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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 5 avril 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-04-05, Collections de BAnQ.

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la météo Nuageux avec pluie mêlée de neige par moments.Maximum de prés de 40.Vendredi: averses.LE DEVOIR Fais ce que dois JBxesssmsmtmim £ La Campagne des Fédérations Une affaire de coeur Racket d'immigrants?Ottawa enquête sur les allégations de Morton Shulman par Jean-Pierre Charbonneau Le ministre fédéral de l'Immigration, M.Robert Andras, a déclaré hier que la police fédérale avait ouvert une enquête afin de déterminer si oui ou non la Mafia est au coeur d’un racket visant à faire entrer illégalement aux Etats-Unis de jeunes immigrants italiens qui ont d’abord été conduits à Montreal ou à Toronto.Cette déclaration fait suite aux accusations portées mardi soir à l’Assemblée législative de l’Ontario par- le député néo-démocrate de Toronto-High Park, le Dr Morton Shulman, à l’effet que la “famille” Cotroni de Montréal dirige depuis plusieurs années un racket d’im- Morton Shulman Lamainmise étrangère: laloifranchit la 2e lecture OTTAWA (PCi Les Communes ont adopté à l'étape de la deuxième lecture hier et renvoyé au comité permanent des Finances, du Commerce et des questions économiques, le projet de loi visant à contenir la mainmise étrangère sur les entreprises canadiennes.Aujourd'hui, la Chambre passera à l'étude de certaines mesures budgétaires soumises par le ministre des Finances.M.John Turner, concernant l’impôt sur le revenu des particuliers, la taxe de vente et la loi sur les douanes.Ces mesures ne contiennent toutefois pas les allègements fiscaux aux corporations contre lesquels s’est élevé le Nouveau parti démocratique.Fin mettant fin au débat de quatre jours sur le projet de loi.le ministre de l'Industrie et du Commerce.M.Alas-tair Gillespie, a souligné que cette mesure visant à enrayer la mainmise étrangère arrivait à temps.Le ministre a ajouté que tous les partis étaient d’accord pour admettre qu'un problème existe et qu’un premier pas important dans la bonne direction était ainsi fait.Tl s'agit là d’une politique-clé pour la sauvegarde de notre économie ”.a-t-il dit.Un peu plus tôt.M.Koch LaSalle (Ind-Joliettei avait demandé au gouvernement de pratiquer un nationalisme économique en vue de bloquer’T hémor- Voir page 2 : La mainmise migrants italiens en vue d’alimenter en’ sang nouveau les “familles” de la Mafia américaine ou de servir de main-d’oeu-vre à bon marché.Le Dr Shulman, qui s’est fait connaître entre autres pour ses nombreuses sorties contre l’influence de la Mafia en Ontario, a déclaré que le racket des immigrants italiens est dirigé au Canada par un boucher montréalais qu’il identifie comme “M.F.”, lequel est associé avec Frank Cotroni, un lieutenant de la “famille” Cotroni et Guido Orsini, un individu actuellement sous le coup d’une accusation d’importation de $6 millions d’hérriine.Au sujet du mystérieux M.F, le Dr Shulman a précisé qu’il n’avait pas de dossier judiciaire mais qu’il faisait actuellement face à üne accusation de recel d’obligations volées.Selon le député, cet individu se rend fréquemment a Toronto, où les immigrants italiens arrivant directement de Rome débarquent.Auparavant, un grand nombre de ses immigrants passaient par Montréal.Le Dr Shulman a soutenu que Frank Cotroni, le frère de Vie Cotroni (que Fax Plante a identifié comme l’un des dirigeants de la pègre montréalaise), exerce officiellement le métier d’imprésario, ce qui l’amène à se rendre souvent à Toronto, où est concentré le gros des activités du racket des immigrants.Selon le Dr Shulman, avant que M.F.prenne en charge le racket, celui-ci était dirigé à Toronto par un certain Tomasso Buscetta, qui avait quitté Palerme, en Sicile, en 1963, à la suite d'un attentat à la bombe qu’il avait manigancé contre des rivaux.Il s’était alors installé à Toronto après avoir entré au pays avec de faux papiers.En 1970, Buscetta avait été arrêté aux Etats-Unis à l’occasion d'un voyage à New York et il avait été accusé en rapport avec le racket des immigrants.Libéré sur une technicalité légale, il avait été accusé par la suite d’extorsion avec Rosario Gambino, le cousin de Carlo Gambino, le plus puissant chef de la Mafia américaine.Libéré sous cautionnement.Buscetta s’était enfui au Brésil où il fut arrêté pour trafic d’hérôine et déporté en Italie.Il purge actuellement une peine de 14 ans de pénitencier pour l’affaire de la bombe, qui avait blessé neuf personnes dont sept policiers.Le Dr Shulman a de plus identifié l’un des contacts de Buscetta à Montréal.Il s'agit de Vincenzo Cuffaro, un homme de main de la Mafia qui était actif dans le racket de la protection avant sa disparition en 1970.Ce n’est pas la première fois que le clan Cotroni de Montréal est relié publiquement au racket des immigrants.Depuis trois ou quatre ans, plusieurs jour- Voir page 2 : Ottawa enquête .¦Mm - Ça ne pollue pas, ça ne consomme pas d'essence, ça ne fait pas de bruit, et ça roule ! Ça roule même à 40 milles à l'heure, paraît-il.Baptisé par son constructeur PPV (People-powered vehicle), il répond aux exigences actuelles de protection de l'environnement et de restrictions d'énergie.Il suffit de pédaler.Les 40 mph, au fond, ce n'est qu'une question de jarret et de souffle.(Téléphoto CP) Max Skylar retrouve sa liberté par Guy Deshaies Condamné mardi à 15 jours de prison pour outrage au tribunal devant la Commission d’enquête sur le crime organisé.Max Skylar a été remis en liberté, hier, par le juge Jules Deschênes, de la Cour d’appel du Québec.Skylar, par la bouche de son procureur Michel Proulx, a prétendu: 1) Que la Cour d’appel pouvait infirmer ou confirmer une condamnation pour outrage prononcée par la Commission.2) Que la Commission n’a pas compétence pour condamner à la prison et qu’elle peut tout au plus décerner ou ne pas décerner un certificat attestant que le témoin a bien répondu, le tout conformément à la loi sur les commissions d’enquêtes.3) Qu’en attendant que ces questions soient résolues par la Cour d’appel il a droit à un cautionnement afin que les discussions à venir ne soient pas purement académiques mais intéressent le sort des témoins éventuels de la Commission.Le juge Deschènes reconnaît à priori que les arguments de Me Proulx ont du poids même si, dans un temps, il allègue le pouvoir des juges de la Cour supérieure pour affirmer que la condamnation prononcée par la Commission peut être portée en appel et que tout de suite après il affirme que le président Voir page 2: Max Skylar Le caucus québécois force réviser sa résolution sur le par Claude Lemelin OTTAWA-A la suite de vigoureuses représentations faites par des députés libéraux du Québec, le cabinet Trudeau a dû remettre sur le métier un projet de résolution sur le bilinguisme qu’il avait déjà approuvé.Cette remise en question est la raison principale qui explique pourquoi le gouvernement n’a pas encore présenté aux Communes cette résolution pro- le cabinet à bilinguisme mise dans le discours du Trône, et qui vise surtout à obliger l’opposition progressiste-conservatrice à se prononcer - et peut-être à se diviser - sur le bilinguisme.Le premier ministre Trudeau a reconnu, hier, que le gouvernement ne serait pas en mesure de déposer cette résolution avant quelque temps.Ces discussions pourraient devenir encore plus vives si le rapport de synthèse du groupe d’étude dirigé par M.Pierre Coulombe, du Conseü du Trésor, devait être rendu public d’une manière ou d’une autre.Il semble que ce rapport soit maintenant terminé et circule en cercle très restreint au sein de la haute fonction publique fédérale.Plusieurs députés liberaux auraient demandé sans succès qu’on leur permette L'enquête de Mont Wright Le surintendant de Mannix ignorait l'existence de règlements de sécurité de notre envoyé spécial, Pierre Richard SEPT-ILES - Le surintendant de la compagnie Mannix pour les monteurs d’acier de structure, les soudeurs et les opérateurs de grues, sur le chantier du Mont Wright.M.Roger Guay.qui a toujours travaillé dans l’ouest du Canada, a déclaré hier qu’il ignorait l’existence de règlements et de normes de sécurité dans l’industrie de la construction au Québec.Une belle engueulade.QUEBEC (par Pierre O’Neill) - Au Parti québécois qui l’accuse de patronage et le traite de menteur, le gouvernement réplique qu’il ne se laissera pas salir par des “voyous” et le Salon de la Race devient le lieu d’une engueulade spectaculaire.Ces dernières semaines, les accusations de l’opposition concernent surtout le patronage.Dans la majorité des cas, le gouvernement s’en est bien thé mais, forcément, les média d’information auront dramatisé les attaques et accordé moins d’importance à la défense.C’est ce qui irrite le gouvernement, qui, de toute façon, plaide toujours non coupable.L’incident d’hier à l’Assemblée nationale a débuté par de nouvelles accusations de patronage concernant, cette fois-ci, les contrats de publicité à des amis du Parti libéral.Au chef parlementaire du PQ, M.Camille Laurin, le premier ministre répond dans un premier temps qu’il est normal pour un gouvernement de ne pas confier sa publicité à des ennemis politiques.Jusque-là, ça va.Reste à savoir si l’ex-premier ministre Jean Lesage fait partie du conseil d’administration de l’agence Inter-Canada.M.Bourassa répondra un autre jour et personne n’en est choqué.Mais le député péquiste de Saint-Jacques, gamin à ses heures, intervient aans le débat et les choses se gâtent sérieusement.Carrément, il demande au gouvernement si des gens de la pègre font partie de ces agences et encore si le gouvernement est lié par les fournisseurs à la caisse du Parti libéral.Le leader du gouvernement, M.Gérard Voir page 6: Engueulade M.Guay a reconnu son ignorance complète en matière de sécurité à l’enquête du coroner sur la tragédie qui a causé la mort de sept travailleurs le 17 novembre dernier sur le chantier de Québec Cartier Mining au Mont Wright, dans le Nouveau Québec.Ces ouvriers ont été tués dans l’effondrement de la plate-forme qu’ils avaient commencé à démanteler et qui était accrochée au sommet d’un silo de béton d’une hauteur de 85 pieds.M.Guay avait été engagé à Calgary, au printemps 1971.par M.Gerald Scfaba.gérant du chantier pour Mannix.Il a affirmé qu’on ne l’avait pas informé de l’existence de règlements de sécurité dans l’industrie de la construction au Québec.D’autre part, il a noté que M.Scraba lui a remis une copie du décret de l’industrie de la construction au Québec, qui définit les conditions de travail des ouvriers, mais a précisé qu’il ne l’avait pas lu.Par ailleurs, le surintendant de Man-nix a précisé qu’il avait lui-même ordonné a M.René Saint-Onge, opérateur de grue vers 14h le jour de l’accident, de quitter le silo où les travailleurs démontaient la plate-forme pour aller couler du ciment à un autre endroit du chantier; cette grue devait descendre les matériaux qui provenaient du démantèlement de la plate-forme; les travailleurs ont entassé les matériaux en attendant le retour de la grue.Celle-ci est revenue aussitôt vers 16h30 et elle n’a eu le temps que de descendre deux charges avant que le tout ne s’effondre.M.Guay a déclaré que lorsqu'il a décidé d’envoyer la grue à un travail qu’il Citez-moi un cas?demande Bourassa L'Union nationale fournit 66 exemples par Gérald LeBlanc QUEBEC Aux partis d’Opposition.qui ont multiplié depuis quelques semaines les accusations de patronage à l’endroit de son gouvernement, le premier ministre.M.Robert Bourassa.a invariablement répondu: "Donnez-moi un seul cas précis d’irrégularité ou de malhonnêteté!" Le leader parlementaire de l’Union nationale.M.Rémi-Paul, a répliqué en fournissant à M.Bourassa hier soixan-te-six exemples qui démontrent, selon lui.que le gouvernement a fait preuve de favoritisme, particulièrement en ne respectant pas la réglementation éta- blie pour l’attribution de contrats gouvernementaux.M.Paul a présenté ces 66 cas comme autant de raisons pour réclamer la convocation de la commission parlementaire des comptes publics, seule commission où les parlementaires peuvent appeler comme témoins des fonctionnaires ou des industriels chanceux ".comme les appelle M.Paul.Fort de son écrasante majorité, le gouvernement rejettera sans doute cette motion, comme il l’a fait à quelques reprises au cours des derniers mois, à la fin du débat qui n’était pas encore terminé à l'ajournement, hier, et qui reprendra en conséquence mercredi prochain.M.Paul a fourni des exemples touchant à peu près tous les ministères et pouvant se diviser en deux catégories: les cas de contrats qui auraient été attribués sans soumission malgré la réglementation gouvernementale en ce sens et des exemples plus généraux de ce que M.Paul appelle favoritisme.Sous réserve de quelques exemptions (pour la publicité par exemple) et sous réserve des arrêtés ministériels pouvant changer les règles établies, la ré- glementation gouvernementale pour l’attribution de contrats est la suivante: il doit y avoir appel d'offres chaque fois que le montant excède $25,000.Pour les contrats de pavage, un arrêté ministériel de 1971 a élevé ce plafond à $150,-000.Or, M.Paul a fourni hier de nombreux exemples où, selon lui, cette réglementation n’a pas été respectée, sans que ies parlementaires soient informés d’un arrêté en conseil ayant pu permettre une exemption.Voici quelques-uns des cas retenus.Voir page 6: L'Union nationale jugeait plus urgent, il n’a pas donné l’ordre aux travailleurs de cesser le démantèlement de la plate-forme en attendant le retour de la grue.Il a dit que M.Scraba lui avait souligné.avant de commencer le démantèlement des plates-formes des premiers silos.de faire descendre les matériaux au fur et à mesure du démontage.Il a affir- Voir page 6 : Mont Wright Castonguay demeure sceptique QUEBEC (par Pierre O’Neill) -Sceptique quant aux intentions d’Ottawa, le ministre québécois des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, attendra la législation fédérale en matière d’allocations familiales avant d’accepter de se rendre à la conférence fédérale-pro-vinciale des 25, 26 et 27 avril.Interrogé par le critique de l’Union nationale.M.Jean-Paul Cloutier, le ministre Castonguay donnait hier à l’Assemblée nationale un compte rendu de sa rencontre de la fin de semaine dernière à Montréal avec le ministre de la Santé nationale, M.Marc Lalonde.D’abord, il reconnaît que la position du Québec s’impose graduellement et que le contentieux Ottawa-Québec en politiques sociales a enregistré ces derniers temps des “progrès considérables”.Mais le témoignage d’optimisme de M.Castonguay s’arrête là.Il souligne qu’il reste énormément à faire et que somme toute, il se trouve encore de nombreux aspects importants que le gouvernement fédéral n’a pas encore compris.Le point où les progrès ont le plus à faire, explique-t-il, a certainement trait à l’administration des allocations familiales.“Cet aspect est extrêmement important si on s’en réfère au lien étroit entre les allocations familiales, l’assistance sociale ou tout régime qui pourrait venir à supplanter ou remplacer le régime d’assistance sociale et le salaire minimum.” Il me semble, dit-il encore, que sur certains aspects des réalités concrètes, le fédéral a une certaine difficulté de perception et d’adaptation aux besoins du Québec.Tout en refusant de dévoiler les aspects précis traités lors de sa rencon- Voir page 2 : Claude Castonguay de prendre connaissance de ce rapport, dont les conclusions et recommandations, disent certains, seraient assez explosives.Le caucus libéral d’hier matin n’a pas suffi à épuiser la liste des intervenants sur la politique du bilinguisme.C’était pourtant la troisième séance du caucus national à se pencher sur cette question, et 14 députés libéraux, semble-t-il, attendaient leur tour de piste depuis la semaine dernière.Le parti devra donc aborder à nouveau le bilinguisme mercredi prochain, ce qui obligera le cabinet à laisser son projet de résolution en suspens pendant au moins une semaine.Bien que des députés de toutes les régions aient tenu à exprimer leurs vues sur le bilinguisme, ce sont naturellement ceux du Québec qui ont les idées les plus précises sur cette question.Règle générale, les membres du caucus québécois ont exprimé la crainte, à la lumière des principes dévoilés en décembre dernier pour la fonction publique par le président du Conseil du Trésor, que la politique de bilinguisme soit en train d’etre détournée de son véritable objectif.A l’origine, raisonnent-ils, cette politique visait à instaurer une égalité véritable des chances entre Canadiens français et Canadiens anglais au sein de la Fonction publique fédérale, et à corriger les injustices dont les premiers sont victimes depuis toujours.Or, les principes énoncés en décembre dernier donnent l’impression, à maints égards, que cette politique vise surtout, désormais, à protéger les fonctionnaires anglophones contreles répercussions pratiques de la bilinguisa-tion du gouvernement fédéral.Plus concrètement, ces députés jugent inacceptables les neuf “principes” formulés par M.Drury, du moins comme énoncé de la politique de bilinguisme du gouvernement.Deux principes sont particulièrement dénoncés par certains députés, parce qu’ils manifesteraient une sollicitude excessive à l’endroit des fonctionnaires anglophones en place.Le premier permet a certains fonctionnaires unilingues dont le poste est désigné comme bilingue et qui refusent d’apprendre la langue seconde de conserver leur poste, s’ils peuvent afficher de longs états de service.Le deuxième permet l’embauche conditionnelle de recrues unilingues pour occuper des postes bilingues.“Ces principes défient la logique d’un effort concerté pour instaurer un régime véritable d’égalité linguistique,” de lancer un députe libéral eu Québec.Mais bien qu’ils auraient souhaité que ces principes soient formulés autrement, les députes québécois ne se font pas d’illusion sur la possibilité pour eux d’obtenir la modification d’une déclaration faite publiquement par un ministre aussi influent que M.Drury.Aussi ont-ils plu- Voir page 2 : Le bilinguisme 1 2 • Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 t ¦v W suites de la première page CLAUDE CASTONGUAY tre avec M.Lalonde, M.Castonguay a souligné ‘‘que le ministre de la Santé poursuit ses consultations à travers les provinces et qu’il est possible que certains des points de vue qu’il avait, samedi, soient modifiés lorsqu’il rendra publiques ses intentions au sujet de la conférence d’avril”.C'est à ce moment que M.Castonguay annoncera sa décision de participer ou non à cette conférence qui se déroulera les 25, 26 et 27 avril dans la capitale canadienne.Lors de la dernière conférence fé-dérale-provinciale sur la sécurité du revenu, en février, le ministre Castonguay avait littéralement claqué la porte alors qu’il avait déclaré à l’issue de cette réunion qu’il ne voyait pas pour le Québec la nécessité de poursuivre la révision globale de ce sujet, si le gouvernement fédéral continuait à ne pas tenir compte des priorités du Québec en matière d’allocations familiales.C’est à cette époque que le ministre des Affaires sociales avait affirmé qu’à moins que le fédéral ne change son fusil d’épaule il ne serait pas présent lors de cette importante conférence.LA MAINMISE ragie " de notre industrie, maintenir la propriété canadienne et financer les nouvelles entreprises.Il faut prendre les mesures voulues pour encourager le Canadien à acheter les produits canadiens et lancer, au besoin, une campagne de publicité à cette fin .M.LaSalle a ajouté que le gouvernement devrait favoriser davantage les en- treprises canadiennes dans son programme d'aide à l’expansion économique et créer une banque spéciale pour assurer la sauvegarde de nos industries et la création d’entreprises nouvelles.M.René Matte (CS-Champlain) a promis l’appui de son parti à la mesure qui veut forcer la population à réagir contre la mainmise étrangère de son économie.Selon lui, c'est le système financier actuel qui est responsable de cette mainmise parce qu’il oublie le principe fondamental de l'aide aux investisseurs locaux.' Les étrangers sont donc venus et ont pris le contrôle.Nous avons les matières premières, la main-d’oeuvre et le génie, mais nous manquons de capitaux.Il faut donc que le gouvernement mette tout en oeuvre pour assurer le financement et crée les crédits voulus pour nous permettre de reprendre le contrôle de nos biens.” M.Matte estime que le Canada doit produire chez lui tout ce qu’il peut produire afin de réduire l’important taux de chômage et de favoriser la création de nouvelles industries.OTTAWA ENQUÊTE naux américains ont fait état de l’existence de ce racket et du rôle joué par les gens de la “famille" Cotroni.En octobre dernier, le New York Magazine avait écrit dans un numéro spécial sur les guerres de gangs aux Etats-Unis que la "famille" Cotroni de Montréal était largement impliquée dans ce racket.Le journaliste Nicholas Pileggi avait précisé que les autorités américaines estimaient à au moins 93,000 le nombre des Italiens et surtout des Siciliens qui avaient été introduits illégalement aux Etats-Unis.Le Dr Shulman a estimé le nombre à plusieurs milliers depuis cinq ans en précisant qu’il s’agissait surtout de Siciliens et de Calabrais.(Notons que les frères Cotroni de Montréal sont originaires justement de la région de Reggio di Calabria, dans le sud de la péninsule italienne, près de la Sicile.) Hier, des policiers de Montréal ont confirmé que le M.F.était l'un des dirigeants montréalais du racket des immigrants.Les policiers ont dit qu’il était propriétaire d’une boucherie à Châteauguay.sur la Rive-Sud de Montréal et qu’il avait été très lié à Tomasso Buscetta, lequel était considéré lors de son séjour au Brésil comme le leader de la Mafia de et pays.Les poüciers ont indiqué que des gens de la Mafia s’étaient infiltrés dans certaines associations italiennes de la métropole et qu’ils les utilisaient pour couvrir des activités illégales, notamment le racket des immigrants.Selon eux, il est très difficile de contrer l’action de ces individus car les victimes sont üttéralement terrorisées par les menaces et les méthodes des hommes de mains de la Mafia.Au sujet de Tomasso Buscetta, les poüciers ont précisé qu’il avait été intéressé dans la Pizza Center Corporation de New York dont l’un des propriétaires est Antonio Napoü, un des dirigeants new yorkais du racket des immigrants.Us ont aussi dévoilé que Buscetta était en contact à Montréal avec Nick MoreUo et Nick Bizauto, deux individus qui sont mêlés à l’Association siciüen-ne d'Agrigente.Au printemps 1972, ils avaient tenté de fournir un cautionnement à un mafioso sicilien, un dénommé Camporeale, qui avait été arrêté et détenu par les autorités de l’Immigration canadienne.Quant à M.F., les poüciers ont dit que des enquêtes avaient démontré qu’il entretenait des relations avec Frank Cotroni et Guido Orsini, un proche compagnon de Cotroni.En juillet 1970, Orsini avait été arrêté près de Moores dans l’Etat de New York en compagnie de deux autres individus et il avait plaidé coupable à une accusation d’entrée illégale aux Etats-Unis.LE BILINGUISME tôt proposé que la mise en oeuvre de ces principes soit régie par des principes supplémentaires, qui feraient échec a toute interprétation contraire à l’esprit de la loi sur les langues officielles et aux intentions maintes fois proclamées par le gouvernement.Au surplus, les mêmes députés ont suggéré que de nouveaux principes, qui seraient incorporés à la résolution gouvernementale, définissent une ligne de conduite sur des aspects du bilinguisme que M.Drury n’avait pas abordés dans sa déclaration de décembre dernier.En premier lieu.Us souhaiteraient que le Parlement soit invité à approuver Les parents des Écores exigent que la commission les consulte Les parents des élèves de la Commission scolaire Les Ecores, à Laval, s'adresseront à la Cour supérieure, le 26 avrü prochain, pour obtenir un bref de mandamus enjoignant les commissaires d’ecoles à suspendre leur résolution de vendre l’école primaire Saint-Joseph et les obligeant de consulter les parents.C'est Me Robert Lemieux qui a inscrit la requête, hier, en Cour supérieure, après avoir donné une conférence de presse au titre de conseiller juridique du Comité des parents.Me Lemieux a déclaré qu’il ne demandait pas une injonction pour empecher purement et simplement la vente de cette école primaire qui a été occupée symboliquement par les parents après que onze commissaires contre huit eurent voté en faveur de la vente de cette école à la régionale Duvemay.Les parents estiment que les enfants du primaire, c’est-à- dire les plus petits, qui fréquentent cette école Saint-Joseph, sont injustement punis par cette décision parce qu’elle les oblige, eux, à souffrir les inconvénients du transport scolaire à longue distance et qu’elle les déracine de leur milieu.Les parents allèguent de surcroît que ce secteur de Laval, connu sous le nom de “Terrasse Paquette, ou Arèsvüle” est défavorisé économiquement et socialement et que c’est pour cette raison que les commissaires n’hésitent pas à enlever l’école aux petits.On réclame un bref de mandamus pour obüger quelqu'un à faire quelque chose: Me Lemieux demandera à la cour d'obüger les commissaires à faire leur devoir.Car, expü-que-t-il.les dispositions de la loi sur le regroupement scolaire (bill 27) prévoient la participation des parents, notamment pour la répartition des élèves dans les écoles, le regroupement des écoles, le programme de construction des écoles, etc.Les requérants, Monique Gadbois et Pierre Charbon-neau, reorésentant les parents des comités des 16 écoles de la Commission scolaire.Les Ecores, prétendent que la résolution des commissaires de vendre l’école primaire Saint-Joseph est anti-démocratique, CONCOURS DU DEVOIR AMENDEMENT À L'ARTICLE NO 1 Hier dans cette page nous avons publié une annonce "Concours du Devoir".L'article numéro 1 des règlements du concours a été amendé de la façon suivante: "Ce concours s'adresse à tous les RÉSIDENTS DU CANADA à l'exception des administrateurs, des employés, des distributeurs et des dépositaires du journal LE DEVOIR ainsi que des membres immédiats de leurs familles".illégale, injuste et inhumaine et qu elle aurait pour effet de déraciner et éparpiller les enfants de niveau primaire.On sait que la Commission a déjà obtenu une injonction pour empêcher les parents d’occuper l’école.Me Lemieux avait tenté au début de présenter une requête incidente mais le juge Laurent Bélanger avait tout rejeté.Il devait plus tard accorder l’injonction sans entendre Me Lemieux qui avait tout simplement quitté la cour avec ses cüents, une centaine de parents.Le bouillant avocat a répété hier qu’il ira jusqu'au bout pour que les écoüers du niveau primaire qui fréquentent l’école Saint-Joseph conservent leur école.COURS D’INITIATION A LA DÉCORATION INTERIEURE4 SOUS IA DIRECTION DES V ARTISANS DU I MEUBLE I QUEBECOIS INC 88 EST RUE ST-PAUL VIEUX-MONTRÉAL (127) RENSEIGNEMENTS 866*1836 DEBUT DES COURS le 9 avril 1973 un programme de recrutement accéléré de fonctionnaires canadiens-français.En deuxième lieu, ils souhaiteraient que le Parlement approuve le principe des unités de travail de langue française, lesquelles deviendraient permanentes et seraient graduellement étendues pour englober une fraction plus importante de l’effectif de la fonction publique.Enfin, d’autres souhaiteraient que le Commissaire aux langues officielles soit habilité à contrôler systématiquement l’égalité réelle des chances dans la fonction publique.Or, ces revendications posent des problèmes épineux au gouvernement, dont l’intention première était de soumettre purement et simplement à l’approbation des Communes les neuf principes énoncés en décembre dernier par M.Drury (le ministre responsable du bUinguisme) et qui avaient été généralement bien reçus par l’opinion publique anglophone.De plus, le gouvernement n’aurait pas encore pu en arriver à une position arrêtée sur les unités de langue française, qui étaient jusqu’ici expérimentales et devaient être évaluées après un an d’existence (soit maintenant).Enfin, M.Drury a dû avouer à ses collègues du caucus libéral que, plus de six ans après la déclaration Pearson sur le bilinguisme, la fonction publique fédérale n’a pas encore mis en place les mécanismes de recrutement intensif qui seraient nécessaires pour faire entrer dans ses bureaucraties suffisamment de Canadiens français pour y modifier l'équilibre linguistique.