Le devoir, 5 novembre 1973, lundi 5 novembre 1973
m la météo Venteux et froid.Per-tiellement nuageux.Risques de chutes de neige locales.Min:30Max:40.LE DEVOIR Fais ce que dois : votr 0 J Les municipales au Québec Anjou chasse Crépeault Laval choisit Paiement Un dimanche sans voiture aux Pays-Bas en vue de faire face à la pénurie de pétrole.A Amsterdam (notre photo) et ailleurs, les routes n’ont tué personne hier.'Le point de non-retour" est franchi La presse unanime demande la démission de M.Nixon WASHINGTON (d’après AP, AFP et Reuter) — Alors que Richard Nixon passait la fin de semaine dans sa ville de Key Biscayne à fourbir ses armes avec ses conseillers Fred Ruzhardt et Leonard Garment, la presse américaine a unanimement élevé la voix pour réclamer la démission rapide du président.Ainsi, le New York Times, dans un long éditorial, estime que le président "rendrait son dernier service au peuple américain — et à lui-même — s’il renonçait à ses fonctions avant que la nation ne soit forcée d’en venir au processus de destitution”.Si M.Nixon se maintient au pouvoir, “il gardera la présidence dans une mer fangeuse de scandale" et provoquera dans le public américain “inquiétude et confusion”, conclut le quotidien.D’autres quotidiens importants, tels Detroit News, Denver Post et Atlanta Journal, demandaient avec insistance la démission du président, estimant qu’il a "perdu irrémédiablement son autorité morale, la confiance de la plus grande partie du pays et, donc, sa capacité de gouverner efficacement” à la suite du scandale du Watergate.De même, l’hebdomadaire à grand tirage Time, dans le premier éditorial qu’il publie depuis sa création, il y a 50 ans, déclare que “M.Nixon et le pays ont passé un point tragique de non-retour” et que le président se trouve maintenant confronté à la “plus importante décision de sa carrière: à savoir, renoncer à la présidence plutôt que d’infliger de nouvelles épreuves à son pays .L’hebdomadaire américain estime que la présidence doit revenir à Gerald Ford qui vient d’être proposé comme vice-président par M.Nixon à la place de Spiro Agnew, mais dont la nomination n a pas encore été confirmée par le Congrès."Dans le domaine des affaires étrangères, il est manifestement inexpérimenté, mais.avec Laide de Henry Kissinger, Ford devrait être capable cfe poursuivre la politique fondamentalement saine de Nixon”, écrit Time.“Le cauchemar de l’incertitude doit prendre fin.Un nouveau départ doit être pris.Certains à l’étranger et ici se- Voir page 6: Nixon par Jean-V.Dufresne Le maire Jacques Tétreault a été défait par une majorité écrasante hier aux élections municipales de Laval.Dans la lancée libérale du 29 octobre, le Dr Lucien Paiement a récolté 47,858 voix contre 28,991 à M.Tétreault.Le troisième candidat en lice, Robert Roy, n’a recueilli que 4,616 voix.Tout au long du dépouillement, M.Paiement a conservé une pleine longueur sur son plus proche adversaire, le maire Tétreault.De l’équipe Paiement, seulement deux candidats ont été défaits.A l’échevinage, les résultats partiels permettaient d’affirmer hier que M.Paiement s’assurerait d’une très forte majorité au conseil municipal.Cependant, à Anjou, le maire Ernest Crépeault, qu’on croyait difficile à déloger, a connu lui aussi la défaite aux mains du seul candidat de l’Alliance municipale, M.Jean Corbeil, qui a récolté 6,906 voix contre 4,292 sur son coriace adversaire.Quatre des six candidats de l’Alliance ont aussi remporté leur siège, de sorte que la majorité au conseil est également assurée à M.Corbeil, grâce à une participation de 58%, ce qui est notablement élevé dans ce genre de scrutin, M.Corbeil a ainsi mené à la victoire les deux factions dont les rivalités avaient fait les beaux dimanches de M.Crépeault au scrutin de 1969.Ensemble, la Survivance, mouvement que dirigeait alors M.Corbeil, et le Réveil d’Anjou, que dirigeait de son côté M.Alain Brabant, avaient en 1969, récolté 50% des suffrages, contre 44% seulement pour M.Crépeault qui l’emportait néanmoins.Cette année, après des négociations amorcées dès le lendemain de leur défaite, les deux mouvements constituaient l’Alliance municipale, et un congrès en juin dernier mettait tous ses espoirs en la personne de M.Corbeil.Le résultat final dans Anjou : à la mairie, Jean Corbeil.Kissinger part pour sa tournée arabe de "'courtier de la paix" Débandade M.Nixon est vraiment désolé; on a beau fouiller partout, impossible de retrouver des bandes enregistrées sur lesquelles figuraient d’importants entretiens de la regrettable affaire Watergate et qu’il avait promis de remettre à un procureur.L’ordre ayant toujours régné à la Maison Blanche, la seule explication, c’est que, par accident, les messages aient pu être effaces.Il serait bon que le président américain se dise que les rubans magnétiques ont le pouvoir de redevenir totalement vierges et ca- ftables sans délai de servir de nouveau après eur effacement.Ce qui n’est absolument pas le cas pour les politiciens suspects.Louis-Martin TARD PÉTROLE WASHINGTON (d’après AFP, AP et Reuter) — Henry Kissinger entreprend ce matin la tournée de six capitales arabes, en sa qualité de courtier de la paix, après avoir eu en fin de semaine une série d’entretiens très poussés tant avec le ministre égyptien des Affaires étrangères que le premier ministre d’Israël.Mme Meir a dû remettre à deux reprises la date de son départ et si à la Maison-Blanche un “no comment” catégorique bloque toute spéculation, l’amoassade d’Israël indiquait au départ de Mme Meir, que le premier ministre était très satisfaite de ses entretiens avec les dirigeants américains.M.Kissinger a fait rapport hier soir, au cours d’une conversation téléphonique de 40 minutes, au président Nixon et a reçu les dernières instructions présidentielles.La première escale du secrétaire d’Etat est Rabat, au Maroc, d’où il arrivera au Caire, mardi soir, pour reprendre aussitôt avec M.Ismail Fahmi les entretiens interrompus hier à Washington.Parallèlement, M.Ismail Fahmi s'est entretenu durant deux heures hier avec le secrétaire général des Nations unies, Kurt Waldheim.“Nous avons eu une discussion très vaste et intéressante”, a indiqué à la suite de cette rencontre M.Waldheim.“M.Fahmi m’a expliqué la position égyptienne.Les Egyptiens attachent une grande importance aux Nations unies non seulement pour le maintien de la paix mais aussi pour l’avenir”, a ajouté le secrétaire général.Ce chassé-croisé diplomatique ne se limite pas à la capitale des Etats-Unis: M.Aboa Eban, ministre israélien des Affaires étrangères, se rend à Bucarest dans l’espoir de peser les intentions du bloc de l’Est, tandis que M.Mohamed Hassan Zayyat, principal conseiller du président égyptien arrive à Paris pour s’entretenir avec le président Pompidou des “réalités” égyptiennes.L'optimisme prudent qui règne à Washington ne se reflète pas à Jérusalem ni au Caire.Le général Moshe Dayan a en effet déclaré aux journalistes: il est possible que les Egyptiens reprennent les hostilités car les positions que nous occupons actuellement les gênent beaucoup”.Certes, a-t-il reconnu, “une lutte diplomatique a commencé comme le rouvent les conversations que Mme eir a eues à Washington.Mais la guer- S re n’est pas finie, et ces entretiens pourraient être suivis par des actes de guerre pour reprendre ensuite”.Pour l’instant, la négociation semble dominée par le problème de l’échange des prisonniers de guerre.Le général Dayan accuse les Egyptiens de faire de la question des prisonniers “un instrument de chantage pour obtenir des avantages militaires et politiques” ainsi, les milieux autorisés ont déclaré que les discussions de Mme Meir étaient centrées sur le problème du cessez-le-feu le long du canal de Suez.Les dirigeants américains auraient pressé Israël de laisser ravitailler la troisième armée égyptiennne et Mme Meir aurait mis l’accent sur la libération des prisonniers de guerre israéliens, en particulier ceux détenus par les Syriens.Le dirigeant israélien aurait également réclamé le libre accès à la mer Rouge par le détroit de Bab Mandeb, qui commande l’entrée vers le port d’Eilat et qui selon Tel Aviv est contrôlé par les marines égyptienne et yéménite De son côte, le général Kami, porte-parole militaire israélien, a accuse hier les Egyptiens d’avoir ouvert le feu à trois Voir page 6: Kissinger La production arabe est réduite de 25% d’après AFP, AP et Reuter Les dix pays arabes producteurs ont décidé hier soir d’une réduction immédiate de 25% de leur production de pétrole par rapport au niveau de septembre.Ces 25% incluent les quantités faisant l'objet du boycottage vers les Etats-Unis et les Pays-Bas.En outre, la production sera réduite de cinq autres pour cent le mois prochain par rapport au niveau de novembre, Le communiqué, publié dans la nuit de dimanche à lundi à Koweit et qui fait suite à neuf heures de débats au niveau ministériel, précise que la baisse de la production ne doit pas influer sur les quantités importées par les pays amis des arabes.De même, les dix ministres arabes réunis à Koweit ont chargé le ministre algérien de l’Industrie et de l’Energie, M.Belaid Abdel-Salam, ainsi que le ministre séoudien du Pétrole, M.Ahmed Zaki Yamani, d’effectuer une tournée dans les capitales occidentales afin d’expliquer le point de vue commun quant a la décision de réduire la production.Si l’on en croit les rumeurs qui circulaient à Koweit, l’Arabie seoudite et l'émirat du Koweit, les plus gros pro- ducteurs arabes de pétrole, auraient en outre décidé d’arrêter complètement leur production si la guerre venait à reprendre entre Israël et les pays arabes dits de la confrontation.Ce sujet aurait même été évoqué au cours du sommet impromptu de Koweit, jeudi, entre l’émir du Koweit et les chefs d’Etat égyptien et syrien.Il reste également à définir ceux qui sont les “pays amis” et ceux, qui ne le sont pas.Les divers communiques laissent a chacun des producteurs le soin de le déterminer et c’est ainsi que l’Arabie séoudite a suspendu ses livraisons destinées au Canada et à l’Afrique du sud.Et c’est dans ce contexte que l’on comprend mieux la volonté canadienne de participer à la force d’urgence des Nations unies, participation qui établirait clairement sa qualité de pays “neutre” donc ne méritant pas un embargo arabe sur le pétrole.Cette réduction de 25% du pétrole arabe survient au moment où certains pays d’Europe se débattent déjà dans des problèmes aigus de ravitaillement comme, par exemple, les Pays-Bas qui ont fait hier l’expérience d’un dimanche sans pétrole.Les consignes officielles étaient de ne pas circuler en voiture et c’est ainsi qu’à La Haye et ailleurs dans le royaume, amateurs de cheval, de patins a roulettes et de bicyclettes ont pu s’en donner à coeur-joie sur les routes désertes.Le ministre des Transports a donné l’exemple en prenant la tete d’un convoi de 14.tramways tirés par des chevaux au Brabant et c’est le seul dimanche où aucun accident de la route n’a été signalé.Les principaux bénéficiaires ont été les chemins de fer qui ont doublé leur nombre de passagers, et les défenseurs de l’Environnement.,, De même, les Neuf de la Communauté européenne élargie doivent étudier les implications de la crise de l’énergie qui les menace même si l’embargo ne frappe en fait que les Etats-Unis.A ce propos, les Américains apprendront à leur tour à mettre un frein au gaspillage de l’énergie.Avant même le déclenchement de la guerre du pétrole, l'administration Nixon avait mis au point un plan de redistribution obligatoire du pétrole et lancé une campagne en vue d’amener les Américains à rouler moins vite sur les autoroutes et à se chauffer moins frileusement cet hiver.Dans un premier temps, l’impact de l’embargo arabe avait été minimisé aux Etats-Unis mais, de jour en jour, on se rend compte que les effets sont autrement plus importants.Et ce d’autant plus que le Venezuela a augmenté ses prix au baril et que le Canada veut porter la taxe au baril exporté de 40 cents à $1,90.Le bureau fédéral des Autoroutes recommande déjà l'adoption d’une formule de ticket de rationnement comme ce fut le cas durant la deuxième guerre mondiale.De même l’administration étudie la possibilité de limiter les activités des secteurs industriels non essentiels, la suspension des contrôles de pollution et autres mesures d’urgence.Selon le sénateur démocrate Henry Jackson, l’arrêt du pétrole arabe signifie 3.3 millions de barils par jour en moins et non pas 1.2 comme le prétendaient les documents officiels.A San Francisco et à New York, le gallon d’essence a grimpé à nouveau et Texaco Inc.a annoncé que le mazout pour les machineries lourdes connaîtra une hausse de 26 à 45 cents le baril.Quant à Standard Oil, elle a annoncé sa troisième hausse en deux mois sur l’essence, majorant de 4 cents le prix au gal- Voir pag* 6: Pétrola arabe Au conseil: siège No 1, Jean-Paul Miron, de l’Alliance; siège No 2, Maurice Lévesque; siège No 3, Claude Deschênes, de l’Alliance; siège No 4, Luigi Viodati de l’Alliance; siège No 5, Paul Vaillancourt de l’Alliance; et siège No 6.Marcel Sylvestre.En 1969, M.Crépeault avait déjà per- du deux sièges au conseil municipal d’Anjou.Aux récentes élections scolaires, tous les candidats qu’il avait moussés connurent la défaite.II ne lui restait plus cette fois qu’un espoir: le partage des votes entre ses adversaires.Or, le front commun de l’Alliance a déjoué ses Voir page 6: Les Municipales Les principaux élus WMVmM, 8 Laval: Lucien Paiement Anjou : Jean Corbeil Lachine: Guy Décarie Granby: Paul-O.Trépanier Verdun: J.-Albert Gariépy Saint-Jérôme: Bernard Parent Pierrefonds: Cyril W McDonald Candiac: Claude Hébert Sept-lles: Jean-Marc Dion Wimmm, WM Des municipales dans la lancée du 29 octobre par Gilles Provost Hofs de Montréal, les élections semblent avoir été relativement ternes dans l’ensemble, plusieurs élus étant simplement reportés à leur poste par acclamation.Certains faits ont pourtant retenu l’attention: par exemple, M.Bernard Parent a été réélu maire de Saint-Jérôme.Il a donc gagné deux élections en une semaine puisqu'il a déjà été élu député libéral la semaine dernière.Un autre maire libéral célèbre a cependant perdu son poste: à Sept-lles, M.Donald Galienne a été défait par M.Jean-Marc Dion.Les citoyens de Sainte-Foy, en banlieue de Québec se sont aussi donné un nouveau maire en la personne de M.Bernardin Morin.La ville de Granby s’est aussi signalée en reportant au pouvoir M.Paul-O.Trépanier, un vieux routier de la politique municipale qui avait été maire pendant quelques années avant de tenter sa chance sans grand succès dans l’arène fédérale sous la bannière conservatrice.La seule femme qui ait été élue à la mairie a gagné ses élections dans le village de Saint-Armand (dans Missis-quoi) avec 171 voix de majorité sur son Élus proche adversaire.Il s’agit de Mme !dna Larivière.Le petit village de Phi-lipsburg s’est aussi distingué à sa manière quand un conseiller, M.Craig, a été élu par une voix de majorité: pour briser l'égalité, le président des élections a dû utiliser son droit de vote.Enfin, les citoyens de Shawbridge, Lesage et Prévost, dans les Laurentides ont choisi par référendum le nouveau nom de la municipalité qui regroupe les Autre fait à signaler, dans Rouyn, le Jean-Clarles Coutu, trois anciens villages.Par 629 voix contre 608, les électeurs ont décidé que leur municipalité se nommerait désormais "Prévost”.Ils sont aussi élu M.Roger Pagé à la mairie à sigi maire sortant, M.______________________ a été .réélu avec 1480 voix de majorité sur son adversaire, M.Laurent Le-eault.Ce dernier est un oreanisateur créditiste bien connu et il avait reçu l’appui de Réal Caouette, de Camil Sam-son et de Jean-Pierre Bonneville, directeur de l’hebdomadaire controversé “la Frontière”.Le projet de fusion avec la ville voisine, Noranda, est toujours à l’étude.Dans l’ensemble, il est difficile de dégager des constantes dans ces élections municipales.Même si un grand nombre d'élus n'ont même pas eu d'adversaire, la participation au scrutin a été relativement forte en plusieurs endroits, atteignant même 70% à l'occasion.Ailleurs au contraire, elle n'a pas pu se hisser jusqu’à 35%.Pour la grande région montréalaise, on disposait hier soir des résultats suivants: A Beloeil, Paul-Aimé Bourgeois a été réélu à la mairie et M.Armand Lamoureux a été élu conseiller.A Bpis-des-Fillions, Lise Villemoire et Pierre Diotte ont été élus conseillers.A Contrecoeur où le taux de participation a atteint 70%, Fernand Tétreault a été élu à la mairie et Benoit Gaudier, Michel Lavallée et Ronald Godin deviennent conseillers.A ITle Perrot, le maire Marcel Le- Voir page 6: 29 octobre Rien ne va plus entre le fédéral et l'Alberta Sur le front politique de la crise canadienne du pétrole, le week-end a été marqué par l’aggravation des relations déjà tendues entre l’Alberta et le gouvernement fédéral, les mises au point et les démentis du ministre de l’Energie, M.Donald MacDonald, au sujet de rumeurs selon lesquelles Ottawa se serait porté acquéreur de la Société Shell ou de la Société Gulf Oil; enfin par les déclarations faites à Radio-Canada hier soir par M.Pierre Trudeau qui a rappelé les principes ayant présidé à la politique pétrolière du gouvernement.OTTAWA (PC) — Le ministre de l’Energie, M.Donald MacDonald, a nié avoir insisté auprès du cabinet, la semaine dernière, pour que le gouvernement se porte acquéreur d’une importante compagnie pétrolière.Mais on sait par ailleurs que M.MacDonald désire depuis longtemps que le gouvernement participe directement à cette industrie.Samedi, le ministre a qualifié d’absolument non-fondée une nouvelle d’un journal de Toronto, le Globe and Mail, selon laquelle le cabinet n’a pas voulu se rendre à sa proposition crachat de Shell Canada ou de Gulf Oil Canada.Il a précisé qu’il n’en a pas été question devant le cabinet.Le 16 octobre, M.Macdonald s’était montré favorable à la création d’une corporation nationale du pétrole, laquelle faciliterait avec le Venezuela un accord à long terme pour la livraison de pétrole.Le Venezuela, avait-il ajouté, préférerait transiger avec une entreprise de l’Etat.Parlant hier à l’émission Politique Atout, le premier ministre M.Trudeau, a déclaré que le gouvernement canadien veut surtout s’assurer qu’on aura le pétrole nécessaire; la question du coût est relativement moins importante.C’est pourquoi, il est revenu sur le sujet de l’oléoduc qui amènerait à Montréal le pétrole de l’Alberta en soulignant que les Maritimes et le Québec ont bénéficié de prix inférieurs pendant les dernières années.Rappelant quand même que son gouvernement s'efforce de limiter la nausse des prix du pétrole au Canada, M.Tru- deau a affirmé que la taxe à l'exportation de $1.90 le baril de pétrole brut est destinée à empêcher les Américains de bénéficier des bas prix canadiens à notre détriment.EDMONTON (PC) — L’Alberta, qui produit plus des deux-tiers du pétrole canadien, a cessé toute forme de négociations avec Ottawa en matière d’énergie.Moins de 24 heures après qu’Ottawa eut porté de 40 cents à $1.90 le baril la taxe fédérale d’exportation sur le pétrole canadien, l'Alberta annonçait qu’elle prendrait, seule s’il le fallait, les mesures nécessaires pour protéger Voir page 6 : Pétrole « 2 ?Lé Devoir, lundi 5 novembre 1973 Les gérants du spectre électromagnétique ont maintenant pignon sur rue à Montréal par Gilles Provost Les gérants du spectre électromagnétique se sont installés vendredi dans leurs nouveaux locaux montréalais.Comment?Vous ne connaissez pas ces êtres bizarres?Si cela peut calmer vos inquiétudes, sachez que ces “gérants du spectre” sont mieux connus sous leur titre de fonctionnaires du ministère fédéral des communications.Leur fonction principale consiste à concilier les intérêts de tous les citoyens qui veulent utiliser les ondes de radio dans une grande ville comme Montréal où ils reçoivent des centaines de nou- Les négociations sont dans /'impasse entre professeurs et UdQ velles demandes de permis chaque mois.Ces fonctionnaires peu connus sont donc chargés d’attribuer à chacun une longueur d’onde qu’il pourra utiliser sans empieter sur les droits du voisin.Ces fonctionnaires doivent aussi surveiller continuellement toutes les émissions de radio pour détecter les émissions illégales volontaires ou non.C’est dire qu’une personne qui émet sur des bandes de fréquence auxquelles il n’a pas droit s’expose à avoir rapidement affaire à ces gérants des ondes de radio.Pendant que le ministre fé- déral des Communications, M.Gérard Pelletier, inaugurait les nouveaux locaux de son ministère à Montréal en faisant honneur au banquet, le représentant du Devoir en a profité pour visiter un peu l’équipement fascinant installé sur les Ueux, rue Union, et à découvrir à quoi serviront ces locaux.Le directeur de la région de Montréal, M.Léo Daigle, a d’ailleurs expliqué qu’il y a à Montréal des milliers d’émetteurs de radio ou de télévision et qu’on devra bientôt avoir recours à un ordinateur pour prévoir les consé- quences de l’addition d’un nouvel utilisateur dans un secteur donné.En effet, le problème est complexe: même si une longueur d’onde est utilisée dans un secteur, son utilisation pourrait entraîner du brouillage sur d’autres longueurs d’ondes à cause d’interférences.Pendant qu’une section se charge de oistribuer les permis et d’en prévoir les conséquences, une autre section du bureau régional inspecte régulièrement les stations de'dif- usion pour vérifier les caractéristiques techniques des appareils et pour s’assurer qu’el- 17 missionnaires québécois expulsés du Chili publient un manifeste C’est en dénonçant la dictature militaire qui a usurpé le pouvoir au Chili, que oes missionnaires québécois, des syndicalistes et des personnalités politiques ont commémoré hier soir, à Montréal, le 3e anniversaire de l’investiture de Salvador Al-lende à la présidence du premier régime marxiste élu démocratiquement.L’assemblée populaire, organisée pour la circonstance par le Comité de solidarité Québec-Chili à l’école Desjardins, a réuni 17 missionnaires québécois expulsés du Chili par la junte militaire, des représentants des trois grandes centrales syndicales du Québec, dont le president du Conseil central de Montréal de la CSN, M.Michel Char-trand et le député péquiste de Maisonneuve, M.Robert Burns.Les missionnaires québécois ont profité de cette occasion pour rendre public un manifeste sur le renversement du régime chilien par l’armée.Les missionnaires expliquent qu’ils ont appuyé le gouvernement du président Allende parce que “son projet et son programme, basés sur la participation populaire, nous semblaient plus près de l’Evangile que les autres projets proposés par des partis qui traditionnellement n’avaient qu’exploité le peuple.