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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-11-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.I.X X X V I N o 2 IM M O X T R K A I., I.K .1 K U I) I !I X O V K M II II K I » » i •» v T I* S vy T o r o il I o I S PERSPECTIVES Le retour du général de Gaulle D’où vient la fascination qu’exerce toujours, 25 ans après sa mort, ce vieux général à l’air brouillon qui semble surgi d’un autre âge?Christian Rionx On se met à rêver de ces époques où l’on ne savait pas ce qu’étaient les déficits et les taux d’intérêt INDEX Agenda.B8 Avis publics.B4 |j Classées.B8 ^ Culture.B10 Économie.B2 Éditorial.A10 Le monde.B6 ^ Mots croisés.B4 Les sports.B5 M É T E 0 Montréal Ciel variable.Max: 1 Québec Ciel variable.Max:0 Détails en B 8 y homme politique français du jour ne s’ap- Ly pelle ni Chirac, ni Jospin, ni Juppé, mais tout simplement Charles de Gaulle.Vingt-.cinq ans après sa mort, alors que ses pe-r tits-fils ont retrouvé le chemin de l’Elysée, on ne compte plus les célébrations, les livres, les témoignages, les documentaires et les émissions de télévision qui rappellent sa mémoire.Aujourd’hui même, c’est sur l’esplanade des Invalides que les fidèles commémoreront sa mort, survenue le 9 novembre 1970, à l’occasion d’une cérémonie retransmise en direct dans toute la France.L’événement passerait inaperçu si le vieux général à la voix chevrotante ne trouvait encore Je moyen, de sa petite tombe de Colombey-les-Deux-Églises, de jeter un peu d’ombre sur ses contemporains.Car cet éternel rebelle en uniforme, qui fréquentait les balcons d’hôtel de ville et ne dédaignait pas de dialoguer avec l’Histoire, reste la référence à partir de laquelle on juge ses successeurs.Alors que Jacques Chirac, aujourd’hui au plus bas dans les sondages, se recueillera sur sa dépouille, les spectateurs ne pourront s’empêcher de chercher une lueur gaullienne dans le regard du premier président gaulliste depuis un quart de siècle.Certains ont cru voir l’héritage du général dans la fermeté dont Jacques Chirac a fait preuve contre les Serbes de Bosnie et dans sa décision de reprendre les essais nucléaires français dans le Pacifique.Peut-être même dans l’accueil qu’il a réservé l’an dernier à Jacques Parizeau.Ceux qui attendent encore «l’autre politique» (de protection des acquis sociaux et de création d’emplois) n’y décèlent par contre qu’un simple effet de style.Il fallait probablement 14 ans de gouvernement socialiste et le retour des gaullistes au pouvoir pour que la France, de gauche comme de droite, retrouve cette fascination pour ce vieux général à l’air brouillon qui semble surgi d’un autre âge.Aujourd’hui, trois Français sur quatre le mettent en tête des personnages qui ont marqué le XXe siècle.Et la nostalgie ne touche pas que les fidèles.Bien au contraire.Dans un récent entretien accordé au Devoir, le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, avouait que l’homme qui l’avait le plus impressionné tout au long de ce siècle n’était ni Pierre Mendès France, qui fut son ami personnel, ni François Mitterrand, qui l’a admis dans le cercle de ses proches, mais l’auteur de l’appel du 18 juin 1940 lancé de Londres.En 25 ans, de Gaulle a même rallié derrière lui les gauchistes qui lui indiquèrent pourtant la sortie en 1968.Né au XIXe siècle, il pourrait être «le premier grand homme du XXIe siècle», a écrit l’intellectuel Régis Debray.Le philosophe André Glucksmann (De Gaulle où es-tu?, J.-C.Lattès) est convaincu que l’esprit gaullien manque cruellement.La pertinence du général réside, dit-il, dans ce qu’il ne s’amusait pas, comme les politiciens d’aujourd’hui, «à simuler la paix dans un univers en guerre».De Gaulle était un combattant capable de désobéir et qui ne craignait ni l’envahisseur allemand, ni les militaires français d’Algérie.Même qu’il ne dédaignait pas, à l’occasion, de taquiner Washington.et Ottawa.Pour l’écrivain Yves Berger, interrogé par le magazine Le Point, de Gaulle reste celui qui révéla «à la planète, qui l’ignorait ou s’en souciait peu, un grand petit peuple, singulier par sa ferveur, son esprit de résistance et sa volonté de parler, au nord du Nouveau Monde, une des langues de l’Ancien: le français».Amis et ennemis du général reconnaissent aujourd’hui que son impertinence avait parfois des élans visionnaires.Pourtant, selon ses biographes, l’homme était autocrate et cynique.Il n’hésitait pas à prendre des libertés avec la démocratie et la liberté de presse.Mais au moins ne pratiquait-il pas la langue de bois.Devant des manifestants qui criaient «Mort aux cons!», il se serait exclamé: «Vaste programme!» Son franc-parler militaire écorcherait aujourd’hui les chastes oreilles de tous les militants de la bonne cause.