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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1995-10-28, Collections de BAnQ.

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T v y Vu I.X X X V I f| • I A JR vî V 1 J M \ mm EN 19 10 m.v s wn B «'V | Hé J X u 2 .1 i ?MONTRÉ Al.I.K S SA MK DI 2 S ET I) I M A X (' Il K 2 II OCTOBRE III » 5 I (' A II I E B S - 1.7 "» S T I* S LES ARTS Cézanne au Grand Palais de Paris PAGE B 1 LIVRES Madeleine Gagnon: le roman pour le roman PAGE I) 1 LE MONDE L'avenir d'Eltsine compromis?PAGEA 12 FORMES Citterio se tient • h l M a carreaux PAGE I) 10 Konrad Yakabus hi 1» E R S I» E C T I V E S Lucienne qui?Compte tenu de l’enjeu et de l’imprévisibilité de l’issue, le taux de participation atteindra vraisemblablement un niveau record au référendum de lundi.Mais si on considère que presque la moitié des électeurs ignorent si Mario Dumont milite pour le OUI ou le NON, oserait-on prétendre que la démocratie québécoise est en bonne santé?Les Québécois détiennent le record canadien de participation électorale.Au référendum de 1980,85,6 % des électeurs ont exercé leur droit de vote.Aux élections de septembre 1994, 81,6 % des votants ont accompli leur devoir civique.En revanche, seulement 63 % des électeurs ontariens ont participé au vote en juin dernier, malgré la révolte populaire qui balayait alors la province voisine.loirs du référendum sur l’Accord du Charlottetown en 1992, le taux de participation frôlait les 83 % au Québec; dans le reste du pays, il dépassait à peine les 71 %.Mais bien que les Québécois participent assidûment à l’exercice démocratique, saurait-on pour autant affirmer qu’ils s’y appliquent en toute connaissance de cause?Les politologues Jean-Herman Guay et Denis Monière ont essayé de répondre à cette question en interrogeant d’abord un groupe d’électeurs indécis en vue du scrutin de lundi.Les résultats étaient si peu encourageants qu’ils ont cherché à déterminer si la «méconnaissance politique» 4 constituait une tendance généralisée au sein de l’ensemble des élec-teurs.Les deux politologues ont interrogé 200 personnes, sélectionnées ?au hasard, dans un centre commercial de Sherbrooke la semaine dernière.Il s’agissait de francophones — indécis, fédéralistes et souverainistes, la plupart de la classe moyenne.Bien qu’il ne s’agisse pas d’un échantillon parfaitement représentatif, les chercheurs prétendent que les résultats sont tout de même indicatifs «d’une méconnaissance politique qui est assez répandue au sein de la population».Difficile, pensez-vous, de se méprendre sur les allégeances politiques de Lucienne Robillard?Les vestes rouge vif de la ministre fédérale du Travail la trahissent, n’est-ce pas?Pourtant, 75 % des répondants à l’enquête Guay-Monière soit ignoraient si elle était un ténor du OUI ou du NON, soit la rangeaient dans le mauvais camp.Quant à son collègue Paul Martin — celui même qui avait évoqué le chiffre ahurissant d’un million d’emplois menacés advenant un OUI —, 70 % des répondants étalent incapables de le situer correctement.Où ranger Mario Dumont, l’un des signataires de la fameuse «entente du 12 juin»?47 % haussaient les épaules, incapables de répondre.Quant à Jean Charest, le pourcentage des répondants qui ne savaient pas dans quel camp ranger le célèbre enfant de la région et chef du Parti conservateur s’élevait à.38 %.Cette même méconnaissance politique s’est manifestée lorsque MM.Guay et Monière ont diffusé à chacun des 200 participants la publicité souverainiste qui montre les chefs de file fédéralistes scander «Non, non, non» à une série d’aspirations québécoises.Une publicité du NON, croyaient-ils — jusqu’à ce que le OUI en spirale apparaisse à l’écran à la toute fin du message.Les résultats de l’enquête rejoignent ceux des autres études effectuées au fil des ans sur le fait qu’un minorité d’électeurs — environ 30 % — suivent la politique et s’y retrouvent facilement.Pour le reste, «l’univers politique apparaît comme étant très, très complexe, soutient M.Guay.Il y a tellement d’information, il y a tellement de points de vue, que bien des gens ont démissionné».Si ce phénomène est présent en tout temps, il devient particulièrement évident en période référendaire, puisque «non seulement les politiciens sont divisés, mais les experts sont eux aussi divisés».S’ajoute à ces facteurs «l’incohérence» dans les valeurs des individus, qui fait en sorte, par exemple, que le même électeur puisse affirmer qu’aucune guerre n’est justifiée, mais qu’il se porterait à la défense de son pays dans l’éventualité de la guerre.«La boutade d’Yvon Deschamps à savoir que les Québécois veulent un “Québec fort dans un Canada uni” est très près, trop près de la réalité», estime le professeur Guay.Confrontés à une masse d’affirmations contradictoires, les électeurs éprouvent une «dissonance cognitive».Pour s’en sortir, ils se méfient des messages et s’en remettent entièrement au messager.Un messager.Les numéros un de chaque camp.Ce qui explique pourquoi la joute référendaire est devenue un combat entre Lucien Bouchard et Jean Chrétien aux yeux de bon nombre d’électeurs.Et c’est ce qui explique pourquoi les leaders de second plan — les Robillard, Martin, Dumont et Charest —, n’ont guère d’importance dans leur esprit.Le phénomène n’est pas nouveau.Montesquieu l’avait remarqué il y a plus de 250 ans: «Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter des affaires.Le peuple n’y est point du tout propre.» INDEX Agenda .B10 Avis publics.C8 Classées.C15 Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.A 14 Le monde.A 12 Mots croisés.C15 Les sports.06 M É T E 0 Montréal Pluie intermittente.Max: 16.Dimanche: nuageux avec éclaircies.Max: 11 Québec Pluie parfois forte.Max: 10.Dimanche: nuageax avec éclaircies.Max: 6 Détails en C 14 Les militants du NON déferlent Les touristes du fédéralisme SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR T\ id you find the time to see the «D Big 0?— No, Jerry.I just got here.But don’t worry, I’m going later on.» Jerry, comme des centaines d’autres partisans de l’unité canadienne, est débarqué hier à Montréal pour la toute première fois de sa vie, venu comme les autres exprimer son attachement au Canada et dire aux Québécois de ne pas claquer la porte.Il est venu avec sa fille Anna, trois ans, une merveille qu’il avait juchée sur ses épaules pour qu’elle puisse bien voir the Prime Minister.Prime Minister qu’elle n’a d’ailleurs jamais pu voir parce que trop loin de l’estrade.Jerry était là à échanger avec ses compagnons de route, venus des quatre coins du pays, quand sa femme, Debby, s’est approchée de lui pour lui demander s’il y avait un Giorgio dans le coin.«Come on honey ! You’re in Montreal.There’s no Giorgio around here.» Jerry était venu dire aux Québécois qu’il n’y a aucune raison, «no reason at all to leave Canada».Pourtant, pendant les 45 minutes qu’il a passées devant la place du Canada, il a parlé du changement d’huile qu’il n’avait pas encore eu le temps de faire à sa Volvo, du condo que sa sœur Jeanette venait tout juste d’acheter, rue Yonge à Toronto, «a good spot, a very good spot», et de toutes sortes d’autres sujets du genre — même de la nappe de cuisine de sa sœur, qu’il a ruinée samedi dernier en y versant un verre de vermouth — mais jamais de politique.Jerry n’était pas une exception.Bien au contraire.Partout dans cette foule, qu’on vienne de Kamloops, comme Mr.Blaike, de Sudbury, Prince AJbert ou de St.John’s, comme Margaret, on parlait davantage de la pluie et du beau temps (avant, pendant et après les discours des ténors du NON) que de n’importe quel problème ou débat constitutionnel.De la nouvelle paire de patins de son fils, Brent, qui lui a coûté une fortune — «150 bucks, man ! Can you believe it!» — jusqu’au nouveau mascara de Mary, acheté à la sauvette avant de monter dans l’autobus, absolument rien ne laissait présager que se préparait là l’opération coup de poing du NON destinée à convaincre les 15 à 20 % d’indécis.Nerveux, les Canadiens anglais, à deux jours du vote?Pas vraiment.Pendant le discours de Jean Chrétien, par exemple, June, 32 ans, de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a expliqué à sa compatriote Carol, du Manitoba, sa toute nouvelle recette de poulet au cari, vue à Good Morning America la semaine précédente.VOIR PAGE A 16: TOURISTES J!__________„ {r têmmrrr 0r • (orrrtvtMWÎ V r **»-»•*?» * Cuawionuc st ÇOn/WAmUrt v ptitNT, «ï TcHicosiowir y (SA «>••.48 ; &.‘ Km x - ' ~ÿ rifcfy O 'Vett «Nous ferons ¦-les changements qui s'imposent» SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Le centre-ville de Montréal, pavoisé aux couleurs uni-foliées et fleurdelisées, a accueilli hier la plus grande assemblée publique de la campagne référendaire.Des dizaines de milliers de personnes — 40 000 selon certaines estimations, plus de 100 000 selon les organisateurs — ont participé dans une atmosphère familiale et enthousiaste à cette manifestation du camp du NON en faveur de l’unité du Canada.Sur le podium dressé sur la place du Canada, le premier ministre Jean Chrétien a exhorté les Québécois à voter NON lundi et il a également laissé entrevoir la possibilité d’une évolution du fédéralisme canadien.«Nous avons ici une patrie, le Québec, et nous avons un pays, le Canada», a t-il déclaré.«Nous ferons les changements qui s’imposent à l’aube du XXI' siècle pour faire entrer un Canada uni dans le prochain siècle, d’un océan à l’autre», a-t-il ajouté.La mobilisation avait un certain caractère «interprovincial»: quelque 15 000 personnes, selon les organisateurs, avaient répondu à l’appel lancé par le ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, et étaient venues apporter leur message d’amitié aux Québécois.Les autres étaient arrivées dans la journée en provenance de plusieurs régions du Québec et beaucoup de Montréalais étaient simplement venus en voisins, profitant de la pause de midi.M.Chrétien a salué les francophones hors Québec, dont certains membres étaient présents au rassemblement, et il les a remerciés d’être venus rappeler la présence de la «famille francophone» à l’extérieur du territoire québécois en ajoutant: «Nous allons rester ensemble pour la survie du fait français en Amérique.» Aux côtés du premier ministre, le chef du parti conservateur Jean Charest, le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale Daniel Johnson et la députée libérale Iiza Frul-la, vice-présidente du comité du NON, ont également prononcé des allocutions à forte teneur sentimentale: «Parlez avec votre cœur, parlez de votre pays, le Cpa-da», a lancé M.Charest.Il a appelé les Québécois à ne VOIR PAGE A 16: CHANGEMENTS ¦ Le OUI se tient à l’écart du love-in fédéraliste.A 9 ¦ Bouchard évalue à plus de quatre millions les coûts de la manifestation.A 9 ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette: Apparences d’amour.A 14 ¦ La chronique de Michel Venne: Risquer la confiance.A 16 B Laurent Beaudoin a fait des petits.A 4 ¦ Les Inuits et les Montagnais votent NON .A 2 H Une semaine dans la vie du dollar.C 1 r \ ) L—-— L lit ÉFÊRENDUM PHOTO JACQUES GRENIER Des dizaines de milliers de personnes ont; participé hier au rassemblement du camp du NON au centre-ville de Montreal.En présence du premier ministre Jean Chrétien, du chef du camp du NON Daniel Johnson et du chef du Parti conservateur Jean Charest, les manifestants, dont certains venaient des autres provinces canadiennes, ont lancé un appel à l’unité du Canada.Le référendum décortiqué La question est sur toute?les lèvres: dirons-nous OUI ou dirons-nous NON?A deux jours du vote, Le Devoir trace en six pages le bilan de la campagne référendaire qui s’achève.