Le devoir, 14 juillet 1995, Cahier A
pi pro.fi® brru'I 'Of O'11 .h> “f ***** * AV \ Jean-Paul II écrit aux femmes INDEX „.B7 Avis publics.„A2 .B6 Culture .B9 Économie .A5 Éditorial .A8 Le monde .A7 Mots croisés.B6 Les sports.B6 MÉTÉO Montréal Ciel variable.60 % de possibilité d'averses ou d’orages.Max: 30 Québec Ciel variable.40 % de possibilité d’averses ou d’orages.Max: 26 Détails en B 6 POLITIQUE Hôpitaux: Rochon ne bronche pas PAGE A 4 LE MONDE Un 14 juillet très anti- français PAGE A 7 LES*711 FRANCOFOLIES CULTURE Les Québécois font sauter La Rochelle PAGE B 0 Plus proche de ses sous Prudence et calcul: le consommateur nouveau en veut pour son argent BRIAN MYLES LE DEVOIR Les excès de «consommation exhibitionniste» des années 80, payés chèrement au cours de la dernière récession, ont façonné le portrait du consommateur canadien nouveau.C’est un redoutable chasseur d’aubaines qui évite de faire des achats sous le coup de l’impulsion.Ce consommateur renie l’ostentation, paie rubis sur l’ongle et sacrifie ses aspirations personnelles au pro- • fît des besoins de sa famille.Il accepte généralement de dépenser seulement en présence d’un rapport quali- VOIR PAGE A 10: SOUS Feuilleton % des lies aSm \ A compter de demain dans Le Devoir, le feuilleton littéraire de Pierre Gobeil Dans une nouvelle lettre ouverte publiée cette semaine, le pape prend vigoureusement la défense des droits des femmes dans la société contemporaine et présente ses excuses pour l’oppression dont elles ont été victimes par le passé, notamment de la part de l’Église.Cependant, Jean-Paul II réitère deux positions fondamentales mais beaucoup moins libérales de la doctrine catholique.Sa Sainteté renouvelle d’abord son opposition à l’avortement, même à la suite d’un viol.Elle réaffirme ensuite que la prêtrise sera toujours exclusivement réservée aux hommes dans son institution deux fois millénaire.Comme quoi l’ouverture catholique a ses limites.Encore une fois, Jean-Paul II persiste et se signe.La prison pour trois policiers Affaire Barnabe: les agents en appelleront du verdict de culpabilité Festival de folklore de Drummondville Stéphane Baillargeon a lettre de moins de vingt pages paraît alors qu’approche la quatrième Conférence mondiale sur la femme, organisée par l’ONU, qui se tiendra à Pékin en sep-1 -J tembre prochain.Dès les premières lignes, le pape explique qu’avec son texte l’Église entend résumer «l’apport spécifique de la Délégation officielle du Saint-Siège aux travaux de Pékin», tout en «parlant directement au cœur et à l’esprit de toutes les femmes».La missive est écrite dans un style direct, voire intimiste.Le «je» remplace le «nous» traditionnel des textes pontificaux.Jean-Paul II écrit même que «le point de départ de ce dialogue ne peut-être qu’un merci» qu’il adresse à la «femme-mère», à la «femme-au-travail» et tout simplement à la «femme pour le seul fait d’être femme».?«Mais, je le sais, le merci ne suf- fit pas», précise le pape, car pour lui, l’Évangile est «un message de libération de la femme».Pour la première fois de l’histoire, le Saint-Père demande donc «sincèrement pardon» pour (a «responsabilité objective de nombreux fils de l’Église» dans la «marginalisation» dont souffrent les femmes dans de nombreuses parties du monde.Il estime même que malgré ses erreurs et ses dérives incontrôlées, le rôle du mouvement féministe a été «substantiellement positif» dans sa lutte pour l’égalité des sexes.Jean-Paul II critique d’ailleurs les obstacles qui empêchent la femme de s’intégrer pleinement à la vie politique, sociale ou économique.«Il est urgent d’obtenir partout l’égalité effective des droits et donc la parité des salaires pour un travail égal, la protection des mères qui travaillent et un juste avancement dans la carrière», dit la lettre qui prend alors des allures de manifeste courageux (opportuniste?) en faveur des droits de la moitié de l’humanité.Le texte critique ensuite les violences sexuelles dont est victime la femme.Ces gestes dégradants sont rapprochés de l’état de «perversion» de la «culture de permissivité hédoniste où prospèrent plus facilement des tendances à un machisme agressif».Ce n’est pas la première fois que Jean-Paul II parle d’une «civilisation malade».Sa critique théologiquement fondée peut même très bien être rapprochée de nombreux autres diagnostics de notre monde à la dérive, proposés par des artistes, des philosophes et d’autres docteurs ès postmodernité.Par contre, le pape a ses propres raisons, que les partisans de la rationalité, voire du simple gros bon sens raisonnable, ignorent souvent.On ne reviendra pas sur la question de l’interdiction du sacerdoce féminin.On doit cependant souligner en jaune que le souverain pontife se prononce à nouveau contre l’interruption volontaire de grossesse, même à la suite d’un viol — il parle en fait de «l’injustice de rapports sexuels imposés».«L’avortement [.] reste toujours un péché grave», écrit-il avant de préciser qu’il ne condamne pas explicitement les femmes violées qui commettent ce «crime», mais qu’il loue «l’héroïsme» de celles qui ne soumettent pas à cette tentation.Le refus de l’avortement n’est pas une surprise.Le rejet papal de tout avortement, de manière absolue, a également déjà été défendu par Rome, en mars 1993, au sujet des femmes violées en Bosnie.Mais cette position avait alors été tellement critiquée en Occident qu’on peut s’étonner que le pape ait malgré tout tenu à réutiliser ses arguments catégoriques dans une lettre par ailleurs très généreuse à l’endroit des droits des femmes.Comment dit-on incohérence en latin?Jean-Paul II aime la vie et il a même récemment écrit une encyclique complète pour le prêcher haut et fort.Mais son «oui à la vie» prend ici encore une fois, pour beaucoup de ses contemporains plus libéraux, des allures de «non à la liberté» et de «non à la dignité», même dans les situations les plus tragiques, quand cette chienne de vie mord bien au-delà de la chair, jusqu’au tréfonds des âmes et des consciences.Le «je» remplace le «nous» traditionnel des textes pontificaux MICHEL LALIBERTÉ LE DEVOIR Trois des quatre policiers reconnus coupables de voies de fait ayant causé des lésions corporelles au chauffeur de taxi Richard Bamabé passeront plusieurs week-ends derrière les barreaux à l’établissement carcéral de Bordeaux, a tranché le juge Benjamin J.Greenberg, hier, au Palais de justice de Montréal.Les agents Pierre Bergeron et Louis Samson ont été condamnés chacun à 90 jours d’emprisonnement tandis qu’André Lapointe a écopé de 60 jours de prison.Toutes ces peines seront purgées de façon discontinue, soit les fins de semaine — du samedi à 9h au dimanche à 18h (33 heures) — et ce, en principe, dès le week-end des 22 et 23 juillet 1995.Les trois sont également sous le coup d’une probation d’un an qui a débuté dès l’annonce des sentences.Pierre Vadeboncoeur, de son côté, s’en tire avec 180 heures de travaux communautaires, en raison de son rôle plus limité lors des événements du 14 décembre 1993.Le juge Greenberg a fixé à deux ans sa période de probation.Les sentences rendues ont bien entendu donné lieu à des commentaires divergents de la part des parties concernées.La famille de Richard Bamabé a été surprise de la courte durée des sentences.«C’est léger.Je m’attendais à ce qu’une petite sentence soit de deux ans», a dit Claudette Bamabé à sa sortie de la salle d’audience.VOIR PAGE A 10: BARNABÉ PHOTOS JACQUES NADEAU «Des peines légères», ont déclaré Claudette et Daniel Bamabé (photo de droite) à leur sortie de la salle d’audience où les policiers Pierre Bergeron, Louis Samson et André Lapointe (en arrière-plan sur la photo de gauche) ont reçu leur sentence: des peines d’emprisonnement allant de 60 à 90 jours, devant être purgees les week-ends, à la prison de Bordeaux.Des pieds et des mains uine babine?» «Ceinture fléchée?» «Cuillères de bois?» Les affiches qui tapissent le métro de Montréal depuis une semaine veulent avoir, dans leur interrogation succincte, ce ton de dédain que les gens prennent à la mention du Festival mondial de folklore de Drummondville.Mais voilà: ceux qui se font méprisants, soutenant que dix jours à «swigner la bacaise au fond d’une boîte à bois», c’est un peu ambitionner, eh! bien, ils parlent à travers leur chapeau.Ils n’y sont pas allés.L’autre partie de l’affiche le montrait bien: sous la question ironique, on voit deux Asiatiques sanglées de leur costume traditionnel.Ça fait quatorze ans que les organisateurs du Festival font des pieds et des mains pour amener le monde à Drummondville, et chaque année leur réussite est plus fulgurante.Cet été, jusqu’au 16 juillet, 23 troupes de danse folklorique accompagnées de leurs musiciens représentent avec panache 21 pays différents.La liste est superbe, tous les continents y ont VOIR PAGE A 10:PIEDS Portrait d’un purificateur Adulé par les siens, le général Ratko Mladic a mis ses talents de chef de guerre au service de la Grande Serbie FLORENCE HARTMANN LE MONDE ¦ Nos informations sur le conflit bosniaque en pages A 2 et A 7 PHOTO AP Des réfugiés bosniaques de Srebrenica derrière les barbelés d’un camp mis sur pied par les Serbes à 100 km au nord de Sarajevo, près de Tuzla.« O uvrez le feu! Compris?Tirez! Il faut leur faire perdre la raison! (.) Tirez aussi sur Velusici, les Serbes n’y sont pas nombreux.» En cette fin de mai 1992, la police de Sarajevo venait d’intercepter les ordres lancés par le tout nouveau commandant en chef des forces serbes de Bosnie aux troupes qui, du haut des collines, semaient déjà depuis huit semaines la mort dans la capitale bosniaque.L’auteur de ces phrases meurtrières était Ratko Mladic, ce général au regard bleu acier, cette force de la nature qui a Ratko Mladic mis ses talents de chef de guerre au service de la Grande Serbie, celui que certains décriVént comme «cynique mégalomane enivré par ses victoires», qui porte la responsabilité d’une grande partie des atrocités commises par l’armée serbe.Adulé par les Serbes de Bosnie et de Croatie, Ratko Mladic est le héros de la rébellion serbe contre les Croates et les Bosniaques qui ont voulu fuir une Yougoslavie sous l’emprise de Belgrade.Il est l’homme le plus puissant à VOIR PAGE A 10: PORTRAIT I.g U K V 0 I It , I.K V K N I) It K I) I II .1 I' I I.I.K T I II II A 2 LES ACT UA » 11 ÏS «Ceci ne peut pas continuer», dit Collenette Le Canada souhaite revoir le mandat de la FORPRONU MANON CORNELLIEK PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les 17 Casques bleus canadiens assoiffés et affamés qui gardaient deux postes d’observation en Bosnie retourneront aujourd’hui à leur base de Visoko.Après quelques jours de mutisme fat e ¦> la nouvelle crise qui secoue la Bosnie, le gouvernement fédéral s'est finalement manifesté hier.Le ministre de la Défense David Collenette a annoncé l’abandon des postes d’observation et déploré lit prise de Srebrenica par les forces serbes, y voyant «un affront aux Nations unies et à la bonne foi de tous ceux qui travaillent à instaurer la paix» dans cette région.