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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-11-02, Collections de BAnQ.

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ISÊÉMÊtÊÊUÊttÊÊÊÊÊÊÊÊI la météo Nuageux et venteux.Maximum de 45 à 50.Aperçu pour samedi: généralement nuageux.Les fidèles défunts LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV - No 253 Sans renoncer à son option, te PQ peut en reculer l'échéance page 6 MsMw mr&rr ^BBSSSEBBSBÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ uve et Gaspésie: 20 CENTS) L’essence et l'huile coûteront deux cents de plus La taxe à l'exportation sera portée à $1.90 OTTAWA (par Claude Lemelin) — Le ministre fédéral de l’Energie, M.Donald Macdonald, a réclamé nier du Parlement l’autorisation de porter de .40 cents à $1.90 la taxe fédérale qu’il se propose d’instituer sur les exportations de pétrole brut canadien.Cette hausse, a-t-il dit, reflète l’escalade des prix pétroliers internationaux survenue depuis la déclaration de politique générale faite le 4 septembre dernier par le premier ministre Trudeau.“Cette taxe constitue une mesure directe des économies transmises au con- sommateur canadien à l’ouest de la vallée de l’Outaouais, par la politique gouvernementale de maintien des prix , a soutenu M.Macdonald.Mais si l’industrie pétrolière canadienne devra observer jusqu’au premier février 1974 le maintien volontaire des prix courants à l’ouest de la vallée de l’Outaouais, décrété le 4 septembre, elle est en revanche autorisée par la déclaration faite hier à hausser ses prix dans l’Est du Canada de manière à compenser pour les augmentations que chaque compagnie a subi en septembre et pendant la première moitié d’octobre de la part de ses fournisseurs d’outremer, soit les pays arabes et le Moyen-Orient.Selon M.MacDonald, l’augmentation moyenne des prix de l’essence et de l’huile a chauffage, auxquels les consommateurs sont les plus sensibles, sera d’environ deux cents le gallon au Québec et dans le reste de la région se situant à Test de la vallée de TOutaouais.En annonçant que le gouvernement Trudeau accédait aux demandes présentées récemment par les compagnies pétrolières, M.MacDonald a insisté que “ces demandes reflètent uniquement et je répète uniquement, les augmentations réelles des prix du pétrole brut auxquelles les importateurs ont déjà dû se plier”.Reste que la déclaration d’hier n’est guère réconfortante pour les consommateurs québécois et Atlantiques des produits pétroliers, puisque les raffineurs de TEst du Canada seront autorisés en temps opportun à faire refléter dans leur prix les augmentations des prix internationaux survenues pendant la deuxième moitié d’octobre ainsi que le mois de novembre.“Nos indications les plus sûres portent à croire que le prix moyen du pétrole brut livré à Montréal en provenance des hémisphères Est et Ouest augmentera de plus de un dollar le baril au cours de novembre”, a prédit à regret le ministre fédéral de l’Energie.En plus de ces deux mesures, M.Mac-Donald a annoncé hier: • que le gouvernement entendait autoriser une augmentation immédiate du prix des huiles à chauffage dans les ré- gions canadiennes situées à l’ouest de la vallée de TOutaouais, afin d’assurer les approvisionnements et d’empêcher qu’ils ne se déplacent à l’extérieur de ces marchés canadiens.A tous autres égards, le gel réclamé en décembre subsiste jusqu'au 1er février 1974 dans l’industrie pétrolière.• qu Ottawa étudie soigneusement à Theure actuelle “les moyens appropriés de diminuer la demande d’énergie au Canada, particulièrement dans le cas des produits et des régions que j’ai mention- Voir page 6 : L'essence wt Sir Christopher Soames, vice-président de la Communauté économique européenne, et M Mitchel Sharp, ministre canadien des Affaires extérieures, échangent une bonne blague lors de l'ouverture à Ottawa de la conférence de l'Institut canadien pour les Affaires internationales.(Téléphoto CP) La CEE songe à ouvrir une délégation à Ottawa par Claude Lemelin OTTAWA — Le gouvernement Trudeau lançait hier dans la capitale sa “semaine de l’Europe”, un effort de consultations avec la Communauté européenne dont la modestie et les chances de réussite contrastaient heureusement avec Tam-bitieuse “année de l’Europe” inaugurée il y a dix mois par l’administration Nixon, qui s'est noyée pour de bon ces jours derniers dans la poisse du pétrole arabe et la suie des dissensions américano-européennes apparues au sein de l’OTAN lors de l’alerte nucléaire décrétée unilatéralement par Washington au point culminant de la quatrième guerre israélo-arabe.Trois événements européens mobiliseront en effet la maison Pearson jusqu'à dimanche: • Le commissaire de la Communauté européenne chargé des relations extérieures, M.Christopher Soames, entamait hier des entretiens de deux jours avec le secrétaire d’Etat aux affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Alastair Gillespie, d’autres ministres fédéraux intéressés, ainsi que leurs conseillers économiques et diplomatiques.M.Soames est accompagné du directeur général des relations extérieures de la commission de Bruxelles, M.Thoe Hyzen, du directeur général adjoint de l’agriculture auprès de la même commission, M.Louis-Georges Rabot, du directeur général des affaires industrielles et technologiques, M.Ronald Grierson, et du directeur général de Ténergie, M.Davis.• Pendant ce temps, sur la colline parlementaire, les comités des affaires extérieures du Sénat et des Communes tenaient une séance conjointe avec une délégation du parlement européen présidée par le député français, M.Pierre-Bernard Couste, dont les travaux ont donné lieu à un communiqué exprimant la volonté unanime des participants de voir la communauté européenne ouvrir très prochainement une délégation permanente à Ottawa.Aujourd’hui, enfin, débute à Ottawa une conférence de deux jours sur les relations canado-européen-nes, patronnée conjointement par le ministère des Affaires extérieures et l’Institut canadien des affaires internationales.Le climat détendu, engageant, fort propice à la concertation et à la coopération qui a marqué les entretiens d’hier a favorablement impressionné les délégués européens, qui avaient dû subir à Washington, les jours précédents, les reproches et l’amertume de leurs Voir page 6 : La CEE Jacques-Yvan Morin appréhende un "coup de main" constitutionnel par Michel Roy M.Jacques-Yvan Morin est convaincu oue la rencontre qu’auront MM.Trudeau et Bourassa aujourd’hui même à Ottawa fait planer sur le Québec “la menace très précise d’un nouveau coup de main constitutionnel”.Nouveau député péquiste de la circonscription de Sauve, où il a recueilli lundi une majorité de plus de 2,700 voix, M.Morin a fait part au DEVOIR hier de ses réactions — celle du constitutiona-liste et de l’homme politique — à Tan-nonce de l’entretien des deux premiers ministres et de la relance prevue des débats sur la révision constitutionnelle.M.Morin est d’avis qu’Ottawa cherche à relancer la réforme constitutionnelle à la faveur d’une victoire électorale qui, “largement artificielle”, peut être et a été interprétée comme une sorte de référendum sur Tindépendane.“L’occasion est belle pour M: Trudeau, qui doit redorer son blason avant les prochaines élections fédérales, prévues pour le printemps, de remettre en marche le processus brutalement interrompu par le NON de M.Bourassa au lendemain de Victoria et, de la sorte, de se présenter aux prochaines élections comme le père de la nouvelle confédération, ayant réussi malgré tout ce qui se passe au Québec à mater finalement Tenfant rebelle".Ottawa et Québec voudraient aussi, selon lui, profiter de l’état relatif de désorganisation où va se trouver l'Opposition québécoise durant une certaine période de flottement avant qu’elle ne trouve les moyens d’exprimer le poids de sa force.Deux fois depuis le début de la campagne, M.Bourassa a fait référence à la réouverture du dossier constitutionnel, a rappelé Jacques-Yvan Morin qui signale en outre 1 engagement des Libéraux dans leur programme: “le prochain gouvernement libéral du Québec demandera la réouverture du dossier de la révision constitutionnelle.” “Donc, dit-il, la volonté d’ouverture ne venait pas seulement d’Ottawa.Elle venait aussi de lui.C’est assez étonnant car les Libéraux ont plus à perdre d’une formule de révision constitutionnelle analogue à celle de Victoria que les indépendantistes eux-mêmes.” En effet, pour les indépendantistes, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, quelle que soit la tormule d’amendement, n’est pas un obstacle au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.Le professeur Morin estime que les Libéraux et M.Bourassa, dans la perspective d'une réforme du fédéralisme, ont beaucoup à perdre.Ceux qui souhaitent le rapatriement de certaines compétences — comme les communications, la main-d’oeuvre, l’immigration — auront tout perdu le jour où serait appliquée la formule de Victoria puisque celle-ci rend impossible tout changement au partage des compétences sans le consentement d’une majorité pondérée des provinces.Mais puisqu’il est lui-même indépendantiste et que la constitution, qu’elle soit rapatriée ou non, modifiée ou non, n’est pas un obstacle à la réalisation de son objectif, pourquoi M.Morin attache-t-il une telle importance à la reprise du débat et aux questions qu’il soulève?Le député péquiste de Sauvé répond que la formule contenue dans la Charte de Victoria (juin 1971) lui parait “dangereuse” si Ton oublie les différences entre Libéraux et indépendantistes, si Ton se place du point de vue de l’intérêt global des Québécois.“Je ne peux pas me résoudre à pratiquer la politique du pire.Par tempéra- ment, par formation.Je crois au contraire qu’il faut être très concret dans ces questions et jamais, sous prétexte qu’on veut arriver à un objectif global à long terme on ne doit négliger les détails aujourd’hui”.Il était fatal que Ton finisse par rouvrir le dossier de la révision constitutionnelle puisque trois dossiers au moins sont pendants.Mais ce qui frappe M.Morin, c'est l’empressement avec lequel on s’y engage.“Profitant de cette majorité factice et d’une assemblée qui impressionne les badauds parce que les Libéraux ont pris plus de 100 sieges, M.Trudeau, avec un machiavélisme imperturbable, sans laisser à M.Bourassa le temps de rouvrir ses dossiers, tente de l’amener sur son terrain.Evidemment, il est pressé.Il fera peut-être des élections au printemps.Il n’a donc que quelques mois.“Mais, moi je dis que c’est un dossier trop complexe, trop sérieux pour qu’on puisse de la sorte, par opportunisme politique, et pour servir les fins de M.Trudeau, lier les mains du Québec pour un avenir prévisible, ne serait-ce que pour les quatre prochaines années.” Le premier ministre, poursuit M.Morin, ne peut oublier qu’il a reçu l’appui de tous les Québécois à la suite de son NON de Victoria.Or, rien ne justifie aujourd'hui une attitude différente à Té-gard du projet soumis en juin 1971.Voir page 2 : Jacques-Yvan Morin Aujourd'hui à Ottawa Bourassa rencontre Trudeau QUEBEC (Le Devoir) — Le premier ministre du Québec doit rencontrer aujourd’hui le premier ministre du Canada à Ottawa.L'entretien aura lieu à la résidence de M.Trudeau au début de Taprès-midi.Les deux hommes examineront notamment les conditions auxquelles pourraient reprendre, à brève é-chéance, les négociations touchant la révision constitutionnelle, interrompues à Victoria, en juin 1971, par suite du refus opposé par le Québec à un projet de charte constitutionnelle.Mercredi, aux Communes, re- Eondant à une question de M.Rock aSalle, député de Joliette, M.Trudeau a déclaré que son gouvernement serait heureux de “rouvrir les conférences constitutionnelles” si le nouveau gouvernement du Québec peut en arriver à des propositions “compatibles avec les positions fédérales et acceptables en général par les Canadiens '.On ne sait qui, de M.Trudeau ou de M.Bourassa, a pris l’initiative de la rencontre.Mais on rappelle qu’en fin de soirée, lundi, le premier ministre du Canada a téléphoné au chef du Parti libéral du wmsu Québec pour le féliciter de sa victoire électorale.C’est au cours de cet entretien, croit-on, que Tun ou l’autre aurait suggéré l’entretien.Dans l’entourage de M.Bourassa, on ne juge pas “prématuré” l’examen des conditions propices à une reprise du débat sur la constitution.Mais on indique que les discussions, d’abord entre Ottawa et Québec, puis entre Ottawa et l’ensemble des provinces, pourraient “très probablement" reprendre dans les mois qui viennent.Voir page 2 : Bourassa-Trudeau Trop peu trop tard?Nixon nomme un procureur général et un enquêteur spécial indépendant WASHINGTON (d’après AP, AFP et Reuter) — Le président Nixon s’est efforcé hier de normaliser la situation chaotique créée par les derniers rebondissements de la crise du Watergate, en nommant un nouveau procureur général, le sénateur républicain William Saxbe, ainsi qu’un nouvel enquêteur spécial l’avocat démocrate texan Léon Jaworski.En annonçant ces deux nominations, le président Nixon a donné toute assurance qu'il ne renverrait pas le nouveau procureur spécial, ainsi qu’il Ta fait L'URSS fait objection à la participation du Canada à la force de paix OTTAWA (CP) — La participation du Canada à la mission de maintien de la paix des Nations unies au Moyen-Orient vient d’être remise en question à la suite des objections soulevées par l’URSS.Le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, a annoncé hier aux Communes qu’aucun militaire canadien ne serait affecté au Moyen-Orient avant que cette affaire ne soit tirée au clair.M.Sharp doit rencontrer à ce sujet des M.Mme Meir suggère un tracé des lignes de la trêve plutôt qu'un couloir d'accès WASHINGTON (d’après AP et AFP) -Plutôt qu’un “couloir d’accès”, Mme Gol-da Melr, premier ministre d’Israël, a suggéré hier à la Maison-Blanche que son pays et l’Egypte négocient un nouveau trace des lignes du cessez-le-feu, impliquant des mouvements de troupes de part et d’autre du canal de Suez.L’idée d’un "couloir d’accès” pour ravitailler, à travers les lignes israéliennes, les 20,000 hommes encerclés de la 3e armée égyptienne, avait été lan- cée par le département d’Etat comme une “possibilité’' à l’étude.Démentant énergiquement que les Etats-Unis exercent des pressions sur son rgiqu at de pays pour “l’amener là” où il ne veut pas aller ’.Mme Meir (voir page 9) a, quant à elle, fait valoir que les lignes du cessez-le-feu étaient trop “fluides” et qu’il faudrait plutôt s'entendre sur des mouvements de troupes en vue d’établir des lignes définitives du cessez-le-feu.En outre, Mme Meir, qui a été reçue par le président Nixon au lendemain de la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, M.Ismail Fahmi, tout en félicitant du soutien américain, a plaidé ce qui, pour elle et son gouvernement, est une priorité absolue: le cas des prisonniers de guerre détenus en Syrie et en Egypte.C’est ainsi que le premier ministre d’Israël a estimé que la détente est souhaitée par tous mais que son pays ne voulait pas payer la note afin que “tout le monde soit heureux ”, Au cours de sa conférence de presse, Mme Meir a également dit que son pays n’avait pas établi une carte de la paix mais qu'à part Jérusalem, pratiquement tout pouvait être négocié au cours d'une conference de la paix.De leurs côtés, tant le président Nixon que le secrétaire d’Etat, M.Kissinger (qui entreprend dès dimanche une tournee de capitales arabes) ont jugé très Voir pag* 2 : Mme Meir aujourd’hui le secrétaire-général Nations unies, M.Kurt Waldheim.L’Union soviétique, a expliqué Sharp hier, ne s’objecte pas à la partici nation du Canada à la mission de paix au Moyen-Orient, mais voudrait qu’un pays membre du pacte de Varsovie soit représenté au sein de la mission, pour faire équilibré avec le Canada, membre de l’OTAN.On ignore encore si la participation du Canada serait inacceptable à TURSS si M.Waldheim opposait un refus à la participation d’un pays membre du pacte de Varsovie à la mission de maintien de la paix.M.Sharp a aussi annoncé que le débat spécial des Communes sur la participation canadienne à cette mission avait été remis.M.Waldheim, a-t-il déclaré aux députés, éprouve certaines difficultés à déterminer la composition de cette mission.La déclaration de M.Sharp est intervenue peu de temps après les premières dépêches annonçant que l’Union soviétique avait posé des objections à la composition de cette mission lors d’une réunion du conseil de sécurité, mercredi.Ottawa n'a pris connaissance des ob-iections soviétiques qu'hier seulement, e Canada ne faisant pas partie du Conseil de sécurité.Voir paq* 2: L'URSS P° 1 approbation des leaders des deux partis du Congrès.Le procureur général intérimaire Robert Bork, en commentant la nomination de Jaworski, a renouvelé la promesse que ce dernier obtiendrait "une entière coopération de l’exécutif dans la poursuite de son enquête”.II a aussi ajouté qu’il “était absolument clair” que Jaworski serait libre d’user de tous les moyens juridiques pour obtenir des enregistrements ou documents présidentiels supplémentaires, s’il le jugeait nécessaire.Le nouveau procureur spécial a d’ailleurs lui-même confirmé, lors d’une conférence de presse, qu’il n’avait accepté de prendre cette charge qu’en raison des assurances qui lui avaient été données sur sa liberté d’action: “H n’y a aucune restriction, je n’ai aucune interdiction d’engager toute action que je peux estimer devoir engager”.Agé de 68 ans, M.Jaworski exerça comme avocat au Texas et fut en 1971 et 1972 président de l’Association du Barreau américain.Démocrate et conseiller juridique du président Johnson, il fut conseiller de la commission Warren chargée d’enquêter sur l'assassinat du président John Kennedy.Quant au sénateur William Saxbe, qui succède à M.Elliot Richardson et dont Voir page 2 : Richard Nixon Rosé d’Anjou Royal de Neuville Pétillant.méthode Champenoise. 2 • Le Devoir, vendredi 2 novembre 1973 Par ailleurs, le colonel suédois Ake Bendrik, officier de liaison des observa- teurs de l’ONU en Egypte et ai fonction provisoirement d'officier de ui faisait icier suites de la première page MME ME!R constructif l’entretien d’hier à la Maison-Blanche, ajoutant que des progrès étaient enregistrés.Parallèlement, à l’aéroport de Koweït, se tenait une conférence arabe au sommet, réunissant le président Sadate d’Egypte, Assad de Syrie et l’émir Sabah al-Saîem al-Sabah, du Koweit.Aucune indication n’a été fournie sur la teneur de cette rencontre tripartite impromptue et peu après les présidents syrien et égyptien regagnaient leur capitale respective.Il reste que la Syrie rejette d’office toute idée de négociation avec Israël, estimant que la seule solution est un retrait total de tous les territoires arabes.Dans ce contexte, on croit savoir que c’est Damas qui a refusé de recevoir Henry Kissinger au cours de sa tournée prochaine.D’autant que pour le département d’Etat les négociations qui pourraient s’ouvrir dans le cadre d’une eventuelie conférence de paix entre Israël et ses voisins arabes devraient être directes.Ceci n’exclut pas cependant, a indiqué un porte-parole, les auspices soviétiques et américains prévus par la résolution du Conseil de sécurité.Au moment où se tenait le sommet de Koweit, on annonçait à Alger que le président Nixon a fait parvenir au président Houari Boumediene un message ayant trait à l’évolution de la situation au Proche-Orient.On rappelle que le chef d’Etat algérien avait effectué un voyage-surprise à Moscou aux premiers jours de la guerre israélo-arabe et que sa visite avait coincidé avec l’instauration d’un pont aérien soviétique de matériel militaire aux Syriens et aux Egyptiens.De même, il faut se rappeler le rôle joué par M.Boumediene au sommet des non alignés d’Alger et ses tentatives de tenir une réunion des ministres africains des Affaires étrangères sur le problème du Proche-Orient.Sur le terrain, une nouvelle rencontre a eu lieu hier après-midi, au kilomètre 101 sur la route Suez-Le Caire, entre officiers supérieurs israéliens et égyptiens.Selon le communiqué du porte-parole militaire israélien, le problème des prisonniers et des questions liées au cessez-le-feu ont été examinés.Quant aux effectifs de la force d’urgence des Nations unies qui opéreront en Egypte, ils seront de 2.315 hommes, a indiqué hier au Caire un porte-parole de la FUNU.Ces effectifs seront composés de 500 Autrichiens, de 855 Finlandais, 570 Suédois et 390 Irlandais.Jusqu'à présent les Casques bleus arrivés en Egypte sont: 205 Autrichiens, 221 Finlandais opérant dans le secteur-sud du canal, 234 Suédois, dans le secteur central et 129 Irlandais.presse de la force d’urgence va être transféré dans les deux jours en Suède, apprend-on de source diplomatique.Le colonel Bendrik avait tenu une conférence de presse dans laquelle il avait souligné l’impossibilité pour la force d’urgence d’établir des lignes du cessez-le-feu du 22 octobre, et la nécessité pour elle de recevoir de nouvelles instructions de New York.Pour sa part, le porte-parole militaire égyptien a démenti catégoriquement “les allégations du porte-parole militaire israélien concernant des incidents qui auraient eu lieu jeudi matin entre forces égyptiennes et israéliennes dans le secteur de Giddy’’, a annoncé l’agence d’information du Moyen-Orient.Enfin, Mme Golda Meir s'entretiendra une fois de plus aujourd’hui avec le secrétaire d’Etat avant de quitter Washington demain pour regagner Tel Aviv.En plus de sa rencontre avec M.Kissinger, le premier ministre d’Israël recevra M.James Schlesinger, secrétaire à la Défense, avec qui elle discutera des problèmes d’approvisionnement des forces armées israéliennes.Mme Meir recevra également des délégations de sénateurs, de représentants et de dirigeants d’organisations Israélites américaines.JA CRUES- YVAI\I MORIN A Victoria, rappelons-le, M.Bourassa avait tenté d’obtenir ce que Ton avait alors appelé la “primauté législative” en matière de sécurité sociale en échange de la formule de la Charte de Victoria.A la différence de la proposition Fulton-Favreau qui exigeait l’unanimité des provinces pour modifier la répartition des compétences législatives, les droits et privilèges des legislatures ainsi que l’usage du français et de l’anglais, la formule de Victoria postulait une majorité dite “qualifiée”; il fallait avant de procéder à des changements l’accord du Québec, de l’Ontario, de deux provinces à l’ouest de l’Ontario et de deux provinces à l’est du Québec; il fallait en outre le consentement d’Ottawa.“Pour le Québec, affirme le professeur Morin, l’obstacle est le même qu’à l’époque de la formule Fulton-Favreau puisqu’il aurait dû solliciter l’accord de l’Ontario et de quatre autres provinces, obstacle qui me paraissait aussi insurmontable que l’unanimité,” Il est vrai que le Québec disposerait d’un droit de veto.C’est un droit qui lui aurait été utile à l’époque de la centralisation excessive et de M.Duplessis.Mais dans une problématique contemporaine.explique M.Morin, alors que le Québec cherche plutôt à étendre ses compétences, ce n'est pas le veto oui est important, “c’est plutôt le OUI des autres”.Le nouveau député de Sauvé se résigne cependant à envisager l’hypothèse d’une reprise du débat constitutionnel et d’une adhésion éventuelle du Québec à la Charte.“Les Québécois, au cours de cette campagne électorale, ont été un peu trop victimes de la peur.Ils risquent de récolter les fruits amers de la peur.” M.Morin reproche enfin aux crédi-.listes et aux unionistes, parmi lesquels se trouvent “d’excellents Québécois, prêts à nous rejoindre”, d'avoir si- Notre ambassade au Chili s'est-elle montrée assez accueillante envers les réfugiés?OTTAWA (par Claude Lemehn) — Un mécontentement certain subsiste dans les milieux politiques fédéraux devant l’attitude affichée par l’ambassade du Canada à Santiago à l’endroit des résidents chiliens de diverses nationalités qui ont cherché refuge auprès d’elle après le putsch militaire qui a renversé il y a deux mois le gouvernement Allende.Le ministre des Communications, M.Gérard Pelletier, aurait notamment demandé à son collègue des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp de vérifier le bien-fondé d’allégués inquiétants qui ont été portés a son attention par des milieux pro-chiliens de Montréal.