins des séries de cours dans plusieurs domaines (ex.: commerce international, théorie et institutions monétaires, ressources humaines, économie publique, économie marxiste) qui permettent à l’étudiant d’approfondir davantage l’un ou l’autre sujet.Accent jeonomie québécoise Les sciences économiques et administratives face au milieu Une famille à TUQAM est une unité qui regroupe tous les programmes de formation ayant des affinités pédagogiques et culturelles communes.Comme son nom l’indique, la famille des Sciences économiques et administratives regroupe ainsi tous les programmes de formation en sciences economiques et en administration.La famille a comme tâche d'administrer ces programmes, fournir les services nécessaires aux étudiants inscrits et maintenir un contact permanent entre les étudiants et leurs futurs employeurs.Dans les champs professionnels de Té-conomie et de l’administration, l’existence de liens étroits avec les organismes oeuvrant dans les secteurs publics, para-publics et privés sont essentiels du point de vue pédagogique.En effet, il serait déplorable que les étudiants soient limités uniquement aux études théoriques et aux experiences en laboratoire, s’ils sont appelés à prendre des décisons et à poser des gestes professionnels pouvant avoir des répercussions matérielles importantes sur leurs semblables.Le choix des méthodes pédagogiques devient donc extrêmement important.En administration, par exemple, une importance aussi grande est donnée au développement de l’individu au niveau de ses at- titudes et de son.comportement qu’à la maîtrise des connaissances purement techniques.Une communication intense avec le milieu devient donc nécessaire.Ceci se traduit par l’organisation d’activités qui favorisent les échangés d’idées constructives entre l’étudiant et l’adulte déjà dans la pratique.Des thèmes choisis sont alors discutés.Les stages, les études sur le chantier sont encouragés.Dans le cadre de deux cours prévus au programme de baccalauréat en administration, les étudiants peuvent, par exemple examiner le fonctionnement administratif d’un hôpital ou d'une organisation sans but lucratif.Encore peuvent-ils étudier et recommander avec Taide de consultants extérieurs la stratégie que pourrait adopter telle ou telle petite entreprise.D’autre part, ce canal de communication toujours ouvert entre la famille et ie milieu a permis l’identification et l’exploitation de plusieurs champs d’opportunités.Mentionnons seulement la creation des programmes de certificat en administration où la famille a sollicité et obtenu la collaboration de dix-sept différentes associations professionnelles et commerciales.Depuis 1971-72, le module offre en première année un cours intitulé “Economie québécoise”, cours qui est, d’ailleurs, ouvert aux étudiants d’autres modules désireux de mieux connaître la structure économique du Québec.Ce cours établit la base des connaissances empiriques qui seront approfondies dans des cours subséquents plus spécialisés.Dans les autres cours appliqués, en effet, (ex.: monnaie et crédit, économie du travail et de l’éducation, développement régional) un effort particulier est fait pour intégrer les problèmes concrets du Québec aux notions plus générales et théoriques.Ceci permet a l'étudiant, d’une part, de voir l’utilité et l’importance de l’analyse théorique en termes de la réalité québécoise, et d’autre part, de situer les problèmes québécois dans un cadre analytique.Les travaux faits pour ces cours sont appliqués, s’inspirent de cette orientation.A chaque année, le module organise un colloque sur une question d’actualité économique.En 1972-1973, nous avons examiné des problèmes du développement de l’économie québécoise et le retard qu’elle semble avoir par rapport à l’économie ontarienne.Cette année, c’était la crise du pétrole et ses implications pour l'économie canadienne et québécoise.L’année prochaine, nous choisirons un sujet en fonction des intérêts des étudiants et des professeurs au module.Le marché du travail Le marché du travail pour les économistes est diversifié.Les étudiants peuvent choisir entre plusieurs secteurs selon leurs goûts.Une forte proportion de nos finissants vont travailler pour le gouvernement fédéral ou provincial; d’autres feront de la recherche ou de Tad-ministration au sein des entreprises privées; queloues-uns enseigneront au niveau CEGEP ou au niveau secondaire; un grand nombre poursuivront leurs études au niveau gradué.Nos finissants sont aussi en grande demande par divers organismes communautaires ou parapublics.Pour le moment, le Québec manque énormément de personnes formées en science économique à tous les niveaux, et nos finissants ont peu de difficulté à se trouver un emploi.trois ans, ayant terminé leurs études secondaires et possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente, peuvent être admis a ce programme, et ce, sur recommandation du Comité de sélection concerné.Le programme comprend 12 cours de 3 crédits chacun; neuf (9) cours sont obligatoires et trois (3) cours doivent être choisis parmi Tune ou l’autre des concentrations au programme.L’UQAM offre à tous les candidats adultes, admissibles à l’Université, la possibilité de parfaire leur culture et de mettre à jour leurs connaissances théoriques et pratiques.L’enseignement est orienté vers Tétude de modèles de décision.Les cours magistraux, les études de cas, les séminaires, les activités de recherche et les analyses de situation constituent les différents modes pédagogiques utilisés à travers le programme.Associations La famille a sollicité et obtenu la collaboration de différentes associations professionnelles et commerciales afin d’élaborer le programme de certificat en administration ; jusqu’à maintenant, au delà de quinze associations québécoises et canadiennes se sont montrées favorables au programme parce qu'il satisfait davantage leurs besoins tout en s’intégrant au programme de baccalauréat spécialisé en administration; ces associations sont les suivantes : Association des Administrateurs de Personnel de Montréal, Association Canadienne pour la Gestion des Achats (A.C.G.A.), Association des Comptables Généraux Licienciés (C.G.A.), Association des Directeurs d’écoles de Montréal (A.D.E.M.) Conseil de la Coopération du Québec (C.C.Q.), Corporation Professionnelle des Evaluateurs Agréés du Québec (C.E.A.Q.), Corporation des Officiers municipaux agréés du Québec (C.O.M.A.Q.), Fédération des Administrateurs des services de santé et des services sociaux du Québec (F.A.S.S.Q.), Fédération de Montréal des Caisses populaires Desjardins (F.M.C.P.D.), Fédération des Principaux du Québec (F.P.Q.), Institut d’As-surances de la province de Québec (I.A.P.Q.) Institut des Banquiers Canadiens (I.B.C.), Institut Canadien du Crédit (I.C.C.), Société des Comptables en Administration Industrielle (R.LA.), Union Régionale de Montréal des Caisses populaires Desjardins (U.R.M.C.P.D.).Le programme s’adresse surtout à des adultes qui ont un emploi à plein temps et qui désirent parfaire leurs connaissances en administration des affaires.Les cours sont agencés de telle façon à tenir compte du bagage de connaissances pratiques des étudiants, de leurs exigences en termes d’intérêts et termes plus pratiques d'horaires et d'autres services qui leur sont offerts durant leur séjour à TUQAM.Le programme de certificat a connu un accueil très favorable des personnes auxquelles il est destiné.Après deux ans d’opération, il compte actuellement près de 1,000 candidats dont le profil correspond à celui envisagé par la famille.La plupart des candidats ont entre 25 et 35 ans, un emploi permanent comme cadre ou professionnel dans une entreprise ou organisme de Montréal et compte de trois à cinq ans d’expérience professionnelle, Un nouveau programme à l’UQAM Le certificat en sciences comptables ¦MH par ¦HHHHHHHB ANDRÉ CORBEIL, responsable du certificat en Sciences comptables ,UQAM La gestion des entreprises et des services publics, dont la complexité croît sans cesse, requiert une information pertinente et des analyses financières rigoureuses.Cette évolution ouvre ainsi d'intéressantes perspectives d’avenir au spécialiste des sciences comptables.L’activité de celui-ci s'est d'ailleurs passablement transformée: de technicien de l’entreprise qu’il était antérieurement, il se définit et s’affirme maintenant de plus en plus comme un gestionnaire.Le certificat en sciences comptables a été agencé en tenant compte de cette évolution et des nouveaux défis que doivent relever les comptables professionnels.Conçu en étroite collaboration avec les associations comptables, ce programme assure une solide formation dans le domaine des sciences comptables, tout en accordant une importance accrue aux connaissances nécessaires au gestionnaire.Cours intégrés La création d’un certificat en sciences comptables représente une étape essentielle qui, intégrée aux autres certificats, s’ajoute à la gamme des études qu’offre l’Université du Québec à Montréal.Le cheminement pédagogique dans le domaine de la comptabilité débuté par le certificat en administration.Cette première étape comporte douze cours de 45 heures et plusieurs options possibles dont celle des sciences comptâmes.Ce programme assure une formation en administration et compte les matières qu’exige la spécialisation en sciences comptables.Les études pour le certificat en sciences comptables peuvent être entreprises par tout candidat qui a complété avec succès le certificat en administration ou par tout détenteur d’un D.E.C., techniques administratives, option finance.Cette deuxième étape permet de compléter Tétude des sciences comptables et d’assurer une préparation adéquate aux examens d’accréditation des diverses corporations professionnelles comptables.De plus, des cours optionnels viennent compléter les cours obligatoires de ce programme et ont précisément pour but de tenir compte des particularités de chaque corporation professionnelle.Ainsi, les étudiants peuvent agencer leurs études avec le choix de leur association.Enfin, pour les candidats qui le désirent, ainsi que pour les étudiants qui ne détiennent pas de diplôme universitaire et qui désirent s'orienter vers l’Ordre des Comptables Agréés, les études du certificat en administration et du certificat en sciences comptables peuvent être entièrement créditées à leur dossier d’études de baccalauréat en administration Ces étudiants doivent alors suivre les cours, qu’ils soient obligatoires ou optionnels, pour compléter les quatre-vingt dix crédits qui constituent le baccalauréat.Le certificat en administration, le certificat en sciences comptables et le baccalauréat en administration représentent donc ainsi un ensemble de cours intégrés qui tiennent compte du déroulement normal des études et de toutes les exigences des corporations professionnelles comptables.Corporations professionnelles Le certificat en sciences comptables, de même que le baccalauréat spécialisé en administration, a été conçu en collaboration étroite avec les corporations professionnelles, soit la Corporation des Comptables Généraux Licenciés de la Province de Québec, la Corporation des Comptables en Administration Industrielle du Québec et TOrdre des Comptables Agréés du Québec.La structure de ce programme prévoit des cours obligatoires et des cours optionnels qui peuvent être agencés de différentes façons et qui tiennent compte des programmes officiels de chaque corporation.L’étudiant peut donc choisir l’orientation qu’il désire et être assuré de trouver, à l'intérieur de ce programme, tous les cours qui lui permettront de réaliser cet objectif Ce programme est offert dans toutes les constituantes du réseau de l’Université du Québec.Ainsi, dans le cas d’une mutation, les crédits acquis dans une constituante peuvent être transférés, de telle sorte que l’étudiant peut poursuivre ses études sans pénalité.^- FAMILLE DES SCIENCES -^ ECONOMIQUES ET ADMINISTRATIVES MODULE D’ADMINISTRATION Baccalauréat spécialisé en administration Baccalauréat spécialisé d’enseignement secondaire (administration) MODULE D’ÉCONOMIQUE Baccalauréat spécialisé en économique CERTIFICAT EN ADMINISTRATION CERTIFICAT EN SCIENCES COMPTABLES Université du Québec è Montréal étutlea avancées UQAM Au département d’Histoire de l'UQAM Des études orientées vers les idéologies de groupes par PAUL-ANDRE LINTEAU, professeur, UQAM Au département d'histoire de l’UQAM, la recherche s’est résolument orientée vers l'histoire sociale.L'accent est mis sur l'étude des structures économiques et démographiques et de leur évolution dans le temps, des groupes sociaux et de leurs rapports, des productions idéologiques.Il s’agit donc d'une histoire qui vise à appréhender plus globalement la société passée: elle relègue un peu dans l’ombre l'étude des actions individuelles (biographie) au profit de celle des groupes ou des classes; au-delà des seules équipes dirigeantes qui se font la lutte pour le pouvoir, elle tente de rejoindre les vastes couches de la population qui ont été ignorées jusqu’ici par la plupart des historiens.Faire le choix de l’histoire sociale a quelques conséquences çju’il faut énumérer brièvement.Les réflexions d’ordre théorique ou méthodologique tiennent alors une grande place II faut connaître les théories scientifiques qui se sont données pour objectif d'expliquer la société, qu’elles soient marxistes, structuralistes, fonctionalistes ou autres.Au plan technique, le recours à des méthodes mises au point par d’autres disciplines (principalement l’économie, la sociologie et la démographie) s’avère essentiel.Dans certains cas où le nombre de données analysées est considérable il faut employer l’ordinateur.Enfin, à cause de leur ampleur même et de la diversité des questions qu’elles soulèvent, les recherches en histoire sociale se prêtent mal au travail individuel.Elles appellent plutôt la formation d'équipes animées par des professeurs ayant des préparations différentes et auxquelles les étudiants de maîtrise peuvent participer.Au département d Histoire ce choix de l'histoire sociale s’est concrétisé à deux niveaux: dans le programme des études de maîtrise et dans la formation d’équipes de recherche.Four la maîtrise Dans le cas de la maîtrise, deux grandes voies ont été choisies.La première permet d’aborder la société sous l’angle des structures économiques, la seconde par le biais de ses productions idéologiques.Ceci a donné naissance aux deux volets du programme de maîtrise: société et économie, société et idéologies.L’étudiant peut s’inscrire à l’un ou l’autre des volets.Au plan chronologique les efforts se concentrent sur l’histoire moderne et contemporaine, plus précisément sur l’étude du XIXe et du XXe siècle.Enfin, au niveau de la région étudiée, deux voies sont offertes à l'étudiant: le Québec et le Canada ou l’Europe et le reste de l’Amérique.L'étudiant qui s'inscrit à la maîtrise en Histoire à l’UQAM choisit donc un champ d’étude qui sera défini par la méthodologie, la chronologie et l’espace.Il se voit offrir un programme d’études cohérent qui le préparera à la rédaction d’une thèse dans le domaine qu’il a choisi.La scolarité lui permet de faire le point sur l'épistémologie de l’histoire, l’historiographie, les méthodes de la sociologie ou de l’économique et de l’histoire, et de faire un apprentissage de la recherche historique.Quant à la thèse, qui permet d’utiliser cette préparation à l’analyse de données empiriques, elle est faite sous la direction d’une équipé de trois professeurs qui mettent a la disposition de l’étudiant une information variée et complémentaire.La recherche La recherche au département d’Histoire ne se fait pas uniquement dans le cadre des études supérieures.Les travaux entrepris par les professeurs occupent aussi une place importante.Ces travaux ont, à l’UQAM, une caractéristique originale: ils sont presque entièrement le fait d’équipes plutôt que de chercheurs isolés.Disposant d’importantes subventions gouvernementales, ces groupes engagent des assistants de recherche (pour la plupart, des étudiants à la maîtrise) et font progresser substantiellement les connaissances sur la société québécoise du passé.Voyons trois exemples.Histoire de Montréal Le Groupe de recherche sur la société montréalaise au 19e siècle (GRSM) a été fondé il y a deux ans par les professeurs Jean-Paul Bernard, Michel Grenon et Paul-André Linteau.Son objectif est de bâtir une histoire sociale de Montréal à l’époque du passage du capitalisme commercial au capitalisme industriel.C’est là un projet de grande envergure dont la réalisation s’échelonnera sur plusieurs années.Les chercheurs se pencheront d’une part sur le cadre urbain (l’évolution physique de la ville, l’occupation de l’espace, les facteurs de la croissance urbaine, etc.) et d’autre part sur la société Fa qui habite ce cadre urbain (l’évolution démographique, la composition ethnique, la structure sociale, etc.).Plusieurs questions intéressantes sont soulevées au cours de ces travaux.A quel moment s’est véritablement faite l’industrialisation de Montréal, à quel rythme et selon quelles modalités s’est effectué le passage du monde de l’artisan à celui de l’ouvrier prolétaire?Quelle est la composition des groupes et des classes qui forment la structure sociale et se disputent le pouvoir?Quel est le rôle de la bourgeoisie canadienne-française dans le développement urbain à Montréal?Comment expliquer l’absence des grandes manifestations du prolétariat urbain qui ont pourtant marqué les villes européennes à a même époque?Les réponses à ces questions nous éclaireront non seulement sur le cas montréalais mais aussi sur l’ensemble de la société québécoise.De telles recherches amènent les historiens à sortir des sentiers