Le devoir, 16 décembre 1972, samedi 16 décembre 1972
¦ la météo Nfigt ctsuat •• ¦¦ti-¦ét.Nu*|««i tt v«> tnx.Mu.: 20.Diaucht: •atoltillé •t froid.LE DEVOIR Office férial Fais ce que dois VOL LXIII - NO 291 Montréal, samedi 1 6 décembre 1 972 15 CENTS La peine de mort Une étude fédérale conclut qu'elle est sans rapport avec le nombre d'homicides OTTAWA (PC) - Un rapport commandé par le bureau du solliciteur général indique que la hausse des homicides criminels au Canada depuis quelques années ne peut être attribuée a l’abolition de la peine de mort.Après avoir examiné les divers aspects du problème, nous pouvons affirmer que l’abolition de la peine capitale n’a eu aucun effet sur la hausse des homicides criminels, dit en substance le rapport, qui a été préparé par M.Ezzat Abdel Fattah, un criminologue de l’université de Montréal.La peine capitale a été abolie, de façon expérimentale, pour une période de cinq ans en 1967.Cette période se terminera avec l’année en cours.La peine de mort s’applique toutefois encore aux personnes trouvées coupables du meurtre d’un policier ou d’un gardien de prison dans l’exercice de leurs fonctions.Le rapport, intitulé Etude sur l'effet préventif de la peine capitale au Canada” souligne que la hausse des crimes, pour diverses raisons, ne peut être attribuée à l'abolition temporaire de la peine de mort.En décidant donc de réintroduire ou d’abolir définitivement la peine capitale dit le rapport, on ne peut se fonder sur la thèse voulant que la peine de mort est un moyen préventif plus efficace qu’une longue peine d’emprisonnement.L’auteur du rapport note que la hausse du taux d’homicide au cours des récentes années a été moins élevée que la hausse du taux des autres crimes avec violence.Si la hausse du taux d’homicide ne résultait seulement que de l’abolition de la peine de mort, la tendance serait limitée aux homicides seulement et on n’aurait pas enregistré d'augmentation du taux de criminalité dans d autres secteurs, notent les auteurs du rapport.Il poursuit en soulignant que les statistiques du taux d’homicide, si elles étaient influencées par l’abolition de la peine de mort, réfléchiraient les commutations de peine et ensuite l’abolition, pour une période de cinq ans, de la peine capitale.“Nos travaux indiquent que tel n’est pas le cas.” Le rapport soutient aussi que la hausse du taux d'homicide aurait dû être constante dans toutes les provinces alors qu’en fait elle allait de 5.1% en Colombie Britannique à 82.4% en Alberta.Voir page 6 : Peina de mort L'Assemblée nationale vote aujourd'hui la restructuration Échéancier scolaire QUEBEC (Le Devoir) - Voici les dates à retenir dans l’application de la “loi pour favoriser le développement scolaire dans 111e de Montréal” (bill 71).• dans les 30 jours suivant la sanction de la loi (probablement d’ici la fin de janvier 1973) constitution du conseil de 111e provisoire et des comités d’implantation pour les commissions où il y a regroupement, dans les commissions inchangées ce sont les autorités actuelles qui assurent les implantations des nouvelles structures.Ce conseil provisoire et ces comités d’implantation doivent présider au transfert des actifs et passifs des commissions scolaires anciennes, préparer le budget 1973^ 74 et préparer les plans d’intégration du personnel.• 18 juin 1973: élection au suffrage universel des commissaires, dont le nombre variera suivant l’importance de la commission scolaire.• 1er juillet 1973: constitution légale des nouvelles commissions scolaires et délégation de représentants permanents au Conseil scolaire de 111e.• année scolaire 1974-75: le budget préparé par le Conseil scolaire de 111e doit contenir des mesures propres à assurer le rattrapage dans les milieux défavorisés.• avant le 31 décembre 1974: le Conseil soumet au ministre de l’éducation un rapport préliminaire sur les mesures à prendre pour parachever la restructuration scolaire sur 111e de Montréal.• avant le 31 décembre 1975, le Conseil soumet au ministre ses recommandations définitives sur le parachèvement de la restructuration.P1 ni par Gérald LeBlanc QUEBEC- Après plus de dix ans de pénible gestation, ponctués de deux échecs douloureux, l’Assemblée nationale adoptera, enfin, aujourd’hui, une loi visant à jeter les fondements de la restructuration scolaire sur nie de Montréal.A moins de revirement imprévu, le ministre de l’éducation, M.François Cloutier, présentera en effet, ce matin, à la Chambre le projet de loi 71, “loi pour favoriser le développement scolaire dans 11 le de Montréal”, pour l’étude en 3e lecture.Le règlement parlementaire ne prévoyant qu’une heure de discours par parti d’opposition et M.Cloutier ayant romis de ne pas dépasser la demi-leure, le projet sera vraisemblablement adopte en fin de matinée ou en début d’après-midi.Les partis d’opposition ont vainement tenté, hier, lors de l’adoption du rapport de la commission parlementaire, de faire adopter les modifications que M.Cloutier, avec l’appui de l’écrasante majorité de son parti, avait refusé lors des séances de la commission.Les nombreux amendements proposés par les porte-parole de l’Unité-Québec et du Parti québécois, MM.Jean-Paul Tremblay et Claude Charron, visaient essentiellement à renforcer les pouvoirs du conseil scolaire de Tile, seul organisme qui pourra, selon eux, assurer un partage équitable des ressources scolaires à Montréal.M.Cloutier a accepté de modifier le texte original de façon à faire au conseil scolaire de l'ile non seulement une invitation mais une obligation à prendre, dès 1974, “des mesures propres à assurer le rattrapage dans les milieux défavorisés en matière d’éducation”.Il a par contre, refusé de transférer la propriété des équipements scolaires Le Duc Tho rentre "optimiste" Intenses consultations de Kissinger à la veille de sa conférence de presse (d’après l’AFP) - La Maison-Blanche a démenti hier que le texte de l’accord de cessez-le-feu au Vietnam serait rendu public simultanément à Washington et à Hanoi dans les prochaines 48 heures.La nouvelle en avait été annoncée par Europe No 1 hier et le porte-parole de la Maison-Blanche a semblé indiquer qu’on n’en était pas encore 1k Hier, à son départ pour Hanoi via Moscou, M.Le Duc Tho principal né- Sociateur nord-vietnamien, a fait part e son côté de son optimisme, terme qu’un porte-parole de la délégation de Hanoi a aussitôt atténué en déclarant que cela qualifiait l’issue du mouvement révolutionnaire contre l’agression américaine.Quant à elle Mme Thi Binh, ministre des affaires étrangères du GRP, venue saluer Le Duc Tho à son départ d’Orly, a répondu aux journalistes que “tout dépend de M.Nixon, l’accord a déjà été conclu, il faut que tout le monde signe”.Le Duc Tho a lui-même donné l’explication de son départ pour Hanoi: il s’y rend pour rendre compte des négociations tout comme Henry Kissinger le fait à Washington.“Nous resterons en contact”, a dit le négociateur nord-vietnamien.Nous nous sommes entendus Voir paya 6 : Kissinger des commissions au conseil de l’ile.Les partis d’opposition craignent que s commissions scolaires riches refusent de partager leur équipement (piscine, gymnase, etc.) avec les moins bien pourvues.M.Cloutier leur répond qu’il faut faire confiance aux gens et que de toute façon le transfert du droit de propriété au conseil reviendrait à créer une immense commission scolaire pour l’ensemble de l’ile Le ministre de l’éducation a également refusé d’inscrire dans la loi, comme le demandait la Commission des écoles catholiques de Montréal et les partis d’opposition, que le français soit la langue de travail au conseil scolaire.M.Cloutier ne croit pas nécessaire de prendre une telle précaution.Par ailleurs, M.Jean-Noël Tremblay, appuyé par M.Charron, a fait sien trois amendements préparés par la Fédération des services (CSN) et visant à assurer aux syndicats un droit de regard sur les plans d’intégration du personnel qu’entrainera la loi.M.Cloutier assure les syndiqués qu’ils seront consultés, comme le prévoit la loi, mais il refuse de soumettre à un accord formel de leur part, l’adoption des plans d’intégration.Le député péquiste de Saint-Jacques, mm.Claude Charron, a encore tenté,nier, d’introduire, par le biais d’un amendement, la question de la langue d’enseignement qui n’est pas touchée dans le projet de loi 71.Comme il l’avait fait pour le bill 28 (qui proposait une restructuration beaucoup plus profonde), M.Charron a proposé d’inclure dans la loi un article prévoyant le retrait du paragraphe 3 de l’article 200 de la loi de l’instruction publique, c’est-à-dire le retrait de la fameuse loi 63 qui permet aux immigrants d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone.M.Cloutier a refusé cette modification comme étrangère à l’économie de la loi qui ne vise aucunement à régler la question de la langue.Il a cependant promis de présenter, dans un avenir rapproché, un projet de loi sur la langue d’enseignement au Québec afin de corriger les méfaits de la loi 63 pour la majorité francophone.au gré du temps Mégalomanie Kéflpxion faite, les derniers exploits as-tronauuques d’Apollo-17 continuent d’accréditer l’évidence que les Terriens aggravent leur schizophrénie.Comme Ton sait, le premier signe historique de cette déviation mentale remonte à l’édification de la tour de Babel.Pour son malheur, la créature n’a jamais accepté d’assumer sa condition naturelle d’animal raisonnable et, conséquemment, de résoudre avec modestie et patience les questions que pose sans répit U vie vécue quotidiennement avec soi et avec les autres, et cela les deux pieds sur terre.A qui la faute si les étapes de l’entendement des bipèdes pensants ont été brûlées, sinon à la science qui a fait de cette espèce des dieux avant même qu’elle ait prouvé sa faculté de former des hommes.Albert BRIE Décret pour 80,000 enseignants par Gérald LeBlanc QUEBEC - Dix-huit mois de pénibles négociations n ayant pas conduit à une entente entre les syndicats des enseignants et les commissions scolaires, le gouvernement a édicté hier un décret qui servira de convention collective aux 80,000 enseignants québécois jusqu’en 1975 Ce décret n’accorde ni sécurité, ni priorité d’emploi aux enseignants II contient cependant un certain assouphssement du ratio maître-élèves, qui permettra l’embauche de spécialistes.et il corrige le decret du 15 octobre, qui avait enlevé aux enseignants certains avantages salariaux consentis aux autres employés du secteur public.Le texte du décret gouvernemental ne paraîtra que la semaine prochaine dans la Gazette officielle du Québec.Les ministres de l’éducation et de la fonction publique.MM.François Cloutier et Jean Cqumoyer, en ont cependant dévoilé les grandes lignes.