“Il apparaît tout au moins que notre ambassade ne s’est pas montrée aussi accueillante que certaines autres”, commentait récemment un député libéral.Il n’est pas encore clair, toutefois, si c’est le règlement des affaires extérieures régissant le droit d’asile, ou encore l’interprétation qu’en ont faite à Santiago les diplomates canadiens, qu’il faudrait gné leur propre arrêt de mort en attaquant le Parti québécois, “contribuant de la sorte à attiser la peur d’un lendemain qui paraissait incertain, et reporter sur le Parti libéral une majorité en grande partie artificielle”.BOURASSA-TRUDEAU A Ottawa, on ne cache pas que les deux premiers ministres aborderont surtout la question de la réforme constitutionnelle.Mais on ne s’étonne pas vraiment de Tem-pressement avec lequel, les boîtes de scrutin à peine refermées, M.Bourassa va évoquer ce problème à Ottawa.N'a-t-on pas lu au Québec le dernier paragraphe de la page 76 du programme libéral qui porte que "le prochain gouvernement libéral du Québec demandera la réouverture du dossier de la révision constitutionnelle”?C’est la question que l’on pose avec candeur dans les milieux proches de M.Trudeau.M.Bourassa se rend à Ottawa pour assister aussi à la cérémonie de la remise de la médaille Vanier •à M.Julien Chouinard chez le gouverneur général du Canada, médaille attribuée par l’Institut d’administration publique du Canada “pour services exceptionnels et distingués”.M.Chouinard est secrétaire général du Conseil exécutif du Québec.A un journaliste, M.Bourassa a d’autre part indiqué qu’il entendait discuter avec M.Trudeau l’une des Bourassa veut accentuer le rôle des commissions parlementaires QUEBEC (PC) — Même si l’opposition est décimée, le premier ministre Robert Bourassa ne veut pas créer une Chambre des représentants qui se trouverait, selon lui, à ressusciter le Conseil législatif aboli en 1968.Au cours d’une entrevue accordée à la Presse Canadienne, le premier ministre a déclaré vouloir plutôt ac- centuer encore davantage le rôle des commissions parlementaires, qu'il a d'ailleurs lui-même amplifié au cours de son premier mandat.Selon M.Bourassa, ces commissions parlementaires ont eu justement comme rôle, au cours des dernières années, d'agir comme une véritable chambre des représentants, alors que chaque groupe inté- ressé par un problème particulier a eu le loisir de venir faire entendre son point de vue à l'Assemblée nationale.“Etant donné que les débats parlementaires vont être beaucoup plus courts maintenant, nous aurons plus de latitude pour faire siéger les commissions parlementaires."Je n'ai pas l'intention non plus de faire siéger trois ou De "vrais créditistes" contestent le leadership d'Yvon Dupuis QUEBEC (PC) - L’ex-chef du parti créditiste, M.Camil Samson, réélu dans son comté de Rouyn-Noranda, n’a pas encore décidé s’il va reprendre les destinées de son parti en main.Interrogé hier au téléphone sur son avenir au sein de cette formation politique, M.Samson a noté qu'il était beaucoup trop tôt pour prendre une décision maintenant.Il veut se donner le temps d’analyser cette question en profondeur.D’ailleurs, a précisé M.Samson, “je dois rencontrer M.Yvon Dupuis la semaine prochaine, et nous examinerons la situation à la lumière des faits que nous connaissons”.M.Samson devait ajouter par ailleurs que, depuis le 29 octobre, jour de l’élection, il a re-¦I de nombreux appels téléphoniques de “vrais créditis- tes” qui veulent remettre toute cette affaire en question, dont le leadership du parti.“D'autres personnes en ont reçu aussi”.Au début de l’année, comme l’on se rappelle, M.Yvon Dupuis devait prendre la direction de ce parti en promettant de faire une percée dans l’île de Montréal et porter les créditistes au pouvoir.Mais les résultats ont été différents.Au soir de l’élection, M.Dupuis devait mordre la poussière dans son propre comté et, à l'exception de deux, soit MM.Fabien Roy et Camil Samson, tous les autres candidats ont connu la défaite.Concernant le rôle du Parti créditiste à l’Assemblée nationale avec deux représentants seulement, M.Samson a rejeté l'idée d’une alliance avec le Parti québécois, corn- CAMELOTS ST-BRUNO BELOEIL ST-HILAIRE ST-HYACINTHE Revenus intéressants Composez: St-Hyacinthe 774-8221 ou Montréal 844-3361 me l’avait laissé entendre le député de Beauce-Sud, M.Fabien Roy.“Il pourra y avoir une certaine collaboration avec le Parti québécois sur l’attitude à prendre devant un projet de loi, mais ça n’ira pas plus loin que ça.“Nous sommes des crédi-tistes et nous allons le demeurer.Ce n’est pas tellement le nombre de députés qui compte, a-t-il ajoute, mais la capacité de travail des gars qui sont en place”.Il devait conclure que “la seule collaboration qui existera avec le PQ sera celle d'établir une stratégie parlementaire car nous sommes seulement huit dans l’opposition”.M.Samson a par ailleurs refusé de formuler des commentaires selon lesquels, s’il avait conservé le leadership de son parti, il aurait fait élire de 30 à 35 députés.Une chose est certaine, a ajouté M.Samson, “cest que moi je ne laissera pas tomber le parti”.Entre-temps, M.Yvon Dupuis continue sa méditation sur son avenir politique.Le soir de la défaite, il déclarait à Saint-Jean qu'il était encore beaucoup trop tôt pour annoncer telle ou telle décision.Rejointe à son domicile jeudi, son épouse, Mme Roberte Dupuis, a laissé tomber que le chef du Parti créditiste élu depuis février n’avait encore aucun commentaire à faire.“Tenez-vous en à sa déclaration du 29 octobre”, a-t-elle dit, lors d’une très brève conversation téléphonique.quatre commissions parlementaires en même temps comme par les années passées”, a affirmé le chef du gouvernement.M.Bourassa a dit vouloir agir avec un maximum d'ouverture d’esprit et de flexibilité en vue de faciliter la tâche des députés de l’opposition dont le nombre a été réduit à huit lors du scrutin du 29 octobre.Le Parti québécois en a fait élire 6, le Parti créditiste 2 et l’Union nationale aucun, alors que les libéraux balayaient la province avec 102 sièges.En fait, a expliqué M.Bourassa, le nouveau rôle de ces commissions parlementaires aura pour effet de pondérer un résultat électoral comme celui que nous avons connu et “nous assistons pour ainsi dire à la modernisation de notre processus démocratique”.Il a conclu en disant que la majorité des projets de loi seront présentés devant ces commissions, donnant le loisir ainsi à chaque intéressé de venir exprimer son opinion.Cependant, a-t-il tenu à préciser, “je ne m’engage pas a soumettre tous les projets de loi que nous présenterons devant une commission parlementaire.Nous avons des responsabilités à prendre en certains domaines et nous les prendrons.Je ne veux pas avoir les mains attachées.” Sur un autre sujet, contrairement à ce qui a été publié dans certains journaux, M.Bourassa a précisé que son cabinet ne sera pas composé de 30 ministres et plus.“La composition de mon cabinet, que je dévoilerai dans une quinzaine de jours, sera sensiblement la même qu’avant les élections alors qu’il y avait 26 ministres.Ca pourrait aller jusqu’à 27, a mentionné M.Bourassa.” Lors de la session qui débutera le 22 novembre, en plus de la loi sur les allocations familiales, M.Bourassa entend présenter deux ou trois autres législations afin que les travaux se poursuivent pendant trois semaines environ.Il n’a cependant pas voulu préciser lesquelles, puisque le Conseil des ministres ne s’était pas encore prononcé sur cette question.surtout mettre en cause.A la maison Pearson, on reconnaît qu’un certain nombre de personnes ont été refoulées par l’ambassade canadienne parce que ses diplomates ne les ont pas jugées admissibles d’après ce règlement.Mais on s’empresse d’ajouter que le comportement du Canada, à cet égard, se situe “dans la bonne moyenne”: si certaines ambassades ont été plus accueillantes, que celle d’Ottawa, d’autres l’ont été beaucoup moins.Les Affaires extérieures précisent, à ce propos, que l’ambassade canadienne a abrité 58 personnes pendant une ou plusieurs nuits, tandis qu’une dizaine d’autres étaient confiées à d’autres ambassades, mieux équipées pour les recevoir.Parmi ces personnes, on retrouvait un fort contingent de canadiens, mais aussi des citoyens du Chili, de l’Uruguay et du Brésil, dont le nombre n’a pas été précisé.Cela dit, on reconnaît d’emblée, à la maison Pearson, que le droit d’asile stipulé par le règlement questions évoquées au cours de la campagne: la sécurité culturelle dans un fédéralisme économique.Enfin, M.Bourassa a déclaré à la presse qu’il n’entend pas s’offrir de vacances malgré l’épuisante campagne électorale qu’il vient d’achever.RICHARD NIXON la nomination doit être encore confirmée par le Sénat, il s’était acquis une réputation de “colombe” dans le parti républicain, en s’opposant notamment aux bombardements sur Hanoi, en décembre 1972.Il avait alors déclaré que le président Nixon “avait perdu la raison" en ordonnant la reprise des bombardements.Agé de 57 ans, M.Saxbe acquit une formation de juriste à l’université de l'Ohio: il occupa ensuite divers postes au sein de l'administration de cet Etat avant de devenir sénateur en 1969.La réaction des sénateurs à ces nominations ne s’est guère fait attendre; peu convaincus des promesses du président quant à l’autonomie de M.Jaworski, MM.Adlai Stevenson et Birch Bayh, qui avaient déposé un projet de loi demandant que le nouveau procureur spécial soit nommé par une cour indépendante de l’exécutif, ont déclaré: “Nous avions fait confiance auparavant aux promesses du président et le Congrès a été abusé.Il ne peut y avoir de procureur spécial vraiment indépendant sans l'intervention du Congrès”.D’autre part, la révélation tardive que deux des bandes enregistrées des conversations du président sur le Watergate, qui devaient être remises à la justice, n’ont jamais existé, a accru dans les milieux politiques et dans l’opinion publique le soupçon que M.Nixon a quelque chose à cacher.“C’est une aggravation dramatique du problème de la crédibilité de ce gouvernement”, a déclaré le sénateur républicain Mark Hatfield.“Nous sommes parvenus à un point où la destitution peut être nécessaire”, a dit de son côté le sénateur démocrate Frank Moss.Même le sénateur Barry Goldwater, qui fait figure de “conscience du parti républicain”, a estimé que le président ne serait peut-être pas capable de se relever de cette situation, et il a renouvelé son appel au président Nixon pour qu'il se présente devant la commission Ervin.Ce qui paraît le plus incroyable à tout le monde, c’est que la Maison-Blanche s’aperçoive seulement maintenant que deux des enregistrements réclamés depuis près de quatre mois n’ont jamais existé.Le conseiller présidentiel Fred Buzhardt a tenté d’expliquer ces défaillances techniques du matériel “sophistiqué” de la Maison-Blanche: lorsque la bande magnétique est arrivée à bout de course, la mise en marche automatique d’un autre enregistreur n’aurait pas fonctionné.Le conseiller a invité le juge Sirica à remettre ces enregistrements à des techniciens spécialisés qui “détermineront que les bandes sont complètes et n’ont été manipulées d’au- du ministère est un des plus restreint qui soit.“En des circonstances extraordinaires, une mission diplomatique (mais pas un consulat) peut donner asile, pour des raisons humanitaire, à une personne, de nationalité canadienne ou non, dont la vie se trouve en grand danger durant des troubles ou des émeutes politiques”, dit ce règlement, dont deux autres alinéas ne s’appliquent qu’aux ressortissants canadiens.A prime abord, ce règlement proscrit donc l’asile pour éviter a quiconque, disons, des sévices corporels comme la torture qui ne lui enlèverait pas la vie, une mise sous arrêt ou une séquestration arbitraire ou tout autre déni de justice.Au surplus, il faut que la vie du réfugié soit en “grand danger”, plutôt qu’en danger sous sa protection; et encore faut-il que ce danger provienne de troubles ou d’émeutes politiques, plutôt que d’autres développements politiques, comme par exemple un coup d'Etat sans violence ou toute autre interruption du fonctionnement des ins- cune façon que ce soit”.Pourtant, un technicien des services secrets, qui témoignait hier devant le juge Sirica, a révélé que le conseiller présidentiel Stephen Bull aurait reçu un important enregistrement qui contiendrait les conversations du 15 avril et des jours précédents tenus par le président dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.Haldeman aurait d’ailleurs écouté ces enregistrements que lui avait remis M.Bull, les aurait gardés deux jours chez lui puis les aurait retournés au conseiller présidentiel.Par ailleurs, M.Clark MacGregor, ancien directeur de la campagne électorale de M.Nixon, a déclaré devant la commission Ervin qu’il avait été trompé par des conseillers de la Maison-Blanche qui s’étaient servis de lui pour masquer l'étendue du scandale du Watergate.Affimant qu’il avait été exclu des réunions que des conseillers de la Maison-Blanche et des membres de la CIA avaient tenues sur l'affaire, M.MacGregor avait été amené à déclarer publiquement qu'aucun membre de la campagne de M.Nixon n’avait participé au scandale.Le témoignage de MacGregor contredit ainsi celui de John Ehrlichman, qui avait affirmé qu'il avait demandé à Mac Gregor de mener une enquête énergique sur l’éventuelle compromission d’un membre de la campagne républicaine dans l’affaire du Watergate.Pour sa part, la commission sénatoriale des reglements a commencé hier ses auditions en vue de la confirmation de M.Gerald Ford au poste de vice-président.Le sénateur Howard Cannon, président de la commission, a souligné l’importance de cette confirmation, car il ne s’agit rien de moins que “la sélection d'un président des Etats-Unis”.M.Ford a d’ailleurs déclaré que le Congrès devait poursuivre la procédure de destitution du président parce que c’était le meilleur moyen de clarifier la situation, bien qu’à son avis il n’y ait pas matière à destitution.Z URSS Les difficultés qu’éprouve l’U.R.S.S., a informé M.Waldheim, portent “sur l’ampleur de la participation canadienne, sur la possibilité d’équilibrer la participation du Canada par celle d’un autre pays membre du pacte de Varsovie et enfin sur l’acceptation de la participation canadienne par toutes les parties en cause.” Aux Nations Unies, on laisse d’autre part entendre que le mécontentement de l’URSS aurait d’autres raisons.D’abord, on soutient du côté soviétique que le secrétaire général aurait invité le Canada à participer à cette mission sans avoir consulté assez sérieusement les autres membres du Conseil de sécurité.On affirme aussi que la question de la participation canadienne n’est qu’une des très “sérieuses divergences” qui sont intervenues dans un débat à huis clos des membres du Conseil de sécurité.Hier, M.Sharp a assuré les députés que le 28 octobre, M.Waldheim lui avait confirmé par écrit que la participation titutions politiques ou judiciaires.C’est ce règlement plutôt mesquin que les diplomates canadiens en poste à Santiago ont dû interpréter, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, étant donné par exemple les nombreux militants de la démocratie et du changement social d’Amenque latine auxquels le gouvernement Allende avait donné asile.Encore faut-il souligner que, pendant la première semaine qui a suivi le putsch militaire, ce n’est pas le chef de la mission canadienne, l’ambassadeur Andrew Ross, qui a tranché les cas les plus litigieux, puisqu’il se trouvait bloqué à la frontière de l’Argentine, où 1 avait appelé ses affaires personnelles.Cette tâche hautement délicate et lourde de responsabilité a donc été assumée par un chargé d affaires — diplomate nécessairement moins prestigieux et moins expérimenté que l’ambassadeur — pendant la période la plus critique, alors même que se multipliaient les arrestations et les exécutions arbitraires.du Canada à cette mission de paix était acceptée par toutes les parties en cause.“Ce problème ne pourra être résolu que par des contacts personnels avec le secretaire général”, a déclaré M.Sharp.Par la suite, il a confié à des journalistes une récente conversation avec l'ambassadeur de l’URSS à Ottawa, M.Alexandre Yakovief, dans laquelle ce dernier soulignait non pas l’objection de l’URSS à la participation du Canada à la mission de paix, mais son inquiétude devant le déséquilibre de cette mission qui ne comporterait pas de représentant d’un pays membre du pacte de Varsovie.La mission de paix, forte de 7,000 hommes, groupera des représentants du Canada, de l'Autriche, de la Finlande, de la Suède et de l’Irlande.On estime à 1,000 ou 1,500 les effectifs canadiens, qui seront affectés à la logistique de la mission: approvisionnement, communications, transport.Les forces armées canadiennes étaient prêtes à envoyer quelque 200 hommes au Moyen-Orient dès samedi.Si M.Sharp peut obtenir aujourd'hui réponse à toutes les interrogations qui se posent, il est possible que ce premier départ ait lieu comme prevu.La semaine dernière, en donnant son approbation à la mise sur pied d’une mission de paix au Moyen Orient, l’Union soviétique avait demandé qu’un équilibre entre l’Est et l’Ouest soit atteint dans la composition de cette mission.Jusqu’à maintenant, avait fait remarquer l’URSS, les missions de paix de 1 ONU ont été constituées presque exclusivement de nations membres de l’OTAN et de représentants de pays de l’Europe de l’Ouest.On fait remarquer d’autre part aux Nations Unies que les objections de l’URSS à la participation du Canada, présumément parce que les membres du Conseil de sécurité n’ont pas été informés de l'invitation qui a été transmise à Ottawa, sont sans fondement.Le secrétaire général des Nations Unies, M.Waldheim, a parlé de la participation canadienne pour la première fois samedi dernier au Conseil de sécurité, en demandant aux membres s’ils avaient des objections à formuler.Aucun n’a élevé la voix.A deux reprises depuis.M.Waldheim a fait état du Canada dans des rapports au Conseil, et l’Union soviétique n’a pas soulevé d’objection, jusqu’à ce que l’ambassadeur de Moscou à rONU, M.Yakov Malik, aille formuler à M.Waldheim, mercredi, l'objection que l’on sait.La Croix-Rouge, C’est l’homme à l’aide de son prochain1^ Voici le scotch les devants au Québec! clair et sec, c'est le scotch ÉTUDIANTS! ENSEIGNANTS! UDEVOIB une source de documentation indispensable ABONNEMENT SCOLAIRE MODE DE PAIEMENT DURÉE CANADA ÉTATS-UNIS 7 MOIS $22.00 $24.00 8 MOIS $24.00 $27.50 9 MOIS $27.00 $31.00 1 O MOIS $30.00 $34.50 chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR au gout des Québécois.SCOTCH WHISKY HIU.THOMSON & CO LTD.„ EDINBURGH SCOTLAND , ^ K*MÊtrouNt*D 40*/ S.V.P.Remplir ce coupon et nous le faire parvenir à: LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal 101, (Québec).I Ci-indus, % .pour un abonnement scolaire | de .mois à compter du .DISTIUÊ ET EMBOUTEILLÉ EN ECOSSE Représenté par les Importations Durand Liée, une division de IA DISTillERIE MEAGHER LIMITÉE NOM I ADRESSE I A IE DEVOIR Montréal, vendredi 2 novembre 1973 WMmwM: ilii APERITIF |p» Un chirurgien parisien S humain à des patients par Gilles Provost rend un visage quasi monstres L'UPA revendique ¦'installation de l'huilerie ¦ Tout le personnel médical de l’hôpital Notre-Dame ainsi que quelques journalistes ont pu assister hier en direct à une fantastique intervention chirurgicale diffusée en circuit fermé dans l’auditorium de l’institution.Effectuée par le docteur Paul Tessier, de Paris, cette opération consistait à corriger de graves malformations du visage en sciant littéralement les os de la tête en petits morceaux et en construisant une nouvelle structure à l’aide de greffons osseux.Plus spectaculaire qu’une greffe cardiaque, l’intervention rend un visage normal à une personne qui était pratiquement considérée comme un monstre.L’opération exige qu’on ait accès aux os du visage par l’intérieur de la tète ouvrant le crâne et en “dégonflant” le cerveau (en drainant le liquide céphalo-rachidien).Il faut aussi pouvoir relever tous les tissus mous du visage pour avoir accès à l’ossature par l’extérieur.Pour y arriver sans laisser de cicatrice trop voyante, on ramène la peau et la chair du front par dessus les yeux et le bas du visage.On opère aussi à partir de la bouche en séparant la lèvre supérieure et le nez des os sous-jacents.Le plus souvent, il faut aussi refaire les orbites des yeux sans endommager le globe occu- pât Jean-V.Dufresne Loin de se laisser ébranler par les accusations de M.Lucien Paiement, qui affirme que les emprunts suisses de Laval vont coûter un argent fou à ses contribuables, le maire Tétreault tire à boulets rouges sur son adversaire et annonce du même coup un nouvel emprunt prochain, sur le même marché, de $4.5 millions au taux de 7.56%.De nouveau, Me Tétreault affirme que les Lavallois vont encore réaliser une épargne, de quelque $800,000 cette fois, puisque le loyer de l’argent sur le marché canadien atteint déjà 9.20%.Tout y a passé hier dans une conférence de presse organisée d’urgence par l’équipe de l’Alliance démocratique de Laval pour répondre aux accusations lancées la veille par Lucien Paiement.Les électeurs de Laval vont aux urnes dimanche.laire.Dans l’intervention d’hier, par exemple, on a fait jusqu’à trois greffes osseuses dans chaque orbite en séparant l’oeil lui-même des tissus qui l’entourent.(Il n’est plus fixé que par le fond de l’orbite où arrivent les vaisseaux sanguins et le nerf optique).M.Tessier a expliqué hier qu’il fait présentement une grande tournée de l’Amérique du Nord pour former des équipes médicales compétentes dans cinq ou six grands centres urbains.A ses yeux, le plus important est de faire connaître les possibilités de ces nouvelles interventions et d’y préparer non seulement les chirurgiens mais aussi tout le reste du personnel hospitalier.M.Tessier a révélé qu’il a reçu au moins 35 invitations mais qu’il préfère se limiter aux grandes villes où il est assuré de trouver des équipes très qualifiées.C’est pourquoi il ne visite qu’un centre de Suède, un de Grande Bretagne, un au Canada et cinq aux Etats-Unis.A Montréal, M.Tessier a passé une journée au Children’s Hospital, une autre au General Hospital, une à Notre-Dame et il termine par une quatrième journée à Sainte-Justine.De plus en plus, M.Tessier concentre d’ailleurs ses efforts sur les enfants puisque l’expérience a prouvé que les corrections aux os du visage restent valables même si la croissance M.Paiement prétend qu’à cause de la réévaluation du franc suisse, l’emprunt de $3.5 millions contracté par Laval en février dernier, coûtera $3 milhons de plus aux contribuables, le franc suisse ayant depuis grimpé à 0.3635 (dollar canadien).Au contraire, soutient Me Tétreault, “dans les deux émissions totalisant $3.5 millions, Laval a encaissé à cause de la fluctuation des monnaies un montant supplémentaire de $265,000 sur l’émission publique, et de $276,000 sur l’émission privée, pour un total de $541,-000, gui a été placé en obligations et en certificats de dépôts”.