Le devoir, 14 octobre 1995, Page(s) complémentaire(s)
LE DEV r, ¦ ' Vol.L X X XVI - N O 23!) ?LIVRES Nicole Brossard: subvertir, transgresser! page: i) î MONTRÉ Al.LES SAMEDI II ET DIMANCHE 15 OCTOBRE MID.") I ?FORMES Bungalow, bord de Beau PAGE B 12 m® ÉCONOMIE Inforoute: un rapport qui ne règle rien PAGE C 1 — C A II I Ë B S - 1.7 r» S + T I* S + T v y LES ARTS Les dessous de Vart visuel PAGE B 1 La fête sans Parizeau Le premier ministre chinois Li Peng a entamé jeudi une visite officielle de trois jours au Canada à l’invitation adressée par le premier ministre Jean Chrétien à l’occasion de sa visite en Chine, en compagnie de neuf premiers ministres provinciaux, en novembre 1994.La venue de M.Li marque le 25' anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et le Canada.On ne peut totalement éviter, semble-t-il, d’examiner la visite du premier ministre chinois Li Peng à travers le prisme de la question constitutionnelle canadienne.Les hasards du calendrier et les considérations politiques ont fait en sorte que la rivalité Québec-Canada colore une fois de plus les relations avec un pays étranger.Pour la deuxième fois en 12 mois, le Québec ne sera pas représenté par le chef de son gouvernement lors de contacts de haut niveau entre les autorités canadiennes et les autorités chinoises.M.Parizeau avait déçliné l’invitation à se joindre au voyage en Chine de «l’Équipe Canada», en novembre dernier — au motif qu’il était en train de former son gouvernement —, comme il a refusé de participer hier à la rencontre à Montréal entre le premier ministre chinois et ses homologues canadien et provinciaux.Dans les milieux proches du gouvernement du Québec, on dénonce les «manigances» et les «combines» d’Ottawa qui aurait délibérément organisé la visite du premier ministre chinois en pleine campagne référendaire, et à Montréal en plus, pour mieux mettre en relief l’absence du premier ministre québécois et pour l’embarrasser en attirant dans la métropole québécoise toutes les manifestations d’hostilité contre M.Ii.En réalité, la date de la visite de M.Li n’est pas innocente, mais elle n’est pas non plus le résultat d’un calcul machiavélique: le 13 octobre 1970, le Canada établissait des relations diplomatiques officielles avec la Chine et c’est donc un 25' anniversaire, précisément, que le premier ministre chinois est venu marquer.Ce n’est pas la première visite de U Peng au Canada.En 1985, il faisait partie, à titre de vice-premier ministre et de responsable de la Commission chinoise de l’éducation, d’une délégation officielle conduite par le président chinois Li Xian Nian.Accueilli à Québec par le gouvernement du Parti québécois, Li Peng avait également effectué une visite du complexe hydroélectrique de la Baie-James.Mais c’était là une autre époque, celle de l’ouverture économique de la Chine, amorcée en 1978, et qui a connu un brusque coup d’arrêt en juin 1989, avec la répression du mouvement étudiant et le massacre de la place Tiananmen.En 1985 par contre, Li Peng, que d’aucuns qualifient de «boucher de Tiananmen», est controversé et les relations commerciales avec la Chine n’ont pas partout bonne presse.Les autorités chinoises abhorrent la contestation chez elles et ne la tolèrent pas non plus à l’étranger.Devant les manifestations contre sa visite en Allemagne le mois dernier, le premier ministre Li Peng avait carrément coupé court à son voyage.Pour le Canada, la question de la violation des droits de la personne en Chine se pose, mais en parallèle seulement au développement des échanges commerciaux.La position canadienne se lit à peu près comme suit: le Canada ne subordonne pas le commerce aux progrès sur les droits de la personne mais souhaite poursuivre le dialogue sur les droits de la personne.«Ce n’est pas l’isolement de la Chine qui va améliorer la situation des droits de la personne.C’est par les échanges et le dialogue qu’on parviendra à faire évoluer la Chine», dit-on à Ottawa.De fait, le volume des échanges commerciaux bilatéraux a connu en 1994 une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente et les exportations canadiennes en Chine ont progressé de 34 % pendant la même période.La Chine est le cinquième partenaire commercial du Canada et le deuxième en Asie.Plusieurs firmes canadiennes investissent en Chine depuis le début des années 70.Québec ne raisonne pas autrement qu’Ottawa sur la question chinoise et adopte le même «découplage» du commerce et du respect des droits de la personne.En novembre dernier, le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, Daniel Paillé, saluant les hommes d’affaires québécois qui venaient de décrocher des contrats en Chine, invitait ses auditeurs à faire la différence entre leurs affaires et les sentiments ressentis devant les événements de la place Tiananmen.Si, pour Ottawa et pour Québec, les affaires avec la Chine ne passent pas par le respect des droits de l’homme, c’est donc ailleurs qu’il faut chercher l’origine de la mauvaise humeur manifestée à l’occasion de la visite du premier ministre chinois.< Le gouvernement du Québec a commencé a s intéresser à la Chine dès 1978, notamment en jouant de l’expertise québécoise en matière d’énergie hydroélectrique.Mais Québec accuse Ottawa de s’opposer systématiquement au développement de relations bilatérales sino-québécoises.Sylvian e T r a m ier ?INDEX Agenda.D12 Avis pubtics.C10 Classées.Cil Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.Alt) Le monde.A8 Mots croisés .Cil Les sports.02 M É T É 0 Montréal Averses et risque d’orage.Max: 24.Dimanche: averses.Max: 16 Québec Averses et risque d’orage.Max: 22.Dimanche: averses.Max: 15 Détails en C 11 li Peng dans la tourmente La visite au Canada du premier ministre chinois se déroule sur fond de controverse internationale et référendaire JEAN DION ET SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Le premier ministre chinois Li Peng a amorcé hier une brève visite au Canada en recevant les compliments de Jean Chrétien, mais la controverse internationale et la polémique intérieure se sont aussitôt mêlées à ce rendez-vous officiellement diplomatique et commercial.Arrivé en matinée à Ottawa, M.Li a eu un entretien privé avec son homologue canadien et a participé à un meeting ministériel élargi, puis les deux hommes ont mis le cap sur Montréal où avait lieu, en soirée hier, un dîner d’État réunissant quelques 800 personnes dans la salle de bal de l’hôtel Sheraton: les neuf premiers ministres provinciaux — Jacques Parizeau étant absent — et les gens d’affaires formant l’«Équipe Canada».Dans son allocution, le premier ministre canadien en a profité pour faire l’éloge du travail d’équipe accompli en Chine l’année dernière, «sans querelle et sans mésentente au sujet des juridictions, et sans chercher à marquer des points politiques».«Équipe Canada a suscité un nouveau sentiment de fierté nationale pour tout ce que nous pouvons accomplir ensemble», a-t-il ajouté.«Les Canadiens étaient fiers de voir [le premier ministre et les pre- miers ministres provinciaux] se concentrer sur la priorité numéro un de tous les Canadiens: ramener des emplois au Canada.Collaborer.Avoir un objectif commun.Travailler en équipe.» M.Chrétien a du reste annoncé sop intention de rééditer la formule et de conduire une «Équipe Canada» en mission commerciale en Inde l’an prochain.Le premier ministre chinois a quant à lui rendu hom- VOIR PAGE A 12: TOURMENTE ¦ Hydro-Québec lorgne le Yang Tsé: voir page A 5 PHOTOS JACQUES NADEAU PPWPPPPP* §n Mmê «Assassin», «boucher de Tiananmen»: Li Peng était attendu de pied ferme, hier a Montréal.Quelque 300 manifestants, rassemblés en face de l’hôtel Sheraton, ont fait savoir au premier ministre chinois qu il n était pas le bienvenu.Lié aux violations des droits de la personne en Chine, Li Peng est, selon eux, responsable du massacre de centaines d’étudiants sur la place Tiananmen, survenu en 1989.Mais cela n a pas empeche le premier ministre Jean Chrétien et les neufs ministres des provinces anglophones du Canada de dérouler le tapis rouge pour la visite de M.Peng.Le OUI gagne du terrain, selon un nouveau sondage Le NON en proie à la panique, dit Bouchard Le camp Johnson accélère la cadence: Jean Charest prend du galon PAUL CAUCHON ET KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Ly écart se rétrécit entre le OUI et le NON, et les deux i camps s’ajustent à la bataille: au camp du OUI, qui mise depuis le début de la semaine sur la popularité de Lucien Bouchard, le camp du NON oppose maintenant la fougue de Jean Charest.Lucien Bouchard croit même déceler un «début de panique» chez ses adversaires, prédisant que les fédéralistes sont à la veille de s’entredéchirer.M.Bouchard sert également un non retentissant aux propositions du premier ministre de l’Ontario Mike Harris, qui propose une alliance entre les provinces pour renouveler le fédéralisme.Un sondage Gallup publié hier soir par Radio-Québec et CFCF-12 indique que le NON mène toujours dans les intentions de vote, à 53 % des voix, mais avec 47 % des suffrages potentiels, le OUI se rapproche (après répartition des indécis).Avant-hier, un sondage interne du Parti québécois plaçait le OUI à quasi-égalité avec le NON avec 49,5 % des voix, après répartition des deux tiers des indécis au NON.Au sein des deux caravanes adverses hier, beaucoup de rumeurs circulaient sur des sondages internes qui placeraient le OUI de plus en plus près du NON.Dans un discours prononcé à Saint-Jérôme hier, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard a déclaré que «la montée du OUI est évidente: nous approchons de VOIR PAGE A 12: PANIQUE ¦ Dossier référendaire: les projet de société du OUI et du NON.A 6 ¦ Johnson prédit des jours sombres aux PME si c’est 0UI.A7 REFERENDUM ¦ Deuxième éditorial de six sur le référendum: Le modèle québécois.A 10 ¦ Le débat référendaire, selon Louis Riel.A 3 ?n + Les intellectuels de la résistance Ils sont entre le OUI et le NON, rêvent d'une société que n'offre aucune des options et réclament le droit à la dissidence MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Depuis qu’il s’est emporté, à la télévision, contre l’étroitesse du mouvement nationaliste québécois, la semaine dernière, le dramaturge René-Daniel Dubois a reçu cent, cent cinquante appels de gens qui voulaient lui dire merci.Des gens qui, comme lui, parmi les intellectuels ou les artistes, entretiennent une saine résistance contre l’unanimisme ambiant Dans la foulée, l’humoriste Jean-Guy Moreau, qui parlait à une tribune organisée par des partisans de la souveraineté, mercredi, réclamait le droit de «n’être récupéré par personne».Il rejette les étiquettes, ne fait partie ni des porte-parole ni des «pissous».Il veut être lui-même.Il votera OUI et veut garder ses raisons pour lui.Et se réserve le droit de changer d’avis dans l’isoloir.La sortie de Dubois a révélé l’existence d’un certain malaise dans une partie de la classe intellectuelle.Certes, la majorité des universitaires et des artistes sont souverainistes.Ils publient des recueils de lettres, des essais pour le dire.300 d’entre eux ont signé un manifeste.Mais parmi eux, quelques poches de résistance se forment En y regardant de plus près, on les repère.Ceux qui y nichent se sont exprimés, déjà Le malheur, c’est que lorsqu’ils parlent leurs paroles sont annexées par le camp du NON.En fait, tout le malaise vient de là.Il n’y a plus moyen, au Québec, de ne pas faire partie de l’une des «deux grandes sectes» offi- PHOTO AP Joseph Rotblat, Prix Nobel de la paix 1995: un camouflet à la France et la Chine.Un Nobel antinucléaire Le Comité Nobel a une fois de plus pris le monde par surprise en accordant le prix Nobel de la paix 1995 à un vieux militant antinucléaire, Joseph Rotblat, ainsi qu’à l’organisation Pugwash qu’il a inspirée, et qui tient périodiquement des symposiums dans le village canadien du même nom.La décision a été perçue comme un camouflet à la France et la Chine, deux pays qui poursuivent aujourd’hui leurs essais nucléaires grandeur nature.Mais Paris est resté imperturbable devant cette nouvelle action symbolique contre sa politique.—Nos infonnations en page A 8 VOIR PAGE A 12: RÉSISTANCE I iV I.K I) K V 0 I It I.E S S A M EDI I 1 E I) I M A N C II E I fi 0 (’ T 0 H II E I D I) .1 jE S ACTUALITES CONCERTS CLASSIQUES Un commencement en lion Dos eilos: Te IMUSICI Mozart: Symphonie no 17 en sol majeur, KV.129; Béla 'Bàrtôk: Divertimento pour cordes (1939); L Bernstein: ' Three Meditations pour violoncelle et orchestre; Mozart: Cassado: concerto pour violoncelle et orchestre (d’après le KV.447) Yuli Turovsky, violoncelle; I Musici de Montréal Dir.: Yuli Turovsky Salle Pollack, le 12 octobre 1995 FRANÇOIS TOUSIGNANT O aile comble pour le premier concert de la saison dès O Musici.On les a retrouvés en grande forme et, ad-mettons-le, cette sonorité si intense et pleine nous manquait.La «petite» symphonie de Mozart d’entrée était un qçjou.Dans une œuvre qu’on croirait sans importance, Wn.a entendu des merveilles d’imitation, de développe-itoenîs motiviques, de séduction.Le propos n’est pas profond, mais qui a dit que la musique ne pouvait divertir in-ieLOgemment?Aucune note ne tombait à plat, les coquetteries fascinaient avec une verve — ah! Mozart! — qui a lïtvî l’oreille attentive.?Suivait le Divertimento de Bartok.Rien de divertissant ijanp cette dernière page européenne de Bartok, alors Bèpcimé par la montée du fascisme et la guerre prochaine, et qui se résignait à l’exil.d ^urovsky mord dans la partition pour en extraire le tontenu expressif poignant et désolé.Les oppositions entre blocs harmoniques et petits contrepoints du premier mouvement exprimaient une violence peu commu-utcv.