• les enseignants n’obtiennent ni sécurité ni priorité d’emploi, une de leurs demandes prioritaires dans la négociation Un enseignant congédié, pour surplus de personnel, dans une commission scolaire n’aura aucune pnonté, dans une commission scolaire voisine par rapport aux nouveaux arrivants dans ce secteur.Ce même enseignant aura cependant priorité dans un autre secteur des services publics, les hôpitaux par exemple.On leur accorde donc la priorité inter-sectorielle mais on leur refuse la priorité sectorielle.Cette disparité ne fait que manifester les oppositions entre les représentants patronaux à la table centre, dirigés par M.Coumoyer, et à la table sectorielle, sous la direction du ministre de l’éducation et des fédérations des commissions scolaires.• le ratio maitre-élève est maintenu comme critère de définition de la tâche de l’enseignant mais avec certains assouplissements.A l’élémentaire, le ratio passera de 1/27 à 1/26.5 en 1973-74 et à 1/26 en 1974-75.La charge de travail du professeur ne s’en trouvera pas diminuée mais cet ajustement permettra l’embauche de spécialistes: 1 pour 50 professeurs en 1973-74 et 1 pour 25 professeurs en 1974-75.Au secondaire le ratio demeure 1/27 mais le chef de groupe ou chef de département n’est pas indu dans ce ratio.C’est donc dire que pour dix professeurs, un sera libéré à temps complet.A l’enfance inadaptée le ratio est également diminué: il variera de 1/15 à 1/12 à 1/8 à 1/6 suivant les difficultés d’apprentissage des élèves.• au chapitre des salaires les enseignants obtiennent les trois correctifs exigés au décret du 15 octobre; une modification des échelles à la base afin de permettre un rattrapage pour les Voir page 6 : Décret Larry Maxwell Stantord.qui a comparu hier en cour des sessions de la paix sous l’accusation de détournement d'avion, devra se soumettre A un examen psychiatrique.Le détournement de Wa bush Larry Stanford subira un examen psychiatrique Larre Maxwell Stanford, 21 ans, de Saint-Jean du Nouveau-Brunswick, est le premier à être accusé en vertu des récents amendements du code pénal relatifs au détournement d’un avion.Pour avoir tenu en joue pendant plus de douze1 heures l’équipage d’un biréacté BAC-111 de Québecair, Stanford a dû comparaître hier devant le juge Bernard Bilodeau, a Montréal, afin de répondre à l’accusation d’avoir détourné un avion et d’avoir été en possession illégale d’une arme à feu.S’il est trouvé coupable, il peut être envoyé en prison pour la vie.Cependant, après avoir permis aux photographes et aux cameramen de la télévision d’exercer leur métier en plein prétoire, à cause de la portée internationale de l’événement, le juge Bilodeau a ordonné que Stanford soit soumis à un examen psychiatrique, comme le lui demandaient le Dr Auguste-Benoit Clément et Me Robe rt La Haye, du Bureau de l’assistance judiciaire.Le juge Bilodeau a demandé que le rapport de l’examen soit remis à la cour le 12 janvier prochain.D’Ici là Stanford sera détenu au pénitencier de Bordeaux et confié aux soins du Dr.L.C.Daoust directeur du service psychiatri que de cette institution Il n’existe aucun dispositif de sécurité à l’aéroport de Wabush, Terre-Neu ve, d ou un avion de Québecair fut détourné jeudi par un homme armé d’une carabine de calibre 22, M.André Lizotte, vice-président et directeur général de Québec a raconté que le pirate pointa sa carabine dans la direction du gérant de la station et lui ordonna de monter dans l’avion avec lui.Qui aurait pu penser qu’un avion put être détourne de Wabush?Le pirate ordonna tout d’abord à l'équipage de le conduire à Montréal.La, il permit aux 52 passagers et à une hôtesse de quitter Tavion Puis il se fit / conduire à Ottawa et ramener à Montréal.Tout ce qu’il exigeait c’était de voir son père et un psychiatre.On fit venir à l’aéroport international dè Dorval M.John Maxwell Stanford et le Dr Bruno Cormier, Larry accepta aussitôt de se rendre.Ce dernier détournement a suscité divers commentaires.Le capitaine Charles Simpson, président de l'Association canadienne des pilotes de ligne, a déclaré que Ton devrait défendre la diffusion de bulletins à tous moments dans les cas de détournements d’avions.Il soutient nue cette pratique a failli changer en désastre le détournement d'un jet de Southern Airways le 12 novembre Le copilote de l'appareil fut alors blessé par un pirate et les pneus de Tavion fuient crevés à coups de feu par des agents du FBI à la base aérienne de McCoy, rès d'Orlando, Floride, ce qui força ft ippareil à faire un atterrissage Voir page 6 : Stanford forcé Les ondes sismiques des explosions sur la lune sont captées à Houston HOUSTON (Reuter - AFP) - Ce soir, les fusées d’América seront mises à feu pour sortir le vateseau spa-trial de l’orbite lunaire et le placer sur une trajectoire vers la terre.L’amé-rissage dans le Pacifique est prévu pour mardi.Les trois astronautes d'Apollo 17 savourent aujourd’hui dans le calme leur première journée de repos après leurs explorations réussies sur la surface lunaire.Hier, une série d’explosions ont été provoquées sur la lune, par signal radio envoyé du centre de Houston qui mit à feu des charges disposées sur le site Taurus-Littrow par Gene Cernan et Jack Schmitt.tes ondes sismiques provoquées par ces explosions ont été enregistrées par quatre géophones placés aux trois sommets d un triangle équilatéral de 90 mètres de côté et au centre de ce triangle.La caméra de télévision restée fixée sur la jeep lunaire avait été pointée sur les lieux des explosions.te but de l’expérience, qui se prolongera aujourd'hui et demain, est d’obtenir un profil structural de la zone d’alunissage (coupe géologique) jusqu'à trois kilomètres de profondeur.En tout, huit charges variant d’un huitième de livre à six livres d’explosif ont été Voir page V : Las Ondaa M.La berge poursuit un journal en justice M.Louis teberge, président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a intenté hier une poursuite de $1.5 million en libelle contre “la: Petit Journal” suite à un article intitulé: “Gangstérisme syndical?Qui sont les amis de Louis teberge?” Dans son édition hebdomadaire du 17 au 23 novembre, parue jeudi dernier, “te Petit Journal’ consacre sa une et deux pages intérieures aux “liens” qui existeraient entre M Laberge et quelques personnes possédant des dossiers judiciaires.“te Petit Journal" publie quatre photos du président de la FTQ, en compagnie de quelques autres personnes Dans les mêmes pages, il fait état des dossiers judiciaires de ces personnes et coiffe le tout du titre: “Gangstérisme syndical?Qui sont ces amis de M Laberge?” L’une de ces photos avait été distribuée la semaine dernière par le Syndicat de la construction de Montréal, affilié à la CSN, au cours d’une conférence de presse sur “la présence du crime organisé dans certains syndicats de la construction affiliés à la FTQ”.te président de la FTQ a, par ailleurs, accusé la police de fournir aux journaux à sensation des documents confidentiels sur d’anciens détenus.Il s’étonne de ce que “te Petit Journal” obtienne ainsi de la police les photos et les feuilles de route d’anciens détenus.Dans un télégramme au ministre de la justice du Quebec, M Laberge lui demande de faire enquête pour savoir comment “te Petit Journal" a obtenu ces documents et de fairè connaître publiquement les noms des “coupables de cette collusion, pour la meilleure protection des citoyens du Québec”.Pour sa part, M.André Desjardins, vice-président de la FTQ et directeur du Conseil provincial des métiers de la construction, dont la photo et le dossier judiciaire ont été publiés par “Le Petit Journal”, a demandé au ministre Voir pago • : M.Labarga jmfioiiK e ^ 16 décambra 35179 22 GAGNANTS DE $5000, O 5179 176 GAGNANTS DES 500 179 1782 GAGNANTS DE S 100.^ 2# LOTO PERFECTA 19e COURSE, le 14 décembre 1972 ORDRE: s784.30 (207 PRIX) DÉSORDRE: *34.10 (2498 PRIX) VENTES TOTALES: $516.639.00 RÉSULTAT A B c D 3 5 6 7 2 • Le Devoir, samedi 1 6 décembre 1 972 Z e se/ sur /es routes porte atteinte à/environnement L'épandage abusif des sels sur les routes et le déversement de la neige polluée dans les rivières menaçent l'équilibre biologique du Québec.C'est du moins l'opinion du directeur-général du Consortium de recherche sur l eau> le Dr Gilles La Roche, qui participait à la réunion de formation d'un groupe de recherche multidisciplinaire avec des scientifiques des universités Laval, Sherbrooke, McGill.Sir George Williams et Montréal Tout en reconnaissant que l'étude de ce problème demeure pour l instant superficielle, le directeur général du Consortium de recherche sur l’eau soutient que les conséquences nocives de l’épandage du sel sont déjà connues: - plusieurs nappes d'eau souterraines ont été contaminées et sont devenues impropres à la consommation humaine et-à l'utilisation industrielle; - la stratification thermique et la densité de certains lacs a été affectée; - la croissance des plantes est affectée par la propagation des brumes salines qu’engendrent les véhicules circulant à haute vitesse sur les routes; - l’épandage des sels affecte le fragile équilibre ,des Albert Allait! réélu président de TU PA Le président général de l’Union des producteurs agricoles, M.Albert Allain, a été réélu pour un quatrième mandat consécutif, à l’issue du congrès général annuel tenu à Sainte-Adèle.Les quelque 400 délégués ont par ailleurs réélu M.Paul Couture au poste de 1er vice- président général.Ils ont élu une nouvelle figure, M.Armand Guérard comme 2e ''[coprésident général.Celni-ci remplace à ce poste M.Clément Létourneau qui a décidé de se retirer des rangs.Les trois autres membres de l’exécutif ont tous été élus par acclamation.sols, la croissance des arbres et toute la végétation environnante.A la connaissance de ces faits et devant la rareté des travaux d’étude, ces chercheurs scientifioues en agriculture, droit, chimie, économie, génie et sociologie, envisagent se consacrer davantage aux aspects suivants: - le contrôle de la concentration de sel dans le sol et dans l’eau souterraine en des points convenablement choisis; - la détermination des indicateurs