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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 avril 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-04-12, Collections de BAnQ.

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0 in lcr-loto'2 tirage de MARS MERCREDI .|4 /WRIL la météo Généralement ensoleillé.Maximum 55 i 60.Office férial I.E Fais ce que dois VOL LXII NO 82 Montréal, lundi 12 avril 1971 15CEN T3 Chômage et inflation Des statistiques prometteuses cette semaine?OTTAWA (PC) La parution prochaine de certains rapports importants pourrait constituer un indice des progrès réalisés par le gouvernement dans ses efforts pour juguler l’inflation et réduire le chômage.L’indice des prix à la consommation pour mars devrait paraître mardi et le rapport portant sur le niveau de l’emploi et du chômage à la mi-mars est attendu jeudi.En février, l'indice des prix, basé en 1961 sur un barème équivalent à 100, s’établissait à 130.9, au regard de 130.3 en janvier et à 128.7 en février 1970.L’augmentation a donc été de 1.7 cent en un an, c’est-à-dire légèrement au-dessus du taux d’augmentation de 1.3 pour cent observé en décembre dernier.On craint que l’indice n'accuse une accélération de son rythme de hausse pendant les prochains mois.Une partie du ralentissement observé pendant l’hiver était attribuable à la guerre des prix alimentaires des super-marchés, qui a été particulièrement violente en Ontario.Certains magasins à chaîne ont subi des pertes qu’ils chercheront certainement à compenser.Le mois dernier, le rapport sur l'emploi estimait que le nombre de chômeurs pour la semaine terminée le 20 février s’établissait à 675,000, au regard de 668,000 à la mi-janvier.Le total des chômeurs de février représentait 8.1 pour cent de la main-d’oeu-vre, comparativement à huit pour cent en janvier.Mais selon une base “désaisonnali-sée”, compte tenu de la réduction du nombre d'emplois disponibles en hiver et de l’afflux étudiant de l’été, le taux d'emploi aurait affiché un recul de 6.5 pour cent en décembre à 6.2 pour cent en janvier et février.Habituellement, le chômage baisse en Voir page 2: Statistiques mm ****** ^ » iÜ™ * Maniwaki organise son action pour vaincre le chômage par Pierre Richard Plus de 250,000 personnes se pressaient place Saint-Pierre hier pour recevoir la bénédiction "Urbi et Orbi" du pape Paul VI.(Téléphoto PA) Paul VI dans son message pascal 1 humanité sera plus heureuse un jour' CITE DU VATICAN (AFP) - L'humanité sera plus heureuse un jour.Cette promesse a été faite par le pape, dimanche, devant 250,000 fidèles venus écouter le message pascal par une journée radieuse.L an dernier, Paul VI avait adopté le thème de la paix.Cette année, ce fut celui de l’espérance.L'humanité a besoin d'espérance corn- McGill veut une subvention comparable à celle de /'UdeM par Gifles Provost Dans un mémoire soumis au gouvernement du Québec, l'université McGill soutient qu elle ne reçoit pas un niveau de subventions équitable comparativement aux autres universités québécoises et qu’il lui est impossible de continuer à fonctionner sur la base actuelle qui impliquerait un déficit total de $44,524,000 pour la période allant de 1970 à 1975.McGill réclame donc que le gouvernement lui permette des dépenses par étudiants comparables à celles de l'université de Montréal.Par contre, elle admet que ses étudiants de niveau collégial soient subventionnés “sur une base au moins équivalente à la moyenne des étudiants des cegeps du Québec'.Selon le document distribué jeudi dernier à tous les professeurs par le principal, M.R.E.Bell, cette formule représente $8 millions de plus que la subvention reçue cette année et $5 millions de plus que ce que le gouvernement a offert le 29 mars dernier mais $7 millions de moins que ce que McGill recevrait selon le mode de financement de l'Ontario.L'université anglophone s'oppose au mode actuel de subventions du gouvernement: Québec détermine un niveau de dépenses admissibles, déduit les revenus et comble la différence.McGill prétend qu’on lui alloue un niveau de dépenses plus faible que celui des autres universités et affirme ne pas pouvoir y remédier parce que ses économies ne servent qu'à réduire la subvention de Québec.Les chiffres rendus publics par l’université indiquent que McGill a eu en 1970-71 un revenu de $55.160.000 et des dépenses de $61.120.000.Ces chiffres incluent $14 millions de subventions diverses à la recherche.Si le mode de subvention n'est pas changé, le déficit atteindra $6.2 millions cette année et $10.7 millions l'an prochain malgré les coupures de budgets déjà réalisées ($2.6 millions cette année).Selon les chiffres rendus publics.Voir page 2: McGill me l’homme a besoin d’air pour vivre, s’est écrié le chef de l’Eglise.Le futur est souvent plus important pour lui que le présent.Eh bien, cette espérance ne sera pas déçue.Paul VI énumère alors les conditions d’une vie meilleure, respect de la dignité humaine et du caractère inviolable de la vie, ce qui signifiera notamment l’abolition du contrôle artificiel des naissances, de l'avortement et de meurtre individuel ou collectif.Plus d’inégalités sociales, plus d égoismes, de violence, de licence des moeurs, mais une civilisation nouvelle, fraternelle.Pourtant, nous en sommes bien loin aujourd’hui Paul VI dénonce alors l'hypocrisie des régimes qui proclament les ‘grands principes de solidarité, de justice et de paix” pour les violer aussitôt.Les guerres sévissent.On voit même “des signes avant-coureurs plus terribles encore”, des révolutions, des “luttes sociales institutionnalisées”, la bureaucratie, l’oubli de l'amour et de l’Eglise, cette dernière elle-même, secouée par une contestation fondée sur l’imposture.Mais le jour de Pâques, le chrétien possède la bonne nouvelle, la vraie espérance établie “sur une certitude et sur une vérité".“Il ne s’agit pas d'un songe, ni d'une utopie, ni d’un mythe, c’est le réalisme évangélique”, ajoute le pape en soulignant que ce réalisme aide même les conquêtes terrestres de l’homme.“Ayez confiance, j'ai vaincu le monde", conclut le souverain pontife, en citant le Christ Voir page 2: L'humanité Maniwaki a créé en fin de semaine un comité d’action représentant les divers milieux de cette ville durement éprouvée par le marasme et le chômage.Ainsi, la petite ville forestière veut-elle multiplier les interventions et les démarches auprès des pouvoirs publics afin de relancer l’économie que la fermeture de l’usine de Sogefor a davantage compromise.Après avoir manifesté vendredi après-midi dans les rues de la petite ville de Maniwaki, les quelque 170 travailleurs mis à pied par la fermeture de Tusine Maki ont maintenant l’intention d’amener le gouvernement à tout faire pour maintenir en fonctionnement cette usine, avec tous ses employés actuels.De plus, les travailleurs mis à pied veulent empêcher que Tusine Maki soit vendue à la corporation Les Produits Forestiers Maniwaki qui a signé une "promesse" d’achat avec la Sogefor, filiale de la Société générale de Financement (SGF); cette vente signifierait que le nombre d’emplois passerait de 170 à environ 80.Par ailleurs, la direction de Les Produits Forestiers Maniwaki qui doit conclure définitivement l’achat jeudi prochain a fait parvenir, au coure de la fin de semaine, un télégramme au maire de Maniwaki dans lequel elle déclare qu’elle serait heureuse de se ritirer en faveur du gouvernement ou de tout autre groupei qui serait capable d’exploiter cette mine avec plus d’efficacité.Réunis en assemblée générale, dans Taprès-midi de samedi, les employés de Maki et plusieurs citoyens de Maniwaki ont créé un comité composé de représentants du syndicat, du conseil municipal et du comité des citoyens, qui devra entreprendre, dans les jours qui viennent plusieurs démarches auprès du gouvernement provincial et de la SGF et qui coordonnera toute action de protestation (manifestation, etc).Ce comité, présidé par M.Lionel Carie, commissaire industriel de la «ville de Maniwaki.veut rencontrer, en premier lieu, M.Roy Fournier député du comté Gatineau et ministre dans le cabinet Bourassa, pour T'informer de la situation, lui exposer certaines solutions et le presser de faire quelque chose".A court terme, le conseil municipal, le syndicat des employés de Maki, affilié à la CSN, les membres du comité de ci- Voir page 2: Maniwaki 6.5 milliards de terriens en l'an 2000 NATIONS UNIES (AP) - Le bulletin du service de démographie des Nations unies, publié en fin de semaine, indique que la population du monde atteindra près de six milliards et demi en Tan 2000.En 1990, prévoit-on, la population de la République populaire de Chine sera d’un milliard, au regard de 740 mil-milions en 1969.En 2000.il y aura plus d’un milliard d'habitants en Inde, contre 537 millions en 1969.Voir page 2: 6.5 milliards Ottawa pourrait servir de Heu de rencontre entre Washington et Pékin Aux Communes Un président Ce n'est pas OTTAWA (CP) - Le projet que caressaient depuis quelques années les députés de tous les partis de créer un poste permanent de président de la Chambre des Communes est encore loin de se concrétiser.Le président actuel, M.Robert Lamou-reux, 49 ans, qui occupe ce poste depuis janvier 1966, a déjà laissé entendre qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections.M.Lamoureux figurait comme seul candidat à ce poste dans les projets d’un président permanent.Très populaire auprès de tous les partis fédéraux, M.Lamoureux est si ferme et si impartial dans ses interventions qu’il n’hésite pas, à l’occasion, à interrompre sèchement le premier ministre, HL Trudeau, le permanent?pour demain chef de l’opposition, M.Stanfield, l'ancien premier ministre, M.Diefenbaker, et tous les autres députés.Mais ce travail est trop accaparant, les heures en sont trop longues pour qu'un seul homme y consacre sa vie.Non seulement le president de la Chambre doit assister aux débats Taprès-midi et en soirée, mais il dirige de plus le personnel de 1,320 employés de la Chambre.Ancien député libéral.M.Lamoureux s’était présenté comme candidat indépendant dans sa circonscription de Stor-mont-Dundas.Les conservateurs et les libéraux ne lui avaient pas opposé d'adversaire.La même chose pourrait se répéter Voir page 2: Un président par Marc Hutten, de TAFP WASHINGTON (AFP) - La politique américaine des “petits pas” en vue d’une amélioration graduelle des relations entre Washington et Pékin a commencé, ces derniers jours à fonctionner dans les deux sens.Deux événements, T un sportif et spectaculaire.Tautre diplomatique et comme il se doit - discret, défraient, en cette fin de semaine, la chronique américaine.Tous deux sont jugés encourageants.En invitant une équipe américaine de tennis de table à se produire en Chine populaire, geste sans précédent depuis la rupture des relations entre les deux capitales en 1949, Pékin accomplit enfin à son tour le petit pas que le président Nixon et son secrétaire d'Etat William Rogers attendaient depuis un an, période durant laquelle ils en ont fait quant à eux plusieurs.Pendant une semaine, et alors que les traditionnels contacts de Varsovie ne donnent encore aucun signe de reprise, le seul “tapis vert" autour duquel Chinois et Américains vont s'affairer sera une table de ping-pong.L'autre événement de la semaine a été la nouvelle, dont on attend confirmation officielle d'un jour à Tautre, de la venue prochaine à Ottawa d'un ambassadeur chinois du plus haut rang, connu et apprécié des Etats-Unis.Il s’agirait, selon des sources diplomatiques tant canadiennes qu'américaines, de M.Huang Hua, 61 ans, diplomate vétéran qui fut le seul à ne pas être rappelé à Pékin pour “rééducation idéologique” lors de la révolution culturelle.Ami d’Edgar Snow, le vieil allié amé- ricain des communistes chinois, M.Huang Hua parle couramment l’anglais pour avoir fait ses études, dans les années 30, dans une université de Pékin que subventionnaient les Américains.Depuis la venue au pouvoir de Mao Tsé-toung, il a été ambassadeur notamment au Caire et au Ghana, après avoir déjà été le principal négociateur chinois aux conversations d’armistice de Pan Mun Jom en 1953.A Ottawa, dont le gouvernement a reconnu la Chine populaire en octobre dernier, M.Huang Hua aura notamment pour mission - affirme-t-on - de prendre contact avec des politiciens, des hommes d'affaires et des journalistes américains.Son ambassade servirait également de poste d’observation des Etats-Unis.Les deux seules autres ambassades de Chine sur le continent américain à Cuba et au Chili - n’exercent pas cette fonction.D'après M.Stanley Kamow, un analyste du "Washington Post”, M.Huang Hua a une profonde connaissance des affaires américaines et il a fortement impressionné les diplomates américains qui, depuis Pan Mun Jom, se sont frottés à lui de près ou de loin.Dans les milieux spécialisés de [’administration Nixon, on ne doute pas que tant la tournée sportive qui s’engage en Chine que la désignation de M.Huang Hua au Canada constituent la récompense des lents efforts de la politique des “petits pas" adoptée par cette adminis-.tration.Un nouveau chapitre dans les raports entre Washington et Pékin serait ainsi sur le point d'être abordé.Le départe- ment d’Etat a salué, samedi, l'autorisation accordée à 4 journalistes américains d’accompagner en Chine leur équipe de pongistes comme "un développement bienvenu, en harmonie avec notre désir d’accroitre les contacts entre nos deux peuples”.A la levée récente de Voir page 2: Ottawa M.Huang Hua sera le nouvel ambassadeur de Pékin à Ottawa, selon des sources dignes de foi.M.Huang Hua.un des plus anciens diplomates de la Chine populaire, devrait être confirmé à son poste mardi.(Téléphoto CP) Divisée, l'Opposition excelle dans la procédure paralysante par Pierre-C.O’Neill Au coure de la session parlementaire qui vient d'ajourner ses travaux, c’est sous le signe de la “pro-cédurite” que l’opposition s’est montrée plus redoutable mais d’autant plus stérile.Armé d'une meilleure connaissance des règlements de la Chambre, le Parti québécois a sensiblement modifié son comportement et s’est joint aux vieux routiers de l'Union nationale pour plonger les débats de l'Assemblée nationale dans une constante guerre de procédure.Néanmoins, les partis d'opposition n'en sont pas les seuls responsables.En face d'un gouvernement libéral aussi faible qu’arrogant, il ne faut pas s'étonner que les moutons de la première session aient succombé à la tentation de se faire pousser des comes.Le petit “livre rouge” des règlements comporte 812 articles et, pour un fin procédurier, fournit autant de prétextes qui permettent de ralentir le rythme ou tout simplement de paralyser les travaux de la Chambre.Le résultat ne fait que confirmer la médiocrité du système; qu’il soit libéral, unioniste, néouiste ou cré-ditiste.l'électeur québécois s'y trouve perdant; un gouvernement qui a accouché d'un "très maigre" bilan législatif et une opposition qui n'a pas rempli son véritable rôle.Des sept semaines qu'a duré la dernière session, les parlementaires n’ont accordé que quelques jours à une étude sérieuse des projets de loi.Une trentaine de députés, des deux côtés de la Chambre sont intervenus dans le débat sur le discoure inaugural.A lui seul, ce marathon a pris trois semaines du temps de la Chambre.Sur chaque projet de loi présenté, les membres de l’Opposition se sont prévalus à outrance de leur droit de parole, donnant coure à d’interminables débats.Dans certains cas, on avait nettement Tim-pression que les députés d'un même parti s’échangeaient le même texte, tellement les répétitions étaient nombreuses et flagrantes.Sur la seule question de la recevabilité d’une motion, les discussions se poursuivaient des heures durant.Pour le reste, il faut souligner que le jeu coutumier des injures se continue et même s’intensifie.A cet égard, des arrières-bancs libéraux, Louis-Philippe Lacroix et Jacques Veilleux assurent une performance qui est à la mesure du leadership de M.Bourassa.Ils trouvent leurs réparties chez Jean-Noël Tremblay de TUnion nationale et Claude Charron du Parti québécois.Il serait trop long de mentionner les autres trop nombreuses vedettes du burlesque.En somme.l'Assemblée nationale continue à se dégrader.Et c'est peut-être se répéter mais il faudra bien qu'un jour quelqu'un y fasse quelque chose.Ce qui caractérise le plus le travail de cette opposition de tiers-partis, c'est l'absence à peu près complète de coordination.Ce manque de cohésion comporte tout de même quelque chose de fort embêtant pour un gouvernement qui, normalement, souhaiterait prévenir les coups de l’adversaire.Le Parti québécois manifestera son opposition, tantôt devant un projet de loi menaçant les libertés démocratiques, tantôt parce que le gouvernement semble vouloir privilégier l’entreprise privée.Le Rallie- ment créditiste, par ailleurs, s’opposera à toute législation impliquant la participation trop grande de l'Etat.Mais dans un cas comme dans Tautre, péquistes et créditistes s'inspirent et motivent leur opposition à partir d'une philosophie politique définie.Ils suivent la ligne du parti.Du côté de TUnion nationale cependant, c'est différent et imprévisible.A la recherche d’un chef.TU N est tout aussi démunie de philosophie politique.Ou plutôt, elle en présente autant qu’elle a de porte-parole à l’Assemblée nationale.Les députés unionistes donnent l'impression d’être bien plus préoccupés par la course au leadership du parti qu'intéressés aux travaux de la Chambre.Outre M.Marcel Masse, qui a choisi de s'absenter des débats de l'Assemblée pour mieux conduire sa campagne, les autres candidats à la direction tentent de tirer le maximum des séances parlementaires en nultipliant les interventions.Il a souvent été donné de voir deux députés intervenir au nom de Tllnion nationale mais dans un sens différent.Par exemple, une politique sociale avant-gardiste du ministre Cas- tonguay venait tout juste de recueillir l’approbation enthousiaste du critique officiel, M.Jean-Paul Cloutier que Jean-Noël Tremblay intervenait aussitôt pour dénoncer violemment l’ingérence du fédéral dans ce domairie.Il fallait parfois attendre la fin d’un débat pour connaître la position définitive de TUnion nationale.Sans ligne de parti et sans cohésion.TUN s'est montrée inapte à jouer son rôle d'opposition officielle.Le seul consensus au sein de la députation unioniste s'est fait sur la procédure et autour du grand “sorcier" de la “procédurite , M.Rémi Paul.Ancien président de l'Assemblée nationale, sous le régime de feu Daniel Johnson, il jongle continuellement avec les articles du “livre rouge”.Et cette qualité convient parfaitement bien à un parti qui restreint son rôle d’opposition à tendre des pièges au gouvernement.Pour ce qui est de l'ancien premier ministre, M.Bertrand, il ne fait qu’occuper officiellement le siège du chef.Il n'est plus vraiment present.Il a déjà abanoonné, dans l’attente de son successeur.Sans que cela pa- raisse vraiment, il a pu s'absenter de la Chambre pendant trois semaines, pour aller assister au mariage de sa fille en Europe.C’est ce qui a permis à M.Cardinal son collègue irrespectueux, de participer plus assidûment aux travaux sans avoir à subir Tinfluence modératrice de son chef.M.Cardinal se venge de son règne pénible en adressant au ministre actuel de l’éducation, M.Saint-Pierre, les critiques que lui formulait l’opposition d'antan En repassant l’action de TUnion nationale, il serait bien injuste de passer sous silence la participation du député de Chicoutimi, M.Jean-Noël Tremblay.Mais rien ne saurait mieux le décrire que ce passage d'un billet de mon confrère Claude Lemelin: “Jean-Noël Tremblay est accablé d’un vice, mal seyant dans les salons, auquel la déplorable tolérance de ses collègues lui permet de s’adonner publiquement: te graffiti politique.Il en charbonne régulièrement depuis qu’il siège à Québec.En un mot.il prend T Assemblée nationale pour une vespasienne.Son imagination lui permet Voir page 2: L’Opposition I t 2 • Le Devoir, lundi 1 2 avril 1 971 suites de la première page ^ MAN/WA K/ tovens demanderont que la SG F, par l’intermédiaire de Sogefor.assure le fonctionnement normal de l'usine jusqu'à ce qu'on trouve un “acheteur sérieux".Et, pour eux.un "acheteur sérieux" signifie un acheteur qui s’engagera à faire fonctionner l'usine avec le même nombre d’employés, c’est-à-dire 170.Cest pour cette raison que, la semaine dernière, les employés de Maki ont adopté à la quasi unanimité une résolution s'opposant à la vente de cette usine aux intérêts Les Produits Forestiers de Maniwaki; ces mêmes intérêts contrôlent Maniwaki Industries à qui appartiennent deux autres industries de cette ville, soit Barwood Flooring et Maniwaki Lumber.Joint à son domicile de Montréal.M.Bernard Bock, l’un des directeurs de Les Produits Forestiers Maniwaki.a déclaré au Devoir que sa compagnie ne demanderait pas mieux que Sogefor continue l'exploitation de l'usine Maki.M.Bock a précisé que son groupe s’est intéressé à l’offre de vente faite par Sogefor qui est dans une situation financière extrêmement pénible, dans le seul but de participer à la solution du problème aigu de chômage qui afflige cette région.M.Bock a ajouté qu'il est impossible de maintenir les 170 emplois actuels.