«Gouverner, ce n’est pas gérer», rappelait l’un de ses anciens confidents, Philippe de Saint-Robert.Un jour, de Gaulle lui a confié: «C’est parce que nous ne sommes plus une grande puissance qu’il nous faut une grande politique» Cte Secret des jours, J.-C.Lattès).Allez savoir pourquoi la France s’ennuie de De Gaulle.Dans son ouvrage récent sur Clémenceau, la journaliste Françoise Giroux n’hésite pas à dire que les hommes de cette stature, parmi lesquels elle classe Churchill et Clémenceau, manquent terriblement.Et avec elle, on se met à rêver de ces époques où l’on ne savait pas ce qu’étaient les déficits et les taux d’intérêt et où les politiques avaient encore l’impudence de défier les réalités économiques et de tenter de faire partager leur vision à une opinion, il faut le dire, plus docile qu'aujourd’hui.LE MONDE Colin Powell ne sera pas candidat PAGE B 6 4 LES ACTUALITES Les légumes font patate dans l’assiette des Québécois PAGE A 4 MONTRÉAL Claude Corbo sollicite un troisième mandat PAGE A 3 Ottawa s’attaque aux problèmes «de tout le Canada» Le Bloc qualifie de «bidon» le comité spécial sur l’unité canadienne JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Non content d’examiner les pistes de solution aux problèmes posés par le Québec, le comité spécial du cabinet sur l’unité nationale formé mardi par le gouvernement fédéral tentera de dégager des propositions susceptibles de satisfaire les désirs de changement du pays au complet.Un mandat encore flou mais à ce point ambitieux qu’il pèse déjà lourd sur les épaules d:au moins un de ses membres, qui prévient qu’il ne faut pas s’attendre à des résultats mirobolants.«Ce sont les besoins de tout le Canada» qui seront passés à la loupe, a déclaré hier le ministre de la Justice Allan Rock, pressé comme ses collègues de questions sur ce comité appelé à donner une suite concrète au verdict référendaire partagé des Québécois.«Il n’y a pas de doute pour le gouvernement fédéral qu’une solution qui est bonne pour le Québec doit être bonne pour le reste du pays», a renchéri le président du comité et ministre des Affaires intergouvemementales, Marcel Massé, donnant ainsi à entendre que des offres pourraient être faites à toutes les provinces.Officiellement, le comité a été mis sur pied pour permettre que soient tenues les trois promesses faites par Jean Chrétien pendant la campagne: reconnaissance du Québec comme société distincte, octroi d’un droit de veto constitutionnel et arrangements administratifs me- VOIR PAGE A 12: OTTAWA Une initiative «minable et misérable», affirme Bernard Landry: voir page A 5 Tête baissée , ¦ '.y -\r i *tr m ftSi e* /a fyi >yt* îts ït%* pm •Anna *n /•»>* .A» Am-tu* "v /“> ft* nSt fme *»/ me «A» sur*» fr et* W* ir#j i*m m ma* , (/*/>/ UfjMKt mm» u tik# »***, ***/ jn* fm, /***• «ai "««# ni**.tntfofi t**t* •tttst WWt »*>A> >!» jrtnrtm frw m ft*., timtté, m ï* ont Ar ijMpttut ht mw tfiiwf smtfe *MU Ÿtttt 'it* trip** Uumtm tettno trrttm PHOTO AP UN ISRAELIEN lit une lettre d’excuses écrite en hébreu par la famille de l’assassin d’Yitzhak Rabin et affichée sur un mur de leur maison située en banlieue de Tel Aviv.«Honteux et la tête baissée, nous implorons le pardon de Mme Rabin, de sa famille et de tout le peuple.d’Israël et affirmons notre rejet de toute violence», indique la lettre.Nos informations en page B 6.Conférence au Caire des ministres de la Justice de la Francophonie Défi de justice La démocratisation de l’Afrique passe par la création de systèmes judiciaires indépendants: les obstacles paraissent insurmontables JOCELYN COULON ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Le Caire — Au début des années quatre-vingt-dix, les pays africains ont été rapides à embrasser la démocratie.Ils sont rares, aujourd’hui, les États du continent qui n’ont pas instauré le multipartisme.Mais si les citoyens peuvent exercer plus librement