biologiques, tels les Sagittaires et les Lem-nae; - l'analyse non seulement de la concentration de l’ion de chlorure, mais ions sodium, potassium et calcium ; - l’étude écologique parallèle d’un site contrôlé, ¦'brede sel: - la découverte de méthodes et de produits nouveaux servant à dégeler les routes en hiver.En attendant que les experts puissent trouver des réponses satisfaisantes aux Questions les plus lourdes Je conséquences sur l'équilibre naturel, le Consortium de recherche sur l’eau invite les autorités à limiter le plus possible l’épandage du sel et le déversement de la neige polluée dans les cours d’eau.Des parents de la CECM Le projet 71 : une étape nécessaire Le comité de parents de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) considère le projet de loi 71 comme une étape nécessaire à la restructuration scolaire de Hie de Montréal.Mais tout en exprimant l’avis qu’il s'agit là d une mesure législative acceptable, l’exécutif du comité de parents de la CECM reconnaît que le projet de loi 71 ne semble pas combler toutes les attentes du milieu scolaire montréalais.Certains aspects du projet de loi Cloutier sur la restructuration scolaire de nie de Montréal amènent l’exécutif du comité de parents à présenter les commentaires suivants: - la CECM et le PSBGM devraient pouvoir désigner des substituts réguliers au conseil scolaire de nie, comme c’est le cas pour les autres commissions scolaires; - l’élection des commissaires au suffrage universel est une mesure souhaitable.Le caractère confessionnel des commissions scolaires devient aléatoire; - l’exécutif appuie l’idée de mieux répartir les revenus et les dépenses pour fins scolaires dans tout le territoire de l’ile et d’imposer un fardeau fiscal identique à tous les contribuables aussi bien les individus que les corporations; - l'exécutif croit que le conseil scolaire et les comités d implantation auront besoin d’une aide spéciale du ministère de l'éducation pour accomplir tout le travail qu’on leur confie d’ici juin 1973; - l’exécutif du comité de parents se réjouit de trouver dans le projet de loi les dispositions visant à accélérer le rattrapage dans les milieux défavorisés; - l’exécutif souhaite que le conseil de l’ile de Montréal tienne compte des aspects linguistiques dans l’élaboration de son plan général de restructuration scolaire.Sur ce point, MM.Wuliam Dubéet Gérald Long, représentants anglophones sur le comité de parents, enregistrent leur dissidence.Jean-Pau! Breuleux La lettre de Pepin est un tissu de "mensonges" Le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec L« Devoir, samedi 18 décembre 1972 informations internationales INDE-PAKISTAN Un an après la guerre, les problèmes restent entiers RAWALPINDI (AFP) - Il y a un an aujourd’hui, le Pakistan subissait, devant les forces indiennes et du Bangla Desh réunies, une défaite militaire totale.qui entraînait trois jours plus tard la chute du régime et consacrait la sécession de l’ancienne province orientale du Pakistan.Des nombreux problèmes issus directement de la guerre, seul celui des relations indo-pakistanaises a reçu un commencement de solution, tandis que la reconnaissance du Bangla Desh et le retour des prisonniers de guerre pakistanais suscitent toujours d'âpres débats au Pakistan.Les espoirs qu’avait éveillés l’accord de Simla, le 2 juillet, furent rapidement déçus et la frontière de la paix dont parlait le président Ali Bhutto, semble encore aujourd’hui un objectif bien lointain.Néanmoins, après de nombreux atermoiements, les troupes indiennes et pakistanaises commencent l’évacuation des territoires occupés.Vers le 21 décembre, elles devraient s’être retirées derrière les frontières internationales.Dans les milieux officiels pakistanais, on voudrait procéder maintenant aux préparatifs pour la nouvelle rencontre entre le président Bhutto et Mme Indira Gandhi.On souhaiterait dans ces mêmes milieux voir figurer la question du SALT-2 : les travaux s'accélèrent GENEVE (AFP) - La neuvième séance de SALT-2, la nouvelle série de conversations soviéto-américaines sur la limitation des armements stratégiques offensifs, a duré hier matin une heure quarante.La prochaine séance aura lieu lundi au siège de la mission soviétique auprès de l’ONU à Genève.Par suite du calendrier, les travaux de SALT-2 s'accélèrent.Il se peut qu’il y ait plus de deux séances plénières la semaine prochaine.La première session des conversations SALT-2 s’achèverait le 21 ou le 22 décembre.De source américaine, on estime que la deuxième session des conversations SALT-2 s’ouvrirait à la mi février, à Genève toujours.Un communiqué commun dont la rédaction est déjà en cours sera publié en fin de session, apprend-on de source américaine.Le chef de la délégation des Etats-Unis, l’ambassadeur Gerard Smith, fera d’ailleurs une déclaration à son départ de l’aéroport de Genève, à la fin de la semaine prochaine.Il est probable qu’il sera imité par son collège soviétique, M.Wladimir Semionov, vice-ministre des affaires étrangères d'URSS.Il est possible également, apprend-on de source américaine, qu'un document soit rendu public, au moment du départ des délégations, sur la création de la commission permanente consultative du traité soviéto-américain sur les missiles anti-missiles.La création de cette commission a fait l’objet des délibérations d'un groupe de travail spécial.Ce groupe ne s’est pas réuni cette semaine.On suppose que le résultat de ses travaux est actuellement examiné à Washington et à Moscou.Le conseil de l’OTAN a évoqué hier matin la seconde phase des négociations SALT qui se déroulent à Genève.L’ambassadeur Philip J.Faley, au nom de la délégation américaine à Genève, et M.Raymond Garthoff, secrétaire exécutif de cette délégation, ont entretenu les membres du conseil atlantique de l’état des négociations.retour des prisonniers de guerre, en tête de la discussion.Ensuite seraient examinés le règlement du problème du Cachemire, qui pourrait déboucher sur l'établissement de la paix, et la reprise des relations diplomatiques entre tes deux pays.Mais on ne voit pas très bien comment pourrait être abordé te problème des prisonniers sans que le Pakistar reconnaisse d’abord te Bangla Desh.puis que tel est te point de vue indien et Bengali.Or, te Pa kistan s’y refus< toujours.Quant au Cachemire, l’Inde et te Pakistan en ont toujours des vues diamétralement opposées: alors que pour New Delhi la nouvelle ligne de démarcation est, dans la pratique, à la frontière internationale, pour Islamabad te problème reste entier La question de la reconnaissance du Bangla Desh est devenue à présent un prétexte pour l'opposition de droite de se faire entendre et de créer une agita tion similaire à celte suscitée par M.Bhutto lui-même contre le maréchai Ayub Khan.Dans ces conditions, tes observateurs dans la capitale pakistanaise se demandent si en commençant par aborder ep priorité 1e problème indien, tout en refusant de reconnaître le Bangla Desh.M.Bhutto n’a pas pris la voie'la plus longue et la plus difficile du fait que te Pakistan possède très peu d’aoûts dans son jeu pour faire prévaloir son point) de vue.PARIS (d’après l'AFP) - Au fur et à mesure que se fait plus proche l’échéance des élections législatives - la date en sera connue officiellement le 20 décembre - l’activité devient de plus en plus fébrile dans les états-majors des partis politiques.Du côté de la majorité, tandis que jusqu’à présent on se bornait à manier l’arme de l’anti-communisme, contre le programme commun signé entre le Parti communiste français, le Parti socialiste et les radicaux de gauche, il semble que l’on ait décidé de changer de stratégie.M.Robert Boulin, ministre chargé des relations avec le parlement, annonçait ue la majorité allait publier, au début u mois de janvier une plate-forme com-, portant notamment une déclaration du * premier ministre, M.Pierre Messmer, un bilan de l’action du gouvernement, et surtout, “une critique sérieuse, honnête et objective" du programme commun de la gauche.L’anti-communisme de papa ne paie plus, a dit 1e ministre et pour les commentateurs, il semble que la campagne électorale de la majorité va désormais se situer au niveau des arguments sur les programmes respectifs.Bien que le ministre ait indiqué que 1e président de la république n’entendait pas s’engager personnellement dans la bataille des législatives, plusieurs observateurs rappellent qu’au cours d’un récent déjeuner à l'Elysée, M.Georges Pompidou avait affirmé aux journalistes qu’il serait présent dans la bataille électorale.Pour certains commentateurs, c’est l’occasion de poser à nouveau 1e problème du rôle du président de la république.La constitution française, à mi-chemin entre le parlementarisme et le présidentialisme, est assez floue sur ce point, ce qui a donné naissance à deux thèmes: le président-partisan, chef d’une majorité.Un autre débat est également relancé: celui de l’alternance au pouvoir d’une Helsinki la première phase finit sans accord HELSINKI (AFP) - Les 34 délégations participant depuis le 22 novembre à la première session de la réunion préparatoire européenne de Helsinki se sont séparées hier, après une ultime séance de trois heures, sans avoir réussi à se mettre d’accord sur l’une au moins des questions qui paraissent arrivées à maturité.Le dernier débat a porté sur la question épineuse des mandats qui devront être donnés aux commissions au cours de la deuxième phase de la conférence européenne.A travers les interventions, hier matin, des ambassadeurs soviétiques, M.V.Maltsev, et français, M, Gérard André, c’est tout te problème d’un choix entre une préparation rapide et légère, ou détaillée et en profondeur, qui s’est à nouveau trouvé posé, sans pouvoir être résolu avant la clôture.Aucun communiqué n’a été publié, la réunion se ralliant à l’opinion de l’ambassadeur des Etats-Unis, M.Val Peterson, qui, tout en estimant que la réunion avait fait un travail utile, a déclaré ne pas voir la nécessité d’un communique du fait qu’il n’y avait rien à mettre dedans.Dès hier après-midi, de nombreux délégués ont regagné leurs capitales respectives.Mais les consultations se poursuivront discrètement sous une forme souvent bilatérale, au niveau des gouvernements.Le moins important de ces contacts ne sera pas la rencontre Brejnev-Pompidou, qui aura lieu en URSS quatre jours avant la reprise de la réunion à Helsinki, 1e 15 janvier.nouvelle