Le devoir, 15 décembre 1973, samedi 15 décembre 1973
¦ la météo Aujourd'hui, pluie et bruine pouvant se changer en neige et verglas.Possibilité d'un dégagement en soirée.Maximum: 30.Dimanche, nébulosité croissante avec possibilité de neige légère.LE DEVOIR Fais ce que dois Le système des libérations conditionnelles est à assouplir — voir page 2 L'Est aussi doit porter le fardeau de l'escalade du pétrole (Trudeau) par Claude Lemelin OTTAWA — Le premier ministre Trudeau a indiaué hier aux Communes que le Québec et les provinces de l’Atlantique devaient être prêtes à quelque sacrifice financier pour soulager leurs consommateurs durement touchés par l’escalade des prix internationaux, si elles voulaient que la trésorerie fédérale y mettent du sien.Pour la sixième journée consécutive, les ministériels ont été harcelés par l’opposition progressiste-conservatrice — M.Robert Stanfield en tête — qui cherche à faire admettre aux ministériels que les consommateurs de Test ont le droit d’être protégés contre la hausse des prix pétroliers au même titre que les consommateurs de l’Ontario et des provinces plus à Touest, et cela même s’ils sont approvisionnés à même des sources étrangères plutôt que la production pétrolière de l’Ouest canadien, sources qui échappent donc au gel des prix imposé par Ottawa depuis le 4 septembre.Il s’agit en quelque sorte d’un renversement des intérêts politiques.Les libéraux, qui ont la portion congrue des députés de l’Ontario, des Prairies et de la Colombie-Britannique défendant l’avantage que confère le gel aux seuls consommateurs de ces provinces, tandis que les progressistes-conservateurs, qui n’ont que deux députés au Québec (mais plus que la majorité de ceux des provinces de l’Atlantique) préconisant que cet avantage soit étendu, par le biais de la trésorerie fédérale, aux consommateurs des cinq provinces de Test.La lassitude d’une fin de session aidant — comme, signalent certains chroni- queurs, les derniers jours de la grossesse de son épouse Margaret — le premier ministre Trudeau a paru vivement irrité, tout au long de la semaine, par les coups de trique des conservateurs.De sorte que, parce que M.Trudeau a vivement réplique hier à certaines questions des tories, toute la basse-cour fédérale s’est mise à spéculer sur la mauvaise humeur du chef du gouvernement, tout comme le faisait jadis la cour de Louis XIV, après un “lever du roi” particulièrement maussade.Après avoir rappelé encore une fois que son gouvernement avait déjà entrepris de venir en aide aux gens par la procédure d’indexation des prestations sociales et qu’il était disposé à discuter, lors de la conférence fédérale- provinciale des 22 et 23 janvier, des mesures supplémentaires d’assistance qui pourraient s’imposer dans Test du pays, M.Trudeau a d’abord signifié au député conservateur de Terre-Neuve Elmer Mackay que la responsabilité fédérale à cet égard était partagée avec les provinces en cause.“La question est de savoir qui devrait payer la subvention, a dit M.Trudeau.Je ne crois pas que le gouvernement fédéral devrait postuler, comme le fait l’opposition officielle, que les contribuables de l’ensemble du pays devraient seuls subventionner les gens de certaines provinces.Il me semble que les gouvernements provinciaux ont eux-mêmes quelque responsabilité, particulièrement si Ton tient compte du fait qu’ils ont Voir page 6 : Trudeau Harcelé, Massé se fâche et réclame des explications par Pierre O'Neill QUEBEC — Le ministre des Richesses naturelles, M.Gilles Massé, digère mal l’attitude d’Ottawa et a demandé des explications sur les exportations de pétrole.Couramment perçu comme le plus docile des ministres du gouvernement Bourassa, M.Gilles Massé a haussé le ton hier à l’Assemblée nationale.Il était harcelé par une opposition qui se réjouissait d’avoir entendu un ministre fédéral faire fi des prétentions du Québec concernant la stratégie à suivre pendant la pénurie de pétrole.Deux jours plus tôt en Chambre, M.Massé avait catégoriquement affirmé qu’aucune compagnie du Qué- bec n’exportait du pétrole aux Etats-Unis.C est en regardant la télévision le lendemain qu’il a appris que la compagnie Golden Eagle exportait du pétrole et cela avec l’autorisation du gouvernement fédéral.Identifiant le ministre des Richesses naturelles à quelques autres de ses collègues, le Parti québécois a conclu que M.Massé avait menti à la Chambre.Ce à quoi le ministre a humblement expliqué qu’il ne savait rien des exportations de la Golden Eagle avant d’entendre à la télévision les révélations de son homologue fédéral, M.Donald Macdonald.Voir page 6 : Massé / 2 mois d'horaire d'été aux USA La levée de l'embargo arabe sur le pétrole acquise à plus de 50% d'après AP, Reuter et AFP La levée de l’embargo séoudien sur le pétrole destiné aux Etats-Unis semble imminente et alors que l’entourage de M.Kissinger, arrivé hier à Ryad, évalue à “plus de 50%” les chances de voir dès janvier couler le robinet du pétrole arabe, les courtiers de l’affrètement à Londres signalent une possible reprise de l’exportation de pétrole au départ du golfe Persique.Mais le besoin de pétroliers, qui a fait monter le taux d’affrètement des supertankers de 47.5 à 75 en une semaine, Choc en retour Une étude commandée par le ministère de l’Education au démographe Louis Duchesne démontre que, depuis 1970, 23,000 élèves francophones sont passés à l’école anglophone.On se rappellera que pendant près de deux siècles, les Canadiens français ont survécu à l’assimilation grâce à la revanche des berceaux.Fuis soudainement, il y a eu une chute vertigineuse de la natalité.C’est alors que M.Lesage proposa aux jeunes Québécois l’idéal de la revanche des cerveaux.Durant les années de la révolution tranquille, cette belle entreprise parut