¦- Le second mouvement a été troublant: on ne ressort ça* de cette écoute sans éprouver du malaise.Le fond du désespoir est atteint: on découvre que si l’œuvre est ju-V.1'1' avc> mi pm de dédain comparativement a ses predé cesseurs, elle n’a rien à leur envier.Tant de douleur fait mal, tant de magie émeut au plus profond de l’âme.Il en a été de même pour le finale.On a fait sortir le clinquant ironique pour arriver à une quintessence de l’expression de quelqu’un qui voudrait encore croire à la joie mais en reconnaît l’impossibilité.Le propos noir magnifie l’esprit de cette partie du siècle, lui faisant accéder à l’universel.Une exécution magistrale.Pas aussi claire et transparente qu’à l’accoutumée, mais profondément poignante, intelligente et sentie.Les Trois Méditations de Bernstein ont fait effet.Dans cette esthétique des mélanges — autrefois si controversée — de Bernstein, certains moments frisent le vulgaire: le vrai artiste en Bernstein compense par des moments d’émotion qui, sans être subtile ou raffinée, reste sincère.Il fait bon d’entendre tout ce son, de sentir que la musique n’est pas qu’une chose délassante mais un art qui empoigne l’être et lui fait vivre des émotions vraies et essentielles.En cela, Turovsky et son ensemble sont des artistes de premier plan qu’on ne saurait éviter.Pour conclure, une piètre transcription d’un concerto pour cor de Mozart.Si on admire la virtuosité fougueuse de Yuli Turovsky, il faut reconnaître que les risques n’ont pas payé.Trop de faiblesses dans la justesse et dans la coordination pour que ce qui doit ne donner que du plaisir soit plaisant.Electrisant parfois, c’est le propre de la virtuosité, mais pauvre musicalement.Ce n’est pas grave: il est bon de laisser son public avec un clin d’œil léger.Ceci dit, la barre est maintenant très haute pour les Musici.Souhaitons qu’ils sachent toujours la hausser.festiual clarté VALÉRIE LEHMANN Dos eilos: Te; c’est cela l’Eidos: Te-los de William Forsythe, que le FINI) a réussi a apporter ici.lin somptueux anagramme.Le tryptique qu’a offert, hier soir, à la Place des Arts, le Frankfurt Ballett, n’a pas cessé de clamer haut et fort cette vérité.Ceci n’est pas une danse, aurait dit Magritte.Parce qu’en fait de réflexion esthétique et philosophique sur l’aboutissement et l’essence des choses, les spectateurs ont eu droit à une réflexion sur l’essence esthétique et l’aboutissement intellectuelle des choses.Rien là de très anormal.Au royaume du célébrissime créateur allemand, le fond est la forme et inversement.Sur scène, un tel raisonnement produit des effets extraordinaires.Dans la première partie d’Eidos: Telos, le plateau semble nu, les danseurs paraissent vêtus de simples tenues de danse classique, la gestuelle évoque la technique classique et le post-moderne, mais cela n’est que trompe l’œil.En réalité, les quinze interprètes ne dansent pas mais s’amusent à couper l’espace avec leurs i ***£ .Hi"0 TSh* '***• «¦vîrsJÆS t»ife .«jo*»* **'¦"-^èp»r'rt77 v ¦*?; WRI*g$*V.re- Y** \ — oruHrau' ¦ ¦ ^n»v U'*-i,,n t fo*»'b enW* 1 fe»*0* O'f _ ,e de*'»"’ o°u *°îïb***‘V'ïï.i p°ur \ tU*D!\o«"£w.f »** eo?U* «n*® , V^ ^ $î; _ ».del" t i t*' Lore -.eWÆci'O"' fSwOlf®* coî^SÜîd’e*^ nisVior.e*P il ***£>*** de de* tftSKftS-rSSSs'S;, ro» e*P trie- cep’ ,0°" ' i\de«- •»du® Ak9o**Zo>d° értftC 0^ed;L*^t ®-'< SS» * '***S85*n»£ Ito»1' ne*' S»' W»P°r_- r Sîgf"” >»rce' vefiS' ïst» \0 ïr»* ^oi'eS efft' k-e P * OU be«* & i K n l H .I K s s A m i: H I II i: r n I m a \ i n i: i ¦'» n r l o H 11 i: i n n ?LES ACT UALITÉS?CONCERTS CLASSI Q U E S Un commencement en lion Dos eilos: Te r:~ I HUSICI Mozart: Symphonic no 17 en sol majeur, KV 129; Iiéla 'Bartok: Divertimento pour cordes (1939); L Bernstein: ’ 'Three Meditations pour violoncelle et orchestre; Mozart: Cassado: concerto pour violoncelle et orchestre (d'après le KV.447) Yuli Turovsky, violoncelle; 1 Musici de Montréal Dir.: Yuli Turovsky Salle Pollack, le 12 octobre 1995 FRANÇOIS TO 11 S ION A NT Salle comble pour le premier concert de la saison dès Musici.On les a retrouvés en grande forme et.ad-mettons-le, cette sonorité si intense et pleine nous man-ifluait La «petite» symphonie de Mozart d’entrée était un byou.Dans une œuvre qu’on croirait sans importance, on a entendu des merveilles d’imitation, dedéveloppe-itoents motiviques, de séduction.Le propos n’est pas profond, mais qui a dit que la musique ne pouvait divertir intelligemment?Aucune note ne tombait à plat, les coquetteries fascinaient avec une verve — ah! Mozart! — qui a ravi l'oreille attentive.i Suivait le Divertimento de Bartok.Rien de divertissant ans cette dernière page européenne de Bartok, alors éprimé par la montée du fascisme et la guerre prochaine, et qui se résignait à l'exil.!• Jurovsky mord dans la partition pour en extraire le Contenu expressif poignant et désolé.Les oppositions ¦entre blocs harmoniques et petits contrepoints du premier mouvement exprimaient une violence peu commune.Le second mouvement a été troublant: on ne ressort pas de cette écoute sans éprouver du malaise.Le fond du désespoir est atteint; on découvre que si l’œuvre est jugée avec un peu de dédain comparativement à ses prédécesseurs, elle n'a rien à leur envier.Tant de douleur fait mal, tant de magie émeut au plus profond de l’âme.Il en a été de même pour le finale.On a fait sortir le clinquant ironique pour arriver à une quintessence de l’expression de quelqu’un qui voudrait encore croire à la joie mais en reconnaît l’impossibilité.Ix propos noir magnifie l'esprit de cette partie du siècle, lui faisant accéder à l’iiniversel.Une exécution magistrale.Pas aussi claire et transparente qu’à l’accoutumée, mais profondément poignante, intelligente et sentie.Les Trois Méditations de Bernstein ont fait effet.Dans cette esthétique des mélanges — autrefois si controversée — de Bernstein, certains moments frisent le vulgaire; le vrai artiste en Bernstein compense par des moments d’émotion qui, sans être subtile ou raffinée, reste sincère.Il fait bon d’entendre tout ce son, de sentir que la musique n’est pas qu’une chose délassante mais un art qui empoigne l’être et lui fait vivre des émotions vraies et essentielles.En cela, Turovsky et son ensemble sont des artistes de premier plan qu’on ne saurait éviter.Pour conclure, une piètre transcription d’un concerto pour cor de Mozart.Si on admire la virtuosité fougueuse de Yuli Turovsky, il faut reconnaître que les risques n’ont pas payé.Trop de faiblesses dans la justesse et dans la coordination pour que ce qui doit ne donner que du plaisir soit plaisant.Electrisant parfois, c’est le propre de la virtuosité, mais pauvre musicalement.Ce n’est pas grave: il est bon de laisser son public avec un clin d’œil léger.Ceci dit, la barre est maintenant très haute pour les Musici.Souhaitons qu'ils sachent toujours la hausser.festival âar\je VALÉRIE LEHMANN Dos eilos: Te; c'est cela l'Eidos: Te-los de William Forsythe, que le FIND a réussi à apporter ici.Un somptueux anagramme.Le tryptique qu'a offert, hier soir, à la Place des Arts, le Frankfurt Ballett, n’a pas cessé de clamer haut et fort cette vérité.Ceci n'est pas une danse, aurait dit Magritte.Parce qu’en fait de réflexion esthétique et philosophique sur l’aboutissement et l’essence des choses, les spectateurs ont eu droit à une réflexion sur l’essence esthétique et l'aboutissement intellectuelle des choses.Rien là de très anormal.Au royaume du célébrissime créateur allemand, le fond est la forme et inversement.Sur scène, un tel raisonnement produit des effets extraordinaires.Dans la première partie d’Eidos: Telos, le plateau semble nu, les danseurs paraissent vêtus de simples tenues de danse classique, la gestuelle évoque la technique classique et le post-moderne, mais cela n’est que trompe l’œil.En réalité, les quinze interprètes ne dansent pas mais s’amusent à couper l’espace avec leurs ‘JS&ar VT-\ ÏSf?Ï.S‘5 4ee iyoi'eS pt^ôuP»1 cit ^ von* J aüf- Vio1 ,fli H H K I H !> A A 12 LE DEVOIR ACTUALITES fil Michel Venue CHRONIQUE RÉFÉRENDAIRE Jésus aurait-il voté OUI?œur Thérèse Soucy ne dit pas que Jésus-Christ aurait voté OUI au référendum.Mais aux religieuses, comme aux autres citoyens du Québec qu’elle rencontre dans sa campagne avec les partenaires pour la souveraineté, elle dit que celui qui l’inspire dans ce combat, c’est l’homme de sa vie.Car Jésus-Christ, comme elle aujourd’hui, dit-elle, a interpellé le pouvoir politique et économique en faveur des plus démunis.Et pour elle, la démarche pour la souveraineté est intimement liée à un combat contre les inégalités sociales.Elle fondera la semaine prochaine le regroupement des religieuses pour le OUI.Jeudi, sœur Soucy a visité des sœurs de trois communautés en Estrie.Elle leur a expliqué les liens qui peuvent exister entre leur foi et l’option politique de la souveraineté.Elle se présente avec, à la main, le texte de l’Évangile qui sera lu, dans les églises du Québec, le jopr du référendum, le 30 octobre, l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint-Luc intitulé Im Femme courbée, libérée le jour du sabbat.C’est l'histoire d’une femme possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme et que Jésus guérit en lui imposant les mains, lui permettant de se redresser.Sœur Soucy dit aux religieuses ?de méditer cette histoire le jour du vote.«Le peuple courbé, c’est ce soir-là qu’il va se relever.» Sœur Soucy est devenue souverainiste il y a déjà 30 ans, quand elle étudiait l’histoire à l’Université de Montréal.Dans sa tournée du Québec, elle rappelle certains jalons de l’histoire, de la Proclamation royale de 1763 à la Constitution de 1982.Elle constate la domination des Anglais sur les Canadiens français.Sœur Soucy, qui appartient à la communauté des Saints Noms de Jésus et de Marie, compare la marche du peuple québécois à celle du peuple juif, réduit au rang d’esclaves en Égypte, conduit par Moïse.Avant d’atteindre la Terre promise, ils ont eu des difficultés, ils ont traversé le désert.Le désert a ses dangers, il a aussi ses avantages.Il ne pouvait y avoir ni riches ni pauvres.C’était le règne de l’égalité.«Comme projet social, j’en rêve», dit-elle.Après la souveraineté, ajoute-t-elle, «nous aurons des petits bouts de désert».Ce sera l’occasion de chercher à réduire les écarts entre riches et pauvres dans un nouveau projet social.Sœur Soucy reconnaît qu’elle n’obtient pas toujours d’immenses succès auprès des .religieuses dans certains couvents.On retrouve dans l’Église la même diversité d’ppinions que dans la société civile, dit-elle.D’ailleurs, " l’Église officielle ne se prononce pas.Dans son Message pastoral sur l’avenir du Québec, paru en février, l’Assemblée des évêques du Québec reste neutre.Aucune des deux options, y lit-on, «ne paraît s’imposer en regard des seules valeurs évangéliques, aucune ne semble en contradiction radicale avec les exigences fondamentales de la vie personnelle et collective.Aucun régime politique ne possède un caractère absolu puisqu’il demeure dans l’ordre des moyens et qu’il est ordonné aux personnes et à leur bien commun».Sœur Soucy observe que les religieuses qui sont plus proches des mouvements populaires sont plus proches du mouvement souverainiste.Non pas plus proches du Parti québécois.Ce n’est pas une question de gouvernement.On ne vote pas pour quatre ans, on vote «pour 400 ans», dit-elle.La revue Relations, un organe d’information des Chrétiens de gauche, publié par le Centre justice et foi, a donné un appui critique au projet souverainiste.Dans la dernière édition, la directrice Carolyn Sharp rejette l’idée de rester neutre.Pour elle, voter OUI, c’est «ouvrir une brèche dans le mur de fatalité qui entoure notre société».Il s’agit d’une option pour la transformation sociale.- Une trentaine de personnes viennent de former le Mouvement des chrétiens pour le OUI, dont la devise est: «Ce n’est pas péché de voter OUI».En 1975, Raoul Roy faisait de Jésus un guerrier de l’indépendance, dans spn essai paru chez Parti pris.: À l’inverse, on a vu un curé, à Québec, il y a deux ans, imputer la faute aux dirigeants souverainistes pour la mort d’un jeune qui s’était jeté dans le feu de la Saint-Jean.Selon lui, les dirigeants du mouvement souverainiste contribuaient à entretenir des rêves dans l’esprit des jeunes au lieu de les inciter à un sain réalisme.* A l’extrême du spectre, on trouve aussi les bérets blancs ultraconservateurs qui, dans leur journal Vers demain, invitent à voter «NON à la division de notre beau piays, le Canada».