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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 20 juin 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-06-20, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Chaud.Averses et orages en tin de journée.Max.80.Aperçu pour jeudi: averses Plus frais.Office férial LE DEVOIR Les A eras de Houston ont réussi à convaincre te père H owe aussi — page 13 Fais ce que dois VOL.LXIV - NO 143 Montréal, mercredi 20 juin 1 973 Des pertes parfois irréparables Le beau temps de juin est venu trop tard par Jean-V.Dufresne La situation agricole au Québec a dépassé le point critique, déclare le président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, M.Pau! Couture.Même si le temps se mettait au beau, la pluie et l’humidité ont déjà causé des dégâts parfois irréparables.Un bilan sommaire de la saison: avril trop chaud a incité les cultivateurs à des semences hâtives.Mai fut pire encore que l'année dernière et les semences d'avril ont pourri dans le sol.Juin, pour la température et les précipitations, se compare favorablement à juin dernier, mais beau temps ou pas, il est déjà trop tard pour reprendre certaines cultures.Les grains, le mais, les pommes de terre sont les premières victimes du mauvais temps.Chez les jardiniers-maraîchers de la région de la plaine sud de Montréal surtout, M.Moise Riendeau, porte-parole de l’association, lui-même cultivateur.soutient que la situation frise “le désastre" dans les terres noires, particulièrement vulnérables aux grandes pluies.A court terme, retient le président de 1UPA M.Couture, les facteurs climatiques auront une incidence à la hausse sur le prix des fruits et légumes, de la viande et du lait.Leurs raisons, dit-il: l’augmentation des prix de production, et des récoltes moins abondantes.L’année dernière le mauvais temps avait déjà multiplié par deux les coûts de production agricole.M.Couture ajoute: "Rien n’indique qu'il en coûtera moins cher cette année’’.Non seulement la pluie a retardé ou compromis définitivement l’ensemencement de certaines cultures, dans certaines régions, mais elle a réduit de beaucoup l’efficacité des insecticides et des herbicides, quand ceux-ci n’ont pas Voir page 6: Le beau temps L’affaire Saulnier Un sommet rue Parthenais pour préparer un "scénario-réponse" par Jean-Pierre Charbonneau Les autorités du Bureau de recherche du Québec sur le crime organisé ont refusé samedi dernier l’accès à des dossiers confidentiels relatifs a l’affaire Saulnier au directeur adjoint André Guay de la police de Montréal, qui a été chargé par le ministre de la Justice de constituer un dossier complet sur l’ancien policier de l’escouade de la moralité qui aurait servi d’intermédiaire entre les dirigeants de la Mafia de QUEBEC (par Gérald LeBlancl - Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, a refusé de confirmer ou de nier que les bandes sonores emmagasinées à la Sûreté du Québec contiennent des enregistrements de conversations téléphoniques entre le chef Saulnier et MM.Vincent Cotroni et Louis Greco.Embarrassé par la précision des questions du leader parlementaire du Parti québécois.M Robert Burns, le ministre de la Justi- WASHINGTON (par l’AFP) - M.Leonid Brejnev a abordé hier avec les dirigeants américains la question controversée du développement des relations économiques et commerciales entre les Etats-Unis et l’Union soviétique.Avant d’avoir son second entretien en deux jours avec le président Richard Nixon, le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS a reçu à déjeuner à Blair House les membres de la commission des affaires étrangères du Sénat.Et c'est ainsi que M.Brejnev a fait attendre le président Nixon pour discuter plus longtemps des mérites de la coopération américano-soviétique avec une vingtaine de sénateurs.Le déjeuner à Blair House s’est transformé en un débat-marathon de trois heures et demie au cours duquel M.Brejnev a parlé de concessions réciproques et les sénateurs lui ont parlé surtout du sort des juifs d’Union soviétique.Tous les participants à ce déjeuner, y compris le sénateur William Fulbright, président de la commission des Affaires étrangères, les sénateurs Hubert Humphrey, Jacob Javits, Edmond Mus-kie, et Charles Percy, se sont déclarés très impressionnés par le sérieux, la franchise et la modération