Le devoir, 2 avril 1974, mardi 2 avril 1974
la météo Généralement nuageux avec averses.Maximum près de 45.Mercredi: périodes ensoleillées.Doux.Détails page 2.Fais ce que dois 10,000 médicaments pour400 maladies !.— page 2 S.François de Faute Vol.LXV - No 76 Montréal, mardi 2 avril 1974 15 CENTS (Côte-Nord, Bas-du-Fleuveet Gaspésie: 20 CENTS) Huile et essence: une hausse imminente de 2 cents?Selon une intormation en provenance de Toronto, la société pétrolière Texaco Canada laissait entendre hier qu elle pourrait bien majorer "d'environ deux cents le gallon les prix de l'essence et de l'huile a chauffage”.Selon un porte-parole de la compagnie, cette hausse prendrait effet "d'ici la fin de la semaine”.On sait que l'accord pétrolier négocié a Ottawa le 27 mars dernier prévoit un seuil national de $6.50 pour le baril de petrole.Cette convention sur le prix Les élections en N.-E.Les Libéraux ne courent aucun danger de notre envoyé spécial, François Barbeau HALIFAX — Dans quelle proportion les électeurs de la Nouvelle-Ecosse voteront-ils aujourd'hui, et pour qui?Durant la campagne, personne ne s’est inquiété de tâter le pouls de l’opinion publique, craignant sans doute de constater que le public n'avait pas d’opinion.Les amateurs de spéculations n'ont pas eu en pâture les résultats de sondages indiquant telle ou telle tendance, et ont du se contenter de l’analyse des résultats des élections passées.Une chose doit les frapper: le traditionnalisme.Entre les partis, les luttes electorates ont ete les seules occasions de rivalité.Idéologiquement, rien ne les séparé vraiment.Par contre, la forte personnalité des leaders libéraux, qui a donné 55 ans de règne liberal à trois premiers ministres, de 1882 à 1956, a forcément eu un impact important sur la population, qui identifie plus facilement le pouvoir aux liberaux qu'aux conservateurs.Cette tradition libérale a donne un caractère tout à fait spécial à la victoire des conservateurs de M.Stanfield en 1956.Les victoires conservatrices aux élections suivantes, attribuables à un schisme au sein du parti liberal, au style nouveau des conservateurs, à la prospérité de la province, traduisent aussi ce même phenomene de l'importance du chef plutôt que du parti.Pourtant, après 1963, année où le Parti conservateur a obtenu plus de 56 pour cent du vote populaire, sa popularité est aile en décroissant, et le vote est passé de 53 pour cent en 1967, à 47 pour cent en 1970.tandis que la proportion du vote liberal augmentait, mais moins rapidement, de 40 pour cent en 1963 à 42 pour cent en 1967 et a un peu plus de 46 pour cent en 1970.Les cartes électorales étant ce qu'elles sont, la diminution de 6 pour cent du vote enregistrée au dépens des conservateurs s'est traduite par la perte de 19 des 40 sièges qu'ils détenaient, tandis que la hausse de un peu plus de quatre pour cent du vote libéral a signifie pour eux un gain de 17 sièges.En 1970, contrairement à l'élection d'aujourd’hui, l'opposition avait soulevé des questions d'importance: la pénurie de logement, les aventures malencontreuses du gouvernement dans le développement d'une usine d’eau lourde et dans la mise sur pied de la fameuse ligne de la compagnie CTairtone.Rien de la sorte n’est apparent dans la campagne qui vient de se terminer.Si ce n'était de l'arrivée sur la scène d'un Nouveau Parti démocratique mieux organisé, présentant des candidats dans chacune des circonscriptions, les libéraux auraient pu compter sur des victoires certaines dans les circonscriptions représentées par des deputes conservateurs élus en 1970 avec 300 voix ou moins de majorité.Ils auraient pu de même conserver les quelques circonscriptions (4) ou leurs propres députés ont été élus en 1970 avec une très faible majorité.La lutte étant une pure lutte de personnalité, agrémentée d'un concours d organisation, les électeurs seront peut-être tentes de porter au pouvoir les hommes les plus marquants de la campagne.Qui sont-ils?D'abord, les membres du cabinet de M.Regan.La plupart d’entre eux devraient être réélus sans difficulté, à l'exception du ministre des Affaires sociales, M.Harold Huskilson, élu en 1970 avec 404 voix de majorité dans la cir- Voir page 6: Elections en NE restera en vigueur jusqu'au printemps ou a Tete de 1975 et on croit qu elle gonflera de huit cents le gallon le prix a la pompe en Ontario contre trois cents le gallon pour le Québec et les régions atlantiques du pays.Au lendemain de l'entente, le ministre de 1 Energie, M.Donald Macdonald, expédiait un télégramme aux compagnies pétrolières canadiennes afin de les inciter a accepter un moratoire de 30 a 45 jours avant de procéder à un “réajustement des prix a la pompe”.Dans sa missive aux compagnies le ministre arguait qu il serait pour le moins anormal que les sociétés haussent immédiatement leurs prix alors qu’elles n’ont pas encore épuisé leurs réserves anterieures d hydrocarbures, reserves constituées a meme une echelle de prix bien en dessous du nouveau seuil de $6.50 le baril.Cependant, et c’est peut-être là ou nait l’équivoque, les sociétés pétrolières peuvent faire valoir devant le ministre de l'Energie des augmentations de prix qui seraient tributaires "d'autres fac- teurs que le prix a la tête de puits." Parmi ses facteurs, les compagnies se font fort de mentionner que depuis le gel du 4 septembre dernier, les coûts de production (salaires, raffinage, entreposage.etc.) ont eux aussi subi une poussée inflationniste qui gruge d'autant leur marge bénéficiaire.A Ottawa, le secrétaire de presse du ministre de l'Energie, M.lan Macdonald, a déclaré au DEVOIR que les compagnies devront présenter "des dossiers bien étoffes si elles espèrent majorer leurs prix en fonction d’une prétendue hausse des coûts de production.D'ailleurs.en accord avec le contenu du télégramme envoyé la semaine dermere aux compagnies pétrolières, le ministre de 1 Energie s apprête à "définir les critères economiques qui limiteront le couloir serre des hausses permises ' Au plus tard jeudi, les sociétés sauront a quoi s'en tenir avant de se presenter devant M.Macdonald.Rejoint a Quebec.M.Jacques Rueiland.proche collaborateur du ministre des Richesses naturelles.M.Gilles Masse, nous a declare que le gouvernement québécois ne pouvait accepter une hausse du prix a la pompe qui dépassé 14 cent le gallon."La mathématique derrière les prochaines hausses de prix releve d'une simple regie de trois, déxphquer M.Rueiland Avec les nouveaux accords d'Ottawa, les regions au-dela de la vallee de l'Outaouais paieront leur petrole $2.50 de plus le baril, alors que les regions atlantiques devront assumer un releve- Voir page 6 : Huile et essence ; Qui paiera les $200millions ?La décision du CRTC consterne R.-Canada Laurent Picard par Michel Roy OTTAWA — Les avis et decisions que vient de publier le Conseil de la radio-télévision canadienne afin de renouveler les licences des réseaux français et anglais jettent la consternation dans les hautes spheres de Radio-Canada, mais sont accueillis avec "beaucoup d’intérét” par le ministre des Communications, M.Gérard Pelletier, qui voit dans le rapport déposé hier et présenté à la presse par son principal architecte, M.Pierre Juneau, des réponses originales à des questions fondamentales "malgré d’évidentes dif- Remaniement à Québec Raymond Garneau a-t-il déposé son dernier budget?par Gilles Lesage QUEBEC — Le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, a probablement présenté son dernier discours du budget à l’Assemblée nationale jeudi soir dernier.Non pas que le député de Jean-Talon veuille se retirer, tout au contraire.Son ambition est notoire et il veut lui-même élargir son expérience dans un autre secteur, plus proche de l'administration quotidienne.Age de 39 ans, M.Garneau est ministre des Finances depuis 1970.Outre de présider à la réforme administrative et financière, le député a pu, depuis lors, presenter cinq budgets consécutifs sans hausses de taxes, du moins apparentes.C’est un exploit qu’il lui sera probablement difficile de répéter.M.Garneau a fait le tour du jardin, il en a retiré un certain prestige, il veut cueillir d'autres fleurons.En dépit de son allure nouvelle vague, M.Garneau est un politicien rusé et habile,.fort sensible aux demandes des gens, pas technocrate pour deux sous.A taure et à travers On nous a imposé la hausse foudroyante du steak qui a, si l'on ose dire, entraîné dans sa ronde, toutes les coupes et jusqu’aux abats et à la modeste viande hachée.Puis ce fut le tour du lait de monter.Maintenant on annonce que le prix du beurre va être salé.Et sans doute, de son propre mouvement, le fromage va suivre.Les industriels de l'élevage bovin et des laitages doivent avoir un fort groupe de pression pour réussir de telles opérations qui font du consommateur leur vache à lait.Quant au gouvernement, impassible, il semble bien avoir adopté la politique du pis.Louis-Martin TARD Or, il est un secteur au gouvernement qui soulève des critiques de plus en plus vives, en raison des réformes profondes qui y ont eu heu depuis 1970: les Affaires sociales, M.Claude Cas-tonguay d’abord, M.Claude Forget ensuite, ont chambardé bien des habitudes et bousculé bien des traditions dans leurs efforts pour rationaliser et moderniser un ministère-monstre.Depuis 1970, les dépensés en équipement, hôpitaux et le reste, ont été réduites au profit de mesures universelles comme l assu-rance-maladie, ou encore pour des initiatives “dangereuses” comme les Centres locaux de services communautaires.En petits cercles, des députés libéraux ne cachent pas leur mécontentement, estimant qu’ils sont en train de perdre leur pouvoir d’antan au profit d’animateurs et de contestataires de tous poils.Ces critiques ont fait surface jusqu'à l'Assemblée nationale, même si les termes en sont voilés.Ainsi, en décembre dernier, un nouveau député, le Dr Fernand Dufour, de Vanier, affichait son scepticisme à l’égard de la réforme des services de santé et des services sociaux, sous l'égide de la loi 65 de 1972.“Il me semble donc urgent, disait-il notamment, de procéder à une enquête sur la rentabilité des CLSC déjà établis, avant de continuer dans cette voie qui risque d être fort coûteuse.Il serait bon de réfléchir, de faire une pose avant de procéder à un gaspillage des énergies et des ressources.Il ne faut pas attendre qu’une prochaine assemblée vienne nous reprocher d'avoir multiplié inutilement les CLSC, comme on a reproché à nos prédécesseurs d’avoir construit trop d’hôpitaux Dans la réforme, on le sait, les CLSC constituent la pierre d’angle.Plus récemment encore, soit le 19 mars, le nouveau député de Rimouski.M.Claude Saint-Hilaire, disait que la Voir page 6 : Raymond Garneau ficultes d'application .Il est vrai que le rapport ouvre des perspectives nouvelles et recommande — quand il ne commande pas — des transformations profondes: reduction progressive au cours des cinq prochaines années et, au besoin, elimination complète de toute publicité à la télévision: suppression de toute réclame a la radio dans quelques mois; assainissement des messages commerciaux qui seront maintenus; ces trois mesures visent a "libérer" Radio-Canada du "carcan" de la société de consommation; mais d'autres éléments viennent s'y ajouter: relèvement graduel des normes de qualité et de quantité; efforts renouvelés pour accroître le contenu canadien des émissions, pour stimuler la créativité, pour rejoindre des auditoires de toutes les tailles, comme les minorités; souci plus poussé de repondre au droit du public à l'information par l'application de normes éthiques et professionnelles plus rigoureuses dans les émissions de nouvelles et d'affaires publiques; recherche de l'oeuvre canadienne et inédite, comme la présentation télévisée d’une premiere d'un long métrage canadien tous les mois; nécessité détendre et de développer le service dans les regions éloignées et mal desservies, etc.Bref, c’est un défi d’excellence et de dépassement que le CRTC lance à Radio-Canada.Les réactions ne sont pas encore "officielles ", Mais le rapport a déjà suscite dans la journée d'hier au siege social de la Société, à Ottawa, comme dans les bureaux de la rue Jarvis a Toronto et aux étages supérieurs de la tour du boulevard Dorchester, des reactions plutôt négatives; scepticisme, stupéfaction, vive contrariété chez certains cadres qui auraient souhaite que le CRTC consultât les gens de la Société avant de proposer publiquement une telle politique.“Absence totale de réalisme ”, lance un haut fonctionnaire de Radio-Canada qui affirme que l’institution ne pourrait pas réaliser les changements indiques même si nous recevions demain $200 millions de plus ”, C’est un problème de ressources humaines, a-t-il dit en insistant sur le fait que Radio-Canada doit résoudre un problème de programmation (laquelle souffre de sous-financement) avant d'abolir les commerciaux.Au surplus, précise ce fonctionnaire, le rapport est mauvais parce qu'il recommande une foule de choses et n indique pas de priorité."On voudrait que Radio-Canada fasse tout cela en cinq ans! c'est un manque total de réalisme." "Et qui va payer?" demande le suivant.Une estimation très sommaire des coûts qu'implique le rapport indique qu'il faudrait dans quelques années accroître le budget de la Société de $200 millions, affirme ce cadre qui n'ose pas songer à la reaction du Parlement quand on lui demandera — si jamais on lui demande — de voter ces crédits additionnels Les revenus de Radio-Canada au titre de la publicité commerciale sont de I ordre de $50 millions cette annee.S'il fallait bannir toute reclame a la television.le president de Radio-Canada a déjà calcule quil en coûterait $80 millions de plus a la Société qui ne pourrait les obtenir que du Parlement, c'est-a-dire des contribuables qui en versent déjà $225 A cet egard, M.Gérard Pelletier reconnaît que la mise en oeuvre du rapport d'un organisme de réglementation comme le CRTC "cause évidemment certains problèmes au gouvernement Voit page 6 : Radio-Canada Desrochers passe au groupe Sogena M.Paul Desrochers, conseiller special du premier ministre Robert Bourassa, a confirmé hier qu'il avait quitté son poste au gouvernement pour retourner dans l'entreprise privée.M.Desrochers devient directeur général de Sogena, société de gestion à laquelle il avait participe en 1962."Mon mandat de quatre ans est terminé et je m’en vais la ou je crois trouver un défi, c’est-a-dire à Sogena”, a-t-il dit.Il a toutefois ajouté qu’il allait demeurer en contact avec le premier ministre, qui lui a demandé de poursuivre son travail dans certains dossiers.Il a l’intention également de conserver son poste au sein du comité organisateur des Jeux olympiques (COJO), où il a été nomme, a-t-il precise, par le COJO et non par le gouvernement.M.Desrochers retourne ainsi au service des intérêts Marc Carrière en s’associant à son groupe Sogena autour duquel gravitent la plupart des institutions contrôlées par le financier montréalais.Dès hier, disait-on rue Saint-Jacques, M.Desrochers occupait pour la premiere fois un bureau amenage juste a côté de celui qu’occupe M.Marc Carrière, a la maison de courtiers Rene-T.Leclerc.Au bureau du premier ministre Robert Bourassa, on affirmait hier que M.Paul Desrochers demeure toujours conseiller spécial du premier ministre Bourassa et on disait tout ignorer de la nouvelle voulant que M.Desrochers ait occupe hier pour la première fois le nouveau bureau aménagé a son intention chez René T.Leclerc.Cette maison fut acquise en décembre 1972, pour un prix estimé à $1 million, par M.Marc Carrière, La transaction prit tout le monde par surprise et fut faite avec l'appui de la Banque Canadienne Nationale.On nous informe que, depuis cette acquisition.M.Marc Carrière a affirme à maintes reprises son intention d agir comme president administratif de la maison de valeurs réputée et qu’il consacrerait à la direction de ses affaires une partie importante de son temps.La cour d'appel porte à 3 ans la sentence des 5 membres de la FTQ La Cour d’appel du Quebec a imposé des sentences de trois années de prison à cinq membres du local 791 de l’Union des opérateurs de machinerie lourde (FTQ) qui s’étaient livrés à des assauts sur trois membres de la CSN aux chantiers de l’aéroport de Sainte-Scholastique le 20 juillet 1972.Les cinq accuses avaient d'abord été condamnés à deux mois de prison sauf un d'entre eux condamné a un mois et le premier juge les avait condamné à l'amende de $500 en plus de leur don- Tout en demeurant à un niveau élevé, la cadence des investissements fléchira ir Claude Lemelin OTTAWA — La cadence des investis-ments privés et publics fléchira quel-e peu au Québec, dans les provinces l'Atlantique et dans l’ensemble du nada au cours de 1974, comparative-;nt a l’année dernière; mais elle de-îurera assez forte, tout au moins si n fait abstraction de l'effet dégonfleur 1 inflation.En revanche, le rythme l'expansion demeurera stable en Colombie-Britannique et s’accélérera quelque peu en Ontario et dans les Prairies.Ce leger ralentissement de l’accumulation ainsi que du renouvellement des équipements industriels et collectifs au pays s’accompagne toutefois d’une accélération marquée des investissements manufacturiers — secteur-clé de l’économie — qui augmenteront, selon les prévisions, de 28 pour cent en 1974, comparativement à 19 pour cent en 1973.Cette accélération se manifestera surtout en Ontario, où les investissements manufacturiers se gonfleront de 34 pour cent — et davantage dans des branches comme celles du papier, du raffinage du petrole et de la pétrochimie, de l’affinage des métaux et du matériel de transport.Au Québec, on prévoit cependant que le secteur manufacturier investira 26 pour cent de plus que Lan dernier.Ce sont là les deux tendances les plus marquantes du rapport préliminaire sur les prévisions d’investissements des entreprises et des gouvernements du pays, déposé hier aux Communes par le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Alastair Gillespie.Voir page 6 : Les investissements ner une ordonnance de garder la paix durant deux ans.Après ce jugement et cette sentence que le juge des sessions de la paix qualifiait lui-méme de très sévère, les représentants de la CSN et plus particulièrement de la Fédération du bâtiment et du bois avaient exhorte le ministère public à porter les sentences en appel afin que les maraudeurs de la FTQ subissent un châtiment plus sévère.C'est cet appel de la Couronne qui a ete accueilli par les juges Paul Casey, Laurent Bélanger et René Dubé, de la Cour d’appel, qui annulent les sentences de deux mois imposées à MM.Julien Masse, André Renaud, Gaétan Gauthier et Robert Beauchamp et la sentence d'un mois donnée à M.Robert Mainville pour substituer à ces sentences une peine de trois ans de prison, sans amende et sans ordonnance de probation.En donnant ses sentences le juge des sessions de la paix avait écrit: "J’en suis venu à la conclusion que l’imposition d'une longue période de détention, dans l'optique d'une exemplarité certaine et definitive, aurait pu compromettre a jamais la rehabilitation de ces intimes et de plus aurait pu, dans les circonstances, donner un caractère plus vindicatif que punitif aria sentence".Le juge Dubé, de la Cour d'appel, qui préconisé une sentence de deux ans plutôt que trois comme le proposent ses collègues Casey et Bélanger, écrit quant à lui: "Beaucoup de gens se croient tout permis même le crime lorsqu’ils agissent au nom d une association quelconque, et leurs actes irréfléchis non seulement n'aident pas leur cause mais en plus entraînent des desordres sérieux qui pourraient facilement dégénérer en catastrophe." On sait que c'est un agent d affaires du même local 791 de l'Union des operateurs de machinerie lourde (FTQ) qui est détenu présentement comme Voir page 6 : La cour d'appel Ce *oir, au Flateau, grand spectacle mettant en vedette Raoul Duguay et Michel Garneau (entre autres).(voir programme co ot en pageS).BIENVENUE À TOUS.' > 2 • Le Devoir, mardi 2 avril 1974 / 'industrie pharmaceutique On compte quelque 8,000 produits dits 'contrôles", existant sous plus de 20,-000 presentations, et quelque 2,000 médicaments dits "brevetés”.Lorsque l’on sait qu'il n'y a en realite que 800 medicaments de base et 400 maladies differentes, selon la Federation internationale des organismes de sécurité sociale, 10,000 médicaments différents apparaissent nettement excessifs pour un seul marche.10,000 produits pour 37 spécialités medicales, cela signifie en moyenne 270 medicaments par spécialité et plus de 540 presentations.Pour 400 maladies differentes, cela signifie en moyenne 25 medicaments par maladie et 50 presentations.Pour 160 entreprises qui fabriquent des medicaments au Canada, cela signifie une production d'environ 62 medicaments par entreprise et plus de 124 presentations.Ce nombre extravagant de medicaments, grace a des techniciens de la vente, de la publicité et des études de marche, se disputent scientifiquement un marche qui se situe aux environs de *700 millions par année au Canada.Aux Ktats-Unis, l'industrie du medicament dépassé le chiffre invraisemblable de $10 milliards par annee.Cette proliferation de produits est non seulement embarrassante pour le médecin, elle est aussi coûteuse pour le malade.La mise au point de tout nouveau produit pharmaceutique occasionne des frais considérables.Que le medicament s'écoule bien ou non, qu'il soit necessaire ou pas, c'est toujours le malade qui en fera les frais.Dans un tel contexte concurrentiel, peut-on se surprendre que les dépenses de mise en marche, de publicité et de promotion des produits auprès des médecins et, dans une moindre mesure, auprès des pharmaciens, comptent pour une proportion fort élevée dans le coût total des médicaments?Le problème des prix se trouve donc lié directement au nombre des medicaments.Kn effet, la concurrence effrénée que doivent se livrer les fabricants pour tailler une place prépondérante à un seul de leurs nombreux produits sur un marché donne les force à utiliser a plein rendement tous les aspects du marketing moderne.Et sur un tel marché, la guerre classique de la publicité et de la promo- 10,000 médicaments pour 400 maladies par MICHEL LEFÈVRE tion entre fabricants atteint une vigueur inégalée.D'ailleurs, les chiffres des dépensés publicitaires parlent d eux-mémes.Sur un marche où les expeditions manufacturières ont atteint $356, milhons en 1970, il s'est dépensé a peu près $150 millions en publicité et promotion de toute sorte, soit a peu près 40% du chiffre des ventes totales.A titre de comparaison, ce chiffre est de 15% dans l industrie manufacturière en général.Alors que la matière premiere représente à peu près 30% des revenus dans l'industrie pharmaceutique, elle atteint, dans l'ensemble de l'industrie manufacturière, plus de 50%.De chaque dollar de revenu provenant de la vente de ses produits, le fabricant dépensé a peu près 23 cents à fournir des renseignements aux médecins par l'in-termediaire de représentants, de brochures et d'échantillons, tandis que les frais de mise en marche auprès des pharmaciens interviennent pour à peu près 6 cents.Les 11 cents supplémentaires représentent la publicité des ventes de produits dits "brevetes" directement au consommateur ou de produits dits "contrôles" auprès des hôpitaux et des ministères.Dans un tel marche dirigé par la publicité, il faut toutefois tenir compte du fait que l’industrie pharmaceutique, partout dans le monde, n’est pas une industrie comme les autres.Sur ce marche, en effet, le consommateur n'a pas voix au chapitre, c’est le médecin qui rédige l'ordonnance et le pharmacien la prepare a la lettre.bien que ce dernier ait obtenu depuis quelque temps l’autorisation de substituer un medicament prescrit pour un autre de moindre prix.Mais ce pouvoir ne semble pas être très populaire auprès des pharmaciens et même des consommateurs.Aussi bien, rares sont les consommateurs qui savent quel produit on leur fait prendre, et l’étiquette collée sur le contenant du médicament prescrit ne lui revele rien.11 découlé donc une première constatation sur le plan économique: le prix du medicament dans cette industrie est une variable très peu importante pour le fabricant car il ne subit aucune comparaison de la part du consommateur qui n'a d’autre choix que de se procurer le médicament prescrit par le médecin.Et ce dernier, n'assumant pas le coût de l’opé- ration, considéré plutôt la médication sous l’angle qualité, efficacité et competence du fabricant.D'ailleurs, si une compagnie n'abordait son marche que sous l’angle prix concurrentiel, elle serait très rapidement acculee à la faillite.La réussite repose beaucoup plus sur l’image qu elle aura su projeter auprès du médecin qui decide des médicaments à prescrire à un malade, il s'ensuit donc une bataille epique entre les fabricants pour gagner sa faveur.Dans cette bataille, rien n’est négligé pour faciliter la tache du médecin: marque de commerce facile à retenir, échantillons et documents techniques constituent la panoplie complète du fabricant pour sa mise en marché.11 ne fait aucun doute que l’usage des marques de commerce ou noms deposes pour les produits pharmaceutiques contribue aussi au coût elevé des medicaments.En effet, le fabricant d’un nouveau produit, comme nous l’avons vu hier, ne bénéficié d'aucune protection contre les imitateurs à cause de l’absence d'une législation adéquate en matière de brevets pharmaceutiques, ce qui ne manque pas d’accroître indûment le nombre des medicaments mais aussi de pousser les fabricants à se faire une concurrence âpre et onéreuse pour lancer à grand tapage publicitaire des médicaments qui sont sensiblement les mêmes que d’autres qui sont déjà sur le marche.11 a été estimé par le Comité Nelson, aux Etats-Unis, que chaque médecin reçoit annuellement entre $3,000 et $5,000 en matériel publicitaire et promotionnel.Cette publicité est essentiellement axee sur la commercialisation d'un produit sous sa marque de commerce plutôt que sous son nom générique.Le nom générique d’un medicament est le vocable attribue officiellement à un medicament et identifie les ingrédients chimiques qui le composent.La marque de commerce identifie, elle, le fabricant.Par exemple, “Librium” est la marque de commerce utilisée par Hoffmann-La-Roche pour le nom générique “ehlordia-zepoxide”.Alors qu’il n’existe qu’un seul nom générique, il existe plus de douze marques de commerce pour ce médicament et son coût varie de 1 cent à 5 cents la capsule selon le fabricant qui le commercialise.La marque de commerce est généralement utilisée par la grande compagnie multinationale et le nom générique par le fabricant de petite taille.Au nombre des croyances pharmaceutiques des vingt dernières années, les gros fabricants ont entretenu le mythe qu un produit pharmaceutique vendu sous une marque de commerce est plus fiable et plus sûr que le produit pharmaceutique vendu sous son appellation générique.L'on ne peut qu’admettre que cette théorie est l’un des exploits parmi les plus remarquables dans le domaine de la commerciaüsation des medicaments, car, en fait, le symbole n est qu'un stratagème commercial et n’a rien à voir avec la qualité du produit.En matière de medicaments, l’attitude du manufacturier est sûrement plus importante à considérer que son aptitude à commercialiser sa marque de commerce.Il est d'ailleurs étrange de voir l’enchevetrement des compagnies pharmaceutiques et les étranges compagnonnages qu'on y rencontre souvent.A ce sujet, un exemple tiré du Bulletin officiel de l’Association des pharmaciens détaillants de Montreal est très révélateur.La compagnie canadienne Horner appartient à Wallace Laboratories qui est elle-même la division des médicaments dits "contrôles" de la compagnie Carter fies petites pilules Carter pour le foie) aux Etats-Unis.La compagnie Carter est la compagnie qui détient les droits de brevet sur le "meprobamate” et qui le vend aux Etats-Unis sous la marque de commerce “Miltown”.Cette compagnie a accordé à deux autres firmes, American Home Products et American Cyanamid, les droits de vente dans le monde entier pour le meprobamate mais pas, pour des raisons de rentabilité, les droits de fabrication.Ces compagnies sont donc obligées d acheter le méprobamate de Carter qui, aussi étrange que cela paraisse, ne le fabrique pas non plus, trouvant plus économique de le faire fabriquer par sous-contrat à des compagnies de produits chimiques.Carter a accordé trois licences de vente au Canada à Fine Chemicals et Delmar Chemicals, filiale de John Labatt Ltd., et subséquemment après procédures légales une licence de fabrication à Chas.E.Frest, qui La mainmise des sociétés étrangères L’importance des compagnies étrangères dans le champ des médicaments au Canada n'est pas a dédaigner.Certaines d'entre elles possèdent de simples succursales, mais la plupart ont créé des filiales canadiennes.Il arrive cependant que la relation entre ses compagnies soient plus complexe que celle de mai-son-mere et de filiale; il peut y avoir d’autres intermédiaires, des sociétés de portefeuille ou des sociétés qui détiennent des actions ordinaires.Parmi environ 250 compagnies de cette industrie au Canada, près d’une centaine sont des succursales ou des filiales de compagnies américaines et une trentaine environ se rattachent d’une façon ou d’une autre à des compagnies européennes et anglaises.De plus, il est intéressant de noter qu’en plus une autre tren- Les 12 grands américains 1) C.P.C.International 2) American Home Products 3) American Cyanamid 4) Johnson & Johnson 5) Bristol Myers 6) E.R.Squibb & Sons 7) Merck Sharp & Dohme 8) Dart Industries 9) Eli Lilly & Co.10) Abbott Laboratories 11) Upjohn Company 12) Richardson Merrell $1,500 $1.429 $1,282 $1,140 $1,066 $ 830 $ 828 $ 808 $ 723 $ 458 $ 438 408 $ NOTE: Les chiffres représentent en millions de dollars les ventes réalisées au cours de 1972 dans toutes les sphères d’activité de l'entreprise concernée.Les 8 grands européens 1) Hoechst (Allemagne) $2,712' 2) Bayer (Allemagne) $2,520 3) Rhône-Poulenc (France) $2,501 4) Ciba-Geigy (Suisse) $2,356 5) Hoffmann LaRoche (Suisse) $1,674 6) Sandoz $1.054 7) Glaxo Holdings $ 4,85 8) Wellcome Foundation $ 301 NOTE: Les chiffres représentent en milhons de dollars les ventes réalisées au cours de 1972 dans toutes les sphères d’activité de l'entreprise concernée.La conversion s’est effectuée sur la