«Nous voulons, écrivent-ils, garder notre pays uni, fort, riche et puissant.» TOURMENTE Du sable dans l'engrenage de la visite de M.Li Le peuple courbé, dit sœur Soucy, va se relever le soir du 30 octobre SUITE DE LA PAGE 1 mage à l’ancien premier ministre Pierre Trudeau et son ministre des affaires étrangères Mitchell Sharp — tous deux présents au dîner —, principaux artisans de la reconnaissance de la Chine par le Canada en 1970, avant de proposer — en français — un toast «à la santé, à l'amitié».Comme il fallait s’y attendre, plus tôt dans la journée, les étincelles référendaires n’avaient pas tardé à surgir, le leader manitobain Gary Filmon prenant prétexte de la présence du numéro deux chinois pour lancer un appel en faveur du NON.Les accords commerciaux entre le Canada et la Chine «sont la preuve qu’un pays relativement petit comme le Canada peut avoir du succès dans ses échanges avec le plus grand pays du monde.[.] Cela ne serait pas possible pour un petit pays indépendant de sept millions d’habitants» comme le Québec, a déclaré M.Filmon.Dans la matinée, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna avait profité de son passage au Québec pour affirmer, 24 heures après Mike Harris de l’Ontario, que le Canada ne négocierait jamais une union économique avec un Québec souverain.«La négociation [d’un partenariatl est hors de question», a déclaré le leader néo-brunswickois devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Il a ajouté que la possibilité pour les Québécois de conserver la citoyenneté et la monnaie canadiennes après un OUI était illusoire: «On ne peut pas avoir en même temps le beurre et l’argent du beurre.» À Ottawa, le mouvement de protestation contre les violations des droits de la personne en Chine et la politique nucléaire menée par Pékin ont eu tôt fait dq mettre du sable dans l’engrenage de la visite de M.11A la demande de la délégation chinoise qui redoutait la présence de manifestants hostiles, Ottawa a dû déplacer les entretiens d’hier matin de l'édifice du Parlement vers le bâtiment abritant le ministère des Affaires étrangères.Hier soir à Montréal, quelques 300 manifestants — des militants pour les droits de la personne, des écologistes et des groupes antinucléaires — se sont rassemblés devant l’hôtel Sheraton où ils ont fondu leurs vont dans une seule et même clameur.«Li Peng, assassin, Li Peng, go home», ont-ils crié à l’intention du premier ministre chinois.Les manifestants ont reproché aux ministres canadiens de se faire les complices des violations des droits de l’homme imputées à M.Peng.Encadrés par une cinquantaine de policiers, ils ont clairement fait savoir à U Peng qu’il n’était pas le bienvenu et que sa façon de gouverner était totalement inacceptable.Plus tôt au cours de la journée à Ottawa, Jean Chrétien a félicité Li Peng pour les «réformes formidables» entreprises par le gouvernement chinois.A ses critiques qui lui reprochent de faire peu de cas des droits de la personne, le premier ministre a toujours soutenu que la libéralisation des échanges était le meilleur moyen de favoriser l’éclosion de la démocratie dans les pays récalcitrants.Hier, une séance d’information donnée par des porte-parole du gouvernement fédé- ral a permis d’apprendre que M.Chrétien avilit abordé la question des libertés individuelles avec M.U en mettant l’accent sur «les principes de bon gouvernement» et «la saine conduite des pouvoirs publics», sans parler nommément de droits de la personne.«Le premier ministre prône une approche fondée sur le pragmatisme et le dialogue», a dit un haut représentant d’Ottawa.Le président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, Ed Broad-bent, soutient au contraire qu’un commerce accru n’a d’aucune façon contribué à reconnaître les droits politiques et les droits fondamentaux des citoyens chinois.Selon les manifestants, le silence équivaut à de la complicité.Mais Ottawa tenait avant tout à parler de commerce, comme l’Équipe Canada l’avait fait lors de son [triple en Chine en novembre dernier en signant divers contrats évalués à huit milliards de dollars.M.Chrétien a ainsi annoncé la conclusion d’ententes de coopération dans les secteurs des ressources humaines et de la santé, de même que l’amorce de la phase finale de pourparlers devant mener à la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires Candu dont la valeur est estimée à 3,5 milliards de dollars.La Chine a défié ouvertement le moratoire international sur les essais nucléaires, mais Ottawa assure détenir une garantie suffisante que sa technologie ne sera pas utilisée à des fins militaires.PANIQUE Très bientôt, la «chicane» éclatera parmi eux, dit Bouchard SUITE DE LA PAGE 1 l’égalité, nous sommes juste à une poussière de la démocratie qui s’exprime» (et qui procurerait la majorité au OUI).Le sondage Radio-Québec-CFCF-12 accorde, avant répartition des indécis, 39 % au OUI et 43 % au NON.Il a enregistré un taux d’indécis de 18 % et a été réalisé en début de semaine (entre le 10 et le 12 octobre) auprès de 1013 personnes.M.Bouchard croit percevoir dans le camp du NON «l’amorce d’une panique, ça paraît sur leurs visages», et il prévoit déjà que très bientôt la «chicane» éclatera parmi les forces du NON, qui voient venir la souveraineté comme étant une réelle possibilité.«Les fédéralistes du Québec vont s’énerver, ils vont essayer de mettre un petit paquet sur la table, un petit bonbon, Ottawa leur dira non, et la chicane va prendre entre eux.» Une hypothèse que ne voudra sûrement pas admettre le camp du NON, mais il reste que les fédéralistes misent maintenant sur Jean Charest pour redonner de la vigueur à leur campagne et creuser l’écart La plus grande implication du chef du Parti conservateur dans la campagne référendaire correspond à un changement palpable de style au sein des forces fédéra- listes.Aujourd’hui, la caravane du NON, qui devait stopper ses activités, question de reprendre son souffle, poursuit son périple sous la direction de Jean Charest «On va voir souvent Jean Charest», a affirmé le chef du camp du NON, Daniel Johnson, en tournée à Québec.«Samedi, c’est lui qui part en tournée, moi je prends unç journée de repos et de lecture.» A chacune de ses interventions publiques, M.Charest a volé la vedette à Daniel Johnson avec ses discours colorés, soulevant immanquablement la foule.Mais ce virage s’est d’abord manifesté mercredi alors que Daniel Johnson a livré un discours corrosif à l’endroit de ses adversaires.Il y est allé d’une charge à fond de train contre Jacques Parizeau, l’accusant de mentir à la population quant aux conséquences économiques d’un Québec souverain.Depuis, M.Johnson, qui avait joué de prudence en début de campagne, semble avoir laissé libre cours au bagarreur en lui.Il n’a cessé de brandir les «dérapages intellectuels» de son vis-à-vis, tentant ainsi de diriger les projecteurs uniquement sur M.Parizeau.Avec la fin de la semaine, il est devenu clair que M.Johnson laissait aux autres porte-parole de son équipe les critiques acerbes à l’endroit de Lucien Bouchard.De son côté, Lucien Bouchard, qui dirigeait hier la caravane du OUI, a servi un non retentissant à la proposition du premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, de s’allier avec le Québec pour renouveler le fédéralisme.«Non merci, M.Harris, on y a goûté, on a déjà donné», a-t-il lancé sous les applaudissements de son auditoire.Lucien Bouchard s’en est également pris à la proposition du premier ministre Harris, «qui laisse miroiter la merveilleuse possibilité d’une alliance avec les provinces pour forcer le méchant fédéral à ne pas empiéter» (sur nos compétences).«C’est comme un vieux film noir et blanc qu’on regarde le soir à la télévision» a dit M.Bouchard, qui a rappelé qu’en 1981, René Lévesque «a tenté de faire confiance aux autres provinces du Canada anglais pour faire une alliance, contre le fédéral, pour changer le régime fédéral à l’intérieur du régime».«Il en a mangé une belle», a-t-il conclu.En fait, Lucien Bouchard va plus loin, puisqu’il tente de convaincre les Québécois que «le genre de pays que M.Harris nous promet, c’est celui qu’il est en train de construire en Ontario, alors qu’il vient de couper 21 % de l’aide sociale.C’est ça qu’on nous promet pour le Québec?Non merci, M.Harris».Avec cet exemple, Lucien Bouchard renforce son discours d’il y a deux jours, où il commençait à présenter la souveraineté comme étant un rempart devant la montée de la droite au Canada.Le chef du Bloc trouve absurde la menace brandie par Mike Harris d’établir des frontières entre le Québec et l’Ontario pour faire obstacle à la circulation des biens et des services.«Ça n’a pas de bon sens, a-t-il dit.S’il y a des gens qui ont besoin de faire circuler librement leurs marchandises, c’est bien l’Ontario, qui nous vend bien plus qu’on leur vend.Comment M.Harris veut-il écouler pour 25 milliards de dollars de biens et services si on installe des frontières?Il y a 250 000 emplois à préserver en Ontario» (grâce aux échanges commerciaux entre l’Ontario et le Québec).Interrogé sur la situation politique au Canada après un OUI à la souveraineté, M.Bouchard a indiqué que si Ottawa veut déclencher des élections, le Bloc québécois y sera, et ce, tant que le Québec ne sera pas officiellement souverain.En soirée à Joliette, la magie Bouchard a continué d’opérer: une des plus grosses foules de la campagne, environ 1300 personnes, s’est réunie pour entendre le chef du Bloc livrer un autre discours enflammé.RESISTANCE «Je refuse de me laisser enfermer dans ce jeu» SUITE DE LA PAGE 1 cielles, comme dit Dubois.Le soviétologue Jacques Lévesque, de l’UQAM, avait voté OUI en 1980, mais révèle dans Le Devoir d’aujourd’hui, tirant les leçons du démantèlement de l’URSS, qu’il votera NON.Il reproche au PQ de l’avoir placé dans la situation impossible de choisir entre l’indépendance ou de perpétuer un statu quo qu’il rejette.«Je refuse de me laisser enfermer dans ce jeu», écrit-il dans la seconde partie de son texte, qui paraîtra lundi.Lui qui n’a jamais été un enthousiaste de l’indépendance, croit que «dans les conditions actuelles» ce projet n’est plus qu’une «chimère d’intellectuels des années 1960 et 1970».Beaucoup de gens voteront OUI par «lassitude», selon lui.Si Lévesque vote NON, le metteur en scène Robert Lepage vote OUI, même s’il trouve que «l’idée du Québec que nous vendent les nationalistes est une petite idée».Son espoir réside dans le partenariat qui est proposé par la question référendaire, a-t-il expliqué hier à mon collègue Robert Lévesque.«Mon OUI, c’est pour un rapprochement», dit-il.C’est le OUI d’un gars qui prend le partenariat au sérieux, un partenariat qu’il souhaite voir élargi à la culture.Il note que le Canada anglais s’intéresse davantage à la culture québécoise que l’inverse.Lui-même pense parfois comme un Canadien anglais, ce Canada où il a présenté en primeur, au Festival du film de Toronto, son Confessionnal.Lepage entretient tout de même quelque inquiétude.Il trouve que «Lucien Bouchard a des problèmes avec la composition de son personnage.» Le chef du Bloc lui apparaît comme quelqu’un ouvert au partenariat, mais qui manifeste tant d’animosité ces derniers jours, qu’il a plutôt l’air de quelqu’un qui veut en découdre.Le créateur du Dortoir, Gilles Maheu, est de ceux qui «ne se sentent pas colonisés» et qui restent donc imperméables aux appels du mouvement nationaliste.«J’ai un désir de voter OUI, dit-il au Devoir, mais je ne suis pas emballé par le projet proposé, par le niveau du débat et par l’absence de la culture dans ce débat.» Il a œuvré partout dans le monde.Dans le Montréal cosmopolite d’aujourd’hui, et qui lui plaît, il travaille avec des danseurs torontois et anglophones qui parlent français.Il n’a pas la certitude que le pays que proposent les souverainistes ne sera pas xénophobe, ni qu’il mettra en œuvre une politique culturelle valable.Maheu est, à cet égard, aussi perplexe que René-Daniel Dubois.«Le projet ne repose plus sur les bases des années 1960 qui consistait à mettre en valeur notre spécificité, dit au Devoir l’auteur de Being at home with Claude.Au contraire, c’est pour qu’on soit pareil comme tout le monde, pour décider par nous-mêmes comment on se vend aux Américains.» Pour lui, les fédéralistes comme les nationalistes proposent d’inscrire le Québec dans le courant libre-échangiste nord-américain et rien d’autre.Il aurait voulu que le projet soutienne un autre rapport au monde.«Que je vote OUI ou NON, pour ce qui est essentiel pour moi, le résultat est le même.» Alors il s’entraîne à dessiner des «lapins qui forniquent» pour mettre sur son bulletin de vote.De la même façon, mais en partant d’un point de vue différent, l’ancien felquiste et ancien leader du mouvement marxiste-léniniste En lutte!, Charles Gagnon, écrit que le projet indépendantiste le laisse froid.Dans Le Référendum, un syndrome québécois, il écrit qu’indépendants ou pas, les francophones d’Amérique baigneront indéfiniment dans une mer anglophone au comportement parfois hostile à leur endroit.Il ne voit pas comment la société francophone pourrait se démarquer de façon significative, à moins d’une «éventuelle révolution de l’ordre économique dominant à l’échelle mondiale» et un réaménagement géopolitique majeur en Amérique du Nord.Il ajoute qu’avec la concentration du pouvoir économique, la notion de souveraineté politique est de plus en plus «une coquille vide».Tout comme Jean Larose, dans La Souveraineté rampante, demandait si on pouvait faire la souveraineté sans s’en rendre compte, le politologue de Concordia Daniel Salée considère comme «une fraude intellectuelle», le discours souverainiste actuel, qui tente de masquer les motivations ethniques derrière un concept de souveraineté républicain, civique, étatique, mais aussi qui promet une société solidaire sans ÿ croire vraiment.Il croyait voter NON la semaine dernière; jeudi, il penchait pour le OUI.Parce qu’à tout prendre, «c’est peut-être l’option qui ouvre le plus de débats sur la société».Par sa formation économique LE FONDS INVESTIT DANS L'EMPLOI! Les travailleurs et travailleuses du Groupe Permacon en session de formation LE F NDSL DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS JjU?' DU QUÉBEC (FTQ) " LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO A 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 + PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 les numéros lie téléphone suivants seul valables pot» le service de livraison per camelot el pour let abofuteuenls postaui.