à moins de perdre $400,000 ou $500.000 par année.La diminution de moitié dans le nombre d'emplois viendrait de la suppression du travail de nuit.Aucune usine de ce type dans l’est du Canada ne fonctionne 24 heures par jour, a fait remarquer le directeur.Par ailleurs, l'homme d'affaires a reconnu que son groupe a fait une demande de subventions auprès du ministère fédéra) de l’expansion économique pour les quelque 80 emplois qui seraient assurés et pour fin de modernisation.Selon lui.ces 80 emplois sont considérés comme de nouveaux emplois puisque l'usine a fermé ses portes.Les Produits Forestiers Maniwaki ont l'intention de conclure l'achat, jeudi le 15 avril, si rien ne survient d'ici là.a terminé M.Bock.De leur côté, les porte-parole des employés mis à pied et des citoyens de Maniwaki soulignent que la fermeture de cette usine enlève leur emploi à plus de 500 autres travailleurs qui travaillaient en forêt en vue de l'alimenter en bois.Même si.dans les jours qui viennent, ils iront au plus pressé, ils insistent sur le fait que les difficultés de Sogefor ne sont que le symptôme du problème de toute une région qui se meurt.Dans la seule ville de Maniwaki, plus de la moitié des 8.000 habitants vivent des prestations d'assurance-chômage et d'assistance sociale.L'un d'eux a déclaré sur un ton amer.“La principale industrie de Maniwaki.ce n'est pas Maki mais le bien-être social!" McGILL l'université de Montréal (avec ses écoles affiliées) pouvait dépenser $3,273 par étudiant en 1969 et Laval 3.099, alors que McGill n'avait droit qu'à $2,344.Par contre, si on distingue les étudiants de niveau collégial et si on leur alloue une subvention comparable à celle que reçoivent les cegeps.il reste à McGill $2,940 par étudiant de niveau universitaire.Cest encore $329 de moins qu'à Montréal (10%).Cette constatation est très importante, expliquent les autorités de McGill, parce que les subventions gouvernementales doivent être basées sur celles de 1969.Même si McGill continuait maintenant à progresser au même rythme que les autres, elle resterait proportionnellement défavorisée.Dans ces conditions, soutient M.Bell dans son mémoire remis aux ministres, l'université n'a qu’une solution: réduire son personnel enseignant et imposer ainsi à son personnel une charge de travail supérieure à celle des autres universités québécoises et nord-américaines.McGill prétend en effet qu elle avait un professeur pour 13.6 étudiants en 1969, comparativement à 1/11.4 à Montréal et 1/10.6 à Laval.Or, depuis lors, elle a déjà dû réduire son personnel.Dans ces conditions, McGill endosse évidemment les récentes demandes de la conférence des recteurs et des principaux d'universités du Québec qui a préconisé il y a quelques jours une réforme du mode de subvention des universités.Ainsi, on ne consacrerait pas le statu uo régnant en 1969, on tiendrait compte es projets précis des institutions et on permettrait aux universités une plus grande latitude dans l'administration.Les recteurs rappelaient notamment que les professeurs d'universités québécoises sont moins bien payés que ceux de l'Ontario et que la subvention québécoise par étudiant ne représente que 77% de celle accordée en Ontario.Plus précisément.les recteurs indiquaient que l'université de Torono, la seule à être comparable à McGill ou à l’u.de Montréal, reçoit environ le double des subventions par étudiant.Les recteurs rappelaient aussi au gouvernement québécois que l’université Sir George Williams ne reçoit que 58% de la somme que reçoit, par etudiant, l’université de Windsor en Ontario.Les recteurs protestaient enfin contre la rigidité excessive des subventions d'immobilisation que les universités ne peuvent dépenser différemment qu’elles l’avaient prévu au départ même si les circonstances ont changé.STATISTIQUES mai à mesure que l’activité industrielle commence à reprendre après le milieu de l’hiver.De sources gouvernementales, on croit que le sommet aurait été atteint cette année avec le taux de 8.1 pour cent.Toutefois, il arrive que le taux dé-saisonnalisé monte en mars.Les dernières statistiques publiées indiquent une amélioration pour le mois de mars.La production des lingots d'acier, qui se maintenait en-deçà des niveaux de l'an dernier, s’est redressée à la fin du mois.La construction domiciliaire a grimpé de 34 pour cent entre février et mars et dépassait de 26 pour cent les réalisations de l’an dernier.De plus, certaines statistiques de février tendaient à indiquer une amélioration de l’activité pour le printemps.L'impôt perçu sur le revenu des sociétés a légèrement augmenté en janvier et février.La perception de la taxe de vente a baissé de façon moins marquée qu'habituellement à ce temps-ci de Tannée, deux signes de redressement économique.La demande a légèrement augmenté du côté de l'importation et bien que les chiffres d’exportations aient baissé en février, ils dépassaient nettement les chiffres de Tan dernier.Le récent ralentissement économique a été marqué par une lenteur de la croissance des importations et par une multiplication des exportations.Du côté financier aussi, la reprise s’annonce bonne.Les statistiques bancaires affichent des chiffres d’affaires sains, avec des taux d’intérêt sensiblement plus bas et une réduction plus graduelle des taux d'emprunt à long terme.L'indice du prix de gros a monté de façon fractionnaire en février, mais se trouve quand même abaissé d’un pour cent à son niveau de Tan dernier.Z OPPOSITION d’atteindre les tréfonds de la bassesse.Mais qu’il s’agisse des bouffonneries répétées des députés d’ar-rière-banc ou des provocations trop fréquentes de certains ministres, on se serait attendu à un meilleur dosage de fermeté et d'impartialité de la part du président de l'Assemblée nationale.Me Jean-Noël Lavoie.Par delà les règlements, il y a l'interprétation qu’on veut bien en faire.Péquistes et créditistes se rappelleront longtemps les arguments discutables qu’on a invoqués pour leur refuser droit de parole ou de réplique.Sans doute comprennent-ils encore moins pourquoi le président démontre tant de célérité a les rappeler à Tordre pendant qu'il manifeste autant de tolérance à T égard des deux vieux partis.Ils se trouvent plus nombreux que jamais ceux qui croient que le president de l'Assemblée devrait être nommé en permanence, à Tabri des pressions partisanes.Mais malgré les avatars du système.le Parti québécois et le Ralliement créditiste sont-ils parvenus à remplir leur fonction de scruter et d'analyser l'action gouvernementale?Ils ont certes pour-suivi une action nettement plus constructive que l’Union nationale.Néanmoins, le comportement du PQ n’est pas sans reproche.C’est dorénavant une équipe plus aguerrie et surtout plus savante en matière de procédure.Et le plus inquiétant est que ses députés semblent s’y complairent.De sorte qu’ils ont.eux aussi, largement contribué à ralentir les travaux de la Chambre.Les péquistes s’en-lUent dangereusement dans le système qu’ils dénonçaient avec tant de vigueur à leur arrivée au Parlement.Il n’empêche que leurs interventions en Chambre sont toujours marquées du signe de la recherche et de la documentation.Le leitmotiv selon lequel le Parti québécois est.devenu le véritable parti d’opposition à T Assemblée nationale s'est davantage confirmé au cours des travaux de cette session parlementaire.Le critique financier du parti et député de Gouin.M.Guy Joron, s’est notamment signalé.C’est avec une certaine éloquence qu’il a su démontrer ses connaissances des politiques budgétaires.Plus d’une fois, il a ébranlé et mis en doute la compétence du ministre de l’industrie et du commerce, M.Gérard-D.Lévesque, particulièrement lorsque fut débattu le projet de loi créant la Société de développement industriel.Même le ministre des finances, Raymond Gameau, et le premier ministre Bourassa ont appris à respecter la pertinence de ses interventions.Quant au jeune Claude Charron, c’est la hantise du ministre de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre.Par le geste et la parole il ne cesse de ressembler à son chef René Lévesque et à ce titre, il n’a qu’à simuler une intervention pour semer la pagaille dans les rangs libéraux.L'autorité de Camille Laurin et Robert Burns coordonnent et canalisent les énergies de cette équipe désormais redoutée du pouvoir.Enfin, le Ralliement créditiste tire lui aussi son épingle du jeu.Il a pris du poil de la bête.Plus gênés à .la première session, les créditistes s'étaient limités à observer, retenir et apprendre le maniement des armes.Cravate sur chemise blanche, champions de l'assiduité, rigoureusement respectueux du décor, leur comportement est irréprochable.Le succès du dernier congrès leur a donné confiance et l’ouverture d’esprit qui s’en est dégagée a transpiré dans leur participation aux cébats.Leur chef Camil Samson se révèle chaque jour un adversaire plus redoutable.En résumé, l’Union nationale, décimée, pollue le climat dans l’attente d'un sauveur dont la recette miracle saurait regrouper les éléments hétéroclites du bateau à la dérive.Le Parti québécois se confirme dans le rôle de véritable opposition.Le Ralliement créditiste s’est affirmé et pourrait représenter sous peu la formule de rechange à l’Union nationale.La présence des péquistes et créditistes est venue déranger le jeu traditionnel des deux vieux partis à l’Assemblée nationale et l’Union nationale s’en trouve tout aussi em-barassée que le gouvernement libéral.UN PRÉSIDENT aux prochaines élections.On pourrait aussi créer une circonscription spéciale, celle de la colline du Parlement, où se présenterait M.Lamoureux comme unique candidat.Ces hypothèses apparaissent désormais inutiles.Le gouvernement semble parfaitement informé des sentiments du président lui-même à cet égard.Mardi soir en Chambre, le leader parlementaire du nouveau parti démocrate, M.Stanley Knowles, à qui Tex- premier ministre John Diefenbaker avait offert la présidence, a proposé un débat sur les moyens à prendre pour maintenir M.Lamoureux a son poste de président permanent.Le président du Conseil privé, M.Allan MacEachen leader parlementaire du gouvernement, a refusé d'entreprendre de telles discussions.Le gouvernement, a souligné M.MacEachen, estime que le président doit continuer d'être élu comme tout autre député.Les partis politiques, de leur côte, sont libres de lui présenter ou non un opposant.Des observateurs ont déduit qu’il serait préférable d'oublier tout projet de modification des méthodes de sélection du président de la Chambre jusqu’à ce que se présente un homme aussi compétent que M.Lamoureux.Si la Chambre doit perdre un président, le Canada gagnera peut-être un gouverneur-général.M.Lamoureux est, avec M.Léo Ca-dieux, ambassadeur du Canada en France, considéré comme successeur possible de M.Roland Michener, dont le mandat de cinq ans expirera Tan prochain.OTTAWA toutes restrictions aux voyages de ressortissants américains en Chine populaire - dernier en date des gestes américains à l’égard de Pékin - pourrait maintenant succéder une levée totale de l’embargo sur le commerce des produits non stratégiques, estime-t-on.Bien entendu, malgré les processus de revision de l'ensemble de la politique américaine à l’égard de la Chine actuellement en cours, il n’est pas encore question, pour Washington, d'accepter et c'est tout juste si Ton commence à parler du principe des “deux Chines", dont ni Taipeh ni Pékin ne veulent d’ailleurs.“Mais, quoi qu'il advienne de l'évolution future de ce problème de fond, il n’est pas exclu - estiment les observateurs - que les conversations de Varsovie ne soient plus jamais ressuscitées et que le dialogue, maintenant, reprenne à Ottawa.Z ’HUMANITÉ et lançant un ultime appel aux “jeunes avides d'authenticité et de dévouement" et à l'immense majorité silencieuse des “gens honnêtes et bons", de ceux qui souffrent et sont “déçus d'un bien-être désormais dépassé”, de tous les croyants, enfin." Voici des extraits du message pascal lu par Paul VI du haut de la loggia de Saint-Pierre: "Frères et fils qui attendez de nous le message pascal, écoutez: tandis que, en vertu de notre ministère apostolique, nous vous parlons du haut de cette tribune et nous regardons le panorama du monde, nous avons l'impression d’avoir devant nous la vision d’une mer agitée, avec menace de plus grandes tempêtes encore.Que prépare l’homme pour lui-même et pour les générations futures en étant d’une façon trop fréquente et trop flagrante infidèle aux grands principes de solidarité, de justice et de part que lui-même, instruit par les terribles expériences subies, a proclamés pour la civilisation actuelle comme pour la civilisation future?Ne voyons-nous pas sans cesse de nouvelles guerres, et même des signes avant-coureurs de plus terribles encore, des armements terrifiants, des révolutions incessantes, des luttes sociales institutionnalisées, des contestations endémiques, une lente décadence morale, un recours déplorable, sur le plan professionnel et bureaucratique, aux succédanés du véritable amour, un oubli aveugle et orgueilleux de la religion irremplaçable?L’Eglise elle-même n’est-elle pas, çà et là, secouée, sur le plan doctrinal et disciplinaire, par des courants perturbateurs, qui cherchent en vain à se réclamer du souffle authentique de l’Esprit vivi-eiant?Mais en même temps, nous sentons que l'humanité éprouve un besoin douloureux et, en un certain sens, prophétique, d’espérance, comme on sent le besoin de respirer pour vivre.Sans espoir, il n’y a pas de vie possible.L’activité de T homme est plus conditionnée par l’attente du futur que par la possession du présent.L’homme a besoin d'un but.d'un encouragement, il a besoin de goûter à l’avance des joies futures.L'enthousiasme, qui est le ressort de Tac- ¦ carnet d'un censeur Genre des noms de villes Faut-il dire Montréal est beau la nuit ou Montréal est belle la nuit?Comment déterminer le genre des noms propres de villes?Mme H.G.(Montréal) qui me pose cette question a joint à sa lettre des coupures de journaux où Ton parle d un film intitulé Montréal peut-elle être gouvernée?et de personnes en route vers Tinfemale New York.Pourquoi alors, me demande cette correspondante, l’emploi du masculin dans le titre du film Paris brûle-t-il?C’est quand • on se heurte à un problème de cette sorte qu'on se rend compte de la nécessité d'avoir dans sa bibliothèque de bonnes grammaires et de bons dictionnaires des difficultés de la langue.Voici en résumé ce que Grevisse, Adolphe V.Thomas et Hanse disent au sujet du genre des noms de villes.En règle générale, ces noms propres sont masculins s’ils ne se terminent pas par un e muet.Il y a cependant des exceptions, que la lecture des écrivains contemporains fait connaître, comme AlgerJa-Blanche et La Nouvelle-Orléans.Les noms de Montréal, Paris et New York sont sûrement masculins.Pour ce qui est des autres noms de villes, ceux qui se terminent par un e muet, l’usage reste flottant: Le Caire et Le Havre.L’usage tend à une extension du masculin.Thomas n’hésite pas à écrire que, dans le doute, le masculin remporte toujours.Noter de plus que, quand on parle non de la ville elle-même mais de sa population, le masculin est de règle, même dans les cas où le nom commence par l’article la.On écrit correctement tout La Nouvelle-Orléans festoyait et tout Venise s’insurgeait.Dans la langue parlée, le mascu-lin prévaut nettement: Pointe-Claire est charmant.Gérard DAGENAIS tion et du risque, ne peut être suscité que par une espérance à la fois forte et sereine.L’homme a besoin d’un optimisme sincère, non illusoire.Eh bien, sachez-le, amis qui nous écoutez: Nous sommes en mesure aujourd’hui de vous adresser un message d’espoir.Non seulement la cause de d’homme n’est pas perdue, mais elle est en situation avantageuse et sûre.Les grandes idées, qui sont comme les phares du monde moderne, ne s’éteindront .pas.L’unité du monde se fera.La dignité de la personne humaine sera réellement reconnue, et pas seulement pur la forme.Le caractère inviolable de la vie, depuis le sein maternel jusqu’à T ultime vieillesse, sera admis par tous d'une manière effective.Les injustes inégalités sociales seront supprimées.Les rapports entre les peuples seront fondés sur la part, la raison et la fraternité.6.5 MILLIARDS Les projections permettent d'établir que la population mondiale, qui est d'environ 3.5 milliards présentement, dépassera quatre milliards en 1975, cinq milliards en 1985, 5.5 milliards en 1990.six milliards en 1995 et 6.49 milliards en 2000.De 1975 à 2000, précise le bulletin des Nations unies, la population des pays les plus développés passera de 1.14 milliard à 1.45 milliard tandis que celle des pays moms développés passera de 2.87 milliards à cinq milliards.En Chine seulement, la population atteindra 825 millions en 1975.1,03 milliard en 1990 et 1.16 milliard en 2000.La population de l’Union soviétique, estimee à 240 millions en 1969, sera de 316 millions en 1990 et de 329 millions en 2000.La population des États-Unis, qui était de 203 millions en 1969, passera à 219 millions en 1975 et à 252 millions en 1985.Les spécialistes des Nations unies prédisent que le taux d’accroissement de la population sera en hausse pour TAfrinue, l’Amérique du Nord, TOcéa-nie et.l'Union soviétique; stationnaire en Europe et en baisse en Asie et en Amérique latine.Un SOS des chômeurs La Maison du chômeur de Saint-Henri est dans une situation économique critique.Dans un SOS envoyé à la presse, la Maison du chômeur demande à tous ceux qui ont du travail d'envoyer une contribution, aussi minime soit-elle, afin que les chômeurs réussissent à sun ivre.Une seule adresse: 3844 rue Saint-Jacques ouest, Montréal 207 (tél: 932-3794) LE CEGEP Suite de la page 3 ront regroupés non pas par matières mais par familles de programmes.Il y aura par exemple une équipe multidisciplinaire responsable de tous les programmes de la famille des sciences et techniques biologiques (sciences de la santé, techniques des sciences naturelles, techniques infirmières, sciences de l’alimentation, etc.) Il est possible, dans ce contexte, que les cours communs eux-mêmes puissent être accentués différemment selon que l’étudiant est en lettre ou en techniques biologiques.Concrètement, cela pourrait prendre la forme d'options incluses dans les guides.La journée type d'un étudiant dans un tel collège est encore difficile à décrire.Cela pourrait, par exemple, donner à peu près ceci: après une période de cours magistral en gfand groupe, une période en laboratoire spécialisé.Ensuite, un séminaire avec cinq confrères suivi d’une période de aboratoire avec cinq autres étudiants.La journée se terminerait soit par du travail à la bibliothèque soit par une session d’évaluation en compagnie de huit collègues.Un système d’horaires modulaires permettrait de faire varier la durée des périodes et de ménager des “trous” de temps libre à cer-tains moments.De plus les services seraient disponibles sur une période beaucoup plus longue que dans un collège traditionnel (le sou notamment).L'étudiant pourrait donc farte un travail beaucoup plus complet au collège.Indirectement, ce système qui mènera l’étudiant à faire au collège le travail qu’il devait théoriquement accomplir à la maison autrefois permettra sans doute de voir si les normes du ministère sont vraiment réalistes.Kl NE L’OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM COOPÉRATION U '*TE*NA7TO#AL INSTITUT DE COOPERATION INTERNATIONALE UNIVERSITE D’OTTAWA (I.C.I.) PROGRAMME D'ÉTUDES EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL ffRODtV) Ce programme sje formation et de perfectionnement a été créé à l'intention de coopérants, chercheurs, conseillers., «perte et autres personnes qui se destinent i une carrière dans le domaine du développement international.Les participante au programma pourront travailler avec des spécialistes en développement dans un cadre d'études pluri-disciptmaires.Le programme s’étend sur une période d une année.DESCRIPTION DU PROGRAMME SESSIONS 1971 1'* session: Problématique du développement (20 septembre au 29 octobre) 2* session: Changements économiques et sociaux dans les pays en voie de développement (8 novembre au 17 décembre) 1972 3» session: Gestion des programmes de développement (10 janvier au 16 février) 4* session: Études régionales et analyse de cas (28 février au 12 avril) LANGUE ÉTRANGÈRE — durant toute l’année universitaire STAGE (si nécessaire) — 4 à 12 semaines MÉMOIRE — A remettre au plus tard le 1er septembre 1972 CONDmONS D’ADMISSION • Minimum: te baccalauréat pu l'équivalent.