Le devoir, 25 juillet 1995, Page(s) complémentaire(s)
LE MARDI 2 5 JUILLET 1995 A 3 LE DEVOIR LE DEVOIR MONTREAL Le CâpâU U pinti bon» Imçiiii 01 I on bill.SlIOM piivtl.ouvert la dimanchi à t7h.T y/n.2063 Victoria, métro McGill n 844-1624 g Oka, son fromage, ses pommes, son herbe.1 000 000 de plants de marijuana pousseraient à Kanesatake LE DEVOIR Des terres agricoles de la paroisse d’Oka, achetées par le gouvernement fédéral aux lendemains de la Crise d’Oka en 1990, seraient utilisées par des Mohawks de Kanesatake pour cultiver près d’un million de plants de marijuana estimés à dix millions de dollars.Ces plants de cannabis proviendraient des serres de Leonard Gabriel et seraient surveillés jour et nuit par de jeunes autochtones armés et payés 100 dollars par jour.Les autorités policières et politiques seraient au courant de cette exploitation illicite mais ne seraient jarqais intervenues.A la Sûreté du Québec, on laisse entendre qu’une telle culture était «possible» mais que son ampleur semblait pour la moins exagérée.«Ça me semble beaucoup [1 million de plants]», a dit l’agent François Doré de la SQ, se basant sur le fait que seulement 48 000 plants avaient été saisis au Québec depuis le début dè l’année.M.Doré a toutefois indiqué qu’une enquête étaient présentement en cours dans ce secteur à la suite d’allégations et de certaines informations.La Sûreté du Québec a d’ailleurs saisi 450 plants de marijuana le 16 juillet dernier dans une résidence du rang Saint-Hippolyte situé en territoire mohawk.Le printemps dernier, le chef du conseil de bande de Kanesatake, Jerry Peltier, disait ignorer la présence de plants de cannabis sur le territoire.Justifiant sa non-intervention, M.Peltier indiquait alors n'avoir reçu aucune plainte relativement à une telle culture.Les terres achetées par Ottawa représentent 5000 kilomètres carrés et étaient à l’époque propriété de citoyens blancs.Une fois récoltée, la marijuana prendrait la direction des Etats-Unis en transitant par le territoire autochtone d’Akwesasne qui chapeaute le Québec, l’Ontario et l’État de New.York.Train de banlieue Montréal—Deux-Montagnes Des perturbations électriques de 6 millions LE DEVOIR Les ondes électro-magnétiques générées par les lignes électriques ferroviaires causent des maux de têtes de quelques millions de dollars aux ingénieurs de Transports Québec affectés au projet de modernisation du train de banlieue Montréal—Deux-Montagnes.Des tests, menés en novembre et décembre 1994, sur les motrices (locomotives modernes), sur le segment Deux-Montagnes—Saint-Eus-tache, ont créé des problèmes dans lès résidences avoisinant l’emprise.Quelques citoyens se sont plaints que leurs systèmes d’alarme se déclenchaient sans raison apparente, que leurs téléviseurs devenaient brouillés.Même le réseau téléphonique serait affecté.«C’est normal.Tout système de transport électrique génère des ondes électromagnétiques» a indiqué Denise Gosselin, directrice des plans et des activités régionalisées au ministère des Transports.C’est ce qui explique la pertinence de mener de tels tests, a-t-elle insisté.Pour pallier le phénomène, le ministère a décidé, sur recommandations de spécialistes français d’installer des câbles coaxiaux le long de l’emprise; une décision qui entraînera des déboursés additionnels de 6 à 10 millions, selon les appels d’offres lancés.Le projet était évalué à 278 millions en 1992.Ces câbles seront enfouis entre les municipalités de Saint-Laurent et de Deux-Montagnes, sur une distance d’une vingtaine de kilomètres, ce qui, assure Mme Gosselin, résoudra les problèmes en captant les ondes «rebelles».Pour ce qui est du tronçon entre Saint-Laurent et le centre-ville de Montréal, il ne cause aucun problème, assure Mme Gosselin.Ces travaux non prévus modifie l’échéancier.Alors qu’on prévoyait la reprise du service de train le 28 août, les usagers devront plutôt attendre jusqu’au 10 octobre.f OimES YEUXmE COEUR De notre collection bracelet "Callista" acier/or 18ct à partir de $ 950.KAUFMAN N de suisse 2195 Crescent, MONTRÉAL, H3G 2G1 (514) 848-0595 Â PALM BEACH.FL.210 Worth Ave.Internationaux de tennis du Canada Qui éclipse les Agassi, Sampras Chang & Cie ?PHOTO JACQUES NADEAU .JWr.'éplS •fc: .Y-,À-il'-.T-vL) Andre Agassi montre de la main à son public qu’il en a jusque-là des autographes.La diva de la balle jaune devra faire preuve d’imagination pour attirer l’attention des médias et du public déjà obnubilés par les aventures de sieur Rusedski.BRIAN MYLES LE DEVOIR Exit les Andre Agassi, Pete Sampras et Michael Chang.La véritable vedette de l’Omnium de tennis Du Maurier,- c’est Greg Rusedski, qui alimente la controverse depuis uelques mois avec ses coups ’éclats en dehors du court.Le tennisman de Pointe-Claire, qui a renié récemment le Canada pour porter les couleurs de la Grande-Bretagne, s’attire encore les foudres des amateurs de tennis et de ses anciens coéquipiers, même deux jours après une conférence de presse au cours de laquelle il a voulu s’expliquer avec la presse montréalaise.Rusedski, le meilleur joueur de tennis canadien, est passé outre atlantique en mai dernier.Il avait décidé de poursuivre sa carrière à Londres et de porter les couleurs de l’Angleterre dans les tournois de la Coppe Davis.A Montréal, au parc Jarry, il est attendu de pied ferme.«J’ai hâte de voir la réaction des gens, il va certainement se faire huer», avance Dominique, 14 ans.Comble de la déception et de l’indignation pour Dominique, Rusedski a brandi l’Union Jack qu’il venait à peine d’adopter lors d’une récente victoire au tournoi de Wimbledon, en Angleterre.«Je l’ai trouvé cheap, il a baissé dans mon estime», avoue Luka, qui aura la chance de côtoyer Greg Rusedski, Sébastien Lareau et les autres de très près jusqu’à la fin des Internationaux de tennis.Luka, Alexis, Karl et Dominique sont parmi les quelque 700 bénévoles qui passeront leurs journées entières au stade du parc Jarry jusqu’au 30 juillet prochain.Leur rôle?Chasseurs de balles.Un métier parfois ingrat lorsqu’on doit supporter les sautes d’humeur de certains joueurs vedettes, mais combien gratifiant quand un joueur offre à ces jeunes une raquette ou une casquette en guise de trophée de chasse.Ils seront certainement de la partie lorsque Rusedski et son partenaire Paul Wekesa se mesureront à Sébastien Lareau et Sébastien LeBlanc, en première ronde du double.Le duel risque d’être prometteur.Lareau a qualifié le geste de Rusedski à Wimbledon de «ridicule».L’athlète de Boucherville va même jusqu’à dire que s’il était seulement un simple spectateur, il encouragerait l’adversaire de Greg Rusedski.Le nouveau citoyen britannique compte pour sa part rallier le public-grâce à ses exploits sur le court.Pour nos chasseurs de balles, des fans de tennis, ce match et tous les autres seront l’occasion d’apprendre certains trucs du métier.Regarder Agassi servir ou Chang courir le ter- rain avec ténacité, c’est assister en quelque sorte à un stage de formation sans égal.«On fait ça pour voir jouer les meilleurs au monde, mais aussi pour nous.Regarder un match dans les estrades et sur le terrain, ce n’est pas du tout la même chose», expliquent les jeunes chasseurs de balles.«Après le premier tournoi, j’ai remarqué que mon jeu s’était beaucoup amélioré», soutient Luka, qui en est à sa troisième participation.Il y a également les anecdotes.«Les joueurs sont très superstitieux», lance Je quatuor d’un commun accord.A titre d’exemple, certains joueurs tiennent mordicus à jouer avec la même balle pendant un set complet.Il y en a même qui demandent toujours leurs balles à un même chasseur.Le métier est parfois difficile.«On est dans l’ombre, il ne faut pas se faire voir et ne pas parler», explique Alexis, 15 ans.Et c’est sans compter la longueur des journées de labeur.Samedi dernier, Alexis, Luka, Karl et Dominique ont travaillé dans huit matchs différents, pourchassant de petites balles vertes pendant près de 16 heures.Entre les parties, les jeunes bénévoles jouent aux cartes et ils errent sur le site du parc Jarry, envahi par de multiples boutiques en plein air.Les balles Penn, la marque officielle du tournoi, se détaillent à 4 $ l’unité.A deux pas, on retrouve des raquettes pour tous les goûts et tous les budgets, dont le prix varie de 30 à 300 $.Et pour compléter l’ensemble du parfait joueur de tennis, pourquoi ne pas s’offrir une jupe (75 $), un t-shirt (20 $) ou une casquette (20 $).Sur la promenade du sportif, les marques Wilson, Head et Nike font concurrence aux.RCA, Swatch et Vuarnet.Vraiment incroyable tout ce que l’on peut trouver aux Internationaux de tennis, à des prix qui découragent souvent toute consommation! «Dans le fond, c’est l’asile ici», rigole Luka.Et pourtant, il ne renoncerait pas à courir les courts.«On nous donne du linge, des souliers, et les billets qu’on a, c’est mieux que les V.I.P.Ça vaut plus de 2000 $», dit Dominique, excité.