du leader soviétique.A la fin de l’exposé de M.Brejnev, le sénateur Javits souleva la question du droit des Juifs d'URSS à émigrer en Israël.Le leader soviétique s’y at- Montréal et le chef Saulnier.Le responsable du BRQCO, l'ins-pecteur-chef Hervé Patenaude de la Sûreté du Québec, a invoqué la constitution de l’organisme inter-policier pour refuser l’accès de certains dossiers au directeur adjoint Guay, lequel, selon lui.n’est pas formellement autorisé à consulter les dossiers secrets du BRQCO La présence tôt samedi matin du ce a de nouveau justifié son refus de répondre en alléguant que la cause du chef Saulnier est encore pendante devant la Cour d'appel.M.Choquette avait d’ailleurs fourni la même réponse aux nombreuses questions posées, jeudi dernier à l'Assemblée nationale, au lendemain de la révélation par LE DEVOIR que des bandes sonores compromettantes pour le chef Saulnier n'avaient pas été soumises à la Commission de police lors de son enquête sur la conduite du tendait certainement puisqu'il sortit de sa poche d’abondantes et précises statistiques pour montrer que la plupart des restrictions à l’émigration des Juifs avaient été levées.La majorité des membres du Sénat et de la Chambre des représentants sont opposés à ce que les Etats-Unis accordent la clause de la nation la plus favorisée ou des crédits commerciaux à directeur adjoint Guay dans les locaux du BRQCO n’a pas été sans être remarquée puisque, dès huit heures du matin, le coordonnateur de l’Unité spéciale d’enquête sur le crime organisé, Me Charles Cliche, et le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, se trouvaient au BRQCO en compagnie de T inspecteur-chef Patenaude.Pour justifier sa présence au BRQCO à cette heure matinale un samedi chef de police de Montréal.Revenant à la charge avec des questions beaucoup plus précises, M.Burns a d’abord demandé à M.Choquette s’il était exact que la “fameuse bobine” avait une durée de 90 minutes dont 21 consacrées à une conversation entre MM.Saulnier, Cotroni et Greco.Après avoir rappelé que la règle du sub-judice l’empêchait de répondre à une telle question, M.Choquette a admis que cette ques- Voir page 2: Jérôme Choquette l’URSS tant que les Juifs soviétiques ne seront pas entièrement libres d’émigrer.“Il s’est comporté avec dignité dans cette situation difficile ”, a rapporté le sénateur Javits à propos de la discussion sur le sort des Juifs d'URSS.M.Brejnev a indiqué à ses interlocuteurs que sur les 11,400 Juifs qui Voir page 6: Leonid Brejnev matin.Me Cliche a lancé devant quelques témoins qu’il était là pour préparer "un scénario pour expliquer l’affaire ”.On sait que jeudi dernier LE DEVOIR a révélé l’existence d’enregistrements téléphoniques compromettants pour l’ex-directeur de la police de Montréal, M.Jean-Jacques Saulnier, enregistrements qui n’ont pas été présentés a l’enquête publique de la Commission de police malgré que plusieurs autorités supérieures, dont le ministre Choquette lui-même, en aient pris connaissance avant l’enquête.Hier, à l’Assemblée nationale, le ministre Choquette a refusé de répondre à une question portant sur cette rencontre, posée par le député péquiste de Maisonneuve, Me Robert Burns.Le député voulait savoir s’il était vrai que le ministre avait rencontré samedi dernier Me Charles Cliche de l’USECO, l’inspecteur Patenaude du BRQCO et le président du Conseil de sécurité publique de la CUM, le juge Jacques Coderre au sujet des bandes sonores dont LE DEVOIR a révélé l’existence.Selon les informations obtenues, la rencontre fortuite entre M.Guay, qui était accompagné du représentant de la police de la CUM au sein du BRQCO.le sergent détective Antoine Durant, et le ministre de la Jutice a donné lieu à des échanges de vues très vifs sur la conduite de certaines enquêtes.Le ministre a fait connaître son mécontentement à la suite de révélations du DEVOIR et de La Presse.Il a reproché à certains policiers leur manque de discrétion, en ajoutant qu’il n'était pas toujours bon que toute la vérité soit étalée au grand jour.Il a aussi mis en garde le directeur adjoint Guay au sujet d'éventuelles fuites de renseignements.Il s’agissait de la seconde rencontre en huit jours entre le ministre et M.Guay au sujet de l'affaire Saulnier.Samedi le 9 juin, cinq jours avant les révélations du DEVOIR, une première