• Expérience dan* te domaine du développement pu avoir rtntenttan d'y faire carrière.Dane ce dernier cas, le cendld»t devra avoir fait de» études dans un domain» connexe • Bonne connaissance du français et de t'anglai» DIPLÔME Un fliptom* an coopération tnternationale sera décerné »m* candidat» qvi eurent réponau è tovtat les exigence du programme, - \ • Toute demande de renseignements ou d'admission devra être adressée au*.Secrétaire général Institut de Coopération internationale Université d'Ottawa Ottawa 2, Canada (Tél.: (613) 231*2340) m Indochine: 25 évêques contre la politique US WASHINGTON (AFP) -Vingt-cinq évêques catholiques et protestants des Etats-Unis ont publié samedi soir une déclaration condamnant la politique indochinoise du président Nixon.Les signataires, auxquels se sont joints trente autres personnalités religieuses du pays, affirment notamment: “La guerre au Vietnam ne se termine pas.Elle est en train d’escalader.Nous considérons intolérable l’intensification massive des bombardements du Sud-Vietnam, du Nord-Vietnam, du Cambodge et du Laos au cours de ces derniers mois”.-f- DÉCÈS Notez s.v.p.que tes avis de décès doivent nous parvenir avant 6.00 p.m.heure de tombée.GILBERT, Oscar.Lieutenant-colonel.rentier.A Québec, le 10 avril 1971 à Tâge de 82 ans, est décédé Gilbert Oscar.H laisse son épouse Alice Lamonde: ses enfants, gendres et belles-filles: M.et Mme Euclide Bisson (Lise), M.André Gilbert, architecte et Mme André Gilbert (Françoise Livemois), M.et Mme Jacques Waquant (Yolande), M.et Mme Eric Morissette c.a.(Jacqueline), docteur et Mme Jean Brochu (Lucille), Maître Gabriel et Mme Gabriel Gilbert (Normande Allaire), M.Guy Gilbert R.LA.et Mme Guy Gilbert (Suzanne Bélanger), M et Mme Pierre Bary (Monique).Ses soeurs, belles-soeurs et beaux-frères: Mme J.A.Jin-chereau, M.et Mme Emest Si-mart, Mlle Anna Gilbert, Mme J.S.Gilbert et ses 27 petits-enfants, demeurant à 1065 Belvédère à Québec.Les funérailles auront lieu mercredi 14 avril.Le convoi funèbre partira des Salons Lépine Liée, 2815 rue Des Quatre-Bourgeois à 9 heures 40 pour se rendre à l’église St-Mar- tyrs-Canadiens, où le service sera célébré à 10 heures.Et de là au cimetière Ste-Anne-de-Beaupré.MANTHA Roland.A Saint-Laurent, le 11 avril 1971, à Tâge de 61 ans est décédé Monsieur Roland Man-tha, époux de Pauline Lamarre, père de Claire, épouse de Louis Philippe Lamanque, de Candiac, Pierre époux de Gisèle Tourangeau, Lucille, épouse de Pierre Lambert, et Jacques, époux de Jacquine Mousseau et grand-père de huit petits-enfants.Monsieur Mantha a été Tâme dirigeante de la Caisse Populaire de Saint-Laurent qu'il avait fondée il y a 27 ans et a occupé jusqu'à son décès le poste de secrétaire-gérant.Il était également membre de Conseil d'administration de la Sauvegarde et commissaire de crédit a TUnion régionale de Montréal des Caisses populaires Desjardins.Il était avantageusement connu à Saint-Laurent où il a pris une part très active à de nombreuses organisations sociales et religieuses.Il a également été Conseiller municipal pendant de nombreuses années.La dépouille mortelle est exposée aux salons funéraires Bou-drfas & Cormier 816 boul.Ste-Croix, Saint-Laurent.Les funérailles auront lieu mercredi le 14 courant à lOhres a.m.en l'église de Saint-Laurent.Parents et amis sont priés d'assister aux funérailles sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.Un don à la Société Canadienne du Cancer serait apprécié.Merci.FACULTÉ D'ÉDUCATION UNIVERSITÉ D'OTTAWA I LA MAÎTRISE EN ÉDUCATION (aucune thèse requise) II LA MAITRISE ÈS ARTS (avec thèse) CONDITIONS D'ADMISSION: a) Un baccalauréat général ou l'équivalent.b) Le B.Ed.ou le B.Ped.ou brevet d'enseignement.DURÉE DU COURS: (32 CRÉDITS) Temps plein: Un an (septembre à mai).Il est toutefois préférable d'être sur le campus de juillet à mai ou de septembre à août.Temps partiel: Il est permis de prendre 8 crédits de cours (soir) entre les mois de septembre et mai et 8 crédits de cours durant les mois de juillet et août.PROGRAMMES (CONCENTRATIONS) a) Fondements de l'éducation (Sociologie, Philosophie, Histoire, Éducation comparée).b) Administration éducationnelle.c) Psychopédagogie d) Psychométrie et expérimentation.e) Orientation scolaire (reconnue en Ontario seulement) DATE LIMITE DE DEMANDE D'ADMISSION: a) Pour les cours d'été: 1er avril 1971.b) Pour les cours de ’'année 1971-1972 (temps plein): 1er mai 1971 c) Pour les cours de i année 1971-1972 (temps partiel): 15 juillet 1971 N.B.Tous les cours sont donnés dans la langue française.Pour renseignements et formules de demandes d'admission, s'adresser par lettre ou par téléphone àt Adjoint académique (Études Supérieures) Faculté d'Éducation, Université d'Ottawa, 1245, avenue Kilborn Ottawa, Ontario KIN 6N5.Téléphone: 231 -4296 ! .4 1 ! LE DEVOIR k catalogue et magazine gratuits marabout Montréal, lundi 1 2 avril 1 97 1 228 Est, Christophe Colomb • Québec 2 Le cegep de l'avenir est déjà en construction à Laval par Gilles Provost Dans le cegep de demain, les cours seront epregistrés sur bande magnétoscopique que l’étudiant pourra visionner à volonté.Les laboratoires seront toujours accessibles pour faire des travaux pratiques.Il suffira d’y réserver une place au moment voulu.Il ne sera plus question des classes telles que nous les connaissons présentement.Dans ce cegep de l’avenir, les professeurs seront remplacés par des réalisateurs-pédagogues qui réaliseront les instruments audiovisuels grâce auxquels les étudiants pourront atteindre chaque semaine des objectifs précis et détaillés.Des professeurs-guides se chargeront de conseiller et d évaluer les étudiants beaucoup plus laissés à eux-mêmes.Des techniciens de toutes sortes, des moniteurs et des animateurs compléteront aussi l’encadrement pédagogique.Ce n’est pas un rêve en couleurs pour les jeunes de l’an 2,000 puisque le “cegep de demain” est déjà en construction.Ses administrateurs sont nommés et certains “professeurs-réalisateurs” sont déjà engagés.Il ouvrira ses portes à 4,000 étudiants de ville de Laval dès septembre 1972 sous le nom de “Cegep Montmorency”.Le collège Montmorency ne sera pas le résultat de la fusion de quelques institutions centenaires.Il sera le premier cegep construit et conçu en fonction de notre époque, ont expliqué au Devoir le directeur général et le directeur des services pédagogiques, M.Gilbert De Gagné et M.Claude de Lorimier.Il faut créer un nouveau type d’enseignement collégial, penser un immeuble et un équipement adaptés à cette nouvelle philosophie de l’éducation et fabriquer de toutes pièces le matériel pédagogique requis.C’est pourquoi environ 40 personnes travailleront cet été à plein temps pour préparer la rentrée des élèves qui aura lieu un an et demi plus tard.Tous les étudiants de ce collège auront en main un volume de 100 à 125 pages correspondant à chaque cours.Ce guide définira les objectifs à long terme du cours et précisera aussi les objectifs à atteindre chaque semaine.Un examen oral, écrit ou mécanographique permettra de vérifier régulièrement si l’étudiant a vraiment atteint les objectifs dictés.Le premier travail consiste donc à “micrograduer” les cours traditionnels des cegeps de façon à établir de tels guides.Quand cela aura été fait, le professeur-réalisateur devra produire dans les studios du collège la documentation et les outils audiovisuels nécessaires aux étudiants dans le cadre de ce cours.Des locaux ont déjà été loués pour faire de la photo, de la télévision, du travail graphique, etc.Le professeur-réali- sateur y trouvera aussi les équipes techniques nécessaires.Ce travail doit être à peu près terminé à l’été 1972 alors qu’on engagera les professeurs-guides qui devront aider concrètement les étudiants à utiliser les instruments mis à leur disposition.On prévoit qu’environ un quart des étudiants apprendront vite à se passer de ces professeurs qui auront la charge d’environ 90 adolescents.La réduction du nombre des cours magistraux, l’utilisation intensive de l’audio-visuel et des autres techniques modernes d’enseignement permettront sans doute à long terme, d’accueillir un plus grand nombre d’étudiants par professeur.Le ministre de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre, a parlé récemment d’un rappon maître-élève de 1/35 alors qu’il est présentement de 1/15 dans un college.Les administrateurs du collège Montmorency sont plus prudents et précisent que la réduction des effectifs ne pourra se faire sentir qu’à long terme, après une bonne période de rodage.“Peut être qu’en l’an 2,000.” L’investissement de départ est très considérable: une polyvalente de 2,500 élèves coûte environ $5 millions alors qu’il s’agit ici d’un collège de 4,000 étudiants.Les locaux spécialisés et les laboratoires doivent être mieux équipés et plus nombreux que ceux d’une polyvalente.Dans le cas du cegep Montmorency, il faut aussi repenser l’architecture scolaire, concevoir un équipement nouveau qui devra être fabriqué sur commande et investir généreusement dans l’équipement audio-visuel.L’équipement mobile à lui seul, coûtera autant que l’édifice, prévoient les experts.L’organisation pédagogique de ce collège sera très différente de celle des collèges actuels: trois grands services formeront la structure de base.D’abord, le service des média et de la documentation régira la production audio-visuelle, l’informatique, les bibliothèques et autres centres de documentation.Le service de l’évaluation, pour sa part, aura à établir un dossier cumulatif de chaque étudiant en tenant compte de son origine psychosociale, de façon à mieux définir ses besoins.Ce service sera responsable de l’évaluation hebdomadaire.bi-annuelle et terminale.Il devra aussi organiser l’analyse des programmes, des professeurs, des cours, des services et même de l'administration.Le troisième service sera responsable de l'apprentissage et de l’enseignement.Les professeurs se- Suite à la page 2 Le prix Quill est attribué pour 71 à M.Claude Ryan WINDSOR (CP) Le Prix Quill, octroyé annuellement par le Cercle des journalistes de Windsor pour souligner une contribution particulière au journalisme canadien, est attribué cette année à M.Claude Ryan, directeur du DEVOIR Agé de 46 ans, M.Ryan recevra son prix le 29 mai au cours d’un diner des membres du Cercle.Sept personnes ont obtenu ce prix depuis sa création.Ce sont MM.Gillis Purcell, ancien directeur général de la Presse Canadienne, Georges Ferguson, du Montreal Star, le radiodiffuseur Max Ferguson.feu Ralph Allen du Toronto Star, feu André Laurendeau, ex-président de la Commission d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, et Bruce Hutchison, journaliste de la Colombie-Britannique.Glissements à Gatineau GATINEAU (CP) Une quinzaine de familles de Gatineau ont dû évacuer leurs maisons menacées de glissements de terrain.Les maisons ont été abandonnées vendredi quelques heures après qu'un glissement de terrain eut recouvert une rue de 18 pouces de glaise.Jeudi, un autre glissement avait détruit cinq maisons en construction.Il y a une semaine, un premier glissement avait emporté des arbres, un poteau de téléphone et un abri de planches érigé sur un chantier de construction.Des spécialistes appelés sur les lieux craignent d’autres glissements, ce qui a ammené les autorités municipales à exiger l'évacuation d’une quinzaine de maisons jeudi.Un cultivateur de la localité ontarienne de Renfrew distribue gratuitement des oeufs non classifiés et du lait non pasteurisé aux passants de la petite ville.Une vingtaine de cultivateurs de la région ont fait de même en fin de semaine pour protester contre l'insuffisance des prix qu'ils reçoivent pour leurs produits.Plutôt que de jeter le lait et les oeufs, comme d'autres cultivateurs l'ont fait au Canada et dans d'autres pays, ceux de Renfrew préfèrent les donner gratuitement à la population, espérant ainsi forcer les distributeurs et les offices de prix à reviser leurs barèmes.(Photo CP) Pau! Hellyer Un haut fonctionnaire sur deux est à remplacer OTTAWA (CP) Près de la moitié des cadres supérieurs de la fonction publique devrait être remplacée.C’est l’avis que M.Paul Hellyer, ancien ministre des transports dans le cabinet de M.Trudeau a exprimé dimanche à l’émission télévisée Question Period du réseau CTV.De nombreux hauts fonctionnaires, a précisé M.Hellyer, sont animés de bonnes intentions et certains d’entre eux sont même brillants.Mais d’autres sont à Ottawa depuis trente ans et n’ont plus aucun contact avec le monde extérieur.L’ancien ministre a ajouté que les fonctionnaires dont il parlait occupaient des postes aux plus hauts échelons delà fonction publique.On compte trop de théoriciens au sein du cabinet et de la fonction publique, a dé dare M.Hellyer, trop de gens qui n’ont plus de contacts avec le peuple depuis longtemps.Il devrait y avoir une plus grande rotation de personnel à ces échelons.M.Hellyer, député libéral de la circonscription Toronto-Trinity, a démissionné de son poste au sein du cabinet il y a deux ans après avoir sans succès tenté d’obtenir du gouvernement qu’il accepte ses recommandations en matière de logement.L’edite libérale, a poursuivi M.Hellyer à la télévision, nous afflige de son point de vue sur la société, souvent “sans réaliser quels sont les besoins et les aspirations des petites gens de la société”.Pour remédier a cette situation, M.Hellyer propose que le gouvernement réduise ses dépenses de façon à permettre une diminution des impôts et une hausse des dépenses des citoyens.M.Hellyer a reproché au gouvernement de ne pas collaborer assez pleinement avec les industries canadiennes et de faire preuve à leur égard d’une certaine antipathie.Il a donné comme exemple d’excellentes relations gouvernement-industries la situation actuelle au Japon.Le député de Toronto Trinity s’en est ensuite pris à la bureaucratie qui, selon lui, domine à la longue tous les autres groupements d’action.Il a exprimé l’avis qu’une accélération de l’économie permettrait un plus grand contrôle sur les investissements étrangers sans signifier pour autant une diminution dans le nombre d’emplois.Interrogé sur son avenir dans la politique canadienne, M.Hellyer a répondu à la légère qu’après sa démission du cabinet Trudeau, il ne s'attendait plus à devenir chef du parti libéral.Mise au point L’article publié samedi à la page 2 et intitulé “Une bienveillante curiosité marque le passage de Robert Bourassa à Bruxelles" aurait dû porter la signature de Michel Roy qui se trouvait en Belgique lorsque le premier ministre du Québec y est passé.¦ aujourd'hui La Collection CIL d’oeuvres d'art sera exposée de HhOO à 18h00.du lundi au vendredi, au 17ème étage de l’immeuble situé à 630 ouest.Dorchester, à compter d'aujourd'hui et jusqu'au 7 mai.• A 12hl5.