“L’an dernier, 83 pour cent des fonctionnaires recrutés à Ottawa étaient unilingues anglophones,” de constater avec indignation un député.“Nous voulons avoir des garanties que les protestations de bilinguisme qui nous viennent de partout ne resteront pas lettre morte, de dire un autre député.Après tout, ce n’est pas d’hier qu’on nous sert des principes: déjà la Loi du service civil de 1941 stipulait que les postes fédéraux, dans les régions bilingues, seraient occupés par des fonctionnaires bilingues.On sait ce que cela a donné.” Les discussions assez vives qui se poursuivent depuis déjà plusieurs semaines.au sein du caucus libéral, ont récemment donné prise à des rumeurs de dissension.Dans une dépêche publiée samedi dernier, dans Le Soleil.Donald Doyale parlait de "bataille" au sein du caucus libéral.Le Toronto Star renchérissait hier en annonçant une "révolte" qui pourrait entraîner la démission de certains députés.Dans les milieux libéraux, on accuse comme d’habitude les journalistes d’avoir dramatisé excessivement la situation On n’en reconnaît pas moins que les discussions se prolongent sur cette question "mais n'est-ce pas normal, puisqu'il s'agit d’une question fondamentale?" ajoute-t-on - et que tous les membres du caucus ne voient pas exactement les choses du même oeil en ce domaine.Reste que les députés libéraux du Québec.conscients de leur influence ils forment la majorité du caucus de 109 membres sont résolus à obtenir du cabinet une résolution sur le bilinguisme dont ils n’auront pa: à rougir au Québec.En cela, les "activistes" du parti Pierre de Bané, Monique Bégin.Irénée Pelletier.Jacques Olivier sont appuyés par un mouvement de sympathie qui couvre toutes les arrières-banquettes.En outre, les députés québécois auraient été vigoureusement épaulés par les députés francophones élus dans d’autres provinces, comme Joe Guay (Manitoba), Roméo Leblanc (Nouveau-Brunswick) et Jean-Robert Gauthier (Ontario).MAXSKYLAR de la Commission n’a pas le pouvoir de condamner à la prison.De toute façon, le juge Deschènes déclare qu’il s’agit là d’un problème complexe de juridiction que la Cour d’appel devra trancher et il accorde, en attendant, le cautionnement demandé.Si la Cour d’appel décide qu’elle a compétence pour examiner en deuxième instance une condamnation d’outrage au tribunal prononcée par les commissaires, elle devra ensuite examiner les mérites de la condamnation.Mais cette première décision n’aura pas pour effet d’amoindrir le pouvoir des commissaires même si, le cas échéant, elle aboutit à la liberté provisoire d'un détenu pour outrage.Ce qui modifierait énormément, à l’avenir, le pouvoir de contrainte des commissaires ce serait une décision de la cour d’appel selon laquelle les commissaires ne peuvent pas incarcérer et doivent tout au plus refuser de décerner un “certificat" de déposition à un témoin récalcitrant.Hier, le juge James K.Hugessen a rendu le même jugement que la veille, cette fois, pour Angelo Lanzo et Solly Levine, qu'il avait libérés la veille sous cautionnement.Tout comme Nicola Di lorio, Levine et Lanzo étaient détenus sous l’empire d’une ordonnance de détention émise par la Commission d’enquête après que les trois prévenus eurent fait défaut d’expü-quer sous serment leur omission de comparaître à la date convenue par sub poena.Le juge Hugessen avait libéré Di lorio en déclarant que sa détention était illégale parce que les commissaires avaient obü-gé le prévenu à témoigner dans sa propre cause sous serment sans respecter son droit strict au silence.LA FPJQ Suite de la page 3 prêtent à déposer des requêtes pour obtenir un permis dans la région montréalaise.11 s’agit du réseau Radio Mutuel.de la station montréalaise CKVL et de M.Frank Delaney, ancien fonctionnaire du CRTC qui exploite aujourd’hui quelques postes de radio au Québec.ua F’PJQ, a encore dit M.Beau-champ, veut éveiller l'attention des groupes et des individus désireux de mettre en commun leurs énergies et leurs ressources pour faire naître à Montréal et à Québec une télévision qui fonctionnerait sur une base coopérative.A cette fin.la FPJQ est disposée à prendre au besoin l'initiative de convoquer une première réunion des personnes intéressées.De plus en plus soucieuse des problèmes de l'information dans le domaine de la ladio-télévision.la FPJQ n'hésiterait pas à intervenir devant le CRTC pour exprimer son opposition à une demande de permis si le projet ne lui paraissait pas valable, a souligné M.Beauchamp qui a rappelé à cet égard la position fondamentale de la Fédération: le droit de propriété sur une entreprise de presse, de radio et de télévision n’entraîne pas un droit sur le contenu de l’information.Pour illustrer son propos, la FPJQ avait invité à la conférence de presse les représentants de la Coopérative de télévision de l'Outaouais qui a demandé au CRTC le permis d'un poste de télévision coopérative française pour la région Hull-Ottawa.Ceux-ci ont bon espoir d’obtenir le permis et s’offrent à mettre au service de tout groupe montréalais ou québécois le fruit de leurs expériences.LA CMQ Suite de la page 3 Selon le gérant d'Outremont, Montréal veut faire payer aux villes de banlieue une partie du coût de construction des usines mais il ne les a jamais consultées sur ses projets.Les plans n’auraient pas non plus été approuvés par le gouvernement provincial.Les auditions de la Commission municipale se poursuivent aujourd'hui et il est possible quelles puissent durer jusqu’à lundi.LA 5DBJ Suite de la page 3 rations non identifiées et qui frisent la fiction."En fait, je quitte la Société pour occuper un nouveau poste à Ottawa, ce qui me rapprochera de ma résidence à Ma-notick.Quand je suis venu à la Société, j'avais offert ma collaboration dans le domaine du développement régional et de la protection de l’environnement et je me suis consacré à ces objectifs en raison de l'approche positive et éclairée de l’entreprise en matière de développement et de besoins humains.Sans aucun doute, les objectifs et les réalisations de la Société dans ces domaines sont au-dessus de tout reproche."A ce même sujet, j'ai en fait reconnu que le projet de la baie James était peut-être la première entreprise d’importance dans le Nord qui ait été conçue dans le contexte d’un plan intégré et conforme aux exigences de l'environnement et du développement régional.Prétendre que le projet "va mal depuis son lancement" est une contradiction avec ce qui précède.De plus, la prétention que "tous à la Société de développement étaient mécontents" des décisions relatives au contrôle du développement hydro-électrique n'est pas partagée par le soussigné, ni par de nombreux autres à la SDBJ, qui ont l’habitude de l’engagement positif plutôt que négatif."Malheureusement, c'est aujourd’hui la mode de s'opposer aux projets d’envergure, avec ou sans motif valable."J’appuie le projet de la baie James.Lfl CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER /jours m m, fa'Httfe.IMS et plus précisément de 873-1976 Le Gouvernement du Québec, considérant que des stages de travail constituent une formation pratique pour les étudiants et considérant le besoin de favoriser l’embauche, apportera sa contribution de la façon suivante: il remboursera aux employeurs engageant des étudiants, la moitié (jusqu’à un maximum de $45 par étudiant) du salaire hebdomadaire versé et ce, pendant six semaines pour toutes les demandes faites avant le 1er mai 1973.Pour plus de détails, appelez sans Irais d'appel au numéro (514) 873-1976 ou ècrivez-nous.QFRV/IPF np © PLACEMENT ETUDIANT DU QUEBEC 310 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal 129, Qué.UNE AUTRE RÉALISATION DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC Du nouveau sur les trains du CN: Réductions tous les jours de la semaine sur un plus grand nombre de parcours.Les privilèges des tarifs Famille sont étendus maintenant aux personnes de 65 ans et plus et aux jeunes de moins de 22 ans.Les tarifs Famille, Sagesse ou Jeunesse vous permettent de choisir votre réduction en choisissant votre jour de départ et d’économiser ainsi: 20% les jours Rouges 15% les jours Blancs 10% les jours Bleus Pour un plus grand nombre: Le prix minimum requis pour jouir des réductions a été abaissé de $9 à $5, sur un billet coach pour adulte, un jour Rouge.Ce privilège est même étendu au billet Montréal et Ottawa, de moins de $5.Ainsi, un plus grand nombre de voyageurs bénéficieront des réductions.Pour de plus amples renseignements, consultez votre agent de voyages ou le bureau des Ventes Voyageurs du CN.*Le CN offre également des réductions Intéressantes aux groupes de 15 personnes et plus qui voyagent ensemble.CJ\J Vivez moderne, voyagez CN.t 4 LE DEVOIR Montréal, jeudi 5 avril 1973 Des mesures qui resteront sans effet, croit Tremblay par Gérald LeBlanc QUEBEC Le critique de l'Union nationale en matière d'éducation, M.Jean-Noël Tremblay, estime que le plan de développement de l'enseignement des langues annoncé par le ministre de l'éducation, M, François Cloutier, constitue en fait la mise en application de la loi 63.Ce plan quinquennal, rendu public mardi par M.Cloutier, prévoit des dépenses de l'ordre de $100 millions d'ici 1977-78 pour l'amélioration de l'enseignement des langues dans les écoles québécoises et pour l'implantation de structures d'accueil aux jeunes Néo-Québécois dans les écoles francophones.Le député de Chicoutimi, qui n'a rien de particulier à reprocher au plan de M.Cloutier, estime qu'il s'agit de la "poursuite d'une politique déjà amorcée " Ces mesures demeureront, selon lui.sans effet aussi longtemps que le gouvernement n'aura pas pris position sur le statut du français dans les domaines vitaux de l'activité québécoise.M.Tremblay mentionne particulièrement le français langue de ravail, l'affichage, les raisons sociales, la publicité et la qualité du français des media d'information."S'il est essentiel et prioritaire, pré-cise-t-il.d'axer les efforts des pouvoirs publics sur l'enseignement du français a l'école et sur la formation de ceux qui doivent dispenser cet enseignement, il importe plus encore, dans la conjoncture actuelle, de s'qccuper de l'environnement linguistique qui détruit fatalement les effets de ce que l'enfant acquiert dans le domaine de la langue." Or M.Tremblay estime qu'à ce chapitre de l'environnement linguistique ", le plan de M.Cloutier ne rassure personne et qu'il fait, au contraire, naître de nouveaux soupçons sur les véritables intentions du gouvernement.Le député de Chicoutimi s’inquiète par exemple de l’insistance particulière mise par le ministre de l’éducation sur l'enseignement de l'anglais aux francophones.:: CANADA ! Le ministre québécois du Travail, M.Jean Cournoyer a apposé lui-même hier, Montréal, la 200 millionième étiquette syndicale, sous l’oeil amusé de M.Sy internationale des ouvriers du vêtement pour dames, et de Mme Cournoyer.à la manufacture Margo Dress de Breaner, vice-président de l’Union (Photo Le Devoir par Alain Renaud) Pour trancher le différend La CMQ devra fixer le taux de la taxe d'eau versée à Montréal par la banlieue La Commission municipale de Québec a tenu hier, dans la métropole, ses premières auditions en vue de déterminer le taux de la taxe d'eau que la ville de Montréal pourra imposer a Westmount, Outremont, Côte Saint-Luc et Ville Saint-Pierre.Montréal vend l'eau à ces municipalités qui la redistribuent à leurs citoyens.Les auditions sont nécessaires pour trancher le différend qui oppose Montréal aux villes clientes.Des négociations entre les villes concernées n’ont pas permis, en effet, de conclure une entente et c’est en dernier ressort la Commission municipale qui devra décider.La CMQ doit faire vite maintenant car Montréal a besoin de connaître d'ici le 15 avril le taux qu elle peut imposer.La métropole doit en effet déposer son budget pour l’exercice 1973-74 avant cette date.Le différend dont il est ici question porte sur la tarification pour les douze mois qui viennent.Il s’ajoute à un autre conflit opposant Montréal à Westmount, Outremont et Côte-Saint-Luc, celui-là concernant les années dernières et au La FPJQ souhaite la naissance à Montréal de la TV coopérative La Fédération professionnelle des journalistes du Québec souhaite la naissance.à Montréal et à Québec, d'une télévision coopérative qui, à côté de la télévision d'Etat et de la télévision privée, permettrait de répondre dans une plus large mesure aux préoccupations populaires en matière d'information et d'affaires publiques.M.Claude Beauchamp, président de la FPJQ, a rappelé hier au cours d'une conférence de presse que le Conseil de la radio-télévision canadienne ;CRTC> a décidé de recevoir des demandes de permis en vue de la création d'une troisième station de télévision française à Montréal et à Québec.La date limite pour le dépôt des requêtes est fixée au 29 juin."Il est donc urgent, a dit M.Beau-champ, que ceux qui souhaitent une diversification et un renouveau dans le domaine de la télévision s'unissent et proposent au CRTC des projets concrets et réalistes.L'occasion ne se représentera plus avant au moins 20 ans." Organisme professionnel qui regroupe des journalistes syndiqués et non-syndiqués dans presque toutes les régions du Québec, ainsi qu'en Ontario, la FPJQ "ne croit pas qu’il soit de son rôle de se lancer elle-même dans la production télévisée", a dit M.Beau-champ, mais elle n en souhaite pas moins une rencontre entre tous ceux qui s'intéressent au monde des communications à Montréal et à Québec dans le but de susciter la naissance d une station de télévision coopérative dans chacune des deux principales régions du Québec.M.Beauchamp a précisé qu'aucune démarche concrete n a encore été accomplie dans ce sens, à sa connaissance, mais il souligne que l'on entend beaucoup parler de la chose dans divers milieux.Il est d'autre part qu’au moins trois groupes privés ont déjà déposé ou s'ap-Voir page 2: La FPJQ ATA QUEBEC ?Obligations d’épargne du Québec sujet duquel des procédures sont déjà engagées.L'audition d'hier, présidée par le président de la CMQ, le juge John Sheehan, a permis d’entendre un témoin, M.de Cotret, ingénieur à l’emploi de la société d’ingénieurs-conseils Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés, et d’enregistrer le dépôt d’un volumineux dossier préparé à l’intention de Montréal par un bureau d'experts américains, Black & Veatch, de Kansas City, Missouri.Le problème de la tarification de l'eau pourrait donner lieu à une lutte épique entre Montréal et ses villes clientes.La position soutenue par Montréal entraînerait une hausse considérable du coût de l'eau pour ces dernières.Le gérant de la ville d'Outremont.M.Richard Vanier, a déclaré au DEVOIR que Montréal cherchait à se faire considérer comme entreprise de service public en matière de fourniture d'eau, un peu sur le modèle de l'Hydro-Québec dans le cas de l'électricité, et qu'ainsi elle voulait faire admettre le principe d'une rentabilité minimum.En bref.Montréal ne se contenterait plus d une perception couvrant les coûts de foumitüre mais exigerait d'avoir la possibilité de réaliser des profits avec l'eau qu elle vend aux villes.Ces profits permettraient de compenser le coût des investissements pue la métropole assume pour son service d'aqueduc.Pour Outremont, la nouvelle philosophie de Montréal se traduirait par un bond de $550,000 à $1,300,000 environ dans la facture qu elle reçoit actuellement.Cette hausse est difficile à accepter car Outremont réclame, de son côté, une baisse à $275.000 du montant de cette facture.L'ingénieur de Cotret a souligné dans son témoignage la nécessité pour Montréal d'entreprendre très bientôt la construction d'une nouvelle usine de filtration à LaSalle.Cette usine coûterait environ $225 millions et devrait être terminée d'ici 1975.Les travaux pressent car l'installation actuelle de la rue Atwater ne suffirait plus à la demande à ce moment-là.M.de Cotret a indiqué également qu'il faudrait construire une autre usine de filtration à Montréal dans quelques années., .Voir page 2: La CMQ INVESTISSEZ DÈS MAINTENANT! 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Le journal avait rapporté que M.Grinnell entrait au ministère de l'Environnement à Ottawa "apparemment dégoûté" de la politique de la Société en matière d'écologie.Voici le texte de la déclaration de M.Grinnell: "L'article dans le quotidien de Montréal, au sujet de ma démission de la SDBJ pour occuper un emploi au ministère de l'Environnement, est un exemple de journalisme trompeur et disgracieux.‘Tl associe la brève confirmation que j'ai faite de ma démission à des décla-Voir page 2: La SDBJ INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC.9e PROGRAMME ANNUEL D'ÉTÉ Développement des Organisations ?Gestion moderne 27 moi ou 8 juin ?Changement social et organisationnel 17 au 29 juin ?Animation et travail de groupe: 1er au 13 juillet ?Psychologie du changement social: 19 au 31 août ?Pratique de l'animation et du changement planifié: 21 au 23 septembre et 14 autres jours à déterminer Sessions générales de sensibilisation en relations humaines ?17 au 29 juin ?5 au 17 août ?5 au 1 3 octobre Croissance personnelle ?Croissance personnelle 29 juin au 8 juillet ?Développement individuel et créativité interpersonnelle: 5 au 17 août ?Croissance personnelle: 24 août au 2 septembre * ?Croissance personnelle: S au 1 3 octobre QU'EST-CE QUE L'INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC?C'est un organisme qui regroupe des psychologues professionnels répartis dans trois spécialités: développement organisationnel, croissance personnelle et recherche.LT.F.G.offre aux organisations et aux individus des services de consultation et de formation dans ces trois spécialités.3600, Ave.Barclay, suite 420, Montréal 251, Qué.Tél.: 735-5171 VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR PARLONS MODE PARLONS STYLE • • ' ‘ * ‘ « * ' \» - par Thérèse Gauthier • _ • Un guide pour trouver les vêtements adaptés a votre personnalité., • Un livre destine a toutes les femmes qui disposent d'un budget moyen et souhaitent être élégantes.I En vente partout au prix de S3.00 — distribuée par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tel.: 274-2551.j EDITIONS DU JOXTXt.Président et directeur général Jacques Hebert 4 • Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 éditorial 100 millions qui valent les 100,000 emplois Le ministre de l’Education François Cloutier fait grand fracas du programme de $100 millions qui, en cinq ans, devrait améliorer sensiblement la situation linguistique au Québec.Cependant, à lire le détail du projet, on a le sentiment que sous le régime de M.Cloutier, les mathématiques aussi auraient besoin de renfort.En effet, à moins de contorsions intellectuelles fort douloureuses, il est impossible d’évaluer de façon aussi impressionnante le programme dont le ministre de l’Education préconise l’instauration.D’autre part, il n’est même pas certain que les méthodes envisagées pour atteindre l’objectif soient les meilleures.• Du total de $100 millions dont M.Cloutier se gargarise, il faut décalquer en premier lieu les $46 millions prévus pour l’enseignement du “français, langue maternelle”.En alertant le ministère de l’Education et en réclamant du gouvernement Bourassa une défense énergique des droits linguistiques des Québécois, les groupes nationalistes ne s’attendaient certes pas à semblable réponse: ce qui les préoccupe, c’est le glissement systématique des nouveaux arrivants vers le secteur anglophone, c’est la baisse alarmante, selon eux, du pourcentage francophone dans l’ensemble de la population montréalaise ou québécoise, etc.Prétendre les rassurer ou même leur répondre décemment en soulignant qu’on enseigne le français au Québec et qu’on consacrera $46 millions de plus à cet enseignement, c’est répondre à coté de la question.Réjouissons-nous des améliorations envisagées pour l’enseignement du “français, langue maternelle”, mais revenons au plus tôt à nos oignons.Une fois corrigée cette légère (!) erreur de calcul, il nous reste la glorieuse somme de $54 millions répartis sur cjnq ans.Mais peut-être faut-il encore réduire les prétentions du ministère de l’Education.Le 26 mai 1970, au lendemain de discussions au Comité ministériel des langues officielles, M.Cloutier se réjouissait des résultats obtenus et se hasardait à extrapoler à partir des résultats de cette conférence.M.Cloutier acceptait avec reconnaissance les millions que le gouvernement fédéral mettait à la disposition des provinces pour l’enseignement des langues secondes.Il soulignait a juste titre que le Québec méritait de prendre la part du lion dans le budget de $200 à $300 millions que le gouvernement central offrait de consacrer à cet enseignement jusqu’en 1974.De fait, on évaluait à $20 ou $25 millions la portion québécoise des $50 millions versés par Ottawa au cours de la première année du programme.Au total, la part québécoise devait s’élever à environ $100 ou $125 millions au cours du plan quinquennal.Dès lors, la question se pose: est-ce que les dépenses prévues par M.Cloutier pour les deux premières tranches de son nouveau plan quinquennal sont consenties à même des fonds fédéraux?Au cours de l’année fiscale 1973-1974, environ $8.7 millions sont prévus pour l’anglais-langue seconde, le français-langue seconde et l’accueil aux élèves qui ne parlent encore aucune des langues officielles du pays.L’année suivante, dernière des cinq années touchées par le programme fédéral de 1970, lav somme consacrée aux trois mêmes fins s’élève à un peu plus de $8 millions.Si cette somme de près de $17 millions en deux ans provient de fonds fédéraux, M.Cloutier devrait, pour la deuxième fois, réviser ses chiffres à la baisse et nous ramener à un projet plus modeste de $37 millions appliqués aux trois dernières années de son programme quinquennal, c’est-à-dire aux trois années qui suivront la prochaine élection provinciale.Dans ses commentaires, M.Cloutier voudra bien préciser quel rôle ont joué, jouent et joueront les fonds fédéraux dans son programme d’amélioration de l’enseignement des langues secondes.• Il faut, en outre, s’interroger sur les priorités qui se dégagent de la ventilation budgétaire soumise par le ministère de l’Education.En cinq ans, si l’on s’en tient au tableau présenté par le ministère, l’enseignement de “l’anglais, langue seconde” bénéficiera de $22 millions environ, celui du “français, langue seconde” de quelque $6.5 millions et l’accueil des jeunes immigrants dans le milieu scolaire francophone d’environ $25 millions.Or, il n’est pas du tout certain que telle soit la meilleure utilisation possible des fonds consacrés à résoudre les difficultés québécoises dans le secteur linguistique.Le programme d’accueil aux enfants d’immigrants comprend une série de mesures fort louables et parfaitement conformes à la foi et à la morale.La plupart de ces mesures ne riment cependant pas à grand-chose.On peut bien dorloter l’immigrant de mille et une manières, on ne le convaincra pas pour autant qu’il a avantage à diriger ses enfants vers le secteur francophone.Tant et aussi longtemps que l’anglais sera chez nous l’outil indispensable pour gagner son pain, la propension naturelle, inévitable, de la part de tous les immigrants normaux sera d’envoyer les enfants a l’école anglophone.Pour inverser cette tendance, il faut, d’une part, que l’usage du français dans le milieu de travail devienne plus importait et, d’autre part, que l’école du secteur francophone assure à ses élèves une véritable connaissance de l’anglais.Peinturer les écoles françaises en rose pâle ne changera rien à l’affaire.En outre, les “mamours” qu'on se propose de tenter auprès des immigrants auront sans doute cet effet inattendu de faire bondir les Québé- cois de vieille souche francophone: pourquoi paieraient-ils aux immigrants des maternelles scolaires ouvertes aux enfants de 4 ans quand les parents francophones n’en ont même pas?Qu’il soit nécessaire d’améliorer l’accueil aux enfants d’immigrants dans nos écoles francophones, c’est l’évidence même, mais l’essentiel de la solution réside ailleurs.L’élément important, c’est sans doute l’enseignement de “l’anglais, langue secondey qui, pourtant, reçoit moins d’argent que l’accueil aux immigrants.En effet, si 1 ecole francophone dispense un enseignement de l’anglais conforme à ce qu’exige notre milieu nord-américain, l’immigrant se rapprochera tout naturellement du milieu francophone.De la même manière, ces Québécois francophones qui, au nom d’un réalisme un peu masochiste, insistent pour envoyer leurs enfants à l’école anglaise ne verront plus d’utilité à ce déguisement.Malheureusement, le programme rendu public par le ministre Cloutier n’attache qu’une importance secondaire au fait que l’enseignement de l’anglais doit tout de même être remis dans la plupart des cas à d’authentiques professeurs anglophones.Que certains de nos professeurs, d'anglais puissent faire leur profit d’un stage à l’université dans le cadre de l’opération PER-MAFRA, je veux bien, mais le professeur de langue française demeure presque toujours un substitut douteux au professeur anglophone enseignant sa langue à des francophones.Si l’on admet cette réalité, dès lors on ne comprend plus pourquoi le projet du ministère de l’Education réserve a la seule Université du Québec la formation et le perfectionnement des professeurs d’anglais de notre réseau francophone d’enseignement.Pourquoi McGill, Sir George Williams, Laval, Montréal, Sherbrooke et d’autres institutions de niveau collégial ne seraient-elles pas impliquées dans un projet débouchant sur la formation de professeurs anglophones d’anglais et de professeurs francophones de français?