Le devoir, 29 avril 1971, Supplément 1
LE DEVOIR Montréal, jeudi 29 avril 1971 U _ Ni Æ mmm mÆ.' 8 éSPtk S m æ&m M m ¦ ¦ ^ÊÊk 1 ¦ f n a ' -^.v.-.-i •.Plus qu'un bien accessible à tous : un outil de promotion collective L'éducation présente un des multiples outils de développement (économique, social, culturel) dont dispose la société québécoise.Même en l’absence d'une politique cohérente des ressources humaines, l'Etat québécois a investi largement dans des secteurs tels le bien-être, la santé, l’éducation.En outre, l'Etat peut intervenir au niveau des structures économiques, des politiques fiscales.Le vieillissement de la structure industrielle, la faiblesse du secteur secondaire, le taux de chômage élevé, la dépendance face aux investissements étrangers constituent autant de problèmes re fut instituée au Québec en 1943.Vingt ans plus tard (en 1961-1962) la situation globale était la suivante.Le système d’enseignement comprenait : 9,000 écoles, 70,000 enseignants, 1,350,000 élèves réguliers.(2) Le secteur public contrôlait l’enseignement primaire et secondaire tandis que le secteur privé se réservait les niveaux supérieurs, où se dispensait une éducation élitiste.(Environ 10% des jeunes selon les données du Conseil économique du Canada).Au moment où le Québec mettait sur pied la Commission royale d'enquête sur l’ensei- par Paul Bélanger, Pierre Pâquet et Jean Primeau de l’équipe de recherche de l’ICEA •"-«r 'WfM .wmm r.;.ü hT M m* 3 ROLAND MARQUETTE et VINCENT ROSS L'éducation n'échappe pas à la concurrence: les écoles parallèles.4 GISÈLE TREMBLAY Les enfants et l'audio visuel: apprendre à vivre avec Philidor.5 RENÉE ROWAN Des classes sans mur: les enfants courent à l'école.6 RÉMY GAGNÉ La formation des cadres: les patrons retournent à l'école ! 7 GABRIEL AUBIN Le gigantisme des polyvalentes: un mythe ou une réalité ?TH EJ 27115206 Témoignage d'un étudiant du secondaire: .un chiffre dans un classeur.8 GILLES-ANDRÉ GRÉGOIRE Grandeurs et misères de l'enseignement secondaire privé.9 DENYS PELLETIER L'administration des cegep: un pas en avant ou un échec ?CHRISTINE LANIEL Pourquoi quitte-t-on le collège ?la vie est le sujet à enseigner SOMMAIRE 10 FERNAND C.MAGNAN L'architectùre scolaire, fonction d'une pédagogie définie 11 RÉGINALD GRÉGOIRE Le projet Multi-Media: l'éducation des adultes à un tournant.12 MARCEL DÉNOMMÉ L'orientation de l'étudiant: .plus de 50,000 occupations, au-delà de 175 programmes scolaires .ANDRÉ LABELLE Témoignage d'un étudiant du secondaire: l'éducation, un système ou un labyrinthe?13 GILLES PROVOST Entre les universités privées et le gouvernement: un mur de méfiance .14 CLÉMENT TRUDEL La parole à des recyclés.: Est-ce que ça va mener quelque part ?GÉRALD LEBLANC Le CACO: transformer le désert culturel du monde des jeunes travailleurs.15 BERNARD BRODY et GILLES PARENT $245 millions à la formation professionnelle: un programme de recyclage déjà périmé.17 RUTH ROSE PARKER Le progrès technologique et ses incidences sur l'éducation.auxquels le Québec doit faire face dans une stratégie de développement où seraient coordonnées les poütiques de main-d oeuvre et de développement industriel.L'éducation constitue plus qu'un outil de développement economique.Le rapport Parent reconnaissait ce fait: “Si la société québécoise veut vraiment devenir une démocratie de participation, il faut prévoir que les citoyens devront consacrer assez de temps à bien se renseigner et à participer à la vie de la cité.Ce sera le rôle de l'éducation permanente de compléter l'information du citoyen et de le réadapter sans cesse aux nouvelles conditions de l'organisation sociale".L'intervention éducative, en ce sens, devient un outil de promotion collective devant permettre aux citoyens de se définir, d'analyser leur situation et de prendre en main leur devenir.La conception de l’éducation permanente que nous présenterons ici suit une même ligne de pensée; elle implique une redéfinition de la tâche éducative dans la société et nécessite une réorganisation du système d'enseignement tant pour les jeunes que pour les adultes.Il s'agit d'un “nouvel ordre éducatif se concrétisant dans des expériences de formation tout au long de la vie.En ce sens l'éducation permanente implique une relation constante entre l'école et le milieu, entre le système éducatif et le développement socioéconomique./.La révolution tranquille, une étape.pour qui?La situation québécoise s'est largement transformée dans le domaine de l'éducation au cours de la dernière décennie lorsqu'on la compare à la situation antérieure au rapport Parent.Un bond qualitatif a été réalisé.A) Le passé.Après avoir fait l'objet de longues discussions au cours des 50 années qui précédèrent l'adoption de cette législation, l'instruction obligatoi- gnement, 54% de la population adulte n’avait dépassé le niveau élémentaire.L’enseignement technique et industriel comprenait 55 écoles de métiers, 11 instituts de technologie et 14 centres d'apprentissage ainsi que différentes écoles gérées par un certain nombre de ministères.Au niveau collégial on pouvait trouver une centaine de collèges classiques ou séminaires, dispensant l’enseignement général; par ailleurs, 300 écoles professionnelles privées fournissaient aussi de l’enseignement.Au niveau universitaire on trouvait 6 universités, 15 écoles universitaires, et quelques grands séminaires.B) Le rapport Parent et ses effets “Le droit de chacun à l'instruction, idée moderne, réclame que l'on dispense l'enseignement à tous les enfants sans distinction de classe, de race, de croyance; et cela, de l'école primaire jusqu'à l'université.' 3 Ainsi se trouvait énoncé le principe d'égalité d'accès aux ressources educatives qui devait assurer à la société québécoise un levier majeur de développement.C'était l'époque du “Qui s’instruit s'enrichit ".La réforme visait 2 objectifs majeurs: rehausser le niveau moyen d'éducation de la population; faire face aux changements technologiques.Aussi devait-on assister à un bond assez considérable au plan des effectifs scolaires.En 15 ans, le nombre d'étudiants réguliers a doublé: 1945: 660,000; 1961-1962: 1.350,000 Effectifs prévus en 1971-72: 1,963.000 1981-1982: 2,494,000.4 Dépensés totales de l'enseignement : 1955: $218,357,000.1960: $460,000,000.1965: $863,000,000.1970: $1,279.000,000.Un certain nombre de transformations dans les structures devaient confirmer les changements majeurs d'orientation.La création du ministère de l’Education constitue le point de départ.Une des premières réformes d'envergure initiée par le ministère, fut la régionalisation scolaire au niveau secondaire (l'Opération 55).Pour faire suite à cet effort de démocratisation, on mis sur pied, en 1966, un système d'écoles polyvalentes qui avaient pour effet: (1) de retarder le choix de la spécialisation de la première à la troisième année du niveau secondaire; (2) de maintenir jusqu'au secondaire V un tronc commun; (3) de relativer les tests de quotient intellectuel.Les quelque 30 CEGEP et l’Université du Québec constituent d’autres jalons dans cette politique de démocratisation.Par ailleurs l’éducation des adultes devait connaître lui aussi un essor décisif.Le ministère créa en 1966, une Direction générale de l’éducation permanente.Surtout centrés sur la nécessité de la récupération scolaire et du rattrapage; les effectifs s’accrurent rapidement de sorte que en 1968-1969, dans le seul secteur secondaire public, on comptait 39,000 adultes à plein temps, et 111,000 à temps partiel.Au cours des dernières années un autre courant de pensée s'est développé qu'on pourrait qualifier de stratégie de rattrapage.D s’apparente aux efforts de guerre contre la pauvreté dont ont été témoins les Etats-Unis.D s'agit de combler les handicaps de départ.Ainsi, Montréal a-t-il été témoin du Projet d’Action Sociale et Scolaire (6) dans la zone 2 de la C.E.C.M.Il s'agit d'un projet de rattrapage pour des jeunes de milieu défavorisé, à l’aide d’un ensemble de mesures correctives.Suite à cette expérience on recommande de s'éloigner de l’idée générale de rattrapage dont fut coiffée cette opération.On prônait plutôt un plan global d’intervention ainsi que le développement d une nouvelle conception de lieu éducatif, l'école communautaire et mul-ti-fonctionnelle.La C.E.C.M.n'a pas encore donné suite à ces recommandations.Par contre $630,000.ont été investis dans l'Opération renouveau pour 1970-1971 en vue de prendre certaines mesures correctives.C) Les limites de l’approche En favorisant l'émergence d'une autorité centrale forte, la réforme de l'éducation visait à mettre fin au fouillis des juridictions et à homogénéiser la qualité de l'enseignement.Si la rigidité nécessaire a favorisé dans le passé l'émergence d'un système scolaire valable, elle crée aujourd'hui une contrainte sérieuse devant la multiplicité des besoins.De plus, à force d’élargir son champ d'action, le ministère de l'Education tend au gigantisme.Au nom d'une rationalité qu'on prétend universelle, on impose un modèle unique et des normes uniformes à des groupes sociaux différents.Le double échec relatif de la réforme scolaire peut se résumer ainsi: seulement 38% des jeunes 18-24 ans poursuivront des études post-secondaires en 1980 (7).Par ailleurs, continue à s'exercer une auto-sélection selon le milieu d'origine (8).Ainsi, lorsque l'on compare la proportion des élèves qui doublent leur année ou les résultats aux tests de quotient intellectuel (9) selon les quartiers à Montréal, on réalise que le postulat des chances égales pour tous s'avère plus théorique que réel.Il semble que le tronc commun du général et professionnel n'y change rien.La jonction des deux types de formation force plutôt un bon nombre d'étudiants à entrer dans l'univers culturel d'une minorité partageant les valeurs d'un humanisme libéral considéré comme seul modèle valable.Or.on sait quel prix doivent payer les jeunes de milieu ouvrier, comme les adultes, pour se socialiser aux valeurs du système éducatif de niveau collégial ou universitaire: "Poursuivre mes études, aller un jour à l'université, cela m'apparaissait comme consentir à l'exil, émigrer dans un pays étranger, rompre avec tout ce qui, jusque-la, avait constitué ma vie, mon monde" (10).En ce sens, les mesures de rattrapage ne peuvent produire que des résultats limités .2.Les nouveaux défis L'école demeure une nécessité pour tous, on ne peut plus se développer, se préparer à travailler ou à participer sans un apprentissage systématique.D n est pas dit cependant que l'éducation doive être à modèle unique.De plus en lus, il sera nécessaire que école soit un outil au service des quartiers et qu elle ait pour contenu la vie même de la col-tivité.A) Education et milieu D s'agit ici d’une perspective nouvelle de travail qu'un certain nombre d'expériences sont en train de mettre en pratique.Connaissant le caractère classe moyenne des techniques d'éducation ainsi que des contenus de formation, certaines équipes de pédagogues, d’animateurs, de travailleurs sociaux s'affairent actuellement, en liaison étroite avec la population des milieux visés, à définir une école qui réponde aux besoins de ces milieux sans que ceux-ci n'aient à se renier ou à renier les leurs.On peut lire en éditorial d'un journal de quartier “Pour un type d'éducation.dans le milieu” les phrases suivantes qui parlent d'elles-mêmes: “Des jeunes nous font signe.Des jeunes rejettent une education de chloroforme, de chantage, de détours; des jeunes qui exigent en plus des connaissances.une éducation différente de celle que nous avons reçue de par l'éveil d'une conscience collective; des jeunes qui réclament une éducation qui part de la vie et des événements de leur propre milieu de vie, des jeunes qui veulent une éducation qui tient compte des situations collectives.Qui relèvera le défi?” (12) L’école, on le dit, doit être au service du milieu.Cela s’est surtout réalisé à venir jusqu'à date dans une réponse partielle aux demandes de différents groupes pour utiliser les locaux.Il faut aller beaucoup plus loin: l'éducation doit être à l’écoute de la communauté où elle se situe et doit sans cesse lui rendre compte.Les citoyens ne pourront se former que dans la mesure où le quartier avec ses difficultés et ses intérêts deviendra partie du programme scolaire; l’école deviendra ainsi un centre pour le quartier: centre d'abord physique, accessible à tous, jeunes et adultes, mais surtout centre où s'analyseront les problèmes du milieu et s'amorceront des solutions.C’est parce que l'école refuse de partir de la vie quotidienne du quartier, que les étudiants perdent goût à l’école et qu'il y a tant d'échecs scolaires.Quand la vie du quartier et les préoccupations tant du milieu que de la société deviendront le contenu de l’enseignement, l'heure de français, le cours de science, la formation religieuse ou morale, prendront un sens tant pour le développement de l'enfant que pour la promotion du milieu.B) Education et travail Dans le système d’éducation actuel, pour relier la politique scolaire au développement socio-économique, on doit prévoir 8 à 12 ans à l’avance, les besoins en main-d’oeuvre; la situation nécessite un tel laps de temps pour qualifier la main-d'oeuvre étant donné Suite à la page Al 6 Photographie : Claude Léger Caricature : Berthio Dessin Maquette Coordination : Pierre Fortin et Christine Laniel (les illustrations du teste de Gisèle Tremblay ont été fournies par le SMTE) : Jean Francoeur : Gilles Léveillé 1 A2 • Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 GUERIN ÉCONOMIQUE Émile Bouvier docteur en sciences économiques professeur titulaire à L'Université de Sherbrooke, Québec, Canada.auteur de LES ROUAGES DE L'ÉCONOMIE S 1 2 pages, ill., $8.95 programme d'initiation à la vie économique 41 secondaire, 2e cycle agréé par le Ministère de l'Éducation, Québec agréé par le Ministère de l'Éducation, Toronto accepté par la Commission des Écoles Catholiques, Montréal accepté par la Commission Scolaire Régionale de Chambly, Longueuil retenu pour l'éducation permanente retenu pour le cours régulier retenu pour l'enseignement professionnel acheté par les institutions publiques acheté par les institutions privées acheté pour les bibliothèques Problèmes et exercices d'économie élève maître S2.40 $3.95 (Cahier à feuilles détachables établi en concordance avec le livre LES ROUAGES DE L'ÉCONOMIE, agréé par les Ministères de l'éducation et conforme au programme québécois d'initiation à la vie économique 41, secondaire 2e cycle.) du même auteur chez le même éditeur parution août 1971 L'ÉCONOMIQUE (de la coexistence du secteur privé et du secteur public) Traité d'économique à l'usage des cegeps et des collèges privés.Cet ouvrage est le complément des ROUAGES DE L'ÉCONOMIE ÉDITEUR LIMITÉE «US S» UEO est plus qu’un simple precis de biologie humaine : c’est tout un programme de sciences biologiques qui comprend: Un manuel principal L'HOMME DANS SON MILIEU pour le secondaire IV et le secondaire V PIERRE COUILLARD, JEAN-MARIE DEMERS, ANDRE DESMARAIS GERARD DRAINVILLE, PAUL PIRLOT Les cinq auteurs-professeurs possèdent, au total, 100 ans d’expérience dans l’enseignement des sciences biologiques et les travaux de laboratoire, et ce, aux niveaux secondaire et supérieur.$7.50 — Remise DES TRAVAUX PRATIQUES DE BIOLOGIE pour le cours secondaire 41 1 de Roch CARBONNEAU président de la Société de biologie de Montréal B.A., B.Sc.(biochimie), M.Sc., Ph.D.(biologie), professeur de physiologie au département des sciences biologiques de l'université de Montréal UN CAHIER D'EXERCICES EN BIOLOGIE HUMAINE avec questions traditionnelles, questions objectives et glossaire.Ce cahier est accompagné d'un corrige pour les maîtres.Livre de l'élève: $2.25 Livre du maître : $4.25 MARTHE DEMERS, Ph.D.professeur à l’Ecole normale supérieure, Montréal, et directrice du cours de didactique des sciences à la Faculté des sciences de l’Education de l’Université de Montréal.PIERRE COUILLARD, B.A.B.Sc., (Laval), Ph.D.(Un.de Pennsylvanie), professeur agrégé au département des sciences biologiques de l’Université de Montréal, etc.DES TRANSPARENTS pour rétro-projecteur de 8 par 11 pouces chacun, doubles (un transparent protecteur et un transparent illustré), simples et pratiques (placés dans un cahier à anneaux).Les 52 TRANSPARENTS reproduisent plus de 100 schémas didactiques de L'HOMME DANS SON MILIEU et permettent aux maîtres de faire un enseignement cohérent au sein duquel les étudiants peuvent se retrouver le soir à la maison.$150.00 pour les 52 TRANSPARENTS, cahier à anneaux et transport compris.Déjà, des centaines de professeurs utilisent nos transparents.AGRÉÉS PAR LE MINISTÈRE DE L'EDUCATION, QUÉBEC SCIENCES HUMAINES André Lefebvre Collaborateurs Consultants Initiation a l'histoire a partir du monde actuel - Élève: $3.95 Guide pédagogique - Élève: $3.95 Deux ouvrages pour le Secondaire 2e cycle ART Du même auteur chez le même éditeur Sciences humaines à l'élémentaire collection LE JEU DE LA VIE agréée par Ministère de l'Éducation, Québec Etude du milieu - 3e: Les Maisons Livret pédagogique $2.95 $3.95 Étude du milieu - 4e: Les Animaux Livret pédagogique $2.95 $3.95 Étude du milieu - 5e: Les Véhicules Livret pédagogique $2.95 $3.95 Étude du milieu - 6e: De la localité à Montréal Livret pédagogique $2.95 $3.95 Guide pédagogique général: Initiation aux sciences humaines à l'élémentaire par la méthode du JEU DE LA VIE $3.95 Le Courrier pédagogique du JEU DE LA VIE Abonnement à la revue 20 nos.$5.00 GU É R I APT I est un livre qui explore par thèmes Mill I Taventure artistique à travers le temps et l’espace par YOLANDE DUPUIS-LEBLANC, professeur a l'Université du Québec BRUNO JOYAL, professeur à l'Université du Québec, animateur en arts plastiques à la Commission des écoles catholiques de Montréal.MONIQUE DUQUESNE-BRIÉRE, coordonnatrice a l'enseignement des arts à la Commission des écoles catholiques de Montréal, professeur a l'Université de Montréal, professeur à l'Université du Québec.UN INDEX DES OEUVRES OU DES TITRES DESCARTES GÉOGRAPHIQUES 'DES TABLEAUX CHRONOLOGIQUES ' LISTE DES MUSÉES ?DES THÈMES CÉLÈBRES DES OEUVRES CÉLÈBRES DES LIEUX CÉLÈBRES DES NOMS CANADIENS DES AUTEURS CÉLÈBRES DES PÉRIODES CÉLÈBRES • UN INDEX DES AUTEURS, DES LIEUX ET DES PÉRIODES LIVRE DE L'ÉLÈVE 512 PAGES impression en deux couleurs $8.95 LIVRE DU MAÎTRE 24 DIAPOSITIVES 44 PAGES $3.95 en 4 couleurs $15.00 (En préparation) ART II Le langage plastique EDITEUR LIMITÉE 4440 RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL TEL.843-6241 t Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 • A3 Les écoles parallèles: l'éducation n'échappe pas à la concurrence par Roland Marquette et Vincent Ross L'école-institution n'est pas 1 unique lieu où l’éducation se pratique.On dit toujours que les institutions les plus anciennes comme la famille.1 école et i'Rglise, “éduquent ", “socialisent", "forment" et “enseignent".Par ailleurs, on dit que les groupes socio-politiques "endoctrinent^ “entraînent" et font de la “propagande"; et que les mass-mé-dia "conditonnent", "informent".“persuadent" et “divertissent".Et vivre est de soi.d'une certaine manière s'éduquer.Peu importe, au font les termes employés: tout le monde vit désormais dans une multiplicité de milieux qui exercent un ensemble d'influences que l'on peut qualifier d'éducatives.Nous voudrions ici caractériser, d'une manière plus particulière, les problèmes qui aujourd'hui confrontent l ecole-institution du fait qu’elle se trouve en situation de concurrence avec une multiplicité d'“ écoles parallèles" (selon l'expression de Georges Friedman», dans un même environnement total.Nous chercherons ensuite à définir les conditions générales des réponses et des solutions que.dès maintenant, il nous faut tous envisager pour l'avenir.Le nouvel environnement de l'éducation La petite école de rang était un lieu d'éducation bien intégré à la vie rurale dont elle partageait le rythme de vie et les centres d'intérêt.Notre civilisation est aujourd'hui en grande partie urbaine et technicisée; nos institutions d'enseignement essaient de s'adapter à un Québec nouveau en s'orientant vers une polyvalence susceptible de mieux correspondre à la complexité de la civilisation nord-américaine.L'environnement éducatif est maintenant plus riche et plus universel et croît au fur et à mesure que l'on avance en âge et que la science techno- logique agrandit notre univers.L’environnement éducatif est tout ce qui, dans le cadre de l’expérience vécue par un individu, stimule chez lui une activité où il apprend, où il diversifie ses capacités de voir, de sentir, de déchiffrer son monde quotidien et d'agir sur celui-ci.N'est-il pas vrai que les enfants consomment plus d'heures de radio et de télévision qu'ils ne passent de temps à l’école; que les loisirs et le jeu cherchent à occuper autant de place dans la vie que le travail: que les “corps intermédia ù-es" se multiplient; que l'éducation tend à devenir continue tout au long de la vie.Parmi toutes les sources d'influences stables, organisées et répandues à grande échelle pour stimuler les populations d'une manière con-tinue, nous en avons retenu trois qui peuvent être comparées utilement avec l'école-institution: la famille; les groupes.mouvements et milieux sociaux organisés; enfin les moyens de diffusion collective (les “mas-média').L'influence de la famille est particulièrement intense et déterminante, et même pratiquement exclusive dans les toutes premières années de la vie.C'est un lieu fondamental d'émergence et d’élaboration de la personnalité et de la 'mentalité".C'est le lieu où l'on "prend" les normes qui serviront à juger et à affronter toutes les autres influences qui, très tôt.commencent à s'ajouter à celle des membres de la famille.Dans ses efforts pour préparer les enfants à leurs confrontations avec les multiples aspects du monde moderne, la famille éprouve présentement des difficultés croissantes à remplir son rôle médiateur.On a l'impression qu elle épuise de plus en plus vite ses ressources éducatives propres et qu elle est amenée par la force des choses à compter davantage sur les autres agents d'éducation qui forment autour d’elle un réseau de “familles parallèles’’: l’école, la télévision, le groupe de copams des enfants, etc.La famille s’est agrandie de tout ce qui influence le comportement humain.Les groupes, mouvements et milieux sociaux organisés comprennent les milieux de travail, les syndicats et les corporations professionnelles, les églises, les partis politiques et les milieux "communautaires'' comme les quartiers, les villages, etc.L in-fluence éducative de ces groupes joue à deux niveaux.D'une part, en tant que groupes d’appartenance, ils tendent à former à et promouvoir des valeurs, des habiletés et une mentalité particulières chez leurs propres membres.Dans biens des cas, d'autre part, ces groupes cherchent aussi à diffuser leur influence auprès de publics beaucoup plus larges afin de rallier le plus grand nombre à leurs valeurs et à leurs perspectives de pensée et d'action.Les moyens de diffusion collective (radio, télévision, cinéma.presse imprimée, livres.disques, etc.» peuvent également être envisagés sous deux aspects.D une part, ces "mass-média” constituent une sorte d’" Establishment" possédant sa propre organisation, ses propres membres (les journalistes, les "colonies d'artistes", etc.) et ses propres politiques quant à la nature et aux buts de ses influences (politiques du spectacle, de l'information, etc.) D’autre part, ces média sont également des “lieux" d'expression et des canaux de diffusion pour les divers groupes organisés qui s’en servent pour atteindre et influencer des publics très étendus.L "in-fluence éducative" des mâss-média contribue alors à la formation d'un culte de la nouveauté.d'une mentalité favorable à la consommation, au "lancement" de nouvelles valeurs et au déconditionnement d'influences plus anciennes à la persuation idéologique, à l'information, etc.Cette diversité croissante qui caractérise la “culture de masse" constitue déjà le résultat d'un effort imposant à la source pour trier, choisir, hiérarchiser et mettre en ordre.Le problème de créer une culture commune qui ait certains "styles" caractéristiques et dans lequel tous puissent se reconnaître et communiquer pour vivre ensemble, est donc un problème colossal.L'école-institution a toujours été le lieu où les hommes des sociétés industrialisées ont cherché à digérer et à codifier, en les réconciliant, les divers aspects hétéroclites de leur culture: langue, religion, morale, littérature, histoire, sciences et techniques.Tant que les changements sociaux n'ont pas transformé trop rapidement les exigences d'adaptation culturelle, l'école a pu jusqu'à un certain point remplir ce rôle de réconciliation partielle des éléments divers de la culture et servir de lieu de transition entre les générations montantes et les autres secteurs de la vie sociale.Maintenant, ce caractère conservateur de l'école est accentué par la capacité de renouvellement des “écoles parallèles" qui influencent les mêmes clientèles que l'école-institution.Devant cette situation, comment peut réagir T école-institution0 Elle peut, d une part, en se repliant sur sa mission sociale conservatrice, se retrancher plus que jamais dans sa spécificité d " univers sco-laire".et accroître le caractère compétitif de ses rapports avec les " écoles parallèles".Ou bien l'école peut adopter comme stratégie de s'ouvrir carrément à l'influence envahissante des "écoles parallèles", et chercher à réaliser une utilisation optimale et convergente des ressources éducatives les plus stimulan- tes dans son environnement plus large.Mais comment peut-elle remplir ce rôle?L'opération "Jéricho” La multiplicité des agents d'éducation dans le nouvel environnement éducatif concourt donc à amoindrir considérablement la souveraineté du milieu scolaire et du milieu familial en tant que lieux pri- fiés, utilisation des compétences du milieu local ou régional dans le cadre d'un cours ou d’une activité scolaire ou para-scolaire, visites industrielles ou commerciales, visites inter-provinciales ou internationales, utilisation des mass-média à des fins éducatives.Deux domaines cependant, étant plus “collés" à la vie.peuvent associer plus étroitement l'école et la vie dans une de contrôle qui dégagera des voies multiples pour explorer le monde.L'intégration de l'école et du milieu permettra aussi un usage plus rationnel et économique de leurs ressources respectives; l'utilisation optimale des équipements, des locaux, des bibliothèques.devient un objectif pertinent.L’ouverture de l'école à la vie revalorisera l'action éducati- investit plus spécialement de cette tâche.Vis-à-vis des école “parallèles", le rôle essentiel de l'éeole-institution consistera précisément à influencer les capacités des clientèles à accueillir et à contrôler l’ensemble de ces autres influences.Pour ce faire, il lui faudra assouplir sa propre organisation et ses structures internes, unir plus directe- vilégiés d'éducation.L'ecole et la famille gardent cependant toute leur valeur mtrin-sèque mais, comme elles sont de plus en plus des milieux perméables, elles sont toutes deux dans la nécessité de réviser leurs frontières devant les phénomènes qui assiègent leurs structures traditionnelles et qui menacent de faire s'écrouler les murs autrefois bâtis pour les protéger de la vie extérieure.L'éducation, en tant que fonction et enjeu public, prend de plus en plus une dimension sociale comme beaucoup d'autres domames majeurs: la santé, le revenu, la sécurité sociale.Dans cette perspective, le rôle de l'école doit être révisé radicalement et il faut encourager les efforts déployés par les éducateurs et les administrateurs scolaires pour faire de nos institutions d'enseignement des lieux intégrés à tout l'environnement educatif.Les initiatives en ce domaine sont nombreuses: organisation de centres de documentation mieux équipés et plus diversi- mission commune d'éducation: l'éducation permanente et la formation professionnelle.Avec le "projet multimédia de formation pour le développement des ressources humaines du Québec", la croissance des ressources ultérieures des personnes qui s'éduquent sera facilitée par un ensemble intégré de moyens technologiques et socio-pédagogiques.Le projet “Multi-Media" est un exemple type de la pédagogie moderne de l'environnement.Quant à la formation professionnelle, reconnaissons que nous n'avons pas encore trouvé le moyen de la “ déscolariser''.d'établir une collaboration étroite entre le milieu du travail et les institutions de formation.S'il y a une opération "Jéricho" urgente à entreprendre c'est bien celle qui viserait à faire tomber les murs séparant le travail et l'école.On ne peut plus penser en termes d'avant (l'école) et d'après de travail); à l'ère de l'électronique, le passé et l'avenir se conjuguent au présent.L'école ne sera plus une tour d'ivoire, mais une tour ve, ignorée, des "écoles parallèles" et favorisera chez tous les agents non professionnels de l'éducation l'émergence d'une responsabilité sociale nouvelle La confluence des écoles parallèles L'action exercée par les divers réseaux d'influence éducative nous amème à nous interroger sur le rôle propre de l'école face à ce nouvel univers et à la socialisation de la fonction d'éducation.Nous souhaitons vivement que les éducateurs du Québec ne connaissent pas la contestation publique et administrative de leur rendement professionnel comme la chose se produit de plus en plus aux Etats-Unis où l'on accorde à des firmes spécialisées des contrats d'éducation.Il est à espérer que chez nous, les activités d'éducation recevront toute l'attention requise de la part des éducateurs et que le leadership des progrès en éducation demeurera ainsi aux mains de ceux que l'Etat ment son action à celle des mass-média, du monde du travail, des organismes socioculturels.à la destinée de chaque citoyen.Il nous faut délaisser la pédagogie artisanale et en inventer une qui soit plus écologique (au sens où elle offrira une prise et une ouverture sur l'environnement total dans toutes ses dimensions), plus sociale, plus cybernétique.Les moyens de communication modernes (journaux, revues, radio, télévision) ne sont pas suffisamment considérés comme moyens d’enseignement au même titre que le manuel scolaire.L’école se doit de moderniser sa conception des moyens d'enseignement et d'y inclure tout ce qui est transmetteur de savoir et de savoir-faire.Il faut réinventer l’école en l'orientant moins sur le maître et le manuel et davantage sur toutes les sources de formation et d'information de la société.Un autre moyen d'arriver à cette fin consiste à concevoir dif- Suite à la page Al 2 LIDEC VOUS PRÉSENTE SES COLLECTIONS EN MATHÉMATIQUE: POUR L'ÉLÉMENTAIRE DEUX COLLECTIONS EN MATHÉMATIQUES MODERNES RONDE DES NOMBRES L.Colas, (directeur de la Collection) Pour les élèves de 1 1 a 12 ans Ire année, 1er cahier.$0.85 Guide du maitre.$3.50 Ire année, 2e cahier.$0.85 Guide du maitre.$3.50 2e année, 1er cahier.$0.85 Guide du maitre.$3.50 2e année, 2e cahier.$0.85 Guide du maitre.$3.50 3e année .$3.75 Solutionnaire .$5.50 Guide méthodologique.$3.50 4e année .$3.75 Solutionnaire .$6.00 Guide méthodologique.$4.00 5e année .$3.75 6e année (en préparation) MATÉRIEL DIDACTIQUE POUR Ire, 2e et 3e ANNÉES Comprenant des figures géométriques et des bâtonnets 368 pièces de 4 couleurs différentes .S2.75 la boite COLLECTION "LA MATHÉMATIQUE" N.Evreinow, (directeur de l'édition canadienne) Calcul opératoire avec bâtonnets en couleur Manuel de Ire année.