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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1995-08-29, Collections de BAnQ.

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amum LE DEVOIR Vol.I.X X X V I N o 2 01 M 0 N T H K A I.I.K M A II I) I 2 !» A 0 I' T I !» !» ¦*> •> c T I* S t v g T o r o ii I o Antoine Char PERSPECTIVES Parfums de corruption Les dictatures ont depuis quelques années fait place aux démocraties en Amérique latine.Ces démocraties sont fragiles et menacées non plus par le bruit des bottes mais par les parfums de corruption.Certains présidents sont alors destitués, comme ce fut le cas au Venezuela de Carlos Andres Perez, il y a deux ans.D’autres sont accusés de tous les maux, une fois leur mandat terminé.Fernando Collor de Mello, Carlos Salinas de Gortari, Alan Garcia Perez.L’un a démissionné en cours de mandat pour corruption, l’autre a quitté le pouvoir drapé d’une gloire vite arrachée par de folles rumeurs de crimes politiques; le dernier est poursuivi pour enrichissement illicite.Trois présidents, trois destins, trois pays.Depuis Yimpeachment de Collor le 29 décembre 1992, deux ans après avoir été élu, le Brésil a suivi l’exemple de l’Italie en se lançant dans une véritable Manx Pulite (Mains propres) pour se débarrasser des commis de l’État impliqués dans des affaires d’enrichissements personnels.Vingt-trois parlementaires, trois gouverneurs, cinq ministres ont ainsi été traînés devant une commission d’enquête pour avoir détourné une vingtaine de millions de dollars.Ils ont, pour la plupart, été innocentés.Faute de preuve.L’indignation des Brésiliens fit vite place à la désillusion.Après tout, Collor lui-même, accusé d’avoir acquis frauduleusement dix millions de dollars, n’a-t-il pas été blanchi?La jeune démocratie brésilienne a montré qu’un président et son entourage pouvaient s’asseoir sur le banc des accusés sans y rester longtemps.«L’opinion publiqué sait qu’elle éloigne de la présidence un voleur.Elle ne comprendra pas qu’on puisse l’innocenter», écrivait alors l’influent quotidien 0 Globo de Rio, qui avait porté Collor aux nues en 1989.Plus au nord, l’opinion publique mexicaine ne comprend pas elle, ce qui est arrivé à son ex-président, «modernisateur» du Mexique, artisan du traité de libre-échange avec les États-Unis et le Canada, «chouchou» de la communauté internationale.Encensé par tout le monde lorsqu’il quitta le pouvoir en 1994, Carlos Salinas de Gortari (que certains disent installé à Montréal) est aujourd’hui un véritable paria.Qu’a-t-il donc fait?Il aurait ordonné plusieurs assassinats politiques dont celui de son dauphin désigné, Luis Donaldo Colosio, abattu en mars 1994 dans un bidonville de Tijuana.Il aurait même contribué au* renforcement des cartels de la drogue Un président mexicains en plein essor depuis l’élimination du baron colombien et son Pablo Escobar et de son cartel de Medellin.Enfin, la crise écono-entOlirage rnique et financière qui a frappé le , Mexique en décembre dernier et pouveni eu un effet «tequila» sur les écono- 0>„„OQr,;„ mies latino-américains, ce serait s asseoir sur encorelui le banc des C’est t>eaucouP pour un seul homme et ces accusations au accusés sans conditionnel ne se sont pas encore concrétisées par un mandat d’arrêt y rester international.D’aucuns estiment que cette «campagne de lyncha-longtemps ge» menée contre Salinas a pris racine dans le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir depuis 66 ans.Les tout-puissants de son parti ne lui ont en effet jamais pardonné d’avoir cherché à mettre fin à leurs énormes privilèges accumulés au fil des ans.Il est aujourd’hui traîné dans la boue, parce qu’il en aurait un peu trop fait.Alan Garcia Rerez lui, est officiellement accusé d’avoir volé à l’Etat péruvien 50 millions.Son nom serait sur les écrans des ordinateurs d’Interpol et l’organisation internationale de police, qui a son siège à Lyon, aurait commencé à distribuer un mandat d’arrêt aux forces de l’ordre de ses 174 pays membres.Celui qui, à 36 ans, devint le plus jeune président du Pérou (1985-90) serait à présent recherché personnellement par le général Ketin Vidal.Ce militaire avait dirigé l’opération ayant abouti, en 1992, à l’arrestation de Abimael Guzman, le chef suprême de l’organisation armée du Sentier lumineux.Social-démocrate, Garcia, n’a pas ménagé ses critiques à l’égard d’Alberto Fujimori après son coup d’Etat constitutionnel du 5 avril 1992.Son successeur, magnifié par la communauté financière internationale pour le «miracle» économique du Pérou (taux de croissance annuel: 12 %), n’apprécie évidemment pas.Réfugié en Colombie, où il a obtenu l’asile politique, Garcia se retrouve aux côtés d’un autre président voué aux gémonies.Ernesto Samper est soupçonné lui, d’avoir accepté six millions de dollars du cartel de Cali pendant sa campagne présidentielle, l’an dernier.Le président colombien estime que tout ceci n'est que «haine de quelques journalistes, d’adversaires politiques et de cartels de drogue», et a affirme qu il n était pas question qu’il démissionne, dans une interview publiée dans le Washington Post de dimanche dernier.Il fut un temps où les rares présidents démocratiquement élus en Amérique latine n avaient pas 1 occasion de démissionner.Bien souvent ils quittaient leur palais présidentiel, morts.Aujourd’hui ils partent la tête haute.Mais pas pour longtemps.INDEX Agenda.B6 Avis publics.B5 Classées.B4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A8 Le monde.A7 Mots croisés.B5 Les sports.B5 METEO Montréal Ciel variable le matin.Ensoleillé par la suite.Max: 25 Québec 40 % de possibilité d'averses le matin.Dégagement par la suite.Max: 21 Détails en B 4 LES ACTUALITES Placer le français au cœur de l'école PAGE A 2 POLITIQUE 500 000 $ pour vendre la francophonie canadienne PAGE A 4 L'ÉCONOMIE Naissance de la plus grosse banque américaine PAGE B 2 Horreur à Sarajevo Cinq obus explosent et font au moins 37 morts et 85 blessés I Accueil favorable de Karadzic au plan de paix américain D’APRÈS REUTER ET AFP Sarajevo — Trente-sept personnes au moins ont été rattrapées par la mort hier matin dans une rue de Sarajevo lorsque deux obus de mortier ont explosé.Trois autres engins se sont abattus sur l’hôpital Kosevo en début de soirée, blessant deux patients.Ces attaques sanglantes se sont produites le jour même où reprenaient à Paris les démarches diplomatiques des Etats-Unis pour rétablir la paix en ex-Yougo- slavie.D’ailleurs, le chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a appelé hier le «parlement» de la «République serbe» (RS, autoproclamée en Bosnie) à «accueillir favorablement» les nouvelles idées américaines.«L’initiative américaine, pour autant que nous sachions, tient compte d’un minimum d’intérêts de la partie serbe et j’espère que notre parlement accueillera favorablement cette offre», a dit M.Karadzic à la radio de Pale, son fief près de Sarajevo.Le «parlement» de la RS, réuni hier à huis clos à Jaho- rina, près de Pale, devrait adopter une «nouvelle plateforme» pour les négociations de paix en Bosnie, a déclaré de son côté à cette radio son «président» Momcilo Krajisnik.Pour sa part, le président bosniaque Alija Izetbegovic a tenu hier soir à Paris des pourparlers avec l’émissaire américain, Richard Holbrooke.Avant de s'envoler pour Paris, Alija Izetbegovic a juré VOIR PAGE A 10: HORREUR La rentrée \ 'ïâ' ¦:7 T I 1 X "î- M S» Wm, : H St»; %, m SÜPfpi PHOTO JACQUES NADEAU A L’ECOLE Lanaudière hier à Montréal, les enseignantes se préparaient fébrilement à la grande rentrée scolaire, qui aura lieu ce matin dans les écoles primaires de la CECM, ainsi que dans plusieurs autres commissions scolaires de la région.La petite Pauline était venue essayer ses nouveaux souliers, afin d’être bien prête pour ses grands débuts à la maternelle.Jack Valenti au FFM Le cow-boy change son fusil d’épaule «Je ne crois plus que l'idée de protéger l'industrie canadienne est une maladie» MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Invité dans le cadre du symposium Multimédia 95 du Festival des films du monde, le président de la Motion Picture Association of America (MPAA), Jack Valenti, a avoué hier avoir changé d’avis à propos d’éventuelles mesures protectionnistes canadiennes dans le domaine du cinéma.