• En somme, il faut considérer l’ensemble du projet Cloutier comme une très imparfaite réponse aux attentes du milieu.Les chiffres méritent d’être ramenés à un niveau très modeste où la grandiloquence n’a plus sa place.D’autre part, la stratégie révèle que le ministère de l’Education, une fois de plus, a cédé à sa “comitite aigue” et s’est borné, au lieu de consulter les praticiens ou le Conseil supérieur de l’Education, à rédiger à la hâte un programme ethéré.stérile, étriqué.La situation réclame pourtant autre chose.Laurent LAPLANTE bloc-notes La commission de police dans Timpasse?Les décisions rendues par le juge Hugessen, de la Cour supérieure, dans le cas de trois témoins incarcérés à la suite des explications insatisfaisantes qu'ils avaient fournies pour justifier leur lenteur à se présenter devant la Commission de police, soulèvent des multiples points de droit qu’il sera plus aisé de saisir lorsqu’au stade de l’appel, les parties auront fait connaitre par écrit les arguments sur lesquels se fondent leurs positions respectives.Au cours de la journée d’hier, une autre décision importante a aussi été rendue en Cour d’appel.Il s'agit de la décision du juge Jules Des-chènes libérant provisoirement, jusqu'à l’audition complète de la cause, le témoin Max Skylar, que la Commission de police avait décidé de condamner à la prison à la suite du témoignage jugé “évasif, incomplet et contradictoire” rendu devant elle par ce témoin.Dès qu’il y a doute dans une décision rendue pour outrage au tribunal.il est normal, comme le juge Deschênes le souligne dans son jugement, que le bénéfice en retombe sur la personne qui a été l’objet d’une condamnation.Le magistrat a jugé qu’il y avait doute quant à la compétence de la Commission de police en matière d’outrage au tribunal.On ne saurait lui reprocher d’avoir fait jouer le doute en faveur du témoin Skylar.On ne peut cependant s’empêcher de noter que les arguments sur lesquels le juge Deschênes s’est appuyé pour dire qu’il y avait matière à doute dans ce cas précis ne semblent pas particulièrement lumineux.Les procureurs de l’appelant Skylar avaient fait valoir devant le tribunal que la pénalité imposée à Skylar par la commission de police dépassait probablement les pouvoirs dont celle-ci dispose en vertu de la Loi des commissions d’enquête.Or, il est étonnant qu’en retenant cet argument comme non-futile “à sa face ”, le magistrat n’ait porté son attention que sur le deuxième paragraphe de la Loi des commissions d’enquête, lequel pourrait peut-être s’interpréter comme restreignant à la délivrance d’un certificat de "bon témoignage” les pouvoirs de sanction conférés à une commission instituée en vertu de cette loi.L’article 7 de la Loi des commissions d’enquête dit clairement que les commissaires-enquêteurs ont, en ce qui touche l’audition des témoins, “tous les pouvoirs d’un juge de la Cour supérieure siégeant a terme”.Le premier paragraphe de l’article cite par le juge Deschênes stipule non moins clairement que “quiconque omet ou refuse.sans raison valable, de répondre valablement à toutes les questions qui peuvent légalement lui être faites, ou de témoigner en vertu de la présente loi, est censé commettre un outrage au tribunal et est puni en conséquence.” Ces passages se concilient assez mal avec l'interprétation des procureurs de Skylar.a moins qu’on ne réussisse, en droit, à leur prêter une signification qu'ils n'ont certainement pas aux yeux du profane.On a, de toute manière, une fois de plus la preuve du grand souci que portent les tribunaux supérieurs aux droits fondamentaux des individus.En jugeant que même un doute doit être examiné avec soin, ils peuvent être soupçonnés d’un certain manque de zèle pour des causes dont l’intérêt civique saute aux yeux.Ils accomplissent néanmoins un devoir pour lequel ils ont été constitués.Les arguments retenus par le juge Deschênes n’emportent pas notre adhésion, loin de là.Le magistrat nous prévient, par contre, que son rôle ne consistait aucunement à se substituer au banc qui devra, en temps et lieu, procéder à l'audition de la cause.Pour le bon déroulement de l'enquête sur le crime organisé, il faut souhaiter que les difficultés pouvant découler des jugements rendus par MM.Hugessen et Deschênes soient tranchées le plus tôt possible par les tribunaux compétents.Pendant que durera la période de “suspense" juridique ouverte par ces décisions judiciaires, la commission de police devra faire montre d'une grande prudence.Le temps dont elle pourra disposer à la suite des délais susceptibles d’être occasionnés par ces complications judiciaires pourra être employé très utilement à l’approfondissement de ses dossiers.Ceux-ci ne seront jamais assez solides pour faire face aux objections légales qu'on semble résolu à multiplier sur sa route.Une liste a saveur électorale Lorsqu'on entend dire que M.Rémi Paul, au nom de l’opposition officielle, a déposé une liste de 64 cas qui justifieraient la convocation de la commission parlementaire des comptes publics, on est vivement impressionné.Il suffit cependant de lire attentivement le document déposé par M.Paul pour constater que la qualité en est douteuse et incertaine.A propos de tout et de rien, les conseillers de M.Paul ont colligé une liste de tous les ragots et racontars qui circulent dans les milieux politiques.Sans trop d'esprit critique, ils ont mis bout à bout tous ces articles, visant manifestement à confectionner une liste la plus longue possible.Ce n'est pas ainsi, mais avec des cas beaucoup plus précis et circons-tancés, que l’opposition parviendra à impressionner l'opinion publique.Nous ne connaissions pas, au moment de rédiger ces lignes, la réaction du gouvernement aux insinuations contenues dans la liste de M.Paul.Si, toutefois, le gouvernement décidait de s’en tenir à la ligne de conduite définie jusqu'à maintenant par M.Bourassa.M.Paul n'aurait que lui-même et son manque bien connu de rigueur à blâmer.Du côté du gouvernement, pourquoi - indépendamment du truc plus ou moins raté de M.Paul s’obstinerait-on par ailleurs à refuser que soit convoquée la commission parlementaire des comptes publics?Ce gouvernement est honnête et n'a rien à cacher, ne cessent de proclamer ses porte-parole.Quelle plus belle tribune pour démontrer le bien-fondé de cette prétention que la commission parlementaire chargée à la bonne gestion des deniers publics?Claude RYAN Enceinte?Pas plus qu'un homme ne peut accoucher, les jeux Olympiques de 1976 ne peuvent faire de déficit.Telle était du moins la théorie péremptoire du maire de Montréal lors de la conférence de presse où le COJO a publié son budget-fantôme.Depuis lors, cependant, il semble qu’au moins un homme soit tombé enceinte, M.Jean Drapeau en personne, qui aurait évoqué devant des journalistes étrangers la possibilité d’un déficit et d'un recours à l’imposition.‘Toutefois, si notre programme de vente de pièces de monnaie ne nous permet pas d'atteindre la somme prévue de $250 millions, nous devrons procéder à des perceptions de taxes." C'est du moins la déclaration qu'a rapportée le journaliste français Christian Collin du bureau parisien de l’AFP et qui.pour une raison en- core inexpliquée, n'a pas été transmise sur le fil canadien de France-Presse/ Gageons que voilà encore un journaliste qui a mal compris la pensée profonde du père des Olympiques montréalaises Tout le monde et la Cour suprême, on s en souvient, estimaient que la “taxe volontaire” instituée par le premier magistrat de la métropole était une loterie, au surplus illégale.Mais, une fois de plus, tout le monde se trompait.Encore une fois le maire avait raison; il avait même tout prévu, jusqu’à $22 millions de revenus.La taxe “volontaire " ne parvint pas à recueillir la moitié de cette prédiction: mais on ne peut tout savoir et être fort en calcul.La ville a commencé de lancer ses appels d’offres pour divers travaux.Mais on ignore toujours ce que coûtera chaque merveille.Il n'est pas bon, du reste, que le citoyen sache quels seront les coûts, car ils pourraient être défoncés.Il ne faut pas alarmer le peuple.Le peuple saura toujours au bon moment le montant de la facture.Car facture il y aura.Et déficit.Et taxe.Mais d’ici là, Thôtel de ville aura trouvé le Septembre noir, ou l'Octobre rouge, qui auront détraqué sa Loto-financement.Le maire aura eu encore raison.Et hop! au prochain déficit.Jean-Claude LECLERC Billet d'Italie Après le scandale des tables d'écoutes clandestines l'Italie découvre un autre réseau d'espionnage concernant les secrets des âmes, en l'occurrence liés aux secrets des alcôves.Deux journalistes impénitents.travestis en pieux fidèles, se sont confessés des centaines de fois magnétophone entre les mains jointes.Hommes-grenouilles des marécages du péché, scaphandres des profondeurs infinies de la conscience ils ont le ferme propos de publier leurs entretiens avec les confesseurs confessés sous le titre “ Le sexe a u con fessionnaT '.Sacrilège crient les uns.Sociologie rétorquent les autres.Certes chacun est libre de se confesser sur la place publique mais peut-on également y contraindre ceux qui n'en ont nulle envie?L'intrusion dans la vie privée des individus se fait toujours plus audacieuse.Existe-t-il encore une île déserte où l'on puisse jouer les Robinson Crusoé sans Vendredi?Un isoloir où s'enfermer à double tour dans rincommunicabilité0 Tout en pardonnant aux violateurs d'âme et de domicile, mon Père, car ils ne savent pas ce qu’ils défont.Rolande A.LACERTE La hausse des aliments ¦ lettres au DEVOIR Qui protège la pègre ?L'intérêt public est aujourd'hui galvaudé par l'irrespect des lois, dont les pouvoirs publics sont souvent complices.Nous sommes dotés dans notre continent d'une justice qui protège les exploitants et qui tolère, quand elle ne favorise pas, l’exploitation des faibles par les requins de la finance, par les magnats du profit usurier.La preuve est faite que les gouvernements n’ont aucune emprise significative sur les trusts.Bien au contraire, ce sont les trusts qui conditionnent les gouvernements dans un sens souvent contraire à l'intérêt public.Cet assujettissement des pouvoirs publics se fait notamment par la contribution des trusts au financement secret des partis politiques, qui prête flanc ensuite aux protectionnismes et aux trafics d’influence de toutes sortes.H arrive même que des autorités en place servent de couverture à une certaine pègre financière, avec laquelle elles sont d'avance compromises.D’où il s’avère que les autorités en place peuvent être rarement efficaces dans la protection du public contre les usuriers de toutes sortes.D'où vient que les gouvernements n’aient jamais voulu légiférer pour fixer les taux d’intérêt des compagnies de finance, sinon du fait qu’ils en ont été empêchés par la nature même des liens qu’ils ont avec la finance?Bien sûr, les gouvernements, suite aux pressions de l'opinion publique, ont pu adopter certaines lois pour permettre un minimum de protection aux citoyens, telles sont les lois fédérales sur les coalitions et la publicité et la récente loi québécoise de protec-' tion du consommateur.Déjà confuses et d’ailleurs peu connues, ces lois s’avèrent proprement inefficaces à corriger des injustices flagrantes, et il arrive que.tout compte fait, par les faiblesses d'application, la mollesse des poursuites, le ridicule des sanctions prévues, ce sont encore les usuriers et les magnats du crime organisé qui se sont infiltrés dans les institutions financières qui en tirent profit.Les vrais criminels ne sont pas en prison.Ils encaissent des millions et sont à l’abri de la justice, malgré l'ignomimie de leurs crimes.Le crédit usurier, les mensonges de la publicité, la vente sous pression, la spéculation, la fraude professionnelle sont responsables des situations d’endettement et d'un appauvrissement progressif d’une majorité de citoyens, dont ont été complices les pouvoirs publics alors qu’ils auraient dû aider les citoyens à s’en sortir.La Commission d'enquête sur le crime organisé au Québec permet déjà de faire certaines constatations, malgré qu’il semble qu’on veuille Les prétentions amusantes d'un propagandiste libéral Cher monsieur Laplante Permettez-moi un bref commentaire que m’inspire le débat entre M.Guy Morin et vous-même diffusé sur les ondes de Radio-Canada ce midi, à l’émission Présent.M.Morin a rappelé une déclaration de M.Castonguay: ce dernier avait affirmé, lors d’une entrevue télévisée, n’être pas indépendantiste.M.Morin s'étonnait de n’avoir trouvé aucun écho à cette déclaration dans Le Devoir.Recon- naissant le fait, vous vous excusez de l’oubli de votre journal.Décidément, cet échange de vues est d’un cocasse savoureux.Le défenseur de l’orthodoxie libérale aurait voulu qu’une évidence fasse la une des journaux.A savoir que dans notre régime politique, il est tout à fait normal pour un membre du cabinet de partager les vues de son parti sur les éléments essentiels de sa politique.Il faudrait mamtenant faire la manchette de l’allégeance fédéraliste des déjà empêcher cette Commission d’aller au fond des choses.En encourageant le patronage, en tolérant les coulages d'argent aux dépens des contribuables, en développant des politiques financières inconséquentes, en continuant de toucher des argents clandestins et malhonnêtes par les caisses électorales de leurs partis, nos présents gouvernements collaborent directement à l’implantation du crime organisé dans tous les secteurs de l'administration et de la vie économique.C’est l’Association des chefs de police du Canada qui révélait, lors d’un congrès cet été que le crime organise s'était infiltré dans l’administration et dans divers secteurs des institutions financières aux plus hauts niveaux.N’est-ce pas alarmant?Quelques semaines plus tard, l’Association des chefs de police et pompiers du Québec confirmait ces dires.Aurons-nous le courage, collectivement, de corriger ces situations, ou préférerons-nous subir la gouverne de plus en plus envahissante de la pègre sous toutes ses formes?Il est ici question des conditions de vie de tout un peuple Il est ici question d'une utilisation illégitime des ressources financières de tout un peuple.Gérard GOSSELIN Sherbrooke, le 30 mars 1973.ministres libéraux.La confiance n’endort personne dans ce parti.Quant à moi, je vous informe que je me porte bien: que je suis un des quelques millions de Québécois en santé.J’aimerais que vous communiquiez cette nouvelle à vos lecteurs.Je me contenterais de deux colonnes en page 3.Jean de BONVILLE Québec, le 30 mars 1973.Le Devoir en contradiction avec lui-même ?Samedi dernier M.Scully par son article à grand déploiement sur Kamouraska a introduit dans l'esprit de vos lecteurs deux concepts désagréables: la bourgeoisie et le proletariat.Or ce n’est pas la première fois qu’il m'apparaît y avoir contradiction entre l’approche des éditorialistes de votre institution et celle des hommes lettrés et cultivés des samedis matins.Il y a peu de mois, par exemple, M.Jean-Ethier Blais, criti-ue littéraire, laissait savoir un ésir qui, à l’occasion, l’envahit: mettre tous les jouaux de l’est montréalais dans un camp de rééducation et les sevrer a jamais de leur bouteille de bière.Cette fois là, il nous semblait que cette intolérance était indigne d’un jour- nal humaniste et même catholique.Aujourd’hui, les concepts marxistes qu’utilise M.Scully sont une belle incohérence dans l’articulation de la pensée du Devoir.Comme l’a expliqué M.Laplante dans son papier sur "La grande tricherie”, Le Devoir, journal libéral au sens américain du terme, ouvre ses pages aux opinions de toutes les tendances.Mais la rédaction, elle, a à exprimer une opinion qui l’engage sur la place publique.On me dira: il ne s’agit pas tant de la rédaction mais des éditorialistes.Et bien je crois que les critiques, s’ils doivent avoir droit de cité, s’ils jouent un certain rôle d’animation dans le milieu des arts, doivent aussi être tenus, par certaines grandes op- / ’architecte du petit séminaire de Nicolet Monsieur, Dans le numéro du 28 mars dernier, votre journal, rapportant l'incendie du petit séminaire de Nicolet, écrit de l’architecte de cet édifice, l'abbé Jérôme De-mers: ”.il n’est pas impossible qu’il ait fait aussi des plans pour la cathédrale de Saint-Bomface détruite il y a quelques années dans un incendie.” Deux faits à signaler.D'abord, non seulement n’est-il pas impossible que M.Demers ait fait ces plans, c’est probable.Mgr Pro-vencher de St-Boniface, en date du 6 juin 1829, écrivait à l’évêque de Québec de ses projets d'une nouvelle cathédrale puis ajou- tait: “Je désirerais que M.De-mers dressât le plan pour être envoyé le printemps prochain." Le 9 avril 1830.l évèque de Québec répondait: “M.Demers prépare dans le moment le plan de votre future église de Saint-Boni-face.Il vous l'enverra aussitôt qu'il sera terminé.” Comme Mgr Provencher allait passer les quelques mois suivants dans le Bas-Canada, il n’est plus question de M.Demers, sauf le 17 décembre 1834 alors que Provencher, écrivant toujours à l’évêque de Québec, faisait la demande suivante: “Si M.Demers, ou autres, avait la bonté de me faire un petit plan pour partager l’éventail tiens, de joindre l’équipe du journal.Il est déjà une contradiction dont souffre Le Devoir et c’est d’être fédéraliste alors qu’une majorité de ses lecteurs est indépendantiste.(Voyez le succès du P.Q.dans les milieux fortement scolarisés, montréalais et francophones).Mais cette épine au flanc du journal ne l’infirme pas, car la pensée constitutionnelle de M.Ryan'est respectable et cohérente.On ne peut hélas dire la même chose de la pensée du Devoir sur certains plans, là où naissent les incohérences que j’ai présomptueusement relevées.Richard QUEZEL Montréal, le 2 avril 1973.des châssis de mon église qui sont à la gothique, il me rendrait service.J’ai adopté ce mode le croyant plus solide, mais le partage de cet éventail est difficile pour n avoir pas des carreaux trop grands; peut-être pourrait-on donner un plan élégant sans cet inconvénient qui est grand ici parce que les grandes vitres sont difficiles à faire venù." (.) (.) Deuxième fait à signaler.Cette cathédrale ne fut pas détruite par un incendie il y a quelques années mais il y a cent dix ans; plus précisément, entre 10 et midi, le 14 décembre 1860 Lionel DORGE Hamilton, Ont., le29 mars 1973.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125.Il est composé et imprime par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $35 par année; six mois.- $19.A l'étranger: $40 par année; six mois: $22; trois mois: $12.Éditions du samedi: $10parannee.Édition quotidienne, livrée a domicile par porteur: .90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) Cç, Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 > 5 événements opinion I Les femmes doivent franchir le mur de leur solitude par HÉLÈNE PARDE-COUILLARD On retiendra surtout de cette journée radiophonique mémorable du 29 mars cette phrase qui résume bien l'isolement de la femme contemporaine: “Les femmes doivent franchir le mur de leur solitude.” Dans la mesure où ce “happening” organisé par “Femme d’aujourd’hui” avait pour but de donner une voix aux femmes de toutes les régions pour s’exprimer grâce au media extraordinaire qu’est la télévision libre, cette ISOOème émission était réussie.Mais dans la mesure où on avait quand même dû trier ces 230 femmes présentes et les choisir parce que justement celles-ci avaient solutionné leurs problèmes, on nous montrait un groupe de femmes enthousiastes spécialement actives et confiantes en elles, mais plus ou moins représentatives.Dana la semaine aussi où on centrait la discussion de l’après-midi sur un thème philosophique et individualiste, on perdait dans la confusion et dans la stérilité une rencontre qui le matin -et en fin de soirée - promettait d’aboutir à autre chose qu'une introspection collective.Le meilleur moment Le meilleur moment: “L’Eglise n’a pas prévu de cérémonial spécial en cas de fausse-couche”.En matinée une discussion fraîche et calme centrée sur le cas précis des problèmes de la santé faisait ressortir combien ces ennuis bien spécifiques au monde féminin étaient difficiles à surmonter, créaient une certaine insécurité et n’avaient jamais fait l’objet d’études scientifiques très sérieuses.Des constatations positives et précises ont u être faites: il faut replacer le pro-lème de l’obésité dans son cadre social et mesurer ses causes psychiques.On a surtout déploré le manque de médecins et de dentistes dans les régions éloignées de Montréal et supplié qu'on forme beaucoup de femmes-médecins tout en couvrant par l’assurance-santé les frais d’examens et de soins dentaires et ophtalmologiques.On a honte que la société masculine qui nous gouverne ne puisse imposer aux facultés concernées des normes et des mesures socialement nécessaires.Nous considérons comme historique la uasi-unanimité qui s’est faite autour u droit fondamental que devraient avoir les femmes devant les décisions concernant les maternités.Une excellente intervention de l’écrivain Andrée Maillet faisait ressortir l’hypocrisie de certames prises de position aites humanistes et se récoltait des applaudissements très significatifs.Enfin, on demandait que des recherches sur les effets psychologiques de la pilule anticonceptionnelle soient faites indépendamment des intérêts privés et commerciaux des compagnies pharma- Plan de développement de l'enseignement des langues — Suite De plus, le ministère permettra aux écoles françaises d’offrir aux Eglises autres que catholiques la possibilité de prendre en charge l’instruction religieuse des enfants à l’école chaque fois que les nombres d’enfants le permettent et que les Eglises sont prêtes à assumer cette charge.c) Langues et culture d’origine des immigrants.Mesures facilitant le maintien de la langue et de la culture d’origine des immigrants: - à l’élémentaire et au secondaire, les Eglises intéressées pourront dispenser l’enseignement religieux non seulement dans la confession de l’enfant, mais aussi dans sa langue maternelle.- au secondaire, des options correspondant aux langues maternelles des immigrants (grec, portugais, hébreu, etc.) seront ajoutées.d) Programme de sensibilisation des élèves et du personnel des écoles à la présence des immigrants (concours, rencontres, documents audiovisuels, etc.) La plupart des mesures préconisées pour l’intégration des immigrants exigent la coordination de certaines politiques du ministère de l’Education, du ministère de l’Immigration et du ministère des Affaires sociales.Un groupe de concertation interministériel sera constitué à cette fin.Au niveau des opérations, un groupe de travail interministériel (Immigration et Education) devra coordonner l’ensemble des programmes éducatifs dispensés aux immigrants.Au MEQ, deux postes de proies- ¦ lettres au DEVOIR Pourquoi combattre la haine par ta haine ?Sous la rubrique “Libre opinion” du 28 mars dernier, nous pouvons lire un article de M.Marcel Duhaime intitulé: “Quand la haine tient lieu de gouvernement”.Au premier abord, le titre semble faire une constatation très pertinente sur la situation politique du Québec, situation, toutefois, qui se compare avantageusement à celle d’autres pays.Ce qui déçoit cependant dans l’opinion émise par M.Duhaime, c’est la façon dont il se prend, consciemment ou non, au “fil étroit” de sa propre mesure, et tombe ainsi dans la contradiction.Quand il parle du gouvernement, et plus spécifiquement du premier ministre ainsi que des ministres de la justice et du travail, pour leur reprocher un “langage de la haine” de même qu’une politique injuste à l'égard des travailleurs, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne menage pas ses qualificatifs.fl appelle le gouvernement “la clique du petit mâle gringalet”; “la bande de voyous qui prend plaisir à sa propre violence”; et il compare le regime Bou-rassa à celui des “colonels"! Le premier ministre est Robert “Simard” alias Bourassa, ou encore il sera question des “lâches insipides à la Bourassa”.Jean Cour-noyer, lui, est traité de “Tartuffe notoire et opportuniste”, Jérôme Choquette, d’“agresseur maladif”, etc., etc.Je suis syndiqué et éducateur comme l’est M.Duhaime et je déplore grandement qu’on se laisse aller à la haine et aux injustices inévitables qu’elle engendre.Si cela est vrai pour nos gouvernants, ce l’est tout autant et peut-être davantage pour un éducateur.M.Duhaime est président de l’Association des éducateurs de l’ouest de Montréal, et il n’est pas sans savoir que c’est à nous qu’incombe la lourde tâche de travailler à débarrasser nos sociétés de ce fléau.Il doit le savoir puisqu’il le dénonce.Mais ce qui est décevant, c’est de constater avec quelle balourdise il tombe dans une attitude contradictoire.Je ne lui reproche pas de dénoncer les injustices et les déficiences dans les attitudes de nos gouvernants actuels.Je crois au contraire que c’est un devoir essentiel pour tout citoyen responsable.Mais je lui reproche une façon d’aborder les choses qui enlève du poids à sa critique et de l’efficacité aussi.Car d'après son attitude (et tant mieux si je me trompe), il ne “porte pas dans son coeur” nos gouvernants, et c’est peut-être par ce côté qu’il leur ressemble le plus.Si nous voulons qu’une dénoncia- tion de l’injustice porte ses fruits, elle devra aussi viser à déceler et à neutraliser les sources mêmes de l’injustice.Et nous découvririons alors une haine aussi injustifiée qu’arbitraire et qui habite, du moms en puissance, le coeur de tout homme.Je dis bien injustifiée et arbitraire, car qui n’a jamais commis d’erreur?Que nous soyons patrons ou syndiqués, si nous laissons la haine se déployer dans nos vies, nous pourrons toujours trouver de prétendues bonnes raisons pour la justifier.Un ardent syndicaliste se donnera corps et ame à la cause des tra-vaiueurs et hàira tous ceux qui y font obstacle! Un patron “consciencieux”, au nom de l’ordre et de la paix, fustigera les écarts de conduite des “dangereux anarchistes”! Et tous deux ont la certitude d’être dans la vérité et d’avoir la justice avec eux.Car ne dénoncent-ils pas l’injustice et la haine que les “autres” entretiennent à leur endroit?On veut faire une révolution, une “vraie”, mais toujours on oublie que la révolution véritable appelle un changement véritable.Et ceci est vrai aussi pour nous, Québécois, soucieux de bâtir une société juste et fraternelle.Jacques MARTINEAU Noranda, le 31 mars 1973.HMH Éditions Hurtubise - HMH 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 Jean O’Neil ____.Les hirondelles roman Vers trois heures du matin, l’aube se mit à poindre et la mer sc retirait.Il s'avança dans la vase.Il se demande s'il était à la fin du monde ou au commencement.Où qu'i) regardât devant lui^c'était la vase.Là où il n'y en avait plus, c'était la brume.Il savait que le jour allait se lever sur une ile devant lui.Il était comme un homme au commencement du monde ou à la fin du monde.C'était à lui de finir ou de commencer.Collection L'arbre — $3.25 sionnels devront être créés pour s’occuper de l’intégration scolaire des immigrants.Cette équipe de fonctionnaires disposera de ressources financières: - pour faire appel à des consultants à honoraires pour les travaux de recherche, d’élaboration de programmes, de matériel didactique, d’instruments de mesure et la préparation de programmes de perfectionnement ou de recyclage de maîtres; - pour organiser des stages de formation de maîtres spécialisés (frais d’organisation et bourses).Pour la région métropolitaine de Montréal, une équipe d’encadrement, rattachée à la Direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire, sera responsable de l’intégration scolaire des immigrants pour l’ensemble des commissions scolaires de la région: - 1 coordonnateur régional de l’enseignement aux immigrants - quatre assistants polyglottes pour l’établissement de contacts avec les parents, les transporteurs, les principaux.