battus et à utiliser des sources négligées jusqu’ici: manuscrits de recensements, roles d'évaluation, archives judiciaires, etc.Mouvements ouvriers Un autre groupe de recherche, dirigé par les professeurs Stanley Bréhaut Ryer-son, Robert Comeau et Richard Desrosiers, se consacre à l’histoire des mouvements politiques ouvriers (MOP) au Québec au XXe siècle.Ce projet vise à connaître l’origine et les cheminements de la montée actuelle de la conscience et de l’expression politiques chez les travailleurs.Ce qui veut dire analyser l’histoire des mouvements politiques ouvriers — idéologies, programmes et politiques, organisations, expériences d’action électorale, rapports avec les syndicats et autres mouvements — en considérant le contexte national et international de leur développement, les problèmes et les obsta-, des rencontrés, leurs succès et leurs échecs et surtout leur perception de ces phénomènes.Les responsables du groupe comptent atteindre cet objectif par le dépouillement des journaux d’époque, des publications syndicales, des proces-verbaux d’associations et de syndicats et par le recours à l’histoire orale (interviews de personnes ayant joué un rôle actif dans ces organisations.) L’industrialisation Il y a enfin le groupe de recherche sur l’histoire de la compagnie Consolidated-Bathurst dirigé par des professeurs des départements d’Histoire, de sociologie et d'économique de l’UQAM et anime par l’historien-économiste Alfred Dubuc.L’objectif est d’étudier les diverses facettes de l’histoire de l’industrialisation au Québec à travers le cas d’une entreprise qui a occupé une place de premier plan dans l’évolution économique du Quebec au XXe siècle.Cette recherche permettra d’étudier les conditions de formation et de croissance des entreprises, le rôle des entrepreneurs, l’action gouvernementale, les relations de travail, la production et la mise en marché de la pâte et du papier, etc.Marquée au coin de la multidisciplinarité cette recherche annonce elle aussi une nouvelle étape dans l’historiographie québécoise, tant par le sujet aborde que par les perspectives théoriques et la qualité des sources utilisées.Ce sont là trois exemples qui illustrent bien l’orientation de la recherche au département d’Histoire.Dans la même veine se situent les travaux du professeur Franklin Mendels sur l’histoire économique et démographique des paysans de Flandres.Il faut signaler aussi quelques autres recherches subventionnées, celles des professeurs Alfred Dubuc sur les entrepreneurs québécois, André Lavallée sur l'histoire de l’éducation au Québec et enfin Michel Allard et Gilbert Vaillan-court sur la préparation de matériel didactique pour l’enseignement de l’histoire.L’industrialisation, l’urbanisation, la syndicalisation, l’action politique ouvrière, voilà des thèmes qui retiennent quotidiennement l’attention et qui font les manchettes de l’actualité.Qu’il soit essentiel d’en saisir la profondeur historique n'est pas à démontrer.En s’engageant dans cette voie les chercheurs du département d’Histoire de l’UQAM sont conscients d’innover et de contribuer à une meilleure connaissance de la société québécoise.En choisissant la voie de l’histoire sociale que ce soit par le biais du développement économique ou de la production idéologique, le département d’histoire de l’UQAM participe à la formation d’experts québécoise en ce domaine.Des professeurs de mathématiques de Lachute sont venus au laboratoire de didactique de mathématique de l'UQAM, département de Mathématiques, expérimenter des jeux propres à faciliter l'apprentissage des étudiants.Le professeur, à l'arrière, loue aux "phrases mathématiques ", feu qui, avec des cartes, aide l'étudiant à apprende le langage des ensembles.Au premier plan, le professeur manipule une boucle sans noeud; devant elle, un feu de topologie, le "noeud du philosophe"; A l’arrière, une roulette réalisée par un étudiant du module d'Enseignement préscolaire-élémentaire qui sert A l'identification des formes et des couleurs.Ces jeux sont destinés aux entants finissant leur primaire ou commencent le secondaire.Jiy* l A m m îm ' n* »>{•*• iijili Wli: ' .£mK «T- [••Mti i » » | àj| iHlit}’i t | f f » " * ‘lit > .ï , Trois professeurs du “Groupe de recherche sur la société montréalaise au 19e siècle" (GRSM), du département d’histoire de l’UQAM, travaillent depuis deux ans déjà A retracer l'histoire sociale de Montréal en rapport avec le “passage du capitalisme commercial à celui industriel".MM.Jean-Paul Bernard, Michel Grenon et Paul-A.Linteau, de concert avec plusieurs assistants de recherche recrutés parmi des étudiants gradués, continueront cet été ce vaste travail en étudiant particulièrement “le rôle de la bourgeoisie canadienne-française sur le développement urbain de Montréal", afin de mieux comprendre comment s'est effectué le passage de Tère artisanale A Tère du prolétariat ouvrier.Cette photo du port de Montréal, il y a 120 ans, tait partie des documents du GRSM.La recherche et les études avancées au département de science politique Au moment de la fondation de l’Université du Québec à Montréal en 1969, le département de Science politique ne comptait que cinq professeurs a plein temps.Il en compte maintenant vingt.La faiblesse numérique des effectifs initiaux représentait certes des désavantages, notamment en ce qui concernait l’encadrement des étudiants.Sur un autre aspect, toutefois, elle offrit un avantage d’importance, en permettant une planification dans le développement du département.Dès le mois d octobre 1969, le epa ment établissait un plan de développe- le départe-iloppe ment.Le principe fondamental de ce plan visait à éviter de dédoubler ce qui se faisait déjà dans les autres départements de science politique au Québec et à développer des champs de recherche et d’enseignement supérieur, à la fois originaux et importants.Pour ce qui est tout d’abord de la société dans laquelle nous vivons, le Québec, les départements de science politique de Laval et de l’Université de Montréal comptaient déjà des spécialistes qualifiés des comportements électoraux.Il fallait donc développer les études québécoises sous un angle différent.Le premier angle choisi fut celui de l’environnement immédiat de l’Université.à savoir le milieu urbain montréalais.Il faut constater au départ, qu’à cause de son importance économique, politique et sociale, la ville de Montréal représente en fait la moitié sinon davantage de la société québécoise.A cause de la complexité croissante des problèmes divers qui se posent en milieu urbain et qui doivent trouver leur solution au niveau politique et à cause des besoins, de plus en plus nombreux qui ne cesseront de se faire sentir avec l’urbanisation rapide de notre société, le département de science politique a donc décidé de privilégier ce champ d’étude et de recherche pour le Québec, et de le faire dans une perspective comparative.A l’heure actuelle, le département de Science politique compte deux spécialistes qui consacrent tout leur temps à l’étude de ces problèmes.Il s'agit des professeurs Jacques Léveillé et Jean-Maurice Granger, directeur du module études urbaines.D’autres professeurs consacrent une partie de leur temps à ce champ d'étude.Au début de cette année académique, le département a entrepris un vaste projet de recherche sur les structures politiques et administratives des dix plus grandes villes du Canada.Ce projet a été commandité et subventionné à raison de $70,000 par le ministère d’Etat fédéral pour les affaires urbaines.L’équipe de recherche est dirigée par les professeurs André Bernard, Jacques Léveillé et Guy Lord.Elle comprend plusieurs assistants dont des étudiants de maîtrise du département.Le projet vise à établir tout d'abord l'état et les caractéristiques des structures politiques et administratives des grandes villes, à les comparer, et à tâcher de mesurer leur rendement et leur efficacité.L’administration publique L’administration publique constitue un champ important de développement pour les études québécoises au departement de science politique.Depuis la révolution tranquille, l’appareil de l’Etat québécois s’est développé dans des proportions très considérables, à cause de la prise en charge par l’Etat d'activités économiques et sociales de plus en plus nombreuses.A cause de l’évolution actuelle de la société, cette croissance ne parait devoir diminuer.La fonction publique a et aura besoin d’un très grand nombre d’administrateurs qualifiés et sensibilisés aux caractéristiques et aux besoins particuliers de l’Etat.La fonction publique constitue et constituera donc un des principaux, sinon le principal débouché pour des étudiants diplômés en science politique.La présence au sein du réseau de l’Universite du Québec, de l’Ecole Nationale d’Admi-nistration Publique ENAP (réservée principalement aux fonctionnaires) permettait au département de se développer en collaboration avec cette institution, d’échanger des professeurs avec elle et de bénéficier ainsi de l’enseignement de hauts fonctionnaires.Les programmes de baccalauréat et de maîtrise en science politique, comprennent tous deux une importante concentration en administration publique.Les professeurs Kenneth Cabatoff et Jacques Bourgault consacrent tout leur temps à l’enseignement et à la recherche en administration publique et le professeur André Bernard y consacre la majeure partie de son temps."Le professeur Bourgault dirige un projet de recherche sur les cadres supérieurs de l’administration publique du Québec.Le projet vise à déterminer la part du rôle politique et du rôle administratif des sous-ministres.Ce projet est subventionné par l’Institut canadien d’administration publique.Il retient les services de trois assistants dont deux étudiants de maîtrise.Pour sa part, le professeur Cabatoff poursuit une recherche sur l’influence des théories administratives (notamment les théories américaines) sur l’évolution de l’administration publique au Québec et au Canada.Projets variés Bien que ce soient des approches que le département de Science politique ait voulu privilégier, ce n’est pas seulement par le niais des études urbaines et de l’administration publique que le Québec est étudié.Le professeur Jean-Marc Piotte vient de lancer un important projet de recherche subventionne par l’Université et par le Conseil des Arts, sur l’expérience du front commun imer-syndical pour la négociation dans le secteur public en 1971.Le projet étudiera l’organisation et la stratégie du mouvement syndical de même que la stratégie du gouvernement.Les professeurs Roch Denis et Ginette Truesdell font des recherches sur les idéologies et les forces sociales au Québec.Le monde extérieur Pour ce qui est des études portant sur le monde extérieur et sur les problèmes internationaux, le département a choisi dès 1959 deux champs de recherche importants qui n’étaient pas accaparés par les autres départements de science politique.Il s’agit de l’Amérique latine et des pays socialistes.Le département compte trois spécialistes de l’Amérique latine et des problèmes du sous-développement.Il s’agit du professeur Daniel Holly, qui fait des études sur le système pan-américain, du professeur Cary Hector qui s’intéresse davantage au processus politique interne des pays d’Amérique latine et du professeur Bonnie Campbell qui s'intéresse à la théorie du sous-developpement et aux re- # M.Yves-Marie Morissette, bachelier spécialisé en sciences politiques A l'UQAM et qui y a aussi suivi des cours de maîtrise dans la même discipline, a été le premier étudiant de l’UQAM A se voir décerner la prestigieuse Bourse Rhodes, qui lui permet de poursuivre ses études A Oxford, en Angleterre.M.Morissette désire se spécialiser en sciences économiques et politiques, de même qu’en droit pénal.lations économiques internationales des pays du Tiers-Monde.Laboratoire de recherche Pour ce qui est des pays socialistes, le département compte deux spécialistes, les professeurs Jacques Lévesque et André Liebich.En février dernier, le dé-canat des études avancées de l’UQAM a décidé de favoriser la formation d’un laboratoire de recherche sur les pays socialistes qui fonctionnera sous la direction des professeurs Lévesque et Liebich et du professeur Roman Serbyn du département d’Histoire.Il pourra intégrer des étudiants de maîtrise.Le premier projet de recherche collectif du laboratoire portera sur la question de la bureaucratie en Union Soviétique.Par des études portant sur l’histoire pré et post-révolutionnaire de la Russie, sur le système économique soviétique, sur son idéologie, il tâchera de déterminer la nature de la bureaucratie en U.R.S.S., ses contradictions et ses perspectives d’évolution.Le champ des relations internationales compte aussi les professeurs François Bouvier, André Donneur et Hung Nguyen Tu.Les deux premiers travaillent sur le système européen.L’an dernier, le professeur Donneur faisait partie de l’équipe de recherches prospectives du ministère des affaires extérieures à Ottawa.L’enseignement Pour ce qui est de l’enseignement, au niveau du premier cycle, le département s’efforce d’assurer un programme général, bien équilibré, en offrant une très grande variété de cours.Pour ce faire, le département a fréquemment recours au service et à la compétence de collègues des universités de Montréal, McGill, Laval et Ottawa.Au niveau de la maîtrise, le département concentre ses enseignements autour de ses champs de spécialisation et de la compétence particulière de ses effectifs stables.Ceci vise à donner un enseignement plus approfondi et à intégrer les étudiants qui le désirent, à des projets de recherche immédiatement pertinents à l’enseignement qu’ils reçoivent.Dans le recrutement de ses profes-.seurs, le département de Science politique s’est efforcé, dans la mesure du possible, de faire des choix qui assurent une variété dans leur formation académique.Ainsi, cinq professeurs ont fait leurs etudes de doctorat en France, trois en Angleterre, trois au Canada, six aux Etats-Unis, un en Allemagne et un autre en Suisse.En moins de cinq ans, tant par le nombre de ses professeurs que par le nombre de ses étudiants, le département de science politique de l’Université du Québec à Montréal est devenu le plus important au Québec./ / V ' -w;.- m Université du Québec à Montréal recherche UQAM I Etude sur la prononciation du français de Montréal PAUL PUPIER, professeur, UQAM A l’aide d’une subvention pour la “Formation de chercheurs et d'action concertée”, le groupe de recherche du département de Linguistique de l’UQAM sur la phonologie du français de Montréal a été créé par André Dugas, puis dirigé, depuis 1971, par Paul Pupier.Ce projet veut répondre à un besoin évident: décrire la prononciation du français de Montréal, non pas tant du point de vue physique (il y a déjà une forte tradition d'études phonétiques du français du Québec) oue du point de vue de la structure et de la fonction des sons dans la langue.Ce dernier type de recherche constitue la phonologie.Or, la phonologie du français de Montréal reste à faire.Travaux publiés La plupart des travaux publiés par les membres de l’équipe ont eu pour coauteur un étudiant Ainsi Paul Pupier et Lynn Drapeau ont décrit la réduction des groupes de consonnes en fin de mot — comme dans “minisse” à côté de ministre — (cf.Cahier de Linguistique de l'Université du Québec, no 3); Paul Pu-picr et Luc Légaré ont publié (dans Glos-sa, 1973, no 1) un article sur “L’Effacement du /!/ dans les articles et les cli-tiques en français de Montréal” (exemple: “su a tab" à côté de “sur la table”); Paul Pupier et François Grou ont décrit “Le (t) final non standard en français de Montréal” (Cahier de Linguistique, no 5): c’est le t qu’on retrouve prononcé à la fin de beaucoup de noms propres: Brunet, Huot, etc.D'autres travaux ayant impliqué des membres de l’équipe sont les suivants: Paul Pupier et Roland Pelchat, “Observations sur les pronoms personnels en français de Montréal” (Lingua, 1973); Pau! Pupier et Chantal Pelletier, “La liaison en français de Montréal” (communication donnée à l'Association canadienne-française pour l’avancement des sciences) exemple: chutallé je suis allé’; Jacqueline Levenberg.