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est disait tué au numéro 2050 de Bleury, 9( r Messageries Dynamiques, drvii .Mon .(Qu .H3A3M9.Ile ir les Imprimerie Québécor LaSaDe.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse O .laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à b cli : (514)î e à employer et à diffuser les C publicité: (514) 985-3399.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ L K O R V (Mit, I K S S M K I» I II K T I) I M A X C II K I .r» 0 C T O B II K I I» I» !» LE DEVOIR LES SPORTS Cyclisme: record de l’heure Dernier sommet d’Indurain Bogota (AFP) — L’Espagnol Miguel Indu-rain s’attaquera dimanche matin au dernier sommet de sa saison en tenant d'améliorer Sur la piste de Bogota le record de l’heure du Suisse Tony Rominger (55,291 km).«Un mètre de plus, cela suffit», annonce en plaisantant son directeur sportif José Miguel Echavarri.Mais le champion numéro un de son époque a tout fait pour aller plus loin, beaucoup plus loin que Rominger.L’altitude élevée (2540 m), la longueur (333 m) et le dessin de la piste, la préparation détaillée et le matériel sophistiqué sont autant d’atouts en faveur du quintuple vainqueur du Tour, lequel n’est pas assuré toutefois de réussir son pari.Dans la capitale colombienne, Indurain a été contrarié dans son approche technique.«Si cela ne tenait qu’à lui, il s’attaquerait au record dans un vélodrome couvert, quitte à ne pas bénéficier des effets de l’altitude», reconnaît Echavarri.La pluie fréquente sur Bogota et surtout le vent ont gâché les tests jeudi dernier.Indurain a été contrarié par ces contre-temps mais il a retrouvé le lendemain son optimisme en procédant à des essais plus courts jugés concluants.Pour gommer les inconvénients météo, la tentative est fixée à une heure très matinale (sans doute vers 6 h locales) au moment où le soleil chauffe déjà la piste en ciment de Bogota.Le Navarrais a prévu ensuite de rentrer en Europe dès lundi et d’assister mardi à la présentation du Tour de France.Avec son sens aigu de la parabole, Echavarri qualifie le record de l’heure de son élève, le 2 septembre 1994 à Bordeaux, comme «un ap- prentissage».La performance a été améliorée à deux reprises par Rominger.Bien qu’il soit lui aussi un néophyte de la piste, le Suisse a pulvérisé les 53,040 kilomètres du coureur espagnol et prouvé a posteriori qu’Indurain n’avait sûrement pas atteint son plafond personnel.«Miguel a souffert l’an dernier car il n’avait pas sa position naturelle», reconnaît son directeur sportif.«Cette fois, le vélo a été modifié pour qu’il soit le plus proche possible de sa j«>-sition sur la route».L’engin, un bijou baptisé Espada IV, a été mis au point par le manufacturier italien Pinarello.Par rapport à l’année passée, Indurain a souhaité utiliser un braquet plus important.«Il veut conserver la même cadence de pédalage, explique Echavarri, entre 100 et 101 tours par minute.Dès lors, pour aller plus loin, il faut augmenter le développement.» La puissance phénoménale du Navarrais, un des grands rouleurs de l’histoire du cyclisme, l’autorise à envisager un braquet de 62 x 14.Les proches du coureur ont calculé qu’il pourrait alors atteindre les 56,300 kilomètres mais Echavarri préfère évoquer les 56 kilomètres.Pour parvenir à ce niveau, toutes les condi-tions doivent être cependant réunies.A commencer par la fraîcheur physique du champion, une semaine exactement après le Championnat du monde sur route qu’Indurain a «offert» à son coéquipier d’un jour, l’Espagnol Abraham Olano.«A Bordeaux, Miguel était sur la pente descendante, rappelle son directeur sportif.Il perdait un peu plus chaque jour.Ici.cela n’a pas été le cas.» Braves 5, Reds 2 Maddux enfin efficace Atlanta (AP) — Greg Maddux a finalement lancé comme il en est capable en séries éliminatoires.Maddux, qui n’a jamais signé une grande performance en séries, s’est montré solide pendant huit manches pour guider les Braves d’Atlanta à une victoire de 5-2 aux dépens des Reds de Cincinnati.Les Braves, qui mènent la série 3-0, ne sont plus qu’à une victoire d’une troisième participation à la Série mondiale dans les années 90.Maddux n’a pas été dominant.Il a toutefois été efficace lorsqu’il a fallu.11 a eu la vie facile après que les Braves eurent marqué trois points à la suite du circuit de Charlie O’Brien à la sixième et d’un autre de deux points de Chipper Jones en septième.Les Reds, qui avaient marqué seulement trois points dans cette série, ont de nouveau été victime de leur peu d’opportunisme au bâton.Reggie Sanders a été retiré à trois occasions au bâton, dont une fois avec les buts remplis à la troisième manche.Les Reds tenteront ce soir d’éviter d’être la première équipe depuis 1982 à être balayée dans une série de championnat de la Ligue nationale.Torn Glavine pour les Braves sera opposé à Pete Schourek.Aucune équipe n’a jamais surmonté un déficit de 3-0 dans les séries éliminatoires.Septième semaine dans la 1 Jgue nationale de football Surprises et rebondissements ROBERT SALETTI COLLABORATION SPÉCIALE Qui eut cru qu’au tiers du calendrier régulier (84 des 240 matchs de la saison 1995 ont été joués), tant de surprises auraient marqué la Ligue nationale de football?¦ Saint-I-ouis et Jacksonville auraient autant de victoires (sept) que Pittsburgh, Cleveland et Nouvelle-Angleterre réunis; ¦ Tampa Bay et Buffalo domineraient leur section respective; ¦ Jim Harbaugh (Colts) trônerait au sommet du classement des quarts-arrière (Craig Erickson, des mêmes Colts, est en tête au concours du flop de l'année chez les joueurs autonomes ayant changé d’équipe); ¦ Drew Bledsoe croupirait à l’autre bout du même classement (les Patriots sont en train de redéfinir l’expression «crouler sous la pression»); ¦ la meilleure défensive serait celle des Bills de Buffalo (coup de chapeau à Wade Phillips et à Marv Levy); ¦ Gus Frerotte (Redskins) et Eric Kramer (Bears) auraient plus de passes de touché que Dan Marino (répétez encore une fois: Gus Frerotte)?En passant, s’il garde le même rythme, Em-mitt Smith finira la saison 1995 avec 29 touchés au sol.La fin de semaine passée, cinq matchs ont nécessité de la prolongation et dans huit matchs sur 13 la marge victorieuse a été d’au plus six points.Après six semaines, il n’y a plus aucune équipe invaincue.Nous sommes donc engagés dans une saison fertile en drames, en surprises et en rebondissements.Le dernier Monday Night entre les Chargers et les Chiefs (23-29), qui s’est terminé sur un retour de botté de 85 verges en prolongation après que les Chiefs eussent égalé le compte grâce à une poussée de dernière minute (à la Montana), fut à cet égard une sorte de modèle.L’adrénaline a coulé à flots jusqu’à une heure du matin et le sommeil n’est pas venu facilement.Pas de haute gastronomie au menu cette semaine, mais quelques plats très consistants.A commencer par Dallas, Oakland et San Francisco qui, avec une seule défaite à leur dossier, rendent visite à trois bonnes équipes mais qui ont un peu déçu jusqu’ici.San Francisco (4-1) à Indianapolis (3-2) Les Colts ont réalisé la grande surprise du week-end dernier en allant battre les jusque-là invaincus Dolphins à Miami.Compter 24 points sans réplique en seconde demie et en prolongation pour arracher une victoire dans le fief de «Dandy Dan» n’est pas une mince tâche.L’équipe de Don Shula a dû revivre le cauchemar de la demi-finale de conférence de l'an dernier quand la défensive et une attaque devenue subitement anémique ont assisté, impuissantes, à la remontée des Chargers.La quatrième attaque au sol de la ligue (soit Marshall Faulk) affronte la meilleure défensive au sol.Les 49"" ont accordé l'époustouflant total de 190 verges au sol en cinq matchs.Harbaugh est sur un nuage.Mais Young et Rice sont reposés et d’Indianapolis s’approche un orage.Avertissement de veille météorologique.49"' 31, Colts 10.Dallas (5-1) à San Diego (3-3) Les Cowboys ont encore prouvé qu’au chapitre de la polyvalence, ils sont particulièrement pourvus.Des Packers pourtant combatifs mais préparés pour la guerre terrestre n’y ont vu que du feu la semaine dernière.Du feu allumé par Troy Aikman et répandu par Michael Irvin.Les Chargers ne jouent pas très bien, leurs receveurs échappent régulièrement des passes, mais leurs trois défaites sont survenues à l’étranger contre trois bojis clubs (Oakland, Pittsburgh et Kansas City).A domicile, ils sont plus coriaces.Natrone Means n’est pas tout à fait Emmitt Smith et Stan Humphries est amoché (coude droit, cas incertain).Les Cowboys ressemblent de plus en plus aux Athletics d’Ôakland des années soixante-dix: la controverse fait partie de leur «stratégie».Cowboys 27, Chargers 17.Oakland (5-1) à Denver (3-3) La première position des Raiders et leur fiche de 5-1 ne sont pas en elles-mêmes de grandes surprises.Ce qui l’est davantage, c’est la facilité avec laquelle il marque des points (183, un sommet dans la ligue) et la manière qui consiste à envoyer sur le terrain la deuxième meilleure attaque terrestre (Williams et Kaufman ont des moyennes de 4,9 et 5,1), la troisième meilleure attaque au total et le deuxième passeur de la conférence (Hostetler).Comme les Chargers, les Broncos ont perdu trois matchs,à l’étranger (Dallas, San Diego et Seattle).A domicile, leur fiche au cours des 10 dernières années est de 64 victoires, 20 défaites.La défensive, qui a terminé au dernier rang l’an passé, s’est remplumée (18e aux dernières nouvelles).Il y a au moins une grande surprise chaque semaine depuis un mois.Après les 49ers, les Cowboys et les Dolphins, c’est peut-être au tour des Raiders de se faire surprendre.Raiders 23, Broncos 26.ÉLIMINATOIRES Ligue nationale Ligue américaine Mardi Mardi Atlanta 2 Cincinnati 1 Seattle 3 Cleveland 2 Mercredi Mercredi Atlanta 6 Cincinnati 2 Cleveland 5 Seattle 2 Hier Hier Cincinnati 2.Atlanta 5 Seattle 5, Cleveland 2 Samedi Samedi Cincinnati à Atlanta Seattle à Cleveland Dimanche Dimanche x-CIncinnati à Atlanta x-Seattle à Cleveland Le mardi 17 octobre Le mardi 17 octobre x-Atlanta à Cincinnati x-Cleveland à Seattle x-ti nécessaire x-sl nécessaire LIGUE NATIONALE Jeudi Colorado 1.Washi.3 NJ 4 Winnipeg 1 Samedi TB 3 Montréal 1 Chicago à Hartford Chicago 5 Pittsburgh 1 Philadelphie à Islanders St.Louis 3 Dallas 1 Anaheim ù Pittsburgh Boston 6 San José 6 New Jersey à Montréal Vancouver 7 LA 7 TB à Washington Hier Rangers à Toronto Anaheim 4, Buffalo 1 Boston à Dallas Ottawa 2, Floride 6 Colorado à St.Louis Edmonton 0, Detroit 9 Vancouver à San José LIGUE NATIONALE Jeudi SF à Indianapolis Atlanta 19 St.Louis 21 Chicago à Jacksonville Dimanche Miami en N.-Orléans Seattle à Buffalo Jets à Caroline N.-Angleterre à KC Washington à Arizona Philadelphie à Giants Dallas à San Diego Detroit à Green Bay Lundi Minnesota à Tampa Bay Oakland à Denver CONFÉRENCE AMÉRICAINE Section Est G P N Moy.Pp Pc Buffalo 4 1 0 .800 109 74 Miami 4 1 0 .800 145 77 Indianapolis 3 2 0 .600 110 110 N.-Angleterre 1 4 0 .200 43 129 Jets 1 5 0 .167 88 178 Section Centrale Cleveland 3 3 0 .500 124 107 Pittsburgh 3 3 0 .500 138 140 Cincinnati 2 4 0 .333 136 145 Houston 2 4 0 .333 105 119 Jacksonville 2 4 0 .333 81 117 Section Ouest Kansas City 5 1 0 .833 147 105 Oakland 5 1 0 .833 183 79 Denver 3 3 0 .500 134 116 San Diego 3 3 0 .500 104 114 Seattle 2 3 0 .400 85 113 CONFERENCE NATIONALE Section Est G P N Moy.Pp Pc Dallas 5 1 0 .833 180 109 Philadelphie 3 3 0 .500 127 159 Giants 2 4 0 .333 101 139 Washington 2 4 0 .333 133 139 Arizona 1 5 0 .167 90 160 Section Centrale Tampa Bay 4 2 0 .667 86 88 Chicago 3 2 0 .600 139 108 Green Bay 3 2 0 .600 103 95 Minnesota 3 2 0 .600 118 105 Detroit 2 3 0 .400 114 107 Section Ouest St.Louis 5 1 0 .833 138 105 San Francisco 4 1 0 .800 137 68 Atlanta 4 2 0 .667 124 124 Caroline 0 5 0 .000 79 136 N.