Le devoir, 3 août 1995, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 1910 ?Vol.I.X X X V I X O 17!) ?M O X T R K A I.I.K .1 K ü l> I 3 A O 0 T I !» !» .) r T I* S T V V T o r o ii l O 1$ PERSPECTIVES Le pari de Loto-Québec Il y a maintenant 35 jours, la roue de fortune de Montréal cessait de tourner, brisée par un conflit de travail.Pour y mettre fin, la société d’Etat Loto-Québec a demandé hier l’arbitrage en vertu du Code du travail.L’intervention d’un arbitre pourrait mener à la réouverture du Casino de l’île Notre-Dame dans une dizaine de jours et désamorcer l’une des plus importantes revendications des employés: la semaine de quatre jours.Les ouailles du temple du jeu sont privées de leur pain quotidien depuis le 29 juin.Et à en juger par l’allure des discussions, la vache à lait de l’Etat québécois risquait de perdre ses joueurs au profit des casinos agricoles et des courses de chevaux pendant encore un bon moment, avant la demande en arbitrage de Loto-Québec.Jusqu’à ce jour, le Trésor public a perdu des revenus estimés à 25 millions $ dans ce conflit dont l’enjeu principal, l’horaire de travail, soulève une question cruciale: devrait-on accorder ou non la semaine de quatre jours à quelque 1300 employés déjà bien traités de la fonction publique?Ce sera maintenant à un arbitre, choisi d’un commun accord entre les deux parties d’ici dix jours, de trancher la question, puisque les représentants des employés et ceux de la Société des casinos s’empêtraient dans les aléas de la conciliation depuis près d’un mois.La Société des casinos, qui relève de Loto-Québec, aura piloté le dossier de main de maître, contrairement à ce que le commun des mortels — et même les journalistes — auront pu croire.S’attirant les foudres d’une partie de la population, Loto-Québec a accepté, stoïque, de perdre des revenus évalués de 500 000 à 1 million $ par jour., La société d’Etat s’est récemment entendue avec les 600 croupiers du Casino de Montréal, qui ont obtenu un horaire de quatre jours de travail et deux jours de congé.Mardi, les syndiqués du Casino de Charlevoix entérinaient une entente de principe qui prévoit des augmentations de salaire de 10,2 %.Pas question de la semaine de quatre jours (avec trois jours de congé) dans ces ententes.Et l’arbitre, dûment mandaté par le ministre de la Concertation et de l’Emploi, risque fort de s’en inspirer pour déterminer le contenu de la convention collective des 1300 employés du Casino de Montréal affiliés à la CSN.Force est d’admettre que les revendications syndicales suscitent une part d’incompréhension au sein de la population.Incompréhension dont Loto-Québec a su tirer profit Dans le domaine de la santé, et presque partout ailleurs dans la fonction publique québécoise, l’heure est aux suppressions de postes.Par milliers.Dans un tel contexte de précarité de l’emploi, la semaine de quatre jours est-elle justifiable pour à peine plus d’un millier d’employés du Fallait-il Casino de Montréal?Les principaux intéressés diront multiplier Que oui.Chiffres à l’appui, le Service de recherche de la CSN a démontré les postes que la semaine de quatre jours permettrait de créer 161 nouveaux errç-au Casino?plois à temps complet au Casino.A un salaire annuel moyen de 32 000 $, la demande syndicale coûterait à la Société des casinos environ 5,5 millions $.Mais voilà que la fonction publique compte 135 000 employés affiliés à la CSN au Québec.Et ils ont encore sur le cœur le gel des salaires et des conventions collectives imposé par la loi 102 en 1993.Le décret sur la loi 102 a pris fin le 30 juin dernier, ouvrant la voie à un vaste processus de négociation pour le renouvellement des contrats de travail.Loin de la CSN l’idée de se servir du litige au Casino comme fer de lance afin de livrer bataille à l’échelle nationale sur la semaine de quatre jours, l’idéal promis par la révolution du travail moderne.«Mais les valeurs de la société ont changé.Les gens aspirent à une meilleure qualité de vie, soutient Claudette Carbonneau, première vice-présidente de la CSN et responsable des négociations.Il faudra s’attendre au cours des prochaines années à ce qu’ils cherchent à réduire le temps de travail.On ne peut pas faire vœu de pauvreté éternellement dans le secteur public.» C’est justement ce cjui inquiétait la Société des casinos.Vincent Trudel, le président de l’exploitation, était catégorique dans une missive adressée aux grévistes: il refusait d’accorder la semaine de quatre jours à ses employés et d’être ainsi le catalyseur d’un effet domino dans l’ensemble de la fonction publique.Inspirés par le succès fou du Casino — une mine d’or qui a rapporté près de 200 millions $ de profit net au gouvernement du Québec en l’espace de 18 mois — les employés affiliés à la CSN veulent en quelque sorte obtenir leur part du gâteau et être récompensés pour avoir mis les bouchées doubles lors des premiers mois d’exploitation de la maison de jeu.La roue de fortune de Montréal est brisée depuis 35 jours, ce qui a fait en sorte que le déficit du Québec pour l’exercice financier 1995-96 passera sur papier à 4 milliards $, ne laissant aucune marge de manœuvre au ministre des Finances Jean Campeau.Le contribuable ne devait pas être appelé à faire implicitement les frais du Casino, à moins qu’il ne s’improvise parieur.Bien malgré lui, il assumera une partie des frais du conflit.Mais ils seront peut-être beaucoup moins élevés que ne le laisse présager l’obtention de la semaine de travail de quatre jours par les employés.Brian Myles ?INDEX MÉTÉO Agenda.Bfi Avis publics.B4 Classées.A4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés___A4 Les sports.B5 Montréal Soleil le matin puis ennuagement en après-midi.Max: 28 Québec Soleil le matin puis ennuagement en après-midi.Max: 25 Détails