Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 20 février 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1974-02-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
¦ m h la météo Neige, te trensforment en pluie vergleçente.Meximum: 35.LE DEVOIR Fais ce que dois LNH etAMH ont signé ta paix mais la fusion est encore loin — page 19 % A l'enquête sur l'inspecteur Cholette Ledoux m'espionnait, prétend Daigneault par François Barbeau Ce ne sont plus des doutes mais des certitudes qu'a le directeur de la police de la CUM.M.René Daigneault, à l'égard de Me André Ledoux et de la table d'écoute que ce dernier a fait installer chez lui le 8 janvier dans la soirée.M, Daigneault a fait part de ces certitudes hier lors de la deuxième journée d'audience de la Commission de police chargée d'étudier la destitution de l'inspecteur Gérald Cholette, qui a autorisé l'installation de cette table d'écoute.Selon M.Daigneault, cet appareil à enregistrer mis en place au sous-sol de Me Ledoux servait à "écouter le directeur.et peut-être d'autres personnages plus hauts que moi dans la hiérarchie du service, du ministère".Ces autres personnages, a-t-il expliqué.sont les membres du Conseil de sécurité de la CUM, les membres de la Commission de police, le sous-ministre et le ministre de la Justice."Je ne pense pas, je suis sûr.Par le téléphone, on peut entrer partout", a affirmé M, Daigneault, qui a étayé ses certitudes en relatant qu'une fois le magnétophone installé chez Me Ledoux découvert et repris par la compagnie Bell, l'appareil et la cassette ont été retournés à la police qui a pris connaissance des conversations qui y avaient été enregistrées.Il faudra cependant attendre la reprise de l'audience aujourd'hui pour connaître les paroles enregistrées que M.Daigneault s’apprêtait a répéter hier quand la séance a été ajournée.Les commissaires ont décide qu’il vaudrait mieux de toute façon entendre l'enregistrement de cette conversation de Me Ledoux que d’entendre M.Daigneault raconter cette conversation.Si les doutes que M.Daigneault nourrissait à l’égard de Me Ledoux étaient fondes, comme il a commencé à le dire hier, au point de justifier son renvoi du poste de conseiller juridique de la Ervin met fin aux audiences publiques WASHINGTON (d'après AP et AFP) — Alors que le procès de MM.John Mitchell et Maurice Stans, deux anciens membres de l’administration Nixon, s’ouvrait hier malgré une tentative d’ajournement de dernière heure de leurs avocats, la commission Ervin décidait de suspendre définitivement ses audiences publiques et de poursuivre ses travaux à huis clos.En annonçant la nouvelle, le président de la commission sénatoriale, le sénateur démocrate Sam Ervin, a précisé que les membres de la commission avaient fortement senti la nécessité, dans le contexte actuel et afin de ne pas faire durer interminablement son mandat, de ne pas gêner le cours normal de la justice, qui très bientôt va inculper les principaux acteurs du scandale du Watergate, ainsi que l'enquête de la commission judiciaire de la Chambre sur une possible procédure d'impeachment contre le president Nixon.Tout en faisant remarquer que la commission sénatoriale poursuivrait l’audition de témoins à huis clos sur les affaires controversées des contributions illégales d’Howard Hughes et de l’industrie du lait, ainsi que sur l’implication de la CIA dans le Watergate, le sénateur Ervin a ajouté que la commission va demander au Sénat de prolonger son mandat du 28 février au 28 mai, afin de pouvoir terminer la rédaction de son rapport.Pendant ce temps, les avocats de l’ancien procureur général Mitchell et de l'ancien secrétaire au Commerce Stans, tous deux accusés de faux témoignage, d’obstruction à la justice et de trafic d'influence, ont vainement tenté de faire admettre au juge fédéral Lee Gagliardi que la publicité qui a entouré l’affaire empêchait un déroulement normal du procès et risquait de nuire à son équité.Le juge a rejeté cette requête de la défense et affirmé que le meilleur moyen de vérifier une telle assertion était de com- Volr page •: Sam Ervin IN 1$ police de la CUM, ceux qu'il entretenait à l’égard de l’inspecteur Cholette devaient 1 être moins, puisque la première décision du directeur de la police a été de recommander sa mutation au sein du service.C'est cette première décision qui a été communiquée aux membres du Conseil de sécurité réunis le 30 janvier, M.Daigneault lui-même assistait à cette réunion, et avait distribué aux membres copie d'une lettre expliquant ses recommandations au sujet de l’inspecteur Cholette, En bref, ce dernier devait être muté à d’autres fonctions que celles d'officier commandant de la moralité en attendant la décision du conseil de discipline de la police, après la tenue d’une enquête en règle.Aux membres du Conseil de sécurité, Voir pago 2: Rané Daignaault Sans trop d'illusions ?Kissinger repart lundi pour le Proche-Orient WASHINGTON (d'après AP et AFP) — Le secrétaire d'Etat américain, M.Henry Kissinger, entreprendra lundi une nouvelle manche de sa navette diplomatique au Proche-Orient, en vue de promouvoir cette fois un désengagement militaire sur le front israélo-syrien.Le président Nixon, qui a annoncé ce prochain voyage de M.Kissinger, après avoir reçu a la Maison-Blanche les ministres égyptien et séoudien des Affaires étrangères, MM.Fahmi et Sakkaf, a précisé que la nouvelle mission de l’intermédiaire américain était de "faire démarrer les pourparlers.” j Pour leur part, les émissaire^ arabes ont remis au chef de la Maison-Blanche un message des chefs d’Etat du minisommet d'Alger, à savoir le roi Fayçal Situation corsée Après la Bretagne autonomiste et le Languedoc souverainiste, le gouvernement de Paris est aux prises avec les habitants de la Corse qui arguent à grand bruit le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.Ils se disent, à cause de leur insularité condamnés à un statut économique défavorable.Les compatriotes de Bonaparte affirment également que d’ex-Français d'Algérie se sont installés cher eux et ont pris les meilleures places au soleil en rendant fertile et rentable un sol rocailleux.Ce sont ces "pieds-noirs” qu’il faut aussi plaindre: rejetés de leur terre natale, difficilement acceptés ailleurs, ils ont peur de se faire rejeter cette fois de ITle de Beauté, pris qu’ils sont entre l’Arabe et les Corses.Louis-Martin TARD d'Arabie et les présidents Sadate d’Egypte, Boumedienne d'Algérie et Assad de Syrie, "Nous avons apporté de bonnes nouvelles", a affirmé le ministre séoudien, qui a pris la peine de bien préciser qu'il n'avait-nullement été question de l'embargo arabe sur le pétrole au cours des entretiens."Une fois que les difficultés sont aplanies.et que le problème israélo-arabe est en voie de règlement, a dit M, Omar Sakkaf.il n'y a plus de raison de maintenir un quelconque embargo." Laissant toutefois la porte ouverte, le ministre séoudien a admis que la Syrie détenait au fond la clé de la levée de l'embargo."Nous aidons les Syriens", a-t-il dit.en réponse à la question de savoir si l'embargo serait maintenu tant que le désengagement ne serait pas atteint sur les hauteurs du Golan.Le secrétaire d'Etat américain, au cours de ses visites, devra obtenir des Israéliens qu'ils assouplissent leur position sur le problème des prisonniers de guerre détenus en Syrie, le gouvernement de Tel Aviv en demandant toujours la liste avant toute négociation, ce que refusent les Syriens.Il devra également régler la question des 23,000 Syriens déplacés par les forces israéliennes pendant la guerre d'octobre et régler le problème le plus délicat, celui de la ligne de désengagement, les Syriens insistant sur un retrait total des territoires occupés.Et c'est là que les perspectives sont loin d’être dégagées.Ainsi, au moment où Washington annonçait la prochaine navette de M.Kissinger, le canon tonnait sur les hauteurs du Golan, par intermittence tout au long de la journée.Qui plus est.le général Moshe Dayan, ministre israélien de la Défense, faisait savoir qu’il ne participerait pas au pro- Voir page 6 : Henry Kissinger L’accolade de M.Kissinger au ministre égyptien, M.Fahmi, alors que le ministre séoudien, M.Sakkaf, prend congé du président Nixon, à la Maison-Blanche.La clé de l'embargo se trouverait sur les hauteurs du Golan.(Téléphoto AP) Une surprise du maire Drapeau: Montréal, 1ère ville du monde?par Michel Nadeau Le maire Jean Drapeau est convaincu que "Montréal deviendra d’ici dix ou quinze ans au maximum la première ville du monde.Après les Jeux de 76.une situation.un événement se produira pour faire de la métropole la ville no.1 du monde.et du Québec, une entité plus importante.par exemple, que l’Etat de New York".Ces propos énigmatiques ont été prononcés hier soir par M.Drapeau, en réponse à une question d'un participant à un dîner du Downtown Citizen Committee qui lui demandait ce qui attendait les Montréalais en 1977.Le maire n’a pas voulu faire trop de commentaires mais a tenu à préciser qu'il y a quelque chose de gros dans l'arrière-boutique."Je veux formuler bien tranquillement cette idée que je mijote depuis longtemps avant de la rendre publique, probablement au cours des prochains mois ".Ce discours a semblé constituer le coup d’envoi de la prochaine campagne électorale municipale.Faisant le bilan des quinze dernières années.M.Drapeau a déclaré que "c'est aux citoyens de Mont-Voir page 2 : Montréal Gérard Pelletier conteste le slogan prônant la "souveraineté culturelle" par Pierre O'Neill Le ministre fédéral des Communications.M.Gérard Pelletier, rejette la souveraineté culturelle prônée par M.Robert Bourassa et presse le gouvernement québécois d énoncer une politique linguistique "globale très claire” qui affirmera sans ambage et fermement le caractère français du Québec.Conférencier au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Montréal, M.Pelletier parlait hier de “l'angoisse culturelle au Québec".Il a qualifié la souveraineté culturelle de M.Bourassa de "slogan qui flirte avec le vocabulaire péquist’e".On retrouvera en page 5, l'intégral des plus importants passages de cet exposé.Plus tard interrogé par les journalis- L'industrie chimique manque d'éthylène Si vos plantai pr»nn»nt un» drSI» d'allur» tant qu» vous sochiof pourquoi.par Michel Guénard Assez paradoxalement, alors que le prix des dérives du petrolé suit une courbe ascensionnelle, l'industrie chimique canadienne est entrée dans une mauvaise passe et connaît l’angoisse de la pénurie.Toute son économie est menacée parce quelle ne peut se libérer d’un tuteur fort gênant: l éthylène.Or l’industrie chimique qui enregistrait l’an dernier des expéditions manufacturières de quelque $3 milliards fait face à une pénurie d’éthylène (le sang même de ce corps économiqué) au point que cet hydrocarbure gazeux est devenu objet de convoitise de la part des industriels du pays.Il faut dire que l’éthylène représente le premier maillon d’une longue chaîne d'hydrocarbures qui par voie de synthé-tisation et d’extrusion s’incorporent dans la fabrication de quelque 11,000 produits qui vont des moulages de plastique aux tuyaux pour la construction.L'an dernier, l’industrie pétrochimique canadienne produisait 1.2 milliard de livres d'éthylène alors que la demande industrielle dépassait ce seuil