excitante.Hélas! aujourd'hui, on doit déchanter.Les cerveaux, pour être dans la ligne du progrès, se sont branchés sur l'électronique.Or, comme l'on sait, les cerveaux électroniques n'entendent que l'anglais.Albert BRIE decoule-t-il d’un discret assouplissement des restrictions?La question est posée au moment où le ministre séoudien des Affaires étrangères, M, Sakkati recevant hier le secrétaire d’Etat, Henry Kissinger, à Tes-cale de Ryad, peu avant que ce dernier ne soit reçu par le roi Faycal a reconnu publiquement que “M.Kissinger déploie des efforts sincères en vue de parvenir à un règlement du conflit du Moyen-Orient”.Tôt dans la journée, des rapports de presse attribuaient d’ailleurs au gouvernement du roi Faycal l’intention de demander aux Américains une déclaration réaffirmant la nécessité d’un retrait d'Israël des territoires occupés, en échange de laquelle l’embargo serait rappelé.L'optimisme ambiant, qui découle de la perspective de la conférence de la paix qui doit s’ouvrir mardi à Genève (voir aussi page 28), n’a toutefois pas empêche le Congrès d'adopter hier une loi imposant l’horaire d’été tout au long de Tannée, et ce, en vue d’économiser Té-lectricité.Le document, approuvé par le Sénat et la Chambre des représentants, a été envoyé à la Maison-Blanche, et si le président Nixon le contresignait en fin de semaine, la loi sera appliquée dès janvier.Au demeurant, des négociations sont en cours, portant sur une demande de participation accrue de la part des gouvernements koweïtiens et seoudiens dans des compagnies implantées dans ces deux pays.Mais la compagnie Gulf Oil se re- Voir page 6 : La levée < > Il «Si WÊÈÊÈÊÈm y -M fmÈM mSm Le président de la commission d'enquête sur l'usage des drogues à des fins non médicales, M Gérald LeDain, quitte la salle où, derrière les portes closes, il s'est entretenu du rapport final de la commission avec les journalistes avant d'aller le déposer officiellement aux Communes.(Téléphoto CP) Le salaire des juges Le PQ tient bon malgré la guerre d'usure par Gérald LeBlanc QUEBEC — Soumis au traitement de l’usure, les six députés péquistes sont parvenus hier encore à bloquer le projet de loi prévoyant une hausse de $5,000 dans le traitement des juges de juridiction provinciale.Les chances du PQ semblent cependant minces de répéter l’exploit de la dernière session, en juillet 1973.alors que leur filibuster avait forcé le gouvernement à ajourner avant 1 adop- Le Soleil échappe à Power Corporation QUEBEC (Le Devoir) — A la suite de nombreuses démarches, accomplies personnellement par le premier ministre et le ministre d’Etat au conseil exécutif, M.Fernand Lalonde, le quotidien Le Soleil sera soustrait à Power Corporation et vendu à un groupe au sein duouel les propriétaires actuels, les frères Guy et Gabriel Gilbert, conserveront chacun 20 pour cent des actions, ou l’équivalent de $3.2 millions.M.Bourassa a confirmé qu’une transaction est en cours; elle porte sur un montant de $8 millions.La Caisse de dépôt et de placement du tion d’un projet de loi identique.Malgré le filibuster du PQ, ou plutôt le minibuster en raison de la disproportion des forces en présence, le gouvernement avait déjà fait adopter son projet de loi en deuxième lecture avant de le déférer à la commission parlementaire, hier soir.Se relayant pour prendre le quart, les 102 députés libéraux comptent épuiser rapidement leurs 6 opposants péquistes, Québec se propose d’acheter un troisième bloc de 20 pour cent des actions dont la valeur atteint $1.6 million.L’Union régionale de Québec des Caisses populaires Desjardins a accepté de se porter acquéreur d’un quatrième bloc de 20 pour cent sous réserve de l’accord de son conseil d’administration.La cinquième tranche serait partagée entre des hommes d’affaires de la région selon des modalités qui ne sont pas connues.Il s'agit de MM.Claude Pratte, actionnaire de Télé-Capitale, propriétaire de plusieurs postes de radio, directeur de Power Corporation et de la Ban- en siégeant de 10 heures à minuit, aujourd’hui, lundi, mardi et tant que durera la résistance péquiste.Outre ce projet de loi modifiant la loi des tribunaux judiciaires, le gouvernement compte faire adopter, avant l’ajournement des Fêtes, les deux projets de loi sur les loyers, le projet touchant le decret de la construction, un projet technique sur les droits hydroélectriques de THydro-Québec et quel- que royale; Pierre Côté, président de la Laiterie Laval et directeur de la Banque de Montréal; René Amyot, avocat, homme d'affaires et directeur de la Banque de la Nouvelle-Ecosse.Le premier ministre aurait exercé de très fortes pressions sur MM.Guy et Gabriel Gilbert, respectivement président directeur général, et président du conseil et éditeur, afin de les amener à conserver une part dans l’entreprise dont ils étaient résolus à se départir en totalité.Ils avaient décidé de vendre Le Soleil Voir pas* 6 : La Solall ques autres projets de portée locale.Conjugué à l'atmosphère coutumière des fins de session, le filibuster du PQ pour empêcher la hausse du traitement des juges a donné lieu à des interventions loufoques et à un lapsus gênant pour le parrain du projet de loi, M.Jérôme Choquette.Parlant en faveur du projet, M.Gaston Desjardins, député de Louis-Hébert, qui n’a pas caché sa disponibilité pour le portefeuille de la Justice au lendemain des élections, a conclut son discours en parlant de M.Choquette comme de l’honorable juge."Pas juge encore, mais bientôt”, a-t-il ajouté en voulant corriger son erreur.