Le devoir, 13 juillet 1972, Supplément 1
LE DEVOIR Montréal, jeudi 13 juillet 1972 LES MINES DU QUEBEC CONNAÎTRONT-ELLES UN ESSOR NOUVEAU?¦x' + 'v« •-> '¦ , 62* 56* LÉGENDE Fer • Am ionte ¦ N ickel A Cuivre et autres métaux communs O C 100 200 MER \ „u MHK^>"K 58* ra:f.wake ha h CAPt' smh NOUVEAU QUÉBEC sCo»-babu B f i f d ’ l n " a v a P°Rr hark,So fort-chimo B 4 ! E "'""'S o y ~1- m Zct m-., ^5.GAGNON ^ Reed i.inTOMr; / 0 C ;r, ' •*w \ l.runn |A4 //.mm / \lhR,)ïi o i.- il(> U , L.U.HWU HAVRE ST-PIERRE mingan SEPT-ILES A17 Pour la relance de l'industrie minière québécoise Les premières statistiques sur la production minérale du Québec, pour l'année 1971, nous indiquent une baisse de quelque $30 millions sur celle de 1970.En effet, de $801 millions qu'elle était en 1970, la valeur de cette production s'est établie à $770 millions à la fin de 1971.Si l’on considère que la valeur des matenaux de construction est passée de $106.5 millions en 1970, à $114 millions en 1971 et que la production des minéraux non-métalliques est demeurée sensiblement la même, l'on s'aperçoit que la plus importante baisse a été enregistrée dans la production des métaux, soit $36.5 millions.La production du fer a accusé une baisse de $21 millions dût principalement à la faiblesse des marchés.A cause de la baisse très importante du prix du cuivre, une augmentation de production de quelque 29 millions de livres en 1971 s'est traduite par une légère diminution de la valeur de la production en dollars de quelque $3 millions.De fait, le prix canadien du cuivre qui s'était établi, en 1970, à une moyenne d'environ ,65c la livre.accusait une baisse de 15c en 1971.Préser ement, le prix du métal jaune se raffermit et se situe aux environs de 53c la livre.La production du zinc a aussi accuse une baisse de presque $2 millions, passant de $65.3 millions en 1970 à $63.5 millions en 1971 La production de l’or a continué de baisser en 1971 et a atteint $23 millions, de $25.7 millions qu elle était en ’70.Depuis les cinq dernières années, la production minérale du Québec est restée sensiblement la même pour chaque année, c'est-à-dire quelle a varié entre $730 et $800 millions annuellement.Elle est loin d'avoir accusé le même rythme de progression que celle du Canada qui.pendant ¦; temps, passait de $3,980,-000 en 1966, à $5,916,-iii iOOO en 1971, soit une augmentation de quelque 67%.C'est pourquoi le pourcentage de la production canadienne qui se situait pour le Québec, en 1966, à 19.2%, est descendu, à la fin de 1971, à 13% seulement, pendant que pour la même période, il augmentait en Ontario de 24.1 à 26.4% et passait en Alberta de 21.3%, en 1966, à 27.9% en 1971.Ces chiffres commencent à devenira larmants puisque, d'année en année, nous attendons en vain une reprise de l’accroissement de notre production minérale.D y a cependant certains indices encourageants à court terme puisque, depuis une couple d’années, nos principales sociétés minières ont annoncé des investissements majeurs, soit pour augmenter la production des entreprises déjà en opération ou soit pour en établir de nouvelles; c’est le cas, par exemple, de la société Asbestos Corporation qui se propose de mettre en exploitation les gisements d'amiante dans l'Ungava au milieu de 72; c'est le cas aussi de la société Noranda qui, l'an dernier, annonçait un nouvel investissement de quelque $135 millions pour tripler la production de la mine Gaspe Copper et augmenter les installations de smeltage à Noranda et de rat-finage à Montréal; c'est le cas de la société Iron Ore qui construit présentement un concentrateur et une usine de boulettage à Sept-Iles ainsi que de nouveaux établissements pour augmenter sa production de Carol Lake.Quebec Cartier a annoncé l'an dernier des investissements de l'ordre de $350 millions en vue de développer son dépôt de fer du Mont Wright et pour ainsi doubler sa capacité de production en 1974-75.Enfin, la société Falcon bridge Nickel a commencé la construction d'une raffinerie de nickel à Bé-cancour et poursuit ses recherches en vue de l'exploitation future d’un gisement de nickel dans la région de Baie Déception.Ces nouvelles installations serviront à améliorer la situation au niveau de la production minérale québécoise d'ici 1975.Toutefois, il faut bien considérer qu'à part les dépôts d'amiante, de nickel et de cuivre de l’Un gava, qui d'ailleurs étaient connus depuis 10 ans, aucun nouveau gi seme n t d ’ i mporta nce n'a été trouvé depuis les cinq dernières années et que l'augmentation de la production minérale à court terme ne sera redevable en grande partie qu'à l’accroissement des ins- tallations d’exploitation déjà en place.D semble bien que les capitaux investis dans la recherche minérale au Québec ont décru depuis les cinq dernières années et l’on attend toujours un renouveau d’intérêt de la part de l'entreprise! privée dans ce domaine.D'autre part, le rapport annuel du ministère des Richesses naturelles indique que pour l’année 1970-71, les revenus du ministère ont atteint $23.1 millions, dont $21.3 millions ont été perçus en vertu des dispositions de la Loi des droits sur les mines.De cette somme, un peu moins de $6 millions sont retournés à l'industrie sous forme de services.Il nous semble que cette portion est bien minime si.comme il le répète souvent, le ministère des Richesses naturelles est intéressé à accroître la recherche minérale au Québec.Il est grand temps, à notre avis, que le ministère élabore, dans les plus courts délais, un programme de relance de l'industrie minière au Québec.Pour ce faire, il doit établir des politiques prioritaires dans ce domaine.Nous nous permettrons de faire certains commentaires sur ce que devraient être selon nous ces politiques prioritaires.1.L’exploration et la mise en valeur des richesses minérales.C'est à notre point de vue, la première priorité du ministère.Elle pourrait être réalisée en tenant compte des dif f érent s facte urs sui vants : a) Les infrastructures Jusqu'à présent, le ministère des Richesses naturelles a été passablement sensibilisé à la construction de routes d'accès aux ressources naturelles.Dans les toutes dernières années, des travaux de instruction ont été faits pour la route de Chibougamau au Lac Albanel et celle de baie Comeau Manic V Gagnon et Labrador City; on a aussi entrepris la construction de la route Matagami à la Baie James.Il est évident que le développement du territoire de la baie James et la continuation de la route de Matagami à Fort George aidera enor- Chartec Limited CONSEILLER FINANCIER i n service confidentiel de projet financier pour les compagnies privées Analyses Fusions Placements priiés !.BERNARD CHAREST SUITE 1503.DENNIS F.DWYER 1115 OUEST, RUE SHERBROOKE ROBERT I WILSON, C F A.TELEPHONE 849-2311 JESSE COHEN S L'esprit des pionniers se manifeste dans l'industrie minière.Notre pays est riche de mines inexploitées: il a besoin de pionniers dont le courage soit à la mesure de l’immense tâche à abattre.CLICHE ET ASSOCIES LTEE Courtiers en valeurs «le placements QUEBEC p Place Youville Tel.: 529-1721 MONTREAL Tour de la Bourse, Place Victoria Tél.: 878-1951 TROIS-RIVIERES Place Royale Tél.: 378-4088 'V mément, au plan des infrastructures, à la mise en valeur des richesses minérales de la province.Cependant nous croyons que la nouvelle loi du ' ministère des Transports, par laquelle on confie la construction des routes d'accès aux ressources au ministère des Transports, affectera sérieusement la construction de ces infrastructures.L'on sait très bien que les décisions en ce qui regarde les travaux de construction de routes sont souvent poli- par L-G.LANGLOIS tiques et ce n'est politiquement pas rentable de construire des routes d'accès aux confins de la province.Le ministère des transports n'est pas normalement sensibilise à un tel développement.C'est pourquoi nous suggérons, en ce qui regarde les routes d'accès aux richesses naturelles, que le ministère des Transports suive prioritairement l'avis du ministre des Richesses naturelles et qu'une certaine partie du budget de ce ministère soit allouée plus spécifiquement aux routes d'accès aux ressources.b) Les service s géologique s Il y aurait lieu aussi d'améliorer les services géologiques, géochimiques et géophysiques du ministère dans le sens de la quantité et aussi de voir à ce que ces services correspondent mieux aux besoins de l'industrie.A notre avis, il devrait y avoir beaucoup plus de contacts à ce sujet entre le ministère et l'industrie minière même.Ces services sont hautement techniques, c'est pourquoi il y aurait avantage pour le ministère à consulter aussi souvent que possible les experts de l'entreprise privée à ce sujet.c) Quoique le territoire de la province de Québec soit en bonne partie propice à la minéralisation et de fait coutien-ne de nombreux gîtes minéraux exploitables, il est sûr que le coût du risque assumé par l'entreprise privée pour trouver ces dépôts n'est pas le même d'une région à l'autre, pour toute espèce de raisons.Il arrive ainsi que l'entreprise doivent affronter des conditions climatiques d'extrême rigueur ou qu elle ait à fouiller des terrains dont la surface a déjà été examinée, de sorte que la recherche qui vient après doive être faite à une plus grande profondeur, à un coût beaucoup plus élevé et avec des moyens techniques beaucoup plus avancés.Pour toutes ces raisons, il importe que le ministère des Richesses naturelles, s'il veut que les différentes régions du territoire québécois apparaissent aussi attrayantes les unes que les autres à l'entreprise privée, en termes de recherche minérale, ou même aussi attrayantes que celles des autres provinces ou des autres pays, étalisse certains programmes a cet effet.C'est pourquoi nous suggérons d'établir un programme de stimulants à l’exploration pour certaines régions, tel le nord-ouest du Québec, où l’exploration devient plus coûteuse à cause des profondeurs où il faut chercher les gîtes minéraux, et l'extrême nord de la province, à cause de l’éloignement, du climat rigoureux, du pergéli-sol.etc.d) En général, les gîtes minéraux sont découverts dans des endroits éloignés et pour les exploiter il faut tout bâtir: des routes, des villes, établir des services scolaires et hospitaliers, etc.La procédure généralement suivie jusqu'à présent a été pour les sociétés privées d’entreprendre des discussions directes avec le ministère afin de conclure des ententes spéciales dans chacun des cas.Il est évident qu'il est impossible d'éliminer toutes ces tractations.Cepenant.il est sûrement possible au ministère des Richesses naturelles ou au gouvernement en géné- ral, d'établir certaines normes, par exemple dans la construction des routes ou l’établissement des villages miniers, de manière à prévenir des discussions ardues après coup.e) Au cours de la dernière année en particulier, nous avons constaté que le ministère des Richesses naturelles est intervenu beaucoup plus souvent qu'auparavant dans l’exploration ou même dans l'exploitation de gîtes minéraux.Cette intervention s'est surtout faite dans le nord-ouest québécois où, à cause de la fermeture de plusieurs mines ces dernières années, le taux de chômage s'est accru sensiblement.Cependant, la présente augmentation du prix de l'or, à court et à moyen terme, aidera sûrement à solutionner les problèmes de chômage dans cette region En effet, le ministère des Richesses naturelles a dépensé l’an dernier, directement, pour faire de l'exploration sur ce territoire, un montant d'environ $1.5 million.De plus, il y a un an, il a pris la décision de rouvrir une mine de molybdène dans le nord-ouest du Québec.Cette mine avait fermé ses portes parce que non rentable.Le but de cette réouverture est de donner de l'emploi aux mineurs du nord-ouest, même s'il prévoit un déficit d'au-delà un demi-million de dollars par année.A l'exception de ce dernier projet d'exploitation d'une mine, avec lequel nous ne sommes pas d'accord parce qu'on est en train de se servir de l'exploitation des richesses naturelles pour alimenter une politique sociale, nous approuvons en général ces initiatives d'exploration minérale.Cependant, nous devons déplorer que le ministère se soit toujours refusé à faire appel à l’entreprise privée dans ces circonstances pour mousser l'exploration minière par des stimulants ou élaborer certains programmes conjoints avec l'entreprise privée en vue de l'exploitation de certains gîtes minéraux.Il nous apparaît pour le moins curieux que le ministère n'ait pas songé à faire appel à la vaste expérience des experts dans l'entreprise — privée pour mener à bien ces initiatives, étant donné surtout que cela lui aurait permis un apport supplémentaire de capitaux s'il avait procédé avec un programme de stimulants pour relancer l'exploration minière dans le nord-ouest au lieu de faire le travail lui-même.f ) Enfin, pour mener à bien les différents projets mentionnés plus haut, nous croyons qu’il serait nécessaire que le ministère des Richesses naturelles forme un Comité consultatif composé de représentants de l'industrie minière et de hauts fonctionnaires du ministère en vue d'orienter sa politique d'une manière beaucoup plus compétente et réaliste et beaucoup plus directement vers l'exploitation des richesses minérales du Québec.2.La recherche La deuxième grande prio rité gouvernementale nous apparaît être la transformation des matières premières en produits semi-finis ou finis.Cest un problème dont on discute depuis de nombreuses années au Quebec et dont la solution exige au préalable l'établissement d'orientations générales.Tout d'abord, il y a beaucoup de fausses informations qui circulent au sujet de la transformation des richesses minérales québécoises, On a souvent l'impression, au sein de la population, qu'il se fait ici au Québec très peu de transformation en produits semi-finis et finis, ce qui en fait n'est pas le cas.Par exemple, tout le cuivre provenant des mines québécoises ainsi que d'une certaine partie des mines de l'Ontario et de Terre-Neuve, est transformé au Québec, d'abord dans les deux smelters de la Société Noranda, l'un à Noranda et l'autre à Murdoch-ville, ensuite à l'usine Canadian Copper Refiners et finalement dans des usines fabriquant des fils et des tuyaux de cuivre.Une bonne partie du zinc est aussi transformé au Québec en .produits semi-finis, par la raffinerie de zinc de Valleyfield Le fer titané de Havre Saint-Pierre est complètement transformé à Sorel, en scories de titane et fonte en gueuse, matériaux avec lesquels on fabrique de l'acier en poudre et différents pigments qui ahmentent les industries manufacturières de la région de Sorel-Tracy.Le produit des mines d'or est directement raffiné sur place à létal pur et vendu comme tel, soit à la Monnaie Royale à Ottawa, ou sur le marché privé.Il reste la question du fer qui évidemment n'est pas aussi simple à cause de la très grande production provenant du Labrador, soit une trentaine de tonnes par année.Toutefois, il y a déjà une usine de boulettes à Pointe-Noire et à Labrador City; présentement ou en construit une à Sept-Iles et une aube possiblement à Port-Cartier à une date ultérieure, ce qui.à toute fin pratique, assurera une première transformation de la grande majorité de notre minerai de fer québécois Même s'il y a beaucoup d'amélioration à faire dans ce domaine, nous pouvons constater que nous avons déjà un excellent début En fait, le problème est très complexe puisque plus la transformation des matières premières est accentuée, plus il y a d'obstacles à leur écoulement sur les marchés internationaux, et l'on sait que le marché canadien n absorde qu'en viron le tiers des produits de nos exploitations minières, les deux autres tiers devant être vendu à l'étranger.Nous ne croyons pas qu'une législation plus sévère à ce sujet puisse aider à activer le processus de transformation de nos matières premières.Une telle législation aurait sûrement pour effet, en outre, d’éloigner certains investisseurs importants dans la recherche et la mise en valeur de nos ressources.Cependant, nous croyons que le ministère devrait orienter son action beaucoup plus activement vers la recherche de nouveaux procédés de nouveaux produits, de nouveaux débouchés pour les minerais finis.Nous avons dans le Québec d'importants dépôts de minéraux tels le lithium, le columbium, qui pourraient être exploités avec beaucoup plus de profit si, par la recherche, il était possible de trouver de nouveaux produits et surtout de nouveaux débouchés à ces produits.Cette recherche, à notre avis, de vrait être orientée dans des secteurs précis et faite en étroite collaboration avec l'entreprise privée La formation d'un comité consulta tif tel que mentionné auparavant serait d'une très grande utilité dans ce domaine.On a fondé, il y a quelques années, un Centre de Recherche minérale; il faudrait voir ce qui s’y fait.En apparence tout au moins, on en est encore au stade de rechercher quelle recherche on devrait faire.Le ministère devrait encourager également, par des sti mulants fiscaux ou des octrois, des recherches entreprises au sein même de l'industrie pri vée L'exemple du Centre de Recherche de Noranda est, à mon avis, extrêmement in téressant Etabli en 1962.il a déjà à son actif la découverte dè deux procédés extrêmement importants, celui de Suite à la page 26 MANUFACTURIER ET CONTRACTEUR ontfyear OUTILLAGE COMPLET POUR FORAGE AU DIAMANT CANADIAN LONGYEAR LIMITED 7205 ST-URBAIN, MONTRÉAL 327 QUE Bureau chef - North Boy, Ont.A vec les hommages de QUEBEC MINING BAKER TALC CORPORATION LIMITED (No Personal Liability) (No Personal Liability) CHIB-KAYRAND COPPER MINES CHIBOUG COPPER CORPORATION LIMITED LIMITED (No Personal Liability) (No Personal Liability) WESTERN QUEBEC MINES CANADIAN MERRILL C0.LTD.LIMITED (No Personal Liability) CUVIER MINES CON QUEST EXPLORATION LIMITED LIMITED (No Personal Liability) (No Personal Liability) Suite 400 Tél.: 861-9233 Montréal! 