«Oui, mais la seule affaire, c’est qu’on court pour», conclut Alexis.mààîti’».?foswWoliS/kl1 m M » ¦ Ia première Lexus LS 400 a haussé la norme pour toutes les autres voitures de luxe à hautes performances.J Et maintenant, la nouvelle Lexus LS 400 est plus spacieuse, plus silencieuse, plus sécuritaire, plus rapide, plus confortable, plus agile, plus luxueuse.En fait, à peu près tout ce qui peut être amélioré dans une voiture l’a été dans la LS 400.Appelez-nous ou passez nous voir dès aujourd’hui pour faire un essai.Nous nous ferons un plaisir de vous raconter l’histoire de la voiture la plus remarquable sur la route actuellement.À la conquête de la perfection GABRIEL LEXUS TOYOTA 3333, Chemin Côte-de-Liesse Saint-Laurent (Québec) Tél.: (514) 748-7777 SPINELLI LEXUS TOYOTA 561, boul.Saint-Joseph Lachine (Québec) Tél.: (514) 634-7171 VIMONT LEXUS TOYOTA 255, boul.Saint-Martin est Laval (Québec) Tél.: (514) 668-2710 1-800-625-3987 (appels provenant de Montréal) - (m qui créent une nouvelle mime se doivent ensuite de la dépasser.Voici la nouvelle Lexus LS 400.La nouvelle norme a suivre en matière une fois de plus.de voiture de luxe Ml k 1.K I) K V 0 I H .L E M A K I) I 2 5 J U I I.L E T I il II 5 A 8 i r ?LE DEVOIR - T A 1 m J’aurais pu t’appeler Camarine Pour régler notre affaire — il y a quelques jours, j’avais fait de la peine à Voisine — j’ai pris le sentier qui court jusque chez elle pour lui proposer de traverser la montagne et avaler, une fois rendus sur le quai de l’Anse, un sundae au chocolat.Rien qu’une ballade, bien sûr.mais elle a dit: — «Oui, si c’est toi qui payes.» J’ai répondu: «OK.Mais t’en prends rien qu’un.» Et nous sommes partis, à midi, ?quand c’était plein soleil.On a marché.—J’aurais pu t’appeler Camarine dans mon texte.— Tu trouves pas qu’il commence à y avoir pas mal d’observateurs d’oiseaux dans le coin?— Et ça vous dérange, ça, monsieur?— Ecoute Camarine.si tu voulais pas venir, fallait le dire tout de suite.— Le sundae m’intéresse.qu’elle a dit encore, redeve- Pierre Gobe il nant, tout à coup, une toute petite fille.On a pris le Chemin des Huttes et comme si de part et d’autre on avait eu peur de gâcher quelque chose, on a marché sans parler.Jusqu’à la croisée du Chemin Lipin re.Jusqu’à ce qu’on soit assez haut pqur apercevoir la plage de l’autre côté de Hie.et puis jusqu’à ce qu’on arrive en vue de cette descente qu’est le Chemin des Arpenteurs.C’était une belle journée, une de celles qui ne viendraient pas contredire cette idée qui veut que c’est vers le mois d’août qu'il faut venir aux îles de la Madeleine et en traversant la montagne, le vent avait commencé à baisser.Par bout, ça sentait le sapin.et puis Voisine, la première, s’est mise à parler.— Tu penses pas qu’on devrait laisser ça revenir tout seul, entre nous?—J’ai plutôt l’impression que ça assez duré.As-tu remarqué, c’est déjà le temps des épilobes.Aujourd’hui, près de la maison, j’ai ramassé mes premiers bleuets Et je ne voudrais pas qu’on se boude pendant tout le reste de l’été.On ne rencontrait personne en avançant sur le chemin de terre et si de temps en temps je jetais un coup d’œil attentif aux oiseaux en formation au-dessus des falaises, c'est qu’au matin, par ma fenêtre ouverte, j’avais cru reconnaître le cri des courlis corlieux.— Les marguerites perdent leurs pétales et, en contrebas de la route, on ne retrouve plus que des boules d’or accrochées au bout de leur tige.— L’armoise monte déjà en graine.Sur le rebord du cap, la camarine est presque jaune de soleil.As-tu remarqué aussi que dans les marais, on en est aux derniers iris sauvages de l’année.C’est Voisine qui m’avait montré à reconnaître les plantes et avec une patience admirable, elle avait fini par me convaincre de faire des plantations dans le sable des dunes qu’il y avait autour de la maison.Les rosiers blancs étaient magnifiques.Le mélèze, qu’on avait planté au fond du terrain, parce que c’était là qu’on retrouvait un sol humide, était vert et pimpant.Les genévriers rampants s’étaient assez bien tirés d’affaire et seul le pin blanc, lui, avait jauni.En marchant, je voulais lui dire que le temps passe vite et que nous n’avions pas d’heures à gaspiller.Des fougères, de l’osmonde cannelle, des asters bleus.et puis dans un champ encore plein de soleil, des épervières orange, des trèfles blancs et du jargeau répandus à nos pieds.C’était magnifique.Pour voir encore plus loin, nous avons grimpé le côté pentu d’un montant et lorsqu’une fois en haut, en reprenant notre souffle, j’ai dit: «Dis-moi des belles choses, Voisine», je crois que ma demande était maladroite et que je n’avais pas à insister.La brise venue de la mer s’est remise à souffler, et encore une fois nous sommes restés comme ça, à regarder les champs d’avoine, sans parler.Je crois que Voisine aussi cherchait ses mots.Le foin de mer, le persil, l’amarante à racine rouge.Le myrique dont je reconnaissais l’odeur après la pluie.Les joncs des étangs.Les pommes de prés.Nous sommes redescendus.En arrivant devant le casse-croûte du port, nous nous sommes aperçus qu’il était fermé.En regardant Voisine j’ai haussé les épaules.C’est là qu’elle a dit: «Je savais que ça ouvrait rien qu’à sût heures.» PARIZEAU Soubresauts SUITE DE LA PAGE 1 d’autres chats à fouetter, de se départir de cette responsabilité.Enfin, d’aucuns se demandent paraît-il au bunker du premier ministre, s’il ne vaut pas mieux, à la veille de la campagne référendaire, au cours de laquelle le débat portera largement sur l’efficacité du régime fédéral, laisser Mme Beaudoin, qui après neuf mois a acquis une connaissance intime des dossiers, à ce ministère pivot.Il n’est pas exclu que M.Parizeau rencontre la presse dès aujourd’hui à Québec pour éclaircir ces questions, et réagir à quelques soubresauts de l’actualité, comme la décision des Cris de tenir leur propre référendum.M.Parizeau est aussi ministre des Affaires autochtones.Sans quoi il devra, demain, alors qu’il rend public le rapport de son comité consultatif sur l’autoroute de l’information, répondre à une foule de questions (ou s’il n’y répond pas, les entendre), qui n’ont rien à voir avec les annonces qu’il veut y faire.On lui demandera, entre autres, de commenter la déclaration du premier ministre de l’Alberta Ralph Klein qui, dans le Globe and Mail d’hier, affirme qu’il refuserait d’appuyer une nouvelle entente avec le Québec si le OUI l’emporte au référendum.Des liens de nature économique et politique entre le Canada et le Québec, «il n’y en aura sûrement pas», dit ,M.Klein.«Que ce qui resterait du Canada en dehors du Québec devienne un partenaire égal [du Québec], c’est quelque chose que je ne peux pas appuyer», dit-il.M.Klein ajoute qu’il ne peut concevoir quelque forme de souveraineté-association que ce soit gu quelque proposition qui fasse du Québec à la fois un Etat séparé et un partenaire privilégié du Canada («separate and special»).L’entente qui lie le Parti québécois, le Bloc québécois et l’Action démocratique, en vue du référendum, prévoit une offre de partenariat économique et politique avec le Canada advenant l’accession du Québec à la souveraineté.Dans ce partenariat, le Québec détiendrait un droit de veto et discuterait d’égal à égal avec le Canada.Puisqu’il est question du Canada, M.Parizeau voudra aussi peut-être commenter les dernières manœuvres de son homologue ontarien Mike Harris, qui sabre dans les services publics, et se prononcer sur l’effet que cela peut avoir sur nous.Il pourrait dire s’il compte se rendre, du 23 au 25 août, à Saint-Jean (Terre-Neuve) pour la rencontre annuelle des premiers ministres des provinces.La poursuite de Lucien Bouchard contre André Arthur, qui accuse le chef du Bloc d’avoir eu une liaison avec Corrine Côté-Lévesque alors qu’il éprouvait des problèmes conjugaux, lui inspirera quelque déclaration.Il voudra peut-être expliquer lui-même la volte-face de son gouvernement sur la construction d’un traversier pour les îles de la Madeleine, une promesse qu’il avait lui-même faite en campagne électorale.Enfin, voudra-t-il ouvrir quelque perspective plus précise sur le calendrier référendaire: sera-ce le 30 octobre, le 6 novembre?Ou sur la nature de la question: y aura-t-il un projet de loi, et si oui de quelle nature?Bienvenue chez vous, Monsieur le premier ministre.CARNET Sodomisé par un ours blanc SUITE DE LA PAGE 1 aux Deschiens.Or l’été prochain on sait déjà que le metteur en scène Alain Françon y donnera Edouard II de Christopher Marlowe et que Jacques Nichet y créera une mise en scène de La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire, premier maître africain à être joué dans la cour des papes.On sait aussi que le Roumain Silviu Purcarete signera dans la carrière Boulbon Qà où Brook a donné son Mahabharata) Les Suppliantes d’Eschyle avec cent comédiens roumains parlant français.Et Isabelle Huppert sera Médée.Marleau, lui, présentera Maîtres anciens au Gymnase Aubanel ou au lycée Saint-Joseph, et son Chau-rette au tinel