de quelque 100 millions de livres.Le secteur des plastiques réussissait à joindre les deux bouts en écumant les marchés extérieurs principalement celui des Etats-Unis.Cette année, le fossé entre la demande et l'offre va croissant et pourrait laisser voir un "creux” de quelque 400 millions de livres.Cette fois l'industrie américaine ne nous sera d’aucun secours puisque le phénomène de la rareté en matière première s’étend à toute l’Amérique du Nord si bien qu’en 1976 la demande en éthylène sur-na|era les quantités produites de plus de Au rythme où vont les choses, l’a- Srandissement des structures de pro-uction ne comblera que le tiers du taux de croissance de la demande en éthylène par la très vaste gamme des utilisateurs industriels au cours des prochaines années.Ces chiffres proviennent directement de M.Claude Cusson, analyste des marchés commerciaux à l'emploi de la société Monsanto, une des grandes sociétés manufacturières de résines synthétiques, savons industriels, phosphates, etc.Le problème qui préoccupe M.Cusson est bien sur l'approvisionnement en matière première pour sa propre société mais aussi la hausse des coûts de production qui va certainement dé- couler de ce resserrement des sources d’approvisionnement.Derrière le jeu complexe des marchés se cache un emboîtement économique lourd de conséquence: l’éthylène donne naissance à trois générations successives de produits qui sont autant d'éléments de base pour les manufacturiers canadiens.Plus Ton remonte “l'arbre généalogique" de l’éthylène plus les embranchements se font onéreux: ainsi, $1 dollar d’hydrocarbures contribue à créer $3 de monomer de stryrène (première génération), puis $7 de polystyrène (deuxième génération) et finalement $20 de détergent ou de mousse de polyuréthane (troisième génération).Selon M.Cusson, la raréfaction de l’éthylène va entraîner des distorsions non seulement au niveau du secteur chimique mais aussi au niveau de la balance des paiements du Canada parce que les producteurs américains qui "consentiront” à exporter au Canada des dérivés pétrochimiques tenteront d'allonger leurs bénéfices en vendant des produits de la dernière génération, celle dont la valeur ajoutée est la plus grande.donc qui procure plus d’emplois aux Etats-Unis.Le risque de dépendance des industriels canadiens est donc grand si le secteur pétrochimique national n in-vestit pas massivement dans la construction d’usines de raffinage et de gazéification.Cela nous amène à parler des présents projets et de leurs chances d’aboutissement en ne perdant pas de vue qu’il faut trois ans pour construire une usine et que la mauvaise conjoncture dans l’approvisionnement des matériaux de construction pourrait retarder d'autant le calendrier de la mise en chantier.Il y a bien sûr le complexe pétrochimique SOAP à Sarnia qui selon les derniers chiffres disponibles produirait un milliard de livres d'éthylène et 350 millions de livres de benzine (un proche parent).Ce projet mené de front par quatre compagnies au coût de quelque $250 millions n'a pas encore été paraphé par les intéresses.On Voir paga 6: Pénurie d'éthylèna tes.M.Pelletier a réitéré l’opinion que le Québec se devait d'être "massivement" francophone dans la même mesure que l’Ontario et les autres provinces sont anglophones.Doit-on comprendre en cela qu’il accepte la thèse d’un Québec unilingue français?M.Pelletier refuse d'abord de répondre, hésite puis explique."Si cela veut dire que tous les Québécois doivent parler le français, oui." Il insiste cependant sur le respect des droits acquis de la minorité anglophone.Pourquoi M.Pelletier a-t-il tant attendu pour dénoncer la croisade que M, Bourassa a pourtant entreprise avant les dernières élections provinciales?Faut-il percevoir dans ces interventions spectaculaires, des vapeurs pré-électorales?.Le ministre fédéral allègue qu’il lui fallait attendre que Bourassa explicite davantage sa notion de souveraineté culturelle.A l'occasion du passage de M.Pelletier à la Chambre de commerce de Montréal, la table d'honneur était réservée à des personnalités oeuvrant dans le domaine des communications.On remarquait notamment: M.René Pare, président de l’Imprimerie Populaire qui publie LE DEVOIR: M.Jean-Marie Martin, président du Conseil de presse du Québec; M.Philippe de Gas-pé Beaubien, président de Télémédia; Voir page 6 : Gérard Pelletier L'URSS, société socialiste développée?MOSCOU (Le Monde) — C’est une attitude d'esprit un peu facile et simpliste qui consiste à considérer toute référence à la "démocratie" de la part des dirigeants soviétiques comme purement formelle, voire hypocrite.Il est également dangereux de juger du caractère démocratique de la société soviétique d'après le seul témoignage de contestataires qui, à de rares exceptions près, partent consciemment ou non d’options politiques qui n’ont rien à voir avec le casion de vivre en U.R.S.S.doutera que, malgré le courage de l'académien, les remedes qu’il propose soient réellement adaptés aux besoins des 250 millions d’hommes et de femmes qui constituent la société soviétique contemporaine.Et un écrivain de premier plan comme Soljénitsyne a lui-même souligné le divorce entre sa pensée et la société dans laquelle il vivait jusqu'à son exil.Des intellectuels soviétiques, peu suspects de complaisance envers le régime, 4 par ALAIN JACOB Nécessaire et difficile démocratie socialisme, L’intégrité morale d'un homme comme l'académien Sakharov, par exemple, est au-dessus de tout soupçon et nombre de ses collègues, bon gré, mal gré, l'ont subi pendant des années comme une conscience sévère et intransigeante.L'un d'eux, célèbre académicien lui-même, le compara un jour devant Khrouchtchev à ces grands saints qui firent l’âme de la Russie orthodoxe.C'était manière de dire que toute tentative d’intimidation pour faire “rentrer dans le rang” Andrei Dimitrievitch Sakharov se heurterait à un roc, On put s'en rendre compte par la suite.Quiconque, cependant, a eu 1 oc- observent qu'il faut une certaine indulgence pour apprécier d'autres personnages, victimes d'épreuves personnelles et d un climat général, que leur passéisme qu leur anarchisme de droite associerait inévitablement, sous d’autres latitudes, aux courants les moins progressistes.Une certaine religiosité y trouve son compte, l'art parfois, la politique très peu.Si 1 on revient aux cercles non seulement dirigeants mais plus généralement intégrés au système soviétique, on constate qu un réel débat est ouvert sur la notion de démocratie en U.R.S.S, Un exemple en a été donné à l'occa- sion d’une communication présentée au printemps 1971 à l’Institut d'économie de l'Académie des sciences de l’U.R.S.S.par l’académicien Yakob A.Kronrod.Celui-ci suggérait que la société soviétique n'était pas parvenue au niveau du socialisme le plus développé et soutenait que l'égalité des travailleurs vis-à-vis des moyens de production et de leur propriété y avait encore un caractère "formel '.Le texte de cette intervention fut publié, mais une réponse très vive lui fut donnée au mois de novembre de la même année dans la revue Problèmes d'économie par un membre correspondant de l'Académie des sciences, M.A Pachkov.Plus d’un an plus tard, au mois de février 1973, Y.A, Kronrod faisait en partie machine arrière dans un article publié par la même revue, tout en maintenant quelques-unes de ses thèses.Le même numéro de Problèmes d'économie publiait en outre le compte rendu d'une discussion au sein de la section politique de l’Institut d’économie sur les nouvelles positions prises par l'académicien.Il semble bien que l'affaire soit montée très haut, puisque M.Souslov y fit lui-même allusion, sans nommer personne, dans une conférence scientifique sur le XXIVe congrès, Un tel débat est à la fois significatif parce qu'il a lieu et parce qu'il touche au fond du problème, c’est-à-dire à la question de savoir à quel stade de développement est aujourd hui parvenue l’U.R.S.S.La thèse officielle est que la "victoire du socialisme" a été assurée en Union soviétique au début des années 30 et couronnée par l'adoption de la Constitution de 1936; une nou- tape 60 années 60 avec l'accession au stade d'une "société socialisée développée" ou “mûre" dont la tâche — fixée en toutes lettres dans le programme du parti adopté par son XXlIe congrès (1961) — était désormais "l'édification d'une société communiste".Point capital: il doit s'agir d’un processus continu.Voir pag* 11 : Démocratia > ) 2 • Le Devoir, mercredi 20 février 1 974 suites de la première page MONTRÉAL rèal que revient tout le crédit des grandes realisations des dernières années " "Pour les quinze années à venir, ce qui attend Montréal est quelque chose de remarquable: notre ville deviendra la première ville du monde par la qualité et le niveau de vie.de même que par l'harmonie de son développement.Comme à Rome.Athènes.Paris et New York dans le passé, des gens du monde entier viendront chercher ici une ville agréable à vivre, digne du 21ème siècle." "D'abord notre réseau de transport urbain, le meilleur du monde, reliera les grands hôtels, les centres d'attraction, les principaux édifices et les grands magasins.Les gens pourront planifier leur vie sans sortir à l'extérieur Aussi, le problème de transport, mieux résolu, permettra aux hommes de vivre plus près les uns des autres.En ce qui concerne les espaces verts, on a beaucoup parle des modifications apportées à une toute petite partie de la ville.On ne dit pas cependant que Montréal devient de plus en plus vert.Plus que tout ce que les statistiques peuvent prouver.Il suffit de survoler Montréal en hélicoptère pour constater ce fait ".M.Drapeau a tenu à préciser, pour ce qui est de la situation du logement dans la métropole: "Nous mettons plus l'accent sur une philosophie de l'habitation que sur la brique ou le béton.Notre politique est d'empêcher le développement de nouveaux taudis et de rebâtir les logements démolis avec quelque chose de mieux.Nos projets en ce secteur sont devenus tellement routiniers qu'on n'en parle même plus dans les journaux".Le maire a confié à son auditoire qu'il se sentait parfois frustré de la mauvaise interpretation que la presse donne à ses gestes comme ce fut le cas dans les comptes rendus publiés à la suite de l'assemblée du conseil municipal de lundi dernier."On me reproche de réduire le droit de question alors que je veux redonner à cette assemblée la dignité qui lui convient ", à savoir celle de la 4ème administration en importance au Canada Interrogé sur les résultats de l'expérience de la CUM.M.Drapeau s'est dit satisfait des résultats obtenus si on tient compte de la situation qui prévalait avant la mise en place de ces structures.Le maire a terminé son exposé en déclarant que si Montréal touchait tous les revenus qu'il suscite tels la loterie olympique et la taxe d'affaires de 2%, notre ville pourrait se passer des grands frères du provincial et du fédéral et aller toute seule sans aide aucune." RENÉ DAICNEAULT M.Daigneault explique en outre les entrevues qu'il avait eues avec les personnages impliqués dans cet imbroglio.Les membres du Conseil de sécurité ont eu une remarque à lui faire: les actes posés par Me Ledoux et l’inspecteur Cholette méritent-ils deux peines différentes?Devant ce dilemme, le directeur Daigneault demande que soient convoqués devant les membres du Conseil de sécurité les assistants-directeurs Toupin et Désautels.qui ont assisté aux conversations entre Me Ledoux.l'inspecteur Cholette et le directeur.A trois, ils doivent convenir devant le Conseil de sécurité qu'èn effet les deux actes avaient la même gravité Le Conseil s'interroge encore sur la disparité des sanctions.C'est alors que M.Daigneault explique que dans le cas de l'inspecteur Cholette, il entre un facteur matériel très important: l'inspecteur a plus de 19 ans et 10 mois d'ancienneté à la police de Montréal et s'il est renvoyé dès maintenant.11 perd droit à sa pension.Néanmoins, cinq ou six heures plus tard, après avoir repris aux membres du Conseil la lettre expliquant ses recommandations dans le cas Cholette, M.Daigneault soumet une autre lettre au Conseil, cette fois-ci recommandant la destitution de l'inspecteur.Précisons que si ce dernier avait été destitué 45 jours plus tard, il aurait pu toucher dans cinq ans.s'il avait choisi de prendre sa retraite, une pension annuelle de $5.000 alors que dans le cas présent.il ne peut que récupérer les $11.