Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1995-08-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR ^SjOcSNTi Vol.I.X X X V I i « r> M O N T II K A I.I.K .1 K I’ I) I I O A I' T I !» !» "> .> t* T I* S T V (J T o r o il I o I $ Antoine Char PERSPECTIVES Le Nigeria, un géant diminué Depuis le 14 juillet, le général Olosegun Obasanjo, ex-chef de l’État nigérian, ainsi que 43 civils et militaires attendent de savoir s’ils sortiront de prison pour être fusillés, comme l’a promis l’actuel homme fort du géant africain, Sani Abacha, qui ne semble pas entendre les appels à la clémence lancés du monde entier.Dans le sud-est du Nigeria vivaient il n’y a pas si longtemps 500 000 Ogonis dont les terres autrefois fertiles furent dévastées par l’exploitation pétrolière menée surtout par la Royal Dutch (Shell).Expropriés, détus, ils ont trouvé refuge dans les forêts intérieures et côtières du pays le plus peuplé (90 millions d’habitants) du continent africain.L’écrivain ogoni Ken Saro Wiwa avait demandé que son peuple soit reconnu comme une «minorité ethnique en danger».Il croupit aujourd’hui en prison où il «se trouve totalement à la merci d’un gardien sadique qui se vante d’être un tueur doublé d’un tortionnaire à la solde des militaires et d’avoir été sélectionné tout spécialement pour la “pacification” du territoire ogoni», rappelle le Nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature.Le pays ogoni a été déclaré «zone militaire» comme de nombreuses autres régions du Nigeria, le fleuron de^ ex-colonies britanniques qui a connu six coups d’Etat en 35 ans d’indépendance.Le dernier putsch est survenu peu après les élections du 12 juin 1993, jugées libres et équitables par les observateurs.Donné vainqueur du scrutin, l’homme le plus riche du pays, le milliardaire musulman «social-démocrate» Moshood Abio-la, avait été emprisonné par la junte militaire et les élections annulées sans «autre forme de procès».Une vague d’émeutes et de grèves sans précédent a suivi dans ce pays considéré comme l’un des plus riches d’Afrique, à cause notamment de son or noir (quatrième producteur au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole).Sani Abacha le nordiste avait alors conclu un pacte avec Abiola le sudiste, aux termes duquel le premier cédait la présidence au second au bout de trois mois.Deux ans plus tard, Abiola vit toujours à l’ombre et il pourrait très bien être conduit à la potence pour «haute trahison», comipe l’ex-président Olosegun Obasanjo, le seul chef d’Etat africain à s’être volontairement dessaisi du pouvoir au profit des civils, en 1979.Depuis le putsch manqué de mars — apparemment dirigé par Obasanjo —Abasha ne semble plus se contrôler.Il fusille à tout bout de champ les prisonniers de droit commun (49 l’ont encore été le mois dernier), emprisonne tout ce qui bouge politiquement et a démantelé toutes les structures politiques qui devaient conduire le pays vers une démocratie au forceps.Quant aux médias, parmi les plus libres du continent noir, ils ne pouvaient être épargnés.Le général a ainsi fermé par décret trois importants groupes de presse.Au total, 42 journaux et magazines ont été fermés par les trois régimes militaires qui se sont succédé depuis 1968.Parallèlement, à Washington, le lobby afro-américain Transafrica fait activement campagne pour le boycottage des exportations nigérianes de pétrole aux Etats-Unis et en Europe (un million de barils par jour).Sani Abacha n’a cependant aucune crainte de ce côté-là.A l’instar de Mobutu Sésé Soko du Zaïre, il sait très bien que s’il est «lâché» politiquement par le reste du monde, les multinationales, elles, ne laisseront pas tomber «son» pays.En attendant, l’animosité interethnique entre le nord majoritairement musulman et le sud chrétien et animiste s’envenime.Certains observateurs s’aventurent déjà à pronostiquer des massacres plus graves encore que ceux du Rwanda si l’actuelle crise politique n’est pas rapidement résolue dans ce pays aux 200 ethnies et au revenu annuel par habitant qui est passé de 1000 $ à 300 $ ces dix dernières années.L’unité nigériane n’a jamais été aussi fragile que depuis la guerre civile de 1966-67 qui avait fait un million de morts au Biafra.Aux dernières nouvelles, Sani Abacha aurait promis de quitter en janvier prochain le palais présidentiel d’Abuja — la nouvelle capitale du Nigeria construite par les Allemands.Mais Abacha, comme les trois autres présidents-généraux de ces dix dernières années, est connu pour oublier ses promesses dans la minute qui suit.Le prix Nobel Wole Soyinka, figure de proue de l’opposition au régime militaire, le sait très bien.De passage en juin à Ottawa, il annonçait que le mouvement démocratique nigérian avait l’intention d’élire un gouvernement en exil dans les prochains mois.Mais ce qu’il faudrait surtout faire, notait récemment The Economist, c’est interdire aux militaires nigérians d’envoyer leurs enfants à Londres, d’emmener leurs femmes y faire des emplettes.«Connaissant leur goût pour les fastes londoniens, cette interdiction, si peu efficace soit-elle, leur ferait finalement très mal.Les enfants mal élevés ont eux ausr si horreur de perdre leurs jouets.» L’influent hebdomadaire britannique est fort prisé de l’élite politique mondiale.Ses conseils ne le sont pas toujours.On craint des massacres comme ceux du Rwanda INDEX Agenda.B6 Avis publics.B5 Classées.B4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.Afi Le monde.A3 Mots croisés.B4 Les sports.B5 M É T É 0 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 30 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 30 Détails en B 4 MONTRÉAL Un attentat fait une innocente victime PAGE A 3 L'ÉCONOMIE L'activité immobilière est à son plus creux PAGE B 2 ?POLITIQUE Chrétien va modifier la TUS PAGE A 4 200 000 Serbes déplacés ïlUjter îaap'A c ^ r ïlpSgil KNN-10649 : l'v .¦ VI » fit .