“C’est parce que nous avons dans ces efforts concrets vu quelque chose qui s’approchait davantage du projet de libération que Dieu propose aux membres de sa famille”.Ils expliquent que dès leur arrivée au Chili, il y a déjà plusieurs années, ils s’étaient trouvés face à des hommes et des femmes qui vivaient dans des conditions inhumaines dues non à la paresse et au vice comme certains tentaient de le faire croire mais plutôt à des structures socio-économiques qui ne pouvaient qu’engendrer des analphabètes, des retardés mentaux, des tuberculeux et réduire ainsi les chances de survie dès la naissance.“Pour cela, nous avons dû abandonner les solutions individualisées et nous engager dans une action: collective qui nous a conduits à découvrir le sens politique de la charité.Nous avons été conduits à penser que la libération dont parle.l’Evangile ne pouvait se réaliser sans à la fois une libération économique, politique et culturelle”.Après avoir fait le bilan positif du gouvernement Allende et expliqué les manoeuvres de la droite pour renverser ce gouvernement, les missionnaires ont demandé à l’Eglise canadienne d’être vigilante face à la croisade entreprise par la junte militaire pour justifier son intervention violente.“Nous attendons de l’Eglise canadienne, que nous avons représentée en terre chilienne, de nous considérer comme des témoins de la réalité aussi dignes de foi que quelconque évêque ou dignitaire de l’Eglise.” Au sujet de l’Eglise chilienne, les missionnaires québécois ont dit qu’il leur faisait mal au coeur de voir cette Eglise dirigée par les aumôniers militaires qui finalement sont au service de la junte.Dans leur manifeste, les missionnaires dénoncent aussi l’attitude adoptée par le ministre des Affaires extérieures du Canada qui affirme, à la Chambre des communes, être disposé à faciliter les procédures d’immigration aux Chiliens et aux etrangers en difficulté alors qu’en réalité, il rend difficile sinon impossible l’accès aux bureaux de l’am- Un cadeau de bon goût offrez un DINER CADEAU® Quelque chose de différent qui plaira à vos HELA TIOIVS PERSONNEL L ES OU D'AFFAIRES line autre idée de PAESANO II.RISTORANTEITAMANO DI MONTREAL 731-8221 DEVENEZ UN PHÉNOMÈNE GRÂCE À LA LECTURE DYNAMIQUE EVELYN WOOD Le directeur de l’Institut de Lecture Dynamique Evelyn Wood, M.Joël Bonn pour le Québec, qualifie de phénomènes toutes ces personnes qui lisent avec la vitesse de la pensée tout en ayant même une meil-leùre compréhension de ce les barrières que l’on abat l’homme a peur de ce qu’il va découvrir.Avez-vous fair l’expérience de la quadraphonic?La lecture dynamique est une expérience tout aussi emballante.Dans le Choc du futur Alvin Toffler n’hésite moins brillant que le mécanique qu’il a créée.Il est prouvé qu’il peut maîtriser une telle performance tout en aimant davantage la lecture.La lecture quotidienne d’une masse de journaux, de rapports complexes, qui Illll ' : qu’elles lisent.Il affirme que toute personne qui veut y mettre de la volonté et de l’effort peut parvenir à augmenter de trois à dix fois la rapidité de sa lecture.C’est à ne pas y croire, mais c’est vrai.Au Québec, il y a 5,000 diplômés depuis deux ans et demi.Le cours se donne en huit semaines à raison de trois heures chacune.Soit en tout 24 heures.M.Joël Bonn, qui est lui-même un lecteur aynami-que, est fier de pouvoir dire que c’est la seule école au monde qui rembourse le prix du cours aux élèves qui échouent, c'est-à-dire qui n'ont pas réussi à augmenter leur vitesse de lecture de trois fois.L’Institut ne craint pas de donner cette garantie parce que la chose ne se produit pas au-delà de un pour cent.Pénétrer au centre de l’univers, vibrer à l'intérieur des sons, évoluer dans une mer de mots, comme toutes pas à affirmer que le monde est formé de deux factions, l'une qui veut le progrès à n’importe quel prix, l’autre qui est contre le progrès.Pour ne pas mourir sous le stress il faut opter pour l’une ou l’autre.Avez-vous décidé d'appartenir au monde du progrès?Si telle est votre décision, vous vous devez d’améliorer votre potentiel de lecture.A votre grande surprise vous augmenterez du même coup le plaisir que vous éprouvez à faire une bonne lecture.La concentration nécessaire pour la lecture dynamique vous sert dans ce cas.La communication se fait de plus en plus par le moyen d'ordinateurs.En 1972, 50 millions de pages d’ordre scientifique, jamais publiées auparavant, ont fait partie de la communication.Comment peut-on tenir le pas avec le progrès sans améliorer sa méthode de lecture, L’homme n’est pas vous accompagnent même dans votre foyer, vous fatigue inutilement et fait partie d’une technique désuète.Une expérience merveilleuse A l'Institut Evelyn Wood vous apprenez à porter allègrement le poids du jour et à lire davantage pour votre plaisir.C’est un cours reconnu par le Ministère de l'Education qui s'adresse à l'adulte ou à l'adolescent n’ayant pas de problème d’apprentissage.Je pourrais essayer de vous expliquer en détails cette méthode dynamique.Laissez plutôt à des spécialistes le soin de vous guider dans un acheminement fructueux.Mon but est d’éveiller votre curiosité à cette autre dimension qui peut améliorer la qualité de votre vie.Par la lecture dynamique, c’est explorer l’univers des mots et donner à son cerveau l’occasion d’utiliser le maximum de ses possibilités.(Publl-lnform»Uons) bassade, au Chili.“Nous dénonçons également les difficultés rencontrées par les compagnons chiliens et brésiliens récemment arrivés au Canada avec l’espoir d’être admis comme immigrés mais qui rencontrent des difficultés sans nombre de la part de l’immigration et de la police fédérale.” les correspondent aux normes.Cette deuxième section est aussi chargée d’appliquer les normes internationales sur la sécurité de la vie en mer: depuis le naufrage du Titanic, tous les navires doivent faire vérifier leur équipement une fois l’an.Le bureau montréalais inspecte donc l’équipement d’une cinquantaine de navires au long cours ainsi que d’environ 1100 navires qui transitent par la voie maritime.Un troisième service est chargé de répondre aux plaintes des usagers et de contrôler la “pollution des ondes”.Il est chargé de mettre fin aux émissions indésirables venant de lignes électriques en mauvais état, de machines industrielles, d'appareils scientifiques ou médicaux, des appareils ménagers, etc.On signale à cet égard qu’un simple thermostat en mauvais état peut provoquer un brouillage a un quart de mille à la ronde.M.Daigle affirme que son service veut être au service de la population mais il n’ose pas le crier trop fort: “Quand on en parle, on est brusquement inondé d’appels de gens qui se sentent persécutés et qui font appel à nous sans raison”, dit-il.Le principal centre de contrôle de la région de Montréal est situé à Saint-Rémi et il peut inspecter toutes les fréquences, de 30 à 1000 mégahertz.A Montréal, un pqste moins puissant peut aussi surveiller les mêmes fréquences ainsi que la bande de 15 à 30 mégahertz.Il existe aussi des postes d’écoute motorisés.Ailleurs dans le Québec, le ministère dispose de postes im- Eortants à Saint-Lambert de évis et à Senneterre.A l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux de son ministère, M.Gérard Pel- 1 qui lébé les récentes élections québécoises ne changeront apparemment rien dans le différend entre Québec et Ottawa par rapport à la câblodiffusion.Il a aussi déclaré que certaines provinces ne semblent pas emballées à l’idée de consacrer la prochaine rencontre fédérale-provinciale des 29 et 30 novembre à la confrontation des objectifs fédéraux et provinciaux dans le domaine des communications.Le fédéral voulait en effet confronter les objectifs de chacun pour dégager éventuellement une politique fédérale cohérente.M.Pelletier s’est quand même dit disposé à aborder tous les sujets que les provinces voudront mettre sur la table.Le Syndicat des professeurs de rüniversité du Québec (SPUQ) a brandi hier une menace de grève à la mi-novembre en raison dê l’impasse à laquelle semble avoir abouti la négociation de la prochaine convention collective.Après six mois de négociation infructueuse, le SPUQ a demandé la conciliation le 12 septembre dernier et il a déjà décidé de ne pas prolonger cette étape des négociations qui doit se terminer le 13 novembre prochain.Le conseil syndical et l’assemblée générale des professeurs de l’Université du Québec doivent tous deux se réunir vendredi prochain pour se prononcer sur les dernières offres patronales.Si les négociations n’ont pas débloqué à ce moment-là, la direction du syndicat a l’intention de proposer qu’on envoie immédiatement l’avis de grève.Cette dernière deviendrait légale une semaine plus tard et une autre assemblée générale a déjà été convoquée pour le 18 novembre afin de voter sur la grève elle-même.Un porte-parole du SPUQ a déclare hier au DEVOIR qu’il y a pratiquement désaccord sur tous les points des négociations.Le syndicat veut être habilité à élire les représentants des professeurs à tous les niveaux où ils sont représentés.H veut aussi conserver les clauses de la première convention collective concernant la suppression de postes; il conteste le droit patronal de faire des mises à pied anticipées sans droit de recours quand on prévoit fermer ou fusionner des programmes.Le SPUQ veut aussi limiter le nombre des chargés de cours non syndicales qui forment présentement 45% des effectifs, soutient-il.Il s’oppose en même temps à une augmentation de la charge d’enseignement des professeurs réguliers et exige de nouveaux principes de classement.Les syndiqués exigent aussi des augmentations de salaire qui favoriseraient surtout ceux qui sont au bas de l’échelle de rémunération et refusent la position patronale concernant les droits d’auteur.Volontaires par excellence Ces personnes de différents âges et de différents milieux accomplissent des tâches importantes et essentielles pour la Croix-Rouge.VOUS AUSSI POUVEZ «I0EB.T Les visages de l'information à Radio-Canada Aline Desjardins est un amateur d'antiquités et une femme moderne qui vit dans le présent.Préoccupée par la situation de la femme dans la société, elle anime Femme d'aujourd'hui du lundi au vendredi, de 13h35 à 14h30 le samedi (reprises) de 14h00à 15h00.Wilfrid Lemoine n'a'me pas l'interview, quand c'est lui, l'interviewé.Mais il adore son métier d'interviewer et il l'a prouvé des centaines de fois à diverses émissions d'information, notamment à Actualités 24 du lundi au vendredi, de 18h30 à 19h30.Bernard Derome avoue lire à l'excès: articles de journaux, revues, livres traitant de politique.Mais le fruit de ses lectures profite aux téléspectateurs de ses reportages et à ceux qui regardent Le Téléjournal du lundi au vendredi, de 22h30 à 23h00.'qp- Pierre Nadeau aime à se détendre et à se reposer, notamment en pilotant lui-même un avion.Pas étonnant qu'il domine toujours la situation lorsqu'il anime le magazine d'information Le 60, le mardi, de 21 h30 à 22H30.André Payette recherche le silence, lui, animateur disert et habile, surtout quand il dialogue avec son invité: un homme politique au coeur de l'actualité, à Politique atout, le dimanche, de18h00à 18h30.Paul-Emile Tremblay est un adepte du sport: course à pied, tennis, natation et ski.Boute-en-train qui aime jouer des tours, il sait aussi être sérieux quand il anime La Flèche du temps, le dimanche, de 22h00 à 22h30.On regarde Radio-Canada LE DEVOIR Page Montréal, lundi 5 novembre 1973 Les mernbres de 1 exécutif national du Parti québécois et les six députés élus le 29 octobre, réunis en week-end dans un hôtel de la métropole, ont fait le point sur la campagne électorale, élaboré la stratégie de l'opposition officielle et discuté principalement de l'avenir de leur chef.Pour quelques instants, photographes et caméramen furent admis avant que ne débute dette réunion à huis clos.Dans l'ordre habituel, la photo nous montre: le nouveau député de Sauvé, M.Jacques-Yvan Morin; Mme Isabelle Fecteau; le député de Saguenay, M.Lucien Lessard; le député de Chicoutimi, Me Marc-André Bédard; le candidat défait dans Louis-Hébert, M.Claude Morin; le député de Maisonneuve, Me Robert Burns; le député de Saint-Jacques, M.Claude Charron et le président du PO, M.René Lévesque.(Photo Le Devoir, par Alain Renaud) Le bureau de presse du PLQ demande au canal 9 d'effacer un vidéogramme par Clément Trudel Le coordonnateur du bureau de presse du Parti libéral du Québec (PLQ), M.Ben Payeur, a demandé à deux reprises en octobre aux responsables du canal 9 (National Cablevision) à Montréal de détruire ou d’effacer un vidéogramme de 30 minutes où le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, était interviewe pour l’émission “Point de vue”.S’excusant, le 16 octobre, des méthodes “utilisées à notre insu” par certains collaborateurs bénévoles, le coordonnateur général du poste, M.Robert Landreville, promettait carrément: “Nous allons détruire ce vidéogramme”.M.Landreville corrigeait toutefois cette attitude et, dans une lettre du 22 octobre à M.Payeur, il déclare: “Je veux qu’il soit clairement établi que Monsieur Choquette, lors de notre conversation au téléphoné n’avait pas d’objection à ce que ce vidéogramme passe sur le canal 9 (ne).Par ailleurs, il ne jugeait pas la chose essentielle.C’est moi oui ai décidé de ne pas permettre que l’émission passe.J’avais même l’intention d’effacer le vidéogramme parce que je soupçonnais des gens de mon entourage.d’avoir utilisé des subterfuges pour attirer leur invité dans un guet-apens”.M.Landreville laissait entendre à M.Payeur que le vidéogramme pourrait être utilisé ultérieurement et qu’après la période électorale, il serait possible de traiter d’une façon plus complète avec Monsieur Choquette les sujets abordés dans l’émission.Le 24 octobre, M.Payeur écrit qu’il transmet la lettre de M.Landreville à la personne “directement concernée par cette affaire”, c’est-à-dire M.Jérôme Choquette, mais il réitère sa demande “d’effacer l’enregistrement en question pour des raisons sur lesquelles je n’ai pas besoin de revenir”.Ces raisons, M.Payeur les avait écrites le 19 octobre à l’une des adjointes de M.Landreville: “Après avoir fait visionner cette émission par nos conseillers juridiques, il apparaît clairement que certains commentaires faisant partie intégrale de cette émission étaient susceptibles d’entraîner des recours particulièrement contre votre station a titre de diffuseur”.Indépendamment du contenu de l’émis- I.F.G.DEVELOPPEMENT DES ORGANISATIONS PROGRAMME D’AUTOMNE 1 - Formation à l'animation 15 au 19 octobre 2- Formation à l'animation 1 ère partie: 19 au 21 octobre 2ième partie: 16 au 18 novembre 3- Gestion par objectifs 24 au 26 octobre 4- Introduction au développement des organisations 1 ère partie: 29 octobre au 1 er nov.2ième partie: 26 au 29 novembre 5- Changement planifié 6 au 9 novembre 6- Planification par la méthode du chemin critique 12 au 14 novembre 7- Techniques de développement organisationnel 21 au 23 novembre 8- Analyse des rôles de gestion 4 au 7 décembre 9- Gestion par objectifs 10 au 12 décembre L'I.F.G.vous enverra sur demande un dépliant qui décrit ces sessions ainsi que les programmes maintenant offerts aux administrateurs, aux consultants et aux animateurs.QU'EST-CE QUE L'I.F.G.?L'I.F.G.(Institut de Formation par le Groupe) regroupe une vingtaine de professionnels répartis dans trois spécialités: développement des organisations, croissance personnelle et recherche.L'I.F.G.offre aux organisations et aux individus des services de consultation et de formation dans ces trois secteurs.I.F.G., 3600, ave.Barclay, suite 420, Montréal H3S-1K5 Tél.: 735-5171 sion — M.Choquette était appelé à répondre notamment à des questions sur des mandats de cour non exécutés — il reste que sur papier du PLQ, un membre du bureau de presse du parti au pouvoir prie instamment un poste de ne pas utiliser l’une de ses oroductions.Le canal 9, par son coordonnateur général, a d’abord donné raison au représentant du parti pour ensuite affirmer que les conseillers juridiques de National Cablevision aviseraient.Le vidéogramme existe toujours mais il est probable que le ministre de la Justice sera appelé à en reprendre le tournage.¦ aujourd'hui A l’Ecole des hautes études commerciales se tient, du 5 au 9 novembre, un séminaire franco-québécois sur la technologie éducative.Aujourd’hui, journée spécialement réservée aux niveaux élémentaire et, secondaire.Entrée libre.• A 9h, l’Association des infirmières et infirmiers de la province du Québec tient sa 53ème assemblée générale annuelle dans le grand salon Marquette-Jolliet de l’hôpital Reine-Elizabeth, à Montréal.• A 20h30, à l’hôtel Windsor, conférence de M.Bertrand de Montgolfier sur le Musée Carnavalet, dont il est le conservateur: organisée par l’Alliance française.NE L’OUBLIEZ PAS LACROIX ROUGE Ljpl AST EN VOTRE NOM La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 6 NOVEMBRE M.ALFRED ROULEAU président as v.La Fédération de Québec des Caisses Populaires Desjardins et Président de la Place Desjardins Inc.Hôtel Sheraton Mont-Royal I2h30 Le public est admis Billets à l'entrée $5.Pour les membres des livrets d'abonné ment sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 Loin de chercher à diluer son option, le PQ entendrait plutôt radicaliser son action Loin de chercher à diluer son option, le Parti québécois serait maintenant déterminé à radicaliser son action.C’est ce qui ressort, a-t-on appris, des deux jours de réflexion que les dirigeants du Parti québécois viennent de passer dans un hotel de la métropole.Ainsi, toute velléité d’adoucir la thèse indépendantiste serait définitivement écartée.Ceux-là que la déception du scrutin aurait traumatisés, et les autres Marais hésite à demander un re comptage Candidat défait le 29 octobre dans le comté de Laporte, M.Pierre Marois hésite à demander un recomptage judiciaire.Au terme de réunions tenues en week-end, les dirigeants du Parti québécois du comté de Laporte n’étaient pas encore parvenus à s’entendre sur l’opportunité d’un recomptage judiciaire.Le candidat libéral, M.André Déom, avait été déclaré élu par une majorité de 407 voix.La décision d’un recomptage des voix ipartient maintenant à M.Marois.Dans le comté de Laporte, les résultats furent connus plus tard et les candidats défaits profitent de ce fait d’un sursis.Ils ont jusqu’à ce soir minuit pour faire connaître leurs intentions au Président-général des élections.Le Parti québécois a par ailleurs déjà déposé des demandes de recomptages judiciaires dans trois autres comtes: Dorion, Taillon et Sainte-Marie.Non seulement les majorités libérales sont dans chaque cas très faibles mais de plus le Parti québécois soupçonne ue des irrégularités ont faussé le jeu e la démocratie.Dans Dorion, seulement 360 voix séparent le libéral Bossé du président du Parti québécois, M.René Lévesque.La marge est davantage réduite dans Sainte-Marie, où le député péquiste sortant M.Charles Tremblay, a perdu par seulement 77 voix en faveur du libéral, Claude Malépart.C’est dans Taillon que l’écart demeure le plus considérable alors que la majorité du libéral Guy Leduc, aux dépens du péquiste Guy Bisaillon, dépasse les 600 voix.qui croient depuis que l’indépendance ne sera jamais rentable électoralement, ils seraient tous invités à se ranger.Contrastant avec l’image rassurante projetée pendant la derniere campagne électorale, cette nouvelle fermeté, croit-on savoir, n’épargnera personne.Et se manifestera avec autant d’éclat à l’extérieur que sur le parquet de l’Assemblée nationale.Bien sûr, explique-t-on, le PQ poursuivra l’oeuvre de “pénétration” entreprise en 1970 et qui a tout de même réussi, par delà le terrorisme de la campagne électorale, à faire avancer l’idée de l’indépendance du Québec.Le PQ ira maintenant plus directement et sans détour.Il parle dorénavant de “noyautage” et entend s’imposer à tous les niveaux décisionnels du Québec.Plus que jamais, le PQ se proposerait de participer partout au Québec aux élections municipales et scolaires.Il viserait également à s’infiltrer au sein de M.Réal Caouette a toujours été opposé à la création d’un parti créditiste sur la scène politique provinciale.Voilà l’étonnante révélation du chef national du Crédit social qui s’est entretenu en week-end à Rouyn avec des représentants de la presse.Invité à commenter les résultats du 29 octobre et la défaite de M.Yvon Dupuis, M.Réal Caouette a expliqué que s’il avait accepté finalement en 1970 la formation d’un parti provincial, c’était uniquement parce qu’il craignait que trop de eréditistes fédéralistes passent au Parti québécois.Cette menace, croit-il, est maintenant écartée.Et c’est ce qui porte M.Caouette à remettre en question l’existence même du Parti créditiste québécois.D’ici là, M.Caouette est décidé à ne plus s’occuper de ce qu’il appelle “l’aile québécoise’’ du Crédit social canadien.Il est d’avis qu’il coûterait moins d’énergie et qu’il serait peut-être tout aussi efficace de se contenter d’appuyer un parti provincial qui ne serait ni séparatiste, ni socialiste.toutes les autres formes d’associations locales, de tous les milieux, de tous les secteurs susceptibles de participer à l’action d’une opposition extra-parlementaire.Le PQ n’hésiterait pas même à se faufiler dans les lignes d’influence des corps intermédiaires.Il faudra enfin s’attendre à ce que le Parti québécois renoue une étroite collaboration et souvent une stratégie commune avec les centrales syndicales dans les conflits les plus déterminants.Le Parti québécois d’ailleurs, n’a pas attendu l’exercice de réflexion du week-end pour manifester les premiers signes de son agressivité.Ainsi, dans l’organe officieux du parti, “Québec-Presse”, l’économiste Jacques Parizeau pointe du doigt et entreprend une première série de dénonciations des adversaires.Il va même jusqu’à accuser LE DEVOIR d’avoir “trahr.On peut lire dans notre édition d’aujourd’hui Voir page 6: Le PQ Ceci dit, M.Caouette se montre relativement satisfait des résultats du scrutin provincial de lundi dernier.Et même s’il a appuyé Yvon Dupuis dans sa campagne au leadership, M.Caouette refuse de voir là une rebuffade à son propre prestige.Il croit même que Camil Sam-son n’aurait pas fait mieux et se serait fait battre dans son propre comté de Rouyn s’il n’était pas personnellement intervenu dans la campagne.Si le chef national du Crédit social est heureux des résultats du scrutin, c’est que, estime-t-il, les Québécois ont irrémédiablement dit non à la menace séparatiste.A cet égard, M.Caouette estime que son poulain Yvon Dupuis s’est montré fort efficace et qu’il a fait dans les circonstances le mieux qu’il pouvait.M.Caouette considère par-dessus tout important et satisfaisant que la campagne créditiste au Québec a empêché réfection d’au moins une vingtaine de candidats additionnels du Parti québécois à l'Assemblée nationale.Caouette a toujours été opposé à une aile créditiste québécoise Difyaque deux magasins Aquascutum of London dans le monde.Si vous avez l’habitude de