“Le Maintien et la chute du chva ( = e “muet” ) à l’intérieur du mot" (inédit) — ainsi dans ach(e)ter, etc.; Michel Prairie, La Diphtongaison en montréalais.Etude phonologique (à paraître): cas des prononciations iangaoge, etc.; Paul Pupier et Suzanne Lepage, “Le suffixe —age en français de Montréal” (communication qui sera présentée aux Sociétés savantes du Canada en mai).On reconnaîtra que les thèmes de ces travaux comprennent des prononciations montréalaises non conformes à la norme officielle, prononciation qu’il est important de décrire exactement et d'expliquer.Toutes les études partielles qu’on vient de mentionner mènent à une entreprise plus globale déjà amorcée: la constitution d’un dictionnaire phonologique informatisé du français de Montreal.Dans ce dictionnaire on note les prononciations qui sont reconnues comme étant de Montréal (mais pas nécessairement propres à Montréal).Une telle informatisation des données permettra, par des moyens qu’il serait trop long d’exposer ici, de vérifier les analyses partielles.! ¦ y: - - H H ¦ Êtmam par i PIERRE ANDREANI, professeur, UQAM Dans le monde actuel où la pollution par le bruit atteint particulièrement les pays à haut développement économique, une audition défectueuse est une altération physique commune qui affecte surtout les personnes âgées (presbyacou-sie) et les travailleurs de certaines industries (surdité des chaudronniers).Mais, si la perte de l’audition à un âge conscient engendre des chocs psychologiques et des désavantages pratiques, elle n’a pas cependant le caractère affligeant de la perte auditive chez le jeune enfant qui doit pallier les lacunes auditives par un entrainement spécial pour surmonter son handicap.Encore faut-il que cet entrainement soit entrepris assez tôt pour que Tentant puisse encore acquérir les schèmes de son développement.Dans ce cas, une détection précoce aurait l’avantage de réduire les perturbations du développement de l’enfant et de favoriser son épanouissement.Selon le docteur William G.Hardy, directeur du centre d’audition et d’élocution de l’hôpital John Hopkins, un tel dépistage permettrait d’éviter 80% des troubles auditifs et d’améliorer la situation des 20% restant.D’autre part, sur le plan linguistique, il est nécessaire de déterminer les pertes auditives avant la fin de la période d’acquisition du langage et de la structuration de la pensée, de façon à compenser par un enseignement approprié les imperfections de l’audition qui limitent le mécanisme de l’imitation.Dépistage précoce Or, si la surdité profonde est relativement facile à diagnostiquer par les parents avant Tâge scolaire (bien qu’on confonde souvent ses conséquences avec d’autres troubles de comportement), certaines pertes auditives plus légères ou trop subtiles pour être détectées sans examen forment cependant un vaste hiatus auditif qui peu altérer la qualité des sons et déformer la transmission suffisamment pour compromettre la compréhension.Des travaux de dépistage ont été réalisés avec succès aux USA, d’abord par deux commissions médicales du Minnesota en 1959, puis par une équipe de spécialistes en audiologie de la clinique Mayo en 1961.Depuis, des milliers de bénévoles ont fait passer des tests à plus de 60,000 enfants et 10% d’entre eux ont été dirigés vers des centres de traitement médical.Techniques de détection Au Québec, le nombre d’enfants de trois à quatre ans s’élève, chaque année, à environ 100,000 enfants, parmi lesquels à peu près 70,000 francophones.(Or, notre test, par son caractère linguistique, s’adresse essentiellement à des francophones).C’est donc dans la perspective de toucher une population de 70,000 enfants que nous voulons étudier les techniques de détection (constitution oes tests), les méthodes de recensement des enfants, et les méthodes de passation des tests.Le projet, qui regroupe des professeurs du département de linguistique de TUQAM, — sous la direction de M.Pierre An-dréani, une 'idiologiste, des étudiants et des bénévoles, a pour but de détecter chez les enfants de trois à quatre ans toute déficience auditive qui risquerait d’engendrer des difficultés dans l’acquisition du langage et dans le développement de la pensée.Importance des tests L’organisation du projet s’articulera autour de deux éléments principaux: L’élaboration de tests: La première étape sera celle de la préparation de tests spécifiques, audiologiques et linguistiques, qui pourront ê-tre soumis a des enfants qui ne sont pas encore d’âge scolaire.La passation de tests: Le but visé sera, pour les années à venir.d étendre la passation des tests à l’ensemble de la population d’enfants de trois à quatre ans.Pour Tannée 1974-75, on se limitera à un échantillonnage d’environ 7,000 enfants pour évaluer les qualités de mesure des tests et déterminer les meilleures méthodes de passation qui permettront d’agir avec efficacité par la suite.Le recensement de cet échantillonnage se fera dans les garderies, dans les pré-maternelles, etc.Les résultats de cette recherche seront consignés dans un rapport qui permettra d’établir s’il est nécessaire d’étendre ce dépistage à travers la province.Centre de rechercheen didactique ALBERT MORF, directeur du centre de recherche en Didactique ,UQAM Le Centre de recherche en didactique de TUniversité du Québec à Montréal entreprend sa cinquième année d’existence.Fonde avec la mission d’organiser la recherche fondamentale en matière de didactique dans un cadre interdisciplinaire, le CRD, grâce à d’importantes contributions de TUniversité, dispose d’une infrastructure qui lui permet de poursuivre plusieurs projets lies entre eux par une orientation commune, mais autonomes.Les projets de recherche proprement dits sont financés essentiellement par des subventions du ministère de l’Education (programme FCAC) et par le Conseil des Arts du Canada.Dès le départ, plusieurs recherches étaient liees à des projets conjoints auxquels prenaient part des centres étrangers financés par leurs propres subventions.Objectifs du CRD Les objectifs du CRD se présentent sous deux angles: les travaux sont destinés à apporter des données, et surtout des modèles scientifiques, à une meilleure compréhension des processus d’enseignement; ils visent aussi à construire les bases théoriques à la création rationnelle des méthodes d’enseignement.La situation actuelle de la science de l’enseignement est insatisfaisante.D'une part, on assiste à une multitude de recherches, poursuivies souvent selon des méthodes et techniques très scientifiques, mais dont le rendement est très li- mité parce que le domaine de la pédagogie ne possède pas encore les modèles théoriques comparables à ceux des sciences naturelles.D’autre part, la création des méthodes d’enseignement est encore tributaire de l’expérience intuitive des praticiens; quand elle fait appel à des données scientifiques, elle est souvent condamnée à emprunter des fragments de théorie à des disciplines voisines qui ne sont pas directement pertinentes pour la pédagogie.Les recherches du CRD s’inscrivent donc dans deux mouvements complémentaires: le premier consiste à étudier la formation des connaissances en situation didactique et le second s'oriente vers l’explication des stratégies d’enseignement.La formation des connaissances Le premier recours qui s’impose à celui qui veut aborder scientifiquement la situation pédagogique est habituellement la psychologie.Connaître l’élève, son potentiel cognitif et affectif et les lois de l’apprentissage, apparaît en effet comme la première exigence si Ton veut contribuer à sa formation en respectant les lignes de son développement.Mais la recherche pédagogique a dû reconnaître depuis longtemps que les données ae la psychologie scientifique ne se La psychologie de Télève C’est là la raison pour laquelle une partie importante des recherches du CRD portent sur la psychologie de Télève, et c'est pourquoi la majorité de ses chercheurs étaient jusqu’à maintenant des psychologues spécialisés dans le développement cognitif Les travaux psychologiques qui s’imposent sont de deux sortes Les premiers consistent à transposer des modèles de la psychologie en modèles pédagogiques (ou didactiques); de telles recherches ne consistent pas simplement à “reformuler” les données théoriques de la psychologie (par exemple de la psychologie du développement) en termes pédagogiques, mais elles exigent de vastes études expérimentales.Celles-ci ne réussissent que dans des domaines privilégies dans lesquels les (tonnées psychologiques sont relativement pertinentes.Dans d’autres domaines il faut commencer par des recherches proprement psychologi-laissent pas utiliser telles quelles.En effet, la psychologie est elle-même une science jeune, qui poursuit sa recherche dans des secteurs séparés et dont les théories ne sont pas toujours coordonnables.Bien plus, sur certains domaines les théories s’opposent encore d’une façon telle que le pédagogue est réduit à un choix pour lequel il n'est pas équipé.Enfin, on découvre à chaque tentative de fonder l’enseignement sur la psychologie que les objectifs de cette science sont différents de ceux du pédagogue, que ses lois ou ses modèles ne sont donc pas nécessairement pertinents pour ce qu'il cherche à expliquer.Etude du comportement linguistique des Montréalais d’origine italienne par HENRIETTA CEDERGREN, et PAUL PUPIER, professeurs, UQAM La parole est aux Montréalais et les linguistes de l’UQAM les écoutent! En effet, une équipe de chercheurs du département de Linguistique (professeurs et étudiants) travaillent à compiler la phonologie du français parlé à Montréal, c’est-à-dire à décrire la prononciation du point de vue de la structure et de la fonction des sons dans la langue parlée.A l’étude, les cas de réduction des groupes de consonnes en fin de mot, par exemple, prononcer “minisse" au lieu de “ministre" et les cas de liaisons, comme “chu .allé” au lieu de "je suis allé".Dépistage de la déficience auditive chez les enfants Ce projet de recherche du département de linguistique de TUQAM, commencé en 1973, porte sur la “Compétence socio-linguistique des Montréalais d’origine italienne”.Il s’agit de déterminer Té-tendue de la variation linguistique dans le comportement verbal quotidien de cette population et de “corréler” cette variation avec certains facteurs psychosociaux et économiques: génération, origine géographique, niveau socioéconomique, niveau d’instruction, attachement aux valeurs italiennes, intégration à une des communautés linguistiques de Montréal.Technique d’enquête Ce comportement linguistique est étudié sur la base d’un corpus enregistré.Etant donné l’importance cruciale de la famille comme domaine socio-linguistique chez les Montréalais d’origine italienne, la plupart des enregistrements sont faits au domicile familial, quoique d’autres enregistrements soient faits ailleurs (dans des magasins, par exemple).Les familles sont très variées quant à leur origine, la communauté à laquelle elles s’attachent (anglophone ou francophone) et leur statut socio-économique.La technique d’enquête est de type ethnographique: c’est la méthode de l’observation participante.Le schème d’analyse employé est celui qui est proposé par les SiP ’ ^ s.#' ethnométhodologues.Une des unités d’analyse les plus importantes est celle du tour de parole.Les tours de parole sont différenciés selon leur fonction (référentielle, phatique, métalinguistique).Nous étudions ensuite la covariation entre les différents types de tour de parole et le changement de variété linguistique.Le changement de code est aussi étudie à l’intérieur même du tour de parole.Dans une situation bilingue ou multilingue comme la nôtre, il est parfois difficile de délimiter exactement les variétés linguistiques, à cause de cas hybrides d’emprunts, de mélanges et de calques.On étudiera donc aussi des phénomènes en relation avec les facteurs phychosociaux et économiques susmentionnés.Ajoutons pour ce qui est de l'importance pratique, que cette recherche constitue déjà le laboratoire d’application de la matière des cours de socio-linguistique des immigrants dispensés par le département de linguistique aux 1er et 2e cycles.C’est le seul département de linguistique des universités de Montréal à dispenser un tel enseignement.L’importance sociopolitique de la continuation d’un tel programme pourra certes fournir des données objectives au débat linguistique québécois.Les 4 principaux participants de cette recherche sont les professeurs, Paul Pupier, Henrietta Cedergren, Anne-Marie Di-Sciullo et Arie Van Ameringen.Sous la surveillance de Mme Marquez, la petite Isabelle, 4 ans, subit un test de dépistage de la déficience auditive, test conçu au département de linguistique de fVOAM pour les très jeunes enfants.Mme Louise Soucy, M.Benoit Jacques, professeurs de linguistique et M Pierre Andréani, directeur du département, sont les instigateurs de ce projet.Le test consiste à placer des écouteurs sur les oreilles de l’entant et à fui demander d identifier les objets désignés par l’enregistrement sonore.C’est selon la technique des sonogrammes que les mots à distinguer ont été choisis.Ce test permet la discrimination ta plus complète.Les cas les plus bénins de déficience auditive peuvent donc ainsi être dépistés et ensuite référés en milieu hospitalier Les chercheurs de l’UQAM ont voulu mettre au point un instrument d’usage relativement simple.Le département peut fournir aux parents qui le désirent les instructions qu’il faut pour faire subir le test aux entants.Pour prendre rendez-vous en vue d’un test ou devenir bénévole, s'adresser au département de linguistique, à M.Andréani, téléphone: 876-5703.M.Albert Mort, directeur du Centre de recherche en didactique (CRD) de l’UQAM ques, destinées à compléter Tes bases psychologiques elles-mêmes pour les rendre transposables Le premier type de recherches est possible dans les secteurs qui sont directement liés aux structures de raisonnement, tels que celui des mathématiques, où d'importants travaux ont été réalises; le second type est représenté actuellement dans le domaine des connaissances scientifiques.La recherche didactique En plus de la psychologie, la recherche didactique dispose bien entendu des tnéories propres aux disciplines enseignées.On sait par exemple que les mathématiciens eux-mêmes ont pris en main, depuis longtemps, le renouvellement des méthodes d’enseignement en partant des progrès que la théorie mathématique elle-même a accomplis; plus récemment, la linguistique s’est attaquée à la tâche de fonder l'enseignement sur ses propres modèles théoriques; ce ne sont là que les exemples les plus connus.Mais là encore, on rencontre les difficultés qui compromettent le recours à des théories extrinsèques.Comme la psychologie, les épistémologies ont leurs objets et leurs buts propres, qui ne deviennent pertinents pour la recherche pédagogique qu’au prix de difficiles transpositions et réadaptations.Mais aussi longtemps que la pédagogie reste dépourvue d’un fondement théorique propre qui en ferait à la fois un art et une science, de telles recherches sont nécessaires; la transposition conjointe des modèles psychologiques et épistémologiques est actuellement la seule voie qui permette de fournir des bases scientifiques à la didactique.Les stratégies didactiques Il faut cependant préparer l’avenir.Une partie des travaux du CRD vise à contourner les difficultés méthodologiques qui grèvent le recours à des théories extérieures, et à chercher pour la didactique un système conceptuel et une méthodologie propres.Sous une forme faussement concrète, la question posée au début peut se résumer ainsi : quelles sont les déterminantes dont résultent les différentes stratégies que Ton trouve soit dans les “méthodes” d’enseignement formulées, soit dans l’action de l’enseignant concret?Il ne s’agit pas, pour l’immédiat, de formuler des hypothèses particulières et de les tester expérimentalement; un tel procédé introduirait inévitablement des concepts et des découpages propres a la psychologie, a l'épistémologie ou même à l’intuition pédagogique.On s'astreint au contraire à réaliser une approche structurale pour laquelle il s’agissait en premier lieu de mettre au point un groupe de critères d’analyse; dès maintenant, l’expérimentation débouche sur la construction de modèles ouverts de la stratégie didactique.L’application pratique de telles recherches n’est évidemment pas pour tout de suite; mais comme c’était le cas pour d’autres domaines de connaissance, on doit s’attendre à voir la recherche devenir plus économique et plus “rentable” du moment où la didactique disposera d’un fondement théorique propre.Rencontres inter-centres En plus des recherches proprement dites, l’activité scientifique du CRD comprend des activités d’échange d’importance variable.Des colloques réunissant des spécialistes de plusieurs disciplines et de plusieurs pays ont permis de faire avancer nos travaux, mais aussi de les faire connaître dans d’autres universités — et notamment dans des disciplines qui ne manifestent habituellement que fort peu d’intérêt pour la recherche pédagogique.Des rencontres inter-centres s’organisent périodiquement : elles sont l’expression des liaisons étroites qui existent avec quelques centres de recherche etrangers et se trouvent à l'origine de projets conjoints.La nature même des recherches fait que les publications du CRD sont encore, pour la majeure partie, limitées à des documents de travail à diffusion restreinte Cependant, une série de publications paraîtront durant la prochaine année academique. Université du Québec à Montréal recherche UQAM Du gruyère québécois Le Centre de recherche en sciences appliquées .