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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 28 avril 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-04-28, Collections de BAnQ.

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UN SUPPLÉMENT Le Devoir publiera demain, jeudi, un supplément consacré à l'éducation-Une vingtaine d'articles tenteront de renseigner le lecteur sur différentes formes de l'éducation à l'heure actuelle, tant dans les secteurs traditionnels de l 'enseignement que dans celui plus large de la formation à /'extérieur de l'école.Le tout présenté dans une optique concrète, mettant en lumière des expériences et des témoignages personnels.Communication et câblo-diffusion mnmrlmmmmibmmmmhmhhmi la météo Généralement ensoleillé avec un maximum aux environs de 50.LE DEVOIR Fais ce que dois ssnESü Trudeau: nous n'abandonnerons pas notre juridiction OTTAWA ; CP i Les revendications du Québec en matière de communications, ou de radiodiffusion et de câblo-diffusion ont déjà fait Tobjet d'entretiens entre le premier ministre du Québec et le premier ministre du Canada.M.Trudeau C’est M.Trudeau lui-même qui a fait état de ces discussions hier.Il a précisé que le gouvernement fédéral n'avait pas la moindre intention de modifier l'étendue de sa juridiction et que le premier ministre du Québec.M.Bourassa.était au courant de cette fermeté.Interrogé par le député conservateur de la vallée d Annapolis.M.Patrick Know-lan.qui voulait savoir si le contrôle des communications et de la radiodiffusion serait inscrit à Tordre du jour de la con- férence constitutionnelle de Victoria, en juin.M.Trudeau a répondu par la négative.On ne peut régler toutes les questions importantes à cette conférence, a-t-il ajouté.L'Ontario, a annoncé le premier ministre du Canada, se propose aussi de soumettre à la conférence des questions de juridiction.A Québec, le premier ministre.M.Bourassa, a laissé entendre que son gouvernement n'avait pas encore pris l'initiative de demander à la conférence constitutionnelle des premiers ministres de trancher le différend opposant la province à Ottawa au sujet de la diffusion par câble.La question n'est pas encore inscrite à Tordre du jour, a confirmé le premier ministre.Tl est vrai que cet ordre du jour n'est pas encore déterminé, mais je pense que les discussions peuvent se poursuivre indépendamment, que la question soit inscrite ou non à Tordre du jour" "La conférence concerne les problèmes des dix provinces, a poursuivi M.Bourassa.La diffusion par câble est un domaine qui peut faire Tobjet de négociations bilatérales entre Ottawa et Québec, à moins que les provinces ne soient d'accord pour en discuter ".M Bourassa a d'autre part souligné que le ministre des communications.M.Jean-Paul L'Allier, exprimait le Voir page 2: Trudeau Le Canada, c'est bien connu, est un pays de lacs.Mais quand les lacs, à la fonte des neiges, envahissent les routes, les champs, les rues et les sous-sols, cette vision d’eaux cristallines, de truites courageuses et de canots rouges fait place à un cauchemar d'eaux brunâtres, tumultueuses, de déchets roulés par les rivières et de terrains limoneux.(Téléphoto CP) Devant le comité sur la constitution Les anglophones plaident leurs droits acquis par Gérald LeBlanc Six des sept mémoires soumis au cours de la deuxième assemblée publique du Comité parlementaire sur la Constitution ont été présentés par des anglophones qui ont témoigné en faveur de la préservation des droits acquis par la minorité anglophone du Québec.Environ 150 personnes assistaient à cette deuxième d une série de six audiences que le Comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des Communes sur la constitution tient cette semaine à Montréal Dans le mémoire présenté par son président.M.Reid Tilley, le Protestant School Board of Greater Montreal (PSBGM l recommande que les droits qui s'appliquent présentement aux confessions protestante et catholique (article 93 de l'AANB) soient transférés aux groupes linguistiques français et anglais.Le PSBGM affirme “qu'il ne peut souscrire à Tidée que la culture propre à Tune ou à Tautre langue puisse être effectivement maintenue dans toute école placée sous le contrôle de Tautre culture".Le mémoire préconise également la M.Cloutier et le cinéma Nous n imposerons pas la censure Le ministre des affaires culturelles, M.François Cloutier, a répété, hier, a l'Assemblée nationale, qu'il n était question, au Québec, ni d'imposer la censure cinématographique ni de modifier l'actuelle loi du cinéma.Le ministre a dit qu'il n'avait aucune raison d'adresser le moindre reproche au Bureau de surveillance du cinéma et qu il n était pas question de réduire le budget octroyé à cet organisme.Les questions adressées à M.Cloutier faisaient suite à la saisie des films "Après ski” et "Pile ou face" dans diverses salles de cinéma de Québec, après la plainte portée par M.Laurin, curé de Saint-Roch.Cette intervention de la police après l'acceptation des films en question par le Bureau de surveillance, a soulevé Tindignation de la Fédération de l'industrie du cinéma, de la Ligue des droits de l'homme et du Syndicat des écrivains.D'autre part, l'Association des parents catholiques du diocèse de Québec a fait parvenir à M.Choquette un télégramme l'enjoignant de ne plus s'en tenir à la lettre de la loi sur le cinéma, mais à l'esprit "pour la défense de l'honneur et des interets des nôtres ".Tout en réprouvant la nature des films susmentionnés et d'autres de la même veine, la Ligue des droits de l'homme a adressé elle aussi un télégramme à Voir page 2: Cinéma création d'un Bureau fédéral de l'éducation.Tout en laissant l'éducation sous la juridiction des provinces, le Bureau aurait pour tâche de promouvoir les recherches et le développement d'idées nouvelles en éducation.Il incomberait également à ce nouvel organisme de veiller à une juste répartition des sommes que le gouvernement fédéral consacre à l'éducation.M.Robert Beale est allé encore plus loin en proposant la création d'un ministère fédéral de l'éducation qui.par l'entremise d'un conseil supérieur, "assurerait aux provinces un système uniforme d'éducation".Le porte-parole des anglophones lors de la crise scolaire de Saint-Léonard a présenté son mémoire au nom de la Canadian Unity Rights and Equality (CU-REr Dans ce mémoire présenté et rédigé exclusivement en anglais, il est suggéré que le gouvernement fédéral rende le bilinguisme obligatoire.Dans ses réponses aux questions des membres du Comité parlementaire.M.Beale a précisé que c'est la seule manière d'éviter que ne se reproduisent 'Tes injustices dont la minorité anglophone a été victime avec le bill 63".M.Allen E.Nutik.qui a présenté un mémoire au nom de Newsrep Services Limited, a déclaré que ces réunions sur la constitution étaient peut-être vaines et que le sort du Canada était peut-être déjà scellé."A moins, a-t-il dit, que le gouvernement que nous avons présentement à Québec ne fasse preuve d'un solide leadership qu'il n'a pas montré jus- Voir page 2: Anglophones L'Opposition doute de l'utilité du voyage de M.Bourassa en Europe par Pierre-L.O'Neill QUEBEC Les trois partis d'opposition doutent de la rentabilité du voyage du premier ministre Bourassa en Europe et tendent à croire que les résultats obtenus sont plutôt maigres.C'est en vain que les porte-parole de Topposition à l'Assemblée nationale ont tenté hier d'en savoir plus long sur les rencontres que M.Bourassa a eues avec les chefs de gouvernements :.les financiers de plusieurs pays d'Europe.Le premier ministre s'en est tenu à des généralités.En faisant rapport à la Chambre.M.Bourassa a affirmé que son voyage en Europe lui avait permis d'assurer des investissements tangibles au Québec, conformément aux objectifs qu’il avait établis.Il a confirmé Tintention du gouvernement de modifier certaines orientations des délégations du Québec à Té-tranger en ayant recours davantage à des firmes locales de consultants pour obtenir de meilleurs résultats au chapitre de la promotion industrielle.Tout en déplorant Téchec apparent du voyage de M.Bourassa, au nom de TU-nion nationale.M.Jean-Jacques Bertrand a néanmoins félicité le chef du gouvernement de s'être comporté "avec grande dignité et savoir-faire '.Redorer le blason du Québec apparaît au créditiste Bernard Dumont comme un effort louable mais quant aux financements, il voit un danger dans la tendance de se fier uniquement aux investissements étrangers.A cet égard.M.Dumont a invité le premier ministre à s’inspirer de la philosophie qui guide un pavs comme l'Allemagne.Sur la question de la câblo-diffusion, le porte-parole créditiste a souligné les difficultés d'entente avec le gouvernement fédéral pour souhaiter que M.Bourassa.dans ses discussions avec les représentants du gouvernement français, ait pu obtenir une promesse d'aide de la France dans le domaine des communications "pour garder notre autonomie financière, culturelle et permettre aux Québécois de prendre la responsabilité qui leur est due.'.Au porte-parole du Parti québécois.M.Guy Joron.il paraît exagéré de vouloir considérer ce voyage comme un des éléments de la relance économique.Selon lui.il n'y a pas lieu d'amplifier la portée de semblables démarches.Pour l'instant, M.Joron constate que les résultats sont maigres et se rapportent à une "vague ' promesse d'investissements accrus par la Compagnie générale d'électricité de France (Cegelec).il s est dit d'avis que cette annonce ne comportait rien de nouveau.Cegelec.a-t-il souligné, est installée au Québec pour faire de l'argent, est assurée des contrats de THydro-Québec et de toute manière aurait investi.Dans cette recherche des investissements étrangers, le Parti québécois s'interroge plus particulièrement sur les politiques contradictoires d'Ottawa et de Québec.M.Joron a rappelé Tappel lancé par le ministre fédéral.M.Benson, pour restreindre les emprunts sur les marchés étrangers.Toujours au chapitre des investissements, lés trois partis d'opposition ont Le procureur de la Couronne déclare en Cour: "ValHères sera jugé pour ses idées, ses écrits, ses intentions, ses paroles U par Pierre Richard Le substitut en chef adjoint du procureur général.Me Gérard Girouard, a déclaré hier que le nouveau procès pour conspiration séditieuse intenté contre M Pierre Vallières est "un procès pour ses idées, ses intentions, ses écrits, ses paroles".Me Girouard.qui représente la Couronne dans ce procès qui a débuté lundi, a fait cette declaration surprenante au cours d'une conférence de presse impromptue qu'il a tenue en pleine cour après que le juge Laurent Belanger eut condamné Vallieres à six mois de prison pour deux outrages au tribunal et qu'il eut porté contre le prévenu une troisième accusation d'outrage dont il doit disposer ce matin.Reconnaissant le caractère politique de l'accusation portée contre Vallières et ses camarades Charles Gagnon et Jacques Larue-Ianglois Me Girouard a interpellé les journalistes pour leur déclarer: "Ca fait quatre ans que Vallières veut subir un procès pour ses idées, aujourd'hui il Ta ce procès.11 sera jugé par ses pairs pour ses idées, ses écrits, ses intentions, ses paroles.Mais il craint d'être jugé pour ses idées et il tente maintenant d'échapper à son destin en prétendant être malade." La veille, devant le tribunal.Me Girouard avait affirmé avec vigueur que c'était un acte criminel précis que la Couronne reprochait aux trois accusés, c'est-à-dire celui d'avoir '¦rwlu une entente en vue de renverser les gouvernements du Canada et du Québec.Par ailleurs, Me Girouard a précisé qu il appartient au Barreau de se prononcer