remuer toute la ville pour trouver des vêtements signés Aquascutum.vous serez heureux d’apprendre que nous, à la Place Ville Marie, avons tout ce que vous cherchez .et l’un se trouve Place Ville Marie.et bien plus encore.La seule différence.c’est En effet, le seul autre magasin que nous sommes plus près, vous offrant un choix aussi corn- “ plet de vêtements et d’accès soires pour homme signés Aquascutum, est situé dans Regent Street à Londres.Aquascutum 1 OF LONDON le magasin de lTiomme PLACE VILLE MARIE, MONTREAL 4 • Le Devoir, lundi 5 novembre 1 973 éditorial Le chantage de l'Alberta Même dans les jours les plus sombres de ses affrontements épiques avec Ottawa, ces dernières années, le Québec n’a jamais menacé de fermer la voie maritime du Saint-Laurent ou d’interrompre ses livraisons de minerai de fer à l’Ontario, et le Parti québécois, qui préconise pourtant l’indépendance du reste du Canada, s’est engagé à maintenir une association économique avec lui, ce qui implique nécessairement l’entraide et la coopération la plus étroite dans les moments difficiles.Ces constats feront mieux comprendre la gravité de la menace à peine voilée, proférée par le gouvernement Lougheed de l’Alberta, d’interrompre à brève échéance ses livraisons de pétrole dans l’Est canadien pour protester contre la nouvelle politique pétrolière du gouvernement Trudeau.Cette menace est d’autant plus grave qu’elle survient au moment où le petrole d’outremer se renchérit à vue d’oeil et où les fournisseurs arabes des provinces de l’Atlantique, du Québec et de l’Ontario menacent eux-mêmes d’interrompre leurs livraisons.Dans ces circonstances, la cupidité des Albertains risquerait d’exposer des millions de leurs concitoyens aux rigueurs de l’hiver et même de faire mourir de froid les moins fortunés d’entre eux • Le gouvernement Trudeau ne peut évidemment céder à ce chantage éhonté, et dans un affrontement décisif entre Ottawa et Edmonton, les autres provinces canadiennes — au premier chef l’Ontario et le Québec — n’auraient d’autre choix que d’appuyer le gouvernement fédéral, quelles que soient leurs préoccupations autonomistes.Le parlement fédéral dispose de plusieurs recours pour faire entendre raison à l’Alberta, depuis la proclamation de l’état d’urgence, qui fui permettrait de réquisitionner le production pétrolière de cette province, jusqu’au pouvoir déclaratoire, qui ferait passer cette industrie sous la compétence législative d'Ottawa.Mais le gouvernement Trudeau devra user avec prudence de ces recours, si la chose devient nécessaire, pour éviter que des facteurs conjoncturels ne provoquent des modifications fondamentales et irréversibles de la structure du fédéralisme canadien.Ces considérations tactiques ne justifient pas, cependant, que l’on passe sous silence l’incurie, l’imprévoyance et la couardise affichées en matière pétrolière par tous les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa depuis une quinzaine d’années.Le premier ministre Trudeau lui-même reconnaissait récemment que l’élaboration et la mise en oeuvre de la nouvelle politique pétrolière de son gouvernement se faisaient de manière cahotique.Cet empirisme générateur de tensions est largement imputable au fait que la politique conçue en 1961 par le gouvernement Diefenbaker, sous l’inspiration de M.Alvin Hamilton, n’a pas été rajustée gra- duellement depuis, au fur et à mesure que se modifiaient ses paramètres de départ.C’est ainsi qu’Ottawa n’a pas tiré les leçons qui s’imposaient de la deuxième crise de Suez, en 1967, laquelle a pourtant mis en évidence la vulnérabilité de l’Est canadien en ce qui a trait à l’approvisionnement en pétrole.Pendant plus de cinq ans, le gouvernement Trudeau a fait la sourde oreille aux sages conseils — pour une fois — que lui donnait Washington de construie un oléoduc de sécurité jusqu’à Montréal avant de songer à accroître ses exportations de pétrole aux Etats-Unis.Encore en 1970, on se réjouissait que la construction d’une boucle de l’oléoduc transcanadien permette au pétrole albertain d’alimenter les raffineries de Chicago, alors que les marchés de l’est du pays demeuraient exposés aux répercussions économiques d’une guerre israelo-ara-be dès lors plus que prévisible.Voilà pourquoi il est injuste de reprocher trop exîusivement à l’actuel ministre de l’Energie, M.Donald MacDonald, le durcissement inquiétant des positions fédérales et albertaines en matière pétrolière.M.MacDonald n’est pas le plus souple et le plus diplomatique des hommes, il a commis, depuis le "début de septembre, plusieurs erreurs de tactique qui ont irrite inutilement le gouvernement Lougheed; et il n’est certes pas à l’abri des tentations partisanes, dans une conjoncture parlementaire qui les rend presque irrésistibles.Mais le ministre fédéral ne détient le portefeuille de Ténergie oue depuis deux ans et il a tout au moins le mérite d’avoir amorcé les analyses et les discussions qui ont éclairé les décisions imposées précipitamment au gouvernement depuis le 4 septembre.M.MacDonald n’est pas responsable à lui seul de la situation minoritaire des libéraux qui oblige le gouvernement à une prudence exceptionnelle dans l’exposition publique et la mise en oeuvre de sa nouvelle politique.Il n'est pas responsable, non plus, des clivages régionaux apparus lors du scrutin d’octobre 1972 qui, en donnant aux progressistes-conservateurs la totalité des sieges de l'Alberta, province gouvernée par une équipe du même parti, met fatalement une coloration partisane sur les tiraillements entre Ottawa et Edmonton (en plus d’empêcher le parti de M.Stanfield d’opter pour la politique pétrolière que souhaite sa députation ontarienne).Surtout, une fois admise l’imprévoyance passée d’Ottawa, il faut reconnaître que, jusqu’à nouvel ordre, le gouvernement Trudeau est à la merci des événements sur la scène pétrolière internationale.Un état de crise n’est certes pas propice à la consultation fédérale-provinciale et lorsque des pénuries menacent la population de régions entières du pays, aucun gouvernement fédéral ne peut attendre d’avoir négocié un rè- glement financier qui satisfasse quelqu e-golsme provincial avant d’agir, surtout quand ce gouvernement est ultimement responsable de l’approvisionnement du pays, notamment de par sa compétence exclusive sur le commerce international.Quelle que soit l’optique dans laquelle on se place — y compris celle de l’Aloerta — il est donc difficile de contester l’orientation générale de la nouvelle politique pétro-lière du gouvernement Trudeau.Elle vise un triple objectif: unifier d’abord le marché intérieur des produits pétroliers au Canada, qui est tronçonné depuis une quinzaine d’années par une frontière artificielle dans la vallée de l’Outaouais; rattacher ensuite les prix intérieurs à ceux du marché international, plutôt qu’aux prix américains; et enfin, atteindre ces deux objectifs tout en obtenant le meilleur prix pour le quantum de pétrole canadien qui continuera d’être exporté aux Etats-Unis.• Ces trois objectifs devraient être atteints à peu près simultanément, au printemps de 1974, grâce à des initiatives inusitées et dont le sens échappe souvent à de nombreux citoyens.Ces derniers sont plutôt portés à voir dans ces initiatives, plutôt qu’en des facteurs qui sont hors du contrôle d’Ottawa, la cause première de la hausse des prix pétroliers.Mais en maintenant le gel des prix pétroliers à l'ouest de la ligne Borden (sauf pour l'huile à chauffage) tout en autorisant des hausses contrôlées à l’Est et notamment au Québec, M.MacDonald n’alourdit pas injustement le fardeau des Québécois, comme on serait porté à le croire.Il accélère plutôt l'égalisation des prix entre les deux régions du pays (ceux de l’Ouest ayant toujours été plus élevés jusqu’à ce jour), ce qui est une condition nécessaire de l'unification du marché intérieur.De même, en quintuplant presque (de 40 cents à $1.90) la nouvelle taxe fédérale sur les exportations de pétrole, le ministre ne cherche pas à frustrer l’Alberta, ni même les compagnies pétrolières, de la plus-value suscitée par l’escalade des prix internationaux.Il vise plutôt à éviter que les prix à la source du pétrole canadien pour consommation intérieure n’outrepassent ceux du pétrole d’outremer importé à Montréal.Que ces initiatives mécontentent l’Alberta et bouleversent les consommateurs partout ailleurs, voilà qui est vraisemblablement inévitable.Mais l’intérêt de longue période n’en exige pas moins que l’opération difficile, amorcee tardivement par Ottawa, s’accomplisse dans les meilleurs délais.Cette évaluation générale de la nouvelle politique pétrolière du gouvernement Trudeau ne saurait cependant nous inciter à fermer les yeux sur ses nombreuses faiblesses et carences, que nous exposerons dans un prochain article.Claude LEMEUN Les lendemains amers La recherche stérile d'un bouc émissaire par CLAUDE RYAN Après s'être donné en campagne électorale des airs de premier ministre ou, à tout le moins, de ministre des Finances, M.Jacques Parizeau n’a pas tardé à reprendre, au lendemain du 29 octobre, le froc du professeur nui distribue, du haut de sa chaire, les prix d’excellence, voire de vertu.On pouvait lire hier, dans Québec-Presse, les premières réflexions post-électorales de l’économiste au PQ.On savait M.Parizeau friand de documents incomplets.On se demande, après avoir lu sa chronique de dimanche, si ce n’est pas toute sa manière de raisonner qui serait affectée d’un degré élevé de suffisance.Dans la dernière chronique de M, Parizeau, les inepties et inexactitudes sont nombreuses.Je n'en relèverai que trois.La soi-disant transformation du Devoir M.Parizeau n’a pas aimé la prise de position du directeur du Devoir.C’est son droit le plus strict, encore qu’il eût pu souligner de façon un peu plus gracieuse la place qui fut accordée en page éditoriale à des opinions differentes en provenance de l’intérieur même de la boite.On croyait néanmoins que M.Parizeau connaissait mieux Le Devoir.S’il s’était seulement souvenu de l’histoire des vingt dernières années, il aurait vite réalisé que, depuis 1956, le journal, aux élections provinciales, a toujours appuyé.le Parti libéral.Le Devoir appuya les libéraux en 1956, en 1960, en 1962, en 1966, puis en 1970, non parce qu’il était devenu une feuille libérale, mais parce qu’il croyait honnêtement que, dans chaque situation, il était le plus apte à donner au Québec un gouvernement convenablement honnête et efficace.Au lendemain de chaque élection, on a affirmé, dans les autres partis, que Le Devoir était passé “aux rouges’’.Ce fut toujours pour constater, quelques mois plus tard, qu’aux moments critiques, il demeurait encore celui qui pouvait fournir l’opposition la plus vigoureuse au parti en place à Québec.Notre journal contribua à l’élection de M.Bourassa en 1970.Cela nous a-t-il empêchés de critiquer vertement son gouvernement entre 1970 et 1973?“Cela commence, écrit M, Parizeau, au début de la campagne, par un éditorial étonnant”.Partant de ce premier fait dont nous parlerons tantôt, M.Parizeau échafaude une démonstration à côté de laquelle les documents qu’il publia en campagne électorale paraissent tout simplement lumineux.Chacun pourra relire à tête reposée la matière abondante publiée par Le Devoir au cours de la campagne.Sauf quelques inévitables accidents de parcours, on aura du mal à trouver que l’information aurait été sérieusement biaisée pendant cette période.Le seul cas qu’on ait pu invoquer pour prétexter le contraire fut la place accordée en première page au compte rendu d’une causerie désormais célèbre du professeur Donald Armstrong, de McGill.J’admets volontiers, après coup, que cette décision était contestable.Mais qu’on veuille seulement comparer l’espace qui fut consacré à la refutation de ce texte: on verra tout de suite que le point de vue opposé à la thèse de M.Armstrong se vit accorder au moins deux fois plus d'espace.Quant à la position éditoriale du journal, elle lui appartient en propre et ne dépend, Dieu merci, de la bénédiction préalable ou postérieure d'aucun parti, d’aucune chapelle, d’aucune personnalité, d’aucun groupe d’intérêts.Elle n’a rien d'infaillible, cela va de soi.Si elle revêt tant d’importance en temps d’élection, ce n’est sûrement pas parce qu’elle choisit toujours le vainqueur: un vieux préjugé, d'ailleurs assez mal fondé, ne veut-il pas que Le Devoir excelle dans l’art de préférer le perdant?On l’attend, au contraire, parce qu’on sait que cette position sera libre, qu’elle n'émanera d’aucune source autre que la conscience du directeur du journal et de ceux qui partagent avec lui la responsabilité de la direction du Devoir.C'est ainsi que s’est fait, cette fois-ci comme toujours auparavant, le choix du Devoir.Il en sera ainsi dans l’avenir.La position que nous avons prise ayant rélection ne change d’ailleurs rien à ce que nous sommes.Le Devoir est avant tout un journal indépendant des partis.Le document sur les revenus et dépenses d’Ottawa au Québec Au tout début de la campagne électorale, voyant que l’on recommençait, dans certains milieux', à parler d'un déficit annuel de $200 millions au compte des échanges de services et d’impôts entre le Qué- bec et le gouvernement central, j’eus l’idée de relire attentivement le fameux rapport sur “La part du Québec dans les dépenses et les revenus du gouvernement fédéral de 1960-61 à 1967-68.” On avait tenté d’utiliser des extraits de ce document vers la fin de la campagne électorale de 1970: je voulus en avoir le coeur net avant que la nouvelle campagne ne s'engage pour de bon.Pour etre objectif, aurait-il fallu passer sous silence les seules conclusions véritables que l’on puisse honnêtement tirer d'un tel document?J’osai penser le contraire.Je livrai mes observations au public du Devoir dès le 1er octobre.“Editorial étonnant, écrit maintenant M.Parizeau, comme une bonne partie de la preuve anti-fédéraliste du PQ a déjà reposé sur le document, il faut l’abattre”.M.Parizeau aurait fait plus sérieux s’il avait tenté sans detour de réfuter ce que j’avais écrit au sujet du document en question.Tout le monde sait qu’il ne l’a jamais fait, pas plus d’ailleurs qu’il n’a jamais répondu de façon satisfaisante aux questions fondamentales que suscitait dans l’esprit de plusieurs le budget de l'An I.Non seulement M.Parizeau n'a-t-il jamais réfuté l’analyse que je faisais du document de 1970, mais lorsqu'il a publié, à grand renfort de publicité, une version provisoire et incomplète des “comptes nationaux du Québec”, il a oublié de dire aux journalistes présents à la conférence de presse que ce document rendait compte des échanges d’impôts et de services entre le Québec et Ottawa en vertu de la méthode des flux financiers, soit la moins fiable et la plus incomplète de toutes.Je ne fus pas davantage satisfait, soit dit en passant, de la mise à jour du document de 1970, publiée par M.Garneau en réponse aux assertions du PQ.Comparée au rapport de 1970, cette nouvelle version ne contenait que des chiffres globaux dont on pouvait difficilement tirer des conclusions sérieuses.Mais ayant indiqué la veille les réserves avec lesquelles il convenait de réagir devant cette guerre de documents incomplets, je ne crus pas devoir y revenir.L’allure confuse du débat sur les chiffres commandait qu'on le suspende, à quelques jours du scrutin.C’est ce que je fis à compter du jour où fut publié le document de M.Garneau.Est-ce là la pirouette que veut souligner M.Parizeau?L’aifaire Laporte M.Parizeau évoque enfin la fameuse affaire des bandes sonores, qui fut soulevée la première fois en Chambre par le député péquiste Robert Burns.Il me fournit une excellente occasion de signaler aux lecteurs du Devoir la différence de mentalité qui a pu se manifester à ce sujet entre Le Devoir et le PQ.On verra combien peut être fausse et naïve l’interprétation que, mal informé une fois de plus, M.Parizeau en fournit.Lorsque l’affaire Laporte fut soulevée en Chambre par M.Burns, il y avait déjà plusieurs mois qu’au Devoir, nous avions été saisis de la documentation sur laquelle s’appuyait le député de Maisonneuve.Devant le caractère très incomplet de cette documentation, consciente des graves conséquences d’une divulgation faite dans de telles circonstances, la direction du journal avait toutefois décidé de surseoir à toute publication jusqu’à ce qu’une preuve plus décisive et plus directe ait pu etre obtenue.Nous n’étions pas mus par la peur mais par le souci de ne pas briser prématurément des réputations.C’était là notre seul motif pour ne pas agir aussi vite que l’auraient souhaité des collaborateurs moins expérimentés.La documentation dont nous disposions fut ensuite mise à la portée de M.Burns, qui jugea devoir l’utiliser sous le couvert de son immunité parlementaire.Au cas où M.Parizeau ne saurait pas ce qui s’est passé, j’affirme que la direction du journal n’a absolument rien eu à voir, et n’y aurait d’ailleurs point consenti, aux échanges — qu’elle ignorait complètement — grâce auxquels M.Burns put obtenir des informations très semblables à celles dont nous disposions.M.Parizeau se fourvoit royalement quand il insinue que, par crainte de prendre nous-mêmes nos responsabilités, nous aurions demande au PQ de faire à notre place nos sales besognes.Il confesse tout simplement sur la place publique que le PQ, pour “la bonne cause”, s’inspire de critères drôlement plus élastiques que ceux qui prévalent au Devoir.Je l’assure tout de suite que nous préférons d'emblée les nôtres.A lire le texte de M.Parizeau et d'autres réactions qui nous parviennent depuis quelques jours, on a Voir page 6: La recherche / ,4) - Faut faire une transfusion de globules rouges ¦ lettres au DEVOIR Pour faciliter la tâche de l'opposition Après l’abasourdissement qui a suivi le résultat des élections de lundi dernier, plusieurs questions fondamentales se posent au Québec.Je pense que les intellectuels ont le devoir d’apporter leur contribution à l’examen de ces problèmes, au même titre que les politiciens, les syndicalistes, les hommes d’affaires, les étudiants, etc.Mes réflexions portent sur deux points particulièrement cruciaux: l’option indépendantiste et la formule d’opposition à adopter.Une autre question fondamentale, celle de l’attitude et du comportement d’un gouvernement en situation de pouvoir presque absolu, a été abordée souvent ces deux derniers jours; sauf quelques exceptions, les ministres qui ont exprimé un avis semblent au moins conscients de la difficulté de leur tâche.Mon option personnelle est indépendantiste.Bien que le résultat du vote de lundi m’amène à un réexamen sérieux de cette option, je n’ai pas pour l’instant l’intention d’en devier.Si le 55% de votes appuyant le gouvernement Bourassa représentait une option claire de la majorité pour le fédéralisme, je n’aurais aucune hésitation à m’incliner.Cependant, le pourcentage du vote libéral ressemble étrangement à celui des électeurs satisfaits du gouvernement révélé par les sondages durant la campagne électorale.Compte tenu de la marge d’erreur inhérente aux sondages, un gouvernement ayant satisfait une aussi forte proportion des citoyens ne pouvait être défait; il était même invraisemblable de pré- dire avant lundi le balayage que nous avons observé.Pour ce qui est du Parti québécois, il y a lieu de distinguer entre le pourcentage du vote et le nom-be de députés.Le nombre de députés reflète en grande partie des mécanismes sur lesquels les partis politiques n’exercent aucun contrôle au temps des élections: ceux du mode de scrutin et de la carte électorale.Ainsi, il est probable ue plusieurs comtés changeraient ’allégeance si on déplaçait leurs frontières de quelques rues ou de quelques villages.Par contre, la force réelle d’un parti politique se mesure par le nombre d’électeurs qui l’appuient.C’est ainsi que le Parti libéral a survécu aux elections désastreuses d’il y a 15-20 ans.De la même façon, ni le Parti québécois, ni son option indépendantiste ne doivent se compter pour battus maintenant.L’option indépendantiste est fondamentale pour l’avenir du Québec.Sans l’indépendance, je suis personnellement convaincu que notre langue et l’existence même du Québec demeurent en péril, si on tient compte de l'attitude du Canada et du gouvernement fédéral.Plus important encore, le sentiment de dépendance et de frustration collective qui nous afflige depuis si longtemps, en tant que nation, ne pourra pas être déraciné et rejeté sans le choc de l’indépendance politique.L’Algérie a subi huit années de guerre cruelle avant d’accéder à l’indépendance.L’ex-Kenya a été déchiré par des luttes similaires Solidaire du Parti québécois Je veux féliciter mes collègues du département d'économique de McGill qui ont exprimé leurs objections devant les efforts déployés par le professeur Armstrong, lequel a voulu se servir du prestige attaché à son poste de directeur de l’école d’administration pour induire le public québécois en erreur à l’aide de pronostics pseudo-scientifiques sur les conséquences désastreuses devant découler, selon lui, d’une éventuelle indépendance du Québec.D’un point de vue strictement économique, les analystes impartiaux semblent d'accord pour considérer que l’option fédéraliste et l’option souverainiste sont toutes deux viables.M.Armstrong laisse néanmoins percer une partialité évidente envers les libéraux.Je suis, pour ma part, et je demeurerai — indépendamment du résultat de l’élection — favorable au Parti québécois.J’appuie ce parti non pas parce que je prétends être capable de prouver qu’un Québec indépendant serait plus prospère, mais parce qu’il présenté la seule alternative à un gouvernement libéral arrogant, corrompu, hostile au mouvement syndical et qui est aussi en voie de vendre les riches- ses naturelles du Québec aux firmes multinationales à une échelle qui dépasse de loin ce qu’on avait connu sous Maurice Duplessis.En ce qui-a trait à l’indépendance, je crois qu eventuellement, elle se produira inévitablement.L’une des moindres raisons ne sera pas le fait que la défense de l’option fédérale au Québec est fondée sur l’appui d’un bloc anglophone captif grace auquel le Parti libéral du Québec espère se maintenir indéfiniment au pouvoir.C’est là une situation intolérable non seulement pour les francophones du Québec mais aussi pour ces éléments, parmi la communauté anglophone, qui ne perçoivent pas leurs intérêts comme coïncidant avec ceux de cette caste du milieu des affaires dont les opinions pleines de préjugés furent en fait la seule source à laquelle le professeur Armstrong ait puisé pour la formulation de ses incroyables prophéties de malheur.Kari LEVITT, professeur associé de science économique, Université McGill Montréal, le 28 octobre 1973 pendant plusieurs années.On peut remonter plus loin dans l'histoire et citer l'exemple de la Norvège, de la Pologne, de la Yougoslavie, etc.N’avons-nous pas les moyens de nous payer le luxe