-000 qu'il a verses jusqu'à maintenant à son fonds de pension.La déposition de M.Daigneault hier a mis au jour des détails intéressants sur le fonctionnement de l'appareil policier montréalais.Par exemple, la lettre de la compa- N A B ETpropose L'adoption du mode de publicité en bloc OTTAWA (PC) — L'extension des services de Radio-Canada dans le Grand-Nord, la participation de la population à l'organisation de la programmation et la publicité figurent au nombre des préoccupations exposées mardi par l'Association nationale des employés et techniciens en radiodiffusion.NABET, devant le CRTC.Le CRTC, qui a ouvert lundi les au- Le Conseil centra! veut un tribunal d'arbitrage pour en finir du maraudage Le Conseil central de Montréal (CSN) a réclamé hier soir la création d'un tribunal d'arbitrage national pour régler les problèmes qui confrontent actuellement les trois centrales québécoises, notamment l'épineuse question du maraudage.La resolution adoptee par le conseil précise que si le prochain colloque intersyndical (CSN-FTQ-CEQ-UPA).qui aura lieu à Québec en mars prochain, ne débouche pas sur une solution appropriée, les militants syndicaux mettront eux-mêmes sur pied” un tribunal de ce genre dans la région métropolitaine.Les délégués présents à la réunion ont.d'autre part proposé au colloque de créer un comité d'étude chargé d'examiner les modalités d'une éventuelle fusion de toutes les centrales québécoises.La même résolution propose par ailleurs aux dirigeants syndicaux de faire sortir en priorité leurs travaux sur les problèmes de l'inflation.diences publiques au sujet du renouvellement des licences de Radio-Canada et des ses postes affiliés, entendra 304 témoins sur la qualité des services de l'organisme d'Etat.M.Jean Benoît, vice-président régional NABET.a particulièrement insisté, dans son exposé oral, sur la nécessité "d'assainir et de décommercialiser la radio-télévision d'Etat et d'adopter un mode de publicité en bloc se rapprochant de celui présentement mis en oeuvre en Europe." Le principe de la publicité en bloc réunirait toutes les interventions publicitaires à certaines périodes de la journée.NABET ne préconise pas l'abolition complète de la publicité à Radio-Canada.car “le consommateur a le droit detre renseigné sur la qualité des biens de consommation et le fabricant a l'obligation corollaire de l'informer".Ce qui est dommageable surtout, selon NABET.c'est la forme de la réclame, "c'est aux réclames soufflées, ampoulées, qui bombardent sans répit son auditoire, cette réclame patronnée par la grande entreprise capitaliste, qui.grâce a elle, associe à ses marques de commerce Limage de la vertu, de l'abondance.alors qu'on sait fort bien que les manipulateurs de la publicité sont souvent a la solde de compagnies multinationales".Aussi, pour NABET.aucune émission ne devrait être commanditée et aucune émission interrompue par les annonces La réclame publicitaire devrait être présentée en bloc à certaines périodes données, suivant un code publicitaire établi surtout par les associations populaires de consommateurs.Le Syndicat des Techniciens et Employés de la Radiodiffusion préconise egalement la participation des citoyens dans la programmation locale.gnie Bell, en date du 11 janvier, avisant M.Daigneault qu'un dispositif d'écoute clandestin avait été découvert et enlevé chez Me Ledoux n'est entrée en possession de M.Daigneault qu'entre le 17 et le 24 janvier, encore que le directeur ne savait pas qu'il s'agissait d une table d'écoute chez Me Ledoux puisque la lettre ne mentionnait que l’adresse de l'abonné du téléphone chez qui l'appareil avait été découvert.Ce n est qu'entre le 21 et le 25 janvier (M.Daigneault ne peut donner plus de précisions) qu'il a appris que cette table d'écoute avait été installée chez Me Ledoux.De cette partie, du témoignage du directeur de police, il ressort que la police ne fait pas toujours une enquête approfondie sur les lettres de la compagnie Bell portant sur la découverte de dispositifs d'écoute électronique.Un peu plus loin dans son témoignage.M.Daigneault rappelle qu’au moment où Me Ledoux l'a informé, entre le 21 et le 25 janvier, qu’un appareil d'écoute avait été saisi par la compagnie Bell chez lui.il lui a répondu: "On va attendre les événements.Le service peut se permettre de perdre un appareil de $70".C'est Me Ledoux lui-même qui a informe le directeur, le 25 janvier, de la parution prochaine d'un article à son sujet dans le Montréal-Matin.L'article a paru dans la livraison dominicale du Montréal-Matin, le 27 janvier.C'est d'ailleurs le 25 janvier que le directeur Daigneault entend pour la première fois le nom de l'inspecteur Cholette reliée à cette affaire.M.Daigneault a aussi fait état d'une autre conversation de Me Ledoux.cette fois avec son chef de cabinet.M.André Gaulin.conversation qui montre à quel point la confiance régné dans l'état-major de la police de la CUM.Selon ce qu'a rapporté M.Gaulin à M.Daigneault de sa conversation avec Me Ledoux, ce dernier lui aurait raconté qu'à l'été dernier, le directeur-adjoint, M.André Guay.aurait eu un bref entretien avec son directeur, à la suite duquel il se serait vanté à d'autres policiers en ces mots: “Le grand Christ, il pourra pas dire que je ne lui ai pas parlé, je l'ai body buggé".Il voulait dire qu'il avait enregistré sa conversation avec le directeur à l'aide d'un dispositif qu'il portait sur sa personne.Donc le directeur-adjoint écoute le directeur.Me Ledoux écoute le directeur et.de souligner Me Jacques Belle-mare.le conseiller juridique de l’exinspecteur Cholette.“il est peut-être dans les attributions d'un agent de la paix d'espionner son directeur".PAPIER Suite de la page 3 l'élection des officiers (nationaux) se fera par notre syndicat et pour notre syndicat au Canada.Elle signifiera également que le contenu, l'orientation et la stratégie de la négociation collective seront établis pour mieux servir au mieux les intérêts de notre syndicat au Canada"."Nul ne peut ignorer, devait-il ajouter plus loin, le sentiment fort et croissant qui incite nos membres et nos dirigeants locaux au Canada à rechercher et a renforcer leur identité propre, à donner forme à leur sens de fierté nationale, leur canadianisme si vous préférez, pour devenir un associé à part entière dans le syndicalisme nord-américain." Abordant la question des services aux membres et du prix de la séparation.M.Lorrain a posé le problème en ces termes."En termes simples, la chose se traduit ainsi: Avons-nous les moyens d'être indépendants?Peut-on coter un prix pour l'indépendance'’ Pouvons-nous en mesurer la valeur?Je ne suis pas comptable et même si je l'étais, je doute fort que je pourrais vous offrir des chiffres précis et valables.C'est qu'aucun des éléments intangibles, confiance, assurance.fierté, etc., n'est en réalité mesurable.Mais s'il fallait absolument les mesurer et se demander: Avons-nous les moyens d'ètre indépendants?je ne pourrais que répondre: Avons-nous les moyens de ne pas Lêtre?" LA CEO Suite de la page 3 ternelle.12(( des enfants issus de la classe supérieure sont forts comparativement à 28% de la classe inférieure." "Une enquête, menée auprès des étudiants de septième année de Sha-winigan.a démontré que les élèves provenant d une classe sociale supérieure choisissaient à 100% des études qu'ils voulaient poursuivre jusqu'au niveau universitaire contre 9.2% chez les jeunes de classe sociale inférieure." • "78.7% des professeurs de mathématiques.participant à un sondage, a dit que l'introduction des méthodes modernes en mathématiques favorisait les forts plutôt que d'aider les faibles." Le conflit Wagner-Masse retarde le retour de Roch LaSalle au PC OTTAWA (PC) — Les négociations entre le député indépendant de Joliette, M.Roch LaSalle, et le parti conservateur traversent présentement des moments difficiles.Rien n'indique pour le moment que M.LaSalle occupera les banquettes conservatrices pour l'ouverture des travaux de la Chambre, mardi prochain, comme il Lavait indiqué lui-même il y a quelques semaines.Une des raisons pour lesquelles le retour du député de Joliette parmi la familU tory est moins certain maintenant a trait à la querelle de personnalités qui existe entre MM.Claude Wagner et Marcel Masse, comme La avoué M.LaSalle dans une conversation téléphonique hier après-midi.à son retour de Joliette.Le député doit rencontrer d'ailleurs M.Wagner vendredi et possiblement le chef conservateur.M.Stanfield, lundi prochain, veille de l'ouverture de la session "Il n est plus du tout certain que je joigne les rangs des conservateurs mardi, a-t-il ajoute.Tout dépendra des entretiens que j'aurai avec M.Wagner vendredi".Depuis quelques mois, M.LaSalle et les dirigeants conservateurs semblent jouer au chat et à la souris.Viendra-t-il?Viendra-t-il pas?C’est • "A l'Université Laval, seulement 30 à 40% des étudiants proviennent de la classe ouvrière." Le résultat d'ensemble de ces sondages effectués par la CEQ, auprès de ses membres, sera rendu public au congrès de la centrale à la fin de juin.M.Charbonneau avertit déjà ses auditeurs qu’une école ne peut, de toute façon être neutre, reflétant et renforçant l'ordre établi de la division des classes.