• I II .1 I' I I.I.K T I it it .1 - LE DEVOIR ?mm ii XXM ISE 300 DOW 10NES S CAN OR P -MI -12.2?40.19 -0.36 42,50 2300.10 4698.04 4721.41 13,39 389.20 Un consortium privé négocie en vue d’assumer la gestion de la Voie maritime PRESSE CANADIENNE Un consortium d'entreprises privées a entame des négociations avec Ottawa en vue d'assumer la gestion quotidienne des opérations de la Voie maritime du Saint-Laurent.La nouvelle a été confirmée hier par le président de la Voie maritime, Glendon Stewart, qui a souligné que le groupe était composé d’entreprises oeuvrant dans les secteurs du transport maritime, des céréales et du fer.Les membres du consortium sont: Algonia Central Corp., Upper Lakes Shipping Ltd., Canada Steamship Lines Inc., Fednav Ltd., Stelco inc.Dofasco inc., Cargill Ltd., James Richardson and Sons Ltd., et Louis Drey fuss Corp.Ottawa a déjà annoncé son intention de commercialiser la Voie maritime du Saint-Laurent dans le cadre de sa réforme des politiques maritimes du pays.M.Stewart a précisé que le consortium voulait former un partenariat avec le gouvernement fédéral qui continuerait d’être propriétaire des écluses et des canaux entre Montréal et le lac Erié.«Je crois juste de dire que l’intérêt va dans le sens d’un partenariat public-privé plutôt que dans le sens d’une vente pure et simple», a-t-il ajouté.U* réseau long de 23(X) kilomètres est formé de deux sections: celle du canal Welland entre les lacs Erié et Ontario, qui a plus de 60 ans, et celle de Montréal-lac Ontario, qui a été ouvei te en 1959, Historiquement, le réseau a perdu de l’argent quoiqu'il ait réalisé l’an dernier un profit de 10 millions $ sur un budget d'opérations de 78 mil* lions 8.Du temps doux et une industrie du fer en pleine expansion ont permis d’atteindre les résultats de l'an dernier.Le nombre de navires ayant emprunté la Voie maritime du Saint-Laurent l'an dernier a augmenté de 23 pour cent par rapport à 1993.Selon le vice-président de Transport 2000 Canada, Harry (iow, le genre de partenariat auquel on songe s'est déjà révélé profitable, no tamment dans le cas des aéroports de Montréal.«Les autorités de la Voie maritime du Saint-Laurent ont l’air de vivre dans le passé.Quelque chose doit changer et (la proposition du consortium) est probablement la meilleure proposition que recevra le gouvernement», a-t-il ajouté.Une première rencontre a eu lieu récemment et une autre doit avoir lieu plus tard en juillet.On pourrait enregistrer des progrès substantiels dans ce dossier à l’automne, a déclaré M.Stewart.TAUX D INléRÊT - TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d'intérêt en vigueur le xx xxxx XX dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Oépôt certil.certil.certil.Prêts Prêts Prêts Prêts é ternie placem.placem.placem.hypoth.hypolh.hypoth.pars.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans S ans taux min.CIBC 5,500 5,500 6.000 6,500 7,625 8,125 8,500 — Laurentienne 5.000 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 8,250 de Montréal 5,250 5,500 6.000 6,500 7,625 8,125 8,500 8,250 Banque Nationale 5,000 5.500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 8,750 Banque Scotia 5,000 5.500 6.000 6,500 7,750 8,250 8,625 9,750 Toronto-Dominion 5.000 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 10,000 Hongkong — 5.500 6.000 6.500 7,625 8,125 8,500 — BNP 7,750 5.750 6,000 6,500 7,625 8,125 08,500 — IÎN HR E F ?LA REVENTE DE MAISONS RALENTIT SA CHUTE •Ottawa (PC) — La baisse récente des taux d’intérêts a aidé le marché de l’habitation, en juin dernier, à se rapprocher du niveau de ventes atteint au cours du même mois en 1994.La revente de maisons en juin 1995 n’a ¦ été que de 1,7 % inférieure à son volume de l’année dernière qui avait atteint 17 527 unités, a révélé hier l’Association canadienne de l’immeuble.Par rapport à mai, la revente de maisons a chuté de 1,6 %.Selon le président de l’association, M.Gary Schnarr, le niveau relativement élevé de l’activité en juin contraste avec la ralentissement traditionnel observé en été.«La croissance récente de l’emploi doublée de taux d’intérêts plus bas devraient raffermir la confiance des consommateurs au cours des prochains mois», a déclaré M.Schnarr.Le marché de l’habitation a été l’un des plus durement frappé par le ralentissement économique de 1995.Au cours du premier semestre, la revente de maisons a chuté de 28 % par rapport à la même période l’an dernier.-?- L’INDICATEUR DE LA CTBC CONFIRME LE RALENTISSEMENT (PG) — L’indicateur de la croissance économique de la C1BC (NeurEco) se situait à 6,2 % en juillet, en baisse de 0,2 % par rapport à juin (6,4).Ce ralentissement survient au moment où d’autres indicateurs laissent entendre que l’économie canadienne aborde une période de croissance plus lente et plus soutenue.Les signaux émis par l’indicateur de la CIBC «ne portent pas à croire pour autant que nous basculerons dans une récession», affirme-t-on.On prévoit en effet un taux de croissance de 2.6 % pour cette année alors qu’il avait atteint 4.6 % en 1994.Du côté de l’inflation, l’indicateur utilisé par la CIBC révèle une augmentation des prix moindre en juillet qu’en juin.NOUVEAUX CANDIDATS À LA REPRISE D’OLYMPIA AND YORK USA New York (AFP) — Deux promoteurs immobiliers américains, Tishman Speyer Properties et Apollo Real Estate Investment, ont présenté hier une proposition de reprise de la branche américaine du promoteur canadien en faillite Olympia and York Developments, ont indiqué ces investisseurs dans un communiqué.Tishman Speyer et Apollo propo- ?sent d’apporter 100 millions $ d’argent frais en échange d’une participation majoritaire dans Olympia and York Companies USA Leur plan de réorganisation est soutenu par les administrateurs judiciaires de Olympia and York Developments, la maison-mère canadienne, selon le communiqué.Apollo est d’autre part le principal créancier de la branche américaine, qui lui doit plus de 400 millions $ (sur une dette totale de 5 milliards).Olympia and York USA contrôle 1,26 million de mètres carrés de bureaux, dont le World Financial Center, l’un des plus modernes complexes de bureaux de Wall Street.Plusieurs groupes d’investisseurs sont en concurrence pour la reprise d’Olympia and York, qui a été saisi par ses créanciers il y a deux ans, dont un groupe contrôlé par la famille royale saoudienne et un autre mené par l’ancien propriétaire d’O&Y, le promoteur canadien Paul Reichmann.-?- CONTRAT DE 1,5 MILLION $ DE M3i À HONG-KONG La compagnie China Light &Power, de Hong Kong, a signé hier un contrat avec Systè-mesM3i inc.de Longueuil pour l’obtention d’un système M3i de gestion de la distribution afin de permettre à ce service public d’électricité de mettre en application ses nouveaux standards corporatifs deservice et d’améliorer son service à la clientèle.China Light & Power est le service public d’électricité le plus important à Hong Kong, comptant environ 1,7 million de comptes de clients.Ce contrat de 1,5 million $ CAN canadiens fut octroyé par suite de l’exécution réussie d’un projet-pilote obtenu par M3i en octobre dernier, visant à évaluer l’intégration de différents systèmes ayant un impact sur l’approvisionnement en électricité.-?- 38 % DES JOURNALISTES UTILISENT INTERNET Un sondage realise conjointement par Communication CNW Inc.et Caron Belanger Ernst & Young auprès des journalistes revèle que 38 % des salles de rédaction et des pigistes ne peuvent dorénavant plus se passer d’Internet.De toutes les organisations de presse, la radiotélévision et les quotidiens affichent des taux d’utilisation encore plus élevés, soit respectivement 48 % et 44 %.Parmi celles qui ne sont pas encore reliées à Internet, 56 % le seront au cours des douze prochains mois.Le questionnaire du sondage a été envoyé à 1 275 joumalistres de tout le Canada le 5 juin 1995.Dans les deux semaines qui ont suivi, 197 questionnaires ont été retournés pour un taux de réponse de 16 %.Les compagnies d’assurance de personnes refusent de mourir ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR L> industrie canadienne des assurances de personnes refuse de disparaître pour s’amalgamer aux grandes banques.Dans un mémoire soumis au ministère fédéral des Finances, l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes (ACCAP) a demandé au gouvernement fédéral d’éliminer les privilèges législatifs et réglementaires dont jouissent les banques pour permettre aux autres types d’institutions financières de concurrencer ces dernières sur un pied d’égalité.Selon Yves Millette, vice-président de l’ACCAP, les grandes banques absorberont rapidement la majorité des compagnies d’assurance-vie si le gouvernement fédéral leur, permet de vendre de l’assurance dans leurs succursales.Ottawa a permis aux banques d’entrer dans le courtage des valeurs mobilières et dans le domaine fiduciaire.Aujourd’hui, les banques détiennent 70 % de l’industrie des valeurs mobilières et 69 % des actifs des sociétés de fiducie.Ce mémoire a été présenté dans le cadre de la révision à venir des lois.Dénonçant la concentration des pouvoirs entre les mains des banques, le mémoire recommande que le gouvernement fédéral entreprenne une vaste étude publique du secteur financier du pays.L’ACCAP soutient que cette concentration croissante n’est pas dictée par les forces du marché.Elle résulte plutôt des nombreuses dispositions législatives et réglementaires conférant aux banques des avantages considérables, notamment le contrôle du système de paiement et un fonds de garantie soutenu par le gouvernement, soit la Société d’assurance-dépôts du Canada.L’ACCAP signale également un soutien en matière de liquidités fourni par des organismes publics, un traitement fiscal leur permettant de mobiliser des capitaux au moyen de l’émission d’actions privilégiées à un coût inférieur à celui assumé par les assureurs et une protection importante contre la concurrence étrangère.Le mémoire recommande des initiatives précises qui aideraient les assureurs-vie à concurrencer les banques sur un pied d’égalité, notamment l’accès au système de paiement Un pas franchi vers la pièce de deux dollars PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Un pas de plus a été franchi vers la production et la mise en circulation de la nouvelle pièce de deux dollars.En effet, le Sénat canadien a donné le feu vert au projet hier.La monnaie royale canadienne prévoit maintenant d’entreprendre la production de la nouvelle pièce cet automne.A compter de janvier, la pièce remplacera progressivement l’actuel billet de deux dollars.