base de 5 francs pour $1 américain.taine sont des agents de distribution de produits pharmaceutiques étrangers, mais il est difficile cependant de savoir dans quelle mesure ces distributeurs sont effectivement sous contrôle étranger.Les autres se présentent comme compagnies canadiennes, mais on ne peut que remarquer que la plupart d'entre elles sont de petite envergure efse consacrent principalement à la production et à la distribution de spécialités, de remèdes de famille et autres produits para-pharmaceutiques.Dans l’appendice d’un mémoire de l’Association des fabricants de produits pharmaceutiques du Canada à la Commission royale d’enquête sur les services de santé, on peut trouver les noms de 57 membres de cette Association.Sur ce nombre, 34 compagnies sont des filiales ou des succursales de sociétés américaines, 9 le sont de compagnies européennes, principalement suisse ou anglaise, 7 sont des compagnies canadiennes et enfin pour les 7 autres aucun renseignement ne permet d’identifier les proprietaires.Bien qu’il soit intéressant de connaître le nombre de compagnies canadiennes sous le contrôle étranger, il est cependant beaucoup plus significatif de connai-tre le volume des ventes de ces compagnies.Une seule enquête réalisée cependant en 1960 montre que les 40 compagnies étudiées, celles-ci avaient déclaré des ventes de produits pharmaceutiques de près de $108 millions au Canada soit un peu plus de 90% de tous les médicaments vendus à cette époque au Canada.Or sur ces 40 sociétés, quatre seulement étaient de propriété canadienne.Les 36 autres, qui comptent parmi les plus importants fournisseurs de medicaments contrôlés se repartissent à titre de succursales ou de filiales, entre 28 compagnies américaines et 8 européennes.Et cette situation, loin de s’ètre améliorée dans le temps, a plutôt empire.Il est donc certain, sans risque de se tromper, que les conditions de l’industrie pharmaceutique au Canada sont étroitement liées à celle de l'industrie américaine.On pourrait même aller jusqu’à dire que le marché canadien, dans ce domaine, n'est qu'une simple extension du marche américain.Deuis quelque temps cependant, le gouvernement canadien s’est intéressé vivement à l’industrie pharmaceutique canadienne et la Corporation de développement du Canada (CDC) a acheté la compagnie Connaught en coopération avec la Caisse de depot et placement du Québec.La nouvelle société qui porte le nom d’Omnimedie regroupe les entreprises suivantes: Les Laboratoires Franca et Les Laboratoires Octo au Quebec en plus de la société Nordic.On fonde d’ailleurs beaucoup d'espoir sur ce groupe qui est devenu en peu de temps l'une des plus importantes sociétés pharmaceutiques québécoises.Parmi les autres sociétés québécoises, il ne faudra pas oublier non plus la société Rougier, la plus ancienne, et la société Desberges Nadeau sous le contrôle de la société Sogena, présidée par M.Marc Carrière.Ce noyau d’entreprises québécoises totalisent déjà des ventes dépassant les $14 millions.Compagnies étrangères dont le siège principal au Canada est au Québec Fabricant Maison-mère Origine Ciba Co.Ltd.Ciba Limited Suisse Mount Royal Chemicals Sandoz Ltd.Suisse Sandoz Canada Sandoz Ltd.Suisse Abbott Laboratories Abbott Laboratories U.S.A.Ayerst McKenna, Harrison American Home Products U.S.A.Bristol Laboratories Bristol Myers U.S.A.Burroughs Wellcome Wellcome Foundation Angleterre Chemway Canada Chemway Corporation U.S.A.Cyanamid of Canada American Cyanamid U.S.A.Denver Chemicals Denver Chemical U.S.A.Ex-Lax Limited Ex-Lax Inc.U.S.A.Hoffmann-LaRoche Hoffmann-LaRoche Suisse Frank W.Horner Carter Wallace Inc.U.S.A.Merck Frosst Merck, Sharp & Dohme U.S.A.Poulenc Liée.Rhône-Poulenc France W.T.Raleigh Co.W.T.Raleigh U.S.A.Robapharm Canada P Robapharm Limited Suisse Schering Corporation Schering Corporation U.S.A.Smith.Kline & French Smith.Kline & F’rench U.S.A.E.R.Squibb & Sons E.R.Squibb & Sons U.S.A.Coir.nagnies étrangères dont le siège principal au Canada est en Ontario Fabricant Maison-mère Origine Baxter Laboratories Baxter Laboratories U.S.A.British Drug House Glaxo Holdings Angleterre Calmic Limited Wellcome Foundation Angleterre Glaxo-Allenburys Canada Glaxo Holdings Angleterre J.F’.Hartz Company Wander Company U.S.A.Ingram & Bell Limited American Sterilizer U.S.A.Eli Lilly and Company Lilly Eh & Co.U.S.A.McNeil Laboratories Johnson & Johnson U.S.A.Wm.S.Merrell Richardson Merrell U.S.A.Ortho Pharmaceutical Johnson & Johnson U.S.A.Penick Canada C.P.C.International U.S.A.Pitman-Moore Johnson & Johnson U.S.A.Hiker Pharmaceutical Dart Industries U.S.A.R.P Scherer R.P.Scherer G.D.Searle G.D.Searle U.S.A.Upjohn of Canada Upjohn Company U.S.A.Laboratoires Winthrop John Wyeth & Brother American Home Products U.S.A.est devenue par la suite une filiale de la compagnie américaine Merck, Sharp & Dohme, mais ces dermeres ne peuvent vendre qu’a des compagnies approuvées par Carter.Or, American Home Products, qui détient les droits de vente dans le monde entier est aussi proprietaire au Canada de Ayerst, McKenna & Harrison et de John Wyeth Ltd., en plus de fabriquer l excellent spaghetti Chef Boyardee.De sorte que Ayerst et Wyeth ont le droit de vendre Miltown Equanil mais pas de le fabriquer et qu’il est concevable qu’elles achètent le méprobamate de Frosst, qui, lui.a le droit de le fabriquer mais pas de le vendre.Le but recherche ici n’est pas de prouver que cette situation est anormale mais plutôt qu elle est le résultat d une CHOLETTE Suite de la page 3 meme rendu chez Me Ledoux pour l’installation de l'appareil d’ecoute, M.Cho-lette a dit que le poste important qu'occupait Me Ledoux justifiait qu'il se de-place personnellement.Il aurait fait de meme pour un membre de l’etat-major.De plus, il y avait une question de temps supplémentaire.Avant de se rendre chez Me Ledoux, il avait rejoint l’un de ses officiers qui lui avai dit qu’il devait procéder à l’installation avec deux techniciens.Selon M.Cholette, brancher un magnetophone sur une ligne téléphonique est une chose très simple qui, selon lui, ne nécessitait pas le déplacement de trois policiers en temps supplémentaire.N’étant pas payé pour ses heures supplémentaires, il a donc décide d y aller lui-meme avec un seul technicien.S il a précisé à ce dernier qu’il s’agissait d’un travail confidentiel, c’est parce que, pour lui, il était normal de le rappeler.11 continuait en cela une politique adoptee avec ses officiers lors de rencontres hebdomadaires.Interroge afin de savoir pourquoi il n'avait pas informe le directeur Dai-gneault de cette installation, l’inspecteur Cholette a explique qu'il éprouvait depuis longtemps des difficultés à obtenir des rendez-vous avec le directeur.De plus, quelques mois après sa prise en charge de la moralité, le directeur lui avait clairement fait comprendre qu’il devait prendre ses responsabilités et qu'il n était pas nécessaire de se voir régulièrement, comme la tradition le voulait à la moralité.De plus, M.Cholette a précisé qu’il n'etait pas obligé de faire rapport de toute perte d’équipement et c’est pourquoi il ne l’a pas informe quand Me Ledoux est venu lui dire que l’appareil avait disparu.Trouvant qu’un appareil perdu était suffisant, d’autant plus que plusieurs personnes devaient maintenant être au courant, il n’a pas songé à faire installer un autre appareil.Le témoignage de M.Cholette a mis fin hier à Tenquéte de la Commission de police.Aujourd'hui, la Commission doit entendre l’argumentation des parties.UN TEMOIN Suite de la page 3 de lui.Au printemps 1971, par l’entremise de sa soeur, il rencontra donc ce policier qu il n’avait pas vu, dit-il, depuis trois ans.Et cela, pour une seule raison: par courtoisie.Lors de cette rencontre, il ne fut question, selon le témoin, que de vieux souvenirs communs.Desrosiers dit même ne pas avoir demandé au policier à quelle escouade il était maintenant affecté.Selon lui, il n'a pas non plus été question d’une nouvelle rencontre.Quant a savoir s’il en a parlé à D’Asti, Desrosiers répond non en ajoutant qu’a son avis, D’Asti ne connaissait pas ce policier, ce qui contredit formellement les témoignages précédents.Toujours au sujet de sa soeur, Desrosiers soutient qu’il n’a jamais dit à D’Asti qu’elle travaillait à la Sûrete du Quebec.Selon lui, c’est D'Asti, un jour, qui lui a demande si c'était vrai.“De quelque façon que ce soit, n avez-vous jamais été informé de descentes policières qui devaient avoir lieu au Victoria Sporting Club?” a demandé le juge Brunet.“Non”, a répondu le témoin."Seriez-vous surpris d’apprendre qu’un autre témoin a dit le contraire”, a alors demande le président de la Commission."Oui", a soutenu Desrosiers.Interrogé ensuite sur les démarches qu’il a faites à la demande de D’Asti, au printemps 1971, pour trouver un nouveau local pour opérer le maison de jeu, Desrosiers a indique qu'il avait vérifié deux ou trois endroits et que D’Asti en avait accepté un, le Motel Le Cigne Blanc, sur le boulevard Taschereau.Après que le procureur lui eut mentionne le nom de Rèmillard, le témoin a expliqué qu’il avait contacté cet individu loi des brevets des plus complexes et aussi, bien sûr, d’une grande connaissance de la loi des impôts.Mais il établit que la commercialisation d’un produit sous une marque de commerce n offre en realite que très peu d avantage du point de vue quaüte.Et que dire du représentant d’un fabricant qui vient vanter au médecin la supériorité de son medicament sur celui de son compétiteur?Sur ce marche ou 95% des medicaments prescrits par le médecin portent des marques de commerce, consequence de la bataille commerciale que se livrent les fabricants, il est à se demander si la vraie bataille pour guérir la maladie a vraiment commencé?DEMAIN: Des médicaments qui menacent la santé.(Léo Rèmillard ancien maire de Ville Jacques-Uartier dont le nom a ete associe a Pep Cotroni lors du témoignage de Jimmy Soccio) surtout pour rejoindre l’un de ses employes, un certain Dehsle, qui devait connaitre un local pouvant repondre aux besoins de D’Asti.Selon Desrosiers, le Victoria Sporting Club était un club social ou l'on pouvait jouer pour de ( argent et qui était administre par trois personnes, Frank D’Asti (actuellement en prison aux Etats-Unis pour trafic d heroine), Diodato Mas-tracchio (autre trafiquant d heroine décédé depuis) et Justin Roy, Nicola Di lorio était selon lui, co-proprietaire de T édifice avec D’Asti.Quant à son rôle, le témoin a indique qu'il s'y rendait une fois par semaine, le dimanche, et qu’il vendait les jetons que lui confiait Vincent Batista, un employe régulier.Il prêtait également de l'argent aux joueurs dans le besoin et cela constituait pour lui une source supplémentaire de revenus.L’audience d’hier après-midi a ete marquée par un incident inusité, l’expulsion du chroniqueur judiciaire du Journal de Montreal, M.Claude Jodoin.Non affecté a la couverture de l enque-te sur le crime organisé, ce journaliste a ete prié de quitter la salle d’audience par le juge Brunet, qui en avait assez de le voir rire et gesticuler, le tout avec, a-t-il dit, un certain sourire complice”.Il est évident que le juge Brunet faisait alors référencé à l’attitude de l’avocat du témoin.Me Léo-Rene Maranda, qui.-après chaque intervention, se tourne souriant devant la galerie de la presse cherchant continuellement une approbation à ses propos.Cette continuelle attitude n'est toutefois pas prisée par la majorité des journalistes présents.L interrogatoire du témoin Desrosiers doit se poursuivre ce matin.Miliciens libanais contre boulangers BEYROUTH (AFP) — Des miliciens en armes appartenant à un certain nombre de partis politiques ont occupe au cours du week-end dix-huit boulangeries a Beyrouth, afin d’obliger les boulangers a mettre un terme à leur grève qui en était hier à son cinquième jour.Les miliciens appartiennent notamment aux “phalanges libanaises” de M.Pierre Gemayel, au parti national liberal de M.Camille Chamoun et à l’Union des forces du peuple travailleur (nassé-rien)./a météo La circulation atmosphérique au-dessus du continent de l’Amérique du Nord est en train de changer et par conséquent le Québec connaîtra des temperatures saisonnières pendant les prochaines journées.Associé avec ce réchauffement le sud et l'ouest de la province aura des averses aujourd'hui.L est de la province, le nouveau Québec inclus, connaîtra du beau temps pour les prochaines heures, après la neige qui devait se terminer hier soir.• Région de l’Abitibi, de Chibougamau: nuageux et chutes de neige éparses se changeant en pluie passagère.Maximum environ 35.Aperçus pour mercredi: quelques averses et doux.• Régions de Pontiac-Témiscamingue, de la Haute-Mauricie: quelques flocons de neige le matin.Averses en après-midi et maximum environ 35.Aperçu pour mercredi: généralement nuageux et doux.• Region de l'Outaouais, de Montréal, de Québec, Trois-Rivières, des Laurentides, des Cantons de l est: généralement nuageux avec des averses.Maximum près de 45.Aperçu pour mercredi: périodes ensoleillées et doux.• Régions du Lac St-Jean, de Baie-Comeau, de Rimouski, de Sept-lles et de Gaspé; dégagement et maximum environ 35.Venteux par moments.Aperçu pour mecredi: généralement ensoleille lC ?I J wmmmmmmmmmB m LE DEVOIR Page Montréal, mardi 2 avril 1974 : % S' ” WSÈÈ Ces quatre étudiants ont raconté hier leur voyage de cinq semaines en Chine en compagnie de six autres étudiants du Québec.Il s'agit d'Edith Pariseau, 23 ans (en histoire à l'UQAM), de Patrice Groulx, 22 ans (en histoire à l'U de M), de James Meadowcroft, 20 ans (en biologie à McGill) et de Claude Gauvreau, 19 ans (en histoire à l'UQAM).(Photo Le Devoir, par Alain Renaud) Un enseignement concret et critique La Chine vue par un groupe d'étudiants montréalais i i ! par Gilles Provost Aux yeux des Chinois, l’amélioration fantastique des conditions de vie depuis la révolution de 1949 et la comparaison continuelle avec la stagnation qui régnait auparavant sont une demonstration éclatante du bien-fonde du socialisme chinois.C'est aussi pourquoi les Chinois ne se sentent nullement brimés par là continuelle publicité idéologique à laquelle ils sont soumis.Telle est l’opinion exprimée hier par quatre des dix etudiants de Tu-niversite de Montréal, de McGill et de l’UQAM qui ont vécu pendant cinq semaines en Chine populaire a l’invitation du gouvernement chinois.Après avoir rencontre les journalistes hier, ils veulent maintenant faire la tournée des universités et des cégeps pour faire connaître ce qu'ils ont vu en Chine.L histoire joue un rôle très important et même indispensable dans l'éducation de la population chinoise, ont-ils déclaré.Constamment, des vieillards rencontrent les jeunes pour leur parler du temps que ceux-ci n ont pas connu.L’Etat maintient des musées et de vieux quartiers pour que les jeunes générations n’oublient pas.Aux yeux des Chinois, disent les etudiants, l'Union soviétique est l'exemple par excellence d'une révolution socialiste qui a échoué et ou l’on a vu réapparaître un neo-capitalisme, une bourgeoisie privilégiée et l’asservissement de la population à une petite élite dirigeante.Constamment, dans les écoles et les usines, on analyse la situation soviétique pour ne pas répéter ces erreurs.Selon Patrice Groulx, 22 ans, étudiant en histoire à Tuniversite de mmmmmmmmmmmmmmrn Montréal, les etudiants canadiens, ont ete étonnés de la grande liberté critique accordée aux Chinois.En fait, la critique a ete presque institutionnalisée et tout le monde est libre de critiquer tout le monde.Dans le domaine scolaire, par exemple, étudiants et professeurs se critiquent mutuellement et n'hesi-tent nullement à se reprocher tout elitisme de.mauvais aloi.Pour leur part, ils se sont dit surpris de constater la camaraderie existant entre professeurs et étudiants.Peut-etre le fait que les étudiants ont tous une experience de travail que le professeur n’a pas contribue-t-il à cette égalité.Les étudiants québécois ont aussi ete étonnés de constater à quel point l'enseignement chinois est axé sur le concret.Les écoles élémentaires ont toutes un petit atelier, les étudiants du secondaire vont inspecter des usines pour voir si l'installation électrique est conforme aux principes qu'ils ont appris, etc.On mise sur la créativité et les étudiants sont invités à suggérer des ameliorations a l'usine qu'ils ont visitée.Les Chinois, disent les etudiants, semblent très conscients des lacunes de leur société et c’est pourquoi ils parlent toujours en termes d'amelioration.Ils ont une conscience historique extrêmement accentuée.Les Québécois ont aussi été intéresses par le sort des minorités en Chine.Avant la revolution, le gouvernement cherchait à assimiler les 54 minorités ethniques de Chine, au besoin en passant les recalcitrants par les armes.Le gouvernement actuel, au contraire, encourage fortement les minorités culturelles, disent les étudiants.Par exemple, on a mis ces populations systématiquement à Tabri de la publicité en faveur des pratiques anticonceptionnelles qui sont très énergiques partout en Chine.Certaines minorités plus importantes ont meme des structures administratives particulières qui leur confèrent une certaine autonomie.Meme à Shangai, qui ne compte pourtant qu'une proportion insignifiante de groupes minoritaires, le gouvernement insiste fortement sur la richesse folklorique des minorités et l'enseigne activement dans les ecoles, parait-il.Enfin, les etudiants québécois ont commente hier la campagne présentement en cours contre Confucius en Chine.Ils ont explique que Confucius a encore une énorme influence sur la mentalité chinoise traditionnelle même s'il a vécu il y a 2500 ans.Cela cause des problèmes parce que Confucius vivait a l'époque de la transition entre l'esclavage et le féodalisme chinois.Inévitablement, sa mentalité sociale ne correspond pas à celle de la Chine moderne.Contrairement à la revolution culturelle, qui était dirigée contre les nouvelles élites jjui se formaient et qui commentaient à réclamer un statut particulier, la campagne actuelle ne semble pas dirigée vers un groupe particulier, croient les etudiants.Il s'agirait plutôt d'une campagne d'éducation populaire pour lutter contre le 'révisionnisme ", c'est-a-dire contre la réapparition d'une elite qui voudrait reprendre le pouvoir à son compte.! Sï Un témoin ne reconnaît pas sa ne convainc pas la commission par Jean-Pierre Charbonneau Un entraîneur de chevaux montréalais, ancien membre actif de la maison de jeu du mafioso Frank D'Asti, M.Louis Gabriel Desrosiers 62 ans, a catégoriquement nié hier, à Tenquéte sur le crime organisé avoir déjà approché sa soeur Lise, employée de la Sûreté du Québec, pour obtenir des informations pour le compte de D’Asti.Cette dénégation a amene le procureur de la Commission d’enquête, Me Guy Dupre, a faire entendre deux enregistrements de conversations téléphoniques entre le témoin et Frank D’Asti, lesquelles tendraient à prouver les démarches qu'aurait faites Desrosiers.Toutefois, a la suite de Taudition de ces enregistrements faits par la SQ les 28 février et 9 mars 1971, le témoin a déclaré qu’il ne reconnaissait pas sa voix et que ces conversations n évoquaient chez lui aucun souvenir.Cette réponse, la première du genre depuis le début de l’enquête publique, n'a cependant pas semblé convaincre les trois commissaires-enquêteurs.Le president, le juge Rhéal Brunet, a même déclaré que, bien que n'étant pas un expert, il n'avait eu aucune difficulté a reconnaître la voix du témoin.Le caporal Bernard Couture, de la SQ, qui a produit en preuve les deux conversations téléphoniques, a lui aussi reconnu la voix de Desrosiers, notamment pour l’avoir déjà entendue à l’occasion de certaines surveillances spéciales.Questionné longuement sur les propos tenus au cours de ces conversations, Desrosiers a continuellement maintenu qu'il n’avait jamais prononcé ces paroles dans le contexte décrit et qu'il ne se souvenait de rien.Visiblement exaspère par l’attitude du témoin, le juge Brunet lui a finalement demande si, ces derniers jours, il avait reçu des appels téléphoniques ou s i! avait rencontré des personnes qu'il savait liees à la maison de jeu de D'Asti, le Victoria Sporting Club de Lon-gueuil.Le témoin a d'abord répondu non a la question mais comme le juge Brunet se faisait de plus en plus direct en lui demandant s’il maintenait cette réponse sous serment, Desrosiers a finalement avoué qu’il avait reçu la visite, il y a un peu plus d'une semaine, d'une personne qu'il avait déjà vue au Victoria Sporting Club.Interroge pour savoir s’il avait ete Les tarifs pour personnes âgées Québec aiderait volontiers la CUM si elle le demandait par Bernard Descôteaux Le Communauté urbaine de Montreal pourrait obtenir du gouvernement provincial.si elle en faisait la demande, une subvention qui lui permettrait de réduire les tarifs du transport en commun pour les personnes agees.Le ministre des Finances M.Raymond Garneau.a fait ce commentaire sur les ondes d une station radiophonique montréalaise, hier, a la suite d une recente declaration du president du comité exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan.Ce dernier avait affirme, dimanche, que le déficit de plus en plus lourd de la CTCUM empêchait toute réduction de tarifs et il avait suggéré au Comité métropolitain pour la réduction des tarifs du transport public de faire maintenant pression auprès du gouvernement québécois.Plus tôt, le ministre des Affaires municipales et de l'Environnement, M.Victor Goldbloom, avait précise, dans une lettre au Conseil du travail de Montreal L'inspecteur Gerald Cholette de la police de la CUM.a déclaré hier qu'il avait autorise le 8 janvier dernier l'installation d une table d'écoute au domicile privé de Me André Ledoux, exconseiller juridique de la police métropolitaine, uniquement parce que ce dernier lui avait fait part de menaces téléphoniques a son endroit.Pour M.Cholette qui témoignait pour sa defense dans l'enquete que la Commission de police mène sur sa conduite dans cette affaire, il n’a jamais ete question d’espionner les familles de M.Ledoux.Tout en reconnaissant que Me Ledoux lui avait fait part le 4 janvier de ses problèmes conjugaux l'inspecteur Cholette a affirmé que, pour lui, seules les menaces importaient.Aurait-il eu des doutes quant aux intentions véritables de Me Ledoux, qu'il aurad malgré tout procédé a l'installation d une table d’écoute.Pour M.Cholette, une chose importait: éviter que Me Ledoux puisse être neutralisé dans son travail contre le crime organisé par des menaces quelconques.Devant la Commission, M.Cholette s'est dit bien conscient que la table d’écoute (un magnétophone branché sur la ligne téléphonique) pouvait en théorie servir à d'autres fins et c’est d'ailleurs pour cela, a-t-il expliqué, qu'il avait convenu avec Me Ledoux que toutes les bandes sonores lui seraient remises pour écoute et analyse.De plus, a-t-il dit Me Ledoux lui-meme avait manifesté le souci de conserver la confidentialité et le caractère privé des conversations enregistrées à son domicile.M.Cholette a expliqué que lorsque Me Ledoux lui avait fait part de ses problèmes conjugaux, la demande pour les menaces avait déjà été formulée plus de deux semaines auparavant.De plus.Me Ledoux lui avait déclaré qu'entre lui et sa femme tout était déjà réglé pour la séparation."De toute façon, a dit le témoin, je n'aurais jamais accepté que les conversations puissent etre utilisées à d’au- voix mais d'enquête question du témoignage qu'il devait rendre en public, Desrosiers a soutenu que la personne qu'il avait rencontrée ignorait qu’il devait comparaître devant la Commission d enquête.D'autre part, le témoin a admis connaître depuis fort longtemps un policier de la Sûreté du Quebec (presumement le lieutenant Georges Descent dont il a déjà été question lors des témoignages de Rene Gagnon et Jean-Jacques Côté).Soumis aux questions du procureur et des propos contenus dans les conversations, lesquels laissent entendre qu'il tentait d entrer en contact avec quelqu'un par l'entremise de sa soeur, Desrosiers a explique que sa soeur lui avait fait part qu’à plusieurs reprises, ce policier s’était informe Voir page 6 : Un témoin (FTQ), que le gouvernement n avait pas Tintention de laisser tomber ni le transport en commun ni les personnes agees.Tout en disant que les ministres des Transports, des Finances et des Affaires municipales travaillaient à determiner la meilleure façon de continuer a aider financièrement le transport en commun dans les regions de Montreal et de Quebec, le ministre Goldbloom trouvait impérieux que les autorités municipales posent un premier geste.Ce sont elles, disait-il, qui fixent les taux, et impriment et vendent les billets.Pour sa part, le president du Conseil du travail de Montreal, M.Marcel Perreault.a déclare hier que les autorités de la Ville de Montreal, de la Communauté urbaine et du gouvernement du Quebec se renvoient la balle depuis plusieurs années à ce sujet.M.Perreault faisait le parallèle entre la lettre de M.Goldbloom et la declaration de M Hanigan.La declaration du ministre des Affaires municipales montre clairement, très fins.' L'inspecteur Cholette a soutenu qu'a titre d’officier commandant de l'escouade de la moralité (quartier-general).il s'était toujours montre sévère quant a l'utilisation des tables d'ecoute par ses hommes.Meme si lui-meme n'a jamais reçu de directives (qui d'ailleurs n'existent pas) au sujet de l'emploi de table d'ecoute, il a toujours considéré que cet outil de travail ne devait être utilise qu'a des fins strictement policières.Quant a savoir pourquoi il s'était lui- Voir page 6 : Cholette On fouille les décombres à Matagami Les enquêteurs de la Sûreté du Quebec, sous la direction d'un medecin-legiste depéche depuis Montreal, M.Jean-Paul Valcourt, fouillent toujours les décombres du dortoir où quatre employés de THydro-Québec ont perdu la vie, a l'aube, dimanche, a Matagami.Les expertises auront été complétées ce soir.Les quatre victimes sont: MM.Roméo Boucher, 45 ans, de Cléricy, Oli-da Champagne, 48 ans.de Rouyn, Treille Charest, 57 ans, de Noranda, tous trois foreurs et Jean-Paul Laliberté, 43 ans, de Montréal, technicien en communications.Sauf M.Charest, tous étaient mariés, à l’emploi de THydro-Québec depuis moins de deux ans.et membres des Métallos unis d'Amérique, syndicat affilié à la Fédération des travailleurs du Québec.On signale en outre deux blessés: MM.Jos Riverin, 30 ans, de Bersimis, et Allan Lalonde.Ce dernier tenta en vain de se porter au secours de ses compagnons emprisonnés dans la roulotte à parois métalliques.On évalué les dégâts à $35,000.Rien n indique encore que l'incendie ait été allumé par une main criminelle, mais la SQ retient toujours l’hypothèse tant que la cause du sinistre n’aura pas été determinee avec certitude.Plusieurs personnes ont été interrogées, aucune n'a ete detenue Cependant, le plus grand calme règne a Matagami.porte d’entrée des vastes chantiers hydroélectriques de la baie James.450 milles plus au nord.Les ouvriers ont regagné hier le deuxième dortoir.situe a proximité des débris, sans inquiétude.Mais on déplore la mort tragique de quatre camarades.affirme M.Perreault, qu il suffirait d un peu de pressions de la part des autorités montréalaises pour que ce problème soit regie, ajoutant que ces memes autorités "sont davantage préoccupées a defendre les interets des spéculateurs urbains, des grands proprietaires et des requins du sport commercialisé et se contentent de faire des pressions a Quebec ou Ottawa pour combler les déficits passes de Terre des Hommes ou les futurs deficits des jeux Olympiques ".Selon le president du Conseil du travail de Montréal, la seule façon de s assurer que les interets des citoyens ordinaires soient défendus a Montreal est délire, en novembre prochain, des conseillers qui défendent les interets de ceux-ci.aujourd’hui A 8h30.9h30.10h30.131U5 et 14h30, concerts d'enfants organises par la Commission des croies Catholiques de Montreal, au 1845, boul.Desmarchais.• A 9h30.au Chateau Champlain, a la salle de bal, colloque sur les relations economiques canado-américaines.• A 14h.le ministre d'Etat aux Affaires sociales, Mme Use Bacon, rencontre les responsables des 38 garderies de la region de Quebec, au siège social des C'KSS, a Quebec • A 14h30, au Centre culturel de Verdun.5955.avenue Bannantyne.causerie de Mme Helene Pelletier-Baillargeon.Sujet: Les écrivains québécois pour la jeunesse sont-ils les parents pauvres de notre littérature?'' • A Itih.a la salle 101 du Centre d'etudes canadiennes-françaises de TUniversité McGill, 3475.rue Peel, conference de M.Marc LaTerreur.Theme: "Les tribulations du Parti conservateur federal au Quebec.” • A 17h, lancement des premiers livres de T Aurore a la Grange a Séraphin, 1223, rue Amherst.• A 19h, au eegep de Trois-Rivières, audience publique sur .la condition physique.• A 19h, au Pavillon Laurentien, 5680, boul.des Laufentides, causerie du Dr Lucien Paiement.Sujet: "Pour une toponymie française a ville de Laval".• A 19h30, a l'auditorium du Cegep du Vieux-Montreal, panel sur un service civique étudiant, contre-partie du paiement des frais de scolarité par TEtat • A 20h30, les Fous du Roy, troupe de theatre du college Saint-Jean-sur-Richelieu présentent: "Si tu as une allumette, fais pas le cave, essaie de l'allumer".• Symposium des directeurs d école de Montreal.hôtel Bonaventure, Salon Outremont.Mercredi le 3 avril et jeudi le 4 avril 1974 à 19:30 hres Soirées d'information pour toutes personnes intéressées à participer à un stage socio-culturel en Haiti.Durée du Stage: 5 semaines.Lieu des réunions d'information: 4824, chemin de la Côte-des-Neiges, chambre 223.Comité Stage-Antilles 731-5314 /a SERVICES ALIMENTAIRES HÔPITAUX-FOYERS RÉGION AtES-CEGEPS CAFÉTÉRIAS-INDUSTRIELLES LALIBERTÉ & ASSOCIÉS Inc.Administrateurs - Diététistes 5219 West Broadway 489-1667 Gestion Consultation Planification Cholette voulait éviter que Me André Ledoux puisse être neutralisé VIENT DE PARAITRE .AUX ÉDITIONS DU JOUR FLORALIE Roch Carrier • Floralie représente une certaine idée de la liberté qu'aucune nuit ne saurait éteindre.• Floralie représente une certaine idée du bonheur qui conçoit la vie comme une danse.• Floralie demande au théâtre de devenir ce qu'il est: fable, féerie, mise en accusation, grand jeu, méditation et spectacle.