à l’alimentation (CRESALA) QU CheddcM" d ©XpOrtâtiOH MARCEL GAGNON, directeur du centre de recherches en Sciences appliquées à l’alimentation Le Centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation (CRESALA) a été créé le 19 avril 1972.C’est le quatrième centre de recherche de l’Université du Québec à Montréal.Planifié en fonction des axes de développement de l’UQAM et des besoins du milieu, le CRESALA entend pratiquer trois types d’intervention dans le secteur agro-alimentaire: la recherche scientifique, la formation du personnel spécialisé.les services aux entreprises.Dès ses débuts, le CRESALA a pu entreprendre rapidement des travaux dans le secteur agro-alimentaire parce qu’il bénéficiait des locaux, services et équipements alors en place à riJQAM Ainsi, après seulement un an d'existence, le CRESALA a déjà rendu de multiples services à la collectivité, tant au niveau des institutions gouvernementales qu'à celui d'organismes para-publics et privés Par l'ampleur de ses champs d'étude, de recherche et d'action, qui le situent entre les sciences agronomiques et les disciplines de la diététique et de la, nutrition, le CRESALA est appelé à jouer un rôle de premier plan dans le secteur de l’alimentation Ses recherches se traduisent en applications pratiques et favorisent l'évolution économique, industrielle et sociale.Objectif fondamental Le CRESALA, en tant qu'or-ganisme d’étude et de recherche, entend résoudre les problèmes particuliers qui se posent à l’intérieur du circuit économique général de l’agro-alimentaire: l’approvisionnement, la transformation et la mise en marché des produits.Par exemple, le CRESALA collabore activement avec l’industrie du cidre du Québec.Le Centre a effectué des recherches sur l’entreposage de pommes en atmosphere contrôlée (matière première brute) et sur l’établissement d’un contrôle de la qualité du jus de pomme (matière première préparée).Le CRESALA a aussi donné son avis sur la couleur et la forme des contenants de cidre (emballage).Appelé comme consultant quant à la fabrication même du cidre (industrie de base), le CRESALA a grandement contribué à la diversification du produit par la mise au point de dérivés, tels les vermouths, dont le cidre est l’ingrédient de base (industrie des aliments préparés).Enfin, le Centre a participé aux choix des formats de livraison pour fin de restauration industrielle et dans la mise en marché du produit (distribution).Le CRESALA fait appel a des spécialistes de plusieurs disciplines afin d’effectuer des études en profondeur dans différents domaines où son intervention est demandée.Le CRESALA adopte ce mode d'action dans sa collaboration avec les divers ministères fédéraux et provinciaux, les associations industrielles et les institutions d’enseignement et de recherche.Organisation A l'aide de toutes ces ressources institutionnelles, techniques et humaines, le CRESALA est en mesure de travailler efficacement à résoudre les problèmes du circuit économique général de l’agro-alimentaire.Le développement considérable de la technologie de l agro-alimentaire a révélé au Québec une pénurie de scientifiques oeuvrant dans ce secteur hautement spécialisé.Le CRESALA contribue à leur formation.Le Centre collabore étroitement avec l'entreprise privée et publique II utilise les infrastructures implantées dans le milieu plutôt que de les recréer en milieu universitaire.Le Centre contribue même à la rationalisation de ces infrastructures.Le CRESALA favorise par ses recherches et ses consultations un meilleur équilibre entre la structure de production alimentaire et les reels besoins du consommateur.Agissant ainsi sur le terrain de l’interrelation fabrication-société, le CRESALA préconise l’utilisation de toutes les matières premières par récupération ou autrement, en prônant toujours les méthodes nonpolluantes.Quant aux services à la recherche, le CRESALA met son équipement à la disposition des autres centres du même type et les informe régulièrement de son activité.Le Centre publie des communications scientifiques sur diverses questions concernant l’agro-alimentaire.Au niveau des services publics.le CRESALA est représenté au sein de différents co- mités sectoriels, tels que le Conseil des denrées alimentaires du Québec (CDAQ), le Conseil de l’industrie laitière du Québec (CILQ) et le Conseil de la recherche agricole du Québec (CRSAQ).Structure La structure du Centre, conforme en cela à la réglementation de l'Université du Québec, est souple et axée sur l’efficacité et la participation.Une assemblée des membres constitue l'organe politique primordial du Centre dont elle orchestre la programmation et contrôle les opérations.Un comité de direction et un directeur assurent l’exécution des mandats qui y sont approuvés.Ces mandats sont la responsabilité de directeurs de programme qui supervisent le déroulement des opérations et font périodiquement rapport à la direction.L'ensemble est sous la supervision du décanat des études avancées et de la recherche à l’UQAM.De gauche à droite, M.Marc-A.Vincent, adjoint au directeur du Centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation (CRESALA), M, Marcel Gagnon, Ph.D., docteur en sciences ali- mentaires, directeur-fondateur du CRESALA, Hade, agent d’administration.et M.Bernard Selon Statistiques Canada, le Québec a fabriqué jusqu’à tout récemment environ 50% de tout le fromage cheddar produit au Canada.A ce titre, notre province a bénéficié d’un marché de choix européen, surtout en Angleterre, ou ce produit de chez-nous a toujours été considéré comme un aliment sélect très en demande.Or les nouvelles barrières tarifaires établies lors de l’entrée de l’Angleterre dans le Marché Commun Européen ont diminué considérablement les ventes de cheddar, ce produit canadien étant frappé à 100% d’un tarif d’entrée.Les barrières tarifaires sur le cheddar ont considérablement perturbé toute l’industrie laitière, si bien que de nombreuses fermes laitières ont dû disparaître.Devant une telle situation qui présentait un défi majeur à l’industrie laitière toute entière, des chercheurs ont pensé utili- GEORGES BÉLANGER ROBERT DANIEL M.A.OUANES, UQAM ser nos surplus en mettant, si possible, sur notre propre marché de consommation un ou des fromages de fabrication domestique.On réalise que, de tous les fromages que nous importons, le “gruyère” est celui qui jusqu’ici a été le favori de nos gourmets.Il bénéficiait du tonnage le plus élevé de toute l’importation fromagère.Le Centre de recherche en sciences appliquées à l’alimen-.tation de l’Université du Québec à Montréal, CRESALA, a été invité à se pencher sur le problème de fabrication de nouveaux fromages.L’équipe de recherche a proposé, après des études préliminaires, de fabriquer une gamme de fromages fins dans le but 1) de réduire l’importation; 2) d'utiliser les produits latiers à d’autres fins qu’au cheddar; 3) de satisfaire un nombre grandissant de connaisseurs de fromage.Un premier projet de fro- mage “gruyère’ est en voie de réalisation depuis quelques mois et les recherches se poursuivent sous l’égide de personnes aussi compétentes que M.Georges Bélanger et de son assistant, M.M.A.Ouanes.Une première fabrication à l’usine-pilote de l’Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe a produit un fromage ayant les caractéristiques suivantes : il est sans croûte; il contient environ 45% de matière grasse dans la matière sèche; il se caractérise par des trous ou vides moyens comme le gruyère français.Quant à son goût et à sa texture, ils s’apparentent à ceux du fromage “Jarlsberg”, tant par la saveur légèrement sucree, une texture moyenne, ni trop molle, ni trop ferme et une couleur jaune paille.Restent à résoudre certains éléments de conservation du produit dont on s’occupe en ce moment.Affinage du cheddar Par ailleurs, une équipe dirigée par Robert Daniel, B.Sc.s'affaire actuellement à l’étude du vieillissement du fromage cheddar par l’observation des changements chimiques et biochimiques qui surviennent en cours d’affinage.Ces transformations affectent le goût, l’odeur et la saveur du produit.Le but de la recherche est de pouvoir détecter plus rapidement les modifications susceptibles d’altérer la qualité du produit, tout en s’assurant d’un contrôle plus serré de la qualité totale du cheddar.Si l’on arrive à découvrir s’il y a des relations entre l’affinage et les processus de transformation de la matière qu’est le fromage on pourra ensuite établir certaines normes quant au contrôle de qualité du produit.Par exemple, un test rapide pourra être développé dans le but de vérifier si le fromage présenté aux consommateurs offre bien le degré d’affinage et la qualité requise par le marché.Comme chacun sait, au Québec, le fromage devient une denrée de plus en plus en vogue Comme pour tout autre produit, des normes de plus en plus rigoureuses seront exigées par les associations de consommateurs quant à la qualité et à la “véracité” de l’étiquetage du produit (un fromage étiqueté avec indication “vieux” se vend plus cher à la livre qu’un fromage portant la mention “jeune’ ) Par ailleurs, il est très facile d’accélérer le processus de vieillissement en laboratoire.Ce projet de CRESALA porte actuellement sur un fromage de type Cheddar, soit le fromage le plus consommé au Québec, puis aussi sur un fromage expérimental, de type Gruyère, fabriqué ici-même au Québec.Service d’aide technique offert aux manufacturiers Le CRESALA met au point une technique d’élevage de truites ¦¦HMH par ¦¦¦¦bhh BENOIT DION et LOUIS-ROCH SÉGUIN,UQAM Une telle technique d’élevage a comme principaux avantages de réduire le coût de production de la truite, de répondre davantage aux exigences de sa mise en marché et de concurrencer le commerce des truites congelées et importées ici, en provenance du Japon, du Danemark et d’ailleurs: Le CRESALA a prouvé, d’autre part, qu’il est possible d’élever de la truite en ville, ne nécessitant qu’un faible approvisionnement en eau, le tout sans créer de problèmes de pollution.Des chercheurs du Centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation de l’Université du Québec à Montreal, MM.L.R.Séguin, M.Sc., et Benoît Dion, B.Sp.Sc., ont mis au point cette nouvelle technique d’élevage de truites dans un environnement contrôlé où les eaux “usées” d’élevage peuvent être régénérées et purifiées plutôt que d’être dirigées vers les égouts et le milieu environnant.L’expérience faite au CRESALA a duré une dizaine de mois et a démontré la possibilité de faire croître la truite dans un bain aquatique restreint, alimenté par un très faible débit d’eau continuellement régénérée et accompagné d’un infime apport d’eau de compensation.La majorité des truites ainsi élevées étaient des mouchetées (salvelinus fontinalis).Il y avait aussi des arc-en-ciel (trutta ire-dea) et des brunes (salmo trutta).La mortalité causée par la maladie a été nulle, celle survenue par accident, négligeable.Les truites qui étaient de moins de deux pouces au début de l’expérience ont atteint la taille moyenne de huit pouces.On a ainsi élevé 3.4 livres de poisson par pied cube d’eau et 8.3 livres de poisson par gallon d’eau régénérée à la minute.Pendant les dix mois de l’expérience d’élevage, un peu moins de 2,000 gallons d’eau neuve ont été utilisés.Ces quantités correspondent à un élevage de deux tonnes de truites, variant de sept à neuf pouces, par gallon d’eau neuve par minute, ajoutée à l’eau regénérée du circuit fermé.La création de prototypes d’envergure commerciale, soit pour l'élevage intensif de la truite ou encore pour assurer la distribution de ce poisson frais dans les supermarchés, devrait nécessairement être la prochaine étape d'application de cette nouvelle technique.L’innovation devrait aussi permettre d'offrir un débouche nouveau aux nombreux pisciculteurs privés désireux d’élever de la truite comme produit de table.C’est pourquoi l’Association des propriétaires de piscicultures privées du Québec ( APPPQ), consciente des avantages d’une telle technique, a collaboré à la réalisation de ces travaux de recherche et reconnu le CRESALA comme son organisme officiel de recherches dans le domaine piscicole.Le programme “d’assistance techniques” aux entreprises manufacturières, industrielles et commerciales, spécialisées en alimentation, existe depuis les tout débuts du Centre de recherche en sciences appliquées à l’alimentation (CRESALA).Le centre fournit l’assistance technologique nécessaire en vue d’aider à solu- CRESALA travaille à améliorer la nutrition Compte tenu des objectifs du CRESALA et des priorités économiques et sociales auxquelles il tente de répondre, l’accent est placé sur “l’utilitaire”.Le rôle de la nutrition et de la toxicologie, dans les cadres d’un centre de recherches tel que le CRESALA, qui touche les secteurs intermédiaires entre la production et la consommation, revêt une grande importance.Le cheminement médical et législatif en matière de production et de consommation alimentaire ne suffit pas à assurer un niveau nutritionnel élevé à une population donnée.En cette matière, le rôle éducatif d’un centre de recherches en sciences appliquées à l’alimentation, tant au niveau de l’industrie alimentaire et de la transformation qu’au niveau d’une participation à l’information objective scientifique diffusée au public, est essentiel.Nutrition et technologie sont des préoccupations inter-reliées à l’industrie alimentaire moderne.“Les techniques évoluées sont capables de préserver aussi bien, sinon beaucoup mieux, l’intérêt nutritionnel des produits alimentaires, que les méthodes de conservation archaïques”.Exigences du consommateur L'aspect nutrition constitue, d’une part, une des exigences du consommateur et, d'autre part, une exigence d'éthique demandée par l’industriel.Quant à la technologie, elle est une préoccupation majeure de l’industrie: la disponibilité à coûts bas de plusieurs “nutriments”, produits industriellement, et les progrès de la technologie alimentaire, permettent à l’heure actuelle d’améliorer la qualité nutritionnelle de plusieurs denrées alimentaires et la création de nouveaux produits.Les méthodes d'enrichissement, de renforcissement et de restauration des valeurs nutritionnelles de certains aliments, lorsque judicieusement appliquées, permettent d’atteindre dans une population donnée un niveau nutritionnel plus élevé.Ainsi, l’addition de vitamine D au lait a permis d’observer une diminution importante des cas de rachitisme au Canada; l’addition d’iode au sel de table a permis la disparition des cas de goitres dûs à une déficience en iode.La valeur “nutritionnelle” Conséquemment, un centre tel que le CRESALA, situé au carrefour de la production agroalimentaire et de la consommation, est bien informé des problèmes techniques qui se posent au niveau de l’industrie en ce qui a trait à la modification de la valeur nutritionnelle d’un produit, pour prendre une part active aux activités d’information du consommateur.C’est pourquoi, le CRESALA a accepté de travailler avec des équipes multi-disciplinaires et multi-institutionnelles, lesquelles s’occupaient notamment de l’alimentation de l’adolescent, de l’alimentation de l’athlète; le centre participe aussi, de diverses façons, à la formation d’étudiants par des cours, tables rondes, travaux sur le chantier, etc.Maintenant que l’alimentation ne constitue plus une préoccupation vers laquelle convergent toutes les activités de l’homme, on peut se soucier de la qualité de l’alimentation quotidienne: bien se nourrir en fonction de ses besoins est devenu une proccupation réelle du consommateur.Une des priorités de l’industrie alimentaire est de mettre sur le marché des produits de haute valeur nutritive équilibrés selon les données scientifiques acquises.tionner des problèmes particuliers.Par exemple, huit étudiants de l’UQAM ont poursuivi leur formation scientifique, sous forme de stages dans diverses industries alimentaires, où ils ont élaboré, avec leur directeur, un programme d’“assurance-qualité”, applicable à l’entreprise.Par la suite, cet aspect du programme a été développé.Le CRESALA a pu aider cinq compagnies à installer, dans leur infrastructure, un contrôle technologique.En général, ce genre de travail de recherche consiste à recueillir toute l’information et la documentation disponibles et nécessaires quant à la sélection des produits manufacturiers, aux modes d’opération, etc.Après étude, le CRESALA est habituellement en me sure de recommander le contrôle technique approprié, les installations et le personnel requis.Un rôle d’aviseur Ce rôle d’aviseur joué par le CRESALA comporte maints avantages pour le manufacturier, ou le gros commerçant.En premier lieu, il obtient des renseignements objectifs et scientifi- 3ues quant aux besoins réels è son entreprise, tout en permettant un dialogue ouvert avec les employés.L’assistance-technique du CRESALA se charge aussi d’analyses de produits.Ainsi, un industriel qui aimerait s’assurer de la qualité de tel “lot” ou stock d’un ¦¦¦ par MICHEL CLARK,UQAM aliment quelconque qu’il veut acquérir ou faire vérifier scientifiquement, peut obtenir une telle évaluation, grâce aux laboratoires existants à l’UQAM et aux spécialistes des multiples disciplines qui doivent être mises à profit dans tout échantillonage du genre.Collaboration Pour ce faire, le CRESALA collabore activement avec les divers départements de l’UQAM: chimie, biologie, physique, sciences de la terre, au besoin, et autres.Le personnel chercheur des divers départements a réussi, depuis deux ans, à solutionner maints problèmes majeurs qui, bien entendu, ne se situent pas au simple niveau d’analyses de routine.Le CRESALA n’est pas en concurrence avec les laboratoires privés.Le manufacturier s’adresse à lui pour une assistance technique spéciale, qui n’existe pas au sein de sa propre organisation ou dans les laboratoires ordinaires de vérification.Alimentation et l’appareillage électronique CRESALA a mis au point une technique d'élevage de truites en circuit fermé, dans un environnement contrôlé où les eaux d'élevage sont régénérées et purifiées.L'application commerciale de cette méthode, réduisant le coût de production du poisson, permettre, entre autres, de concurrencer le commerce des truites importées et de fournir éventuellemeent du poisson trais dans les supermarchés.