$1.75 Guide du professeur.$3.00 Cahier d’exercices.$ .00 Manuel de 2e année.$2.25 Cahier d’exercices.$1.75 Manuel de 3e année.$2.75 EN MATHÉMATIQUE: COLLECTION ÉLÉMENTS DE MATHÉMATIQUES MODERNES (CEGEP) J.-AA.JARRY, B.A., L.Sc., L.Ped., AA.Sc.(AAath.), directeur des collections Les vingt-cinq volumes de la collection destinés à l'enseignement collégial contiennent et les programmes généraux et les programmes professionnels.Ils répondent aux exigences des mathématiques modernes.Comme règle générale, il n'est pas nécessaire pour aborder tel volume d'avoir étudié les volumes précédents.MANUELS SCOLAIRES EN PHYSIQUE: UN COURS DE PHYSIQUE POUR LE CEGEP André ARES B.Sc.Phyi.(Montréal], M.Sc.(Laval).Professeur ou Collège militaire royal de Saint-Jean Saint-Jean, Québec Jules AAARCOUX, B.A., B.Sc App.(Laval).M A.Ph D.Professeur ou Collège militaire royal de Saint-Jean.Saint-Jean.Québec Ce cours de mécanique a été préparé à l'intention des étudiants des CEGEP.Il comprend la première partie d'un cours de physique en trois volumes.Le troisième volume a paraître traitera des “STRUCTURES DE LA MATIÈRE".Nous avons présenté la matière en suivant le plus fidèlement possible les programmes des CEGEP, options pré-universitaire et professionnelle."Schweizer" de l'élémentaire Mathématiques "ES” (5e année) $3.75 Mathématiques "ES” maitre .$3.75 Mathématiques "Eô" (6e et 7e) $4.00 Mathématiques "Eô" maitre .$4.25 Série "Schweizer" du secondaire Algèbre 1 (Secondaire I et II) .$3.75 Algèbre 1 - Maitre.$5.25 Algèbre 2.$4.00 Algèbre 2 - Maitre.$4.00 Géométrie 1.$3.50 Géométrie 1 - Maitre.$5.00 Géométrie 2.$4.50 Géométrie 2 - Maitre (à paraître) COLLECTIONS ÉLÉMENTS DE MATHÉMATIQUES MODERNES J.-M.JARRY, B.A., L.Sc., L.Ped., M.Sc (Math.), directeur des collections SECONDAIRE Pou; chacune des années du Secondaire, 1er cycle, cette série comprendra un matériel théorique et pratique de la plus haute qualité.Secondaire I THÉORIE (P DeCellei! 634 pages EXCERCICES ET PROBLEMES (T D’Anjou et N Depelteau 696 pages GUIDE ET SOLUTIONNAIRE (J Allard et C Ouellette' 4 10 pages TRANSPARENTS POUR RETROPROJECTEUR Secondaire II TOME I THEORIE (P Decelles G Dionne) EXCERCICES ET PROBLEMES ET SOLUTIONS AUX EXERVICES (T D An|ou) 524 pages TOME II THEORIE (P DeCelles G Dionnel EXCERCISES ET PROBLEMES ET REPONSES AUX EXERCICES (T D An(ou et J Allard) Guide et Solutionnaire (P DeCclles.T D’Anjou et J Allard) Transparents pour rétroprojecteur Secondaire II (en préparation) SECONDAIRE 2e CYCLE —(12eA, CEPES, etc.) Vol, I—T D Anjou—Fonctions linéaires et quadratiques Vol II—T D An|ou—Fonctions puissances, expetentielles et logarithmiques Vol III—J.M Jarry— Fonctions circulaires et trigonométriques Vol IV—J P Rivet—Géométrie analytique plane Vol V—J M Jarry—Ensemble des nombres réels—Ensemble des nombres complexes—Polynémes—Fractions rationnelles de polynëmes—Théorie des équations Elève, S Vol VI—l Chaput G.Poirier R Paquin—Permetations et combinaisons—Le binôme Probabilités—Induction mathématiques— Suites de nombres Elève.S Vol VII—Géométrie (écrire à l’éditeur) Vol VIII—J M Jorry—Tome I—Ensembles—Logique—Systèmes de nombres — T D’Anjou—Tome 2—Relations—Fonctions E,èvc’ * Vol IX—J Nopier A Rioux—Arithmétique commerciale (En Préparation) La plupart de ces volumes ont un cahier d'exercices et un corrigé.1- J.M.Jorry 2- J.M.Jarry 3- J.M.Jarry 4- J.R.Messier 5- J.R.Messier 6- J.M.Jarry 7- C Boucher 8- J.R.Messier -J.C.Ladouceur 9- R.Bourguignon 10- J.Allard - Tome 1 J.Allard - Tome 2 11- J.Allard 12- T.D'Anjou 13- J.C.ladouceur 14- J.-M.Jarry - Tome 1 R.Sauvé - Tome 2 G.Poirier LIVRE Logique - Ensembles Systèmes de nombres (structure des réels) GUIDE DE SÉLECTION 201-101-69,201-111-69 201-101-69 Systèmes de nombres (structure des réels,201 - 1 01-69 des complexes et des polynômes) Géométrie vectorielle plane 201-1 05-69 Géométrie vectorielle dans l'espoce 201-1 05-69 Logique - Ensembles - Structures - 201-101-69 Fascicule d'accompagnement Structure algébriques et algèbre linéaire 201 -205-69 Calcul I - Calcul différentiel et intégral Calcul II - Calcul différentiel et intégral Calcul différentiel et intégral - Théorie et applications Calcul différentiel et intégral - Théorie et application (suite) Équations différentielles Géométrie synthétique dans l'espace Permutations et combinaisons -Binôme - Probabilités Compléments de mathématiques (ens-sembles - systèmes de nombres) Compléments de mathématiques 20 1-111 -69 (Relations - fonctions - systèmes d'équations) 201-103-68; 248-407-69 248-307-69 201-203-69; 248-407-69 248-307-69 201-103-68; 248-307-69; 201-203-69; 248-407-69 201-303-69; 248-407-69 248-307-69 201-203-69.201-303-69 248-207-69 201-101-69; 201-111-69 201-111-69 Notions d'algebre vectorielle.Équilibre de translation et de rotation.Cinématique Dynamique d'une particule I.Mouvement rectiligne.Dynamique d'une particule II.Forces physiques.Dynamique d'une particule III.Mouvement dans le plan.1 Le travail.Conservation de l'énergie Quantité de mouvement et collisions.Cinématique et dynamique de rotation I Axe fixe.Cinématique et dynamique de rotation II.Axe mobile.Lo gravitation.Mouvement périodique.Mécanique statistique et mécanique des quanta.Relativité restreinte.Etc .360 pages S8.50 PHYSIQUE • Charge électrique et la loi de Coulomb • Champ électrique • Potentiel électrique • Conducteurs et diélectriques • Courant électrique • Circuits à courant continu • Capacité électrique • Force magnétique • Champ magnétique • Induction magnétique • Magnétisme dans la matière • Courant alternatif • Ondes électromagnétiques iCO-Z>r»m£ EN CHIMIE: Depuis plusieurs années le besoin d'un manuel de CHIMIE GÉNÉRALE rédigé en français et tenant compte des concepts nouveaux de la chimie moderne se faisait sentir au Quebec.Avec les réformes de l'enseignement qui ont suivi le rapport Parent et la creation des CEGEP ce besoin s'est accentué.Concients de ces problèmes, nous avons voulu apporter notre contribution à leur solution.SERGE BOILEAU et ANDRÉ DRWESKI EDITIONS INC.15- J.R.Messier ¦ R Ponnin 16- D.Roberge 17- 18- 19- P.E.Girard 20- A Leroux R.Thibault 21- J.Juillet 22- J Nopier 23- J.Nopier 24- J.Nopier 25- C, Corosso Probabilités et statistiques Elements de géométrie descriptive Introduction à la programmation Introduction ou traitement des données Statique (mécanique) appliquée Mathématiques des circuits électriques Biométrie Mathématiques financières I Mathématiques financières II Mathématiques financières NI Analyse numérique 201*1 17-69: 201-317-69; 201-307-69 242-102-69: 248-210-68; 242-202-69 203-252-69; 220-405-69; 248-203-68 203-201-69; 243-101-67; 203-202-68: 243-201-67 101-317-69 201-418-67 201-418-67 201-418-67 201-408-69 la plupart de ces manuels ont un cahier d'exercices et un corrigé.CHIMIE CÉHÉRALE I • GÉNÉRALITÉS: • L'ATOME: Électron - Rayons ano-diques • Atome de Rutherford -Atome classique - Atome moderne.• CLASSIFICATION PÉRIODIQUE: Historique de la périodicité -Classification périodique moderne - Périodicité de quelques propriétés - Notions de chimie nucléaire et de radio-activité.?*•!?** .-as 276 pages - SS.50 CHIMIE GÉNÉRALE 2 • Formation de la liaison chimique • Liaisons et orbitales moléculaires • Le gaz • Les liquides • Les solides • Équilibres des phases 1 52 pages - $4.00 LIBRAIRIE P APPTFRIF SIEGE SOCIAL: 1083, AVE.VAN HORNE, MONTREAL 154, Qué.¦Hit I tmt SUCCURSALE POUR VENTE AU DÉTAIL: 1456, de la MONTAGNE, MONTREAL.QUÉ 274-0521 TEL:842-4963 I A4 • Le Devoir, jeudi 29 avril 1 97 1 Les enfants et l'audio-visuel Apprendre à vivre avec Philidor par Gisèle Tremblay une visite au Service des moyens techniques d'enseignement Décembre.Classe de première année.Les enfants, groupés devant l'écran, suivent à la lumière du jour un conte de Noël dont les pénpéties se déroulent à Sainte-Lucie, dans les Laurentides.Os y retrouvent les éléments familiers des réjouissances collectives propres à cette période de l'année: paysages enneigés, chants et musique de circonstance, décors de boules et de guirlandes, sapins illuminés, veillée de famille, festin.Mise en appétit, Nathalie fredonne un chant de Noël.Tout le groupe écoute un disque ou ce chant est rendu par une chorale.L'institutrice le leur apprend en mettant en évidence le rythme et les sonorités.Successivement, les enfants miment les paroles, battent la mesure, répètent les notes.La présence d'un "violoneux ", dans le film, a suscité des questions.Des diapositives présentent aux enfants les instruments à corde pendant qu'un magnétophone livre l'identité sonore de chacun.L'institutrice écrit les noms sur l'acétate du diascope et les élèves les recopient.Jocelyn demeure fascinée par les ornements qui décoraient Sainte-Lucie.De brefs documentaires, muets, montrent alors comment créer des étoiles, des guirlandes, des crèches.avec simplement ses mains, du papier coloré, un peu de colle et des ciseaux.Décidés à faire de même, les enfants se mettent au travail et parent la classe de leurs créations.Certains dessinent au tableau noir des scènes de joie.Dans l'un de ces petits films didactiques, les papiers découpés, de couleur, de dimensions, de forme et de disposition variées, fournissent à l'animatrice l'occasion d'initier les enfants aux ensembles mathématiques.Dans un autre, le rythme et la beauté des images inspirent à Chantal le goût de les sonoriser; elle parcourt avec ses parents, magnétophone à cassette entre les mains, les églises et les centres commerciaux afin d'y saisir les mille et un échos de la fête.Eric, lui, commente les ver tus de la moto-neige magique que le loup fait surgir d'un banc de neige dans le film initial.Dans le cours de son explication.l’institutrice amorce un rapprochement avec la vieille légende de la chasse-galerie.cette chevauchée fantastique en canoë au-dessus des villages.Elle greffe à son récit quelques notions d'histoire et de géographie: modes de transport des Indiens, adoptés par les colons européens, et autres moyens de communication utilisés à l'époque; fabrication des canots d’écorce et autres usages du bouleau: habitat des premiers habitants, et ses ressources.Avec, bien sûr, des diapositives sur les arbres, les animaux à fourrure.etc.Précisément, Eisa, dont le père est un fervent de la chasse, dispose de plusieurs beaux spécimens photographiques à la maison; elle les apportera en classe demain.Ce conte de Noël a été réalisé de telle sorte qu’il offre encore à l'enseignant nombre de pistes pédagogiques: le cycle de l'eau, les normes de sécurité sur la neige, l'expression de sentiments (la solitude.la solidarité), les principes d'hygiène.De quoi alimenter un mois de travail en classe.Le projet intégration Ce scénario imaginaire connaîtra dès septembre prochain de nombreuses versions réelles.Il est l'une des interprétations que les classes de l'élémentaire développeront, au gré de leur imagination et de leur curiosité, à partir du projet "intégration'' auquel travaillent depuis deux ans des équipes du ministère de l'éducation.L'intégration, c’est le décloisonnement des matières qu’on détache plutôt d'un centre d'intérêt recréé par les techniques audio-visuelles.Le projet s'applique à enrichir l'univers sensible de l'enfant et à stimuler ses facultés créatrices.Il ne s'agit pas de faciliter la transmission des connaissances grâce aux moyens audio-visuels, mais de mettre ceux-ci mêmes et leur contenu initial à la disposition des enfants pour qu'ils s'élancent ensuite de leurs propres forces à la recherche de la connaissance.Le Service des moyens tenhniques d'enseignement (SVITE), en collaboration avec la Direction générale de renseignement élémentaire et secondaire, aura mis au point d'ici quelques mois huit ensembles pédagogiques analogues à ce qui a été décrit ci-dessus, de façon à couvrir le programme-cadre de la première année scolaire.Une trentaine de classes s'y essaieront en 1971-72 et une équipe de chercheurs de l'université de Montréal évaluera l'expérience qu'on veut continuellement parfaire.Chaque ensemble pédagogique comprend cinq éléments intégrés qu enfants.parents et enseignants sont appelés à en- richir.Au point de départ, un film dramatique d'environ trente minutes, en super 8mm sonore.dont l'intrigue se divise en quatre épisodes.C'est le film déclencheur: ainsi, le conte de Noël cité en tète d'article.Il est conçu de manière à lier plusieurs situations pédagogiques qui seront par la suite mises en relief, commentées.développées, revécues.Dépassées.Puis, une vingtaine de diapositives illustrent une sérié qu'évoque un objet tiré du film.Par exemple, les instruments de musique que rappelait le violon de la fête.Les enfants compléteront eux-mêmes les séries en puisant dans la réserve de leurs parents (avec leur consentement!), par des échanges avec des camarades ou mieux encore.grâce à l'appareil photographique requis.Du film sonore, émergent aussi quatre ou cinq films super 8mm muets destinés à approfondir une notion, comme le cycle de l'eau, ou à enseigner une technique, comme le papier découpé.Ces brefs documentaires, appelés films boucles, peuvent tout enseigner, même un concept mathématique ou linguistique, de nature abstraite et donc plus difficile.Le disque et la cassette offriront en outre toute une gamme de documents sonores, conte, entrevue, musique, chant d'oiseau, conjugaison de verbe, en fonction des situations exposées dans le film déclencheur.Ici encore, l'enfant attentif à l'univers des sons pourra enregistrer ses découvertes et joindre ses expériences personnelles aux 90 minutes sur cassette et aux 20 minutes sur disque dont la classe disposera initialement.Enfin, quelques acétates où seront reproduits des schémas.des cartes, des illustrations à caractère permanent, produits d'opérations complexes, seront présentées au diascope.L'enseignant aura MEUBLE AUDIOVISUEL Ecran plein-jOuRj haut-parleur no-1 HAUT-fARifUR NO-2 .PROJECTEUR a Diapositives PROJECTEUR LMS SUPER DASOOP MAGNETOPHONE A CASSETT TOURNS-DiSQUE - N03- son nom: PHILIDOR PRvFKSGM AMMVWr lé HOMEHENT SuQ D/AWOPE 9 UfJ éi-G\l£ L'AIDE tu CONTQtLLrir LE FILM 5«/e Lccqah pce/M-jovA.A F?Plus qu'un visionnement : une participation l'avantage de souligner au crayon en les commentant les particularités de ces documents et même de dessiner lui-même devant ses élèves sur l'acétate vierge.C’est ainsi que sont multipliées les voies d'apprentissage et qu'augmentent d'autant les chances d'atteindre tous les esprits.Joindre le fonctionnel à l’art.Afin de conserver à la classe un climat d'activité continue, les créateurs du projet ont adopté, pour servir aux visionnements, l'écran plein-jour.dont la souplesse facilite l'enseignement.Un miroir lui renvoie les images qu'il reçoit du projecteur.Outre que ce type d'écran n'exige pas de bouleverser l'ameublement ou l'architecture des écoles pour favoriser l'obscurité, il ré-soud le problème de la passivité qui gagne généralement le spectateur de cinéma.L’instituteur peut en effet utiliser simultanément d'autres outils didactiques, y compris le traditionnel tableau noir.Pendant qu’un groupe d'enfant revoit un film, le reste de la classe s'affairera à d'autre tâches.Avec un peu d'invention, de nouvelles pos-sibilités se révéleront à l'usage: transformé par des ima- ges choisies à cette fin, l’e-cran plein-jour deviendra par exemple, le décor d un spectacle de pantomime ou de marionnettes.Tout cet équipement audiovisuel sera regroupé dans un meuble qui permet un rangement commode.Présent en permanence, facile d’accès, le meuble et son contenu se plient ainsi aux horaires les plus rigides, comme aux volontés les plus diverses.Les adultes qui fréquentent les cours du soir n’auront qu'à se servir à leur tour.Au SMTE, on a songé à personnaliser ce meuble à tout faire en lui donnant un nom, comme l'imposent à leur squelette les étudiants d'anatomie.L'original, propriété du SMTE, a été baptisé Philidor (voir schéma ci-contre).En réalité, c'est bien d un squelette qu'il s'agit; à chaque classe d'animer le sien.C'est d'ailleurs cet objectif qui a inspiré le choix des appareils, de maniement facile et relativement peu coûteux.Pas de bandes magnétiques ni de pellicules, mais dans chaque cas des cassettes.Le super 8mm répond au même souci d'efficacité pédagogique, alors que la plupart des écoles se sont d'abord équipées en projecteurs 16mm ou 35 mm, compliqués, lourds et dispendieux.Pour les diapo- sitives, on a préféré le projecteur à caroussel qui évite les interruptions inutiles.Il faut empêcher que Philidor ne soit perçu comme un jouet de luxe car la recherche et la création tolèrent mal le respect sacré.Cest la fin qui doit être l'objet des convoitises: le monde à apprendre.Aussi, les équipes du SMTE préparent-elles les documents avec un soin d'artisan.Dans les deux films que j'ai pu voir, les images étaient limpides, d une beauté accessible quoique sans complaisance."On ne cherche pas à séduire, déclare pourtant M.Louis Belzile, coordonnateur du projet, on n'est pas Bobino.Tant mieux toutefois si on y arrive.Mais on attend de l'enfant qu'il se dépasse et ne craigne pas la rigueur." Sous la direction de M.Bel-zile, des enseignants venus de toutes les disciplines imaginent et réalisent eux-mêmes les documents pédagogiques, comme ils l'exigent des classes auxquelles ils les destinent.Us créent les films, la musique, les textes, les photos.Ils font d'abord un film super 8mm en intégrant les éléments pédagogiques choisis aux situations concrètes d'un scénario: puis, par l'intermédiaire de l'Office du film, ils Suite à la page AS L’Université de Montréal au service de la population # / , i il! i «ÿisumÈê èü s.m î SSi i » MMMËM %i&****~*~~: O par son Service d’éducation permanente : 18 programmes conduisant à des certificats; B.Sc.couronnant un ensemble de trois certificats.O par son enseignement professionnel : plus de 30 programmes d’études professionnelles: sciences appliquées, sciences de la santé, sciences humaines et sociales, sciences de l’administration.O par ses programmes d’études générales ou spécialisées : plus de 100 combinaisons de programmes conduisant à un baccalauréat spécialisé, à un baccalauréat avec sujet majeur et mineur, à un baccalauréat général.O par sa recherche : professeurs travaillant à faire reculer les limites du savoir; étudiants poursuivant des travaux de recherche au niveau de la maîtrise ou du doctorat; centres de recherche regroupant les chercheurs autour de grands thèmes : Centre de sondage, Centre international de criminologie comparée, Centre de recherches mathématiques, Centre de recherches Caraïbes, Centre de recherche sur la croissance humaine, Centre de recherche en développement économique, Banque de terminologie, Centre de recherches en sciences neurologiques, l’Institut de recherches en droit public.O par la participation de ses spécialistes à des organismes locaux ou internationaux d’intérêt public : services gouvernementaux, corporations professionnelles, commissions d’enquête, média d’information.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Sherbrooke, Qué.PI1* .mm mm ' -Tl Un campus moderne situé dans un cadre enchanteur, à la périphérie de la cité de Sherbrooke.- Un service universitaire complet et des aménagements propices à l'étude.- Huit facultés et une trentaine de départements qui groupent plus de 4,000 étudiants à temps complet et quelque 3,000 à temps partiel.- Résidences sur le campus pour plus de 1,000 étudiants.-Constructions nouvelles, disponibles dès septembre prochain, qui permettront de recevoir un plus grand nombre d'étudiants.La qualité de son corps professoral, la diversité de ses programmes de recherche et l'excellence de son enseignement ont acquis à cet établissement universitaire une réputation qui dépasse de beaucoup les limites du milieu qu'il dessert.Huit facultés: Administration - Arts - Droit - Médecine - Sciences -Sciences appliquées - Sciences de l'éducation - Théologie - Programmes de la Formation des maîtres.Pour renseignements, s'adresser au Bureau du regisiraire, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Qué. Le Devoir, jeudi 29 avril 1 971 • A5 Des classes sans mur .les enfants courent à l'école ! par Renée Rowan L'école nouvelle dans une nouvelle école, une école sans mur qui fait sauter les barrières d'une pédagogie désuète et permet un renouvellement complet.C'est i'école en fonction de l'enfant, une école qui se fait créatrice, qui tend le plus possible vers le "progrès continu” tel que préconisé par le règlement no 1.Trop beau pour être vrai?C'est pourtant ce qui se passe à l'école Laurier, au 505 est de la rue du même nom, une des huit écoles à aires ouvertes de la CE CM."Comment peut-il en être autrement, nous dit spontanément un des professeurs.On ne peut fonctionner ici comme dans une école de type conventionnel.Cest impossible.On ne fait pas tomber des murs pour le plaisir de la chose: les barricades pédagogiques doivent tomber en même temps.C’est exigeant, mais quelle satisfaction! Je ne retournerais jamais à l'enseignement traditionnel." Qu'est-ce donc qu'une école à aires ouvertes (expression empruntée une fois de plus à nos voisins américains et qui est la traduction de "open areas”)?Celle que nous avons visitée ne présente, de l'extérieur; rien de bien différent d une autre école de construction récente.ni beau, ni laid.Le hall d'entrée n'a rien d’exceptionnel.Des murs en blocs de béton, peints en blanc, des portes qui s’ouvrent sur le bureau de la directrice, celui du secrétariat, le salon des professeurs."C’est bien une école à aires ouvertes que je devais visiter?” Avant de répondre à votre question, allons faire le tour du propriétaire, me dit d'un ton amusé la directrice, Mlle Marie-Paule Martel, une petite femme délicate, qui sous des apparences fragiles, cache des réserves insoupçonnées d'énergie et de dynamisme.Tout en montant à l'étage, j'apprends que l'école compte 525 enfants (elle pourrait en accueillir 700), garçons et filles de 5 à 9 ans, de la maternelle à la 3e année inclusivement.c'est-à-dire le premier cycle de l'élémentaire.Dans la même paroisse, il existe une autre école à aires ouvertes pour les enfants de 4e, 5e et 6e année."La nouvelle école a ouvert ses portes le 3 avril 1970, mais le personnel enseignant se préparait à l'expérience depuis trois ans déjà.On ne se lance pas dans une telle aventure sans préparation; autrement le projet aurait été voué à l'échec dès le départ.On ne peut le cacher: les professeurs voyaient venir l'échéance avec une certaine appréhension.L'équipe comprend vingt-et-un professeurs.toutes des femmes.La moyenne d'âge est de 30 ans.A a fin de l'année scolaire, en juin dernier, trois mois après le début de l'expérience, trois institutrices ont quitté nos rangs à leur propre demande.Ce ne sont pas que des cloisons physiques qui doivent tomber dans une école comme celle-ci: c’est l'esprit même de l’enseignement qui est remis en question.D n'est pas facile de changer ses méthodes d’enseignement du jour au lendemain, surtout quand on travaille dans ce domaine depuis plusieurs années.L’individualisme n’a pas de place dans une école sans mur et si un professeur ne se sent pas capable de travailler en équipe, inutile de rester ici.C’est un pré-requis essentiel, explique.Mlle Martel.Vous comprendrez mieux ce que je veux dire au cours de la visite.” Nous voici au premier étage, le royaume des premières années, 150 enfants de 6 ans, partagés en cinq groupes.Cette fois, ça y est! Des aires ouvertes, de vastes espaces aérés, colorés, insonorisés.du tapis partout.Des pupitres à la taille des enfants; pas de tiroirs, mais un panier en plastique où l’élève place tout son matériel scolaire.Le panier se glisse sous le pupitre, dans des rainures.Léger, facile à transporter, l’enfant peut facilement l’apporter avec lui quand il se déplace d’une aire à l’autre.Partout, des tableaux et des armoires mobiles, sur roulettes, qui créent, selon les besoins, des espaces plus restreints ou davantage dégagés.Dans la première aire, celle de la bibliothèque, des enfants lisent, assis par terre ou à des tables, seuls ou par petits groupes, à voix basse ou à haute voix, mais sans déranger l'entourage.Ils ne paient même pas attention à ma présence.Ils sont habitués à voir circuler des gens autour d’eux et à circuler eux-mêmes librement à travers une aire ouverte.‘ On essaie de créer un climat de confiance pour que l'enfant se sente vraiment à l'aise dans son école, explique la directrice.A cet âge.on a besoin de bouger, de se dégourdir les jambes, de parler, d'oser poser des questions sans toujours craindre de se faire rabrouer, de perdre des notes ou d'être envoyé chez la directrice.Pas question chez nous de rangs pour la rentrée ou la sortie.A l’arrivée, le matin et le midi, l'enfant va directement dans l'aire où se trouve son pupitre.H s'installe, sort ses livres, ses cahiers, travaille seul ou poursuit avec d'autres une recherche.Il acquiert vite un sens des responsabilités." Malgré cet esprit de détente, nous avons noté dans tous ces locaux qui débouchent les uns sur les autres un souci d'ordre, de calme.On ne se bouscule pas, on ne crie pas.“L'enfant apprend vite à s'au-todiscipliner quand il sent que ce qu'on lui demande est raisonnable.Si c'était la débandade, tout le monde en souffrirait, les enfants les premiers.” Dans une autre aire, deux groupes d'élèves représen- tant soixante garçons et filles regardent à la télévision l’émission éducation “Les Oraliens ": debout, assis par terre ou sur une chaise.Au milieu d’eux, on remarque la présence effacée d’un professeur.Les enfants participent activement au programme en articulant à haute voix, certams mots de vocabulaire.Pendant ce temps, à son pupitre, l’autre professeur fait üre à tour de rôle des enfants.“Il est important pour chaque élève à ce niveau d’avoir l’occasion de lire à haute voix, seul avec le titulaire, au moms une phrase par jour”, explique Mlle Martel.En procédant ainsi, on dédouble le rendement des institutrices et chaque élève profite d’une attention individuelle profitable, smon indispensable.Tous les professeurs travaillent par équipe: c’est à deux que se fait la préparation de classe, que les cours se donnent, que les tâches se répartissent.L’expérience de l'une profite à l'autre; ça stimule la créativité, provoque le dynamisme, suscite des idées nouvelles.Cela exige, bien sûr, une grande disponibilité, de la souplesse; cela veut dire aussi accepter de dialoguer.de se dire ce que Ton a sur le coeur.“Au début, me dit l’une des titulaires de groupe, je croyais ne jamais parvenir à ce tra- vail en équipe.J'avais toujours l'impression en donnant un cour, par exemple, d’être observée, jugée, au point où j’en bafouillais et oubliais même le nom de mes élèves.Je me suis vite rendue compte que ma compagne éprouvait elle aussi des difficultés, que je n'étais pas seule dans l’aventure, que nous pouvions compter l’une sur l’autre.” Si un professeur ne se sent pas en forme une journée il y a quelqu’un pour la relancer.Si elle doit s’absenter, les enfants n’en souffrent pas trop parce qu’ils connaissent ‘ l’autre” professeur.Si on doit avoir recours à une suppléante, elle aussi profite grandement de ce travail en équipe.La continuité est ainsi mieux assurée.Les titulaires des cinq groupes de première année, par exemple, se rencontrent toutes ensemble au moins une fois par semaine pour discuter, échanger, évaluer le travail accom-pli.Les élèves sont aussi regroupés pour un meilleur rendement Au moment de ma visite, deux groupes de deuxième année tra-travaillaient dans une même aire.Les forts et les moyens supérieurs passaient un test de mathématique guidés par un professeur.Les moyens inférieurs et les faibles travaillaient autour du tableau noir, avec l'autr.e professeur.