-Orléans 0 5 0 .000 98 128 Avis de la Commission des transports du Québec Commission des transports du Québec La Commission a regroupé, sous différentes rubriques, les avis qu’elle doit donner conformément à la Loi sur le camionnage (L.Q.1987, c.97), la Loi sur les transports (L.R.Q.c.T-12), la Loi sur le transport par taxi (L.R.Q.c.T-11.1), et la Loi sur les chemins de fer (L.Q., 1993, c.75) et aux règlements qui en découlent.Ces avis contiennent les natures de demandes introduites à la Commission qui requièrent une publication, les avis que la Commission donne de son propre chef ainsi que les informations qui intéressent les demandeurs ou les titulaires de permis.Les rubriques sont classées, lorsqu'il y a des avis à donner, comme suit: autobus, taxi, «camionnage local, intrapro-vincial», camionnage en vrac, maritime, ferroviaire, avis divers et information générale.Toute opposition ou intervention qui peut être faite selon les règles doit l'être dans le délai indiqué dans la rubrique et signifié au réquérant.Le texte complet d’une demande ou d’un avis peut être consulté à la Commission durant les heures régulières d'ouverture des bureaux.AUTOBUS Délai d'opposition ou d’intervention: 10 jours de la publication Q95-02520-0 AUTOBUS LA QUÉBÉCOISE INC.5480, rue Rideau Québec (Qc) G2E 5V2 PROC.: FLYNN, RIVARD (avocats) DEMANDE: ABONNEMENT Territoire: Service no 1: Service de navette entre les stationnements de l’Autostade (P-10) et Bonaventure (P-11) situés à Montréal qt le site du Casino de Montréal situé sur l'île Notre-Dame pour le transport des employés du Casino de Montréal et des employés des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Service no 2: Service de navette entre les stations de métro Atwater, Frontenac et Berri et le site du Casino de Montréal situé sur l’île Notre-Dame pour le transport des employés du Casino de Montréal et des employés des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Floraire/fréquence: Selon les exigences de la Société des Casinos du Québec Inc.Clientèle: Employés du Casino de Montréal et des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Conditions/restrictions: Sujet au contrat avec la Société des Casinos du Québec Inc.Catégorie: A2-A5 Durée: 1 an moins 1 jour AUTOBUS Délai d'opposition ou d’intervention: 21 jours de la publication Q95-02489-8 AUTOBUS LA QUÉBÉCOISE INC.5480, rue Rideau Québec (Qc) G2E 5V2 DEMANDE: INTERURBAIN Territoire: De Québec à Laval Parcours: Disponible à la C.T.Q.Fréquence: Sept jours par semaine Horaire: Disponible à la C.T.Q.Clientèle: Public en général Catégorie: A1 Durée: 5 ans Q95-02513-5 2334-1274 QUÉBEC INC.(Innu l’Autobus) 1026, rue Brochu Sept-îles (Qc) G4R 2Z1 PROC.: Gauthier, Nepveu & ASS.DEMANDE: SCOLAIRE Territoire: Transport des élèves des écoles suivantes: Johnny Pilot-Manikanetish de la réserve indienne de Uashat (Sept-îles-RI), Tshishteshinu de la réserve indienne de Mani-Uténam (Maliotenam - RI), Jean-du-Nord, Manikoutaie, Jacques-Ca.rtier, l'Institut d'Enseignement de Sept-lles, Flemming, Queen Elizabeth High School, Ga-mache et Mgr Blanche toutes situées dans la municipalité Sept-îles à leurs résidences situées dans les mêmes municipalités.Horalre/fréquence: le matin, le midi et le soir pendant l’année scolaire Clientèle: les élèves du primaire et du secondaire fréquentant les écoles administrées par le Conseil de Bande de Uashat et Mani-Uténam, et d'autres écoles de la Commission Scolaire de Sept-îles Catégories: A5-A6 Durée: 5 ans Délai d'opposition ou d’intervention: 10 jours de la publication M95-03553-6 Nacouzi, Elias 95, boul.Deguire, app.502 Saint-Laurent (Qc) H4N 1N5 PROC.: Me Robert Beaulieu ET DEMANDEUR-CÉDANT Tsantilas, Georgia 635, 67ème Avenue Laval (Qc) H7V 3N9 TRANSFERT: 5-M-216879-001A A11 Montréal M95-03554-4 Haché, Paul-Émile 3, Chemin des Patriotes Napierville (Oc) J0J 1L0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Béland, Robert 1561 Papineau Longueuil (Qc) J4K 3L2 TRANSFERT: 7-M-215283-001A A02 Longueuil M95-03556-9 Augustin, Guy 2040, des Ormes Saint-Bruno-de-Montarville (Qc) J3V 6A9 ET DEMANDEUR-CEDANT Boucher, Roger 2094, rue de Bedford Saint-Bruno (Qc) J3V 4A8 TRANSFERT: 3-M-216335-001A A24 Saint-Bruno M95-03569-2 J.F.V.K.S.E.N.C.3561, de Lyon Longueuil (Qc) J4L 4(.6 ET DEMANDEUR-CÉDANT Thiboutot, Irénée 1032, des Cèdres Carignan (Qc) J3L 1C8 TRANSFERT: 0-M-201132-001A A02 Longueuil Délai d'opposition ou d’intervention: 21 jours de la publication M95-03543-7 Taxi Soucy S.E.N.C.190, rue Jean XXIII Buckingham (Qc) J8L 1C5 DEMANDE DE PERMIS Région 208103 Buckingham Formée de: Buckingham, Masson-Angers M95-03555-1 9003-0198 QUÉBEC INC.35, avenue Gatineau Gatineau (Qc) J8T 4J2 DEMANDE DE PERMIS Région 208202 Cantley Formée de: Cantley M95-03583-3 DIONNE V.I.P.LIMOUSINES INC.3960, boul.Leman Laval (Qc) H7E 1A1 DEMANDE DE PERMIS Limousine de grand luxe La Province de Québec TAXI AVIS PROPRIO MOTU Consulter texte de la demande pour délai de publication et d’intervention M95-03540-3 COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC 505, rue Sherbrooke Est Montréal (Qc)H2L1K2 Westernoff, Hyman - INTIMÉ 732, Parkway Drive Laval (Qc) H7W 1W3 SUSPENSION TOTALE TEMPORAIRE 4-M-207473-002A Toute personne intéressée peut dans les dix (10) jours de la publication de cet avis faire connaître son intention d’être entendue.CAMIONNAGE LOCAL ET INTRAPROVINCIAL Ces avis sont donnés en vertu de la partie III de la Loi de 1987 sur les transports routiers (S.C.1987, C.35) et de la Loi sur le camionnage (L.R.Q., C.C.5.1).La Commission délivrera la licence de camionnage intraprovinciale, ou le permis de camionnage, à moins qu’une personne opposée ne la convainque que l’exploitation de l'entreprise visée est susceptible de nuire à l'intérêt public.Le délai de l’opposition qui doit être écrite et assermentée est de 21 jours de la publication.Avis est aussi donné que la Commission entendra la personne opposée ou son procureur sur la recevabilité de son opposition.Pour un dossier de Montréal (M) à Montréal mardi le 14 novembre 1995 à 10h00.Pour un dossier de Québec (Q) à Québec jeudi le 16 novembre 1995 à 10h00.M95-03545-2 Girard, Yves (Girard Transport) 770, boul.Laval #119 Laval (Qc) H7S 2K2 .DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03548-6 Déménagement Haut de Gamme 10178, Péloquin #5 Montréal (Qc) H2C 2J8 , .DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03562-7 2524-3106 QUÉBEC INC.283, St-Joseph Sainte-Martine (Qc) JOS 1V0 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03567-6 LES GAZONS ROUVILLE (1988) INC.2605, Rang sud Saint-Jeari-Baptiste (Qc) J0L 2B0 DEMANDE: TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03570-0 SÉBAMICH S.E.N.C.219, Capri Repentigny (Qc) J6A 5L1 , .DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03572-6 Picard, Denis (TRANSPORT D.H.P.) 908,10e Rue Saint-Antoine (Qc) J7Z 3K5 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03577-5 2623-9111 QUÉBEC INC.2075, rue Salaberry Chambly (Qc) J3L 3P9 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupe 35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines Q95-02504-4 LES ROUTIERS MANOR INC.75, Mitchener St-Joseph-de-Beauce (Qc) GOS 2V0 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines Q95-02525-9 Malouin, Denis Les Productions Denis Malouin C.P.60 L'Ile-d'Anticosti (QC) GOG 2Y0 PROC.: Me Linda Beaulieu DEMANDE: TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines CAMIONNAGE EN VRAC Délai d'opposition ou d’intervention: 10 jours de la publication M95-03541-1 TRANSPORT NADEAU ET FILS INC.220, Rang 8 Saint-Robert-Bellarmin (Qc) G0M 2E0 ET DEMANDERESSE-CEDANTE WOLFBEC CONSTRUCTION INC 820, Champlain Disraeli (Qc) G0N1E0 TRANSFERT: 8-M-505179-002A Région 5 - Toutes matières M95-03542-9 GESTIONS YVON BROCHU INC.691,5e Avenue Ouest Amos (Qc) J9T 1P5 ET DEMANDERESSE-CEDANTE TRANSPORT A.B.L.INC.70, rue Principale sud Saint-Félix-de-Dalquier (Qc) JOY 1G0 TRANSFERT: 3-M-514473-002A Région 8 - Toutes matières M95-03546-0 DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL Saison hivernale 1995-96 Matières: neige et glace Dans le territoire de: Région 10 0- M-514310-001A 2956-7567 QUÉBEC INC.8-M-512530-001A-002A TRANSPORT JEAN-CLAUDE BEAUDIN INC.7-M-514214-001A Boudrias, Michel 7-M-511822-001A Cardinal, Michel 4- M-509431-001A Fortier, Bertrand 7- M-512226-001A Leblanc.Rosaire 5- M-501742-001A Perras, Réal 6- M-514637-001A Robert, Nicolas 6-M-506476-001A Beaudin, Jean Roch 2-M-500226-005A Bourdeau, Jean 2- M-512155-001A Derome, Jean-Pierre 3- M-509432-001A Fortier, Réjean 1- M-514582-001A Legrand, Daniel 8- M-512126-001A Perras, Réjean 5-M-511360-001A Vallée, Alain (Transport Sud-Ouest enrg.) 1-M-513535-001A Beaudin, Lucette 5-M-508127-001A Bourgogne, Fernand 0- M-511159-001A Bourdeau, Jean Jr 1- M-511075-001A LES ENTREPRISES CLAUDE DESLIPPE INC 5-M-512319-001A TRANSPORT B.ET R.FORTIER INC 5-M-512996-001A MATIMO TRANSPORT INC.8-M-501178-001A Ritchie, John M95-03549-4 LOCATION LEBLANC INC.680, route 143 Windsor (Qc) J1S2X2 MAINTIEN DE PERMIS - ACQUISITION D’INTÉRÊTS 5-M-511378-001A M95-03550-2 9025-7965 QUÉBEC INC.305, Domaine des Buissons Dubuisson (Qc) J9P 4N7 ET DEMANDEUR-CEDANT Sayeur, Jules 155, rue Savoie Sullivan (Qc) JOY 2N0 TRANSFERT: 2-M-513682-001A Région 8 - Toutes matières M95-03552-8 2970-7775 QUEBEC INC.7914, rue Baribeau Lasalle (Qc) H8P 1V3 ET DEMANDERESSE-CEDANTE L.M.L.PAYSAGISTE ET FRERES INC.12379, rue La Galissonnière Montréal (Qc) H1C 2G5 TRANSFERT: 9-M-514832-001A Région 10 - Toutes matières M95-03566-8 161010 CANADA INC.92 C, rue Principale Saint-André-Avellin (Qc) J0V 1W0 ET DEMANDEUR-CEDANT Lauzon, Richard 2, rue St-Paul Notre-Dame-de-la-Paix (Qc) J0V 1 PO TRANSFERT: 0-M-509583-001A Région 7 - Toutes matières M95-03578-3 DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL Saison hivernale 1995-96 Matières: neige et glace Dans le territoire de: Région 10 O-M-513593-001A Bergeron, Michel M95-03579-1 TRANSPORT DE GRAVIER DANIEL FOURNIER LIMITEE 38, Côte du Plateau Lebel-sur-Quévillon (Qc) J0Y 1X0 PROC.: TASCHEREAU 8j TASCHEREAU ET DEMANDERESSE-CEDANTE TRANSPORT J.D.LEFEBVRE INC.168, 21e Rue Rouyn-Noranda (Qc) J9X 2N8 TRANSFERT: 1-M-514491-001A Région 8 - Toutes matières M95-03580-9 MAURICE GARCEAU TRANSPORT INC 209, rue St-Cyprien Napierville (Qc) J0J 1L0 REMISE EN VIGUEUR: 7-M-511111-001A Q95-02518-4 Bahl, Dominique 155, rue Antoine Caya Saint-Nicéphore (Qc) J2B 6V2 PROC.: Me Gabriel Boire ETDEMANDEUR-CÉDANT EXCAVATION JULIEN BAHL INC.195, rue Stéphane Saint-Nicéphore (Qc) J2B 8B3 TRANSFERT: 3-Q-509642-001A Région 4 - toutes matières CAMIONNAGE EN VRAC Délai d’opposition ou d’intervention: 21 jours de la publication M95-03538-7 LUC RICHARD INC 6090, Provost Saint-Zénon (Qc) J0K 3N0 MODIFICATION: 7-M-515302-001A Rajout de matières Les heures officielles d'ouverture et de fermeture de nos bureaux sont : 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 16h30.Bureau de Québec 200, chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R5V5 (418)643-5694 Bureau de Montréal 505, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L1K2 (514)873-6414 Le Secrétaire Léonce Girard Québec DD A 12 LE ACTUALITES C II K O N I Q U B RÉFÉRENDAIRE Jésus aurait-il voté OUI?Sœur Thérèse Soucy ne dit pas que Jésus-Christ aurait voté OUI au référendum.Mais aux religieuses, comme aux autres citoyens du Québec qu’elle rencontre dans sa campagne avec les partenaires pour la souveraineté, elle dit que celui qui l’inspire dans ce combat, c’est l’homme de sa vie.Car Jésus-Christ, comme elle aujourd’hui, dit-elle, a interpellé le pouvoir politique et économique en faveur des plus démunis.Et pour elle, la démarche pour la souveraineté est intimement liée à un combat contre les inégalités sociales.Elle fondera la semaine prochaine le regroupement des religieuses pour le OUI.Jeudi, sœur Soucy a visité des sœurs de trois communautés en Estrie.Elle leur a expliqué les liens qui peuvent exister entre leur foi et l’option politique de la souveraineté.Elle se présente avec, à la main, le texte de l’Evangile qui sera lu, dans les églises du Québec, le jopr du référendum, le 30 octobre, l’Evangile de Jésus-Christ selon Saint-Luc intitulé La Femme courbée, libérée le jour du sabbat.C’est l’histoire d’une femme possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme et que Jésus guérit en lui imposant les mains, lui permettant de se redresser.Sœur Soucy dit aux religieuses de méditer cette histoire le jour du vote.«Le peuple courbé, c’est ce soir-là qu’il va se relever.» Sœur Soucy est devenue souverainiste il y a déjà 30 ans, quand elle étudiait l’histoire à l’Université de Montréal.Dans sa tournée du Québec, elle rappelle certains jalons de l’histoire, de la Proclamation royale de 1763 à la Constitution de 1982.Elle constate la domination des Anglais sur les Canadiens français.Sœur Soucy, qui appartient à la communauté des Saints Noms de Jésus et de Marie, compare la marche du peuple québécois à celle du peuple juif, réduit au rang d’esclaves en Egypte, conduit par Moïse.Avant d’atteindre la Terre promise, ils ont eu des difficultés, ils ont traversé le désert.Le désert a ses dangers, il a aussi ses avantages.Il ne pouvait y avoir ni riches ni pauvres.C’était le règne de l’égalité.