•CARRIERES ET PROFESSIONS- ORTHOPHONISTE Les Services de santé du Timiskaming sont à la recherche d’un(e) orthophoniste bilingue (français/anglais).La personne choisie travaillera au sein d’une équipe composée de trois (3) orthophonistes et de deux (2) audiologistes.Ses fonctions principales seront d’offrir des services à la population scolaire et aux adultes orientés au Programme de soins à domicile.La candidate ou le candidat choisi(e) possédera une maîtrise en orthophonie, sera membre de l’Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario, pourra s’exprimer couramment dans les deux langues officielles et possédera des compétences en communication et en informatique.Les Services de santé du Timiskaming offrent un salaire concurrentiel, ainsi qu’une gamme d’avantages sociaux intéressants.Le Timiskaming est situé au nord-est de l’Ontario et offre la possibilité de pratiquer un grand nombre d’activités récréatives.Il est à seulement 5 heures 1/2 de route de Toronto et de Ottawa.Les candidates ou candidats peuvent faire parvenir leur demande d’emploi et leur curriculum vitae au: Dr Brian Primrose Médecin hygiéniste Services de santé du Timiskaming 221, av.Whitewood New Liskeard (Ontario) P0J IPO (705) 647-4305 (705) 647-5779 (télécopieur) > Date de clôture: le 21 juillet 1995 DES ARTS ET TRADITIONS- POPULAIRES DU QUÉBEC CONCOURS CONSERVATEURS ) EN CHEF Sous l’autorité du directeur général, vous aurez à relever le défi de participer à la construction et à l’implantation d’un musée dont la mission est tout d’abord de conserver, d’interpréter et d’exposer un riche patrimoine collectif constitué par la collection Robert-Lionel-Séguin et ses collections complémentaires, la collection d’archéologie préhistorique et la Vieille Prison de Trois-Rivières, et aussi de rendre un véritable témoignage aux arts et traditions populaires du Québec.Vous assumerez la planification, l’organisation et la gestion des fonctions de conservation, de diffusion et d’éducation.Ce poste exige une formation universitaire de deuxième ou troisième cycle soit en histoire, en ethnologie ou en arts et traditions populaires, une expérience sérieuse en conservation ainsi qu’en muséologie et une volonté de contribuer à un constant travail d’équipe où vous ferez preuve de dévouement, de souplesse et d'adaptation.Vous devez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 21 juillet 1995, 17h, à l’adresse suivante: Concours conservateur(e) en chef Musée des arts et traditions populaires du Québec 2750.boni, des Forges, Case postale 1420, Trois-Rivières.Québec G9A 5L2 Tél: 819 372-0406 MUSEE Fiducies Dépôt certil.certil.certil.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans Sans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Trust Bonaventure 5.000 5,750 6,125 6,625 7,625 8,125 08,500 — Canada Trust 5.500 5.500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 11,750 Fid.Can.liai.5,500 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 9,000 Fiducie Sunlife 5,500 6.125 6,375 6,625 7,625 8,125 8,500 — Trust Générai 5,000 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 8,750 Tr.Laurentienne 5,500 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 — Montréal Trust 5,000 5,500 6,000 6,500 7,750 8,250 8,625 9,750 Tr.PrêtRev.5,625 5,500 6,125 6,500 7,625 8,125 8,500 — Trust Royal 5,500 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 9,500 Tr.LaCapitale 6,300 6,350 6,550 6,850 — — — — Gr.Mutuelle 4,900 5,500 5,950 6,250 7,625 8,125 8,500 — Sherbrooke Trust 5,000 5,500 6,000 6,500 7,625 8,125 8,500 8,750 HH Afrique du Sud (rand) 0,3954 Hong-Kong (dollar) 0,1805 Allemagne (mark) 0,9809 Indonésie (ruplah) 0,000640 Australie (dollar) 1,0336 Italie (lire) 0,000869 Barbade (dollar) 0,7115 Jamaïque (dollar) 0,0459 Belgique (franc) 0,048279 Japon (yen) 0,01559 Bermudes (dollar) 1,3759 Mexique (peso) 0,2437 Brésil (real) 1,5065 Pays-Bas (florin) 0,8887 Caraïbes (dollar) 0,5271 Portugal (escudo) 0,00957 Chine (renminbi) 0,1722 Royaume-Uni (livre) 2,1800 Espagne (peseta) 0,01167 Russie (rouble) 0,000306 États-Unis (dollar) 1,3625 Singapour (dollar) 0,9896 Europe (ECU) 1,8437 Suisse (franc) 1,1877 France (franc) 0,2812 Taïwan (dollar) 0,05356 Grèce (drachme) 0,00635 Venezuela (bolivar) 0,00821 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL AUJOURD'HUI CREDO Mensuel protestant publié par l'Église Unie du Canada est à la recherche pour le 1er septembre 1995 d’un ou de plusieurs RÉDACTEURS et RÉDACTRICES à temps partiel possédant les qualités pertinentes suivantes: • Connaissances du milieu franco-protestant • Expérience en rédaction et en journalisme • Connaissances en théologie et/ou en éthique sociale • Expérience en production de revue • Aptitudes à travailler en équipe Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 1er août 1995 au soin de Marc Lauper Comité Credo, 132, ch.Victoria, Greenfield Park, J4V 1L8 Hôpital Général Juif -Sir Mortimer B.Davis ifcauaiâa CHEF DU DÉPARTEMENT DE MICROBIOLOGIE L'Hôpital Général Juif - Sir Mortimer B.Davis est un hôpital d’enseignement de l’Université McGill qui compte 637 lits.Cet hôpital est à la recherche d’un Chef pour le Département de Microbiologie.La personne recherchée détient un certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens, ou du Québec (ou l’équivalent).11/Elle possède une formation pratique dans des hôpitaux d'enseignement.Le ou la candidat(e) retenu(e) se verra offrir un poste universitaire qui sera à la mesure de ses qualifications.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette offre d'emploi s'adresse principalement aux citoyens et résidents permanents du Canada.Les personnes intéressées sont priées de bien vouloir faire parvenir leur curriculum vitae ainsi que le nom de trois personnes susceptibles de donner des références.Vous êtes priées de soumettre votre curriculum vitae avant le 18 août 1995.Dr Elizabeth MacNamara Présidente.Comité pour la recherche et la sélection Hôpital Général Juif - Sir Mortimer B.Davis 3755.Côte Ste-Catherine Montréal (Québec) % H3T 1E2 A (i I.K I) K V 0 I I.K V K X l> Il K H I II .1 C I I.I.K T I H II .1 SCO NOM Le revenu médian des Canadiens a légèrement augmenté en 1993 Ottawa (PC) — Selon Statistique Canada, le revenu médian des Canadiens a légèrement augmenté en 1993, passant de 19900$ en 1992 à 20000$ l'année suivante.Cette augmentation de revenus n’est cependant pas suffisante pour compenser les pertes encourues au cours des années précédentes.Entre 1989 et 1993, le revenu médian a augmenté de 7,5 %.Mais compte tenu de l’inflation, le revenu réel a chuté en fait de 6,1 % durant la même période.De l’ensemble des revenus, le revenu médian est celui qui se situe exactement*au centre.Le revenu réel médian des hommes a reculé un peu plus que celui des femmes mais l’écart entre les deux est pratique- ment demeuré inchangé.Selon M;iti',iii|uc i unada, les femmes gagnaient 61,9 % du revenu des hommes en 1993, une légère hausse de 0,2 % par rapport à l'année précédente.De 1989 à 1993, le revenu réel des hommes a reculé de 2900 $ alors que celui des lemrnea est m té à peu près constant.Statistique Canada note également que 5,5 % de plus de contribuables en 1993 déclaraient être travailleurs autonomes.Chez les hommes, 17,8 % déclaraient des revenus provenant d’un travail autonome alors que ce pourcentage était de 10,9 chez les femmes.Le revenu autonome total a augmenté de 6,7 % de 1992 à 1993.Renault, Pechiney, CGM Paris enclenche une nouvelle vague de privatisation Paris (AFP) — U* gouvernement français va enclencher dès la semaine prochaine le compte à rebours de la privatisation de trois groupes publics, le constructeur automobile Renault, dont il détient encore près de 51 % du capital, Pechiney (aluminium, emballage) et la Compagnie générale maritime CGM, a-t-on appris hier de source gouvernementale.Un décret signé du premier ministre Alain Juppé et du ministre des Finances Alain Madelin paraîtra soit ce week-end, soit en début de semaine prochaine au journal officiel.Il n’est pas sûr toutefois que les trois entreprises figurant au décret soient privatisées à la fin de l'année, souligne-t-on au ministère des Finances.Le gouvernement fera certainement un choix dans la liste et il a encore la possibilité de privatiser le groupe d’assurances AGF, pour lesquelles le décret est signé depuis mars 1994, mais la conjoncture boursière toujours mauvaise.Aussi bien Renault que Pechiney s’estiment aujourd’hui fin prêtes pour la privatisation.Pour Renault, le gouvernement doit encore décider s’il conserve une participation dans le constructeur automobile, une question qui «n’est pas encore tranchée .(lit on au ministère des Finances.Craignant des remous syndicaux, le gouvernement Balladur n’avait vendu qu’une partie minoritaire des actions du constructeur à l'automne 1994, passant de 79,2 % du capital à 51 %.L'opération lui avait rapporté alors 13 milliards de FF (2,6 milliards $).Si l’Etat vendait au cours de bourse actuel (166 FF) les 51 % qu’il détient dans Renault, il encaisserait une vingtaine de milliards de FF.Le p.