sur "Taccusation ".rappelée lundi par Vallières, selon laquelle, dans l'affaire Coco Mercier, Tan dernier, il aurait pénétré dans la salle des délibérations des jurés et aurait effacé des notes inscrites par ceux-ci sur un tableau.Après avoir demandé à Vallières de dire pourquoi il ne devrait pas être condamné pour outrages au tribunal pour des paroles prononcées lors de la première joumee du procès et après le violent réquisitoire de l’accusé contre le système judiciaire, le juge Bélanger vainement tenté d'obtenir des précisions sur le projet de développement de la Baie James.Encore la.le premier ministre Bourassa s'est montré avare de commentaires.se bornant à indiquer la poursuite de pourparlers en vue d obtenir la participation de capitaux américains au financement du projet.Le potentiel hydro-électrique de la Baie James, soulignait M.Bourassa.est Tun des principaux atouts économiques du Québec et il est important d'en profiter le plus rapidement possible Quant à Tidée de confier la réalisation du projet Voir page 2: L'Opposition Frais partagés: Ottawa est prêt à discuter OTTAWA fCPi Le premier ministre du Canada.M.Trudeau, a laissé entendre aux Communes hier que le gouvernement fédéral serait prêt, après avoir révisé son système fiscal, à discuter avec les provinces désireuses de ne plus participer aux programmes à frais partagés.En 1964.le gouvernement fédéral avait offert des redressements d'impôts aux provinces se désengageant de tels programmes.Seul le Québec s'était prévalu de ce privilège, qui a été aboli en 1969.Hier.M.Trudeau a déclaré que le principe du désengagement était encore accepté du gouvernement fédéral et qu après revision du système fiscal, cette année, les débats pourraient être entamés sur la question avec les provinces intéressées.Élections à Séoul M.Choquette admet La police se livre parfois à l'espionnage électronique QUEBEC (par G.L i Pour la première fois, le ministre de la justice du Québec a reconnu hier que les forces policières pratiquent l'espionnage électronique.En réponse à M.Robert Bums (PQ Maisonneuve) qui lui demandait si, depuis son entrée en fonction.il avait été informé de telles pratiques et s'il avait donné des instructions sur T utilisation des renseignements recueillis de cette manière, M.Choquette a déclaré: "Je sais que les forces policières emploient ces méthodes d enquête.Lorsque je suis devenu ministre de la justice, ces méthodes étaient déjà employées.M.Choquette a-t-il défendu ces méthodes?a alors demandé le député de Maisonneuve."Non, a répliqué le ministre de la justice, je n'ai pas défendu ces méthodes et quand on m a consulté sur leur emploi, je me suis assuré qu elles étaient employées dans l'intérêt public et pour faire enquête en particulier dans le domaine du crime organisé.' Cette question revient de façon périodique: encore tout récemment, elle a été mise en vedette par la découverte, chez un citoyen de Repen-tigny, d un dispositif d'écoute électronique mis en place à la faveur de la crise d'octobre, semble-t-il Interrogé par la suite.M.Choquette a nie que la sûreté du Québec ait quelque chose à voir avec cette intrusion dans la vie privée du président de la SSJB locale, indépendantiste reconnu.A Ottawa, par contre, le solliciteur général, M.Jean-Pierre Goyer, se contentait de dire qu'il n'y avait rien d'illégal à cela, refusant de Voir page 2 : La police * Le chef de l'Etat en avance a déclaré Vallières coupable de deux outrages au tribunal et Ta condamné à six mois d'emprisonnement.Immédiatement après ces deux condamnations.le juge a porté contre Vallières une troisième accusation d'outrage dont Vallières sera invité à se disculper ce matin, pour les mots qu'il venait de prononcer contre la justice au Québec et contre le juge.Vallières venait de déclarer qu'il n'avait pas Tintention de retirer les accusations de partialité et de collusion entre le juge et la Couronne, qu'il avait Lancées la veille, et que la seule justification qu'il avait à présenter, "c'est qu'il en avait soupé des manigances de la Voir page 2: Vallières SEOUL (d'après PA) Le président Chung Hee Park est en avance sur son principal adversaire, M.Kim Dae-Jung, leader du Nouveau parti démocratique de la Corée du Sud.Le dépouillement de quelque 25' c des suffrages a donné au chef de TEtat 1,526,953 voix contre 1,238.415 à son rival.A la fermeture du scrutin, on apprenait que 81 pour cent des 15,5 millions d'électeurs inscrits avaient effectivement voté, dans les 9,401 bureaux répartis sur l'ensemble du territoire.Un porte-parole du parti de M.Park a dit que l'élection s'était déroulée normalement, mais des représentants du Nouveau parti démocratique soutiennent que les observateurs du parti ont été chassés de certains bureaux de vote et que 1,700 bulletins manquent à Hwan-song, à 30 milles au sud de Séoul.Le gouvernement a révélé qu'il enquêtait sur le bien-fondé de ces accusations.M.Park, âgé de 63 ans, ancien géné- La N.-Écosse cherche des capitaux LONDRES (PC) Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.Gerald Regan, est arrivé hier à Londres pour une visite de cinq jours, et des rumeurs veulent qu'il soit à la recherche de capitaux britanniques pour aider à la mise en oeuvre du projet si longtemps envisagé d une entreprise marémotrice de la Baie de Fundy.M.Regan qui est accompagne du ministre du colnmerce, M.Ralph Fiske.a déclaré qu'il n'a aucun engagement précis à Londres, et que le principal but de son voyage est en France où il est attendu la semaine prochaine pour visiter Tunique entreprise marémotrice au monde en état de fonctionnement, celle de la rivière Rance en Bretagne ral de Tarmée.qui a pris le pouvoir à la suite du coup d'Etat de 1961.mise sur le progrès économique et la stabilité politique qui ont eu cours pendant ses deux derniers mandats.Il a été élu lors des deux consultations populaires en 1963 et en 1967 par des marges de 156.000 puis de 1.2 million de voix.Son rival.M.Kim.âgé de 46 ans.qui compte sur un désir de réunification nationale de la péninsule coréenne, a suggéré des échanges dans les postes, la presse et les sports avec les communistes de la Corée du Nord afin de resserrer les liens entre les deux pays.M.Kim a aussi proposé que la neutralité de la péninsule coréenne soit assurée par les Etats-Unis, la Russie, 'o Chine et le Japon, en même temps qu'une réduction du service militaire obligatoire qui devient de plus en plus Impopulaire.Il a été élu à la tète de son parti en septembre, mais cette nomination, malgré l'aspect séduisant de sa personnalité.n'a pu effrayer M.Park.Ce dernier, s'il demeure à la présidence.fera face à une nouvelle épreuve politique: les élections pour décider de l’élargissement de CAssemblée nationale à 204 sièges.Présentement, son parti détient 111 des 176 sièges de TAs-semblée EUROPE ORIENTALE ET GRÈCE Prague - Belgrade - Sofia la Grece et ses îles (Croisière), Istanboul Voyage en groupe, accompagné de Montreal Départ le 12 juillet Retour le 2 août OM.WWWC Prix: $995.00 Ca.© Centras de Voyages Panex me.Place Bonaventure Tél.: 878-4691 ? 2 ?Le Devoir, mercredi 28 avril 1971 Les plus petits biftecks en ville! Altitude Entre 5 heures et 7 heures, venez prendre l’apéritif et griller quelques petits cubesde steak pour vous ouvrir l’appétit.Vous disposez d’un mini-hibachi à votre table.n’est-ce pas un hors-d’oeuvre a la hauteur! Profitez en même temps d’une vue splendide sur toute la ville et prenez les choses de haut! L’ascenseur d'Altitude 737 est situé dans le hall principal de l’édifice de la Banque Royale, Place Ville-Marie.Montez nous voir dès ce soir! Réservations: 861-3511 Administré par ie Reine Elizabeth ! suites de la première page L OPPOSITION à une nouvelle régie gouvernementale, le chef du gouvernement y voit l'avantage de permettre le développement parallèle des secteurs minier et forestier.Le Parti libéral célébrera vendredi soir, au Colisée de Québec, l'anniversaire de l'accession au pouvoir.Tout indique que le premier ministre Bourassa profitera de cette manifestation d'envergure pour dévoiler les détails du projet de développement de la Baie James et fournir ainsi une dose de vitalité nouvelle aux militants libéraux TRUDEAU point de vue du gouvernement lorsqu'il affirmait que ce domaine était de compétence provinciale et que le gouvernement soumettrait un projet de loi sur la réglementation de la câblodiffusion.Ce projet de MM.Bourassa et L'Allier a reçu hier l'appui de la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec.Le président de la Fédération des SSJB.M.Gilles Noiseux.dans une lettre qu'il a fait panenir à M.L'Allier, lui écrit: "Le ministre des communications et le gouvernement du Québec peuvent certes compter sur l'appui actif de notre mouvement, à condition que cette question ne serve pas de prétexte à une vaine querelle verbale, mais que ce champ de juridiction soit effectivement occupé par le Québec, comme c'est son droit et sa responsabilité".VALUÈRES supposée justice L'accusé a soutenu que "le présumé outrage provient d'une provocation inutile de la part du tribunal, à savoir le refus d'ajourner pour cause de maladie, qui fait suite à des centaines d'autres provocations depuis mon arrestation en septembre 1966".¦ J'ai fait plus de quatre années de prison commune pour rien, j'ai dû faire deux grèves de la faim pour subir un procès que j'attendais depuis deux ans en prison, les fascistes Choquette et Turner inventent de nouvelles accusations sur mesure contre moi pour justifier leur attitude pendant la crise, et maintenant I on s etonne que je riposte, que je crie mon écœurement a lancé Val-lières."Pendant toutes ces années de prison, je n ai pas encore vu une cour de justice; je n ai vu que des cours de la répression et de l'obscurantisme; je n'ai vu que des juges et des procureurs de la Couronne nommés par faveur politique", a continué l'accusé."Et.quant à vous, je crois sincèrement que vous avez été désigné pour accomplir une sale besogne et jusqu'à maintenant vous vous êtes révélé à la hauteur de cette tâche", a conclu Val-lières.Ces paroles lui ont valu une troisième accusation pour outrage au tribunal.Le juge Bélanger a ajoute qu'il en aura autant qu'il en commettra.Vallières comparaîtra ce matin devant le juge Bélanger pour répondre de cette nouvelle accusation.A la suite de cette comparution, on doit procéder au choix des douze jurés qui seront appelés à juger Vallières, Gagnon et Larue-Langlois pour une accusation de conspiration séditieuse Cette nouvelle accusation a été portée à la suite de l’annulation d une accusation identique par le juge Ouimet, en février dernier.ANGLOPHONES qu ici, le point de "no return" est passé." Après avoir raconté qu'un attentat à la bombe avait été perpétré à sa demeure de Westmount, Mme Peter Bronfman a loué la conduite des gouvernants et de l’armée lors de la crise d'octobre.Dans son mémoire, elle recommande l'inclusion d’une loi sur l’ordre public dans la nouvelle constitution.Un néo-canadien, qui recevra sa citoyenneté canadienne dans 10 jours, M.Guipa, a recommandé la convocation d'une assemblée constituante pour débattre la question de la constitution.Un professeur au département de mathématiques de l'Université du Québec à Montréal.M.Guy W.Richard, a recommandé que le Canada se débarrasse des symboles britanniques sur la monnaie, le blason et les timbres.Parmi les quelque 150 personnes assistant à l'audience, se trouvaient une cinquantaine d'étudiants anglophones de la polyvalente de Chambly.A l'exception de celui de M.Richard, tous les mémoires furent présentés en anglais dont on se servit également la majeure partie du temps durant la période de question et de discussion."Nègres blancs" aux É.