à l’hôtel Windsor, déjeuner du Canadian Club de Montréal.M.Walter Gordon prononcera une causerie intitulée: "Canada s Survival as an Independent Nation " • A 12h30, le ministre des communications et de la fonction publique, M.Jean-Paul L’Allier, sera l'invité de Frenchie Jarraud sur les ondes de CK VL.Les Bengalis du Québec forment une association Les Bengalis originaires du Pakistan oriental qui résident au Québec viennent de former une association qui se propose d'informer le public canadien de la situation dans leur pays et faire pression auprès d’Ottawa afin que le Canada reconnaisse, le plus tôt possible, le Sangla Desh.L’Association du Bangla Desh du Québec rappelle que le Pakistan est formé de 57% de Bengalis qui, dit-elle, désirent se libérer d’une minorité qui les opprime.Les Bengalis du Québec souhaitent en même temps que le gouvernement canadien, en accord avec le gouvernement de l’Inde, soulève le problème du Bangla Desh au conseil de sécurité de l’ONU afin "de faire cesser le génocide d’une des populations les plus pauvres, les plus pacifiques et les plus désarmées du monde”.Le siège social de l’Association est situé au 3520, Lome avenue, à Montréal: 843-8584.MM.Michener et Sharp Au printemps l'eau dégoutte.Fuites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé * Cuivre * Aluminium Émaillé ESTIMATK)S GRATUITE MONTRÉAL QUÉBEC HULL OTTAWA 322-4160 • 72-9244 776-2349 822-2349 PRIMEÀU MÉTAL «NC.font escale à Londres et gagnent les Pays-bas LONDRES (CP) - Le gouverneur général et Mme Michener, ainsi que le ministre des affaires extérieures, M.Sharp, ont passé un paisible week-end pascal à Londres où ils sont arrivés vendredi soir.Le vice-roi et le chef de la diplomatie canadienne sont allés au théâtre samedi et ont marché dans les rues ensoleillées de Londres dimanche matin.Aujourd’hui, M.et Mme Michener se rendent au château de Windsor où ils déjeu- neront avec la reine et les autres membres de la famille royale.Ils gagneront ensuite Porthmouth où ils prendront un hélicoptère pour rejoindre dans la mer du Nord le destroyer canadien HMCS Preserver à bord duquel ils voyageront jusqu’à Amsterdam.C’est là.mardi, que commencera la visite officielle que le vice-roi et le ministre des affaires extérieures effectueront aux Pays-bas.Plus tard, ils se rendront en Belgique et Luxembourg.4 démissions à la commission du Sénat sur la pauvreté OTTAWA (CP) - Quatre membres delà commission sénatoriale d’enquête sur la pauvreté viennent de démissionner de leur poste à la suite d’un désaccord avec le président de la commission, le sénateur libéral David Croll.Un des quatre démissionnaires.M.lan Adams, âgé de 33 ans, auteur d’un livre intitulé The Poverty Wall, avait été engagé à l’automne comme rédacteur principal du rapport de la commission.Un de ses adjoints, William Cameron, ancien journaliste du Toronto Star et maintenant journaliste à la pige, s’était joint à la commission peu après M.Adams.Les deux autres démissionnaires, en fonctions depuis plus longtemps, sont deux économistes, MM.Peter Penz et Brian Hill.Tous les quatre ont refusé de commenter leur démission, mais on croit savoir qu’ils n’ont pu tomber d’accord avec le sénateur Croll sur le ton du rapport final de la commission.On laisse entendre que les quatre hommes ont remis leurs démissions pour protester contre une décision du sénateur Croll d’adoucir les recommandations énoncées pour lutter contre la pauvreté.Les démissionnaires auraient appuyé une recommandation portant sur le salaire annuel garanti.La commission sénatoriale d’enquête sur la pauvreté a été créée en 1969.Depuis.elle a tenu des audiences dans le pays tout entier durant lesquelles les sénateurs se sont entretenus avec des pauvres de diverses régions.La publication du rapport définitif a été retardée à plusieurs reprises à cause de problèmes de rédaction.Interrogé sur ces démissions hier à Toronto, le sénateur Croll a refusé de les commenter.Il s’est contenté de dire qu’il serait à Ottawa la semaine prochaine, laissant entendre qu’il ferait une déclaration à ce moment.MOTO Mme Kirkland-Casgrain La moitié des campings du Québec ne répondent pas aux critères établis par Urgel Lefebvre Le ministre du tourisme, de la chasse et de la pêche.Mme Claire Kirkland-Casgrain, a laissé entendre, hier après-midi, au cours de l’émission “Au fond des choses" sur les ondes du canal 10, que les touristes n’auront plus à se plaindre, dans un avenir plus ou moins rapproché, de la route de la Gaspésie.car le gouvernement fédéral a tout intérêt à ce que le parc Forillon.qu’il a loué pour 99 ans.soit accessible.C’est l’animateur de l’émission, M.Claude Lapointe, qui a demandé à Mme Kirkland-Casgrain si on avait l’intention de faire quelque chose au sujet de la route de la Gaspésie, et le ministre a fait la réponse qui précède, sans plus préciser sa pensée.A la suite d’autres remarques de M.Lapointe, Mme Claire Kirkland-Casgrain a aussi convenu qu’il y avait lieu d’améliorer les kiosques d’accueil du Québec aux frontières des Etats-Unis et des autres provinces, notamment celle d’Ontario.Mais elle s’est empressée d’ajouter que son ministère s'employait à apporter une nette amélioration de ce côté et que l’on pourra juger des résultats dans quelques mois.Les deux autres membres du panel étaient Qaude Gravel et J.-D.Girard.Il fut fortement question de camping au cours de l'émission.C’est là un domaine dans lequel, de l’aveu même de Mme Kirkland-Casgrain.le Québec fait piètre figure.Le ministre s’est même demandé si, pour obtenir de l’entreprise privée une amélioration de ce côté, il ne faudra pas étendre au camping l'aide que son ministère accorde déjà à l’hôtellerie et à la restauration.Cette aide prend la forme de prêts.La situation concernant les terrains de camping est telle, de dire Mme Claire Kirkland-Casgrain.qu’il faudrait en faire fermer la moitié pour répondre aux critères du ministère.Même dans cer-tains campings du gouvernement, a-t-elle ajouté, les critères du ministère ne sont pas toujours respectés.La grande préoccupation du ministre du tourisme, de la chasse et de la pêche demeure cependant l’accessibilité du territoire aux vacanciers, aux touristes, aux chasseurs et aux pêcheurs.Un projet de trois ans a été amorcé dans les régions de Montréal.Hull et Trois-Rivières; les lacs Saint-Louis, Saint-François et Saint-Pierre deviendront ac- cessibles dès cet été, et ce à des endroits où la pollution de l’eau n'est pas à redouter.Le projet dans son ensemble comporte l'accessibilité de 2,000 lacs et de quarante rivières.Mme Claire Kirkland-Casgrain a déclaré que son ministère n’entend pas se confiner aux régions de Montréal, de Hull et de Trois-Rivières.Elle a d’ailleurs annoncé que.prochamement, elle présentera une étude sur l’accessibilité du territoire dans les autres régions de la province.Le ministre du tourisme, de la chasse et de la pêche a également annoncé que son ministère travaille à la préparation d’un calendrier des divers événements qui.un peu partout dans le Québec, sont susceptibles d’attirer les touristes.Le but de ce calendrier est d'établir une certaine continuité entre ces divers événements qui.souvent, se déroulent en même temps dans des régions voisines.Meurtre ou suicide à Bordeaux?On ne connaîtra que mardi les résultats de l’autopsie qui a été pratiquée en fin de semaine pour déterminer la mort de Michel Cloutier, trouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Bordeaux vendredi.Cloutier devait subir son procès sous deux accusations de meurtre, la première découlant de la mort, en août dernier.d’Yvon Parent et la seconde découlant de la mort, la semaine suivante, de Lionel Roy, agent de sécurité tué durant un vol à main armée dans une caisse popu-laire.Le premier de ces procès devait débuter mardi.Un porte-parole de la police a déclaré que le corps de Cloutier ne portait aucune marque de violence.“L'enquête se poursuit, a ajouté ce porte-parole, mais nous croyons savoir qu’il s’agit d'un suicide." VENTÉ du printemps PEUGEOT 204 wagonnette 2295 prix régulier $2695.$ 00 Le détaillant Peugeot le plus progressif au Canada roger nutomol automobiles Itée 4269 ouest, Ste-Catherine - 932-2925 4 • Le Devoir, lundi 12 avril 1971 I Le cadeau de Pâques de M.L'Allier à Ottawa Les personnes présentes à la session d'étude que l'Institut canadien d'éducation des adultes organisait mercredi dernier sur la câblo-diffusion avaient de sérieuses raisons de sympathiser avec le président du CRTC, M.Pierre Juneau.Venu témoigner de l'intérêt actif qu'il porte au souci manifesté par plusieurs organismes québécois de réaliser ici une câblo-diffusion à caractère communautaire.M.Juneau aurait pu, sans verser dans la vantardise, relater ce qu'il a accompli depuis quelques mois afin que ce rêve devienne réalité.Mais alors qu'il s'était limité, par respect pour sa fonction et pour son auditoire, à communiquer certaines données objectives du problème, ie présid?-* de l'organisme fédéral de régie de la radiodiffusion devait se faire asséner, en fin de journée, l'un des plus formidables plaidoyer qui aient jamais été prononcés par un ministre québécois en faveur d une compétence prioritaire de l’Etat du Québec dans ce domaine.Regrettons la mauvaise conception pédagogique qui a fait ainsi pleuvoir sur la tète d'un responsable fédéral oeuvrant surtout au plan administratif, et donc incapable de répondre décemment à un autre niveau, une thèse à caractère principalement politique.Regrettons aussi que cet incident sunienne à un moment où le CRTC s'applique efficacement à favoriser, dans le secteur précis de l'industrie du câble, des transferts de contrôle répondant foncièrement aux objectifs communautaires définis par M.L'Allier.Ces réserves étant faites, le ministre des communications a livré, mercredi soir, un discours d une excellente tenue, d une très forte logique, dont la portée pourrait se révéler.si les lois annoncées par M.L'Allier sont à la hauteur des intentions qu'il a définies, aussi capitale pour l'avenir que l'apport de M.Castonguay dans le domaine de la politique sociale.La thèse de M.L'Allier repose sur deux postulats majeurs.Le premier veut que l'industrie du câble soit considérée comme un “service public".Le second veut que cette industrie, de même que “toutes les communications existant sur son territoire ", relève au premier chef de l'autorité du Québec.La vérité du premier postulat saute aux yeux.Elle a déjà fait l objet.ici même, de "nombreux articles.Dispensons-nous donc d'y revenir, sauf pour noter que le discours de M.L'Allier apporte sur le sujet de précieux compléments d'explication qui illustrent à la fois la carence lamentable de l'action passée et présente des pouvoirs publics et l'urgence d’une intervention gouvernementale plus décisive.Il existe sans doute des divergences mineures entre les deux gouvernements sur cet aspect du problème.Quant au fond, ils sont d'accord pour considérer qu'étant donné son caractère de monopole et ses possibilités illimitées pour l'avenir, l'industrie du câble ne saurait échapper à la surveillance et à la réglementation étroites des pouvoirs publics.Lequel des deux gouvernements.Québec ou Ottawa, devrait posséder la compétence première?S'appuyant sur un jugement du Conseil privé qui remonte à 1932, sur sa compétence reconnue en matière d’accords internationaux régissant les ondes hertziennes.sur le pouvoir que lui confère l’article 92 (10) de 1AABN de déclarer “qu'un ouvrage est à l’avantage général du Canada ', sur une longue tradition d'exercice unilatéral du pouvoir de réglementation en matière de radiodiffusion, et sur l'appui implicite des provinces anglophones (qui nont jamais soulevé de difficultés qu'au chapitre de la radiodiffusion éducative), le gouvernement fédéral n'a cessé de proclamer, depuis quarante ans.qu’il considère (selon les mots mêmes employés par feu C.D.Howe en 1946) "la radiodiffusion comme la responsabilité exclusive des autorités fédérales ".Le jugement du Conseil privé fut rendu -il peut être opportun de le rappeler à l'encontre des objections présentées par plusieurs provinces, à la tète desquelles se trouvait le Québec.Les procureurs québécois firent valoir que Québec, au titre de l'article 92 (13) de l'AABN sur la propriété et les droits civils, devait conserver la juridiction sur les appareils récepteurs.Il fit aussi valoir son droit de contrôle sur les programmes au titre de l'article 93 de l'AABN.Mais le Conseil privé ne retint pas cette dernière dimension du problème, préférant ne trancher que ‘a partie technique du litige.Et il statua qu'on ne pouvait séparer la compétence sur les appareils émetteurs et sur les appareils récepteurs et que le contrôle technique de la radiodiffusion devait relever du Parlement fédéral.A l'encontre des recommandations que lui avait soumises dès 1929 la commission Aird (qui fut à l'origine de la politique canadienne en matière de radiodiffusion).Ottawa a conclu, de cette décision du Conseil privé.qu'il avait autorité sur tout le champ de la radiodiffusion, autant sur le contenant que sur le contenu II estime naturellement aujourd'hui que la compétence dont une partie lui fut attribuée par le Conseil privé et dont il s'est approprié lui-même l'autre volet.s'étend également au domaine des câbles.N'en déplaise à M.Gérard Pelletier qui s'est empressé, après le discours de M.L'Allier, de jouer les vierges offensées, l'ampleur de la compétence que s'est arrogée Ottawa a souvent été contestée par Québec.M.Pelletier aurait profit à relire le mémoire déposé par feu Daniel Johnson à la conférence fédérale-provinciale tenue à Ottawa en février 1968.Il y trouvera une concordance impressionnante entre la position défendue par le gouvernement québécois du temps et celle de M.L'Àllier.La continuité est d'autant plus éloquente qu'à le lire attentivement.le discours de M.L'Allier respecte et accepte la décision arrêtée par le Conseil privé, se bornant à contester l'interprétation abusive qu'en a faite le gouvernement central.Les raisons qui justifièrent l'octroi à Ottawa de la compétence en matière d’ondes hertziennes justifieraient-elles aujourd'hui l'extension de cette compétence au domaine nouveau du câble?Aussi longtemps qu'Otta-wa était seul à intervenir et que les initiatives du CRTC semblaient de plus en plus s’orienter dans le sens de l’intérêt public, on pouvait paresseusement se laisser aller à le croire.Mais M.L'Allier, en expliquant pourquoi le gouvernement québécois s'abstiendra, a la fin de ce mois-ci, de comparaître devant le CRTC, apporte des arguments qui obligent à reconsidérer de fond en comble toute cette question.Il ne s'agit plus seulement, comme le suggère la problématique du CRTC, de “l'intégration de la télédiffusion par câble au système de la radiodiffusion canadienne”, mais du développement d’un instrument nouveau (le câble) destiné “à créer un mode nouveau de communication qui n'a aucune mesure avec le système de radiodiffusion traditionnel ".C'est tout l'avenir des communications au Québec qui est engagé.Comment cette question pourrait-elle n'intéresser que de façon secondaire et subordonnée “le niveau de gouvernement qui est par la force des choses l'interprète le plus proche de la réalité sociologique des Québécois”?• Interloqué par les propos de M.L'Allier, assis sur l'orthodoxie de la bureaucratie fédérale comme l'étaient autrefois les professeurs de dogme sur les commentateurs des décisions tridentines.M.Gérard Pelletier propose que le Québec soumette ses vues soit à la Cour suprême, soit à la conférence constitutionnelle.Le premier recours est exclu pour des motifs que Québec a maintes fois explicités, et dont l'affirmation la plus spectaculaire (quoique non la seule récente) remonte à l'affaire des droits miniers sous-marins.Quant au second recours, il s'est révélé, à l'occasion du document Castonguay, lent et passablement stérile.M.L'Allier a évoqué, pour sa part, une troisième voie: celle d une intervention directe du Parlement québécois.Cette voie n'éliminerait pas, sous le régime actuel, la possibilité d'un éventuel pèlerinage à la Cour suprême.Elle aurait néanmoins l'avantage de poser comme postulat premier d une éventuelle solution, la volonté du parlement qui exprime le plus directement les voeux et opinions du peuple québécois dans les matières touchant vitalement son avenir.Cela ne serait pas de mince importance, étant donné que la question devra tôt ou tard se résoudre au plan politique plutôt qu'au plan judiciaire.Cela ne devrait pas.non plus, scandaliser outre-mesure Ottawa, dont les maîtres ont appris, bien avant Québec, à se servir de la vieille maxime: “In dubiis libellas".Claude RYAN bloc-notes M.Fulton et le Québec La déclaration de M.Davie Fulton, mardi dernier, devant un comité parlementaire fédéral, au sujet de la formule d’amendement à la constitution, a été interprétée comme une approbation de l'hypothèse d’un statut particulier pour le Québec; l’ancien ministre de la justice a lui-même employé l’expression; mais en réalité ce qu’il a proposé ne répond pas du tout aux exigences duQuébec.Le co-auteur de l'ancienne formule Fulton-Favreau s’est prononcé contre la nouvelle formule proposée par Ottawa qui doit être discutée a la conférence de juin à Victoria; il s’oppose au droit de veto perpétuel accordé dans ce document aux provinces de Québec et d’Ontario, de même qu'au mécanisme prévu pour le veto collectif de deux provinces de l'Ouest et de deux provinces maritimes; le cas d'une province qui atteindrait 25 pour cent de la population du pays lui parait ambigu et il se demande comment on établirait cette condition puisque nos recensements n'ont lieu que tous les dix ans.Au lieu du système proposé, M.Fulton demande que toutes les provinces aient le droit de veto, et ue l'on conserve la règle actuelle e l'unanimité des provinces pour toute réforme constitutionnelle.Par conséquent, l’ancien ministre préconise une grande rigidité quant aux •'S’il est vrai que démocratie et libre entreprise se sont développés parallèlement, c’est-à-dire que liberté politique et liberté économique ont un rapport certain, on ne peut ignorer actuellement, à la lumière de l'expérience vécue et de la période conflictuelle que nous vivons, que le capitalisme a engendré des effets négatifs dont l'un des principaux est la dépersonnalisation des rapports entre les humains par suite des phénomènes de l'industrialisation et de l'urbanisation.Pouvons-nous nier qu'à défaut de tout autre idéal, l'idéal commercial ou monétaire occupe le champ de la conscience de la plupart'’ Pouvons-nous contester que la concentration des moyens de production entre les mains d'entreprises industrielles et financières de plus en plus considérables et la diminution des distances par l’accroissement des modes et de la rapidité des communications a eu des amendements à la constitution.D'autre part, il a adopté une attitude négative quant à la modification de la présente constitution.La délégation de pouvoirs M.Fulton a apporté une proposition nouvelle qui élargirait et assouplirait la délégation de pouvoirs proposée dans la formule Fulton-Favreau: il a parlé d'accords bilatéraux qui permettraient aux provinces d’exercer des pouvoirs spéciaux, et c'est là qu'il a dit: “Et si cela équivaut à un statut particulier pour le Québec, pourquoi pas?” Cela parait bien à première vue, mais le juriste a ajouté qu’il s’agirait seulement de céder à des provinces l’administration de certaines juridictions, mais non pas de leur céder le pouvoir législatif ou fiscal correspondant, et que de plus ces accords pourraient être rescindés s’ils s’avéraient impraticables ou indésirables.Un tel statut particulier serait donc bien aléatoire.M.Fulton a donné comme exemple qu’on pourrait permettre au Québec d’administrer son propre régime de sécurité sociale intégré.Mais cela ne réglerait rien sur le plan constitutionnel; car ce qu’un gouvernement fédéral aurait délégué, un autre pourrait le reprendre, et de plus la province qui exercerait un tel pouvoir délégué demeurerait soumise à l’autorité législative et fiscale du gouvernement central.Une autre indication des tendances centralisatrices de M.Fulton, c’est sa déclaration au sujet de la Cour suprême; il a affirmé que le Québec comme tel ne devrait pas avoir un mot à dire dans le choix des ju- effets économiques avantageux mais également des retombées imprévues qui se manifestent par l’appauvrissement graduel de certaines régions devenues inaptes à demeurer concurrentielles ou encore par la prolétarisation accentuée de certaines classes urbaines de notre société?Peut-on réfuter que nous nous sommes donnés bonne conscience en instituant tout un appareil de sécurité sociale, sans doute nécessaire et avantageux, mais qu’en ce faisant, nous n’avons pas réglé tout le problème du sentiment de sécurité personnelle et individuelle qui explique, plus qu’aucun autre facteur, l’anxiété et les conflifs de notre temps.” Extrait d’un discours prononcé par le ministre de la justice Jérôme Choquette, devant la Chambre de commerce de Montréal, le 15 décembre 1970, ges: il a ajouté que les juges de ce tribunal ne doivent pas être nommés sur la base des régions, et qu'ils doivent se limiter à appliquer les lois que le parlement adopte.Si cette dernière déclaration a été citée de façon exacte, elle est particulièrement dangereuse car elle implique qu’il n'y aurait au Canada qu’un seul véritable parlement, et que les provinces ne seraient que des entités politiques d'importance secondaire.Or notre fédéralisme est basé sur un partage des compétences, et une division de la souveraineté du pays.La délégation de pouvoirs et le statut particulier, selon M.Fulton, ne s'appliqueraient qu'au plan administratif.Le Québec a besoin de beaucoup plus que cela; il demande que les pouvoirs nécessaires à son rôle culturel et social s'étendent aux domaines législatif et fiscal.La fiscalité de la CUM Le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal avait adopté un projet d’amendement à la loi qui régit cet organisme régional, en vue d’intégrer les rôles d’évaluation de toutes les municipalités du groupe.L’Assemblée nationale a refusé cette réforme; le gouvernement provincial, qui prépare une