“Je note que mon adjoint parlementaire a hâte que j’accède à la magistrature", lui a lancé M.Choquette Devant l'inquiétude simulée du PQ, M.Desjardins est revenu à la charge pour indiquer qu’il n’aspirait aucunement à devenir le ministre de la Justice."Ce sont des journalistes qui ont couru après moi pour tenter de me faire dire que T’aspirais au ministère de la Justice mais je les ai évités et j’ai même évité de me rendre au Palais de justice le lendemain.” Le projet de M.Choquette propose une augmentation portant le salaire des juges de $28,000, à ce niveau depuis 1969, à Voir pag* 6: Jugat Le rapport Le Dain Les usagers de drogues "fortes "doivent être obligatoirement traités par François Barbeau Pour régler le problème de la consommation illicite de drogues “fortes” au Canada, le rapport Le Dain, dont le dernier volume a été depose hier aux Communes par le ministre de la Santé, M.Marc Lalonde, recommande que tous les narcomanes et usagers de drogues “fortes” présumés ou véritables, soient arrêtés par la police, soumis à un examen médical qui déterminerait leur toxicomanie, puis, dans le cas échéant, placés dans un internat de traitement pour une période de un à trois mois.Cette recommandation ne touche que les opiomanes et les auteurs du rapport le précisent en écrivant.“Nous ne recommandons pas la contrainte dans les cas qui ne relèvent pas du droit penal, pour instruire ceux qui ne prennent de la drogue qu’à l’occasion, surtout lorsque le risque de dépendance est minime, comme pour les hallucinogènes et les solvants volatils.Les autorités devraient avoir de moins en moins recours au droit pénal contre l'usager de drogues à des fins non médicales.Toute autre politique serait futile.Le traitement forcé d’un opiomane recommandé par trois des auteurs du rapport, deux ayant préparé des rapports dissidents (Marie-Andrée Bertrand, criminologue à l'université de Montréal, et M.Ian L.Campbell, doyen de la faculté des arts de l’université Sir George Williams), ne pourrait se prolonger au-delà d'une période de trois mois.Si, à la fin de cette période, le malade refusait la cure, il serait libéré.Tout en s'opposant à l’extension du délit de simple possession, le rapport Le Dain.qui souligne que l’usage de certaines drogues est en voie de regression, les usagers ayant constaté d’eux-mèmes les dangers de ces drogues (les amphétamines, par exemple), ne voit pas qu’il faille nécessairement supprimer ce délit dans certains cas, comme celui des hallucinogènes forts inscrits comme drogues d usages restreint à l'annexe de la loi des aliments et drogues.Il faut d’autre part maintenir un certain équilibre entre le besoin de préserver la loi pour maintenir intacte la notion du danger de la drogue et les désavantages que la loi comporte.Four les autres drogues régies par la loi sur les stupéfiants, le délit de simple possession devrait etre retenu pour a peu près la même raison que dans le cas des drogues d’usage restreint.Les tribunaux, recommande le rap- ort, devraient s’abstenir le plus possi-le d'infliger l'emprisonnement aux toxicomanes, et la peine d’emprisonnement devrait être utilisée pour mieux faire respecter les conditions de mise en liberté.Dans le cas d’usagers de drogues fortes, cependant, la Commission recommande des peines de deux ans de détention pour simple possession de stupéfiants opiacés et de cocaïne.Voir page 6 : LeDain L'alcool est la pire des drogues L'alcool est infiniment plus nocif que toute autre drogue, et le tabac compte toujours parmi les principaux facteurs de maladie et de mort prématurée au Canada.Le rapport final de la Commission d’enquête sur Tusage des drogues à des fins non-médicales, déposé hier aux Communes par le ministre de la Santé, M.Marc Lalonde, consacre de longs paragraphes aux méfaits de l’alcool et du tabac et souligne que tant que ces deux drogues, car elles en sont, seront d'usage courant dans toutes les sphères de la société et consommées par des personnes de toutes les catégories d’àge, il sera difficile d'établir le climat nécessaire au contrôle de Tusage des autres drogues.Il serait donc souhaitable d’interdire toute publicité d’alcool, et dans ce but les auteurs du rapport recommandent Ta-doption d'une loi fédérale obligeant les distributeurs de boissons alcooliques à mettre en garde les usagers contre les dangers d’une consommation excessive, comme dans le cas des cigarettes.Parmi les tares sociales, peut-on lire dans le rapport Le Dain, “Talcoolisme occupe une place à part.Les gouvernements expriment de l'inquiétude devant la situation, mais tant qu'ils tireront dïmportants revenus de la vente de Tal-cool, il sera permis de douter de leur sincérité.” Du tabac, le rapport dit: “Il crée un état de besoin tel que les usagers ont du Voir page 6: L'alcool Le Ralliement créditiste est partiellement reconnu QUEBEC (par P.O N) - Le Ralliement créditiste est devenu depuis hier un groupement partiellement reconnu à T Assemblée nationale.Jusqu’alors, les deux députés crédi-tistes, Camil Samson (Rouyn-Noranda) et Fabien Roy (Beauce-Sud) étaient jugés comme de simples députés indépendants.Ils étaient ainsi privés des plus importants privilèges normalement consentis à des représentants d’un parti reconnu.Au terme d’une entente entre les lea- ders parlementaires du Parti libéral et du Parti québécois, les deux créditis-tes auront dorénavant le même droit de parole que les députés de partis reconnus au cours des débats en troisième lecture des projets de lois.En début de session, le Parti québécois s'était opposé à toute concession en exigeant l’application rigoureuse des reglements de la Chambre qui accordent une plus longue durée d'intervention seulement aux membres de partis reconnus.Voir pagaS: RaMIamant 24060.4060.060- TIRAGE: 37 VENDREDI, 14/12/73 26 Séries émises — 90,000 chacune Possibilité de: 26 GAGNANTS DE $5,000.208 GAGNANTS DE $500.2106 GAGNANTS DE $100.37e COURSE, 13 décembre, 1973 RÉSULTAT ORDRE: M,343.20 (hoprixj DÉSORDRE: *58.40 VENTES TOTALES; $592,120.00 A B c D 8 2 6 1 2 ?Le Devoir, samedi 