— Voir pages A 6 à Ail S’envoler sur un balai un soir de sabbat Qui a peur des sorcières?Il y a 500 ans, elles confinaient à l’hystérie; elles sont aujourd’hui l’objet d’études rigoureuses eux siècles après la fin de la grande chasse aux sorcières, qui a embrasé l’Europe de 1450 à 1750, la sorcellerie est devenue un objet qui ne confine plus à l’hystérie mais à l’étude rigoureuse, comme le prouvent de nombreuses publications récentes.Après tout, y a-t-il plus sérieux qu’un débat sur la possibilité de s’envoler sur un balai un soir de sabbat?Jean Bodin, célèbre philosophe français et grand théoricien politique de la souveraineté, décrit le sabbat avec force détails dans son grand traité de 1580, De la démonomanie des sorciers.«Le diable en tout lieu est semblable à soi-même: car par la confession des sorcières de Valery, et confrontation des unes aux autres, on voit le transport en corps sur un bâton seulement sans onction, puis l’abjuration de Dieu, l’adoration du diable, les danses, festins, et le baiser aux parties honteuses de Satan [.).» Mardi soir prochain, à l’Halloween, de petites sorcières vont se promener librement dans les rues d’ici et d’ailleurs sans risquer le bûcher.Pourtant, il n’y a pas si longtemps, elles suscitaient les pires craintes, gracieuseté du travail des démonologues, qui se sont évertués pendant près de trois siècles à faire croire que Satan complotait pour conquérir le monde.JEAN PICHETTE LE DEVOIR TIRÉ DE MAGIE ET SORCELLERIE ES EUROPE.ÉDITIONS ARMAND COUN Sorcières transportant un énorme chat (Zentralbibliotek, Zurich).La participation active de Bodin aux débats sur la sorcellerie pour justifier la plus stricte répression de cette hérésie suprême suffit presque à elle seule à dégonfler le mythe qui fait de la chasse aux sorcières la simple résultante des comportements «arriérés» de rustres personnages des ténèbres médiévales.Cette représentation populaire ne peut en effet résister au travail minutieux mené par les historiens sur la sorcellerie, particulièrement depuis une trentaine d’années, alors que ce champ d’étude a véritablement acquis ses lettres de noblesse.La chasse aux sorcières, ainsi qu’en témoigne avec force le magnifique ouvrage de synthèse dirigé par Robert Muchembled.Magie et sorcellerie en Europe du Moyen Age à nos jours (Armand Colin), constitue une porte d’entrée fascinante pour VOIR PAGE A 16: SORCIÈRES A 16 I, K I) K V 0 I It .I- K S S A M K l> I 2 8 K T I) I M A N' ( Il K 2 I) 0 < T II II It K I II II LE I_____, ACTUALITES Michel Ve une C H R O N I Q U E RÉFÉRENDAIRE Risquer la confiance histoire retiendra sans doute Lucien Bouchard comme le personnage politique le plus marquant de la présente campagne référendaire, quoique le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, ait pris, cette semaine, une importance nouvelle en lançant oux Québécois un dernier S.O.S.en faveur du Canada.A cette occasion, le jtiunp du OUI, qui avait le choix, a choisi le chef du Bloc québécois pour lui répliquer à la télévision., jM.Bouchard est le chef politique qui inspire le plus confiance aux Québécois.Il est surtout celui que préfèrent les électeurs qui s’apprêtent à voter OUI, à hauteur de 60 %, contre 25 % pour M.Parizeau.Dans une entrevue à La Presse, la semaine dernière, M.Bouchard avouait se sentir une responsabilité, un poids important dqns la campagne.Lui devra-t-on la victoire si le OUI l'emporte?«M.Parizeau pourra dire: “j’ai apporté 45 points, Bouchard cinq points”, il n’y a pas de honte là-dedans», a-t-il répondu.Le député de Lac-Saint-Jean est parvenu, en cinq ans de vie politique, à tisser avec les Québécois un lien de confiance inégalé depuis René Lévesque, dont on dit qu’il est le fils spi-r 'uel.Des indécis voteront peut-être L> A, cette fois-ci, «parce que Bouchard nous donne vraiment le goût de prendre ce risque», rapportait hier mon collègue Sylvain Blanchard dans une entrevue avec quelques électeurs ?ambivalents.Car Lucien Bouchard est le garant du partenariat, cet ingrédient ajouté à la question référendaire après un virage que le leader du Bloc québécois, il faut le rappeler, a imposé.Peut-être M.Parizeau, qui attendait la conclusion des commissions régionales, aurait-il tiré les mêmes conclusions, mais les déclarations de M.Bouchard en faveur d’une question gagnante incluant la notion d’association ont pesé lourd dans la balance.Il y a eu des tensions, reconnaît M.Bouchard.Cela n’a pas été facile de faire avaler le virage du printemps.La négociation de l’entente du 12 juin a été laborieuse.En nommant le chef du Bloc québécois comme négociateur du Québec, M.Parizeau «a pris un engagement politique; il a choisi un personnage public dont les opinions sont connues», a dit M.Bouchard au Devoir pour illustrer le pouvoir qu’il croit détenir après un OUI et qui lui permet de garantir, en quelque sorte, que le gouvernement du Québec «épuisera tous les efforts» pour obtenir un nouveau partenariat, qu’il sera patient avec le reste du Canada et ne se découragera pas après un premier refus de négocier.- M.Bouchard est toujours très courtois envers M.Parizeau.Il admire sa rigueur.«M.Parizeau est l’homme d’une ligne», disait-il au Soleil à son retour de convalescence, en février, après avoir subi l’amputation d’une jambe.«Il a un schème de référence et on ne peut pas l’en faire déroger.» Cependant, dans la même entrevue, il insistait sur la nécessité, pour un leader, d’écouter la population.Il prenait aussi ses distances du premier ministre du Québec: «Je ne me sens conscrit par personne», disait-il, rappelant qu’il avait quitté le gouvernement dirigé par son ami Brian Mulroney par conviction en 1990 pour fonder le Bloc québécois.Cette conversion à la thèse souverainiste est l’un de ses atouts auprès des indécis.Le Canada, le beau risque, l’honneur et l’enthousiasme, il a essayé ça.Il a constaté que ça n’a pas marché.Il est souverainiste de conclusion, pas par dogme.Il ouvre la voie à ceux qui voudraient suivre la même démarche.Mais celui qu’on a cru être un magicien ne peut pas non plus faire de miracles.René Lévesque était aimé.Les Québécois ne lui ont donné que 40 % d’appui en 1980.Blanchard, dans son article d’hier, cite un indécis qui penche pour le NON en disant qu’il ne votera certainement pas OUI «juste parce que Bouchard me fait tripper quand il parle d’affirmation nationale.Son discours m’accroche.Mais avons-nous les moyens de nos ambitions?».Le chef du Bloc est très discret sur ses intentions après un NON.En février, après avoir vaincu la maladie, il disait que la politique lui paraissait désormais «plus importante que jamais».«Quand on est dans la politique, on sacre contre elle.Sevré de politique, j’étais en manque.» Aujourd’hui, il parle de son intérêt pour sa profession d’avocat, de l’importance de sa famille.Il n’a pourtant pas fermé la porte, durant la campagne, à l’idée de prendre la relève de M.Parizeau comme premier ministre du Québec si ce dernier démissionne après une défaite.«On verra.» Encore faudrait-il qu’il y trouve un défi.Il ne se voit pas construire sur une victoire morale.En février, il disait qu’après un NON, les élites québécoises auraient été désavouées, privant tout politicien du Québec du pouvoir de parler en son nom.Mais pour Lucien, qui sait si ce serait différent?CHANGEMENTS «Un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité» SUITE DE LA PAGE 1 pas rejeter le Canada, car cela reviendrait à «rejeter un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité et de respect des libertés individuelles».M.Charest a mis en garde ceux qui seraient «tentés de voter OUI parce qu’ils veulent des changements» tout en étant «profondément attachés au Canada»: «Ix* OUI, c'est la rupture, alors que le NON nous offre le Québec et le Canada», a-t-il dit.Mme Frulla, qui jouait les maîtres de cérémonie, s’est exclamée: «Nous avons de la belle visite! Bienvenue chez nous, bienvenue chez vous!», avant de présenter les différents orateurs.Le chef du camp du NON, Daniel Johnson, a remercié les personnes des autres provinces d’être venues «montrer leur attachement au Québec».«11 y a d'autres pays plus riches, plus puissants que le Canada, mais nous avons des qualités de cœur que le reste du monde nous envie», a-t-il dit, avant de conclure: «Le Canada nous tient à cœur!» Tous les orateurs ont proclamé leur «fierté d’être Québécois» et leur «fierté d’être Canadien».Le cœur et les sentiments s’étalaient bien visiblement sur les affiches et les banderoles des manifestants: «Québec, je t’aime», «Le Québec est au cœur du Canada», «Laissons son cœur au Canada» et «Québec, on a besoin de toi».Dans la foule, on voyait beaucoup de jeunes, des familles avec des enfants, des personnes âgées.Les ténors du camp du NON ont été longuement applaudis avant d’entonner l’hymne national avec les manifestants.Un peu en retrait, derrière le podium, quatre premiers ministres provinciaux étaient présents mais n’ont pas pris la parole: Mike Harris de l'Ontario, John Savage de la Nouvelle Ecosse, Frank McKenna du Nouveau-Brunswick pt Catherine Callbeck de l’Ile-du-Frince-Edouard.Pour l’un des organisateurs du rassemblement, Jean-François Viau, président du Conseil québécois des gens d’affaires, son succès «démontre que les gens qui croient au Canada peuvent aussi être passionnés et que la passion n’est pas l’exclusivité de MM.Bouchard et Pa-rizçau».A la suite d’une assemblée politique du milieu des affaires la semaine dernière à Montréal, M.Viau avait proixisé samedi dernier au comité du NON i d'organiser une assemblée nubliaue pour rejoindre un plus grand nombre de gens d’affaires dans leur milieu de travail.L’objectif était d’abord de mobiliser les gens du centre-ville de Montréal et ceux qui y travaillent.A cela s'est ajoutée l’initiative du ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, qui a suggère lundi l'idée d’un rassemblement nour porter tu Québec un message des habitants des autres provinces, en substance: «Ne partez pas.Restez dans le Canada.» Al TOURISTES On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.PHOTO JACQUES NADEAU Dans l’ordre et l’enthousiasme.SUITE DE LA PAGE 1 Plus loin, William Connors regardait Montréal et l’édifice de La Lau-rentienne pour ,1a toute première fois de sa vie.Emerveillé.«Nice city, very nice.How much for an apartment up there?» Comme Fred et Michael Wood avant lui, M.Connors, qui vient de Kelowna, s’est informé auprès des passants pour savoir si le Forum était situé près du Stade olympique et s’il pouvait s’y rendre à pied.Le discours de Liza Frulla, il ne l’a jamais entendu.La foule est impressionnante.Et disciplinée.Pas de bousculade, ni d’énervement.On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.Ils sont jeunes, ils sont vieux, ils sont venus en train, en voiture ou en avion pour dire aux Québécois de rester au Canada, «the best place there is».On regarde le ciel, les arbres, l’architecture, souvent en silence et avec un sourire aux lèvres, exactement comme s’ils étaient à Paris ou dans n’importe quel pays étranger.Ils ont l’air de bonne humeur, mais rares sont ceux qui essaient de baragouiner un mot de français pour aborder leur voisin.C’est donc au son des «Hello, Sir» et des «Excuse me, Miss» qu’on se fraie un chemin dans la foule et qu’on demande aux gens d’ici le nom d’un bon restaurant ou de la station de métro la plus proche.Ils sont arrivés avec leurs pancartes et leurs enfants pour dire aux Québécois «We care», « Yes, you’re distinct».— Repartez-vous à la maison immédiatement après la manifestation?