“Ce que nous disons, a-t-il conclu, ce n est pas seulement pour le plaisir de critiquer et ce n'est pas par esprit négatif, c’est une nouvelle conception des rapports, qui s'élabore à travers ces critiques, que nous voulons de moins en moins disparates et de plus en plus cohérentes." LAF.TQ.Suite de la page 3 "On ne veut pas casser le CTC en deux mais tout simplement vivre", devait ajouter M.Daoust en se référant à la possibilité de créer une centrale québécoise regroupant les travailleurs des unions internationales.A son avis, la volonté manifestée depuis un an par de nombreux syndicats de renouveller Lo-rientation et l'équipe dirigeante du CTC, apportera à la FTQ les appuis dont elle a besoin lors du prochain congrès.Le programme d'éducation syndicale dévoilé hier comprend huit sessions de formation de trois jours et plus à Lin-tention des permanents de la FTQ, des la question que plusieurs se posent D'une part.M.LaSalle voudrait bien que le leadership conservateur au Québec soit bien défini.Quant à lui, il considère d'emblée M.Wagner comme le chef de file et c'est avec lui qu'il négocie sa rentrée possible au sein des conservateurs.D'autre part, certains personnages dans la haute hiérarchie du parti estiment que quelques-unes des conditions posées par M.LaSalle pour son retour paraissent difficilement acceptables.Lesquelles?Il n est pas facile de les connaître.On croit savoir, cependant, que M.LaSalle aimerait bien être assuré de jouer un rôle assez important dans un éventuel gouvernement conservateur.Un poste de ministre, par exemple?Il semble que ce soit là une des conditions mises de Lavant par le député de Joliette qui s'intéresse de très près, depuis son entrée en politique fédérale, à l'agriculture et aux sports et loisirs.M.LaSalle, qui se déplace à Laide de béquille par suite d'une blessure subie au cours d'une partie de hockey, a avoué que sa décision, attendue depuis quelque temps, est plus difficile que jamais à prendre.C'est maintenant un secret de polichinelle que MM.Masse et Wagner ne voient pas du même oeil le leadership officiers et des militants locaux.Il porte sur des sujets tels que la condition féminine, l'arbitrage des griefs, le bill 65.certains programmes gouvernementaux et les relations de travail.La FTQ a d'autre part procédé hier au lancement d'un manuel sur l’évaluation des tâches dans l'entreprise, rédigé par MM.Sydney Ingerman, de l'Université McGill, et Michel Lizée, coordonnateur d'un programme d’action syndicale mené conjointement par LUQAM, la FTQ et la CSN.Les auteurs du manuel tentent de démystifier la technique de l'évaluation des tâches en démontrant qu'elle ne constitue pas un remède à toutes les injustices des structures de salaire dans une entreprise ou un secteur.LA BELL Suite de la page 3 Le gouvernement québécois conteste par contre l'augmentation de 10 à 20 cents du coût des appels provenant de téléphones publics et soutient que Bell, compte tenu du 5.6 pour cent des familles québécoises ne possédant pas le téléphone.devrait être en mesure de définir les implications sociales d'une telle hausse.* Si la CCT approuvait cette requête de Bell, le territoire desservi par Bell détiendrait pratiquement le record pour le coût des appels payants en Amérique du Nord puisque seuls deux secteurs du continent affichent un prix supérieur à conservateur au Québec et cette situation n est pas sans inquiéter M.LaSalle qui avait déserté les rangs conservateurs en mai 1971 en raison, notamment, d une absence de leadership au Québec Il ne La pas mentionné mais il apparaît plausible que le député de Joliette ne voudrait, pas revivre les années 1966-71.avait-il confessé à l'époque, il se sentait “très seul chez les conservateurs" qui ne semblaient pas trop comprendre les aspirations du Québec.La venue de M.Wagner avait beaucoup rassuré M.LaSalle qui.depuis les élections d'octobre 1972, a beaucoup réfléchi sur son statut de député indépendant aux Communes.Il a rencontré à plusieurs reprises le député de Saint-Hyacinthe qui n'a pas ménagé les arguments en vue de convaincre M.LaSalle de revenir au bercail, d'autant plus que les conservateurs ont besoin de tous les appuis possibles au Québec pour tâcher de prendre le pouvoir aux prochaines élections, après Lavoir raté de très peu le 30 octobre 1972 à cause de la défection du Québec Maintenant que semble se dessiner une confrontation entre MM.Masse et Wagner, d'après plusieurs observateurs.et dont Lissue parait incertaine.M.LaSalle hésite de nouveau avant de se lancer dans une autre aventure.10 cents, soit l'Etat de Washington et l'aéroport Fort Worth à Dallas, où les usagers des téléphones publics doivent débourser dans le premier cas 15 cents et dans Lautre 25 cents.Cette hausse de 10 à 20 cents procurerait à Bell des revenus additionnels de 2 2 millions pour 1974, ce qui ne représente en fait que quatre pour cent de la somme globale réclamée.Bell se propose également d'augmenter de 10 cents le tarif de base mensuel des lignes individuelles et de 5 3-4 pour cent le tarif des lignes d'affaires, de majorer de un dollar ses frais de service applicables aux résidences et de 26 pour cent ceux du service d'affaires, ainsi que de hausser de un cent par minute additionnelle le tarif des interurbains logés dans les limites de son territoire.LE CALENDRIER Suite de la page 3 1970.il y avait 698.733 inscrits sur la liste des électeurs à Montréal.Le nombre de bulletins valides déposés pour le choix d'un maire était de 369.508 tandis que les bulletins de vote valides pour l'élection de conseillers s'élevaient à 916,519.Plus de 12') des bulletins (84.612) avaient été rejetés mais le président adjoint d'élection prévoit que les motifs de “confusion" seront moins nombreux en 1974 qu'en 1970.QUINZE VINGT BOULEVARD LABELLE CHOME DEY LAVAL 688 2270 être bien chez soi / librairie \ Cncpclopébigue ^librairie Ancienne et ijoberne/^ Pour la 4e année consécutive, la Librairie vous offre sa GRANDE VENTE ANNUELLE 50% 20% sur tout, sauf: — Dictionnaires — Formats de poche — Canadiana —livres anciens — Nouveautés Venez vite pendant que le choix est à son meilleur ! 1 635, rue Saint-Denis — 845-091 1 (métro Berri) wüfaiojeê t \ ce sera % 0 4 ) LE DEVOIR Montréal, mercredi 20 février 1 974 La Bell exige des preuves des handicapés par Claude Papineau OTTAWA (PC) — Afin d’obtenir une exemption des frais de 25 cents pouvant être imposés pour le service d’assistance annuaire, les personnes handicapées incapables d’utiliser le bottin téléphonique devront présenter une requête contresignée par un organisme social ou public à Bell Canada.Tel est le mécanisme prévu par la compagnie dans le but d’éviter à ces personnes de faire les frais d’un service déficitaire, “et continuera de l'être même si la requête de redressement tarifaire est approuvée”, aux dires d’un porte-parole de Bell Canada.M.P.E.Skelton, un vice-président adjoint de Bell Canada, a, à cet égard, déclaré hier, dans le cadre des audiences de la Commission canadienne des transports relatives à la requête de hausse de tarifs de Bell, que les revenus pour 1974 provenant des frais de l’assistance annuaire atteindraient quelque $3.8 millions par rapport à la somme globale de $61.8 millions de revenus additionnels qui seraient injectés à la compagnie, advenant l’approbation complète de sa requête pour l’année en cours.Le coût du projet se chiffre par contre par $31.8 millions, échelonnés de 1972 à 1974, ce qui devrait contribuer à réduire le nombre d’appels à l’assistance annuaire de 223 a 198 millions pour l'année 1974.A l’appui de sa requête, Bell soutient que de 70 à 80 pour cent des recours à l'assistance annuaire concernent des numéros déjà inscrits et qu’en-viron 50 pour cent de ces appels proviennent de 10 pour cent des usagers.La compagnie établit le nombre quotidien de ces appels à quelque 700,000.Selon les chiffres fournis à la CCT, Bell révèle d’autre part que ce service lui coûte actuellement $13 millions au chapitre des salaires.Bell prévoit par contre que les demandes de numéros non indiqués dans l’annuaire, les demandes d’inscriptions d’urgence ainsi que les appels logés à partir de téléphones publics et d'hôpitaux soient exempts des frais de 25 cents.Contre-interrogeant le témoin de Bell, le procureur du Québec, M.Ross Goodwin, a établi que le gouverneur québécois ne s'oppose pas à l’imposition de frais pour le service de l’assistance annuaire, à la condition que la compagnie démontre que ces frais contribueront à réduire le nombre d’appels, et partant les coûts d’exploitation, et que l'installation des mécanismes de perception ne causera pas de problèmes financiers.Voir page 2 : La Bell ¦ aujourd'hui Colloque sur le design management et l’innovation dans l'entreprise, à compter de midi à l'école des HEC (5255, Ave Decelles).• Le vice-président du CN (région du Saint-Laurent), M.J.-F.Roberts, parle du “CN: citoyen à part entière" au déjeuner du club Saint-Laurent-Kiwanis de Montréal.A 12h30, au salon Bleu du Ritz-Carlton.• Le directeur du DEVOIR, M.Claude Ryan, est l'invité, à 12h30, de l'Association des étudiants de Polytechnique (amphi-théâtre B-316), • Le Conseil des femmes de Montréal tient, à 14h, sa réunion mensuelle au Engineers Club de Montréal (1175 Carré Beaver Hall).L'invité est M, Yves Mondoux qui parlera du rôle de la femme dans la prévention des accidents.• A compter de 14h, à l’hôtel Bonaventure, 76ième assemblée annuelle de l’Association de la construction de Montréal.• A 14h30, couronnement de “Mlle Hospitalité 1974’' au 550, de la rue Poupart.Les Presses de l'Université de Montréal lancent, à 17h, le volume de Marie-Thérèse Paquin: Don Giovanni.Au foyer Beauchemin de la Place des Arts.• A la polyvalente Pierre-Dupuy, vernissage de 50 panneaux collectifs réalisés par des élèves de niveau élémentaire.A compter de 16h, au 2,000 Parthenais.• Au 1651, rue Saint-Denis, lancement d’un ouvrage du Dr Jean-Marc Brunet sur “La nutrition de l'athlète et du sportif’’.A compter de 17h.Initiative du Mouvement Naturiste Social et des Editions du Jour.• A 20h, conférence de Dennis Brutus sur les courants de littérature déposition en Afrique du Sud au 8ième étage du pavillon Leacock (McGill).Me Brutus est president du comité international contre le racisme dans le sport et on lui attribue l'exclusion de l'Afrique du Sud de l’organisation des jeux Olympiques.• Au centre culturel de Verdun (5955 Ave Ban-nantvne) à 20h30 Mgr André-Marie Cimi-chella, évêque auxiliaire de Montréal, récite des poèmes d'Emile Nelligan, En deuxième partie, récital d'André Fontaine, chanteur-compositeur.Le calendrier des élections municipales par Clément Trudel A moins de neuf mois des élections municipales à Montréal, l’appareil administratif est déjà en route pour assurer le cheminement critique d’un processus par lequel les Montréalais devront, le 10 novembre, désigner 55 conseillers et un maire.La ville compte maintenant dix-neuf districts électoraux — un de plus qu’aux élections du 25 octobre 1970 — et c’est à compter d’aujourd’hui que le bureau des élections, à l’hôtel de ville, tient à la disposition des intéressés des plans de chacun des districts électoraux; le plan général, englobant les 19 districts, ne sera disponible que le 15 mars.Le président adjoint d’élection, M.Léo Lemay, a précisé hier qu’il faudra cette année environ 7,600 énumérateurs pour la confection des listes électorales, ces énumérateurs devant parcourir deux par deux l’un des 3,600 ou 3,800 secteurs en “treize jours francs”, à compter du 1er septembre.Le scénario des élections à Montréal est régi par les articles 196 à 450 de la Charte, regroupés sous le titre “régime électoral” (révision, 6 juillet 1973).La brochure, contenant en annexe tous les détails sur les formules de mise en candidature, les bulletins de vote, etc, coûte $2 (pour les non-candidats aux élections de l’automne prochain).C’est effectivement le 15 juillet que les vice-présidents d’élection, dans les districts, commenceront à interviewer les candidats au poste d enumérateur.Un mois plus tard, la ville distribuera porte à porte le “guide de l’électeur”, brochure qui vulgarisera les dispositions de la charte sur les préparatifs en vue du 10 novembre et sur les qualités à remplir pour être “électeur" (votant) ou éligible à l'un des postes à pourvoir.M.Lemay rappelle que la charte ne reconnaît pas les partis politiques à Montréal et que, dans le choix des énumérateurs — chacun devra remplir une demande d’emploi — on tiendra compte de l’équilibre à établir entre les “groupes" ou mouvements qui pourraient se faire la lutte.En 70, le ERAP (Front d'Action Politique) était venu nous féliciter pour notre “intégrité" souligne le président adjoint d'élection et, cette année, nous avons les moyens pour assurer encore la qualité des énumérateurs.Dans certains districts, il se peut que les énumérateurs aient à prouver leurs qualités de polyglottes, étant donné la diversité des langues parlées (dans le district de Saint-Louis, par exemple).Si l’on consulte le “calendrier des opérations" établi par le bureau d'élection de la ville de Montréal, cela donne les étapes suivantes, depuis le 1er septembre jusqu’au 10 novembre (deuxième dimanche de novembre, conformément à la charte): 1) les énumérateurs font du porte a porte pour inscrire toutes les || personnes de citoyenneté canadienne âgées de 18 ans ou plus, qui demeurent dans les limites de la ville depuis au moins le 1er septembre 1973 (ou inscrit aussi les non-rési-dents qui depuis la même date sont inscrits au rôle d’évaluation ou au rôle des valeurs locatives de Montréal).L'énumération se fait du 1er § au 13 septembre inclusivement; 2) les 14 et 15 septembre sont jours consacrés à la confection des listes pour les énumérateurs; 3) du 16 au 19 septembre, le vice-président d'élection reçoit en six || copies les listes parachevées.Contact est pris avec un imprimeur et, le 19.au bureau du vice-président, le public a accès à une copie de 1a liste (à noter qu'il y a aussi une liste de compagnies et une liste f| d électeurs'non-residents); 4) Entre le 20 et le 30 septembie l’imprimeur soumet une épreuve de la liste d'électeurs de chaque section de vote pour la faire vérifier; 5) Le 1er octobre, le président d’élection — c’est pour la ville de Montréal le greffier, Me Marc f| Boyer — prend possession de liste qu'il met officiellement à la disposition du public le 3 octobre; 6) nomination et prestation de serment de réviseurs des listes électorales, le 4 octobre; 7) les bulletins de présentation sont mis à la disposition des candidats (7 octobre).Un candidat à la mairie doit obtenir la signature de 250 personnes ayant qualité d’électeurs à Montréal tandis qu’un candidat à un 1 poste de conseiller doit recueillir || 25 signatures de personnes habilitées à voter.8) du 14 au 18 octobre se tiennent ff les séances publiques de révision de |l la liste électorale; 9) la mise en candidature se déroule à midi, le 23 octobre, à l’hôtel de ville; les désistements de candidats sont possibles avant le 31 octobre mais aucune autre candidature ne sera acceptée après le 23 octobre, à midi; 10) les 6 et 7 novembre, ouverture de bureaux spéciaux de scrutin * pour certaines catégories d’électeurs empêchés de voter (art.311 c) au moment prévu; 11) le dimanche, 10 novembre, élection d’un maire et de 55 conseillers, s'il n'y a pas eu le 23 octobre élection “ipso facto” de candidats sans opposition.Il restera ensuite 30 jours à quiconque voudra contester le résultat des élections.A noter que pour une liste complète des électeurs, il fau-dra débourser $1,500 ($200 maximum pour une liste de district).Le régime électoral de Montréal prévoit un mandat de quatre ans pour chacun des élus.On met 1 à la disposition des candidats un certain nombre d’exemplaires de ce §| “régime électoral” et de listes, soit de districts (avec ou sans les sections de vote), soit de l’ensemble | des districts électoraux.Lors de l’élection générale de |f Voir page 2 : Le calendrier 1 w!:‘- Les travailleurs du papier voteront sur l'affiliation par Gilles Francoeur Les 52,000 membres canadiens du Syndicat international des travailleurs unis du papier (SITUP) se prononceront d'ici le 30 avril prochain par voie de référendum sur le principe de la désaffiliation de l’union américaine.Il formerait alors, selon la recommandation de la direction canadienne, “un syndicat indépendant et national”.Ainsi en ont décidé hier à la quasi-unanimité 184 représentants des 215 syndicats locaux appelés à se prononcer sur l'opportunité d'un tel référendum.La proposition visant à établir un syndicat canadien des travailleurs de l’industrie papetière — appelé à remplacer l'actuelle section canadienne de ['union internationale — a été formulée le 6 février dernier par l’exécutif international à la suite des pressions de la direction canadienne.Bien que n’étant pas appelés à se prononcer formellement hier sur la nécessité de “canadia-niser” leur union, les représentants syndicaux réunis dans la métropole ont semblé “dans une vaste proportion”,"selon le directeur canadien, M.L.H.Lorrain, appuyer le projet.Ce même projet serait d’autant plus “mûr" que la direction canadienne du syndicat est elle-même l’objet de pressions et de résolutions en ce sens depuis quelques années, comme devait le souligner M.Lorrain dans son discours inaugural.Le syndicat des travailleurs unis du papier, section dissidente du SITUP don les 5,000 membres se sont désaffiliés en 1962, a même manifesté récemment son intention de revenir au SITUP si celui-ci acquiert son indépendance vis-à-vis de l'union internationale.Ce syndicat adverse qui regroupe environ 5,000 travailleurs de Colombie-Britannique, avait quitté le SITUP en l’accusant d’être dominé par l’union internationale.Le directeur canadien du SITUP devait déclarer à ce sujet que son syndicat avait pour objectif de “réunir tous les travailleurs de l’industrie” sans aller toutefois jusqu’à inviter directement le syndicat adverse à revenir aux bercail.Dans les coulisses du Sheraton Mont-Royal, où se tenait la réunion, on murmurait que la fusion, souhaitable en principe, serait d’autant plus difficile que de chaudes campagnes de maraudage et de dénigrement ont opposé les deux syndicats dans le passé.Dans son adresse aux représentants locaux, M.Lorrain devait rappeler les objectifs de la “séparation”, un précédent dans l’histoire des relations syndicales canado-américaines qui ne manquera pas d’accentuer les remous devant agiter le prochain congrès du tra- vail du Canada.Le congrès du CTC qui se tiendra à Vancouver, aura lieu au début de mai, soit quelques jours après la fin de la consultation dont le principe a été entériné hier.L'autonomie et le militantisme du syndicalisme canadien seront au coeur des sujets débattus.“La séparation, devait préciser M Lorrain, signifiera que les programmes seront élaborés au sein de notre syndicat au Canada.Elle signifiera que Voir page 2 : Papier La FTQ s'engage dans l'éducation syndicale aux dépens du CTC La FTQ a décidé d’occuper le sec-fèur de l’éducation syndicale, qu elle réclame depuis plusieurs années du Congrès du Travail du Canada, en lançant hier, à même ses “ressources limitées”, son propre programme de formation syndicale.Quant au problème de juridiction, en suspens depuis sept ans, la FTQ a décide de le régler “définitivement” lors du prochain congrès du CTC ou dans les mois qui suivront si ses démarches demeurent vaines une fois de plus.Dévoilant les grandes lignes du programme d'éducation et définissant la position qu’adoptera sa centrale au congrès de Vancouver, en mai prochain, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a justifié la décision de son organisme par l'urgence des besoins à combler dans ce domaine."Nous attendons depuis 1967 que le CTC nous accorde ces pouvoirs et les fonds alloués à l'action syndicale.Jusqu'à présent, il a eu envers nos revendications une attitude arrogante qui ressemble à plusieurs points de vue à celle des sociétés multinationales à l'endroit des travailleurs." "La dernière fois que nous avons communiqué à ce sujet avec M.Joe Morris, vice-président du CTC et candidat à la présidence, nous n'avons même pas reçu d'accusé de réception", a ajouté M.Daoust.La FTQ.a-t-il noté, a l'intention de vider une fois pour toutes cette question au congrès du CTC.“C'est vraiment la dernière des chances, a-t-il commenté.Ça fait cinq fois que nous disons: c’est la dernière fois.11 faut régler le problème définitivement, c'est une question de crédibilité pour nous.” Sans dévoiler toute la stratégie de la FTQ si ses demandes étaient déboutées une fois de plus au prochain congrès, M.Daoust a mentionné que son organisme pourrait s'engager dans un boycottage systématique des actions du CTC et même suggérer aux Conseils du travail de reconduire leur charte auprès du CTC.Il ne serait pas question toutefois de désaffilier la FTQ du CTC puisque la centrale québécoise est une création de l'organisme central et que seuls les syndicats locaux ont le pouvoir juridique de se désaffilier en bonne et due forme.Voir page 2 : La F.T.Q.La CEQ entend démontrer que l'école est bien au service des privilégiés par Gérald LeBlanc QUEBEC — Même s'il semble avoir abandonné ses épithètes les plus fracassantes.le président de la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), M.Yvon Charbonneau, affiche toujours sa conviction que l'école constitue un instrument privilégié au service de la classe dominante de notre société.M.Charbonneau estime, en effet, que des études scientifiques, menées par sa centrale, sont en voie de valider l’hypothèse soulevée dans le manifeste présenté au congrès de la CEQ de 1972 sous le titre “L'école au service de la classe dominante”.Le leader syndical des enseignants admet cependant que seulement le quart des recherches est complété et qu'il faudra attendre le congrès de juin prochain, alors que seront définitivement liquidés le titre et le passé corporatif de la CEQ, pour connaître l’ensemble des résultats compilés par la Commission d'enquête sur le rôle de l’école et de l’enseignant, mis sur pied par la CEQ.Le prix du sucre augmente de $1.70 les cent livres en quelques jours C’est devant une centaine de membres du club Rotary, réunis pour un dîner-causerie au Château Frontenac, auditoire et édifice garants du respect traditionnel envers l'ecole, que M.Charbonneau portait, hier soir, sa charge contre la “mythe de la neutralité” de cette vénérable institution.En accord avec ses convictions indépendantistes, M.Charbonneau s’est d’abord contenté de se croiser les mains derrière le dos et d’écouter respectueusement, l'absence de mouvement de ses lèvres ne laissant aucun doute sur ses intentions, ses hôtes marteler l’hymne national des Canadiens.Dans sa causerie, intitulée “Bâtir l'école, oui.mais au service de qui?” M.Charbonneau.utilisant un propos sobre et dénudé des épithètes tapageuses des dernières années, a défendu le fond du manifeste de la CEQ, “L’école au service de la classe dominante".“Ce manifeste a voulu déclencher en nos rangs et à l’extérieur une prise de conscience du fait que l’école n’est pas neutre, qu’elle est à l’image de la société capitaliste, qui repose sur l’exploitation d'une classe majoritaire par une classe minoritaire, que l’école reproduit les classes sociales et transmet l’idéologie dominante.” “En dénonçant la transmission de l'idéologie capitaliste par l’école, devait-il plus tard ajouter, les auteurs du manifeste "L’école au service de la classe dominante” ne cherchent pas à véhiculer l'utopie selon laquelle une école pourrait être neutre, mais à montrer le mensonge de la neutralité officielle.” A l'aide de données puisées ou compilées par la commission de recherche de sa centrale, M.Charbonneau a ensuite fourni une série d’exemples tendant à démontrer le bien-fondé de l'idée maîtresse manifestée sur l'école au service de la classe dominante.