«Je ne suis toujours pas d’accord, mais je comprends et je suis prêt à jouer le jeu selon les règles que vous imposerez.» M.Valenti s’est avéré une cible de Robert Lantos, a notamment reproché à Jack Valenti son incompréhension de la problématique canadienne.«Légiférer est un dernier recours au Canada, mais nous n’aurons pas le choix si les États-Unis, eux-mêmes, n’ouvrent pas leur marché aux productions canadiennes.Il faut effacer le déséquilibre.» Là-dessus, Jack Valenti a répliqué IF FFÇTIVAI DF^ 9ue Ie «marché» du cinéma n’était pas .__________________________ ““ Ttûlif AL ULo une abstraction, mais une réalité.«Le choix pour les participants à la tribune FILMS DU MONDE marché c’est vous et moi.C’est tout ce qui s’intitulait «Y aura-t-il de la place pour tous sur l’inforoute?».Le président d’Al-liance Communications, un des rares «majors» canadiens dans le domaine de l’audiovisuel.que tout le monde veut voir sur l’écran, y compris le Canada.Un film c’est une bonne histoire, peu importe d’où elle vienne, de n’importe quel pays.» VOIR PAGE A 10: CINÉMA Autres informations en page B 8 MONTRÉAL Comment décongestionner le 911?La CUM cherche à réduire le nombre d’appels traités par son service de police PAGE A 3 Le PQ entend dramatiser les conséquences d’un NON Pas question de reporter le référendum , MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les péquistes n’ont pas l’intention de dire «À la prochaine fois» et de reporter le référendum.Ils vont plutôt appuyer sur l’accélérateur et dramatiser les conséquences néfastes pour le Québec d’un deuxième NON en 15 ans pour rallier les indécis au projet de souveraineté.Plutôt que de remettre à plus tard l’exercice au risque qu’un vote négatif n’affaiblisse le m ’ * Québec face au reste du Canada, Mais SI un comme le suggèrent des intellec- vrrvvj tuels souverainistes, des députes aiuuum du PQ croient qu’il faut justement i Québec?miser sur les conséquences né-fastes d’un NON pour convaincre.«Çg sera Ces conséquences se résument à deux: la perte de rapport de force ja volonté des pour le Québec au sein du Canada et l’assaut des forces conserva- gens», répond trices au pays contre les pro-grammes sociaux.Serge Menard Mais si le NON l’emporte et que cela affaiblit effectivement le Québec?«Ce sera la volonté des gens, déclare le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Les gens l’auront fait en toute connaissance de cause ce choix-là.» Réunis à Québec pour deux jours, les députés du Parti québécois débattent aujourd’hui notamment de leur retour à l’Assemblée nationale, probablement dans la semaine du 11 septembre, pour adopter la question référendaire.Ils ont aussi l’occasion d’interroger les mi- VOIR PAGE A 10: NON Le Dr Lanctôt propose des lectures néonazies et d’extrême droite Lauteure de La Mafia médicale confirme ses sources ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Au-delà du discours antimédical que lui reprochent les médecins, il semble que l’auteure de La Mafia médicale-, le Dr Guylaine Lanctôt, ait abondamment emprunté à plusieurs auteurs ouvertement néonazis et d’extrême droite nombre des thèses élaborées dans son livre controversé.De fait, une analyse approfondie de la liste de lecture suggérée par Guylaine Lanctôt à ses lecteurs dans La Mafia médicale démontre que se côtoient dans ses sources bibliographiques une multitude d’auteurs connus comme étant des militants d’extrême droite américains, français et canadiens.Parmi les titres cités, on remarque Dope, Inc., publié par l’Executive Intelligence Review, une revue diffusée par le groupe du conspirationniste américain d’extrême droite Lyndon LaRouche.un activiste bien connu qui nie l’existence de l’Holocauste et croit en l’existence d’un VOIR PAGE A 10: LECTURES Autres informations en page A 3 I.K () K V (Mit.I.M A K I) I 2 !» A 2 A U fT T I 1» K S Commission des états généraux sur l’éducation Placer le français au cœur de l’école La reconnaissance de l’importance du français dans l’éducation doit être inscrite dans une loi, soutient le Conseil de la langue française LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Ie français doit être placé au cœur vde l’école, ce qui veut dire augmenter le temps qui lui est consacré au primaire et au secondaire, développer le goût de la lecture des grands auteurs et améliorer la grammaire, au point de ne pas craindre le recours à la dictée.C’est le message sans équivoque qu'a livre hier le Conseil de la langue : française devant la Commission des •états généraux sur l'éducation.I e president du Conseil de la •tongue française, Marcel Masse, a jdiiiJsi plaidé en faveur de l’apprentis-ai ' i l’une deuxième et même d’une •troi-ieme langue, dans le contexte rde la mondialisation des échanges.Mais avant d’apprendre ces autres tongues, l’enfant doit maîtriser sa ¦langue maternelle, a insisté M.Mas-; se.«Le monde de l’éducation ne peut considérer la langue uniquement comme un outil de communication ou comme une matière comme les ; autres.Elle doit être reconnue com- me le fondement même de l’école.» ( elle reconnaissance de rim|x>rtanct du français dans l’éducation et dans la francisation du Québec doit même être inscrite dans une loi, afin que l’école puisse rendre des comptes sur les résultats à atteindre.Le Conseil a soumis divers moyens pour parvenir à améliorer la qualité de l'enseignement du fran: çais, comme accroître le temps qui y est consacré au primaire et au secondaire.Un jeune qui autrefois quittait l’école après la T année avait reçu autant d’heures d’enseignement de français que celui qui sort de l’école secondaire aqjourd’hui, déplore le CI F dans son mémoire.L'enseignement de la grammaire doit aussi être fortifié.«Rien n’empêche le recours à la dictée pour vérifier les acquis», souligne le Conseil.Le goût des grands auteurs doit être développé par des poèmes, pièces de théâtre, romans et nouvelles; bref, «savoir que Racine, Molière et Pascal existent».L’enseignement de l’histoire devrait également être étoffé, croit le Conseil.PHOTO ARCHIVES 0 ^ Marcel Masse Professeurs d’université La Fédération québécoise des professeurs d’université, de son côté, y est allée d’une charge contre ceux qui prêchent aveuglément l’adéquation entre l’université et le marché du travail.Son président Roch Denis a dit trouver «très préoccupant» le lien «trop exclusif» que certains veulent tisser entre la formation universitaire et les besoins de production des in dustries.