-U, WASHINGTON (d'après CPi - Le livre "Nègres blancs d'Amérique" du journaliste montréalais Pierre Vallières.vient d'être porté avec force à l'attention du public américain alors que deux des plus importants quotidiens des Etats-Unis, le New York Times et le Washington Post en ont fait des comptes rendus élaborés et bienveillants.Ce livre qui a été écrit en prison par M.Pierre Vallières et qui porte comme second titre " Autobiographie précoce d’un terroriste' québécois", vient d'être publié en français à Montréal et en anglais à Toronto : l'édition québécoise de ce livre a valu une accusation de sédition à son auteur.Christopher Lehmann-Haupt.journaliste au New York Times, écrit que ce livre doit avoir sa place aux côtés des écrits révolutionnaires de Malcolm X.Eldrid-ge Cleaver.Franz Fanon, Che Guevara et Régis Debray.Il par le de "Nègres blancs d'Amérique” comme d'un éloquent document révolutionnaire qui doit dissiper, une fois pour toutes, les idées que les Américains se font sur le Canada Pour sa part, Harding Lemay.dans le Washington Post, parle d'un cri de vengeance que seuls les suffisants ou les corrompus peuvent ignorer et souligne qu'après trois cents ans de misère, d'exploitation économique et d'humiliation sociale, les Québécois font maintenant voeu de se venger des opportunistes francophones et anglophones.Hull, "un nouveau Labrador"?OTTAWA (PC) - La Société nationale des Québécois de l'Outaouais, autrefois la Société Saint-Jean-Baptiste de ï'Outaouais-Nord, soutient que le gouvernement fédéral est en train de faire de La ville de Hull "un nouveau Labrador".Dans un document de 10 pages, rendu public à Ottawa, la SNQO affirme que Hull est "une ville anormale et malade ".Selon le document, les 10 pour cent de la population sont composés d'assistés sociaux.50 pour cent de la population de Hie de Hull (environ 12,500 personnes) vivent dans des logements qui ne répondent pas à leurs besoins, les Hullois dépensent chaque année environ $8.000.000 en Ontario, en transfert d'assurance-hospitalisation et, enfin, 12 pour cent de la population active sont en chômage.L'organisme, devant cet état de fait, s'en prend surtout à la commission de la capitale nationale, société de la couronne détenant des pouvoirs d aménage- ment et d'embellissement, qui a déjà exproprié certains quartiers de la ville de Hull.De plus, selon un dossier rendu public récemment, sur les objectifs de cet organisme d'embellissement, une des principales compagnies, E.D.Eddy, serait bientôt expropriée.La Commission de la capitale nationale, déclare la Société nationale des Québécois de l'Outaouais, "est l'outil que le gouvernement fédéral a créé pour prendre contrôle d une autre partie du territoire du Québec, à savoir: la région de l'Outaouais ".Le SNQO ajoute: ‘Ce que le gouvernement fédéral et son complice par abstraction, le gouvernement actuel du Québec, veulent faire, c'est créer The French District or Lower Town.Ceci veut dire un ghetto, une réserve pour l'amusement et l'émerveillement des touristes anglais qui viendront voir les nègres blancs." M.Philippe Angers, récemment diplômé de l'Ecole Polytechnique, a demandé aux membres du comité parlementaire s'ils s'inquiétaient du manque de participation de la part des francophones.Le député de Lapointe, M.G.Marceau, s’en est déclaré très déçu tandis que le député de Matane.M.Pierre De Bané.a affirmé qu'il partageait l’inquiétude de M.Angers."Nous devons, a-t-il dit, être très inquiets.Tout un groupe a décroché de la discussion des questions constitutionnelles." Etait-ce de l'inquiétude, de la fatigue ou simplement de l'ennui?Toujours est-il qu'à la fin de l'audience il n’y avait plus qu’une cinquantaine de personnes dans la salle.L assiduite n'était pas plus à l'honneur à la table du comité où l'on necomptait pliKque neuf membres.CINÉMA MM.Bourassa, Choquette et Cloutier pour affirmer son opposition à toute forme de censure pour les adultes, qu elle soit politique, littéraire ou cinématographique." Quant au Syndicat des écrivains, son président provisoire.M.Claude Jasmin, écrit: "S'il faut par tous les moyens informer et politiser les cinéphiles, il faut éviter que ce soit l'autorité judiciaire ou policière qui décide de la programmation des salles de cinéma au Québec"."Si, ajoute M.Jasmin, les films “Après ski" et "Pile ou face" sont de vulgaires moyens ou produits pour aliéner les consommateurs et que l'on juge de les retirer du marché, il faudrait dresser une liste de vingt, cent, mille autres moyens vantés tous les jours par la publicité commerciale." Le ministre Cloutier a déclaré cependant hier qu’il avait à plusieur reprises demandé au Bureau de surveillance d'exercer sa vigilance sur la publicité et le classement des films.Le ministre a fait valoir que la publicité s'adressait à toute la population mais que nul n'était obligé d'aller voir tel ou tel film.LA POLICE nier ou de confirmer que le matériel suspect appartenait à la RCMP.Mais lundi soir, parlant à Montréal, le ministre fédéral a déclaré que la police doit utiliser toutes les méthodes modernes pour combattre le crime, y compris l'appareillage électronique.C'est probablement cet aveu qui a incité M.Choquette à en faire autant.Mais l'on s'en doutait bien un peu que "les forces policières emploient ces méthodes d'enquête".CRTC Suite de la page 3 Depuis cette époque, en effet.Vidéotron présente régulièrement, à ses 10.000 abonnés de Beloeil.sur son canal de télévision communautaire, les séances du conseil municipal de l'endroit.Le résultat en a été étudié, par un conseiller municipal qui est également aspirant-sociologue.M.Jean Godin.Ce dernier a même fait des sondages, et en livre les premiers résultats, extraordinaires: 70% des 10.000 abonnés suivent les séances du conseil, alors que celles-ci n attiraient antérieurement que deux ou trois personnes, parfois.On a même installé le téléphone sur la table du conseil.et autorisé les téléspectateurs à interroger le maire et les conseillers par ce moyen.L'installation remonte à moins de deux mois, mais les résultats sont prometteurs: à la première séance.7 appels: à la deuxième.9.(On ne télévise qu'une séance sur deux).En d'autres domaines, la télé communautaire de Beloeil s’est révélée un service public précieux et fort utilisé, notamment au cours de la grande tempête de neige du mois de mars.Le CRTC entendra plusieurs autres communications au cours de la journée.Certaines d'entre elles ne font que développer les arguments principaux offerts le jour précédent par les grandes associations de câblodiffuseurs et de radio-diffuseurs.L'une entre autres, celle du réseau privé CTV.donne à croire que les radio-diffuseurs ne sont pas tous également favorables à l’installation d’émetteurs UHF satellites comme moyen d’intégration.Aujourd'hui, c'est sans doute de téléphone qu'il sera principalement question : on entendra l’Association des sociétés de téléphone du Canada, dont les câblodiffuseurs contestent vivement le comportement de monopole dans le domaine de l'installation.¦ carnet d'un censeur Pour BAIE DE JAMES Plus les jours passent, plus je constate l'ignorance et, bien sûr.l'incompétence des gens qui.fonctionnaires ou conseillers stipendiés du gouvernement du Québec, prétendent pouvoir jouer, dans une section ou une autre du domaine linguistique.un rôle d'éducateur.Certains d'entre eux manquent même d'honnêteté intellectuelle.C'est flagrant dans le cas du secrétaire de la Commission (curieusement dite) de géographie du gouvernement du Québec (étant donné qu'elle n'est qu'un accessoire du ministère des Terres et Forêts), M.Jean Poirier.Dans la lettre de ce dernier que LE DEVOIR a publiée le 18 du mois courant contre mon opinion pour BAIE DE JAMES, celui-ci cite comme témoin à décharge le président de la Commission d'étude sur l’intégrité du territoire du Québec.M.Henri Dorion.Non seulement le texte qu'il cite de M.Dorion ne se rapporte nullement aux passages marins, mais ce cartographe a collaboré à l'ATL.AS DU MONDE CONTEMPORAIN de P.Gourou.F.Grenier et L.-E.Hamelin (Editions Hachette et du Renouveau Pédagogique) où l'on se sert de l’expression BAIE DE JAMES.Insistons sur le fait que baie de James est aussi la seule désignation utilisée par l’excellent ATLAS CANADIEN de Larousse qui vient de paraître.[Baie James] est à proscrire.Etant donné l'importance que cette masse d'eau prend dans l'actualité, que journalistes et speakers me permettent de les supplier de ne plus jamais dire, quel que soit le point de vue de M.Poirier et de sa commission, que BAIE DE JAMES.Il est infiniment regrettable qu'il faille lutter ainsi contre l'Etat.Gérard DAGENAIS Z 'Opposition s'insurge contre le mauvais français d'un projet de loi QUEBEC (par G.L.) La majorité ministérielle libérale a repoussé hier une motion de l'Union nationale qui visait à déférer le projet de loi (bill 5) modifiant la loi du ministère du revenu à l'Office de la langue française pour que le texte soit rédigé en français correct et ne soit pas un calque des lois fédérales.Le Ralliement créditiste et le Parti québécois ont voté en faveur de la motion présentée par MM.Rémi Paul et Jean-Noël Tremblay, qui fut défaite par un vote de 52 à 25.C'est donc dire qu'hier, jour de reprise des travaux parlementaires, plusieurs députés étaient absents.Par contre, [adoption du principe du "bill ", en deuxième lecture, s est faite par un vote de 72 à 10, seuls les crédi-tistes s’y opposant.A l'appui de sa motion, le leader parlementaire de l'Union nationale, M.Rémi Paul, s'est insurgé contre le fait que le projet de loi à l'étude se réfère, sans en transcrire le texte, à un article d'une loi fédérale, "comme s'il faisait partie intégrante de chacune des lois de revenu" Il a demandé qu'un texte complet de cet article soit rédigé sous la responsabilité de [Office de la langue fran- çaise, conseillé par les avocats du gouvernement.Le député UN de Maskinongé a soutenu que le gouvernement manque de prudence, pour ne pas dire de courage, en se référant tout simplement à un texte de loi fédérale, "sans doute par complaisance, par manque d échine parce qu'il ne veut pas déplaire à ses petits cousins ou ses maîtres d'Ottawa", dit-il.A cela, le leader du gouvernement, M Gérard-D.Lévesque, a répondu que la loi vise à protéger le contribuable québécois, et que c'est pour éviter des conflits d interprétation que le texte québécois se réfère à la loi fédérale de [impôt sur le revenu.Le ministre des finances, M Raymond Garneau, a fait valoir de son côté que [Union nationale a agi de la même façon lorsqu'elle était au pouvoir, et que la concordance des deux lois sur certains points a été recommandée par la commission Bélanger.Selon son parrain, M.Gérald Harvey, le "bill" numéro 5 et les huit autres qui suivent sur des points particuliers visent a rendre la perception des impôts et des taxes plus efficace et plus économique, et à combattre l'évasion fiscale Les cegeps pourront exiger une réinscription au cours de la session par Gilles Provost QUEBEC - Les cegeps peuvent dorénavant exiger une réinscription de tous leurs étudiants au milieu d une session si le comité exécutif de l'institution estime que des raisons graves [exigent.Telle est la grande innovation contenue dans les règlements généraux concernant l'inscription dans les cegeps qui ont été adoptés le 7 avril dernier par le conseil des ministres.L’arrêté en conseil qui donne force de loi à des règlements de la direction générale de l'enseignement collégial en y ajoutant la précision en question a été publié dans la Gazette officielle du 24 avril