¦HHH par MICHEL BARIL,UQAM Faire de la recherche en électronique dans un centre de recherches en sciences alimentaires appliquées, peut paraître à priori hors de propos.Cependant, il n’en est rien.Tout d’abord, parce que nombre de mesures chimiques, biologiques ou physiques utilisées dans l'industrie alimentaire ou dans la recherche en sciences alimentaires se font avec de l’appareillage électronique, et ce, de plus en plus.Ensuite, parce que les mesures et contrôles utilisés dans l’industrie alimentaire, même s’ils ne sont pas de nature électrique ou électronique dans leurs principes, sont de plus en plus automatisés et, généralement, grâce à l’électronique.D’autre part, d’une façon très générale, l’électronique permet très souvent d'augmenter la fiabilité, la sensibilité et la précision de la majorité des mesures physico-chimiques, si bien que, dans leur évolution naturelle, les instruments de mesure passent par l’électronique.Enfin, lorsqu’un nouvel instrument ou une nouvelle méthode de mesure doit être déve- loppé, il est certain qu’à un moment ou à un autre, il faut faire appel à l’électronique.Ces faits justifient amplement la nécessité d’adjoindre une section de recherches en électronique au CRESALA, mais, évidemment, dans des disciplines spécialisées: instrumentation, conception de circuit, circuits logiques, détecteurs électroniques, conception d'ordinateurs (du type microordinateur), etc.S’il est possible de séparer la recherche théorique de la recherche appliquée, il est évident que le type de recherche entrepris sera a priori de la recherche appliquée.Ceci n’em-pèche pas qu’il faille parfois dépasser le domaine de l’application pratique immédiate et consacrer un certain temps à une recherche plutôt théorique, concernant un aspect fondamental d’un problème important, qui pourra ensuite donner lieu à des applications dans divers domaines.Réservoir d’expertjses La création d’une section d’électronique au CRESALA a pour but de créer un réservoir d’expertises en ce qui concerne l’instrumentation électronique.Cette section joue le rôle d’un département de service et de consultation pour tous les chercheurs du centre, qu’il s’agisse de chimistes, biochimistes, biologistes, etc.Ces chercheurs font usage à un moment ou à un autre, d'appareillage électronique qu’il faut parfois adapter, modifier ou, éventuellement, inventer.La section électronique a aussi une vocation propre, soit le développement d’instruments originaux de mesures, à partir des méthodes et principes de mesures mis au point par les autres chercheurs du centre.Ce développement doit être complet, c’est-à-dire aller jusqu’à la fabrication de prototypes répondant à des normes de qualité industrielles, de façon à ce qu’ils puissent être acheminés directement vers l’industrie privée qui continuera la fabrication de tels instruments mis au point.Ce programme peut paraître ambitieux: cependant, la sec- tion électronique du CRESALA, qui a commencé ses travaux d’une façon officieuse et très modeste des l’été 1972, a déjà obtenu des résultats encourageants.Le département de physique de l’UQAM a mis à la disposition du centre, locaux, équipement et personnel.Deux professeurs de ce département, MM.J.Jacyno et F.Gros D’Aillon, participent d’une façon très active aux travaux dé recherche de la section.D’autre part, dès l’été 1972, le CRESALA a engagé deux chercheurs, MM.Claude SAVOIE et Michel BARIL, spécialistes en conception de circuit électronique, pour faire démarrer la section.Lors de la première année, deux instruments originaux ont été mis au point: un appareil de mesure de la catalase, enzyme dont la mesure quantitative est importante pour l'industrie alimentaire, et un appareil de mesure de la pénicilline dans le lait.(Voir l'article à ce sujet à la page suivante).En ce qui concerne le catala-simètre, inventé par le CRESALA, la section d'électronique ne joue plus qu’un rôle de consultant, et cela permet de faire porter les efforts sur d’autres projets, entre autres: un instrument de mesure de la peroxidase, la mise au point d’un compteur automatique de colonies, l’amélioration des performances d’un spectrographe d’absorption atomique, l’étude du traitement automatique des eaux usées par ozonisation, etc.Pour mener à bien ces projets.la section électronique a besoin de s’agrandir.Le CRESALA compte retenir les services d'un autre chercheur spécialiste en instrumentation.Le département de physique a décide non seulement de continuer sa collaboration mais de l'augmenter, puisque le genre de travaux réalisés jusqu'il correspond aux axes de développement que le département de physique s'est fixé, et surtout parce que cette collaboration permet de travailler dans la multidisciplinarité, un des objectifs importants de tout centre de recherche qui se veut utile et efficace. Université du Québec à Montrée! recherche UQAM Le catalasimètre, une invention du CRESALA par ¦hmmbhmhhmb R.charbonneau ,uqam Une réalité tout simplement excitante, remplie de promesses pour l’agro-alimentaire.et pour la médecine.La çatalase est une enzyme dont il faut contrôler la teneur à tout prix dans l’industrie de la conserverie, sans quoi la qualité des produits en serait compromise et la conservation dangereusement raccourcie.Cette constatation n’est pas neuve puisque, dès 1819, des chercheurs avaient découvert l'influence de cette enzyme dans toutes les matières vivantes, et son importance dans l’équilibre du métabolisme et de la santé de l'espèce humaine et animale.En 1959, le directeur-fondateur du Centre de recherche en sciences appliquées à l’alimentation de l’Université du Québec à Montréal, le docteur Marcel Gagnon, lors d’un séjour à l’Université du Massachussetts, est appelé à rechercher un procédé pour accélérer les tests destinés à mesurer l'efficacité d'un traitement que l’on fait subir aux légumes avant de les mettre en conserve.Lie cette recherche est résultée la mise au point d’une mesure de la catalase à l’aide de la flottaison d’un disque gui indiquait la présence de l'enzyme instantanément dans une solution de peroxide d’hydrogène, et qui en même temps pouvait indiquer la quantité relative par le temps plus ou moins prolongé que mettait le disque à remonter à la surface du liquide en éprouvette, compte tenu de la quantité de bulles gazeuses adhérant à un disque de papier.Publiée dans les revues scientifiques, la méthode du docteur Gagnon a été recueillie par divers chercheurs dans le monde: en 1965, par le dépistage de la mauvaise qualité du lait chez les Américains.En 1968, des chercheurs italiens confirment la validité de ce procédé de dépistage.En 1964, au Japon, un article avait révélé que le dépistage de l’activité catalasique chez des patients semblait déterminant dans la distinction des personnes en santé par rapport à d’autres atteintes de cancer.En 1961, a Pittsburgh, un chercheur a démontré que la catalase était absente de l’urine de personnes en santé, alors qu’elle était présente dans l’urine de personnes souffrant d’infections.Or, il devient par le fait même possible de détecter des infections rénales qui pourraient autrement passer inaperçues Plus tard, en 1967, un chercheur, du nom de Lie, démontre que les résultats révélés par la catalase identifient des maladies spécifiques du rein comme la réticulose.calculs (pierres) du rein et autres.Se basant sur ces constatations et les nombreuses possibilités d’application de détection de la catalase par la méthode du disque, le directeur du CRESALA et des collaborateurs nombreux se sont donné comme but d’atteindre deux objectifs prioritaires: 1 ) Donner à la méthode de détection par le disque de flottaison un mécanisme de détermination à la fois plus rapide et plus précis.L'appareil à cet effet a été réalisé par des spécialistes de l'UQAM en physique électronique.2) Explorer à l’aide de l’appareil tout neuf, dans nos propres milieux médicaux et hospitaliers, la véracité des données révélées par les Japonais et par les Américains, quant à la valeur de la méthode pour dépister la présence ou l'absence de cancer chez des patients, quant à sa capacité encore de dépister rapidement, soit a i hôpital, ou même au bureau du médecin, les infections rénales dans les analyses d’urine.C'est ainsi qu’à partir de l'amélioration d'une méthode développée en vue de vérifier la quantité de catalase présente lors du blanchie-ment des légumes à la conserverie, les miracles de la sérendipité ont placé entre les mains de CRESALA des données précieuses.Ces données prennent la forme d’une mesure semi-automatique et rapide de la catalase et d’un appareil, le catalasimètre, inventé au CRESALA, pour servir la science médicale à des coûts de recherche grandement abaissés et permettre le dépistage massif de nombreuses maladies.Les expériences courantes faites à Montréal, particulièrement dans le champ du cancer, confirment chaque jour davantage la validité de ce nouveau procédé de dépistage.L’invention a permis à l’UQAM de signer avec Allca Instruments Inc.de Montréal un contrat de fabrication et de distribution mondiale de l’appareil.Le CRESALA expérimente de nouveaux produits dérivés du cidre québécois emmm par mammÊÊÊeammimmm^ ALBERTO CONTI ,UQAM C’est en novembre 1971 que la légalisation de la fabrication du cidre devait ouvrir un débouché commercial pour la pomme québécoise déjà renommée pour sa haute qualité.La nouvelle loi ouvrait un nouveau marché et créait ainsi des emplois, tout en offrant un défi majeur à l’industrie et au commerce.Conscients des possibilités du nouveau marché.des hommes d’affaires ont fondé des cidreries qui se sont constituées en association.Ils ont ensuite fait appel au Centre de recherche en sciences appliquées à l'alimentation de l’Université du Québec à Montréal pour coordonner les recherches scientifiques pouvant assurer la qualité d’un produit acceptable par le consommateur, cherchant aussi à maintenir et même améliorer sa qualité.En collaboration avec le COGEM, une firme d’experts dans la mise en marché de produits alimentaires, des études du marché ont été faites.Le CRESALA en a tenu compte dans l’orientation de ses propres recherches et plusieurs séminaires ont été tenus sur le marketing du cidre.D’autre part, avec l’aide du gouvernement fédéral, un programme de reherches plus poussées a été réalisé, ce programme portant sur les problèmes qui se sont manifestes avec l'évolution de la fabrication et de la mise en marché.Pas moins de six chercheurs émettront bientôt des recommandations qui devraient constituer une véritable assurance-qualité pour un cidre toujours plus raffiné.C’est donc le travail conjugué d’une Association comptant onze cidreries et de l’équipe de CRESALA qui leur ont valu l'appui gouvernemental à longue portée.Le programme de recherche en cours porte sur deux années entières.Ce projet de recherches nécessite la contribution de chercheurs de plusieurs disciplines différentes: microbiologie (pour trouver de nouvelles levures qui donnent un goût plus accentué et plus typique au cidre); chimie analytique qualitative (pour déterminer exactement les composantes chimiques qui se trouvent dans le cidre), chimie analytique quantitative (pour déterminer les arômes et les substances qui se trouvent dans le cidre); sciences alimentaires (pour développer de nouveaux produits) et sciences de la nutrition.D’ici deux ans, le Centre croit pouvoir être en mesure de fournir des informations pertinentes qui contribueront à améliorer, de plus en plus, la qualité de ce produit typiquement québécois et, ainsi, à lui ouvrir le marché mondial.Les résultats déjà obtenus sont encourageants.Ils permettent de croire que le cidre québécois saura se tailler une place sur le marché canadien aussi bien qu’international.Par la même occasion, le CRESALA, en participant à la mise sur le marché de nouveaux produits typiquement canadiens préparés avec des matières premières de chez nous, contribue à la prospérité et au développement d’une industrie et, par le fait même, à la création de nouveaux emplois.Ce Centre de recherche de l’UQAM travaille aussi sur certains produits dérivés du cidre.Le Centre a mis au point deux alcools de type “vermouth", un sec et un doux, ainsi qu'une liqueur à base de cidre et de sève d’érable, qu’on nomme temporairement “fine à l'érable.” Un chercheur du groupe doit effectuer prochainement un séjour en France pour y dépister certaines données aptes à faire avancer le cheminement quant à la qualité recherchée que l'on veut donner à notre cidre.Le CRESALA, en collaboration avec l’industrie du cidre, comme avec d’autres entreprises privées, tend à participer à la création de produits typiquement canadiens et québécois préparés avec des matières premières de chez nous, contribuant ainsi au développement de l’industrie, à la création de nouveaux emplois, à la formation de spécialistes et, quand la chose est possible, à la production de produits nouveaux et originaux.Dans les laboratoires du pavillon des sciences de I'UOAM, ie docteur Alberto Conti, Ph.D„ du Centre de recherche en sciences appliquées à l’alimentation, expérimente de nouveaux produits dérivés du cidre québécois.Jusqu Ici, le CRESALA, travaillant avec les cidreries du Québec oroupées en association, a mis au point deux alcools de ‘type vermouth”, un sec et un doux ainsi qu'une liqueur à base de cidre et de sève d'érable, nommée temporairement ‘‘fine a l'érable" Cette recherche est subventionnée par le gouvernement fédéral.Sir George Williams et l’UQAM font de la métropole un grand centre d’études européennes Le centre interuniversitaire d’Etudes européennes — le CIEE — a été fondé à Montréal, en janvier 1972, par deux universités: l’Université du Québec à Montréal et l’Université Sir George Williams.C'est un centre de recherche interdisciplinaire et bilingue dont le champ d'études est l'Europe.Bien qu’établi à Montreal, milieu naturel à la bonne marche de la majorité de ses activités, le Centre entend promouvoir également les échanges entre universitaires canadiens et nord-américains (parmi lesquels le CIEE compte une proportion grandissante de membres) et, dans un sens plus large, renforcer le rôle de la métropole du Canada comme carrefour de la recherche nord-américaine et européenne Objectifs du CIEE Les principaux objectifs du CIEE sont les suivants: 1) Stimuler la vie académique de la région montréalaise par des échanges entre chercheurs, au moyen de séminaires et de colloques, et en invitant des professeurs-chercheurs de réputation internationale.2) Promouvoir la coordination et le développement des études en histoire et civilisation européennes au niveau des 2e et 3e cycles.3) Faciliter la coordination entre bibliothèques et rendre les collections de celles-ci plus facilement accessibles.4) Encourager la recherche et subventionner les projets d’un certain nombre de membres, soit au moyen de subventions minimales.soit en recommandant des projets plus importants soumis à des fondations ou organismes subventionneurs extérieurs.5) Rassembler et diffuser l'information touchant aux études européennes.Etablir des relations et des échanges avec d'autres chercheurs, d’autres centres et d'autres institutions.Nombreux séminaires mh par GEORGE RUDÊ, directeur du centre interuniversitaire cTÉtudes européennes d'historiens, d’économistes, de sociologiques et de politicologues venus d’Angleterre, d’Italie, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada; y participaient des spécialistes reconnus tels MM.Carlo Cipolla (sciences économiques, Université de Californie), E.H.Kossmann (histoire, Groeningen.Hollande), Jan de Vries (histoire, Université de Californie, Berkeley) et Immanuel Wallerstein (sociologie, McGill).Pour réaliser le deuxième des objectifs fondamentaux du CIEE, soit de tenter de coordonner l’enseignement supérieur à Montréal, le Centre a invité les directeurs des départements des quatre universités montréalaises à lui faire parvenir une liste des séminaires donnés au niveau de la maîtrise et du doctorat, dans le domaine des études européennes.La collaboration des départements a été excellente et le Centre sera bientôt en mesure de permettre aux étudiants des 2e et 3e cycles de mieux connaître les séminaires qui leur seront offerts pour l’année 1974-75 dans toutes les universités de Montréal.Catalogue collectif Par ailleurs, en vue de faciliter la coordination dans les politiques d’achat entre les divers services des bibliothèques de Montréal dans le domaine des études européennes, le Centre a mis sur pied un projet-pilote de catalogue collectif portant sur les fonds en études européennes des huit bibliothèques de recherche de la ville.Le projet-pilote, sur ordinateur, couvre l’histoire économique européenne et comporte 6.000 titres.C’est la première étape d’un projet beaucoup plus vaste qui rendra les collections en études européennes des bibliothèques de recherche de Montréal plus facilement accessibles aux lecteurs.Il est évident, toutefois, que le coût d'un tel projet à long terme dépasse les moyens du CIEE et que son succès dépend de la participation active et directe des bibliothèques québécoises.Poursuivant son quatrième objectif, le Centre favorise la recherche de ses membres en octroyant des subventions modestes, destinées principalement à “faire démarrer” des projets de recherche individuels ou collectifs.En 1972-73, une somme de $4,000 a été consacrée à neuf projets.En 74, un peu plus de $5,000 ont été versés à cet effet à une douzaine de chercheurs Centre de documentation Enfin, le CIEE remplit son rôle de centre de documentation en rassemblant et diffusant des informations touchant aux études européennes dans toutes les disciplines des sciences humaines et des sciences sociales.Depuis l’automne 1973, les membres du Centre et institutions affiliées reçoivent tous les quinze jours un Bulletin qui contient des comptes rendus de livres récents, des renseignements sur les conférences et séminaires tenus tant à Montréal qu’ailleurs au Québec et en Amérique du Nord, des informations sur les activités des membres et sur des travaux de recherche poursuivis dans les diverses régions du Canada et des Etats-Unis.Le CIEE reçoit aussi pour son centre de documentation les bulletins d’information de centres de recherche ayant des buts similaires aux siens; il est abonné à un petit nombre de revues scientifiques et il se propose de réunir une documentation de base, constituée de microfilms et de textes, directement liés aux intérêts de recherche de ses membres.De plus, le Centre a établi des relations très cordiales avec son “centre-frère”, le Council for European Studies, à Pittsburgh M.George Rudé, directeur du centre interuniversitaire d'Études européennes (CIEE).Fondé en 72, conjointement