«L’université n’est pas une annexe de l’industrie présentant syndical de 8000 professeurs d'université.De plus, la FQPPU a demandé une véritable politique de finance» ment des universités et non une simple formule mathématique.Présentement, les universités touchent une subvention calculée en fonction du nombre d’inscriptions et du nombre de diplômes qu’elles décernent.Mais, selon la fédération syndicale, il faudrait tenir compte d’autre critères: la qualité de l’encadrement, les programmes de réussite, la mission de l’université, etc.CSN La CSN, qui représente 14 000 professeurs de cégep, des travailleuses en garderie, des chargés de cours à l’université et plusieurs autres employés œuvrant en éducation, a abordé divers thèmes.Elle a entre autres revendiqué l’augmentation du nombre de garderies.U en existe actuellement 600 au Québec.Di CSN s’en est prise à la philoso-pliie de la performance avant tout qu’on veut inculquer au système d’éducation, plutôt que celle du développement de la personne et du progrès social.Elle s’est aussi portée à la défense des enseignants qui «n’ont souvent ni les moyens ni le temps de suivre les étudiants en difficulté».La centrale, qui représente la majorité des professeurs de cégep, a revendiqué le maintien des cégeps avec leur vision intégrée d’une formation technique et pré-universitaire.Elle s’est par contre opposée à l’accroissement des frais de scolarité à l’université et a proposé un nouveau partage des tâches entre les chargés de cours et les professeurs titulaires à l’université.La formation professionnelle et le financement de l’éducation ont aussi été abordés.»• '""m wmmulm ' ¦ LA POULE AUX OEUFS D’OR * NOUVELLE COUVÉE ! Chouette alors! C’est demain que La Poule aux oeufs d’or nous revient.Des gagnants à la maison et à la télé, elle va en pondre une généreuse couvée.Regardez-la tous les mercredis 19 h à TVA.Mais pour en profiter vraiment, ça prend un billet absolument ! loto-quêbec en bref ?LE MÉTRO ROULAIT SANS FREIN D’URGENCE Toronto (AFP) — Un défaut dans le système de freinage d’urgence serait à l’origine de l’accident qui s’est produit le 11 août dernier dans le métro de Toronto, faisant 3 morts et 36 blessés, a indiqué hier ie coroner en chef de l’Ontario, James Young.Une rame de métro avait violemment heurté un autre train, qui était immobilisé entre deux stations dans un tunnel en pente.L’enquête a révélé qu’un mécanisme servant à actionner automatiquement les freins d’urgence des wagons avait été défaillant, a indiqué le coroner dans un communiqué.M.Young recommande notamment une révision complète par la Commission des transports de Toronto des freins d’urgence des voitures de métro.-»- DAVID MILGAARD FAIT DU PORTE À PORTE Vancouver (PC) — David Milgaard, cet homme qui a passé 23 ans derrière les barreaux avant que la Cour suprême n’ordonne la tenue d’un nouveau procès, effectue du porte à porte dans le but de financer sa lutte pour obtenir réparation.L’homme de 43 ans, qui vit du bien-être social depuis sa libération, il y a trois ans, fait également signer une pétition réclamant une enquête publique.«Je dirais qu’il est dégoûté du système judiciaire et des tactiques du gouvernement», déclare sa mère, Joyce Milgaard, à Ottawa, selon qui son fils a besoin d’argent pour payer ses frais d’avocat, d’éducation et de déplacement.David Milgaard avait été jugé coupable, en 1969, du meurtre d’une infirmière de Saskatoon.Bien que la Cour suprême ait ordonné la tenue d’un nouveau procès, le procureur général de Saskatchewan a décidé de ne pas entamer de nouvelles poursuites.-?- 80 MORTS DANS UN NAUFRAGE Londres (AFP) — Au moins 80 personnes ont trouvé la mort et 51 autres étaient portées disparues, après le naufrage d’un navire éry-thréen au large du Yémen, a annoncé la radio éiythréenne captée hier soir par les services d’écoute de la BBC.Selon lq radio, qui citait l’ambassadeur d’Erythrée à Sanaa, le bateau transportait 175 passagers quand il a coulé après avoir été pris dans de violents courants au large d’une petite île yéménite.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JACOUES, MONTRÉAL, QUÉBEC H2V 3X2 Fax: (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R»0»B»l»C Jla maïtxiït de.i intariailfm Une coupe classique attrayante La jupe d'excursion Confectionnée de tissu « Advcn-tureCloth », la jupe d’excursion a toutes les poches qu’il vous faut : une poche sécuritaire secrète munie d'un fermoir en Velcro ainsi que notre poche secrète pour passeport en plus de deux grandes poches de côté.Disponible en kaki, marine, rouge, lavande, 95 $ Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATUITEMENT UN \ CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 X r I.K |) K V OIK.I.K M A K 0 I 2 II A O I' T I H £ CLûvOKJ?OU ClO\JUIO.- Ililôl Splendeurs et misères du bac ü 1 ¦ 1 y a deux semaines, le I Nouvel Observateur proposait un jeu à ses lecteurs.En répondant à de nombreuses questions, cou-¦-l| vrant diverses disciplines, on était supposé pouvoir déterminer si on aurait ou non été reçu au baccalauréat.Il faut dire que le moment était particulièrement propice à un tel exercice puisque les questions étaient inspirées des épreuves subies en juin 1995 par les candidats.Or, 75 % d’entre eux ont été reçus au bac cette année, dans l’une ou l’autre des trois nouvelles filières que cette épreuve comporte à présent (section littéraire, section scientifique et section sciences économiques et sociales).Un tel taux de succès constituant un record, il se trouve de vilaines langues pour mettre en doute le sérieux de la correction.Et revoilà lancé le débat sur le «niveau»: monte-t-il ou baisse-t-il?Le bac que passe aujourd’hui la génération qui place bien haut dans son échelle de valeurs Coluche et Renaud a-t-il ou non autant de valeur que celui de leurs parents, qui appartiennent à une époque où seulement 10 % d’une classe d’âge recevait le prestigieux diplôme?La question est ici âpre-ment débattue et elle le sera encore.Mais le moins qu’on puisse dire, à n’en juger que par les questions posées, c’est que les intentions des programmes qu’elles dévoilent sont décidément ambitieuses.Mais je vous en laisse juge, en ne retenant pour les besoins de la cause que quelques-unes des épreuves.Le sujet de la dissertation de philosophie: «Une passion sans illusion est-elle possible?» En histoire, on demandait de faire un tableau du monde en 1973.En géographie, de traiter > un point de départ qui nous fait trop souvent défaut et qui débouche sur la possibilité d’épreuves sérieuses.C’est déjà beaucoup.En attendant, vous avez vu les ré- ; , sultats qu’on obtient chez nous lors de l’examen de français écrit pour l’admission à l’université, examen que les candidats peuvent d’ailleurs passer avec une grammaire et un dictionnaire?aiuq Imaginez qu’on y ajoute une n) épreuve de culture générale.Mais 1 alors là, de culture très, très généra-f tb le.Du genre: qu’est-ce qu’un protes- m tant?Qui a écrit Hamlet?C’était quand, le Moyen-Age?Est-ce parce > qu’il était sourd que Mozart a cessé de peindre à 35 ans?Nommez deux !o poètes québécois, à part Céline.ïq Dion.La Révolution tranquille, c’était | quand, à peu près?Et où, à peu près?' kl Quel résultat obtiendrions-nous->q avec une cinquantaine de questions semblables?Je ne me risque pas à une prédiction, mais il est assez triste que la question puisse se poser.f ) .¦ 11 1 -LL^LJ J-J ! ¦ ¦ - J À PROPOS -?- .de salaires concurrentiels Ijvl Tous les ans depuis plusieurs années, le CPQ publie l’essentiel des résultats de la recherche effectuée par le ministère de l’Emploi du Québec qui compare les salaires payé?, en dollars canadiens, au Québec, au Canada et aux États-Unis.Rappelons qu’en décembre 1987, nous étions concurrentiels par rapport aux États-Unis dans 16 des 19 secteurs étudiés.En décembre 1988, nous ne l’étions plus que dans huit, en décembre 1990, dans cinq et en janvier 1992, dans sept.En janvier 1993, nous étions concurren- tiels dans 12 des 25 secteurs étudiés, et en janvier 1994, dans 16.