majorité, en cas de succès de la gauche aux élections, à la suite d’une petite phrase de M.Pierre Messmer.Au cours de son intervention télévisée, 1e premier ministre avait déclaré: le futur gouvernement sera constitué en fonction du président de la république et non d’une combinaison électorale.Dans ces circonstances, les électeurs seront en droit de se demander si 1e choix qu’ils feront en 1973, sera de nature à modifier la façon dont ils seront gouvernés, ou s’il ne s’agira que d’un référendum, voire d’un troisième tour des élections présidentielles de 1969.Une telle conception est grave et certains voient des contradictions dans le fait de vouloir continuer à dicter la même politique pendant toute la durée du septennat même si, à mi-chemin, le pays exprime sa volonté de changement.De l’autre côté M.Georges Marchais, secrétaire général adjoint du PC français, sera demain confirmé dans son rôle de leader du PCF, M.Waldeck Rochet, malade irrécupérable, ne pouvant d’une façon ou d’une autre être maintenu à une fonction active.Si une confirmation devait être apportée à cette décision, elle réside dans la manifestation triomphale dont a été l’objet M.Marchais hier matin au congrès de son parti, après le rappel des calomnies de la bourgeoisie dont il est actuellement la cible des adversaires du parti communiste.M.Jacques Duclos, vétéran du parti et candidat à l’élection présidentielle de 1969, s’est porté garant de l'intégrité, du dévouement à la classe ouvrière, des sentiments démocratiques et socialistes de M.Marchais.M.Georges Marchais est accusé par la majorité d’avoir accepté d'aller travailler volontairement en Allemagne en 1943.Le Français s'interroge : élections, référendum ou 3e tour des présidentielles?PÂQUES 1973 Deux prêtres ou religieux pouvant voyager, pour accompagner comme aumônier, groupes canadiens-français en Espagne et en Terre Sainte.Prière écrire à: M.Réal MURRAY 1650, rue Berri - Suite 25, Montréal 132 déguster fl le \ IN FOU BLANÇ BRUT ^ ^ le grand mousseux de France (/ni triomphe au Quebec.HENRI MAIRE AU CHATEAU MONTFORT NEGOCIANT A ARBOIS JURA ERANCE S AO 590-C Région de Trois-Rivières PARENTS Donnez à votre enfant l'occasion de prendre des responsabilités.Suggérez-lui d'offrir ses services pour faire la distribution du DEVOIR le matin.En plus de recevoir une rémunération intéressante, ce travail lui permettra d'acquérir de l'initiative et le sens des affaires.Si votre enfant a dix ans ou plus, il peut rejoindre l'agent-distributeur Claude Ring uct Cap-de-la-Modeleine.374-8358 Selon l'archevêché de Munich, Martin Bormann s'est réfugié en Espagne MUNICH (AFP) - L’archevêché de Munich a enrichi hier le dossier de l’affaire Btormann d’une nouvelle version.Selon celle-ci, basée sur tes documents d’un exhomme de confiance d’Adolf Hitler, Martin Bormann aurait fui en Espagne en compagnie de son frère Albert au début de mai 1945.Repoussant une nouvelle Scalià l'ONU?WASHINGTON (AFP) -M.John Scali, ex-joumahste, actuellement membre de l’équipe des conseillers aux affaires étrangères du président Nixon, sera désigné au poste de chef de la délégation américaine à l’Organisation des Nations unies, a indiqué hier soir le quotidien The Evening Star-Daily News de Washington.La Maison-Blanche s’est refusée à confirmer cette information.M.Scali (54 ans), qui fut successivement reporter à l’agence Associated Press et correspondant diplomatique de la chaîne de télévision ABC avant d’entrer à la Maison-Blanche il y a deux ans, avait déjà rendu service au gouvernement au moment de la crise des missiles à Cuba, en 1962, époque à laquelle il avait fait office d’agent de haison secret entre le président John F.Kennedy et les Soviétiques.fois les accusations selon lesquelles l’Eglise catholique, et notamment le Vatican, auraient aidé l’ancien chef de la chancellerie du Reich à fuir à l’étranger lors de l’effondrement des troupes nazies, l’archevêché de Munich a affirmé que Bormann disposait de moyens et possibilités personnelles suffisantes pour pouvoir fuir en se passant de l’aide du Vatican.A Tappui de cette thèse, Mgr Johannes Neuhaeusler, éveque auxiliaire de Munich, a présenté des documents écrits de l’ancien et défunt confident d’Adolf Hitler, Viktor Brake.Selon celui-ci, Martin Bormann se serait encore trouvé les 26 ou 27 avril 1945, non loin du Berghof, le nid d’aigle d’Hitler, a l’Obersalz-berg.Brack indique que le chef du garage de la chancellerie, à l’Obersalzberg, lui a dit que Bormann s’était rendu, au cours de l’un de ces deux jours, à Ramsau, où sa famille était réfugiée.Il est probable, pense-t-il, qu’il est retourné ensuite à Berlin au cours de la nuit.Brack précise encore que, le 1er ou le 2 mai 1945, il a rencontré, à Berchtesgaden, le frère de Martin Bormann, Albert, en compagnie d’un collaborateur du chef de la chancellerie.Ce dernier avait vécu un certain nombre d’années en Espagne.Rançon versée.Grove aurait été libérée BUENOS AIRES (par l’AFP) - Ronald Grove, l’homme d’affaires britannique enlevé par des inconnus à Buenos Aires dimanche dernier, aurait été relâché.L’enquête sur l’enlèvement de Grove, gérant général d’un groupe britannique spécialisé dans la commercialisation de produits alimentaires, a été entravée par le silence qu’ob- serve la femme de la victime, livilip Burton, une ancienne étoile du cinéma britannique Aucune plainte n’a été déposée par I’epouse de Grove qui s’est réfugiée cher une amie ANNONCES CLASSEES ENCADRÉES 844.3361 S4 10 • l'h*ur« it temké« •« midi pou* W Wndomot** • K *¦> s »oi 4* hoù pour loi #-tultrotiom ANNONCES CLASSÉES OU DEVOIR ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÉIES 844.3361 $1.50 • Tout mot odéitionn*! 4 5% 5% Camflo 7400 410 390 410 200 300 300 300 - 5 Nat Drug 250 M'4 6% 6% + % + 5 + 7 - 8 - 4 - 1 +30 L'argent TORONTO - Handy and Harman of Canada Ltd.évaluait hier l’argent à 2.001 l’once de Troyes.2150 *1»Vi 19 Z50 495 495 19'/» — 4» N Hees Ent z50 $6 1300 51544 4290 55844 3300 58'/z 700 521 Fldelty M S 2,1M.N POUR L'ACQUISITION DE TERRAIN, PAR EXPROPRIA TION OU ACHAT, DU LOT 273-2 (1,447 PL CA.) A DES FINS MUNICIPALES (CONSTRUCTION DE RUE." a été adopté par k CoaaeU de la Vllk de DoUmd-det-Ormeaux k son ao-aemblée qal eût Iku k CINQUIEME Jour de SEPTEMBRE ml neuf cent aobrrnte-DOUZE - (k 8 septembre, 1173).I QUE ledit règkment • reça l'approbation dei personnes habiles k voler visées an pre-1 SM * W 4ea atéi et Villes krn de l’assemblée pabUqne qni eût ; ken k VINGTIEME Joor de SEPTEMBRE, mil aeal cent soixante DOUZE - (le 34 septembre 1373).conformément k b M.et après avis pobtle donné k cet eHet QUE ledit réglement t reça TipprobatiM dn Mai itère des Affairci Municipalei dn Québec, en date da 17 novembre 1173 et de b Cnmmiidoa Moaidpair du Québec le 17 novembre 1173.M ed maintenant dépoté an bare» dn Gnllbr, 4131, boni, des Source, üolbrd-dei-Ormeanx, P.Qoé., ob torn lei btérctaés peuvent n prendre cramaimnnee, DONNE k DOLLARD-DES-ORMEAUX, P.Q UE tons nan King et iceaa de b Ville ce deodème Jnnr de décembre, mU aeal cent soixante-DOUZE - (ta 13 décembre 1173)., (SIGNE) W.W.UNCASTER ' GREFFIER INTERIMAIRE (SIGNE- EG.DEPHOURE MAIRE I l* LE DEVOIR Montréal, samedi 1 6 décembre 1 972 Cahier CULTURE Par-delà la querelle des régimes pédagogiques ' : le sort de la philosophie, et de la 'culture générale dans les collèges québécois.La philosophie au cégep Enseigner la philosophie par JEAN PROULX par JACQUES DUFRESNE La pratique de l'enseignement peut emprunter des voies multiples et divergentes.Je me propose, ici, de tracer, à grands traits, le portrait de cet enseignement à l’époque des Collèges classiques, puis à celle des CEGEP; enfin, révoquerai deux formes d’opposition au modèle d’enseignement, proposé dans le programme-cadre des cours de philosophie A l’époque, pas si lointaine, des colleges classiques, l’enseignement de la philosophie n’était nullemen fondé sur une taxonomie des objectifs philosophiques ou alors placé sur la transmission d’une doctrine philosophique reconnue par l’autorité même de l’Eglise.Ce “corpus doctrinal” prenait sa source dans le génie de Thomas d’Aquin mais avait été, en quelque sorte, “perfectionné” par une longue série des “commentateurs”, tels les Cajetan et les Maritain.L’enseignement de la philosophie dans l’ensemble des Collèges (et même dans les Universités!) consistait essentiellement dans la transmission de la vérité thomiste.Cette pensée systématisée regroupait un ensemble d’instruments logiques, de procédés éprouvés et de positions cohérentes tant en métaphysique qu’en cosmoslogie, et aussi bien en psychologie rationnelle qu’en philosophie morale.Tels étaient alors les champs ouverts par l’enseignement classique.Dans chacun de ces domaines, on favorisait le contact avec la pensée thomiste, philo-sopnia perennis, indépendante des fluctuations de l’histoire.La solide armature intellectuelle qu’elle transmettait avec sa vision du Monde, de l’Homme et de l’Action était frappée d’un certain caractère d’éternité.Dans le contexte d’une société catholique et cana-dienne-française, l’enseignement de la philosophie acquérait un caractère nettement idéologique.Il devenait la justification théorique explicite d’un système de chrétienté homogène, où la mère-Egli-se maîtrisait à la fois les structures et les consciences.Dans un tel contexte, l’enseignement classique, me semble-t-il, ne pouvait pas viser le développement d’une pensée en régime de chrétienté (ce qui n'est pas, purement et simplement, la formation d’une pensée chrétienne).On connaît les inconvénients d’un tel enseignement: il pouvait justifier, a tout jamais, l'odre établi; il encadrait la recherche intellectuelle; il tombait dans le plus pur dogmatisme.On comprend cepen-.dant la nostalgie de certains: la fréquentation d’une telle doctrine procurait, en même temps que des réponses sûres, une solide armature intellectuelle.En ces temps, on savait ce qui s’enseignait en philosophie.