-d.g.de Pechiney, Jean-Pierre Rodier, estime de son côté que la cession des 57 % que l’Etat détient dans le groupe d’emballage et d’aluminium pourrait lui rapporter 7 à 8 milliards de FF (environ 1,4 milliard $).Quant «i la Compagnie Générale maritime, elle ne sera pas cédée sur le marché mais de gre a gré.L’opération ne rapportera pas grand chose a l’Etat, l'entreprise étant en mauvais état, meme si elle parait sur la voie du redressement.1a* produit de ces recettes doit servir a financer les entreprises publiques en difficulté et a désendetter l’Etat.L’annonce de ces nouvelles privatisations intervient une semaine après la clôture de l’offre publique de vente du capital du groupe sidérurgique public Usinor Sacilor.Cette opération a ra|> porté dix milliards de FF (deux milliards $).En deux ans, outre Usinor.six entreprises nationales — Elf Aquitaine (pétrole).BNP (banque), UAP (assurances), Rhone-Poulenc (chimie), Crédit Local de France (banque)„Seita (tabacs) — sont passées dans le privé.L’Etat a ainsi récolté près de 110 milliards de francs (22 milliards $) de recettes.AVIS COMPLÉMENT À L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE INITIALE D’UNE PROPOSITION POUR DISPOSER DE IA BARGE IRVING WHALE (En application de l’article 15 du Décret sur les lignes directrices concernant le processus d’examen et d'évaluation en matière d'environnement de 1984) Avis est donné par la présente par le ministère des Pèches et Océans — Garde côtière canadienne et le ministère de l’Environnement concernant un complément à la décision prise relativement à une proposition visant à disposer de la barge Irving Whale, reposant actuellement au fond du golfe Saint-Laurent.Relativement à la proposition de renflouer la barge Irving Whale, avec le mazout contenu à son bord, de transporter la barge sur le pont d'une barge-submersible vers Halifax, Nouvelle-Écosse, pour procéder à son nettoyage, au délestage du mazout et, finalement, à la mise au rebut de la barge vide, la présence de plus de 6800 litres (1500 gallons) d’un BPC (Aroclor 1242) utilisé dans le système de chauffage de la cargaison de mazout de la barge, et présumée se trouver à bord, a récemment été confirmée; ce BPC doit être récupéré et traité de façon acceptable pour protéger l'environnement.La proposition (y compris le volet additionnel sur les BPC) a été évaluée en application du Décret sur les lignes directrices concernant le processus d’examen et d'évaluation en matière d’environnement (PEEE) (1984).Il a été établi par le ministère des Pêches et Océans — Garde côtière canadienne et le ministère de l’Environnement que les impacts environnementaux pouvant résulter de la mise en oeuvre de la proposition sont négligeables ou atténuables par la technologie disponible et que le projet peut être mené à terme avec des impacts réduits.De manière à observer les prescriptions de l’article 15 du Décret, Pêches et Océans Canada - Garde côtière canadienne et Environnement Canada, par la présente, avisent le public qu’il a droit d’accès à l’information afférente et de se prononcer sur la proposition.Pour se procurer les renseignements ou pour soumettre des commentaires, veuillez prendre contact avec M.J.W.Scott, directeur et gérant de projet — Projet Irving Whale, Garde côtière canadienne, C.P.1013, Dartmouth, Nouvelle-Écosse, B2Y 4K2, ou composer le (902) 426-2060.Les commentaires venant du public seront accueillis et acceptés jusqu’au 21 juillet 1995; après ladite date une décision finale sera prise relativement à la proposition et cette décision sera annoncée publiquement.La pétrolière française Total signe un contrat avec l’Iran Canada Paris (AFP) — Le groupe français Total a signé hier le premier contrat pétrolier occidental avec l’Iran depuis la Révolution islamique après le retrait de l’américain Conoco, empêché dans ses projets par l’embargo des Etats-Unis.L’accord signé à Téhéran avec la compagnie d’Etat National Iranian Oil Company (NIOC) porte sur le développement des gisements «offshore» Sirri A et Sirri E situés dans le Golfe, au voisinage de la frontière maritime avec Dubai, selon un communiqué publié à Paris par le groupe pétrolier.Total va investir 600 millions $ pour réaliser les études, le développement et la mise en production de ces champs et assurera le financement de l’ensemble des travaux.La capacité de production attendue à terme est de 120 000 barils/jour.Conoco, qui s’était aussi engagé à investir 600 millions $, avait dû abroger à la mi-mars le contrat signé quelques jours plus tôt pour la mise en exploitation des gisements de Sirri sous la pression des autorités américaines.La Maison-Blanche avait alors annoncé que le président Bill Clinton s’apprêtait à signer un décret interdisant à toute société américaine de participer au développement des ressources pétrolières,de l’Iran.Début mai, les Etats-Unis avaient durci leur position en imposant un embargo sur les achats de pétrole iranien par les compagnies américaines.La NIOC avait alors mis en concurrence plusieurs compagnies pétrolières, Total et la compagnie anglo-néerlandaise Shell notamment, pour la mise en exploitation des gisements.Le ministère iranien du Pétrole avait indiqué mardi que Shell s’était retiré de la compétition, laissant Total seule en lice.Selon Total, les travaux doivent s’étaler sur une période de cinq ans, mais le démarrage de la production devra intervenir dans moins de trois ans.Selon la revue spécialisée Le Pétrole et le Gaz Arabes, les réserves récupérables des deux gisements, découverts il y a 20 ans, s’élèveraient à 485 millions de barils de brut.Dès que la production aura démarré, la NIOC reprendra la responsabilité des opérations.Mais aux termes du contrat, de type «buy-back», Total pendant cinq ans aura le droit d’enlever une pallie de la production — environ un tiers — ce qui lui permettra de rembourser ses investissements et de percevoir une rémunération fixée à l’avance en dollars, précisait-on au siège du groupe.Le gaz associé produit sur ces champs sera commercialisé par Total, qui produit déjà plus de 280 000 ba-nls/jour de brut au Moyen-Orient Canadien international suspend les pourparlers avec ses syndiqués Calgary (PC) — Affirmant ne pouvoir faire davantage de concessions, le principal syndicat des Lignes aériennes Canadien international a décidé de suspendre les négociations avec le transporteur qui fait face à des difficultés financières.L’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (A1MTA) est l’un des cinq syndicats avec lesquels la compagnie aérienne est en train de négocier pour obtenir des concessions contractuelles d’une valeur de 100 million $.Leurs contrats ne viennent à échéance qu’à la fin de l’année.Les représentants syndicaux ont déclaré hier qu’ils avaient accepté de rendre la société plus productive en augmentant l’efficacité et en changeant certains règlements de travail, mais qu’ils avaient refusé de reculer davantage, à savoir un total de 10 millions $ en réductions salariales et avantages normatifs.«Nous avons déjà assez donné, a lancé Tim Eaton, porte-parole des 7000 membres de l’AIMTA qui représente le personnel technique, de soutien et de bureau.Nous n’accepterons pas de réductions supplémentaires des salaires.La compagnie n’a fait aucune offre en matière de sécurité d’emploi.Le fait que quelques membres de la direction aient obtenu des primes ne nous a pas aidés.» Le syndicat souhaite l’intervention d’un médiateur dans les pourparlers.Linda Thomas, porte-parole de la compagnie aérienne dont le siège social se trouve à Calgary, a comparé la suspension des négociations à une pause de réflexion.Un expert en compagnies aériennes, Louis Gialloreto, a noté que les employés de Canadien avaient déjà accepté des concessions salariales de l’ordre de 200 millions $ il y a deux ans en échange d’actions de la société dont la valeur n’a cessé de baisser.C’est grâce à l’attitude adoptée par les employés que Canadien a réussi à survivre jusqu’à la conclusion d’une entente avec Americap Airlines.Selon M.Gialloreto, qui est président de la firme Stowe and Breton Consultants, «Canadien revient toujours avec la même rengaine; si vous n’acceptez pas, la compagnie ne pourra pas survivre.La question est donc; pendant combien de temps peut-elle continuer à brandir cette menace avant que les gens ne finissent par répondre qu’ils sont d’aç-cord pour la faillite.» COUP D'ŒIL BOURSIER C’était le dernier coup à court terme MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE La hausse fantastique de la veille ne s’est pas maintenue.Je cpntinue de penser que le sommet est atteint à court terme.A New York, l’industriel et les transports se déplacent de coté, montrant que les informations connues ont eu leur effet.Si d’autres éléments positifs ne manifestent pas d’ici peu, les preneurs de profit entreront en jeu et les indices pourraient se corriger un peu.Tout cela est normal puisque les indices sont en haut de leur couloir déjà très abrupt Par contre, les services publics américains ont déjà brisé leur première tendance et se dirigent vers la dernière.,C’est assez pour refroidir un peu le marché.À Toronto c’est pareil pour le marché en général, mais les secteurs ne réagissent pas tous aussi vite.La consommation et le détail maintiennent leur tendance sans bavure.Les pétrolières ont interrompu leur couloir baissier à court terme.Et les transports retardataires poursuivent leur retour haussier.Les aurifères, les forestières, les minières, les industrielles et les banques montrent des signes de début de correction.Les mainteneurs de marchés n’ont pas chômé sur le titre Air Canada avec plus de 406 transactions, totalisant plus de 4 million et demi d’actions échangées.Le titre montre un deuxième mouvement haussier depuis l’inversement de sa tendance baissière et le volume augmente.Toutefois, son bon de souscription a suivi le mouvement, mais le volume a été faible, avec seulement 148 000.C’est peu considérant que, si le mouvement d’Air Canada avait été provoqué par une formation excitant fortement les investisseurs privés, plusieurs d’entre eux se seraient lancés sur le bon de souscription.