¦¦ > En janvier 1995, la situation s’était améliorée puisque nous étions concurrentiels dans 23 des 25 secteurs étudiés! Pour l’essentiel, le CPQ attribue cette fois encore à la : valeur du dollar canadien (0,708 $ US) la situation plus ‘ avantageuse dont jouissait le Québec en janvier 1995.Bulletin du Conseil du patronat du Québec, septembre 1995.LE DEVOIR FONDÉ PAR BEN RI B0URASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directenrs adjoints de l’information PIERRE BEAUUEU.f fc&MUUMÏ-OUSTTE.GUY TAILLEFER Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS •t I L K II t: V 0 I I » f T i il ti a I I) E E S Les maniaques de la Constitution On ne peut comparer les difficultés de 30 millions de Brésiliens à celles de nos assistés sociaux qui y feraient figure de riches CELESTINO GARCIA Architecte, Sainte-Foy 1 n journaliste, étant avant tout un être humain, U peut avoir son jugement influencé par srs propres opinions.Cependant, lorsqu'il s’agit d’un «expert de la plume« tel que Daniel I a touche, on s’attend à trouver des commen- - taires sans faille appuyés sur une évaluation objective de données réelles.Si cette attente est utopique, je m’en excuse, mais elle est à l’origine des principes qui me forcent à émettre cette opinion.Selon M.Latouche (Le Devoir, 5 août 1995), la Constitution brésilienne de 1988 a miraculeusement réglé tous les problèmes du pays! Cette prétention tient du rêve et je le soupçonne ici de transposer dans son analyse le problème du Canada.D’ailleurs, il parle de la possibilité d’éclatement du Brésil à la manière du Canada.Je crains que M.Latouche n’ait pris ici ses plus profonds désirs pour des réalités.Il dit que les Brésiliens sont devenus des «maniaques de la Constitution» et précise: «Je dis bien “tous” les Brésiliens.» 11 se demande: «Si c’est ainsi maintenant, qu’est-ce que cela devait être il y a huit ans alors que l’on était en plein dedans?» J’y suis allé en 1989, donc «en plein dedans», comme il dit.En trois semaines de communication intense ayec la population de tous les niveaux sociaux de trois Etats, personne ne m’a parlé de Constitution.On nous disait plutôt, avec un air amusé: «Le problème du Brésil, c’est que ça fait trop longtemps qu’il est le pays de l’avenir», pour considérer par la suite sur un ton moins joyeux la situation difficile des 30 ou 40 millions de personnes vivant sous un seuil de pauvreté «équivalant au dixième du nôtre».Si M.Latouche avait évalué ce que cela veut réellement dire lorsqu’il a fait cette affirmation, il aurait compris immédiatement ce que les «jeunes voyous» voudraient voler chez McDonald’s.En réalité, pour analyser un pays, il ne suffit pas d’y aller deux fois, comme il dit.Il faut surtout éviter de mêler les données en y intégrant celles auxquelles nous sommes habitués chez nous, qui souvent n’ont qu’un rapport lointain et, dans certains cas, même inexistant.On ne peut pas évaluer les problèmes du Brésil en comparant les difficultés de la vie de 30 millions d’individus qui y vivent sous le seuil de la pauvreté avec celles de nos assistés sociaux qui, par rapport à eux, font figure de riches.On ne peut pas évaluer en parallèle le Brésil, avec environ la moitié de sa population âgée de moins de 18 ans, et notre pays, une société qui s’achemine allègrement vers une moyenne d’âge.d’or.On ne peut pas imaginer ici des municipalités de la force de celles du Brésil puisque la force d’une société s’appuie au départ sur le nombre.Or, Sao Paulo a 15 millions d’habitants (et non 10 comme l’écrit M.Latouche), soit plus que le double de la population du Québec.Rio en a dix millions et une «petite» ville comme Santos, quatre millions.Il ne faut pas non plus se scandaliser par le nombre cité de 5000 municipalités puisque le Brésil a 160 millions d’habitants.A titre comparatif, imaginons les 1414 que nous avons au Québec, sans compter les MRC, pour un peu plus de six millions d’habitants, ce qui veut dire des municipalités ayant une population en moyenne huit fois moins nombreuse qu’au Brésil.Dans un pays si riche, avec des inégalités sociales si terribles, c’est normal qu’il y ait des mécontentements face aux gouvernements, mais de là à imaginer l’éclatement du pays.Je crois que M.Latouche a dû écouter un peu trop souvent la chanson d’Elba Ramalho, Si o Nor-deste ficasse independente, sans s’apercevoir qu’il s’agissait d’une parodie.Après tout, si le Brésil avait la qualité de vie du Canada, ce serait le paradis.Les Brésiliens n’auraient peut-être pas besoin de gardiens de sécurité partout et l’on pourrait peut-être se promener dans les mes de Rio sans danger.De plus, si, comme le dit M.Latouche, «la fille d’Ipanema est toujours là», que voudraient-ils de plus?On ne peut pas tout avoir.Ils ont le soleil et nous avons la qualité de vie.Il faut croire que personne n’est jamais content de son sort Si j’ai bien saisi le sens de la chronique en question, si nous faisions ici une «bonne» Constitution, puisque tout le monde en parle, tous nos «problèmes» se trouveraient miraculeusement réglés.comme au Brésil.Finalement, M.Latouche, s’il y a toujours 33 millions de Brésiliens qui crèvent de faim, qu’est-ce que leur fameuse Constitution a réglé?Pour terminer, une petite information que je me permets de «refiler» amicalement à M.Latouche.Le mot saudade, ce n’est pas une rêverie bienfaisante, mais démoralisante; elle vous use et vous consomme comme une.gangrène psychologique.En termes «québécois», elle vous «pogne par en dedans».C’est un sentiment qu’éprouveront probablement un jour nos petits-enfants, lorsqu’ils penseront au passé, si nous faisons maintenant «éclater le Canada».j Education Virage à la direction Voulons-nous d’un système misçntsurla démocratie ou géré par l’Etat?DIANE DROUIN Frésidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec près tant d’occasions de remise en question et après avoir demandé aux commissions scolaires de consacrer une énergie considérable au cours des années à s’adapter à toutes sortes de changements commandés par Québec, le temps est venu de clarifier si le Québec désire un système d'éducation qui mise sur la démocratie, ou un système d'éducation géré par l’Etat.Il va de soi 3ue le choix que le Québec fera aura es conséquences sur le développement de l’éducation et sur les modalités qui permettront d’opérer les redressements qui s’imposent.Depuis 150 ans, au Québec, les citoyens et les parents ont appris à s’engager et à influencer le développement de leur système d’éducation à travers une institution comme la commission scolaire.De plus, ils participent à la vie de l’école et de la commission scolaire depuis 30 ans.Les résultats, quoique perfectibles, sont probants et significatifs.Ils comportent des faiblesses, mais les règles du jeu sont parfois des obstacles majeurs à la participation massive et à l’expression de la démocratie.Est-ce que tout a été mis en œuvre pour favoriser l’expression de la démocratie scolaire?Poser la question, c’est y répondre.En 1955, 154 commissions scolaires assurent l’éducation de près de 1,3 million d’élèves jeunes et adultes, donnent du travail à temps plein à plus de 100 000 personnes, gèrent 2660 écoles et administrent 6,2 milliards $.Tout cela, avec la participation de 2037 citoyens élus et plus de 25 000 parents bénévoles engagés dans les différents comités prévus par la