1 5 décembre 1 973 La conférence sur le système correctionnel convient d'un assouplissement des libérations conditionnelles par Claude Lemelin OTTAWA — Les ministres respondables des institutions correctionnelles à Ottawa et dans les dix provinces du pays ont convenu, à Tissue d une conférence de trois jours, d’assouplir le système de libération conditionnelle, de mettre davantage en commun les équipements de détention fédéraux et provinciaux et de favoriser la refonte de la loi fédérale sur les prisons et les maisons de correction, mais par des dispositions différentes, souhaitent les provinces, de celles avancées par le solliciteur général du gouvernement fédéral, M.Warren Alima nd.Tels sont les éléments principaux du communiqué conjoint émis hier sous l’autorité des ministres participants, dont M.Jérôme Choquette, ministre québécois de la Justice, et M.Fernand Lalonde, ministre d’Etat du Québec.La conférence a également convenu: • que le nombre disproportionné d’autochtones dans les prisons et les pénitenciers était fort inquiétant et exigeait l’adoption d’urgence de programmes appropriés pour le réduire, qu’ils arrêteront lors d’une autre conférence avant Tété de 1974; • qu’un comité de fonctionnaires devrait se réunir avant Tété également pour envisager les moyens d’améliorer la statistique en matière criminelle; • que pour faciliter la réinsertion sociale des délinquants, il fallait établir des centres résidentiels communautaires, programme dont débattra une conférence nationale devant être convoquée par le solliciteur général du Canada et à laquelle participeront, outre les organismes fédéraux provinciaux et municipaux intéressés, des groupes bénévoles et communautaires; • que les hauts fonctionnaires des onze gouvernements devaient étudier la question des normes correctionnelles et du perfectionnement du personnel, notamment la proposition faite à ce sujet par la société canadienne de criminologie; • que la prochaine conférence ministérielle devait abor- der la question fort complexe des droits des détenus; • qu’il y avait lieu d’envisager les moyens d’empêcher les gens d’entrer en contact avec le régime de la justice pénale, d’en détourner ceux qui s’y trouvent déjà et d’imposer des peines et d’instaurer des programmes qui remplaceraient les peines d’emprisonnement.Puisque ces efforts réduiraient le coût de la justice pénale et la rendrait plus efficace.Il ressort de la conférence que toutes les autorités correctionnelles du pays sont d’accord en principe pour que la prise de décisions relatives aux libérations conditionnelles et au régime de surveillance des délinquants confiés aux établissements provinciaux soit assouplie.“Plusieurs provinces ont demandé que Ton modifie sans tarder la législation actuelle de manière à permettre aux autorités provinciales d’exercer les pouvoirs en matière de Libération conditionnelle, souligne le communiqué.Le solliciteur général du Canada se dit d’accord avec les provinces qu'une même loi fédérale prévoie d’accorder aux provinces des pouvoirs ayant trait à la libération conditionnelle et détermine également, des normes minimales nationales qui s’appliqueraient tant à la commission nationale des libérations conditionnelles qu’aux commissions provinciales.” Toutes les provinces, cependant, ne souhaitent pas mettre sur pied leur propre commission de libération conditionnelle: certaines réclament plutôt la création par Ottawa de commissions régionales, tandis que d’autres attendent de voir quels arrangements financiers pourront être négociés avant de prendre une décision.Un comité de travail mixte doit proposer un ensemble de normes nationales avant le premier mars 1974.Mais c’est le comité permanent de sous-mi-nistres qui examinera le problème plus général de l’établissement de commissions régionales, sous Tégide soit d’Ottawa, soit des provinces.“Plusieurs provinces, dit encore le communiqué émis hier, mettent en doute la validité constitutionnelle d’une des propositions mises de Tavant par le solliciteur général du Canada, à savoir la présentation d’un projet de loi pour remplacer la loi sur les prisons et les maisons de correction.Certains articles de la loi actuelle seraient remplacés, et une de ces nouvelles dispositions autoriserait le lieutenant-gouverneur d’une province à établir des règlements sur la surveillance, le traitement, la discipline, la formation et l’em- ploi de personnes en détention dans un établissement provincial.Ces provinces faisaient allusion à la disposition de l’AANB qui conféré aux provinces le pouvoir de faire des lois en ce qui touche l’établissement, l’entretien et l’administration des prisons publiques et des maisons de correction de la province”.Néanmoins, pour éviter tout déli, les ministres provinciaux ont accepté que la loi fédérale sont purgée des anomalies et anachronismes qu’elle contient, mais d’une manière qui respecte les droits constitutionnels des provinces.Pour ce qui est de la mise en commun des services d’incarcération, notamment par le transfert de détenus entre les établissements fédéraux et provinciaux, le communiqué précise que “cette formule plus souple permettrait aux autorités correctionnelles fé- La conférence économique nationale a permis de poser un premier jalon par Michel Guénard La Conférence économique nationale a atteint ses buts: les responsables des décisions économiques ont tenté, et il semble avec un certain succès, de concilier leur propre perspective de l’avenir avec le jeu des grands indicateurs de performance tel aue proposé par le Conseil économique du Canada.Au cours d une conférence de presse que donnaient hier les responsables de la Conférence, M.André Raynauld a tracé un rapide bilan de cette première rencontre en soulignant que les objectifs des discussions des deux derniers jours pourraient se ramener aux points suivants: la demande en Liens d’équipement se raffermira tout au long des prochaines années; le bulletin de santé de l’économie canadienne ne montre aucun signe d’essoufflement; la crise de l’énergie profile de mauvais présages pour nos marchés d’exportation mais il est encore trop tôt pour en mesurer la sévérité.Quant à M.Louis Laberge, président de la FTQ et participant intéressé à la Conférence, il a regretté que le mouvement syndical ait été sous-représenté au sein des 16 comités industriels qui ont remis des documents de base à la Conférence.