rencontre avait eu lieu entre les deux hommes, au cours de laquelle le ministre avait chargé le directeur-adjoint Guay de constituer un dossier complet sur le présumé intermédiare de la pègre auprès du directeur Saulnier.Le ministre avait cependant refusé à cette occasion à M.Guay l’accès aux enregistrements de conversations téléphoniques de cet individu avec les caids de la Mafia et avec le chef Saulnier.Par ailleurs, on apprenait hier qu i! existe au moins trois copies des bandes sonores de l’affaire Saulnier.Une première copie serait en possession du directeur général adjoint de la Sûreté du Québec, M.Lucien Despant; une deuxième copie est entre les mains de l’ins-pecteur-chef Hervé Patenaude du BRQCO qui l’avait en sa possession lors de la rencontre de samedi dernier, et la troisième serait en possession de l’inspecteur Rodrigue de la Gendarmerie royale du Canada.On sait que c'est la GRC qui est à l’origine du projet d’écoute téléphonique ayant permis l'enregistrement des bandes sonores concernant l'affaire Saulnier.La GRC agissant alors dans le cadre d’une vaste enquête sur le trafic international de l’hérome avait demandé la collaboration de la SQ, parce que plusieurs individus impliqués dans le trafic de la drogue étaient aussi soupçonnés d’être actifs dans le domaine des maisons de jeux illégales, un délit qui ne relève pas de la GRC au Québec.Par la suite, c’est par hasard que les policiers de la SQ captèrent les conversa- Voir page 2: Scénario-réponse L'ombudsman blâme le haut commissariat par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) - Le haut commisse- leur et cette dépersonnalisation dans les riat à la jeunesse, aux loisirs et aux milieux gouvernementaux et il recom-sports constitue l’exemple type d’une res- mande de façon générale de réduire au ponsabilité assumée prématurément, minimum les effets déplorables subis sans préparation et sans moyens suffi- par les administrés, tout en tenant comp-sants, selon M.Louis Marceau, le pro- te de l’impression de frustration qui est lecteur du citoyen du Québec.suscitée à travers la population.Dans son quatrième rapport annuel M.Marceau fait 1 inventaire des plain-déposé hier à l’Assemblée nationale par tes qu’on lui a adressées: il formule des le président.M.Jean-Noël Lavoie, il recommandations précises tout au long s’en prend également à la lourdeur ad- • des 260 pages de son rapport, accom-ministrative du gouvernement et de ses pagnées de quelques notes complémen-organismes.taires en guise de conclusion.A la lumière des 6,768 plaintes reçues C’est ainsi qu’il affirme notamment en 1972, l’ombudsman dénonce cette len- Voir page 6: L'ombudsman Choquette avoue son embarras mais refuse toujours de répondre Débat-marathon entre Brejnev et les sénateurs sur le problème juif Après deux ans de leadership L ou hier croit pouvoir re peter le miracle de 1966 par Pierre 0'Neill QUEBEC - Elu chef de l’Union na- rection du Parti, les structures de l’U- tionale le 19 juin 1971, Me Gabriel Lou- nion nationale étaient inopérantes.“On hier se dit très satisfait de ses deux avait fermé les secrétariats, cessé la premières années de leadership, en diffusion des publications, arrêté les faisant valoir que le bilan cache une conférences de presse et M.Bertrand série édifiante de réalisations sans éclat.s’en allait.” “Un travail de fondation ”, M.Loubier identifie deux étapes de Dans une entrevue qu’il accordait hier ia reconstruction de l’Union nationale, au DEVOIR.M.Loubier soulignait ce Dans les premiers quinze mois, il s’est deuxième anniversaire en expliquant en- employé à l’assainissement des finances core que depuis les élections générales (Ju Parti tout en recherchant de nou- d’avril 1970 jusqu’à son élection à la di- veaux modes de financement.Puis il a consacré quelques autres mois au re- se sait maintenant arrivé à la phase crutement de nouveaux collaborateurs.plus spectaculaire de la “consolidation Plus récemment, le Parti s’est donné un et de la pénétration", nouveau programme et a remis sur pied En prévision des élections qu’il alun service de communications.Selon tend avec confiance mais situe plutôt M.Loubier, il ne reste plus qu’à mettre au printemps 1974, M.Loubier lancera au point ici et là des structures d’orga- cette semaine la publication du pro- nisation., gramme élaboré par les délégués du con- Alors qu’il retient de cette premiere grès de mai à Montréal.Dans les mois partie de son leadership un role effacé prochains, le Parti diffusera une série dans une tâche indispensable mais pe- d’autres publications “sectorielles” mble, le Chef de 1 Union nationale Voir page 2: Gabriel Loubier ¦.'