de 10 ou 15 ans d’éducation populaire intensive?Ne pouvons-nous pas’ patienter le temps d’une ou deux autres élections?Il reste à examiner un problème plus immédiat, celui de la mise sur pied d’une opposition efficace et de haute qualité au gouvernement issu de l'election de lundi.Il s’agit là d’une responsabilité collective, qui ne peut être rejetée sur les seules épaules des huit députés du Parti québécois et du Parti créditiste.On peut compter sur bon nombre d’organismes et de groupements qui ne manqueront pas d’apporter leur contribution à l’opposition.Cependant, une telle formule est insuffisante car elle résulte en un mouvement inarticulé et, partant, le plus souvent inefficace.Par ailleurs, comme le soulignait un journaliste de La Presse, il serait inhumain de demander à huit individus d'assumer en définitive la responsabilité d’analyser les propositions gouvernementales, de formuler s’il y a heu des contre-propositions, et de les piloter et de les défendre à l’intérieur du Parlement.Je me permets de mettre de l’avant une proposition concrète, qui pourrait etre adoptée rapidement par le gouvernement, et qui pourrait faciliter considéra olement la tâche des huit députés de l’opposition.Il s’agirait de mettre à la disposition du chef de l’opposition officielle et du chef parlementaire du Parti créditiste, à même les fonds publics, les instruments de recherche et d’analyse qui leur seront nécessaires.Ces instruments pourraient être constitués de groupes d’individus compétents dans divers domaines, disponibles sur demande, et munis d’un équipement et d’un budget adéquats.Cette proposition n’est pas nouvelle et je n'en réclame pas la paternité.Cependant, les circonstances nous forcent aujourd’hui à l’envisager très sérieusement.De toute façon, la mise sur pied de tels grou- Îies de recherche et d’analyse, à a disposition de l’opposition parlementaire, serait un acquis important pour l’avenir.Il va de soi que je serais moi-même disposé a participer à de tels groupes de travail, dans les limites de mes capacités.Je suis sûr que le sens de la démocratie et le respect du peuple québécois inciteraient nombre d’autres individus à en faire autant, quelle que soit leur option constitutionnelle.Claude RONDEAU, Ph D,, directeur, Département de Relations industrielles, Université de Montréal.Montréal, le 31 octobre 1973 La quatrième guerre L'histoire de l'humanité?Trois mille quatre cents ans d’histoire connue.Deux cent cinquante ans de paix générale.A l’aube du XXIe siècle, la guerre reste encore la plus importante des relations entre les peuples.Ceci est d’autant lus vrai lorsqu’on évoque le pro-lème israélo-arabe.1948, 1956, 1967 et à présent 1973, quatre guerres en un quart de siècle.Une fois de plus, le monde essayera d'analyser ce dernier conflit.Une fois de plus, des conclusions seront tirées.Victoire israélienne?Défaite arabe?Mais pour quelles raisons se baton dans cette partie du monde?Essayons d’analyser les thèses arabe et israélienne.Nous serons obligés de schématiser à l'extrême.De la première guerre israélo-arabe jusqu'à la guerre des Six Jours, la thèse arabe est sans doute la suivante: libérer la Palestine.Car le peuple arabe fut non seulement aliéné par la colonisation européenne, il fut aussi humilié par fa création de l’Etat d'Israël.La thèse israélienne, toujours à cette même époque, peut se résumer à ceci: survivre.N’oublions pas que le peuple juif fut un des El es les plus martyrisés de cire.Il leur fallait un pays.Les Arabes ont ainsi assumé la responsabilité des crimes des autres.Les feux de la quatrième guerre se consument.Les troupes onu-siennent ont, à nouveau, la difficile tâche cfce faire respecter le cessez-le-feu.Quel fut l’enjeu de cette dernière confrontation israélo-arabe?Officiellement la position des pays arabes est celle-ci: récupérer les territoires occupés, mettant fin ainsijà cette situation de “ni guerre nï paix”, ce qui effacerait en outre l’humiliation subie en Juin 1967.Mais officieusement, leur position pourrait être tout aussi bien celle-ci: réléguer au second plan les problèmes politiques, économiques et sociaux (surtout en ce qui concerne l’Egypte); de plus une victoire quelconque, militaire ou diplomatique, redorerait le blason de Sadate par exemple.Quelle est la position d'Israël?Il se pourrait qu'Israël ait tendu un piège aux armées arabes, afin de leur porter un coup définitif.Avec ce dernier confht, et cette (semi) victoire israélienne, par-lera-t-on encore de nouvelles “frontières de sécurité”?Que veut Israël?Un journaliste français dit un jour qu’Israël était en danger de paix.L’on pourrait tout aussi bien dire que c'est tout le Moyen-Orient qui est en danger de paix.Rationnement de pétrole, risque d'une confrontation USA-URSS furent les faits les plus importants que nous retenions de ce dernier conflit.Pendant ce temps, et une fois de plus, un peuple est relégué aux oubliettes.Un peuple pour qui le terme victoire, ne sera jamais prononcé.Un peuple qui fut défait il y a un quart de siècle.La seule nation sans Etat: les Palestiniens.Khalil CHAR Montréal, le 29 octobre 1973 LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa le 10 (onvier 1910 Directeur et redocteur en chel Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de Tinlormotion Jean Francoeur Trésorier Bernard larocque IE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Somt-Socrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par I Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés 6 9130, rue Boivin, Ville loSalle l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S35 por année, si* mois $19 Â I étranger $40 par année su mois $22, trois mois $12 Éditions du samedi $10 por année Édition quotidienne, livrée à domicile por porteur 90 cents por semaine Tarif de l'abonnement servi por lo poste aérienne sur demande Courrier de deucème classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 144-3361 (lignes groupées) Le Devoir, lundi 5 novembre 1973 • 5 des événements des Mmes La Communauté européenne et les intérêts du Canada par MITCHELL SHARP secrétaire d'Êtat aux Affaires extérieures • Extrait d’une allocution prononcée par M.Pierre DeBané, secrétaire parlementaire de M.Sharp (appelé précipitamment à New York par le conflit du Proche-Orient) lors d’une conférence sur les relations canado-américaine s organisée conjointement à Ottawa du premier au trois novembre, par l’Institut canadien des affaires internationales et le ministère des Affaires extérieures.G Le sentiment du Canada à l’égard du développement de la Communauté européenne n’a as toujours été enthousiaste, ais au fur et à mesure que la Communauté s’est développée, que ses institutions et son optique ont évolué, l’attitude au Canada a aussi évolué à l’égard de la Communauté.Reconnaissant la dimension mondiale de la Communauté européenne, le Canada a également modelé son attitude à cette échelle.La cohésion accrue des Neuf n’est pas simplement une affaire d’arrangements nouveaux conclus en Europe.Elle représente un accroissement de la puissance réelle, un regain de confiance en soi et d’influence qui ont considérablement modifié l’éauilibre des puissances dans le monde.La réaction du Canada à ces développements s’est traduite dans le message que notre premier ministre, M.Trudeau, adressait au premier ministre Heath, à l’occa- sion de l’entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté européenne.Voici un extrait de ce message: “J’aimerais vous féliciter ainsi que vos partenaires européens pour ce spendide exemple de coopération.Les Canadiens admirent le concept hardi de la nouvelle Communauté et l’adresse avec laquelle elle a été lancée.“Nous voulons croire que la force économique qui en découlera sera utilisée de façon à profiter non seulement aux partenaires, mais aussi à tous les membres de la communauté internationale.Une Europe coopérante et prospère a beaucoup à offrir au monde en matière d’amitié, de commerce, d’assistance économique et d’exemple.” Telle est donc la conception de base que nous nous faisons de la Communauté: mais c’est aussi sur des considérations très pratiques que se lettres au Devoir Je tire ma révérence.Québécois, je vous arrache mes racines.Il y a 325 ans de terre québécoise dans mon sang, trois cent vingt-cinq ans de maçons, de défricheurs, de marguilhers, de cultivateurs et même de curés.Et je reprends à jamais ce patrimoine pour qu’on en finisse de le salir d'élections de papier mâché et remâché.Vous ne nous méritez pas.Hier soir, (le 29 octobre 19 soixante et treize comme disait Robert Bourassa).Pour la première et dernière fois de ma vie, j’ai eu honte d’être né Québécois.Et au point de ne plus vouloir en être: je “me démissionne” et je me destitue, moi-même, ma famille et mes ancêtres.J’enlève cet uniforme de Québécois que seuls revêtiront à l’avenir, a mes yeux, ceux qui portent une éponge à la place du cerveau.C’est-à-dire un peu plus des deux tiers de l’électorat (Dupuis est un libéral vendu) qui s’identifie au Parti Libéral ou à la droite égorgeante.Car, souvenez-vous-en, en présentant des études, des travaux sérieux et des publications assez riches en informations pour qu’il ne vous reste plus qu’un petit effort de réflexion à fournir pour vous ouvrir les yeux, le seul parti qui a hon- nêtement et un peu naïvement cru à votre intelligence en s’y adressant, c’est le P.Q.Réponse: 30% seulement des gens «oui habitent au Québec semblent doués de cette subtile faculté.Le reste utilise uniquement à tour de bras sa moelle épinière qui absorbe à merveille la publicité de style “BIG BROTHER” et l’hypocrisie sans détour.Ça pue la médiocrité à baldaquin, la stupidité creuse.“LE QUEBEC C’EST LUI", titrait un journal du matin sous la photo de Bourassa et Bourassa, c’est vous puisque vous l’avez élu et on vous nomme Québécois.Alors, comme nous sommes soumis en démocratie à la loi du plus grand nombre, même niais, je préféré ne plus être assimilé, associé ou identifié au plus grand nombre qui s’appelle peuple québécois.Vous ne valez même plus qu’on continue à se battre ou à travailler pour vous.Je drop.Voilà.Je vous remets ma badge, mon .baptistère et l’endroit où je suis né et je reprends mes aïeux, auxquels je vous prie de ne plus référer en citant votre histoire.Désormais Mon Pays, c’est uniquement l’Hiver.Un poète écoeuré, Denis DESROCHERS Montréal, le 1er novembre 1973.la parole du jour Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je ne sais pas aimer, je ne suis qu’un instrument à percussion, une cymbale retentissante Quand j'aurais le don de prophétiser et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais une foi à transporter les montagnes, si je ne sais pas aimer, je ne suis rien.Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes et que je me jetterais dans le feu pour les autres, si ce n est pas en aimant que je le fais, tout cela ne me sert de rien.Aimer, c’est patienter.Aimer, c'est servir.Quand on aime, on envie pas; quand on aime, on ne fanfaronne pas et on ne s'estime pas supérieur; on ne fait rien d'inconvenant, on ne cherche pas un intérêt personnel.on ne s'irrite pas, on ne garde pas rancune, on ne se réjouit pas de l'injustice, mais on met sa joie dans la vérité.On excuse tout, on croit tout, on espère tout, on supporte tout.Aimer ne passera jamais.Les prophéties disparaîtront; les langues se tairont; la science cessera.Pour le moment, on croit, on espère et on aime, mais la plus grande chose des trois, c'est d'aimer.1 Corinthiens 13.1-13 (vers Pâques de l'an 57 après J.-C.i Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans l'allégresse.Ils vont et viennent en pleurant, portant et répandant la semence, mais il reviendront en chantant, les bras chargés de blé.Psaume 126,5-ti (Quatrième siècle avant J.-C.l VENTE DE NOVEMBRE "Ton coeur sait combien de fois tu as maudit les autres!” - Qo-hélet 7,22 NOEL - ACAPULCO 21 décembre-5 janvier Avion - hôtel - transfert -petit déjeuner, et taxes inclus de $439.00 à $455.00 IN Voyages 1184 ouest, rue Ste-Cetherine, 4,*,a** 879-1184 @ VOUS PAYEZ $7.AU LIEU DE $10.RÉDUCTION DE 30% SUR $10.REDUCTION DE 30«o SUR CHAQUE ACHAT D'AU MOINS $10.0URANT*N0VEMBRE LIBRAIRIE TRANQUILLE 67, Ste-Catherine ouest 844-6571 fonde notre aesir de resserrer et d’étendre nos relations avec la CEE.L’une de ces considérations appartient tout simplement au domaine de la statistique.Les échanges commerciaux entre le Canada et la Communauté élargie se sont élevés en 1972 à environ $4.6 milliards.Les exportations du Canada vers la Communauté en 1972 ont été d’environ $2.5 milliards.Et j’apprends que pour les six premiers mois de 1973, elles ont augmenté de quelque 14%.Cette situation fait de la Communauté européenne le deuxième partenaire commercial du Canada en importance et nous sommes confiants que le volume des échanges commerciaux entre le Canada et la Communauté continuera de s’accroître.Les chiffres parlent d’eux-mêmes.Des relations mütuellement profitables et dynamiques avec la Communauté européenne sont d’une importance vitale pour le Canada, puisque notre pays dépend dans une large mesure du commerce international.A un autre point de vue très pratique, l’élargissement des relations avec l’Europe constitue un élément essentiel d’une de nos politiques les plus fondamentales, soit celle de diversifier l'économie canadienne afin d’en réduire la vulnérabilité à l’égard d’un marché continental unique, de conserver notre liberté d’action sur le plan international et, chose tout aussi importante, de préserver et d’entretenir notre personnalité nationale.Dans cette optique, la possibilité de nous tourner vers un autre marché important et facilement accessible comportant aussi des liens économiques, culturels, historiques et linguistiques revet une importance des plus manifestes.Par ailleurs, je tiens à déclarer sans ambiguïté que nous n’avons jamais voulu substituer l’Europe aux Etats-Unis à titre de partenaire commercial.Le Canada est un pays nord-américain et les Etats-Unis demeurent évidemment notre partenaire le plus important.Mais la simple reconnaissance de ce fait ne nous conduit aucunement à accepter les contraintes de quelque prétendu déterminisme continental que soit.Nous croyons pouvoir multiplier nos échanges avec d’autres pays, notamment en Europe, de façon à promouvoir la vie culturelle et la prospérité économique du Canada sans, pour autant, desserrer nos liens très étroits avec nos voisins du sud.L’intérêt que porte le Canada envers l’élargissement de la Communauté européenne et notre objectif parallèle de voir s’accroître nos relations avec la Communauté ont pris plusieurs formes.Sur le plan ministériel, j’ai effectué, en compagnie des ministres du Commerce et de l’Industrie, des visites à Bruxelles et dans d’autres capitales des Etats membres de la Communauté.Nous avons essayé, avec un certain succès, me semble-t-il, de sensibiliser la Communauté et ses membres au caractère distinctif de notre position.Des échanges de plus en plus fréquents et soutenus avec les hauts fonctionnaires de la Commission et des échanges parlementaires complètent ces visites ministérielles.Je constate avec plaisir que Sir Christopher et certains hauts fonctionnaires de la Commission tiennent des discussions officielles bilatérales avec les représentants canadiens, ces échangés marquent un élément nou- veau du dialogue entre la Communauté et le Canada.L’affectation à Bruxelles d’un ambassadeur particulier à titre de chef de la mission canadienne auprès des communautés européennes constitue une autre étape importante dans l’évolution de nos relations avec la Communauté.J’espère que nous pourrons bientôt voir la Commission représentée à son tour à Ottawa.Nous envisageons l’accroissement soutenu de nos relations avec la Communauté eu-, ropéenne pour ce qui est des secteurs économique et commercial.Nous oeuvrons en étroite collaboration avec la Communauté au sein d’organisations internationales — et notamment, dans le cadre de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce — afin d’en venir à une plus grande libéralisation du commerce à l’échelle mondiale.Mon collègue, le ministre du Commerce et de l’Industrie, et moi-même avons été stimulés par l’attitude positive dont la Communauté européenne a fait preuve lors des préparatifs entourant la prochaine ronde de négociations commerciales multilatérales.Cette attitude est de bon augure en ce qui concerne les relations futures de la Communauté avec le reste du monde.Mais il existe un aspect des relations de la Communauté avec le reste du monde qui nous préoccupe, à savoir: le nombre sans cesse croissant d’accords préférentiels que la Communauté a négociés ou est en voie de négocier avec certains pays, notamment avec les anciennes colonies de ses Etats membres.Ces accords constituent une certaine discrimination à l’égard des pays tiers, y compris le Canada.Nous persistons à croire qu’il y a lieu de se pencher sur le cas de ces accords.Mais je ne voudrais pas en exagérer l’importance.Bon nombre d’autres indices révèlent que la Communauté désire devenir un participant sans cesse plus sensible et ouvert aux affaires mondiales.L’intérêt oue manifeste le Canada pour l’attitude qu’adoptera la Communauté quant à ses responsabilités envers la communauté mondiale est bien naturel.Le Canada, peut-être plus que toute autre nation industrialisée, dépend de la libéralisation de l’ordre mondial, notamment dans les secteurs économique et commercial.Il est manifeste que nous avons “des intérêts” dans la libéralisation progressive des conditions du commerce dans le monde.Il est très important pour le Canada que soient évités les affrontements entre blocs commerciaux, qui ont suscité une certaine inquiétude récemment.On ne peut sous-estimer l’importance d’une attitude d’ouverture de la part de la Communauté européenne.Nous risquerions tous de perdre beaucoup, le Canada surtout, dans une confrontation entre les géants économiques que sont la Communauté élargie, les E'ats-Unis et le Japon.Les raisons pour lesquelles nous cherchons à maintenir et à élargir nos relations avec la Communauté sont évidentes et, dans notre cas, impératives.Nous avons cherché à obtenir auprès de la Communauté un accord à long terme qui engloberait la vaste gamme des relations entre le Canada et la Communauté européenne et qui compléterait les accords commerciaux actuels, par exemple ceux qui sont conclus sous l’égide du GATT.Un tel accord, qui stipulerait la tenue de consultations périodiques, pourrait s’étendre aux secteurs de l’énergie, des ressources naturelles, des investissements, de la coopération industrielle et de l’environnement.Nous sommes conscients du fait que la conclusion d’un tel accord à long terme peut ne pas être réalisable dans l’immédiat: néanmoins, nous continuons de chercher à établir la base sur laquelle il pourrait se fonder.( .) Dans ce contexte, l’idée d’une déclaration Canada/ Communauté européenne est intéressante.Mais le facteur déterminant sera la substance et non la forme d’une telle déclaration.Le Canada cherche des occasions d’étabür à long terme des relations dynamiques, significatives et distinctives avec la Communauté européenne.S’il devient clair qu’une telle déclaration peut aider à réaliser cet objectif, nous serons prêts à en entreprendre l’élaboration conjointe.Qu’il y ait ou non une déclaration, l’évolution des relations transatlantiques de la Communauté sera d’un intérêt critique pour le Canada.J’ai confiance que les intérêts communs et le sens commun sauront l’emporter.FADO TOUS LES SOIRS 861-6195 861-6096 La plus fine cuisine portugaise au Canada SALLES DE RÉCEPTION Dîners d'hommes d'affaires 1194, rue Peel face au Carré Dominion DISCO-CLUB "O BARRIL" à l'étage intérieur RESTAURANT SOI Avec une canadienne Antartex même les grands froids n’entravent pas l’élégance./'IL 1 y a 18 ans, nous fournissions déjà à Sir Edmund Hillary LPS® AUTOMNE Cours de Conversation en ANGLAIS - ESPAGNOL -ALLEMAND Montréal Québec 878-2821 529-0331 Étage'^" 4è étage Place 500 E.Grande Allée ^ •T et aux explorateurs les chaudes peaux et les tapis de sol (|ui leur étaient nécessaires lors de leurs randonnées polaires.Aujourd’hui, après tant d’années, la famille Macdonald non seulement fabrique des vêtements en peaux de mouton mais possède 11 magasins Antartex répartis aux quatre coins du globe.De Saville Row à Manhattan, ces vêtements sont recherchés pour leurs lignes exclusives, leur conception • et leur originalité.Le premier magasin Antartex ouvert au Canada est situé à Montréal, au 1624 ouest rue Sherbrooke.Nous y présentons les plus récents modèles de notre collection.Vous y trouverez que des vêtements conçus et confectionnés par nos soins, avec des peaux de toute première qualité, soigneusement sélectionnées.Pour nous, chaque détail compte, du simple bouton renforcé à la petite chaînette en laiton massif pour suspendre le vêtement, rien n’est laissé au hazard.Toutes nos canadiennes, toujours de mode, représentent chaleur et élégance.De plus, notre Service de nettoyage spécial contribue à accroître leur durée et leur conserve leur totale imperméabilité.Une visite vous convaincra! 