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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1995-10-02, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 1910 ?U m m I J y Vo I .L X X X V I N o 2 2 M 0 N T H K A I-.I, K L U N 1) I 2 0 -« ü * r * PHOTO JACQUES NADEAU PLUS DE 25 000 PERSONNES, à l’instar de Camille et Stéphane, ont participé hier dans les rues de Montréal à la troisième édition de la Marche pour vaincre le sida.Près de 550 000 $ ont été recueillis, soit 200 OOO $ de moins que l’objectif recherché.Malgré tout, les organisateurs demeurent confiants dans le fait d’atteindre ce montant d’ici la fin du mois.Nos informations en page 3.À chacun ses dangers Parizeau misera sur «les dangers du NON», Johnson sur les périls du OUI MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ .j A chacun ses dangers et périls.Le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a annoncé hier officiellement la tenue du référendum sur la souveraineté le 30 octobre en ajoutant qu’il allait faire ressortir, durant la campagne, «les dangers d’un NON».Tandis que Daniel Johnson parlera des périls d’un OUI.En particulier, M.Parizeau continuera de miser sur les compressions qui guettent le régime de l’assurance-chômage, au fédéral, ainsi que l’incertitude qui plane sur les pensions de vieillesse à Ottawa.Le conseil des ministres a adopté hier le décret ordonnant la tenue du référendum le 30 octobre, comme prévu.M.Parizeau s’est justifié de déclencher les hostilités malgré des sondages qui le mettent 10 points derrière le camp du NON en brandissant son propre sondage, réalisé par le sondeur du PQ, Michel Lepage, qui donne au NON à peine quatre points d’avance après répartition des indécis (52-48) et place le OUI et le NON presque à égalité avant répartition (42-44).RÉFÉRENDUM M.Parizeau estime que ce sondage, réalisé durant la semaine dernière, montre bien que «ça vire», que l’opinion publique s’est éveillée au message du camp souverainiste.Les stratèges du camp du OUI croient qu’en soulevant le débat sur l’avenir des programmes sociaux au Canada (pensions de vieillesse et assurance-chômage), le Bloc québécois à Ottawa et le PQ à Québec ont fait progresser leur option.Beaucoup d’électeurs ne sont pas intéressés par la dimension constitutionnelle du débat sur la souveraineté du Québec.Par contre, «les gens se mettent à nous écouter», dit le conseiller de M.Parizeau, Jean-François Usée, lorsqu’on aborde ce qui touche les gens dans leur vie, en particulier les femmes qui représentent les deux tiers des indécis.Le chef libéral Daniel Johnson, refusera, quant à lui, de débattre de l’avenir des programmes sociaux au Canada après un NON.D’une part, dit-il, la question réfé- VOIR PAGE A 10: DANGERS Uintello de l’entrechat Pour l’Américain William Forsythe, coqueluche de la danse européenne, la danse est une mathématique de l’âme CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS ès qu’il s’approche d’un balcon ou se penche au-dessus d’une fenêtre, William Forsythe est pris d’un vertige incontrôlable.Rien d’inquiétant.Sauf que ce grand Américain aux allures d’étemel étudiant est un danseur.C’est même un chorégraphe de haute voltige dont les créations s’appliquent depuis 15 ans à remodeler l’espace et à donner le tournis aux Européens.À Francfort, où il dirige le ballet de la Ville, au théâtre du Châtelet de Paris, où il est en résidence deux fois par année, et au festival de Nouvelle Danse de Montréal, où il se produira les 12,13 et 14 octobre, William Forsythe s’amuse d’abord et avant tout à dérouter et étourdir son public.La coqueluche de la danse européenne se défend pourtant d’ètre un provocateur.