Loi sur l’instruction publique.Quelle institution au Québec peut présentement s’enorgueillir d’une telle participation?Autant de personnes engagées dans le fonctionnement du système d’éducation constituent une force sur laquelle il faut continuer de miser! L’autre réponse possible: un système d’éducation géré par l’Etat, soit un système où le pouvoir et l’influence sont tellement bien identifiés qu’ils n’appartiennent qu’à ceux qui se situent au haut de la pyramide.Pour certains, ce serait une solution logique et, selon eux, il n’y aurait que quelques petites choses à faire comme faire disparaître les commissions scolaires et rattacher les écoles directement au ministre.Il faut vraiment être un partisan de la centralisation excessive pour avancer une tellp solution et surtout donner à l’État tous les pouvoirs, même celui d’orienter l’éducation à son gré.Or, cette façon de faire n’a jamais correspondu aux désirs des Québécois.Depuis 150 ans, ils ont investi dans un système fondé sur la démocratie, conscients que ce modèle valait beaucoup mieux que le sentiment d’impuissance face à un système fortement centralisé et éloigné du vécu quotidien.Il faut constater où les inévitables situations «mur à mur» nous ont menés pour comprendre qu’il n’y a pas d’avenir dans une telle solution.On n’enlève pas, en effet, à un peuple la capacité d’administrer localement ses dossiers surtout lorsqu’on prône la décentralisation comme une voie d’avenir! On enlèverait alors aux citoyens ce qu’ils considèrent comme leur droit légitime et un devoir, celui d’orienter et de contrôler leur système d’éducation.Pour d’autres, la solution réside dans le transfert de la gestion scolaire aux municipalités et aux MRC.Avant de discuter d’une telle possibilité, si tant est qu’elle est réaliste, ce que nous ne croyons pas, il faudrait demander au réseau des municipalités de faire, 25 ans après le réseau scolaire, une sérieuse opération de regroupement.On peut se demander également comment les parents retrouveraient le caractère confessionnel ou linguistique à l’intérieur de cette nouvelle structure?Allons-nous encore une fois faire vivre à notre La lourdeur et l’impérialisme du ministère ont fait perdre au réseau d’éducation sa capacité d’agir, étouffant sous les encadrements.PHOTO ARCHIVES Diane Drouin: «Les commissions scolaires proposent de responsabiliser davantage la direction de l’école et le personnel enseignant dans la préparation du plan de services éducatifs.» système d’éducation une réforme de structure?Enfin, il semble illogique aux intervenants du monde scolaire, alors que nous en sommes à réclamer du gouvernement qu’il fasse de l’éducation une priorité, que ce dernier fasse fi de l’expertise et de l’expérience développées dans ce réseau depuis 30 ans pour songer à en confier la gestion à ceux dont le quotidien est meublé de bien d’autres préoccupations, certes légitimes, mais dont le mandat ne serait pas exclusif.Quelle place occuperait alors l’éducation?Le choix de la FCSQ Ceux et celles qui gèrent le système l’ont dit devant la Commission des états généraux sur l’éducation, les parents le constatent tous les jours: la centralisation des leviers de commande dans le haut de la pyramide produit une forte concentration des pouvoirs à cet endroit, ce qui laisse peu de marge de manœuvre vers le bas.Curieusement, c’est cette base (commission scolaire et école) que la société interpelle pour redresser le système.Nous constatons comme plusieurs qye la lourdeur et l’impérialisme du ministère de l’Éducation, joints à la centralisation des négociations et à l’alourdissement des conventions collectives, ont fait perdre progressivement au réseau d’éducation sa capacité d’agir, étouffant littéralement sous les ençadrements.A havers 30 ans marqués au signe du changement, on peut affirmer sans gêne que les commis- sions scolaires, malgré tout, n’ont pas été «à la remorque du changement» mais «au cœur de la tourmente», utilisant la marge de manœuvre qu’on voulait bien leur consentir pour accompagner et maîtriser les nombreux changements parfois imposés et improvisés.Après 30 ans de centralisation vers le haut de la pyramide, les commissions scolaires réclament la décentralisation pour pouvoir agir plus efficacement, mais leur discours est perçu comme une lutte pour plus de pouvoirs.Ce que les commissions scolaires proposent, c’est de responsabiliser davantage la direction de l’école et le personnel enseignant dans la préparation du plan de services éducatifs.Ce virage entraînerait une augmentation considérable de la marge de manœuvre de l’école quant à l’organisation du travail et aux possibilités d’initier des formules gagnantes appropriées à chacun des milieux.Ne gaspillons pas notre énergie à jouer encore dans les structures.Donnons aux structures actuelles la possibilité d’apporter les correctifs qui s’imposent et aplanissons ensemble tous les obstacles qui paralysent nos efforts de créativité.Facilitons l’expression de la démocratie; misons sur l’expertise et la compétence du réseau, y compris la qualité de la participation des parents.Enfin, faisons confiance à la capacité des gestionnaires et des intervenants de première ligne: ils trouveront les ressources afin d’assurer un changement de cap réussi.Si L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Fran-coeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages tliématiiiues), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)-, h l'information culturelle: Michel Bélair (respo)isable).Stéphane Baillargeon, Paule des Rivières, Robert Lévesque, Benoît Monger, Odile Tremblay: à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Tmffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trutlel; à l'information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); Serge Chapleau (caricaturiste) ; à l'information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Claude Petit (commis), Mario Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Jeanned'Arc Houdc (secrétaire à la direction).I-a Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonncauït (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril.Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault.Suzanne Miscevic, Jacques A Nadeau, Micheline Ruelland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Tur-geon; Michèle Bouchard (secrétaire).L'ADMINISTRATION Yves Bou-tliiette (contrôleur).Dany Dépatic (adjointe à l’administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross, LF.MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L'Heureux.lise Lachapelle, Ra-chelle Leclerc-Venne.LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Louise Gagné (directrice).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements).MR-hacl Schneider et Marie-France Turgeon (direction de la production).Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard DesCormiers.Marie-Josée Hudoa Sylvain Lesage.Michèle Malenfant.Christian Vien.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président et directeur générât).Période préréférendaire Bonjour la confusion Il faut distinguer la question du statut du Québec et les problèmes conjoncturels JACQUES FOURNIER Employé dans un CLSC • ne certaine confusion règne U dans quelques milieux présentement au Québec, qui fait en sorte d’amalgamer la question structurelle, celle du statut du t!