“Tenant compte des intérêts que Ville de Laval recevra, elle peut faire face à une fluctuation des monnaies de 18%, soit le coût du franc suisse à 0.3635 (dollar canadien)”, a-t-il ajouté.n’est pas terminée.Il a même pratiqué des interventions de cette gravité sur des bébés d’un an oui souffraient de problèmes tellement sérieux qu’il était impossible d’attendre.Jusqu’à maintenant, les résultats semblent bons, dit-il.M.Tessier est déjà venu à Montréal il y a deux ans et il avait initié plusieurs chirurgiens québécois à cette occasion.Depuis lors, on a fait des opérations similaires à Sainte-Justine et à Notre-Dame.Les médecins québécois insistent sur le fait que le docteur Tessier perfectionne constamment sa technique et qu’il reste en avance sur tous ses confrères du monde entier.On a aussi signalé les nombreuses améliorations apportées depuis deux ans.Par exemple, tous attendent avec impatience l’intervention qu’il doit faire aujourd’hui à Sainte-justine parce qu’il prévoit la réussir sans même ouvrir le crâne, ce qui ne s’est encore jamais vu au Canada.L’originalité de la technique du docteur Tessier (qui travaille à l’hôpital Foch de Paris) tient à quatre éléments: d’abord l’idée d’ouvrir le crâne pour avoir accès à des parties de la tête jusque là inaccessibles.Deuxièmement, il a remplacé les traitements partiels qui se faisaient auparavant par des interventions plus globales dans lesquelles il déplace en bloc tout le massif facial.Me Tétreault reconnaît que le coût exact des deux emprunts, comme du troisième que Laval est en train de négocier pour des dépenses capitales, ne sera connu de façon précise qu’au moment du remboursement.Il pourrait également arriver que le prix du franc soit dévalué à l’avantage de la ville.Me Tétreault a signalé que personne, ni même la Commission des affaires municipales de Québec qui a approuvé toutes ces transactions, ne peut prévoir qu’elle sera exactement le coût du remboursement, le franc suisse étant appelé à fluctuer, ou à la hausse ou à la baisse, suivant la conjoncture monétaire internationale.Ainsi, a-t-il rappelé, le prix du franc en janvier dernier, au moment des négociations, s’établissait à 0.2758.A la fermeture du contrat d’emprunt, il avait Troisièmement, M.Tessier n’a pas fait porter ses efforts sur du “rembourrage” correcteur dans les tissus mous mais plutôt directement à la racine du mal, c’est-à-dire dans la structure osseuse.Il a donc recours très largement à la technique des greffes osseuses.Il a meme créé des instruments originaux pour façonner les greffons sur place, dans les orbites des yeux elles-même, par exemple.Finalement, M.Tessier cherche de plus en plus à tout faire d’un coup pour ne pas multiplier les interventions.Par exemple, dans la même opération, il rapprochera des yeux trop écartés (hypertaylorisme), il avancera la face trop renfoncée et il corrigera une malformation de la lèvre supérieure.Ou encore, il avancera la face et en profitera pour corriger la forme du nez en même temps.Il va sans dire que ces interventions sont très longues et exigent toute une équipe très expérimentée.Hier, à Notre-Dame, M.Tessier a pratiqué deux interventions et la première a duré de 9h30 à 15h30.Heureusement, M.Tessier peut s’absenter pour de courtes périodes pendant que ses assistants effectuent des tâches moins délicates.C’est d’ailleurs pendant une de ces pauses qu’il a rencontré les journalistes pendant une vingtaine de minutes.Wt.‘ WiW$M atteint 0.3081.En août dernier, il atteignait 0.3501.“Et hier matin, il était redescendu à 0.3255”, ajoute Me Tétreault.Pour Me Tétreault, M.Lucien Paiement n’est à tout prendre qu’un “imposteur, un farceur cynique, et un usurpateur".A preuve, son adversaire, dit-il, s’affiche partout, même dans sa publicité écrite, comme le président du comité exécutif de Laval.Or tous savent bien que ce poste est occupé par le maire de Laval, Me Jacques Tetreautt.De son côté, dans une lettre envoyée au DEVOIR hier, le troisième candidat de cette campagne, M.Robert Roy, signale que M.Paiement a abusé de la “bonne foi” de notre rédacteur en omettant de reconnaître qu’il a lui-même endossé la résolution de l’emprunt suisse, ainsi qu’en font foi les procès-verbaux de la par Pierre O'Neill Le directeur du service de recherche à l’Union des producteurs agricoles (UPA) est d’avis que l’installation d’une J huilerie devrait être confiée au Mouvement coopératif agricole.Soulignant que la Coopérative fédérée du Québec possède tous les instruments utiles au bon fonctionnement et à l’implantation d’une usine de broyage et de raffinage, M.François Dagenais se demande pourquoi le gouvernement n’a pas lancé l’invitation.Rappelons que le rapport de juillet dernier du Conseil régional de développement de la rive-sud de Montréal (CRD) ainsi qu’une étude du ministère de l’Agriculture concluent à la rentabilité d’une huilerie au Québec.Cette usine serait alimentée à partir de la culture intensive de plantes oléagineuses telles la • fève de soya, le lin et le colza.Les mêmes études insistent notamment sur les grandes possibilités et la rentabilité d’un programme d’extension de la culture de la fève de soya.A cet égard, M.François Dagenais se montre plus réservé que les projections optimistes du CRD et du ministère de l’Agriculture.Il explique que depuis la publication des projections du ministère de l’Agriculture, le prix de la tonne de tourteaux de soya est passé de $400 qu’il était au moment des études à environ $190 la tonne il y a quelques semaines.Il souligne encore que les sols propices à la culture du soya ne sont pas particulièrement considérables au Québec.Ce potentiel agricole se situe essentiellement dans les régions du Missisquoi, de Drummond, de la Mauricie, de l’Assomption et de l’Outaouais.Tout en indiquant qu’il serait extrê- séance du 5 février dernier.M.Roy s’en prend également au DEVOIR qui, dit-il, en substance, ignore la campagne qu’il poursuit, sans caisse électorale et sans affiches, contre MM.Paiement et Tétreault.Le maire de Laval affirme que la campagne électorale de son adversaire va lui coûter près d’un demi-million de dollars.“Et je me demande sérieusement où il prend son argent.Il dépense une somme folle à la radio et à la télévision, il placarde les journaux.Et nous savons, nous, qu’il “cotise” les marchands de Laval, soutient le maire, qui estime le coût de sa propre campagne à quelque $200,000.Me Tétreault se dit d’accord pour réclamer de Québec une réglementation des dépenses électorales municipales.Dans Laval, notamment, le porte-a-por- Voir page 6 : Tétreault mement avantageux pour le Québec de parvenir à s’approvisionner à même ses propres cultures de soya, M.Dagenais indique que les risques demeurent appréciables dans les circonstances actuelles.Mais il croit par ailleurs qu’une intervention intelligente du ministère de l’Agriculture pourrait facilement éliminer le gros des difficultés.Convaincu donc que les agriculteurs “n’embarqueront pas” dans les conditions actuelles de production et de mise en marché, M.François Dagenais énumère une série de mesures qui permettraient d’atteindre et de dépasser même l’objectif voulu de 100,000 acres de culture de soya: établir une politi- ue de zonage qui ferait qu’une terre rainée demeurerait au service de la production agricole; obliger les spéculateurs à louer aux producteurs de soya les terres qu’ils ont acquises; financer adéquatement le financement du drainage des terres; augmenter sensiblement les crédits agricoles et décréter une nouvelle politique de “subsides de démarrage” pour permettre aux producteurs de soya d’implanter leur entreprise sur des bases solides et rentables.Bourassa comparait le 14 Le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, se présentera en personne le 14 novembre prochain devant la Cour supérieure du Québec pour expliquer pourquoi, à son avis, il ne devrait pas être condamné pour outrage au tribunal relativement à la publication de son livre sur la Baie James en période électorale.Vendredi dernier, la Cour d’appel du Québec a rejeté la demande d’appel du premier ministre Bourassa en statuant qu’au présent stade des procédures la loi ne prévoyait pas de droit d’appel.Le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, M.Jules Deschênes, avait en effet ordonné à M.Bourassa de comparaître devant lui à la suite d’une requête en outrage au tribunal présentée par l’Association des Indiens du Québec.Celle-ci prétend que l’ouvrage de M.Bourassa cause un préjudice à sa requête, en injonction pour faire stopper les travaux de la Baie James, requete.qui est actuellement en délibéré devant le juge Albert Malouf de la Cour supérieure.Les avocats de M.Bourassa ont prétendu par la suite dans leur requête en appel que le jugement du juge Deschènes était nul puisqu’il statuait sur le fond du litige, à savoir s’il y a outrage au tribunal ou non.La Cour d’appel a rejeté cette prétention à la demande des avocats des Indiens et des Esquimaux en indiquant que le juge Deschènes ne s’était prononcé ue prima facie et qu’en conséquence le roit d’appel ne pouvait être invoqué pour l’instant.Tétreault tire à boulets rouges sur Paiement et annonce un prochain nouvel emprunt en Suisse La CECM renvoie à un comité d'étude toute la question de la cogestion par Jean-Pierre Proulx La CECM a refusé hier que “la cogestion soit établie comme principe pour toutes les écoles de niveau secondaire”, comme le souhaitait le commissaire Gaston Michaud.La commission a cependant accepté la contre proposition de la présidente de former un comité d’étude qui d’ici le premier juin prochain “proposera”, s’il y a lieu, des formes de cogestion ou autres formes de gestion s'appliquant aux diverses catégories d’écoles secondaires” de la CECM.A l’issue du vote sur sa proposition — qui n'a remporté l’adhésion ferme que du seul commissaire Légaré, — M.Michaud n’a pas caché sa déception, affirmant qu’il croyait déceler au sein de la commission, “une crainte chronique” à partager ses pouvoirs.“On est resté, a-t-il dit, avec nos tendances élitistes”.En défendant sa proposition, M.Mi- chaud a expliqué que celle-ci ne visait pas à ce que la cogestion soit établie immédiatement dans les écoles secondaires mais qu’il s’agissait d’un objectif vers lequel la commission devait tendre.Il proposait d’ailleurs en même temps “qu’un comité formé de deux administrateurs, deux professeurs, deux parents, deux étudiants et deux commisT saires soit mis sur pied pour étudier la mise en application de ce principe" de la cogestion.Le commissaire Mi-chaud a déclaré aussi que sa proposition visait à contester la loi 27 qui porte entre autres sur les comités de parents.Ceux-ci n’ont que des pouvoirs consultatifs, ce qui lui apparaît insuffisants.Cette proposition explique-t-il se situait dans le cadre des débats déjà tenus au sein des commissaires sur le climat qui prévaut actuellement dans les écoles secondaires.Ce climat, selon CHILI ASSEMBLÉE DIMANCHE 4 NOV.19:30 heures École Desjardins 2275 rue Desjardins est Pie IX n/ de Rouen 3e ANNIVERSAIRE INVESTITURE Salvador ALLENDE INVITÉ SPÉCIAL - DÉPUTÉ P.Q.ROBERT BURNS DES ARTISTES CHILIENS DES RÉFUGIÉS CHILIENS DES LEADERS SYNDICAUX Comité de solidarité Québec-Chili Comité Régional Intersyndical de Montréal lui, tient notamment au fait “que les quatre parties intéressées (enseignants, etudiants, parents et administrateurs) tirent présentement chacun de leur côté de sorte que le jeune qui devrait être l’objet d’une éducation concertée devient la victime d’un milieu divisé”.Au cours du débat, la proposition de M.Michaud a reçu l’appui mitigé des commissaires Poissant et Sarrazin qui se sont abstenus au moment du vote.Elle a surtout fait face à plusieurs objections.M.Bouchard, par exemple, a soutenu que l’école devait avoir des responsables juridiquement reconnus car l’école est un projet collectif qui appartient à toute la communauté.Mme Sarrazin, pour sa part, s’est demandé si les parents étaient prêts.¦ ; ‘'hui Aujourd'hui et demain, "journées scientifi-ues franco-québécoises”, à l’Université aval.• A 10b, assemblée des créanciers de Cham-ion Savings à la salle de bal de l’hôtel heraton Mont-Royal.• A 12hl5, lancement de la campagne de souscription de l’Association contre la dystrophie musculaire du Québec, dans le lobby d'Air Canada, à la Place Ville-Marie.• A 12h30, conférence de MM.Michel Char-trand et Fawaz Turky sur le conflit du Moyen-Orient et les Palestiniens, au Centre communautaire de l'Université de Montréal.Mme Biche a déclaré que non seulement la cogestion n’éliminerait pas le besoin de consultation mais qu'elle la rendrait •encore plus impérieuse.M.Carignan a pour sa part émis trois réserves: puisque les cogestionnaires auraient à exercer les pouvoirs du directeur d’école, il faudrait voir auparavant si le directeur n’est pas d’abord un agent d’exécution de la commission des études et il est possible, a-t-il ajouté, qu’il y ait actuellement des obstacles juridiques à l’application de la cogestion.Ensuite, le milieu ri’a pas été consulté, Enfin, même si le milieu l’avait été et qu’une majorité s’était prononcée en faveur de la cogestion, on ne devrait pas l’établir là où les gens ne veulent pas l’avoir.M.Carignan a plutôt proposé que la CECM permette l’établissement de la formule là où les gens le veulent.“On devrait même la favoriser dans ces cas”.M, Taddeo et Mme Killens ont déclaré qu'ils n’étaient pas prêts à voter le principe avant que la formule n’ait été expérimentée.Apres le vote, Mme Lavoie-Roux a donc présenté sa contre-proposition.Précisons que le comité d’étude qui sera mis sur pied aura plus précisément comme mandat “de définir des contenus de cogestion applicables aux écoles secondaire, compte tenu des dispositions de la loi, d'étudier les formules actuellement à l’essai, et d'en faire l'évaluation”.Le comité invitera aussi les spécialistes en gestion scolaire à participer à l’étude de même que les groupes intéressés.Miz-voUS! L'EXTRAORDINAIRE VENTE DE DISQUES COLUMBIA se continue a la BOUTIQUE MOTS ET MUSIQUE 2051 rue Peel (Ce soir ouvert jusqu'à 9 p.m.) RABAIS INCROYABLES EPARGNES CONSIDÉRABLES I.F.G.SESSIONS DE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL PROGRAMME D’AUTOMNE 1- Groupe de sensibilisation 26-28 octobre 2- 4 novembre 16-18 novembre 7- 9 décembre 2- Groupe de sensibilisation avancé 30 novembre-2 décembre 3- Exploration et développement personnel 19-21 octobre 4- Communication interpersonnelle 2-4 novembre L'I.F.G.vous enverra sur demande un dépliant qui décrit ces sessions ainsi que les programmes maintenant offerts aux administrateurs, aux consultants et aux animateurs.QU'EST-CE QUE L'I.F.G.?L'I.F.G.(Institut de Formation par le Groupe) regroupe une vingtaine de professionnels répartis dans trois spécialités: développement des organisations, croissance personnelle et recherche.L'I.F.G.offre aux organisations et aux individus des services de consultation et de formation dans ces trois secteurs.I.F.G., 3600 ave.Barclay, suite 420, Montréal H3S-1KS Tél.: 735-5171 5- Expression - exploration (Gestalt) 19-21 octobre 6- Expérience en analyse bio-énergétique 16-18 novembre 7- Utilisation constructive de l'agressivité 2-4 novembre 7-9 décembre 8- Vie à deux et sexualité 1 -2 décembre 9- Stress et Relaxation 12 mardis de 5H30 à 6hl 5 Commençant le 6 novembre C7B 4 • Le Devoir, vendredi 2 novembre 1973 éditorial Faut-il rouvrir la boîte de Pandore ?Avec une précipitation qui parait légèrement suspecte, vu le dédain qu’ils ont toujours professé pour ce genre de démarche, les milieux fédéraux se montrent intéressés depuis quelques jours à rouvrir le dossier de la révision constitutionnelle que M.Trudeau avait fermé avec courroux et dépit au lendemain de l’échec de Victoria.Non seulement invoque-t-on, dans les milieux fédéraux, l’article de son programme dans lequel M.Robert Bourassa prenait l’engagement de “demander la réouverture du dossier de la révision constitutionnelle”.Mais on souligne aussi qu'aucun moment ne saurait être plus propice à la reprise des pourparlers que la période d’euphorie devant suivre l’eclatante victoire de lundi.Si Ton ne pense qu’à l’intérêt du Parti libéral, il se peut que l’initiative que l’on tente de mettre en branle soit justifiée.Si l’on pense plutôt à l’intérêt bien compris du Québec, tout indique, au contraire, qu’il faut s’en méfier.Car elle ne semble pas tenir compte de l’expérience des dernières années et on veut l'amorcer à partir de thèmes dont deux au moins soulèveront au Québec des objections aussi fortes qu’en 1971.• Dans le sillage des gains spectaculaires enregistrés par M.Lesage entre 1960 et 1965, le Québec s’était laissé entraîner à croire qu’une révision constitutionnelle en profondeur était possible et souhaitable.C’est même lui qui fut à l’origine de la conférence inter-provinciale de Toronto en 1967, puis des travaux de la Conférence constitutionnelle fédérale-provinciale, laquelle devait oeuvrer de 1968 à 1971.Or, cette expérience devait aboutir à l’échec lamentable de Victoria.Cet échec ne fut pas fortuit.Il procédait d’une série de causes qu’on n’a jamais analysées froidement, mais qui n’en furent pas moins réelles.Avant qu’on ne retombe dans le même piège, il ne sera pas inutile de les rappeler.Elles trahissent, de part et d’autre, des carences qui sont loin d’être disparues.Du côté du Québec, qui avait demandé la révision, on devait s’attendre à une définition claire des objectifs poursuivis et à une stratégie rigoureuse de négociation.En pratique, ce fut trop souvent le contraire.1) Le gouvernement du Québec savait assez bien ce qu’il était résolu à refuser.Il ne réussit jamais à définir avec clarté ce qu’il voulait.La preuve la plus flagrante de cette carence vient du célébré “document des fonctionnaires”.A défaut d’une position nette émanant de lui, le premier ministre du Québec ne devait-il pas dire un jour, en pleine séance plénière de la conférence constitutionnelle, que ce document fort incomplet et souvent trop vague était l’expression de sa politique?2) Le gouvernement du Québec multipliait les réunions et les comités de travail.Il avait hélas négligé de mettre son propre parlement dans le coup.Les pourparlers se déroulèrent pendant trois ans sans que jamais, ni le parlement, ni une commission parlementaire, ne se voient donner la chance d’un débat approfondi sur la question constitutionnelle.Il en alla de même à Ottawa, M.Trudeau poursuivait les négociations à un niveau élevé; pendant ce temps, une commission conjointe du Sénat et des Communes se livrait sur le même sujet à des exercices académiques qui n’avaient aucun lien avec l’action concrète du gouvernement.3) Le gouvernement du Québec se présenta enfin à la table de négociation dans une position de faiblesse qu’il était apparemment le seul à ne pas percevoir.Il tenait un langage fort, parfois même menaçant.Comme il n’avait pas prévu jusqu’où il était résolu à aller, le gouvernement fédéral et le Canada anglais se rendirent vite compte qu’il n’était pas disposé à aller très loin.Le visage de la négociation s’en trouva tout de suite modifié.Du côté des autres partenaires — en l’occurrence, le gouvernement fédéral et les neuf autres provinces, — il n’y avait aucune disposition à effectuer des changements substantiels.Aussi longtemps qu’il s’en tenait à des énoncés généraux, le Québec trouvait chez ses interlocuteurs des oreilles sympathiques.Dès qu'il cherchait à traduire ses objectifs en des propositions concrètes, la porte se refermait et le Québec se retrouvait sans allié véritable autour de la table de négociation.Cette situation créait un vacuum que le gouvernement fédéral fut d’ailleurs prompt a remplir.En l’absence de propositions québécoises assez fortes pour influencer décisivement le programme des travaux, il imposa vite ses propres priorités.La conférence constitutionnelle fut engagée, après quelques mois, dans des priorités qui reflétaient les vues cartésiennes et le souci de prépondérance de M.Trudeau et de l’équipe fédérale.La masse de documents qui émana de cette démarche était impressionnante: mais on n’y retrouvait point les préoccupations qui, à l’origine, avaient conduit le Québec à demander la révision globale de la constitution.• Lorsque M.Robert Bourassa, après de longues hésitations, opposa un refus irrévocable à la charte de Victoria, sa décision suscita au Québec un mouvement presque una nime d’approbation.Cette réaction n’était le fruit ni du hasard ni d’une savante orchestration menée par le “lobby” nationaliste.Elle exprimait le refus général des citoyens québécois devant un document qui semblait devoir leur créer de nouvelles contraintes sans apporter une réponse satisfaisante aux préoccupations qui avaient fait naître l’entreprise de révision.Pour que la négociation reprenne aujourd’hui, il faudrait que l’esprit qui mena à l’échec de Victoria ait profondément changé, c’est-à-dire qu’on soit bien davantage disposé, à Ottawa et dans les provinces anglophones, à une révision qui envisagerait dans une même optique les réalités fondamentales du pays.Or, les seuls signes dont on dispose jusqu’à ce jour sont un certain changement d’esprit qui se manifeste à Ottawa depuis le 30 octobre 1972 et le regain d’optimisme auquel donne lieu dans le reste du pays la victoire de M.Bourassa.S’il n’y a pas d’autres signes que ceux-là, le Québec, au lieu de rouvrir la “canne à vers” de Victoria, aurait intérêt à aborder plutôt un à un les dossiers qui donnent lieu à des litiges ou à des tensions avec Ottawa.Les gains les plus importants du Québec depuis quinze ans furent remportés à l’occasion de démarches ou d’initiatives précises autour de problèmes qui avaient d’abord fait l’objet de longues études.La loi des programmes établis (droit d’option en regard de certains programmes à frais partagés), le régime québécois de rentes, l’arrangement récent sur les allocations familiales: autant de cas où des gains furent possibles parce qu’on discutait de situations précises, à partir de données concrètes.Ne serait-il pas plus fructueux dans l’immédiat de promouvoir des arrangements concrets dans des secteurs qui donnent lieu à des litiges que de rouvrir sans plus de préparation le dossier de Victoria?Plutôt que de consacrer des mois à chercher comment incorporer l’arrangement sur les allocations familiales dans la constitution, ne serait-il pas plus avantageux de multiplier des arrangements raisonnables dans d autres secteurs où l’on déplore un dédoublement de compétence entre Québec et Ottawa?On pense à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes, à la politique culturelle, au soutien des organismes bénévoles, au développement de la recherche, à diverses initiatives d’animation sociale.Autant de domaines à Ottawa use et abuse de son pouvoir de dépenser sans trop se soucier de la susceptioilité des provinces.Autant de domaines où M.Bourassa devrait user de son pouvoir accru pour rapatrier utilement à Québec des responsabilités qui ne tombent que très accessoirement sous l’autorité d’Ottawa.