«Non, répond Ron, 24 ans, du Nouveau-Brunswick.Je viens voir mon oncle que je n’ai pas vu depuis Christmas Eve et qui vient de s’acheter un Winnebago.Must be great driving that.» Vingt pieds plus loin, on parle du Biodôme, ailleurs du Stade olympique, du Jardin botanique, même de la maison de Pierre Trudeau qu’on souhaite visiter (de loin, bien sûr) — d’ailleurs, plusieurs s’attendaient de voir l’ex-premier ministre à la manifestation.Ils affichent leurs couleurs avec fierté, leurs drapeaux et leurs pancartes avec émotion («Quebecers: my blood is red and blue»), applaudissant aux bons moments, c’est-à-dire chaque fois que quelqu’un prononce les mots NON ou Canada au micro.Puis, à 13hl5, la foule se disperse et des centaines d’anglophones de l’ouest de la ville décident de poursuivre la manifestation rue Sainte-Catherine, prenant le contrôle de l’artère jusqu’à Atwater sans qu’aucun automobiliste ne perde son sang-froid, le tintamarre des klaxons et leurs mines réjouies faisant même foi de leur satisfaction de les voir là.Plus bas, au coin de Stanley, les restaurants, mais surtout les bars, dont le chic Chez Paré (où il y a une file d’attente), on affiche complet.Un serveur du Dominion Pub jubile: « Good for business, crises like that.Very good.» Même réaction chez Depasquale, le petit restaurant italien de la rue Stanley.«On roule comme des fous, ça n’arrête pas.» Et évidemment, au Peel Pub, le siège socal de la jeunesse anglo-saxone, c’est rempli à craquer.«Hey you, the reporter!, crie à tue tête Brian, un étudiant d’Halifax.Are you going to vote YES?» — Dont know.— «What do you mean, don’t know?Anywhere else, people would die to live in Canada.Here, have a beer.And think about it.» SORCIERES L’ordre social dissous dans le chaudron de la sorcière SUITE DE LA PAGE 1 interroger une période cruciale de l’histoire européenne: celle qui voit s’affermir le pouvoir de l’État et se mettre en place les catégories à travers lesquelles se pensera le monde moderne (raison, liberté, responsabilité, etc.).Loin d’être une simple survivance de croyances traditionnelles, la sorcellerie apparaît comme l’expression de la mutation profonde qui traverse alors la société occidentale.La sorcellerie n’a bien sûr pas attendu le XV' siècle pour émerger.L’existence des jeteurs de sorts, guérisseurs et autres «bons» ou «mauvais diables» remonte à la nuit des temps.Mais avec ce qu’il est convenu d’appeler la sorcellerie démoniaque, un nouvel imaginaire se met en place, en s’inspirant d’un ensemble disparate de croyances religieuses et païennes qui redéfinissent profondément la conception du sorcier.Le sabbat, véritable orgie sexuelle où les rites chrétiens sont systématiquement inversés, les enfants dévorés, et où Satan s’envoie joyeusement en l’air avec ses adeptes, occupe une place centrale dans cette métamorphose.Le sorcier, traditionnellement réputé possesseur d’un pouvoir qui lui appartient en propre et qui serait lié à un savoir ésotérique, réservé aux initiés, devient alors un simple intermédiaire de Satan, le véritable détenteur d’une puissance maléfique avec qui il passe un pacte.La sorcellerie quitte ainsi le terrain populaire et devient une construction intellectuelle d’érudits, qui cherchent à approfondir le pouvoir de l’Église en luttant çontre.les diverses formes de paganisme.Au Moyen Age, l’Église considérait la sorcellerie comme une superstition à laquelle on ne pouvait prêter foi sans s’exclure du peuple de Dieu.La bulle papale Summis desiderantes, d’innocent VIII, en 1484, marque à cet égard un virage fondamental.Désormais, le seul refus de croire en la réalité de la sorcière entraîne l’excommunication.«Quant aux opposants, récalcitrants, contradicteurs et rebelles, [.] il [le magistrat] devra pourvoir à les calmer par les censures et peines d’excommunication, de suspense et d’interdit, et de plus redoutables encore, selon qu’il avisera, et sans appel [.].» Deux ans plus tard, les dominicains Henry Institoris et Jacques Sprenger publient le premier traité théologique et juridique, le Malleus Maleficarum («Marteau des sorcières»), pour systématiser la lutte contre l’hérésie sorcière.Une série de textes de démonologues, écrits entre le XV1 et le XVII' siècle, permettra ensuite de préciser peu à peu l’enjeu de la chasse aux sorcières: pour le nouveau magistère, le pacte que des individus passent avec Satan a pour objectif la destruction de l’ordre social.Ce complot ourdi par le prince du Mal appelle donc une réaction à la mesure du danger guettant la société et justifie les mesures d’exception mises en place par le systè-mejuridique.A travers les débats savants entre néoplatoniciens et néoaristotéliciens, portant, entre autres, sur le déplacement au sabbat de la sorcière (plus souvent que le sorcier, la femme ayant été créée à partir d’une «côte courbe» de l’homme), se déploie ainsi toute une symbolique qui justifiera une répression ayant fait 100 000 morts, selon Voltaire.Les évaluations du nombre de victimes sont maintenant beaucoup plus conservatrices.Muchembled pense qu’environ 30 000 bûchers antisataniques ont été allumés durant cette période, emportant à la fois les sorcières et les preuves de leur «culpabilité».Face au feu destructeur de la sorcière, qui dissout en quelque sorte l’ordre social dans son chaudron, le juge, en reprenant et en développant les procédures mises sur pied par l’Inquisition, porte la responsabilité de faire allumer le feu purificateur du bûcher, seul capable d’assurer la victoire du Bien sur le Mal.L’absence de preuves du complot satanique témoignerait d’ailleurs de son efficacité et légitimerait la torture pour extirper de la bouche des damnés l’aveu des péchés commis en compagnie du diable.Le maléfice de tacitumité, «don de silence» accordé par le démon à ses ouailles pour leur éviter de s’incriminer elles-mêmes, rend d’autant plus légitime les pires sévices visant à leur soutirer des «aveux».La prolifération rapide du réseau satanique — «Il ne faut qu’un sorcier pour en faire 500», dit Bodin — est bien sûr rendue possible par son caractère secret.Aussi la dimension nocturne de la sorcellerie démoniaque, encore présente dans l’imaginaire contemporain, en constitue-t-elle une facette fondamentale, comme le montre bien l’une des grandes spécialistes françaises des textes de démonologues, Nicole Jacques-Chaquin, dans deux ouvrages collectifs, La Nuit et Le Sabbat des sorciers, dont elle a assuré la codirection aux éditions Jérôme Millon.C’est d’ailleurs à cause de cette logiqup exponentielle d’expansion du complot satanique que l’État prendra rapidement le relais de l’Église dans la répression de ce qui apparaît alors de plus en plus comme un crime de lèse-majesté.Face à l’ampleur du danger auquel il serait confronté, le pouvoir étatique naissant se considère en effet tout à fait justifié de combattre les formes d’appartenance communautaire locales, traditionnelles — dans lesquelles se développe l’hérésie sorcière — qui s’opposent au monopole de son propre pouvoir.Est-ce à dire que les sorciers et sorcières qui déambuleront dans les rues du Québec mardi feraient partie d’un complot dont le dénouement aura été connu la veille?Avec srtoupt robcrîihç Groupe Robert, Boucherville 1119 emplois entreprises partenaires F NDS DESOLIDARITÉ S TRAVAILLEURS DU QUÉBEC (FTQ) LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (S14) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363 0305 les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison per camelot et pour les abonnements pos'aoi.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / lélécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 ¦ LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury.! informations publiées dins LE DEVOIR LE DEVOIR est distribue par Messageries Dynamiques, drv ion du Groi .H3A3M9.De c.900 bouL St- ¦par 1rs Imprimerie *st.LavaL Envoi de | iSalle.7743 de Boi - Enregistrement division de Im| l Dépôt lésai: Il r Inc.612 c aie du Quél ¦st rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le - Téléphone général: (514) 985-3333: service à U clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 9853399.* CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME A1C I.K II K V 0 I II .I.K S S A M K U I i X K T l> I M A N (' Il K 2 II II ( T (I II It K I II II .1 c » ?! C 0 KI) M Royal réplique à Transat La société a tenté en vain de faire intervenir la Commission des valeurs mobilières (iÉNAKI) HÉKUHÉ LE DKV.OIK Q* en tenant toujours à une inten-O tion, Royal Aviation a répliqué à (Intransigence de Transat.la* trans-porteur entend également retarder la conclusion de l’offre de rachat déposée par Transat au début d’octobre en invitant la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) à imposer un blocus.Au terme de son audience.cette requête a été rejetée par la CVMQ.Transat accueilli avec une fin de non recevoir les dernières déclarations d’intention de son concurrent Royal Aviation tout en déclarant qu’une seule, la sienne, était sur la table, soit celle à 5,75$ l’action visant le rachat d’un maximum de 3,75 millions d’actions ordinaires.La Bourse de Montréal a accepté le report de la date d’échéance de cette offre au 30 octobre, l’ouverture du registre étant ainsi fixée pour lundi, de 8H30 à 9H.Royal a demandé à la CVMQ de reporter cette ouverture à une date ultérieure.Royal a demandé également à la CVMQ d’interdire à Transat A.T.de procéder au rachat de ses actions.En soirée, la CVMQ annonçait qu’elle avait rejeté les prétentions de Royal sur la base, essentiellement, que la Commission «estime qu’elle n’est pas en présence d’une offre publique d’achat (.)».L’entreprise fondée par Michel Leblanc a également répliqué à l’argumentaire de Transat développé pour justifier son rejet d’un éventuel prix d’achat à 6$.Le conseil d’administrateur du transporteur convoité avait in- L’échéance de l’offre est remise au 30 octobre, l’ouverture du registre étant reportée à lundi PHOTO PC Le directeur général de Royal Aviation, Michel Leblanc.sisté, la veille, sur l’absence d’une offre formelle et s’en est pris aux conditions posées par Royal, jugées iréallistes.L’une d’elles prévoit que Royal procède à une vérification dilli-gente -que Transat ouvre l’ensemble de ses livres devant son concurrent-avant qu’une offre ne soit postée aux actionnaires.De plus, une ofre éventuelle de Royal serait conditionnelle à l’obtention d’au moins 66,67% des actions ordinaires visées, et de 100% des actions de Vacances Air transat, cette dernière constituant le coeur de la transaction orchestrée par M.Leblanc.«Ces conditions sont considérées tout à fait farfelues compte tenu des blocs d’actions détenues à l’heure actuelle par la direction de Transat, le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ et par Capital d’Amérique (filiale de la Caisse de dépôt)», avait précisé Transat.En confirmant, encore hier, son «intention» de procéder à une offre publique d’achat de toutes les actions en circulation, Royal a répondu du tac au tac aux allégations de son concurrent.Concernant la vérification diligente, le prétendant comprend la pudeur de Transat et propose de s’en remettre àune tierce partie indépendante, si jugé nécessaire.Quant à sa condition du 66,67%, elle s’inspire de la ventilation de l’actionnariat présentée par Transat dans l’avis accompagnant l’offre publique de rachat daté du 2 octobre.Dans ce document, Transat indique que les dirigeants et le Fonds de solidarité retiennent chacun 11,2% des actions convoitées, soit 22,4%.Même l’exercice des options ne déborderait pas, selon Royal, de ce minimum de 66,67% établi.Enfin Royal conteste l’arrivée in extremis de la Caisse de dépôt dans Vacances Air Transat et prétend que la participation de 25% a été cédée à l’institution (pour 10 millions$) sous la juste valeur marchande de la filiale, «niant ainsi aux actionnaires leur pleine et juste valeur», cette transaction renferme également une espèce de «pilule empoisonnée» en ce sens que capital d’Amérique peut racheter les actions restantes de Vacances Air Transat si une tierce partie se porte acquéreur de 40% ou plus des actions de la société-mère (Transat).EN BREF ?BANQUE SCOTIA DE RETOUR AU LIBAN La Banque Scotia a annoncé son retour au Liban après avoir reçu l’autorisation de la Banque du Liban d’ouvrir une succursale dans la capitale, Beyrouth.Cette ouverture fera de la Banque Scotia la seule banque canadienne présente dans ce pays du Moyen-Orient.