- 1 agent administratif - 1 contrôleur d’absences - 1 animateur pédagogique - 1 équipe de secrétariat C) Ressources locales Les commissions scolaires organisant des classes spéciales pour les immigrants devront se doter des ressources humaines et matérielles nécessaires i.e.personnel administratif.personnel enseignant et de suppléance, personnel de surveillance, équipement des classes, matériel didactique, transport des élèves, etc.Pour la thérapie “PRIMAL SCREAM” La société de psychana lyse et de thérapie "Primai Scream" de Montreal 516 est, rue Sherbrooke Tel.: 844-8651 IÀ C'EST IE TEMPS! 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ESTIMATION GRATUITE 322-4160 EXCLUSIVITE PRIMEAU MÉTAL Inc.Vous •»*» bricoUur?Demandez, le* "HO-DO special peur bricoleur" chez votre marchand ae matériau» de construction.ceutiques.Il est évident qu’une possibilité de contrôle facile, efficace et sans aucun effet secondaire libérerait totalement les femmes: ce sont donc seulement elles qui pourront régler cette uestion.Pour être rassurées, il fau-ra encore attendre qu’il rentre beaucoup plus de femmes dans nos laboratoires de recherches.L’éducation sexuelle bien faite dans les écoles est évidemment rattachée à la solution à long terme de tous ces problèmes, et elle devient de plus en plus indispensable."Les assemblées féministes.” L’après-midi: “voilà pouquoi je crains tellement ces assemblées féminines”.Que dire, en effet, des discussions pseudo-philosophiques de l’après-midi, sinon qu’il était dommage qu’on leur accorde tant de minutes dans les reprises du soir.Elles ont réussi une fois de plus à nous ridiculiser auprès des quelques bonnes volontés masculines prêtes à nous écouter un peu en soirée.Il y avait peu d’humour (sauf chez certaines Acadiennes) et on s’est beaucoup trop laissé aller au défoulement.La comparaison du problème de la femme à celui des Noirs était intéressante mais peu nouvelle.On pouvait en retenir qu’il ne faudrait pas pratiquer la ségrégation nous-mêmes.On s’est surtout embourbé en faisant brusquement discuter des comédiennes sur les rôles proposés à nos actrices.C’était trop loin des préoccupations immédiates.Une telle discussion aurait mérité mieux: des recherches en profondeur faite par des personnes compétentes et une émission très spéciale de “Femme d’aujourd’hui” sur le sujet.Dès le debut de l’après-midi de nombreuses participantes réclamaient u’on passe plus vite sur les problèmes e la femme éducatrice, ce qui aurait eu le grand mérite de mettre l’enfant au centre des débats.Quand on a fini par aborder le sujet, l’émotivité a conduit aux affrontements inévitables dans le domaine de l’éducation: affrontement entre les générations à cause du système de valeurs des plus anciennes contesté par les plus jeunes, plus matérialistes mais aussi d’esprit plus pratique: affrontement entre les conservatrices et les jeunes révolutionnaires beaucoup plus politisées que leurs aînées: des deux côtes l’esprit raisonnait, emprisonné par des schèmes de pensée étrangers, ce qui devait faire avorter la discussion; enfin, affrontement entré les spécialistes en éducation, sûres de leur solution, et les simples mères de famille de bonne volonté inquiètes et parfois dépassées.Tout en vrac! Il restait à régler en une petite demi-heure les questions relatives au couple, au travail aes femmes et à leur engagement politique! Une femme lucide faisait remarquer que la femme avait manqué son émancipation en la cherchant la où elle ne se faisait pas et en s’éloignant des valeurs naturelles fondamentales.Une autre soulignait qu’on demandait des prouesses aux couples (encore trop nombreux) dont le salaire minimum ne peut pas répondre aux besoins familiaux élémentaires, d’où des disputes et des frustrations inévitables non réglées par de beaux discours sur l’autonomie de la personne humaine! Croyait-on vraiment que la femme obligée matériellement d aller travailler en usine ou comme femme de ménage faisait un travail libérateur épanouissant! Il a fallu attendre longtemps pour qu’on mette enfin sur le tapis le travail à temps partiel organisé de manière à permettre une redistribution des tâches au niveau du couple.On restait sur sa faim pour le reste des débats car le mo-m/nt était venu de faire le plus d’interventions passibles dans le minimum de minutes.Il ressortait de tout ça que l’équilibre entre activités familiales et activités professionnelles ne serait atteint que le jour où les hommes rechercheraient eux aussi cet équilibre.Pour en arriver à un tel consensus il faudrait commencer par réviser le choix des textes de nos manuels de "lec- “II y a un moment pour toute chose et un temps pour tout faire sous le ciel: tantôt enfanter et tantôt mourir; tantôt planter et tantôt arracher; tantôt tuer et tantôt guérir; tantôt détruire et tantôt bâtir; tantôt pleurer et tantôt rire; tantôt gémir et tantôt danser; tantôt lancer et tantôt ramasser; tantôt embrasser et tantôt s'abstenir; tantôt chercher et tantôt perdre; tantôt garder et tantôt jeter; tantôt déchirer et tantôt coudre; tantôt se taire et tantôt parler; tantôt aimer et tantôt hàir; c’est tantôt la guerre et tantôt la paix.Quel intérêt avons-nous à tant de peine prise?Si turcs choisies” dès la petite école! Une seule participante a eu la lucidité de reconnaître (et c’était toujours la même) que les dés étaient jetés pour les femmes déjà adultes qui ne pourraient faire que du rattrapage.L’avenir repose sur nos filles et nos fils.Il sera à nous “le jour où une femme médiocre pourra réussir aussi bien qu’un homme médiocre” et où le pire ennemi de la femme qui se cherche encore ne sera pas la femme qui s’est déjà trouvée, et la méprise ou lui fait peur.Que conclure?Tout ce bavardage nous a prouvé qu’un monde de femmes n’est pas plus attrayant qu’un monde d’hommes et que nous avons terriblement besoin les uns des autres.Les deux interventions de M.Maurice Champagne, assez courageux pour rester jusqu’à la fin de la journée, ermettaient d’espérer qu'avec des ommes de bonne volonté on pourrait régler bien des choses: lui, avait compris que dans la société actuelle on fait {leser une responsabilité beaucoup trop ourde sur la femme dont l’homme a de plus en plus besom, écrasé qu'il est lui aussi dans son univers mécanique de plus en plus inhumain.On pourra respecter l’autre quand on admettra qu’une personne n’a humainement pas le droit d’en contrôler une autre au point de supprimer son identité.Il faudra apprendre a communiquer avec les hommes.Voilà un bon moyen: une suggestion qui a reçu un appui unanime, celle de changer l’heure de l’émission de “Femme d’Aujourd’hui” pour la présenter quand toute la famille est disponible, c’est-à-dire le soir, quand mari et fils, et fille sont là pour nous écouter.je regarde le métier que Dieu donne aux hommes, chaque chose qu’il fait peut se comprendre en son temps, mais il a mis dans leur coeur le désir de considérer l’ensemble du temps alors que personne ne peut saisir ce que Dieu fait du début à la fin." - Qohélet 3,1-11 (troisième siècle avant JC) “L’amour est plus fort que la mort.Les grandes eaux ne pourront l’éteindre ni les fleuves le submerger.” - Cantique des Cantiques 8,6-7 (cinquième siècle avant JC) la parole du jour le château d’aujourd’hui une merveilleuse histoire de bien-être.m\ \ \ 6370-6375 ST-HUBERT.MONTREAL 277-4143 ^¦¦¦1 ghareau VIENT DE PARAÎTRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR LA VIE SEXUELLE par Dr Lawrence Crawey, Dr James AAalfetti, Dr Ernest Stewart et Dr Nini Vas Dias.• Reproduction, rôles respectifs de l’homme et de la femme, grossesse et naissance, développement psycho- 1 sexuel, préparation au mariage, planning familial, etc.• Une vaste documentation expliquant toutes les phases du développemet sexuel de l’être humain.En vente partout au prix de $3.25 — distribué par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.: 274-2551 EDITIONS DU JOTXTt, .President et directeur général Jacques Hébert 6 • Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 Une entrevue de Robert Stanfield: Douze victoires au Québec feraient toute la différence par André Bellemare.de la PC “Je crois que le Québécois ne me connaît pas bien; mais j'en ai rencontré beaucoup lors de mes passages dans cette province et je les ai toujours crus amicaux à mon égard.Il .me semble aussi que l’électeur du Québec me trouve assez sympathique.'' C'est un homme de 58 ans de la Nouvelle-Ecosse.M.Robert Stanfield, chef de l'Opposition aux Communes, qui se livre ainsi, six mois après que son parti n'eut réussi à faire elire que deux candidats au Québec, aux élections générales du 30 octobre 1972.Plus confiant que jamais de s'emparer du pouvoir à la prochaine confrontation électorale, avec une majorité absolue des sièges, le leader conservateur ne semble pas garder la moindre rancune envers les électeurs québécois qui.à toutes fins pratiques, l'ont empêché de prendre les commandes du pouvoir l'automne dernier.Au cours d'une entrevue accordée à la Presse Canadienne, M.Stanfield a indiqué qu'au contraire, son parti, assuré d'un appui solide dans les autres provinces, d'après lui.intensifiera sa présence au Québec et tâchera de démontrer, comme en 1958, que les libéraux ne sont pas invincibles au Québec, “comme quelques-uns paraissent le croire ".Le chef conservateur, s'exprimant tantôt en français tantôt en anglais au cours de l'entretien, ne se laisse pas emporter pour autant par l'enthousiasme et estime que si son parti décrochait une douzaine de victoires au Québec, elles suffiraient à faire toute la différence entre le pouvoir et l'opposition à Ottawa.“Pendant la période 1968-72, expli-que-t-il, on ne nous a pas tellement écoutés au Québec, et même au niveau du Canada, nous n'avons pas été pris au sérieux; et il était donc difficile de mettre au point une organisation solide et de dénicher des candidats deprestige.’ Aux dernières élections, notre parti est tout de même parvenu à présenter un homme comme M.Claude Wagner au Québec.Désormais, le contexte se présente différemment.Je ne veux pas prétendre que les Québécois nous appuieront seulement parce que les électeurs des autres provinces le font en majorité.Je crois plutôt que nous avons une bien meilleure chance de faire comprendre aux électeurs du Québec ce que les conservateurs sont en mesure de faire pour eux comme pour tous les Canadiens.' En 1968 et 1972, par exemple, l'organisation n'était pas bien rodée au Québec, les personnalités bien connues n'osaient pas se porter candidats pour nous et il y a toujours cette vieille tradition libérale à vaincre.Je conserve bon espoir de voir la situation se redresser en notre faveur".M.Stanfield est bien conscient de la force du Crédit social dans certaines régions du Québec mais il y voit là plutôt un vote de protestation contre le gouvernement libéral au pouvoir depuis 1963.“Il est assez difficile d'évaluer l’impact créditiste, souligne-t-il dans un français passablement amélioré.“Cependant, un vote en faveur des créditistes me parait tout d'abord comme une manifestation de protestation.' Maintenant, les Québécois savent qu'il existe une alternative aux libéraux de M.Trudeau et c'est le parti conser- vateur, qui a démontré le 30 octobre qu'il pouvait tout aussi bien diriger le pays.“Les électeurs du Québec peuvent maintenant voter pour un changement de gouvernement, et je crois que plusieurs d’entre eux le souhaitent.Ceux qui, par tradition, votent pour le Crédit social en signe de protestation contre l'administration libérale, accorderont leur appui aux conservateurs, en bonne partie, pour réaliser précisément ce changement à la direction des affaires du pays, au prochain scrutin général.A ce propos, le chef conservateur, ui semble résigné à remplir son rôle e chef de l’Opposition après avoir à quelques reprises réclamé la démission du premier ministre Trudeau, ignore pendant combien de temps encore se maintiendront la stratégie libérale et le soutien du Nouveau parti démocratique.“Il est difficile de prévoir la période pendant laquelle les néo-démocrates continueront de maintenir les libéraux au pouvoir.“Même là, advenant une défaite du gouvernement sur une question impor- tante en Chambre, le premier ministre Trudeau pourrait utiliser la formule de son prédécesseur, M.Pearson, en 1968, et commander ensuite un vote de confiance.“Depuis le temps que le NPD appuie le gouvernement, il est probable qu’il se rallierait aux libéraux pour l’adoption d’une telle motion de censure et permettrait ainsi à l’administration libérale de gouverner encore pour une autre période”, explique M.Stanfield qui trouve bien amusante l’accusation “d’affamé de pouvoir" lancée contre lui par des libéraux et néo-démocrates.D’ici à ce que la campagne électorale soit déclenchée, M, Stanfield a beaucoup de pain sur la planche pour assurer, notamment, une présence plus constante de son parti au Québec et renforcer ses positions dans les autres provinces, de manière à assurer la relève a Ottawa.Le handicap le plus sérieux que doit surmonter M.Stanfield au Quebec est la difficulté de communiquer aisément avec la population francophone.Il avoue bien simplement, du reste, qu'une meilleure connaissance de la langue française lui serait d'un atout Srécieux dans sa popularité auprès des uébécois.Présentement, le chef conservateur suit, pendant deux à trois heures par semaine, des cours de français dispensés .par un professeur de la Fonction publique.De plus, indique-t-il, il converse le plus possible en français avec le personnel francophone de son bureau afin de tâcher de polir sa langue seconde.“J’aime beaucoup apprendre cette langue, mais comme elle est difficile à maîtriser”, dit-il.La venue de M.Marcel Masse, député indépendant de Montcalm à l'Assemblée nationale du Québec, au sein du Parti conservateur, semble poser encore certaines difficultés.A ce sujet, M.Stanfield signale qu’il Ta rencontré “par hasard” a un congrès des conservateurs, à Toronto, il y a quelques mois.Il ne Ta pas revu depuis lors et souhaiterait le rencontrer dans un avenir prochain “car, de toute façon, M.Masse voudra bien me parler avant de prendre une décision quelconque”, dit M.Stanfield.suites de la première page ENGUEULADE D.Lévesque, est reconnu comme un parlementaire paisible et de commerce facile.C’est rarissime de le voir s’emporter.Mais l'intervention du député Claude Charron Ta fait “grimper dans les rideaux" du salon de la Race.Durant de longs instants, fl ne parlait plus, il criait.Il aura fallu tout le poids du président de la Chambre.Me Jean-Noël Lavoie, pour mettre fin à ce qu'un autre député de l'opposition qualifiait de “bataille”.A la demande du président de la Chambre, le leader du gouvernement retirait l'expression "voyou ", Mais le péquis-te Charron accusait avec plus de vigueur encore le gouvernement d’avoir menti.Aussi, il se voyait retirer son droit de parole pour le reste de la séance qu’il termina renfrogné et la jambe croisée par-dessus le dossier de son siège.avait plus de huit pouces et qu'il lui avait donné Tordre d'utiliser des poutrelles qui étaient déjà essemblées et qui avaient servi auparavant.M.Fortin a ajouté qu'il ignorait à ce moment-là à quoi devraient servir ces poutrelles mais que lui-même ne les aurait jamais utilisées pour soutenir la plate-forme “parce qu’elles n’étaient pas assez fortes pour cela".On se rappelle que M.Gélinas avait déclaré qu'il avait réclamé des poutrelles de six pouces à la demande de M.Jacques Rioux, qui les a soudés à la plate-forme tandis que ce dernier a affirmé à l'enquête qu'il n'avait jamais demandé des poutrelles de six pouces de largeur mais qu'il n'avait fait que souder le matériel qu'on lui avait fait parvenir.D'autre part, le surintendant de Mannix a dit qu'il ignorait quel poids pouvait supporter la plate-forme ainsi que la capacité de résistance des quatre poutrelles de soutien.Un expert du ministère du Travail a déjà témoigné pour dire qu'au moment de l'effondrement ces poutrelles supportaient quelque 54.000 livres de matériaux et qu'une bonne partie de ceux-ci étaient entassés d'un même côté du silo.Enfin M.Guay a reconnu qu'il avait été question que Ton installe un câble de sécurité au dessus du silo auquel les travailleurs auraient pu attacher leur ceinture de sécurité: plusieurs témoins ont affirmé que lorsqu'ils travaillaient sur la plate-forme, ils ne pouvaient attacher leur ceinture à quoi que ce soit.M.Guay a précisé qu’un tel câble n'a pas été posé et qu’il n'avait jamais reçu Tordre oe le faire.MONT WRIGHT me qu'il avait transmits Tordre de cesser le démontage lorsqu'il n'y avait pas de grue au contremaître général, M.Lor-ne Berg.Cependant, il a reconnu que le jour de l'accident il n'avait pas averti M.Berg qu'il avait envoyé la grue à un autre point du chantier.D'autre part, le surintendant Guay a déclaré qu'il n'était pas monté sur la plate-forme qui s'est effondrée pour vérifier les travaux préparatoires de son démantèlement, particulièrement la mise en place et la soudure de quatre poutrelles d’acier qui devaient les soutenir au moment où Ton aurait retiré les 36 vérins sur lesquels elle reposait, et qu'il n'avait appris qu'après l’accident que cette poutrelle de soutien n'avait que six pouces de largeur au lieu de huit.M.Guay avait auparavant lui-même surveillé le démantèlement des plates-formes de quatre autres silos et il avait indiqué aux soudeurs comment fixer les poutrelles de soutien.Avant le démontage de la plate-forme du premier silo, M.Scraba aurait expüqué à M.Guay comment procéder ; M.Guay a ajouté que l'ingénieur de Mannix.M.Vie Lemecha.lui avait dit d’utiliser des poutrelles de six pouces mais au cours d une rencontre subséquente, il lui avait déclaré que prendre plutôt des poutrelles de huit pouces de largeur.Pourquoi avoir utilisé dans le cas de la plate-forme qui s'est effondrée des poutrelles de six pouces de largeur qui étaient déjà assemblées et qui avaient déjà servi, alors que pour les quatre plates-formes précédentes on avait eu recours à des poutrelles neuves de huit pouces0 Le surintendant de Mannix a dit ignorer tout de cette affaire.D’autre part, un autre témoin, M.Guy Fortin, soudeur, a déclaré qu’il avait coupé les poutrelles de six pouces à la demande de M.Roger Gélinas, contremaître des soudeurs et subalterne de M.Guay.M.Fortin a déclaré que M.Gélinas lui avait indiqué de prendre des poutrelles qui étaient déjà assemblées et À la mémoire de Roger Vigneau Une messe sera célébrée à 19h30, jeudi, 5 avril, à la chapelle du Pavillon Lalemant du Collège Jean-de Brébeuf, pour le repos de Tâme de M Roger Vigneau, mort accidentellement le 29 mars à Mont Saint-Hilaire et inhumé le 2 avril à Trois-Rivières.Agé de 58 ans et demeurant à la Montée des Trente du Mont Saint-Hilaire, M.Vigneau a succombé aux blessures qu'il a subies en tombant de son cheval.Diplômé du Collège Jean-de-Bré-beuf.M.Vigneau avait été professeur d’histoire dans cette institution où il s’était principalement illustré par la conception qu’il se faisait de Tathlétis-me.Beaucoup d’anciens élèves ont conservé un excellent souvenir de Roger Vigneau, “philosophe dgs sports”, instructeur d'athlétisme et de ski.Il avait aussi fondé il y a quelques années une école d’équitation au New Jersey.L'UNION NATIONALE par M.Paul: contrat négocié pour la construction d’un bureau de voirie à Boucherville ($125.000 à Wilfrid Bé-dard); construction d’une morgue à Québec en vertu d’un contrat négocié ($250,000 à François Jobin Inc.); contrats négociés pour travaux de climatisation aux édifices du Parlement (M.Rourke Ltée $200,000); contrats négociés pour l’entretien des systèmes mécaniques et électriques des complexes G et H (AV-Teeth Inc.Sherbrooke $1.9 million), le contrat de cautionnement de fidélité des employés civils octroyé en circuit fermé (Laurin Beaudry, Filion et Dansereau de Montréal $170,724); l’octroi de contrats négociés de plusieurs millions pour la construction de routes sur la Côte-Nord (Firme Simard-Beaudry), etc.Parmi les autres cas où M.Paul voit la possibilité de favoritisme, il mentionne l'autorité de M.Paul Desrochers dans le choix et la nomination de hauts fonctionnaires, l’attribution de la plupart des contrats de publicité du gouvernement à trois fûmes “dirigées par des piliers du parti libéral”, les dépenses “somptuaires" du gouvernement dans ses relations avec les pays étrangers et particulièrement celles de M.Yves Michaud, commissaire général à la coopération.Le député unioniste de Maskinongé a également mentionné un cas concernant Tex-premier ministre libéral, M.Jean Lesage.M.Paul a en effet demandé des explications sur une compensation de $741,000 versés à la compagnie J.H.Dupuis, dont le procureur était M.Jean Lesage, parce que le contrat qu’elle détenait avait été annulé après l’élection du gouvernement Bourassa.¦ aujourd'hui A 9h, début d’un séminaire d’une journée sur la gérontologie à l’hôpital Douglas, 6875 boulevard LaSalle.• A 9hl5, début d’un atelier de deux jours organisé par la Campagne des fédérations sur les garderies et centres de jours publics et prives, au Centre marial montfortain, 4300 rue Bossuet, à Montréal.A 12h30.M.Joe F Lobosco est conférencier au déjeuner-causerie hebdomadaire du Club Kiwanis International, à la Maison du commerce, 1080 Côte du Beaver Hall, à Montréal.• A 17h45, soirée consacrée à l'éducation professionnelle au niveau collégial, au collège Ahuntsic, 9155 rue Saint-Hubert, à Montréal, sous les auspices de l'Institut des ingénieurs du Canada.• A 20h, conférence de M.Shlomo Wiseman de van.The Concert Society of the Jewish People's Schools and Parents Schools, à la résidence de M.et Mme Morris Goodman.• A 20h, le Bread and Puppet Theatre présente le chemin de la croix, en français, au collège Marie-Victorin, 7000 rue Marie-Victor in • A 20h30.réunion spéciale des enseignants de la région des Bois-Francs, à la salle de la Légion canadienne.34 rue Sainte-Marie.à Victoriaville, pour aborder les sujets suivants: l'emprisonnement des chefs syndicaux et le bill 89.Un témoin qui brillait par son absence Marcel Pepin devra retourner à Orsainville dès cet après-midi par François Barbeau La séance d'hier de la commission d'enquête sur le crime organisé a été fort brève puisque le seul témoin qui devait être entendu dans la journée, le bookie Gary Bail, était absent malgré le sub poena qui lui enjoignait d'être présent.Les commissaires ont donc dû ajourner leurs travaux à ce matin alors que le frère de Gary, Gordon Bail doit être entendu.Entre-temps, ils ont émis un man-1 dat d'amener contre Gary Bail.Les frères Bail qui ont déjà témoigné sommairement au mois de février, ont été convoqués pour expliquer plus en détail leurs activités depuis de nombreuses années dans le bookmaking et les prêts d'argent.Ils sont actuellement propriétaire d'une compagnie de finance.Presidential Mortgage & Acceptance Corporation.Le témoignage des frères Bail s'inscrit dans l'étude plus en profondeur du bookmaking à Montréal qu'entreprend pour les prochaines semaines la commission d'enquête.Un octroi de $25,000 à un festival du film Le premier festival international du film sur l’environnement, qui doit se tenir à Montréal du premier au 10 juin prochain, a reçu une subvention de $25,000 du ministère provincial de l'Environnement.Le ministre de l’Environnement, M.Victor Goldbloom, a aussi accepté la vice-présidence du comité d’honneur de cette importante première.L'autre vice-président est M.Aurelio Paccei, président du Club de Rome.La présidence a été accordée à M.Maurice Strong, directeur exécutif de la section de l’environnement aux Nations unies.Le festival a aussi reçu $20,000 d’En-vironnement-Canada et prévoit recevoir bientôt $40,000 du bureau des festivals du Canada.L'organisation de ce premier festival parrainé par TEcole polytechnique et par la faculté de génie de l’Université de Toronto va bon train.Les organisateurs ont confirmé hier qu’ils avaient déjà reçu plus d’une centaine d'inscriptions pour autant de films.Un délégué du festival, M.Roger Blais, entreprend une tournée dans 35 pays pour sensibiliser la communauté artisti-ue et pour recueillir une soixantaine e films qui représenteront officiellement les pays visités.La date limite pour poser les candidatures ayant été reportée à la mi-avril, on espère en recevoir environ 250.Il y aura des prix pour les films d’amateurs, pour les cours métrages, pour les longs métrages et aussi pour des affiches.Le but du festival est de faire connaître les films sur l’environnement et d’utiliser le cinéma pour susciter un débat public sur la question.La CSN peut poursuivre Radio-Saguenay Limitée Dans un télégramme adressé au Syndicat des employés et techniciens en radio et TV Saguenay-Lac St-Jean (CSN), le ministre du Travail, M.John Munro, consent à ce qu’une poursuite soit prise contre Radio-Saguenay Limitée pour avoir imposé un “lock-out” le 19 janvier 1973, violant ainsi l'article 152 du code et de plus autorise le syndicat à poursuivre la compagnie en vertu des articles 146 du code fédéral du'travail, concernant le changement de conditions de travail et pour infractions aux articles 130 et 120 du même code.Le syndicat des employés et techni-ciens en date du 22 janvier avait fait une requête en ce sens, suite à l'expulsion des salariés du 19 janvier par quelque 18 policiers municipaux de la ville de Jonquière.L'employeur.Radio-Saguenay Limitée.a tenté de faire rejeter la requête du syndicat, sans succès.Libéré hier matin de la prison d’Or-sainville pour lui permettre d'assister au conseil confédéral de la CSN, le président de cette centrale syndicale, M.Marcel Pépin, devra regagner sa cellule dès cet après-midi, alors qu'on lui avait donné tout d’abord la permission de prolonger son séjour à Montréal jusqu’à vendredi matin.C’est ce qu’il a expliqué hier après-midi aux délégués réunis en assemblée, peu après son arrivée dans la métropole.