en B 4 L'ÉCONOMIE MONTRÉAL A CULTURE Axworthy ferme 150 *V f 1 SJ )f v?S Kanesatake: Québec réclame * «•» Radio-Canada misera centres d’emploi I^S ^ J 250 000 $ d'Ottawa davantage sur la culture PAGE B 2 PAGE A 3 PAGE B 8 « lilitS POLITIQUE Louise Beaudoin s’occupera aussi de la Culture PAGE A 4 À Orford, dans les étoiles Le Centre d'arts abrite une académie musicale de renommée internationale Référendum: c’est déjà reparti Le débat sur la question référendaire est au cœur d’une rentrée politique hâtive C’est avec un bon mois d’avance sur la tradition que les leaders de parti ont fait sonner hier l’heure de la rentrée politique.Référendum oblige, c’est naturellement cette échéance qui justifie une reprise si hâtive de l’activité politique.C’est d’abord Daniel Johnson qui a ouvert le jeu en réitérant que son parti ne présenterait pas de projet de réforme constitutionnelle en vue du référendum, rejetant ainsi la demande des Jeunes libéraux qui voulaient que leur parti précise sa position avant la consultation populaire (voir texte ci-dessous).Du côté du Parti québécois, on s’est occupé à répondre aux propos que tenait lundi dernier au Devoir le leader de l’Action démocratique, Mario Dumont.Le vice-premier ministre Bernard Landry a d’abord semblé être d’accord avec M.Dumont pour faire porter le référendum sur une simple question plutôt que sur un projet de loi mais c’était avant que son chef ne remette les points sur les i et brandisse le texte de l’entente tripartite (PQ-Bloc-ADQ) qui prévoit bien un référendum sur un projet de loi proclamant la souveraineté.Cette position était aussi celle de M.Landry en fin de journée, ses premiers propos étant mis sur le compte d’une question mal comprise (voir nos informations en page A 4).PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Flegmatique, Daniel Johnson fait la sourde oreille aux appels à la clarté lancés par le président de la Commission jeunesse du Parti libéral et il refuse d’ouvrir son jeu constitutionnel avant le référendum.Il n’est pas question pour lui de modifier la stratégie référendaire.A peine rentré de vacances, le chef du PLQ a donné hier une conférence de presse pour présider une réunion du comité d’organisation de la campagne référendaire et remettre les horloges à l’heure: «Il est clair, il est précis et il est net que le PLQ, à l’occasion du référendum, ne mettra pas sur la table une proposition de réforme constitutionnelle ou de révision de certains articles de la Constitution canadienne.» VOIR PAGE A 8: JOHNSON PHOTO JACQUES GRENIER Le chef du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, a fait sa rentrée politique hier à Montréal en réaffirmant la position de son parti sur l’enjeu référendaire: il n’est pas question que le camp du NON fasse une proposition de réforme constitutionnelle.Vous prenez l’autoroute 10.Vous filez vers les montagnes à l’est.A un certain détour, près de Magog, vous bifurquez.Pas comme le collègue Yakabuski vers un bain aquatique mérité après une longue randonnée à bicyclette, mais vers la montagne, le majestueux et tranquille mont Orford.Les pistes de ski et les remontées mécaniques l’ont un peu défiguré depuis le beau recueil d’Alfred Desrochers.Clémence vous le dira bien, avec humour sans doute, mais sûrement aussi avec cette nostalgie poétique dans le regard qui fait tout son charme.Vous passez le golf.Je ne sais pas si Clémence en est une adepte, mais vous pouvez quand même vous y es- VOIR PAGE A 8: ORFORD Les créateurs d’empires Une course folle est en cours vers la création de conglomérats gigantesques du petit et du grand écran En l’espace de 24 heures, deux grands réseaux de télévision américains, CBS et ABC, ont fait l’objet de propositions d’achat totalisant 25 milliards $ (US, évidemment).De Westinghouse à Mickey Mouse, cette souris qui a fait la fortune de Walt Disney, on assiste à une course folle vers la création de conglomérats de plus en plus gigantesques pour le contrôle du petit et du grand écran.Cela donne l’impression d’un sprint final vers la domination mondiale dans les domaines de la culture de masse et des loisirs.Les Américains ont déjà plusieurs longueurs d’avance à cet égard sur les autres industries natio- CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR nales de cinéma et de télévision.Au demeurant, leurs offensives persistantes sur le front culturel dans les négociations internationales au GATT et ailleurs ne laissent aucun doute quant à leurs am- VOIR PAGE A 8: EMPIRES bitions.Ils veulent avoir la voie libre partout dans le monde, ce qui ne les empêche pas de faire de nouvelles versions de films étrangers, généralement moins bonnes que les originaux, chaque fois qu’ils croient percevoir un potentiel commercial intéressant dans un film produit hors frontières.Evidemment, la conquête du monde commence par la domination sur le marché intérieur.L’industrie des médias connaît aux Etats-Unis comme ailleurs des transformations profondes depuis un certain nombre d’années.Il y a des révolutions technologiques, sociologiques et culturelles qui ont leurs répercussions dans le monde financier, lequel ê I.K |) K V U lit .I.K .1 K U I) I 8 .V 0 I! T I » » 8 U f) ?LE DEVOIR ?