îfexti: Le premier ministre du Canada, M Trudeau, et le ministre des Affaires extérieures, M.Sharp, ont applaudi Mme Indira Gandhi après son allocution hier devant les députés et sénateurs réunis aux Communes pour l'occasion.(Téléphoto CP) Mme Gandhi termine sa tournée à Ottawa OTTAWA (CPi Le séjour à Canada, s’est entretenue avec plu-Ottawa du premier ministre de l in- sieurs hauts fonctionnaires puis a de, Mme Indira Gandhi, s’est ter- adressé la parole à une réunion des miné hier par un tourbillon de ren- deux Chambres contres officielles, d’occasions mon- Comme par les journées précédâmes et de réunions publiques, au dentes, ses déplacements étaient contraire de ses deux premières suivis de 200 manifestants, à leur journées dans la capitale nationale, tour surveillés par des agents de la qui avaient été consacrées à des en- GRC.tretiens avec des représentants' du Ce matin.Mme Gandhi doit quit-gouvemement.ter Ottawa pour Toronto, prochaine Hier.Mme Gandhi a été mise en étape de sa tournée canadienne de contact avec la vie quotidienne sur huit jours.la colline parlementaire, avec les Avant de prendre la parole devant touristes et les étudiants en visite.députés et sénateurs réunis, Mme Le chef du gouvernement indien Gandhi a causé quelques moments est arrivé tôt au Parlement dans la avec M.Robert Stanfield, de même limousine du premier ministre du Voir page 2: Gandhi Cox fait mettre sous scellés les preuves contre John Dean WASHINGTON (d’après l’AFP et APi M.Archibald Cox, procureur spécial chargé de l’enquête judiciaire sur l’affaire Watergate, a remis hier à un juge du district de Washington un volumineux paquet scellé contenant la liste des attendus déjà réunis par le ministère public en vue d’une inculpation éventuelle de M.John Dean, ancien conseiller juridique de la Maison-Blanche, en raison de sa participation à l’affaire.Le juge Sirica a ordonné que les sceaux ne soient brisés que si “Dean devait contester à un moment quelconque de l’instruction judiciaire la valeur des preuves apportées contre lui sous prétexte que ces élément proviennent directement ou indirectement du témoignage" qu’il aurait fourni aux sénateurs de la Commission Ervin.On rapporte par ailleurs que Dean aurait révélé aux enquêteurs du Sénat L'Assemblée nationale presse le pas QUEBEC (PC) - Malgré certaines réticences du côté de l’opposition, le gouvernement a réussi à faire passer nier à l’Assemblée nationale sa traditionnelle motion accélérant les travaux parlementaires à l’approche de l’ajournement d’été.Les porte-parole des trois partis de l’opposition ont tenu à faire remarquer au leader parlementaire gouvernemental qu’ils n’aiment pas être bousculés et passer des projets de loi "à la vapeur”, même si le vénérable édifice parlementaire se transforme de plus en plus en étuve.Cette motion, adoptée finalement sans débat, prolonge sensiblement l’horaire des travaux.A compter du 21 juin, le gouvernement pourra tenir son monde en Chambre de lOh à minuit, du lundi au samedi inclusivement.Le jour des vacances reste pour le moment un secret bien gardé, mais il semble bien qu’on veuille épuiser le programme législatif au moins pour le 14 juillet, anniversaire du premier ministre Bourassa.que la Maison-Blanche avait examiné la possibilité de "désamorcer" l’impact des travaux de la commission.Pour ce faire, un des plans envisagés prévoyait la nomination d’un sénateur sympathique à la Maison-Blanche au sein de la commission.A ce sujet, le sénateur Howard Baker, républicain du Tennessee, a confirmé qu’il avait été approché par un conseiller de la Maison-Blanche.Ce dernier lui aurait demandé si le cabinet du président "pourrait avoir son mot à dire dans la selection des conseillers du comité".On a‘appris d’autre part que la Maison-Blanche avait fourni à la commission d’enquête du Sénat ainsi qu’à M.Archibald Cox.procureur spécial chargé de l’affaire Watergate, l’emploi du temps du président.Selon ce calendrier.M.Nixon n’a eu qu un entretien significatif, l’année dernière, avec