________ PHOTO AP LES ROUTES DE BOSNIE sont encombrées de longs cortèges de véhicules de nationaux serbes qui fuient l’ancienne Krajina ou qui prennent le chemin de Belgrade comme les réfugiés que l’on voit ici, près de la ville serbe de Banja Luka, place forte des Serbes de Bosnie.Plus de 200 000 Serbes ont quitté la Croatie à la suite de l’offensive réussie des troupes de Zagreb.Plus d’informations en page A 5.La fraude fiscale étrangle l’Etat russe Les maigres effectifs de la police russe sont impuissants à lutter contre une corruption endémique La SQ fait marche arrière Serge Barbeau suspend la directive controversée PAUL CAUCHON LE DEVOIR La direction de la Sûreté du Québec (SQ) accepte de suspendre la directive sur les mouvements de personnel qui a mis le feu aux poudres auprès de ses policiers et elle invite l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) à la rencontrer dès ce matin, à 9h, pour trouver une solution au problème.En faisant une telle concession à l’APPQ, qui avait fait une démonstration de force la veille avec la tenue d’une assemblée générale spéciale de 2400 policiers, le directeur général de la SQ Serge Barbeau nie avoir reculé devant l’ultimatum de l’APPQ.M.Barbeau a plutôt tenté de désamorcer la crise de "f" confiance entre ses policiers et la SQ, répétant qu’il était «heureux de la nouvelle ouverture amorcée hier [mardi] concernant la discussion».PHOTO JACQUES GRENIER Le directeur Serge Barbeau: heureux de la «nouvelle ouverture».VOIR PAGE A 8: SQ Parizeau dénonce quatre cas de «provocation» Québec (PC) — Le premier ministre du Québec Jacques Parizeau dénonce les «opérations de pure provocation» récemment menées par certains représentants fédéraux dans des dossiers militaires ou policiers particulièrement délicats.Dans un avertissement lancé hier après-midi, le premier ministre a demandé aux autorités fédérales «de se tenir tranquilles pendant la campagne référendaire».«Mais je serais étonné, qu’elles m’entendent ou qu’elles exaucent mes vœux», a dit M.Parizeau.Il a cité quatre cas de ce qu’il considère comme une forme de «provocation» fédérale dans le cadre préréférendaire: B il y a quelques mois, le négociateur fédéral dans le dossier mohawk a demandé que la Sûreté du Québec investisse une maison d’Oka où se tenaient apparem- VOIR PAGE A 8: PARIZEAU Des frites et puis des moult JEAN-BAPTISTE NAUDET LE MONDE Moscou — Pour que la Russie vive, ils meurent parfois.En treillis, cagoules, gilets pare-balles, armes automatiques ou en costume-attaché-case, ils ne font pas partie d’un groupe de lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, le séparatisme en Tchétchénie ou la «menace islamiste» au Tadjikistan.Ce sont simplement des agents du fisc.«Nos clients ont pignon sur rue à Moscou, roulent en Mercedes 600, ont un beau bureau et une garde privée bien dressée», expliquent-ils.Ces fonctionnaires policiers, ces inspecteurs se battent contre ce qui menace peut-être le plus l’existence de l’État russe: la fraude fiscale.«Les impôts, c’est le sang dans l’organisme de l’État.Sans impôts, l’État meurt», résume Nikolai', enquêteur de la police fiscale de Moscou.«Les violations du droit fiscal ont atteint un tel niveau qu'elles peuvent menacer l’existence de l'État», estime Ser-gueï Almazov, chef de la police fiscale fédérale.Même l’entreprise d’État d’exportation d'armes, Rosvooroujenie, a fraudé, évitant de verser pas moins de 44 milliards de roubles (9 millions $) au fisc.L’affaire a été découverte cette année en raison d’intrigues politiques pour le contrôle du marché des armes, se plaint son président, non sans arguments.En 1994, près de 40 % des impôts prévus n’ont jamais été collectés.Pour les cinq premiers mois de 1995, le gouvernement a seulement engrangé 36 % de son objectif annuel, selon le vice-ministre des Finances Izosim Moltchanov.Ce qui est cependant mieux qu’en 1994, où il n’avait atteint à la même période que 20 % de son objectif annuel.Mais les experts les plus sérieux estiment que 40 % de l’activité économique échappe totalement aux statistiques, donc au fisc.Les déficits budgétaires sont colossaux, alimentant l’inflation et la corruption.Ce qui gangrène l’État, qui ne peut plus payer des salaires décenis, parfois pas de salaire du tout Pour désarmer la corruption, les inspecteurs des impôts sont parmi les mieux payés: 800 000 roubles par mois en moyenne, soit 800 francs français.C’est-à-dire à 40% de l’activité économique échappe totalement au fisc Les Médiévales attirent une fois de plus les foules RÉMY CHAREST ?Les Médiévales tant attendues ont débuté, hier après-midi, avec un raz-de-marée de visiteurs, des chants, des coups de canon et quelques discours officiels chargés de «moults» et de «festons ensemble» de circonstance.Il était temps pour l’organisation de l’événement, qui a couru à toute vitesse au cours des derniers jours pour mettre la fête en route.Dans un désordre relatif, on avait même convié les journalistes, lundi et mardi, à voir des sites qui n’étaient tout simplement pas prêts.Rémy d’Anjou avait beau nous parler avec fierté de ce qui était à venir et annoncer que ses problèmes de transport aérien des 350 figurants étrangers, suscités par le départ subit d’Air Transat du nombre des commanditaires, étaient réglés, il y avait là un petit creux aujourd’hui comblé.Hier, sous un soleil qui doit fortement encourager la consommation aux «tavernes médiévales», il y avait foule partout dans le Vieux- VOIR PAGE A 8: FRAUDE VOIR PAGE A 8: MÉDIÉVALES A 2 E I) K V 0 I It i.k .1 k r it i a 0 r t i it ii L E 8 A C TIIA L111 E S Saint-Léonard «roulera sur For» grâce à la collecte des déchets La municipalité sera la première au Québec à empocher quelques sous avec ses opérations de recyclage DANNY VEAR LE DEVOIR La collecte sélective des déchets rapportera des sous à l'administration municipale de Saint-Léonard.A compter du 6 septembre, une entreprise de recyclage, Multi Recyclage S.D., paiera Saint-Léonard deux cents par porte pour effectuer la collecte sélective des déchets de 25 650 résidences de cette municipalité de Pile de Montréal.Saint-Léonard recevra ainsi 585 $ de l'entreprise pour lui avoir accordé le privilège de ramasser ses déchets recyclable, Première municipalité au Québec à empocher quelques dollars avec ses opérations de recyclage, Saint-Léonard pro fite ainsi de la lutte féroce que se livrent les entreprises de recyclage pour l'obtention de contrats de collecte sélective de déchets.