• Avant d’obliger trop vite son homologue assiégé qui a un intérêt, politique évident à rouvrir une négociation constitutionnelle sur laquelle il a longtemps levé le nez, M.Bourassa aura profit à se demander si les obstacles qui, tant du côté du Québec que du côté du Canada anglais, contribuèrent à l’échec de Victoria ont vraiment été levés.Après s’être rendu compte qu’ils sont toujours la, il n’aura pas de peine à conclure que des négociations a la pièce seront plus utiles au Quebec pour l’instant.Si ces négociations devaient conduire à des résultats suffisants, il sera ensuite temps de songer à reprendre dans un climat plus propice l’entreprise avortée de Victoria.Claude RYAN Bourassa construit ¦ lettres au DEVOIR Pour corriger les distorsions de la dernière élection Je ne suis pas péquiste et je n'essaie pas ici de racheter “par la bande” la défaite du Parti québécois.J’ai beaucoup d'admiration pour plusieurs des candidats de ce parti, mais j’ai toujours eu les plus grandes réserves à l'égard de ce que j’appellerais leur “romantisme politique”, qui les a amenés à brandir comme étendard et comme stimulant, un mythe: la souveraineté du Québec.Mais mon propos n'est pas de discuter des mérites et des désavantages de ce mythe.Ce qui me préoccupe, c’est que les 5, 11, ou 30 pour cent des électeurs qui ont voté pour des candidats non libéraux soient représentés dans le jeu parlementaire et que cette représentation soit institutionnalisée.C’est, semble-t-il, une idée qui ne rebute personne et si l’on arrivaii à lui donner une forme efficace, on aurait certainement fait un pas important du côté de la vie démocratique.Et l’on aurait des chances de voir surgir un peu plus d’imagination politique que n’en ont manifesté les libéraux provinciaux au cours des récentes années.Laissons de côté pour l’instant le type de scrutin qui a conduit aux distorsions que l’on sait.Il faudra du temps pour le réviser et les correctifs à apporter à la situation actuelle sont urgents.On ne peut modifier la représentation à l’Assemblée nationale; mais rien ne s’oppose, je pense, à ce qu’on corrige la situation aux comités parlementaires, dont on nous dit qu’ils ont un rôle important à jouer.C’est à cela que je propose qu'on s’attaque d’une façon radicale et immédiate.Le principe serait d’assurer, au sein de l’ensemble de ces comités, une représentation proportionnelle aux votes obtenus.Comme on ne peut retirer aux députés élus leur droit d’y siéger, il faudrait porter le nombre des membres de ces comités à 189 (y compris les 110 députés).Il se répartiraient ainsi: 102 libéraux (les 102 députés) 57 péquistes (dont 6 députés) 21 créditistes (dont 2 députés) 9 unionistes (aucun député) Les 79 membres non députés seraient désignés d’une façon permanente (jusqu’aux prochaines élections) et seraient rémunérés par l’Etat.Ils devraient disposer de l’équipement nécessaire à l’ef-ficacite de leur travail.Comment les désignerait-on?Je propose qu'on désigne les candidats aux dernières élections qui ont obtenu le nombre de votes qui présente le plus petit écart relatif par rapport au candidat qui a été élu.Dans certains cas, il faudra probablement désigner des candidats qui sont arrivés au 3e rang (le même genre de calcul pourrait s’appliquer).Encore une fois, il s'agit d’une solution d'urgence.Elle laisse entier le type de scrutin que nous devrions’ adopter.Elle laisse intacte la répartition des votes à l’Assemblée nationale et c’est sans doute là son point faible.Mais je pense qu’on n'y peut rien dans l’immédiat.Ce qu’on peut faire, c'est d’assurer qu’une vigilance suffisante sera exercée et que la vie politique du Québec soit enrichie de quelques idées nouvelles.C’est du colmatage, diront certains.Et c’est vrai.Mais il vaut peut-être mieux colmater que de laisser entrer le pouvoir absolu au Parlement.Jacques HENRIPIN Département de démographie Université de Montréal Montréal, le 1er novembre 1973 L'opposition après le 29 octobre par JEAN-CLAUDE LECLERC L’Assemblée nationale qui est sortie des urnes du 29 octobre n’a rien pour réjouir les Québécois qui pensaient, après le renversement de l’Union nationale, que c’en était fini dans le Québec moderne des régimes à la Taschereau ou à la Duplessis.Certes, on peut toujours supporter que le balayage libéral n’aurait pas été si considerable si les électeurs n’avaient pas été sommés de choisir entre l’indépendance et le statu quo.On pourrait tout aussi bien faire l’hypothèse que sans la crainte de l’indépendance, nombre de partisans de l’Union nationale et ciu Crédit social n’auraient pas déserté leur parti pour se ranger avec les ministériels et que, dans une vraie lutte à quatre partis, avec la division des suffrages, le gouvernement Bourassa aura été reporté au pouvoir avec une majorité non moins exorbitante.Mais laissons aux spécialistes de la mathématique électorale d’interpréter les résultats de lundi suivant les multiples hypothèses qui se présentent au lendemain du scrutin.A l’Assemblée nationale Une tâche plus pressante se pose.Pendant que les manchettes du Canada annonçaient le “rejet” du séparatisme au Québec, c’est au rejet de l’Opposition que les électeurs d’ici assistaient, les libéraux remportant avec 54% des votes près de 93% des sièges.Pour les députés du Parti québécois, d’ètre ainsi réduits à six en face des banquettes ministérielles, ne sera pas en Chambre un désastre, bien au contraire.Débarrassés de l’Opposition 'mplaisance sinon complice de l’Union nationale, plus intéressée à frapper dans le dos du PQ qu’à surveiller les agissements du pouvoir, les membres de la nouvelle Opposition officielle seront dans une meilleure position pour agir.Mais il reste qu’une Opposition solide et suffisamment nombreuse n’a pu entrer à l’Assemblée nationale.Les meilleurs éléments de l’Union nationale ont été éliminés.Avec encore 5% des suffrages, l’UN n’a eu droit à aucun siège, pas même à celui de son chef.Avec 11% des votes, le Parti créditiste n’a eu droit qu’à 1.8% des sièges, soit ceux de MM.Fabien Roy et Garni! Samson.De même, tout en majorant ses ap- uis électoraux à 30%, le PQ a vu aisser sa représentation, déjà injuste en 1970 avec 6.5% des sièges, à 5.4% des 110 sièges que compte maintenant l’Assemblée nationale.Chaque député libéral représentera à Québec moins de 15,000 électeurs.Chacun des deux représentants créditistes parlera pour plus de 144,000 électeurs.Et chaque péquiste en Chambre représentera près de 140,000 électeurs également.Cette disproportion flagrante ne serait pas catastrophique si la représentation ministérielle était de bonne tenue parlementaire, et si l’Opposition comptait les meilleurs canons du PQ.Si en effet MM.Roy et Sam-son peuvent à juste titre se présenter comme les plus authentiques créditistes à sieger à l’Assemblée nationale, la députation péquiste, par contre, même si elle s'est enrichie de deux députés fort valables en la personne de MM.J-Y Morin et Marc-André Bédard, ne peut cependant compter sur les plus fortes personnalités du Parti que sont MM.René Lévesque, Jacques Parizeau, Pierre Marois, pour n’en nommer que trois.Même en collaborant loyalement avec les deux créditistes (siégeant désormais comme indépendants), l’Opposition officielle du PQ ne pourra à la fois être présënte aux nombreuses commissions parlementaires et faire face au gouvernement en Chambre.Le vide depuis 1970 Au soir du scrutin, pendant que les libéraux se félicitaient de leur balayage, les péquistes, du moins à la base, auront été choqués par le nombre réduit de députés que les hazards du vote uninominal majoritaire à un tour leur ont valu à Québec.Dix ou ouinze sièges, sans réduire considérablement la représentation libérale, auraient été une moins dérisoire Opposition à l’Assemblée nationale.Mais il y a plus grave que la distorsion dont le PQ et le PC ont été victimes, c'est l’absence d’Opposition solide depuis 1970 et la perpétuation de cette carence démocratique: voilà qui doit aujourd'hui retenir l’attention.Après quatre ans de liberté sans surveillance, il était temps que les libéraux de Robert Bourassa trouvent enfin une opposition solide pour les talonner.Rien de tel ne s’est produit.Au contraire, il y aura plus de libéraux à surveiller mais moins que jamais d’opposition parlementaire pour le faire.La modestie du premier ministre, le ferme propos de ne pas abuser de la situation affiché par certains députés ministériels, tout cela peut consoler ceux pour qui les paroles et les promesses tiennent lieu d'actes et de preuves.Pendant leur premier mandat, aucun des députés libéraux, aucun des ministres n’a pu empêcher les carnassiers et les amis du régime de faire le siège des contrats et des emplois.Après le 29 octobre, la meute sera plus nombreuse, simplement, et plus enhardie aussi par l’ampleur du triomphe.Telle est la première conséquence à tirer de la victoire libérale.Sans opposition solide pour le talonner, ce gouvernement va s’engluer encore plus vite et plus lourdement dans “les avantages du pouvoir”.L’indépendance taisant plus peur que la pègre, il y a lieu de craindre que ni la prochaine élection ni peut-etre la suivante ne permettent d’endiguer ce régime.La tentation de la violence Autre source d’inquiétude et non des moindres: même si en réalité le principal parti d’opposition a fait des gains importants dans l’électorat et dans plusieurs régions de la province, le choc du balayage libéral n’aura pas été sans aviver le sentiment, qui guette certains indépendantistes et autres personnes opposées au statu quo actuel, que sous le présent système électoral il est illusoire de penser changer quoi que ce soit.“On vous l avait bien dit, lanceront les uns, l’indépendance ne peut se faire par la voie soi-disant démocratique, car cette voie est piégée d’avance au profit des forces en place.“On vous l’avait prédit, concluera-t-on dans une certaine gauche, les éléments progressistes ont contracté un mariage stérile en s'associant aux nationalistes du PQ.” Dans l’un et l’autre cas, avec le discrédit qui frappe de nouveau le processus démocratique, le Québec risque de voir renaître des foyers d'agitation et de terrorisme.Il n’en faudra pas davantage pour donner au pouvoir le prétexte ‘m’en finir” avec le PQ, suivant un scénario qui pourrait être plus astucieux qu’en octobre 1970, pour éviter qu après avoir grimpé à 30% des votes le Parti québécois s’approche du 40%.Prônant un changement démocratique dans un domaine excessivement chargé d’intérêts et de passions, le Parti québécois est, a .chaque échec, poussé dans la direction de la violence.Cette tentation est d’autant plus forte que notre régime électoral fait miroiter des gains qui ne sont nas toujours solidement implantés aans la réalité.Ceux qui attendaient tout ou presque d'une élection, sont déçus en conséquence.Mais le Parti qué- bécois ne visant pas simplement à “profiter du pouvoir à son tour”, comme les vieux partis qui se consolaient vite de leur défaite en préparant la prochaine élection,” et son programme visant à une plus authentique transformation de la société québécoise, l’échec relatif de lundi ne saurait être considéré comme une défaite.Certes, dans une société où l’Etat prend de plus en plus de place et d’initiatives, le processus electoral devient plus important.Et c’est avec raison que le PQ doit déplorer que son organisation électorale n’ait pu tenir en échec la machine libérale même dans les comtés qui lui étaient vraisemblablement acquis.Mais le PQ peut trouver une issue dans l’impasse actuelle en misant sur ce qui fait son originalité.Ce n’est pas le mouvement indépendantiste qui est sorti d’un parti politi- ue, c’est plutôt le PQ qui est né es aspirations nationales qui ont jailli avec la révolution tranquille.Comme parti, le 29 octobre, le PQ doit reconnaître qu’une des deux voies par lesquelles le souverainis-me et son modèle social peuvent progresser, la voie électorale, est pleine de surprise et d’embuches sinon de reculs possibles.Le terrain de l’Opposition Toutefois, reste largement ouverte aux péquistes comme aux autres militants d’opposition les autres sphères de l’activité politique “quotidienne”.Le pouvoir libéral s’implante dans les entreprises, dans les conseils d’administration d’université et de cégep et jusque dans les comités locaux du bien-être social et de la santé.Au lieu de la laisser faire — comme au temps du régime Duplessis où les libéraux électora-listes laissaient les “bleus” truffer jusqu’au banc des marguillers — au lieu de laisser ainsi le régime Bourassa placer partout ses créatures et ses hommes sûrs, partout l’opposition peut et doit contre-attaquer.Gagner à Québec avec 45% des voix, comme cela est toujours possible dans notre régime, ce serait pour le PQ ou tout autre parti prônant un changement réel, “avoir le gouvernement mais non le pouvoir’, comme on l’a appris durement dans feu la démocratie chilienne.Ceux qui pensaient qu’un parti né il y a cinq ans ferait 1 indépendance en deux élections, minimisaient grandement la longueur de la route et l’ampleur de la lutte qui, dans la plupart des pays, mènent à la souve- Voir page 6 : L’apposition Des doutes qui viennent un peu tôt M.André Normandeau, ex-candidat PQ dans Mont-Royal Comme si la double amertume d’avoir à poursuivre leur travail ingrat de militants indépendantistes dans le comté de Mont-Royal ne leur suffisait pas, il leur fallut, hier matin, subir la lecture de votre “révision-de-vie-express” dans les hospitalières colonnes de leur quotidien national.Contrairement à eux, vous êtes, semble-t-il, sorti extraordinairement frais et dispos de la soirée du 29 octobre pour avoir aligné avec tant de clarté et de promptitude votre superbe raisonnement en trois points.A moins que vous ne l’ayiez rédigé avant le jour du scrutin?Au cas où.Il y a des gens comme ça, qui ne s'embarquent jamais sans une chemise de rechange.Peut-être, comme le mentionnait votre publicité électorale, cela se conçoit-il qu’à trente et un ans, avec un Ph D.et un direc- torat d’école de criminologie, on soit quelque peu impatient d’arriver.Votre discours de mise en candidature faisait d’ailleurs davantage penser à celui de l’éventuel successeur de M.Choquette au ministère de la Justice qu'à celui du défenseur du programme du Parti québécois.Plus je relis votre lettre, plus je vous sens mûr pour “l’indépendance culturelle” de M.Bourassa.Je vous conseille donc fortement d’aller faire un tour du côté de ce parti: votre avenir y serait certainement mieux assuré que dans les rangs du Parti québécois.Au Parti libéral d’ailleurs, je ne doute pas qu’il doit avoir, dès à présent, des comités d’accueil prévus pour les enfants prodigues de l’Indépendance.On y tuera le veau gras pour vous, croyez-moi: “l’indépendance culturelle” ne saurait, en effet, trouver de meilleurs avocats qu’en la personne de péquistes repentants, mais indiscutablement formés à une bonne école.Et si par ailleurs vous deviez, durant ce séjour, user un peu vos culottes sur les mêmes bancs qui ont “appris” à un Claude Morin, à un Jacques Parizeau ou à un Yves Michaud ce que valent une politi-ue culturelle, ou une sociale-émqcratie qui ne sont pas assorties à un pouvoir politique.eh! bien, vous pourrez toujours vous reconvertir encore une fois! D’ici là, laissez intacte à ceux de vos électeurs de Mont-Royal qui ont voté, non pour André Normandeau mais bien pour l’indépendance du Québec, la dignité a la-uelle ils ont droit.Celle de suivre ans la droiture et le temps qu’il le faudra, les chefs virils qui s’adresseront à leur honneur, fût-ce en ne leur laissant entrevoir pour le moment qu’une très longue et très patiente marche.Vous ne serez visiblement jamais de cette race-là.Hélène PELLETIER-BAILLARGEON, électrice, comté de Mont-Royal.Mont-Royal, le 31 octobre 1973.Z 'indépendance: une thèse sans avenir?Le Parti libéral du Québec vient de remporter les élections provinciales du 29 octobre avec une écrasante majorité.55% des électeurs se sont prononcés en sa faveur et 100 députés libéraux ont été élus sur 110 sièges à occuper.Jamais dans l’histoire de la Province de Québecc une victoire aussi éclatante et aussi nette n’avait été remportée.Seul parmi les chefs de parti le premier ministre Robert Bourassa a été élu.Les autres, René Lévesque du Parti québécois indépendantiste, Yvon Du- uis du Parti créditiste et Gabriel oubier de l’Union nationale ont été battus.Le Parti québécois a obtenu 30% des suffrages exprimés mais n’a réussi à faire élire que 7 à 8 députés, le Parti créditiste avec 10%.des voix 2 et le Parti d’U-nion nationale autrefois si fort au temps de Duplessis et Johnson aucun.Comment expliquer un tel résultat qui ne donne qu’une très faible opposition au parti vainqueur?La campagne s’est jouée principalement entre l'option fédéraliste et l’option indépendantiste et, comme on l’a dit, il s’est agi d'un référendum en faveur du fédéralisme et du maintien de la Province de Québec dans la Confédération du Canada.Le Parti québécois indépendantiste a joué la carte séparatiste et a perdu en voyant ses candidats les plus prestigieux battus.Non seulement c’est le chef du parti qui n'a pas été élu mais aussi l’économiste Parizeau qui avait préparé le budget de l’an I et le chef parlementaire Camille Laurin.C’est une sévère défaite qui met en cause l’option séparatiste du Parti québécois car le séparatisme ne sera jamais accepté par la population québécoise.En réalité, c’est cette option séparatiste qui a assuré un si important triomphe au Parti libéral.Ce dernier a en effet récolté tous les votes de ceux qui craignaient une aventure catastrophique.La leçon est importante et il serait dommage que le Parti québécois dissipe ses forces pour faire triompher une thèse inacceptable même si le nombre de leurs partisans a augmenté.Il serait souhaitable que tous les éléments de valeur du P Q.cherchent à former un parti qui adopterait dans ses grandes lignes le programme du P.Q.sans le séparatisme car il semble assuré que nombre d’électeurs ont voté pour le P.Q.à cause de son programme et pour permettre une opposition forte sans souscrire à la thèse indépendantiste.Il reste maintenant à espérer que le gouvernement Bourassa saura écouter l’opposition en dehors du Parlement.Le premier ministre a insisté hier sur le rôle important des commissions parlementaires qui sont à l’écoute des différents organismes de la société et des individus avant d’adopter un projet de loi.R serait malheureux que le gouvernement profite de sa forte majorité pour imposer des lois sans discernement.Il faut souhaiter ardemment que la posi- tion prise par M.Bourassa dans son discours qui a suivi les élections soit mise en pratique avec réalisme, celle de l’interdependan-•e économique et de la souveraineté culturelle.Le problème de la langue est crucial au Canada et le Québec devra toujours plus s’affirmer comme une province de langue française pour que le bilinguisme et le biculturalisme deviennent un fait au Canada car il n’y a de pays bilingues que lorsqu’il y a des territoires unilingues et il faudra bien un jour que le Canada tout entier prenne au sérieux le principe de la territorialité.Le bilinguisme tel qu’il est pratiqué actuellement veut trop affirmer la domination de la langue anglaise et bien des problèmes seront résolus le jour où le français deviendra la langue de communication officielle des Québécois.Alors, le Canada pourra se considérer comme un pays vraiment bilingue.Souhaitons que le Parti libéral qui a beaucoup fait dans les dernières années en assurant une stabilité et un progrès social évidents reste vigilant et ouvert aux améliorations.André POULAIN Montréal, le 31 octobre 1973.LE DEVOIR Fonde por Menu Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chel Claude Ryan Rédacteur en Michel Roy Directeur de I Jean Francoeur Treson :hel adjoint information Bernard larocqur LE DEVOIR est publie par l lmprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social « st situé au numéro 211, rue du Saint Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est compose et impiimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130 rue Boivirt, Ville laSalle Cogence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S35 par année su mois $19 A l’étranger $40 par annee six mois $22 trois mois $12 Editions du samedi $10 par année Édition quotidienne, livrée 6 domicile par porteur 90 cents par semaine Tarif de l obonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuxième classe emegistrcment numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TtLtPHONE: 844-336 } .lignes groupers' Le Devoir, vendredi 2 novembre 1 973 * 5 des Idées des Hommes Israël a-t-il raison?La vraie vocation de la terre de Palestine par HENRIETTE BOURQUE Une quatrième guerre a éclaté, au Moyen-Orient.Si l’on examine le problème d’Israël sans avoir l’esprit obnibulé par les vapeurs nauséabondes d’Auschwitz, l’on essaie alors de voir ce problème dans toute sa vérité et équité.Oui, les Juifs ont souffert.Et toute souffrance, toute injustice doit selon ce qu’il y a de plus humain en nous être réparée.Qui doit payer?Les innocents ou les coupables?Quels dommages doivent être versés, quelle doit être la compensation?Comment résoudre le problème du Juif errant, de la Diaspora qui existe depuis 2,500 ans et plus, depuis Baby-lone?Le Juif est-il avant tout un être à vocation nationale ou un être à vocation religieuse et universelle?Le judaïsme est à la fois national et universel, remarque Raymond Aron.(1) Mais, ajoute-t-il, c’est le second caractère qui m’apparaît la véritable vocation du judaïsme.Martin Buber (2) insistait sur la mission de justice et de vérité du judaïsme, en toute soumission à son Dieu.Il ne voyait pas d’un bon oeil la volonté de Ben Gurion de mettre comme fin suprême le facteur politique.Isaac Deut-sher (3), au sujet de l’Etat d'Israël a écrit que c'est une création terrestre et non une chose sainte, biblique, non une Nation-Etat “élue” (chosen nation-state).L’opposition entre Israël et les “nouvelles nations” — Inde, Egypte — c’est que celles-ci n’avaient pas une tradition de cosmopolitisme ou d'internationalisme comparable à la tradition juive.Judah Magnes président de l'Université hébraïque, sous le Mandat, confiait ses craintes à Louis Massignon: “Le seul vrai péril qui menace Israël dans le Sionisme terroriste c’est qu’il renie la vocatkm plus qu'internationale, supranationale que Dieu qui est sans repentir lui a fixee ici-bas” (4).Certaine^ dissidences se font jour dans l’Etat d’Israël.Aux Assises du judaïsme progressiste à Paris, en mars 1973, le docteur Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial déclarait: “Nous sommes en train de perdre le soutien des forces progressistes: la jeunesse juive tourne le dos à sa communauté pour s’orienter vers des idéaux universalistes à la mesure de sa générosité”.(5) Un Etat né de la violence Depuis une centaine d'années surtout, les Juifs discutent de ce problème.Les Sionistes s'inspirant de l'idée nationaliste comme d’une panacée, se sont souvenus du passé.A titre de “peuple choisi” — eux dont la plupart n’étaient pas religieux — ils ont réclamé la terre ancestrale.Etre à la fois “normal” et “anormal”.Normal, c’est-à-dire avoir une nationalité propre avec tout ce que cela comporte, anormal puisque l'on prétend avoir certains droits particuliers, droits historiques.Droits dont on peut discuter et que l'on peut déclarer prescrits.Anormal aussi puisque les Juifs de la diaspora doivent considérer l’Etat juif comme le leur et qu'ils lui doivent ou qu'on exige d’eux l’allégeance, fidélité, contributions et même impôts selon le baron de Rotschild.Et ce territoire, leur ancienne patrie, comment l’acquérir, comment en prendre possession?C’était facile de dire “terre sans peuple pour un peuple sans terre” mais, ce n’était pas conforme à la réalité, au fait de l’existence d’une population sur cette terre de Palestine.Alors, il fallait nécessairement user de tous moyens même la ruse, la force, la violence, le terrorisme et chasser les “intrus”.Les Israéliens eux-mêmes en conviennent, la création de l’Etat d’Israël provient du terrorisme, de la guerre.A la source immédiate il y a le massacre de Deir-yassin où 250 hommes, femmes et enfants ont été victimes.Signe de la terreur qui a chassé les Arabes palestiniens apeurés.C’est le résultat de cette violence que les Nations unies, avec en tête les Etats-Unis et l’U.R.S.S., ont approuvé en faisant pression sur les autres nations pour accorder leur assentiment.Ce n’est pas en effet la résolution des Nations unies recommandant le partage de la Palestine qui pouvait créer juridiquement l’Etat d’Israël.(7) Ce n'est pas non plus la violence qui peut être la cause juridique de la création de cet Etat.Cette reconnaissance de l’Etat d’Israël effaçait-elle le vice originel de la création de cet Etat?La violence n’est-elle pas contraire à la Charte même de l’ONU?C’est ce que la Résolution 242 du 29 novembre 1957 déclare quant aux territoires occupés à la suite de la Guerre de Six jours.Les territoires occupés en 1948, en 1956 (après la guerre de Sinai) l’ont été à la suite de la violence.“Guerre de libération” après plus de 2000 ans.Habitants chassés, ceux qui n’avaient pas été massacrés; prise en possession de la terre, des maisons, des orangeries, des oliveraies, de tous objets.Tortures, emprisonnement, dynamitage.Tout cela a été constaté par des témoins neutres, indépendants.Mais leur voix a été étouffée par la clameur des Sionistes juifs et non juifs.Retour à la “terre promise,” “l’an prochain à Jérusalem,” Auschwitz et Dachau.A ce propos, Ania Francos écrit: “L’antisémitisme, je l’ai ressenti en Europe, rarement chez les Arabes, jamais chez les Palestiniens.