- in vente partout au prix de $4.95 - distribué par les Messageries du jour, 8255, rue Durocher, Montréal H3N 2A8 -Tél.: 274-2551 4 • Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 éditorial Lo lettre et l'esprit Fort d'une lettre du contrôleur des finances l’assurant que, dans l’affaire des commandes attribuées par le gouvernement à la firme Paragon, "le Service des achats a observé les conditions et respecté les exigences stipulées dans les réglements en vigueur", M.Robert Bourassa a tenu tète dimanche soir, au canal 10, aux journalistes qui voulaient lui faire admettre les dangers de 1 éthique élastique dont il se fait le défenseur.Le parti-pris evident de certaines questions, l'hostilité déplacée, voire enragée, d'un Louis Martin, par exemple, n'étaient certes pas de nature à faciliter un examen objectif du problème.Il appartenait néanmoins au premier ministre de porter la discussion à un niveau capable de projeter un éclairage plus net sur cette question fort epineuse des conflits d intérêt.Or, lui et ses interlocuteurs ont volé dimanche soir à une altitude tellement basse qu’il faut, après les avoir entendus, reprendre le débat à partir de sources plus solides dont on dispose désormais au Canada même.• Le document le plus éloquent, en l’occurrence, est probablement le recueil de directives que le premier ministre de l’Ontario, M.William Davis, adressait à ses collègues du cabinet en septembre 1972.Certains d’entre eux, dont l'un des plus estimes en la personne de M.McKeough, s'étaient fait prendre dans des situations jugées irrégulières par des éléments nombreux de la population.En réaction, le premier ministre Davis rédigea à leur intention un code où.entre autres, il est disposé sans la moindre équivoque du faux problème qu'invoquait dimanche soir M.Bourassa, à savoir celui des sociétés a capital privé.Dans ces directives dont Le DEVOIR publia naguère le texte integral en en recommandant la lecture à M.Bourassa, M.Davis est net et formel.“Aucune société privée dans laquelle un ministre ou sa famille ont un intérêt ne peut transiger contractuellement avec le gouvernement de l’Ontario’’.M.Bourassa se demandait dimanche où il convient d'arrêter la litanie dans le cas des parents, jouant sur le refrain bien connu des petits cousins comme seul les politiciens roues savent le faire.M.Davis a résolu cette question sans équivoque et sans sévérité excessive.Par parents des ministres, precisait-il dans ses directives, il faut entendre le conjoint et les enfants mineurs.Pas plus, pas moins, c’est-à-dire juste assez pour exclure, à deux titres différents, la firme Paragon de tout accès à des contrats ou commandes du gouvernement.La première raison saute aux yeux; elle tient au fait qu’un ministre, M.Claude Simard, est actionnaire important de Paragon.La seconde est non moins nette: la femme du premier ministre est aussi actionnaire de Paragon.M.Davis, quand il rédigea ces directives, n’était pas un enfant d’école.Il faisait partie depuis nombre d’années d’un gouvernement qui est au pouvoir depuis trente ans et dont la réputation n’est plus à faire en matière de “patronage’’.Les histoires malodorantes commençant à se multiplier et l’opinion devenant plus exigeante, M.Davis sentit il y a deux ans le besoin d'agir.Ce fut l'origine des directives dont nous n’avons cité que le passage qui répond directement à l'objection de M.Bourassa.Ces directives sont toujours en vigueur.Elles comportent, en plus d'un certain nombre d’interdictions, l'obligation pour les ministres de fournir annuellement au greffier de la Chambre un dossier de leurs intérêts immobiliers et corporatifs auquel le public doit avoir accès.M.Davis s'intéressa d'abord à ses collègues du cabinet, étendant ensuite sa sollicitude aux députés et aux fonctionnaires supérieurs.A Ottawa, on procéda d'abord par une etude du cas des députés: tel était essentiellement le thème du Livre vert sur les conflits d'intérêt déposé au Parlement à l’été de 1973.Quant aux ministres, M.Trudeau leur appliquait quelques jours plus tard les normes prévues pour les députés et les sénateurs, non sans souligner (mais tout cela restait passablement vague) que leurs obligations allaient encore plus loin que celles des simples députés.Le texte fédéral, s’il est plus nuancé et plus souple que celui de M.Davis, va cependant dans le même sens.Il recommande que la loi "sur l’independance du Parlement” interdise à un parlementaire, en ce qui concerne les contrats du gouvernement, “toute participation ou tout avantage, qu’ils soient directs ou indirects, sauf lorsqu’il s’agit de contrats pour lesquels il existe une disposition explicite '.Or, les cas d'exception que prévoient les auteurs du Livre vert se situent bien en deçà de la limite laxiste dont veut se satisfaire M.Bourassa.Le député pourra participer à des contrats de tout genre, pourvu que la valeur totale des marchés ne dépasse pas $1000 par an.Il pourra aussi posséder des actions dans une société publique ayant des transactions avec le gouvernement, pourvu que sa part du capital-actions ne dépasse pas 5%.Il pourra enfin “participer à des contrats du gouvernement pour la fourniture ou l’utilisation de biens ou services généralement offerts par le gouvernement au public dans des conditions qui sont les mêmes pour tous, mais cette exception ne comporte que le droit pour les parlementaires “d’utiliser les services que le gouvernement offre au public en général sur une base commerciale”.Les auteurs du Livre vert d'Ottawa ne sont pas des rigoristes.Ils ne tiennent pas à pendre un député pour avoir osé brouter quelques grains d'herbe dans le pré fédéral.Pour éviter tout malentendu ou abus, ils prévoient neanmoins que le député devra chaque année faire rapport au greffier des Communes non seulement des transactions qu'il aura pu avoir avec le gouvernement à l’intérieur des limites mentionnées, mais aussi des autres intérêts qu’il peut détenir “dans des compagnies privées ou publiques, même si ces compagnies n ont pas de contrats du gouvernement”.Le document fédéral, contrairement à celui que M.Davis adressait à ses ministres, ne parle pas des conjoints ni des membres de la famille.Dans le complément qu’il apportait au Livre vert à l’intention des ministres, M.Trudeau évoquait ce thème, mais pour conclure qu'à ce niveau, il fallait plutôt faire confiance au sens des responsabilités des intéressés que chercher à leur imposer un carcan trop rigide qu'ils pourraient être tentés de contourner.Déjà, toutefois, les normes prévues pour les députes auraient été amplement suffisantes pour interdire à Ottawa des transactions du genre de celles que Paragon a faites avec le gouvernement du Québec.• M.Bourassa soutient enfin que, dans le cas de Paragon, l’attribution de contrats gouvernementaux à cette firme dans laquelle sa femme, son beau-frère ministre, et d’autres membres de sa belle-famille ont des intérêts majeurs a valu aux contribuables des économies, vu que ces dommandes furent décernées à la suite de soumissions publiques où Paragon fut le plus bas soumissionnaire.Le premier ministre dit sans doute vrai.Mais il doit voir plus loin que le bout de son nez et se souvenir que de fausses économies comme celle-là furent souvent à l'origine de scandales qui firent crouler des gouvernements.L'intérêt des contribuables sera mieux servi par un chef de gouvernement et des ministres dont ni les femmes, ni les proches parents n’auront le moindre intérêt, direct ou indirect, à transiger avec le gouvernement et auront même la décence de chercher par tous les moyens à s’en abstenir.Dans une société où le sens éthique serait le moindrement élevé, il ne devrait pas être besoin de règles pour le rappeler.Là où le chef du gouvernement lui-même hésite, c’est le signe certain que des normes inspirées des meilleures sources disponibles doivent être explicitées sans délai.Là où l’esprit flotte, il faut, en effet, suppléer par la lettre.Claude RYAN bloc-notes Une erreur à corriger Exactement comme si aucune inflation n'avait frappe depuis un an les prix de l’alimentation, le gouvernement québécois a gele le prochain budget de l’agriculture à son niveau du précédent exercice.A moins que des budgets supplémentaires viennent tantôt corriger cette decision, les citoyens en seront quittes l'an prochain pour consacrer une part encore plus considérable de leur budget personnel aux dépenses d’alimentation.Il y a une dizaine de jours, le ministre Normand Toupin dénonçait les mesures prises par les provinces de l’Ouest en faveur de leurs producteurs agricoles.Il fallait bien rappeler alors à notre ministre québécois de l’Agriculture que cet intérêt des gouvernements de l'Ouest pour l'agriculture n'était nullement reprehensible.Mieux valait que M.Toupin entreprenne de faire autant pour les prodcteurs québécois.Mieux valait donc que M.Toupin obtienne de ses collègues du cabinet québécois un budget plus substantiel et accroisse de toute urgence le degré d'autosuffisance du Québec en matière d’alimentation.Telle était la situation il y a dix jours.Aujourd'hui, de trois côtes différents se sont confirmées de sombres nouvelles.En premier lieu, le cabinet québécois, loin de reconnaître au secteur agro-alimentaire et à l’agriculture en particulier un rôje de premier-plan, fait de 1’a-griculture l’un des rares secteurs à ne bénéficier d aucune augmentation de budget.En outre, les provinces de l'Ouest, dont M.Toupin redoutait l’action il y a une dizaine de jours, se sont effectivement je-tees massivement dans les subventions a l’agriculture.En Alberta, $100 millions viennent en aide aux agriculteurs, ce qui, pour une province à population limitée, constitue un effort immensément plus significatif qu un budget québécois de $115 millions.En Saskatchewan, les subventions aux producteurs de porc, pour ne citer qu’un exemple, vont atteindre de $13 a $15 par bête.Enfin, les ententes federales-québecoises sur lesquelles le ministre des finances Raymond Carneau comptait pour majorer d’une douzaine de millions le budget du ministère québécois de l'Agriculture ne se matérialisent pas.On ne peut meme pas escompter que les négociations entre le Québec et le gouvernement central reprendront avant le mois de juillet.Dans un tel contexte, deux corollaires désastreux pointent sur l’horizon québécois.A court terme, les prix à l'alimentation subiront l'an prochain une poussée inflation- naire d’autant plus .soudaine que nous ne serons pas en mesure de concurrencer efficacement les produits en provenance de l'extérieur.A plus long terme, c'est la position concurrentielle du Québec qui s'affaiblit.On se demande par quel raisonnement aberrant le gouvernement québécois a encore nié l'importance de l'agro-alimentaire dans une reconquête de l’économie québécoise.Il existe peu de secteurs où nous soyons davantage tributaires de l'extérieur, où nous ayons à importer pour plus de $1 milliard par an de produits transformes.Il existe, en revanche, peu de marches internes d’une aussi grande importance: produirions-nous $3 milliards par an de produits agricoles que nous pourrions les consommer sur place sans que quiconque puisse nous menacer de barrières tarifaires.Une telle situation peut et doit se corriger.Malheureusement, le budget qu'on nous présenté aggrave une situation de dépendance déjà inadmissible.N’en déplaise aux planificateurs et à tous les PPBS du monde, il faut souhaiter que des budgets supplémentaires donnent très bientôt à l’agriculture québécoise le surplus d'aide gouvernementale qui permettra au moins de maintenir le rythme d'activité atteint l'an dernier.Un Gallup ambigu Un sondage Gallup rendu public la semaine dernière s'aventurait a évaluer ce que pensent les Canadiens de la nouvelle législation fédérale en matière d’écoute électronique.La question permettait de circonscrire clairement l'enjeu: "Seriez-vous favorable ou opposé à une loi qui permettrait à la police, sous surveillance minutieuse et pour de courtes périodes seulement, de recourir à la table d’écoute ou à d'autres techniques d'écoute électronique, mais qui interdirait toute autre utilisation de semblable équipement?" Malheureusement, ['interpretation proposée dépasse d'emblée les limites qu'imposaient les résultats obtenus.144 personnes interrogées se sont dites en faveur d'une telle législation dans une proportion de 48%, tandis que 44% d’entre elles s’y déclaraient rebelles.Jusque-là, pas de difficulté majeure.L'imprudence consiste à déduire de ces résultats que "la legislation récente semble n'obtenir que l’approbation d'une minorité”.En effet, la question po- sait le problème de façon abstraite et ne demandait aucunement aux gens de porter jugement sur le projet de loi C-176.Il est sans doute exact qu'un grand nombre de citoyens se résigneraient à une écoute électronique pratiquée par la police "sous surveillance minutieuse et pour de courtes périodes seulement '.Cependant, rien ne permet d’affirmer péremp-tairement que la loi C-176 remplit ces conditions.La loi ne prévoit pas de surveillance constante des activités policières par le juge qui a permis l’espionnage électronique et l'on ne rencontre même que très rarement des magistrats qui soient prêts à refuser une telle permission à un corps policier.De la même manière, un bon nombre considérerait sans doute qu’une écoute de trente jours ne constitue plus une "écoute de faible durée.” Dès lors, le sondage Gallup devrait se borner à affirmer qu'une écoute policière comportant des garanties suffisantes est acceptable aux yeux de 46% des personnes interrogées et continue, malgré les précautions envisagées, à répugner à 44% des citoyens interviewés.De tels résultats sont déjà éclairants.Il ne faut pas leur demander de constituer une approbation de la loi C-176.Nul doute, toutefois, que certains hommes politiques, sur la toi de cette interprétation présomptueuse, prétendront tantôt qu une majorité de Canadiens endossent la loi federale sur l'écoute électronique.Laurent LAPLANTE Encore l’Union nationale?S'accrochant au passé avec une fidelité à certains égards émouvante, les derniers soldats de ce qui fut l'Union nationale ont retrouvé, avec Maurice Bellemare, l'illusion et la consolation d'une prochaine sinon d'une dernière grande bataille électorale.L’ancien ministre et ancien député du comté de Champlain a incarne pendant trop d’années la combativité et l'irrésistibilité d une organisation électorale légendaire sinon invincible pour que son retour à la tète de l’Union nationale ne permette un dernier ralliement des derniers soldats.Mais pourra-t-on revivre les années d'antan?C’est peu probable.Certes, l'histoire connaît des revirements et des retours qui sont parfois surprenants.Mais, rien dans la conjoncture actuelle et les développements pré- visibles de la vie politique québécoise au cours des prochaines années ne permet d'envisager une remontée significative de ce qui reste du parti de Maurice Duplessis.Entre les libéraux qu’il faudra bien "débarquer’' un jour, et le “séparatisme” dont la majorité des Québécois ne voudraient pas, quelques militants unionistes et une poignée de stratèges rêvent d’une troisième voie, qu’emprunterait une “troisième force”.Mais, justement, la polarisation forte qui s’est produite lors de la dernière élection générale comporte en germe ses propres solutions.Ou bien persiste en effet la "menace" indépendantiste, et les liberaux pourront compter sur Taggrega-tion des mêmes secteurs conservateurs de l’électorat, au détriment de l'Union nationale et sans doute aussi des Créditistes.Ou bien le PQ trouve le moyen de rallier la majorité à son option, ou de presenter ce choix de maniéré a ne plus “faire peur" à ceux qui, d’autre part, veulent se défaire du gouvernement en place, et alors encore l'Union nationale ou une troisième voie n'ont guère d'avenir plus brillant à espérer.Sans s'attendre à un rôle majeur sur la scène québécoise, les militants qui restent de l’Union nationale ne sont pas, pour autant, obligés de disparaître, ni de rallier les libéraux, ni de se résoudre à une indépendance qui ne répond pas à leurs convictions.Il y aura toujours place au Quebec, dans Tune ou l'autre région, ne serait-ce qu’au plan local, pour les militants d experience et des citoyens intéressés à la chose publique.Quel que soit le choix que fera un prochain congrès de l’Union nationale, les dirigeants actuels du parti.pour retenir ai[ moins la crédibilité chancelante^-qu'il leur reste auprès des militants, devront cependant en finir avec les ambiguïtés qui persistent au sujet de caisse électorale et des “vautours qui s’agiteraient encore dans ses environs.Le grand public et bien des militants sans doute ont en ettet l'impression que les débats qui se poursuivent au niveau politique ne servent qu’à masquer la liquidation qui se ferait en douce des biens du parti.A Montréal, par exemple, on a liquidé le club Renaissance, rue Sherbrooke, sans même se soucier de préserver le caractère historL que de cette vieille maison.Dans l'indifference helas générale, l'édifice a succombé sous le pic des démolisseurs et le spéculateur à qui Voir page 6: Bloc-Notes L 'enquête sur ta construction lettres au DEVOIR L'homme de l'année au Canada Chaque année, le magazine TIME élit un “homme de l annee” qui.par ses actions ou ses influences, a marque la scène internationale d une façon à tout le moins remarquable.Au Canada, le commissaire fédéral aux langues officielles, M.Keith Spicer, remporterait la palme haut la main si un tel choix était à faire.En effet, voila un homme qui comprend avec une perspicacité étonnante ce qu’est le concept de bilinguisme et qui travaille d’arrache-pied à sa réalisation.En regardant tout le travail accompli par M.Spicer, le bilinguisme semble moins utopique que beaucoup de Canadiens semblaient le croire.Dans LE DEVOIR du 25 mars 1974, M.Claude Ryan.au travers de son editorial intitulé "Les hauts et les bas du bilinguisme", ne tarit pas d’éloges (subtils, il va sans dire.) à l’endroit de M.Spicer.Le rédacteur en chef du DEVOIR a compris, comme tous ceux sans doute qui ont suivi révolution sur la scène federale de M.Spicer, toute l’importance que constitue la présence d’un homme d une telle envergure au Canada.Il est dommage, toutefois, que M.Spicer ne possède que le pouvoir de faire des recommandations et non celui d’édicter des mesures nouvelles et efficaces au sujet de l'application du bilinguisme au Canada, pour ne citer que deux exemples.Le ministre le moins bilingue de tous M.Keith Spicer, Commissaire aux langues officielles Je n ai pas été étonné de la teneur et surtout du ton de votre dernier rapport.Vous avez attaqué avec votre humour ou ironie habituelle, mais on ne sait plus maintenant avec vous si on doit parler d'humour ou d'ironie tant vous maniez l'une et l’autre forme d esprit avec aisance.C’est le meilleur remède contre les crises de constipation aigue et les troubles de rate linguistiques dont souffrent vos compatriotes.Mais là n'est pas le propos de ma lettre.Je m’étonne que vous ne vous attaquiez pas avec encore plus de virulence au ministère des affaires étrangères — excusez “affaires extérieures” comme on se bute encore à l’appeler à Ottawa.Nous étions l'autre jour un groupe de professeurs de français à ecouter à la télévision, M.Sharp "épeler” un texte en français, C’était pitié à entendre, au point qu'il nous en a donné des maux de tête “pénibles" (prononcez à la française comme le fait si bien Jacques Lapérière dans une réclame publicitaire qui passe à la "C.B.C.”).On m’aurait donné un texte a lire en zoulou ou encore en chinois et en toute humilité, j’aurais fait meilleure figure que lui “définitivement”.Je prends le mot ici au sens français et au sens anglais qu'utilisent tant de ministres entre autre le premier ministre qui nous a accusés de parler un “lousy french” mais qui dans les jours suivants pouvait affirmer: “Moi pour un, je demanderai définitivement à M.Marchand de siéger sur ce comité." Ce n’est pas là du tout du “lousy french", n est-ce pas bpicer?Tous les mots utilisés sont bien français.Mais que je trouve le “jouai" de mes compatriotes très beau en comparaison de ce galimatias prétentieux inintelligible pour n’importe quel francophone! Comment peut-on laisser à un poste qui doit donner l’image d’un pays bilingue, un homme qui ne comprend même pas ce qu’il lit — “speak white" — dans Tune des langues officielles du pays et qui n’a fait aucun effort en plus de six ans pour améliorer son français?Il demeure, je pense, le ministre le moins bilingue de tout le Parlement.Au moins, M.Stanfield comprend maintenant ce qu’il Ut.Et vous avez la naiveté — quelle belle candeur naive mais que je sais toujours lucide et que j’admire chez vous!.— de vous interroger sur les problèmes de bilinguisme à ce ministère de prestige- Je pourrais aussi vous parler des difficultés de Suco qui sont sans doute reliées en partie à ce "néo-bilinguisme fédéral qui m’émeut jusques aux larmes en tant que québécois.Tant d'égards pour un peuple de porteurs d’eau qui a le malheur — pour moi le bonheur — en plus de parler un “lousy french".C’est vraiment touchant.Mes voyages dans une cinquantaine de pays m'ont heureusement permis de constater “de visu et de auribus” devrais-je plutôt dire, le degré de bilinguisme de nos ambassadeurs et des membres de nos ambassades.Dans un pays d’Europe, il y a quelques années, nous avions été reçus officiellement, un groupe de Québécois.Alors que le représentant de ce gouvernement s’adressait à nous dans les deux langues Le commissaire fédéral aux langues officielles est un homme d’action, et son rapport, présenté dernièrement au Parlement, en fait foi.Il n’y a qu’à espérer que le rapport Spicer ne connaîtra pas le même sort que le rapport Lau-rendeau-Dunton, et ne sera pas relègue plus ou moins aux oubliettes.Pour certains, M.Spicer est le meilleur ami du francophone; pour d'autres, un homme qui s’est attaque à la realisation d’une tâche utopique.Pour moi; il demeure un grand Canadien, et je lui décerne le titre de “l’homme de Tannée au Canada ”.Andre SENECAL, 2e année de traduction, Université d'Ottawa.Ottawa, le 28 mars 1974.officielles de “mon"?” pays — en anglais et en français impeccable qui aurait pu faire rougir meme Trudeau, notre ambassadeur n’a mé me pas pu prononcer l’éternel "bonjour Monsieur" — prononcé à l’anglaise que vos compatriotes ont la condescendance de nous adresser parfois.A l’ambassade de Paris, France, non Paris, Ontario, une secrétaire s’exprimait un jour si péniblement en français que, las de me faire servir un galimatias complètement inintelligible à la Sharp, je me suis résolu à lui parler en anglais définitivement — j’emploie encore ici le mot dans son sens français et non dans son sens anglais.A l’ambassade de Londres, il y a deux ans, la préposée au courrier était une parfaite unilingue anglaise.Mais quelle affaire! — les séparatistes de mon espèce ne sont pas supposés aller à Londres — “Que diable allait-il faire dans cette galère?” me direz-vous.J’allais tout simplement perfectionner mon anglais.Eh oui, beaucoup de séparatistes sont polyglottes.— Ils parlent français, souvent anglais, et tous “jouai” à leur insu souvent cependant.Mais eux, sont assez intelligents pour reconnaître que l’anglais est Tune des langues que tout homme, moyennement cultivé — doit connaître.J'attends, monsieur le commissaire, avec une véritable anxiété — je prends bien ici le mot dans son sens français — une réponse à mes interrogations “angoissantes” et je vous promets que je “boirai' vos propos.Clément Benoit, professeur, CEGEP de Shawinigan.Shawinigan-Sud le 25 mars 1974.Une norme mal conçue et mal instaurée Depuis janvier 1974, le ministère des Affaires sociales (M.A.S.) a mis en branle sa réforme du programme d’aide sociale qui modifie les montants des pensions accordées aux bénéficiaires de l’aide sociale.Parallèlement, à cette réforme, le M.A.S.fixait de nouveaux barèmes pour les foyers nourriciers et établissait une contribution obligatoire pour les parents naturels ayant des enfants placés dans ces foyers nourriciers, ou dans des institutions (entre $37.et $75.par mois pour un enfant de 11 ans ou moins, et entre $42.et $120.par mois pour ceux de 12 ans et plus).Dans le cas des parents naturels, même si la nouvelle politique prenait effet théoriquement le 1er janvier, le ministère n'a pu, a ce jour, fournir des indications claires sur sa politique et son application.Depuis quelques jours cependant, certains parents naturels dont nous avons placé les enfants, ont reçu par voie du courrier des demandes de contributions rétroactives à janvier.Et récemment, nous avons pris connaissance par les journaux de la position des parents naturels de la Rive-Sud, relativement aux contributions rétroactives à janvier qui leur sont réclamées par le M.A.S.Nous partageons les preoccupations de ces parents et n'appuyons pas la façon d’agir du ministère, et ce, pour deux raisons principa- 1) le ministère des Affaires sociales lui-méme n’est même pas capable aujourd'hui et Tétait d’autant moins au 1er janvier de nous fournir des indications claires et précises sur sa politique et son application.Comment peut-on, dans cette situation, la comprendre et la transmettre aux parents?2) les parents n ont pas été informés, ou Tont été trop tard, au sujet de cette contribution.Les assistes sociaux ou les petits salariés n’ont pu faire de provisions suffisantes d'argent pour acquitter une telle facture.Certains de nos clients ont commencé à recevoir de tels avis et ne savent pas com- ment ils pourront y donner suite.D’ailleurs les assistés sociaux ayant des enfants placés et dont les dossiers étaient actifs avant janvier 1974, devaient voir leurs chèques ajustés de façon à leur accorder les argents nécessaires à payer la contribution minimale; mais depuis janvier ces ajustements n'ont pas encore été faits.Nous demandons aux Centres de services sociaux chargés d’appliquer la politique, et au M.A.S.de régulariser cette situation.Pourquoi, par exemple, ne pas laisser tomber la perception des contributions jusqu’au moment où un système efficace et fonctionnel sera mis sur pied?Il serait injuste qu'on fasse assumer à des gens, pour la plupart démunis financièrement, les frais d une politique mal définie et dont la responsabilité ne peut incomber qu’au ministère.Le personnel du Module Service Familial Centre-Sud, Centre de Services Sociaux du Montréal-Métropolitain Montréal, le 20 mars 1974.La United Aircraft a-t-elle loué aussi l'espace aérien?La United Aircraft avait pris la police de Longueuil en location.Pille devra désormais s'en passer.Tout en félicitant le chef Saint-Jean, les six echevins qui Tépau-laieqt, on les a persuades de cesser cette pratique.Autrement, au lieu de faire patiner le depute Leduc, Monsieur Di lorio aurait pu se porter locateur pour protéger la charte fédérale du Victoria Sporting Club.Il reste à la United Aircraft l'espace aerien au-dessus de Longueuil.Il semble qu’il ait ete loué de meme.Matin et soir, lors de Tentree et de la sortie des scabs, les hélicoptères de la compagnie passent au-dessus de nos tètes commes des anges tutélaires.Notre espace aérien ne relève pas de la voirie municipale ou provinciale, mais du ministère des Transports d Ottawa.On peut s’expliquer pourquoi le depute fédéral de Longueuil, Monsieur Jacques Olivier, n’est pas intervenu en faveur des grévistes: il se serait contente de servir d’agent de location.Une chose est certaine, c’est que la United Aircraft dispose du ciel de Longueuil comme s’il lui appartenait.Jacques FERRON Longueuil, le 1er avril 1974.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourossa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l'information Jean Francoeur Trésorier Bernard Larocque IE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité 'imitée, dont le siège social est situé ou numéro 211.rue du Saint Sacre men., Montreal H2Y 1X1 II es.compose e.imprimé par ITmpnmer,.Dumon» incorporée don.les ateliers sont situés à 9130, rue Boivm, Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée à employer e* a d.f fuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $40 par annee.sin mois $22 À I etranger $45 par année, s.* mois: $25; trois mois $13 Éditions du SOm* on* ° P°r ann*e Ed'bôn quotidienne, livrée à domicile par por teur 90 cents por semaine Tarif de l'abonnement serv.par l0 poste oe ?