• Bien avant l’avènement des CEGEP, des fissures étaient apparues dans l’enseignement de la philosophie.Mais c’est très nettement avec la création des CEGEP que des malaises profonds ont pu s’étaler au grand jour.Les responsables de l’enseignement de la philosophie se sont mis à la recherche des nouveaux objectifs et des nouvelles méthodes qu’il fallait intégrer à leur enseignement.Une tradition, qui rejoignait, par d’autres biais que ceux du cours classique, “l’humanisme libéral’’ d’un Hutchins aux U.S.A., a commencé à se constituer.Dans cette ligne, me semble-t-il, on a cherché à reconstruire les premiers programmes-cadres de l’enseignement de la philosophie au CEGEP.Je ne ferai allusion, ici, qu’au dernier réaménagement du programme-cadre, effectué par l’Assemblée de la coordination de la philosophie en mai 1972 et reconnu officiellement par le Ministère de l’Education (DIGEC).Ce dernier programme-cadre se fonde explicitement sur la reconnaissance, en premier lieu, d’une société pluraliste: l’enseignement de la philosophie doit tenir compte qu’il existe, au sein de la tradition philosophique comme au coeur de notre culture, une pluralité de visions du Monde, d’images de l’Homme et d’ordres de Valeurs entre lesquels un choix éclairé demeure possible.Le plan-cadre se fonde, en second lieu, sur la reconnaissance d’une société démocratique où chacun a droit à l’autonomie et au “pouvoir intellectuel” (Hutchins).C’est dans un tel contexte que les professeurs sont conviés à un effort particulier d’objectivité, dans l’identification et la présentation des diverses visions du Monde, conceptions de l’Homme ou système de Valeurs, pour le service même de l’autonomie et de la liberté sont invités à faire appel aux ressources de la tradition philosophique.Dans une société qui n’est plus reconnue comme homogène et autoritaire, mais bien comme pluraliste et démocratique, l’objectif n’est donc plus de développer "une pensée en régime de chrétienté ”.U s’agit alors de former l’homme distancié, autonome, capable d’engagement libre et réfléchi.Voici comment, de façon concrète, se présentent les quatre cours de philosophie au CEGEP.Le premier cours (101) initie au projet de recherche philosophique ainsi p’aux exigences (logiques) le sa mise en exercice.Il sensibilise particulièrement aux qualités et exigences de la “prise de distance ”, de “l’autonomie intellectuelle” et de “l’engagement libre et réfléchi”.Le deuxième cours (201) vise à conduire l’étudiant, d’une part, à une prise de distance vis à vis les visions du Monde véhiculées dans sa culture, et d'autre part, à une ébauche de sa propre conception du Monde.Le troisième cours (301) cherche à amener l’étudiant, d’une part, à une prise de distance vis à vis des diverses images et conceptions de l’homme, et d’autre part, à une explicitation de sa propre idée de l’homme.Le quatrième cours (401) veut faire cheminer l’étudiant, d’une part, vers une prise de distance des ordres et des systèmes de valeurs éthiques, et d’autre part, vers une élaboration de sa propre échelle de valeurs.Les dangers d’un tel enseignement sont, sans doute, ceux de l’éclectisme et du scepticisme.Mais la reconnaissance de la société pluraliste et démocratique, qu’il implique, constitue un appel incessant à la tolérance, à la prise de distance, à l’autonomie et à la liberté.Loin d’être exclus par un tel type d’ense;-gnement, le développement d’aptitudes intellectuelles, l'élaboration d’instruments conceptuels, la présentation de thèses fondamentales en sont présupposés.Enfin une telle perspective peut favoriser ravènement progressif d’une société et a’un monde meilleurs, où les “hommes distanciés, autonomes et libres” seront plus nombreux.Mais ce point de vue, nettement affirmé dans le dernier programme-cadre de la philosophie, est l’objet d'une double opposition: l’une vient d’une société qui tend à devenir unidimensionnelle ; l’autre se rattache à la pensée révolutionnaire.Libérer les cégeps .de l'Université?Certains technocrates du Ministère de l’Education, des professeurs et des étudiants de CEGEP, reflets en cela d’une tendance intérieure à notre société, ne peuvent reconnaître quelque valeur que ce soit à l’art, à la littérature, à la pensée, à la culture générale elle-même.Pour eux.l’éducation ne peut valoir en elle-même.Elle doit être fonctionnelle, efficace, pragmatique et rentable.Cette tendance à identifier le Collège à l’Usine est admirablement représentée aux U.S.A.par M.Clark Kerr.On en retrouve des échos dans le Nouveau régime pédagogique d’heureuse mémoire.Sous des apparences d’ouverture de la culture générale, c’est à une “fonctionnalisation” de cette culture que nous assistions.La disparition de la notion même de cours communs nous orientait en ce sens, tout autant que la disparition de deux cours obligatoires de philosophie.Produire des spécialistes bien intégrés à une société de plus en plus prisonnière du cercle de la consommation et du rendement efficace constitue, pour plusieurs, le nec plus ultra de la formation.Pour eux, la philosophie ou la littérature, avec les charges d’autonomie et de liberté qu elles portent, sont de véritables trouble-fête.Les possibilités de critique et de contestation (Socrate était déjà un “contestataire”) intérieures à la philosophie les dérangeront toujours.A cet ordre de valeurs, ils préfèrent celui de l’adaptation et de la rentabilité; à la “création culturelle”, ils préfèrent la réaction; au sens des valeurs, ils préfèrent l’idolâtrie des faits.Suite à la page 28 "Tout le monde le fait, fais-le donc!” - “Avex-vons lu Labsang Rampa?Vive l’astrologie et les extra-terrestres!” “Le salut est dans le Yoga.Il faut se défouler” - “Les vedettes ont le monopole du bonheur”.Voilà une petite idée de la confusion dans laquelle nous baignons.Cette confusion dispose, pour se répandre.de moyens extrêmement puissants: la quasitotalité des stations de radio et de télévision, la uasi-totalité des journaux tête de file, les petits journaux du dimanche qui ont remplacé les feuillets paroissiaux et le poste CKAC avec son slogan pavlovien.N’ayons pas peur des mots; il s'agit d’une guerre ouverte contre le pouvoir de penser Et soulignons le t po est dépassée depuis longtemps.Elle date de l’époque où l’on se souciait encore des idées.Ce qui est attaqué désormais ce n’est pas le droit mais le pouvoir de penser.Tout est permis.On peut penser ce qu’on veut pourvu qu’on ne pense pas vraiment.N’imaginons rien de trop profond derrière le mot pensée.Représentons-nous plutôt deux voyageurs dans un train appelé Histoire.Destination: inconnue.Vitesse: uniformément accélérée.Le transporteur offre tous les services imaginables, toutes les distractions: il prend soin de nous.L’un des voyageurs est satisfait, à la façon du dernier homme de Nietzsche.“Un peu de poison ici et là, pour faire des rêves agréables; beaucoup de poison •O0"*as£ SCHTgOUMPFS ScHTPOUMPWj UN GRAND CHOIX DE “BANDES VESSIHHBE! DONT UE DERNiER \ U/CfcV LUKE ."CHASSEUR DE TRI MES*/ LES MEILLEURES AUB AiMES POUR NOËL l LA NOü VéULE COLLECTION II iDETix ii % % Rock Mémoire d'éléphant par PYER GINGRAS • Ronney Abramson Capitol SK AO 6378 Sorti des studios André Perry, on découvre sur cet album, tout d’abord un bel enregistrement et ensuite une voix jeune, nouvelle et fraîche Toutes les chansons sont écrites par Ronny qui tient également la guitare acoustique.• The Lady’s Not For Sale.Rita Coolidge A & M Records SP 4370.Un beau générique: Marc Benno, A1 Kooper, John Sebastian, Priscilla Jones, etc.Rita Coolidge n’a pas l’habitude de tenir les têtes de "Hit Parade” pendant plusieurs mois, mais son timbre de voix à ce quelque chose de spécial qui rend l’écoute agréable.Et puis ce n’est pas lourd • The Kinds.Everybody's in show-biz.RCA Victor VPS-6065 Les frères Davies sont là et ça dit tout D’un rock à une précieuse mélodie.les Kinks ajoutent à la couleur de leurs textes une musique d’une grande qualité Il faut écouter sur ce double album "Acute Schizophrenia Paranoia Blues” aux passages savoureux.Ils ont maintenant près de 15 albums à leur crédit.• fclephant’s Memory John et Yoko Apple SMAS 3389 Encore une étonnante production pour les fans de John et les vocalises de Yoko qui intéressent peu de gens Le grand Lennon joue aux percussions et piano électrique Pour compléter une discothèque où la démence et la violence de la cacophonie tiennent le beau rôle.Jazz La dame de onze heures parGILLES ARCHAMBAULT Je pourrais vous entretenir de la mort récente de Kenny Dorham, mais il arrive que je préfère vous toucher mot de ce désir soudain et impérieux que j’ai parfois d’être célèbre.L’obscurité dans laquelle je me démêle depuis près de quarante ans me pèse.Je retrouve parfois mon nom dans les gazettes, aussi souvent que celui de Victor-Lévy Beaulieu, mais c’est toujours à propos de mon homonyme, propriétaire de discothèques, sexothèques et autre thèques du même acabit.Tout pour lui, rien pour moi.Un jour de la semaine dernière, le spleen m’habitait particulièrement.J’étais à me demander s’il se trouvait quelqu’un au monde qui m’aimât réellement, je craignais presque Le DEVOIR ne réduisit mon cachet ou que Jean n’obtint pour Montréal les jeux Olympiques à vie! Bref, ma conjoncture intérieure frôlait le désastre pendant que l’extérieure frôlait les murs de la Maison de Radio-Canada.“Maudite soit ma destinée!” pensais-je à voix basse mais profonde.J’avais été bien nàif de m’imaginer que mes chroniques de jazz m’apporteraient la gloire.Après un an et demie de labeur inlassable, je traînais encore dans la fange de l’oubli.Je n’entrevoyais que deux solutions: ou monter à mon bureau ou me trouver un bout de corde.C’est à ce moment d’une rare acuité, vous l’admettrez, que le Ciel en sa bonté m’envoya un ange Madame Lise Payette est passée.Je l’ai vue, en moins d’une minute, saluer dix personnes, sourire, donner des baisers en recevoir, dire des choses aimables.Je vous l’avoue tout net, si c’est ça, la gloire, la perte de la vie privée, l'obligation de s’entretenir avec des inconnus dans des corridors, quand ce n’est pas dans un centre commercial, être poursuivi par les caméras, devoir maintenir dans sa vie de tous les jours des attitudes de personne en représentation, mieux vaut l’obscurité! Madame Payette, je vous adore, vous m’avez prouvé que ma voie était celle des obscurs.Vanitas vanitatum! • Roger Kellaway - CELLO QUARTET - A&MSP3034 -Entreprise assez inusitée en jazz que ce quatuor avec vio-|loncelle, contrebasse, piano et percussion que nous propose ce pianiste bien connu de la côte Ouest.Disque intriguant, mais assez peu significatif du point de vue jazz.A ce titre, l’unique plage pour piano seul qui s'appelle On Your Mark Get Set; Blues se défend bien.Kellaway est un bon pianiste de studio.Ce disque s'écoute avec plaisir, mais convient davantage au divertissement qu'au jazz.