dernier et porte le numéro 1331.Le directeur de l’enseignement collégial, M.Claude Beauregard, a expliqué hier au Devoir que cette addition aux règlements existants permettra de faire le point après une situation confuse et de connaître exactement les effectifs étudiants qui demeurent au collège.Ce nouveau règlement permettra aussi, a-t-il souligné, d'éviter à l'avenir les contestations qu'a soulevée la décision des autorités du cegep du Vieux-Montréal qui ont exigés une réinscription, il y a quelques mois."A [avenir, des décisions similaires éventuelles apparaitront moins odieuses parce qu'el-les auront été prévues dans les reglements", a-t-il déclaré.Pressé de questions, M.Beauregard a admis que les autorités pourraient profiter de cette réinscription exceptionnelle pour ne pas réaccepter des étudiants qui auraient manque un nombre trop considérable d'examens ou qui "ne se seraient pas conformés au règlement du collège.” "Dans ce dernier cas, a d’ailleurs précisé M.Beauregard, les autorités peuvent déjà expulser un étudiant sans recourir à une réinscription générale." " Quoi qu'il en soit, a-t-il conclu, ce règlement ria nullement été rédigé dans le but de permettre aux directions des collèges de se débarrasser des étudiants indésirables " La Cour suprême donne raison à un patient contre son médecin L ASPECT ÉCONOMIQUE Suite de la page 5 Les avantages apportés par une nouvelle autoroute sont nombreux.Ils diminuent d'abord la consommation de carburant pour les particuliers en même temps qu’ils réduisent considérablement la pollution atmosphérique.Selon une étude du Département du transport américain, sur une autoroute, une automobile libère au mille 0.11 livre de monoxyde de carbone tandis que la même voiture qui parcoure un mille dans les rues locales libère 0.42 livre de monoxyde de carbone.notamment à cause de sa vitesse réduite, des nombreux arrêts dus aux feux de signalisation et aux embouteillages.Une autoroute diminue en outre les dépenses d'exploitation des véhicules (consommation d'huile, usure du matériel et surtout des pneus).Le gain de temps pour toutes les industries de service devrait etre converti en valeur monétaire: à dix dollars l'heure du réparateur de télévision, les embouteillages risquent de coûter de plus en plus cher au client.Enfin, on peut quantifier la réduction des accidents et de la fatigue des individus utilisant une voie rapide par rapport à ceux qui circulent sur une route traditionnelle.Selon une étude de rentabilité sur l’autoroute de Liesse entreprise par Philippe Ewart, Tremblay et associés, les bénéfices annuels réalisés par la collectivité passeraient de $7.44 millions en 1975 à $18.93 millions en 1985.Il ne s'agit là que de bénéfices immédiats réalisés par les usagers de la voie rapide.Les riverains de l’autoroute urbaine y trouvent eux-memes leur compte.On a ainsi remarqué que la valeur dû sol, en bordure de l'autoroute Décarie, a été multipliée par suc.Line étude entreprise aux Etats-Unis et citée par Ewart, Tremblay et Associés est à ce sujet fort concluante.En Géorgie, des terrains vacants qui se vendaient de $100 à $400 l’acre, ont trouvé acquéreur, après construction d’une voie rapide, à des prix allant de 1,200 à 1,400 dollars.Dans Westchester, New York, la perception des taxes sur une période de 22 ans a montré que les propriétés, à [intérieur de la zone du “Bronx River Parkway ”, ont rapporté en taxes 22 millions de dollars de plus que l’apport normal, soit à peu près la valeur entière du coût de la route.Le long de la voie périphérique de Boston, la valeur des propriétés a augmenté de 700%.Quant au développement industriel, il ne devrait plus être nécessaire de démontrer tout ce que l’autoroute est-ouest peut apporter à l’est de la ville, après les spectaculaires développements constatés dans l’ouest.Ce n est sans doute pas par hasard que General Motors, Avan, Pascal, etc.se sont installés le long de la Transcanadienne.Sur la route circonféren-cieile de Boston le nombre d’industries est passé de 39 construites et 14 en construction en 1955 à 227 industries et $175 millions en construction domiciliaire en 1958.L’effet multiplicateur L'effet multiplicateur de [installation d’une voie rapide Est-Ouest dans la partie méridionale de File de Montréal est déjà prévisible au regard de tous les projets d'investissement, en partie figés par les incertitudes qui planaient encore hier sur [urbanisation du centre-ville.Toutes les études entreprises par des organismes publics et privés laissent prévoir un double mouvement: l’industrie manufacturière va de plus en plus émigrer vers la périphérie tandis que les centres de décision vont se concentrer au coeur même de la ville.Le secteur tertiaire envahit déjà le sud de nie.Les transports collectifs peuvent assurer une certaine mobilité de la main-d’oeuvre, et encore ont-ils eux-mêmes leurs propres limites.Mais par quel autre moyen que les autoroutes peut-on accélérer la circulation des marchandises à [intérieur même de File?Une économie de services ne peut réaliser tout son potentiel de production si on ne lui offre pas, d’abord, des moyens de communication rapides et efficaces.Documentation: • "Le marché des transports", par Jean-Noël Chapu-lut.Jean Frébault et Jacques Pellegrin.Editions du Seuil.Paris, 1970.• "L’autoroute Est-Ouest à Montréal" par Bernard Lamarre, ingénieur conseil.Montréal.1971.• "Autoroute de Liesse, étude de rentabilité” par Philippe Ewart.Tremblay et Associés.Montréal.1970.• "Rive sud: assignation du trafic sur le réseau routier” par Philippe Ewart, Tremblay et Associés.Montréal, 1965.• "Journal des Débats" Vol.Il - No.21.Séance du mercredi 31 mars 1971 de l’Assemblée Nationale.OTTAWA (PC) - La Cour suprême du Canada a maintenu hier l’accusation de négligence formulée contre le Dr Gaston Marcotte, du Cap-de-la-Madelei-ne, pour un accident survenu en 1960.Les cinq juges ont maintenu une sentence promulguée par une cour inférieure qui réclamait au médecin une somme de $41,566 pour dommages, dans une poursuite, intentée par M.Donald McCormick, du Cap-de-la-Madeline, à la suite d’un accident d'automobile survenu en 1960.Leur décision renverse un jugement unanime de la Cour d'appel du Quebec.Le juge D.C.Abbott, qui a rédigé le jugement unanime de la Cour supreme, s’est dit d'accord avec M.McCormick, qui avait subi une fracture de la cuisse lors d une collision de deux voitures et affirmait ne pas avoir reçu les soins médicaux appropriés.M.McCormick, âgé de 29 ans au moment de l'accident, avait été transporté à [hôpital Cloutier du Cap-de-la-Made-leine, et confié aux soins du Dr Marcotte, médecin résident à l'hôpital.Le patient avait réclamé un spécialiste, qui avait recommandé la pose d une cheville.Au lieu d'obéir à cette recommandation, le Dr Marcotte avait utilisé des vis et une plaque de métal, puis avait moulé la jambe dans un plâtre.Un abcès s était par la suite formé dans le membre blessé et des radiographies avaient indiqué le relâchement de certaines vis.Le Dr Mârcotte a procédé à la pose d'un second plâtre.Le patient a alors décidé de changer de médecin et a dû finalement suivre des traitements à Montréal."Il était complètement invalide pendant une période de 19 mois et if est prouvé qu il sera toujours partiellement invalide à 27.5%", a précisé le jugement de la Cour.La haute cour a ajouté que le Dr Marcotte ne pouvait alléguer, en guise de défense, son incapacité personnelle à procéder à ce genre d'intervention chirurgicale, telle que recommandée par le spécialiste.- "Le médecin doit posséder et utiliser le degré normal de connaissance et d habileté que possèdent habituellement les praticiens de régions semblables pour des cas semblables." Pourquoi travaillent-elles?WASHINGTON (PA) Les femmes, pour la plupart, abandonneraient-elles un emploi pour rester à la maison, si elles n'étaient pas obligées de gagner de l'argent?La réponse est négative d'après une étude menée par le secrétariat du travail aux Etats-Unis.Les femmes salariées a-t-il ajouté, continueraient leur travail, même en ayant assez d'argent pour vivre confortablement, indique le rapport.On a également comparé l'attitude des femmes de race blanche et de race noire devant le travail.Ainsi, par exemple, “les Noires ont tendance à favoriser davantage le travail pour les mères de famille", souligne-t-on dans le document.L’étude a été effectuée durant cinq ans à travers le pays, auprès de quelque 5,000 femmes âgées de 30 à 44 ans, par des représentants de [université de [0-hio, sous les auspices du bureau de La main-doeuvre au Secrétariat du travail.f f.) 1E DEVOIR Page Q Montréal, mercredi 28 avril 1 971 CRTC, jour II : En Alberta, le câble par Gilles Constantineau Le gouvernement de l'Alberta a en mains toute son industrie du téléphone (à 1 exception de quelques petites entreprises privées, semble-t-il), qu'il exploite par 1 entremise de la société "Al-,ert‘1 Government Telephones", le Téléphone de 1 Alberta a mis au point, â son toür, un réseau provincial de communications par micro-ondes et a commencé d offrir et de dispenser ses services de communicateur et d installateur technique aux entreprises de câblodiffusion albertaines, auxquelles il a également appüqué un certain nombre de "reglements provisoires'' en attendant que les autorités fédérales comblent, ce quelles sont invitées à faire “dans les plus brefs délais", T absence d une politique ferme et bien définie dans les domaines du câble de télévision et de la télécommunication".Le CRTC, dont c'est la deuxième journée d'audiences à Montréal, est toute attention.Ce n'est pas exactement des propositions que le gouvernement albertain vient faire au Conseil, en prévision de l'intégration de la câblodiffusion dans le monde national de la radiodiffusion; il vient plutôt se don- ner en exemple, par la voix de son ministre du Téléphoné, M.Raymond Reisr-son.S'il évoque l'absence d'une politique définie envers les câbles et autres services de télécommunications, celle-ci ne paraît pourtant pas le gêner beaucoup: il a.dit-il.confié la réglementation des services de telecommunications à sa propre Régie des services publics.Pour lui, la câblodiffusion se trouve automatiquement intégrée à ses réseaux qui desservent aussi la radio et la télévision; au point, d'ailleurs, que le Téléphone de 1 Alberta a prévu la nécessité d accroître la portance de ses services aux fins de la câblodiffusion à deux voies, de la télévision éducative, du vidéophone, de la consultation de banques de données et de divers autres genres de terminaux à domicile.Pour le reste, le Téléphone de l'Alberta se déclare totalement d'accord avec tous les principes soutenus par la grande société des entreprises de téléphone du pays, l'Association des sociétés de téléphone du Canada.Cette dernière devait être entendue dans le cours de la journée, mais le train plutôt lent des audiences a fait remettre la est albertain présentation de sa communication à aujourd’hui.Son principe primordial: ne pas confondre le medium et le message, ne pas permettre à tout le monde, en particulier aux câblodiffuseurs, d'envahir le champ spécialisé des communicateurs et des installateurs.