législation pour uniformiser les évaluations municipales à l’échelle du Québec, n’a apparemment pas les mêmes vues quant aux normes proposées.La loi 75, qui a créé la CUM en décembre 1969, prévoyait l’organisation d’un service d’évaluation et des études quant aux normes d’évaluation dans tout le territoire.Or, lorsque la CUM a soumis récemment, aux municipalités membres, de nouvelles normes d évaluation.douze municipalités ont refusé de s’y conformer.Les amendements proposés auraient permis à la Communauté de préparer elle-même le rôle d’évaluation pour tout le territoire.On aurait donc centralisé tout le service des évaluations, et les municipalités auraient perdu cette prérogative; mais cela était déjà un objectif de la loi initiale.Il est vrai que ce n’est pas le gouvernement actuel qui a fait voter cette loi de 1969.La situation demeure donc ce qu’elle était; cela signifie que les municipalités doivent soumettre leur rôle d’évaluation à la CUM, et que ces rôles sont sujets à révision et modification par la Communauté.Cest vraisemblablement en pensant à cette révision que M.Saulnier a prédit qu’il y aura des hausses de taxes à la fin de l’année.Si cette révision se fait globalement pour l’ensemble du rôle d'évaluation d'une municipalité, cela ne supprime pas les injustices qui peuvent résulter pour certaines catégories de propriétaires du fait que les mêmes normes ne sont pas appliquées partout.Ce débat est donc reporté à plus tard; il faudra attendre la législation provinciale, et il est probable que les normes adoptées pour l’ensemble de la province s’appliqueront aussi à la CUM.Il faudra cependant en venir à l’intégration des services d évaluation, car c’est un des principaux objectifs d'un gouvernement régional, et la base d’une répartition équitable du coût des grands services intermunicipaux.La taxe de 40 cents La Communauté urbaine demandait aussi le pouvoir d'imposer dans tout son territoire la taxe spéciale déjà imposée à Montréal depuis 1967 sur les immeubles de plus de $100,000; cet impôt est de 40 cents par $100 sur l'excédent de $100,000.La lutte sur ce point a été ardue et on a cru à un moment donné que là aussi la CUM subirait un refus.La demande n'a pas été acceptée telle quelle, et la Communauté ne pourra pas imposer elle-même cette taxe spéciale, mais le compromis adopté va donner le même résultat.Certaines municipalités voulaient garder la liberté d’imposer ou non cette surtaxe, ce qui aurait pu entamer sérieusement le supplément de revenu de $7 millions que l’on compte obtenir de cette source en dehors de Montréal, en plus des $10 millions qu’elle donne déjà à Montréal même et qui iront dans les coffres de la Communauté.Pour gagner son point, M.Saulnier a déclaré que sans ce revenu, la Communauté ne pourrait pas entreprendre l’automne prochain les travaux prévus pour les prolongements du métro.Comme le gouvernement avait pris des engagements à ce sujet, le ministre des affaires municipales et l’Assemblée nationale ont dû s’incliner: les municipalités devront imposer elles-mêmes au profit de la Communauté cette surtaxe sur les grands immeubles.Pour l’immédiat, il semble que la CUM aura les revenus dont elle a besoin; mais l’intégration des services d’évaluations sera retardée d’au moins une année.C’est peut-être un répit nécessaire pour permettre plus de souplesse dans l'essor du gouvernement régional.Car on a déjà couvert beaucoup de terrain depuis quinze mois; l’intégration des services d’évaluation demeure cependant une priorité.Paul SAURIOL ¦ propos d'actualité J K Vive l'érable du Québec lettres au DEVOIR Le drame du Pakistan: témoignage d'une Canadienne U se passe au Pakistan Oriental des événements très graves qu'il est impossible d'ignorer.Nous avons vécu au Bengale de l'Est (Pakistan Oriental) pendant près de 4 ans.De 1949 à 1953 Mon mari y était ingénieur J'ai même appris le bengali qui est une langue raffinée et fort belle.Les bengalis sont un peuple charmant et hospitalier, sincère et enthousiaste Nous les avons souvent comparés aux ca-nadiens-français.Ce Pakistan.séparé en deux sections très différentes, ils font voulu, bâti avec amour! Je me rappelle certaine cérémonie de lever du drapeau.leur douleur à la mort de Jinnah, fondateur du Pakistan.Ils étaient Pakistanais et fiers de l'être.POURTANT, déjà en 1952.quand les étudiants bengalais ont voulu protester à l'imposition de la langue urdu comme seule langue officielle pour le pays, ce qui réduisait la population du Pakistan Oriental a un rôle d'étrangère dans son propre territoire puisque l'urdu (langue du Pakistan Occidental) est une langue étrangère pour les bengalis; quand les étudiants ont protesté, la milice gouvernementale.administrée par l'Ouest, est allée jusque dans l'hôtel où ils habitaient pour leur tirer dessus .Mon mari en fut témoin oculaire Ils fournissaient plus de la moitié de la population et ÏO" du revenu brut de tout le Pakistan Mais le gouvernement, installé à l'Ouest, retenait pour l'Ouest 75'i des fonds étrangers destinés à l’aide aux pays sous-développés Nous le savons par experience puisqu'en 1953, voulant retourner travailler au Pakistan Oriental, nous avons dû réaliser qu’AUCUN projet concernant le Pakistan Oriental n'existait encore dans les plans d'aide des Nations-Unies.y compris le Canada Cette fois, c’est par la voix populaire que la ligue AWAMI.parti politique du Bengale de l'Est, a reçu la majorité de la représentation (167 sur 169 sièges) à la Législature du Pakistan Oriental Lorsque son chef.Mujibur Rahman.est entré en dialogue avec le général Yahya Khan et qu après dix jours, le progrès ne se faisait pas comme l'Ouest l'aurait •voulu, le général est parti et l'armée a pris sa place L'armée, bâtie aux frais du Pakistan Oriental, s'est lâchée sur la population dans un élan destructeur, assassinant 80 professeurs de l’Université de Dacca et leur famille au complet, les étudiants et leurs résidences d'un même coup, les journalistes, brûlés à mort devant leur dactylo.Les quartiers pauvres et les quartiers riches La vieille université, ses élites, politiciens et technocrates tous sont exterminés.Comment auraient-ils pu se défendre?On ne peut lire sans frémir le rapport des journalistes étrangers interrogeant les Européens qui viennent de quitter les lieux de ce carnage.Nous avons vécu à Chittagong c’était une ville prospère et l’une des plus belles du Pakistan Oriental.Ce n'est plus que décombres Comme dit le gouvernement du Pakistan Occidental: tout est calme à Chittagong'.Bien sûr.les cadavres ne font pas de bruit Un bulletin de nouvelles, ce soir, annonce que les avions du Pakistan Occidental survolent les villes encore debout et mitraillent la population sans défense.POURQUOI?En bref, le Pakistan Oriental, le BANG LA DESH corqme le nomment les bengalais, n'est plus qu'un vaste camp de concentration La communication en temps normal est difficile; on peut dire quaujourd hui il n'y en a plus du tout La nourriture est rare; bientôt le Pakistan Occidental aura réduit à la famine et à la mort la population du Pakistan Oriental Les journalistes étrangers ont été expulsés La Croix Rouge n'a pas la permission d'entrer Le monde entier reste dans l'ignorance de ce crime et de son horreur Comment faire cesser cette folie destructrice?Qu'y gagnera le Pakistan Occidental0 Nous nous disons chrétiens, nous prétendons respecter les principes démocratiques nous avons donc une obligation morale de venir au secours du peuple bengali.Je souhaite que le gouvernement du Canada.frère du Pakistan dans le ^Common wealth, intersienne au plus tôt auprès de l'O.N.U.pour que cesse cette aberration et qu'une solution soit cherchée dans un minimum de respect pour ces êtres humains, les Pakistanais de l'Est et de [ Ouest.Pierrette DUBUC Outremont.Mil PS.Ceux qui désirent intervenir auprès de l'ONU pour que cesse le massacre du Pakistan sont priés de faire parvenir leur témoignage à l'Association du Ban-gla Desh du Quebec, Case postal 1805, Station "B ", Montréal Le silence du FRAP dans le climat scolaire actuel Deux traits marquent le climat social actuel; le silence du FRAP depuis le dernier congrès à la crise du mouvement estudiantin.Et les deux traits sont peut-être liés au fond Dans quelle mesure l'action directe des étudiants n'est-elle pas une conséquence du vide de parole libératrice socio-politique que nous connaissons depuis un certain temps.Est-ce qu'une exigence ne se fait pas jour à ce niveau d une parole qui soit expressive de la nouvelle réalité socio-politique pratiquée dans les Comités d’action politique (Cap.).Est-ce qu'on ne commencerait pas à vouloir mettre un terme à une Révolution culturelle du type Révolution de collège, celle des dix dernières années, et à réajuster des stratégies vers des points chauds de la réalité socio-politique.Et les groupes d'étudiants privés de ce sentiment se sont mis eux-mêmes en demeure de liquider des vestiges de révolutions manquées et d’orienter leurs énergies vers des défits.C’est ce qui se passe au Cegep du Vieux-Montréal où un climat de paiticipation par le biais d’un Cap se restructure dans une plus large disponibilité.A l’Université de Montréal, certaines facultés s'étaient radicalement mises sur cette voie d'offensive sur les problèmes judiciaires, d'urbanisation.de politique.Depuis octobre, un réel mouvement tendant vers la ligne politique du pouvoir aux mains des étudiants fait son chemin.La situation actuelle serait propice à une libération de parole qui rompe le silence planant autour du FRAP En plus de l'action étudiante.des actions directes se poursuivent dans le sud-ouest de Montréal et des batailles fructueuses s'effectuent qui mériteraient d’être dites au moment de la phase sombre dans laquelle nous sommes embarqués Car le FRAP n'est pas mort quoique l'image projetée par Jean-Claude Leclerc ait été un peu sombre.Le groupe des soi-disant intellectuels de Saint-Jacques constitue une avant-garde qui a su proposer des objectifs valables dans bien des cas.Autour de quoi s'est effectuée la contestation du FRAP?Si c'est à l'égard de l'intellectualisme de certains meneurs.il faudrait donc en dégager un signe de santé politique de la part des salariés qui font du mouvement leur affaire; si la contestation à l'endroit du FRAP a lieu parce qu’il refuse de se donner des structures d'autorité trop stables, cela est aussi une bonne note pour un mouvement qui actuellement est en lui-même son seul langage, et qui va tendre à s’organiser plus en partant de la praxis.Il y a le document de base que constitue “Salariés au pouvoir" et dont il est nécessaire de se rappeler.Il a su dire à un moment donne les choses autrement que l'idéologie dominante ne la sug- Mal cité, mal traduit ou mal dit ?Monsieur le directeur, Je vous signale un article paru dans "Le Devoir ”, édition du 19 mars, publié à la suite d'une interview avec le soussigné.Malheureusement, et peut-être est-ce dû à une erreur de traduction du mot ’management’’, mon opinion sur la question a été citée comme suit: "L'administration portuaire est à blâmer pour la baisse de productivité et d'activité observee dans le port de Montréal." Dans le contexte de mon entrevue, le mot "management" signifiait Tes armateurs et les arimeurs et non pas l'administration portuaire.Le Conseil des ports nationaux administre le port de Montréal et, en aucun temps, n'ai je eu l'intention de lui jeter la pierre ou le tenir responsable de la présente situation qui résulte de problèmes entre les divers éléments de direction dans le port (expéditeurs, débardeurs) et la force ouvrière.Malgré ces problèmes, le Conseil des ports nationaux remplit son rôle difficile d'administrateur portuaire avec grand succès.En particulier, nous devons louer les efforts de M.Guy gère.Il amorce une lutte idéologique importante et qui est reprise à grands coups dans "Stratégies sociales et nouvelles idéologies" (Jacques Grand'Maison.HMH, 1971).Une relance idéologie de cet ordre serait à souhaiter.La classe ouvrière ne peut arriver à des victoires socio-politiques que par une idéologie et une culture qui détruisent l'emprise des idées dominantes.C'est le rôle important joué par Saint-Jacques.Il nous reste une difficulté à surpasser: celle de suspecter les intellectuels parce qu'ils prétendent comprendre une vérité de la lutte de classe que les travailleurs ne comprennent pas nécessairement au même moment et de la même façon La libération de la parole qui a constitué “Salariés au pouvoir" doit être assurée dans une ligne de continuité Parce que là nous avons parlé au lieu "d'etre parlés" par ie discours de l'ordre social et de ceux qui prétendent penser pour nous.La solidarité de plusieurs groupes d'étudiants avec ces luttes est importante et c'est pourquoi nous émettions l'hypothèse que la crise étudiante est au fond le signe du besoin d’un nouveau langage socio-politique et donc d'une praxis articulée.Ce qui va poser des défis importants au mouvement frapplste dans un avenir rapproché.Lina GAGNON Montréal.Beaudet, directeur du port de Montréal, qui se dévoue sans relâche au développement du port, de ses besoins actuels et futurs.J'ose espérer que mes commentaires dissiperont tout malentendu qui aurait pu se glisser dans l'esprit de vos lecteurs à la suite de la parution de l'article de vendredi dernier.RILLING, président, Eastern Canada Stevedoring.Montréal, le 29 mars 1971.LE DEVOIR Fondé par H«nri Bouratsa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude R/an Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Tréiorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 434 est, rue Notre-Dame, Montréal 101.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT : Edition quotidienne : $35 par année; six mois : $19.À l'étranger : $40 par année; six mois : $22; trois mois : $12.Edition du samedi : $10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur : 75 cents por semaine.Tarif de l'abonnement servi par lo poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe : enregistrement numéro 0858.Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 644-3361 (lignes groupées) i 1 } \ Le Devoir, lundi 12 avril 1971 des événements des hommes LIBRE OPINION Comment le FRAP est devenu un groupuscule de gauche par PAUL CLICHE • M Cliche a été président du rHAr.Rompant le silence qu’il avait observé depuis sa démission, il livre aujourd'hui sa version de la crise qui a secoué le mouvement après les élections municipales de Montréal.3 Par son congrès des 6 et 7 mars dernier, le Front d’action politique a consacré le processus de mutation profonde "lui l a brusquement déchiré à la fin de la [entière campagne électorale municipale.Conçu comme un mouvement à voca-i tion de masse destiné à établir la jonction de citoyens, les comités d’action politique de syndiqués et les autres associations populaires qui se sont multipliées à Montréal depuis quelques années, le FRAP s’est subitement transformé en groupuscule "gauchiste” au lendemain du 25 octobre.Plusieurs, qui avaient placé beaucoup d’espoir dans la naissance et les premiers pas du FRAP, ont été surpris par ce dérapage aussi inattendu qu irrémédiable à court terme.Par ailleurs, sans vouloir engendrer une polémique stérile, je crois que le moment est venu de rompre le silence que je me suis imposé depuis mon départ de la présidence du FRAP en décembre en dévoilant certains des faits qui m'ont poussé à la rupture.Cela me déplaît souverainement d’étaler publiquement une mésentente entre militants de gauche.Mais, je surmonte finalement cette répugnance en songeant que des dizaines de milliers de Montréalais qui ont accordé leur confiance aux candidats du FRAP aux élections d’octobre dernier ont le droit d’être rensei- i: gnes.De plus, j’espère que mon témoignage - que je veux honnête, mais qui sera certainement subjectif et ne constituera pas une analyse exhaustive de la question - aidera les observateurs du genre des professeurs d’université Hélène David, Jean-Marc Piotte et Emilio de Ipola, qui ont publié une libre opinion sur le FRAP dans cette page le 18 mars, à porter des jugements plus conformes aux faits.Les travailleurs n'étaient plus les bienvenus Le FRAP a été mis sur pied surtout grâce aux efforts d’un groupe d’animateurs sociaux.Son noyau initial était composé principalement de jeunes dans le début de la vingtaine dont un bon nombre avaient abandonné les études.Lorsqu’en janvier 1970, à cause de mon rôle de permanent au Secrétariat d'action politique de la CSN.je fus invité à une de leurs réunions pour parler de l’expérience de la mise-sur-pied de nos comités d’action politique de syndiqués, je constatai la ressemblance des objectifs du groupe avec ceux du "Deuxieme front" de la CSN.Après avoir participé à d’autres réunions, je fus impressionné par la justesse des analyses des principaux responsables et surtout par la volonté des militants de se mettre à l'écoute et d’implanter le mouvement dans les milieux populaires malgré toutes les difficultés inhérentes à une telle démarche.C’est d'ailleurs le premier objectif qu’on se proposait d'atteindre par l’action électorale de l’automne.Mais cette bonne volonté devait s’émousser en quelques mois et, très vite, les réunions du Conseil permanent du FRAP, principal organisme-directeur compose de deux représentants de chacun des comités de quartiers (CAP), devinrent le lieu de discussions intellectuelles interminables dans le plus pur style des groupes impuissants qui ont depuis toujours bouche l’horizon politique de la gauche québécoise.Les travailleurs qui se hasardaient à ces réunions sans jouir d’un degré de politisation “supérieur" se sentaient vite perdus et ne revenaient plus.Pourtant, il aurait été facile après la campagne électorale, pendant laquelle quelques centaines de travailleurs en chair et en os avaient adhéré au FRAP, de leur faire une place de choix et de leur faciliter les choses pour qu’ils se sentent chez eux.Mais, au contraire, ce fut le moment que choisirent les leaders de l’aile majoritaire pour décréter que ces nouveaux militants étaient du “bois mort" parce que pas assez politisés.Ce qu’on voulait, disait-on, c’était quelques dizaines de "militants durs" et nons pas des centaines ou des milliers de "militants mous”.Et comme si la mesure n’était pas encore comble on se mit à se servir, aux réunions du Conseil, de trucs de procédure dignes du parlementarisme bourgeois le plus décadent (bâillon, motions dilatoires, etc).Le malaise au sujet de l’action électorale L’action électorale du FRAP à l’automne fut décidée dès le mois de mai 1970.Le vote pris à l’assemblée générale fut unanime.Mais, il devint vite évident que cette décision provoquait du malaise parmi un certain nombre de militants.' Avant qu’il ne soit trop tard, je tentai, en juillet, de provoquer un réexamen de la question au Conseil permanent mais après une discussion de plusieurs heures, ceux qui s’opposaient à l’action électorale ne présentèrent même pas de résolution.On poursuivit notre route, mais on sentait bien que la question n’était pas réglée et, avec les semaines, l’abcès grossissait toujours.Mais il n'éclata que lors de la crise d’octobre qui cristallisa définitivement les deux tendances.Entre-temps, le congrès lançant la campagne électorale, avait eu lieu à la fin d’août dans une quasi-unanimité un peu trouble et malsaine.C’est alors que celui qui devait s’affirmer par la suite le plus farouche adversaire de l’action électorale, Jean Grenier, accepta la fonction de directeur à l’organisation, donc d’organisateur en chef pour la campagne électorale! On pourra porter le jugement que l'on veut sur l’action électorale du FRAP qui dut s'exercer dans des circonstances que tous