de la Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon.Coup formidable pour lui! Marleau avait refusé la suggestion d’aller dans le «off», jungle ingrate, lorsqu’on lui demanda d’y amener son Oulipo Show.Robe# Lepage, jamais encore reçu dans le «in» (il a préféré Edimbourg à Avignon pour son Hiroshima), avait réussi un passage dans le «off» en 1989 avec Vinci.C’est alors qu’il fut remarqué pour la première fois en France.Mais le «off» n’est jamais sûr, c’est une loterie.On peut y perdre sa chemise.Les logeurs sont voraces, la concurrence sauvage, et vous avez 20 minutes pour installer et désinstaller votre décor entre La Ménagère apprivoisée et L’Etroit Moustiquaire, vous voyez le genre.Le Québec n’a pas été invité dans le «in» depuis 14 ans.Denis Marleau sera le premier homme de théâtre québécois d’envergure (croyez-moi, sa carrière ne fait que commencer) à s’offrir aux risques du «in» et à la gloire qu’une réussite y signifie, dont la première retombée est une programmation du spectacle à Paris et une tournée européenne.Le Québec avait eu certaines faveurs du temps des «cousins» dans les années 70 quand Paul Puaux, ami et successeur de Vilar, y avait inscrit Le Temps d’une vie de Roland Lepage mis en scène par le regretté André Pagé puis quelques Maillet {La Sagouine, Gapi) mis en scène par Mme Brind’amour.En 1980, invités avant — mais reçus deux mois après — le référendum fatal, les Miron, Duguay, Lalonde, Chamberland, Langevin, y portaient «les paroles du Québec».En 1982 la LNI avait été invitée à y tenir ses joutes.Puis plus rien.Le Québec a perdu son poil de la bête en France.La non-ingérence mais non-indifférence de la politique officielle se traduit dans la réalité par une indifférence profonde de tout le monde.Tout au plus les vieux gaullistes décatis entonnent-ils encore la gigue du balcon du général lorsque passe «un Québécois» sous les lambris.En Avignon, après le bon Paul Puaux et Bernard Faivre d’Arcier (un premier directorat de 1980 à 84), est venu Alain Crombecque (1984-90), espèce de papillon qui traversait la cité des papes en vélo solex, sachant attirer à lui les grands papillons de nuit (Chéreau, Brook, Kantor, Vitez).fl considérait le Québec comme une guêpe dont il repoussa les avances.Hélène Dumas, maintenant chez Ubu avec Marleau (directrice de projets), me dit lui avoir parlé du théâtre québécois avec la sensation de s’adresser à un mur de plexiglass.Dans une marmite de homards ou dans un seau à glace, le destin du Québec indiffère les Français.On comprendra que ce qui est bien, au demeurant, c’est que lorsqu’on invite dans le «in» d’Avignon quelqu’un comme Denis Marleau, ça n’a plus rien à voir avec le fait qu’il soit québécois, mais tout à voir avec le fait que c’est un metteur en scène de pointe dont la critique a vu les travaux au FTA ou ailleurs.L’époque où l’on portait en Avignon «les paroles du Québec» est révolue.Notre folklore a été.Bon, avant de vous emmerder avec ça, parlons d’Ubu, non plus la compagnie de Denis Marleau, mais de l’Ubu fondateur, made in Rennes, celui de Jarry le potache, que revisite à la furieuse le Roumain Silviu Purcarete, avec des effets de foultitude, qui offre un Ubu en «absurdité guidant le peuple» (35 comédiens en scène, on ne fait pas les choses à moitié au Théâtre National de Craiova) et des trucs de grand pertinent (Ubu se fait sodomiser par un ours blanc, ce qui est le Russe bien sûr, l’individu le moins sûr de la planète).Son Ubu Roi avec des scènes de Macbeth (celles des sorcières jouées dans le hall et les couloirs du Théâtre Municipal) vient de secouer le festival qui ronronnait devant les ratiocinations pures et les hiles cérébrales d’un certain théâtre français (dont Valère Novarina est le gourou du cru) en train de me les casser sérieusement, mais je ne vous en parle pas, c’est l’été pour tout le monde.Avec Purcarete, dont on a vu au FTA 93 le sanglant Titus Andronicus, on retrouve une grande défonce de théâtre.Ce gros homme, un Roumain qui tente de garder sa liberté et son indépendance d’esprit, qui quittera la Roumanie (la France lui offre la direction du Centre dramatique du Limousin à compter du 1er janvier 1996) dont il dit que la censure y fleurit à nouveau et qu’au bout de sept ministres de la Culture en cinq ans (tiens, tiens.) on se retrouve avec une figure de l’ancien régime, a fait d’Ubu un potentat tout de blanc vêtu, plus amène que ridicule, qui en l’état peut autant évoquer le Ceau-sescu d’alors comme le Iliescu de maintenant et celui de demain, car Purcarete gros renard sait bien que Ubu comme Dieu est partout.Ubu universel: il y a du Père Ubu chez Parizeau lorsqu’il cause lobster pot à des ambassadeurs.Il y en avait chez René Lévesque lorsque celui-ci disait compter sur la mortalité régulière pour augmenter ses chances au référendum.Juppé est l’Ubu de la rue Jacob.Les maires interdisant la mendicité sont des Ubu de province.Les Ubu n’avancent pas tous démasqués, et il y en a d’honnêtes, le modèle de Jarry était d’ailleurs un prof de philo tout ce qu’il y a de plus rangé.Père Ubu et Mère Ubu (chez Purcarete, elle est jouée par un homme corpulent, accrochée à sa sacoche, et il n’y a pas qu’Helena Ceausescu à qui l’image fait penser.) sont en fait — comme Vladimir et Estragon sont les révélateurs de la bonté — les révélateurs de la bêtise.L’un et l’autre, bonté, bêtise, résident chez tous ies êtres humains, en proportions inégales.Le théâtre enseigne cela, entre autres.Ce qu’il y a avec Purcarete, qui est un Orson Welles roumain, c’est que le théâtre est essentiellement une fête quoi qu’on y dise ou fasse.Le jeu garde le dessus dans la mêlée.Et le théâtre garde la forme.Elles seront à surveiller ses Suppliantes de l’été prochain.Si un Ubu rou- i main ne lui a pas coupé la pompe à phynances.Les pilotes de Canadien acceptent des réductions de salaires CALGARY (PC) — Le syndicat représentant les 1200 pilotes à l’emploi des Lignes aériennes Canadien International a accepté en principe des concessions 'salariales qui devraient permettre au transporteur canadien d’acheter de nouveaux appareils.Les détails de l’entente intervenue au cours de la fin de semaine ont été gardés secrets jusqu’à ce que les pilotes en prennent connaissance plus tard cette semaine.Une porte-parole de la compagnie a néanmoins déclaré que l’accord permettrait au transporteur d’acheter de nouveaux appareils pour desservir ses routes les plus rentables.La logique derrière les concessions que nous demandions est qu’il nous faut réduire nos coûts d’opération et dégager suffisamment de liquidités pour nous permettre d’acheter de nouveaux appareils afin d’assurer notre croissance par la desserte des routes rentables, a expliqué Mme Linda Thomas.Nous ne voulons pas emprunter parce que nous avons appris notre leçon, a-t-elle ajouté.«Dans le contexte économique actuel, nous devons adopter une approche prudente.» Le président du syndicat, M.John Dunlop, avait déclaré que la compagnie demandait des concessions salariales et des gains de productivité équivalant à 34 000 $ par année par pilote.L’écart salarial entre les pilotes à l’emploi de Canadien va de 30 000 $ par année pour un débutant sur un appareil Boeing 737 jusqu’à 192 000 $ par année pour un sé-nior aux commandes d’un Boeing 747-400.Le fait qu’on en soit venu à une entente signifie, à l’évidence, que les deux parties sont satisfaites, a déclaré un porte-parole du syndicat, M.Roger Burgess-Webb.Le nouveau contrat de travail doit entrer en vigueur le Tr octobre prochain.Il doit être soumis au vote des membres au moins 30 jours auparavant.LEGARE Landry a fait son choix SUITE DE LA PAGE 1 Jointe au téléphone hier après-midi, Mme Legaré a refusé d’émettre quelque commentaire que ce soit pour l’instant.«Je ne suis pas en position pour vous parler ni de ma nomination ni de ce que j’entends faire.