“Né dans une famille totalement décimée par les Nazis, je n’ai pourtant pas l’intention de brandir ces cendres car les Arabes n’en sont pas responsables et encore moins les Palestiniens.Mais je refuse aux dirigeants israéliens le droit de parler au nom de ces morts et de se servir de leurs cadavres pour justifier une entreprise de plus en plus sinistre.” (8) Le terrorisme a fait son oeuvre.Maintenant, les victimes de cette arme l’emploient à leur tour, arme à deux tranchants.Les Israéliens protestent: comment, nous, peuple normal, peuple anormal, peuple sacré, vous osez nous toucher.De la Palestine, véritable noyau du problème, le conflit s'est étendu aux Pays arabes.Le conflit palestinien a dégénéré en conflit israélo-arabe et l'on peut craindre maintenant un conflit à l’échelle mondiale.Et cela continue.L’Etat d’Israël existe, “il doit continuer d’exister”, que ce soit juste ou injuste.Que ce soit à l’encontre des règles de droit international.Illégal donc à son point de départ, l’Etat Israël l'est encore dans son existence d’un quart de siècle.La reconnaissance qui lui était accordée était sujette à certaines conditions expresses: reconnaissance des principes de la Charte des Nations unies, rapatriement des réfugiés, reconnaissance du statut international de Jérusalem.L’on sait comment Israël a rempli ses obligations.Le chemin de la paix L’on serait tenté de désespérer devant une situation de fait que l’on juge insoluble.Mais ce que, après des persécutions terribles, des hommes enivrés de nationalisme raciste ont fait sans se soucier eux-mêmes de justice, d’équité, d'humanité, d’autres pourront le redresser: non seulement le renverser mais choisir une autre voie.Chez les Palestiniens comme chez les Israéliens, l’on peut voir de telles personnalités soucieuses de vérité et de justice et qui regardent en avant, au lieu d’en arrière.Qui veulent sincèrement s’entendre et vivre sur cette terre de Palestine, lui donner sa vocation véritable de terre de fraternité, Terre Sainte.C’est la terre sacrée qui n’est pas “négociable”, c’est le lieu de l'humanité.Lors du drame de Munich, certaines photos de jeunes Palestiniens survivants et d’un Israélien mort pour défendre ses compagnons, tous ces jeunes gens réunis sur une page de journal présentaient certains traits similaires.L’on sentait un noble élan de sincérité et de courage: ces trois Palestiniens n’étaient pas des “tueurs” de profession, c'étaient de jeunes universitaires probablement prêts à se sacrifier pour les leurs comme ce jeune Israélien lui-même.Du côté Palestinien, il y a des hommes qui ne cherchent pas la vengeance mais qui veulent une paix juste, durable, par exemple un Musa Alami qui a vécu toute cette époque sous le Mandat, la guerre de ‘48 et qui a vu venir le drame qui ne s’est pas laissé abattre.Il s’est consacré à porter secours aux siens et a vraiment fait fleurir le désert de Jéri- cho où il a recueilli des réfugiés et organisé un Boys’ Town.Il y a consacré la plus grande partie de sa fortune.Egalement respecté aux N.U.et aux Etats-Unis, il y a Payez Sayez.Ce dernier écrit: “Ce n’est que dans une Palestine nouvelle que les positions actuellement incompatibles des deux parties peuvent être transcendees d’une manière créatrice et qu'une juste paix peut être établie.Cette vision est celle d’une Palestine plurahste où vivront ensemble dans les champs et sur les collines jadis sanctifiés, aujourd’hui rougis par le sang, le Chrétien, le Musulman et le Juif non-indigène; aucun d’eux ne revendiquant ce pays comme lui appartenant à lui seul, de droit ou par la conquête.” (9) Ce n’est pas une utopie.C’est bien la réalité, la Palestine enfin consacrée comme lieu de fraternité, Jérusalem capitale religieuse du monde, comme l’écrivait Renan.En somme, Israël n’a rien résolu.Le problème juif, il l’entretient en exigeant des Juifs à travers le monde une double allégeance: allégeance à l’Etat dont ils sont les nationaux, allégeances à l’Etat d’Israël.Un jour ou l’autre, les Juifs auront à faire face à ce problème.Que ce ne soit pas dans une autre vague d'antisémitisme qui déferlerait à travers le monde: suite inéluctable de cette anomalie.Le paradoxe aussi, c’est qu’au fond les Israéliens ne sont pas des Juifs; les “sabras” forment une autre nationalité, la nationalité israélienne.Nombreux sont les Juifs qui viennent en Israël dans l’espoir de trouver là le véritable Judaïsme, mais ils ne trouvent pas de cadre religieux, sauf la législation orthodoxe sur le mariage, etc, mais plutôt un nationalisme outrancier, assez étroit.C'est un autre ghetto avec l’aspect extérieur d'une banlieue de New York, le Bronx.Il ne faut pas être “Levantin”, dit Ben Curion.Le même Ben Curion aime bien citer la Bible.L'on pourrait à son tour rappel, r l'épisode de Nabab dont le roi Achaz et la reine Jézabel voulaient le terrain.Cette vigne, ce terrain.Nabab ne voulait pas les vendre.Alors, pour s’en emparer, on se débaras-sa de lui; on le fit mourir et son sang fut léché par les chiens.Mais le Seigneur veillait et ainsi Achaz mourut; lui aussi et Jézabel fut jetée du haut d une tour dans le fossé et son sang fut léché par les chiens.Les Sionistes auraient voulu acheter les terres de Palestine et n’avaient acquis en somme que 5% en 1948.Pour s'emparer du reste, les Israéliens chassèrent les Palestiniens, en massacrèrent plusieurs, • Spécialiste en droit international, l’auteur de cette libre opinion a longuement étudié les problèmes créés par l’existence de l’Etat d Israël.en se servant au besoin de coutelas, de napalm et en les laissant brûler sans les secourir.Peut-être périront, à leur tour, ceux qui ont ordonné de telles infamies, sans parler de tortures cruelles et des larmes versées par tous ces gens dépossédés.Israël a perdu son âme, a écrit Georges Mennant dans Paris-Match.Puissent certains “sabras” recouvrer le véritable sens de l'humanisme, du véritable judaïsme et vivre fraternellement sur cette terre de Palestine avant qu'il ne soit trop tard.(Il Raymond, Aron — De Gaulle, Israël et les Juifs, André Deutseh 1969, London, p.151 (2) Palestine A Search for Truth, Public Affairs Press, Washington, D.C.1970, p.55 (3) Isaac Deutscher — The Non-Jewish Jew, London, Oxford Univ.Press.1968, pp.123, 124.(4) Cité de Jérusalem Ville de Paix.T.C.30 avril 1948 (5) Le Monde, 29 mars 1973 (6) Ania Francos — Les Palestiniens, Julliard, 1970, p.223 (7) Henry Cattan — Palestine The Arabs and Israël, London, p.264.Voir aussi Elihu Lauterpacht — Jerusalem and the Holy Places, London, 1968, p.19 et suiv.(9) Fayez A.Sayegh — La Palestine, Israël et la Paix, Essais sur la Palestine, no.17 Beyrouth, 1970, p.41 (8| Ania Francos — Ibid, 1.16 La participation étrangère dans le drame chilien par MARIA EUGENIA SAUL journaliste Du début de la campagne électorale en 1970, qui ouvrait de grandes perspectives pour l’Unité populaire, au coup d’Etat fasciste du 11 septembre dernier, la gauche chilienne fit face heure après heure à l’agression impérialiste.Sur tous les fronts, les sociétés multinationales, le Département d’Etat américain et la CIA menaient l’offensive contre le Chili.En fin de compte, cependant, il était devenu évident que seule la force des bombes et des tanks, l’assassinat et le génocide parviendrait à faire taire momentanément la gauche chilienne.Tous les moyens utilisés avant les bombes se révélèrent inefficaces.Le blocus économique Cette guerre contre le mouvement populaire chilien commença dès juillet 1970 avec le financement par la puissante compagnie ITT d’un complot pour empêcher le triomphe de Salvador Allende aux élections de septembre.Une enquête menée en 1972 par une Commission spéciale du Sénat américain que présidait le sénateur démocrate Frank Church dévoila tous les détails de ce complot.Cette enquête révéla non seulement l’objectif premier du complot, mais encore l'élaboration d’un plan d’agression économique contre le Chili, à mettre en application dès la prise du pouvoir par TUnité populaire.L'offensive s'accentua principalement dès que la nationalisation du cuivre devint irréversible.Les deux puissantes compagnies nord-américaines, Anaconda et Kennecott, privées par la loi de la nationalisation de la propriété des gisements de Chuquicamata et de El Salvador, Exotica et El Teniente, dirigeaient cette offensive.Un L’eau-de-vie du tonnerre des dieux s ill fil PERSONNEL DE BUREAU TEMPORAIRE Recrutement et sélection de personnel permanent CONSEILLERS EN BESSQUBCES HUMAINES QUEBEC INC Montréal 1010.Ste-Cath.0.871-8535 YYYYYYYYY 4' Y Québec 2, rue Chauveau 692-1954 mois avant le coup d’Etat, le gouvernement de Salvador Allende annonçait le début imminent de l'exploitation du gisement de cuivre de San José de Abra, un prolongement du gisement de Chuquicamata, considéré comme l’un des plus grands du monde.Tout le système capitaliste nord-américain se dressa dès lors contre le Chili.On coupe les crédits extérieurs, on suspend l’envoi de provisions alimentaires et de matières premières essentielles.On fait obstacle à la commercialisation extérieure du cuivre; on provoque la baisse artificielle du prix du métal sur le marche international et on gêne l’achat dans les marchés étrangers d'aliments et d’autres biens essentiels.Economiquement, le Chili est bloqué.A l'intérieur du pays, les latifundistes expropries par la loi de la réforme agraire, les financiers frappés par l’étatisation de la banque, les industriels touchés par l'intervention de l'Etat se joignent à l'offensive.Le capital qu’ils ont accumulé, les moyens dont ils disposent leur permettent non seulement de résister à ces mesures, mais encore de financer une guerre contre le gouvernement.Ainsi se produit une jonction entre la réaction interne et la réaction externe.Cette jonction s'opère de façon multiple.Les journaux de la gauche ont dénoncé en maintes occasions ce vaste complot.Sans aucun doute le coup d’Etat final du 11 septembre revêt un caractère spécial par sa brutalité et sa nature fasciste.Cependant, dans ses préparatifs, il ne se distingue en rien du coup d’Etat qui a renversé Goulart au Brésil ou de celui qui a renversé Ar-benz du Guatémala.L’invasion par la CIA De la fin de l’année 1971 à juillet 1973, la capitale chilienne fut pratiquement envahie par des spécialistes, agents de la CIA, chargés d'organiser les forces réactionnaires fascistes et de préparer la contre-révolution.Un fait assez significatif à cet égard a été la création d'organisations patronales et la propagande pour les présenter comme des organisations participant au processus politique.Simultanément des syndicats parallèles sont créés: vers la fin de 1972, par exemple, les travailleurs ae la compagnie de téléphone du Chili dénonçaient la création de six nouveaux syndicats dans divers départements de cet important service.Les nouveaux syndicats n'avaient pas de base majoritaire et avaient été constitués par d’anciens dirigeants formés dans les écoles du “Syndicalisme libre" aux Etats-Unis.Les nouveaux syndicats disposaient d’importantes ressources économiques dont on ignorait la provenance.Du jour au lendemain, la presse réactionnaire a mis en vedette sur la scène nationale des individus jusqu’alors inconnus: c’est le cas de Leon Vilarin, président de la corporation des camionneurs, et de Rafael Cumsille, représentant des commerçants.Ces individus projetés au premier plan de l’actualité avec l'auréole de "défenseurs de la liberté”, sont aujourd’hui des éléments-clés de la dictature.La droite ne parvint pas en définitive à noyauter le mouvement populaire.Cependant grâce à ses ressources économiques, elle réussit à mettre sur pied une sorte de front “corporatif” qui, sans aucune base populaire, représentait une partie des classes moyennes dont l’existence est liée au fonctionnement de la société bourgeoise professionnels, bureaucrates, employés de commerce, etc.Ce front n'a jamais eu aucune représentativité ouvrière et paysanne.Au contraire, dans ces classes, l'offensive réactionnaire provoque un phénomène inverse: au niveau des bases, l'alliance des ouvriers et des paysans se consolide par-delà les appartenances politiques.La lutte se définit désormais entre patrons et travailleurs.La tentative des partis de la droite, particulièrement de la Démocratie-chrétienne, pour briser la puissante Centrale unique des travailleurs (CUT), organisation la plus importante de la classe ouvrière chilienne, échoua lamentablement.Ceci fut une des dernières manoeuvres tentées par la réaction avant de recourir au coup d'Etat militaire.Dans le domaine de la presse et des moyens de communication, l’action de l’impérialisme se fait sentir de façon beaucoup plus précise.En novembre 1972, deux conseillers nord-américains, venus de Miami, arrivent à Santiago pour “collaborer" à la réorganisation du quotidien “El Mercurio”.El Mercurio, lié depuis toujours aux forces économiques de droite, qui contrôle une chaîne nationale regroupant à la capitale seulement, deux autres périodiques importants, dirige avec une habileté reconnue la campagne publique contre le mouvement et le gouvernement populaire.Jusquèn 1971, la ligne du ournal dénommé “ligne du ercure" se caractérisait par un style hermétique et mesuré.Ce style est soudain abandonné pour un nouveau ton très agressif.Les revues de droite, y compris l’hebdomadaire "Er-cilla,’, contrôlé par la Démocratie-chrétienne, et l’ensemble des postes de radio ap-artenant à la même ligne portique orchestrent une féroce campagne anti-populaire.Cette campagne de presse rappelle également celle de la période Arbenz au Guatemala.On jongle habilement avec les valeurs de “liberté", “patrie” et “famille”.On publie comme faits véridiques des spéculations sur un prétendu contrôle soviétique des ports chiliens, ou sur l’intention des marxistes de contrôler l’é- ioi M E' ducation et d'abolir la liberté des cultes dans le pavs.A la guerre économique et politique s’ajoute une sorte de guerre psychologique.Dès les premières étapes de cette lutte contre TUnité populaire, le fascisme et les forces réactionnaires utilisèrent les femmes de la bourgeoisie et des classes moyennes dans les manifestations antigouvernementales.Comme dans la capitale du Guatemala, les manifestations de femmes brandissaient des pancartes avec des slogans pour “défendre" la liberté, la famille et la démocratie.Par la chaîne de télévision, catholique (chaîne 13) quelques représentants de l'Eglise appuyaient cette campagne, bien que jusqu'alors la haute hiérarchie ecclésiastique ne fût pas compromise dans cette campagne anti-populaire.Les journaux progressistes et les journaux de la gauche firent front contre cette campagne.Avec faits et documents a Tappui, les partisans de TUnité populaire dénoncent à la radio, dans les journaux, dans les revues, l'action de la CIA.Deux semaines avant le coup d'Etat, ils dénoncent publiquement les agents de la CIA actifs au Chili, leur nom, leur adresse, leur numéro de téléphone.Il faut souligner aujourd'hui un fait significatif: les principaux journalistes et publicistes (secrétaires de presse) au service de la junte militaire sont des journalistes qui ont travaille dans les services de presse de l’ambassade des Etats-Unis à Santiago.On peut citer nommément le porte-parole de la junte, Frederico Wilmybby McDonald, ex-haut-fonctionnaire de Coca-Cola.C'est aussi le cas des chefs des services d’information de la télévision d’Etat et des stations d'émission.Les noms de tous ces individus figuraient sur la liste des agents de la CIA, publiée par les journalistes de la gauche.Le cordon sanitaire Deux jours avant le coup d’Etat du 11 septembre, un officier supérieur de l'armée chilienne se rendit à Buenos Aires, à Rio de Montevideo, à Rio de Janeiro et à La Paz.Plus tard, un des membres de la junte devait reconnaître que cet envoyé spécial avait pour mission de renseigner les gouvernements de ces capitales sud-américaines sur l’imminence d’un coup d’Etat au Chili.Cette information ne faisait que confirmer une situa- la parole du jour Mieux vaut un ami proche qu un frère éloigné.Proverbes 27.10 ( I lixième siècle avant J.-C.i tion en liaison avec toute une série d’autres faits.Les principaux responsables de l’attentat qui coûta la vie au commandant en chef de l’armée, René Schneider, en 1970, et qui avait pour but d’empêcher que Salvador Allende accède effectivement au pouvoir, s'étaient réfugiés en Bolivie et au Paraguay.L'un d’entre eux, Tex-major Marshall, s'était acheté une ferme à Santa Cruz de la Siéra, ville bolivienne à partir de laquelle s'exerçait, en grande partie, l’influence brésilienne en Bolivie.Des informations secrètes révéleront plus tard que sur la ferme de Marshall, entourée de propriétés appartenant à des sympathisants de l'organisation Patrie et Liberté, — ce qui lui assurait une certaine sécurité — , s'établit un des principaux quartiers géné- • Fleurs d amour ' • Fleurs de joie v • Fleurs d'amitié totuA Hoir " FLEURISTE ousst, bout.Crénwiia Montréal Tél.: 3< 1.1769 661-7756 raux de l'action contre le gouvernement chilien De fait, quand Marshall arriva à La Paz, comme réfugié politique, le ministre de l'intérieur bolivien exprima publiquement “son impression” sur la situation chilienne d'après les informations données par Marshall.L’Equateur accueillit à son tour comme réfugié politique le plus important des dirigeants de Patrie et Liberté, l’avocat Pablo Rodriguez Grez, considéré comme Tidéo-logue et le leader du groupe fasciste.Rodriguez ainsi que Manuel Fuentes, journaliste appartenant au même groupe, sollicitèrent Tasile politioue quelques heures après Téchec du coup d'Etat du 29 juin à Santiago.Roberto Viaux se réfugia à son tour au Paraguay.D'autre part, la remise délibérée du pouvoir à l'armée par le président de TUruguay, Juan Maria Bordaberry, le 27 juin, acheva de fermer le cercle contre le Chili.Peu de temps après, à Buenos Aires, la droite péroniste déclenchait une campagne dirigée contre les forces de gauche.Cependant Tinfluence du mouvement populaire chilien, en Amérique latine continuait de se manifester.En attestent avec plus ou moins de force, la consolidation du Front large uruguayen et même la nouvelle strategie du mouvement de Libération nationale — MLN Tupamaros—, le triomphe du mouvement jus-ticialiste argentin, le 11 mars, et en Bolivie, le début de la résistance des classes laborieuses contre la dictature de Hugo Banzer.D'autre part, Santiago qui s'était naturellement transformée en un point de rencontre pour les intellectuels et les hommes politiques de gauche des pays d'Amérique latine, eta'it un foyer constant de dénonciation contre la répression dans ces pays.Liquider ce foyer devenait ainsi un objectif primordial pour Timpérialisme.y* Diamant et perles apprenez à mieux les connaître .pour mieux les aimer De préférence iLAUZON Rendez-vous, par Tumour, serviteur les uns des autres.Tout en effet est contenu dans cet unique précepte: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même".Mais si vous vous mordez à pleine dent les uns les autres, prenez garde de vous entre-détruire Gaiates 5, 13-14 (vers 57 après J.-C'.) SETA-VACANCES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréal-Paris à partir de $210.VOLS SPÉCIAUX NOLI-FRANCE VOYAGES A CUBA Sept jours Transport aérien $OQQ Hôtel-repas Lll Tél.: 861-3906 ^ LUCAS IOAII LIER - ORFÈVRE 1476 ouest, Sherbrooke • Westmount Square • Fanview Pte-Claire 6 • Le Devoir, vendredi 2 novembre 1 973 Marcel Léger: Sans renoncer à son option, le PQ peut en reculer l'échéance par Pierre 0‘Neill Convaincu que le Parti québécois n'abandonnera jamais l'option souverainiste.le député de Lafontaine, M.Marcel Léger, croit que l'on pourrait envisager sérieusement l'opportunité de reculer l'échéance prévue pour la réalisation de l'indépendance.Pour sa part, M.Léger rappelle qu’il a joint le Parti québécois pour participer à la libération du peuple québécois et il cessera de se trouver indispensable à la cause, le jour où le PQ abandonnera la thèse qui a présidé à sa fondation.“Le pouvoir sans les outils pour se réaliser, ça ne vaut pas grand-chose”.Ceci dit, le député péquiste de Lafontaine reconnaît qu’il incombe au PQ d'imaginer de nouveaux moyens pour convaincre l'électorat des bienfaits de l'indépendance politique.Il soupçonne que le problème se situe au niveau de la présentation.Ainsi, il souligne que la forme pourrait bien être modifiée pour expliquer par exemple que l'indépendance que le PQ préconise n’est apres tout que le fédéralisme à deux.Plus encore, M.Marcel Léger est d avis qu’abandonner l’option souverainiste serait trahir une forte proportion des électeurs qui ont donné leur vote au PQ.Des 30% de suffrages recueillis lundi, M.Léger estime que la moitié s’est prononce uniquement pour l’indépendance du Québec et que l’autre moitié a appuyé le PQ pour l’indépendance et pour d’autres aspects du programme.hypothèse d’une remise en question de la thèse fondamentale du Parti québécois.A l’instar de ses collègues, il s’est engagé à la discrétion jusqu’aux décisions qui doivent être prises aujourd’hui et demain à Montréal au cours d’une rencontre des membres du Conseil exécutif national et de la députation.Ces deux jours de réflexion permettront aux dirigeants du PQ de se pencher notamment sur les causes de la défaite.Mais la réunion vise encore à élaborer la stratégie de la nouvelle opposition officielle et à nommer le chef parlementaire, le leader parlementaire et le whip du parti à l’Assemblée nationale.On croit que ces postes seront remplis respectivement par le député de Sauvé, M.Jacques-Yvan Morin, le député de Maisonneuve, M.Robert Burns, et le député de Lafontaine, M.Marcel Léger.S?A titre d’organisateur en chef du parti our la dernière campagne électorale, Léger se montre relativement satisfait des résultats des élections.Dans un premier temps, il rappelle que plus de 875,000 électeurs ont voté pour le Parti québécois.Il se réjouit de la disparition des deux autres partis d’opposition.Il souligne les nombreux avantages que confère au Parti québécois le titre d’opposition officielle à l’Assemblée nationale.Il perçoit là un retour au bipartisme et fait valoir qu’il ne manque plus que 12% au PQ pour atteindre la majorité absolue.Que s’est-il donc passé le 29 octobre?Les explications de l’organisateur en chef du PQ sont nombreuses et variées; le Parti québécois comptait essentiellement réussir la pénétration de l’électorat et à cet égara il considère que l’annonce prématurée d’élections, en réduisant considérablement la période d’action des militants, a réduit de beaucoup les chances du PQ; le Parti libéral a terrorisé les électeurs et l’a emporté sur l’organisation péquiste bien organisée mais naïvement la machine bleue s’est vendue aux rouges qui contrôlait tout le champs de bataille, à commencer par les bureaux de scrutin; le PQ a sous-évalué la dégringolade crédito-unioniste et n’a pas pensé réajuster son tir aux nouvelles circonstances; le comportement électoral du PQ manquait peut-être d’agressivité.Quoiqu’il en soit, l’organisateur du PQ sait quai faut éviter la répétition de ces erreurs.Il prédit que le PQ devenu l’opposition officielle saura tirer le maximum des outils légaux que lui confère ce titre et obligera le Parti libéral à se contenir la prochaine fois dans les limites de la loi.Dans cette perspective, le PQ pense dès maintenant à former dans tous les comtés des travailleurs d’élections équipés de la connaissance des droits et garanties que procure la loi électorale.Avec seulement un parti d’opposition, les sessions seront évidemment plus courtes et le PQ en profitera pour entreprendre dès le premier entr’acte la réorganisation des organisations de comtés.' V>- -A» suites de la première page L ESSENCE nés.” M.MacDonald et ses conseillers ont déjà communiqué avec certains gouvernements provinciaux pour se concerter quant aux meilleures mesures à prendre a cet égard.• que le gouvernement a créé un comité technique consultatif de l'offre et de la demande de pétrole, que préside l'Office national de l’énergie.Ce comité, qui comprend des représentants des importateurs et des raffineurs, devra conseiller les ministres au sujet des approvisionnements en produits pétroliers et des moyens de maintenir l'équilibre entre l'offre "et la demande malgré la contraction possible de ces approvisionnements.