“Cette façon de fonctionner est un pas vers le "progrès continu ".L'enfant qui est fort a ainsi la chance de travailler et d’avancer sans perdre de temps inutilement tandis que l'autre qui est faible progresse à son propre rythme, sans retarder tout le groupe.C’est ça l'enfant au coeur de l’enseignement; la présence du maître auprès de chacun des élèves est continuelle, active.” On est loin du temps ou l'institutrice était toute la journée assise à son pupitre: elle est maintenant au centre de ses élèves, se déplaçant constamment de l’un à l’autre.Cela demande une énorme résistance physique, mais c’est aussi beaucoup plus satisfaisant de l'avis de toutes celles à qui nous avons parlé.Cette année, deux institutrices quitteront l’équipe.Une plus âgée, pour des raisons de santé; l'autre, pour se marier."J'habiterai à l’extérieur de Montréal.On m’a déjà proposé des postes, confie-t-elle.J'ai refusé.Après avoir connu une expérience comme celle-ci, j'aime autant ne plus travailler plutôt que d'avoir à retourner à l'enseignement traditionnel." Témoignage combien éloquent.Et les parents?Que pensent-ils de cette école nouvelle, sans mur?"Depuis le début de l’année, me dit Mlle Martel, on les a réunis cinq ou sept fois environ, en diverses occasions, soit pour les informer, soit pour les amener à une plus grande participation à la vie scolaire ou parascolaire.La réponse a toujours dépassé nos attentes.Ils sont enthousiastes, trouvent leurs enfants plus heureux, davantage épanouis, plus calmes.Louis ne Voulait pas venir à l’école l’an dernier.D fallait l'y conduire de force.C'était des pleurs, des cris.Cette année, il est prêt une demi-heure avant le temps et a fait d’énormes progrès en lecture.On note une diminution marquée des critiques à l'endroit de la direction et des professeurs.Plusieurs parents qui doivent déménager ces jours-ci ont téléphoné à la direction pour savoir dans quel secteur de la ville il y avait d’autres écoles à aires ouvertes.Plusieurs ont déménagé à l'intérieur de la paroisse pour ne pas avoir à déplacé l'enfant." Il reste encore beaucoup de points auxquels, faute d'espace, nous ne pouvons nous attarder: les salles spécialisées - salles de musique, d'arts plastiques, d’audio-visuel, de lecture, de mathématiques, de récupération, d’attente, etc.Pour des besoins spéciaux ou quand on ressent Ja nécessité de s'isoler pour une certaine période de temps, ces pièces sont là, disponibles aux professeurs et aux elèves.On aurait voulu parler des deux classes de maternelle où les jeunes circulent librement à travers l'école, participant à certaines activités des plus grands en vue d une meilleure intégration l'année prochaine, souligner la nécessité d'une assistance à la directrice car la tâche est extrêmement lourde, etc."D y a ici un rôle de pionnier à jouer, de leadership à assumer, nous dit au terme de cette entrevue Mlle Martel.Nous sommes les premiers en milieu canadien-français à tenter l'expérience de l'école sans mur: tout est à bâtir, à penser, à planifier.La directrice devient administratice, documentaliste, recherchiste, animatrice, chargée des relations extérieures et j'en passe.Je vis une aventure très exigeante, mais aussi fort emballante.Je ne peux pas vous dire oui ou non l'école à aires ouvertes constitue le meilleur système, n est encore trop tôt pour l'affirmer, mais c'est pour moi une expérience valable et positive.Avant de se lancer dans un système comme celui-là.il faut au départ, pouvoir s'appuyer sur un personnel qui veut tenter l’expérience, qui y croit, un personnel dynamique qui ne compte pas son temps, qui est décidé à laisser tomber non seulement des murs mais aussi et surtout les barricades d'une pédagogie ancienne.Autrement, c'est perdre son temps et risquer de tout compromettre." * i ¦ Ml ! * *£ iÿL «a* APPRENDRE À VIVRE AVEC PHILIDOR Suite de la page A4 confient cette maquette, ou copie de travail, à un cinéaste professionnel pour l'exécution finale en 35 mm d où seront tirés les exemplaires 8mm à l'intention des écoles.Même alors, le film étalon en 35mm est tourné en coréalisation avec un agent du SM TE, de sorte qu'à toutes les étapes de sa création, le document cinématographique demeure sous le contrôle d'un enseignant qui en assure la quaüté pédagogique.Au SMTE, on compte qu'il en sera ainsi dans les écoles où les centres audio-visuels sont équipés pour produire, copier ou échanger des documents pédagogiques d'abord conçus et réalisés en classe par les enfants et l'instituteur.L'échange de documents forme l'étape ultime de cette ouverture progressive au monde que provoquera chez ! enfant l'activité créatrice.Les ambitions de M.Belzile à ce sujet vont jusqu'aux échanges internationaux; le SMTE se transformerait éventuellement en centre de distribution.Pourquoi en effet, après avoir recueilli les images et les sons que lui renvoit son milieu immédiat, l’enfant de Sainte-Lif-cie ne demanderait-il pas à des camarades suisses ou gabonais d'élargir encore ses horizons?Selon M.Belzile, les précédents existent déjà avec la tradition du "jumelage” des classes.Recréer le monde Ce sont là des objectifs à long terme.Prudent, M.Belzile entend démarrer en douceur, puis étendre progressivement l’éducation intégrée à toutes les classes de l'élémentaire.En septembre, une trentaine de classes de première année apprendront à vivre avec Philidor pendant qu’au SMTE, on travaillera aux documents pédagogiques du niveau suivant.Si tout va bien, aime à dire M.Belzile, des milliers d’élèves bénéficieront de cet enseignement centré sur eux.d'ici quelques années à peine.Ainsi serait observé à l'élémentaire le règlement no 1 du ministère de l'éducation, qui recommande le décloisonnement des matières; comme serait respecté le principe fondamental du rapport Rioux sur l’enseignement des arts, qui fait de ces derniers la voie privilégiée de l'apprentissage.Apprendre c’est recréer le monde.voici nos conseillers pédagogiques Depuis plus de quinze ans, nous publions des ouvrages destinés au public scolaire.Ces ouvrages, nous les voulons conformes à un enseignement qui est en perpétuelle évolution.Pour cela, une réelle connaissance du milieu s'impose.C'est ici qu'interviennent nos conseillers pédagogiques qui, eux, multiplient études, consultations, recherches, sans négliger le recours à l'expérimentation et nous permettent d'offrir les ouvrages les plus appropriés aux besoins des éducateurs.Nos conseillers sont également là pour collaborer avec l'enseignant, répondre à ses questions, organiser des rencontres pédagogiques.Encore un mot.Notre Directeur général est aussi conseiller pédagogique.1 ) Joseph Dansereau, consultant au service des éditions 2) Gérard W.Charbonneau, directeur général 3) Clément Beaudoin, chef du département de français langue seconde 4) Jean Brard, chef du département de sciences et de mathématiques 5) Henri Abran, conseiller pédagogique, français langue maternelle 6) Maurice Desjardins, chef du département des éditions françaises 7) Nancy Murphy, conseiller pédagogique, anglais langue seconde 8) Nicole Fortin, conseiller pédagogique, français langue seconde 9) Donald Meloche, chef du département d'anglais langue seconde.Qenke FHnrnhF et rnlhirpl lac.8101, BOUL.MÉTROPOLITAIN, ANJOU, MONTRÉAL 437, QUË., TÉL.351-6010 A6 * Le Devoir, jeudi 29 avril 1 971 La formation des cadres Les patrons retournent à l'école par Rémy Gagné Ils sont une trentaine venant de différent secteurs économiques: banques, assurances, alimentation, commerce de détail, textile, hôpital, fonction publique.On y trouve des présidents, des directeurs généraux, des ingénieurs industriels, des comptables agréés, des avocats, des médecins, des informaticiens.Tous détiennent un poste d'administration aux niveaux supérieurs de l'organisation.Les trente participants sont regroupés en cinq équipes de six.Voici les propos recueillis dans une équipe composée d'un président d une manufacture de meubles, d'un directeur de marketing dans un commerce de détail, d'un contrôleur dans un hôpital, d'un gérant de production dans une manufacture de textile, d'un informaticien et d une directrice des relations publiques dans une compagnie d'assurances.Une discussion sur la formation des cadres " Chez-nous, le problème majeur, c'est celui de la formation des cadres.avez trouvé -N"est-ce pas le problème majeur de toute organisation?-Je ne crois pas.Ce n est pas notre cas.Ne me dites pas que vous gique?-Vous "piquez ailleurs les cadres tous formés?-A l'occasion, oui, mais cela se produit rarement.- Combien de cadres venant de l'extérieur sont entrés chez-vous depuis cinq ans?-Un seul.Nous voulions un directeur de marketing pour mettre en oeuvre une politique de marketing.Notre administration était plutôt faite en fonction de l'intérieur et nous avions opté pour une administration faite en fonction du marché.Personne, dans la maison, ne possédait les connaissances et l'expérience pour accomplir le mandat.-Comment cela?-Nous avions un directeur des ventes, très bien d'ailleurs, mais il n'avait pas le potentiel pour mener l'opération marketing.- Que faites-vous sur le plan de la formation des cadres?-Vous avez beaucoup de cours?-Il y a des cours qui se donnent à l'intérieur, mais très peu.Ils portent sur les aspects généraux de l'administration.-C'est de la formation générale alors?- Pas seulement cela.Nos cadres vont suivre des cours spécialisés à l'extérieur, soit en stages intensifs, soit à des cours réguliers offerts par l'Université ou par les CEGEP.-Vous croyez à cette formule?-Oui, en autant que la formation ne s'arrête pas là.- Que voulez-vous dire?-Je veux dire que cette formation n est valable que dans la mesure où les cadres peuvent s'en servir dans leur travail.-Ça se fait automatiquement, non?- Non.Il faut que la direction accepte que ses cadres puissent s'améliorer dans leur travail et puissent accroître leur efficacité.- Toutes les organisations veulent ça.— Oui, mais ça reste un voeu pieux dans bien des cas.introduction àla LOGIQUE’ENSEMBLES • RELATIONS mathématique Jean-Paul Collette et Lucien Laliberté de l’Université du Québec Destiné aux élèves du secondaire V La matière du nouveau programme en un seul manuel qui est le fruit d'une longue expérimentation par des professeurs québécois de compétence reconnue.Vingt sections groupées en quatre blocs: ?Logique-Ensembles ?Systèmes de nombres ?Relations ?Fonctions Chaque bloc contient une esquisse historique — qui situe l’évolution des concepts présentés — de même qu'une définition des objectifs.Démarche intuitive conduisant aux définitions et théorèmes afin de faciliter leur compréhension et de motiver leur utilisation.Suggéré par le Service d'orientation de l'enseignement de la mathématique, du ministère de l'Education.Relié — imprimé 2 couleurs — illustré $7.95 Guide pédagogique et solutionnaire ¦ introduction a la JXQA •€‘«¦•«13 ¦ «UCXMS mathématique ÉDITIONS DU RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE 8955 BOULEVARD SAINT-LAURENT, MONTRÉAL 354.TÉLÉPHONE 384-3760 COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL DE SAINT-JÉRÔME PLACES ENCORE DISPONIBLES AU GÉNÉRAL SCIENCES DE LA SANTE 011.00 Chirurgie dentaire 012.00 Diététique et nutrition 013.00 Education physique 014.00 Médecine 015.00 Médecine vétérinaire 016.00 Optométrie 017.00 Pharmacie 018.00 Sciences infirmières SCIENCES PURES ET APPLIQUEES 021.00 Agriculture 022.00 Architecture 023.00 Foresterie et géodésie 024.00 Génie 025.00 Sciences pures SCIENCES HUMAINES 031.00 Droit 032.00 Géographie 03 3.00 Histoire 034.00 Philosophie 035.00 Psychologie 036.00 Sciences de l'éducation 037.00 Sc.religieuses et théologie 038.00 Sciences sociales 038.01 Service social SCIENCES DE L'ADMINISTRATION 041.00 Sciences de l'administration LETTRES 062.00 Allemand 063.00 Anglais 064.00 Espagnol 065.00 Français AU PROFESSIONNEL 140.00 Techniques de laboratoire médical 210.03 Otimie-biologie 243.00 Électrotechnique 410.00 Techniques administratives: Gestion de personnel Toute demande de renseignements ou d'admission devra être adressée au: Bureau des Admissions, CEGEP de Saint-Jérôme, 295, Avenue du Palais, Saint-Jérôme, Qué.Téléphone: 436-1580 - Ça c’est vrai.Mais, ça dépend des cadres eux-mêmes.- Non, pas seulement des cadres.Ça dépens avant tout du type de management qui existe dans l’organisation.- Vous croyez?Précisez votre point, ça m'intéresse.- Comment voulez-vous qu'un cadre qui acquiert des connaissances puisse accroître sa performance au travail, s’il ne peut pas prendre de décision, s’il ne peut pas changer quoi que ce soit, s’il ne fait qu’exécuter des ordres qui viennent d’en haut?- Vous voulez dire que la décentralisation de l'autorité et la participation aux décisions sont des conditions essentielles pour former des cadres?- Je veux dire tout simplement que la formation des cadres.si elle commence à l'école, doit se poursuivre dans le milieu de travail et à certaines conditions, telles celles que j'ai mentionnées, et d’autres.- C'est ce qu'on fait chez-nous et notre problème majeur demeure la formation des cadres et la relève.- Etes-vous bien sûr que c’est ce que vous faites?- Je suis bien d'accord avec monsieur pour dire que la formation des cadres, ça donne des résultats en autant que l'environnement permet au cadre d'exercer son initiative et de prendre ses responsabilités." Motivations au changement Ces gens se retrouvent ensemble pour la première fois.Ils auront à former une équipe et à exétuer des travaux en groupe en appliquant les principes et les techniques du travail d’équipe.Après trois .jours intensifs totalisant une trentaine d’heures, ils avoueront mieux connaître leurs coéquipiers que leurs confrères de travail qu'ils côtoient depuis trois ans.Ils se sont inscrits au cours après avoir pris connaissance du prospectus, ou encore, ils l'ont fait à la suggestion de leur supérieur.Ce dernier cas se présente lorsque l’organisation s’engage dans un programme de formation pour l’ensemble des cadres.Seuls les cadres sont admis.On en trouve de tous les niveaux et de toutes les fonctions.ce qui favorise la formation de groupes hétérogènes plus appropriés pour ce genre d'activités.Les hommes constituent la majorité étant donné le nombre restreint de femmes aux niveaux supérieurs de l’administration.Toutefois, chaque année, on voit augmenter leur nombre.Chacun vient avec ses préoccupations personnelles mais tous ont vite fait de constater que leurs préoccupations font partie du lot commun.Cette première prise de conscience a comme effet immédiat de créer une atmosphère de sympathie qui facilite le dégel dû groupe.Ce que Ton croyait être un problème personne! ou une difficulté exclusive devient le problème et la difficulté de plusieurs que le groupe prendra bientôt à sa propre charge en mobilisant toutes ses ressources pour les mettre à la disposition de chacun de ses membres."C’est extraordinaire” dira un participant “de constater la force et la volonté qu’un groupe peut déployer pour éliminer les problèmes qui mettent en cause sa survivance et sa sécurité”.Effectivement, la présence de plusieurs équipes confrontées en même temps aux mêmes tâches à des difficultés similaires accélère le processus de prise de conscience du groupe face à lui-même.Le groupe, découvre rapidement qu’il est pour lui-même et pour l’individu sa meilleure garantie de survivance.Ainsi, tous ses efforts seront orientés vers l’autodétermination, c’est-à-dire, la prise en charge de ses membres, de ses difficultés, de ses ressources.Il fera appel aux ressources externes comme support et n’acceptera l’influence extérieure ou intérieure que dans la mesure où cette influence lui apparaîtra bénéfique.Vivre une expérience du genre, avec des personnes de différents milieux et de différents niveaux hiérarchiques dont la règle de jeu est la participation authentique de tous les membres de l’equipe, chacun selon son style personnel, a comme résultat de sensibiliser l’individu aux principaux aspects des relations humaines, au processus de prise de décision, au fonctionnement d’un groupe de lâches, à l’efficacité du style de direction, aux processus organisationnels, etc.Cette étape dite de sensibilisation se fait en sessions intensives.C’est le point de départ du processus de changement Le véritable changement doit s’accomplir en milieu de travail.La formation n’est réelle que si elle se traduit en performance, c'est-à-dire, en habileté à mieux connaître et à mieux agir en fonction des responsabilités qu’on assume.Influence de l’environnement Dans cette perspective, l’individu devient son propre agent de formation et cela sur une base permanente.Ce qui suppose une motivation à se perfectionner, à se recycler, à se développer de façon à être capable de comprendre et de changer son environnement.Une telle motivation n’est possible qu’à la condition que le contexte de travail privilégie certames valeurs telles que la participation aux prises de décision.le respect de la personne.la confiance mutuelle, l'autodétermination, la considération du socio-affectif, la discipline personnelle, etc.Il est bien difficile pour ne pas dire impossible d'amener l'individu à prendre en main sa formation dans un contexte où le management est autocratique et exclusivement centré sur la production.Le milieu des affaires a tendance à privilégier un style de direction qui met l’accent sur les objectife.l’organisation et le contrôle, sans trop se soucier de la dimension humaine.Cette philosophie du management repose sur une conception plutôt négative de l'homme.On voit ce dernier comme ayant besoin d’être dirigé et aidé dans tout ce qu’il fait.Une telle organisation met l'accent sur la centralisation des décisions et sur le contrôle non pas des résultats mais des individus.Toute l’organisation repose sur les épaules d’un homme.C’est la pyramide à l'envers.Cet homme est maître à bord après Dieu, à la manière d’un capitame de vaisseau.C’est le régime paternaliste ou autocratique qui repose fondamentalement sur le principe de l'autorité.Un tel contexte se prête évidemment très peu à la consultation et à la participation véritable, s'il y a consultation, c’est pour la forme.Toutes les décisions sont déjà prises.Le reste, c'est une affaire de manipulation.Ce type de management correspondait bien d'ailleurs à la société du temps qui s’inspirait beaucoup plus du modèle théocratique que du modèle démocratique.La famille, la paroisse, l’usine, l’Etat, toutes les institutions, à quelques exceptions près, étaient dirigées à l’enseigne de l'autorité absolue.Ceux qui osaient prôner un style de direction qui se préoccupait de la liberté, du libre choix, de l'autodétermination, étaient vus, ou bien comme des déserteurs, ou bien comme des incompétents ou bien comme des socialistes.L’Eglise, l’Etat, la famille, la société en général, ont été passablement ébranlés.L’entreprise aussi d'ailleurs, mais elle demeure encore le bastion fort du paternalisme et de Tau-tocratisme, du moins en ce qui concerne la petite et moyenne entreprise.La grande entreprise a dû s’ajuster plus rapidement avec l'invasion de diplômés universitaires avec l’application de méthodes modernes de gestion qui font appel beaucoup plus à l’approche scientifique et rationnelle.Sur ce plan, la petite et moyenne entreprise a pris du retard, qu'il lui faut rattraper.C’est l’une des raisons qui expliquent le problème de la formation des cadres et par voie de conséquence, celui de la relève.Un défi au management Pour mettre en oeuvre une véritable politique de formation des cadres, il faut que la culture de l’organisation, la philosophie du management et les méthodes de gestion respectent les exigences de la société moderne et les valeurs qui président à son évolution.C’est ce qui justifie la position voulant que la formation des cadres en vase clos, hors du contexte du travail, soit un mythe.La véritable formation se fait sur le terrain.Certaines directions d’entreprise croient qu’elles ont tout fait une fois qu’elles ont accepté de défrayer le coût des cours suivis par leurs cadres.Pour elles, la formation des cadres se limite là.Pourtant, si leurs cadres veulent changer quelque chose en vue d’accroître leur performance ou celle de leur équipe, ce n’est pas bon.“Pas trop vite, pas trop vite.Ca, c’est vrai dans les livres, mais en pratique c’est différent.Tu diras à ton professeur qu’il vienne administrer ici pour voir ce qu'il ferait avec ses beaux propos.” La direction est toujours favorable à la formation de ses cadres, mais jusqu'à la limite, exclusivement, du dérangement.La formation, c’est bon en autant que ça ne change rien, en autant que ça ne met pas en cause le management.i, L'un des défis majeurs que devra relever le management de la présente décennie lui sera posé par ses jeunes cadres.Ils amèneront nos managers à repenser leur conception de l'entreprise dans l'éclairage de valeurs nouvelles concernant l'autorité, le pouvoir, la propriété, la participation, la responsabilité, et surtout la personne humaine.Cette hypothèse est d’ailleurs confirmée par bon nombre de directions qui ont pris conscience du phénomène et qui se penchent maintenant sur les moyens à prendre pour y faire face.Bien des moyens s'imposeront aux analystes.D n’en reste pas moins que le moyen le plus sûr de repondre aux attentes et aux aspirations des cadres et de favoriser leur développement, c’est de les faire participer au plein sens du terme à la vie de l’entreprise, au processus décisionnel, à la responsabilité administrative (La responsabilité suppose le contrôle sur ses décisions et sur ses actes).La formation des cadres fait partie de la dynamique de développement de l’organisation.C’est un non sens de la concevoir autrement, comme une sorte de processus indépendant ayant en soi sa fin propre.Ainsi située dans le contexte du travail, la formation des cadres cesse d’être un mythe et se donne la première condition fondamentale pour devenir une réalité.Rémy Gagné est conseiller en administration au Centre de formation et de consultation du Centre des dirigeants d’entreprise.INSTITUT MARGUERITE-BOURGEOYS • Institution reconnue d'intérêt public • INSTITUTION MIXTE; RÉSIDENCE POUR FILLES • Programmes offerts: Collège Marguerite-Bourgeoys • programme du Ministère de l'éducation • enseignement collégial qui prépare aux d'accueil universitaires tél.: 489-5693 structures École Normale de Musique • enseignement collégial, concentration en musique • brevet d'enseignement spécialisé, option musique • premier cycle d'études universitaires en vue d'un baccalauréat spécialisé en musique tél.: 481-3441 Institut Pédagogique • formation des maîtres • programme de deux ans en vue de l'obtention d'un permis classe VI, options: • préscolaire et élémentaire (premier cycle) • élémentaire (premier et deuxième cycles) • secondaire (premier cycle) • brevet d'enseignement spécialisé tél.: 488-0809 Maternelle groupe de la matinée: enfants de 4 ans groupe de l'après-midi: enfants de 5 ans tél.: 488-0222 S'adresser avant le 1 er mai au bureau d'admission de l'école où on désire s'inscrire: 4873, avenue Westmount Montréal 217 cegep de saint-hyacinthe SOREL-TRACY DRUMMONDVILLE SAINT-HYACINTHE SIÈGE SOCIAL : 450, RUE GIROUARD, SAINT-HYACINTHE, P.Q.• Le CEGEP de Saint-Hyacinthe a obtenu l'autorisation, de la DIGEC, de prolonger sa période réservée à l'admission des étudiants jusqu'au premier (1er) mai 1971.Cette permission est valable pour le cours général et les options professionnelles suivantes: • TECHNIQUES de l'ALIMENTATION (campus de Saint-Hyacinthe) • TECHNIQUES du TEXTILE (campus de Saint-Hyacinthe) • THÉÂTRE (campus de Saint-Hyacinthe) • INFORMATIQUE (campus de Saint-Hyacinthe) • TECHNIQUES ADMINISTRATIVES (campus de Saint-Hyacinthe et Tracy) • CHIMIE SPÉCIALISÉE (campus de Tracy) • ÉLECTROTECHNIQUE (campus de Tracy) • TECHNIQUES de la MÉCANIQUE (campus de Tracy) • MÉTALLURGIE (campus de Tracy) Toutes les demandes doivent être envoyées à l'adresse suivante: CEGEP de Saint-Hyacinthe, Bureau du registraire, 450, Girouard, Saint-Hyacinthe, Qué. Le Devoir, jeudi 29 avril 1 971 * A7 Mythe ou réalité ?Le gigantisme des polyvalentes par Gabriel Aubin Ils sont rares les administrateurs, les enseignants, les étudiants, les parents qui se disent satisfaits de l’école secondaire polyvalente.Si 1 on met de coté ceux qui, par habitude, résistent à toute innovation, il en restera beaucoup pour s’interroger avec une certaine inquiétude sur les conséquences d'une vie étudiante passée dans des conditions souvent très difficiles.Certains prétendent même que la polyvalence est une idée généreuse et magnifique, impossible à réaliser concrètement.Les options nombreuses et variées, les différents rythmes d’apprentissage répondent certes à un désir louable de démocratiser et d’individualiser renseignement.Mais pour pouvoir offrir toutes ces options et tous ces rythmes d’une façon rentable et fonctionnelle, D faut une forte concentration d’étudiants.D’où la nécessité de construire des écoles capables d’accueillir environ 2,000 étudiants.Cette condition essentielle de la polyvalence constitue à la fois sa raison d'être et sa principale pierre d’achoppement.De tous les reproches adressés à l’école secondaire régionale, le plus sérieux et, à toutes fins pratiques, le seul qui subsiste encore dans la population a trait au caractère gigantesque des constructions scolaires.Gigantismes et dépersonnalisation qui provoquent chez les enseignants, les étudiants et les parents un profond malaise difficile à définir mais où I on décèle la plupart du temps le désarroi, l’inquiétude et l'angoisse.Face à une telle situation, trois réactions sont possibles: la démission, la révolte et l’action.La plus répandue à venir jusqu’ici est sans doute la premiere: c’est la plus facile.La deuxième demande un certain dynamisme, mais elle demeure stérile.Quant à la troisième, elle est le fait d’un nombre sans cesse croissant d’enseignants, d’étudiants et de parents.L'action positive et concertée des person- nes impliquées dans le problème du gigantisme scolaire est la seule issue possible, car il ne s'agit pas d’abord ici d’un problème d’ordre matériel.D s’agit d'un problème de communication entre des personnes, facilitée ou non par des conditions matérielles, mais dont la solution repose avant tout sur la qualité des individus et sur leur volonté de rapprochement.Ce rapprochement indispensable entre les êtres associés dans la tâche d’éducation au niveau de l’école secondaire polyvalente peut certes être davantage favorisé par ceux qui détiennent la responsabilité tant sur le plan provincial que régional.Je vois immédiatement quatre domaines où une action énergique pourrait être entreprise dans le sens d’une plus grande “humanisation” des campus: La philosophie qui devrait présider aux programmes scolaires, aux constructions, aux structures et au statut de l’enseignant.Les programmes Dans un ouvrage publié en décembre 1970 (1), j’ai suffisamment dénoncé l’intellectualisme anachronique de nos programmes scolaires.Dans un univers devenu extrêmement mobile où l’éducation doit être permanente, il est inadmissible que les écoles continuent à orienter la majorité de ieurs efforts vers la transmission des connaissances.Rien ne ressemble aussi peu à la réalité quotidienne des adolescents que ces programmes pré-fabri-qués, démesurément enflés, où les activités sociales, sportives et artistiques occupent une place aussi mince.D n’est pas étonnant que l’on s'ennuie a l’école et que l’on s’y sente déshumanisé et dépersonnalisé à force de parodier la vie.Un espoir semble cependant poindre à l’horizon avec l'accent que le ministère de l’Education veut mettre sur les activités sportives.On sait que le Haut Commissariat aux Loisirs et aux Sports fait maintenant partie du ministère de l’Education.L’installation de cette nouvelle structure signifie déjà une volonté de faire entrer la vie dans l’école.Une priorité sera accordée l’an prochain aux aménagements extérieurs; on sait que rien n’a été fait depuis la création des polyvalentes pour favoriser la vie étudiante par l’organisation de sports extérieurs.La coordination avec les services municipaux de loisirs rapprochera l’école du milieu social et permettra une vie communautaire plus authentique.Les formes conventionnelles d’apprentissage auront tendance a disparaître pour faire place à des types plus nombreux et plus variés d’expériences susceptibles de favoriser à la fois l’éducation des jeunes et celles des adultes.D ne s’agit pas ici d’une simple vue de l'esprit; ces formules nouvelles existent déjà à l’état embryonnaire dans certaines écoles secondaires polyvalentes et elles m’apparaissent porteuses d’avenir.Les constructions Je ne crois pas qu’il existe une règle absolue pour décider qu'une école est trop grande.Je crois qu’il y a de grandes écoles mal conçues et d'autres, de même dimension, qui sont des merveilles d’architecture.D est évident que les premières sont monstrueuses et entraînent tous les inconvénients qu’on attribue généralement au gigantisme.Celles de la seconde catégorie favorisent une vie collective harmonieuse.Elles ne coûtent pas plus cher que les autres même si elles sont plus rares.11 arrive même qu’une école de 2,000 élèves, belle et fonctionnelle, coûte moins cher qu'une autre de type conventionnel.Je pourrais citer des exemples à l'intérieur d'une même commission scolaire régionale.L’architecte qui préside à l’édification de ce second type d’école est un agent d'éducation dont l’influence bénéfique agit aussi longtemps que la durée de l'école elle-même.Comme l'éducateur, il doit utiliser les données des sciences humaines telles que la psychologie, la psychologie sociale et la sociologie.D peut même être souhaitable que cet architecte soit aussi un urbaniste; une école de 2,000 élèves peut ressembler à beaucoup d’égards à un village ou à un quartier d’une grande ville.Au départ, toute la différence entre une école de 2,000 élèves où les problèmes s’accumulent et une autre, de même dimension, où il fait bon vivre provient du choix d’un bon architecte.Or, quand on sait comment s’effectue la sélection des architectes, on ne peut plus s’étonner de voir que le mythe du gigantisme continue de se répandre dans la population.Ce qui m'étonne cependant, c’est de constater qu’une décision d’une importance aussi considérable, tant sur le plan pédagogique que financier, puisse continuer de reposer sur l’arbitraire à un moment où le ministère de l’Education cherche à rationaliser tous les secteurs.Les structures L’aménagement des structures souples et fonctionnelles peut aussi favoriser l’épanouissement de relations harmonieuses entre les personnes et l’instauration d’un climat chaleureux dans toute l’école.Des structures rigides ne réussissent qu’à entraîner le légalisme et la dépersonnalisation.L’expérience et l’observation nous démontrent que les écoles où les étudiants apprennent le mieux sont celles où ils prennent une part active à l’élaboration de leurs activités.Il en va de même chez les enseignants.Plus ils se sentent associés aux décisions, plus ils sont prêts à investir du temps et des énergies dans l’organisation des activités étudiantes.Je connais personnellement des écoles où la structure reflète une philosophie de parti- Les éditions Marcel Didier (Canada) Ltée sont heureuses et fières de vous présenter leur nouvelle signature que vous retrouverez à l'avenir sur toutes leurs publications.Didier Les éditions Marcel Didier (Canada) Ltée ont déjà publié à Montréal les ouvrages suivants: Montréal dans le Roman canadien Antoine Sirois, Professeur à l'université de Sherbrooke.1968, relié toile, 196 pages, illustré.S7.50 L'Enfant devant le film Jean-Noël Jacob, Professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi.1969, broché, 110 pages, illustré.$2.00 Alphabet cyrillique llonka Schmidt-Mackey, Professeur à l'Université Laval.(Québec) 1969, 1 volume 64 pages, broché, pour chaque version.$3.50 Étude des styles (Réédition 1971) B.Dupriez, Professeur à l'Université de Montréal.$7.85 Le vocabulaire disponible du français (2 tomes) W.F.Mackay en coll.avec J.G.Savard et P.Ardouin $18.00 Dictionnaire français et anglais de terminologie mathématique William David Lyle Cet ouvrage est, à notre connaissance, le premier qui présente sous forme de dictionnaire, la terminologie mathématique tant en français qu'en anglais.Cet ouvrage est destiné à tous les étudiants de mathématique qui désirent prendre connaissance d'articles ou d'ouvrages écrits dans l'une ou l'autre des deux langues officielles de notre Pays.1971, relié, 162 pages $5.00 Une nouvelle collection de phonétique STUDIA PHONETICA No.1 Recherches sur la structure phonique du français canadien P.R.Léon, Directeur du Laboratoire de Phonétique de l'Université de Toronto.1968, 1 volume, broché, 246 pages.$6.50 No.2 Prolégomènes à l'étude des structures intonatives P.R.Léon-Ph.Martin 1970, broché, 226 pages.$14.00 No.3 Analyse des faits prosodiques Cet ouvrage présente les communications faites au Colloque de Toronto, sur l'état présent de la recherche dans le domaine des faits prosodiques.Les auteurs sont: D.Bolinger, M.Bou-dreault, D.Crystal, G.Faure, R.P.Léon, P.Lieberman, J.G.Nicholson, K.Pike, A.Rigault, J.-P.Vinay.$10.00 No.4 Essais de phonostylistique P.R.Léon Une série d'articles, dont plusieurs inédits, ont été regroupés et complétés pour exposer les problèmes d'un nouveau champ d'étude, celui de l'expressivité phonétique dans la communication orale.L'auteur à la recherche des traits pertinents, caractéristiques des fonctions identificatrices (émotives et caractérielles), des fonctions impressives (proprement stylistiques), étudie divers types de messages, du parler faubourien familier au discours oratoire du général De Gaulle.1971, broché, 186 pages.