“Ce matin, avant d'être “expulsé” d’Orsainville, la direction générale des centres de détention m'a annoncé qu elle n’avait pas l'intention de me laisser sortir, puisque la réunion d'aujourd’hui devait porter sur l’emprisonnement des trois chefs syndicaux”, a déclaré M.Pepin.Après quelques explications, a-t-il poursuivi, on a consenti à ma libération temporaire jusqu’à jeudi après-midi.M.Pepin, qui ne devait prendre la parole que demain après-midi au conseil confédéral, s'adressera donc aux délégués ce matin pour leur dire que “son emprisonnement, c’est plus sérieux que la détention de trois individus”, et leur faire part de son opinion sur “certains problèmes”,.OTTAWA - Dans son rapport annuel, déposé mardi aux Communes par le ministre de l’Industrie et du Commerce, la Société pour l'expansion des exportations (SEE) révèle que la valeur des exportations assurées par elle en 1972 a atteint $461 millions, tandis que la valeur des contrats de financement d’exportations signés par elle s’est chiffré par $283 millions.Au surplus, la SEE a assuré, sur Tau-torisation du gouvernement, pour $38 millions d'exportations et assuré en 1972 pour 4.7 millions d’investissements canadiens à l'étranger.Ces diverses opérations financières ont permis à la Société de doubler son revenu net, qui s’est établi Tannée dernière à $8.7 millions.Les prêts consentis par la SEE ont été fortement concentrés en 1972 dans quatre secteurs, qui sont comptables à eux seuls de plus de 80 pour cent des exportations assurées: le matériel de transport (30%), la production d'énergie (22%), les télécommunications (17.7%) et la métallurgie (8.2%).En revanche, près de 70 pour cent de Tassurance-crédit consentie par la SEE ont servi à financer l’exportation de trois catégories de produits: les produits de la foret (33%), les produits sidérurgiques (20%), et les produits agricoles (13%).En outre.Tassurance-crédit a servi à financer des exportations destinées surtout à l’Europe (42%.), à l’Amérique du Sud et à l’Amérique centrale.Antilles comprises (24 pour cent) et à l'Amérique du Nord ( 15 pour cent).Suivent, dans Tordre, les huit pays qui ont principalement bénéficié des accords de financement de la SEE 80 logements à Pointe-Gatineau OTTAWA (PC) - Le gouvernement fédéral a octroyé un prêt de $831,250 pour la construction de logements destinés aux personnes à faible revenu à Pointe-Gatineau, Qué.Ce prêt permettra la construction d’un édifice de trois étages et demi à charpente de bois qui groupera 24 studios et 56 appartements d’une chambre et renfermera les services de lessive et de récréation.Tous les logements au rez-de-chaussée seront aménagés pour être habités par des personnes âgées ou infirmes.Mission en Chine OTTAWA (PC) - Le ministre canadien des Mines, de l'Energie et des Ressources, M.D.Macdonald dirigera une mission pétrolière composée de 35 Canadiens en République populaire de Chine.du 22 avril au 6 mai.Cette mission fait suite à une visite de six semaines effectuée au Canada en septembre et octobre 1972, par un groupe d'experts chinois en pétrole.Le conseil confédéral de la CSN se déroule d’ailleurs sous le tème de la libération des présidents des trois centrales syndicales, détenus depuis deux mois à Orsainville.Avant de dresser une stratégie d'action en vue de la libération des trois présidents, les délégués hier ont entendu divers exposés sur le thème qui les intéressait.dont une analyse juridique du bill 89 déposé à l'Assemblée nationale en décembre et dont certains articles interdisent la grève dans les services essentiels, dans le secteur publie comme dans le secteur privé.Dans l'après-midi, M.Mario Dumais.de T UQAM, a présenté un exposé portant sur Tétude économique des relations actuelles entre l'économique et le politique, puis M.Guy Ferland de la CSN a développé les grandes lignes du volume récemment publié par la CSN, “La grande tricherie.' qui s'attache à jeter la lumière sur l'information au Québec.En soirée, la Fédération de la construction devait plonger au coeur du problème en présentant des moyens concrets pour obtenir la libération des chefs syndicaux.Jusqu'à maintenant, le président de la CEQ, M.Charbonneau, a été le seul des en 1972.(On notera la forte concentration des crédits en Amérique latine.) Yougoslavie: 59 millions; Brésil: 49.4 millions; Venezuela: 28.5 millions; Mexique: 24.4 millions; Pérou: 21.2 millions; Turquie: 21 millions; Jamaïque: 18.5 millions; Argentine: 17.5 millions.Des autres prêts sont tous inférieurs à 15 millions.Ils ont été octroyés à la Bolivie, la Colombie, la Grèce, Israël, le Kenya, les Philippines, le Portugal, la Roumanie et la Zambie.trois présidents à ne pas bénéficier de congé de la prison d'Orsainville.Hier, on a annoncé quïl aurait 30 heures et demie de liberté surveillée, aujourd’hui et demain, pour lui permettre d'assister aux séances du conseil d'administration de la Corporation des enseignants.L'autorisation accordée prendra effet aujourd'hui à 12h30 et se terminera le six à 20 heures.Une délégation constituée de membres du conseil d'administration de la direction générale, d'employés et de présidents de syndicats d'enseignants de la région de Québec se rendra accueillir M.Charbonneau dès sa sortie d'Orsainville à midi.L'emprisonnement des chefs syndicaux québécois sera d'autre part la raison de la venue au Québec lundi prochain du président de la Confédération moniale du travail.M.Maurice Boudaloux.ette Confédération, dont M.Marcel Pepin est vice-président, s'est vivement élevée contre l'emprisonnement de MM.Pepin.Laberge et Charbonneau.M.Boudaloux a laissé entendre à Bruxelles hier qu’il ne projetait pas de façon immédiate de rencontrer le premier ministre du Québec, M.Bourassa.La Confédération mondiale du travail, qui compte près de 14 millions de membres affiliés, a déjà demandé au premier ministre québécois de permettre une réunion de M.Boudaloux et des trois chefs syndicaux.M.Boudaloux aimerait aussi rencontrer les membres du cabinet de M.Bourassa.L’organisation a qualifié d’incomplète la réponse qu elle a obtenue de M.Bourassa acceptant que M.Boudaloux puisse le rencontrer, mais ne faisant pas allusion aux chefs syndicaux.A moins d'une réponse plus complète.M.Boudaloux n'entend pas rencontrer le premier ministre durant son séjour, qui pourrait durer une semaine.Le 10 avril, il participera à Montréal, à la salle du Plateau, à un colloque international sur la libération des trois présidents québécois.Une affaire de coeur Main dans ta main iTA La Campagne des Fédérations La valeur des exportations assurées par la SEE a atteint $461 millions en 72 Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 • 7 Accusation de la CEQ L'enseignement aux enfants inadaptés présente une incohérence flagrante par Gilles Provost La formation offerte par les universités québécoises dans le domaine de la formation des maîtres spécialisés pour les enfants inadaptés ou handicapés ne répond absolument pas aux besoins de la société québécoise et présente une incohérence flagrante, a affirmé hier la Centrale des enseignants québécois (CEQ) en rendant public un dossier sur le sujet.Ce dossier, rédigé par Mme Nicole Kanger-Durocher (après consultation avec le personnel scolaire impliqué), étudie méthodiquement les programmes offerts par les universités et en souligne les nombreuses lacunes.Le dossier de la CEQ ne se limite pas à cet aspect négatif mais propose 26 recommandations susceptibles de corriger la situation.Le document va jusqu'à préciser quels éléments devraient être inscrits à ces programmes de cours et quelle importance on devrait accorder à chacun deux.Le document propose aussi un bon nombre de mesures susceptibles d'améliorer la coordination entre les universités.et sur bien des points, il est intéressant de noter que ces recommandations rejoignent certaines que vient de publier le Conseil des Universités.Mme Hanger-Durocher et la vice-présidente de la CEQ, Mlle Micheline Sicotte, ont expliqué hier aux média d'information qu environ 100.000 jeunes devraient bénéficier de services spéciaux en raison de leurs handicaps physiques ou psychologiques.Présentement, environ 60,(K)0 enfants disposent de normes spéciales alors qu'il n'y en avait que 3.000 en 1960.Si la CEQ reconnaît l'effort du ministère de l'Education pour assurer des services qui n’existaient pas il y a quelques années, elle souligne que la situation actuelle produit peu de résultats encourageants, à cause d’une grande pénurie de personnel vraiment qualifié.La plupart du temps, a-t-on expliqué, on accentue les handicaps des enfants en les mettant à l’écart des autres et en ne les rendant jamais capables de réintégrer les classes régulières.Selon la CEQ, il y aurait place pour près de 5,000 spécialistes supplémentaires dans le système actuel, mais le manque de coordination entre les universités, l'insuffisance des cours offerts, les restrictions imposées à l’admission des étudiants, et divers autres facteurs font qu’il est impossible de répondre aux besoins.“Cela n'empêche pas le gouvernement de subventionner des cours dans des spécialités où il y a déjà un surplus de personnel ", signale la CEQ.Même si le dossier rendu public hier dénonce l’insuffisance des services offerts par les universités dans ce secteur, la CEQ estime que les universités ne sont pas seules responsables: le ministère de l’Education aurait dû dresser un inventaire de ses besoins, définir la formation correspondante et en informer officiellement les universités, ce qu’il n’a pas fait.Concernant les universités, la CEQ dénonce les incohérences qui existent au niveau des pré-requis, des équivalences de diplômes et des normes d’admission aux cours de formation des maîtres pour l’enfance inadaptée: Selon la région où il travaille, l’enseignant qui veut se perfectionner pourra être admis sans problèmes ou on exigera jusqu'à onze cours de cégep comme pré-requis! La CEQ signale qu’il s'agit là d'un gaspillage coûteux.et pour l'enseignant et pour le gouvernement.C'est pourquoi la CEQ cemande que les universités aient toutes les mêmes exigences et qu’on admette sans discussion tous les enseignants qui ont déjà un brevet d’enseignement ou deux années d'expérience dans le domaine de l’enfance inadaptée.Analysant les programmes eux-mêmes, la CEQ fait remarquer que certains types d’inadaptation rencontrés dans les ecoles sont absents des programmes universitaires et que plusieurs autres sont à peine effleures en quelques cours.On signale aussi des lacunes au niveau des concentrations, concernant les secteurs comme le langage, la logique-ma-thématique, la psycho-motricité.Enfin, on regrette que les programmes destinés à former des généralistes ne donnent pas au moins une spécialisation en même temps.On note aussi que fort peu de programmes tiennent compte des problèmes particuliers aux milieux défavorisés.La CEQ signale par ailleurs que plusieurs universités n’offrent pas suffisamment de stages pratiques et ne tirent nullement profit de l’expérience concrète que peuvent avoir les étudiants à temps partiel qui enseignent aux inadaptés pendant la journée.On demande que la plupart des cours soient accessibles aux étudiants à temps partiel, qu'on améliore la communication avec les milieux scolaires impliqués et qu'on facilite le passage d’une université à l'autre en mettant un peu d’ordre dans le fouillis des programmes existants.A cette fin.la CEQ propose une sorte de programme-cadre susceptible de mieux répondre aux besoins que se font sentir.Une attitude anti-syndicale QUEBEC (PC) - Le Service de pastorale du diocèse de Québec a dénoncé publiquement, hier, ce qu’il appelle l’attitude anti-syndicale de la direction du Pavillon Saint-Dominique dans le conflit qui oppose celle-ci à ses 24 employés syndiqués, en grève depuis le 19 mars 1972.Au cours d’une conférence de presse tenue à l’archevêché, le directeur de la pastorale, l’abbé Jacques Bernard, et le directeur diocésain du Conseil d'action catholique, M.Jacques Caron, ont demandé à la direction de l’institution de “reprendre les négociations en faisant des propositions susceptibles de rapprocher les deux parties plutôt que des propositions de plus en plus inacceptables’’.Ils ont révélé que les membres du Service de la pastorale avaient résolu à l’unanimité, moins deux abstentions, lors d’une assemblée tenue vendredi dernier, de se dissocier publiquement des gestes de la direction du Pavillon Saint-Dominique.Le service de pastorale estime que ces gestes sont contraires à l’enseignement social de l’Eglise.Parlant au nom de leurs collègues, les deux porte-parole ont en outre réclamé la publication d’un rapport sur ce conflit préparé par le laboratoire d’histoire religieuse de l’Université Laval et qui peut, selon eux, “faire la lumière dans l'esprit de ceux qui doutent encore”.Ce rapport a été remis au début du mois de mars aux religieuses dominicaines qui administrent le Pavillon Saint-Dominique, une institution pour personnes âgées.Les religieuses possèdent un droit de veto sur la publication des résultats de cette étude en vertu d’une entente conclue avec le laboratoire d’histoire religieuse.Hull favorise sa fusion avec 10 municipalités de l'Outaouais HULL (PC) Un rapport municipal, rendu public mardi, favorise nettement la fusion de Hull et des 10 municipalités avoisinantes de la région de l’Outaouais.Préparé par le gerant municipal.M.Aimé Desjardins, le rapport de 225 pages rejette le statu quo en raison du fait que la ville a besoin d’espace pour son expansion.Le rapport préfère de plus la fusion complète à une fusion partielle.Une fusion partielle réunirait à Hull les municipalités situées à l’ouest de la rivière Gatineau, c'est-à-dire Aylmer, Lucerne, Deschênes et Hull-Ouest.tandis que celles situées à l’est de la rivière Gatineau, Pointe-Gatineau.Touraine.Gatineau, Templeton, Templeton-Oust et Templeton-Est, formeraient une deuxième entité municipale.En décembre 1971, l’Assemblée nationale du Québec a adopté une loi favorisant le regroupement des municipalités.Depuis cette époque.Hull et les municipalités avoisinantes se sont opposées au projet.Dans l’ensemble, quatre mémoires régionaux ont rejeté la fusion complète; il s'agit de Hull-Ouest.Lucerne, Aylmer, et les sept municipalités situées à ! est de la rivière Gatineau.Par ailleurs,le rapport de Hull souligne plusieurs précédents et avantages en faveur du regroupement.Durant les 19 dernières années, il y a eu 14 annexions dans la région de l ou-taouais, dont seulement huit ont été effectuées parla ville de Hull.Le rapport précise de plus que la population de Hull se chiffrant par 63.580 en 1971 ne vivait que sur 7.68 pour cent du territoire régional, tandis que Lucerne, avec uniquement six pour cent de la population régionale, possédait 25 pour cent du territoire.La région compte huit forces policières séparées et huit services d'incendie ainsi qu'un nombre total de 767 employés municipaux permanents qui pourraient être tous intégrés dans le cadre d'une conso- lidation administrative.Le grand problème que cite le rapport consiste dans le nom des rues: il y a 336 noms identiques dans la région, dont six rues Champlain et cinq rues Cartier.Dollard.Laval et Notre-Dame.Nomination aux Affaires sociales QUEBEC-Le ministre des Affaires sociales.M.Claude Castonguay.annonce la nomination du Dr David R.Kin-loch au poste de directeur de la planification des Services de santé du ministère.Le rôle du Dr Kinloch consistera plus précisément à concevoir et à proposer, en matière de santé, les objectifs que suggère l’analyse des besoins de la population et de formuler, à la lumière des options susceptibles d’être retenues et des critères de choix appropriés.les moyens qui permettront de les atteindre.M.Kinloch apporte à ses nouvelles fonctions une longue expérience dans le domaine des services de la santé.Après avoir fait de la pratique générale à Victoria en Colombie-Britannique de 1959 à 1961, le Dr Kinloch fut à l’emploi du ministèere de la Santé et du Bien-être national au Yukon avant d'être nommé directeur de Services de santé pour le même ministère dans les territoires du Nord-Ouest.Il occupa ensuite le poste de directeur des Services de santé au département de la santé publique à Boston au Massachusetts, de 1967 à 1971, celui de directeur médical du plan d'assurance dans Iqs Sendees de santé ontarien en 1971 et 1972.et enfin celui de directeur des soins médicaux au ministère de la Santé de l’Ontario en 1972.La ville de Gentilly aura sa deuxième usine nucléaire Le Baron Olard X.S.O.P.'*>r»o Ô»»r Fine Champagne V.S.O.P.Baron Otard l'n aristocrate de ('orrnac arrive au Canada Vendu partout au Canada par Les Distilleries Schenley du Canada, Ltée Menus à prix fixe Faites votre choix *6°° (toxe et pourboire non inclut) Choix de : Crêpe au Homard îô doz.Esgargots Soupe aux Palourdes Soupe à l'Oignon Vichyssoise Choix de : Pétoncles de Digby, Éperlans de l'Atlantique, Fillet de Perche Océan, Croquettes au Thon, Filet de Sole, Pâtisserie $goo (taxe et pouboire non inclut) Choix de : Crêpe au Homard Coquetel de Crevettes Choix de : Soupe à l'Oignon, Soupe aux Huîtres, Choix de : Daurade de Floride, Sole Anglaise, Steak Minute, Scampi, Cuisses de Crabes Alaska Choix de : Pâtisserie Meringue Glacée 117S rue Mackay.Montréal RESERVATIONS: 866-9741 QUEBEC Le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa.annonce que le gouvernement du Québec a autorisé l'Hydro-Québec à conclure un protocole d’entente avec l’Energie atomique du Canada afin d'ajouter un deuxième groupe nucléaire d’une puissance de 600.000 kilowatts à celui qui existe déjà à Gentilly.près de Montréal.Les travaux doivent commencer dès cette année de façon que le nouveau groupe soit mis en service en 1979.C’est l'Hydro-Québec elle- Une suggestion dénuée de sens, déclare TACC TORONTO (PC) La création d une commission de révision des prix des aliments est dénuée de sens.'' C’est ce qu'a déclaré, la présidente de l’Association canadienne des consommateurs, Mme Maryon Brechin.Selon la présidente, le plus important potentiel de la commission sera la publicité.Lundi, le comité spécial sur les tendances des prix à l'alimentation a recommandé aux Communes la création d'une commission indépendante de révision des prix alimentaires.Mme Brechin a souligné que la Commission serait toutefois en mesure d’enquêter sur la hausse des prix et informer le consommateur lorsqu elle pourra certifier que des producteurs ou autres intermédiaires réalisent des profits excessifs.Elle a conclu que la Commission pourra diffuser des rapports d’enquête quelle pourra faire des recommandations au ministre de la Consommation.DENIGER Berthe.A Montréal, le 3 avril 1973 à l’âge de 72 ans, est décédée, Berthe Déniger, célibataire, fille de feu Joseph Antoine Déniger et de feu Marie-Louise Carli.Elle laisse ses soeurs: Blanche (Mme Inez Leduc) et Hollande Les funérailles auront lieu jeudi le 5 avril.Le convoi funèbre partira du Salon Paul & Fortin No 835 rue Laurier est, pour se rendre à l’église St-Denis où le service sera célébré à 1:00 heure.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LABERGE Rév.Père Adrien, Père Blanc à Magog le 3 avril 1973 à l’âge de 86 ans, 6 mois est décédé, le Père Adrien Laber-ge, Frère de Adélard.Lucien et Marius.Il laisse également plusieurs neveux et nieces.Les funérailles auront lieu vendredi le 6 avril.Le convoi funèbre partira de la Maison des Pères Blancs no 11,100 Bout.l'Acadie à 9 heures pour se rendre à l’église Ste-Mar-tine de Châteauguay où le servièe sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière du même endroit, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation Direction: F.Brisebois Inc.même qui dirigera les travaux.Pour répondre aux exigences de l’Hydro-Québec.l'Energie atomique du Canada a offert un type de groupe nucléaire qui â déjà fait ses preuves et que l'Ontario-Hy-dro a choisi pour la grande centrale de Pickering, à 20 milles de Toronto, et aussi pour celle de Bruce, sur les bords du lac Huron.Le groupe no 2 de Gentilly servira à la fois à combler les besoins du Québec à partir de 1979 et à continuer de former le personnel nombreux et hautement spécialisé dont l'Hydro-Québec aura besoin pour les centrales nucléaires de l'avenir II y a suffisamment d’espace à Gentilly pour qu'il y ait là.éventuellement.un complexe nucléaire de 2 à 3 millions de kilowatts.M.Bourassa a précisé que le gouvernement du Québec a autorisé l'Hydro-Québec à conclure un protocole d'entente avec l’EACL sous réserve de l'approbation subséquente du conseil des ministres.Le STOP demande de contrer davantage la pollution atmosphérique Le président de la CL’M, M.Lawrence Hanigan.a reçu hier une pétition signée par 8.000 Montréalais qui réclament des mesures plus énergiques pour contrer la pollution de l'air à Montréal.Ces signatures ont été recueillies par STOP, un mouvement qui se consacre à la lutte contre la pollution, dans le cadre d’une semaine sur la pollution de l’air, du 19 au 24 février dernier.Après avoir discuté avec M.Hanigan pendant plus d'une heure, le représentant de STOP.M.Bruce Walker, a déclaré que M.Hanigan s'était montré extrêmement attentif à leurs revendications et qu'il avait même exprimé sa confiance de 'faire bientôt adopter des amendements aux règlements qui donneraient satisfaction aux citoyens.Le STOP réclame que la ville informe davantage la population sur l’état de la situation de la pollution, sur les règlements en vigueur, sur les dangers de la pollution, sur les procédures légales entreprises pour faire respecter les règlements, etc.On demande aussi que la ville encourage davantage le recours aux transports en commun, édicte des normes plus sévères sur le contenu en soufre de l'huile à chauffage et prenne des mesures pour faire diminuer la concentration de particules en suspension.Enfin, on demande de concentrer la lutte dans certaines régions plus durement touchées et de proclamer éventuellement l’état d'urgence à l'échelle de régions plus restreintes plutôt qu'à lé-chelle de la ville au complet.P72P Faites comme nous: consultez un dépositaire Cascade.Il est de bon conseil, en plus de posséder la solution logique à votre problème d’eau chaude.Cascade 60 25 par mois I Cascade, le seul chauffe-eau électrique qui porte une garantie de dix ans.mêm vX’XvXv/X'I’IvIvX* .V.WAVAV Cascade, le seul chauffe-eau électrique qui porte une garantie de dix ans Les Entreprises Gabriel Inc.1150 est, rue Villeray Montréal 328 Téléphone: 274-4327 F.Lavallée Inc.1879-A, rue Holy Cross Montréal 205 Téléphone: 768-6646 M.Flliault Distributeur et Service Co.Entrepreneurs en plomberie et chauffage 8280, boul.Pie IX Montréal 456 Téléphone: 728-3666 J.C.Lauzon Ltée 12080, boul.Laurentien Montréal 389 J.C.Plumbing Ltée 10360, boul.St-Michel Montréal-Nord 459 Téléphone: 388-1961 J.Demers Ltée 10705, rue Racette Montréal-Nord 460 Téléphone: 324-1370 Arthur Noël Inc.1977, rue Papineau Montréal 133 Téléphone: 521-8525 G.Davidson Inc.3692 est, boul.Gouin Montréal-Nord 459 Téléphone: 321-4355 Charles Bélanger et Fils Ltée Plomberie Ville-Émard Inc.Jetté et Frères Ltée 1268 est, rue Bélanger Téléphone: 334-4560 2519, rue Raudot 140.2e avenue Montréal 330 Paquln Inc., plomberie Montréal 206 Cité de Lasalle Téléphone: 273-7281 Téléphone: 769-3739 Téléphone: 366-0330 3609, rue Monselet Montréal-Nord 459 Téléphone: 322-3547 8 * Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 informations internationales Dans un pays qui veut oublier le Vietnam Un pont aérien américain pour soutenir Phnom Penh?Thieu pris entre Nixon et le WASHINGTON (AFP) M.Elliot Richardson, secrétaire américain à la Défense, a déclaré hier que les Etats-Unis pourraient être amenés à établir un pont aérien à Phnom Penh pour empêcher la capitale khmère de tomber aux mains des communistes.M.Richardson, qui venait de déposer devant une commission parlementaire, a déclaré aux journalistes à sa sortie du Congrès que les Etats-Unis poursuivraient leurs bombardements aériens sur le Cambodge pour empêcher les Nord- ton Non, homme fort du Cambodge, démissionne PHNOM PENH (par l'AFP) - Le maréchal Lon Nol, président de la république khmère et chef du gouvernement cambodgien, a accepté la démission du général Lon Non, ministre attaché à l’Intérieur.Celui qui était considéré jusqu’à présent comme l’homme fort du régime de Phnom Penh, le général Lon Non, qui est aussi le frère cadet du maréchal Lon Nol, chef de l’Etat, aurait indiqué que sa démission avait pour but de "permettre d’arranger les choses ", appre-nait-on hier de source bien informée dans la capitale khmère.Le ministre de l’Intérieur aurait également précisé qu’il n’entendait pas être un obstacle à une éventuelle solution politique, ajoute-t-on de même source.Sa démission est, selon les observateurs, une nouvelle étape de la lutte politique engagée à Phnom Penh pour la vice-présidence de la république par le "petit frère" contre le général Siso-wath Sirik Matak, ancien président du Conseil, soutenu par les Américains.Agé de 40 ans, le général Lon Non a connu une ascension rapide dès le lendemain du renversement du prince Norodom Sihanouk, le 18 mars 1970.Alors commandant de la gendarmerie nationale.il devenait général deux ans plus tard, puis ministre chargé de l’application de la politique du ralliement, enfin ministre chargé de l’Intérieur.Après le bombardement manqué contre le palais présidentiel par le gendre du prince Sihanouk, l’instauration de l’état d’urgence avait permis au général Lon Non d’accroître encore ses pouvoirs.Nombre d’opposants furent arrêtés et il est rapidement apparu que derrière l’écrasement du "complot ennemi'’se déroulait en fait une lutte acharnée pour le pouvoir, en particulier pour la nomination à la vice-présidence, celle-ci devant devenir le véritable siège du pouvoir en raison de l’état de santé du maréchal Lon Nol.Toutefois, il est encore hop tôt pour dire si la démission du général Lon Non est une défaite de ce dernier ou un simple recul tactique.Par ailleurs, le comité de la Défense nationale, présidé par des généraux, a dcidé que neuf membres de la famille royale seront envoyés devant un tribunal militaire, pour activités contre la république.Il s'agit des quatre enfants du prince Sihanoux et de cinq membres de sa parenté.Phnom Penh est depuis tôt hier matin, une ville presque totalement privée d’électricité.Vers quatre heures du matin un violent incendie s'est déclaré dans la plus importante des deux centrales qui alimentent la ville, provoqué, déclare-t-on à l’Electricité du Cambodge, par une surchauffe des groupes électrogènes.Ceux-ci datent parfois d’une trentaine d’années et étaient prévus pour les besoins d’une ville de six cent mille habitants, chiffre que l'afflux des réfugiés a fait plus que doubler.Vietnamiens et les guérilleros de couper complètement toutes les voies d’accès à Phnom Penh.L'aggravation de la situation militaire au Cambodge a accru hier les préoccupations des dirigeants américains à l'égard des intentions de Hanoi.Mais l’amiral Thomas Moorer, chef d’état-major interarmés, qui accompagnait M.Richardson "au Congrès, a déclaré de son côté qu'il ne voyait pas de menace immédiate d’effondrement complet des défenses gouvernementales devant l’offensive adverse.Les sources officielles américaines s’attendent à ce que les communistes intensifient leurs activités militaires à l’occasion du nouvel an cambodgien qui tombe cette année le 13 avril.Les services de renseignements estiment cependant que leur objectif n'est pas de s'emparer de Phnom Penh mais d’assurer leur accès au Sud-Vietnam."Il existe une possibilité que la situation devienne suffisamment grave pour rendre nécessaire un pont aérien vers Phnom Penh", a toutefois déclaré M.Richardson aux journalistes.Deux soldats gouvernementaux ont pris position dans un temple, à Dey Eth, à 17 milles de Phnom Penh.L'étau se resserre autour de la capitale.