«Je suis direct, c’est tout.Mon travail n’a rien à voir avec la colère ou le désordre, mais tout avec l’organisation!» Rien de plus organisé en effet que ce grand efflanqué au large front qui donne ses entrevues en t-shirt en avalant un sandwich au jambon affalé dans un fauteuil du théâtre du Châtelet.À l’en croire, la danse est pour lui une mathématique de l’âme, un grand boulier dont il s’amuse à égrener les pièces au gré de son inspiration et de ses fantasmes.À Montréal, Forsythe présentera en première nord-américaine un spectacle d’une vingtaine de danseurs intitulé Eidos: Telos (la forme: le but).D s’agit d’une longue dissertation sur la mémoire «au moment où celle-ci vient mourir dans l’œil», dit l’auteur qui a perdu son épouse il y a peu de temps.Dans ce ballet en trois tableaux créé à Francfort en janvier dernier, Forsythe fait VOIR PAGE A 10: DANSE PHOTO ANDREAS POHLMANN «Mon projet, c’est de construire la mémoire du corps.Je cherche quelque chose comme une beauté algorithmique qui pourrait se construire d'elle-même à partir d'une série de conditions.Je rêve d’un travail qui se ferait sans moi.qui émergerait tout simplement», dit William Forsythe. VISIBLEMENT, PIS SEULS A CROIRE EH UNE SAINE CONCURRENCE Au nom de tous nos clients, nous tenons à remercier la Banque de Nouvelle-Ecosse, la Banque Royale, la Banque.Toronto-Dominion et AT&T Canada Inc.pour leur contribution à l’avenir de la concurrence dans l’interurbain au Canada.VII/ jil La qualité en interurbain à moindre prix.1800 575-5555 I.K I) K V 0 I It .I.K I.|I N I) | 2 0 (' T 0 H H K I » » ft A H - LE DEVOIR ?ACTUALITES Elles sont sorties La Marche pour vaincre le sida E N B H E F ?•t» v v • ¦ '¦ ’¦ rj et ça devient possible , PHOTO JACQUES NADEAU A L’APPUI du OUI, les stratèges souverainistes ont arrêté leur choix sur cinq affiches qui clament qu’avec un OUI, «ça devient possible».Quoi au juste?Un Québec respectueux de l’environnement (affiche du haut), tin Québec prospère (affiche du bas), un pays qui saura prendre sa place dans le monde et qui se confirmera comme une terre de tolérance et de non-violence.Le Québec souverain, au surplus, créera les emplois tant désirés, laisse entendre le Comité national du OUI auquel on doit ces slogans illustrés qui envahiront routes, rues et bâtiments jusqu’au 30 octobre, jour du référendum.La FFQ pour la souveraineté LE DEVOIR > • Dans une proportion de 83 %, les membres de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) optent pôur la souveraineté du Québec.Cètte adhésion au camp du OUI ne signifie pas que la FFQ donne son aval à n’importe quel type de société une fois l’indépendance acquise, a tenu à préciser hier la FFQ: «La sou-véraineté doit être porteuse d’un projet de société qui assure l’égalité des chances et la lutte aux exclusions.Ejle n’est pas non plus un mur de Beylin.Une solidarité active nous upit avec les femmes et les hommes du.Canada et du monde», rappelle uircommuniqué publié peu après la tepue d’une assemblée à laquelle participaient 97 déléguées.La FFQ est un organisme politique non partisan qui a pour objectif de défendre les droits et les intérêts des femmes, surtout de celles qui sont pauvres et exclues des lieux de pouvoir.Elle compte 96 associations-membres, 3 associations-alliées et 252 membres individuelles.L’une des déléguées présente affirme même que «nous ferons la souveraineté envers et peut-être contre certains partis politiques.L’avenir du Québec appartient au peuple tout entier et non aux seuls politiciens».La Fédération des femmes du Québec deviendra membre du Regroupement des Québécoises pour le OUI.Elle affirme que son appui à la souveraineté s’exprimera de façon non partisane, sera centré sur les objectifs poursuivis par elle (lutte contre la