$7.00 MDidier cipaLion réelle de tous les agents d’éducation: parents, administrateurs,' enseignants et même les étudiants qui deviennent les agents associés de leur propre éducation.Ces écoles de 2,000 élèves ne peuvent certes pas encourir les reproches de “gigantisme’’ et “d’univers concentrationnaire” adressés sans discernement aux polyvalentes.Le statut du personnel enseignant On se plaît à répéter que les échecs des polyvalentes proviennent surtout du manque de préparation, de motivation et d’esprit professionnel des enseignants.Je soutiens, au contraire, que les enseignants sont mieux préparés qu’ils ne l’ont jamais été, qu’ils sont fondamentalement mieux motivés et qu’ils ont au moins autant d’esprit professionnel que leurs prédécesseurs.Le syndicalisme a peut-être tué l’apostolat et le paternalisme, mais en même temps, il a contribué à revaloriser d’une autre manière la profession d’enseignant.Quoi qu’on en pense, le syndicat ne s'oppose pas à ce qu'un maître puisse apporter à l’école une contribution qui dépasse les dispositions de la convention collective.Cette contribution supplémentaire est essentielle si l’on veut qu’une école de cette dimension constitue un milieu propice à la formation des personnes.Mais, tant que l'enseignant sera confiné à un rôle d’exécutant, il sera tout à fait justifié de s'en tenir, par conviction personnelle ou solidarité professionnelle, aux stipulations de sa convention collective.Un locataire n’est pas enclin à effectuer des améliorations dans son appartement: il s’en tient généralement aux termes de son bail.Si les enseignants sont associés comme partenaires au projet éducatif d'une école, ils se partageront avec enthousiasme toutes les tâches, et la convention n'apparaîtra plus que comme un minimum largement dépassé par les faits.Si je n'avais vu moi-même des écoles secondaires polyvalentes de 2,000 élèves fonctionner selon les quelques principes énoncés plus haut, j'admettrais avec un lecteur sceptique que mes réflexions sont purement théoriques et dénotent un optimisme béat.Je suis cependant conscient qu’il en existe d’autres où le marasme est quasi total.Il V DONNEZ VOTQE MAïU.hA iNFANT Bcrthio Témoignage d'un étudiant .un chiffre dans un classeur par THEJ 27115206 “Tu rentres à la manufacture, les deux yeux fermés ben durs” dit la chanson.C’est ainsi dans le monde de l’éducation.Sans aucune motivation, sans but précis, tu rentres à l’école sans trop savoir pourquoi.Rendu là, on t’assied sur une chaise et on te dit: “Mon garçon, assimile".Aujourd'hui, il n’existe plus d’écoles secondaires, il n’y a plus que d'énormes centres de programmation pour petits ordinateurs humains.Voilà ce qu’on est en train de faire à la génération étudiante au secondaire, on la déshumanise.Subtilement, on l'abrutit n’y a pas toujours eu d’écoles secondaires de 2,000 élèves; mais il y a toujours eu des écoles qui fonctionnaient bien, et d’autres qui fonctionnaient mal.Je soutiens seulement que le gigantisme de nos écoles est un mythe, et qu’il faut chercher ailleurs les raisons de nos échecs.Je ne veux pas nier toutefois que la dimension d’une école est une composante du problème.Mais je me refuse a suivre ceux qui veulent tout expliquer par cela car j’ai l'impression qu'ils se cherchent un alibi.en lui bourrant le crâne de sciences mathématiques (à la base de l’ordinateur).Hypocritement, on lui enseigne les sciences pseudo-humaines et morales, qui ramollissent son esprit.L'étudiant d’aujourd’hui est de plus en plus aliéné par sa fonction dans le système.Il doit apprendre, selon ses capacités, à être un engrenage du système, en se gardant bien de toute créativité.matière possible, parce qu’il a un programme à respecter.Et c’est comme ça cinq jours sur sept, de septembre à juin.L’étudiant n’est plus un individu, c’est un chiffre dans un classeur, dont le rendement est excellent, très bon, bon ou moyen (mauvais).Bien sûr comme toute machine, l’étudiant est étiqueté selon son orientation.Par exemple, on fera bien comprendre à l’étudiant qui se destine aux mé- i + i -X L'éducation, à l'âge de l'ordinateur (1) G.Aubin, La prospective en pédagogie, éd.du CADRE, Montréal.1970.Gabriel Aubin est président de la Commission scolaire régionale Duvemay et vice doyen de la faculté des Sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.Ce qui est révoltant c’est la réaction du monde adulte.“Comment se fait-il que la jeunesse soit si étrange?" Quand on empile deux à trois milles gars et filles de douze à dix-sept ans dans de luxueuses boîtes en briques.Je comprends mal qu’on se pose la question.Dans ces usures de robots, les contacts humains (les vrais) n’existent plus.Pourquoi?De huit à quatre heures, l’étudiant voit sept professeurs et sept groupes d’étudiants différents.Il a cinq minutes pour se garrocher fd’un local à un autre.Arrivé à son local, le professeur (victime lui aussi du système) doit lui faire avaler le plus de tiers qu’il est un épais et qu’il ne peut faire autre chose.A l’autre extrême, il y a le fort en science (ou autre chose) que l’on bourre au maximum pour que son rendement soit le plus efficace possible.Quant à l’élève moyen (comme moi), ou il s’abrutit complètement ou il s’aperçoit de la farce macabre dont il est l’objet.Je terminerai par cette citation de je ne sais plus qui: "L’école est une usine faussement socialisante, destinée à produire des individus rabougris et aliénés, incapables de remettre en question les structures d’une société malade.” Jacques Thériault étudiant en lie année BJV COLLEGE S Al NT-J E A IM - VI A IM N E Y CENTRE DE FORMATION APOSTOLIQUE POUR CELUI QUI VEUT.APPROFONDIR SA FOI: Découverte personnelle du Christ développement d'une pensée) chrétienne ouverte, échanges à la lumière de l'Evam gile sur des expériences de vie.liturgie communautaire vivante counselling S'ENGAGER DANS UNE ÉQUIPE APOSTOLIQUE: POUR SERVIR LE PEUPLE DE DIEU Démarche ecclésiale participation à divers groupes| (jeunes et adultes).• aide aux personnes défavorisées.• animation liturgique en paroisse.• etc.SERVICES PÉDAGOGIQUES • ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL • ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (niveau Sec.IV et V) • POSSIBILITÉ DE RECYCLAGE (pour adultes au niveau sec.ou collégial) COMME LAÏC OU PRÊTRE Collège privé reconnu d'intérêt public par le Ministère de l'Éducation du Québec 14800 est, boul.Gouin, Montréal 479, Tel.: 665-3821 A8 # Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 Grandeurs et misères de l'enseignement secondaire privé par Gilles-André Grégoire secrétaire général de TAIES L’enseignement privé est un secteur d'activités beaucoup plus vaste et beaucoup plus diversifié qu'on ne le pense généralement.Il comprend des institutions de différents niveaux, de la maternelle à l'Université; ces institutions donnent des enseignements de divers types: enseignement général, enseignement professionnel, enseignement pour enfance inadaptée, enseignement de culture personnelle, enseignement par correspondance.L'Association des institutions d’enseignement secondaire (AIES) regroupe une bonne partie des institutions dites d’enseignement général de niveau secondaire.M.Gilles-André Grégoire, secrétaire général de cet organisme, décrit, ci-après, un certain nombre de réalités qui confrontent les institutions de ce type.Il se défend donc d’être, dans ses constatations et opinions, nécessairement représentatif de tout le vaste secteur de l’enseignement privé québécois.M.Jean-Paul Desbiens, éditorialiste à la Presse, nous permettra sans doute d'utiliser ici à notre compte la distinction qu'il semble faire entre T’ opinion publique" et la "volonté populaire".Cette distinction nous parait assez pertinente lorsqu'on analyse le comportement de l’ensemble des Québécois à l'égard de l'enseignement privé.L'opinion publique, incarnée surtout par certains média d'information et par quelques grands corps intermédiaires, continue de se montrer généralement hostile COLLÈGE LIONIL-GROULX — STE-THÉRÊSE-DE-BLAINVILLE COLLÈGE D ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL Par sa situation géographique, à la périphérie de Montréal et à l'orée du "Nord", le Collège Lionel-Groulx dessert, plus particulièrement, la population étudiante de la banlieue nord de la métropole, de Ville de Laval, de Terrebonne, de St-Eustache et d'une partie de la region des Laurentides.ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL Le College Lionel-Groulx dispense un enseignement general de deux ans préparant aux Facultés universitaires dans les secteurs suivants: - sciences biologiques - sciences physiques - sciences humaines * sciences de l'administration - Arts 'Arts plastiques - Beaux-Arts) - Lettres PROFESSIONNEL Le College Lionel-Groulx disoense aussi un enseignement professionnel d une duree habituelle de trois ans dans les domaines suivants: - Techniques de bio-chimie (3 ans) - Electrotechnique (tronc commun de deux ans,-troisième annee en électronique) - Bibliotechnique (3 ans) • Techniques administratives (trons commun de deux ans; troisième annee en: FINANCE -MARKETING - TRANSPORT) - Techniques de transport (3 ans) - Informatique (3 ans) - Théâtre professionnel (production - interprétation: 3 ans) COLLÈGE LIONEL-GROULX 1, RUE ST-LOUIS STE-THÉRÉSE-DE-BLAINVILLE Tél.: 514-430-3120 LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL • HISTOIRE LITTÉRAIRE DU CANADA Littérature canadienne de langue anglaise Publiée sous la direction de Cari F.KLINCK, traduite de l'anglais par Maurice Lebel, 1 106 pages, 1970, cartonné, $18.00.«.Travail soigné, de qualité exceptionnelle, ce livre de grande envergure comble une lacune dans le domaine littéraire au Canada » .Le Soleil, 14 novembre 1970.• HECTOR-LOUIS LANGEVIN, UN PÈRE DE LA CONFÉDÉRATION CANADIENNE (1826-1906) par Andrée DÉSUETS, « Les Cahiers de l'Institut d'histoire » no 14, x-464 pages, 20 photos, 1969, broché, S 10.00.«.une contribution importante a l'histoire du Canada » .Le Canada français, 29 avril 1970.• LE CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À QUÉBEC ET À MONTRÉAL DE 1859 À 1914 par Pierre SAVARD, «Les Cahiers de l'institut d'histoire» no 15, 136 pages, 2 planches, 1971, broché, $4.00.Presque tous les aspects des relations franco-canadiennes dans la deuxieme moitié du XIXe siècle.• LA FRANCE DEVANT L'OPINION CANADIENNE (1760-1815) par Claude GALARNEAU, « Les Cahiers de l'institut d'histoire » no 16, xxii - 404 pages, 2 cartes, 1 planche, 1970, broché, $10.00.«.Une oeuvre faisant appel a toutes les techniques de l'historiographie moderne, et d'une lecture agréable, grâce à une langue élégante et a un développement bien structure de la pensée » .Le Devoir, 5 décembre 1970.• ROLAND-MICHEL BARRIN DE LA GALISS0NIÈRE, 1693-1756 par Lionel GROULX, «Études biographiques canadiennes», 104 pages, 1970, broché, $3.00.«.oeuvre conjointe d'un maître-écrivain et d'un maître-éditeur .un livre attachant, un livre intéressant, un beau livre » .Le livre candadien, février 1971.• L'ADMINISTRATION DE LA NOUVELLE-FRANCE/ The Administration of New France, 1627-1760 par André VACHON, 88 pages, 1970, broché, $1.50.«.Cette étude, claire et précise, se révélera fort utile aux étudiants souvent perdus dans le maquis des institutions d'Ancien Régime au Canada » .Livres et Auteurs québécois, 1970.LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL CP.2447, QUÉBEC 2, QUÉ.aux institutions privées; selon ladite opinion publique, ces dernières perpétuent des attitudes bourgeoises et rétrogrades dont il faut, à tout prix, libérer notre bon petit peuple.La volonté populaire se retrouve, non seulement dans les clientèles qui fréquentent l'enseignement privé ainsi que dans les enseignants et les administrateurs qui s'y dépensent.mais aussi dans les clientèles que cet enseignement pourrait inscrire et dans le personnel qu'il pourrait engager si certains courants n'avaient pas provoqué sa détérioration et ne continuaient pas, à bien des égards, d’entraver son développement.La volonté populaire ne verbalise pas son opinion (!); elle s'incarne dans une extériorisation de ses besoins exprimés en chiffres et les chiffres actuels sont passablement révélateurs.Concrètement, lorsqu'une institution privée, qui ne peut inscrire que 900 élèves et n'engager qu’une cinquantaine d'enseignants, reçoit 2,000 téléphones ou lettres de parents qui voudraient y placer leurs enfants; lorsque la même institution possède une liste de 200 enseignants qui lui offrent leurs services, elle regagne soudainement, par cette manifestation de la volonté populaire, le droit de cité que l'opinion publique avait presque réussi à lui arracher.Le lecteur nous pardonnera ce long préambule fondé sur une dichotomie qu'il pourrait juger spécieuse.Nous croyons, au contraire, qu'une telle dichotomie, du moins en ce qui regarde l'enseignement privé du type générai et du niveau secondaire, constitue précisément Torigine de ce que nous appelons, dans notre titre, les "Grandeurs et misères” du secteur auquel nous nous référons.Nos fonctions à l'intérieur d'une association qui regroupe la majorité des institutions de cette partie non négligeable du système d'éducation québécois, nous ont permis, en effet, de constater que la dichotomie en question n'est ' pas étrangère aux difficultés qui empêchent ce secteur de se stabiliser.De l’exaltation aux complexes L’Association des institutions d'enseignement secondaire (AIES) est née en février 1968.Elle succédait à Tan-cierme section secondaire de la défunte Fédération des collèges classiques (F.C.C.).Au moment de sa disparition, la F.C.C.comptait 86 institutions privées dispensant de l’enseignement secondaire (plusieurs d’entres elles dispensaient aussi l’enseignement collégial).Depuis ce temps, une quarantaine de ces institutions se sont intégrées au secteur public soit de niveau collégial soit de niveau secondaire.Cet exode important, qui créait un vide énorme dans renseignement secondaire privé, s’est, par ailleurs, accompli dans la sorte d'exaltation généreuse qui anime les néophytes.La nouvelle vocation de tout éducateur québécois respectable et digne de ce nom n'était plus simplement d'instruire et de former les hommes et les femmes, les citoyens et les citoyennes de demain, mais de leur assurer cette instruction et cette formation obligatoirement dans le secteur public.Le mot public lui-même était devenu presque un absolu et il transportait avec lui toute la magie des autres substantifs qu’on ne manquait pas d’y accoler: démocratie, polyvalence, humanisme nouveau etc.Que d’équations simplistes n’a-t-on pas fabriquées alors pour convaincre le bon peuple que le meilleur système d’éducation au monde serait (mais pour vrai, cette fois!) le nouveau système public québécois.Notre intention n’est pas, à ce sujet, de faire renaître la vieille querelle ‘‘public-privé’’ ni d'ignorer le bien-fondé de certains avancés fort concevables qui militaient à cette époque, et même encore, en faveur du développement coordonné d'un secteur public complet.Nous soumettons simplement qu’une quelconque inflation verbale utilisce, à un moment aussi fébrile de notre histoire scolaire, par plusieurs adeptes du ‘‘Hors du système public point de salut" n’était pas, à proprement parler, issue d'une très haute inspiration pédagogique.Un système démocratique et centré sur l’élève ne peut pas s'édifier de façon cohérente dans un climat où l'on sème, chez les uns, une euphorie nàive et, chez les autres, des complexes d’insuffisance.Car il s'agit bien de complexes acquis.Méprisé par ceux qui en avaient assez "de niaiser au cours secondaire" et qui se sont lancés (avec courage, renoncement, témérité ou opportunisme?) dans l'opération CEGEP, laissé pour compte par d'autres qui désiraient s’intégrer au plan d'équipement des Commissions scolaires régionales, l'enseignement secondaire privé s’est trouvé, tout à coup, comme honteux de n être que lui-même, c'est à dire “antidémocratique”, “élitique”, “tra-ditionnaliste", etc.selon le vocabulaire en usage.Il accusait tous les coups, sans broncher, presque convaincu lui-même de sa culpabilité en regard de toutes les fautes qu'on lui attribuait.Mais il faut se souvenir que les coups ne venaient pas de la volonté populaire.Il s’en faut de beaucoup.Cette volonté demeurait prête, au contraire, à inscrire ses enfants dans ce secteur, voire même à faire des efforts particuliers pour en assurer la suivie et le développement.Mais ledit secteur s'est trouvé bientôt submergé, incapable, paradoxalement, de souscrire à la demande, faute d'avoir su, justement, résister aux pressions de l’opinion publique dont l’action agressive avait réussi à lui donner à ce point mauvaise conscience qu'il était en train de s'éliminer lui-même de la carte.La grandeur de l'enseignement secondaire privé c’est de continuer à inspirer confiance à une foule de parents fiers d'y inscrire leurs enfants.Sa misère c’est d'être encore paralysé par ses complexes et de ne pas retrouver assez rapidement la fierté qu'il a perdue.De la "reconnaissance" à la faillite La "reconnaissance" dont nous voulons parler n'est pas synonyme de gratitude.Il s’agit ici du droit d'exister que TEtat "reconnaissait" aux institutions privées par Tadoption, en décembre 1968, de la "Loi de l'enseignement privé” (bill56).On se souviendra que, aux élections de juin 1966, ['Union nationale de M.Johnson avait été portée au pouvoir partiellement contre la réforme scolaire entreprise par le gouvernement Lesage; de l’aveu même de ce dernier, la population avait estimé trop rapide et trop radical le vaste “chambardement" auquel avait donné lieu cette rétorme.Nul ne pourra nier qu'en adoptant la loi 56, avec l'appui non équivoque de l’opposition, l'Union nationale (de M.Bertrand, cette fois) ne faisait, somme toute, que souscrire à ses engagements antérieurs.Ce parti n'allait d’ailleurs pas jusqu'au bout de ses promesses puisque, loin d'accorder “l'octroi - qui - suit - l'enfant" qu'il avait annoncé dans son programme, il se rangeait plutôt derrière les tenants plus réalistes d'une subvention per capita de 80% (pour les institutions déclarées d’intérêt public) ou de 60% (pour les institutions reconnues pour fins de subventions) du coût moyen de l'enseignement public et que, de surcroît, il plafonnait les frais de scolarité à charger aux parents.La “volonté populaire” aurait pu estimer que le gouvernement trahissait des promesses qui avaient contribué à le porter au pouvoir.Mais, COMMEMT Vols-TO i-'AVEN devenue réaliste, elle aussi, elle acceptait finalement que les parents du secteur privé paient une contribution particulière pour se prévaloir du droit (pourtant garanti, dans le préambule du bill 60) de choisir l'école qui corresponde le mieux à leurs aspirations.Quelques doutes subsistaient cependant, sur la façon dont l’Etat fixerait le "coût moyen" devant servir de base de calcul pour l'établissement des subventions.Mais, à ce sujet, M.Jean-Guy Cardinal, ministre de l'Education, avait assuré M.Lesage, chef de l’opposition, que toutes les dépenses pertinentes du secteur public entreraient dans le calcul du "coût moyen" y compris, nommément, les subventions directes de l'Etat aux Commissions scolaires pour fins d'immobilisations.D'un autre côté, cette loi aurait dû.dans son ensemble, convenir aussi à l'opinion publique; elle qui reprochait jadis à l'enseignement privé de ne recevoir que des riches, elle ne pourrait que se réjouir de voir les institutions de ce secteur devenir plus accessibles grâce à la généreuse contribution de TEtat.Que non! Ladite "opinion" estimait en substance que.par le biais de cette loi.les institutions privées feraient une concurrence déloyale à l’enseignement public; que TEtat financerait ainsi un enseignement des valeurs-dépassées - qui - préparent-mal - au-monde-technologique-de-demain; que seuls des '"privilégiés" pourraient, une fois de plus, bénéficier" de ce système.Notons, en passant, que ce sont là de bien étranges privilèges que ceux d une jeunesse dont les parents paient des frais de scolarité pour la faire si mal préparer au monde de demain’ Quoi qu'il en soit, les pressions de l'opinion publique ont, à notre sens, provoqué un recul (mais habilement déguisé) de la part du Gouvernement.Ne pouvant pas rappeler sa loi immédiatement après son adoption, il contourne la difficulté en annonçant (en décembre 1969) un “coût moyen" purement fictif - pour l’enseignement secondaire tout au moins - qui omet les dépenses d'une dizaine de Commissions scolaires (pas les plus pauvres évidemment! et qui ne tient aucun compte des subventions directes aux C.S.R.pour fins d'immobilisations.Le coût moyen de 67-68 est donc fixé à $717; celui de 68-69, à $788; ces coûts, toujours établis censément du moins - d’après les états financiers de Tannée antérieure au versement de la subvention, permettent aux institutions secondaires impliquées de recevoir, par le truchement des subventions et des frais de scolarité, un financement maximum de $789 en 69-70 et de $867 en 1970-71.Il est facile de comprendre qu’uns institution privée, si elle encourt des dépenses, même établies selon des normes comparables à celles du sec- teur public, des dépenses, donc, de Tordre de $950 ou $1000 per capita, se verra, dans un tel contexte, acculée rapidement à la faillite.La grandeur de l'enseignement secondaire privé, c’est de s'être vu reconnaître un droit officiel d’existence par une loi qui devait permettre sa suivie, son développement et son accessibilité.Sa misère, c'est que Tapplica-tion de cette loi est en train, selon l'expression utilisée par le syndicaliste Claude Grenier, dans le Nouveau Pouvoir du 1er mai 1970, "de nationaliser par Tabsurde les institutions privées".De l’autonomie au rejet L'Etat québécois, au dire de Topinion publique, ne peut pas se payer le luxe d'avoir deux systèmes d'éducation.Il y a dans cette affirmation quelque chose d'un peu déma-gogitjue.Implicitement on tend ici à faire croire, d'abord que TEtat paie le prix fort pour assurer le maintien des institutions privées, ensuite que de telles institutions sont nettement en marge du système d’éducation du Québec.Ne serait-il pas plus juste de dire d'abord que TEtat ne peut justement pas se payer le luxe d'éliminer les institutions privées; que celles-ci constituent, en quelque sorte, une épargne appréciable pour la collectivité, étant donné Tacquis matériel et intellectuel quelles représentent, étant donné aussi Teffort financier que consent à faire la clientèle qui s’y inscrit et que TEtat n'a pas à assumer.Au demeurant, il faut être aveugle ou malhonnête pour ne pas se rendre compte que les investissements (et les risques de gaspillage qu'ils comportent) en constructions, en équipements etc.ont été faits, ces dernières années, presque exclusivement dans le secteur public.Il nous semble i que, là-dessus, les chiffres sont assez abondants et assez éloquents.Il ne nous vient même pas à l’esprit d'ailleurs de contester la priorité que s’est donnée TEtat en cette matière: il fallait mettre l'accent sur le développement de l'enseignement public, d'accord.Nous demandons pourtant à Topinion publique d'admettre, de son côté, que l'enseignement privé n'a guère participé à ce vaste banquet et que si certains estiment que l’enseignement public n’a pas eu sa quote part du gâteau, ce n'est pas dans le ventre de l'enseignement privé qu'on a des biens grandes chances de la trouver.Quant à la situation des institutions privées en marge du système, c’est là une question plus subjective.L'AIES a toujours considéré, pour sa part, qu'il n'y avait, au Québec, qu'un seul système national d’éducation à l’intérieur duquel pouvaient coexister des institutions de divers types.Elle n'a jamais, à notre connaissance, confondu les aspects juridiques de la propriété comme telle avec les autres aspects qui font qu’une école est une école et non une COLLÈGE MARIE-VICTORIN (autrefois Scolasticat Central de Montréal) COLLÈGE PRIVÉ RECONNU D'INTÉRÊT PUBLIC PROGRAMME DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION conduisant au diplôme d'études collégiales ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL Sciences de la santé Sciences pures et appliquées Sciences humaines Sciences administratives Arts et lettres ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Techniques d'éducation spécialisée Informatique SERVICE DE RÉSIDENCE Quatre résidences pour garçons Une résidence pour filles ADRESSE: COLLÈGE MARIE-VICTORIN 7000, rue MARIE-VICTORIN Montréal-Nord — 322-3903 fabrique de biscuits.En conséquence, ce n’est pas au nom de la propriété qu’elle a réclamé et réclame encore Tautonomie (très relative d'ailleurs) que TEtat accorde aux institutions privées dans les domaines administratif et pédagogique.Ajoutons que nous nous faisons fort de réclamer le même traitement pour les écoles publiques car nous voyons dans cette autonomie administrative et pédagogique des ferments certains d’excellence.En poursuivant ses attaques d'arrière-garde contre T enseignement privé, Topinion publique est en voie d'enlever la seule chance qui reste au secteur public de ne pas sombrer definitivement dans le monolithisme.Car ce nest certainement pas en stigmatisant les quelques libertés qui subsistent chez quelques personnes qu'on obtient la liberté pour tous.La grandeur de l'enseignement privé, c'est de tenir à une existence et à des modes d’agir relativement autonomes dans lesquels il voit des possibilités plus grandes d'atteindre à l'excellence.Sa misère, c'est d'être, de ce fait, relégué en marge du système par Topinion publique, laquelle se réclame, curieusement, de la démocratie et du pluralisme dans tous les domaines, sauf.semble-t-il, dans celui-là.ÏÏVRÉS~ rares, épuisés ou d’occasion Catalogues adressées sur demande JEAN GAGNON 28.rue des Jardins B.P.653 H.V.Québec 4 Tél.418, 523-6760 Depuis 18 ans au service des lecteurs.ÉDUCATION ET SOCIÉTÉ LES OBJECTIFS DE LA REVUE: offrir aux éducateurs, parents et mailres.des dossiers sur les grandes questions de Theure.avec des exposés de spécialistes, aussi bien que de parents, d’éducateurs.d'étudiants.Chaque numéro de la revue constitue un dossier Parait huit lois par année: lévrier, mars, avril, mai.septembre, octobre.novembre et décembre.Dossiers déjà parus: • La politisation • L’école, dans un cercle vicieux ?• L'éducation sexuelle • La drogue et les jeunes • l'Establishment • Le conflit des générations • l’éducation en milieu défavorisé • La publicité • L'étudiant pré universitaire • Quel Dieu est mort ?• L'éducation permanente Paraîtra en mai: • les mythes québécois Des témoignages nombreux prou vent la valeur d'Éducation et Société.Faites en vous mêmes l'expérience.Le numéro: L’abonnement: $0.60 $4.00 Prix spécial pour abonnements de groupe ou pour achat au numéro.ÉDUCATION ET SOCIÉTÉ 8100, boul.Saint-Laurent, Montréal 351 - (387-2541 ) 1 « I Le Devoir, jeudi 29 avril 1 971 • A9 L'administration des cegeps Un pas en avant ou par Me Denys Pelletier notaire et président du conseil d'administration du Cegep de Rosemont Les quelques paragraphes qui vont suivre sont le fruit de ma réflexion personnelle sur l'expérience que j’ai vécue comme président du conseil d’administration du CEGEP de Rosemont depuis ce beau jour de mai 1968, où, avec quatre autre personnes que je ne connaissais pas et qui ne me connaissaient pas, nous reçûmes la nouvelle que le collège de Rosemont venait d’être fondé, qu'il devait ouvrir ses portes en septembre 1968.Les quelques réflexions que ces paragraphes contiennent me sont personnelles, sont le fruit d'une expérience par- ticulière et il ne faudrait pas leur donner une portée et une extension qu’ils ne prétendent pas avoir.Mon souci, tout au long de ces réflexions, sera de situer le conseil d'administration dans son contexte social, en essayant de me dégager, du mieux possible, des perspectives étroites d'un événement comme la contestation étudiante, la négociation d'une convention collective ou encore quelques conflits particuliers comme nous en avons connus ces derniers temps.Tout d'abord, il est important de se rappeler que la formule du conseil d'adminis- tration du CEGEP telle qu'el-le est décrétée dans la loi des Collèges d’Enseignement Général et Professionnel est presque une antithèse par rapport au Collège Classique et a l’Institut Technique, ses prédécesseurs.Alors que dans ces derniers l’autorité est l’apanage exclusif de la direction, si ce n'est d’un directeur unique, dans le premier l'autorité réside au conseil d'administration qui groupe des administrateurs pas toujours issus du milieu collégial, des professeurs, des parents et des étudiants qui, eux, n'ont jamais participé véritablement, avant ce jour, à la responsabilité de l'administration d'un Collège.Il est également important de souligner que les premiers administrateurs de Rosemont ainsi que ceux qui se sont joints à eux par la suite, n'ont pas manqué de réaliser la dimension nouvelle que prenait le rôle de la direction d'un Collège et que dès le début de leur travail, ils se sont appliqués à faire la consultation et à obtenir l'information qui leur était nécessaire pour réussir dans la tâche qui leur avait été confiée.Tous ont accepté de jouer à plein le jeu de la participation et de la démocratie.Ce ne fut pas toujours facile, mais, je crois, que ce fut une démarche et une attitude positive et fructueuse.Je vais maintenant essayer d'évaluer et de situer les tendances et l’apport de chaque groupe présent ou représenté au conseil d'administration et de dégager les orientations qu’ils doivent, à mon humble avis, poursuivre ou abandonner, selon le cas.Pour ce faire, je vais aborder en premier lieu le cas des étudiants, premiers intéressés, puis, celui des professeurs plus activement intéressés, ensuite, celui des parents qui.en dernière analyse, ont confié au Collège une partie de leurs responsabilités d’éducateurs et.en dernier lieu, celui des administrateurs nommés par le Gouvernement et dont le rôle est moins facile à relier directement au Collège.Parmi ces derniers je voudrais inclure, le directeur général et le directeur des services pédagogiques qui.de par leur mode de nomination et leurs fonctions, se rattachent davantage au dernier groupe.Les étudiants Malgré des affirmations courantes dans le milieu étudiant.la présence de deux étudiants au conseil d'administration du CEGEP de Rosemont a été précieuse.Leur seule présence rappelle sans cesse aux administrateurs que.c’est pour les étudiants et à cause d'eux, qu’existe le Collège et que le conseil travaille.D y eut cependant plus que cela, leurs interventions, quoique quelquefois gauches, à cause de la nouveauté de la formule.et aussi à cause de leur manque d’expérience, ont toujours apporté aux délibérations du conseil d’administration un éclairage et une perspective valable souvent, essentielle.Malheureusement.les étudiants ne sont que de passage au Collège.deux ou trois ans tout au plus, et leur passage au conseil d'administration est souvent beaucoup plus court, de sorte qu'il leur est impossible de prendre l'expérience voulue et qu'il leur est très difficile de saisir la portée des travaux en cours.De plus, leur souci est toujours beaucoup plus immédiat, le diplôme, que le nécessite beaucoup de délibérations du conseil.De ceci il en est résulté qu’en de nombreuses occasions, les étudiants présents au conseil d'administration du CEGEP de Rosemont se sont sentis dépassés.Enfin, à cause de leur passage trop court au Collège et.surtout à cause de changements très rapides dans l'attitude de la masse étudiante, les étu- LE RÔLE DE LA FÉDÉRATION DIS ÉCOLES PRIVÉES de la Province de Québec, Inc.?• la FEP groupe les écoles privées reconnues comme valables • La FEP informe le public des services éducatifs offerts par ses membres • La FEP assure le respect du code d'éthique • La FEP encourage les écoles privées à perfectionner leurs méthodes d'enseignement POURQUOI CHOISIR L’ÉCOLE PRIVÉE?I Parce que tous ses efforts étant concentrés vers un but precis, l'école privée excelle dans sa spécialité.2.Parce que l'école privée peut consacrer le temps requis pour les cas particuliers.3.Parce que l'école privée peut dispenser son enseignement en moins de temps sans diminuer le nombre total d'heures de cours.4.Parce que l'enseignement dans une école privée est toujours en conformité des besoins du marché du travail.5.Parce que, devant la concurrence des écoles du secteur public, l'école privée doit assurer des meilleurs services et une plus grande efficacité.QUELQUES ÉCOLES MEMBRES DE LA FEP Voici la liste des écoles membres qui ont participé à rendre possible, ce message d’intérêt public: Drummondville: L’In st itutd’Opéroteurs en Machinerie Lourde du Que bec, Inc.Grand'AAère: École Moderne d'Art Floral, Enr.Longueuil: École Commerciale Cordeau, Inc.Montréal: Académie Rollande St-Germain, inc.Alexander Business College Centre de Préparation Professionnelle, Enr.Châtelain Business College Collège de Programmation d'Ordinateur Électronique Collège Français, Inc.College Lasalle, Inc.Corporation Linguistique Atlas École Au Jardin Bleu École de Coiffure d'Arcy, Inc.