“Une enquête auprès d'enfants de la maternelle a démontré qu’au moment de l'évaluation des élèves, ceux qui avaient les résultats les plus bas aux points de vue langue parlée et créativité provenaient généralement de la classe inférieure.” “Une enquête auprès de 151 étudiants du niveau élémentaire à la Commission des écoles catholiques de Québec a démontré que 75% des enfants venant des classes supérieures étaient évalués comme forts en créativité, comparativement à 12% des enfants de classes inférieures.Cette même enquête a démontré que pour le français langue ma- Voir page 2 : La CEQ Le prix du sucre a fait un bond de $1.70 les cent livres depuis le début de cette semaine, c’est-à-dire de lundi à mardi, pour atteindre hier $30.35 à l’état brut.Heureusement qu’au niveau du détail le prix du sucre est fixé au début de la semaine, sans quoi le consommateur devrait le payer d’ores et déjà $3.16 par sac de dix livres, prix qu’il atteindra et dépassera probablement dès le début de la semaine prochaine à moins d'un renversement de la tendance à la hausse.Au début de janvier, le prix du sucre brut était de $19.70 les cent livres.Il était rendu à $28.65 lundi et à $30.35 hier.Un porte-parole de Les Sucres Red-path Liée attribue cette hausse effrénée du prix du sucre brut aux faits qu’il n’y a plus d'accord international et que le produit est devenu rare.La vente du sucre sur le marché libre, par l’entremise de courtiers a pour effet d’en faire grimper le prix au jour le jour.Impossible d’échapper à cette montée vertigineuse.La Raffinerie de Sucre de Québec, qui utilise la betterave cultivée au Québec a cessé en octobre 1973, de fabriquer du sucre granulé qui, dans le cas actuel, pourrait peut-être faire concurrence au produit de la canne à sucre, et elle a vendu toute sa production de sucre brut à Les Sucres Redpath Ltée pour les cinq années à venir.Le prix de vente, selon un porte-parole du ministère de l'Agriculture, est le prix quotidien, moins $2.30 les cent livres.Les Sucres Redpath Ltée importent leur sucre brut de divers pays, notamment de Cuba, de Tîle Maurice, de la Jamaïque, de la Barbade, des îles Fidji, du Natal, du Brésil.Les courtiers établissent le prix quotidien du sucre brut en se basant sur les cours du marché de Londres, L’acheteur fait un premier versement au moment de l’achat et les autres versements s’échelonnent jusqu'à l’arrivée du cargo à Montréal, C’est alors que prévaut le prix quotidien.Alors qu’au niveau du détail le prix du sucre est établi le lundi pour toute la semaine, il est fixé pour 24 heures seulement au niveau de la raffinerie.Ainsi, un supermarché qui achète du sucre aujourd’hui pour livraison demain, paie le prix quotidien d’aujourd’hui; si la livraison ne doit se faire que jeudi, il paiera le prix quotidien de jeudi.Le porte-parole d’un supermarché a précise que le prix de détail du sucre» pour la semaine du 7 au 12 janvier était de $2.16 les dix livres, comparativement à $2.99 cette semaine, ce qui fait une augmentation de $0.83 les dix livres ou 8.3 cents la livre.A noter qu’il n’y a pas d’arrivages de sucre brut lorsque ce n’est pas la saison de la navigation.Le sucre livré au détail provient donc de sucre brut arrivé avant la fermeture de la navigation.Mais les raffineries doivent prévoir leurs achats futurs, semble-t-il, et refiler au consommateur l’augmentation éventuelle du prix du sucre brut.Tant mieux pour la raffinerie si l’augmentation prévue aujourd’hui se change éventuellement en une diminution de prix du sucre brut.Un communiqué de presse ?ENVOYEZ UN TELBEC ! Il suffit de nous faire parvenir une seule copie de votre texte.Quelques minutes plus tard, il sera rendu dans 100 media d'information du Québec (quotidiens, radio-tv, agences de presse, etc.) Le moyen de communication de presse le plus RAPIDE, le plus EFFICACE et le plus ÉCONOMIQUE.îèelbec Information: Jean Lecompte (514) 871 -9881 * VIENT DE PARAÎTRE .AUX EDITIONS DU JOUR LE PARTI PRIS DE LA VIE GUYGENEST 7 • Une poésie parvenue à sa pleine maturité; sur un ton et dans un style très personnels, aux images et au souffle forts et violents.L._ - .• .i ., ' ' En vente pnrtout au prix de $3.50 — distribue pur les Messageries du Jour, 8255, rue Duroriicr, Montreal 303 — Tel.: 274-2551 EDITIONS DU Présidant at diractaur général Jacques Hébert 4 • Le Devoir, mercredi 20 févrie: 1 974 I éditorial La culture, nouvelle zone grise?En dépit ou à cause de ses activités politiques, M.Gérard Pelletier a conservé les qualités et les défauts qui caractérisent normalement les journalistes et il en a fourni la preuve hier devant la Chambre de Commerce de Montréal.Il a décrit “l’angoisse culturelle au Québec” avec suffisamment de clairvoyance pour que nul ne puisse mettre en doute ses observations de témoin compétent et informé.Cependant, à la manière du journaliste qui insiste un peu trop pour conduire son lecteur à ses vues, il a peut-être poussé un peu loin la défense d'une bonne cause.• Ne chicanons pas sur les mots, puisque M.Pelletier lui-même a mis les guillemets qui conviennent autour de ce mot d'angoisse.Il entendait ainsi “traduire le caractère diffus et la nature presque mythique des craintes exprimées depuis quelque temps par une grande partie de l’intelligentsia québécoise" et il y est parvenu.M.Pelletier a même situé le malaise au bon endroit lorsqu’il a établi un lien entre cette angoiisse et les menaces qui planent sur le français.A propos de la langue, M.Pelletier a tenté de se situer à égale distance des prophètes de malheur et des optimistes repus.L'histoire lui enseigne, en effet, que la collectivité francophone du Québec a toujours su déjouer les prévisions des amateurs de catastrophes et a relevé victorieusement chacun des défis qui l'ont confrontée.Ces victoires ne l'induisent cependant pas en tentation de laisser-aller.Il est vrai que nous parlons aujourd'hui d'épanouissement culturel et linguistique alors que nous espérions à peine, autrefois, la “survivance française en Amérique”, mais il est également vrai que l'ambiance agit aujourd’hui sur nous avec une efficacité renouvelée.“Etre francophone en Amérique du Nord, c’est vivre dangereusement”, mais ce n’est pas revenir au “nationalisme noir” d’il y a vingt ans.De cette insécurité mâtinée de fierté, M.Pelletier souhaite nous voir passer à la sagesse.Il ne prétend pas nous livrer en dix minutes "le secret d’un remède souverain”, mais il entend montrer comment une action politique cohérente et réaliste pourrait contribuer puissamment à l’affirmation tranquille et ferme de la culture française au Québec.Sa thèse consiste plus précisément à confier aux deux paliers de gouvernement des rôles convergents en matière culturelle: au Québec d’affirmer “sans ambages et fermement le caractère français du Qué- bec”, tout est maintenant le respect dû à la minorité anglophone; à Ottawa d’assumer » de plus en plus pleinement ses responsabilités en matière culturelle.Que s'effectue cette jonction entre les deux niveaux de gouvernement, et la sérénité prendra le pas sur l'angoisse.Du Québec, M.Pelletier attend donc avec un rien de paternalisme des gestes concrets.D’abord, une affirmation solennelle qui placerait le Québec sur le même pied que l'Ontario.Ensuite, sans l’ombre d'un doute, des mesures législatives.M.Pelletier, en effet, redoute la stérilité des déclarations gouvernementales.Le gouvernement fédéral, pour sa part, a tenu, nous déclare M.Pelletier.à formuler sa loi sur les langues officielles.Le gouvernement central est même si avancé, poursuit le ministre des Communications, qu’il ne peut plus avancer tant que le Québec n’aura pas agi lui aussi.Le jugement est sévère et les quelques tapes d'encouragement sur l’épaule du ministre François Cloutier ne l’édulcorent aucunement.D'Ottawa, M.Pelletier attend donc, au moment opportun, la suite logique des gestes déjà posés.Il revendique pour le pouvoir fédéral le droit d'agir dans le domaine culturel et il laisse discrètement entendre que seul le gouvernement outaouais a contribué jusque dans “ses éléments de contestation et de radicalisme” au développement d'une culture authentiquement québécoise.Puis, grâce à l'un de ces raisonnements par l'absurde qu'il a sans doute appris à l'école de M.Trudeau, M.Pelletier taille en pièces la thèse de la souveraineté culturelle.Cette souveraineté serait d’abord la promotion d'une exclusive contre Ottawa.Elle serait en outre d’un illogisme flagrant: en effet, déclare M.Pelletier, si la collectivité francophone ne peut abandonner son sort aux mains d'une majorité fédérale anglophone.comment exigera-t-on de la minorité anglophone du Québec qu'elle s'en remette culturellement au pouvoir québécois?Bref, un travail s’impose aux deux niveaux et le gouvernement fédéral attend avec impatience que son partenaire québécois décide enfin de se mettre à l’oeuvre.• Si M.Pelletier avait su se satisfaire de cette démonstration, on aurait presque été tenté de lui donner gain de cause.Non pas que tout soit valable dans l'activité que déploie le gouvernement fédéral du côte culturel.mais parce que le bilan d'Ottawa vaut souvent autant et plus que la contribution québécoise.Malheureusement, M.Pelletier n’a pas résisté à la tentation de décocher une flèche de plus en direction de Québec.Il n’a réussi à ce moment qu’à affaiblir sa position.M.Pelletier ne veut pas d’un fédéralisme où les provinces n’auraient entre elles que des liens économiques.Que le marché commun, s’il le veut, respecte les souverainetés nationales et limite ses prétentions à celles d’un honnête et modeste coordinateur, soit, mais le fédéralisme, selon M.Pelletier, va plus loin.Dès lors, le gouvernement central peut et doit assumer à côté des provinces une part des responsabilités culturelles.M.Pelletier pouvait évoquer éloquemment dans ce contexte le rôle de Raaio-Canada et l’ONF, comme il aurait pu parler des améliorations apportées récemment à la présence culturelle canadienne à l’étranger.Même ceux qui préféreraient que l’initiative de ces activités culturelles, à l’étranger autant qu'en nos murs, vienne du Québec reconnaîtront que le gouvernement fédéral a souvent investi davantage dans ce domaine et ne l’a pas toujours fait à mauvais escient.Mais M.Pelletier n’allait pas oublier qu'après avoir été secrétaire d'Etat il est devenu ministre des Communications.A ce nouveau titre, il est lui-même la cible des revendications provinciales.Or, autant M.Pelletier veut que la culture soit une “position concurrente”, autant il lui répugne de partager avec d’autres le contrôle des communications.Quand le gouvernement fédéral, via Perspectives-Jeunesse, suscite quelque part des besoins sociaux ou culturels que les provinces devront ensuite satisfaire, il ne fait, selon M.Pelletier, qu’assumer un rôle de coordonnateur réaliste et dynamique; quand les provinces se disent incapables de remplir leurs obligations sans un certain contrôle des communications, M.Pelletier les rappelle à la modestie en les accusant de “saper la cohésion de l’Etat canadien dont on peut dire sans figure de style que ce sont précisément les communications qui lui ont donné naissance”.