“Nous restons dans l'incertitude pendant quelque temps encore en ce qui concerne l'ampleur des restrictions possibles aux importations de pétrole,” a reconnu M.MacDonald.' Avant les hostilités au Moyen-Orient, la situation en ce qui concerne les réserves d'essence à moteur dans l est du Canada était généralement satisfaisante en raison de l'accumulation saisonnière prévue.Mais les restrictions sur les importations de pétrole brut auront des répercussions sur la quantité d'essence pour la prochaine saison, même s'il était possible de satisfaire pleinement à la demande.” “La situation est satisfaisante en ce qui concerne toutes les catégories de produits dans les Prairies, a poursuivi le ministre fédéral.Les craintes déjà entretenues au sujet de l'approvisionnement en fuels lourds en Colombie-Britannique se sont accrues du fait que cette région importe habituellement de fortes quantités de pétrole des Etats-Unis, qui, on le la météo Une vaste dépression sur le sud- du Québec a donné de la pluie dans presque toutes les régions.De la bruine et du brouillard se sont apesantis sur le Bas Saint-Laurent au fur et à mesure que le système atmosphérique d'hier se déplaçait vers le nord pour atteindre la Côte-Nord.Hier soir la dépression sur le sud du Québec se déplaçait vers le nord-est jusqu'au golfe Saint-Laurent qu'elle atteindra aujourd'hui.Elle apportera de la pluie au nord alors que les secteurs du sud de la province verront la pluie se terminer et le ciel se dégager quelque peu aux environs, de vendredi matin Le Bas Saint-Laurent bénéficiera de cette amélioration plus tard vendredi Des vents violents avec rafales de secteur ouest qui peuvent atteindre jusqu'à 45 milles à l'heure suivent cette dépression et devaient souffler sur le sud du Québec hier soir et sur le reste de la province vendredi Durant la fin de semaine la température sera très variable au fur et à mesure que ces systèmes du secteur sud-ouest se déplaceront à travers le sud du Québec.La prochaine perturbation devrait se produire vendredi soir et nous valoir d'autres averses mais son intensité sera beaucoup plus faible.Chibougamau, Abitibi.St-Maurice, Québec, Lac St-Jean: Nuageux avec risque de quelques averses ou chutes de neige locales venteux Maximum près de 40 à 45.Aperçu pour samedi, généralement nuageux.Pontiac-Témiscamingue, Outaouais, Montréal, Cantons de l'Est, Laurentides: Vendredi nuageux avec éclaircies.Maximum 45 à 50.Aperçu pour samedi: généralement nuageux • Baie-Comeau, Rimouski, Gaspé, Sept-Iles: Nuageux avec quelques averses vendredi après-micfi Le temps se fera venteux Maximum 45.Aperçu pour samedi, généralement nuageux.sait, doivent surmonter leurs propres difficultés.“A l’heure où nous en sommes, j'exhorte les consommateurs canadiens, les industries, les municipalités et les gouvernements provinciaux à étudier les moyens de diminuer volontairement leur consommation”, a conclu le ministre.Entre-temps, le gouvernement Trudeau envisage d'autres mesures et prépare un programme d'allocation au niveau de la vente en gros, au cas où la raréfaction des approvisionnements deviendrait plus sérieuse.“Même si nous reconnaissons la nécessité d'assurer la sécurité des approvisionnements dans le cas d’usagers prioritaires, a poursuivi M.MacDonald, le gouvernement est tout disposé à intervenir directement dans le mécanisme normal des ventes de l'industrie’'.LACEE hôtes américains, après que l’Europe eut choisi d’adopter devant le conflit du Moyen-Orient une position fort divergente de celle des Etats-Unis.“Vous n’avez pas à nous rappeler constamment que les positions et les attitudes du Canada face à l’Europe sont différents de ceux des Etats-Unis, a lancé le parlementaire italien Renato Ballardini à ses collègues canadiens; le ton même de nos entretien le démontre à l’envie, les rapports américano-européens sont présentement tourmentés et nous ont entraînés dans des échanges très vifs, lors de notre passage à Washington.Dès notre arrivée à Ottawa, nous avons observé une différence notable dans l’accueil qui nous a été réservé.” Un délégué allemand, M.Hans Edgar Jahn, devait exprimer peu apres la satisfaction des Européens devant le rôle constructif du Canada lors de la conférence d’Helsinki pour la sécurité et la coopération en Europe.“Votre ministre, M.Sharp, ayant insisté sur des problèmes qui’ préoccupent beaucoup les Européens, à savoir la libre circulation des biens et des personnes, se trouvait ainsi à appuyer la position commune définie par les "neuf” de la communauté.” ¦ Mais la substance de cet échange entre parlementaires se retrouve dans le communiqué émis à l’issue de la rencontre.Outre “la plus grande priorité” que Bruxelles, de l'avis général, devrait accorder à l'installation d'une délégation permanente à Ottawa, ce document fait état de la satisfaction des parlementaires devant la référence particulière de la dernière conférence au sommet de l’Europe au Canada comme pays “avec lequel la communauté devrait entretenir un dialogue constructif".Le communiqué signale aussi que les délégués européens reconnaissent “que les politiques de la communauté européenne doivent tenir compte des intérêts distincts du Canada, relativement à ceux des Etats-Unis.” “Compte tenu du projet de déclaration de principe pour les relations entre les Etats-Unis et la communauté, les délégations ont en outre recommandé que l’on rédige une • déclaration de principe distincte pour les relations entre le Canada et la communauté,” poursuit le communiqué.Les parlementaires canadiens ont fait part à leurs vis-à-vis européens des inquiétudes d’Ottawa devant la perspective d'une fermeture sur elle-même de l'Europe économique, comme d'ailleurs des Etats-Unis ou du Japon.L’intérêt du Canada, ont-ils rappelé, l’oriente tout à fait vers la consolidation d'un système commercial véritablement multilatéral, lors de la ronde de négociations amorcées récemment dans le cadre du GATT.A ce propos, un parlementaire français, M.Christian De La Malène a tenu à modifier le projet de communiqué pour donner des assurances aux Canadiens.Ce document pelle donc que "les délégués du Parlement européen ont fait valoir ¦ qu’à la fois leur propre volonté comme les nécessités impérieuses de leur économie font de la libération des échanges un objectif prioritaire pour eux.Toute l’histoire de la communauté européenne, comme le degré de libéralisation très important où elle est arrivée, en portent témoignage.” En outre, les discussions d'hier ont fait très clairement ressortir que les Européens accordent autant d’importance que le Canada à l’accent qu’il conviendra de mettre, lors des négociations du GATT, sur la supres-sion des entraves non-tarifaires au commerce international, plutôt qu’à la simple réduction des droits de douanes.Il convient enfin de souligner l'intérêt manifesté par les Européens pour la technologie nucléaire et les ressources énergétiques du Canada.“Comment se fait-il que le Canada a réussi à développer jusqu’à aujourd'hui sa propre filière nucléaire à uranium naturel, alors que l’Europe en est réduite à dépendre des systèmes américains?" de demander un parlementaire italien, M.Sivio Leonardi.“Si votre système d’électro-gé-nération nucléaire est si valable, comment expliquer que vous ayez tant de difficulté à le vendre?” de demander un parlementaire allemand.A ces questions, hélas, les parlementaires canadiens n'ont pu répondre adéquatement.Il faut signaler.d'ailleurs, que la réunion conjointe d'hier a surtout pris l'allure d’un dialogue entre les Européens et un petit groupe de sénateurs, notamment MM.John Aird et George Van Roggen.Les députés des Communes éaient-ils mal préparés?N’avaient-ils rien à dire sur les rapports canado-euro-péens, que leurs collègues du Sénat ont analysés longuement en vue d'un rapport qui est paru il y a deux mois?En tout état de cause, si l'on excepte le député Georges Lachance qui coprésidait avec le sénateur Aird et le député français Pierre-Bernard Couste, la participation des élus du peuple à la rencontre européenne d’hier n’aura guère été impressionnante.TÊT R EAU LT Suite de la page 3 te est à peu près impossible.Il faut avoir recours à la télévision, entre autres, et ces coûts de production ont triplé depuis trois ans.C’était au tour de Me Tétreault de reprocher à Lucien Paiement des décisions gaspilleuses hier après-midi dans son comité électoral du boulevard des Laurentides.Tandis qu’il était président de la corporation hospitalière de la Cité de la Santé, M.Paiement, soutient le maire, a versé $175,000 à l’architecte Antoine Auger, et $95,900 aux ingénieurs Brady & Riopel, pour des travaux professionnels qui n’ont jamais servi.Au lendemain des elections de 1970, rappelle Me Tétreault, Lucien Paiement décidait d’accorder les mêmes contrats à de nouveaux ingénieurs.“Le gouvernement avait changé”, observe Me Tétreault.Le maire rappelle en outre que Me Paiement et la Cité de la Santé, de même que les entrepreneurs Donolo, sont sous le coup d’une injonction interlocutoire pour avoir accordé à ces derniers le contrat de construction, “un contrat qui n'était pas dans les formes”, dit-il.L’affaire se plaide aujourd’hui même en Cour supérieure.Me Tétreault a aussi cité ses propres sondages pour démentir les prétentions triomphalistes de son adversaire au scrutin de dimanche.Ceux-ci, bien sûr, accordent une avance incontestable au maire.Mais, comme a dit Yvon Dupuis (et les élections du 29 lui ont donné raison), “le seul vrai sondage, ce sont les élections elles-mêmes".Toute la campagne de Me Tétreault s’appuie sur des réalisations, sur la Un groupe d'anglophones réclame -Routhier pour leurs enfants par Jean-Pierre Proulx Un groupe de parents de l’école Our Lady of Consolata dont les enfants partagent l’école Basile-Routhier avec ceux de parents francophones se sont présentés hier après-midi devant la CECM pour demander que cette école .passe entièrement au secteur anglophone de la CECM.Cette demande rouvre à nouveau le dossier litigieux, de cette fameuse école Basile-Routhier située à Saint-Michel.C’est la quatrième année que la question est soulevée à la CECM.En gros, le problème origine du fait que la population francophone du quartier diminue plus rapidement que la population italo-anglophone.Actuellement, les 4 écoles francophones du quartier sont occupés à 50%.Deux d’entre elles, Basile-Routhier et Saint-Barthélémy sont devenues des écoles où cohabitent ensemble des enfants anglophones et francophones.Si la cohabitation ne pose pas de problème à Saint-Barthélémy, il n'en va pas de même à Basile-Routhier.L’an dernier, c’était les parents francophones qui s’étaient plaints de voir diminuer la qualité de leurs services.Leur aigreur s’accentuait du fait qu’ils promesse d'une stabilisation fiscale, d'une diminution même de la taxe foncière, de l’ordre de 25 cents les $100, dès le 15 décembre, un engagement on ne peyt plus formel.Tandis que Lucien Paiement joue le thème du changement, Me Tétreault joue, comme Bourassa, celui de la sécurité.Si le scrutin du 29 octobre peut fournir un indice du goût populaire pour le changement, on ' peut formuler l’hypothèse suivante: Tétreault sera encore au pouvoir dimanche soir.L'OPPOSITION Suite de la page 4 raineté.Le succès de la contre-offensive libérale rappelle opportunément aux péquistes comme à tous ceux qui s’opposent au régime Bourassa que pour vaincre la machine en place, il sera nécessaire de pousser bien plus loin encore la conscientisation politique des citoyens et l’organisation ae la population.En ce sens, l’échec relatif du 29 octobre est un gain: on ne change pas véritablement de régime comme on fait une élection municipale.Les bénévoles, déçus et scandalisés devant le triomphe de la machine bien graissée du parti au pouvoir, au lieu de fermer leur cahier avec la fermeture des pools, doivent plutôt ouvrir de nouveaux programmes d’action politique permanente.Aucun canal de Suez n’est infranchissable.Pas de statut particulier pour le Québec OTTAWA (PC) — Le ministre fédéral des Communications, M.Gérard Pelletier, a déclaré hier aux Communes qu’il n’envisageait pas de statut particulier pour le Québec concernant l’épineuse question de la câblodiffusion.Répondant à une question du député créditiste de Champlain, M.René Matte, qui lui demandait des précisions quant à révolution du problème des juridictions sur la câblodiffusion, le ministre a rappelé que cette question allait être étudiée au cours de la prochaine conférence fédérale-provinciale des ministres des Communications qui se tiendra les 27 et 28 novembre prochain.La modernisation de la CA C: une monstruosité?OTTAWA (CP) — Les tentatives de modernisation de la Commission d’assurance-chômage ont donné en fait une monstruosité administrative, fort coûteuse et il faudrait instituer une enquête approfondie sur la CAC avant de pouvoir y remettre de Tordre.C'est la conclusion à laquelle en est venu un député conservateur, M.Jack Ellis, de la circonscription ontarienne de Hastings, après une analyse de quatre mois du fonctionnement de la Commission M.Ellis, documents en main, soutient que le moral du personnel de la CAC est à son plus bas, que les patrons attendent de lui qu’il fasse le travail des ordinateurs, etc.Les frais d'administration de la CAC seront de 50% plus élevés cette année qu'ils ne Tétaient Tan dernier, alors qu'ils se chiffraient par $120 millions.Les dépenses du bureau chef de la CAC à Ottawa seront trois fois plus élevées que pour Tan dernier.Hier, M.Ellis a tenté d’obtenir du cabinet qu'il nomme une commission d'enquête sur la Commission d’assurance-chômage, mais sa demande n’a pas reçu l'assentiment unanime des députés.Le ministre de la Main-d’oeuvre, M.Robert Andras, a maintenu que la CAC ne crèverait pas son budget de 1973, malgré les plaintes et les affirmations contraires de M.Ellis.Ce dernier a surenchéri en prédisant que malgré le taux de chômage de cette année, plus bas qu'en 1972, la CAC verserait $2.5 milliards en prestations alors qu’elle n'en a versé que $2 milliards Tan dernier.Dans un rapport de 42 pages qui documente l'analyse qu’il a faite du fonctionnement de la CAC, M.Ellis prétend que bientôt la “fraude” de Tassurance-cho-mage coûtera un milliard par an et que les administrateurs de cet organisme ont délibérément caché des faits qui pourraient placer le gouvernement dans une situation embarrassante.Dans certains cas, affirme M.Ellis, on mentionne ces faits dans la table des matières des rapports, même quand les faits ont été cachés dans le rapport même.M.Ellis a aussi réitéré une accusation déjà portée par l’opposition conservatrice selon laquelle le président de la CAC, M.Guy Cousineau, savait avant les élections du 30 octobre 1972 combien il faudrait pour renflouer la caisse de la Commission, mais s'est bien gardé de demander ce montant avant les elections, pour des raisons politiques.Interrogé par les membres d’une commission parlementaire au début de Tan- voyaient s’angliciser à côté de leurs enfants francophones les enfants d’immigrants italiens.S’il faut en croire les parents de Our Lady of Consolata, la direction de Basile-Routhier, malgré un protocole d’entente, ne se montre pas très coopérante avec les anglophones.Ainsi, la directrice de l’école, raconte le comité de parents, a placé une affiche à la porte principale disant aux parents anglophones d’entrer par la porte de coté; le courrier adressé à Our Lady of Consolata a été retourné sous prétexte qu’il était mal adressé.La même directrice a gardé le nouveau réfrigérateur destiné aux professeurs anglophones et leur a refilé le vieux des professeurs francophones, etc.Mais les parents font surtout valoir qu’il y a des raisons pédagogiques et administratives à doter enfin leurs en- fants, comme d’ailleurs ceux des francophones d’un lieu d’étude stable.Ils estiment que l’école Basile-Routhier leur conviendrait parfaitement, étant donné u’elle est en plein coeur du quartier.)uant aux 297 enfants francophones, ils ourraient, disent-ils, tous aller à Saint-Barthélémy qui compte 388 places libres et qui n’est qu’à un quart de mille de Basile-Routhier.Pendant la période de questions, le commissaire Laplante a demandé àu porte-parole du groupe si les anglo- Ehones n’avaient rien à se reprocher.e ton inquisiteur avec lequel la question a été posée n’a pas manque de soulever quelques réactions chez ses collègues, réactions parfaitement perceptibles de la banquette des journalistes.Le président a promis au groupe une décision en novembre ou en décembre.Il y aura recomptage judiciaire dans Taillon et Sainte-Marie Le Parti québécois a déposé hier deux demandes de recomptage judiciaire pour les comtés de Taillon et Sainte-Marie.Dans les deux cas, les candidats du Parti québécois ont été défaits par ceux du Parti libéral par une faible majorité.Les demandes de recomptage judi- ciaire, déposées auprès du président général des élections, seront entendues lundi ou mardi prochain devant la Cour provinciale.On ignore pour le moment si d’autres demandes de recomptage judiciaire seront faites par le PQ ou d’autres partis.St-Lambert s'oppose à la hausse des tarifs de Chambly Transport L'augmentation du tarif annoncée par Chambly Transport a provoqué Tire des usagers.Un télégramme n’a pas tardé, et le maire Guy Bouchât de Saint-Lambert proteste officiellement contre une hausse jugée “inacceptable et injustifiable”, en invitant les trois nouveaux députés de la Rive-Sud, MM.Paul Ber-thiaume, André Déom et Guy Leduc, à prendre les dispositions nécessaires Le PQ songe à publier un quotidien Le Parti québécois envisage sérieusement la possibilité de publier à Montréal un journal quotidien qui porterait le nom de “Le Québécois”.Selon des rumeurs persistantes qui circulent dans les milieux politiques et journalistiques, les principaux animateurs et quelques vedettes du Parti auraient conçu ce projet au cours de la campagne.Déjà, des journalistes prestigieux auraient été ou seraient prochainement pressentis.On pense que “Le Québécois” n’éprouverait pas de difficultés à recruter des journalistes.L’une des raisons invoquées par des dirigeants du Parti à Tap-pui du projet serait la volonté du PQ de posséder un instrument d’information et de propagande politiques.On chuchote la pour au moins différer la date de mise en vigueur du nouveau tarif.Le télégramme s’adresse aussi au ministre des Affaires municipales Victor Goldbloom.Il proteste également contre la suspension des services les dimanches et fêtes sur la Rive-Sud de Montréal."La Ville de Saint-Lambert n’a pas été avertie de la demande d’augmentation, ni des auditions de la Regie des transports du Québec.Elle n’a donc pu formuler d'objections, et je vous prie instamment de prendre les dispositions nécessaires pour différer la date de l'entrée en vigueur de cette augmentation afin de nous permettre de faire les représentations qui s’imposent”.Le Maire Bouchât signale une curieuse anomalie.“Nos citoyens, dit-il, sont troublés du fait que l’ordonnance, pourtant datée du 11 octobre, a été annoncée seulement le 31 octobre”.C’était deux jours après les élections générales.DÉCÈS egalement que certains péquistes, contrariés par l’orientation du DEVOIR, voudraient fonder un journal qui serait graduellement appelé à le remplacer.née, M.Cousineau a expliqué qu’il n'avait pas demandé ces montants au gouvernement avant les élections parce qu’il avait présumé que le gouvernement se réunirait à la date fixée, le 28 septembre.M.Ellis a découvert de plus dans son étude du fonctionnement de la CAC que le vaste réseau d’ordinateurs ne fonctionne pas comme il le devrait et que le personnel de la Commission en était réduit à préparer à la main, selon les anciennes méthodes, les listes de paye du personnel.Cette pratique résulte en du temps supplémentaire inutile et fait que le moral du personnel est très bas.D'autre part, un haut fonctionnaire de la CAC.qui a osé se plaindre que le moral du personnel était bas a été muté, soutient M.Ellis.DECES GLORIEUX Francis Madame Francis GLORIEUX et ses enfants ont la douleur de vous faire part du décès de Monsieur Francis GLORIEUX, leur époux et père.Président de la Société Textile Ste-An-ne Idée., ancien Secrétaire de la Chambre de Commerce Française au Canada, survenu à Montréal le 24 octobre 1973., Les funérailles et l’inhumation ont eu lieu dans la plus stricte intimité le 27 octobre 1973.A tous ceux qui Tont connu et aimé nous demandons d'exprimer leur sympathie par des messes ou des dons à la Société de Recherches sur le Cancer.Note» s.v.p.que let avis de d< doivent nous parvenir avant A p.m, pour publication du 1er main.Le dimanche : 2 à 4:30 i SANSFAÇON Gérard.Accidentellement à Montréal, le 31 octobre 1973 à Tâge de 46 ans, est décédé, Gérard Sansfaçon, chef d'atelier à l'Imprimerie de Montréal; époux de Thérèse Chicoine, père de Robert, Yves Francine et Nathalie.Son père M.J.S.Sansfaçon, son frère Dr.Henri Sansfaçon, optométriste, époux de Gisèle Lebel.Les funérailles auront lieu samedi le 3 novembre.Le convoi funèbre partira du Salon Paul & Fortin No 835 avenue Laurier est pour se rendre à Téglise St-Emile où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.ne.¦zMagnui 5 janvier Avion - hôtel - transfert -petit déjeuner et taxes inclus de S439.00 6 S469.00 w Voyages 1184 ouest, rue Ste-Catherine.4e étage 879-1184 visoire détenus à la prison de Mount-Joy à Dublin.Accusé d’incompétence par l’opposition du “Ftanna Fail ”, M.Cosgrave, réputé comme un ferme défenseur de “la loi et l’ordre”, a déclaré devant le Parlement qu’un juge mènerait une enquête approfondie au sujet des mesures de sécurité dans les prisons de la République.Dans les milieux informés de Dublin, on estime que cette enquête, qui ne sera pas rendue publique, pourrait toucher des domaines plus vastes que le simple système pénitentiaire.Avant que l’enquête ne commence, une première phase prévoit une série de “mesures d’urgence” que M.Cosgrave n’a pas dévoilées.Malgré les efforts de l’armée et de la police irlandaises, les trois membres de LIRA, qui ont réussi une évasion spectaculaire en hélicoptère, courent toujours et l’affaire risque fort de soulever une tempête politique en Eire.Le Fianna Fail, le parti de M.Lynch, a déjà dénoncé dans une déclaration “l’incompétence du gouvernement en matière de sécurité”.“La compétence dgs ministres de la Justice et de la Défense est désormais un sujet de grave inquiétude, poursuit le texte, et leur maintien en fonctions doit être sérieusement remis en question.” Tandis que la tension politique monte à Dublin, les recherches des trois évadés — Seamus Twomey, Kevin Mal-Ion et Joe L’Hagan — se poursuivent.Les soldats et les policiers ont établi des barrages sur toutes les routes conduisant en Ulster et ils surveillent les ports et aéroports du pays.D’autre part, la vague de terrorisme s’intensifie en Ulster, où deux voitures piégées ont explosé hier matin près de l’hôpital “Royal Victoria” de Belfast, causant des dégâts au bâtiment principal et aux salles où sont soignés les enfants.Il n’y a pas eu cependant de blessés.L’hôpital a d’ailleurs été la cible de plusieurs atten- j tats au cours de l’année pas- J sée.|r cooime ; jCASTILLONl i |4 FRMCH FLAG ^ ^^^AariLLON a c- • Un cognac authentique apprécié au pays depuis plus d’un siècle.Maintenant dans sa nouvelle bouteille.$10.95 CASTILLON EST UN AMI qu un ami véritable est une douce chose” La Fontaine ï Ol.Lor» t> Mi de* btanJLb Je» ^ ^ ^njou-Gluc^cc.4ÜU.«_ 4jtOknjcuu«.Jkf^Dniwoi evr joie.Lo-uxJcerc, AoCs A'jcî.- -SAho •I- L’ABC des Obligations d’Epargne du Canada Qui peut acheter des Obligations d’Epargne du Canada?Les résidents canadiens, adultes ou mineurs, et leur succession peuvent acheter des Obligations d’Epargne du Canada.Pour jouir du statut de résident, une personne doit normalement résider au Canada pour la majeure partie de l’année et avoir une adresse au Canada.De qui puis-je acheter mes Obligations d’Epargne du Canada?Vous pouvez les acheter de toute banque, caisse populaire, société de fiducie ou de tout courtier en valeurs mobilières, agréé comme vendeur.Vous pouvez payer comptant ou par versements selon le Mode Officiel d’Epargne Mensuelle.Vous avez alors jusqu'au 15 novembre 1973 pour faire un premier paiement de 5% de la valeur nominale de l’achat, puis dix versements mensuels de 9% chacun commençant le 1er décembre et un versement final de 5% le 1er octobre 1974, plus l'intérêt couru calculé au taux de 7.54% l'an sur le solde résiduaire.L'intérêt couru s’élève à $3.46 par $100 de valeur nominale.Vous pouvez aussi les acheter à votre travail par retenues régulières sur votre salaire.Votre employeur vous donnera tous les renseignements sur le Mode d’Epargne sur le Salaire.Puis-je encaisser mes Obligations d’Epargne du Canada en tout temps?Vous pouvez encaisser vos obligations en tout temps, à leur pleine valeur nominale plus l’intérêt couru.Pour obtenir votre argent, vous n’avez qu'à présenter vos obligations à votre banque.L’intérêt est calculé au taux du coupon annuel pour chaque mois complet écoulé depuis la date d'échéance du coupon précédent.Combien me coûtent mes Obligations d’Epargne du Canada?Jusqu'au 15 novembre 1973, vous pouvez les acheter à leur valeur nominale, sans payer l’intérêt couru.Par la suite, un intérêt au taux de 7.54% l’an sera ajouté, du 1er novembre à la fin du mois de l’achat.Le ministre des Finances se réserve le droit de mettre fin à la vente de cette émission en tout temps après le 15 novembre 1973.Quelles sont les coupures disponibles?Les obligations avec coupons sont émises en coupures de $50, $100, $500, $1,000, $5,000 et $25,000.Elles comportent des coupons d’intérêt annuel et des certificats d’intérêt composé.Les obligations entièrement nominatives émises en coupures de $500, $1,000, $5,000 et $25,000 sont immatriculées quant au capital et à l’intérêt.Elles sont émises sous deux formes.La première offre un intérêt payable annuellement par chèque, mais ne permet pas de composer l’intérêt.La seconde permet de composer l’intérêt, mais l’intérêt n’est pas versé chaque année par chèque; il n’est payable qu’au remboursement de l’obligation.Y a-t-il une limite d’achat?Oui.Cette année, la limite d’achat est fixée à $50,000.Le montant total d’obligations de cette nouvelle émission qu’un détenteur peut détenir en propriété ou en participation ne peut excéder cette limite.Cette limite peut cependant être dépassée si le détenteur hérite d’obligations supplémentaires à la suite du décès d’un titulaire.Qu’arrive-t-il si mes Obligations d’Epargne du Canada sont perdues ou volées?Elles seront remplacées sur production d’une preuve satisfaisante de perte ou de destruction et d’un cautionnement.Avisez la Banque du Canada et la police de votre localité en leur donnant tous les détails.Rendement annuel moyen à l’échéance; Chaque nouvelle obligation de $100 avec coupons comporte 12 coupons d’intérêt annuel encaissables séparément et 3 certificats d’intérêt composé.Coupons d’intérêt annuel Payablesle lernov.Valeur Total 1974 $7.00 1975 $7.50 1976 $7.50 1977 $7.50 1978 $7.50 1979 $7.50 1980 $7.50 1981 $7.75 1982 $7.75 1983 $7.75 - 1984 $8.00 1985 $8.00 Total de l’intérêt annuel $91.25 Certificats d’intérêt composé ' En plus, elles peuvent vous rapporter de l’intérêt sur l’interet.Si vous laissez vos 6 premiers cou- pons d'intérêt annuel attachés à votre obligation jusqu’au 1er novembre 1979, le certificat A d'in- téret compose vous rapportera la somme de $ 9.25 De la même façon, si vous laissez vos 6 derniers coupons d’intérêt annuel attachés à votre obliga- lion jusqu’au 1er novembre 1985, le certificat B d’intérêt composé vous rapportera la somme T de .