leurs droits civiques, la lutte pour l’établissement d’une authentique démocratie n’est pas terminée pour autant En effet, la démocratie sans un système judiciaire libre et indépendant n’a aucune chance de prospérer.Les pays africains — et particulièrement les pays francophones — l’ont bien compris et tentent maintenant d’établir un État de droit.La tâche se révèle plus gigantesque encore que d’organiser des élections pluralistes.La Francophonie — c’est à dire les 47 États de la planète ayant en commun l’usage du français — a décidé de relever ce défi.Réunis au Caire, en Égypte, la semaine dernière, les ministres de la Justice de l’organisation ont VOIR PAGE A 12: JUSTICE |Voir autres textes en page B 7 Le Cameroun est un des rares pays d’Afrique à disposer d’un appareil judiciaire bien structuré Juneau nie que l’existence de Téléfilm soit remise en cause Les producteurs indépendants ne sont pas rassurés ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pendant que Pierre Juneau, président du Comité des sages chargé de revoir la vocation de grandes institu- .tions culturelles fédérales, dément songer à remettre en 'U cause l’existence de Téléfilm, le milieu de la production indépendante s’inquiète et dévoile sa terreur de voir cette institution menacée dans son intégrité, un scénario dont faisait état hier Le Devoir.«Certaines des options que comporte votre article ont été considérées par notre comité», a reconnu Pierre Juneau hier par lettre, précisant n’avoir pas encore «jéfini ses positions finales quant à l’avenir de Téléfilm.À son avis, l’article du Devoir révélait surtout des inquiétudes et des rumeurs comme il en circule chez les producteurs privés.Il a refusé de divulguer dès maintenant le contenu d’un rapport non complété et réitéré l’importance du VOIR PAGE A 12: JUNEAU ¦ Le Québec n’a pas été consulté, dit Louise Beaudoin: voir page A 5 Le conflit des cols bleus Montréal pose ses conditions Menaces de compressions de personnel dans l’ensemble de la fonction publique KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal montre les dents dans le dossier des cols bleus.Elle exige la reprise des négociations avec les employés manuels à ses propres conditions, tout en laissant planer la menace de la suppression de postes pour l’ensemble de la fonction publique.Et au passage, la Ville écorche le gouvernement du Québec qui ne semble pas être «vraiment au fait de la réalité montréalaise»._ «J’espère que Jean Lapierre [le président du syndicat] répondra à mon invitation sinon on prendra les mesures nécessaires», n’hésite pas à indiquer la présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan.«Soyez sûrs qu’on aura VOIR PAGE A 12: BLEUS Le syndicat des cols bleus fait des demandes «capricieuses», dit Noushig Eloyan.PHOTO JACQUES NADEAU MONTRÉAL Le Devoir sur Internet PAGE A 3 è UNE S'AGIRA TECH NOLO GIQUE QUAND VOUS EN AUREZ PERCÉ TOUS LES MYSTÈRES.Dien des choses peuvent être qualifiées de «percée technologique».Ce n'est cependant pas le cas des SCP, ou services de communications personnelles.C'est que la technologie SCP est tellement évoluée que nous sommes loin d'en avoir découvert toutes les applications.Nous savons déjà qu'ils rendront possibles le vidéophone mobile, le courrier électronique sans fil et l'école virtuelle.Plus tard, ils aideront les automobilistes à manœuvrer dans la circulation et offriront des appareils de traduction simultanée.Trop beau pour être vrai?Pourtant, ce n'est qu'un début, car les SCP ont le pouvoir de changer votre perception du monde.Voilà pourquoi Mobilité Canada a décidé de poser un geste sans précédent.Nous avons créé un fonds spécial de 135 millions consacré aux PME canadiennes et à la recherche en laboratoires universitaires et publics.Pour en savoir davantage, appelez-nous au 1 800 230-5521.Nous souhaitons stimuler l'imagination et contribuer à la création de nouvelles applications SCP, pratiques et utiles pour chacun de vous.Que ce soit en matière de santé, d'éducation ou d'exploitation minière, les SCP ouvrent la voie à une saine concurrence.Ils permettent au Canada de se dépasser afin de demeurer au premier rang dans le domaine des télécommunications mondiales.Au cours des dix dernières années, plus de 1,2 million de clients ont accordé leur confiance à Mobilité Canada.Grâce à