«Nous avons le plaisir d’annoncer le retour de la Banque Scotia a Beyrouth, a déclaré Calum Johnston, vice-président à la direction, chargé des opérations internationales.Nous avons été favorablement impressionnés par la renaissance des activités économiques à Beyrouth au cours de ces dernières années et nous sommes persuadés que cette ville retrouvera son ancienne position de plaque tournante du Moyen-Orient pour les échanges commerciaux et les services.» La croissance de l’économie libanaise déviait atteindre 9 % en 1995 et se situer aux alentours de 8 % en 1996.Air Canada offre dç nouvelles destinations aux Etats-Unis LE DEVOIR Air Canada devrait procéder, demain, au lancement d’une palette élargie de nouvelles destinations aux Etats-Unis.«Treize avions à réaction d’Air Canada quitteront le Canada pour différentes destinations des Etats-Unis, marquant ainsi le lancement de nouveaux services réguliers sans escale reliant Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal à dix villes américaines.Les treize nouveaux services sans escale qu’Air Canada lance dimanche représentent 134 vpls réguliers de plus par semaine entre le Canada et les Etats-Unis.«Cela porte à 1029 le nombre total de vols qu’Air Canada exploite chaque semaine du Canada aux Etats-Unis, au-delà de 80 % de plus que ce qu’offrent ensemble Canadien et American Airlines», a ajouté le transporteur.«Depuis que l’accord canado-américain sur la libéralisation des services aériens a été signé voilà huit mois, Air Canada s’est résolument attachée à renforcer sa position dominante entre les deux pays, a rappelé Hollis Harris, président du conseil, président et chef de la direction.La clé de notre réussite réside dans le parc aérien d’Air Canada qui, avec ses 120 avions à réaction, est le plus gros du Canada.Notre parc nous permet de relier des marchés transfrontaliers grâce à un service origine-destination, sans escales ni plaques tournantes ni correspondances.» La stratégie d’Air Canada consistant à mettre le cap sur le sud s’articule autour du Regional jet de Canadair (Bombardier).En mars 1996, soit un an seulement après la libéralisation des services aériens.Air Canada aura ouvert entre le Canada et les Etats-Unis plus de 30 lignes exploitées sans escale par des avions à réaction.«Plutôt que d’attribuer notre code aux vols d’autres transporteurs, nous voulons utiliser nos propres appareils, équipages et employés», a ajouté le transporteur, lançant ainsi une flèche en direction de son concurrent national.Dans un communiqué séparé, Air canada a annoncé avoir déposé hier une demande en vue d’inscrire à la cote du marché au comptoir Nasdaq ses actions ordinaires sans droit de vote et ses débentures subordonnées convertibles.Air Canada veut ainsi accéder à un marché secondaire dont la taille est dix fois supérieure à celle du marché canadien dans le but d’associer «plus étroitement notre base d’actionnaires et notre base commerciale».Voici les taux d’intérêt en vigueur le 26 octobre dans les principales institu- tions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions finan- cières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Dépôt ceitlf.certlt.cartll.Prêts Prêts Prêts Prête ‘ â ternie placent.placem.placem.hypolti.hypoth.hypoth.péri j * 30-59jous 1 ans 3 ans S ans 1 ans 3 ans Sans taux min.1 1 Desjardins* 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,500 M Banque CIBC 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 —‘ J.A ; Comm.liai.Can.5,000 5,300 5,900 6,550 7,750 8,250 8,700 10,00 ' Laurentienne 4,750 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,600 8ûoo:i;< de Montréal 4,750 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,500 Banque Nationale 4,500 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,750 Banque Royale 4,750 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 9,00é'*î Banque TD 4,500 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,000 Banque Hongkong 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 Taux suggéré p ar la Fédérât: ion de Montréal » f - - * *##* Fiducies .\ w Dépôt certll.certlt.certll.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pars.30-59 jous 1 ans 3 ans Sans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Canada Trust 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 10.75 ; Fid.Can.liai.5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,750',;.' ', Fld.Sunlite 4,875 6,000 6,625 7,125 7,750 8,250 8,700 —-.p r.Fid.Desjardins 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 -* uciît, Trust Général 4,500 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,760' i '¦ i Tr.Laurentienne 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,600 .'J K J - Trust National 5,000 6,000 6,375 6,875 7,750 8,250 08,700 • - r'*-*'! J > Tr.PrêtRev.5,125 5,500 6,500 7,000 7,750 8,250 8,700 * ’X î I * Trust Royal 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 9,000 Gr.Investors -nil- 5,250 5,875 6,500 7,500 8,000 8,450 — -*¦ Tr.LaCapitale 5,650 6,300 6,850 7,300 — — — Sherbrooke Trust 4,500 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,750 r le génie pour l'industrie| ETUDES SUPERIEURES EN GENIE Afin de former des spécialistes aptes à favoriser le développement et le transfert technologiques dans l'industrie, l'Ecole de technologie supérieure offre plusieurs programmes d'études supérieures dans le domaine du génie.Maîtrises Génie de la construction Conception, entretien et réhabilitation des bâtiments, des ouvrages d'art et des infrastructures routières et urbaines ; hydraulique, hydrologie, assainissement et gestion.Technologie des systèmes Conception, développement et implantation des technologies reliées aux domaines du génie électrique, mécanique, manufacturier et informatique.Ce programme inclut une option génie logiciel.Diplômes de 2e cycle Réhabilitation des infrastructures urbaines Évaluation et réhabilitation des ouvrages d'art, des infrastructures routières et des services souterrains d'eau et d’assainissement.Génie logiciel Conception, développement, réalisation et maintenance de logiciels et de systèmes informatiques.Technologie de la prévention des risques industriels Techniques d'évaluation et de contrôle des risques physiques, ergonomiques et chimiques associés aux machines, installations et équipements industriels.Les programmes de maîtrise comptent 45 crédits et comportent un projet d'application ou un rapport technique.Les diplômes de 2° cycle comptent 30 crédits.Ces programmes peuvent être suivis a temps complet ou à temps partiel.Bureau du registraire École de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien, Montréal (Québec) H2T 2C8 Téléphone : (514) 289-8888 "I Université du Québec École de technologie supérieure *©§¦»§ Efts .t xifei* ESIDEN CES ik-g/j LONGUEUIL COLLECTIVITÉ NOUVELLE IV Architecture moderne, constr.1990, superiicie habitable 3400 pi.car.sur 2 étages + s/sol de 1500 pi.car.aménagé pour «bachelor”.7 pièces au r.de c.; à l'étage, 3 c.c., 2 s/bain et bibliothèque avec terrasse extérieure.Pièces de grandes dimensions, plafond d'une hauteur de 10 pi.Grand terrain aménagé avec piscine creusée.La résidence est adossée à la base de plein air de Longueuil.398 000 S QUEBEC - COLLINE PARLEMENTAIRE Superbe penthouse, 2300 p.c.de charme, de confort et de lumière.Immense terrasse sud-ouest (1000 p.c.).À proximité du Musée, des célèbres Plaines d'Abraham et des meilleurs restaurants de la Vieille Capitale.345 000 S.MONIQUE OTIS Courtier Immobilier Agréé (418) 527-7572 RESTIGE ST-JEAN DE MATHA (50 MIN.DE MTL) Propriété exclusive de grand luxe.Conçue par l'architecte Richard Gravel.14 pièces, 3578 p.c.d'aire habitable (82 x 34).Terrain 80 000 p.c.Annexe de 3 grandes pièces avec 2 entrées pour bureau professionnel.2è garage de 24 x 36.Coût de construction en '94: 374 000 S.Tout est spécial dans cette propriété.Activités à 2 pas: ski fond, ski alpin, golf, chasse, pèche, équitation.Réal Lavoie (514) 886-2471 Tél.: (514) 647-5991 LONGUEUIL Collectivité nouvelle - Phase III Luxueux cottage, coin de me.face à un pan:.Aire ouverte 1er et garage Style loft au premier étage, très clair, toit cathédrale dans cuisine et salle à manger, 2 s/bain, bain tourbillon dans s/bain des maîtres et puits de lumière.2e étage: 3 grandes c/c.beaucoup de fenestrations, clair, hxtures.lampes très modernes et luxueuses.Sous-sol semi-fini.Chauffage: termopompe 3 tonnes: tenam paysager, pavé uni.232 000 S.GRANBY-CANTONS DE LEST Magnifique maison style victorien en plein coeur d’un secteur de LAC BROME (40 METRES DE RIVAGE) Maison des années '40 avec cachet unique et tout le confort.Grand terrain et belle vue du coucher de soleil.FERMETTE ST-BENOIT DE MIRABEL Décor enchanteur.Maison canadienne, construction 1980, 4 c.c., 3 s/bain, solarium, foyers, toit bardeaux d'aluminium, dépendances.Terrain 6 1/2 arpents.249 500 S.(514) 258-2286 villégiature, avec point de vue imprenable sur lac Boivin et montagne Shefford.Construction récente sur terrain boisé de 2S 000 p.c.Premier étage: très grande cuisine, s/familiale, salon, s/dîner et s/d'eau.Deuxième étage: chambre des maîtres (22 x 12) plus deux autres chambres.2 s/bain.195 000 $.(514) 378-5833 - (514) 985-3331 Maurizio Collini courtier agréé (514)263-4663 COLLIN (514) 651-5057 0 iH V.Uif i 6 A 10 I.K I) K V O I II .I.K S S A M K DI 2 H K T D I M A N I II K 2 II II I T (I II It K I II II LE DEVOIR ACTUALITES f Michel Venue C H K O N I Q U H K É F É K E N I) A I K K Risquer la confiance histoire retiendra sans doute Lucien Bouchard comme le personnage politique le plus i marquant de la présente campagne référen-.daire, quoique le premier ministre du Cana-J da, Jean Cnrétien, ait pris, cette semaine, une importance nouvelle en lançant aux Québécois un dernier S.O.S.en faveur du Canada.A cette occasion, le tamp du OUI, qui avait le choix, a choisi le chef du Bloc-québécois pour lui répliquer à la télévision.J' .M.Bouchard est le chef politique qui inspire le plus confiance aux Québécois.Il est surtout celui que préfè-, rent les électeurs qui s’apprêtent à voter OUI, à hauteur de 60 %, contre 25 % pour M.Parizeau.Dans une entrevue à La Presse, la semaine dernière, M.Bouchard avouait se sentir une responsabilité, un poids important dans la campagne.Lui devra-t-on la victoire si le OUI l'emporte?«M.Parizeau pourra dire: “j’ai apporté 45 points, Bouchard cinq points”, il n’y a pas de honte là-dedans», a-t-il répondu.Le député de Lac-Saint-Jean est parvenu, en cinq ans de vie politique, à tisser avec les Québécois un lien de confiance inégalé depuis René Lévesque, dont on dit qu’il est le fils spirituel.Des indécis voteront peut-être OUI, cette fois-ci, «parce que Bouchard nous donne vraiment le goût de prendre ce risque», rapportait hier mon collègue Sylvain Blanchard dans une entrevue avec quelques électeurs ?ambivalents.Car Lucien Bouchard est le garant du partenariat, cet ingrédient ajouté à la question référendaire après un virage que le leader du Bloc québécois, il faut le rappeler, a imposé.Peut-être M.Parizeau, qui attendait la conclusion des commissions régionales, aurait-il tiré les mêmes conclusions, mais les déclarations de M.Bouchard en faveur d’une question gagnante incluant la notion d’association ont pesé lourd dans la balance.Il y a eu des tensions, reconnaît M.Bouchard.Cela n’a pas été facile de faire avaler le virage du printemps.La négociation de l’entente du 12 juin a été laborieuse.En nommant le chef du Bloc québécois comme négociateur du Québec, M.Parizeau «a pris un engagement politique; il a choisi un personnage public dont les opinions sont connues», a dit M.Bouchard au Devoir pour illustrer le pouvoir qu’il croit détenir après un OÜI et qui lui permet de garantir, en quelque sorte, que le gouvernement du Québec «épuisera tous les efforts» pour obtenir un nouveau partenariat, qu’il sera patient avec le reste du Canada et ne se découragera pas après un premier refus de négocier.M.Bouchard est toujours très courtois envers M.Parizeau.Il admire sa rigueur.