École de Danse Suzanne, Enr.École Maternelle Marie-Claire Fournier, Enr.Graham's Business College, Inc.Institut Alie Institut de Conversation anglaise et française, Inc.Institut de Sténotypie International Institut d'Horlogerie du Canada, Ltée Institut Edith Serei Institut Teccart, Inc.Modem Training Center Inc.École de Radio, d'Électronique et de Télévision (Qué.) Ltée Studio A.Salette Québec: Collège de Programmation d’Ordinateur Électronique Collège O'Sullivan de limoilou, Inc.Institut de Data Processing de Quebec, Inc.Institut Edith Serei Laboratoire Linguistique du Québec, Inc.Sherbrooke: Collège de Programmation d'Ordinateur Électronique Institut de Data Processing de Sherbrooke, Inc.Institut Edith Serei LA FÉDÉRATION DES ÉCOLES PRIVÉES de la province de Québec SECRÉTARIAT, 3155, rue HOCHELAGA, MONTRÉAL 402 un échec?diants qui ont siégé au conseil d’administration n’ont pas toujours, malgré l’observance des formalités imposées par la loi, été véritablement délégués par leurs confrères, et.surtout, n’ont pas eu l’occasion de faire connaître à leurs confrères le travail qu’ils accomplissaient au conseil d’administration et le travail que le conseil accomplissait.Les professeurs A Rosemont, la participation des professeurs a été, je crois, particulièrement active et fructueuse, malgré les quelques affrontements que nous avons eus.Pour les professeurs, premiers responsables de la pédagogie, la participation au conseil d’administration est et demeurera toujours une source de dilemmes, car, les professeurs, convaincus à juste titre de leur vocation d'éducateurs, auront toujours du mal à participer à des déci- sions administratives qui doivent tenir compte, non seulement des intérêts pédagogiques, mais, également, des intérêts financiers et matériels imposés par la présence des étudiants ou nécessités par des circonstances étrangères à la pédagogie.De plus, pour les professeurs, la situation se complique en raison de leur appartenance à un syndicat.En effet, il n'est pas facile à un syndiqué de participer à la gérance et à la direction d'accepter la participation d'un syndiqué à la gérance.La situation est particulièrement délicate dans un Collège où il est pratiquement impossible d'imaginer une situation qui ne touche pas, d une manière ou d une autre, les relations de travail et la convention collective.Si la présence de professeurs au conseil d’administration de Rosemont a été souvent la cause d'affrontements et de discussions prolongées.elle a aussi permis que les questions soient discutées en profondeur et qu’une réponse éclairée y soit apportée.De plus, les professeurs ont apporté sur bien d’autres questions et en particulier sur le milieu étudiant, un éclairage et un concours fort appréciable.Les parents Comme les étudiants, les parents passent trop rapidement au conseil d’administration et n ont pas toujours l’occasion de donner leur juste mesure.A Rosemont, les parents qui ont oe’uvrés au conseil d'administration, ont su s'élever suffisamment pour envisager dans leurs véritables dimensions, les problèmes du Collèges et éviter l'écueil d'apporter à la table du conseil, les problèmes particuliers de leurs enfants.Leur jugement éclairé par leur engagement dans la vie du Collège, résultant de la présence de leur enfant au Collège, a servi, il me semble, comme la présence des étudiants, à conserver constamment présents à la table du conseil, la notion que ce dernier doit travailler pour l'étudiant en tout et pour tout.Encore plus que pour les étudiants, la nomination des parents au conseil d'administration est un peu l'effet du hasard et les parents qui ont été élus au conseil d'administration peuvent difficilement faire rapport de leurs activités à leurs commettants.Les administrateurs nommées par le Québec Le rôle de ces administrateurs est plus difficile à saisir parce que, contrairement aux autres groupes, on ne saisit pas immédiatement la relation qu'il y a entre eux et le but poursuivi par le Collège.Mais c'est justement là que se justifie leur présence, car, détachés qu'ils sont d'une préoccupation particulière, ils peuvent apporter à la gestion du Collège une objectivité et un équilibre qui est beaucoup plus difficile aux membres des autres groupes.En contre-partie, il leur faut, cependant, avoir l'oeil constamment ouvert et l'oreille constamment à l'écoute, pour bien saisir et comprendre chaque situation, le point de vue et les besoins de chacun dans le Collège, pour ensuite gerer en connaissance de cause et éviter le préjugé d'une situation ou de se croire investi de la science infuse.Ils doivent aussi se préoccuper, comme tous les autres administrateurs, et peut-être davantage, de faire fonctionner pleinement les mécanismes de consultation qui feront ressortir véritablement et clairement les besoins du milieu.desquels se définiront: les objectifs du Collège.De plus, ils devront éviter de gérer pour gérer, de se sou- Pourquoi quitte-t-on le collège?La vie est le sujet à enseigner par Christine Laniel J’ai 22 ans.Il y a trois ans.je laissais mes cours en art.Sur ces 3 ans, j’ai travaillé officiellement environ 7 mois, pris en 2 parties.En dehors de cela, je dessine, tricote, prend tout ce qui passe d'irrégulier, c'est ainsi que je vis.Je n’ai aucunement l'intention d'être logique, ma vision des choses est sans doute idéaliste, mais il faut y viser pour trouver la vérité.L'éducation commence avec la vie, avec les êtres neufs; elle n'est pas affaire de masse, il ne s’agit pas d'élaborer des programmes qui conviennent au plus de monde possible, il s'agit au contraire d'individualiser, de faire ressortir en chaque être le goût de la découverte, apprendre est un jeu passionnant.Il ne faut pas diriger un enfant, il est friand de tout, si on lui donne de tout, il sera vite rendu à lui-même et choisira sa voie.Le savoir habite le cerveau humain (le livre, Taudio-vi-suel ne sont que des moyens secondaires).La relation humaine, de personne à personne, celle oui suggère, initie.restera toujours la meilleure méthode de transfert de connaissances car.du même fait, il y a transport d'impressions, de sentiments, de circonstances, d'images.C’est pourquoi selon moi la vie est le sujet à enseigner: la nature humaine (surtout, c’est la base de la direction de notre vie toujours liée aux échanges entre humains) qu'on découvre par disponibilité quotidienne, voyages, expériences provoquées, nature animale, végétale, minérale qu'il faut trouver en leur milieu propre.Toute autre connaissance gravite autour en une infinité de possibilités.Le savoir des choses est avant tout disponibilité, mobilité et non pas rigidité; l’éducation organisée des écoles perd donc son premier but.Présentement, l’éducation est dirigée en fonction de la main-d’oeuvre nécessaire pour faire tourner la grande roue du système de production (je dis roue, je devrais dire cercle vicieux).C’est de voir les motivations qu’on essaie de donner, ‘étudie, c’est pour bien gagner ta vie plus tard!" Et quand tu travailles, on te conditionne à dépenser ton argent pour mieux te maintenir à travailler.Comprenez-vous maintenant: "Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves" (Péloquint.Le travail tel que conçu présentement abrutit; non pas qu’il n'y a rien d'intéressant à réaliser mais tout travail basé sur une sécurité, une continuité, tue toute spontanéité, tout désir de création, de renouvellement.Je vois une association entre apprendre et réaliser mais les deax s'improvisent selon le besoin du moment, les deux sont une suite, aucun n est une fin.Il y a un phénomène encourageant qui se répand, travail et études perdent le sens de labeur pour recouvrer celui qui leur es propre: découverte.enthousiasme, amusement.Il faut savoir retrouver notre fonction première, celle d'enfant, c’est la vraie.N'allez pas croire que je suis inconsciente de ce qui existe présentement.J'avoue que rien n'est fait en fonction de ce je veux.Mais tout savent ce que j’ai écrit, et des associations d'humains s'élèvent, s'entraident: finis les temps de résignation, la clarté commence à se faire, l’espoir de survie est là.cier de l'efficacité pour elle-même et de devenir de simples échos des directives ministérielles.Leur devoir est avant tout, de tirer avec les autres membres du conseil d’administration le meilleur parti possible des moyens mis à leur disposition.J’ose croire et je le dis ici, avec toutes les réserves qui s’imposent parce que je suis l'un de ceux-là, que les membres du conseil d'administration nommés par le gouvernement, le directeur-général et le directeur des services pédagogiques, ont bien saisi la dimension nouvelle qu'apportait dans la gestion d'un Collège la présence d’un conseil d'administration constitué comme nous l'avons vu.De cette expérience que j'ai vécue à Rosemont avec des étudiants, des professeurs, des parents et des administrateurs, je voudrais essayer maintenant, de tirer quelques conclusions et de formuler quelques souhaits.Tout d’abord, il faut apprendre à gérer et par ceci je veux dire qu’il faut apprendre a tirer d’une solution donnée le meilleur parti possible pour le plus grand bénéfice de tous les intéressés.Gérer, ce n'est pas planifier et il faut bien comprendre que l'administrateur comme tout autre cherche toujours la solution idéale mais que placé devant les impératifs d une situation particulière, il se doit de prendre une décision qui, si elle n’est pas l'idéal, soit s en rapprocher autant que possi- Suite à la page Al6 Suggestions des Éditions Bellarmin ENSEIGNEMENT RELIGIEUX Les problèmes de base.Approche biblique, par Paul Dostaler, SJ.1968.270 pages.Relié.$4.50.Le Prophète de Nazareth et nos 7 sacrements, par Paul Dostaler, SJ.1971.350 pages.Couverture simili-toile.S5.75.L’essor de la culture.Un instrument de travail centre sur le chapitre II de la Constitution pastorale Gaudium et Spes de Vatican II sur l'Église dans le monde de ce temps.1970.128 pages.$1.50.HISTOIRE Frédéric Romanet du Cailiaud, "conte'' de Sudbury, par Lorenzo Cadieux, SJ.Préface de Jean Éthier-Blais.Histoire d'un industriel français intimement associé au développement de Sudbury.1971.143 pages.Quatre photos.S3.00.MUSIQUE Initiation à la musique, par Jean-Paul Labelle, SJ.Quatre cahiers: Éléments de la musique,- L'histoire de la musique; Les formes musicales; L'homme et l'oeuvre musicale.1966.3e édition.S3.00.' PASTORALE L'Église au purgatoire de vérité, par Jean Caron, Jean Dudos et Guy Paiement.Réflexions sur ce qu'il y a d’essentiel et d'authentique dans la vie chrétienne.Coédition Bellarmin et Desclée et Cie.1970.198 pages.S2 00.Faut-il garder au Québec l'école confessionnelle ?par Richard Ares, SJ.Textes de trois causeries.1970.68 pages.$1.00.PHILOSOPHIE Chemins de l'esprit vers l'Étre.Essai sur l'existence de Dieu, par Louis Leahy, SJ.Coédition Bellarmin et Desclée de Brouwer.(Prix de la Province de Québec).1969.232 pages.$4.75.Durée pure et temporalité, Bergson et Heidegger, par Laurent Giroux.Coédition Bellarmin et Desclée et Cie.1971.156 pages.S3.50.Notre monde apparent.Notes pour une philosophie de la nature, par Gilles Lane, SJ.coédition Bellarmin et Desclée de Brouwer.1969.110 pages.S2.50.Structure et sens du symbole.L'imaginaire chez Gaston Bachelard, par Julien Naud, SJ.Coédition Bellarmin et Desclée et Cie.1971.240 pages.$4.50.Une poétique de l'homme.Essai sur l'imagination d après l'oeuvre de Gaston Bachelard, par Madeleine Préclaire.Coélition Bellarmin et Desclée et Cie.1971.165 pages.S3.00.THEOLOGIE Les dix Paroles.Perspectives bibliques, par Edouard Hamel, SJ.Étude sur le Décalogue.Coédition Bellarmin et Desclée de Brouwer.1969.172 pages.$3.50.La Foi et le Temps.Essais théologiques sur le second concile du Vatican, par Gilles Langevin, SJ.Coédition Bellarmin et Desclée de Brouwer 1969.172 pages.S3.90.Monde et réalités terrestres.Essais théologiques, par Jacques Flamand.Coédition Bellarmin et Desclée de Brouwer.1969.342 pages.$6.35.LITTERATURE Paraîtra en mai.Larmes de silence, par Jean Vanier.Réflexions sur ceux qui souffrent et sur l'attitude d'accueil et d'amour à leur égard.Texte dense, aux résonances poétiques.100 pages, dont 46 photos.S3.00.Les Éditions Bellarmin 8100, boulevard Saint-Laurent (angle Jarry) Montréal 351 387-2541 .NOUVEAUTES ET REEDITIONS FIDES.STRUCTURE D’UN SYSTÈME D’INFORMATION SUR ORDINATEUR ~DICTIONNAIRE— DES-SYNONYMES ET DES ANTONYMES par Roland CARRIERE $4.50 net par Hector DUPUIS ______$5.00 ï n 1 y • r En vente dans fautes les librairies et à la librairies FIDES -CAUKIL EN HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE par Gérard CACHAT et Gilles VILLEMURE Livre de l'élève: $2.50 net Livre du maître: $1.25 net 245 est, boulevard Dorchester, Montréal 129 - .861-9621 Accessible par deux stations du métro: Berri et Champ-de-Mars L’ART D’APPRENDRE par Mathieu GIRARD Cours dinitiaticn au travail intellectuel Livre de l'élève: $2.50 net Livre du maître avec disques: $ 1 2.00 net « i Al 0 * Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 L'architecture scolaire, fonction d'une pédagogie définie par Fernand C.Magnan architecte et conseiller en programmation architecturale D est inutile de présenter une esquisse illustrant l'école de l'avenir, alors que les besoins sont les facteurs déterminants de l’architecture et que ceux de la pédagogie future nous échappent.Cet article propose donc d'identifier non pas des normes, non pas des projets types.mais des procédures d'analyse des besoins, des méthodes d'approche qui peuvent favoriser une architecture scolaire fonctionnelle et, par là.sensibiliser les responsables de projets scolaires à des travaux trop souvent négligés mais inhérents à l'architecture et démontrer que l'architecte n'est pas le seul responsable du fonctionnement d une construction.Recherche d’une définition Avant de déterminer des méthodes d’analyse, il faut définir ce que nous recherchons; il nous faut déterminer ce qu'est l’architecture fonctionnelle.A partir du désir d'offrir à l’étudiant une grande diversité de programmes, à partir du besoin d'obtenir une utilisation maximale de l’espace, on a conçu, depuis 1965.plus précisément depuis le rapport Parent, des complexes ou l’étudiant jouit d'un anonymat complet, où l'étudiant, chahuté d'un pavillon à l'autre, dispose d’une seule place et encore jamais la meme.Ces écoles ne semblent pas construites pour l'étudiant car celui-ci ne se sent nulle part chez lui et peut difficilement s’identifier a un secteur.Ces écoles nous donnent l'impression d’être des constructions conventionnelles de 500 places, agrandies, qui s'identifient par un nombre important de locaux ou par les dimensions imposantes de certains d'entre eux.Le coût s'est avéré souvent très économique mais il y a lieu de se demander si ces écoles sont fonctionnelles.La planification architecturale ne répond pas toujours à une con- ception pédagogique développée à partir d objectifs bien définis, déterminés en fonction de l'étudiant.Il n'est pas utile de démontrer cette évidence et la cause en est facile à déceler: on a défini les besoins en construisant, alors qu'il faut d'abord définir les besoins et constuire ensuite.Les collèges classiques, maintenant quasi historiques, appartiennent à une époque où l'argent n'était pas le seul critère déterminant de l'architecture, à une époque où on pouvait encore disposer de temps, au besom.Ces écoles offraient généralement à l'étudiant trois à quatre places, une en classe, une en laboratoire.une en gymnase et une en cafétéria et, présentaient, bien sûr, une occupation, non pas maximale, mais minimale de l'espace.H y a lieu de se demander, là aussi, si ces écoles étaient fonctionnelles.On se rend compte rapidement qu'il n’est pas facile, à l'aide d'exemples en architecture scolaire, de définir ce Progress1 wCt 690 est, boulevard Crémazie Institution privée reconnue d'intérêt public POUR JEUNES FILLES SEULEMENT Cours secondaire complet - I, II, III, IV et V Scientifique, commercial et secrétariats Nous attirons l'attention des parents sur l'importance de faire un cycle complet dans le même établissement.Madame Jeanne Normandin, directrice et spécialiste en éducation, se fera un plaisir de vous documenter sur les avantages offerts par l'école.Pour les étudiantes du sec.déjà en cours.381-3945 IV et V et secrétariats, la période d'inscription est université du québecà trois-riviéres L'Université du Québec à Trois-Rivières.Votre université Les étudiants possédant le diplôme d études collégiales ou l'équivalent sont cordialement invités à communiquer avec le Registraire pour s'inscrire à l'un ou l'outre des programmes de baccalauréats spécialisés ou de maîtrises énumérés ci-oprès BACCALAURÉATS SPÉCIAUSÉS en administration en administration (sciences comptables) en économique en recherche opérationnelle enseignement secondaire (administration) enseignement secondaire (lettres françaises) enseignement secondaire (anglais) enseignement secondaire (biologie) enseignement secondaire (chimie) enseignement secondaire (mathématiques) enseignement secondaire (physique) enseignement secondaire (géographie) enseignement secondaire (histoire) enseignement secondaire (sciences religieuses) enseignement arts plastiques enseignement musique enseignement élémentaire enseignement élémentaire enseignement (éducation physique) en éducation physique enseignement (enfance inadaptée) en enfance inadaptée en sciences de l’éducation en sciences (biochimie) en sciences (biologie) en sciences (chimie) en sciences (mathématiques) en sciences (physique) en sciences de la santé (biologje humaine) en sciences appliquées (génie chimique) en sciences appliquées (génie électrique) en sciences appliquées (génie médical) en sciences appliquées (génie physique) en nursing en musique en arts plastiques en lettres (études françaises) en lettres classiques (latin-grec) en lettres classiques (latin) en lettres classiques (grec) en linguistique en lettres (études québécoises) en langues modernes (études anglaises) en géographie en histoire en philosophie en psychologie en théologie en génagogie en récréologie MAITRISES en éducation ès Arts (Théologie) és Arts (lettres) é Arts (Philosophie) en Théologie Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser au Bureau du Registraire Université du Québec à Trois-Rivières ' CP.500 Trois-Rivières Tél.: (819) 379-1740 V.qu est l'architecture fonctionnelle.Aussi, posons simplement la définition suivante: l'architecture fonctionnelle est celle qui, respectant une disponibilité budgétaire, répond le mieux aux fonctions pour lesquelles elle a été conçue, avec un minimum de moyens.Les caractéristiques de la pédagogie Sans faire une analyse détaillée de la pédagogie contemporaine.on peut identifier les caractéristiques suivantes: - Les écoles deviennent de plus en plus des centre d’études et, non des centres d'enseignement; en d'autres mots, l'éducation s’oriente progressivement vers un enseignement actif où l’élève devient son propre agent de formation.- Le professeur n'est plus la seule source du savoir; son rôle ne se limite pas à enseigner; il assiste l’étudiant dans son apprentissage, il programme son travail, l’évalue, l’oriente constamment.r - Le matériel didactique se trouve enrichi: à la documentation écrite s’ajoute la docu-mqntation sonore, visuelle et audio-visuelle.- A la communication verbale s’additionne la télévision en circuit fermé, le magnétoscope, le magnétophone,.- Les programmes changent: le contenu de ceux qui existent est modifié; de nouveaux programmes sont offerts.- Les mseriptions dans les différents programmes varient avec la demande du marché du travail dans les différentes disciplines.- Les effectifs scolaires, liés aux mouvements de la population dans les différentes zones, changent aussi constamment.Les besoins de la société en évolution exigent en somme une évolution constante et du contenu et des méthodes pédagogiques.On ne peut pas fixer une formule pédagogique.Pour une architecture fonctionnelle L’architecture scolaire qu’il nous faut rechercher est celle qui respecte les exigences de la pédagogie.Par conséquent, une architecture ne peut se concevoir qu’à partir d'une analyse détaillée des besoms de cette pédagogie.On ne construit pas autour de l'illimité; construire n’est pas définir.On ne peut pas créer une structure ou un système qui permet d’obtenir de grands espaces polyvalents, installer que les services essentiels tels la mécanique, les conduits électriques, .On ne peut pas prévoir que des partitions amovibles.Un local transformable à 100% sert toujours mal les activités qui doivent s’y dérouler.Si on veut une architecture fonctionnelle, il nous faut préciser l’option pédagogique choisie et analyser toutes ses exigences.Il faut définir l e-cole à construire, c’est-à-dire identifier les activités, déter-miner l'importance relative de celles-ci, décrire les relations entre elles.Techniques et procédures Afin de bien saisir la dimension du travail à faire dans l'analyse des besoms, distinguons les phases suivantes: 1.Détermination des effectifs scolaires par secteur; 2.Analyse des besoins de la Société dans les différentes disciplines ; celle-ci permet d'établir les inscriptions dans les différents programmes et d'orienter ceux-ci sérieusement; 3.Formulation des objectifs de l'école; 4.Détermination des sendees pédagogiques et para-pédagogiques offerts; 5.Détermination et analyse des fonctions ou activité desdits services; 6.Analyse quantitative des besoins: on établit dans cette étude, à partir de la nature de l'activité, la dimension et la composition des groupes, la durée de l'activité, la nature et l'importance de l'équipement.la densité des circulations piétonnières.7.Analyse qualitative des besoins: par ce titre, on entend l’analyse, la détermination et la description des exigences architecturales, structurales, mécaniques et électriques pour chaque local ou espace.Les exigences architecturales, à titre d’exemple, comprennent les critères visuels, acoustiques, les finis, la flexibilité exigée au point de vue expansion et modification de l'ameublement et équipement,.8.Conception et dessms des organigrammes de fonctions: dans cette phase, on distingue les organigrammes généraux et les organigrammes détaillés.Les premiers montrent les relations entre les différents secteurs ou services, les seconds établissent les relations entre les différentes fonctions.Importance de l'analyse des besoins On ne saurait trop souligner l’importance de cette analyse et, ceci est d’autant plus vrai que celle-ci est toujours négligée ou non exécutée dans probablement 80% des projets développés.Etablissons quelques avantages que présente cette analyse: 1.Celle-ci permet d'améliorer considérablement l’efficacité des travaux nécessaires pour la préparation des plans et devis.D'un certain point de vue, les plans d'architecture doivent reproduire ar une structure et des murs Organigramme généra! des fonctions du C.E.G.E.P.Montmorency, Lava! EDUCATION PHYSIQUE SERVICES PA?A-PEDA N PONDER GIQUES S LABORATOIRES HUMIDES SALLE D REGROUPEMENT ERALE CENTR DE CENTRE D’EVALU T I ON PHYS CENTRE DE DOCUMEN AT ION GNEME TRAL SC.E DE LA COMMU T ION ET TECHN.IQUES ET TECHN.il STRATIVES ET TECHN.AINES Pi image d'organigrammes.A partir des besoins clairement définis et officiellement acceptés, on peut déterminer facilement les travaux à faire, établir un chemmement précis et se donner les moyens de le respecter; on peut finalement choisir les meilleurs compromis.2.Un programme technique qui fait suite à une analyse des besoms fournit les moyens d’assurer une administration parfaite d'un projet.Au moment de l'analyse, on peut déterminer les besoins acceptables par rapport au budget disponible; durant l’évolution des plans, on contrôle les travaux exécutés avec un minimum de rencontres et un maximum d’efficacité car, les critères de décision sont déjà établis.3.Les avantages mentionnés précédemment représentent certainement une économie appréciable, économie dans l’exécution des plans, au point de vue temps, au point de vue administratif.4.Cette analyse permettant une planification architecturale fonctionnelle, donc une utilisation maximale des locaux et espaces, la rentabilité de l’édifice s’en trouve considéra-biemeni améliorée.Analyse des besoins et travail d'équipe L'analyse des besoins, pour un complexe scolaire, n’est par le travail d'un individu seul, mais bien celui d’une équipe.On ne demande pas à un architecte ou une fume d'architectes de construire une école dont on s’accommodera easuite.L'architecte ne peut pas être tenu seul responsable du fonctionnement d’une construction.La détermination et l’analyse des besoins requièrent la participation de plusieurs organismes, de plusieurs pédagogues, de plusieurs spécialistes.Les futures utilisateurs des locaux à constuire sont nécessairement les seuls à connaître véritablement les besoins.Citons les principaux responsables de cette programmation pédagogique et technique et déterminons sommairement leur tâche respective.— Selon le niveau d’enseignement auquel doit répondre l’école à construire, le Ministère de l’Education ou la Digec a la responsabilité de déterminer les effectifs scolaires, de préciser la nature des programmes à offrir, de comparer et coordonner les exigences du programme technique, une fois établies, avec celles éOftfons WUIU nceQjj ®Bec inc.DISTRIBUTEUR EXCLUSIF POUR LE CANADA DE FERNAND NATHAN.EDITEUR MATHÉMATIQUE MODERNE ITINÉRAIRE MATHÉMATIQUE Par: AA-A.Touyarot.Sous la direction pédagogique de M.A.Touyarot, Professeur d'École Normale, une expérience de renouvellement de l'enseignement mathématique a l'école élémentaire a été conduite depuis plusieurs années, avec des éleves de différentes classes et différents niveaux.Les résultats obtenus permettent de présenter, pour la mise en application des nouveaux programmes, un ensemble pédagogique sûr et efficace.CNStlCNCMëNT PRttLÊMCNTAIRE: 3 cahiers (24 fiches chacun).$0.70 Consignes pédagogiques.$0.25 livre du maître.$2.40 iO(/R5 (LtMEHTAIRl - fér* année: COURS PRÉPARATOIRE: 3 cahiers (48 fiches chacun).Consignes pédagogiques .livre du maître.$0.75 $0.25 $5.00 COURS ÉLÉMENTAIRE - 2è Année 3 cahiers (48 fiches chacun) Consignes pédagogiques .livre du maître.$1.15 $0.65 À Paraître 3 cahiers (48 fiches chacun) Consignes pédagogiques .livre du maître .$1.15 $0.65 À Paraître Messieurs les Educateurs sont cordialement invités a visiter notre salle de montre, où ils trouveront un éventail complet de livres scolaires, pour toutes les disciplines, de la maternelle au collégial.(à 2 pas de la C.E.C.M.) CATALOGUES FOURNIS SUR DEAAANDE LES ÉDITIONS FRANCE-QUÉBEC INC.DISTRIBUTEUR EXCLUSIF POUR LE CANADA DE: FERNAND NATHAN, ÉDITEUR 3582, RUE CHAMBLY, MONTRÉAL 401.TÉL: 526-3719 des autres écoles déjà construites ou à construire.Il appartient au Ministère du Travail d’analyser les besoms de la Société dans les différentes professions, dans les différents métiers.Soulignons, au passage, que cette étude n'a jamais été faite et que l'on continue à faire les projections au pif; on oriente depuis 1965 des étudiants dans différentes professions, on paie leur formation sans s'assurer si la Société pourra les utiliser dans la profession pour laquelle on les prépare.On continue à améliorer les modes de production pour donner souvent un produit inutilisable.A l’administration générale.aux directeurs de services pédagogiques, assistés de consultants dans des spécialités bien définies, incombent la tâche de déterminer et analyser les exigences pédagogiques.