(.) Je pense que ce serait indélicat de ma part de précéder le conseil des ministres», a-t-elle précisé.Au cabinet du ministre des Affaires internationales, Bernard Landry, on s’est borné à indiquer que le contrat de Mme Legaré à Washington se poursuit jusqu’au 31 décembre prochain.Chose certaine, le ministre Landry affirmait la semaine dernière avoir arrêté son choix sur un candidat pour la délégation générale de Boston.Il soulignait toutefois que la nomination n’était pas encore entérinée par le conseil des ministres qui ne se réunit que toutes les deux semaines depuis le début de l’été.Lors de sa nomination en novembre dernier, Anne Legaré avait reçu un mandat politique beaucoup plus large Anne Legaré que celui habituellement attribué à ses prédécesseurs.Le gouvernement de Jacques Parizeau avait alors indiqué sa volonté de donner plus d’importance à cette antenne dans la capitale américaine, question d’expliquer sa position.Rapidement, l’ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Raymond Chrétien (neveu du premier ministre) avait juré que le gouvernement fédéral ne laisserait pas l’équipe péquiste occuper une autre place que le tourisme.Québec avait répliqué qu’il entendait continuer à respecter les procédures pour entrer en contact avec les décideurs américains, soit l’intervention de l’ambassade canadienne.Pas question toutefois pour le gouvernement péquiste de se faire dicter sa conduite, avait clairement signifié le premier ministre Parizeau.A quelques semaine du déclenchement d’un possible référendum, d’aucuns pourront voir dans la nomination de Mme Legaré, la capacité pour Québec d’informer nos voisins du sud sur le programme péquiste et ses objectifs.D’ailleurs, depuis son accession au pouvoir, l’équipe de M.Parizeau a procédé au remplacement de certains de ses représentants à l’étranger, tous des gens favorables à la souveraineté.Ainsi, Mme Legaré avait voté OUI au référendum de 1980.Bien qu’elle ait longtemps maintenu ses distances avec le Parti québécois, elle fut recrutée dix ans plus tard par Bernard Landry pour présider le comité des relations internationales.Mme Legaré est professeur au département de sciences politiques de l’Université du Québec à Montréal.Intellectuelle à tendance social-démocrate, elle détient un doctorat en sociologie politique de l’Université de Paris.PONT «Notre patrimoine» SUITE DE LA PAGE 1 pour l’entêté beauceron défenseur du patrimoine.«J’ai toujours été un peu fou> Alors une folie de plus ou de moins.», raconte en rigolant le retraité de 66 ans.II assume ses coups de cœur.Mais il déplore que d’autres que lui aient été écorchés au passage.«J’avais fait la folie, j’étais prêt à l’assumer, mais mes petits-enfants, eux, n’avaient rien fait», dit-il.Le pont Napoléon-Grondin, construit en 1933, était classé monument historique.grâce à M.Mathieu.En 1992, une inondation l’a vidé d’une partie de ses fondations.II penchait dangereusement sur le côté alors il fallait le rénover, ce que le ministère des Transports s’apprêtait à faire.Les habitants des environs voulaient cependant une construction neuve.Le pont était à environ huit kilomètres de chez Pierre Mathieu.Un soir, le pont a pris feu.Incendie criminel.II était désormais hors de question de le rénover pour le ministère des Transports, qui s’apprêtait à le démolir.Après moult tractations avec les autorités gouvernementales pour empêcher le fait, M.Mathieu a réussi à obtenir le montant consacré à la démolition du pont pour le déménager.Il l’a donc amené sur son terrain avec la ferme intention de le rénover.Le plancher, mouillé lors de l’inondation, était à peu près intact.Les murs étaient cependant extrêmement abîmés.Au nom de la Société du patrimoine de Saint-Ephrem, dont il est président et fondateur, M.Mathieu a reçu des subventions, minimes.Il a aussi obtenu l’aide de travailleurs grâce à des programmes gouvernementaux.Cela lui a pris six mois pour rénover le pont.II fallait user d’ingéniosité pour récupérer les pièces de bois en mauvais état, les mettre au bon endroit.M.Mathieu lui-même a déboursé près de 6000 $.Un de ses amis membre de la Société du patrimoine de Saint-Ephrem a aussi beaucoup donné.D’aide du village, niet.La paroisse compte pourtant 1300 habitants.«C’est notre patrimoine et les gens n’en sont même pas conscients», déplore M.Mathieu.La Société du patrimoine de Saint-Ephrem est née en 1982 du besoin de sauvegarder l’ancienne sacristie de l’église, qui date de la fin du siècle dernier.Après la rénovation du pont, M.Mathieu veut faire celle de l’ancienne gare qui a un jour été installée dans un wagon de chemin de fer.Il a déjà récupéré le monument qu’il garde dans sa cour à côté de la pancarte typique aux deux bras entrelacés indiquant le nom de la gare: Saint-Ephrem station.Cohérent avec lui-même et la conservation du patrimoine qu’il prêche, M.Mathieu habite la maison familiale centenaire qui a appartenu à son grand-père.L’ancien y côtoie quelques concessions à la modernité.L’intérieur est frais et accueillant et un magnifique poêle ancien trône au milieu de la cuisine.Quand il parle de pont couvert, il s’enflamme.Il accueille d’ailleurs avec plaisir tous ceux qui viennent admirer le pont Napoléon-Grondin dans son nouvel environnement.Il leur demande de signer sur les murs, histoire de prouver, peut-être, qu’il n’avait pas tort de faire une folie pour préserver ce petit morceau de patrimoine.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 L LE DEVOIR e : DEVOIR nfnrmaîK.rit nAfiéi > 2060 de Bleury.' i Dynamique*, dr* * étage.Mon p Quebec .H3A 3M9 StMirtii ¦rie» Imprime .LmLEimi PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 + PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopieur (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 Les »e«4ioi d« lélépta» lihmli sael rjlibl»! peu It lenrlct 4e llrnliet per c»elol il poor les ibeweettti peslaei.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463*7559 7743 de Bourt gistreroent no l Dépôt ndelmpr s Québécor Inc 6121 iQué uest rue Saintjacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les lec Téléphone général: (514) 965-3333; service à la clientèle: (514) 965-3355; publicité: (514) 965-3399.b I K I) K V III K .I.K M A H 1> I 2 J (7 I I.I.K T I II II 3 B 5 LE DEVOIR LES SPORTS Nouvel entraîneur des Panthers de la Floride MacLean succède à Roger Neilson Fort Lauderdale (AP) — Les Panthers de la Floride ont choisi de puiser au sein de leur propre organisation pour trouver un nouvel entraîneur-chef.Il s’agit de Doug MacLean, qui occupait le poste de directeur du développement.L’annonce en a été faite par le directeur général de l’équipe, Bryan Murray, lors d’une conférence de presse hier après-midi.MacLean en sera à sa première expérience comme, entraîneur-chef dans la LNH.Âgé de 41 ans, MacLean avait travaillé comme adjoint de Murray au cours de la saison 1990-1991, alors que ce dernier dirigeait les Red Wings de Detroit.Il devait ensuite occuper les postes d’entraîneur-associé ainsi que d’adjoint au directeur général pour une courte période.MacLean avait aussi travaillé sous la direction de Murray avec les Capitals de Washington, de 1988 à 1990.MacLean est né à Summerside à l’île du Prince Edouard.Il a dirigé la formation de l’Université du Nouveau-Brunswick en 1985-1986.Maclean succède à Roger Neilson, congédié le 6 juin après deux saisons — les deux premières de l’histoire de l’équipe — au cours desquelles il a raté de peu une participation aux séries éliminatoires.Sous le direction de Neilson, les Panthers ont présenté un dossier de 53-56-23.Expos David Segui, l’obsédé de la balle MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Chicago (PC) — «Si on ne m’avait pas permis de jouer au baseball, je serais probablement dans une clinique psychiatrique à l’heure qu’il est., bien attaché.» Quand on entend de telles déclarations, il est facile de comprendre que David Segui est un passionné du baseball.un vrai passionné, et cela depuis sa tendre enfance.Chez les Expos on a fait grand état des Àlou, père et fils.Mais Moises a dû attendre bien des années en République dominicaine avant de voir son pèr.e.à.l’œuvre dans les ligues majeures.Segui est né dans un stade de base-bait sTil l’on peut s’exprimer ainsi.En 'fait, son père Diego Segui a lancé pendant 17 ans dans ligues majeures avec Oakland, Kansas City, Washington, Seattle (autant avec les Pilots que les Mariners), St.Louis et Boston, et je leune David l’a suivi partout En fait, David Segui n’avait pas encore deux ans quand il s’est baladé pour la première fois dans un vestiaire de baseball, soit celui des vieux Athletics de Kansas City où son père lançait et où le grand Reggie Jackson entreprenait sa carrière fabuleuse.Pour Segui, le baseball, c’est la vie, toute sa vie.Depuis cette première visite dans un vestiaire, il n’a jamais voulu faire autre chose que de jouer au baseball.«Jè me souviens qu’à l’école secondaire, les professeurs me disaient de sortir un peu, d’oublier le baseball, dit-il.À toutes les fois que j’avais une minute de libre, j’allais lever des poids pour m’entraîner ou je frappais des balles sur un T.Je ne pensais qu’à cela.Je ne sais pas vraiment ce que je serais devenu si je n’avais pu faire mon chemin dans le baseball.» Diego Segui est d’origine cubaine.Il a, épousé une jeune fille d’oririne mexicaine quand il était à Kansas City et ils s’y ont établis.David et son frère Danny demeurent eux aussi à Kansas City.«Je peux dire que nous nous sommes promenés dans notrç vie.Mon père a joué partout aux Etats-Unis et a encore lancé pendant 10 ans dans la Ligue du Mexique après la fin de sa carrière dans les ligues majeures.