«Comme projet social, j’en rêve», dit-elle.Après la souveraineté, ajoute-t-elle, «nous aurons des petits bouts de désert».Ce sera l’occasion de chercher à réduire les écarts entre riches et pauvres dans un nouveau projet social.Sœur Soucy reconnaît qu’elle n’obtient pas toujours d’immenses succès auprès des .religieuses dans certains couvents.On retrouve dans l’Eglise la même diversité d’ppinions que dans la société civile, dit-elle.D’ailleurs, + l’Eglise officielle ne se prononce pas.Dans son Message pastoral sur l’avenir du Québec, paru en février, l’Assemblée des évêques du Québec reste neutre.Aucune des deux options, y lit-on, «ne paraît s’imposer en regard des seules valeurs évangéliques, aucune ne semble en contradiction radicale avec les exigences fondamentales de la vie personnelle et collective.Aucun régime politique ne possède un caractère absolu puisqu’il demeure dans l’ordre des moyens et qu’il est ordonné aux personnes et à leur bien commun».Sœur Soucy observe que les religieuses qui sont plus proches des mouvements populaires sont plus proches du mouvement souverainiste.Non pas plus proches du Parti québécois.Ce n’est pas une question de gouvernement.On ne vote pas pour quatre ans, on vote «pour 400 ans», dit-elle.La revue Relations, un organe d’information des Chrétiens de gauche, publié par le Centre justice et foi, a donné un appui critique au projet souverainiste.Dans la dernière édition, la directrice Carolyn Sharp rejette l’idée de rester neutre.Pour elle, voter OUI, c’est «ouvrir une brèche dans le mur de fatalité qui entoure notre société».Il s’agit d’une option pour la transformation sociale.: Une trentaine de personnes viennent de former le Mouvement des chrétiens pour le OUI, dont la devise est: «Ce n’est pas péché de voter OUI».En 1975, Raoul Roy faisait de Jésus un guerrier de l’indépendance, dans spn essai paru chez Parti pris.’ À l’inverse, on a vu un curé, à Québec, il y a deux ans, imputer la faute aux dirigeants souverainistes pour la mort d’un jeune qui s’était jeté dans le feu de la Saint-Jean.Selon lui, les dirigeants du mouvement souverainiste contribuaient à entretenir des rêves dans l’esprit dés jeunes au lieu de les inciter à un sain réalisme.* A l’extrême du spectre, on trouve aussi les bérets blancs ultraconservateurs qui, dans leur journal Vers demain, invitent à voter «NON à la division de notre beau p>àys, le Canada».«Nous voulons, écrivent-ils, garder notre pays uni, fort, riche et puissant.» Le peuple courbé, dit sœur Soucy, va se relever le soir du 30 octobre Michel Ve une ?TOURMENTE Du sable dans Vengrenage de la visite de M.Li SUITE DK I A PAGE 1 mage à l’ancien premier ministre Pierre Trudeau et son ministre des affaires étrangères Mitchell Sharp — tous deux présents au dîner —, principaux artisans de la reconnaissance de la Chine par le Canada en 1970, avant de pro|x>ser — en français — un toast «à la santé, à l’amitié».Comme il fallait s’y attendre, plus tôt dans la journée, les étincelles référendaires n'avaient pas tardé à surgir, le leader manitobain Gary Filmon prenant prétexte de la présence du numéro deux chinois pour lancer un appel en faveur du NON.Les accords commerciaux entre le Canada et la Chine «sont la preuve qu’un pays relativement petit comme le Canada peut avoir du succès dans ses échanges avec le plus grand pays du monde.[.1 Cela ne serait pas possible pour un petit pays indépendant de sept millions d'habitants» comme le Québec, a déclaré M.Filmon.Dans la matinée, le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna avait profité de son passage au Québec pour affirmer, 24 heures après Mike Harris de l’Ontario, que le Canada ne négocierait jamais une union économique avec un Québec souverain.«La négociation [d’un partenariat] est hors de question», a déclaré le leader néo-brunswickois devant la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Il a ajouté que la possibilité pour les Québécois de conserver la citoyenneté et la monnaie canadiennes après un OUI était illusoire: «On ne peut pas avoir en même temps le beurre et l’argent du beurre.» À Ottawa, le mouvement de protestation contre les violations des droits de la personne en Chine et la politique nucléaire menée par Pékin ont eu tôt fait de mettre du sable dans l’engrenage de la visite de M.U.A la demande de la délégation chinoise qui redoutait la présence de manifestants hostiles, Ottawa a dû déplacer les entretiens d'hier matin de l’édifice du Parlement vers le bâtiment abritant le ministère des Affaires étrangères.Hier soir à Montréal, quelques 300 manifestants — des militants pour les droits de la personne, des écologistes et des groupes antinucléaires — se sont rassemblés devant •l’hôtel Sheraton où ils ont fondu leurs voix dans une seule et même clameur.«Li Peng, assassin, U Peng, go home», ont-ils crié à l’intention du premier ministre chinois.Les manifestants ont reproché aux ministres canadiens de se faire les complices des violations des droits de l’homme imputées à M.Peng.Encadrés par une cinquantaine de policiers, ils ont clairement fait savoir à Li Peng qu’il n’était pas le bienvenu et que sa façon de gouverner était totalement inacceptable.Plus tôt au cours de la journée à Ottawa, Jean Chrétien a félicité Li Peng pour les «réformes formidables» entreprises par le gouvernement chinois.A ses critiques qui lui reprochent de faire peu de cas des droits de la personne, le premier ministre a toujours soutenu que la libéralisation des échanges était le meilleur moyen de favoriser l’éclosion de la démocratie dans les pays récalcitrants.Hier, une séance d’information donnée par des porte-parole du gouvernement fédé- ral a permis d’apprendre que M.Chrétien avait aborde la question des libertés individuelles avec M.U en mettant l’accent sur «les principes de bon gouvernement» et «la saine conduite des pouvoirs publics», sans parler nommément de droits de la personne.«Ix» premier ministre prône une approche fondée sur le pragmatisme et le dialogue», a dit un haut représentant d’Ottawa.Le président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, Ed Broad-bent, soutient au contraire qu’un commerce accru n’a d’aucune façon contribué à reconnaître les droits politiques et les droits fondamentaux des citoyens chinois.Selon les manifestants, le silence équivaut à de la complicité.Mais O.ttawa tenait avant tout à parler de commerce, comme l’Équipe Canada l’avait fait lors de son périple en Chine en novembre dernier en signant divers contrats évalués à huit milliards de dollars.M.Chrétien a ainsi annoncé la conclusion d’ententes de coopération dans les secteurs des ressources humaines et de la santé, de même que l’amorce de la phase finale de pourparlers devant mener à la vente à la Chine de deux réacteurs nucléaires Candu dont la valeur est estimée à 3,5 milliards de dollars.La Chine a défié ouvertement le moratoire international sur les essais nucléaires, mais Ottawa assure détenir une garantie suffisante que sa technologie ne sera pas utilisée à des fins militaires.PANIQUE Très bientôt, la «chicane» éclatera parmi eux, dit Bouchard SUITE DE LA PAGE 1 l’égalité, nous sommes juste à une poussière de la démocratie qui s’exprime» (et qui procurerait la majorité au OÜ1).Le sondage Radio-Québec-CFCF-12 accorde, avant répartition des indécis, 39 % au OUI et 43 % au NON.Il a enregistré un taux d’indécis de 18 % et a été réalisé en début de semaine (entre le 10 et le 12 octobre) auprès de 1013 personnes.M.Bouchard croit percevoir dans le camp du NON «l’amorce d’une panique, ça paraît sur leurs visages», et il prévoit déjà que très bientôt la «chicane» éclatera parmi les forces du NON, qui voient venir la souveraineté comme étant une réelle possibilité.«Les fédéralistes du Québec vont s’énerver, ils vont essayer de mettre un petit paquet sur la table, un petit bonbon, Ottawa leur dira non, et la chicane va prendre entre eux.» Une hypothèse que ne voudra sûrement pas admettre le camp du NON, mais il reste que les fédéralistes misent maintenant sur Jean Charest pour redonner de la vigueur à leur campagne et creuser l’écart.La plus grande implication du chef du Parti conservateur dans la campagne référendaire correspond à un changement palpable de style au sein des forces fédéra- listes.Aujourd’hui, la caravane du NON, qui devait stopper ses activités, question de reprendre son souffle, poursuit son périple sous la direction de Jean Charest.«On va voir souvent Jean Charest», a affirmé le chef du camp du NON, Daniel Johnson, en tournée à Québec.«Samedi, c’est lui qui part en tournée, moi je prends unç journée de repos et de lecture.» A chacune de ses interventions publiques, M.Charest a volé la vedette à Daniel Johnson avec ses discours colorés, soulevant immanquablement la foule.Mais ce virage s’est d’abord manifesté mercredi alors que Daniel Johnson a livré un discours corrosif à l’endroit de ses adversaires.Il y est allé d’une charge à fond de train contre Jacques Parizeau, l’accusant de mentir à la population quant aux conséquences économiques d’un Québec souverain.Depuis, M.Johnson, qui avait joué de prudence en début de campagne, semble avoir laissé libre cours au bagarreur en lui.Il n’a cessé de brandir les «dérapages intellectuels» de son vis-à-vis, tentant ainsi de diriger les projecteurs uniquement sur M.Parizeau.Avec la fin de la semaine, il est devenu clair que M.Johnson laissait aux autres porte-parole de son équipe les critiques acerbes à l’endroit de Lucien Bouchard.De son côté, Lucien Bouchard, qui dirigeait hier la caravane du OUI, a servi un non retentissant à la proposition du premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, de s’allier avec le Québec pour renouveler le fédéralisme.«Non merci, M.Harris, on y a goûté, on a déjà donné», a-t-il lancé sous les applaudissements de son auditoire.Lucien Bouchard s’en est également pris à la proposition du premier ministre Harris, «qui laisse miroiter la merveilleuse possibilité d’une alliance avec les provinces pour forcer le méchant fédéral à ne pas empiéter» (sur nos compétences).«C’est comme un vieux film noir et blanc qu’on regarde le soir à la télévision» a dit M.Bouchard, qui a rappelé qu’en 1981, René Lévesque «a tenté de faire confiance aux autres provinces du Canada anglais pour faire une alliance, contre le fédéral, pour changer le régime fédéral à l’intérieur du régime».«Il en a mangé une belle», a-t-il conclu.En fait, Lucien Bouchard va plus loin, puisqu’il tente de convaincre les Québécois que «le genre de pays que M.Harris nous promet, c’est celui qu’il est en train de construire en Ontario, alors qu’il vient de couper 21 % de l’aide sociale.C’est ça qu’on nous promet pour le Québec?Non merci, M.Harris».Avec cet exemple, Lucien Bouchard renforce son discours d’il y a deux jours, où il commençait à présenter la souveraineté comme étant un rempart devant la montée de la droite au Canada.Le chef du Bloc trouve absurde la menace brandie par Mike Harris d’établir des frontières entre le Québec et l’Ontario pour faire obstacle à la circulation des biens et des services.«Ça n’a pas de bon sens, a-t-il dit.S’il y a des gens qui ont besoin de faire circuler librement leurs marchandises, c’est bien l’Ontario, qui nous vend bien plus qu’on leur vend.Comment M.Harris veut-il écouler pour 25 milliards de dollars de biens et services si on installe des frontières?Il y a 250 000 emplois à préserver en Ontario» (grâce aux échanges commerciaux entre l’Ontario et le Québec).Interrogé sur la situation politique au Canada après un OUI à la souveraineté, M.Bouchard a indiqué que si Ottawa veut déclencher des élections, le Bloc québécois y sera, et ce, tant que le Québec ne sera pas officiellement souverain.En soirée à Joliette, la magie Bouchard a continué d’opérer: une des plus grosses foules de la campagne, environ 1300 personnes, s’est réunie pour entendre le chef du Bloc livrer un autre discours enflammé./ RESISTANCE «Je refuse de me laisser enfermer dans ce jeu» SUITE DE LA PAGE 1 cielles, comme dit Dubois.Le soviétologue Jacques Lévesque, de l’UQAM, avait voté OUI en 1980, mais révèle dans Le Devoir d’aujourd’hui, tirant les leçons du démantèlement de l’URSS, qu’il votera NON.Il reproche au PQ de l’avoir placé dans la situation impossible de choisir entre l’indépendance ou de perpétuer un statu quo qu’il rejette.«Je refuse de me laisser enfermer dans ce jeu», écrit-il dans la seconde partie de son texte, qui paraîtra lundi.Lui qui n’a jamais été un enthousiaste de l’indépendance, croit que «dans les conditions actuelles» ce projet n’est plus qu’une «chimère d’intellectuels des années 1960 et 1970».Beaucoup de gens voteront OUI par «lassitude», selon lui.Si Lévesque vote NON, le metteur en scène Robert Lepage vote OUI, même s’il trouve que «l’idée du Québec que nous vendent les nationalistes est une petite idée».Son espoir réside dans le partenariat qui est proposé par la question référendaire, a-t-il expliqué hier à mon collègue Robert Lévesque.«Mon OUI, c’est pour un rapprochement», dit-il.C’est le OUI d’un gars qui prend le partenariat au sérieux, un partenariat qu’il souhaite voir élargi à la culture.Il note que le Canada anglais s’intéresse davantage à la culture québécoise que l’inverse.Lui-même pense parfois comme un Canadien anglais, ce Canada où il a présenté en primeur, au Festival du film de Toronto, son Confessionnal.Lepage entretient tout de même quelque inquiétude.Il trouve que «Lucien Bouchard a des problèmes avec la composition de son personnage.» Le chef du Bloc lui apparaît comme quelqu’un ouvert au partenariat, mais qui manifeste tant d’animosité ces derniers jours, qu’il a plutôt l’air de quelqu’un qui veut en découdre.Le créateur du Dortoir, Gilles Maheu, est de ceux qui «ne se sentent pas colonisés» et qui restent donc imperméables aux appels du mouvement nationaliste.