(A la table des membres du Conseil, tout aussi attentif que ses nouveaux collègues, l'éditeur montréalais Jacques Hébert dont la présence ne manque pas de piquer la curiosité générale.Le président du CRTC, M.Pierre Juneau, explique que M.Hébert a été nommé membre du Conseil et qu'il y remplace un démissionnaire, M.Pierre Danse-reau.Il s est engagé à ne plus collaborer à la production de diverses émissions radio et télé à Radio-Canada et ailleurs, comme il le faisait couramment depuis une dizaine d'années.) Tout aussi importante en un sens bien que comportant moins d’implications immédiates, la communication suivante, celle de la société Vidéotron (qui exploite des installations, à Gatineau, Pointe Gatineau, Mont-Laurier et Beloeil), fait état d une expérience fascinante qui se déroule à Beloeil depuis l'été dernier.Suite à la page 2 Le président de la FTQ La hausse de salaire des députés est un "scandale" "Cette hausse du salaire des députés est un scandale, si on la compare à l'augmentation de 41 cents par mois que le même gouvernement Trudeau accordait il y a quelques mois aux vieillards qui reçoivent une pension de l'Etat fédéral" C'est ainsi que le président de la FTQ.M Louis Laberge, a stigmatisé hier la décision du premier ministre.M.Pierre-Elliott Trudeau, de porter â $18,000 le traitement annuel imposable des députés.ce qui représente une hausse de 50';.Un Québécois d'origine portugaise.M Manuel Teixeira.a annoncé, hier, qu'il serait candidat â la direction de l'Union nationale.M Teixeira.qui est membre de l'Union nationale depuis 1960.estime que ce parti a fait plus que tout autre au Québec pour valoriser notamment le statut de l'immigrant Le programme de ce nouveau candidat.intitulé Défi québécois" préconise un fédéralisme décentralisé par lequel le M.Laberge, qui s'est défendu de "jouer aux purs", a qualifié le geste d "indécence outrageante", puisqu'il ne tient pas compte de la politique générale des salaires et des revenus que M.Trudeau "a décidé d'imposer à tous les autres citoyens" Le président de la FTQ a observé qu ainsi, les travailleurs, dont on veut limiter les augmentations à 6':'c, et Tes centaines de milliers de chômeurs" subissent seuls le fardeau d une politique anti-inflationniste ou prétendue telle Québec remettrait à Ottawa une partie de ses pouvoirs souverains mais aurait la "sauvegarde du pouvoir absolu ou même dictatorial Pour ce candidat, dont le nom s'ajoute a ceux de Mario Beaulieu.Marcel Masse.Gabriel Loubier.André Lé-veillée.Claude Longtin et Pierre Sévi-gny, la séparation du Québec ne peut qu'aboutira un désastre sanglant.Le congrès de leadership de l'UN aura lieu le 19 juin â Québec.conçue par le gouvernement fédéral.La réaction de M.Laberge est la plus violente qui ait été exprimée publiquement depuis l'annonce du projet.A Ottawa, un porte-parole des Travailleurs unis des transports s'est montré plus compréhensif.M.James Callaway en effet, après avoir concédé que les militants syndicaux ne manqueront pas d'utiliser ce précédent pour négocier des salaires élevés, a toutefois noté que les "radicaux " ont généralement peu d'influence sur les autres syndiqués.M.Callaway répondait aux questions des délégués au cours d'un congrès sur les transports.Selon le porte-parole, les responsables du syndicat, qui représente 20,000 travailleurs du rail, recevront maintenant une infinité d'appels téléphoniques leur recommandant une attitude dure dans les négociations en cours avec les employeurs.Au parlement fédéral, M.John Diefenbaker est intervenu à son tour hier pour déclarer "injustifiée" toute augmentation au salaire des députés et des hauts fonctionnaires alors que le pays connaît un taux élevé de chômage.L'ancien premier ministre a rappelé qu'il s'était déjà opposé aux augmentations de 1963 et qu'il avait, pour le démontrer.renvoyé alors $13.000 au gouvernement fédéral Manuel Teixeira, candidat à la direction de TU N ¦ aujourd'hui Le solliciteur général du Québec.M.Roy Foumier.représente le gouvernement québécois au Symposium 1971 du Centre international de criminologie comparée qui se tient a Versailles (Francei du 28 avril au 1er mai.Seront aussi présents à ce symposium plusieurs criminologues professionnels du Québec dont M Denis Szabo, directeur du Centre international de criminologie comparée.• M.Gérard D.Lévesque, ministre de T industrie et du commerce, préside les séances d'étude de la journée du Québec au 22èmc congrès mondial de la Fédération internationale des professions immobilières, qui a lieu a l'hôtel Heine-Elizabeth à Montréal Au printemps l'eau dégoutte.Faites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanise • Cuivre • Aluminium Emaillé i:STI \l l ri() \ (fKITUTI MONTREAL 322-4160 QUEBEC 872-9244 HULL 776-2349 OTTAWA 822-2349 PRIMEAU METAL INC.A 9h30.M.William Tetley, ministre québécois des institutions financières, des compagnies et des coopératives inaugure le congrès annuel de l'Association des consommateurs du Canada, section Québec, au Centre Marial Montfortain.5875 est.rue Sherbrooke.Montréal.• A 12hl5, séance d'information de la Fondation Emile-Girardin à la Maison des Arts La Sauvegarde.160 est.rue Notre-Dame.• A 12h30.au Club Saint-Denis, réunion hebdomadaire du Hub Kiwanis-Outremont inc Le conférencier est M.Christian Van Hout-te, conseüler en relations ouvrières de l'Association de la construction de Montréal.• A 12h30.conférence de presse organisée à l'occasion de la présentation des résultats du Symposium sur la microbiologie qui se termine aujourd hui La conférence se déroulera à la salle d'expositions de l'Institut de microbiologie et d'hygiène isalle 11-104 Al.au 531 Boulevard des Prairies.Laval-des-Rapides.Ville Laval.• A 12h30.M.Marcel Masse sera le con- MOTO ASSURANCE Ms MONSIEUR JEAN Maitre-coiffeur de réputation Bien connu avec ÉMILE DU WINDSOR annonce ses services au LE CHÂTEAU CHAMPLAIN Sur rendez-vous 861-4040 3Uu 9K «AirÆUAi PLACE DU CANADA, MONTRÉAL férencier d honneur â la réunion des membres du Club Saint-Laurent-Kiwanis de Montréal, au salon Or de T hôtel Ritz Carlton.Son discours portera sur l'économie au Québec.• A 12h30.M.Robert Stanfield, chef de l'Opposition au parlement fédéral, sera l'invite principal à un dîner-causerie donné par l'Advertising and Sales Club de Montréal, a l'hôtel Reine-Elizabeth.Une conférence de presse donnée par M.Stanfield suivra à 14h00.• A 14h30.M.Philippe Garigue.doyen de la Faculté des sciences sociales de l'université de Montréal, parle du nouveau régime de la santé et ses implications sociales, ceci face aa\ implications du rapport Castonguay-Nepveu.à l'occasion du congrès de la Fédération des syndicats professionnels d'infirmières du Québec (SPlQi.Cet exposé précédera par ailleurs la conférence de presse qui doit avoir lieu à 15h30.Le tout se déroulera au Motel des Laurentides à Québec.• De 17h00 à 19h00.lancement aux Editions du Jour d'un ouvrage de Gustave Lan-tôt intitulé "L'administration de la Nouvelle France".Adresse: 1651 rue Saint-Denis.Montréal.• A 17h00, 149ème réunion annuelle du Montreal General Hospital à l'amphithéâtre de l'hôpital.Les principaux administrateurs seront présents à cette réunion • A 18h00.M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec, est le conférencier au diner annuel de la Presse canadienne, à l'hôtel Royal York de Toronto • A 19h30, réunion générale des membres de l’Association des constructeurs d’habitations du Montréal métropolitain au Motel-Hôtel Le Vicomte.1313 boulevard des Laurentides.Vimont.Ville de Laval.• A 20h00.grande partie de carte organisée par l’Association des parents catholiques du Québec, section de Montréal, au sous-sol de l'église Saint-Stanislas.1370 est.boulevard Saint-Joseph.Entrée $1.50.• A 20h30.spectacle à grand déploiement organisé par le Parti québécois du comté de Lafontaine à l'Aréna Roussin de Pointeaux-Trembles.Le spectacle mettra en vedette des Grands de la chanson québécoise tels Jacques Michel.Raymond Lévesque.Pierre Létourneau, Danielle Oderra.Mireille Lachance et Serge Laprade.Seront aussi présentes plusieurs hautes personnalités du PQ A 20h30.rencontre des membres de La Société historique de Montréal (SHMi à l'Institut d llistoire de l'Amérique française, ancienne demeure de feu le chanoine Lionel Groulx.Mme Juliette Rémillard.nièce et collaboratrice du grand historien québécois recevra les membres Les Québécois pourront jouer au 'quarté' QUEBEC (d'après la PC) - Le gouvernement de Québec songe sérieusement à instaurer le pari mutuel hors piste tel que pratiqué en France depuis 17 ans.Mais alors que le Parisien a son tiercé, le Québécois aura.lui.le "quarté " C'est ce qu'a déclaré le ministre des finances.M.Ravmond Gameau.lors d une rencontre avec quelques journalistes.M.Gameau était accompagné de M.Maurice Custeau.président de la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec, et de M.André Carrus, fondateur du tiercé en France.Le ministre des finances a précisé qu il avait autorisé en janvier dernier M.Custeau à se rendre en France afin d'étudier sur place l'organisation du tiercé français.Il ressort des déclarations de M.Gameau que le "quarté pourrait être implanté au Québec dès juin prochain.Il ne reste plus que l’arrêté en conseil à prendre afin que le Québécois puisse meubler ses week-ends cravon en main et combinaisons de quatre numéros en tête.Pour sa part.M.Custeau a souligné que le trésor français a récolté en moyenne $650 millions par an au cours des cinq dernières années par l'exploitation du tiercé.Le tiercé n'a pas cessé de pren- dre de l'importance en France, a dit de son côté M.Carrus.Avec 20 chevaux au départ, le nombre de combinaisons possibles de trois chiffres dans l'ordre est de 6.840 Au Québec, les pistes de courses ne pouvant accepter que 10 ou 12 chevaux, on retiendra la formule du quarté" plutôt que du tiercé.Ainsi, avec 10 chevaux partants, le nombre de combinaisons possibles de quatre chiffres en ordre est de 5.040.Un chiffre de cet ordre représente.selon MM.Carrus et Custeau.un nombre suffisamment élevé de combinaisons pour attirer le joueur et lui rapporter des sommes intéressantes.L'éducation permanente oblige à repenser l'enseignement supérieur de notre envoyé spécial, Gilles Provost Le concept de l'éducation permanente oblige à repenser complètement tout le système de l'enseignement supérieur a déclaré hier le recteur de l'université du Québec à Montréal (UQM).M.Léo Dorais.Cer dernier s'adressait alors aux participants au colloque sur l'éducation permanente organisé par l'université du Québec à la maison Montmorency, près de Québec.Cette université nouvelle, a poursuivi M.Dorais, devrait être axée sur les besoins de la personne et être particulièrement sensible à la gratuité, par opposition à une servilité absolue par rapport aux besoins du marché du travail.Elle devrait aussi accentuer surtout l'expérimentation, l'innovation sous toutes ses formes.Elle devra repenser ses méthodes d'enseignement, ses contenus.ses programmes et son administration.Enfin, elle devra prendre conscience qu elle n'a pas le monopole de la formation des personnes.Elle devra se percevoir dans une optique d'ensei-gnement permanent plus que d'éducation permanente.Concrètement.M.Dorais a aussi énuméré quelques exigences d une telle situation dans la conception des universités D'abord, il faudra faire éclater l'encadrement physique.Autrefois ça présupposait que l'étudiant travaillait constamment à l'intérieur des murs de l'institution.Quand on fonctionne avec des adultes, au contraire, il n est plus possible de convoquer des réunions avant cinq heures du soir ou avec simplement deux heures d'avis.Il faudra ensuite repenser complètement les programmes pour qu'ils répondent vraiment aux besoins exprimés par les adultes en situation.Ces adultes devront donc pouvoir participer activement à l'élaboration des programmes.Il faudra mener l'université à l'individu et non l'individu à l'université.Il faudra penser, par exemple, à utiliser le téléphone pour des cours de langue à domicile, multiplier les inprimés qui pourront remplacer les cours magistraux, etc.Cette remise en