«Nous sommes surpris.Nous savions que le marché était favorable aux villes.Mais nous avons été surpris lors de l'ouverture des soumissions», a expliqué Stéphano Paoli, porte-parole de Saint-Léonard.L’an dernier, Saint-Léonard payait l’entreprise Rebuts so lides canadiens 20 $ par ixrrte pour la collecte selective dises déchets.Cette année, avec ses deux cents de ristourne par porte, Multi Recyclage S.D.a raflé le contrat de Saint-Léonard à des poids lourds du recyclage, tels Transvick et Waste Management International.Transvick avait proposé 2 $ par porte pour ce contrai d'une durée de 18 omis \iuin kv cyclage S.D.a signé un tel contrat en raison des prix favo râbles des matières recyclables, notamment des prix du carton et du papier, a expliqué'son président, Sylvain De-mers.En 1989, lorsque les municipalités ont installé les système-, de collecte selective des déchets, une tonne de i ai ton, de papier ou de métal se vendait moins de 100 $ sur le marché du recyclage.Cette année, le métal recyclé s'est vendu 130 $ la tonne tandis que le papier et le carton ont atteint 400 $ la tonne, selon M.Demers.«La compétition est féroce, les recycleurs s’arrachent le papier et le carton parce que les papetières sont prêtes à les payer un bon prix», a-t-il dit.En raison de la conjoncture particulière du marché du papier, il est peu probable que les prix élevés des matières recyclables se maintiennent, a expliqué Jean-Pierre Parent, porte-parole de l'Association des entrepreneurs de services en environnement, regroupement d’entreprises de recyclage.Toutefois, parce que le marché leur est favorable à l’heure actuelle, les recycleurs se livrent une compétition intense, a-t-il dit.«Les villes en profitent, les citoyens en profitent.Dans un système compétitif, la collecte sélective, c’est rentable», a-t-il dit.Selon lui, toutes les municipalités de Pile de Montréal pourraient profiter de la tendance à la baisse des coûts de la collecte sélective des déchets.Les gens qui souffrent d’allergies ont un nouveau comportement devant l’herbe à poux.En utilisant Reactine", le remède contre les allergies le plus prescrit au Canada depuis des années, ils peuvent enfin faire face à leurs allergies.et en rire.Reactine est probablement le remède qui offre la solution la plus sérieuse aux symptômes d’allergies.par ce qu’il fait et par la façon qu’il le fait.Il a une façon très unique d’agir.Contrairement à la plupart des antihistaminiques, il n’a pas besoin de subir une biotransformation avant d’entrer en action.Il agit donc rapidement en neutralisant l’histamine, le transmetteur chimique qui provoque la plupart des symptômes d’allergies.Reactine ne vous offre pas seulement un soulagement rapide, mais aussi la tranquillité d’esprit.En effet, lors des tests en clinique, Reactine a démontré qu’il ne crée aucune interaction médicamenteuse avec le kétoconazole ou avec l’érythromycine.Reactine agit efficacement en réduisant vos symptômes d’allergies en quelques minutes et en vous donnant un soulagement qui dure 24 heures.De plus, Reactine a une efficacité qui n’est pas modifiée parla nourriture, la santé, l’humeur ou la fatigue afin de vous donner un soulagement plus constant.Finalement, Reactine vous permet de poursuivre vos activités sans aucun problème.Des tests objectifs ont prouvé que Reactine ne provoque aucun effet apparent sur vos capacités motrices ou votre système nerveux.Pour un soulagement efficace, rapide et constant, autant les médecins que ceux qui souffrent d’allergies ont pu compter sur Reactine.Demandez-leur.Mieux encore, essayez Reactine.Nous vous garantissons qu’il vous soulagera de vos allergies ou nous vous rembourserons.Pour vous protéger des attaques sournoises de cette mauvaise herbe, allez à la pharmacie la plus proche.Vous découvrirez que Reactine, à votre grand soulagement, est offert sans ordonnance.Si vous avez la moindre [question, veuillez nous appeler lau I 800 260-8988.Ensemble, à la recherche de la santé.Maintenant offert sans ordonnance.Moquez-vous de l’herbe à poux Hi£a ü £ ï> r m Vigile contre la bombe H* M ï V ù J ."H PHOTO JACQUES GRENIER APRES HIROSHIMA, c’était au tour de la ville japonaise de Nagasaki de subir les ravages de la bombe atomique, le 9 août 1945.Dans le cadre de la vigile symbolique qui a commencé samedi à Montréal, le chœur Nabuchodonozor a commémoré hier à la place Vauquelin la tragédie qui avait emporté instantanément 30 000 personnes dans cette ville japonaise.Aucune raison de rester en Croatie, estime Collenette Ottawa (PC) — Il ne semble pas y avoir de raison valable pour que les Casques bleus canadiens demeurent en Croatie après la «conquête totale» de la Krajina, a déclaré hier le ministre de la Défense, David Collenette.Cependant, la décision de retirer les soldats canadiens de la Croatie n’affecterait pas le rôle de maintien de la paix du Canada en Bosnie, a-t-il précisé.«Toute cette question a vraiment remis en cause le mandat en Croatie et c’est une chose que le gouvernement et l’ONU devront examiner au cours des prochains jours», a indiqué M.Collenette en sortant d’une réunion des libéraux.«Il est évident que le rôle qu’ils jouaient n’est plus valable parce qu’il n’y a pas de paix à maintenir entre les Serbes de la Krajina et le gouvernement croate.» Le mandat des Nations unies en Croatie a été compromis avec l’offensive croate du week-end dernier qui a repoussé les rebelles serbes hors de la Krajina, un état dissident qui touche au nord de la Bosnie.Ce qui s’est produit dans la Krajina n’a aucun rapport avec ce qui se produit en Bosnie en ce qui concerne la décision de laisser ou retirer les soldats, a souligné le ministre, ajoutant que le rôle joué en Bosnie est le plus complexe.Environ 1200 Casques bleus canadiens sont basés en Croatie et 800 en Bosnie.Les Nations unies songent à retirer la plupart des quelque 11 000 Casques bleus postés en Croatie, a fait savoir un porte-parole mercredi.