$ 9.75 Enfin, si vous conservez tous vos coupons d’in- térêt annuel et tous vos certificats d'intérêt composé jusqu'à l'échéance, le certificat C vous rap- portera la somme de $29.25 Total de l’intérêt sur votre intérêt $48.25 Valeur nominale de l’obligation $100.00 Valeur totale à l’échéance dans 12 ans $239-50 si vous composez tout l’intérêt.Profitez-en achetez les vôtres dès maintenant IE DEVOIR Cahier Montréal, vendredi 2 novembre 1973 Les pourparlers Canada-USA sur les vols nolisés sont dans une "impasse sérieuse" WASHINGTON (d’après la CP) — Les négociations ca-nado-américaines sur les vols nolisés entre le Canada et les Etats-Unis ont été interrompues et le chef négociateur du département d Etat, M.Michael Styles, affirme qu’elles sont dans une “impasse sérieuse”.Un avion du ministère des Transports du Canada a d’ailleurs ramené de Washington à Ottawa la délégation canadienne dirigée par M.Michel Dupuy, du ministère des Affaires extérieures, après trois jours de vaines négociations.Les négociations traînaient depuis quatre ans.Quand reprendront-elles?On ne le sait pas.M.Styles a refusé de dire sur‘quels problèmes les négociations achoppent, car il n’est pas sûr qu'elles soient finies pour de bon.Mercredi, avant une nouvelle ronde de négociations, M.Dupuy avait dit que les Canadiens espéraient mettre le point final à l’accord la journée même, de sorte qu’il pourrait retourner à Ottawa a temps pour préparer son départ pour l’Inde, aujourd'hui, en vue de négociations de ce côté également.Mais après avoir siégé tard dans la nuit, au département d’Etat, les deux parties jugèrent désirable de jeter un autre coup d’oeil sur les derniers obstacles, a dit M.Styles.En août dernier, les deux pays ont paraphé un accord sur le partage des routes commerciales entre le Canada et les Etats-Unis et sur les modalités du pré-dédouanement.La ratification et la signature de l’accord furent cependant reportées au moment où l’entente serait faite sur les vols nolisés qui représentent un volume d’affaires de $11 millions par année.Dans le temps, on croyait pouvoir conclure bientôt une entente sur les vols nolisés, mais les négociations traînèrent de nouveau, tout en al- Grève à Perspectives et Weekend La reine Elizabeth, lady Spencer-Churchill, âgée de 88 ans, et son petit-fils, M.Winston Churchill, député au Parlement de Londres, contemplent l’imposante statue de bronze de sir Winston Churchill que vient de dévoile lady Spencer-Churchill sur Parliament Square, à Londres.Sur un socle de granit haut de huit pieds et quatre pouces, le sculpteur Ivor Robert Jones a immortalisé dans un bronze de 12 pieds le "vieux lion" dans la redingote militaire qu’il portait lors des jours sombres de la Deuxième Guerre mondiale.(Téléphoto AP) Le prix du pétrole pourrait influencer le coût des aliments Environ 150 employés de la Montreal Standard Publishing Co.ont quitté hier leur travail pour appuyer des demandes qu’un porte-parole syndical qualifie avant tout d’économiques.Ces employés font partie de deux syndicats affiliés à ITn-ternational Printing and Graphie Communications Unions, soit la Montreal Newspaper Printing Pressman’s Union et Montreal Paperhandlers Union.La compagnie imprime qua- tre suppléments hebdomadaires distribués à 42 quotidiens et un hebdomadaire.Ces suppléments — The Canadian, Week-end, Perspectives et Perspectives-Dimanche — ont un tirage global d’environ 4,-900,000 exemplaires.ternant entre Ottawa et Washington.Le noeud du problème est que les départs des vols nolisés se font surtout du Canada, vers le sud des Etats-Unis et les îles subtropicales, et que les avions utilisés sont surtout canadiens.Les Etats-Unis voudraient pue le Canada modifie ses règlements de façon à ce que les compagnies américaines aient une part du marché canadien qui va en priorité aux transporteurs canadiens.A Ottawa, le ministre des Transports, M.Jean Marchand, a déclaré que les négociations ne sont pas rompues et qu'il conserve toujours l’espoir qu’on en arrivera à un nouvel accord.M.Marchand devait être mis au courant dès ce matin de ce qui s’est passé en cours de négociations.“On doit me faire rapport, dit-il, sur le point unique où il y a désaccord.Ce n’est pas au sujet des pourcentages.” On a en effet laissé entendre que les négociateurs américains réclament pour les Etats-Unis un fort pourcentage du marché canadien des vols nolisés.A Montréal, le capitaine John B.Wright, president, a dit que l’Association canadienne des pilotes de ligne a envoyé un télégramme à M.Marchand pour presser le gouvernement de ne pas accorder aux Etats-Unis une part plus grande du marché canadien des vols nolisés.M.Marchand avait laissé entendre précédemment pue le Canada était sur le point de faire des concessions.De telles concessions, selon les pilotes, seraient au détriment de l’industrie aéronautique canadienne, réduiraient les affaires et l'embauche et auraient des effets adverses sur la balance des paiements.Les pilotes ont demandé à rencontrer les autorités fédérales concernées.11 y a quelque temps, M.Yves Pratte, président du conseil et directeur général d'Air Canada, avait déclaré à une réunion conjointe du club Rotary et de la Chambre de commerce d’Edmonton qu’il prévoyait que le gouvernement fédéral annoncerait avant la fin de l’année les nouvelles lignes qui doivent être établies à la suite de l’accord intervenu entre le Canada et les Etats-Unis.M.Pratte avait réclamé pour Air Canada le droit d’assurer le service Edmon-ton-Calgary-San Francisco devant etre inauguré, disait-il, le 1er janvier 1974.M.Pratte avait également souligné que le service devait être, en 1976, prolongé jus-ou’à Los Angeles, “déjà aesservie par Air Canada et où nous disposons d’une infrastructure considérable de même que de solides positions commerciales”.Il avait enfin déclaré qu’Air Canada est aussi la mieux placée pour relier Edmonton et Cal-gary à Chicago et à New York, via Winnipeg.On se demande maintenant si l’impasse sérieuse dans laquelle se trouvent les négociations sur les vols nolisés n’aura pas une influence sur l’échéancier du partage des routes commerciales.OTTAWA (CP) — Le ministre de la Consommation, M.Herb Gray, a laissé entendre hier que le comité des Communes sur l'alimentation pourrait étendre son enquête sur les prix des aliments à des secteurs reliés indirectement au coût des aliments.Il a dit qu’il serait à la fois utile et souhaitable de voir l’effet que certaines choses, comme les augmentations de prix du pétrole, peuvent avoir sur le coût des aliments.Le comité ne devrait pas se refuser à jeter un coup d'oeil sur toute industrie influant sur les prix des aliments, dit-il.C’est le député libéral de Louis-Hébert, Mme Albanie Morin, qui attacha le grelot en disant que les profits de l’Imperial Oil sont passés de $111 à $155 millions dans l'espace d’un an.Si de telles augmentations ont une influence sur les aliments, de dire M.Gray, la compagnie de pétrole devrait être appelée a s’expliquer devant le comité.Mme Grace Maclnnis (NPD de Vaneouver-Kingsway) est d’avis qu’il ne fait maintenant aucun doute que des pressions seront exercées pour faire comparaître d’autres industries devant le comité chargé d’étudier les tendances des prix des aliments.En dehors du parlement, Mme Maclnnis a dit que certains produits, comme le pétrole, sont “si manifestement reliées” au coût de production des aliments que le comité étendra vraisemblablement son enquête.Cependant, un autre député NPD, M.Terry Grier, de Toronto-Lakeshore, a exprimé l’opinion que si l’on veut tout couvrir on en a pour six ans.Il y a belle lurette que les conservateurs réclament une enquête sur l’ensemble des augmentations de prix reliés à l’indice du coût de la vie, et M.James McGrath, de St.John's East, a noté avec satisfaction le rapprochement néo-démocrate de la pensée conservatrice.Il appuie donc l’idée d’étendre la portée de l’enquête du comité.Entre-temps, au ministère de la Consommation, on étudie les rapports des enquêteurs qui ont fait un relevé des méthodes employées dans les épiceries pour indiquer le prix des marchandises.Le cas échéant, des accusations seront portées devant les tribunaux, mais le ministre croit qu’un “nombre substantiel” des quelque 150 irrégularités rapportées ne pourront être étayées sur des preuves solides.M.Gray a réitéré devant le comité que les réductions de prix du boeuf au niveau du gros sont graduellement retransmises aux consommateurs.Il a aussi laissé entendre, sans plus de précision, que le gouvernement va prendre des mesures pour contrer les ennuis causés par le manque de combustible.Les Communes seront saisies dun bill sur la concurrence OTTAWA (CP) — Le ministre de la Consommation, M.Herb Gray, a annoncé hier qu’il déposerait dès lundi aux Communes un projet de loi révisé sur la concurrence commerciale.Ce projet de loi représente la première étape dans l’application d’une nouvelle politique sur la concurrence, a expliqué M.Gray.Il portera sur la publicité trompeuse et autres questions sur lesquelles se penchent actuellement les membres de la commission parlemen-iuire spéciale sur le prix de l'alimentation.Le nouveau projet de loi fait suite à la reforme des lois commerciales instituée par le Volontaires par excellence Ces personnes de différents et de différents milieux •accomplissent des tâches importantes et essentielles pour la Croix-Rouge.VOUS AUSSI POUVEZ AIDER.t gouvernement il y a plus de deux ans.Un premier projet de loi, retiré par le gouvernement après une vive réaction des milieux d’affaires, aurait remplacé la loi actuelle sur les monopoles, que plusieurs qualifient d'impuissante à régir les pratiques commerciales restrictives.Par ailleurs le ministre de la Consommation a annoncé hier un projet de réglementation rendant obligatoire l’énumération complète des ingrédients sur l’étiquette de tous les produits alimentaires préemballés.M.Herb Gray a précisé dans un communiqué que la plupart des ingrédients devront etre indiqués sous leur nom usuel explicite.Il sera permis cependant d’utiliser certains noms descriptifs ou génériques, telles que, par exemple, huile ou graisse végétale, épices, assaisonnements, fines herbes, etc.En vue de réduire le nombre d’étiquettes réglementaires on permettra 1 indication d'ingrédients facultatifs, lorsqu’une telle substitution constitue une pratique industrielle acceptable.Le gouvernement a l’intention que tous ces règlements soient mis au point et publiés avant la fin de 1973.îf 12 • Le Devoir, vendredi 2 novembre 1973 arts et spectacles Barbara: un monde d'émotion sans trêve tempéré par l'humour par Gisèle Tremblay Barbara est de retour au Patriote, vêtue de noir, à moitié dissimulée derrière son piano qu’elle consent cependant à quitter quelquefois, toujours prodigue de ses paysages intérieurs, maîtresse absolue d’une poésie intimiste sans cesse remuée par l’émotion de vivre, le visage dévoré par de grands yeux absents ouverts à jamais sur quelque rêve éveille.Telle quelle, dans ce tour de chant un peu court composé à parts égales de vieux succès et de chansons plus récentes, elle semble tout droit sortie d’une toile surréaliste de Paul Delvaux, comme ces fil- ¦ QUI FAIT QUOI • CAFE DU QUAI - Le Café du Quai de Magog recevra vendredi et samedi prochains, les 2 et 3 novembre, Suzanne Jacob, chansonnier-compositeur, que les habitués du Patriote ont déjà eu l’occasion d’apprécier.Les deux spectacles de Suzanne Jacob ont lieu à 21h.• CASANOUS - Au programme de la Casanous, cette semaine, les Quinchamali, qui sont un peu “Los Colchakis” du Québec.Musique des Andes, donc, avec l’écho des événements bouleversants survenus récemment au Chili.Charlot-au-piano et Louis TEclaireur se partagent une première partie théâtrale et musicale.Jusqu’à dimanche, à 22 heures.• EDUCANIMA - Le ministère québécois des Affaires culturelles vient d’allouer $10,035 à “Musique Educani-ma Inc.”, un groupe d’élèves instrumentistes du Conservatoire de musique de Montréal, dont l’objectif est de rejoindre le jeune public des écoles et de le réconcilier avec la musique dite sérieuse.La formule permet de former de petits ensembles de musi-oue de chambre et de répondre ainsi aux besoins de divers auditoires.Le groupe donnera Quatre concerts cette année à Montréal et en banlieue.• AMERIQUE FRANÇAISE — Le colloque annuel de l’Institut d’histoire de l’Amérique française aura lieu les vendredi et samedi de la semaine prochaine (9 et 10 novembre) au pavillon des sciences sociales de l’université de Montréal.Au programme, des communications et des échanges de vues sur le 19ème siècle québécois, la nature et le rôle de l’historiographie, ainsi que “Lionel Groulx, les indépendantistes de La Nation et les séparatistes.” Voulez-vous recevoir gratuitement et régulièrement tes programmes-calendrier ?CINÉ OUTREMONT 277-4145 les nues à la passion contenue qui s’y promènent le regard étrangement fixe dans des décors solitaires et glacés, dominés par des chateaux aux formes géométriques, des dalles, des colonnades, et la source lumineuse d’un fanal ou d’une locomotive dans la nuit.C’est dans ce climat approprié qu elle nous offre “Ma-rienbad”, une toute nouvelle chanson incluse dans Talbum qui sera lancé sur le marché français à la fin du mois.Inspirée, comme son titre l’indique, du fameux film de Resnais, cette chanson en est un brillant pastiche.On y reconnaît au passage la valse onirique de Marienbad, le luxe un peu passé du décor où jouent le marbre et le porphyre, et la préciosité du langage où l’usage du vous ponctue une syntaxe raffinée.“Je me souviens de vous et de vos yeux de jade, là-bas à Marienbad.” Sur toutes les chansons de Barbara, unies par une même gravité, danse néanmoins un humour étonnant de finesse et de désinvolture.L’humour, c’est peut-être ce qui, cette fois, frappe le plus chez Barbara, tant on est peu enclin à lui en attribuer la vertu.Un humour propre à Barbara, qui est une sorte de recul attendri sur ses propres passions.Peut-être est-ce maintenant plus perceptible parce que Barbara était, mardi, particulièrement enjouée.Cet humour, qui décante l’émotion, appartient pourtant aux anciennes chansons tout autant.Dans [’“Enterrement”, par exemple, bâtie exprès sur le contraste entre la gravité de l’événement et l’agitation dérisoire des vivants.Mais aussi dans l’expression toute physique du “Mal de vivre", dans le demi-mensonge dénoncé et accepté de “A chaque fois qu’on parle d’amour”, dans la forme allégorique de “La solitude", jusque dans le pacifisme tendre de “Perlimpinpin”.Un humour indissociablement lié à ce don de l’image et à cette maîtrise de la valeur affective des mots qui font le prix des chansons de Barbara.Mais un humour qu’elle est aussi capable de chercher pour lui-même.Comme dans “Hoç-là”, quelle introduit de la même manière qu’à la dernière visite, par une invraisemblable histoire de petite fille, de panoplie de religieuse et de prostituée généreuse, racontée sur un ton nilarant.Parmi les autres chansons qu’elle refait devant le public du Patriote, il y a aussi “Amours incestueuses”, qu’elle a présentée en rappel après s’être défilée avec drôlerie de l’invitation à chanter [’“Aigle noir”; “C’est lui, c’est lui”, une création qui reprend sur un rythme jazzé et avec un égal bonheur le thème fréquent chez elle du heurt entre deux amours successifs; “Quand ceux qui vont s’en vont aller”, l’une de ses très belles chansons sur la mort: “Dans la salle des ventes.”, dont la nostalgie singulière repose sur des rimes et une mélodie vieillotes, accordées à l’anecdote: “Au temps joli de mon enfance.”, qui recrée le “vert paradis des amours enfantines”; et quelques autres dont celle qui ouvre le spectacle, “Chapeau bas”, cet hymne à la vie.C’est le récital d’une interprète merveilleuse, et étrangement solitaire, qui chante d’une voix pour qui les mots ne sont jamais anodins.Cette sensibilité à vif, ce don de l’image, cette voix, ce monde d’émotion sans trêve tempéré par l’humour, sont l’apanage d une grande artiste que certains ont déjà perdue de vue au milieu des forts courants de la chanson.Si certains, des jeunes surtout, qui s'arrêtent à son allure un peu théâtrale, restent insensibles à l’essentiel de Barbara, c’est sans doute que la musique rock, comme bien des musiques conquérantes, aura fabriqué, hélas, des sensibilités unidimensionnelles.Réalisé par l'équipe de MONDO CANE" EN COULEURS VIE JOUR DU* Jugement EN COULEURS MEN ACES KH ANT AGE+PHOT 0 TRUQUEE.tous les moyens sont bons pour êtlobousser une réputation! 2e sem.ANNIE GIRARDOT MIREILLE D’ARC BERNARD FRESSON MATHIEU CARRIERE Prix O.C I C.Festival de Berlin 7 3 1590,ST-OENIS 845-3222 METRO ST-DENIS-DEMONTIGHY CANADIEN 523-5180 1204, f.STE-CATHERINE PLAZA 274 6155 6505, ST-HUBERT CFGL PRÉSENTE LC GROUPÉ VA MURÉNTIÉNNÉ pRcserrrc ICI GRAflDS CKPiORATCURJ ¦a 11 3 ANS EN CHINE dMÉC PATRICE FAVA QUI COMMENTE PERSONNELLEMENT SON FILM COULEUR LÉS PRODUCTIOnS ÉXPLO-MUNDO SALLE LE PLATEAU 3710 Calixo-lavollée, Part Lafontaine Station de métro Sherbrcake.Autobus 24E 2, 3 ET 4 NOVEMBRE À 8H 30 PM MATINÉE: 4 NOVEMBRE À 2HOO PM ÂGE D'OR CARTE S.L.M.SILLETS: S2.00 et SI.25 (étudiants) GUICHET OUVERT À COMPTER DE 4H PM LES JOURS DE REPRÉSENTATION RENSEIGNEMENTS : 284-3222 ¦ CMUDE LEVBLLEE $1.50 TO après Le Sang du condor voici.SAMBIZANGA s.t.f./couleurs réalisé par Sarah MALDOROR (Angola 1972) SEM.: 6:30.8:15, 10:00 h.DIM.: 2:00, 4:30.6:30, 8:15 et 10:00 h.fclffWU 5e SEMAINE Un film bouleversant FAMILY LIFE (LA VIE DE FAMILLE) UN FILM DE KENNETH LOACH EN COULEURS SJ.FRANÇAIS SEM.7, 9:30 h.DIM.2, 4:30, 7, 9:30 h Vieux Montréal 136 est, St-Paul- 861-7863 14 ANS Cinémas ODEON UNE REALISATION DES PRODUCTIONS GUY ROY LIMITI SEuumErtr 9+K> non.A SALLE WILFRID-PELLETIER C7 PL AC F DtS ARTS, Montréal 129 (Québec ) Tel: 842-2 112 NCT ETUDIANTS NCT ETUDIANTS NCT ÉTUDIANTSZ — — in “Quelle réussite! Tout ce que l’on attend d’un film.” l'aurore 8e semaine 35 MILTON 842-6053 SALLE EISENSTEÏN fPOUR TOÜSl BONNE à k ANNEE Derniers Jours IERRE RICHARD MIREILLE DARC le grand blond „ avec une chaussure noire Tennessee WILLIAMS UN FILM DE FRANÇOIS TRUFFAUT IL Y A LONGTEMPS QU'ON ATTENDAIT UN TRUfFAUT AUSSI EN VERVE, AUSSI MAÎTRE DE SES MOYENS.(La Presse) LA NUIT AMÉRICAINE NOUS LAISSE AVEC UNE IMPRESSION DE CHALEUR, D'ÉQUILIBRE, DE BONHEUR.(Le Devoir) Hlm de CLAUDE LELOUCH SALLE RESNAIS YVES ROBERT 1248 Bernard ILS LE VIVENT.:C0RRUPTI0N: PEGRE ANS % thsobeih Richard 1 1 TAYLOR-BURTON REJE4NNE R4DOV4NT ¦ A “ ' Hit, PLUS UN 2ieme FILM DANS CHAQUE CINEMA 1 00,4,25,7.55 Sem 6.00 un film de JEAN LAJEUNESSE PIERRE THERIAULT FREDERIQUE COUIN ROGER LEBEL 1:00 3:00 545 7:10 9:15 le PARISIEN 4S0SteCatho 161 2697 GREENFIELD Pk.PLCretirfieldPirli 6718129 PlaceVICTORIA Tel 878 1451 DE.mise en scène louis-georges carrier décors Hugo wuethrich costumes gilles-andré vaillancourt musique (laude léveillée marjolaine hébert, dorothée berryman, serge thériault réjean roy jT VILLERÛV ST-QENIS JARRY 318-5577 LUN AU VEN 7 :30 et 9 :40 il Einii une fois Dans L'ouest SERGIO U0NE£j?s£M mm 1200, Bleary Renseignements: 866-1964 ! ÉTUDIANTS NCT ÉTUDIANTS NCT ÉTUDIANTS NCT S Dans la tradition de SERGIO LEONE ils vous couperont sauvagement le souffle ! À l'AFFICHE TERENCE HILL REALISE PAR GIUSEPPE C0UZZI Une production en couleur de l'Office national du film du Canada Distribution: France Film Horaire: 12:10- 2:30- 4:50 7:10-9:30 h.SOC1EXE tVOUVEEEE DE CINEMATOGRAPHIE Un film de Marcel Carrière Luce Guilbeault, Jacques Godin Jean Lapointe Lucille Papineau, René Caron, Denise Proulx et Denis Drouin À l'affiche dès demain ! Adultes I ‘ON A ÉTÉ RAREMENT, AUSSI LOIN ROBERT CHAZAl “PROVOQUE LA COLÈRE OE DEUX SPECTATEURS SUR TROIS ’’ SPECIAL DERNIERE - LA GRANDE BOUFFE ,£P ^2 20 r** ^ * ‘L > a-je .^ • H rn.fi oi hakco PHKiPH I i fERRTRl USSIf PASSI* CAIMS •si o IM.0 STI CATHERINE.M1-299E 95», E STE CATHERINE.289 3303 FLEUR DE LYS BUD SPENCER BROCK PETERS MERCIER STE CATHERINE-PIf IX 255-6224 SAM.-DIM.: 12:45 - 3:00 -5:15-7:30-9:45 LUN.AU VEN.: 7:30 -9:45 URUBU Retenu en 7e semaine 14 ans £/«r15.9 40 et Jo" 1 15.(Petit Cinéma): 12.05, 1 45, 3.25.théâtre CASANOUS: (Association espagnole) Los Quinchamali - 22h30 CENTAURE: "That Championship Season" J Miller - 20h NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: La ménagère de verre" de T Williams (horaires irréguliers) LA POUDRIERE: "Monique de J Harris 20h30 REVUE THEATRE: "One flew over the cuckoo's nest" de Dale Wasserman - 21h RIDEAU-VERT: "La dame aux Camélia" 20h THEATRE DU NOUVEAU MONDE: "Le pain dur" do Paul Claudel 20h00 THEATRE DE QUAT SOUS: Relâche PLACE DES ARTS SAU K WILFRID PEU.KTIKR: ( onotrt Ml-kis Theodorakis 20h THEATRE MAISONNEUVE: Yvon Deschamps 20h30 THEATRE PORT ROYAL: Les Belles-soeurs" de Michel Tremblay 20h30 Les deux hommes ont rappelé les nombreuses réalisations de l’OSM et ont insisté particulièrement sur le bilan de l’an dernier, alors que 400,-000 personnes dont 100,000 enfants d’âge scolaire ont assisté à un ou plusieurs concerts de l’orchestre.Plusieurs couches de la population québécoise et canadienne, ont-ils ajouté, ont ainsi été réunies non seulement à la Place des arts, mais aussi au Forum de Montréal, où furent présentés les concerts du Montreal Star, ainsi qu’à Québec et à Ottawa.MM.Lapin et Geoffrion ont également indiqué que grâce à la nouvelle formule “L’OSM dans votre école”, quelque 18,500 étudiants ont pu 1 an dernier recevoir les musiciens de l’OSM et enrichir leurs connaissances musicales.Les responsables de l'OSM ont enfin cité dans ce bilan positif le Festival d’été de la Banque de Montréal et la présence de l’orchestre à l’étranger, en concert ou à la radio et à la télévision.Quant à la situation financière, M.Lapin a précisé qu’en dépit de l’inflation dans tous les secteurs de l’économie, l’OSM avait réussi à réduire considérablement son déficit d’exploitation (de $332,000 en 1971-72 à $82,000 en 1972-73).Il n’en demeure pas moins, a-t-il aussitôt souligné, que le déficit accumule atteint $436.000 et menace la survie de l’orchestre.Il a expliqué d’autre part que “la vente des billets ne défraie que 50% du coût d’un concert”, l’autre moitié étant idéalement partagée entre les subventions gouvernementales et les souscriptions publiques, et que “face à la haus- se constante des coûts, les gouvernements se trouvent eux-mêmes dans l’impossibilité d’augmenter leurs contributions”.L’OSM doit ainsi compter davantage sur l’appui du public, a-t-il conclu, non seulement du public mélomane mais de tous ceux “qui ont à coeur la vie culturelle de Montréal”.L’adresse de l’OSM est “Place des arts”.Des reçus sont envoyés pour fins d’impôt.