“Beaucoup de ces rapports sectoriels, de commenter M.Laberge, pêchaient par leur parti-pris “corporatif” et nombre de leurs conclusions, en particulier celles des transports et des communications, manquaient de réalisme en regard des problèmes qui confrontent le monde syndical”.Dans le langage qui le caractérise bien, M.Laberge a averti son auditoire que “la deuxième conférence sera meilleure et que les représentants syndicaux seront mieux préparés.” De tous les problèmes qui assaillent l’économie canadienne, il appert aux dires de M.John Deutsch, président de cette Conference, que les carences de notre réseau de transport sont à la source de la grande majorité de nos maux.La grandeur du pays, l’émiettement des populations, l’insuffisance de notre flotte de transport, autant de facteurs qui justifient, selon les hommes d’affaires, une prise de conscience de Tim-mense défi économique que représente pour ses habitants la réalité canadienne.Des 175 recommandations que les 16 comités d’étude ont soumises aux dirigeants de la Conférence, M.Deutsch et son état-major en ont retenu cinq: les politiques gouvernementales devront être précisées en regard des champs d’activités comme le transport, l’agriculture, le régime fiscal et social; les mécanismes de consultation entre les divers paliers de gouvernements devront être renforcés; le Conseil économique du Canada devra chercher à mieux situer ses indicateurs de performance vis-à-vis l’entreprise privée; finalement, la Conference demande que les pouvoirs publics attachent plus d’importance aux impacts économiques de la politique sociale de distribution des revenus.Cette première Conférence économique nationale aura permis d établir un “dialogue fructueux” entre les responsables des grands secteurs industriels du pays.Elle a mis en lumière l’urgente nécessité d’établir des mécanismes de planification qui tiennent compte des nombreux goulots d’étranglement qui ralentissent la croissance industrielle du Canada.Le premier jalon étant posé il reste, comme le faisait remarquer un participant, “à persévérer dans cette voie malgré la lourdeur évidente du mécanisme.” derales et provinciales de tirer le meilleur parti des ressources disponibles.L’entente est toutefois soumise à certaines conditions fondées sur les facteurs suivants: la disponibilité d’espace, la mise au point d’un processus de sélection acceptable pour les deux parties et la conclusion d’arrangements financiers appropriés.” Des comités régionaux mixtes seront chargés de mettre au point le mécanisme de coordination des services, installations et ressources dans chaque région.Enfin, les ministres provinciaux ont pressé Ottawa, lors de la conférence, d’abolir dans les plus brefs délais les dispositions du régime d’assistance publique du Canada qui excluent du programme de partage des frais les établissements correctionnels de jeunes administrés par les provinces.MM.Allmand et Marc Lalonde ont accepté d’étudier la possibilité d’adopter une loi provisoire pour résoudre ce problème, mais seulement après s’ètre assurés de l’orientation générale, à laquelle donnera lieu l’étude conjointe qu’on se propose de faire des programmes, des ententes financières et des services relatifs aux jeunes qui ont des démêlés avec la justice.A tout hasard, les provinces ont reçu l’assurance qu’Ottawa leur proposera une solution avant le 31 mars 1974.Décès du cardinal Giuseppe Beltrami CITE DU VATICAN (AFP) -Le cardinal Giuseppe Beltran est décédé jeudi matin à Rom à Cage de 84 ans.La mort du cardinal Beltn mi réduit à 136 le nombre d( membres du Sacré-Collèg (dont 38 Italiens), mais laiss inchangé celui des cardinau susceptibles de participer à u éventuel conclave, c’est-à dire: 113.Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER + GALA Veille Du Jour De L'An- Souper & Champagne Repas de Gourmet — Six plats — Champagne Souvenirs — Orchestre À compter de 21:30 heures.Lundi 31 décembre SIS.75 la personne Réservations seulement par achat de billets en avance 849-1368 pour plus amples renseignements 5Le0Pavflloq, dePMantique 1454A, Peel 849-1368 FERMÉ LE JOUR DE L AN un cadeau à.moi de.moi $12.30 L A3Ï DE LA Louis Desaulniers qu« !• peux trouver on librairie et aux: ptq Presses de l'Université du Québec 3465, rue Durocher Montréal, Québec H2X 2C6 876-8054 LE VETO DE MONSIEUR JEAN DRAPEAU CONTRE L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL * L Orchestre Symphonique de Montréal fait face actuellement à des problèmes financiers aigüs.Il est malheureux qu’à ce moment tragique dans Thistoire de cet orchestre célèbre, monsieur Jean Drapeau, maire de Montréal, pour des raisons plutôt personnelles, décide de poser son véto pour empêcher le transfert d’un montant qui dépasse $150,000.00 qui doit normalement être remis à ( Orchestre Symphonique de Montréal.Les droits et obligations de l'Orchestre Symphonique de Montréal et de la Guilde des Musiciens de Montréal.Le public montréalais a droit à la meilleure qualité au point de vue de Tart musical et c’est ce que l’Orchestre Symphonique de Montréal doit lui assurer.Ceci ne peut souffrir aucune restriction ni condition, qu’elle soit