01, Québec 621 ouest, rue Craig II NAGANTA MINING & DEVELOPMENT c,™ h NEMROD MINING U TIMROD MINING cou.Les Sociétés du FIRST GRENADA GROUPE BROSSARD MINES LIMITED Sociétés d'exploration minière associées, actives dans la Pro- DUGROS MINES um,ted vince de Québec et particulièrement dans la région de Val d'Or.NORTH SHORE Nous sommes intéressés à étudier , des offres de propriétés minières VALDEX MINES « Montréal, Québec 360 St-Jacques Suite 140e 7375 A18 • Le Devoir, jeudi 13 juillet 1972 La silicose, une chose du passé?Les mines contribuent 8% De toutes les maladies qui peuvent affliger le mineur, la suieose est sans conteste l'une des plus redoutables.Dans les conditions actuelles d'exploitation des mines au Québec, est-ce que la silicose constitue un réel danger pour la main-d'oeuvre de l'industrie?Trois personnes particulièrement intéressées au problème nous font leurs commentaires à ce sujet.Ce sont M.Gérard Grass muck, ingénieur spécialisé en ventilation de mines et professeur à l’Ecole Polytechnique de Montréal; le docteur Philippe E.Duval directeur du service de pneumologie à la Commission des accidents de travail; M.Emile Boudreau, ancien mineur devenu directeur du service des communications au syndicat desmétallos (FTQi Pour le professeur Grass-muck.la silicose est une maladie quasi-inexistante dans les mines québécoises de nos jours.Elle n'a même jamais, à son avis, atteint de fortes proportions dans la province, du moins si on compare avec d'autres régions du globe.Cela tient, affirme-t-il, aux conditions d'exploitation propres à l'industrie québécoise, notamment au régime de travail, à la nature du sous-sol, à l'âge des mines et au nombre des mineurs.Pour bien comprendre ces facteurs déterminent la fréquence de la maladie, il faut rappeler les causes de son développement.En bref, la silicose est une modification de la structure des tissus pulmonaires, accompagnée d'un durcissement.Cette modification est provoquée par l'absorption de poussières de quartz Les poussières de quartz ne sont nocives qu'à partir d'un certain degré de concentration et, assez paradoxalement, que dans la mesure où leur dimen-sio n devi ent mi croscopique Plusieurs facteurs peuvent contribuer à réduire au minimum la présence de poussières de quartz dans l'air et.de lavis de M.Grassmuck.ces facteurs jouent favorablement dans les mines du Québec.Ainsi, le régime de travail des mineurs dans les chantiers souterrains comporte deux périodes de 8 heures suivies chacune d'un arrêt de 4 heures.C'est pendant les temps d'arrêt que s'effectuent les explosions à la dynamite puis l'élimination des poussières qui sont alors soulevées.Ces conditions d'exploitation diffèrent de celles qui peuvent prévaloir ailleurs, dans certains pays d'Europe par exemple.où l'on compte trois périodes successives de 8 heures de travail.Il est clair que dans ces cas, le danger d'absorption de poussières nocives est plus grand Il y a aussi, bien sûr.la présence même de quartz dans la roche du sous-sol.Ce minéral est abondamment répandu par toute la terre et rares sont les terrains qui en sont exempts.Cependant, le degré de concentration dune roche en quartz peut varier et celles du Québec ne sont, sauf exception, pas trop dangereuses sous ce rapport Mais ce qui aide particulièrement le mineur québécois ici, c'est le climat.Les variations de température entre la surface et la galerie souterraine créent une grand humidité qui favorise le dépôt des poussières et réduisent du même coup le da nger d'absorption.¦ Lés mines au Qùébec ont aussi l’avantage d'être relativement jeunes.Quand on considère qu'à certains endroits, en Europe, l'âge de la mine atteint quelques siècles, on n'a pas de mal à imaginer que l'exploitation dans la province.qui ne remonte à pas plus de 50 ans en arrière, sauf exception, se fasse avec de meilleures méthodes.Le nombre de mineurs, enfin, y est beaucoup plus restreint qu'en Europe, la main-d'œuvre se chiffrant ici à quelque 15,000 hommes, contre 400,000 en par GILLES LÉVEILLÉ France et 700.000 en Allemagne Le nombre de cas de silicose, on le devinera, ne sera pas du même ordre de grandeur.Pour ce qui est des statistiques de silicose d'ailleurs, le docteur Duval nous fait part des suivantes, de 1932 jusqu au 1er avril 1965.on a relevé dans les mines du nord-ouest québécois 227 réclamations en rapport avec cette maladie: 72 d'entre elles ont été acceptées, les autres ont été rejetées De plus, souligne le docteur Duval.32 des réclamations acceptée s concernaient des Néo-Canadiens, ce qui est élevé si on considère leur proportion dans la main-d'œuvre totale On peut donc présumer que dans beaucoup de ces cas, la maladie avait été contra ctée d ans d'a utres pays.La silicose ne constitue vraiment pas un danger dans la province, à son avis Le Quebec a même, dit-il un des taux les plus bas au Canada, voire dans le monde entier.C'est ici que l'on dépense le plus, également, pour étudier les réclamations et faire les tests de tous genres nécessaires pour dépister le mal.Chaque vérification dune réclamation entraine ainsi des dépenses d'environ $500.Les résultats des tests, notamment ceux portant sur le fonctionnement respiratoire de l'individu, permettent de mesurer le degré d'incapacité au travail et d’établir en proportion la compensation à laquelle la victime de la maladie adroit.Le nombre de réclamations acceptées, en soi, ne donne donc pas une idée complète de l'amplitude de la silicose.Il faut y ajouter le montant des compensations.De 1938 à 1970, les statistiques portant sur les mines et les autres industries, situent à $10,297,-000 le montant total de la compensation accordée, ce qui donne en moyenne $16.800 par cas.En fait, déclare le docteur Duval, la silicose est beaucoup plus répandue dans l'industrie secondaire, comme par exemple les fonderies et les endroits où l'on travaille la céramique, que dans les mines.La compensation moyenne dans le seul secteur des mines est bien inférieure au $16.800 de l'ensemble des ind ustries La longévité chez les mineurs, ajoute-t-il.est aussi grande que dans la population en général La longévité chez les mineurs, ajoute-t-il.est aussi grande que dans la population en général.Pour ce qui est du traitement de la maladie, il ne semble pas qu'on en connaisse qui soit réellement efficace.Quand à la prévention, on a proposé l'utilisation dans les mines d'un aérosol aqueux de composés de l'aluminium, on en a même fait usage dans certains endroits au Québec, mais le procédé n’est pas satisfaisant et il ne serait plus appliqué.Les recherches se poursuivent sur les aérosols, en Europe notamment, où des études tendent à prouver que les composés d'aluminium en solution se déposent en un mince film sur la particule de quartz et en élimine la toxicité pour l'organisme humain.La meilleure façon d’empêcher la contamination demeure, toutefois, la ventilation.conclut le docteur Duval.Du côté des syndiqués, le tableau de la silicose au Québec ne soulève pas tant d'op- LA CORPORATION DE PRETS DE QUEBEC (FONDEE EN 1924; MEMBRES DE L ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES 132, RUE ST-PIERRE, QUEBEC 2, P.Q.C.P, 68, STA.B.(418) 692*1380 .aleim de placemetn CANERPA LTD DIVISION MINIÈRE SUITE 303, 55, RUE YONGE TORONTO 1, ONTARIO TÉLÉPHONÉ (416) 364-3143 Évaluation Exploration Développement Financement Mise en marché de minerais et de concentrés au produit national brut timisme.De fait’ déclare Emile Boudreau, "la silicose reste une priorité de combat pour les Métallos".Les statistiques encourageantes de la fréquence de la maladie sont perçues par les mineurs avec, a tout le moins, une forte dose de scepticisme."C’est bien difficile d’avoir la silicose au Québec” s’exclame-t-on, faisant allusion aux luttes qu'il faut mener dans certains cas pour obtenir compensation.On cite encore le nom de George Bozick, un mineur décédé en 1961.Plusieurs spécialistes ont diagnostiqué la silicose dans son cas et même la Commission des accidents de travail, de son vivant, lui a versé une compensation.Peu de temps avant sa mort, une tumeur cancéreuse apparaît.Quand il mourra, la Commission refusera de payer l'allocation de veuve à Mme Bozick car à son avis, Georges Bozick est mort de cancer.Sans vouloir entrer dans le débat, il risque que la silicose, c’est reconnu, crée des conditions propices au développement d’autres maladies, comme la tuberculose.Le ressentiment des mineurs semble se nourrir entre autres choses, de ce qu'ils jugent être un rejet trop facile de ces considérations de ia part de la Commission.Les syndiqués déplorent d'autre part que la loi des accidents de travail ne prévoit rien au chapitre du recyclage des travailleurs atteints de silicose.Dans un cas d’incapacité à 10% par exemple, l’individu peut encore travailler.certes, mais il ne peut plus exercer le seul métier qu'il connaisse, celui de mineur, à l’exception peut-être d’emplois peu rémunérateurs en surface.La loi devrait lui assurer un recyclage complet, soutiennent-ils.C'est cependant du côté de la prévention que le syndicat des Métallos veut faire porter le plus gros de ses efforts.M.Boudreau reconnaît que du progrès a été fait en matière de ventilation dans les mines, que le service d’inspection minière du gouvernement s’est grandement amélioré, mais il estime qu’il faut aller encore plus loin.Il réclame la vérification périodique, par des comités paritaires, de la qualité de l’air dans les mines.Il demande aussi que la Commission des accidents de travail accorde des fonds ayx syndicats afin que des ouvriers puissent être entraînés à se servir de l'équipement de contrôle.Un programme de sécurité mis de l’avant unilatéralement par les compagnies a bien reçu l’appui financier de la Commission, soutient M.Boudreau, qui se demande pourquoi les syndicats n’auraient pas droit à de tels avantages.Car, conclut l’ancien mineur, la prévention ne pourra vraiment être efficace que si les gars du milieu en assurent la verification.Nous remercions les sociétés et organismes suivants qui nous ont gracieusement fourni les photographies paraissant dans ce cahier: l’Iron Ore Com-panv of Canada; le ministère de l’énergie, des mines et des ressources; l’Hydro-Québec; le syndicat des Métallos (FTQ); la Canadian Johns-Manvilie Co.Ltd; le groupe Noranda; le groupe minier Sullivan; la Canbro; le ministère des richesses naturelles; l’Association des mines d’amiante du Québec; la Bourse de Montréal; le groupe Falconbridge; la So-quem.Merci également à tous ceux qui, de près ou de loin, ont facilité la préparation de ce cahier.Je suis très heureux de saisir l’occasion qui m’est offerte pour exprimer toute la satisfaction que je ressens, de même que tous les Canadiens, à l’endroit de l’industrie minérale pour sa participation active à l’expansion économique du Canada.Je ne doute aucunement que l’industrie minérale pourra relever les défis qui se présentent à elle en ce moment, et ce à l'avantage de tous les Canadiens.L'industrie canadienne de minéraux est beaucoup plus importante que la plupart des gens ne l'imaginent.Si l'on considère son apport à l’économie, on voit que cette industrie contribue pour 8% du produit national brut.Cinquante pour cent de toutes les marchandises transportées par chemin de fer entrent dans la catégorie des minéraux et des produits minéraux.Pour chaque mineur du Canada, il y a au moins quatre travailleurs qui dépendent de sa production pour gagner leur vie.Les exportations canadiennes de minéraux bruts et transformés constituent 28.1% de nos exportations totales de marchandises.Ce ne sont là que des rapports statistiques mais ils démontrent l’importance de l'industrie des minéraux dans notre pays.Il reste toutefois beaucoup de difficultés à aplanir.L’industrie des minéraux nécessite l’investissement de capitaux considérables et ce phénomène exerce un effet majeur dans les domaines de la propriété étrangère et de l’emploi au pays.Nous avons pris une attitude pragmatique a l’égard de la mainmise étrangère en adoptant une politique qui favorisera la souveraineté economique et le développement du Canada.Il nous faut toutefois éviter toute répression des disponibilités de capitaux nécessaires à la poursuite de l’exploration et de la mise en valeur de nos ressources.Vu la masse des investissements qu’elle nécessite, l’industrie des minéraux ne peut créer directement autant d’emplois que nous le voudrions Sans résoudre complètement le problème, l’établissement au Canada d'un plus grand nombre d’installations de traitement et de fabrication constituerait une solution partielle et je suis convaincu que nous verrons plus d’entreprises de ce genre au cours des années à venir.On a déjà critiqué l'industrie des minéraux a cause des répercussions sociales et écologiques de ses activités d'extraction.L’industrie et le gouvernement prennent actuellement des mesures afin de réduire les effets des exploitations minières sur l’environnement.Dans la région de Rouyn-Noranda, par exemple, on a entreprise un programme qui devrait résoudre les problèmes de pollution du lac Osisko.Les producteurs de nickel de Sudbury (Ont.) élaborent présentement de vastes projets de réduction de la pollution atmosphérique.L'ensemble de l'industrie minière prévoit affecter plus de 400 par DONALD MACDONALD ministre fédéral de l’Énergie, des Mines et des Ressources millions dé dollars à la lutte contre la pollution au cours des quatre prochaines années.On applique actuellement un certain nombre de programmes destinés à améliorer le sort des communautés dont l'économie est fondée sur l'exploitation des ressources.De concert avec les provinces, le gouvernement fédérai a conclu des ententes, dont deux au Québec, en vue de prolonger la vie de ces communautés, et nous prévoyons qu'elles seront particulièrement avantageuses pour les collectivités minières du Nord-Ouest du Québec et de la Gaspésie.L'industrie des minéraux et le gouvernement surveillent périences qui sont actuellement faites au Québec.So-quem et Soquip, sociétés d’exploration constituées par le gouvernement provincial recherchent de nouveaux gisements de minéraux et de pétrole.Ces initiatives seront également profitables aux regions où le déclin de l’activité minière met en danger la vie d'une communauté.Enfin, pour rendre hommage aux industries des ressources et aux travailleurs qui oeuvrent dans le domaine des sciences de la terre, nous, avons proclamé 1972 Année des sciences de la Terre.Le 24e Congrès géologique international et d'autres conférences semblables dan,s les domaines de la cartographie, de la photogrammétrie et de la géographie seront tenus à Montréal et Ottawa cet été et réuniront plus de 10,000 scientifiques d’une centaine de pays.Une série de timbres-poste commémoratifs sera aussi publiée au cours de l'année.Comme le Gouverneur général le disait dans une récente déclaration "Les spécialistes des sciences de la Terre ont été et demeurent nos explorateurs; ils nous aident à découvrir les richesses de la terre et nous enseignent la gestion et la conservation efficaces de ces ressources.” Brault, Guy, Chaput Inc.Fondée en 1933 Membres Bourse de Montréal Bourse Canadienne Philadelphie - Baltimore - Washington Stock Exchange Association Canadienne des Courtiers en valeurs mobilières Membres associés - Bourse de Boston 612, rue Saint-Jacques, Montréal 101 — Tél.: 845-2161 Adresses télégraphique: BRAUCHA-MONTRÉAL GROUPE MINIER SULLIVAN LTÉE EAST SULLIVAN MINES LIMITED CUIVRE ZINC PLOMB OR GROUPE MINIER/SULLIVAN/MINING GROUP SUITE 2500 ÉDIFICE B.C.N.500 PLACE D’ARMES MONTRÉAL, 126, QUÉBEC Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1972 >A19 Pour la première fois depuis 1967 La vente d'amiante a diminué en 1971 En 1971, les expéditions de fibre d’amiante chrysotile des mines canadiennes ont quelque peu diminué par rapport aux tonnages records de l’année précédente.Les expéditions canadiennes sont passées de 1,659,084 tonnes en 1970 à quelque 1,633,000 tonnes l’année dernière.Les expéditions des producteurs québécois ont baissé de 2.0 pour cent, s’établissant à 1,339,770 tonnes, alors qu’elles avaient atteint 1,367,057 tonnes en 1970.Cette baisse marque le premier recul des ventes de l’industrie qui, depuis 1967, progressaient au rythme de quatre ou cinq pour cent par année.Même si les expéditions du premier semestre, bien supérieures à celles de la même période en 1970, permettaient d’espérer une autre année record, les mesures économiques et monétaires annoncées en août par les Etats-Unis ont eu des conséquences fâcheuses sur le commerce international et les ventes d’amiante sont tombées bien au-dessous des niveaux prévus dans certaines régions.Parmi les principaux marchés qui ont été touchés, l’Europe occidentale et le Japon ont fortement réduit leurs importations de fibre d’amiante du Canada.Production canadienne Au Canada, l’industrie de l’extraction de l’amiante est principalement concentrée dans les cantons de l’Est du Québec mais on trouve également des producteurs dans le nord de la Colombie-Britannique, le Yukon, Terre-Neuve et le nord de l’Ontario.Les gisements d’amiante les par PAUL A.FILTEAU plus considérables qu’on connaisse, à part ceux de l’Union soviétique, sont ceux des cantons de l’Est du Québec où l’on extrait de l’amiante sans interruption depuis 1876.Dans une zone étroite s’étendant au nord-est, entre Asbestos et East Broughton, se trouvent neuf mines (sept à ciel ouvert et deux souterraines) exploitées par six compagnies qui produisent environ 82 pour cent de la fibre canadienne.A l’extérieur du Québec, la Cassiar Asbestos Corporation est le principal producteur canadien.A ses exploitations minières de Cassiar, C.