par l'Université Sir George Williams et l'UQAM, le Centre a son secrétariat permanent dans le nouveau Pavillon Riverin, de l’UQAM.WM aux Etats-Unis, qui a fourni une aide précieuse au colloque international et avec lequel le Centre compte collaborer d’une façon plus étroite et plus suivie au cours de l’année 1974-75, en particulier, en organisant conjointement le prochain colloque international et des ateliers de recherche.Bref, le Centre interuniversitaire d’études européennes est en train de réaliser les objectifs qu'il s’est assignés en 1972.Le membre- de ses adhérents à titre individuel et institutionnel s’accroît de mois en mois et, pour autant que ses membres et les universités qui l’ont fondé continuent de l’assurer de leur appui, l’avenir du Centre est très prometteur.Le CIEE est appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie académique montréalaise et nord-américaine.C'est pour réaliser ces objectifs que dès l’automne 1972.le Centre a mis sur pied divers programmes d’activités.Ainsi il a organisé dans ses locaux, ou dans ceux des deux universités fondatrices, une série de séminaires, colloques et conférences portant sur des sujets de science politique, littérature, histoire, sociologie et science économique.Ces séances étaient dirigées selon le cas par des membres du Centre ou par des spécialistes d’Europe ou d’Amerique du Nord, d une réputation établie.L'an dernier, le CIEE a présenté une demi-douzaine de séminaires, séminaires de membres ou séminaires de recherche, et reçu deux historiens bien connus, MM.Jacques Heers, de l’Université de Paris, et Jean Meyer, de l’Université de Rennes.Durant l’année en cours, ces réunions et visites ont été beaucoup plus nombreuses.En octobre, M.Pierre Gou-bert, de l’Université de Paris, donnait une conférence (dans la série dite "Marc Bloch") sur “Le grand virage’ français de la deuxième moitié du XVIIIe siècle”; en novembre, M.Albert Soboul, également de l’Université de Paris, est venu parler de “Robespierre ou les contradictions du jacobinisme” ; en mars, M.John Freccero, du département de langue et littérature italiennes à l’Université Yale, a dirigé une conférence sur ITn-ferno de Dante.En outre, pendant cette même année, le CIEE a organisé quatre séminaires de recherche et neuf séminaires de membres, les premiers donnés par des spécialistes, historiens ou politicologues, venus de Washington, de Toronto et de New York; citons Hélène Ahr-weiler.de l’Université de Paris, en visite à Washington, qui parla des “Idéologies politiques a Byzance du Xlle au XVe siè-cle’’.Quant aux seconds, soulignons la croissance de T“inter-disciplinarité” des sujets; en effet, quatre de ces séminaires portaient sur un sujet d’histoire, deux de sociologie, deux d'économique et un de géographie.Colloque international Mais plus important et plus ambitieux dans ce domaine fut le colloque international organisé par le Centre, avec l’appui du Conseil des Arts du Canada et du Council for European Studies à Pittsburgh, sur le thème: "Transition du féodalisme à la société industrielle: l'échec de l'Italie de la Renaissance et des Pays-Bas du XVIIIe siècle”.Ce colloque, qui s’est tenu à Montréal du 18 au 20 avril dernier, réunissait une centaine Le CIEE axé vers le travail collectif et interdisciplinaire Le Centre interuniversitaire d’études européennes (CIEE) compte actuellement deux cents membres alors qu'il n'en avait qu’une cinquantaine en avril 1973 et une centaine en novembre dernier.Presque la moitié des membres appartiennent aux deux universités fondatrices: l’Université du Québec à Montréal et l’Université Sir George Williams, plus de 50% à l’ensemble des universités montréalaises (dont 16 à McGill et 10 à l’Université de Montréal) et les deux tiers à la seule province de Québec.Pour le reste, une cinquantaine de membres viennent d'autres universités du Canada, une vingtaine d’universités américaines et deux sont de France.Ainsi, tout en s’attirant de plus en plus d’adhérents d'autres régions d’Amérique du Nord, le CIEE reste solidement implanté dans le milieu montréalais et québécois dont il est issu.Variété des disciplines Notons aussi qu’en même temps que le nombre des membres augmentait, une plus grande variété de disciplines étaient représentées.En effet, si le Centre a été lancé par des historiens, et si, en septembre 1973, une majorité de membres appartenaient encore à la seule discipline de l'histoire, on a pu constater au cours de la présente année une très nette evolution vers d’autres domaines des sciences sociales et des sciences humaines.Un nombre croissant de membres provient à présent des départements de sociologie, science politique et d'économique; et la “domination” des historiens est en voie de disparaître pour laisser place à “l’inter-diseiplinarité".Ainsi, la vocation du Centre, carrefour des sciences sociales et des sciences humaines, se.réalise tant dans la composition que dans les activités de ses membres.Ces activités, évidemment, correspondent à des intérêts de recherche très variés.Parmi les historiens, un grand nombre — et cela n’étonnera pas — se spécialisent dans l’histoire de France et les relations franco-canadiennes (y compris la question de la “Révolution atlantique” des années 1760, 1775, 1820); plusieurs s’intéressent à l’histoire sociale ou économique, qu’il s'agisse de l’Allemagne, de l’Angleterre, de l’Italie, des Pays-Bas.de la Russie ou de l'Espagne, ou aux études comparées d'histoire d’un pays européen et celle d’un autre); d'autres sont spécialisés dans l'histoire de l'art, de la médecine, de l’éducation, des révolutions, des sciences, des paysans, ou des classes ouvrières; d’autres encore ont des intérêts plus nettement culturels ou administratifs, tels ceux qui étudient l'histoire des Juifs, des Jésuites, du droit ou de l’Eglise et l’Etat.Des spécialistes en littérature étudient le roman en Allemagne ou en Angleterre, la critique marxiste ou les idées philosophiques en France au “siècle des Lumières”.Des géographes poursuivent des travaux de recherche sur l’évolution physique de la Hongrie ou les micro-etats d’Europe.Parmi les politicologues, certains s’intéressent au développement des institutions, d’autres à celui de l’idéologie des partis et des élites, aux relations internationales ou coloniales.Enfin, des sociologues se spécialisent dans l’étude de la démographie historique, l’évolution des classes, des moeurs, des systèmes économiques ou des mentalités populaires.Quelques réalisations A titre d’exemples, citons quelques cas: M F.Mendels du département d’histoire de l'UQAM, et vice-président de l'assemblée des membres du CIEE, a fait des recherches approfondies sur l’histoire de l’agriculture et de la population rurale en Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles.Il a présenté aux membres du CIEE les résultats de sa recherche en cours, sur la structure familiale en Flandre vers la fin du XVIIIe siècle, et il donnera une communication sur le même sujet au Vie Congrès international d’histoire économique à Copenhague en août 1974.M.Mendels, aussi spécialiste de la “proto-industrialisation”, a déposé au Centre une copie d’un article qui a été publié sur ce sujet; il a reçu une subvention du Centre pour lui permettre de démarrer une étude régionale sur l’enseignement supérieur en Europe à la fin du XIXe siècle.M.William Hubbard, du département d’histoire au Collège Loyola, est un jeune historien urbaniste, qui poursuit des recherches sur les grandes villes d’Autriche, notamment sur Graz au XIXe siècle.Il est l’auteur d’un certain nombre d'articles sur les villes autrichiennes dont il a déposé des copies au Centre; le plus récent, publié dans une revue allemande en 1972, s’intitule: “Der Wachs-tumsprozess in den oesterrei-chischçn Gross-staedten 1869-1910" M.Hubbard a participé à la session sur “Les villes allemandes au XXe siècle” au congrès annuel de l’American Historical Association tenu à San Francisco en décembre dernier, et, comme M.Mendels, il présentera une communication au Vie Congrès international d’histoire économique à Copenhague dans le cadre de la session intitulée: “Transformation des structures des populations urbaines, XlXe-XXe siècle".En linguistique M.N.Fizarro, du département de sociologie de l’UQAM, poursuit des recherches en linguistique, notamment sur l’analyse automatique du discours, méthode développée récemment par M.Pècheux, G.Gayot et d’autres.En janvier, M.Pi-zarro parlait de ses recherches dans le cadre d'un séminaire de membres intitulé “Les méthodes d’analyse automatique du discours et leur utilisation dans les sciences sociales”.Une partie des recherches de M.Pizarro s’orientent vers l’Espagne et le Centre lui a accordé, en novembre dernier, une subvention pour assister au congrès international des communications qui s’est tenu à Barcelone où il présenta une communication sur “Les fondements des théories de la communication et l’idéologie libérale”; il va bientôt commencer une étude sur les fondements économiques des structures du pouvoir et de l'idéologie franquiste des années 1930.Les micro-états Parmi d'autres chercheurs qui présentèrent leur travaux dans un séminaire de membres, citons MM.K.Valaskakis, du département de science économique de l'Université de Mon- tréal, et André-Louis Sanguin, du département de géographie de l’UQAC.Le séminaire de M.Valaskakis s’intitulait: “L’Europe économique en 1985, résumé prospectif en date de 1973”; en élaborant des scénarios de performance économique des grands pays de l’Europe, il s’est montré très pessimiste à l'égard de l’avenir économique de la Grande-Bretagne.Dans son séminaire sur “Les micro-états d'Europe (Andorre, Liechenstein, Monaco et Saint-Marin)”.M.Sanguin présenta ces micro-états comme le laboratoire de l’unification européenne.Il conclut: “L’avenir des micro-étaLs dans l’Europe occidentale est positif dans la mesure où rien ne les menaça dans ce dernier quart de siècle et dans la mesure où ils font partie de la ‘communitas gentium' des nations européennes”.Vers le travail collectif Jusqu’à présent, et c’est regrettable, la plupart de ces recherches ont été conduites individuellement et le travail collectif et interdisciplinaire a tenu peu de place.Un seul séminaire de membres était le fruit des travaux de deux chercheurs, MM.Gilles Paquette, du département d'économique de l’Université Carleton, et Jean-Pierre Wallot, du département d’histoire de l’Université de Montréal, qui animèrent un séminaire sur “Le Canada et le système financier atlantique au tournant du XIXe siècle”.Le Centre est très sensible à ce manque de collaboration entre érudits; et, lors de l’assemblée générale de ses membres, en mars dernier, il fut décidé de créer un comité de recherche dont le but est de permettre aux chercheurs de sortir de leur isolement en se constituant en groupes, ou ateliers de recherche, composés d’individus évoluant dans diverses disciplines et qui ont décidé de poursuivre des travaux de recnerche en commun.11 est évident que certaines recherches se prêtent moins facilement que d'autres à un travail collectif; néanmoins, le Centre espère que cette initiative portera fruit et que l'exemple de MM.Paquette et Wallot sera bientôt suivi par d'autres. Univarsité du Québec è Montréal recherche UQAM mmm par PIERRE DANSEREAU, du centre de recherche en Sciences de l’environnement, UQAM 'Une nouvelle profession, celle des spécialistes de l’environnement M Pierre Dansereau, spécialiste de réputation internationale, professeur d'écologie à l'UQAM.l'un des responsables de lr.maîtrise en sciences de l’environnement.La protection de l’environnement est apparue très tard au niveau de la conscience sociale.Quoique les avertissements des écologistes et des conservation-nistes remontent à plus d'un siècle, et qu’ils aient eu le bénéfice d’assez hautes tribunes des années 30 aux années '60, il faut bien constater qu’ils n’avaient guère atteint l'opinion publique assez fortement pour influencer les choix de l’industrie et des gouvernements.Au cours des années ’60.on entendit le cri d’étouffement de la majorité urbaine dans tous les pays “développés”, car la vague de la pollution, qui affli- geait les pauvres depuis longtemps.déferlait alors au niveau des bien nantis.La richesse n’était désormais plus un rempart efficace contre l’air vicié, l’eau nauséabonde, la nourriture toxique, et le bruit assourdissant.Purifier l’environnement Des mesures de correction s'imposaient, il fallait purifier l'environnement.A moins, toutefois.qu’une telle réforme ne se révélât trop coûteuse! Dans ce cas, ne fallait-il pas tout simplement vivre dans la pollution en l’acceptant comme la rançon nécessaire du progrès et d’un Pour améliorer la qualité de la vie Un centre de recherche en Sciences de l’environnement par CONRAD EAST, directeur du centre de recherche en Sciences de l'environnement,UQAM On peut affirmer que le CERSE est né de la convergence d’un triple besoin: celui des chercheurs, celui de l’Université et celui de la société.Trop souvent, les scientifiques, par leur formation et la structure départementale des universités, manoeuvrent dans les limites étroites et fermées de leur spécialisation.Ceci permet à des physiciens et des mathématiciens, des biologistes et ,des chimistes d’approfondir dans la verticale leur discipline propre, mais les laisse assez dépourvus pour affronter les problèmes concrets requérant la mise en commun d’une expertise dispersée.Quoi détonnant de voir apparaître peu à peu une saturation du "marché” des subventions de recherche, et quoi de plus naturel que de voir surgir chez les scientifiques ce désir de briser les frontières, de dialoguer et d’oeuvrer avec d’autres scientifiques, de s’attaquer à des objets d'étude qui demandent une approche multidisciplinaire?L'Université a reconnu dans les dernières années qu’elle devait ajouter à sa fonction traditionnelle d'enseignement et de recherche, celle de service à la communauté.Les tenants de cette position nouvelle n’ont jamais voulu dire que, par son enseignement et sa recherche passée, l'Université ne réalisait pas sa fonction de service à la communauté, mais veulent simplement orienter la recherche vers des objets qui parlent davantage à la communauté, vers des problèmes que le grand public puisse voir, sentir, goûter.Le laboratoire de la nature La crise de l'environnement à laquelle fait face l’Homo faber et urbanus est venue cristalliser ces aspirations nouvelles à la fois chez les chercheurs et les administrateurs de l’Université.N’y avait-il pas là un défi concret à relever?N’y avait-il pas matière pour les chercheurs à exercer leur créativité dans une réunion de leur expertise en vue d'une solution au problème de l’environnement moderne?Tout en ne négligeant pas l’exercice libre de la recherche fondamentale qui a si souvent abouti de façon spectaculaire et inattendue à des découvertes de génie (rayons X, ondes hertziennes, fusion nucléaire), était-ce si indigne d'un scientifique d’orienter sa recherche sur des problèmes plus pratiques, de sortir de son laboratoire pour travailler dans le grand laboratoire de la nature?Pourquoi la recherche sur l’environnement D'aucuns pourraient avancer que ces problèmes relèvent d’abord et avant tout de la politi-ue! Ce serait ne pas compren-re qu’une bonne poliique repose sur une saine compréhension des problèmes, que toutes les solutions scientifiques à la crise de l’environnement ne sont pas encore trouvées, loin de là.et qu'elles ne le seront jamais de façon définitive puisque l’environnement évolue continuellement.D’autres s'interrogent même sur la nécessité de la recherche chez nous, au Québec: pourquoi ne pas la laisser à ceux qui ont le moyen de s’en payer le luxe?La réponse nous est donnée par les futurologistes, Massachussetts Institute of Technology et autres, qui montrent que nôtre civilisation se dirige vers une nouvelle échelle de valeurs, où le pouvoir sera entre les mains de ceux qui possèdent l'information.Déjà de nombreuses études mettent en relief la correspondance entre une classification des nations selon le développe- ment technologique et selon l’effort déployé du côté de la recherche scientifique.Cause ou effet?Parlons plutôt de mécanisme à feedback positif.L'UQAM a donc, après le périple de réflexion esquissé ci-haut, décidé de créer le Centre de recherche en Sciences de l’Environnement ou CERSE.Qu’est-ce que les sciences de l’environnement?On pourrait ici chicaner sur le titre: existe-t-il des sciences de l'environnement?S’agit-il de sciences pures ou applliquées?Et vous voilà embarqués dans le genre de discussion qui consomme hélas beaucoup de nos énergies.On aime au Québec créer des comités pour définir, analyser, décrire et décrier, mais d’autres pendant ce temps se mettent à l’oeuvre et réalisent.Mais, puisqu’il faut sacrifier au dieu cartésien, essayons de préciser ce que l’on entend par sciences de l’environnement.Elles désignent toute branche du savoir réclamant pour objet d’étude le milieu physique et biologique, culturel et social de l’homme.Idéalement, les sciences de l’environnement doivent tendre vers une asymptote, la science de l'environnement, synthèse parfaite des relations multiples entre l’homme et son milieu, synthèse à peine amorcée et qui, à l’instar de toute science, sera toujours en devenir.On peut, évidemment, oeuvrer à la construction de ce monument à divers niveaux: synthèse entre les différentes sciences exactes, synthèse entre les sciences exactes et les sciences humaines.Dans une première étape, le CERSE a choisi le premier niveau de synthèse et ceci n’est pas seulement réaliste vu les contraintes imposées par les ressources en main, mais légitime pourvu que l’on soit conscient qu’il