==JJ Québec, avec des difficultés conjoncturelles, des problèmes de société par ailleurs réels: fermeture d’hôpitaux, négociations syndicales, revendications sociales diverses.Bien sûr, il n’est pas question qu’il y ait un moratoire sur les luttes sociales pendant la période référendaire.C’est toujours le temps, c’est toujours légitime de mettre de l’avant des revendications sociales.Par exemple, si les travailleurs des hôpitaux en voie de fermeture veulent poursuivre leur lutte, c’est leur droit le plus strict.Mais il serait souverainement inapproprié de faire quelque chantage que ce soit, pour quelque groupe que ce soit, du genre: «Nous voterons NON au référendum si telle revendication n’est pas satisfaite.» La confusion actuelle est alimentée par le discours paranoïaque et celui de l’impuissance.Relent des années 70, le discours paranoïaque survit au Québec dans certains milieux.C’est un discours qui voit des ennemis partout.Qui postule que l’adversaire est supérieur en nombre, mieux armé, tout-puissant et qu’il gagnera de toute façon.C’est une approche manichéenne de la réalité, le tout noir et le tout blanc.C’est une vision des choses qui encourage l’inaction et l’impuissance.Il ne faut pas la confondre avec la critique, une attitude essentielle, une fonction qui doit être aiguisée et encouragée.Mais le discours critique, contrairement au discours paranoïaque, n’amène pas à inhiber l’action.Le discours paranoïaque entraîne des aberrations totales, par exemple la déci- *1 sion de la Fédération des affaires sociales (FAS), prise en conseil fédéral, qui lie le projet de souveraineté et les négociations dans le secteur public.Heureusement, la CSN comme centrale n’a pas du tout cette position.Le frère jumeau du discours paranoïaque, c’est le discours de la pureté et de l’impuissance.Quelques exemples: «Si tel projet recèle des contradictions, par exemple un projet de création d’emplois, s’il n’est pas parfaitement pur, il faut le rejeter»; «Il faut refuser de s’engager dans la voie de la souveraineté tant qu’on n’a pas décidé de tous les détails d’un projet de société complet, entièrement ficelé, faisant consensus dans tous les milieux progressistes»; etc.Un peu de maturité politique aiderait pourtant à distinguer le court terme du long terme, l’essentiel de l’accessoire.Nous sommes dans une période où un supplément d’éthique et une analyse subtile des enjeux sont requis.Pour trouver une origine ou une signi- Ü fication à la confusion entre les enjeux structurels et conjoncturels, on pourrait cependant dire que ce discours devrait être reçu comme un message aux part» politiques, ou même un appel de détresse né d’une immense frustration concernant le peu de solutions apportées aux grandes questions sociales (chômage, exclusion, etc.).Quel est le meilleur antidote contre le discours paranoïaque et celui de l’impuissance?C’est de travailler avec des gens en difficulté, avec des personnes qui ont besoin de solutions concrètes et non théoriques, avec des personnes qui veulent voir la lumière au bout du tunnel.Et garder l’esprit critique: «juste assex de distance» (pour reprendre le titre d’une belle chanson de Louise Forestier) par rapport aux problèmes, juste assez de proximité pour continuer à sentir le poids de la misère et de l’injustice, juste assez de complicités pour avoir envie de tisser des solidarités.V' A 10 I.K l> K V O I It .I.Y M A H t> I » A U C T I IMI 5 ?l.l.DKVOIIi * — ACTUALITES HORREUR «Nous estimons que cette attaque est un nouveau crime contre l'humanité» SUITE DE LA PAGE 1 de venger le premier bombardement, que son gouvernement impute aux Serbes qui assiègent Sarajevo.«En ce qui concerne les tueurs, mon message à leur intention est: nous riposterons de manière égale, et très bientôt», a-t-il déclaré à la radio bosniaque.Il a révélé que sa première réaction avait été d’annuler son voyageà-I’aris.«Je me rends en France pour leur demander combien de temps encore cela va durer, combien de temps cette violence sera tolérée.» La première attaque de la journée s’est produite à quelques dizaines de mètres de la tristement célèbre place du marché de Maritale où une attaque au mortier fit 68 morts et plus de 200 blessés en février 1994.Elle a été à peine moins meurtrière: au moins 37 personnes sont mortes tandis que 85 blessés étaient admis en catastrophe à l’hôpital Kosevo, selon le dernier bilan communiqué.Il était llh05 (9h05 GMT) lorsqu’un premier obus de mortier a lacéré la rue Titova, près du marché couvert de Trznica.Un second projectile a explosé à quelques mètres de là, à près du Théâtre national, blessant dix personnes.Quant au bombardement qui a frappé l’hôpital en début de soirée, blessant deux personnes, il a également provoqué de nombreux dégâts.«Trois salles ont été totalement détruites et bon nombre d’équipements l'ont été aussi», a dit le Dr Farouk Konjihodzic à Reuter Télévision.Les obus se sont écrasés sur le service de traumatologie, situé au deuxième étage de l’hôpital, dont la façade extérieure est percée de deux trous béants.Par la suite, les médias bosniaques ont fait état d’affrontements sporadiques aux abords de la vilje.Selon des journalistes, des tirs ont éclaté près de l’ancien cimetière juif, non loin du centre ville et des lignes de démarcation entre forces gouvernementales et serbes.De Londres à Bonn, de Washington à Moscou et Rome, le bombardement qui a fait 37 victimes a été sévèrement condeunné.Klaus Kinkel, chef de la diplomatie allemande, parlait de «dégoût», d’«horreur» et d’«acte barbare».«Barbare» est également le terme employé par la Russie, qui a ajouté espérer que l'enquête déterminant les auteurs des bombardements serait impartiale.Le ministère espagnol des Affaires étrangères, parlant au nom de l’Union européenne, a affirmé que «les res- ponsables de ce massacre paieront pour leurs crimes».L’Espagne exerce la présidence tournante de l’UE.A Genève, le Comité international de la Croix-Rouge a fermement condamné cette opération et noté qu’il s’agissait de la pire attaque contre des civils depuis février 199-1.A Paris, les émissaires de l’UE et des États-Unis, Cari Bildt et Richard Holbrooke, ont estimé ciue le bombardement de Sarajevo ne devait pas empêcher la poursuite de l’offensive diplomatique mais devait au contraire plaider pour les discussions de paix.Im France proposera aujourd’hui à ses partenaires du Groupe de contact, qui se réunira à Paris au niveau des experts, que le futur plan de paix prévoie la démi-litarisation de Sarajevo.Le colonel Chris Vernon, porte-parole de l’ONU, n’était pas en mesure de préciser en fin d’après-midi l’identité des tireurs, l’armée gouvernementale bosniaque et les assaillants serbes occupant tous des positions dans la zone de tir.«Toutes les options sont ouvertes».a-t-il dit.Toutefois, un autre porte-parole de l’ONU, Alexander Ivanko, a dit que le début de l’enquête faisait soupçonner les Serbes.«Nous ne sommes toujours pas sûrs à 100 %, mais la première analyse fait apparaître que la plupart des positions de tir dans cette zone sont serbes», a-t-il dit.