• Curtis Fuller CRANKIN’ - Mainstream MRL 333 -Fuller est un trombonniste dans la tradition hard bop Adepte de J.J.Johnson, il n’a jamais réussi à s’en détacher complètement.Un disque comme il s’en fait beaucoup en jazz depuis cinq ans.Une ligne mélodique simple, un peu d’électronique, beaucoup de soul, peu de moments inspirés.Agréable, sans plus.• Grant Green - SHADES OF GREEN Blue Note BST 84413 - Convoquez un guitariste de la trempe de Grant Green dans un studio, il improvisera facilement sur le blues, Mais adjoignez-lui une armée de musiciens, dont des violonistes, et tout ce qu'il pourra inventer se perdra dans une mer de prétention Je proposerais volontiers une extermination massive de tous les arrangeurs de jazz.Ils sont la cause de trois ratages sur (juatre.Le jazz requiert une écriture géniale.Pour le reste, il peut s’en passer.Je vous renvois donc aux autres microsillons de M.Green.Il en a fait d’excellents.• Dave Brubeck - BRU-BECK ON CAMPUS - Columbia KG 31298.Moi qui vous ai tant de fois parlé contre Brubeck ne me croirez peut-être pas si je vous dis que cet album double de notre David a des qualités certaines.D’autant plus étonnant que la section rythmique du petit père Brubeck n’etait pas éclatante en 1953, 4 ou 5, lorsque ces disques furent enregistrés.La différence, c’est que Desmond et Brubeck savaient à cette époque jouer avec fraîcheur et invention.Si vous tenez absolument à posséder un Brubeck, achetez celui-là.• Anthologie - THE GUI- TAR ALBUM - Columbia KG 31045 2 disques.Lorsque Ton prétend sur la pochette que ce concert de Town Hall qui a fourni la matière de cet album présentait sept des plus grands guitaristes du monde, on exagère un peu.Mais enfin, il y a Charlie Byrd, John McLauglin, Tiny Grimes, Chuck Wayner, etc.Si vous aimez un tant soit peu la guitare, vous aimerez le Frantic de Tiny Grimes, le AH Blues de Joe Beck, le Jitterbug Waltz de Charlie Byrd.Une bonne acquisition.• Omette Coleman - CRISIS - Impulse AS - 9187 En concert, en 1969, un quintet 2ui comprend Charlie Haden, ion Cherry et Dewey Redman.Une invention constante, surtout de la part de Coleman et de Haden.Deux exemples concluants d’improvision collective sont contenus dans ce disque.Un must.-JUM, &£ VÙLCt.CfrU p.HISTOIRE OUVRA PRATIO SCI ENC TECH N POESIE LIVRES POUR LES JEUNES TOUS LES FORMATS TOUS LES PRIX POLITIQ SOCIOL LANGUES etc, etc Je -l'ai cJLôàv doÆLjJM, ^ùlnaiuc DUSSAULT HULL - LES GALERIES DE HULL DUSSAULT MONTRÉAL - 8955 st-laurent DUSSAULT OTTAWA - 321 DALHOUSIE DUSSAULT QUÉBEC - 250.4ème RUE DUSSAULT SHERBROOKE -256 marquette DUSSAULT CilEDRDflAOfE LIBRAIRIE DE LA DflEKDKUUIlE - CITÉ UNIVERSITAIRE DUSSAULT TROIS-RIVIÈRES - 667 BONAVENTURE i 20 • Le Devoir, samedi 1 6 décembre 1 972 UBRAIftie 0«| «M.bio.Achète chu MARTIN R£N£ mflRTIN d/me t'tâ/énwnfine Présidente TEL JOLIETTE 7&-vm TEL.MONTREAL 581-4440 POUR VOS ACHATS DE LIVRES 7 BONNES ADRESSES 7 LIBRAIRIES DUSSAULT HULL • MONTRÉAL • ! OTTAWA • QUÉBEC • SHERBROOKE • SHERBROOKE • Les Galeries de Hull Tél.: 770-4058 8955 Saint-Laurent Tél.: 384-8760 321 Dalhousie Tél.: 236-2331 250 Quatrième rue Tél.: 529-4906 256 rue Marquette Tél.: 569-9957 Cité Universitaire Tél.: 569-9461 TROIS- RIVIÈRES 667 Bonaventure ("Librairie de T.-Rivières") Tél.378-6137 .VOUS AIME À VOTRE SERVICE M.YVON LEWIS MME JOSÉE MARCHAND M.GEORGES CURZI M.GUY LEGAULT 1691 e., FLEURY tél.384-9920 BERTRAND PLACE VILLE- MARIE - PLACE BONAVENTURE 861-5808 878-3031 Librairie LaLiberté Inc SltGE SOCIAL 820, AVE.MYRAND TÉL: (418) 681-0579 SUCCURSAIE: CENTRE D'ACHATS PLACE MONT-MARIL, (AU CARREFOUR IÉVIS-IAUZON) TÉL: (418) 837-0951 SUCCURSAlf: CENTRE D'ACHATS PLAZA, TÉL.:(514)372-5863 STE-FOY LAUZON GRANBY 234-4044 453-6389 ÉDITEUR - LIBRAIRE • IMPRIMEUR 480 HARWOOD VAUDREUIL, QUÉ.LIBRAIRIE STE-THÉRÈSF 7 TURGEON - 3 BLAINVILLE EST 435-3141 435-6060 STE-THÉRESE, QUE.LIBRAIRIE LIAISONS (Mochaux & Nieitlé/Canada) 4900 Av.Verdun - Montréal 204 766-3643 768-1050 Libronit agréée par le Ministère des Affaires Culturelles TEL : 288-7154 WILSON & LAFLEUR Mté* ||h] CLAUDE PAYETTE INC.LIBRAIRES - EDITEURS f I™I HMHi | Lihrftiria - Paoelent - Stationary DROIT MÉDECINE ^ Amaub'emtnt dt bureau - Office Equipment LITTERATURE GENERALE 39 OUEST, BUE NOTRE-DAME MONTREAL 126, QUÉ.SAINT-JEAN - SHERBROOKE - LONGUEUIL - LACHINE LES ÉDITIONS FLAMMARION, CALMANN-LEV] VOUS SOUHAITENT L'oeuvre d'un peintre de notre temps, présentée par un spécialiste.Les reproductions sont d'une qualité exceptionnelle.$6.90 BONNARD, par R.COGNIAT.BRAQUE, par R.COGNIAT.CÉZANNE, par Y.TAILLANDIER CHAGALL, par R.COGNIAT.COROT, par Y.TAILLANDIER.DEGAS, par E.HUTTINGER.DERAIN, par G.DIEHL.DUFY, par R.COGNIAT.MAX ERNST, par G.DIEHL.GAUGUIN, par R.HUYGHE de l'Académie française.KLEE, par D.CHEVALIER.MAILLOL, par D.CHEVALIER.MANET, par R.REY.MATISSE, par J.SELZ.MODIGLIANI, par G.DIEHL.MONET, par Y.TAILLANDIER.R.OUDOT, par D.VOUGA.PASCIN, par G.DIEHL.PICASSO, par G.DIEHL.PICASSO, époques bleue et rose, par D.CHEVALIER.0.REDON, TERECHKOVITCH, par J.SELZ.par G.VIGNE ¦ RENOIR, VAN DONGEN, par G.DIEHL.par M.GAUTHIER.VAN GOGH, RODIN, par Y.TAILLANDIER.par R.HUYGHE, de l'Académie française.VASARELY, TOULOUSE- par G.DIEHL.LAUTREC, VLAMINCK, par E JULIEN.par J.SELZ.Un cadeau riche et intelligent.w DE LUXE $28.Une collection exceptionnelle ! Chaque livre présente l'oeuvre complète d'un peintre.$7.80 JÉRÔME BOSCH MICHEL-ANGE CARAVAGE BRUEGEL L’ANCIEN BOniCELLI PIERO DELLA FRANCESCA VERMEER DE DELFT LÉONARD DE VINCI VAN EYCK RAPHAËL DÜRER VELAZQUEZ MANET VERONESE WATTEAU HENRI ROUSSEAU TITIEN REMBRANDT GRECO TINTORET INGRES GIORGIONE MODIGLIANI VAN GOGH (2 volumes) UCCELLO DAUMIER HOLBEIN LE JEUNE Prochains volumes à paraître : SEURAT MEMLING POUSSIN DEGAS FRA ANGELICO CÉZANNE Giono DELACROIX GRÜNEWALD GEORGES DE LA TOUR GAUGUIN GOYA (2 volumes) KLEE DE L’ART s * .5';/ —¦ ^ : , V\ ^s I ¦¦¦I V^J&A**:*:* OK nTgtJt Y UKOWAWtY?os vast*.: WJWSttt XSSiQ tixtXA r*A*4c**CA MICKSVAMO* 5P A*ON*** Tradition des belles reliures à Tancienne PRESTIGE ?a ?'Dû ?DO DDD ?BALZAC Béatrix Le Cabinet des Antiques César Birotteau Les Chouans Le Colonel Chabert Le Cousin Pons La Cousine Bette Le Curé de Tours L'Envers de l'Histoire contemporaine Eugénie Grandet La Femme de trente ans Histoire des Treize Illusions perdues L'illustre Gaudissart.Le Lys dans la vallée La Maison du chat-qui-pelote.Le Médecin de campagne Les Paysans La Peau de chagrin Le Père Goriot Les Petits Bourgeois La Rabouilleuse Splendeurs et Misères des courtisanes La Vieille Fille BAUDELAIRE ?Curiosités esthétiques - L'Art romantique Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris ?DOSTOÏEVSKI ?Crime et Châtiment • Les Frères Karamazov DD Récits de la Maison des morts DUMAS Le Comte de Monte-Cristo Tome I Tome II Les Trois Mousquetaires Vingt ans après FLAUBERT Bouvard et Pécuchet L'Education sentimentale Madame Bovary Salammbô La Tentation de saint Antoine Trois Contes ?ODD ?.?D HOMÈRE L'Iliade L'Odyssée HUGO Les Contemplations La Légende des siècles Les Misérables ?TTome I ?DO iTome II ?Notre-Dame de Paris ?Quatrevingt-treize ?LACLOS ?Les Liaisons dangereuses LA FONTAINE ?Contes et Nouvelles ?Fables LA ROCHEFOUCAULD ?Maximes MACHAVIEL ?Le Prince suivi de TAnti-Machiavel MAUPASSANT DO Bel-Ami • Contes normands.Boule de suif.PERRAULT ?DD Contes POE D Histoires extraordinaires PRÉVOST ?DD Manon Lescaut RIMBAUD ?Œuvres RONSARD ?Les Amours ?Poésies choisies SHAKESPEARE Théâtre complet ?Tome I ?Tome II ODD Tome III STENDHAL ?De l'Amour DD Armance ?La Chartreuse de Parme ?Le Rouge et le Noir ?Vie de Henry Brulard VERLAINE ?Œuvres poétiques VILLON ?Œuvres VOLTAIRE ?Dictionnaire philosophique ?Lettres philosophiques ?Romans et Contes Volume série A .770 Volume série B .8.95 Volume série C .10.95 Volume Hors série .Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à une maîtresse de maison.L’ART P’ jtammarbi CULINAl! „ FRANÇAIS jlammanon J POUR VOUS SERVIR Librairie Métropolitaine Enrg.Centre d’Achats Forest 10693 BoiJ.Pie-IX Montréal-Nord 324-0363 Centre PortoBetlo 7230Tatchtr.au Brassard 671-0931 'TTBPTi' ii lîiii iiifillimlli ¦BMfriiT1' ~ '' i’i " ïiïi"ii'• itf ni Deux librairie* à votre ¦«price PLACE JEAN-TALON Québac Tél.: 529-8821 PLACE LAURIER Sée-Foy Tél.: 659-1021 UN LIVRE DE EST TOUJOURS UN CADEAU APPRECIE À NOËL LIBRAIRIlft CLASSIC avec le§ compliments Je Les Librairies Boyer Liée B EAU H ARN OIS BELLCRIVE CHATEAUGUAY VALLEYPIELD I ! K j/ TEL.: 274-2870 Librairie Raffin YVON DELISLE 6722 ST-HUBERT.MONTRÉAL P.Q.CANADA TEL : 744-4082 Librairie Laurentienne JEAN TARDIVEL, PROP.1322, RUE DE L EGLISE VILLE ST-LAURENT Le Devoir, samedi 1 6 décembre 1 972 • 21 LIBRAIRIES snap S028 OUEST.RUE SHERBROOKE MONTREAL TEL : 484-1196 J455 ocrilâ CàFÏK 1660 ¥00115 Y, LE ROBERT, CARRIER ET LES LIBRAIRES ’ UN JOYEUX NOËL BBMKANN Prix Nobel le loup des steppes Broché: SS.40 - Relié: $8.10 Narcisse et Goldmund Broché: S4.9S - Relié: $9.00 le jeu des perles - de verre Broché: $9.00-Relié: $12.90 r POUR NOËL, FAITES CONFIANCE À VOTRE LIBRAIRE, TL CONNAÎT SON MÉTIER v.’ ' L’A RT.et l-am§ À it:UX OLYMPIQUES xnvwîNvç International Library: une garantie de qualité.5 grands éditeurs Flammarion en France, Collins en Grande-Bretagne, Franklin Watts aux États-Unis, Rizzoli en Italie, Schreiber en Allemagne fédérale ont mis en commun leurs ressources, leur expérience et leur prestige pour créer, à l'usage des jeunes et bien au-delà, un instrument de culture dune incontestable valeur documentaire présenté sous forme de véritables albums de luxe.$7.50 P.RONDIÈRE LA MORT DE L’EAU W.HERBERT LES DÉSERTS POLAIRES E.BAUER LES SECRETS DU MONDE SOUTERRAIN A.HINKELBEIN LES SOURCES D’ÉNERGIE P.M.BARDI ARCHITECTURES M.O.HYDE LES SECRETS DU GLOBE TERRESTRE J.DUCHÉ LES GRANDES ROUTES DU COMMERCE F.QUILICI LES GRANDS DÉSERTS K.K.GOLDSTEIN LE MONDE DE DEMAIN^ D.STEPHEN ET J.LOCKIE L’EQUILIBRE DANS LA NATURE 0.VON FRISCH LES MIGRATIONS DES ANIMAUX V.MELEGARI GRANDS SIÈGES DE L’HISTOIRE MILITAIRE CH.LLOYD BATAILLES NAVALES AU TEMPS DE LA MARINE A VOILES R.NITSCHE L’ARGENT E.DUFFEY LA NATURE ET L’HOMME K.LUKAN LA MONTAGNE, UNE AVENTURE?V.MELEGARI HISTOIRE DE LA CHASSE AU TRÉSOR H.A.ROTHMAN LA RÉVOLUTION CYBERNÉTIQUE F.QUILICI LES DERNIERS PRIMITIFS AMOS & BORIS Texte et illustrations de WILLIAM STEIG.L’HOMME ILLUSTRE ET LES FLEURS Texte et illustrations de LAURENCE.$5.60 LE GRAND VOYAGE DE PAPI ET DE BOTTINE Texte et illustrations de SCAPA.