- LES SPORTS à i Jacques Villeneuve s’apprête à entrer en piste pour sa deuxième journée d’essais.PHOTO CP À l’essai en Formule 1 Villeneuve, de mieux en mieux Silverstone (PC et AFP) — Jacques Villeneuve s’est rapproché encore un peu plus hier de Damon Hill lors des essais privés qu’il effectue avec Williams-Renault sur le circuit de Silverstone.Même s’il avait une voiture moins performante que la veille, Villeneuve a effectué un tour de piste en 1 min 30 sec 32, seulement 58 centièmes de seconde de plus que Hill, le premier pilote de l’écurie britannique (1 min 29 sec 74).La veille, il avait concédé 88 centièmes à Hill lors de la première journée.Il avait réalisé un chrono de 1 min 30 sec 02 alors que Hill, qui est actuellement deuxième au championnat du monde des conducteurs, avait réussi un temps de 1 min 29 sec 14.Villeneuve a effectué deux sorties, hier.Lors de la séance du matin au cours de laquelle il a fait un tête-à-queue sans endommager la voiture, il a réussi 1 min 31 sec 74.Hill a fait 1 min 30 sec 04.Les deux pilotes ont trouvé que les vents étaient forts et imprévisibles.Villeneuve doit poursuivre son travail aujourd’hui avec l’autre pilote de l’écurie Williams-Renault, David Coulthard.Neuf pilotes ont pris part hier à la deuxième journée d’essais.Par ailleurs, un problème de transmission pourrait être à l'origine de la sortie de route du Britannique Damon Hill lors du Grand Prix d’Allemagne de Formule 1, dimanche sur le circuit d’Hockenheim, a indiqué hier Patrick Head, directeur technique de l’écurie Williams-Renault.En tête de la course, Hill avait percuté les pneus de protection après avoir perdu le contrôle de sa monoplace alors qu’il entrait dans son deuxième tmu .L'Allemand Michael Schumacher (Benetton-Renault) avait alors pris la tète du GP, avant de remporter l’épreuve.Immédiatement après la course, l’écurie Williams-Renault avait repoussé l’idée qu’un incident mécanique puisse être à l’origine de l’acci-dept.A l’issue d’une vérification de routine mercredi, les mécaniciens de l’écurie anglo-française ont toutefois découvert une usure anormale de l’arbre de transmission gauche.«Il n’est pas impossible que l’origine de la sortie de piste de Damon soit là», a indiqué l’écurie dans un communiqué.«Une étude plus approfondie des composants de la pièce en question est en cours», ajoute le texte.Mondiaux d’athlétisme Soccer canadien Johnson a trois fois For en mire Goeteborg, Suède (Reuter) — L’Américain Michael Johnson se lancera à la poursuite de trois médailles d’or aux championnats du mohde de Goteborg, qui pourraient le consacrer comme la grande étoile de l’athlétisme masculin.Michael Johnson, qui tentera de devenir le premier athlète à remporter le titre mondial à la fois sur 200 et 400 m, sera également le meilleur atout de l’équipe américaine du relais 4 x 400 m.Il entrera en lice samedi dès la première épreuve masculine de la compétition, une série du 400 m, avant de tirer sa révérence le dimanche suivant avec l’ultime événement de ces championnats du monde, le relais 4 x 400 m.Entre ces deux courses, l’Américain, dont le style surprenant de dé-contraction masque une redoutable efficacité, aura eu le temps d’impri-mèr sa marque au mondial suédois.Bien qu’il soit l’homme le plus rapide du monde cette année sur ses deux distances de prédilection, Michael Johnson n’est en rien assuré de réussir son ambitieux pari.Sur 400 m, son principal adversaire sera son compatriote Harry Reynolds, recordman du monde.Sur 200 m, il devra se méfier du champion du monde en titre, le Na-mibien Frankie Fredericks, sans oublier de garder un oeil sur Linford Christie.Le Britannique, champion olympique et du monde du 100 m, disputera sa dernière compDetition majeure et entend bien réussir sa sortie., A 35 ans, Linford Christie n’a guère de rival sur 100 m même si le Canadien Donovan Bailey, auteur de 9 sec 91 cette année, semble en mesure, sur le papier, de gâcher ses adieux.Si Linford Christie songe à la re- traite, Noureddine Morceli, maître incontesté du demi-fond, est au sommet de son art, comme l’attestent ses récents records du monde du 1500 et du 2000 m.Powell et Lewis Un deuxième titre consécutif sur 1500 m pourrait se résumer à une formalité pour l’Algérien, dont le seul adversaire dangereux devrait être le Burundais Venuste Niyonga-bo.Les concours pourraient donner lieu avec un festival cubain avec un Javier Sotomayor dominateur à la hauteur et un Ivan Pedroso fort d’un récent record du monde de la longueur avec un bond à 8 m 96 réalisé sur fond de controverse dans la station d’altitude italienne de Sestrières.Même si l’Américain Mike Powell, détenteur du précédent record de 8 m 95, ne s’est pas montré à son avantage cet été, il serait imprudent de le rayer des pronostics.Quant à Cari Lewis, qui s’approche, à 35 ans, du terme d’une fabuleuse carrière, il rêve d’enrichir sa collection d’une nouvelle médaille à la longueur.L’attraction du triple saut sera le Britannique Jonathan Edwards, qui vient d’établir un nouveau record du monde avec un bond à 17 m 98, tandis que le concours de la perche pourrait offrir à Serguei Bubka une cinquième couronne.L’Ukrainien s’est peut-etre trouvé un successeur en la personne d’Ok-kert Brits, devenu à Sestrières le troisième athlète de l’histoire à effacer la hauteur mythique de six mètres.Mais le jeune Sud-Africain parait encore un peu tendre pour inquiéter l’homme aux 35 records du monde.Dans le camp français, deux hommes peuvent raisonnablement espérer une médaille.Lewis reste incertain A A moins de 48 heures de la cérémonie d’ouverture, l’incertitude plane toujours sur la participation de Cari Lewis aux Championnats du monde de Goeteborg où sont déjà arrivées d’autres ténors de l’athlétisme américain, tels que Dan O’Brien, Mike Marsh et Jearl Miles.«J’ai discuté avec le coach (Tom Tellez) et il n’a pas eu de contact direct avec Cari depuis deux jours», déclarait hier Mike Takaha, l’un des porte-parole de la Fédération américaine et proche collaborateur de Tellez à Houston (Texas).Lewis a ressenti une douleur à l’aine la semaine dernière sur le sautoir du Festival olympique disputé au Colorado.Le double champion du monde de la longueur (1983 et 1987) est resté aux Etats-Unis, tandis que Tellez est déjà en Suède.