«Nous estimons que cette attaque est un nouveau crime contre l’humanité.Les civils de Sarajevo sont une nouvelle fois cible évidente du_bombardement bosno-serbe», commentait à Washington Nicholas Bums, porte-parole du département d’Etat.Ije bombardement coïncide avec la reprise a Paris des efforts diplomatiques américains et occidentaux pour rétablir la paix en ex-Yougoslavie.Après ses entretiens à Paris avec l’émissaire américain Richard Holbrooke hier, le président bosniaque doit rencontrer aujourd’hui son homologue français Jacqups Chirac.Cari Bildt et les représentants des cinq Etats membres du Groupe de contact (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) sont également attendus à Paris pour discuter des propositions de Washington.Selon l'hebdomadaire américain Newsweek, les États-Unis envisagent des bombardements aériens pendant neuf mois contre les forces serbes de Bosnie en cas d’échec de l’initiative de paix américaine en cours dans l’ex-Yougoslavie.NON L’assaut de la droite anglophone SUITE DE LA PAGE 1 nistres sur différents sujets, notamment la fermeture d’hôpitaux, les compressions à Radio-Québec ou les lois agricoles.Mais à leur arrivée, hier, les députés ont été pressés de questions sur leur sentiment à l’approche du référendum.Un sondage Léger et Léger publié vendredi place le OUI et le NON à égalité (49,5 et 50,5 % respectivement).En outre un quatuor d’intellectuels souyerainistes avoués a publié, samedi dans La Presse et hier dans Le Devoir une lettre dans laquelle ils suggèrent de reporter l’exercice car les souverainistes se dirigeraient vers un échec, selon l’analyse qu’ils ont faite des sondages.Les députés péquistes n’ont pas l’intention d’appliquer les freins.Tous croient que l’entente signée le 12 juin entre le PQ, le BQ et l’ADQ est une formule gagnante qui rejoint les aspirations du Québec.Ils soutiennent que plus la population connaîtra le contenu de cet accord, plus les chances du OUI de l’emporter seront élevées.En outre, le PQ a promis ce référendum pour 1995 et va tenir promesse.Le vice-premier ministre Bernard Landry affirme que les conditions sont favorables aux souverainistes et que c’est «la brigade lourde» qui est en marche, avec la fussion des forces du PQ, du Bloc et de l’Action démocratique.Certains ajoutent que plus on se rapprochera du référendum, plus les électeurs «vont réaliser qu’ils n’ont que deux choix, dit M.Ménard: le statu quo, et la souveraineté».Or, ajoute-t-il, «on sait que la majorité des gens ne sont pas d’accord avec le statu quo, que le seul changement qui peut venir au Canada passe par la souveraineté».Le vieux routier Denis Lazure entretient le même optimisme et partage l’opinion qu’il faut placer les Québécois face aux conséquences négatives d’un NON.«Le grand avantage c’est que les Québécois ont pris une leçon après le référendum de 1980, dit le député de Laprairie.C’est un des meilleurs arguments qu’on puisse avoir pour convaincre les indécis, encore fédéralistes, mais qui espèrent encore des changements.Leur rappeler quels changements on a eu en 1980, en 1982, avec le rapatriement unilatéral de la Constitution.» M.Lazure souhaite aussi faire valoir aux Québécois qu’un NON serait encore plus néfaste aujourd’hui «parce que ce qu’on aurait en plus si on dit NON, ce serait l’assaut des forces conservatrices du Canada anglais».Il souligne que les premiers ministres conservateurs de l’Alberta, Ralph Klein, et de l’Ontario, Mike Harris, «sont partis à la chasse des programmes sociaux».«Je n’ai pas le goût de voir les provinces anglaises venir influencer le Québec qui aurait dit NON, par malheur, venir l’influencer au point de détruire nos politiques so-ciales.» «Je pense que c’est un autre aspect de la société distincte du Québec.Alors que toute l’Amérique du Nord dçvient conservatrice, le Québec continue à croire que l’État c’est un allié.» Dans l’ensemble, les péquistes s’alignent sur un scrutin fin octobre et refusent d’envisager publiquement la défaite bien qu’ils admettent que la partie soit loin d’être gagnée.«Je pose comme prémisse que nous n avons pas fini de faire les gains que l’entente du 12 juin, conclue en été, nous permet d’espérer», dit le député de Fabre Joseph Facal.«A partir du moment où la décision est prise par le premier ministre, dit le député de Borduas Jean-Pierre Charbonneau, il ne me reste qu’une chose à faire: mettre du charbon dans l’engin.La seule chose qui me rassure, c’est que si l’ambivalence est là, le désir est là aussi.Et c’est à partir du désir qu’on va travailler.» Seul le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques André Boulerice a donné un son de cloche différent, affirmant que le texte des Drouilly, Cotnoir, Guay et Noreau avait ébranlé certains militants de son comté, lesquels, toutefois, iront au front dès que le signal sera donné.Le conflit du lac Gustafsen Une autre chance pour Mercredi 100 Mile House, Colombie-Britanique (D’après Canadian Press) — Les policiers ont tenté hier d’établir un lien radio avec les rebelles armés, qui occupent un ranch privé en Colombie-Britanique, afin de donner au leader autochtone Ovide Mercredi une autre chance d’arriver à mettre fin à la confrontation de façon pacifique.La tension est montée d’un cran dimanche, lorsque deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont essuyé le feu des autochtones retranchés dans ie ranch.Les agents de la GRC, qui portaient des vestes pare-balles, n’ont pas été blessés lors de la fusillade.Peter Montague, porte-parole de la GRC, entretient toujours des espoirs quant à la reprise des négociations.«Personne n’a dit que c’était l’échéance ultime, a déclaré le sergent Montague.Nous n’affirmons pas cela.Tout Toronto (PC) — La Croix-Rouge et les Laboratoires Connaught étaient impliqués dans un affrontement pour le contrôle des produits du sang lorsque le virus du sida s’est infiltré dans les réserves canadiennes.Les deux organismes étaient engagés dans une lutte visant à déterminer qui deviendrait responsable de la fabrication des produits du sang pour hémophiles, ont déclaré hier, à l’enquête sur le sang contaminé, deux anciens dirigeants de Connaught.Les avocats des Canadiens infectés par le VIH contenu dans des produits sanguins ont accusé les deux compagnies d’avoir consacré trop de temps à leur querelle de clochers, et pas assez à rendre le sang plus sécuritaire.Les deux hommes qui ont dirigé les Laboratoires Connaught à l’époque où ils étaient la propriété du gouvernement fédéral, Alun Davies et William Cochrane, ont dressé hier le portrait d’un Plus tard en après-midi, M.Valenti explicitait sa pensée au représentant du Devoir.«Je ne crois plus, comme il y a cinq ans, que l’idée de protéger l’industrie canadienne est une maladie.Mais si j’étais à la place de votre gouvernement, je mettrais davantage l’accent sur l’exportation des films canadiens.» «En bons hommes d’affaires, les propriétaires de salles américaines ne refuseront pas un bon film, quel qu’il soit.Alors, il s’agit pour vous d’assembler les meilleures équipes, du scénariste aux acteurs, en passant par le réalisateur, pour faire les meilleurs films possibles et les exporter.» Cette invitation lancée aux Canadiens à venir se battre sur le même terrain que les «majors» américains n’a toutefois pas convaincu l’ancien ministre fédéral des Communications, Francis Fox, lors du colloque d’hier.Le président de Cantel inc.croit que les exemptions culturelles canadiennes en matière de libre-échange doivent absolument être maintenues.M.Fox a donné en exemple le CRTC et ses exigences de contenu canadien pour les télédiffuseurs, une politique qui a porté ce que nous disons, c’est que nous ne pouvons pas permettre que cela [l’occupation du ranch] se poursuive indéfiniment.» Les policiers ont rompu la communication avec le camp isolé samedi dernier, à la suite d’un échec essuyé par Ovide Mercredi.Le chef de l’Assemblée des premières nations a tenté sans succès de convaincre les rebelles de déposer les armes.Le chef de l’Assemblée des premières nations estime que le fait de couper les communications a créé un état de siège mentalement dans le camp rebelle, où les dissensions sont nombreuses — certains autochtones seraient même prêts à se rendre.En début de semaine, M.Mercredi a rendu visite aux rebelles, mais il n’entendait pas le faire à nouveau hier.