vous, nous avons appris une très sage leçon: une nouvelle technologie n'a pas effectué sa vraie percée tant qu'elle n'est pas utilisée quotidiennement.Mobilité SASKTEL MOBILITY • MTSMOBIUTY • THUNDER BAY CELLULAR MOBILITY ISLANDTEL MOBILITY-NB TEL MOBILITÉ • MT&T MOBILITY • NEWTEL MOBILITY BC TEL MOBILITY • AGT MOBILITY BELL MOBILITÉ • QUÉBECTEL MOBILITÉ fCANADAj I K I» K V 0 | H .I K I K I I» I !» X »• V » M lt K » I » »» A :i MONTREAL filai-île la réserve collective de sang II, S I II I /> I < AH ~ 4(M I OUCItJlü UdUdUItJllllt» de la Croix-Rouge Info-collecte: 524-6724 Université du (Québec Corbo réclame un troisième mandat Le recteur de l’UQAM devra convaincre des professeurs sceptiques l’AilI.CAUCHON LE DEVOIR Fait rare dans la communauté universitaire québécoise, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, sollicite un troisième mandat à la tête de l'institution montréalaise.Mais M.Corbo devra vraisemblablement répondre à des questions serrées de la part des professeurs de l’UQAM avant de pouvoir être plébiscité.Claude Corbo termine actuelle-ment un deuxième mandat de cinq ans à la tête de l’Université du Québec à Montréal et, dans une lettre distribuée ces derniers jours aux différents professeurs de l’UQAM, il a fait part de son intention de solliciter un nouveau mandat.I>es règlements de l'UQAM spécifient que le recteur détient un mandat de cinq ans mais n’empêchent aucunement un recteur de cumuler plusieurs mandats.Dans sa lettre d’intention, datée du 25 octobre, M.Corbo déclare d’emblée que «mon expérience de l’UQAM et de la fonction de recteur seront très utiles dans la période de turbulence que traverse notre université» (M.Corbo fait allusion aux compressions budgétaires actuelles et futures).Claude Corbo décrit également sa «vision de l’UQAM de demain», qui consiste à faire de l’UQAM une université «à visage humain, chaleureuse, accueillante, [.] de la réussite, à développement sélectif et ciblé, à très haute densité technologique, motivante et mobilisatrice».Parmi les grandes lignes de son plan d’action.Claude Corbo ajoute qu’il faut «susciter et soutenir les projets novateurs qui arrimeront l’UQAM aux préoccupations les plus urgentes de la société», qu’il faut «revoir l'organisation et les mandats de la direction centrale», qu’il faut «revoir le contrat social entre l’université et ses groupes d'emploi».A l’UQAM.la procédure de nomination du recteur est assez particulière: le recteur sortant part avec une longueur d’avance puisque la communauté universitaire doit d’abord approuver ou non sa nomination avant de pouvoir recevoir d’autres candidats.Pour ce faire, le règlement prévoit d’abord la nomination d’un comité de sélection de cinq membres, qui devra encadrer la procédure de renouvellement du mandat du recteur, ou une nouvelle élection.Ce comité est actuellement formé de la présidente du conseil d’administration de l’UQAM, Jocelyne Pelchat (qui remplace par intérim Claude Garcia, démissionnaire dans les conditions que l’on sait), deux membres désignés par l’Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec, soit le président de l’UQ Claude Hamel et le directeur général de l’INRS Alain Soucy, ainsi deux membres du conseil d’admi- nistration de l’UQAM.Knrico C’a-rontini, du corps professoral, et Serge Rémillard, représentant des diplômés.U* comité doit lancer une vaste consultation auprès des 977 professeurs, 133 cadres, 37 chargés de cours, certains membres du conseil d'administration, trois syndicats d’employés, deux associations de cadres et d'employés, 4 associations étudiantes, dix associations de diplômés et la fondation de l’UQAM.Chaque individu ou groupe consulté doit indiquer sur un bulletin de vote s’il favorise ou non le renouvellement du mandat du recteur.Cette' consultation se tiendra du 20 novembre au 1er décembre.Prenant connaissance du résultat de ce référendum secret, le comité de sélection en informera d’abord le recteur le 6 décembre, et s’il estime que M.Corbo dispose d’une majorité adéquate, il recommandera le 19 décembre prochain au conseil d’administration de transmettre au gouvernement une proposition de nomination.Les professeurs s’interrogent Par contre, le comité peut aussi proposer au conseil d’administration de lancer un appel de candidatures si l’appui à M.Corbo est trop mitigé.Dans un tel cas, le suspense se poursuivrait largement après les Fêtes: il faut prévoir un délai de réception des candidatures, une période d'afli-chage et des entrevues avec les candidats |M)ur réduire la liste de candidats à un maximum de cinq noms, qui seront alors soumis à la consultation publique à l'UQAM.M.Corbo recevra-t-il un large appui du corps professoral d’ici décembre?