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la formation de ses pilotes.Déjà les principales compagnies des lignes aériennes ont considérablement réduit le nombre de leurs vols.Ces difficultés, toutes proportions gardées, sont mineures si on les compare a la situation qui prévaut au Japon dont 85% du pétrole provient du Golfe persique et dont l’électricité elle-même est fournie à 66% par le pétrole.Enfin, contrairement à certaines informations, l’Indonésie a démenti hier avoir réduit sa production de pétrole destiné aux Etats-Unis.Un porte-parole officiel à Djakarta a précisé que son pays n’avait aucun projet du genre.PÉTROLE les intérêts de cette province.Le ministre fédéral de l’Energie, M.MacDonald, a accusé l’Alberta de réagir trop fortement et a exprimé l’espoir que cette province, dans un second temps, adopterait une attitude plus sobre.Il a aussi accusé Edmonton de tenter de discréditer Ottawa en l’accusant d’avoir brisé les termes d’un accord conclu plus tôt la semaine dernière et aux termes duquel l’Alberta serait consultée avant toute décision sur les politiques énergétiques.Le ministre albertain des Affaires intergouvemementales, M.Don Getty, a affirmé que le manque de consultations entre le fédéral et l’Alberta inquiète gravement tous les Canadiens.Il a ajouté que les communications ne seraient pas rétablies aussi longtemps que l’Alberta ne pourrait faire confiance à Ottawa.La décision d’Ottawa était d’autant plus inattendue que M.Getty avait déclaré plus tôt, après une rencontre avec M.MacDonald, qu’il avait été informé qu'Ottawa admettait avoir agi trop précipitamment en imposant la taxe crex-portation originale de 40 cents le 1er octobre dernier.M.Getty a laissé entendre que l’Alberta créerait une Commission provinciale de mise en marché de l’energie qui achèterait toute la production alber-taine de pétrole pour la revendre sur les marchés extérieurs.On prévoit que la législature d’Edmonton établira cette Commission lors d’une session spéciale de cinq jours sur “l’énergie” qui débutera le 3 décembre.Le gouvernement progressiste-conservateur tentera alors de faire approuver une hausse des royautés payées par les producteurs de pétrole et de gaz naturel de cette province.Cette session avait été annoncée après, l’imposition de la première taxe de 40 cents à l'exportation.La hausse subséquente de 475 pour cent affectera-t-elle les intentions du gouvernement?Nul ne le sait pour l’instant.Entre-temps, le président de l’Association pétrolifère canadienne, John Poyen, a affirmé que le Nouveau parti démocratique était responsable des hausses de taxe imposées par le gouvernement libéral minoritaire.Il a précisé que M.MacDonald avait moaifié le texte original sur la politique énergétique fédérale, après que le NPD l’eut rejeté.M.MacDonald affirme toutefois qu’aucune entente n’a jamais été conclue entre Edmonton et Ottawa.M.Getty, même s’il affirme que les négociations sont terminées avec Ottawa, n’a pas écarté la possibilité de rencontres avec les autres provinces.Le premier ministre Dave Barrett de la Colombie britannique a suggéré une rencontre immédiate des oremiers mi- I la météo Prévisions pour la province de Québec et la vallée de l'Outaouais émises par le Bureau météorologique de Montréal à 16h30 hier pour la nuit dernière et aujourd'hui et aperçu pour demain.Une forte tempête sur l'est du Labrador est à l'origine a'un puissant courant d'air froid et instable d'une extrémité à l’autre du Québec.Cette température hivernale persistera sur la plupart de nos régions aujourd'hui et demain puisque la température conservera sa force en se déplaçant lentement vers le nord.Dans l'intervalle demain s'établira juste au sud de la vallée de l’Outaouais une crête barométrique qui amènera une faible amélioration de la température le long du haut Saint-Laurent.• Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides; persistance du temps venteux et froid avec chutes de neige locales isolées la nuit dernière et aujourd'hui.Généralement nuageux partout, minimum la dernière nuit 20 à 25.Maximum aujourd'hui 30 à 35.Aperçu pour demain de fréquentes éclaircies passagères et des vents moins forts.Froid.• Régions de l'Outaouais, de Montréal, des Cantons de l'Est: cette nuit et lundi venteux et froid.De fréquents passages nuageux.Minimum cette nuit 25 à 30.Maximum lundi 35 à 40.Aperçu pour mardi: dégagement progressif et vents moins forts.Froid.• Régions de l’Abitibi, du St-Maurice, de Québec: cette nuit et lundi nuageux et froid avec chutes de neige locales isolées et vents de l'ouest de 20 milles avec rafales pouvant atteindre 30 ou 35 milles.Minimum cette nuit 20 à 25.Maximum lundi près de 35.Aperçu pour mardi, peu de changement.Régions de Chibougamau, du Lac-St-Jean, de Rimouski, de Gaspé.de Baie-Comeau, de Sept-Iles: cette nuit et lundi nuageux et froid avec quelques chutes de neige locales et vents de l'ouest de 20 à 25 milles avec rafales pouvant atteindre 35 milles.Minimum près de 25, Maximum lundi près de 35.Aperçu pour demain, peu de changement.nistres provinciaux et de M.Trudeau, mais M.MacDonald a laissé entendre que cette conférence serait peu valable sans la participation de l’Alberta.L’Alberta n’est pas intéressé par une proposition suggérant que la taxe d’exportation soit versée à la province productrice.Entre-temps, l’Alberta est demeurée isolée dans sa lutte avec Ottawa.Le remier ministre Allan Blakeney de la askatchewan s’est dit d’accord avec Ottawa, mais a ajouté que les produits de la taxe devraient être retournés à l’Alberta.Le premier ministre Ed Scheyer du Manitoba a loué la politique énergétique de M.MacDonald, la décrivant comme la seule valable depuis que les prix du pétrole ont “pris panique”.M.Schreyer a toutefois ajouté que les revenus provenant de la taxe devraient être utilisés pour mettre en valeur les autres richesses énergétiques du Canada.Des porte-parole de l’industrie pétrolière ont laissé entendre clairement vendredi que les prix de l'essence pourraient monter de 10 cents, en janvier prochain, à la condition que le gel des prix soit levé.Ils croient toutefois que ce gel ne sera pas levé comme prévu.Tout comme en février, l’industrie a dit craindre que les raffineries américaines se tournent vers d’autres marchés pour éviter la nouvelle taxe à l’exportation.Le directeur Cameron de l’Association des producteurs indépendants de pétrole a affirmé pour sa part, à Cal-gary, qu’il est difficile de dire si les exportations vont diminuer, du fait ue les “Etats-Unis ont un besoin évi-ent du pétrole.” NIXON ront peut-être enclins à voir dans la démission du président un signe de faiblesse et d’échec des Etats-Unis.Ce serait exactement le contraire: un signe de force et de santé.Cela montrerait la capacité d’un système politique dangereusement infecté de se nettoyer lui-même”, conclut le long éditorial de Time.De plus, pour la première fois depuis la crise du Watergate, un sénateur républicain a demandé hier au président Nixon de démissionner.Le sénateur Edward Brooke a déclaré au cours d’une interview télévisée qu’il était parvenu à ce pénible constat, en voyant combien le president avait perdu de sa crédibilité auprès du peuple américain.“Il ne pourra plus retrouver l’autorité pour gouverner”, a-t-il conclu.Jusqu’ici, le représentant Paul McCloskey, de Californie, était le seul parlementaire républicain à avoir réclamé la démission de M.Nixon.On n’a pas manqué de noter que c’est exactement un an après avoir été réélu triomphalement à la présidence des Etats-Unis, que le président Nixon a vu sa popularité tomber à son niveau le plus bas.Alors qu’en novembre dernier, M.Nixon avait recueilli 61% des suffrages, le dernier sondage d’opinion effectué par l’institut Gallup ne donne plus au président que 27% de partisans, soit le plus faible soutien qu'un président américain ait jamais reçu au cours des vingt dernières années.Déjà vendredi, la Maison-Blanche avait réagi nerveusement à ces demandes de démission en publiant un démenti formel: "Le président n’envisage pas et n'a aucune intention de démissionner”.Puis le porte-parole avait laborieusement tenté d’expliquer les multiples contradictions qui résultent des déclarations successives de la Maison-Blanche à propos des bandes magnétiques.Il apparaît maintenant que le président Nixon était au courant, au moins un mois avant de le faire savoir publiquement, de l’absence de deux enregistrements-clés.La Maison-Blanche nie toujours que ces bandes ont été détruites ou subtilisées et continue d'affirmer qu’elles n’ont jamais existé.Comme compromis, elle est prête à communiquer au juge Sirica un résumé que le président Nixon a enregistré lui-même après sa conversation avec John Dean le 15 avril 1973.Cette offre ne satisfait pas les accusateurs du président qui reclament une autre contre-vérification: puisque M.Nixon reconnaît lui-même avoir passé 12 heures à écouter, le 4 juin dernier, un certain nombre d'enregistrements de ses conversations sur le Watergate, que la Maison-Blanche communique la bande magnétique de ce jour, où ont normalement dû être enregistrées les auditions auxquelles a procédé le président.KISSINGER reprises contre les troupes israéliennes dans le secteur de la rive occidentale du canal de Suez.Une plainte a été déposée par Israël auprès des observateurs de l’ONU.Au Caire, le général Ezzeddine Mou-khyar, porte-paro!ü militaire égyptien, a accusé quant à lui Israël d’avoir coupe l’eau à la ville de Suez et d’avoir empêché le ravitaillement d’y parvenir, bloquant notamment l’acheminement de méaicaments attendus d’urgence.Le général a également fait état de nombreuses violations du cessez-le-feu par les forces israéliennes.Sur le plan arabe, les visites du président Houari Bourmadiene à Bagdao et celle du colonel Mouammar Kadhafi à Damas, ont accéléré les échanges au sommet amorcés par les pays arabes pour résoudre l’impasse de la crise du Proche-Orient.Les deux chefs d’Etat s, sont “croisés”, le président algérien ayant gagné Bagdad au terme de visites au Caire puis a Damas, alors que le ayant gagné Bagdad au terme de visites au Caire pui a Damas, alors que le chef de l’Etat Libyen a gagné Damas, venant de Bagdad.Le président Boume-diene, qui s’etait entretenu pendant les deux jours précédents avec les présidents Anouar Saoate et Hafez Assad a été accueilli hier à l’aéroport de Bagdad par son homologue irakien, le président Ahmed Hassan Bakr.De son côté, M.Vaseili Kousnetecv, ministre soviétique adjoint des Affaires étrangères, s’est entretenu hier avec le ministre syrien des affaires étrangères et premier ministre adjoint, M.Abdel-Halim Khaddam.De source autorisée, on précise que leurs travaux ont été dominés par des questions bilatérales.Cette accélération de prises de contact au plus haut niveau avait été déclenchée, durant la semaine par la rencontre des présidents Sadate et Assad au Koweit, qui fut suivie par la rencontre à Riad, entre le président égyptien et le roi Faycal d’Arabie, et la rencontre Assad-Bakr à Bagdad.On note, à Beyrouth qu’aucun des quatre pays engagés dans cette dernière ronde Algérie, Irak, Libye et Syrie, ne figure à l’itinéraire du secrétaire d’Etat américain, M.Henry Kissinger, qui entame son périple du monde arabe demain lundi.On tend à accorder davantage d’importance au voyage du président Boumé-diene qu’à celui du colonel Kadhafi.Ce fait tient à l’estime dans laquelle est tenu le président Boumédiene au Proche-Orient; sa position radicale lors du conflit de 1967, le fait qu’il a dernièrement envoyé des troupes sur le front égyptien, expédié des armes à la Syrie et l’Egypte, et soutenu concrètement les organisations palestiniennes, ont conféré un prestige tout particulier à l’Algérie.Pendant ce temps, à Beyrouth, le mouvement Fatah a proclamé que “l’objectif stratégique de la révolution palestinienne est la libération de la totalité de la Palestine et l’établissement d’un Etat palestinien démocratique sur l’ensemble des territoires de la patrie usurpée”.La position du Fatah est contenue dans un communiqué diffusé hier soir, qui constitue la première prise de position depuis les tentatives au niveau international de mettre en application les résolutions du conseil de securité.Enfin, la radio israélienne, qui avait indiqué que les Egyptiens n’avaient libéré qu'un seul prisonnier israélien, a déclaré dans la soirée qu’il s’agissait du capitaine Dan Avidan, que les Egyptiens avaient fait prisonnier il y a plus de quatre ans.Au chapitre de la détente, le sénateur Henry Jackson a déclaré que l’Union soviétique avait continué a accroître ses forces navales en Méditerranée orientale malgré la mise en état d’alerte des forces américaines.Le sénateur Jackson a dit au cours d’une interview télévisée que des unités d’infanterie de marine et des barques de débarquement se trouvaient actuellement à bord des bâtiments soviétiques croisant en Méditerranée orientale.“Cela n’est pas une indication de détente, c’est une indication de dangers”, a-t-il dit.Selon le sénateur Jackson, l’Union soviétique possède maintenant 95 navires en Méditerranée, soit 25 pour cent de plus qu’il y a deux semaines, alors que la flotte américaine n’en compte que 60.Le sénateur a souligné enfin que le véritable problème n’était pas, à son sens, le conflit entre Israël et ses voisins arabes mais “l’impérialisme soviétique au Moyen-Orient”.LES MUNICIPALES plans.Interviewé hier par le DEVOIR, le nouveau maire a fixé une priorité immédiate: examiner les états financiers d’Anjou dans l’espoir de découvrir l’explication à dix déficits successifs en autant d’années.Quant aux priorités à long terme, M.Corbeil recherchera des investissements massifs mais sélectionnés dans le secteur industriel pour soulager notamment les contribuables fonciers domiciliaires sur qui repose le gros des charges fiscales.Dans Verdun, le maire sortant, J.Albert Gariépy, a récolté une majorité de 4387 voix sur son plus proche adversaire, M.Gérard Dorais, soit 12,286 voix contre 7899.Le troisième candidat en lice, M.Rodrigue Dimaond, ne recueillait que 1387 voix.l ancien maire de Verdun, M.Geor-e O’Reilley que M.Gariépy avait déjà attu en 1966 et en 1969, et qui appuyait cette fois son ancien adversaire a la mairie, s'est assuré un fauteuil au conseil municipal.Enfin, le nouveau député libéral de Verdun à l'Assemblée nationale, M.Lucien Caron, a défait son adversaire péquiste du 29 octobre, M.Jean-Paul Ross, qui était en lice contre lui pour l’échevinage du quartier No 2.M.Gariépy a déclaré hier au DEVOIR: “Je suis en pleine forme et je m’attaque sans tarder au crucial problème du stationnement qui nuit au commerce dans Verdun.Ensuite, avec le conseil, j’examinerai les appels d’offre déjà lancés pour la construction de 150 unités de logements à loyer modique pour les vieillards, une formule qui nous permet de financer des déficits domiciliaires par les gouvernements fédéral et provincial dans une proportion de 90%”.Le résultat final dans Verdun, à la mairie: J.-Albert Gariépy.Au conseil: quartier 1, Eugène Bonin et Bruno Fortin; quartier 2, Lucien Caron, Gilles Groulx et Patrick Tra-versy; quartier 3, Jean-Paul Belsile et Roger Séguin; quartier 4, Raymond Savaro et George O’Reilley.Dans Pierrefonds, le maire Eddy Lalande a été défait par un candidat anglophone, M.Cyril William McDonald, qui emporte d’ailleurs la majorité des fauteuils au conseil municipal.M.Lalande n’a obtenu que 3480 voix contre 4253 pour M.McDonald, partisan d’une fusion de Pierrefonds, une municipalité de 35,000 âmes, avec les villes anglophones voisines de l’Ouest de Tile de Montréal.Quelque 60% des habitants de Pierre-fonds sont aujourd'hui de langue anglaise, dans une région naguère essentiellement rurale et francoohone.Le scrutin d’hier ne peut être interprété comme une sorte de référendum en faveur de la fusion, à laquelle s’est toujours opposé M.Lalande.En effet, à peine 37% des 17,500 électeurs de Pierrefonds ne sont prévalus de leur droit de vote hier.Néanmoins.M.McDonald, avec ses 3 conseillers élus MM.Ken Mann, George Boutillier, et Ross B.Saunders, sont désormais en mesure d’adopter au moins une résolution autorisant la municipalité à réclamer du gouvernement de Québec l’intégration avec les municipalités voisines.Les partisans de M.Lalande ont tout juste réussi à faire élire MM.Gilles Groleau et Jean Legault, dans le quartier est, ainsi que M.Georges-André Legault, dans le quartier ouest.M.McDonald attribue sa victoire moins au désir des habitants de Pierre-fonds de se fusionner avec les municipalités voisines qu’à celui de voir son conseil municipal siéger au grand jour.Navigateur employé chez Air Canada, M.McDonald continue d'occuper son emploi qui lui laisse suffisamment de temps pour assurer la bonne marche des affai- M.Trudeau et les élections du 29 À trop parler de l'indépendance on finit par en oublier le reste Le premier ministre Trudeau a soutenu, hier à la télévision, que l’élection du Québec, lundi dernier, s?est transformée en un référendum “où les gens votaient pas suivant leur choix social ou économique mais pour ou contre le fédéralisme”.Interrogé à l’émission “Politique tout”, il a dit regretter que le scrutin ait créé cette sorte de polarisation autour de la question de l'indépendance.“Moi, je préfère toujours que les élections portent sur autre chose que cette sorte de sujet.“C’est pourquoi il y a déjà dix ans, j’écrivais des articles assez forts contre le séparatisme en disant: ce que vous allez réussir, ce n’est pas de faire avancer la société sur le nlan social et économique.“Vous allez polariser les gens pour ou contre l’indépendance et pendant tout ce temps-là les moteurs, les leviers de changement social et économique seront inutilisés,” a dit le premier ministre.Celui-ci a insisté sur le fait que, d’après lui, les gens qui font porter le débat politique au Québec sur le séparatisme empêchent du même coup le progrès social puisque les idées se polarisent trop radicalement autour de cette question d’indépendance.M.Trudeau a dit que “cela a dû être un dur choix pour beaucoup de gens”, qui ont déserté leur parti traditionnel, comme l’Union nationale et le Crédit social afin d’appuyer soit le Parti libéral soit le Parti québécois.Le premier ministre a dit que, selon lui, les séparatistes savaient dans quelle aventure us s’engageaient il y a dix ans et ont accepté cette gageure.“Quand ils ont mis la pédale douce sur leurs dissensions, quand ils ont essayé de faire plaisir aux bourgeois en mettant la sourdine sur leur aile de gauche, c’était parce qu’ils disaient: Bien, il faut d’abord faire l’indépendance, après on parlera de progrès social”, a ajouté le chef du gouvernement.Par ailleurs, l’animateur André Payette, a demandé au chef du parti libéral fédéral si le succès foudroyant de M.f Bourassa, le 29 octobre, rendrait difficile la réélection du gouvernement Trudeau puisque désormais l’Ouest pourra dire: la question du séparatisme, c’est réglé, au Québec.M.Trudeau a rétorqué que Ton pourra aussi faire le raisonnement contraire et souligner que c’est le parti libéral qui a vaincu le mouvement indépendantiste au Québec par le truchement du parti libéral parce qu’il parlait d’un Canada bilingue, un Canacia où les Canadiens français auraient leur place à Ottawa dans les postes importants”.Sur cette question du bilinguisme, le premier ministre a encore reproché au parti conservateur de ne pas faire l’unanimité dans ses rangs quand vient le temps de voter des lois sur le bilinguisme aux Communes.“Alors votez libéral si vous voulez un Canada uni.C’est un raisonnement qu’on peut également tenir dans l’Ouest”, a dit encore M.Trudeau.Au sujet des “rumeurs” de démission (dont M.Payette disait qu’elles étaient “persistantes” il y a deux semaines) de M.Trudeau comme premier ministre, c’est lui-même qui a amené M.Payette à y revenir.Il a demandé à l’animateur d’où il tenait ces rumeurs, si celles-ci étaient persistantes pendant son voyage en Chine.Finalement, M.Trudeau est passé à un autre sujet.A propos d’une reouverture des conférences constitutionnelles, le chef du gouvernement a répété qu’il n’est nullement empressé d’y procéder à moins que le Québec soumette des propositions intéressantes pouvant amener une entente sur une nouvelle formule de la constitution.Il a évoqué l’échec de la conférence de Victoria en juin 1971 après tant d’années d’efforts, de rencontres de toutes sortes, a-t-il souligné.“Ma position depuis ce moment a été de revenir à celle d’antan, c’est-à-dires des débats constitutionnels, cela ne produit pas grand-chose à moins que Ton puisse etre surs d'en arriver a une conclusion”.M.Trudeau a affirmé, par ailleurs, que le gouvernement du Québec a commis “une erreur, historiquement” en rejetant la charte constitutionnelle proposée à Victoria.Le premier ministre a mis en garde l’animateur de “ne pas me faire dire que c’est très important; si le gouvernement du Québec ne veut pas y donner une priorité, on n’en parlera pas de cette constitution".res publiques.Il estime que l’ensemble des habitants de Pierrefonds est favorable à une fusion, laquelle “nous sera imposée de toute façon un jour ou l’autre” Mais il se défend bien d’interpréter sa victoire comme un référendum sur la question.