*",a"de Courrier de deu>ième classe enregistrement numéro 0858 Depot légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844*3361 f lignes groupées'’ J * ' 4 des idées des hemmes Le Devoir, mardi 2 avril 1974 • 5 Le voeu des professeurs de théologie de l'U.de M.Une faculté ^confessionnelle catholique'' mais libre de toute attache ecclésiastique • Le Devoir a rendu compte, le 29 mars dernier, des assemblées au cours desquelles les professeurs de la faculté de théologie de l’université de Montréal ont adopté une série de résolutions impliquant des changements importants dans les structures actuelles de la faculté, dont le statut canonique fut confirmé lors de l'érection de l’université de Montréal en université civile en 1967.Voici le texte intégral des 12 résolutions adoptées par les professeurs de théologie.Chacune fut adoptée d une très forte majorité des professeurs présents.1) La liberté académique Attendu que la liberté académique est une exigence interne de la recherche de la vérité et du service qu'une faculté universitaire doit rendre à la société, Attendu que cette liberté académique est garantie par la Charte et les Statuts de T Université de Montreal dont la Faculté de théologie et ses membres (professeurs, chercheurs, étudiants) sont membres de plein droit, Attendu que le respect integra! de cette liberté académique est revendique par les associations d’universités et de professeurs d’universites au Canada et au Quebec, et que ce respect sera bientôt assuré à l'Universite de Montréal par les dispositions d’une convention collective régissant les conditions de travail pour tous les professeurs de ['Université de Montréal, Nous croyons que la faculté de théologie et ses membres doivent assumer les memes devoirs et responsabilités et jouir des mêmes droits et privilèges, eu égard à la liberté académique, que les autres facultés et professeurs de l’universite — conformémen' a la charte de cette université.2) L’autonomie de la théologie Attendu que la faculté de théologie de l’universite de Montréal est une faculté de théologie confessionnelle catholioue, Attendu que le statut propre de la tnéo-logie comme discipline disctincte des autres sciences de la religion et comme discipline "autonome'’ peut etre defini de façon assez nette, selon une proposition soumise par Schillebeeckx au Congres de théologie de Bruxelles, Attendu que ce statut propre de la théologie définit par lui-mème les limites de la liberté académique en situation, c’est-à-dire en référence au travail propre du théologien et à celui d’une institution de théologie confessionnelle, Nous croyons que le statut propre de la théologie, définie comme ‘Tapproche scientifique du message chrétien ou la participation personnelle à la foi chrétienne transmise par l’(es) Eglise (s) joue un rôle qui n’exclut pas le statut critique de la science autonome ”, suffit à delimiter le champ de liberté academique propre et nécessaire au travail theologique accompli dans la faculté de théologie.3) La fin du “statut spécial” Attendu que des mécanismes de “vigilance " et de "grief" doivent toujours etre établis pour évaluer et, le cas échéant, juger la qualité de l’enseignement et/ou de la recherche dans une faculté universitaire, Attendu que les mécanismes d’évaluation constante et régulière par les pairs de l’enseignement et de la recherche à [ université de Montréal (sondages, comités d évaluation et de promotion, conseils de facultés, etc.), de même que les mécanismes de grief en cas de situation conflictuelle à la même Université apparaissent suffisants pour garantir un exercice responsable de la liberté academique à la faculté de théologie.Attendu que le statut spécial de la faculté de théologie, à cet égard, s’accorde mal avec la mentalité universitaire actuelle, avec les normes et règlements des associations d’universites et de professeurs d’universités et avec les éventuelles dispositions d’une convention collective, Nous croyons que les mécanismes et procédures de “vigilance” et de “grief" a la faculté de théologie devraient être les mêmes que dans les autres facultés de l’université de Montréal, et que la “vigilance'’ nécessaire et propre a une faculté de théologie doit y être exer-cee par les pairs, selon que le permettent les instances et procedures établies par les statut de l'université pour l’ensemble du corps professoral de cette université, et compte tenu des rapports de la faculté de théologie avec la communauté ecclésiale.4) Les prêtres laïcisés Attendu que la laïcisation d'un prêtre ne le rend pas automatiquement incompetent à remplir une fonction de professeur à la faculté de théologie, Attendu que les reorientations de vie constituent un élément de la vie ecclésiale réelle en notre milieu, élément qu’il nous faudra apprendre à intégrer dans la foi et dans l’intelligence plutôt qu'à nier au nom d'une pureté abstraite que n’exige pas le souci pastoral de l’Eglise réelle, Attendu que la poursuite du projet théo- logique de la faculté peut être compromis par l'amputation inconsidérée d équipes de travail qui sont longues à constituer et dont les membres ne sont pas aisément interchangeables ou remplaçables ou par refus d’engager de nouveaux professeurs dont l'apport à certains programmes d'enseignement et de recherche serait particulièrement important, Attendu que la clientele des étudiants de la faculté, même celle des futurs prêtres, ne manifeste pas de reticences spéciales face à la possibilité pour des prêtres laïcisés de poursuivre leur travail à la faculté, Nous proposons que des prêtres laïcisés puissent enseigner à la faculté de théologie de l’université de Montréal.5) Les normes d’engagement Attendu que les statuts des divers groupements professionnels universitaires stipulent que l'on ne peut congédier un professeur pour des motifs d’ordre privé, Attendu qu'un professeur d'universite est à apprécier à sa capacité d'enseignement et de recherche, en meme temps qu'à ses aptitudes professionnelles à poursuivre les fins de la faculté dans laquelle il se trouve, Attendu que le recours à des critères non academiques risque de discréditer l'ensemble du travail universitaire de la faculté de théologie, Attendu que ce genre de recours risque d’accentuer l’impression que la faculté de théologie n est pas une vraie faculté et que, de ce fait, son existence pourrait plus aisément être remise en question, Nous proposons que pour évaluer l'opportunité d’engager ou de maintenir à son poste de professeur à la faculté de théologie un prêtre laïcisé, l'on ne considère que les critères d'ordre académique, c’est-a-dire sa capacité d’enseignement et de recherche en même temps que ses aptitudes professionnelles à poursuivre les fins de la faculté dans laquelle il se trouve.6) Les normes romaines de janvier 1971 Attendu que les normes romaines du 13 janvier 1971 doivent être comprises dans leur cadre administratif et dans leur caractère universel, L'inauguration de l'école Roberval Valeurs originales de l'école protestante par W.N.THOMSON Le 27 mars dernier, avait lieu l’inauguration officielle de la première école secondaire française établie ci Montréal par le Protestant School Board of Greater Montreal.Invité d prendre la parole au nom des parents, le pasteur W.N.Thomson a profité de C'esi gratis LE GRAND SPECTACLE-ÉVÉNE-MENT-TOUT-LE-MONDE de l'Aurore à l'auditorium LE PLATEAU ce soir, de 8 h 30 à 4 heures 30 demain matin.Au programme: de 8 h 30 à 9 h 30.Avec Michel Garneau, Raoul Duguay, André Ange Uni et plusieurs autres.Chansons et poèmes.Spécial du jour: LA COMPLAINTE D'AURORE L'ENFANT MARTYR par Nicole Leblanc.Suivie de LECTURE EN VÉLOCIPÈDE, textes/collages mis en musique; de 10 h à 11 h.Une première/ monde de Ô OU L'INVISIBLE ENFANT, long métrage réalisé par Raoul Duguay; de 11 h 30 à 12 h 30.Un SPECTACLE LOUIS FRÉCHETTE monté et joué par dix comédiens, de l'École Nationale de Théâtre.Suivi de L'HISTOIRE DU QUÉBEC EN TROIS RÉGIMES de Léandre Bergeron; de 1 h à 3 h (mercredi matin).Récital de Michel Garneau et Raoul Duguay.Tout cela a lieu à l’auditorium LE PLATEAU, 3700, rue Calixa Lavallée.Aussi au programme: de 3 h 30 à 4 h 30 du matin.Projection spéciale et gratuite de IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'EST, au cinéma Festival, 1206 est, rue Sainte-Catherine.C'EST GRATIS BIENVENUE À TOUS/ l'aurore la circonstance pour souligner certaines valeurs originales de l’école protestante.Voici le texte de son allocution.• Notre réseau d’écoles protestantes françaises n’est pas a créer de toutes pièces.Il y a une longue histoire qu'il importe de connaître.De telles ecoles existent chez nous — sous une forme ou sous une autre — depuis bientôt un siècle et demi.Elles ont fait leurs preuves.Pour ma part je suis convaincu que dans la société en pleine effervescence qui est la nôtre, elles auront un rôle non négligeable à jouer à l’avenir.Je tâcherai de dégager simplement quelques propositions qui ont pour but de rendre explicites, la raison d’être et l’approche educative qui sont implicites dans les écoles protestantes, et qui doivent être particulièrement évidentes à l’école secondaire DeRoberval.Evidemment, je ne prétends pas que nous ayons atteint la perfection.Au contraire, nos propres principes nous obligent à actualiser et à concrétiser toujours davantage l'idéal eleve qui a fait naitre ces écoles.C'est dans le vécu que se révéleront vaüdes et nécessaires nos présuppositions.Et c'est dans le quotidien que nous aurons à rechercher constam-met des ameliorations.Quels sont donc les axiomes qui nous permettent d’oeuvrer ensemble?1) Nos écoles sont fondées sur le respect des convictions des parents des élèves qui fréquentent nos salles de classe.Cela veut dire que l'école protestante ne propose aucune position religieuse ou morale, car le respect intégral des options religieuses et philosophiques — non pas comme des cas d’exception mais comme la règle — fait partie d’une longue tradition protestante.Le protestantisme est multiconfes-sional de nature, et par consé- M.Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre; Je vous félicite de votre “nationalisme "! Ne pas vouloir qu'un club de football américain s'installe au Canada est très nationaliste.Cependant, ne croyez-vous pas quent le respect de toutes les familles spirituelles repose sur un principe universellement admis dans les milieux protestants.Autrement dit, ce n est pas parce que la société québécoise est de moins en moins homogène que nous pensons ainsi, de façon pragmatique.Au contraire c'est notre conviction que dans ce domaine la responsabilité des parents et finalement des jeunes eux-mémes doit avoir la primauté.2) Nous nous efforçons de creer un climat de respect mutuel tel que la personne humaine connaisse son plein épanouissement.Nous faisons donc accueil à tous, et cela n est pas la même chose que la simple tolérance.Accueil aux protestants, aux juifs, aux orthodoxes, aux tenants d’autres religions et philosophies.Plusieurs catholiques-romains, eux aussi, aiment ce système pluraliste.Et plusieurs d’entre nous souhaitons voir disparaître la nécessité qui prévaut encore à I heure actuelle qu'un catholique renonce à sa foi ou qu'il paie certains frais pour avoir droit d'envoyer son enfant à l’une de nos ecoles.3) Dans ce climat de respect, nos écoles s’efforcent de transmettre l'heritage total de la communauté — Chaque élève et chaque professeur véhicule certaines valeurs et certains points de vue au sujet des questions les plus importantes de la vie — Chacun est encouragé, non pas à faire abstraction de ses croyances fondamentales, en vue d’un dénominateur commun quelconque, mais a exprimer et à rechercher la vérité telle quïl la perçoit, — tout en acquérant des connaissances et tout en développant sa capacité de raisonner et de travailler.C’est donc dans la rencontre du prochain, souvent très différent de soi-méme, que se forge le caractère, et que se développe la personnalité dans ses as- que c’est ironique d'avoir une majorité de joueurs américains dans un club dit "canadien”?Si vous voulez vraiment des clubs “canadiens" voyez à ce que les joueurs de football soient des Canadiens et qu'ils soient entraînés au Canada' D.MAROTTE Outremont, le 22 mars 1974 pects sociaux, affectifs et intellectuels.4) Nous faisons très nettement la distinction entre l'Ecole et l’Eglise.Le mot "protestant” dans le langage scolaire et légal du Québec n a pas le même sens que lorsqu’il s'applique aux organisations ecclésiastiques.La tâche de l ecole n est pas de se substituer au foyer; l ecole n est pas non plus un prolongement de la communauté religieuse.Mais cela ne veut pas dire par excès de réaction qu elle soit une école d’où serait arbitrairement banni tout propos religieux ou philosophique.L’essentiel, c’est qu'on ne sente ici aucune pression en vue d'un conformisme religieux ou politique.5) L’école Roberval accueille dans ses classes un nombre limité d'anglophones ayant atteint un niveau assez éleve pour suivre leurs cours en français — tout en recevant une formation de littérature anglaise dans leur langue maternelle.Ce fait, nous en sommes fiers, car l’échange entre les deux groupes d’élèves au niveau culturel dans un milieu authentiquement francophone est aussi important pour les uns que pour les autres.En résumé, nos écoles sont ouvertes à tous, accueillantes sur les plans culturel et religieux, libres pour l’expression des divergences.Enfin, elles ne sont pas en compétition avec les écoles catholiques.Quelles que soient les nouvelles structures à venir sur Tile dé Montréal, et à l inte-rieur de la politique linguistique du gouvernement du Québec, nous, protestants francophones, entendons demeurer à l'avant-garde.Nous tenons à ce que tous ceux qui partagent les idées que je viens d'esquisser aient la possibilité d'accéder à une éducation en français dans un milieu autre que celui de la majorité.En démocratie c'est assurément là un atout pour notre province et un objectif pour lequel il vaut la peine de travailler.^ Fadeau '/, u t f/f /tr lettres au DEVOIR Un nationalisme à compartiments Attendu que [ application rigide de ces normes risque de compromettre les fonctions d interpretation et la responsabilité d'élaborer des politiques pastorales au niveau d'intervention des Eglises locales, Attendu que l’application rigide de ces normes risque de priver la faculté de théologie de forces vives qui deviennent rares.Attendu que l'application rigide de ces normes est déjà interprétée par des chrétiens comme une sorte de "punition” ou de maintien par la force d’un ordre de valeur qui est déjà en mutation, risquant ainsi de devenir contresigne d'intelligence et de comportement évangélique.Attendu que ces normes ont été considérées, à diverses instances, comme difficilement applicables en Amérique du Nord, Attendu que des autorités locales competentes ont ete appelées depuis lors a appliquer les normes selon leur bon jugement, Attendu que la tradition morale catholique — la plus classique — reconnaît la légitimité d’admettre des exceptions a toutes lois positives (civiles ou ecclesiastiques) et qu elle a même reconnu une vertu chrétienne spécifique à cet effet (vertu d epikie), Nous proposons que la question de l'engagement ou du maintien d un prêtre laïcisé au poste de professeur à la Faculté de théologie soit résolue par une etude menée par le Conseil de la Faculté avec l'assentiment de l'Assemblée de faculté et non par l'application automatique des normes romaines.7) La démission obligatoire Attendu qu’aucun motif suffisant ne justifie qu’on fasse dépendre la laïcisation du fait que l'on donne sa démission comme professeur à la faculté de théologie, Attendu qu'un tel procédé est déjà perçu par beaucoup de gens comme un geste anti-evangélique.Attendu qu'un tel procédé risque de provoquer l’adoption de solutions de vie ambiguës, Attendu qu’un tel procédé empêche toute étude particulière éventuelle (telle que nous la proposons dans la proposition 3), Attendu qu'on ne peut rendre co-extensifs une réorientation fondamentale de vie et l'exercice d’une tâche professionnelle à laquelle sont liés un gagne-pain, un tissu humain et une insertion sociale, Nous proposons que les autorités locales compétentes n’exigent pas d’un professeur en voie de laïcisation qu'il promette de laisser son travail à la faculté de théologie.8) Une faculté "confessionnelle catholique” Attendu que la communauté catholique, pour être fidèle à une de ses fonctions permanentes, doit se donner des instruments qui lui permettent d'expliciter sa foi dans un souci constant de rigueur et d universalité, Attendu que cette fonction d expheita-tion trouve à l’Universite un lieu privilégié de confrontation critique et de participation à tout le savoir qui contribue au projet humain.Attendu que cette fonction d explicitation ne saurait se réduire aux seules approches des sciences humaines de la religion qui lui sont cependant necessaires et qui peuvent lui etre conjointes.Attendu qu’a l interieur de son service à la société, la faculté entend donner une place particulière au service de la communauté ecdesiale.11 est propose que l'Assemblée réaffirmé le caractère confessionnel catholique du projet theologique que poursuit la faculté à l’université.9) Le statut canonique Attendu qu'une faculté de théologie confessionnelle catholique dans une université non-confessionnelle a besoin de liens avec l'Eglise qui lui permettent d'exercer son rôle propre, Attendu, par ailleurs, que le statut canonique actuel, compte tenu de la disparition du contexte de chrétienté ou l'Eglise intervenait comme un pouvoir direct, risque de provoquer les conflits bien connus des doubles juridictions.Attendu que le Conseil des universités recommande l’abolition des structures parallèles — universitaires et professionnelles — régissant certaines facultés ou certains départements d'uni-versites et leur remplacement par d'autres modes de concertation laissant a l'université l'initiative et la responsabilité entière quant à ses activités propres.Attendu que le statut canonique d'une faculté de théologie n'est plus requis pour assurer la qualité universitaire des études théologiques ni pour garantir la reconnaissance des diplômes par d'autres universités, Attendu en outre que ce statut canonique risque de porter atteinte à la liberté académique et par là à la crédibilité du travail universitaires accompli a la Faculté de théologie, Attendu que la communauté ecdesiale est organiquement et hiérarchiquement responsable de la fonction d’explicitation de la foi.Attendu que les membres de la faculté de théologie peuvent constituer une communauté distincte organiquement, mais intégrée dans l’Eglise locale, communauté dans laquelle l’autorité hiérarchique pourrait intervenir tout normalement.Attendu que le charisme d’authentification du magistère devrait s’exercer auprès des théologiens sur un autre terrain que celui de l’Université, à savoir celui de la communauté ecdesiale.d au- tant plus que l'Universite a ses mécanismes propres de vigilance et de grief.Attendu que les modifications juridiques rendues necessaires par la proposition qui suit devraient se faire en plein accord avec les autorités de 1 Eglise métropolitaine de Montreal et de l'Univer-site.Il est propose que soit abroge le statut canonique de la faculté.10) Le modérateur Attendu que la mise en application de la proposition précédente ne peut se faire immédiatement, Attendu que certains changements dans l’exercice de la canonicite pourraient etre effectues rapidement, sans qu il soit necessaire de modifier la charte ou les statuts de l’université de Montreal.Attendu que la faculté rencontre des difficultés provenant du fait que l’archevé-que se reserve personnellement l’exercice de son pouvoir de modérateur.Attendu que la charte donne au modérateur le pouvoir de déléguer une partie de son autorité.Nous proposons que rassemblée recommande au modérateur de deleguer dès maintenant au doyen ou au Conseil de la faculté les pouvoirs qui sont les siens concernant a) la nomination et la promotion des professeurs; b) l'approbation des programmes et des reglements pedagogiques; c) l’octroi des grades.11) Etapes de mise en route Il est proposé que ces propositions soient d'abord transmises au modérateur, aux evëques résidentiels des autres dioceses de la province ecclésiastique de Montréal et aux supérieurs majeurs des communautés religieuses concernées, puis, selon les modalités jugées opportunes par les officiers de la faculté, qu'elles soient communiquées aux membres des Conseils de pastorale de la province ecclesiastique de Montréal et aux membres de la Commission interdiocésaine de pastorale.12) L’information de la communauté Attendu que ces propositions traitent d'enjeux qui intéressent l'ensemble de la communauté universitaire, Attendu que les collègues de l'Assem-blee de faculté sont membres à part entière de la communauté universitaire, Attendu que l'autorité universitaire est l'un des partenaires concernés par la question de la canonicite de la Faculté de théologie, 11 est propose Que la teneur des propositions soit d'abord communiquée aux instances universitaires compétentes puis aux étudiants de la Faculté de théologie et à la communauté universitaire.Offrez-vous un revenu mensuel garanti (sans travail supplémentaire).Offrez-vous un revenu mensuel garanti.Sans travail supplémentaire.Un revenu sûr, garanti par le Trust Royal, à tous les mois.Vous pouvez l’obtenir, grâce aux Certificats de revenu mensuel garanti du Trust Royal.Il s’agit de Certificats à termes de 5 ans dont l’intérêt est versé, au début de chaque mois, à votre compte d’épargne ou de chèques du Trust Royal.Si vous n’avez pas de compte chez nous, nous devrons vous en établir un pour vous permettre de recevoir vos revenus mensuels.Vous ne payez ni honoraires, ni frais d’administration.Le dépôt minimum est de $5,000, ou davantage en multiples de $1,000.Ces Certificats ne sont émis que pour des périodes de cinq ans à la fois.Votre capital vous est remis à la date d’échéance.Exemple: Revenu C.R.M.G.mensuel* $ 5,000 $ 35.41.$ 6,000 $ 42.50 $10,000 '$ 70.82 $20,000 $141.64 $50,000 $354.16 Remplissez le coupon ci-dessous et postez-le-nous.Vous pouvez aussi nous téléphoner.Nous vous enverrons toute la documentation dont vous avez besoin.Nous pouvons vous aider à réaliser ce que vous voulez.*Au taux d intérêt annuel de 8V»%, sous réserve de confirmation.I I I I I Oui.Un revenu mensuel garanti, ça m’intéresse.Veuillez m’envoyer votre dépliant expliquant les Certificats de revenu mensuel garanti.Sans obligation de ma part.NOM____________________________ ADRESSE_________________________ Certificats de revenu mensuel garanti.Trust Royal g Institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec.Bureaux à Montréal: 630 ouest, bout.Dorchester 876*2523 6991 rue St.Hubert 270-1137 4145 ouest rue Sherbrooke (Westmount) 876-2506 2 80 ave.Dorval (Dorval) 636-4740 Autres succursales à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.REGARDE7 THE NATIONAL DREAM LES DIMANCHES A CBC I I I I I 6 • Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 suites de la première ?RADIO-CANADA lorsqu'il propose des mesures qui entraînent des dépenses accrues.Mais le ministre croit possible, naturellement, d'en venir a des formules de compromis si le besoin s en fait sentir.Le CKTC s est montre souple dans le passe et pourrait, dit-il, infléchir certaines décisions et recommandations pour les rendre financièrement acceptables a Radio-Canada et au gouvernement.Quoi qu'il en soit, la Loi sur la radiodiffusion prévoit qu'en cas de conflit entre le CRTC et Radio-Canada — deux organismes de l'Etat — il appartient au ministre d'arbitrer, en derniere analyse de trancher.Au cours de la conference de presse qu il donnait hier, M.Juneau a souligne pour sa part que son rapport touchant l'avenir de Radio-Canada ne doit pas etre interprété comme "une tentative pour forcer le gouvernement a doter la Société d'un budget plus genereux." C'est au Parlement en définitive qu'il incombe de se prononcer, a dit le president du CRTC.Pour le cas ou les credits necessaires ne seraient pas disponibles, il est clair que le CRTC et Radio-Canada devront inévitablement se retrouver, le premier cherchant à 'diluer'’ les conditions qu’il vient d’imposer au second.Prie de donner son avis hier soir, M, Laurent Picard, président de Radio-Canada, a simplement dit qu'il ne ferait pas de commentaire sur le rapport avant quelques jours au moins.Mais il a clairement laissé entendre que sa réaction n'est pas moins negative que celle de ses autres collègues de la direction.M.Picard a toutefois annoncé qu'il aura ce matin un entretien avec le secrétaire d'Etat, ministre répondant de Radio-Canada aux Communes.Cette rencontre, a dit M.Picard, portera précisément sur les credits de la Société pour l’exercice 1975-76."J ai l'impression que la conversation va rouler un peu sur le rapport du CRTC!" Il voulait par là insinuer que M.Faulkner verrait probablement d'un mauvais oeil une demande de credits dont l'augmentation tiendrait compte des conclusions du rapport du CRTC.C'est principalement le chapitre sur Te contexte commercial de Radio-Canada qui retient l'attention dans le document que le Conseil avait du précipitamment rendre public dans la soiree de dimanche pour se conformer à la loi; en effet, les licences de la Société expiraient à minuit, le 31 mars.Force était de les renouveler avant minuit, dimanche."Le Conseil, y voit-on, estime qu'un effort considerable doit être fait pour supprimer entièrement les contraintes •commerciales qui genent la Société Radio-Canada dans la poursuite des objectifs qui sont sa raison d'étre.La publicité, en effet, risque de faire devier Radio-Canada de son rôle propre et-d'influencer indûment l’esprit de sa programmation.Elle doit être grandement réduite, voire éliminée totalement." Au cours des cinq prochaines années, poursuit le Conseil, Radio-Canada doit s'efforcer de supprimer les “excès et effets néfastes des annonces publicitaires" et collaborer avec les annonceurs, publicitaires et agences "qui affichent un interet pour l’amelioration de la publicité".Evoquant les plaintes nombreuses qu’il a reçues des telespectateurs.le CRTC suggère instamment à Radio-Canada d éviter les interruptions publicitaires qui dérangent le deroulement d'une emission ou vont “à l'encontre de son style".Le Conseil rappelle en outre à la Société l’obligation qu elle a contractée de faire précéder toute interruption publicitaire à la télévision d'un signal sonore ou visuel très clair au debut et à la fin de l'interruption.Soucieux dans ce chapitre de définir la philosophie qui sous-tend sa décision relative à la publicité, le Conseil déclare: ‘‘La télévision est prisonnière de la société de consommation.Tant que cette situation demeurera, il y a peu d’espoir qu'à long terme la télévision puisse se libérer de la violence, des sensations à bon marché, des solutions faciles qu'on apporte aux grands problèmes humains.' Répondant à ceux qui pensent que la reduction sensible de la réclame commerciale à Radio-Canada favorisera l'accumulation des profits des stations privées, le Conseil declare que l’accroissement des bénéfices en faveur des postes privés permettra à ceux qui les exploitent de consacrer une plus grande part de revenus a [ extension et à l'amélioration de leurs programmes.M.Juneau a du reste annoncé que le CRTC s'emploie des maintenant à veiller de près à la qualité de la publicité commerciale sur les écrans des stations privées.‘‘Selon le Conseil, Radio-Canada doit, dans ce domaine, précéder et donner l'exemple." L'auteur du rapport admet que l'application d une telle politique ne peut manquer de créer de nombreux problèmes, au premier rang desquels il signale celui des relations entre la Société et les stations affiliées.Mais, en longue période, le CRTC constate que Ta dépendance de Radio-Canada a l'egard des stations affiliées privées, pour la distribution de ses services, diminue au fur et à mesure qu elle realise ses projets et créé, dans les differentes parties du pays, ses propres installations de radio et de television.Bientôt cette dépendance n'existera plus que dans certaines petites communautés du pays," Diverses mesures déjà prises ou annoncées par Radio-Canada afin d'améliorer ou de réduire la présentation des commerciaux sont accueillies très favorablement par le CRTC qui, au total, malgré les critiques qu'il formule à l'endroit des dirigeants de la Société, affirme la faits saillants OTTAWA (par Michel Roy) — Le Conseil de la radio-telévision canadienne, dans une decision qui couvre 96 pages, appuyee sur une documentation de 120 pages: • renouvelle jusqu'au 31 mars 1979 les licences des reseaux de television de langue française et de langue anglaise de Radio-Canada a la condition que, pendant la duree de cette licence, le temps total accorde a la publicité soit réduit de moitié par rapport a ce qui existe maintenant, c’est-a-dire que le contenu commercial passe du maximum de 10 minutes a l’heure a cinq minutes à l'heure à raison d une minute de moins a l'heure par annee; • le CRTC oblige en outre la Société à diffuser a compter d'octobre 1974, entre 8 heures et 9 heures du soir, des emissions dont 50% en moyenne seront de contenu canadien.cette obligation ne valant toutefois que d'octobre à juin.(Au reseau anglais, il est actuellement de 28'; en moyenne à cette heure-la).• A compter du 1er octobre prochain, Radio-Canada ne devra pas diffuser de messages commerciaux au cours d émissions télévisées qui s'adressent au enfants, c'est-à-dire aux moins de 13 ans.* • Le CRTC renouvelle en outre les licences des réseaux de radio (AM et FM) de Radio-Canada mais a la condition que la Société ne diffuse aucun texte commercial sur les ondes de ses réseaux français et anglais, sauf si le message commercial est contenu dans une emission que Radio-Canada ne peut obtenir autrement que par commandite (ex.: L'Opéra du samedi).La direction de Radio-Canada a déjà précédé le CRTC sur ce point et annonce que la publicité sera supprimée à la radio au debut de 1975.• Le CRTC juge indispensable que Radio-Canada soit muni le plus rapidement possible des moyens financiers qui lui permettraient d'augmenter la quantité de ses programmes canadiens et d’en accroître la qualité.confiance entière qu'il convient d'accorder au president, aux directeurs, au conseil d administration et au personnel de Radio-Canada.Parlant de l'information, le CRTC deplore que des décisions soient souvent prises dans les salles de nouvelles de Radio-Canada “selon des normes qui régissent la presse écrite, tel que le souci de l’exclusivité ou de la source à la nouvelle qui peut faire la manchette ".Sur ce point, le rapport et les explications données hier par M Juneau tendent à souligner l'objectif que le CRTC propose a Radio-Canada: l'information n’est pas seulement recherche des coupables, quête du scandale, confrontation; c’est aussi la volonté de mieux faire comprendre la complexité des situations nouvelles, de poser des questions, et aussi de provoquer des réponses.HUILE ET ESSENCE ment du prix de 50 cents.Si le ministre federal de l’Energie croit que l'automobiliste torontois sera pénalisé par le biais d une majoration de huit cents le gallon, la simple règle de trois, de commenter M.Ruelland, devrait hausser le prix du gallon à la pompe montréalaise de 1.4 cent ou quelque chose se rapprochant de ce chiffre.” Il semble donc que le renchérissement de trois cents le gallon d’essence annonce pour le Québec par M.Macdonald renferme deux vérités dont l'une n'a pas encore atteint les fonctionnaires québécois.Dans un premier temps, le ministre autoriserait une escalade du prix en tenant compte de la hausse des coûts de production, puis dans un deuxième temps, les compagnies solliciteraient un relèvement du prix sur la base des recentes ententes federales-provinciales.La note finale que le consommateur québécois aurait à affronter se situerait donc autour de trois a cinq cents le gallon si bien sûr les compagnies savent attendrir le ministre lorsqu’elles se présenteront à Ottawa.Devant les intentions exprimées par la société Texaco Canada, les compagnies Imperial Oil et Gulf Oil n’ont pas pris une position ferme: elles attendent et "réévaluent leur structure de coûts" avant de suivre les brisées de la Texaco.LES INVESTISSEMENTS Ce rapport préliminaire indique que les investissements de toutes formes au Canada, totaliseront $38.4 milliards en 1974, dont $30.3 milliards serviront à la mise en place de nouvelles installations et $8.0 milliards assureront le remplacement des équipements vieillis.Les pourcentages d’accroissement sont les suivants, suivis de ceux constatés en 1973 qui sont mis entre parenthèses: 14.9% pour tous les investissements publics et privés (15.9%), 16.0% pour les nouveaux investissements (17.6%) et 11.0% pour les investissements de remplacements (10.2%).Les nouveaux investissements manufacturiers passeraient de $5.1 à $5.6 milliards, soit une augmentation de près d'un milliard ou de 28 pour cent, comme on l'a déjà indiqué.