«Ce n’est pas un mauvais recteur, mais il y a un sérieux questionnement à faire sur l'équipe qui l’entoure, a déclaré au Devoir la présidente du Syndicat des professeurs, Simone Landry.Nous sommes un peu inquiets de son entourage.» Le syndicat a invité M.Corbo à le rencontrer le 23 novembre prochain pour discuter de ses projets.«Tout le monde s’interroge alors qu’on s’attend à 24 millions de dollars de compressions supplémentaires d’ici deux ans», explique Mme Landry, qui ajoute que «depuis longtemps on remarque qu’il y a trop de cadres à l'administration.Nous voulons mieux comprendre comment les compressions actuelles seront gérées, et l’actuelle démarche qui consiste à réduire partout les dépenses de 12 % nous semble problématique».Il y a cinq ans, M.Corbo avait été reconduit sans problèmes dans ses fonctions.Si l’actuelle consultation ne lui accorde pas son soutien, tous les observateurs s’attendent à ce que l’actuelle vice-rectrice à l’administration et aux finances, Mme Junca-Adenot, tente sa chance.Claude Corbo Le journal électronique Depuis hier, on peut lire les grands journaux d’ici sur Internet Fermeture d’hôpitaux La sanction sera connue BENOIT MUNGER LE DEVOIR Un jour, tout le contenu des journaux québécois sera accessible sur Internet, le matin même de leur parution.Un jour, il sera même possible de faire des recherches dans les archives de ces journaux et d’en extraire les articles qui nous intéressent.Un jour, ce jour est arrivé, ou presque, et c’était hier, au Café électronique de la rue Saint-Sulpice, dans le Vieux-Montréal, où les dirigeants et les employés de CEDROM-SNI, entreprise spécialisée dans l’édition et la diffusion d’information électronique, lançaient Eureka, un centre de diffusion de banques de données et d’information d’actualité sur Internet, le premier du genre au Québec.En gros, les abonnés à l’un ou l’autre des services offerts par Eureka — eh oui! Il faudra payer pour y avoir accès — pourront consulter le contenu complet de la matière rédactionnelle de plusieurs médias québécois, en l’occurrence Le Devoir, Le Soleil, Le Droit, L’actualité, Voir, Les Affaires, Affaires+, PME, Commerce et Gestion.Sur le front des grands quotidiens, vous l’aurez sans doute remarqué, deux absents de taille, Le Journal de Montréal et La Presse.Deux clients auxquels CEDROM-SNi est loin d’avoir renoncé: «Le Presse est présentement en phase de réflexion sur toute cette question.Quant au Journal de Montréal, nous sommes en pourparlers.On aurait pu attendre pour lancer Eureka, mais on croit avoir atteint la masse critique», a précisé hier le président de l'entreprise, François Aird.Jusqu’à maintenant, le champ d’activité de prédilection de CEDROM-SNi était l’édition de banques d’information spécialisées et de contenu d’actualité sur disque optique compact (CD-ROM).La distribution, en tout ou en partie, de cette matière sur Internet n’était qu’une question de temps: «Dans notre domaine, chaque année nous amène de nouvelles technologies.Nous ?Netscape: CEDROM-SNI / EUREKR 0 B«ck | For ward | Horn* | R»lo*d | | Op#n | Print | Find Location :l I Vh»t'sM«v?| Vtwt'dCool?[ Htndbook | NHS**rch | H*t Dtr*ctory| Névsyoupj | LZO ARCHITffCTCfl DE L‘INFORMATION PROfIL CORPORATIF PRODUITS ET SERVICES PROMOTION, ~ UTÈ$„.ASSISTANCE TECHNIQUE i.' mjmiè S\>; "’A 00 7 à ° iion I » X » V K M B B K I » » 3 -• LE DEVOIR «- POLITIQUE «Minable et misérable» Bernard Landry démolit l’idée de former un comité fédéral sur l’unité canadienne safe* MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La formation d’un comité ministériel fédéral pour se donner un plan d’action sur le front de l’unité nationale est jugée à Québec comme «minable et misérable» par le vice-premier ministre Bernard Landry.«Le premier mot qui me vient, c’est “misérable”, a dit M.Landry, hier, à son arrivée à la réunion du conseil des ministres.