«M.Parizeau est l’homme d’une ligne», disait-il au Soleil à son retour de convalescence, en février, après avoir subi l’amputation d’une jambe.«Il a un schème de référence et on ne peut pas l’en faire déroger.» Cependant, dans la même entrevue, il insistait sur la nécessité, pour un leader, d’écouter la population.Il prenait aussi ses distances du premier ministre du Québec: «Je ne me sens conscrit par personne», disait-il, rappelant qu’il avait quitté le gouvernement dirigé par son ami Brian Mulroney par conviction en 1990 pour fonder le Bloc québécois.Cette conversion à la thèse souverainiste est l’un de ses atouts auprès des indécis.Le Canada, le beau risque, l’honneur et l’enthousiasme, il a essayé ça.Il a constaté que ça n’a pas marché.Il est souverainiste de conclusion, pas par dogme.Il ouvre la voie à ceux qui voudraient suivre la même démarche.Mais celui qu’on a cru être un magicien ne peut pas non plus faire de miracles.René Lévesque était aimé.Les Québécois ne lui ont donné que 40 % d’appui en 1980.Blanchard, dans son article d’hier, cite un indécis qui penche pour le NON en disant qu’il ne votera certainement pas OUI «juste parce que Bouchard me fait tripper quand il parle d’affirmation nationale.Son discours m’accroche.Mais avons-nous les moyens de nos ambitions?».Le chef du Bloc est très discret sur ses intentions après un NON.En février, après avoir vaincu la maladie, il disait que la politique lui paraissait désormais «plus importante que jamais».«Quand on est dans la politique, on sacre contre elle.Sevré de politique, j’étais en manque.» Aujourd’hui, il parle de son intérêt pour sa profession d’avocat, de l’importance de sa famille.Il n’a pourtant pas fermé la porte, durant la campagne, à l’idée de prendre la relève de M.Parizeau comme premier ministre du Québec si ce dernier démissionne après une défaite.«On verra.» Encore faudrait-il qu’il y trouve un défi.Il ne se voit pas construire sur une victoire morale.En février, il disait qu’après un NON, les élites québécoises auraient été désavouées, privant tout politicien du Québec du pouvoir de parler en son nom.Mais pour Lucien, qui sait si ce serait différent?CHANGEMENTS «Un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité» SUITE DE LA PAGE 1 pas rejeter le Canada, car cela reviendrait à «rejeter un idéal de liberté, de solidarité, de sécurité et de respect des libertés individuelles».M.Charest a mis en garde ceux qui seraient «tentés de voter OUI parce qu’ils veulent des changements» tout en étant «profondément attachés au Canada»: «U* OUI, c’est la rupture, alors que le NON nous offre le Québec et le Canada», a-t-il dit.Mme Fnilla, qui jouait les maîtres de cérémonie, s’est exclamée: «Nous avons de la belle visite! Bienvenue chez nous, bienvenue chez vous!», avant de présenter les différents orateurs.Le chef du camp du NON, Daniel Johnson, a remercié les personnes des autres provinces d’être venues «montrer leur attachement au Québec».«11 y a d’autres pays plus riches, plus puissants que le Canada, mais nous avons des qualités de cœur que le reste du monde nous envie», a-t-il dit, avant de conclure: «Le Canada nous tient à cœur!» Tous les orateurs ont proclamé leur «fierté d’être Québécois» et leur «fierté d’être Canadien».Le cœur et les sentiments s’étalaient bien visiblement sur les affiches et les banderoles des manifestants: «Québec, je t’aime», «Le Québec est au cœur du Canada», «Laissons son cœur au Canada» et «Québec, on a besoin de toi».Dans la foule, on voyait beaucoup de jeunes, des familles avec des enfants, des personnes âgées.Les ténors du camp du NON ont été longuement applaudis avant d'entonner l’hymne national avec les manifestants.Un peu en retrait, derrière le podium, quatre premiers ministres provinciaux étaient présents mais n’ont pas pris la parole: Mike Harris de l’Ontario, John Savage de la Nouvelle-Ecosse, Frank McKenna du Nouveau-Brunswick pt Catherine Callbeck de l'Ile-du-Prince-Edouard.Pour l’un des organisateurs du rassemblement, Jean-François Viau, président du Conseil québécois des gens d’affaires, son succès «démontre que les gens qui croient au Canada peuvent aussi être passionnés et que la passion n’est pas l’exclusivité de MM.Bouchard et Pa-rizçau».A la suite d’une assemblée politique du milieu des affaires la semaine dernière à Montréal, M.Viau avait proposé samedi dernier au comité du NON d’organiser une assemblée publique pour rejoindre un plus grand nombre de gens d’affaires dans leur milieu de travail.L’objectif était d’abord de mobiliser 1rs gens du centre-vijie de Montréal et ceux qui y travaillent.A cela s’est ajoutée l’initiative du ministre fédéral des Pêches, Brian Tobin, qui a suggéré lundi l’idée d’un rassemblement pour porter au Québec un message des habitants des autres provinces, en substance: «Ne partez pas.Restez dans le Canada.» TOURISTES On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.PHOTO JACQUES NADEAU Dans l’ordre et l’enthousiasme SUITE DE LA PAGE 1 Plus loin, William Connors regardait Montréal et l’édifice de La Lau-rentienne pour ,1a toute première fois de sa vie.Emerveillé.«Nice city, very nice.How much for an apartment up there?» Comme Fred et Michael Wood avant lui, M.Connors, qui vient de Kelowna, s’est informé auprès des passants pour savoir si le Forum était situé près du Stade olympique et s’il pouvait s’y rendre à pied.Le discours de Liza Frulla, il ne l’a jamais entendu.La foule est impressionnante.Et disciplinée.Pas de bousculade, ni d’énervement.On placote, on rit et on attend que ça finisse.Sagement.Ils sont jeunes, ils sont vieux, ils sont venus en train, en voiture ou en avion pour dire aux Québécois de rester au Canada, «the best place there is».On regarde le ciel, les arbres, l’architecture, souvent en silence et avec un sourire aux lèvres, exactement comme s’ils étaient à Paris ou dans n’importe quel pays étranger.Ils ont l’air de bonne humeur, mais rares sont ceux qui essaient de baragouiner un mot de français pour aborder leur voisin.C’est donc au son des «Hello, Sir» et des «Excuse me, Miss» qu’on se fraie un chemin dans la foule et qu’on demande aux gens d’ici le nom d’un bon restaurant ou de la station de métro la plus proche.Ils sont arrivés avec leurs pancartes et leurs enfants pour dire aux Québécois «We care», «Yes, you’re distinct».— Repartez-vous à la maison immédiatement après la manifestation?«Non, répond Ron, 24 ans, du Nouveau-Brunswick.Je viens voir mon oncle que je n’ai pas vu depuis Christmas Eve et qui vient de s’acheter un Winnebago.Must be great driving that.» Vingt pieds plus loin, on parle du Biodôme, ailleurs du Stade olympique, du Jardin botanique, même de la maison de Pierre Trudeau qu’on souhaite visiter (de loin, bien sûr) — d’ailleurs, plusieurs s’attendaient de voir l’ex-premier ministre à la manifestation.Ils affichent leurs couleurs avec fierté, leurs drapeaux et leurs pancartes avec émotion («Quebecers: my blood is red and blue»), applaudissant aux bons moments, c’est-à-dire chaque fois que quelqu’un prononce les mots NON ou Canada au micro.Puis, à 13hl5, la foule se disperse et des centaines d’anglophones de l’ouest de la ville décident de poursuivre la manifestation rue Sainte-Catherine, prenant le contrôle de l’artère jusqu’à Atwater sans qu’aucun automobiliste ne perde son sang-froid, le tintamarre des klaxons et leurs mines réjouies faisant même foi de leur satisfaction de les voir là.Plus bas, au coin de Stanley, les restaurants, mais surtout les bars, dont le chic Chez Paré (où il y a une file d’attente), on affiche complet.Un serveur du Dominion Pub jubile: « Good for business, crises like that.Very good.» Même réaction chez Depasquale, le petit restaurant italien de la rue Stanley.«On roule comme des fous, ça n’arrête pas.» Et évidemment, au Peel Pub, le siège socal de la jeunesse anglo-saxone, c’est rempli à craquer.«Hey you, the reporter!, crie à tue tête Brian, un étudiant d’Halifax.Are you going to vote YES?» — Dont know.— «What do you mean, don’t know?Anywhere else, people would die to live in Canada.Here, have a beer.And think about it.» SORCIERES L’ordre social dissous dans le chaudron de la sorcière SUITE DE LA PAGE 1 interroger une période cruciale de l’histoire européenne: celle qui voit s’affermir le pouvoir de l’État et se mettre en place les catégories à travers lesquelles se pensera le monde moderne (raison, liberté, responsabilité, etc.).Loin d’être une simple survivance de croyances traditionnelles, la sorcellerie apparaît comme l’expression de la mutation profonde qui traverse alors la société occidentale.La sorcellerie n’a bien sûr pas attendu le XVe siècle pour émerger.L’existence des jeteurs de sorts, guérisseurs et autres «bons» ou «mauvais diables» remonte à la nuit des temps.Mais avec ce qu’il est convenu d’appeler la sorcellerie démoniaque, un nouvel imaginaire se met en place, en s’inspirant d’un ensemble disparate de croyances religieuses et païennes qui redéfinissent profondément la conception du sorcier.Le sabbat, véritable orgie sexuelle où les rites chrétiens sont systématiquement inversés, les enfants dévorés, et où Satan s’envoie joyeusement en l’air avec ses adeptes, occupe une place centrale dans cette métamorphose.Le sorcier, traditionnellement réputé possesseur d’un pouvoir qui lui appartient en propre et qui serait lié à un savoir ésotérique, réservé aux initiés, devient alors un simple intermédiaire de Satan, le véritable détenteur d’une puissance maléfique avec qui il passe un pacte.La sorcellerie quitte ainsi le terrain populaire et devient une construction intellectuelle d’érudits, qui cherchent à approfondir le pouvoir de l’Église en luttant çontre.les diverses formes de paganisme.Au Moyen Age, l’Église considérait la sorcellerie comme une superstition à laquelle on ne pouvait prêter foi sans s’exclure du peuple de Dieu.La bulle papale Summis desiderantes, d’innocent VIII, en 1484, marque à cet égard un virage fondamental.Désormais, le seul refus de croire en la réalité de la sorcière entraîne l’excommunication.