(AFP) Nebiolo réélu triomphalement Réélu triomphalement par acclamations à la présidence de la Fédération internationale d’athlétisme, hier, lors du congrès de l’LAAF à Goeteborg, l’Italien Primo Nebiolo va aborder un cinquième mandat qui sera placé sous le signe de l’argent, avec notamment l’instauration du paiement des athlètes dans les grands Championnats.Nebiolo, 72 ans, qui n’avait pas de concurrent pour le fauteuil de président, avait particulièrement insisté sur les questions financières au cours de son discours inaugural.Le président de l’IAAF, s’il n’a pas remis en cause l’utilité de l’argent du parrainage, a prôné la maîtrise de cette manne pour éviter que la Fédération ne perde son indépendance.«Nous devons être prudents dans la gestion de nos finances afin d’éviter que tel groupe ou tel individu ne tente de contrôler l’avenir de notre sport», a-t-il déclaré.Des finances maîtrisées et saines seront déterminantes dans l’optique du paiement des athlètes dont le principe a été décidé pour 1997.Reste à définir les modalités.«Savoir comment les athlètes seront indemnisés est la question clé à laquelle font et feront face les dirigeants d’aujourd’hui et de demain», a estimé M.Nebiolo.Partage des revenus «Les athlètes consacrent les meilleures années de leur vie à leur carrière.Aujourd’hui, les carrières sont beaucoup plus longues.Nous devont être prêts à faire face aux responsabilités que nous avons envers ceux qui sont les fondations de notre sport.Responsabilité et réalisme doivent être en première ligne de nos priorités», a ajouté le président de l’IAAF.Pour le financement, M.Nebiolo s’est tourné vers le Comité international olympique (CIO).«Nous sommes heureux de voir que le mouvement olympique à amélioré ses revenus par le biais de la télévision et du parrainage des jeux Olympiques.Nous pensons qu’un partage raisonnable de ces revenus sera accepté.Le succès des Jeux dépend clairement de notre Fédération ainsi que d’autres Fédérations internationales, et le temps viendra pour des Fédérations indépendantes et influentes, telles la nôtre, de recevoir la reconnaissance qu’elles méritent».«Considérant les excellentes relations qui existent entre notre Fédération et le mouvement olympique, et l’intérêt que génère l’athlétisme aux Jeux, je suis sur que cette discussion sera prise avec sérieux et sérénité», a lancé M.Nebiolo dans un message très clair à l’intention de M.Samaranch.Agence France-Presse Marlins 7, Expos 6 Manque de souffle MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Ils sont coriaces ces Marlins.Après avoir marqué deux fois en neuvième, ils ont arraché un point à Jeff Shaw en 10e manche pour disposer des Expos 7-6 et balayer les honneurs de cette courte série de deux matches.C’est un simple au centre de Jesus Tavarez, un frappeur qui ne présentait qu’une moyenne de .200, qui a produit le point de la victoire contre Shaw (1-6 qui a cédé deux coups sûrs et un but sur balles en deux tiers de manches.Alejandro Pena (2-0) a mérité la victoire après avoir lancé une manche parfaite en neuvième.Rob Nen a mérité un 11e sauvetage.Les Expos subissaient ainsi une troisième défaite de suite et une cinquième à leur six derniers matches.Les joueurs de Felipe Alou semblaient se diriger vers une victoire facile, mais les Marlins ont effectué une remontée de deux points en neuvième pour égaler les chances 6-6.Quilvio Veras et Jerry Browne ont alors produit les points des visiteurs contre un Mel Rojas chancelant.Mike Lansing, qui avait pourtant bien joué en attaque, a réalisé deux jeux douteux en défensive au cours de cette manche pour permettre à la poussée des visiteurs de se poursuivre.David Segui et Lansing, qui ne présentait pourtant qu’une moyenne de .208 depuis son retour au jeu le 15 juin, avaient dirigé l’attaque des Expos.Mais les nouveaux-venus F.P.San-tangelo et Dave Silvestri ont également eu leur mot à dire.Si Segui a obtenu trois coups sûrs en autant de présences et que Lansing a produit trois points avec deux simples, un double et un ballon-sacrifice, Santangelo, à son tout premier match dans les ligues majeures, a claqué un triple et un simple, a produit un point et en a marqué un autre.Silvestri, qui jouait au troisième coussin, a produit un point avec un ballon-sacrifice et Rondell White, qui a enfin connu un match de deux coups sûrs, a produit l’aurtre point quand les Expos ont arraché 14 coups sûrs aux six lanceurs utilisés par les Marlins.Brits défie Bubka AGENCE FRANCE-PRESSE Dix ans après l’Ukrainien Sergei Bubka, six ans après le Russe Rodion Gatauline, le Sud-Africain Okkert Brits est devenu le troisième perchiste à franchir la barrière des six mètres.On savait, depuis qu’il avait réalisé 5 m 90 pour gagner la Coupe du monde en 1994 et tutoyé les six mètres, qu’il était le mieux armé pour transformer le duo russo-ukrainien en trio.C’est arrivé juste à point, samedi dernier à Sestrières quelques jours avant le Mondial.Le grand garçon de Bloemfontein (1 m 98, 82 kg), que ses copains ont surnommé «Indiana Jones» car il n’aime faire que des choses folles, se pose désormais en sérieux concurrent du «tsar».Est-il capable de lui couper la route d’un cinquième titre consécutif?C’est ce dont il rêve.Mais entre faire une première fois six mètres et les franchir régulièrement, c’est une autre histoire.Seul Bubka, qui a passé 39 fois 6 mètres et plus, est capable de réaliser cet exploit.En six ans, Gautauline n’a réussi que sept fois.Mais à 22 ans qu’il a eut le 2 août, le brun Sud-Africain représente l’avenir.Et de plus il n’a peur de rien.«Je pense que l’on doit être fou pour faire de la perche, estime-t-il.Mais j’ai toujours voulu faire des choses que peu de personnes font J’aime frimer.» Il fut un bon sprinteur à huit ans.