«Je crois qu’il est clair que certaines des tâches ne sont plus appropriées, a ajouté Joe Sills.Alors je crois qu’il devra y avoir un changement.» Le ministre des Affaires étrangères André Ouellet a indiqué mercredi que le Canada n’a pris aucune décision quant à son rôle en Croatie.Les sous-marins à la queue La Défense pense d’abord aux hélicoptères Ottawa (PC) — Les sous-marins ont sombré à la toute fin de la liste d’achats de 5 milliards $ du ministère de la Défense.Le ministre de la Défense David Collenette a indiqué hier que la transaction devant mener à l’achat de quatre sous-marins britanniques de classe Upholder d’ici à la fin de juillet n’était pas encore conclue car la priorité est mise sur l’achat d’hélicoptères et de véhicules de transport de troupes blindés.«Je préférerais d’abord régler le sort des blindés et des hélicoptères parce que je crois qu’il s’agit de transactions plus complexes.» La transaction portant sur les sous-marins n’est pas annulée, a affirmé le ministre.Mais le Canada n’a pas pu se décider à les acheter durant la période de vente prescrite par les Britanniques.A Londres, les rumeurs selon lesquelles la transaction avait fini en queue de poisson ont été niées avec force par des responsables canadiens et britanniques, mais un porte-parole du ministère de la Défense à Londres a avoué sa «déception» parce que le Canada ne s’était pas encore décidé à acheter.Joris Janssen Lok, directeur du Janes Defence Weekly, a soutenu que le gouvernement britannique pourrait laisser couler de l’information pour mettre de la pression sur le Canada.«Pour la Grande-Bretagne, il est très important de se débarrasser de ces navires aussi rapidément que possible, a-t-il affirmé depuis les Pays-Bas.Ils coûtent ridiculement cher à entretenir à chaque jour.C’est un trou noir.» L’achat de sous-marins a été étudié par le cabinet pendant plusieurs semaines dans le cadre d’un important programme d’achats militaires.Ce programme inclut des hélicoptères de la Marine, des hélicoptères de recherche et de sauvetage et des véhicules de transport de troupes blindés.La facture totale s’élève à près de 5 milliards $.Les sous-marins de classe Upholder ont été mis au rancart par les Britanniques.» __IE DEVOIR, l K J K l! I) I 10 A I) C T MM» S_ -* LE DEVOIR •- MONTREAL Un attentat à la bombe fait une innocente victime LE DEVOIR explosion d’un véhicule piégé a fait une inno- ' cente victime hier à Montréal.Un garçonnet de 11 ans, grièvement blessé à la tête par des débris, a été déclaré cliniquement mort en fin d’après-midi chuts un hôpital de Montréal.La déflagration s’est produite peu avant 13h, alors que le véhicule de type jeep était stationné près de l’intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Adam, dans l’est de Montréal.Le conducteur identifié comme étant Marc Dubé, 35 ans, a été mortellement blessé.Des témoins ont déclaré qu’il avait été éjecté du véhicule et qu’il avait eu le corps «pratiquement sectionné en deux».L’homme a succombé à ses blessures à l’hôpital.Le passager qui se trouvait à ses côtés a eu plus de chance, ne subissant que des blessures légères.La seconde victime, l’enfant de 11 ans, déambulait pour sa part sur le trottoir, de l’autre côté de la rue Adam, quand il a été atteint à la tête par des débris, projetés avec force par le souffle de l’explosion.Trois personnes ont été conduites à l’hôpital et deux autres ont reçu des soins sur place pour des blessures légères ou un choc nerveux.L’explosion a en outre fait voler en éclats les vitres des immeubles du voisinage.Selon le lieutenant Claude Lachapelle, de la section homicides du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), la déflagration se serait produite au moment où le conducteur a actionné le démarreur.Les policiers n’étaient pas en mesure de confirmer si cet attentat pouvait être lié à la guerre que se iivrent les Hell’s Angels et les Rock Machines pour le contrôle du trafic de la drogue dans la région métropolitaine.Les enquêteurs se sont contentés d’indiquer qu’ils n’écartaient pas l’hypothèse d’un règlement de comptes.«Le type d’explosif utilisé et le modèle de disposition dans le véhicule, depuis quelques années, ce :sont les motards exclusivement qui les ont utili- ü ncttüt ¦B K PHOTO PRESSE CANADIENNE Un policier du SPCUM filme le site de l’attentat à la bombe qui a coûté la vie à un innocent garçonnet de 11 ans, hier à Montréal.Le conducteur d’un véhicule de type jeep, à l’intérieur duquel avait été placée la bombe, a également été tué.Les policiers soupçonnent les groupes de motards criminalisés d’être les auteurs de la tragédie.sés», a cependant déclaré le lieutenant Lachapelle.Il semble que le conducteur du véhicule ait d’ailleurs eu des liens avec les groupes de motards criminalisés.Depuis le début de l’année, le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a été le théâtre de plusieurs explosions et d’appels à la bombe, qu’ils aient été fondés ou non.Les poli- ciers sont notamment intervenus à 58 reprises pour désamorcer des colis suspects.Au total, il y a eu une dizaine d’explosions de colis ou de véhicules piégés entre les mois de janvier et juin.La section technique du SPCUM a par ailleurs saisi des explosifs à neuf reprises au cours de cette période.Avec PC -7 Le Studio Super Ecran dans le rouge ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le Studio Super Écran, ce parc thématique sur le cinéma installé avec décors, cascadeurs, maquilleurs et fausse Madonna au Vieux-Port de Montréal depuis la semaine dernière, éprouve des ennuis financiers.Des problèmes de liquidités l’empêchent de verser des arrérages à certains de ses employés, et l’inquiétude s’installe.Quelques plaintes ainsi qu’une