imposée au musicien individuel ou à l’ensemble de l’orchestre.La Guilde, en tant qu’agent négociateur de l’Orchestre Symphonique de Montréal, est d’avis que rien ne doit intervenir pour nuire à l’obtention et au maintien de cette perfection artistique.La Guilde est à ce point convaincue de la nécessité d’assurer le maintien de la qualité artistique de l’Orchestre Symphonique de Montréal qu’elle a adopté la règle fondamentale que seulement les musiciens de cet orchestre symphonique soient convoqués aux assemblées concernant l’adoption de la convention collective avec I Orchestre Symphonique de Montréal, ou la solution des problèmes et griefs quotidiens.L Orchestre Symphonique de Montréal, ainsi que la Guilde, leurs représentants et membres, ont raison d’être fiers de leur dévouement dans le domaine de la négociation collective.Malgré tout, monsieur Jean Drapeau, n'est pas satisfait I Pourquoi ?Non pas parce qu’il y a controverse entre lui et l’Orchestre Symphonique de Montréal, ou les membres de la Guilde qui font partie de ce grand orchestre.Non pas parce qu’il recherche une excellence artistique plus élevée de la part de TOrchestre Symphonique de Montréal vis-à-vis le public de cette grande métropole.En un mot, monsieur Drapeau essaie de punir TOrchestre Symphonique de Montréal et ses musiciens.Il est même prêt à punir le public montréalais en le privant de son orchestre symphonique qui est universellement reconnu.Il essaie d’imposer aux musiciens de l’Orchestre Symphonique de Montréal sa volonté dans un domaine qui n’a rien à voir à TOrchestre Symphonique de Montréal et surtout pas à la convention collective de cette dernière.Terre des Hommes Une des fonctions premières de la Guilde est d’assurer le plus d’emplois possible à ses membres.Il est de la nature de la profession que le musicien n’est pas engagé sur une base permanente.C’est pourquoi la Place des Ar*s, les principaux hôtels, le Forum de Montréal, le Centre Paul Sauvé, et d’autres endroits où ont lieu des spectacles musicaux ou de variétés, reconnaissent et acceptent qu’ils ne peuvent se procurer les services de musiciens membres de la Guildo à moins d’accepter que seulement des membres du syndicat peuvent se produire dans l’édifice, la pièce, le parc, ou autre lieu.C’est seulement de cette façon, dans plusieurs cas, que le syndicat peut assurer de l’emploi à ses membres.Le syndicat ne peut pas se limiter à un seul concert dans un parc pour un groupe quelconque, ou à une seule danse pour un congrès dans un hôtel, parce qu’au moment où les négociations seraient complétées, l’engagement serait terminé.Ceci n’est pas un phénomène.La plupart des syndicats d’artistes négocient avec les propriétaires des lieux, qu’il s'agisse d’artistes de la radio, de la télévision, de théâtre de variétés, de chorales, ou d’autres artistes ou groupes d’artistes.Toutefois, il y a un grand nombre d’exceptions à la règle acceptées par la Guilde, et par d’autres de ces syndicats, en ce qui concerne les artistes qui viennent chez nous pour prendre part à des concerts nationaux ou ethniques, à des danses, ou autres spectacles.Monsieur Drapeau n’approuve pas cette coutume de longue date dans le domaine artistique.Il est tout spécialement déterminé à ce que Terre des Hommes ait une politique d’accorder des concessions et de louer de l’espace à ceux qui paient aux musiciens et autres artistes, souvent venant d’autres pays, des salaires ridiculement bas - et non nécessairement pour jouer une certaine musique ou un certain instrument - mais plutôt en compétition avec des artistes compétents qualifiés et membres de leurs unions respectives.Ce n’est pas parce que le Maire de Montréal veut combattre des salaires exorbitants: il est intéressant de noter que le minimum de la Guilde dans ce domaine est de $125.00 par semaine.Nous n’avons pas l’intention de demander au public de se faire une opinion simplement en lisant ceci, la position de la Guilde, quant à ce qui se passe à Terre des Hommes.Au contraire, présumons pour un instant que la position de monsieur Drapeau ait un semblant de bon sens.En somme, monsieur Drapeau dit de ne pas venir à Terre des Hommes pour travailler comme musicien si vous ne voulez pas accepter un salaire parfois inférieur au minimum établi par la Guilde, et si vous ne voulez pas vous produire avec d’autres musiciens non-syndiqués.Devant cette position du Maire, les mèmbres de la Guilde ont tout simplement refusé de se produire à Terre des Hommes et il se peut qu’un jour une solution soit négociée.Entre-temps, monsieur Drapeau, en tant que représentant principal de la Ville de Montréal, et la Ville elle-même, demeurent sur la même liste que ceux qui ont refusé eux-mêmes ou par leurs concessionnaires ou locataires le minimum prévu par les conditions de la Guilde.Cette liste a pour but de tenir les membres au courant de ces difficultés d’emploi.Cependant, ceci donne-t-il à monsieur Drapeau le droit de bloquer les sommes normalement prévues pour TOrchestre Symphonique de Montréal jusqu’à ce que les membres syndicalisés de TOrchestre Symphonique de Montréal forcent leur syndicat à changer de politique à Terre des Hommes ?L Orchestre Symphonique de Montréal engage les services professionnels d’environ 5% du total des memores de la Guilde.A part de la politique non-démocratique que monsieur Drapeau essaie d’imposer à TOrchestre Symphonique de Montréal, et à part des aspects illégaux d’un maire se mêlant aux affaires internes d’un syndicat, le public comprendra la difficulté fondamentale de la Guilde.Même s’ils le voulaient, ce qui n’est évidemment pas le cas les membres syndiqués employés par TOrchestre Symphonique de Montréal qui constituent 5% des membres de la Guilde, ne pourraient dicter la politique qui serait appliquée aux musiciens a Terre des Hommes.D’un autre côté, la Guilde ne peut pas non plus permettre à des membres employés ailleurs de dicter ce que seuls les membres de (Orchestre Symphonique de Montréal peuvent décider ^ politique ou leur convention collective avec I Orchestre Symphonique de Montréal ou de voter à ce sujet.Dans I même s’il est le maire, un seul homme bloque p us de $150,000.00 par année affectés à TOrchestre Symphonique de Montréal.Bien qu’il y ait d’autres problèmes qui doivent etre solutionnés dans ce domaine culturel, monsieur Drapeau est devenu I obstacle de première ligne à la survivance pLsUn.