«J’ai un désir de voter OUI, dit-il au Devoir, mais je ne suis pas emballé par le projet proposé, par le niveau du débat et par l’absence de la culture dans ce débat.» Il a œuvré partout dans le monde.Dansée Montréal cosmopolite d’aujourd’hui, et qui lui plaît, il travaille avec des danseurs torontois et anglophones qui parlent français.Il n’a pas la certitude que le pays que proposent les souverainistes ne sera pas xénophobe, ni qu’il mettra en œuvre une politique culturelle valable.Maheu est, à cet égard, aussi perplexe que René-Daniel Dubois.«Le projet ne repose plus sur les bases des années 1960 qui consistait à mettre en valeur notre spécificité, dit au Devoir l’auteur de Being at home with Claude.Au contraire, c’est pour qu’on soit pareil comme tout le monde, pour décider par nous-mêmes comment on se vend aux Américains.» Pour lui, les fédéralistes comme les nationalistes proposent d’inscrire le Québec dans le courant libre-échangiste nord-américain et rien d’autre.Il aurait voulu que le projet soutienne un autre rapport au monde.«Que je vote OUI ou NON, pour ce qui est essentiel pour moi, le résultat est le même.» Alors il s’entraîne à dessiner des «lapins qui forniquent» pour mettre sur son bulletin de vote.De la même façon, mais en partant d’un point de vue différent, l’ancien felquiste et ancien leader du mouvement marxiste-léniniste En lutte!, Charles Gagnon, écrit que le projet indépendantiste le laisse froid.Dans Le Référendum, un syndrome québécois, il écrit qu’indépendants ou pas, les francophones d’Amérique baigneront indéfiniment dans une mer anglophone au comportement parfois hostile à leur endroit.Il ne voit pas comment la société francophone pourrait se démarquer de façon significative, à moins d’une «éventuelle révolution de l’ordre économique dominant à l’échelle mondiale» et un réaménagement géopolitique majeur en Amérique du Nord.Il ajoute qu’avec la concentration du pouvoir économique, la notion de souveraineté politique est de plus en plus «une coquille vide».Tout comme Jean Larose, dans La Souveraineté rampante, demandait si on pouvait faire la souveraineté sans s’en rendre compte, le politologue de Concordia Daniel Salée considère comme «une fraude intellectuelle», le discours souverainiste actuel, qui tente de masquer les motivations ethniques derrière un concept de souveraineté républicain, civique, étatique, mais aussi qui promet une société solidaire sans y croire vraiment.Il croyait voter NON la semaine dernière; jeudi, il penchait pour le OUI.Parce qu’à tout prendre, «c’est peut-être l’option qui ouvre le plus de débats sur la société».mmmm Par sa formation économique LE FONDS INVESTÎT DANS L'EMPLOI ! Les travailleurs et travailleuses du Groupe Permacon en session de formation F NDS DESOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC (FTQ) " LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 + ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 4 PUBLICITÉ (514)985 3399/télécopieur(514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison pat camelot el pour les abonnements postais.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Monfréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié pur I JL DEVOIR Inc.dont le siège social est «tué au numéro 2050 de Bleury.9e étage.Montréal.(Québec).II5A5M9 11 est imprimé par les Imprimerie Québécor laSalle.774.3 de Bourdeau, division de Imprimerie* Québécor Inc.612 ouest nie Saint Jacques.Montréal I .Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR I f.DEVOIR est distribué par Messageries frynamiques.division du Groupe Québécor Inc .900 bout St Martin ouest, laval Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépftt légal: Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général: (514) 9855555: sender a la clientèle: (514) 985X555: publicité: (514) 9855X99.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ ( A1C C 12 1.1: u k v (I i it .i.K A M K I» I II K T I* I M A X ( Il K I .1 0 l T It It K I II It LE DEVOIR LES SPORTS Cyclisme: record de l’heure Dernier sommet cTIndurain Bogota (AFP) — L’Espagnol Miguel Indu-rain s’attaquera dimanche matin au dernier sommet de sa saison en tenant d’améliorer sur la piste de Bogota le record de l’heure du Suisse Tony Rominger (55,291 km).«Un mètre de plus, cela suffit-, annonce en plaisantant son directeur sportif José Miguel Echavarri.Mais le champion numéro un de son époque a tout fait pour aller plus loin, beaucoup plus loin que Rominger.L’altitude élevée (2540 m), la longueur (333 m) et le dessin de la piste, la préparation détaillée et le matériel sophistiqué sont autant d’atouts en faveur du quintuple vainqueur du Tour, lequel n’est pas assuré toutefois de réussir son pari.Dans la capitale colombienne, Indurain a été contrarié dans son approche technique.«Si cela ne tenait qu’à lui, il s’attaquerait au record dans un vélodrome couvert, quitte à ne pas bénéficier des effets de l’altitude», reconnaît Echavarri.La pluie fréquente sur Bogota et surtout le vent ont gâché les tests jeudi dernier.Indurain a été contrarié par ces contre-temps mais il a retrouvé le lendemain son optimisme en procédant à des essais plus courts jugés concluants.Pour gommer les inconvénients météo, la tentative est fixée à une heure très matinale (sans doute vers 6 h locales) au moment où le soleil chauffe déjà la piste en ciment de Bogota.Le Navarrais a prévu ensuite de rentrer en Europe dès lundi et d’assister mardi à la présentation du Tour de France.Avec son sens aigu de la parabole, Echavarri qualifie le record de l’heure de son élève, le 2 septembre 1994 à Bordeaux, comme «un ap- prentissage».la performance a été améliorée à deux reprises par Rominger.Bien qu’il soit lui aussi un néophyte de la piste, le Suisse a pulvérisé les 53,040 kilomètres du coureur espagnol et prouvé a posteriori qu’Indurain n’avait sûrement pas atteint son plafond personnel.«Miguel a souffert l’an dernier car il n’avait pas sa position naturelle», reconnaît son directeur sportif.«Cette fois, le vélo a été modifié pour qu’il soit le plus proche possible de sa position sur la route».L’engin, un bijou baptisé Espada IV, a été mis au point par le manufacturier italien Pinarello.Par rapport à l’année passée, Indurain a souhaité utiliser un braquet plus important.«Il veut conserver la même cadence de pédalage, explique Echavarri, entre 100 et 101 tours par minute.Dès lors, pour aller plus loin, il faut augmenter le développement.» I.a puissance phénoménale du Navarrais, un des grands rouleurs de l’histoire du cyclisme, l’autorise à envisager un braquet de 62 x 14.Les proches du coureur ont calculé qu’il pourrait alors atteindre les 56,300 kilomètres mais Echavarri préfère évoquer les 56 kilomètres.Pour parvenir à ce niveau, toutes les,conditions doivent être cependant réunies.A commencer par la fraîcheur physique du champion, une semaine exactement après le Championnat du monde sur route qu’Indurain a «offert» à son coéquipier d’un jour, l’Espagnol Abraham Olano.«A Bordeaux, Miguel était sur la pente descendante, rappelle son directeur sportif.Il perdait un peu plus chaque jour.Ici, cela n’a pas été le cas.» Braves 5, Reds 2 Maddux enfin efficace Atlanta (AI3) — Greg Maddux a finalement lancé comme il en est capable en séries éliminatoires.Maddux, qui n’a jamais signé une grande performance en séries, s’est montré solide pendant huit manches pour guider les Braves d’Atlanta à une victoire de 5-2 aux dépens des Reds de Cincinnati.Les Braves, qui mènent la série 3-0, ne sont plus qu’à une victoire d’une troisième participation à la Série mondiale dans les années 90.Maddux n’a pas été dominant.Il a toutefois été efficace lorsqu’il a fallu.Il a eu la vie facile après que les Braves eurent marqué trois points à la suite du circuit de Charlie O’Brien à la sixième et d’un autre de deux points de Chipper Jones en septième.Les Reds, qui avaient marqué seulement trois points dans cette série, ont de nouveau été victime de leur peu d’opportunisme au bâton.Reggie Sanders a été retiré à trois occasions au bâton, dont une fois avec les buts remplis à la troisième manche.Les Reds tenteront ce soir d’éviter d’être la première équipe depuis 1982 à être balayée dans une série de championnat de la Ligue nationale.Torn Glavine pour les Braves sera opposé à Pete Schourek.Aucune équipe n’a jamais surmonté un déficit de 3-0 dans les séries éliminatoires.Septième semaine dans la Ligue nationale de football Surprises et rebondissements R OH K HT SALETTI COLLABORATION SPÉCIALE Qui eût cru qu’au tiers du calendrier régulier (84 des 240 matchs de la saison 1995 ont été joués), tant de surprises auraient marqué la ligue nationale de football?¦ Saint-Louis et Jacksonville auraient autant de victoires (sept) que Pittsburgh, Cleveland et Nouvelle Angleterre réunis; ¦ Tampa Bay et Buffalo domineraient leur section respective; ¦ Jim Harbaugh (Colts) trônerait au sommet du classement des quarts-arrière (Craig Erickson, des mêmes Colts, est en tête au concours du flop de l’année chez les joueurs autonomes ayant changé d’équipe); ¦ Drew Bledsoe croupirait à l'autre bout du même classement (les Patriots sont en train de redéfinir l’expression «crouler sous la pression»); ¦ la meilleure défensive serait celle des Bills de Buffalo (coup de chapeau à Wade Phillips et à Marv Levy); ¦ Gus Frerotte (Redskins) et Eric Kramer (Bears) auraient plus de passes de touché que Dan Marino (répétez encore une fois: Gus Frerotte)?En passant, s’il garde le même rythme, Em-mitt Smith finira la saison 1995 avec 29 touchés au sol.La fin de semaine passée, cinq matchs ont nécessité de la prolongation et dans huit matchs sur 13 la marge victorieuse a été d’au plus six points.Après six semaines, il n’y a plus aucune équipe invaincue.Nous sommes donc engagés dans une saison fertile en drames, en surprises et en rebondissements.Le dernier Monday Night entre les Chargers et les Chiefs (23-29), qui s’est terminé sur un retour de botté de 85 verges en prolongation après que les Chiefs eussent égalé le compte grâce à une poussée de dernière minute (à la Montana), fut à cet égard une sorte de modèle.L’adrénaline a coulé à flots jusqu’à une heure du matin et le sommeil n’est pas venu facilement.Pas de haute gastronomie au menu cette semaine, mais quelques plats très consistants.A commencer par Dallas, Oakland et San Francisco qui, avec une seule défaite à leur dossier, rendent visite à trois bonnes équipes mais qui ont un peu déçu jusqu’ici.San Francisco (4-1) à Indianapolis (3-2) Les Colts ont réalisé la grande surprise du week-end dernier en allant battre les jusque-là invaincus Dolphins à Miami.Compter 24 points sans réplique en seconde demie et en prolongation pour arracher une victoire dans le fief de «Dandy Dan» n’est pas une mince tâche.L’équipe de Don Simla a dû revivre le cauchemar de la demi-finale de conférence de l’an dernier quand la défensive et une attaque devenue subitement anémique ont assisté, impuissantes, à la remontée des Chargers.La quatrième attaque au sol de la ligue (soit Marshall Faulk) affronte la meilleure défensive au sol.Ix?s 49"' ont accordé l’époustouflant total de 190 verges au sol en cinq matchs.Harbaugh est sur un nuage.Mais Young et Rice sont reposés et d’Indianapolis s’approche un orage.Avertissement de veille météorologique.49rr> 31, Colts 10.Dallas (5-1) à San Diego (3-3) Les Cowboys ont encore prouvé qu’au chapitre de la polyvalence, ils sont particulièrement pourvus.Des Packers pourtant combatifs mais préparés pour la guerre terrestre n'y ont vu que du feu la semaine dernière.Du feu allumé par Troy Aikman et répandu par Michael Irvin.Les Chargers ne jouent pas très bien, leurs receveurs échappent régulièrement des passes, mais leurs trois défaites sont survenues à l’étranger contre trois bons clubs (Oakland, Pittsburgh et Kansas City).A domicile, ils sont plus coriaces.Natrone Means n’est pas tout à fait Emmitt Smith et Stan Humphries est amoché (coude droit, cas incertain).Les Cowboys ressemblent de plus en plus aux Athletics d’Ôakland des années soixante-dix: la controverse fait partie de leur «stratégie».Cowboys 27, Chargers 17.Oakland (5-1) à Denver (3-3) La première position des Raiders et leur fiche de 5-1 ne sont pas en elles-mêmes de grandes surprises.Ce qui l’est davantage, c’est la facilité avec laquelle il marque des points (183, un sommet dans la ligue) et la manière qui consiste à envoyer sur le terrain la deuxième meilleure attaque terrestre (Williams et Kaufman ont des moyennes de 4,9 et 5,1), la troisième meilleure attaque au total et le deuxième passeur de la conférence (Hostetler).Comme les Chargers, les Broncos ont perdu trois matchs,à l’étranger (Dallas, San Diego et Seattle).A domicile, leur fiche au cours des 10 dernières années est de 64 victoires, 20 défaites.La défensive, qui a terminé au dernier rang l’an passé, s’est remplumée (18e aux dernières nouvelles).Il y a au moins une grande surprise chaque semaine depuis un mois.Après les 49er!, les Cowboys et les Dolphins, c’est peut-être au tour des Raiders de se faire surprendre.Raiders 23, Broncos 26.