mise,en demeure en provenance de surnuméraires de Magog, première étape du spectacle itinérant, ont même été servies à l’organisme.En tournée à travers le Québec depuis le 22 juin, après escale à Trois-Rivières, à Magog et à Sainte-Foy, désormais à Montréal, l’événement qui emploie une centaine de personnes en tout cet été (une soixantaine à temps plein) coûte cher à lancer et à déplacer.Ses promoteurs, en cette première année d’exploitation, trouvent difficile de rouler sans subvention (aucun des trois paliers gouvernementaux ne s’est impliqué dans l’aventure).Le budget d’exploitation est de 2,8 millions $ et des commanditaires privés financent la chose.Mais la billetterie et la vente des produits dérivés ont rejoint au, tiers leurs objectifs financiers; Le Studio Super Écran serait dans le rouge pour quelques dizaines de milliers de dollars.Mais il espère beaucoup de la prolongation de quatre jours (jusqu’au 17 août) que vient de lui octroyer le Vieux Port.En quête de fonds Les organisateurs ne voulaient pas parler d’événement compromis, mais le producteur Alain Cousineau serait aujourd’hui en quête de fonds privés pour relancer l’affaire.Il a déjà affronté ce type de problèmes lorsqu’il avait participé à la fondation du Festival Juste pour rire.Cette fois, il estime que ,1e succès critique et populaire du Studio Super Écran devrait plaider sa cause auprès des investisseurs.Sur le site de Super Écran au Vieux Port, certains employés précisaient qu’ils n’avaient été payés que pour la première étape de l’itinéraire, parlaient de rumeurs qui vont et viennent en ternissant le climat de travail.D’autres affirmaient faire confiance aux organisateurs et prendre le risque avec eux.«D’autant plus que nous avons été tenus au courant, étape par étape, des difficultés du Studio.Alain Cousineau nous a donné l’heure juste», précisait l’animateur Patrick Bérard.«On est en retard de trois semaines, grosso modo», expliquait hier Stéphane Charpit, vice-président aux finances du Studio Super Écran, tout en assurant que les arrérages variaient avec les individus et que les surnuméraires en région surtout avaient paniqué en ne recevant pas leur salaire à temps.«Tous ces gens seront remboursés», assurait-il.«On a eu la colère des dieux contre nous, ajoutait-il en montrant du doigt la canicule et les quelques averses ayant obligé le parc thématique à fermer boutique plusieurs soirs, tandis que l’ex-trênje chaleur éloignait souvent les foules.«A Trois-Rivières, on a eu une canicule record, 40,42 ° C sur le site d’asphalte.Des gens ont perdu connaissance sous la chaleur.A Magog, les décors se sont effondrés sous la tempête.» Le Studio Super Écran n’entend pas se laisser abattre par la main de Dieu et espère au contraire trimballer son spectacle itinérant encore une dizaine d’années, en s’exportant idéalement au Canada anglais et aux États-Unis.Mais il lui faudra d’abord manifestement renflouer ses coffres.m m m Le meilleur et au monde Le pantalon classique Tilley ?Quelle allure sur les hommes, quelle élégance sur les femmes ! ?Il se porte praliquement n’importe où.On le retrouve même là où un jean n’oserait pas s'aventurer.?Une poche secrète à l’épreuve des pickpockets pour cacher voire passeport.vos grosses coupures et vos ?chèques de voyage.?Quatre poches plaquées à soufflet munies de fermoirs en Velcro.Disponible en kaki, blanc, marine, noir de 117 S à 135 S Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATUITEMENT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 J POURQUOI ACHETER DES SOLDES QUAND VOUS POUVEZ ACHETER AU PRIX DE GROS OUI MESSIEURS LA CONCURRENCE NE NOUS FAIT PAS PEUR-COMPAREZ NOS PRIX Avec les prix pratiqués dans les boutiques et magasins qui vendent des vêtements faits en FRANCE et en ITALIE Prix CLUB 402 Le costume 100% pure laine vierge fait en ITALIE et GRIFFÉ 299* à 450* Le blazer 100% pure laine vierge fait en ITALIE et GRIFFÉ 295$ Le pantalon 100% pure laine vierge doublé jusqu'aux genoux, fait en ITALIE et GRIFFÉ 125$ La chemise Club-Paris 100% colon ou mélange faite en FRANCE et GRIFFÉE 70$ La cravate 100% pure soie crêpe de Chine, faite en ITALIE et GRIFFÉE 40$ Etc.Etc.Qui dit mieux?402-hommc* 1118.rue Sainte-Catherine O., Suite 200 Montréal (Québec) H3B 1H5, té!.: BG1-3636 P Lundi au vendredi 9h30 à 18h samedi 10h à 16h LIBRAIRIE LE BOUQUIN Heures d’ouverture: ^ lundi, mardi, mercredi: 9h à 20h, jeudi, vendredi: 9h i 21 h, samedi: 9h30 à 17h 395,Boul.Cartier, Laval Tél.: (514) 688-6036 Fax: (514) 688-8844 Nous vendons les publications du gouvernement du Québec: - lois, règlements - livres administratifs, techniques - livres d'art, etc.Commandes téléphoniques acceptées.CONCESSIONNAIRE DE?PUBLICATIONS DU QUEBEC AGENT OFFICIEL FtOLEX IBijoutexis.GAMBARD Vente et service technique 630-A, rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 UN JOUR, ELLE A DONNÉ SON 1er BAISER AUJOURD’HUI, de$' QUI VA L’EMBRASSER ?Pauvres * i .Donne; gdiémucmnit pour notre mission d'amour.4624.me Giintcr.Montreal (Québec) H2J3S7.Ttl (514) 527-8653 Il y a 150 ans naissait le frère André LE DEVOIR Les fidèles du frère André ont prié à sa mémoire, hier, à l’oratoire Saint-Joseph, pour célébrer le l:Tiic anniversaire de naissance de l’homme aux miracles du mont Royal.