-B., et de Qinton Creek, Yukon, la production globale a atteint 180,241 tonnes en 1971.Les expéditions de Terre-Neuve et du nord de l’Ontario se sont élevées à 113,231 tonnes.Production mondiale Le Canada fournit environ 35 pour cent de la production mondiale d’amiante chrysotile.Parmi les autres nations productrices se trouvent l’URSS, l’Afrique du Sud, la Rhodésie.la Chine, les Etats-Unis et l’Italie.On trouve également de l’amiante en Finlande, à Chypre, en Inde, au Japon, au Brésil et au Népal.C’est en Union soviétique qu’on rencontre les gisements les plus importants au monde.Bien qu’on ne dispose pas de chiffres officiels quant à la production de ce pays au cours des dernières années, on peut raisonnablement supposer qu’elle est d’environ 2,000,000 de tonnes par année.Même si la demande et la consommation internes d’amiante se maintiennent à un niveau très élevé, tout indique que les exportations soviétiques de fibre d’amiante chrysotile augmentent de quelque 10 ou 15 pour cent par année.La France et l’Allemagne de l’Est sont les principaux clients de l’URSS dont les exportations se sont établies en 1969 à 381,000 tonnes.Aux Etats-Unis, la production de l’amiante s’est élevée à 130,000 tonnes en 1971 et on prévoit pour 1972 un volume comparable.La Californie, qui fournit 70 pour cent de la production globale, reste le principal producteur; l’Arizona, pour sa part, produit quelque 2,000 tonnes par année tandis que le reste provient du Vermont.La Rhodésie, l’Afrique du Sud et l’Italie sont également d’importants producteurs.On n’a signalé en 1971 aucune augmentation sensible de la production.Toutefois, les Etats-Unis ayant levé récemment l’embargo sur les importations d’amiante en provenance de Rhodésie, la ré- -EXPSDITIQKS D’AMIMTS CAKAPIET! - 1971/1970 Provinces 1971 Tonnes courtes 1971 1970 Pourcentage Tonnes courtes Québec 1,339,770 82.0$ 1,367,057 82.4 $ Yukon 87,279 5.3$ 104,386 6.3 $ Colombie-Britannique 92,962 5.7$ 85,891 5.2 $ Terre-Neuve 69,218 4.2$ 62,640 3.8 $ Ontario 44,013 2.8$ 39,110 2.3 $ TOTAL 1,633,242 100 1,659,084 100 Source AftAQ Prêts aux entreprises Commerce de gros et de détail Fabrication Agriculture iiao! Presque tous les genres d’entreprises peuvent bénéficier des services de la BEI: fabrication .commerce de gros et de détail.tourisme et divertissement.construction .agriculture .transport et entreposage.Si vous avez besoin de financement pour établir, développer ou moderniser votre entreprise n’importe où au Canada, communiquez avec nous.Prêts aux entreprises n’importe où au Canada BANQUE D'EXPANSION INDUSTRIELLE Demandez ce dépliant J—110 ouest, boul.Crémazie-Tél.: 382-2891 -800, cirri Victoria-Tfl.: 878-9571 Chicoutimi • Ottawa • Québec • Rimouskl • Reuyn • lherbreoko • Treia-Rivièree D'AUTRES SUCCURSALES DE LA BANQUE SONT SITUÉES A TRAVERS LE PAYS 1970 Pourcentage partition de ce produit sur les marchés mondiaux s’en trouvera peut-être modifiée.Pour ce qui est de la production annuelle de la République populaire de Chine, qui ne fournit aucune donnée statistique, on la situe entre 165,000 et 175,000 tonnes.Marchés et commerce Les produits d’amiante-ci-ment, qui absorbent plus de 50 pour cent de la production, restent le principal débouché de l’amiante canadien.C’est ce secteur qui a connu dans le passé le taux de croissance le plus élevé et l’on prévoit que ce mouvement se maintiendra.c-es matériaux de construction en amiante-ciment répondent tout particulièrement aux besoins des pays en voie de développement et les frais d’établissement des installations nécessaires à leur fabrication sont relativement modestes.En général, ces pays peuvent se procurer du ciment sur place, de sorte qu’ils n’ont que l’amiante à importer.Ils sont ainsi en mesure de fabriquer localement des produits finis destinés à la construction industrielle et à la construction de logements à prix modiques, en concurrence bien souvent avec des matériaux comparables qui, s’ils sont importés, créent ou aggravent certaines difficultés relatives à la balance des paiements.Par suite de l’établissement de nouvelles fabriques dans les pays en voie de développement, la demande d’amiante canadien s’est amplifiée depuis quelques années.Depuis quatorze ans, les expéditions des seuls producteurs québécois à ces pays ont augmenté de quelque 50 pur cent.Plus de 70 nations imprtent maintenant de l’amiante canadien.L’adoption de la fibre d’amiante canadien par un éventail aussi étendu de marchés internationaux a entraîné une stabilisation de l’ensemble de la demande.L’économie relativement débile de certains pys, qui s’aceompgne d’une demande anormalement faible d’amiante, est souvent contrebalancée ailleurs pr une économie vigoureuse qui donne lieu à une forte demande.Sur les marchés étrangers, l’emploi de conteneurs pour les expéditions d’amiante continue de se répandre bien qu’il doit encore limité à des pays comme l’Angleterre, l’Europ continentale et le Japn, où les principux pris dispsent d’installations prfectionnées pour la manutention des marchandises.Quatre caractéristiques fondamentales de l’amiante chrysotile expliquent la grande diversité de ses applications: Il est ignifuge; il absorbe la chaleur engendrée pr la friction; il sert à l’isolation thermique et à l’in- FLORIDO MATTEAU, Président JEAN-LOUIS MATTEAU.Vice prés, e.écutif m ROBERT MATTEAU.Vice président FERNAND MATTEAU, Séc gérant VALEURS DE PLACEMENT OBLIGATIONS • ACTIONS • FONDS MUTUELS 1364, 6e Avenue 538>8628 GRAND'AAÉRE, QUÉBEC Membres de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières sonorisation, et on s’en sert pur renforcer les matières plastiques et autres matériaux.y compris le ciment.Plus de la moitié de la production de fibre d’amiante chrysotile des pys autres que ceux du bloc soviétique est consacrée à la fabrication de matériaux de construction et de canalisations en amiante-ciment.On trouve également de l’amiante dans les matériaux antifriction, les garnitures de frein et d’embrayage, les textiles, les matières filtrantes, les toitures, les isolants thermiques, les matériaux pour l’insonorisation, les lubnfiants et les produits de scellage et de revêtement.Des quatre variétés d’amiante produites commercialement chrysotile, crocido-lite (amiante bleu), amosite et anthopyllite la chrysotile est la seule qui soit extraite au Canada.L’essor des marchés internationaux, les applications de plus en plus nombreuses de l’amiante et le fait que les clients sont plus avertis que jamais ont non seulement obligé l’industrie canadienne à prendre de l’expnsion mais aussi à mettre au pint plus de 150 clas- ses ou mélanges de fibre d’amiante chrysotile.La standardisation a débuté au cours des années 1930 lorsque les producteurs d’amiante du Québec ont décidé d’établir une classification (Standard du Québec) fondée sur la longueur des fibres.Ce standard prévoit huit groups fondamentaux qui se subdivisent en classes et en sous-classes selon la longueur, la résistance, la couleur, l’absorptivité, la densité et les autres caractéristiques des fibres d’amiante chrysotile.Depuis dix ans, le Canada s’est affirmé sur les marchés mondiaux comme premier fournisseur d’amiante chrysotile.Sauf pur quelques périodes de recul tempraire, la pluprt des producteurs d’amiante ont dû fonctionner à plein rendement.On s'attend que la demande d’amiante continuera d’augmenter.Plusieurs imprtants producteurs ont entrepris divers projets qui ont atteint un stade plus ou moins avancé.Parmi ces projets: 1) La mise en valeur par l’Asbestos Corpration de la mine d’Asbestos Hill dans le nord de l’Ungava et la cons- truction, à Nordenham (Allemagne de l’Ouest), d’installations associées de classement et d’emballage se pur-suivent conformément aux prévisions.L’amiante extrait a Asbestos Hill sera expédié èet été pr cargo à l’usine allemande dont la production annuelle devrait être d’environ 100,000 tonnes.2) L'Asbestos Corpration a consacré plus de deux millions de dollars à la pursuite des travaux d’exploration et de mise en valeur du gîte Penhale à grande profondeur près de Thetford Mines, Québec.On étudie présentement les résultats de ces travaux avant de psser à la phase suivante de la mise en valeur.3) La Canadian Johns-Man-ville Co., Limited vient de terminer, dans le cadre d’un programme de 75 millions de dollars, la construction d’un concasseur à noix d’une cap-cité de 3.000 tonnes à l’heure à la mine Jeffrey, à Asbestos, Québec.On prévoit que l’ensemble concentrateur-sécheur sera terminé avant la fin de 1972.L’enlèvement du mort-terram et de la pierre de rebut de la mine a ciel ouvert se fait à un rythme accéléré.Le nouveau programme d’ex- traction devrait prmettre de maintenir la production à un niveau constant pndant quelques décennies.Le 31 décembre 1971, la Flintkote Mines Limited a abandonné son exploitation à Thetford Mines, le gisement y ayant été épuisé.En Australie, la Woodsreef Mines Limited dont une com-pgnie canadienne, Pacific Asbestos Limited, détient 58 pur cent des actions, a terminé la construction près de Baraba, N.-G.S., d’une usine puvant produire 5,000 tonnes pr jour Les travaux de mine débuteront bientôt et la production de fibre d’amiante chrysotile devrait atteindre éventuellement 70,000 tonnes pr année.Hygiène de l’environnement L’industrie canadienne de l’amiante a commandité au cours des années 1930 quel- 3ues-unes des premières étu-es faites en Amérique du Nord sur les maladies causées pr l’amiante.Ces études ont fourni des renseignements qui ont été à la base des programmes de contrôle de l’environnement que l’industrie a prfectionnés et étendus avec le temps.On a consacré des millions de dollars à l’acquisition de matériel et de techniques raffinés pur protéger les travailleurs des mines d’amiante, des usines de broyage et des fabriques de produits contenant (le l’amianie.Par l’entremise de Tlnsti-tute of Orcuptional and Environmental Health à Montréal, de l’industrial Hygiene Foundation à Pittsburgh et de divers hôpitaux et universités un peu prtout dans le monde, l’industrie continue d’encourager les principux projets de recherche destinés à déceler et à éliminer les dangers de l’amiante dans l’intérêt non seulement des travailleurs canadiens mais aussi des fabricants et usagers des produits de l'amiante du monde entier Bien que les résultats de ces recherches soient encore loin d’être complets ou concluants, on a réuni des preuves scientifiques qui présentent, sous un jour fort différent de celui que choisissent généralement les organes d’information, les dangers de l’amiante chrysotile.On remarque entre autres choses que: 1) En tenant compte pur chaque travailleur de l'indice d’expsition fondé sur le niveau de concentration des lussières et la durée de emploi, une étude de l’université McGill*, terminée en 1970 et publiée en 1971, indique que le taux de mortalité dans un group de 10,421 pr- Suite à la page 21 ¦ iiililiiili .m: ¦«plïplili En dollars canadiens.C'est au Québec que nous avons fait nos débuts, avec un gisement de cuivre.Un bon gros gisement.Maintenant, nous exploitons des mines, des usines de smeltage et des usines de fabrication à travers le Canada et autour du monde.Nous sommes restés importants au Québec, et nous continuons de prendre de l’expansion.Au Québec, notre compagnie est engagée dans un programme d'expansion destiné à nos installations minières et de smeltage.Un programme de $133 millions qui contribuera au développement de l'économie de la province sous forme de marchandises, de services d’impôts et taxes et d’emplois.Nous faisons confiance au Québec.Nous participerons à son avenir économique, dans une grande mesure.noranda donne aux horizons canadiens une nouvelle dimension SC A20 ?Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 BOURSE CANADIENNE Les deux tiers des compagnies exploitent mines, pétrole ou gaz par GEORGES-H.CARNEAU La Bourse Canadienne est la plus jeune des deux bourses qui existent à Montréal.Les compagnies dont les titres sont inscrits à la cote sont, elles aussi, plus jeunes.Des quatre cent cinquante inscriptions à la Bourse Canadienne, un tiers représente des sociétés industrielles, les deux autres tiers, des compagnies engagées dans la prospection et l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazifères.Cet état de fait ne peut surprendre par suite de l’extraordinaire richesse du sous-sol tant québécois que canadien et de l’importance que revêt la mise en exploitation de ces ressources naturelles pour le développement économique du pays tout entier.Etant donné la nature même des compagnies inscrites et leurs domaines d’activité, les cours des actions suivent d'amples variations.Cependant, la Bourse, dans l'intérêt public, poursuit sans cesse un programme de révision et d'amelioration de ses règlements, de ses mécanismes de marché et de contrôle afin d’assurer la meilleure protection possible des intérêts des investisseurs et favoriser les investissements.Une protection accrue La Bourse n’est pas et ne peut être une compagnie d’assurances contre les fluctuations de cours.Le fait que les actions d'une compagnie soient inscrites à la cote ne garantit pas de faibles écarts de cours.Qui reconnaît la Bourse Canadienne comme marché spéculatif doit reconnaître qu’il puisse s’y produire d’importantes variations du prix des actions, à la hausse ou à la baisse.L’investisseur éventuel doit connaître le risque plus ou moins grand qu il prend en achetant telle ou telle action, il doit décider s’il veut prendre le risque et il doit juger s’il a les moyens de le supporter.Pouf donner aux investisseurs la meilleure protection qui soit, la Bourse, en étroite coopération avec la Commission des valeurs mobilières du Québec, exige donc que les compagnies fournissent un expose complet, clair et véridique de tous les faits essentiels les concernant, oue les investisseurs éventuels aient un S accès égal à ces renseignements, que les transactions se déroulent de façon équitable.Depuis le début de l’année 1972.la Bourse a pris un certain nombre de mesures susceptibles de renforcer la confiance du public investisseur.La Bourse Canadienne a tout d’abord modifié les exigences minimales relatives à l’inscription à la cote d’actions de sociétés minières, pétrolières et gazifères ainsi que celles de compagnies industrielles.Elle a augmenté les exigences que devaient remplir les compagnies candidates à l’inscription et celles relatives au maintien de l’inscription à la cote.Ainsi un fonds de roulement net de J50.000.00 est requis pour les sociétés minières, de $125.000.00 pour les sociétés pétrolières.Toutefois le financement de la compagnie doit lui permettre de faire face à tous ses besoins courants de même qu’au coût de son programme actuel de dévelop- pement tel que certifié par un ingénieur des mines ou un géologue des pétroles indépendant.Depuis le mois de janvier, sept compagnies ont été inscrites à la cote de la Bourse Canadienne.Nous nous refusons de coter de nouvelles émissions pour le seul plaisir d’augmenter le nombre ae nos inscriptions.La Bourse a aussi renforcé le contrôle et la surveillance des transactions, des compagnies et des courtiers membres afin d’assurer que tous les participants exercent leur action suivant la loi naturelle de l’intégrité, tout aussi bien oue suivant ses règlements de régie interne.Ainsi, la Bourse a ordonné la suspension des transactions sur les titres de plusieurs compagnies qui n’avaient pas respecté leurs engagements relatifs à la publication de renseignements sur leur activité, leurs états financiers, etc.La suspension se prolonge aussi longtemps que les renseignements requis ne sont pas fournis.Dans plusieurs cas, la Bourse est allée jusqu’à or- Les dividendes aux actionnaires GRENIER RUEL Si CIE INC.MEMBRE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES MEMBRE DE LA BOURSE DE MONTRÉAL QUÉBEC/MONTRÉAL Mai 1972 1971 1970 Divers titres industriels $27.029,793 $27.105.423 $32.735.490 Mines 7.854.583 9.362.986 9.641.203 Services publics 9.098.437 6,337.412 5.739.832 Institutions, fiducie, etc 28.316.356 27,525.086 24.750.082 TOTAL $72,299.169 $70.330.907 $72.866.607 Cinq premiers mois 1972 1971 1970 Divers titres industriels$262,646,384 $257.816,538 $268,009.378 Mines 65,383.290 95,791.063 81.651.670 Services publics 137.984.480 126,024.638 121.318.281 Institutions, fiducie, etc.106.899.702 115.153,453 105,405.320 donner, pour les actions de certaines compagnies, la radiation de la cote puisque ces sociétés manquaient gravement à leurs engagements et que l’intérêt était alors menacé.Une telle décision de la Bourse avertit les actionnaires que leurs intérêts sont menacés.La Bourse ne peut pas faire plus.Mais l’actionnaire, que la compagnie soit inscrite ou non, reste toujours un des propriétaires de l’entreprise dans la proportion de ses actions, il garde son droit de vote aux assemblées, son droit d’élire les administrateurs de la compagnie et c’est à lui d’agir en fonction des intérêts qu’il veut sauvegarder.Les mesures prises et celles qui vont suivre permettront de faire de la Bourse Canadienne un marché spéculatif plus solide.En 1926, le “Montreal Curb Market” avait été fondé dans un but bien précis: fournir un marché f»our les titres miniers et pétroliers qui étaient alors de nature spéculative.Des titres tels que No-randa, Falconbridge, Dome, McIntyre, etc.ont d’abord été inscrits à la cote du “Curb Market” et se sont grandement valorisés puisqu’aujourd’hui l’investisseur les trouve sur les grandes places financières, telles que les Bourses de Montréal, de Toronto ou de New York.La raison qui a justifié la création du ^‘Montreal Curb Market” en 1926 est toujours valable aujourd’hui pour la Bourse Canadienne: la demande de capital de risque demeure toujours supérieure à l’offre.La prospection et l’exploitation de ces ressources naturelles ne peuvent être menées à bien que si de nombreux investisseurs sont prêts à relever le défi.Par suite de notre manque d’intérêt dans ces secteurs d’activités, de nombreux capitaux étrangers sont venus suppléer à notre carence.Ils ont pris un risque, ont gagné, et ont gardé les bénéfices.Par suite de la demande toujours croissante de capitaux, la source de capitaux