• M.Pelletier met toute sa verdeur à provoquer une action québécoise en matière linguistique.Il sera le premier à regretter ses propos si jamais le gouvernement québécois s'avise de croire à sa souveraineté culturelle.Laurent LAPLANTE bloc-notes ües questions oui, des réponses s'il plait au prince S'il faut en croire le maire Drapeau, la motion Lacoste adoptée à i'unanimité par les membres du conseil municipal le 16 janvier dernier n'était pas valide “telle que formulée et adoptée".Non seulement donc les conseillers n’avaient pas le droit de poser des questions sur les sujets non prévus a l'ordre du jour, mais encore ils n'avaient pas le droit de réclamer de pouvoir poser de telles questions.Je suppose que pour être dans l'ordre, le conseiller Paul Lacoste aurait dû d'abord donner un avis de motion; à la séance suivante, proposer que le comité exécutif soit prié d étudier la possibilité de soumettre au conseil un projet d’amendement aux règlements; et attendre ensuite que le comité exécutif veuille bien recommander l'adoption de modifications en conséquence.C'est dire à quel point à Montréal le conseil a renoncé au contrôle de ses propres affaires au bénéfice du comité exécutif.Après avoir ainsi donné une leçon de droit à Me Lacoste, le maire Jean Drapeau a également sou- Billet d'Italie Putsch interdit Une tentative de coup d’Etat aurait eu lieu en Italie.Par une nuit de samedi à dimanche, en janvier, toute l'armée aurait été mobilisée.Aux accusations de la gauche à la droite fasciste ont succédé démentis et polémiques.L'agitation insolite au sein des casernes militaires n’a pu être niée.Quand toute l’armée “bersaglieri, carristi, paracadutisti e tutti quanti” est en état d'alerte, cela saute à l’oeil comme dirait le général Dayan.Pour mettre un terme aux polémiques un lecteur du Corriere a ainsi exprimé son opinion: “Un coup d’Etat la nuit de samedi à dimanche?Impossible.Je suppose que l'interdiction de circuler le samedi à minuit vaut également pour les chars d’assaut".Rolande A.LACERTE Varèse, février 1974.ligné, dans une déclaration écrite remise à ‘la presse, que ce n’est pas sous son administration que les conseillers avaient été ainsi bâillonnés.mais que les règlements régissant le droit de parole à cet égard "remontent à très loin en arrière et ne dépendent nullement d'une volonté contemporaine.Mes prédécesseurs ont appliqué les mêmes dispositions législatives et réglementaires," affirme le maire.Après cette petite leçon d'histoire.concédons que l'administration actuelle n'est pas à l'origine du bâillon en question.Les historiens et les démocrates auront cependant noté qu'il aura pris 15 ans au régime Drapeau pour s'en rendre compte et accepter de modifier les règlements du conseil.Bon prince, le comité exécutif a donné suite à la motion Lacoste même si elle était invalide et donc même si elle ne pouvait le lier juridiquement.Autant le maire ne tient pas à la démocratie, ni dans le conseil ni dans son parti, autant il tient à la légalité.C’est donc dans les formes que les conseillers acquerront le droit de poser des questions.Le comité exécutif, a expliqué le maire, s'est inspiré des règles de procédure de l-Assem-blee nationale.Voilà qui devrait rassurer ceux qui d'habitude s’in-uiètent des innovations juridiques e l'administration Drapeau, mais des spécialistes de la procédure ne manqueront sans doute pas de faire l'étude de droit comparé qui peut s'imposer à ce sujet.Force est de reconnaître, entretemps.que les modifications proposées par le comité exécutif, qu elles reflètent bien ou non la procédure de l'Assemblée nationale en la matière, permettent plus aux conseillers de poser des questions que d'obtenir de?réponses.Dans le régime actuel, en ettet, entre le conseil et l'administration, tout passe par le goulot d’étranglement du président du comité exécutif.Or, la dernière disposition proposée pour permettre aux conseillers de poser leurs questions dans l'ordre et conformément à la loi tient dans une phrase aussi courte qu'éloquente: “Le président du comité exécutif peut toujours refuser de répondre à une question (.) sans donner de raison et son refus ne peut être discuté d’aucune façon." Ceux qui doutaient encore qu’il ne faut pas confondre démocratie et légalité pourront toujours méditer sur cette disposition “finale” du projet soumis par le maire Jean Drapeau et “approuvé quant à sa validité et à sa forme” le 12 février dernier par l’avocat en chef de la ville, Me Michel Côté.Manifestement, il faudra davantage qu’une motion du conseiller Lacoste pour introduire, un minimum d'esprit et de pouvoir démocratiques à l’hôtel de ville de Montréal! Les minounes criminelles Peut-être fut-il un temps où il était défendu aux citoyens de laisser leurs ordures ménagères sur la voie publique sous peine d'amende et.de prison.Aujourd'hui, toutes les municipalités trouvent plus efficace et sans doute plus économique d'avoir un service d'enlèvement des “vidanges'’.Je me demande si au lieu de traîner en Cour municipale les peu dangereux délinquants qui commettent le crime d'abandonner des “minounes" en bordure des rues de Montréal, la ville ne serait pas mieux avisée d’établir un service efficace pour disposer de cette catégorie de déchets.La Sidbec-Dosco vient justement de créer une filiale qui doit fournir à la sidérurgie québécoise des matériaux de rebut qui s’ajouteront au minerai de fer qu’elle transforme.La ville de Montréal ne devrait-t-elle pas s'entendre avec elle pour recycler les voitures trop usagées pour tenir la route?Il devrait être possible d'avoir ici et là dans la Métropole des terrains aménagés à cet effet où la Sidbec pourrait venir s'alimenter, Puisqu’il faut de toutes manières libérer les voies publiques, au lieu de gaspiller plus d’argent dans des procès, pourquoi n’avoir pas un service qui prenne en charge ces malheureux vestiges, et en soulage à la fois leurs propriétaires démunis et madame l'environnement?La ville a de l’ordre une vision bien répressive.C’est ainsi qu’au lieu de ramener clochards et vieux alcooliques à des foyers d’hébergement elle préfère encombrer la Cour municipale de procès qui ne devraient jamais avoir lieu et qui se répètent d’une fois à l’autre avec les mêmes “récidivistes”.C’est ainsi qu'hommes et choses sont également traités comme des déchets et rejetés ou réprimés comme des éléments criminels.Les “minounes" et les “robineux” déparent la ville?Ils sont pourtant à l'image d’une Métropole qui n’est plus faite pour ses habitants.Pourquoi ce mutisme?Le climat a changé dans le métro de Montréal.Si le confort était moins évident aux heures de pointe, la sécurité semblait toutefois parfaite en tout temps, De même, en raison de pannes très exceptionnelles, les usagers pouvaient compter sur des rames aussi rapides que ponctuelles.Il suffit de prendre régulièrement ce service pour constater qu'il n'en va plus ainsi aujourd'hui.Lès gens y sont plus nerveux.Au moindre bruit, au premier ralentissement, l'inquiétude se lit dans les yeux de plusieurs.Et avec raison.On pouvait penser que le spectaculaire incendie de la station Henri-Bourassa était dû à un accident de garage qui ne pouvait pas se produire sur une ligne de service.Depuis l’incident qui aurait pu finir tragiquement à la station Rosemont pour des centaines de passagers, chaque usager sait maintenant qu'une tragédie est possible.Après un “accident" aux proportions si considérables, on comprend que les autorités ne veulent plus prendre de chance et qu'on est plus prudent que moins.Aussi à chaque bruit ou détonation insolite, on n'hésite pas à évacuer une rame complète et à interrompre le service.De la sorte, certes, les usagers savent qu’ils ne seront plus laissés à la merci d'une imprudence; mais de savoir qu’on prend ainsi plus de précautions n’est pas un remede satisfaisant à l’insécurité des voyageurs.Combien d’usagers auront préféré depuis quelques semaine revenir à l’automobile privée?Combien d’autres, obligés de s'en tenir au transport public, auront cessé cependant d’en être les publicitaires enthousiastes?L'enquête qui doit commencer prochainement ne devrait pas empêcher les autorités de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal d'être plus loquaces quand des incidents arrivent et de communiquer franchement à ce sujet avec la population.Les accidents d'avion ne sont pas moins graves: les compagnies d’aviation n entretiennent pas moins des contacts plus humains avec la clientèle.‘‘J’aime le métro, j’aime l'autobus.” Fort bien.La CTCUM devrait quand même parler au monde — surtout quand des détonations inexplicables ou inexpliquées surviennent sous terre dans le métro.Jean-Claude LECLERC M la parole du jour "Ne garde jamais rancune au prochain, uels que soient ses torts, et ne fais rien ans un mouvement de passion." — Ecclésiastique 10,6 (deuxième siècle avant JC) “Les hommes libres deviennent les serviteurs de l’esclave sage." - Ecclésiastique 10,25 (deuxième siècle avant JC) “Ne réponds jamais avant d'avoir écouté." — Ecclésiastique 11,8 (deuxième siècle avant JC) “Prends avis de toute personne sage et ne méprise pas un conseil profitable,” — Tobie 4,18 (quatrième siècle avant JC) “As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin, assigné l'aurore à son poste?'" As-tu pénétré aux sources marines et circulé au fond de l'Ablme?,.De quel côté habite la lumière, et les ténèbres, où résident-elles?.Es-tu parvenu jusqu'aux dépôts de neige et as-tu vu les réserves de grele?.De quel côté se divise l’éclair lors-u’il répand sur terre ses étincelles?" — ob 38, 12-24 (cinquième siècle avant JC) Le dernier essai de Soljénitsyne avant son expulsion d'URSS Vivre, mais sans les mensonges Il fut un temps où nous n'osions même pas chuchoter.Maintenant, nous écrivons et nous lisons le samizdat, et parfois, lors-ue nous nous réunissons ans le fumoir de l'Institut des sciences, nous nous plaignons franchement les uns aux autres qu’il y a, à l'intérieur, pauvreté et destruction.Appuyer des régimes éloignés, non civilises.Attiser la guerre civile.Et nous avons imprudemment favorisé Mao Tsé-toung — à nos dépens — et ce sera nous qui allons être envoyés en guerre contre lui, et il nous faudra y aller.N'y a-t-il pas moyen d'en sortir?Et ils font passer en jugement qui ils veulent, et ils mettent des gens sains d'esprit dans des asiles psychiatriques — toujours eux, et nous sommes démunis de pouvoir.Les choses en sont au plus bas.Une mort spirituelle universelle nous a tous touchés, et la mort physique va bientôt se déclencher et nous consumer, nous et nos enfants.Mais comme auparavant, nous continuons de sourire d’une manière lâche et de murmurer avec nos langues liées: Mais que pouvons-nous faire pour arrêter cela?Nous n'avons pas la force.Nous avons été si désespérément déshumanisés que, pour notre modeste ration alimentaire quotidienne.nous sommes prêts à abandonner tous nos principes, nos âmes, et tous les efforts de nos prédécesseurs et toutes les possibilités de nos descendants — mais surtout ne perturbez pas notre fragile existence.Nous manquons de fermeté, de fierté et d'enthousiasme.Nous ne redoutons même pas la mort atomique universelle et nous ne craignons pas une Troisième Guerre mondiale — nous nous sommes déjà réfugiés dans les crevasses.Nous ne redoutons que les actes de courage civique.Nous craignons seulement d’être à la traîne derrière le troupeau et de faire un pas seuls — pour nous retrouver brusquement sans pain blanc, sans gaz pour le chauffage, et sans inscription officielle à Moscou.Nous avons été endoctrinés dans des cours pol’ti-ques, et, de la même manière, l'idée de vivre confortablement a été encouragée.et tout sera bien pour le reste de notre vie: nous ne pourrons échapper à notre environnement et à nos conditions sociales.La vie de chaque jour définit la conscience.Qu'est-ce que cela peut nous fai- • Le jour même de son arrestation par la police soi’iétique, soit le 12 février dernier, Alexandre Soljénitsyne confiait d des proches un essai de composition toute récente que l’on retiendra d juste titre comme son testament spirituel d ses collègues écrivains et intellectuels d’URSS.Voici le texte intégral de cet essai, tel que le transmet l’Associated Press.re?Nous ne pouvons rien y faire." Mais nous pouvons tout.Mais nous nous mentons à nous-mêmes pour avoir de l'assurance.Et ce ne sont pas eux qui sont à blâmer pour tout — c'est nous-mêmes.rien que nous.On peut nous objecter: mais en vérité vous pouvez penser ce que vous voulez.On nous a bâillonnés.Personne ne veut nous écouter, et personne ne nous le demande.Comment pouvons nous les forcer à ecouter?Il est impossible de modifier leur esprit.Il serait naturel de le?