$8.75 GROMIMI LE PETIT LION Texte de BERNARD NOËL, illustrations de COLETTE DEBLÉ.$5.60 HISTOIRE DE LA PETITE POMME QUI NE VOULAIT PAS ÊTRE MANGÉE Texte de BERTRAND RUILLÉ, illustra'ions de MILA BOUTAN.$3.75 VALENTINE EN CERISE Texte de PIERRE DALLE NOGARE, illustrations de COLETTE DE GAILLARBOIS.UN COLLIER POUR LAURI Texte de S.EHMCKE, illustrations de HEIRI STEINER.$5.60 LES GRAINES D’HOMME Texte de JEAN-LOUP TRASSARD, illustrations de FLORENCE EUVREMER, $3.75 LA FANTASTIQUE HISTOIRE DU ROI BRIOCHE 1er Texte d'ANNE JENNY, illustrations de JOCELYNE PACHE.18 6H ru.MtINCIPAie • TÉLi 3242950 STC AGATH6 MS MONTS LIBRAIRIE STE-MARIE INC.LIBRAIRIE SONS et LETTRES 3904 WELLINGTON VERDUN 769-2321 CENTRE D ACHATS GREENFIELD PARK 672-4222 LIBRAIRIE FLAMMARION SON VASTE CHOIX LE PLUS COMPLET AU SERVICE DE TOUS 1243 UNIVERSITE 866-6381 LIBRAIRIE RENAUD’BRAY 5219, chemin de la Côte des-Neiges Montréal 249 3421515 PheMeA Çelect itée 1558 OUEST, RUE DE LOUVAIN MONTRÉAL 355.QUÉ.Téléphone: 387-6268 Adreite télégraphique SILPUR MONTRÉAL Télex: 05-25450 527-3425 Lilirairîi 2244 RUE ROUEN, MONTREAL 1 33 MANUELS SCOLAIRES ARTICLES SCOLAIRES ARTICLES DE BUREAU • BIBLIOTHEQUE VOLUMES • RÉFERENCE • RECHERCHE 222 EST, RUE STE-CATHERINE - Montréal Une Librairie ¦ Boutique unique à Montréal" L’Insolite Librairie Menard VDLUMETRIX la librairie du bibliovore 1270 e.FLEURY 387-6441 ¦ ilLf^ LIBRAIRIE DU CENTRE LAVAL/CHOMEDY VILLE DE LAVAL TÉL: 688-5422 PRÉSIDENT: YVON DAIGNEAULT B DAIOftCAUlT PlUf centre laval ¦ 688-5425 ville laval Bquébec librairie et fournitures de bureau À L’ENSEIGNE DU LIVRE e OUTREMONT, Qué.1345, rue Van Horne — Tél.277-2157 • VANIER, Qué.274, rue Beaucage — Tél.688-9125 POUR LES FÊTES, OFFREZ LE PLUS BEAU DES CADEAUX UN LIVRE! LA LIBRAIRIE FRANÇAISE 225, Rue HERIOT DRUMMONDVILLE 472-5705 ts/(aùon de l'éducation LIBRAIRIE AGRÉÉE PAR LE MINISTÈRE DES AFFAIRES CULTURELLES DU QUÉBEC PIERRE NOËL DION M.A., Lie.Ph„ Lie.Se.Directeur général 1048$ boulevard Saint-Laurent Montréal, Province du Québec Téléphone : 384-4844/4401 LIBRAIRIE LAJEUNESSE 9269, rue Lajeunesse Montréal 354 Tél.: 388-2362 Guy Delorme Inc."IA MAISON DU LIVRE" PLACE VILLE MARIE Tél.: 861-5225 Montréal, Qué.UNE NOUVELLE ADRESSE À RETENIR Librairie DÉOM 1773 ST-DENIS TÉL:845-2320 22 • Le Devoir, samedi 1 6 décembre 1972 cahier culture Les Ateliers de Françoise Graham Enrg.5110 avenue du Parc (Coin Laurier) • Expression corporelle • Danse contemporaine Aucun prérequis Tarif : $12 par mois Janvier 1973 Renseignements : 273-2213 MUSIQUE DE NOËL LA CHORALE DE L’ÉGLISE DE ST.ANDREW AND ST.PAUL (coin Sherbrooke et Redpath) Wayne Riddell, Directeur musical DIMANCHE, 17 DÉCEMBRE — 5 P.M."A CEREMONY OF CAROLS" r de Beniamin Britten Dorothy Weldon, harpiste Aussi Chants et Motets de Noël ENTRÉE LIBRE BIENVENUE A TOUS “CHANTS À LA CHANDELLE” “Fantasia on Christmas Carols” Vaughan Williams Plus Chants du Culte accompagnés de l'orchestre ERSKINE AND AMERICAN CHURCH (coin Sherbrooke et Crescent) Chorale de l'Église et Orchestre Brian Jackson, Directeur musical DIMANCHE, 17 DÉCEMBRE 1972 4:30 P.M.Entrée gratuite Bienvenue à tous r Œuiior T*,| rnmrnmmm lingers Choeur de 80 voix Directeur : Wayne Riddell DEUX CONCERTS BACH Les 11 et 25 FÉVRIER 1973 à 8:30 P.M.Chapelle du Grand Séminaire de Montréal 2065 ouest, rue Sherbrooke OEUVRES DE CHANT CHORAL ET INSTRUMENTAL Billets: S3.50 ch.ou S6.00 la série Commandes postales prioritaires (avec enveloppe-retour adressée et affranchie) à Tudor Singers a s S224 Clobert, Mtl 248; tél.:482-7832.SOC: ¦ ETE KOCVECCE DI C I l\l EIVI ATOG R A P H I E À L AFFICHE A TRAVERS LE QUEBEC Je mojs'} Dernière Semaine.yvm de«ctiamp§ denise fMatrault DANS UKRLMDC toife-oecrves carrier SCéNANO ET IXALOaUES yvcndesdian«H d après le roman de ^ SIMONE CEONGES JEAN SIGNORET-SIMENON- GABIN LE CHAT un film de PM GRANIER - DEFERRE COULEURS aussi : FRANCIS BLANCHE Les GROS MALINS COULEURS 1590, ST-DENIS 845-3222 METRO ST-DENIS-DEMONTIGNY chevalier La flMarine Annie COULEURS Cinrdot Philippe Nolret A Edward MMaan METRO ST-DENIS DEMONTIGNY 1S90,ST-DENIS #45-3222 pierrot 4 HEURES 0 AMOUR D'une série de trois films, voyez maintenant .au mime programme! CANADIEN 523 5180 PLAZA 6155 éâtrethéâtrethéâtrethéâtrethéâtrethéâtrethéâtret Une nouvelle option professionnelle! par MICHEL BÉLAIR Le théâtre, ça s'apprend! Parlez-en à ceux qui en font, ils sauront vous le dire.Un peu patlout à travers le monde, d y a eu des maîtres à penser qui, par leur action concrète, ont tout autant influencé l’évolution du théâtre que les dramaturges eux-mé-mes.On pense a Dullin, à Stanislavski, à Jouvet, Villard et Grotowsky.De fait, que l’on soit comédien, metteur en scène, costumier, éclairagis-te ou décorateur, des écoles sont là, des écoles ont toujours été là, pour donner une information tout aussi pratique que théorique et pour canaliser l énergie d’un peu tout le monde.Au Québec même, les écoles de théâtre ne sont pas neuves; il s’est même passé beaucoup de choses dans ce secteur particulier depuis les beaux jours des Compagnons de Saint-Laurent du Père Legault.• Il est assez étonnant de constater qu’à chaque fois que l’on parle du théâtre au Québec on fasse presque automatiquement référence à ces fameux Compagnons de Saint-Laurent.Que ce soit pour se souvenir.avec tout autant de nostalgie que de vague-à-l âme, d’une heureuse époque malheureusement terminée ou encore, avec quand même une assez forte charge agressive, pour dénoncer les mythes qui ont pris forme à ce moment, il est plus que rare que l’on réfère à cette époque sans émotivité.Et cela se comprend fort bien.D’un côté, c’est toute la ’’structure de pouvoir” du théâtre au Québec qui se sent remise en cause; de l’autre, c’est la jeune génération qui essaie de se dépoussiérer.Quand on sait que plus de 75% des comédiens, costumiers, décorateurs et directeurs de troupes québécoises sont issus directement des Compagnons de Saint-Laurent, cela fait comprendre beaucoup de choses.Une simple liste approximative des anciens élevés du Père Legault le montre d’ailleurs assez bien.Avant 1937; le Père Emile Legault, les comédiens et comediennes Marie Lambert, Margot Groulx, Marthe Lé-tournault, François Bertrand, Paul Dupuis, Roger Varin, François Zalloni, Vincent Paquette, Marcel Paré et Maurice Valiquette présentent des spectacles para-religieux.1937; Emile Legault, Paul Dupuis et François Bertrand obtiennent une charte sous le nom “Les Compagnons de Saint-Laurent”.1939; Georges Groulx, Pierre Dagenais et François Lavi-gne joignent le groupe.1940-45 ; Jean-Pierre Masson, Jean-Louis Roux, Charlotte Boisjoli, Jean Gascon, Roger Garand, Jean Coutu, Gilles Corbeil, Lucille Cousineau, Renée David et Thérèse Cado-rette.1945-50; Yves Létour-nault, Jacques Létourneault, Lionel Villeneuve, Hélène Loi-selle, Robert Rivard, Jean Du-ceppe, Jacques Languirand, Gabriel Gascon, Bertrand Gagnon, Guy Provost, Denise Va-chon et Guy Hoffman viennent compléter les effectifs.Et ce n’est là qu’une liste sommaire! On voit donc que le simple fait de parler des fameux “Compagnons” suffit déjà à réchauffer l’atmosphère.Survenant à un moment où le théâtre au Québec prenait des formes populaires que l’on a peut-être tendance à dénigrer trop facilement, l’aventure des Compagnons a réussi à bouleverser complètement ce secteur d’activité.En créant une sorte de mythologie du Grand Théâtre reposant essentiellement sur la notion du Comédien Grand Initié, l’école du Père Legault allait en fait atteindre et influencer en profondeur l’évolution du fait théâtral au Québec.Malgré l’aspect positif de cette influence, il faut toutefois en signaler les côtés négatifs.Outre que de créer une sorte d’engouement pour les grands textes et de privilégier a outrance le rôle et la fonction du comédien, l’influence des Compagnons se fait enco-resentir de nos jours puisque les élèves du Père Legault sont aujourd’hui les têtes d’affiche que Ton connaît.Directeurs de troupes et comédiens influents, ils continuent, à quelques exceptions près, à véhiculer la même philosophie de base.Or, et c’est là que les choses se mettent à être graves, le Québec de 1972 n’est plus celui de 1945-50.Le théâtre québécois non plus.Nous en sommes maintenant à l’affirmation d’une collectivité à travers un théâtre qui est propre à cette même collectivite.C’est précisément là une chose difficile à accepter quand on a été formé par les Grands Textes; c’est précisément là une chose que Ton se refuse presque de voir quand on croit que le Grand Théâtre peut encore SAUVER la vulgaire culture québécoise.Pourtant, aujourd'hui en 1972, de nouvelles écoles de théâtre sont nées.Plus inscrites dans la réalité québécoise que celles qui ont succédé aux Compagnons et qui ont nom le Conservatoire d’Art Dramatique du Québec et l’Ecole Nationale de Théâtre, ces écoles ont participé à la révolution du système d’éducation.Surgies en même temps que les CEGEP, elles s'inspirent de ce principe d’accessibilité généralisée que certains discutent même encore.Elles ne sont pas légion; de fait, on n’en compte que deux à travers tout le Québec.Options professionnelles au même titre que la mécanique ou l’électricité, ces deux options-théâtre sont situées à St-Hyacinthe et à Ste-Thérèse.Leur définition et leur influence me semblant particulièrement intéressantes, j’ai pensé aller voir ce qui s’y passait concrètement.• Commençons d'abord cette petite enquête par Ste-Thérè-se.Le CEGEP Lionel Groulx ayant été le premier à se donner une option-théâtre, puisqu’une troupe existait déjà du temps du Séminaire, c’est là que je suis allé voir en premier lieu.L’option-théatre du CEGEP Lionel Groulx a été créée et mise sur pied par Jean-Robert Rémillard.Il y a travaillé pendant quatre ans et la releve est maintenant assuréé par Jean-Luc Bastien de l’ancienne équipe des Enfants de Chénier.Pout Jean-Luc Bastien, il importe d’abord de situer le travail de Toption à l’intérieur de la structure du CEGEP.