«Je suis bien parti pour suivre son exemple», a dit Segui en riant Les Expos représentent en effet la troisième équipe du jeune Segui après Baltimore et les Mets de New York.Mais il a peut-être trouvé sa véritable niche avec les Expos.En 228 présences au bâton, il présente une moyenne de ,320 et est un des 10 meilleurs frappeurs de la Ligue nationale.C’est toute une trouvaille de Kevin Malone et il semble bien que le poste de premier but pourrait être à Segui pour longtemps.Privilégié toute sa vie parce qu’il pouvait voir les joueurs de basebaÛ de près et même devenir leur ami, David Segui avoue qu’il a eu des favoris dans sa jeunesse.Même que cela lui a valu une très sévère réprimande de sa mêle en public.Si David a suivi son père partout où il allait, il faut bien dire que le baseball n’est pas prêt de s’éteindre dans la famille Segui.David et son épouse Kristin ont deux jeunes garçons.Le plus vieux, Cory, qui aura quatre ans en décembre, est lui aussi un mordu du baseball.«Si j’étais obsédé par le baseball, c’est la même chose pour Cory, a dit Segui.Il ne porte que des gilets de baseball et il ne porte pas d’espadrilles.Oh non! Il porte des crampons tout le temps.Ce sont les seuls souliers qu’il accepte de mettre et il porte du cirage à chaussures sous les yeux, comme les vrais joueurs.Et je ne suis pas son joueur préféré.«Ses préférés sont des joueurs des Mets: Jeff Kent et Bobby Bonilla.Ah ce qu’il peut aimer ce Bonilla! Mais là, il commence aussi à aimer Moises Alou.Nous avons peut-être des chances de le récupérer.Il se promène avec un bâton tout le temps.Il s’élance très bien, mais côté gant, ça laisse à désirer.Nous en ferons un joueur de la Ligue américaine.» David Segui a eu le grand privilège d’être assis dans les premières loges et il n’a pas manqué un seul lancer des sept matchs de la Série mondiale de 1975, l’année formidable des Reds de Cincinnati.«Je n’avais que neuf ans alors, mais je me souviens de tout Je me souviendrai tous les jours de ma vie d’avoir vu mon père lancer en Série mondiale et d’avoir vu le vieux Luis Tiant, que mon père avait convaincu de revenir au jeu.C’est comme si c’était hier.» Segui est toujours un des premiers arrivés dans le vestiaire.H est toujours le dernier à quitter.Mais ça, ce n’est pas nouveau.Il le fait depuis l’âge de deux ans.Quand on est obsédé.BASEBALL LIGUE NATIONALE Dimanche Montréal 8 Pittsburgh 2 Atlanta 2 San Diego 1 Phil'phie 10St.Louise Houston 3 SF2 (10 m) Colorado 8 New York 5 Cincinnati 7 Chicago 5 Los Angeles 4 Floride 2 Hier SF en Floride Colôrado à Philadelphie Nevÿ York à Chicago San Diego à Cincinnati Losi Angeles à Houston Atlanta à Pittsburgh Aujourd'hui San Diego (Sanders 5-5) à Chrcinnati (Pugh 5-2), 12h35 San Francisco (Mulholland 2-8) en Floride (Witt 1-7), 13h35 Montréal (P.Martinez 8-5) à Chicago (Navarro 7-4), 14h20 Atlanta (Glavine 9-4) à Pittsburgh (Neagle 10-4), 15h05 Colorado (Swift 6-2) à Philadelphie (Deshaies 0-0), 19h35 New York (Mlicki 4-5) à St.Louis (Morgan 4-3), 19h40 Los Angeles (Nomo 7-1) à Houston (Drabek 5-5), 20h05 (Parties d'hier non comprises) LIGUE AMÉRICAINE Dimanche Seattle 6 Toronto 4 Minnesota 8 Boston 3 New York 11 Texas 4 Chicago 11 Milwaukee 6 Cleveland 2 Oakland 0 Californie 13 Detroit 2 Baltimore 6 KC 2 Hier Texas à New York Minnesota à Boston Milwaukee à Seattle Cleveland à Californie Aujourd'hui Oakland (Darling 3-5) à Detroit (Lira 6-5), 19h05 Chicago (Bere 4-8) à Boston (Hanson 8-3), 19h05 Minnesota (Rodriguez 1- 3) à Toronto (Guzman 3- 6) , 19h35 Texas (Rogers 9-5) à Baltimore (Erickson 6- 7) , 19h35 New York (Kamieniecki 0-2) à Kansas City (Appier 11-6), 20h05 Milwaukee (Karl 1-0) à Seattle (Johnson 10-1), 22h05 Cleveland (Hershiser 7- 4) en Californie (Finley 8-7), 22h05 (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dili G P Moy.Dltf Atlanta ’ 50 29 .633 — Boston 44 35 .557 — Philadelphie 43 37 .538 71/2 Baltimore 39 40 .494 5 Nfoniréal 40 41 .494 11 New York 38 40 .487 51/2 New York 32 48 .400 181/2 Detroit 38 43 .469 7 Floride 30 47 .390 19 Toronto 33 46 .418 11 1 » Cincinnati Section Centrale Section Centrale 51 27 .654 — Cleveland 56 22 .718 — Houston 45 34 .570 61/2 Milwaukee 40 39 .506 161/2 Chicago 38 43 .469 141/2 Kansas City 37 40 .481 181/2 Pittsburgh 35 41 .461 15 Chicago 33 45 .423 23 St.Louis 35 47 .427 18 Minnesota 28 51 .354 281/2 Section Ouest Section Ouest Colorado 45 35 .563 — Californie 48 32 .600 — Los Angeles 40 40 .494 5 Texas 42 38 .525 6 San Diego 36 43 456 81/2 Seattle 40 40 .500 8 San Francisco 36 44 450 9 Oakland 39 44 .470 101/2 Internationaux de tennis du Canada Lareau s’emballe, se dégonfle puis se ressaisit Tour de France MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Sébastien Lareau a offert une performance en demi-teinte, hier soir, sur le court central du Stade du parc Jatry, pour s’imposer devant son ami et coéquipier de coupe Davis Grant Connell.Mais il s’est compliqué la vie après un début de match en fanfare pour finalement gagner 64, 6-3 en première ronde des Internationaux de tennis du Canada.Lareau semblait vouloir se montrer expéditif lorsqu’il s’est emparé d’une priorité de 4-0 en brisant le service de Connell d’entrée de jeu.«Ce bris dès le premier jeu m’a donné confiance alors que Grant jouait nerveusement au début», a constaté Lareau immédiatement après sa victoire acquise devant une foule d’environ 6000 spectateurs.Puis, le joueur de Boucherville s'est soudainement métamorphosé, commettant de nombreuses fautes directes — 19 au total.Connell en a profité pour remonter la pente et même inquiéter le favori local.Mais Lareau a finalement gagné la première manche 64.Au deuxième set, Connell a mis le paquet et il s’est forgé une priorité de 3-0 avant le réveil de Lareau.«Grant a mis beaucoup de pression au début de la deuxième manche.Il a sorti de gros services.J’ai alors affiché un peu moins de confiance et j’ai commis des erreurs tactiques.» Mais Lareau est finalement revenu au naturel pour remporter les six jeux suivants et le match.Àu deuxième tour, Lareau aura un adversaire de taille en la personne de l’Américain Jim Courier, victorieux hier du Canadien Daniel Nestor.Mais il ne faut pas le compter pour battu d’avance.N’oublions pas qu’il avait causé la surprise, en octobre dernier, au tournoi d’Anvers, en éliminant nul autre que l’Allemand Michael Stich, classé parmi les 10 meilleurs mondiaux.Entrée en scène de Rusedski Juste auparavant sur le court central, l’Américain Aaron Krickstein s’était facilement défait de son compatriote Jim Grabb en deux manches identiques de 64.Aujourd’hui, le public montréalais aura l’occasion de démontrer s’il a pardonné à Greg Rusedski sa désertion pour l’équipe britannique de coupe Davis ou, au contraire, s’il lui en tient rigueur.Et le Néo-britannique n’aura pas la vie facile à ses débuts à l’omnium canadien.En simple, en fin d’après-midi, il se mesurera à l’Américain Michael Joyce, un qualifié.Iàiis, en lin de programme en soirée en double, jumelé au Kenyan Paul Wekesa, il fera face au • inique duo» — reconstitué — de Sébastien La-reau et Sébastien Leblanc.Après la décision controversée de Rusedski et les remarques acerbes de Lareau la semaine dernière, ce match sera chargé d’émotions.Parmi les autres matches dignes de mention, notons les entrées en scène du Suédois Stefan Edberg, no 11, contre le Canadien Albert Chang; de Todd Martin, no 13, face au Français Olivier Delaître; du Néerlandais Richard Krajicek, 14r mondial, opposé au Britannique Jeremy Bates; de l’Espagnol Sergi Bru-gera, no 9, contre l’Italien Cristiano Caratti et du Russe Alexander Volkov, no 16, confronté au Français Arnaud Boetsch.Pauvre Nestor Daniel Nestor ne pouvait choisir pire moment pour connaître un passage à vide.Fatigué et accablé par la chaleur humide qui sévissait, hier, à Montréal, l’Ontarien s’est incliné devant le coriace Américain Jim Courier après avoir même songé à abandonner.Nestor, victime d’un emploi du temps très chargé ces dernières semaines, a fait illusion grâce à son puissant service l’espace d’un set avant de s’avouer vaincu 7-6 (7-1) et 64 en pre-mière ronde des Internationaux de tennis du Canada.«Je n’aurais pu faire mieux dans les circonstances, a-t-il avoué.La fatigue combinée à la chaleur ont eu raison de moi.J’ai même songé à abandonner mais cela n’aurait pas fait bonne impression, surtout ici.» Nestor, 150 mondial, qui a causé sa propre perte avec 26 erreurs directes, a expliqué qu’il a beaucoup voyagé depuis sept semaines, ce qui explique son épuisement.«Avant Wimbledon, j’ai participé aux qualifications en vue du tournoi du Queen’s, puis je me suis rendu à San Francisco avant de participer au Challenger de Granby la semaine dernière.C’est beaucoup de tennis et j’en ai payé le prix aujourd’hui.» Recherche rivaux désespérément Paris (AFP) — Depuis cinq ans.sur les routes du Tour de France, Miguel Indurain compte ses vassaux.Pas ses rivaux.Au fil des années et des étaix*s, ses adversaires présumés ont tous rendu les armes.Dans les étapes en ligne, le roi Miguel n’accorde les bons de sortie qu’au compte-gouttes.Dans les étapes de montagne, il suit le rythme sans donner l’impression de forcer son talent.Et dans les contre-la-montre, il règne sans partage.Pourtant, il y a eu un début de révolte contre la domination des Banestp, avant que tout ne rentre dans l’ordre sur les Champs-Elysées, grâce essentiellement à une autre équipe espagnole, ONCE.Est-ce donc au sein de cette formation qu’il faut désormais chercher les prémices d’une révolution ?Ix?Suisse Alex Zulle, auteur d’un grand raid sur les routes alpestres de La Plagne, et le Français Laurent Ja-labert, héros de l’étajje de Mende, figurent au premier rang des candidats à la succession éventuelle.Mais sont-ils suffisament armés, même s’ils conjugent leurs efforts, pour priver le Navarrais de la sixième couronne que ses supporteurs lui tressent déjà ?Personne n’avait misé sur eux et ils se sont finalement révélés des adversaires plus consistants que le Suisse Topy Rominger ou que le Russe Evgueni Berzin.