$304,922 au programme Explorations OTTAWA (PC) — Le Conseil des arts du Canada a annoncé hier l’attribution de 70 subventions d’une valeur globale de $304,922 dans le cadre du nouveau programme “Explorations.” Ce programme a pour objet d’encourager à la fois les nouvelles formes d’expression, de participation populaire et de communication dans les domaines des arts et des sciences humaines, et la mise en valeur du patrimoine historique et culturel canadien.La liste des subventions pour le Québec comprend notamment: le Centre du théâtre d’aujourd’hui (Montréal), $2,400 pour aider à financer les recherches et le matériel nécessaires à la réalisation des contes du pays; Paul Cham-berland (Otterburn Park), $3,000 pour la mise en marche d’un laboratoire de poésie; la Fondation du théâtre d’environnement intégral (Montréal), $2,925 pour le fonctionnement d’un atelier polyvalent ayant pour objet de sensibiliser la population à certaines disciplines telles que la sociologie, l’urbanisme et l’informatique.ne et André Carrière.Ce numéro fait place également â des études sur la littérature américaine, les sources de la créativité, Francis Ponge et la littérature marocaine d’expression française.Dans sa collection “Aspects”, Parti Pris publie L’art et l’Etat, sous la signature de Robert Roussil, Denys Chevalier et Pierre Perrault.Pour reprendre les paroles de Roussil, dont on présente des photos de trente de ses oeuvres, ce livre a été réalisé dans le but “de renseigner le lecteur sur l’aventure de l’homme-artiste qui survit dans une société abusive et intéressée qui est la nôtre”.Aux éditions Québécoises, on lançait cette semaine un ouvrage de Robert Barberis intitulé; “De la clique des Simard à Paul Desrochers.en passant par le jouai”.Il s’agit, comme on le précise au dos de la couverture, “de l’affaire du “Cassé” replacée dans le contexte d’une historique de l’acquisition du pouvoir économique et politique des Simard de Sorel”, c’est-à-dire, “les rapports entre le patronage en faveur des Simard et les millions qu’ils investissent dans la caisse électorale du Parti libéral contrôlé par Paul Desrochers pour maintenir Robert Bourassa au pouvoir”.Et puisqu’il est question de “colosses”, mentionnons enfin un livre de Ben Weider, les hommes forts du Québec, aux éditions du Jour.Entre la légende et la réalité, l’auteur rappelle en des termes savoureux la vie héroïque des Oscar Marineau, Jos Montferrand, Louis Cyr, Horace Barré, Benoit Coté, etc.Cette anthologie est illustrée de plusieurs photographies et dessins qui, comme le précise parfois la publicité cinématographique, vous feront rire aux larmes.Voir autres Carrières et Professions, en page 15 FLEUR DE LYS: La grande bouffe" 12,00, 2.20, 4 45.7 10, 9 35 IMPERIAL: Fists of fury" 12 00, 3.25, 6 50, 10 15 et "Tarzan jungle rebellion" 1 45.5 10.8 25 JEAN-TALON: Les corps célestes" 6 00, 8 00.10 00 KENT: Women in revolt" 1 20, 3.15, 5 10.7 15, 9.05 LOEWS: Enter the Dragon" 1.15, 3 15.5.15, 7 15.9 15 LUCERNE: “Fists of furv 6.10, 9.35 et "Tarzan Jungle Rebellion '8.00 MERCIER: Les 4 de l'Ave Maria 7.30, 9*45 MIDI-MINUIT Tentations de Marianne 12 30, 3 30.6 30 et "Les affamés" 3.25, 6 25.9 25 MONKLAND: "Across l'XHh street" 105, 4 25 , 9 50 et "Avanti" 2 55, 7.20.OUTREMONT: The Sterile Cuckoo" 7 00 Love and pain and the whole Damn thing" 9 30 et "Fritz the cat" 12.00 p m PALACE: "Hit 1 20, 3.55, 6 30.9 05.DIRECTEUR DU RECRUTEMENT ET DE LA FORMATION Traitement pouvant aller jusqu'à $20,000.Notre client, un fabricant de l’ère spatiale, recherche les services d’un directeur du recrutement et de la formation.Le titulaire du poste aura l’occasion de travailler dans un milieu de technologie avancée où il dirigera un personnel restreint mais d’une haute compétence.Chargé à la fois de la formation technique du personnel et de l’élaboration continue de nouvelles méthodes de gestion, il s’occupera aussi du recrutement du personnel professionnel et administratif à l’échelle internationale.Lieu de travail: Ottawa.Le candidat choisi sera doué de caractéristiques exceptionnelles.Détenteur d’un diplôme universitaire, ses connaissances s'étendront à des domaines aussi diversifiés que les sciences, les sciences humaines et l’administration des affaires.Il possédera plusieurs années d'expérience en recrutement et en formation du personnel, de préférence dans un milieu de technologie avancée.Ce poste sera pour lui une occasion unique de faire carrière dans le cadre d’une organisation internationale pour qui le rythme de croissance est un objectif toujours présent.I nus refera ni au tfowier . jours.1 Montréal,le l9octobre 1973.Cl Al DE Dl KOI R G REEKIE R ADJOINT j Mes Selinger & Assoc's : suite 1734 : I Place A ille Marie Montréal 113 ! Avocats du demandeur ; CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE ( VN VI) V PROV IN( E DEQl ÉBE( | DISTRICT DE MONTRÉAl COUR SUPÉRIEURE I No:054113818-73 DAME J VCQl EEINE RK H VRD-1 SON.dessinatrice, demeurant à 3455.Redpath.app.102, ville et district de i Montréal.Demanderesse contre ; VI TA VNDER P VNVA O TON .rési-| dant autrefois à 4155, Blueridge CTes-i cent, ville et district de Montréal.: maintenant de lieux inconnus.Défendeur Il ESI ENJOIN I a ALEA VNDER P VN VV O TON a l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a j été laissée au greffe de cette ( our.de | comparaître dans un délai de trente (30) jours.MONTRÉ VL, le30octobre, 1973 ( L Vl DE Dl TOI R PRO lONOT VIRE VDJOIN I l Me Monroe V Charlap j suite 210 j 4115 ouest Sherbrooke j Montréal 215 Avocats de la demanderesse 1+ Travaux publics Public Works Canada Canada APPEL D'OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, v.sant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées au Chef des Services financiers et administratifs, région de la Capitale, ministère des Travaux publics, 301, rue Elgin, Ottawa (Ontario), K1A 0M3 et portant sur l'enveloppe la désignation et le numéro de l’entreprise, seront reçues jusqu'à 15 heures, à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution des plans, pièce 134, Immeuble Bonaventure, 301, rue Elgin, Ottawa (Ontario), K1A 0M3 sur versement du dépôt exigible.ENTREPRISE Numéro 82030 - Chaufferie Centrale, Aménagement de Rideau Hall - Phase I, .Ottawa, Ontario.On peut consulter les documents de soumissions en français et en anglais aux bureaux des Associations des constructeurs d'Ottawa, Hull, Toronto et Montréal.Date limite: jeudi, le 22 novembre, 1973.Dépôt: $50.00 BUREAU DÉPOSITAIRE DES SOUMISSIONS: Les sous-entrepreneurs pour les travaux d'électricité et de mécanique, doivent présenter leur soumission par l'entremise du Bureau dépositaire des soumissions, 196, avenue Bronson, Ottawa (Ontario), au plus tard à 15 heures, le MARDI, 20 NOVEMBRE, 1973, conformément aux dispositions du document intitulé "Principes et procédures à suivre pour présenter des offres aux dépôts de soumissions concernant les travaux fédéraux”, deuxième édition, 1er avril 1970.INSTRUCTIONS Le dépôt afférant aux plans et devis doit être sous forme d'un chèque visé tiré sur une banque à laquelle s'applique la Loi sur les banques ou la Loi sur les banques d’épargne du Québec, établi à l'ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur réception des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des ottres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le Ministère et qui seront accompagnées du dépôt déterminé aux documents de soumission.Le Ministère ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Le Chef des Services financiers et administratifs de la région de la Capital#, J.J.Carette a Hydro-Québeo CANADA PROVINCE DE yt EBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No : 1)5-0126X5-73 M ANON BI.ONDIN requérante — — 1.01 IS PHILIPPE ROY Intimé PAR ORDRE DE I A COI R 1.'Intimé 1,01 1S-PHII.IPPE ROY, est par les présentes requis de eomparaitre dans un délai de .1(1 jours de ta dernière publication.I ne eopie de la REQI L I E a été laissée au Bureau de la Cour Supérieure de Montréal à son intention.Montréal, ce 24e jour d'octobre, l*)?.).Il \N-(,l 1 \ U CEDES DÉPI TE-PROTONOTAIRE GROSSM AN & W INS I ON, aroeats 1411).rue (iUS Suite 2.1.24, 25 tel.4.17-0.1.11 CANADA PROV INC E DEQl EBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: (I54l(»b.16-7.1 PATRICIA HOBI.EY, infirmière, de-meurant à 103 Michigan, Pointe-Glaire.district de Montréal.Demanderesse contre BERN ARD (TEAR TR AND, résidant autrefois à 2 Mercier, Hull, district de Hull, maintenant de lieux inconnus.Défendeur II.EST ENJOINT a BERNARD ( Il VR IRANI) a l'intention duquel une eopie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette ( our, de comparaître dans un délai de trente (30| jours.MONTRÉ AL, le 30 octobre, 1973 ( L Vl DL Dl KOI R PRO TONO T AIRE VDJOIN I Mes Kravitz & Kravitz suite 905 1255 ( arré Phillips Montréal 2 Avocats de la demanderesse NO: 12-035184-73 (LAIDE ROY, commis, résidant et étant domicilié au 9125, 6e Avenue Ville St-Michel, district de Montréal Requérant -vs- LISE DESJARDINS, de lieux inconnus.Intimée.PAR ORDRE DE LA COLR L'intimée Lise Desjardins, est par les ; présentés requis de comparaître dans un j délai de (60) soixante jours à compter de | la dernière publication.Une copie de la re-| quête en divorce a été laissée au Greffe ! de la Cour des Divorces à son intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous ! de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par defaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’il sollicite contre ; vous.Montréal, ce 31 octobre 1973 Me Pierre Tremblay 7190 Boul.St Michel, suite 102 Montréal.(VNVDV PROV IN( E DE Ql ÉBK( DISTRIK T DE MONTRÉAl.COUR SUPÉRIEURE No: 054)12661-73 K ES ENTREPRISES ROGER PILON i ING., corporation légalement constituée avant son siège social à 4480 ( ôte de Liesse ville et district de Montréal.demanderesse contre K T N N K TH ( L VA TON.résidant autrefois a I ( hurchill Place.Dollard des Ormeaux, district de Montraél, maintenant de lieux inconnus.Défendeur et I E RÉGIS TR V I El R DT I V DIN I-S ION DK N R KG IS I R KM ENT DE MONTRÉAl.mise-en-cause II ESI ENJOIN I à KENNE TH (T.A A TON a l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été ! laissée au greffe de cette ( our.de comparaître dans un délai de trente i3()i jours.MONTRÉ VL, le 24octobre, 1973 ( LAI DE Dl TOI R PRO l'ONO T AIRE ADJOIN I Mes l.ightstone transformation d’Alcan où on l’étire à de plus petits diamètres pour fabriquer le fil et le câble.A son arrivée à l’usine La-pointe, l’aluminium en fusion est analysé, allié, puis versé dans une grande roue de cou- lée.Il en sort sous forme de barre de 5.2 po.2 de section qui passe ensuite dans un appareil de trempe avant d’être entraînée à travers 15 cages de laminoir.Les rouleaux de ce laminoir sont disposés à 120° l’un de l’autre et la barre d’aluminium y est transformée en fil machine de %” de diamètre.Ce fil machine sort à une vitesse de 30 milles à l’heure et est enroulé dans un bobinoir double automatique.Les opérations de coulage, laminage et bobinage sont synchronisées manuellement lors du démarrage.Une fois les vitesses et les tensions ajustées, le travail se poursuit automatiquement.Au Canada depuis 1902, Fil et Câble Alcan est un grand producteur de conducteurs haute tension en aluminium et fabrique en outre une vaste gamme de fils et câbles isoles et revêtus.C’est une division de Produits Alcan Canada Limitée, Toronto.Pour la distribution DuPont construit un centre de $2 millions Du Pont du Canada a an- Pointe Claire, Québec.Ce noncé hier la construction d’un centre lui permettra d’offrir centre de distribution au à ses clients de la région du j coût de $2,000,000 sur un ter- Québec et des Maritimes une rain qu’elle possède sur la livraison plus rapide ainsi route trans-canadienne à qUe d’ameliorer l’assistance j -qu’elle apporte à ses clients de ces régions.Letabac à rouler le plus populaire au Canada.¦iftCDONALP'S Export’ Pourquoi y a-t-il plus de Canadiens qui roulent leurs cigarettes avec le tabac Export que n’importe quelle autre marque?Et à moitié prix des cigarettes toutes faites ! Parce que le tabac Export offre la qualité.C’est le meilleur tabac à rouler au Canada.Livré en boîte plastique de 6 oz, en boîte métallique de 8 oz et en paquet de 1-1/2 oz.S’adapte parfaitement à tous les moules à cigarettes.Le meilleur tabac à rouler au Canada.Le terrain est situé du côté sud de la route trans-cana- ; dienne à l’est de la route Saint-Jean et en diagonale du centre d’achats Fairview.Au plan financier, Du Pont j i du Canada a déclaré que le J produit des ventes pour le troisième trimestre de cette I année s’est chiffré par $75,-j 304,000, soit 15 pour cent de j plus que pendant la même ! ! période en 1972 en raison des ; gains considérables réalisés; par les divisions des textiles et des plastiques.Les bénéfices nets du trimestre ont augmenté de 16 pour cent pour atteindre $2,-834,000, soit 36 cents par action ordinaire.Depuis le début de l’année, le produit des ventes s’est chiffré par $222,109,000, soit une augmentation de 18 pour ! cent par rapport à la même période de l’année précédente et les bénéfices nets ont atteint $11,452,000, soit 11 pour | cent de plus, ce qui représente $1.44 par action ordinaire.dividendes Traders Group, l’action priv.j à 4 1-2 p.e., $1,12 1-2; l’action | priv.à cinq p.c., 50 cents; l’action priv.à cinq p.c.de la série A.^ 37 1-2 cents; ne la série B à $2.16.j 54 cents; classe A, 26 cents; tous payables le 1er janv.aux actionnaires inscrits le 11 déc.Western Mines,15 cents, semestriel, une hausse de cinq cents et un supplément de cinq cents, le 10 déc., aux actionnaires inscrits le 23 nov.Le prix du papier-journal pourrait atteindre $240 par Michel Guénard S’il est si vrai que l’industrie du papier journal demeure esclave des cycles économiques, il faut dire en retour que celle-ci tente du mieux qu’elle peut de rompre les ondulations de la conjoncture en diversifiant d’une façon “circonférique” ses activités commerciales.Dans une entrevue qu’il nous accordait, M.Hugh K.Joyce, président de la firme de pâtes et papiers Bowater ($300 millions de chiffre d’affaires en 1972) a dévoilé “dans le menu détail” la stratégie commerciale de son entreprise.“Au départ, de nous confier M.Joyce, l’industrie mondiale du papier journal a été prise de court devant le relèvement graduel de la aemande après les sombres années de 1970-71”.Dans les milieux spécialisés on s’explique encore mal le “retournement conjoncturel’^ de 1972 et la lancée soutenue de la présente année.Il semble toutefois que l’industrie du papier journal, industrie si étroitement liée aux fluctuations de la consommation de papier par les média d’information ait largement bénéficié d’un mouvement de translation qui a déplacé vers l’imprimé une large portion de la publicité accaparée par les média électroniques.Si la lampe cathodique a cédé du terrain à Gutenberg, ce n’est qu’au prix d’un long cheminement où T’imprimé a dû batailler ferme pour reprendre sa “place au soleil” dans la ventilation des budgets publicitaires de Madison Avenue, York Street pu rue Crescent.Mais puisque la mode est maîtresse du changement, le gout des annonceurs s’est de nouveau porté vers l’imprimé après une longue “bouderie” qui rendit neurasthénique plus d’un éditeur.Chez Bowater, le ressac prit des allures de catastrophe lorsque la compagnie décida de fermer pour onze mois son usine de papier journal de Corner Brook, Terre-Neuve.Maintenant ue le paysage économique s’est éclairci, M.oyce avoue que cet arrêt de production fut une erreur.Mais les décisions économiques ne se prennent jamais à posteriori mais toujours en fonction des courbes de la demande.et en 1971 les inventaires de l’usine terreneuvienne débordaient les entrepôts.Des facteurs accessoires comme la grève dü rail et les nombreux arrêts de travail dans l’industrie des pâtes et papiers au cours de l’été ont entraîné des distorsions dans l’acheminement normal des commandes aux imprimeurs.La forte poussée de la demande conjoncturelle, combinée aux graves retards à combler, a amené la compagnie Bowater à instaurer un système de quotas afin de niveler mieux la répartition de sa production.Ainsi depuis septembre, les contrats des acheteurs ont été amputés de 20% alors que ceux de la période 1974 verront un amenuisement de 10% sur leurs commandes originales.M.Joyce nous fait cependant remarquer que cette politique de “contraction” ne touene pas les petits imprimeurs, i.e.ceux qui utilisent moins de 200 tonnes de papier journal par année, soit quelque 600 imprimeurs américains.Depuis deux semaines, les observateurs notent un réajustement massif des prix sur le marché américain.Toutes les grandes compagnies de papier journal qui fonctionnent au Canada ont relevé le prix de la tonne de papier à $200., soit une majoration de 15%.Il semble que cette escalade dans les prix rie s’arrêtera pas à ce plafond, que d’aucune considèrent comme un plateau transitoire et qu’ellle atteindra bientôt le seuil de $240 la tonne.De multiples raisons économiques militent en ce sens, particulièrement au niveau de la rentabilité réelle des investissements propres à ce secteur industriel.“Il est indéniable que les dirigeants des usines de pâtes et papiers hésiteront à agrandir leurs moyens de production tant qu’ils ne seront pas assurés d’un taux de rendement sur le capital investi qui dépasse le 15% par année”, de nous prévenir M.Joyce.La société américaine Polychrome a décidé de sortir de l’ombre et de venir s’installer au Canada.La semaine dernière, le grand distributeur de produits d’imprimerie pendait la crémaillère a son nouveau bureau-chef de Toronto; hier les directeurs de la société annonçaient la mise en place d’un bureau régional de vente à Ville d’Anjou.Le directeur des ventes, M.René Plante, de; vra “percer” un marché passablement chargé par la présence de nombreuses grandes compagnies tant américaines qu’européennes.Il pourra Fondation Universitas Au 31 juillet 1973, l’actif des souscripteurs de Fondation Universitas atteignait $5,235,709.00 soit $643,305.00 de plus qu’au 31 décembre 1972.Les réserves pour bourses ont augmenté de $199,655.00 durant les 7 premiers mois de l’année pôur atteindre $758,151.00 au 31 juillet 1973.Les fonds des souscripteurs et les réserves pour bourses sont administrés par le Montréal Trust, selon l’article 981o du code civil.La mise en marché des plans de bourses de Fondation Universitas du Canada est faite par M.L.Promotion Inc., filiale d’Unigesco Inc.Le plan de la Fondation Universitas est un système d’accumulation d’épargne qui se termine durant la 18ième année de l’enfant.Durant la période d’accumulation, le souscripteur renonce à ses intérêts qui sont gardés dans des fonds distincts pour tous les enfants nés la même année.Les enfants de chaque groupe qui font des études universitaires se partagent les intérêts accumulés entre eux lorsqu’ils s’inscrivent pour la 2ième, 3ième et 4ième année d’études universitaires ou l’équivalent en terme de crédits.Derrière cette logique économique se cache une “actualisation” comptable qui montre qu’avec un taux d’intérêt de 8V2% sur les emprunts obligataires, il devient impérieux, si on ne veut pas fonctionner à perte, d’obtenir un rendement brut qui dépasse le 15% par année.Selon les dirigeants industriels, une telle équation économique présuppose un prix affiché de $235 la tonne.sinon le secteur des pâtes et papiers ne pourra simplement pas ajouter à son present niveau d’activité.Entre-temps, l’industrie diversifie ses services et tend à se rapprocher des besoins des consommateurs; un marché qui demeure largement tributaire de variables dont l’amplitude cyclique contraste heureusement avec celle, toujours accentuée, du monde de l’édition.toujours faire valoir une gamme étendue de produits industriels qui vont des plaques lithographiques au clicheuses automatiques pour plaques en passant par les encres, les produits chimiques, les flans pour impressions électrostatiques, etc.Au cours d’une conférence de presse agrémentée d’un film sur les multiples activités de la société Polychrome, M.Seth Cross, vice-président de la compagnie, a longuement insisté sur l’importance que revêt à ses yeux le “saut de frontière" que vient de faire Polychrome.“Il y a ici un marché fort intéressant pour nous, particulièrement parce que notre compagnie mise énormément sur la recherche industrielle ui devrait aboutir à une sorte de révolution ans le monde déjà fort complexe de l’imprimerie.” Il semble que les nouveaux procédés à sec, ui font présentement une invasion triomphale ans le domaine de l’imprimerie, ouvrent la voie à une série de découvertes qui accéléreront grandement la transformation des méthodes de travail de la “galaxie Gutenberg”.Avec des ventes approchant le $40 millions en 1972 et des usines dans quatre pays dont l’Allemagne, l’Angleterre et le Mexique, la société Polychrome tente de jouer sur deux tableaux à la fois: les produits intermédiaires propres à la technologie de l’imprimé et les bases chimiques employées par les sociétés cinématographiques.Cette stratégie commerciale la place malheureusement dans un entre-deux inconfortable puisqu’elle se trouve à affronter les grands de chacun de ces secteurs.Prise entre les géants 3M et Eastman Kodak, la jeune entreprise Polychrome, elle n’a été cotée en bourse qu’en 1962, joue des coudes pour prendre sa “part du marché.” Aussi est-elle très consciente que ce n’est que par le biais de découvertes technologiques facilement commercialisées qu’elle pourra espérer concurrencer adéquatement les autres producteurs.Polychrome.sort de l'ombre réseau met enfin à la portée d’entreprises de toutes tailles un système de transmission de données à bas prix.Infodat cl votre entreprise : La réduction des coûts de la transmission des données ouvre à votre entreprise de nouvelles perspectives dans le domaine des communications.Le réseau Infodat met à votre portée de nouvelles méthodes de communication à des coûts réduits, qu’il s’agisse de messages par téléimprimeur ou de grandes quantités de données par ordinateur.A l’instar des géants, les petites entreprises et celles de taille moyenne peuvent faire usage de circuits exclusifs à des coûts infiniment moindres que ceux des systèmes conventionnels.” Il vous sera possible d’économiser jusqu'à 90% sur les taux des circuits conventionnels.C'est dans les basses vitesses que les coûts sont particulièrement avantageux; un circuit à 75 bauds entre Montréal et Winnipeg coûte actuellement S1,577 par mois.Le tarif Infodat de jour à 75 bauds est de seulement $241 par mois.Les avantages pour votre entreprise: Infodat peut vous faire réaliser de substantielles économies dans les domaines suivants: systèmes de réservation d’information, communication poste à poste ou à postes multiples, systèmes d'inventaire et de rapport de ventes, vérification de solvabilité, traitement par lots et ordinateur à temps partagé.De plus, la grille des tarifs Infodat (jour, nuit et 24 heures) vous donne plus de latitude lorsqu'il s'agit de prendre des décisions, que ce soit en regard de l'économie de transmission ou d'une meilleure utilisation de vos moyens de traitement des données.Notre réseau initial relie Vancouver, Calgary, Edmonton, Regina, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec, Moncton, Saint-Jean (N.-B.), Halifax et Saint-Jean (Terre-Neuve).Il sera élargi avec l'accroissement de la demande.Pour les points en dehors des 12 centres de raccordement du réseau Infodat, plusieurs méthodes de liaison au réseau sont offertes et ce, presque partout au Canada.Infodat est accessible à sens unique (émission seulement) par le raccordement de tout circuit exclusif ou par les réseaux Télex, Data Télex et Broadband.Grâce à ses tarifs très abordables, le réseau Infodat ouvre toutes les possibilités de la transmission des données aux entreprises, grandes, moyennes ou petites.Communiquez avec le spécialiste duCPCN.Nous sommes prêts.Appelez nous.Télécommunications
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