(Téléphoto AP) 200 autres Américains encore détenus en Asie?MANCHESTER ipar AFP) - Deux cents Américains au moins sont encore retenus prisonniers en Chine, au Laos et au Cambodge, a révélé hier le journal Manchester Union Leader.Le quotidien cite le révérend Paul Lindstrom, un pasteur spécialiste des questions indochinoises, qui déclare détenir ses informations de source militaire, de la CLA et d'agents de renseignements sud-vietnamiens.Selon lui.64 pilotes américains au moins ont été transférés de leur prison du Laos en Chine d'octobre 1971 à janvier 1972.Ils se trouvent maintenant dans des camps de la province du Yunan.juste au nord de la frontière laotienne".Le département d'Etat a déclaré en réponse à ces allégations qu'aucune information sérieuse ne permettait de supposer que des prisonniers de guerre américains aient été transférés du Nord-Vietnam et du Laos en Chine populaire où ils seraient actuellement détenus.Le porte-parole du département d'Etat a ajouté que le pasteur Lindstrom avait déjà manifesté depuis des années une tendance à faire des révélations basées sur de prétendus renseignements confidentiels qui s’étaient toujours avérés inexants.SAIGQN (AFP) - L'équipe militaire quadripartite chargée de la recherche des militaires disparus en Indochine -environ 1.300 Américains - a tenu sa première réunion officielle hier matin sur la base de Tan Son Nhut, à Saigon.Un porte-parole américain a déclaré que sur proposition du chef de la délégation américaine, le colonel B.H.Russell, les quatre représentants (Etats-Unis.Saigon, Hanoi et G RP) ont adopté les mêmes procédures et méthodes de travail que la Commission quadripartie pour l'application du cessez-le-feu.maintenant dissoute, ainsi que le même système de rotation de -la présidence des réunions et le même drapeau orange-rouge- L’équipe quadripartite se réunira trois fois par semaine, les mardi, mercredi et samedi.Le délégué américain a également demandé que l'équipe examine en priorité le rapatriement des cadavres de militaires décédés en captivité et définis- Faites lire dans votre main lors du diner à la chandelle au Mafiarajafi Restàuvmt 2124 Drummond 844-5702 Stationnement gratuit a I intérieur se plus clairement le statut des "disparus au combat ".Le chef de la délégation américaine a également annoncé que les Etats-Unis étaient prêts à établir une liaison aérienne entre Saigon et Hanoi par avion militaire de transport C-130 (venant de Thaïlande ) avec départ de Saigon tous les mercredi et retour le lendemain.Cette proposition a également été acceptée par T'autre côté ".a précisé le porte-parole américain.Le représentant du Nord-Vietnam a toutefois demandé que le premier vol ait lieu samedi prochain afin de permettre de transporter de Hanoi à Saigon le chef de la délégation nord-vietnamienne.le colonel Tran Nguyen Do.Ce n’est qu après l’arrivée du colonel Do que la délégation nord-vietnamienne pour ra discuter du problème du rapatriement des corps, a déclaré le porte-parole américain.La prochaine réunion de l’équipe quadripartite est prévue pour aujourd’hui.Üri WASHINGTON (par l’AFP)-Le président Nguyen Van Thieu du Sud-Vietnam est arrivé hier soir à Washington où il risque d’être victime de la controverse entre le président Nixon et le Congrès à majorité démocrate sur la ursuite de l’engagement des Etats-nisen Indochine.Pendant les deux journées qu’il va passer dans la capitale, le président Thieu va plaider la cause de son pays devant les dirigeants réticents de la Chambre et du Sénat et devant une opinion publique divisée.Il donnera une conference de presse au National Press Club et une interview télévisée à la chaine CBS.Il recevra des délégations de la fédération syndicale AFL-CIO et des organisations d’anciens combattants.Son but est de s’assurer que l’aide économique massive et l’aide militaire limitée que M.Nixon vient de lui por-mettre à San Clemente ne seront pas compromises par le perpétuel conflit d’autorité entre le président et le Congrès sur l’engagement des Etats-Unis a l’étranger.Le climat de sa visite à Washington est alourdi par le mécontentement croissant du Congrès devant l’intensification des bombardements américains au Cambodge et les allusions des dirigeants du Pentagone à une reprise des bombardements au Vietnam.Les libéraux démocrates ont déjà menacé de faire obstacle à toute aide au Sud-Vietnam tant que l'intervention militaire américaine en Indochine n’aura pas complètement cessé.Onze organisation pacifistes qui n'ont pas complètement ‘‘démobilisé” après la signature des accords de paix ont constitué un “comité d’accueil à Thieu” (Welcome Thieu Committee) qui va tenir, aujourd’hui une manifestation de protestation à proximité du National Press Club lorsque le président du Sud-Vietnam y prendra la parole.Le président Nixon a voulu minimiser la confrontation avec les adversaires de sa ferme politique indochinoise en restant en Californie tout le temps que le président Thieu sera à Washington.Mais celui-ci n’en risque pas moins d’être pris entre l’arbre et l’écorce et d’être mal reçu par un pays qui n’aspire qu’à oublier le cauchemar du Vietnam.A la suite de la publication du communiqué commun Nixon-Thieu, le porte-parole de la délégation du G RP a la conférence de la Celle-Saint-Cloud a diffusé, hier matin, une déclaration accusant les Etats-Unis de "maintenir leur engagement militaire et leur ingérence dans les affaires intérieures du Sud-Vietnam", en "violation flagrante” de l’accord de Paris sur le Vietnam.Le porte-parole, qui s’abstient de mentionner explicitement les entretiens et le communiqué de San Clemente, reproche au gouvernement de Washington de promettre d’augmenter l’aide militaire à ce gouvernement, de "proférer de nouvelles menaces et calomnies à l’encontre du GRP et la RDV" et enfin d'intensifier les bombardements au Cambodge.Dans les milieux diplomatiques de la capitale sud-vietnamienne on souligne notamment la phrase du communiqué affirmant que les deux présidents "sont parvenus à une concordance totale de leurs points de vue".A elle seule, cette phrase indique que le président Thieu a obtenu le soutien du président Nixon pour son régime dans la période d’après-guerre.Dans les mêmes milieux, on relève en même temps que "le président Nixon a informé le président Thieu du vif intérêt qu’il porte aux réunions entre les représentants des deux parties sud-vietnamiennes” de la Celle-Saint-Cloud.Ces réunions doivent, selon l’accord de Paris, aboutir à la création d’un "Conseil national de concorde et de réconciliation nationales" pour la préparation de nouvelles élections en vue d’un règlement politique.De toute evidence, estiment les observateurs aux Etats-Unis, le chef d’Etat américain a invité son interlocuteur à redoubler d'efforts pour arriver à un modus vivendi avec le Vietcong.M.Nixon estimerait en effet que les infiltrations nord-vietnamiennes d'hommes et de matériel ne cesseront que lorsque le GRP ne se sentira plus menacé et lorsque la "drôle de paix" qui sévit au Sud-Vietnam depuis l’accord de paix du 27 janvier, cédera le pas à un arrêt réel des hostilités, conséquence d'un compromis politique.Envisagées sous cet angle, les craintes d'une partie de l’opinion publique américaine de voir M.Nixon se saisir d'un prétexte quelconque pour ranimer la guerre seraient sans fondement.A la lumière des deux journées d'enbetiens au sommet qui viennent d'avoir lieu à San Clemente où, du moins, de ce qui en a transpiré, certains observateurs pensent maintenant que le président américain n'a pas d’autre souci, en fait, que de se débarrasser une fois pour toutes de l’affaire indochinoise.Les recherches s'organisent pour retrouver les disparus d'Indochine Télégramme pro-Minh à Washington SAIGON (AFP) - Le groupe de l’opposition sud-vietnamienne soutenant le général Duong Van Minh (“le grand Minh”), comprenant des sénateurs, des députés et des intellectuels.a adressé hier un télégramme au président Nixon demandant que le gouvernement des Etats-Unis soutienne le peuple vietnamien en faisant appliquer au Sud-Vietnam les libertés démocratiques.Le même télégramme a été adressé aux présidents du Sénat américain et de la chambre des représentants.Il est signé de 48 personnalités sud-vietnamiennes et invoque l’Article onze de l’accord de Paris sur le cessez-le-feu, garantissant les libertés démocratiques et demandant la réalisation de la réconciliation et de la concorde nationale.Le général Minh n’a pas signé lui-même le télégramme au président Nixon et au Congrès américain mais tous les autres signataires, dont 7 sénateurs, 31 députés et dix avocats, professeurs, ingénieurs, juges ou anciens généraux, font partie du groupe de conseillers qui travaillent avec le grand Minh dans le but de former un rassemblement que les observateurs considèrent comme le noyau d’une troisième force se situant entre le président Nguyen Van Thieu et les communistes.Les 12 informés SAIGON (par l'AFP) Le gouvernement de la république du Vietnam a décidé d'informer les douze membres de la Conférence internationale signataires de l’acte final du 2 "mars 1973, à Paris, de l'attaque "communiste" contre la base de Tong Le Chan, écrivait hier l'agence gouvernementale Vietnam-presse, C'est la première fois que l'une des parties signataires des accords de Paris sur le Vietnam saisit la Conférence internationale d'un cas de violation du cessez-le-feu.A UNIVERSITE DE MONTRÉAL SERVICE D’ÉDUCATION PERMANENTE 333, Chemin de la Reine-Marie, Tél.: 343-6090 (jour), 343-6992 (soir) SESSION D'ÉTÉ (JUILLET - AOÛT) PROGRAMMES DE CERTIFICATS CHACUN DE CES PROGRAMMES COMPREND TRENTE (30) CRÉDITS ET EST COURONNÉ PAR UN CERTIFICAT DE l'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.Animation de la vie étudiante Animation pédagogique des bibliothèques Aptitude O l'enseignement de l'éducation physique au niveau élé mentaire — Enseignement des mathématiques au secondaire — Enseignement des mathématiques et des sciences à l'élémentaire — Enseignement du français 6 l'élémentaire — Enseignement du français au secondaire — Pédagogie audio visuelle — Sciences familiales BACCALAURÉAT ÉS SCIENCES LES ÉTUDIANTS PEUVENT OBTENIR UN BACCALAURÉAT EN RÉUSSISSANT TROIS (3) CERTIFICATS.DATE LIMITE D ADMISSION: 1S MAI Nous regrettons de ne pouvoir accepter de demandes d'admission après cette date.Brochure sur demande SAIGON (AFP) - Deux journalistes américains qui avaient été capturés lundi par des troupes "communistes” dans la province de Quang Ngai (centre Annam) ont été relâchés hier matin, apprend-on à Saigon.Il s’agit de Daniel Southerland, 36 ans, correspondant du Christian Science Monitor et d’une femme, Frances Fitzgerald, journaliste au New Yorker et auteur du best-seller sur le Vietnam Fire in the Lake.Daniel Southerland a annoncé sa libération, en téléphonant hier soir à son épouse, depuis la ville de Quang Ngai.Il doit rentrer à Saigon dans le courant de la journée.Daniel Southerland et Frances Fitzgerald étaient en re-rtage dans la région de uang Ngai et se trouvaient seuls sans chauffeur ni interprète, lorsqu’ils ont été capturés par des Vietcong à Son Tinh, près d’une position gouvernementale située à environ 10 km au nord de la capitale provinciale.Ils ont été gardés quarante- huit heures, mais ont toujours été correctement traités, a indiqué hier soir Daniel Southerland dans sa conversation téléphonique avec son épouse.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS ii m uni m irnnrîh Libérés hier matin, ils ont été conduits sur une route et ont ensuite marché jusqu'au moment où ils ont retrouvé les lignes gouvernementales.Les Editions du Jour annoncent le lancement de Sortie Exit Sa-lida par Suzanne-Jules Lefort.sur notre photo.C'est à l’âge de 17 ans qu elle tricota Sortie Exit Salida, son deuxième manuscrit dans lequel "tous les personnages et incidents sont purement chimériques et relèvent du mensonge".En tait, il s'agit là.dans cet ouvrage, de l'histoire d'une solitude qui n'est en fait qu'une porte de sortie face à la réalité de la vie.Sortie Exit Salida par Suzanne-Jules Lefort est en vente partout au prix de $2.50.{Publireportage) Le piano ''Champlain” de Sherlock-Manning Vous avez le talent nous avons l'instrument! Venez le voir.VASTE CHOIX D'ORGUES ET DE PIANOS NEUFS ET USAGÉS À PRIX RAISONNABLES.CHOIX VARIÉ DE MUSIQUE EN FEUILLES VENEZ VOIR LA MERVEILLE DES MERVEILLES.LE PIANO MASON & RISCH, MODÈLE S-I5-F/1 E® STUDIOS D’ORGUES HAMMOND Dominique Boulet SIEGE SOCIAL: 1401 ouest, rue Legendre, bureau 301, Montréal 3SS, P.Q.Tél.: 384-2SS1 K-MART POINTE-CLAIRE IBS, boul.Hymus (coin St-lean) 695-7623 ORGUES HAMMOND, PIANOS CENTRE-VILLE CENTRE D'ACHATS PLACE VERSAILLES 1434, McGill College ST-MARTIN Sherbrooke - coin (Métro McGill) Boul.Labelle Hippolyte-Lafontaine 845-3211 Chomedey, Laval 354-8140 ORGUES ET PIANOS 681-2559 ORGUQ HAMMOND, NEUFS ET USAGÉS V ORGUES HAMMOND PIANOS, GUITARES, BATTERIES, etc Deux journalistes américains relâchés diffusée tous les jours à 8:35 heures 17:06 heures Votre^ Médecin deHH Famille émission de LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU QUÉBEC CKAC73 651^491262 informations internationales Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 * 9 l'OEA démarre avec le problème cubain iç H I N E] i/// ?/,, Everest t r KATMAN DO ^^n*0,Bh;itgaon CW^ÎBirganj 7' V?" ^Thimbu BHOÜTANl j \ Lucknow N D E Patna ^amalpur BENGALE ORIENTAL] Des troupes indiennes pour rétablir l'ordre au Sikkim WASHINGTON (par Jean Hurteau, de l’AFP) Dès la première minute, hier matin, d une réunion inter-américaine, le secrétaire d'Etat américain William Rogers, a dû entendre une pressante demande de levée des sanctions contre Cuba.ftpdx autres demandes qui donnent l'atmosphère de cette réunion ont également été formulées: que de telles réunions ne siègent pas à Washington et que toute l'Organisation des Etats américains (OEA) soit révisée de fond en comble.L’OEA, une organisation régionale de 23 membres, groupe les républiques latino-américaines, à TexceptioA de Cuba, exclue voici neuf ans, et les Etats-Unis dont la voix à jusqu'ici été prédominante.Une visite inattendue SAN CLEMENTE (par l'AFP et Reuter) - Le chancelier Willy Brandt, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, M.Walter Scheel, se rendra en visite officielle à Washington pour des entretiens avec le président Richard Nixon les 1er et 2 mai prochain.L'annonce de cette prochaine visite a suscité une surprise générale dans la capitale fédérale allemande.Selon toute apparence, elle a été organisée à la dernière minute et a entraîné un bouleversement du programme du chancelier établi pour la fin avril et les premiers jours de mai.Il y a moins d’une semaine, le porte-parole du gouvernement fédéral démen- L'armée irakienne toujours au Koweit KOWEÏT (AFP) -L'armée irakienne ne s'est pas encore retirée des positions qu elle avait occupées, le 20 mars, en territoire koweitien, indiqua-t-on hier soir de source autorisée à Koweit.Les informations parues hier matin dans la presse koweïtienne, selon lesquelles le retrait des forces irakiennes aurait commencé, ne sont pas exactes, ajoute-t-on de même source.D'autre part, aucune réaction n'a été enregistrée jusqu'à présent, de la part des dirigeants koweïtiens, aux déclarations attribuées par l'hebdomadaire libanais Al Sayyad au ministre irakien des Affaires étrangères, réitérant les revendications de Bagdad sur les lies koweïtiennes de Warba et Boubiane.En prononçant le discours inaugural d'une assemblée générale des ministres des Affaires étrangères qui durera quinze jours, le ministre des Affaires étrangères de la Barbade.George C.Moe, n’a pas attendu trente secondes pour poser le problème cubain.Pour lui, les sentiments nationalistes ne font que croître et chaque pays d’Amérique a le droit de choisir la voie qu'il veut pour son développement, fut-elle marxiste-léniniste.Une telle affirmation va à l'encontre de l'obstination que le gouvernement du président Richard Nixon continue à démontrer en maintenant un état de guerre froide vis-à-vis de Cuba et en usant de toute son influence pour que les paus latino-américains le suivent dans cette voie.tait qu’une visite de M.Willy Brandt soit en préparation.Le chancelier, de son côté, avait accepté de prendre la parole le 1er mai à la réunion qu’organisent les syndicats, à Munich, à l'occasion de la fête du travail.Cette décision subite du chancelier, qui parait ainsi avoir pris soudain conscience de la nécessité d'une rencontre avec le président Nixon, revêt une signification particulière à la lumière des récentes prises de position de l'opposition chrétienne démocrate accusant le chancelier de "neutralisme grandissant" et 'd'anti-américanisme ".Ces accusations, qui font l’objet de questions déposées par l'opposition au Bundestag, découlent des incertitudes qui, selon les chrétiens démocrates, entourent les véritables intentions du gouvernement dans sa politique d’ouverture à l’Est.On a fait grand cas à Bonn d'un article paru dans la revue américaine Or-bis.qui se consacre aux problèmes de politique étrangère, sous la signature du professeur Walter Hahn.Professeur d'un institut privé d'études de politique internationale, le professeur Hahn a affirmé que M.Egon Bahr, principal artisan de l'Ostpolitik.lui avait confié, en janvier 1969.neuf mois avant l’arrivée au pouvoir du chancelier Willy Brandt, que l'objectif final de l’ouverture à l’Est était la dissolution de l’Alliance atlantique et l’intégration de l’Allemagne fédérale au sein d'un système de “*sécurité collective " d'Europe centrale.Le chef de l'opposition chrétienne démocrate, M.Rainer Barzel, a demandé Le ministre des Affaires étrangères de la Barbade s en est également pris avec beaucoup d’énergie à la politique de désintéressement (low profile), qui a été instaurée voici trois ans par le président Nixon.Selon lui, il y a là une preuve de plus que, malgré leurs déclarations de principe.les Etats-Unis ne sont pas intéressés à une véritable coopération avec l’Amérique latine.Sur un ton plus diplomatique, le secréte général de l’OEA.l’équatorien Ga-lo Plaza, n’a pas caché sa “profonde préoccupation” devant la dégradation des relations entre Washington et les pays du Sud du Rio-Grande.il a proposé que l’on sauvegarde l’organisation commune mais en lui au gouvernement d'apporter des éclaircissements sur ce point, estimant qu'il faisait peser de graves doutes sur les intentions véritables de l'Allemagne fédérale.Le thème dominant des entretiens que le chancelier et son ministre des Affaires étrangères, M.Walter Scheel.auront avec le président Nixon, sera très vraisemblablement le risque croissant d une détérioration des relations entre les Etats-Unis et la Communauté économique européenne.Ce danger, évoqué de façon répétée ces derniers temps de part et d'autre de l'Atlantique, a été de nouveau rappelé par le chancelier lors du déjeuner qu’il a donné à la chancellerie, la semaine dernière, en l’honneur de M.François-Xavier Ortoli, président de la commission de la CEE.Le problème, souligne-t-on de source autorisée à Bonn, a également fait l’objet de discussions au sein du cabinet.La visite du chancelier à Washington interviendra très vraisemblablement avant celle que doit effectuer le secrétaire général du Parti communiste soviétique, M.Leonid Brejnev, en Allemagne fédérale.Cette visite, la première d’un chef du parti soviétique à Bonn, doit en principe avoir lieu dans le courant du mois de mai.Aucune date n'a cependant encore été fixée.Le chancelier fédéral, qui doit se rendre début juin en Israël, pour la première visite officielle d'un chef du gouvernement allemand depuis la Seconde Guerre mondiale, avait rencontré le pré1 sident Nixon à Key Byscaine (Floride) en décembre 1971.enlevant ce qui la paralyse, c'est-à-dire la dépendance de fait entre les républiques pauvres et la grande nation du Nord.Selon les observateurs, la rébellion des Latino-américains a ainsi été exprimée très clairement dès le debut, dans une organisation qui s'était pourtant jusqu'à présent fait une réputation de diplomatie feutrée.Le camp des mécontents s’est considérablement accru.En tête de ceux-ci.figure le Chili, gouverné par la gauche, le Pérou des militaires réformistes aujourd'hui au pouvoir, l’Equateur et dans une certaine mesure le Mexique qui a été le seul pays à refuser, de tout temps, de rompre avec Cuba.On s’attend à ce que la nouvelle Argentine péroniste où Hector Campora prendra le pouvoir en mai, les rejoigne.Seul le Brésil des militaires et des technocrates partisans du développement à tout prix se range le plus clairement dans le camp américain.Le Venezuela, à qui reviendra la présidence de l’Assemblée, n'a pas caché son désir de normaliser ses relations avec Cuba et la Colombie accepterait, assez volontiers de renouer avec Cuba, si une majorité se dégageait.Comme dans l'affaire de la longue résistance américaine à l'admission de la Chine aux Nations Unies, la résistance américaine selon tous les observateurs est en train d’être lentement mais sûrement grignotée.Déjà six pays de l'OEA ont renoué avec Cuba.Avant de répondre demain aux attaques des pays contestataires dont la liste de revendications s'allonge chaque jour, le secrétaire d’Etat, William Rogers, devra encore entendre l'exposé du Pérou et du Panama, un pays qui réclame la restitution de la zone américaine du Canal.Si l'affaire cubaine polarise le mécontentement latino-américain, la refonte de l’OEA ne leur semble pas moins urgente.Ils ne peuvent plus, dans leur majorité, admettre que l'OEA soit assez anachronique pour exiger des sanctions contre Cuba quand le président Nixon va en Chine.Ils regrettent même que Washington soit le siège de leur actuelle assemblée.Ils ont, comme l'a fait remarquer le ministre des Affaires étrangères de la Barbade.noté avec amertume que la presence dans la capitale américaine de plus de 20 ministres latino-américains puisse y passer totalement inaperçue.Cette préoccupation s’est trouvée renforcée par les diplomates les plus "durs" qui considèrent que l'OEA devrait siéger en Amérique latine, voire même sans les Etats-Unis.NEW DELHI (AFP) Le gouvernement indien est prêt à envoyer des troupes à Gangtok, capitale du Sikkim, Etat de l'Himalaya placé sous protectorat indien, a annoncé hier à New Delhi un porte-parble gouvernemental.Le porte-parole a indiqué que cette mesure avait été envisagée à la suite d une demande du roi du Sikkim, le Chogyal, en vue de restaurer la loi et faire respecter l'ordre à Gangtok, théâtre depuis plusieurs jours de manifestations contre le roi.L'armée indienne, qui est maintenant déployée le long de la frontière entre l'Inde et le Sikkim, peut intervenir à tout moment si nécessaire, a précisé le porte-parole.Il a d'autre part indiqué qu'un responsable du ministère indien des Affaires étrangères étâit arrivé hier à Gangtok afin d'étudier sur place la situation et de conseiller le roi et les autorités indiennes sur les mesures à prendre.D'autre part, selon des informations WASHINGTON (AFP) La commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Watergate a publié hier un communiqué indiquant que jusqu'à maintenant, elle n’était en possession d '‘aucune preuve de quelque nature que ce soit permettant d'impliquer M.Haldeman dans des activités illégales en rapport avec la campagne présidentielle de 1972".Le communiqué, signé par le sénateur démocrate Sam Ervin, président parvenues hier à New Delhi, plus de 4.000 personnes auraient manifesté hier matin à Gangtok réclamant la libération du leader de la communauté népalaise, majoritaire au Sikkim, arrêté le 27 mars, la mise en place de la règle démocratique" un homme, un vote" et dénonçant le "truquage" des dernières élections législatives.La police serait intervenue et aurait arrêté plusieurs manifestants.L'Etat du Sikkim, qui est frontalier avec le Tibet, a une population de 200.000 habitants compose* pour 75 pour cent de Népalais et pour 25 pour cent de Bhutias et de Lepchas.Il est lié à l’Inde par un traité signé en 1950 et qui stipule que l'Inde est responsable de sa politique étrangère, de sa défense et de ses communications.Plusieurs groupes politiques ont demandé à diverses reprises la révision du traité en vue d'obtenir pour le Sikkim un statut similaire à celui en vigueur au Népal.de la commission, et du sénateur républicain Howard Baker, son vice-président.répond aux fuites dont plusieurs journaux se sont fait récemment l'écho et selon lesquelles l'un des condamnés de l'affaire Watergate.James McCord, aurait déclaré mercredi dernier devant la commission que M.H.R.Haldeman.l'un des plus proches conseillers du président Nixon, aurait été tenu au courant des préparatifs du cambriolage du quartier général du parti démocrate.Brandt le 1er mai à Washington Aucune preuve contre Haldeman h.perron GLAÏEULS Nos bulbes sont du TYPE EXPOSITION.spécialement choisis — les fleurs les plus glorieuses et les couleurs les plus somptueuses que vous n'aurez jamais vues.I VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX! | Qw.h.perron 515, bout.LABELLE, Chomedey, Laval ' .• mille au nord du pont de CartiervHIe Vaste terrain de stationnement gratuit 332-3610 ! Montreal et banlieue) Ouvert 11 lundi m vendredi de 8:00 i 6:00P.M.samedi de 8:0015:00 P.M.,* ¦ ; mmm iilMiliiilÉi î w- ï *-v.' .-x •• L'Hôtel Pemcoe, Montego Bay, Jamaïque: lieu de séjour des gagnants d'un prix du concours organisé par LE DEVOIR.Les détails de ce concours seront publiés de nouveau dans LE DEVOIR du 24 avril 1973.Déjeunez avec LE DEVOIR tous les matins Pour vous assurer d'une livraison régulière à domicile.compose* 844-3361 ou remplissez ce coupon et adressez-le à: LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal 125, Québec NOM:.ADRESSE: .APP.:.TEL:.VILLE:.