«J’ai changé pour le saut en hauteur parce qu’un gars m’avait battu au lycée.Puis un autre m’a battu en hauteur.J’ai dit ce n’est pas pour moi.» Les vacances de Noël suivantes, pour tuer le temps dans sa triste ville natale, il s’initie.à la perche.«Mes parents n’étaient pas là.J’ai sorti dans le jardin tout les matelas de la maison.J’ai fait un trou avec une pelle.J’ai trouvé un tuyau électrique de deux mètres.Et j’ai commencé à sauter.» Durant un mois, lp jeune Okkert ne fera que cela.«À la fin des vacances je sautais deux mètres.Mon père, qui fit de la perche durant deux ans, ma donné son accord pour continuer.Ma mère moins car tous les matelas était vert.» Kouzmanis n’en revient pas Vingt-quatre heures après avoir établi un record de tous les temps dans l’histoire du soccer canadien, le milieu de terrain de l’Impact, Torn Kouzmanis, n’en revenait pas encore, hier.Mardi soir contre la Jamaïque, Kouzmanis est devenu le premier joueur de l’histoire à compter deux buts à son premier départ avec l’équipe nationale canadienne.«Sincèrement, je n’étais pas au courant du record, a dit le joueur originaire de Scarborough.C’est une satisfaction incroyable, surtout que j’ai subi plusieurs blessures qui m’ont ralenti au cours de ma carrière.On rêve toujours de marquer un but avec l’équipe canadienne.Mais deux buts.Je ne pouvais en espérer autant.» Kouzmanis a inscrit son doublé en l’espace d’une minute (34e et 35e) pour mener les siens à une victoire de 3-1 dans le cadre de la Coupe Ca-ribana qui se déroule présentement à Toronto.Geoff Aunger a complété le pointage à la 57e minute.Même s’il s’agissait de son premier départ avec le Canada, Kouzmanis s’était déjà entraîné avec la sélection nationale lors de la Coupe SkyDome au mois de janvier.«Je savais alors que j’avais une chance.Ils étaient à la recherche de joueurs gauchers, a-t-il dit.Mais il fallait être patient.Aujourd’hui, on peut dire que ça valait la peine d’attendre.» Malgré le record et l’attention des médias, Kouzmanis garde les pieds sur terre, en avouant que sa performance l’aidera surtout lors de son retour avec l’Impact en fin de semaine.«Ça va me donner plus de confiance au jeu, a noté l’athlète de 21 ans, qui compte un but et trois passes en huit départs avec Montréal.Il faut rattraper Seattle au premier rang de la ligue et j’espère pouvoir faire ma part.» D’ici là, Kouzmanis disputera un second match avec le Canada face au Trinidad et Tobago demain à 19h30 au Varsity Stadium.Quatre joueurs de l’Impact sont à Toronto avec la sélection nationale: les milieux de terrain Lyndon Hooper, Kevin Holness et Torn Kouzmanis et le gardien Pat Onstad.Ils seront de retour à Montréal dimanche, alors que l’Impact affrontera les Foxes du Colorado au Centre Clau-de-Robillard.Le père de Steffi arrêté Bonn (Reuter)— Soupçonné de fraude fiscale, le père de Steffi Graf a été arrêté hier par la police allemande.Peter Graf a été arrêté à la suite de la saisie par les enquêteurs, en mai dernier, de documents à son domicile et à celui de sa fille, a précisé le procureur de la ville de Mannheim.Steffi Graf avait déclaré le mois dernier qu’elle avait confié la gestion de ses affaires fiscales à son père ainsi qu’à des conseillers spécialisés dès le début de sa carrière.Les impôts allemands sont parmi les plus élevés d’Europe et peuvent ponctionner plus de 50% du revenu.Malgré la fortune colossale qu’elle a amassée tout au long de sa carrière, la numéro un mondiale n’a jamais, contrairement à la plupart des sportifs allemands de haut niveau, cherché à se réfugier dans un paradis fiscal.Lopez à Beaconsfield Nancy Lopez a confirmé qu’elle participera à la Classique DuMau-rier, l’un des quatre tournois majeurs de la LPGA, du 21 au 27 août prochain au club de golf de Beaconsfield, en banlieue de Montréal.Maintenant âgée de 38 ans, Lopez, membre du Temple de la renommée de la LPGA avec 47 victoires en carrière, était présente lors de la dernière présentation de la Classique à Beaconsfield en 1989, terminant parmi les 10 premières.Lopez se joint ainsi à Laura davies, Annika Sorenstam, Michelle McCann, Betsy King et Beth Daniel.HZDI LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE Mardi Floride 5 Montréal 2 Cincinnati 4 New York 3 Chicago 7 Pittsburgh 5 Philadelphie 4 Atlanta 3 Houston 8 St.Louis 6 LA 9 Colorado 6 San Francisco 4 SD 3 Hier Floride à Montréal New York à Cincinnati, Chicago à Pittsburgh Philadelphie à Atlanta Houston à St.Louis Los Angeles au Colorado San Francisco à SD Aujourd'hui KC (Bunch 0-2) à Chi'go (Bertotti 1-0), 14h05 Texas (Gross 4-10) à Oakland (Prieto 1-4), 15h15 Minnesota (Radke 7-9) à Cleveland (Hill 0-0), 19h05 Boston (Wakefield 11-1) à Detroit (Bergman 3-6), 19h05 Toronto (Carrara 1-0) à Baltimore (Krivda 0-0), 19h35 Milaukee (Bones 6-8) à NY (Cone 10-6).19h35 Seattle (Bosio 7-5) à Californie (Abbott 7-4), 22h05 Mardi Minnesota 6 Cleveland 5 Boston 13 Detroit 3 Toronto 12 Baltimore 10 New York 7 Milwaukee 5 Chicago 4 Kansas City 3 Oakland 4 Texas 3 Californie 7 Seattle 2 Hier Milwaukee à New York Texas à Oakland Minnesota à Cleveland Boston à Detroit Toronto à Baltimore Kansas City à Chicago Seattle en Californie Aujourd'hui San Francisco (Valdez 0- 0)àSan Diego (Benes 4-7), 16h05 Los Angeles (Martinez 11-6) à Colorado (Saberhagen 5-5), 17h05 New York (Cornelius 0-0) à Cincinnati (Smiley 10-1), 19h35 Chicago (Castillo 7-5) à Pittsburgh (Neagle 10-4), 19h35 Philadelphie (Green 8-7) à Atlanta (Smoltz 8-5), 19h40 Houston (Swindell 7-4) à St.Louis (Watson 3-4), 20h35 (Partiel d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff Atlanta 54 33 .621 — Philadelphie 48 41 .539 7 Montréal 43 46 .483 12 Floride 36 49 .423 17 New York 35 53 .398 191/2 Section Centrale Cincinnati 54 32 .627 — Houston 51 37 .579 4 Chicago 44 44 .500 11 Pittsburgh 36 50 .418 18 St.Louis 37 52 .416 181/2 Section Ouest Colorado 49 40 .551 — Los Angeles 46 42 