étrangers n’est pas prête de se tarir.Cependant, nous ne pourrons, nous autres Québécois et Canadiens, construire et assurer notre avenir qu’en autant que nous y participerons activement.Nous ne pourrons exploiter nous-mêmes nos richesses naturelles qu’en autant que nous serons prêts à prendre des risques et investirons dans ces secteurs d’activité.0 serait extrêmement souhaitable que les Québécois, en particulier, placent davantage de leurs capitaux dans des compagnies minières ou pétrolières.Nous devons donc bien étudier les compagnies qui font une demande d’inscription afin d’être sûrs que les fonds soient utilisés aux fins prévues.Trois cents compagnies minières et pétrolières sont inscrites à la Bourse Canadienne.Ces compagnies couvrent à peu près tous les minerais qui peuvent être prospectés.Les actions offertes représentent des compagnies à des stades de développement très divers, depuis la compagnie encore engagée dans la prospection jusqu'à la compagnie qui exploite et vend son minerai ou même le transforme en métal.La Bourse Canadienne offre donc un éventail très vaste de valeurs mobilières à l’investisseur qui dispose de capitaux de risque et lui permet de participer activement à la mise en valeur des ressources naturelles du Québec.M.Carneau est président du Conseil de régie de la Bourse Canadienne.Tél.: (418) 329-2100 Construisons nos routes en ciment CIMENT QUÉBEC INC.SAINT-BASILE DE PORTNEUF, P.Q.Un cimenf de Haute Qualité.De plus en plus Recherché.A la grandeur du Québec! Le béton monolithique, fait avec du ciment "Canada-Lafarge", permet de réaliser, dans un Québec en plein essor, des ensembles architecturaux qui dépassent l'imagination.Le béton monolithique est économique, durable et ses utilisations sont multiples.Il a une grande souplesse d'adaptation, ce qui donne naissance à d'authentiques chefs-d'oeuvre.Veuillez communiquer avec notre bureau régional des ventes pour tous vos besoins de ciment et pour obtenir la documentation gratuite et les renseignements techniques que nous tenons à votre disposition.Ciments Canada Lafarge Ltée Direction régionale: 625 Président Kennedy Montréal 101, Qué.tél.: (514) 849-5621 $572.913,856 $594.785,692 $576.384.649 Un coup d’oeil sur le tableau ci-dessus, compilé par Bongard, Leslie & Co.Ltd., permet de constater que les dividendes payés par les mines canadiennes en mai de cette année furent moins considérables que durant les mêmes mois en 1971 et en 1970 et qu’il en fut de même pour ce qui est des cinq premiers mois de 1972 au regard des périodes correspondantes des deux années précédentes.I tm ».I HÜN RAYONIER QUÉBEC INC.Port-Cartier Québec "Nous sommes déterminés à faire partie du Québec au sens le plus ’ complet du mot et à mener nos affaires pour le bénéfice du peuple québécois.Notre plus grande fierté sera d'avoir le droit d'être considérés comme des Québécois." Russel F.Erickson, Président du conseil d'administration.Robert Morse: une grande variété de produits au service d’industries variées.Une de nos filiales, Howe Richardson Scale Company, qui fabrique quelques-uns des systèmes de commande du pesage automatisé les plus avancés au service des industries des aliments et du caoutchouc, est l’une des plus importantes société de balances industrielles en Amérique du Nord.Son rendement et son importance ne cessent de s’accroître d’année en année: quatre usines aux États-Unis, une à Montréal et quatre outre-mer.Une autre de nos filiales remporte le même succès, la Johnston Pump Company, une des plus importantes productrices de pompes à turbine verticales du monde.Ses produits contribuent sans relâche à la conservation et à la guerre contre la pollution.MKKÊHm Notre division Cessco, qui progresse elle aussi continuellement, fabrique de l’équipement de production spécialisé pour l’industrie du gaz et du pétrole en plus de rendre d’innombrables services aux pipelines.Notre division de distribution canadienne fournit aux entreprises des machines-outils de premier ordre, des accessoires, de l’équipement forestier et industriel venant de toutes les parties du monde.Quels que soient vos besoins, Robert Morse vous fournira l’équipement qui vous secondera le mieux.ROBERT MORSE CO R PO RATIO N LIMITED Une compagnie enlièremenl canadienne ayant liliales el représentants à travers le monde.v Siège social: 1155 ouest, bout Dorchester, Montréal, Canada, Johnston Pump Company, California Howe Richardson Scala Company.New Jersey Cessco Division (Canadian Equipment Sales & Service Co Ltd ) Edmonton Mid-Western Compressor Supplies Ltd., Calgary Galbraith & Sulley Limited, Vancouver î Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 • A21 BOURSE DE MONTREAL La valeur des transactions a augmenté de 25% au cours des six premiers mois Le dernier trimestre de l’année 1971 a été particulièrement mauvais pour le commerce des valeurs mobilières.Il a fallu attendre le mois de décembre pour qu’un accord international règle provisoirement la crise du dollar.Les cours boursiers qui avaient alors atteint des niveaux très bas ont considérablement remonté depuis.La Bourse de Montréal nfa échappé ni à la baisse, ni à la hausse.Pour les cinq premiers mois de l’année 1972, le volume des transactions négociées sur le parquet de la Bourse de Montréal a été de 38 millions d’actions, soit un accroissement de 13% par rapport à la même période de l’année 1971.En même temps, la valeur des transactions a atteint 741 millions de dollars, soit une hausse de 25% par rapport aux mois de janvier à mai 1971.La progression des affaires a Depuis janvier 1972, vingt-et-une compagnies ont inscrit leurs titres à la cote pour les offrir au public investisseur.Pour les cinq premiers mois de cette année, il y a eu autant de nouvelles inscriptions que pendant les années 1971 et 1970 respectivement.Ont été inscrites trois compagnies canadiennes-françaises engagées dans des activités aussi variées que l’aéronautique (Nordair), le commerce de gros (Lacroix), les assurances (Unigesco).Toutes les autres, sauf une, étaient des compagnies québécoises ou canadiennes.Cet essor des inscriptions traduit l’importance de Montréal comme place financière du Canada.La réforme fiscale est en application depuis le début de l’année.Jusqu’à présent, xes spécialistes en fiscalité étudient et tentent d’assimiler le texte très complexe et touffu de la réforme.L’investis- Janvier-mai 1972 Janvier-mai 1971 Janvier-mai 1972 Janvier-mai 1971 Volume (en millions) IND.% MINES % 37.1 +14% 0.9 -33% 32.6 1.2 Valeur (en millions de $) IND.% MINES % 721 +27% 19.4 -19% 568 23.9 TOTAL % 38 +13% 33.7 TOTAL % 740 + 25% 592 donc été très rapide (combien d’industries peuvent se prévaloir d’une telle augmentation d’une année à rautre?) mais il faut se souvenir que le commerce des valeurs mobilières est sujet à des variations très amples.Les courtiers en valeurs mobilières et les agents de change n'ont pas oublié les difficultés auxquelles ils ont dû faire face en 1970.Le tableau ci-dessous indique le volume et la valeur des transactions à la Bourse à Montréal pour les compagnies industrielles, minières et pétrolières.On peut constater que les transactions sur les actions de compagnies industrielles, minières et pétrolières ont évolué dans un sens tout à fait différent.Les répercussions de la baisse des transactions sur les titres miniers sont cependant faibles sur la Bourse de Montréal où l’inscription est surtout constituée ae compagnies industrielles.ASTA Securities CORPORATION LIMITED Membres de la Bourse Canadienne J.-C.Pontbriand gérant résident 360 rue St-Jacques Montréal Tel; (514) 849-5213 Frankfurt Toronto Service français Georges Lanoue - Philippe Hurtubise Bongard, Leslie & Cie Ltée Membres de toutes les Bourses canadiennes et des Marchés des denrées ainsi que de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières et du Chicago Board of Trade.Edifice de la Banque Royale du Canada Suite 1522 Place Ville-Marie Montréal Tél.: 866-8951 vestisseurs, d’autres n’auront que des effets très indirects pour le public.Parmi ces dernières, la participation de capitaux étrangers ou celle du public investisseur dans le capital-actions des maisons de courtage sont toujours en discussion depuis la publication du rapport Moore en mai 1970.par DAVID L TORREY D’autres rapports sont venus soutenir ou restreindre les Eremières recommandations.e Québec n’a donné jusqu’à présent qu’une opinion provisoire, connue sous le nom de rapport préliminaire Bouchard, et chacun attend avec impatience de connaître la position définitive de la province.D’autres mutations affecteront directement les investisseurs.De nouveaux taux de commissions pour les transactions de valeurs mobilières ont été proposés.Le but premier de ces modifications est la restructuration du barème des commissions afin de tenir compte des changements importants survenus dans le mar- ché, à savoir l’augmentation des coûts et la collectivisation de l’épargne.La dernière modification des taux a eu lieu en 1967, et celles qui sont aujourd’hui proposées n’entraîneraient pas une augmentation globale des revenus de l’industrie des valeurs mobilières mais modifieraient les revenus des maisons de courtage prises séparément.Afin d’assurer un meilleur service aux petits investisseurs, il est proposé d’augmenter les courtages sur les commandes peu importantes afin de tenir compte des coûts réels d’une maison traitant avec le public.En effet, certains courtiers tendent à se détourner de la clientèle de détail car l’exécution de nombreuses commandes au détail n’est pas rentable.Lors d’une étude de coûts de ses membres, la Bourse a remarqué que, pour une commande de 100 actions se négociant à $5.25 chacune (prix moyen par action négociée à la Bourse de Montréal et à la Bourse Canadienne en 1971), les courtiers subissaient des pertes allant de $4.00 à $17.00 S' AvSû'S;*?3 > Â* « :: SS - MtëM Sv-xÿ ’> IA VENTE D'AMIANTE seur dispose d’un délai pour la comprendre: jusqu’à la prochaine déclaration d’impôt! La nouvelle loi est beaucoup plus favorable que la précédente pour la taxation des dividendes.L’investisseur qui cherche à tirer un revenu de ses placements doit savoir que seuls les dividendes versés par les compagnies canadiennes peuvent bénéficier du nouveau crédit d’impôt.Cette mesure devrait inciter un plus grand nombre de Canadiens et de Québécois à investir dans des entreprises de chez-nous et favoriser un marché financier plus large.Les investisseurs profiteront d’un meilleur rendement après impôts de leurs placements tout en contribuant à un meilleur essor économique.Le commerce des valeurs mobilières est à l’heure actuelle dans une phase de mutations profondes.Certaines affecteront directement les in- suite de la page 19 sonnes ayant travaillé ou travaillant encore dans l’industrie de l’amiante, était inférieur au taux prévu pour l’ensemble de la population du Québec, sauf pour un groupe de 5 pour cent qui avait été expose il y a 30 ou 40 ans à des concentrations beaucoup plus élevées.S'adressant avant la publication de ces résultats à un groupe de cadres et de représentants ouvriers de l’industrie de l’amiante, le Dr McDonald, qui dirige le département d’épidémiologie et d’hygiène de l’université McGill de Montréal, a déclaré: “Etant donné les résultats obtenus dans le cas des travailleurs de l’amiante, il est difficile de croire que le niveau bien inférieur des concentrations d’amiante chry-sotile auxquelles le grand public est exposé en temps normal puisse présenter un danger appréciable pour la santé.” 2) Un rapport publié en octobre 1971 par l’Académie nationale des Sciences des Etats-Unis et intitulé “Asbestos - the Need for and Feasibility of Air Pollution Controls” conclut: “Pour le moment, rien ne prouve que la petite quantité de fibres 3ue l’on trouve chez une gran-e partie de la population ait une influence quelconque sur la santé ou la longévité." Et plus loin: “Dans notre économie, l’amiante test trop important pour qu’on* renonce à l’employer.Toutefois, étant donné les graves conséquences que peut avoir l’inhalation de fortes quantités de poussières d’amiante et notre incertitude quant à la forme et à la nature des réactions de l’organisme humain, il serait fort imprudent de permettre que l’amiante continue, sans aucun contrôle, de contaminer l’environnement.Pour continuer de s’en servir sans mettre le public en danger, il faut déterminer quelles sont les principales sources d émissions et trouver le moyen d’atténuer celles-ci.”.Les programmes de contrôle des poussières en vue de protéger la santé des travailleurs des usines canadiennes d’amiante et des habitants des localités minières font appel aux méthodes préconisées dans ce rapport.Il s’ensuit donc qu’à la lumière des récentes conclusions scientifiques, les producteurs canadiens d’amiante ne croient pas que, dans des conditions normales, l’exposition aux poussières d’amiante puisse mettre en danger la santédu grand public.La situation monétaire internationale s’étant améliorée, au moins pour le mo- dans l’exécution des directives du client.La rentabilité des opérations de détail est essentielle pour les maisons de courtage qui assurent ce service mais aussi pour le particulier qui investit directement.Si cette rentabilité diminue, la clientèle de détail a moins de chances de trouver les services professionnels dont elle a besoin ; ce phénomène risque d’entraîner une baisse de la qualité des services offerts et une accessibilité plus difficile du marché pour cette clientèle à mesure que diminue le nombre de courtiers à son service.Une telle situation serait inac- ceptable pour un marché canadien des valeurs mobilières vigoureux et sain.Au cours des années à venir, l’ensemble du commerce des valeurs mobilières connaîtra sans doute encore d’autres changements.L’usage intensif des ordinateurs et des movens de communication et d’information ouvrent des horizons très larges.Mais la décision d’effectuer un placement restera toujours un choix humain et c’est à nous de le faire.M.Torrey est président du comité des gouverneurs de la Bourse de Montréal.m TEL: 373-7337 (AREA CODE 514) TELEX: 05-267478 A VEC LES COMPLIMENTS DE CIPEL & LE CARBONE » (£ Produits électriques industriels Batteries Jungner de nickel et cadmium Chargeurs de batteries • accumulateurs.Batteries primaire Le Carbone "a D", Balais industriels, Contacts, Fusibles de protection semi-conductrice Produits chimiques industriels Échangeurs de chaleur Polybloc et absorbants, Unités HCL de synthèses, Disques de sécurité.85 RUE NOTRE-DAME, VALLEYFIELD, P.Q.CASIER POSTAL 250.ment, il semble raisonnable d'espérer que l’ensemble de l’activité économique des nations industrielles reprendra bientôt son rythme de croissance normal.Il semblerait que l’impulsion nécessaire à cette croissance doive venir des Etats-Unis.Tout indique que ceux-ci jouiront en 1972 de la vigoureuse économie nationale essentielle au redressement de l’économie mondiale.Toutefois la prudence exige que les Canadiens tiennent compte de l’intention avouée des Etats-Unis qui est de combler le déficit de sa balance des paiements, ce qu’ils ne pourront faire qu’en augmentant les exportations, en limitant les importations et en réduisant l’aide a l’étranger.Reste à prévoir les conséquences d’une telle politique pour les autres nations.Il n’en reste pas moins que les perspectives quant aux ventes mondiales d’amiante en 1972 sont fort encourageantes.* (Mortality in the Qirysotile Asbestos Mines and Mills of Quebec, Dr.J.Corbett McDonald et al.“Archives of Environmental Health”, juin 1971.) M.Filteau est directeur-général de l’Association des mines d’amiante du Québec.MOKTA(CANADA)LTÉE-LTD COMPAGNIE DU GROUPE LE NICKEL - PENARROYA 325 - 5th Avenue North Saskatoon - Saskatchewan 57K-2P7 Président René Chouteau BÉLIVEAU - COUTURE ARPENTEURS-GÉDM ÊTRES-CO N S EI LS, Transfert d’azimuth par gyrothéodolfte Étude de déformation - volumétrie Photogrammétrie aérienne et terrestre Géodésie - cartographie - arpentage Claims miniers 2873, Chemin Ste-Foy, Que.10.41 8/656-1572 •*_*17 il t>« oov)1 C.E.RACINE & CIE, LIMITÉE C^ourtierâ en douane et transitaires depuis plus de 60 ans SIÈGE SOCIAL?Édifice Board of Trade, Montréal 125 — Tél.849-5291 — Adresse télégraphique "Enicar" Telex.01-26331.(SUCCURSALES) 7403 Newman Blvd., Suite 229, LaSalle, P.Q — Tél.363-2035 10755 Côte de Liesse Rd., Suite 462, Dorvol, P.Q.— Tél.631 4641 Air Cargo Bldg No.1, Suite 126, Route C, Mil Int'l Airport, Dorvol, P.Q.— Tél.636-7010 Dès qu'on parle d'explosifs, on parle de la CIL.Rien d étonnant: nous sommes les experts en explosifs depuis que l'exploitation minière et l'industrie de la construction ont vu le jour au Québec.Dès lors, nous sommes devenus ses principaux fournisseurs d'explosifs et d'agents de sautage.Le temps s'est chargé du reste.C'est lui qui nous a permis d'améliorer constamment l'efficacité et la sécurité de nos produits.C'est lui qui nous a donné l'occasion de former un personnel compétent pour vous aider sur place à utiliser nos produits.Aujourd'hui, nous faisons notre part dans l'expansion économique de la province.Et nous aidons le travailleur à construire, avec le maximum de sécurité et d'économie, le Québec de demain.