À la semaine: SO.90 D 6 mois: $19.00 D 1 an: $35.00 l) Payable au porteur.Faire un chèque à l'ordre de LE DEVOIR Plan subversif en Argentine pour bloquer le retour à fa démocratie ?BUENOS AIRES (d’après AFP et Reuter) - Le commandant en chef de l’armée argentine a affirmé hier que l’assassinat du colonel Hector Iribarren, décédé le même jour des blessures subies lors d’une tentative d’enlèvement, “fait partie d’un plan subversif préparé et exécuté par des hallucinés et des déséquilibrés qui ne pourront pas cependant enrayer le pro- Washington tend la main à l'Albanie WASHINGTON (AFP) -Pour la premiere fois depuis la guerre froide, le gouvernement américain a lancé hier un appel à la réconciliation avec l’Albanie.Dans une allocution qu’il est allé prononcer devant l’académie navale d’Annapolis, près de Washington.M.Kenneth Rush, sous-secrétaire d’Etat, a noté que l’Albanie demeurait le seul pays communiste d’Europe qui ne soit pas en train de normaliser ses relations avec les Etats-Unis.“Compte tenu de nos liens croissants avec tous les autres pays d’Europe orientale, il semble anachronique que l’Albanie continue à vouloir fonctionner dans un tel isolement”, a-t-il dit."L’Albanie continue à utiliser envers nous la rhétorique belliqueuse d’une ère écoulée.Nous ne savons pas si elle souhaite reprendre les relations.Mais lorsqu'elle le voudra, elle nous trouvera prêts à répondre".Nouvel ambassadeur soviétique à Londres LONDRES (AFP) - L’ambassadeur de l’Union soviétique à Londres, M.Mikhail Smimovsky, quittera dans quelques mois son poste qu il occupait depuis 1966, indique-t-on de source autorisée.Son successeur, précise-t-on de même source, sera M.Nikolai Lunkov, actuellement chef de la section des relations culturelles avec l’étranger au ministère soviétique des Affaires étrangères.Le séjour à Londres de M.Smimovsky a été marqué par des hauts et des bas dans les relations anglo-soviétiques.Une affaire de coeur cessus de retour à la démocratie”.Le colonel Iribarren, qui commandait les services secrets du troisième corps d’armée, a été attaqué hier matin par six personnes qui voulaient l’enlever.Le colonel succombait deux heures plus tard des suites de ses blessures.Dans un communiqué publié à Buenos Aires, Tarmee argentine, après avoir condamné “ce nouvel et inqualifiable assassinat qui endeuille la famille militaire” réaffirme son intention de remettre le pouvoir aux autorités légitimement élues le 11 mars.“Rien ni personne, ajoute le communiqué, ne pourra empêcher que la volonté du peuple soit respectée”.La situation en Argentine, à 50 jours seulement de la remise du pouvoir à M.Hector Campora, le président élu, semble préoccuper le général Alejandro Lanusse et les chefs de l’armée.De source proche de la présidence de la république, on affirme que les forces armées seraient disposées à prendre des mesures sévères pour mettre un terme à l’escalade de la violence.Il ne se passe pas en effet une semaine à Buenos Aires sans qu’une importante entreprise ou une famille nantie ne paye des rançons supérieures a $500,000 pour la libération d’un collaborateur ou d’un proche parent.D’autre part, la police n’a pas pu retrouver la trace des ravisseurs du contre-amiral Francisco Ale-mann, de l’un des dirigeants de Kodak-Argentine, Anthony Da Cruz, et du jeune Angel Fabiani, fils d’un riche commerçant de la capitale, tous trois enlevés au cours des derniers trois jours.Par contre, M.Gerardo Scalmazi.gérant d’une succursale de la banque de Boston, à Rosario, a été libéré hier matin contre une rançon de $750,000 qui aurait été payée par la banque américaine ou il travaille.Par ailleurs, deux attentats à la bombe ont été perpétués hier matin dans la ville de Salta, dans le nord de l’Argentine.Le premier visait le domicile du dirigeant local du parti péroniste, éditeur de deux journaux, et le second le siège même du parti péroniste.Les deux explosions n'ont fait que des dégâts matériels.Sur la scène parlementaire, M.Hector Campora et son co-listier, Vicente Solano Lima, ont été proclamés, mardi soir, président et vice-président élus d’Argentine par la Chambre nationale électorale, à la suite des élections du 11 mars.AVIS de CHANGEMENT D'ADRESSE des ABONNÉS du JOURNAL LE DEVOIR Afin d'éviter toute interruption dans la livraison de leur journal, nous prions les abonnés du DEVOIR qui déménagent de bien vouloir nous faire part de leur changement d'adresse au moins 10 jours à l'avance.I Je paie mon abonnement au porteur à chaque semaine ?.(je le reçois par porteur ?J Mon abonnement est payed avance] je|ereço.sparlaposte D Nom .Adresse actuelle Nouvelle adresse à compter du .5.V.P.remplir ce coupon et l'adresser à Journal LE DEVOIR, Case postale 6033, Montréal 101 (Québec) LOUISE LEBRUN sur disque m Wïm FACE 2 S- ROSSINI • Il barbiere di Siviglia • ' Una voce poco la' FACE i 1- MOZART - Oie Zau-berflote • "O zittre oicM' 2- MOZART • Die Zau-berflote - "Der hollera die kocht in meinem her zee 3- MOZART - La nozze di Figaro - ' Venite.ingiooc chiatevi 4- MOZART - Le nozze di Figaro ¦ 'Deh.vieei non tardar" CC- 15.075 6- VERDI - Rogoletto Tare nome'' SPECIAL 7- VERDI La Iraviata Reg S6 29 500 est, Ste-Catherine, Montréal 132 849-6201 L’INTÉRÊT QUÉBÉCOIS.oMigatiorjs d’épa^ne .l’intérêt r qui travaille pour nous et le Québec MAINTENANT AVEC LE PLAN BUDGÉTAIRE C'EST PLUS FACILE! 2% 4- 3% + GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DES FINANCES f 10» Le Devoir, jeudi 5 avril 1973 L'industrie du cuir ne tient qu'à un fil par Renée Rowan La survivance de l'industrie du cuir au Canada ne tient qu'à un fil.Seul le gouvernement fédéral peut et dont agir rapidement si on veut sauver cette industrie qui fournit directement du travail à 2,500 hommes et femmes et à 25,000 autres travailleurs canadiens employés dans des industries connexes.Ensemble, ces industries contribuent pour environ un demi-milliard à l’économie du pays.C’est ce qu'a déclaré M.Peter Stewart, président de l'Association des tanneurs du Canada à l’occasion de l’exposition printemps 73 au salon canadien du cuir qui se poursuit aujourd'hui à l'hôtel Bonaventure."Nous incitons le gouvernement à contrôler la quantité de chaussures importées au Canada jusqu’au point où l'industrie du tannage, ainsi que l'industrie canadienne de fabrication de chaussures puissent tenir leur rang sur le marché domestique”, a dit M.Stewart.On peut noter, au Canada, depuis six ans, l'entrée d'un flot toujours grandissant de chaussures et de produits de cuir en provenance de pays où les salaires sont bas.M.Stewart a rappelé que l'an dernier, une pénurie mondiale artificielle de peaux a été créée par l'embargo presque total du gouvernement de l’Argentine sur les exportations de peaux.Cela a eu pour effet, dit-il, de produire une augmentation de trois cent pour cent du prix des peaux au Canada.Bien que les prix I la mode "'"4 ¦ -v Nous sommes au printemps.Les fabricants ont déjà un pied dans l'automne et l’hiver 74.Pour lui, des chaussures sport, style Ghillie, en suède épais marron; pour elle, des bottillons en cuir noir lisse, le complément idéal pour les pantalons.Ceux-ci sont à triple socle; le talon droit, est de hauteur moyenne.Au rayon vêtements, les modèles présentes au salon sont simples, classiques, bien coupés.Pour elle, un 'trench-coat” a bavolets arrondis, en souple peau ivoire; les poignets sont à pattes bouclées.Pour fui, le manteau-auto en peau de porc suédée avec un fini qui laisse voir le veinage tacheté de la peau.Le col est en tissu fourrure.Placement étudiant fera des chômeurs HULL (PC) - L’Opération placement étudiant 1973, dans laquelle le gouvernement Bou-rassa investira $6.5 millions, nuira incontestablement aux quelque 300 journaliers chô- La Campagne des Fédérations meurs de l'Outaouais.Telle est l’opinion qu'ont émise, au cours d'une conférence de presse tenue à Hull, MM.Pierre Josselin et Roch Tremblay, respectivement président régional et président hullois du Syndicat des travailleurs en construction de la vallée de l'Outaouais, affilié à la Confédération des Syndicats nationaux.des peaux se soient un peu tassés, ils sont encore très élevés et l’Association des tanneurs du Canada est d’avis qu'ils en resteront là.Ce qui explique que les clients de l'Association se soient tournés vers des substituts bon marché de matériaux dont une grande partie est importée.L’industrie canadienne du tannage compte fortement sur les manufacturiers de chaussures pour l'emploi des cuirs et l’an dernier, ces développements ont été un dur coup à encaisser, signale le président.En mai dernier, l’Association des tanneurs exposait son cas au gouvernement fédéral par l'entremise d’une soumission au tribunal antidumping, demandant au gouvernement de prendre des mesures raisonnables pour assurer la restriction des importations de façon à permettre aux manufacturiers de chaussures du Canada et aux tanneurs de devenir de véritables compétiteurs sur leur propre marché domestique."Nous ne craignons pas la concurrence étrangère, souligne M.Stewart, mais nous ne pouvons tenir le coup dans les circonstances actuelles.” L’Association attend toujours une réponse du gouvernement.Le rapport du tribunal anti-dumping devait être prêt pour être présenté au Cabinet vers la fin de mars."Nous avons le droit d’être entendus par le premier ministre Trudeau et ses collègues, insiste le président.Nous croyons que le gouvernement fédéral devrait nous donner quelques indications sur la façon dont il entend procéder concernant le rapport du tribunal anti-dumping." L’Association insiste de nouveau auprès du premier ministre Trudeau pour que celui-ci accepte de recevoir une délégation représentant l’industrie du tannage, l’industrie de la fabrication des chaussures ainsi que des représentants de l'union."Nous avons invité le premier ministre du Québec.M.Bouras-sa.et le premier ministre de l’Ontario.M.Davis, à nommer des représentants pour faire partie de cette délégation”, dit M.Stewart.Au point où en sont les choses.l'Association est d’avis qu’une telle délégation n'est pas seulement souhaitable, mais d’une extrême nécessité.Le ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce a été avisé, dans une étude préparée à la demande du ministère, qu'à compter de 1975 les importations de chaussures atteindront un total de 41 millions de paires, si la situation persiste et que les tendances des dix dernières années persistent.Cela aurait pour résultat de réduire la protection de chaussures de fabrication canadienne à 18 millions de paires, ce qui signifie que les ventes domestiques de cuir à chaussures seraient coupées d'au moins 50%.Pour > l’industrie du tannage, cela ’ se traduirait par une coupe d’au moins un tiers.L’Association souligne d'autre part la situation de contradiction dans laquelle se trouve le gouvernement fédéral aujourd’hui.D'un côté, il dépense des centaines de millions de dollars pour encourager l'établissement et l’expansion de l’industrie; de l'autre, il permet à une industrie qui par ses propres moyens a fait des investissements considérables de capitaux pour améliorer sa productivité au cours des années, de se retrouver aujourd'hui dans une situation critique.EnJMtZ lu fmôlmkZÙM T&uv (Hmpléf&L, Ifyût Assurez le succès de vos réunions d’affaires, congrès, séminaires, en profitant de quelques jours "d'isolement’’ au Montréal Aéroport Hilton.C'est un moyen sûr d'obtenir toute l’attention de vos participants, de les soustraire à leurs tracas quotidiens de transport, téléphones, distractions, dans une atmosphère propice à l'imagination et à la productivité.Vous accomplirez plus en deux ou trois jours qu'en une semaine dans un cadre ordinaire.Nous pouvons accommoder jusqu’à 650 personnes dans des salons de petites et de grandes dimensions, avec de l'équipement d'études, des projecteurs d'audiovisuel, des systèmes d’intercommunication, des tableaux et un service de téléphone.Le stationnement est gratuit.Transport gratuit entre l’hôtel et l’aérogare.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec notre directeur commercial en composant 631-2411.MONTRÉAL AÉROPORT HILTON Autre* hôtels administrés par Hilton au Canada; l'Hôtel Vancouver et Le Reine Elizabeth à Montréal, deux hôtels du CN, le Toronto Airport Hilton et Québec Hilton (ouverture su milieu de l'année 1973).Réservations; consultez votre agent de voyage, tout hôtel Hilton ou du CN, ou le service de réservation Hilton.ANNONCES CLASSEES ENCADREES ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844.3361 Avit : Un annonteur» wnt priés 4* vérifier la prunlér* parution 4e leurs annoeres.844.3361 x.Le Devoir te ren4 resoensable 4’ane sente insertion • Chaque parution coûte Î1.50, moeimum 25 • Choque parution toût# $4.ZO I# pouce erronée.mott • l'Heure 4e tombée eit midi pour te lendemain • Il n'y o pat de froii pour let Hluttrotions Toute erreur 4eH être seuNpnée immédiatement.S.V.P.téléphoner à 844-3361.• Tout mot additionnel coûte 0.05 chacun ?l'heure de tombée eit midi pour le lendemain ACHATS CHALETS A LOUER ENTREPRENEURS LOGEMENTSA LOUER PROPRIETES A VENDRE DESIRONS acheter revues et livres CANADIENS.Tel.; 844-1816 16-5-73 AMEUBLEMENTS A VENDRE MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes.bureaux doubles et triples, bibliothèques, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine.212 Beaubien est.Tel.276-9067.1-6-73 ANTIQUITES DEMANDEES ANTIQUITES TOUTES SORTES, (argent comptant) Claude Morrier.jour 331-0251 soir 667-0774.J.N.O.ANTIQUITES A VENDRE VISITEZ NOTRE NOUVEAU MAGASIN d’antiquités, grand choix de meubles canadiens et autres.Prix modérés."Au Québec Antique”, 2 boul.Labelle, Ste-Thé-rèse.Tél.: 435-4350 ou 43Q-4623.7-4-73 ENSEMBLE QUEBECOIS: table rectangulaire en pin 32'' x 44”, 4 chaises à fond paillé.Tél.: 332-6865 6A-73 ANTIQUITES de grande valeur.3 grandes armoires en pin, bureau ensemble salle à manger chêne blond, berceuse rouet, armoire à fusils et poudrière.Tél.: 255-3403.6-4-73 BELLES PIECES de collection pour connaisseurs Armoires, ouffet-bas.bahut, buffet-2 corps, lave-mains, tables de chevet, tables de cuisine, chaises, coffres, huche à pain, bancelles.Tél.: soir 584-2631.9-4-73 ANIMAUX A VENDRE CHIENS, 3 semaines, mélange Samoyède et berger allemand, à vendre.Tél.; 645-4445 après 7 p.m.6-4-73 APPARTEMENTSA LOUER EDOUARD MONTPETIT 2785: 3% meublé, chauffé, ménage refait.Ascenseur.Toit soleil.Adultes de préférence.Tél.: 279-0784.134-73 LONGUEUIL: 4 logements - 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'/B D Bridge 150 $33'/2 33V2 33'/2 + '/2 D Coal pr 150 $35 35 35 Dofasco 6309 $2y34 26'4 2634 + 34 Ventes Haut Bas Farm.Ch.Abitibi I886 $ 11 va 11 11 — •/B Alta Gas T 200 $15+4 153/4 153/4 - Va Alcan 17915 $27 Va 263/4 27 + Va Algoma St 1455 $16% 16% 16% + Va Aquitaine 300 $24'% 24'/4 24 V4 - % Argus C pr 100 $14 14 14 - % Asbestos 438 $16 IS3/.153/4 - Va Atl Sug A 300 $15 15 15 - Va Bank Mtl 4880 $193/4 19% 193/4 Bank NS 533 $37 Va 37 37 + Va Banq CN 12409 $17+4 17 Va 17 Va Bq Deprg 2000 $19+4 19 Va 193/4 + Va Bq Pv Can 331 $15% 153/4 15% 10100 2475 300 100 210 785 164 500 1780 1000 200 B PC Rt Bell Canad Bell A pr Bombrder Border C BP Can Brascan BC Phone Brinco Calgary P Campeau Can Cem L CSL pr Cdn Brew Cble w C Hydro C lmp Bank 345 C Int Pw 800 C Javln 4666 C Marconi 100 CP Inve w 510 Cdn Sait 100 Cdn Tire A 2190 C Vickers 100 CP Ltd 12645 Celanese 800 Cent Dyn 6450 Charter Ind 500 Chrysler 1000 Cockfield 200 Columbi p 1401 Cominco 1178 C Holiday I 1000 Con Bath 3380 C Bath 68 w 100 Cons Gas 397 Dom Lime 420 $9 Va 9 Va 9 Va Dom Store 1300 $14% 14'/4 14 Va D Textle 3875 $9 Va 9 9 Domtar 1895 $20 19% 20 Donohue 260 $8% 8% 8% Dupuis A 150 $7>/4 7 Va 7 Va E Pr Air 100 $6 6 6 Sl6'/4 16'/8 16'/8 - '/a S20V2 20% 20 Va + '/8 S543/a 54% 54% - '/e $53/4 53/4 53/4 $27 V2 27 V2 27'/2 - '/a $10 93/4 93/4 - '/4 $593/4 59 59 +2'/2 485 460 $5'/8 5 385 385 $11V4 11 $31 Va 31'/8 31'/s- 280 $16 Va $59 $13% $19 460 190 165 $33% $53/4 $7% $30% $13 $22% 21% 22% + 3/4 825 825 825 +80 $17 17 17 Elec Knt 3900 300 290 300 Fin Coll 1450 $111/e 11 11 - '/a Fraser 125 $22 22 22 + % Fulcrum 175 $5% 5% 5% + Vs Genstar L 300 $17% 17% 17% + % Glengair 3500 200 180 200 +25 Guar Trst 1700 $123/a 123/a 123/a Gulf Can 838 $34% 34 Va 34 Va - % Hoi linger 300 $47 Va 47 V2 47 Va + Va Home A 100 $41% 41% 41%+ Va Huds Bay 255 $23% 23% 23% - % H Bay Co 1400 $22Vs 22 22 Va + Va HB Oil Gas 215 $47 47 Husky Oil 720 $203+ 20Va MB Ltd Maritime Markboro Mass Per Melchers Mercantl Met Stores Micrsyst Micrsys w Molson A MLW Wor Mnt Trst Moore Morse B pr Multi Ac Murphy N Sea Pr NB Tel Nfld LP Noranda Nor Ctl G Oshawa A Pac Pete Pancan Pan Ocean Petrofina Phillips Cb Pitts c Pow Corp Pow C 5 pr Price Com Provigo Qebcor QSP Ltd Rapid D Redpa Reed shaw Reitman A 10000 Rio Algom 505 Rolland 3675 Rothm B p 450 Royal Bank 1060 Royal Trst 2237 Scot Lasal Shell Can Simpsons Simpsons S Southam Steel Can Steinbg A Sup Elec Sys Dem Tele C Texaco Thom Nes Tor Dm Bk TD Rit un Tot Pet A Traders A Tr Can PL Tr C C pr Trans C PI Trans Mt Treco 816 100 990 1695 5800 1795 250 2145 100 1100 320 200 1050 1425 200 1650 2500 200 200 500 600 18060 500 1846 1100 2850 700 300 550 250 30% 30% 21% 21% + 12% 12% -19%- 8% 26% -23% + 12% - 19% $8 Va 8% $26% 263/4 $23% 23% $12% 12'/4 730 730 730 +10 $27% 27 Va 27% - % 18 18 20 V4 20 4 ,-52 Va 53 + 'A 33 33 +2 13Va 13% + 'A $18 $20'/4 $53 $33 $13% $83+ $11% $14 Va $12% $50 $11% 11 $10V8 10 $32% $15 $14% $29 V* $13% $UV4 $13% $13Va $16 $93+ $17% $12% $11 Va $28 $11% $13 32 15 14% 29'A 13% ll'/4 123/4 13 V* 15% 93/4 17V4 12/4 10 212 23 Va 8 79 27 Va ASVa 44 44 -1 % Cenco Inc 10 9: 20 19% 19%— % Ches Oh 6 207 12% 113/4 11%— +.ChrsCrft 30 27 Va 263/4 27%+ % Chrysler 7 332 10% 10% 10%.CIT Fin 10 49 9 Va 9 9 - v< Cities Sv 12 121 52% 52 52 Va— * Clark Eq 15 40 33% 33 Va 333/4+ Vi Clark Oil 16 27 19'/4 18 Va 18%— % Clorox Co 33 179 40% 40% 40% + % Coca Col 43 143 31% 31 Va 31V4 + % CBS 13 92 26% 26% 263/4 Coml Sol 21 37 122 120 120%- % Comsat 21 61 9 8% 9 + % Con Edis 11 159 21V4 21 21 - % Cont Can 9 96 62% 60 Va 62%+2Ve Cont Dat 11 124 10% 10 Va lOVa— % Copp Rng 58 51 50% 50%— Va C pw Stl 7.13 5% 5 5 .CPC Int 10 114 20% 20 Va 20 Va- ’ % Crane Co 7 20 21% 21 Va 21 Va Crw Zell 12 329 2$ 243/4 243/4- ' Va Curtiss Wr 50 486 73 Va 71 72%+ Va Dart Ind 14 102 12% 12% 123/4- Ve Deere Co 9 534 9 Va 8% 83/4- Ve Denn Mf 9 15 15% 15 Va— % 45Va 45Va-1 % 5% 5 Va 33 33 - % 4141+4- % 45% 46 %— Va 473/4 48 19% 193/4- % 38% 383/4- Va 135 Va 137 Va + Va 11 18 7 196 36 16 10 47 67 384 10 128 12 30 z20 10 4 125 V4 126%—1 % 28 +1 22% 223+- Va 163+ 16%— Va 33 33 — 1 Va 36% 37V4+ Va 283/4 29 19 Va 20 + % 9 9 Va.22% 23 - Ve 263/4 27 35 35 Va- Va 24 94 64% 64'/a 64%+ Va 47 212 2273+ 224 Va 2243/4-2V4 28 16 lOVa 10*/4 10V4- Va 43 123 51 */4 48 Va 51*/4+2Va Dexter C 16 2 Digital Eq 50 85 Disney W 63 348 Dome M 30 65 Dow Ch , 24 88 duPont 19 656 Eas Kod Eaton EG G El Pas NG Eltra Cp ESB Inc Ethyl Cp ExCellO Exxon Fairch Fireston F MC Cp Ford M 9 41 22 29 8 110 8 21 10 69 6 32 13 115 13 684 28 329 8 123 8 84 7 374 14 x76 32 31 Va 32 + % Fruehf 9 71 25 1 5 Va 5'/8 5Va.Gen Dyn 7 25 14 68 19 183/4 183/4- Ve Gen Elec 20 548 17 204 62+z 62 62%+ % Gn Food 11 174 9 87 33% 32 Va 32 Va— Va Gn Inst 18 43 Gen Mills 21 xl02 Gen Mot 9 521 ids mutuels Gen Port GTel El r~ T ; rr.8 253 10 216 4 04 Les indices de Montréal Industr.Serv.publ.Banques Comb.Papiers Changement + 0.47 0.22 - 0.63 0.34 + 0 .53 Clôture 243,76 161.11 273.40 230.95 120 .73 Semaine dernière 243.61 160.65 269.97 230.42 122 .15 Mois dernier 240.41 158.20 264.61 227.13 116 .60 1973 haut 256.87 163.37 288.77 241.33 121 .05 1973 bas 239.90 157.43 263.56 226.52 101 .46 tMMMMISg «wsswsrÆSSSKS ïmrmms- au comptoir Augmitto B M R T Units Biko Bulora Cal Pow Pr Cantech Central Trust Charior Chasm Chibex Chromex Cornac Cons D L P Cons North Ex Cons Professor Dean Loke East Util Eden Ind Equicorp Gowganda Graph Comm Guardian Gr Pr Hartland Heitman Playcat Int Systcoms Int video Ixpaco Jolly Jumper Maracambeau M Hemsleys Modem Plastic Monarch Wear Moreland Latch Multico New For ma que Nordex North Point North Shore Pa mike Puma Mns Queenswear Revenue Prop Robin Red Lk Russell Hold Senoca Sensormatic Volume Haut Bas Somed 500 85 85 3000 .22 .22 Somex 28750 1.00 .80 6235 3.625 13.00 Utd Gemini 4000 .35 30 6500 47 *44 Unt Inv Lfe 125 2.875 2.875 1500 1.35 1.35 Vandoo Expl 4000 .01 01 30 102.50 102.50 West Allennee 8500 .30 21 10000 51 48 Yorbeau 12000 23 20 1000 24.00 24.00 Cinevision Wts 4825 5.75 5.375 7000 90 .70 8500 .49 .47 2000 .80 .80 500 .15 15 1000 1.10 1.05 7600 1 40 1.20 1000 .37 .37 1000 29 29 7800 .39 35 310 4.50 4 25 13000 10 06 100 3.00 3.00 1000 23 .23 100 1 40 1.40 486 9 25 9.25 1000 40 40 179342 11.27 10.50 1000 2.40 2.00 1800 .55 .55 2600 1.75 1.70 500 .60 60 1100 .85 .85 3000 16 16 2700 6.50 5.75 200 7.75 7.75 400 5.75 5.375 2000 3 875 3.75 1700 1 60 1.45 13000 075 .07 500 1.40 1 40 4000 60 .57 2000 20 19 500 15 15 9000 .67 .66 1200 8.25 6.75 610 1.63 1.52 200 2.70 2.70 3000 1.00 85 750 82 82 1500 1 60 1.53 cours des changes PAYS MONNAIE COURS Afrique du Sud Hand 1 4224 Allemagne Deutsche Mark 3517 Angleterre Livre 2.4787 Argentine Peso 2016 Australie Dollar 1 4212 Autriche Schilling 0484 Belgique Franc 02493 Brésil Cruzeiro Novo 1697 Danemark Couronne 1612 Espagne Peseta .0177 France Franc étranger 2200 France Franc financier 2211 Hollande Florin 3395 Italie Lire 001698 Japon Yen 003783 Mexique Etats-Unis Peso Dollar 0800 9988 Norvège Nouvelle Zélande Couronne 1692 Dollar 1 3324 Suède Couronne .2221 Suisse Franc 3084 ¦ L'argent idy and Harman of Canada Ltd.évaluait, hier, l'argent canadien à 2.246 l’once de Troyes.Dominion Securities ((Quaêlbsc) Limitée 1155 ouest, boul.Dorchester Montréal 102, P.Q.(861-2581) vous recommande d’acheter les obligations d’éparipieauQuél FONDS Acrotund A.G.F.Special All Canadian Com 'all Canadian Div All Canadian Ven All Canadian 400 American Growth Andreae Equity Associate Investors Canada Growth Canagex Cdn Gas Energy Cdn Investment Cdn Scudder Cdn Security Growth Cdn South African Gold Cdn Trusteed CSM Japan Capital Growth xChase Fund Collective Mutual Commonwealth Inti Commonwealth Inti Lev Commonwealth Venture xCompetitive Capital Corporate Investors Corporate Investors Stock xDreyfus Inc.xDreyfus Inti Eaton Viking Educator's Equity Entarea Investment Executive Fund Cda Executive Inti Inv xFidelity Trend Fonds Collectif A Fonds Collectif B Ponds Collectif C Fonds P.E.P Fraser Growth GIS Compound GIS Income •Growth Equity Guardian Enterprise Guardian Growth Harvard Growth Industrial Growth International Growth Keystone Cda x Keystone Cust K-2 xKeystone Cust S-1 xKeystone Cust S-4 xKeystone Polaris xLexington Research xManhattan Maritime Equity Marlborough Mutual Accumulating Mutual Bond Mutual Growth Mutual Income Natrusco Natural Resources N.W.Equity N.W.Canadian N.W.Growth xOne William Street xOppenheimer Pacific Dividend Pacific U S.‘ Pension Mutual Phillips, Hager, North Planned Resources Principal Growth Prudential Growth xPutnam Growth Regent Geoqrh Regent Venture Royfund Sav Inv Prêt et Rev Sav Inv am Prêt Scudder North American Speculators Taurus Fund xTech Templeton Growth Timed Investment United Accumulative United Horizon United American United Venture Universal Savings Equity Western Growth Xandu Fund York Fund of Canada x Fonds américains OFF.DEM.1.44 1.58 .2.79 - 7.84 8.57 8.46 9.25 4.10 4.48 5.45 5.96 5.68 6.24 5.41 5.91 6.31 6.37 6.15 6.76 13.12 15.08 11.51 11.85 8.97 9.80 6.19 6.80 15.51 17.04 4.01 4.41 7.96 8.75 5.23 5.73 6.42 7.05 5.37 5.90 11.41 12.50 11.69 12.8 6.13 6.66 8.30 8.73 6.76 7.43 6.48 7.10 2.07- 24.53 26.81 7.67 8.40 5.72 5.89 8.15 , 8.91 3.96 4.30 3.89 4.27 11.70 12.86 4.16 4.58 8.73 9.59 1.02 1.12 9.72- 7.73 8.47 9.92 .10.90 6.03 6.63 7.88 8.64 6.19 6.78 22.85 25.04 4.51 4.94 4.26 4.66 14.22 15.54 4.07 4.45 3.59 3.92 5.47 5.98 6.38 7.01 10.45 11.49 3.91 4.31 5.55- 17.23 17.85 8.09 8.84 6.10 6.70 5.72 6.29 5.32 5.85 16.67 16.67 7.53 8.23 5.93 - 4.11 - 9.42 9.42 13.18 13.44 5.05 5.55 4.93 5.41 7.07 7.73 11.11 12.141 9.88 10.86 4.67 5.13 7.04 7.33 7 28 8 00 10.52 11.56 5.70 5.70 8.00 8.74 3.76 4.13 6.49 7.11 9.55 10.44 9.28- 5.35 2.67 1.89 3.51 8.30 6.74 4.03 5.26 38+4 37% 37%— % 14 Va 14 14%+ Va 54 Va 53% 53% .24 Va 24 Va 24 V» 26% 26% 26% + Va 44% 44 Va 44%— % 21 193/4 20%-1 28% 27% 28 - Va 29 V4 29-/8 29 V».17% 17% 173/4 23% 23% 233/4- Va 29 Va 28 28 Va- % 35 Ve 35 35 - % 42+4 41 V4 41 %— Va 28+4 28-/4 28 V»— 3/4 16% 16 Va 16%— % 8IV4 80% 81%+ % 94 Va 92 92 -: U/a 82 V4 80 Va 82%+ ’ 1% 101%- 100 V» 100%-' 1 168 Va 165 166 Va- 1% 136 133 Va 133 Va-' 1% 35% 343/4 35% + % 14% 14% 14%— Va 16% 16% 16%.31V» 31 31 .28 V» 28 28 Va— Va 27 26% 26 Va— Va 19 Va 18 19 + 13/4 95% 94% 95 + % 46+4 44% 45%+ % 21 Va 21 21% 18% 17+4 173/4- % 62% 61% 62 Va— % 28 Va 27% 27%— % 20 Va 19% 19%— % 62 60% 60 %— 1 % 25% 243/4 25 Va + Va 19% 18% 18%— Va \ 58% 58 V» 58%— Va 72 V» 71 Va 713/4.13 Va 13 Va 13%— Va 28% 27% 28% + % 23% 23% 23%— Va 32+' 32 Va 32%.24 Va 23% 23%+ Va Mrsh Fd Martn M Masco Cp Mass Fer Me Don Id AAcDn D McGr H McIntyre McKee Merck MGM Midi Ros Minn MM Mobil O Mohas Mnsant Motorola N Cash R Nat Distil Nat Gyp NY Hon Northgt Northrop Nor Sim Occ Pet Out Mar Pac Petri Pan Air Penn Cen Pepsi Co Perk Elm 40 45 Pfizer Phelp D Phil Mor Pitney B Polaroid Prct Gm Pullman Ralston P Raymd pr a Repub Stl Rich Mrl Royl D Sanders SFe In 51 105 7% 283/4 2% 15% 193/4 21 21% 33*/4 9 28% 173/4 48% 20 653/4 36% 11% 52 16% 5%+ 10% 10%+ % 7% 7% .27% 28+4+1 2% 2%— % 15% 153/4- % 19+4 19+4- % 20% 21 21 21 %- % 32% 32%+ % 8% 8%— % 27% 27 %- % 17% 17%— % 47+» 48 Va + % 19% 193/4- % 63% 63%—1 % 35Va 35Va— % 11% 11%+ Vb 52 +1 16%— % 93 +1 % 19%— Va 15 81 %- 3/4 69 - Va 18% Unit Air Unit Cp US Frgt US Gyps US Steel Varian As 21 46 Walkr H 14 8 War Lb Weathrd Wolwth Xerox Cp Zenith R Zurn Ind 8 14 35% 38 8% 11 21 20% 8 28 1 23% 10 149 31% 14% 50% 30 327 99 Va 8 7 9 8 143 22 34+4 8+4 20% 23 31% 133/4 50% 96 9 21+4 46 462 149% 146% 147 15 130 41% 40% 40 %- 16 37 143/4 14% 14% — 34%- 8+4— % 20+4 23%- •/a 31 %- % 13+4- Va 50% 97%—1 % 9 22 % % % Bourse américaine 52 16% 91% 19% 15 81'/a 69 18% 26 189 101% 98% lOOVa+1% 61 103 29% 28% 28%+ % 11 121 14+4 14% 14%— % 7 192 15% 15 15 - Va 28 80 26 25% 26 + % 11 24 6 5% 6 + % 8 16 211 20% 21%.18 161 333+ 33% 33%+ % 276 10% 10% 10%.9 33 34% 33% 34%+ Va 23 430 32% 31'/a 32% 521 lO’/a 10 % 10%.56 2% 2% 2%.26 280 82% 81% 81%-1% 34 34 34 40 Va 40 40%+ Va 11 32 44% 44% 44%— % 27 163 130% 128 128%-1+» 15 150 16 15Va 15Va- Va 95 396 127 Va 123% 124 Vs- % 27 293 99 95 96%+2% 13 18 51% 51% 51%.40 39 Va 39Va+ Va 9% 9% 9%— Va 26% 26 Va 26 %- % 28 27% 27 %- % 72% 72% 72%— % 42+4 42% 42%+ Va 9% 9% 9%+ Va 25% 26%+ Va Al Art Amco Ind Asamera Brascan Bra Tob Camp Ch C Javln Cdn Mar Creole P Cwn Cp Dome P Domtar Dynalec Filt Dyn Ford C Fresnillo 15 7 GiantY fn 10 Imp Oil 36 49 Jup Ind 7 10 Lk Shore 362 10 Moly wt 4 Neonex 8 5 entes Haut Bas 2 10 3% 3% 14 10 3% 3 Vs 34 52 11% 11 Va 5 23 20 Va 20 Va 8 3 6% 6% 70 6 15-16 6 11-16 36 35 8 Va 11 5 4 12 18 17% 20 6 18% 36 39 39 Va 17 5 20 27 5 3% 12 1 14+4 8 zlOO 100 16% 7% 42% 8% 3% 7% 4% 3%.3%+ % 11 %- Va 20%+ % 6%— Ve 6+4+1-16 8%+ Va 4 17Va- Va 18%- % 38%- % 20 + Va 3%+ % 143/4- 1/4 100 - Va 16 Va 16%+ Va 7% 7% 42% 42% + % 8 Va 8%+ Va 3% 3%+ % 7 Va 7%+ Va 4% 4% + 4 17 Va I8V4 38% 20 3 Va 143/4 100 20 155 12 8 12 470 10 47 21 27 13 49 42+ 16 28 97/i 8 350 26 V NCdn Oils 21 72 7 5-16 7 3-16 7 3-16- 1 a 26 + % 14'/4— Va 12 Va.18 + % 27 17%— % 41 Va + Va 46 %—1 Va 11 Va- Va 8% Peel Eld 28 13 26% 25% Prat Lmb 8 10 14% 14 Preston 14 1 12% Quebcor 20 19 18 Rio Algm 21 10 27 Scur Rain 157 3 17% Stern A 44 18 41 Va Syntex 15 525 48% - • 10 41 11% 23 9 6 8 107 7 20 47 92 12 Va 17 27 17% 41 46 Va 11% 8% 8 Va 3% 3 5-16 3 5-16 10% 10 10% 11 Va 11 H -1% 1 7-16 1 7-16 L'indice Dow Jones Industrielles Transport Services publics Ensemble Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.928.21 935.66 919.55 925.05 2.70 195.02 196.77 193.21 194.33 1.12 107.20 107.75 106.18 106.66 0.57 294.56 296.85 291.80 293.47 1.18 7% Cest tout un intérêt! Les Obligations d'Epargne du Québec La nouvelle émission d'obligations rapporte 7% par an durant 10 ans et par des boni rapporte à l'échéance.7.42% Cest toute une performance! Pour vous renseigner, contactez Cochran Murray Limited 1245 Sherbrooke Ouest, Montréal, P.Q.Tél: 842-6491 5.88 2.93 2 08 3 97 9.12 7.41 4.03 5.72 Hâtez-vous! Vous pouvez les acheter jusqu’au 16 avril sans intérêt couru.2%+3% RÉPONDEZ À L’APPEL* DEVENEZ ENGAGÉ VOLONTAIRE DISTRIBUTEURS Vous pouvez foire $35,000 la première année.Franchises encore disponibles dans plusieurs régions protégées de la province.Ouvert à lo vente directe et 6 la répétition de la clientèle dans la construction domiciliaire, distributeurs en quincaillerie, etc.Article nécessaire à la ménagère.Aucune compétition.Investissement de base $5,000.plus $5,000.pour stock pour 2 premiers mois.Interviews seront données à Montréal au début d'avril.