-0rc^^.s*re symPhonique universellement reconnu I Orchestre Symphonique de Montréal.Nos membres de TOrchestre Symphonique de Montréal sont fiers de leur tradition quant à leur droit fondamental de prendre toute décision dans leur sphère.D'ailleurs, les mêmes propos s appliquent pour d’autres de nos membres dans le conflit concernant Terre des Hommes ou ailleurs.En d’autres termes, il existe chez nous une tradition selon laquelle les membres décident de leurs affaires dans leur sphère sans imposer leurs vues aux autres membres.Même lorsqu’il s'agit d'une matière d’intérêt général, l’affaire est décidée par l’ensemble des membres et pas d’autres.Pour la Guilde cette façon d’agir est sacrée et ne peut souffrir d exceptions.Ceci ne veut pas dire que le musicien ne sait pas coopérer avec les autres membres de sa profession ou d’autres syndicats Au contraire la Guilde est affiliée avec une fédération qui existe à travers! Amérique du Nord.M Cependant, nos membres n’accepteront jamais que la Guilde se fasse dicter une ligne de conduite syndicale que ce soit par Toronto ou New York, et encore moins par THôtel de Ville de Montréal.Assurément, monsieur Drapeau devrait comprendre que Ton no puisse se faire dicter une conduite syndicale par une autorité politique.Si (Orchestre Symphonique de Montréal cesse d'exister personne ne pourra prétendre avoir eu raison: c’est pourquoi nous demandons à monsieur Jean Drapeau d’accepter une rencontre personnelle avec les représentants de la Guilde à la date la plus rapprochée, et nous attendons sa réponse incessamment.GUILDE DES MUSICIENS DE MONTREAL Gordon A.Marsh, le prétidenl Claude Landry, le tecrélaire é e % 1 \ • LE DEVOIR Page Montréal, samedi 1 5 décembre 1 973 1 llllll ¦ ifk'rè y.Affaire Meloche Eugène Evtuchenko, l'une des gloires de la littérature soviétique, a rendu visite hier à des étudiants et à des professeurs de l'U de M.Le poète est en tournée au Canada et bientôt, un auteur canadien fera la tournée en URSS, en vertu d’échanges culturels avalisés par les deux pays.Comme par coïncidence, Evtuchenko est arrivé à Montréal jeudi alors que tombait une "troisième neige" — c'est là le titre de l'un de ses premiers recueils de poèmes.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Les taxis peuvent réajuster leurs tarifs immédiatement QUEBEC (par Pierre O’Neill) — C’est à compter de maintenant que les usagers du taxi à Montréal et en province doivent s’attendre à payer plus cher.La réglementation gouvernementale prévoit que la nouvelle hausse des tarifs entrera en vigueur le 1er janvier seulement mais le ministère des Transports a décidé d’autoriser les compagnies à réajuster maintenant les taximètres.C est ce qui ressort d’échanges survenus hier à l’Assemblée nationale entre le député péquiste de Lafontaine, M.Marcel Léger, et le ministre d’Etat aux Transports, M.Paul Berthiaume.Deux Voir page 6 : Taxis NOEL - ACAPULCO 21 décembre-5 janvier Avion - hôtel - transfert -petit déjeuner et taxes inclus de $439.00 à S469.00 w Voyages 1184 ouest, rue Ste-Catherine.4e étage 879-1184 Avion seulement: $2 86.00 SESSION D’HIVER à la POTERIE BONSECOURS 427 est, Notre-Dame Vieux-Montréal Initiation - Façonnage - Tournage - Technologie - Moulage et Calibrage.Début des cours: 7 janvier 1974 Tél.844-6253,844-6165 Pour VENDRE "PROPRIETE" ou ACHETER J.Goulet (Consultez) M Goulet GOULET, 3130 est, rue SHERBROOKE (IMMEUBLES) (REALTIES INC.) Tél.: 526-6655 Le juge Shorteno nie avoir jamais songé à permettre un verdict de manslaughter par Guy Deshaies Le juge Peter Shorteno, qui présidait le procès de Vincent Meloche, a tenu hier à déclarer au DEVOIR que contrairement à l’article paru la veille, il n’avait jamais songé à permettre au jury de rendre un verdict d’homicide involontaire.On sait que Meloche a été déclaré coupable du triple assassinat de la Dupont of Canada et qu’il a été condamné à la prison à vie.Quelques instants avant le verdict, Me Robert La Haye, procureur de la défense, avait demandé au juge Shorteno de dire aux jurés qu’ils pouvaient rendre un verdict d’homicide involontaire.Le magistrat a précisé au DEVOIR hier qu’il avait permis à Me La Haye, après entente préalable, de faire cette représentation seulement pour qu elle soit inscrite aux notes sténographiques de manière à ce que la Cour d’apppel, le cas échéant, ne tienne pas grief à Me La Haye de n’avoir jamais soulevé la question de l’homicide involontaire.