(3^ Canadian Industries Limited A22 • Le Devoir, jeudi 13 juillet 1972 Pour diminuer sa dépendance de l'étranger % Le Québec doit pousser la recherche de pétrole sur son territoire Le Québec se classe parmi les dix plus grands consommateurs de petrole au monde.Les trois-quarts de l’énergie consommée au Québec proviennent du pétrole.Le Québec dépend totalement de sources extérieures pour son approvisionnement pétrolier parce qu'aucun gisement de pétrole n’a encore été découvert sur son territoire, dont les bassins sédi- mentaires n’ont pas été suffisamment explorés.Les économistes avertis s’inquiètent de la diminution des réserves pétrolières connues en Amérique du Nord et de la prise de contrôle des gisements prolifiques de l’A-frique du Nord et du Moyen-Orient par les gouvernements des pays arabes.Cette inquiétude a trait moins à une pénurie de pétro- le à court terme qu’à une augmentation progressive des prix et à une incertitude grandissante concernant la sécurité de l’approvisionnement.Cette situation menace l’économie et la sécurité de toute région importatrice qui ne prend pas les devants pour s’assurer ses propres ressources d’énergie-pétrole.Nous sommes témoins d'une évolution rapide de la politique pétrolière des pays ex- VALEUR DE LA PRODUCTION MINÉRALE CANADIENNE 1949-1968 DuecrioN ors «essouncts MiNa*ies MINISTlte Dt L'ENERGIE.DES MINES El DES RESSOURCES TOTAL Q 2400' 'COMBUSTIBLES MINÉRAUX INDUSTRIELS 1200 • MÉTAUX portateurs oui ont formé l’Organisation aes Pays Exportateurs de Pétrole (ÔPEP) pour présenter un front uni aux compagnies multinationales qui exploitent leurs richesses naturelles.L’OPEP a récemment imposé aux compagnies multinationales des augmentations fiscales importantes à la Conférence de Téhéran en 1971 et un ajustement monétaire pour compenser la dévaluation effective du dollar américain à la Conférence de Genève en janvier 1972.Ces augmentations, dans certains cas ma- jorées d’un excédent, ont été transmises aux consommateurs qui n’ont pas été représentés aux négociations.L’intérêt des pays consommateurs est de chercher à diminuer cette dépendance pour augmenter leur sécurité d’approvisionnement et limiter par BERNARD CLOUTIER l’accroissement des prix.Ces pays ont favorisé la création de sociétés nationales qui coexistent harmonieusement avec les entreprises multinationales mais dont les objectifs sont d’abord axés sur les intérêts nationaux.La création de la Société Québécoise d’initiatives Pétrolières (Soquip) par le Gouvernement du Québec en 1969 s’inscrit dans cette tendance mondiale.Grâce en partie aux efforts de Soquip, le rythme de la re- cherche pétrolière au Québec s’accroît rapidement.Six millions de dollars furent dépensés en 1971 et cinq millions en 1970 contre seulement deux millions en 1969 et 4.5 millions dans les cinq années précédentes.Le Québec est doté de plusieurs grands bassins sédi-mentaires qui ont été peu explorés, surtout dans leurs parties profondes et en mer, dans le Golfe St-Laurent.Soquip et ses associés détiennent 38 millions d’acres de permis de recherche bien répartis dans tous les bassins sédi-mentaires du Québec.Soquip s’est consacrée à l’exploration des bassins du Quebec depuis sa création il y a deux ans et étudie déjà la géologie d’autres bassins pour y étendre son activité dans l’avenir.Comme toute autre compagnie pétrolière, elle a dû acquérir un domaine minier et ensuite l’explorer systématiquement par la géologie, la géophysique et des forages.Plus de deux mille milles de levés sismiques terrestres et maritimes ont été effectués.L’année dernière, Soquip a foré un puits de recherche près de Nicolet et un autre avec son associé Pan Canadian dans Hle d’Orléans.Ces deux puits on permis de découvrir des quantités non-commerciales de gaz.Les données fournies par ces forages sont précieuses en vue d’autres forages projetés.Chaque année, Soquip envoie des équipes de géologues sur le terrain pour étudier les sédiments capables de receler de l’huile et du gaz en sous-surface.En 1971, ces équipes ont étudié les basses-terres du St-Laurent et de la Gas- pésie.Cette année, plusieurs missions géologiques étudient le pourtour du golfe du St-Laurent, la Gaspésie et les basses-terres.Plus d’une dizaine de spécialistes et de jeunes géologues québécois travaillent à ces recherches.Un vaste programme de levés sismiques terrestres et maritimes est en cours afin de déterminer des structures géologiques forables.Soquip participera cet été au moins a un forage dans la région des basses-terres.Nous assistons au début d’une intensification de la recherche pétrolière au Québec mais les résultats espérés dépendent surtout de l’importance des investissements consentis.Soquip joue un rôle important dans l’accélération de l’exploration des bassins du Québec par ses propres efforts et par l’accueil qu elle offre aux compagnies qu elle a réussi à intéresser a nos bassins sédimentaires en s’associant avec elles.Les activités de Soquip, quoique d’ampleur restreinte et ne portant encore que sur l’exploration, constituent une initiative du Québec dictée par la nécessité d’agir pour ne pas être les témoins passifs d’une conjoncture mondiale qui affecte directement les intérêts des consommateurs du Québec.Les absents ayant toujours tort, le Québec ne peut se permettre de laisser les modalités de son approvisionnement pétrolier futur être déterminées entièrement par des tiers.M.Cloutier est président directeur général de SOQUIP, la Société québécoise d’initiatives pétrolières.INDUSTRIE MINERALE CANADIENNE ET 20yEXPORTATIONS GLOBALES DE MARCHANDISES 1949-1968 DIRECTION DES RESSOURCES MINERALES ministere de l Energie des mines et des ressources Mines Manix Liée EXPLORATION ET DÉVELOPPEMENT MINIER 3250 FOREST HILL - SUITE 1701 MONTRÉAL, P.Q.HORAIRE DU 12 JUIN AU 24 SEPTEMBRE 1972 MONTRÉAL-WABUSH: VOLS DIRECTS EN 1 H.35 ALLER lun à ven: dép.10.15 - ar.: 12.50* RETOUR lun à ven: dép.: 13.15* - ar.: 13.55 lun à ven: dép.: 08.20 - ar.: 12.40 lun à ven: dép.: 15.30 - ar.: 17.35 escale à Québec et à Sept-lles escale à Sept-lles et à Québec * Heure normale de l‘Atlantique Plusieurs envolées régulières avec escales, 7 jours par semaine Autres régions desservies par Ouebecair: Québec / Murray Bay (La Malbaie) Charlevoix / Saguenay - Bagotville / Rimouski - Mont-Joli / Baie-Comeau - Hauterive / Sept-lles / Gagnon / Churchill Falls - Twin Falls.Consultez votre agent de voyages ou Ouebecair: 636-3890 ou banlieue 486-3630 EXPORTATIONS GLOBALES DE MARCHANDISES EXPORTATIONS GLOBALES DE MÉTAUX ET DE MINÉRAUX DISCONTINUITE DUE A UN changement oe base de la statistique 1953 1957 1961 1965 1969 EXPORTATIONS CANADIENNES DE MINÉRAUX ET DE MÉTAUX SELON LA DESTINATION 1950-1968 «««VM» M i ENttCif.OIS MINIS n OIS ttSSOu*CIS changement d échelle TOUS LES AUTRES PAYS / \ JAPON AELE (MOINS LA G B) REPARTITION PROCENTUELLE DES EXPORTATIONS CANADIENNES DE MINÉRAUX, 1950-1968 DIRECTION DES RESSOURCES MINERALES ministère de l’Energie, des mines et des ressources TOTAL TOTAL AUTRES COMBUSTIBLES l .y TT*» PLOMB CUIVRE .ÿ ALUMINIUM mmm MINERAI DE FER I96B a c’est m toi I c’est cest • MIMH _ c’est • lui c’est «MNN* autres iMm» la caisse populaire desjardins LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS La Caisse populaire Desjardins est une coopérative d'épargne et de crédit qui répond aux besoins de plus de 2,650,000 Québécois; lesquels s'en servent pour épargner et pour emprunter, tant sur le plan personnel que communautaire.La Caisse populaire Desjardins, c'est encore plus qu'une coopérative d épargne et de crédit, c'est la base du vaste Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Toute une gamme de services financiers est offerte par les institutions-membres de la Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins comme, La Société d'Assurances des Caisses populaires, l'Assurance-Vie Desjardins, I Institut coopératif Desjardins, ('Association coopérative Desjardins, La Sauvegarde, compagnie d'assurance-vie, la Société de Fiducie du Québec, la Sécurité, compagnie d'assurances générales du Canada et Les Placements Collectifs Inc.UNE COOPÉRATIVE.S'unir, s'entraider, mettre en commun ses efforts, c'est coopérer.Cela a toujours été nécessaire.Chez nous, c'est Alphonse Desjardins qui a fait triompher le grand principe de la coopération dans le domaine financier.Être membre d'une coopérative, c'est être un usager-propriétaire.C'est participer aux décisions et aux opérations.C'est voter aux assemblées.C'est faire profiter chacun de l'effort de tous.La gamme des services financiers est complémentaire et nécessaire de la formule coopérative.La Caisse populaire Desjardins est une force.La Caisse populaire Desjardins, c'est à nous autres.D'ÉPARGNE ET.L'épargne est un facteur essentiel de la stabilité de l'économie, tant au plan personnel que communautaire.Les montants d'épargne accumulés permettent de répondre aux périodes de ralentissement économique.Épargner, c'est acquérir une habitude qui permet une saine distribution des dépenses tout le long de la vie.Épargner, ce n'est pas seulement pour les vieux jours, c'est aussi pour parer aux coups durs, se procurer ce qu'on aime.C'est à la Caisse populaire Desjardins qu'on peut trouver le plan d'épargne qui satisfera nos besoins.La Caisse populaire Desjardins voit à propager l'esprit d'épargne jSarmi les personnes de son milieu.Cette action concrète a permis l'accumulation d'un capital national qui sert les besoins des Québécois.Plus précisément, les 1,281 Caisses populaires Desjardins ont actuellement un actif de 2.7 milliard de dollars.DE CRÉDIT L'utilité du crédit n'est plus questionnée.La Caisse populaire Desjardins voit à répondre aux besoins réels de ses membres.Entre autres, la Caisse populaire Desjardins peut aider à consolider les dettes, acheter une maison, des meubles, une automobile, un équipement de camping, pourvoir à la meilleure éducation des enfants, améliorer la condition des cultivateurs, des pêcheurs, des travailleurs forestiers, etc.Après avoir procédé à la cueillette de l'épargne, la Caisse populaire Desjardins est présente pour offrir un crédit populaire et efficace.La Caisse populaire Desjardins voit d'abord à prêter à ses membres.Au 29 février 1972, les Caisses populaires Desjardins avaient un montant de $1.3 milliards prêtés à plus de 545,000 Québécois.En plus de faire crédit à ses membres, sur le plan personnel, la Caisse populaire Desjardins voit à participer directement à aider le milieu, la société dans laquelle ils évoluent.Eu participant au financement des municipalités, des commissions scolaires, des hôpitaux, des gouvernements fédéral et provincial, la Caisse populaire Desjardins aide ses 2,650,000 membres à mieux S'organiser pour disposer des services publics essentiels qui répondent adéquatement aux besoins des Québécois. Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 • A23 1972sera une bonne année pour la plupart des marchés des métaux Plus que la majorité des secteurs de l’activité économique, l’industrie minière est directement soumise aux mécanismes du marché pour l’écoulement de sa production.Car si l’économie du marché diffère d’un métal à l’autre, pratiquement tous les secteurs sont hautement concurrentiels et, ce, pour plusieurs raisons: d’abord, l’internationalisation des sources d’approvisionnement, qui empêche une région du globe de s’entourer de barrières protectrices ou de vendre trop cher et ensuite, le fait un peu paradoxal que peu de grandes compagnies minières dans le monde occupent une position de force ou de leader sur un marché, au point où elles pourraient unilatéralement en diriger l’évolution.International Nickel a été longtemps dans une telle position mais elle en paie le prix aujourd’hui.D’ailleurs cette position nettement prépondérante est en voie de disparition.Certaines grandes entreprises de cuivre étaient également dans cette situation mais l’éveil politique de certains pays où étaient situés leurs gisements a brouillé les cartes.Plus près de nous, au Canada et plus particulièrement au Québec, la dure loi du marché fait des victimes littéralement par milliers: depuis quelques mois, des mines d’or, de molybdène ou de cuivre ont suspendu indéfiniment leur activité parce que l'évolution du prix de ces métaux sur le marché ou l’appauvrissement des gisements en diminueraient sérieusement la rentabilité.En revanche d'autres mines (et parfois dans les mêmes secteurs) ont bénéficié de l’évolution des marchés; ce fut le cas pour le zinc, le plomb et l'or.A chaque fois qu’une mine ferme ses portes, c’est une catastrophe pour les mineurs qui se retrouvent avec peu ou nen devant eux sinon fa fati-ie accumulée au service de ia compagnie.Plusieurs mesures ont été suggérées pour amoindrir ces maux, depuis la création d’un fonds minier contributoire pour les compagnies, dans le but de financer le recyclage des mineurs congédiés, jusqu'à une généralisation de la loi d’aide aux mines d'or qui serait alors appliquée à d’autres types de nunes.Le but de cet article n’est pas d'examiner ces mesures mais bien plutôt de replacer la discussion à un ^ r: r stade antérieur à la fermeture: celui de la vente sur le marché de la production.Au Québec, les métaux ou minéraux les plus importants du point de vue de la valeur de la production sont dans l’ordre: le cuivre, l’amiante, le fer, le zinc, l’oxyde de titane et, enfin, l’or.Pour l’ensemble du Canada, l’ordre d'importance des minéraux, selon le même critère, et d’après la publication “The Canadian Mineral Industry in 1971“ publiée par le ministère fédéral des mines, de l’énergie et des ressources, était: le nickel, le cuivre.le fer, le zinc, l’amiante et, enfin, le plomb.Des produits comme le ciment et l’aluminium jouent également un rôle important mais leur classification est malaisée soit parce que le prix n'est pas coté sur un marché international (ciment) ou que l'on n'en fait pas l'extraction (comme la bauxite, dont on tire l'aluminium).Quoi qu’il en soit, l’évolution des marchés des métaux a été difficile pour le Canada et les mines canadiennes en 1971.Ainsi, dans le cas du cuivre, les prix sont demeurés à un niveau très bas et les experts diffèrent d’opinion sur ce que sera l’évolution du prix de ce métal.D’un côté, certains soulignent que l’ouverture de nouvelles mines, la reprise économique et les perspectives de hausses de prix éventuelles vont stimuler la demande et que l'équilibre à venir s’accompagnera d’une hausse du Membres des Bourses de Toronto et de Montreal de la Bourse Canadienne de la Bourse de Vancouver et de L'Association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières Succursales: Montreal • Toronto • Ottawa - London St Catherines - Kitchener - Hamilton 715 Victoria Square, Suite 825 844-3722 prix du cuivre à 55-60 cents la livre.Pour ceux-là, la nationalisation des mines de cuivre chiliennes, les exigences gouvernementales pour combattre la pollution et l’optimisme dont font preuve les compagnies en augmentant leur capacité de production sont le signe de jours meilleurs pour le prix du cuivre.D’autres, plus pessimistes, soulignent le niveau élevé des stocks de cuivre, le niveau très abondant de la produc- tion par rapport à la deman-‘ ent que les pro- rappo: de et rappeller rappel) ducteurs de cuivre du Canada viennent d’abaisser leur prix à 50.5 cents US pur s’aligner sur le prix des grands producteurs nord-américains.Tous les analystes s’accordent à dire que le prix du cuivre peut difficilement aller plus bas que deux trois cents en-dessous de 50 cents US.Ils remarquent aussi que le marché du cuivre est devenu hautement imprévisible, ce qui le rend d’autant plus excitant et intéressant pour les spéculateurs.Reste à savoir si les mineurs de Madeleine Mines, d’Opemiska Copper, de Mattagami ou de No-randa sont du même avis.Le prix moyen du cuivre en 1971 a été de l’ordre de 50 cents.Même si un fort redressement apparait très improbable, le niveau de 55 cents US que certains prédisent est attendu avec impatience.Dans le cas du ànc, le marché semble plus favorable.Le marché du zinc est devenu un marché de producteurs, comme le montre d’ailleurs la hausse du prix de ce métal à 19 cents par les producteurs canadiens.Les analystes sont généralement d’accord pur admettre que le prix du zinc ne baissera pas et purrait même monter légèrement au cours des mois à venir.Plusieurs fonderies (smelters) de zinc ont dû ou devront fermer leurs pries à cause de l’effet plluant de leurs installations.Ceci accentuera encore la pression à la hausse des prix, pression dont semble avoir besoin les producteurs afin d’amasser les profits nécessaires au financement de l’expansion de leurs installations et au contrôle de la pllution.Le prix de l’amiante devrait lui aussi être sujet à des pressions à la baisse pr suite d’une rapide augmentation de la capacité de production.Un certain ralentissement est de plus à prévoir dans l’industrie de la construction.Les aciéries nord-américaines fonctionnent bien ces temps-ci, et la production de minerai de fer canadienne a d’ailleurs pu de problème d'écoulement, comme en font foi les nouveaux projets d:ex-pansion au Nouveau-Québec.La fluctuation du prix du fer est d’ailleurs très faible, la plupart des aciéries étant intégrées verticalement ou achetant leur minerai en grandes quantités et à des prix déterminés par des contrats à long terme.Pour ce qui est de l’or, il suffit de suivre l’évolution du prix de ce métal à Londres ur se rendre compte de excellence des nerspectives du métal jaune.Les producteurs canadiens puvent vendre leur production à la Monnaie Royale (Royal Mint) au prix officiel de $38 ou le vendre au marché libre.Dans le premier cas.les compagnies puvent bénéficier des disp-sitions de la loi d’urgence d'aide à l’exploitation des mines d’or: il s’agit de subvention aux mines dont la rentabilité est fragile.Ces temps-ci, le prix de l’or sur le marché libre est passé des environs de $40 à plus de $65 l’once.Des prévisions pur 1985 indiquent de plus un prix de $80 ou $85 à cette épque, ce qui laisse présager par DENIS GIROUX des jours intéressants pur ce segment de l'industrie minière.Dans le cas du molybdène, le prix actuel des concentrés de molybdène varie autour de $1.90 et semble s’orienter vers une baisse à cause d’une surproduction.Pour le plomb et l’argent, les prspeetives semblent bonnes, surtout pur le plomb.Dans le cas de l'argent, le niveau très bas des prix ces derniers mois (autour de $1.30 l'once) et le rétablissement d’un équilibre offre-demande purrait entraîner, semble-t-il, une remontée de la cote.Le cas du nickel est également intéressant.La production est en voie de dépsser