À 0,92$, les quantités transigées sont normalement plus grandes.Il y a donc anguille sous roche.On va probablement voir le bon de souscription suivre le mouvement ou simplement voir le mouvement haussier du titre avorter.TRANSPORTS NEW-YORK (X-DJT NYSE) 150 Jours SERVICES PUBLIC NEW-YORK (X-DJU NYSf 150 Jours 13 Jui 201.95 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours PRODUITS DE CONSOMMATIONS (X-CP TSI 150 Jours - 7500.00 -7000.00 DISTRIBUTIONS TOR.(X-MR TSE) 150 Jours 4000.QJ PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours - 4500.00 -4250.00 - 4000.00 13 Jui 4518.65 TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 150 Jours - 5250.00 - 5000.00 - 4750.00 13 Jui Dé< Jan 150 Jours 11000.00 10000.00 13 Jui 11093.95 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours U?n U iflfl V i i |V.i 5000.00 4750.00 13 Jui 5360.94 Air Canada (AC TSE) 150 Jours ¦ .1.1.11.I .i r,rt Vf 8.00 7.00 6.00 13 Jui 6.63 Air Canada Wts (AC.WT TSE) Ai U ï\ 150 Jours k Déc Jan Fév Mar Avr Mac Jun J 13 Jui 0.92 3.00 2.00 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 18071 2300.70 -7.11 -0.3 XCB:Bancaire 2140 2631.38 -12.70 -0.5 XCO:Hydrocarbures 1407 1699.23 +8.67 0.5 XCMtMines et métaux 14911 3260.12 -15.34 -0.5 XCF:Produits forestiers 1919 3269.81 -47.77 -1.4 XChBien d’Équipement 4000 2254.01 +3.02 0.1 XCU:Services publics 2010 1932.31 -6.17 -0.3 BOURSE DE TORONTO TSE 35 20128 247.24 -0.78 -0.3 TSE 100 * 285.92 -0.95 -0.3 TSE 200 * 279.85 +0.15 0.1 TSE 300 56280 4698.04 -12.27 -0.3 Institutions financières 3040 3422.03 -16.49 -0.5 Mines et métaux 12202 5127.30 +18.75 0.4 Pétrolières 9130 4518.65 +20.03 0.4 Industrielles 9102 3095.17 -1.59 -0.1 Aurifères 6441 11093.95 -224.75 -2.0 Pâtes et papiers 3407 5360.94 -44.17 -0.8 Consommation 1010 7781.53 +25.80 0.3 Immobilières 378 1883.74 +18.54 1.0 Transport 5521 5295.29 +76.33 1.5 Pipelines 477 3814.93 -2.30 -0.1 Services publics 1749 3358.98 -7.81 -0.2 Communications 809 8344.81 -21.33 -0.3 Ventes au détail 661 4160.65 +11.45 0.3 Sociétés de gestion 2346 5471.31 -21.33 -0.4 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 25220 843.82 +4.89 0.6 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 30989 4727.48 +0.19 0.0 20 Transports 6576 1884.46 +6.52 0.3 15 Services publics 3210 201.95 -0.26 -0.1 65 Dow Jones Composé 40775 1574.44 +1.57 0.1 Composite NYSE * 299.79 -0.14 -0.0 Indice AMEX * 487.91 +1.05 0.2 S&P 500 * 561.00 +0.11 0.0 NASDAQ * 994.15 +5.52 0.6 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Form.Var.Vat.Compagnies ((MK)) ($) ($) ($) (S) (%) AIR CANADA 4448 6.63 6.25 6.63 +0.25 3.9 BEAU CDA EXPLOR 3020 1.71 1.60 1.68 -0.01 -0.6 ALCAN ALUM LTD 2886 49.63 46.13 48.50 +0.25 0.5 NORANDA INC 2532 29.38 28.75 28.88 -0.25 -0.9 MITEL CP 2152 7.88 7.63 7.75 - INCOLTD 1908 47.50 45.88 47.00 +0.25 0.5 NOVA CP 1558 12.38 12.00 12.00 INMET MINING CP 1536 11.63 11.00 11.13 -0.50 -4.3 PLACER DOME INC 1462 39.88 38.13 38.50 -1.25 -3.1 PRINCETON MNG CP 1370 0.70 0.60 0.69 +0.05 7.8 DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez un autre aspect de la bourse avec Michel Carignan (514)392-1366 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haul ($) Bas ($) Fcrm.($) Var.($) Var, (%) MARKBOROUGH 1200 2.10 2.05 2.10 +0.20 10.5 AIR CANADA 089 6.63 6.25 6.50 +0.13 2.0 ROGERS COMM INC B 822 1638 15.75 15.75 -0.38 -2.4 ALCAN ALUM LTD 797 4950 46.13 48.50 +0.38 08 AULT FOODS LTD 789 16.50 1638 1650 - INCO LTD 679 47 50 46 00 47 00 ?0.13 03 NORANDA INC 362 29 38 2888 20 08 -0 25 -09 RIO ALGOM LTD 344 29.63 28 88 29 13 ?0.13 04 FALCONBRIDGE LTD 329 29 00 28 25 28 50 -0 25 -09 PALACE EXPLO INC 322 0.14 013 0.13 -002 -13.3 A./9.:^.^-2:36+^.::++8^C I.K It K V 0 I It , I.K V E \ It H K |t I II .1 I I I.I.t: T I I* II .1 PERSPECTIVES Le crime banalisé La lassitude des opinions publiques et des chancelleries favorise les conquêtes serbes LE MONDE Il faut imaginer ces scènes que rapportent les témoins: maîtres de l’enclave musulmane de Srebrenica, les miliciens serbes du «général» Ratko Mladic, «trient» la population.D’un côté les hommes, à partir de seize ans, que l’on envoie vers des destinations inconnues, déportés vers on ne sait quel sort, quel camp, sans aucun contrôle d’une des multiples organisations internationales présentes en Bosnie.De l’autre les femmes, les enfants, les vieux, qu’on entasse dans des bus et qu’on chasse de la ville à coups de crosse de fusil, s’il le faut.Familles séparées de force, brisées, maisons volées.Cela porte sur des dizaines de milliers de personnes.C’est «l’épuration ethnique» dans toute son ignominie.C’est ainsi que les Serbes se taillent leur Grande Serbie, leur «territoire ethniquement pur».A une heure et demie de Rome, Paris ou Londres, ce sont les mêmes scènes qu’en 1993.Et, comme alors, les plus concernés, les Européens, ceux qui prétendent bâtir l’Europe de l’après-guerre froide, une Europe pluricommunau-taire, ne réagissent pas, ou presque pas.Quelques condamnations de principe, bien sûr, mais aucune proposition d’action, aucune menace de représailles à l’encontre des Serbes, aucune pression sur Belgrade complice des milices bosno-serbes.Le vote d’une énième résolution de l’ONU, demandant le retrait immédiat des Serbes de Srebrenica, mercredi soir, confine au ridicule, sinon à l’odieux, puisque les membres du Conseil de sécurité n’ont aucunement l’intention de faire quoi que ce soit pour l’appliquer.Dans ces conditions, les images que nous montre la télévision du déploiement des rutilants blindés de la «Force de réaction rapide» (FRR) à quelques kilomètres du drame ont quelque chose de surréaliste.Elles soulignent l’impotence de la communauté internationale.C’est la police qui parade à deux pas du viol.Il y a bien la France, qui se dit prête à agir, à utiliser la FRR, justement, pour peu que d’autres — les Britanniques, notamment — veuillent la suivre.Certains diront que la proposition est faite à peu de frais puisque Paris sait que personne ne va y répondre.Peut-être.Mais si nos alliés disaient «chiche», s’ils prenaient la France au mot, s’ils donnaient un peu de corps à cette redondante rhétorique sur la «politique européenne de défense».Ils ne le feront pas.Tout se passe comme si la communauté internationale était lasse de s’indigner, fatiguée de la Bosnie comme on a pu l’être des interminables guerres libanaises.Comme si on ne voulait plus voir l’épuration ethnique pour ce qu’elle est: un crime de guerre.Comme si chacun s’était fait à l’idée que les Serbes allaient faire tomber une à une ces fameuses enclaves orientales de Bosnie, en chasser les Musulmans, et réaliser ainsi la Grande Serbie.Après tout, cela mettrait fin à la guerre.Alors, les miliciens du «général» Mladic à Srebrenica vont continuer à «trier»: d’un côté les hommes, à partir de seize ans, etc.La «Force de réaction rapide», c'est la police qui parade à deux pas du viol PHOTO AP mm & m* « /• >**';.?*-V.: Et.J Deux réfugiées de Srebrenica, recueillies non loin de Tuzla, pleuraient hier leur sort et l'absence de leurs proches, déportés par les milices serbes avec des milliers de leurs compatriotes.Le plus grand exode du conflit bosniaque La «purification ethnique» opère un retour spectaculaire Belgrade (Reuter) — L’expulsion de dizaines de milliers de civils musulmans de l’enclave de Srebrenica hier représente un spectaculaire retour au «nettoyage ethnique» sur une échelle que l’on n’avait plus vue depuis les débuts de la guerre en Bosnie.Selon les représentants de l’ONU, les Serbes ont déjà évacué la majeure partie des habitants musulmans de la poche de Srebrenica — soit environ 40 000 personnes — deux jours à peine après leur prise de la ville.En l’espace de 24 heures, a eu lieu ce qui est peut-être le plus important exode de civils du conflit bosniaque.En trois ans de guerre, cependant, des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leurs foyers devant les armées ennemies, malgré les protestations de la communauté internationale.Pour de nombreuses personnes forcées à fuir Srebrenica, cet exode est déjà le deuxième.Beaucoup avaient dû se réfugier dans l’enclave sous la poussée des forces serbes avant que le Conseil de sécurité des Nations unies ne la déclare «zone de sécurité» en avril 1993.La plus grande vague d’expulsions a eu lieu entre avril et juin 1992.Les séparatistes serbes, soutenus par l’armée yougoslave, ont alors «nettoyé» l’est et le nord de la Bosnie.Ces expulsions, ainsi que les camps de détention au nord de la Bosnie, avaient provoqué la condamnation de la communauté internationale et l’imposition de sanctions à la Serbie elle-même, sans que cela ne décourage lqs Serbes bosniaques de former un Etat ethniquement «pur».Croates et musulmans ont eux aussi évacué les zones passées sous leur contrôle, mais sur une moins grande échelle.Il reste très peu de Croates et de Musulmans sur les 70 % de territoire bosniaque contrôlé par les Serbes.Pour les zones contrôlées par l’armée gouvernementale bosniaque, seules les enclaves de Sarajevo et de Tuzla ont toujours une population mélangée, mais les Serbes y sont de moins en moins nombreux.Enfin, les Croates et les Musulmans se sont combattus pendant 10 mois au sud du pays, avant de former une alliance contre les Serbes, mais leurs populations restent depuis lors séparées.La chute de Srebrenica est un symbole.C’est là qu’en 1993 le général Morillon avait demandé au monde de ne pas oublier les habitants musulmans.De nouveaux otages «bleus» La Haye (AFP) — Sept Casques bleus néerlandais ont quitté leur avant-dernier poste d’observation dans l’enclave de Srebrenica et ont été emmenés par les Serbes bosniaques à Milici, à l’ouest de l’enclave et hors de ses limit s, a-t-on indiqué dans la nuit de jeuui à vendredi à l’état-major de crise du ministère de la Défense à La Haye.Ces soldats occupaient le poste Charlie, contrôlé par l’année gouvernementale bosniaque depuis le weekend, précise-t-oh au centre de crise.Celle-ci ne laissait pas ces Casques bleus partir, mais jusqu’à jeudi soir, à l’heure où ils sont tombés aux mains des Serbes bosniaques, le ministère néerlandais de la Défense ne considérait pas ces soldats comme prisonniers.La capture de ces sept Casques bleus porte à 55 le nombre de soldats néerlandais de l’ONU aux mains des Serbes bosniaques, pour la plupart retenus à Bratunac (à l’est de l’enclave).Les Casques bleus néerlandais n’occupent désormais plus qu’un seul poste d’observation, le poste Alpha.Li fermeté à l'égard des Serbes de Bosnie Paris prêche dans le désert L'appel solennel de Jacques Chirac n'est pas suivi d'effet Paris (Reuter) — Le président Jacques Chirac en a appelé solennellement hier à la communauté internationale pour une «action militaire ferme et limitée» destinée à donner un coup d’arrêt à l'abandon des enclaves musulmanes en Bosnie, faute de quoi la France en tirera «toutes les conséquences».L’annonce de l’Elysée, trois jours après la chute de Srebrenica, intervient alors que de Moscou à Washington, les capitales des Etats impliqués dans la crise bosniaque ont apparemment tourné le dos à la proposition française d’une reprise de l’ancienne enclave de Bosnie orientale.