- Les directeurs et responsables respectifs de la documentation et des services audio-visuels défroissent leurs services par rapport à ceux de la pédagogie.L’architecte ou le consultant en programmation architecturale planifie le travail à faire, détermine les informations à fournir et les méthodes d'analyse et, transpose les données recueillies à partir des exigences des besoins arc lues en litecturaux.Après l’analyse .Bien que cette analyse des besoins représente une phase essentielle pour la conception d’une architecture fonctionnelle, le travail de l'architecte ne s’arrête pas là.Il faudra tenir compte, dans l’élaboration des plans, des bâtiments existants s’il y a lieu et de leurs fonctions futures, du terrain disponible.des servitudes pouvant le grever, des accès passibles à partir des voies de circulations urbaines existantes, des reglements municipaux régissant la construction dans le secteur urbain, de l’environnement visuel, du budget acceptable.En respectant tous ces critères, il faudra matérialiser la conception pédagogique dans une structure, dans des murs, avec des matériaux à marier.Il faudra construire en trois dimensions.Ce travail reste complexe et exige en cours de route plusieurs compromis.Avec l’analyse des besoins, les responsables de projets scolaires peuvent donner à l’architecte les moyens de choisir les meilleurs compromis, les moyens de bâtir une architecture fonctionnelle.La population mérite bien cette attention en retour des taxes qu’on lui demande de payer.TECH) RT Collège d’enseignement professionnel SPÉCIALISÉ EN ÉLECTRONIQUE rgk L'INSTITUT TECCART DISPENSE LE PROGRAMME OFFICIEL ENRICHI TABLEAU DE COMPARAISON PROGRAMME OFFICIEL- 243.03 CEGEP TECCART DISCIPLINES PÉRIODES PÉRIODES •m 45 min.45 min.LANGUE ET LITTÉRATURE 180 180 PHILOSOPHIE 340 180 180 PHYSIQUE 203 150 150 Electronique 243 1530 2700 SCIENCES GRAPHIQUES 242 90 90 MATHÉMATIQUES 201 225 225 PROGRAMMATION 420 60 60 ÉDUCATION PHYSIQUE 120 120 1170 PÉRIODES D'ÉLECTRONIQUE EN PLUS AUGMENTATION DE 76.4% AVANTAGES DU PROGRAAAAAE ENRICHI: 1- Le nombre de périodes d'enseignement en électronique étant augmenté de 76.4% on peut facilement conclure à un enseignement plus complet.2- Même si l'enseignement tient compte des tubes électroniques conventionnels, Teccart insiste davantage sur les semi-conducteurs et les circuits intégrés 3- [équipement, les guides de manipulation et les nouvelles méthodes d'analyse en laboratoire, assurent une meilleure formation un sens pratique plus développé.INSCRIPTION: Pour s'inscrire il faut fournir les documents qui établissent l'éligibilité de l'élève pour le niveau collégial et remplir la formule d'inscription de l'Institut Teccart.avec EXAMENS D'ADMISSION: Les candidats sont invités à venir passer l'examen d'admission qui est tenu le 1er juin à 2 heures p.m.INSTITUT TECCART 3155, Hochelage, Montréal 402 INSTITUTION PRIVÉE RECONNUE POUR FINS DE SUBVENTIONS EN VERTU DE LA LOI DE L ENSEIGNEMENT PRIVÉ f Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 •Ail Multi-Media: l'éducation des adultes à un tournant par Réginald Grégoire Le programme multi-mé-dia de formation pour le développement des ressources humaines du Québec constitue maintenant un thème public de discussion.Ici et la, on s’intéresse à lui, on se pose des questions sur son contenu et sa portée, on en discu- te, on prend position.En conséquence, si l'on veut bien faire saisir les composantes et les répercussions possibles de ce programme, il n’est peut-être pas inutile d’essayer de fournir quelques éléments d’information complémentaires susceptibles d’en éclai- rer l’origine et de le situer à sa place dans la courbe générale du développement de l’éducation des adultes au Québec.Une longue génèse Rien n’est moins le fruit d’une génération spontanée que le ‘Projet multi-média de formation pour le développement des ressources humaines du Québec” mis au point par un comité spécial de travail entre janvier et juillet 1970.La réflexion de base présentée dans le tome I du rapport du “Comité d’implantation” tout autant que le projet concret contenu dans le tome II s’appuient sur des expériences et des recherches précises et nombreuses menées dans divers pays et tout particulièrement, il convient de le souligner avec quelque insistance, au Québec.Cette génèse, telle qu’on peut la retracer tout particulièrement au cours des années 1966-70, constitue une dimension essentielle à la compréhension de ce projet; on peut même se demander s’il est possible d’apprécier l’actualité et le réalisme de la proposition du “Comité d’implantation” si on n’en a pas au moins une idée générale.Quatre opérations majeures Depuis la création officielle de la Direction générale de l'éducation permanente, le 31 mars 1966, le Québec a entrepris un effort indéniable pour développer et adapter l’éducation des adultes aux exigences du temps présent.Il a pris dans ce sens de nombreuses décisions et initiatives et a tenté diverses expériences.Dans ce bref article, toutefois, nous ne pouvons, malheureusement, que rappeler à l'attention du lecteur les expériences les plus significatives.Pour notre part, nous croyons que ces expéricences vraiment marquantes, susceptibles de modeler substantiellement l'avenir, sont au nombre de quatre: il s’agit des opérations Départ (Province et Montréal) et des projets Sésame et Tévec.Chacune de ces expériences est, pour une part notable, à l’origine du programme global de formation qui a reçu récemment l’approbation du Conseil des ministres.Au cours des paragraphes ui suivent, nous allons donc ’abord dire un mot de chacune de ces expériences.Nous ferons ensuite le lien d’une façon plus précise entre ces influences diverses et le programme multi-média lui-même.Il a existé, au cours des dernières années, deux opérations “Départ”; toutes deux étaient profondément différentes quant à leurs objectifs, à leurs méthodes de travail et à leurs résultats.On les distingue généralement en appelant la première Départ-Province et la seconde Opération Départ-Montréal.Départ - Province En préparation depuis l’été précédent, l’Opération Départ-Province a été lancée officiellement le 31 janvier 1967 et le rapport-synthese qui en présente les résultats a été publié au début de 1970.Cette vaste opération avait pour but premier de dresser un inventaire des besoins de formation des adultes du Québec et de faire le point sur les ressources disponibles.Cette recherche-inventaire reposait sur des comités représentatifs établis au niveau de chaque commission scolaire régionale.Le résultat majeur de cette opération a été non pas tant de recueillir des données vraiment nouvelles que de sensibiliser divers responsables sociaux et certains éléments plus éveillés de la population au caractère massif des besoins de formation des adultes et à l’inadéquation dramatique des moyens utilisés pour corriger une situation qui, compte tenu de l’évolution générale de la société s'aggravait plutôt qu’elle ne s’atténuait.Les documents officiels des comités régionaux ont mis surtout l’accent sur les besoins de scolarisation.Mais bientôt on s’est rendu compte qu’il fallait élargir cette notion.C’est ainsi que, directement ou indirectement, l’Opération Départ-Province a été à l’origine d’une recherche plus systématique sur les besoins de formation des adultes en relation avec un nombre toujours plus étendu de secteurs de leur vie.Diverses études, des colloques, des consultations directes auprès d’adultes et divers autres initiatives ont donné naissance à de multiples compte rendus et documents de travail, en général modestes mais révélateurs quant à l'ampleur et à la variété des besoins et à l'urgence d’une action d’un type radicalement nouveau.Grâce à cette opération d’envergure, on s’est mis un peu partout à voir des faits et des situations qui ne sont plus tolérables et a s'en inquiéter.Départ - Montréal Préparée durant plusieurs mois, mise en marche effectivement au début de septembre 1968, l'Opération Départ-Montréal a terminé son travail il y a à peine un mois en ubliant un rapport substantiel.outefois, plusieurs documents étaient déjà disponibles depuis un certain temps et ont pu, par exemple, servir au comité qui a élaboré le Projet multi-média.L’essentiel du travail de l'équipe qui a dirigé cette opération a consisté dans l’élaboration d'un modèle théorique d’éducation permanente; le résultat est, en fait, une recherche fondamentale sur la structure et le sens de l’acte éducatif dans l’état actuel des connaissances sur l’homme et le contexte global de la société contemporaine.A vrai dire, le travail de l’équipe Départ-Montréal apporte beaucoup plus qu'un éclairage nouveau sur la signification de l’éducation des adultes et de l’éducation permanente; il enrichit également notre réflexion sur la place qu'il convient d’accorder à tous les outils pédagogiques et à ce que cette équipe appelle précisément “la technologie de l'apprentissage’'.Aussi, de diverses façons, la même équipe dégage les conséquences de ses prémisses sur l’éducation permanente sur des sujets tels que l’étudiant, le professeur, les méthodes pédagogiques, les contenus de formation, l'évaluation des acquis, la notion d'environnement et l’organisation d’un système d'éducation.Tant sur le plan d’une pensée de base que sur celui de pistes concrètes de recherche.cette opération fournit des points de référence précis et solides et un schéma de pensée créateur face à un renouvellement en profondeur, jugé nécessaire, de l'approche meme qu'il convient d’avoir aujourd'hui face à l'éducation des adultes.Sésame L’orientation du projet Sésame avait été définie dans ses grandes lignes dès l'automne 1966, mais c'est au printemps 1967 qu’une équipe s'est constituée et s’est mise effectivement au travail.La première étape comme telle a débuté à l'automne de la même année par l’expérimentation dans trois classes d’adultes d'autant d’approches pédagogiques différentes: la dynamique des groupes, l’animation et les méthodes actives.Au cours des trois années suivantes, l’action, de Sésame s’est constamment élargie et diversifiée.Le groupe de recherche initial s'est mué progressivement en centre de formation et de services pour la préparation d'un nouveau type de professeurs d'adultes.Si l’accent a toujours été mis.à l'intérieur de Sésame, sur la formation de formateurs d'adultes accordés à une NOUVEAUTÉS CAHIERS DU CENTRE DE RECHERCHE EN CIVILISATION CANADIENNE-FRANÇAISE -No 3- NELLIGAN ET LA MUSIQUE par PAUL WYCZYNSKI directeur du Centre en Recherche en Civilisation canadienne-française 5 illustrations hors-texte 17 x 21 cm, 152 pages — Prix: $4.00 -No 4- CONTES ET NOUVELLES DU CANADA FRANÇAIS 1778-1859 Texte établis, annotés et présentés par JOHN HARE, professeur à l'Université d'Ottawa 15 x 22 cm., 200 pages — Prix $3.75 -No 5- LA VIE LITTÉRAIRE AU CANADA FRANÇAIS par JEAN AAÉNARD professeur à l'Université d'Ottawa 15 x 22 cm., page — Prix: $4.50 LIS ÉDITIONS DE ^UNIVERSITÉ D'OTTAWA Université d'Ottawa Ottawa, Ontario, Canada, KIN 6N5 LES ÉDITIONS ÉCOLE ACTIVE PRÉSENTENT PRENONS LA PAROLE PROCRAMAAE-CADRE DE FRANÇAIS Notre nouveau projet a pour but de rejoindre les objectifs fixés par le programme-cadre de français: Savoir parler Savoir écouter Savoir lire Savoir écrire LES THËAAES 1.Mowgli 2.Bambi 3.Pierre et le loup 4.Pinocchio 5.Le vilain petit canard Ces thèmes placent les enfants dans des conditions ou naturellement on parle et on écrit, et où naturellement on écoute et on lit.De plus, ils sont résolument orientés vers le monde réel qui entoure l'enfant.Un manuel de français révolutionnaire • Un manuel qui développe les situations d’expression présentées par les bulletins du Ministère.* Un outil de travail soigneusement expérimenté dans plusieurs classes.* Un outil de travail souple et précis, aux étapes clairement définies.• 5 brochures qui donnent un pian de travail précis, en vue de la production d'activités de communication orales et écrites.nouveau projet, PRENONS LA PAROLE.Nom Veuillez me faire parvenir gratuitement le premier fascicule de votre tout I I .' a : : : : : : i i i i Adresse Adresser à: LES ÉDITIONS ÉCOLE ACTIVE, 2244, RUE ROUEN, MONTRÉAL 133, TÉL: 527-9388 * Le guide méthodologique donne de nombreuses suggestions et précise les habiletés développées par chaque activité.conception renouvelée de l’éducation des adultes, ce point est loin d’être le seul sur lequel ce projet a apporté une contribution.Sa preoccupation centrale elle-même, en effet, l’a amené, entre autres, à devenir plus attentif aux véritables centres d’intérêt des adultes, à accorder une importance croissante aux interactions multiples qui ont lieu entre les adultes d’une même classe, à repenser un certain nombre de méthodes traditionnelles et à s’interroger de plus en plus sérieusement sur la valeur des contenus habituellement transmis.Tévec Elaboré au cours de l’automne et de l’hiver 1966-67, c’est finalement en mai 1967 que le projet-pilote Tévec a été approuvé officiellement.Une équipe s’est mise aussitôt au travail et la diffusion sur les stations de télévision de Chicoutimi et de Jonquière a pu commencer le 15 janvier 1968.Ce projet s’est étendu sur deux ans complets, partagé en trois étapes distinctes.Cette expérience est sans doute la plus globale que le ministère de l’Education ait tenté au co un des dernières années, au niveau des adultes.On sait, en effet, qu’elle constituait un effort considérable à la fois sur le plan de la recherche et sur celui de l’expérimentation concrète.Elle était également globale en ce sens quelle faisait appel à une combinaison articulée de plusieurs média, principalement la télévision, le cours par correspondance, le centre de révision, le téléclub, le visiteur à domicile et l’animation sociale, et qu’elle misait sur les énergies, les aspirations et les ressources de la population de toute une région, en l’occurrence celle du Saguenay/Lac St-Jean.Le principal acquis de l’expérience Tévec, du point de vue d’une réflexion sur l’éducation des adultes, a sans doute consisté à mieux cerner à quelles conditions et de quelle façon on pouvait utiliser sur une vaste échelle, au service d’une population donnée, un ensemble coordonné de média.Ainsi, c’est principalement cette expérience qui a permis d’élaborer le concept de multi-média appliqué à des fins d’éducation tel qu’on le trouve défini dans un chapitre du rapport du “Comité d'implantation”.Cependant, Tévec n’a pas permis seulement d’approfondir l'utilité potentielle de divers média modernes et leurs modes d’agencement les plus efficaces à des fins éducatives.Ce projet a également été l’occasion de formuler et, souvent, de vérifier maintes hypothèses, entre autres sur le renouvellement des contenus de formation dans un sens plus proche des réalités personnelles et sociales, sur le caractère fréquemment inadéquat et incomplet des systèmes d’examens, sur le fait que des interrelations multiples au niveau de la famille ou du milieu de travail jouent un grand rôle pour soutenir ou décourager tout effort de formation, sur la capacité des adultes à progresser seuls ou à l’intérieur d’un groupe, sur une utilisation plus intensive des ressources multiples du milieu et, enfin, sur l'association de la population à l’élaboration des contenus de formation et à l’orientation du projet lui-même à tous ses niveaux.Le programme multimédia de formation C’est au point de jonction de cette recherche tâtonnante et prolongée, qui a porté à la fois sur l'approfondissement de thèmes fondamentaux et une expérimentation concrète poussée qu’il faut situer la proposition mise au point par le "Comité d'implantation".En effet, cette proposition n'est rien d'autre qu'un effort pour “récupérer " dans un système opérationnel susceptible d'être mis en place à brève échéance l'acquis le plus valable de la démarche des dernières années.Nous avons également tiré largement profit de diverses recherches et expériences étrangères, même si l'espace dont nous disposons ne nous permet pas d’en parler ici.En résume, même en ne se référant qu'aux quatre expériences menées au Québec et qui ont été brièvement rappelées ici.on se trouve en présence d’un bilan plein d’intérêt.Si l’on se donne la peine de prendre connaissance sérieusement de la totalité de ces expériences et d’y réfléchir en profondeur, on en ressort beaucoup mieux informé sur le type et l’ampleur des besoins de formation et eon-vameu que la seule solution efficace et économique qui soit à notre disposition se trouve dans l’emploi de moyens tout à fait nouveaux, plus puissants.On peut aussi s'appuyer désormais sur des concepts de base qui ont été repensés dans le contexte dans notre milieu, et, pour une part, vérifiés concrètement, tels ceux d’éducation permanente, de multi-média et de capacité de la personne à s’auto-éduquer à partir d’une diversité d’environnements éducatifs.Enfin, on acquiert la conviction que les contenus de formation, voire l’approche même selon laquelle ceux-ci sont élaborés et diffusés et leur “acquisition” contrôlée, doivent être renouvelés en profondeur.Si le projet multi-média apparaît comme relativement cohérent, il le doit principalement aux recherches menées dans le cadre de ces expériences.Il suffit de rappeler-ici quelques-uns des lignes majeures prévues dans ce programme pour s’en rendre compte.En comparant ces orientations avec les résultats des opérations Départ et des projets Sésame et Tévec, on se rend compte facilement de la parenté profonde qui unit le tout.En effet, que prévoit essentiellement le projet multi-média?- Un effort massif de formation de la population adulte du Québec en utilisant sur une vaste échelle des moyens tels que la télévision en circuit ouvert, des documents d’accompagnement, la radio et l’animation pédagogique (celle-ci reposant à la fois sur des animateurs permanents d'un type nouveau et des groupes de travail qui progressent largement à partir des connaissances que possède déjà le groupe et de ses réactions face aux émissions et aux documents imprimés qui sont proposés à son attention).Une participation à la définition et à la diffusion des contenus et à l'orientation générale du système à tous les niveaux.- Une combinaison, aussi harmonieuse que possible, de média d’ordre technologique et de média d’ordre psychologique, pédagogique ou sociologique, chacun d’entre eux ayant, d'une part, un rôle spécifique à jouer et l'ensemble, d’autre part, se complétant et se rajustant selon les circonstances et les besoins.- Une large place accordée à l’auto-éducation et à l’au-to-évaluation.- La mise à la disposition d’un vaste secteur de la population d’un ensemble de moyens et de ressources qui offre une large place à une utilisation et à une exploitation souples et diversifiées.Cette orientation laisse toute latitude aux organismes publics et privés déjà existants pour poursuivre, voire accentuer leur travail.En effet, le nouveau système mis en place M.Réginald Grégoire est agent de recherches en planification socio-économique à la Direction générale de la planification.D a été coordonnateur pédagogique à TEVEC secrétaire du Comité d'implantation de la télévision éducative pour la formation des adultes.doit être assez cohérent pour ne pas être dépassé par la première découverte technique venue mais, en même temps, assez ouvert pour s'enrichir de l’apport de nouveaux développements technologiques et socio-pédagogioues et permettre un libre développement d'embranchement orientés vers la formation professionnelle, l'alphabétisation ou d’autres voies jugées nécessaires.- Une prise en compte des réalités régionales, voire locales, et la création de structures appropriées dans ce sens.Suite à la page A16 HMH Éditions Hurtubise-HMH, 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849-6381 FRANÇAIS • dossiers pour la classe de français (diriges par Alain Sôulieres) déjà parus: Mode-Jeunesse ——____________l'Actualité_______,_____ .' Les Transports accompagnes du guide méthodologique • Grammaires Galichet adaptation canadienne pour l'elementaire et le secondaire • Livres de lecture: élémentaire: "Les Couleurs de la vie" "Je lis tout seul" secondaire: Textes de Blais/Langlois/Moreuil • l'Art de conjuguer les verbes .(par Bescherelle) • Guide littéraire du Cancrda francaLs-'— (Paul Gay) à l'usage des niveaux secondaire et collégial BIOLOGIE Premier cycle du secondaire: • Introduction à la Biologie perspective écologique (par Paul Thibault/Real D'Aoust) • Fiches de rapports d'expériences (éleve) • Guide méthodologique (professeur) deuxième cycle du secondaire: • Biologie humaine (Lucien Cournoyer et piivier Caron) - — • Guide pour les travaux pratiques de biologie (eleve) • Cahier d'exercices (eleve) • Fiches de contrôle (professeur) • Dispositives avec commentaires SCIENCES PHYSIQUES approche expérimentale John H.Marean et Elaine W.Ledbetter adaptation française de Claude Filion et Jean Joly coordonnateurs régionaux de l’enseignement des sciences Destiné au cours Sciences physiques 222: s'adresse aux élèves de la voie régulière et de la voie allégée Utilise l'équipement déjà disponible dans les locaux qui servent couramment à l'enseignement des sciences Guide d'expérimentation, de recherche et d'interprétation, familiarisant l'élève avec la démarche du scientifique Conduit l'élève dans l'étude de la matière et de l'énergie de façon qu'il aboutisse à la compréhension de la cinétique moléculaire Table des matières ?Nature des sciences O Regards sur la structure de la matière ?Solutions ouverture sur la matière ?Formes de cristaux ?Température et chaleur C État gazeux ?Rétrospectives des constatations et des théories Radiation ?Énergie de mouvement G Champs de force ?Energie chimique ?Matière et énergie: quel modèle en avons-nous ?Regard vers l'avenir ?Glossaire C Index 2 couleurs, illustré, relié Livre du maître Cahier de Laboratoire (élève) Cahier de Laboratoire (maître) ÉDITIONS DU RENOUVEAU PÉDAGOGIQUE Mtt.BOULEORD SAINT LAURENT, MONTREAL 354 tflEPHONE 3MA7SO A12 ?Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 COLLÈGE VILLE-MARIE Ecole secondoire indépendante reconnue d'intérêt public par le Ministère de l'Éducation Directeur : M.Aurèle Daoust EXAMEN D'ENTRÉE pour les élèves de 6e et de 7e années qui commenceront les études de niveau secondaire GARÇONS ET FILLES LE SAMEDI 1 er mai de 9 h A.AA.à midi Inscriptions en cours pour toutes les sections du secondaire 1 380, rt/v Gilford, Montréal 1 77 Téléphone: 525-2516 ÉDUCATION PERMANENTE COLLÈGE LIONEL-GROULX Le Service d'Êducotion permanente offre ces cours à Sainte-Thérèse: 1- Cours du B.A.et du brevet A: Civilisation romaine, Latin Al52, du 18 mai au 20 juillet, trois (3) soirs par semaine.Date limite d'inscription: 1er mai 2- Cours du CEGEP et du brevet A: Français, philosophie, psychologie, maths modernes, sociologie, de jour: du 5 juillet au 23 juillet, du soir: du 24 mai au 30 juin.Date limite d'inscription: de jour: 15 juin du soir: 15 mai 3- Cours de 75 heures: Biologie 401 et mathématiques, lie, 12e, 13e année: de jour: du 2 juillet au 6 août, lundi au vendredi.4- Cours de formation professionnelle: "Introduction a la programmation FORTRAN'' 45 heures du 27 avril au 17 juin, le mardi et jeudi soir.- aux ingénieurs et techniciens qui travaillent en collaboration avec des programmeurs.- aux professeurs d'information scolaire des régionales.Frais de cours: 515.00 - date limite d'inscription: le 22 avril.Renseignements: 430-3 1 20 COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET (1971) sous la direction des Prêtres de St-Sulpice COLLÈGE PRIVÉ reconnu d'intérêt public EXTERNAT MIXTE ENSEIGNEMENT PRÈ-UNIVERSITAIRE COURS DU JOUR ET DU SOIR en vue du diplôme d'études collégiales (DEC) PROSPECTUS ENVOYÉ SUR DEMANDE 1001, boul.CRÉMAZIE, EST 388-5745 LE COLLÈGE DES JÉSUITES 1150 ouest, St-Cyrille, Québec 6 INSTITUTION PRIVÉE D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE DÉCLARÉ D'INTÉRÊT PUBLIC COURS SECONDAIRE GÉNÉRAL Pour garçons seulement Options offertes en 1971-72 Sec.I, II, III: Espagnol, latin.Sec.Il: Initiation aux Sc.physiques.Sec.Ill: Vie économique.Sec.V: Chimie, géographie, histoire, physique.SERVICE D’ORIENTATION ET DE PSYCHOLOGIE L'orientation de l'étudiant Plus de 50,000 occupations, quelque 175 programmes par Marcel Dénommé spécialiste en information scolaire et professionnelle Depuis la création du ministère de l'éducation, il en a coulé de l’eau sous les ponts, des changements dans le système scolaire et des illusions dans les décisions d'orientation des étudiants.Sans que les premiers intéressés ne soient consultés, nous, les adultes, leur avons imaginé ou copié un système permettant à chacun de s’instruire selon ses limites et selon son rythme.Aujourd'hui, ce sont eux, les étudiants, qui doivent vivre ce système avec ses avantages et ses inconvénients.D ne faudrait surtout pas sous-estimer les décisions que l'étudiant doit prendre.Très rares sont les travailleurs qui ont à prendre des décisions personnelles aussi importantes, ayant de si graves implications sur ce que sera toute leur vie.Le nouveau système, oblige notre jeunesse de 14 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans etc., à prendre ce genre de décision et ce qui est encore plus lamentable, c’est que bien des gens à l'extérieur et même à l'intérieur du système se soucient fort peu de cette situation.Que faut-il à 1 homme d'affaires pour prendre une décision de première importance?D doit recueillir toute l'information pertinente à la question, fouiller le passé, analyser attentivement le présent et faire une projection dans l'avenir.ïi doit passer à travers ces étapes froidement, sans sentimentalité, sans s’illusionner.Pour ce faire, il consultera des gens spécialisés dans différents domaines, qui l'aideront à arriver à une décision plus éclairée.Si nous reconnaissons T importance de l'ensemble de cette démarche pour l'homme d'affaires quand il est question de piastres, il faudrait être illogique au possible pour ne pas reconnaître l’importance de la même démarche pour ceux qui ont à décider de leur avenir.L’ETUDIANT SON PROBLEME SA DEMARCHE Si l’on reconnaît que l'étudiant est un jeune adulte qui doit prendre des décisions de première importance, nous pouvons nous interroger quant la démarche à suivre pour en arriver aux meilleures décisions possibles.Tout comme Thomme d’affaires, il semble tout à fait logique que l'étudiant doive prendre connaissance de toutes les informations pertinentes à la décision à prendre.Comme cette décision consiste à se choisir une fonction sur le marché du travail, il va sans dire que l’information professionnelle devra être la plus poussée possible fouillant les différentes avenues, analysant le développement des différents métiers, pour se faire une idée plus précise de ce qu’ils seront dans l’avenir.Comme l’étudiant doit prendre cette décision à l’intérieur d’un système scolaire, il lui faudra aussi recevoir une information scolaire à point, lui indiquant les matières nécessaires face à son choix professionnel, les qualités exigées pour l’exercice de cette profession etc.Quand on pense à la complexité du monde du travail (au-delà de 50,000 occupations différentes), au chômage, à la spécialisation toujours plus poussée, à la transformation de l'industrie (automation), à la civilisation des loisirs dans laquelle on est poussée graduellement que nous le voulions ou pas.Quand on regarde le nouveau système scolaire secondaire’ avec au-delà de 175 programmes pour chaque étudiant.Quand on analyse les programmes de formation professionnelle, tant au niveau secondaire, collégial qu’universitaire.Quand on songe à tout celà, c'est à en prendre panique pour l’étudiant.Comment l'étudiant peut-il se retrouver à l’intérieur de pareil système?Depuis tout au plus dix ans, il est né un spécialiste particulièrement chargé d’aider l’étudiant dans cette recherche d’information scolaire et professionnelle.En effet, ce spécialiste en information scolaire et professionnelle, par Tutifisa-de différentes techniques, réussit à faire prendre connaissance, dans certaines régionales, du strict minimum pour prendre une décision qui ne soit pas totalement du hasard.ISt dans d’autres régionales.il participe réelle- ment à aider l'étudiant à prendre les meilleures décisions vis-à-vis ses choix successifs d'orientation.Ces spécialistes se servent en particulier de trois grandes approches: 1) les activités de groupe-matière ou classe; 2) les activités particulières sur un sujet donné; 3) les rencontres individuelles.L'instrument essentiel à leur efficacité est sans doute un laboratoire d’information scolaire et professionnelle bien équipé et bien situé, ce qui n’existe malheureusement pas dans toutes les écoles.En plus, les spécialistes en information scolaire et professionnelle se servent de moyens aussi divers que: l’organisation de conférences et de visites d'écoles et d'industries, la projection de films, les montages audiovisuels, la radio-école.Us produisent des monographies, des interviews: ils préparent des scéances d’information pour parents et professeurs, etc.La prise de décision exige de l’étudiant une somme de travail énorme.Par des rencontres de groupe, le spécialiste en information scolaire et professionnelle aide grandementle générale indispensable, mais dans la fixation du choix, il est indéniable que la rencontre individuelle devient nécessaire dans la plupart des cas.D ne faut jamais oublier le caractère personnel et individuel de la décision.Ainsi je rencontrais récemment un étudiant de se- par André Labelle Un système d'éducation plus que controversé, voilà le résultat de la réforme scolaire des dernières années.Un grand nombre de parties en cause s’affrontent; gouvernement, commissions scolaires, enseignants, parents et étudiants parviennent rarement à un terrain d'entente.Celui qui pourrait, sur le plan pratique, expliquer cette complexe structure sans ambigüité ne se fait pas souvent entendre.L’école, la base du système, est-il nécessaire de le rappeler, est laissée seule face à ses problèmes.Elle ne fait qu'encaisser les décisions qui viennent de part et d’autre, prises par des personnes qui connaissent plus ou moins ce qu'est une école.Dans le système d’éducation du Québec, comment se fait-il que l’on puisse encore trouver des programmes de cours aussi mal adaptés.Comment le ministère pourrait-il expliquer la présence du cours “Techni-ues des loisirs” au niveau du egep quand on sait très bien que les débouchés sont inexistants ou presque.Logiquement, la programmation des cours ne doit pas se faire en fonction du futur mais en fonction de nos besoins présents.Pourquoi le ministère de l’Education ne travaille-t-il pas conjointement avec le ministère du Travail en vue de la programmation des cours?Dans une société, l’offre doit égaler la demande et ce principe s’applique également au ministère de l’Education.Comment se fait-il que l’on rencontre un cours de méthodologie du travail au niveau du secondaire V?Est-il acceptable d’enseigner une méthode de travail à un étudiant après onze années de condaire IV.ayant un profil de matières pour la plupart de voies allégées.Il aspire à devenir médecin Ayant déjà reçu l’information sur l'itinéraire à suivre pour en arriver à la pratique de la médecine, il ne semble pas trop se soucier des obstacles académiques à franchir.Face à un cheminement exigeant.il minimise les difficultés et prétend pouvoir réussir malgré tout puisque, selon lui, les causes majeures de ses faiblesses en mathématiques et en sciences sont la qualité des professeurs et l'atmosphère du foyer familial soi-disant non propice à l'étude.Peu importe la nature des raisons émises, cet étudiant devra faire face à un choix de cours.A vrai dire, il n’a pas le choix, sinon de se recycler en mathématiques et en sciences au cours des deux prochaines années.Pourra-t-il réussir à passer à travers un tel programme0 Devant un cas semblable, qu’est-ce que peux faire le spécialiste en information scolaire et professionnelle?En premier lieu, je tenterai de le rendre plus réaliste face à ses possibilités de poursuivre des études universitaires.En second lieu, en ce qui a trait à ses résultats scolaires, je l'amènerai à se poser des questions sur la responsabilité non seulement de ses professeurs et de ses parents mais avant tout et particulièrement sur sa responsabilité personnelle et sur les vérita- scolarité?Donne-t-on un clou à un menuisier pour lui apprendre onze ans plus tard que le marteau existe?! Pour les étudiants, il serait sûrement profitable que ce cours leur soit enseigné graduellement du début à la fin du secondaire.Lorsqu'une personne s’est forgée une méthode de travail personnelle, il n’est plus temps de lui en enseigner une nouvelle.Si nous considérons que le système d’éducation existe pour l’étudiant et que la voix de celui-ci est inexistante au féremment la formation professionnelle.Pourquoi n’utiliserions-nous pas rationnellement les ressources humaines et techniques du milieu du travail et n’enverrions-nous pas nos jeunes faire davantage de stages dans des ateliers?L’éducation, en devenant continue, verra s’institutionnaliser ce va-et-vient entre les écoles et les lieux de travail; c’est pourquoi l’initiative de l’éducation permanente doit être la prérogative des responsables de l’ttlucation et le plan de formation des individus être “ingénié” par les éducateurs avec la participation étroite des milieux du travail.En cette matière comme en beaucoup d’autres, l’école ne doit pas être limitée par des murs.Les valeurs transmises par les représentations culturelles comme celles de la télévision, la radio, le cinéma et le théâtre influencent l’auditeur et font partie d’une autre école parallèle que l’on pourrait qualifier de “socio-cultu- bles raisons de ses difficultés.Enfin, si ces démarches réussissent, je pourrai lui faire percevoir différentes avenues connexes à la profession de médecin, comme par exemple des postes de technicien infirmier, technicien en radiologie, auxiliaire infirmier.etc.et verrai avec lui quelles sont ses chances de succès dans l’une ou l'autre de ces carrières.Suite à cet exemple et étant donné la complexité d’un tel travail, nous pouvons nous poser des questions sur l’efficacité de l’aide rendue quand on remarque des commissions scolaires qui ont à leur emploi, en moyenne, un spécialiste d’information scolaire et professionnelle par 1.500 étudiants.n serait souhaitable que nous méditions et que nous tentions une réponse en regard de cette responsabilité collective qu’est l’éducation et par le fait même l’orientation.Quand j'ai une décision importante à prendre, qu’est-ce que je fais?qu’est-ce que j'exige?Est-ce que l’étudiant a les mêmes droit?Est-ce que le système lui donne toutes les possibilités pour en arriver aux meilleurs décision?Est-ce que les services personnels à l’étudiant sont suffisamment bien organisés dans les commissions scolaires?Ne devrait-on pas augmenter considérablement le nombre de spéxialistes d’information scolaire et professionnelle?niveau des décisions, il est normal que les étudiants réclament la formation d’un comité consultatif, au niveau du ministère, en vue de la programmation des cours.Meme si les étudiants ne sont pas des spécialistes en la matière, il serait raisonnable de demander au moins leurs suggestions.Nous parviendrons à un système d’éducation rentable dans la condition de la participation de chacun.Il est donc essentiel d’intégrer davantage les étudiants à l’éducation.relie”.Cette influence éducative doit, elle aussi, être comprise davantage par l’école-institution et meme devenir une partenaire compromise dans une oeuvre commune de formation humaine.Beaucoup d’autres influences éducatives, émanant des divers groupes sociaux dont une société moderne suscite la formation, s'ajoutent à celles déjà mentionnées.Si l'on a dit qu'il fallait “déscola-riser" l'école, il convient alors d’officialiser l’activité des divers agents ou agences d'éducation.Le Ministère de l’Education est plus à même d’être l’initiateur de cette officialisation et de faire que l’Etat et les personnes profitent pleinement des ressources educatives de la collectivité québécoise.M.Roland Marquette est spécialiste en sciences de l’Education et agent de recherches en planification.M.Vincent Ross est sociologue et agent de recherches en planification.ettres Sciences -(A f'tK'ns MEDECINE Témoignage d'un étudiant du secondaire Un système ou un labyrinthe ?.LES ÉCOLES PARALLÈLES: Suite de le page A3 COLLÈGE DUROCHER (autrefois École Normale Eulalie-Durocher) COLLÈGE PRIVÉ dirigé par les Soeurs des SS Noms de J.et de M.COLLÈGE RECONNU D'INTÉRÊT PUBLIC EXTERNAT ET INTERNAT POUR JEUNES FILLES • COURS COLLÉGIAL (sc.humaines) COURS SECONDAIRE (IV et V) Programmes et diplômes officiels du Ministère Pour renseignements et formulaires: Bureau des Admissions 857, Riverside Drive St-Lambert Tél.: 671.8162 671.7728 (de 9 h.