«Quant aux opposants, récalcitrants, contradicteurs et rebelles, [.] il [le magistrat] devra pourvoir à les calmer par les censures et peines d’excommunication, de suspense et d’interdit, et de plus redoutables encore, selon qu’il avisera, et sans appel [.].» Deux ans plus tard, les dominicains Henry Institoris et Jacques Sprenger publient le premier traité théologique et juridique, le Malleus Maleficarum («Marteau des sorcières»), pour systématiser la lutte contre l’hérésie sorcière.Une série de textes de démonologues, écrits entre le XVe et le XVII* siècle, permettra ensuite de préciser peu à peu l’enjeu de la chasse aux sorcières: pour le nouveau magistère, le pacte que des individus passent avec Satan a pour objectif la destruction de l’ordre social.Ce complot ourdi par le prince du Mal appelle donc une réaction à la mesure du danger guettant la société et justifie les mesures d’exception mises en place par le systè-mejuridique.A travers les débats savants entre néoplatoniciens et néoaristotéliciens, portant, entre autres, sur le déplacement au sabbat de la sorcière (plus souvent que le sorcier, la femme ayant été créée à partir d’une «côte courbe» de l’homme), se déploie ainsi toute une symbolique qui justifiera une répression ayant fait 100 000 morts, selon Voltaire.Les évaluations du nombre de victimes sont maintenant beaucoup plus conservatrices.Muchembled pense qu’environ 30 000 bûchers antisataniques ont été allumés durant cette période, emportant à la fois les sorcières et les preuves de leur «culpabilité».Face au feu destructeur de la sorcière, qui dissout en quelque sorte l’ordre social dans son chaudron, le juge, en reprenant et en développant les procédures mises sur pied par l’Inquisition, porte la responsabilité de faire allumer le feu purificateur du bûcher, seul capable d’assurer la victoire du Bien sur le Mal.L’absence de preuves du complot satanique témoignerait d’ailleurs de son efficacité et légitimerait la torture pour extirper de la bouche des damnés l’aveu des péchés commis en compagnie du diable.Le maléfice de tacitumité, «don de silence» accordé par le démon à ses ouailles pour leur éviter de s’incriminer elles-mêmes, rend d’autant plus légitime les pires sévices visant à leur soutirer des «aveux».La prolifération rapide du réseau satanique — «Il ne faut qu’un sorcier pour en faire 500», dit Bodin — est bien sûr rendue possible par son caractère secret.Aussi la dimension nocturne de la sorcellerie démoniaque, encore présente dans l’imaginaire contemporain, en constitue-t-elle une facette fondamentale, comme le montre bien l’une des grandes spécialistes françaises des textes de démonologues, Nicole Jacques-Chaquin, dans deux ouvrages collectifs, La Nuit et Le Sabbat des sorciers, dont elle a assuré la codirection aux éditions Jérôme Millon.C’est d’ailleurs à cause de cette logiqup exponentielle d’expansion du complot satanique que l’État prendra rapidement le relais de l’Église dans la répression de ce qui apparaît alors de plus en plus comme un crime de lèse-majesté.Face à l’ampleur du danger auquel il serait confronté, le pouvoir étatique naissant se considère en effet tout à fait justifié de combattre les formes d’appartenance communautaire locales, traditionnelles — dans lesquelles se développe l’hérésie sorcière — qui s’opposent au monopole de son propre pouvoir.Est-ce à dire que les sorciers et sorcières qui déambuleront dans les rues du Québec mardi feraient partie d’un complot dont le dénouement aura été connu la veille?a®» entreprises partenaires Groupe Robert, Boucherville 1 119 emplois LE F NDS DESOLIDARITÉ 'f\: DES TRAVAILLEURS Aj-Jg?DU QUÉBEC (FTO) " LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363 0305 Lé! numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot el pour les abonnements postaoi.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985 3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR e t par LE DEVOIR Inc dont le siege v* dans LE DEVOIR LE DEVOIR est dis tué au numéro 2060 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor laHalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal L’Agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser r Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 bouL St-Martin ouest, laval.Envoi de publicatifin — Enregistrement no 0858.Dépôt légal; Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle; (514) 985-3355; publicité: (514) 9H533ï* i CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ I.K l> K V ü I II , I.K S A M K I» I 2 8 K T I* I M A X ( II K 2 !> 0 i I l» H II K I il il A ?i C 0 N 0 M f ?Royal réplique à Transat La société a tenté en vain de faire intervenir la Commission des valeurs mobilières GÉRARD H KR U B K LE DEV.OIH S>en tenant toujours à une intention, Royal Aviation a répliqué à l’intransigence de Transat.li transporteur entend également retarder la conclusion de l’offre de rachat déposée par Transat au début d’octobre en invitant la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) à imposer un blocus.Au terme de son audience, cette requête a été rejetée par la CVMQ.Transat accueilli avec une fin de non recevoir les dernières déclarations d’intention de son concurrent Royal Aviation tout en déclarant qu’une seule, la sienne, était sur la table, soit celle à 5,75$ l’action visant le rachat d’un maximum de 3,75 millions d’actions ordinaires.La Bourse de Montréal a accepté le report de la L’échéance de l’offre est remise au 30 octobre, l’ouverture du registre étant reportée à lundi En soirée, la CVMQ annonçait qu’elle avait rejeté les prétentions de Royal sur la base, essentiellement, que la Commission «estime qu’elle n’est pas en présence d’une offre publique d’achat (.)».L’entreprise fondée par Michel Leblanc a également répliqué à l’argumentaire de Transat développé pour justifier son rejet d’un éventuel prix d’achat à 6$.Le conseil d’administrateur du transporteur convoité avait in- date d’échéance de cette offre au 30 octobre, l’ouverture du registre étant ainsi fixée pour lundi, de 8H30 à 9H.Royal a demandé à la CVMQ de reporter cette ouverture à une date ultérieure.Royal a demandé également à la CVMQ d’interdire à Transat A.T.de procéder au rachat de ses actions.des blocs d’actions détenues à l’heure actuelle par la direction de Transat, le Fonds de solidarité des travailleurs FTQ et par Capital d'Amérique (filiale de la Caisse de dépôt)», avait précise* Transat.En confirmant, encore hier, son «intention» de procéder à une offre publique d’achat de toutes les actions en circulation, Royal a ré|M>ndu du tac au tac aux allégations de son concurrent.Concernant la vérification diligente, le prétendant comprend la pudeur de Transat et propose de s’en remettre àune tierce partie indépendante, si jugé nécessaire.Quant à sa condition du 66,67%, elle s’inspire de la ventilation de l’actionnariat présentée par Transat dans l'avis accompagnant l’offre publique de rachat daté du 2 octobre.Dans ce document.Transat indique que les dirigeants et le Fonds de solidarité retiennent chacun 11,2% des actions convoitées, soit 22,4%.Même l’exercice des options ne déborderait pas, selon Royal, de ce minimum de 66,67% établi.Enfin Royal conteste l’arrivée in extremis de la Caisse de dépôt dans Vacances Air Transat et prétend que la participation de 25% a été cédée à l’institution (pour 10 millions$) sous la juste valeur marchande de la filiale, «niant ainsi aux actionnaires leur pleine et juste valeur», cette transaction renferme également une espèce de «pilule empoisonnée» en ce sens que capital d’Amérique peut racheter les actions restantes de Vacances Air Transat si une tierce partie se porte acquéreur de 40% ou plus des actions de la société-mère (Transat).PHOTO PC Le directeur général de Royal Aviation, Michel Leblanc.sisté, la veille, sur l’absence d’une offre formelle et s’en est pris aux conditions posées par Royal, jugées iréallistes.L’une d’elles prévoit que Royal procède à une vérification dilli-gente -que Transat ouvre l’ensemble de ses livres devant son concurrent-avant qu’une offre ne soit postée aux actionnaires.De plus, une ofre éventuelle de Royal serait conditionnelle à l’obtention d’au moins 66,67% des actions ordinaires visées, et de 100% des actions de Vacances Air transat, cette dernière constituant le coeur de la transaction orchestrée par M.Leblanc.«Ces conditions sont considérées tout à fait farfelues compte tenu EN BREF ?BANQUE SCOTIA DE RETOUR AU LIBAN La Banque Scotia a annoncé son retour au Liban après avoir reçu l’autorisation de la Banque du Liban d’ouvrir une succursale dans la capitale, Beyrouth.Cette ouverture fera de la Banque Scotia la seule banque canadienne présente dans ce pays du Moyen-Orient.«Nous avons le plaisir d’annoncer le retour de la Banque Scotia a Beyrouth, a déclaré Calum Johnston, vice-président à la direction, chargé des opérations internationales.Nous avons été favorablement impressionnés par la renaissance des activités économiques à Beyrouth au cours de ces dernières années et nous sommes persuadés que cette ville retrouvera son ancienne position de plaque tournante du Moyen-Orient pour les échanges commerciaux et les services.» La croissance de l’économie libanaise devrait atteindre 9 % en 1995 et se situer aux alentours de 8 % en 1996.Air Canada offre dç nouvelles destinations aux Etats-Unis LE DEVOIR Air Canada devrait procéder, demain, au lancement d’une palette élargie de nouvelles destinations aux Etats-Unis.«Treize avions à réaction d’Air Canada quitteront le Canada pour différentes destinations des Etats-Unis, marquant ainsi le lancement de nouveaux services réguliers sans escale reliant Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal à dix villes américaines.Les treize nouveaux services sans escale qu’Air Canada lance dimanche représentent 134 vpls réguliers de plus par semaine entre le Canada et les Etats-Unis.«Cela porte à 1029 le nombre total de vols qu’Air Canada exploite chaque semaine du Canada aux Etats-Unis, au-delà de 80 % de plus que ce qu’offrent ensemble Canadien et American Airlines», a ajouté le transporteur.«Depuis que l’accord canado-américain sur la libéralisation des services aériens a été signé voilà huit mois, Air Canada s’est résolument attachée à renforcer sa position dominante entre les deux pays, a rappelé Hollis Harris, président du conseil, président et chef de la direction.La clé de notre réussite réside dans le parc aérien d’Air Canada qui, avec ses 120 avions à réaction, est le plus gros du Canada.Notre parc nous permet de relier des marchés transfrontaliers grâce à un service origine-destination, sans escales ni plaques tournantes ni correspondances.» La stratégie d’Air Canada consistant à mettre le cap sur le sud s’articule autour du Regional jet de Canadair (Bombardier).En mars 1996, soit un an seulement après la libéralisation des service^ aériens, Air Canada aura ouvert entre le Canada et les Etats-Unis plus de 30 lignes exploitées sans escale par des avions à réaction.«Plutôt que d’attribuer notre code aux vols d’autres transporteurs, nous voulons utiliser nos propres appareils, équipages et employés», a ajouté le transporteur, lançant ainsi une flèche en direction de son concurrent national.Dans un communiqué séparé, Air canada a annoncé avoir déposé hier une demande en vue d’inscrire à la cote du marché au comptoir Nasdaq ses actions ordinaires sans droit de vote et ses débentures subordonnées convertibles.Air Canada veut ainsi accéder à un marché secondaire dont la taille est dix fois supérieure à celle du marché canadien dans le but d’associer «plus étroitement notre base d’actionnaires et notre base commerciale».C 3 UUX D'INTÉRÊTS - TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d intérêt en vigueur le 26 octobre dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Oépôl certlf.certlf.certlf.Prêts Prêts Prêts Prêté L • *, à terme placent.placem.plaçant.hypoth.hypoth.hypoth.pan, j 30-59 |ou< 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.• 1 .JtGè 8,500 Desjardins* 5.500 6.125 6.750 7,750 8.250 8,700 Banque CIBC 5.000 5.500 6.125 6,750 7,750 8.250 8,700 >J^liJÇ Comm.liai.Can.5,000 5.300 5,900 6,550 7,750 8,250 8,700 10.00 Laurenlienne 4,750 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8.600 s.ooorï*; 1 8,500 de Montréal 4,750 5.500 6.125 6,750 7,750 8,250 8,700 Banque Nationale 4.500 5.500 6.125 6.750 7,750 8,250 8,700 8,750.fl Banque Royale 4.750 5.500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 9.ooè**î y Banque TD 4,500 5.500 6,125 6,750 7,750 8.250 8,700 8.000 Banque Hongkong 5.000 * Taux suggéré par la Fédérait Fiducies 5.500 6.125 on de Montréal 6,750 7,750 8.250 8,700 -\ÿ' : imt • # #« Jjt Dépôt certlf.certlf.certlf.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pert.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans Sans taux min.