la demande et les inventaires sont élevés.La pluprt des grands producteurs (Falcon-bridge, International Nickel et la Société Le Nickel de France) restent bien en-deçà de leur capcité de production et purtant le prix demeure relativement stable.Un autre élément déterminant dans l’évolution du prix du nickel sera le renouvellement de la convention collective liant les employés d’Inco et la comp-gnie.Les analystes du marché disent d'ailleurs un pu cyniquement que la meilleure chose qui pisse arriver à International Nickel serait une grève qui lui prmettrait d'écou-ler ses énormes stocks.Pour 1972-73 en général, on prévoit cepndant une nette surproduction qui, pradoxa-lement, ne devrait pas nécessairement amener une baisse de prix.Les producteurs ont en effet un urgent besoin d’argent pur financer leurs investissements et contrôler (eux aussi) la pllution.Une hausse des prix sous prétexte de la pression des coûts de main-d’oeuvre est pssible.Dans le cas de l’aluminium, la tendance du prix est à la baisse, le même phénomène s’observe dans le cas du columbium où des inventaires élevés pr suite du ralentissement économique n'ont ps encore été absorbés.Le prix du titane devrait au moins se maintenir sinon monter dans les mois à venir, au fur et à mesure que la reprise économique s’accentuera.Au total, les marchés des métaux, à l’exception du cuivre semblent en meilleur état en 1972 qu’ils ne le furent en 1971.p le Société de foroge et sondage Diamond Drilling Co.Ltd.VAL D'OR 1137, 3e Rue - Tél.: 824-6877 MONTRÉAL 1 Place Ville Marie, suite 2408 Tél.: 871-1157 Fabricant de couronnes diamantées et d'équipement de forage et sondage K Membres de la Bourse de Montréal et Canadienne Michelin, Forey, Inc.Suite 770 - 1253 avenue McGill College Montréal 110, Québec COMMANDES EXÉCUTÉES SUR TOUTES LES BOURSES TÉLÉPHONE (514) 878-3451 Turcot W ood Power & Cundill Ltd.VALEURS DE PLACEMENT ÉDIFICE BANQUE ROYALE DU CANADA PLACE VILLE MARIE I MONTRÉAL TÉLÉPHONE: 866-9761 MEMBRES BOURSE DE MONTRÉAL BOURSE CANADIENNE ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES dy LES ENTREPRISES DESOURDY INC.87 Montée St-Luc, St-Jean, P.Qué.Manufacturiers de maisons modulaires Entrepreneur général Sablière St-Jean : 348-3811 Montréal : 861 -2671 Avec les hommages de MASSEY, LAVOIE ET ASSOCIÉS Inc.MEMBRE DE LA BOURSE CANADIENNE im MONTRÉAL 126 388, rue ST-JACQUES Tél: 845-4231 Code 514 SERVICES COMPLETS pour les industries minière et métallurgique Bechtel offre la gamme complète des services permettant l'exploitation de mines de toutes sortes, tant au Canada que dans le monde entier.Parmi ceux-ci, Bechtel assure la gérance de projet, l'ingénierie, l'achat du matériel et la construction.Sa longue expérience dans ce vaste domaine garantit une conduite parfaite du projet toujours en respectant le programme établi et le budget alloué.Bechtel assume actuellement la responsabilité de l'ingénierie et pourvoit à la construction et à I achat du matériel pour le compte de la Compagnie Iron Ore of Canada.Ce projet augmentera de 65% sa capacité actuelle et permettra d'atteindre une production annuelle de 33,000,000 de tonnes de minerai enrichi.L'initaljation de manutention du produit est susceptible de pourvoir dans le futur aux exigences des minéraKers de gros tonnages, 250,000 tonnes et plut.Cette installation qui comprend roues-pelles de reprise et convoyeurs de stockage est prévue pour un débit horaire de 15,000 tonnes et constituera le plus fort tonnage au monde.Us nouvelles installations implantées à Sept-lles comprennent : I usine de concentration avec 2 broyeurs temi-outogenet de 30 pieds de diamètre à décharge périphérique fonctionnant par voie humide; l'usine de bouletage disposant, pocn le traitement de l'hématite, d'un ensemble four à grille motxle-refroNfcsseur, le plus gros jamais mis en service.Canadian Bechtel Limited Montréal Toronto Calgary Bechtel A Company 5250 rue Ferrier 25 ouest, rue King 115-9th Ave.S I.514-343-4700 416*366-3521 403-264-4073 Ingénieurs et entrepreneurs au service de l'industrie T A24 • Le Devoir, jeudi 13 juillet 1972 L exploration minière de nos jours a ê A la manière de Soquem a a Depuis l'aube de l'humanité.1 homme a puisé à même les ressources de la biosphère, d abord par la chasse puis, avec l'apparition de sociétés primitives, par l'agriculture et l'élevage.L'utilisation des matières minérales de la par JACQUES BEAUREGARD croûte terrestre devait également jouer un rôle déterminant dans l'évolution de l'espèce humaine.L'importance de cette exploitation minérale est démontrée très près de nous, à quelques dizaines de milles à lest du lac Mistassini, où des débris de silex d'une excavation faite par des Amérindiens couvrent une superficie de près d'un mille carré sur plusieurs pieds d'épaisseur.Les besoins de l'espèce humaine ont évolué et se sont décuplés.Si on exclut les matériaux de construction (pierre, sable, etc.) et les combustibles classiques (charbon, gaz naturel et pétrole) et qu’on s'attache aux principales substances métalliques, la valeur totale de la production mondiale de métaux excède 50 milliards de dollars.La production du Québec, à comparer au reste du monde.est très supérieure à la moyenne, par rapport à sa population, mais retombe à la moyenne si l'on tient compte de sa superficie.De nombreux outils sont disponibles pour la recherche de diverses substances métalliques La prospection pour l'or, recherché comme ornement puis comme étalon monétaire et finalement comme substance industrielle, repose encore sur la bâtée du prospecteur En effet, les particules d'or, qui sont à l'état métallique dans la nature, sont arrachées aux veines par l'action des ruisseaux et il devient possible de les déceler par bateyage des sédiments de ruisseaux et de remonter ensuite à la source Ai de l'or.De nos jours, le principal outil additionnel est l'analyse par absorption atomique qui permet d'espérer découvrir d'autres gîtes aurifères dont l'or serait tellement finement divisé qu'il ne pourrait être décelé à la bâtée n s'agit toutefois d une méthode lente qui n'a pas encore donné de résultats spectaculaires.La prospection pour le fer a souvent été faite par examen d'affleurements; toutefois, les caractéristiques magnétiques de certains minerais ont été mises à profit vers les années '40 au moment où l'on équipa des avions de magnétomètres.De vastes régions furent ainsi couvertes à l'aide de ce qui était une révolution technique en exploration minière.Des milliards de tonnes de réserves additionnelles furent ainsi décelées presque directement.Grâce à ces réserves et à la mise au point de nouvelles techniques d'extraction et de concentration de minerai à plus basse teneur, nous pouvons envisager l’avenir dans ce domaine sans inquiétude.Le cuivre fut, après l'or, le deuxième métal extrait du sol et son usage ne cesse de croître depuis l'antiquité.Il se trouve généralement dans la nature sous forme de sulfures et ceux-ci peuvent se présenter en grains disséminés - tel le gîte de Gaspé Copper ou massivement, constituant alors des gîtes de sulfures massifs, tels ceux de Noranda.Mattagami et Cu-pra.L'exploration pour de nouveaux gîtes de cuivre du type sulfures disséminés se fait encore par la prospection classique, examen d'affleurements et sondages guidés par la géochimie.Ces gîtes immenses et à basse teneur sont probablement ceux dont proviendra une proportion toujours croissante du cuivre dans les années futures.Au Canada, la majorité des travaux d'exploration ont été consacrés à la recherche de gîtes de sulfures mas- ANDRE-M.CHARTRAND MICHAEl-J.QUINN MICHEL-A.SÉNÉGAL CHARTRAND, QUINN, SÉNÉGAL & CIE LIMITÉE AAPAADDCQ 1 BOURSE DE MONTRÉAL MEMBRES 1 BOURSE CANADIENNE 1115 ouest SHERBROOKE, Suite 230 Montréal, Tél.: 282-4210 st.lawrence columbium and metals corporation (libre de responsabilité personnelle Seul producteur de concentrés de columbium en Amérique du Nord EXPLORATION EXPLOITATION PRODUCTION Siège social: 1010 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 1010, Montréal 110, Qué.sifs (cuivre, plomb, zinc et nickel).Ces gîtes sont de bons conducteurs d'électricité et, depuis 1955, divers types d’avion et d'hélicoptère remplis d’instruments sillonnent le Canada en rase-mottes, repérant les "conducteurs".D'autres instruments permettent de localiser les "conducteurs'' sur le terrain, afin de placer des forages qui vérifieront leur nature.Les découvertes récentes les plus spectaculaires dans ce domaine furent les mines de cuivre-zinc-plomb de Mattagami au Québec, de Texas Gulf à Timmins, Ontario, des mines de nickel-cuivre de Thompson, au Manitoba, et de nombreuses autres mines, dont la découverte de Louvem par la Soquem à Val d'Or.Les problèmes de ce genre de prospection sont quand même nombreux.En effet, les conducteurs ne correspondent pas seulement aux mines de cuivre mais aussi à des sulfures stériles, à des zones de graphite et, enfin, à des marécages.D'importants gîtes de plomb zinc ont été trouvés dans d'anciens récifs coralliens fossilisés A part la prospection de surface, on peut procéder à l'exploration de ces récifs directement par forages guidés par la géologie ou, plus récemment, par des relevés géophysiques de polarisation provoquée (I.P.), où la présence des sulfures est trahie par la décharge d'un voltage appliqué.Plusieurs gîtes de la région de Pine Point, Territoires du Nord-Ouest, ont été ainsi découverts et le Québec pourrait en déceler d’autres du même type dans les plaine s du St-Laurent.En ce qui touche à l'uranium, tous et chacun connaissent la prospection radio métrique (soit aéroportée, soit terrestre).Cependant, il semble qu'il n'y ait eu jusqu'à maintenant, au Canada, qu'un seul gîte d'uranium découvert par méthode aéroportée, les autres ayant tous été trouvés par prospection terrestre Par contre, les relevés radiométriques ont permis de découvrir d'autres types de gîtes, tels les gîtes de columbium d'Oka et de St-Honoré.Ce bref aperçu de la prospection minière ouvre la porte à d’intéressantes spéculations sur les perspectives d'avenir de nos ressources minérales.Ces questions sont étudiées à la SOQUEM, qui se préocu-pe de préparer l'avenir tout en contribuant dès maintenant de façon substantielle au développement de nos richesses minérales.M.Beauregard est géoloque à l’emploi de la Soquem BOUCHAI) !D & ciE LTÉE MEMBRES DES BOURSES: CANADIENNE DE MONTRÉAL DE TORONTO DE VANCOUVER MEMBRES ASSOCIÉS DES BOURSES DE PHILADELPHIE -BALTIMORE -WASHINGTON DE BOSTON 101 5, COTE BEAVER HALL, MONTRÉAL TEL: 875- -5050 18 KING, TORONTO-362-2251 .Qui n'a pas rêvé dans sa jeunesse, et même un peu plus tard., de rééditer les exploits des chercheurs du Klon-dyke et de faire la découverte de fabuleux gisements d’or?Partir des semaines dans la par GILLES LÉVEILLÉ forêt, le sac au dos, l’espoir au coeur, et s’arrêter au moindre ruisselet pour y tamiser les cailloux déposes par le courant.Devenir prospecteur, faire de l'exploration minière.Quelle vie d’aventures! Une vie d’aventures en effet, mais pas tout à fait comme on les imagine.Car la réalité a quelque peu changé.Nos rêves, il faut le reconnaître, n’ont pas évolué au rythme étourdissant du développement de la science.Aujourd’hui, l’explorateur minier survole son territoire en avion, l’oeil sur les cadrans d’un radiomètre.Veut-il y regarder de plus près?Un hélicoptère viendra le conduire au-dessus du lieu repéré et on le descendra au sol au bout d’un câble, tel un grand piano, un beau matin de mai.A cet automne, pensez-vous.Non, à ce soir! Le même hélicoptère viendra le prendre à la tombée du jour et le ramener.au bureau.“A la manière de Soquem.” est un court métrage qui présente quelques-unes des méthodes modernes de la recherche de gîtes miniers.Réalisé en 1970 par Jacques Collins, avec l’aide technique de l’Hydro^uébec.le film nous initie à la prospection au moyen des procèdes géophysique et géochimiques.Désormais les gravitomè-tres.les électromagnétomè-tres, les appareils de polarisation provoquée, pour ne nommer que ceux-là, se sont substitués au flair et à la patience du vieux prospecteur.C’est dommage, diront les poètes.Peut-être, mais avec 600.000 milles carrés de territoire à explorer et la demande toujours plus pressante de minéraux, il faut accé- lérer et perfectionner processus d’exploration.le La Société d’exploration minière du Québec, ou Soquem, pour le compte de laquelle It film a été produit, est l’une des entreprises les plus actives dans le domaine de l'exploration au Québec et même au Canada.Elle conduit actuellement une trentaine de programmes de recherche de gisements dans la province, utilisant les moyens les plus avancés.Une de ses plus belles réussites d’ailleurs, la découverte du gisement de columbium de St-Honoré, dans la région du Saguenay, a été accomplie par l'une des méthodes décrites dans le film, la radiométrie aérienne.Même si l'activité de Soquem au Québec est relativement intense, l’existence de cette compagnie gouvernementale demeure inconnue de la plupart des gens.C'est l'une des raisons pour laquelle le film a été produit.A l'intention des cegeps et autres maisons d’enseignement, "A la manière de Soquem." servira également à présenter l'exploration minière et la compagnie à l'ex- position Terre des Hommes, plus précisément au pavillon “Le monde merveilleux des pierres”, connu auparavant sous le nom de pavillon des “Sciences de la terre"."A la manière de Soquem.” étant cependant trop long pour une manifestation du genre de Terre des Hommes, une version abrégée du film, d’une durée de 5 minutes, a été produite pour la circonstance et c'est celle-là que les visiteurs pourront voir au pavillon.Avis aux chercheurs d'or.voyaSeurs Trains vur ns marchand'568 Tra !s et containers Messager'es note's e de té'éph°"6 sVs'ern nlCations Ba'e Autobus mPnt urbain Réaménage w,e»e èatnénag6 uie"e Wan9ternat'ona'e opération intern „rtes choses ‘•-"Ss::- —' présence ac"'?timu'ante Le Devoir, jeudi 13 juillet 1972 ^ A25 L'invasion de l'électricité Pour comprendre le niveau des besoins du monde en électricité vers l’an 2000 il faut toujours avoir présents à l’esprit deux faits fondamentaux.Le premier est l’explosion des besoins en énergie primaire.Pour le monde entier ces besoins avaient triplé en cinquante ans, de 1900 a 1950; ils n’ont mis que vingt ans, de 1950 à 1970, pour tripler à nouveau.Sur cette lancée, il faudrait s’attendre pour l’an 2000 à une consommation de 30 milliards de tonnes d’équivalent charbon (tec) contre 7 milliards aujourd’hui.Même si, par prudence ou espérance d’une inflexion dans la croissance, l’on ne retient qu’une hypothèse de 25 milliards de lec, le chiffre reste considérable.C’est beaucoup trop, diront ceux que hanté l’iaée d’un monde gaspilleur de ressources naturelles.Et pourtant, 25 milliards de tec dans trente ans, cela ne représentera guère que 4 tec par habitant ue la planète, a comparer avec les 11 tec dont dispose chaque Américain en 1972.Pour les pays les moins développés cela ne conduira, en moyenne, qu’à 2 tec par habitant contre un aujourd’hui.L’hypothèse, dès lors, paraît tout à fait raisonnable et ne cède en rien au fétichisme de la croissance.Vers l'an 2000.Deuxième fait inéluctable: l’énergie consommée le sera de plus en plus sous forme d’électricité.La part de l’énergie primaire utilisée sous forme électrique atteindra vers l’an 2000 50% contre 25% aujourd’hui: elle aura donc par PAULDELOUVRIER doublé.C’est dire que la consommation d’électricité va être multipliée par huit en moins de trente ans, alçrs que l’utilisation globale d’énergie primaire sera multipliée par trois et demi.Pourquoi une telle invasion de l’électricité ?Cela tient à une combinaison de motifs qui touchent à la fois la production et la consommation de l’énergie.Côté production, ils s’agit; de la nécessaire releve du pétrole par le nucléaire.L’électricité est ce que l’on appelle une énergie secondaire; elle a sa source dans une autre énergie, mais, privilège unique, elle transforme, transmute, transporte toutes les autres formes d’énergie."Les combustibles l’électricité reste.’] y avoir électricité Vers l’an 2000, la plus grande partie des opérations minières se fera dans le fond des océans, a prédit un géophysicien lors d’un symposium des écrivains scientifiques tenu à Toronto.Il reste cependant de nombreux problèmes à solutionner avant d’en arriver là, mais les grandes nations maritimes y travaillent et, dans ce domaine, les Etats-Unis sont à l’avant-garde, suivis de près par le Canada, a affirmé le prof.Bosco Loncarevic.directeur de la recherche à l’Institut Bedford, de Nouvelle-Ecosse.Ce domaine inexploité est extrêmement riche en nodules de manganese et en sédiments métallifères.Les savants estiment que 20 pour cent du fond de Tocéan sont recouverts de ces nodules, des concrétions contenant du fer et du manganèse et dont la grosseur varie de celle d’un oeuf à celle d’une orange.On ignore encore la cause de la formation de ces nodules.On sait simplement qu’il faut un noyau, un grain de sable par exemple, pour en- PROGIMINES LIMITÉE (Société de Prospection de Cites miniers Liée) Gestion, Planification, Exécution de programmes d'exploration minière Mousseau Tremblay Ph.D., ing.1035, rue Dijon, Ste-Foy, Qué.Tél.: (41 8) 656-9897 AFFILIÉE A LA COMPAGNIE SCINTREX LIÉE A vec les compliments de GHIBEX MINING CORPORATION 50, ouest Place Crémarie, suite 800, Montréal 351.