pauvreté, l’exclusion, la discrimination) et demeurera respectueux de toutes les opinions.Selon la FFQ, l’indépendance du Québec mettra fin à une décennie de négociations fédérales-provinciales stériles, le reste du Canada refusant de «nous accorder les pouvoirs conséquents avec un statut minimal de société distincte, parce que les chevauchements de responsabilités n’occasionnent que gaspillage et perte de temps.Plus le pouvoir est proche, et plus les femmes y trouvent leur compte».Première séance du comité exécutif référendaire LE DEVOIR e comité exécutif référendaire, 4 formé de 26 personnes et chargé bon fonctionnement du Comité tional du OUI, a tenu une premiè-Séance en fin d’après-midi, hier, ns un hôtel de Québec.Outre le ïmier ministre et président du PQ, :ques Parizeau, l’organisme de co-dination regroupe Lucien Bou-ard (BQ) et Mario Dumont DQ), ainsi que trois représentants Parti québécois, trois du Bloc québécois et trois de l’Action démocratique du Québec.Les autres composantes sont: les Partenaires pour îa souveraineté (8 représentants, au nombre desquels les présidents de la FTQ, de la CSN et de la CEQ), puis six représentants de divers autres champs d’activité, notamment Monique Vézina, qui fut ministre dans le gouvernement Mulroney, Inès Moqréal (communautés culturelles), Eric Bédard (jeunes) et Philippe Lapointe (Fédération de l’âge d’or du Québec).Fermeture de la pyramide Khéphren e Caire (Reuter) — Khéphren, l’une,des trois grandes pyra-les d'Égypte, sera fermée aux vi-urs pour un trimestre à partir du octobre prochain, a annoncé hier lirecteur des antiquités du plateau Gizeh.es respirations moites des cen-les de milliers de touristes qui ont enté les couloirs de Khéphren endommagé les murs calcaires tombeau pharaonique.Les dé-3 exigent aujourd’hui des réparais chiffrées à 88 000 dollars, a an-icé Zahi Hawass, directeur des quités sur le plateau de Gizeh.a pyramide de Khephren remon-la quatrième dynastie qui régnait sur l’Égypte dans les années 2500 avant J.-C.et culmine à 136 m.Elle rend un mètre à la pyramide de Khéops qui domine l’ensemble de Gizeh.Selon Zati Hawass, chaque visiteur expire 20 g d’eau qui vont se condenser en se salinisant sur les murs de la pyramide.Chaque année, Khéphren, au billet d’entrée moins onéreux que Khéops, recevait la visite de 250 000 touristes.Les travaux doivent servir à combler les fissures apparues, désalini-ser les murs, refaire les installations électriques et introduire un système de ventilation.Ils tenaient coûte que coûte à témoigner leur soutien Plus de 25 000 personnes dans les rues de Montréal SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Tout le monde y était: des femmes, des hommes, des jeunes, même des bébés ont participé hier à la troisième Marche pour vaincre le sida, qui a attiré plus de 25 000 personnes dans les rues de Montréal, un record, selon les organisateurs de l’événement, la Fondation Farha.On était venu d’un peu partout, de Montréal, évidemment, mais aussi de Shawinigan, de Québec et même de Rouyn-Noranda pour témoigner de son soutien à l’endroit des nombreuses victimes de cette maladie, qui poursuit ses ravages partout dans le monde.Plus de 545 000 $ ont été recueillis par les organisateurs qui prévoient atteindre l’objectif recherché de 750 000 $ d’ici la fin du mois.