à 1 6 h 30 du lundi au vend, ind.) SÉMINAIRE DE SAINT-HYACINTHE fondation: 1811 direction: clergé diocésain enseignement: prêtres et laïcs Institution privée déclarée d'intérêt public Cours secondaire I à V inclusivement Programme conduisant à toutes les options du cours collégial PENSIONNAT — EXTERNAT pour garçons seulement Pour renseignement: Le Directeur des études, Séminaire de Saint-Hyacinthe, 450, rue Girouard, Saint-Hyacinthe, Tél.: 773-4334 ÉCOLE FRANÇAISE D ÉTÉ UNIVERSITÉ fflcCStl 28 juin au 1 3 août 1971 • Préparation de la Maîtrise en Français (avec ou sans thèse).Recyclage des enseignants.• Programme "Connaissance du Québec".• 60 cours differents de Langue, Littérature et Civilisation québécoises et françaises, complètes par un programme spécial d'activités culturelles et sociales.Stylistique structurale.Linguistique, Sémantique et Sémiologie avec Georges Mounin - Ethno-linguistique - Le Français en Amérique avec Jean-Claude Corbeil - Phonétique avancée avec Jean Lemyxe -Traduction littéraire avancée avec Marie-Thérèse Reverchon -Littérature française avec Maurice Descotes, Pierre Partis, Roger Mercier et Raphael Molho - Littérature québécoise avec Robert Vigneault - Histoire et politique québécoises avec Gérard Bergeron - Politique française avec Jean-Claude Beau - La France contem poraine avec Richard Leclercq - Problèmes de l'Afrique francophone et du Tiers-Monde avec René Dumont - Histoire de l'art et art can temporain avec Henri Barras - Musique contemporaine avec Serge Garant - Jeunesse et contre-culture avec Edgar Morin.3460, rue McTavish, Montréal 112, Tél.: 392-4678-9 COLLÈGE SAINTE-ANNE DE LACHINE INSTITUT PRIVÉ DÉCLARÉ D INTÉRÉT PUBLIC DIRIGE PAR LES SOEURS DE SAINTE-ANNE • COURS SECONDAIRE DE LA le A LA 4e ANNÉE • PROGRAMME DU MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION • INTERNAT ET EXTERNAT POUR FILLES Tél.: 637-3571 L’INSTITUT CANADIEN D’ÉDUCATION DES ADULTES publiera prochainement dans sa série Les Cahiers de l'ICEA (no 12-13) LES TENDANCES DE LA RECHERCHE EN ÉDUCATION DES ADULTES, 1960-1969 par Paul Bélanger - Lorraine Gagner - Pierre Paquet Cet ouvrage dégage les orientations de la recherche en éducation des adultes durant la période 1960-1969 et indique l'apport des chercheurs au développement de l'éducation des adultes considérée tant dans sa forme classique que dans ses voies informelles (culture populaire et animation sociale).Cette analyse systématique constitue un élément important au dossier sur la politique de recherche scientifique.Dans la deuxième partie de cette publication, on trouve les résumés de plus d'une centaine de rapports de recherches réalisées dans le domaine de l'éducation des adultes.Numéro double: $5.00 Secrétariat de l'ICEA, 506 est, rue Ste-Catherine, suite 800, Montréal 1 32 - Tél.: 842-2766 Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 «AÏS COLLÈGE DE L’ASSOMPTION Institution privée fondée en 1832 Dirigée par le clergé diocésain de Montréal Déclarée d'intérét public par le ministre de l'Éducation du Québec Enseignement général pour garçons et tilles Service de résidences pour garçons NIVEAU SECONDAIRE Enseignement général sanctionné par un diplôme de fin d'études secondaires et donnant accès aux études de niveau collégial.Programme officiel du ministère de l'Éducation avec ou sans latin; profils: lettres, sciences, sciences humaines.• NIVEAU COLLÉGIAL (NIVEAU DES CEGEP) Enseignement général conforme au programme du ministère de l’Éducation, sanctionné par un diplôme d'études collégiales et donnant accès aux études universitaires.• Renseignements: secondaire!, Il, III, IV, tél.: (514) 837 4738 secondaire V.college I et II, tél.: (514) 837-4719 COLLÈGE DE L’ASSOMPTION 270, boulevard l'Ange-Gardien L'Assomption, Québec Situé a 25 milles du centre-ville de Montréal.Autoroute de la Rive Nord, sortie No: 1 2 COLLÈGE REINE-MARIE (cours secondaire et collégial) - College reconnu d'intérêt public.- College féminin.- Externat et internat.PROGRAMME: - Un enseignement academique de niveau sec.: Ill - IV et V orienté vers les sciences pures et les sciences humaines.- Un enseignement de niveau collégial général avec concentrations: Sciences humaines Sciences de la santé Sciences de l'administration Lettres Arts - Un enseignement de niveau collégial professionnel, d'une durée de trois ans, avec spécialisations.Techniques en alimentation Techniques en textiles et habillement Techniques specialisées:garderies d'enfant Techniques et sciences familiales.BUREAU DES ADMISSIONS.Collège Reine-Marie 9300, boul.Saint-Michel, Montréal 455, 387-9566 COLLÈGE BOIS-DE-BOULOGNE 10555, ave Bois-de-Boulogne, Montréal 355, P.Q.COURS RÉGULIERS Enseignement général: • Sciences de la santé, • Sciences Pures et Appliquées.• Sciences Humaines, • Sciences de l'Administration, • Arts, Lettres.Enseignement professionnel: • Techniques Infirmières, • Techniques Administratives, • Informatique.ÉDUCATION PERMANENTE Enseignement général Enseignement professionnel • Recyclage en Techniques Infirmières.• Techniques Administratives, • Cours de perfectionnement professionnel.Entre les universités privées et le gouvernement Un mur de méfiance.par Gilles Provost —COLLÈGE ST-PAUL— PENSIONNAT POUR GARÇONS Dirigé par les Frères des Écoles Chrétiennes Secondaire I ou 7e Secondaire II ou 8e Secondaire III ou 9e Pour inscriptions et rendez-vous: 652-2501 235, Ste-Anne Varennes “Un mur de méfiance effarant sépare les universités privées du ministère de l'éducation et, plus particulièrement, de la direction générale de l’enseignement supérieur”, avouait récemment au Devoir le vice-président de l’Université de Montréal, M.Paul Lacoste.“Le gouvernement partait de très loin au moment où il a récemment commencé à s’intéresser au développement des universités, poursuit M.Lacoste.Il était riche de son expérience acquise avec les ce-geps et les régionales.Les universités ont peur qu’on veuille maintenant adopter la même attitude à leur égard, qu’on les réduise à l’état de simples marionnettes manipulées par Québec, sans aucune initiative.Il v a eu des cachettes des deux côtés.Il y a eu des torts des deux côtés”.En somme, ce n’est qu'avec le temps que ce froid pourra disparaître.Pour le moment, la tension reste grande entre, dune part.l’Université du Québec (dont on n’a pas encore digéré la création) et le gouvernement et.d'autre part, les universités traditionnelles qui ont été à l'origine de la Conférence des recteurs.“Il y a eu de graves malentendus dans le passé et Us ne sont pas encore dissipés, affirme encore M.Lacoste.Plusieurs se demandent maintenant quelles sont les intentions exactes du ministère quand il parle de planification."Jusqu'à quel degré de dirigisme veut-il aller?Quel équi-bbre veut-il établir entre le réseau de l'Université du Québec et les universités privées?Quels sont ses véritables projets?" A McGill, une entrevue avec le vice-président M.Michael Oliver confirme rapidement les mêmes appréhensions.Comme M.Lacoste, il fait remarquer la bonne foi du ministre de l'éducation.M.Guy Saint-Pierre.Par contre, il s'inquiète de le voir parler comme un ingénieur soucieux d'abord de rendement, d'efficacité.de maximalisation de la production.'Autrefois, poursuit M.Oliver, les hommes politiques ne croyaient peut-être pas ce qu'ils disaient mais ils employaient quand même la vieille rhétorique traditionnelle et rassurante: "autonomie des universités, lieux de haut-savoir, recherche gratuite, etc " Or.maintenant, même ces symboles ont disparu.On ne parle que de coordination avec le marché du travail, de planification, de spécialisation des institutions."J'ai peur, dit-il de toute planification qui assujettirait les universités au marché du travail comme si leur seule fonction était de former des employés répondant bien aux désirs de l'industrie.Je suis intéressé à une université qui sache produire des hommes instruits, qui puisse poursuivre des intuitions, qui soit attentive à la recherche de la vérité pour elle même.La société a intérêt à ce que des hommes qualifiés soient libres de poursuivre leurs intuitions." Dans ces conditions, il est normal que l'on se méfie d'un gouvernement qui affirme publiquement sa volonté de couper ses subventions si les universités ne se conforment pas volontairement à la planification qui aura été établie.On accueille avec appréhension une récente déclaration du directeur général de l ensei-gment supérieur.M.Louis Rousseau: "En rationalisant le développement de l'enseignement supérieur, nous espérons réduire les coûts.Dans cette réduction, préoccupation de tous les pays développés, il faut tenir compte de la longueur des études.L'industrie américaine s’aperçoit qu elle a peut-être été trop exigeante sur la qualité des diplômés à son emploi par rapport aux tâches demandées à ces employés.Cette sur-éducation coûte cher”, a-t-il dit Les universités s'inquiètent aussi des restrictions financières qui obligent à manger tous les surplus accumulés pendant les périodes de vaches grasses.Elles considèrent avec appréhension une formule de subvention qui décourage à toute fin pratique le recours au financement privé: (Les revenus privés sont déduits du montant de la subvention gouvernementale prévue).Finalement, les universités sont à la merci de leur seule source de financement: le gouvernement.Tout aussi inquiétante, de l’avis de MM.Oliver et Lacoste, est la tendance à la négociation collective avec les professeurs d’universités.S’il ne s’agissait que de déterminer une masse salariale, on serait satisfait.Mais on refuse obstinément une convention collective unique et provinciale pour tous les professeurs d’université.De l’avis de M.Oliver et de M.Lacoste, il serait regrettable que le syndicalisme s’installe à l'université, surtout s’il était calqué servilement sur le syndicalisme de l’entreprise industrielle.S'il s’agissait vraiment d'une convention collective provinciale, les institutions risqueraient de perdre leur originalité, leur autonomie.Il y aurait alors un véritable “système" universitaire où l'institution disparaîtrait pratiquement.Cer craintes sont d'autant plus vives que l'austérité est maintenant de mise au niveau universitaire pour plusieurs années.Les ententes particulières sont officiellement chose du passé.Pour être efficaces, les pressions doivent maintenant être collectives.Inévitablement, cela implique des normes générales, des barèmes.des critères, un système lourd où l'initiative et l'autonomie n'ont presque plus de place.Même si elles revendiquent plus que jamais leur autonomie, les universités privées admettent quand même la nécessité d'une meilleure coordination.Elles craignent simplement que le pendule n'aille trop loin: “On réagit avec raison contre des universités qui s'âaient enfermées dans leur tour d'ivoire, avoue-t-on.Il ne faudrait pourant pas maintenant leur enlever toute initiative, toute distance par rapport au pouvoir, toute liberté de manoeuvre à l'intérieur de normes étouffantes." La Conférence des recteurs: un moribond?Prenant conscience de leur isolement et de la nécessité d une coopération pour tenir tête à un gouvernement provincial de plus en plus désireux d'intervenir au niveau universitaire, les universités ont mis sur pied, en 1964.la Conférence des recteurs et des principaux d'université du Québec.De l’avis général, eet organismes a joué un rôle utile en permettant aux universitaires de se rencontrer, (ce qu'ils n'avaient jamais fait) et d'échanger sur leurs problèmes communs.Les quelques consensus qui s'y sont finalement dégagés ont permi une évolution nécessaire et bien accueillie partout.Cette structure peu contraignante avait malgré tout le malheur d'être peu rapide.Plusieurs auraient donc voulu que cette "Conférence" se voie déléguer certains pouvoirs par Québec.Au contraire, le gouvernement a créé, il y a deux ans.le Conseil des universités, organisme consultatif dont les membres sont nommés par le gouvernement lui-même et qui inclut divers représentants de la société en général et parti-cuüèrement du monde des affaires.Dans certams cas.le Conseil a des comités conjoints avec le ministère de l'Education.Ces comités consultatifs deviennent alors décisionnels par le fait même.C'est alors beaucoup plus “contraignant" pour les institutions.La principale conséquence de cet état de choses, c'est que la Conférence des recteurs est eourt-circuitée: le Conseil des universités collabore tellement étroitement avec elle que les comités qu elle avait mis sur pied passent insensiblement sous le contrôle du Conseil.De plus, les universitaires préfèrent maintenant consacrer leur temps aux travaux du Conseil des universités plutôt qu’à ceux de la Conférence des recteurs qui a nécessairement moins d’influence.La Conférence des recteurs se cherche donc un nouveau rôle.A McGill, on semble s’attacher à préserver ce qui disparaît progressivement.Selon M.Oliver, le gouvernement devrait miser sur la concertation volontaire des universités parce que les consensus est alors abien plus profond et solide.Le rôle du gouvernement dans ce contexte serait d’exposer les problèmes qu’il veut voir résoudre et d’exiger leur solution.Il n’interviendrait avec autorité que si les problèmes ne se règlent pas.M.Oliver est aussi réticent face au Conseil des universités: “Cet organisme ne réunit pas seulement les universités, déplore-t-il.Les représentants de la société qui siègent à cet organisme ne sont pas sensibilisés aux fonctions propres de l’université et ils ne la voient que comme une usine à diplômés qui devrait répondre a leurs besoins immédiats." “Il faut donc absolument un lieu de rencontre où les universités pourraient échanger sur les problèmes qui leurs sont propres, pense M.Oliver.C’est pourquoi la Conférence des recteurs devrait se redéfinir et devenir vraiment une association des universités comme McGill l a recommandé.” “De la sorte, les professeurs et les étudiants seraient représentés à cet organisme qui ne représenterait plus uniquement les administrateurs.L'autorité d'une telle association en serait grandie.Cette évolution aurait aussi l'avantage, précise-t-il.de donner aux enseignants et aux étudiants, un sens plus aigu de leur appartenance institutionnelle.” M.Lacoste, pour sa part, est réticent devant cette option prônée par McGill.Selon lui, le sentiment d'appartenance institutionnelle est de plus en plus faible chez les étudiants et les jeunes professeurs.Dans ces conditions, une association des universités ne serait pas viable et serait surtout un lieu d'affrontements entre étudiants, professeurs et administrateurs.Selon M.Lacoste, l'avenir de la Conférence des recteurs réside plutôt dans un rôle complémentaire par rapport au Conseil des universités.“La Conférence doit s’orienter vers des fonctions pour lesquelles elle est mieux équipée", précise-t-il.Il s'agit maintenant deles découvrir.L’Université du Québec, un mouton noir?A l'Université du Québec, on est beaucoup plus catégorique: certains administrateurs souhaitent ou prédisent la disparition de la conférence à courte échéance.M.Riverin, le résident, est un peu plus dé-cat: "La Conférence des recteurs, dit-il, pourrait avoir un rôle d'ombudsman.Elle pourrait être une autorité morale dans les conflits entre les universités ou avec le gouvernement.En tout cas, je ne voudrais pas qu’elle s'ancre profondément dans l’action ou quelle fasse concurrence au Conseil des universités." Cette dissidence est l’indice de divergences idéologiques bien plus profondes.On a facilement l'impression que l'Université du Québec fait cause commune avec le gouvernement bien plus qu'avec les institutions dites privées.M.Riverin ne s'en cache d'ailleurs pas."L'Université du Québec, plus que toute autre, marche la main dans la main avec le gouvernement.Elle est subventionnée à ÛO?: par le gouvernement et ce dernier a droit de voir à ce que ses deniers soient bien dépensés." "Les pouvoirs de planification appartiennent au ministre de l'Education et à ses fonctionnaires, dit-il encore.La meilleuré façon de les influencer, ce n’est pas de se tenir à distance; c'est au contraire de travailler avec eux sans avoir peur de je ne sais quelle maladie.Ce sont d'ailleurs presque tous d’anciens universitaires." Portant le débat plus loin, M.Riverin remet en question les fonctions traditionnelles de l'université: “D y a autant de conceptions de l’université que de gens qui y pensent.Je ne crois pas qu elle doive garder son rôle traditionnel.La culture ne se crée plus dans les universités comme autrefois.Elles se sont retirées de la vie et ce sont maintenant les agences de publicité qui modèlent notre culture.Dans le domaine de la recherche, par exemple, les universitaires se contentent trop souvent de redécouvrir des choses déjà connues!" Une telle attitude ne contribue guère à attirer la sympathie des institutions plus anciennes.Ces dernières craignent encore les idées de certains ministres qui voulaient récemment regrouper toutes les universités a l'intérieur de l'U.Q.On reproche aussi à TU.Q.de se développer de façon anarchique, de multiplier les dédoublements inutiles, d'attirer les étudiants dans des structures non encore éprouvées et animées par des professeurs qui ne sont pas toujours de calibre universitaire.On rappelle par exemple que 40 professeurs de l'UQAM sont actuellement étudiants à TU.de Montréal.Selon M.Riverin, par contre, un grand nombre de Québécois n'auraient pas eu accès à 1 université si un réseau n'avait pas permis la mise en commun des ressources.Sans le réseau, par exemple, il n'y aurait jamais eu de centres d'études universitaires à Ri-mouski.Pourtant cette constituante possède le plus haut pourcentage de détenteurs de doctorats au Québec.La Recherche universitaire La recherche est un autre secteur crucial des relations entre les universités et les gouvernements provincial et fédéral.Depuis quelques années, on note une tendance très nette à privilégier les recherches appliquées et le développement technologique par rapport à la recherche pure ou fondamentale qu'ont toujours favorisée les universités.Les gouvernements, qui constatent que tous les chercheurs sont, en fait, dans les universités, voudraient donc embrigader ces institutions dans des actions concertées contre la pollution, sur le développement des ressources marines ou nordiques, sur le développement des villes, etc.L’Université du Québec est entrée dans le jeu dès sa création.Elle a toujours privilégié une action qui aurait éventuellement des conséquences sociales et économiques importantes.Il y a eu d'abord la création de T INRS (Institut national de la recherche scientifique) qui a lui-même donné naissance par la suite à plusieurs centres de recherches: sur l'énergie, sur le développement urbain et régional, sur le développement nordique, sur la santé, etc.Les autres universités, évidemment, regardent avec envie ce développement rapide."L'Université de Montréal n'a pas l'intention de laisser à l'Université du Québec le monopole des recherches appliquées.affirmait récemment M.Lacoste.Il rappelait aussi, par le fait même, que TU.de M.a souvent fait oeuvre de pionnier dans certains domaines."Pourquoi repartir à zéro, demande-t-il.quand il existe déjà des équipements et du personnel préparé?" Le fond du problème semble justement être Ains le fait que les universités privées veulent conserver le plus possible leur liberté de manoeuvre, leur liberté de recherche.A McGill, par exemple, M.Oliver signale que les uni- Suite à la page Al7 dirigé par les Frères de St-Gabriel INTERNAT-EXTERNAT Le Collège Beaubois est enregistré au Ministère de l'Éducation comme une institution privée reconnue d'intérêt public.Il dispense les cours correspondants aux programmes officiels du Ministère de l'Éducation.Ces cours sont ceux du niveau Secondaire III (10e) et Secondaire IV (lie), voie régulière et enrichie.Le College a adopté le système de l'enseignement individualisé.9509 ouest, boul.Goulu, Pierrefonds (Roxboro-910) Tél.: 684-7642 LE MONT NOTRE-DAME dirigé par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame: Institution privée, reconnue d'intérêt public par le Ministère de l'Éducation.Secondaire I à V inclus.(filles seulement); Ecole d'Arts: (lere année élémentaire; filles et garçons) Pré-maternelle et maternelle; Cours privés de musique: piano, violon, violoncelle, flûte.114, rue Cuthédrale, SHERBROOKE Tél.: 569-6331 LYCÉE MONT-ROYAL (INSTITUT ALIE) École reconnue d'intérêt public par le Ministère de l'éducation SECONDAIRE I.Admission après 6e ou 7e SECONDAIRE II ET III.SECONDAIRE IV.SECONDAIRE V.Scientifique et général.Scientifique et general.Recyclage:permet de passer de général à scientifique.Sciences Pures menant au CEGEP.Sciences Humaines menant au CEGEP.(Nous acceptons en Sec.V-Sc.Humaines les élèves ayant complété un Sec.IV, Scientifique ou général.) Commercial.Pour informations et inscriptions: LYCÉE MONT-ROYAL, 4364, rue St-Denis, Montréal 131, 845-9145 A PARAITRE NOUVELLE GEOGRAPHIE DU CANADA KftUEGER - CORDER - DESJARDINS - VAN DE VELDE ‘472 pages 4 couleurs • rumnes couverture toile * r HOLT, RINEHART ET WINSTON LTÉE, 9400 PARKWAY.ANJOU, MONTREAL.QUE.4 j : Al 4 • Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 La parole est à des recyclés.Est-ce que ça va mener quelque part?par Clément Trudel entrevues réalisées au Centre Parthenais et au Centre Arcand Le jargon administratif les baptise "ré-apprentis' .Ils sont encore les travailleurs-étudiants ou les étudiants-adultes émargeant à un budget fédéral de $85 milbons bientôt $100 millions consacré à la " formation professionnelle des adultes ' (Loi C-278, adoptée en avril 1967).Le fouillis juridictionnel où ils se démènent engendre chez certains un fata-Gsme qui leur fait comparer leur " camp de travail ' à l'antichambre d'un abattoir.Ecou-tez-les se situer, ils vous diront: On na pas le choix.y en a de pires que nous.on crève pas.c'est mieux que l'assis lance-chômage ".Ainsi, lorsque les "pensionnaires" du Centre Parthenais osent s'exprimer, ils le font dans un langage sans détour.Plusieurs ont ainsi écourté leur demi-heure de lunch pour souligner quelques ano-mahes: pourquoi leur " union " continue-t-elle à les cotiser ($7.$13 ou même $17 par mois) s'ils sont sans travail?(Depuis l'occupation du centre, les meneurs du "'comité spécial " sont devenus d une prudence exemplaire.ou ont accepté des " jobs" normaux, alors.) Et pourquoi ici (le contact s’est établi à la cafétéria) vient-on nous provoquer avec des produits de luxe.?D faut savoir que les belles grosses pommes, non inscrites au tableau, vous feront débourser 30 ou même 35 cents pièce.(Là-dessus, le directeur du centre.M R.Girouard, précisera que le service de la cafétéria est concédé à une Dame Boucher qui peut aussi vendre les manuels au prix coûtant plus lOa.mais elle n a que son personnel et ses produits à payer, l'électricité et le local lui étant offerts sans frais.Aux postes normaux'' du menu cependant, le tout semble abordable: 2 saucisses pour $0.15 ou encore deux oeufs pour $0.30).Bon nombre de réapprentis.dont un menuisier céhbataire âgé de 64 ans.trouvent préférable d'apporter leurs sandwiches (dans son cas.il doit rogner sur un budget de $172 par mois, lui qui gagnait il n'y a pas si longtemps $4.84 l'heure).Tous admettent qu'il est physiquement moins pénible de se présenter chaque matin à un centre de formation que sur un chantier, mais moralement "si on avait le choix'.ce se- rait dès demain le travail sur le chantier à 7 heures ou 8 heures.Inéluctablement, ce couloir sans issue mène à une mise en accusation globale du régime politique qui favorise les marionnettes et perpétue le népotisme.Et si les conflits latents sont perçus assez clairement, Ton sent une certaine réticence à aller jusqu'au bout de sa pensée: "A Noël, pour mes trois enfants l'homme qui parle a 33 ans et a chômé six mois en 1970 il n'y a pas eu de bas.comme dans la haute société "."Cette misère, même localisée, même minoritaire, met en péril le bien-être des gens à l'aise et des riches eux-mêmes.Ce n'est donc point seulement par générosité mais aussi par un geste de prévoyance et d'autodéfense que tous devraient s'intéresser à la situation des plus déshérités d'entre nous ', pensait en 1964 Jean-Paul Lefebvre, alors directeur du sendee de l’éducation des adultes à la CECM (texte prononcé le 10 octobre 1964 à un congrès de parenb-maitres).Il était alors question de la découverte de ' l'autre Amérique" (étude de Michael Harrington sur les zo- LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Case posta le i 50 ouv rages 6 rev ues \ euillez s’il-vous-plait me Caire parvenir gratuitement 6128 Montréal 101, Canada dans toutes les disciplines universitaires ACTA CRIMINOLOGICA Études sur la conduite antisociale / Studies of Antisocial Behavior ÉTUDES FRANÇAISES Revue des lettres françaises et canadiennes-françaises M ET A Journal des traducteurs / Translators’ Journal REVUE CANADIENNE DE BIOLOGIE LA REVUE DE GÉOGRAPHIE DE MONTRÉAL SOCIOLOGIE ET SOCIÉTÉS ?le catalogue général des P.U.M.?le Bulletin des P U.M.Nom.Adresse.Enseignement collégial BIOLOGIE GENERALE par Alvin Nason et Philip Goldstein Texte français de Georgette Rinuler Révision scientifique par Marc Lavallée tome 1 (pour le cours 101-301 cellule • reproduction évolution tome 2 (pour les cours 101-401 animaux • végétaux écologie Le plus complet des manuels modernes de biologie generale en langue française, que I on puisse trouver sur le marché ¦ Tous les sujets d'importance contemporaine, de meme que les concepts généraux de la biologie descriptive classique, y sont traités en détail Une section entière consacrée à l'écologie dans le tome 2 Triple approche phylogénèse, fonctions et conception, en se basant sur l'évolution comme thème sous-jacent Remarquable outil pédagogique moderne, prepare par des professeurs hautement qualifiés qui ont réussi à rendre la biologie générale vraiment accessible à l'étudiant Un livre du maître pour les deux tomes Cahiers de laboratoire pour l'élève et pour le maître Paraîtra en août 1971 nés de pauvreté aux Etats-Unis).Réal Charbonneau, directeur du même service, ne déclarait-il pas en juin 1970 que des ' lois désuètes" nuisaient encore à l'éducation des adultes dans les commissions scolaires?Les mécontents du centre Parthenais dénoncent encore l'arbitraire qui prévaudrait dans lévaluation des "pensions" ou même des allocations de transport.souvent, une enveloppe glissée en sous-main tiendrait lieu d explications claires et l'amicale" du local 144 neutraliserait ainsi les tètes fortes qui continuent, entre autre, à se demander pourquoi la viande coupée par des apprentis irait toujours en exclusivité à certains professeurs qui.eux, disposent d'un budget suffisant pour se rendre chez un boucher ou à la charcuterie?Et les mêmes gars du local 144 ont prouvé qu'ils savent intimider l'Assemblée nationale! Le centre Parthenais accueille jusqu'à 1600 étudiante (de nouvelles admissions se font tous les dix jours) et est en passe de devenir le centre-dé pour la formation des métiers de l'automobile, confie le directeur René Girouard qui constate un fort absentéisme, dû en partie à une reprise de certains métiers."La paix est revenue" (allusion à la fin de l'occupation) bien que ce ne soit pas l'idéal, glisse encore le directeur qui se tient à dégager son administration de toute question de gros sous.c'est le directeur du service Le CACO aux étudiante qui fournit aux élèves les renseignements et les laisse ensuite plaider, qui une "pension" qui une "allocation de transport".L'aspect pécuniaire relève au premier chef du centre de main-d'oeuvre (fédéral).La conjonction avec les besoins de l'industrie de la construction sera d'ailleurs plus réaliste lorsque le centre Parthenais pourra inviter les producteurs de matériaux nouveaux à venir "expérimenter" ces matériaux à Parthenais.Est-il exact qu'il y ait des recalés volontaires, des étudiante qui préfèrent rater leur année plutôt que de laisser la chance à d'autres?Le directeur Girouard rappelle que chacun a droit à deux reprises dans une même matière, que "personne n'a été mis à la porte" la plupart possèdent une carte de compétence ou un permis de travail.La direction du centre est heureuse d'aider à reconvertir des hommes âgés en fonction de travaux d'entretien (maintenance) ou de travaux plus délicate (les boiseries peuvent être traitées pour leur donner l'aspect du noyer, du chêne.ou de l'acajou mais ce ne sont pas tous les peintres en bâtiment qui peuvent se soumettre à une telle métamorphose.L'émission de carnets d'apprentis par le ministère du travail a pratiquement cessé depuis dix mois, selon le directeur du centre Parthenais.Cest d'ailleurs là une source d'inquiétude additionnelle pour les élèves, dont certains affir- ment carrément : on trouve plus commode de nous garder ici, pour nous empêcher de crier dans la rue.CENTRE ARCAND Les griefs d'étudiants-adultes viennent d'être résumés pour la nième fois par un comité d'études et de projets, au centre Arcand, qui relève de la CECM.L'étuuiant d'un centre de perfectionnement ou de recyclage est inquiet parce qu'il est "mal renseigne" et qu'il ne sait pas ce qui l'attend; de plus, l'édutiant s'engage à un niveau de scolarité donné "sans savoir si ça va le mener quelque part" La sélection est arbitraire", les critères en sont mal définis et varient d'un conseiller de main-d oeuvre à l'autre.d'un centre de main-d oeu-vre à l'autre.L'étudiant reproche souvent au conseiller de mam-d'oeuvre de remplir en nues minutes une fiche qui asse sans retour, sans que cela corresponde aux aspirations et capacités du futur "client" d'un centre de formation.M.Sénécal.le directeur du centre Arcand, est mis au courant de toutes ces représentations, celle qui porte