523 21/2 San Diego 41 47 466 71/2 San Francisco 40 48 .455 81/2 (Parties d’hier non comprises) Section Est G P Moy.Dili Boston 49 38 .563 — New York 44 42 .512 4 t/2 Baltimore 43 44 .494 6 Detroit 40 48 .454 91/2 Toronto 39 48 .448 10 Section Centrale Cleveland 59 27 686 — Milwaukee 42 45 .483 171/2 Kansas City 41 44 482 171/2 Chicago 38 48 442 21 Minnesota 31 56 .356 281/2 Section Ouest Californie 55 33 625 — Texas 44 44 .500 11 Seattle 43 45 489 12 Oakland 42 48 467 14 r I I.K I) E V 0 I R .I.K J E H I) I » A » V T I !» » 3 LE DEVOIR CULTURE ARTS VISUELS TÉLÉVISION Deus ex machina, en montage, de Richard Purdy et François Hébert.Un nouvel espace pour Axe NÉO-7 et Daïmon Radio-Canada misera davantage sur la culture Un forum hebdomadaire animé par René Homier-Roy en plus de l’émission quotidienne de Christiane Charette MARIO CLOUTIER LE DEVOIR La télévision de Radio-Canada présentera deux nouvelles émissions culturelles en septembre: Scènes de la vie culturelle, un forum hebdomadaire que René Homier-Roy animera les vendredis soirs, aux heures de grande écoute, ainsi que Christiane Charette en direct, un magazine quotidien diffusé de llh à midi et de 12h3Q à 13h.La société d’Etat est tellement hère de sa programmation culturelle d’automne, en fait, qu’elle en faisait une présentation spéciale hier matin.«Nous faisons plus de place à la culture que tout autre télédiffuseur, de rappeler la vice-présidente de la télévision française, Michèle Fortin.Dans le contexte économique actuel, nous sommes très heureux de pouvoir maintenir et même développer notre rôle en tant que producteur d’émissions culturelles.» Bref, Radio-Canada décide de miser sur la culture plus que jamais avec une émission quotidienne de 90 minutes, un forum hebdomadaire, genre Bouillon de culture, tout en maintenant à l’horaire les émissions portant respectivement sur la littérature et la musique: Sous la couverture, co-animée cette année par Suzanne Lévesque et Jean Fugère, et Faites vos gammes, la sympathique émission consacrée aux jeunes musiciens classiques, animée par la violoncelliste Angèle Dubeau.Tel que prévu, les émissions La Ruée vers l’art et Les Temps mo- Christiane Charette dernes ne reviendront pas, mais, en temps d’antenne, la programmation culturelle 1995-1996 de la SRC fait un bond en avant.On sait que L’Enfer c'est nous autres reviendra sous une forme hebdomadaire.En outre, le magazine quotidien de Clémence Desrochers et le talk-show animé par Patrice L’Ecuyer contiendront leur part de contenu culturel.L’animatrice et coproductrice Christiane Charette a reconnu hier que son émission se voulait un peu l’adaptation de sa formule éprouvée à la radio.«Mais ce sera très visuel l’actualité culturelle.La saison 1995-1996 des Beaux Dimanches comprendra, par ailleurs, des productions toutes originales, à l’exception de la reprise de l’adaptation de la pièce de Michel Tremblay, U Vrai Monde?.L’autre dramatique présentée sera Femmes en mémoire, de Neil Simon, mettant en vedette Normand Chouinard.En musique et en danse, la programmation de l’émission dominicale est particulièrement bien garnie: Us Saisons de Haydn, concert enregistré l’an dernier à Lanaudière, Louis Lortie jouant le Tr Concerto pour piano de Tchaikovski, accompagné par Dutoit et l’OSM, la jeune violoncelliste canadienne Ofra Har-noy, ainsi que les chorégraphies Infante c’est Destroy de La La La Human Steps et Joe de Jean-Pierre Perreault.Plusieurs documentaires viendront brosser le portrait de grands artistes, toujours dans le cadre des Beaux Dimanches: Glenn Gould, Jean Duceppe, Alice Guy-Blaché (la première femme cinéaste de l’histoire), le musicien québécois André Mathieu et l’artiste multimédia Michel Lemieux.La programmation culturelle radio-canadienne sera complétée de la couverture de l’actualité par les journalistes affectés à la couverture artistique au sein du magazine Ce soir.Egalement, plusieurs entrevues avec des créateurs d’ici et d’ailleurs sont prévues à l'affiche d’émissions comme En toute liberté, U Point et Raison Passion.évidemment.Ce n’est pas une émission culturelle au sens strict.Nous toucherons à tout, des premières de théâtre jusqu’aux faits de société.» Scène de la vie culturelle (clin d’œil à Bergman.) qu’animera René Homier-Roy, donnera pour sa part la parole aux créateurs dans tous les domaines artistiques.Enregistrée devant public et offerte en format de 30 à 60 minutes (selon la durée du film qui la précède), l’émission sera le plus souvent articulée autour d’un thème principal, touchant de près à PHOTOS SRC René Homier-Roy CONCERTS CLASSIQUES Un Mozart moins Un déménagement pour le mieux.Logés présentement dans des espaces exigus d’un même édifice de la rue Montcalm à Hull, les dynamiques centres d’artistes Axe NEO-7 et Daïmon verront bientôt doubler la superficie de leur espace, pour occuper 15 750 pi2 répartis sur deux étages.Il est prévu qu’il emménagent dans l’ancienne filature Hanson Hosiery Mills, l’un des rares vestiges du passé industriel de Hull, en octobre 1996.Construit en 1878, l’édifice est situé sur la rue Front, à proximité du Ruisseau de la Brasserie.Suivant l’exemple notoire de Soho à New York, d’un segment de la rue Sainte-Catherine à Montréal et, tout récemment, de Méduse à Québec, cette relocalisation s’inscrit dans une volonté de développer des secteurs urbains laissés à l’abandon par la consolidation géographique d’organismes artistiques.Axe NEO-7, un centre de diffusion d’art actuel, et Daïmon, un centre de production en photographie et en vidéo, sont les organismes promoteurs de la corporation La Filature que deviendra l’ancienne usine Hanson.En plus de loger les deux centres de la rue Montcalm, avec leurs aires d’exposition, de documentation et de production, La Filature sera pourvue