connaissent: mais il faut admettre qu’elle aurait probablement atteint le but visé, (la constitution d’une opposition valable à l’Hôtel de ville), si elle n'avait pas été sabotée par l’action du FLQ.Le FRAP et la violence Des gens qui, comme les trois professeurs universitaires cités plus haut, ont observé, de leur tour d’ivoire, les activités des militants du FRAP sans y participer, peuvent déclarer qu’une discussion sur la violence du FLQ “renvoyait à une fausse problématique”.On voit qu'ils n'ont pas été plongés dans l’enfer de l’élection d’octobre et qu’ils n’ont pas vécu les événements de l’intérieur.Le lendemain de l'enlèvement de Cross, le 6 octobre, le FRAP était l’invité du CRI de Saint-Henri, j’eus alors à répondre à une question sur la violence.Ma réponse fut en substance la suivante: le FRAP n’approuve pas ce genre de méthode, mais la violence de ces désespérés est certes moins blâmable que celle des exploiteurs qui la provoquent.Cette réponse reproduite dans les journaux eut l’heur de ne pas plaire à certains membres du Conseil permanent.Quelques jours plus tard, à un Conseil permanent où la plupart des candidats étaient absents, on adopta la fameuse prise de position qui fit tant de bruit: appui aux objectifs du FLQ mais moyens différents.Lorsque Laporte fut assassiné, devant les journalistes qui me demandaient une réaction, je n’hésitai pas évidemment à déplorer ce meurtre.Mais ce geste me valut le blâme de trois des six autres membres du Secrétariat permanent (exécutif du FRAP).Jean Grenier, René Denis et Michel Li-zée.Une motion de censure devait être présentée au Conseil permanent contre moi ainsi que nos candidats dans Ahunt-sic (Emile Boudreau et Michel Cartier), pour déviation de la politique établie par le FRAP sur cette question (nous avions tous trois condamné la violence du FLQ' mais les accusations de Marchand et de Drapeau rejetèrent cet incident dans Torn bre.Lors de la conférence de presse qui suivit l’attaque de Marchand quelques jours avant le vote, je déclarai, en réponse à une question d’un journaliste, que le FRAP condamnait la violence du FLQ.Mais le porte-parole anglophone, à la même conférence de presse, le Dr Howard Bergman, du CAP Saint-Jacques, me contredit formellement quelques position du FRAP sur la violence.Mais, ma proposition ne fut même pas discutée parce qu’on reporta toute discussion sur le sujet au congrès d’orientation qui a finalement eu lieu plus de quatre mois plus tard.Je revins à la charge la semaine suivante mais cette fois-ci on m’imposa le bâillon en déclarant irrecevable d’ici le congrès toute motion sur le sujet.Comme la discussion n’était plus possible à l’intérieur et comme j’étais convaincu que la grande majorité de nos membres n’approuvaient pas la violence du FLQ.je fis une déclaration publique exprimant ma position sur le sujet et souhaitant que le FRAP clarifie la sienne.Cette déclaration me valut une mo- tion de blâme et le Conseil permanent adopta une résolution présentée par le Dr Henri Bellemarre, du CAP Saint-Jacques, “exigeant” ma démission comme président du FRAP.La radicalisation du FRAP Ce n’était pas d’ailleurs la première fois qu’on demandait ma démission.Le 27 octobre, deux jours après les élections, les cinq permanents du Se- minutes plus tard en disant que le FRAP n’avait jamais condamné le FLQ.On comprendra mieux maintenant pour quoi à la suite des événements et devant les accusations de Drapeau et Marchand qui nous accusaient d’être un paravent pour le FLQ, je demandai au Conseil permanent de préciser la pour laisser la place à un exécutif présidé par le Dr.Henri Bellemare et dominé par le CAP Saint-Jacques.Je devenais l’assistant d’un des membres de cet exécutif, le Dr.Bergman, en tant que préposé à la rédaction des communiqués.Je leur demandai pourquoi ils voulaient me démettre puisque j avais été élu par le congrès.Ils me fournirent trois raisons: 1) Je n’avais pas été un porte-parole valable du FRAP particulièrement sur la question de la violence.2) J’étais un syndicaliste, ex-jouma-liste.3) J’étais trop sympathique avec les petits-bourgeois que sont les journalistes.Lacaille et moi avons refusé de démissionner.Devant notre attitude et pour nous forcer la main, les cinq permanents remirent alors leur démission.Les jours qui suivirent les élections donnèrent lieu à des alignements aussi inattendus que spectaculaires.C’est ainsi que des porte-parole de l’aile majoritaire présentèrent comme ennemis à combattre le Parti québécois aussi bien que les centrales syndicales.Le directeur de l’organisation, Jean Grenier, révéla qu’il n’avait jamais cru à l’action électorale du FRAP.(Pourtant, il avait accepté d’agir comme organisateur en chef).Du même souffle, il ajouta aux applaudissements d’une bonne partie des membres du Conseil permanent, qu’il ne croyait pas et n’avait jamais cru au programme et à l’orientation adoptés par le dernier congrès! Les candidats furent jugés sévèrement.Selon Grenier et ses semblables, on comptait à peine trois ou quatre candidats valables sur les 30 dont la majorité étaient des militants syndicaux dévoués.Le même jugement négatif était porté sur des syndicalistes aussi chevronnés que Pierre Vadboncoeur et Emile Boudreau, dont la caution avait grandement contribué à faire accepter le FRAP dans l’opinion publique.D’ailleurs, en plein milieu de la campagne électorale on avait assisté à une première manifestation inquiétante de cet esprit sectaire alors que le Conseil permanent demanda le retrait de nos candidats dans Saint-Henri, sous prétexte qu’ils ne partageaient pas notre idéologie.Or, l’un de ces candidats était le président du CAP de Saint-Henri, Philip Haie, un des piliers du Syndicat des gars de Lapalme.L’autre, "un ancien pompier, avait eu le malheur d’être dans le passé organisateur conservateur.Quant à l’organisateur de ces candidats, frappé de la même exclusion, c’était un membre du Syndicat de la régie des alcools qui avait supporté, en 1965 et 1968, deux des grèves les plus pénibles dans l’histoire du syndicalisme québécois.Je m'opposai carrément à l’application de cette décision du Conseil permanent, d'autant plus que nos candidats " faisaient partie d'un CAP régulièrement constitué et avaient été choisis par une convention qui avait respecté tous nos règlements pour en garantir le caractère démocratique.Mais cette cnse, qui survint au cours des derniers jours de septembre, ne se résorba qu’après la scène révoltante d’un jeune blanc bec au marxisme mal di- Quand s’ouvre , la succession voyez-nous! TRUST GÉNÉRAL DU CANADA la plus importante société de fiducie canadienne-française 909 ouest, boul.dorchester, montréal • 866-9641 rigé faisant subir un test idéologique à un militant éprouvé comme Philip Haie, des gars de Lapalme.Pourtant ces mêmes “révolutionnaires verbaux” qui contrôlent le FRAP à l’heure actuelle, et les dames patronesses intellectuelles qui les appuient à l’université ne cessent de jurer par les gars de Lapalme par les temps qui courent.Pourquoi alors ont-ils tout fait pour écoeurer ceux qui sont venus militer avec nous à l’automne?L’idée du FRAP revivra J'espère que les faits que je viens de relater contribueront à informer les citoyens qui ont cru au FRAP sur les avantars de ces derniers mois.Je ne cache pas que je suis encore traumatisé par la rupture qui s’est produite car elle risque de tuer ou de retarder pour des années la réalisation d’une idée éminemment nécessaire.Autant les événements publics qui ont précédé l’élection du 25 octobre, y compris les attaques malhonnêtes de Drapeau et de Marchand, ont été cruels jusqu’à un certain point, mais stimulants, autant le conflit interne qui a suivi a été éprouvant et stérile.Mais je ne voudrais pas terminer mon récit sur une note négative.C’est pourquoi je souhaite que cette expérience serve au moins à identifier certains pièges qui nous guettent dans nos propres rangs.Non pas que je considère comme non valable dans l’absolu l’action d’un groupuscule gauchiste, comme est devenu le FRAP.Mais en pratique, je ne crois pas que cette action soit valable dans un milieu comme le mouvement syndical où je milite.Je me méfie également d’un certain élitisme doctrinaire de gauche.A un certain moment, les moyens employés par ceux qui sont en possession de "la” vérité ressemblent drôlement à ceux des fascistes.C'est du moins l’impression que j'ai eu pendant de nombreuses semaines comme président du FRAP et celle qu'ont eu la plupart de nos candidats, celle d’être trompés par un groupe d’activistes qui voulaient se servir d’eux comme des pantins, (peu importe si on trompait la population).Je n’ai pas marché et j’ai l’impression que la grande majorité des travailleurs qui étaient dans le FRAP n’ont pas marché eux non plus.Que voulez-vous! la nouvelle culture des “drop-out" et des marginaux n’est pas leur fait et je ne crois pas que ce soit une bonne tactique pour les gagner à sa cause de se comporter avec eux comme s’ils marchaient dans ce "bag"!! A moins qu’on veuille accomplir des changements coupés d'eux et sans eux.L avenir des soins psychologiques dans le centre-ville par Pierre Lamarche • L’auteur de cette libre opinion est psychologue-clinicien au département de psychiatrie de l’hôpital Sainte-Jeanne-d’Arc et professeur de psychologie clinique à l’université du Québec.C’est à bon droit que les professionnels de la santé mentale s’inquiètent de la fermeture prevue pour très bientôt du département de psychiatrie de l’Hôpital de Verdun.Le problème n’est pas nouveau puisque déjà, lors de la fermeture récente du département de psychiatrie de l’Hôpital St-Luc, la même inquiétude avait surgi.Cette inquiétude vaut pour le présent et l’avenir des soins psychologiques dans le Centre-Ville.Voyons le présent.En fait, la situation est simple: si un département de psychiatrie ferme dans une région de la ville, cette fermeture entraîne aussitôt la répartition des malades traités a cet endroit entre les autres départements de psychiatrie de la même région.Dans le cas de St-Luc, les trois départements de psychiatrie de Notre-Dame, l’Hotel-Dieu et Ste-Jeanne-D’Arc héritèrent de la clientèle psychiatrique de cet hôpital.Ce sont les mêmes départements qui devront se partager prochainement les patients de l’Hôpital de Verdun.Quelles sont les conséquences d’une telle répartition?Elles sont multiples., Voyons les plus importantes: (1) Le malade habitué à un traitement, à un thérapeute et même souvent à une philosophie des soins psychiatriques, doit s’adapter à un autre style d’intervention psychothérapeutique.Cela signifie très souvent recommencer à zéro des traite-ments qui pouvaient remonter à plusieurs années; l’on conçoit facilement les problèmes d’adaptation qu’une telle démarche entraîne.Dans certains cas, le patient préfère même abandonner le traitement plutôt que d’avoir à consulter un autre hôpital.(2) L’équipe psychiatrique d’un département (psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, etc.) se voit tout d'un coup surchargée de "nouveaux cas' qu'elle peut difficilement refuser en totalité, souvent en raison de l’urgence qu’ils pré-sentent ou tout simplement par conscience professionnelle.(3) Cette dernière conséquence entraîne, on le comprend aisément, une diminution de la quantité sinon de la qualité des soins distribués aux patients d’un même département.(4) Dans la région desservie par le département qui a fermé ses portes, on enregistre une baisse de la motivation à recevoir des soins psychiatriques, étant donné la distance très grande à parcourir pour recevoir ces mê- mes soins.Concrètement, cela signifie que des gens qui auraient été motives à se faire traiter à proximité de leur domicile n’iront pas consulter un hôpital situé loin de chez eux; ils manqueront donc de soins psychiatriques et très souvent, a cause de leur com- Ealternent pathologique, contri-ueront à élever le taux de troubles mentaux dans le secteur qu’ils habitent.(5) Les quelques tentatives de prévention qui auraient pu être mises sur pied par le département dans son secteur ou, si l’on veut, dans son quartier, deviennent impossibles pour .les départements qui prennent la relève; on voit mal en effet comment des cliniques psychiatriques pourraient organiser des traitements préven-tife communautaires pour des groupes de citoyens résidant a quatre ou cinq milles de l’hôpital où ils se font traiter.(6) L’organisation matérielle des cliniques psychiatriques qui ont à se répartir les nouveaux patients s’avère vite insuffisante pour faire face adéquatement à la situation: exigiiité des locaux, personnel insuffisant en nombre, absence fréquente de traitements spéciaux (ergothérapie, ludothérapie, psychodrame), impossibilité de faire des visites à domicile, etc.L’inquiétude des professionnels de la santé mentale vaut aussi, avons-nous dit, pour l’avenir des soins psychologiques dans le Centre-Ville.En effet, la fermeture prochaine du département de psychiatrie de l’Hôpital de Verdun entraîne les conséquences à long terme suivantes : (1) Tout le Centre-Ville francophone, c’est-à-dire la région située à l’ouest de la rue St-Denis et au sud de l’avenue des Pins sera à toutes fins utiles desservie que par la clinique de psychiatrie de l’Hôpital Ste-Jeanne-D’Arc.Or cette clinique, où je travaille à temps partiel, ne comporte que les effectifs à temps plein suivants: un psychiatre, un psy- chologue, deux assistantes sociales.(2) La répartition des patients de Verdun entre Notre-Dame et l’Hôtel-Dieu d’une part; qui ont un secteur bien délimité, et Ste-Jeanne-D’Arc d’autre part, qui n’a pas de secteur propre, ne fera qu'allonger les listes d’attenté de ces trois départements; concrètement, cela veut dire qu’un patient qui aura un besoin urgent de soins psychiatriques pourra à certains moments se voir fixer un rendez-vous dans deux ou trois mois.(3) La fermeture d’un département de psychiatrie aussi essentiel que celui de Verdun menace l’existence des autres départements de la région parce que les conditions de travail qu’elle crée pour les départements qui prennent la relève incitent souvent les responsables de ces départements à quitter le milieu hospitalier pour retourner à la pratique privée qui s’avère souvent plus gratifiante financièrement et professionnellement.Autrement dit, l’on risque de se trouver dans une situation telle que les professionnels de la santé mentale ne trouveront plus aucun intérêt à distribuer des soins psychologiques à T ultérieur des structures hospitalières.(4) Cette dernière conséquence laisse entrevoir un avenir plutôt sombre concernant les soins pychologiques à Montréal.Alors qu'on entend parler de projets révolutionnaires pour les régions éloignées de la province, au coeur de Montréal, où la population du Québec est la plus dense et où souvent les urgences psychiatriques sont considérables, les professionnels de la santé mentale ne reçoivent l’appui financier ou moral d’aucune instance gouvernementale et voient tomber les unes après les autres les cliniques de psychiatrie du Centre-Ville sans même savoir jusqu’à quel terme les autorités laisseront se poursuivre ce processus sans intervenir.AUX 10-15 Ronde de distribution de journaux LE DEVOIR QUOTIDIEN DU MATIN Les agents-distributeurs du journal Le Devoir offrent actuellement des rondes dans les 3 territoires suivants: MONTRÉAL-LAVAL-RIVE SUD Mlle Larochelle, 9 à 5 p.m., 844-3361 ARRÊTEZ D'AVOIR PEUR! ET CROYEZ AU SUCCÈS ! • DÉVELOPPEZ LA CONFIANCE EN VOUS-MÉME ! • FAITES ACCEPTER VOS IDÉES! • MULTIPLIEZ VOTRE ENTHOUSIASME ! • DEVENEZ UN CHEF ! • AUGMENTEZ VOTRE REVENU! • AFFIRMER VOTRE PERSONNALITÉ! • REPRENEZ-VOUS APRÈS UNE DÉFAITE! En participant au cours de Culture Humaine de L'INSTITUT JEAN-GUY LE80EUF Venez rencontrer le Créateur de ces cours 6 l'ÉDIFICE PLACE CANADIENNE, 450 Sherbrooke est, suite 903, lundi 12 avril ou jeudi 15 avril 6 8.00 p.m.Il y expliquera les buts et les méthodes de ce cours.Vous êtes invités, quels que soient votre âge, votre occupation et votre degré de scolarité.L'entrée est libre, le café sera servi.Jean-Guy Leboeuf Auteur des volumtt: "Arrêtez d'avoir pour at Croyez ou Succès r et "Groin de Sagesse" ‘ Aucun vendeur, aucun contrat, aucune pyramide Aucun devoir, aucune leçon, aucun examen Pour obtenir wn dépliant gratuit signalez Ml-tlfé Depuis 19S4, près de 1 S,000 adultes ont appris à mieux se motiver grâce à ce cours de Culture Humaine conçu par un Québécois pour des Québécois! Prévisions.autres éclaircies à partir de maintenant.L'examen par capilos-cope déterminera le degré d'infection de vos racines capillaires PENSEZ-YMAINTEN ANT et rendez-vous compte des deux faits les plus importants au sujet de la calvitie.M.R.-A.PIERRE, Tri-chologue, vous dit: La perte de cheveux est progressive.Elle commence habituellement par une affection commune du cuir chevelu comme les pellicules.On devrait y remédier, mais on ne le fait pas.Dès ce moment, on commence à perdre ses cheveux petit à petit, jusqu'à ce qu'il n'en reste à peu près plus, ou pas du tout.La perte des cheveux s'arrête mais pas en essayant n'importe quoi dont vous entendez parler.Quand vous aurez fini, vous constaterez que vous avez perdu votre temps et que la calvitie s'est accrue.Recourez aux services compétents et spécialisés.Et faites-le en premier lieu et non en dernier lieu, parce que le plus de cheveux que vous possédez encore au moment où vous commencerez le traitement, le plus de cheveux vous aurez l'assurance de conserver.Vous ne devez pas, évidemment, vous contenter de conserver seulement les cheveux que vous possédez.'est d'ailleurs le moins que vous devriez attendre du traitement et des soins que vous prendrez par la suite.Vos cheveux auront meilleure apparence, meilleure santé.Vous êtes peut-être timide .ou trop occupé pour vous rendre régulièrement à notre centre.Dans ce cas, demandez au Spécia-iste de vous expliquer comment vous soigner vous-même dans l'intimité de votre foyer.Il vous donnera toutes explications requises pour ce genre de traitement.LD2A TRICHOLOGUE CENTRE CAPILLAIRE PIERRE Édifice Place Canadienne 450 est, SHERBROOKE angle Berri - Suite 390 Tél.: 288-3823.288-7378 Sortit du métro - Sherbrooke - Barri Heurt»: 11 h o.m.à 8 h p.m.! samedi, 10 h a.m.