«La situation n’est pas sûre en ce moment», a-t-il dit.mariage qui aurait mal tourné.Jusqu’en 1976, c’était Connaught qui approvisionnait la Croix-Rouge en produits sanguins.Mais cette année-là, la Croix-Rouge avait annoncé qu’elle voulait mettre fin à cette entente.La rupture a mal tourné lorsque la Croix-Rouge a voulu mettre au point sa propre usine de transformation du sang.«De la frustration et de la colère, c’était certainement ce que nous ressentions à cette époque», a raconté Alun Davies.Les dirigeants de Connaught ont eu une raison de plus d’être en colère lorsque la Croix-Rouge a demandé au gouvernement une subvention de 10 millions pour la transformation de ses réserves de plasma sanguin.La Croix-Rouge allait finalement perdre cette bataille au profit de Connaught, qui était appuyée par le gouvernement ontarien.Mais le conflit s’est poursuivi pendant plusieurs années.fruit avec les années, des émissions produites ici et vendues aux États-Unis et ailleurs.Pour Robert Lantos, toutefois, il est clair que les moyens des Américains sont trop imposants par rapport aux nôtres, surtout en ce qui a trait au marketing des films.«C’est comme une course qui opposerait une automobile et un coureur à pied.L’issue est inévitable.On ne peut pas les battre à leur jeu.» «Pourquoi pas?», réplique Jack Valenti.Selon le président de la MPAA, seulement 15 % des productions américaines sont vraiment de bonne qualité.«Le marketing ne sauvera jamais un mauvais film.Après un week-end, ceux-là disparaissent.C’est pour cela qu’il faut oublier le passé, et les disputes du GATT sur les exemptions culturelles, par exemple, pour se consacrer à l’avenir.L’autoroute électronique, tout le monde y aura accès.De plus, rien ne sert de regarder en arrière parce qu’on pourrait voir que la compétition se rapproche.» Sur ces mots, ce leader d’Hollywood originaire du Texas, le cow-boy de l’industrie du film américain est reparti vers ce qu’il appelle la capitale mondiale du divertissement, Washington.Sans même jeter le moindre petit regard derrière lui.LECTURES «Il faut distinguer leurs conclusions de leurs informations» SUITE DE LA PAGE 1 complot mondial dirigé par les «sionistes».Mme Lanctôt pousse même l’amabilité dans son ouvrage jusqu’à donner à ses lecteurs le numéro de téléphone pour joindre les émules de LaRouche à Montréal.Aux propositions de lecture du médecin rebelle s’ajoutent aussi les écrits de Mullins, un militant néonazi membre de la Christian Defense Ligue qui tient la race blanche pour la race élue et a déjà accusé dans ses textes le Dr Salk, inventeur «yiddish d’un soi-disant vaccin antipolio», de participer à un complot ourdi par les Juifs pour «exterminer les enfants américains».A cela, s’ajoute notamment un titre de Davesne, qui fut secrétaire de la Corporation paysanne de Vichy en 1942 et participa aux activités de la librairie Diffusion de la Pensée Française qui propage le «négationnisme» de l’Holocauste.L’auteur François Gravel, qui a abondamment étudié la littérature d’extrême droite dans le cadre d’un dossier publié par la Ligue des droits et libertés du Québec, estime que les sources bibliographiques du Dr Lanctôt sont plutôt inquiétantes.«Il ne s’agit pas d’un ou deux livres, mais de toute une série de bouquins clairement affichés», de dire M.Gravel, qui vient de publier une analyse fouillée de la bibliographie de La Mafia médicale dans Le Québec sceptique.Si ce type de littérature à tendance raciste ou antisémite n’est pas omniprésent en annexe du livre de Guylaine Lanctôt, il l’est beaucoup plus dans une liste détaillée que l’auteure suggère à ses lecteurs de se procurer par la poste, pour un somme modique, en contactant sa maison d’édition «Voici la clef».Vérification faite, cette liste, élaborée avec l’aide de sa fille Valérie, contient au bas mot une quarantaine de titres d’auteurs affiliés idéologiquement à l’extrême droite dont plusieurs ouvrages d’Henry Coston, un antisémite français notoire, dénonciateur du «complot judéo-maçon», qui fut en contact avec les services de propagande nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale.Plus près de nous, on y retrouve les livres du professeur torontois Robert O’Driscoll, un émule de l’antisémite Ernst Zundel, qui vient de publier trois tomes sur Le Nouvel Ordre mondial soutenant, entre autres, que les juifs complotent avec les Francs-Maçons pour instaurer le «règne mondial de l’Antéchrist».Et la liste pourrait s’allonger.! Selon Yves Casgrain, ex-directeur d’Info-Secte et spécialiste des sectes, il ne faut pas s’arrêter au discours anti-médical de Guylaine Lanctôt, son livre propageant en sus un discours proprement politique.Et il y a de quoi s’interroger sur les accointances idéologiques de l’auteu-re, dit-il.«Il ne faut pas laisser le débat simplement au niveau médical.La charge contenue dans Im Mafia médicale déborde largement ce secteur», souligne M.Cas-grain.Interrogée hier sur ces sources bibliographiques lors des audiences sur la plainte dont elle fait l’objet au Collège des médecins, Mme Lanctôt a minimisé l’importance de l’affiliation idéologique des auteurs qu’elle cite.«Ce n’est pas de ma faute si les gens qui ont la meilleure information, ce sont les gens d’extrême droite.Les gens de gauche ne veulent même pas considérer l’idée de la manipulation au niveau mondial», a-t-elle dit, convaincue de l’intérêt «pour le public» de prendre connaissance de ces ouvrages.Tous ces livres, qu’elle a lus sur la recommandation de sa fille, sa fidèle collaboratrice, ont contribué à l’élaboration de La Mafia médicale, de dire Guylaine Lanctôt.«Je ne suis pas d’accord avec toutes leurs opinions, mais ça n’a pas d’importance, a-t-elle insisté.Il faut distinguer leurs conclusions [celles des extrémistes] de leurs informations.» Interrogée sur le fait que ces suggestions de lecture puissent encourager la propagation d’idéologies racistês et fascistes, Mme Lanctôt a dit: «Est-ce qu’on va tout contrôler?, est-ce qu’on va empêcher les gens de respirer?Laissons les gens se faire une opinion.» Affrontement pour le contrôle des produits du sang CINEMA _ «C'est comme une course qui opposerait une automobile et un coureur à pied» SUITE DE LA PAGE 1 OXFAM-QUEBEC (514 937-1W 4 233(1, Notre-Dame 0., Bureau 200, Montréal, Québec H3J 2Y2 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS H ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopie» (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 Les numéros de téléphone si'mels sont niables pont le serrice de litraisM par caaelol et poer les abonne metis postait SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR ent publié par LE DEVOIR Inc.dort le siege nodal eut «tué au numéro 2060 de Rieury.9r étage.Montréal.(Québec).ItTA 3M9 H est imprime parle, Imprimerie Ouebev informations publiées dans IE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 boul St-Martin ouest laval Envoi de publiratv r laSallr.7743 de Bourdeau, dnrniofi de Imprimerie* Quebec or Inc.612 oue*f nie Sûrt-Jw.qun.Montreal I .'Agence IVew Canadienne esl autorisée a employer el à diffuser le* n Enregistrement no 0658 |>ép6t légal: BibSothéque nationale du Québec.Téléphone general (514) 985-3333; «rnricr à b clientèle: (514) 985-3355; publicité (514) 985-3399.K
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