Ça fait 30 ans que cette question est discutée.Il y a eu de grandes commissions, je ne sais combien de rapports.Tout ça est confié à un comité ministériel plus ou moins secret dont on ne connaît ni les objectifs ni les membres.Vraiment, ça fait un peu minable.» Quoi qu’il en soit, le gouvernement du Québec considère que pour l’heure, la balle est dans le camp fédéral.C’est lui qui a le fardeau de la preuve que des changements sont possibles, a dit la ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Louise Beaudoin.Or, dit-elle, l’histoire nous enseigne qu’il «n’y a rien qui a été mis sur la table qui ait pu satisfaire le Québec.Pour l’instant, il n’y a rien sur la table, la balle est dans leur camp.Ils ne sont même pas capables de s’entendre.Même le symbole de la société distincte semble faire des problèmes.78 % des Canadiens n’en veulent pas.Vous me permettrez d’avoir un sain scepticisme, une saine vigilance et d’attendre».Mme Beaudoin signale qu’en attendant, Ottawa pourrait régler quelques factures en provenance du Québec qui traînent encore, dont 127 millions réclamés par Québec aux fins de la stabilisation des revenus pour les années antérieures et 119 millions qu'aurait dû verser Ottawa pour le financement de l'éducation des autochtones de la Baie-James.Le gouvernement du Québec n’a toutefois pas l'intention de pratiquer la politique de la chaise vide dans le cadre des relations fédé-rales-provinciales et jugera à la pièce quant à sa participation ou non aux conférences qui seront convoquées, a soutenu Mme Beaudoin.Le vice-premier ministre Landry s’est par ailleurs offusqué des déclarations d’un porte-parole des Affaires étrangères canadiennes selon lequel M.Landry a enfreint les règles protocolaires en adressant, lundi, aux ambassadeurs en poste à Ottawa, une lettre dans laquelle il demandait que leur pays reconnaisse le nouveau pays dès que l’Assemblée nationale aura eu proclamé la souveraineté du Québec.M.Landry soutient que le Québec communique directement avec les ambassades depuis au moins 40 ans.Le vice-premier ministre a par ailleurs réagi aux propos de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau selon qui c’est le Québec qui a trahi ses alliés en 1981, et non l’inverse, dans le cadre du rapatriement unilatéral de la Constitution.Il a qualifié les paroles de M.Trudeau «d’inepties» et comparé ses déclarations au cas d’un «violeur qui dit que la jupe de la victime était trop courte».«Il agit contre Québec avec une brutalité dénoncée par tout ce qui bouge en science politique dans le monde.Personne n’a été d’accord avec le rapatriement unilatéral et lui vient dire que c’est la victime qui est coupable», s’est indigné M.Landry.PHOTO PC Bernard Landry lors de son arrivée au conseil des ministres.1080, rue des Braves Un bail signé pour deux ans MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Bien que le premier ministre Jacques Parizeau se retire de la vie politique en décembre prochain, le gouvernement du Québec demeurera locataire de la résidence de fonction qui est mise à sa disposition par la Chambre de commerce dans la ville de Québec.En effet, le gouvernement a signé avec la Chambre un bail de deux ans, qui prend fin en novembre 1996.Ce bail est bien sûr renouvelable.Rappelons que le montant du bail est fixé à un coût annuel équivalent à l’indemnité de logement versée au premier ministre, soit 14 000 $ par an.Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain, Jean Beaupré, a déclaré au Devoir hier que son organisme «n’est pas prêt à rompre le contrat» et qu’il «souhaite que le successeur de M.Parizeau habite à la résidence».Il rappelle qu’il s’agit d’une relation d’affaires avec le gouvernement et non pas d’une entente privée conclue avec M.Parizeau et son épouse.Il semble donc que le successeur de M.Parizeau à la tête du gouvernement devra résoudre un dilemme s’il décidait de ne pas habiter cette résidence qui a été, depuis le début de cette aventure il y a un an, source de controverse.Si ce successeur est M.Bouchard, rappelons qu’il a refusé, lorsqu’il est devenu chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes, d’habiter la résidence officielle qui est réservée au titulaire de sa fonction, Stornoway.Donc, si le successeur refuse de résider au 1080 des Braves, le gouvernement devra tout de même honorer le bail.Cela veut dire qu’il devra verser à