«A moins que nous puissions restaurer l’intégrité de la mission de l’ONU, ses jours seront évidemment comptés», a ainsi avancé le président américain Bill Clinton, dans une déclaration qui ne laisse pas deviner de grande détermination interventionniste.«D'ici 48 heures, on saura si les partenaires ont répondu positivement à la requête de la France, qui est claire: oui ou non, la communauté internationale veut-elle que les engagements que nous avons pris soient respectés», a dit le ministre français de la Défense, Charles Millon, sur France 2.Dans la soirée, Charles Millon a laissé clairement entendre que l’appel de Jacques Chirac s’adressait aux Américains et aux Britanniques, sans préciser si la conséquence d’un refus pouvait être un retrait unilatéral des troupes françaises en Bosnie.«Il faut que les Britanniques et les Américains acceptent de faire pression avec nous sur les Serbes (.) et que le principe des enclaves de sécurité soit maintenu», a-t-il dit à des journalistes lors d’une réception au ministère de la Défense.Prié de dire s’il s’agissait de pressions diplomatiques ou militaires, il a répondu: «11 n’y a pas de diplomatie sans pression militaire.Je n’ai jamais vu quelqu’un négocier sans qu’il y ait une pression militaire derrière ou alors c’est du rêve.On ne va quand même pas m’expliquer que c’est la Serbie qui va gouverner l’Europe.» Paris avait multiplié dans la journée les signes de sa détermination, notamment par l’annonce d’une visite du ministre français de la Défense le 14 juillet aux troupes françaises de la Force de réaction rapide (FRR) en Bosnie.Dans la soirée, un communiqué de la présidence a estimé «indispensable de donner un coup d’arrêt à l’abandon des enclaves» musulmanes par une «action militaire ferme et limitée» de la communauté internationale.Evans Paul perd la mairie de Port-au-Prince Mais il conteste l'élection de Mano Charlemagne par 45 % à 18 % LE DEVOIR AVEC AFP ET REUTER Un chanteur engagé, Emmanuel Charlemagne, proche du président Jean-Bertrand Aristide, a été élu nouveau maire de Port-au-Prince avec 45 % des suffrages, en battant le maire sortant Evans Paul, chef du Front national pour le changement et la démocratie (FNCD) qui n’a obtenu que 18 % des voix.Evans Paul, figure populaire de la résistance à la dictature militaire, était devenu maire de Port-au-Prince en décembre 1990.La coalition de partis modérés qu’il dirige avait alors soutenu la candidature de Jean-Bertrand Aristide à la présidence haïtienne.Pris comme cible par les auteurs du coup d’état militaire de septembre 1991, échappant à plusieurs tentatives d’assassinat, Evans Paul avait passé les trois années suivantes dans une semi-clandestinité en Haïti.Avec le rétablissement dans ses fonctions du président Aristide en 1994, Evans Paul avait retrouvé son poste à la mairie.Mais les relations entre le FNCD et le Rassemblement Lavalas du président Aristide s’étaient sérieusement, dégradées depuis le coup d’Etat.Au cours de la campagne pour sa réélection, M.Paul avait concentré ses attaques contre la coalition Lavalas.La victoire de Mano Charlemagne pourrait ruiner les espoirs de M.Paul, considéré comme le candidat des Etats-Unis pour les élections présidentielles de février 1996, d’accéder un jour à la magistrature suprême.Le nouveau maire de la capitale haïtienne y est né le 14 avril 1948 dans une famille modeste.Emmanuel Charlemagne s’est dépeint, dans une déclaration à Y AFP, comme un «ami personnel du président Aristide et un partisan de la théologie de la libération».Obligé de se cacher à plusieurs reprises sous la présidence de Jean-Claude Duvalier, son engagement d’artiste s'affirme contre le régime militaro-ci-vil qui a succédé à la dictature des Duvqlier en 1986.Brièvement arrêté après le coup d’Etat militaire contre le président Aristide, il se réfugie à l’ambassade d’Argentine d’où il part en exil.Il reviendra à Port-au-Prince peu de temps avant le retour de M.Aristide le 15 octobre 1994.Son programme, axé sur la modernisation, l’embellissement de Port-au-Prince et la réhabilitation de zones défavorisées, comprend des projets concrets tels que l’assainissement du cimetière principal de la capitale, la décentralisation des gares routières et l’aménagement des marchés publics.Contestant la régularité des élections, Evans Paul a fait savoir qu’il souhaitait en demander l’annulation.«Je suis prêt à perdre une course claire et honnête, pas une élection sans preuves», avait-il déclaré au micro de la station de radio indépendante Métropole, peu avant l’annonce des résultats.Evans Paul À Mururoa et ailleurs, un 14 juillet très anti-français D’APRÈS AFP ET REUTER Une flotille, un courrier électronique, des soirées dansantes antinucléaires: dans le Pacifique Sud comme ailleurs dans le monde, le 14 juillet sera très anti-français cette année, et l’occasion d’une protestation tous azimuts contre l’annonce de la reprise des essais nucléaires par Paris.Jim Bolger, le premier ministre néo-zélandais, a proposé hier d’envoyer une unité de la marine aux côtés des bateaux civils qui prévoient de cingler vers l’atoll de Mururoa, site des essais nucléaires.Jim Bolger veut aussi adresser un courrier électronique sur Internet à une centaine de dirigeants étrangers pour leur exprimer son inquiétude.L’Australie a repris cette idée de la «flotille de la paix».Canberra ne déléguera pas de navire, mais enverra des représentants, et se prépare à dépêcher une mission diplomatique dans les capitales des différentes puissances nucléaires, dont la France, pour faire pression en faveur d’un traité d’interdiction des essais nucléaires.La mission partira en fin de semaine pour Washington, Moscou, Pékin, Paris et Londres puis Tokyo, l’un des alliés de l’Australie dans la lutte contre les essais nucléaires.Manifestations d’hostilité Par ailleurs, un peu partout dans le monde, il ne fera pas bon, aujourd’hui, être un officiel français.Les ambassadeurs de France vont devoir affronter de multiples manifestations d’hostilité.l^es protestations vont du boycottage des réceptions par les gouvernants aux actions des mouvements pacifistes, écologistes ou anti-nucléaires.C’est en Asie et dans les pays du Pacifique que ce 14 juillet devrait être le plus contrarié par les adversaires de la reprise des expériences nucléaires sur l’atoll de Mururoa.Les militants anti-nucléaires australiens ont annoncé un important défilé dans les nies de Canberra et dans la plupart des grandes villes.Plusieurs vedettes du spectacle et de la télévision se joindront à ces manifestations anti-françaises et le 14 juillet, les avions français en escale à Sydney se verropt refuser carburant et nettoyage.A Paris, c’est le chargé d’affaire australien — l’ambassadeur ayant été rappelé en consultation — qui représentera ?on pays au défilé sur les Champs-Ely-séqs.A Tokyo, cinquante ans après Hiroshima, Greenpeace-Japon engage des actions qui se prolongeront jusqu’au début des essais français à Mururoa.A Taïwan, six mouvements écologistes lanceront un boycottage des produits français à partir du 14 juillet.Chez les partenaires européens de la France, où la décision du président Chirac a suscité de multiples réserves — les plus sévères émanant du président italien Oscar Luigi Scalfaro —, les manifestations de défiance à l’égard de Paris devraient rester l’apanage des organisations pacifistes et écologistes.Ainsi en Allemagne, où le chancelier Helmut Kohl, sans la condamner formellement, n’est «pas d'accord sur le fond» avec la reprise des essais français, plusieurs actions de protestation sont prévues le 14 juillet: à Bonn, le puissant parti des Verts appelle à une manifestation devant l’ambassade de France, à Berlin, les Verts-Alliance 90 en ont annoncé une aux abords d’une réception offerte par l’ambassadeur de France.Des écologistes doivent également déposer une bombe factice devant le centre culturel français.Des manifestations semblables auront lieu en Espagne et en Italie, où la ministre des Affaires étrangères Susanna Agnelli a également condamné, hier soir, la décision de la France.E N ?DINI: LA CONFIANCE Rome (AFP et Reuter) — Le parlement italien a voté hier la confiance au gouvernement de Lamberto Dini sur son projet de réforme du régime des retraites, qu’il avait jugé comme nécessaire avant de quitter ses fonctions.La Chambre des députés a voté la confiance par 284 voix pour, 147 contre et 148 abstentions.M.Dini a indiqué qu’il ne démissionnerait de ses fonctions qu’après avoir fait adopter une réforme de l’audiovisuel.«La réforme de la prévoyance est un des points fondamentaux de l’action du gouvernement Après son approbation, il reste cependant à faire adopter le décret» garantissant l’accès égal de toutes les forces politiques aux médias, «qui est aussi un des points du mandat du gouvernement», a indiqué M.Dini.«Seulement après, je remettrai mon mandat dans les mains du président de la République.» -?- LE TABAC, UNE DROGUE Washington (AFP) — Les autorités sanitaires américaines — la Food and Drug Administration (FDA) —ont conclu pour la première fois que la nicotine était une drogue, ouvrant la voie vers une réglementation qui viserait à protéger les mineurs.Après avoir établi que le tabac provoquait une accoutumance, la FDA, qui peut prendre des mesures de son propre chef en matière de drogues, a cependant laissé à la Maison-Blanche le soin de se prononcer sur ce dossier brûlant.Des responsables de la FDA et de la Maison-Blanche se sont réunis mercredi.