À 34 ans, le premier n’avait pas récupéré des fatigues d’un Giro qu’il avait terminé en vainqueur, mais épuisé.Il a déjà annoncé son intention de se consacrer, l’an prochain, à un seul grand tour.Comme Indurain, au demeurant.Mais il semble atteint par la limite d’âge.Le second, au contraire, a payé cher son inexpérience.Le jeune jirodige est certes le seul à avoir battu Miguel Indurain dans un grand Tour (Giro 1994).Mais, affaibli par une infection d'origine virale, il n'a pas résisté au rythme effréné de la première semaine de course.La vraie révélation du Jour, le vrai danger pour Indurain, vient finalement d’un plat pays: le Danemark.Le champion national Bjame Riis a été en tout cas le seul à oser défier ouvertement le patron du peloton, au sein d’une équipe qui |)eut compter sur l’Italien Ivan Gotti, en attendant Berzin.Le cas des grimpeurs, l’Italien Marco Pantani et le Français Richard Virenque en tête, reste soumis au découpage du Tour, fis arrivent le plus souvent laminés au pied des cols.Leurs envolées sont encore spectaculaires.Mais elles ne sont plus payantes.L’heure des Charly Gaul, Federico Bahamontes ou Lucien Van Impe a sonné depuis longtemps déjà.T E L 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS FAX: 9 8 5 - 3 3 4 0 JT* Transports ( "\| inKf 'k/' a ra S3 Québec V.-(Ucuv IL h es APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d’offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires IType A), de construction (Type Cl, de services professionnels (Type PI et aux autres contrats non spécifiés précédemment IType SI.Contrats de type A : seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.Contrats de type C: seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Contrats de type P: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d’appel d'offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat, de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d’obligations payables au porteur, le monlant de la garantie est indiqué à la rubrique «Garantie de soumission exigée».On peut obtenir une copie du dossier d'appel d’offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique «Coût du dossier»; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à Tordre du ministre des finances et n’est pas remboursable.Pour consulter ou obtenir les documents: QUÉBEC MONTREAL Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, bout.René-Lévesque Est 35, rue de Port-Royal Est ?étage 1" étage Québec IQuébec) GIR4Y9 Montréal (Québec! H3L3TI Tel.: (4181844-8848 Tél.: 15141873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Lo sous-ministre, Yvan Demers, ing.C Contrat no: 3671-95-0204 — Remplacement du tablier du pont, relocalisation de la conduite d'aqueduc et réfection des approches du pont X1857 sur le chemin Saint-Isidore, municipalité de Ville de Laterrière lOubucl.Garantie de soumission exigée : 16 800S Icautionnementl ou 8 400 S lautre) Coût du dossier: 20 S Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appeld'otfres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 15août 1995 15 h.C Contrat no: 3810-95-0632 — Corriger la surface du revêtement existant et à poser une couche d'usure à l'enrobé bitumineux sur l'autoroute 055-05-031 direclion Nord et Sud et 055-05-034 direction Nord, municipalité de Trois-Rivières Ouest, ville IMaskinongél.Longueur de 3,511 km.Garantie de soumission exigée: 25 000S (cautionnement) ou 12500S (autre) Coût du dossier: 20S Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 15 août 1995, I5h.C Contrat no: 3810-95-0931 — Remplacement d'un ponceau, terrassement, graveiage et pose d'enrobé bitumineux sur l'autoroute 40 direction Ouest, municipalité de Louiseville, ville IMaskinongél.Longueur de 50 mètres.Garantie de soumission exigée .9600S {cautionnement) ou 4 800 S lautre) Coût du dossier: 20S Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d’otires et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 8 août 1995.15h.C Contrat no: 5100-95-0204 — Réparation du tablier du pont de Terrebonne Iroute 125) au-dessus de la rivière des Mille-Îles incluant des travaux de dalle de béton, réparation de garde-corps, pose d'enrobé bitumineux ainsi_que divers travaux connexes, municipalités de Terrebonne et Laval ITerrebonne et Mille-Îles).Garantie de soumission exigée: 39 000S Icautionnementl ou 19500S lautre) Coût du dossier: 20 S Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'o ffres et ouverture des soumissions : Montréal, le mercredi 16 août 1995, I5h.S Contrat no : 8420-95-2201 — Octroi d'une licence de fabrication et de commercialisation pour une période de vingt (20) ans des équipements de déneigement suivants, lesquels feront l’objet de demandes de brevet pour l’Amérique du Nord et l’Europe: — chasse-neige sens unique en matériau composite; — aiie chasse-neige en matériau composite.Sont admises à soumissionner les personnes physiques ou morales ayant leur principale place d’affaires au Québec et possédant une expérience et une expertise reconnue dans la fabrication et ia commercialisation des équipements à neige.Avant d’obtenir le dossier d'appel d'offres, les intéressés devront signer une ENTENTE DE CONFIDENTIALITÉ par laquelle ils s'engagent à garder secrètes les informations reçues selon tes modalités prévues à cette entente.A cet effet, les intéressés devront se présenter avec une résolution de leur corporation les autorisant à signer une telle entente.Les soumissions sont valides pour une période de 45 jours à compter de ia date de réception.La réception des soumissions se fera au bureau de Québec el prendra fin le mardi 22 août 1995 à I5h, alors débutera l'ouverture des plis.AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUÉBEC.NO: 500-02-012069-956.LUIGI PRINCIPE, 5915 GIFFARD, ST-LÉONARD, QC H1P 1G7, PARTIE DEMANDERESSE, NADINE LOUIS DOLISKA, 5575 CHARLEROI, MONTRÉAL-NORD, QC, H1G 3A8, PARTIE DÉFENDERESSE, Le 0 août 1995, à 10hOO de l'AVANT-MIDI, à la place d'affaires du détendeur, au 5575 Charleroi, en la cité de Montréal-Nord, district de MONTREAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur NADINE LOUIS DOLISKA, saisis en cette cause, consistant en: un 1er à Iriser Gold'N Hot; 14 lers à friser; 3 séchoirs à main de marque Arco Éurope; 3 bureaux de travail avec miroir, de couleur blanc el vert; 3 chaises de coiffure en cuir noir; 2 séchoirs avec chaise incorporée de marque Williams Beauty Product Inc.; 4 chaises en cuir noir; un bureau blanc; une chaise de bureau en lissu noir; un répondeur de marque Duolowe; un radio cassette am/lm demarque GPX.Conditions: ARGENT COMPTANT.CHRISTIANE DUMOULIN, HUISSIERE, JOE ODMAN, Huissier de Justice, 6767 COTE-DES-NEIGES, MONTRÉAL, QC, H3S 2T6.Tel.: (514) 344-3812.Montréal, le 21 JUILLET 1995.PRENEZ AVIS que la compagnie LES IMMEUBLES LOGAR INC./LOGAR PROPERTIES INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 18 juillet 1995.MENDELSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Les procureurs de la compagnie.