“Les producteurs d’acier et de papier s’attendent à une expansion particulièrement accélérée, commente le rapport, alors qu’une amélioration est évidente ailleurs, comme dans le secteur du pétrole et des produits du charbon l'industrie chimique, le matériel roulant, pour ne citer que les principaux”.Les nouveaux investissements dans le secteur minier passeraient de $1.7 à $2.1 milliards, soit une hausse de près de $400 millions ou de 11.2 pour cent.Commente le rapport: “Seuls les projets concernant l'exploitation du minerai de fer annoncent une diminution du niveau atteint en 1973, faiblesse qui a toutefois été largement compensée par des accroissements notables dans le forage, l’exploitation et le traitement du pétrole et du gaz naturel.” L'expansion prevue des nouveaux in- • Le CRTC croit surtout que la Société doit recevoir du public, des contribuables, dont du Parlement, les fonds nécessaires pour se dégager "de façon substantielle" des contraintes publicitaires "trop fortes ' qui pèsent sur ses politiques de programmes de television.• Pour obtenir ces ressources additionnelles — qui lui permettront a la fois de combler le manque-a-gagner au chapitre de la publicité, puis d améliorer en qualité et en quantité ses émissions, le CRTC pense que Radio-Canada peut, d une part, éliminer des dépensés inutiles, d autre part, compter sur "un appui enthousiaste et tangible" du public, c'est-a-dire sur des credits plus genereux du Parlement.• Si le Parlement devait refuser d'accorder à Radio-Canada les crédits additionnels que suppose la réduction sensible du temps consacré a la publicité et qu'exige le relèvement des normes de qualité et de quantité, — par exemple la présentation de premieres telévisees de longs métrages canadiens une fois par mois — le président du CRTC reconnaît alors qu'il faudrait "revoir les conditions et les recommandations" dont la decision de renouvellement est assortie.• Le CRTC recommande l’extension des services de Radio-Canada aux regions éloignées encore mal desservies, notamment le Grand Nord.• Au chapitre de l’information, le CRTC est d avis que Radio-Canada doit veiller de plus près aux normes rigoureuses "qui devraient régir la pratique professionnelle du journalisme dans les médias électroniques".• Enfin, le CRTC réitéré la confiance totale qu'il porte a la direction, au conseil d'administration et au personnel de Radio-Canada; il note avec satisfaction que des efforts importants ont ete déployés par la Société depuis quelque temps en vue d améliorer le regime de la radio-telévision dans le sens que souhaite le CRTC.vestissements est d'environ 11,% dans les services d'utilité publique, qui passeront ainsi de $5 à $6 milliards, "les effets du fort accroissement des projets du réseaux de transport urbain ayant été contrariés par une baisse des programmes consacres au transport par eau et par air, aux oléoducs et gazoducs”.Outre les prévisions des services d'u-tilite publique, les prévisions fédérales indiquent que "la croissance relativement faible des projets des ministères du gouvernement, des écoles, des universités et autres institutions ainsi que commerce de gros et de detail freine quelque peu le taux d'accroissement du secteur des services par rapport à 1973, dont I expansion passerait de 14 a 13 pour cent.Voici le détail de ces prévisions: • Commerce de gros et de détail: de $781 à $863 millions, soit une hausse de 10.5 p.c.; • Finance, assurances et immeuble: de $1.1 à $1.3 milliard, une progression de 20.6 p.c.; • Services commerciaux: de $1,4 à $1.7 milliards, un gain de 23.2 p.c.; • Services communautaires (ecoles, universités, etc.) stagnation a $1.2 milliard; • Ministères gouvernementaux: de $3.5 a $4.1 milliards, une progression de 17.9 pour cent mais qui est plus marquee dans le secteur provincial-municipal que dans le secteur fédéral ".RAYMOND GARNEAU création de CSLC dans son comté le laisse "bien perplexe", "parce qu'il sera impossible qu'un tel organisme rencontre les exigences d'un milieu comme le nôtre.Je doute qu'à certaines exceptions près, ces CLSC puissent jouer le rôle très valable que l'on attend d eux".Donc, les critiques deviennent plus vives.Deputes et militants libéraux en ont contre les réformes entreprises sans leur apport concret Considère par plusieurs comme un technocrate à l'etat pur, M.Forget est malgré lui la cible des critiques, qu’il a peine a desamorcer.Il y a un monde entre les travaux que le nouveau ministre a fait jusqu'à ce jour et le dur combat de la politique, où chaque député veut apporter des "realisations" tangibles dans son comte.M.Garneau veut un ministère à la taille de ses ambitions et de celle de ses partisans.Il est là, tout trouvé, aux Affaires sociales.Plusieurs députés aimeraient le voir à ce poste.Quant à M.Forget, il changerait tout simplement de poste avec M.Garneau.Il est d'ailleurs fort bien préparé pour les finances.Agé de 37 ans, c'est un docteur en sciences économiques et en recherche opérationnelle.Il a fait de nombreuses recherches sur la fiscalité et il fut expert-consultant de la Commission Castonguay-Nepveu.M.Cas-tonguay Ta amené avec lui en 1970 pour en faire son sous-ministre adjoint au financement.Il a écrit plusieurs ouvrages sur la fiscalité.Il semble donc que M.Forget serait plus à Taise aux finances, plus a Tabri des pressions les plus diverses qui s exercent sur lui pour qu'il se plie au “bon patronage”.Le projet n est pas encore mûr et ne le sera probablement pas avant Tete, mais il circule dans les cercles libéraux.En le réalisant, M.Bourassa ferait d'une pierre, deux coups: il nommerait un liberal "orthodoxe" aux Affaires sociales, où les entrepreneurs de tout acabit se sont fait tenir la dragee ha:i-te depuis 1970; il s’adjoindrait un expert en fiscalité pour franchir le cap difficile des prochaines années, à cause des grandes manoeuvres de la baie James qui engloutiront des centaines de millions.A la suite des elections d'octobre dernier.le premier ministre n'a pas modifie son équipé gagnante, se contentant de combler les postes vacants et de faire appel a quelques figures nouvelles, sur- tout pour des postes de ministres d Etat.L on a pane alors de Cabinet de transition et de première etape.La seconde tarde a venir, pour que raison bien simple.Aux yeux de M.Bourassa.ça va bien et il n'y a pas de raison pour chambarder les choses ou muter quelques ministres qui paraissent faibles.Au surplus, personne ne lui aurait demande d'etre mute.La situation est sous contrôle pour l'instant et.à sa façon habituelle, M.Bourassa n'agit que sous la pression des événements.C'est dans cette optique que s'inscrit le changement eventuel de postes entre MM.Garneau et Forget.C'est ainsi également que le premier ministre devra, un jour ou l'autre, alléger le fardeau de M.Raymond Mailloux, titulaire des Travaux publics, de la Voirie, des Transports et des Approvisionnements.Son ministre d Etat, M.Paul Berthiaume, est-il prêt a assumer une partie de la lourde tâche?C'est ainsi, en outre, qu'il devra songer à faire de la place pour au moins trois “backbenchers" qui s'attendaient a autre chose en venant au gouvernement: MM, André Deom, député de Laporte, John Ciaccia, députe de Mont-Royal et Irenee Bonnier, depute de Taschereau.Mais ou les caser?M.Déom aurait les yeux, dit-on, sur les communications, mais il semble exclu que M.Jean-Paul L'Allier soit deleste de ce poste au moment meme où des négociations cruciales s'engagent avec Ottawa et les autres provinces.L'on parle, par ailleurs, d'un nébuleux projet de ministère des Ressources humaines.Certains évoquent la mutation éventuelle de M.Gilles Massé, titulaire des Richesses naturelles, ou celle de M.Victor Goldbloom, ministre des Affaires municipales et de l'Environnement.Mais cela semble aléatoire.Peut-etre le chef du gouvernement jugera-t-il bon, un jour, d'adjoindre un ministre d'Etat (pour les questions énergétiques) a M.Masse.Quant aux Affaires municipales, il serait surprenant qu'un changement intervienne avant que le comité Caston-guay d'étude sur les affaires urbaines n'ait fait rapport à la fin de Tan prochain.En conclusion, M.Bourassa n'est pas pressé, il a tout le temps qu'il lui faut.Il se donne le temps d évaluer calmement la “performance" de ses nouveaux députés et il renforce le rôle du caucus ministériel, où plusieurs députés d'ar-riere-ban se déchargent de leurs frustrations.Mais des amoitions se font jour, des espoirs naissent, des changements sont envisagés, au premier chef Té-change Garneau-Forget, qui fait l'objet de multiples rumeurs dans les cercles gouvernementaux.ELECTIONS EN NE conscription de Shelburne, dans cette region du pays où les électeurs vendent le plus facilement leur vote.Les liberaux ont parjé d'un projet d'usine nucléaire dans cette region, ils y pensent encore, mais en parlent moins, à la suite de la vive opposition suscitée par cette idee.Les néo-démocrates, qui n ont obtenu que 547 voix dans cette circonscription aux dernières élections, misent beaucoup sur le nouveau candidat, M.Dewey VVaybrett, un peeheur.Ils ont depeché pour Taider un de leurs organisateurs de Touest du pays et utilisent, ce qui est rare pour eux, la publicité à la radio.Dans Dartmouth Sud, le ministre de la Santé publique, M.Scott MacNutt, fait face à un adversaire conservateur de taille, ex-maire de la ville, M.Roland T hornhill, qui avait brigue le leadership du Parti conservateur.Elu avec 91 voix de majorité seulement, M.MacNutt fait face pour la première fois à un adversaire néo-démocrate, qui a obtenu un bon nombre de voix aux dernières elections fédérales.Dans Ralifax-St.Margarets, le ministre de la Voirie, M.Leonard Pace, serait en difficulté, parce qu’il a tendance à commettre des impairs quand il a bu.Les leaders conservateur et néo-démocrate, MM.Buchanan et Akerman, n'auront aucune difficulté a se faire réélire dans leurs circonscriptions.Le seul autre député neo-démocrate, M.Paul MacEwan, dans Cap-Breton-Nova, fait face à un adversaire conservateur de taille, qu'il a défait par 61 voix seulement aux dernières élections.Au début de la campagne, on concédait la victoire aux conservateurs, mais M.Mac-Ew;in a repris du poil de la béte depuis.C’est dans Cap-Breton-centre que se livre la lutte la plus intéressante.Le conservateur élu, un dentiste, M.Laffin, est populaire dans sa circonscription parce qu’il a donné un coup de poing à la figure du neo-démocrate Macewan Tan dernier en pleine assemblée législative.Les néo-démocrates voudraient venger l’affront et ont mis sur pied une organisation importante, qui compte un nombre incalculable de bénévoles.La circonscription de Colchester, qui porte deux députés à TAssemblé législative, est celle de M Stanfield et de M.G.I.Smith, deux ex-premiers ministres de la province.M.Smith a abandonné la politique cette année.Un neveu de M.Stanfield aurait aimé lui succéder comme candidat conservateur, mais a été défait à l’assemblée de nomination par une trentaine de voix, qui sont allées a un avocat de Truro, M.Ronald Giffin.L’autre candidat, M.Gerald Ritcey, a été élu avec 111 voix de majorité aux dernières élections.Les liberaux ont tente de profiter de la situation, mais le sort s’est acharné sur eux.Le candidat qui s’était présente pour eux en 1970 s’est retire de la politique à la suite d une querelle interne dans le parti.Le candidat qu’on a choisi pour lui succéder, M.Logan Barnhill, a été frappé d une crise cardiaque et s est retire a son tour de la course.Les libéraux ont nommé donc leur seule candidate dans cette élection, une jeune femme de 28 ans, Melinda MacLean, avocate de Truro fille d’un ex-député du comté, depuis nommé juge.L autre candidat liberal est pharmacien, M.Floyd Tucker.Pour la première fois dans cette circonscription, les néo-démocrates ont lancé les leurs dans la course: le prési- Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER dent provincial du parti, M.Allan Marsh-bank, et une femme, Mme Edena Forsythe.de Truro.Les seules villes de Halifax et Dartmouth, d'un côté et de Tautre du port, comptent dix circonscriptions, et un seul député conservateur, le leader du parti, dans Halifax-Atlantic.Dans Halifax-tobeqmd.tous s'accordent à dire que la candidate conservatrice, Mme Silvia Hudson, a d'excellentes chances de gagner.Son adversaire liberal en est a ses premières armes, le depute sortant ayant décide de ne pas se représenter.Dans Halifax-Chebucto, le candidat liberal en est aussi à ses premieres armes en politique provinciale, mais il a une experience certaine de la politique puisqu'il est maire de Halifax.M.Walter Fitzgerald est donc assure de la victoire.Dans Halifax-Needham, le candidat liberal sortant n'est autre que le premier ministre, M.Regan.Les liberaux donc ne courent aucun danger.Le seul intérêt de cette élection est de voir les néo-democrates se préparer à la prochaine course électorale.Pour eux, il est important d'établir une tete de pont dans les provinces de l'Atlantique, et ils sont à jeter les fondations solides d’un parti, qui a déjà connu des succès, remportant jusqu'à 13 pour cent des voix en 1945, à Té-poque du CCF.Ils ont progressé de 4.1 a 5.4 à 7 pour cent des voix depuis 1963, et comptent sur au moins 17 pour cent du vote populaire cette fois.Ce 7 pour cent en 1970 leur a valu deux sièges.Les libéraux, avec 46 pour cent des voix, ont obtenu la moitié (23) des sièges, les conservateurs, avec 47 pour cent du vote populaire, ont remporte 21 sièges.Depuis, la répartition des sièges a été modifiée par des élections partielles.Les libéraux détiennent 25 sièges, les conservateurs 18 et les neo-democrates 2.LA COUR D APPEL témoin a Tenquéte du commissaire aux incendies relativement aux incidents survenus au village ouvrier de LG-2, a la baie James, le 21 mars dernier.Me Michel Proulx qui defend cet agent d'affaires et qui défendait les cinq accuses de Sainte-Scholastique a exprime des doutes, hier, quant à Topportu-nite du jugement de la Cour d appel a ce moment-ci étant donne que Tappel a été plaide en janvier dernier seulement.De toute manière les cinq accuses qui n'avaient pas d antecedents judiciaires et qui, aux dires memes du juge Dube, avaient ete provoques tout comme les assaillis, ont déjà purgé leurs peines de deux mois et un mois.La FTQ récupère ses $2,500 d a-mende mais perd pour trois ans deux agents d'affaires et trois délégués de chantier.Ces syndiqués avaient battu trois délégués de la CSN alors que ces derniers faisaient du recrutement syndical parmi les travailleurs à Sainte-Scholastique le 20 juillet.Ils avaient été roues de coups de batons et Tun des trois avait du etre hospitalise durant quelques jours.BLOC-NOTES de la page 4 M.Gabriel Loubier avait vendu l'emplacement n'aurait d'autre ambition que d'y eriger un ou deux gratte-ciel, comme pour bien marquer le passage d une ère à une autre.Les dirigeants de TUnion nationale devraient prochainement au moins rendre public l'état de la caisse du parti et, pour dissiper les rumeurs de pillage, donner la liste des dépensés et des engagements en cours.On verrait alors si le parti est vraiment menacé des charognards ou s'il est encore digne du passe qu'il invoque.Jean-Claude LECLERC Lewis réclame des mesures pour réduire Les profits des sociétés OTTAWA (par Claude Lemelin) — Le leader néo-democrate David Lewis a accusé hier le ministre fédéral des finances "de toujours avancer les arguments de l'Association canadienne des manufacturiers " lorsqu'il se fait interroger aux Communes sur le gonflement de 42 pour cent des profits des compagnies constaté en 1973.M.Lewis a réclamé aussi “des mesures spécifiques pour stopper cette exploitation des consoma-teurs canadiens, qui est survenue maigre les concessions fiscales de $1.5 milliard que M.Turner a octroyées aux manufacturiers en 1973 et 1974”.Sans dévoiler Torientation du budget qu'il présentera dans quelques semaines et dont la date sera annoncée après Raques, M.Turner a néanmoins contesté vigoureusement l'argumentation du chef du NRD.“Il me semble qu'un examen objectif des données sur les profits indique que, même s'ils ont augmenté, des fonds plus considérables sont réinvestis par les entreprises pour fins d axpansion, a lance le Ministre des Finances.Les dividendes après impôt ont diminué considérablement en regard de la moyenne de la dernière decennie.Fin d'autres mots, ces profits servent à élargir la base industrielle du pays, et à améliorer ainsi les perspectives d'emploi et a modérer le mouvement des prix".A M.Lewis, qui lui demandait s'il était prêt a réviser de sa propre initiative le régime fiscal des entreprises — que les progressistes conservateurs pourraient mais ne veulent pas imposer aux liberaux minoritaires — le Ministre des Finances a répliqué qu'il s'intéressait moins a l'impact des concessions fia-cales de son budget de 1973 sur les profits des compagnies que de leurs repercussions sur l’emploi."Je veux que le chef du NRD sache bien que je me fais moins de souci pour les milieux d'affaires que pour le niveau de l'emploi au pays; et j’affirme qu'il importait peu que l'évaluation que nous avons faite des répercussions de ces mesures disent ceci ou cela, puisque la position du NPD était définie par avance.” Rappelons que cet échange a été provoque par la publication, vendredi dernier, de Tétude qu'a faite le ministère des Finances des répercussions économiques du budget de Tan dernier, étude qu’avaient exigée les partis d'opposition et ui avait rendu possible alors l’adoption u budget et la survie du gouvernement minoritaire de M.Trudeau.Cette étude des Finances consistait en un sondage effectué auprès de quelque 1,000 compagnies canadiennes, et comme de raison.la grande majorité de ces compagnies jugeaient les effets du budget bénéfique a plusieurs égards.L'enquête sur LG-2 Duhamel refuse encore de témoigner: 30 jours de SS par Guy Deshaies IÉ L'agent d'affaires du local 791 H de TUnion des opérateurs de machi-I nerie lourde (FTQ), M.Yvon Duha-^ mel, identifié comme étant Tauteur des dégâts causés au chantier LG-2 de la baie James le 21 mars dernier, a été condamne à 30 jours de prison pour outrage au tribunal, hier, tandis qu’un ingénieur a évalué les dommages découlant des incidents du 21 mars à $1,366,000.Le commissaire aux incendies, M.Cyrille Delage, qui instruit Tenquéte relative aux incendies qui ont ravage une partie de la cite ouvrière de LG-2, le 21 mars dernier, a condamné M.Duhamel à 30 jours de prison parce que ce dernier refusait de répondre aux questions du procureur du ministère public, Me Gerard Girouard.Le 27 mars dernier M.Duhamel avait reçu huit jours de cellule pour avoir ainsi refuse de repondre contrairement à l’article 22 de la loi relative aux enquêtes sur les incendies qui interdit a tout témoin de rester muet même si ses repenses l’incriminent.Il est prévu néanmoins que le témoin jouit de la protection de la cour, c'est-à-dire que sa déposition ne peut servir contre lui devant d’autres instances à moins qu’il ne se parjure.Me Michel Proulx, qui représente M.Duhamel, a toutefois argué que son client avait déjà refusé de répondre et que son refus persistait de sorte qu'il poursuivait le même délit et qu'on ne pouvait le punir deux fois.La théorie du commissaire Delage a ete tout autre puisqu'il a opiné qu après l’accomplissement de sa sentence le témoin était ramené pour témoigner.Un nouveau refus constitue un nouvel outrage pour le commissaire et la sentence cette fois a été de 30 jours.Quant a Tingenieur Genest Bor-deleau, il a évalue les dégâts à $1,366,000 ce qui ne comprend pas les pertes de temps et les dommages indirects qui découleront des re- prison tards dûs aux travaux de reparation.On sait que trois travailleurs de la baie James sont venus témoigner la semaine dernière pour dire, en gros, que M.Duhamel avait foncé sur deux réservoirs de carburant au volant d'un tracteur après avoir pris les commandes d'un bulldozer pour "bouler ", c'est-à-dire renverser trois génératrices qui alimentent la cite ouvrière en électricité.Le feu se serait propage aux campements a la faveur de la fuite de carburant, soit 60,000 gallons de ga-zoline et d'huile diesel.L ingénieur Bordeleau établit les dommages immédiats comme suit en tenant compte du prix de construction des installations endommagées et non pas du prix actuel qui serait exigé pour réparer ou remplacer: Deux complexes de logements de 104 hommes chacun complètement brûlés, $722,000; trois dortoirs de 20 hommes chacun.$128,000; réparations à ’ cinq dortoirs.$10,000; réparation a deux réservoirs de 30,000 gallons chacun, $36,000; remplacement de 200 pieds d’aqueduc et d’égouts, $15,000; un camion détruit $5,000; réparation de deux génératrices diesel $30,000; pertes d'outillages, d’équipements d'arpentage et autres meubles; $200,000 et un montant de $200,000 réservé aux frais de transport et autres frais occasionnes par ces dommages.Tous ces incidents seraient le fruit de rivalités syndicales mais le mystère plane encore sur les causes profondes de la révolte de LG-2.Le commissaire Delage n'a pour mandat que de déterminer si les incendies survenus en ce jour du 21 mars sont Toeuvre d une main criminelle ou simplement d'un accident.Il se rendra sur les lieux avec les représentants des témoins la semaine prochaine, vraisemblabie-rnercre(h' et c'est à ce moment qu il fixera la date de la prochaine session qu il doit tenir soit à Montreal soit a Québec. } informations internationales Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 • 7 le POint mmmmmmmm Grandes manoeuvres à l’OUA La route du blé a servi à acheminer ni! A Il est certes regrettable qu'une personnalité aussi contestée qu ldi Amine accueille et preside, de ce fait, une reunion aussi importante que le 22e session de l'Organisation de l’unité africaine qui s'est ouverte hier à Kampala.Les soubresauts de la révolution éthiopienne ont impose aux participants de cette conference — prévue à Addis Abeba — ce changement de programme et.ce personnage qui est un peu sa propre caricature.Mais ceci n’enlève rien à l'importance des travaux en cours, pratiquement à la veille de la session des Nations unies sur le problème spécifique des matières premières et au lendemain de la levee provisoire et conditionnelle de l'embargo arabe sur le pétrole.Dans le premier dossier, il appartiendra aux Africains de s'entendre sur une strategie commune pour que cette initiative algérienne aboutisse a mettre le monde industrialisé au pied du mur.Dans le second dossier, il s'agira de mettre à l'épreuve la solidarité arabo-africaine afin que soit allege le fardeau que la hausse des prix a impose au monde non-développe mais avide de l etre.La relation étroite qui existe entre ces deux cléments est évidente car une amorce de solution quant au prix du petrole arabe destiné aux Africains faciliterait la création d'un front commun lors de la confrontation onusienne.Inversement, un eventuel refus arabe aux sollicitations africaines hypothéquerait lourdement l’issue de la session sur les matières premieres.Kncore que la prise de conscience africaine étant aujourd’hui inscrite dans les faits, ce continent matrice du monde industriel ait lui meme a coeur de gagner la manche quant au troc possible entre matières premières et développement technologique.Dans ce contexte, il n’est pas sans interet de souligner la coïncidence entre la tenue de la 22e session de LOUA et la mission que vient d'entreprendre le directeur general du Fonds monétaire international dans un certain nombre de pays producteurs de petrole, dont l’Algérie, l'Arabie séoudite et l'Irak.Cette mission est destinee à sonder les intentions arabes quant à grossir les caisses du FMI des surplus fournis par la hausse du prix du petrole.La coïncidence est d’autant plus inquiétante que deux hypothèses de travail se présentent aujourd'hui: la première prendrait la forme d u-ne banque arabe pour le développement de l'Afrique, hypothèse politisée mais proprement tiers-mondiste; la seconde, appuyée par l'Iran, consisterait a prêter au FMI des sommes que celui-ci prêterait a son tour au tiers monde, par ses canaux habituels dont on dit, qu ils seraient “plus souples".On se demande dans quelle mesure ces surplus provenant des privilègiés des pays en voie de développement pourraient être acceptes par les intéressés africains qui, eux, préconisent le dialogue direct sans intermédiaire inutile.Au premier chef, et on ne le répétera pas assez, ces “répétitions generales" de LOUA avant les grandes manoeuvres à l'ONU, sont fonction de “chevaux de bataille” politiques.Car si la lutte des mouvements de liberation africaine est le cheval de bataille de LOUA, le dossier israélo-arabe est celui du Proche-Orient.Plus précisément, l'africanisation en tant que politique systématique et le combat arabe ne laissent d'autre choix que la solidarité.Arabes et Africains semblent l avoir compris, il reste à savoir s’ils accepteront cette solidarité comme une corde au cou ou une sorte d'association harmonieuse librement consentie.Georges VIGNY du pétrole soviétique vers les USA NEW YORK (par f AFP) — D’importan tes quantités de produits pétroliers soviétiques sont parvenues cette annee dans les ports de la côte-est des Etats-Unis, tandis que se prolongeait l’embargo pétrolier des pays arabes, révèlent des documents des services des douanes américaines.Les seules livraisons d'essence, indiquent ces documents, se sont élevées depuis le debut de l’année à 15,5 millions de gallons, soit la consommation annuelle de plus de 23.000 voitures.Cet acheminement de produits pétroliers soviétiques vers les Etats-Unis au moment où l’URSS encourageait publiquement les pays arabes à maintenir leur embargo pétrolier à l’égard de Washington, a emprunte plusieurs voies.L'une d'entre elles, connue depuis deux mois, est l'utilisation des navires qui livrent en URSS les considerables quantités de ble importées des Etats-Unis par l’Union soviétique.Le blé est transporté à l’aller au moyen de pétroliers vides qui reviennent aux Etats-Unis chargés d une cargaison de petrole soviétique brut ou raffiné.Plusieurs pétroliers battant pavillon grec ou américain ont, d autre part, livre de l’or noir soviétique récemment dans les ports de New York ou du New-Jersey.Plusieurs cargaisons sont même parvenues aux Etats-Unis dans des pétroliers battant pavillon soviétique.Mais les equipages de ces navires, souligne-t-on au département d'Etat, n etaient pas de nationalité soviétique.Ces importations de pétrole soviétique aux Etats-Unis ont commencé, selon un fonctionnaire du departement d’Etat, bien avant le debut de l'embargo des pays arabes producteurs qui a été leve seulement le 18 mars dernier.“En fait, a-t-il déclaré, il ne semble pas que les pays arabes aient jamais demande aux autres pays producteurs de petrole de participer à l'embargo" à l’encontre des Etats-Unis.Il aurait été étonnant que l’Union soviétique se joigne à cet embargo, a assure d’autre part un responsable au bureau fédéral de l’éner- gie a Washington: “Je pense que les Russes veulent aussi se sucrer”, a-t-il ajoute abruptement.Quant aux réserves prouvées de petrole des Etats-Unis, elles ont diminue de un milliard de barils en 1973, a-t-on appris hier, passant ainsi à 35.3 milliards de barils (y compris le nord de l'Alaska) au 31 décembre 1973.Selon les statistiques de l'Institut américain du pétrole, les reserves prouvées de gaz ont décru de 0,3 milliard de barils, et se chiffraient à 6,4 milliards de barils à la même date.L'Institut américain du petrole entend par réserves prouvées les quantités de gaz et de pétrole qui peuvent être extraites du sol en fonction des conditions techniques et économiques prévalant a la fin de l'année dernière.Les calculs de l'Institut ne tiennent pas compte des augmentations de prix du petrole intervenues vers la fin de l’année, ce qui permet d esperer une augmentation sensible des reserves.L'Institut estime par ailleurs qu'au 31 décembre 1973, la capacité de production de petrole était de 9,7 millions de barils par jour, soit une diminution de 600.000 barils par jour depuis 1972.Il entend par capacité de production la quantité de petrole qui peut être extraite grâce aux installations disponibles, ou grace aux modifications ou nouvelles installations qui peuvent etre mises en place dans les trois mois qui suivent.Les statistiques de l'API montrent egalement que l'aggravation de la crise de l energie à la fin de l annee derniere a stimule le forage de puits aux Etats-Unis, puisque leur nombre a augmente de 3,9 pour cent le dernier trimestre de 1973 par rapport à la période correspondante de 1 annee précédente et de 14.2 pour cent en février dernier par rapport à février 1973.Autre signe des temps: la mise aux enchères de 114 secteurs de recherche pétrolière au large du Golfe du Mexique, la semaine derniere, a attire un nombre d'offres (une centaine) double de celui habituellenjent enregistre, et un montant record de 2.16 milliards de dollars.Soljénitsyne remarque que la presse peut être 'facteur d'incompréhension' entre peuples Témoignages devant le tribunal Russell sur la torture au Brésil ROME (d’après l’AFP) — La deuxième journée de la première session du tribunal international Bertrand Russell II, sur les violations des droits de l’homme en Amérique du Sud, réuni depuis samedi a Rome, a été consacrée à l'audition de cinq Brésiliens qui ont affirmé avoir subi des tortures de la part de la police de leurs pays.Les cinq personnes ont déclaré qu'“au-jourd’hui au Brésil, la torture est un système applique par la classe dirigeante pour se maintenir au pouvoir" L'audition des cinq “témoins" a duré quatre heures.Il s’agit de Mmes Dulce Maia, assistante sociale, Denise Cris-pim, femme d’un ouvrier tué, Carmela Pezzutti, employée, et de MM.Fernando Gabeira, journaliste et Wellington Deniz, cameraman.Carmela Pezzutti a ete arrêtée à quatre reprises, dont deux fois en compagnie de son fils accusé de faire partie d une organisation d'opposition.Elle a déclaré avoir été torturée à plusieurs reprises" par les moyens les plus brutaux et les plus scientifiques" et avoir été contrainte à assister aux tortures infligées à un de ses fils.