• Les'malades, les préférés du célèbre guérisseur, ont fêté les premiers cet anniversaire lors d’une célébration eucharistique qui s’est déroulée en après-midi.Le soir venu, ce fut au tour de 250 personnes, baptisées André(e) en souvenir du frère André, de se remémorer le portier du collège Notre-Dame, sa première affectation à son entrée dans l’église.Albert Bessette est né le 9 août 1845, à Saint-Grégoire-d'Iberville.Issu d’une famille de 12 enfants, il perd ses parents très jeune, l’obligeant à se trouver du trayail.A l’âge de 25 ans, après quelques années passées aux Etats-Unis à travailler dans les usines de textile comme des centaines d’autres Canadiens français, il entre dans la congrégation de Sainte-Croix où il prend le nom de frère André.C’est à 30 ans que les échos de ses guérissons naissent.Rapidement, sa réputation de guérisseur s’étend à la grandeur du Québec et même aux Etats-Unis.Il accueille pendant des journées entières malades, blessés et pauvres qui se déplacent pour le rencontrer.Lors de l’été 1904, il jette les bases de ce qui allait devenir l’oratoire Saint-Joseph: la première chapelle sur le mont Royal.La petite chapelle mesure 15 pieds sur 18 pieds, s’agrandit avec les années et est remplacée en 1917 par une crypte de pierre.En 1924 débute la construction de la grande basilique.L’oratoire sera achevé en 1967.Le frère André meurt le 6 janvier 1937, à l’âge de 91 ans.Un million de personnes graviront les marches de l’oratoire pour lui rendre un dernier hommage.Trois ans plus tard, soit le 7 novembre 1940, le nouvel évêque de Montréal, Mgr Joseph Charbonneau, constitue un tribunal diocésain pour étudier la béatification du frère André.Le pape Jean-Paul II acquiescera à la demande de béatification du diocèse de Montréal, le 23 mai 1982.Ce grand moment sera célébré à Montréal lors d’une fête au Stade olympique, le 20 juin de la même année.La béatification précède l’étape de la canonisation grâce à laquelle l’élu deviendra saint.La canonisation portera sur des guérisons attribuables au frère André.Albert Bessette est né le 9 août 1845, à Saint-Grégoire-d’Iberville, issu d’une famille de 12 enfants Quatre millions dans la Bibliothèque centrale LE DEVOIR Montréal a englouti quelque 4 millions $ dans les rénovations de la Bibliothèque centrale qui devrait ouvrir ses portes au début de 1996 après près de trois ans de fermeture.Bâtiment de prestige, situé face au parc Lafontaine, la bibliothèque subit une cure de rajeunissement depuis mars 1993.Les travaux de rénovation seront complétés à la fin août.L’état pitoyable du bâtiment en 1993 explique cette fermeture prolongée.Au fil des ans, les planchers avaient faibli sous le poids des livres.En mars 1993, la firme Eadwig Augustin a d’abord entrepris des travaux de renforcement des plan- chers de la bibliothèque.Elle a ensuite effectué la réfection de la charpente de novembre 1993 à mars 1994.Depuis un an, la firme de l’architecte Suzi Ouellet assure les travaux de rénovation générale.j_ de la bibliothèque, lesquels devraient se terminer le 15 août.Ce dernier est un contrat de 3,3 millions $, le plus gros des cinq contrats accordés dans le cadre de la restauration de la Bibliothèque centrale.Les Montréalais ne pourront pas franchir les portes de leur bibliothèque avant 1996: une fois les rénovations terminées, l’informatisation et le rangement des livres retarderont encore un peu l’ouverture du bâtiment.UNIVERS mathématique 3 Jacques Àssouline Chantal Buzaglo Gérard Buzagio Ml Un Vrai livre de mathématique! 4350,avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 En volume. I.K I) K V (MK.I.K .1 K IM) I I 0 A I) U T I » !» 5 A4 ?I.K DKVOIK » MICHEL TÉTRAULT Inc.RÉNOVATIONS EN MAÇONNERIE Briques • Pierre - Blocs • Foyers - Four à bois Pour estimation: (514) 690-3128 (24h) Vn pays à bâtir! POLITIQUE Résumés de trois études économiques sur la souveraineté Une lettre de Le Hir aux directeurs d’école fait sourciller Parizeau KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Lf envoi aux directeurs d’école des résumés de i trois études économiques sur la souveraineté commandées par le ministre délégué à la Restructuration, Richard Le Hir, en a fait sourciller plusieurs —y compris le premier ministre Jacques Parizeau.Alors que M.Le Hir et son collègue à l'Education, Jean Garon, se défendaient hier des accusations de se servir du réseau scolaire pour «véhiculer [la] pro pagande partisane», M.Parizeau reconnaissait que la lettre qui a accompagné ces résumés avait été suffisamment «ambiguë» pour donner lieu à une telle impression.En effet, la lettre fait valoir aux 3200 directeurs d’écoles primaires et secondaires qu’ils «obligeraient» le gouvernement en «faisant circuler ce?“news letters” dans l’institution que vous dirigez».A qui, au juste?Aux enseignants?Aux élèves?Aux parents de ceux-ci?Bien qu’il n’ait pas trouvé à redire sur le bien-fondé du dernier geste de M.Le Hir, le premier ministre Parizeau a néanmoins émis des réserves sur sa façon de procéder.Telle que rédigée, la lettre qui accompagne cet envoi «est ambiguë et peut prêter à 75 interprétations», a-t-il fait valoir à la Presse Canadienne.Cependant, tant au bureau de M.Le Hir qu’à celui de M.Garon, on insistait pour dire que ces résumés n’ont été aucunement envoyés à l’intention des élèves.Le contenu des trois résumés, qui portent respectivement sur la fiscalité, la péréquation et les accords commerciaux, vise clairement un lectorat adulte, a-t-on précisé.«Il n’y a pas beaucoup de lecteurs dans une école primaire.même pas dans une école secondaire», a tranché M.Garon dans une entrevue, rappelant que les élèves des ces institutions n’ont pas le droit de vote.Mais le critique libéral en matière d’éducation, François Ouimet, a fortement rabroué M.Garon d’avoir contrevenu au principe do la neutralité du ré seau scolaire en permettant la circulation d'un tel document.«Il est étonnant de voir que le ministre de l’Education ne connaisse pas ces politiques et que son ministère ou lui-même ait pu fournir ses listes d’envoi au ministre de la Restructuration.En agissant ainsi, le ministre Garon a enlevé son chapeau de ministre de l’Éducation pour porter celui de partisan péquiste», a déploré M.Ouimet par voie de communiqué de presse.Disponible sur demande M.Garon s’est toutefois dressé devant cette critique, soulignant que la liste des écoles est disponible sur demande à tout organisme sans but lucratif.Il n’est pas non plus dans les pouvoirs du ministre d’examiner systématiquement tout ce qui être envoyé aux écoles.«Je n’ai pas à approuver quoi que ce soit», a-t-il précisé.Faisant toutefois remarquer qu’il s’agissait d’une lettre du gouvernement, M.Ouimet a affirmé que les directeurs d’école auraient pu se sentir obligés d’y donner suite.