M.Dean, le 15 septembre, jour où les Sept du Watergate furent inculpés.Cette rencontre intervenait plus de deux semaines après une déclaration du président selon laquelle une enquête menée par son ex-conseiller juridique mettait hors de cause tous les membres de l’administration.En 1973, l’emploi du temps confirme que M.Nixon a eu 37 entretiens téléphoniques ou rencontres avec M.Dean entre le 27 février et le 22 avril.Mail il ne révèle pas le motif de ces entretiens (6 pour la seule journée du 14 mars) qui était en revanche précisé pour l’année précédente.Voir page 6: Archibald Cox 2 • Le Devoir, mercredi 20 juin 1973 suites de la première page GABRIEL LOUBIER plus vulgarisées, réalisera une série d'émissions de télévision pour l'automne et préparera des congrès pour le choix des candidats.Pendant ce temps, le chef s'emploiera à pressentir les futures grandes vedettes du Parti.A la tête d'un parti si souvent qualifié de • moribond M, Loubier n'ap-paralt pas du tout découragé.A tant d'observateurs qui prédisent inlassablement l'extinction de l'Union nationale, il réplique qu'aucune analyse de la situation politique ne reflété la réalité à moins qu elle ne tienne compte des dernières assises, de la diffusion d'un nouveau programme et de la réorganisation des services et structures de l'Union nationale.Quant au sondage de CROP que publiait récemment LU DUV01R.M.Loubier continue à soutenir que la façon de le conduire et de l'analyser ont faussé les conclusions.A cet égard, il donnera cette semaine une conférence de presse pour révéler les déficiences que des experts ont détectées.Un conclusion donc, M.Loubier est fier du travail accompli dans cette première phase de son leadership, repousse le prétentions de ses détracteurs et déborde d'optimisme.Pourtant, on ne saurait prétendre dresser un bilan complet et exact de ces deux premières années de leadership sans rappeler les obstacles nombreux, ou encore les gaucheries, qui ont contribué à ternir l image de l'Union nationale.Tout en manifestant beaucoup de dynamisme.M.Loubier a marqué ses premiers mois à la direction de l'UN de décisions publiques plus contestables, tels le changement du nom du parti et la vente des biens, qui ont laissé les observateurs perplexes et davantage, compromis l'enthousiasme des partisans.Il aura fallu de longues semaines avant que ne soient cicatrisées les blessures internes laissées par le congrès au leadership de juin 1971.Et il est permis de croire que le départ du candidat défait, M.Marcel Masse, aura entraîné la défection de millions de sympathisants.Face à un gouvernement qui lui apparaissait peut-être indestructible, M.Loubier a maintes fois fait appel aux regroupement des "forces vives" de la nation.Ecart d’idéologie, divergences sur les politiques constitutionnelles et incompatibilité entre les dirigeants des partis d’opposition sont autant de facteurs qui laissent croire que les appels de M.Loubier sont vains.L’élément le plus encourageant de ce bilan réside dans le succès des anciens de l’UN.Selon M.Loubier, il en est sorti l’instrument de rajeunissement du parti et le mouvement de relance qui permettra de répéter le miracle de 1966.SCÉNARIO-RÉPONSE lions téléphoniques impliquant le chef Saulnier.D’autre part, Le DEVOIR a aussi appris ces derniers jours que les bandes sonores avaient fait l'objet en 1971 d’une réunion spéciale regroupant les délégués des unités de renseignements criminels de certains corps policiers canadiens et américains.Lors de cette réunion, il aurait été décidé que la police de Montréal alors dirigée par M.Jean-Jacques Saulnier, serait écartée des travaux de l'organisme inter-policier nord-américain.Enfin, selon les dernières informations qui nous sont parvenues, ce n’est que jeudi dernier, soit le jour de la publication de l'article du DEVOIR, que la table d'écoute installée chez le présumé intermédiaire de la pègre avec le chef Saulnier a cessé d'être en opération.C'est donc dire que le Bureau de recherches du Québec sur le crime organisé possède actuellement un dossier très volumineux sur l'individu à l’origine de l'enquête demandée par le ministre de la Justice.D'autre part, à la suite des révélations du DEVOIR, et du mandat confié quelques jours plus tôt au directeur-adjoint Guay par le ministre Choquette, le directeur René Daigneault de