“Ils torturent par haine et par vengeance, a-t-elle déclarée.Les tortures infligées à mon fils et celles dont j'ai été victime m’ont convaincue que la lutte que mènent mes fils est juste”.Fernando Gabeira de son côté a parle de torture collective "de gens obligés de torturer leurs propres compagnons”, de cas de crucifixion de nombreuses personnes, a l'ouest de Bahia, en septembre 1971.Il a affirmé “que des tortures différentes étaient infligées aux individus en fonction de leur intelligence".Wellington Deniz a affirmé avoir la preuve de l’enlèvement en Argentine du brésilien Oscar Cereira par des policiers brésiliens.Il a décrit les tortures subies par une mère devant son enfant de dix ans et a affirmé que hommes, femmes, enfants et vieillards étaient tués collectivement dans la zone de Oalma Ribeiro par des bombardements au napalm.Six autres “témoins" sont inscrits à la prochaine audience.A Rio même, les vingt députés du groupe radical du Parti d opposition brésilien se sont déclares solidaires hier des critiques adressées le 14 mars dernier par un député de leur parti, M.Francisco Pinto, à l'égard du chef de la junte militaire chilienne, le général Pinochet.M.Pinto avait alors déclaré à la Chambre des députés que le général Pinochet, qui se trouvait au Brésil à l’occasion de la remise du mandat présidentiel au général Ernesto Geisel, devait être condamné par les Brésiliens.Le ministre de la Justice a annoncé le 27 mars que cette déclaration devait entraîner le jugement du député pour infraction â la loi de sécurité nationale brésilienne.ZURICH (AP) — Dans une interview a l’Associated Press, Alexandre Soljénitsyne a déclaré, dimanche, qu’il n’envisage pas de se rendre en visite aux Etats-Unis et qu’il craint que les Américains ne comprennent pas sa vision de l’avenir de l’Union soviétique.L ecrivain, qui a été invité aux Etats-Unis par M.George Meany, president de la grande centrale syndicale AFL-CIO, et par le sénateur Jesse Helms, de la Caroline du Nord, a précisé que sa décision de ne pas se rendre aux Etats-Unis "n'est pas un refus de principe définitif, mais résulte uniquement des limitations physiques de mon existence ici”.Il a toutefois ajouté qu’il considère que "les contacts entre les peuples de nos deux grands pays sont absolument essentiels".L'interview s’est déroulée dans le salon de l’appartement de sept pièces que Soljénitsyne a loue à Zurich.L’écrivain a déclaré qu’avec sa femme, Natalya Svetlova, il n'avait pas terminé l’inspection des archives “vitales” qu’elle a rapportées avec elle.“Nous sommes très fatigués après notre longue séparation, a-t-il dit, et l’examen détaillé de ces milliers de documents et de livres demandera encore de nombreux jours”.Bien que Soljénitsyne ait refusé de discuter de ses projets familiaux, il semblait détendu et transformait fréquemment l’interview en une conversation à trois avec son épouse.Soljénitsyne a indiqué que le but principal de son entretien était de corriger “les interprétations primaires et même erronées" données en Amérique à sa récente “Lettre aux dirigeants soviétiques", dans laquelle il exhortait le Krem lin à renoncer au rôle mondial de l'URSS, à liquider l’Union soviétique pour se consacrer au développement intérieur de la Russie proprement dite.“Ce programme, a-t-il dit, était fonde sur la conviction que les nations et les peuples ne peuvent atteindre leur niveau spirituel suprême qu’au prix d'une limitation volontaire quant au monde extérieur.en vue de se consacrer â leur développement intérieur”.Lisant à haute voix sa réponse à une question écrite, il a déclaré: “J'ai suggère que tout cela devrait se faire sur une échelle dépassant de loin la détente nucléaire dont ils rêvent".Les commentateurs américains ont qualifié mes vues de “nationalistes", d “utopistes", préconisant “un retour au passé", a-t-il dit.“C'est ainsi que la presse peut être un facteur d'incompre-hension entre des parties éloignées de notre planète, au lieu d’être un facteur de comprehension mutuelle".Il a conclu sa réponse écrite en soulignant la nécessité de contacts russo-américains.“Je comprends que la compréhension mutuelle entre les peuples de mon pays et des Etats-Unis est essentielle et qu'il est très difficile de l’établir de loin en utilisant les jugements superficiels et souvent insuffisamment réfléchis de la presse quotidienne”, a-t-il déclaré.Mais “je regrette vivement de ne pouvoir participer à ces contacts que par des lettres ", a-t-il ajouté.Soljénitsyne avait demande a voir les questions et après les avoir notées sur un petit carnet il avait gagné son bureau à l'étage situé au-dessus.Fendant qu’il tapait à la machine, ce qui dura une trentaine de minutes, Natalya refusa de faire une déclaration, s’en tenant strictement aux instructions de son mari qui veut soustraire à la curiosité leur existence.Far moment, elle parlait à voix si basse que ce n’était plus qu'un chuchotement Elle montra même le plafond du doigt, dans un geste familier lors de leur vie â Moscou, comme pour mettre en garde contre des micros de la police secrète.A l'exterieur, le nombre des journalistes qui avaient monté la garde vendredi et samedi devant la maison, dans l'espoir de jeter un coup d'oeil sur les Soljénitsyne et d'avoir l’occasion de parler a l’écrivain, se limitait dimanche a trois photographes français demeures fideles au poste.Au retour, Soljénitsyne prit place a la cuisine dont la longue table de bois était couverte de fleurs offertes par les voisins.L'écrivain déclara qu il avait decide de repondre seulement a une question afin de procéder à une mise au point qui lui tenait a coeur.Il a ajoute qu'il ne répondrait pas aux questions concernant ses projets, ses im- ' pressions sur l'Ouest apres sept semaines de séjour, ou sur sa famille./ Une mission Fulbrightà Hanoi?WASHINGTON (AFP).- Le sénateur William Fulbright, president de la commission des affaires étrangères, envisage de se rendre prochainement à Hanoï pour tenter d'obtenir des informations sur les militaires américains disparus pendant la guerre du Vietnam.Le departement d’Etat a annoncé hier qu'il n'avait pas d'objection au projet dont le sénateur Fulbright lui avait fait part au mois de février.Une lettre adressée au sénateur par M.Linwood Holton, secrétaire d'Etat-adjoint pour les rela- tions avec le Congrès, precise que le departement d'Etat est dispose à lui apporter son concours Le sénateur Fulbright, qui n'a apparemment pas encore pris de decision definitive, envisage de diriger une delegation parlementaire qui se rendrait en Asie du Sud-Est, et y compris au Nord-Vietnam, pour tenter de retrouver la trace des quelque 2,000 soldats américains disparus pendant les combats en Indochine.Accord entre Souvanna Phouma et Souphanouvong VIENTIANE (AFP) - Le prince Souvanna Phouma, premier ministre laotien, et M.Phoumi Vongvichit, envoyé special et plénipotentiaire du prince Souphanouvong, se sont mis d'accord hier sur les details du programme de l'arri-vee à Vientiane du prince Souphanouvong et sur le protocole de l'audience royale, au cours de laquelle le souverain laotien donnera son investiture au nouveau gouvernement d'union nationale.Le porte-parole du gouvernement a ajouté qu’une nouvelle reunion entre le prince Souvanna Phouma et M.Phoumi Vongvichit aurait lieu aujourd'hui, a l’issue de laquelle seraient rendues publiques les dates de l’arrivée à Vientiane du prince Souphanouvong et de la formation du nouveau gouvernement.FA fS CA' VIN ROSÉ **©•«« n tmournà J?& k Vk.’¦** v & L'Internationale socialiste s'inquiète des conditions de détention au Chili LONDRES (par Reuter et AFP) — L’Internationale socialiste, qui réunit les formations sociales-démocrates de 58 pays, a protesté contre l'emprisonnement prolongé et les mauvais traitements infliges au Chili a des milliers de partisans du défunt president Salvador Allende.L’organisation, qui a son siège à Londres, affirme dans une déclaration que des prisonniers politiques sont détenus par les autorités chilien- nes dans des "conditions inhumaines et dégradantes”, alors qu’ils ne sont coupables que d’avoir été associés de près ou de loin au president renversé Tan dernier par le coup d'Etat militaire.La declaration réaffirme que la torture est utilisée contre les adversaires du gouvernement, et demande au “club des Douze”, les pays créditeurs du Chili, de lier la question de la dette extérieure chilienne à celle du respect des droits de l’homme dans ce pays.A Santiago même, deux cents “prisonniers de droit commun” seront prochainement déportés dans des camps de travaux forcés situés dans le nord du pays.Ceux qui ne travailleront pas, mourront de faim, a déclaré l’un des responsables de cette opération.Les prisonniers resteront environ un an dans le nord du pays où ils construiront des routes et des ponts.Camp École d'Équitation Lemoyne d'Iberville CAMP D'ÉTÉ ÉQUITATION GARÇONS ET FILLES DE 8 À 1 8 ANS Le Favori des enfants du Québec AVEC NOUVEAU PROGRAMME RECONNU PAR: — HAUT-COMMISSARIAT  LA JEUNESSE AUX LOISIRS ET AUX SPORTS — LA LOI DEL 'ENSEIGNEMENT PRIVÉ — POUR DÉBUTANT — INTERMÉDIAIRE — AVANCÉ COURS SÉPARÉ POUR CHAQUE CLASSE — THÉORIE ET PRATIQUE PREMIERS SOINS — PRÉPARATION POUR SPECTACLES ÉQUITATION MUSICALE — PIQUE-NIQUE AVEC LES CHEVAUX VOLTIGE — GYMNASTIQUE — NATATION — ATHLÉTIQUE ESCRIME — ACCOMMODATION LIMITÉE Pour information ou réservation appelez: 1-477-2200 2690 BOISCLAIR ST-ANTOINE DE TILLY, gosîco CTÉ LOTBINIÈRE L'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, au coeur de la lutte contre le cancer Fondé en 1938, l’Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, au moment de son entrée dans le réseau de l'Université du Québec en 1972, comptait parmi les établissements de recherche les plus importants et les plus renommés au pays.Par exemple, c’est à l’Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal qu'on doit les premiers laboratoires de diagnostic virologique et immunologiques au Québec.Il fabrique toujours divers vaccins, sérums et autres substances biomédicales utilisées en santé publique.Mais, c’est la recherche microbiologique qui constitue l'activité centrale de l'Institut.Et un de ses principaux programmes de recherche est consacré aux effets du vaccin BCG dans la prévention et le traitement du cancer.Ainsi, l'équipe de l'IMHM a été la première à démontrer que la vaccination au moyen du BCG réduit de moitié la mortalité par leucémie chez les enfants de 15 ans et moins.Son équipe compte plus de 350 personnes, et ses grands programmes réunissent des spécialistes de différentes disciplines médicales, ainsi que des étudiants, ce qui permet à l'IMHM de participer activement à la formation de chercheurs.L'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal, l'Université du Québec à Trois-Rivières, à Montréal, à Chicoutimi, à Rimouski, l'Institut national de la recherche scientifique, l'Ecole nationale d'administration publique, et la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois avec ses centres de Hull et Rouyn, voilà le réseau qui fait de l'Université du Québec un instrument collectif de développement et d'innovation pour tous les Québécois.«Y Université du Québec un reseau 8 • Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 informations internationales Les duels syro-israéliens se transforment en véritable guerre TEL AVIV (d'après 1 AFP) — Un violent engagement mettant aux prises l'artillerie et les chars syriens et israéliens a débuté hier matin a 10 heures locales et s est poursuivi durant toute la journée le long des hauteurs du Golan.C'est ainsi la 21eme journée consecutive que des accrochages se produisent sur le ADDIS ABEBA, (pour l'AFP et Keuter) — Le ministre de la Defense et chef d état major general de l'armee éthiopienne, le général Abiye Abbebe, a declare hier qu il y avait bien eu la semaine derniere une tentative de coup d'Etat en Ethiopie.Parlant a la radio et a la television le general Abbebe a précisé que ' certains elements se présentant comme responsables de l'armee avaient pour but de creer un climat de guerre civile et de provoquer des affrontements entre civils et militaires.En cas d échec, ils étaient decides a plonger le pays dans le chaos.Ils ont tous été arrêtes en temps utile \ Cependant, le calme n en est pas revenu pour autant, et les declarations meme du général a provoque une reprise de i agitation estudiantine a Addis-Abeba.La brigade mobile a utilisé des matraques pour disperser les etudiants, qui manifestaient en faveur de l'armée de l air.visee, d'apres eux, par la declaration du ministre, M.Abbebe.Environ 300 étudiants, constitues en cortege, se sont rendus devant le bureau du premier ministre, M.Endalkaehen Makonnen, front israelo-syrien, mais c'est la première fois qu'ils atteignent une telle dimension.La plupart des correspondants de guerre ont note d'ailleurs ur e nette aggravation de la situation su.ce front.D a-bord, les Israéliens reçoivent tous les jours des renforts et l’autre part, les criant des slogans reclament sa destitution.Lundi dernier, jour ou le complot aurait été déjoué, d'après le ministre de la Defense, des parachutistes ont cerné la principale base aérienne d'Ethiopie, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est d'Addis-Abeba.Les parachutistes sont encore en évidence aux abords de la base, mais ils ne la cernent plus.Les heurts se sont produits également entre forces de Tordre et etudiants qui lançaient des pierres sur les établissements d'enseignement d'Addis-Abeba.après avoir décide de boycotter les cours.Cette declaration du ministre de la Defense semble indiquer que les 'modères'' ont maintenant la situation presque en main au sein de l'armee ou les "extrémistes'' semblent avoir ete soit isoles, soit arrêtes.La base de l'armee de Tair de Debre Zeidt est toutefois toujours contrôlée par les parachutistes et tout ne parait pas regie encore au sein de cette arme qui a été accusée d'etre le "fer de lance" de la subversion.De nombreux officiers d'aviation et des Syriens ont repris les bombardements des villages situes dans le secteur sud du Golan, notamment Ramath-Magshi-min el Nov.On a aussi noté que les Syriens augmentent progressivement Tin-tensite.la portée et la duree de leurs tirs.En outre, la radio israélienne a annon- pilotes auraient menacé de démissionner en masse de l'armee si leurs collègues-arrêtes n'etaient pas libérés et les accusations portées contre eux officiellement dementies par le gouvernement.A Addis-Abeba, le personnel au sol de l'aviation civile a repris hier le travail, au terme d'une greve de 25 jours.Le gouvernement a institué une commission pour étudier leur demande de révocation de trois cadres supérieurs.De source autorisée, on estime que le trafic aerien international en direction et en provenance d'Addis-Abeba et d’Asmara, dans le nord du pays, aura repris son rythme normal d'ici demain.D'autre part, l'Assemblee nationale éthiopienne a saisi le gouvernement d'une demande de remplacement de tous les gouverneurs de province "inefficaces et irresponsables” qui, selon elle, ont cause beaucoup de tort à la nation éthiopienne.Le depute du Wollo, M.Abiye Dam-tew a affirmé devant tous ses collègues que “la plupart des gouverneurs en poste étaient d'arrogants mini-dictateurs qui avaient plonge des régions entières dans ce hier que deux observateurs de TONU en poste sur les hauteurs du Golan du côté israehen ont été enleves dans la nuit de samedi a dimanche dans le secteur de Tel Marei, par des soldats syriens.Ceux-ci avaient, semble-t-il, Tin-tention d enlever deux soldats israéliens mais se seraient trompes.Les le chaos”."Si les changements sont reels depuis quelques semaines dans notre pays, a-t-il ajouté, le gouvernement doit nommer de nouveaux gouverneurs responsables”.La presse n’est d’ailleurs pas moins sevère: le système administratif éthiopien "complètement pourri à la racine et totalement corrompu” est sévèrement critique dans un editorial et un article de TEthiopian Herald, quotidien gouvernemental éthiopien de-langue anglaise, qui réclame une révision complète du système dont le nouveau cabinet vient d'heriter."Ce n'est pas suffisant de tout faire supporter à quelques boucs émissaires”, estime le journal."Les ministres sont partis, poursuit le quotidien, mais une formidable armée de fonctionnaires corrompus, qui se sont infiltrés à tous les niveaux de la machine administrative éthiopienne sont encore en place."La nouvelle administration ne doit pas être noyautée par tous ces voleurs, déprédateurs, lèches-bottes, syco-phantes.ces genies du mal".deux observateurs, un Américain et un Irlandais seraient hospitalises a Damas.D'autre part, un grand nombre de troupes de pays etrangers se trouveraient sur le front du Golan aux côtes des forces syriennes.Apres la revelation faite dimanche soir par M.Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense, selon laquelle des effectifs cubains et nord-coréens sont présents sur le front israélo-syrien, les correspondants militaires israéliens donnent d'autres details sur la présence de ces troupes.Les effectifs non-syriens sur le front se décomposeraient ainsi: -Cubains: leur nombre approche celui d'une brigade et ils constituent les equipages de tanks de fabrication soviétique livres a la Syrie; -Nord-Coréens: il s'agit de pilotes de Mig-21; -Palestiniens, Algériens et Marocains: les effectifs de ces derniers dépassent ceux d'un régiment; -Koweitieens et Séoudiens: si la composition des effectifs des premiers n'est pas connue avec precision, celle des Séoudiens est mieux connue.Ils sont surtout presents dans l'artillerie et pilotent des autos-mitrailleuses françaises équipées de canons de 130 et de 90 mm; -Pays communistes européens: essentiellement des instructeurs russes et est-allemands.-D'autre part, toujours selon les memes correspondants, la Syrie a reçu de l'URSS un armement considerable et sa puissance de feu est égalé à celle d'avant la guerre d'octobre.Elle possède désormais 1,800 chars, 250 avions de combat, 1.300 canons et un dispositif complet de missiles SAM.De son cote, le général Moshe Dayan a demande aux Etats-Unis de fournir davantage d'avions, de tanks et de fusees à Israël pour compenser l'aide mili- taire que la Syrie et d'autres pays arabes reçoivent du monde communiste.Le general Dayan a présenté sa liste d'achats a M.James Schlesinger, secretaire américain a la Defense, qui Ta reçu au Pentagone.Israël dispose encore aux Etats-Unis d un credit de Tordre de 700 millions de dollars sur les 2.2 milliards d'aide militaire supplémentaire accordes par le Congres pour compenser les pertes subies pendant la guerre d'octobre dernier.Après son entretien avec M.Schlesinger, le ministre israélien a ete reçu par la Commission des forces armees du Sénat pour faire un exposé sur la situation militaire au Proche-Orient et sur les besoins de son pays en aide militaire.Par ailleurs.M.Michael Hazani, un des trois ministres du parti national religieux israélien a présenté hier sa démission à Mme Golda Meir, premier ministre.Cette demission ne doit toutefois devenir effective, aux termes de la loi, que 48 heures après la remise de la lettre de démission.M.Michael Hazani, ministre de l'Assistance sociale, que soutiennent 40% du comité central du parti national religieux, estime en effet que son parti ne saurait rester dans la coalition que si le gouvernement tranche dans un sens favorable a la these du grand rabbinat.La thèse developpee par le grand rabbinat, rappelle-t-on, est de ne considérer juif que celui qui est ne d une mère juive ou qui s'est converti suivant la hala-cha ou tradition religieuse.Si cette these l'emportait, cela invaliderait les conversions effectuées aux Etats-Unis en particulier par les rabbins appartenant aux deux grands autres courants du judaïsme, le courant conservateur et le courant reformé.Tout en annonçant sa demission, M.Hazani a cependant declare qu'il continuerait a soutenir le gouvernement.La confirmation d'une tentative de coup d'Etat relance l'agitation à Addis Abeba ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 * Avis : les annonceurs sont priés de vérifier In première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responsable d'une seule insertion erronée.844-3361 • Choque parution coûte S1.50, maximum 25 mots • Tout mot additionnel coûte 0.05 chacun • l 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suivantes: 1) Faire de l'éducation dentaire aux entants et leurs parents.2) Donner les soins préventifs suivants: a) Détartrage b) Prophylaxie c) Application topique du fluor.3) Vérifier la maintenance et la pratique des méthodes hygiéniques dentaires aux enfants, 4) Prendre le rayon-X périopicale et interproximales 5) Prendre les em intes primaires ou pour l'étude de modèles.Qualifications: • Licence d'infirmière, • Minimum de 2 ans d'expérience dans une salle d'urgence ou l'équivalent, • Conscient des changements de la médecine communautaire et des problèmes sociaux du Québec, ** Bilingue *» Lettres de références.L >s applications devront être faites avant le 8 avril 1974, à: La Clinique Communautaire de Pointe St-Charles, 565, Dublin Montréal 104.Attention: M.Guy Breton 8-4-74 fl AVEC U PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME Mme Turgeot» ’2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 iniormations internationales Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 • 9 Les Kurdes auraient intercepté et détruit une brigade irakienne ANKARA (d'apres Reuter) — Selon l'agence turque Haber, les insurges kurdes du moullah Barzani auraient inflige de lourdes pertes a une colonne militaire irakienne, qui tentait de rejoindre deux garnisons investies du nord de l'Irak.Selon cette agence, la brigade irakienne a été interceptée au moment ou elle s’est engagée dans une profonde gorge appelée passe d'Alibay, â environ 15 kilomètres au.sud-ouest de Rouandiz.D’après les informations reçues à la frontière turque, la colonne était partie d'Arbil pour libérer des garnisons proches de Rouandiz et Zebar, investies par les Kurdes et dont la situation serait desespérée.Haber ajoute que des escarmouches se poursuivraient près de Kirkuk et de la passe d'Alibey, d'une grande importance stratégique et contrôlées par les Kurdes depuis le 11 mars.Les informations fournies par Haber corroborent celles fournies dimanche soir par la radio en langue kurde, La Voix du Kurdistan.La radio avait annoncé que des centaines de militaires irakiens avaient ete tués et 230 s’étaient rendus lors d'une embuscade tendue a la passe d'Alibey.Aucun chiffre n'est donne pour les pertes du côté kurde.Les quelques témoignages en provenance du Kurdistan irakien font état de préparatifs de veritable guerre.Haber a indiqué hier que le moullah pouvait maintenant compter sur 50,000 hommes de troupe.Dans le meme temps ou des unîtes gouvernementales cantonnées près de Kirkuk et Mosel faisaient mouvement vers le nord.Barzani lançait un appel aux jeunes gens ages de 17 ans pour qu’ils gagnent les rangs de sa milice de "peschmer-gers’.A la frontière, les officiels turcs ont déclare hier qu ils n avaient aucune information de la region ou les combats auraient heu.Ils estiment en outre que les nouvelles du Kurdistan irakien doivent etre considérées avec la plus grande prudence.Les routiers effectuant une liaison entre I lrak et la Turquie ont ete autorisés a passer en Turquie a des postes-frontieres tenus depuis quelques semaines par les Kurdes.Ils ont ajouté qu’ils n’avaient vu aucun indice de combat au Kurdistan.mais que plus au sud, dans les regions contrôlées par Bag-dag, des véhiculés blindes étaient en position a chaque pont.Ils ont egalement remarque que les militaires touillaient les ravins, sous les ponts, pour y déceler eventuellement des explosifs places par des saboteurs kurdes.La session de printemps ouvre le 4 avril à Paris PARIS (AKP) — M.Pierre Messmer.confirmé le 1er mars dans ses fonctions de premier ministre par le president Pompidou, exposera le 4 avril la politique générale de son nouveau gouvernement devant l'Assemblee nationale.Le premier ministre, apprend-on dans son entourage, n'a pas encore décide s’il engagerait a cette occasion la responsabilité de son gouvernement en demandant un vote au Parlement.La decision sur ce point sera prise au cours du conseil des ministres hebdomadaire le 3 avril.Il semble, selon les declarations des principaux leaders de l'opposition.que si le premier ministre ne posait pas la question de confiance sur sa politique generale, la gauche socialiste et communiste déposerait contre lui une motion de censure, dont le vote interviendrait au plus tôt au debut de la se- maine prochaine.Quelle que soit la procedure choisie, le gouvernement ne court pas de risque parlementaire a l’occasion du débat de politique générale qui doit ouvrir la session de printemps de l'Assemblée.Il est par contre moins sür que la majorité, composée de gaullistes, de républicains indépendants et de centristes, conserve sa cohésion lors du vote du projet de loi autorisant l’avortement sous certaines conditions qui doit venir en discussion aussitôt après les fêtes de Pâques.Le projet, dont le vote n’a pu être obtenu lors de la session parlementaire d'hiver 1973, avait ete volontairement retire de l'ordre du jour par le gouvernement.Les prises dé position qu’il suscite démontrent qu'il divise encore les rangs de la majorité.UNE PREMIÈRE K# SUR LA RIVE-SUD! 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consulterait le peuple britannique sur le point de savoir s il est "‘souhaitable" que Londres négocié son retrait du Marche commun.Le secrétaire au Foreign Office a cependant insiste sur le fait que ce ne sont pas des négociations sur un retrait qu il aspire a mener, mais bien sur une amelioration des conditions de la "participation britannique a une Communauté renforcée”.M.Callaghan a énoncé les têtes de chapitre sur lesquels le gouvernement de Londres remet en cause les accords conclus par les conservateurs et demande des négociations correctives : la politique agricole commune, la contribution britannique au budget de la CEE, la réalisation de l'union economique et monétaire et de l'union européenne avant 1980.les rapports de la Grande-Bretagne avec ses fournisseurs traditionnels du Commonwealth etc.Mais la declaration de M.Callaghan a ete passablement ambiguë sur plusieurs points.D’abord il n'a pas soumis de propositions détaillées sur les modifications demandées par le gouvernement travailliste.Tout s est passé comme s'il avait voulu tâter d’abord le terrain, évaluer les réactions des partenaires de la CEE et voir s'il serait possible de faire monter les enchères.Ensuite le secretaire au Foreign Office a indiqué que la Grande-Bretagne continuera à participer aux procédures communautaires, "‘sous réserve de ne pas aller plus avant sur la route de l'intégration, s’il semble s'y trouver des éléments préjugeant les résultats de la renégociation ".C elait établir une distinction subtile entre les questions de gestion — par exemple la fixation des prix agricoles européens effectuée le 23 mars dernier a Bruxelles avec l’accord anglais — et les progrès dans l'approfondissement et le renforcement de la Communauté.Prise au pied de la lettre, cette distinction signifierait que la Grande-Bretagne entend ne rester dans la Communauté que si ses huit partenaires acceptent non seulement de modifier celle-ci selon les conceptions britanniques, mais encore d'entrer dans une période de stagnation européenne.M.Walter Scheel, ministre des Affaires Le procès de Chapin commence WASHINGTON (AFP) - Le procès de M.Dwight Chapin, ancien collaborateur du president Nixon à la Maison-Blanche, s est ouvert hier a Washington.M.Chapin, qui était le secretaire chargé d'organiser l'emploi du temps du président, est accuse d’avoir menti au cours de l’enquête judiciaire sur certains aspects illégaux de la campagne pour la réélection de M.Nixon, organisés pour Donald Segretti.Le tribunal a commencé par la selection de douze jurés.Le procès ne devrait pas durer plus d'une dizaine de jours.L’affaire, qui n'est pas, selon le juge Gerhard Gesell, directement reliée au scandale Watergate, est cependant le premier des grands procès qui doivent s'ouvrir à Washington avant la fin de l'annee.Chapin plaide non coupable et il verra témoigner contre lui l'ancien conseiller du president Nixon, M.John Dean.Donald Segretti viendra lui aussi témoigner.Condamné à six mois de prison pour infraction à la legislation électorale, il vient d’être relâche après avoir passé quatre mois et demi derrière les barreaux.