«La discussion a porté sur l’effet nocif du tabac sur les enfants», a dit un porte-parole, ajoutant que le président Bill Clinton était «très inquiet» des conséquences de la cigarette sur les jeunes.-?- BERLUSCONI DÉFEND SON COPAIN CRAXI Rome (AFP) — L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi a pris hier la défense de Bettino Craxi contre lequel un mandat d’arrêt in- B R E F temational a été lancé, estimant que la décision des juges n’a pas grand-chose à voir avec la justice.L’ancien président du Conseil Bettino Craxi, qui s’est installé en Tunisie pour éviter d’avoir à répondre des accusations de corruption retenues contre lui, a fait l’objet, mardi dernier, d’un mandat d’arrêt de la part d’un tribunal de Milan.Dans une interview publiée hier par La Repubblica, Silvio Berlusconi, qui est un ami de longue date de Bettino Craxi, a déclaré que la décision du tribunal de Milan «lui paraît être un geste théâtral qui a peu de chose à voir avec les exigences d’une justice véritable».-?- BOUTROS AU RWANDA Kigali (d’après Reuter) — Le secrétaire général de l’ONU est arrivé hier au Rwanda, un an après le génocide qui a fait entre 500 000 et un million de morts.Boutros Boutros-Ghali s’est refusé à toute déclaration à son arrivée à Kigali en provenance d’Entebbe où il avait dit, à l’issue de discussions avec le président ougandais Yoweri Musenevi, qu’il n’avait pas encore arrêté les mesures à prendre dans l’enclave musulmane de Srebrenica, tombée aux mains des Serbes de Bosnie.En Afrique aussi, le secrétaire général de l’ONU devrait être amené à prendre rapidement des décisions pour mettre fin aux affrontements ethniques au Rwanda et au Burundi.-?- LA CHARIA: POUR LES NON-MUSULMANS AUSSI Abou Dhabi (AFP) —.Les non-musulmans vivant dans les Emirats arabes unis et pris en flagrant délit d’état d’ivresse sur la voie publique risquent désormais une peine de flagellation, a rapporté hier le quotidien émirati Al-Bayan en se référant à une décision de la Cour suprême.Un non-musulman.dont l’identité n’a pas été précisée.a été condamné à 38 çoups de fouet et à l’expulsion des Emirats pour avoir été appréhendé en état d’ivresse sur la voie publique. I K I) K V 0 I H I.K V K X l> H K I) I 14 J I! I II E T I» 0 A A 8 Ê I) m o R, i V I r U Etat ne peut ôter la vie Gilles Lesage Le Parti réformiste a fait inscrire au feuilleton de la Chambre des communes, depuis trois mois, un projet de loi demandant un référendum pancanadien sur le rétablissement de la peine de mort.Le chef Preston Manning veut que les députés en débattent dès septembre prochain, de sorte que la consultation populaire, avec effet obligatoire, se ferait conjointement avec les prochaines élections fédérales.Le gouvernement s’y oppose fermement, avec raison.t 1 n’y a pas eu d’exécution capitale au Canada depuis décembre 1962.Ce n’est toutefois qu’en 1976 que la peine de mort a été abolie par le Parlement.Le débat a repris en 1987, à la suite d’une promesse électorale du premier ministre Mulroney, et le résultat fut encore plus concluant.En dépit de sondages indiquant que les trois quarts des Canadiens étaient en faveur de la chaise électrique ou de la potence, et même si un bon nombre de ministériels partageaient cet avis, l’abolition fut confirmée de façon éclatante par les élus.À deux reprises, donc, ce débat difficile a été mené là où il devait l’être, et conclu également de la manière la plus responsable qui soit.Il suffit d’un bref survol pour se rendre compte que tous les arguments, favorables et défavorables, ont été discutés et ressassés à n’en plus finir.Ils renaissent pourtant, de façon périodique, à l’occasion de crimes crapuleux qui indignent l’opinion populaire et de sondages selon lesquels les Canadiens crient vengeance et veulent éliminer les criminels les plus sadiques et cruellement féroces.C’est précisément ce qui se passe.Ainsi, l’affaire Homolka-Bernardo et les meurtres horribles d’adolescentes pour lesquels ils sont devant les tribunaux ontariens alimentent la révolte de plusieurs qui croient que la mort est la seule punition acceptable, dans les cas extrêmes, apte à dissuader les pires criminels.C’est en tout cas la conviction de M.Manning, qui croit que la peine de mort ferait peur à quelques criminels et enverrait un signal à tous les criminels violents selon lequel leurs crimes ne seront plus tolérés.Le chef réformiste croit que l’exécution peut se justifier moralement s’il est probable qu’elle sauvera d’autres vies.Ces prétentions ont été maintes fois démenties par les études les plus sérieuses.Il n’est pas vrai que les criminels, d’habitude ou non, pensent aux conséquences de leurs actes sur les autres et eux-mêmes.Il n’est pas vrai non plus que l’effet dissuasif de la peine de mort jouerait de façon substantielle.Une majorité d’États américains, 35 en fait, imposent le châtiment ultime ou l’ont rétabli, mais les crimes les plus horrifiants y font plus que jamais de nombreuses victimes.L’antique œil pour œil, dent pour dent n’est pas la solution dans une société civilisée, mais la réhabilitation, les programmes d’aide et d’emploi.Omniprésente et multiforme, la violence sous toutes ses formes crée de l’insécurité et accroît le désarroi un peu partout.La tentation est grande d’y répondre en prétendant qu’il suffirait d’éliminer quelques indésirables pour que la vie en société devienne partout harmonieuse et agréable.Le plus récent sondage Gallup, selon lequel plus des deux tiers des Canadiens favorisent la peine de mort, incline à cette solution de facilité.Mais elle est trompeuse et passive.Car la vraie solution n’est pas simple et unique, mais complexe et multiple.Ce qui préoccupe les Canadiens, au fond, ce n’est pas la peine de mort, mais le chômage et les dettes, les finances publiques et l’avenir de leurs enfants.Ces priorités fondamentales, M.Manning le sait mieux que quiconque, ne sont pas liées à la peine de mort.Faire croire aux Canadiens qu’un référendum résoudrait, même en partie, l’angoissant problème de la criminalité violente, c’est les leurrer.La magie du populisme et l’alchimie démagogique entretiennent la peur.Même l’humain le plus inhumain a le droit de vivre.L’Etat ne peut lé-u-pras, paraissaient heureux des conclusions du juge Greenberg en dépit de leur refus de commenter 1rs sentences.••C’est une senteu ce, évidemment, qui risque de ne pas plaire à ces 60 ou 70 % de la population qui exigent la twine de mort.(.) Les gens, en règle générale, vont comprendre ies motifs qui ont justifié la sentence donnée», a déclaré Me Picard aux journalistes, invitant du même souffle les médias «à ne pas tronquer les motifs» et à publier intégralement le document fia sentence) de 59 pages.Punis et stigmatisés Dans son jugement, qui a nécessité près de deux heures de lecture, le juge Greenberg a parlé de circonstances atténuantes pour justifier les courtes peines d’emprisonnement imposées.«Il ne faut pas oublier que les accusés (.) sont déjà punis et stigmatisés d’une façon importante.La publicité très péjorative à leur égard par les médias était et est sans précédent», a-t-il notamment écrit.Le juge Greenberg a également souligné que les policiers se sont endettés de dizaines de milliers de dollars depuis leur suspension et seront «probablement» congédiés du SPCUM pour leur implication dans cette affaire.Quant à sa décision d’incarcérer les trois hommes de manière discontinue, le juge a expliqué qu’il s’agissait d’une décision prise pour «motifs humanitaires».«En milieu de détention, le policier est un paria et est perçu comme un ennemi par les détenus provenant du monde interlope», a-t-il dit, stipulant que les policiers devraient être isolés des autres prisonniers.SUITE DE LA PAGE 1 leur place, et le Festival a pris assez d’ampleur pour qu’à présent les organisateurs puissent choisir parmi les nombreuses candidatures qui leur parviennent des quatre coins de la planète.Pour découvrir des talents, ils courent même les autres internationaux du folklore et n’hésitent plus à déclarer que leur poupon est devenu le plus gros festival en son genre,., au monde! Et on les croit sans faire de façon.En entrant dans le centre d’hébergement des quelque mille artistes invités pour la fête, on sent qu’on pénètre dans une nouvelle tour de Babel.Et pourtant.les talentueux échantillons du monde entier y font bon voisinage, parvenant tant bien que mal à se comprendre et à s’apprécier.On pourrait s’attendre à ce que le chef cuisinier drunimondvillois s’arrache les cheveux devant les goûts et dégoûts propres à chaque culture, à chaque religion.Mais non! Souriant et replet, il se trouve chanceux avec sa soixantaine de «vé-gés» (les vrais, qui refusent de manger «tout ce qui aurait pu avoir un esprit») qui lui donnent l’occasion de dénicher des recettes merveilleuses.Sa plus curieuse restriction lui vient cette année des Malaysiens, qui n’entendent pas ingurgiter deux produits animaux «qui se sont touchés».Très ouvert aux saveurs nouvelles, il goûte n’importe quoi et m’offre avec gentillesse de parsemer ma salade de quelques criquets mexicains.J’ai changé de sujet juste à temps.Sur la grande scène extérieure se succèdent les danseurs de midi à minuit.Devant eux, les gradins se remplissent aussitôt le soleil au zénith.Mais les principaux quartiers de la fête sont installés sous les arbres du parc Woodyatt.Après s’être reposé au bord de l’eau, dans le jardin chinois — aux aménagements duquel a participé le Jardin botanique de Montréal —, on peut se mettre à fouiner du côté du «marché international».Ceux qui tiennent ces étals ont beaucoup voyagé, comme Alain qui revient de six mois en Inde avec tout un lot de tissus légers, comme Ana la Guatémaltèque avec ses chapeaux colorés, Marie-Claude qui débarque du Burkina Faso avec ses jolis coffres de cuir travaillé, et Ben, arrivant de son quinzième séjour en Russie, plein de poupées de bois dans son bagage.Les artisans québécois exposent leurs ouvrages un peu plus loin, près de la «Croisée des époques».Là, on assiste à d’informelles conférences ou à des démonstrations dont les sujets vont des tam-tam amérindiens à la tonte du mouton.Car on ne fait pas qu’en mettre plein la vue aux spectateurs médusés.Constatant qu’ils veulent vraiment profiter de la présence des troupes étrangères pour enrichir leur culture et améliorer leur compréhension du monde, on leur fournit des renseignements sociaux et politiques sur les pays représentés.Durant certains spectacles, on distille l’information.Puis, lors d’un jeu-questionnaire inspiré de Génies en herbe, on teste les connaissances acquises par les gens.