«Les gens sont généreux, tout va très bien de ce côté», expliquait hier Harvey Cohen.L’argent recueilli servira à améliorer la qualité de vie des sidéens, que ce soit pour leur trouver un logement adéquat ou les aider à acheter les médicaments dont ils ont besoin.S’il y avait foule dans les rues de Montréal, de Vancouver à Moncton, dans une quarantaine de municipalités, des milliers de marcheurs se sont aussi donné la main pour contribuer à faire de cette journée une grande démonstration de solidarité.Chez nous, les marcheurs se sont d’abord rassemblés au parc Lafontaine pour ensuite emprunter la rue Panet, le boulevard René-Lévesque et les rues Guy et Sherbrooke avant de revenir au point de départ pour terminer la journée au son de la musique de Bruno Pelletier, Pierre Flynn et Geneviève Paris, notam-ment.Messages d espoir Une belle fête au cours de laquelle parents et enfants ont pu entendre quelques discours, mais aussi quelques messages d’espoir à l’intention de tous ceux et celles qui, chaque jour, luttent en silence contre cette terrible maladie.Sur place, gais et lesbiennes côtoyaient monsieur et madame tout le monde, plusieurs discutant de tout et de rien en profitant du soleil, un peu comme Nathalie, venue de Drummondville avec son chum «histoire de le déniaiser et d’apporter un peu de réconfort à des gens qui souffrent dans l’isolement le plus total».«On aurait pu faire n’importe quoi aujourd’hui tellement il fait beau; aller à la campagne, jouer au tennis, flâner sur la galerie.Mais on est ici parce que j’y tenais.Je voulais faire un geste, ne serait-ce que symbolique, pour dire à tous ceux et celles qui sont atteints du virus, que je ne me fiche pas de ce qui leur arrive, que je partage leurs douleurs et leurs inquiétudes, et que je vais aider dans la mesure de mes moyens.» Même son de cloche du côté de Marcel, un plombier de la Rive-Sud, venu par respect pour son frère, mort du VIH en février, mais aussi pour exprimer sa solidarité envers tous ceux et celles qui, en plus de lutter contre la maladie, doivent se «démener contre le rejet, les préjugés et le mépris des ignorants».Dans la foule aussi, la petite Marina, 4 ans, expliquait elle à son frère Simon, six mois, de ne pas pleurer pendant la minute de silence en hommage aux victimes du sida, alors que, plus loin, Caroline cherchait son chien Max et «un meilleur spot» pour aller écouter Pierre Flynn.Caroline a une amie, Lise, qui a un fils de 10 mois à qui elle a transmis le virus à la naissance.Ni junkie, ni prostituée, Lise a juste eu une aventure, une de trop.Jugée, blâmée, méprisée, tout le monde l’a fuie.Elle va mourir dans quelques années, son fils aussi, tout dépendra de l’évolution de la maladie; certains enfants infectés ont vécu 14 ans, d’autres sont décédés trois mois après leur naissance.Lise n’était pas à la marche, hier.«Elle s’occupe de son fils.Juste de son fils.Le reste.» JEANNIOT, CHANCELIER DE L’UQAM (U* Devoir) — L’UQAM a officielle-ment désigné, vendredi dernier, Pierre Jeanniot au poste de chancelier.Cette nomination n’entraîne pas de tâche administrative et le poste de chancelier n’entrait pas, à ce jour, dans l’organigramme de cette université.M.Jeanniot, longtemps identifié à Air Canada dont il gravit les plus hauts échelons, devint en 1993 directeur général de l’IATA.Son as- Pierre Jeanniot sociation au reseau de l’Université du Québec remonte à 1969 alors qu’au siège social de Québec il assumait les fonctions de vice-président aux communications et à l’informatisation.Pierre Jean Jeanniot, né à Montpellier (France) en 1933, est arrivé au pays en 1947 avec sa famille.Il est surtout connu comme expert dans le domaine des transports — il fut choisi en 1992 «homme de l’année» par l’industrie du transport.Quant à ses liens avec l’UQAM, ils ont été étroits puisqu’il en a déjà présidé le conseil d’administration en plus d’avoir occupé la présidence de la Fondation de l’Université du Québec à Montréal, de 1978 à 1992.Attrition à moitié réussie à Montréal KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal n’a atteint que la moitié de son objectif avec son programme