d’ateliers pour location et d’un atelier résidence pour recevoir des artistes d’autres régions du Québec ou d’ailleurs.Rendez-vous à Val-David C’est sous le thème de l’imaginaire territorial que se déroulera Les Territoires rapaillés, un événement multidisciplinaire de longue haleine initié par le graveur et sculpteur René Derouin.Présentée à la Maison du Village de Val-David, cette manifestation estivale propose une exposition réunissant des extraits de poèmes de Gaston Miron et des œuvres inédites de Derouin et du sculpteur Pierre Leblanc, un visionnage de Gaston Miron (les outils du poète), une réalisation du cinéaste André Gladu, une performance de fonderie dirigée par Pierre Leblanc (des œuvres de Miron, Derouin et Leblanc seront coulées dans le métal à la vue de tous), une série de conférences données par l’historien géographe Serge Courville (sur le récit historique, social et culturel du territoire québécois), l’historienne d’art mexicaine Montserrat Gali Boadella (sur le muraliste mexicain Siqueiros) et René Derouin (sur sa production visuelle dans le contexte du territoire continental) et enfin, un spectacle vocal et musical donné par Gaston Miron, Pierre St-Jak et Bernard Buisson à l’Eglise Saint-Jean Baptiste de Val-David.Précédé, à 14h, de la conférence de Courville et d’une table-ronde, le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi 5 août à 15h30.Ces activités se dérouleront au courant du mois d’août jusqu’au 10 septembre, on se renseigne au (819) 322-3660.Heureuse incursion au centre-ville L'Amphithéâtre Bell du 1000 de la Gauchetière prête actuellement sa galerie des boutiques et sa mezzani- ne à une exposition réunissant une trentaine d’œuvres réalisées par huit artistes québécois contemporains.Produite par Omni-Art, un jeune organisme qui s’est donné comme mandat d’organiser des manifestations d’art actuel dans les grandes entreprises et édifices à bureaux du Québec, l’exposition L’Art au 1000 présente les peintures, collages, assemblages et gravures de Françoise Barraud, Nycol Beaulieu, Lorraine Dagenais, Benoît Desjardins, Peter Krausz, Richard Lanctôt, Violaine Poirier et Suzanne Reid.Les œuvres seront en place jusqu’au 1er septembre.Une ombre illuminée à l’Usine C Sur le site de l’ancienne manufacture de confiture Raymond et de la nouvelle Usine C de Carbone 14, il y a de quoi s’étirer le cou.Posée tout en haut de la grande cheminée, vous y verrez le chapiteau-lanterne Deus ex machina créé cette année dans le cadre d’un projet 1% par les artistes Richard Purdy et François Hébert.Au-dessus de la structure circulaire plane la figure d’une ombre — celle d’un ange.Un ange qui, tel Lucifer, nous dit-on, aurait chuté, signalant le déclin de l’industrie.de la confiture! Les papiers peints s’exposent au Cooper-Hewitt Une singulière exposition présentée au Cooper-Hewitt Museum de New York promet d’en mettre plein la vue.L’avènement de la peinture latex — bon marché et facile à appliquer —.durant la frénésie industrielle des Etats-Unis post-1945 aurait d’abord freiné et ensuite piqué l’industrie du papier peint, alors relativement conservatrice.L’exposition Kitsch to Corbusier: Wallpapers from the 1950s témoigne du retour cacophonique d’un papier peint à jamais transformé, d’un produit domestique délicieusement «modernisé» en des lieux communs pour toute la famille: des navettes spatiales pour la chambre de fiston, des caniches et tours Eiffel pour la salle de bain de maman.Ces icônes de l’inconscient collectif américain seront en place jusqu’au 20 août.Amateurs d’impressionnisme, réjouissez-vous! L’Art Institute de Chicago inaugurait récemment une exposition des œuvres du plus impressionniste des peintres impressionnistes, Claude Monet.Le musée se targue d’avoir monté la plus grande exposition jamais sur le peintre des nymphéas.Claude Monet, 1840-1926 sera présentée jusqu’au 26 novembre.Pour réserver son entrée, on s’informe au (800) 929-5800.Une lumineuse excuse pour visiter une ville dont l’architecture à elle seule mérite le voyage.Vernissage Ce soir, à 17h, la Galerie Eric Devlin inaugure une exposition des dessins récents en rouge et noir de l’artiste canadienne d’origine suisse Yvone Duruz.460, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 403.FESTIVAL MOZART PLUS Mozart: Venite populi, KV.260; Poulenc: Gloria; Litanies à la Vierge noire; Stabat Mater.Edith Wiens, soprano; Chœur de l’OSM; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit.Basilique Notre-Dame, le 2 août 1995 FRANÇOIS TOUSIGNANT Au programme hier soir, une sorte de cérémonie qui se voulait grandiose pour finir la saison.Un petit Mozart d’entrée où le compositeur s’attache à l’écriture «stéréophonique».Bien, mais sans plus.Le chœur souligne un peu trop les sifflantes; avec un verset tel Sibi secut Deus, Deus noster on ne peut lui en vouloir.Arrivent les trois œuvres de Poulenc.Mon vague souvenir des Litanies à la Vierge noire a été bien réveillé.Le compositeur arrive à un ton personnel.Harmonies originales et sonnantes, dans lesquelles se délectent l’OSM et Dutoit, un chœur de femmes bien préparé et, chose rare chez Poulenc, une réelle inspiration.Le plus beau moment du concert.C’était précédé du Gloria et suivi du Stabat Mater.Quelles œuvres vaines! Tout y est factice.Le Gloria sonne comme Cannina Burana harnaché par les «bonnes mœurs».Alors que les compositeurs s’attachent depuis Beethoven à faire un tout de cette prière, Poulenc en fait un objet de spectacle, choix cynique pour qui a,voulu faire avaliser sa démarche religieuse.De ses contemporains, on n’a qu’à se souvenir de ce que Stravinski,.Messiaen ou Ligeti, voire Honegger pour rester près de la «boulangerie», ont su tirer d’original des textes sacrés pour oublier cette musique qui conforte les fois tièdes et