la police de la CUM a mis sur pied la semaine dernière une escouade spéciale chargée d'enquêter à fond sur l'affaire Saulnier.Composée de sept enquêteurs d’expérience, dont deux détectives relevés pour la circonstance de leur assignation à l'USECO, la nouvelle escouade a été placée sous la responsabilité du directeur-adjoint Guay.Contrairement à une nouvelle parue hier dans un autre quotidien montréalais, cette escouade n'a pas pour tâche d'enquêter sur les relations de certains officiers de la police de la CUM avec des prostituées reconnues.Ce sont d'autres détectives qui s'occupent de cette affaire.L'escouade formée par le directeur Daigneault se concentre uniquement sur les éléments du dossier Saulnier qui n ont pas été éclaircis par la Commission de police et par le détective qu elle avait assigné à cette tâche.GANDHI qu'avec le président des Communes, M.Lucien Lamoureux, et avec le président du Sénat, Mme Muriel Fergusson, après un entretien d’une heure avec le premier ministre.M.Trudeau.Aux Communes, de la même tribune où avait parlé son père Jawaharlal Nehru en octobre 1949.elle a noté que les relations plus étroites qui s’établissaient entre les grandes puissances ne signifiaient pas nécessairement un monde plus équilibré.LTnde, a-t-elle dit encore, vit des heures difficiles en traversant à la fois trois révolutions: la révolution industrielle, la révolution politique et la révolution humaniste."Nous sommes pleinement conscient de l’impatience grandissante de notre peuple et nous réalisons que si notre système ne peut satisfaire ses aspirations, il se tournera vers d'autres méthodes.Parlant tour à tour en français et en anglais, elle a exprimé sa confiance dans la capacité de son pays d’atteindre son objectif d’indépendance totale.LTnde, a-t-elle poursuivi, cherche toujours à obtenir de l'aide technique et, dans cette perspective, le Canada a fait preuve de plus de compréhension que bien d'autres pays Les programmes d'aide du Canada ont été concrets et imaginatifs, a dit Mme Gandhi, et n étaient pas fondés sur un favorisisme politique.Les nations moins importantes dans l'équilibre mondial, comme l'Inde et le Canada, a ajouté Mme Gandhi, doivent se liguer pour résister à l’influence des grandes puissances."Les pays comme l'Inde et le Canada, qui n'ont pas d'ambitions territoriales, pas d'empires économiques à protéger et pas d'idéologie à exporter peuvent envisager les affaires internationales d une façon moins intéressée et plus objective." JÉRÔME CHOQUETTE tion l’embarrassait mais qu’il saurait "en temps et lieu" expliquer sa conduite dans cette affaire."Je regarde tous les députés de l'Opposition dans les yeux et je leur dis que je n ai rien à me reprocher’ , a pris soin d’ajouter un Jérôme Choquette transformé en homme sombre et taciturne depuis le début de cette affaire des bandes sonores.Dr Laurence 1 Peter COMMENT TOUT POURRAIT ALLER MIEUX APRÈS LEPRINÜIPE DEPETER £|* la presse-'/Slotk En vente partout Ab a les éditions wlw la presse aK?dirigées par Alain Sta R «car*! las OrtMMKts «a Pstai m aastaat ca Im «a caMM^s a vatii faaniase* hatotaal sa « «ms prsfarai.t« Les Éditions la pressa 7 rue Saint Jacques Montreal 126 Veuillez m expédier Les Ordonnances de Peter- Ci joint la somme de $5 50 plus frais de poste 1 5* par mandat postal I C/C suite de la page 3 tre eux n ont travaillé au cours d'un même mois.Le taux d'emploi fluctue considérablement d'une saison à l'autre; ainsi le taux d'emploi en août et septembre se situe autour de 68% de la main-d oeuvre totale alors qu'il n est que de 44% en janvier et février.Le niveau d'activité varie aussi sensiblement d'une région à l autre tout au cours de l'année; le sous-emploi est particulièrement criant dans les régions de Hull.Val d'Or.Rimouski, Haute-Rive et Trois-Rivières.Il faut aussi noter que les 13,oi)0 apprentis ont travaillé 960 heures en moyenne en 1972 et qu'à peine 3% d'entre eux ont travaillé plus de 2,000 heures au cours de l'année.Or, pour qu'un ouvrier obtienne son certificat de qualification, il doit faire un apprentissage de 2,000 heures par année pendant trois ans.11 y a là un risque de constituer un réservoir de main-d oeuvre à bon marché en allongeant indûment la période d’apprentissage.Quant à l'age des travailleurs de la construction, plus de la moitié étaient âgés en 