«C’est celui qui paie le salaire qui leur demande de faire circuler l’information.Alors, le risque est là», a-t-il déclaré dans une entrevue.Pour sa part, la présidente de la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), Lorraine Pagé, a qualifié tout cet incident de «tempête dans un verre d’eau».Satisfaite que les résumés ont été envoyés à la seule intention des directeurs et du personnel des écoles, et non pas aux enfants, Mme Pagé a dit ne pas voir en quoi il s’agit d’un geste controversé.«Les enseignants, les directeurs, ce sont des adultes.Ce n’est pas parce qu’ils travaillent dans une école qu'ils perdent le droit de vote.Ils reçoivent toutes sortes de documentations.Mais cela n’a rien à voir avec leur caractère professionnel», a opiné Mme Pagé.D’habitude, la documentation de ce genre, comme les brochures sur le 125' anniversaire de la Confédération qu’Ottawa a envoyées aux écoles en 1992, est mise à la disposition des enseignants et ces derniers sont libres d’en prendre connaissance ou de ne pas le faire.L’envoi aux écoles des résumés des études commandées par M.Ije Hir s’inscrit dans la stratégie de ce dernier de faire connaître le contenu de ces documents à des publics cibles, pour la plupart des professionnels.Depuis le mois de mai, le gouvernement a fait parvenir environ 135 000 exemplaires de ces résumés à tous les membres du Barreau du Québec, ainsi qu’à l’ensemble des comptables et conseillers municipaux de la province.Seulement 3200 d’entre eux ont été acheminés aux milieux scolaires.Le coût de tout cet exercice s’élève jusqu’ici à plus de 75 000 $.Le directeur de communication de M.Le Hir, Jean Chartier, a nié que la démarche découle du peu d’intérêt que soulèvent les études de M.Le Hir dans les médias.«S’adresser à des publics cibles, ça se fait dans toute stratégie de communication.Notre souci, c’est un souci d’information», a déclaré M.Chartier.Rappelons que le gouvernement, en commandant une quarantaine d’études à des experts, comptait beaucoup sur cette initiative pour faire se dissiper les doutes sur les impacts économiques de la souveraineté.Or, les premières études ont été ou bien aussitôt qualifiées de biaisées par les interlocuteurs fédéralistes,ou bien à peine passées en revue dans les médias.La TPS modifiée «au plus tard» dans le prochain budget, dit Chrétien Ottawa (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a pris l’engagement hier de substituer à la TPS une autre formule de taxe de vente «au plus tard» dans le prochain budget présenté par son gouvernement.«Pour ce qui est de la TPS, nous voulons remplacer cette taxe, tel que nous l’avons indiqué dans le livre rouge, a-t-il indiqué à l’issue de la réunion du caucus national.Nous nous étions fixé un échéancier de deux ans et le ministre des Finances est en train de mener des discussions avec le gouvernement de l’Ontario et les autres provinces à ce sujet.Nous sommes en train de faire du progrès et des changements seront apportés dans le prochain budget», a-t-il souligné.Il n’est donc pas question d’abolir la TPS, comme l’avait maintes fois exprimé M.Chrétien pendant la campagne électorale.«La TPS des tories est injuste, elle doit dispa- raître et disparaîtra lorsque nous prendrons le pouvoir», avait-il déclaré en 1992 à un quotidien torontois.Interrogé à ce sujet hier, M.Chrétien a répondu que le gouvernement ne pouvait se passer des recettes générées par la TPS.«Nous avons dit que cette taxe n’était pas satisfaisante, qu’elle serait remplacée et elle le sera [.] Nous allons remplacer la TPS telle que nous la connaissons.» Le livre rouge des promesses libérales est plutôt vague à ce sujet et parle de «substituer à la TPS un dispositif qui produira des recettes tout aussi élevées, qui sera plus juste à l’égard des consommateurs et des petites entreprises».Pour sa part, le ministre des Finances Paul Martin a réitéré qu’il s’en tenait à l’engagement du livre rouge, à savoir de «trouver un régime fiscal qui soit équitable à l’endroit des petites et moyennes entreprises et des consommateurs».Tout comme la réforme de l’assurance-chôma- ge et la réforme des pensions de vieillesse, la TPS donne des maux de tête aux députés.Carolyn Parrish, députée de Mississauga-Ouest, près de Toronto, craint que la TPS ne devienne une patate chaude si le gouvernement ne donne pas suite à ses engagements.«Si nous ne faisons rien, notre crédibilité en souffrira», a-t-elle évoqué hier à l’entrée du caucus.Avec l’élection du gouvernement conservateur de Mike Harris en Ontario, le gouvernement fédéral peut maintenant compter sur un allié important.Le gouvernement précédent néo-démocrate de Bob Rae n’était pas d’humeur à négocier.Le Québec a déjà harmonisé sa taxe de vente avec la TPS et des négociations sont en cours avec quelques provinces des Maritimes.Dans un autre ordre d’idées, le premier ministre ne débordait pas d’enthousiasme hier devant l’éventualité d’une bataille référendaire.Martine Tremblay, sous-ministre de la Culture Québec (PC) — lui directrice de cabinet des anciens premiers ministres René Lévesque et Pierre Marc Johnson, Martine Tremblay, vient d’être nommée sous-ministre de la Culture et des Communications.La nouvelle a été annoncée hier par le bureau du premier ministre Jacques Parizeau.La nomination de Mme Tremblay coïncide avec l’arrivée de Louise Beaudoin à la direction de ce ministère.Son mandat est de trois ans.Mme Tremblay est une militante de la première heure au Parti québécois où elle a occupé diverses fonctions depuis 1971 avant d’œuvrer auprès de ministres après la prise du pouvoir en 1976 par le PQ.Peu avant la défaite électorale de décembre 1985, Mme Tremblay avait été nommée sous-ministre adjointe aux Affaires culturelles, poste qu’elle a laissé en 1986 pour retourner dans le secteur privé.Depuis quelques mois, elle occupait la fonction de conseillère spéciale du ministre (Jacques Parizeau) au ministère de la Culture et des Communications.Par ailleurs, le