“Mais, de dire M.Shorteno, je n’ai jamais pensé que je pouvais laisser aux Me Lemieux dénonce la manipulation des jurés au procès de Jacques Rose Me Robert Lemieux a déclaré à la Cour d’appel, hier, que si elle maintenait le verdict de culpabilité prononcé contre son client Jacques Rose, le 17 juillet dernier, elle cautionnerait le processus d’élimination du procès par jurés.Rappelant les circonstances particulières de ce procès et notamment la lettre des jurés au juge pour se plaindre d’intimidation de la part de policiers en civil, Me Lemieux a dit que le maintien d’un verdict rendu en pareille circonstances signifierait qu’on entérine des procédures déloyales et qu’on accepte à l’avenir que le jury soit impunément manipulé.On sait que Jacques Rose avait été acquitté de complicité après le fait de l’enlèvement de Pierre Laporte au chapitre de sa complicité avec Francis Simard et avec Bernard Lortie.Il avait été acquitté également de séquestration mais les jurés avaient retenu sa culpabilité à l’accusation de complicité avec son frère Paul.Dès après ce verdict, Me Lemieux avait été cité pour outrage au tribunal par le juge Guy Mathieu qui lui reprochait divers propos lancés au cours du long procès et il condamnait Me Lemieux sur- le-champ à une peine de deux ans et demi de prison.Jeudi, sept avocats solidaires de Me Lemieux ont pris sa défense en Cour d’appel à l’appui du pourvoi de Me Lemieux contre cette condamnation et ils ont fait valoir au tribunal oue l’appel de Me Lemieux et celui de Jacques Rose devaient être considérés comme un tout puisque les injustices faites à Me Lemieux par le juge et la Couronne tout au long de ce procès avaient eu pour effet de priver Jacques Rose d’une défense pleine et entière.Hier Me Lemieux a énuméré divers incidents du procès afin de démontrer qu’il avait été l’objet de partialité et de préjugés et il a rappelé aussi les échecs de ces requêtes préliminaires qui visaient à mettre un terme à l’acharnement du ministère public contre Jacques Rose après qu’il eût été acquitté de meurtre et d’enlèvement.Me Claude Lebeau, l’associé de Me Lemieux, a qualifié pour sa part d’hérésie judiciaire une décision du juge Mathieu contre laquelle Me Lemieux s’était élevé.Il a dit aux juges Tremblay, Casey et Beetz que Me Lemieux aurait commis des actes dérogatoires aux règles du Barreau s’il n’avait pas agi de la sorte, puisqu’il est tenu par son serment d’office de prendre tous les moyens pour défendre son client.Mes Fernand Côté et Pierre Sauvé, pour la Couronne, répondront pas écrit aux arguments qui ont été livres durant deux jours par les huit avocats de la défense, et Me Lemieux aura jusqu’au 5 février pour répliquer après quoi la Cour d’appel délibérera.jurés 1 alternative du verdict d’homicide involontaire parce qu’il n’y avait aucune base dans la preuve à un tel verdict.” L article du DEVOIR sur la condamnation de Meloche donnait à croire que le juge avait constaté son omission devant les représentations de Me La Haye mais qu’il avait tout de même accepté le verdict sans informer les jurés de la possibilité d’un verdict réduit d’homicide involontaire.Le juge Shorteno a donc tenu à faire sa mise au point afin que le public n’ait pas l’impression qu’il avait laissé condamner à vie un accusé sachant que les jurés avaient été mal informés.Selon le juge Shorteno, malgré ce que croient certains de ses collègues des assises, l’accusation de meurtre ne donne pas automatiquement ouverture à 1 alternative du manslaughter."C’est le juge, dit-il, qui doit d’abord apprécier la preuve et déterminer si une défense de provocation par exemple peut permettre le verdict réduit d’homicide involontaire.Dans ce cas, il donne cette alternative aux jurés qui ne sont pas obligés de la suivre.” Voir page 6 : Affaire Meloche RCA Victor songe à fermer son usine de Cowansville par Gilles Francoeur Le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a demandé au gouvernement fédéral d’intervenir rapidement auprès de la compagnie RCA Victor afin d’éviter la fermeture de son usine de Cowansville qui emploie 150 personnes.Cette usine qui fabrique chaque année depuis 12 ans environ 5 millions de lampes auxiliaires, utilisées dans les téléviseurs, est la seule du genre au Canada.La compagnie envisagerait de mettre fin aux operations de cette usine du fait que ces lampes seront remplacées dans un avenir prochain par des transistors et que le marche des pièces de rechange est de plus en plus dominé par les importations japonaises et américaines.Le Syndicat international des travailleurs de l’électricité avait demandé à rencontrer à ce sujet le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Aiaster Gillespie, qui s’est fait remplacer jeudi pour la rencontre par des hauts tonction-naires de son ministère.Ceux-ci étaient le week-end d’ailleurs accompagnés de hauts fonctionnaires des ministères de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration, des Finances.du Revenu et de l’Expansion économique et régionale.Les représentants des 150 ouvriers de Cowansville et M.Daoust ont suggéré aux autorités fédérales au cours de la rencontre qui a eu lieu à Ottawa, d’imposer des tarifs spéciaux aux produits étrangers dont la concurrence entraîne en partie la fermeture de l’usine de Cowansville.Selon M.Daoust, les hauts fonctionnaires présents à la réunion se sont déclares prêts à examiner de concert avec la compagnie les possibilités de reconversion de l’usine de Cowansville.On pourrait y fabriquer notamment des pièces de laser et des antennes intérieures pour les récepteurs de télévi-Voir page 6 : RCA COLLEGE DE MONTREAL Institution privée déclarée d’intérêt public dirigée par les Prêtres de Saint-Sulpice Cours secondaire complet Pensionnat et externat pour garçons EXAMENS D’ADMISSION Pour Secondaire I, les samedis 19, 26 janvier et 9 février 1 974 Pour Secondaire II, le samedi 16 février 1974 De 8 h.45 à midi Apporter le bulletin de l'année en cours et celui de l'année précédente' Renseignements: 933-7397, poste 24 1931 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H3H 1E3 (Station de métro GUY) ngrè par Vacances-Familles Elizabeth.à l’Hôtel Reine- Assemblée mensuelle de l’Association des veuves de Montréal, au 65 est, boul.Dorchester.cFHvate Brut de Mercier m grand champagne de France EE5 S.A.Q.568-H Importations Québec Inc 731-3919 collège marie victorin 7000 marie-victorin, montréal 462 oollogoprivp don/oignomont goncvol
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