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-001949-958 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT REJEANNE ROBERT, Partie demanderesse c.GIOVANNI GUAGENTI, Partie défenderesse et LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à GIOVANNI GUAGENTI de comparaître au gratte de cette cour situé au 10 est, rue St-Antoine, à Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR, Une copie de la déclaration en déchéance d'autorité parenlale a été remise au greffe à l'intention de GIOVANNI GUAGENTI.Lieu: Montréal Date: 16 juillet 1995 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.a, Changement de nom d'une personne majeure Prenez avis que Nicole Claire Walford Reeve domicilié à 230, Bruton, Beaconsfield (Québec) H9W 1N2 présentera au directeur de l'étal civil une demande pour changer son nom en celui de NICOLE CLAIRE WALFORD REEVE B LAIN.Hull, 22 juin 1995, NICOLE REEVE.appel d’offres DECOUVERTES aventure de la science chaque mercredi.Gouvernement du Québec Conseil du trésor Services gouvernementaux Le ou les présents projets sont assujettis à l'Accord sur Is commerce intérieur et Ils sont ouverts aux fournisseurs des provinces et territoires des gouvernements signataires.Projet Description 7B4395 Un (1) autobus scolaire, quarante-huit (48) passagers adultes.Garantie de soumission exigée : - 7 OOO $ sous forme de cautionnement - 3 500 $ sous forme de chèque visé, mandai, traite, lettre de garantie irrévocable ou obligations payables au porteur émises ou garanties par le gouvernement du Canada ou celui d'une province ou d'un territoire visé par cet accord et dont l’échéance ne dépasse pas cinq (5) ans.CLÔTURE DES SOUMISSIONS : LE B AOÛT 1995 A 15.H Livraison Saint-Hyacinthe Une (1) tondeuse hydrostatique, 17 kW minimum, letr 006462 pour le travail dans les pentes.CLÔTURE DES SOUMISSIONS : LE 9 AOÛT 1995 À 15 H Trois-Rivières Prix des documents : 20 $ non remboursables, en argent comptant ou sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre du Fonds des approvisionnements et services Direction des acquisitions.Les conditions d'appel d'offres sont contenues dans les documents disponibles au : Fonds des approvisionnements et services Çureau des appels d'offres Edifice Lomer-Gouin 575, rue Saint-Amable, 4* étage Québec (Québec) G1R5N9 Pour information : M™ Lise Morin, tél.: (418) 643-5438 Le Directeur général des achats se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister à l'ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date indiquées.Le directeur général des achats.Michel Gagnon, ing.Québec 1 l 1 L K I) K V l) I H .I.K M A R I) I 5 .1 1' I I.I.K T M) il 5 B 8 LE DEVOIR CULTURE Les organismes qui recevront les plus importantes subventions dans les différents secteurs couverts par le CALQ sont: le TNM (860 000 $), l’OSM (2 650 000 $) et les GBC (1 025 000 $).La symphonie du statu quo Le CALQ distribue 30 millions à 300 organismes.«Sur le plan culturel, c’est décevant, reconnaît le président Guy Morin CINÉMA Un nouveau répertoire des figurants du Québec ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Cochez oui, cochez non.Sexe?masculin, cheveux?blonds, yeux?bleus.Cicatrice?rousselure?tatouage?néant.Ajoutez la date de naissance, sans oublier une photo studio, le groupe ethnique et toutes vos coordonnées, déboursez des frais minimes (au plus 60 $), et la maison Face à face vous offrira une demi-page dans son nouveau répertoire des figurants du Québec.Peut-être alors, avec un peu de chance, un agent de distribution vous invitera sur un plateau de tournage pour boire une tasse de thé en arrière-plan de Marina Orsini ou déambuler sur la rue Sainte-Catherine en croisant Roy Dupuis.Depuis un mois, ceux qui rêvaient de voir leur binette au grand écran, à travers de fracassants débuts dans la figuration, possèdent un outil pour promouvoir leur image de marque.Avec ou sans expériences, âgés de six mois à 73 ans, une demi-page est consacrée à eux et à leur tronche.Face à face offre le service de photographies studio.S’ils font de la musculation, du bungee, s’ils arborent des tatouages, les figurants trouveront preneurs dans des castings aux besoins pointus.Producteurs et réalisateurs qui feuillettent l’album de photos y voient défiler l’éventail complet de toutes les morphologies humaines, comme les âges de la vie et «magazinent» leur monde en conséquence.500 maisons de production et distribution sont appelées à recevoir gratuitement l’album, qui s’autofinance à travers les inscriptions.L’initiative est signée Face à Face, une maison de mise en marché.Leur premier bottin temporaire circule depuis juillet, est renouvelé chaque mois.D’ores et déjà, des tournages comme celui de La légende des Kruïtes de Daniel Morin, Le Sous-sol de Pierre Gang et l’émission de télé pour adolescents Watatatow se sont alimentés à ce répertoire.En un mois, 17 % des photographiés ont reçu un contrat de figuration.Dès janvier 1996, l’album prendra la forme d’un bottin annuel.Une des quatre têtes du projet, Patrick Huneault, acteur de formation, s’étonnait qu’un tel outil ait manqué depuis toujours, notait à quel point les apprentis-figurants se faisaient souvent escroquer par toutes sortes d’agences de casting, parfois bidons, qui naissaient et mouraient le même mois, promettaient mers et mondes, empochaient 200 $ et fermaient boutique, en laissant l’apprenti-figurant gros Jean comme devant.«A quoi bon inonder le marché avec tant de porte-folios onéreux?» demande Patrick Huneault.Il est conscient à quel point le désir d’apparaître à l’écran est intense dans la population.«Simplifions la formule, facilitons les modes de contacts entre les parties», scande-t-il.«Nous ne promettons aucun contrat, aucune audition, aucun engagement, poursuit Patrick Huneault.Les figurants sont appelés directement par les agences de casting, sans passer par Face à face.» Pour l’heure, l’UDA, l’ACTRA appuient l’initiative.Face à Face rêve de recruter d’ici octobre 1000 noms de figurants, histoire d’autofinancer le projet.Mais il estime à cette étape que tout baigne déjà dans l’huile et que le bottin répond à un besoin évident du milieu.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a confirmé hier qu’il octroyait cette année 29,7 millions de dollars à 292 organismes artistiques québécois afin de soutenir leurs activités de création, de production, de fonctionnement et de développement.Il s’agit d’une majoration de 2 millions $ de l’enveloppe budgétaire totale de l’organisme (42 millions en 1995-1996) consentie par le gouvernement, une somme qui était, toutefois, déjà connue depuis quelques mois.«C’est une augmentation qui est excellente dans le contexte économique actuel, soutient le président-directeur général du CALQ, Guy Morin, mais sur le plan culturel c’est décevant.Notre planification initiale au Conseil était de passer d’un budget total de 42 à 63 millions $ en trois ans.Après deux ans, on devrait donc avoir 56 millions $.Pour ce qui est du 2 millions $, cela représente un montant déjà engagé par le gouvernement.C’est donc le statu quo, si on parle strictement en termes comptables.» Les subventions annoncées hier représentent près de 75 % des fonds disponibles pour l’année.Les sommes résiduelles, soit près de 10 millions $, seront attribuées sous forme de bourses à des artistes professionnels et de subventions à des organismes par l’entremise d’autres programmes reliés principalement à la promotion et à la diffusion.Pour le p.d.-g.du CALQ, le fait que le budget de cette Société de la couronne n’ait pas subi de coupures est tout de même significatif.Ce qui n’est évidemment pas le cas d’une autre institution du même genre comme le Conseil des arts du Canada.Au Québec, les subventions annoncées représentent en moyenne 25 % du budget de fonctionnement des organismes.M.Morin a également souligné que le Conseil mettra en place un nouveau Bureau des tournées, en vue de permettre une plus large diffusion des productions québécoises ici et à l’étranger.Évaluation sans précédent «L’octroi des subventions fait suite cette année à une opération sans précédent d’évaluation de tous les organismes qui nous ont fait des demandes.Cela nous a permis de jeter un regard très actuel sur l’évolution et les nouvelles tendances qui se dessinent dans chacune des disciplines.» Le conseil a invité les comités d’évaluation, composés de professionnels reconnus pour leurs compétence, à juger les demandes de subventions en s’attachant d’abord à la qualité artistique des organismes.Les autres critères examinés comprenaient également la gestion financière des compagnies et les spécificités régionales, à la demande d’ailleurs des gens du milieu artistique un peu partout au Québec.A Montréal, les organismes qui recevront les plus importantes subventions dans les différents secteurs couverts par le CALQ sont: le Théâtre du Nouveau Monde (860 000 $), l’Orchestre symphonique de Montréal (2 650 000 $) et les Grands Ballets Canadiens (1 025 000$).Parmi les organismes qui subissent des compressions, M.Morin ne donne pas de nom, puisque les personnes responsables ne sont pas nécessairement toutes au courant.«Mais rien ne s’est fait sauvagement, assure-t-il.Ils ont reçu les résultats de notre évaluation accompagnés d’explications pertinentes, susceptibles de favoriser des changements nécessaires dans leur dossier.» Ce sont les régions de Montréal et de Québec qui obtiennent la plus grande partie des subventions, ces régions regroupant à elles seules près des trois quarts des organismes artistiques du Québec.Par ailleurs, cette année, la clientèle des autres régions reçoit dans l’ensemble une part comparable à celle de l’année dernière, soit 4,6 millions $.Succession Quant au dossier de sa succession, le président démissionnaire a indiqué que la balle était dans le camp du ministre de la Culture, Jacques Parizeau.«On m’a demandé mon avis sur des candidatures éventuelles, mais je soupçonne qu’on nommera d’abord un nouveau ministre de la culture avant de se pencher sur la présidence du Conseil.» M.Morin qui a donné sa démission il y a déjà trois mois croit cependant que ces décisions seront prises sous peu.M.Morin croit aussi que le nouveau pdg du CALQ devra attacher une importance particulière à l’équilibre entre l’aide aux régions de Montréal et de Québec, par rapport à celle accordée aux autres régions.