«Et ils participent!», s’écrie un animateur.«Ils prennent des notes sur leurs assiettes de carton, sur des serviettes de papier, ils répondent bien!» Pour faciliter l’échange entre les danseurs et le public, on a multiplié leurs moyens de contact: en plus de leur horaire de scène, les artistes tiennent donc à tour de rôle un kiosque au milieu du souk, où ils vendent les objets apportés par valises entières.Une tente a également été érigée dans le parc, abritant le «Coin de la danse» où les artistes initient les gens à toute la grâce de leur folklore national.Les 2000 bénévoles, l’âme du Festival, sont sans doute convaincus qu’ils ont amené à Drummondville «le meilleur tour du monde», comme le proclame le slogan de la fête.Je ne sais pas si c’est le «meilleur», je n’aurai pas assez de ma courte vie pour les faire tous.Mais il est superbe, c’est vrai.Il s’agit de se lancer dans l’aventure.«Alors, tu y goûtes à mes criquets assaisonnés?» Zut! Il a de la suite dans les idées, ce satané chef.Je n’y ai pas échappé.Ole! PHOTO AP ISkS jHWfc \ jÆ - - UN TAUREAU EN FURIE poursuit un inconnu téméraire qui ferait mieux de prendre ses jambes à son cou plutôt que de traîner dans les rues de Pampelune, en Espagne, lors de la traditionnelle course de taureaux.Ce Festival quatre fois centenaire a fait une première victime depuis quinze ans, l’Américain Matthew Peter Tassio.Le jeune homme de 22 ans a fait une crise cardiaque, hier à l’hôpital de Navarre, peu après avoir été encorné par six taureaux.Une autre tuile pour la Croix-Rouge Toronto (PC) — La Croix-Rouge a pris l’engagement hier de détruire le sang reçu de quiconque serait infecté par un virus fatal qui attaque le cerveau humain.Déjà aux prises avec de nombreux problèmes d’image publique, l’agence de sang a déclaré hier qu’elle ne distribuerait pas le sang donné par un citoyen canadien souffrant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.Elle communiquera également avec toute personne qui aurait reçu du sang ou des produits sanguins probablement contaminés par ce virus très rare, a déclaré le docteur Bert Aye, directeur du service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge.«C’est une mesure logique et rationnelle», a ajouté le docteur Aye.La Croix-Rouge aurait pris cette décision après avoir lu un article de La Presse canadienne publié mardi au sujet de la menace que fait peser cette maladie sur les stocks de sang au Canada.Une femme ayant pris connaissance de cet article a averti le centre de la Croix-Rouge de Vancouver que son père était atteint de la maladie Creutzfeldt-Jakob et qu’il avait donné son sang, a révélé le Dr Aye.La Croix-Rouge a immédiatement rappelé tout le sang provenant de ce donneur et a avisé une compagnie fabriquant des produits du sang qu’elle était en possession de sang donné par cet homme.«Nous avons l’intention de retirer tous les produits fabriqués à partir du sang de ce donneur», a dit le Dr Aye.Les chercheurs ne savent pas encore avec certitude si ce virus peut se propager grâce au sang mais la Croix-Rouge et l’agence fédérale réglementant ses activités ont dit ne pas vouloir prendre de risques.«lu preuve [que le virus peut se transmettre par le sang], nous la détiendrons seulement quand un cas se présentera et je n’ai pas l’intention d’attendre une telle preuve pour agir», a expliqué le Dr Aye.Les membres du Bureau des produits biologiques, qui relève du ministère de la Santé, se rencontreront d’ici les prochaines semaines pour déterminer comment ils entendent prévenir la menace que représente cette maladie pour les stocks de sang, a déclaré un porte-parole, le Dr Paul Gully.Le Bureau des produits biologiques a le pouvoir d’obliger la Croix-Rouge à retirer tout le sang ou tous les produits du sang provenant de donneurs ayant la maladie.Si la Croix-Rouge n’a eu connaissance que d’un seul porteur du virus fatal, le Dr Gully craint que plusieurs cas ne soient portés à sa connaissance quand les Canadiens auront été informés sur la maladie dite de Creutzfeldt-Jakob.La maladie se répand dans les tissus humains et les gens peuvent être infectés après avoir reçu des injections d’hormones de croissance ou subi une opération chirurgicale pour une cataracte.Les chercheurs ne savent pas encore comment cette maladie se transmet et combien de personnes en sont mortes.De plus, il n’existe pas de tests pour détecter la présence du virus, et on ignore comment le détruire.On sait en revanche que la période d’incubation peut atteindre jusqu’à 30 ans avant que les symptômes ne se développent Le virus attaque le cerveau, entraînant la démence et la mort en l’espace de quelques semaines ou mois.PORTRAIT «Nous ne nous laisserons pas couper en trois par un traité» SUITE DE LA PAGE 1 l’ouest de la Drina, le maître d’œuvre de la conquête serbe, l’idole des miliciens à qui il a appris à faire la guerre à peu de frais, en harcelant sous un déluge d’artillerie leurs victimes.Né en 1943 en Herzégovine et fils d’un «partisan» de Tito tué à la fin de la guerre lors d’une attaque contre les Oustachis, alliés croates des nazis, ce militaire de carrière s’est toujours trouvé là où il le faut et quand il le faut.Arrivé en provenance de Macédoine au Kosovo (Serbie), en 1990, lors du renforcement de la répression contre la population de souche albanaise, il est muté en 1991 à Knin, aujourd’hui «capitale» de la Kraji-na serbe de Croatie, pour atterrir en Bosnie-Herzégovine au printemps de 1992.Ce fervent partisan d’un Etat serbe indépendant dans les Balkans, sans lequel, dit-il, «les Serbes se sentiraient comme du bétail destiné à l’abattoir», a d’abord baigné dans l’«idéologie de la fraternité et de l’unité» entre les peuples yougoslaves, si chère à l’armée de Tito.Une armée qu’il rejoint en 1965, après des études à la prestigieuse académie militaire de Belgrade.De cette époque, il garda un attachement pour l’étoile rouge brodée sur son uniforme, qu’il n’arrachera qu’une fois arrivé en Bosnie.Lorsqu’il gagne, en juin 1991, la Croatie, quelques semaines seulement avant le début de la guerre serbo-croate, le colonel Ratko Mladic, chef de l’état-major du corps d’armée de Knin, est déjà un homme ambitieux et arrogant.Fonceur, irritable, il n’en fait qu’à sa tête, bafoue les ordres de ses supérieurs, lançant des offensives là où sa hiérarchie appelait à la retenue.Le 12 mai 1992, il n’en est pas moins promu général de la JNA, l’ex-armée yougoslave qui achève son retrait de Bosnie à la demande de la communauté internationale.Qu’importe, le général natif de Bosnie-Herzégovine reste sur place et prend quelques jours plus tard la tête de la toute nouvelle armée serbe de Bosnie.Selon la presse indépendante de Belgrade, c’est le président serbe Slobodan Milosevic en personne qui a décidé de cette nomination fatale pour l’avenir de la Bosnie multiethnique.«Notre but est et reste l’union de toutes les terres serbes, de Knin à Belgrade en passant par Banja Luka et Sarajevo [.].Nous ne nous laisserons pas couper en trois par un traité», avouait-il récemment.Celui qui n’omettra jamais de rappeler que «depuis la nuit des temps les frontières sont tracées dans le sang» reprendra en main les milices indisciplinées de Radovan Karadzic, décrétera pendant quelques mois la prohibition et peaufinera l’«œuvre» inachevée de la JNA, qui lui a laissé la plus grande partie de son armement.Il resserre l’étau autour de Sarajevo et, à l’abri des regards tournés vers le martyre de la capitale bosniaque, il lance une offensive éclair pour percer un corridor à travers le nord de la Bosnie, reliant Belgrade à Banja Luka, place-forte serbe elle-même reliée à Knin.Fin juin 1992, les forces serbes de Bosnie ont parachevé la conquête de près de 70 % du territoire de la république et coupé toutes les grandes artères reliant les zones musulmanes.La «purification ethnique» bat son plein.«Le général Mladic ne peut accepter de rendre des territoires où il a remporté des victoires, car il le vivrait comme une défaite personnelle», nous confiait en mai 1993 un officier de l’état-major de l’armée bosno-serbe.Ainsi, au printemps 1993, il fait pencher la balance en faveur du rejet du plan Vance-Owen pour la Bosnie au Parlement bosno-serbe.Les plans suivants, ces «vulgaires bouts de papier», comme il dit, Ratko Mladic ne les regardera même pas.Il préfère s'occuper des enclaves musulmanes qui entachent ses territoires «purifiés».Il réduit en avril 1994 à une peau de chagrin la poche de Gorazde, s’attaque non sans difficulté à Bihac en août de la même année et s’empare en ce début juillet de Srebrenica.Il mise sur le refus des Occidentaux à entrer pleinement dans le conflit: «Des généraux étrangers m’ont affirmé qu’il n’y a pas de parents en Occident prêts à envoyer leurs fils mourir pour les Musulmans.» Soupçonné d’avoir supervisé des exécutions massives, des bombardements systématiques de populations civiles, des viols, Ratko Mladic nie tout en bloc et accuse ses victimes de pratiquer la désinformation.Cette explication n’aura, semble-t-il, pas convaincu sa fille, Ana, qui se donna la mort un jour de printemps 1994.La douce et souriante étudiante en médecine n’avait que vingt-trois ans.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 + ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 + PUBLICITÉ (514)985 3399/télécopieur(514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone sninnls sont vjlables pour le service de livraison par camelol el pont les abonnements postaux.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au num informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Message 2050 de Bteurv 9e etasre Montréal (Québec) H3A 3M9.Il «t imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, 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