ÉLIMINATOIRES Ligue nationale Ligue américaine Mardi Mardi Atlanta 2 Cincinnati 1 Seattle 3 Cleveland 2 Mercredi Mercredi CVJ (Q < Cleveland 5 Seattle 2 Hier Hier Cincinnati 2, Atlanta 5 Seattle 5.Cleveland 2 Samedi Samedi Cincinnati à Atlanta Seattle à Cleveland Dimanche Dimanche x-Cincinnati à Atlanta x-SeaUle J Cleveland La mardi 17 octobre Le mardi 17 octobre x-Atlanta a Cincinnati x-Cleveland à Seattle «-il néceuaire «•il néceuaire LIGUE NATIONALE Jeudi Colorado 1, Washi 3 NJ 4 Winnipeg 1 Samedi TB 3 Montréal 1 Chicago à Hartford Chicago 5 Pittsburgh 1 Philadelphie à Islanders St.Louis 3 Dallas 1 Anaheim à Pittsburgh Boston 6 San José 6 New Jersey à Montréal Vancouver 7 LA 7 TB à Washington Hier Rangers h Toronto Anaheim 4, Buffalo 1 Boston à Dallas Ottawa 2, Floride 6 Colorado à St.Louis Edmonton 0.Detroit 9 Vancouver à San José LIGUE NATIONALE Jeudi SF à Indianapolis Atlanta 19 St.Louis 21 Chicago à Jacksonville Dimanche Miami en N.-Orléans Seattle à Buffalo Jets à Caroline N.-Angleterre à KC Washington à Arizona Philadelphie à Giants Dallas à San Diego Detroit à Green Bay Lundi Minnesota à Tampa Bay Oakland à Denver CONFÉRENCE AMÉRICAINE Section Est G P N Moy.Pp Pc Buftalo 4 1 0 .800 109 74 Miami 4 1 0 .800 145 77 Indianapolis 3 2 0 .600 110 110 N.-Angleterre 1 4 0 .200 43 129 Jets 1 5 0 167 88 178 Section Centrale Cleveland 3 3 0 .500 124 107 Pittsburgh 3 3 0 .500 138 140 Cincinnati 2 4 0 .333 136 145 Houston 2 4 0 .333 105 119 Jacksonville 2 4 0 .333 81 117 Section Ouest Kansas City 5 1 0 .833 147 105 Oakland 5 1 0 .833 183 79 Denver 3 3 0 .500 134 116 San Diego 3 3 0 .500 104 114 Seattle 2 3 0 .400 85 113 CONFERENCE NATIONALE Section Est G P N Moy.Pp Pc Dallas 5 1 0 .833 180 109 Philadelphie 3 3 0 .500 127 159 Giants 2 4 0 .333 101 139 Washington 2 4 0 .333 133 139 Arizona 1 5 0 .167 90 160 Section Centrale Tampa Bay 4 2 0 667 86 88 Chicago 3 2 0 .600 139 108 Green Bay 3 2 0 .600 103 95 Minnesota 3 2 0 .600 118 105 Detroit 2 3 0 .400 114 107 Section Ouest St.Louis 5 1 0 .833 138 105 San Francisco 4 1 0 .800 137 68 Atlanta 4 2 0 .667 124 124 Caroline 0 5 0 .000 79 136 N.-Orléans 0 5 0 .000 98 128 Avis de la Commission des transports du Québec Commission des transports du Québec La Commission a regroupé, sous différentes rubriques, les avis qu'elle doit donner conformément à la Loi sur le camionnage (L.Q.1987, c.97), la Loi sur les transports (L.R.Q.c.T-12), la Loi sur le transport par taxi (L.R.Q.c.T-11.1), et la Loi sur les chemins de fer (L.Q., 1993, c.75) et aux règlements qui en découlent.Ces avis contiennent les natures de demandes introduites à la Commission qui requièrent une publication, les avis que la Commission donne de son propre chef ainsi que les informations qui intéressent les demandeurs ou les titulaires de permis.Les rubriques sont classées, lorsqu’il y a des avis à donner, comme suit: autobus, taxi, «camionnage local, intrapro-vincial», camionnage en vrac, maritime, ferroviaire, avis divers et information générale.Toute opposition ou intervention qui peut être faite selon les règles doit l’être dans le délai indiqué dans la rubrique et signifié au requérant.Le texte complet d’une demande ou d’un avis peut être consulté à la Commission durant les heures régulières d’ouverture des bureaux.AUTOBUS Délai d’opposition ou d'intervention: 10 jours de la publication Q95-02520-0 AUTOBUS LA QUÉBÉCOISE INC.5480, rue Rideau Québec (Qc) G2E 5V2 PROC.: FLYNN, RIVARD (avocats) DEMANDE: ABONNEMENT Territoire: Service no 1: Service de navette entre les stationnements de l'Autostade (P-10) et Bonaventure (P-11) situés à Montréal et le site du Casino de Montréal situé sur l'île Notre-Dame pour le transport des employés du Casino de Montréal et des employés des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Service no 2: Service de navette entre les stations de métro Atwater, Frontenac et Berri et le site du Casino de Montréal situé sur l’île Notre-Dame pour le transport des employés du Casino de Montréal et des employés des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Horaire/fréquence: Selon les exigences de la Société des Casinos du Québec Inc.Clientèle: Employés du Casino de Montréal et des services de sécurité travaillant au Casino de Montréal.Conditions/restrictions: Sujet au contrat avec la Société des Casinos du Québec Inc.Catégorie: A2-A5 Durée: 1 an moins 1 jour AUTOBUS Délai d'opposition ou d'intervention: 21 jours de la publication Q95-02489-8 AUTOBUS LA QUÉBÉCOISE INC.5480, rue Rideau Québec (Qc) G2E 5V2 DEMANDE: INTERURBAIN Territoire: De Québec à Laval Parcours: Disponible à la C.T.Q.Fréquence: Sept jours par semaine Horaire: Disponible à la C.T.Q.Clientèle: Public en général Catégorie: A1 Durée: 5 ans Q95-02513-5 2334-1274 QUÉBEC INC.(Innu l’Autobus) 1026, rue Brochu Sept-îles (Qc) G4R 2Z1 PROC.: Gauthier, Nepveu & ASS.DEMANDE: SCOLAIRE Territoire: Transport des élèves des écoles suivantes: Johnny Pilot-Manikanetish de la réserve indienne de Uashat (Sept-îles-RI), Tshishteshinu de la réserve indienne de Mani-Uténam (Maliotenam - RI), Jean-du-Nord, Manikoutaie, Jacques-Ca.rtier, l’Institut d’Enseignement de Sept-îles, Flemming, Queen Elizabeth High School, Ga-mache et Mgr Blanche toutes situées dans la municipalité Sept-îles à leurs résidences situées dans les mêmes municipalités.Horaire/fréquence: le matin, le midi et le soir pendant l'année scolaire Clientèle: les élèves du primaire et du secondaire fréquentant les écoles administrées par le Conseil de Bande de Uashat et Mani-Uténam, et d’autres écoles de la Commission Scolaire de Sept-îles Catégories: A5-A6 Durée: 5 ans TAXI Délai d'opposition ou d’intervention: 10 jours de la publication M95-03553-6 Nacouzi, Elias 95, boul.Deguire, app.502 Saint-Laurent (Qc) H4N 1N5 PROC.: Me Robert Beaulieu ET DEMANDEUR-CÉDANT Tsantilas, Georgia 635, 67ème Avenue Laval (Qc) H7V 3N9 TRANSFERT: 5-M-216879-001A A11 Montréal M95-03554-4 Haché, Paul-Émile 3, Chemin des Patriotes Napierville (Qc) J0J 1L0 ET DEMANDEUR-CÉDANT Béland, Robert 1561 Papineau Longueuil (Qc) J4K 3L2 TRANSFERT: 7-M-215283-001A A02 Longueuil M95-03556-9 Augustin, Guy 2040, des Ormes Saint-Bruno-de-Montprville (Qc) J3V 6A9 ET DEMANDEUR-CÉDANT Boucher, Roger 2094, rue de Bedford Saint-Bruno (Qc) J3V 4A8 TRANSFERT: 3-M-216335-001A A24 Saint-Bruno M95-03569-2 J.F.V.K.S.E.N.C.3561.de Lyon Longueuil (Qc) J4L 4L6 ET DEMANDEUR-CÉDANT Thiboutot, Irénée 1032, des Cèdres Carignan (Qc) J3L 1C8 TRANSFERT: 0-M-201132-001A A02 Longueuil TAXI Délai d'opposition ou d'intervention: 21 jours de la publication M95-03543-7 Taxi Soucy S.E.N.C.190, rue Jean XXIII Buckingham (Qc) J8L 1C5 DEMANDE DE PERMIS Région 208103 Buckingham Formée de: Buckingham, Masson-Angers M95-03555-1 9003-0198 QUÉBEC INC.35, avenue Gatineau Gatineau (Qc) J8T 4J2 DEMANDE DE PERMIS Région 208202 Cantley Formée de: Cantley M95-03583-3 DIONNE V.I.P.LIMOUSINES INC.3960, boul.Leman Laval (Qc) H7E 1A1 DEMANDE DE PERMIS Limousine de grand luxe La Province de Québec TAXI AVIS PROPRIO MOTU Consulter texte de la demande pour délai de publication et d’intervention M95-03540-3 COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC 505, rue Sherbrooke Est Montréal (Qc) H2L 1K2 Westernoff, Hyman - INTIMÉ 732, Parkway Drive Laval (Qc) H7W 1W3 SUSPENSION TOTALE TEMPORAIRE 4-M-207473-002A Toute personne intéressée peut dans les dix (10) jours de la publication de cet avis faire connaître son intention d’être entendue.CAMIONNAGE LOCAL ET INTRAPROVINCIAL Ces avis sont donnés en vertu de la partie III de la Loi de 1987 sur les transports routiers (S.C.1987, C.35) et de la Loi sur le camionnage (L.R.Q., C.C.5.1).La Commission délivrera la licence de camionnage intraprovinciale, ou le permis de camionnage, à moins qu’une personne opposée ne la convainque que l'exploitation de l’entreprise visée est susceptible de nuire à l'intérêt public.Le délai de l’opposition qui doit être écrite et assermentée est de 21 jours de la publication.Avis est aussi donné que la Commission entendra la personne opposée ou son procureur sur la recevabilité de son opposition.Pour un dossier de Montréal (M) à Montréal mardi le 14 novembre 1995 à 10h00.Pour un dossier de Québec (Q) à Québec jeudi le 16 novembre 1995 à 10h00.M95-03545-2 Girard.Yves (Girard Transport) 770, boul.Laval #119 Laval (Qc) H7S 2K2 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03548-6 Déménagement Haut de Gamme 10178, Péloquin #5 Montréal (Qc) H2C 2J8 , , DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03562-7 2524-3106 QUÉBEC INC.283, St-Joseph Sainte-Martine (Qc) J0S 1V0 DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03567-6 LES GAZONS ROUVILLE (1988) INC.2605, Rang sud Saint-Jean-Baptiste (Qc) J0L 2B0 DEMANDE: TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03570-0 SÉBAMICH S.E.N.C.219, Capri Repentigny (Qc) J6A 5L1 , , DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03572-6 Picard, Denis (TRANSPORT D.H.P.) 908,10e Rue Saint-Antoine (Qc) J7Z 3K5 , DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines M95-03577-5 2623-9111 QUÉBEC INC.2075, rue Salaberry Chambly (Qc) J3L 3P9 .DEMANDE: TRANSPORT GENERAL PUBLIC Biens: Groupe 35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines Q95-02504-4 LES ROUTIERS MANOR INC.75, Mitchener St-Joseph-de-Beauce (Qc) GOS 2V0 DEMANDE: TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens: Groupes 7-26-32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines Q95-02525-9 Malouin, Denis Les Productions Denis Malouin OP.60 L’île-d’Anticosti (QC) GOG 2Y0 PROC.: Me Linda Beaulieu DEMANDE: TRANSPORT GÉNÉRAL PUBLIC Biens: Groupes 32-35 Toutes les M.R.C., les territoires, et les Communautés Urbaines CAMIONNAGE EN VRAC Délai d'opposition ou d'intervention: 10 jours de la publication M95-03541-1 TRANSPORT NADEAU ET FILS INC.220.Rang 8 Saint-Robert-Bellarmin (Qc) GOM 2E0 ET DEMANDERESSE-CEDANTE WOLFBEC CONSTRUCTION INC 820, Champlain Disraeli (Qc) GON1E0 TRANSFERT: 8-M-505179-002A Région 5 - Toutes matières M95-03542-9 GESTIONS YVON BROCHU INC.691,5e Avenue Ouest Amos (Qc) J9T1P5 ET DEMANDERESSE-CÉDANTE TRANSPORT A.B.L.INC.70, rue Principale sud Saint-Félix-de-Dalquier (Qc) JOY 1G0 TRANSFERT: 3-M-514473-002A Région 8 - Toutes matières M95-03546-0 DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL Saison hivernale 1995-96 Matières: neige et glace Dans le territoire de: Région 10 0- M-514310-001A 2956-7567 QUÉBEC INC.8-M-512530-001A-002A TRANSPORT JEAN-CLAUDE BEAUDIN INC.7-M-514214-001A Boudrias, Michel 7-M-511822-001A Cardinal, Michel 4- M-509431-001A Fortier.Bertrand 7- M-512226-001A Leblanc, Rosaire 5- M-501742-001A Perras, Réal 6- M-514637-001A Robert, Nicolas 6-M-506476-001A Beaudin, Jean Roch 2-M-500226-005A Bourdeau, Jean 2- M-512155-001A Derome, Jean-Pierre 3- M-509432-001A Fortier, Réjean 1- M-514582-001A Legrand, Daniel 8- M-512126-001A Perras, Réjean 5-M-511360-001A Vallée, Alain (Transport Sud-Ouest enrg.) 1-M-513535-001A Beaudin, Lucette 5-M-508127-001A Bourgogne, Fernand 0- M-511159-001A Bourdeau, Jean Jr 1- M-511075-001A LES ENTREPRISES CLAUDE DESLIPPE INC 5-M-512319-001A TRANSPORT B.ET R.FORTIER INC 5-M-512996-001A MATIMO TRANSPORT INC.8-M-501178-001A Ritchie, John M95-03549-4 LOCATION LEBLANC INC.680.route 143 Windsor (Qc) J1S2X2 MAINTIEN DE PERMIS - ACQUISITION D’INTÉRÊTS 5-M-511378-001A M95-03550-2 9025-7965 QUÉBEC INC.305.Domaine des Buissons Dubuisson (Qc) J9P 4N7 ET DEMANDEUR-CÉDANT Sayeur, Jules 155, rue Savoie Sullivan (Qc) JOY 2N0 TRANSFERT: 2-M-513682-001A Région 8 - Toutes matières M95-03552-8 2970-7775 QUÉBEC INC.7914, rue Baribeau Lasalle (Qc) H8P1V3 ET DEMANDERESSE-CEDANTE L.M.L.PAYSAGISTE ET FRERES INC.12379, rue La Galissonnière Montréal (Qc)H1C2G5 TRANSFERT: 9-M-514832-001A Région 10 - Toutes matières M95-03566-8 161010 CANADA INC.92 C, rue Principale Saint-André-Avellin (Qc) J0V 1W0 ET DEMANDEUR-CEDANT Lauzon, Richard 2, rue St-Paul Notre-Dame-de-la-Paix (Qc) J0V 1 PO TRANSFERT: 0-M-509583-001A Région 7 - Toutes matières M95-03578-3 DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL Saison hivernale 1995-96 Matières: neige et glace Dans le territoire de: Région 10 O-M-513593-001A Bergeron, Michel M95-03579-1 TRANSPORT DE GRAVIER DANIEL FOURNIER LIMITÉE 38, Côte du Plateau Lebel-sur-Quévillon (Qc) J0Y 1X0 PROC.: TASCHEREAU $ TASCHEREAU ET DEMANDERESSE-CEDANTE TRANSPORT J.D.LEFEBVRE INC.168, 21e Rue Rouyn-Noranda (Qc) J9X 2N8 TRANSFERT: 1-M-514491-001A Région 8 - Toutes matières M95-03580-9 MAURICE GARCEAU TRANSPORT INC 209, rue St-Cyprien Napierville (Qc) J0J 1L0 REMISE EN VIGUEUR: 7-M-511111-001A Q95-02518-4 Bahl, Dominique 155, rue Antoine Caya Saint-Nicéphore (Qc) J2B 6V2 PROC.: Me Gabriel Boire ET DEMANDEUR-CÉDANT EXCAVATION JULIEN BAHL INC.195, rue Stéphane Saint-Nicéphore (Qc) J2B 8B3 TRANSFERT: 3-Q-509642-001A Région 4 - toutes matières CAMIONNAGE EN VRAC Délai d'opposition ou d’intervention: 21 jours de la publication M95-03538-7 LUC RICHARD INC 6090, Provost Saint-Zénon (Qc) J0K 3N0 MODIFICATION: 7-M-515302-001A Rajout de matières Les heures officielles d'ouverture et de fermeture de nos bureaux sont : 8h30 à 12h00 et de 13h00 à 16h30.Bureau de Québec 200, chemin Sainte-Foy Québec (Québec) G1R5V5 (418)643-5694 Bureau de Montréal 505.rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L1K2 (514)873-6414 Le Secrétaire Léonce Girard Québec ss L
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