“La fusion ne fut nas le thème majeur de la campagne,” dît-il.Autre renversement, dans Lachine, où le maire sortant, M.Jean-Guy Chartier, était défait par son adversaire Guy Décary, qui récoltait 9,172 voix contre 6,465.Dans Tile Bizard, le Dr Bernard Pa-try, âgé de 30 ans, a été réélu par acclamation, de même que tout son conseil, sauf un nouveau venu, M.Claude Leroux.On sait que M.Patry réclame le retrait de la petite municipalité de la Communauté urbaine de Montréal, Pour une ville de 3,050 habitants, il en coûte 250,-000 dollars annuellement pour assurer la protection par la police, soit une somme per capita incroyable de 80 dollars par an.2* OCTOBRE tendre a été réélu par acclamation et Jean Maheu, Jacques Frenette et Denis Beauharnais deviennent conseillers.A Lacolle, Victor Richard accède à la mairie.A L’Assomption on a élu M.Cloutier à la mairie et Jean-Paul Lacombe au poste de conseiller.A Oka, le maire Pierre Marinier a gardé son poste par acclamation de même que le conseiller Jacques Sarrazin, Henri Béliveau et Marcel Binette ont aussi accédé au conseil municipal.A Saint-Basile où le taux de participation n’a été.que de 38%, le maire Roland Leblanc a été réélu à la mairie.Dans Sainte-Geneviève, Maurille Séguin devient maire, tandis que Claude Lebel, Abel Brunet, Gaétan Lavigne et Robert Little deviennent conseillers municipaux.A Saint-Marc sur Richelieu, Roger Courtois a reçu un nouveau mandat à la mairie et Paul-Emile Leboeuf et René Gallo sont maintenant conseillers.A Vaudreuil, George Lefebvre devient maire et il sera entouré de Claude Sé-uin, Jacques Nadeau, Claude Meloche, âmes Horan et Germain Bédard.Dans Val-David, Julien Saint-Louis sera maire et sera entouré d’Alcide Boutin, et Jean-Louis Matthieu qui ont été élus hier au conseil municipal.Enfin, à Ville Le-moyne, le maire Charpentier a été réélu.SAINT-JOSEPH (PC) - A la mairie, il y avait élection dimanche dans 10 municipalités des comtés de Beauce-Nord et Beauce-Sud.Ont été réélus le Dr Réal Bernard, à Beauceville; M.Ernest Mar-coux, à Taschereau-Fortier; M.Victor Veilleux, à Saint-Alfred; M.Camille Poulin, à Saint-Prosper; et M.Armand Au-det à Sainte-Rose.Par ailleurs, cinq nouvelles figures dirigeront les conseils municipaux de Sainte-Hénédine (M.Gaétan Labbè), Saint-Gédéon (Germain Mercier), Sainte-Aurélie (M.Bernard Maheux), Saint-Corne (M.Côme Fortin), et Sainte-Marguerite (M.Jean-Rock Ferland).Un passager est aspiré horsd'un DC-10 ALBUQUERQUE (AP) — La police a entrepris des recherches aériennes en vue de retrouver le corps d’un passager d'un appareil DC-10 de la compagnie National Airlines qui a été aspiré à Tex-térieur par l’effet de succion créé par la dépressuration accélérée de Tavion au moment de la perte d’un hublot, survenu à la suite d’un bris de moteur L’incident s'est produit samedi alors que Tavion se dirigeait vers Albuquerque, capitale du Nouveau-Mexique.Au moment de la tragédie, l’appareil volait à 39,000 pieds.Dix des 125 passagers et membres de l’équipage ont dû être hospitalisés à la suite de cette dépressuration accélérée et une quinzaine d'autres ont été soignés pour des blessures mineures.Hier, un avion de la police de l’Etat et deux hélicoptères de la Garde nationale ont participé aux recherches entreprises dans la région montagneuse drAl-buquerque pour retrouver le corps de la victime.UNE MISSION Un premier détachement finlandais de 200 hommes, qui avait été transféré de Chypre au Caire il y a dix jours, regagnera Tile dès que le contingent venu de Finlande sera arrivé.Quant au contingent irlandais, arrivé récemment au Caire il va gagner par route le Sinaî occupé par l’armée israélienne.La FUNU se compose à ce jour, de 1,004 hommes dont 449 Suédois, 221 Finlandais, 205 Autrichiens et 129 Irlandais.Il est certain que nous sommes loin du climat de 1956, alors que Ton acclamait les soldats canadiens qui avaient servi dans les troupes chargees de protéger la paix au Proche-Orient, et que le ministre des Affaires extérieures, Lester Pearson, recevait le prix Nobel de la Paix.Aujourd’hui, le Canada veut reprendre le même rôle, mais il a dû affronter les objections de l’Union soviétique, sans doute inspirée par l’Egypte.Le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, s’est trouvé dans la situation assez embarrassante d’avoir à recourir aux Nations unies dans l’espoir de résoudre le problème.Cette fois-ci cela ne se résume plus à une question militaire: les enjeux économiques sont beaucoup plus grands, les exportations de pétrole arabe au Canada étant apparemment touchées, ce qui n’était pas le cas en 1956.Il est indispensable, dit-on en haut lieu à Ottawa, que le Canada participe à la mission de paix, afin de démontrer sa neutralité et ainsi faire disparaître chez les Arabes tout soupçon que notre s a des préférences pour Israël.’il y a maintenant opposition à la présence de soldats canadiens dans la mission internationale, c'est que le Canada est membre de l’OTAN.Ce problème ne se posait pas en 1956, bien que le Canada fut alors beaucoup plus engagé dans l’OTAN, avec des troupes plus nombreuses; notre pays a maintenu des soldats au Proche-Orient pendant 2 ans par la suite et son adhésion à l’OTAN n’a presque jamais été évoquée.Il est certain, dit-on encore, que le Canada aurait évité bien des problèmes politiques, si on ne lui avait pas demandé sa participation, avec le risque d’un refus.Ayant affirmé son désir de collaboration, puis ayant reçu l’invitation, le refus marquerait un recul pour le Canada.Le groupe d’étude logistique parti hier pour Le Caire comprend, outre le brigadier général Nicholson: le lieutenant-colonel A.G.Tegart, le major J.G.Leach, le lieutenant-colonel P.E.C.Charland, le major D.M.Ryan, lè lieutenant-colonel Edgcombe, le capitaine Andruszka, le caporal W.B.Ferguson, les 1ère classe J.N.Maillet et H.W.Nelson, et le caporal D.S.Daniels.Le programme de Mariner-10 serait compromis CAP CANAVERAL (Reuter - Une panne spectaculaire dans le système de réchauffement des caméras de “Mari-ner-10” pourrait compromettre une partie du programme de retransmission télévisée de Vénus et Mercure.Les deux systèmes de réchauffement des caméras du vaisseau spatial, lancé samedi matin de Cap Canaveral, n’ont pas fonctionné pour une raison que les responsables de la NASA ne sont pas encore parvenus à élucider.Au centre d’essai de Pasadena, en Californie, les techniciens vont tenter de déterminer si la panne, spectaculaire parce que survenant dans deux dispositifs jumeaux, mais autonomes, aura des répercussions sur le programme de photographies des deux planètes.Les caméras sont en effet plongées pour ce faire dans le vide spatial et il existe alors, entre les deux extrémités de l’objectif, une différence de température de quinze degrés, que le système de chauffage sert à réduire.Après un départ réussi, “Mariner-10” sest placée sur une trajectoire parfaite.Les autres instruments scientifiques du vaisseau spatial fonctionnent normalement.Un policier tue sept personnes et se suicide CLEVELAND (AFP) — Un policier de Cleveland, Cyril Rovanseck, 31 ans, a tué hier, à coups de revolver, sept personnes avant de se donner la mort.Un porte-parole de la police de Cleveland a précisé que Rovanseck s’était querellé avec sa famille puis avait saisi son revolver de service et successivement abattu sa femme, sa soeur, ses deux enfants, un voisin et ses deux enfants.Un de ses collègues, alerté par d’autres voisins, a été grièvement blessé à Tes-tomac et hospitalisé.Le meurtrier appartenait à la police depuis neuf ans.LE PO Suite de la page 3 la réplique du directeur, M.' Claude Ryan.Cette expression d’intolérance ne serait pas étrangère à la naissance d’un projet qui prévoit la création d’un nouveau quotidien à l’instigation du Parti québécois.Il semble neanmoins que l’extase des premières heures a fait place à des réserves plus conformes aux implications d’une telle entreprise.Le projet demeure mais sa réalisation ne serait pas pour sitôt.Pour le plus immédiat le Parti québécois s'est par ailleurs efforcé en week-end de régler quelques-uns des problèmes qui lui incombent depuis le scrutin du 29 avril et avec le titre d’opposition officielle.Dans le cas particulier du président du parti, les six .députés élus lundi dernier ont offert de démissionner pour permettre le déclenchement d'une election partielle et à M.Lévesque de siéger à l’Assemblée nationale.Il est acquis que M.Lévesque comblera ce voeu unanime de toutes les instances du parti.Au cours de la conférence de presse que le PQ donnera cet après-midi, à l’hôtel Quality Inn, rue Sherbrooke, M.Lévesque demandera, par convenance, quelques jours pour y penser.Enfin, le député réélu de Lafontaine, M.Marcel Léger, demeurera whip du parti à l'Assemblée nationale.Le député de Maisonneuve, Me Robert Burns assumera pour un nouveau mandat les fonctions de leader parlementaire pendant que M.Jacques-Yvan Morin tenterait de combler le poste de chef parlementaire laissé vacant par la défaite du député sortant de Bourget, M.Camille Laurin.LA RECHERCHE Suite de le page 4 l’impression que le résultat de lundi a fait plus mal qu’on ne le prévoyait.Un verdict comme celui qu’ont porté les électeurs oblige les responsables du PQ à s'interroger non seulement sur les chances à long terme de leur programme (il s’agit là d’une tâche moins urgente) mais aussi et surtout sur la stratégie et les tactiques employées au cours de la dernière campagne.Au lieu de chercher à gauene et à droite des boucs émissaires, au lieu d’attribuer au directeur du Devoir une importance excessive, M.Parizeau et ses amis auraient profit à s’engager dans une auto-critique rigoureuse dont aucun gourou ne sera épargné.Ils trouveront plus vite et plus sûrement, de cette façon, les véritables explications du résultat du 29 octobre.Volontaires par excellence Ces personnes de différents âges et de différents milieux accomplissent des tâches importantes et essentielles pour la Croix-Rouge.VOUS AUSSI POUVEZ AIDER. Le Devoir, lundi 5 novembre 1973 • 7 M.Ron Basford annonce Nouvelles entreprises coopératives dans le secteur domiciliaire OTTAWA (Le Devoir) — Le ministre fédéral chargé des Affaires urbaines, M, Ron Basford, a annoncé samedi, dans un discours fait à Vancouver, que la Société centrale d’hypothèques et de logement suscitera activement de nouvelles entreprises coopératives dans le secteur domiciliaire.M.Basford a aussi annoncé la nomination d’un “Monsieur Coop”, soit un haut fonctionnaire spécialement chargé au sein de la SCHL des programmes de logements coopératifs.La décentralisation de la Société qui est en voie d’exécution prévoit la nomination d’un directeur des projets coopératifs dans chaque bureau régional.Ces mesures administratives, a précisé le ministre, ont pour but de garantir que la population profitera adéquatement des nouvelles dispositions financières et législatives adoptées récemment pour encourager l’essor du logement coopératif au Canada “Le gouvernement ne peut tout simplement s’asseoir et attendre l’appel des coopératives, a lancé M.Basford.Les sociétés coopératives ne sont pas des entrepreneurs professionnels en aménagement foncier.Les experts de la SCHL devront donc rechercher les groupes susceptibles d’avoir recours à la législation sur les coopératives et offrir leurs services à ces groupes.Notre nouvelle politique doit fonctionner dans les deux sens”.Si le gouvernement ajoute ces catalyseurs administratifs aux stimulants financiers qu’il a déjà mis en place, a poursuivi M.Basford “c’est parce qu’il considère le logement coopératif comme un des meilleurs moyens de fournir un logement convenable à ceux qui ne sauraient y avoir accès par les moyens traditionnels.La solution coopérative idéale pourrait démontrer que ces participants à revenu faible et moyen peuvent obtenir un logement meilleur que celui qu’ils obtiendraient au même prix sur le marché libre”.“Les coopératives d’habitation fonctionnent bien en Suè- de, a rappelé M.Basford, où de 15 à 20 pour cent de la population vivent dans des logements coopératifs.Mais Tes critiques prétendent que le système coopératif ne peut fonctionner ici, à cause ae nos traditions d’entreprise et de propriété privées, a-t-il poursuivi.“Il est vrai qu’actuellement moins d’un pour cent des Canadiens vivent dans des logements coopératifs.Mais si, grâce à la nouvelle législation, les coopératives peuvent produire des logements qui ne seraient pas disponibles autrement, je ne vois pas de raison qui empêcherait ce pourcentage d’augmenter de façon significative”.Le ministre d’Etat aux Affaires urbaines a rappelé en outre que la version amendée de la Loi nationale sur l’habitation confère un statut spécial et fort généreux aux coopératives d’habitation qui peuvent désormais s’intéresser, non seulement à la construction domiciliaire, mais aussi à l’acquisition de maisons existantes.Il a énuméré ensuite les trois dispositions principales de la loi s’appliquant aux projets coopératifs: • le droit de toucher une! subvention pouvant aller jusqu’à $10,000 considérée comme le “capital de départ” requis pour planifier le projet.• le droit à une deuxième subvention, pouvant représenter jusqu’à 10 pour cent du coût d’investissement du projet.• le droit de réclamer un prêt pour la totalité du coût du projet, à un taux d’intérêt avantageux.“Les visées sociales sont un élément important de la philosophie du mouvement coopératif, de conclure M, Basford.Ces mêmes visées sont aussi sous-jacentes à la nouvelle optique du gouvernement fédéral en matière de logement.Nous ne concevons pas l’habitation comme une simple marchandise qu’on vend et u’on achète, mais comme un roit social de chaque Canadien, sans égard à sa situation économique”.Selon Mme Maclnnis Ottawa est généreux envers les grosses sociétés pétrolières OTTAWA (PC) — Les gouvernements doivent nécessairement contester le pouvoir des grandes sociétés s'ils désirent vraiment s’opposer à la hausse des prix, a déclaré samedi Mme Grace Maclnnis, député néo-démocrate de la circonscription de Vancouver-Kingsway.Elle a de plus accusé le Parti libéral, tout comme le Parti conservateur, d’être au fond l’ami des grandes sociétés et d’en avoir donné la preuve jeudi en permettant aux sociétés de hausser le prix de l’essence et du mazout d’un montant supérieur à la hausse Le Conseil de l'enfance exceptionnelle étudiera l'adaptation Le congrès du Conseil du Québec de l’enfance exceptionnelle aura lieu les 9, 10 et 11 novembre à l’hôtel Sheraton Mont-Royal de Montréal.Organisme professionnel et scientifique à caractère multidisciplinaire, le CQEE a pour but le perfectionnement du personnel oeuvrant auprès des enfants exceptionnels et pour objectif la prévention de l’inadaptation au niveau d’une action concrète et concertée.Cette année, le congrès a choisi comme thème “l’adaptation” non seulement de l’enfant mais surtout du milieu et de la famille à l’enfant.Ce thème sera abordé sous plusieurs aspects: le milieu familial, scolaire et institutionnel.de leurs coûts.“Il nous faut au Canada une société d’Etat pour acheter le pétrole dont nous avons besoin, non seulement pour le pétrole produit dans l’Ouest canadien, mais aussi le pétrole que nous achetons à l’étranger, et pour le répartir à un prix juste dans tout le pays”, a-t-elle déclaré dans une allocution télévisée à Radio-Canada, dans le cadre de l’émission “La politique fédérale”.Mme Maclnnis a proposé que l’Office de révision des prix puisse, sur une base sélective, imposer le plafonnement des prix ou le rétablissement des prix antérieurs.Elle a de plus affirmé que cet organisme devrait régir non seulement l’alimentation, mais tous les domaines essentiels de l’économie, c’est-à-dire le coût de la production agricole et les industries de base telles que l’industrie de l’acier.Le député néo-démocrate a soupçonné certaines sociétés de tirer avantage de la situation actuelle pour hausser leurs prix sans justification.Elle a donne l’exemple de George Weston et de Dominion Stores, qui ont connu des augmentations de profits dispro-ortionnées au regard de la ausse du chiffre de leurs ventes.Afin de corriger la situation, Mme Maclnnis a signalé que le Nouveau parti démocratique avait déjà revendiqué un impôt spécial sur les profits excessifs.3 1454 A ru RAiarvationt 849-1368 imoUÉBEC.eTavillq^SttfAtlantiqu T oui lai jouri, A comptar da midi Dimanchai, A comptar da S haurai.AUX AMATEURS DE FRUITS DE MER C’EST MAINTENANT LA SAISON DES HUITRES MALPÈQUE ilili ; Ronald Patrick Lippert, libéré d une prison cubaine après 10 ans d'emprisonnement, est rentré hier à Toronto où l’attendaient sa femme et sa fille qui l'ont étreint avec émotion.Libéré par suite de pressions exercées par les autorités canadiennes sur La Havane, Lippert avait été reconnu coupable en 1963 de trafic d'armes et condamné à une peine de 30 ans.(Photo CP) Le Québec doit payer le prix de sa naïveté selon M.Claude Wagner Manifestation contre l'avortement à coups de fleurs et de placards OTTAWA (PC) - Plus de 2,500 Canadiens venant de tout le pays, portant des placards et des marguerites, se sont réunis samedi sur la colline parlementaire pour manifester en faveur des droits des enfants “non encore nés”.Les manifestants étaient dirigés par le leader britannique du mouvement anti-avortement Malcolm Muggeridge, le président ontarien de Alliance for Life, le Dr Heather Morris, et la Révérende Bernice Gerard, de C.Britanique.Des enfants, des femmes et des étudiants participaient à la manifestation.Une cinquantaine de représentants de mouvements préconisant l’avortement ont con-tre-manifesté, portant des placards demandant le rappel des accusations portées contre un médecin montréalais d’avoir pratiqué des avortements.Le député conservateur d’Ottawa aux Communes, M.Peter Reilly, a déclaré à cette occasion qu’il voudrait qu’il fût possible à toute Canadienne d’obtenir un avortement sans danger et hygiénique dans un hôpital, ajoutant qu’il voterait en faveur d’un projet de loi qui retirerait l’avortement de la liste des crimes inscrits au code pénal, laissant cette affaire entre les mains du médecin et de sa cliente.D’autre part, une jeune femme de 26 ans, non-mariée, qui a été enceinte à l’âge de 18 ans, a déclaré qu’elle ne .s’était pas alors fait avorter parce qu’elle était romantique et idéaliste et qu’elle ne savait pas ce que ce serait que d’être une “fille-mère”.Elle a récemment eu un avortement pour des raisons financières.Une femme, mère d’un enfant, appartenant à l’Association des Naturistes du Québec, le contingent le plus fortement représenté à la manifestation contre l’avortement, avec quelque 300 délégués, a déclaré que, si elle devenait actuellement enceinte, sans le vouloir, elle aurait son enfant.A la fin de la manifestation, on a lâché deux milliers de ballons pour célébrer ce que les organisateurs ont appelé un “festival pour la vie”.Avez-vous visité notre nouveau rayon de disques au rez-de-chaussée ?Profitez de cette opportunité VENTE de DISQUES Tous nos disques “Angel” sont offerts à Ce prix Spécial 497 5umà“„u«actrier 6.98 REG D TRADE MARK Selon Claude Wagner, le gouvernement Trudeau s’est abstenu de faire connaître avant le 29 octobre ses mesures en matière d’approvisionnement énergétique de peur de nuire aux chances de succès de son “petit frère québécois” le jour du scrutin.Aujourd’hui, après, la hausse de l’essence et de l’huile à chauffage à l’est de l’Outaouais, les Québécois, selon le député fédéral de Saint-Hyacinthe, commenceraient à payer le prix d’une certaine naïveté de leur part.Devant les augmentations du prix de l’huile a chauffage de deux cents de plus immédiatement et quelque quatre cents de plus à la fin novembre, Claude Wagner invite le premier ministre Bourassa à réduire sa taxe de vente sur l’huile à chauffage de façon à soulager quelque peu les Québécois véritablement déçus des mesures annoncées cette semaine à Ottawa par le ministre fédéral de l’Energie.SESSION DE FORMATION À LA THÉOLOCIE DU MARIAGE Série de neuf rencontres animées par un groupe de théologiens de la Faculté de Théologie de l'Université de Montréal.Pour des couples déjà mariés chrétiennement qui veulent approfondir leurs connaissances sur la pensée de l'Église et mieux partager le ministère de la préparation au mariage.À L'Auberge la nouvelle salle de rencontres de l'Oratoire Saint-Joseph, 3800, Chemin de la Reine-Marie.Le vendredi soir à 20 h.à compter du 9 novembre.Renseignements et inscriptions: P.Marcel Taillefer - 733-8211 L'abbé Gilles McDuff - 288-4261 VENTES INSTALLATIONS LOCATIONS POUR TOUS VOS BESOINS EN ELECTRONIQUE VOYEZ LES SPECIALISTES DE CITÉ ÉLECTRONIQUE • Télévision en circuit fermé • Amplificateurs — syntonlsateurs • Téléviseurs — Antennes • Magnétophones — Intercommunication • Pièces — Microphones — Haut-parleurs 10 MAGASINS A VOTRE SERVICE CITÉ ÉLECTRONIQUE Siège social, 3185 Hochelaga, Mtl ÉTUDIANTS! ENSEIGNANTS! June source de documentation indispensable ABONNEMENT SCOLAIRE DURÉE CANADA ÉTATS-UNIS 7 MOIS $22.00 $24.00 8 MOIS $24.00 $27.50 9 MOIS $27.00 $31.00 10 MOIS $30.00 $34.50 MODE DE PAIEMENT chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR 1 1 I I I I I I I S.V.P.Remplir ce coupon et nous le faire parvenir à: LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal 101, (Québec).Ci-indus, $ .pour un abonnement scolaire de .mois à compter du .NOM .ADRESSE 1 I I I I I I I I ( J SR-40121 FRANCK Sonate pour violon et piano en C majeur * Brhams - Sonate no 3 pour violon et piano en RÉ mineur, op 108 -David Oistrakh, virion - Sviatoslav Richter, piano.5-36937 CHOPIN Sonate en SOL mineur, op 25 - Franck - Sonate en LA majeur - Jacqueline Du Pré, violoncelle - Daniel Barenboim, piano.S-36885 TCHAIKOVSKY Symphonie no 5 - Herbert Von Karajan dirige l'Orchestre Phi-larmonique de Berlin.S-36836 PAGANINI Concerto no 1 en RÉ -Itzhak Perlman, violon.S-36772 MOZART Symphonies nos 40 et 41 - H.Von Karajan dirige l'Orchestre Phi-larmonique de Berlin.S-36826 MUSIQUE de VIENNE Orchestre Johann Strauss de Vienne, direction Willi Boskovs-kky.S-36683 MOUSSORGSKY Tableaux d'une exposition • Serge Baudo dirige l'Orchestre de Paris.S-36584 RAVEL Le Bolero • Rhapsodie espagnole • Charles Munch dirige l'Orches-gre de Paris.S-36517 BERLIOZ Symphonie fantastique • Charles Munch dirige l'Orchestre de Paris.S-36231 MOZART Concerto pour violon nos 1 et 2 • Yehudi Menuhin, violon.S-36050 DUOS A la guitare espagnole - Laurindo Almeida, guitare - (Villa-Lobos -Chopin - Fauré - Ravel -etc .) S-36031 BEETHOVEN Concerto pour piano no 5 "Empereur" • Emil Gilets, piano - George Szell dirige l'Orches-tré de Cleveland.ALBUMS 2 DISQUES SPÉCIAL Prix suggéré du manufacturier 13’* SRBO-4112 DAVID OISTRAKH In Concert - Tchaikovsky • Concerto pour Violon - Symphonie no 6.SB-3787 J.S.BACH Les Concertos Brande-bourgeois - Yehudi Menuhin dirige l'Orchestre du Festival de Bath.SB-3760 MAHLER Symphonie no 5 - Sir John Barbirolli dirige le New Philarmonia Orchestra.SB-3757 VERDI Requiem - Jon Vickers - Montserrat Cobollé • Choeurs et Orchestre New Philarmonia sous la direction de Sir John Barbirolli, SB-3740 MAHLER Symphonie no 7 - Otto Klemperer dirige le New Philarmonia Orchestra.SBL-3601 DONIZEUI Lucio De Lammermoor Mario Collas - Choeurs et Orchestre Philarmonia.ALBUMS DE 3 ou 4 DISQUES SPÉCIAL Prix suggéré du manufacturier SPECIAL Prix suggéré 27.98 SDC-3732 BRAHMS Les 4 Symphonies - Sir John Barbirolli dirige l'Orchestre Philarmo-nique de Vienne - Album de 4 disques.SCL-371 8 VERDI "Rigoletto" - Nicolai Gedda - Cornell Mac-Neil - Les Choeurs et l'Orchestre de la Maison de l'Opéra de Rome - Album de 3 disques.SCL-3667 OFFENBACH "Les Contes d'Hoffman" - Nicolai Gedda - E.Schwarzkopf - Victoria De Los Angeles -Album de 3 disques.SCLX-3650 BIZET Carmen - Maria Collas - N.Geddo - R.Mas-sard - Album de 3 disques.SCL-3604 PUCCINI Madame Butterfly • Victoria De Los Angeles - Jussi Bjoerling -Album de 3 disques.SDL-3633 BOUSSORGSKY Boris Godounov • Orchestre du Conservatoire de Paris - Choeurs de la Maison de L'Opéra de Sofio - Album de 4 disques.COMMANDES POSTALES r>s%àAiiiA»drkCC LIVRAISON GRATUITE de toute COIVirVlANDcommande de S5.00 ou plus, par- O ^ 1 TÉLÉPHONIQUES tout sur l **6 Montréal et lo bon- %) 111 %) | lieur immédiate.S.V.P.ajouter les frais postaux suivants: Dans la province de Québec: 1 microsillon: 27‘ 4microsillons: 85' 2 microsillons: 45* 5 microsillons: 1.05 3 microsillons: 75* LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA je /f /) A /JJL Ontario et Maritimes C&cWtcâafflJutuÆQ* tarif Québec -f .OS Saskatchewan et Manitoba tarif Québec 4 .10 Alberta et Colombie Britannique 500 EST, STE-CATHERINE, angle Berri tarif Québec i .1 5 Résidants au Québec STATIONNEMENT QAO MÉTRO VOISINS DU MAGASIN «‘?T-OAU 1 B.m-St.