d’attrition proposé en mai dernier à ses quelque 11000 employés.Des 2000 fonctionnaires dont l’administration veut se départir d’ici trois ans, près de 300 (soit 15 % de l’objectif) avaient indiqué vendredi dernier, date limite pour se prévaloir de l’offre de la Ville, qu’ils quitteront leuy poste d’ici la fin d’année.A l’Hôtel de Ville, on refusait à la fin de la semaine de préciser quelle serait l’ampleur des économies ainsi réalisées, la présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan, voulant se garder le privilège de l’annoncer en conférence de presse dans les prochains jours.Chose certaine, on pré- voyait sabrer 5 millions dans la masse salariale dès l’application de la première tranche du programme d’attri-tion.Plus largement, Mme Eloyan annonçait en mai dernier l’intention de l’administration de comprimer la fonction publique montréalaise et de voir ainsi la masse salariale de 800 millions de dollars réduite de 20 millions annuellement Quant aux coûts de l’opération, ils sont directement reliés au nombre d’années de service des employés démissionnaires.Ainsi, la Ville offrait aux fonctionnaires ayant une année de service, de partir avec 12 semaines de salaire en poche alors que ceux qui ont cinq ans d’ancienneté, recevront un an de salaire.Pour toucher 78 semaines de salaire, les employés doivent avoir effectué 10 ans de service.Après 23 ans à l’emploi de la Ville, une personne qui a adhé- ré au programme bénéficiera d’une prime de séparation équivalant à 88 semaines de salaire.De prime abord, le programme semblait être financièrement intéressant pour les jeunes employés ayant très peu d’années d’ancienneté et qui pourront poursuivre leur carrière ailleurs ainsi que ceux qui approchent de la retraite, le programme prenant alors l’allure d’une pré-retraite sans pénalité.Les cadres, les cols blancs, les professionnels ainsi que les contremaîtres constituaient les groupes visés'par la Ville.Seuls les pompiers (pour des raisons de sécurité) et les cols bleus (à cause de la clause de plancher d’emploi que la Ville tente d’éliminer) ont été exclus.Mme Eloyan s’est engagée à ne pas combler les postes qui se seront libérés grâce au programme d’attrition.Il y aurait encore de la place pour le NPD Ottawa (PC) — Un sondage commandé par le Nouveau Parti démocratique conclut que les Canadiens croient qu’il y a toujours de la place pour ce parti sur la scène politique.Pour le secrétaire du parti, Fraser Green, il s’agit là d’une nouvelle «extrêmement encourageante», au moment où les néo-démocrates s’apprêtent à se choisir un nouveau chef.Le sondage, dont les résultats doivent être rendus publics aujourd’hui, indiquerait également une forte volonté de l’électorat de préserver les fonds alloués à la création d’emploi, aux soins de santé et à l’éducation.Alors que l’appui au premier ministre Jean Chrétien demeure élevé (47 %), près de 16 % des répondants s’estiment insatisfaits de l’attention qu’accorde son gouvernement à la réduction du déficit, au détriment des programmes sociaux.Le NPD compare ces 16 % aux maigres 7 % du vote obtenus lors de l’élection fédérale de 1993, et conclut que ceux qui, parmi ses partisans, l’avaient alors délaissé, s’apprêtent à rentrer au bercail.Fraser Green voit dans ce sondage la preuve que le parti peut toujours réclamer une portion de la tarte électorale, et qu’il peut envisager un retour lors de la prochaine élection.