( J.HODGSON & CIE INC.Courtiers en valeurs depuis IVI2 C.J.HODGSON & CIE LIÉE Conseillers financiers Membrej: Bourse de Montreal Bourse de Toronto Bourse Canadienne Association canadienne des courtiers en voleurs mobilières Edifice Sun life Montréal 110 (Qué.) Telephone: 875-5390 _ Télex: 01 2813 Bureau o Toronto: 401 rue Boy passent, B peut sans charbon, sans chutes d’eau, sans pétrole, sans atome, mais, autre particularité, capitale pour l’avenir, il ne peut exister, pour les civils, d’énergie nucléaire sans passer par félectricité.Or, face aux énormes besoins, que va-t-il arriver pour l’énergie primaire?Les ressources hydrauliques sont quasi-épuisées en Europe, et bientôt dans le reste du monde; partout l’ère du charbon se termine.Le pétrole domine.et cette suprématie va durer pendant les vingt-cinq à trente ans qui viennent; vers l’an 2000, le pétrole couvrira probablement jusqu'à 70% des besoins mondiaux en énergie primaire.Se représente-t-on bien ce que cela signifie?Pour la seule année 2000, le pétrole consommé atteindrait les deux tiers de la quantité utilisée en un siècle de 1870 à 1970.Les réserves découvertes ou à découvrir pourront-elles faire face à une telle consommation?Les experts en discutent.Une chose est claire: les pétroliers, qui, il y a quelques années, voyaient d’un oeil peu amical les débuts du nucléaire, sont aujourd’hui favorables au développement rapide de cette énergie nouvelle.La percée nucléaire La percée du nucléaire est désormais acquise L’explosion des commandes de centrales dans le monde (plus de 120,000 mégawatts) assure sa compétitivité dans l’immédiat.A long terme, la victoire de cette énergie est dans l’ordre des choses.La supériorité du pétrole sur le charbon était celle du liquide plus facile à ’conduire" sur le solide.La supériorité du nucléaire sur le pétrole réside dans la réduction considérable du poids du combustible: 1 tonne d’uranium utilisée dans les réacteurs actuels équivaut déjà à quelque 15,000 tonnes de charbon; dans les surgénérateurs des années 80, l’équivalence passera à 1 million de tonnes de charbon.Dès lors le stockage, le transport, les coûts d’extraction surtout, qui seront les gros problèmes du pétrole, ne pèseront que très faiblement dans la production d’énergie nucléaire, alors que l’uranium est un minerai très répandu sur le globe.Relève du pétrole par le nucléaire qui n’est utilisable que par sa transmutation en électricité.Voilà la première raison de l’invasion électrique.La seconde touche à la consommation, plus précisément au choix des consommateurs.L’électricité, qui détient déjà un quasi-monopole pour l’éclairage, l’électroly-se, la force motrice, la trans- mission de l’information, tous usages qui vont connaître une croissance importante, arrive maintenant à concurrencer les autres énergies pour les usages thermiques, notamment pour le chauffage.Le "tout électrique" est concevable, le ’’tout pé trole" ne l’est pas.L’accent mis aujourd'hui sur la qualité de vie conduit directement au "tout électri que".A la consommation, l’électricité est en effet la seule énergie totalement propre.Une ville entière chauffée à l'électricité, où circuleraient des véhicules électriques verrait disparaître 75% de la pollution de son atmosphère, sans compter la place récupérée sur le stockage des combustibles et les installations de chaufferie, ainsi que l'allégement de la circulation par disparition des véhicules de livraison.A la production, la propreté des centrales a fait des progrès remarquables.Aujourd’hui, la teneur en S02 aux alentours des centrales à fuel est cinq ou six fois inférieure à celle de l'air sur la place de la Concorde.Demain, avec le remplacement progressif de la technique classique par la technique nucléaire, la production d’électricité deviendra, elle aussi, totalement propre.Contrairement à l’opinion de certains zélateurs antinucléaires qui évoquent la crainte magique de l’explosion d Hiroshima et des mutations gé- nétiques, les centrales nucléaires ne peuvent se transformer en tombes.Le voudrait-on qu’elles n’y arriveraient pas: cela est physiquement impossible Reste, certes, le problème des déchets.La miniaturisation des stocks est telle oue l’industrieuse ingéniosité des savants et des ingénieurs trouvera les solutions.Le passage d’une économie énergétique de l’orbite pé troliere à l’orbite électrique et nucléaire est de l’ordre de la nécessité, mais pour une fois, la nécessité est réconfortante.Même si, suivant les idées du club de Rome, l’exponentielle de la croissance doit être brisée, la croissance exponentielle de l'électricité aoit être conservée pour l’agrément de la vie.Dans cette aventure calculée, les intérêts des pays européens sont liés: l’Europe entière est intéressée par la sécurité d’approvisionnement en énergie primaire et “l'indépendance économique.La solution nucléaire n’est plus question scientifique mais organisation industrielle.Les pays européens sauront-ils coopérer effectivement?L expérience d’Euratom a été décevante, en laquelle Jean Monnet fondait beaucoup d'espoir Malgré cet échec relatif, une nouvelle esperance vient de surgir.Il y a longtemps que l’Europe des électriciens est réali sée, grâce à l’interconnexion des réseaux.Mais il s’agissait seulement d'un secours mutuel.L'Europe de l’électricité vient peut-être de naître avec l'accord signé en 1971 entre le plus grand produc: teur allemand d’électricité (R.W.E.), Electricité d’Italie (E.N.E.L.) et Electricité de France (E.D.F.), pour développer en commun le surgénérateur.Le club n’est pas fermé, et la Grande-Bretagne, qui essaie comme la France la centrale électrique de l’avenir, devrait pouvoir y entrer.L'enieu est considérable pour le monde entier, mais singulièrement pour l’Europe: cette dernière, grâce à l'Angleterre et à la France, a sur les Etats-Unis comme sur l’U.R.S.S.une avance expérimentale de cinq ans pour les surgénérateurs Si les pays d’Europe unissent leurs efforts, ils peuvent gagner la phase industrielle, reconquérir l'au tonomie de décision en matiè re énergétique, et exporter dans le reste du monde avide d'électricité la centrale é-lectrique.la meilleure pour la pollution et l'écologie, la plus économe des ressources naturelles.la plus économique pour le prix du kilowatt-heure.Tout bien analysé, il n’y a pas d’autre avenir energclique que le "tout nucléaire et le "tout électrique”.Hommes d’Etat et hommes d’affaires sauront-ils le comprendre à temps ?M.Delouvrier est président du conseil d’administration d'Eleetrioité de France.Le Monde, Paris.tamer le processus de précipitation des métaux contenus dans l’eau de mer.Les sédiments métallifères sont des accumulations d’une grande richesse minérale qui se sont déposées dans des bassins près des crêtes des vallées sous-marines.Les trois vastes champs connus de ces sédiments sont tous situés sous la mer Rouge, mais on sait qu’il en existe ailleurs.On estime que les océans contiennent 1.5 trillion de tonnes de ces nodules.O qui est surtout intéressant, c'est le fait qu’il s’agit là d’une ressource continuellement renouvelable: on estime à six millions de tonnes la quantité de minerais précipités chaque année et tombant sur le lit océanique.Le manganèse existe en grandes quantités sur la terre, mais les gisements importants sont tous situés en Union soviétique.Les Etats-Unis sont très intéressés à l’exploitation des nodules manganésifères qui leur permettrait de ne plus dépendre de l’URSS pour leur approvisionnement de maganèse.L'électrunte est la L’électricité est appelée à jouer un rôle toujours plus grand dans la mise en valeur des ressources naturelles du vaste territoire québécois.A mesure que l’Hydro-Québec fait appel à des potentiels hydroélectriques de = plus en plus éloignés, ses lignes de transport s’allongent et traversent des régions vierges où elles peuvent alimenter toutes sortes d’entreprises.Ainsi, les centrales qui seront „ construites à la baie James rendront accessible à l’industrie minière et à d’autres industries une ' carrés dont l’électricité " * est la clé.a Hydro-Québec V A26 • Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 Lejeune ingénieur minier veut jouer un rôle à ia mesure de sa formation ¦4 -L ^ « * La technologie a acquis une importance considérable dans les nations industrielles; l’ingénieur, cet accoucheur de technologie, occupe un secteur-clé dans le développement d’une nation moderne.Si ses découvertes et leur application ont une influence certaine sur le comportement de son milieu, l’existence même de l’ingénieur et sa formation particulière sont un produit de ce milieu.Il serait donc illusoire de vouloir décrire l’évolution de la profession d’ingénieur de mines sans admettre sa dépendance du contexte socio-politique.On ne se surprendra pas que dans ce pays tronqué appelé Québec, les ingénieurs ne soient pas tout à fait complets.Il faut distinguer deux sortes d’ingénieurs, distinctes surtout par le but fixé plutôt que par la formation.L’une se compose d’ingénieurs se destinant à la recherche industrielle; l’autre comprend les ingénieurs chargés d’utiliser le produit de cette recherche.Un groupe de spécialistes, français définissent ainsi' cette dernière: “La tâche de cet ingénieur “de réalisation’’ est de choisir, de combiner et de mettre en oeuvre un ensemble de moyens physiques, humains et économiques, pour produire à moindre coût des biens ou services définis à l'avance: son action vise à satisfaire des objectifs fixés; elle utilise des moyens connus et pour une large part imposés; elle s'inscrit dans un champ de contraintes souvent serré.’’ (I) Nous parlerons surtout de l’évolution de l’ingénieur de par JEAN-NIL BOUCHARD réalisation car la recherche industrielle est atrophiée au' Québec et au Canada.Au début des années soixante, l’Institut canadien des Mines et de la Métallurgie dut reformer son comité de l’éducation afin d’affronter une profonde crise de croissance de l’industrie minière.La situation était considérée, à juste SÙQUIP SOQUIP est une société publique dont les activités industrielles et commerciales sont régies par la loi des Compagnies du Québec.SOQUIP, votre Société Québécoise d’initiatives Pétrolières, a lancé en deux ans trente-cinq projets de recherche pétrolière au Québec.SOQUIP recherche du pétrole dans trente-huit millions d'acres de terrains prometteurs au Québec.SOQUIP sert d’accueil aux sociétés pétrolières qui désirent investir dans la recherche d’hydrocarbures au Québec.SOQUIP est une porte ouverte pour le Québec sur un marché d’un milliard de dollars par année qui fournit les trois quarts de l’énergie consommée au Québec.SÔQUIP Société Québécoise d initiatives Pétrolières Siège social 3340 d« la Pérede.Sta-Foy.Québec 10e titre, comme étant tragique.Le nombre des diplômés en génie minier décroissait rapidement; plusieurs universités importantes d’Amérique du Nord craignaient devoir fermer leur département dé mines.Les jeunes diplômés ne suffisaient phis à combler le vide laissé par le départ de leurs aînés alors que la forte poussée industrielle i d’après-guerre exigeait une croissance rapide de la production minérale.L’automation et les bonds successifs et prodigieux de la science avaient déjà rendu possible la mise au point des techniques nécessaires à l’exploitation des immenses reserves connues de minerai à faible teneur et la découverte de nouveaux gisements.Comment pouvait-on parier de déclin dans ces conditions favorables à la croissance d’une industrie, dont la valeur de la production augmentait effectivement?A l’époque " glorieuse” de l’industrie minière canadienne le pays jouissait d’une position avant-gardiste.On associait alors’ le nom d’ingénieur de mines à celui de.coureur des bois.Dur, doté d’un solide expérience acquise sur le terrain, on le savait capable de faire face à n’importe quelle situation et il était également apprécié à l’étranger.Puis le technicien entra sur scène.Le rapport de la commission Wickenden (Etats-Unis) avança l’idée en 1920 qu’un intermédiaire entre l’ingénieur et l’ouvrier spécialise, ayant reçu une formation appropriée, pouvait I *!#Égg tôt le génie minier à cause de l’incapacité apparente de l'industrie minière de les utiliser.Pour elle comme pour plusieurs diplômés d’ailleurs, l’image de i’ingénieur-coureur des bois persistait.Le phénomène se résorba lorsque la nécessité devint force de loi; à son plus bas niveau en 1964 (33 diplômés au niveau du baccalauréat et 5 en maitri-se pour le Canada entier), le nombre de diplômés recommença à augmenter.En 1972, l’industrie minière développe sans doute plus adéquatement le potentiel des ingénieurs mais trop de compagnies lais- sent à là maison-mère étrangère le soin d’élaborer les techniques nouvelles.Le brassage d’idées, entraîné par la crise des diplômés, mit en relief l’importance de la recherche.R.D.Hindson, président du comité général sur l’éducation de l’I.UM.M., affirmait en 1965 que la technologie peut être vendue ou achetée comme tous les autres produits.Il ajoutait: “La politique gouvernementale actuelle visant à encourager la recherche industrielle n’atteint que très faiblement les résultats escomptés à cause : POUR LA RELANCE DEL INDUSTRIE remplir plusieurs tâches rou tinières de l’ingàiieur.A.V.Coriett, directeur du département de mines de l’Université Queen’s affirmait en 1962 qu’entre le tiers et la moitié des emplois d’ingéniérie minière étaient occupés par des techniciens en Ontario.Ces chiffres nous semblent applicables au Québec.Entre-temps, le curriculum des principaux départements de mines évoluait et l’ingénieur de mines devint de plus en plus un scientifique.Aujourd’hui, il en est un, d’abord et avant tout: “.(il) doit, de nos jours, être familier avec les ordinatrices, les théories de terrains, le pergâisoi, la chimie des surfaces, la physique des explosifs, la programmation mixte, le dépoussiérage, la manutention des matériaux en vrac et le contrôle de l’environnement pour ne nommer que quelques-uns des outils dont il peut avoir besoin pour exercer sa profession.(2) .La crise des années ‘60 ne fut donc pas causée par la mésadaptation des universités.Les jeunes délaissaient plu- Fer et Titane du Québec Inc.* c'est l'avenir.Suite de la page 17 la coulée continue et de la concentration du minerai de cuivre oxydé par lixiviation; ce qui a permis un investissement de $130 millions, dont $100 millions pour tripler la production de la mine Gaspé Copper ainsi que pour faire l’installation des nouveaux procédés aux usines de smel-tage à Murdochville, Noranda et à la raffinerie de Montréal-Est.Il ne fait pas de doute, à notre avis, que la recherche, beaucoup plus que certaines lois restrictives, devrait faire l’objet d’une politique générale du ministère des Richesses naturelles en vue de la transformation de nos ressources.3.Les problèmes de la main-d’œuvre minière L’industrie minière parce qu elle oeuvre souvent dans des régions éloignées, parce qu elle exploite des ressources non renouvelables, cause souvent, il faut l’admettre, des problèmes au niveau de la mobilité et de la réadaptation de la main-d’œuvre.Les gouvernements fédéral et provincial ont prévu certains mécanismes de réadaptation et des allocations de déplacement et de réentrâinement lorsque des travailleurs doivent se trouver u n autre emploi.Depuis 1964, les sociétés minières qui ont dû fermer les portes de leur exploitation ont formé des comités de reclasse ment e t ont a ccordé des pa yes de séparation aux mineurs déplacés.Il y a environ deux ans, le ministère québécois du Travail et de la Main-d’Oeuvre créait le Conseil de la main-d’œuvre des mines sur lequel siègent des représentants d’associations patronales et syndicales.Ce Conseil a pour objectif de discuter et de résoudre, dans la mesure du possible, les problèmes de main-d’œuvre dans le secteur minier au niveau provincial.Les Métallos, depuis plusieurs années déjà, voit la solution des problèmes de la main-d’oeuvre minière dans l’établissement d’un fonds minier qui nécessiterait des cotisations patronales de l’ordre de $3 millions par année.Les employeurs miniers ne sont évidemment pas d’accord avec une telle proposi- tion qui ne ferait qu’ajouter une taxe supplémentaire aux res ponsa bilites fisca les d éjà trop lourdes à supporter, sans apporter de solution nouvelle aux problèmes de la main-d’oeuvre minière.En effet, un relevé fait chez les membres de l’Association des Mines de Métaux du Québec Inc., indique que les impôts aux différents paliers de gouvernements ont triplé depuis cinq ans et que les coûts directs d’exploitation ont augmenté de 10% par année pour la même période.D’au- 1) de la rareté du personnel qualifié; 2) de l’indifférence de l’industrie; et 3) du contrôle étranger de plusieurs compagnies.” (3) Pour le Québec il faut lire contrôle étranger de toutes les compagnies.De plus, les deux premières causes découlent de la troisième si l’affirmation de M.Hindson relative à la technologie est vraie; les compagnies étrangères développent la recherche dans leur pays et les ingénieurs autochtones, devant la perspective du chômage ou de l’exil.tre part, la nouvelle réforme fiscale fédérale et provinciale augmentera sensiblement les impôts payés par les sociétés minières.Il serait donc à notre avis inutile d’élaborer tout programme de relance de l’industrie minière au Québec sans prévoir en même temps un cran d’arrêt dans l’augmentation des charges fiscales des sociétés minières québécoises.M.Langlois est secrétaire-général de l’Association des mines de métaux du Québec.DES POUDRES MÉTALLIQUES ?Suite de la page 15 Gulf - Western Industries.Contrairement aux métaux en flocons, les métaux en grains trouvent une utilisation nettement industrielle, la métallurgie des poudres étant une technique employée surtout dans la fabrication de pièces solides à l’aide des poudres métalliques.Environ 70% des poudres de fer mises en marché en Amérique du Nord sont utilisées dans la fabrication de pièces structurales.Les électrodes de soudure consomment environ 25% de la production tandis que la coupe au chalumeau ainsi que 1 assemblage représentent un autre 5% de la production.De plus, les poudres d’oxydes de fer (ferrites) produites par SPM servent à la fabrication d’aimants permanents utilisés surtout dans les moteurs électriques.Par le procédé de la métallurgie des poudres, des pièces résistantes et complexes peuvent être produites avec beaucoup de précision et en grandes quantités.Les pièces structurales produites