-Cortwrin.S.V.P.ajouter 8% taxe 8 • Le Devoir, lundi 5 novembre 1973 300,000 tonnes de sucre australien pour la Chine PEKIN (AFP) — Le premier ministre australien, M.Gough Whitlam, qui a quitte hier Pékin, a annoncé que l’Australie venait de conclure avec la Chine un accord de vente de sucre qui est le plus important contrat commercial réalisé à ce jour par l’Australie avec un pays étranger.L’accord, intervenu samedi soir, prévoit la vente par l’Australie à la Chine d’environ 300,000 tonnes de sucre par an, sur une période initiale de trois à cinq ans.Aux prix actuels du marché, cela représente quelque 50 millions de dol-, lars australiens par an.Les prix, toutefois, seront négociés au fur et à mesure de l’exécution de l’accord, et seront établis à un niveau “équitable”.L’Australie avait tout récemment conclu avec la Chine un accord portant sur la vente en trois ans de 4.7 millions de tonnes de blé.Une tentative ratée des blindés nord-vietnamiens?SAIGON (par l’AFP) - Appuyés par une vingtaine de tanks de fabrication soviétique, un millier de soldats nord-vietnamiens ont tenté de s’emparer de deux positions gouvernementales sud-vietnamiennes surveillant la frontière cambodgienne toute proche, hier à l’aube, à quel-ue 110 milles au nord-est e Saigon, indique le haut commandement militaire à Saigon.Selon les dernières informations parvenues, les combats faisaient toujours rage vers 14h00 locales et l’artillerie et l’aviation gouvernementales sont intervenues.Durant la bataille, a encore déclaré un porte-parole du haut commandement, les adversaires étaient si proches que les gouvernementaux ont tiré pratiquement à bout portant aux canons de 105 et de 155 mm contre les blindés nord-vietnamiens.C’est la première fois que les communistes engagent un pareil nombre de tanks dans une opération depuis le ces- sez-le-feu.Ils n’en avaient auparavant fait usage qu’une seule fois pour appuyer leurs forces qui s’étaient emparées de la base de “Le Minh” sur les Hauts-Plateaux, à l’ouest de Pleiku.Selon le haut-commandement, les forces nord-vietnamiennes n’ont pu bénéficiér de l’élément de surprise.Depuis plusieurs jours en effet des forces de reconnaissance gouvernementales avaient noté un surcroît d’activités communistes dans cette région montagneuse, la plus méridionale des Hauts-Plateaux, et des renforts avaient été envoyés.Quelque 300 soldats gouvernementaux se trouvaient dans les deux postes, Bu Prang et Bu Bang, lorsque les Nord-Vietnamiens appartenant au 205ème régiment de la 9ème division, ont attaqué.Ces derniers ont, avant de lancer leur attaque, investi un village montagnard regroupant environ 2,000 personnes, situé au pied du poste de Bu Prang.POSTES OFFERTS 1 ) Administrateur-adjoint Service des Fiducies Personnelles 2) Sténo-dactylo Service des Placements 3) Responsable Service des dépôts garantis 4) Caissières junior et senior Service de l'Epargne (Outremont) Faite parvenir curriculum vitae en mentionnant le numéro ou le poste offert au: Service des ressources humaines m TRUST LU GÉNÉRAL 909 ouest, bout.Dorchester, Montréal 113 (0PIÏÏL OCe LfWOTOK L'ANNONCIATION COMTE DE LABELLE P.Q.819-275-2U8 Centre Hospitalier des Laurentides (Sections psychiatrique et générale) (Catégorie 600 lits et plus) A) Hospitalier(e) infirmier(e) autorisé(e) Département de 54 lits d'admission en psychiatrie.Exigences: — Diplôme de l'A.I.I.P.Q.— Post-scolaire en psychiatrie, de préférence.— 2 ans d'expérience dans un poste administratif, de préférence.B) 10 postes pour gardes-malades auxiliaires ou infirmiers auxiliaires Quarts de travail stables, jour, soir ou nuit.Faire parvenir curriculum vitae au: Directeur du personnel Centre Hospitalier des Laurentides L'Annonciation, Comté Labelle, Qué.JOT 1 TO commission scolaire REGIONALE de TILLY DIRECTEUR ADJOINT SERVICE DU PERSONNEL ENDROIT: Centre administratif à Sainte-Foy.LA TÂCHE: Sous l'autorité du directeur du Service, le candidat choisi sera responsable de l’élaboration ou la revision des procédures concernant le recrutement, la sélection, l'engagement du personnel des catégories suivantes: personnel enseignant régulier et l'éducation des adultes, suppléants, etc., personnel professionnel, personnel technique de secrétariat et ouvriers.Il coordonne l'application des procédures approuvées, (environ 1,200 employés).QUALITÉS REQUISES: Diplôme universitaire en relations industrielles ou en administration (option personnel) Cinq (5) années d'expérience pertinente.SALAIRE: Selon la politique du personnel professionnel $12,437.00 à 516,147.00 après une année, possibilité jusqu’à $20,198.00.yl Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur îÿ îjl; CURRICULUM VITAE avant le 7 novembre, 16 heures, au: SERVICE DU PERSONNEL Concours numéro 73-78 Commission Scolaire Régionale de Tilly 945, ave Wolfe Sainte-Foy.Deux sessions des Neuf à Bruxelles BRUXELLES - Les ministres des Affaires étrangères des “Neuf” tiendront aujourd’hui à Bruxelles des sessions séparées: la première devrait être exclusivement consacrée à la définition d’une politique communautaire d’aide au développement.L’ordre du jour de la deuxième porte, aussi exclusivement, sur les relations extérieures de la CEE: politique commerciale vis- à-vis des pays de l’Est, négociations avec la Méditerranée et le Brésil, amélioration des préférences généralisées accordées aux pays sous-développés pour 1974, révision du programme d’aide alimentaire.Mais l’intérêt de cette double session ministérielle se situera en dehors de l’ordre du jour de routine.Les préoccupations des “Neuf” sont en ce moment axées sur le Proche-Orient et les problèmes pétroliers que pose à l’Europe cette partie du monde.Les ‘Pays-Bas privés de 80% de leurs approvisionnements à la suite de l’embargo décrété par plusieurs pays arabes irrités par l’attitude jugée trop “pro-israélien-ne” du gouvernement néerlandais, ont demandé à leurs partenaires européens de discuter des questions énergétiques.U Fonction publique Public Service Canada Canada Canada CONCOURS OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES ADMINISTRATEUR DE PROGRAMMES CHARGÉS DE PROJETS AGENTS DE Traitement $1 1,586 à $21,442 Division de TAfrique francophone Agence canadienne de développement international Ottawa (Ontario) L'Agence canadienne de développement international (ACDI) administre le programme officiel d'aide du Canada.Son objectif essentiel est de coopérer efficacement au rattrapage économique, social, éducatif et technique des pays en voie de développement.FONCTIONS: De la participation à titre d'Administrateur de programmes régionaux ainsi qu'à titre d'Agents de planification, ou de Chargés de projets, ils apportent une expertise-conseil touchant les facteurs qui affectent la gestion, la planification et la mise en oeuvre des projets appuyés par l'ACDI; déterminent la praticabilité et le coût; rédigent des plans opérationnels détaillés, des horaires de travail; établissent les besoins en ressources humaines et matérielles requis et les obtiennent.CONDITIONS DE CANDIDATURE: Un diplôme d'université de préférence en économie, gestion des affaires ou génie et une connaissance et expérience du développement international, l'analyse du coût-prix revient, les éléments de la planification, des études de praticabilité ainsi que de la gestion de projets et de programmes.La connaissance du français est essentielle.Veuillez remplir une "Demande d'emploi" (Formule PSC 367-401) que vous pouvez vous procurer aux bureaux de poste, aux Centres de main-d'oeuvre du Canada et aux bureaux de la Commission de la Fonction publique, et l'envoyer avant le 19 novembre 1973, à l'adresse suivante: SOUS-SECTION DE DOTATION EN PERSONNEL "E" CADRES ADMINISTRATIFS COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA TOUR "A", PLACE DE VILLE OTTAWA (ONTARIO) K1 A 0M7 Référence à rappeler: concours no 3*A-P-018-10.Les dispositions de la Loi sur l'emploi de la Fonction publique s'appliquent aux nominations dans le cadre de ce concours.¦ ^ Fonction publique Public Service IW Canada Canada CONCOURS OUVERT ÉGALEMENT AUX HOMMES ET AUX FEMMES Carrières offertes aux administrafeurs financiers par la Fonction publique du Canada Traitement: $1 2,358 - $1 9,91 2 (en cours de négociation) La Fonction publique du Canada recherche des administrateurs financiers compétents pour des postes de niveau intermédiaire au sein du groupe "Gestion des finances".Ce groupe renferme des postes ayant trait à la planification, à l'application et au contrôle des pratiques, systèmes et procédés propres a a gestion comptable, budgétaire et financière, et nécessaires à l'administration et au fonctionnement etti-caces des programmes et activités du gouvernement; à l'étude des dépenses proposées des ministères et a la prestation d'avis sur l'utilisation des ressources financières.Les emplois en question se retrouven ans presque tous les ministères et organismes du gouvernement.CONDITIONS DE CANDIDATURE: Les postulants doivent être titulaires d'un diplôme universitaire sanctionnant des etudes portan principalement sur la comptabilité, la gestion des entreprises, le commerce et la finance, ou I admissibili e à l'accrédidation à titre de comptable de profession par l'Institut des comptables agréés du Canada, l'Association des comptables généraux licenciés ou la Société des comptables en administration industrielle du Canada.Les postulants doivent avoir de l'expérience dans le domaine de la gestion des finances.Pour certains postes, la connaissance de l'anglais ou du français est suffisante.Pour d autres, la connaissance de l'anglais et du français est essentielle.Les unilingues peuvent se porter candidats aux postes bilingues.Ils doivent cependant indiquer par écrit qu'ils sont disposés à entreprendre, aux frais de l'État, immédiatement après leur nomination conditionnelle, et à plein temps, un cours de langue dispensé par le Bureau des langues de la Commission ou par un organisme approuvé par ce dernier.Ce cours pourrra durer jusqu'à douze mois et la Commission de la Fonction publique en précisera le lieu.La commission de la Fonction publique s'assurera que les candidats unilingues de l'extérieur de la Fonction publique ont les aptitudes voulues pour devenir bilingues.Ces postes sont aussi ouverts aux personnes employées de façon continue à la Fonction publique du Canada depuis le 6 avril 1956, qu'ils aient ou non fait part, par écrit, de leur consentement à suivre des cours de langue.Le répertoire dressé dans le cadre de ce concours pourra servir à pourvoir à des postes ailleurs au Canada.TRAITEMENT ET AVANTAGES SOCIAUX: Le traitement initial peut varier de $12,358 à $19,912, selon le niveau du poste et les titres de compétence du candidat retenu.Les compléments sociaux de l'emploi (vacances, assurance-vie et pension de retraite) sont avantageux.Excellentes occasions d'avancement.Les résidants de la région de Montréal qui sont intéressés à discuter plus longement de ces possibilités de carrières peuvent téléphoner à nos représentants à Montréal lundi ou mardi, le 5 et 6 novembre 1973 entre 09:00 et 17:00 heures, aux numéros 283-5779 ou 283-5229.Les entrevues se tiendront à Montréal: mercredi, jeudi et vendredi le 7, 8 et 9 novembre 1973.Les intéressés qui ne peuvent téléphoner doivent envoyer une formule de demande d'emploi (PSC 367-401) dûment remplie et un curriculum vitae à l'adresse suivante: Sous-section "C" Cadres administratifs Tour "A", Place de Ville Commission de la Fonction publique du Canada Ottawa (Ontario) Kl AOM7 Référence à rappeler: concours no 3-A-F-019-10.Les dispositions de la Loi sur l'emploi dans la Fonction publique s'appliquent aux nominations dans le cadre de ce concours.fASSURANCE COMPTABLE Deux postes sont disponibles au sein de notre organisation dans la souscription des biens commerciaux, personnels et l'assurance automobile.Les candidats devront avoir acquis de 5 à 10 années d'expérience dans une compagnie d'assurance au Québec, soit dans la souscription des risques automobiles et personnels ou des assurances commerciales.Préférence accordée aux Associés ou Fellows.KEMPER INSURANCE 844-2621 Municipalité de la Rive-Sud recherche un jeune C.A.apte à prendre charge de l'administration financière.Salaire intéressant et bonnes conditions de travail.Toute communication sera traitée confidentiellement.Faire parvenir curriculum vitae à: Bastien, Normandin, Barrière & Associés, C.A.225 ouest, Notre-Dame Montréal, Qué.H2Y 1T4 Mentionner Dossier 6205 LA SOCIÉTÉ RADIO-CANADA ^ AGENT DE LA FORMATION de $10,776 à $1 3,104 (Zone d'Ottawa) demande UN CHEF DE LA PUBLICITÉ FONCTIONS: Le candidat choisi devra s'occuper de la préparation et de la mise en application des programmes de formation pour le personnel du ministère des Services sociaux.QUALITÉS REQUISES: (Bilingue - anglais et français) Diplôme universitaire de préférence au niveau de la maîtrise avec une certaine connaissance des services et du développement en matière de service social.Les candidats devraient être au courant des tendances et des réalisations quant à l'éducation en service social et posséder une grande expérience et des capacités reconnues dans la préparation, la mise en application et l'évaluation des programmes de formation de préférence dans un milieu de service social.ENDROIT: Section de la formation Division de l'élaboration des programmes Ministère des Services sociaux Fredericton Numéro du concours: NB 73-599.Les demandes devront nous parvenir au plus tard le 15 novembre 1973.Attributions: Sous l'autorité du directeur de la programmation française, le chef- de la publicité est responsable de la publicité sous toutes ses formes (autopublicité, publicité d'intérêt public et des services communautaires, relations avec la presse locale et régionale).Qualités requises: Diplôme universitaire et de trois (3) à cinq (5) ans d'expérience dans le domaine de la publicité.Traitement: Salaire initial peut varier de $13,425 à $17,760 selon la compétence.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 8 novembre au; Chef du personnel.Société Radio-Canada, Zone d'Ottawa, Case postale 3220, succursale Ottawa, Ontario Kl Y 1E4 C, J ADRESSER SA DEMANDE À LA: Commission de la Fonction publique du Nouveau-Brunswick 212, rue Queen C.P.1055 Fredericton, Nouveau-Brunswick CONSEIL CANADIEN POUR LA COOPÉRATION INTERNATIONALE (CCCI) Offre d'emploi ASSISTAHT(i) À L'INFORMATION Le CCCI, organisme de développement international qui regroupe environ soixante-dix agences non-gouvernementales, est présentement à la recherche d'un(e) assistant(e) à l'information.QUALIFICATIONS REQUISES: — Posséder une connaissance de base en développement international, notamment des organismes de développement au Canada et de leurs activités.— Capacité de travail en équipe et facilité de contact.— Francophone et posséder une connaissance adéquate de la langue anglaise.La préférence sera accordée au candidat ayant une expérience pratique en éducation au développement international.FONCTIONS: Sous la direction de l'agent d'information, le titulaire aura les responsabilités suivantes: — établir et maintenir des relations constantes avec les organismes et les groupes de base du Québec dans le but d'identifier les besoins en termes d'information; • travailler étroitement avec le sous-comité francophone des publications du CCCI; — la rédaction des sections françaises des publications de l'organisme.LIEU DE TRAVAIL: Ottawa Les candidats intéressés devront communiquer avec: Geoffrey Grenville-Wood Agent d'information CCCI 75, rue Sparks, Ottawa K1P5A5 sriiNsrrtc ANALYSTES DE SYSTÈMES PROGRAMMEUR DE SYSTÈMES Nous vous invitons à participer au développement de nouveaux systèmes et programmes d'informatique.Nous avons un ordinateur IBM 360 modèle 145 [DOS) et étendons notre activité dans les secteurs suivants: mémoire virtuelle, installation d'unités à disques 3330, système de télétraitement en direct.ANALYSTES DE SYSTÈMES: Au moins deux ans d'expérience couvrant tous les aspects de l'analyse de systèmes, conception, mise en application et prévision d'horaire.Les analystes seront appelés à élaborer des systèmes de contrôle d'inventaire, de commercialisation et de comptabilité.PROGRAMMEUR DE SYSTÈMES: Deux années d’expérience en programmation dont au moins une année d’expérience pertinente avec ordinateur IBM 360 ou 370 (DOS), Ces postes devraient intéresser les informaticiens qui cherchent de nouveaux défis professionnels.Nous offrons un excellent salaire initial et de nombreux avantages sociaux.Veuillez vous adresser au; Bureau d'emploi Steinberg Limitée Plaza Alexis Nihon 1 500, Atwater, suite 1105 Montréal, Qué.H3Z 1Y3 Tél.: 931-3538 r Commission Scolaire Régionale Salaberry Le Service de l'Éducation des Adultes requiert les services d'un Responsable pédagogique pour l'expérimentation d'un programme pour la formation d'infirmier(ère) auxiliaire (reconversion des aides infirmiers(ères).Attributions: Sous la responsabilité du directeur de centre, le responsable assumera la supervision de l'expérimentation du point de vue pédagogique.Conditions d'admissibilité: — Être, au moins, un(e) infirmier(e) autorisé(e) avec un minimum d'une année d'expérience pertinente.— Avoir des aptitudes pour animer un groupe et pour superviser l'opération d'expérimentation.— Il est souhaitable que le candidat ou la candidate ait une expérience d'enseignement.— Travail à plein temps le jour.Durée de l'engagement: 57 semaines.Entrée en fonction: 3 décembre 1973.Traitement: S238 semaine.Votre demande ainsi que votre curriculum vitae doivent nous parvenir avant le 9 novembre 1973 à 5h.p.m.au: Directeur du personnel M.Jean Faille 47, rue Perreault Valleyfield, Qué.Tél.: 514-371-2000 CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L'0UTA0UAIS~"\ POSTE OUVERT POSTE: Travailleur social en milieu scolaire ENDROIT: Hull.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en service social et expérience en service social.SALAIRE: Selon l'échelle de travailleur social de la convention collective en vigueur.PRIÈRE DE FAIRE PARVENIR TOUTE DEMANDE AVANT LE 10 NOVEMBRE 1973 AU: Directeur du Personnel Centre de Services Sociaux de l'Outaouais, Case postale 577, Hull, (P.Q.) y L’Entr aide Universitaire Mondiale du Canada recherche un: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL Tâche: Responsable de l'administration des affaires de l'Entr'aide et en répond au conseil; Expérience et qualités requises: Le candidat idéal; — a un diplôme de 1 er cycle — a joué un rôle actif dans une ou plusieurs organisations bénévoles au Canada ou à l'étranger — peut travailler efficacement avec des bénévoles et entretenir des relations suivies avec les milieux universitaires et gouvernementaux et avec divers autres organismes —- A déjà occupé un poste de cadre ou d'administrateur — peut travailler en français et en anglais (la connaissance de l'espagnol serait utile) — a de l'expérience de travail à l'étranger ou une formation académique en développement international.Salaire: à discuter Les intéressés sont priés de faire parvenir un curriculum vitae, les noms de trois personnes pouvant donner des références ainsi qu'une lettre décrivant leur expérience et leurs motivations pour ce poste, à: V Monsieur le président, Entr'aide universitaire mondiale du Canada, 27 avenue Goulburn, Ottawa, Ontario Kl N 8C7 y C51C informations internationales Le Devoir, lundi 5 novembre 1 973 • 9 Deux pirates de l'air sont abattus à Moscou MOSCOU (AFP) — La police soviétique a abattu le vendredi 2 novembre deux pirates de l’air qui essayaient de détourner de l’aéroport de Vnoukovo-Un un avion de ligne soviétique vers la Suède.Un passager et un membre de l’équipage ont été blessés au moment où la police soviétique prenait l’appareil d’assaut, après cinq heures de vains pourparlers avec les quatre pirates de l’air.Le ministre de l’aviation civile en personne, M.Boris Bougaev, aurait dirigé lui-même l’opération.L appareil que l’on présume être un avion de la compagnie Aeroflot effectuait un vol au-dessus de la Russie centrale lorsque quatre jeunes gens, dont le plus vieux est âgé de 20 ans, ont sorti de leurs bagages des fusils de chasse à canons sciés et ont intimé au pilote l’ordre de détourner le vol vers la Suède.Le membre de l’équipage et le passager ont été blessés lorsqu’ils tentèrent de neutraliser les pirates.Le pilote a réussi néanmoins à convaincre les quatre jeunes gens, dont la nationalité n’est pas précisée, qu’il devait poser l’appareil à Moscou pour refaire le plein.Après l’atterrissage à l’aéroport de vnoukovo-Un, au sud de la capitale, les quatre pirates exigèrent une rançon d’un million de dollars contre la sécurité des 25 passagers de l’avion.Pendant les négociations, les pirates ont autorisé l’évacuation des deux blessés.Plusieurs policiers se sont glissés sous les ailes de l’avion sans être vus.Passant à l’attaque, ils ont abattu un membre du groupe qui se tenait dans l’encadrement de la porte, puis ils ont pris d’assaut l’avion, blessant à mort un deuxième pirate et maîtrisant les deux autres.Cette tentative de détournement n’est pas la première enregistrée en Union soviétique.Le 26 juin dernier, un appareil des lignes intérieures avait été détourné vers la Turquie par le pilote en second qui avait demandé le droit d’asile à ce pays.Auparavant, le 27 octobre 1970, un quadriplace soviétique avait été dérouté par deux passagers sur Sinon, port turc du littoral occidental de la Mer Noire.Une douzaine de jours avant, le 15 octobre, un Antonov 24 de l’Aeroflot transportant 43 passagers avait été dérouté également sur la Turquie par deux Soviétiques.Au cours d’une bagarre dans le poste de pilotage, l’hôtesse de l’air avait été tuée par les pirates qui, à leur arrivée sur l’aérodrome turc de Trabizon, sur le littoral oriental de la Mer Noire, demandèrent à bénéficier du droit d’asile.La police d'Athènes enlève d'assaut des barricades ATHENES (par l’AFP) - Quelque soixante blessés dont onze policiers et parmi eux un officier, une veritable bataille rangée entre manifestants et forces de Tordre, des barricades enlevées d’assaut par la police, ont marqué la matinée d’hier à Athènes.Le point de départ de ces affrontements a été la commémoration du cinquième anniversaire de la mort de Georges Papandreou, dirigeant du parti de l’Union du centre brutalement congédié par Tex-roi Constantin, en 1965, au lendemain même de sa victoire électorale.L’ex-souverain avait alors ouvert la voie à deux ans d’instabilité politique offrant aux militaires l’occasion de se muer en restaurateurs de Tordre, aussi bien dans la rue que dans les esprits.On dément de source informée que des éléments de l’armée soient intervenus pour mettre fin à la manifestation.Seule la police d’Athènes a fait face aux manifestants qui, après avoir enfoncé un barrage et érigé des barricades, se sont heurtés sans succès à une seconde ligne de défense policière fermant les avenues menant au centre de la ville.Les coups de feu entendus auraient été des coups de semonce tirés en i’air, indique une source sûre, la police n’ayant fait usage que de matraques pour disperser les manifestants.La manifestation d’hier apparaît comme le fruit de la libéralisation du régime qu’incarne M.Papadopoulos, président du conseil.Levant, le 19 août dernier, la loi martiale, il a en quelque sorte ouvert la porte aux manifestations populaires, fussent-elles contre le regi- me qu’il incarne.La manifestation a rassemblé quelque dix mille personnes, les jeunes en formant le “fer de lance”.Parmi ces manifestants on relève des fidèles au Parti libéral que dirigeait Papandreou, des éléments d’extrême-droite opposés sans nuance au régime présidentiel de M.Papadopoulos et se refusant à tout compromis avec lui, et des éléments d extrême-gauche aussi opposés à la politique intérieure du régime qu’à sa politique extérieure qui suppose la présence américaine en Grèce.Peut-être faut-il y ajouter un élément purement économique: la hausse des prix qui rend de plus en plus onéreux le filet a provisions de la ménagère grecque.Enfin, les jeunes, en dépit de mesures libérales décidées la semaine dernière en faveur des étudiants, ont eux aussi manifesté.Pour la jeunesse, la libéralisation du régime républicain est insuffisante.Ils se sont donc alliés objectivement aux vieux routiers de la politique écartés des avenues du pouvoir depuis le coup d’Etat de 1967.La véritable négociation débute demain à