«Les gens sont prêts à nous donner une chance.La politique doit inclure le déficit, mais il y a de la place pour un programme plus large.» Les libéraux, ajoute-t-il, ont été si occu- pés à «envoyer le Parti réformiste au fossé» qu’ils ont laissé inoccupé un grand espace sur la gauche de l’échiquier politique.COUP DE FEU À THE GAZETTE (PC) — L’édifice du quotidien anglophone The Gazette a été la cible d’un tireur jeudi soir dernier.Un projectile provenant selon toute vraisemblance d’un fusil à plomb, à air comprimé, a percé la vitrine de l’édifice, rue Saint-Jacques.Il semble que le coup de feu ait été tiré d’une automobile en marche.Le directeur de la sécurité au quotidien, Richard Landry, ne veut pas relier l’incident à la campagne référendaire puisqu’aucune lettre ou coup de téléphone n’a été porté à son attention.Le quotidien anglophone ne prévoit pas de mesures de sécurité supplémentaires, estimant que celles qui sont en place sont suffisantes.Personne n’a été arrêté.PILOTE DECEDE Sorel (PC) — Un pilote d’avion est décédé peu après 14hl5 hier après-midi, après que son appareil se fut écrasé sur l’île du Moine, près de Sorel.Selon la Sûreté du Québec, l’hydravion venait tout juste de quitter la surface des eaux du fleuve Saint-Laurent.Pour une raison qui reste à déterminer, l’appareil aurait soudainement piqué du nez pour s’écraser.C’est lors de l’incendie qui a suivi que le pilote serait mort calciné.L’identité de la victime n’est pas encore connue.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACOUES.MONTRÉAL OUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B*l*C Tla maltiiit dti intanqiUci Sentiers de .FoL.Conférence Paul Valadier, s.j.philosophe, professeur d'anthropologie et d'éthique Éloge de LA CONSCIENCE le 2 octobre à 19 h 30 7400, boul.Saint-Laurent, Montréal (Métro De Castelnau - stationnement gratuit) Entrée: $5.00 (étudiant: $3.00) Informations: (514) 495-4940 bto-québec I?ESULTATS O t q u é b Tirage du 95-09-30 GAGNANTS LOTS 12 13 18 19 36 48 Numéro complémentaire: 23 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 6 281 17 097 331 900 2 608 441,30 $ 130 422,00 $ 2 227,80 $ 70,20 $ 10,00 $ Ventes totales: 18 968 628,00 $ Prochain gros lot (approx,): 5 OOO 000,00 $ Prochain tirage: 95-10-04 SELECT 0 Tirage du 95-09-30 GAGNANTS 3 6 13 15 18 31 Numéro complémentaire: 17 MISE-TÔT 7 1 0 13 24 GAGNANTS LOTS 120 416,60$ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2 41 I 805 22 627 LOTS 1 000 000,00 $ 6 898,90 $ 224,30 $ 23,80 $ 5,00 $ Ventes totales: 659 258,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 OOO 000,00 $ Egtra Tirage du 95-09-30 NUMÉROS LOTS 904370 100 000 $ 04370 I 000 $ 4370 250 $ 370 50 $ 70 10 $ 0 2 $ .Egtra f Super 7 NUMÉROS 451346 51346 1346 346 46 6 rage c 95-09-29 LOTS 100 000$ 1 000 $ 250$ 50$ 10 $ 2 $ 20 21 26 28 31 38 39 Tirage du 95-09-29 Numéro complémentaire: 29 GAGNANTS LOTS 7/7 0 4 000 000,00 $ 6/7+ 2 42 460,20 $ 6/7 30 2 476,80 $ 5/7 1544 171,80 $ 4/7 35 099 10,00 $ 3/7+ 33 290 10,00 $ 3/7 299 709 partie, gratuite Ventes totales 4 478 074,00 $ Prochain gros tot (approx ): 5 OOO 000,00 $ Prochain tirage 95-10-06 TVA, le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. I.K l> K V 0 I li I.K I.I' N I) I 0 C T 0 li It K I II II 5 A 1 SS ACTUALITES ?Des arrêts insupportables PIERRE BEAUDRY D;ms une chanson de la pièce My Fair Ixidy, le professeur Higgins avoue qu’il s’est habitué au visage de son élève Eliza Doolittle et se surprend à la trouver passable après l’avoir longtemps trouvée repoussante.C’est un peu.me semble-t-il par-lois, le cas d’un bon nombre de Qué-bécois qui, à force de voir et d’entendre du français bâti de toutes pièces sur l’anglais, y sont trop habitués pour en voir la laideur.J’ai déjà parlé de l’énormité de la faute que constitue le singulier du mot TAXI affiché au-dessus des voies réservées AUX autobus et AUX taxis.J’ai signalé l’incroyable incongruité de la désignation de certaines artères comme la rue University et le chemin Queen Mary, que