sont employées dans l’industrie automobile, les instruments, l’outillage de ferme et de jardin, les caméras, l’aménage- ment de bureau et autres produits semblables.Le choix de la métallurgie des poudres est surtout basé sur les économies de matière première et de main-d'œuvre, sur la réduction des délais, sur la qualité supérieure du produit et sur son meilleur rendeme nt.Nul doute que l’attrait de l’épargne poussera ces entreprises à etendre les applications de la métallurgie des poudres et grâce à la disponibilité de nouvelles poudres et au perfectionnement des techniques, on peut s’attendre à un accroissement continu de l’industrie des poudres métalliques.négligent les études upérieu-res.Lors du colloque “Poly, foyer d’animation de l’économie industrielle” de février 1971, le professeur .Dion de l’université Laval, expliquait “la situation boiteuse” de la recherche par la dépendance de ses postulats des centres de recherches américains.Ce colonialisme culturel est.selon lui, la pire forme de colonialisme.Car c’est la recherche qui engendre la technologie et, celle-ci, les innovations sociales.Et tant que les Québécois ne seront pas au point de départ, il sera illusoire de parler de priorités pour le Québec.” (4) Le Canada, à cause de l’importance relative de son industrie minière locale, est moins susceptible que le Québec d’envisager un changement radical.Grâce à l’effervescence sociale et aux idées nouvelles qui s’implantent actuellement au Québec, il est probable que l’Amérique française devienne sous peu l’agent de développement principal de l’un des plus riches territoires miniers qui soient.Cest d’autant plus urgent que nous avons toujours été des observateurs patients ou des employés subalternes dociles.La récente décision du ministère des Richesses naturelles de réserver désormais ses bourses d’études aux étudiants des cycles supérieurs et l’orientation de Polytechnique vers le développement du Nord prendraient alors leur véritable sens.1- “L’évokitioo du rôle de l’ingénieur dans la société,” revue "ingénieur, avril 1S69, page 2».2- “Porte ouvertes aux carrières d’ingénieurs”, brochure de l’Ecole Polytechnique, édition 1J72.3- C.L M’s Eeon Committee presents brief to Ontario Government, C.LM.Bulletin (or February, 1»«, page 153.4- Cité par Bernard Beauine, journal Le Polyscope, 5 avril 1971 page 8.Jean-Nil Bouchard est étudiant en génie minier à l’Ecqle Polytechnique de Montréal.Mines Cumex Ltée Exploration et développement minier 3250 Forest Hill, Suite 1701 Montréal, P.Q.QUEBEC EXPLORERS CORPORATION LIMITED 2015, me DRUMMOND, Suite 690, Montréal 107 BUREAU DE L’ÉXÉCUTIF: 4781 CÔTE-DES-NEIGES MONTREAL, TEL.: 739-7336 ACTIONS INSCRITES SUR LA BOURSE CANADIENNE SYMBOLE SUR L’APPAREIL-ENREGISTREUR: QEX 3’est un filon.Une mine en pleine savane, à 27 milles au nord de Havre St- Pierre, qui se développe, s’étend, se prolonge jusqu’à Sorel, et dessert tout le globe.nilMYlME c'est le nouveau Québec.C’est une richesse.Un gisement d’ilménite inestimable qui alimente 25% des producteurs mondiaux de pigment blanc et fournit de la fonte en gueuse d’une qualité et d’une pureté exceptionnelles aux ateliers de fabrication.< C’est de l’organisation Une entreprise qui se suffit à elle même, répartie dans (es trois secteurs industriels : Primaire : la mine d’ilménite Secondaire: l’usine de transformation de Sorel Services : les transports par train et bateau C es* >ne réalité.Des investissements considérables, de l’emploi pour près de >.,700 personnes.*«C IKON (MD TITANIUM CORPORATION J.Communications directes avec les grands marchés boursiers d'Amérique du Nord.MEMBRES DE l'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES, MEMBRES DE LA BOURSE DE MONTRÉAL ET DE LA BOURSE CANADIENNE SIÈGE SOCIAL : 880 CHEMIN STE-FOY, SUITE 920, QUÉBEC 4, P.Q.- TÉLÉPHONE : (418) 681-9631 SUCCURSALE : 800, PLACE VICTORIA, SUITE 1110, MONTRÉAL 115, P.Q.TÉLÉPHONE : (514) 878-4266 * NOUVEAU SERVICE GLOBAL ÉCONOMIQUE Offert à toute nouvelle ou ancienne entrepris d’exploration minière ou induitnelle désireuse d'être logée à une enseigne prestigieuse au sommet et.compreont tous les services de gérance, secrétariat, l'année durant y compris les enssemblées des directeurs et actionnaires.Nous mettons à leur disposition 24 heures par jour, tous les techniciens nécessaires au bon fonctionnement de leurs opérations.Service de surveillance et exécution de travaux statutaires miniers.Obtention de proprétés minières importantes et prometteuses.Exécution ou surveilance de travaux géologiques, géochimiques, géophysiques et autres ainsi que tous les genres de f- tge.Financement de souscriptions fermes (underwriting) Four de plus ompltt défoi/s, téléphonât ù , GÉO-PLANNEX Inc.Tél.: 341-4298 les oppolt tapi refus entre I hre et î (ires du lundi au vendredi. Le Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 • A27 .' H , s -* ' VM : " *;! ÉMëM WM.i Hi if ; a:^./ '> ' # g j **$ r ” , lî^ .Pour que les mines ne polluent pas Teau La pollution de l’eau résulte de l’introduction dans l’eau de substances qui en altèrent les propriétés physiques, chimiques et bactériologiques au point de la rendre impropre aux usages normaux.Ces usages sont la consommation humaine, les usages industriels y compris l’agriculture, la baignade, la pèche sportive et commerciale et le canotage.A la lumière ue cette définition générale de la pollution, on peut dire que l’exploitation des mines au Québec peut affecter trois des usages normaux de l’eau: la consommation humaine, l’agriculture et la pêche, surtout la pêche sportive.Ces effets découlent du rejet aux cours d’eau de solides en suspension, d’eau acidifiée, de poisons, tel le NOUS VOUS INVITONS À VENIR VOIR NOTRE ASSORTIMENT DE> PIERRES PRECIEUSES.BRUTES ET TAILLÉES, BIJOUX, FAITS A LA MAIN, SUR PLACE R.PLOURDE G.G.LTÉE GEMOLOGUE Tél.: 849-7723-4 HORLOGER BIJOUTIER 282 ouest, rue Notre-Dame, Montréal, P.Q.cyanure, et de métaux lourds dissous en concentrations supérieures à certains seuils.Ces seuils sont plus ou moins élevés selon l’usage subséquent de l’eau qui reçoit les égouts industriels d’une exploitation minière.Un exemple suffira à illustrer la complexité du problème de la pollution que peut causer une exploitation minière.Une mine peut rejeter à un cours d’eau une eau qui rencontre les normes de potabilité de l’O.N.U.mais qui sera toxique pour les poissons tels le saumon, la truite, la ouananiche, le doré!! En 1969, la Régie des eaux du Québec remettait aux exploitants de mines au Québec des directives visant à contrôler les quatre principaux facteurs de pollution que peut causer une exploitation minière: 1.les solides en suspension: ces particules de ro- che très finement broyée qui ont tendance à flotter; 2.l’acidité; 3.la concentration du cyanure; 4.la concentration des métaux lourds dissous.Il y a au Québec, trente exploitations minières dont vingt-deux sont dotés d’un poste de traitement de leurs égouts industriels.La différence provient du fait qu’une exploitation traite le minerai d’une autre ou que deux exploitations minières voisines se servent du même poste de traitement.La bonification ou concentration des minerais emploie l’eau comme agent de transport durant la concentration et pour l’évacuation des résidus.L’emploi de l’eau varie d’un minimum de 100 gallons par tonne de déchets à un maximum de 500.Règle générale, la grande majorité des bassins de sédimentation où les mines entassent leurs déchets solides sont bien exploités.La Régie a fixé à un maximum de 30 milligrammes par litre la concentration des résidus miniers qui peuvent s’échapper d’un bassin de sédimentation.Ceci équivaut à 30 livres de poussière de roche dispersées dans 100,000 gallons d’eau.Certains diront qu’en fixant ce plafond, la Régie était permissive.Mais considérons un usage moyen de l’eau, soit 250 gallons par tonne de déchets.Si l’usine de concentration de minerai emploie 100,000 gallons d’eau par jour pour évacuer ses déchets solides au bassin de sédimentation, Pour l'information des actionnaires non immatriculés de: ROYAL AGASSIZ MINES LTD.Dont les actions sont inscrites sur les Bourses de Vancouver, Winnipeg, et Canadienne.GOLD HAWK MINES LTD Dont les actions sont inscrites sur la Bourse Canadienne Les travaux sont commencés sur le gisement aurifère, dans Dasserat, Province de Québec, appartenant à Gold Hawk Mines Ltd et ils furent repris en juin, sur le gisement aurifère sur la propriété du Lac Lynn, au Manitoba, appartenant à la Royal Agassiz Mines Ltd.Les détenteurs d'actions non immatriculées sont priés de les faire enré-gistré en leurs propres noms, afin de pouvoir recevoir les rapports sur les progrès des travaux en cours ainsi que sur les développements importants.Il suffit défaire parvenir, par lettre enrégistrée, vos certificats d'actions au régistraire et agent de transfert de la compagnie: COMPAGNIE GUARANTY TRUST DU CANADA A Winnipeg, Toronto, Montréal et Vancouver (pour Royal Agassiz Mines Ltd) A Montréal (pour Gold Hawk Mines Ltd) Les bureaux de l’éxécutif de ces compagnies minières sont à Suite 102 - 400 rue St-jacques Montréal, Québec (514) 844-2S21 elle y en envoie 400 tonnes par jour.Un simple calcul révèle que la Régie, dans ce cas, exige une efficacité minimale de traitement égale à 99 9%%.Si les exploitations minières réussissent très bien à contrôler les échappées de matières solides, il n’en est pas de même de l’acidité.Tous les déchets des mines de métaux communs, cuivre, zinc et plomb, contiennent des sulfures.Au contact de l’air et de l’oxygène dissous dans l’eau, ces sulfures s'oxydent, produisant des sulfates et de l’acide sulfurique, lequel à son tour aide à l’oxydation.C’est le pire problème auquel l’industrie minière fait face actuellement, non seulement au Québec mais partout ailleurs au Canada.Une des façons de résoudre le problème est le recyclage total de l'eau envoyée au bassin de sédimentation.On a noté que l’eau sortant d’un bassin dans une condition fortement basique, devient très acide après un parcours de trois à six milles.La question se pose: “Pourquoi donner à cette eau la chance de s'aciduler?” Les autorités et les compagnies minières ont donc pensé au recyclage.Deux exploitations le pratiquent et plusieurs se proposent de recycler leurs eaux dans un avenir rapproché.Les concentrations de cyanure et de métaux lourds dissous peuvent créer des problèmes dans certains cas, surtout celles de cyanure.Mais les effets d'une trop forte concentration de cyanure sont tellement évidents que les exploitations minières qui emploient cette substance le font très prudemment.Le grand problème n’est pas tant la pollution créée par l’exploitation d’une mine que celle qui subsiste après la cessation des travaux.Fermer une usine de pâtes et papiers, une raffinerie de pétrole, une usine de textiles, une laiterie, et la pollution causée par ces établissements cesse immédiatement.Mais le legs d’un bassin de sédimentation d'une mine Eustis, dans les cantons de l’est, polluent la Massawipi: l’exploitation s'y est terminée il y a plus de trente ans.Les gens de Ma-lartic se plaignent que l’air des environs est pollué par les nuages de poussières provenant des accumulations de déchets de mines abandonnées.Un restauration de l’environnement semble être la solution.Quelques compagnies ont déjà fait face à leurs responsabilités et tentent d’ensemencer la surface de leurs bassins de sédimentation sans trop de succès.Les autres attendent sans doute de voir quels succès les premières auront avant d'encourir les dépenses formidable qu’entraînent une telle restauration.Ce texte a été préparé par les services de protection de l’environnement du ministère des affaires municipales.SERVICE FRANÇAIS Mimwd-Osi.kr SEciRrnts Limited Membres des Bourses de Montréal, Canadienne, Toronto et Vancouver Membres de l'association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières 800 Place Victoria Montréal Tél.: 878-3041 KAUSER, L0WENSTEIN & MEADE LTD.2055, RUE PEEL MONTRÉAL jdr.«K* A tea % ^ x‘V / AM "Trois sacs de minerai s.- v.-p.! ir On peut dire que les exportations de la plus nouvelle mine de la Colombie-Britannique, Bradina.sont dans le sac.Et ce, grâce au CN et aux industries False Creek de Vancouver.La mine, située à 30 milles au sud de Houston, utilise d’énormes sacs flexibles pour expédier ses produits, le minerai de ànc et de cuivre.Si on en juge par l’intérêt manifesté par d’autres compagnies à travers le Canada et ailleurs dans le monde, il semble qu’on utilisera de plus en plus ce concept pour le transport de marchandises en vrac.L’agent principal de la recherche au CN pour la clientèle de la région des Montagnes, M.Gerry Gregory, a joué un rôle important dans le développement du gros sac.Il a collaboré étroitement avec les industries False Creek, au cours des derniers 18 mois à faire la conception de base, des essais, des modifications, d’autres essais, et d’autres modifications.Le modèle utilisé présentement mesure cinq pieds et demi de haut par quatre pieds de diamètre.Il se plie sur le dessus pour protéger le contenu contre les intempéries.Il se vide instantané- A vec les compliments de WABUSH MINES Mine Scully Wabush, Labrador Pointe Noire, Québec ment lorsqu’on libère une cheville qui retient un rabat en dessous.Pour le chargement, on place une demi-douzaine de sacs sur la plate forme d’un camion.Le camion se déplace sous un verseur qui remplit de minerai les sacs, un à la suite de l’autre.Une fois cette opération terminée à la mine, le camion se dirige vers le terminus du CN à Houston.A cet endroit une grue transfère les sacs du camion à un wagon plat.Le concentré est acheminé par rail jusqu’au port de Prince Rupert où une autre grue soulève chaque sac; on retire la cheville et le minerai est vidé et empilé pour exportation.Chaque sac peut contenir entre quatre et cinq tonnes de minerai.On peut charger un camion en 15 minutes et il suffit d’une fraction de minute pour décharger un sac.Coûtant environ $200 chacun, les sacs sont réutilisables.Ils sont flexibles par des températures allant de 67 degrés sous zéro à 180 au-dessus.M.Gregory dit que l’utilisation des sacs comporte plusieurs avantages pour l’expéditeur et le transporteur.Entre autres: • Ce système permet un contrôle absolu de la production et élimine les pertes.Si on fait attention lors du chargement, cette opération peut se faire d’une façon relativement propre ; • On peut utiliser les remorques à plateforme standard, ce qui a pour effet de diminuer le coût initial du matériel et d'améliorer la productivité; • On n’a pas besoin d’installations fixes pour le transfert des sacs.Une grue montée sur un camion suffit; • Les installations ferroviaires sont simples.Il ne faut qu’un terrain plat, assez large pour recevoir la grue et Ta remorque à plate-forme, • Les wagons ne seront pas retardés à cause de minerai gelé; • Comme les sacs sont étanches, on n’a pas besoin d’entrepôt lorsqu'on les transfère.L'utilisation des sacs géants signifie également qu'on peut > les emmagasiner sur des cha- lands, les conduire le long d’un navire et les y charger avec ses propres grues.M.Gregory dit qu'il y a encore du travail à faire pour perfectionner les sacs mais tout le monde est satisfait des Résultats obtenus jusqu’à maintenant.Voici ce que le service de location AVCO peut faire pour vous A VCO procédera à l'achat de l'outillage dont vous avec besoin.Vous décidez quel genre vous désirez et d qui l'acquérir Les clauses du bail et de location seront formulées pour répondre à vos e xigences.Vous décidez pendant combien de temps vous entendez utiliser l'outillage — et - à l'expiration du bail, nous remplacerons l’outillage avec de nouvelles machineries de votre choix OU vous pouvez renouveler le bail à un coût de location substantiellement moindre Vous recevrez les bénéfices accordés par tous les manufactueirs ou les garanties, droits et service des fournisseurs.A VCO vous protégera, au moyen d'assurance-incendie ou de vol, en ce qui concerne tous les genres d'outillage.Dans bien des cas.le revenu que vous gagnez sur le capital engagé peut actuellement couvrir vos dépenses de locations.C est pourquoi, vous ne pouvez faire un meilleur choix, en recourant à A VCO pour la location de ce que vous avez besoin dWiri-im ; AVCO FINANCIAL SERVICES 50 ouest.Boulevard Crémazie Montréal 351, l’.Q.Tél.: 514-384-6571 Au cours d’une année, l’industrie minière québécoise.••• versa S200 millions en salaires à ses 35,000 employés eee fournit indirectement du travail à 200,000 autres Québécois du secteur des seivices, etc.eee contribue à équilibrer la balance commerciale puisqu'elle assure, é elle seule, l’écoulement de 34 p.c.des produits expédiés à l’extérieur de la province.Le Québec compte sur l'industrie minière L'Association des Minas d» Métaux du Québac Inc.& ¦ ¦ A28 » Lq Devoir, jeudi 1 3 juillet 1 972 Une compagnie dynamique au sein d'un groupe international Falconbridge Copper Limitée est un membre actif de la famille Falconbridge, un groupe international de compagnies minières et industrielles.A sa division d'Opemiska, à Chapais, dans la région de Chibougamau, Falconbridge Copper exploite des mines de cuivre, d'or et d'argent.A sa division Lake Dufault, dans la région de Rouyn-Noranda, Falconbridge exploite des mines produisant du cuivre, du zinc, de l'or et de l'argent.Tant dans la région de Chibougamau que dans la région de Rouyn-Noranda, Falconbridge poursuit un vigoureux programme de prospection.Une filiale de Falconbridge, Sturgeon Lake Mines Limited, met actuellement au point les plans pour l'extraction de cuivre et de } zinc d'importants dépôts situés à 200 milles au nord-ouest de Thunder Bay.Falconbridge Copper Limitée.Une corporation du Québec.et une compagnie dynamique sur la scène canadienne.FALCONBRIDGE COPPER LIMITEE Le groupe Falconbridge emploie 16,000 personnes, dans 15 pays.72-C-2R.
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