les oreilles sages.Tout est en petites sections, sans articulation entre les idées.Quelques rappels mélodiques veulent créer un sens ou une vague impression d’unité.L’époque allait vers la miniature.Poulenc, lui, plutôt vers la «minuscule».Pourquoi l’expression du sacré devrait-elle se cantonner dans des idiomes dépassés?Cherchons un vrai croyant, pas un adepte du Christ des salons.Edith Wiens a bien défendu sa partie.Quand on n’a rien à faire, il est déjà beau qu’on le fasse bien.N’empêche, la musique était bien grise à la basilique.Le retour des flâneurs PHOTO JACQUES GRENIER ‘ f L’ASSOCIATION québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a décerné hier à Beau Dommage le «billet d’or», un titre qui certifie la vente de plus de 50 000 billets au cours de la tournée québécoise effectuée par le groupe ce printemps et qui a pris fin en mai dernier.Ce «billet or» est le premier à être décerné à un artiste de la chanson depuis trois ans, le précédant ayant été remis à Ginette Reno pour son spectacle L’Essentiel, en 1992.De retour d’une tournée fructueuse en France, le groupe présentera son spectacle demain à Montréal dans le cadre des FrancoFolies., ROCK Bon Jovi, le party rock garanti sur facture SYLVAIN CORMIER Un band qui en donne autant que la foule en veut, des succès en-veux-tu en v’ià, des ovations à répétition, le délire du début à la fin, des rappels à n’en plus finir: le show de Bon Jovi, ce soir au Forum, ressemblera comme son frère à celui d’hier, j’en jurerais, et un second triomphe devant une seconde salle comble s’ajoutera au premier.Lesquels poursuivront une longue série de triomphes à Montréal du plus durable rock’n’roll band made in New Jersey depuis le E Street Band de Bruce Springsteen.C’est ainsi.Garanti sur facture.Et quiconque assiste une fois au show de Bon Jovi sait pourquoi.On pourrait démontrer, poing levé par poing levé du chanteur Jon Bongiovi, beat-massue par beat-massue du batteur Tico Torres, riff par riff du guitariste Richie Sambora, refrain gagnant par refrain gagnant, ce qui rend si absolument irrésistible les shows de Bon Jovi: c’est l’abc du party rock, le livre des jeux de base du show d’am-phi sportif appliqué à la perfection.D’aucuns parleraient de lieux communs, de clichés gros comme les bras-catapultes de Tico, de rock corporatif sans grand intérêt.Ils n’auraient pas tort.Moi, je crois qu’il faut à tout le monde un show de ce type-là par année, aussi facile qu’euphorisant, aussi vide que vidant, où l’on entonne tous les refrains prévus à cet effet sans se demander ce que l’on chante, où l’on allume volontiers son briquet pendant les slows à crescendos (7 Believe, Always, Blaze Of Glory, Wanted Dead Or Alive), d’où l’on ressort aphone d’avoir crié en chœur Lay Your Hands On Me, You Give Love A Bad Name, Bad Medicine, Keep The Faith, Wild In The Street et tous les autres hymnes fabriqués sur mesure.Dans un tel rituel, répétitif par définition, ce qui distinguait le show d’hier était, à la limite, anecdoticque, à porter au compte des profits et pertes.En plus, illustrant le propos de I’ll Sleep When I’m Dead, il y avait un gigantesque Elvis gonflable avec des cornes de diable.Il y avait aussi des morceaux d’histoire du rock pour enfoncer le clou, des citations des Temptations (Papa Was A Rolling Stone), des Stones (JumpingJack Flash) et des Isley Brothers (le frénétique Shout).En moins, il y avait que le chanteur, formidable meneur de foule, qui se tenait un peu plus loin des fans que d’ordinaire: peu de mains tendues l’auront atteint C’était, en vérité, un triomphe de routine, certainement pas aussi exceptionnel que la sortie au Forum de décembre 1993.Cela dit, quand un band de vétérans réussit à soulever un Forum entier avec son répertoire de choc mais aussi avec ses nouvelles chansons, il faut concéder une bonne dose de ténacité, d’endurance et de mérite.Béatrice Dalle Paris (AFP) — Béatrice Dalle a été interpellée mardi soir et placée en garde à vue après que la police eut trouvé quelques grammes de cocaïne à son domicile, a-t-on appris hier de bonne source.Béatrice Dalle, qui était devenu célèbre pour son rôle dans le film de Jean-Jacques Beirieix, 37,2 degrés le matin, se trouvait toujours hier en début d’après-midi dans les locaux de la police judiciaire.Plusieurs autres personnes ont été placées en garde à vue dans cette affaire.Au cours de la perquisition effectuée «sur renseignement», chez l’actrice, du matériel servant à «couper» les stupéfiants a également été découvert, a indiqué la même source.Béatrice Dalle avait été condamnée en janvier 1992 à Paris à six mois de prison avec sursis et 4000 $ d’amende pour des vols de bijoux chez un bijoutier fabricant parisien.Le 17 juillet, l’actrice avait porté plainte à son tour pour un vol de bijoux, commis sans effraction à son en garde à vue domicile à Paris.Elle avait indiqué qu’un premier vol de compact-disques avait été commis peu avant par un proche possédant les clés de son appartement Le cinéma israélien au FFM Israël sera à l’honneur au 19e Festival des films du monde qui aura lieu à Montréal du 24 août au 4 septembre.La Fièvre de Pâque, premier long métrage de fiction de Shemi Za-rhin donnant la vedette à Sela Alma-gor sera présenté en Compétition officielle.Il raconte les dessous de la fête de Pâques, dans une famille en Israël.Quant à Sous l’Arbre Domim de Eli Cohen, racontant les nuits sombres d’orphelins rescapés d'un camp d’extermnation, il sera projeté Hors Concours.La section Cinéma israélien d’aujourd’hui présentera dix longs métrages, dont Au bord de l’abîme de Amnon Rubenstein, Acteurs de Ron Ninio, Ne touchez pas mon holocauste d’Asher Tlalim et Bustan Abraham de Alex Cohen, un film-hommage à la musique.
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