question du système universitaire actuel n'a pas été le monopole de M.Dorais pendant ce colloque qui a débuté hier midi et qui se termine ce soir.Le président de l'université du Québec.M.Alphonse Riverin.a présenté, pour sa part, un tableau assez peu prestigieux de l'enseignement universitaire actuel: "Dans les classes bondées que nous avons connues, a-t-il déclaré, il m'apparaît que les efforts sont davantage portés par les narines que par l'esprit.La seule symbiose que l'on puisse trouver entre les étudiants et le professeur se retrouve dans l'ennui réciproque que les deux dégagent.L'un, en faisant des cours auxquels il n'a guère travaillé, les autres en écoulant le temps par des rêveries Claude Larivière a été condamné hier à deux ans de prison et Louise Verreault à un an par le juge Antonio Lamer; les deux prévenus avaient plaidé coupable aux accusations d'entrave à la justice en fournissant de l'aide à ( organisation illégale du Front de libération du Québec (FLQ).Larivière a de plus reçu une sentence concurrente de trois mois de prison pour mépris de cour, par suite de son refus de témoigner lors d'un procès relié aux événements d'octobre au Québec.L'accusé Claude Larivière a admis avoir conduit une auto qui a permis à Paul et Jacques Rose ainsi qu'à Francis Simard de se rendre à Saint-Bonaventure 48 milles à l'est de Montréal et de s'y cacher dans une grange tandis que se plus ou moins conscientes, en faisant le décompte des mouches au plafond ou en composant des graffitis sur les pupitres."Les étudiants ont raison de se plaindre de la déshumanisation des universités dans la mesure où nos méthodes d'enseignement ont complètement standardisé la personne humaine en l'obligeant à se former en un bloc monolithique sans aucune considération pour les goûts, les aptitudes et les plans de carrières personnels.' En effet, si l'on regarde la composition des programmes (aussi bien à l'université du Québec qu ailleurs), on constate que l'on inflige à des étudiants qui sont essentiellement différents des programmes semblables qui les conduisent vers des professions d'où l'on exclut au départ l'imagination créatrice." poursuivaient les fouilles pour retrouver les auteurs de l'enlèvement et du meurtre de Pierre Laporte.Louise Verreault a été reconnue coupable d'avoir fourni de l'aide à Paul Rose.L'ex-ministre québécois du travail, Pierre Laporte, avait été enlevé devant sa résidence de Saint-Lambert le 10 octobre et trouvé mort dans la malle arrière d'une voiture, à Saint-Hubert, une semaine plus tard.Le 13 mars, Paul Rose était condamné à l'emprisonnement à perpétuité pour homicide involontaire; Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie attendent toujours de subir leur procès sous l'accusation d'avoir participé à l'enlèvement et d'être complices dans le meurtre de Pierre Laporte.Peines de deux et un an pour avoir aidé le FLQ ovec Jean Lévesque demain, 29 avril 13h 00/ 14h00 invité Me ANDRÉ OUELLET Secretaire parlementaire aux Affaires extérieures dans le gouvernement Trudeau.BCKA073 caravaning et pour tous WENT DE PARAÎTRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR CARAVANING ET CAMPING POUR TOUS par JEAN-PAUL DENIS • Un guide complet pour celui que passionne le camping, le caravaning le canotage, le camping d'hiver.• Une mine de renseignements utiles • De l’équipement a la cuisine en plein air.En vente partout a S3.00 - Distribué par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montreal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée:, 849-2228) EDITIONS DU Président et directeur général Jacques Hebert S / t 1 4 • Le Devoir, mercredi 28 avril 1971 éditorial La responsabilité du législateur dans l'affaire de Fabre Un avocat qui a suivi de près les procédures judiciaires dans l aflaire de Fabre me signale son etonnement devant ma réaction a la suite du jugement Gold-Laurier-Filion.Les juges, me dit cet avocat, doivent se prononcer non sur des hypothèses, mais sur la preuve faite devant eux.Or, la preuve faite par les procureurs de la pétitionnaire qui contestait l election de M.Gilles Houde ne permettait pas de conclure que le résultat du scrutin aurait été différent en ( absence des irrégularités portées à l'attention du tribunal.Quant a T interpretation que la Cour a donnée des articles 411 et 432 de la loi électorale, elle est conforme, souligne mon interlocuteur, aux meilleures indications de la jurisprudence.Ce juriste considéré que les nombreuses precautions prises par le législateur en vue dassurer [ honnêteté de léleelion créent, au départ, une présomption très forte en faveur de la validité du résultat.Une contestation d election devient, dans ce contexte, un acte très grave 11 importe en conséquence c'est toujours mon interlocuteur qui parle que ceux qui prennent ! initiative de la contestation assument aussi le poids de la preuve.• Je voudrais pouvoir adherer a cette conclusion Je le ferais d autant plus volontiers qu elle émane d un esprit juridique averti La reticence que j exprimais hier sur le fond du problème demeure toutefois intacte, et ce pour trois raisons differentes.D abord, les contestations engagées dans Fabre et Ahuntsic ont montré hors de tout doute le caractère pratiquement inhumain du fardeau que le système actuel impose a un requérant en contestation.Devant 1 énormité des exigences auxquelles ils devaient satisfaire, les procureurs de la requérante dans l affaire de Fabre demandèrent que soit ramenee a des normes plus simples la méthode d accumulation de la preuve.Les assouplissements demandés leur furent refusés La décision du tribunal entraînait, en 1 occurrence, des conséquences d une lourdeur déraisonnable pour la requérante.On refuse de croire que telle ait pu être T intention du législateur quand il révisa la loi.A moins qu'il ne soit résolu à chercher systématiquement l'ébranlement du système, on voit mal l'électeur qui accepterait de bon gre de s'engager, à ses frais, dans une procédure semblable.Deuxièmement, le cas de l'ancien depute Maltais a établi que, sous la procédure actuelle, il est pratiquement impossible d'obtenir une annulation d'élection dans des delais raisonnables.M.Maltais siégea pendant trois ans et demi à l'Assemblée nationale avant que ne soit rendue la décision du tribunal.Quand le jugement fut rendu contre lui, M.Maltais avait eu le temps de se faire battre plusieurs mois auparavant a un scrutin ultérieur.Il faut toujours déplorer les délais de la justice.Quand ils affectent non plus des individus ou des institutions isolés, mais le processus démocratique dans ce qu il a de plus fondamental, il y a de quoi s'en scandaliser.Enfin, l'interprétation très rigide que le tribunal vient de donner à l'article 411 de la loi électorale, en protégeant au maximum le défendeur en faveur de qui joue la présomption légale, risque de faire passer au second plan une valeur encore plus fondamentale.le respect de la volonté des élec teurs.Au sujet de celle-ci, on doit arriver a une certitude réelle, non seulement légale.Que vaut, en effet, la certitude légale, si elle est contredite par celle qui découle d un examen honnête et objectif de la vie réelle?• Nonobstant les arguments très serieux sur lesquels il s'appuie, le jugement Gold-Lau-rier-Fihon risque de rendre impossible toute contestation d election qui ne reposerait pas sur des allégations de fraude dûment démontrée.Cela devrait suffire à convaincre la requérante de porter sa cause en appel.s'il existe dans son esprit le moindre doute quant à la valeur juridique de la conclusion du tribunal.Mais indépendamment des procédures judiciaires qui pourront être engagées, le cas de Fabre devrait inciter le législateur à réviser les articles de la loi qui ont pu conduire a une telle impasse.En matière de validité, il faudrait vu l obstacle que crée le droit inalienable de l'electeur au secret de sa conscience introduire quelque part dans la loi la notion de doute grave .On croyait que les mots "ont pu changer ou notablement affecter le résultat de l'élection avaient précisément pour but de faire place à une notion comme celle-là.A supposer que le jugement Gold-Laurier-Filion soit destiné à faire autorité en cette matière, il importerait que le législateur définisse sans délai le sens plus large qu'il conviendrait de donner à ces mots.Au plan de la procédure, il faudrait prévoir des mécanismes qui rendraient impossibles ces délais interminables équivalant à de véritables dénis de justice, et qui allégeraient le fardeau financier de celui qui veut contester une élection.On songe a priori à un tribunal ad hoc qui pourrait être greffé au bureau du président des élections, à un rôle plus actif de celui-ci dans la cueillette de la preuve, à un regime prévoyant que les dépenses, dans une contestation reconnue prima facie comme sérieuse, seraient à la charge du ministère public, etc.Ces idées n'ont qu une valeur exploratoire.Seuls les spéciaüstes pourront mettre au point des solutions justes, précises, et pratiques.Ce qu on sait, c'est qu'en matière de contestation d'élection, la loi actuelle crée un régime dont les conséquences risquent de léser des droits fondamentaux et de faire naître dans l'esprit des citoyens des doutes graves quant à ! intégrité du processus démocratique.• Pourquoi, me dit-on, se donner l air de contester la magistrature en ces temps où les tribunaux sont trop souvent les boucs-émissaires de situations qu ils n ont pas créées?A cela, il faut répondre que les lois et les tribunaux n existent pas pour eux-mêmes, mais pour la justice.Chaque fois qu un acte du législateur ou des magistrats fait naître des doutes au sujet du sort fait a la justice, c'est faire acte de civisme, non de démolition, que de s en ouvrir publiquement.C'est le silence béat et complaisant qui serait.en pareille matière, générateur d'anarchie et de désordre.Claude RYAN bloc-notes les tribulations du comité mixte Le comité mixte du Sénat et des Communes qui tient des audiences publiques sur la constitution canadienne n'a pas eu la vie facile depuis qu'il siège au Québec Les tribulations qu'il a connues lundi soir à l'hôtel Sheraton-Mount-Roval sont peut-être le fait d'activistes qui ne croient guère dans la vertu démocratique de ces assemblées.Il v a néanmoins fort à parier que ces séances, si elles étaient l'écho des citovens du Québec actuel, tourneraient vite à l'aigre.Il n est plus besoin d'agitateurs pour exacerber le climat politique maintenant au Québec.Le sourd mécontentement qui se développait ces dernières années dans toutes les classes sociales e< les régions de la province a pris avec la crise d'octobre et les mesures de guerre une tournure qui peut à bon droit en inquiéter plusieurs.Le radicalisme qui a gagné bien des esprits ne s'exprime plus dans des manifestations spectaculaires.Plus discrètement.mais significativement, il a été enclin à se traduire par un refus grandissant de faire confiance aux mécanismes démocratiques.Les parlementaires fédéraux qui viennent au Québec en tournée pacifique s'étonneront peut-être du peu de sympathie dont ils sont l'objet quand semblables avanies troublent leurs assemblées.Ils devraient au contraire v voir un signe des ravages que peuvent faire dans une société qui naît à la démocratie le recours à des techniques anti-démocratiques comme les mesures de guerre ou les dispositions de la loi Turner.