1972 de moins de 35 ans.Environ 10,000 salariés étaient âgés de 55 ans et plus, soit seulement 7% de la main-d’oeuvre totale.La CIC a aussi fait un inventaire des employeurs qui ont oeuvré dans l'industrie de la construction en 1972.Quelque 21,400 employeurs ont été enregistrés à la CIC au cours de cette année, dont le tiers dans la région de Montréal.De ce nombre, entre 7.300 et 11.200 étaient actifs selon les mois.Au cours de cette année.7.000 nouveaux employeurs se sont enregistrés à la CIC et 5,000 ont demandé à être rayés des listes.Par ailleurs, le rapport note que sur les 16,400 employeurs enregistrés en décembre 1972, 12,500 employaient cinq salariés ou moins, 75% des employeurs ont engagé de 30.000 à 35.000 salariés, soit 257c de la main d’oeuvre.D'autre, part, 143 employeurs ont embauché à eux seuls 35.000 salariés, soit aussi 25% de la main-d’oeuvre.A ce sujet, les auteurs du rapport soulignent: "On peut donc conclure que le taux de roulement très élevé des entrepreneurs dans la construction, qui est de Tordre de 557c, et la multitude de petites entreprises ne sont pas de nature à favoriser la stabilisation de l’industrie de la construction”.Soulignant l'importance de l'industrie de la construction dans l’économie québécoise, le rapport note que 9.47c des hommes employés au Québec en 1972 ont oeuvré dans cette industrie, comparativement à 8.97c en 1971.En 1972, $636 millions ont été versés en salaires dans la construction, comparativement à $515 millions en 1971 (augmentation de 237c).Le volume d'heures travaillées est passé de 122 millions à 133 millions.La région de Montréal compte pour près de 407c des heures travaillées et des salaires versés.On note aussi que de la période creuse à la période de pomte, l'activité est multipliée par deux dans la construction.Le secteur de la construction domiciliaire demeure le plus important avec environ un tiers des $3.6 milliards de construction effectuée en 1972; 55,746 unités de logement ont été mises en chantier au Québec en 1972, comparativement à 51,782 en 1971.La CIC s’inquiète, enfin, de la place de plus en plus grande qu’occupe la fabrication en usine; selon certaines projections, 407c de la construction domiciliaire pourrait etre assurée dans un avenir assez prochain par la préfabrication.La CIC envisage étudier cette question au cours de Tannée qui vient et plus précisément ses répercussions sur les travailleurs de la construction.“Je ne suis pas pour me laisser buldozer ”, a-t-il toutefois ajouté, ni par le journal Le Devoir, ni par le députe de Maisonneuve (M, Burns), ni par son collègue, le député de Bourget (M.Laurin), ou par qui que ce soit, lorsqu’il s’agit de faire respecter les principes fondamentaux de la justice".Invoquant la question de privilège, M.Burns a alors affirmé que le refus du ministre de répondre mettait en doute son intégrité et en conséquence celle de tous les parlementaires.Bondissant, M.Choquette a rétorqué que son intégrité n’était mise en doute que par “des innuendos et des allégations sans fondement”.Il a par la suite demandé à M.Burns de retirer ses paroles, sur une question de privilège, mais n’est pas revenu à la charge quand le président de la Chambre, M.Jean-Noël Lavoie, lui a signifié qu’il devait le faire en invoquant le règlement.M.Lavoie, qui a d’ailleurs signalé sa position délicate dans cette histoire, a dû, par la suite, assister à une guerre de procédure entre M.Burns, qui voulait poser des questions supplémentaires, et le leader du gouvernement, M, Gérard D.Lévesque, qui voulait Ten empêcher.Ayant obtenu gain de cause, M.Burns demanda à M.Choquette s’il avait rencontré, samedi dernier, les autorités de la Commission de police pour discuter de cette question.