personne, absolument personne, ne semble encore avoir même songé à corriger.Voici maintenant ma chance de dénoncer encore une fois et même avec le désespoir de celui qui crie dans le désert, l’épouvantable, l’insupportable et l’incroyable confusion qui a amené notre ancien gouvernement provincial à imposer le remplacement du mot STOP, français depuis plus.de deux cents ans, par le mot ARRET.Substantif, ce dernier ne peut absolument pas servir au commandement, qui est le rôle de l’impératif d’un verbe ou d’une interjection comme STOP! Le mot STOP est dérivé du verbe stopper, qu’aucun Québécois n’hésiterait à utiliser.Il est même très largement répandu dans le monde, jusque dans des pays comme la Russie et le Japon, qui n’ont pas notre alphabet.Et assez curieusement, un des derniers pays à l’adopter pour la signalisation routière a été le Royaume-Uni, où l’on utilisait jusqu’en 1954 le mot HALT équivalant à notre HALTE et venu, comme ce dernier, de l’allemand! Si donc la faute est imputable à l’ancien gouvernement provincial, ne pourrait-on pas s’attendre à ce qu’elle soit à la fois contestée par la ville française que se prétend Montréal et corrigée par les protecteurs de la langue que se prétendent les membres de notre gouvernement actuel?Quand donc notre système d’enseignement permettra-t-il aux élèves de comprendre que l’origine des mots n’a rien à voir avec leur légitimité et que, surtout, STOP est infiniment plus français que les innombrables anglicismes que tout comme les Dagenais, les DeVillers, les Col-pron, les Laurin et les Barbeau, je ne cesse de critiquer?Ef que dire de ce singulier ARRET FREQUENT affiché à l’arrière de certains véhicules de la Ville de Montréal?La lettre «S» coûte-t-elle si cher à peindre?Guerre des mots entre militants pro-vie et pro-choix MICHEL LALIBERTÉ il DE VOIR Les militants pro-vie et prochoix se sont retrouves hier après-midi au centre ville de Montréal, chaque groupe exprimant à sa façon sa position vis-à-vis de l’avortement: un meurtre, ont accusé les uns; un droit, ont revendiqué les autres.Au-delà des slogans, toutefois, le constat: ces manifestations montrent les clivages existant entre les sexes et les générations.Ils n’étaient qu’une soixantaine à prendre place au sein de la «chaîne humaine» organiser par t'îuupagnc Qucbec-vir qui reclame la criminalisation de l’avortement.Une dizaine de femmes — dont la majorité avaient, depuis Elusieurs années, dépassé l’âge d’enfanter — raidissaient des affiches «l’avortement tue des enfants» bien au vu des 200 contre-manifestants postés de l’autre côté de la rue Sainte-Catherine, entre Saint-Denis et Berri.Aucune des militantes pro-vie n’a accepté de s’entretenir avec les médias.«Comment expliquez-vous la faible présence de femme dans vos rangs aujourd’hui [hier]?- Elles [autres militantes pro-vie] vont venir un petit peu plus tard», a commenté nerveusement Mario Richard, porte-parole de Campagne Québec-vie qui en était manifestement à son baptême du feu avec les journalistes.(Le président de l’organisme, Gilles Grondin, maintes fois qualifié d’extrémiste de droite du côté du mouvement pro-choix, est au Vatican, a-t-on indiqué, où il assiste à une conférence aux côtés d’autres représentants des mouvements pro-vie).Le chapelet entre les doigts Pendant la manifestation, certains militants priaient le long du trottoir, le chapelet entre les doigts, l’un d’eux avec un fœtus en plastique dans la main.On notait également la présence d’une quinzaine de jeunes hommes âgés d’une vingtaine d’années, dont le petit-fils de M.Grondin.