• •in *i f ’ Canada Trust 5.000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 10,75 Fid.Lan liai 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8.250 8,700 8.75Q Fid.Sunlife 4.875 6.000 6,625 7,125 7,750 8,250 8,700 —r p ?H' Fid.Desjardins 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 , )* l / j Trust Général 4,500 5,500 6,125 6.750 7.750 8.250 8,700 8,760- .i i?Tr.Laurenlienne 5,000 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,600 * jfc J •* -» * Trust National 5,000 6.000 6,375 6,875 7,750 8,250 08,700 Tr.PrêlRev.5.125 5,500 6,500 7,000 7,750 8,250 8,700 Trust Royal 5,000 5,500 6,125 6.750 7,750 8.250 8,700 9,000 Gr.Investors -nil- 5,250 5,875 6,500 7,500 8,000 8,450 — Tr.LaCapitale 5,650 6,300 6,850 7,300 — — — Sherbrooke Trust 4,500 5,500 6,125 6,750 7,750 8,250 8,700 8,750 ÉTUDES SUPÉRIEURES EN GÉNIE ^ le génie pour l'industriel Afin de former des spécialistes aptes à favoriser le développement et le transfert technologiques dans l’industrie, l'Ecole de technologie supérieure offre plusieurs programmes d'études supérieures dans le domaine du génie.Maîtrises Génie de la construction Conception, entretien et réhabilitation des bâtiments, des ouvrages d'art et des infrastructures routières et urbaines ; hydraulique, hydrologie, assainissement et gestion.Technologie des systèmes Conception, développement et implantation des technologies reliées aux domaines du génie électrique, mécanique, manufacturier et informatique.Ce programme inclut une option génie logiciel.Diplômes de 2e cycle Réhabilitation des infrastructures urbaines Évaluation et réhabilitation des ouvrages d'art, des infrastructures routières et des services souterrains d’eau et d'assainissement.Génie logiciel Conception, développement, réalisation et maintenance de logiciels et de systèmes informatiques.Technologie de la prévention des risques industriels Techniques d'évaluation et de contrôle des risques physiques, ergonomiques et chimiques associés aux machines, installations et équipements industriels.Les programmes de maîtrise comptent 45 crédits et comportent un projet d'application ou un rapport technique.Les diplômes de 2e cycle comptent 30 crédits.Ces programmes peuvent être suivis à temps complet ou à temps partiel.Bureau du registraire École de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien, Montréal (Québec) H2T 2C8 Téléphone : (514) 289-8888 Université du Québec École de technologie supérieure LONGUEUIL COLLECTIVITÉ NOUVELLE IV Tél.: (514) tmm m ST-JEAN DE MATHA (50 MIN.DE MTL) Propriété exclusive de grand luxe.Conçue par l’architecte Richard Gravel.14 pièces, 3578 p.c.d’aire habitable (82 x 34).Terrain 80 000 p.c.Annexe de 3 grandes pièces avec 2 entrées pour bureau professionnel.2è garage de 24 x 36.Coût de construction en ‘94: 374 000 $.Tout est spécial dans cette propriété.Activités à 2 pas: ski fond, ski alpin, golf, chasse, pêche, équitation.Réal Lavoie (514) 886-2471 SIDENCES RESTIGE QUEBEC ¦ COLLINE PARLEMENTAIRE Superbe penthouse, 2300 p.c.de charme, de confort et de lumière.Immense terrasse sud-ouest (1000 p.c.).À proximité du Musée, des célèbres Plaines d’Abraham et des meilleurs restaurants de la Vieille Capitale.345 000 S.MONIQUE OTIS Courtier Immobilier Agréé (418) 527-7572 Architecture moderne, constr.1990, superficie habitable 3400 pi.car.sur 2 étages + s/sol de 1500 pi.car.aménagé pour «bachelor».7 pièces au r.de c.; à l’étage, 3 c.c., 2 s/bain et bibliothèque avec terrasse extérieure.Pièces de grandes dimensions, plafond d’une hauteur de 10 pi.Grand terrain aménagé avec piscine creusée.La résidence est adossée à la base de plein air de Longueuil.398 000 S 647-5991 GRANBY-CANTONS DE L’EST Magnifique maison style victorien en plein coeur d’un secteur de villégiature, avec point de vue imprenable sur lac Boivin et montagne Shefford.Construction récente sur terrain boisé de 26 000 p.c.Premier étage: très grande cuisine, s/familiale, salon, s/dîner et s/d’eau.Deuxième étage; chambre des maîtres (22 x 12) plus deux autres chambres, 2 stain.195 000 S.(514) 378-5833 - (514) 985-3331 "y,-s .VT-fkirj », m akmiMI FERMETTE ST-BENOIT DE MIRABEL Décor enchanteur.Maison canadienne, construction 1980.4 c.c., 3 s/bain, solarium, foyers, toit bardeaux d’aluminium.dépendances.Terrain 6 1/2 arpents 249 500 S.(514) 258-2286 LONGUEUIL Collectivité nouvelle - Phase III Luxueux cottage, coin de rue.face à un parc.Aire ouverte 1er et garage.Style loft au premier étage, très clair, toit cathédrale dans cuisine et salle à manger.2 s/bain.bain tourbillon dans s/bain des maîtres et puits de lumière.2e étage: 3 grandes c/c.beaucoup de fenestrations, clair, fixtures, lampes très modernes et luxueuses.Sous-sol semi-fini.Chauffage termopompe 3 tonnes: terrain paysager, pavé uni.232 000 S.(514)651-5057 LAC BROME (40 METRES DE RIVAGE) Maison des années ’40 avec cachet unique et tout le confort.Grand terrain et belle vue du coucher de soleil.COLUNI M^rizioComni -.courtier agree (514, 263-4663 i b ! j 6 C Mi I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I) I 28 K T l> I M A X C II K 2 II 0 (' T O H It K I I» II A LE LES SPORTS c£p, e£ogts Salle piivée disponible 2065, BISHOP CUWw rattinee Prowçale el medtiemeenne [Service rapide pour Foruml el théâtre à partir de I 17 h 30 et jusqu'à 23h I 987-9586 Montréal 4, Whalers 1 Le Canadien gagne même à l’étranger! FRANCOIS LEMENU LA PRESSE CANADIENNE Hartford (PC) — Le regain de vie du Canadien n’est pas une illusion.Après avoir gagné trois matches à domicile sous la gouverne de leur nouvel entraîneur Mario Tremblay, les joueurs du Tricolore ont mis fin à une série noire à l’étranger en remportant une éclatante victoire de 4-1 face aux Whalers de Hartford, hier soir, au Civic Center.Le Canadien n’avait pas savouré la victoire à ses huit derniers matches (07-1) loin du Forum.Son dernier gain remontait au 3 avri dernier à Ottawa.Mais face aux Whalers, le Canadien a encore une fois joué en champion en dominant tous les aspects du jeu.Le Tricolore a pris les devants 3-0 dès le premier tiers et n’a jamais été inquiété par la suite.Brian Savage et Benoit Brunet ont marqué deux buts chacun.Pour Savage, il s’agissait de ses sixième et septième filets de la saison.Nelson Emerson a privé Patrick Roy d’un jeu blanc à 2:27 de la trol sième période en marquant d’un tir voilé.Il n’y avait que 11 157 spectateurs et le match n’a rien fait pour inciter les partisans des Whalers à revenir.Les trois étoiles: Benoit Brunet, Brian Savage et Patrick Roy.Des mentions à Patrice Brisebois, Peter Popovic et Saku Koivu.Tremblay ravi L’entraîneur du Canadien Mario Tremblay était évidemment ravi de cette brillante victoire.«Une belle victoire d’équipe, a-t-il dit.Nous sommes venus à Hartford avec un objectif précis, gagner sur la route.C’est ce que nous avons fait.Les joueurs ont accepté de souffrir comme ils l’avaient fait lors de notre première victoire contre Toronto.» Tremblay a bien apprécié la réaction de ses joueurs quand Paul Holmgren a lancé ses fiers-à-bras en fin de première période alors que les Whalers tiraient de l’arrière par trois buts.«On ne va pas se faire brasser cette année.Jocelyn Lemieux a parti le bal en donnant un double-échec et nos hommes forts ont bien réagi.Désormais, on va se faire respecter.Je connais Holmgren et il a voulu essayer quelque chose.J’aurais sans doute fait la même chose si j’avais été à sa place», a admis Tremblay.«Nous avons les joueurs pour répliquer aux attaques.Ca prend ça sur la route.C’est un ‘must’.On doit avoir ce genre de joueurs car il faut être deux pour danser.» L’entraîneur a également souligné la performance de ses défenseurs, qui ont réalisé plusieurs bonnes sorties de zone.Il a par contre noté un léger laisser-aller tôt en deuxième période mais ses joueurs, encore là, ont bien réagi.«Je suis fier d’eux», a-t-il simplement dit.Le jeu de Benoit Brunet n’a pas échappé à Tremblay.«Il a le vent dans les voiles, a-t-il dit au sujet de son ailier gauche qui a marqué deux buts.Il a dirigé de bons lancers.Il donne de l’excellent hockey.J’ai aussi bien aimé Brian Savage.Il est très solide match après match.» Tremblay a aussi noté la solide performance de Patrick Roy, qui a repoussé 31 rondelles.«Patrick revient très bien.Il est plus concentré.Ca se voit dans ses yeux.» A Hartford, on craignait que le trio des Schtroumpfs soit facilement neutralié par les gros défenseurs des Whalers.C’est plutôt l’inverse qui est arrivé.«Oleg Petrov, Saku Koivu et Valeri Bure ont prouvé qu’ils peuvent jouer sur la route.Petrov a été frappé pendant toute la soirée mais il n’a jamais reculé.Koivu, lui, aurait pu marquer trois buts.Il a aussi ex-qellé lors des mises en jeu.» BASEBALL Série Mondiale (Ouatre-de-sept) Samedi Cleveland 2 Atlanta 3 Dimanche Atlanta 4 Cleveland 3 (Atlanta mène 2-0) Mardi Cleveland 7 Atlanta 6(11 manches) (Atlanta mène 2-1) Mercredi Atlanta 5 Cleveland 2 (Atlanta mène 3-1) Jeudi Atlanta 4 Cleveland 5 (Atlanta mène 3-2) Samedi Cleveland » Atlanta.19h27 Dimanche x-Cleveland a Atlanta.19h27 x-si nécessaire , Un ex-lanceur nommé d.g.des Expos La quatrième nomination à ce poste en cinq ans sera-t-elle la bonne?TERRY SCOTT PRESSE CANADIENNE Dans le cadre d’une tradition devenue presque annuelle à Montréal, les Expos ont présenté leur nouveau directeur général, hier.Il s’agit de Jim Beattie, âgé de 41 ans, un jeune administrateur brillant avec les Mariners de Seattle et dont la carrière de neuf ans comme lanceur a été ponctuée de séjours avec les Yankees de New York et les Mariners.jim Beattie devient donc le quatrième directeur général des Expos au cours des cinq dernières saisons.Ses prédécesseurs David Dombrowski et Dan Duquette sont partis pour accepter un poste identique avec d’autres organisations tandis que Kevin Malone a remis sa démission au cours du mois en raison de ses divergences avec la politique salariale de l’équipe.Beattie, qui figurait sur la courte liste de candidats avec l’ancien directeur général des Padres de San Diego Randy Smith et l’ancien joueur de premier but des Expos Mike Jorgensen, a mentionné qu’il est impatient de relever le défi.«Les Expos forment une jeune organisation qui fait des choses excitantes et je m’estime chanceux de pouvoir en faire partie», a déclaré Beattie, qui a pris sa retraite en 1986 et s’est joint aux Mariners comme directeur des filiales en 1989.Il occupait le poste de directeur du développement des joueurs au cours des dernières saisons.«Quand j’ai commencé à Seattle, j’étais leur quatrième directeur des filiales en quatre ans et je suis resté à ce poste pendant quatre ans, a-t-il ajouté.J’envisage ce nouveau défi comme étant mon dernier emploi.» Beattie disposera probablement d’un budget légèrement plus élevé par rapport à la masse salariale de 10,5 millions, la plus petite des majeures, avec laquelle Malone a dû composer en 1995.Le président des Expos et copropriétaire Claude Brochu a précisé que la masse salariale se situera autour des 16 millions en 1996.Les Expos ont réduit leur masse salariale la saison dernière en échangeant ou en n’offrant pas de contrat à quatre de leurs joueurs vedettes qui leur avaient permis de présenter la meilleure fiche du baseball dans la saison écourtée par la grève.Beattie semble partager la même philosophie que la haute direction des Expos en ce qui concerne l’orientation d’une équipe.«La chose la plus importante consiste à développer vos propres joueurs, a expliqué Bettie.Ça ne sert à rien de lancer l’argent par les fenêtres.Il nous faut être créatif.» Un assistant à venir La direction des Expos a autorisé Beattie à engager un assistant, quelqu’un qui selon Beattie «a l’expérience du baseball et sera capable d’assumer des missions spéciales».Beattie a un admirateur en la personne de Bill Stoneman, le vice-président des Expos, avec qui il aura à travailler étroitement.«J’ai fréquenté Jim à un séminai- / «J’envisage ce nouveau défi comme étant mon dernier emploi.» S V Æ 'TÊtSS&LbB?’ Hi V *1 Jim Beattie a déjà joué pour les Mariners et les Yankee.re pour les directeurs généraux il y a quelques années, s’est rappelé Stoneman.Je sais que nous avons mis la main sur une personne très brillante.«Il n’a pas peur de faire ce qu’il croit nécessaire, indépendamment de la popularité de la décision.» Beattie est arrivé à Montréal, hier, en pleine effervescence référendaire.L’avenir politique du Québec n’a jamais été un facteur dans sa décision lorsque le poste de directeur général lui a été offert, a dit Beattie, marié et père de trois enfants, âgés de six, huit et 10 ans.Il est originaire de Hampton, en Virginie, mais il a grandi à Port- PHOTO PC land, dans le Maine.Il a une sœur qui vie à la frontière du Québec dans le Vermont.«Je suis venu ici pour diriger une équipe de baseball, a-t-il dit.Le baseball est un sport apolitique.«Je veux seulement réunir un bon club sur le terrain et je me concentrerai là-dessus.Pleins feux sur les entraîneurs Ne dirige pas une équipe de football qui veut ROBERT SALETTI COLLABORATION SPÉCIALE Dire que le Canadien de Montréal est une équipe transformée est l’euphémisme de l’année.En fait, la transmutation a été tellement fulgurante qu’elle en devient suspecte.Le succès d’une équipe n’est-il,fonction que du niveau d’adrénaline de son entraîneur?A la veille de l’Hallo-ween, les fantômes tricolores ont donc repris du service et préparent leur déménagement au nouveau forum.L’avenir dira si la méthode du «j’te traite en ami pis on s’amuse, mais si tu produis pas, prépare tes bagages» aura des effets prolongés.Mais il n’y a sans doute qu’au hockey qu’on peut devenir instructeur-chef ou directeur-gérant sans avoir fait ses classes.D faut croire que le vieux champagne des victoires passées n’a aucun arrière-goût Au football, si l’improvisation a une place, c’est sur le plancher des vaches, rarement au premier étage.La campagne 1995 a marqué les débuts de huit nouveaux entraîneurs, neuf si l’on compte Jeff Fisher (Houston) qui avait remplacé Jack Pardee l’an dernier avec six matchs à jouer.Mike White (Oakland) et Fisher sont les deux seuls, parmi les nouveaux venus, à avoir gravi les échelons à l’intérieur de leur équipe respective, mais White avait déjà travaillé avec Bill Walsh à une autre époque, et Fisher avec George Seifert tout récemment Ray Rhodes (Philadelphie) et Mike Shanahan (Denver) ont également des racines, profondes celles-là, à San Francisco.Prié de quitter les Eagles, Rich Kotite Gets) a retrouvé l’air vicié de son Brooklin natal et Dom Capers a quitté Pittsburgh pour des pâturages moins gris (Caroline).Dennis Erickson (Seattle), Rich Brooks (Saint-Louis) et Tom Coughlin (Jacksonville) sont fraîchement sortis des rangs universitaires.Trois d’entre eux, White, Shanahan et Erickson, sont considérés comme des spécialistes de l’attaque alors que Fisher, Rhodes et Capers ont fait leur réputation du côté défensif de la ligne de mêlée.Après huit semaines, quelle est la fiche cumulative de ces neuf entraîneurs recrues?Un respectable 30-37.Respectable, parce que mis à part les Raiders, sur le talent desquels presque tout le monde s’entendait, toutes les autres équipes avaient des problèmes que l’on pouvait considérer comme réels (Philadephie, Denyer), sérieux (Seattle, Saint-Louis) ou très sérieux Gets).Evidemment, les deux équipes de l’expansion représentent un cas particulier.D’ailleurs, les succès actuels de la Caroline (2-5) et HOCKEY de Jacksonville (3-5) — rappelons qu’aucune équipe de l’expansion n’a jamais remporté plus de trois victoires à sa première saison — ne devraient pas trop surprendre, car les administrateurs de ces franchises étaient déjà à l’œuvre un an avant le début la campagne 1995.De plus, ces équipes ont bénéficié de choix de repêchage supplémentaires.Dès la saison dernière, Tom Coughlin préparait virtuellement son équipe.Tous les nouveaux entraîneurs s’en tirent donc assez bien, mais un qui s’est fait remettre à sa place la semaine dernière, c’est Rich Brooks que les Cards affrontaient, avec le premier rang comme enjeu.Non seulement Saint-Louis s’est-il fait tabasser, mais les 49ers ont administré à Brooks, réputé avoir un penchant pour les jeux surprises, une double dose de sa propre médecine.Sur la même lancée, les hommes de Seifert ont réalisé trois jeux surprises dont deux jeux renversés consécutifs (!) dont le dernier a produit le second touché de Jerry Rice.Il ne faudrait pas se surprendre de voir les Cards ralentir au cours des prochaines semaines.Parmi les entraîneurs qui auraient plus de leçons à recevoir qu’à donner, mentionnons Jim Mora (Nouvelle-Orléans), Buddy Ryan (Arizona) évidemment et Wayne Fontes (Détroit) pour une énième fois.Quant à Bill Beli-chik (Cleveland), Bill Cowher (Pittsburgh), Dan Reeves (Giants) et Bill Parcells (Nouvelle-Angleterre), leur première mi-saison fut éprouvante, mais le moment n’est pas encore venu de lancer la serviette dans leur cas.Deux matchs «à mettre un œil sur» en fin de semaine, comme dirait le petit Mario.Dallas (6-1) à Atlanta (5-2) .C’est le deuxième retour de Deion Sanders à Atlanta où il reçut ses premiers chèques de paie.Les Cowboys sont en principe trop forts, mais les Falcons pourraient leur donner du fil à retordre.jusqu’au début de la deuxième demie.La défensive au sol de ces derniers est bonne, il faut donc s’attendre à un grand match d’Aikman et Irvin.Cowboys 30, Falcons 17.Buffalo (5-2) à Miami (4-3).Don Shula, quant à lui, doit commencer à se poser des questions.Marino semble de plus en plus fragile et sa défensive est la réincarnation sportive de Dr Jekyll et Mr.Hyde.Le problème, c’est que Mr.Hyde est celui qui joue en deuxième moitié de saison.Heureusement pour les Dolphins, les Bills sont très amochés à toutes les positions clés en attaque sauf au quart.Bills 10, Dolphins 27.Mario Lemieux marque son 500e but dans l’anonymat La foule du Nassau Coliseum n'en a rien su Uniondale, N.Y.(AP) — Mario Lemieux fait désormais partie du club sélect des marqueurs de 500 buts en carrière mais il a atteint ce chiffre enviable dans la discrétion.Etonnamment, la faible foule de 8384 spectateurs au Nassau Coliseum n’a jamais été informée de ce fait lors du match de jeudi soir.«J’attendais l’annonce, a avoué Lemieux.J’ai été surpris qu’ils n’en fassent pas mention.Ce n’est pas si grave après tout.Je sais que j’y suis parvenu.» Après toutes les difficultés qu’il a dû surmonter ces dernières années — notamment une opération au dos et sa bataille contre la maladie de Hodgkin — Lemieux apprécie vraiment ce qu’il vient d’accomplir.«C’était important pour moi, a-t-il dit.Marquer 500 buts en carrière, c’est l’apanage des grands joueurs.Il s’agit aussi d’un soulagement car je n’avais pas très bien joué en début de saison.» Une affirmation que ses rivaux ne partagent pas du tout.«Il est le meilleur, a constaté Derek King des Islanders de New York après que Lemieux soit devenu le 20''joueur de l’histoire de la LNH à marquer 500 buts.Avec son grand talent, ça lui rend les choses plus faciles.» Lemieux a atteint ce plateau grâ- ce à son 32e tour du chapeau alors que les Penguins disposaient des Islanders 7-5.Il est parvenu à ce chiffre magique plus rapidement que n’importe quel autre joueur dans l’histoire de la LNH, à l'exception de Wayne Gretzky.Lemieux l’a fait en 605 matchs, comparativement à 575 pour Gretzky.«Tout lui semble facile, même s’il y met beaucoup d’effort, a noté l’attaquant des Islanders Brett Lin-dros.Il est formidable lorsqu’il est en possession de la rondelle.» Un fulgurant départ L’excellent départ de Lemieux est d’autant plus étonnant quand on pense à ses récents problèmes au dos.Il a déclaré forfait la saison dernière pour récupérer de ses malaises au dos et de la maladie de Hodgkin, une forme de cancer.Il a marqué six buts à ses six premiers matchs.«Il semble s’améliorer à chaque soir, a déclaré son coéquipier Tomas Sandstrom.C’est un plaisir de jouer à ses côtés.» Lemieux en est à sa IP saison dans la LNH après avoir été le premier choix des Penguins au repêchage amateur de 1984.Agé de 30 ans, il est toujours revenu avec force après des épreuves.Jeudi soir, il a donné l’impression qu’il était meilleur que jamais.LIGUE NATIONALE Jeudi, 26 octobre Dallas à San José, 15h Washington 4 Boston 2 Hartford à Boston, 19h Pittsburgh 7 NY Islanders 5 Philadelphie é NY Islanders, 19h Ottawa 5 Los Angeles 4 Chicago à Montréal, 19h30 NY Rangers 4 Tampa Bay 4 Pittsburgh au New Jersey, 19h30 Toronto 2 Chicago 1 Washington é Tampa Bay, 19h30 Dallas 5 Anaheim 2 Los Angeles à Toronto, 19h30 Hier Winnipeg à Vancouver, 22h30 Montréal 4.Hartford 1 Anaheim 2, St.Louis 4 Dimanche, 29 octobre Buffalo au Colorado Toronto à NY Rangers.18h Detroit à Calgary Ottawa à Philadelphie.19h Winnipeg à Edmonton Washington à St.Louis, 19h Samedi, 28 octobre Calgary à Anaheim, 20h Floride à Ottawa, 13h30 Buffalo à Chicago, 20h30 CONFÉRENCE DE L’EST CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Nord-Est Section Centrale M| G P N BP BC P M| G P N BP BC P Ottawa 8 5 3 0 26 26 10 Chicago 10 5 4 1 34 28 11 Hartford 7 4 2 1 19 18 9 Winnipeg 9 4 3 2 37 35 10 Pittsburgh 7 3 2 2 31 26 8 Dallas 9 4 3 2 34 28 10 Boston 8 2 4 2 32 34 6 Detroit 9 4 3 2 34 23 10 Montréal 8 3 5 0 21 30 6 St.Louis 9 4 4 1 25 28 9 Buffalo 8 3 5 0 20 23 6 Toronto 8 4 4 0 27 29 8 Section Atlantique Section Pacifique Philadelphie 8 6 1 1 31 12 13 Los Angeles 9 4 2 3 38 35 11 New Jersey 8 6 2 0 27 15 12 Colorado 9 5 3 1 26 25 11 Horide 9 6 3 0 35 27 12 Vancouver 8 3 3 2 35 35 8 YY Rangers 9 5 3 1 32 25 11 Edmonton 8 2 5 1 16 34 5 Washmgton 8 5 3 0 24 20 10 Anaheim 9 2 7 0 23 32 4 Tampa Bay 8 2 3 3 23 25 7 San Jose 7 0 4 3 oo cc 34 3 NY Islanders 6 1 6 1 19 34 3 Calgary 8 0 5 3 20 29 3 4 Essais pour le Grand Prix du Japon Schumacher obtient le meileur temps provisoire Suzuka, Japon (Reuter) — Le pilote allemand Michael Schumacher a étrenné, hier, de la plus belle des manières son titre de champion du monde assuré dimanche dernier en réalisant le tour le plus rapide d’une première séance d’essais particulièrement disputée sur la circuit japonais de Suzuka.A 26 ans, le pilote vedette de l’écurie Benetton-Re-nault s’offre à plus de 215 km/h de moyenne la première place provisoire de la grille de départ du Grand Prix du Japon.En 1:38,428, il devance son rival intime, le Britannique Damon Hill.Le grand perdant de la saison 1995 de Formule un a conclu la séance d’essais de, hier, en 1:39,032.Si le pilote allemand confirme aujourd’hui au cours de la dernière séance de qualification ses performances du jour, il privera l’Ecossais David Coulthard d’une cinquième position de tète consécutive.Alors qu’il ne restait que quinze minutes avant la fin de la séance, le second pilote Williams était pouvant parvenu à inscrire son nom au sommet de la feuille des temps.Pendant quatorze minutes, David Coulthard n’en redescendait pas.Mais à une minute de la fin des essais, son coéquipier Damon Hill lui soufflait la première place provisoire.Les jeux semblaient faits, c’était oublier que Michael Schumacher était encore en piste.Dans les ultimes instants, reléguant une nouvelle fois le Britannique au rang de faire-valoir, le double champion du monde allemand s’emparait avec maestria de la position de tête provisoire avec soixante centièmes d’avance sur Hill.Le Finlandais Mika Hakkinen (McLaren-Peugeot) et le Français Jean Alesi (Ferrari) dépassaient à leur tour Coul-thard dans les dernières secondes des qualifications, et occupent la deuxième ligne provisoire.David Coulthard se retrouve finalement avec le cinquième temps de la séance, à 72 centièmes de Schumacher.Derrière ces cinq hommes, le trou est fait: l’Allemand Heinz-Harald Frentzen (Sauber-Ford) est sixième à plus d’une seconde et demie, dans un temps de 1:40,010.D1A
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