étrangères de la RFA, avait à l'ouverture de la session, hier après-midi, pris exactement le contrepied de cette position anglaise.D’avance et manifestement à l'intention des Anglais.M.Scheel en sa qualité de president en exercice du conseil des ministres et egalement au nom du président de la commission, M.François-Xavier Ortoli, avait précisément adresse un " appel pressant ” a ses collègues pour qu ils prennent enfin les decisions urgentes et necessaires pour surmonter la stagnation de 1 Europe.Les premieres reactions à la declaration de M.Callaghan autour de la table du conseil des ministres ont été en consequence particulièrement réticentes.M.Walter Scheel a declare inacceptable le principe selon lequel la Grande-Bretagne constituerait dans la Communauté un cas à part.Quant a M.Michel Jobert, il a estime que les huit partenaires de la Grande-Bretagne n'avaient pas â payer deux fois le prix de son entree dans la CEE.Le ministre français des Affaires étrangères a juge en outre que M.Callaghan n avait pas donné de réponse claire à la question primordiale: le gouvernement travailliste veut-il maintenir son pays dans la Communauté ou Ten dégager?."Mon intervention devant le conseil de la CEE a été accueillie diversement mais personne n'a dit non", a remarque le ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, commentant au cours d une conference de presse le débat des Neuf "Je n’aurai donc pas, en rentrant a Londres à annoncer qu il n'y a pas de perspectives de solutions ", a-t-il ajoute.M.Callaghan a estime que certaines delegations avaient partage ses preoccupations.Il a cite notamment son collègue irlandais, M.Fitzgerald qui, comme lui, a remis en question, a declare M.Callaghan, l’union économique et monétaire.Invite a commenter la reaction très ferme de M.Michel Jobert quant a Timpossibihté de renégocier les traites, M.Callaghan a declare, ' j'aurais ete surpris si M.Jobert avait dit autre chose ".il a ajoute: ’ Nous voulons nous efforcer de rechercher dans le cadre des traites ce qui peut etre fait pour repondre a nos demandes essentielles.Ce qui n est pas possible dans les limites des traites est un deuxieme stade de négociation.J'ai lu le traite de Rome et je constate qu'il nous laisse libres de choisir la politique agricole commune que nous voulons: M.Callaghan a rappelé d autre part que le traite d adhesion a la CEE ne rencontrait aucun consentement populaire en Grande-Bretàgne et que.démocratiquement.il fallait tenir compte de cette situation Interroge enfin à propos de ses reticences quant a Tunion européenne qui devra etre mise en place en 1980, M Callaghan a tout d'abord declare que le gouvernement britannique ne pourrait exprimer de jugement que lorsque cette union serait definie.Il a cependant admis que son gouvernement participerait aux reflexions communautaires sur la definition de cette nouvelle forme de la Communauté.Enfin, M.Callaghan, a reconnu qu il existait de très serieuses divergences " entre les vues françaises et britanniques au sein de la CEE, aussi bien en ce qui concerne les relations avec les Etats-Unis que la politique agricole.M.Callaghan a souligne qu'en matière agricole, la France n'avait pas les memes interets du fait notamment qu elle importe beaucoup moins que la Grande-Bretagne."Je ne vois pas pourquoi nous devrions balayer nos propres interets, aucun pays rie Ta jamais fait", a-t-il ajoute.Faulkner apporte son appui total à Wilson dans la lutte au terrorisme LONDRES (par TAFP) - M.Brian Faulkner, chef de l'executif d'Irlande * Nat Pete 1500 37 36 36 - 1 Schneid b p 100 $ 10* 10* 10* - Va 100 $15'* 15'* 15'* - Va Nat Trust 331 $17* 17* 17* + Va Scintrex 174 170 170 170 2040 360 345 350 + 10 N B Cook 2125 275 262 275 +14 Scot York 1500 235 230 230 - 5 1800 $6'* 6* 6* - * NBUMine 7750 460 440 440 Scot Mis pr 120 $12'* 12'* 12'* + * 1375 $6'* 6* 6* - * Neonex 4300 230 215 230 +15 Scotts 400 $7* 7 7 - * z15 $17 17 17 New Ath 4100 38 35 36 + 2 Scurry Rn 8965 $23 22* 22* - Va 200 $173/4 17'* 17'* - 1* NB Tel 391 $133/4 13* 13* - * Seaway pr 200 $6 6 6 + '* 1200 287 285 285 - 5 New Cal 3700 38 38 38 Selkirk A 300 $13'* 13'* 13'* 500 85 375 375 -10 Newconx 300 $5 Va 5 Va 5 Va + Va Shaw LE A 100 $7 Va 7 Va 7 Va - Va 1500 310 310 31a + 5 N Dmen 14500 20 18 20 + 1 Shell Can 8239 $19* 183/4 18* + * 1000 145 145 145 - 5 NGoldvue 8000 17 16 17 Sheperd P 100 260 260 260 N Que Ragl 600 $5'* 5'* 5* - Va Sherritt 3723 $12* 12'* 12* + * z70 $293/4 293/4 293/4 N Senator 3000 2 T* 21 21* + * Siebens 2550 $17'* 17* 17* + Va z70 $29* 29* 29* Noma Ind 100 $6'* 6'* 6'* + * Sifton Pro 200 $10* 10* 10* 100 $113/4 113/4 113/4 - * Nor Acme 6500 23 22 22’* + Va Sigma 100 $41'* 41'* 41'* + ’* 3000 $31* 30* 303/4 - * Noranda A 5145 $493/4 49* 493/4 + * Sifmq 11500 35 34 35 + 1 2500 $5 Va 5 5 Va + Ve Norbaska 2700 25 25 25 Silverwd A 200 $12* 12 Va 12* 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39'* Tor Star B 3050 $16* 16% 163/.Total Pet 3700 $8* 8* 8* — * Total P A p 450 $173/4 17* 17% Traders A 230 $15 15 15 + * Trade 4'* p z20 $54* 54 Va 54* Traders 5 p z40 $24'* 23'* 24'* Trnsair 300 210 210 210 +10 Trnsair w 500 47 47 47 — 3 Tr Can PL 1040 $31* 31* 31* 4- * Tr Can Apr 129 $59 59 59 Tr Can PI p z58 $37 36* 36* Tr Can C pr 1045 $42 413/a 41*4- Va TrÇanPw 764 495 495 495 4-20 Tr Can Res 1800 134 131 131 — 4 Trans Mt 1885 $15 14* 15 + * Travlway 600 $7 7 7 Treco Inc 400 325 325 325 Tribag 6200 55 53 55 + 4 Trimac 250 $7% 73/4 73/4 Trizec Crp 1725 $23 223/4 23 + * Trizec w 500 65 65 65 + 1 Tru-Wall 750 $5* 5 5* + * Tundra z!25 44 44 44 Turbo R 2200 85 85 85 + 5 Ulster Pet 2400 122 120 120 — 3 Ultramar 2300 iS'/t 485 5 — * Unican S 100 300 300 300 + 3 Un Gas 1150 $9% 93/4 9% UGas A pr z20 $33% 33% 333/4 U Mining 1000 61 61 61 — 4 Union Oil 100 $133/4 13% 13% — Ve U Asbesto 900 295 292 295 U Canso 5775 $19 18* 18% + * U Corp 63p 100 $18’* 18’* 18'* Un Fn Mgt z50 200 200 200 U Keno 1855 $11* 11* 11* + * U Siscoe 8655 $10 93/4 93/4 — * Un Tire 500 240 225 240 + 15 Un WstnOG z72 140 140 140 Univr Gas 1500 380 380 380 — 5 U Sections 1700 $5* 5'* 5'* Upp Can 3200 400 385 395 15 Van Der 200 $73/4 73/4 73/4 Van Ness 1650 305 300 300 Vencap 100 200 200 200 Venpower 1500 86 86 86 — 1 Versatile 900 $73/4 73/4 73/4 Versati A 400 $7* 7 Va 7 Va Vestgron 225 $17 16'* 16'* — % Vie G Tr 110 $283/« 283/4 283/4 — Va Voyagr P 2000 $7 6* 6* — Va VS Servie 200 350 330 330 20 Waiax A 225 $11* 11 11* +' Va Waw A 18856 $52* 513/4 513/4 — '* Weldwod 350 $13'* 13* 13'* + '/4 Wstburne 800 $10* 10* 10* — Va Wburn wt 200 $6'* 6'* 6'* Wcoast Pt 1300 $6 Va 5* 57/a — Va W Pet A p 250 $20 20 20 Westcost z59 $22* 22'/4 22'/4 Westeel 810 $22'* 22'/4 22'/4 — Va W Cdn Seed 600 400 395 400 + 5 W Decalta 1990 $7* 7* 7* — Va WestMine 1200 315 305 315 + 5 W Realty 3500 $6'/4 53/4 6 + Va W Realty w 500 194 194 194 — 1 WSuppIs A 800 $24 23’* 233/4 + 3/4 Westfair z50 $23’* 23'* 23'* NOMINATION BANQUE D’EXPANSION INDUSTRIELLE It.I lr\ iiioKski La Banque d’expansion industrielle annonce la nomination de M.B.Hryniowski au poste de directeur adjoint de la succursale Montréal (Nord , Place Crémazie Avant cette nomination, M.Hryniowski était directeur adjoint de la succursale d’Ottawa.Filiale de la Banque du Canada, la BEI fournit du financement h terme aux entreprises qui ne peuvent obtenir ailleurs les fonds nécessaires à des termes et conditions raisonnai-les.Westfair p 100 $16'/4 I6V4 I6V4 + * Westfield 700 136 135 135 — 5 Westnhse 100 $19 19 19 — * Westmill 200 445 445 445 Weston 1695 $23'/4 23 23 — * Wstn 4*p z6 $587/a 58* 58* Wstn 6pr z5 $76 76 76 Whithorse 5280 400 395 400 White Pas 5280 $87/a 83/4 8% — * Whonok A 300 $8 Va 8 Ve 8 V0 + Ve Wiley Oil 200 $5* 5* 5* + Va Willroy 4580 170 169 170 Winco S 200 $5 5 5 Woodr 13500 15 14 15 + 1 Woodwd A 333 $24 233/4 233/4 Wr Harg z32 235 235 235 Yk Bear 4600 450 445 445 — 5 Yukon C 500 155 155 155 + 3 Zellers 6150 $93/4 9* 93/4 + 'Z.Zenmac 1500 10 10 10 Zulapa 500 18 18 18 — 1 Trust Units BBC R un 925 S13'/4 13 Va 13 Va — * BBC R wt 880 240 240 240 — 10 BM-Rt un 1510 $13 Ve 127/a 13 Va — Va BM-RT wt 240 225 225 225 — 5 C Perm un 2300 $10 97/a 10 + * Heitman u 700 $9'* 9* 9* TD Rit un 495 S29'/4 29 29 V4 + '* TDReltw 2104 385 365 375 + 10 Indices de toronto Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement inch.+8.11 +0.47 -1.96 Clôture 215.29 582.67 102.97 254.31 Sem.dern.220.43 548.60 105.33 256.24 Mois dern.222.51 526.65 104.89 261.10 1974 haut 228.78 602.78 109.23 274.81 1974 bas 206.48 416.36 94.06 248.81 montréal Faible activité Tous les compartiments ont fléchi et l’activité a été faible hier a la Bourse de Montreal.Le virement se situe à 971,300 actions, au regard de 1,163,071 vendredi.Les pertes l’ont emporte sur les gains par 129 contre 91 alors que 53 valeurs demeuraient inchangées.MacMillan Bloedel, dont 24,150 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a baissé de 1 3-8 et est tombée à $30.Massvall Mines, dont 61,225 actions ont été tran-sigees, a été le titre minier le plus actif et sa cote a baissé d'un cent et est tombée à 70 cents.Brinco, dont l’activité a repris lundi à la Bourse de Montréal, y a monté de 1 1-2 et atteint 6 3-4 dans un virement de 10,252 actions.Brinco s'est classé quatrième pour ce qui est de l’activité.Les transactions de ses actions avaient été suspendues le 11 mars par suite des négociations relatives à l’achat de sa succursale par le gouvernement de Terre-Neuve.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Abitibi 1750 $12* 123/4 12% C Cel 100 $63/4 63/4 63/4 + '* Alta Gas T 4300 $12'* 12'* 12'* - Va C Im 1214 $29'* 29 V» 29% Alcan 5191 $323/4 32 Va 32'* + * C Int Pw 1250 $12% 12’* 12% - Va Algoma St 2375 $25 Va 25 25 Ci Pow pr 1250 $13'* 13'* 13'* - Va Anglo—Cn 484 $20* 20'A 20'/4 + % C Javln 1300 $8* 8 Va 8 Va - Va Argus C pr 100 $12* 12* 12* - '* CP Inv 650 $17'* 17* 17'* + Va Asbestos 210 $18* 18'* 18'* + '* CPI pr 150 $343/4 343/4 343/4 + * Ahld Oil 600 $11* 11* 11* + '* CP Inve w 375 335 335 335 +15 Bank Mtl 1145 $20 193/4 193/4 - Va Cdn Tire A 140 S39'/4 39'/4 39'/4 - Va Bank NS 3520 $37 363/4 363/4 - * Canron 250 $22 22 22 Bnk NS r 43610 37 35 35 +1 CPLtd 3375 $16V8 153/4 153/4 - '* Banq CN 2061 $19* 19* 19* + Ve Cari Ok 200 340 340 340 - 5 1 Bq Deprg 150 $173/4 173/4 17% - * Ceianese 1400 $53/4 5* 5* + Ve Bq Pv Can 135 $153/4 153/4 IS3/.— Va Cent Dyn 400 100 100 100 Baton 300 $5 5 5 + Charter Ind 400 130 130 130 +30 Bell Canad 4396 $44 437/a 437/a — '* Chrysler 1900 $17'* 17>/4 17* + * BM RT u 320 $13 Va 13 13 - * Cockfield 300 495 495 495 +5 BM RT w 200 225 225 225 -10 Cominco 1685 $303/4 30* 30* - '% Bombrder 500 220 220 220 +5 Comodor 105 $6 Va 6 Va 6 Va Border C 1800 286 275 275 -12 Con Bath 260 $27'* 27’* 27'* + Va Brcan a 357 $17* 17* 17* — Va CBath Pr 350 $18'* 18’* 18'* Brinco 10052 $63/4 6* 63/4 +1* Cons Gas 600 $17 163/4 17 + Va CAE Ind 200 $10'* 10'* 10'* Coplnd 500 190 190 190 -30 Can Cem L .405 $14'/a 14 Va 14 Ve + Va Crain RL 100 $9'/4 9'/4 9'/4 - Va C Arena 125 $14'* 14'* 14'* - '* Cr Cork 20 $310 310 310 fonds mutuels Acrofund 1.23 1.35 Adanac 1.03 — A.G.F.Japan 11.04 12.13 A.G.F Special 2.36 — All Canadian Com 6.28 6.83 All Canadian Div 6.59 » 7.17 All Canadian Ven 3.38 3.67 All Canadian Energy 4.22 4.59 American Growth 4.53 4.98 Associate Investors 5.99 6.05 Canada Growth 5.44 5.98 Canagex 10.45 11.30 Cdn Gas Energy 14.39 15.81 Cdn Investment 4.94 5.41 Cdn Scudder 4.77 4.77 Cdn Security Growth 5.31 5.84 Cdn South African Gold 18.70 19.68 Cdn Trusteed 4.79 5 26 Capital Growth 12.16 12.46 xChase Fund 7 08 7.74 Collective Mutual 5.05 .5.54 Commonwealth Intl 13.53 —— Commonwealth Intl Lev 3.20 — Commonwealth Venture 5.95 — xCompetitive Capital 4.17 4.57 Corporate Investors 6.30 6.92 Corporate Investors Stock 4.74 5.21 Dominion Compound 6.66 7.23 xDreyfus Inc.9 90 10.85 xDreyfus Intl 10.30 11.29 Eaton Viking 5 68 — Educator's Equity 7.10 7 47 Entarea Investment 6.42 705 Executive Fund Cda 6.39 6.39 Executive Intl Inv 1.45 — xFidelity Trend 20 14 22.01 G IS Compound 8 48 932 G IS Income 3.01 3.31 Growth Equity Guardian Enterprise 7 39 .95 8.12 1.05 Guardian Growth 8.08 — Harvard Growth 6.15 6.15 Industrial Equity 4.83 5.31 Industrial Growth 15.08 16.57 Keystone Cda 5.92 6.50 xKevstone Cust K-2 4 98 5.46 xKeystone Cust S-4 t $39 3.71 xKeystone Polaris 2.92 3.19 xLexington Research 12.56 13.73 xManhattan 3.15 3.44 Maritime Equity 2.83 3.09 Marlborough 4.79 5.24 Mutual Accumulating 6.05 6.65 Mutual Bond 10.10 11.11 Mutual Growth 3.06 3.37 Mutual Income 5.11 —— Natrusco 15.24 15.94 N W.Equity N W.Canadian 5.12 5.43 5.63 5.97 N.W.Growth 4.51 4.96 xOne William Street 14.45 — xOppenheimer 6.16 6.73 Pacific Dividend 5 28 — Pacific U S.3.47 — Pension Mutual 7.72 7.72 Phillips, Hager and North 12.12 12.36 Planned Resources 4.59 5.04 Principal Growth 4.45 4 89 Prudential Growth 6.28 6.86 xPutnam Growth 9.33 10.20 Regent Growth 8.55 — Regent Venture 3.21 — Royfund 6.86 7.14 Royfund Income 5.12 5.33 Sav Inv Prêt et Rev 6.93 7.62 Sav Inv am Prêt 8.42 9.25 Scudder North America 4.21 4.21 Taurus Fund 3.56 3.91 xTech 5.94 6.51 Timed Investment 7.10 — United Accumulative 4.47 4.91 United Accumulative Ret 4.99 5 48 United American 1.29 1.42 United Horizon 1.81 1.99 United Security 4.91 5.40 United Venture 2.64 2 90 United Venture Ret 4.22 4.64 Universal Savings Equity 7,91 8.70 Western Growth 5.51 5 86 Xanadu Fund 3.45 3 45 York Fund of Canada 4.41 4 79 x Fonds américains Cr Zell A 110 $223/4 223/4 223/a Junior Denison 400 $48’* 48'* 48'* - 3/, Industrials Distl Seag 660 $43 423/4 423/4 - Va Belg Stand 4650 230 220 220 + 10 Dome Pete 225 $38% 38% 38% - '* Berncam 3870 170 165 170 + 10 D Corset 200 280 280 280 -15 Cine 400 455 450 455 -5 Dofasco 500 $31 31 31 Cine W 100 140 140 140 -30 Dom Store 125 $14* 14* 14* + '* Com Hold 8800 65 60 65 +8 D Textle 2450 $10% 103/4 10% + '* Isec Canada 100 135 135 135 -10 Domtar 1800 $27'/4 27’* 27’/4 + Va Mar Hem 100 170 170 170 -10 Drumcall A 475 $20'* 20 20'* +2 Mid Ind 10000 39 39 39 +4 Du Pont 137 $273/4 273/4 273/4 Morl Lat 100 100 100 100 Dylex 30000 $6'* 6'* 6'* - '* Paco Cp 500 360 360 360 -40 Enamel A 2000 325 325 325 -25 Reprox 3900 190 180 190 + 10 Fal Nek 2810 $583/4 58'/4 583/4 — l'/a SXL Div 1620 41 40 41 + 1 Fin Coll 6900 275 235 255 +35 Sogena 1000 380 380 380 +5 Gaz Metr 220 $6* 6'/4 6'/4 - '* Ziebart 100 165 165 165 + 10 GMC 100 $483/4 483/4 48% + Va Genstar L 1000 $18% 183/4 18% - '* Mines ei peiroie GH St 900 $7’* 7’* 7’* - '* Abitib Asb 2973 145 140 145 +5 GL Paper 100 $24'* 24'* 24'* Acroll Ltd 10400 72 68 69 -1 Hawker S 1800 $6* 6'* 6* + '% AIS 700 75 75 75 +3 Heitman w 100 115 1 115 ' 115 -5 Ajax Min 5000 19 18 19 +4 Heitmn U 100 $9* 9* 9* - '* Aldona 1388 80 79 80 + 2 Home A 175 $51% 51% 51% - * Amos 1000 9 9 9 -2 Huds Bay 1440 $24* 24'* 24'* Arno 3000 6 6 6 H Bay Co 3900 $20 19'* 19% + '* Atl Nick 17500 19 14 19 +4 HB Oil Gas 200 $44 44 44 + Va Basic Res 100 335 335 335 + 10 Husky Oil 300 $21% 21* 21% + '* Bateman 14850 12 11'* 12 + '* 1 AC 500 $18 18 18 + '* Bayard 1500 16 16 16 Imp Oil 2870 $38’* 38* 38* - '* Beaver 4700 230 220 225 -4 Imasco Ltd 1860 $31 30'* 30'* - 3/4 Beltere 7000 43 39 39 -1 Inland Gas 550 $9'* 9'* 9'* - Va Bluewtr 1800 525 475 475 -75 IBM 53 $225 ! 225 : 225 -5 Cabot 500 100 100 100 + 5 Int Nickel 9750 $35'* 343/4 343/4 + '* Cadillac Ex 1200 125 125 125 IU Int 1200 $17* 17* 17* Capri 12000 18 17 18 + '* Intpr Pipe 480 $193/4 19* 19* - '* Chsbar 1 300 265 250 250 -15 Irwin a 200 290 : 290 290 +15 Chibex 8600 264 260 260 + 5 Janock 1963 $7'* 7 7 Ve + '* ChibCop 7000 21 21 21 + 1 Kaiser Re 7500 390 : 370 375 +5 Com N 1000 82 82 82 -3 Kaiser w 3100 200 182 190 +10 ConC Fada 100 140 140 140 + 5 Koffler 300 $5* 5* 5* + * Con Dev 500 45 45 45 + 1 Labatt a 5500 $24 24 24 - '* Cons lmp 5000 20 19 20 + 1 La Veren 2075 $63/4 63/4 63/4 C Louana 11450 79 74 79 + 1 Loeb M 150 390 390 390 +5 C Sum 1500 27 26 26 -2 Logistec C 500 275 275 275 Dome Pete 40 $176'* 176'* 176'* +4'* MB Ltd 24150 $31'/4 30 30 -1* Dumgmi 11800 255 250 250 -4 Martim E 100 $93/4 93/4 93/4 - '* Dumont 5300 3 T* 31 31 - '* Maritime 354 $18'* 18* 18* - '* Dyn Mn 3000 35 35 35 +5 Markboro 100 $17 17 17 + 3/4 Falinger 4500 45 45 45 -2 Mass Fer 1700 $17% 17* 17* Fannex 1714 85 83 83 -2 Mercantl 120 $20% 20% 20% + '* Flint Rk 1300 18 18 18 -7 Mice Inv 304 $16'/4 16’/4 16'/a Fort N 1400 $8 73/4 8 + '* Micrsyst 410 $8 8 8 Gaspe Q 1700 150 147 147 -3 Molson A 100 $22'/4 22'/a 22’/a + Va Goldex 500 $6 6 6 Monenco 100 $10 10 10 Gold Hk 8700 47’* 46 47 + 1 Mnt Trst 100 $17 17 17 Grandroy 1000 9 9 9 -1 Moore 3200 $48'/4 48’* 48’* - '* Gras L 2500 22 22 22 -3 MSN Ind 113 315 315 315 -110 Gr Coast 300 245 240 240 N Sea Pr 1275 $143/4 14* 14% Hanson 2000 11 11 11 NB Tel 217 $13* 13* 13* Hydra 100 123 123 123 + 120 Noran a 155 $49'* 49’* 49'* + '* Invictus 7500 45 42 42 -2 Nordair 200 380 380 380 +20 Joubi 5000 51 51 51 -1 Nor Ctl G 100 $11'* IT* 11'* - Va Kallio 500 50 50 50 + 5 N Elec 1500 $21'* 2T/4 2l'/a - >* Keltic 15000 35 33 33 Oshawa A 100 $7'* 7'* 7'* - '* Kiena 1500 $6* 6'/4 6V4 - * Pac Pete 800 $30% 30'/4 30'/a - Va Kingswd 1000 6'* 6'* 6'* -T* Pancan 250 $13 13 13 + '* Lingside 27000 5'* 5'* 5'* + '* Pan Ocean 1133 $13* 13’* 13'* - Va Lynx CEx 1300 65 65 65 Placer 100 $22'* 22’* 22'* - '* Mdonld M 5000 83 79 80 -3 Pow Corp 960 $113/4 11* 11* - * Mal Hygd 4350 430 420 420 -5 Price Com 5700 $15% 15% 153/a Massval 61225 75 64 70 -1 Provigo 10000 $8 8 8 Maybrun 6000 24 23 23 -1 Qebcor 300 $12'* 12 12 - '* Min Exp 1000 20 20 20 +2 Que Tel 155 $17 17 17 Min Res 1852 155 150 150 -5 Rio Algom 1260 $33'* 33’/a 33Va -IVa Mt Jamie 30000 24 24 24 +2 Rolland B 100 $7'* 7'* 7 Ve - ’* M Pleas 4600 23 22 22 -1 Royal Bank 2616 $363/4 36'* 36'* - '* Muscoch 17600 59 53 53 -5 Royal Trst 500 $26'* 253/a 26'* + % Nw Hosco 3500 60 59 60 +5 Russell 700 $203/4 203/a 203/a + % N Insco 500 76 76 76 -3 Scot Lasal 300 215 215 215 +5 Nocana 500 38 38 38 +3 Scot Paper 150 $20 20 20 NA Asb 750 18 18 18 -2 Shell Can 100 $183/4 183/a 18% Nordore 2000 54 53 54 + 1 Simpsons 220 $8* $27 * 8* 8* NHh QE 500 16 16 16 -2 Stham a 2325 26'* 26'* - % Pac Ni M 34000 45 40 42 -1 Steel Can 1867 $32'* 32 32 + ’* Panaca 4000 18'* 18 18'* + 5'* Steinbg A 300 $20 20 20 Probe Mn 1000 75 75 75 -1 Tele C 700 $7* 7* 7* - '* Prov Ex 2500 11 11 11 Texaco 855 $47'* 47 47 - Va Que Expl 19200 96 9 95 -1 Thom Nes 12500 $11'/4 11’/a 11 Va - * Que Uran 10000 57 54 54 -3 Tor Dm Bk 1358 $39* 39'* 39* Queenstn 3500 58 57 57 TD Rit un 1015 $29'/4 29'/a 29 Va +1 Va Roy Agas St Lucie 22933 146 140 143 -2 Tot Pet A 420 $8* 8* 8* - '* 2000 40 39 39 Tr Can PL 185 $31% 31% 31% + * Shield Dv 3000 174 169 174 +9 Trans Mt 200 $14% 14% 14% - '* Sil Stack 5000 60 60 60 Tr G C 133 $21% 21% 21% + * Somed 3600 175 173 175 Ultrmar 500 $5’/4 5’/a 5 Va S Dufault 10000 12 11'* 11'* - '* Unican Sec 100 300 300 300 Stand Gld 13000 27 26 27 +2 Unt Bank 1550 490 490 490 Stafrd 29300 215 214 215 +4 Velcro 400 $8 8 8 Timrod 4000 20 20 20 Wjax a 600 $11'* 11 11 - Va Troilus 48200 35 32'* 33 + 1 Walk a 6125 $52 52 5?- * Twent C 12150 230 220 230 Wargton 200 470 470 470 -25 Viking Res 3800 $6* 6'* 6* + '* Weston 750 $23'* 23'* 23’* W Q Mn 17300 60 57 57 -3 Zellers 1150 $9% 9* 9% + Va Wh Star 17700 70 64 64 -8 indices de montréal Industr.Serv.publ.Banques Comb.Papiers Changement -0.23 -1.11 -1.06 -0.50 -1.69 Clôture 238.52 143.29 278.26 223.92 134.24 Sem.dern.243.23 146.90 283.47 228 46 138.95 Mois dern.243.68 146.34 287.64 229.05 133.22 1974 haut 255.23 151.81 293.88 238.67 144.80 1974 bas 231.58 136.43 256.82 216.37 121.59 new york Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.ACF In 11 17 51% 51'* 51*- * Addrsso 100 9* 9'/4 9'/4- * Admirai 7 69 13 12'* 12'*- * Alcan Al 13 201 33% 33 33'* + Va Alleg Cp 11 2 10 10 10 - Va Allis Ch 7 48 9% 9* 9*+ Ve Alcoa 15 364 48* 47 V4 473/4+ 3/4 Ambac 5 82 9'* 9 9'* + Va Am Hes 4 171 31'* 303/4 31 - '* Am Airl 250 10% 10* 10'*- Va A Brnd 7 46 37'* 37'/4 37'/4- Va Am Can 7 50 28'/4 27* 28'* + * A Cyan 9 151 23% 23'* 23V4- '* A Home 30 287 39* 38* 38*— Va Am Mot 5 598 9'/4 9'* 9'/4 + Va ASmlt R 5 281 26’/4 25'* 25'* Am Stand 6 108 14% 14'* 14'*- Va Am TT 9 922 49% 49 49'*- 3/4 Ampx Cp 8 49 4’* 3% 4'* + Va Anacon 8 115 26% 26'* 26'*- Va Armco St 6 114 23* 223/4 23* + Va 14 174 Armst Ck ASA Ltd Atl Rich Avco Cp Avnet Inc Avon Pd Babck W Bath Ind Beckmn Beech A Bel How Benfl Cp tl Beth Stl Boeing Boise Cas Borden Borg War Bos Ed Brist My Brunswk Bucy Er Burl Ind Burrghs Callah M Camp RL 42 Camp Sp Cdn Pac Cater Tr ClnsC 3/4 Cenco Inc Chess! ChrisCrft Chryslr CIT Fin Cities Sv Clark Eq Clark Oil Clorox Co Coca Col CBS Coml Sol Comsat Con Edis Cont Can ContCp Cont Dat Copp Rng Copw Cp CPC Int Crane Co Crw Zell Curtis Wr Dart Ind Deere Co Denn Mf 12 233 344 19 154 5 63 4 55 22 258 15 38 6 77 19 27 5 70 5 121 5 61 6 269 5 45 5 442 9 86 5 49 9 32 15 67 7 192 17 76 7 23 34 71 23 50 27 Va 94 953/4 6* 8 Va 53* 28 Vs 263/a 27 89 Va 94 4-2 93* 94 Va 6 Va 6 Va— Va 8 8 - Va 52* 52*- 3/, 273/a 273/4 4- Va Gulf Oil 5 413 Hecla M 46 106 Heinz HJ 13 77 Hew Pck 40 193 High Voltg 16 30 Homestk 23 194 Honywl Househ F Hud Bay Inger Rd Interlk IBM IntFlaF Int Harv Int Mng Int «W4eftl Int Pap Int TT Itek Cp John Man Kayser R Kellogg Kennecot Kraftco Krsge SS Kroehlr Lib McN Litton 22* 31* 46 Ve 86 Va 7 Va 9 2 Va 76Va 16 1123 17V8 5 3 25* 16 165 81 Va 5 7 24* 22 Va 30 Va 45 Va 84 Va 7 88 Va 74* 16 Va 25 Va 79 Va 243/a Thiokol Time In 6 23 7 37 13'/4 37'/4 123/4 363/4 13V4 + 363/4- * 3/4 Brascan Camp Ch 4 7 39 17% 173/4 173/4- >* 34 8 9-16 8 5-16 8 9-16+3-16 Timkn 6 36 323/4 32'/4 32'/4- Va Cdn Mar 11 11 3 Va 3* 3*- Va Iran Un 13 34 41 40 40 - 3/4 Creole P 6 32 173/4 17* 17* Twen Ce 9 77 83/4 8 8Va+ * Cwn Cp 3 6 21'* 21* 21*- Va Un Carb 7 112 37'/4 36'/4 36*- * Dome P 21 13 40 39* 39*- * Unit Air 5 115 26% 253/4 26 - * Dynalec 14 21 4* 4* 4*- Va Unit Cp 25 8V4 8 8 Filt Dyn 5 9 5'* 5* 5'* + Ve US Frgt 7 32 18 173/4 18 + Va FordC 5 z20 89’* 89'* 89 Va- Va US Gyps US Steel 7 59 213/4 21 21* .15 6 393/4 39* 39*- Va 7 146 43 42'/4 42* + Va Giant Y 22 211 21% 20 Va 21% + Va Varian As 10 42 11 Va 103/4 103/4- Va Hartz Mt 22 28 20'/4 20 20 - * Warn Lb 19 221 36'/4 35* 35*- * Hoiingr 17 1 41'/4 41'/4 4IV4- l'/4 Ferm.Ch.Weathrd 4 10 7 6% 6%- Va Imp Oil 22 146 393/4 39* 39*- Va Wolwth 5 215 17% 17'* 17'*- 1 • Jup Ind 5 2 6'* 6'* 6'* 22*- Va Xerox Cp 30 479 115'* 114 V» 114'/4— 3/4 Lk Shore 19 43 7* 7Ve 7 Va 30* + Ve Zenith R 9 36 28* 28 28'*.Moly wt 14 133/4 13* 13'* + Va 46'*- Ve Zurn Ind 11 7 10'/4 9% 9 %— Va NY Time 6 12 ll'/4 103/4 11'/4 + Va 84*- l'/a NCdn Oils 13 17 5 3-16 5'* 5'*- Ve 7Ve 92Va+23/4 Bourse américaine Peel Eld Preston 16 6 8 4 1 1 12'* 173/4 34* 12'/4 173/4 34* -12V4 + 173/4- 34*- Va Va * I6V4- 1 ventes Haut Bas Ferm.Ch.Scur Rain 36 12 233/4 23* 23'* + * 25'/4.Al Art 10 27 3 2% 3 .Syntex 28 689 503/4 49'/4 49% + Va 81 + Va 8 8 3'/4 3'/4 3'/4.UN Asbes 10 6 3 3 3 24%.Asamera 16 54 11% 11 Va 11 Va- Va Utah IdS 30 5 12'* 12'* 12'*- Va 21 469 236Va 228Va 22Wa-6 48 180 6 162 9 77 11 364 14 335 5 757 11 51 6 55 6 22 18 155 8 520 11 96 27 444 5 2 7 46 178 37* 28 20 Va 36 Va 523/4 23* 153/4 20* 16 Va 16* 40* 43 Va 31* 15 5* 9 Ve 36* 27* 19 Va 35 Va 51 23 15 193/a 16 Va 16* 39 42 Va 31 Vb 15 5 9 363/a-I Va 27*+ Va 20*+ * 35*+ Ve 51 - Va 23 - Va 15 - Va 20*+ * 16 Va.16*+ % 39 - * 423/4+1 3IVa- Va 15 - Va 5*+ 3/4 9* 173/a 94 33 Va 10 116 16* 13 240 59Va 3/4& **% 17% 163/4 17 -l'/a Lockhd Air 4 93 5 4% 5 + Va SS3* 35'/4 35'*- Va Loew Cp 4 81 20% 20'/4 203/4 8% 8* 8* .Mad SG 16 8 6V4 6'* 6'*.20'/4 193/4 193/4- Va Magnvx 24 224 7Va 63/4 7'/4 + * 19* 183/4 19'/4.Mallory 7 5 18'* 18 18 + Va 323/4 31* 32V4+ * Marathn 42 12'* 12'* 12'*- * 14 Va 14 14 - Va Marcor 7 111 23% 23'* 233/4- Va 15* 15’/4 15'*- Va Marlen 20 44 46'* 45% 46 - % 233/4 223/4 23*- * Marq Cem 8 6 11'/4 11 Va 11'/4 + Ve 20 19* 20 + Ve Mars Fd 7 11 18'* 18 18 - ’/4 27% 27'/4 273/4+ Va Martn M 6 182 17 Va 16% 17'* + Va 48* 473/4 473/4- Va Mascp Cp 22 59 41'* 40'* 40 Va- * 17 16* 16*- Va Mass Fer 5 19 I8V4 18 18 Va .32'* 32 32 - Va McDonld 40 253 53 Va 52'/4 52 Va — Va 243/4 24'/4 24'/4— Va McDn D 4 179 16 15'* 16 2063/4 204 V4 205'/4+ 3/4 McGr H 7 67 9 83/4 8 %- Va 7 55 6 27 50 30 3 283 8 504 9 151 9 66 4 23 10 93 12* 52 Va 3* 18 383/4 48 Va 38 Va 18* 12 Va 16 Va 163/4-1 91* 94 +1 Va 323/4 33 .16% 16%— Va 57* 57*-IVa 303/4 31Va+ Va 12* 12*- Va McIntyre McKee Merck 8 z150 10 129 33 85 Merrl Lyn 10 224 MGM 1.75e 8 4 Midi Ros Minn MM 5 5 28 419 30 183 110* 10 463 34Va 15 89 9 55 27* 34 Va 8 1246 19* 7 530 25* 6 152 37 8 98 33* 6 220 32* 5 38 26* 9 117 32Va 5 32 213/4 8 86 35* 10 81 11 Va 6 79 19Va 7 308 40* 5 10 19 Digital Eq 36 129 107Va 104* 104*-1 Disney W 28 202 493/a 49 49 Dome M 24 66 184 178 184 +5* Dow Ch 20 369 60Va 59* 60Va+ Va duPont 13 114 166* 165* 165*+ * 5T/4 51'/4- 3/4 Mobil O 5 261 3* 3'* Mohas 6 11 17* 17* .Mnsant 8 245 38'* 38’*- * Motorola 18 128 4 7 Va 47'*- % N CashR 12 447 363/4 36%-l'/4 Nat Distil 8 75 18'/4 18 Va Nat Gyp 7 49 11% 11%+ Va NL Ind 6 78 109V4 109*- 3/4 Norflk W 7 55 33 Va 33Va- Va Northgt 4 73 27 27*— Va Northrop 7 35 333/4 333/4 Nor Sim 9 369 19 19 -1 Occ Pet 8 240 25'* 25V4- Va Out Mar 4 38 35 35 - % Pac Pétri 21 32 32* 323/4+ Ve Pan Air 211 31 Va 31’*+ Va Penn Cen 91 26* 263/a 31 Va 313/4- * 20* 21Va+ * 34 Va 34*—1* 11 11*- Va 183/4 19 - * 40* 40*+ * 18* 18*- % Pepsi Co Perk Elm Phelp D Phil Mor Pitney B Polaroid Prct Gm Pullman Ralston P Raym Int RCA Relia Grp Rep Stl 17 81 37 118 7 120 18 204 9 56 40 428 24 99 12 177 18 93 11 5 8 375 4 41 4 167 533/4 23 Va 8 IVa 11 12* 10* 75* 45* 18 583/4 55 37* 14* 13* 13 Va 67% 8* 22* 16* 9* 20* 31* 4* 2* 60* 36 Va 41 99 Va 10* 66 89* 63 Va 433/4 11% 193/a 10* 53 213/4 80* 103/4 12 Va 103/4 733/4 44* 17* 57* 54 Va 36 Va 14* 13 Va 123/4 66* 8 Va 213/4 15* 9* 19* 30 Va 43/4 23/4 59 Va 36 40 98* 10 Va 64 Ve 88 62 42* 11 Va 19 Va 10* 53 - * 22Va—1% 803/a- Va 103/4- * 12*+ * 10*+ Va 73*- * 44*- * 17*- * 57Va- * 54*+ Ve 363/4 143/4+ * 13*+ * 123/a- Va 66* 8*+ *.22*+ * 15*.9*- Ve 20* 30Va- * 43/4- Va 23/4 .59*- * 36*+ Va 40*+ * 98 Va— * 10 Va.64*- * 88Ve- * 63*+ * 42*- * 11 Va- Va 19*- * 10* 25Va- 3/4 Eas Kod 26 372 IO8V4 1053/4 106 - Va Rich Mrl 14 38 27* 26% 26%— Va Eaton 5 50 29 28'* 283/4- * Rosario 22 63 52* 51* 52'/4 — * EG G 15 51 13 12* 123/4- Va Royl D 4 48 33 32'* 32*— * ElPas NG 7 200 15'* 143/4 14% Sanders 7 21 6 5% 5%- '* Eltra Cp 5 120 25 24% 24% - Va SFe In 22 26 293/4 29’* 29'/4 ESB Inc 7 68 24 V» 23 23 -T* Scher PI 34 366 703* 68’* 68'*-' i* Esmark 6 74 30'* 29’* 29%- '* SCM Cp 4 78 11 Va IT* 11 V».Ethyl Cp 4 28 243/4 24* 24*- * Scott Pap 9 114 16'* I6V4 I6V4 ExCellO 7 18 16'* 16'/4 I6V4- Va Sears R 19 143 83 Vi 83 83 - Va Exxon 7 370 BT* 80'* 80V4-1'* Sedco Inc 23 20 49'* 48* 49'* + Va Fairch 8 474 483/4 443/4 45V4-3'* Shell Oil 11 131 58* 573* 58 - % Fireston 5 x77 16'* 16'* 16'*+ Va Singer 6 150 35'* 35'* 35'/4 .FMC Cp 8 67 19'/4 19 19 - Va Smith AO 4 10 12% 12* 12*- * Ford M 5 369 49'* 48 Va 48Va- * Sou Pac 8 35 32% 32'/4 32'/4- '* Fruehf 5 30 23'* 223/4 22% - Va Sparton 4 3 5 4% 4% + '* Gard Den 16 78 27* 27'* 27'*- * Sperry R 12 389 39% 383/4 383/4- % Gen Dyn 6 86 27 26’* 26’*- '* St Brand 15 75 533/4 53 53'/4- % Gen Elec 16 570 55'/4 54'* 54*+ '* StOil Ind 12 123 93'* 923* 93 + Va Gn Food 10 517 25% 24% 25V4- 3/4 Stvens J 5 x49 29* 29 29 - Va Gen Inst 8 47 14* 14 14 - * Stud Wor 4 4 33% 33* 33% Gen Mills 16 263 53’* 52'/4 52*- '* Sun Oil 8 17 45'* 45'* 45*- * Gen Mot 5 884 50'* 49% 50 + Va SunshM 33 43 20'* 20 20 - Va Gen Port 13 17 12’* 11% 12'*+ * Taft Brd 7 243 I8V4 17’* 18'* + ’* GTelEI 8 432 24* 233/4 24 - Va Techniclr 6 43 7* 7* 7'* + '* Gen Tire 4 109 16'* 15* 16'*+ '* Teldyn 4 55 12% 12* 12*- Va Ga Pac 13 529 43* 41* 41 %-2'* Tenneco 7 144 23'* 22% 22 %— Va Goodyr 6 254 16* 16* 16'* Texvo 5 515 28'* 28 28 Gould Inc 6 58 22 21'/4 22 + * Texas Gif 13 58 33 32* 32*- Va Gt AP 26 13'* 12% 12%— '* Tex Inst 25 164 96* 95'* 95'*- '* Gren Giant 8 15 23 22* 22%+ '* Textron .10 8 78 22 21'* 21*+ '* bénéfices AGRA Industries; pour les six mois qui se sont terminés le 31 janv.dernier, $1,347,077-75 cents l’action, $906,581-51 cents.au regard de Brunswick Mining and Smelting; pour l’année qui s’est terminée, le 31 déc.dernier, $9,859,192, bénéfice 28.8 cents l’action, au regard de $374,106, perte 1.1 cent.Dickenson Mines; pour l’année qui s'est terminée le 31 dec.dernier, $1,590,000-48 cents l’action, au regard de $1,163,000-33 cents, Trans-Canada Resources; pour l’année qui s’est terminée le 31 Automobile La mévente des automobiles ne s’améliore guère aux Etats-Unis, malgré les espoirs d’une reprise exprimés récemment par les dirigeants des principaux constructeurs américains.Après l’annonce vendredi par General Motors de la fermeture- de 16 usines d’assemblage sur 22 durant le mois de mars, et du licenciement définitif de 2,900 personnes, Ford et Ame-rican-Motors à leur tour ont annoncé la fermeture provisoire de certaines de leurs usines d’assemblage.Pour Ford, les fermetures porteront sur quatre usines d’assemblage pour une ou deux semaines d’ici la fin du mois, et la réduction de la production de dix de ses usines de pièces détachées, entraînant le chômage temporaire de près de 16,000 personnes et de 800 autres pour des périodes plus longues.Il ne semble pas cependant que Ford envisage de réduire à nouveau ses programmes de production pour le mois de mars.American Motors, qui fabrique surtout des voitures de petite taille, a de son côté décidé d'arrêter pendant une semaine à partir de lundi ses opérations de production de grands modèles.Pass and Yukon; poi qui s'est terminée 1 dernier, $2,643,806-$!.2 au regard de $2,228,46! oct.dernier, $726,687-23 cenl Faction, au regard de $1,675,95! 