notamment sur l'absence de formation "ad hoc" de certains professeurs qui conservent, le soir, les mêmes méthodes et voies d’approche que celles qui vaudraient pour des adolescents.Nous faisons une réévaluation constante des techniques d’animation utilisées par les professeurs, déclare M.Séné- cal.bien que tout ceci ne se fasse pas de façon formelle.Au centre Arcand, il y a environ 450 élèves de jour et 450 à 500 le soir; chaque classe a un président qui se fait le porte-parole de ses camarades si jamais un problème se pose.Dans un deuxième temps, d peut y avoir confrontation avec le professeur puis, en dernière distance, le directeur peut intervenir.Arcand est un centre qui se borne uniquement à des cours académiques concentrés au niveau secondaire; son directeur regrette qu'il n'y ait pas de "follow-up".c'est-à-dire qu'on ne puisse suivre l'élève qui pourrait, par exemple tenter de rentrer sur le marché du travail après avoir complété Secondaire 4.Le gros problème est de convaincre un élève qu'un diplôme n'est pas un gage d'emploi les élèves, à Arcand, ont en moyenne de 26 à 28 ans' M.Sénécal ne veut pas nier qu'aucun professeur ne soit véritablement spécialiste en éducation des adultes; ces professeurs ont à se former eux-mêmes et une série d’entrevues des responsables avec tel ou tel professeur peut décider l'un de ces derniers à se recycler, à confronter ses méthodes et celles de confrères qui ont plus de succès.Les étudiants d'Arcand suggèrent qu'une semaine entière, au début d'un stage, soit consacrée à l'information des étudiants sur les débouchés qui s'offrent à eux.Ils veulent combattre également le cloisonnement traditionnel des cycles scolaires et revendiquent que lors de l'entrée au cours, l'évaluation soit fondée sur la maturité, l'expérience du sujet, et non uniquement sur les antécédents académiques.A la fin des cours, les étudiants adultes réclament un classement qui tiendrait compte de la capacité du stagiaire, te de la cpacité d'adaptation de la conférence sociale et du sens des responsabilités du Suite à la page Al 6 Transformer le désert culturel du monde des jeunes travailleurs ÉDITIONS DU RENOUVEAU PEDAGOGIQUE 8955, BOULEVARD SAINT LAURENT, MONTREAL 354 TELEPHONE: 384-8760 par Gérald LeBlanc Les jeunes travailleurs québécois, environ 80% des quelque 600.000 jeunes formant la population des 17-25, ne fréquentent ni les théâtres, ni les salles de concert, ni les musées.Bs ne sont pas rejointe, au niveau de la culture.par les moyens d'information de masse.Bs ne participent pas non plus aux voyages-échanges entre les provinces ou avec les autres pays.Jean-Guy Lagué et Yves Nantelle, deux permanente de la JOC, ont décidé en août 1969 de créer un centre d'animation pour transformer ce "désert culturel" que constitue le monde des jeunes travailleurs.Ayant obtenu de la JOC des locaux et un prêt de $4,000, les deux jeunes promoteurs approchèrent le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports ainsi que le Secrétariat d'Etat à Ottawa, de qui ils obtinrent des octrois de $10,000 et de $5,000.C'était suffisant pour tenter l'expérience d'un Centre d'animation de culture ouvrière (CACO), qui aurait pour but “la promotion de la culture ouvrière en milieu jeune, en expérimentant des projets face à l'information, la formation et la recherche".Le premier projet mis en marche fut la préparation, la rédaction et l'impression d'un cours d'éducation populaire.Une vingtaine de jeunes travailleurs de Beauhamois et un animateur du CACO y travaillèrent pendant trois mois.Le cours complet qui s'intitule "Un milieu pour vivre" a été publié récemment et plus de 400 groupes ont déjà décidé de l’utiliser.Ce n’est pas un cours comme l'on en trouve dans les écoles ou les universités.B s’agit plutôt d'une série de suggestions pour aider les jeunes travailleurs à organiser eux-mêmes ces cours: comment faire les invitations, à qui s’adresser pour obtenir de l'information, comment se servir des moyens audiovisuels, comment faire fonctionner le groupe, etc.B s'agit d’un exercice de conscientisation.Tandis qu'au Brésil, on part de ‘ mote créa-tuer".le cours du CACO abor- de plutôt des thèmes créateurs, tell "travaille pi tè-toué", "les nouveaux pouvoirs", "je n'arrive pas avec ma paye ", "le mariage, égoisme à deux "."les chrétiens dans la fosse aux lions", etc.Toujours au niveau de la formation, les deux animateurs du CACO ont organisé cinq sessions d'initiation aux techniques d'animation pour les jeunes travailleurs désireux de mener un action collective efficace.B s est agi de sessions d'une semaine, d'un week-end ou d une soirée où les animateurs du CACO ont servi de personne-ressource.En vue de démocratiser les voyages organisés par le Secrétariat d'Etat, le CACO a pris la responsabiüté de préparer un voyage-échange avec des jeunes travailleurs de Moncton.Un autre voyage, un stage en France pour 25 jeunes travailleurs, fut organisé avec l'Office franco-québécois pour la jeunesse.Ces deux voyages avaient pour but de briser la coutume établie de ne s'adresser qu'aux étudiante pour ce genre d échanges.Au niveau de l'information, trois rencontres furent organisées: une sur la loi du salaire minimum, une sur le cours commercial et une autre sur les lois d'assurance-chômage.Une centaine de secrétaires de Victoriaville prirent part à ces rencontres à Tissue desquelles un feuillet vulgarisant la loi du salaire minimum fut imprimé et distribué à travers la province (environ 3,000 exemplaires).Au chapitre de la recherche, les deux animateurs du CACO ont eu peu de temps pour réaliser les nombreux dossiers qu'on leur demandait.Bs ont tout de même complété un document sur le chômage (Le chômage: une maladie acceptée par le système) et fait une vulgarisation du üvre blanc sur Tassurance-chômage.Les deux documente furent tirés à 300 exemplaires et distribués aux groupes qui en firent la demande.La JOC avait demandé au CACO de faire une étude sur la situation du textile au Canada.Deux documente furent produite! Op-Tex 1 et Op-Tex 2) en compilant des articles de journaux, des mémoires de divers organismes et des industries du textile, des déclarations de ministres, etc.Ces documents ont servi comme instruments de travail Suite à la page A16 COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF (COURS COLLÉGIAL) • Collège reconnu d’intérêt public • Collège mixte: - résidence pour étudiants seulement PROGRAMME: le cours collégial (diplôme d’études collégiales).COURS PRE-UNIVERSITAIRE CONDUISANT AUX: 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines 4- Sciences de l’administration 5- Arts 6- Lettres Le College offre aussi des cours secondaires complets.Veuillez vous adresser pour tout renseignement a: 3200, chemin Ste-Catherine Montréal 250 (Québec) Tél.: 342-1320 (entre 9 h 00 et 1 7 h 00, du lundi au vendredi) I I I I I I I I I Aux Québécois épris d'épanouissement intellectuel: aux Bibliothèques de tous les niveaux de renseignement.our suivre pas a pas la grande marche de l'Esprit et de l'Évolution du monde, procurez-vous en toutes occasions les derniers ouvrages des PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE PHILOSOPHIE / SOCIOLOGIE/ PSYCHOLOGIE / PSYCHIATRIE / PSYCHANALYSE / PÉDAGOGIE / RELIGIONS / LINGUISTIQUE / BEAUX-ARTS / LITTÉRATURE / HISTOIRE GÉOGRAPHIE / SCIENCE POLITIQUE / DROIT / SCIENCE .ÉCONOMIQUE / QUESTIONS SOCIALES / MÉDECINE / SCIENCES PURES/TECHNIQUES/SPORTS ET JEUX.Des ouvrages précis et puissants composés par les plus grands écrivains de la Science et de la Culture, vous offrent en tout temps le nec plus ultra de la mesure et du progrès de l'Homme.Commandez dès aujourd'hui votre bibliothèque des PUF clé indispensable d'une documentation enrichissante, éminemment utile et exhaustive.Téléphonez-nous ou écrivez-nous aujourd'hui même ou demandez notre représentant.LA MAISON DE L’ÉDUCATION REPRÉSENTANT GÉNÉRAL DES PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 10,485 Boulevard Saint-Laurent, Montréal 357e, P.Q.Téléphone 384-4844 Librairie accréditée par le Ministère des Affaires Culturelles du Québec ém \ i I I I I B I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I LES BELLES-SOEURS $1.75 MICHEL TREMBLAY HOLT, RINEHART ET WINSTON LTÉE, 9400 PARKWAY.ANJOU.MONTRÉAL.QUÉ.)/ Y v I I Le Devoir, jeudi 29 avril 1971 • Al 5 APRÈS DIX-SIPT ANNÉES AU SERVICE DE LA POPULATION DE LA CÙTE-NORD, LE c OLLEGEDE llAUTERIVE H REMERCIE ÉTUDIANTS ET PARENTS OUI LUI ONT FAIT CONFIANCE ET SOUHAITE BONNE CHANCE À SON SUCCESSEUR: LE COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL DE LA CÔTE NORD Formation professionnelle $245 millions.X école neucrâtei 4335 AVENUE HAMPTON.MONTREAL 361.QUEBEC NEUCHATEL est une école primaire de langue française dont les méthodes pédagogiques les plus récentes sont alliées aux traditions scolaires qui ont déjà fait leurs preuves.ECOLE NEUCHÂTEL est mixte et non confessionnelle.Elle accepte les enfants de cinq à douze ans.L'esprit d observation et de déduction constitue la base de l'instruction.ECOLE NEUCHÂTEL est située dans des locaux qui permettent les activités récréatives et para-scolaires.4335, avenue Hampton Notre-Dame de Grâce 486-1214 SÉMINAIRE SAINT-AUGUSTIN CAP-ROUGE -Séminaire groupant autour d'un édifice scolaire central, onze congrégations religieuses et le Centre diocésain de Québec.-Institution privée reconnue d'intérêt public.- En Secondaire V: enseignement général.-Au Collégial (I et II): concentrations en lettres, en sciences humaines, en sciences pures et appliquées, en sciences de la santé.COLLÈGE JÉSUS-MARIE DE SILLERY 2047, chemin St-Louis, Québec 6e reconnu d'intérêt public, dispensant l'enseignement élémentaire, secondaire et collégial.COLLÈGE DE RAWDON Cours secondaire: I, II, III et IV Pensionnat du dimanche soir au vendredi TRANSPORT: Cie des Milles-Iles à partir de la station de métro Bourassa.Pour informations: P.Supérieur: 834-2651 Programme déjà périmé par Bernard Brody et Gilles Parent COURS D’ETE : • Mathématiques • Sciences • • Français • Latin • Anglais • AUSSI ENSEIGNEMENT INDIVIDUEL I DE SEPTEMBRE À JUIN NIVEAU SECONDAIRE Informations: 849-2275 JACQUES DUVAL, directeur ÉCOLE de RATTRAPAGE Enrg.S Détenant un permis en vertu de la loi de l’enseiinement privé Membre de la Fédération des Écoles privées de la Province de Québec 1600, RUE BERRI (Palais du Commerce) _ SUITE 220 £ ACCÈS DIREC^ M^TIg jjj J L’éducation permanente joue un rôle fondamental dans une société comme la nôtre, non seulement en tant que partie intégrante d’un système d’éducation en général mais également en tant que composante essentielle d’une politique rationnelle de main-d’oeuvre.La formation académique d’un individu vise entre autre à le préparer à une vie professionnelle; si cette formation s’avère incomplète, déficiente ou inadaptée une fois l’individu sur le marché du travail et qu’il se voit contraint de se recycler, il pourra alors le faire par le biais des programmes d’éducation permanente qui devront lui permettre d’engager ce recyclage.Il va sans dire alors qu’il est essentiel de tenir compte, dans la déter-mination des standards d’accès à ces programmes, des conditions particulières des adultes.L’éducation permanente nous apparaît donc comme un pont entre l’école et le marché du travail et son importance actuelle et future est déterminée par les variations constantes dans les besoins de main-d’oeuvre.Le recyclage des travailleurs n’est en ce sens que l’un des axes intermédiaires d’une politique de main-d’oeuvre, les autres étant l’orientation, la mobilité et le placement.L’un des objectifs majeurs d’une telle politique d’adaptation de la main-d’oeuvre est de permettre l’accélération du processus selon lequel les agents économiques tendent, d’un équilibre rendu instable par exemple par les changements technologiques, le marché international, les changements dans les préférences et les goûts des individus, etc., vers un nouvel équilibre.Cette nécessité fondamentale d’être sensibilisé aux changements profonds qui s’opèrent au niveau des besoins de main-d’oeuvre, c’est-à-dire au niveau de la demande pour les différentes professions et occupations, ressort de toutes les prévisions que font les experts des gouvernements.On peut ainsi s’attendre à un rythme croissant de ces changements pour l’avenir, et pour y répondre adéquatement, il est nécessaire d’avoir une main-d’oeuvre qui change aussi.D est possible de distinguer deux formes de recyclage: celle que reçoit l’individu en situation de travail, et une autre qui s’opère à l’école et dont la nature peut être générale et académique, ou professionnelle et spécialisée.Nous nous limiterons maintenant à cette seconde catégorie.Financement et administration Le gouvernement fédéral sanctionnait au mois de mai 1967 une loi concernant la formation professionnelle des adultes.L’institution de cette loi coincide à peu de chose près avec ce changement de mentalité et ce nouvel intérêt que l’on porte aux problèmes de main-d’oeuvre.Cet événement suivait également la crise de 1958-61, période au cours de laquelle nous avons connu les taux de chômage les plus élevés depuis la grande crise des années trente.Les gouvernements furent alors forcés de poser des gestes constructifs.Encore une fois, alors que d’autres pays, tels la Suède, avaient mis sur pied un "Labour Market Board” depuis des décades, il fallut une crise pour que les gouvernements, au Canada, interviennent et prennent leurs responsabilités.On se rappelle en effet qu’en 1966, le Gouvernement fédéral créait le Ministère de la Main-d’Oeuvre et de l’Immigration, et qu’un peu plus tard également, l’ex-ministère québécois du Travail devenait le Ministère du Travail et de la Main-d’Oeuvre.En vertu de cette loi, le Gouvernement fédéral défraye les coûts des programmes qui, d’autre part, sont administrés par les provinces.Le Gouvernement fédéral achète donc des cours aux autorités provinciales et municipales et aux entreprises privées qui offrent des cours de formation professionnelle aux adultes.Le coût de ces cours varie de cinq à vingt-cinq dollars par étudiant / jour, et en 1969-70, la moyenne était d’environ huit dollars par étudiant/ jour.En plus de defrayer ces coûts, le Gouvernement fédéral accorde à ceux qui s’engagent dans ce recyclage, des allocations dont le montant varie au Québec de quarante-trois à quatre-vingt-un dollars par semaine, selon le nombre de dépendants de l’étudiant.A cela, on peut ajouter une allocation de vingt-trois dollars si l’é- tudiant doit supporter des coûts de déplacement et de logement supplémentaires pour suivre ces cours.Il est intéressant de noter ici que le montant des allocations est indexé sur l’indice des gams horaires moyens dans l’industrie manufacturière.C’est là une mesure qui devrait, selon nous, être etendue à plusieurs autres types de prestations de sécurité sociale pour éviter une détérioration dans le niveau de vie de nos concitoyens les plus défavorisés sur le plan économique.L’adulte qui suit ces cours de formation professionnelle ne peut toutefois bénéficier simultanément de ces allocations et des avantages que prévoit le régime d’assurance-chô-mage.Ainsi, en 1967, à la suite de la création du Ministère de la Main-d’Oeuvre et de l’Immigration, et l’institution de la loi, on implanta ces program- les étudiants à se spécialiser dans ce domaine et les attirer par après vers les Centres de Main-d’oeuvre.Conseillers en main-d’oeuvre Pour ce qui est des conseillers en main-d’oeuvre, on doit reconnaître qu’ils sont en général dépassés par la masse d’informations qu’ils doivent posséder pour remplir adéquatement leurs fonctions.D est absolument essentiel, si l’on désire que les conseillers en main-d’oeuvre soient efficaces, de leur permettre de se recycler régulièrement afin qu’ils puissent être bien informés des conditions et des besoins du marché.Si l’acquisition de cette connaissance des changements dans les besoins qualitatifs et quantitatifs en main-d’oeuvre exige que l’on y consacre dix ou même vingt pour cent du temps de ces fonctionnaires, il est néces- mes de formation professionnelle des adultes.Pour ce faire, on décentralisa l’administration des Centres de Main-d’Oeuvre et l’on donna ainsi au conseiller en main-d’oeuvre l’autorité nécessaire pour lui permettre d’inscrire ou non un individu à un cours de formation professionnelle.Cette décision est intéressante, étant donné qu elle permet à la personne concernée de se situer très près du centre de décision qui la touche.Pour bien saisir, rappelons-nous cet ancien instrument stérile appelé Service national de placement, qui fut le prédécesseur des centres de Main-d’oeuvre du Canada.Le S.N.P.ne servait que d’agent de pré-sélection pour ceux qui désiraient recevoir de l’assurance-chômage.Une fois que la personne concernée a manifeste son désir de suivre des cours, elle rencontre un orienteur qui peut lui aider à arrêter un choix quant à la direction dans laquelle s'engager, et lui faire part des exigences qu’implique ce choix.On tente alors de cerner les aptitudes de l’individu à partir d'une batterie de tests psychologiques.Les Centres de Main-d'oeuvre recrutent donc des adultes intéressés à se recycler et lorsqu'ils ont formé des groupes suffisamment nombreux, communiquent avec le Ministère de l’Education pour organiser ces cours et les mettre sur pied.Une fois informé des besoins des groupes concernés, le Ministère de l'Education communique avec les commissions scolaires des régions où furent recrutés les étudiants adultes et.en accord avec celles-ci, organise les cours.Manque d’orienteurs Déjà à ce niveau, de sérieux problèmes viennent restreindre l'efficacité des programmes de formation.Tout d’abord, on constate qu’il y a un nombre nettement insuffisant d’orienteurs dans les Centres de Main-d'oeuvre, ce qui oblige ceux qui sont en place à remplir leurs fonctions trop rapidement, et bien souvent, de façon trop mécanique et superficielle.Est-il nécessaire de rappeler que pour attirer de nouveaux orienteurs aux Centres de Main-d’oeuvre, une solution très simple serait de reconnaître cette demande excédentaire et de hausser les salaires offerts pour les orienteurs?Egalement, on pourrait octroyer des bourses spécifiquement dirigées pour inciter saire de le faire puisque leur rôle est précisément de conseiller les individus à partir de ces informations.Peut-on suggérer au ministère d'organiser des séminaires périodiques (une matinée par semaine?, une journée par quinzaine?) au cours desquels les conseillers en main-d'oeuvre seraient exposés aux expériences courantes, dynamiques et pertinentes de ceux qui oeuvrent directement sur les divers marchés?Ceci veut dire par exemple, d’inviter des directeurs de personnel, des agents syndicaux, et aussi des analystes professionnels (économistes gouvernementaux et universitaires) à rencontrer les fonctionnaires des Centres de Main-d’oeuvre.n y a donc des liens nécessaires à étabür entre le marché, le conseiller en main-d’oeuvre et l'orienteur.Actuellement, ces liens nous semblent extrêmement ténus.Pré-requis Un second problème majeur qui nous est apparu tient aux standards d’accès à la formation professionnelle.Par exemple, les prérequis académiques pour s’inscrire aux cours de formation professionnelle dans le domaine de la boucherie sont ceux de la neuvième année, quelle que soit l'expérience acquise par l’individu dans des domaines connexes.C'est certes trop restrictif.Il nous semble tout-àTait impertinent d'exiger d'un adulte qui désire acquérir la formation pour pratiquer le métier de boucher, de pouvoir réciter Molière, et connaître l’algèbre et la géométrie.Nous nous demandons donc qui établit ces standards et à partir de quels critères?Ne constate-t-on pas qu'en établissant de telles exigences, on crée des barrières quasi infranchissables pour ces individus, précisément, qui ont très souvent toutes les qualités requises pour devenir d'excellents spécialistes dans leur domaine propre?Professeurs Ces problèmes dont l’importance est capitale au niveau du vécu de chaque individu, contribuent à projeter une image fausse des programmes de formation.De la même façon et, cette fois au niveau de la qualité et de la compétence du personnel enseignant et administratif qui donnent ces cours, on constate que les étudiants adul- FABRICANTS D'ENVELOPPES DE QUALITE E ENVELOPPE INTERNATIONALE.LIMITEE 7 0 00, RUE MOCMELAGA MONTRÉAL 42 7.CANADA tes doivent trop souvent faire les frais d’erreurs qui ne sont pas les leurs.Nous avons rencontré plusieurs étudiants inscrits à ces cours de formation professionnelle, ainsi que des professeurs qui dispensent l’enseignement dans des secteurs de l’éducation permanente de plusieurs commissions scolaires, et nous avons recueilli différentes opinions.Celles-ci coincident sur plus d’un point de vue.La variabilité dans la qualité des enseignants qui donnent ces cours à l’éducation permanente semble être très grande et, dans plusieurs cas, leur compétence académique et pédagogique peut être mise en cause.On ne prend habituellement que peu de soins pour opérer la sélection de ces professeurs.Au niveau secondaire, et surtout élémentaire, du secteur académique, les cours sont en majorité donnés par des enseignants avec formation pédagogique.D n’en est pas de même toutefois des cours donnés au secteur professionnel, et dans plusieurs cas également, des cours académiques de niveau secondaire.L’exemple de plusieurs ex-militaires qui sont embauchés pour enseigner les relations humaines ne peut manquer d’en convaincre plusieurs.D’autres cas comparables semblent se répéter à une fréquence que nous trouvons alarmante.Pour ce qui est du choix des méthodes pédagogiques et du contenu des cours, toutes les décisions sont prises à Québec au niveau du Ministère de l’Education.Cette centralisation qui ne tient aucunement compte des particularités des groupes d’étudiants a pour effet d’imposer un cadre rigide aux professeurs, et de bloquer très souvent une communication nécessaire entre ce dernier et les étudiants adultes.Lorsque l’on sait que la majorité des groupes d’adultes engagés dans un recyclage est caractérisée par une très grande hétérogénéité, on comprend aisément ce que signifie pour les ensei-gnants et les étudiants l’imposition des méthodes pédagogiques et du contenu des cours.Cette hétérogénéité tient surtout à trois caractéristiques: l'âge des étudiants qui peut varier de 17 à 60 ans, le degré d’éducation que l’individu possède au début de ce recyclage, enfin, l’origine ethnique (langue, valeurs, moeurs), n s’ensuit que ces groupes d’étudiants adultes requièrent plus que d’autres la présence d’un professeur qualifié et compétent, si l’on désire éviter qu’un trop grand nombre de ces étudiants abandonnent leurs cours par découragement ou par désintéressement.Allocations: motivation insuffisante Un nouvel obstacle se pose à un fonctionnement efficace des programmes de formation professionnelle et vient du fait que les gouvernements n’ont pas pris la peine de sensibiliser la population aux changements profonds dans les besoins de main-d’oeuvre.B est trop facile de croire que le versement d’allocations soit un facteur motivationnel suffisant pour que des individus retournent à l’école.L’intérêt réel qu’une personne peut avoir pour des études repose aussi sur bien d’autres facteurs, car il ne s’agit pas d’attirer uniquement une présence physique, mais bien plus des personnes désireuses d’acquérir un nouveau métier ouvrant la porte à un emploi qui leur offrirait une meilleure rémunération et probablement une stabilité plus grande.Vu cette absence générale de motivation autre que pécuniaire, il s’ensuit que l’on perçoit les cours de formation professionnlle comme des substituts à l’emploi et à certaines mesures d’assistance sociale.Si l’on veut que les programmes de formation donnent le résultat escompté, il est absolument essentiel de motiver la population et de lui faire saisir les facteurs qui justifient ce recyclage.Actuellement, il nous semble plutôt que l’on utilise la formation professionnelle comme un palliatif facile qui permet aux gouvernements de faire oublier leur inefficacité à enrayer le chômage (d’ailleurs créé par eux!) ou leur manque d’intérêt pour le problème.Ceci constitue un véritable “chômage déguisé”.A ce sujet, il est nécessaire de savoir que les adultes engagés dans un programme de formation ne sont pas comptés chômeurs, même s’ils ont entrepris ce recyclage à cause d’un manque d’emploi.Leur nombre considérable aide ainsi à dégonfler le taux de chômage.Pourquoi les gouvernements ne se lanceraient-ils Suit* à la page Al 6 VARIER COLLEGE Programmas menant à l'université (2 ans) Arts et lettres Sciences humaines Sciences de la santé Sciences pures et appliquées Sciences administratives CEGEP Anglophone Programmes menant au marché du travail (3 ans) Techniques administratives Électrotechnique Technique d'inhalothérapie Mécanique du bâtiment Techniques infirmières Techniques d'éducation spécialisée 821, boulevard Ste-Croix Ville St-Laurent Montréal 379 (514) 333-3800 û Le SABLIER La seule méthode canadienne-française composée intégralement par des canadiens-francais pour les enfants de 5 à 12 ans * une méthode d'enseignement du français aux enfants de 5 à 12 ans utilisée partout au Canada, en France, en suisse, en Afrique francophone; * un centre de recherches pédagogiques; * un service d'entr'aide pédagogique; * une maison d'éditions à la disposition des Éducateurs; * une librairie intéressée à vous servir rapidement.Les Éducateurs adoptent le SABLIER.Le SABLIER s'adapte aux Éducateurs.Le SABLIER Inc.C.P.1 20 - Boucherville, Québec Tél.: 655-5087 Les spécialistes du TEST OBJECTIF scolaire au Québec Les prix indiqués ci-dessous s'entendent par matière et par éleve.Élémentaire FRANÇAIS ET MATHÉMATIQUES TRADITIONNELLES — lere et 2e années — 10 tests de 10 questions.SO.50 — 3e, 4e, 5e, 6e et 7e années — 25 tests de 25 questions.SO.8 5 k 'Of 4* Secondaire 5 tn ’E 25 tests de 25 questions .SO.85 Q *4 i !L 3 “0 Secondaire V a.IA O CHIMIE ET MATHÉMATIQUES .$2.00 CL Q E r\ J4 E jQ 0 Cahiers de laboratoire C k O o PHYSIQUE ET CHIMIE Q k 10e-l le (Sec.Ill et IV) *0 a *0 X 3 20 expériences par cahier $1.50 S' n 0 5’ 44 C 0 “0 c r» COURS OPTIONNEl 30 expériences par cahier $2 25 a.Û 3 IA *4 • Tous nos tests sont préparés et mis au point par des professeurs enseignant dans les diverses disciplines, à l'élémentaire ou au secondaire, et la correction est assurée par ces mêmes professeurs.• Tous nos tests sont constamment mis à jour en fonction des nouvelles méthodes.O C r* Ô" û C CT n Nous vous offrons cette annee une nouvelle série de tests objectifs en MATHÊMATHIQUES MODERNES.comprenant 25 tests de 25 questions, de la 1ère a la Weme année inclusivement.Sene de 25 tests 85' chacune.PAR CLASSE SEULEMENT.les grandes éditions du québec, inc.440, avenue beaumont, montréal, tél.273-4485 08801610 Al 6 • Le Devoir, jeudi 29 avril 1 971 UNE EDUCATION QU! PART DE LA VIE Suite de le page Al le système scolaire sans interruption et à plein temps.Or, un cycle aussi long de planification ne peut répondre à de nombreux besoins urgents provenant de modifications rapides dans notre structure industrielle.Le système d'éducation doit donc subir de ce point de vue une transformation profonde où l'éducation et le travail seront intimement rebés.Quand les étudiants quitteront l'école à temps plein, et ils le feront beaucoup plus tôt, ils entreprendront une carrière faite de travail et d'étude.A n'importe quel moment l'adulte pourra retourner à l'école, au collège, à l'université, soit pour obtenir un diplôme académique, soit aux fins d’un apprentissage spécialisé et intensif.Cette inter-relation entre la formation et la vie professionnelle permet d'éviter un dicorce entre le travail intellectuel et la carrière professionnelle, d'empêcher la consolidation d'une caste instruite qui utilise le savoir approprié pour mépriser le travail dans l'industrie, et.par le fait même, de briser certaines barrières culturelles que notre système scolaire pose à la classe ouvrière par son image encore élitiste.Ce type de formation sera dans l’avenir le principal outil permettant à chaque citoyen d’avoir la formation qu'il désire ou dont il a besoin.La réduction du temps de travail n’éloignera pas l'éducation du développement économique mais ne fera que permettre à la population de jouir d’interludes plus nombreux de formation tout au long de leur vie active.Certains prétendent que cette formation sur mesure, cet apprentissage échelonné en phase successive tout au long d'une carrière risque de mettre en question les objectifs de formation générale et de développement culturel, objectif essentiel à l'éducation.Nous ne le pensons pas.Mais cela va certes nécessiter un travail d'imagination important.En effet, pour ne prendre qu'un exemple, l'alphabétisation fonctionnelle peut conduire à une formation générale bien plus fortement qu'une formation immédiatement générale, mais en autant que la formation se fait non seulement sur la mesure des besoins d une économie contrôlée par l'entreprise mais aussi sur mesure de l'ensemble des besoins et des objec-tifs négociés par les différents groupes sociaux.Tous les acteurs impliqués doivent donc participer à l’élaboration des politioues de formation professionnelle.Le patronat et les syndicats doivent participer à l’élaboration des objectifs et besoins de formation.Les organismes consultatifs et les commissions de formation professionnelle créés par le Bill 49 prévoyaient cela par leur caractère paritaire.Dans le sens de cette éducation reliée à un développement négocié, les syndicats prennent en charge ou confient à des organismes voués aux intérêts des travailleurs la formation syndicale (économique et politique) de leurs membres, introduisent de plus en plus dans les conventions collectives des clauses sur les conditions de formation dans et hors l'entreprise et cherchent à faire introduire dans le droit du travail une politique de congés culturels rémunérés.Du côté patronal, on voit surgir dans les grandes entreprises, des services de formation qui ont pour tâche de faire de la formation dans l'entreprise, de collaborer à la coordination des stages tant des étudiants dans l'entreprise que des employés dans des institutions d'enseignement et enfin de collaborer aux commissions de formation professionnelle, ou autres organismes semblables.Demeure cependant sans réponse, le problème des petites et moyennes entreprises où se retrouvent la majorité des travailleurs québécois, peu syndiqués et non qualifiés.Conclusion Deux défis se trouvent donc posés: le lien entre l'école et le milieu, celui entre l'étude et le travail.Dans le premier cas l’empathie du système d’éducation aux différents milieux sera le facteur majeur d'un droit effectif de tous à l'éducation, indépendamment de l'origine sociale.Dans le second cas.la restructuration du système actuel de formation prolongé sans interruption et à plein temps pour en ouvrir l'accès à toutes les catégories dages.facilitera une pleine utilisation pour la société de ses possibilités technologiques.Cependant, cette double formation du citoyen et du producteur sera un outil de développement au service de notre société en autant que le travailleur et le citoyen participeront activement à l'élaboration des objectifs et des politiques.1 Rapport de la Commission royale d'enquête sur l'enseignement.Tome 2,19
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