la Chambre de commerce les 14 000 $ prévus et, sans doute, verser l’équivalent au futur premier ministre pour se loger dans la capitale lorsqu’il y séjourne, à moins que celui-ci renonce à cette indemnité.En outre, si jamais le gouvernement voulait mettre fin à l’entente avec la Chambre de commerce, il placerait cet organisme dans l’embarras.En effet, pour financer l’achat de l’immeuble, l’organisme avait lancé une campagne de financement de l’ordre d’un million de dollars parmi les notables et entrepreneurs de la région pour financer l’achat de la demeure, jadis occupée par l’écrivain Roger Lemelin.Les magazines étrangers et le référendum The Economist enterre le Canada FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR Ly hebdomadaire The Economist, dans sa livraison de i cette semaine, enterre le Canada sous sa forme actuelle et prédit sa fin à plus ou moins brève échéance.«Les indépendantistes l’emporteront la prochaine fois», titre en éditorial la prestigieuse publication.Cette analyse étonnante du référendum québécois n’est que l’une des réactions enregistrées cette semaine dans les grands magazines étrangers.Simultanément, l’hebdomadaire français Le Point ainsi que le Time américain proposent, en s’inspirant de l’exemple québécois, des réflexions sur le theme de la mondialisation, de la nation et des poussées séparatistes dans le monde moderne.Dans Le Point, le directeur Claude Imbert, sur un mode lyrique, célèbre sa «confiance» de voir le Quebec évoluer «vers un nouveau statut qui le comble et qui nous comble».Il note que «les anglophones ont vote non à 95 %, mais les francophones qui n’étaient, il y a dix ans, que 50 % à vouloir l’indépendance ont cette fois vote à 60 %; il reste chez eux de la réserve».Diagnostiquant que la partie n’est pas jouée, il écrit que «le pauvre et plat multiculturalisme fédéral a gagne une bataille mais perdu sa guerre».Claude Imbert enchaîne en demandant «au nom de quoi refuser a un peuple libre, démocratique, la volonté de se constituer en société distincte?Ottawa, depuis des lustres, y répugné.Il en paiera le prix».Conclusion: «L’étemel défi de la Nation demande, aujourd’hui comme hier, d’être abordé avec lucidité.Qu on la réprime, et surgissent alors (.] le nationalisme et son hideux cortège.La nation québécoise se cherche.Elle va se trouver.Il faut que nous nous retrouvions auprès d’elle.» .Dans Time, sur un mode plus pessimiste, le commentateur Charles Krauthammer — qui écrit aussi dans The Washington Post — voit dans l'exemple québécois «un avertissement» contre «la fausse croyance en la beauté de la mosaïque multiculturelle».Tout en exprimant son scepticisme envers l’indépendance comme antidote à l’assimilation culturelle, il pose que «le problème du Québec, c’est celui des petits peuples dans un monde qui évolue irrésistiblement vers la mondialisation culturelle et commerciale».Il enchaîne: «Le séparatisme est un fait, le plus important fait politique du monde de l’après-guerre froide.» Le Canada étant un pays «décent et civilisé», et les francophones disposant d’une base territoriale claire, conclut Krauthammer, la solution séparatiste est tout à fait envisageable: «Le Canada peut se briser d’une façon nette, les Etats-Unis ne le peuvent pas.L’Amérique vogue allègrement sur la voie de la diversité et du séparatisme ethnique.Mais sa destination n’est pas celle du Canada, qui trouvera une solution civilisée à son dilemme.Les Américains, eux, prennent le chemin des Balkans.» Retour à The Economist et à ses prophéties de malheur pour l’entité canadienne: «Ce référendum est loin de représenter une affirmation de l’unité canadienne; il ne résout rien.» Le cœur du problème, selon l’hebdomadaire, ne réside pas dans une insuffisante dévolution aux provinces: «Tout porte à croire que l’insatisfaction du Québec vient non pas d’un mauvais gouvernement, ou d’un gouvernement trop éloigné.Il vient tout simplement du désir des Canadiens français d’avoir leur propre pays.» «Même si tout le monde le nie héroïquement, ce n’est pas le Québec qui est distinct, ce sont ses locuteurs francophones.