à 4 h p.m. 6 • Le Devoir, lundi 12 avril 1971 Le chômage à rorigine des troubles à Ceyian COLOMBO (AFP) - Les troubles que connaît actuellement llle de Ceyian prennent racine dans le profond mécontentement d'une importante masse de chômeurs, et dans la situation précaire d'une partie de la population rurale, pauvre et généralement endettée.Pour une population supérieure à 13 millions d'habitants, Ceyian compte une population active de 4.1 millions de personnes.Le chômage est officiellement de 600.000 personnes, auxquelles il convient d'en ajouter 200,000 qui sont des chômeurs quasi totaux.Le chômage atteint surtout les jeunes de 15 à 25 ans.dont 20 pour cent ont suivi une scolarité régulière pendant au moins huit ans.L'économie de File repose encore sur trois grandes cultures de plantations: le thé.le cocotier et l'hévéa.Ces plantations sont localisées dans le quart sud-est de Ceyian.région la plus humide et la plus peuplée.Dans cette zone à grande densité de population, on a lancé vers 1960 le "Food Drive", plan de culture rizi-cole destiné à assurer la production de riz nécessaire à la consommation de File.Des travaux d'irrigation ont été entrepris et 125.000 familles ont été amenées à grand frais.Cependant, il semble à l'usage qu'il y ait eu un certain manque de rigueur dans l'application du “Food Drive".Aujourd'hui de nombreux paysans doivent s'endetter auprès de l'usurier local et chercher un emploi dans une grande plantation pour rembourser leur dette, après avoir vendu leurs terrains Depuis quelques années, on a tenté de replanter les terres à thé avec des variétés à rendement élevé, afin de dégager des terrains pour d'autres cultures plus rentables, étant donné surtout que Ceyian.tout Attaque jordanienne contre la Palestine?BEYROUTH (AFP) Les forces jordaniennes ont lancé hier matin une attaque de grande envergure contre des positions de la résistance palestinienne dans le nord de la Jordanie, a annoncé un communiqué du commandement général de la révolution palestinienne publié à Beyrouth et aussitôt démenti à Arnman.Les Jordaniens, précise le document, ont utilisé des chars, des véhicules blindés et l'artillerie lourde.Ils ont ouvert le feu à une heure du matin (heure locale) contre les bases de la résistance dans les NE L’OUBLIEZ PAS LACROIX ROUGE O AGIT EN VOTRE NOM La revue Présente chaque mois des opinions, des analyses et des prises de positions sur les problèmes d'actualité et les sujets les plus controversés.Pour s'abonner, composer: 739-2758 iW comme l'Inde, doit respecter un certain quota sur le marché mondial du thé.Des coopératives expérimentales sont en cours de réalisation.parallèlement à la création de banques rurales, destinées à aider les petits exploitants.Le gouvernement à également le projet très ambitieux financé par la Banque mondiale, de construire le barrage de Mahaweli.qui irriguera 360,000 hectares.La réalisation de ce projet devrait prendre 30 ans.D'autre part, le gouvernement dépense d'importantes sommes pour fournir gratuitement à chaque habitant une ration de riz hebdomadaire et pour distribuer gratuitement ou à des prix extrêmement bas l’eau nécessaire à l'irrigation.Ces deux mesures ont joué un très grand rôle en faveur de Mme Bandaranaike lors des dernière élections.Cependant, en ce qui concerne l'eau nécessaire à l'irrigation, il semble que la gratuité entraîne un gaspillage important, les paysans utilisant quotidiennement trois fois plus d'eau que nécessaire.La productivité augmente de 2 pour cent par an dans File alors que la population augmente de 3 pourcent.Pour le gouvernement, il est impératif que le produit national brut atteigne un taux de croissance de 5 pour cent par an.sous peine de voir la situation s'aggraver encore sur le plan économique.Depuis 1965, le produit national brut n'a jamais dépassé 4.4 pour cent.Le plan actuel prévoit un accroissement annuel de 4.8 pour cent dans le secteur agricole et de 8 pour cent dans le secteur industriel mais en 10 mois on ne voit aucune réduction de chômage, ce qui explique le mécontentement croissant et l’importance des troubles.Le B an g La Desh forme un gouvernement provisoire ÉM* ï < 1 Le cheik Mujibur Rahman, le leader de la ligue Awami, aurait bien été arrêté.En effet, cette photo publiée samedi par le ministère de l'information du Pakistan, le montre encadré de deux inspecteurs de police, avec la légende suivante: "Le cheik Mujibur sous bonne garde à l'aéroport de Karachi".(Téléphoto AP) d'après l’AFP Les “combattants de la liberté" du Pakistan oriental ont officiellement formé un gouvernement provisoire du Bangla Desh, afin de s’assurer une reconnaissance rapide et une aide des gouvernements amis, a annonce hier au cours d’une conférence de presse tenue quelque part dans le Bangla Desh.M.Abbour Rouf, membre de l’Assemblée nationale pakistanaise et porte-parole officiel de ce gouvernement.M.Rouf, dont les propos sont rapportés par l'Agence de presse indienne dans une dépêche datée de Jalpaiguri, ville indienne proche de la frontière du district de Kush-tia, dans le sud-ouest du Bangla Desh, a précisé que le premier ministre de ce gouvernement provisoire était M.Tajuddin Ahmed, secrétaire général de la ligue Awami.M.Rouf a ajouté que le gouvernement provisoire du Bangla Desh était formé de trois autres membres, le capitaine Mansour Ali Khondakar, M.Mushtak Ahmed et M.A.N.M.Kamuruzaman Le cheik Mujibur Rahman, a encore indiqué M.Rouf, a Selon la presse israélienne Nouvel afflux d'armements soviétiques vers TÉgypte secteurs de Zuneiba, Amraoua, Al Shajaro, Al Tourra et La Ramtha.dans le nord de la Jordanie.“Nos révolutionnaires, ajoute le communiqué, ont riposté par des tirs de roquette et d’artillerie lourde et ont fait exploser des mines, infligeant aux forces de l’autorité de lourdes pertes en hommes et en matériel ", “Une partie des forces jordaniennes, affirme en outre le document, a pris la fuite, l’autre partie a été détruite sur place.Les forces révolutionnaires se sont emparées d’un grand nombre d'armes et d'un véhicule armé d'une mitrailleuse lourde, abandonnés parles fuyards’’.Le gouvernement jordanien, note-t-on à Beyrouth, aurait publié, quelques heures avant la résistance, un communiqué affirmant que des fedayin avaient ouvert le feu dans la nuit de samedi à dimanche sur les positions de l’armée jordanienne dans la même région.TEL AVIV (AFP) - Un “pont aérien" a été mis en place entre l’URSS et l’Egyp-te afin de '‘fournir à la RAU d'importantes quantités d'armement spécialement destinées à son armée de l’air", écrit le rédacteur militaire du quotidien “Haaretz".dans l'édition d’aujourd'hui.“Le monde commence seulement à réaliser l’importance du voyage secret que le président Él Sadate a fait à Moscou il y a quelques semaines, devant l’immensité du nouvel effort militaire consenti par l’URSS”, ajoute-t-il.“Ce pont aérien, poursuit "Haaretz”, n’a d'égal que celui organisé par TURSS à deux occasions seulement: au lendemain de la guerre des Six-Jours et lors de l'installation d’un réseau de missiles le long du canal”.Selon le journaliste israélien, l’URSS aurait notamment envoyé en RAU certains de ses appareils les plus modernes: des “Mig 23” et des “Sukhoy 11”.“Il est inconcevable", écrit-il, que les Soviétiques confient ces appareils à des pilotes égyptiens qui n’ont pas encore réussi à maîtriser les “Mig 21”.Il faut donc supposer qu’ils seront pilotés par des Soviétiques"."Haaretz” estime que les “Mig 23” dépassent la vitesse de Mach 3, que n’atteint pas le “Phantom”, mais ne sont pas aussi ma- noeuvrables que l’appareil américain.Ils peuvent transporter environ deux tonnes de bombes et seraient armés de missiles air-air, ajoute-t-il.L’armée de l'air égyptienne, écrit encore “Haaretz", doit atteindre deux objectifs : • Pouvoir défendre cer- tains secteurs du territoire égyptien qui ne sont pas proteges par les missiles du canal, • Avoir des chasseurs-bombardiers disposant d'un rayon d'action suffisant pour atteindre des objectifs israé- liens situés au-delà du Sinai."Les avions dont dispose l’Egypte ne peuvent pas aller au-delà d'El Arich", poursuit le journaliste.C’est, semble-t-il, ces lacunes que les nouveaux appareils sont censés combler.De violents affrontements ont opposé pendant deux heures hier â Londonderry un groupe de manifestants aux soldats britanniques.Sept militaires ont été blessés.On aperçoit ici un jeune manifestant au moment où il tente de lancer une pierre à l'intérieur d’un blindé, par une meurtrière, (Téléphoto AP) ÉTUDIEZ L’ANGLAIS Cours intensifs dans un milieu AUX ÉTATS-UNIS anglophone.Uni- versité cathol que.Co-éducationnel - Écrivez à: le.Cours de 8 et Program tor International Students 16 semaines OU St.Michael's College plus, pend ont Winooski, Vermont 05404 U.S.A.toute l'année.Dans une ambiance de fête Le Nord-Vietnam élit une nouvelle nationale par Joël Henri, de l'AFP HANOI - Tout le Nord-Vietnam a voté hier pour le renouvellement de l'Assemblée nationale, “quatrième législature”.Il y avait 529 candidats pour 420 sièges à pourvoir.La ville de Hanoi désignait 42 députés parmi 55 candidats.Les candidats sont présentés par le “Front de la Patrie' qui groupe toutes les organisations de masse du Nord-Vietnam.Ces organisations, en fonction de leur importance, ont désigné leurs représentants.Pour Hanoi, les candidatures se décomposent ainsi: 14 dirigeants du “Front de la Patrie”, trois représentants du parti, des syndicats et de l’administration, 15 cadres ouvriers, 10 représentants des paysans collectivisés, 3 représentants de l’artisanat, deux représentants du commerce, quatre scientifiques, un représentant de 1 armée, deux des partis démocratiques et deux des bourgeois nationaux.Il y a 20 femmes et 18 jeunes.La majorité des candidats sont des membres du parti du travail.La législature dure quatre ans mais peut être prolongée si la situation l’exige, comme ce fut le cas pour les trois précédentes.Un des premiers actes de la nouvelle Assemblée est l’élection du président de la république, dont le mandat prend fin avec la législature.Le président sortant est M.Thon Duc Ë Faites un succès de votre .congrès!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.A nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! Communiquez avec le service des congrès du Reine Elizabeth: composez 861-3511.L.traitement AÉRODYN raffermit, tout en emincieeent.Son action provoqua une vaso constriction at une rééducation das tissus qu'il tonifia at raffermit.AÉRODYN vous fait un corps jaune, souple et ferma.INSTITUT DE BEAUTÉ 10314, boul.St-Laurent Tél 387 1618 lundi à vendredi.9 a.m.7 p.m.mercredi, jusqu’.8 p.m.été désigné comme président du nouvel Etat, en tant que chef suprême du mouvement de libération du Bangla Desh, et M.Syed Mazrul Islam comme vice-président.M.Rouf a exprimé l’espoir que ce gouvernement provisoire saurait mener le peuple jusqu'à son but, l’indépendance complète du Bangla Desh, et a appelé les pays du monde épris de paix a le reconnaître et à lui fournir aide et armes.M.Rouf n’a pas précisé où ce gouvernement provisoire siégerait.Dans les milieux bien informés de New Delhi, on estime que la grande aventure du Bangla Desh entrera au cours des prochains jours dans une phase nouvelle.Tandis que se poursuit l’offensive déclenchée dans la nuit de vendredi à samedi derniers, sur presque tous les fronts, par les troupes ouest-pakistanaises contre les partisans et dissidents bengalis, l'impression s’impose, en effet, que d’ici à la fin de la semaine qui commence, le pouvoir militaire aura rétabli son autorité sur les principaux postes frontières indo-pakistanais et sur les points stratégiques importants du Pakistan Oriental.Cette "victoire” spectaculaire si elle est remportée par les troupes ouest-pakistanaises, - risque cependant d’engendrer contre la loi martiale pakistanaise, une résistance beaucoup plus durable et efficace, que celle opposée actuellement par quelque vingt cinq mille soldats et partisans bengalis.L’occupation des villes par l'armée renverra, observe-t-on, les foyers militaires et politiques de la résistance ou de la révolte bengalis vers les campagnes - terrain particulièrement fertile à l’organisa- tion d’une “guerre populaire" de type madiste ou castriste, dans un pays où le revenu annuel moyen par habitant ne dépasse pas cinquante dollars.L’idée que les récents événements du Pakistan Oriental pourraient faire naître une “guerre populaire” de nature à ébranler, non seulement le Pakistan, mais l’ensemble du sous-continent indo-pakistanais, préoccupe vivement les cercles dirigeants de la Nouvelle-Delhi, indique-t-on de source sûre.L’une des craintes entretenues par le gouvernement indien serait que la guerre du Bengale, qui va, apparemment, dégénérer en jacquerie, soit une occasion pour les naxalites (madistes) du Bengale Occidental de se procurer des armes et de préparer ainsi la lutte armée sur une grande échelle au Bengale indien.Dans cette perspective, ajoute-t-on, le gouvernement de la Nouvelle Delhi, en dépit de ses querelles verbales avec le gouvernement d’Islamabad, n'a partie liée en aucune manière avec les “rebelles” du Bangla Desh.En fait, la lecture de la presse indienne, spécialement des organes indépendants ou progouvernementaux, ainsi que les propos des officiels indiens, tendent à prouver que la nouvelle Delhi souhaite sincèrement que les négociations du mois dernier, entre le président Yahva Khan et le cheikh Mujibur Rahman, aboutissent.L’Inde, même si elle a paru se “frotter les mains” du mauvais tour qu'a été pour le président Yayha et pour le “clan des Khan" (Ayub Kan, Tikka Khan, Yayha Khan, etc.) la crise pakistanaise, ne souhaite en rien, apparemment, le démembrement du Pakistan.Paul HAMEL.SJ invite choque jour det témoin, du monde chrétien à l'émission Témoignage du 1 2 ou 17 ovril 1971 LUNDI Aubert April Un nouvel inttrumen» de cotecheie: "Idenhte et Fc’ MARDI: Aubert April: Les 18-21 ons o la recherche de leur outonomié MERCREDI: Aubert April: Peut-on ignorer la contestation en catéchèse ?JEUDI T Moturo O F M Comment vit la communauté oecuménique de Taué ?VENDREDI L.Poirier O.F.M Les Thomas incrédules d'aujourd'hui SAMEDI: Chan.de Locht: Pourquoi retarder lo venue du premier enfant ?À SO postes ou Canada CFLV Valleyfield 1370 13 6 45 À Montréal syntoniser: CJSOSorel 1320 8 h 40 CKBS Saint-Hyacinthe 1240 14 h 05 Thang, âgé de 82 ans.Il fut le premier à voter, dimanche matin, à Ba Dinh, quartier historique proche de la présidence où Ho Chi Minh proclama, le 2 septembre 1945, Tin-dépendance du Vietnam.La presse étrangère, munie d’un laissez-passer, a pu visiter dans la matinée quelques uns des 973 bureaux de vote de la capitale.COMPTABLES AGRÉCS BELZILE, CARDINAL, ROY & CIE Comptobtos ogréés ALAIN MlZHE.C A PIERRE CARDINAL.C A CLAUDE ROY, C A RONALD PERRON.C A 2345 Mt, Bêlai Montréal ng«r 29-3 5226 PROVOST & PROVOST ComptobWi agréés «OOt# PROVOSt, C * ROIANO PROVOSt.C A 235 ouest, Boul.St-Joseph 274-6513 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jocques Suite 110 845-4194 VIAU & ROBIN Comptables agréés LUCIEN D VIAU.C A H LIONEL ROSIN.C A JACQUES R CHADIION.C A ARMAND H VIAU, C A J SERGE GERVAIS.C A WAQiJIM SOULOS C A 4926 ave.Verdun, Verdun 769-3S71 Duval, But eau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig.Montréal 126 861 -9987 THORNE, GUNN & CIE Comptables agréés R J P Dowvon C.A D P AitkeniC.A D M long C A H J Gorbocz C A P Gauvreou C.A R Boudreau C A P Cloutier C A R B Savoie C A S.Giutti C.A J.F.lewit C A J D Hogg C A G R McPhee C A W G HoggC A l A Wright C A M B Turcotte C A.R A Rot» C A R.Beaupré C.A J.Magnan C A C A Poi»»ant C A A Golarneou C A J M Broome C A E G Ward C A l l.Grave» C A R M White C A D W Smith C A M A McMorran C A R Vaux C.A 800, PLACE VICTORIA, Suite 2604 - 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RIMOUSKI - SHERBROOKE Suite 3100, Ptac* Victoria.Montréal 115 861-5741 ( I Le Devoir, lundi 12 avril 1371 • 7 I télévision C B F T O CFTM © 9.55 Aujourd hui i CBFT 1000 Mes trois fils .1030 En mouvement 10.45 Les contes du lundi 11.00 La souris verte 11 15 Cinéma ’ Stssie" (comédie sentimentale Es pagnole-a ut nchien e 1952' 1.00 Cinéma Moineaux de Paris (étude moeurs Français 1952) de 2.30 Oui ou non 3.00 Femme d'auiourd'hui 4.00 Bobino 4.30 Marie quat poches c 5.00 Daktan X 6.00 Skippy et Kangourou c 6 30 Téléjournal c 6.40 24 heures 6.55 Nouvelles du sport c 7 00 Format 30 7.30 Mont-Joye .c 8 00 Ma sorcière bien-aimée c 8.30 A la seconde 9 00 Le paradis terrestre .c 9.30 Prenez le volant 1000 Les espions .c 11.00 Téléjournal c 11.20 Nouvelles du sport 11.30 Dossiers "L'Education sexuelle" 12.00 Cinéma L Homme et l enfant" (comédie policière, franco-italien 1956) .Téléjournal 1.45 7.M Mire et musique 7.tS Horaire Bienvenue 7.Ji Les P't its Bonshommes 7.45 Mini-Annonces c 8 00 Bonjour c * 45 36-24-36 ; x Madame est servie » c 10 00 Pour vous mesdames Droits et obligations du couple' .c 11.30 MonamiFlicka “Mon vieux Danny" 12 00 Le 10 vous informe.c 12.15 Ciné-Lundi "Les parias de la gloire ' (drame de guerre - franco-italo-espagnol 1963) 2.00 Ciné-Lundi “Dix du Texas' (western - italien) 3.30 A vous de louer c 4.00 Le cirque du capitaine c 5.00 Bon appétit c 4.80 Studio 10 c 7.00 Le 10 vous informe .c 7.25 Les commentaires de Me Alban Flamand x 7.30 Les Berger.c 1.00 Patrouille du Cosmos.c •.00 Claude Blanchard e 11.00 Une journée avec André Robert .c 10.30 Le dix vous informe.c 11.00 La couleur du temps.c 11.05 En pantoufles "Le diable dans la peau" (western américain I960) e 12.35 Dernière édition 12.40 Fin des émissions 10.00 The nature of things 10.10 Man Alive 11.00 The National 11-8 Viewpoint 11.10 Night Report and sports final 11.45 Ctné-Six "The invisible Dr Mabusse" (Allemand I960' 1.45 Final Report and weather cbmt o 8.03 Standby su.c 8.35 Mr Dressup 0.00 Quebec School Telecasts.c 10.30 Friendly Giant.c 10.45 Chez Helene 11.00 Sesame Street .x 12.00 El wood Glovers Luncheon date, .c 1.00 Dream of Jeanine 1.30 55 North Maple.c 2.00 Wliat on earth’’ 2.30 Coronation street 3.00 Take thirty 3.30 Edge of night .c 4.00 The Galloping Gourmet .c 4.30 Drop-in 5.00 Rocket Robin Hood.c 5.30 The Woody Woodpecker Show .x 8.00 The Smith family .c 4.30 Hourglass c 7.30 Irish Rovers c 8.00 Patridge family .c 8.30 Front page Challenge.c S 00 Heijetz CFCF © 7.00 Montreal Bulletin board 7.30 University of the air.c 8.00 Miss Helen.c 8.15 The Sandbox c 0.00 Hercules 1.30 Magic Tom c 10.00 Man trap.c 10.30 The Pierre Berton Show .e 11.00 Edith Serei.c 11.00 John Manolesco.c 11.30 Edith Serei c 12.00 The Flinstones x 12.30 Matinee with Joe Van "Fear strikes out ( drame 1957) 2.30 Famous jury trials .c 3.00 Another world .x 3.30 Trouble with Tracy .c 4.00 Bewitched c 4.30 Lassie The killer 5.00 Truth or consequences .c 5.30 Beat the clock c 4.00 Pulse c 7.00 U.F.O: Exposed c 8.00 Room 222 c 8.30 The Carol Burnett Show .x 0.30 Pig’n whistle c 10.00 Ironside c 11.00 The CTV national news c 11.11 Pulse .c 11.45 Mondav night feature movie ‘ The dream maker" 1964 x 1.45 University of the air 2.15 Montreal bulletin board I théâtres THEATRE CENTAUR: Relic he CENTRE DU THEATRE D'AUJOURD’HUI: Relic he NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: "Les Troyennes" Euripide-Sarte Horaire irrégulier (vérifier à 866-1964 i REVUE THEATRE: Trois pièces en un acte.mercredi et vendredi et samedi à 21 h THEATRE SAYD1E BRONFMAN "Awake and Sign" Horaire irrégulier (à vérifier) THEATRE DE QUATSOUS: Reliche Retour du "vrai Le “vrai” James Bond est de retour: l’acteur écossais, Sean Connery, qui avait incarné à l’écran le célèbre agent britannique 007 dans cinq RIDEAU VERT: Le contract du mardi au jeudi à 20h3û, le dimanche à 19h30 PLACE DES ARTS SALLE W1LFRIDPELLETIER Arthur Rubenstein.20h30 THEATRE MAISONNEUVE: Serge Regguru samedi et dimanche à 20h30 THEATRE PORT-ROYAL: Relâche James Bond films de la série, a annoncé hier à Londres qu’il reprendrait le rôle de James Bond dans le prochain film tiré des oeuvres de Ian Flemming: “Les diamants sont étemels”.Sean Connery a ajouté qu'il verserait son cachet a une oeuvre de charité.Dans le dernier film de James Bond “Au service secret de Sa Majesté’’, c’est un acteur australien, inconnu à l’époque George Lazenby, qui avait tenu le rôle de l’agent secret.Les premiers tours de manivelles des “Diamants sont étemels” seront donnés prochainement.Le film sera tourné à Londres, Las Vegas.Palm Springs et Los Angeles.” Publications Essai Renée Massip.— A la santé de Dieu.Une oeuvre de moraliste par l'auteur de la Régente.(Grasset, 210 p.,) Jean Mistier, — “Gaspard Hauser”.Un drame de la personnalité.La psychologie de Jung appliquée a un comportement énigmatique, dans la Bavière romantique du début du XIXe siècle.(Fayard.420 p.,) Jean Delumeau.— L“Le Catholicisme entre Luther et Voltaire.Par l'auteur, dans la même collection de Naissance et affirmation de la Réforme.