«Lorsque je vois de jeunes hommes militer contre le choix des femmes, ça m’enrage», a commenté Martine Filion, jetant un coup d’œil au même moment de l’autre côté de la PHOTO JACQUES NADEAU Ils n’étaient qu’une soixantaine à prendre place au sein de la «chaîne humaine» organisée par Campagne Québec-vie qui réclame la criminalisation de l'avortement.rue, puis hochant la tête en signe de dégoût Enlaçant son bébé de deux mois, Mme Filion déplore les fossés qui séparent sa génération et celles des personnes plus âgées sur la question de l’avortement.Toutefois, s’em-presse-t-elle.d’ajouter, son vase déborde lorsque des gens de sa propre génération affichent une telle intransigeance.L’appauvrissement de la population détériore les conditions de vie des jeunes, souligne la mère de 31 ans.«Nous ne pouvons avoir des enfants lorsque nous ne sommes pas prêtes psychologiquement, physiquement et financièrement Ce n’est pas une af- faire (l’un mois, c’est une responsabilité à vie.» Egalement présent à la manifestation, le président de Pro-vie Montréal, Edward King, a indiqué que 50 millions d’avortement ont lieu chaque année dans le monde.«Nous voyons cela comme l’Holocauste et le mot n’est pas fort», a affirmé M.King, qui en a profité pour écorcher au passage l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau et la Charte des droits et libertés qui reconnaît le droit des femmes à l'avortement «C’est une charte idéologique.Trudeau est un idéologue séculier.Nous sommes contre ce type d’idéologie.» Les Britanniques passent au système métrique Londres (AFP) — Depuis hier minuit, les Britanniques ne comptent plus en livres et en onces les produits pré-emballés, mais en kilos et en grammes: un vrai bouleversement qui suscite l’agacement dans un pays habitué aux vieilles mesures du système «impérial».Londres s’est enfin décidé à appliquer en partie une directive européenne de 1989, elle-même simple amendement à une première règle d’harmonisation de 1971, alors que la Grande-Bretagne n’appartenait pas encore à la Communauté économique européenne.Cette directive qui rend obligatoire le système métrique s’applique aux marchandises pré-emballées, mais aussi au contenu des bouteilles, calculées désormais en litres et non plus en pintes où à la longueur des tissus où moquettes, mesurées en mètres et centimètres et non plus en pieds et pouces.Tout commerçant qui, par manque d’information, n’appliquerait pas le système métrique risque une amende pouvant aller jusqu’à 5000 livres (7750 dollars).Hier matin, à l’appel du petit parti anti-européen UK Independence party (parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) une cinquantaine de personnes ont manifesté devant un supermarché d’un quartier chic du centre de Londres, pour protester contre l’entrée en vigueur du système métrique.Pour l’essentiel des personnes âgées, les manifestants brandissaient des pancartes dénonçant la politique «criminelle» de Bruxelles.Ils ont également distribué des tracts sur lesquels on pouvait lire: «livres, onces, pieds, pouces, yards, miles, pintes et gallons font partie de notre culture».«Ceci est le dernier exemple de l’ingérence de l’Union européenne que nous n’avons pas le pouvoir d’arrêter», dénonçait un autre tract en regrettant la prééminence des lois européennes sur les lois britanniques.«Que diraient les Français si quelqu’un voulait leur imposer les mesures britanniques?», s’est interrogé Alan Sked, leader du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni présent à cette manifestation.'Wmii.IM SOCIETEi*0 évolution KÇentre d'exposition de Rouyn-Noranda Du I 7 septembre au 11 octobre 1995 Mardi au vendredi, de I IMi ù 17h cl de I Oh à 11 li Samedi el dimanche, de I !>h à I 7li Renseignements: (SI II) 762-6600 O Q! • «r ./a A(r DEVOIR J j j •%«£ «Mit rruirr «m |)r\ oit : „
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