63 cents.White l'année 31 déc.l’action, 98 cents.Superior Eleetronie Industries: après 9 mois d’exercice terminés le 31 décembre 1973, $225,485, soit 12.6 cents par action, comparativement a $180,709 ou 10.6 cents par action pour la même période en 1972.les devises PAYS MONNAIE COURS Afrique du SudRand 1.4625 Allemagne Mark .3920 Australie Dollar 1.46 Autriche Schilling .0526 Bermudes Dollar 1.02 Belgique Franc 0252 Brésil Cruzeiro .1555 Bulgarie Lev 8960 Chine Yuan .4990 Danemark Couronne .1635 Espagne Peseta .0170 Etats-Unis Dollar .9750 France Franc .2100 Hongrie Forint 0920 Inde Rupee .1270 Italie Lire 001620 Japon Yen .003570 Mexique Peso 0800 Norvège Couronne 1800 Pays-Bas Florin 3680 Pologne Zloty 0484 Roumanie Leu 1614 Royaume-Uni Livre sterling 2.36 Suède Couronne 2225 Suisse Franc 3320 Tchécoslovaquie Couronne 1900 Union soviétique Rouble 1.2523 Venezuela Bolivar libre .2267 Yougoslavie Dinar .0518 Le dollar canadien MONTREAL — Le dollar L resté inchangé, soit à $0.97 à Montréal et la livre sterlin monté de 37-100 et atteint 47-50.NEW YORK — Le dollar c: a monté de 1-100 et atteint 43-50 et la livre sterling a r de 19-50 et atteint $2.39 3-5.i Le Devoir, mardi 2 avril 1 974 •17 l’actualité économique La CDC compte bien éviter les écueils propres aux sociétés gouvernementales par Michel Guénard La Corporation de développement du Canada a su, selon son president, éviter les traquenards qui ont conduit a la faillite plusieurs entreprises gouvernementales qui s'étaient aventurées dans le secteur du capital de risque.M.Anthony Hampson qui s’adressait hier a la Chambre de commerce de Montreal a d'ailleurs donne.devant un auditoire quelque peu clairsemé par la presence dans un autre hôtel du ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, un cours de gestion a tous ceux qui seraient tentes de prendre la barre d un holding.11 vous faut deux choses, de dire en resume M.Hampson: un bureau de direction modeste en nombre mais competent et fort motivé dans sa tâche (la CDC ne compte que 17 personnes a son siège social de Toronto); une latitude très grande doit etre laissée aux administrateurs-délegues quant a la gestion des filiales du groupe.Parlant de la dynamique qui existe entre la maison-mere et les entreprises circonferiques, M.Hampson s’est dit d’avis que son conseil dâdministration ne doit intervenir que dans “les cas d incompetence et d'ineffica-cite afin d’ameliorer ce qui est bien tout en se gardant de toucher à ce qui est déjà excellent ”.Derrière ( application de cette double strategie se profile une philosophie de base qui a fait jusqu'à aujourd'hui le succès de la CDC.Contrairement à rapproche de la SGF ou de la Churchill Forest Development.M.Hampson explique que la Corporation de développement du Canada s’est “dégagée de ces entraves qui ont dans le passé, a l'encontre du sens pratique ou du simple bon sens, voué tant d'entreprises d'inspiration gouvernementale aux deboires et à Tinefficacitè ”.Société indépendante qui n'a pas à rendre compte au Parlement de ses activités et qui se libère ainsi du lobbying politique, la CDC vise donc “avant tout' a faire des benefices.Elle n'a pas reçu, de souligner M.Hampson, de mission economique contraignante comme, prévenir la maimise étrangère dans certains secteurs industriels du pays, ou encore de saupoudrer ses investissements de telle sorte que M.Jamieson la perçoive comme un instrument tout désigné de développement régional."Non, de reaffirmer M.Hampson, en nommant les administrateurs de la CDC, le gouvernement leur a donne l'assurance qu'on n interviendrait pas dans leur gestion.De plus la loi souhaite explicitement que la propriété de la Corporation soit cedee à 90% au secteur privé, i.e le public investisseur'.Le président de la Corporation qui venait hier de recevoir de la trésorerie fédérale la derniere tranche de $50 millions d’une mise de fonds globale d'un quart de milliard de dollars en a profite pour expliciter davantage le role financier de la CDC à l'intérieur du marche canadien des capitaux.Selon son president, c'est par le truchement d'une emission privée de quelque $100 millions d'actions privilégiées ecoulee auprès des institutions financières que la CDC a "transformé des fonds institutionnels, assimilables a des valeurs sommeillantes de portefeuille, en un bloc d'actions rentables”.Cette opera- tion financière a d'ailleurs permis à la Corporation de prendre le contrôle de la société Texasgulf.apres de longs débats juridiques qui ont confirme les pretentions de la CDC a vouloir prendre en mains une multinationale américaine.Rappelant que son capital-actions autorise comprend un portefeuille de 200 millions d'actions ordinaires en sus du milliard de dollars dac-tions privilégiées, M.Hampson a décrit les divers mécanismes de diffusion de ces titres auprès du public canadien.En mai prochain, grace au reseau d'appoint fourni par les banques.courtiers et agents de change.M.Hampson prévoit lancer la plus importante émission de titres au pays."Nous envisageons, de terminer M.Hampson, une formule de paiement par versement a l'intention des petits épargnants, formule que pourront d'ailleurs adopter tous les investisseurs désireux d échelonner le paiement sur plusieurs mois ", Enfin du pétrole dans l'Arctique Du petrole! C'est ce que les ingénieurs et ouvriers ont du crier au cours du week-end lorsque le puits N-72 de Bent Horne s est mis à cracher 500 barils de petrole par jour.Le puits, propriété de la compagnie Pan-arctic Oil, contrôlée à 45% par le gouvernement federal.est situe sur Tile Cameron a quelque 1.700 milles au nord de Calgary.La nouvelle de cette importante decouverte a ete annoncée hier par le bureau de M.Jean Chretien.D ailleurs au cours d'essais en tiges, ce même forage avait laisse jaillir a la surface du pétrole brut a 430 API.provenant de calcaires d age devonien (la quatrième période de Tere primaire ou poissons et végétaux ont fait leur apparition) a une profondeur de plus de 10.000 pieds.C est le premier indice de petrole brut dans les iles de l'Arctique et il est possible de conclure, simplement par recoupement géologique, que la production de sources devoniennes de l'Alberta et de la region de Norman Wells pourrait se développer dans les iles de l'Arctique.Par voie de communique de presse.M.Chretien laissait entendre que les données actuelles de forage n indiquent pas nécessairement que la decouverte de Bent Horn puisse être rentable économiquement.L'ile Cameron se situe au 76ieme degre de latitude.|| entre la partie septentrionale de Tile Bathurst et la pell ninsule Sabine de l'ile Melville, dans les grandes eten-1 dues de glace du Grand Nord canadien.Rappelons que la société Panarctic Oil détient 80',7 des interets dans le puits de Bent Horne alors que les socie-É tes pétrolières Canada Southern Petroleum.Clarke Oil | Producing, Skelly Oil of Canada et BP Exploration Cana-p da détiennent l'autre 20%.Les pionniers à barbe ont Les profits de la C D C pris la route de l'Arctique font un bond de 800% “Les bénéfices nets de la Corporation de Développement du Canada ont fait un bond de près de 800% en 1973, atteignant $18.7 millions, comparativement aux $2.1 millions de 1972” a déclaré M.H.Anthony Hampson, président et directeur général, parlant aux membres de la Chambre de Commerce de Montréal a leur reunion hebdomadaire, dans une avant-première du rapport annuel de la Corporation qui doit être publié prochainement.M.Hampson attribue cette progression à l'apport des compagnies nouvellement acquises et aux meilleurs résultats d'exploitation des filiales.La principale acquisition de la CDC en 1973 a été 30,4% des actions de Texasgulf, Inc., à un coût de $271.4 millions.La Corporation de Développement du Canada a été creée par le gouvernement canadien pour “développer et maintenir des corporations fortes contrôlées et dirigées par des Canadiens dans le secteur privé de l'économie” et "élargir les possibilités d'investissements pour les Canadiens,” objectifs auxquels le conférencier sous- crit "avec enthousiasme”, dit-il.“Conformément à ces objectifs ", ajoute M.Hampson, “la CDC a, depuis sa fondation il y a deux ans, porté son actif consolidé à plus de $700 millions (en excluant de la consolidation l'actif des compagnies dont elle possédé moins de 50%.des actions).En 1973 seulement, elle a investi plus de $289 millions, principalement dans l'industrie minière, les services des soins de la santé et le secteur des capitaux de risque.L'investissement total de la CDC se répartit ainsi: industrie pétrochimique, $341 millions; industrie minière, $276 millions; services des soins de la santé, $70 millions; capitaux de risque, $10 millions.En fin d’exercice, l’avoir des actionnaires était de $344 millions, sans tenir comp- te d'aucun gain de capital non réalisé.” “De l avis de ses administrateurs”, continue le president de la CDC, "la Corporation offre maintenant une vigueur et une productivité suffisantes pour s'adresser au public, en toute priorité.Elle met tout en oeuvre pour presenter son prospectus provisoire vers le 30 avril prochain, dans l'espoir de lancer l'émission en mai de cette année.” A sa dernière reunion mensuelle, le Conseil d'administration de la CDC a nomme M.John Ellis, de Vancouver, vice-president du Conseil de la Banque de Montréal, a la présidence de son Conseil, remplaçant M.Marshall A.Crowe récemment nommé président de» l'Office national de l’Energie.obligations LA BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL DIVIDENDE NO 350 Un dividende de vingt-deux cents par action du Capital versé de cette Banque a été déclaré pour le trimestre courant, payable le ou après mercredi, le 1er mai 1974, aux actionnaires inscrits, à la fermeture des affaires, vendredi, le 29 mars 1974.Par ordre du Conseil d'administration GILLES CHARPENTIER Directeur général Montréal, le 12 mars 1974 Les prix ont monté légèrement et l'activité a été grande hier sur le marché canadien des obligations.Le court terme monte d'environ cinq cents, le moyen et le long terme progressent d'environ un huitième de point et les obligations des sociétés ainsi que les obligations pro- AVIS D'ASSEMBLÉE Avis est par les présentes donné que l'assemblée générale annuelle des membres de l'Union-Vie, Compagnie Mutuelle d'Assurance sera tenue au siège social de la compagnie, 142 rue Hériot à Drummondville, le lundi 15 avril 1974, à 2 heures p.m.aux fins: 1 - De recevoir le rapport des ad- ministrateurs, du vérificateur et des officiers.2 - D'élire les nouveaux adminis- trateurs.3 - De nommer le vérificateur.4 - De discuter toute autre ques- tion qui pourrait être soumise par les membres.Donné à Drummondville ce 27 mars 1974.Pierre Ally, Secrétaire Trésorier vindales restent stationnaires.Les prêts au jour le jour étaient disponibles à 6 3-4 p.c., une hausse d'un quart de point et il n'y a pas eu de transactions dans le secteur des bons du trésor fédéral de trois et six mois.Banque de Commerce La Banque canadienne impériale de commerce a échoué dans sa tentative d’ouvrir une succursale à Anchorage en Alaska.En rejetant la demande, les autorités de l’Etat ont déclaré qu’il aurait été impossible de contrôler les activités d’une telle succursale.Les dirigeants se monteraient plus favorables si la Banque de commerce procédaient en Alaska comme elle a agit en Californie c’est-à-dire en établissant une filiale soumise à la législation locale.La Banque de Commerce possède des actifs de plus de $16 milliards ce qui représente seize fois le total de l'argent administré par l’ensemble des banques existantes dans cet Etat du Nord.INUVIK, Territoires du Nord-Ouest (PA) — Des pionniers à barbe, bardés de diplômes, prennent présentement d'assaut le cercle arctique dans Tespoir de faire rendre gorge de son pétrole a cette region désertique.Des tours de forage s’élèvent partout, de l’embouchure du Mackenzie, qui se jette dans l’océan Arctique, jusqu'aux dernières terres immergées du pôle, les iles Ellesmere, perpétuellement recouvertes de glaciers.Ces pionniers participent a la course pour la découverte des dernières grandes reserves de pétrole et de gaz du continent nord-americain.Les compagnies multinationales de pétrole, dont les sieges sociaux sont situés aux Etats-Unis, ont dépensé jusqu'à maintenant près de $1 milliard dans ces recherches.Ils tentent de découvrir des reserves potentielles de 30.5 milliards de barils, soit une quantité comparable aux réserves mises à jour sur la rive nord de l'Alaska, egalement en bordure de l o-cean Arctique.Ces recherches sont difficiles.Le pergelisol crée une seule masse de la terre et des glaces.Dans toutes les iles de l'Arctique, chaque phase de l'exploration doit tenir compte du déplacement des glaces, des traîtrises des eaux libres et des tempêtes nordiques.“L'industrie pétrolière sait qu'il faut de la chance et de la persévérance pour découvrir des gisements intéressants.” Le plus important prospecteur à l'heure actuelle, la Imperial Oil, qui appartient au groupe Exxon, a dépensé plus de $100 millions.“Nous cherchons du pétrole mais nous découvrons du gaz,” de dire un porte-parole d'Imperial Oil, au quartier général de la compagnie à Calgary.Imperial a découvert ses premiers gisements, dans cette région, en 1970.Depuis lors, travaillant seule ou en collaboration avec Gulf, Mobile Oil et Shell, Imperial a participé à la majorité des 11 decouvertes faites dans le delta du Mackenzie; soit quatre gisements pétroliers et sept de gaz.Dans les iles de l’Arcti- que, plus au nord, cinq gisements de gaz et deux de pétrole et de gaz ont été découverts, dont six par Panarctic, un consortium du gouvernement canadien et de l’industrie.Même si les explorateurs espèrent encore la “grande decouverte”, ils sont quand même heureux de trouver du gaz.Les paiements anticipes versés par les compagnies américaines de gaz aident en effet à atténuer le fardeau économique de la prospection.Imperial Oil a accepté de vendre son gaz à la Michigan Wisconsin Pipeline et à Natural Gas Pipeline of America.Jusqu’à maintenant, faut-il préciser toutefois, on n’a découvert dans cette région que le tiers seulement des 25 milliards de pieds cubes de gaz nécessaires a la rentabilité des gisements, a été mis a jour.Il est aussi important pour l'avenir que soit concrétisée la construction du pipeline de la vallée du Mackenzie qui doit acheminer le gaz de rives nord de l'Alaska au mid-ouest américain, à travers le Canada.Les découvertes de gaz, au Canada, seraient également transportées par ce gazoduc vers les marchés américains.L industrie ne croit pas que les futures découvertes de gaz justifient la mise en place d'un gazoduc sur le seul sol canadien.Actuellement, quelque 20 chantiers de forage sont en activité dans le delta du Mackenzie.Imperial Oil a tracé pas moins de 250 milles de route sur la surface glacée du delta, pour permettre la mise en place de puits de forage sous-ma-rins, avant que le printemps ne provoque la débâcle des glaces.La première collision de l'histoire de l'Arctique s’est d'ailleurs produite en janvier, quand un camion et un taxi sont entrés en collision en bordure de la mer, provoquant plusieurs blessés graves dans les deux véhicules.Les vols aériens par reactes se rendent quotidiennement à Inuvik et Resoluia, les deux centres principaux à l'intérieur du cercle arctique.Les deux villes sont imprégnées de l’atmosphère de villes-champignons, à mesure que l’argent du pétrole- y.afflue.Les compagnies pétrolières semblent avoir organisé leurs recherches à la manière d'un général conduisant son armée.Tout est planifié: le froid et les glaces sont les ennemis.Le parallèle avec la vie militaire est évidente: les principaux camps de travail sont situes à 1 extérieur des régions habitées, les boissons ne sont pas permises et les hommes travaillent de longues heures.Les ouvriers du pétrole sont invites à ne pas fraterniser avec les Indiens et les Esquimaux, mais reçoivent plutôt un congé d une semaine à Cal-gary ou Edmonton, après trois semaines de travail sur les glaces.La sécurité est sévère et les camps bien gardés.Les foreurs sont d’ailleurs souvent les derniers à apprendre qu ils ont découvert un gisement valable.Les carottes et tests sont analysés dans les laboratoires de la compagnie en Alberta, à 1,000 milles plus au sud.MacDonald vend son agence de publicité La Macdonald Tobacco Inc.a annoncé hier la vente de son agence de publicité et de relations publiques, la Ray Tor-resan and Associates International Ltd.L'agence a été vendue à Sam Rivkin, qui fut vice-président exécutif et directeur général de cette société lorsqu’elle appartenait en propre à Macdonald.Le prix de la transaction n'a pas été révélé.La vente, selon les signataires.permettra à l'agence d'approcher de nouveaux clients qu'il lui était difficile d’atteindre en qualité de subsidaire de Macdonald.INTEGRATED LIGHTING (INTALITE) NOMINATIONS A MAISLIN TRANSPORT LTEE ItfflIiSiM G* oce_?*c\e.9, MOO* ves a%raP° eP° «e5,» coc* .¦'••% : Waller Clune Robert Lefebvre Jean-Paul Parent Conformément à sa politique d'expansion, Maislin Transport Liée, par l'intermédiaire de son vice-président Ventes et Commercialisation, M.Jacques R.Brunet, annonce les nominations suivantes' M Walter Clune, chef du service des Ventes, district de Montréal.M.Robert Lefebvre, représentant des Ventes, comptes nationaux.M.Jean-Paul Parent, chef du service de la Commercialisation (région du Québec).Dans le cadre d'une exploitation accrue aux Etats-Unis, au Québec et en Ontario, MM.Clune, Lefebvre et Parent assumeront la responsabilité des ventes et de la commercialisation en ce qui a trait au trafic interprovincial et international.Suite à l'acquisition de deux sociétés américaines, la H P Welch Co.et Highway Express Lines Inc., Maislin Transport Ltée dispose d’une liaison directe entre le Québec, l’Ontario et onze états américains répartis sur un^territoire comprenant la Virginie, la Pennsylvanie et la Nouvelle Angleterre.Roger Renaud Integrated Lighting Canada Limited (INTALITE) annonce la nomination de Roger Renaud au nouveau poste de directeur des ventes, région de Québec.M.Renaud possède à son actif de nombreuses années dans le domaine de la conception lumineuse de plafonds de tous genres.Integrated Lighting Canada Ltd., fait partie du groupe Intalite International, chef de file mondial dans la conception et la fabrication de systèmes lumineux pour plafonds, genre éclairages à clairevoie et autres éléments selon des exigences spécifiques.laits et projets Hockey La nomination de M.Pierre Bibeau au poste de directeur des ventes et du personnel a l usine de la Victoriaville Hockey Sticks de Victoriaville a ete annoncée par le directeur de la division des sports de la société Kendall.M.Bibeau.qui est originaire de Sherbrooke, avait joint les cadres de la Kendall a Victoria-ville en décembre dernier L'usine de Victoriaville est 1 un des principaux fabricants de batons de hockey destines aux joueurs des ligues amateurs, semi-professionnelles et professionnelles.Dividendes Les paiements de dividendes par les sociétés canadiennes durant le premier trimestre de 1974 ont ete de quelque 42 p.c.plus eleves que durant la meme période l'an dernier, annonce Pitfield.Mackay, Ross and Co.Le total pour le premier trimestre de l'année est de $572,474.000, au regard de $402.690.000 un an plus tôt.COMINCO La société Cominco a annonce qu elle avait augmente de trois cents la livre le prix du zinc raffine qu elle exporte aux Etats-Unis.Le nouveau prix est de 36 cents la livre pour le zinc de haute qualité.Acier La production de lingots d'acier a ete de 274.338 tonnes la semaine derniere, ce qui est une augmentation de 2.6 p.c.par rapport a la semaine precedente, mais une baisse de 4 p.c.par rapport à la meme semaine derniere, annonce Statistique Canada.Ingénierie Canron — Interpage (Canada) — Comstock, une entreprise canadienne d'experts en construction et fabrication, a obtenu un contrat de plus de $30 millions pour construire un système complet d'aqueduc désigné par le nom de Système d'Aqueduc du Ruvu inferieur, pour la Republique de Tanzanie, Afrique orientale.Le financement de ce grand projet se fera sous les auspices de l'Agence canadienne de développement international dont les services techniques sont assurés par Underwood, Mc-Lellan & Associates de Saskatoon, Saskatchewan.Japon-déficit La balance commerciale japonaise a accusé en février un déficit de $1.22 milliard, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole brut.Le déficit est cependant moins important que celui de janvier qui était de $1.93,milliard, et ce notamment parce que les exportations de capitaux japonais se sont ralenties considérablement.Les exportations ont également augmenté, passant de $2.55 milliards en janvier à $3.37 milliards en février, notamment pour des raisons techniques mais les prix du pétrole et d'autres facteurs ont porté les importations a $4.06 milliards contre $3.34 milliards en janvier.D'autre part, la Banque du Japon a annoncé que les prix a la consommation en février ont augmente de 26.3 pour cent par rapport au mois de février 1973.L'indice des prix a augmente de 3.4 pour cent par rapport au mois de janvier dernier, ajoute la banque.Denison Mines La direction de Denison Mines Ltd.a signé hier un accord formel en vue de la vente d'oxyde d uranium pour une valeur de $800 millions à Tokyo Electric Power Co.Quarante millions ce livres d'oxyde d'uranium seront livrées entre 1984 et 1993 au rythme annuel de quatre millions de livres.Cette vente est décrite comme étant la plus importante vente privée d'uranium réalisée dans le monde occidental.Automobile Le president du conseil d'administration d'American Motors Corp., M.Roy Chapin fils, a prédit que l'industrie automobile jouera un rôle actif au cours de la prochaine decennie, dans le développement de programmes concernant le transport en commun.“On a souvent accusé les industries reliées au transport routier de se traîner les pieds et de s opposer, par pur égoisme, au développement du transport en commun ”, a affirmé M.Chapin.“Je suis convaincu que ces mêmes industries ont revise leurs positions et vont enfin accorder leur appui a des programmes qui vont bien au-dela de la promotion du transport routier.” SDL Informatique Le chiffre des ventes de SDL Informatique Limitée est passé de $5.9 à $9.9 millions au cours du dernier exercice financier.Pour la première fois depuis sa naissance en 1968, la compagnie enregistre un profit qui s’élève à $1.4 million.Au cours des trois dernières années, SDL qui possède des bureaux à Montréal, Toronto, Québec, Ottawa, Boston et New York a vu son personnel s’accroître de 250 personnes pour atteindre 350 employés.Home* PISCINE INTÉRIEURE SAUNAS STATIONNEMENT GRATUIT AU COEUR DE QUÉBEC! *Repas appétit illimité Paul Baillcirgeon 638 Ouest, St-Vallier Quebec 529-3787 Classé -H"!‘ + 1 ï par )e Guide des Hôtels du Québec Pour réussir votre congrès en grand .les Holiday Inn.La réussite d’un congrès dépend beaucoup de son organisation.Nous pourrions passer sous silence tous les congrès qui font partie de notre expérience.Mais, nous en sommes fiers.De même que vous serez fier de nous avoir confié votre prochain congrès.Quel que soit le Holiday Inn de votre choix, vous serez bien servi.Salles de réunions, repas, stationnement .ne manqueront pas de vous faire répéter avec nous que ‘‘Partout chez nous, vous êtes chez vous.” Holiday Inn — Le Chateaubriand 6500 chemin Côte de Liesse (514) 739-3391 Holiday Inn — La Seigneurie 7300 chemin Côte de Liesse (514) 731-7751 Holiday Inn Centre-ville 420 ouest rue Sherbrooke (514) 842-6111 Holiday Inn de Québec Ste-Foy, Québec (418) 653-4901 Propriétaire/administrateur: Atlific Inns Inc.•^O&xfiai^ âww. 18 ?Le Devoir, mardi 2 avril 1974 '* T* J* ' s' -frïfffni La médiation du ministre du Travail, M.John Munro, dans le conflit entre le Syndicat canadien des marins et l'Association des armateurs des Grands lacs a réussi.Il a paraphé l'entente intervenue entre les deux parties, hier matin, en compagnie du porte-parole des armateurs.M.Louis Desmarais (à gauche) et du président du syndicat, M.Roman Gralewics (à droite).(Photo CP) Les fonctionnaires retirent leurs voitures du service Les marins votent sur Taccord après deux semaines de grève Les membres du Syndicat canadien des marins, en grève depuis deux semaines, ont commencé hier à se prononcer sur un nouveau contrat de travail d une durée de deux ans.L'entente intervenue plus tôt dans la journée, a Montréal, sera sûrement ratifiée par les 3,750 marins en cause de sorte que la navigation pourrait reprendre dès vendredi, a assure le president du syndicat, M.Roman Gralewicz.Déjà 300 marins de la region de Montreal avaient vote en faveur de l'acceptation des offres patronales, hier soir.Un porte-parole syndical a précisé qu'une seule dissension fut enregistrée.Des assemblées syndicales doivent avoir lieu aujourd'hui à Quebec et dans les provinces maritimes.Des réunions sont egalement prevues en Ontario.L entente accorderait un salaire mensuel maximum de $948 a un timonier au lieu des $600" qui étaient payes pour 240 heures de travail, selon le même porte-parole.Celui-ci a a;oute que les heures de travail seraient graduellement réduites de 56 a 40 par semaine et un marin gagnera, en 1974, $663 par mois pour une semaine de 40 heures au lieu des $600 qui étaient payes pour 56 heures de travail.Le president de l'Association des Armateurs des Grands lacs, M.Louis Desmarais, a qualifie, de son côte, cette entente de "percée coûteuse pour ( industrie du transport maritime.11 craint qu une hausse des tarifs ne soit nécessaire pour couvrir les augmentations accordées, ajoutant toutefois que cette association qui compte 16 compagnies en discuterait auparavant avec les clients II ne croit pas cependant, qu'une autorisation gouvernementale sera necessaire advenant une hausse.C'est le ministre du Travail, M.John Monro, qui a rendu publique l'entente après 24 heures de négociations ininterrompues.Selon lui, les deux parties ont réussi à regler des problèmes qui, "pourrissaient depuis des années", dont celui du temps supplémentaire qui était le plus délicat.Dans une declaration aux Communes.M.Munro a qualifie cette entente de “juste et équitable pour tout le monde ", ajoutant que les marins, dont les salaires étaient très bas.avaient beaucoup de rattrapage à faire.Selon lui, au cours des négociations qui ont dure pratiquement sans interruption de jeudi soir a hier matin, les deux parties ont fait preuve d un veritable désir d en arriver a une entente.Pour sa part, le chef du Nouveau parti démocratique, M David Lewis, a félicite sans reserves le ministre et ses fonctionnaires pour le travail realise au cours de ce conflit.Le ministre du Travail a par ailleurs précisé aux journalistes qu’il était intervenu dans ce conflit en raison des consequences serieuses qu'il aurait pu avoir sur l’économie canadienne en suspendant le transport des grains et de matériaux industriels.Au cours des deux ans que durera le nouveau contrat, les salaires et les bénéfices seront augmentés de 38 p.c., a precise un porte-parole syndical.Les marins qui travailleront plus de 40 heures seront payes à temps et demi alors que le travail du dimanche sera rémunéré à temps double.Le contrat assure une augmentation des salaires de 10 p.c.la premiere annee, et de 12 p.c.la deuxieme annee.Le temps supplémentaire et la reduction des heures de travail représente un gain de 16 p.c.pour les marins.Les salaires.suivant l’ancien contrat échu le 11 janvier dernier, allaient de $490 a $600 par mois pour 240 heures de travail.La greve avait été declen-chee le 15 mars alors qu on entreprenait la preparation des navires pour la nouvelle saison de navigation.Le president de TAssoeiation des armateurs a precise que la navigation pourrait reprendre trois ou quatre jours après le retour au travail des marins.Le Syndicat canadien des marins a par ailleurs autorise les membres de deux autres syndicats non en greve à traverser les lignes de piquetage afin de commencer le travail de preparation des navires.Les armateurs possèdent 146 navires naviguant entre la te-te des Grands lacs et le Golfe Saint-Laurent.Selon un porte-parole patronal, une grève prolongée aurait paralysé 90 p.c.du transport maritime de cette region.La Croix-Rouge, C’est l’homme à l’aide de £ son prochain^' par Norman Oelisle QUEBEC (PC) - La directive donnée jeudi a quelque 10,000 fonctionnaires provinciaux de ne pas utiliser leur automobile pour leur travail a été respectée dans une proportion de 90 pour cent, a affirmé hier le président des Fonctionnaires provinciaux, M.Jean-Louis Harguindeguy, lors d'une conversation téléphonique.La directive, qui entrait en vigueur hier matin, demandait aux membres du Syndicat de ne plus utiliser leur véhiculé pour leurs déplacements de travail tant que le gouvernement du Québec n'aura pas accede aux demandes syndicales au sujet des frais de déplacement.Le Syndicat des fonctionnai- Un siamois e.: résidence surveillée STRADELLA (AP) - Le maire de Stradella, en Italie du nord, a condamne un chat siamois à 10 jours de “résidence surveillée" par mesure de sécurité publique.Le jeune matou avait attaque sa maîtresse, Mlle Rosalba Caffi, agee de 48 ans, lui labourant le visage et les mains à coups de griffes.Le médecin qui lui donna ses soins signala son cas au vétérinaire municipal, qui, après une rapide enquête.conseilla aux édiles de "prendre une sanction sévère" à l'égard du félin.Le maire a declare dans les attendus de son jugement que ce chat "a une propension à sauter sur les gens, et qu'en consequence, il présente un danger public".Mlle Caffi est tenue de le garder dans un lieu isole pendant 10 jours afin de calmer son impétuosité.Si cette sanction n otait pas exécutée, elle aurait a repondre devant les autorités judiciaires.res réclame des frais de $0.21 du mille parcouru pour les premiers 3,000 lorsqu'un fonctionnaire utilise sa voiture pour les fins de son travail.De 3.000 à 8,000 milles, le montant réclame est de $0.18 du mille, de $0.12 de 8,000 a 16, 000 milles, et de $0.10 pour tout millage annuel supérieur a 16.000 milles.Le gouvernement, pour sa part, offre actuellement $0.16 du mille pour les premiers 8.000 milles, puis $0.12 de 8,000 à 16,000, et $0.10 pour chaque mille additionnel.Ces offres sont jugées insuffisantes par le Syndicat des fonctionnaires, qui estime que les hausses recentes du prix de l'essence justifient un rattrapage dans les comptes de dépensés pour l'utilisation de l'automobile à des fins de travail.Près de 10,000 fonctionnaires sont susceptibles d'utiliser leur auto dans le cadre de leur emploi, précise M.Harguindeguy.Il s'agit surtout de vérificateurs, d'agents d affaires sociales, de techniciens des Travaux publics et de préposés aux relevés d'arpentage.Le président du Syndicat affirme que les premiers rapports parvenus à son bureau fixent à 90 pour cent le nombre de fonctionnaires qui, lundi, ont refusé d'utiliser leur véhicule afin de se conformer à la directive syndicale.Du côté du gouvernement, il a été impossible de rejoindre un porte-parole autorisé du ministère de la Fonction publique afin d'obtenir des commentaires.Le ministre, M.Oswald Parent, avait quitte son comte de Hull en après-midi en direction de Québec.Le sous-ministre adjoint aux Relations de travail était absent de son bureau et le directeur général adjoint des Relations de travail était impossible a rejoindre.GOUVERNEMENT DU QUÉBEC e Service de placement étudiant du Québec COMMERCANTS RECHERCHES QUALIFICATIONS Les commerçants, désireux d'embaucher un ou plusieurs étudiants pour la période d'été, doivent faire parvenir leur offre d'emploi au plus tôt au Service de Placement Étudiant du Québec.AVANTAGES Un tiers du salaire des étudiants embauchés pour une période minimale de huit semaines peut vous être remboursé directement par le Service de Placement Étudiant du Québec Un même commerçant peut toucher jusqu à $12,000.00 DATE LIMITE D INSCRIPTION 15 avril 1974 Les commerçants intéressés doivent communiquer, par écrit qu par téléphone (frais virés acceptés), à l'un des deux endroits suivants: QUÉBEC Service de Placement Etudiant du Québec 2700.Boulevard Laurier 3e étage Téléphone: (418) 643-7474 MONTRÉAL Service de Placement Étudiant du Québec 310 ouest, rue Ste-Catherine 2e étage Téléphone: (514) 873-1974 ' T: * ¦-m 111111 :-•« r iHUmp 'WÊm./¦¦'¦¦'.M, .Et vos invités deviennent des amis.REMY MARTIN FINE CHAMPAGNE COGNAC V.S.O.P.
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