[.] Dans quelques années, les indépendantistes gagneront probablement, particulièrement si les minorités non-francophones décident de voter avec leurs pieds.A moins d’un gigantesque changement d’humeur dans tout le pays, le Canada a échappé cette fois à la déchirure.mais ce sera pour retomber dedans à la prochaine occasion.» > Québec n’a jamais été consulte au sujet de Téléfilm Son démantèlement affecterait la situation particulière du Québec, dit Beaudoin MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le gouvernement du Québec n’a jamais été consulté par le Comité des sages, présidé par lierre Juneau, qui s'apprêterait à recommander le démantèlement de Téléfilm Canada, a soutenu hier la ministre québécoise de la Culture, I nuise Beaudoin.Or, si ce démantèlement, dont faisait état Le Devoir hier, avait lieu, cela modifierait de façon radicale l’économie du secteur audiovisuel québécois, affirme la ministre, et menacerait sans doute des entreprises indépendantes de production télévisuelle québécoises.Si cette orientation était retenue, dit-elle, ce serait une décision «unilatérale» d’Ottawa qui ne «prendrait pas en compte, encore une fois», les besoins particuliers du Québec.Mme Beaudoin a été prudente dans ses réactions puisque Le Devoir faisait état de documents qui n’ont pas encore été officiellement rendus publics |>ar le comité consultatif et qui ne représentent pas nécessairement les orientations que retiendra le gouvernement fédéral.Cependant, elle constate que si les fonds de Téléfilm Canada sont partagés entre RadioC'anada et l’Office national du film, «ce serait un changement de règles du jeu extrêmement important et encore une fois (effectué] unilatéralement par Ottawa», a fait remarquer la ministre.Mme Beaudoin connaît bien ce secteur puisqu’elle a dirigé pendant trois ans les destinées de Téléfilm Canada avant de se lancer en politique.Ce qui l’inquiète surtout, ce n’est pas tant l’avenir de cet organisme fédéral que l’équilibre «extrêmement délicat», dit-elle, du secteur audiovisuel québécois.Mme Beaudoin note l'importance au Québec des maisons privées de production audiovisuelle qui alimentent les diffuseurs.La Petite Vie, ixir exemple, est une émission produite par un producteur indépendant Et Téléfilm finance ces maisons de production.La ministre rappelle que la situation de ce secteur au Québec est très différente de celle qui prévaut au Canada anglais.Elle signale que les dix émissions les plus écoutées au Québec aux heures de grande écoute sont des productions québécoises, alors que les dix émissions les plus écoutées au Canada anglais sont des productions américaines.«Nos besoins ne sont pas nécessairement les mêmes, ne convergent pas, dit-elle.Est-ce que ça, ça irait dans le sens des intérêts au Canada anglais, ce que s’apprêterait à recommander le comité Juneau?Ça ne correspondrait peut-être pas à nos besoins à nous.» Au Québec, le secteur s'est développé' autour de notions comme la diversification de la production et l’augmentation de l’offre, c’est ce qui est en cause, dit la ministre.Forte participation des électeurs hors Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Les électeurs résidant hors du Québec se sont inscrits nombreux et ont voté massivement en faveur du NON le 30 octobre dernier, révèle le rapport détaillé des résultats du référendum que vient de publier le Directeur général des élections.Ce rapport, rendu public hier, permet en effet de constater que plus de 14 800 électeurs qui ont quitté le Québec depuis moins de deux ans s’étaient inscrits sur la liste électorale, comme le permet la loi.De ce nombre, quelque 11700 ont voté.Une fois les bulletins nuis éliminés, on constate que 78 % de ceux qui se sont exprimés, soit 8917, ont voté NON, tandis que 22 %, soit 2511, ont voté OUI.Ce sont les électeurs hors Québec provenant des circonscriptions à majorité anglophone chez qui l’enthousiasme a été le plus fort pour s’inscrire et voter.On a compté 1052 inscriptions dans Westmount-Saint-Louis, 771 dans Jacque^Cartier et 600 dans Nelligan, trois circonscriptions de l’ouest de Montréal.Les électeurs hors Québec inscrits dans Westmount ont voté NON à 96 %.Ceux inscrits dims Jacques-Cartier ont voté dans le même sens à 98 %, et dans Nelligan, l’appui au NON a été de 96 %.AMALIA Pur luxe, Pur charme, Pur coton, par/by v i i 'ÆM%, ' ’*Tv»v ¦ ' Ï.'W!'?- If#»*-*4#*' ’ V ‘V4 .•¦AjUjf r)t.MÉÉHÉj Spplç ¦ 'C.X'v.'f?.- .*§ ,.VilS'S/SW.;.¦ » 4* xi%t pÿ-^:v.'.^:«?, %Vfc
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