«Par exemple, il faudrait développer des centres disciplinaires importants, selon les forces de chaque région.» Les problèmes de santé qui ne permettent pas au p.d.-g.du CALQ de poursuivre ses fonctions ne l’empêchent donc pas d’avoir une vision des décisions importantes que devra prendre son successeur.Notamment, en ce qui a trait à l’aide aux artistes et au développement.«Au départ, le milieu culturel ne peut pas être normé et réglementé comme le milieu industriel.Les zones grises, présentement, concernent surtout les dossiers de la diffusion et des nouvelles technologies.Il faudra agir vite dans les deux cas, sinon on manquera le bateau.» Au Québec, les subventions annoncées représentent en moyenne 25 % du budget de fonctionnement des organismes EN BREF ?LA CHANSON POP SCRUTÉE DE PRÈS (Reuter) — La controverse qui sévit autour des paroles «offensantes» de plusieurs chansons rap et «heavy métal» a inspiré un cadre d’une entreprise reliée à l’industrie de la musique qui a décidé de lancer un magazine spécialisé dans l’analyse des chansons populaires pour y déceler un contenu «potentiellement offensant».Music Monitor, c’est le nom de la publication, n’affichera aucune publicité dans le premier numéro prévu pour septembre.Son éditeur Charlie Gilreath espère que les abonnements au mensuel et le support de groupes de parents et d’organisations religieuses, éducatives ou politiques assureront le financement de son magazine.Le personnel de Music Monitor étudiera le contenu des 40 chansons et albums les plus populaires des genres pop, rhythm and blues, rap, country, dance et rock.-*- BRANDO EN SAVANT FOU La légende du cinéma Marlon Brando va se rendre en Australie en septembre pour tourner un film d’horreur fantaisiste dans lequel il incarnera un savant fou.La production est un remake de l’histoire de H.G.Wells L’île du docteur Moreau qui raconte le naufrage d’un groupe de soldats sur une île du Pacifique où Brando, qui incarne l’étrange docteur Moreau, mène des expériences sur les mutations entre humains et animaux.Il s’agira de la troisième version de cette histoire d’horreur classique.Brando tourne en ce moment le film Divine Rapture en Irlande, un pays qui l’a tellement inspiré que Brando songe maintenant à demander la citoyenneté irlandaise.Hommage à Gilles Latulipe Lors de son cinquième et dernier gala, hier soir, le Festival Juste pour rire rendait hommage au comédien et directeur du Théâtre des Variétés, Gilles Latulipe.Pour sa contribution au monde de l’humour, le célèbre interprète de Symphorien a reçu le prix Victor, dont le récipiendaire avait été Yvon Deschamps l’an dernier.PHOTO JACQUES NADEAU La p’tite vie d’artiste Une nouvelle étude sur la hiérarchie des revenus | dans le secteur culturel au Canada ANDRÉE BOISSELLE Les artistes sont les professionnels du secteur culturel qui profitent le moins du fruit de leur labeur.C’est ce que révèle une étude de Statistique Canada publiée le 20 juillet dernier.En la parcourant, on constate effectivement qu'en 1993, ceux qui ont dirigé et administré la culture ont bénéficié d’un revenu moyen de 31 600 $ tandis que les artistes déclaraient une rémunération inférieure.Ceux dont l’activité principale consiste en une forme d’arts visuels, tels les peintres et les sculpteurs, ne peuvent compter que sur 8800 $ annuellement, en moyenne.Ils sont les plus faiblement salariés de tous les artistes, venant après les musiciens, danseurs et chorégraphes qui, en un an, gagnent 12 800 $ grâce à leur activité.Les écrivains, quant à eux, font état d’un total de 19 200 $ par année dus à la finesse ou à la force de leur plume.Si on établit une hiérarchie dans les revenus annuels moyens de tous les gens qui rendent possible, par exemple, la présentation d’une pièce de théâtre, on devra donc placer au sommet celui qui s’occupe des comptes et des budgets (l’administrateur), puis le responsable du choix des pièces pour la saison (le directeur artistique), sur le même palier que celui qui transmet sa vision de l’oeuvre fie metteur en scène); vient ensuite l’employé du théâtre chargé de la qualité du son ou de l’éclairage lors du spectacle fie technicien), pour finir avec ceux qui doivent s’être fait remarquer pour leur talent particulier et qui ont l’incroyable chance de monter sur les planches (les acteurs).Toutefois, si la pièce demande la collaboration de musiciens, ce sont eux qui seront tout en bas de l’échelle salariale.Pour subvenir à leurs besoins, puisque leur art n’y pourvoit qu’en partie, 50 % des personnes recensées ont déclaré occuper au moins deux emplois.Nombre de travailleurs du secteur culturel mènent ainsi leur vie en étant tour à tour leur propre patron, pendant les heures consacrées à leur activité artistique, et employé à un poste quelconque.En fait, 46 % de ces travailleurs peuvent être qualifiés à leurs heures d’«autonomes», comparativement à seulement 15 % des gens dans l’ensemble de la population active.Un lien peut être établi entre le degré de scolarité et la tendance au travail autonome.Ainsi, ceux qui occupent un poste à la culture sont plus fortement scolarisés — 51 % d’entre eux ont obtenu un diplôme universitaire, contre 15 % de l’ensemble de la population active — ils sont de même trois fois plus susceptibles d’être travailleurs autonomes que le chimérique «Canadien moyen».Bien qu’ils aient plusieurs années d’études derrière eux, les êtres préoccupés de culture ne semblent pas se satisfaire de ce qu’ils savent: plus du tiers d’entre eux serait heureux de retourner sur les bancs de classe pour bénéficier d’une formation professionnelle plus poussée.En ce qui concerne leur second emploi, les résultats de l’enquête ont démenti l’idée préconçue selon laquelle les artistes complètent leur revenu culturel en travaillant en particulier dans la vente ou les services.Pour 75 % des artistes, l’activité reliée à la culture constitue leur profession principale, ce qui signifie qu’elle représente le plus grand nombre d’heures de travail.Cette proportion s’élève à 88 % si l’on ajôute aux artistes le reste de la population active du secteur culturel.Enfin, l’étude a permis d’établir que les changements technologiques ayant cours depuis 1990, tels ceux qui font progresser l’informatique, les satellites, les médias et tout l’équipement globalement disponible, sont loin de laisser indifférents les moteurs de la culture, au Canada.Les deux tiers des personnes interrogées dans le cadre de l’étude de Statistique Canada en ont perçu les répercussions dans leur travail, et le tiers seulement a pu bénéficier d’une formation reliée à ces changements.Nuits d’Afrique en chiffres La neuvième édition du festival Nuits d’Afrique a connu un succès inégalé avec une augmentation de 50 % de l’assistance aux spectacles en salle.Cette année, 24 pays étaient représentés.Plus de 200 artistes se sont produits sur scène durant 13 jours.La Place Berri, le nouveau site de l’événement, a vu défiler plus de 16 000 festivaliers, et ce malgré l’annulation du spectacle de dimanche, en raison des pluies diluviennes.Les activités extérieures ont également connu une augmentation de 55 % par rapport à l’année dernière.La montagne du blues LE DEVOIR Le Festival du Blues sera de retour pour une deuxième année consécutive au mont Tremblant les 28,29 et 30 juillet prochains.Pour cette deuxième édition, les responsables de la programmation du festival ont réussi à attirer plusieurs artistes de renom, dont le groupe Mississipi Heat, qui viendra ensuite à Montréal lundi prochain pour lancer son nouvel album.L’an dernier, le Festival du Blues avait connu beaucoup de succès en attirant plus de 10 000 spectateurs au cours du week-end musical.Le Festival regroupera plus de 70 musiciens de partout en Amérique du Nord, représentant différents styles de blues : Cajun, Delta, Chicago, Louisianais et Texan.Les musiciens présenteront leurs spectacles sur neuf scènes différentes réparties sur le site au pied de la montagne.Parmi les artistes présents au Festival, on remarque notamment Kat Dyson qui s’est produite en spectacle au Forum de Montréal le 7 juillet dernier, en première partie de Etta James.Mme Dyson, qui était de passage à l’émission de David Letterman le 17 juillet dernier en compagnie de Cindy Lauper, fera cependant une seule apparition au Festival dans le cadre d’un souper-spectacle présenté au restaurant le Grand Manitou, situé au sommet du mont Tremblant.Les autres artistes, pour la plupart, feront plusieurs apparitions sur scène au cours au Festival.Il faut s’attendre à ce que les performances du groupe Mississipi Heat, de Chicago, soient parmi les faits saillants de la fin de semaine.t
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