Écrire Case postale 160, Prin-ceville, Québec.aux détenteurs D'ACTIONS ORDINAIRES D'ACTIONS PRIVILÉGIÉES (série A) de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE de FINANCEMENT du QUÉBEC nous rappelons que l'offre d'achat faite par la province de Québec expire le 13 avril 1973 LA PROVINCE DE QUÉBEC Ministère des Finances (Québec, tel.: 643-5736) Ministère de l'Industrie et Commerce (Montréal, tél.: 873-3204) l ( i 0451 ^862 20 ?Le Devoir, jeudi 5 avril 1 973 Vaetuallté économique Le rapport RED AA A Le poisson frais devrait remplacer les produits congelés au Québec par Michel Guénard Il est possible voire souhaitable de commercialiser le poisson frais et les crustacés du Québec sur les vastes marchés de Montréal et Toronto.C’est ce que tend à démontrer l’étude REDMA commandée en juin dernier par le ministère de l’Industrie et du Commerce.Selon les auteurs du rapport, il faut que le Gouvernement provincial intervienne énergiquement par le biais de subvention afin de concrétiser les trois objectifs suivants: • Créer et mettre en place un organisme de commercialisation du poisson frais; • Contrôler l'application stricte des règles qui régiront les producteurs; • Fournir, pendant deux ans au moins, les budgets requis par des campagnes de promotion et de publicité indispensable au succès de l’entreprise; L'étude affirme de plus que ce vacuum de la mise en marché des produits Québécois dans l’est du Canada procède e trois causes qu’elle identifie comme suit: • Pour des motifs de prix les producteurs ont tendance à ecouler leurs prises aux Etats-Unis; • Les mauvaises expériences des grossistes avec les petits producteurs Québécois ont détourné ceux-ci vers 'autres sources d’approvisionnement; • Un manque de dynamisme à vouloir pénétrer et récupérer ces marchés ; Le groupe de recherche met de plus en cause la coopérative des Pêcheurs unis du Québec en affirmant que l’exis- tence de ce groupe “qui sont à la fois, producteurs, grossistes, distributeurs et détaillants, limite dans une certaine mesure l’intérêt de certains agents à l’égard des pêcheries de Gaspesie.Us considèrent, en effet que les activités des Pêcheurs unis sont concurrentielles aux leurs et, admettant que ces derniers ont le monopole des sources essentielles d’approvisionnement de Gas-pésie, ils ont tendance à se tourner vers d’autres sources.S’il est vrai que les Pêcheurs unis ne contrôlent que 40% de la production de Gaspésie, on doit pourtant admettre que les autres sources sont assez peu attrayantes aussi longtemps qu’elles ne seront pas organisées en fonction des nécessités modernes.’’ Tout au long des 128 pages du rapport, le lecteur assiste à un véritable pe marchés de manière approfondie, il est essentiel de s’assurer que les producteurs sont résolus à fournir: • des quantités suffisantes de manière constante.• un produit de qualité élevée et uniforme.On doit se rendre compte que les producteurs du Québec devront concurrencer des producteurs établis de longue date (qu’ils viennent des Maritimes ou des Etats-Unis! et qui donnent entière satisfaction à leur clientèle.Ils ont.par le fait même, développé une profonde loyauté à leur égard, tant de la part des grossistes que des détaillants.On doit aussi se souvenir que, pour atteindre ce résultat, les producteurs consentent, initialement, à effectuer des bénéfices réduits sur les marchés canadiens.La détermination des producteurs du Québec d'approvisionner les marchés du Québec et de l’Ontario implique donc de leur part un certain renoncement à l'attrait que procure le marché de Boston à certains moments de l'année.Ce sera d’autant plus malaisé à l’avenir que la moindre disponibilité de produits, prévisible dans le futur pourrait créer une différence de plus en plus substantielle entre les prix pratiqués à Boston et USA - CEE ceux en vigueur sur les marchés canadiens.Cette situation ne sera, cependant, que temporaire.A long terme, les marchés domestiques seront aussi profitables que les marchés américains.Ce n’est toutefois, que lorsqu’ils auront la garantie d’un approvisionnement constant et suffisant que les grossistes et distributeurs du Québec et de l’Ontario feront preuve d'un intérêt réel pour les produits du Québec.Par conséquent, si les producteurs du Québec souhaitent pénétrer les marchés que nous avons identifiés, ils doivent fournir des produits de haute qualité, seuls acceptables pour la clientèle à laquelle ils s'adressent.Il faudra donc que les producteurs consacrent leurs meilleures prises, en fraîcheur et qualité, à ce marché.Les soins requis s’étalent sur toutes les étapes de la production, depuis le filet de pêche jusqu'aux éventaires des détaillants.Le tranchage du poisson doit être très soigné et l’emballage parfait, afin que le transport ne gâte pas l’apparence.Il conviendra également de dater les emballages, pour s'assurer que des détaillants peu scrupuleux ne dépassent la date limite assurant le parfait état de fraîcheur des produits.On peut, d’ailleurs, concevoir la congélation des produits après un cer- tain délai, afin d’éviter la perte du poisson frais qui ne serait pas vendu.Nous recommandons la commandite, par la Direction des Pêches maritimes, d’un programme de promotion du poisson frais du Québec pour autant, bien entendu, que les conditions énumérées dans la section 7.1 soient remplies par les producteurs.Ce programme inclura, notamment, la production et la distribution de matériel ad hoc aux éditeurs de livres et recettes culinaires ainsi qu'aux autres médias d’information aussi bien qu'aux grossistes, distributeurs, détaillants, ecoles ménagères, hôtels et consommateurs.Le programme insistera sur les avantages des produits frais, mettra en évidence la qualité des produits proposés, tirera parti de leur disponibilité saisonnière et identifiera le haut niveau de qualité assimilé à la “marque d'origine1' annoncée.Nous croyons que la Direction des Pêches maritimes devrait concevoir le programme de telle sorte que sa mise en application précède le début de la saison de production de 1973.Pour y panenir, nous recommandons la mise au point d’un calendrier qui tiendra compte des dates de disponibilité du poisson et des crustacés sur les marchés du Québec et de l’Ontario.Préparatifs du Nixon Round en vue d'éviter une guerre commerciale PARIS.(AFP) - Eviter une guerre commerciale entre des blocs economiques, notamment les Etats-Unis et l’Europe: c’est le souci qui parait actuellement dominer les préparatifs du “Nixon Round", c’est-à-dire la grande négociation commerciale mondiale dont le coup d’envoi doit être donné en septembre prochain à Tokyo.Après les “coups de boutoirs" suces-sifs qui ont permis aux Américains de s’assurer des avantages monétaires substantiels par les deux dévaluations du dollar et les réévaluations de fait ou de droit du yen japonais et du mark allemand, on estime à Washington, semble-t-il.qu’il serait dangereux d’aller trop loin.C’est du moins la tendance que relève le Time de Londres, selon lequel le président Nixon “a compris qu'un arrangement avec la C.E.E.serait bien plus avantageux qu’une politique protectionniste".Et c'est aussi un ton conciliant qu’a donné mardi soir à sa première intervention publique le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Paris, M.John Irwin, au dîner annuel de l'American Club.Les Américains, a-t-il notamment affirmé, se défendent de vouloir détruire “l’Europe verte et recherchent seulement les moyens de la rendre "moins dommageable aux intérêts des pays tiers”.Leur objectif général est une réduction des obstacles de toutes sortes qui entravent le commerce, afin de maintenir l’expansion dans le monde.On sera fixé sur la concrétisation de ces intentions, lorsque sera connu le projet de loi commerciale qui va être soumis au Congrès pour définir les pouvoirs de l'administration américaine au cours des grandes négociations.Du côté européen, Sir Christopher Soa-mes (Grande-Bretagne) qui sera chargé de négocier au nom de la Communauté des neuf, a indiqué mardi, devant les ministres des Affaires étrangères réunis à Luxembourg, sur quelles bases la commission dont il est vice-président, propose d’engager ces négociations.C’est à partir de ces orientations que les ministres doivent élaborer avant le 1er juillet prochain le mandat qui sera donné au négociateur, c'est-à-dire la position commune des neuf sur le Nixon round.On relève que la commission écarte toute réaction hostile à l’égard des Etats-Unis.Si elle estime prématuré d’envisager la suppression totale des droits de douane sur les produits industriels comme les américains l’avaient un moment suggéré, elle est d’avis de les réduire selon l’importance des taux, et non pas uniformément, et de s'attaquer aux barrières non tarifaires, sous condition de réciprocité.En matière agricole, il s’agira de résister aux attaques contre les principes qui régissent “l’Europe verte ”, tout en empêchant les surenchères pour les subventions aux exportations, et en s'efforçant d’organiser les marchés mondiaux de quelques productions comme les céréales.le sucre, les produits laitiers.En faveur des pays en voie de développement, la commission de Bruxelles propose d’élargir les "préférences généralisées".pour compenser la réduction des avantages qu'entraînera l’abaissement des droits de douane des nations industrialisées.Elle souhaite aussi que ces préférences soient rapidement appliquées par les pays qui les refusent encore, comme les Etats-Unis.Cette position répond aux préoccupations des pays pauvres, qui ont été rappelées le même jour à Genève par M.Perez Güerrero, secrétaire général de la C.N.U.C.E.D.- Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement.Ces quelque 90 pays veulent en effet faire entendre leurs voix au cours du Nixon Round, et ne pas faire les frais des arrangements entre les pays "riches ”.comme ce fut le cas, selon leurs dirigeants, au cours de la négociation précédente - le Kennedy Round.Ce sont finalement de nouveaux rapports de forces qui vont se manifester a l’occasion de ces négociations - essentiellement politiques, comme l'a souligné Sir Christopher Soames.D’où le souci d'éviter les affrontements et de rechercher des solutions “constructives”.Les obligations d’épargne du Québec ACHETEZ VOS OBLIGATIONS DÈS MAINTENANT ÇA RAPPORTE! 7% 7.42% d'intérêt dès la première année d’intérêt à l'échéance PROFITONS-EN! Ècrivez-nous, appelez-nous si vous désirez plus d'information ou placer votre commande.Nesbitt, Thomson et Compagnie, Limitée 355 ouest, rue St-Jacques Montréal 126, Québec Téléphone: 844-0131 Suite 624-2 Place Québec Québec, Qué.Téléphone: 522-1587 Voua trouverez nos auccursalca dans les principales villes du Canada, k New York et k Londres.$100,000de Québec pour une agence de commercialisation La stratégie proposée par REDMA plaidoyer en faveur de la commercialisation du poisson frais vers l’intérieur du pays.Contre vents et marées la firme étaye sa preuve en rejetant du revers de la main toutes les objections rencontrées en cours de recherche.Ainsi: les dimensions du marché sont attrayantes; la demande insatiable; les prix adéquats, etc.Selon eux il ne reste qu’à introduire une infrastructure de commercialisation et le poisson frais envahira immédiatement les centres de Montréal et Toronto.Au sujet du transport par rail, la firme REDMA note un peu candidement qu’en premier lieu le CN impose des restrictions sévères et des limitations aux expéditions de produits frais et congelés.Et si cela ne vous suffit pas on ajoute que le CN n'assure aucun service de wagons réfrigérés vers la Gaspésie! En fait, il n’existe tout simplement pas de service de cet ordre à Test de Moncton.Cela signifie donc que tous les expéditeurs de produits frais ou congelés doivent fournir leur propre matériel de réfrigération! Il faut noter que pour chaque livre de poisson expédiee on doit ajouter deux livres de glace, charge supplémentaire qui fait vite monter les prix F O B.En guise de consolation la firme REDMA fait part des bonnes intentions du CN qui est prêt à “mettre des wagons réfrigérés en service vers la Gaspésie dès que le volume de la demande justifiera une telle politique”.Au sujet du transport par route, le rapport souligne les difficultés majeures encourues par ceux qui s’en remettent au transport routier particulièrement de la dimension minimale élevée des expéditions requises et des conditions incertaines de praticabilité des routes pendant la longue période d’hiver.Quant au transport aérien, compte tenu des conditions d’exploitation des lignes aériennes telles qu'organisées actuellement, peu de compagnies sont en mesure de fournir un service réel entre la Gaspésie et les marchés de Montréal ou Toronto.Selon les renseignements obtenus par REDMA.un tel service entraînerait des déboursés de 12 cents la livre, coûts passablement prohibitifs pour l’ensemble des producteurs gaspesiens.Sur cette question des coûts de transport, la firme conclut d’une façon tout à fait optimiste par cette phrase: “nous croyons que, lorsque le marché sera détermine en dimensions, il importera de négocier les tarifs à appliquer en mettant en concurrence les transporteurs routiers et aériens.Ce n’est qu’en procédant de la sorte qu’on pourra assurer des tarifs satisfaisants.po foi Réunis vendredi à Québec, quel- 3ue cent participants du monde es pêcheries discutèrent sur le contenu du rapport REDMA et des mesures à prendre pour donner suite à la proposition du MIC concernant la mise sur pied d’une agence de commercialisation du isson frais”.Il fut décidé de ôrmer un comité de quatre personnes, dont trois viennent du secteur privé, afin d’étudier en profondeur les modalités de fonctionnement de la future agence.Selon la direction des pêches maritimes du Québec, le problème de la commercialisation du poisson se pose en regard des petits producteurs qui mal équipés pour acheminer leurs produits vers les grands centres de distribution doivent convertir une trop forte partie de leurs prises en “blocs congelés” au lieu de filets frais.P le La pratique d’une telle politique industrielle entraînerait des jertes de 10 à 20 pour cent sur es bénéfices anticipés du traitement des différentes espèces (morue, plie, sébaste).Afin d'optimaliser le rendement de la pêche commerciale au Québec, le gouvernement a décidé de confier à une “agence privée”, formée des principaux producteurs de la Péninsule, le soin de commercialiser une gamme beaucoup plus étendue, tant en volume qu’en espèce, de poissons frais.La direction des pêches maritimes se dit prête à investir $100.000 dans cette agence et attend avec impatience les conclusions du comité des quatre qui doit faire rapport sur les mécanismes de l’agence et le mode de partage des profits ou pertes.Tout le problème de la commercialisation du poisson frais repose sur le court espace de vie entre le débarquement des différentes espèces et leur mise en vente dans les comptoirs d'épicerie: ce temps ne doit pas exceder 15 jours! Il devient donc primordial que le poisson soit acheminé rapidement vers les grands centres; mais cela demande la mise sur pied d'un important réseau de transport appuyé par des installations frigorifiques modernes.C'est donc à des problèmes d’infrastructure au niveau secondaire que le rapport REDMA s’attaque.A ce propos il faut souligner que les Pêcheurs unis du Québec (cf nos articles de vendredi et samedi) possèdent une organisation très intégrée qui va des chalutiers aux centres de distribution.Il semble cependant que le ministère leur reproche de vendre trop de poissons congelés et pas assez de poissons frais et de pénaliser ainsi les pécheurs gaspésiens.L’accueil des milieux industriels fut très mitigé face aux recommandations de la firme REDMA; certains gros producteurs reprochent particulièrement à Tétude de faire fi des réalités complexes de la mise en marché d’un produit aussi périssable que le poisson frais.“Ces gens ne sont pas dans le feu de l’action et ignorent tout des embûches reliées à la mise en marché d’un tel produit” de nous confier un directeur de marketing.Il est opportun de rappeler que la saison de la pêche commerciale dans le golfe du St-Laurent connaît son sommet en juillet-août, i.e.au moment même où les ventes de poissons sont à leur plus bas sur les marchés montréalais.De plus, l’aiglefin et la sole sont les deux 'especes les plus populaires auprès des consommateurs québécois, or le premier ne fraye pas dans le Golfe alors que le second n’y fait que des apparitions cycliques.Certains producteurs considèrent que la mise en marché de filets frais, même si elle entraîne une plus-value de 20% par rapport aux filets congelés, ne représente pas une source de bénéfices attrayante compte tenu des coûts additionnels (emballage, manutention, transport) qu’elle occasionne.Mais il y a plus, et de nombreux responsables de l’industrie des pêches reprochent au rapport REDMA de suivre assez servilement le sillage tracé par Tétude de la maison Stevenson & Kellog publiée en 1970 sans tenir compte de l’évolution qui s’est faite jour depuis trois ans au Québec dans la commercialisation du poisson.L’affaire Pan A m erica n Rejet d'une requête en annulation fa- des Le juge Redmond Roche a rejeté, nier, une requête de la défense visant à annuler les accusations de fraude et de conspiration pour fraude portées contre Andrew L.Mc-Naughton, Tun des trois hommes accusés dans l’affaire de la compagnie Pan American Mines qui implique une somme de $5 millions.Par la même occasion, le juge Roche demande qu’on ajoute deux autres accusations celle d’avoir affecté de çon frauduleuse le prix ______ actions en bourse de la Pan American et celle de manipulation frauduleuse de transactions boursières contrevenant à l’article 340 du code criminel.Dans son jugement de Pages lu mercredi lors enouête préliminaire de McNaughton, le juge Roche affirme: “La population en général a subi un sérieux préjudice à la suite d’un plan lien organisé visant à contrôler le marché des actions de Pan American’’ Il a précisé que la preuve 13 de jj bi démontrait que McNaughton avait pris une part active dans cette affaire de par ses relations étroites avec une société de courtage montréalaise, Stephen Schwartz, Edward Bemfeld, Patrick Brawley et autres.Brawley et Schwartz ont aussi été accusés de fraude et de conspiration pour fraude.Les accusations contre Brawley ont été retirées le mois dernier.Brawley, qui vient de Phoenix, Arizona, a été condamné ultérieurement à $10,-000 d’amende et devra n’accomplir aucune transaction de valeurs au Québec pour une durée de trois ans, après avoir plaidé coupable à l’accusation d’avoir conspiré pour manipuler des actions de la Pan American à la Bourse canadienne en 1971.Schwartz est hospitalisé depuis que l’enquête préliminaire de McNaughton a débuté en juin dernier.L’avocat de McNaughton, Me Jonathan Robinson, a déclaré 3u’il répliquerait à la décision u juge Roche jeudi.Amtrack est sur la bonne voie MONTPELIER, Vermont (PA) - Quoiqu'on disent ses adversaires, le Montréalais Amtrack donne des signes d’une excellente performance, laisse prévoir des gains intéressants pour l’industrie du chemin de fer et semble donner le dernier mot aux promoteurs de voyages par trains.Les représentants d’Am-track à Washington et au Vermont affirment que le trajet New York vers Montréal a presque fonctionné à pleine capacité depuis son inauguration en septembre dernier.Des porte-parole d’Amtrack affirment que le train accuse des pertes allant jusqu'à $300,000; mais ces pertes ont été attribuées aux dépenses initiales et on prévoit qu elles seront rapidement absorbées.L'Association des passa- gers de chemin de fer du Vermont prédit, pour le “Montrealer , un profit de $2 millions pour sa première année.Un fondateur de l'organisme, le sénateur Herbert Ogden affirme que le succès du train est évident si on considère le nombre de personnes qui continuent de remployer en dépit des problèmes de services qui se présentent assez souvent.A l’arrêt de Montpelier, il a maintes fois cause avec des passagers.Ces derniers se plaignaient d’un excès de chaleur ou de froid dans le train, de défectuosités dans le système de réservations, et de voyages retardés.Lors d’une fin de semaine, de ski, a-t-il appris, une cinquantaine de personnes ont dû prendre place dans le wagon des bagages, ef s’y entasser sur le plancher.LIMITEE CONVOCATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES AVIS EST PAR LES PRESENTES DONNE que l’assemblée eéné-.R ur- raie annuelle des actionnaires de GENSTAR LIMITEE se tiendra en l’Auditorium de La Banque Royale du Canada.Suite M-2, Edifice de la Banque Royale du Canada, 1 Place Ville Marie, Montréal, Québec, Canada, lundi, le 30 avril 1973 à 10h30 de l’avant-midi, heure avancée de l’Est, afin: (a) de recevoir le rapport annuel des administrateurs, y compris le bilan consolidé, l'état consolidé des bénéfices, l'état consolidé des bénéfices non répartis et l’état consolidé de la provenance et de l’utilisation des fonds de la Société et de ses filiales, pour l’exercice terminé le 31 décembre 1972 ainsi que le rapport des vérificateurs y ayant trait ; (b) de voter pour ou contre l’élection des administrateurs; (c) de voter pour ou contre la ratification d’une résolution adoptée le 21 février 1973 par le conseil d’administration de la Société, autorisant la vente de billets convertibles en actions ordinaires de la Société par la Société à certains officiers et employés, y compris les administrateurs à salaire de la Société et/ou de ses filiales, désignés par les administrateurs.(d) ; de voter pour ou contre la ratification d’une résolution adopté par le conseil d administration augmentant le nombre des actions ordinaires de la Société qui peuvent être acquises par les officiers et les employés de la Société de 150,000 à 300,000 selon le Plan de Souscription d’Actions et augmentant la limite sur les avances de la Société aux fiduciaires dudit plan; ces deux augmentations sont sujettes à certaines restnetions se référant aux billets mentionnés au paragraphe (c) ci-haut.(e) de voter pour ou contre la sanction du règlement trente-cinq adopté par le conseil d’administration de la Société, soit un règlement amendant les règlements un, deux, trois, quatre, cinq nuit, neuf et vingt de la Société concernant les officiers de la Société; (f) de voter pour ou contre la nomination des vérificateurs et d’autoriser les administrateurs à fixer leur rémunération; et (g) de traiter, s’il y a lieu, de toute autre question qui pourrait être régulièrement soumise à l'assemblée.Suivant les dispositions des règlements de la Société, les actionnaires immatriculés, (i) dans le cas de personnes, peuvent assister et voter à l'assemblée ou y être représentés par un procureur et (ii) dans le cas de compagnies, peuvent y etre représentés et y voter par un procureur ou par un représentant dûment autorisé; et les détenteurs de titres au porteur peuvent assister et voter à l'assemblée sur présentation à l’assemblée de leurs titres au porteur ou des certificats de vote y ayant trait comme il est ci-dessous mentionné, ou y être représentés par un procureur conformément à n'importe lequel de ces certificats de vote.Les administrateurs de la Société ont nommé les dépositaires suivants aux fins de recevoir en dépôt, au plus tard 48 heures avant l’assemblée, les titres au porteur et de donner à tout déposant un reçu de ces titres et un certificat de vote donnant droit à ce déposant d’assister à l’assemblée et d’y voter ou d’y être représenté par un procureur, à savoir MONTREAL TRUST COMPANY Place Ville Marie, 777 ouest, boulevard Dorchester Montréal 113, Québec, Canada, ou 43 King Street, Saint John, New Brunswick, Canada ou 15 King Street West.Toronto, Ontario, Canada, ou Notre-Dame at Albert Street.Winnipeg, Manitoba, Canada, ou 10185 - 102nd Street, Edmonton, Alberta, Canada ou 466 Howe Street, Vancouver, British Columbia, Canada, ou MORGAN GUARANTY TRUST COMPANY OF NEW YORK 23 Wall Street, New York, N.Y., U.S.A., ou SOCIETE GENERALE DE BANQUE, SA.3, rue Montagne du Parc, Bruxelles, Belgique.S’il est envoyé aux actionnaires immatriculés de la Société le ou vers le 29 mars 1973, le présent avis est accompagné de la formule de procuration, de la circulaire de procuration et du rapport annuel de la Société pour l’exercice 1972.Des exemplaires additionnels de cet avis de convocation et des autres documents y mentionnés peuvent être obtenus au siège social et bureau de direction principal de la Société.Edifice de La Banque Royale du Canada, 1 Place Ville Marie, Montréal, Québec.Canada, ou à n importe lequel des bureaux des dépositaires indiques ci-dessus.h AIT A Montréal, Québec, Canada, ce 26ième jour de mars 1973.Par ordre du conseil d'administration Le Secrétaire.E.Claude Moiteur 1
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