(P.U.F., 360 p.,) cinémas ALOUETTE: "L uitiven» Je Christina 1 15 -3.15-5 15-7 15-9 15 ANJOU: Wild Country" 12 45 2.55 - 5 00 7.15-920 ARLEQUIN: ’Cindy et Donna" 2 45 6.15 9.20 et "Garde bébé pour papa" 120 4 40-9 45 ART: "La voie lactée 1 15 3 35 - 5 15 7 15 9 15 ATWATER: (cinéma 1) "There's a girl in my soup 1 00 -3 15 -5 15 7 15 9 15 ATWATER: icinéma 2) "The owl and the pussycat 5 20 - 7 25 - 9 25 BERRJ: "Du vent dans les voiles' 2 45 6 06 9.45 et "lx roi des grizzlys" 1 00 4 20 - 8 05 BONA VENTURE: "Danish blue" 120 3 00 - 4 40 6.20 - 8 00 - 9 40 SALLE BREBEUF: "Le livre de la jungle" 11 30 2 30 5 30 8 30 et "Le clown et l enfant 1255 - 355 - 655 955 CANADIEN: "Ton mari cet inconnu" 12 20 3 25 - 6 40 - 10.15 et "Les matins clairs 1 35 - 5 00 8 30 CAPITOL: "Après-ski" 12 50 2 55 5 00 7 17-930 CHAMPLAIN: "La chouette et le pussycat" 2 35 6 20 - 10 06 et "Interiuoe 12 35 4 15-800 CHATEAU: Rose écorchée 2 30 - 5.50 -9 10 et "Un ange pour Satan" 12 45 - 4 05 7 30 CINEMA CINQ: What's Good For The Goose" sept 7 30 -9 30 CINEMA COTE DES-NEIGES: (cinéma 1) "Little big Man ' 1 15 - 3 45 - 6 20 - 8 55 CINEMA COTE-DES-NEIGES: (cinéma 2) "Cold Turkey 1 00 - 3 00 5 00 - 7 00 9.00 CINEMA DE PARIS: La faute de I abbé Mouret 1 30 - 3 30 - 5 30 - 7 30 - 9 30 COMEDIE-CANADIENNE: "Playtime" (de J.Tatn2 30 5 00-7 15 9 30 CREMAZIK: Mash" 7.30 - 9.30 DAUPHIN: Salle Renoir Le voyou" 7 30 9 40 Salle McLaren "Macadam Cowboy" 7 30-9 30 ELYSEE: Salle Resnats "La maison des Bones Salle Eisenstein "Domicile conjugal" du lundi au vendredi 7.30 - 9 30 (pour les deux salles) ELECTRA: Rose écorchée" 100 4.20 - 7 45 et "Un ange pour Satan 2 40 - 6 05 9 25 FESTIVAL: M le Maudit" 7 30 et Exterminating Angel 9.35 IMPERIAL: Le cercle rouge" 1 00 - 3 40 6 20-9 05 JEAN-TALON: Les orgies du comte Porno" 6 30 - 9.50 et "Sept jours de sursis" 8.00 LOEWS: Mephtsto Waltz" 10 30 - 12 40 - 2 55 -5 05 -7 15 9 30 KENT: Patton" 12 10 - 3 00 - 6 00 - 8 55 LUCERNE: Act of the heart" et "Tell them Willie Boy is here" 6 00 MAISONNEUVE: Voir Jean Talon MERCIER: Les Barodeurs 6 15 - 9 40 et "Ce salaud d inspecteur Sturlmgh" 7 55 MIDI-MINUIT: Jeunes filles bien pour tous rapports" 12 00 3.1- - 6 20 - 9 30 et "Mon nom est femme" 1 45 • 4.55 -8.10 MONKLAND: Mayerling" 1 15 - 5.25 - 9.50 et "Last summer' 3 45 -8 00 OUTREMOYT: Et pour quelques dol- lars de plus" (Sergio-Leonei en français 7.00 en anglais 4 30 - 9.30 PALACE: "Pretty maids allin a" 100 - 3 06 - 5 10 - 7 20 - 9 30 PAPINEAU: Autant en emporte le vent" 1.30-7.30 PARISIEN: "Pile ou Face 10 30 - 12 30 2 30 - 4 40 - 6 50 - 9 05 PIGALLE: "Voir Midi-Minuit PLACE DU CANADA: The Bequild 5 30 7 30 • 9 30 PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma» ¦Joe" 12 40 2 40-4 40-6 40-8 40 PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma1 "The Pnest's wife" 1 15 • 3.20 - 5 20 7.25 -9 25 PLAZA: Voir Canadien PUSSY CAT.Mondo Topless 145 - 2.25 - 5.10 - 7.50 - 10 30 et "Sex is the game people play" 1 06 • 3.45 - 6 30 9.15 RIVOLI: "Crndy et Donna 2 40 - 6 00 9.10 - et Garde bébé pour papa ' 1.20 4.20-7 40 SAINT-DENIS: Les Mâles 12 29 - 2 44 4.59 -7 14 -9 29 SEVILLE: Melody" 1 20-3 20 - 5.25-7 30 - 9 40 SNOWDON: "Venus in furs" 1.30 - 3 30 5.25 - 7 25 - 9 25 VAN HORNE: "Mash” 1 00 - 3.00 - 5 05 7.10-9 15 VENDOME: L'aveu" 145 - 2.10 - 4.30 7.00 -9 30 VERDI: Répulsion" (de R Polanski) en français 3.3Ô-7.30, en anglais 5 30-9 30 VILLERAY: "Les Barodeurs" 6 15 - 9 40 et "Ce salaud d'inspecteur Sturlmgh" 7.55 WESTMOUNT: New Leaf 1 15 - 3 15 - 5 10 7 15 -9 20 WESTMOUNT SQUARE: Love Story” 1 00 3.00 - 5 00 - 7 00 - 9 00 YORK: Little Murders" 1 00 - 3 05 - 5 05 - 7 10 - 9.10 CINEMATHEQUE CANADIENNE: relâche lundi DACTYLO — 75 MOTS À LA MINUTE • Dactylo-réceptionniste • Dactylo dicta —200 MOTS À LA MINUTE EN STÉNO • Sténo dactylo • Secrétaire de direction • Secrétaire médicale • Secrétaire juridique • Sténotypiste officielle • Sténotypiste de conventions COURS DU JOUR OU DU SOIR I5i INSTITUT INTERNATIONAL DE STÉNOTYPIE 1015 COTE DU BEAVER HALL MONTRÉAL (MÉTRO VICTORIA) 878-9186, POSTE 5 Epargner, c'est retrousser ses manches.,, .manches Ce n’est pas en dormant sur ses deux oreilles que l’on fait un pays.Une cité saine.un pays, ça se bâtit à coups de travail, d’efforts, d'investissements.Ce travail, ces efforts à fournir, il appartient à chacun de nous de les déterminer dans son milieu en retroussant ses manches.II en va de même des investissements.On déplore souvent le fait qu’ils sont insuffisants ou qu’ils viennent en trop grande proportion de l’étranger.Sur ce plan aussi, il est possible à chacun de retrousser ses C’est par l’épargne individuelle que se constituent les capitaux qui sont mis au travail afin de promouvoir l’essor économique chez nous.Or, il existe une façon d’épargner qui répond exactement à cet objectif.C'est l’as-surance-vie.En même temps qu’elle vous protège, l’as-surance-vie canalise les épargnes de tous les assurés en un puissant réservoir de capitaux: $5 milliards et trois quarts investis ici, au Québec.Les compagnies d’assurance-vie investissent ces capitaux à long terme dans la construction de logements, d’écoles, dans l’expansion industrielle, les routes et les grands travaux publics, etc.Ces capitaux travaillent à la prospérité du Québec, donc pour chacun de nous.C’est simple, sage, raisonnable.Mais il faut y penser! Pensez-y.L'Association canadienne des compagnies d'assurance-vie < I « 8 • Le Devoir, lundi 12 avril 1971 arts spectacles En passant par Pinter et le ghetto de Varsovie Du rêve à la réalité (théâtrale) par Michel Bélair Les itinéraires se suivent et ne se ressemblent pas.Alors qu'il y a quelques mois à peine, j'avais suivi le trajet menant du Centaur Theatre au Centre du Théâtre d'Aujour-d'hui en ventant les qualités d'un Arrabal présenté en anglais et en déplorant la pauvreté de ''Chi-niqui ", un spectacle en français celui-la, les rôles sont aujourd'hui renversés.Radicalement.De quelque angle qu'on l'envisage en effet, ''The Home-coming" présenté par le Centaur ne fait surtout pas le poids devant “Monsieur Fugues ou le mal de terre" que donne les Poches de Montréal sous les auspices du CTA.L'on se serait attendu à ce que Pinter soit présenté de façon décente par une troupe anglophone: c'est à peine ce que réussit à faire la production du Centaur.Servant mal un texte qui pourtant se prête à une foule de mises en scène possibles, le limitant à une prespecti-ve presque exclusivement linéaire, la production du Centaur n'est certes pas l une de ses meilleures cette année.Même que Eisa Bolan, le metteur en scène.en rougirait rétrospectivement si elle avait pu voir la version que Paul Blouin a donné de la même pièce il y a quelques mois au Rideau Vert.La mise en scène de ce dernier était en effet beaucoup plus conforme à l’atmosphère qui se dédage des textes de Pinter; elle en soulignait du moins l'aspect "étrangeté", l’espèce de mystère confus et une certaine vision de l'absurde qui se construit à partir des données concretes du réel et du contexte civilisationnel contemporain.Comme si elle s'était bornée à raconter une histoire étrange mais finalement explicable, compréhensible de plusieurs façons, la mise en scène de Eisa Bolan frappe d'abord par son peu de densité.Tout y est finalement assez clair, le mystère n'y est pas très épais et l'on s'étonne finalement de voir que Pinter est ramené à des coordonnées, à des dimensions fort réduites.Il ne s'agit pas de raconter une histoire étrange pour restituer une atmosphère d'étrangeté; il y faut des signes constants’, des indices plus ou moins déroutants, un climat enfin qui ne se faisait surtout pas sentir lors de la première de la pièce jeudi soir dernier.Ce parti-pris de "tra-ductabilité", cette volonté de transcrire en clair un univers qui ne l'est surtout pas me semble même aller jusqu'à trahir Pinter, jusqu'à l'amputer de ce qui fait sa profonde originalité.Cela se faisait d'ailleurs sentir au niveau de l'organisation matérielle de la roduction Le décor de Mark Negin apportait en effet à lui seul une définition de l'atmosphère de la pièce: tout y est bien rangé, logiquement réparti, équilibré balancé et sans surprise aucune.Si.encore une fois, l'on se réfère à la production du Rideau-Vert l'on se souviendra de l'impression de déséquilibre profond que le décor suggérait dès l’abord.Au Centaur par contre, cela n’a pas semblé effleuré l’esprit des responsables du spectacle; on semble plutôt s'être attaché à faire comprendre, à démis-tifier un texte que certains jugeaient peut-être trop corn pliqué pour être présenté dans ce que l’on pourrait appeler son "emballage d'origine".Quant à l’interprétation.il n’y avait pas la non plus de grandes surprises.On pouvait y remarquer un Maurice Podbrey qui commence à se faire de plus en plus stéréotype; l’ayant vu entre autre dans "The Odd l.Couple” et "Oncle Vania’’, j’avoue que j'ai énormément de difficulté à différencier chacune de ses interprétations.Cela est assez grave.On dira peut-être que chacun de ces personnages transcrit un type humain assez semblable, mais, même là, il y a place pour certaines variations.Ce que son interprétation du rôle de Max ne laisse surtout pas supposer en ce qu elle se rattache encore une fois au stéréotype dont je parlais plus haut.Dana Ivey, elle, donne au personnage de Ruth une dimension assez intéressante; pas assez toutefois pour inspirer le restant de la distribution.Quant à Torn Carew, Griffith Brewer.Richard Donat et Peter Elliott, seul Torn Carew atteignait parfois à des moments de vérité qu'il importe de signaler.Production finalement assez décevante, “The Homecoming" devrait à peine jouir d’un succès d'estime.Ce qui n'est cependant pas le cas pour “Monsieur Fugues ou le mal de terre" de Liliane Atlan.Texte extrêmement fort et d une rare densité dramatique cette tragédie moderne se situe au coeur du ghetto de Varsovie et raconte l'histoire de l'opposition nazie.Ce court synopsis est toutefois loin de résumer Faction de la pièce; il situe à peine le contexte.“Monsieur Fugues.’ est en effet l'histoire d'une fuite, celle d'un homme qui ne se résigne pas à la laideur et aux atrocités et qui croit encore au rêve et à la poésie.Se déroulant en fait sur plusieurs plans à la fois, le texte de Liliane Atlan (une parfaite inconnue jusqu'ici) ne se prête surtout pas aux résumés; s’apparentant à la fois au théâtre poétique, au théâtre réaliste et au théâtre de la cruauté, il est assez difficile de le situer dans une perspective définie.Pourtant, le personnage de Monsieur Fugues s'im-pose de gré ou de force comme une sorte d’obsession salutaire.Il s’agit en effet d'un soldat allemand qui refuse d'assassiner Quatre enfants qui vivent ans les égouts de ghetto depuis des mois.Pour lui, la capture des prisonniers devient en fait une sorte de résurrection; il se refuse dès ce moment à ne plus être ce qu'il est.Refusant en bloc les atrocités de la guerre, il choisit alors de vivre dans le rêve, reléguant la guerre et toutes les réalités qu’elle sous-tend à un deuxième plan.D'abord rejeté par ses compagnons de détention, l’univers de rêve incarné par M.Fugues devient vite la seule réalité possible; se projetant dans des univers parallèles où la guerre n existe plus et où il est possible de vivre heureux, le voyage à la mort vers le champs d'exécution perd alors tout son sens.Le véritable univers est celui de Fugues et les quatre prisonniers, après de nombreuses réticences, viennent enfin à le comprendre; le seul monde pssible est celui qui n’existe pas et qu'il reste à créer par la poésie et le rêve.Le reste, le monde, les hommes, la guerre, tout cela est trop absurde pour être vrai.Tel est, à peu près, le sens du "message" livré par Monsieur Fugues.D'abord accusé de démission, de fuite devant le réel par ceux qui, depuis des mois, essaient d’eviter l'élimination systématique, Fugues en viendra à prouver l'inéluctable vérité de ses dires: il s'agit de reconstruire le monde, par le dedans! Où est la véritable fuite?Encore aujourd'hui où l’oppression nazie a pris un autre nom et où l’absurdité règne encore en maître, le “message” reste le même.Reste à savoir s'il importe de répondre à la question, si quelqu'un est véritablement intéressé à répondre à la question.Pour ce qui est de la production elle-même, il importe d'en souligner la presque perfection technique.Jamais, ou presque, je n’ai senti un éclairage aussi adapté à un texte, un décor aussi approprié, des costumes répondant si bien à l’orientation-générale de toute la production.Quant à la mise en scène de Ro-drig Mathieu, elle répondait elle aussi aux mêmes critères d'exigence; sans bavures, sans véritables “trous" elle se dessine avec rigueur tout au long du spectacle essayant de mettre en relief la profondeur de la question posée par l'existence du personnage de Fugues.Pourtant, puisqu’il y a toujours un “mais", l'interprétation n’était pas à la hauteur de la qualité générale du texte et du coté technique de la production.“Monsieur Fugues ou le ma! de terre" est un texte trop dense, trop riche, trop difficile pour qu’il soit possible à qui que ce soit d’en donner toutes les subtilités.Malgré des efforts louables comme celui de Marielle Bernard (lona) et de Maurice Harrison (Abracha), elle ne rendait pas justice au texte.Pourtant.malgré la faiblesse de Dominique Lavigne (Monsieur Fugues), la production des Poches (sic) même si elle dure tout près de deux heures trente sans entracte, vaut certes celle du Centaur.En s’armant dune certaine patience (à laquelle n’est pas étrangère l 'inconfor-tabilité” des sièges du CTA) c’est même là un spectacle à voir.F es tival- Canada Le CNA dévoile son programme OTTAWA (PC) - La production majeure du Centre national des arts à Festival Canada.” au cours du mois de juillet, sera l’opéra de Mozart “Les noces de Figaro”.Le président du Conseil d’administration, Me François Mercier, a révélé au cours d’une conférence de presse, mercredi, à Ottawa, que cette contribution aidera à faire du Festival Canada, une attraction unique, du genre de celle du Carnaval de Québec.Les autres contributions du Centre se dérouleront au cours du mois de juillet.Les visiteurs auront la chance de voir évoluer le Ballet royal de Winnipeg dans trois créations mondiales.Monique Leyrac donnera un récital de même que lan et Sylvia, deux baladins bien connus.Côté théâtre, le CNA présentera .“Les Belles-Soeurs" de Michel Tremblay, avec les comédiens du "Rideau Vert" de Montréal.Le groupe "Le Studio” du CNA produira, dans un style très expérimental, un "opéra de poche" "Jest Society”.“Les Noces de Figaro”, production majeure du Centre 4e SEMAINE DE SUCCÈS Tous Its jours a 1h - 3h • 5h - 7h • 9h Sam.Rtfk a 11.15 h P.M.LAURENT TERZIEFF PIERRE CLEMENT! MICHEL PICCOLI DELPHINE SEVRIG et DANIEL PILON COULEUR ÉTUDIANTS fs Ym •V Exposition de photographies 50?5 O SHERBROOKE Tri 489 0821 Du 16 avril au 30 mai, la Galerie nationale du Canada exposera, sur le thème Photographie primitive française, plus de 230 oeuvres des grands photographes français du milieu du XIXe siècle tels Niepce, Piot.Le Secq, Régnault, Nègre et Nadar ainsi que des célèbres peintres-photographes Corot.Eugène Delacroix et François Millet.Cette manifestation, organisée par le Centre de photographie Alfred Stieglitz du Museum of Art de Philadelphie, Etats-Unis, en collaboration avec André Jammes.de la Société française de photographie, permettra au public d admirer des oeuvres de haute valeur puisées dans les collections de la Société française de photographie, de la George Eastman House de Rochester et du Metropolitan Museum of Art, de New York.La Galerie nationale du Canada d'Ottawa, pour sa part, posséderait l'une des plus vastes collections de photographies d’origine française du monde.Tout en offrant un aperçu des nombreuses techniques photographiques en usage entre 1840 et 1865 telles que la calotypie, les négatifs sur verre ou sur papier ou autres formes positives-néga-tives de reproduction en deux étapes, l’exposition sur la Photographie primitive française souligne les progrès rapides des procédés photo- graphiques à cette même époque.Les photographes primitifs français ont en commun ce souci du réalisme dont nous découvrons les premières manifestations dans l’oeuvre d'Hippolyte Bayard, à la fin de 1839.Bien que découvrant mal encore l'ampleur de l’art nouveau qui s’offre à eux, ils semblent fascinés par ce pouvoir photographique de reproduire le plus infime détail et de concrétiser l'espace et la lumière; ils découvrent soudain cette propriété que détient la photographie de reproduire et de capter de façon purement visuelle.La simplicité et la sincérité avec lesquelles ils ont sai- si leur époque, exerce un grand charme, ainsi qu’il ressort de cette exposition dont la coordination a été assurée dans la Capitale par M.Jim Borcoman, conservateur des photographies de la Galerie nationale du Canada.DERNIER JOUR "RÉPULSION1 •n fronçois à 3:30 *t 7:30 •n anglais à 5:30 «t 9:30 13 au 15 "CUL-OE SAC" 16 au 22 "LE BAL DES VAMPIRES' 23 au 29 "ROSEMARVS BABV” au CINÉMA VERDI 5380 St-Latirent 277-4145 POUR TOUS m srt-Msi IasmEJHEDQ M LE CINEMA DE LA PLACE VICTORIA DERNIERES SEMAINES Horaires: 1 1.45, Z IOÎ 4.30,' 7.0Q et 9.30 p.m._ ( son humour féroce a valu 4ième h SEMAINE PREMIERE FOIS EN FRANÇAIS' 14 ANS 1:30 - 3:30 • 5:30 • 7:30 -9:30 ta Grand Prix Internationa! du Festival rr PW^CRHtABt MM71» kl union ALAIN DELON YVES MONTAND BOURVIL film de JEAN-PIERRE MELVILLE 3e SEMAINE couuiun POUR TOUS i LUNDI DE PAQUES CHOIX DE 2 FILMS EN PROGRAMME POUR TOUTE LA FAMILLE LUNDI 12 AVRIL CONTINUEL DEPUIS 11:30 A.M.DERNIER PROGRAMME COMPLET À 8:30 P.M.POUR J* TOUS $ IMPERI AL g ” 1430 Bleury 288 7102 Tj Aujourd'hui 4.15 • 6.35-9.10 o\ Demain.Continu»! depuis 1 h.aujourd'hui ! ILES WESTERNS .Mm MICMitPf MPTll RÉTROSPECTIVE ui'mt» «ONE émar* avec | fk-ELooS "**—f**1 PftOCAAMMt wc Cwrt Ej*t*we Le* V» r G4'Vra VokFi'.é POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS Aljol'Oli I ! 00 II J 00 Iüiuclu «uuiwiiMe tajwnHl 14:30il!:J0 ^üawiàmusymfouii- K ICJ MAS l-OUOT- VESTESNS"OSTSEHONT 1141IEMAU jiJiFOSÜATWW ; 277-3233) POUR LES VACANCES DE PAQUES EN MATINÉES SEULEMENT une ovation pour tes grands Jadhi et la lampe Merveilleuse POURTOUS IMPERIAL $ 1430 Bleury 2B8 7102 ^ POUR ».J ri SALLE SALLÉ PESNAIS OUVERT 3e SEMAINE À 1.30 "Un petit chef-d'oeuvre.-PARIS-MATCH Que voilà donc un film que j'aime! —LA CROi X .m JACQUES LA oowoi vAicflozt ei^see 35 MILTON 1 8*2-0053 SALLE RSENSTBN rpÔÜRl , TOUS] 1 Ie SEMAINE Un film de FRANÇOIS TRUFFAUT Domicile tcokjugal JEAN LEAUO CLAUDE JADE EASTMANCOLOR BREBEUF COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF 5625, avenue Decelles TéL: 731-1297 A L'AFFICHE Le meilleur Claude Lelouch POUR TOUS ANS — L'EXPRESS JEAN-LOUIS TRINTIGNANT BTCTI JJAWEUE OÉIORME CHARLES OENWR WES ROBERI Lundi: 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 -9:40.S«main*: 7:30-9:40 VERSION FRANÇAISE I1 MIDNIGHT eu ttium le DAUPHin BEAUBIEN PRÉS D’IBERVILLE 721-6060 Lundh 1(30-3:30 5:30-7i30-9130 Mar.Maro.Jau: 7:30 - 9:30 COURS D'INITIATION à la DÉCORATION INTÉRIEURE Sout la direction det ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS INC.DÉBUT DES COURS le 19 avril VMEUX- MONTRÉAl Il «t St-Paul 166-1136 © 2GRANDS CLASSIQUES 2 GRANDS REALISATEURS LAnge cExteiffiinateuî^ m ft VKfteiOM (tPAONOLC/eOUA-TlTACe ANGLAIS b ^^^vreeiON alucmanor ^ ® IH 3 U U j t * sous-TiTnrs anouais z* * , lspher New Hosco New Formaqu New Glacier New Mt Costig Nocana North Quebec N.A.Asbestos N.A.Rare Mets N'west Canalsk Nouvelle Pac Nickel Patino Min Patricia Phoenix Can Pine Ridge Pitt Gold Prime Potash Probe Mines Pronghorn Pet Prov X Exp Que Cobalt Que Explor Que Uranium Queenston Rancherla 132 $11% 11% 11V* 8930 410 395 400 25400 310 285 310 +20 15950 240 225 226 — 6 5433 $25% 24% 25% + % 270 870 870 870 +20 115216 139 126 128 — 7 13590 $35% 33% 34% +1% - t—.- - 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