ne s’agit là que d’un premier niveau vers la grande synthèse.Le CERSE a donc mis en place des projets de recherche bien délimités qui se groupent en quatre programmes distincts: l’environnement atmosphérique, l’environnement aquatique, l’aménagement et les modèles écologiques.Il s’agit là plus d’une distinction que d'une séparation des champs d'intérêts: on verrait mal des cloisonnements s’installer dans un groupe qui tend vers la synthèse d’une science de l’environnement.Au contraire, les liaisons d’un programme à l’autre existent et permettent une interaction féconde.Environnement atmosphérique La société s’interroge sur la qualité de l'air qu’elle voit, sent et respire Elle se plaint des visibilités réduites, des odeurs nauséabondes, de la détérioration de ses monuments publics et, surtout, s'inquiète des effets à court à long terme des gaz et des poussières qui pénètrent dans les poumons.Elle demande que des équipes de chercheurs établissent les faits, les ordonnent et analysent, et proposent ensuite en toute connaissance les vraies solutions aux législateurs.Par son programme de recherche sur l’environnement atmosphérique, le CERSE veut apporter sa quote-part à la comprehension des phénomènes, sans laquelle il n’y a pas d’action valable.Un premier projet étudie le potentiel nocif de certains brouillards autour de certains centres industriels: taille et quantité, acidité et contenu chimique des gouttelettes, effets possibles de ces polluants sur les cellules vivantes.Un second projet étudie les particules en suspension, c’est-a-dire les poussières les plus fines de l'atmosphère et celles qui pénètrent aisément dans les voies respiratoires.Viennent-elles principalement de la région montréalaise?Les vents du sud et sud-ouest qui nous arrivent des régions populeuses et industrialisées du sud de l’Ontario et des Etats-Unis n'en charrient-ils pas une part importante?S'agit-il surtout de substances toxiques ou inertes, de plomb, de silice ou de sulfates?Ou encore de spores et de pollen auxquels beaucoup de personnes réagissent sous forme d’allergie?Autant de questions qu’il importe d’explorer si l’on veut bien comprendre le milieu que Ton respire.Environnement aquatique LTle de Montréal baigne dans les eaux du Saint-Laurent et de l’Outaouais.Dans quel état nous arrivent ces eaux, et dans quel état nous quittent-elles après avoir reçu le déferlement des eaux usées, des égouts municipaux et des déchets industriels?Que vaut le pouvoir d’au-toépuration de ces eaux et jusqu’à quel point une population peut ainsi abuser d’une ressource et infliger aux populations en aval la charge de ses détritus?Une réponse adéquate à ces questions relève des spécialistes qui peuvent déterminer le degré de pollution et d'eutrophisation des eaux en étudiant la réaction des écosystèmes aquatiques du fleuve à l’agression de l’homme.Un vaste projet porte sur la transformation des écosystèmes fluviaux par la “charge polluante” de la ville.L’étude de la dynamique d’organismes peuplant le fleuve, tels que les mollusques, les insectes et les crustacés va nous révéler leur com-porterment dans le milieu transformé par les égouts et les eaux résiduaires.L’indice très précis de ces transformations sera donné en analysant la colonisation des objets immergés dans l'eau par les algues habitant le fleuve.L'équipe de l'environnement aquatique s’intéresse également aux gites larvaires de moustiques dans les régions marécageuses de la vallée du Saint-Laurent.Ces études prennent un relief important dans l’éventuel aménagement en parc récréatif des îles du fleuve entre Montréal et Sorel.Une collaboration interuniversitaire a également été amorcée dans une étude sur l’eutrophisation du fleuve par la pollution thermique.Ecologie et aménagement Jusqu’à date, l’on se s'est guère préoccupé de rationaliser l’exploitation d’un territoire: qu’avait-on besoin de ces règles restrictives?N’avait-on pas tout l’espace désirable pour construire, cultiver ou exploiter?Petit à petit, avec la population croissante, la disparition rapide des terres arables, le développement anarchique des villes et des routes, on a commencé à se poser des questions.Ne serait-ce pas préférable d’exploiter chaque espace dans la beauté et l’harmonie des règles de base de l’écologie qui respecte l'esthétique, la vie et les potentiels naturels de chaque territoire?Qu’adviendra-t-il si l’on sacrifie toutes les meilleures terres arables aux dieux de l’immeuble et de la route?Comment aménager pour l’homme le territoire tout en préservant les valeurs biologiques et esthétiques du milieu?C’est à ce genre de questions et à bien d’autres qu'un troi- M.Conrad East, directeur du Centre de recherche en sciences de l'environnement (CERSE), spécialiste en physique de l’atmosphère.sième groupe de travail tente de répondre.Tout le monde a déjà entendu parler du projet EZAIM — Etude de la Zone de l’Aéroport International de Montreal, projet entrepris avec une équipe interdisciplinaire et ineruniversitaire.Un autre projet concerne un petit coin recule du Québec, celui des Iles-de-la-Madeleine; là on y fait oeuvre de géographie sociale en tentant de mesurer l’impact d'une population sur une petit territoire.Ce genre d’étude sur un système relativement clos permet de mieux déceler les lois qui régissent les actions de l’homme sur son milieu physique et permettra probablement de prévoir et d’empêcher ailleurs les influences néfastes de la population sur son milieu.Modèles écologiques L’on comprend que, dans chacun des trois programmes mentionnés, des quantités énormes de données sont colligées et que seule une analyse mathématique rigoureuse pourra en tirer de façon objective les grandes conclusions.C'est le rôle du quatrième groupe.L'ambition tacite et cajolée serait d’en arriver à simuler numériquement toutes les interactions écologiques dans un milieu donné afin de les prévoir de la même façon que l’on prévoit le temps sur un ordinateur.On pourrait ainsi, grâce à un tel modèle, simuler telle agression bien quantifiée sur le milieu et en prévoir les effets dans tel lieu et à tel moment.Mieux, on pourrait simuler les corrections que l’on apporterait par exemple à la qualité du fleuve en supposant tel degré ou tel degré de traitement des eaux.On comprend que ce genre d’outil n’est pas facile à forger vu les nombreuses variables qui interviennent dans le système: mais qui osera poser des limites aux ambitions du scientifique?Conclusion L’intervention du CERSE dans le processus d’amélioration de la qualité du milieu ne se situe pas dans l’application des mesures de contrôle de la pollution, rôle qui appartient plutôt aux agences gouvernementales.Son rôle consiste plutôt à améliorer la compréhension des phénomènes de l’eau, de l’air et du sol, et de faire fructifier cette compréhension en des applications pratiques au milieu.Par la création du CERSE, l’UQAM espère vivement contribuer à l’édification de la science de l’environnement, et, par cette science, à l’amélioration de la qualité de vie de ses concitoyens.haut niveau de consommation?Une attitude aussi fataliste et simpliste, un tel manque de perception et d'espoir et une vue aussi courte de notre environnement ne sont malheureusement pas complètement vaincus et dépassés en 1974.Le grand public, le monde des affaires et le monde académique sont encore aujourd’hui bien loin de faire face aux faits et de chercher des méthodes réellement prometteuses de résoudre nos problèmes de l’environnement, sur le plan local, national, international.Ce qu’il faut reconnaître c’est que la préservation, la conservation.la protection et la correction, quoiqu'elles soient toutes indispensables et urgentes, ne suffisent pas.Il faut même constater quelles font trop souvent surgir de nouveaux problèmes alors qu'elles tentent d’en régler d’autres, un à un.L’éco-planification L’éco-planification est la seule réponse.Cela implique un déplacement des priorités depuis le rejet de la pollution vers la projection d'une prospective audacieuse en vue de planifier avec la nature et non pas contre elle.Quelles opérations un tel projet suppose-t-il?qui a les connaissances voulues pour le formuler?qui a l’habileté capable de le réaliser?et qui a le pouvoir de l'appuyer?La possession des faits exige d’abord l'analyse.Un inventaire de paysage dans une perspective écologique trouve ses meilleures chances de succès dans l’opération d’un groupe interdisciplinaire.Il faudra réunir des ingénieurs, des planificateurs, des sociologues et des représentants des sciences de la nature.Comment atteler des chevaux de races aussi divergentes au char d’une tâche commune?ne vont-ils pas écarteler leur véhicule?La spécialisation C’est dire qu’il nous faut une armée grandissante de spécialistes, particulièrement dans des domaines qui accusent un retard (comme la taxonomie, la toxicologie, la psychologie sociale), et un nombre sans doute moins grand de généralistes capables de traverser les frontières de plusieurs spécialités.Je m'empresse de reprendre un thème qui m’est cher depuis longtemps: il n’y a pas de “gé-néralisme” (il n’y a pas de “culture générale") sans spécialisation préalable.Il est impossible d’aborder plusieurs domaines de la connaissance (ou plusieurs langues et vocabulaires) si l’on n'est d’abord complètement à l’aise dans une discipline donnée.Sans aller jusqu’à dire, à propos des sciences de l’environnement.que la discipline de départ, ou d’origine, importe peu, je prétends que les sciences de l’environnement, que les écologistes de formation biologique semblent parfois considérer comme leur fief, sont également accessibles par la voie de l’ingénierie, de la médecine, de la géographie et même du droit.Formation professionnelle On est heureux de constater que l’enseignement officiel a commencé à relever les défis qui lui ont été lancés par la crise de l’environnement.L’Université de Waterloo a une faculté des sciences de l'environnement.Plusieurs autres universités canadiennes ont mis sur pied des programmes, des départements, des centres de recherche.Plus souvent qu’autrement, il s’agit de regroupements de personnes dont l’intérêt et la loyauté sont fixés à un département.Assez souvent, heureusement, une ou plusieurs personnes font leur tâche principale des études et de l’enseignement dans le programme des sciences de l'environnement.Il arrive aussi que ces groupements.formés en vue d’une tâche bien orientée mais mal définie, s’ouvrent davantage sur la société que ne le font les départements, modules, programmes plus traditionnels.En visant une éventuelle formation professionnelle, ils arrivent à faire de plus lourds emprunts hors-les-murs et à chercher également dans le “monde réel” des milieux où des expériences dirigées méritent des “crédits” aux etudiants.C’est cette voie qui me semble la plus prometteuse, car elle a des visées constantes sur les répercussions écologiques des oeuvres socio-économiques de la société et elle s’ouvre sur une profession dont le rôle est de plus en plus clair.Ce rôle en est essentiellement un de participation à une planification écologique qui dépasse de très loin la correction de la pollution et la protection du milieu.En effet, il est raisonnable de croire que presque tous les milieux naturels ont une efficacité productive réelle bien inférieure à l’optimum (et sûrement au maximum) et que l’homme peut créer, dans l’harmonie, des équilibres seconds plus productifs et aussi stables.Maîtrise en écologie L'Université du Québec à Montréal a voulu répondre à ce besoin en offrant une maîtrise professionnelle en écologie à des étudiants ayant déjà un diplôme de premier cycle en biologie.en physique, en chimie, en géographie physique, en sciences de la terre ou encore dans des disciplines équivalentes (foresterie, agronomie, ingénierie.médecine vétérinaire).Ces étudiants sont invités à ré-interpréter leurs connaissances acquises et à revivre leurs expériences antérieures en discutant les propositions propres à la science écologique.Un encadrement nouveau leur est offert qui valorise davantage leurs spécialisation tout en l’orientant vers les problèmes du milieu québécois.Nous espérons atteindre ce but en utilisant à fond les moyens académiques traditionnels (cours, séminaires, laboratoires.excursions, travaux pratiques).mais en y associant deux autres formes d’instruction.L’étudiant sera appelé, d’une part, à participer à une recherche en cours et il fera, d’autre part, un stage dans un milieu de travail (agence gouvernementale, industrie, bureau de consultants, etc.) ressemblant d’assez près à celui auquel il devra s'intégrer quand il aura obtenu son diplôme.Cette formule, sans être nouvelle n’est pas encore courante dans les universités.Elle témoigne du désir de TUniversité du Québec de se prêter davantage à une participation active au milieu qui le fait vivre, et de ménager une transition plus heureuse et plus efficace entre l’apprentissage et la profession.Les étudiants de la maîtrise en écologie de l'UQAM travaillent souvent "sur le terrain".Un futur écologiste procède ici à l'échantillonnage de la faune benthique du Saint-Laurent.mm Programmes de recherche en sciences de l’environnement Le centre de recherche en Sciences de l’environnement offre actuellement quatre programmes de recherche, que nous énumérons ci-dessous.Le CERSE apporte aussi sa contribution aux études avancées par l’enseignement, la direction de thèses, les stages d’étudiants et une participation spéciale à la maîtrise en écologie (multidisciplinaire).Programmes de recherche: 1) Environnement atmosphériqûe Directeur: Conrad EAST, Ph.D.Projets: — Impact de la météorologie sur la qualité de l’air urbain et régional.— Etude des particules en suspension — Etude des brouillards pollués — Transport à longue distance des polluants — Etude des algues aériennes 2) Environnement aquatique Directeur: André CHODOROWSKI, D.Sc Projets: — Modification des biocénoses aquatiques par la pollution urbaine — Approche écologique à la démoustication — Impact de la pollution thermique sur l’eutrophisation 3) Ecologie et aménagement Directeur: Pierre DANSEREAU, D.Sc.Projets: — Aménagement et impact sur le milieu — Ecologie et utilisation des terres — Classification des terres basée sur la charge des écosystèmes 4) Modèles écologiques — cytologie Directeur: Pierre LEGENDRE, Ph.D.Projets: — Effets des polluants sur les chromosomes des cellules en culture — Modèles d’analyse multivariée de données écologiques et taxonomiques — Simulation de l’écosystème fluvial Participation aux études avancées: Enseignement Direction de thèses Stages d’étudiants Participation spéciale à la maîtrise en écologie (multidisciplinaire) UQAM / i Université du Québec à Montrée! nouveau campus UQAM MUn cahier spécial du DEVOIR sur l’UQAM serait certes incomplet sans un coup d’oeil prospectif, fût-il rapide, en direction de son projet d’implantation physique au centre-ville de Montréal.Les pages précédentes ont mis en relief la liaison essentielle entre enseignement, recherche et besoins du milieu: les articles ci-contre voudraient faire état des principes et politiques qui ont guidé l’UQAM dans l'élaboration de son projet de campus, en ce qui concerne ses relations avec le quartier d'accueil et la population montréalaise.>v- * mm .• • •• : .v mmm f • ^ Maquette de travail déposée en août dernier avec les esquisses préliminaires de la première phase de construction du campus.Le projet a connu certaines modifications depuis lors, mais la photo illustre bien les intentions concernant la volumétrie.Les édifices en hauteur seront situés sur les rues Berri et de Maisonneuve.Cette première phase de construction comprend la totalité du quadrilatère de l’église Saint-Jacques et environ les deux tiers du quadrilatère touchant le boulevard Dorchester.La cour intérieure du campus sera un carrefour très vivant A cause de la localisation centrale du quadrilatère St-Jacques par rapport au campus et de sa proximité avec le métro, on a voulu y placer les services les plus largement ouverts au grand public; et comme plusieurs éléments de ces services auront des rapports les uns avec les autres, notamment dans le cas du centre socio-culturel, l’architecte Dimakopoulos a conçu l’idée de les regrouper autour de cette cour intérieure, au coeur du campus.Un large corridor y donnera accès directement à partir de la mezzanine du métro, de sorte qu’elle représentera le premier contact du public avec l’Université.On pourra également l’atteindre de la rue en y descendant à partir des quatre entrées du campus prévues aux coins du quadrilatère et par le tunnel de circulation traversant sous la rue Ste-Catherine au coin de St-Denis.Le coup d’oeil en sera impressionnant, si l’on songe que son plafond sera situé à l’équivalent de quatre étages au-dessus, et que l’on pourra y contempler les silhouettes du transept sud et du clocher de l’ancienne église Saint-Jacques par des ouvertures vitrées qui y seront pratiquées.Lieu de convergence Lieu de convergence de la circulation piétonnière du campus; la place devrait constituer un carrefour extrêmement achalandé et très vivant, très actif, où par ailleurs des zones de repos et de détente sont prévues.Un café-terrasse, ouvert sur la place, permettra aux gens d’observer les mouvements de la foule, tout en sirotant un café ou une bière.Ces mêmes personnes pourront aussi établir leur poste d’observation à l’une ou l’autre des trois galeries circulaires surplombant la place et donnant accès aux différents services regroupés aux étages supérieurs.Centre socio-culturel On désigne sous ce nom les espaces prévus à la programmation du service d’animation socio-culturelle de l’UQAM: ils comprennent une discothèque, un café-terrasse, un complexe studio-auditorium, quatre petits ateliers polyvalents, un grand atelier d’art (peinture, sculpture, céramique.) et un grand atelier d’expression (musique, danse, expression théâtrale.).Eléments privilégiés d’ouverture de l’Université sur le milieu, tous ces espaces ont été localisés à proximité immédiate de la grande place afin d’en encourager l’accès au public extérieur a l’UQAM.Discothèque et café-terrasse Situés à l’entrée immédiate de la place, à gauche, ils pourront recevoir respectivement 300 et 100 usagers.Utilisés comme point d’alimentation de 11 heures à 14 heures le jour, avec une capacité totale de 300 convives, ils joueront leur rôle propre de 20 heures à 2 heures tous les soirs.On espère y présenter occasionnellement des mini-spectacles.Studio-auditorium A droite de la place, le long du boulevard de Maisonneuve, on pourra fréquenter le complexe studio-auditorium.Avec ses 850 places, l’auditorium représente la grande salle de l’Université où auront lieu les événements de masse: conférences, congrès, colloques, cours.très magistraux.Son aménagement permettra cependant une utilisation beaucoup plus polyvalente, puisqu’il y aura possibilité de production théâtrale a l'italienne, de spectacles de musique (orchestres, chansonniers, chorales), de cinéma (35 mm).Le studio, orienté en très grande partie vers la production théâtrale, représente un espace beaucoup plus polyvalent, avec ses sièges amovibles, dont les dispositions différentes pour divers types de production théâtrale (théâtre élisabéthain, à l'italienne, avec eperon, en rond.) pourront satisfaire des auditoires variant entre 200 et 600 ., , „ Lieu privilégié de la recherche et de l’experimentation théâtrales, le studio pourra également diversifier sa vocation du côté du cabaret-théâtre, du cinéma, de la musique et de la danse.On songe à faire du complexe studio-auditorium le lieu par excellence du jeune théâtre québécois, des productions du module d'études théâtrales, des troupes de théâtre de l’UQAM, et également des groupes intéressés à la recherche musicale québécoise et au folklore urbain.