• Le principe de la responsabilité publique est à la base même de notre système gouvernemental de démocratie parlementaire Pour moi.il est inconcevable qu une autorité publique ne réponde pas de ses actes à ses électeurs ou au représentant de ceux-ci.Toute personne elue ou nommée qui assume une tâche publique.porte la difficile et quelquesfois frustrante responsabilité de rendre compte au public de la façon dont elle s'acquitte de son devoir.Cest donc dans ce contexte de responsabilité directe envers les citoyens du Canada que je suggéré que le contrôle et la surveillance de la police devraient être conférés aux membres du public qui sont directement ou indirectement responsables envers l'e-lectorat.Au risque d'empiéter une fois de plus sur des domaines de competence provinciale, j'ai déjà avancé l’idée de faire siéger sur les commissions de pouce des personnes ne faisant pas partie de la police.Je me rends compte que cette proposition est délicate èt nécessite une application judicieuse si nous voulons éviter que cela ne gêne les opérations de la police, ou ne permette des ingérences t Si une simple commission d'enquête rencontre un tel climat, à quelle dégradation de l'esprit public risquons-nous d'assister lors du prochain scrutin fédéral?Il n est pas trop tôt pour investir dans la confiance démocratique.Le Comité du Sénat et des Communes devrait dès maintenant intervenir auprès du gouvernement fédéral qui semble hésiter à l'approche de l’expiration de la loi Turner.Ce n’est pas en réduisant les libertés civiles que les parlementaires pourront restaurer et développer ce climat sans lequel ils seront les prochaines victimes du chaos politique.Ils ont commencé à se faire servir la même mesure de liberté qu'ils ont laissée aux 400 détenus d'octobre.Car la violence des lois n'est pas moins responsable que celle du terrorisme dans le triste sort fait à la parole publique au pavs.Jean-Claude LECLERC Vers l'admission de Pékin à l'ONU Les signes d un rapprochement entre les Etats-Unis et la Chine communiste, qui se sont multipliés récemment, devraient aboutir a l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays; mais cela suppose aussi que l'on trouve une formule qui permette l'entrée de Pékin aux Nations unies.Jusqu'à présent le gouvernement américain a toujours réussi à empêcher que l'Assemblée générale reconnaisse la délégation de Pékin comme représentant de la Chine.Or, la situation est en train d'évoluer.Une commission présidentielle, dirigée par l'ambassadeur Henry Cabot Lodge, a recommandé hier que la Chine communiste soit admise indues dans les affaires légitimes de l'administration interne de la police.Discours prononcé par l’honorable John Turner, ministre de la Justice devant l'Association canadienne des chefs de police, London, le 4 septembre 1970."On sait que les remous sociaux sont souvent le prélude d'un progrès.Les difficultés présentes devraient convaincre la grande famille humaine de s’atteler résolument à l'édification de la paix, oeuvre de justice incessante évoquée chaque année au Canada à l'occasion de la Fête du Travail.A l’orée de la décennie de 1970.que d'aucuns entrevoient comme "la décennie de la colère" et une "époque de troubles", on découvre l’aiguillon de l’Esprit dans ce qu'il est convenu d’appeler “le processus de libération”.(Gaudium et Spes, part et H).(“Libération”, Message des évêques canadiens à l’occasion de la fête du travail 1970).à l'ONU à condition que Formose n en soit pas expulsée.Cette question a été débattue abondamment sous tous ses angles à chaque session de 1.Assemblée générale depuis vingt ans.Le régime de Pékin prétend exercer la souveraineté de la Chine sur Formose, et n'accepte pas d'entrer à l'ONU si le régime de Tchiang Kai-shek n'en sort pas; par contre le gouvernement de Tài-peh prétend lui aussi représenter toute la Chine et a rompu ses relations diplomatiques avec les pays qui ont reconnu la Chine communiste.dont le Canada, li n'accepterait pas lui non plus de bonne grâce de ne plus représenter que l'Etat minuscule de Formose.Abandon de la doctrine Jefferson ?L'imbroglio qui se prolonge à l'ONU quant à la représentation de la Chine devient de plus en plus absurde.La Chine communiste est le pays le plus populeux de la terre, elle est devenue une puissance nucléaire dont l'influence s exerce dans une grande partie de l Asie et on ne peut plus prétendre que le régime communiste y est un phénomène temporaire ou transitoire.Le rapport de la Commission Lodge marque à ce sujet une orientation nouvelle de la politique américaine.Depuis l’époque de Jefferson, les Etats-Unis avaient adopté comme règle de n'accorder la reconnaissance diplomatique qu'aux gouvernements dont l'idéologie et la poütique étaient acceptables selon les critères de la politique américaine.Il y a eu a cette tradition quelques exceptions, car Washington a reconnu l’Union soviétique; mais cela exigeait du temps et l’on n avait jamais renoncer au critère du "bon gouvernement' .La Commission Lodge prend une attitude nouvelle; elle declare que les Etats-Unis devraient adopter le point de vue selon lequel tous les gouvernements fermement établis devraient être inclus dans le système des Nations unies dans la mesure où l'intérêt, pour les Etats-Unis, de voir ces gouvernements faire partie de l'ONU dans le respect des obligations internationales fixées par la charte, remportera sur les problèmes soulevés par les divergences idéologiques pouvant exister entre divers Etats".Ce n'est pas encore une attitude pleine et objective.On n'accepte pas que le fait pour un gouvernement d’exercer l’autorité de façon stable sur un pays suffise à le qualifier pour représenter ce pays a l'ONU.Mais s'il est de l'intérêt des Etats-Unis qu'un gouvernement siège aux Nations unies, on fermera les yeux sur les divergences idéologiques.On est donc prêt à s’éloigner de la doctrine Jefferson sans y renoncer tout à fait, pour le cas où elle pourrait encore servir.Le cas de Formose Après cette recommandation qui élargit les critères d'admissibilité à l'ONU selon Washington, la Commission Lodge ajoute qu'aucun membre de l'ONU qui accomplit dûment ses obligations n'en doit être expulsé.Elle encourage un accord qui permettrait à la Répubüque populaire de Chine d'être représentée à l'ONU, mais ajoute qu'en aucun cas le gouvernement américain ne devrait accepter l'expulsion de la République de Chine (Taiwan) des Nations unies.Si le problème devait se poser de cette façon, les Nations unies devraient donc reconnaître deux Chines.Cela paraît invraisemblable.La Chine est une grande puissance qui dispose d'un siège permanent au Conseil de sécurité; c'est Formose qui occupe ce siège dans le moment; il est évident que si Pékin entre à l'ONU, c’est son délégué qui siégera au Conseil de sécurité.Le débat annuel à l'Assemblée générale porte sur le choix de la délégation qui représente la Chine; si on acceptait les représentants de Pékin, ceux de Formose seraient exclus, non pas parce qu'un Etat membre serait expulsé, car il n’y a qu'un Etat membre désigné comme la Chine.On ne pourrait pas dire que Formose est un Etat membre qui a bien rempli ses obügations et ne peut être expulsé.Pour la solution proposée par la Commission Lodge, il faudrait que Pékin renonce a son autonte sur Formose, de telle sorte que cette île puisse être admise comme membre de l'ONU.Cela ne donnerait pas deux Chines.Ce rapport, même s'il n'a pas été formellement accepté par le président Nixon, indique sûrement une orientation nouvelle de Washington au sujet de la Chine, mais il faudra encore beaucoup de démarches pour faire accepter le schéma proposé.Toutefois, si les négociations devaient se prolonger trop longtemps, il est possible que l'Assemblée générale en vienne à admettre les délégués de Pékin, malgré l’opposition de Washington.L’automne dernier, le délégué américain a soutenu qu'on ne pouvait accepter un membre qui pose comme condition de son admission l'expulsion d un autre membre.C’était un argument assez faible, et il n’est pas étonnant que Pékin ait obtenu une majorité des voix: 51 contre 49, avec 25 abstentions.Comme on avait décidé que ce vote portait sur une question importante exigeant la majorité des deux tiers, Formose a continué de représenter la Chine, même avec la minorité des voix: mais cette évolution du vote sur le fond du problème pourrait bien modifier aussi le vote sur la procédure, et faire entrer Pékin malgré l'opposition de Washington.La publication du rapport Lodge parait indiquer que les négociations avec Pékin sont déjà assez avancées et qu'une solution sera mise au point bientôt Ce serait un grand progrès pour les Nations unies que l'entrée de la Chine communiste; car l’absence de ce pays réduit singulièrement le caractère d'universalité de l'organisation internationale.Paul SAURIOL I propos d'actualité On voit une augmentation de salaires ¦ lettres au DEVOIR L'inacceptable décalage de la justice La justice représente un idéal, une construction imaginaire d'un degre de perfection supérieur aux choses réelles, degré que l'on ne peut atteindre tout à fait en raison de notre caractère humain, mais vers lequel il faut tendre le plus possible, et ce.à chaque instant.si nous cherchons encore à faire le bien sur terre L'appareil judiciaire, l'administration de la justice ou le système judiciaire, soit cet aspect "organisé" de la justice, est l en-semble des notions des principes vrais ou faux, coordonnés et enchaînés de façon à former une doctrine relative à la justice, à son administration.Ce système n'est pas la" justice, mais bien une façon d'envisager et de rendre cette justice dont la définition varie selon le groupe, selon la culture Je ne suis ni un professionnel, ni un expert en matière de justice Pourtant on dit que je suis impliqué dans le processus judiciaire En tant que citoyen, le juge, la couronne, les jurés, tous me représentent.En tant que membre de la société qui a engendré un criminel.je devrais être doublement impliqué Nous devrions tous le-tre Et nous le sommes tous, mais d'une façon passive, en pavant la note 11 semble que pour être impliqué d'une façon réelle (positive?) dans l'organisation de la justice, il faille soit poursuivre ou être poursuivi, au sens de la loi.ou encore travailler à quelque fonction que ce soit à l'intérieur de cette organisation Si bien que la justice est devenue l'affaire des riches, des avocats, des justiciables La justice ne regarde pas le citoyen qui demeure dans la légalité.Mais la justice, nest-ce pas l'affaire de tous, surtout si elle se fait en notre nom.’ S'il est normal qu en certain décalage existe entre l idée et la pratique, en raison de la nature de l'homme, nature imparfaite qui rend le parfait inaccessible ce décalage n en est pas moins «acceptable.Envisager positivement la réalité humaine, cela consiste en une amélioration constante.une sorte de courbe dans le sens de l idée de la perfection, représentée à nos veux par notre idéal Si tant qu'il v aura des hommes.il v aura des injustices, du moins sachons que nous pouvons minimiser leurs conséquences en conservant ce sens de l'idéal Nous sommes tous comoromis lorsqu une organisation telle lajus-tice dévie de son but.ou lorsou elle refuse une remise en question" légitime.La crise de la justice, c'est d'avoir remplacer un idéal par une organisation, c'est de croire à la perfection de cette organisation, de faire des réformes non en fonction d'un idéal mais bien du système qui a pris sa place.D faudrait tout abattre, tout repenser.tout refaire Malheureusement.il v aurait là possibilité de plus grandes injustices que celles du système actuel Rien ne nous empêche de tout repenser, et.s'il le faut, de tout refaire, sans tout démolir à la fois.Planifier une réforme de la justice en fonction de son idéal, voilà une tâche exaltante de nature à susciter un nouveau climat de confiance entre les diverses couches de la société Il n'v a plus à se le cacher, le temps de la "remise en question" est dépasse: il nous faut maintenant repenser la justice à l'aide des découvertes de notre siècle sur l'homme, à l'aide de l expé-rience (bonne ou mauvaise! accumulée.et surtout, en tonction de l’homme La justice, ça ne peut plus être l'habileté d un avocat contre la vérité: ça ne peut plus être simplement l'incarcération d'un homme au nom de la liberté: ça ne peut plus être la loi du plus riche, la loi du plus influent, et.dans la prison, la loi du plus fort La justice.c'est plus qu une affaire de culpabilité, d'illégalité.Les mots égalité, réhabilitation, réinsertion sociale guérison, doivent prendre le dessus sur punition, exemple.incarcération et autres Nous sommes tous impliqués Croire en la justice sur terre, c'est une profession de foi dans les hommes, l'espoir d'une vie meilleure pour tous Sinon aussi bien créer un Vietnam a la dimension de la terre et connaître la fraternité absurde entre soldats d'un même camp La guerre aussi est exaltante Luc HETl Montréal, le 26 avril 1971 Les Amérindiens: réponse à Jean-P au! l\lolet Monsieur Jean-Paul Nolet.Dans les mots, il faut se faire comprendre, et pas plus" Confucius Votre intégrité intellectuelle et votre sincérité.M.Jean-Paul Nolet.sont suffisamment notoires et l'intérêt que je porte au sort des Amérindiens ici étant peut-être tout autant considérable et motivé que le vôtre, il me tient à coeur de répondre à vos lettres parues dans des quotidiens la semaine dernière.et au cours desquelles vous vous en preniez à certaines parties de mon dernier Antipropos sur les Indiens ainsi qu'à moi-même Je pense aussi qu'il vaut la peine de vous répondre car le public lecteur que vous avez rejoint est peut-être plus intéressé que vous ne le soupçonnez vous-même au sort des Amérindiens.Comment pourrait-il en être autrement.d'ailleurs, puisqu’il existe peu de Canadiens français qui puissent mer avoir au moins quelques gouttes de sang indien dans les veines.A la lecture de votre lettre, compte tenu de la haute considération dans laquelle je vous tiens, j'avoue un moment avoir cru moi-même avoir la berlue D autant plus que vos impératifs étaient de taille.vos interprétations, surprenantes.et vos accusations a l'avenant.Quoi'1 M.Nolet ignore-t-il le nombre d Antipropos, de commentaires et d interventions que j'ai commis.depuis quelques années, ici comme à l'extérieur, dans le but d'attirer I attention sur le sort ignominieux fait aux Amérindiens ici?Dans mon récent livre d'Anti-propos 1970.page 158, je traite ce sort de HONTE DU CANADA et y parle en termes non équivoques de la “bêtise des Blancs" Tout récemment, soit le neuf mars 1971.CKAC puis Le Devoir transmettaient un Antipropos dans lequel je m'en prenais aux visées paternalistes de la Commission Dorion et défendait les propos de M Gros-Louis tenus à Vancouver Ce n est probablement pas une tare .de ne jamais me lire ni m'entendre, et vous ne pouvez évidemment deviner quelle révolte se lève en moi chaque fols que je revois les "campements" d'indiens dans les régions au nord de Chibougamau.ou dans la région de Sept-Iles.ou entre Forestville et Baie-Comeau et même beaucoup plus près de nous Mais, avant de déterrer la hache de guerre.M.Nolet.je ne comprends pas que vous aviez oublié de me lire un tant soit peu et oublié de TENTER vraiment de comprendre le message squs-ja-cent à mon dernier texte Mais il est vrai que la situation des vôtres explique bien des réactions impulsives, chose que tous les Canadiens français devraient être capables de comprendre et dont je ne suis absolument pas à l'abri moi-même a d’autres égards.Donc, compte tenu de ce qui nous tient à coeur, j'ai relu mon dernier Antipropos Langues pendues et langues fourchues ainsi que votre texte "Un seigneur d'une race à part .à la lumière de ce que le bon et charitable frère Des Biens a intitulé sans doute: "Un Abénaquis ramasse un Montréalais On sait que le bon Frère en question aime tout le monde d amour tendre, hormis son humble et religieuse personne Je vous admettrai ’sans fard, après avoir relu les propos de votre père que la fameuse citation "Il v a un goût de recommencement dans I air" voulait dire sous votre plume bien autre chose que ce qu'en avais trop rapidement saisi.J v avais lu un message d'espoir, vous v prêtiez plutôt de l'angoisse Mais cette mal-interprétation de ma part valait-elle les maux d'Israël dont vous me comblez1;' Il v avait autre chose.L affaire du territoire québécois et de la colonisation de celui-ci par les Français! M.Max Gros-Louis réclame 85 pour cent du territoire québécois! Avouez avec moi que.comme blague, c'est un peu fort: il me l'a lui-même admis à CKAC et.après explications publiques franches et amicales, nous nous sommes laissés sur des invitations réciproques, sincères de port et d'autre, j'en suis convaincu Mais n’empêche que ce 85 pour cent m’appara'it comme une maladresse, une inflation verbale capable de faire se dresser entre eux.pour rien, au bénéfice des autres comme d'habitude.Indiens et Québécois, Puisqu'il faut vous le dire plus crûment, je crains comme la peste que des déclarations démesurées de la part d'indiens en vue viennent nuire au mouvement de rapprochement qui se dessine entre Amérindiens et Canadiens français Nous avons pourtant des besoins fort similaires parfois, nous avons même partie liée, bon gré mal gré Si seulement ON PARVENAIT A SE COMPRENDRE, par-dessus les éditoriaux d'un fada en mal de gloire, et les activités de fonctionnaires.endormis comme des momies d'Egvpte! Comme cran d'arrêt à cette inflation du 85 pour cent, j'ai pensé au fait qu à l'arrivée de Champlain ici, sur le sol québécois aux limites actuelles, il n'v avait guère d'indiens, sinon très peu: ils quit (aient la vallée du Saint-Laurent a cause de mauvaises récoltes de mais pour aller plus au sud ou a l ouest-sud.Ils habitaient surtout côté ontarien, côté maritimes et côté lac Champlain II serait trop long ici de vous fournir une nomenclature mais je serais heureux de le faire en privé, en conférence, ou en votre compagnie au POINT DI JOUR Disons seulement quelques détails Ce sont surtout des tribus décimées par la maladie, le mauvais temps et d'autres nations indiennes.qui demandèrent la protection des Français contre les Iroquois et.n'eussent été les mousquets de Champlain utilisés contre ces derniers vers 1613 au Lac Champlain, resterait-il aujourd'hui des Murons, des Abénaquis.des Algonquins” Consultez à ce sujet les écrits de Laverdiere.de Poutrincourt.de Champlain même puis de Gustave Lanctôt, le livre intitulé "Les ma-nascrits de Champlain du Père Beaudrv aux Informations-Canada, ou encore le livre "Les Canadiens français de 1760 à nos jours", tome premier, premier chapitre, de Mason Wade, au chapitre dit l'héritage de 1534-1760 ", Quoi qu'il en soit, ceci n excuse pas du tout le sort fait aujourd'hui aux Amérindiens du Canada.Je le répété c'est LA HONTE DU CANADA.Mais ici.n'allons point irop vite.Vous savez bien, M Nolet.la mince marge de manoeuvre économico-politique qu'ont les francophones au Canada, malgré tout ce que I on prétendra.Est-ce que.par hasard, les anglophones du Canada auraient davantage utilisé les Amé rindiens à leur commodité que les francophone#, depuis deux siècles'' (Ceci n'excusant pas l'incurie et les torts des trancophones d'aucune sortei.Alors je trouve étrange que tant d'indiens du Canada, du Que bec en particulier, aient la hache de guerre si alerte contre le Canada français, et avalent les pires couleuvres et les pires ignominies.sans trop geindre, quand elles viennent du Canada anglais 11 y a là quelque ténèbre qu'il faudrait.ensemble, au Point du Jour par exemple, percer.Jean LEVESQUE.Animateur du Point du Jour, à CKAC Montréal, le 26 avril 1971 LE DEVOIR Fondé por H*nri Bouroiio W 10 lonvw 19)0 Directeur et rédocteur en chef: Cloude Ryon Rédocteur en chef odjoint.Michel Roy Directeur de l'information: Jean'froncoeur Tréiorier Bernard lorocque - - pQr , imprimerie Dumon, incorporée dont 1*1 otelien «ni i.tuéiô 9130, rue Bo.vm.Ville loSolle Uooence Pr.ue Sïl£#D€VoiOUf0ril4t 6 tn>P'°V" e’ ° d'MuWr ,e‘ P^ié.» ABONNEMENT Ed.l.of-qut,l,d,.nn, 135 pof om*.i„ n»,, J19 * t-ons., !J4Cpo, onn*,,,i.moU 122, ('oil mou JI2 Ed.Hon du ,om»d, 510 pm panu - mo- ncga'qut 1965 c 2.30 .Oui ou non c 3.00 F emme d aujourd hui c 4.00 Bobine c 4.30 Maigrichon el gia» double .c 500 Walt l)i>ney présente Le grand Hetoui c 6.00 Lo hommes de 1 espace 6.30 Téiéjo ornai 640 24 Heure» 6^5 Nouvelles du sport :.oo Format 30 7.30 Les Grands lilms Tant que soufflera la tempête' drame Américain 1935' c 9.30 Hue des PignoaN .e 10.90 Cent mille clunson».c Il 00 Politique prov meule Le Part i Quebceob 11 16 Tdejournal c 9.36 Sous mon toit c 11.30 Nouvelles du sport c 10.00 Enquêtes spéciale».c 11 40 Chapeau melon et bottes de cuir.16.30 Le 10 vous informe c 1240 Telejournal 11.00 11 05 La couleur du temp» En pantoufles Passage au \ enezuela c C F T M CD 7.26 7.25 M ire-musique lioraireBienvenue 12.35 12.46 Dernière édition Fin des émissions 7 30 Les P lits bonshommes 7.45 8 00 Mini-annonces Bonjour c .c C B AA T O 8.45 36-24-36 c 9 00 Madame est servie c 8.03 Slandbv Su c 1000 Pour vous mesdames 8.35 Mr Dress-up c Le consommateur e 900 Quebec School telecasts c 11.30 La fle» he brisée 10.30 Friendly giant c 12.00 Le 10 vous informe .c 1645 Chez Helène 12.15 Cwe-Mercrcdi 11.00 Sesame Street c lllejtrtime défense 12.00 Elwood glovers luncheon date c 'drame Italien 1968 1 00 I dream of Jeannie 200 Ciné-Mercredi 1 30 55 North Maple street c Quartier interdit 200 Double exposure 'mélodrame Mexicain 1952' 2.30 Flying nun c 3.30 A voib de jouer c 3.60 Take thirty 4 00 Le cirque du capitaine c 3.30 Edge of night c 4.36 Les Banana splits c 4 00 Galloping gourmet c 5.00 Bon appétit c 4 30 Drop in 6.00 Studio 10 c 5.30 Beverly Hillbillies 7.90 Le* 10 vous mlorme c Race for Queen 7.25 Les commentaires de Me 6.00 Diane c Alban Flamand c 6.30 Hourglass 7.30 Le*s grandes productions 7.30 Smgalong jubilee c Je pleure mon amour 8.66 How to break a quarter horse 'drame Américain 1958t 9.00 Concert Canada .c 10.30 Vacation Canada c 11.00 The National c 11.22 Viewpoint c 11.30 Night report c 11.43 ClTiéiLX Kid Galahad 'drame' c 1.20 Final Report and u-eather CPCF 0 7.00 7.30 8.00 8.13 9.00 930 10.00 10.30 11.00 11.30 12.00 12.30 2.30 300 3.30 Montreal Bulletin Board University of the air Mbs Helen The Sandbox Hercules Magic Tom Man Trap The Pierre Berton show John Manolesco McGowan and Co Flinslones.Matinee with Joe Van Back to God s country •Aventures 1954 Famous jury trials Another world Trouble with Tracy .c c c c cinema AL(X FTTF Lebon en hiver 1.15 3 45 6 15 6 15 8 45 ANJ(R: The pnest s wife 7 00 9.00 ARLEQUIN: Claude et Greta 2 50 6 10 9 30 et Les techniques de 1 amour phv-sique 1 20 4 40 8 00 ART: La voie Lactée ' 1 15 3 15 5 15 7 15 9 15 ATWATER: Cinema li ' There * a girl in m> soup 1 00 3 15 5 15 7 15 9 15 ATWATER Cinéma 2» The owl and the pussycat 5 20 7 35 9 25 BERRJ Un monde fou.fou.fou fou 2 00 500 8 00 BONAVENTURE: Danish Blue 1 20 3 00 4 40 8 00 9 40 CANADIEN: Finalement 12 00 2 00 4 00 6 00 8 00 10 00 CAPITOL: Apres-ski 12 50 2 55 5 00 7 15 9 30 CHAMPLAIN: La chouette et le pussycat 2 35 6 20 10 06 et Interdule 12 35 4 15 8 00 CHATEAU Tora Tora Tora 12 45 3 06 5 40 8 20 CINEMA COTE-DES-NEIGES : (Cinéma 1) Little big man 1 15 3 45 6 20 8 55 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma 2i Coik Turfcev 1 00 3 00 5 00 7 00 900 COMEDIE-CANADIENNE Plavtime [S®3g§|| SERGIO LEOIIE S*u£r
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