“Certainement que j’ai eu des rencontres, a répondu M.Choquette.J’en aurai fréquemment et je ne suis pas obligé de vous dire à quel sujet.J’ai le droit de m’entretenir avec qui je veux".Au sortir de la Chambre, M.Burns a indiqué qu’il aurait aimé poser une autre question sur le lien entre la démission de M.Saint-Pierre, les bandes sonores concernant M.Saulnier et celles touchant les relations de policiers avec des prostituées.AIDE JURIDIQUE suite de la page 3 De plus, le faible rapport "pratique privée" montre que les citoyens font confiance aux avocats de la commission.Au bureau du centre communautaire de Montréal, place Dupuis, là où on accueille toutes les demandes de caractère pénal, les chiffres sont les suivants: en mai, 969 dossiers ouverts au civil, 856 au pénal: du 1er au 18 juin, les chiffres donnent respectivement 383 et 360.Une moyenne de près de par jour.Dans ce bureau, 72 requérants seulement ont réclamé un avocat de la pratique privée, sur un total de 2,568 dossiers ouverts.Globalement, dans la région de la rive sud, depuis Longueuil jusqu’à Valley-field, y compris les villes comme Granby et Saint-Hyacinthe, sur 280 dossiers acceptés 17 ont été référés à la pratique prives.Au bureau de Laval, dans le nord de Montréal, la proportion est plus élevée: 20 dossiers référés sur 107.Dans la Mauricie, la proportion des "référés" atteints 257c.Dans la région de Sherbrooke, on en compte 54 sur 358.En moyenne, résume M.Allard, la proportion de ceux qui réclament un avocat de la pratique privée à l’extérieur de Montréal est légèrement plus élevée, moins cependant que ne le supposent les rapports ordinairement plus étroits entre ruraux et notables dans ces régions.PRÉVILLE suite de la page 3 sans le décongestionnement de l’hôpital.C’est ce à quoi travaillent actuellement des fonctionnaires du ministère.De leur côté, les employés considèrent que les malades ne peuvent plus attendre et que le ministre Castonguay doit intervenir personnellement pour améliorer le sort de ces patients.ST-LAURENT suite de la page 3 ensuite, au prorata de ce qui restera de la masse salariale 72-73, une rémunération (compte tenu de la validation des cours à laquelle réfère le premier point).On sait que les professeurs du Cegep Saint-Laurent ont perdu neuf semaines de salaire en raison de l’affrontement avec le ministère, qu'avait d’ailleurs entériné une bonne partie des membres du conseil d’administration.Ils perdent aussi une partie de leur rémunération de vacances.L’un des professeurs présents a dénoncé la démagogie et la xénophobie de certains commentateurs au sujet du déclassement des professeurs.Souvent les diplômes obtenus à l’étranger Tont été par suite de stages approuvés par le ministère et il ne saurait être question rendez-vous de ridiculiser les universités extérieu- res en parlant du "Bangale, du Togo, et du Mali”.Nombre de professeurs ont des diplômes reconnus pleinement par toutes les institutions françaises.La FNEQ et le syndicat des professeurs rappellent que la valeur du diplôme n’est pas fonction de la couleur des cours où aurait été professé tel cours, comme veulent le laisser croire les technocrates du ministère.On se demande encore en ces milieux pourquoi le ministère s’entête à ne pénaliser que Samt-Laurent; plusieurs des cégeps où se sont produits les gels de cours n’ont même pas retenu les salaires et n’ont pas exigé de récupération pour les étudiants.On se dit déçu et frustré d’une souplesse annoncée par le ministère, sans que jamais signe sensible ne soit venu confirmer la mise en route d'une stratégie ministérielle autre que celle de mises en demeure et d’ultimatum.On se rit de nous?demandent les étudiants auxquels le tuteur aurait dit que "dans sa tête”, la session était annulée depuis le 7 mai.Par ailleurs, à l'Assemblée nationale, le critique du Parti québécois en matière d'éducation, M.Claude Charron, a accusé le ministre de l’Education de s'être montré injuste à l’endroit des étudiants du Cégep Saint-Laurent à qui on refuse tout crédit pour le travail accompli durant le gel des cours.M.Charron admet qu’il y aurait eu de toute façon de la récupération à faire mais il dénonce Tattitude des autorités qui refusent de reconnaître le travail fait par les étudiants dans des 'circonstances très pénibles’.Le député de Saint-Jacques estime que le ministre de l'Education aurait dû accepter la contre-proposition des proposeurs et des étudiants de créer un comité paritaire pour évaluer les travaux effectués par les cégépiens.De son côté.M.François Cloutier, admet qu'il y a eu du travail valable de fait durant cette période mais il ne peut le créditer officiellement sous peine "de voir le réseau collégial s'écrouler" et perdre toute valeur aux yeux des universités et des employeurs.Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER + le Q 80 leçons pour le prix de 44 (groupes de 6 max.) 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