¦I——i mmm |I|P flPïnît.Vision futuriste et hypothétique de ce que pourrait être la cour intérieur du quadrilatère St-Jacques.Point de jonction de toutes les circulations internes à l’UQAM, à proximité de la mezzanine du métro, elle offrira à la population du quartier et de la ville de nombreux services, notamment d'ordre culturel- Ateliers socio-culturels Sous le foyer du studio sera logé le grand atelier d’expression (danse, musique, expression corporelle, théâtre) mis à la disposition des groupes internes ou externes à l’Université intéressés à ces disciplines, dans le cadre de cours d’initiation ou d’ateliers libres.Les autres ateliers socio-culturels domineront la grande place, juste au-dessus du couloir d’accès du métro à la place.Il s’agit de quatre petites salles polyvalentes consacrées aux activités de petits groupes de discussion, etc.et du grand atelier d'arts (peinture, sculpture, céramique, etc.) mis a la disposition d’artistes “du dimanche".La galerie d’art Déjà annoncée par quelques vitrines d’exposition sur la grande place, la galerie ouvrira ses expositions au grand public juste au-dessus de la discothèque et du café-terrasse.Le calme de ses trois salles devrait contraster fortement avec l'animation de la place et la turbulence de la discothèque.Le centre religieux Autre endroit de grand calme, cette petite salle spécialement conçue pour inviter au silence, à la réflexion, à la détente, ouvrira occasionnellement ses portes, dans un esprit de recherche et d’oecuménisme, à certaines activités d’initiation aux différents rites religieux pratiqués à Montréal.Elle sera située également sur le pourtour de la cour intérieure du quadrilatère St-Jacques.Point central Ainsi donc, on peut déjà ressentir le rythme trépidant que connaîtra ce point central de l’Université.Avec ses activités diverses, parfois complémentaires, leurs horaires variés s’étendant sur 16 et même 18 heures de la journée, les moyens incroyables d’accès, et l’invitation explicite au public à utiliser le circuit et les services universitaires, la place centrale du quadrilatère C devrait rapidement devenir un point de référence important de la vie socio-culturelle métropolitaine; il reviendra à l’UQAM, en précisant ses politiques d accueil et des programmes d'activités, d’en faire une réussite complète.La rue St-Denis et ses vieilles maisons vibrent encore de la vie d’hier.Il importait que l’UQAM respecte ces traits du passé, et conserve à cette artère la chaleur qui l’a toujours caractérisée.w W r/ Nouveau campus centre-ville ouvert à toute la population Pour être fonctionnelle, la localisation dans la ville d’une entité aussi importante qu'une université doit coller aux objectifs qu’elle s’est donnés.A l’UQAM, la définition des objectifs institutionnels a suivi de très près une naissance précipitée: dès la fin de 1970, on avait synthétisé ses grandes orientations dans les formulations suivantes : l’UQAM serait une université urbaine (centre-ville), ouverte au milieu, permanente et populaire, moderne et prospective, critique et créatrice, à vocation entière, dont l’interdisciplinarité serait une des caractéristiques pédagogiques essentielles (“UQAM — Détermination des objectifs académiques — Phase I”, 20 janvier 1971.) Ces intentions initiales ont guidé dès le départ les efforts de développement académique de l’institution; certaines ont également établi des contraintes et exigences importantes dans l’élaboration du projet d’implantation physique.Université urbaine Outre le caractère forcément compact qu’impose une localisation centre-ville, il faut mettre en relief les contraintes d’ordre urbanistique que doit rencontrer l’UQAM pour la réalisation de son projet, dans un souci de respect des caractéristiques essentielles du quartier d’accueil: volumétries différentes selon l’architecture typique de chacune des rues environnantes, support aux activités traditionnelles du quartier, maintien des liens avec le passé, lutte aux problèmes du secteur géographique, etc.On connaît déjà la localisation du futur campus sur trois quadrilatères dans les axes du carrefour St-Denis — Ste-Catherine: ce quartier historique, siège de l’ancien archevêché, est actuellement stagnant suite au retrait sur les pentes du Mont-Royal de l’Université de Montréal, et à la migration vers les banlieues d’une partie de sa population; sa vie est surtout caractérisée par le commerce sur les rues Ste-Catherine et St-Denis, l’habitation domiciliaire et les activités éducatives et culturelles.Le campus sera situé au centre de divers lieux fréquentés: à l’est, on trouve, entre autres, Radio-Canada, Télé-Métropole et Radio-Québec; au nord, le Parc Lafontaine, le Carré St-Louis, le CEGEP du Vieux-Montréal et la Bibliothèque nationale; à l’ouest, Cité Concordia, la Place-des-Arts, la Place Desjardins et la Place Fa-vreau; au sud, le CEGEP Dawson, le Carré Viger et le Vieux-Montréal.Quatre complexes hospitaliers s’activent dans ce quartier: au nord, l’hôpital Notre-Dame et l’Hôtel-Dieu, au sud, St-Luc et la Miséricorde.Enfin, le campus sera à toute fin pratique installé audessus de la sta-tion de métro Berri-DeMontigny, plaque tournante de tout le réseau métropolitain, même une fois agrandi, et voisinera la gare centrale d’autobus et l’autoroute transcanadienne.On ne pouvait rêver site plus magnifique pour une université qui voulait plonger ses racines au coeur de la ville.Implantation Mais le choix du site est une chose, les modalités d’implantation autre chose.D’emblée l’UQAM a voulu, dès la planification de sa première phase de construction, prévoir une installation qui tiendrait èompte de façon optimale des facteurs du site en présence, afin d’assurer ¦¦¦ par LOUIS SAVARD, coordonnateur de la programmation du nouveau campus ,UQAM un apport dynamique et stimulant aux activités du quartier, sans heurts trop violents, qt sans brisures.C’est ainsi que sans hésiter, elle ouvrira grande ses portes sur la mezzanine de la station Berri-DeMontigny, actuellement anémique.Et pour encourager l’utilisation des transports publics, elle a décidé de ne construire qu’un nombre restreint de places de stationnement, dans un effort de décongestion de la circulation automobile, déjà très dense dans le secteur.Pour réanimer l’ancien quartier latin et encourager les échangés avec la ville, elle s’est refusée à prévoir des habitations étudiantes sur le site: actuellement 85 pourcent de ses étudiants proviennent de la région immediate de Montréal.Le commerce demeure une activité prépondérante du quartier: il fallait éviter de briser ce tissu sur les rues Ste-Catherine et St-Denis, et c’est pourquoi l’Université a décidé d’incorporer des boutiques à ses édifices le long de ces artères.L’architecture existante L’architecture existante sur ces deux dernières rues présente un cachet spécial avec ses vieux édifices dépassant rarement trois étages Cette constation est particulièrement vraie de la rue St-Denis, au nord de Maisonneuve, où l’on retrouve encore de vieilles maisons très belles, converties récemment en cafés, restaurants, librairies et maisons de chambres.L’Université a voulu préserver cette ligne architecturale typique en la maintenant constante sur ces artères où la circulation piétonnière est intense, et elle réserve les installations en hauteur pour les rues Dorchester, Berri et Maisonneuve, beaucoup plus larges.Avant même que le clocher et le transept sud de l’église Saint-Jacques ne soient déclarés monuments historiques par le ministère des affaires culturelles, l’UQAM avait décidé de les préserver à titre d’éléments précieux du patrimoine national; on sait que le reste de l'église a été reconstruit en 1936 à la suite d’un incendie désastreux, et qu il ne représente pas une valeur esthétique importante.De même, l’UQAM a décidé de ne pas acquérir la petite chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, face au transept, du côté sud de la rue Ste-Catherine; exercice de style romano-byzantin réalisé par Napoléon Bourassa et ses élèves, de 1873 à 1881.elle représente une valeur très sûre de notre patrimoine.Un réseau souterrain Enfin le projet de campus de l’UQAM tfént compte du climat rigoureux qui est le nôtre: des galeries sous les rues Ste-Catherine et St-Denis viendront s’ajouter à celles déjà existantes du métro sous les rues Maisonneuve et Berri, pour permettre une circulation piétonnière continue.à l'abri des intempéries, de la gare centrale d’autobus à la rue Dorchester, et de la rue St-Hubert, chez Dupuis et Frères, à la rue Sanguinet.Il s’agit là sans doute de l’embryon d’un réseau souterrain, où pourront venir se greffer dans l’avenir, d'autres éléments extrauniversitaires.Echanges citoyens-universités prévus à travers le campus Il est important de mettre en relief de façon particulière la volonté explicite de l’UQAM d’ouvrir largement son campus à la population de Montreal.Non contente de ne pas lever de barrières physiques ou psychologiques sur ses activités, l’Université a voulu encourager la circulation du public sur son propre terrain.Pour cela, son conseil d’administration a adopté une politique d’ouverture a la population de plusieurs de ses services: la bibliothèque, la galerie d’art, le centre socio-culturel, le service de santé en voie de se transformer en CLSC, le centre reli-* gieux, les services alimentaires, la garderie, les installations sportives.Des heures d’ouverture appropriées, satisfaisant les besoins des uns et des autres, devraient encourager cette fréquentation du public.Ces politiques d’ouverture ont largement inspiré certaines conceptions architecturales visant à encourager les échanges avec le milieu.On a mentionné ailleurs dans cette page, le rac-crochement du campus au métro: ainsi le public désirant émerger du métro aux coins St-Denis - Ste-Catherine, Sanguinet - Ste-Catherine, ou meme St-Denis - Dorchester ou Berri-Dorchester, en marchant à l’abri des intempéries, devra emprunter les voies de circulation “universitaires”.Il sera d’ailleurs invité à s’y attarder pour magasiner dans les petites boutiques prévues à plusieurs endroits le long de ces parcours.Espaces de repos A l’extérieur, on a prévu certains espaces de repos directement accessibles de la rue, où les gens pourront flâner à loisir.L’actuelle Place Pasteur, face à l’église Saint-Jacques, sera respectée; à l’ombre de ses arbres, on pouna y observer les mouvements du public, sur une autre place, de l’autre côté de la rue, de chaque côté et à l’arrière du clocher St-Jacques.L’espace de verdure actuelle- ment aménagé en face du transept sud de l’église, sur la rue Ste-Catherine, sera également conservé; de ce lieu, l’oeil portera sur une autre grande place derrière la petite chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, bien ensoleillée, et abritée des vents par les constructions de l’UQAM tout autour.On pourra y avoir accès des rues Ste-Catherine et St-Denis.Cour intérieure Enfin l’architecte du projet, M.Dimitri Dimakopoulos, a conçu pour le quadrilatère de l’église St-Jacques, une cour intérieure au niveau de la mezzanine du métro qui illustre admirablement l’esprit d’ouverture à la population qu’a voulu insuffler l’UQAM à son futur campus.site fïlÉÉÉÉÉÉÉÉ Wz'ëMîmt.wÊm Wm&i jMsaasL, «*SwC*0*ri** -H .: ?.j Limites géographiques du site du futur campus.La Place Pasteur et le site de la Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes n’ont pas été acquis par IVQAM La première phase de construction qui devrait débuter dans quelques mois ne touchera que les quadrilatères C et E.ce dernier en partie seulement. t Université du Québec à Montréal UQAM comnumdltaires Les sociétés, compagnies, agences ou personnes dont les noms suivent ont contribué au financement complet de ce cahier spécial du DEVOIR.L'Université du Québec à Montréal leur rend hommage et les remercie chaleureusement de leur généreuse collaboration.Alex Marcotte Draperies Inc.Aluminium Du Canada, Ltée Ateliers des Sourds, imprimeurs Banque Canadienne Nationale Banque de Montréal BCR Publicité Ltée A.Bélanger & Fils Best Universal Locks Ltd Blais & Bélanger, architectes Z.Charbonneau, Ltée Christie Chemical Companie Limitée Claude Bourdon Electrique Ltée Coca-Cola Limitée Contrôle Technique Appliqué Ltée Digital Equipment of Canada Limited Dimitri Dimakopouios et Jodoin, Lamarre, Pratte, architectes Fernand C.Magnan, architecte Inter Continental Equipment & Supply Co.Ltd J.E.Duhamel Limitée La compagnie Robert Simpson Montréal Limitée Langlois, Crossey, Bertrand, St-Amand, Vézina, Vinet, Brassard, ingénieurs-conseils Lambert Lepage Labbé Inc., conseillers en audiovisuel L Université du Québec.un réseau L'Université du Québec à Montréal est l'une des constituantes du réseau de l’Université du Québec qui compte, en plus, l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'Université du Québec à Chicoutimi, l'Université du Québec à Rimouski, l'Institut National de la recherche scientitique, l’École Nationale d'administration publique, l'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, l'École de technologie supérieure, la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois avec ses centres à Hull et à Rouyn.Le siège social de l'Université du Québec est situé à Québec Nord-Ouest x .Larose, Laliberté, Pétrucci, architectes L.& B.Realties Ltd Les Distributeurs Valiquette Limitée Les Formules Commerciales Savoy Limitée Les Industries Poly Inc.Les Reliures Caron & Létourneau Ltée Liboiron, Roy & Associés, ingénieurs-conseils Milette, Gauthier, Cardinal, Rivet, Hogue, Bergeron, Dauth et Morin, notaires et conseillers juridiques NTI Equipement & Planification de bureau Ltée Philips Electronics Industries Ltd Photographie L.Charpentier Limitée Roland Bigras, évaluateur d’immeubles Salaison Winnipeg Inc.Société Radio-Canada Steinberg Limitée Ste-Marie& Laurent Inc.Targau Construction Inc.Techneurop Inc.The E.Harris Co.(Division de Sherwin Williams Co.Ltd) T.Théo Valiquette Ltée Trust Général du Canada Xérox du Canada Limitée liiil ¦ij/'-’X Jjrpÿ' .B * I f si ^ 4'wJf nfÜlfciiiii xfllpfeVft aa ï, hip Kli^lÜHir |p?tuébec Trois*! i " •;.** „ mÆ i SÊB m fe 'i Slut k-Awi ¦ ' i .¦¦«Sll X PHOTOGRAPHIES Plusieurs photos de ce publi-reportage proviennent du service audio-visuel de i’UQAM ou ont été prises par un des photographes de ce service, M.Alain Giguère.PAVILLONS DE L’UQAM Louis-Jolliet, 355 ouest, rue Sainte-Catherine Emile-Gérard, 1200, rue Saint-Alexandre Pavillon des sciences, 1200, rue Saint-Alexandre Sainte-Marie, 1180, rue de Bleury Ri vérin, 1199, rue de Bleury Read, 420 ouest, rue de la Gauchetière Ar ts 1,125 ouest, rue Sherbrooke Arts II, 3450, rue Saint-Urbain Centre Cherrier (Palestre Nationale), 840, rue Cherrier Lafontaine, 1301 est, rue Sherbrooke TÉLÉPHONE CENTRAL: 876-5500 ADRESSE POSTALE: c.p.8888 MONTRÉALH3C 3P8 COMITÉ DE TRAVAIL Ce publi-reportage a été réalisé par le service des relations publiques de l'UQAM.Le comité de travail se composait de: André Grou, doyen du Premier cycle Jean Brunet, doyen adjoint aux Études avancées et à la recherche Louis Savard, coordonnateur de la programmation du nouveau campus Jean-Jacques Jolois, doyen adjoint du Premier cycle André Hupé, vice-doyen de la famille de Formation des maîtres Henri-Paul Jacques, vice-doyen de la famille des Lettres Gilles Bolduc, vice-doyen de la famille des Sciences Claude Corbo, vice-doyen de la famille des Sciences humaines Marcel-Aimé Gagnon, directeur du service des relations publiques Claire Lalonde, agent d’information Université du Québec à Montréal conception graphique = georges vigny (
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