“C’est d’abord et avant tout une option professionnelle au même titre que toutes les autres.Ce qui implique que nous essayons de donner une formation complète Tant au niveau des cours théoriques, et chaque étudiant en suit en moyenne 30 heures par semaine, qu’au niveau des cours pratioues c’est toute la gamme des disciplines théâtrales qui y passe.Le cours de Toption est d’une durée de trois ans.Pendant les deux premières années, l’étudiant doit suivre un total de six heures de cours à l’extérieur de nos cadres, pendant la troisième, les concentrations sont exclusivement théâtrales.Dans la mesure du possible toutefois, nous essayons de faire concorder tout cela.Un exemple précis: nous monterons bientôt une pièce de Brecht; eh! bien, les étudiants de première et de deuxième qui doivent suivre des cours de Fiançais et de Philosophie, auront durant cette période des cours sur la philosophie de Brecht.” Pour ce qui est des cours de Toption comme telle, ils vont en fait de l’interprétation à la danse en passant par Tim-provisation, l’expression corporelle et la dramaturgie.Toutefois, ce qui semble le plus intéressant à Ste-Thérè-se, c’est que Toption est ouverte sur l’extérieur.Les professeurs qui y travaillent ont tous une expérience forte du “métier” et ils incarnent tous à leur façon la priorité mise de Tavant par Jean-Luc Bas-tien: celle du théâtre québécois.Il faut dire qu’en engageant des professeurs comme Gilles Renaud, Raymond Cloutier et Louisette Dusseault, il aurait été étonnant qu’il en soit autrement.Même si certains metteurs en scène invités ont le choix de la pièce qu’ils veulent monter, le théâtre québécois s’impose quand même de façon prioritaire tout en laissant parfois la place à des productions comme celle du “Concile d'amour” de Panizza que j’ai pu voir il y a quelques semaines.Ces metteurs en scène invités font partie de cette ouverture qui caractérise Toption.A chaque année en effet l’équipe de Jean-Luc Bastien propose aux étudiants de travailler en atelier avec quelques metteurs en scène connus; jusqu’ici cette année Paul Buissonneau, André Brassard, Gilles Pelletier et Aubert Pallascio auront Toc-casion de suivre André Montmorency qui a déjà travaillé au “Concile d’amour”.Autre particularité de l’option; il existe deux types d’atelier, les uns publies et les autres privés.Les ateliers publics sont ouverts à tous les gens de l’extérieur alors que les “privés” donnent l’occasion aux étudiants qui n’ont pu être distribués dans les premiers de se réchauffer en attendant le prochain.Tous ces ateliers cependant sont diffé rents de ceux des autres écoles établies; on n’y marque pas de différence entre les étudiants de première, deuxième ou troisième.La troupe de Tatelier, c’est la troupe de Tatelier et non pas celle des étudiants de tel niveat ou de tel autre.En faisant ain si travailler tout le monde en semble et en n’établissant pa: de séparation plus ou moin: arbitraire, cela contribue I créer un esprit de groupe don témoigne chacune des produc tiens die Toption.Reste un secteur dont on n’a pas encore parlé: celui de la production.Le plus concret peut-être de toute Toption en ce qu’il débouche sur des choses aussi pratiques que des emplois de décorateurs, costumiers, éclairagistes, etc, les cours de ce secteur sont donnés par une équipe de spécialistes.C’est d’ailleurs à ce niveau que les débouchés sont les plus nombreux.Si Ton calcule en fait que les deux options-théâtre ont pris la place des cours privés qui existaient surtout à Montréal, le nombre des finissants ne devrait pas excéder celui qui était la norme il y a quelques années.En référant à la classe terminale de Toption Tan dernier, il n’y a pas eu de problèmes majeurs en ce sens puisque tout le secteur production a pu se “loger” facilement et qu’une bonne partie des comédiens ont également trouvé un emploi.Au-delà de la question des débouchés un problème se pose toutefois; le Québec compte maintenant cinq écoles de théâtre.Le Conservatoire, TEcole nationale, le Conservatoire de Québec et les deux options-théâtre de Ste-Thérèse et St-Hyacinthe.Même en étant le moins réaliste possible, il est facile de constater que, le changement n’étant surtout pas à la mode au niveau des grandes compagnies, cela risque de mener rapidement à la sur-saturation.Sauf si, parallèlement à l’action des grandes compagnies, se développe une sorte de théâtre plus ou moins anarchique qui autant au niveau de ses structures que de son répertoire se pose comme une sorte de question permanente.Nous n’en sommes plus au temps où il existait au Québec deux ou trois grandes compagnies de théâtre qui pouvaient faire la pluie et le beau temps.De plus en plus, un autre théâtre, une autre structure théâtrale se manifeste concrètement.Que Ton pense à des groupes comme la Quenouille bleue, à la multitude de troupes qui surgissent un peu partout et qui réussissent à s’auto-fi-nancer, ou encore au projet de réseau parallèle mis sur pied par Jacqueline Barrette.Quelque chose est en train de se passer qui fait que le théâtre devient différent.L’action des options-théâtre est peut-être un des facteurs qui expliquent cette transformation qui, chaque jour un peu plus, se fait de plus en plus radicale.En alimentant en techniciens spécialisés et en comédiens toute une sorte d’underground théâtral, ces options contribuent à révolutionner par le dessous la structure même de l’entreprise théâtrale québécoise.Nous ne sommes plus à l’époque des maîtres à penser mais bien à celle des gens qui agissent.L’option-théâtre du CEGEP Lionel Groulx semble du moins être un des pôles fondamentaux de cette action si Ton se fie à l’activité qui règne là-bas et au type de comédiens et de techniciens qui en sortent.A ce seul titre sa contribution à l’évolution du théâtre au Québec est déjà plus qu'importante.CULTURE Suite de la page 15 de distance, voilà un vieil impératif et une vieille interrogation que nous portons par la vertu de l’Occident.Ils se sont exacerbés: où sont maintenant les coordonnées un peu concrètes qui permettraient de les circonscrire?Se “trouver soi-même” chez les Grecs, c’était contempler l’univers immuable du cosmos.Depuis la Re= naissance, il n’y a plus d’image du cosmos.Se “trouver soi-même”, c’était hier encore au Québec se référer par adhésion ou opposition à l’Eglise.L’Eglise ne provoque plus de pareilles circonscriptions des débats.Pour un adulte comme pour un enfant d'aujourd’hui, dominer la foule et l’incohérence des messages qui pèsent sur lui, ce n’est point les résumer.C’est retrouver un fondement dans les logiques et les valeurs, dans le sens du monde fragmenté et dans les éparpillements de nos intentions.Faut-il souligner, à cet égard, que les parents d’aujourd’hui, et de quelque milieu qu'ils soient, sont complices de leurs enfants dans la même angoisse?Ce n’est point une culture générale qui peut y pourvoir, mais ce que nous appellerons plutôt une cul- ture fondementale.Une culture fondamentale, ce serait un savoir qui critique tous les autres.Par définition, la moindre connaissance est une critique.A moins d’être une pure compilation.Et encore: ce que nous sommes portés à considérer comme compilations, comme des amas de données dans Jes civilisations plus anciennes.relevait toujours de valeurs bien déterminées.Ce n’est pas par un vain amour des faits bruts que les chroniqueurs de l’antiquité chinoise, judaïque ou grecque inscrivaient dans leurs écritures des faits gui pour nous sont insignifiants: ils marquaient, à chaque fois, la continuité et le sens de la culture à laquelle ils app: rtenaient.Nous n’avons plus cette faculté de retrouver Tuni-té au niveau des événements et des messages concrets.Même pas dans nos énormes savoirs officiels que Ton distribue par tranches dans les écoles les facultés universitai res ou les congrès scien tifiques Un savoir criti que doit maintenant con sentir à ramener aux situa tiens fondamentales: en dessous de l’information informe ou des idéologies reconciliatrices, en-dessous aussi des parti-pris superficiels qui inspirent nos sentimentalismes et ceux de nos enfants.Un savoir fondamental, un savoir critique: ces expressions sont encore trop courtes.Pour certains, le fondement et la critique procèdent de principes éternels; pour d'autres, ils viendraient de la conjoncture politique.Les enquêtes du ministère, fussent-elles dirigées par M.Tabé Dion, ne traneneront pas ce dilemme qui ne tient pas au monde des écoles.Aussi faut-il, en définitive, trouver un critère de la culture fondamen laie qui ne relève ni de la police, ni d’un ministre, ni du sentiment variable des parents et des enfants.Ce critère existe.Un savoir fondamental, un savoir critique se reconnaît à ce signe qu’il est transférable.Nous utilisons le mot transfert selon le sens le plus obvie consacré par la psychologie de l’apprentissage.Nous l’illustrerons par une anecdote.En 1939, lorsqu’il fallut que la Fran-, ce consente à produire rapidement les armes qu elle n’avait pas fabriquées auparavant, le problème se posa de convertir des ouvriers aux exigences de la métallurgie.Aucun n’y réussi) mieux, à ce qu'on dit, que les élèves finis- ENSELGNER Suite de la page 15 reusement, qu’un point de départ destiné à faire apparaître les aspects accablants du pluralisme, les dangers de la passivité et, par voie de conséquence, la nécessité pour chacun d’acquérir un système de valeurs par réflexion personnelle.Il faut de la témérité: tous les étudiants de CEGEP, en effet, et tous les professeurs n’ont pas le génie de Kant.Il y a toutefois des modèles connus et acceptés.Kant en est un.L’entreprise demeure malgré tout hasardeuse.Mais que faire d’autre, puisque les prophètes eux-mêmes sont fabriqués en série?L’impossibilité de la tâche en accentue la nécessité.sants de TEcole d’ébéniste-rie.Pourtant, entre le travail artisanal du bois et le tournage de pièces d’acier en usine, quelle distance concrète! Mais, quand on a appris à travailler, selon certaines exigences, on déplace vite sa faculté de le faire sur d’autres objets?Une culture fondamentale, ce serait celle qui pou-rait se déplacer rapidement.Parce qu’elle est remontée à la source dont l’encyclopédisme n’est que la vaine nostalgie.Congrès Juif Canadien, Région de l'Est Le Comité Juif de Musique présente EN RÉCITAL "ROBERT MAYEROVITCH" Pianiste Lundi, 18 décembre à 20H.30 Édifice Samuel Bronfman 1590 Avenue McGregor M.Mayerovitch s’est déjà présenté en public avec l’Orchestre Symphonique de Montréal et Radio Canada.Le programme comportera des oeuvres de Mendelssohn, Beethoven, Debussy, Ben Haim et Liszt.Adultes.SI.SO Étudiants et personnes âgées .0.75 Prochain récital : MAURICIO FUKS, Violoniste; Jeudi 25 janvier 1973 Cinémas ODEON FESTIVAL n POUR H TOC'S I « * LE NOUVEAU çû FILM DE Lsergio 6 fCC i *MrfTA
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.