cabinet a procédé à une autre nomination, hier, lorsque Robert Thivierge est devenu secrétaire général associé au Secrétariat de l’autoroute de l'information au ministère du Conseil exécutif.Diplômé en géographie et en science politique, M.Thivierge a travaillé pendant neuf ans (1985-94) à Loto-Québec à titre de chef du service des nouveaux modes de distribution.Annulation du processus référendaire Bégin rejette l’ultimatum de Bertrand Québec (PC) — Le gouvernement du Québec ne se pliera pas à l’ultimatum de l’avocat Guy Bertrand: le ministre de la Justice, Paul Bégin, n’a pas recommandé au conseil des ministres de répondre, d’une façon ou d’une autre, à la mise en demeure de M.Bertrand.L’avocat, pourtant un indépendantiste de la première heure, a sommé, par voie de mise en demeure, le gouvernement du Québec d’annuler son processus référendaire ou d’en soumettre la légalité à la Cour d’appel.Le délai fixé par M.Bertrand expirait hier, à 17h.«Je n’ai pas l’intention de recommander au conseil des ministres de faire ni l’un, ni l’autre», a déclaré M.Bégin à son entrée au conseil des ministres, hier matin.«Rappelez-vous que M.Rock avait dit il y a quelques mois que la légalité, c’était une chose, mais que ce qui comptait, c’était les votes.C’est beaucoup plus respectueux du processus dans lequel on se trouve», a-t-il ajouté.M.Bertrand, rejoint à son cabinet de Québec, a réaffirmé son intention de «se rendre loin» pour contester la légalité de la démarche du gouvernement Parizeau, qu’il as- socie à «un coup d’État parlementaire».«Ceux qui connaissent Guy Bertrand savent que lorsqu’il envoie, des mises en demeures, ce n’est pas du bluff», lance-t-il, ajoutant, de façon plutôt sibyllin, que «le compte à rebours est commencé».«Quand on entreprend des démarches, on est prêt à se rendre jusqu’au bout», ajoute-t-il, refusant cependant de préciser quelle action il entreprendra aujourd’hui.«Je vais soupeser les alternatives.» M.Bertrand, qui n’a pas non plus reçu de réponse du gouvernement fédéral, auquel il avait également fait parvenir sa mise en demeure* s’attendait un peu à cette réaction de la part de M.Bégin.«Je ne vois pas comment il pourrait aller à l’encontre de la volonté de son chef.Mais j’espère qu’il a mis le gouvernement en garde contre Jes dangers énormes du coup d’État», dit-il.Guy Bertrand Réforme Rochon Müüî * * Mi mmm le samedi 19 août - Tombée: 11 août i hssü gSSr mm !qxm mm ¦jS ~ ; % le samedi 26 août - Tombée: 18 août mmmmê rO ’/-> .Q.H rvCN’ O ¦)* le samedi 2 septembre - Tombée: 25 août Am mm Ç/Àr/r/r1 i/i/orvmitirtn: fictf(’ ('c/écoftieul,:K Une santé pour les riches et une pour les pauvres, croit Marsan KATIA GAGNON PRESSE CANADIENNE Québec — Ixi réforme du système de la santé du ministre Jean Rochon ouvre la porte à la création de deux systèmes parallèles de santé: un pour les riches et un pour les pauvres, croit le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan.M.Marsan en a pour preuve l’ouverture tout récente d’un «centre de convalescence», à l’Auberge des gouverneurs à Laval, qui offre aux récents opérés tous les soins nécessaires à leur remise sur pied pour 200 $ par jour.«On pense qu’il y a une difficulté majeure qui s’installe.La porte est grandement ouverte pour avoir un système pour les riches et un système pour les pauvres.Et ça c’est grave», a lancé M.Marsan lors d’un entretien téléphonique avec la Presse Canadienne.Selon lui, de tels établissements pousseront comme des champignons dans les prochaines années, puisque de nombreuses compagnies voudront profiter de la manne du virage ambulatoire, en vertu duquel on retourne chez eux des patients qui, autrefois, auraient bénéficié de plusieurs jours de convalescence à l’hôpital.«Si, pour avoir des soins de qualité, il faut qu’on ait plus d’argent, ce n’est pas ce que les gens veulent», souligne le critique libéral en matière de santé.M.Marsan se demande comment le ministre de la Santé pourra contrer l’ouverture de telles maisons, ou l’action de travailleurs de la santé «au noir», qui traiteront chez eux les convalescents pour un salaire «en dessous de la table».«Légiférer là-dessus, c’est comme passer des lois pour interdire le travail au noir.Le ministre va dire: je vous interdis de créer des maisons de conva- lescence, mais les gens vont le faire tout de même.Il n’aura pas les moyens de faire appliquer ses propres lois», lance-t-il.De même, le ministre Rochon n’a pas encore précisé si le coût des médicaments pris par les patients retournés chez eux en vertu du virage ambulatoire sera défrayé par les hôpitaux, s’insurge M.Marsan.Il se demande si les patients plus riches pourront guérir plus vite parce qu’ils auront les moyens de se payer les médicaments appropriés.«Lorsqu’on faisait des opérations en court séjour et qu’ils étaient traités à l’hôpital, les médicaments étaient gratuits, explique-t-il.Maintenant, le patient va être quelques heures à l’hôpital; est-ce que les médicaments seront payés quand même?On ne le sait pas.Aucune directive n’existe pour les hôpitaux.» M.Marsan, qui revient tout juste d’une tournée d;ins plusieurs régions du Québec, indique que la plus grande confusion existe présentement sur la question au sein des directeurs d’hôpitaux.«Certains directeurs d’hôpitaux qui font face à des grosses compressions se disent: moi, je ne les paye pas [les médicaments] jusqu’à ce qu’on me dise de le faire», dit-il.Par ailleurs, M.Marsan se demande pourquoi la Régie régionale de Montréal fait parvenir aux établissements de santé voués à la fermeture une lettre leur signifiant la modification à la baisse des versements financiers, alors que, légalement, la décision de fermer des hôpitaux n'est toujours pas prise.En vertu de la loi, le ministre doit en effet faire publier un avis à la Gazette officielle et attendre 45 jours après la publication de cet avis pour proposer l'adoption d’un décret l’autorisant à retirer le permis d’un hôpital.Pierre Marsan
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.