Vienne VIENNE (par TAFP) - Après trois séances consacrées à une discussion générale introductive, les 19 délégations des pays de l’OTAN et des pays du Pacte de Varsovie que réunissent, à Vienne, les “négociations pour une réduction des forces et des armements en Europe centrale” entreront demain dans le vif du sujet.Sans doute leur faudra-t-il, tout d’abord, s’entendre sur la façon dont s’engageront et seront menés les débats.Mais le fait est là: chaque partie a, d’ores et déjà, exposé l’essentiel des éléments de son dossier.Les divergences entre les thèses en présence ne sont pas minimes.Elles apportent des arguments supplémentaires à ceux qui classent, par avance, ces négociations au nombre des grands “marathons diplomatiques” sur le désarmement.Exécutions à Iquique Tout donne pourtant à penser qu’une première étape pourrait être atteinte dans des délais relativement rapprochés et que le terme de 1975, mis en avant par M.Oleg Khlestov, le délégué soviétique, a des chances raisonnables d’être tenu.Cette première étape concernerait les seules grandes puissances et viserait les forces que celles-ci entretiennent dans les pays de la zone intéressée par les mesures de réduction.Leurs intérêts respectifs sont de nature à conduire les États-Unis comme l’URSS à s’entendre et à faire le premier pas.Il serait faut cependant de croire qu’à ce stade de la discussion, les délégations ne rencontreront pas les contradictions fondamentales qui se sont révélées entre les deux alliances.Ces contradictions portent d’abord sur la perspective dans laquelle s’ins- crivent les réductions.Si, pour les Soviétiques les réductions doivent sauvegarder intégralement l’équilibre des forces tel qu’il s’est établi en Europe centrale, pour les Occidentaux, elles doivent contribuer à éliminer l’énorme supériorité en hommes et en matériel qui joue, en ce moment au bénéfice du Pacte de Varsovie et au détriment de l’OTAN.Cette conception amène les Soviétiques à préconiser une réduction “à pourcentages égaux ou en quantités égales” et à rejeter le principe de la réduction “équilibrée” qui demeure un impératif majeur pour tous les Occidentaux.Ceux-ci, soulignant Téloigne-ment géographique des Etats-Unis et la proximité de l’URSS, ont repris textuellement leurs revendications initiales.Mieux: comme à dessein, ils ont employé, dans leurs exposés, le sigle “MBFR” proscrit, au printemps dernier, à la demande des pays socialistes, en raison de la référence qu’il comporte à une réduction “équilibrée”.Sur le champ d’application des mesures, le désaccord est double.il concerne d’abord les armements considérés.Les Occidentaux estiment que, dans leur première phase, les négociations doivent porter sur les armes de terre et leur armement classique — sur l’arme blindée notamment — où la supériorité du Pacte de Varsovie par rapport à l’OTAN est de Tordre de 3 à 1.Pour les pays socialistes, la discussion doit inclure, outre les forces terrestres, l’aviation et l’armement nucléaire.Second point de désaccord: la définition de la zone géographique où s’appliqueront les mesures de réduction.L’OTAN ne s’est pas résignée à voir La junte lance un mandat d'arrêt contre Vuskovic SANTIAGO (d’après TAFP) - Un mandat d’arrêt a été lancé contre M.Pedro Vuskovic, ancien ministre de TE-conomie dans le gouvernement Allende, qui est accusé de vol d’équipements de télécommunication.L’ancien ministre est réfugié dans une ambassade à Santiago et espère obtenir un sauf-conduit pour quitter le Chili.D’autre part, les exécutions d’anciens leaders de la gauche se poursuivent dans tout le pays; ainsi, quatre socialistes ont été fusilles à Iquique, après avoir été condamnés à mort par un tribunal militaire, pour trahison, infraction aux lois sur le contrôle des armes et complot en vue d’assassiner des militaires.Les quatres victimes sont Fredy Taberna, ancien secrétaire régional du parti socialiste, Jorge Sampson, ancien secrétaire du Front des masses, Juan Antonio Ruz, ancien conseiller municipal de la ville et Rodolfo Fuenzalida, ancien chef du Front interne du parti socialiste local.En outre, le communiqué officiel, qui a annoncé les exécutions, précise que de "nombreuses personnes”, dont l’ancien intendant de la province, M.Ernesto Burgos, ont été condamnés à des peines de prison.Le général Arturo Yovane Zuniga, ministre chilien des Mines, a déclaré quant à lui à Lima que la junte militaire aura des entretiens avec la “Ken-necott Copper Corporation”, afin de résoudre les problèmes laissés en suspens par la nationalisation des mines de cuivre.Le ministre chilien a rappelé que les mines ne seraient pas “dénationalisées” mais que Ton reexaminerait probablement la question de l’indemnisation des compagnies.Par ailleurs, à l’occasion du troisième anniversaire de l’accession à la présidence de Salvador Allende, le 4 nov embre 1970, les mesures de sécurité militaires ont été renforcées hier à Santiago, mais les familles des détenus du stade Nacional ont, pour la première fois, été autorisées à leur rendre visite.Les familles ont été appelées par les autorités militaires à se rendre au stade avant que les derniers détenus qui y restent ne soient transférés dans des prisons de Santiago ou de la province.Le stade sera, en effet, totalement évacué d’ici à jeudi prochain.Selon un communiqué publié hier 6,600 personnes sont passes par le stade Nacional: 5,000 ont été libérées, selon les autorités, un millier vont être envoyés dans des pénitenciers en province et 600 seront transférés dans les établissements de Santiago.29 étrangers, qui n’ont pas été autorisés à recevoir de visite, sont toujours détenus au stade.Le nombre des prisonniers pourrait cependant augmenter en raison de “la campagne de nettoyage” que mènent les forces militaires.Les patrouilles que Ton ne voyait plus de jour à Santiago ont fait leur réapparition et au cours de perquisitions à la fin de la semaine, les forces militaires ont arrêté plusieurs “extrémistes” et saisi des armes.exclue de cette zone, la Hongrie, pays d’Europe centrale où stationnent quatre divisions soviétiques.Pour les pays du Pacte de Varsovie, le problème a été tranché définitivement au terme d’une controverse qui a pratiquement constitué toute la substance de 5 mois de “conversations exploratoires”: la Hongrie n’est pas intéressée par les réductions et elle continuera à assister aux débats avec le simple statut d’observateur.Les annonces sont donc faites — et elles Tont été sans qu’aient apparemment pesé sur elles les contingences et les incertitudes qui s’attachent à l’évolution de la situation internationale en dehors du continent européen.Les pays socialistes et les pays occidentaux ont, à Tenvi, proclamé leur volonté d’aboutir.Mais il n’est pas un observateur pour penser que la délicate partie qui s’engage sera conduite dans l’abstrait ou qu’elle se cantonnera au seul domaine des techniques militaires.Elle est tributaire des fluctuations des rapports généraux entre TEst et l’Ouest et des relations entre les Etats-Unis et l’URSS comme des crises qui peuvent affecter l’Alliance atlantique — l’Alliance socialiste étant, en ce qui la concerne, à Tabri de telles incommodités.Aussi estime-t-on, sans vouloir réduire pour autant le rôle des négociateurs de Vienne, que ceux-ci n’auront jamais entre les mains qu’une partie des cartes du jeu.La consigne d'abstention n'a pas été largement suivie par les Portugais LISBONNE (AFP) — Les résultats des élections législatives portugaises du 28 octobre, connus le 3 novembre, selon les chiffres fournis par les gouverneurs civils au ministère de TInterieur, font ressortir que la consigne d’abstention donnée par l’opposition n’a pas été largement suivie, que la position du gouvernement est renforcée pour les provinces d’outremer et que la capitale Lisbonne reste le foyer le plus actif de l’opposition.L’opposition n’avait pas présenté de candidats ni fait campagne dans les territoires d’outremer.Au Portugal continental elle avait retiré, avant le scrutin, ses candidats dans neuf circonscriptions sur 18.Elle a donc pu mener dans neuf circonscriptions une campagne active et éveiller un intérêt considerable dans ce pays dépolitisé depuis près de cin- quante ans.Pourtant sa campagne n’a pas été facile car le pouvoir lui a infligé toutes les difficultés et tracasseries imaginables, y compris un décret privant pour cinq ans de leurs droits civiques les candidats qui se retireraient avant le scrutin.L’opposition démocratique savait qu’elle n’avait aucune chance d’avoir un seul élu, mais elle voulait mettre à profit la seule occasion qui s’offre tous les quatre ans de faire une campagne de propagande.Dès le départ, elle avait l’intention de retirer ses candidats avant le scrutin afin de priver devant l’opinion publique mondiale le gouvernement de son argument selon lequel les élections étaient démocratiques au Portugal.Les résultats n’ont pas répondu à son attente car la consigne d’abstention n’a Les évadés de TIRA se cacheraient à Londres LONDRES (d’après TAFP) - L’ancien chef d’état-major de TIRA, Seamus Twomey et ses deux compagnons, qui se sont échappés mercredi en hélicoptère de la prison de Mountjoy à Dublin, se cacheraient à Londres.C’est ce qu’affirmait hier le “Sunday Mirror”, qui précisait également que les trois fugitifs étaient parvenus à pénétrer en Grande-Bretagne, après s’être dissimulés dans la double paroi d’un camion de déménagement.Cette spectaculaire évasion de trois leaders importants de TIRA constitue pour beaucoup le prélude à un retour offensif majeur de TIRA provisoire en Irlande du Nord.Et ce, alors qu’une timide tentative de détente s'amorce à T Belfast, où les représentants politiques de la minorité catholique s’évertuent à trouver un terrain d’entente avec la ma-orifé protestante.En effet, Seamus "womey, qui passe pour représenter la tendance “dure” de l’organisation, va pour beaucoup amorcer une reprise en main des “proves”, qui ont été durement éprouvés et désorganisés par les actions systématiques de Tarmee britannique.Les militaires britanniques, qui cachent mal une certaine admiration pour un exploit qui s’inscrit dans la riche tradition des evasions rocambolesques des prisonniers de TIRA, ne se font que peu d’illusions sur les capacités de Twomey de réorganiser ses commandos et de les lancer à nouveau contre eux.pas été suivie.Alors qu’aux élections de 1969, le pourcentage des votants avait été de 61.6 pour le Portugal continental, il est cette fois-ci de 70.65.C’est donc par une majorité accrue que les 150 candidats de T“Action nationale populaire” de M.Caetano ont été élus.Le gouvernement pourra en tirer argument pour souligner que l’opposition ne représente pas grand-chose dans le pays.Mais c’est surtout le vote des provinces d’outremer qui renforce la position du gouvernement portugais sur le plan international et lui permettra de défendre avec ardeur sa politique outremer devant To-pinion internationale et surtout à TONU, où il est la cible d’attaques constantes.En effet, le nombre des citoyens ayant accédé au droit de vote a augmenté considérablement depuis les elections de 1969; en Angola il est passé de 183,883 a 630,699 et au Mozambique 82,478 à 169.472.Au total, pour l’outremer, les chiffres sont passés de 304,000 à 962,854.Le pourcentage des votants pour Toutre-met a atteint 83.25% des inscrits.Au Mozambique, il a été de 92.45%, En Angola de 71.52, et en Guinée de 79.12.Il sera donc facile au gouvernement portugais de faire ressortir que les provinces d?ou-tremer appuient et approuvent la politique de Lisbonne.Dans les milieux de l’opposition on souligne que tout cela ne représente qu’une victoire facile et sans gloire puisque le gouvernement n’avait pas d’opposants au scrutin, qu’il dispose depuis cinquante ans d’un appareil politique perfectionné et tjue jamais, depuis le règne de Salazar, 1 opposition n’avait pu avoir un élu à l’Assemblée nationale.Pourtant les résultats donnent au gouvernement la liberté, au cours des quatre années à venir, de gérer le pays à sa guise.L’opposition va etre muette pendant quatre ans.DESIGNER D’INTÉRIEURS YVON VALLÉE Consultant en décoration Designer d’intérieurs Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial 336-5877 DECORATEURS ENSEMBLIERS VIAU, MORISSET, ARBOUR & ASSOCIES décorateurs-ensembliers designers d'intérieur Jacquet Viau, s.d.e.Bernard Moristet, s.d.e.Madeleine Arbour, s.d.e.266 est, rue St-Paul, Vieux-Montréal 127, Tél.: 878-3846 LAURENT BERUBE DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LÉONARD Mtl.38 324-2580 LE LUNDI,NOUS VOUS LIVRONS CETTE MACHINE À VOTRE BUREAU.GRATUITEMENT.ETLE VENDREDI, SI VOUS N EN ÊTES PAS ENTIÈREMENT SATISFAIT, NOUS LA REPRENONS.GRATUITEMENT.ARCHITECTES DAVID & BOULVA ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 ROLAND DUMAIS ARCHITECTE 3995 est, Sherbrooke MONTRÉAL 406 Tél.: 255-4033 Les architectes LONGPRE MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART MONTRÉAL - 842-1401 Ottawa St-Jean, T.-N.Cette machine, c’est la Philips 96.Et nous croyons que pour $358 (ou $9.75 par mois, en location) vous n’en trouverez pas de meilleure.A tel point que nous vous proposons une affaire où tous les risques sont de notre côté.Faites-nous parvenir le coupon ci-dessous et nous irons 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SILQ 1974.Un se souviendra que le dernier Salon international du livre de Québec, dont notre photo présente un aspect général de la journée d’ouverture, avait réuni quelque 800 éditeurs et attiré près de 100,000 visiteurs.jazz par Gilles Archambault Blues du retour Les voyages forment la jeunesse, mais défont les chroniqueurs de jazz.Encore dans mes bagages, ayant à la bouche des relents de campagne électorale, rien ne m’intéresse plus, hormis le maquis que je prendrai lorsque ma flamme aura disparu.Pour toutes ces raisons, je vous livre tout de go le fruit de quelques heures d’écoute.Bud Powell — Ups’n Downs — Mainstream MRL 385.Rarement l’étiquette de “collector’s item” que l’on trouve sur la pochette de cet album ne s’est appliquée aussi justement.Il n’est pas question évidemment de mettre en doute l’importance de Powell comme musicien.Son art est tout aussi vivant aujourd’hui qu’il l’était il y a vingt-cinq ans.Il faut cependant le dire il n’est tout simplement pas au meilleur de sa forme ici.Les notes de Nat Hentoff sont un modèle d’imprécision.On ne sait rien du moment de l’enregistrement ni des musiciens qui accompagnent le pianiste.Sachez au moins qu’il joue en trio, que l’on perçoit parfois l’influence de Garner Erroll et qu’à moins d’être un inconditionnel de Powell il vaut mieux s’abstenir.The MPS Rhythm Combination & Brass — Power Play — MPS/BASF MB 25124.Orchestre de studio formé de musiciens allemands surtout, d’américains comme Art Farmer, Herb Geller et du Scandinave Nils Henning Orsted Pedersen,, voilà ce qu’est ce MPS Rhythm etc.Disque qui pourra plaire aux amateurs de big band, Si les arrangements sont un peu lourds, un peu traditionnels, ils laissent par ailleurs place à d’excellentes improvisations de Farmer et de Geller, en particulier.James Moody — Never Again — Muse 5001.James Moody exclusivement au saxo ténor en compagnie d’un organiste du nom de Mickey Tucker.Je l’ai déjà dit, je n’aime pas beaucoup les tandems orgue-saxo.Ici cependant, je fais une exception.Tucker joue avec finesse, humour et ne se croit pas obligé de s’endimancher en jouant la ballade sentimentale.Quant à Moody, il nous prodigue sa dose habituelle de fougue, d’invention.Son solo caricatural dans Secret Love est un ravissement continu.Sonny Berman — Beautiful Jewish Music — Onyx ORI 211.Mort à 22 ans en* 1947.Sonny Berman a été l’un des meilleurs trompettistes blancs du jazz de la guerre.La plupart des disques que nous connaissons de lui nous le présentent au sein d’un grand orchestre.C’est avec des musiciens de Woody Herman, d’ailleurs, Al Colin, Serge Chaloff, Ralph Burns, Eddie Safrancki, Don Lamond, qu’il a enregistré les quatre pièces qui forment ce disque.Disque agréable, où fourmillent les bons moments, avec, il faut bien le dire, un ton un peu surané, plus près de la nonchalance que de la ferveur.Compost — Life Is Round — Columbia KC 32031.Jack DeJohnnette qui dirige ce groupe nommé Compost est plus heureux comme side-man.Bien que supérieur, et de loin, à leur premier effort sur Columbia, ce microsillon nous présente ce qui n’est qu’une tentative de plus de capitaliser sur une problématique fusion du rock et du jazz.Au mieux, cela est charmant.Au pire, ça vous les coupe.si,so TOUS après Le Sang du condor ~W.SAMBIZANGA par Jacques Thériault Il faudrait un jour établir un Manuel-du-plus-que-parfait- petit-lecteur de- littérature-policière.Par les temps qui courent, cela va de soi, lusieurs titres de la Série oire gagneraient à être lus avec une attention particulière: “La source de la peur” de BHl Ballinger, “La dernière viree” de Thomas B.Reagan, “B comme Baptiste” de Janine Qriano, “Mariages rouges” de Paul Buck, “En petites coupures” d’Ed Mc-Bain, “Meurtre à la carte” de Frank McAuliffe, “Le crime présente la note” de John D.MacDonald, “Le paquet” de Donald Westlake, “Les em-bobineurs” d’André Gex, “Le prix des choses” de Francis Ryck, “Les rails sont rouges” de Clifton Adams.“A bulletins rouges” de Jean Vautrin, “L’homme au boulet rouge” de B.J.Sussman et J.P.Manchette, “Soleil rouge” de William Terry, “L’écharpe rouge” de Gil Brewer, “Le fleuve écarlate” de Lewis B.Patten, “Du sang sur les collines” de Brian Garfield, et encore des rougeurs — à la pelle! En attendant la publication de ce M.D.PQ P P.I.D.L P.au Québec, on attaquera sans plus tarder la lecture d’un essai sur la littérature policière que Jean-Marie Poupart a publié, l’an dernier, sous le titre “Les recréants”, aux éditions du Jour qui lancent ce soir ‘‘Le corps étranger” d’Hélène Ouvrard, le centième roman de la collection “Romanciers du Jour”.Je m’en voudrais, enfin, de ne pas mentionner cinq rééditions prestigieuses du Ellington hué ! BERLIN (AFP) - Un incident a marqué le concert donné vendredi soir, à Berlin-Ouest, par le pianiste et chef d’orchestre de jazz Duke Ellington, 74 ans, à l’occasion d’une tournée en Allemagne.Mécontent du chanteur Toni Watkins, qui se produisait en compagnie d’Ellington, le public a hué et sifflé les musiciens au point que le pianiste et sa formation ont dû quitter la scène.“C’est la première fois de ma carrière que pareille mésaventure m’arrive” a déclaré laconiquement Duke Ellington.côté de Gallimard, dans sa collection Carré Noir.VALLET (Raf): Mort d’un pourri, no.146, 252 pages.Publié il y a peu de temps dans Série Noire, ce roman était épuisé quelques mois plus tard.L’action se déroule en France où des politiciens et des hauts fonctionnaires sont de connivence avec des caïds de la Mafia.Ils mènent le bal jusqu’au jour où Xavier Maupin est mêlé malgré lui à une affaire de chantage et de meurtre.Tout ça parce qu’on a découvert l’existence d’un “Cahier” compromettant pour plusieurs membres importants du gouvernement, puis parce que Xav est persuadé que “ça va finir par faire sauter quelques ministres”.Plus près de la réalité que de la fiction.A lire sans faute.CHANDLER (Raymond): A- dieu ma jolie, no.135, 280 pages.Un classique de la littérature policière par l’un des écrivains les plus importants du genre.Le point de départ?Un bagnard libéré, un colosse de quelque 250 livres, part à la recherche de son ancienne petite amie après huit ans de détention.Un chef-d’oeuvre comparable à “Le grand sommeil”.HIMES (Chester): Couché dans le pain, no.137, 248 pages.A Harlem, un révérend se penche à la fenêtre et dégringole du deuxième étage sur le trottoir.Il serait mort si, par miracle, une vaste corbeille de pains n’avait pas amorti sa chute.On Ta poussé, il en est certain.Mais qui a poignardé l’homme qu’on retrouve, quelques minutes plus tard, dans la même corbeille?Par un autre “grand” de la série noire.DOMINIQUE (A.L.): Le gorille dans le pot au noir, no.136, 191 pages.Deux clans s’affrontent sur un rafiot: les Ouessantins et les Oranais.Les tueries et les noyades se succèdent mais ne se ressemblent guère.“Ils sont vaches, sur ce bateau! dira Géo.On peut s’en tirer une fois comme ça, deux fois à l’extrême rigueur.Mais à la troisième, on n’y échappe jamais, monsieur Paquet, jamais.” SIMONIN (Albert): Hotu soit qui mal y pense, no.138, 250 pages.Tout le monde rêvait de connaître ce Hotu légendaire qui, comme on dit, “réussissait des arnaques dantesques”.Mais, explique Paulo, “je crois que c’est plutôt des gens qu’il voudrait pas rencontrer qui lui donnent cette envie de se tirer”.avec la schnouffe! ENFIN, LE GROUPE LE PLUS POPULAIRE AU MONDE DANS UN FILM c EXTRAORDINAIRE! Ë fl ^ LES FILMS MUTUELS ttftl non?A L’AFFICHE ALOUETTE J18 STE-CATHERINE O.861-2807 HORAIRES: 12.40, ip^JN 2.20, 4.05, 3.50, .55,7.33, 9.20 P.M.DERNIÈRE RIPRÉ5EN-des .TATION A 9.10 P.M.] Le cinéma Capitol sera démoli Il y aura de la nostalgie dans l’air, dimanche prochain, alors qu’un gala au champagne marquera la fermeture du cinéma Capitol.Films des années folles, encan de tous les objets d’art (vases de chine, tableaux, meubles anciens qui ornaient les fastueux halls de ce cinéma, l’un des plus beaux de l’époque)— seront offerts au profit du Service bénévole de Montréal et du fonds de retraite des pionniers du cinéma du Québec.Dans un décor des années 20, on retrouvera tous les classiques de l’époque, du pianiste accompagnateur à Valentino en passant par la fameuse beauté dans son bain de champagne.Les hôtes de la soirée, les Cinémas Unis et Famous Players, dévoileront la maquette du nouvel immeuble pourvu Des musées subventionnés OTTAWA (PC) — Des sub- $84,000, qui lui permettra de vendons de l’ordre de $574,- défrayer ses frais de fonc-460 seront accordées aux tionnement.musées canadiens dans le cadre de la politique nationale des musées.Le Musée de Québec recevra pour sa part $146,000 pour lui permettre de préparer des expositions itinérantes, élargir ses services éducatifs et extérieurs ainsi que pour préparer les plans de son agrandissement.Le Musée McCord de Montréal a obtenu une subvention à court terme de de deux cinémas modernes et de dimensions plus adaptées aux goûts des cinéphiles.L’édifice s’appellera le Centre Capitol et la mise en chantier aura lieu dès que la démohtion sera terminée.Plusieurs collectionneurs attendent avec impatience cet événement, car la coutume de l’époque voulait que les propriétaires de salles ne lésinent pas sur la décoration et les tableaux d’époque.Les meubles sculptés et les marbres ont acquis une grande valeur au cours des années écoulées depuis l’inauguration, en 1921.jiL SOCIETE 1MOCVEEEE OE iSj CIMEIVIATOG*» AEHIE "ON A ÉTÉ RAREMENT, AUSSI LOIN.' ROBERT CHAZAL "PROVOQUE LA COLÈRE DE DEUX SPECTATEURS SUR TROIS." SPÉCIAL DERNIÈRE LA GRANDE BOUFFE & IX T"'*
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