évincer par un vote — mais il n’y a pas d’élections dans notre pays.En Occident, les gens sont au courant des grèves et des manifestations de protestation — mais nous sommes trop opprimés et c'est pour nous une horrible perspective.Comment quelqu'un peut-il renoncer soudainement à un travail et descendre dans la rue?Cependant, les autres voies fatales employées au cours du siècle passé par notre amère histoire russe ne sont pas pour nous, et véritablement, nous n'en avons pas besoin.Maintenant que les haches ont fait leûr travail, que tout ce qui a été semé à de nouveau germé, nous pouvons voir que le peuple jeune et présomptueux qui pensait qù'il rendrait notre pays juste et heureux par la terreur, la rébellion sanglante et la guerre civile, avait été lui-mème induit en erreur.Nous ne vous remercions pas, pères de l'éducation.Maintenant, nous savons que les méthodes infâmes produisent d'infâmes résultats.Que nos mains soient propres.Le cercle est-il fermé?Et n’y a-t-il vraiment pas possibilité d’en sortir?Et ne nous reste-t-il qu'une seule chose à faire, attendre sans agir?Peut-être arrivera-t-il quelque chose?Cela n'arrivera jamais tant que nous reconnaîtrons quotidiennement.que nous prônerons et renforcerons — et que nous ne nous en détacherons pas — le plus perceptible de ses aspects: le mensonge.Lorsque la violence fait irruption dans la vie pacifique.sa figure s'illumine de confiance, comme si elle brandissait une bannière et s'écriait: “Je suis la violence.Sauvez-vous, Laissez-moi la place.Je vais vous écraser.” Mais la violence vieillit vite.Après quelques années, elle a perdu confiance en elle-meme.et pour maintenir son aspect respectable elle fait appel au mensonge, son allié, puisque la violence ne peut se cacher sous autre chose que le mensonge.Et la violence pose sa puissante patte, non pas chaque jour, ni sur chaque épaule: elle n'exige de nous que l'obéissance au mensonge et la participation quotidienne au mensonge.Toute loyauté repose la-dessus.Et la clef la plus simple et la plus accessible de notre libération que nous négligeons se trouve ici: non-participation personnelle aux mensonges.Bien que les mensonges nous obstineront dans ce plus petit problème, laissez-les tout étreindre, mais sans aucune aide de moi.Cela ouvre une brèche dans l'encerclement imaginaire causé par notre inaction.C'est pour nous la manière de faire la plus facile, mais la plus dévastatrice pour les mensonges.Parce que, quand les gens renoncent aux mensonges, ils abrègent leur existence.Comme une infection, ils ne peuvent exister que sur un organisme vivant.Nous ne nous exhortons pas nous-mêmes.Nous ne sommes pas suffisamment mûrs pour défiler sur les places publiques et crier fort la vérité ou bien exprimer tout haut ce fpie nous pensons.Cela n'est pas nécessaire.C'est dangereux.Mais refusons de dire ce que nous ne pensons pas! C'est notre voie la plus aisée et la plus accessible, qui tient compte de notre lâcheté naturelle, déjà bien enracinée.Et elle est beaucoup plus facile — il est dangereux même de le dire — que le genre de désobéissance civique prônée par Gandhi.Notre ligne de conduite n'est pas de donner un support conscient aux mensonge à propos de n'importe quoi! Et lorsque nous aurons compris où se trouve le périmètre de la fausseté — chacun le place à sa propre manière — notre ligne de conduite sera de nous éloigner de cette frontière gangrenée.¦ lettres au DEVOIR Une pastorale trop pressée de bénir?Je lisais dans Le Devoir du 12 février 1974 une nouvelle sur l’organisation du SPAJO (Service de Pastorale des jeux Olympiques).Après la pastorale de l’Expo, l'église du Métro, peut-être aussi.la pastorale des Bingos, l'archevêché de'Montréal fait encore un grand pas en voulant être présent aux J.O.Toutefois, cela me laisse assez perplexe.D une part, il me semble que l'archevêché de Montréal donne l'impression de bénir facilement une réalité comme les jeux Olympiques.Il exerce peu sa fonction critique en tant que l'Eglise est responsable de rappeler dans le monde le respect d'un certain nombre de valeurs et un ordre de priorité de ces valeurs.Ce n'est pas le symposium théologique entrevu qui répondra aux vraies questions.Ce qu’on voudrait savoir de l'Eglise de Montréal, avant qu'elle trace sa bénédiction sur les jeux Olympiques, c'est sa position sur Monsieur Ryan, Je m'inscris en faux contre le commentaire suivant de votre éditorial en date du 13 février dernier.“.Le Toronto Star suggère qu’on astreigne au moins les chômeurs sans charge de famille à accepter un emploi à l'intérieur de celles des cinq grandes régions où ils habitent.Cette proposition parait pleine de sens”, En premier lieu, vous préconisez un genre de discrimination envers les célibataires.La question des droits égaux ayant déjà fait l'objet de commentaires de votre part, y aurait-il dans ce cas-ci volte face?Par analogie, seriez-vous prêt à recommander qu’une secrétaire francophone du nord du Nouveau-Brunswick, en chômage, soit obligée d'accepter un emploi à Frédéncton, là ou il y a pénurie de main-d’oeuvre de ce genre et où règne un climat sociàl à la limite de la tolérance pour les francophones?En portant votre jugement, il faudrait considérer que les conjoints jouissent d’avantages dont les célibataires sont tenus à l'écart.D'autant plus, il ne faut pas ignorer le fait que le célibat est une situation portant de lourdes charges des investissements de centaines de millions de dollars dans un projet qui favorisera les commerçants, les hôteliers, les financiers, etc,, alors que des milliers de mal logés vont continuer de vivre dans des taudis.On voudrait savoir si elle est d'accord que les chrétiens peuvent devenir des “dieux du stade" en achetant de la monnaie olympique, On voudrait savoir si elle bénit aussi la Loterie olympique comme moyen de financement.On ne peut lui reprocher de vouloir être présente à un événement majeur de la vie des Montréalais; mais, on peut lui demander d'y être présente en conformité avec le message de Jésus-Christ et aider les chrétiens à discerner dans l’événement ce qui promeut le message de ce qui le contrecarra.Et puis, je suis très étonné de voir avec quelle spontanéité, quel élan, quel dynamisme, l'Eglise de Montreal réussit à organiser une matérielles: n’ayant droit aux déductions pour conjoints et personnes à charge, l'impôt sur le revenue est indexé à un taux plus élevé, la taxe scolaire doit être payée même sans avoir recours à des bénéfices directs, les impôts payés pour les assurances sociales (hôpitaux, soins médicaux, assistance sociale etc.) pèsent plus lourdement sur le ou la célibataire en proportions des services reçus, les allocations familiales ne s'ajoutent évidemment pas au compte de l'individu enfin, les allocations aux personnes âgées (pensions de vieillesse) sont perçus en double par les conjoints qui généralement n'ont contribué qu'en partie simple.Je ne voudrais pas laisser l'im- pastorale de cette sorte.Quand il s'agit d'être présent aux réalités quotidiennes des plus pauvres, des mal logés, des ouvriers exploités, la pastorale s'organise moins vite.Il y a eu un événement majeur qui s'est appelé le Front commun; cela a duré une bonne année, mais on n'a pas organisé le Service de pastorale du Front commun.Des gens sont pris avec des pitances d’aide sociale: ils essaient de s’en sortir, de réagir; cela dure depuis des années, mais on n'a pas organisé le Service de pastorale pour l’application des Messages des évêques a l'occasion des Fetes du Travail.Allez! Continuez à bénir sans discernement.Les puissants vous souriront poliment; les autres sauront que vos choix sont faits et ne compteront plus sur vous pour assumer leurs angoisses, leurs espérances et leurs projets.A CARBONNEAU Montréal, le 15 février 1974.pression d'être en désaccord avec les mesures de partage social énumérés mais je m’objecte à ce que le chômeur sans charge de famille soit en plus astreint à des conditions particulières à son état civil, Dans un deuxième temps, vous y gagneriez à prendre connaissance des programmes d'assistance-déménagement sous l'égide du programme de la mobilité de la main-d'oeuvre du ministère de THono-rable M, R.Andras.Vous y verriez je crois, que le programme du ministère de la Main-d'oeuvre du Canada offre des allocations de déplacement et de relocalisation des plus généreuses.G.BOUCHARD Ottawa, le 15 février 1974.LE DEVOIR Fondé par H«nn Bourotto !• 10 janvitr 1910 Dirocttur «t rédocttur *n ch*< Cloud* Ryan Rédacteur tn chtl adjoint.Mith#l Roy DirtCttur dé l'information J*an Fronco«ur Tréiornr Btmard lorocqu# 'ai ejT tiiu* ou numéro 211, nrnitte, dont le nége $o y comprli frol» d« timbrai »t «mbollog»» 4, Naît de collection du focteun 50< juiqu’6 Voleur de $10.00 et $1.00 pour voleur de $10.00 et plui.— -———-r LE MAGASIN 1ST OUVERT DU LUNDI AU MERCREDI JUSOU'A 6H.JEUDI ET VENDREDI JUSQU'A VH.SAMEDI JUSDU'A 5H.VALABLE CENTRE DU DISQUE MONTROSE JUSQU'AU 28 FÉVRIER 3162 EST, rue BELANGER, MONTRÉAL 408 Tél.: 729-2831 paul McCartney - wings - band ON THE RUN - Band on the run - Paul McCartney, Linda McCartney, Denny Laine Band on the run - jet - bluebird - Mrs Vande-built - let me Roll it - Mamunia - no words • Helen wheels Piccasso's last words (drink to me) Nineteen hundred and eghty five.Capitol SO:3415 - prix sugg.7.29 WÈÊÊÊËfÊfh'.ANDRÉ GAGNON - PROJECTION les forges de St-Maurice • Columbi-FS 90159 Sugg 7.29 LP’:' ’ TUBULAR BELLS, Mike Oldfield, Grand Piano Bass Guitar - Hanky Tank Electric Guitars - Concert Tympani Hammond Oraan VR12 105.THI ROLLING STONES - Coots Head soup, etc etc, • WEA COC 39101 Sugg $6 29.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.